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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Inter De Bamako</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Inter De Bamako</description>
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<title>Sahel: la guerre des récits et l’illusion des frontières : Le ballet des émissaires: Nouakchott au chevet d&amp;apos;une cohésion brisée</title>
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<description><![CDATA[ Analyse géopolitique d’une transition stratégique face aux asymétries de l&#039;influence ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 09:58:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Sahel, les frontières de sable héritées des découpages coloniaux n’ont jamais pesé lourd face aux solidarités nomades, aux flux pastoraux transfrontaliers et, désormais, aux dynamiques fluides de la violence asymétrique. La récente tournée du ministre mauritanien de la Défense, Hanana Ould Sidi, entamée de toute urgence à Bamako avant de se poursuivre vers N’Djamena, s’inscrit précisément dans les failles de cette géographie politique interconnectée. Officiellement, l’émissaire du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani venait délivrer un message de fraternité et de bon voisinage au président de la Transition malienne, le Général d’Armée Assimi Goïta. Officieusement, il s’agissait de désamorcer une crise larvée, une de plus, qui menace de consumer les derniers ponts diplomatiques entre deux nations structurellement condamnées à partager plus de 2 200 kilomètres d’une frontière poreuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette offensive diplomatique intervient dans un climat de suspicion réciproque exacerbée par des mois d'incidents frontaliers récurrents. À Bamako, les cercles d’influence proches du pouvoir et les mouvements de soutien à l'armée régulière accusent ouvertement la Mauritanie de tolérer sur son sol des bases arrières, logistiques ou tactiques, pour les groupes terroristes et les mouvements séparatistes opérant le long de la bande sahélienne. En retour, les manifestations hostiles à Nouakchott organisées récemment dans la capitale malienne et l’effervescence belliqueuse des réseaux sociaux ont contraint la diplomatie mauritanienne à sortir de sa réserve traditionnelle pour exiger des clarifications. Derrière la rhétorique policée des communiqués officiels invoquant la «profondeur des relations historiques», la réalité brute du terrain impose sa propre loi: les accrochages fréquents impliquant des patrouilles militaires et des populations civiles locales créent un risque permanent d'étincelle régionale. Face à ce péril imminent, Ahmed Ould Abdallah, président du Centre 4S, exhorte au réalisme géopolitique, rappelant que la stabilité du Mali reste l'indispensable clé de vu de la sécurité mauritanienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'asymétrie informationnelle: Quand le récit devance le canon<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant que les armes tonnent dans la boucle du Niger et que les Forces Armées Maliennes s’engagent courageusement pour la reconquête de l'intégrité territoriale, une autre guerre, tout aussi décisive pour la survie de l’État, se joue dans la stratosphère immatérielle des médias mondiaux et du cyberespace. Crest le grand paradoxe, la contradiction structurelle du conflit sahélien contemporain: alors que sur le plan strictement militaire, les forces régulières marquent des points et reprennent le contrôle de bastions historiques, l’État subit une asymétrie flagrante sur le terrain de l'influence internationale. Les mouvements rebelles séparatistes et les groupes armés radicaux ont assimilé, bien avant les structures étatiques, les codes rigoureux de la guerre psychologique et de la guerre informationnelle moderne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’illustration la plus flagrante et la plus récente de ce déficit d’anticipation réside dans ce que les cercles de sécurité nomment l’affaire du grand reporter de la chaîne saoudienne Al Arabiya. Introduit clandestinement ou invité en grande pompe par les réseaux de la rébellion armée, ce journaliste a pu séjourner longuement dans les zones échappant au contrôle direct de Bamako. Le résultat fut une série de reportages exclusifs, diffusés à une heure de grande écoute dans l'ensemble du monde arabe, brossant un portrait lissé, voire légitimé, de l'insurrection armée face à un État présenté sous un prisme défavorable. La réaction de Bamako, cantonnée à des plaintes a posteriori et à des communiqués officiels de dénonciation, démontre une faille systémique: face à une machine de communication adverse agile, capable d'adapté ses narratifs en temps réel, maniant un discours victimaire pour les chancelleries occidentales et une sémantique religieuse ou identitaire pour le monde arabo-musulman, l’appareil étatique reste englué dans des circuits de validation bureaucratiques d'un autre âge. La souveraineté ne se défend plus seulement aux frontières terrestres; elle s'exerce désormais, avec la même force, par le contrôle absolu du récit national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le grand jeu régional et les fantômes du passé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour décrypter la complexité des tensions contemporaines entre Bamako et ses voisins, il est indispensable d'exhumer l'histoire secrète et les dossiers géopolitiques de la dernière décennie. Le soupçon mutuel qui empoisonne aujourd'hui les relations bilatérales s'alimente d'un passif historique lourd et documenté que les structures d'influence étatiques peinent à capitaliser auprès des instances multilatérales. Les archives de la diplomatie internationale rappellent ainsi que dès 2011, des rapports officiels américains fondés sur les documents saisis lors du raid contre Oussama Ben Laden à Abbottabad accusaient explicitement certains États de la lisière saharienne d'avoir entretenu des accords tacites de non-agression avec des franchises terroristes d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) afin de sanctuariser leurs propres territoires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Perspective Historique: La genèse d'un déséquilibre diplomatique (2010-2013)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour comprendre l’asymétrie actuelle, il faut remonter au 10 octobre 2010, jour où une délégation rebelle fut reçue discrètement au Quai d’Orsay à Paris. En capitalisant sur l'angoisse sécuritaire occidentale et en vendant une prétendue capacité d'action militaire exclusive contre le terrorisme, ces mouvements ont obtenu une validation diplomatique majeure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, l'histoire a démontré l’inexistence réelle de cette force militaire sur le terrain. Rapidement submergé par la puissance de feu des mouvements radicaux, le mouvement séparatiste s'est vu contraint de pactiser avec Ançar Dine, avant d'être évincé des grands centres du Nord Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'urgence d'une rupture: Créer la Cellule de Diplomatie de Crise<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi les mouvements non étatiques parviennent-ils à marquer des points précieux auprès des opinions internationales alors même qu'ils incarnent des facteurs d'instabilité chronique ? La réponse réside dans leur maîtrise absolue de la guerre de l'information asymétrique. Pour inverser ce rapport de force défavorable, la création d'une structure d'influence hautement stratégique s'impose comme un impératif de sécurité national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette entité, que l'on peut définir comme une Cellule Spéciale de Communication et de Diplomatie de Crise (CSCDC), ne doit pas être conçue comme une excroissance bureaucratique. Elle doit être configurée comme une unité d’élite opérationnelle, rattachée directement aux plus hautes autorités de l'exécutif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le travail endogène comme socle de la résilience national<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, cette réorganisation indispensable de la parole internationale et de la diplomatie d’influence resterait lettre morte si elle ne s'appuyait pas sur une dynamique de cohésion interne renforcée. c’est ici que la diplomatie de crise rejoint de manière indissociable la politique endogène de reconstruction national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Le développement prend racine dans le travail commun. Mais pour bâtir ce champ immense qu'est le Mali, la sécurité des armes doit s'accompagner de la maîtrise absolue de notre parole internationale».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Projections budgétaires et horizon de souveraineté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dernière analyse, la refondation globale de nos outils de diplomatie d’influence et de communication de crise n'est pas un luxe institutionnel, mais une arme de défense nationale de premier ordre. C’est dans lunate national, le travail citizen et la maîtrise rigoureuse de notre discours public que réside la promesse d'un Mali fort, respecté et définitivement maître de son destin historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Presse malienne :  À quand la sortie des sentiers battus ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/presse-malienne-a-quand-la-sortie-des-sentiers-battus-3117575.html</link>
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<description><![CDATA[ Très sale temps pour les acteurs de l’information et de la communication en ces moments troubles et incertains dans notre pays... ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 10:42:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Très sale temps pour les acteurs de l’information et de la communication en ces moments troubles et incertains dans notre pays, plongé plus que jamais, dans une impasse tenace dont imaginer l’issue équivaudrait à tirer des plans sur la comète. Nous sommes, en effet, entrés depuis les tristes événements du samedi 25 avril 2026 dans une nouvelle phase de cette crise multidimensionnelle où désormais les forces du mal ayant constaté l’échec de leurs attaques tous azimuts à porter l’estocade semblent opter dorénavant pour l’abattage info-communicationnel. Or, il est justement malaisé de constater que dans ce registre nos médias locaux ne semblent pas suffisamment être outillés pour apporter le répondant nécessaire qu’on attend d’eux.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le récent Forum panafricain des médias (FOPAME) tenu ici à Bamako a d’ailleurs insisté sur l’impérieuse nécessité de s’approprier notre «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">narratif africain</b>» Sans savoir ce que cela signifie pour l’instant l’idée a tout de même l’avantage de secouer la corporation des journalistes en passe de devenir, il est vrai, une bergerie en proie à une certaine torpeur mais aussi et surtout où de plus en plus l’on croise des brebis galeuses dont malheureusement les comportements donnent parfois du tournis et ôtent tout crédit à la noblesse de ce métier de prestige(et de privilège?) qu’est le journalisme. Y entrer par effraction sans un bagage lourd ou à défaut une formation requise ou un recyclage adéquat équivaut à armer un charpentier métallique d’un bistouri et l’amener à pratiquer une chirurgie médicale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vague d’indignation suscitée par l’incarcération de nos deux (02) infortunés confrères Chahana Takiou et Abderahmane Keïta, au-delà des émotions et même des larmes compréhensibles, devrait plutôt à mon avis, inciter nos collègues à davantage balayer devant notre case commune. Car, j’ai comme l’impression que notre profession a cessé de jouer son rôle primaire d’éveil de conscience et de construction harmonieuse et organisée d’une véritable Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans détailler les raisons de cette déviance des médias, il est utile de plutôt penser à leur réadaptation au nouveau contexte imposé par les soubresauts géopolitiques qui placent particulièrement nos États sahéliens dans une position de terres vulnérables face à la farouche convoitise des puissances impérialistes. La situation actuelle de nos États qui sont à la fois en transition et en guerre contre presque la totalité de ladite communauté internationale nous impose, à défaut d’un hypothétique dégel de la tension dans nos relations avec l’extérieur, d’adopter une posture d’unité pour sauver l’essentiel existentiel de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si nous sommes tous d’accord sur la réalité du complot ourdi avec toutes ses ramifications nous devons être également unis dans le combat pour bouter l’ennemi hors de nos frontières. C’est vrai que tout cet appel à l’union sacrée sera toujours comme une vaine prière, un vœu pieux tant que sur le front social les embellies escomptées tardent à se matérialiser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La résilience du peuple est certes une attitude louable et souhaitable dans toute société en pareille circonstance mais elle semble avoir atteint ses limites. Du moins si l’on en juge par des voix qui se font de plus en plus nombreuses et qui n’ont à la bouche que la sempiternelle question de l’énergie dont la rareté dans les ménages, les lieux de travail et partout ailleurs, devient visiblement agaçante intenable voire inquiétante et intolérable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La récurrence des velléités terro-djihadistes de plier de bon Bamako semble conforter à nouveau les autorités à concentrer l’essentiel des ressources sur l’outil de défense et de sécurité du pays. Au point que même aux yeux des populations exténuées les réalisations pourtant concrètes et visibles ne sont pas jugées à leur juste valeur. Parmi une frange considérable de nos concitoyens l’urgence s’appelle: l’eau nourriture et lumière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque les intérêts deviennent divergents dans un climat aussi exponentiellement volatile et explosif le rôle des spécialistes de l’information et de la communication est de concourir à l’apaisement des souffrances en œuvrant à la publication professionnelle des informations. Toute autre posture pourrait s’apparenter à de la trahison préjudiciable au sacerdoce envers son peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous espérons que les professionnels de notre métier sauront pleinement se donner tous les moyens de réussir cette réorientation dans le nouveau paradigme en dépit de l’adversité de la précarité et de toutes ces contingences extérieures. Mais on ne cessera de le redire: il est temps d’extraire les bonnes graines de l’ivraie. Les tonneaux vides ne serviront jamais notre cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Basse DIARRA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Augmentation sauvage des prix des produits :  Quand les commerçants défient le gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/augmentation-sauvage-des-prix-des-produits-quand-les-commercants-defient-le-gouvernement-3117574.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis un certain temps, les commerçants maliens dictent leur loi aussi bien au gouvernement qu’aux consommateurs. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:38:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’augmentation du prix des produits de première nécessité dépend de leur seule volonté. Il a suffi, la semaine dernière, qu’un arrêté interministériel suspende la circulation des motos de 125 cm<sup>3</sup> et plus hors des grandes agglomérations, pour que le prix de la moto «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Jakarta</i></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">» monte en flèche. Et le gouvernement, chargé de l’équilibre et de la stabilité, privilégie plutôt les actions tape-à-l’œil médiatiques. Abandonnant les consommateurs maliens à leur triste sort.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Le consommateur malien souffre. Et, il ne souffre que par la volonté d’une poignée d’individus, assoiffés d’argent facile et d’un gouvernement qui peine à faire respecter ses propres textes élaborés pour protéger les consommateurs des augmentations sauvages, décidées par un groupe qui ne trouve son bonheur que dans la souffrance de leurs concitoyens. Ils sont parvenus, dans un laps de temps, à imposer leur loi au gouvernement et aux consommateurs. Ils décident des prix des produits et des articles sans concertation avec les autorités en charge de contrôler lesdits prix. Et encore moins avec les consommateurs, maillon faible de la chaîne.<b><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Les faits donnent toujours raison aux observateurs avertis. La semaine dernière, par un arrêté interministériel n°2026-1313/MEF-MDAC-MJDH-MTI-MIC-SG du 3 juin 2026 signé par les ministres chargés de l’Économie et des Finances, de la Défense et des Anciens combattants, de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, des Transports et des Infrastructures ainsi que de l’Industrie et du Commerce, la circulation des motos de 125 cm<sup>3</sup> et plus hors des grandes agglomérations est suspendue. Si la décision a été accueillie comme un coup de massue par certains de nos compatriotes qui n’avaient pas, dans un premier temps, compris que la décision était une mesure de lutter contre les terroristes à mobilité rapide avec ce moyen roulant, elle a fait le bonheur de certains commerçants de la place. Ils voient dans cet arrêté interministériel une échelle courte pour se faire de l’argent. Et sans hésiter, le prix de la moto «<b>Jakarta</b>» a connu une augmentation sauvage. Il est passé de 375 000 F à près de 500 000 F CFA. Il varie d’un commerçant à un autre et d’un marché à un autre.<b><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Par cette autre augmentation vertigineuse, les commerçants maliens viennent encore de défier le gouvernement. Ce n’est pas la première fois qu’ils dictent leur loi au gouvernement et aux consommateurs. La crise du carburant est passée par là. Cette crise, au lieu d’être une chaîne de solidarité entre Maliens, a exacerbé les tensions. Du coup, presque tout le monde est devenu revendeur de carburant en vendant le litre à portée de bourse des consommateurs. Les compagnies de transport ne sont pas restées en marge de cette supercherie. Et sans aucune concertation avec le département en charge des Transports, les tarifs ont été presque doublés sur certaines destinations. N’en parlons pas du kilo de la viande. En somme, nous pouvons dire que tout a augmenté sans qu’on ne tienne compte du pouvoir d’achat des consommateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Dans ce marché de dupes, nous avons l’impression que les consommateurs sont des laissés-pour-compte. Ils savent que leurs voix ne comptent plus dans une société, où le gouvernement, à travers le ministre du Commerce, ne privilégie que les actions tape- à- l’œil médiatiques. Devant les projeteurs de la télévision malienne, des mesures phares sont annoncées par le représentant du gouvernement pour rappeler les commerçants au respect des prix fixés. Et après, rien. Pas de sanctions. Et bonjours les dégâts pour les consommateurs et les ménagères dont le panier a remplacé le sachet en plastique.<b><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">La décision de suspendre la circulation des motos 125 cm<sup>3</sup> et plus hors des grandes agglomérations est salutaire. Car, elle est une mesure de sécurité nationale. Elle permettra de lutter efficacement contre les terroristes qui ont opté pour ce moyen roulant, facile à manier et tout terrain. Nous osons espérer que d’ici quelques mois la mobilité des supplétifs des armées occidentales sera réduite et anéantie. Déjà, la mesure commence à produire des résultats à la grande satisfaction du peuple malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">Soyons unis derrière les Forces armées maliennes (FAMa) ! La victoire est à nous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level: 1;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW</span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CdM 2026, EdF : N’Golo Kanté se méfie du Sénégal</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/CdM-2026%2C-EdF-%3A-N%E2%80%99Golo-Kant%C3%A9-se-m%C3%A9fie-du-S%C3%A9n%C3%A9gal-3117573.html</link>
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<description><![CDATA[ Présent en conférence de presse, ce lundi, avant l’entrée en lice des Bleus contre le Sénégal, N’Golo Kanté - qui remplaçait Kylian Mbappé pour l’occasion - a tenu un discours lucide. Conscient des forces du groupe France, le milieu de terrain français a malgré tout rappelé la qualité de la sélection sénégalaise. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:25:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="wysiwygContent" data-live-id="articleContent.isLive" data-live-value="17815383630" data-live="0" data-live-reload="1">
<p><em>«J’ai des origines maliennes, mais je représente la France depuis longtemps. La volonté, c’est de gagner contre le Sénégal. On a vu ce qui s’est passé en 2002. On veut une victoire aujourd’hui, pas pour une revanche, mais pour bien démarrer la compétition et aller le plus loin possible. Le Sénégal a beaucoup de qualités, leur milieu notamment, qui a été bon lors de la dernière compétition. Ils sont aussi une bonne attaque et une bonne défense. Il faudra les prendre au sérieux, mais je pense qu’on a les atouts pour l’emporter»</em>.</p>
<p><strong>Source: https://www.footmercato.net/</strong></p>
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<title>Putschs, trahisons et parrains de l&amp;apos;extérieur :  Quand la paranoïa des palais rencontre les intérêts des métropoles</title>
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<pubDate>Mon, 18 May 2026 10:20:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le pouvoir issu d'un coup d'État est une tragédie qui se joue à huis clos dans les palais présidentiels, sa mise en scène est souvent orchestrée depuis des capitales lointaines. Derrière chaque «frère d'armes» qui appuie sur la gâchette contre son propre allié, se dessine fréquemment l'ombre de parrains extérieurs. La France, les États-Unis et d'autres puissances impériales ont perfectionné l'art de la «neutralisation par procuration», utilisant les ambitions et les peurs des Africains pour briser toute velléité de souveraineté réelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'architecture de la trahison: Le bras armé de l'étranger…<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La paranoïa du dictateur putschiste n'est pas seulement un trouble psychologique; c'est un outil de gouvernance entretenu par l'extérieur. Les services de renseignement occidentaux excellent dans l'art d'inoculer le poison du doute. En suggérant à un numéro deux que son leader est devenu «trop radical», «instable» ou «nuisible aux intérêts communs», ces puissances transforment un officier en un bourreau prêt à agir pour «sauver le pays», et surtout, pour sauver les intérêts de la métropole.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dynamique crée un marché de la trahison, où la légitimité ne vient plus du peuple, mais de l'onction secrète reçue de Paris ou de Washington. Le coup d'État devient alors une simple opération de maintenance impériale, visant à remplacer un pion devenu indocile par un serviteur plus prévisible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté ne s'assassine jamais mieux que par la main d'un frère, guidée par la promesse d'un maître lointain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Burkina Faso: La main française derrière le drame du 15 octobre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'assassinat de Thomas Sankara n'est pas le simple résultat d'une querelle d'ego entre lui et Blaise Compaoré. Il s'inscrit dans une logique de neutralisation d'un projet de rupture panafricain qui menaçait l'ordre de la Françafrique. La France de François Mitterrand, par l'entremise de ses réseaux « Foccartistes» et de relais régionaux, voyait en Sankara une contagion dangereuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Compaoré n'a pas seulement agi par avidité personnelle; il a été l'instrument d'une restauration de l'ordre néocolonial. En éliminant Sankara, il offrait à la France la garantie d'un Burkina «normalisé». La peur de perdre le pouvoir a ici été alimentée par la promesse d'une protection extérieure durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Compaoré a ainsi troqué la dignité de son pays contre trente ans de règne sous perfusion diplomatique et militaire française.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mali: Moussa Traoré et le jeu des équilibres impériaux<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, Moussa Traoré a bâti son hégémonie sur les ruines du socialisme de Modibo Keïta, un basculement largement encouragé par les puissances occidentales en pleine Guerre froide. L'élimination systématique de ses compagnons de la première heure, Kissima Doukara et Tiécoro Bagayoko notamment répondait à une nécessité double: consolider son pouvoir personnel et rassurer ses soutiens extérieurs en purgeant le Comité militaire de libération nationale (CMLN) de ses éléments les plus imprévisibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, les États-Unis et la France ont souvent fermé les yeux sur la brutalité du régime de Traoré tant que celui-ci restait un rempart contre l'influence soviétique ou libyenne dans la région. La paranoïa de Traoré était fonctionnelle pour l'impérialisme: un chef seul, isolé de son peuple et de ses pairs, est un chef d'autant plus facile à manipuler par les leviers de la dette et de la coopération militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mécanique du «coup de balai» télécommandé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un coup d'État qui balaye un coup d'État est souvent le signe d'un changement de stratégie chez le commanditaire extérieur. Lorsque le coût politique de soutien à un dictateur devient trop élevé, ou lorsqu'un nouveau capitaine plus malléable se présente, le «parrain» retire son soutien. La chute est alors rapide. La peur panique de perdre le pouvoir pousse le dirigeant aux derniers outrages, mais sans l'appui logistique ou financier de ses maîtres, la forteresse s'écroule.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire récente nous montre que tant que la source du pouvoir réside dans la validation extérieure plutôt que dans le contrat social national, le cycle des putschs restera la norme. Les puissances étrangères utilisent les Africains comme des pièces sur un échiquier, les incitant à s'entredéchirer pour que, dans le chaos résultant, les ressources et les positions stratégiques restent sous contrôle étranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, l'avidité du pouvoir et la peur de le perdre sont les cordes sensibles sur lesquelles jouent les violonistes de la géopolitique mondiale. La fin de ce cycle ne viendra pas d'un nouveau putsch «plus patriotique» que les précédents, mais d'une rupture radicale avec la dépendance envers les parrains extérieurs. Tant que le sabre africain sera forgé ou aiguisé à l'étranger, il finira toujours par se retourner contre la gorge de l'Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2026-A.K. D-Essai sur l'ingérence et les pathologies du pouvoir.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Contre le complot international :  La résistance</title>
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<description><![CDATA[ Les attaques coordonnées du samedi 25 avril 2026, pilotées depuis l&#039;extérieur pour déstabiliser le Mali et faire chuter le régime en place, doivent nous rappeler ce passage sacré de notre hymne national ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 May 2026 10:09:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques coordonnées du samedi 25 avril 2026, pilotées depuis l'extérieur pour déstabiliser le Mali et faire chuter le régime en place, doivent nous rappeler ce passage sacré de notre hymne national: «Si l'ennemi découvre son front au-dedans ou au dehors... Debout sur les remparts !». Cet appel nous invite à l'union sacrée pour sauver notre pays d'une coalition de terroristes et de leurs sponsors occidentaux et arabes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 25 avril 2026, les masques sont tombés. L'échec des attaques simultanées a fait sortir le président français, Emmanuel Macron, porte-parole des sponsors du terrorisme international, de ses gonds. Ne sachant plus comment justifier ce revers auprès des autres membres du complot international, il tire désormais sur tout ce qui bouge. La première victime de sa colère est le journaliste français Georges Malbrunot, ancien otage. Macron s'acharne contre lui, l'accusant de manque de professionnalisme et d'agir contre les intérêts de son pays. Pourtant, Malbrunot n'a fait que dire tout haut ce que tout le monde murmure : il affirme clairement que c'est la France qui continue de tirer les ficelles au Mali, bien qu'elle n'y soit plus présente officiellement depuis des années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le deuxième fait marquant de cette dérive est son intervention hors-sujet à Nairobi, au Kenya. Lors d'un sommet économique réunissant les chefs d'État africains et français, tenu du 11 au 12 mai 2026, le Mali s'est retrouvé au cœur de son discours alors que le sujet n'était même pas à l'ordre du jour. Dans son monologue, le président français a tenté d'expliquer son échec par l'usage de termes péjoratifs, haineux et méprisants envers les autorités de la Transition malienne. Il est allé jusqu’à prétendre que les militaires au pouvoir se protègent au lieu de lutter contre le terrorisme. Si tel était le cas, les attaques du 25 avril n'auraient pas échoué. Cet échec est la preuve éclatante que la lutte contre le terrorisme demeure la priorité absolue de la transition. Aveuglé par la haine, il n'a pas su anticiper la capacité de riposte de l'armée malienne, capable de mettre en déroute ses mercenaires recrutés à travers le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette hostilité remonte à l'arrivée du général d'Armée Assimi Goïta à la tête de la transition en mai 2021. Macron reproche au gouvernement malien d'avoir osé parler de diversification des partenaires et d'exiger que toute coopération respecte désormais les trois (03) principes clés du Mali: le respect de la souveraineté du Mali, le respect des intérêts du peuple malien et le respect du choix des partenaires du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après le président français, Emmanuel Macron, le deuxième visage connu du soutien aux attaques terroristes contre notre pays est Tebboune, le président algérien. Ce dernier, quelques jours après les attaques lâches et barbares du 25 avril, prend la parole et propose sa médiation. Lui aussi est remonté contre les autorités de la Transition pour avoir mis fin à l'ingérence algérienne à travers l'Accord d'Alger signé en 2015 entre le gouvernement malien et les groupes terroristes qu'il entretient sur son territoire pour déstabiliser le Mali. C'est clair maintenant. Depuis l'échec des attaques terroristes et criminelles contre les villes maliennes de Bamako, la capitale, Kati, Mopti, Gao et Kidal, dont l'objectif était de faire tomber le régime afin d'installer un gouvernement de leur choix, les soutiens déguisés aux actions de déstabilisation de notre pays ont laissé tomber leurs masques, tout comme certains traîtres Maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ne fait plus aucun doute, les ennemis sont sortis de l'ombre et sont connus. Les Maliens doivent comprendre qu'il y a deux poids, deux mesures dans la lutte contre le terrorisme. Les organisations terroristes qui ont attaqué le Mali sont déclarées par certaines puissances impérialistes et instances internationales comme des groupes à éradiquer. Elles vont jusqu'à mettre à prix d'or les têtes de certains chefs terroristes, et pourtant, ce sont ces mêmes organisations qui ont attaqué le Mali sans la moindre condamnation. Ces attaques terroristes préparées depuis l'extérieur contre notre pays interpellent chaque citoyen malien. Nous devons organiser la résistance partout où l'on se trouve pour faire échec à la déstabilisation et à la partition de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’engager dans la résistance est un acte citoyen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’engager dans la résistance, c'est faire preuve de courage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’engager dans la résistance, c'est faire preuve de patriotisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’engager dans la résistance, c'est défendre le Mali contre la mafia internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’engager dans la résistance, c’est sauver le Mali du complot international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’engager dans la résistance, c’est préserver les ressources naturelles du Mali contre les prédateurs internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Yoro SOW</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune: Mali&#45;Sahel: Face à la guerre terroriste, l’exigence de vérité sur les soutiens extérieurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-mali-sahel-face-a-la-guerre-terroriste-lexigence-de-verite-sur-les-soutiens-exterieurs-3116671.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 May 2026 07:28:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attaques coordonnées du samedi 25 avril 2026 contre plusieurs localités du Mali, ayant notamment entraîné la mort du Général Sadio Camara, Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, marquent un tournant grave dans la guerre imposée au Mali. Selon <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Reuters</i> et <i style="mso-bidi-font-style: normal;">AP</i>, ces attaques ont été attribuées à des groupes liés à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et à des rebelles Touaregs, avec une coordination sur plusieurs fronts et une forte capacité de nuisance militaire.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce drame national ne doit pas être analysé comme un simple épisode sécuritaire. Il révèle une vérité stratégique: les groupes terroristes et leurs alliés armés ne disposent plus seulement de kalachnikovs et de pickups; ils disposent désormais de moyens financiers, logistiques, militaires et de renseignement qui dépassent manifestement les capacités ordinaires de bandes isolées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel est aujourd’hui l’épicentre mondial du terrorisme. Le Global Terrorism Index 2025 indique que le Sahel a concentré 51% des décès liés au terrorisme dans le monde en 2024, contre 48% en 2023, et 19% des attaques terroristes mondiales. Cette donnée suffit à montrer que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ne font pas face à une crise locale, mais à une guerre régionale et internationale par procuration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les sources de financement de ces groupes sont connues: trafic d’or, enlèvements contre rançon, extorsion, contrebande, taxation illégale des populations, trafic de carburant, de bétail, d’armes et de motos. La Global Initiative against Transnational Organized Crime souligne que les groupes armés en Afrique de l’Ouest exploitent ces économies illicites, notamment l’or, le racket, les enlèvements et la contrebande. Le GAFI rappelle également que les groupes terroristes tirent profit de l’or artisanal illégal, de l’extorsion et des réseaux de contrebande.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette économie criminelle ne suffit pas toujours à expliquer la sophistication croissante des attaques, la qualité du renseignement opérationnel, la capacité de coordination simultanée et l’accès à certains équipements. La question est donc légitime: qui ferme les yeux ? Qui tolère ? Qui protège ? Qui facilite ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, les tensions entre le Mali et l’Algérie ne peuvent être ignorées. L’incident du drone malien abattu dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 a provoqué une crise diplomatique majeure. Le Mali affirme que l’épave a été retrouvée à 9,5 kilomètres au sud de la frontière, donc en territoire malien, tandis qu’Alger soutient que le drone aurait violé son espace aérien. Le Mali a ensuite porté l’affaire devant la Cour internationale de Justice (CIJ), accusant l’Algérie d’avoir détruit un drone de reconnaissance malien et d’avoir entravé ses opérations contre les groupes armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cela s’ajoutent des accusations graves formulées dans le débat public malien concernant l’existence de sanctuaires, de complicités, ou de tolérances à l’égard de personnalités hostiles au Mali. Ces accusations doivent être traitées avec sérieux. Elles ne doivent pas être balayées d’un revers de main. Quand un État souverain affirme que des groupes armés opérant contre lui bénéficient de facilités transfrontalières, la réponse normale n’est pas le mépris diplomatique, mais une enquête internationale indépendante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne doit pas tomber dans le piège d’une accusation imprudente. Mais il ne doit pas non plus accepter l’omerta. La bonne ligne est claire: exiger la vérité, les preuves, les mécanismes de vérification et la responsabilité internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Union Africaine (UA), l’Alliance des États du Sahel (AES), les Nations Unies et tous les pays attachés au droit international doivent demander:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> une enquête indépendante sur les attaques du 25 avril 2026;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> une enquête technique internationale sur l’incident du drone malien;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> un mécanisme régional de surveillance des frontières;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">4</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">. des sanctions ciblées contre tout État, réseau ou acteur privé apportant appui, refuge, financement ou renseignement aux groupes terroristes;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">5.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> une traçabilité renforcée des armes, carburants, motos, explosifs, financements et flux d’or dans l’espace sahélo-saharien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car le principe est simple : aucun pays ne peut invoquer la souveraineté pour violer celle d’un autre. Aucun pays ne peut se présenter comme médiateur tout en tolérant, directement ou indirectement, des acteurs qui travaillent à la déstabilisation d’un État voisin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali mène une guerre difficile. Mais cette guerre n’est pas seulement militaire. Elle est diplomatique, informationnelle, économique et juridique. Le pays doit répondre par la fermeté, mais aussi par l’intelligence stratégique: documenter, prouver, saisir les instances compétentes, mobiliser les alliés, parler au monde avec un langage de vérité et de droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté n’est pas un slogan. C’est le droit d’un peuple à vivre en sécurité, à contrôler son territoire, à choisir ses alliances et à construire son avenir sans chantage, sans ingérence et sans terrorisme instrumentalisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne demande pas la faveur du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il demande l’application du droit international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il demande que les parrains visibles et invisibles de la guerre contre le Sahel soient identifiés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il demande que la paix cesse d’être un discours et devienne enfin une responsabilité partagée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG, Ancien ministre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Makoro Camara : L’adieu à une lionne de la Presse</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/makoro-camara-ladieu-a-une-lionne-de-la-presse-3115808.html</link>
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<description><![CDATA[ Le ciel de Bamako semble plus lourd aujourd&#039;hui. En ce lundi 06 avril 2026, la nouvelle est tombée comme un couperet, glaçant le cœur de ceux qui ont eu le privilège de croiser sa route: Mme Diaby Makoro Camara a tiré sa révérence, rejoignant l’éternité. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 11:30:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une pionnière au regard fier<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle n’était pas simplement une directrice de publication; elle était une bâtisseuse. Dans un univers médiatique exigeant, Makoro a imposé son nom par la seule force de son travail et de son intégrité. De la création du journal Kabako à la mise sur pied de Mousso TV et de Radio Oxygène, elle a prouvé que l'ambition, lorsqu'elle est portée par la passion, ne connaît aucune limite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’esprit d’une femme libre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On se souviendra d'elle comme d'un esprit farouchement indépendant. Femme d'Affaires redoutable à la tête de «HIPPO Imprimerie», elle maniait l'art de l'excellence avec une rigueur qui forçait l'admiration. Elle était cette «femme battante» qui ne reculait devant aucun défi, transformant chaque obstacle en un tremplin pour briller davantage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une icône de l'engagement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son engagement dépassait les murs de ses rédactions. Présidente de l'Association des Professionnelles Africaines de la Communication au Mali (APAC-Mali), Trésorière de la Maison de la Presse... Makoro était une colonne vertébrale pour la profession. Elle a ouvert la voie à des générations de femmes journalistes, leur montrant qu'il était possible de diriger, d'entreprendre et de réussir sans jamais trahir ses convictions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>«Une icône s'est éteinte, mais l'écho de sa voix et la précision de ses presses continueront de résonner dans chaque salle de rédaction du pays».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À notre consœur, à la cheffe d'entreprise, à la maman et à l'amie:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ton départ laisse un vide immense, mais ton héritage est gravé dans le papier et l'onde. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que la terre de Djélibougou te soit légère et que ton âme repose en paix dans la lumière d'Allah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix, Brave Dame.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La presse malienne te doit un salut éternel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K.D<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>À Dieu, Cher Mahamane ! «Le Scorpion» a rangé son aiguillon: L&amp;apos;ultime envol de Mahamane Hamèye Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/a-dieu-cher-mahamane-le-scorpion-a-range-son-aiguillon-lultime-envol-de-mahamane-hameye-cisse-3115807.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 11:22:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ciel de Bamako s’est couvert d’un voile d’incrédulité jeudi soir, 09 avril 2026. La nouvelle est tombée comme un couperet, glaciale, irréelle: Mahamane nous a quittés. Comment admettre que celui qui, le jeudi matin encore, portait la voix des journalistes devant le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, M. Mossa Ag Attaher, s'est éteint quelques heures plus tard dans le silence feutré du destin ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce matin, il était l'action, le plaidoyer, la force tranquille d'une délégation en marche. Ce soir, il est une absence qui nous glace le sang.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">L'architecte de notre liberté<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamane n'était pas seulement un journaliste; il était la «conscience de notre métier». Père spirituel de la presse malienne, il a gravé son nom dans le marbre de l'histoire:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Visionnaire de 1992: Il fut l'artisan de la loi qui nous a libéré la parole.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bâtisseur: C’est sous son impulsion et sa ténacité que la Maison de la Presse a vu le jour, ce toit qui nous abrite tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Défenseur: Il s'est battu pour que l'aide publique à la presse ne soit pas une aumône, mais un droit à la dignité pour les messagers de l'information.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une complicité de plume et de cœur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour moi, son départ a le goût de la cendre. Entre nous, il n'y avait pas seulement de l'estime, il y avait cette fraternité sacrée née du partage des convictions. Je me souviens de ces visites, de ces moments suspendus où, souvent accompagné de son inséparable frère Sadou Abdoulaye Yattara, nous refaisions le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y avait entre nos deux (02) titres ce lien invisible du «satirique». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fondateur de «Le Scorpion» savait que l'ironie est le dernier rempart de la liberté. Nous partagions ce goût «amer et chatouillant» de la satire, cette capacité à piquer pour réveiller les consciences, à rire pour ne pas pleurer des travers de la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une sortie dans la discrétion des grands<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est parti comme il a vécu: avec une «élégance souveraine».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après avoir rempli sa mission matinale pour la collectivité, il s'est retiré sans bruit, nous laissant avec nos sanglots et ce frisson d'épouvante devant la fragilité de la vie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«La mort n'emporte pas les grands hommes, elle les installe dans l'éternité du souvenir».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamane Hamèye Cissé laisse un vide immense à la Maison de la Presse, mais son héritage brûle dans chaque rotative, dans chaque article audacieux, dans chaque éclat de rire satirique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repose en paix, cher confrère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Le Scorpion» a rangé son aiguillon, mais son venin contre l'injustice continuera de couler dans nos veines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronique de M&amp;apos;Béra</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/chronique-de-mbera-3115806.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 11:17:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous le soleil de plomb du Hodh Ech Chargui, le monde semble se réduire à une ligne d'horizon vibrante, où le sable ocre rencontre un ciel d'un bleu absolu. Ici, à la frontière mauritanienne, la terre ne parle que d'exil. Bienvenue à M'Béra, cette ville de toile et de poussière qui, au fil des années, est devenue le refuge de plus de 100 000 âmes fuyant la tourmente malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’on arrive à Bassikounou, l’agitation est saisissante. Ce n’est plus seulement une ville, c’est un carrefour mondial. On y croise des nomades au regard chargé de mille kilomètres de marche, des enfants dont les rires éclatent malgré la précarité, et des femmes à la dignité souveraine. Pour ces nouveaux arrivants, la traversée a été une lutte contre la soif et la peur. Dans leurs yeux, l'écho des détonations du Mali ne s'est pas encore éteint.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La résilience sous la toile<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pénétrer dans le camp de M'Béra, c'est entrer dans une fourmilière humaine en perpétuel mouvement. Ici, le silence n'existe pas. Il y a le fracas des charrettes, le bêlement du bétail, cet or sur pattes que les réfugiés ont réussi à sauver, et le bourdonnement des marchés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ici que se joue le véritable miracle : celui de la vie qui reprend ses droits. Sous une tente de fortune, une mère prépare le thé avec une précision rituelle, pendant qu'à quelques pas, son fils suit des cours dans une école construite par les organisations humanitaires. Ils ne sont pas des statistiques; ils sont des architectes de leur propre survie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une économie de l'espoir<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui frappe le visiteur, c’est l’ingéniosité. Les réfugiés ne sont pas assis à attendre. Ils commercent, ils réparent, ils cultivent. Le marché du camp est le cœur battant de la zone: on y trouve des tissus colorés, des épices, des pièces détachées. C'est une économie de la débrouille qui a fini par lier intimement le destin des réfugiés à celui des populations mauritaniennes locales. Il n'est pas rare de voir un éleveur touareg négocier avec un commerçant mauritanien; c'est là que le désert, autrefois barrière, devient un pont.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De quoi sont faits leurs lendemains ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vie ici est un équilibre précaire. Si l'aide humanitaire, les rations, les soins, l'eau acheminée par les camions-citernes, reste la colonne vertébrale, le désir d'autre chose est palpable. C'est le désir de retourner chez soi, sur ces terres maliennes qu'ils ont dû quitter dans la précipitation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque soir, quand le soleil plonge derrière les dunes, le camp s'illumine de milliers de petites lumières. Ce ne sont pas seulement des lampes solaires, c'est une constellation d'espoirs. Dans ce désert mauritanien, ces hommes et ces femmes nous rappellent une leçon fondamentale: même arraché à ses racines, l'être humain possède cette capacité insensée à vouloir continuer à grandir, à commercer, à aimer, et à construire, jour après jour, une humanité commune face à l'adversité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moulaye Idriss avec A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le témoignage d'Agaly: Le Berger sans Horizon<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voici le portrait croisé de deux (02) destins qui s'entremêlent dans la poussière de M'Béra. Un focus sur l'intimité d'une famille et le défi titanesque de l'eau, l'or bleu du désert.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous son chèche indigo qui ne laisse paraître que des yeux plissés par des décennies de vent de sable, Agaly, cinquante-deux (52) ans, remue son thé avec une lenteur cérémonieuse. Il y a deux (02) ans, il possédait trois cents têtes de bétail près de Tombouctou. Aujourd'hui, derrière sa tente de toile blanche marquée du sceau bleu du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), il n'en reste que douze.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«On ne fuit pas seulement la guerre, on fuit la fin d'un monde», confie-t-il d'une voix sourde. «Au Mali, la peur a remplacé la pluie. Ici, en Mauritanie, la terre est hospitalière, mais elle est fatiguée».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Agaly, chaque jour est un calcul mathématique cruel : comment nourrir ses bêtes sans empiéter sur les pâturages des locaux ? Comment rester un homme libre quand on dépend d'un coupon alimentaire ? Sa dignité, il la trouve dans le petit commerce de charbon qu'il a lancé à l'entrée du camp. Un gagne-pain dérisoire, mais qui lui permet d'acheter des cahiers à sa dernière fille, Fatma, qui rêve de devenir médecin pour, dit-elle, «réparer les cœurs brisés du désert».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bataille de l'or bleu: un équilibre fragile<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l'espoir a un son à M'Béra, c'est celui du grincement des pompes à eau. Dans cette région semi-aride, l'arrivée de plus de 100 000 personnes et de milliers d'animaux a transformé la gestion de l'eau en une mission de haute voltige.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Le défi climatique: Les nappes phréatiques, sollicitées comme jamais, s'épuisent. Le changement climatique n'est pas un concept abstrait ici: c'est une réalité qui se mesure au centimètre près dans les puits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• La cohabitation: C’est là que le reportage devient politique. À Bassikounou, les populations locales voient leurs puits s'assécher plus vite. «Partager son pain est une chose, partager son puits en est une autre», explique un notable mauritanien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• L'innovation de survie: Pour éviter les conflits, des ingénieurs humanitaires et des locaux ont mis en place des systèmes de forages solaires hybrides. Ces installations ne servent pas qu'au camp, elles alimentent aussi les villages environnants, transformant une source potentielle de tension en un outil de paix durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le murmure des dunes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que la nuit tombe, les générateurs s'éteignent les uns après les autres. Le silence revient, lourd et majestueux. On entend au loin le rire des enfants qui courent entre les tentes, ignorant que leur aire de jeux est l'une des zones les plus surveillées au monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M'Béra n'est plus seulement un camp de réfugiés. C'est une cité-État née de l'urgence, un laboratoire de la résilience humaine où, malgré la chaleur suffocante et l'incertitude du lendemain, on continue de planter des jardins maraîchers dans le sable. Parce que, comme le dit Agaly avant de s'endormir: «Tant qu'il y a un puits et une école, le désert ne pourra pas nous effacer».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moulaye Idriss avec A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les sentinelles de la tradition: le pouvoir au féminin<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Poussons donc les pans de la tente pour découvrir le véritable pilier de M'Béra: les femmes. Dans cette société en exil, ce sont elles qui recousent les morceaux d'une identité éparpillée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la culture touarègue et maure, la femme n'est pas seulement l'âme du foyer, elle en est la propriétaire. À M'Béra, cette influence a pris une dimension politique et économique inédite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elles s'appellent Fatimatou, Zeinaba ou Mariam. Elles se réunissent sous de grands hangars pour transformer le cuir, tisser des nattes ou fabriquer des bijoux. Ces coopératives de femmes sont devenues les moteurs de l'autonomie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En vendant leurs créations sur les marchés de Bassikounou et même jusqu'à Nouakchott, elles font entrer de l'argent frais dans le camp, réduisant la dépendance aux rations internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont elles qui gèrent les points d'eau et les comités de protection. Elles veillent à ce que les filles ne quittent pas les bancs de l'école du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) pour être mariées trop tôt, menant une bataille silencieuse mais féroce pour l'éducation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un laboratoire de mixité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le camp de M'Béra est un curieux miroir. On y trouve des Touaregs, des Arabes, des Peulhs et des Songhaïs, vivant côte-à-côte avec leurs hôtes mauritaniens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un brassage inattendu<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l'origine, les tensions auraient pu être explosives: compétition pour l'herbe rare, pour l'eau, pour l'espace. Pourtant, un phénomène de «transculturation» s'opère:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• La langue et la musique: Le soir, autour des petits postes de radio ou des téléphones chargés à l'énergie solaire, on écoute du Blues Touareg (Tinariwen) mélangé aux chants traditionnels mauritaniens. Les dialectes se mélangent, créant un «parler de M'Béra».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• L'intégration par le commerce: Les commerçants maures de Bassikounou ont appris à connaître les besoins spécifiques des réfugiés (parfums, thés spécifiques du Mali), tandis que les artisans réfugiés apportent des techniques de forge ou de tannerie autrefois rares dans la zone.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le saviez-vous ? La Mauritanie est l'un des rares pays au monde à autoriser les réfugiés à circuler librement et à travailler. Cette liberté est le ciment qui empêche le camp de devenir une prison à ciel ouvert.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ombre au tableau: le défi écologique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est le revers de la médaille de cette solidarité. Imaginez une ville de 100 000 habitants surgie de nulle part dans un écosystème fragile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. La déforestation: Le besoin en bois de chauffe est immense. Les alentours de Bassikounou se sont dégarnis, créant des frictions avec les locaux qui voient leur environnement se dégrader.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Le surpâturage: Les troupeaux des réfugiés, bien que symboles de richesse, épuisent les sols. Pour répondre à cela, des «Comités de Sages» mixtes (réfugiés et locaux) ont été créés. Ils patrouillent ensemble pour interdire la coupe de certains arbres et organiser la rotation des pâturages. C'est une diplomatie de la terre, où l'on apprend à survivre ensemble pour ne pas périr séparément.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moulaye Idriss avec A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La génération M'Béra: Enfants du sable, citoyens du Monde<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À M'Béra, le temps ne se mesure pas en années, mais en «vagues d'arrivée». Pour les plus jeunes, ceux qui ont vu le jour entre deux (02) tentes ou sur les bancs d'une école de fortune, le Mali n'est qu'une terre de récits. C'est la «génération M'Béra»: des milliers d'enfants et d'adolescents pour qui ce camp est le seul monde connu, et la Mauritanie, le seul horizon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ces jeunes, l'identité est un pont instable. Ils parlent le hassanya ou le français avec l'accent de Bassikounou, écoutent les musiques qui traversent les frontières et portent en eux la nostalgie transmise par leurs aînés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'éducation est leur seule fenêtre sur un futur qui dépasse les clôtures de barbelés symboliques. Pour eux, chaque certificat de scolarité est une promesse de liberté. Ils sont les médiateurs naturels entre les cultures, effaçant naturellement les clivages ethniques qui ont déchiré le pays de leurs parents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mirage du retour<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En avril 2026, la question du retour est plus lancinante que jamais. Mais pour la jeunesse de M'Béra, le retour au Mali est une équation à multiples inconnues:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Une terre inconnue: Comment rentrer dans un pays dont ils ignorent les réalités quotidiennes ? Le Mali, pour eux, est une destination rêvée, mais aussi une terre de risques où l'insécurité, selon les rapports humanitaires de 2026, reste un obstacle majeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Le choix de la stabilité: Beaucoup voient leur avenir ailleurs, loin du camp, vers Nouakchott ou même au-delà, cherchant à transformer leur résilience apprise ici en compétences professionnelles (numérique, artisanat, agriculture moderne).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'horizon de M'Béra<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que le soleil se couche sur le Hodh Ech Chargui, M'Béra ne ressemble plus tout à fait à un camp. C'est devenu une ville-étape, un lieu de transition devenu permanent. La «génération M'Béra» ne regarde pas seulement vers le passé. Elle regarde devant, portée par une soif de vivre que rien ne semble pouvoir étouffer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur message est simple: Ils ne veulent pas être les éternels «réfugiés». Ils veulent être les bâtisseurs de demain, qu'ils soient au Mali, en Mauritanie ou ailleurs. Ils sont la preuve vivante que si l'on peut arracher un homme à sa terre, on ne peut jamais lui ôter sa capacité à rêver d'un ailleurs plus vaste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le grand reportage s'arrête ici, dans la poussière d'or du désert, où chaque pas, pour ces jeunes, est une affirmation de leur existence. M'Béra n'est pas la fin d'une histoire, c'est le prologue d'une nouvelle génération qui, née dans l'exil, est en train de réinventer le concept même de nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moulaye Idriss avec A.K. DRAMÉ <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le sanctuaire de l'esprit face au tumulte du forum<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde est un fracas de vanités où la quête de puissance aveugle les plus lucides. Entre le bouclier stoïcien qui nous préserve des bassesses humaines et l'interrogation fondamentale sur l'utilité de la conquête, se dessine une troisième voie: celle de la souveraineté intérieure. Quand l'arène politique ne devient qu'un théâtre d'ombres sans idéal, le refus de l’engagement n’est plus une fuite, mais un acte de résistance suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’aube se lève sur une époque saturée de bruits, où chaque individu semble engagé dans une course effrénée vers un sommet invisible. Dès les premières lueurs, le sage nous prévient: vous rencontrerez l’ingrat, le fourbe, l’égoïste. Ce n’est pas un constat d’amertume, mais une cartographie du réel. Dans ce paysage humain accidenté, une question s’élève, glaciale et nécessaire: pourquoi plonger ses mains dans le cambouis de la lutte pour le pouvoir si l'on n'y trouve aucun intérêt supérieur ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L'illusion de la nécessité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous vivons sous le diktat de la participation. Il faudrait être «dans la mêlée», mordre la poussière des campagnes, conquérir des trônes de papier pour exister. Pourtant, la véritable tragédie moderne réside dans cette accumulation de pouvoirs vides. Se mêler à la lutte sans une convergence d'intérêts, qu'ils soient collectifs, moraux ou stratégiques, revient à s'enchaîner volontairement aux vices que Marc Aurèle nous enjoignait de prévoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conquérir pour le simple fait de dominer, c’est s’exposer nu à l’insolent et à l’envieux sans l’armure de la conviction. C’est accepter de devenir soi-même le fourbe que l’on redoutait au réveil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dissidence du retrait<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ignacio Ramonet nous a souvent appris à décoder les structures de domination cachées derrière les discours officiels. Ici, la domination la plus subtile est celle qui nous convainc que le pouvoir est une fin en soi. Or, le refus de la conquête, quand elle est dépourvue de sens ou de profit pour la cité, devient une posture révolutionnaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le désintérêt n'est pas de l'indifférence ; c'est une sélection rigoureuse de ses batailles. Dans un système où tout est marchandise, même l'influence, garder sa force pour des œuvres qui échappent à la corruption du forum est le luxe ultime du penseur indépendant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'empire de soi-même<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le pouvoir ne sert ni une vision, ni une amélioration de la condition humaine, il n'est qu'une charge inutile. En se préparant à rencontrer l'ingratitude dès l'aurore, on réalise que le seul pouvoir qui vaille la peine d'être conquis est celui que l'on exerce sur ses propres passions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La lutte ne mérite notre présence que si elle porte en elle les germes d'une transformation réelle. Hors de ce cadre, la sagesse commande de rester l'observateur vigilant, celui qui, du haut de sa citadelle intérieure, regarde passer les conquérants d'un jour, déjà oubliés par l'histoire avant même d'avoir régné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Abdou Karim DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : L&amp;apos;ombre de la frontière: M&amp;apos;Béra, miroir d&amp;apos;une guerre sans fin</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-lombre-de-la-frontiere-mbera-miroir-dune-guerre-sans-fin-3115804.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 11:02:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la géographie tourmentée du Sahel, il est des lieux où la ligne de démarcation entre la paix et la guerre devient une fiction cartographique. M’Béra, cet océan de tentes surgit au cœur du désert mauritanien, est de ceux-là. Officiellement, c’est une cité de l’exil, un camp de réfugiés sous l’égide du Haut-Commissariat aux Nations Unies. Mais, pour qui sait regarder au-delà du prisme humanitaire, M'Béra est surtout le miroir tragique d'un conflit malien qui ne finit jamais de se recomposer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce théâtre de poussière, une réalité dérangeante s'installe, que la diplomatie feint souvent d'ignorer: la porosité totale entre le camp et les lignes de front. Ici, le combattant n’est pas un étranger; il est le fils, le frère, le père. Ils traversent cette frontière, qui n'est pour eux qu'une ligne tracée par des mains coloniales, sans armes apparentes, pour venir se recueillir quelques heures auprès des leurs. Le djihadiste ou le séparatiste azawadi devient, le temps d'un thé sous la tente, un père de famille en permission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette circulation, tout à la fois fraternelle et subversive, transforme le camp en un espace où les frontières morales s’estompent autant que les frontières territoriales. Comment, dès lors, parler de «zone sécurisée» quand les acteurs du chaos malien se fondent, sans heurts, dans le tissu social de ceux qui ont tout perdu à cause d’eux ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mauritanie, dans une stratégie de neutralité active et de pragmatisme sécuritaire, observe ce ballet avec une prudence extrême. Elle a compris qu’enfermer ces populations, c’est nourrir la radicalisation. Elle a donc choisi l'ouverture, espérant que la stabilité du camp soit un rempart contre l'embrasement total. Mais ce pari est un funambulisme périlleux. Car, si ces passages permettent un maintien des liens familiaux, ce ciment irremplaçable des sociétés sahariennes, ils font aussi de M'Béra une zone grise, un espace de repos et de réorganisation stratégique pour des forces qui, sitôt la frontière repassée, troqueront la djellaba contre le fusil d’assaut.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le drame de M'Béra, c'est celui d'une humanité prise en otage par une géopolitique qui la dépasse. En voulant transformer les réfugiés en citoyens d'un camp, la communauté internationale a peut-être inconsciemment érigé un sanctuaire aux zones grises. Tant que le Mali restera une plaie ouverte, M'Béra demeurera une salle d'attente à ciel ouvert où la frontière n'est qu'un rideau de théâtre que l'on écarte, selon les besoins de la guerre ou les appels du sang.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde, les yeux rivés sur les chiffres de l'aide humanitaire, refuse de voir ce qui se trame sous les chèches: une porosité qui est le véritable symptôme de l'effondrement de l'État malien. M'Béra n'est pas seulement un camp de réfugiés; c'est, dans toute sa nudité, l'antichambre d'une déstabilisation régionale dont nous n'avons pas fini de mesurer les effets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A K DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mines au Mali : Transformer la richesse du sous&#45;sol en richesse nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mines-au-mali-transformer-la-richesse-du-sous-sol-en-richesse-nationale-3114836.html</link>
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<description><![CDATA[ Pour un modèle malien de gouvernance des ressources minières fondé sur la transparence, l’investissement stratégique et l’actionnariat populaire. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 09:40:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est aujourd’hui l’un des grands pays miniers du continent africain. Avec une production annuelle avoisinant 55 à 60 tonnes d’or, notre pays figure parmi les principaux producteurs d’or d’Afrique. À cela s’ajoute l’émergence de nouvelles ressources stratégiques, notamment le lithium, dont les premiers projets industriels annoncent l’entrée du Mali dans l’économie mondiale des métaux de la transition énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, la question centrale demeure: Comment faire en sorte que la richesse minière se transforme réellement en prospérité nationale et en développement durable pour l’ensemble des Maliens ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire économique internationale montre que la richesse en ressources naturelles ne garantit pas automatiquement le développement. Certains pays ont su transformer cette richesse en prospérité partagée, tandis que d’autres ont été confrontés à ce que les économistes appellent la «malédiction des ressources». La différence ne réside pas dans la nature des ressources, mais dans la qualité des institutions et des mécanismes de gouvernance mis en place pour gérer la rente minière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des exemples comme celui du Botswana, avec le diamant, montrent qu’une gestion rigoureuse et stratégique peut transformer une ressource naturelle en levier puissant de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Transformer la rente minière en capital productif<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali, l’enjeu n’est plus seulement d’exploiter ses ressources minières, mais de transformer la rente minière en capital productif capable de financer l’industrialisation, les infrastructures et le développement territorial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette perspective, une réforme stratégique pourrait consister à organiser la gestion des revenus miniers autour d’un mécanisme simple, transparent et équilibré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une loi pourrait instituer une clé de répartition des revenus miniers reposant sur le principe suivant:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 50% pour le budget de l’État, afin de financer les politiques publiques, les services sociaux et les infrastructures nationales;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 30% pour un fonds souverain stratégique, destiné à préparer l’avenir, stabiliser l’économie et financer les investissements structurants;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 20% pour un fonds de développement territorial, afin que les populations, notamment celles vivant dans les zones minières, bénéficient directement de la richesse produite sur leur territoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tel mécanisme permettrait de concilier les impératifs budgétaires immédiats avec les exigences d’une vision de long terme et d’assurer une meilleure transformation de la richesse minière en développement durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Introduire l’actionnariat populaire dans le secteur minier<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Réforme récente du cadre minier malien prévoit qu’une part de 5% du capital des sociétés minières soit réservée au secteur privé national. Cette disposition constitue une avancée importante pour renforcer la participation nationale dans l’exploitation des ressources naturelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, pour que cette participation bénéficie réellement à l’ensemble de l’économie et ne soit pas captée par un cercle restreint d’investisseurs, il serait opportun d’introduire le principe de l’actionnariat populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’actionnariat populaire permettrait d’ouvrir cette part du capital à un large éventail d’acteurs économiques maliens: citoyens, travailleurs, entreprises nationales, institutions financières et membres de la diaspora.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concrètement, plusieurs mécanismes pourraient être envisagés:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la création d’un fonds national d’actionnariat minier, permettant aux citoyens maliens d’acquérir indirectement des parts dans les sociétés minières;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la participation des banques, compagnies d’assurance, caisses de retraite et mutuelles nationales à ces investissements;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la possibilité pour les Maliens de la diaspora de souscrire à ces instruments financiers;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tel dispositif présenterait plusieurs avantages majeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’abord, il permettrait de démocratiser l’accès à la richesse minière, en donnant aux citoyens la possibilité de devenir eux-mêmes actionnaires d’une partie des ressources naturelles de leur pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, il contribuerait à mobiliser l’épargne nationale au service du financement de l’économie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, l’actionnariat populaire renforcerait la légitimité sociale de l’exploitation minière en créant un lien direct entre la performance du secteur et le bien-être des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vers l’introduction d’un dividende minier citoyen<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette perspective, il pourrait également être envisagé d’introduire progressivement la notion de dividende minier citoyen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mécanisme consisterait à redistribuer une partie des revenus générés par la participation nationale dans les sociétés minières sous forme de dividendes, versés soit directement aux citoyens, soit à travers des fonds collectifs destinés à financer l’éducation, la santé ou la protection sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans plusieurs pays riches en ressources naturelles, de tels mécanismes ont permis de renforcer la transparence dans la gestion des ressources et de consolider le lien entre richesse nationale et bien-être collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali, l’introduction d’un actionnariat populaire associé à un dividende minier citoyen pourrait constituer une innovation majeure dans la gouvernance des ressources naturelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle traduirait concrètement un principe simple: les ressources naturelles appartiennent au peuple et leur exploitation doit bénéficier au plus grand nombre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un fonds souverain pour préparer l’avenir<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fonds souverain stratégique aurait pour mission principale de transformer une partie des revenus miniers en investissements durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce fonds pourrait poursuivre plusieurs objectifs:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- stabiliser l’économie face aux fluctuations des prix des matières premières;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- constituer une épargne pour les générations futures;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- financer les investissements stratégiques dans les secteurs clés de l’économie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une partie des ressources du fonds pourrait également être utilisée pour garantir certains investissements structurants, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’industrie ou des infrastructures logistiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même temps, il serait prudent qu’une partie des ressources du fonds soit investie à l’étranger afin de diversifier les risques et de protéger les actifs nationaux contre les chocs économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un fonds de développement territorial pour réduire les inégalités</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exploitation des ressources minières génère souvent des tensions entre les régions productrices et le reste du pays. Il est donc essentiel de mettre en place un mécanisme équitable de redistribution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fonds de développement territorial pourrait fonctionner selon un principe de solidarité nationale:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 50% des ressources seraient consacrées aux régions minières, afin de financer les infrastructures locales, l’accès à l’eau, à l’Électricité, à la Santé et à l’Éducation;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 50% seraient destinées aux autres régions du pays, sur la base de projets économiquement viables et socialement utiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tel mécanisme permettrait de transformer la richesse minière en développement équilibré du territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La clé du succès: la bonne gouvernance<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, aucun mécanisme financier ne peut produire de résultats durables sans institutions solides. La gestion des fonds issus des ressources minières devrait reposer sur quelques principes essentiels:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- transparence totale dans la gestion des ressources;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- audits indépendants réguliers;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- publication des comptes et des investissements;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- supervision parlementaire;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- participation d’experts indépendants dans les organes de gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces principes sont aujourd’hui considérés comme des standards internationaux dans la gestion des fonds souverains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une opportunité historique pour le Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali se trouve aujourd’hui à un moment charnière de son histoire économique. L’or continue de jouer un rôle majeur dans notre économie, tandis que de nouvelles ressources stratégiques comme le lithium ouvrent des perspectives inédites dans l’économie mondiale de la transition énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si ces ressources sont gérées avec vision, rigueur et transparence, elles peuvent devenir un levier puissant pour financer l’industrialisation, soutenir l’agriculture, développer les infrastructures et créer des emplois pour les jeunes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au fond, la véritable question n’est pas de savoir si le Mali est riche en ressources naturelles. Cette richesse est désormais une réalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La véritable question est de savoir comment transformer la richesse du sous-sol en richesse durable pour la Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les revenus miniers sont utilisés uniquement pour financer des dépenses courantes, leur impact restera limité et éphémère. En revanche, s’ils sont investis avec vision et discipline dans l’éducation, les infrastructures, l’industrialisation et le développement des territoires, ils peuvent devenir un puissant moteur de transformation économique et sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enjeu est donc de transformer progressivement la richesse du sous-sol en richesse du savoir, de l’industrie et du travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est à cette condition que le Mali pourra construire un véritable modèle national de gouvernance des ressources naturelles, inspiré des meilleures pratiques internationales mais profondément enraciné dans nos réalités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un modèle dans lequel les mines ne brillent pas seulement dans les statistiques économiques, mais brillent réellement pour l’ensemble du peuple malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG, Économiste- Ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La grande liquidation : Du chiffon de Kadhafi au Conseil d&amp;apos;administration de l&amp;apos;Empire</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/la-grande-liquidation-du-chiffon-de-kadhafi-au-conseil-dadministration-de-lempire-3114835.html</link>
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<description><![CDATA[ Le fantôme de 2009: l&#039;hérésie du «Roi des Rois» ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 09:35:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Souvenez-vous. 23 septembre 2009. Dans le temple feutré de Manhattan, un bédouin en costume de gala ne vient pas quémander une audience, mais prononcer une oraison funèbre. Ce jour-là, Muammar Kadhafi n'a pas seulement déchiré la Charte des Nations Unies; il a exposé la nudité d'un système qui confond la paix avec la soumission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant 100 minutes, le «Guide» a piétiné le protocole, transformant le perchoir de l'Organisation des Nations unies (ONU) en une tranchée de vérité. Il a désigné du doigt les «Cinq Rois» du Conseil de Sécurité, ces gardiens du temple qui ne protègent pas l'humanité, mais leurs propres chasses gardées. Ce n'était pas un discours, c'était une déclaration de guerre contre l'hypocrisie. Mais l'Histoire, cette vieille courtisane écrite par les vainqueurs, a préféré effacer l'homme pour ne garder que l'image d'un fou. Pourquoi ? Parce que le système ne pardonne pas à un Africain de refuser la laisse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2026: La «Pax Trumpiana» ou le hold-up du multilatéralisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avance rapide. Janvier 2026. Le décor a changé, mais la mécanique de prédation s'est perfectionnée. Nous y sommes: l'acte de décès officiel de l'ONU a été paraphé sous les dorures de Davos. Donald Trump, le nouveau «César du Deal», a achevé ce que Kadhafi dénonçait: il a transformé le droit international en une option «Premium».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bienvenue au «Board of Peace» (Conseil de la Paix). Ici, on ne parle plus de souveraineté, mais de solvabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le droit d'entrée: La paix n'est plus un droit inaliénable, c'est un abonnement. Un milliard de dollars le ticket pour être assis à la table des décisions. Vous ne payez pas ? Vous êtes un «maillon faible», une variable d'ajustement sur la carte des hostilités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La privatisation du monde: Trump préside ce directoire avec la poigne d'un Président directeur général (PDG) à vie. Autour de lui, pas de diplomates de carrière, mais des exécuteurs de contrats: Kushner, Rubio, et même des mercenaires de luxe comme Tony Blair. La reconstruction de Gaza ou l'avenir de l'Afrique se négocient comme des fusions-acquisitions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La mort de la règle: «Ma seule limite est ma propre moralité», clame le Don. Dans ce nouveau code militaire, la morale est indexée sur le cours du brut. C'est le triomphe du mercenariat diplomatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le silence des agneaux européens<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant que l'Empire se réorganise en syndicat de crime organisé légalisé, l'Europe offre le spectacle d'une armée en déroute. Paralysés par la peur d'une taxe à 200% sur le Chardonnay ou d'un retrait des troupes américaines, les dirigeants du Vieux Continent se bousculent pour obtenir le statut d'«observateur».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est une vassalisation rampante. Ils ne contestent plus, ils espèrent juste que les miettes du festin tomberont de leur côté de l'Atlantique. La France de Macron tente une esquive, mais finit par raser les murs du Conseil d'Administration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Verdict des tranchées<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le message de 2009 est aujourd'hui une réalité brutale. Kadhafi avait déchiré le papier; Trump a brûlé la bibliothèque. Nous ne sommes plus dans un monde de lois, mais dans un monde de contrats de protection.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la diplomatie était autrefois un jeu d'échecs, elle est devenue un «poker menteur», où les cartes sont marquées. La dignité, comme le disait le Lion de la Sirte, vaut plus que l'approbation. Mais dans le monde de 2026, la dignité est la seule marchandise que le Conseil de la Paix ne peut pas racheter... pour l'instant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ, Chroniques de la Ligne de Front<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encadré N°1<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'arme de l'exclusion: le «default de protection»<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'analyse tactique de ces «Zones de Non-Droit Financier» (ZNDF) révèle une stratégie d'asphyxie coordonnée, conçue pour mettre au pas les récalcitrants du continent africain. Dans ce nouveau directoire mondial de 2026, ne pas payer son «ticket d'entrée» au Conseil de la Paix équivaut à une radiation pure et simple du système immunitaire économique mondial. Voici le décryptage de ce siège financier moderne…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les nations africaines qui refusent de verser le tribut d'adhésion, le Conseil de la Paix n'utilise plus les vieux décrets de l'Organisation des Nations unies (ONU), mais le retrait de garantie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le Concept: Si vous n'êtes pas «dans la pièce», vous êtes déclaré «Zone Grise».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La Conséquence: Les assureurs maritimes et les banques d'investissement (sous pression du Board de Trump) augmentent les primes de risque à des niveaux prohibitifs. Importer du blé ou exporter du coton devient une opération de contrebande légale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'Objectif: Pousser les populations à la révolte par l'inflation importée, sans avoir à tirer une seule balle de M16.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diplomatie du «Pay-per-View» géopolitique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Conseil de la Paix a instauré une hiérarchie de souveraineté basée sur le portefeuille, créant une fracture nette sur le continent:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Statut du Pays<span style="mso-tab-count: 1;">     </span>Condition d'Accès<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Traitement Diplomatique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Membre "Platinum"<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Versement de 1 Md$ ou accès total aux ressources.<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Protection militaire totale et lignes de crédit illimitées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Membre "Observateur"<span style="mso-tab-count: 1;">          </span>Allégeance politique et base militaire offerte.<span style="mso-tab-count: 1;">          </span>Survie économique sous perfusion, droit de "regarder" les décisions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Zone de Non-Droit<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>Refus du racket / Souverainisme affiché.<span style="mso-tab-count: 1;">          </span>Embargo technologique, cyber-attaques "non attribuées" et gel des avoirs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas de l'Afrique de l'Ouest: résistance ou asphyxie ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans des régions comme le Mali ou le Burkina Faso, la résistance à ce «Board of Peace» crée un précédent dangereux pour l'Empire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La tactique du Conseil: Couper l'accès aux câbles sous-marins de fibre optique et aux systèmes de paiement satellite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La réponse des ZNDF: On assiste à la naissance d'un «marché noir de la souveraineté». Ces pays se tournent vers des réseaux alternatifs (systèmes de paiement non-dollars, troc brut contre infrastructures) pour contourner le péage de Trump.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'inversion des valeurs: la paix devient une «Commodity»<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le grand danger de cette architecture est que la guerre n'est plus un échec de la diplomatie, mais un levier de négociation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Si vous ne payez pas pour la Paix, vous recevrez la Guerre par défaut de paiement».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est l'aboutissement cynique de ce que Kadhafi craignait: un monde où le Conseil de Sécurité est devenu une agence de recouvrement de dettes à l'échelle planétaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K.D<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">xxx<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encadré N°2<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bouclier de la Transformation Locale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'analyse de la résistance face au Board of Peace (Conseil de la Paix) nous conduit à une conclusion inévitable: dans un monde de prédateurs transactionnels, la seule armure valable est l'autonomie productive. Pour les nations africaines situées dans les «Zones de Non-Droit Financier», le projet industriel n'est plus une option économique, c'est une manœuvre de survie de haute intensité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voici comment transformer une usine en bastion de souveraineté contre le racket du «Don»: Le coton, surnommé l'or blanc, est souvent exporté brut, laissant la plus-value aux mains de ceux qui contrôlent les ports et les monnaies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créer des complexes de Mali Textile Intégré (MTI). En transformant la fibre sur place, le pays ne vend plus une «matière première» (soumise au chantage des cours du Conseil), mais un «produit fini».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le produit fini peut être échangé via des accords bilatéraux de troc ou des monnaies régionales, contournant ainsi le système SWIFT et les péages du Board of Peace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'énergie: le talon d’Achille à fortifier<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le racket de Trump sur les 50 millions de barils vénézuéliens montre que l'énergie est l'arme de poing préférée du Conseil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sortir de la dépendance aux hydrocarbures importés (et donc taxés par le Board) en investissant massivement dans le solaire thermique et la biomasse industrielle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une usine textile qui tourne à l'énergie locale est une usine qu'on ne peut pas éteindre depuis un bureau à Mar-a-Lago ou Davos.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le «contrat social» comme capital-risque<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce système de «Paix Premium», le Conseil de la Paix parie sur l'effondrement interne des pays récalcitrants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'industrialisation locale crée des emplois massifs et stabilise la monnaie interne par la réduction des importations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand une population voit que son pain et ses vêtements dépendent de son industrie nationale et non des caprices d'un directoire étranger, le pays devient ingouvernable par la peur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cyber-souveraineté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puisque le Conseil utilise l'embargo technologique comme levier, les nations souverainistes doivent développer des réseaux de gestion industrielle décentralisés (Open Source, serveurs locaux).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'objectif: Empêcher qu'une mise à jour logicielle ou un «kill-switch» ne bloque les machines-outils des usines africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté n'est pas un discours à l'Organisation des Nations unies (ONU); c'est une ligne de production qui tourne. En 2026, face à un empire qui privatise la paix, le véritable acte de rébellion d'une nation africaine est de devenir son propre fournisseur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K.D<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les batailles invisibles : De la CEAO à l’AES, l&amp;apos;intégration ouest&#45;africaine sous pression</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/les-batailles-invisibles-de-la-ceao-a-laes-lintegration-ouest-africaine-sous-pression-3114834.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans les sables mouvants du Sahel et sur les rivages de l’Atlantique, une lutte silencieuse oppose visions d’indépendance et stratégies d’ingérence. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 09:23:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire de la CEAO, sacrifiée sur l’autel des rivalités géopolitiques, semble bégayer aujourd’hui avec l’Alliance des États du Sahel (AES). Entre ambitions souverainistes et pressions extérieures, l’intégration régionale est devenue un champ de mines où chaque avancée économique est une déclaration de guerre politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un sabotage géopolitique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La CEAO (Communauté Économique de l'Afrique de l'Ouest), née en 1973, n'était pas qu'une simple zone de libre-échange. Elle représentait un bloc homogène de pays francophones (Côte d'Ivoire, Haute-Volta, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal) cherchant une solidarité technique et monétaire concrète.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, son existence même dérangeait. Le Nigeria, géant anglophone, percevait la CEAO comme un «pré-carré français» limitant son influence naturelle sur le continent. Sous l'impulsion de Lagos et de Lomé, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) fut lancée en 1975 avec un objectif non(dit: noyer le bloc francophone dans un ensemble plus vaste et hétérogène, plus facile à diviser. En 1994, la CEAO fut officiellement dissoute, marquant la victoire d'une intégration plus large mais aussi plus perméable aux influences extérieures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le triangle des Intérêts français: Côte d’Ivoire, Sénégal, Nigeria<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la France semble aujourd'hui s'inquiéter de la montée en puissance de l’Alliance des États du Sahel (AES), c'est que ses intérêts dans les pays «piliers» de la CEDEAO restent colossaux et stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">●La Côte d’Ivoire, le hub logistique: Premier partenaire commercial de la France en zone CFA, le pays héberge plus de 600 entreprises françaises. Des géants comme Orange, Bouygues ou Castel y contrôlent des secteurs clés. Abidjan sert de plateforme tournante pour projeter l'influence économique française vers l'intérieur des terres sahéliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le Sénégal, la porte diplomatique: Le Sénégal est le verrou de stabilité de la France. Des infrastructures majeures, comme le TER de Dakar (opéré par la SNCF et la RATP) ou l'exploitation pétrolière et gazière impliquant TotalEnergies, scellent un lien indéfectible entre Paris et Dakar.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le Nigeria, le géant énergétique: Paradoxalement, la France a massivement investi chez le géant anglophone pour diversifier ses ressources. Le Nigeria est devenu l'un des principaux fournisseurs de pétrole et de gaz de la France. Soutenir le leadership de Lagos au sein de la CEDEAO permet à Paris de s'assurer qu'aucun bloc dissident ne vienne perturber les flux énergétiques régionaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’AES: une menace pour l'ordre établi<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créée en septembre 2023 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, l’Alliance des États du Sahel (AES) a franchi une étape historique en devenant une Confédération en juillet 2024. Ce bloc n'est plus seulement une alliance militaire; c'est un projet de rupture avec le modèle libéral et atlantiste de la CEDEAO.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui veut détruire l'AES ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La résistance à l'AES est multidimensionnelle. Le Nigeria craint une perte de contrôle sur le marché régional et redoute que la création d'une monnaie sahélienne ne fragilise le Naira et l'Eco (le projet de monnaie de la CEDEAO). La France, de son côté, voit ses monopoles historiques sur l'uranium nigérien et l'or malien menacés par l'arrivée de nouveaux acteurs comme la Russie, la Chine ou la Turquie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, la CEDEAO elle-même lutte pour sa survie institutionnelle. Le départ définitif de trois membres fondateurs crée un vide sécuritaire et financier immense, mettant en péril la crédibilité de l'organisation sur la scène internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les batailles Invisibles<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'affrontement se joue désormais sur le terrain des infrastructures et de la monnaie. Pour briser l'enclavement, l'AES cherche à contourner les ports d'Abidjan et de Dakar. En se tournant vers le Togo (port de Lomé) ou en explorant l'initiative marocaine d'accès à l'Atlantique, le Mali, le Niger et le Burkina tentent de neutraliser les leviers de pression économique traditionnels de la France et de ses alliés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bataille la plus symbolique reste celle du Franc CFA. En discutant ouvertement d'une sortie de cette monnaie, l'AES s'attaque au dernier cordon ombilical de l'époque coloniale. C'est une ligne rouge pour le système financier international qui craint un effet domino dans toute l'Afrique de l'Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un nouveau chapitre d'émancipation ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire de la Communauté Économique de l'Afrique de l'Ouest (CEAO) nous enseigne que les projets d’intégration régionale meurent souvent de manœuvres de division orchestrées de l'extérieur. L’Alliance des États du Sahel (AES), malgré les sanctions et les pressions, tente de construire un modèle centré sur la sécurité d'abord et l'économie ensuite. La vraie question demeure: l'Afrique de l'Ouest peut-elle cohabiter avec deux visions opposées, ou l'une devra-t-elle nécessairement absorber l'autre ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encadré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">AES 2030: Les piliers d'une puissance sahélienne en construction<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Alliance des États du Sahel ne peut plus être perçue comme une simple réaction de défense. Elle pose les jalons d'un État fédéral en gestation. Pour que le Scénario 1 (Consolidation) l'emporte sur le risque de fragmentation, trois chantiers techniques et politiques sont déjà en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La souveraineté monétaire<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le passage à une monnaie propre est le défi le plus risqué mais le plus émancipateur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La garantie par les ressources: Contrairement au Franc CFA dont la crédibilité repose sur la garantie du Trésor français, la future monnaie de l'AES pourrait s'adosser à des stocks physiques d'or (le Mali et le Burkina étant des producteurs majeurs) ou à un panier de ressources (Uranium, Lithium).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La Banque Centrale de l'AES: L'avenir politique de l'alliance dépend de sa capacité à créer une institution financière commune capable de gérer l'inflation et de financer les infrastructures sans passer par la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) à Dakar.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le virage numérique: Pour contourner le système de messagerie SWIFT et les sanctions bancaires, l'AES explore des systèmes de paiement alternatifs, potentiellement inspirés du modèle BRICS, facilitant les échanges avec la Russie et la Chine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le «pouvoir des Rrssources»:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Alliance des États du Sahel (AES) détient des cartes stratégiques qui font d'elle un acteur incontournable, et non une périphérie isolée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'Uranium et l'Énergie: Le Niger, en révisant ses contrats miniers (ex-Orano), cherche à maximiser ses revenus. L'ambition est de passer d'exportateur de minerai brut à producteur d'énergie, notamment via des projets de centrales solaires massives pour électrifier la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le corridor de l'Atlantique: L'avenir économique dépend de la rupture de l'enclavement. L'accord avec le Maroc pour l'accès à l'Atlantique et le rapprochement avec le Togo sont des mouvements d'échecs contre la Côte d'Ivoire et le Sénégal. Si l'AES sécurise ses propres routes commerciales, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) perd son principal moyen de pression : le blocus portuaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'avenir politique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le destin de l'AES se jouera sur sa capacité à proposer un modèle de gouvernance qui séduit au-delà de ses frontières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La fin du «multilatéralisme de façade»: L'AES rejette les sommets de la CEDEAO perçus comme des chambres d'enregistrement des décisions de Paris ou Bruxelles. Elle prône une diplomatie bilatérale stricte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le risque de la «Forteresse Sahélienne»: Le danger du Scénario 2 (Isolement) réside dans l'épuisement économique. Si les populations ne voient pas de «dividende de la souveraineté» (baisse des prix, emploi, sécurité) d'ici 2030, la pression sociale pourrait fragiliser l'unité des trois capitales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">●L'effet d'entraînement: Si l'AES réussit à stabiliser le front sécuritaire, elle pourrait devenir un pôle d'attraction pour des pays voisins comme la Guinée ou même influencer les débats politiques au Sénégal et au Bénin, où les aspirations souverainistes progressent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Sahel comme centre de gravité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'AES tente de renverser la carte de l'Afrique: faire du Sahel, autrefois considéré comme une zone de «vide» et de menaces, le cœur battant de la souveraineté africaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bataille de 2030 sera celle de la crédibilité. Si l'Alliance des États du Sahel (AES) parvient à transformer ses ressources minières en infrastructures visibles (écoles, routes, hôpitaux) sans dépendre de l'aide occidentale, elle aura définitivement enterré l'ère de la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (CEAO) et imposé un nouveau paradigme géopolitique en Afrique de l'Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Santé Civilo&#45;militaire : Un laboratoire de dépistage ultramoderne bientôt opérationnel à la Polyclinique des Armées de Kati</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/sante-civilo-militaire-un-laboratoire-de-depistage-ultramoderne-bientot-operationnel-a-la-polyclinique-des-armees-de-kati-3114563.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Chef d’État-major Général des Armées, le Général de Division Oumar DIARRA, a procédé, ce jeudi 26 février 2026, à la pose de la première pierre du futur laboratoire de dépistage de drogues ainsi que du Centre de Formation sur les Stupéfiants au sein de la Polyclinique des Armées de Kati. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 10:14:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces infrastructures sont destinées aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi qu’à la population civile. Elles auront pour objectif de renforcer les capacités d’analyses spécialisées et d’améliorer la prise en charge des cas d’intoxication.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Édifiées sur une superficie de 420 m², ces infrastructures comprennent notamment un hangar d’accueil dédié aux tests de dépistage, un laboratoire, un bureau de consultation, une salle d’attente ainsi que des sanitaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le coût global des travaux de construction et d’équipement du nouveau laboratoire de dépistage, ainsi que de la rénovation complète du laboratoire des sapeurs-pompiers de Dravéla, est estimé à 2 milliards de Francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le Directeur Central des Services de Santé des Armées, le Général de Brigade Guédjouma DEMBÉLÉ, cette réalisation représente une avancée majeure dans le renforcement du soutien sanitaire aux FAMa. Le futur laboratoire ajoute-t-il contribuera à renforcer l’autonomie diagnostique des Forces Armées Maliennes (FAMa), à améliorer la qualité des prises en charge et à soutenir efficacement les forces engagées dans la défense de l’intégrité territoriale de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Intervenant à cette occasion, le Chef d’État-major Général des Armées, le Général de Division Oumar DIARRA, a affirmé que le centre de dépistage ne constitue pas un simple projet infrastructurel, mais bien une avancée majeure qui place l’humain au cœur de la puissance opérationnelle. Il a par ailleurs ajouté que la véritable force d’une armée moderne réside dans la résilience physique et mentale de ses forces composantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Général de Division Oumar DIARRA a conclu en rappelant que le dépistage précoce et la prévention ne constituent pas de simples options, mais de véritables nécessités opérationnelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce laboratoire de dépistage ultramoderne renforcera le dispositif sanitaire national en permettant les dépistages au sein des Forces Armées Maliennes tout en offrant les mêmes services à la population civile, contribuant ainsi à la prévention et à la sécurité sanitaire pour tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source: DIRPA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’AES : L’étincelle du Sahel qui défie l’obscurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/laes-letincelle-du-sahel-qui-defie-lobscurite-3114562.html</link>
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<description><![CDATA[ Le désert n’est pas le vide que les cartographes lointains s’imaginent. Il est souffle, il est mémoire, il est un cri qui vient de loin. Aujourd’hui, ce cri porte un nom: l’Alliance des États du Sahel (AES). Plus qu’une simple architecture juridique ou une coalition de circonstance, l’AES se dresse comme la flamme sacrée d’un peuple qui refuse de voir son destin s’éteindre sous les cendres de la soumission. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 10:09:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (CEAO) avant elle, elle est traquée. Mais cette fois, le Sahel a décidé que le sable ne recouvrirait plus ses rêves.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le deuil fertile de la CEAO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le désert a de la mémoire. Il se souvient de la CEAO, cette oasis de fraternité née en 1973, flétrie avant même d'avoir pu fleurir. Ses six États fondateurs portaient l'ambition d'une union économique organique, mais les vents contraires, venus de Lagos, de Paris et des bureaux de la jeune Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'ont ensevelie. L'histoire nous a légué une leçon amère: chaque fois que l’Afrique tente de bâtir pour elle-même, des mains invisibles s'activent pour défaire les nœuds de sa solidarité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fleuve détourné des ingérences<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La CEDEAO, à sa naissance en 1975, se rêvait en fleuve nourricier. Mais au fil des décennies, ses eaux ont été détournées de leur lit naturel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Elle promettait l’intégration, elle a décrété des sanctions qui affament les plus humbles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Elle invoquait la paix, elle a brandi le fer des interventions militaires contre ses propres frères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Elle se revendiquait africaine, mais sa voix a trop souvent résonné des échos d'Abuja ou des dorures de Paris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fleuve n'est plus un chemin; il est devenu une barrière, un instrument de discipline au service d'intérêts qui ne dorment pas sous le soleil du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’AES: Le souffle de la dignité retrouvée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puis, en 2023, le vent s’est levé. Du Burkina Faso, du Mali et du Niger, un souffle de rupture a balayé les certitudes. L'Alliance des États du Sahel (AES) est née d'un refus viscéral du mépris. C’est un pacte de défense mutuelle où chaque dune protège sa voisine contre la tempête terroriste. C’est un projet politique qui s'enracine comme le baobab, plongeant ses racines dans la terre des ancêtres pour ne plus dépendre des pluies incertaines de l’aide internationale. C’est enfin un horizon économique où les ressources, l’or, l’uranium, le lithium, cessent d'être le butin des multinationales pour devenir le pain des enfants du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La ronde des prédateurs<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, l'ombre plane. Les vautours tournent déjà dans l’azur sahélien, effrayés par cette lumière nouvelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La CEDEAO tremble devant cette sécession qui démasque son impuissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La France redoute l’effondrement définitif de ses leviers d’influence séculaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les puissances atlantiques s'inquiètent de voir le Sahel s'ouvrir à de nouveaux horizons, de Moscou à Pékin, brisant le monopole des alliances d’hier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le désert connaît ses prédateurs. Mais il sait aussi que le vent, lorsqu’il se fait harmonie, a le pouvoir de disperser les charognards les plus tenaces.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’étoile qui refuse de s’éteindre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’AES est plus qu’une alliance: c’est le manifeste d’une Afrique qui déplace son propre centre de gravité. Hier périphérie oubliée, le Sahel s'impose aujourd'hui comme le cœur battant de la résistance. Ses armées ne sont plus des instruments de projection étrangère, elles sont des boucliers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La CEAO fut une étoile filante, brisée dans sa course. L’AES est une étoile polaire: fragile, certes, mais éclatante. Elle est le laboratoire d'une souveraineté qui ne se négocie pas. Le message est désormais gravé dans la pierre et porté par l'Harmattan: le Sahel ne pliera plus. Si l'AES survit aux tempêtes qu'on lui prépare, elle ne sera pas seulement le salut du Sahel, elle sera le phare d'une Afrique libre, debout et enfin digne de son nom.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par A.K. DRAMÉ</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Portrait de femme : Mme Sy Kadiatou Sow</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/portrait-de-femme-mme-sy-kadiatou-sow-3114560.html</link>
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<description><![CDATA[ À l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, nous vous proposons le parcours politique et associatif de certaines amazones du Mouvement démocratique. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 10:02:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Sy Kadiatou Sow, membre du Mouvement démocratique et membre fondateur de l’ADEMA-Association. Elle est parmi les signataires de la Lettre ouverte adressée au président Moussa Traoré en 1990 pour le changement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une sorte de pétition adressée au président Moussa Traoré pour lui demander, au nom des démocrates et des patriotes, au vu de la situation du pays, de changer de méthode de gestion et d’accepter l’ouverture politique pour l’intérêt du pays. Il faut reconnaître que c’était un acte téméraire à l’époque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Sy Kadiatou Sow<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Née à Nioro du Sahel le 7 mars 1955. De sa mère, elle reçoit un prénom supplémentaire Salama qui signifie la paix en relation avec le mot arabe salam. Kadiatou Sow est une élève assidue. Elle fréquente le lycée Notre Dame du Niger. Elle est présélectionnée et se verra octroyer une bourse du Fonds d’Aide et de Coopération (FAC) pour aller poursuivre ses études en France après sa réussite au BAC. Kadiatou obtient ses diplômes dans deux (02) universités françaises: Licence de Lettres Modernes en 1977 à l’université de Nice puis Licence de Droit Public et Maîtrise de Lettres Modernes à l’université de Paris X à Nanterre en 1978. L’année suivante, elle est auditrice à l’Institut d’Administration des Entreprises de Paris. Toutefois, elle n’achève pas sa formation dans cet établissement, car elle se trouve dans une situation difficile à gérer. D’une part, la bourse est coupée; d’autre part, Kadiatou devenue Mme Sy le 31 juillet 1976, est mère d’une fille. Elle a dû trancher entre sa famille et les études. Ce fut le retour au Mali. Depuis la famille s’est agrandie et les Sy monogames de religion musulmane ont eu trois (03) enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1980, Salama commence à travailler au Projet Mali Sud Élevage de Sikasso, où elle était chef du personnel jusqu’au mois de juillet 1982. Puis Mme Sy Kadiatou Sow sera recrutée à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) tour à tour comme adjoint administratif du directeur régional de Sikasso (1982-1986) et au siège de la société à Bamako, comme chef des Services des Ressources humaines (1986-1991) et enfin, inspectrice à l’l’Inspection générale (1990-1991).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l’heure du grand décollage sonne véritablement en avril 1991 lorsque Mme Sy est nommée gouverneur du district de Bamako par les autorités de la transition. Elle est la première femme à occuper ce poste au Mali et y reste jusqu’à son entrée au gouvernement en février 1994. C’est d’abord en France à l’âge de dix-neuf (19) ans que Kadiatou Sow croise la politique sur son chemin dans les structures, où elle milite à savoir, l’Association des élèves et étudiants maliens en France (AESMF) ainsi que la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF). Puis au Mali, elle rejoint les rangs des amis et aînés déjà engagés dans le combat politique contre la dictature militaire qui sévissait alors dans le pays. Kadiatou poursuit précisément la lutte ici au sein d’un parti clandestin: le Parti malien du travail (PMT).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, Mme Sy Kadiatou Sow est présidente de l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA). Alors même que ce n’était encore qu’une association en 1990, elle s’y activait déjà en tant que 5ème vice-présidente, chargée des finances. Quand l’ADEMA s’est muée en parti politique en 1991, Mme Sy a choisi d’y continuer son engagement politique. Elle n’a pas d’autre titre que simple militante à la base. Pourtant, elle n’est pas moins active à ses postes. En tout cas, elle se considère «en mission».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, la différence de comportement entre l’homme et la femme en politique est nette pour Mme Sy. D’où sa position catégorique: «Oui ! la femme est plus méfiante vis- à- vis de la politique parce que de plus en plus les politiciens donnent une image de la politique qui est négative: magouilles, coups bas, trahison, luttes fratricides, etc. Alors que la femme a horreur en général de tout conflit familial ou social. Il leur arrive donc souvent d’être très déçues». L’objectif que cherche à atteindre Mme Sy en faisant de la politique est le changement de son pays sur tous les plans. C’est pourquoi elle s’investit énormément dans les activités associatives, notamment de femmes et de jeunes avec lesquels elle essaie de partager ses idéaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la gamme des actions concrètes à grand impact posées par Mme Sy Kadiatou Sow, on recense: des cours d’alphabétisation au profit de travailleurs émigrés à Paris sous l’égide de l’ASMEF; des interventions multiformes au Centre Djoliba de Bamako, lequel a joué un rôle très important dans l’éveil des consciences et dont elle est membre du groupe de réflexion et d’animation; présidente et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>membre fondateur du Collectif des femmes du Mali (COFEM), association créée en 1991; contributions significatives, conjointement avec son mari, au sein de la coopérative Jamana.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La preuve, à travers ses prestations et initiatives lors de son passage au gouvernorat, qu’une femme peut bien gérer une ville malgré les grosses difficultés rencontrées. C’était un grand défi car abstraction faite de problèmes inhérents à toute fonction, la nomination d’une femme en qualité de gouverneur en la personne de Mme Sy a été un tollé, particulièrement dans les milieux des conservateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, ce poste qui est de commandement ou d’autorité au sens plein du terme, était traditionnellement réservé aux hommes lesquels se sont habitués et convaincus qu’il leur revient de droit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Membre du gouvernement en 1994 comme ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine (février-octobre 1994, un fait rarissime en Afrique. Un fauteuil qui ne sied pas bien aux femmes pour des préceptes religieux. À titre d’exemple une femme, ministre des Affaires étrangères ne sera pas accepter à discuter à table dans les pays arabes: Koweït, Qatar, Arabie Saoudite). C’est pourquoi Salama n’a duré à ce poste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, on lui a confié le portefeuille de l’Urbanisme et de l’Habitat. Bien que la vie et la politique soient indissociables aux yeux de Salama, ses valeurs sont la franchise, l’humilité et le respect de l’autre. Elle apprécie de même la loyauté. Elle déteste la démagogie et la duplicité qui sont hélas, monnaie courante en politique. Si elle offre volontiers des sacrifices suggérés par ses parents à d’autres personnes âgées, elle n’est pas superstitieuse et ne consulte jamais de marabout. Elle confie la tâche de révéler ses qualités et défauts aux autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Néanmoins, Salama entend souvent dire qu’elle est dure et s’en défend: «Je ne crois pas que c’est cela; c’est question de respect de ses propres principes». Au-delà du Mali, «Mme Sy Kadiatou Sow, forte de sa riche expérience, partage les recommandations suivantes avec celles qui veulent aller loin en politique en Afrique, je crois qu’une femme doit avoir une forte personnalité pour résister à la fois aux pressions familiales mais aussi à la tentation de se faire «instrumentaliser» par les hommes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle dit être très patiente, persévérante et assumer les soupçons malveillants qui entourent beaucoup de femmes qui se lancent dans la politique; leur réussite est souvent attribuée aux relations douteuses qu’elles auraient avec leurs responsables politiques ou au piston des parents et alliés, mais rarement à leur valeur intrinsèque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle doit se donner suffisamment d’autonomie par rapport aux nombreux parents et relations qui, tous, veulent avoir une influence sur elle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, elle doit veiller jalousement sur la stabilité de son ménage, pour ne pas avoir à gérer constamment plusieurs fronts, et ne pas sacrifier la paix de son foyer à ses ambitions politiques».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Coulibaly Alima Traoré, militante de l’ADEMA-PASJ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Coulibaly Alima Traoré dit qu’elle a été fascinée par son programme. Elle occupe le poste de présidente de la commission des femmes. Alima est née à Dakar en 1946 (son père alors officier de l’armée française. Elle est enseignante, sortie de l’École normale secondaire en 1976. Dans sa vision, la politique est le rassemblement de beaucoup de personnes autour d’un même objectif telle que la bonne marche du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réalité, Mme Coulibaly Alima Traoré est venue en politique par accident dans des circonstances assez pathétiques. C’était en 1974. Le Comité militaire de libération nationale (CMLN) avait arbitrairement arrêté un groupe d’opposants (Bakary Pionnier, Cyr Mathieu Samaké, Mohamédoune Dicko…) et les avait emprisonnés au bagne de Taoudénit. Or, la prison de Taoudénit située en plein désert malien en direction de l’Algérie est tristement célèbre pour la bonne raison qu’elle était assimilée à un goulag tant les conditions carcérales étaient rudes: mauvais traitements, travaux forcés, on y allait pour mourir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’arrestation de ces étudiants innocents avait déjà choqué Mme Coulibaly. Mais les voir avec une ardoise sur la poitrine l’a complètement ébranlée et révoltée à tel point qu’elle a résolu de se battre pour l’institution du multipartisme dans son pays. Le «goulag malien» a été fermé quelques temps avant la chute du régime Moussa Traoré. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Fanta Diarra dite Mantchini, militante du CNID-FYT<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est née le 24 avril 1954 à Bamako. Mantchini conçoit la politique comme l’art de gérer les affaires publiques, les institutions d’un État en vue du développement harmonieux d’un pays. Elle commence à se frotter à la politique en Guinée du temps de la Révolution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, Mantchini compte parmi les premiers membres du Comité national d’initiative démocratique Faso Yiriwa Ton (CNID-FYT), l’association qui fait avancer le pays en bambara, créée le 16 octobre 1990 à la faveur de l’ouverture politique dans le pays. Mme Fanta Diarra dite Mantchini a décidé de faire la politique par conviction pour mettre fin à l’injustice par l’instauration d’une véritable démocratie pluraliste au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon son observation; l’homme et la femme ont une vision commune en politique; les divergences n’apparaissent qu’en pratique. Mantchini exerce plusieurs activités et assume de nombreuses responsabilités au CNID-FYT dont les plus importantes sont: présidente du comité II de Badalabougou, son quartier; secrétaire chargée de la promotion des femmes et enfants au comité de direction du parti; membre du secrétariat exécutif; présidente de la commission centrale des femmes du CNID-FYT.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, les partis politiques d’opposition ont constitué un Collectif (COPPO) au sein duquel Mantchini occupe les fonctions de vice-présidente de la commission centrale des femmes. Deux (02) idées forces résument les ambitions et objectifs confondus de Mantchini. D’un côté, la mise en œuvre d’une réelle démocratie; ce qui implique le respect de la Constitution, la garantie des libertés individuelles et collectives, la liberté d’expression, un accès aux médias d’État avec usage équitable pour toutes les forces politiques nationales la promotion féminine à travers une large participation des femmes aux prises de décisions; sans oublier leur indispensable indépendance économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 9 août 1997, le Collectif des politiques de l’opposition (COPPO) organise un meeting au Palais de la Culture. Alors qu’un leader s’adresse aux militants, un homme identifié comme traitre est battu à mort par la foule de militants surchauffés. On trouve sur la victime, le sergent-chef Moussa Diarra en tenue civile: des gaz lacrymogènes, un pistolet avec des balles authentiques, une paire de menottes. Était-il en mission commandée ou en mission de maintien d’ordre ? Quoi qu’il, il s’en suit une série d’arrestations et d’incarcérations des leaders du COPPO dans les cellules du Camp 1 de la gendarmerie de Bamako, le lendemain Mantchini et le président de son parti, Maître Mountaga Tall sont interpellés et gardés dans l’après-midi du dimanche 10 août. Les conditions de détention de Mme Fanta Mantchini Diarra sont inhumaines: une cellule de 1,5 mx 1,5 qui ne laisse pas d’autre choix que la station debout de jour comme de nuit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amy SANOGO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Géopolitique: le tournant d’Alger : «Blitzkrieg» diplomatique qui scelle l&amp;apos;avenir de l&amp;apos;AES</title>
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<description><![CDATA[ Le 16 février 2026 restera gravé dans les annales de la diplomatie sahélienne comme le jour où la &quot;Realpolitik&quot; a rencontré la fraternité d&#039;armes. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 11:32:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que les oiseaux de mauvais augure prédisaient une fissure au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Général d’Armée Abdourahmane Tiani a transformé son tapis rouge à Alger en un tribunal de la raison et de la souveraineté. Loin d’un cavalier seul, le chef de l’État nigérien a mené une «diplomatie de combat», forçant la puissance algérienne à choisir son camp: celui des peuples africains ou celui des ombres du passé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le «Non» d’Alger à l’imam Dicko: le premier fruit de la fermeté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’information est tombée, discrète mais électrique: les autorités algériennes n’ont ni accepté, ni facilité une rencontre entre l’Imam Mahmoud Dicko, figure de l’opposition malienne en exil, et le Président Abdourahmane Tiani. Selon nos sources, Alger a compris qu’une telle mise en scène nuirait gravement à ses propres «intérêts stratégiques».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une victoire diplomatique majeure pour Bamako, obtenue par la main de Niamey. En verrouillant l'accès à l'opposant malien, l'Algérie envoie un signal clair: elle n'est plus disposée à servir de sanctuaire aux voix qui contestent le pouvoir de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le message de Tiani a été reçu avant même d'être prononcé : on ne peut prétendre être un «frère» tout en hébergeant ceux qui cherchent à ébranler la maison d'à côté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérité historique comme bouclier<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le génie du discours de Tiani réside dans son audace morale. En rappelant au président Abdelmadjid Tebboune que l’Algérie a saigné pendant plus d’un siècle sous le joug colonial, il a posé un ultimatum éthique. Le Général d’Armée Abdourahmane Tiani a placé Alger face à son miroir: comment un pays qui a payé le prix du sang pour sa liberté pourrait-il, par action ou par omission, devenir la base arrière d'une déstabilisation orchestrée par l'ancien colonisateur ? En invoquant la souffrance commune, Tiani a transformé l'Algérie, de médiateur distant en partenaire de «tranchée».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une médiation de fait pour le Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Bamako, ce voyage n'est pas un camouflet, mais une victoire par procuration. En obtenant l'engagement de l'Algérie de se tenir dans la même ligne de front contre le terrorisme, Tiani a arraché ce que le Mali réclamait depuis des mois: la fin de l’ambiguïté. Le Niger n’a pas planté un poignard dans le dos du Mali; il a plutôt tendu une passerelle d'acier au-dessus du fossé diplomatique. En sécurisant ce flanc nord, Tiani offre au Général d’Armée Assimi Goïta une profondeur stratégique nouvelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Gazoduc Transsaharien: Le ciment de la souveraineté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de la sécurité, le lancement des travaux du gazoduc après le Ramadan insuffle une dimension économique vitale à l’AES. Ce n'est pas qu'une affaire de devises, c’est le symbole d'une Afrique qui dessine ses propres cartes. En liant le destin énergétique du Niger à celui de l'Algérie, le président Abdourahmane Tiani s'assure que toute secousse frappant l'AES fera trembler les intérêts d'Alger. C’est la naissance d'une «défense mutuelle» par l'économie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La leçon de Niamey<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En fin de compte, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani a prouvé que l’Alliance des États du Sahel n’est pas un bloc isolé, mais une alliance capable de parler d’égal à égal avec les géants. En faisant taire les bruits de couloir au profit d'actes concrets, comme l'éviction diplomatique de Mahmoud Dicko lors de son séjour, il a démontré que la souveraineté se négocie dans la vérité et se bétonne dans les bureaux d'Alger. Le Mali et le Niger sortent de ce sommet soudés, avec un voisin du Nord enfin rappelé à ses responsabilités africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la Rédaction<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les coulisses d’un dégel :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand l’ombre des services sécurise la diplomatie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière les poignées de main officielles, une coordination intense s'est jouée entre les services de renseignement de l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Sécurité Militaire algérienne. Le refus d’Alger de laisser l’Imam Mahmoud Dicko approcher la délégation nigérienne est le résultat d’un «pacte de sincérité» exigé par Niamey.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les points clés:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fin du double jeu</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">: Alger sacrifie ses anciens leviers d'influence (opposants en exil) pour garantir la viabilité du projet de gazoduc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Unité de l'AES:</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Le silence stratégique du Général d’Armée Assimi Goïta à Bamako confirme une confiance totale envers le Général d’Armée Abdourahmane Tiani, agissant comme diplomate en chef du bloc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Axe Sécuritaire</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">: Un canal de communication direct est réactivé pour surveiller les mouvements suspects à la frontière Nord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La leçon de Niamey<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Général d’Armée Tiani a prouvé que l’AES est une alliance capable de parler d’égal à égal avec les géants. En faisant taire les bruits de couloir au profit d'actes concrets, il a démontré que la souveraineté se négocie dans la vérité. Le Mali et le Niger sortent de ce sommet soudés, avec un voisin du Nord enfin rappelé à ses responsabilités africaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du gaz dans les veines, de l’espoir dans les cœurs :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pari industriel de l’AES<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au lendemain du sommet historique d’Alger, une question brûle toutes les lèvres, de Bamako à Niamey, en passant par Gao et Agadez: l’annonce du lancement du Gazoduc Transsaharien (TSGP) après le mois de Ramadan est-elle enfin le signal du décollage économique tant attendu ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant des décennies, nos richesses ont traversé nos terres sans jamais s'y arrêter, alimentant des industries lointaines pendant que nos villages restaient dans l’obscurité. Aujourd'hui, le projet validé par le Général Tiani et son homologue Tebboune change la donne. Ce n'est plus seulement du gaz qui circulera dans ces tuyaux, c'est la promesse d'une souveraineté énergétique retrouvée pour l'Alliance des États du Sahel (AES).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un projet pour le peuple, pas seulement pour les chiffres<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les marchés et les «grins» de Bamako, l'enthousiasme se mêle à une exigence légitime. Les populations ont compris que la stabilité sécuritaire ne peut durer sans une prospérité partagée. Le TSGP est perçu comme:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le moteur de l'emploi: Des milliers de bras seront nécessaires pour ce chantier du siècle.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'énergie à moindre coût: La perspective de voir nos centrales thermiques alimentées par un gaz régional laisse entrevoir une baisse de la facture d'électricité pour les ménages et les artisans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rempart contre l'exode: En fixant le développement au cœur du Sahara, on offre une alternative à notre jeunesse face aux sirènes de la migration ou des réseaux criminels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défi de la protection<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ne nous y trompons pas. Un projet d'une telle envergure sera la cible de ceux qui veulent voir le Sahel échouer. C'est ici que la «diplomatie de la tranchée» prend tout son sens. La sécurisation de ce corridor énergétique devient le ciment d'une coopération militaire indéfectible entre l'Algérie, le Niger et le Mali. Protéger le gazoduc, c'est protéger notre avenir commun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Afrique qui décide<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Alliance des États du Sahel (AES) prouve une fois de plus qu'elle n'est pas qu'une alliance de défense, mais un projet de société. En arrachant cet accord, le Général Tiani a envoyé un message clair: l'Afrique du Sahel n'est plus un simple réservoir de matières premières, mais une force qui négocie son destin industriel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ramadan 2026 ne sera pas seulement un temps de prière, il sera le prologue d'une ère nouvelle, où le feu du gaz saharien éclairera enfin le chemin de notre indépendance totale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la Rédaction<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dossier spécial par la Rédaction 23 Février 2026 «Tiani à Alger»<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Réformer en profondeur les politiques d’apprentissage et d’insertion des jeunes au Mali :  Le rôle clé de l’APEJ</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/reformer-en-profondeur-les-politiques-dapprentissage-et-dinsertion-des-jeunes-au-mali-le-role-cle-de-lapej-3114324.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali fait face à un défi structurel majeur: former des jeunes employables dans une économie qui crée trop peu d’emplois formels et où les compétences produites ne correspondent pas suffisamment aux besoins réels des entreprises. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 09:36:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis plus d’une décennie, l’État a mis en place des dispositifs dédiés à l’insertion professionnelle des jeunes, au premier rang desquels figure l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), en complément des mécanismes de formation professionnelle soutenus par le Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et à l'Apprentissage (FAFPA) et les ministères sectoriels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, malgré ces instruments, le chômage et le sous-emploi des jeunes demeurent élevés, et l’apprentissage peine à jouer pleinement son rôle de passerelle efficace entre formation et emploi. L’expérience internationale, notamment l’analyse récente du Brookings Institution sur les blocages des politiques d’apprentissage aux États-Unis, met en lumière des obstacles qui résonnent fortement avec la situation malienne : coûts de démarrage élevés pour les entreprises, lourdeurs administratives, confusion sur la définition même de l’apprentissage et faibles mécanismes de mutualisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. APEJ: un acteur central… mais insuffisamment articulé au système d’apprentissage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’APEJ joue un rôle majeur dans:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’orientation et l’accompagnement des jeunes vers l’emploi,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la mise en œuvre de programmes d’insertion (stages, volontariats, appui à l’auto-emploi),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la facilitation de l’accès des jeunes à des opportunités de formation ou de premières expériences professionnelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, son action reste trop souvent dissociée des dispositifs structurés d’apprentissage certifiant. Dans la pratique, une part importante des interventions de l’APEJ privilégie:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des stages de courte durée,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des appuis à l’auto-emploi parfois peu accompagnés techniquement,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des placements temporaires en entreprise sans cadre pédagogique normé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette fragmentation limite l’impact structurel des efforts publics: on insère temporairement des jeunes sans toujours construire des compétences transférables et certifiées, ce qui réduit leur employabilité de moyen terme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Coûts, complexité et faible adhésion des entreprises: l’APEJ aussi confrontée aux limites du système<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’analyse de Brookings souligne que, même dans une économie avancée, la participation des entreprises aux programmes d’apprentissage reste faible non par manque d’intérêt, mais en raison de coûts initiaux élevés et de procédures complexes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, ces obstacles se manifestent à double titre:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Côté entreprises: Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et ateliers partenaires de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) ne disposent pas toujours des capacités administratives et techniques pour encadrer des jeunes dans des dispositifs longs et structurés d’apprentissage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Côté APEJ: L’agence, focalisée sur l’insertion rapide, tend parfois à privilégier des mécanismes «légers» (stages, placements temporaires), plus faciles à déployer à grande échelle mais moins structurants sur le plan des compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat: l’APEJ contribue à l’insertion immédiate, mais ne joue pas encore pleinement le rôle de levier stratégique pour structurer l’apprentissage de qualité, au sens de parcours certifiants, articulés avec les besoins productifs des entreprises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Insuffisante standardisation et faible capitalisation des résultats: un enjeu commun APEJ-FAFPA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre enseignement de Brookings est la nécessité de normes claires et de cadres partagés pour réduire la confusion autour de l’apprentissage et faciliter l’adhésion des employeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le contexte malien:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Les programmes de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), du Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et à l'Apprentissage (FAFPA) et des centres de formation manquent souvent de référentiels métiers communs, ce qui rend difficile:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la lisibilité pour les entreprises,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la reconnaissance des compétences acquises par les jeunes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’évaluation comparative de l’efficacité des dispositifs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la capitalisation des expériences réussies de l’APEJ (entreprises partenaires performantes, filières porteuses, régions plus dynamiques) reste limitée, ce qui empêche une montée en échelle intelligente des programmes les plus efficaces.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Recommandations pour repositionner l’APEJ au cœur d’une politique d’apprentissage efficace<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) Faire de l’APEJ la «porte d’entrée» de l’apprentissage certifiant<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’APEJ devrait devenir le guichet principal d’orientation des jeunes vers des parcours d’apprentissage certifiants, en partenariat étroit avec:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• le FAFPA (financement et ingénierie de formation),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les centres de formation professionnelle,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les organisations professionnelles sectorielles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement dit, tout jeune pris en charge par l’APEJ devrait, lorsque cela est pertinent, être orienté prioritairement vers un parcours de compétences structuré, plutôt que vers un simple stage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) Articuler les programmes APEJ avec des référentiels métiers standardisés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les dispositifs d’insertion portés par l’APEJ doivent être adossés à des référentiels métiers nationaux, permettant:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• d’assurer la qualité pédagogique des placements,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de rendre les compétences acquises lisibles pour le marché du travail,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de faciliter la reconnaissance formelle (certification progressive).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) Utiliser l’APEJ comme catalyseur de «groupements d’employeurs»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inspiré du modèle recommandé par Brookings (sponsors de groupe), l’APEJ pourrait jouer un rôle d’intermédiaire territorial pour :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• regrouper plusieurs PME autour de parcours d’apprentissage communs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• mutualiser l’encadrement, la formation des maîtres d’apprentissage et les coûts de démarrage,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• sécuriser la relation entreprise–apprenti par des conventions-types standardisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">d) Recentrer les financements APEJ sur l’impact à moyen terme<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les subventions à l’insertion doivent être conditionnées non seulement à l’accueil du jeune, mais aussi à:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la qualité de l’encadrement,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’acquisition effective de compétences certifiées,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’insertion durable (emploi ou auto-emploi viable) à 6-12 mois après la fin du parcours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela permettrait de passer d’une logique de volume (nombre de jeunes «placés») à une logique de résultats (qualité de l’insertion).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">e) Mettre en place un système de suivi commun APEJ-ONEF-FAFPA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour piloter efficacement les politiques publiques, il est indispensable de disposer de données consolidées sur:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les parcours des jeunes pris en charge par l’APEJ,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• leur insertion effective dans l’emploi,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la performance comparée des différents dispositifs (stages, apprentissage certifiant, formation qualifiante).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un système d’information partagé permettrait de corriger rapidement les programmes peu efficaces et de renforcer ceux qui produisent de véritables trajectoires professionnelles durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Conclusion: de l’insertion immédiate à la construction de compétences durables<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’APEJ est un instrument précieux de la politique de l’emploi des jeunes au Mali. Mais, dans sa configuration actuelle, elle est encore trop souvent cantonnée à une logique d’insertion à court terme, alors que le défi du pays est avant tout structurel: construire des compétences productives, adaptées à une économie en transformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enseignement majeur de l’expérience américaine analysée par Brookings est clair: un programme d’apprentissage ne fonctionne que s’il est simple à adopter pour l’entreprise, bien normé, et soutenu par des structures intermédiaires qui en réduisent les coûts et la complexité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Repositionner l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) comme pivot opérationnel de l’apprentissage certifiant, en articulation étroite avec le Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et à l'Apprentissage (FAFPA), les centres de formation et les organisations professionnelles, serait un pas décisif vers une politique de l’emploi des jeunes plus efficace, plus efficiente et plus structurante pour le développement économique du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tribune d’analyse de Février 2026<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG/Ancien ministre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">(L’Auteur est un ancien Directeur de Cabinet du ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et de la Promotion de l’initiative Privée: 1993/1994 et a participé activement à la création du FAFPA)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune: Mobiliser la diaspora malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-mobiliser-la-diaspora-malienne-3114322.html</link>
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<description><![CDATA[ Un levier sous-exploité pour transformer la politique d’apprentissage et d’emploi des jeunes ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 09:25:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora malienne constitue l’un des premiers «bailleurs invisibles» du pays. Par ses transferts financiers, son capital humain, ses réseaux professionnels et son exposition à des systèmes de formation performants, elle représente un atout stratégique majeur pour la transformation structurelle de la politique d’emploi des jeunes. Pourtant, dans les politiques publiques actuelles de formation professionnelle, d’apprentissage et d’insertion (qu’il s’agisse des dispositifs de l’Agence pour la Promotion de l'Emploi des Jeunes (APEJ), du Fonds d'Appui à la Formation Professionnelle et à l'Apprentissage (FAFPA) ou des centres de formation) la diaspora demeure largement cantonnée à un rôle périphérique, informel et non structuré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où le Mali cherche à rendre ses programmes d’apprentissage plus efficaces et plus efficients, l’intégration d’un volet diaspora dédié n’est pas un supplément d’âme: c’est une condition de réussite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Le paradoxe malien: une diaspora puissante, mais peu intégrée aux politiques publiques<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque année, les transferts des migrants maliens représentent plusieurs centaines de milliards de Francs CFA et constituent une source majeure de revenus pour les ménages. Mais ces flux, essentiels socialement, financent très peu l’investissement productif et la structuration des compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan des politiques d’emploi et de formation:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• La diaspora est rarement associée à la conception des programmes (référentiels métiers, curricula, certifications).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Son rôle dans la formation pratique, le mentorat et le transfert de compétences reste marginal et dépend d’initiatives individuelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Les mécanismes d’incitation à l’investissement de la diaspora dans la formation (équipements de centres, bourses d’apprentissage, incubateurs métiers) sont quasi inexistants ou peu lisibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Résultat: le Mali se prive d’un capital de compétences et de réseaux pourtant crucial pour aligner sa formation professionnelle sur les standards internationaux et les besoins des filières productives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Pourquoi la diaspora est un levier clé pour l’apprentissage et l’insertion<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora dispose de trois (03) avantages comparatifs majeurs:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) Un capital de compétences «prêtes à transférer»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nombreux Maliens de la diaspora travaillent dans:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’industrie, la maintenance, l’énergie, le Bâtiment et Travaux Publics (BTP),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la logistique, la transformation agroalimentaire,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les métiers du numérique et de la gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils ont été formés ou certifiés dans des systèmes, où l’apprentissage en entreprise est structuré, normé et évalué. Leur implication peut aider le Mali à:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• concevoir des référentiels métiers réalistes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• améliorer les standards de formation pratique,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• professionnaliser l’encadrement des apprentis (maîtres d’apprentissage).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) Une capacité d’investissement ciblée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des transferts sociaux, la diaspora peut contribuer à:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• financer des équipements de formation (ateliers, machines, kits techniques),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• cofinancer des bourses d’apprentissage,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• investir dans des centres de formation sectoriels ou des Petites et Moyennes Entreprises (PME) formatrices.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cela suppose des véhicules d’investissement crédibles, transparents et sécurisés: aujourd’hui insuffisamment développés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) Un pont naturel vers les entreprises et partenaires internationaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora est un intermédiaire naturel entre le Mali et:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des entreprises étrangères susceptibles d’accueillir des stagiaires formateurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des institutions de formation partenaires,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des programmes de coopération technique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce rôle de «pont» est décisif pour moderniser les filières de formation et attirer des partenariats industriels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Ce qui manque aujourd’hui: un «volet diaspora» structuré dans la politique d’apprentissage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La politique actuelle de formation et d’insertion souffre de trois lacunes majeures concernant la diaspora:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Absence d’architecture institutionnelle dédiée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’existe pas de guichet unique clair pour la diaspora souhaitant contribuer à la formation professionnelle (où s’adresser ? à qui proposer un projet ? sous quelles garanties ?).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Manque d’instruments financiers adaptés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pas de fonds dédié, pas de mécanismes de co-investissement public-diaspora pour la formation/apprentissage, pas de produits financiers simples pour investir dans des centres de formation ou des PME formatrices.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Faible reconnaissance institutionnelle du rôle de mentorat<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les experts de la diaspora ne sont pas systématiquement intégrés comme :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• formateurs associés,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• maîtres d’apprentissage «invités»,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• membres de comités sectoriels de compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Recommandations: bâtir un véritable «Volet Diaspora» au cœur de la politique d’apprentissage et de formation professionnelle<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Créer un «Programme Diaspora Compétences Mali» (PDC-Mali)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un programme public dédié, adossé aux ministères en charge de l’Emploi/Formation et des Maliens de l’Extérieur, avec trois (03) missions:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• mobiliser les compétences de la diaspora (experts métiers, formateurs, mentors);<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• canaliser l’investissement diaspora vers la formation et l’apprentissage;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• faciliter les partenariats internationaux au profit des filières de formation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Mettre en place un Fonds Diaspora-Apprentissage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un fonds de co-investissement public-diaspora destiné à :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• financer des ateliers-écoles,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• équiper des centres de formation sectoriels,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• soutenir des PME formatrices accueillant des apprentis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Principe clé: chaque franc CFA investi par la diaspora pourrait être partiellement abondé par l’État ou un partenaire technique, pour créer un effet de levier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Institutionnaliser le mentorat et le «transfert de savoir-faire»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Créer un statut de «Mentor Diaspora» reconnu par l’État, permettant à des professionnels maliens de l’étranger de:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• intervenir périodiquement dans les centres de formation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• appuyer la formation des maîtres d’apprentissage,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• contribuer à l’élaboration des référentiels métiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dispositif pourrait fonctionner en hybride : missions courtes au Mali+mentorat à distance (visioconférence, plateformes d’e-learning).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Utiliser la diaspora comme catalyseur de «groupements d’employeurs formateurs»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La diaspora entrepreneuriale peut jouer un rôle moteur dans la création de groupements de PME formatrices:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• mobilisation de partenaires étrangers,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• structuration de chaînes de valeur locales,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• appui à la professionnalisation de l’encadrement des apprentis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela permettrait de réduire les coûts de démarrage pour chaque PME et de professionnaliser l’apprentissage, conformément aux bonnes pratiques internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. La plateforme numérique «Diaspora Mali Invest dans sa composante: Compétences-Apprentissage»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Est une plateforme unique permettant:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• aux membres de la diaspora de proposer compétences, mentorat ou investissements;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• aux centres de formation et entreprises de formuler leurs besoins;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• à l’État de suivre, évaluer et valoriser les contributions de la diaspora.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette plateforme renforcerait la lisibilité, la transparence et la confiance, conditions essentielles pour une mobilisation durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Conclusion: passer de la diaspora «remittance» à la diaspora «compétences et investissement productif»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a longtemps mobilisé sa diaspora essentiellement comme source de transferts sociaux. Or, dans un contexte de transformation structurelle de l’économie et de pression démographique sur l’emploi des jeunes, l’enjeu est désormais de faire de la diaspora un acteur stratégique de la politique de compétences et d’industrialisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un volet diaspora bien conçu dans la politique d’apprentissage permettrait:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• d’améliorer la qualité des formations,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de renforcer l’employabilité des jeunes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• d’ancrer la formation professionnelle dans des filières productives réelles,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• et de reconnecter la diaspora à un projet national de développement productif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question n’est donc pas: la diaspora peut-elle aider ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est plutôt: le Mali est-il prêt à créer les instruments institutionnels, financiers et opérationnels pour que cette aide devienne un levier structurel de transformation ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG/Économiste/Ancien ministre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tribune d’analyse du 15 Février 2026<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’éveil du géant de fer : Pour que le sifflet de Kayes résonne jusqu’à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/leveil-du-geant-de-fer-pour-que-le-sifflet-de-kayes-resonne-jusqua-bamako-3113835.html</link>
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<description><![CDATA[ Par le renouveau du rail, le Mali s&#039;apprête à recoudre ses distances et à doper sa croissance. Entre la «Cité des Rails» et la capitale, ce n&#039;est pas seulement du métal que l&#039;on pose, mais le socle d&#039;une souveraineté économique retrouvée. Analyse d’un projet qui promet de transformer 500 kilomètres d&#039;espoir en un moteur de richesse nationale. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 08:34:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un héritage en sursis<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a des silences qui pèsent plus lourd que le fer. Depuis trop longtemps, le long de l'axe Bamako-Kayes, les rails rouillés racontent l'histoire d'une prospérité suspendue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On se souvient des gares grouillantes, de l'odeur du gasoil mêlée à celle des marchandises, et de ce sifflet lointain qui annonçait, plus qu’un train, la vie qui arrive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, le constat est amer: l’État a injecté des milliards dans du matériel souvent inadapté et continue de supporter une structure administrative et un personnel de cheminots sans véritable activité ferroviaire. Le Mali ne peut plus se permettre d’attendre. Pour transporter 1 000 concitoyens chaque jour et désenclaver nos régions, la réhabilitation intégrale s’impose comme l’impératif de notre décennie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une colonne vertébrale pour l'économie nationale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le projet ne se limite pas à la pose de traverses. Il s'agit d'une réingénierie structurelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour permettre une circulation fluide, une rénovation lourde des 495 km de voie est nécessaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'investissement: Estimé entre 400 et 525 milliards de FCFA, il englobe le remplacement du ballast et la pose de rails lourds.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La rentabilité: Le rail offre une économie d'échelle qu’aucune route ne peut concurrencer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il abaisse le coût de la tonne-kilomètre et préserve nos routes nationales de l'usure prématurée causée par le surpoids des camions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le choix de l’excellence technique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour honorer la promesse d'un transport digne, le gouvernement doit miser sur du matériel de dernière génération. L'acquisition de rames modernes (locomotives de haute puissance et voitures climatisées) permettra de relier les deux pôles en moins de 6 heures, contre 10 heures actuellement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Capacité: 1 000 passagers par jour en flux aller-retour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Modernité: Classes modulables, WiFi embarqué et systèmes de sécurité active.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Durabilité: Moteurs hybrides à haute efficience, adaptés à la rigueur du climat sahélien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Rail, catalyseur du développement social<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des chiffres, c'est l'impact humain qui donne au projet sa grandeur. Le train est le lien social par excellence. En facilitant le mouvement des personnes, il stimule le commerce de proximité et redonne vie aux petites économies locales qui fleurissent à chaque arrêt de gare. Chaque franc investi est un franc injecté dans la résilience du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le courage de la vision<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Il faut savoir écouter les autres. La sagesse ne vient pas seulement de ce que l'on dit, mais aussi de ce que l'on entend».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une ère où la prise de parole est un exercice délicat, faut-il pour autant taire les idées vitales ? Assister en spectateur au naufrage des investissements publics serait une faute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous émettons ici des idées, car chacun est responsable des conséquences de son silence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En transformant ce corridor en un axe moderne, nous ne faisons pas que réparer une machine; nous redonnons au peuple malien la fierté de voir son pays avancer. Le train de l'émergence est en gare. Il ne tient qu'à nous de lui donner le signal du départ.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les sillons de la liberté : L’investissement souverain au cœur de l’AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/les-sillons-de-la-liberte-linvestissement-souverain-au-coeur-de-laes-3113834.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans l’arène de la géopolitique mondiale, la véritable bravoure ne se manifeste pas uniquement sur les champs de bataille, mais aussi dans la profondeur de nos sillons. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 08:29:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger, l’agriculture n'est plus une simple variable d’ajustement statistique; elle est le muscle de notre dignité et le garant de notre souveraineté économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’agriculture comme discipline de haut niveau<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Investir dans la terre aujourd'hui demande l'exigence et l'endurance d'un athlète de haut niveau. Le développement agricole de l’Alliance des États du Sahel (AES) doit être perçu comme un marathon stratégique où la performance se mesure à l’aune de notre capacité à transformer nos matières premières sur place.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Endurance financière: Le passage d'une agriculture de subsistance à une agriculture de puissance nécessite des capitaux souverains, libérés des conditionnalités externes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Agilité technique: L'adoption de technologies irriguées et de semences résilientes constitue notre «entraînement» pour contrer les aléas climatiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le maillage stratégique: de la semence à l'usine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vision de la souveraineté doit être holistique. Comme nous l'avons souligné pour le secteur textile, la force réside dans l'intégration verticale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Maîtrise des intrants: Produire nos propres engrais et sécuriser nos banques de semences nationales pour ne plus être tributaires des fluctuations des marchés mondiaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Transformation locale: L'industrialisation (agro-industrie) est le levier qui transforme la sueur du producteur en valeur ajoutée sonnante et trébuchante pour l'économie nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un pacte de solidarité et de prospérité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'investissement souverain est un acte de foi envers notre jeunesse. En structurant des chaînes de valeur solides au Burkina Faso et dans tout l'espace AES, nous offrons à nos citoyens un terrain de jeu où ils peuvent exercer leur talent avec fierté. C'est une stratégie de défense globale: une population qui a faim n'est pas libre, mais une nation qui nourrit les siens est invincible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Chaque hectare mis en valeur est une tranchée creusée contre la dépendance; chaque usine de transformation est un rempart pour notre monnaie et notre honneur».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La trajectoire est tracée. L'investissement souverain dans l'agriculture est le socle d'un développement durable qui ne demande pas la permission d'exister. C'est un engagement sacré, une course de fond que nous menons avec la certitude que la victoire appartient à ceux qui cultivent leur propre liberté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoul Karim DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ombre et le Silex :  Le Mali face au miroir de sa propre prophétie</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/lombre-et-le-silex-le-mali-face-au-miroir-de-sa-propre-prophetie-3113354.html</link>
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<description><![CDATA[ «Être sage, ce n&#039;est pas tout comprendre, mais accepter que certaines choses prennent du temps, que certaines réponses viennent après la douleur». ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 10:24:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que les vents de sable de ce 20 janvier 2026 balaient les certitudes des chancelleries occidentales, le Mali se dresse, seul sous son propre azur. Entre le triomphe militaire des Forces armées maliennes (FAMa) et les silences lourds d'une économie qui s'essouffle, entre la ferveur des mosquées et le tumulte d'une transition qui s'étire, le pays de Soundiata Keïta joue sa partition la plus complexe. Récit d’une nation qui a choisi la douleur de l’autonomie plutôt que le confort de la tutelle, tout en scrutant, avec une méfiance nécessaire, les fissures de son propre édifice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vertige de la liberté<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a dans le regard du soldat malien aujourd'hui une lueur que les satellites de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) n'avaient jamais su capter: celle de l'homme qui sait qu'il n'a plus de filet de sécurité. Le «kérosène» étranger s'est évaporé, emportant avec lui les rapports d'experts et les convois blancs. Ce vide, que l’on prédisait mortel, est devenu le terreau d’une renaissance brutale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, la sagesse commande de ne pas confondre la parade et la paix. Si le Mali a déjoué les oracles du chaos qui prédisaient la chute de Bamako, il fait face à un défi plus insidieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le scepticisme légitime ne porte plus sur la capacité de nos fils à tenir un fusil, mais sur la capacité de nos élites à panser les plaies d'une économie de guerre qui pèse sur le panier de la ménagère. La souveraineté a un goût de fer et de mil; elle est glorieuse au défilé, mais amère dans les foyers, où l'électricité et l'eau demeurent des luxes conquis de haute lutte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les martyrs, racines d’une nation en sursis<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On ne peut comprendre le 20 janvier sans se recueillir sur les cendres d’Aguelhok. Le sacrifice du Capitaine Sékou Traoré, «Bad», est devenu le ciment d'un patriotisme qui frise parfois la mystique religieuse. C'est là que réside le paradoxe malien: une armée qui puise sa force dans ses tragédies passées pour refuser le statut de victime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais derrière l'hommage vibrant aux martyrs, une question demeure, lancinante : jusqu'à quand la résilience du peuple pourra-t-elle suppléer l'absence de solutions politiques durables ? Le départ des forces internationales a certes libéré le ciel malien, mais il a aussi laissé l'État face à ses propres démons: une crise administrative profonde et une jeunesse qui, si elle ne trouve pas de travail dans les usines, pourrait être tentée par d'autres sirènes, plus sombres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pari de l'AES et le silence des Dieux<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, maître de sa terre, s'est tourné vers de nouveaux alliés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce basculement géopolitique est une prouesse de souveraineté, mais il impose une vigilance de chaque instant. La gestion de la crise religieuse, où l'influence des leaders spirituels pèse parfois plus que les décrets de l'État, reste une lame de fond imprévisible. Dans ce pays de foi, la politique et la religion dansent un tango périlleux. Le scepticisme est de mise : une nation peut-elle être réellement souveraine si elle ne définit pas clairement la frontière entre le sabre, le goupillon et le sceptre ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La douleur comme enseignante<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«J'ai gagné cela par la philosophie... Je fais sans être commandé ce que certains sont contraints de faire par leur peur de la loi».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette maxime résonne aujourd'hui dans chaque camp militaire, de Kati à Gao. Le Mali fait désormais ses propres choix, assume ses propres erreurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 20 janvier 2026 n'est pas la fin de l'histoire, mais le début d'un chapitre où le Mali doit prouver que la dignité peut aussi nourrir son homme. Les oracles du chaos se sont trompés sur la chute, espérons qu'ils se tromperont aussi sur l'incapacité des Maliens à se réconcilier avec eux-mêmes. Car la véritable victoire ne sera pas d'avoir chassé l'étranger, mais d'avoir bâti un foyer où chaque déplacé pourra enfin poser son sac.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gloire aux FAMa.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prudence aux dirigeants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Paix aux âmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La République au cœur des épines : Quand le zèle étouffe la foi et la voix</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-republique-au-coeur-des-epines-quand-le-zele-etouffe-la-foi-et-la-voix-3113179.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali traverse une zone de turbulences identitaires inédite. Alors que les autorités de transition s’attellent à la refondation de l’État, une frange de «défenseurs» radicaux s’arroge le droit de distribuer les certificats de patriotisme à coups d’insultes et de menaces. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 10:48:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre l’indignation officielle du Haut Conseil Islamique et le désarroi des citoyens épris de dialogue, le climat social se crispe. Plongée dans une nation, où la parole devient un acte de bravoure.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cri de l'Imam: la foi face à l'opprobre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’image est forte, presque solennelle. La semaine dernière, lors de la présentation des vœux des Forces Vives au Palais de Koulouba, le silence s’est fait plus lourd lorsque l’Imam Bah, porte-parole du Haut Conseil Islamique, a pris la parole. Ce n’étaient pas de simples vœux de circonstance, mais un cri d’alarme: la communauté musulmane se dit dénigrée, menacée par ceux qui se présentent comme les «boucliers» du régime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l'Imam, le constat est sans appel: ces pratiques ne protègent rien, elles divisent. Elles fissurent le socle de la cohésion nationale au moment précis où le pays a besoin d'unité. En appelant le Président de la Transition à arbitrer ce chaos verbal, le religieux pointe du doigt une dérive inquiétante: la naissance d’une inquisition numérique et sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les nouveaux propriétaires de l'air<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a quelque chose de fascinant, et de terrifiant à la fois, dans cette métamorphose du paysage malien. Jadis, le respect de l'aîné et de la différence était le ciment de nos «Grins». Aujourd’hui, il semble que l'oxygène même de la République ait été privatisé par une caste de nouveaux maîtres. Munis de leurs claviers comme d’autant de fusils d'assaut, ils règnent sur les réseaux, décrétant qui est digne d'être Malien et qui doit être jeté aux gémonies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur stratégie est celle de l’obscurité : éteindre les lumières de la critique, aussi constructive soit-elle. On ne discute plus avec l'intelligence, on l’intimide. On ne répond pas à l'argument, on promet l'enfer d'une «prison obscure».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le paradoxe du souverainisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le drame réside dans ce détournement sémantique. Nombreux sont les Maliens qui, comme beaucoup d'entre nous, ont soutenu et soutiennent encore l’idéal de souveraineté. Ce rêve d’un Mali debout, maître de son destin et de ses ressources, est une flamme légitime. Mais comment peut-on prôner la souveraineté face à l’extérieur tout en instaurant une servitude intérieure ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gouverner, ce n’est pas dompter. C’est bâtir un toit assez large pour abriter toutes les contradictions d’un peuple. En transformant le soutien aux institutions en un zèle hystérique et haineux, ces «protecteurs» autoproclamés commettent une erreur historique : ils créent des ennemis là où il n’y avait que des doutes, et de la rancœur là où il restait de l’espoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'urgence d'un arbitrage<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le silence des autorités face aux excès de leurs partisans les plus virulents commence à ressembler, pour beaucoup, à un consentement. Pourtant, l'histoire nous enseigne que celui qui utilise un monstre pour garder sa porte finit souvent par être dévoré par lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est un grand corps malade de ses excès de langage. La souveraineté ne se mange pas, elle se vit dans la dignité, le pain et, surtout, le respect mutuel. Si la République devient une salle d’interrogatoire géante où même les autorités religieuses se sentent en sursis, alors c’est l’âme même du Mali qui est en péril. Il est temps de rendre aux Maliens l’air qu’ils respirent, avant que l’asphyxie ne soit totale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">P<strong>ar A.K DRAMÉ</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aide au développement : L’heure de vérité pour l’Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/aide-au-developpement-lheure-de-verite-pour-lafrique-3112909.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis plus de soixante (60) ans, l’Afrique reçoit une aide publique au développement présentée comme un levier essentiel de progrès économique et social. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 08:20:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, le constat est implacable: malgré des milliards de dollars mobilisés, le continent demeure confronté aux mêmes fragilités structurelles/ industrialisation inachevée, chômage massif des jeunes, dépendance extérieure, faiblesse de la base productive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps d’ouvrir les yeux: l’aide telle qu’elle est conçue et pratiquée depuis des décennies n’a pas transformé l’Afrique. Elle a souvent permis d’administrer la pauvreté, rarement de la faire disparaître.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les propos récents de l’économiste camerounais Célestin Monga ont eu le mérite de poser les mots justes sur ce malaise collectif:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Pleurnicher pour l’aide n’est pas une stratégie de développement».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette phrase dérange parce qu’elle dit une vérité que beaucoup préfèrent taire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une illusion entretenue par les chiffres<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2023, l’ensemble de l’Afrique a reçu moins de 60 milliards de dollars d’aide publique. Cela représente environ 40 dollars par habitant pour plus de 1,4 milliard de personnes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même temps, le continent:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• exporte pour plus de 600 milliards de dollars chaque année;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• perd entre 80 et 100 milliards de dollars par an en flux financiers illicites, évasion fiscale et rapatriement excessif de profits;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• continue de voir sa valeur ajoutée captée ailleurs dans les chaînes mondiales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réalité est crue: l’Afrique perd chaque année bien plus qu’elle ne reçoit. Le problème n’est donc pas l’insuffisance de l’aide, mais la faiblesse structurelle de notre capacité à retenir, transformer et valoriser nos propres richesses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand l’aide remplace la stratégie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans beaucoup de pays africains, l’aide est devenue un élément central de l’équilibre budgétaire, notamment dans les secteurs sociaux. Cette dépendance a produit des effets pervers durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis les années 1980, sous l’impulsion des programmes d’ajustement structurel, nos États ont été engagés dans des politiques de libéralisation et de privatisation rapides, appliquées sans préparation sérieuse des économies locales ni accompagnement d’un secteur privé encore naissant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des entreprises publiques ont été liquidées ou cédées sans stratégie industrielle de remplacement. Les marchés ont été ouverts brutalement à la concurrence internationale. Le résultat ne fut pas l’émergence d’un capitalisme africain fort, mais souvent:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la désindustrialisation précoce,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la domination accrue des importations,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la marginalisation des entrepreneurs locaux,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• et la perte de leviers économiques essentiels pour l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous avons hérité d’économies ouvertes mais fragiles, dépendantes de l’extérieur pour produire, consommer et investir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le scandale de la dette à deux vitesses<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un autre paradoxe mérite d’être dénoncé avec force.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’ils font face à des crises structurelles (relance industrielle, transition énergétique, choc financier, pandémie) les pays développés recourent massivement à l’endettement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les États-Unis affichent une dette publique dépassant 120% du Produit intérieur brut (PIB), la France plus de 110%, l’Italie 140%, le Japon plus de 250%.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour eux, la dette est un outil stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’Afrique, elle devient une faute morale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès qu’un pays africain tente d’utiliser l’endettement pour financer :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des barrages,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des chemins de fer,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des ports,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des zones industrielles,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des universités technologiques,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">il se voit opposer la menace de l’insoutenabilité, la dégradation de sa note financière et la suspension des appuis budgétaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux poids, deux mesures.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui est normal ailleurs devient suspect chez nous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui est perçu comme investissement au Nord est qualifié d’irresponsabilité au Sud.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, on refuse à l’Afrique l’un des principaux instruments qui ont permis aux autres nations de se développer: le droit d’investir aujourd’hui pour créer la richesse de demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Responsabilités africaines : sortir du confort de la dépendance<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il serait malhonnête d’imputer cet échec aux seuls partenaires extérieurs. Les élites africaines portent une responsabilité historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trop souvent, la gestion publique s’est réduite à:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• assurer la survie budgétaire à court terme,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• négocier des appuis d’urgence,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• repousser indéfiniment la question centrale de la transformation productive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucun pays ne s’est développé par l’assistanat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous ceux qui ont réussi (de la Corée du Sud au Vietnam, de la Chine au Maroc) ont fait le choix:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de l’investissement massif,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de l’industrialisation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de l’exportation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• d’un État stratège assumé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique doit rompre avec la tentation de la plainte permanente et entrer dans une culture de la stratégie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux institutions internationales: changer enfin de paradigme<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’Afrique doit faire sa révolution mentale, les institutions internationales doivent aussi faire la leur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant des décennies, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont promu une vision du développement fondée sur trois (03) dogmes:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">libéralisation rapide, privatisation sans filet, discipline budgétaire stricte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces recettes ont peut-être stabilisé certains équilibres comptables, mais elles n’ont pas construit d’économies fortes. On ne développe pas un pays en équilibrant seulement ses comptes. On le développe en créant :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des entreprises,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des emplois productifs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des chaînes de valeur locales,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des recettes fiscales durables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’aide internationale doit cesser de financer principalement la gestion de la pauvreté pour se concentrer sur la création de richesse:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• infrastructures productives,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• industrialisation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• innovation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• montée en gamme des exportations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique n’a pas besoin de compassion institutionnalisée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a besoin de partenariats économiques exigeants et équitables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une prise de conscience panafricaine<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le contexte géopolitique actuel (recomposition des alliances, retrait relatif de certains bailleurs, montée de nouveaux partenaires) peut devenir une opportunité historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Non pas pour remplacer une dépendance par une autre, mais pour repenser entièrement notre modèle de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le message que l’Afrique doit porter au monde est clair:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne demandons pas plus d’aide.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous demandons plus d’industries.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne demandons pas plus de dons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous demandons plus de marchés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne demandons pas la pitié.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous demandons le partenariat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion: de l’aide à la dignité économique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique n’a jamais manqué de ressources, ni de talents, ni de courage. Ce qui lui a souvent manqué, c’est la liberté stratégique et la volonté collective de rompre avec une économie de la dépendance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La thèse défendue par Célestin Monga est rude, mais salutaire: le développement commence le jour, où un peuple cesse de croire que son avenir dépend de la générosité des autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps pour l’Afrique de passer:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de la demande d’aide à l’exigence de justice économique,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de la gestion de la pauvreté à la construction de la prospérité,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de la dépendance à la dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est à ce prix que l’aide internationale pourra enfin devenir ce qu’elle n’a jamais vraiment été: un levier de transformation, et non un substitut à la souveraineté économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Harouna NIANG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali 2026 :  Le paradoxe d’un Trésor qui brille sur une économie qui s’étouffe</title>
<link>https://www.maliweb.net/point-de-vue/mali-2026-le-paradoxe-dun-tresor-qui-brille-sur-une-economie-qui-setouffe-3112908.html</link>
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<description><![CDATA[ L’analyse du succès de la première levée de fonds du Mali en 2026 révèle une fracture inquiétante entre la santé financière de l’État sur les marchés régionaux et l’asphyxie croissante des entreprises locales. Diagnostic d’une économie à deux vitesses. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 08:06:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le verdict est tombé comme une bouffée d’oxygène pour les caisses de l’État: pour sa première sortie de l’année 2026 sur le marché des titres publics de l’Union monétaire Ouest-fricaine (UMOA), le Mali a récolté 44 milliards de FCFA, dépassant son objectif initial. Avec plus de 80 milliards de FCFA de propositions de la part des investisseurs, Bamako semble jouir d’une cote de confiance intacte auprès des banques régionales. Même le Fonds monétaire international (FMI) affiche un optimisme prudent, projetant une croissance de 5,5%.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, derrière ces chiffres clinquants, la réalité du terrain est bien plus sombre. Pour l'entrepreneur malien, cette «ruée des investisseurs» ressemble à un mirage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le piège de l’endettement sélectif<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 2020, le Mali s'est installé dans un cycle de dépendance aux marchés financiers pour combler ses déficits. Si l'État parvient à convaincre les banques de l'Union, il le fait au prix de taux d'intérêt de plus en plus onéreux. Cette «prime de risque» que le pays paie finit par peser lourdement sur le budget national, limitant les investissements dans les services de base.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus grave encore, cette mobilisation massive de l'épargne régionale crée un effet d'éviction: l'argent prêté à l'État est autant d'argent qui ne sera pas prêté aux Petites et moyennes entreprises (PME) locales. Les banques préfèrent la sécurité du Trésor public au risque industriel, condamnant des projets structurants, comme ceux visant la transformation locale du textile ou de l'agro-industrie, à rester dans les cartons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une dette intérieure qui tue la production<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le véritable «mal malien» réside aujourd'hui dans l'incapacité du gouvernement à solder sa dette intérieure. Des centaines d'entreprises locales, créancières de l'État, attendent leurs paiements depuis parfois trois (03) ans. En retenant ces fonds, le gouvernement bloque le moteur même de la croissance. Une entreprise non payée est une entreprise qui ne recrute plus, qui ne paie plus ses propres impôts et qui finit par mettre la clé sous la porte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le résultat est flagrant: de nombreux chantiers sont à l'arrêt et les «champions nationaux» capables de porter l'économie sont aux abonnés absents. Le Mali consomme ce qu'il ne produit pas et finance son train de vie par une dette qu'il peine à réinjecter dans son propre tissu industriel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour une thérapie de choc<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que la croissance de 5,5% ne reste pas un simple chiffre dans les rapports de Washington, un changement de cap radical est nécessaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La priorité absolue doit être l'apurement de la dette intérieure. L'État pourrait envisager la titrisation de ces créances: permettre aux entreprises de transformer leurs factures impayées en titres négociables auprès des banques pour retrouver de la trésorerie immédiate.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, chaque franc emprunté sur les marchés doit être «fléché». Emprunter pour payer des factures de fonctionnement est une erreur stratégique. L'endettement ne devient vertueux que s'il finance des infrastructures productives, énergie et usines de transformation, capables de générer la richesse qui remboursera la dette de demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, le Mali doit muscler son secteur privé. Sans une politique volontariste pour formaliser l'économie et soutenir des projets d'envergure, le pays restera vulnérable aux chocs extérieurs. Le succès financier de 2026 ne doit pas être une fin en soi, mais le dernier signal pour engager les réformes de structure. La confiance des investisseurs est une ressource épuisable; il est temps que l'économie réelle en profite enfin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’échec du coup d’état au Bénin :  ● Symptôme d’une démocratie condamnée au silence ● De l&amp;apos;exil parisien à la tentation de la force...</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lechec-du-coup-detat-au-benin-symptome-dune-democratie-condamnee-au-silence-de-lexil-parisien-a-la-tentation-de-la-force-3112155.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Bénin, autrefois fier berceau de la démocratie en Afrique de l&#039;Ouest, vit aujourd&#039;hui à l&#039;ombre de ses propres ambitions. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 09:39:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire de son président, Patrice Talon, est celle d'une ascension fulgurante: du puissant magnat du coton, contraint à l'exil à Paris suite à ses dissensions avec son ancien allié Boni Yayi, il est revenu en sauveur en 2016 pour promettre un «Nouveau Départ». Mais derrière les façades scintillantes des infrastructures modernisées et des trésors royaux retrouvés, une autre histoire s'est écrite, celle d'un verrouillage politique implacable. La mise au pas de l'opposition, l'emprisonnement de figures emblématiques comme Reckya Madougou et Joël Aïvo par la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), ont créé une tension irrespirable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce cocktail explosif de prospérité économique et de répression politique a finalement fissuré l'édifice républicain, culminant dans la tentative de coup d'État du dimanche 07 décembre 2025, rappel brutal que sans liberté, même le développement peut mener au chaos.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le duel qui a changé la République-Yayi, Talon et l'exil<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire moderne du Bénin sous Talon est indissociable de sa rupture avec son prédécesseur, Thomas Boni Yayi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• L'ascension et la chute: Proche financier et ami politique de Boni Yayi, Patrice Talon a fait fortune dans la filière cotonnière et la gestion du Port de Cotonou. Cette proximité a basculé en confrontation ouverte en 2012, lorsque Talon fut accusé d'avoir fomenté un complot pour empoisonner le président.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• L'exil et le retour du Magnat: Contraint à l'exil à Paris, Talon y a mené une contre-offensive politique. Son retour en 2014, suite à une grâce présidentielle controversée, l'a catapulté candidat. Il a remporté l'élection de 2016, marquant le début d'une nouvelle ère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• La rupture idéologique: L'arrivée de Talon a initié une gouvernance axée sur le pragmatisme économique et la réduction du champ politique, s'éloignant de la tradition démocratique pluraliste du Bénin post-Conférence nationale de 1990.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La main de fer-élimination politique et emprisonnements<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès son arrivée, le régime Talon a entrepris de redessiner le paysage politique, le rendant hostile à toute opposition significative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Le verrouillage électoral: La réforme des lois électorales, notamment l'introduction de l'obligation de parrainage pour les candidatures, a effectivement neutralisé l'opposition lors des législatives de 2019 et de la présidentielle de 2021, transformant les scrutins en plébiscites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• L'arme judiciaire: La création de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) est devenue le symbole de la répression. Officiellement destinée à lutter contre les crimes graves, elle est largement perçue comme un instrument pour museler les voix dissidentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Les victimes emblématiques:</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Reckya Madougou, figure de l'opposition, fut condamnée à vingt (20) ans de prison pour «complicité d'actes terroristes».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Joël Aïvo, constitutionnaliste de renom et opposant, fut condamné à dix (10) ans de prison pour «complot contre l'autorité de l'État».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Les conséquences: Ces condamnations ont engendré l'exil de nombreux opposants et ont provoqué une vague de critiques acerbes de la part des organisations de défense des Droits de l'Homme et des partenaires internationaux (États-Unis, UE).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le paradoxe de la prospérité contre libertés<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le pouvoir Talon a basé sa légitimité sur des résultats économiques concrets, créant un dilemme moral et politique pour la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Le «Nouveau Départ» et les réformes: Le gouvernement a mené des réformes structurelles axées sur la privatisation, la modernisation du Port de Cotonou, et l'amélioration du climat des affaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Les succès: L'État a enregistré des succès majeurs, notamment la relance spectaculaire de la filière coton, qui a propulsé le Bénin parmi les leaders africains. De vastes investissements dans les infrastructures, le numérique et la valorisation du patrimoine (comme la restitution des Trésors d'Abomey) ont été visibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Le dilemme: Une partie de la population a soutenu l'efficacité et les acquis du régime, privilégiant la stabilité et le développement à tout prix. Ce succès économique a servi de justification politique au pouvoir pour maintenir la pression sur les libertés et l'opposition, établissant un dangereux précédent dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fissure finale-la tentative de putsch du 07 décembre 2025<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le verrouillage politique, associé à l'absence de voies d'expression légitimes pour l'opposition, a créé une pression insoutenable qui a fini par se manifester par la violence militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• La chute de l'illusion: La tentative de coup d'État du dimanche 07 décembre 2025, menée par un groupe de militaires souhaitant mettre fin à la «dérive autoritaire», a brisé l'image de stabilité du Bénin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Un symptôme politique: Plus qu'un simple incident, ce putsch avorté est l'aboutissement logique d'une crise politique étouffée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'incarcération des opposants et l'occlusion de l'espace démocratique ont conduit des factions armées à percevoir l'usage de la force comme l'ultime recours pour changer de régime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Le rétablissement de l'ordre: La tentative a été rapidement déjouée par les forces loyalistes, mais le message est clair: le Bénin est désormais entré dans la zone de turbulences des régimes africains où les tensions politiques non résolues se transforment en menaces sécuritaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'urgence d'une décrispation vraie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bénin se trouve à un carrefour périlleux. Si les tentatives de dialogue (notamment entre Talon et Yayi) ont eu lieu, elles n'ont pas encore produit l'effet escompté: la libération des prisonniers politiques. La survie de la stabilité béninoise ne dépend plus seulement de la croissance économique, mais de la réouverture urgente et sincère de l'espace démocratique. L'ombre du 07 décembre 2025 planera sur Cotonou tant que les opposants ne seront pas libérés et que le pays n'aura pas renoué avec sa fière tradition de pluralisme politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réactivation régionale: La CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a réagi avec une fermeté immédiate et sans ambiguïté. Cela s'explique par son engagement à défendre l'ordre constitutionnel, un principe souvent mis à mal dans la région (Mali, Burkina Faso, Niger).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Condamnation et soutien au gouvernement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Condamnation catégorique: La Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement de la CEDEAO a publié un communiqué peu après l'échec du putsch, condamnant l'acte comme une «tentative inacceptable de remise en cause de l'ordre constitutionnel».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Soutien au Président Talon: L'organisation a réaffirmé son soutien total au Président Patrice Talon, légalement élu, et à son gouvernement, insistant sur la nécessité de résoudre les différends par des voies démocratiques et pacifiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Mesures opérationnelles clés<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Activation de la force en attente: La mesure la plus forte a été l'annonce de l'activation de la Force en Attente de la CEDEAO (FAC). Cette force n'est généralement déployée qu'en cas de troubles graves.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Objectif: Ce déploiement a pour but de sécuriser les institutions, de dissuader toute nouvelle tentative de déstabilisation et de s'assurer du rétablissement complet de l'ordre public, soulignant la gravité avec laquelle la CEDEAO a perçu l'événement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Mission de médiation: Une délégation de haut niveau de la CEDEAO est attendue à Cotonou pour une mission d'évaluation et de médiation afin de comprendre les raisons profondes du coup d'État et d'encourager un dialogue inclusif (ce dernier point étant une reconnaissance implicite de la crise politique sous-jacente).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Union Africaine (UA)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Union Africaine s'aligne traditionnellement sur la position de la CEDEAO concernant les putschs, adhérant à sa doctrine de «Tolérance Zéro» face aux changements anticonstitutionnels de gouvernement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Condamnation sans équivoque: Le Président de la Commission de l'UA a immédiatement dénoncé la tentative de coup d'État, réaffirmant le rejet total par l'organisation de tout recours à la violence pour accéder ou se maintenir au pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Appel à la stabilité: L'UA a appelé les forces armées béninoises à rester fidèles à leur rôle républicain et à soutenir l'autorité civile légitime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Insistance sur l'État de droit: L'organisation continentale a également insisté sur la nécessité de respecter l'État de droit et de garantir un procès équitable aux militaires arrêtés, tout en rappelant aux autorités béninoises l'importance du respect des droits de l'homme, un message souvent adressé en période de crise politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'interprétation des réactions régionales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les réactions, bien que fermes dans la condamnation de l'acte, mettent en évidence la double pression exercée sur le gouvernement Talon:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Soutien institutionnel: Le soutien immédiat et inconditionnel à Patrice Talon est d'abord un soutien à la légalité constitutionnelle. La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ne peut tolérer qu'un gouvernement légalement élu soit renversé par la force, quelle que soit la popularité ou la légitimité des motifs des putschistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Pression démocratique implicite: L'insistance de la CEDEAO et de l'UA sur l'ouverture du dialogue et la nécessité d'une solution politique globale est une reconnaissance voilée que la crise est profondément enracinée dans la gestion politique du pays. Les organisations régionales pressent ainsi le pouvoir de Talon d'utiliser la défaite du putsch comme une occasion de relancer l'inclusion et de libérer l'espace politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, la réaction régionale est un soutien à l'ordre, mais aussi un appel indirect au gouvernement béninois à lever les freins démocratiques (notamment l'incarcération des opposants) pour éliminer les causes profondes de l'instabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Attaques contre des camions citernes /  L’opération Fouga Kènè déjoue le plan d’intervention militaire des bandits occidentaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/attaques-contre-des-camions-citernes-loperation-fouga-kene-dejoue-le-plan-dintervention-militaire-des-bandits-occidentaux-3112154.html</link>
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<description><![CDATA[ Les mercenaires occidentaux, massacrant les populations maliennes depuis 2012, ont appris à leurs dépens. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 09:31:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’opération Fouga Kènè, commandée par le général de brigade Famouké Camara, chef d’état-major de la Garde nationale, a mis fin aux illusions des sponsors du banditisme international qui espéraient sur une éventuelle chute de Bamako pour placer leurs marionnettes à la tête de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rêve se transforme en cauchemar. Les bandits occidentaux, rassemblés au sein de la soi-disant communauté internationale, créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour dicter sa vision impérialiste au reste du monde, protéger ses intérêts et étendre son influence, étaient prêts à bondir sur le Mai. Si toutefois, ses mercenaires déployés dans le Sahel parvenaient aux portes de Bamako. Très sûrs de voir la capitale malienne tomber entre les mains des criminels qu’ils soutiennent, les bandits internationaux avaient fabriqué des mensonges qui leur permettaient d’intervenir militairement sur le sol malien. Ils avançaient déjà agir au nom des arguments fallacieux comme ils savent le faire chaque fois qu’ils veulent attaquer un pays: protection des civils, arrêt de l'avancée des terroristes dans les autres pays et enfin, déjouer des éventuels attentats sur le sol européen. Malheureux à eux !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’opération Fouga Kènè (clairière), commandée par le général Famouké Camara, chef d’état-major de la Garde nationale et mise en place au lendemain (septembre) des attaques des terroristes contre des camions- citernes, appuyés par d’autres forces obscurantistes, a déjoué le plan d'intervention militaire des bandits occidentaux contre notre pays. La tactique militaire a foudroyé les supplétifs des armées occidentales qui combattent depuis des années notre pays sous le couvert de terrorisme et du djihadisme. La déroute a été telle que les bandits internationaux et leurs plumitifs ont vite changé de langue. «Les terroristes ne peuvent pas prendre Bamako», «Ils manquent d’effectifs pour contrôler la capitale», déclaraient-ils en désespoir de cause. Avec cette riposte vigoureuse, l’armée malienne, à travers ses hommes déterminés à anéantir toute forme de déstabilisation de notre pays, a mis fin aux illusions des sponsors du banditisme international. Ils espéraient sur la ‘‘victoire’’ de leurs supplétifs pour mettre à la tête de notre pays leurs marionnettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces dernières, à les entendre sur les plateaux des médias propagandistes et mensongers, envisageaient déjà la formation d’un gouvernement réunissant tous les aigris et ennemis du Mali. Et la tâche incombait à ce dernier d’appeler qui à la table pour le partage des ressources naturelles de notre pays. Mais aussi inviter l’ONU à voter une résolution qui permettrait aux forces du mal d’occuper militairement notre pays. Et la troisième étape du plan maléfique consisterait à envoyer les auteurs du coup d’État de 2020 devant une juridiction internationale. Ils devraient être jugés pour leur rapprochement avec des pays avec lesquels les bandits internationaux ne souhaitent pas cohabiter sur le sol africain. Pourtant, ailleurs, ils coopèrent et commercent avec ces mêmes pays qu’ils diabolisent dans leurs médias de haine, d’intoxication et de déstabilisation.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toute honte bue, les soutiens du crime organisé à l’échelle mondiale<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>ont mis leur langue dans leur poche. Plus question de la chute de Bamako ou la formation d’un gouvernement favorable à leurs intérêts. Même le langage outrancier et ordurier de certains de nos compatriotes installés dans les pays qui aident les terroristes à massacrer leurs sœurs et frères ont déserté le champ médiatique. Et la communication mensongère, destinée à déstabiliser le Mali, avant de mettre le cap sur les des autres pays (Burkina Faso, Niger) de l’Alliance des États du Sahel (AES), a échoué. Car, la couche de la population malienne sur laquelle la désinformation était destinée pour se retourner contre ses dirigeants a été contre-productive. Les Maliens, dans leur grande majorité, ont vite compris que notre pays n’a rien à gagner dans des manifestations conduisant à d’autres troubles. Ils ont estimé que la crise de carburant est passagère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ce qu’ils ignoraient, était la tactique militaire déployée sur le terrain. L’opération Fouga Kènè a déjoué leur plan d’intervention militaire au Mali. Ainsi, le général Camara et ses hommes ont mis fin aux illusions des sponsors du banditisme international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette guerre asymétrique, communicationnelle et informationnelle, la victoire sera toujours du côté des Forces armées maliennes (FAMa). Et c’est ce que vient de démontrer l’opération Fouga Kènè, à l’instar d’autres (Mali ko, Siradjè, Dougoukoloko…) qui ont remporté d’importantes victoires sur le terrain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Yoro SOW</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’écho du désespoir : Le djihadisme au Mali face au mur</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lecho-du-desespoir-le-djihadisme-au-mali-face-au-mur-3111958.html</link>
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<description><![CDATA[ Pendant plus d&#039;une décennie, le Mali a été l&#039;épicentre d&#039;un cancer sahélien, où la doctrine djihadiste s&#039;est nourrie de l&#039;abandon de l&#039;État et des fractures communautaires. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 15:14:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, un murmure d'épuisement traverse les dunes. Les succès fulgurants des Forces Armées Maliennes (FAMa), combinés à la démobilisation des recrues locales, pourraient sonner le glas de cette sombre utopie. Mais pour comprendre la fin, il faut se souvenir des débuts: de l'exil des Algériens aux alliances locales, la crise malienne est l'héritage direct des «années sombres» du Maghreb.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les racines du mal <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise malienne n'est pas née dans le désert, mais a été importée par un mouvement contraint à l'exil. Ses origines remontent à l'échec de la guerre civile algérienne, la «Décennie Noire» (années 1990).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'exil du GSPC et la fuite vers le sud<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la pacification progressive de l'Algérie, notamment après l'adoption de la Loi sur la Concorde Civile (1999), le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC), un groupe djihadiste algérien irréductible, a été contraint de quitter ses bastions nord-algérien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès le début des années 2000, les combattants du GSPC se sont retirés dans le vaste et peu contrôlé Nord-Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette zone, caractérisée par la faiblesse des États centraux et l'existence de réseaux de contrebande, est devenue leur sanctuaire idéal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le GSPC y a rapidement développé une nouvelle stratégie de financement, notamment par la prise d'otages européens contre rançon (marquée par l'enlèvement de touristes en 2003), lui permettant de survivre et de s'ancrer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mutation en AQMI et la crise de 2012<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour survivre et gagner en légitimité globale, le GSPC a officialisé en 2007 son allégeance à Al-Qaïda et s'est rebaptisé Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette internationalisation a permis d'attirer des financements et de diversifier ses opérations (trafic de drogue, d'armes, etc.) dans tout le Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Exploitation des failles locales est ensuite devenue la clef de leur expansion: la rébellion touarègue de 2012 au Mali, combinée à un coup d'État à Bamako, a créé un chaos sécuritaire total dans le Nord. AQMI, allié à des groupes locaux émergents comme Ansar Eddine (fondé par Iyad Ag Ghali, un Touareg) et le Mouvement pour l'Unicité et le Djihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), a pu prendre le contrôle des principales villes du Nord du Mali, marquant le début de la crise sahélienne actuelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'aveu d'une déroute stratégique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'information diffusée le mardi 2 décembre par un chef djihadiste marque un tournant psychologique crucial. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le communiqué, empreint d'un ton d'une rare désespérance, révèle des pertes d'une ampleur insoutenable qui remettent en question la capacité opérationnelle des groupes armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'aveu est terrible pour la propagande djihadiste: sur trois cents (300) combattants engagés dans une tentative d'imposer le blocus économique ciblant Bamako, deux cent soixante-dix (270) ont été tués et vingt (20) gravement blessés par les Forces Armées Maliennes (FAMa). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un taux de mortalité de 90% est plus qu'une défaite tactique; c'est un anéantissement stratégique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La neutralisation de trois (03) chefs importants accentue le vide de leadership au sein d'une organisation dont le recrutement reposait sur le charisme et l'autorité de ses commandants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet échec cuisant, révélé par leurs propres rangs, suggère que la capacité de la FAMa à mener des opérations à haute intensité et à infliger des pertes décisives est en nette augmentation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cœur du djihad qui se déchire et la démobilisation locale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le combat idéologique ne survit pas à l'épuisement matériel et moral. L'analyse des motivations des jeunes recrues locales, notamment les Peuls de la contrée de Senoh, révèle que les piliers sur lesquels le djihadisme s'était construit sont en train de s'effondrer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'illusion de la richesse évaporée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le manque d'argent est le premier fossoyeur de l'engagement. Les groupes armés, jadis financés par les prises d'otages et les grands trafics, sont désormais contraints au racket des passagers sur les axes routiers. Cette pratique érode leur légitimité auprès des populations qu'ils prétendaient «protéger». La nécessité de «raquetter pour se nourrir» remplace l'idéal du combat, réduisant le djihadiste à un simple bandit de grand chemin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le réveil de la conscience <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fracture sociale au cœur du Mali est désormais visible au sein même des groupes armés. Les voix qui s'élèvent dans la communauté Peul posent des questions fondamentales, remettant en cause l'équité du sacrifice et l'objectif du conflit:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Où sont les combattants Arabes ou Touarègues ? <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette interrogation soulève le spectre d'une guerre menée par procuration. Les affrontements sanglants sont laissés aux recrues du Centre (souvent poussées par des griefs locaux), tandis que les chefs fondateurs semblent se mettre en retrait, rendant l'iniquité du sacrifice évidente et démobilisatrice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>2. Pourquoi continuer de combattre ceux avec qui ils ont tout partagé (Boaws, Bozos et Dogons) ? C'est la question la plus puissante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les conflits djihadistes se sont souvent greffés sur des tensions agraires et pastorales préexistantes, divisant des communautés voisines par l'instrumentalisation religieuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La prise de conscience que ce «combat» ne sert qu'à déchirer le tissu social ancestral est le signe que la résilience communautaire est en train de vaincre l'idéologie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le «terro-djihadisme» au Mali semble atteindre un point de non-retour. L'épuisement de ses ressources les plus vitales, l'argent, la crédibilité auprès des populations et l'engagement de ses combattants, pourrait bien inaugurer l'ère de la post-djihadisme au Mali, où la sécurité et la reconstruction pourront enfin prendre le pas sur la terreur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éditorial : Le Mali ne tombera pas</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-le-mali-ne-tombera-pas-3111688.html</link>
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<description><![CDATA[ Situé au cœur de l’Afrique occidentale, le Mali est l’un des territoires le plus vaste de la sous-région, constitué par un vaste plateau prolongé au nord par le désert du Sahara. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 07:39:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un pays de vieille civilisation. Il a été successivement le berceau des empires médiévaux du Soudan occidental, des royaumes Bambara de Ségou et du Kaarta, des États théocratiques Peulh et Toucouleur. Descendants de grands empereurs: Soundiata Keïta, Babemba et Tiéba Traoré, Mamary Coulibaly dit Biton, Dah Monzon Diarra, Diossé Traoré, Firhoun, les fils et petits-fils de vaillants soldats ont libéré la France du joug allemand.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique occidentale française (AOF) couvre une superficie de 4 633 985 km<sup>2</sup> soit plus de huit (08) fois et demi celle de la France et environ le 1/6 de celle de l’Afrique. Le premier Européen, dont les historiens relatent la venue au Soudan, est Anselme d’Isaguier, noble toulousain qui a vécu à Gao au XV<sup>ème</sup> siècle après avoir épousé une princesse songhaï du nom de Salou Casais.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le Soudan français a obtenu en 1890, la reconnaissance de son identité, la question du choix du chef-lieu de la colonie s’est immédiatement posée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’abord, «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">capitale</b>» du Haut Sénégal-Niger, Kayes demeure celle du Soudan jusqu’en 1907. Sa position au débouché de la navigation sur le fleuve Sénégal lui a valu d’être retenue par les autorités coloniales. Mais, le développement rapide des communications avec le bassin du Niger entraîne l’abandon de Kayes pour Bamako, cité située au carrefour des grands axes de communications nord-sud. Bamako est le haut lieu du nationalisme africain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 18 octobre 1946</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">, eut lieu à Bamako, la première rencontre du Rassemblement démocratique africain (RDA). Ce jour-là, le congrès constitutif du mouvement a été convoqué. Le RDA était la seule organisation interterritoriale qui disposait de sections organisées dans l’ensemble de l’AOF et de l’AEF, le Rassemblement démocratique africain s’affirme très vite comme le plus puissant des partis politiques africains. Au troisième congrès international du RDA de Bamako de septembre 1957, Houphouët-Boigny déclare solennellement que pour la première fois dans l’histoire «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">des peuples anciennement colonisés ont choisi de renoncer volontairement à l’indépendance totale et d’opter pour la Communauté franco-africaine. Édifier la Communauté franco-africaine, ce sera gagner le pari du siècle</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes un État successeur de l’ancien Soudan qui fut l’un des territoires de la Fédération d’Afrique occidentale (AOF). Il est également l’héritier du prestigieux empire médiéval auquel il a emprunté son nom (Mandé). Il faut tenir compte de cette double filiation si l’on veut comprendre les réalités politique, économique, sociale et culturelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est un pays de transition entre la forêt au sud et le désert au nord. Il occupe une position centrale qui constitue à la fois un avantage stratégique et géopolitique. Nous avons créé une Fédération avec le Sénégal qui se heurta à des divergences de vue. Une Fédération dans la Communauté qui ne durera pas (17 janvier 1959-20 juin 1960).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fédéralisme et confédéralisme ne se comprendront jamais. La Constitution de la V<sup>ème</sup> République française est le fruit d’un compromis entre les thèses fédéralistes d’Houphouët-Boigny et confédéralistes de Léopold Sedar Senghor.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous sommes un pays économiquement pauvre, mais riche par sa culture et son peuple est fortement rattaché à ses valeurs culturelles.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il existe plusieurs groupes ethniques qui ont une longue tradition de vie communautaire. Chaque groupe préserve avec beaucoup de fierté les us et coutumes de ses ancêtres; la coexistence, la tolérance et l’entraide font partie de ces valeurs. Nous sommes un pays de Savoirs, à partir de notre relief. Les fleuves et leurs eaux sont des signes du Savoir. Les montagnes sont des indications du Savoir. Le sable est un indice du Savoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, nous sommes les héritiers d’une Charte qui régit la vie du grand ensemble qu’est le Mandé. «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Ko Mandé bi lonbolamba até boon</b>» (Le Mandé peut tanguer, mais ne chavirera jamais). Il aurait tangué 9 fois déjà, mais jamais tombé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En un mot, le Mali ne tombera pas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amy SANOGO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’or et l’esprit :  Le Mali, berceau lumineux d’une synthèse négro&#45;islamique</title>
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<description><![CDATA[ Dans l&#039;immensité poussiéreuse de la savane ouest-africaine, bien avant les frontières modernes, sommeillait une légende faite d&#039;or, de foi et de savoir. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 15:17:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n'était pas un mythe, mais l'Empire du Mali, dont le nom, ressuscité en 1959 par une poignée de visionnaires africains, résonnait comme l'écho d'une gloire oubliée. Plus qu'un simple royaume, le Mali fut le creuset ardent, où se sont harmonieusement mêlées les profondeurs de l'âme noire africaine et l'éclat spirituel de l'Islam. Ce métissage unique a donné naissance à une civilisation si riche qu'elle a attiré l'œil des cartographes…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mal du spectacle<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand les médias d’expression française spéculent avec acharnement sur le destin du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La légèreté d’un scénario catastrophe...<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Assis à des milliers de kilomètres du Sahel, le regard rivé sur des cartes géopolitiques simplifiées, une partie de la presse européenne d’expression française semble avoir troqué l’information factuelle pour la narration sensationnaliste.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tandis que le peuple malien, au Sud comme au Nord, se bat avec dignité contre les affres de la crise sécuritaire, ces tribunes médiatiques, souvent lointaines, rivalisent d'hypothèses sur la <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">chute de Bamako».</b> Pourquoi cet acharnement à prédire le pire ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière ces analyses froides sur les «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">conséquences géopolitiques</b>» se cache non seulement une profonde méconnaissance des réalités du terrain, mais aussi le douloureux spectacle d'une information qui sacrifie l'empathie à l'effet de choc. Pour les Maliens, ce n'est pas un jeu d'échecs géopolitique, c'est leur quotidien, leur survie et l'avenir de leur Nation qui est en jeu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'obstination du scénario catastrophe<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'illustration fournie, spéculant sur la «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">chute du régime militaire malien</b>» et le «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">blocus imposé par les djihadistes du JNIM sur la capitale</b>», révèle une tendance persistante: celle de prédire l’effondrement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'angle d'approche se concentre presque exclusivement sur l'échec potentiel, minimisant la résilience des populations et les efforts, souvent coûteux en vies humaines, des Forces de Défense et de Sécurité du Mali (FSM).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des expressions comme «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">la question ne semble plus être ''<i style="mso-bidi-font-style: normal;">si</i>'' la capitale malienne Bamako va tomber mais plutôt ''<i style="mso-bidi-font-style: normal;">quand</i>''</b>» sont l'archétype de la spéculation défaitiste. Elles ignorent la complexité de la guerre asymétrique et le fait que les déclarations d'officiers, même si parfois teintées d'optimisme politique, reflètent la volonté farouche de contrôle du territoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le prisme exclusif des conséquences géopolitiques</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cœur de ces analyses n'est jamais la souffrance du peuple, mais les répercussions géopolitiques pour les acteurs externes:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> L'affaiblissement du Niger et du Burkina Faso.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Le «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">revers considérable à la stratégie d’influence de Moscou</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Le risque sécuritaire pour l'Europe (notamment en lien avec les déclarations des services de renseignement français).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">4.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> L'échec symbolique de l'Opération Serval/Barkhane.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette hiérarchisation des préoccupations renvoie l'image d'un Mali perçu avant tout comme un terrain de jeu pour des puissances étrangères, et non comme une nation dont l'intégrité est la préoccupation centrale de ses citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'acharnement et la légèreté de l'information<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi cette insistance ? La réponse se trouve souvent dans la mécanique médiatique et les biais historiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un titre annonçant l'imminence d'une catastrophe (la «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">chute de Bamako</b>») est, d'un point de vue éditorial, plus «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">vendeur</b>» et génère plus de clics qu'un reportage nuancé sur la reconstruction locale ou les succès tactiques des Forces de Défense et Sécurité maliennes (FDSM).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le sensationnalisme prend le pas sur la rigueur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces médias semblent parfois chercher à confirmer un narratif préétabli: celui d'un État africain incapable de gérer sa crise après le retrait des forces occidentales. Chaque rumeur, chaque difficulté est alors amplifiée pour soutenir cette thèse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le poids du passé et le regret de l'hégémonie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'acharnement médiatique est indissociable du contexte post-retrait militaire français. Analyser la crise malienne uniquement à travers le prisme de «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">l’échec pour Paris</b>» masque la souveraineté retrouvée du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette focalisation perpétuelle sur le passé, et non sur les solutions d'avenir maliennes, est perçue comme un «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">regret d’hégémonie</b>» qui colore négativement toute analyse de la situation actuelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'exigence de dignité et d'empathie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">légèreté</b>» spéculative, la réponse est dans l'appel à une communication plus digne et éthique.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le devoir d'un journalisme responsable est de rendre compte de la résilience humaine. Il est impératif d'équilibrer les analyses géopolitiques par la voix des victimes, des déplacés internes, des leaders communautaires et des acteurs locaux qui travaillent à la stabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, la spéculation constante et acharnée sur le destin du Mali est préjudiciable. Elle démoralise les populations, affaiblit la confiance des investisseurs et sert la propagande des groupes armés en les faisant paraître plus puissants qu'ils ne le sont.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps que les médias européens d’expression française reconnaissent que la crise malienne est un drame humain avant d'être une équation géopolitique, et qu'ils réintègrent l'éthique, la nuance et le respect dans leur couverture du Sahel. L'avenir du Mali se construira sur le courage de ses citoyens, et non sur les pronostics de l'étranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assimi Goïta face à «TOUT» :  Souveraineté, guerre narrative et exigences de gouvernance</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gestion-affaires-publiques/assimi-goita-face-a-tout-souverainete-guerre-narrative-et-exigences-de-gouvernance-3111483.html</link>
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<description><![CDATA[ Le régime de transition malien, dirigé par le Général d’Armée Assimi Goïta, est engagé dans une lutte existentielle qui dépasse le simple champ politique ou militaire. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 12:14:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est au centre d'une guerre narrative intense, menée par des acteurs multiples (la France, les groupes jihadistes et les oppositions internes), qui tente de saper la légitimité du pouvoir en place en le coupant de l'Armée Nationale et du peuple. Pour survivre, le régime doit impérativement transformer sa victoire idéologique de la souveraineté en une victoire de performance et de justice.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Isoler l'homme du projet national<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La stratégie des détracteurs de Bamako est claire: concentrer la critique sur la personne d’Assimi Goïta afin d'épargner, ou de ne pas s'aliéner, le soutien populaire à l'Armée (FAMa) et à l'idée d'un Mali souverain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. L'art du dédouanement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les opposants demandent aux Maliens de faire la différence entre l'homme, l'Armée et la Nation. Ce discours sophistiqué leur permet de se présenter comme des patriotes (pro-Mali et pro-FAMa) tout en étant farouchement anti-Goïta. L'objectif est de dissocier le fort capital sympathie dont jouit l'armée pour son engagement sur le terrain de la figure du Président.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Le piège des mots<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La communication du régime a elle-même alimenté ses adversaires. La référence du (Colonel à l’époque) Goïta aux opposants dont la «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">bouche a été sevrée de l'huile</b>» est une maladresse rhétorique majeure. Elle a renforcé l'image d'une élite obsédée par les privilèges de l’État, confirmant indirectement l'existence d'une caste politique jouissant de l'opulence, tandis que les 22 millions de Maliens n'y ont jamais eu accès. Ce glissement de langage peut potentiellement grossir les rangs des opposants en leur donnant une légitimité sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. La lenteur de la riposte<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux attaques ciblées, comme celle visant l'allié franco-camerounais Franklin Nuiamsy, la réponse des Cellules de Communication d'État a été jugée trop lente. (Il a fallu attirer leur attention).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une guerre de l'information, cette lenteur est une faiblesse stratégique, car elle crée un vide que l'ennemi remplit immédiatement. Une réponse rapide et symbolique est vitale pour consolider la «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">solidarité malienne</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le «Tout»: la triple exigence de légitimité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le soutien populaire dont bénéficie le régime pour avoir proclamé la souveraineté nationale est un socle précieux. Cependant, il ne sera maintenu que si le régime parvient à «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">montrer le bon chemin», </b>c'est-à-dire à démontrer des progrès simultanés et visibles sur les trois chantiers urgents: la Sécurité, la Justice Sociale et la Gouvernance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">A. La Sécurité (la preuve de la souveraineté)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est le mandat fondamental. La souveraineté doit se traduire par le rétablissement effectif de l'intégrité territoriale et la protection des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un échec sécuritaire prolongé mettrait en péril le projet politique, car les arguments idéologiques pèsent peu face à la peur quotidienne et à la perte de vies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">B. La Justice sociale (la rupture nécessaire)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le régime doit mener un combat crédible contre la corruption et le népotisme, symbolisant la rupture avec les pratiques décriées. La lutte contre les inégalités et l'amélioration du quotidien des Maliens ordinaires sont le ciment qui unit le peuple au régime. L'injustice est, historiquement, le terreau du recrutement des groupes armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C. La Gouvernance (le moteur de l'action)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bonne gouvernance est l'outil indispensable. L'État doit être efficace, transparent et réactif. Cela implique de s'attaquer à l'inertie bureaucratique et d'assurer une gestion saine des deniers publics. Une communication d'État rapide et crédible en fait partie intégrante. Une gouvernance défaillante entrave la logistique militaire et sape la justice sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Général d’Armée Assimi Goïta et son régime font face à une tâche herculéenne, dont l'enjeu est de transformer un succès politique (la souveraineté) en un succès de performance (le développement durable du Mali).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour neutraliser la guerre narrative et garantir le soutien de tous les Maliens, le régime n'a pas le luxe de choisir une seule priorité. Il doit s'engager résolument sur le «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Tout</b>»: la synchronisation de la sécurité, de la justice sociale et de la bonne gouvernance. Seule une démonstration concrète et rapide de progrès sur ces trois (03) fronts permettra au régime de bâtir une légitimité solide et irréfutable, capable de résister aux attaques internes comme externes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">​</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Mali koura :  Tout le monde sourit, tout le monde triche et la vie continue</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/au-mali-koura-tout-le-monde-sourit-tout-le-monde-triche-et-la-vie-continue-3111482-3111482.html</link>
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<description><![CDATA[ La construction d’un nouveau Mali n’est pas pour demain. Le Malien n’est pas prêt pour être le soubassement de ce changement. Il demeure le même, malgré les campagnes appelant les uns et les autres à un sursaut national ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 12:06:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il est dans tous les coups bas contre l’intérêt supérieur de la nation. La crise du carburant est révélatrice de ce malaise social. Va-t-on continuer à mener cette vie d’insouciance et d’inconscience ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">«<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Les vieilles habitudes ont la vie dure</b>», dit-on. Les Maliens n’arrivent toujours pas à se défaire des mauvaises pratiques qui continuent d’empoisonner son environnement social et professionnel. Ils les adoptent et les appliquent comme si de rien n’était. Et personne n’est choqué. Gare à la minorité qui appelle à une prise de conscience et au respect des normes sociales et des lois qui nous protègent contre les abus. Elle est vilipendée et diabolisée, comme si elle n’a pas son mot à dire sur les dérives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, à y regarder de près, elle n’a pas tort d’interpeller les uns et les autres pour un changement de comportement, afin que règnent l’ordre et la discipline, deux piliers essentiels pour la construction d’un nouveau Mali (Mali Koura) et sans lesquels un appel à l’union sacrée et au rassemblement pour sauver la patrie en danger est voué à l’échec. C’est que les Maliens devraient comprendre depuis qu’ils ont mis en cause la gestion des démocrates, considérés comme les fossoyeurs de l’économie nationale, les prédateurs des maigres ressources de l’État et les valets de la France avec laquelle ils ont taillé sur mesure notre souveraineté pour que chacune des parties préserve ses intérêts au détriment du peuple malien. Il est quand même temps, face aux multiples menaces dont notre pays est victime depuis 2012, de sortir de cette vie d’insouciance et d’inconscience pour le sauver des convoitises impérialistes, de mèche avec certains de nos compatriotes qui relayent la propagande terroriste et la désinformation des médias qui ne jurent que par l’effondrement de notre pays et sa gestion par des bandits internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré ce danger permanent qui nous guette, les Maliens restent indifférents aux campagnes appelant les uns et les autres à un sursaut national pour faire échec aux ennemis internes et externes. Ce qui compte pour eux, c’est la course effrénée au gain facile. Chacun a ses propres méthodes pour se faire de l’argent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’administration publique, une véritable mafia s’est installée autour des services que l’agent de l’État doit rendre aux usagers. Même les documents qui doivent être délivrés gratuitement, le citoyen est contraint de mettre sa main à la poche. Il est courant d’attendre: «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">le papier est fini</b>». Mais, le sourire vient quand on tend un billet de mille francs CFA (1 000 F). Et un tour dans un autre bureau, le citoyen est en possession de son document.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les écoles, même son de cloche. Les transferts sont monnayés, malgré la décision du ministère de l’Éducation nationale, informant la population qu’ils ne nécessitent aucun sou. Ici, on demande «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">le prix de la cola</b>». Idem à la circulation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les familles, dès qu’on parle de partage de l’héritage, des gens sortent de toutes parts et jurent sur le coran et les fétiches qu’ils sont du même sang. Et pour justifier leur part, ils inventent tout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise de carburant est révélatrice de ce malaise social au Mali, où tout le monde sourit, tout le monde triche et la vie continue. Le revendeur de l’essence à un prix d’or triche et l’acheteur sourit parce qu’il a trouvé le liquide précieux quel que soit le prix à payer. Et après la vie continue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali Koura, toutes ces mauvaises pratiques et tricheries à ciel ouvert sont accompagnées d’un sourire et la vie continue sans que l’un ne se fâche contre l’autre. Dans ces conditions, la construction d’un nouveau Mali n’est pas pour demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Mali koura :  Tout le monde sourit, tout le monde triche et la vie continue</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/au-mali-koura-tout-le-monde-sourit-tout-le-monde-triche-et-la-vie-continue-3111481.html</link>
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<description><![CDATA[ La construction d’un nouveau Mali n’est pas pour demain. Le Malien n’est pas prêt pour être le soubassement de ce changement. Il demeure le même, malgré les campagnes appelant les uns et les autres à un sursaut national ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 01:05:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il est dans tous les coups bas contre l’intérêt supérieur de la nation. La crise du carburant est révélatrice de ce malaise social. Va-t-on continuer à mener cette vie d’insouciance et d’inconscience ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">«<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Les vieilles habitudes ont la vie dure</b>», dit-on. Les Maliens n’arrivent toujours pas à se défaire des mauvaises pratiques qui continuent d’empoisonner son environnement social et professionnel. Ils les adoptent et les appliquent comme si de rien n’était. Et personne n’est choqué. Gare à la minorité qui appelle à une prise de conscience et au respect des normes sociales et des lois qui nous protègent contre les abus. Elle est vilipendée et diabolisée, comme si elle n’a pas son mot à dire sur les dérives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, à y regarder de près, elle n’a pas tort d’interpeller les uns et les autres pour un changement de comportement, afin que règnent l’ordre et la discipline, deux piliers essentiels pour la construction d’un nouveau Mali (Mali Koura) et sans lesquels un appel à l’union sacrée et au rassemblement pour sauver la patrie en danger est voué à l’échec. C’est que les Maliens devraient comprendre depuis qu’ils ont mis en cause la gestion des démocrates, considérés comme les fossoyeurs de l’économie nationale, les prédateurs des maigres ressources de l’État et les valets de la France avec laquelle ils ont taillé sur mesure notre souveraineté pour que chacune des parties préserve ses intérêts au détriment du peuple malien. Il est quand même temps, face aux multiples menaces dont notre pays est victime depuis 2012, de sortir de cette vie d’insouciance et d’inconscience pour le sauver des convoitises impérialistes, de mèche avec certains de nos compatriotes qui relayent la propagande terroriste et la désinformation des médias qui ne jurent que par l’effondrement de notre pays et sa gestion par des bandits internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré ce danger permanent qui nous guette, les Maliens restent indifférents aux campagnes appelant les uns et les autres à un sursaut national pour faire échec aux ennemis internes et externes. Ce qui compte pour eux, c’est la course effrénée au gain facile. Chacun a ses propres méthodes pour se faire de l’argent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’administration publique, une véritable mafia s’est installée autour des services que l’agent de l’État doit rendre aux usagers. Même les documents qui doivent être délivrés gratuitement, le citoyen est contraint de mettre sa main à la poche. Il est courant d’attendre: «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">le papier est fini</b>». Mais, le sourire vient quand on tend un billet de mille francs CFA (1 000 F). Et un tour dans un autre bureau, le citoyen est en possession de son document.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les écoles, même son de cloche. Les transferts sont monnayés, malgré la décision du ministère de l’Éducation nationale, informant la population qu’ils ne nécessitent aucun sou. Ici, on demande «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">le prix de la cola</b>». Idem à la circulation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les familles, dès qu’on parle de partage de l’héritage, des gens sortent de toutes parts et jurent sur le coran et les fétiches qu’ils sont du même sang. Et pour justifier leur part, ils inventent tout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise de carburant est révélatrice de ce malaise social au Mali, où tout le monde sourit, tout le monde triche et la vie continue. Le revendeur de l’essence à un prix d’or triche et l’acheteur sourit parce qu’il a trouvé le liquide précieux quel que soit le prix à payer. Et après la vie continue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali Koura, toutes ces mauvaises pratiques et tricheries à ciel ouvert sont accompagnées d’un sourire et la vie continue sans que l’un ne se fâche contre l’autre. Dans ces conditions, la construction d’un nouveau Mali n’est pas pour demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La France adopte le modèle «Wagner» ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/la-france-adopte-le-modele-wagner-3111253.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/armee/la-france-adopte-le-modele-wagner-3111253.html</guid>
<description><![CDATA[ Décret du 1er novembre: la France ouvre la voie aux sociétés militaires privées, un modèle «à la russe» pour l&#039;Afrique ? Paris adopte un modèle décrié, avec la Légion Étrangère en coulisses pour des missions de soutien et de formation. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 08:19:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La stratégie française en Afrique est-elle sur le point d'entrer dans l'ère de la privatisation de la guerre ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 1<sup>er</sup> novembre dernier, dans la discrétion d'une parution au Journal officiel, un décret est venu bouleverser la doctrine militaire française. En simplifiant le recours au secteur privé pour des missions de formation et de soutien auprès de ses alliés, l'armée française franchit un pas majeur vers l'utilisation de Sociétés militaires privées (SMP).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette décision, présentée comme un simple ajustement de la «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">coopération internationale militaire</b>», soulève cependant une question stratégique et éthique fondamentale: la France est-elle en train d'adopter, sous une forme légalisée, le modèle des «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">mercenaires</b>» qu’elle a toujours reproché à la Russie, notamment avec le Groupe Wagner ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'officialisation d'une stratégie «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Grise</i>»<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que l’armée française martèle que ces SMP ne combattront pas en première ligne, le flou demeure sur la nature exacte du «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">soutien</b>» et de la «formation». Dans le contexte géopolitique actuel, où les missions de soutien peuvent rapidement dégénérer, le décret offre une flexibilité inédite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce texte légal permet à Paris de projeter une influence militaire sans l'engagement direct de ses troupes régulières, limitant ainsi le risque politique et la visibilité des pertes. Pour ses détracteurs, il s'agit d'un écran de fumée qui privatise le risque et brouille les pistes de la responsabilité étatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">L'échappatoire Légal</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En facilitant le recours à des SMP, l'État français s'offre une soupape politique et budgétaire, mais au prix d'une opacité grandissante.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le double avantage politique des SMP<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Historiquement, le recours aux SMP est motivé par des facteurs cyniques que la France semble désormais épouser:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Contourner le contrôle parlementaire</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">: Les contrats privés échappent souvent à l'examen minutieux des opérations militaires classiques, permettant au gouvernement d'agir discrètement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Minimiser la «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Comptabilité</i>» des pertes:</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Les décès des employés de SMP ne figurent pas dans les bilans officiels des pertes militaires. C'est un moyen d'exercer une force létale sans en payer le prix politique interne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; tab-stops: 207.75pt 1584.0pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le paradoxe de l'imputabilité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'un des grands enjeux du droit international est la difficulté d'engager la responsabilité des États pour les actions illicites commises par leurs contractuels. Le fait que la future matrice de ces SMP soit la Légion Étrangère, corps dont une partie des effectifs est réputée pour son profil souvent borderline, ajoute un risque d'actions illicites non imputables directement à l'armée française. Ce montage suggère que la France cherche une force expéditionnaire low-cost en termes de responsabilité légale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Matrice d'un nouveau corps<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon nos informations, la Légion Étrangère française serait la matrice choisie pour développer ces futures SMP, destinées à opérer notamment en Afrique francophone. Ce choix est lourd de sens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Légion, avec ses quelque cent vingt (120) nationalités et sa réputation historique d’accueillir des hommes au passé trouble (anciens prisonniers, dealers, etc.), offre un vivier d'expérience de combat, mais aussi un profil à risque. En s'appuyant sur ce corps, la France s'expose à la critique de créer des forces supplétives composées d’hommes de «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">moralité douteuse</b>» qui pourraient agir avec une impunité de fait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les soupçons de déstabilisation de l'AES<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce nouveau dispositif intervient au pire moment de la crise diplomatique et militaire entre la France et les pays de l'Alliance des États du Sahel (AES), Mali, Burkina Faso, Niger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les relations sont déjà minées par une narrative anti-française tenace et largement diffusée, notamment sur les réseaux sociaux et dans les médias d'État des pays en transition. Cette narrative accuse régulièrement la France de manœuvres occultes pour maintenir une influence néocoloniale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'argument de la guerre secrète<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les accusations selon lesquelles la Légion Étrangère travaillerait aux côtés de groupes terroristes (une affirmation que la France a toujours fermement démentie) pour la déstabilisation des pays de l’AES sont des arguments clés de la propagande. L'objectif est de peindre la présence militaire française, même de soutien, comme la source de l'insécurité, et non sa solution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le déploiement de SMP issues de la Légion sera perçu par les leaders de l'AES non pas comme un soutien, mais comme une escalade de la «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">guerre secrète</b>». Elles seront vues comme une force déguisée, conçue pour opérer sans uniforme officiel, offrant ainsi la «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">plausible deniability</b>» (possibilité de nier l'implication) pour des actions jugées agressives ou illégales par les régimes en place.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce revirement stratégique risque donc d'aggraver le sentiment anti-français et, paradoxalement, de légitimer l'appel de certains États africains aux Sociétés militaires privées (SMP) russes, confirmant leur rhétorique selon laquelle l'Occident ne propose que des formes de mercenariat sous couvert légal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le prix de la flexibilité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En légiférant pour le recours aux sociétés militaires privées, la France gagne en flexibilité opérationnelle mais perd potentiellement en crédibilité éthique et diplomatique. L'adoption d'un modèle stratégique longtemps décrié, avec la Légion Étrangère comme fondation, soulève des inquiétudes majeures sur la militarisation du secteur privé et le contrôle des actions de ces «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">guerriers de l'ombre</b>».<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question n'est plus de savoir si la guerre se privatise, mais à quel prix pour l'image et l'éthique de l'armée française.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-outline-level: 1;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-font-kerning: 18.0pt;"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Accélérer la mise en œuvre du contenu local pour transformer l’économie minière du Mali</title>
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<description><![CDATA[ Dans un contexte où l’or, le lithium et les autres ressources minières représentent plus de 70% des exportations du Mali, la question n’est plus de savoir si le contenu local est nécessaire, mais comment le rendre réellement opérationnel pour qu’il constitue un levier de transformation économique, d’emploi et de souveraineté industrielle ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 08:11:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, les sociétés minières injectent chaque année environ 1 000 à 1 200 milliards de FCFA dans l’économie nationale sous forme de biens, services et travaux. Pourtant, moins de 25% de cette dépense locale bénéficie effectivement aux entreprises maliennes selon les estimations sectorielles. Le manque de certification, de normalisation, de compétences techniques et de structuration limite l’accès des Petites et moyennes entreprises (PME) nationales aux opportunités offertes par l’industrie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour changer ce paradigme, un pas décisif est indispensable: recenser, diagnostiquer et certifier les entreprises locales, afin d’alimenter une base de données fiable des prestataires éligibles au programme de contenu local. C’est une urgence économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Recenser les entreprises locales: une étape fondatrice pour connaître nos capacités réelles</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali compte aujourd’hui plusieurs centaines d’entreprises actives dans la construction, la logistique, la mécanique industrielle, l’électricité, l’environnement, la restauration, le transport et d’autres services directement liés aux besoins des mines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais aucune cartographie exhaustive, à jour, certifiée n’existe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, sans cette visibilité:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">•</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> les sociétés minières hésitent à contracter localement,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les banques ne financent pas les PME parce que leur niveau technique est imprécis,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• le gouvernement ne peut pas planifier efficacement les actions de renforcement de capacités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les entreprises locales elles-mêmes ne connaissent pas les exigences exactes de l’industrie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un recensement national permettrait non seulement d’identifier les acteurs, mais aussi de mesurer le taux réel de substitution d’importations possible dans la chaîne d’approvisionnement minière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque point de pourcentage gagné dans la substitution représente environ 10 à 12 milliards de FCFA captés chaque année par des entreprises maliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Un diagnostic technique rigoureux: la clé pour transformer nos PME en champions nationaux</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après le recensement doit venir un diagnostic par filière, couvrant notamment:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les capacités de production ou de prestation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la maîtrise des normes internationales (ISO, HSE, environnement),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la gouvernance interne,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la gestion financière,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la sécurité et la conformité,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la technologie utilisée,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• le capital humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce diagnostic doit permettre de classer les entreprises en trois catégories:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Éligibles immédiatement aux prestations minières;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Éligibles après mise à niveau ciblée (infrastructures, formation, normes, outils numériques);<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Non éligibles mais orientées vers d’autres segments.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est le seul moyen d’établir une liste précise d’entreprises compétitives et sécurisées pour intervenir dans des environnements miniers à hauts standards opérationnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Mettre en place un Programme national de mise à niveau des PME minières<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le diagnostic doit déboucher sur un programme national de mise à niveau, financé conjointement par :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les sociétés minières (obligation de contenu local),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• l’État (fonds de développement, incitations du Code minier),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les partenaires techniques,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• les banques locales (via un Fonds de garantie minier).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif doit être clair: accompagner au moins 200 entreprises maliennes en 03 à 05 ans pour atteindre les standards internationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les résultats attendus :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Création de 8 000 à 10 000 emplois directs et induits,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Augmentation du taux de contenu local de 25% à 50%,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Réduction des importations de biens et services miniers de 200 à 300 milliards de FCFA par an,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Renforcement du tissu industriel national,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Émergence d’un marché sous-régional du contenu local, où le Mali pourrait devenir un pôle de référence grâce à son expérience et son savoir-faire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. La certification: condition indispensable pour sécuriser les partenariats et crédibiliser les entreprises locales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les sociétés minières opèrent dans un environnement où la responsabilité sociale, l’environnement, la sécurité et la gouvernance sont strictement encadrées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour intégrer leurs chaînes d’approvisionnement, les entreprises maliennes doivent obtenir des certifications reconnues :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• ISO 9001 (qualité),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• ISO 14001 (environnement),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• ISO 45001 (sécurité),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Ou des certifications sectorielles spécifiques (maintenance, transport, génie civil).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi il est indispensable que le gouvernement, les chambres consulaires et les mines mettent en place une cellule nationale de certification, pour réduire les coûts et accompagner les entreprises dans ce processus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un mécanisme de certification accélérée permettrait d’intégrer immédiatement 50 à 80 entreprises dans les chaînes d’approvisionnement stratégiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Pourquoi ce processus est une urgence nationale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) Pour l’économie nationale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque année de retard représente une perte potentielle de 100 à 150 milliards de FCFA de valeur ajoutée nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) Pour les communautés locales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus les entreprises locales sont intégrées, plus les revenus, emplois et opportunités restent dans les régions minières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) Pour les sociétés minières<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tissu local performant réduit les coûts d’importation, améliore les délais d’intervention et renforce l’acceptabilité sociale des projets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">d) Pour l’État<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une offre locale qualifiée augmente les recettes fiscales, la formalisation et l’industrialisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Appel urgent: lancer immédiatement le processus de recensement, diagnostic et certification<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère en charge des Mines, les organes de mise en œuvre du contenu local et les chambres consulaires doivent, sans aucun délai <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Lancer officiellement le recensement national,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Déployer des équipes de diagnostic dans toutes les régions,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">3.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Créer une base de données publique (minière, transparente, mise à jour),<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">4.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Mettre en place un programme de mise à niveau,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">5.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Instaurer un système de certification nationale,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">6.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Publier la liste des entreprises éligibles au contenu local.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est un chantier structurant pour notre économie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est également un signal fort envoyé aux investisseurs: le Mali veut bâtir une industrie minière compétitive, inclusive et créatrice de valeur locale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion: Le contenu local n’est pas une contrainte: c’est une chance historique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali dispose d’un potentiel minier exceptionnel. Mais sans un tissu d’entreprises locales qualifiées, ce potentiel ne deviendra jamais un moteur de transformation économique durable. Le recensement, le diagnostic, la certification et la mise à niveau doivent constituer le socle de la nouvelle génération de politique minière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans l’intérêt:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• de l’État,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des investisseurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• des communautés,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">• et surtout du Mali tout entier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps d’agir. Maintenant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">H. NIANG, Citoyen lambda<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mali : Ce que signifient les deux mines de lithium pour notre économie</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-ce-que-signifient-les-deux-mines-de-lithium-pour-notre-economie-3111021.html</link>
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<description><![CDATA[ 1. Un tournant économique historique ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 09:58:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec la mise en production de la mine de Goulamina, suivie de celle de Bougouni Lithium exploitée par Kodal Mining et Hainan Mining, le Mali entre dans une nouvelle ère industrielle et énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces deux projets font désormais du pays le premier producteur africain de lithium dès 2026. C’est une avancée majeure pour la souveraineté économique nationale, comparable à ce qu’a représenté l’or dans les années 2000.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lithium est un métal stratégique utilisé dans les batteries électriques : celles des téléphones portables, des ordinateurs, mais surtout des voitures électriques. Sa demande mondiale ne cesse d’augmenter avec la transition énergétique planétaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Un impact fort sur l’économie nationale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) Exportations et balance commerciale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les deux (02) mines devraient produire environ 600 000 tonnes de concentré de lithium par an. Si le prix mondial reste proche de 1 000 dollars la tonne, cela représente près de 600 millions de dollars d’exportations annuelles, soit environ 360 milliards de francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une telle performance ferait du lithium le deuxième produit d’exportation du Mali après l’or. Cela permettrait aussi de réduire d’environ un quart le déficit commercial du pays, c’est-à-dire la différence entre ce que le Mali importe et ce qu’il exporte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En d’autres termes, cette production renforcera les entrées de devises étrangères et contribuera à stabiliser la balance des paiements du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) Amélioration des échanges économiques avec la Chine<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial du Mali, mais la balance des échanges est très déséquilibrée: le Mali importe beaucoup plus de Chine qu’il n’exporte vers elle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec la production du lithium, ce déséquilibre pourrait être nettement réduit, car une partie importante des exportations de lithium malien sera destinée au marché chinois, où la demande en batteries est en forte croissance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela offre une occasion concrète pour la Chine de démontrer la réalité de sa politique de coopération «gagnant-gagnant» avec l’Afrique. En soutenant non seulement l’extraction mais aussi la transformation locale du lithium, la Chine peut aider le Mali à franchir une étape décisive dans son industrialisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette coopération pourrait se traduire par:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• le transfert de technologies pour la fabrication locale de produits dérivés du lithium;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la formation de techniciens et d’ingénieurs maliens dans les métiers miniers et chimiques;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la création de coentreprises industrielles sino-maliennes dans les secteurs des batteries, de la chimie énergétique et des équipements électriques;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• la participation d’entreprises chinoises à la construction d’infrastructures industrielles (zones économiques, routes, énergie) qui serviront aussi à d’autres secteurs du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, cette filière peut devenir un laboratoire de la coopération équilibrée Mali-Chine, fondée sur la valeur ajoutée partagée, la création d’emplois au Mali et le transfert de savoir-faire industriel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) Recettes publiques et budget national<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exploitation du lithium générera plusieurs types de recettes pour l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’abord, les redevances minières, qui représentent environ 10% du chiffre d’affaires, pourraient rapporter à elles seules près de 60 millions de dollars par an.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, le Mali, à travers sa participation directe et celle des investisseurs nationaux, détient jusqu’à 35% du capital de ces sociétés. Cette part donnera droit à des dividendes, c’est-à-dire une portion des bénéfices distribués chaque année.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cela s’ajoutent les impôts sur les sociétés, les taxes diverses et les contributions versées dans les fonds miniers créés pour financer les collectivités locales, les infrastructures, l’énergie et l’eau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ensemble de ces revenus donnera un souffle nouveau au budget national et renforcera les capacités d’investissement public, notamment dans les domaines prioritaires que sont l’éducation, la santé et l’énergie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">d) Emplois, formation et entreprises locales<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La phase actuelle des deux projets a déjà créé plus de 1 300 emplois directs et indirects, et ces chiffres devraient encore augmenter lors des prochaines phases d’expansion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’effet d’entraînement est également significatif pour les entreprises locales: transporteurs, sociétés de sécurité, prestataires de restauration, services de maintenance ou de logistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est tout le sens du contenu local, un dispositif qui oblige les sociétés minières à recruter, former et sous-traiter localement chaque fois que cela est possible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mécanisme favorisera la montée en compétence des jeunes Maliens dans des métiers techniques modernes et contribuera à la création d’un tissu industriel national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">e) Un effet structurant pour la relance économique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lithium devient désormais un pilier de la diversification économique du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À côté de l’or et du coton, il offre une nouvelle source de devises, de revenus budgétaires et d’investissements productifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son exploitation contribue à renforcer la confiance des partenaires économiques et des investisseurs internationaux, tout en ouvrant la voie à une future transformation industrielle locale, notamment dans le domaine des batteries électriques et des matériaux énergétiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce cadre, la Chine a l’opportunité de jouer un rôle moteur pour aider le Mali à accélérer son industrialisation, en apportant non seulement des capitaux, mais aussi de la technologie et de la formation. Ce serait une illustration concrète du principe de coopération équilibrée et mutuellement bénéfique que la Chine défend sur la scène internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>3. Les risques et précautions à prendre</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme toute ressource naturelle, le lithium comporte aussi des risques qu’il faut anticiper pour protéger l’intérêt national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">a) La volatilité des prix mondiaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le prix du lithium varie fortement selon l’offre et la demande mondiales. Une baisse des cours pourrait réduire les revenus du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est donc nécessaire de créer un fonds de stabilisation budgétaire qui permettrait de gérer ces variations sans déséquilibrer les finances publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">b) La gouvernance et la transparence<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une mauvaise gestion ou un manque de transparence dans les contrats miniers pourrait réduire les retombées pour la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État devra veiller à la publication des contrats, à la vérification des redevances et à la bonne utilisation des fonds destinés aux communautés locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">c) La dépendance à un seul partenaire<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La forte présence chinoise dans les deux projets peut être une chance, mais aussi une dépendance si elle n’est pas accompagnée d’un équilibre dans les prises de décision et les transferts de compétences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali doit donc chercher à diversifier ses partenaires tout en consolidant sa coopération avec la Chine sur des bases d’égalité et de respect mutuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">d) Les risques environnementaux<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exploitation du lithium utilise de l’eau et peut polluer les sols si les normes ne sont pas respectées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les entreprises doivent donc protéger les ressources hydriques, réhabiliter les sites miniers après exploitation et limiter les déchets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État devra mettre en place un suivi environnemental strict et participatif avec les communautés locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>4. Les conditions pour maximiser les bénéfices</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que le lithium devienne un vrai moteur de développement, le Mali doit:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Assurer la transparence dans la gestion du secteur minier, avec la publication régulière des chiffres de production, des emplois créés et des recettes versées à l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Investir dans la formation technique des jeunes Maliens pour qu’ils occupent les postes qualifiés au sein des sociétés minières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Favoriser la transformation locale du lithium en produits à plus forte valeur ajoutée, comme les batteries ou les composés chimiques de lithium.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Créer un fonds souverain pour investir les revenus miniers dans l’agriculture, les énergies renouvelables, l’éducation et les infrastructures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Protéger l’environnement et les communautés locales en veillant à ce que les fonds de développement local servent effectivement à améliorer les conditions de vie des populations riveraines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Développer un partenariat industriel équilibré avec la Chine, axé sur le transfert de technologies, la formation, la transformation locale et la création d’emplois qualifiés au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">. Conclusion</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exploitation du lithium à Goulamina et à Bougouni est une opportunité majeure pour le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle apportera des devises, des emplois, des infrastructures et de nouvelles ressources fiscales pour l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais cette richesse ne sera une bénédiction que si elle est bien gérée, transparente, respectueuse de l’environnement et orientée vers la transformation industrielle nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce processus, la coopération avec la Chine peut devenir un modèle d’équilibre et de partenariat responsable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En soutenant la transformation locale du lithium et le développement industriel du Mali, la Chine prouverait qu’elle est un véritable partenaire de progrès et non simplement un acheteur de matières premières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lithium doit donc être considéré comme le nouvel or blanc du Mali, symbole d’un développement maîtrisé, d’une souveraineté économique affirmée et d’une coopération internationale équitable, tournée vers l’avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">H. NIANG, Ancien Ministre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;Russie&#45;Aes : Un partenariat stratégique pour la souveraineté énergétique et alimentaire</title>
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<description><![CDATA[ 1. Un contexte énergétique et géopolitique en mutation ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 07:54:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les déclarations récentes du Dr Alexey Koylikov, Directeur des relations internationales à la Direction panafricaine de la Russie, ouvrent une perspective majeure pour le Mali et, au-delà, pour l’ensemble de l’Alliance des États du Sahel (AES).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, des discussions sont en cours pour la livraison mensuelle de 160.000 à 200.000 tonnes d’hydrocarbures au Mali par la Fédération de Russie, afin de soutenir l’économie et d’assurer une stabilité durable de l’approvisionnement énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce projet s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique russo-africain, qui comprend également la distribution d’engrais et de blé, trois produits essentiels pour la stabilité économique, la sécurité alimentaire et la productivité agricole de la région sahélienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Un partenariat à portée régionale et à valeur ajoutée mutuelle<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’initiative dépasse le seul cadre malien: elle pourrait être structurée de manière à bénéficier aux trois pays de l’AES, Mali, Burkina Faso et Niger, qui partagent non seulement des défis communs d’approvisionnement, mais aussi une même volonté de souveraineté économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La création d’un corridor logistique énergétique commun permettrait de mutualiser les infrastructures de transport, de stockage et de distribution, tout en réduisant les coûts et les risques liés à l’enclavement géographique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce modèle gagnant-gagnant offrirait:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), une sécurité d’approvisionnement, une réduction des coûts et une base de coopération industrielle;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• À la Russie, un partenaire fiable pour développer une présence économique durable en Afrique de l’Ouest, tout en contournant les obstacles logistiques imposés par les sanctions occidentales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Le Mali et l’AES, portes d’entrée de la Russie en Afrique de l’Ouest<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grâce à leur position géographique stratégique et à leurs liens historiques avec la Russie, les pays de l’AES peuvent devenir le pôle d’accès privilégié de la Russie vers l’Afrique de l’Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, au cœur du Sahel, pourrait abriter le centre logistique régional d’un vaste réseau d’approvisionnement russe couvrant le Niger, le Burkina Faso et, à terme, d’autres pays voisins comme la Guinée ou la Mauritanie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce corridor pourrait combiner:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Des ports partenaires (Conakry, Nouakchott ou Cotonou) pour le débarquement des produits;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Des infrastructures régionales de stockage et de raffinage;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Et un réseau de distribution intégré AES, assurant l’approvisionnement régulier de la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette approche intégrée consoliderait l’AES comme pôle de stabilité énergétique et alimentaire du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Des bénéfices économiques tangibles pour les populations<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les impacts positifs d’un tel partenariat seraient considérables:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Sécurisation et stabilisation des prix du carburant au Mali et dans les pays voisins;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Accès régulier aux engrais pour relancer la productivité agricole;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Approvisionnement en blé pour stabiliser les prix du pain et des produits alimentaires de base;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Réduction du coût de la vie grâce à la baisse du coût du transport et de la production;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Création d’emplois dans la logistique, l’énergie et la transformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les estimations du marché, un tel partenariat pourrait permettre à l’ensemble de l’AES d’économiser entre 150 et 200 milliards de FCFA par an en frais logistiques et pertes liées aux ruptures d’approvisionnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Vers une phase de substitution d’importation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de l’approvisionnement direct, cette coopération devrait servir de tremplin pour une industrialisation énergétique locale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une deuxième phase du partenariat pourrait viser la substitution progressive des importations à travers des investissements conjoints dans la production locale:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Construction d’une raffinerie régionale AES à proximité du corridor logistique;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Production locale d’engrais à partir des ressources naturelles du Sahel (phosphates, gaz, etc.);<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Mise en place d’unités de transformation de blé et de semoules pour réduire les importations alimentaires;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Formation et transfert de technologie pour renforcer les capacités nationales dans la pétrochimie, la logistique et l’agro-industrie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette orientation transformerait le partenariat Mali-Russie en moteur d’industrialisation régionale, renforçant la souveraineté collective des pays de l’AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Les conditions de réussite<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour concrétiser ce partenariat stratégique, il faudra:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Négocier un accord-cadre régional AES-Russie, garantissant la coordination entre les trois pays;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Créer une société mixte russo-AES pour la logistique, le stockage et la distribution des produits;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Moderniser les infrastructures énergétiques et ferroviaires de la région;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Mettre en place un mécanisme de paiement alternatif (compensations en minerais, produits agricoles ou devises régionales);<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Assurer la transparence des prix et la bonne gouvernance dans la gestion des ressources.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">7. Un partenariat de souveraineté et de stabilité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un monde où les rapports de force géoéconomiques se redéfinissent, la coopération entre la Russie et les pays de l’AES constitue une voie pragmatique vers la souveraineté énergétique et alimentaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle permettra à ces pays d’assurer leur autonomie, de stabiliser leurs économies et de consolider leur intégration régionale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la Russie, il s’agit d’un partenariat d’avenir fondé sur la confiance, la complémentarité et le respect mutuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’heure n’est plus aux dépendances structurelles ni aux partenariats déséquilibrés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En unissant leurs forces avec un partenaire historique comme la Russie, le Mali et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) peuvent devenir les architectes d’un nouveau modèle de coopération Sud-Sud, fondé sur la souveraineté, la production locale et la solidarité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dynamique, si elle est bien conduite, marquera le début d’une nouvelle ère énergétique, industrielle et alimentaire pour le Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">H. NIANG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’éternel dilemme du Mali : Céder au chantage terroriste ou jouer la fermeté face à l&amp;apos;horreur des otages ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/leternel-dilemme-du-mali-ceder-au-chantage-terroriste-ou-jouer-la-fermete-face-a-lhorreur-des-otages-3111019.html</link>
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<description><![CDATA[ Bamako tremble à nouveau. L&#039;écho des prises d&#039;otages résonne tristement dans l&#039;histoire récente du Mali, un pays meurtri où les enlèvements sont devenus une tactique terrifiante, à la fois source de financement et outil de pression politique pour les groupes armés terroristes comme le JNIM (Groupe de Soutien à l&#039;Islam et aux Musulmans) et AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique). ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 07:50:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La demande actuelle, une rançon de deux milliards de francs CFA et la libération d'une vingtaine de prisonniers, avec l'exclusion paradoxale des autorités maliennes des négociations, place le gouvernement face à un dilemme moral et sécuritaire insoutenable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il céder à l'horreur pour sauver des vies, ou faire preuve de fermeté pour briser la spirale infernale du financement du terrorisme ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce choix déchirant est une question fondamentale qui engage l'avenir de la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un cycle de financement et d'impunité<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 2002, le Mali est la scène récurrente d'enlèvements d'étrangers et, de plus en plus, de ressortissants locaux. Le constat est implacable: les rançons et les échanges de prisonniers n'ont fait qu'alimenter le terrorisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Financement massif: Les enlèvements contre rançon sont rapidement devenus une source de revenu extrêmement lucrative pour les groupes djihadistes. Des rapports indiquent qu'AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) aurait ainsi engrangé des dizaines de millions de dollars entre 2008 et 2013.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque paiement injecte de nouvelles ressources dans la «machinerie de guerre» terroriste, permettant l'achat d'armes, le recrutement et l'expansion de leurs opérations. Payer la rançon, c'est financer la prochaine attaque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Renforcement opérationnel: La libération de prisonniers djihadistes en échange d'otages renforce non seulement la légitimité des groupes terroristes auprès de leurs partisans, mais leur rend également des cadres et des combattants expérimentés. Cet échange est une victoire stratégique pour le JNIM et l'AQMI, leur permettant de continuer à étendre leur zone d'intervention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- L'exemple tragique d'un ex-otage: Même des victimes, comme l'ex-otage suédois Johan Gustafsson, libéré en 2017 après avoir été enlevé en 2011, ont critiqué publiquement le paiement des rançons, affirmant que cela mettait d'autres personnes en danger et avait un impact énorme sur la guerre en finançant l'ennemi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La répétition de ces actes, malgré les négociations passées, prouve que la voie de la concession, bien que motivée par la compassion, n'est pas une solution durable pour le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'option algérienne à méditer<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ce cycle de la violence, l'option de la fermeté intransigeante, souvent adoptée par le voisin algérien, mérite une analyse approfondie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le Cas d'In Amenas (2013): Lors de la prise d'otages massive sur le site gazier d'In Amenas en 2013 par un commando lié à Mokhtar Belmokhtar (AQMI), l'Algérie a refusé toute négociation et a mené une opération militaire, malgré le risque humain colossal. Cette action a envoyé un message clair : l'État ne cède pas au chantage. La résolution 2133 du Conseil de sécurité de l'ONU, adoptée peu après, a d'ailleurs exhorté les États à cesser le versement de rançons aux groupes terroristes, soulignant l'importance de ce principe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Les risques: L'approche de fermeté présente le risque immédiat de la perte des vies humaines des otages. C'est un coût moral et émotionnel extrêmement lourd à porter pour tout gouvernement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- L'objectif à long terme: Néanmoins, à long terme, la fermeté vise à assécher la principale source de financement des terroristes et à briser leur modèle économique. Si les enlèvements ne rapportent plus rien, leur intérêt stratégique diminue, et la menace pourrait, à terme, s'atténuer. Un État qui ne négocie pas avec le terrorisme affirme sa souveraineté et sa détermination à protéger l'ensemble de ses citoyens, plutôt que de perpétuer le danger pour tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est à la croisée des chemins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dilemme entre la responsabilité humaine (sauver les otages) et la responsabilité étatique (garantir la sécurité durable) est dévastateur. Cependant, l'histoire a démontré que la première, sans la seconde, est une victoire à court terme pour les terroristes et une défaite stratégique pour la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouvernement malien doit urgemment s'engager sur une voie qui combine fermeté stratégique et gestion de crise humaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela implique:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Refuser catégoriquement le paiement des rançons et les échanges de prisonniers: Rompre définitivement le cycle de financement du terrorisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Mobiliser la Communauté Internationale : Solliciter un soutien accru et des capacités de renseignement et d'intervention non-transactionnelles pour la libération des otages maliens et étrangers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Prioriser la sécurité des citoyens: Mettre en place des mécanismes robustes pour prévenir les enlèvements, tout en cherchant par tous les moyens non financiers et non stratégiques la libération des otages, y compris les prisonniers de guerre maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne doit plus être le guichet automatique du terrorisme. Pour honorer les victimes passées et protéger l'avenir de sa jeunesse, le gouvernement doit faire preuve d'une fermeté renouvelée et d'une détermination inébranlable pour tarir la source de financement et de légitimité de ces forces du mal. Seule une posture de résistance totale peut mettre fin à cette diplomatie des otages qui déchire le Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cœur du chantage stratégique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fait que les groupes terroristes (JNIM, AQMI) exigent la libération d'une vingtaine de leurs détenus par Bamako signifie que le Mali est, par définition, l'acteur central dans la résolution du chantage. L'État malien est le geôlier de ces prisonniers. Refuser d'être impliqué dans les négociations tout en étant la seule entité capable de satisfaire la demande la plus cruciale des terroristes est une position intenable. Le Mali détient la clé de l'échange, qu'il choisisse de l'utiliser ou non.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De plus, ces enlèvements ont lieu sur le territoire national malien. C'est une attaque directe contre la souveraineté du pays. Permettre à des entités criminelles de dicter la marche à suivre, d'utiliser le sol malien pour leurs activités et d'exclure les autorités légitimes des discussions revient à reconnaître, de facto, l'autorité des terroristes sur une partie de l'espace national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La responsabilité morale de la fermeté<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La responsabilité morale du Mali ne réside pas dans sa participation aux négociations avec les preneurs d'otages, mais dans sa capacité à briser le cycle de la terreur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire récente du Sahel a montré que les rançons et les échanges de prisonniers n'ont fait qu'alimenter et renforcer le terrorisme. Si les pays d'origine (Émirats, Iran) paient la rançon et que le Mali libère les prisonniers, les terroristes remportent une double victoire: ils se financent et renforcent leurs effectifs opérationnels. Cela conduira inévitablement à de nouvelles prises d'otages et à une menace accrue, y compris pour les citoyens maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La responsabilité morale la plus haute pour un État est de garantir la sécurité à long terme de l'ensemble de sa population. Pour cela, le Mali doit adopter une fermeté stratégique. Refuser catégoriquement de libérer les prisonniers est l'action la plus forte et la plus nécessaire que le gouvernement puisse entreprendre pour assécher la source stratégique du chantage et mettre fin à cette diplomatie des otages. Le Mali doit rompre avec la politique des concessions passées qui n'a fait qu'ancrer le terrorisme dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de l’office du Niger :  Des irrégularités de plus de 120 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-loffice-du-niger-des-irregularites-de-plus-de-120-millions-de-fcfa-3111018.html</link>
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<description><![CDATA[ La gestion de l’Office du Niger a fait l’objet d’une vérification financière au titre des exercices 2024 (1er mars 31 décembre) et 2025 (31 juillet). ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 07:46:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification avait a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont concerné la mobilisation de la dotation budgétaire de l’État, la gestion administrative et financière, la passation, l’exécution et le règlement des marchés. Cette vérification financière a mis en exergue des irrégularités administratives et financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités administratives<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mission de vérification a constaté que l’Office du Niger (ON) ne respecte pas la procédure de recrutement du personnel. Il a pourvu des postes non prévus dans son organigramme et cadre organique. Il ne dispose pas de Contrat-Plan validé. Il n’a pas exigé du titulaire d’un marché le respect des clauses relatives à la souscription aux polices d’assurance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le but de corriger ces lacunes, la mission de vérification a recommandé au Président Directeur Général de l’ON de respecter la procédure de recrutement du personnel conformément à la réglementation applicable; respecter le cadre organique et l’organigramme de l’Office du Niger pour le recrutement du personnel; tenir compte des qualifications des agents dans le cadre de leur nomination; prendre les dispositions requises pour la validation des Contrats-Plans par les autorités compétentes dans les délais légaux et exiger des titulaires des marchés de souscrire aux polices d’assurance conformément aux stipulations contractuelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités financières<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le montant total des irrégularités financières s’élève à 120 343 250 Francs CFA. Elles sont relatives à l’octroi de primes indues pour un montant total de 14 600 000 Francs CFA; à l’attribution de dotations de carburant irrégulières pour un montant total de 38 092 400 Francs CFA; au paiement de primes indues au personnel pour un montant total de 18 070 000 Francs CFA; au paiement d’indemnités de mission indues pour un montant total de 6 083 000 Francs CFA; à l’attestation de la fourniture de matériaux de construction non livrés pour un montant total de 225 000 Francs CFA; à la perception d’un avantage irrégulier pour un montant total de 19 512 150 Francs CFA; au fractionnement de dépenses; à la non-justification de dépenses pour un montant total de 21 510 700 Francs CFA; à la non-justification de sortie de carburant pour la consommation du groupe électrogène pour un montant total de 2 250 000 Francs CFA et à la simulation de concurrence dans la passation des marchés publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces irrégularités financières ont été dénoncées au Procureur de la République Financier et transmises au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité dans le cercle de Kléla, région de Sikasso : Les chasseurs Yacouba Namamou Diarra tué et Diakalia Bengaly enlevé</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-dans-le-cercle-de-klela-region-de-sikasso-les-chasseurs-yacouba-namamou-diarra-tue-et-diakalia-bengaly-enleve-3111017.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis plusieurs années, le cercle de Kléla dans la région de Sikasso fait l’objet de menace terroriste. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 07:43:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On se rappelle que la caisse Kafo-Jiginew de cette localité avait été attaquée, le vendredi 23 avril 2021 (jour de foire hebdomadaire de Kléla). Bilan: un mort, plusieurs blessés et plus de 50 millions de F CFA emportés. Lors de cette attaque, les chasseurs, déterminés à affronter ces bandits lourdement armés, avaient fait face aux terroristes, ôtant aussi la vie d’un assaillant. Au cours de ce face-à-face, il y a eu des blessés parmi les chasseurs dont leur chef, Yacouba Namamou Diarra.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est regrettable de rappeler que le cercle de Kléla était laissé pour compte dans cette situation d’insécurité. C’est ainsi que, le mercredi 27 avril 2022, c’était le tour du Centre d’animation pédagogique (CAP) de la commune de Kléla, attaqué et incendié par les terroristes. Le même jour, un véhicule de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), ayant été la cible des malfaiteurs, a finalement été emporté par ceux-ci.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’époque, les villages du sud comme Zantiguila, dans la commune rurale de Danderesso, Danderesso lui-même, Kléla, Kabalé ont fait l’objet de menaces terroristes. Malgré le cri de cœur des populations, les autorités sont restées silencieuses. Cette situation avait entraîné la fermeture de plusieurs écoles dans le cercle. De 2021 à nos jours, les populations de tous les cercles de la région de Sikasso vivent dans la détresse. Elles ont été et sont toujours laissées pour soit. À longueur de journée, les terroristes passent dans les villages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant cette crise de carburant, des sources rapportent que ces bandits armés étaient basés dans les grottes vers Nongon- Chouala, frontière avec le Burkina Faso. Ces sources soulignent qu’avec leur mode opératoire visant à asphyxier l’économie nationale, les ennemis du pays se sont dispersés dans les zones frontières entre le Mali et la Côte d’Ivoire en vue d’empêcher les camions- citernes d’approvisionner notre pays. Alors tout le pays est inondé de terroristes. Des convois de citernes sont attaqués, sans compter les cas de nos Forces de défense et de sécurité (FDS). Kléla n’a pas échappé à ces actes barbares des bandits armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette circonstance, les populations demandent avec insistance aux autorités du pays de trouver une solution rapide à la délicate situation de Kléla. Un cercle dont tout le monde vit sous la menace permanente de l'ennemi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un chasseur tué, un autre enlevé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce lundi 03 novembre 2025, les menaces sont devenues une réalité pratique suite à l'exécution sommaire de l'icône en termes d'intégrité du village, en la personne de Yacouba Namamou Diarra, chef des chasseurs de la ville de Kléla et guérisseur traditionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon une source, les chasseurs de Kléla auraient tenu une réunion, il y a seulement quelques jours dont nous ignorons l’ordre du jour. Compte tenu des rapports conflictuels entre terroristes et chasseurs, les ennemis du pays ont-ils été informés de la tenue de cette réunion ? Si oui, par qui ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la nuit du lundi 03 au mardi 04 novembre 2025, des hommes armés non identifiés sont venus à Kléla. Ils auraient appelé le chasseur Yacouba Namamou Diarra qu’ils ont un malade, mais qu’ils n’ont pas pu retrouver son domicile. Ce dernier étant aussi guérisseur traditionnel, est sorti les rencontrer. À son arrivée sur les lieux, notre guérisseur s’est rendu compte qu’il était face à des terroristes. Ceux-ci (les terroristes) ont demandé à M. Diarra de les suivre. Chose qu’il n’a pas accepté. Après des discutions, ces individus armés sans foi, ni loi ont tiré à bout portant sur lui. Le chef des chasseurs de la ville de Kléla est donc mort sur place.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ainsi qu’un des chasseurs les plus braves de Kléla, Yacouba Namamou Diarra a été lâchement abattu sans aucune forme d'assistance et de la manière la plus simple par l'ennemi, ce lundi 03 novembre 2025. Tout le village a été alerté par les coups de feu, mais ayant la peur au ventre, personne n’est daigné sortir de chez lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce jour, ces bandits armés se seraient divisés en deux (02) groupes pour bien mener leur forfaiture. La même nuit, les criminels ont surgi chez un autre chasseur du nom de Diakalia Bengaly. Ce dernier n’ayant pas refusé leur proposition de les suivre, a été finalement enlevé. Au moment où nous mettions cet article sous presse, Diakalia Bengaly restait toujours sans nouvelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme si cette mort ne suffisait, dans la nuit du mardi 04 au mercredi 05 novembre à 21 heures, les djihadistes ont fait irruption dans le champ du chasseur feu Yacouba Namamou Diarra et ont emporté tout le bétail de leur victime, soit environ vingt-trois (23) têtes de bovins et dix (10) têtes d'ovins. Qui a conduit les terroristes au champ de Yacouba Diarra ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les populations de ce jeune cercle, laissées pour soit, lancent encore un cri de cœur aux autorités pour circonscrire cette forme inhumaine qui sévit et qui coupe le sommeil aux Maliens. La situation nécessite la mise en place d’une base militaire à Kléla afin d’alléger la peur et la souffrance des habitants de ce cercle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Y.C<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alerte rouge ou tempête dans un verre d&amp;apos;eau ? L&amp;apos;heure de vérité pour Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/alerte-rouge-ou-tempete-dans-un-verre-deau-lheure-de-verite-pour-bamako-3110823.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;appel au départ, un signal assourdissant... Mais faut-il céder à la panique ? ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 09:13:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une vague d'alarmisme déferle sur Bamako. Les notes diplomatiques se multiplient, enjoignant les ressortissants étrangers à quitter le Mali ou, à défaut, à constituer des provisions vitales. Ces messages, au ton dramatique, peignent le tableau d'une capitale au bord du chaos imminent. Une angoisse légitime étreint la population locale, prise en étau entre la dégradation sécuritaire réelle et l'écho amplifié de ces avertissements étrangers. Est-ce la simple prudence des chancelleries face à une situation volatile, ou détenons-nous la clé d'une menace inédite ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'heure n'est plus à l'émotion stérile, mais à une analyse sereine, pour distinguer le danger avéré du spectre agité par la rumeur et les anticipations maximalistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'écho international et la menace sûre<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La série de communications émanant de plusieurs ambassades (notamment l'Ambassade des États-Unis et le Ministère français des Affaires étrangères, appelant à la plus grande vigilance et, dans certains cas, au départ des non-essentiels) est un fait incontestable et grave.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Une Menace qui se Rapproche de Bamako<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le risque d'enlèvement d'étrangers, même confinés dans le périmètre de la capitale, est devenu très élevé. Cette menace est l'une des raisons principales de l'alerte maximale émise par les chancelleries.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle se matérialise par des actes récents et audacieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Témoignage d'actualité: Un exemple frappant est le rapt, survenu récemment (fin septembre/début octobre), de deux ressortissants des Émirats Arabes Unis et d'un Iranien (initialement désignés comme des Quataris dans certaines communications) dont la libération serait en cours de négociation contre le paiement d'une rançon estimée à deux milliards de francs. Des informations non confirmées évoquent l'implication dans cette affaire de certains chefs influents du Sahel et d'agences de courtage britanniques comme intermédiaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet événement illustre que la capitale n'est plus un sanctuaire pour les étrangers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- L'urgence logistique: Les recommandations d'accumulation de provisions (eau, nourriture, carburant) font directement écho aux récentes difficultés d'approvisionnement, notamment en carburant, exacerbées par l'influence et le blocus partiel de groupes comme le JINIM sur certains axes vitaux vers Bamako (comme l'axe Ségou-Bamako).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La menace est périphérique et logistique avant d'être une menace de siège direct.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le contexte sécuritaire global: L'ensemble du territoire malien est classé en zone rouge. L'augmentation des actes de violence, des enlèvements, et l'attaque rare mais marquante d'une base militaire à Bamako l'année dernière, confirment une dégradation générale et une proximité croissante des foyers d'insécurité avec la capitale. Les ambassades réagissent à cette réalité de tension accrue et de risque d'enlèvement élevé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le scénario de la chute de Bamako (Démontage)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'interprétation la plus alarmiste de ces appels, souvent relayée par la rumeur, suggère une préparation à une offensive imminente et coordonnée visant à faire tomber la capitale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Forces étrangères (France/Coalition): La France n'a plus de troupes au sol au Mali. Toute action militaire directe serait une violation flagrante de la souveraineté et mènerait à une crise internationale majeure. L'hypothèse d'une intervention militaire hostile et directe contre Bamako est purement spéculative et sans fondement logistique ou politique crédible. Faible Probabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Groupes jihadistes (JINIM, GSIM): Volonté de déstabiliser, d'asphyxier économiquement (blocus partiel) et de frapper le symbole de l'État. Ces groupes excellent dans la guérilla, les IED et les attaques-surprises, pas dans la guerre conventionnelle nécessaire pour prendre une ville comme Bamako, défendue par l'Armée Malienne. Capacité de Prise de Ville Faible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Groupes terroristes-séparatistes (FLA/CSP): Concentrés sur des zones du Nord. Revendiquent des territoires spécifiques et non la capitale. Leur objectif principal n'est pas Bamako. Toute avancée majeure vers le Sud les exposerait militairement et diluerait leur force. Capacité d'Action sur Bamako Très Faible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Verdict lucide: La capacité des groupes armés à lancer une offensive conventionnelle massive, comparable à la prise de Kaboul par les Talibans, est inexistante. Ils ne disposent ni du commandement unifié, ni de la logistique, ni de l'armement lourd nécessaire pour vaincre les Forces armées maliennes (FAMa) dans une confrontation urbaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'objectif actuel est la déstabilisation, la création de panique et la menace logistique, non la prise de l'État par la force conventionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Protéger la quiétude nationale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La véritable bataille aujourd'hui se joue dans les esprits. La panique est l'arme la plus efficace du terrorisme, car elle paralyse l'économie, érode la confiance dans l'État et sape la cohésion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- L'objectif des chancelleries: Les ambassades ont un devoir minimaliste de protection maximale de leurs citoyens. Leurs avis sont basés sur le principe de précaution absolue, qui doit être interprété comme tel : un signal d'alerte maximum face à une menace élevée, mais pas nécessairement comme l'annonce d'une défaite militaire imminente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le rôle de la population locale: La population malienne est la première ligne de défense contre la panique. Comprendre la nature de la menace (dégradation sécuritaire périphérique, logistique, et risque accru d'enlèvement) est essentiel. Les FAMa, malgré les défis, restent la force défensive la plus puissante du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- L'appel à la lucidité: Ne laissons pas l'inquiétude se transformer en terreur. L'accumulation de provisions est une mesure de résilience pragmatique face aux difficultés d'approvisionnement, et non une préparation à un siège fatal. La vie doit continuer, l'économie doit tourner, et la confiance dans les forces de défense doit être maintenue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ancrer la résilience dans la réalité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako n'est pas sous le joug d'une offensive conventionnelle imminente, et la panique est notre pire ennemi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'analyse objective démontre que si le risque est élevé, la menace d'une chute de la capitale est grandement exagérée par la lecture maximaliste des avis diplomatiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vrai danger réside dans l'asphyxie économique, la perte de moral, et le risque avéré de rapt d'étrangers et de personnalités influentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est en faisant preuve de vigilance accrue, de sérénité inébranlable et de confiance en notre capacité de résilience collective que nous triompherons de cette nouvelle phase de pression. Restons soudés, lucides, et refusons de céder au message de désespoir que les ennemis de la nation cherchent à propager.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesures conservatoires: Le guide de la résilience citoyenne<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">De l'anxiété à l'action: Le pouvoir est dans la préparation...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vraie force d'une capitale ne réside pas seulement dans ses murs, mais dans la capacité de ses habitants à faire face à l'adversité avec calme et pragmatisme. Plutôt que de céder à l'alarmisme, la population locale doit transformer l'inquiétude en action réfléchie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les appels à constituer des provisions ne sont pas une prophétie de fin du monde, mais une invitation à la résilience autonome.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le stock stratégique familial<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La constitution de provisions n'est pas un luxe, mais une précaution essentielle face aux ruptures de chaîne d'approvisionnement (blocus partiel, difficultés de transport).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. La réserve alimentaire (30 jours de tranquillité):<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Priorité aux denrées de longue conservation (riz, mil, légumineuses, pâtes). Privilégiez les produits locaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Assurez des sources de protéines et d'énergie (huile, sucre, sel, conserves).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Appliquez la rotation des stocks (premier entré, premier sorti) pour éviter le gaspillage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. L'autonomie en eau (La Source de Vie):<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Stockez des bidons d'eau potable scellés (au moins 4 litres/personne/jour pour la boisson et l'hygiène).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Prévoyez des moyens de traitement: pastilles de purification et/ou ébullition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gestion de l'énergie et des déplacements<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise du carburant affecte directement les transports et la production d'électricité de secours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Carburant et alternatifs:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Maintenez une petite réserve sécurisée de carburant pour les urgences. (Attention: Le stockage d'essence ou de gasoil est très dangereux et doit être sécurisé.)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Réduisez la dépendance au carburant: utilisez l'énergie solaire pour l'éclairage et la recharge, et privilégiez les foyers améliorés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Communication et information:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Chargez régulièrement téléphones et batteries externes. Un poste radio à piles ou à manivelle est essentiel en cas de coupure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Vigilance vs panique: Suivez les informations officielles et les sources locales fiables. Évitez de relayer les rumeurs non vérifiées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Organisation et Soutien Communautaire<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La résilience collective est toujours plus forte que l'effort individuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La solidarité voisine: Identifiez les compétences utiles (infirmier, mécanicien, source d'eau alternative) au sein de votre voisinage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Soutenez discrètement les familles moins favorisées pour éviter le désordre social<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sécurité et Vigilance (Cruciale contre l'enlèvement):<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Renforcez les comités de vigilance de quartier en lien avec les forces de sécurité locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Limitez l'exposition: Évitez les déplacements inutiles, surtout la nuit. Soyez extrêmement discret sur vos habitudes, itinéraires et vos biens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La discrétion est une forme de sécurité essentielle pour tout étranger ou personnalité. Ne vous rendez pas dans les zones de rassemblement ou de forte affluence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le maître-mot est la préparation sereine. En agissant maintenant sur ces aspects concrets, chaque citoyen de Bamako contribue non seulement à sa propre sécurité, mais aussi à la stabilité et à la quiétude de l'ensemble de la capitale. La véritable force de la nation se mesure à la résilience de son peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>AK DRAMÉ</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le «Jihad économique» contre le Mali : Quand la faim devient l&amp;apos;arme et trahit la foi</title>
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<description><![CDATA[ Au Mali, le blocus des hydrocarbures imposé par le Groupe de soutien à l&#039;islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM), et l&#039;escalade des menaces contre les infrastructures vitales, révèlent l&#039;hypocrisie cinglante d&#039;un combat qui prétend se mener au nom de la religion. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 08:09:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ciblant l'électricité, les transports, et désormais les ponts essentiels à la survie des populations (Kadiana, Zégoua), ces groupes armés jettent le pays dans le chaos économique et humanitaire, violant délibérément les principes fondamentaux de l'Islam qui protègent la vie civile, le commerce et les infrastructures. La crise énergétique et alimentaire actuelle n'est pas un acte de foi, mais un aveu de faiblesse tactique, alors que la pression militaire des FAMa (Forces armées maliennes) les pousse à des actes de désespoir aux conséquences dévastatrices pour des millions de musulmans maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L’invasion du chaos:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pénurie et paralysie économique<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'impact de la stratégie du «jihad économique» est dévastateur, ciblant délibérément le quotidien des civils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'asphyxie énergétique et le silence des villes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dépendance structurelle de la Société énergie du Mali (EDM-SA) aux centrales thermiques (gazole) a transformé la pénurie en une crise électrique nationale:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Délestages incontrôlables: L'arrêt des centrales thermiques, faute de carburant sécurisé, provoque des délestages prolongés, plongeant Bamako et les grandes villes dans l'obscurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Paralysie des services: Les hôpitaux, les boulangeries, les pompes à eau et les services essentiels dépendent des générateurs, désormais à l'arrêt ou fonctionnant avec du gazole au prix du marché noir, menaçant la santé publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Éducation sacrifiée: La crise a contraint à la fermeture des écoles et universités, car le transport et l'électricité ne peuvent plus être assurés, privant l'avenir du pays de son fondement: l'éducation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le blocus du commerce et la faim comme arme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pénurie frappe directement la chaîne d'approvisionnement en pleine saison post-récolte:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Coût de la faim: Le manque de gazole paralyse le transport des récoltes agricoles (céréales, produits frais) vers les marchés. Le coût du fret augmente de manière exponentielle, se répercutant directement sur les prix des denrées de première nécessité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Insécurité alimentaire: Cette flambée des prix précipite des millions de Maliens, majoritairement musulmans, dans une insécurité alimentaire critique. La stratégie vise à créer le chaos social par la faim, non pas à instaurer un ordre juste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'hypocrisie théologique: Une trahison des principes islamiques<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les actions du JNIM, destruction d'infrastructures et blocus du commerce, constituent une violation flagrante des préceptes de l'Islam et de la moralité qu'ils prétendent défendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Protection de la vie civile et des biens<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Islam établit des règles strictes en temps de guerre, interdisant le ciblage des civils et de leurs moyens de subsistance:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Interdiction de la destruction:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les écoles, les lieux de culte, les champs et les arbres sont traditionnellement protégés. Le ciblage des ponts de Kadiana et Zégoua, essentiels au commerce et à l'aide humanitaire, contrevient directement à la protection des infrastructures qui profitent à la communauté (la Ummah).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Sécurité des personnes: Affamer ou paralyser la vie civile est contraire au concept de Maqasid al-Shari'a (les finalités de la Loi islamique), dont le premier objectif est la préservation de la vie (Hifdh an-Nafs).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Justice et commerce<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Protection du commerce: Les érudits musulmans ont toujours souligné la nécessité de protéger les routes et le commerce (tijara) comme moyen de subsistance légal. Le «jihad économique» du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM), en empêchant le flux des marchandises et en faisant flamber les prix, est un acte d'oppression économique contre les plus vulnérables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le message est clair: un combat mené au nom de l'Islam ne peut justifier la famine, le black-out, et la destruction des fondations d'une société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'aveu de faiblesse:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une réponse au succès militaire des FAMa<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La montée en puissance des menaces contre les infrastructures vitales est l'indicateur d'une situation militaire critique pour les groupes armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Supériorité militaire écrasante: L'escalade des actions de guérilla économique et des menaces de sabotage (ponts de Kadiana/Zégoua) est une tentative de diversion et de riposte face à la pression militaire écrasante des FAMa (Forces armées maliennes). Les défaites et les pertes lourdes subies par les terroristes les obligent à chercher des leviers asymétriques en dehors du champ de bataille conventionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Ciblage des axes logistiques: La menace sur les ponts d'accès à la frontière ivoirienne (Kadiana et Zégoua) vise à asphyxier les convois militaires et les camions-citernes qui tentent de rétablir l'approvisionnement. En cherchant à isoler et à affamer la capitale, les groupes armés trahissent leur objectif: il ne s'agit plus de justice religieuse, mais de terrorisme et de guerre totale contre l'État et ses citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est pris au piège non seulement d'une crise sécuritaire, mais aussi d'une crise de l'intelligence stratégique de ses élites passées, qui n'ont pas su construire une résilience énergétique. Cependant, la tactique des groupes armés, faire souffrir les populations au nom d'une cause, est un échec moral et religieux, car elle contraint la population civile à payer le prix fort de la guerre. Face à cela, la véritable bataille du Mali est celle de la résilience et de la souveraineté énergétique, afin de rendre vaine toute tentative d'asphyxie économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K.D<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNoSpacing"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Incivisme indiscipline et arrogance dans les stations :  Le miroir d’une société en perte de valeurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/incivisme-indiscipline-et-arrogance-dans-les-stations-le-miroir-dune-societe-en-perte-de-valeurs-3110821.html</link>
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<description><![CDATA[ La recherche du carburant dans les stations-service révèle un autre malaise profond dans notre pays: celui de l’effritement de nos valeurs. La discipline et l’ordre ont vite cédé. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 08:05:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui devait être un élan de solidarité, devient le miroir d’une société en quête de civisme. Tous les moyens sont bons pour se faire remarquer: insultes, contestations, agressions. Et, il faut désespérer pour un pays, où l’incivisme, l’indiscipline et l’arrogance sont désormais considérés comme des règles de bonne conduite. Crise d’identité ? Crise de repères ? Chacun a sa réponse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, depuis quelques semaines, fait face à une pénurie de carburant due aux attaques ciblées des camions- citernes, perpétrées par des terroristes sur les axes routiers. Du coup, des perturbations sont intervenues dans le ravitaillement des stations. De longues files d’attente se forment devant des stations en attente de carburant ou celles qui servent les clients. Et cela depuis des jours. Elles provoquent des bousculades, altercations, comportements agressifs et déviants. Malheureusement, cette crise d’ailleurs conjoncturelle met aujourd’hui à nu un malaise profond dans la société malienne: l’effritement de nos valeurs face à la pénurie de carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le constat est alarmant. Dans les stations, comme sur les routes, l’incivisme, l’indiscipline et l’arrogance semblent avoir pris le pas sur la solidarité et la patience, montrant ainsi les failles d’une société à la recherche de repères et de responsabilité collective. Des femmes et des hommes ne se font plus de cadeau. Le forceps dicte sa loi. Le moindre geste de l’un est interprété par l’autre comme un manque de respect ou de considération. Et la tension monte d’un cran. S’ensuivent des coups de poing, des insultes de parents, sous le pagne. Souvent, elles n’épargnent personne de la lignée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette pénurie de carburant montre que notre pays à du chemin à faire dans le cadre de la formation d’un citoyen discipliné, honnête et respectueux des autres et de la loi. Ces quelques jours ont suffi pour montrer à la face du monde que la discipline et l’ordre sont bannis des comportements des Maliens. Les véhicules, les motos, les tricycles bloquent tout passage. Même les routes de sens contraire sont anarchiquement occupées par ces engins. Idem pour les rues adjacentes. Cet embouteillage de circonstance crée des désagréments non seulement pour les passagers, mais aussi pour les habitants. Certains riverains des stations-service, dont les accès à leur rue sont obstrués par cette anarchie, sont contraints de faire des détours pour regagner leur famille. Que de peine !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et le tout dans un environnement insalubre. Le comportement du Malien se conjugue avec incivisme, indiscipline et arrogance. Partout où il se trouve, la protection de l’environnement est son dernier souci. Il ne se préoccupe guère de son cadre de vie. Tout est à jeter sur la voie publique. Les sachets d’eau, de nourriture en plastique, des cannettes, reste de nourriture commencent à former des tas d’ordures nauséabondes le long des files d’attente et dans les stations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En revanche, d’autres se sont organisés pour que cela ne porte pas atteinte à nos valeurs. Dans certains lieux, la discipline, la courtoisie, la cohésion sociale, le respect dû aux aînés et aux femmes sont scrupuleusement respectés. L’environnement est bien propre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps que les Maliens changent de comportement pour leurs propres intérêts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Yoro SOW</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Aux portes du chaos : Le réseau criminel qui défie la souveraineté du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/aux-portes-du-chaos-le-reseau-criminel-qui-defie-la-souverainete-du-mali-3110620.html</link>
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<description><![CDATA[ ● La frontière sanglante: Quand les tricycles de carburant alimentent le cœur de l&#039;obscurité ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 14:42:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako dort. Mais au-delà des dunes brûlantes, le Mali saigne. Il y a cinq (05) mois, nous avions tiré la sonnette d’alarme sur le ballet funeste des semi-remorques venus de Nouakchott, déversant à Bassikounou un flot mortel: des motos, carburant du terrorisme, et des billets de banque acheminés par avion, sang vital des criminels. Bassikounou, ce carrefour de l'ombre où l'ennemi panse ses blessures, enterre ses morts et répare sa machinerie de guerre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, l'alerte n'est plus un murmure, mais un rugissement: en ce mercredi 22 octobre 2025, des dizaines de tricycles chargés de bidons de vingt (20) litres d'essence franchissent les frontières avec une audace insultante. La souveraineté n'est pas qu'un mot, elle est une ligne sur le sable. Et cette ligne, nos ennemis la traversent au vu et au su de tous, raillant notre incapacité à la défendre. Il est temps que le gouvernement malien entende ce cri: chaque goutte de ce carburant est une balle tirée sur l'avenir de la Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le réseau criminel aux frontières: Une question de survie nationale</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'accumulation de ces faits troublants autour de la zone frontalière entre le Mali et la Mauritanie, notamment près de Bassikounou (site du camp de réfugiés de M’Béra et zone de forte activité transfrontalière), met en lumière un phénomène non seulement préoccupant, mais directement existentiel pour la sécurité malienne : le financement et la logistique du terrorisme et du crime organisé par les trafics illicites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Interrogation cruciale: Destination des cargaisons<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La récente observation de dizaines de motos-tricycles transportant des dizaines de bidons de vingt (20) litres de carburant pose une question binaire, mais dont la réponse converge vers la déstabilisation:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Aux Groupes armés terroristes (GAT) ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La moto est l'épine dorsale de la mobilité des Groupes terroristes armés (GAT) au Sahel. Elles permettent des attaques rapides, des replis en zones difficiles d'accès et une économie de guerre efficace. Le carburant est donc la première nécessité logistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fournir des dizaines de bidons de 20 litres à la fois est une opération logistique d'envergure, visant clairement à alimenter des opérations militaires et de projection à grande échelle des groupes comme le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM) ou l' État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) dans la zone du Liptako-Gourma et au-delà.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Aux trafics illicites ? <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Sahel, la ligne entre terrorisme et grand banditisme est souvent floue. Les trafics de carburant de contrebande, de cigarettes, d'êtres humains ou de drogues servent à financer les mêmes réseaux. Le trafic de carburant est connu pour être une source majeure de revenus pour la criminalité organisée qui, en retour, coopère avec les GAT, leur offrant une escorte, un ravitaillement, ou un échange de services. Qu'elle soit destinée à la vente illicite ou à la consommation directe des GAT, cette cargaison soutient l'économie du chaos.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les deux (02) cas, la traversée de cette cargaison massive est une opération hostile à la souveraineté et à la stabilité du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bassikounou: Le complexe logistique de l'ombre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nos informations passées sur Bassikounou, utilisation comme zone de soins aux blessés, d'enterrement des morts, et de réparation de véhicules, confirment le rôle de cette zone comme une base arrière stratégique pour les GAT.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ceci révèle une faiblesse majeure dans la surveillance transfrontalière:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Sécurité et sanctuaire: Le fait que l'ennemi puisse y mener des activités aussi logistiques et complexes (réparation, soins) signifie qu'il perçoit cette zone comme un sanctuaire sûr, protégé soit par la porosité de la frontière, soit par la connivence de certains acteurs locaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>- Connexion internationale: L'acheminement de motos par semi-remorques depuis Nouakchott et de billets de banque par avion souligne l'existence de réseaux criminels transnationaux sophistiqués, exploitant les lacunes de l'État malien dans la surveillance aérienne et terrestre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Impératif catégorique: Doter le Mali de moyens de surveillance adéquats<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question n'est plus de savoir si les Groupes terroristes armés (GAT) se ravitaillent, mais de savoir pourquoi l'État malien permet que ce ravitaillement se fasse de manière aussi visible et massive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Gouvernement malien et les Forces de défense et sécurité maliennes (FDSM) doivent absolument se doter de moyens pour surveiller la frontière avec la Mauritanie, car cette porosité est une menace existentielle:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Moyens technologiques et humains: Il est impératif de renforcer les postes frontaliers, d'établir des patrouilles conjointes plus efficaces avec la Mauritanie, et d'investir dans des moyens de surveillance modernes (drones tactiques, capteurs au sol, et une meilleure collecte de renseignements).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Lutte contre la corruption: Les trafics illicites ne peuvent prospérer sans un degré de complicité ou de corruption au niveau local. La lutte contre ce fléau au sein des corps chargés de la surveillance des frontières est une nécessité de sécurité nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>- Mobilisation de l'opinion: Sensibiliser l'opinion publique malienne et les populations frontalières est essentiel. Elles doivent être les yeux et les oreilles de la Nation, voyant dans chaque convoi suspect de tricycles une menace directe contre leurs familles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enseignement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La caravane de motos et de bidons de carburant qui traverse aujourd'hui la frontière n'est pas un simple acte de contrebande; c'est un pied de nez sanglant à l'autorité de l'État. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que la souveraineté malienne cesse d'être une ligne de sable tracée par l'ennemi, le gouvernement doit faire de la sécurisation totale de cette frontière, dans les airs et sur terre, la priorité absolue de l'heure. Le temps de l'observation est révolu, celui de l'action implacable est arrivé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K DRAMÉ</span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encadré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siguiri: le miroir de la détresse malienne<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les chaînes d'approvisionnement en carburant sont brisées par le terrorisme au Mali, ce qui a de graves répercussions pour les civils et l'économie, y compris la nécessité de faire le plein dans les pays voisins comme la Guinée, dont Siguiri fait partie. Le blocus est imposé par des groupes djihadistes, notamment le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM), qui ont érigé des barrages routiers sur des axes importants vers le Sénégal et la Mauritanie, ainsi qu'au nord-est de Bamako vers Ségou. Des interdictions de vente de carburant dans des bidons ont été mises en place dans certaines localités (comme Siguiri) pour lutter contre la spéculation et l'approvisionnement illégal, mais elles sont très impopulaires et ont suscité des manifestations. Ironiquement, l'interdiction de vente dans des bidons, visant à soulager la crise, restreint l'accès des civils au carburant, pendant que des informations non vérifiables font état de groupes terroristes qui s'approvisionnent en carburant dans les pays voisins, y compris la Mauritanie, une situation qui soulève des questions sur la gestion des frontières et l'impact de ces mesures sur le commerce régional.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le double fardeau: Quand la quête de carburant nourrit le désespoir et les menaces à la frontière<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali est pris à la gorge, étranglé par un blocus imposé par l'ombre grandissante des groupes terroristes. Alors que les files d'attente s'étirent à l'infini dans les stations-service désespérément vides, le citoyen ordinaire, poussé par la nécessité, se tourne vers les frontières, cherchant un souffle de vie pour son activité, sa famille. C'est dans ce dédale de difficultés que se dessine une amère vérité: celle d'une population qui lutte pour survivre, confrontée à la fois à la rigueur d'une crise économique et aux menaces sécuritaires, tandis que les décisions administratives, aussi bien intentionnées soient-elles, se heurtent à la dure loi de la survie. Et, au-delà du déchirement national, le cynisme de l'ennemi se révèle dans un contraste poignant: l'approvisionnement sans entrave pour ceux qui sèment la terreur, face au désarroi des victimes du blocus. Une tragédie en deux (02) actes qui met à nu les failles d'une région assiégée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La route de Siguiri: le miroir de la détresse malienne<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le blocus actuel, largement attribué aux actions des groupes djihadistes sur les axes routiers stratégiques du Mali, a rendu l'accès au carburant une véritable épreuve. Face à la pénurie, la ville frontalière de Siguiri (en Guinée), est devenue un lieu de pèlerinage pour des milliers de Maliens en quête de quelques litres d'essence, symbole d'une survie économique minimale. Les scènes décrites, l'afflux massif de bidons, les interminables files d'attente, témoignent de l'urgence absolue qui frappe les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'acte du Préfet: un remède pire que le mal ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'intervention du Préfet de Siguiri, interdisant la vente de carburant dans les bidons et ordonnant la destruction de ceux-ci, est une mesure radicale, souvent motivée par la nécessité de:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Contrôler la spéculation et le marché noir, où les prix s'envolent, comme en témoignent les prix exorbitants parfois rapportés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Gérer la sécurité et l'ordre public face à l'énormité des files d'attente et la tension sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Limiter la fuite de carburant vers le pays voisin (le Mali), pour préserver les stocks locaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, pour le Malien contraint de faire le voyage, cette décision est un coup de massue. Elle annihile l'effort, la dépense et le risque encourus, rappelant de manière douloureuse que dans cette crise, la nécessité des uns se heurte parfois aux impératifs administratifs des autres. C'est le petit commerce, l'artisanat, l'agriculture locale qui perdent leur unique source d'énergie, sacrifiés sur l'autel d'une lutte contre le marché parallèle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le cynisme de la menace: l'approvisionnement des terroristes</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la population peine à s'approvisionner légalement, l'information selon laquelle des Groupes terroristes armés (GAT) traversent la frontière mauritanienne avec des dizaines de motos-tricycles chargées de bidons de carburant révèle un double standard insupportable:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'inefficacité des contrôles: Comment, alors que les civils sont soumis à des restrictions drastiques et à des destructions de biens, des groupes notoirement dangereux parviennent-ils à s'approvisionner massivement et ouvertement ? Cela met en lumière de graves lacunes dans la surveillance des frontières et soulève la question d'une possible passivité, voire complicité, dans certaines zones.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Un carburant de guerre: Le carburant n'est pas pour ces groupes un simple produit de consommation, mais un outil logistique essentiel à leurs opérations: déplacements rapides, ravitaillement de bases isolées, transport d'armes et d'explosifs. Faciliter ou ne pas empêcher cet approvisionnement revient indirectement à alimenter le conflit et à prolonger le blocus qui affame le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La trahison de l'esprit de solidarité: Si cette information est avérée, elle pose la question de la solidarité régionale. Le carburant qui est refusé au citoyen lambda au nom de l'ordre est-il généreusement offert ou toléré pour ceux qui déstabilisent l'ensemble de la sous-région ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>3. Analyse et perspectives: un nœud sécuritaire et humain</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation est un microcosme de la crise multidimensionnelle que traverse le Mali et le Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'érosion de la confiance: De telles informations ne peuvent qu'accentuer le sentiment d'abandon et d'injustice au sein de la population malienne. Elles renforcent la perception d'une autorité qui est impuissante face aux menaces réelles, mais prompte à frapper les plus vulnérables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'urgence d'une coordination régionale: La lutte contre le terrorisme et ses réseaux logistiques d'approvisionnement ne peut se faire sans une collaboration transfrontalière rigoureuse et transparente. Les mesures administratives doivent être coordonnées pour ne pas pénaliser les populations amies tout en coupant efficacement les vivres aux ennemis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'histoire du carburant malien est celle d'un peuple pris entre le marteau des blocus djihadistes et l'enclume de mesures frontalières qui, faute de discernement, les frappent durement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La véritable reconnaissance des «amis» résidera dans la capacité des États voisins à faire preuve de discernement et de solidarité concrète, en tarissant les sources d'approvisionnement des groupes armés sans sacrifier la survie du citoyen Malien. C'est l'essence même de la paix qui est en jeu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La République du Mali à l&amp;apos;épreuve du blocus : Quand la crise sécuritaire rime avec tempête politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/la-republique-du-mali-a-lepreuve-du-blocus-quand-la-crise-securitaire-rime-avec-tempete-politique-3110619.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali est au bord du précipice, pris en étau entre un terrorisme audacieux et un front politique de plus en plus fracturé. Alors que le blocus djihadiste paralyse l&#039;économie nationale, des voix s&#039;élèvent pour dénoncer une forme républicaine menacée, réactivant les vieilles lignes de faille qui ont historiquement ébranlé Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 11:37:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La résilience de la nation est mise à rude épreuve: l'Armée a-t-elle sous-estimé les prophéties de malheur, ou est-elle victime d'une stratégie de déstabilisation dont la brutalité dépasse l'entendement?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La double menace: blocus djihadiste et appel à la désobéissance civile<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation actuelle du Mali se caractérise par une convergence dangereuse de crises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'une part, les groupes terroristes armés et leurs soutiens (GAT) ont nettement intensifié leur stratégie, passant de l'attaque ciblée au véritable blocus économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'autre part, cette pression sécuritaire et sociale est exploitée par une opposition interne pour justifier un appel à la désobéissance civile, au motif que la «forme républicaine» du Mali serait compromise par le régime militaire en place.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le blocus, fer de lance du djihad économique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'information est claire: le blocus vise directement l'importation de carburant, mais ses conséquences sont un véritable blocus de la vie nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Paralysie économique et sociale: La pénurie de carburant assèche les maillons essentiels de l'économie. L'approvisionnement des villes et villages s'interrompt, les marchés s'effondrent, et la vie quotidienne est désorganisée : travailleurs et élèves peinent à se rendre à leurs bureaux ou à l'école.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Stratégie de rupture: En ciblant le citoyen et les services de base, l'objectif des Groupes armés terroristes (GAT) est manifeste: mettre le gouvernement malien et les populations à dos. L'incapacité de l'État à assurer la fluidité de la vie courante crée un terrain fertile à la grogne et à la défiance vis-à-vis des autorités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La faiblesse historique de l'arrière: quand l'opposition sonde les limites<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'appel à la désobéissance civile par des opposants, justifié par la «crise multiforme», intervient dans un contexte historique lourd.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le syndrome des coups d'État: Il est établi que partis politiques et syndicats se sont trouvés mêlés à la quasi-totalité des coups d'État au Mali depuis 1991. Cet historique alimente la méfiance du pouvoir en place et souligne une fragilité institutionnelle chronique où les alliances politiques peuvent rapidement basculer vers la subversion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La forme républicaine comme cheval de bataille: La Constitution malienne, comme d'autres, interdit de remettre en cause sa forme républicaine. Les opposants utilisent ce principe fondamental pour légitimer leur action contre un régime militaire qui, par sa nature même et son caractère transitoire, est perçu comme une menace intrinsèque à cette forme républicaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’armée malienne face au défi de la vigilance et de la désinformation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'évolution de la menace terroriste pose la question de l'anticipation et de l'analyse stratégique des forces armées maliennes (FAMa).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A. Les «signes avant-coureurs» des cassandres étrangères<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a quelques mois, des médias français de prédication (terme utilisé par la partie adverse pour désigner les médias occidentaux critiques) avaient annoncé:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La chute prochaine d’un État de l'AES (Alliance des États du Sahel) aux mains des GAT.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le mouvement des groupes terroristes vers les frontières des trois pays (Mali, Mauritanie, Sénégal) avec un risque d’attaques de grande envergure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">B. Le Risque d'une Vigilance Manquée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces annonces, souvent perçues par le régime de Bamako comme de l'ingérence ou de la désinformation, pourraient avoir été sous-estimées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Analyse minimisante: Il est possible que les informations, même émanant de sources perçues comme hostiles, n'aient pas été suffisamment analysées ou aient été «simplement minimisées» par un régime jaloux de sa souveraineté , déjà en rupture diplomatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Coïncidence fatale: Le blocus actuel et l'intensification des attaques pourraient confirmer a posteriori la justesse des alertes lancées. L'Armée du Mali aurait-elle manqué de vigilance, permettant aux GAT de mettre en place cette stratégie de blocus avant que Bamako ne puisse réagir adéquatement ? Cette question est cruciale pour évaluer l'efficacité de la nouvelle stratégie sécuritaire du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise, un test ultime pour la nation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La conjugaison de ces facteurs, l'étouffement économique par le blocus djihadiste et la pression politique de l'opposition au nom de la forme républicaine-place le gouvernement malien dans une position extrêmement délicate.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dilemme est de taille: comment restaurer la sécurité et l'approvisionnement des populations sans apparaître comme vulnérable ou, pire, sans donner raison aux opposants et aux Cassandre qui annoncent la déstabilisation régionale ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réponse à cette crise sera un test ultime pour la capacité du Mali à se préserver contre les agressions externes (terrorisme) et les fractures internes (politiques). Le succès ou l'échec des Forces armées maliennes (FAMa) à briser le blocus sera déterminant non seulement pour la survie du régime, mais aussi pour l'avenir socio-économique et la stabilité à long terme de la République malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">A.K.D</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune : Pour une gestion rationnelle et apaisée de la crise du carburant</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/petrole/tribune-pour-une-gestion-rationnelle-et-apaisee-de-la-crise-du-carburant-3110624-3110624.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali traverse une crise d’approvisionnement en carburant dont les répercussions touchent les citoyens, les forces de défense, les services sociaux, les entreprises et l’ensemble de la chaîne de mobilité. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 11:08:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les longues files d’attente, les stations prises d’assaut, les surenchères, les pertes de revenus et les tensions sociales créent un climat de fatigue, de stress collectif et de frustration légitime. Cette situation met à l’épreuve notre cohésion nationale et notre capacité à organiser rationnellement la gestion d’une ressource temporairement rare.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, cette crise n’est pas une fatalité. D’autres pays confrontés à des pénuries similaires ont démontré qu’une approche fondée sur la méthode, la transparence et la discipline pouvait réduire rapidement les files d’attente et restaurer la confiance. Le Mali peut et doit en faire autant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi les files d’attente persistent<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les files actuelles résultent de trois facteurs combinés:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Une demande concentrée, amplifiée par la peur. Notre pays consomme en moyenne entre 3,2 et 3,5 millions de litres par jour, alors que l’offre livrée ces derniers jours ne couvre parfois que 50 à 60% des besoins urbains, créant mécaniquement un effet d’embouteillage humain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Une logistique sous tension. Les corridors doivent être sécurisés, les livraisons sont irrégulières et la répartition entre stations reste parfois inefficace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Un déficit d’information et de visibilité. Les rumeurs remplacent souvent l’information officielle, provoquant des ruées soudaines qui aggravent les files.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autrement dit: nous vivons autant une crise d’organisation qu’une crise d’approvisionnement. C’est précisément sur l’organisation que nous pouvons agir immédiatement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Recherche opérationnelle: une méthode pour réduire les files et rétablir l’ordre<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Recherche Opérationnelle (RO) est un outil scientifique utilisé dans les armées, les réseaux de transport, la logistique pétrolière, les ports et les grandes entreprises pour optimiser les flux, réduire les files d’attente et allouer rationnellement des ressources limitées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Appliquée à notre situation, elle permet de:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• réduire les files en organisant l’accès et en répartissant la demande par créneaux;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• accélérer la distribution en optimisant les tournées des camions-citernes;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• allouer le carburant selon des priorités claires, pour éviter le chaos;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• anticiper les tensions par la simulation plutôt que de réagir dans l’urgence;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• offrir de la visibilité aux citoyens, pour calmer la peur et le désordre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plan d’urgence en 10 mesures (sur 30 à 60 jours)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Créer une Cellule de Coordination Logistique et RO rattachée au CIGCC (Comité interministériel de Gestion de crises et catastrophes) et à l’OMAP (Office malien des Produits pétroliers), dotée d’un pouvoir d’arbitrage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Prioriser la distribution: d’abord Sécurité et Périmètre d’État, ensuite Santé, puis Transport, puis Agricole, enfin Grand public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Dédier des stations par catégorie (taxis, SOTRAMA, services d’État, grand public…) pour casser les files mixtes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Organiser l’accès par créneaux horaires afin d’éviter les pics de demande.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Optimiser les tournées de camions par une méthode mathématique de type Vehicle Routing Problem (VRP).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Instaurer un quota temporaire par véhicule, pour partager l’effort sans injustice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">7. Sécuriser les corridors et citernes prioritaires par escortes ciblées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">8. Publier une communication unique et quotidienne, à heure fixe, pour couper les rumeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">9. Établir la cartographie réelle de la demande (communes et régions) afin d’adapter la distribution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">10. Évaluer et ajuster chaque semaine, sur la base d’indicateurs et non d’impressions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec cette organisation, il est réaliste d’espérer réduire de plus de 50% les files en trois à quatre semaines, tout en restaurant l’ordre et la visibilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le succès repose sur trois principes:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Une chaîne de décision claire, alignée sur l’intérêt général;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Une gestion par les données, et non par la rumeur;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Une communication honnête, calme et rationnelle, pour apaiser et unir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Message aux citoyens<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation actuelle est difficile et éprouvante. Elle exige de nous patience, civisme et solidarité. Le carburant disponible sera distribué de manière organisée, transparente et équitable, afin que chaque famille, chaque service essentiel et chaque secteur vital puisse continuer à fonctionner. Aucun pays ne traverse l’épreuve dans la confusion. Ensemble, dans le calme et la discipline, nous surmonterons cette crise et servirons l’intérêt supérieur de la Nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise du carburant que traverse le Mali peut être surmontée par l’organisation, la transparence et la méthode. La Recherche Opérationnelle offre un cadre moderne, rationnel et éprouvé pour réduire les files, sécuriser les flux, garantir la continuité des services vitaux et restaurer la confiance. Le désordre n’est pas une fatalité. La solution existe : elle repose sur la science, la discipline, la coordination et l’unité nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Harouna NIANG, Ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements du Mali<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le carburant, nerf de la guerre au Mali :  Le blocus djihadiste, vengeance du renseignement manqué</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-carburant-nerf-de-la-guerre-au-mali-le-blocus-djihadiste-vengeance-du-renseignement-manque-3110618.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali est confronté à une escalade stratégique et brutale: le blocus de l&#039;approvisionnement en carburant, orchestré par les Groupes armés terroristes (GAT), est une riposte cinglante aux efforts du gouvernement pour les assécher. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 08:19:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n'est plus une simple bataille militaire, mais une guerre économique et psychologique où chaque litre d'essence devient un enjeu vital. Face à ce défi, une question lancinante se pose: les services de renseignement maliens, en optant pour l'interdiction frontale, ont-ils raté l'occasion d'une manœuvre stratégique plus dévastatrice, permettant aux terroristes de transformer une mesure défensive en une offensive nationale paralysante ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La riposte djihadiste: une vengeance pour un manque à gagner<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise actuelle de la pénurie de carburant au Mali n'est pas un phénomène aléatoire. Elle est la conséquence directe d'une série de mesures prises par les autorités maliennes pour couper le flux logistique vital des Groupes armés terroristes (GAT).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A. Le contexte de l'interdiction<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour contrer la mobilité des terroristes, le gouvernement malien a donné des instructions claires:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Interdiction aux Stations-Service de fournir du carburant aux relais des GAT.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Mesures Régionales Spécifiques:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la région de Bandiagara, notamment, le gouverneur et les préfets ont agi pour couper concrètement cette chaîne d'approvisionnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">B. La réaction des GAT: Le blocus, réponse du berger à la bergère<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'effet a été immédiat et violent, illustrant la dépendance des GAT à cet «or noir» et leur capacité de nuisance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La menace terroriste se traduit par une déclaration de guerre économique: «Vous nous avez dit que nous n’aurons pas de carburant, alors vous ne l’aurez pas non plus».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette réplique ne vise plus l'Armée seulement, mais l'ensemble de la population et l'économie, transformant la pénurie locale des terroristes en une paralysie nationale : plus d'approvisionnement, inflation des prix, arrêt du transport des travailleurs et des élèves. L'objectif est double: punir l'État et inciter au soulèvement populaire par l'asphyxie économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dilemme du renseignement: force brute contre stratégie réfléchie<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démarche des autorités maliennes, bien qu'animée par le «cœur» et la «force du pouvoir» (le courage de l'interdiction), pourrait révéler un manque de finesse stratégique dans l'exploitation du renseignement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le piège de l'interdiction frontale<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est indéniable que l'interdiction est une action simple, rapide et nécessaire. Cependant, en agissant par interdiction sèche, les services de renseignement ont peut-être brûlé leur cartouche la plus précieuse: la surprise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le renseignement figé: L'interdiction a averti les Groupes armés terroristes (GAT). Elle a obligé les relais à changer de mode opératoire, mais elle n'a pas permis d'exploiter le réseau existant. Les relais, face à l'interdiction, ont cessé d'opérer, coupant la trace des flux et la possibilité d'y remonter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'alternative stratégique: La filature et le démantèlement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sagesse stratégique suggère que, face à une situation complexe, les solutions doivent être réfléchies et commandées par la raison, non par l'émotion de l'urgence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le plan de filature: Au lieu d'une interdiction générale, une stratégie de filature et de surveillance accrue des relais (les «yeux et les oreilles» des GAT en ville) aurait pu être mise en œuvre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le jackpot du renseignement: Une filature nocturne des véhicules de ravitaillement aurait pu:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Identifier et démanteler plusieurs bases terroristes dans les brousses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Arrêter des chefs terroristes ou des figures importantes des réseaux logistiques, non seulement au Mali mais dans toute l'Alliance des États du Sahel (AES).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Cartographier les réseaux financiers et les sources d'approvisionnement des GAT.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'interdiction a permis de gagner une bataille défensive temporaire (couper l'approvisionnement immédiat), mais la filature aurait pu mener à une victoire stratégique (démanteler le réseau) en utilisant les Groupes armés terroristes (GAT) eux-mêmes comme des balises vers leurs propres bases.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Appel à une nouvelle stratégie de renseignement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, par sa bravoure militaire, ne doit pas négliger l'arme du renseignement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise du carburant est une leçon amère: dans cette guerre asymétrique, le terroriste cherche la confrontation facile et la réaction prévisible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités maliennes, sans dicter aux officiers supérieurs leur conduite, sont invitées à intégrer davantage de manœuvres d'infiltration et de filature dans leur arsenal. L'opinion publique, asphyxiée par ce blocus, doit comprendre que la guerre contre le terrorisme est avant tout une guerre de l'information et de la patience stratégique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps de passer de l'interdiction visible à la surveillance invisible et dévastatrice, afin de frapper les Groupes armés terroristes au cœur de leur logistique et de leurs commandements, rétablissant la paix non seulement dans les stations-service, mais dans les esprits de tous les Maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>A.K.D</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>«La décentralisation a transformé la IIIème République en kleptocratie»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-decentralisation-a-transforme-la-iiieme-republique-en-kleptocratie-3110406.html</link>
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<description><![CDATA[ Selon Ousmane Sy, «de l&#039;indépendance à nos jours, tous les dix (10) ans, nous sommes tombés dans une crise. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 08:34:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce genre de schéma ne favorise pas le développement. Car, chaque crise nous ramène à la case départ. Elle ne provoque pas de véritable changement ». Quel est le fond de cette crise ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours selon M. Ousmane Sy qui a dirigé le processus de décentralisation et ancien ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation «Notre crise est le résultat du mauvais fonctionnement de notre État. Le fond de cette crise, c'est l'incapacité de notre État à mobiliser les communautés».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Ces communautés ont subi l'État depuis les indépendances. Aujourd'hui, l'évolution a fait de telle sorte que nous sommes dans des États de droit où on ne peut réprimer qu'auparavant. Ce qui fait que les communautés sont moins soumises. Or, nos États ne sont préparés qu'à gérer des communautés soumises. C'est cela le fond de cette crise. À cette gouvernance héritée de la colonisation, la décentralisation a trois grands objectifs: approfondir la démocratie, installer les services publics de base à proximité des populations et le développement des territoires. Puisqu'il s'agit d'une réforme qui se fait dans la durée, il faut la faire dans la progression. Quand on construit un édifice, on commence par le soubassement qu'on teste avant de passer à la construction en étage. Un véritable débat a eu lieu en 1993 sur la création des communes sur toute l'étendue du territoire national. Un débat qui a conduit à la loi de création des communes. Cette communalisation était le soubassement de la décentralisation».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette décentralisation, qui a été dans son application la grande pagaille due au laxisme et à l'impunité des élus avec la complicité des gouvernements successifs, a transformé la IIIème République en kleptocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et quelle a été la suite ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours selon l’ancien ministre Ousmane Sy, «La prochaine phase est celle du développement territorial qui est la régionalisation. Parce que nous nous sommes rendu compte que chaque région du Mali renferme des potentialités. Pour tirer profit de celles-ci, il fallait responsabiliser des acteurs qui sont de ces territoires et créer de la richesse et de l'emploi». Malheureusement, cela ne peut être une réalité tant que le pouvoir central qui délègue une partie de ses prérogatives (aux collectivités) n'est pas bien gouverné. Pour les ressources naturelles, par exemple, l'État continue à les gérer au détriment des populations locales. Nous voyons la misère de la région de Kayes, première pourvoyeuse au budget national: pas de route, pas de chemin de fer, pas d'électricité, ni d'eau, pas de développement de la santé, de l'éducation et encore moins de la gouvernance locale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette gouvernance prédatrice explique l'explosion des revendications corporatistes récurrentes à tous les niveaux socio-professionnels. La confiance est rompue entre les acteurs. La démarche démocratique écartant toute contrainte (externe au processus de décision), le dialogue social se fera entre acteurs maliens des communautés de base au pouvoir central en passant par les syndicats, le patronat et toutes les composantes de la société civile. La crise multidimensionnelle que vit le Mali depuis dix (10) ans n'est pas tombée du ciel. Elle résulte des cinq (05) premiers chapitres de la présente étude. Les chapitres 06 à 10 décrivent les procédures et les propositions de voies et moyens d'élaboration d'un nouveau contrat social à même de circonscrire les multiples revendications corporatistes qui paralysent, depuis des années, le développement socio-économique du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les causes de la crise multidimensionnelle<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les causes internes: une gouvernance n'ayant pas intégré les aspects géopolitique, géo économique et géostratégique du Sahel en général, et de la partie septentrionale du Mali en particulier; une gestion sécuritaire défaillante ayant laissé cette partie du pays aux narcotrafiquants qui ainsi, des années durant, ont tissé de solides réseaux au sein des populations locales, qui a permis le développement d'une économie criminelle; une mauvaise gestion économique, financière et sociale des zones arides et semi-arides, poussant à l'exode les populations de Kidal à Kayes; le bas niveau des revenus des travailleurs; la mauvaise gouvernance de nos ressources minières et agrosylvopastorales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les causes externes: Les convoitises sur les ressources naturelles du pays; la destruction de l'État Libyen en 2011.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’intervention militaire française de 2013 à 2022 avec des intentions inavouables de partition du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'intervention française qui a été un succès en 2013 tourné au fiasco de 2014 à 2022 avec l'extension de l'insécurité à l'ensemble du territoire national; abstraction des causes et conséquences de la crise, en ramenant la solution à des élections entre des candidats qui sont en majorité les acteurs de la mauvaise gouvernance ayant entraîné la dégénérescence de l'État malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faut-il rappeler aux donneurs occidentaux de leçons démocratiques que les élections ne sont que le volet final du processus, c'est à dire le choix de ceux qui seront chargés de commun accord; l'incapacité de la communauté internationale à proposer un accord de paix acceptable par le peuple malien. L'accord du 15 mai 2015 en général et son avenant du 15 juin 2015 en particulier ne sont ni applicables, ni acceptables, raison pour laquelle nous assistons depuis exactement 7 ans à la situation absurde du développement de l'insécurité «dans la paix» entre les signataires de l'accord issu du processus d'Alger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les conséquences de la crise:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Coup d'État (1991, 2012, 2020,2021);<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Généralisation de la corruption et de l'impunité;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mise du pays sous tutelle française;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Perte de repères moraux et politiques;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Extension de l'insécurité aux pays voisins du Mali;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Croissance sans développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À suivre !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source: «Debout Afrique !» (Diatrou DIAKITÉ) <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le dilemme du dialogue face à la détermination djihadiste : Le déchirement d’une nation face à la menace terroriste</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-dilemme-du-dialogue-face-a-la-determination-djihadiste-le-dechirement-dune-nation-face-a-la-menace-terroriste-3110405.html</link>
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<description><![CDATA[ De Ségou à Gao, de Tombouctou à Bamako, un vent de tristesse et d&#039;incertitude souffle sur le Mali. Nous sommes une nation de Maaya, de sagesse ancestrale et de profonde spiritualité, mais nos cœurs saignent sous le poids de la violence et de la division. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 08:29:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque attaque est une blessure, chaque vie perdue un déchirement qui résonne dans nos concessions familiales. Aujourd'hui, face à la montée en puissance de groupes djihadistes aux messages de plus en plus menaçants pour la capitale, le peuple malien lève les yeux vers ses dirigeants, les yeux remplis de larmes et d'espoir mêlés: faut-il dialoguer avec nos fils égarés pour ramener la paix, ou faut-il mener le combat jusqu'à l'éradication de la menace ? Cette question, qui divise les foyers et les esprits, est la plus cruciale de notre époque. Le prix de l'hésitation pourrait être notre unité même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le débat sur le dialogue avec les Groupes armés terroristes (GAT) maliens est au cœur de la crise sécuritaire. Tandis qu'une frange de l'opinion, souvent dans les zones les plus touchées, plaide pour la négociation afin d'arrêter l'effusion de sang, l'État se trouve face à une réalité de plus en plus brutale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À qui profitent les négociations ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question n'est pas de savoir s'il faut dialoguer, mais plutôt de savoir pourquoi les dialogues passés n'ont pas abouti et quels sont leurs bénéfices réels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'historique et le bilan: Le Mali a déjà eu recours à diverses formes de négociations informelles avec des chefs djihadistes maliens. La réalité montre que ces pourparlers, qu'ils soient formels ou secrets, n'ont jamais engendré une paix durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Les fins du terrorisme: Pour les Groupes armés terroristes dont les messages sont désormais clairs, renverser le pouvoir à Bamako et instaurer la Charia, le dialogue n'est pas une fin en soi, mais une tactique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les négociations peuvent servir à:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Gagner du temps: Se réorganiser, recruter, et consolider leur contrôle territorial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Démoraliser l'armée: Suggérer que l'État ne croit plus en la victoire militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La diffusion de vidéos en Bambara, menaçant directement Bamako, est un signal alarmant. Les GAT cherchent à démontrer qu'ils en ont les moyens militaires et politiques pour instaurer le chaos et paralyser le pays. Leur détermination affichée est en soi une arme de guerre psychologique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le nouveau visage de la menace <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'émergence de nouveaux groupes djihadistes composés uniquement de l'ethnie Bambara, issus de localités ayant signé des pactes de non-agression avec les terroristes, est l'un des faits les plus troublants de la crise:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le piège du communautarisme: Si une des clauses des «pactes secrets» oblige les localités à fournir des combattants, c'est le signe d'une stratégie djihadiste visant à créer une force de frappe endogène, masquée derrière le vernis d'une «autodéfense» ou d'une «révolte locale».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La sanctuarisation: Ces accords permettent aux Groupes armés terroristes (GAT) de sanctuariser des zones ethniques et de recruter sans opposition, transformant des conflits communautaires en terreau pour le djihad.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le risque de guerre civile: En intégrant des groupes ethniques majeurs dans leur combat, les terroristes ne menacent plus seulement l'État, mais risquent d'entraîner le pays dans un conflit intra-communautaire généralisé, bien plus dévastateur que la rébellion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La riposte impérative: les quatre piliers pour l’État malien<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ce péril existentiel, l'État ne peut se contenter d'une seule approche. La réponse doit être globale, ferme et juste, reposant sur les quatre axes:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Négociations ciblées (avec prudence): Le dialogue ne doit être envisagé que comme un outil de déradicalisation et de désengagement pour les combattants égarés et les chefs maliens non irréductibles, offrant une porte de sortie claire vers l'amnistie ou la réinsertion, mais jamais comme une reconnaissance politique ou une négociation des fondements républicains. Les idéologues irréductibles doivent être combattus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Intensifier les combats militaires (avec éthique): L'État doit réaffirmer son monopole de la violence. L'intensification des opérations est vitale pour démontrer la suprématie de l'Armée et briser l'élan expansionniste des GAT, y compris les nouvelles cellules bambara. La riposte doit être efficace mais conduite dans le strict respect des droits humains pour gagner le cœur des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Mettre en place des projets de développement endogène: La pauvreté, la marginalisation et le manque d'opportunités sont les moteurs du recrutement. Le développement ne doit pas être un simple geste, mais une stratégie de reconquête par le bien-être. Des projets ciblés qui répondent aux besoins des communautés (eau, écoles, emploi) sont essentiels pour assécher la source de recrutement djihadiste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. bâtir une justice équilibrée, l'axe fondamental: C'est le pilier qui peut tout changer. La justice sociale est le rempart ultime contre le djihadisme. Lorsque les citoyens sont marginalisés, victimes de corruption, ou que la justice est perçue comme un outil des puissants, le discours des djihadistes sur un «système injuste» trouve un écho. Rétablir une justice qui: garantit l'égalité des droits et des opportunités, sanctionne la corruption et les abus sans, distinction d'ethnie ou de classe, assure un niveau de vie décent pour tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un appel à la purification du cœur national<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour bâtir une société pacifique, nous devons, en tant que Maliens, transcender nos divisions. La justice sociale, l'équité et la solidarité ne sont pas de simples slogans politiques, mais les ingrédients de la cohésion nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vrai dialogue que le Mali doit mener n'est pas avec le terroriste, mais avec lui-même.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons laver nos cœurs de la haine, de l'envie, des rancunes, de l'aversion et des injustices qui ont nourri la crise. Le gouvernement malien a la lourde tâche de porter le glaive militaire, mais aussi le flambeau de la justice et de l'équité pour que le peuple se range définitivement du côté de la République et rejette l'idéologie djihadiste. C'est à ce prix seulement que la paix durable reviendra sur la terre de Soundiata Keïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K DRAMÉ <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Lamine Dramé :  Le marabout qui défia l&amp;apos;Empire français</title>
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<description><![CDATA[ El Hadj Mamadou Lamine Dramé (v. 1835-1840- 1887) fut un marabout soninké et chef de guerre qui mena l&#039;une des résistances les plus significatives contre l&#039;expansion coloniale française dans la région du Haut-Sénégal et de la Sénégambie (Mali, Sénégal, Gambie actuels) entre 1885 et 1887. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 10:17:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De la piété à la guerre sainte (Jihad)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Formation et vocation spirituelle: Né à Goundiourou (près de Kayes, Mali), Mamadou Lamine était issu d'une famille de marabouts et reçut une solide formation coranique. Son destin bascula après son pèlerinage à La Mecque (Haj), d'où il revint avec le titre d'El Hadj et une conviction missionnaire inébranlable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La Mission: Il se proclama chef d'un mouvement de jihad (guerre sainte) avec un double objectif:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Défendre les populations musulmanes contre les chefs locaux qu'il jugeait corrompus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Surtout, lutter contre la menace montante des «infidèles» coloniaux pour établir un État théocratique soninké unifié.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'apogée de la résistance (1885-1886)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grâce à son charisme et à son message de pureté religieuse, il rallia un grand nombre de Soninké et d'autres populations locales, lassées par l'oppression et les taxes coloniales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Défis militaires: Il vainquit les chefs inféodés aux Français et son acte le plus audacieux fut l'encerclement et l'assaut du fort de Bakel en avril 1886. Bien que le fort ait tenu, cet événement démontra aux autorités françaises l'ardeur et la menace sérieuse que représentait sa révolte. Sa capacité à mobiliser une résistance unifiée fit de lui le principal adversaire des Français dans la région à cette époque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La tragédie et le sacrifice<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réaction française fut une brutalité calculée visant à décapiter le mouvement par la terreur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Prise d'otage familiale: En mars 1886, les forces coloniales capturèrent plus de trente-quatre (34) membres de sa famille à Goundiourou (épouses, enfants, etc.). Mamadou Lamine refusa de se soumettre, plaçant sa mission au-dessus de son affection personnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le martyre de Soyibou: Son jeune fils, Soyibou Dramé (18 ans), fut capturé alors qu'il continuait la lutte, et fut fusillé après un jugement sommaire, devenant un martyr pour la cause de la résistance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fin tragique et l'héritage</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Mort: Poursuivi sans relâche, notamment par le lieutenant-colonel Joseph Gallieni et son allié local Moussa Molo, Mamadou Lamine fut blessé et capturé en décembre 1887 près de Toubacouta (à la frontière sénégalo-gambienne). Il mourut peu après de ses blessures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le Crâne: Trophée de Guerre: Pour prouver sa mort et humilier les résistants, son corps fut décapité. Son crâne fut ramené comme trophée aux autorités françaises à Saint-Louis, puis expédié en France et intégré aux collections du Muséum national d'Histoire naturelle (aujourd'hui conservé en réserve au Musée de l'Homme).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Symbole intemporel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou Lamine Dramé est devenu, au-delà de son échec à fonder un État durable, un symbole intemporel de la dignité, de la souveraineté et de la résistance acharnée des peuples ouest-africains face à l'envahisseur. Son histoire est emblématique des demandes de restitution des restes humains issues de la période coloniale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le contexte du Jihad en Afrique de l'Ouest au XIXème siècle<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La révolte de Mamadou Lamine Dramé n'était pas un événement isolé; elle s'inscrivait dans une vague de mouvements de réforme islamique et de jihads qui ont remodelé la carte politique de l'Afrique de l'Ouest au XIXème siècle. Ces mouvements avaient des causes multiples, mais poursuivaient un objectif théologique et politique similaire: la purification de l'Islam et l'établissement d'États théocratiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Les causes profondes des jihads<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs facteurs expliquent l'émergence de ces mouvements au Sénégal, au Mali et au Nigeria actuels:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Désir de purification religieuse: Les réformateurs (les mujahidin) comme Dramé cherchaient à combattre ce qu'ils considéraient comme des pratiques syncrétiques, non-conformes au Coran et à la Sunna, et à instaurer une société régie par la Charia (loi islamique).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Contestation du pouvoir en place: Les jihads visaient souvent les élites locales (rois, chefs de guerre) accusées de corruption, d'oppression, de fiscalité abusive et de non-respect des préceptes islamiques (d'où le terme de «chefs locaux jugés corrompus»).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Réponse à la menace extérieure: L'arrivée progressive et menaçante des puissances coloniales européennes (les «infidèles» coloniaux) a servi de catalyseur. Le jihad devenait alors l'ultime moyen de défense pour préserver la foi et la souveraineté territoriale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Les figures majeures contemporaines de Dramé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou Lamine Dramé faisait partie d'une lignée de grands réformateurs-guerriers, dont les plus célèbres sont:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Ousmane Dan Fodio (Nigeria, début du siècle): Fondateur du califat de Sokoto, il a inspiré de nombreux mouvements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● El Hadj Oumar Tall (Mali/Guinée/Sénégal): Fondateur de l'Empire toucouleur (ou Oumarien), son empire dominait la région du Haut-Sénégal avant même l'ascension de Dramé. Dramé a d'ailleurs pu s'inspirer du modèle Oumarien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Samory Touré (Guinée/Mali/Côte d'Ivoire): Contemporain direct de Dramé, il a mené une résistance féroce et durable contre les Français, créant l'Empire Wassoulou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. La spécificité du mouvement de Dramé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien qu'il s'inscrive dans cette tradition, le mouvement de Mamadou Lamine Dramé présentait des caractéristiques spécifiques:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Identité Soninké: Son jihad était fortement ancré dans les populations soninké du Khasso et de la Sénégambie, cherchant à leur donner une structure étatique théocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Réaction tardive et directe à la colonisation: Contrairement aux jihads antérieurs qui se concentraient initialement sur des réformes internes, celui de Dramé (actif après 1885) était avant tout une réponse militaire urgente et directe à l'établissement des forts et à l'avancée française symbolisée par l'axe du fleuve Sénégal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Mobilisation spirituelle: Dramé utilisait son statut d'El Hadj et de marabout pour cimenter l'unité, transformant une opposition politique en une obligation religieuse de défendre la dar al-islam (territoire de l'islam).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En défiant la France avec une guerre sainte, Mamadou Lamine Dramé a non seulement menacé les ambitions coloniales, mais il a aussi rappelé la vitalité de l'islam comme force de mobilisation politique et militaire contre l'oppression au XIXème siècle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les grandes batailles<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou Lamine Dramé n'a pas seulement résisté, il a remporté des victoires tactiques et politiques majeures qui ont gravement menacé l'autorité française dans le Haut-Sénégal et la Sénégambie entre 1885 et 1887.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses succès ne se mesurent pas uniquement par des gains territoriaux permanents (car il fut finalement vaincu), mais par leur impact psychologique, politique et militaire sur l'Empire français.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voici ses principaux succès sur les forces coloniales françaises et leurs alliés:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Victoires sur les Alliés locaux des Français (1885-1886)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le succès initial de Dramé fut d'anéantir l'autorité des chefs locaux inféodés aux colons, étape nécessaire à l'établissement de son État théocratique:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Prise du Boundou et Chute de Boulibani (Février 1886):<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Mamadou Lamine lança une offensive contre le Boundou, une région stratégique pour les Français.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Il vainquit et s'empara de Boulibani, la capitale du Boundou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Il défit et tua l'Almamy (chef) Omar Penda, qui était aligné sur les Français, en juillet 1886. Ce triomphe sur un vassal majeur de la France a envoyé un signal fort aux populations locales: il était possible de défier le pouvoir colonial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Renversement de Rois Collaborateurs (1887): En juillet 1887, ses troupes attaquèrent la capitale du Niaboulo (Netboulou), renversèrent et exécutèrent le roi Mansajata, un autre collaborateur des Français. Dramé cherchait systématiquement à faire des exemples des Africains qui se soumettaient à l'occupation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Le Triomphe de la Bataille du 13 Mars 1886<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La confrontation la plus marquante contre une force française elle-même est survenue peu avant le siège de Bakel:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Défaite humiliante pour les colons: Le 13 mars 1886, une bataille eut lieu qui se solda par une défaite cinglante pour les forces coloniales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Bilan lourd pour la France: Les pertes françaises comprenaient dix (10) morts (dont deux officiers), trente-six (36) blessés et l'abandon d'un canon sur le terrain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Conséquences: Cet événement fut une humiliation majeure pour l'Empire français. La nouvelle de cette victoire d'un chef local sur une armée coloniale se propagea rapidement, amplifiant la légende de Dramé et entraînant le ralliement de milliers de jeunes à sa cause du jihad.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Le Siège de Bakel (Avril 1886)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien que Dramé n'ait pas réussi à prendre le fort de Bakel, l'acte en lui-même constitue un succès psychologique et un exploit militaire:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'audace: Il réussit à assiéger et encercler l'un des principaux postes fortifiés français sur le fleuve Sénégal pendant plusieurs jours (certaines sources parlent de trois jours à partir du 4 avril 1886).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le signal: Cet assaut a démontré que l'autorité française n'était pas absolue et que la colonisation ne s'établirait pas sans une guerre acharnée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La mobilisation d'urgence: La gravité de la situation à Bakel a forcé le lieutenant-colonel Henri Nicolas Frey à revenir en urgence de Bamako avec des renforts, prouvant que Dramé avait réussi à immobiliser et à réorienter l'effort militaire français.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Impact politique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le plus grand succès de Mamadou Lamine Dramé fut sa capacité à unifier les populations soninkés sur une base idéologique (le jihad) et à établir un État éphémère qui défiait directement l'administration de Saint-Louis.</span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x_68e67ff5e9b32.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Abdoul Karim Drame</b></span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa révolte fut perçue jusqu'à Paris comme une menace existentielle à la progression de la France dans le Soudan occidental (Mali actuel), forçant le commandement français à mobiliser des colonnes massives dirigées par des officiers supérieurs (comme Frey et Gallieni) uniquement pour le traquer et l'éliminer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même dans la défaite finale, l'ardeur et l'ampleur de ses succès militaires initiaux lui ont assuré une place durable comme l'un des héros majeurs de la résistance anti- coloniale en Afrique de l'Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K.D<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise socio&#45;politique :  Le Malien, la racine du mal</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-socio-politique-le-malien-la-racine-du-mal-3110182.html</link>
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<description><![CDATA[ Escroquerie, abus de confiance, surenchère et spéculation. Tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins, dit-on. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 09:50:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À chaque crise socio-politique et rupture d’un produit de grande consommation, le Malien devient un loup pour le Malien. Il a suffi d'une rupture dans la fourniture des stations d’essence pour que certains improvisent des points de vente en fixant des prix qui dépassent tout entendement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Malien vient encore de faire découvrir son vrai visage d'homme à tirer profit de toutes les situations pour mettre en difficulté son prochain. Sachant bien que le porte-monnaie de ce dernier est troué par des dépenses journalières. Il le fait sans remords, voire sans faire référence à la morale religieuse qui condamne des pratiques illicites à partir desquelles on suce le sang de l’autre. Pourvu qu’il tire profit de la souffrance de son prochain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rupture de l’approvisionnement des stations d’essence est la preuve parfaite que le Malien est loin de renoncer à son comportement déshonorant et dégradant. Par ailleurs, qui ne participe pas à la construction d’un citoyen modèle, capable de faire face aux défis et annihile tout effort de développement entrepris pour améliorer ses conditions de vie et de travail.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pire, dans cette course effrénée au gain facile, il ne se préoccupe guère de la situation du pouvoir d’achat de ses compatriotes. Tout ce qui compte dans cette jungle, c’est l’argent facile qu’il amasse sans se soucier de la situation de précarité de son concitoyen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La semaine dernière, le Malien est devenu un loup pour le Malien. La rupture dans la fourniture des stations d’essence sur l’ensemble du territoire national a été une aubaine pour certains à déterrer leur hache de guerre: escroquerie, abus de confiance, surenchère et spéculation. Ils ont installé au grand jour leur cupidité, avidité. Et avec cette rupture, ils n’ont pas lésiné sur les moyens. Qui d’un bidon de 5 litres, de 20 litres, d’un fût, d’un tricycle, d’une SOTRAMA, ils ont pris d’assaut les stations d’essence. Et au détours d’une rue, ils improvisent des points de vente pour proposer le litre d’essence à 1 000 F CFA, acheté à la pompe à 775 F CFA. Les jours suivants, les tarifs ont changé ainsi que le contenant. La bouteille d’une eau minérale était cédée à 3 000 F CFA et la bouteille d’une boisson de 33 cl à 5 00 F CFA. Dans ce bazar, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins qu’elles soient légales ou illégales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est important de noter qu’à chaque crise socio-politique et rupture d’un produit de grande consommation, le Malien devient un loup pour le Malien. En 1968, la soldatesque, arrivée au pouvoir, instaure un régime de terreur pour bien profiter du Trésor public. En 1991, à la chute du régime du général Moussa Traoré, les démocrates installent une escroquerie politique au Mali. Les acteurs politiques, soucieux de leur confort, ont mis le pays en coupe réglée pour piller les maigres ressources. En un laps de temps, ils sont devenus milliardaires, actionnaires dans des sociétés et entreprises publiques et privées, propriétaires fonciers, détenteurs de permis miniers, promoteurs d’écoles privées. Bref, ils sont présents dans tout ce qui peut rapporter quelque chose.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les veilles des mois de ramadan sont connues au Mali comme des mois propices à la surenchère. Malgré le mois dit béni, certains de nos compatriotes pensent trouver leur compte. Les produits de grande consommation flambent sans qu’il ait rupture ou pénurie d’un produit. Ils procèdent à la rétention des produits dans leurs magasins. Et quelques jours après, ils fixent leur propre prix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise actuelle que le Mali vit depuis 2012 n’échappe pas à cette règle. Les Maliens sont divisés, malgré la menace qui pèse sur l’existence de notre pays. Ils sont nombreux à prédire le chaos. Au regard de ce qui précède, le Malien n’est autre que la racine du Mal. Il n’est jamais trop tard pour changer, dit-on. L’heure a sonné pour qu’on change de fusil d’épaule pour faire face à l’essentiel: sauver le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nous devons regarder l&amp;apos;ombre : Le racisme &amp;quot;brillant&amp;quot; du siècle des lumières Le miroir brisant de la vérité</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/nous-devons-regarder-lombre-le-racisme-brillant-du-siecle-des-lumieres-le-miroir-brisant-de-la-verite-3109974.html</link>
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<description><![CDATA[ Nous avons grandi avec le récit d&#039;une France des Lumières, phare de la raison et de la liberté. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 18:53:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous avons vénéré ses auteurs, célébré leurs mots, les considérant comme nos «ancêtres», porteurs d'un héritage intellectuel dont nous étions fiers. Pourtant, les propos attribués à ce grand homme de lettres, le Comte de Buffon, nous forcent à briser ce miroir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ces lignes qui déploient une idéologie de la supériorité raciale et justifient froidement l'horreur de la traite négrière, nous ressentons une profonde indignation. Notre héritage n'est pas monolithique. Il est temps que nous cessions de chérir aveuglément la «brillance» pour confronter l'abjection qui a été sciemment masquée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le polygénisme et la négation de l'humanité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les affirmations de Buffon, telles que «Les hommes n’ont pas tous la même origine» ou «Jamais homme un peu instruit n’a avancé que les espèces non mélangées dégénérassent», sont le fondement même du polygénisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette théorie, aujourd'hui réfutée, prétendait que les races humaines avaient des origines séparées, contredisant l'unité de l'espèce humaine (monogénisme).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'idéologie du déclassement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les passages infâmes comparant les «nègres» aux singes, «C’est une grande question, les Noirs, s’ils sont descendus du singe ou si les singes sont venus d’eux», ne sont pas le fruit d'une simple ignorance. Ils sont une construction délibérée visant à déclasser une catégorie d'êtres humains. Nous voyons ici le savoir mis au service de la haine, le «brillant» naturaliste se transformant en théoricien de la déshumanisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'essentialisation de la différence<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque Buffon décrit les caractéristiques physiques («Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses») pour en déduire «la mesure même de leur intelligence», nous assistons à la naissance de l'essentialisme racial. L'infériorité n'est plus un accident, mais une caractéristique intrinsèque, définitive, et non modifiable par le climat, justifiant ainsi l'oppression universelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La traite négrière: l'abjection économique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'aspect le plus glacé de ces citations est la justification du commerce des esclaves. Buffon y voit une «bonne affaire en même temps qu’une bonne action».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cynisme du capitalisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'auteur inverse la moralité: l'acheteur (l'Européen) devient le bienfaiteur, celui qui «soustrai[t] à la mort tant de malheureux nègres». La véritable ignominie est rejetée sur le peuple africain lui-même, accusé de «trafique[r] ses enfants». Nous devons y voir une stratégie rhétorique classique: décharger l'oppresseur de toute culpabilité en imputant la faute à la victime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La légitimation par la supériorité<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le propos «Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maitre était né pour en avoir» est une phrase clé. Elle résume la mentalité coloniale: l'esclavage n'est pas un crime, mais la preuve naturelle d'une hiérarchie raciale, une destinée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous comprenons que le racisme n'était pas un accident moral, mais le moteur idéologique et économique de la traite et de la colonisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre devoir face à l'héritage<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces textes nous rappellent une vérité dérangeante: une partie du génie intellectuel français a été complice et architecte de l'oppression.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les discours racistes de Buffon et d'autres figures célèbres du passé ne sont pas seulement «leurs valeurs», comme vous le notez, mais un lourd fardeau historique que nous portons collectivement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre responsabilité aujourd'hui n'est pas d'effacer ces figures, mais de les lire intégralement: de reconnaître la contribution scientifique d'un côté et de dénoncer sans équivoque la pensée raciste de l'autre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ne séparant pas l'homme du penseur, en ne minimisant pas la toxicité de ces écrits, nous faisons le choix de la lucidité historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est le prix à payer pour que les valeurs d'égalité, d'humanité et d'antiracisme, nos valeurs, puissent véritablement prendre le pas sur les ombres du passé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">AKD<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: le réveil de l&amp;apos;âme :  Un appel pressant pour une solution politique durable</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-le-reveil-de-lame-un-appel-pressant-pour-une-solution-politique-durable-3109973.html</link>
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<description><![CDATA[ Il est des moments dans l&#039;histoire d&#039;une nation où le murmure de la crise se mue en rugissement, menaçant de déchirer le tissu même de son existence. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 09:45:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, les derniers développements de la crise sécuritaire sonnent comme un tocsin, appelant à un sursaut national. Mais au-delà de l'alarme, une conviction inébranlable doit nous animer: notre génie collectif est supérieur à l'adversité. Loin de la stérile querelle des responsabilités et de la tentation du blâme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet article est un cri du cœur et de la raison. Il propose des pistes audacieuses pour transformer l'urgence en opportunité, pour que le Mali, terre d'histoire et de résilience, puisse enfin baliser les chemins d'un règlement armé qui se nourrit d'une vision politique profonde et partagée. L'heure n'est plus aux demi-mesures, mais à l'engagement total pour sauver l'héritage de nos ancêtres et l'avenir de nos enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Surmonter la crise par la pensée politique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise multidimensionnelle que traverse le Mali, avec ses vagues d'attaques terroristes, ses conflits intercommunautaires et ses tensions politiques, est grave. Cependant, comme vous l'affirmez avec force, elle ne saurait dépasser notre capacité intellectuelle à élaborer une solution. Le militaire seul ne peut être l'unique réponse. La sécurité durable ne s'achète pas; elle se construit par l'adhésion et le projet commun. Notre rôle n'est pas de juger, mais d'éclairer la voie par une vigilance collective qui se traduit en propositions concrètes et courageuses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'audace de l'autodétermination régionale: Un référendum comme acte de foi<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux groupes armés séparatistes, le dilemme est constant entre l'intégrité territoriale absolue et la reconnaissance des aspirations locales. Votre proposition d'un référendum d'autodétermination pour les régions revendiquées est un acte politique fort, capable de désamorcer une partie du conflit en retirant aux séparatistes armés leur principal cheval de bataille l'absence de consultation populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le pari démocratique: Soumettre la question du rattachement à la seule volonté des populations locales est l'expression la plus pure de la souveraineté populaire. Si le "Non" à la sécession l'emporte, la question est enterrée légitimement pour une génération (30 ans), consacrant l'unité malienne par le suffrage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La compensation par le développement: L'État doit saisir cet intervalle de 30 ans pour réaliser des travaux de développement durable massifs et équitables sur l'ensemble du territoire. C'est la seule façon de prouver que l'appartenance au Mali est synonyme de prospérité, de justice et de sécurité, et non de négligence. Le développement est le véritable rempart contre les velléités séparatistes et l'enrôlement par les groupes armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interpeller le monde<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La relation complexe et souvent douloureuse avec la France et, plus largement, avec les nations européennes, nécessite une approche nouvelle. Il ne s'agit pas d'une simple querelle diplomatique, mais d'une mobilisation stratégique de la conscience internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- L'offensive de charme et de vérité: Le Mali doit mobiliser ses meilleurs diplomates et communicants pour s'adresser directement au peuple français et aux citoyens européens. L'objectif est de présenter la perspective malienne, de clarifier les différends et de rappeler les liens historiques et les défis communs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Un Message de souveraineté responsable: Il faut transformer la perception d'une rupture en une affirmation d'une souveraineté responsable qui exige un partenariat équilibré, loin des ingérences et des agendas cachés. Le Mali doit se positionner comme un partenaire fiable dans la lutte antiterroriste globale, mais selon des modalités définies par ses propres intérêts nationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dialogue avec les "Maliens égarés": La clé de voûte du renseignement<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La lutte antiterroriste, bien que militaire dans son exécution, ne peut être gagnée sans une victoire idéologique et humaine. Votre proposition d'un dialogue direct avec les Maliens égarés, engagés dans les groupes armés, est un axe essentiel et pragmatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Différencier l'égaré du mercenaire: Il est crucial de faire la distinction entre les leaders et combattants étrangers qui «pilulent notre sol» et les Maliens, parfois enrôlés par désespoir, pauvreté ou endoctrinement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La coopération comme rédemption: Proposer à ces «Maliens égarés» une porte de sortie honorable, en échange de leur coopération militaire et politique, peut être une source inestimable de renseignement et de force de frappe contre les groupes étrangers. C'est une stratégie de désarmement idéologique qui utilise le lien national pour isoler l'ennemi extérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'interpellation solennelle aux Sages de la Nation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Général Dahirou Dembélé, général Yamoussa Camara, conseillers spéciaux du président de la transition et anciens ministres de la Défense et des anciens combattants, votre connaissance des arcanes de la sécurité et de la défense malienne est inégalable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous savez tout sur le Mali. Vous avez été aux avant-postes, vous connaissez la complexité des défis, les faiblesses structurelles et, surtout, la force inemployée de la nation malienne. Votre position actuelle vous place au cœur de l'oreille du Président de la Transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous n'avons pas droit à l'échec. Cet échec ne serait pas le vôtre, mais celui de la Nation entière. L'histoire vous regarde. Les solutions proposées, référendum politique, développement prioritaire, diplomatie de conscience, dialogue direct avec les Maliens égarés, exigent courage, vision et une détermination sans faille.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Votre rôle, aujourd'hui plus que jamais, est d'insuffler cette audace politique, de transformer l'expertise militaire en sagesse d'État et de convaincre que le seul chemin vers une solution rapide et durable est celui d'une réconciliation nationale profonde, ancrée dans la justice et la vérité. Le Mali attend de ses aînés un ultime acte de leadership: celui de guider le navire vers le port de la paix véritable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">AKD<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand des Maliens alimentent la propagande terroriste</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/quand-des-maliens-alimentent-la-propagande-terroriste-3109971.html</link>
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<description><![CDATA[ Les attaques des terroristes se sont intensifiées ces dernières semaines. Le bilan humain et économique est lourd. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 09:26:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dépit de cela, les Formes armées maliennes (FAMa) tiennent le bon bout et resserrent l'étau sur l'ennemi, qui dans son dernier retranchement tire sur tout ce qui bouge. Et pour la victoire finale, elles ont plus besoin du soutien de son peuple. N'en déplaise aux brebis galeuses qui aident les terroristes à créer la psychose au sein de la population malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Assassinats. Citernes brûlées. Unités industrielles incendiées. Passagers dépouillés de leurs biens. Le spectacle est désolant. Mais, il n'enlève en rien au courage et à la détermination des Formes maliennes (FAMa) à donner le dernier coup de massue aux terroristes qui, dans leur dernier retranchement tirent sur tout ce qui bouge. Même s'ils sont aidés dans leur guerre communicationnelle par certains de nos compatriotes à créer la peur, la panique et la psychose au sein de la population malienne. Ces derniers partagent des images des ennemis de notre pays, montrant des citernes en feu, des corps sans vie, des gens se bousculant devant des stations d'essence. Bref, tout ce qui peut nuire aux actions en cours prises par les autorités de la transition à soulager les Maliens, déjà éprouvés par les conséquences de plus de trois décennies de gestion dite démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils présentent tout cela comme un échec de la transition. Les commentaires qui s'en suivent montrent combien de fois leur haine viscérale contre leur propre pays. Une chose est de ne pas aimer ceux qui dirigent le Mali, mais une chose est d'aimer son pays qui reste le seul bien commun à préserver contre les ennemis de tous bords. Si ce n'est pas de la rancune, comment peut-on se réjouir de la mort des militaires qui défendent la terre qui les a vu naître et qui protègent leurs biens, enfants, femmes, parents frères qu'ils ont abandonnés dans leur fuite. Par ces actions de sabotage des initiatives prises par la transition, ils contribuent à aider les ennemis de notre pays dans leur guerre de communication à saper le moral des militaires maliens et à renforcer la souffrance de la population malienne qui n'aspire à la paix et à la sécurité pour enfin amorcer son décollage socioéconomique et industriel, plombé par une gouvernance des plus mauvaises de l'histoire politique du Mali indépendant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En plus d'être des relais informationnels des terroristes en mission, ils disposent d'autres canaux de communication, dont ils alimentent à partir des images et photos souvent sorties de leur contexte que leurs collaborateurs intérieurs les envoient. Elles tournent en boucle dans des médias pour désinformer, afin de rallier les esprits faibles à leur entreprise destructrice et démoralisante. Elles sont diffusées à dessein pour faire croire à leurs bras financiers que rien ne marche au Mali, mais aussi que la transition est à bout de souffle. Et pour ce faire, tout qui émane du gouvernement malien est qualifié de mensonges, de propagande et de populisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, la souffrance est là. Elle fait partie désormais du quotidien des Maliens. Et personne ne peut le démentir, sauf s'il est de mauvaise foi. Si tout ne manque pas, tout est hors de prix. Les prix des produits de première nécessité de prennent de l'ascenseur. Mais de là, à s'associer à des ennemis pour détruire son propre pays pour des intérêts personnels et égoïstes et à en rajouter à la souffrance de ses compatriotes, révèle de la trahison et dans une certaine mesure de la folie. Ils ont intérêt à changer fusil d'épaule avant qu'il ne soit trop tard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Yoro SOW</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CPI, il y a de 10 ans j&amp;apos;écrivais.... Ce que je pense de la Cour Pénale Internationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/cpi-il-y-a-de-10-ans-jecrivais-ce-que-je-pense-de-la-cour-penale-internationale-3109730.html</link>
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<description><![CDATA[ La longue liste des dirigeants et chefs de guerres africains attendus à la Haye n’est pas encore terminée. L’occident n’a pas encore fini de nous donner des leçons. Leurs Procureurs ou juges continuerons à nous marquer par le fer rouge du déni et de l’oppression… ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 10:27:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis sa création, la Cour Pénale Internationale (CPI) n’a jugé et condamné que les vaincus. Ceux qui occasionné les guerres les plus meurtrières de notre époque, et commis les pires crimes contre l’humanité notamment George Bush père et fils, Donald Rumsfeld, Tony Blair, José Maria Aznar, Nicolas Sarkozy, Ariel Sharon, Benjamin Netanyahu etc., ne seront jamais jugés par la CPI.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hier, ce sont les rebelles congolais, aujourd’hui c’est Laurent Gbagbo, Charles Taylor, Charles Blé Goudé, demain d’autres africains y passerons… On organise de véritables comédies judiciaires pour dit-on rendre justice aux victimes en condamnant leurs bourreaux. Mais jusqu’à quand s’arrêtera cette tragicomédie ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour Pénale Internationale n’est en réalité qu’une juridiction spéciale ou d’exception. Ce sont le Conseil de Sécurité ou des États-parties qui «peuvent déferrer au Procureur une situation». Lui-même peut également s’autosaisir. Cela veut dire que si un crime est commis quelque part dans le monde et qu’il répond à toutes les qualifications d’un crime contre l’humanité, si ce crime n’intéresse ni le Conseil de Sécurité, ni l’un des États-parties, ou le Procureur, il est couvert par la plus grande impunité. C’est le cas en Irak, où les troupes américaines, britanniques et autres ont commis les plus grandes atrocités lors de la première et seconde guerre du golfe sans que cela n’occasionne le moindre concert d’indignation des organisations de défense des droits de l’homme pourtant si nombreuses à réclamer des poursuites contre les Chefs d’État africains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, dans la mesure où ce sont les instances notoirement politiques qui régentent le monde et qui prennent l’initiative de porter plainte à la CPI, des crimes qui relèvent clairement de sa compétence et qui ne sont pas prises en charge par un État-partie restent ignorés par elle, quand bien même ils sont constatés «au-delà de tout doute raisonnable».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une autre raison qui démontre le caractère partial, sélectif et injuste de cette juridiction: ce sont les États qui n’ont pas adhéré au statut de Rome qui a crée la CPI qui lui dictent pourtant la conduite à tenir. Ces États sont: la Chine, la Russie, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne qui peuvent prendre l’initiative de «déférer une situation» à la Cour et bloquer certaines procédures. Ces États disposent en outre d’un «bouclier judiciaire» pour protéger leurs concitoyens ou alliés d’éventuelles poursuites de la justice internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et le statut de Rome en son article 16 l’indique clairement: «Aucune enquête ni aucune poursuite ne peuvent être engagées ni menées en vertu du présent statut pendant les douze mois qui suivent la date à laquelle le Conseil de Sécurité a fait une demande en ce sens à la cour dans une résolution adoptée en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations-Unies; la demande peut être renouvelée par le Conseil dans les mêmes conditions». Une disposition scélérate et scandaleuse qui consacre définitivement l’impunité pour les citoyens et alliés des cinq (05) pays membres permanents du Conseil de Sécurité !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et c’est pourtant, malheureusement, sur la base de l’article 16 du statut de Rome que l’Union Africaine (UA) avait bâti toute son argumentation juridique pour saisir le Conseil de Sécurité afin d’ajourner les poursuites contre les dirigeants kenyan et soudanais, lui donnant ainsi une légitimité inacceptable alors qu’en réalité il n’est qu’une structure autarcique, oligarchique et antidémocratique qui agit contre la volonté du reste du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la Cour Pénale Internationale apparaît comme une juridiction bizarre qui ne pratique que des poursuites ciblées sur un nombre limité de «suspects». Elle ne juge pas les «seconds couteaux», ne cherche pas à vérifier leurs dépositions surtout lorsqu’elles chargent sans concession le coupable, généralement les dirigeants africains comme Charles Taylor ou Jean Pierre M’Bemba et probablement Laurent Gbagbo contre lesquels le Procureur dresse toute sortes d’accusation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une telle situation, comment peut-on établir la chaine de responsabilité et démonter les mécanismes de la violence ayant occasionné un génocide, un crime de guerre ou un crime contre l’humanité ? Un procès, au-delà de son aspect pénal n’a- t-il pas un aspect pédagogique, une mission d’éducation et de formation ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement, la CPI dans pareille situation sort de son chapeau des «témoins-clés» qui auraient dû se trouver en prison pour complicité, fausse accusation, corruption ou parjure, infractions qu’elle ne prend pas en charge. En réalité, ces témoins clés sont des chevaux de Troie qui sont utilisés pour les besoins de la cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, il convient de souligner l’absence de légitimité démocratique des juges et procureurs de la CPI.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les régimes démocratiques, les juges et les procureurs sont élus ou nommés par les pouvoirs exécutifs et ou législatifs. Ils subissent donc le contrôle direct ou indirect des citoyens qui disposent également d’autres formes d’expression pour faire évoluer les législations. Donc, les juges rendent la justice au nom de la loi. Ce qui n’est pas le cas de la Cour Pénale Internationale (CPI) qui est une juridiction bureaucratique, budgétivore, improductive, inefficace, antidémocratique, sans crédibilité et qui échappe à tout contrôle des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les juges qui siègent dans cette juridiction disposent d’un pouvoir tyrannique et n’ont de compte à rendre à personne, sauf à ceux qui les ont mis là et qui les payent gracieusement pour qu’ils les obéissent au doigt et à l’œil !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils ne craignent pas les citoyens africains, ni leurs Chefs d’État, pour lesquels ils n’ont que mépris et condescendance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne sommes ni pour l’impunité, ni pour l’injustice. Mais nous voulons une justice crédible qui sera rendue par les vrais représentants de nos peuples. Et non une justice instrumentalisée qui sert un ordre politique inique et criminel ! Les peuples doivent prendre leur justice en main…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une justice sert toujours une cause et des intérêts !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nouhoum KEITA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le cri silencieux des sages : Comment l&amp;apos;intellect malien désarme la Nation</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-cri-silencieux-des-sages-comment-lintellect-malien-desarme-la-nation-3109265.html</link>
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<description><![CDATA[ Bamako, Mali. Les échos des tambours de guerre résonnent depuis trop longtemps sur nos terres ancestrales. Les voix des politiques se perdent dans les méandres des discours, et les balles sifflent, déchirant la chair de notre nation. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 10:07:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au-delà des batailles visibles et des intrigues de palais, une tragédie plus insidieuse, plus profonde, ronge l'âme du Mali. C'est le silence de nos intellectuels, la démission de nos «sachants», qui s'avère être la plus déchirante des défaites. Dans un pays où les diplômes s'accumulent et les titres universitaires scintillent, la lumière de la pensée critique semble s'être éteinte, laissant le peuple malien démuni face à l’obscurantisme et à la stagnation. L'heure n'est plus aux faux-semblants: notre véritable défi n'est pas seulement militaire ou politique, il est profondément et tristement intellectuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le paradoxe douloureux: des têtes pleines, des esprits vides ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le constat est glaçant, d'une ironie cruelle. Dans les rues poussiéreuses de Bamako, comme dans les amphithéâtres feutrés de nos universités, on croise des hommes et des femmes bardées de doctorats, auréolés de formations prestigieuses, parfois même célébrés par l'État pour leur érudition. Pourtant, une ombre plane sur ce tableau: celle d'une incapacité flagrante à analyser les racines profondes de notre malheur collectif. Leur savoir, aussi vaste soit-il, se réduit trop souvent à un vernis académique, une érudition sans âme, qui s'arrête là où commence la compréhension des réalités les plus élémentaires de notre quotidien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment expliquer qu'une élite formée aux concepts les plus complexes, censée être le phare de la nation, puisse se montrer incapable d'établir les liens les plus simples entre les causes et les effets de notre drame ? Ils dissertent, ils commentent, souvent avec une éloquence vide, répétant des discours creux sans jamais oser interroger les fondements mêmes de la situation dramatique que traverse le pays. Un docteur sans esprit critique n'est-il pas, au fond, qu'un perroquet savant, récitant au lieu d'analyser, subissant au lieu de questionner ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le régime militaire et l'intelligentsia: un mariage de raison ou une triste démission ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'avènement des régimes militaires, loin de susciter une vague de réprobation intellectuelle, a souvent révélé la face cachée de cette faillite. Nombre de ces «sachants» se transforment alors en courtisans silencieux, en commentateurs aveugles, trop soucieux de préserver leur statut, leurs privilèges, leurs chaires universitaires, que d'exercer le rôle critique et d'éveil qui devrait être le leur. Face au pouvoir, qu'il soit civil ou militaire, la plume se tait, la voix s'éteint, et l'analyse s'évapore, troquée contre une complaisance qui coûte cher à la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est crucial de comprendre que ces régimes militaires sont souvent les conséquences directes de la faillite intellectuelle des hommes politiques au Mali. Lorsque la gouvernance civile échoue à répondre aux besoins fondamentaux du peuple, lorsque la corruption gangrène les institutions et que les élites politiques se montrent incapables d'apporter des solutions concrètes aux défis sécuritaires et sociaux, le terrain devient fertile pour les interventions militaires. C'est une démission collective de la pensée et de l'action politique qui ouvre la voie à ces basculements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie, ce fragile édifice, ne peut se construire sur le sable d'une pensée abdicataire. Comment prétendre bâtir une société juste et résiliente quand ceux qui devraient éclairer le peuple s'éteignent devant les puissants ? Quand ceux qui ont appris à manier les concepts les plus subtils deviennent incapables de lire la situation la plus élémentaire, celle qui affecte la vie de millions de Maliens ? La différence entre l'intellectuel malien et l'idiot malien, pour reprendre les mots cinglants de Boubacar Sow, devient alors une nuance si fine que même un esprit comme Albert Einstein peinerait à la percevoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'urgence d'un réveil: reconduire la pensée au cœur de l'action<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le régime militaire prospère sur cette faillite, car il se retrouve face à un peuple désarmé de sa boussole intellectuelle, une intelligentsia démissionnaire, et une élite universitaire qui, malgré ses titres ronflants, s'avère moins lucide que l'apprenti chauffeur qui comprend d'instinct qu'on ne peut conduire une voiture sans freins.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a besoin de ses penseurs, de ses critiques, de ses visionnaires. Il est impératif de réhabiliter la pensée indépendante, de cultiver l'esprit critique dès le plus jeune âge, de refuser la complaisance et le mimétisme. Nos universités doivent redevenir des foyers de contestation intelligente, nos intellectuels des voix courageuses, capables de défier les dogmes, d'interroger les évidences et d'éclairer le chemin. Car tant que la tragédie malienne restera avant tout intellectuelle, aucune victoire militaire ou politique ne pourra nous offrir la paix durable et la prospérité que nous méritons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali face à une hydre aux mille visages :  De quoi je me mêle ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-mali-face-a-une-hydre-aux-mille-visages-de-quoi-je-me-mele-3109264.html</link>
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<description><![CDATA[ Me voilà, un petit journaliste, m&#039;aventurant sur le terrain miné de la géopolitique et des stratégies militaires. Je ne suis ni un général chevronné, ni un stratège, ni même un expert en sécurité. Mes armes sont un stylo, un carnet et une curiosité insatiable. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 09:52:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais la situation du Mali me concerne, car l'humanité de ses habitants me touche. J'ai choisi de m'immiscer dans un sujet complexe et dangereux pour poser des questions, pour essayer de comprendre et, peut-être, pour contribuer à éclairer un coin de l'ombre où se cachent les conflits. C'est le devoir de tout journaliste de chercher la vérité, même là où elle se trouve au milieu des débris, des espoirs brisés et des fusils silencieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je ne prétends pas détenir la solution, mais je suis ici pour observer, écouter, et surtout, pour raconter les histoires que l'on n'entend pas assez souvent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, pays de civilisations millénaires, est aujourd'hui le théâtre d'une crise sécuritaire d'une complexité rare. Les Groupes armés terroristes (GAT), loin d'être une simple force militaire, sont une hydre aux mille visages, mêlant idéologie, criminalité et exploitation des fragilités de l'État. Pour comprendre comment faire face à cette menace, il faut d'abord cesser de la voir comme un simple problème de guerre conventionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Armements et renseignement: la force ne fait pas tout</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première tentation face à des groupes qui exhibent camps d'entraînement et uniformes militaires serait de répondre par l'armement massif. C'est une erreur de perspective. Une armée bien équipée, sans une stratégie globale, est une arme qui peut se retourner contre son porteur. Le matériel lourd est peu efficace contre des ennemis mobiles, qui se fondent dans le désert ou la brousse. Les groupes terroristes opèrent de manière asymétrique, utilisant des engins explosifs improvisés et des attaques-surprises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La véritable force réside dans le renseignement. Sun Tzu disait: «Une armée sans agents secrets est exactement comme un homme sans yeux ni oreilles». Savoir où se trouvent les camps, connaître les plans des chefs, identifier les réseaux de financement: c'est là que se gagne la guerre. Pour ce faire, il faut une collaboration étroite avec les populations locales. Ce n'est pas par la force que l'on obtient la confiance des habitants, mais par la protection et l'écoute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La communication comme champ de bataille</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les groupes terroristes excellent dans la communication. Ils utilisent les réseaux sociaux, les radios clandestines et le bouche-à-oreille pour recruter, semer la terreur et diffuser leur propagande. Ils se présentent souvent comme les défenseurs des communautés locales contre un État jugé corrompu ou absent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'État malien doit riposter sur ce même terrain. Il ne s'agit pas seulement de diffuser des messages de paix, mais de prouver par des actes que le gouvernement est le protecteur légitime de son peuple. Construire des écoles, des dispensaires, et assurer un accès à la justice dans les zones reculées, c'est là que la vraie communication s'opère. C'est en améliorant le quotidien des gens que l'on coupe l'herbe sous le pied des terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Infiltration et retournement: les outils subtils de la guerre</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'infiltration de l'ennemi et le retournement des adversaires sont des stratégies de long terme qui demandent une connaissance intime du terrain et de la population. Sun Tzu écrivait: «Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les groupes terroristes ont su recruter localement en exploitant les frustrations liées à la pauvreté, la marginalisation ou les conflits intercommunautaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Déradicaliser un individu, le faire revenir vers la paix, ce n'est pas le fruit du hasard. C'est le résultat de programmes de réinsertion, de dialogue et de réconciliation. C'est en offrant une alternative viable que l'on peut convaincre un jeune désabusé de ne pas rejoindre les rangs terroristes. Les chefs de communautés, les leaders religieux et les figures respectées peuvent jouer un rôle essentiel dans ce processus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali se trouve à la croisée des chemins. L'avenir dépendra de la capacité de ses dirigeants à comprendre que la lutte contre le terrorisme est avant tout une guerre pour le cœur et l'esprit du peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>«Plus grab que BR, plus petit que BR»</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce résumé du livre de Sun Tzu sur l'art de la guerre offre une perspective sur l'importance de la stratégie et du renseignement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">NB: Cela signifie que la ruse et l'intelligence (symbolisées par «Plus grand que BR») sont plus importantes que la force physique et les armes (symbolisées par «Plus petit que BR»).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Abdoul .Karim  DRAME</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diffusion des informations des djihadistes : Cessons d’être complices</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/diffusion-des-informations-des-djihadistes-cessons-detre-complices-3109262.html</link>
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<description><![CDATA[ Notre mère patrie, le Mali, est en danger. Elle est attaquée de l’extérieur comme de l’intérieur. Des hommes sans foi, ni loi, au service du néolibéralisme, qui endeuillent notre pays depuis 2012, s’appuient sur des relais recrutés à l’intérieur de notre pays pour mener cette sale besogne contre leurs propres frères. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 09:23:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers la guerre informationnelle, nos compatriotes sèment plus la panique, la peur, la méfiance, la psychose au sein de la population que les djihadistes eux-mêmes. Pour quel intérêt ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malade, depuis des années, du fait de la gouvernance prédatrice d’une minorité accrochée à la démocratie comme les serres d’un oiseau dans la chair de sa proie, le Mali est devenu un fonds de commerce pour certains de ses fils égarés qui veulent à tout prix que l’édifice s’effondre. Pour cela, ils n’hésitent pas à s’allier aux ennemis de notre pays. Ces alliances se tissent en fonction de leurs intérêts personnels et égoïstes, vendant ainsi leur dignité pour le prix d’une virée nocturne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si hier, ils étaient avec les narcotrafiquants, aujourd’hui, ils sont complices des djihadistes dont ils diffusent les messages, les informations et les vidéos.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est important de souligner que notre histoire politique est jalonnée de haute trahison. En effet, de la pénétration coloniale à l’indépendance, en passant par l’après indépendance, certains de nos compatriotes se sont mis au service de l’envahisseur pour faire échec au courage et à la détermination de nos résistants face à la pénétration coloniale. Ils ont été au début et à la fin du processus de domination de notre peuple, en fournissant renseignements, secrets et même des hommes pour combattre leurs propres frères engagés sur les différents fronts de bataille pour défendre leur honneur et leur dignité face à des étrangers avec lesquels ils ne partageaient rien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est difficile de comprendre le comportement de certains de nos concitoyens au moment où notre mère partie est attaquée de l’extérieur par une coalition néolibérale dont la face visible est constituée des séparatistes et des djihadistes. À cette phase de l’insécurité grandissante que vivent les populations maliennes au quotidien, qu’on retrouve des Maliens se réjouissant des actes d’atrocités commis dans nos villages, sur nos routes, de pillages des commerces, des unités industrielles parties en fumée, des morts de nos militaires, des attaques contre les positions de nos forces de défense et de sécurité. Du coup, ils deviennent complices et relais des djihadistes. Ils partagent leurs vidéos de manipulation, de propagande, de haine, de mensonges dans le seul but de faire croire à l’opinion nationale que les terroristes gagnent du terrain. Par cette communication, ils font l’apologie du terrorisme et aident ceux-ci à faire couler le sang de leurs sœurs et frères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a deux (02) semaines, la vidéo des djihadistes, intimidant la population de Kayes, de Nioro du Sahel, a été largement partagée sur les réseaux sociaux grâce au concours de ceux qui se sont mis au service des gens sans foi, ni loi. Et pendant un moment, ils ont contrôlé le récit narratif, réussissant la stratégie du brouillard. Ils ont inondé les plateformes par des messages qui, à un moment donné, ont noyé les informations officielles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et enfin, ils ont ciblé les émotions en jouant sur la peur. Ces techniques de la guerre communication développées par nos propres frères, en lieu et place des criminels, ont fait plus de mal que la vidéo postée par un certain Naby Diarra. Il était certain que la durée de vie de cette vidéo sur les réseaux sociaux ne dépasserait pas quelques heures si une catégorie de Maliens, adeptes de l’argent facile, n’avaient pas procédé à son partage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cessons d’être complices d’une cause perdue. Tous ceux qui sont dans cette voie le regretteront un jour. À la victoire finale, qui n’est pas loin, inchallah, l’humiliation, la honte seront de leur côté. Il est temps qu’ils rentrent dans les rangs avant qu’il se soit trop tard. Sinon, tout le monde sait que ce que la France, l’Algérie et le Vietnam ont réservé aux fils du pays qu’ils ont qualifié de traitres, de complices, de collaborateurs après leur victoire éclatante sur les envahisseurs. Le Mali, notre héritage commun, taguera mais ne chavirera pas même avec la complicité de ses fils égarés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>EDM&#45;SA, l&amp;apos;urgence d&amp;apos;une bonne gestion (suite et fin): le soleil comme solution : L&amp;apos;Impératif des centrales solaires autonomes pour les communes du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/edm-sa-lurgence-dune-bonne-gestion-suite-et-fin-le-soleil-comme-solution-limperatif-des-centrales-solaires-autonomes-pour-les-communes-du-mali-3108172.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 07:49:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La suggestion d'investir dans des centrales solaires autonomes de 2 à 10 MWh, selon les besoins, dans chacune des huit cent trois (803) communes du Mali, est une stratégie audacieuse et potentiellement transformatrice pour résoudre la crise électrique et stimuler le développement local. Cette approche décentralisée offre de multiples avantages face aux défis actuels d'Énergie du Mali (EDM-SA) et à la dépendance aux énergies fossiles importées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi le solaire autonome ? Les avantages multiples<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Réduction de la dépendance aux combustibles fossiles: Le Mali, ne disposant pas de sa propre raffinerie pour couvrir tous ses besoins, est très vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux du pétrole et aux problèmes d'approvisionnement. Le solaire exploite une ressource abondante et gratuite: le soleil malien. Cela réduirait drastiquement les coûts liés au carburant (fioul lourd, diesel) qui grèvent les charges de l'EDM-SA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Stabilité de l'approvisionnement local: Les centrales solaires autonomes, dotées de systèmes de stockage (batteries), peuvent fournir une énergie stable et fiable directement aux communes, sans passer par un réseau de transport national souvent défaillant ou inexistant dans les zones reculées. Cela élimine les pertes en ligne importantes et les risques de défaillance du réseau centralisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Développement local et résilience: En fournissant une énergie fiable, ces centrales peuvent dynamiser l'économie locale. L'accès à l'électricité permet l'éclairage public, le fonctionnement des commerces, des centres de santé, des écoles, des petites industries (artisanat, agro-transformation), et l'amélioration de la conservation des aliments grâce à la réfrigération. Cela favorise la création d'emplois locaux et réduit l'exode rural.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Réduction des subventions et rentabilité potentielle: En diminuant la dépendance aux carburants coûteux, les coûts de production d'électricité baisseraient considérablement. Cela permettrait à EDM-SA de réduire, voire d'éliminer, les subventions coûteuses, et potentiellement de générer des bénéfices grâce à un modèle économique plus viable. Le prix du kWh produit localement serait plus stable et prévisible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Protection de l'environnement: L'énergie solaire est propre et ne produit pas d'émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique et à l'amélioration de la qualité de l'air.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Exemples concrets et modèles inspirants<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'idée de centrales solaires autonomes pour l'électrification rurale ou décentralisée n'est pas nouvelle et a fait ses preuves à travers le monde et même en Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Le Modèle des mini-réseaux (Mini-grids) en Afrique:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Nigeria: Des entreprises comme Renewvia Energy ou PowerGen Renewable Energy développent des mini-réseaux solaires avec stockage dans des villages reculés. Ces systèmes fournissent de l'électricité à des milliers de ménages et de petites entreprises, souvent avec un modèle de paiement prépayé via mobile (pay-as-you-go), assurant la rentabilité et la gestion des recettes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Tanzanie: JUMEME Rural Power Supply Ltd a mis en place des mini-réseaux solaires hybrides (solaire-diesel de secours) dans des îles et villages isolés du lac Victoria, transformant la vie économique et sociale des communautés. Leur modèle inclut la formation de techniciens locaux pour la maintenance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Centrales solaires pour les services publics essentiels:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Burkina Faso/Niger: De nombreuses infrastructures de santé ou d'éducation dans les zones rurales ont été équipées de systèmes solaires autonomes pour assurer un fonctionnement continu, notamment pour la conservation des vaccins (chaîne du froid) ou l'éclairage des classes le soir. EDM-SA pourrait étendre ce concept à l'échelle communale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Projets de Production Décentralisée à Grande Échelle:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Maroc: Bien que ce soit à une échelle plus grande, le Maroc a investi massivement dans l'énergie solaire, y compris des parcs solaires qui alimentent le réseau national. L'expertise dans la gestion de projets solaires est présente en Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Défis et solutions pour EDM-SA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'implémentation d'une telle stratégie par la Société Énergie du Mali (EDM-SA) ne serait pas sans défis, mais des solutions existent:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Financement initial: L'investissement pour huit cent trois (803) centrales est conséquent. EDM SA devrait rechercher des partenariats avec des institutions financières internationales: Banque Mondiale (BM), Banque africaine de développement (BAD), Agence française de Développement (AFD), etc.), des fonds verts, des investisseurs privés spécialisés dans les énergies renouvelables et des programmes de financement climatique. Un modèle de Partenariat public-privé (PPP) pourrait être envisagé, où EDM-SA gère le déploiement et l'exploitation, tandis que des partenaires privés apportent le capital et l'expertise technique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Expertise technique et maintenance: EDM-SA devrait développer une expertise interne en énergie solaire ou s'appuyer sur des sociétés spécialisées. La formation de techniciens locaux pour l'installation, la maintenance et la réparation des équipements serait cruciale pour assurer la pérennité des centrales. Des centres de formation régionaux pourraient être établis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Gestion et recouvrement des recettes: Mettre en place des systèmes de compteurs prépayés intelligents (Smart meters) et des plateformes de paiement mobile (Mobile Money) pour faciliter la collecte des recettes dans les communes. Ce modèle a prouvé son efficacité en Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Sécurité des infrastructures: Les sites des centrales devraient être sécurisés pour prévenir le vol de panneaux ou de batteries. L'implication et l'appropriation par les communautés locales sont essentielles pour la protection.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Capacité d'EDM SA: Revoir la structure d'EDM-SA pour lui permettre de gérer un portefeuille de projets aussi diversifié et décentralisé. Cela pourrait impliquer la création d'une division dédiée aux énergies renouvelables et à l'électrification rurale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion: Une révolution énergétique à portée de main</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'investissement dans des centrales solaires autonomes pour chaque commune du Mali représente bien plus qu'une simple solution énergétique; c'est un levier de développement économique et social. C'est l'opportunité pour la Société Énergie du Mali (EDM-SA) de se réinventer, de passer d'un modèle centralisé et déficitaire à une entreprise moderne, transparente et au service de ses citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le soleil malien, abondant et inexploité, est la clé pour sortir de la disette électrique et bâtir un avenir plus lumineux et résilient pour toutes les communes du pays. C'est une stratégie qui, bien que demandant un engagement fort, promet des retombées positives et durables pour le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>EDM&#45;SA, l&amp;apos;urgence d&amp;apos;une bonne gestion (suite et fin) : Le prix de la lumière, une odyssée en Afrique de l&amp;apos;Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/edm-sa-lurgence-dune-bonne-gestion-suite-et-fin-le-prix-de-la-lumiere-une-odyssee-en-afrique-de-louest-3108171.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans les coulisses étouffantes de l&#039;Afrique de l&#039;Ouest, l&#039;électricité n&#039;est pas qu&#039;une simple commodité; c&#039;est le souffle même de la vie moderne, le moteur de l&#039;ambition, le doux murmure de l&#039;espoir pour des millions d&#039;âmes. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 07:46:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, plongeons ensemble dans le cœur de cette équation, explorant le prix du kWh dans cinq (05) Nations sœurs: le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Niger et bien sûr, le Mali. Un voyage qui nous révélera des histoires de défis, de résilience et d'aspirations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Imaginez un instant le crépitement d'un ventilateur dans une nuit d'été écrasante à Ouagadougou, le bourdonnement d'un réfrigérateur gardant les médicaments au frais à Abidjan, la lueur rassurante d'une ampoule permettant à un enfant de réviser ses leçons à Dakar, le frisson d'une climatisation à Niamey, ou la recherche désespérée d'une source de lumière lors d'un délestage à Bamako. Chacun de ces instants est monnayé, mesuré, et son coût varie, parfois de manière déchirante, d'un pays à l'autre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le prix du kilowattheure (kWh) pour le consommateur final n'est jamais un simple chiffre. Il est le reflet de politiques énergétiques, de mix énergétiques (hydroélectrique, thermique, solaire, éolien), de la qualité des infrastructures, des subventions gouvernementales et, bien sûr, de la capacité de paiement des ménages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mali: Entre subventions et défis d'approvisionnement</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, l'entreprise EDM-SA (Énergie du Mali) est au cœur des enjeux énergétiques. Malgré des subventions importantes de l'État pour maintenir les prix à un certain niveau, le pays est régulièrement confronté à des problèmes de délestages, soulignant un déséquilibre entre l'offre et la demande, ainsi que des coûts de production élevés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Prix indicatif pour les ménages (basse tension): le prix moyen pour le consommateur malien est effectivement autour de 115 à 125 FCFA/kWh. Il peut y avoir des variations selon les tranches de consommation et le type d'abonnement (sociaux vs. normaux).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Exemple concret: À Bamako, Aïcha gère une petite échoppe de produits frais. Son petit réfrigérateur est essentiel pour la survie de son commerce. Si elle consomme 150 kWh par mois pour ses besoins professionnels et domestiques, sa facture s'élèvera à environ 18 750 FCFA. Ce coût, combiné aux coupures fréquentes, rend son activité précaire. Les subventions de l'État tentent d'amortir le choc financier, mais la réalité des délestages pèse lourdement sur la productivité et la qualité de vie, transformant la simple action d'allumer une lumière en un acte d'espoir incertain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Burkina Faso: Le défi de l’indépendance énergétique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Burkina Faso, pays enclavé et souvent confronté à l'insuffisance de sa production, le coût de l'électricité est un fardeau palpable. Pour la SONABEL (Société Nationale d'Électricité du Burkina Faso), la dépendance vis-à-vis des importations d'énergie et des centrales thermiques coûteuses rend la tâche ardue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Prix indicatif pour les ménages (basse tension): Le prix moyen pour un consommateur domestique se situe souvent autour de 100 à 120 FCFA/kWh. Pour les petits consommateurs, il peut y avoir des tarifs sociaux légèrement inférieurs, mais pour une consommation moyenne, c'est une réalité économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Exemple concret: Pensez à Fatoumata, une couturière de Bobo-Dioulasso. Son atelier, équipé d'une machine à coudre électrique et d'un éclairage, représente son gagne-pain. Chaque kWh compte. Si elle consomme 150 kWh par mois, sa facture d'électricité avoisinera les 15 000 à 18 000 FCFA. Dans un pays où le revenu moyen est modeste, c'est une part significative de son budget, la poussant parfois à limiter ses heures de travail quand le soleil se couche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Côte d'Ivoire: L'éclat d'un Pôle énergétique régional</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Côte d'Ivoire, avec sa production plus robuste et son rôle de fournisseur d'énergie pour plusieurs pays de la sous-région via la CIE (Compagnie Ivoirienne d'Électricité), présente une situation différente. Son mix énergétique plus diversifié (gaz, hydroélectricité) lui permet d'offrir des tarifs plus compétitifs, bien que la demande croissante mette une pression constante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Prix indicatif pour les ménages (basse tension): Le prix moyen varie généralement entre 60 et 80 FCFA/kWh, avec des tranches tarifaires progressives qui favorisent les petites consommations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Exemple concret: À Abidjan, M. Koné, enseignant, vit avec sa famille. Leur consommation mensuelle, incluant un réfrigérateur, un ventilateur, la télévision et l'éclairage, peut atteindre 200 kWh. Sa facture serait alors d'environ 12 000 à 16 000 FCFA. Bien que ce soit un coût, l'accès plus stable et relativement plus abordable à l'électricité contribue à un confort de vie supérieur et permet de soutenir de petites activités économiques à domicile. La Côte d'Ivoire est souvent citée pour ses efforts de gestion du secteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sénégal: Entre ambition et réalité des coûts</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Sénégal, la SENELEC (Société Nationale d'Électricité) est au cœur d'une transformation énergétique ambitieuse, avec l'intégration croissante des énergies renouvelables (solaire notamment) et le développement de projets gaziers. Cependant, la transition a son coût, et la dépendance historique aux centrales thermiques se ressent encore.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Prix indicatif pour les ménages (basse tension): Les tarifs pour les consommateurs résidentiels se situent souvent entre 80 et 100 FCFA/kWh, avec un système de tarification progressive par paliers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Exemple concret: Adja, vendeuse de poissons au marché de Pikine, près de Dakar, a un petit congélateur pour conserver ses marchandises. Elle veille à sa consommation, qui peut s'élever à 180 kWh par mois pour son activité et son foyer. Sa facture pourrait osciller entre 14 400 et 18 000 FCFA. Pour elle, chaque franc économisé est vital. L'arrivée du gaz local devrait, à terme, alléger la pression sur les prix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Niger: Le poids de la vulnérabilité énergétique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Niger, comme le Burkina Faso, fait face à des défis majeurs en matière d'accès et de coût de l'électricité, sous la houlette de la NIGELEC (Société nigérienne d'Électricité). Sa dépendance aux importations et une infrastructure parfois limitée rendent l'électricité coûteuse et souvent instable, surtout dans les zones rurales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Prix indicatif pour les ménages (basse tension): Le prix du kWh pour les consommateurs domestiques est généralement l'un des plus élevés de la région, pouvant aller de 110 à 130 FCFA/kWh, voire plus pour certaines tranches de consommation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Exemple concret: Dans un village près de Niamey, la famille de Moussa, cultivateur, n'a que quelques ampoules et une petite radio. Leur consommation mensuelle est faible, peut-être 50 kWh. Mais même à ce niveau, la facture de 5 500 à 6 500 FCFA représente un effort considérable. Pour beaucoup, l'accès au réseau reste un luxe, et le recours aux bougies ou aux lampes tempête est encore une réalité quotidienne, soulignant la fracture énergétique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Comparaison et Réflexions</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pays<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>Fournisseur<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Prix Indicatif (FCFA/kWh) - Basse Tension Ménages<span style="mso-tab-count: 1;">    </span>Facteurs Influenceurs<span style="mso-tab-count: 1;">  </span>Impact sur le Quotidien<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Côte d'Ivoire<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>CIE<span style="mso-tab-count: 1;">    </span>60-80<span style="mso-tab-count: 1;">          </span>Production diversifiée (gaz, hydro), rôle de hub régional, investissements continus.<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>Stabilité relative, coût plus abordable permettant un meilleur confort, soutien aux petites entreprises. Un sentiment d'optimisme énergétique, même si la croissance de la demande reste un défi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sénégal<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>SENELEC<span style="mso-tab-count: 1;">  </span>80-100<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>Transition énergétique, développement du gaz, mix énergétique en évolution.<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>Coût intermédiaire, mais des efforts pour stabiliser et réduire les prix à long terme. L'attente d'une ère nouvelle avec le gaz et le solaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Burkina Faso<span style="mso-tab-count: 1;">       </span>SONABEL<span style="mso-tab-count: 1;">  </span>100-120<span style="mso-tab-count: 1;">     </span>Enclavement, forte dépendance aux importations et au thermique, capacité de production limitée.<span style="mso-tab-count: 1;">          </span>Charge financière significative pour les ménages, impact sur le développement des entreprises. Chaque coupure est un pincement au cœur, un frein à l'ambition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mali<span style="mso-tab-count: 1;">   </span>EDM-SA<span style="mso-tab-count: 1;">     </span>115-125<span style="mso-tab-count: 1;">     </span>Mix énergétique limité, forte dépendance au thermique, subventions importantes mais offre insuffisante, délestages.<span style="mso-tab-count: 1;">          </span>Coût élevé malgré les subventions, et surtout, instabilité chronique de l'approvisionnement. Le fardeau est double : un prix élevé et l'incertitude de la disponibilité, pesant lourdement sur la vie quotidienne et l'économie locale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Niger<span style="mso-tab-count: 1;"> </span>NIGELEC<span style="mso-tab-count: 1;">   </span>110-130+<span style="mso-tab-count: 1;">   </span>Vulnérabilité énergétique, faible accès au réseau, dépendance importations, infrastructures limitées.<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>Coût très élevé, accès limité, délestages fréquents. Un fardeau qui ralentit le progrès, maintient des populations dans l'ombre et accentue les inégalités. Le rêve d'une lumière stable est un luxe inaccessible pour beaucoup.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette comparaison révèle des destins énergétiques contrastés. La Côte d'Ivoire, forte de ses ressources et de ses choix stratégiques, offre un kWh plus accessible, symbolisant une certaine aisance énergétique. Le Sénégal se positionne comme un pays en pleine mutation, cherchant à maîtriser ses coûts futurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, quant à eux, luttent avec des réalités plus dures, où le prix de la lumière est un rappel constant des défis structurels, accentués par les problèmes d'accès et de stabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière chaque chiffre se cache une famille, une entreprise, un rêve. Le prix du kWh n'est pas qu'une ligne sur une facture ; c'est un déterminant majeur de la qualité de vie, de l'éducation, de la santé et du développement économique. Les gouvernements de ces nations sont engagés dans une course contre la montre pour rendre cette énergie plus abordable et plus fiable, car au-delà des statistiques, c'est le visage humain de l'Afrique qui aspire à une lumière continue et à un avenir radieux. Et dans cette quête, chaque baisse de prix, chaque nouvelle installation, chaque moment de lumière ininterrompue est une victoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>A.K. DRAMÉ</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la délinquance et la criminalité à Sabalibougou :  Quatre individus évoluant dans un réseau de vol, de braquage et de recels de motos interpellés</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/lutte-contre-la-delinquance-et-la-criminalite-a-sabalibougou-quatre-individus-evoluant-dans-un-reseau-de-vol-de-braquage-et-de-recels-de-motos-interpelles-3107737.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 10:39:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Commissariat de Police de Sabalibougou, sous la houlette du Commissaire de Police Barka CAMARA et son Adjoint le Commissaire de Police Boubacar TRAORÉ, a effectué ce lundi 21 juillet 2025, une opération méticuleuse permettant l'interpellation de quatre (04) individus évoluant dans un réseau de vol, de braquage et de recels de motos. Ladite opération a permis la saisie de (09) motos de provenance douteuses et des façades de rechange.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout commence dans la nuit du samedi 19 juillet 2025, lors d’une descente de police au marché de Sabalibougou au cours de laquelle un présumé gros dealer de drogue, a été appréhendé, actuellement incarcéré. À l'issue de son interrogatoire, dénonçant un réparateur de la place, une opération menée par la Brigade de Recherches a été un franc succès: neuf (09) motos Jakarta saisies, quatre (04) individus alpagués dont deux (02) grands présumés braqueurs, un receleur et y compris le réparateur en question.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mode d'opération: les motos, issues de vols ou de braquages, étaient acheminées par les deux (02) braqueurs dans le garage du complice réparateur pour y subir un changement de façade avant d'être confiées au receleur, chargé de leur revente. Les suspects identifiés par les initiales L.S, âgé de vingt-six (26) ans; S.T, âgé de vingt-deux (22) ans; Y.K alias "Py", vingt-neuf (29) ans et N.K alias "Sniper", vingt (20) ans, répondront de leurs actes devant la Justice et l'enquête se poursuit activement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet coup de filet illustre l'engagement des Forces de l'ordre dans la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes conformément aux directives du Directeur Général de la Police Nationale, Contrôleur Général Youssouf KONÉ et soutenues par le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. À cette occasion, le nouveau Commissaire chargé de Sabalibougou a salué ses hommes pour le travail abattu. Il appelle la population à collaborer activement dans la lutte contre l'insécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Com’DGPN<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix et réconciliation : Le Mali se dote d’une Charte nationale pour consolider l’unité et la cohésion</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/paix-et-reconciliation-le-mali-se-dote-dune-charte-nationale-pour-consolider-lunite-et-la-cohesion-3107736.html</link>
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<description><![CDATA[ Le mardi 22 juillet 2025, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, Chef de l’État, a officiellement reçu la Charte nationale pour la paix et la réconciliation, lors d’une cérémonie solennelle tenue au Centre international de Conférence de Bamako (CICB). ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 10:36:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’événement, de haute portée symbolique et institutionnelle, a réuni un parterre de personnalités, parmi lesquelles des présidents d’institutions de la République, des membres du Gouvernement, des gouverneurs de région, des représentants de la diaspora malienne, ainsi que des diplomates accrédités au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est des mains de M. Ousmane Issoufi Maïga, Président de la Commission de rédaction, que le Chef de l’État a reçu le document de référence. Élaborée dans un esprit de concertation et d’inclusivité, la Charte nationale pour la paix et la réconciliation comporte seize (16) titres et cent six (106) articles, couvrant les dimensions essentielles du développement économique, social, culturel et institutionnel du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son élaboration résulte d’une initiative du Président de la Transition, annoncée dans son adresse à la Nation en décembre 2023. À l’issue d’une présentation détaillée du contenu du document, le Président Goïta a prononcé une allocution dans laquelle il a salué le caractère participatif du processus ayant abouti à la rédaction de cette Charte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son intervention, le Chef de l’État a souligné que ladite Charte est le fruit d’un dialogue national inclusif, souverain et exempt de toute ingérence extérieure. Elle vise à panser les blessures profondes laissées par des années de crises multiformes et à jeter les bases d’un Mali apaisé, uni et tourné vers l’avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président de la Transition a également mis en lumière les défis géopolitiques auxquels le Mali a été confronté, déplorant certaines ingérences extérieures ayant fragilisé l’État et exacerbé les tensions sociales. Il a, en revanche, rendu hommage à la résilience du peuple malien, à l’engagement des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), ainsi qu’à la sagesse collective qui ont permis d’amorcer un retour progressif à la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fruit des réflexions d’une commission composée de personnalités issues de l’ensemble des composantes sociopolitiques de la Nation, la Charte aborde des thématiques majeures telles que la gouvernance, la justice, la jeunesse, la lutte contre la corruption, ainsi que la cohésion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le Président Goïta, il ne s’agit pas simplement d’un texte symbolique, mais d’une véritable feuille de route pour la refondation d’un Mali fort, uni et stable. Avant de clore ses propos, le Chef de l’État a exprimé sa reconnaissance aux membres de la Commission, et a lancé un appel solennel à tous les citoyens pour s’approprier cette Charte, la mettre en œuvre et en faire un pilier durable de la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de noter qu’à l’issue de cette cérémonie, le document sera soumis à l’examen et à l’adoption du Conseil National de Transition (CNT), avant sa promulgation officielle par le Président de la Transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Source: site de la présidence de la République</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>EDM&#45;SA, l&amp;apos;urgence d&amp;apos;une bonne gestion :  Le paradoxe de la subvention et du déficit</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/edm-sa-lurgence-dune-bonne-gestion-le-paradoxe-de-la-subvention-et-du-deficit-3107735.html</link>
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<description><![CDATA[ La situation énergétique actuelle au Mali est alarmante et nécessite une analyse approfondie ainsi qu&#039;une action immédiate. Depuis juillet 2023, les Maliens sont confrontés à un régime de disette électrique, plongeant le pays dans une crise qui impacte directement la vie quotidienne des citoyens et le développement économique. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 10:34:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Société Énergie du Mali (EDM-SA), avec ses 3 000 agents, semble incapable de fournir des chiffres essentiels, ce qui soulève de sérieuses questions sur sa gouvernance et sa performance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le manque crucial de transparence et de données<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour qu'une entreprise publique telle qu'EDM SA puisse être gérée efficacement, la transparence est primordiale. L'incapacité à communiquer des données fondamentales, telles que le nombre d'abonnements post-payés et prépayés, ou le montant détaillé des charges (salaires, carburants, lubrifiants, maintenance), est un signal d'alarme majeur. Sans ces informations, il est impossible d'évaluer la performance de l'entreprise, d'identifier les goulets d'étranglement ou de prendre des décisions éclairées pour améliorer la situation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Exemple concret de bonne gestion: Imaginez une entreprise comme Orange Mali ou Malitel. Elles publient régulièrement des rapports sur le nombre de leurs abonnés (prépayés et post-payés), leurs revenus et leurs dépenses. Cette transparence permet aux régulateurs, aux actionnaires et même au public d'avoir une vision claire de leur santé financière et opérationnelle. EDM SA devrait s'inspirer de ces modèles pour regagner la confiance du public et des autorités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Paradoxe de la subvention et du déficit<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation est d'autant plus préoccupante que l'électricité au Mali est non seulement subventionnée, mais également déficitaire. Ce paradoxe est difficilement justifiable, surtout lorsque l'on observe la performance des entreprises électriques dans des pays voisins. La Côte d'Ivoire et le Sénégal, malgré une production d'électricité basée sur les énergies fossiles et des prix au kilowattheure très bas, parviennent à assurer une abondance d'électricité et à réaliser des bénéfices, sans subventionner massivement leur secteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Exemple concret de bonne gestion: La Compagnie Ivoirienne d'Électricité (CIE) en Côte d'Ivoire est un cas d'étude pertinent. Bien qu'elle utilise également des énergies fossiles et que le pays ne dispose pas d'une raffinerie nationale pour tout son approvisionnement en carburant, la CIE a mis en place une gestion rigoureuse de ses coûts opérationnels et de sa chaîne d'approvisionnement. Parallèlement, elle a optimisé sa facturation et sa collecte de recettes, ce qui lui permet de générer des profits tout en maintenant des tarifs abordables et une qualité de service élevée. Ils ont investi dans la maintenance préventive de leurs infrastructures et dans la formation de leur personnel, réduisant ainsi les pannes et les pertes techniques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De même, la Senelec au Sénégal a démontré une capacité à se moderniser et à optimiser ses opérations. Malgré l'absence d'une raffinerie nationale qui couvrirait tous ses besoins, Senelec a diversifié ses sources d'approvisionnement en combustibles et a mis en place des mécanismes de contrôle de gestion stricts. L'accent est mis sur la performance, avec des indicateurs clés de suivi et une responsabilisation à tous les niveaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les leçons à tirer pour le Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour sortir de cette crise, EDM-SA doit impérativement revoir son modèle de gestion. Voici quelques pistes concrètes inspirées des bonnes pratiques:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Transparence et redevabilité: Publier des rapports financiers et opérationnels détaillés et réguliers. Mettre en place des audits indépendants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Optimisation des coûts: Une analyse minutieuse des charges (carburants, lubrifiants, maintenance) est essentielle. Est-ce que les contrats sont négociés au meilleur prix ? La consommation est-elle optimisée ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Amélioration de la collecte des recettes: Renforcer les mécanismes de facturation et de recouvrement. La question des abonnements prépayés et post-payés est cruciale pour comprendre les flux de trésorerie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Investissement dans la maintenance préventive: Plutôt que d'attendre les pannes, investir dans la maintenance régulière des équipements pour prolonger leur durée de vie et assurer une production stable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Gestion des ressources humaines: Évaluer la productivité des 3 000 agents. Y a-t-il un besoin de formation, de réorganisation ou d'optimisation des effectifs ? Les salaires sont-ils alignés sur la productivité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Diversification et optimisation de l'approvisionnement: Le fait que la Côte d'Ivoire et le Sénégal aient des raffineries ne doit pas être un obstacle insurmontable pour le Mali. Des stratégies d'approvisionnement diversifiées et des contrats à long terme peuvent atténuer les risques liés aux fluctuations des prix du carburant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise électrique au Mali est un symptôme d'une problématique plus profonde de gouvernance et de gestion. En s'inspirant des succès de ses voisins et en adoptant une approche rigoureuse basée sur la transparence, l'optimisation et la redevabilité, EDM SA peut non seulement sortir de l'impasse, mais aussi éclairer l'avenir du Mali. Il est temps que les chiffres parlent et que l'électricité cesse d'être une denrée rare pour les Maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ, Analyste et chercheur en Stratégie de Croissance Accélérée, Enjeux et Innovations du Développement Durable<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">EDM-SA: Dettes et subventions<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est difficile de donner un montant cumulé précis et à jour des dettes de la Société Énergie du Mali (EDM-SA), car les chiffres peuvent varier rapidement et sont souvent communiqués dans des rapports financiers spécifiques qui ne sont pas toujours publiquement accessibles en temps réel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, des informations récentes indiquent des montants significatifs :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Dette d'EDM-SA: Un article d'Africanews de mai 2025 mentionne que le Mali est sous pression pour une dette de 94 millions de dollars (56 400 000 000 CFA) liée à l'électricité, qui concerne probablement en grande partie EDM-SA et ses obligations envers des projets comme le barrage de Manantali. Un autre article de mars 2024 évoque la signature d'un protocole d'accord pour la gestion de la dette bancaire d'EDM-SA, (200 milliards CFA) soulignant l'importance du problème.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant les subventions de l'État malien à la Société Énergie du Mali (EDM-SA), voici ce que l'on sait:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Subventions annuelles: Les subventions de l'État à EDM-SA sont un soutien financier récurrent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- En 2017, le montant de la subvention était de 34 milliards de FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- En 2018, ce montant est passé à 42 milliards de FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le rapport annuel d'activités d'EDM-SA pour 2022 mentionne l'octroi d'une subvention d'exploitation de 30 milliards de FCFA et d'une subvention d'équilibre additionnelle de 15 milliards de FCFA, soit un total de 45 milliards de FCFA pour cette année.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La Banque Mondiale indique dans un document de décembre 2024 que l'entreprise a "surendetté le budget national, de l'ordre de 100 à 150 millions de dollars américains par an au cours des dernières années", ce qui représente une fourchette de environ 60 à 90 milliards de FCFA (en considérant un taux de change moyen de 600 FCFA pour 1 USD).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Un article de mai 2024 sur abamako.com mentionne que le gouvernement malien a revu à la hausse la subvention d'EDM-SA, sans préciser le nouveau montant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En résumé, EDM-SA est confrontée à une dette cumulée importante, et l'État malien lui apporte des subventions annuelles considérables, qui se chiffrent en dizaines de milliards de FCFA, voire plus de 100 millions de dollars ces dernières années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À suivre !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encadré<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nombre d’abonnés au réseau EDM-SA ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'après les dernières informations disponibles publiquement, le nombre d'abonnés de la Société Énergie du Mali (EDM-SA) est en constante augmentation. Voici les chiffres clés que nous avons trouvé:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Fin 2016: 462 761 abonnés (source: aBamako.com, septembre 2017).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Fin 2017: 515 827 abonnés (source: Rapport annuel d'activités 2020 de l'EDM-SA, via budget.gouv.ml)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Fin 2022: Le rapport annuel d'activités d'EDM-SA pour 2022 indique un ratio de 355 abonnés par employé en 2022, contre 343 en 2021. Étant donné qu'il y avait 2 126 travailleurs en juillet 2021 selon leur site officiel, et une légère augmentation des effectifs en 2022 (autour de 2270 selon le même rapport), on peut estimer que le nombre d'abonnés se situerait autour de 800 000 en 2022 (2270 employés * 355 abonnés/employé).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est important de noter que les données les plus récentes sur le nombre exact d'abonnés peuvent être difficiles à obtenir publiquement en temps réel, car elles sont souvent publiées dans les rapports annuels d'activités qui peuvent avoir un certain décalage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Du franc cfa à la quête d&amp;apos;autonomie : Le Sahel face à un choix crucial</title>
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<description><![CDATA[ Dans les marchés vibrants de Bamako, les ports animés de Dakar et les champs de coton du Burkina Faso, une question résonne avec une intensité croissante: Et si le destin économique du Sahel ne dépendait plus de Paris ou de Bruxelles, mais d&#039;une monnaie forgée par et pour les peuples de cette région ? ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 07:36:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Longtemps arrimés au Franc CFA, symbole pour beaucoup d'une dépendance post-coloniale persistante, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, unis au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES), brandissent désormais l'étendard d'une monnaie commune. Cette ambition, portée par la volonté de briser les chaînes d'une intégration régionale jugée inéquitable, soulève un vent d'espoir mais aussi de profondes interrogations. Est-ce le chemin vers une véritable émancipation économique, ou un pari risqué aux conséquences imprévisibles pour des économies déjà fragiles ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Fondements d'une Révolution Monétaire<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'idée d'une monnaie commune au Sahel n'est pas un simple caprice politique; elle est le fruit d'un profond sentiment d'injustice économique et d'une aspiration à la pleine souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Mettre fin à la "Servitude Monétaire": Le Franc CFA, adossé à l'euro, garantit certes une stabilité louable, mais il prive les États de l'AES d'un levier essentiel: la politique monétaire. Imaginons un jeune entrepreneur malien, Fatoumata, qui peine à obtenir un prêt bancaire à des taux avantageux pour développer son entreprise de transformation de mangues séchées. Les critiques estiment que la politique de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), axée sur la stabilité des prix, ne favorise pas suffisamment le financement de l'économie locale. Une monnaie propre permettrait au Sahel de baisser les taux d'intérêt pour stimuler l'investissement national, ou d'injecter des liquidités pour soutenir des secteurs clés en période de crise, sans l'approbation d'une institution perçue comme "extérieure".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Stimuler le commerce intra-régional: Aujourd'hui, acheter des céréales du Niger pour les vendre au Burkina Faso implique des coûts de change et des tracasseries administratives. Une monnaie unique éliminerait ces frictions, rendant le commerce transfrontalier plus fluide et moins cher. Pensez à Amadou, un commerçant nigérien qui traverse régulièrement la frontière pour vendre ses produits agricoles. Avec une monnaie commune, il n'aurait plus à se soucier des taux de change fluctuants, ce qui augmenterait ses marges et encouragerait davantage d'échanges entre les pays de l'AES. C'est la promesse d'un marché intérieur sahélien plus vaste et plus dynamique, capable de concurrencer les importations et de renforcer la résilience économique face aux chocs externes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Attirer des investissements ciblés: Un espace monétaire unifié et une politique monétaire autonome pourraient envoyer un signal fort aux investisseurs. La possibilité de contrôler leur monnaie permettrait aux États du Sahel de créer un environnement financier plus prévisible et potentiellement plus attractif pour les investissements directs étrangers qui soutiennent leurs priorités de développement, plutôt que de dépendre d'une monnaie dont la valeur est décidée à des milliers de kilomètres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les ombres au tableau: Un chemin semé d'embûches<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré ces aspirations légitimes, le passage à une monnaie commune est loin d'être une promenade de santé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Le défi de la stabilité: Le Franc CFA a le mérite de la stabilité et de la convertibilité, des atouts non négligeables pour des économies dépendantes des importations et des marchés internationaux. Une nouvelle monnaie sahélienne serait confrontée au défi colossal d'établir sa crédibilité et de maintenir sa valeur. Sans des réserves de change suffisantes et une discipline budgétaire rigoureuse, elle pourrait être sujette à une dépréciation rapide et à l'inflation, minant le pouvoir d'achat des citoyens et la confiance des investisseurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Des économies disparates: Bien que voisins, le Mali, le Niger et le Burkina Faso présentent des structures économiques différentes, des niveaux de développement variés et des défis budgétaires propres. Harmoniser les politiques fiscales et budgétaires, condition sine qua non d'une monnaie commune réussie, s'annonce comme un véritable casse-tête. Comment concilier les besoins de financement du développement du Niger avec les impératifs de stabilité macroéconomique du Burkina Faso, par exemple ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Le pari de la confiance: L'abandon du Franc CFA représente une rupture majeure, non seulement avec les anciennes puissances coloniales, mais aussi avec un système qui, malgré ses défauts, a offert une certaine stabilité pendant des décennies. Convaincre les citoyens, les entreprises et les partenaires internationaux de la fiabilité de cette nouvelle monnaie nécessitera une communication transparente et des résultats concrets rapides.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Avenir du Sahel: Entre audace et pragmatisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La quête d'une monnaie commune au Sahel est un acte d'affirmation de la souveraineté économique. Elle témoigne d'une volonté farouche de prendre en main le destin d'une région confrontée à des défis immenses, allant de l'insécurité au changement climatique. Si les avantages potentiels sont séduisants, une meilleure allocation des ressources, un commerce régional stimulé, un financement accru des entreprises locales, les risques sont également considérables. La réussite de ce projet audacieux dépendra d'une planification méticuleuse, d'une coordination politique sans faille et d'un engagement inébranlable à la discipline économique. Le Sahel est à la croisée des chemins: va-t-il tracer une nouvelle voie vers la prospérité et l'autonomie, ou se perdre dans les méandres d'une transition trop rapide et mal préparée ? Le monde observe, attentif à cette audace qui pourrait redéfinir les équilibres économiques en Afrique de l'Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K. DRAMÉ, journaliste indépendant, analyste et chercheur en Stratégie de Croissance Accélérée, Enjeux et Innovations du Développement Durable<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Encadré :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">CEDEAO et UEMOA: Le revers de la médaille pour les économies locales ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le débat houleux autour de la monnaie et de l'intégration économique en Afrique de l'Ouest, une critique persistante émerge : celle de savoir si les structures régionales comme la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) ont réellement profité de manière équitable à tous les acteurs. Pour de nombreux analystes africains, la réponse est nuancée, pointant du doigt un déséquilibre flagrant en faveur de certaines entreprises étrangères, notamment françaises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un marché ouvert, des opportunités inégales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'objectif affiché de la CEDEAO et de l'UEMOA est de créer un marché commun où biens, services et capitaux circulent librement, stimulant ainsi la croissance. Cependant, la réalité du terrain, selon certains, est que ce cadre a avant tout bénéficié aux grandes entreprises étrangères, déjà bien établies et capitalisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenons l'exemple de la Côte d'Ivoire, souvent présentée comme le moteur économique de l'UEMOA. Ici, des géants français comme Bolloré (logistique portuaire), Orange (télécommunications) ou des entreprises de grande distribution sont omniprésents. Leur capacité financière, leur expertise et leurs réseaux déjà constitués leur ont permis de tirer pleinement parti de la suppression des barrières douanières et de la libre circulation. De même au Sénégal, où des entreprises comme Eiffage (construction) ou TotalEnergies (distribution de carburants) maintiennent une forte emprise sur des secteurs clés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Nigeria, géant anglophone de la CEDEAO, bien que le marché soit plus diversifié, les multinationales étrangères continuent de dominer des pans entiers de l'économie, notamment dans le pétrole et le gaz. Le reproche est que la compétition n'est pas équitable : les entreprises locales, souvent des PME, peinent à rivaliser avec ces mastodontes qui ont un accès privilégié aux financements et aux marchés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La BCEAO, bouc émissaire du financement local ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La critique est particulièrement virulente à l'égard de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), l'institution monétaire de l'UEMOA. Il lui est souvent reproché de privilégier la stabilité monétaire au détriment du financement du développement et des entreprises locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour de nombreux entrepreneurs sahéliens, obtenir un prêt bancaire est un parcours du combattant. Les banques, souvent filiales de groupes français ou internationaux, sont perçues comme frileuses à accorder des crédits aux PME africaines, jugées trop risquées ou manquant de garanties suffisantes. Au contraire, les grandes entreprises étrangères, avec leurs bilans solides et leurs maisons mères réputées, auraient un accès facilité aux financements, renforçant ainsi leur position dominante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un jeune agriculteur au Burkina Faso, cherchant à moderniser sa ferme, ou une femme entrepreneure au Mali voulant développer son activité artisanale, se heurtent souvent à des exigences bancaires inaccessibles, tandis que des multinationales peuvent mobiliser des capitaux importants pour étendre leurs opérations. Cette réalité nourrit le sentiment que les règles du jeu économique ne sont pas établies en faveur du développement endogène.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conséquences et aspirations du Sahel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette perception, largement répandue, a contribué à alimenter la frustration et le désir d'autonomie des États du Sahel. Pour le Mali, le Niger et le Burkina Faso, se désengager de ces structures n'est pas seulement une question politique, c'est aussi une aspiration à reprendre le contrôle de leviers économiques et monétaires qu'ils estiment aujourd'hui au service d'intérêts qui ne sont pas les leurs. Ils espèrent ainsi créer un environnement où les entreprises locales pourront enfin prospérer, loin de l'ombre des géants étrangers.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">A.K. DRAMÉ</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>extrait du livre «présumé coupable: ma part de vérité» : Une armée n’est un office de bienfaisance</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/extrait-du-livre-presume-coupable-ma-part-de-verite-une-armee-nest-un-office-de-bienfaisance-3106986.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 09:18:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une nation qui veut vivre, et vivre libre, doit avoir la force de se défendre si elle est attaquée par des ennemis. Aussi longtemps qu’il y aura des pays ambitieux et violents, les pays faibles ou désarmés seront en danger. Pour avoir la paix, il faut donc être fort, et si pénible que ce soit, préparé à faire la guerre. Cette préparation n’empêche pas de chercher un moyen de rendre les guerres impossibles. Pour mieux comprendre tout cela, lisez cet extrait du livre du général Yamoussa Camara, «Présumé coupable:<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ma part de vérité».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors des laborieuses séances de recherche d’arrangements sécuritaires courant 2011 à Tamanrasset (Algérie) avec des représentants des groupes de revendication, un officier algérien eut ces mots prémonitoires: «Un pays qui n’a pas une armée forte, qui ne peut pas assurer sa propre sécurité n’est pas viable; il va au-devant des pires humiliations». Je conduisais la partie malienne. J’en fus vexé au plus profond de mon être car le Mali était visé. C’est pourtant la cruelle vérité. «La souveraineté des États finit là où s’arrête la puissance des armes».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le sérieux et la puissance d’une nation se mesurent à l’aune de son outil de défense. Quand un pays n’a plus les moyens de faire respecter ses lois, tout devient possible. Plus qu’un simple multiplicateur de risques, l’absence de capacités militaires joue un rôle au minimum aggravant, parfois déclencheur de conflits récurrents comme on en connaît depuis des décennies. Sans une armée forte, il n’est ni indépendance politique, ni liberté civile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’armée est le garant de la souveraineté. De ce fait, notre autonomie de renseignement, de décision et d’action doit demeurer au centre de notre stratégie. Nos dirigeants se rendent-ils seulement compte que même une diplomatie ne saurait être efficace sans une capacité militaire établie ? Les deux sont intrinsèquement liées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est vrai, la puissance militaire reste d’une utilité limitée quand l’État est incapable de fournir aux concitoyens les services de base dont ils ont besoin: nourriture, santé, assistance diverse, sécurité humaine en un mot. Cela a suscité l’émergence d’un sentiment d’exclusion au sein d’une frange importante de la population. L’exclusion conduit au désespoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le désespoir mène à la radicalisation. Ainsi sont nés des groupes radicaux et autres groupes de prédation qui trouvaient dans la violence une réponse à leur prétendue marginalisation économique et politique. C’est le même argument que brandissent les groupes d’opposition touarègue. Mais quelle que soit la valeur des arguments, aucun pays ne peut se développer dans le désordre et l’insécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En raison de la diversité des causes et du degré de déliquescence de l’outil de défense, la nécessaire refondation de l’outil de défense nécessitera des sacrifices. Elle se fera dans la douleur et dans la durée, au travers notamment d’une loi d’orientation et de programmation militaire, telle qu’initiée mais dévoyée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rayonnement du pays, la quiétude des populations et le fonctionnement régulier des institutions de la République en dépendent. On a cru trouver la solution dans la course aux effectifs sans intégrer les autres paramètres. Il a été procédé à des recrutements épisodiques massifs et non planifiés, axés sur des jeunes en échec scolaire. On ne résoudra pas le problème de cette manière. «La force d’une armée ne réside pas dans son importance numérique», disait Sun Zi déjà au IVème siècle avant J. -C. Ce qui importe, c’est la valeur tactique des unités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En aucun moment, la formation des hommes et l’entraînement des unités n’ont été une préoccupation majeure. Il n’y a eu en plus aucune politique cohérente d’équipement des forces en matériels majeurs. Et les rares crédits dégagés pour l’instruction des hommes furent gaspillés dans des formations sommaires, sans aucune plus- value sur le plan opérationnel. Cette mauvaise perception des problèmes de la défense continuera de plomber les efforts de reconstruction des forces. «Mieux vaut moins mais mieux», disait Lénine. On peut faire mieux avec moins d’effectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au niveau tactique, une bataille se gagne en disposant les moyens adéquats au bon endroit et au bon moment. C’est le principe d’économie des forces et de la concentration des efforts. Le préalable consiste à mettre l’accent sur la qualité du recrutement et de la formation. Il faut aussi réussir une gestion rationnelle des ressources humaines. Une armée n’est pas un office de bienfaisance. Elle ne peut servir uniquement à résorber le problème d’emploi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Beaucoup de gens espèrent trouver dans l’armée une promotion sociale inespérée alors qu’ils n’en ont ni l’aptitude physique requise ni même lui-même bombe la poitrine en clamant haut et fort la vocation. Le gouvernement lui-même bombe la poitrine en clamant haut et fort avoir partiellement résolu le problème d’emploi d’un grand nombre de jeunes en faisant un recrutement massif dans l’armée. Quelle manière singulière d’aborder les problèmes de défense ! Cela est la source des dérapages, des recommandations et des passe-droits. Le candidat au recrutement doit satisfaire à des critères objectifs précis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour une bonne sélection, une équipe mobile pourrait sillonner villes et campagnes, si en plus, l’objectif est de créer à terme une armée nationale prenant en compte toutes les composantes ethniques de la nation. Bien entendu le format et le type d’armée doivent être à la hauteur de la menace, en tenant compte de l’étendue du territoire, ils doivent aussi être en cohérence avec les possibilités budgétaires du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À quoi servira un effectif pléthorique si l’on ne peut le doter d’équipements adéquats, si l’on ne peut créer un minimum de conditions pour l’épanouissement des soldats et de leur famille ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Général Yamoussa CAMARA, extrait de son livre «Présumé Coupable: Ma part de vérité»<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour constitutionnelle du Mali joue-t-elle son rôle ? Lisez plutôt cet extrait.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«La grandeur d’une nation réside dans sa fidélité à la Constitution, dans le strict respect de la loi, et surtout dans la crainte de Dieu», (David Maraga- Cour suprême- Kenya). Elle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. C’est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics. Elle a d’abord hiberné avant de se rappeler au bon souvenir des Maliens, des années après, en organisant à Bamako un colloque international pour renforcer je ne sais quel État de droit, alors qu’à l’évidence l’égalité devant la loi est rompue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un colloque, si louable soit-il, ne suffira pas à consolider un État de droit, qui reste à inventer. Il n’y a pas d’État de droit quand la Constitution est violée, comme il ne saurait y en avoir sans démocratie égalitaire et sans séparation des pouvoirs et des contre-pouvoirs indépendants. Sans séparation des pouvoirs, la confusion des pouvoirs créé une insécurité juridique. Sans sécurité juridique, il n’y a ni liberté ni sécurité pour personne. Faut-il que les rares ressources de l’État soient dilapidés pour entretenir des institutions fantômes, condamnés à faire de la figuration, au mieux à n’entretenir que lorsqu’elle est, elle-même frappée de mesures illégales ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son recours gracieux adressé au président de la République, contre le décret n°2020-312/ PRM du 11 juillet 2020 portant abrogation de la nomination de certains membres de la Cour constitutionnelle, le président de notre «sourcilleuse Cour» rappelle (sic)… que l’exercice d’un tel pouvoir de révocation ne figure nulle part dans les prérogatives constitutionnelles du président de la République…;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’une telle pratique constitue une violation manifeste de l’article 37 de la Constitution…;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’en rompant l’ordre constitutionnel, vous rompez la légitimité qui garantit votre propre mandant… et tutti quanti.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À quelque chose malheur est bon. Il a fallu que ce décret fut pour que la Cour se souvienne que le constituant fait obligation à tout citoyen (a fortiori au PR qui le gardien: article 29) «de respecter en toutes circonstances la Constitution» (article 24 de la Constitution). Elle aurait dû s’en souvenir depuis février 2014, date de ma mise illégale sous mandat de dépôt. Ce traitement sélectif fera aussi la réputation de la Cour constitutionnelle, chargée plus spécifiquement de la protection des droits de l’homme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les acteurs du 26 mars se seraient battus pour plus de démocratie, ils n’auraient pas réussi à enraciner dans les esprits les fondements d’un État de droit, le droit n’étant jamais acquis une fois pour toutes. Le combat pour le droit, même dans un État de droit, est un combat inlassable, pas un cadeau du ciel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Le droit est à la fois une arme et un système de garantie». Le citoyen doit avoir une vision qui promeut la démocratie et l’autorité de la loi, une vision qui protège les droits de l’homme et les libertés civiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Extrait du livre «Présumé Coupable: Ma part de vérité» du général (er)</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Yamoussa CAMARA</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Baccalauréat 2025 : Le secrétaire général du SNEC invite les autres artistes à suivre l’exemple de Biguini Bagaga</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/baccalaureat-2025-le-secretaire-general-du-snec-invite-les-autres-artistes-a-suivre-lexemple-de-biguini-bagaga-3106985.html</link>
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<description><![CDATA[ La candidature audacieuse au Baccalauréat 2025 de la chanteuse, Biguini Bagaga, est un acte fort, un signal inspirant pour tes pairs, leur montrant que l’on peut, à tout moment, choisir de se perfectionner intellectuellement. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 07:32:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’image de Kailash Satyarthi, lauréat du prix Nobel de la paix et défenseur du droit à l’éducation pour tous, tu incarnes cette idée d’une "seconde chance" offerte à celles et ceux dont le parcours scolaire a été interrompu trop tôt. Satyarthi a consacré sa vie à la lutte contre le travail des enfants et l’exploitation infantile, croyant fermement que l’éducation est la clé pour sortir de la pauvreté et de la marginalisation. Ton initiative résonne profondément avec cette philosophie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils sont nombreux ces jeunes artistes talentueux, passionnés et engagés, qui, à l’aube de leur jeunesse, ont vu leur scolarité interrompue par les exigences de leur carrière artistique. Par ton courage et ton humilité, tu leur ouvres un chemin nouveau, un chemin vers l’épanouissement intellectuel, complémentaire à l’expression artistique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je sais combien tu es talentueuse et passionnée par ta musique. Je n’ignore pas non plus les difficultés que tu as rencontrées pour concilier ton art et les études. Pourtant, tu as tenu à t’inscrire sur la liste des candidats au Baccalauréat. Par ce geste, tu as démontré que la connaissance est une richesse au même titre que la notoriété et qu’elle est précieuse pour ton avenir artistique, personnel et citoyen. Je t’y encourage très fortement, car je suis convaincu que les études t’ouvriront de nouvelles perspectives, enrichiront ta créativité et t’élèveront encore davantage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Là où certains artistes se contentent des feux de la rampe et des cachets de leurs prestations, toi, tu as osé l’effort intellectuel. Malgré ton aura, malgré les moyens à ta disposition, tu as choisi de te remettre en question, de te lancer dans cette belle aventure d’apprenante, sans limite. Tu as ainsi montré à toute une génération d’artistes que la réussite peut aussi se conjuguer avec le savoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque apparition de ta part, à la sortie d'une épreuve, était une occasion unique pour tes fans de t’approcher de près, eux qui, parfois, ne parvenaient même pas à décliner la série dans laquelle ils ont composé, mais qui connaissent par cœur tes chansons aussi sensuelles que profondes. Tu as conquis leurs cœurs par la musique, et tu as su toucher leurs âmes par ton exemple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant ces quatre jours d’épreuves, tu as donné le meilleur de toi-même, comme lors d’un concert. Tu as brillé par ta présence, ton courage et ton humilité, éclairant le chemin de tes camarades candidats. Raccrocher le micro, le temps d’un examen, fut sans doute l’une des plus belles leçons que tu puisses offrir à ta génération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je devine les pressions que tu as pu ressentir, les doutes, le stress, et les regards. Mais retiens ceci: quel que soit le résultat, tu as déjà gagné. Tu as ouvert une brèche dans les esprits, montré qu’il y a une vie après les projecteurs, une vie faite aussi de connaissances, d’efforts et d’accomplissement personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme tu le dis si bien: "A TE GRI GRI GRI". Et oui, chaque chose en son temps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bonne chance au Baccalauréat 2025. J’espère de tout cœur lire ton nom sur la liste des admis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Merci à toi, notre GUESSERÉ. Bonne chance !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moustapha GUITTÈYE, Secrétaire Général du BEN-SNEC/UNTM</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Échec des attaques terroristes : La victoire est à nous !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/echec-des-attaques-terroristes-la-victoire-est-a-nous-3106984.html</link>
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<description><![CDATA[ Inchallah ! Le Mali vaincra ses ennemis de tous les bords. Les Forces armées maliennes (FAMa) ont une fois de plus montré que la victoire finale est à nous. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 07:28:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le succès du mardi 1er juillet de l’armée malienne, sur l’ennemi au visage découvert et leurs parrains tapis dans l’ombre, est un tournant décisif dans cette guerre imposée à notre pays pour s’emparer de ses immenses richesses naturelles. Il déjoue tous les pronostics des sponsors du terrorisme international qui crient sur les médias de la désinformation de la montée spectaculaire de leurs éléments déployés dans le Sahel pour commettre des crimes les plus abominables contre le peuple malien et celui du Sahel. Il est aussi un signal fort pour tous les autres soutiens de cette cause perdue. Les Forces armées maliennes (FAMa) essuieront les armes des Maliens en pacifiant le pays par des victoires éclatantes sur les ennemis de la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette déculottée illustre, une fois de plus, que nos Forces de défense et de sécurité sont debout sur les remparts pour redonner à notre peuple son honneur, sa dignité et sa grandeur d’antan, longtemps bafoués par la gestion calamiteuse d’une catégorie de Maliens qui ne juraient que par le gain facile qu’ils parvenaient à faire sortir du Trésor public de façon frauduleuse sans être inquiétés. Aussi, traduit-elle, le réarmement moral et psychologique des militaires maliens, décidés à débarrasser notre territoire des gens sans foi, ni loi. Et le courage exceptionnel de la population a accompagné son armée sur tous les fronts pour vaincre les ennemis de tous les bords. Ce soutien a été salué à sa juste valeur par l’ensemble des Maliens qui voient en cette victoire la fin imminente de la guerre de procuration contre notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le bilan est satisfaisant et encourageant à plus d’un titre. Dans une déclaration lue sur les antennes de la télévision nationale malienne, le directeur de la Direction de l’information et des relations publiques de l’armée (DIRPA), le colonel-major, Souleymane Dembélé, a fait état de plus de quatre-vingt (80) terroristes neutralisés et d’importes saisies d’armes de guerre, de moyens roulants et autres matériels de communication. La surprise a été grande du côté des commanditaires des tueurs à gage. Ils ne s’attendaient pas à une telle force de frappe des FAMa et surtout du soutien de la population à son armée. Mais surtout de la débandade de leurs éléments dotés de nouvelles armes comme les drones. Ils pensaient que l’affaire était pliée avec leur stratégie mortifère d’attaquer plusieurs localités à la fois. Mais, ils ont appris à leurs dépens. L’armée malienne a vigoureusement riposté, déstabilisant tout leur plan. Et en désespoir de cause, ils incendient les unités industrielles des dignes fils de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le choix d’attaquer Kayes et Ségou n’est pas gratuit. Ces deux (02) régions constituent les poumons économiques de notre pays. La région de Kayes est la zone de production de l’or, mais aussi celle où transite plus de la moitié des marchandises qui quittent le port de Dakar pour Bamako. C’est de la capitale, où s’effectue le dispatching en direction des autres régions du pays. Quant à la région de Ségou, elle est le grenier du Mali (culture du riz, céréale la plus consommée au Mali), mais aussi la seule voie d’accès des produits des régions dans le nord à destination de Bamako. Les attaques des terroristes et leurs financiers contre ces deux (02) localités visent à couper Bamako, zone de consommation des zones de production.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce plan machiavélique d’asphyxier économiquement Bamako, en bloquant toutes les voies d’approvisionnement de la capitale malienne, est une autre arme entre les mains de la coalition néocoloniale pour précipiter, selon eux, la chute de la capitale. Ils envisageaient la prise de la capitale malienne avant la fête de Tabaski.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’attaque de Boulkessi du 1er juin, bien vrai que lancée à des milliers de kilomètre de Bamako, était une des étapes de ce complot contre notre capitale. Cette attaque, malgré des pertes en vies humaines et des dégâts matériels, n’a nullement atteint le moral de la troupe et de la hiérarchie. La preuve a été donnée, mardi dernier, à Kayes, Nioro du Sahel, Diboli, Gogui, Sandaré, Niono et Molodo. Elle matérialise l’engagement des autorités à tout mettre en œuvre pour la victoire finale sur les forces du mal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inchallah ! Le Mali vaincra ses ennemis de tous les bords. Les Forces armées maliennes (FAMa) ont une fois de plus montré que la victoire finale est à nous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune d’opinion : L’Afrique face à elle&#45;même: entre trahisons des élites et renaissance par la pensée</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/tribune-dopinion-lafrique-face-a-elle-meme-entre-trahisons-des-elites-et-renaissance-par-la-pensee-3106155.html</link>
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<description><![CDATA[ «L’Afrique n’a pas été trahie seulement par ses ennemis. Elle a aussi été abandonnée par ses propres enfants». ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 10:28:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’histoire de l’Afrique indépendante reste, hélas, marquée par un paradoxe douloureux: alors que les indépendances étaient censées ouvrir une ère de souveraineté politique, économique et intellectuelle, le continent peine encore à définir sa propre voie. Pourquoi ? Parce que trop souvent, ceux qui devaient l’émanciper ont perpétué les schémas imposés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’échec des élites: une dépendance intellectuelle prolongée</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nos universités forment depuis des décennies des jeunes africains brillants. Mais que deviennent-ils ? Trop souvent, des relais des paradigmes étrangers. Au lieu d’innover, nous avons reproduit. Au lieu de remettre en cause, nous avons validé. Cette élite intellectuelle et politique n’a pas su rompre avec le mimétisme, ni forger un projet de société enraciné dans nos réalités, nos valeurs, nos aspirations profondes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La pensée africaine est trop souvent prisonnière de modèles occidentaux conçus dans d’autres contextes, pour d’autres peuples. Il est temps de faire émerger une pensée endogène, structurée, audacieuse, une pensée libératrice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un panafricanisme vidé de sa substance ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le panafricanisme, qui devait être un projet de renaissance collective, est devenu dans bien des cas un simple argument de campagne ou un slogan creux. On s’en réclame sans construire de vraies solidarités. Où sont les projets d’intégration efficaces ? Où est la défense commune ? La monnaie commune ? Les politiques industrielles régionales ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La trahison du panafricanisme, ce n’est pas son échec en soi. C’est son instrumentalisation permanente, sans résultats. Il ne suffit pas de parler d’unité. Il faut l’organiser. Il faut la bâtir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un appel à la rupture: penser par soi-même ou disparaître</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs auteurs africains ne mâchent plus leurs mots. Ils dénoncent ce qu’ils qualifient de la lâcheté des élites, leur confort intellectuel, leur refus d’assumer le prix de l’indépendance véritable: celle qui commence dans la tête, et non dans les constitutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces propos sont peut-être durs mais salutaires. Ils rappellent que nous avons une responsabilité historique: celle de refuser l’aliénation mentale. Il ne s’agit pas de rejeter le monde, mais de cesser de s’effacer devant lui. De comprendre que nos enfants ne pourront être libres si nous continuons à enseigner des modèles qui n’ont jamais été les nôtres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Vers une refondation par l’action</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’heure n’est plus aux lamentations. Il est temps d’agir, en prenant des décisions fortes:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Refonder nos systèmes éducatifs pour former des bâtisseurs, pas des consommateurs de théories étrangères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Créer des laboratoires africains de pensée stratégique, capables d’inspirer nos politiques publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Faire du panafricanisme une pratique concrète, pas un folklore diplomatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">• Promouvoir une économie de la souveraineté, en industrialisant, en transformant nos ressources sur place, en maîtrisant nos monnaies, nos finances, nos outils numériques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’Afrique mérite mieux. L’Afrique peut mieux</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’y a pas de fatalité. Ce n’est ni la géographie, ni le climat, ni les autres puissances qui condamnent l’Afrique. Ce sont nos renoncements collectifs. L’espoir renaîtra dès lors que les Africains croiront de nouveau en eux-mêmes, non comme des copies, mais comme des créateurs. C’est cela, le vrai combat pour la liberté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Harouna NIANG, ancien Ministre</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière et de conformité de la gestion du centre de conservation, de multiplication et de diffusion du bétail ruminant endémique de Madina Diassa</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-et-de-conformite-de-la-gestion-du-centre-de-conservation-de-multiplication-et-de-diffusion-du-betail-ruminant-endemique-de-madina-diassa-3106149.html</link>
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<description><![CDATA[ Des irrégularités financières de plus de 29 millions de FCFA sur lesquels plus de 23 913 134 FCFA restent à justifier ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 07:45:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La présente vérification porte sur la gestion du Centre de Conservation, de Multiplication et de Diffusion du Bétail Ruminant Endémique de Madina Diassa (CCMD/BRE), au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur la gouvernance du Centre, les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés, les dépenses de fonctionnement, la régie des dépenses, la Comptabilité-matières et la gestion du personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette Mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Irrégularités administratives</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mission de vérification a constaté que le Conseil d’Orientation et le Comité Technique du Centre de Conservation, de Multiplication et de Diffusion du Bétail Ruminant Endémique de Madina Diassa ne tiennent pas toutes les sessions ordinaires. Le Centre de Conservation, de Multiplication et de Diffusion du Bétail Ruminant Endémique de Madina Diassa (CCMD/BRE) ne dispose pas de manuel de procédures administratives, financières et comptables et ne procède pas à la tenue régulière de la Comptabilité-matières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi, la Mission a recommandé au ministre chargé de l’Élevage et de la Pêche de veiller à la tenue régulière de toutes les Sessions du Comité d’Orientation et du Comité Technique du Centre de Conservation, de Multiplication et de Diffusion du Bétail Ruminant Endémique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Directeur du Centre de Conservation, de Multiplication et de Diffusion du Bétail Ruminant Endémique doit prendre les dispositions requises pour la tenue régulière des sessions du Conseil d’Orientation et du Comité Technique et élaborer le manuel de procédures administratives, financières et comptables du Centre et le faire valider par la Commission de suivi des systèmes de contrôle interne dans les services et organismes publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au Comptable-matières, il doit procéder à la tenue régulière de la Comptabilité-matières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Irrégularités financières</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 29 433 134 Francs CFA sur lequel 5 520 000 Francs CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Le reliquat non régularisé s’élève à 23 913 134 Francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces irrégularités financières sont relatives au paiement de Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) indues pour un montant total de 3 263 740 Francs CFA, à la non-justification de l’utilisation de carburant pour un montant total de 19 951 894 Francs CFA et à la réception d’un marché non entièrement exécuté pour un montant total de 697 500 Francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces faits relevés dans le Rapport de vérification, susceptibles de constituer des infractions à la Loi Pénale et à la législation budgétaire et financière, ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême. Celui relatif au paiement de TVA indues a également été transmis au Directeur Général des Impôts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahim DIALLO/ CCOM-BVG</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coups d’état en Afrique : La promotion d’un clan</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/coups-detat-en-afrique-la-promotion-dun-clan-3106148.html</link>
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<description><![CDATA[ Première question: Pourquoi les coups d’État en Afrique sont-ils si nombreux ? Entre 1958 et 2018, il y a eu quatre-vingt-deux (82) coups d’État en Afrique. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 07:34:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>«La distinction entre putsch et prise de pouvoir par un militaire et coup d’État qui peut aussi être le fait d’un civil soutenu par l’armée est quasi superflue en Afrique subsaharienne, ces évènements ayant presque toujours profité à un gradé». Les coups d’État sont les conséquences des mauvaises gestions.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>L’Afrique des coups d’État et des complots. À partir de 1960, l’année des indépendances sur le continent, il y a eu plus de trente coups d’État en Afrique de l’Ouest. Tous des militaires. Seize (16) officiers présidents et plus de 100 soldats de l’Association des enfants de troupes (AET) se sont succédé au pouvoir en Afrique. Chaque fois qu’il y a un coup d’État, c’est une promotion pour un clan militaire. Et ce sont ces différents clans et leurs familles élargies qui se partagent le pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais voyons au Mali ce qui s’est passé entre 1968 et 2020. Chaque fois qu’il y a eu un coup d’État militaire au Mali, on entend cette phrase: «Nous sommes venus pour redresser».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1968, le Comité militaire de libération nationale (CMLN) l’a dit en ces termes, selon le capitaine Sounkalo Samaké, dans son livre Ma vie de soldat: «Lorsque nous avons fait le coup d’État du 19 novembre 1968, nous avons dit au peuple malien que nous étions venus pour redresser la situation économique et sociale et les dérapages du régime de Modibo Keïta et de son parti, l’Union Soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA). Mais à la tâche, nous fait pire que Modibo».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le capitaine, le CMLN a eu une courte durée. Sur les quatorze (14) officiers du CMLN, il ne restait plus le général président Moussa Traoré et le général Filifing Sissoko. Le pouvoir militaire était alors si fragile qu’il suffisait de le pousser pour le renverser. Ce qui fut fait le 26 mars 1991.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après la chute du dictateur Moussa Traoré, il y a eu un procès crime de sang et crimes économiques. RFI annonce que le montant de la somme détournée par les «dignitaires» de l’ancien régime: deux (02) milliards de dollars. Dans L’Essor du 19 avril1991, quelques chiffres sont avancés; des noms et les montants des sommes détournés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Afrique, l’argent de l’État et l’argent du président sont largement confondus et la plupart de nos présidents ont un comportement de nos premiers «grands commerçants» qui empochent l’argent de leur business sans tenir aucune comptabilité, et le dépensent sans prendre de reçu. La précarité des régimes politiques pousse les dirigeants à accumuler le plus vite possible, et par tous les moyens, une fortune qu’ils s’empressent de mettre en sureté à l’extérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, l’absence de tout sentiment patriotique fait que nos dirigeants ferment les yeux, bouchent les oreilles et le nez devant la misère de leurs concitoyens. Pour sa part, le dictateur Moussa Traoré au pouvoir de 1968 à 1991 préférait les caisses métalliques pour expédier son or à l’étranger, comme l’ont constaté des douaniers maliens trop scrupuleux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au moins cent soixante-neuf (169) chargements ont été expédiés de cette manière entre février 1985 et août 1987 à bord de la compagnie Sabena vers la Suisse, via Bruxelles. Le précieux métal devait être fondu à Genève et dans l’usine d’affinage Metalor, à Neuchâtel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fin juillet 1990, deux cent soixante-sept (267) kilos d’or sont encore exportés. Comment un des pays les plus pauvres du monde est-il capable d’expédier en Suisse de telles quantités d’or ? Après son renversement en mars 1991, le nouveau gouvernement malien a mis en place une commission rogatoire internationale et cherchait en Suisse une grosse partie des deux (02) milliards de dollars, l’équivalent de la dette extérieure malienne que le clan du dictateur aurait sortis du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est à partir de 1968 qu’on a assisté à l’institutionnalisation de la corruption au niveau de l’appareil d’État malien. Souvenez-vous des campagnes de moralisation de la vie publique initiées par Moussa Traoré qui affichait ainsi son impuissance face à l’amplitude de la corruption. Un jour le général Moussa Traoré dit avec candeur: «Quand la tête pourrie, le corps s’étiole», il ne pouvait pas mieux qualifier le système dont il était le chef.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>«Férékégnamibougou et Wari» (pièces de théâtre) ont mis à nu le système de vol planifié par les dignitaires de l’ancienne Union démocratique du peuple malien (UDPM).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 26 mars 1991, il y a eu un transfert de personnels entre l’UDPM et l’Association pour la démocratie au Mali (ADEMA) et souvent les mêmes étaient aux commandes sous les deux régimes. La première législature (1992-1997) était composée de cent seize (116) députés appartenant à onze (11) partis politiques. ADEMA-PASJ (76 députés) dont la quasi-totalité était des anciens secrétaires généraux de l’UDPM. L’ancien parti unique avait: 10 885 comités à travers tout le pays, trois cent soixante-quatorze (374) sous-sections et cinquante-deux (52) sections. L’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) aussi a le même nombre: cinquante-deux (52) sections, trois cent soixante-quatorze (374) sous-sections et 1 1000 comités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Clin d’œil sur la gestion des démocrates<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après la chute du régime de Moussa Traoré, les démocrates ont promis au peuple malien le changement sur fond de Kokajè. La suite est connue: ouverture du pays aux capitaux étrangers, liquidation des sociétés et entreprises d’État. N’importe qui a été nommé ministre. Des intellectuels de professions libérales furent ministre au nom d’une appartenance politique. Du coup, des malversations financières, des détournements de deniers publics se succèdent et se suivent. Des scandales financiers éclatent et ternissent l’image des gouvernements successifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (CASCA) est chargée de procéder au contrôle des pratiques administratives et financières des structures de l’État, et à celui des sociétés et entreprises parapubliques et privées qui utilisent l’argent du budget national ou de l’État pour diverses activités de développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son rapport 2005-2006, la CASCA a signalé que quarante-huit (48) dossiers sur cent soixante-seize (176) qu’elle a examinés méritaient d’être soumis à la justice du fait des actes graves de corruption et de délinquance financières décelés: détournement de deniers publics, fractionnement illégal de dossiers d’Appel d’offres en violation du Code des marchés publics, argent volatilisé, facturation malhonnêtes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, elle a rendu public son bulletin n°9. Ce document de cent quarante (140) pages est la synthèse de cent trois (103) rapports de vérification analysés par la CASCA au cours de l’année 2004. Sur la centaine de rapports, trente-trois (33) ont été produits par le Contrôle général des services publics, vingt et un (21) par l’Inspection des Finances et dix (10) par l’Inspection des Affaires étrangères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le coup d’État du 22 mars 2012 (le capitaine Amadou Haya Sanogo celui qui a renversé Amadou Toumani Touré (ATT), le troisième coup d’État) est la conséquence des erreurs politiques et militaires accumulées par ATT depuis son élection comme président de la République en 2002 ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Celui du 18 août 2020 (le quatrième coup d’État de l’indépendance du Mali, en 1960) est celui de la rue. Selon les bruits de Bamako, ce fut un transfert de pouvoir entre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) et les militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre la période 2021 et 2023, 80 milliards de Francs CFA ont été détournés des caisses de l’État. Où va le Mali ? Il est dans l’agonie. Il n’y a pas deux (02) façons de diriger un pays. Il faut la vérité et la justice. Vérité et justice sont les deux (02) mamelles du pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Safouné KOUMBA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de performance de l’Office des produits agricoles du Mali : D’importantes faiblesses constatées la gestion de l’OPAM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-dimportantes-faiblesses-constatees-la-gestion-de-lopam-3105743.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-dimportantes-faiblesses-constatees-la-gestion-de-lopam-3105743.html</guid>
<description><![CDATA[ La présente vérification de performance porte sur la gestion de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) pour la période allant du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 07:20:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a pour objectif d’une part d’évaluer dans quelle mesure les organes d’orientation, de supervision et de contrôle de l’OPAM jouent leur rôle et, d’autre part, de s’assurer que la mise en œuvre des activités opérationnelles se fait de manière économique et contribue à l’atteinte des objectifs assignés à l’OPAM. Les travaux ont porté sur le fonctionnement du Conseil d’Administration(CA), les rapports entre l’OPAM et sa tutelle, la reconstitution des stocks de céréales, la gestion des activités commerciales, la gestion des stocks et la gestion du personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’issue de cette vérification, les principales constatations et les recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées se présentent comme suit:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gouvernance institutionnelle<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mission a constaté que les organes de surveillance n’exercent pas une supervision adéquate du fonctionnement de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM). Des déficiences dans l’exécution de la mission de l’OPAM ne permettent pas au Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) d’exercer une tutelle efficace sur le fonctionnement de l’Office.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé au ministre de l’Économie et des Finances de veiller au renouvellement du mandat des membres du Conseil d’Administration (CA) de l’OPAM et d’initier le projet de décret précisant le statut des Administrateurs des Établissements Publics à caractère Industriel et Commercial (EPIC), notamment en ce qui concerne le niveau de formation, la qualification, les incompatibilités, les incapacités, les déchéances ainsi que les droits et obligations particulières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire doit veiller à ce que le CA de l’OPAM tienne les deux (02) sessions ordinaires prévues par an; initier la nomination d’un Commissaire aux Comptes à l’OPAM; veiller à l’actualisation et à la validation du manuel de procédures de l’OPAM et procéder à la sélection d’un consultant en vue de l’évaluation du 12ème Contrat-plan État/OPAM avant l’élaboration d’un nouveau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président du Comité de Suivi du Contrat-plan État/OPAM doit tenir régulièrement les sessions ordinaires du Comité de suivi du Contrat-plan État/OPAM.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Directeur Général (PDG) de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) doit prendre les dispositions pour tenir les deux (02) Sessions ordinaires annuelles du CA de l’OPAM; tenir les quatre (04) Sessions ordinaires du Comité de gestion; veiller à ce que ses états financiers soient certifiés et transmis au Conseil d’Administration (CA) avant la plus prochaine Session suivant la clôture de l’exercice concerné et requérir l’autorisation préalable et l’approbation expresse selon le cas du ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire (CSA) pour les actes qui le requièrent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reconstitution des stocks de céréales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté que l’OPAM n’a pas fait preuve d’efficacité dans la reconstitution du Stock National de Sécurité (SNS) et du Stock d’Intervention de l’État (SIE). Il n’a pas respecté certains engagements au titre du Contrat-plan n°12; ce qui empêche l’OPAM de faire preuve d’économie et d’efficience dans la reconstitution des stocks de céréales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé au ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire de veiller à la reconstitution du SNS et du SIE selon les modalités prévues par les Codes de gestion; faire le plaidoyer auprès du ministre de l’Économie et des Finances afin d’obtenir les crédits budgétaires nécessaires à la reconstitution du Stock National de Sécurité et du Stock d’Intervention de l’État à leur niveau optimal; prendre les dispositions pour garantir à l’Office des Produits Agricoles du Mali le bénéfice total du régime fiscal particulier qui lui est reconnu par la réglementation en vigueur; prendre les dispositions afin de permettre à l’OPAM de reconstituer le SNS et le SIE indépendamment de la tenue du Plan National de Réponses et réévaluer le niveau optimal du SNS en tenant compte des statistiques démographiques actuelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Directeur Général de l’OPAM doit procéder à la reconstitution du SNS et du SIE, selon les modalités prévues par les Codes de gestion; soumettre à l’approbation de la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP) les plans de passation des marchés de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) dans les délais réglementaires; ordonner le lancement des procédures d’appel d’offres dès la réception de l’avis de non objection de la DGMP-DSP sur les Plans de passation de marchés de reconstitution des stocks de céréales et saisir la Direction Générale des Impôts, à travers un rescrit fiscal, aux fins de préciser le régime fiscal particulier de l’OPAM.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gestion des activités commerciales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’issue de ses travaux, l’équipe de vérification a constaté que la Direction Générale de l’OPAM n’assure pas une mise en œuvre efficace de ses activités commerciales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de ce qui précède, l’équipe de vérification a recommandé au ministre de l’Économie et des Finances de respecter les engagements financiers de l’État conformément aux dispositions du Contrat-plan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire, il doit respecter les engagements financiers de l’État conformément aux dispositions du Contrat-plan et réévaluer la pertinence du maintien de l’Office des Produits Agricoles du Mali dans son statut juridique actuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gestion des stocks<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté que la Direction Générale de l’OPAM n’a pas mis en place un système de gestion des stocks garantissant la sécurité et la qualité des céréales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a été recommandé au ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire de veiller à la disponibilité des ressources financières en vue de la réhabilitation des magasins de l’OPAM.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Directeur Général (PDG) de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) doit doter l’OPAM d’un logiciel de gestion intégrée des stocks.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Gestion du personnel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’équipe de vérification a constaté que la gestion des ressources humaines de l’OPAM n’est pas efficace et efficiente, car ne favorisant pas l’atteinte des objectifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mission a recommandé au ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire de respecter les dispositions réglementaires en matière de recrutement du Président Directeur Général (PDG) de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Directeur Général de l’OPAM doit faire élaborer et valider les fiches de postes du personnel et prendre les dispositions pour que l’ensemble du personnel jouisse de son droit à l’avancement dans les conditions déterminées par l’Accord d’établissement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Directeur de l’Administration et des Ressources Humaines doit veiller au respect du planning de congé du personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, le Président de la Commission d’avancement du personnel doit respecter les critères d’avancement du personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I<strong>brahim DIALLO/CCOM-BVG</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après la dissolution des partis politiques : Qu&amp;apos;en est&#45;il des avantages accordés par les acteurs politiques aux présidents des institutions de la République ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/apres-la-dissolution-des-partis-politiques-quen-est-il-des-avantages-accordes-par-les-acteurs-politiques-aux-presidents-des-institutions-de-la-republique-3105742.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Conseil des ministres extraordinaire du 13 mai a dissous les partis politiques et les mouvements à caractère politique qui animaient depuis plus de trois (03) décennies le landerneau politique malien. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 07:15:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais, le hic est que les auteurs de cette décision n'ont pas encore renoncé aux privilèges et avantages accordés par les acteurs politiques. On nous rétorquera qu’on ne remet pas en cause un acquis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant la création de nouvelles formations politiques, répondant aux conclusions des concertations nationales, dont les invités à ce rendez-vous ont scellé le sort des partis politiques, l’animation du landerneau politique est désormais assurée par les laudateurs des princes du jour. Comme on le dit chez nous, ils sont dans le champ du gombo de leur grand-mère. Pour la majorité des Maliens, la décision de dissolution des partis politiques va de pair avec le renoncement aux avantages octroyés aux présidents des institutions de la République.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour cet ingénieur interrogé par nos soins, il dira que les privilèges et les avantages accordés par les hommes politiques aux présidents des institutions de la République doivent être supprimés. «C’est du vol, si les autorités de la transition continuent à percevoir cet argent», martèle-t-il. Un autre citoyen crie au complot contre le peuple malien. Il affirme que les dirigeants d’une transition ne doivent pas s’intéresser à l’argent facile. «Ils sont tombés dans le même piège que les hommes politiques, à savoir se faire les poches», conclut-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à cet homme de lettres, le ridicule ne tue plus au Mali. Selon lui, on ne peut pas reprocher aux hommes politiques la faille de l’État et s’accrocher aux avantages qu’ils se sont accordés indument. Il pense les fonds accordés aux présidents des institutions de la République doivent disparaître.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du côté des soutiens de la transition, cet homme des réseaux sociaux ne voit aucun inconvénient à ce que les dirigeants de la transition bénéficient de ces avantages. Pour lui, l’État est une continuité. Pour cet influenceur, c’est la loi qui les autorise à prendre cet argent. Quant à cette dame, on ne remet pas en cause un acquis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce débat continue d’alimenter et continuera à alimenter les causeries dans les grins. Ce qui es sûr, le renoncement aux fonds de souveraineté et spéciaux accordés au président de la transition (150 millions de F CFA), au président du Conseil national de transition (30 millions de F CFA), au Premier ministre (25 millions de F CFA) provoque la colère de beaucoup de Maliens. En renonçant à ces avantages, la tension pourrait baisser.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Yoro SOW</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des affaires publiques :  Et si «les démocrates» n’avaient pas trahi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/gestion-des-affaires-publiques-et-si-les-democrates-navaient-pas-trahi-3105441.html</link>
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<description><![CDATA[ Le président Modibo Keïta avait coutume de dire: «Lorsque les propriétaires deviennent des spectateurs, c’est le festival des brigands». ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 09:44:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient simplement de rappeler que suite au soulèvement populaire, le président Moussa Traoré est tombé le 26 mars 1991. Le bilan des événements fut effroyable pour notre peuple, il a perdu plus de deux cent vingt-quatre (224) de ses enfants. Force est de s’incliner pieusement devant leur mémoire. Le mot d’ordre qui avait galvanisé les forces vives, c’était: «le Kokadjè», «Antè kôrôlé fê fo koura».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre peuple s’est mis débout comme un seul homme pour dire à Moussa Traoré que «Trop c’est trop». Sous la direction de ce que l’on appelait «Mouvement démocratique», notre peuple s’est débarrassé de l’apache régime de Moussa Traoré. Notre jeunesse était à l’avant-garde de ce combat héroïque de son peuple. Un vieux proverbe de chez nous dit que «la journée qui sera bonne s’annonce par les éclats de la veille».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le contraire, ne le disons pas ! Mais rappelons que, dès l’annonce de l’arrestation de Moussa Traoré par Amadou Toumani Touré (ATT) et des militaires patriotes, des «démocrates» se sont donnés à cœur joie à la nébuleuse sensibilisation sur le «bien-fondé» de la suspension du «Kokadjè» au motif qu’à force de laver, le bébé risque de couler avec l’eau de bain. Et depuis, les esprits avertis ont compris que la cause est désormais entendue: «le Kokadjè» était un mot d’ordre qui devait et qui a été créé dans le cœur des masses populaires du Mali, la détermination sans faille dans la lutte pour la chute de Moussa Traoré. Il n’y avait pas ce «démocrate» qui osait dévoiler ce vœu sacré et secret des hauts perchés du Mouvement démocratique de lâcher le peuple et de trahir les victimes des évènements une fois Moussa hors-jeu. La suite n’a échappé à personne: «Moussa Traoré a été condamné à ‘‘mort’’ pour vivre sa retraite dorée à Djicoroni-Para. Quelle grosse poudre des ‘‘démocrates’’ aux yeux de notre peuple travailleur» !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces «démocrates» assoiffés de profiter de la sueur du peuple se sont livrés à la recherche effrénée des places pour brouter à la faveur du pouvoir dit «démocratique». Comme si lesdits «démocrates» ont reçu du ciel la latitude de sucer le sang des populations au grand dame de ceux qui ont donné leur vie pour l’avènement de la «démocratie».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout état de cause, les affres de nos masses laborieuses se sont développées sous les régimes dits démocratiques comme du ridicule, les pseudo-démocrates n’ont tiré aucune bonne leçon de ces pensées de feu président Modibo Keïta: «Quand un peuple est dans l’esclavage, la dignité consiste à conquérir sa liberté, mais quand cette liberté est conquise, la dignité consiste à faire décemment, c’est-à-dire dans des conditions matérielles satisfaisantes et stables alors que la grande majorité ne dispose pas toujours de l’indispensable…».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le constat est amer: la délinquance financière, les détournements de deniers publics, la surfacturation, la corruption, le clientélisme, l’affairisme (pour ne citer que ces pratiques peu recommandables) ont gangréné les structures socio- économiques, politiques et culturelles de notre pays à tel point que bien de Maliennes et de Maliens en quête de dignité ont regretté la chute du régime du général Moussa Traoré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ironie du sort, la «démocratie à la malienne» a développé dans toutes les directions la désagrégation du tissu socio- économique national. Pour tout dire, les élections au Mali ont toujours été le moyen et le gage d’embrigadement des consciences populaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces élections, il faut le dire, ont été le moyen de jeter à la poubelle la lutte héroïque de notre peuple pour l’avènement d’un Mali nouveau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’on ne saurait s’empêcher de dire que la «démocratie à la malienne» s’est muée en fripouille électoraliste avec à la clé l’achat des consciences, le nomadisme politique. Cette démocratie a brillé par son incapacité à redonner confiance à ce peuple au nom duquel les démocrates ne cessent de jurer sans la moindre honte d’avoir désabusé les masses populaires du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour tout observateur averti, le destin de cette démocratie était de forger de toutes pièces les conditions nécessaires de sa désagrégation. Les contradictions d’intérêts entre «les démocrates» ont atteint leur point culminant lors des législatives du second mandat du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK): on a assisté à des contestations de résultats et à des querelles de clochers pour des juteux postes et des strapontins. Ces législatives ont donné lieu à des désordres indescriptibles. La conséquence n’a échappé à personne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après moult cafouillages, le régime du président IBK est déchu le 18 août 2020. Des militaires patriotes ont sonné la fin de la récréation et de la bamboula des démocrates affairistes. Ils ont mis à nu le caractère crapuleux de la démocratie malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En rappel, Amadou Toumani Touré (ATT) a passé le trône à Alpha Oumar Konaré pour que celui-ci lui remette le pouvoir après ses deux (02) mandats de gestion démocratiste des affaires de la République. L’on ne peut s’empêcher de dire que bien de grades de général avaient pour dessous la volonté d’Alpha d’éviter d’être déchu par un putsch militaire. C’est bien dans le même souci qu’il faut situer sa fameuse flamme de la paix qui avait consisté à brûler nos «Kalachnikov» pendant que l’armée de ses consciences en France se tapait la poitrine pour la possession de l’arme nucléaire, des avions de combats les plus sophistiqués comme les Jaguars, les Mirages, des chars d’assaut à la taille de la puissance de la France impérialiste. Le prétexte que la «démocratie n’a pas besoin des armes ? mais des matériels agricoles» est tout simplement l’un des éléments du saupoudrage politique de ces démocrates qui ont brillé par leur incapacité à servir honorablement le peuple travailleur du Mali. Où peut-on donc classer la «Flamme de la paix» de Alpha si ce n’est au cœur des actes de trahison de notre peuple par ces démocrates en mal de crédibilité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les démocrates Maliens ont répondu à la misère du peuple malien par la farce politicienne. Ils ont seulement ignoré ou oublié cette pensée chère à Louis Auguste Martin qui disait: «Le silence d’un peuple qu’un effet de contrainte et non pas une adhésion volontaire à la servitude; c’est, le plus souvent, le couvre-feu d’une révolte à venir».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On peut simplement dire que la grosse montagne des bluffs démocratistes a accouché d’une piètre souris. La gestion calamiteuse de la démocratie au Mali est la raison fondamentale des coups d’État dans notre pays. Chaque fois, ce sont les «démocrates» qui se mettent dans la rue pour faire chuter le président élu. Ce sont les mêmes «démocrates» qui sortent pour réclamer la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelle farce politicienne ! Si l’on veut servir le peuple malien, les élections sont loin d’être une panacée à la crise existentielle de notre peuple. Comme pour dire que pour le bien de ce peuple, les élections sont loin d’être une priorité ! Cela est d’autant plus exact que depuis la chute de Moussa Traoré, nous assistons dans notre pays à la gestion calamiteuse des affaires de l’État. Comment donner donc espoir à notre peuple qui n’a que trop souffert de la gabegie, de la corruption, de la bamboula et de l’affairisme érigés en mode de gouvernance dans notre pays par les pseudo-démocrates en mal de crédibilité ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Emile Fottorino n’a pas manqué d’avertir les démocrates en ces termes: «La démocratie ouvre la porte à la liberté qui débouche sur la revendication. Une fois recouvrés leur dignité, les hommes ne supportent plus l’insupportable. Démocratiser sans développer, c’est allumer une poudrière».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme pour dire que la démocratie n’a de sens lorsqu’elle œuvre à la satisfaction des besoins vitaux et de développement des peuples étant entendu qu’au sens étymologique la démocratie se veut «le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple». Il est malveillant de faire croire à un peuple qu’il est au pouvoir lorsqu’il manque de tout, à savoir un logement décent, des soins de santé décents, une nourriture décente. Au Mali, pendant que le peuple manque de l’indispensable à sa survie, les «démocrates» regorgent de tout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est donc temps et donc grand temps d’arrêter de distraire notre peuple et de le railler au nom de la «démocratie». L’urgence et l’utile pour notre peuple est aujourd’hui le travail patriotique de construction nationale en lieu et place de la farce démocratique que notre pays connaît jusqu’à la chute du président IBK.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, le Mali doit avancer dans le sens et la direction de l’honneur, de la dignité et du travail patriotique en dépit des gesticulations politiciennes et des jérémiades des «démocrates» qui ne sont que l’ombre d’eux-mêmes. Notre peuple a vu bien de ces «démocrates» à l’œuvre. Ils ont laissé sur la scène politique un brouillard épais de désolation et de gabegie maquillé par une phraséologie creuse et honteuse sans craindre d’être jugés au tribunal de l’Histoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous ne retenons essentiellement de la gestion de ces «démocrates» de toutes les couleurs que copinage, coquinage, affairisme, corruption, népotisme, clientélisme, achat de consciences, détournements de deniers publics, concussion, tripatouillage des innovations pédagogiques pour tuer notre système éducatif national (sans avoir le courage de le reconnaître au moins pédagogiquement).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bref, les «démocrates» ont tout fait sauf redonner confiance à notre peuple travailleur. La déperdition scolaire a atteint un seuil très inquiétant. Les hôpitaux étaient devenus des mouroirs pour les masses populaires au grand bénéfice des cliniques privées. Ces «démocrates» ont tout simplement oublié la prise en charge des causes pour lesquelles notre peuple a perdu bien de ses dignes fils lors des événements de 1990-1991.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ce sujet, rappelons cet adage latin qui dit: «Sublata Causa, tollitur effectus» (la cause supprimée, l’effet disparaît). La jeunesse malienne a bien décodé les discours interminables et mielleux des pseudo-démocrates du Mali. Aussi, s’est-elle rendue à l’évidence de la véracité de l’adage de chez nous qui dit que «l’intestin de la poule ne peut se tenir droit que lorsqu’il contient un bâton». L’on comprend donc que derrière les jérémiades des «démocrates», il y a les ennemis de notre peuple camouflés comme l’autruche dans le sable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre jeunesse a compris ce précieux conseil de Lénine en ces termes: «Les hommes ont toujours été et seront toujours en politique les dupes naïfs des autres et d’eux-mêmes, tant qu’ils n’auront pas appris, derrière les phrases, les déclarations et les promesses morales, religieuses, politiques et sociales à discerner les intérêts de telles ou telles classes».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La jeunesse malienne responsable a déjà appris à saisir par le sens élevé du discernement qui dit quoi, qui est qui et qui fait quoi au nom de la démocratie. Ce n’est donc plus le moment d’écouter les gesticulations de ces démocrates qui ont fait toute leur preuve négative dans le travail de construction nationale. Il n’y a plus rien de bon à apprendre et à recevoir d’eux. Le Mali doit repartir cette fois sur des bases saines, fiables et prometteuses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali nouveau que le peuple appelle de tous ses vœux ne peut se construire sur fond de promesse de ceux qui l’ont mis à genou. Ce nouveau départ est une impérieuse nécessité pour tous ceux qui se battent pour le Mali, pour son peuple. Pour ce faire, chaque patriote doit faire sienne cette célèbre leçon de Palmiro Togliatti qui disait: «En fait, notre pays doit être aujourd’hui, rénové, reconstruit, mais il doit être reconstruit de façon nouvelle, différente; nous ne devons pas refaire une maison destinée à tomber sur la tête de ceux qui y habiteront à un moment décisif; nous devons profondément transformer la structure économique, politique, sociale de notre pays. Pour cela, il faut une nouvelle classe dirigeante. Mais cette nouvelle classe dirigeante ne pourra provenir d’un seul groupe social».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et si les «démocrates» maliens n’avaient pas trahi notre peuple ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fassayon KONTAGA, Analyste Politique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus !  Réaction à la contribution du ministre Ibrahim Ikassa Maïga: transition et son Mali Koura comme «UDPM Koura»:</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-reaction-a-la-contribution-du-ministre-ibrahim-ikassa-maiga-transition-et-son-mali-koura-comme-udpm-koura-3105440.html</link>
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<description><![CDATA[ Une réaction à la remarquable contribution du ministre de la Refondation de l&#039;État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga sur l’avènement du Mali Koura. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 09:33:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, la nouvelle Constitution pour la deuxième République a été approuvée par référendum le 2 juin 1974, mais le congrès constitutif de l’Union démocratique du peuple malien (UDPM) s’est tenu à Bamako les 28, 29, 30 et 31 mars 1979 avec quelque 600 participants au Stade omnisports au lieu de 1976. Et les organismes affiliés à l’époque «les organisations démocratiques et populaires» ne sont pas l’UNJEM et l’UNFEM mais l’UNJM et l’UNFM orientées et contrôlées par le parti unique constitutionnel, l’UDPM, qui primait sur toutes les institutions du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’autre part, il faut éviter de tirer toute la couverture à soi en passant sous silence l’apport des doyens comme Cheick Oumar Sissoko dans l’avènement du Mali Koura, professeur Modibo Bah Koné, ancien Doyen de la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation (FSHSE) de l’ex-Université des lettres et des sciences humaines de Bamako, baptisée Université Yambo Ouologuem.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La France en Afrique: une équation sans solution ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette situation, que peut faire la France ? Reprendre une politique d’intervention active ? Se retirer de l’Afrique ? Attendre que l’Afrique se libère de ses démons pour repositionner ses interventions ? Ouvrir davantage ses frontières ou au contraire canaliser et restreindre l’immigration africaine ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique ne peut vivre aujourd’hui sans aide et, de toute façon, quelle que soit l’ampleur de cette aide, les Africains continueront à émigrer vers les pays du Nord et notamment vers ceux qui leur offrent le meilleur rapport ressources, qualité de vie meilleure et sécurité, donc en premier lieu vers la France.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«La démocratie ne tue pas», disait Mobutu<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si on entendait par démocratie les signes extérieurs, les oripeaux donc l’ombre et non la proie, il était possible aux dictatures africaines de se maintenir. Le dinosaure pousse à la démesure ces oripeaux, à sa propre mesure à lui: une conférence nationale qui, au bout de six (06) ans, n’est pas encore terminée; plus de 400 partis dont la majorité était financée par lui-même. Corruption, détournements de fonds et dilapidation des fabuleuses richesses du sol et du sous-sol paupérisèrent une population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1997, celui qui se faisait aussi appeler «le Guide» fut obligé de fuir devant les troupes d’enfants soldats de Kabila. Selon les estimations les plus faibles, la fortune de Mobutu atteignait 2,5 milliards de dollars, dont des millions proviennent comme chacun savait, du budget de l’État: «on pensait à l’avenir de son enfants».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Zaïre était le huitième pays le plus pauvre du monde. Des routes effondrées, pas d’eau potable. Chez Mobutu, un enfant sur trois mourait avant l’âge de cinq (05) ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rassemblées par la Rédaction<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie à la malienne :  Ce qu’il faut retenir dans la pratique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/D%C3%A9mocratie-%C3%A0-la-malienne-%3A--Ce-qu%E2%80%99il-faut-retenir-dans-la-pratique-3105438.html</link>
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<description><![CDATA[ Elle est mal partie, mal gérée par certains démocrates. Venons-en aux faits. Nous sommes en 2002. Le second mandat du président Alpha Oumar Konaré, arrivant à son terme en avril 2002, ce dernier ne se représentera pas, respectant en cela une clause constitutionnelle qui limite à deux le mandat du président ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 09:16:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Encore une exception malienne à l’heure où des présidents s’accrochaient au pouvoir (Gabon, Guinée en passant par le Tchad, Togo). Mais, et ce n’est pas là que l’histoire de la vie politique est importante pour comprendre le présent, non seulement Alpha ne se présente pas, mais il n’appuie, ni ne soutient aucun présumé dauphin.</p>
<p>Son parti, l’ADEMA-PASJ (Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice) déjà miné par le départ fracassant de son ancien président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), qui a créé en juin 2001 le Rassemblement Pour le Mali (RPM), n’en finit pas d’exploser à l’approche de la présidentielle de 2002. Alpha semblant laisser faire avec un malin plaisir. Les militants et autres cadres de l’ADEMA s’entre- déchirent face à la pléthore de postulants à l’investiture du parti.</p>
<p>À Bamako ou dans le Mali profond, l’homme de la rue a tôt fait d’ironiser sur l’attitude du président sortant: Alpha ferait tout pour que la présidence revienne à Amadou Toumani Touré (ATT), qui en cette année 2002, s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle. Comme si, dès 1992, les deux (02) hommes avaient passé un «deal».</p>
<p>Le militaire ATT laissant le civil Alpha prendre le pouvoir à l’issue de la transition, à charge pour ce dernier de le lui remettre dix (10) ans plus tard. Sans aucun parti politique, tout juste une association de soutien, dénommée le Mouvement Citoyen (MC). Il va affronter une kyrielle de vieux briscards de la politique, et non des moindres. Au total, vingt-quatre (24) candidats sont en lice dont huit (08) tous du parti ADEMA, pour cette présidentielle inédite où l’on retrouve, un ancien chef de l’État (ATT), un ancien Premier ministre (IBK, Premier ministre sous l’étiquette ADEMA de 1994 à 2000), mais aussi Soumaïla Cissé, candidat officiel.  Dès le départ, on savait que la bataille se jouera entre ces trois- là.</p>
<p>Après avoir tant décrié la candidature d’ATT, arguant du retour des militaires au pouvoir, IBK appellera finalement ses électeurs à voter pour le général Amadou Toumani Touré au second tour, alors qu’il avait menacé de faire «bouger» le pays lors d’un meeting (Espoir 2002 au stade Modibo Keïta).</p>
<p>L’électeur malien n’a pas du tout compris ces changements de langage du candidat IBK. C’est donc un président, sans parti, sans majorité, qui a accédé au pouvoir en 2002. Impensable après Alpha Oumar Konaré. Qui l’aurait cru ? Dès lors, notre démocratie est en danger.</p>
<p><strong>Arrestation des leaders du COPPO</strong></p>
<p>En 1997, une année électorale commence pour le Mali. Le président Alpha Oumar Konaré veut briguer un second mandat. L’opposition regroupée, autour du Collectif des partis politiques de l’opposition (COPPO), boycotte les élections générales. Le président Alpha procède à l’arrestation des leaders du COPPO. Parmi eux, deux figures emblématiques du Mouvement démocratique (Pr Mamadou Lamine Traoré, Me Mountaga Tall) et un membre du parti US-RDA (Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain): M. Seydou Badian Kouyaté.</p>
<p><strong>La scission du parti ADEMA</strong></p>
<p>À quatre (04) ans de la fin du mandat présidentiel, Alpha demande à son Premier ministre l’organisation d’un forum national. Au centre, la révision constitutionnelle lui permettant de briguer un troisième mandat. Cette demande est purement rejetée par la classe politique et l’opposition parlementaire modérée regroupée autour du Parti pour la renaissance africaine (PARENA). Ce faisant, Alpha Oumar Konaré, qui n’a pas pu digérer ce désaveu cinglant, va se retourner contre son Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), pourtant, présenté comme son dauphin.</p>
<p><strong>L’ADEMA et l’école malienne</strong></p>
<p>Sur le plan éducatif, le président Alpha Oumar Konaré, enseignant, fils d’enseignant, a reconnu publiquement son échec lors du colloque international sur la démocratie en Afrique, organisé à Bamako, où il avait déclaré le 10 juin 2000: «En venant aux affaires, l’étais sûr que j’allais régler la crise scolaire en une année. Mais, aujourd’hui, à mon grand regret, je vais partir et la laisser non résolue».</p>
<p>Dans le livre de Doumbi Fakoly, Le Mali sous Alpha Oumar Konaré, P24. Alors que le président Konaré a adopté en 1996 le Programme décennal pour l’éducation et la culture (PRODEC) et l’a rendu officiellement opérationnel en 1998 et qu’i a consacré 25,42% du budget national de 2000 à l’éducation (soit 125 milliards de Francs CFA sur 500 milliards), on se demande pourquoi sa politique éducative n’a pas pu empêcher les nombreuses années tronquées (entre 1994 et 2001, on a enregistré huit (08) années scolaires tronquées, de cinq (05) à six (06) de cours effectif sur une année scolaire de neuf mois prévus, et ce que cette politique a fait des 125 milliards (90 milliards effectifs pour le secteur éducatif, à supposer que 35 milliards d’aide budgétaire n’avaient pu été collectés pour ce secteur).</p>
<p>Le Mali d’ATT démocratie remplacée par le consensus</p>
<p>Jamais l’État malien n’a été aussi faible, marginalisé que sous le général Amadou Toumani Touré: régime des généraux. Malheureusement, il a été soutenu dans cette campagne de déliquescence de notre pays par une classe politique dont le seul combat a toujours été de se servir au détriment des intérêts supérieurs de la nation.</p>
<p>Aujourd’hui, le peuple malien a compris que la démocratie a servi de paravent à des médiocres et surtout à des voleurs de se hisser au sommet de l’État pour mieux exécuter leur plan d’accaparement des maigres ressources du pays. Ce qui fait que beaucoup de nos compatriotes considèrent que le système politique dit de sauveur n’est autre qu’un complot d’une branche de l’armée et des hommes politiques en quête de popularité.</p>
<p>La situation dans laquelle vit présentement notre pays est la conséquence de la gestion chaotique des parvenus, entrés par effraction en politique pour pouvoir bien se distinguer dans le détournement de deniers publics. Toute chose que le général Moussa Traoré, l’ancien président de la République de 1968 à 1991 leur avait refusé. Malheureusement, l’autre général, élu en 2002, Amadou Toumani Touré a ouvert le boulevard du vol que son prédécesseur Alpha Oumar Konaré avait construit, à ces hommes politiques qui n’hésitaient plus à procéder à une exposition désinvolte des richesses détournées des caisses de l’État. L’État pour lequel ils doivent servir dignement afin de ne pas créer deux (02) catégories de Maliens: les uns bougrement riches et les autres   dans une misère indicible.</p>
<p>Malgré la création de nouvelles structures de contrôle et le renforcement des anciennes, la lutte contre la corruption est restée et demeure le talon d’Achille du régime du général président. Pourtant l’arrivée d’Amadou Toumani Touré avait suscité beaucoup d’espoir chez pas nombre de Maliens qui souhaitaient le voir sur ce terrain après le trou béant laissé par l’Adema. Surtout lorsqu’il avait solennellement déclaré: «Si tu bouffes, tu paies». Mais avec le recul, on se rend compte que cette déclaration tapageuse n’était qu’un effet d’annonce pour rallier ses compatriotes à sa cause.</p>
<p>Le comble ! Quand le premier responsable déclare vertement qu’il n’humilie pas les voleurs, c’est la porte ouverte à toutes sortes d’aventures. C’est ce qui s’est passé sous nos yeux. Et ça continue sous nos yeux avec cette transition malheureusement. C’est le consensus qui donna naissance à la prolifération des associations religieuses.</p>
<p>Le général président par sa gestion consensuelle pilotée par des gens qui avaient un faible pour le Mali, programmait un chaos pour notre pays. Comme on le dit: «Tirez l’échelle après moi ou après moi le déluge». Le Mali reste une bombe en attente d’exploser conséquence du régime des généraux de 2012.</p>
<p>Bril COULIBALY</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pourquoi la démocratie reste une nécessité pour le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pourquoi-la-democratie-reste-une-necessite-pour-le-mali-3105129.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/pourquoi-la-democratie-reste-une-necessite-pour-le-mali-3105129.html</guid>
<description><![CDATA[ Pourquoi la démocratie reste une nécessité pour le Mali
Alors qu’une partie croissante de la population doute de l’utilité de la démocratie, il devient essentiel de rappeler ses principes fondamentaux et les bénéfices qu’elle peut offrir, en particulier dans un pays, où l’injustice sociale et la pauvreté restent des réalités majeures. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 May 2025 13:37:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>La démocratie n’est pas un luxe, mais un espoir rationnel pour bâtir un État plus juste, plus équitable et plus efficace.</p>
<p>Ce qui est préoccupant aujourd’hui au Mali, c’est l’émergence d’un sentiment, de plus en plus répandu, selon lequel la démocratie serait inutile, voire néfaste. Cette perception traduit une méconnaissance profonde de ce qu’est réellement la démocratie, de ses objectifs fondamentaux et des avantages concrets qu’elle peut apporter à une société comme la nôtre.</p>
<p>Il est donc plus que jamais nécessaire de lancer un vaste chantier de formation et de sensibilisation des citoyens maliens à la démocratie et à la bonne gouvernance. Non pas pour imposer un modèle extérieur, mais pour construire un système adapté à nos réalités historiques, culturelles et sociales. C’est à ce niveau que le véritable débat doit s’installer.</p>
<p>Aujourd’hui, trop de confusion entoure le concept de démocratie, et seuls l’éducation civique, le dialogue et une participation éclairée du peuple permettront de tracer un cap lucide et durable.</p>
<p>Beaucoup réduisent encore la démocratie à la seule organisation d’élections. Or, la démocratie est bien plus que cela. Elle vise avant tout à instaurer une gouvernance équitable, transparente et responsable. Elle garantit la gestion rigoureuse des ressources publiques, assure une justice indépendante, protège les libertés individuelles, et surtout, elle promeut l’égalité des chances.</p>
<p>Dans une démocratie réelle, un enfant issu d’un milieu modeste peut aspirer légitimement à devenir ministre, entrepreneur ou même président de la République, sur la base de son mérite et de son comportement exemplaire.</p>
<p>Rejeter la démocratie sous prétexte qu’elle a été mal appliquée par certains dirigeants revient à confondre la boussole avec celui qui s’en est mal servi. Le problème ne réside pas dans le modèle démocratique lui-même, mais dans sa mise en œuvre dévoyée. Or, l’un des atouts majeurs de la démocratie, c’est justement sa capacité à être évaluée, critiquée, corrigée, car elle repose sur des règles connues, des institutions ouvertes, et des mécanismes de contrôle.</p>
<p>À l’inverse, les alternatives que certains proposent aujourd’hui en Afrique sont souvent vagues, sans fondement théorique solide, et surtout, fondées sur la confiance aveugle en un homme ou en un régime. Ce type de gouvernance comporte plus de risques car il efface ou affaiblit les contre-pouvoirs indispensables à toute gestion équilibrée: le Parlement, la justice, la société civile, la presse. Lorsque ces garde-fous disparaissent, les équilibres de forces sont rompus, les dérives autoritaires, les abus de pouvoir et l’impunité deviennent difficiles à contrôler. Tout cela semble être reconnu par la nouvelle constitution de 2023.</p>
<p>Par ailleurs, il faut souligner que dans le monde contemporain, les pays qui valorisent la démocratie et la bonne gouvernance adaptent à leurs réalités bénéficient d’un respect accru sur la scène internationale. Ce n’est pas un hasard si la grande majorité des régimes politiques dans le monde sont issus d’élections y compris en Russie, en Chine. Ces gouvernements tirent leur légitimité non seulement du vote populaire, mais aussi de leur capacité à respecter les règles du jeu démocratique qu’ils ont préalablement défini et à rendre des comptes régulièrement au peuple. Cette légitimité renforce la stabilité interne et inspire la confiance à l’extérieur, notamment auprès des partenaires potentiels, des investisseurs et des autres États.</p>
<p>Il est vrai que des situations exceptionnelles de crise (lutte contre le terrorisme par exemple) peuvent justifier de retarder l’organisation des élections. Mais cela ne doit jamais remettre en cause la nécessité d’un retour à l’ordre constitutionnel dans des délais clairs, connus et négociés avec toutes les parties prenantes. Tout doit être fait pour réduire les incertitudes, qui sont parmi les plus grands freins à l’investissement et à l’activité économique. L’absence de calendrier électoral précis, la méfiance entre acteurs et le flou institutionnel nuisent gravement à la confiance, à la croissance et à l’emploi.</p>
<p>Il est donc de notre responsabilité collective, en tant que citoyens, de ne pas confondre les pratiques passées de certains politiciens avec les valeurs fondatrices de la démocratie et de la bonne gouvernance. Cette dernière bien adaptée à nos réalités culturelles et sociales reste l’une des meilleures garanties contre l’arbitraire, l’exclusion et l’injustice. Elle demeure, pour un pays comme le nôtre, un idéal à atteindre, un cadre dans lequel chaque Malien, riche ou pauvre, urbain ou rural, peut espérer vivre dignement et participer activement à la construction de la Nation.</p>
<p><strong>Vive le Mali uni, indivisible, en paix et souverain !!!</strong></p>
<p><strong>Par H. NIANG, citoyen malien</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Espoir Mali Koura (EMK) :  Puisse l’espoir né pour le Mali Kura grandir et s’accomplir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/espoir-mali-koura-emk-puisse-lespoir-ne-pour-le-mali-kura-grandir-et-saccomplir-3105132.html</link>
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<description><![CDATA[ Jeudi 14 mai 2020 - mercredi 14 mai 2025 ! Voilà 5 ans que j’ai co-initié et pris part à la conférence de «l’Appel au Peuple malien» lancé par les fondateurs du Mouvement Espoir Mal Koura (EMK), à Bamako, dans une atmosphère politique délétère de crise post-élections législatives. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 May 2025 12:48:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Pour mémoire et pour l’histoire, cette déclaration politique appelait le Peuple à une véritable lutte patriotique pour sauver notre Pays de l’effondrement en tant qu’État, République et Nation, et enclencher un processus de «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">sursaut national vers la 4ème République du Mali</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Suite à l’appel d’Espoir Mal Koura (EMK) qui a été largement suivi, les premiers grands regroupements, à savoir le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie(FSD) et la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l'Imam Mahmoud Dicko (CMAS), l’ont respectivement contacté le même jour jeudi 14 mai et le dimanche 17 mai 2020, en vue de constituer un front de lutte commun. Ce fut la constitution de la Troïka qui tint une première réunion tripartite le 26 mai 2020, suivie d’une conférence de presse le 30 mai 2020, au cours de laquelle l’annonce et l’appel au grand rassemblement patriotique ont été faits pour le vendredi 5 juin 2020. Ainsi, naquit le M5-RFP, (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Et pour cela, le 14 mai 2020 doit être considérée parmi les dates marquant le point de départ d’évènements symboliques au même titre que celles du 22 septembre 1960, du 20 janvier 1961, du 26 mars 1991, des 5 juin et 18 août 2020, ou du 14 janvier 2022, dans le processus de notre lutte de libération nationale, de conquête de notre souveraineté, de renouveau démocratique et de changement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Aussi, en soixante-cinq (65) ans d’indépendance, le Mali a connu une histoire politique foisonnante avec divers tournants et faits mémorables portés par des personnalités et acteurs aussi illustres que nombreux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Ce parcours historique, après l’éclatement de l’éphémère Fédération du Mali, vit évoluer successivement la 1<sup>ère</sup>, la 2<sup>ème</sup>, la 3ème, et aujourd’hui la 4<sup>ème</sup> République depuis juillet 2023.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Malgré cette relative richesse historique, il est fort déplorable que notre Pays peine encore à en tirer judicieusement les leçons. Les Maliens n’arrivent point à capitaliser les quelques réussites engrangées ni à mieux saisir les raisons des échecs des options faites, pour enfin enclencher un processus irréversible d’édification d’un État fort et stable doté d’un système de gouvernance efficient et adapté aux attentes légitimes des Citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">1)</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">La naissance de la 1ère République fut celle des défis de l’indépendance et de l’épreuve du pouvoir (1960-1968):</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Sous le magistère du Père de l’indépendance, Modibo Keïta et de ses camarades de lutte, le Mali accède la souveraineté nationale et internationale, dans une ferveur nationaliste, après la rupture, dans la nuit du 19 août 1960, de la Fédération du Mali formée le 20 juin 1960 entre le Soudan français et le Sénégal, sans la Haute-Volta/Burkina Faso et le Dahomey/Bénin, deux (02) autres colonies initialement annoncées pour en faire partie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La souveraineté doit être militaire aussi. Les troupes françaises stationnées à Gao, Tombouctou, Nioro, Ségou et Kayes doivent être regroupées sur la base de Kati avant le 1er octobre 1960, date de création de l’Armée malienne. En janvier 1961, Modibo Keïta, soutenant les Algériens dans leur guerre d'indépendance réclame le départ immédiat de toutes les troupes françaises stationnées au Mali. L'évacuation de la base française de Kati se termine en juin, celle de Tessalit en juillet et celle de Gao en août. Le dernier détachement français quitte la base aérienne de Bamako en septembre 1961. Les Algériens ne doivent oublier le sacrifice du Mali pour leur cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Sur le plan économique, la compagnie Air Mali, nouvellement créée, est équipée d’appareils Iliouchine importés d’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) et pilotés exclusivement par des Maliens: une fierté nationale et une prouesse africaine. Les pays alliés à l’URSS entretiennent d’excellentes relations avec le Mali dans les premières années de l'indépendance. Des usines et des entreprises (SOCOMA, SEPOM, Abattoir frigorifique, SOMIEX, SOCIMA, BDM, Air Mali, SONETRA, SOCORAM, Usine céramique du Mali, SONATAM,…) et des grands chantiers (Stade omnisports de Bamako, ENI, ENA, ENSup, Ina, Barrage de Sotuba, …) foisonnent, mais avec un succès très relatif. La refonte du système éducatif est courageusement opérée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Face aux difficultés économiques que connaît le Mali, auxquelles s’ajoute la première rébellion au nord, le parti unique de fait, l’Union Soudanaise-Rassemblement Démocratique Africain (US-RDA), est en proie aux divisions. En 1967 Modibo Keïta et l’aile radicale du parti prônent la révolution active. Le bureau politique national de l’US-RDA est dissous et remplacé par le Comité National de Défense de la Révolution (CNDR). Le 22 janvier 1968, Modibo Keïta dissout l’Assemblée nationale et décide de gouverner par ordonnance. Une milice populaire est mise en place avec un service civique obligatoire et des brigades de vigilance. Ces mesures vont accroître l’impopularité du régime de Modibo Keïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En lien avec le climat sociopolitique délétère et la question statutaire des militaires, le régime de Modibo Keïta est renversé le 19 novembre 1968 par des officiers militaires, dont les capitaines Yoro Diakité et Mamadou Cissoko et les lieutenants Moussa Traoré, Youssouf Traoré et Kissima Doukara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">2) Un régime militaire d’exception s’installe puis laisse place à la 2<sup>ème</sup> République, sous le leadership Moussa Traoré (1968-1991):<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Un Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN) est formé qui met en place un régime d’exception, qui promet l'adoption rapide d'une nouvelle constitution et des élections en 1969. Le régime dura plus de vingt-deux (22) ans, avec des tentatives de coup d’État, des arrestations et des condamnations purgées dans les bagnes sanglants du Nord du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une nouvelle Constitution est approuvée par Référendum le 02 juin 1974 à 99,71% de oui, créant la 2<sup>ème</sup> République. Le 30 mars 1976, le parti unique Union Démocratique du Peuple Malien (UDPM) est né. Lors de l’élection présidentielle du 19 juin 1979, Moussa Traoré, candidat unique, est élu, ainsi que quatre-vingt-deux (82) députés de l’UDPM, doté d’organismes affilées: l’UNFEM (Union Nationale des Femmes du Mali), l’UNJEM (Union Nationale des Jeunes du Mali) et l’UNTM (Union Nationale des Travailleurs du Mali).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">L'UNTM (Union Nationale des Travailleurs du Mali) tient son conseil central extraordinaire les 28 et 29 mai 1990 et déclare: «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Considérant que le parti unique constitutionnel et institutionnel ne répond plus aux aspirations démocratiques du peuple malien; […] le Conseil central extraordinaire rejette en bloc le dirigisme politique qui entrave le développement de la démocratie au Mali […] opte pour l'instauration du multipartisme et du pluralisme démocratique</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En effet, avec la chute du mur de Berlin en novembre 1989 signant la fin de la guerre froide, et le discours du Président français, F. Mitterand prononcé face aux Présidents africains francophones à la Baule, en juin 1990, un vent nouveau souffla sur le monde, l’Afrique et le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Des organes de presse, des associations puis des organisations politiques réclamant plus de démocratie et de libertés se créent: l'Association des Jeunes pour la Démocratie et le Progrès (AJDP), le Comité Nationale d'Initiative Démocratique (CNID), l’Alliance pour la Démocratie au Mali (ADEMA), etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En juin 1990, un poste de Gendarmerie est attaqué à Ménaka. C'est le point de départ de l'insurrection armée menée par le Mouvement dit populaire d’Iyad Ag Ghali: début d’une nouvelle rébellion, écrasée avant de recommencer et se terminer en 1996, avec quelques soubresauts cycliques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">3) La lutte de renouveau de la démocratie multipartite conduit à la 3<sup>ème</sup> République:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le 26 mars 1991, Moussa Traoré est arrêté par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré (ATT). Un Comité Transitoire pour le Salut du Peuple (CTSP), qui comprend dix (10) militaires et quinze (15) représentants des organisations démocratiques dont des représentants des jeunes et du mouvement de rébellion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une Conférence nationale du 29 juillet 1991 au 12 août 1991 se tint afin d’élaborer une nouvelle Constitution et définir le processus électoral. Le multipartisme est reconnu, les Associations politiques se muent en partis, de nouveaux autres se créent, l’ancien parti unique, l’UDPM est interdit. Une nouvelle Constitution est approuvée par référendum le 12 janvier 1992 avec 98,35% des suffrages. Après des scrutins municipaux et législatifs, l’élection présidentielle d’avril 1992 se tient et le candidat de l’ADEMA-PASJ, Alpha Oumar Konaré l’emporte au second tour et devient le premier président de la 3<sup>ème</sup> République, réélu en 1997-2002.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le 1<sup>er</sup> septembre 2001, Amadou Toumani Touré dit ATT, surnommé le «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Soldat de la démocratie</b>», demande et obtient sa mise en retraite anticipée de l’Armée pour briguer le fauteuil présidentiel. Il est élu président du Mali en mai 2002 avec 64,35% des voix au second tour, puis réélu au premier tour avec 71,20% en avril 2007 pour un second mandat de cinq (05) ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">4) La sanctuarisation du terrorisme et la crise multidimensionnelle déstabilisatrice de l’État du Mali:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En septembre 2010, sept étrangers dont cinq (05) Français, sont enlevés par Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI). Treize (13) mois plus tard, des anciens mercenaires Maliens en Libye, reviennent dans la partie Nord du Mali: une énième rébellion fait perdre le contrôle de cette partie du pays au pouvoir en place à Bamako. Le 22 mars 2012, le capitaine Amadou Haya Sanogo dirige un coup d’État militaire. Quelques mois plus tard, soumis également à une pression internationale, il rend le pouvoir à des autorités civiles, pour une période de transition, avec comme Président par intérim Dioncounda Traoré. Celui-ci organise une élection présidentielle qui se tient les 28 juillet et 11 août 2013 et s'achève par la victoire d'Ibrahim Boubacar Keïta installé au pouvoir le 04 septembre suivant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Pendant ce temps, durant cette même année 2012, profitant des bouleversements politiques successifs à Bamako, les événements s'accélèrent dans le Nord du pays et dans le Sahel, au Centre du pays. De mars à septembre 2012, les villes de Kidal, Gao, Tombouctou et Mopti tombent aux mains des islamistes qui se rapprochent des régions du Sud. Le 23 septembre 2012, Le Mali et la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) s'accordent sur le déploiement d'une force africaine. Le 21 décembre 2012, le Conseil de Sécurité des Nations Unies autorise par une résolution le déploiement d'une force africaine au Mali, et plus tard de la MUNISMA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation du Mali). Le 11 janvier 2013, les troupes françaises interviennent en appui de cette force africaine, c'est le début de l'opération Serval.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Avec l’Armée malienne, l'Opération Serval semble être un succès dans un premiers temps: les villes ont été reprises ainsi que le territoire du Nord du pays, un dialogue est rétabli avec les différentes composantes rebelles. L’Opération Barkhane se substitue à l'Opération Serval, pour sécuriser la bande sahélo-saharienne, avec la mission de lutter contre les groupes djihadistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Malgré la signature en mai-juin 2015 d’un Accord pour la Paix et la Réconciliation (APR) avec les irrédentistes rebelles, la situation sécuritaire reste très précaire, avec de nombreuses attaques terroristes. Les conflits communautaires naissent, occasionnant des centaines de morts, particulièrement dans la région de Mopti. En 2018, l'Armée française poursuit ses opérations et particulièrement dans le Liptako-Gourma, une zone entre le Centre du Mali, le Sud-Ouest du Niger et le Burkina Faso.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les terroristes opèrent une guerre asymétrique par attaques surprises, tout en utilisant les ressentiments locaux et les conflits intercommunautaires. Les troupes françaises sont de plus en plus critiquées localement. Le pouvoir d’IBK se discrédite tout autant, les Forces de Défense et de Sécurité Maliennes, mal équipées, sont au plus mal, mais aucune tentative de mutinerie ou de putsch n’est perçue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">5) Le soulèvement patriotique du Peuple porté par le M5-RFP et le processus de Refondation de l’État:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La persistance de la crise multidimensionnelle dans notre Pays et les dysfonctionnements criards dans la gouvernance de l’État couplés à l’incapacité des tenants du pouvoir d’y trouver des réponses, ont débouché en 2020 sur une lutte implacable du Peuple malien, portée par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), qui a conduit à la chute du pouvoir en place, suite à l’intervention des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), le 18 août 2020. Ces attentes furent synthétisées par la suite en dix (10) points et dix-sept (17) mesures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">À la suite du changement de régime, les Forces Vives de la Nation ont, à l’issue des journées de Concertations nationales sur la Transition tenues en septembre 2020, exprimé le besoin de refondation de notre État, à travers la Feuille de route et la Charte de la Transition qui ont retenu comme objectifs majeurs la restauration de l’outil de défense et de sécurité, la promotion de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, et la réalisation des réformes de l’État. Les neuf (09) premiers mois de la Transition, excluant le M5-RFP, sont balbutiants et sans vision claire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">À l’occasion de la rectification de la trajectoire de la Transition, entamée le 24 mai 2021, les Autorités de la Transition, ont réaffirmé la volonté politique de refonder l’État du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Pour la mise en œuvre des actions prioritaires du Gouvernement de la Transition, le Département de la Refondation de l’État a mené des activités s’inscrivant dans le cadre du Plan d’Action du Gouvernement (PAG), plus spécifiquement la préparation et l’organisation des Assises Nationales de la Refondation (ANR), la mise en œuvre des recommandations y formulées à travers le Cadre stratégique de la Refondation de l’État, suivant une méthode de mise en œuvre et un mécanisme de suivi-évaluation efficace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">6) La marche résolue du Peuple malien pour la Refondation:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Depuis la rectification de la trajectoire de la Transition en juin 2021, la marche résolue du Peuple malien et l’action de l’État ont changé les configurations et réalités handicapantes préparées et imposées à nous par d’autres depuis 2012.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il faut se rappeler que c’est dans ce même pays, nous avions assisté en 2012 à la débandade de l’État avec la population, alors qu’aujourd’hui le Peuple a pris conscience et confiance en lui-même, a mené la lutte déterminée qui a émerveillé et inspiré le reste de l’Afrique et du monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il ne faut pas oublier que c’est dans ce même pays, nous avions assisté à la débâcle de l’Armée déstructurée par plus de deux (02) décennies de gouvernance chaotique, alors qu’aujourd’hui l’Armée s’est rebâtie, se modernise et va à la reconquête totale de l’intégrité du territoire national (reprise mémorable de Kidal en ce 14 novembre 2023), tout en combattant le terrorisme sponsorisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">On oublie que c’est dans ce même pays, nous avions vécu les pires atteintes à notre souveraineté et à notre indépendance à travers une occupation militaire ourdie et organisée mettant sous coupe réglée l’État (ou ce qu’il en restait) et les populations, avec l’humiliation de chaque 6 avril de défilés indépendantistes piétinant le drapeau national sous l’œil bienveillant de la Communauté internationale, au point que personne ne puisse imaginer que l’on puisse chasser Barkhane-Serval, Takuba, G5-Sahel, MINUSMA et autres affidés, et à faire résonner et rayonner la voix diplomatique du Mali partout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Certains esprits malins vont jusqu’à ne retenir que les avancées en matière de défense et de sécurité pour en faire le seul domaine de réussite de la Transition en cours, tout en oubliant que les prouesses les plus improbables, comme les départs de Barkhane-Serval, Takuba, G5-Sahel, MINUSMA, ont été accomplies en raison d’une vision portée par un discours politique, une action diplomatique couplés à un leadership courageux, sans aucun coup de feu ni un haut fait d’arme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">On oublie que c’est dans ce même pays, la mise entre parenthèses de notre souveraineté atteignit un tel niveau de délitement que, en mai 2017, le Président français, Emmanuel Macron, fraîchement élu, vint à Gao comme il le voulut et y «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">convoque</b>» le Président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) pour l’y rejoindre, alors que le même Macron fut éconduit par les Autorités de Transition quand il a voulu imposer son invitation à Bamako en décembre 2021, pour prétendait-il partager le repas de Noël avec ses troupes d’occupation. Les nostalgiques du passé ont déchanté, la Françafrique est terminée au Mali !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">On oublie même qu’on hésitait à demander la simple relecture de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger (APR), alors qu’aujourd’hui il n’existe plus, y compris le fameux et fumeux Relevé de conclusions, qui contenaient tous les ingrédients de la partition du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">On oublie ou on fait semblant d’oublier tout cela ! C’est pourtant cela la voie choisie du Mali Kura, c’est cela la Refondation de l’État pour créer les conditions d’existence de l’État d’abord en tant qu’entité: un seul pouvoir politique s’exerçant sur un seul peuple sur un seul territoire ! C’est en ce moment que les services sociaux pour les Populations seront mieux réorganisés, planifiés et rétablis progressivement sur 10, 20, 30 ans, comme cela l’a été en Chine, en Corée du Sud, en Inde, en Türkiye, au Rwanda, etc. Et, personne ne viendra le faire à notre place, c’est par nous et avec nous seuls que cela se fera: par notre travail, encore notre travail et toujours notre travail !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">7) Tirons les leçons enseignées par notre propre Histoire pour bâtir notre avenir !<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Au fil de notre parcours historique, on a la lancinante perception que l’histoire de répète, avec des impressions de «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">déjà vu</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Dans ses mémoires, le Colonel Assimi Souleymane Dembélé (in, Transferts définitifs, Éditions Le Figuier, 2003, page 207) tire les leçons de son vécu, au crépuscule du régime militaire et de parti unique de la 2<sup>ème</sup> République du Général Moussa Traoré (1968-1991), en ces termes:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">«Un nouveau climat politique, social et économique se fit jour, donnant naissance à une nouvelle race de cadres intellectuels et militaires et d’hommes d’affaires accaparant tout le système administratif, militaire, social, économique du pays. Ce fut encore une course effrénée vers les honneurs et la fortune. (…).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une nouvelle forme d’intolérance, plus subtile cette fois-ci, fit son apparition. Elle avait pour noms le harcèlement, l’exclusion, la courtisanerie, la délation et l’arrogance des nouveaux nantis. Des clubs se formèrent autour de telle ou telle personne influente, généralement pour des motifs peu louables. L’allégeance et le partage des dividendes étaient devenus les seuls critères d’accession aux postes et marchés juteux. Le pouvoir lui-même avait fini par succomber et par être pris en otage par cette intelligentsia et par le nouvel ordre politique, social et économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Cette situation perdura et devint un mode de vie national jusqu’aux évènements tragiques de Mars 1991</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En définitive, le problème fondamental du «Mali» est et demeure le «Malien», en tant que citoyen, qu’il soit un militaire ou un civil, un politique ou un fonctionnaire, un religieux ou un traditionnaliste, un opérateur économique ou un syndicaliste, un acteur des médias ou un artiste, …<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">À tous les coups, la question se pose de savoir jusqu’où chacun et chacune est engagé à assumer sa citoyenneté et son patriotisme. J’ai pu jauger à quel point nous sommes enclins à privilégier nos intérêts propres face aux intérêts supérieurs de la Nation, surtout lorsque l’on est investis, en tant que leaders, dirigeants, responsables ou agents, de la confiance et du mandat des autres concitoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Oui, comme je l’ai toujours dit, le Mali tombe chaque fois par la faute de ses dirigeants politiques, mais qui avaient toujours à leurs côtés des militaires, des élus, des fonctionnaires, des magistrats, des enseignants, des opérateurs économiques, des syndicalistes, des légitimités traditionnelles, des leaders religieux, des acteurs de la Société civile, des ruraux, des artistes, des acteurs de la presse et des médias, … Certains, parmi eux, ont fauté par action, et d’autres par inaction ! Le mal est fait, et les mêmes acteurs, toutes couches et catégories socioprofessionnelles confondues, doivent se donner la main pour relever et faire marcher le Mali dans la tête de peloton des Nations fortes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Puissions-nous retenir et tirer profit de ces riches leçons qui jalonnent notre histoire sociopolitique nationale, pour vaincre définitivement ce sempiternel spectre du gouffre mémoriel malien, ce manque de chance et d’inspiration divine qui nous fait rater les bons virages, les opportunités de changements positifs de cap, pour le décollage, l’élévation et le rayonnement véritables de notre Patrie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">EMK, l’Espoir pour le Mali Koura demeure et je rends hommage au Vaillant Peuple malien qui a cru et s’est engagé résolument pour sa survie, en inspirant toute l’Afrique, en suscitant l’Alliance des États du Sahel (AES) constituée en Fédération. La lutte se poursuivra pour un Mali Débout et Digne !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Qu’Allah Bénisse notre Patrie et protège notre Peuple. Amine !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Ibrahim Ikassa MAÏGA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Professeur d’Enseignement Supérieur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Co-fondateur de EMK et du M5-RFP<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Ancien Ministre</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition politique : De la démocratie à l&amp;apos;oligarchie !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/transition-politique-de-la-democratie-a-loligarchie-3105127.html</link>
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<description><![CDATA[ «Quand tu prends le chemin de «je m&#039;en fou»; tu te retrouverais sur le lieu de «si je savais»». Cette vérité ancestrale sied bien au spectacle qu’offre aujourd’hui la situation politique de notre pays. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 May 2025 10:31:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, avec l’ébullition d’une classe politique en perte de crédibilité, le soulèvement d’une jeunesse sans repère ni objectif précis, la détermination des généraux à tout faire pour ne pas laisser le pouvoir passer entre leurs mains et un peuple totalement pris au piège entre ces trois, nous nous permettons de nous poser la question ‘‘Où va notre pays, le Mali ?’’<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand les Généraux, en son temps les colonels, ont fait irruption sur la scène politique pour renverser le défunt président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) en août 2019, pour se faire accepter par le peuple d’alors et pour masquer leur forfait puisque le coup d’État étant banni par la Constitution, ils déclarèrent qu’ils étaient <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">venus parachever l’œuvre</span> de ce peuple qui exigeait le départ du président IBK. Il est évident que ce propos des colonels d’alors a adouci les cœurs et suscité des convoitises mais, hélas ! ont -ils- été bien compris dans leurs propos ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, à la vue de la tournure des évènements, nous pensons bien que cette question mérite d’être posée. Nous ne nous trompions pas non plus, si nous disons que la réponse est négative car, même le plus grand stratège de la scène politique, docteur Choguel Kokala Maïga, alors Premier ministre, s’est fait avoir en même temps que ses amis et compagnons du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). Ce fut trop tard quand il s’en est rendu compte et les généraux n’ont pas hésité à l’éjecter de la primature puisqu’il devenait dangereux pour leur plan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce propos des militaires a tellement été mal compris, qu’il a entraîné une certaine boulimie du pouvoir au sein de la classe politique qui a si vite oublié l’essentiel de son combat contre le régime du président Keïta. Chacun pensant que son tour est enfin arrivé, ils ont tous changé de posture pour être les plus fidèles soutiens de la transition. Comme le dit l’adage «<b>Mieux vaut être avec le chef qu’être contre lui</b>». Mais, c’était sans compter sur les militaires qui n’ont pas encore dévoilé ce qui serait leur véritable projet avec le pouvoir. Chacun voulant se montrer être le plus fidèle défenseur des militaires, chacun s'est mis à dénigrer chacun jusqu'à ce qu'ils aient tous perdu toute crédibilité aux yeux de ces derniers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La politique de diviser pour régner a tellement bien réussi pour les généraux qu'ils peuvent aujourd'hui se frotter les mains en regardant les politiques se détruire entre eux. Pendant que cette classe politique s’entredéchirait, les militaires eux, ils préparent le terrain pour une confiscation du pouvoir sans partage, cela en s’attaquant au fondement même de la démocratie en violation de toutes les dispositions soient-elles règlementaires ou même constitutionnelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ce faire, ils se servent des succès de l'armée sur les théâtres d’opération, pour fustiger les politiques et leur coller au dos la responsabilité de tous les maux que connaisse aujourd'hui notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, de l’avènement de la démocratie à nos jours, il n’a jamais existé un gouvernement cent pour cent civil ou politique. La gestion de ce pays a toujours été l’œuvre commune et des politiques, des technocrates se disant apolitiques et des militaires, alors s’il y a eu dérive, la responsabilité ne saurait être portée par les politiques seuls.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, malgré cette évidence, il se trouve qu’il y ait des hommes et des femmes de toutes les couches sociales, y compris celle politique, qui les encouragent, les soutiennent et les accompagnent dans leur campagne de désinformation, d'intoxication, voire de dénigrement à l'encontre des politiques. Est-ce par méconnaissance ou par vengeance ou par insouciance ou tout simplement par hypocrisie ? Allez savoir !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sinon, comment ne pas voir et comprendre qu’en vous faisant décréter la dissolution des partis politiques et qu’en conditionnant la création d’un parti politique au paiement de 100 millions de Francs CFA et la présentation à l’élection présidentielle au paiement d’une caution 250 millions de Francs CFA, qu’on vous fait acter la fin de la démocratie et ouvrir ainsi la voie à l’oligarchie qui n’est que l’antichambre de l’autocratie, voire de la tyrannie, de la dictature des riches ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors, nous estimons qu’il est temps, sinon grand que la classe politique se ressaisisse pour préserver l’essentiel au risque d’un recul amer et regrettable. La question, loin d’être pour la transition ou contre la transition, elle consiste à penser de manière objective et rationnelle, sans passion, ni rancune, l’avenir du seul pays que nous partageons tous, le Mali. Nous devrons tous nous imposer l’obligation de remplir notre devoir de génération pour un avenir meilleur pour la génération future.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, tout n’a pas été rose avec les acteurs politiques de la démocratie mais, tout n’a pas été non plus catastrophique comme l’on veut nous faire avaler. Alors, faudrait- il jeter le bébé avec l’eau du bain ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous dirons attention ! il ne faut pas que nous nous fassions absorber par nos haines, nos passions ou par le désir de sauvegarder nos intérêts égoïstes pour compromettre l’avenir commun. Comme le conseillait le sage «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">En abandonnant celui qui urine, l’on prendrait celui qui défèqu</b>e».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Daouda DOUMBIA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="Paragraphestandard" style="line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-font-width: 100%; mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dissolution des partis politiques au Mali :  Une démocratie mal partie</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dissolution-des-partis-politiques-au-mali-une-democratie-mal-partie-3105118.html</link>
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<description><![CDATA[ Le titre de notre dernière parution sur la dissolution des partis politiques à savoir: «Les démocrates-prédateurs sauvés de justesse» a été diversement commenté. Mais derrière les commentaires acerbes et cléments, la réalité est palpable sur le terrain. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 May 2025 10:06:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’on veut détruire un pays, on commence par privatiser ses secteurs vitaux, c’est qui a été fait au Mali par les démocrates-prédateurs. L’école, la santé, le commerce, la voirie ont connu une privatisation éhontée.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’abord, l’éducation, un secteur clé du développement, fut la première manne financière des régimes successifs de 1994 à nos jours. Un commerce fructueux. Allez savoir qui sont les promoteurs des établissements scolaires privés ? C’est au Mali que foisonnent les universités privées, n’importe qui est détenteur d’un diplôme supérieur sans aucune formation. Ce n’est pas tout ? La quasi-totalité des ministres de l’Éducation nationale du Mali de l’ère démocratique sont presque tous promoteurs d’établissements scolaires privés (du fondamental au supérieur en passant par le secondaire. C’est pourquoi l’école publique est abandonnée à son corps défendant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à la Santé, c’est la mort dans l’âme que nous assistons à une mort programmée du système sanitaire. À quoi cela sert ? Les cliniques, les centres de santé, les pharmacies se rivalisent dans les quartiers sont comme des boutiques «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">sonrhaïs</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces promoteurs d’écoles et des structures de santé n’ont aucune licence ou d’agrément pour ouvrir une école ou une clinique. Rien à craindre puisque ce sont les «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">démocrates sincères et convaincus</b>» qui sont derrière ces structures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La voirie a été supprimée au profit des Groupement d'intérêt économique (GIE) de ramassage des ordures. L’environnement, dit-on, est le secteur pauvre du développement. Mais, ici c’est le contraire qui s’est passé. Les GIE de ramassage étaient la propriété des épouses de nos démocrates-prédateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au secteur du commerce, c’est l’argent planqué des démocrates que l’on découvre: c’est le secteur formel qui alimente le secteur informel. À titre d’exemple, les Présidents-directeurs généraux (PDG), les directeurs nationaux, les ministres et les présidents des institutions ont chacun une société ou une entreprise pour la fourniture du matériel bureautique, et autres besoins du service. Donc, l’argent dépensé par leur département retombe dans leur poche. Ainsi, va le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rien n’a changé depuis. Les démocrates-prédateurs ont changé leurs conditions de vie, laissant le pays dans le creux de la vague. Ils se sont partagés tous les secteurs qui rapportent des fonds en les privatisant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’État n’a que des yeux pour pleurer ! Alpha a prêté son serment le 8 juin 1992. Depuis ce jour-là, la tension politique n’a cessé de croître au Mali. Une ONG malienne (PNCD), Processus non-gouvernemental de la communauté des démocrates) dirigée par le docteur a publié un rapport qui atteste qu’Alpha Oumar Konaré a été élu avec 23% des voix exprimées. Dès lors, on pouvait s’attendre au pire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre 1992 et 2002, le parti Adema-PASJ (Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice) a eu quatre (04) Premiers ministres: Younoussy Touré, Sékou Sow, Ibrahim Boubacar Keïta, Mandé Sidibé avec des gouvernements de large ouverture. Ouverture faite aux opposants des partis politiques, malgré la majorité parlementaire. Le premier mandat de Konaré a été a été marqué par des oppositions farouches du Collectif des partis politiques de l’opposition (COPPO) et les grèves estudiantines. Ensuite, il y a eu des dissensions entre certains barons de l’Adema-PASJ qui aboutirent à une scission du parti (MIRIA).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’autres partis politiques subirent la scission. Chaque fois qu’il y a eu un congrès d’un parti politique, les perdants créent leur parti politique pour prétendre à des strapontins de postes dans le gouvernement ou à l’Assemblée nationale du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le parti ADEMA, qui a géré le pays, a donné naissance à plusieurs formations politiques qui se partagent le pouvoir comme un héritage. ADEMA (Alliance pour la démocratie au Mali): MIRIA (Mouvement pour l'indépendance, la renaissance et l'intégration africaine), RPM (Rassemblement pour le Mali), URD (Union pour la République et la démocratie), CODEM (Convergence pour le développement du Mali), ASMA-CFP (Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La ruche est divisée en cinq et chaque division a donné naissance à un parti et chaque chef des partis politiques a été ministre. Nous n’avions pas une culture démocratique. Nous avons quitté le parti unique pour nous plonger directement dans le multipartisme sans tirer le bilan des vingt-trois (23) ans de parti unique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier réseau des démocrates- prédateurs a été décelé par la Banque mondiale dans un rapport intitulé: «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Les lignes de travail</b>», on y découvre vingt et un (21) milliardaires dont seize (16) fonctionnaires de l’État et cinq (05) opérateurs économiques. S’il est un régime qui a pillé le Mali, c’est sans nul doute l’Adema-PASJ et ses dérivés. Comment dans un Mali, cité comme «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">un bel exemple de démocratie</b>», on a pu passer le relais à un candidat indépendant sans partis politiques ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Quelle utopie !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand la ruche prenait le pouvoir en 1992, le Mali était encore fier de ses ressources humaines, de ses potentialités naturelles, de ses ressources minières, hydrauliques et énergétiques. Loin d’ajouter un plus à cet héritage fort éloquent, le régime ADEMA a plutôt procédé à une privatisation à outrance et sauvage. Les Sociétés et entreprises d’État (SEE), dont certaines d’entre elles pouvaient encore être restructurées, ont été bradées. Il a donc suffi dix (10) petites années à certains barons, «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">démocrates sincères et convaincus</b>» de l’Abeille solitaire de tout vendre et les grands perdants, les Maliens. Sous Amadou Toumani Touré (ATT) et Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), ce fut l’apocalypse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à la gestion du foncier, c’est une bombe en attente d’exploser. Les édiles, les chefs de villages, les préfets et les sous-préfets, les gouverneurs et les gouvernements ont tout cédé jusque dans le lit des marigots, des rivières et maintenant c’est bouchage du fleuve qui est en court.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les réalisations de Modibo Keïta et de Moussa Traoré ont été bazardées à des actionnaires étrangers. Dix (10) petites années émaillées de corruption et de détournements de deniers publics. Les démocrates-prédateurs, par leur comportement, leurs agissements, détenteurs d’un trésor de guerre ont sapé le fondement même de notre société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Malien d’antan était respectueux, modeste, honnête et protégeait la chose publique. Cette génération a malheureusement cédé la place à une race de jeunes cupides, corrompus qui a perdu le sens de la dignité et de l’honneur. Leur seul souci: Argent, Voiture, Villa et la fête à l’ordre du jour. Voilà l’héritage légué par les démocrates-prédateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aminata D.<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les démocrates putschistes de 1991 :  Ils préfèrent le Mali sous tutelle que la gestion des militaires !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/les-democrates-putschistes-de-1991-ils-preferent-le-mali-sous-tutelle-que-la-gestion-des-militaires-3105117.html</link>
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<description><![CDATA[ Ils préfèrent le Mali sous tutelle que la gestion des militaires !
Au moment où le Mali ne tient que par un fil, des loups déguisés en démocrates organisent des manifestations et s’adonnent à des activités subversives pour renouer avec les mêmes pratiques de violence qui ont balayé le régime dictatorial du général Moussa Traoré. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 May 2025 07:52:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif visé est d’envenimer la situation pour mettre notre pays sous tutelle afin qu’ils reviennent aux affaires. Peine perdue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les pseudo-démocrates ne connaissent que la violence comme mode d’accession au pouvoir. Chaque fois qu’ils perdent le contrôle des richesses nationales sur lesquels ils ont bâti un trésor de guerre dans l’opacité la plus totale, ils ne manquent pas d’imagination. Ils crient au complot et s’érigent en défenseurs de la démocratie, de la liberté d’expression et des droits de l’homme. Comme s’ils n’ont pas été les premiers pourfendeurs de ces droits les plus éléments quand ils étaient au sommet de l’État. Ils ont donné le ton de ce que les militaires les appliquent aujourd’hui. À savoir, arrestations arbitraires, fermeture de radios privées, restriction des libertés, harcèlement et bastonnades des journalistes, emprisonnement des opposants, interdictions des manifestations. La liste est loin d’être exhaustive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Privés du gain facile qu’ils parvenaient à soutirer du Trésor public par des moyens détournés, du financement des organisations non-gouvernementales (ONG), des frais de missions, des sociétés-écrans qu’ils ont créées pour rafler les marchés de l’État, les démocrates putschistes de mars 1991 ne peuvent que renouer avec la violence pour accéder au pouvoir comme en 1991. Mais, cette fois-ci, il est question de mettre le Mali sous tutelle. Et pour atteindre cet objectif, des conditions d’instabilité seraient créées à travers des manifestations et des marches pour pousser le pouvoir en place à commettre l’irréparable. Et la mèche serait dite pour un changement de pouvoir qui consacrerait leur grand retour au pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le calcul est simple. Ils gagneraient mieux avec le Mali sous tutelle qu’avec les militaires. Un président de la transition serait choisi dans leur rang, un gouvernement fourre-tout sera formé. Les autres se contenteraient des postes de directeurs, de membres de l’organe législatif qui sera mis en place. Ils préfèrent cela que la gouvernance des militaires qui ont coupé l’herbe sous leurs pieds depuis la dissolution des partis politiques et mouvements à caractère politiques, le 13 mai.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce complot contre notre le Mali est mené, d’une part, par les soi-disant démocrates à l’intérieur, et d’autre part, par d’autres Maliens vivant à l’extérieur. Les premiers, à travers des manifestations, sèmeraient le chaos à Bamako. Une façon de dire à leurs parrains que les militaires seraient dans l’impossibilité de gouverner. Les seconds, leur mission, d’occuper les plateaux des médias de la haine des pays dans lesquels ils vivent pour attiser le feu. Leur mot d’ordre: d’accuser l’armée malienne de massacres de populations, de procéder à une épuration ethnique, de décrier la gestion de la transition, de tirer à boulets rouges sur les militaires au pouvoir. Ces actions combinées seraient une aubaine pour l’Organisation des Nations unies (ONU) d’intervenir de nouveau au Mali. Mais, cette fois-ci, pour installer des hommes liges à la tête du pays pour préserver les intérêts de leurs mentors politico-économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ce stade de la vie de la nation malienne, aucune force progressiste ne saurait jouée contre les intérêts de son pays. Le Mali, malgré nos divergences, a besoin de l’union sacrée pour faire face à la guerre qui endeuille nos familles depuis 2012. Mais celles qui empruntent d’autres voies sont des ennemis déclarés de notre pays. C’est le cas des démocrates putschistes de 1991 qui se battent pour leurs intérêts personnels et égoïstes. Ils sont manipulés et manipulables depuis des années 1990 par l’extérieur qui les a convertis en démocrates-prédateurs du tissu socio-économique de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, ils sont manipulés comme en 1990 pour mettre à nouveau notre pays à genou. Ils veulent le brûler pour arriver à leurs fins diaboliques. Ils n’arriveront pas. Le peuple malien est déjà debout comme un seul homme pour barrer la route à des aventuriers qui se sont drapés de la couverture démocratique pour mettre à sec les finances publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le temps des démocrates manipulateurs est révolu !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Chronique : Gouvernance: journaliste mal aimé sous les tropiques oligarques</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/chronique-gouvernance-journaliste-mal-aime-sous-les-tropiques-oligarques-3104523.html</link>
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<description><![CDATA[ C&#039;est une perception assez répandue, en effet. On entend souvent dire que les journalistes d&#039;investigation et les analystes politiques ne sont pas toujours les plus populaires. Et il y a plusieurs raisons à cela. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 May 2025 09:35:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">D'abord, leur rôle même les place souvent en position de confrontation. Le journaliste d'investigation met en lumière des faits dérangeants, des dysfonctionnements, voire des scandales. Il pointe du doigt ce qui ne va pas, ce qui peut forcément créer des tensions avec les personnes ou les institutions mises en cause. Personne n'aime voir ses erreurs ou ses malversations exposées publiquement.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222;"><br><span style="background: white;">Ensuite, l'analyste politique, lui, décortique les événements, les décisions, et met souvent en évidence les jeux de pouvoir, les stratégies cachées, les contradictions. Son travail peut démystifier le discours politique officiel et révéler des réalités moins reluisantes. Cela peut être perçu comme du cynisme ou une critique systématique, même si l'intention est d'éclairer le débat public.</span><br><span style="background: white;">Il y a aussi une question de perception du public. Parfois, on peut leur reprocher d'être trop critiques, de ne voir que le négatif, ou d'avoir un agenda caché. Les théories du complot et la méfiance envers les médias en général n'arrangent rien. Il est plus facile de rejeter le messager que d'accepter le message, surtout quand il est inconfortable.</span><br><span style="background: white;">Et puis, il ne faut pas oublier que dans un paysage médiatique polarisé, les journalistes et les analystes peuvent être étiquetés et associés à un camp politique ou à une idéologie, ce qui peut les rendre impopulaires auprès de ceux qui ne partagent pas ces opinions.</span><br><span style="background: white;">Malgré tout cela, je pense que leur rôle est essentiel pour une démocratie saine. Ils contribuent à la transparence, à la redevabilité, et à une meilleure compréhension des enjeux. Même si leurs conclusions ne plaisent pas toujours, leur travail est nécessaire.</span><br><span style="background: white;">Qu'en pensez-vous de votre côté ? Est-ce que cette impopularité vous semble justifiée ?<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le journalisme de connivence prospère…<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le journalisme de connivence, caractérisé par une <b>complicité tacite ou secrète entre les journalistes et les figures du pouvoir</b>, trouve un terreau fertile dans les régimes oligarques. Dans ces systèmes où le pouvoir est concentré entre les mains d'un petit groupe, souvent caractérisé par des liens personnels et financiers étroits, plusieurs facteurs favorisent l'émergence et la prolifération de ce type de journalisme: <b>dépendance économique des médias, intérêts convergent, censure et autocensure, manque de pluralisme et de concurrence, culture de la faveur et du clientélisme…</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les oligarques possèdent fréquemment des parts importantes, voire la totalité, des grands médias. Cette mainmise financière leur permet d'exercer une influence considérable sur la ligne éditoriale et le contenu diffusé. Les journalistes et les organes de presse deviennent alors dépendants de ces intérêts privés, les incitant à l'alignement plutôt qu'à la critique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les régimes oligarques ont besoin de légitimation et de contrôle de l'information pour maintenir leur domination. Un journalisme complaisant, qui met en avant les réussites du régime et occulte les problèmes ou la corruption, sert cet objectif. En retour, les médias et les journalistes peuvent bénéficier d'un accès privilégié à l'information, de faveurs ou d'une certaine protection.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La peur de représailles économiques, de pressions politiques, voire de violence, peut conduire les journalistes à l'autocensure. Ils évitent de traiter des sujets sensibles ou de critiquer ouvertement les figures du pouvoir, préférant adopter un ton neutre ou favorable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Dans un environnement médiatique dominé par quelques acteurs liés à l'oligarchie, les voix dissidentes peinent à se faire entendre. Le public se retrouve exposé à une information filtrée et orientée, limitant sa capacité à former une opinion éclairée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les régimes oligarques fonctionnent souvent sur des réseaux de patronage et de favoritisme. Les journalistes qui se montrent loyaux peuvent être récompensés par des postes, des avantages ou des informations exclusives, renforçant ainsi les liens de connivence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les conséquences du journalisme de connivence sous les régimes oligarques sont multiples et néfastes pour la démocratie et la société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Je peux citer entre autres; <b>déficit d'information fiable, entrave à la redevabilité, renforcement du pouvoir oligarchique,</b> <b>érosion de la confiance dans les médias,</b> <b>atteinte à la liberté d'expression…<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le public est privé d'une information objective et complète, ce qui entrave sa capacité à comprendre les enjeux et à participer de manière éclairée à la vie civique.<b><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Lorsque les médias ne jouent pas leur rôle de contre-pouvoir, les abus et la corruption peuvent prospérer en toute impunité. Les oligarques et leurs associés ne sont pas tenus de rendre des comptes.<b><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En contrôlant l'information, les régimes oligarques consolident leur emprise sur la société et limitent les possibilités d'opposition et de changement.<b><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Lorsque le public perçoit la collusion entre les journalistes et le pouvoir, la crédibilité de l'ensemble de la profession est mise à mal. Un environnement où la critique est découragée ou sanctionnée nuit à la liberté d'expression, pilier fondamental de toute société démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Je termine en disant que le journalisme de connivence n'est pas une simple dérive individuelle, mais un phénomène structurel qui s'épanouit dans des contextes politiques et économiques spécifiques, tels que les régimes oligarques, avec des conséquences profondes sur la qualité de l'information et la santé de la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<h1 style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: normal;">L’oligarchie monolithique</span></strong><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></strong></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Ah, "<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">oligarchie monolithique</b>"... une expression forte qui évoque un pouvoir concentré et apparemment indivisible. En termes simples, cela décrit une situation où le pouvoir politique est détenu par un petit groupe de personnes qui agissent de manière unie et sans opposition interne significative.<o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">L'adjectif "<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">monolithique</b>" ici est clé. Il suggère une absence de fissures, de divisions ou de dissensions au sein de cette élite dirigeante. Imaginez un seul bloc de pierre immense et uniforme: c'est l'image que ce terme cherche à transmettre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Dans une oligarchie monolithique, les décisions sont prises par ce groupe restreint, et il est souvent difficile pour quiconque en dehors de ce cercle d'influencer la direction des affaires. Les mécanismes de contrôle et de pouvoir sont généralement bien établis et peuvent être difficiles à remettre en question.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">On peut trouver des exemples historiques ou contemporains qui pourraient être décrits comme tendant vers une oligarchie monolithique, bien que la réalité soit souvent plus nuancée. Pensez à certains régimes autoritaires où un parti unique ou un petit groupe de familles exerce un contrôle considérable sur l'économie et la politique, avec peu de place pour les voix dissidentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le régime d’oligarchie monolithique</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;"> s'entoure de loyalistes et  flagorneurs incompétents.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222;"><br><span style="background: white;">Il se dispute avec tout le monde entier, y inclus les alliés naturels.</span><br><span style="background: white;">Il sous-estimer le patriotisme et nationalisme des autres.</span><br><span style="background: white;">Il viole les normes, et être imprévisible.</span><br><span style="background: white;">Et il sape les fondements de la République et favorise la fuite des talents.</span><br><span style="background: white;">La première étape est,  celle qui est le fondement de cette dérive; et cela passe par la nomination à des postes stratégiques de personnes incompétentes, aveuglément loyales, totalement dépendantes du bon vouloir du prince, dépourvues de courage ou de principes; mais aussi l’élimination de tout individu qui exhibe des signes d’indépendance, d’intégrité morale, de probité et de compétences.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">A.K. DRAMÉ, Journaliste indépendant, Analyste et Chercheur en Stratégie de Croissance Accélérée, Enjeux et Innovations du Développement durable<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></b></p>
<h1 style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: normal;">ENCADRÉ</span></strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></h1>
<h1 style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: normal;">Sous les bottes l’oligarchie monolithique</span></strong><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></strong></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; background: white;">J’affirme sans ambages que les gouvernements deviennent de plus en plus oligarchiques. <span style="color: #222222;">C'est une affirmation convaincante qui suggère un changement significatif dans la répartition et l'exercice du pouvoir dans de nombreux pays.</span></span></i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222;"><br><span style="background: white;">Si l'on considère la définition de l'oligarchie, le pouvoir exercé par un petit groupe d'individus riches ou influents, des arguments et des observations pourraient certainement étayer mon affirmation:</span> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; background: white;">concentration des richesses, influence des intérêts particuliers, phénomène de «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">portes tournantes</i>», affaiblissement des institutions démocratiques, mondialisation et élites transnationales…</span></b><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;"><o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">Dans de nombreux pays, les inégalités de richesse se creusent, entraînant une concentration du pouvoir économique entre les mains de quelques-uns. Ce pouvoir économique se traduit souvent par une influence politique via le lobbying, les dons de campagne et le contrôle des médias.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">Les industries et les groupes d'intérêt puissants peuvent exercer une pression considérable sur les gouvernements par le biais de leurs activités de lobbying, en façonnant les réglementations et les politiques au profit de leurs intérêts, parfois au détriment du grand public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">La mobilité des individus entre les postes gouvernementaux et les postes de haut niveau dans le secteur privé peut créer des liens étroits entre les élites politiques et économiques, pouvant conduire à des politiques favorisant les personnes ayant des relations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">Dans certains pays, l’affaiblissement des institutions démocratiques, telles que l’indépendance des médias, la présence de partis politiques forts représentant des intérêts divers et l’efficacité des freins et contrepoids au pouvoir exécutif, suscite des inquiétudes. Cet affaiblissement peut favoriser le développement de tendances oligarchiques.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222;"><br><span style="background: white;">L’essor de la mondialisation a conduit à l’émergence d’élites économiques transnationales capables d’exercer une influence au-delà des frontières, impactant parfois les politiques gouvernementales nationales.</span><br><span style="background: white;">Cependant, il est également important de prendre en compte les contre-arguments et les nuances. </span></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; background: white;">Je citerai;</span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> <span style="color: #222222; background: white;">Structures démocratiques formelles, Société civile et mouvements sociaux, Opinion publique et pression électorale, Diversité des intérêts…</span></span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">De nombreux pays conservent encore des structures démocratiques formelles avec des élections régulières, des organes représentatifs et des cadres constitutionnels. Bien que ces structures puissent être imparfaites, elles offrent théoriquement des possibilités de participation et de responsabilisation citoyennes plus larges.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">Les organisations actives de la société civile, les mouvements sociaux et les médias indépendants peuvent servir de contre-pouvoirs aux élites et défendre les intérêts de populations plus larges. Même au sein des groupes riches et influents, des intérêts divers, parfois conflictuels, peuvent exister, empêchant la formation d'une oligarchie monolithique.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222;"><br><span style="background: white;">Si l'influence de la richesse est préoccupante, l'opinion publique et la pression électorale peuvent néanmoins jouer un rôle dans l'élaboration des politiques gouvernementales et la responsabilisation des dirigeants, du moins dans une certaine mesure.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">A.K. DRAMÉ<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;"><o:p> </o:p></span></b></p>
<h1 style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: normal;">ENCADRÉ</span></strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></h1>
<h1 style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qui est bon journaliste ?<o:p></o:p></span></h1>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Un bon journaliste, c'est un peu comme un détective de la vérité, mais avec une plume (ou un clavier) à la place d'une loupe. Il ne se contente pas de répéter ce qu'on lui dit, il creuse, il vérifie ses sources avec une rigueur d'horloger suisse, et il cherche à comprendre les tenants et les aboutissants d'une histoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Imaginez quelqu'un qui pose les bonnes questions, même celles qui dérangent, et qui a le courage de publier ce qu'il découvre, même si ça ne plaît pas à tout le monde. C'est quelqu'un qui est curieux du monde qui l'entoure, qui a une soif d'apprendre et de comprendre les différentes perspectives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Un bon journaliste, c'est aussi quelqu'un qui écrit ou qui parle clairement, de manière à ce que tout le monde puisse comprendre les informations, sans les simplifier à outrance ni les rendre ennuyeuses. Il a le souci de l'exactitude, bien sûr, mais aussi de la clarté et de la concision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Et puis, il y a l'éthique. Un bon journaliste est intègre, il respecte la vie privée des gens (sauf quand l'intérêt public justifie une intrusion), il ne se laisse pas corrompre par des intérêts financiers ou politiques, et il reconnaît ses erreurs quand il en fait. C'est quelqu'un qui place l'information du public au-dessus de ses propres opinions ou de ses préférences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Alors, qui <i>est</i> un bon journaliste ? C'est difficile de donner des noms précis, car c'est souvent une question de perception et de contexte. Mais on peut reconnaître un bon journaliste à la qualité de son travail : la profondeur de ses enquêtes, la fiabilité de ses informations, la clarté de son exposé, et son engagement envers la vérité et l'intérêt public. Pensez à des journalistes qui vous ont éclairé sur des sujets importants, qui vous ont donné une vision plus claire du monde. Ce sont probablement de bons journalistes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">A.K. DRAMÉ, Journaliste indépendant<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la DFM du ministère de la jeunesse et des sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne Des irrégularités financières s’élevant à plus de 46,32 millions de FCFA sur lesquelles 20,73 millions de FCFA ont été régularisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-dfm-du-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-charge-de-linstruction-civique-et-de-la-construction-citoyenne-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-4632-millions-de-fcfa-sur-lesquelles-2073-millions-de-fcfa-ont-ete-regularises-3104520.html</link>
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<description><![CDATA[ Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 May 2025 08:59:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 120.7pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les travaux de vérification ont porté sur l’évaluation du contrôle interne et les dépenses de fonctionnement et d’investissement effectuées sur le Budget d’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 120.7pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette Mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 60.0pt; text-autospace: none;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Irrégularités administratives<a name="_TOC_250016"></a><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 60.0pt; text-autospace: none;"><span style="mso-bookmark: _TOC_250016;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mission de vérification a constaté que</span></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"> la Secrétaire Particulière du Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne a exercé la fonction de Comptable public sans en avoir la qualité. Le Régisseur spécial d’avances n’a pas exigé la carte d’embarquement comme pièce justificative.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 60.0pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Directeur des Finances et du Matériel a conclu des contrats ne comportant pas la date de notification. Elle ne respecte pas le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de Comptable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 60.0pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Régisseur spécial d’avances dispose de plus d’un compte bancaire. C’est pourquoi, la Mission a recommandé à la Secrétaire Particulière du Ministre d’arrêter d’exercer la fonction de Comptable public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 60.0pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Directeur des Finances et du Matériel (DFM), la Mission a demandé de veiller à la cessation de la fonction de Comptable de fait par la Secrétaire Particulière du Ministre; veiller au respect des mentions obligatoires des contrats; respecter le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de Comptable public et procéder à la fermeture du compte ad hoc de 2013.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 60.0pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, le Régisseur spécial d’avances doit exiger la carte d’embarquement pour la justification des Missions à l’extérieur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 60.0pt; text-autospace: none;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">Irrégularités financières<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 120.7pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 46 317 128 Francs CFA. Sur ce montant, 20 734 483 Francs CFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Ainsi, le montant total non régularisé s’élève à 25 582 645 Francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; mso-pagination: none; tab-stops: 120.7pt; text-autospace: none;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette irrégularité financière est relative au paiement de dépenses inéligibles sur la régie d’avances pour un montant de 25 582 645 Francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce fait relevé dans le rapport de vérification qui est susceptible de constituer une infraction à la Loi Pénale et à la législation budgétaire et financière a été dénoncé au Procureur de la République, chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv4973578295msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ibrahim DIALLO/COM-BVG<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dissolution des partis politiques :  Les démocrates&#45;prédateurs sauvés de justesse</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dissolution-des-partis-politiques-les-democrates-predateurs-sauves-de-justesse-3104519.html</link>
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<description><![CDATA[ La mafia démocratique, arrivée au pouvoir à la suite du coup d’État de mars 1991 et d’une élection en 1992 dont les dés étaient pipés depuis le sommet de La Baule, ne doit s’en prendre qu’à elle-même. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 May 2025 08:53:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La situation critique qu’elle vit aujourd’hui découle de sa boulimie à mettre le Trésor public à sec pour ses intérêts personnels et égoïstes. Et pour arriver à ses fins, elle a fait de la politique sa profession et une échelle courte pour accéder aux richesses nationales et au prestige depuis la chute du général dictateur, oubliant les vrais problèmes des Maliens. Conséquences: le Mali est devenu le Grand Malade de la sous-région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour préserver leurs avantages et privilèges indument accordés, les démocrates-prédateurs sont à l’origine de tous les coups tordus contre le peuple malien. Ils demeurent putschistes dans l’âme. Depuis la chute du régime dictatorial du général Moussa Traoré, à la suite du coup d’État de mars 1991, dont ils ont activement pris part, ils ne cessent de soutenir ou orchestrer les putschs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 1997, sans fichier électoral et listes électorales, le président Alpha Oumar Konaré est réélu pour un second mandat. Ils, les démocrates-prédateurs, opèrent ainsi le premier coup d’État constitutionnel contre leur démocratie, censée répondre aux aspirations et aux préoccupations légitimes des Maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2002, sans démissionner de l’armée, ils soutiennent le général Amadou Toumani Touré (ATT), candidat indépendant. Et pour le partage du gâteau, le consensus, ennemi de la démocratie, est instauré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2012, ils soutiennent le coup d’État du capitaine Amadou Haya Sanogo contre ATT. Et pour un autre partage, ils ont négocié le retour à l’ordre constitutionnel sans ATT.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2020, ils participent à la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). En retour, ils n’ont que leurs yeux pour pleurer. Les militaires ont confisqué le pouvoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voici le tableau sombre des sangsues qui avaient promis monts et merveilles au peuple malien avant la fin du régime du parti unique du président Traoré. Ils sont dans toutes les mauvaises sauces pourvu que leurs intérêts soient préservés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et chaque fois qu’il est question de l’intérêt supérieur de la nation, ils l’enterrent, foulant aux pieds leur idéal dit démocratique. Ils ne se manifestent jamais lors que des menaces planent sur le pays. Mais, une fois qu’on touche à leur démocratie dont ils tirent d’énormes profits, ils crient au complot. Des arguments fallacieux sont encore avancés pour endormir les citoyens maliens: «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Démocratie acquise au prix du sang</b>», «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Démocratie menacée</b>», «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Liberté d’expression ‘‘arrachée’’</b>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, le sang a coulé pour que le soulèvement arrive à bout du général- président. Mais si ce sang versé avait été dignement sauvegardé par des démocrates-usurpateurs de la victoire des femmes et des hommes du changement en 1991, on n’en serait pas là aujourd’hui. Le pays n’allait jamais connaître de coups d’État, qu’ils soient constitutionnel et militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Revoilà, les démocrates-prédateurs au-devant de la scène. Non pas pour défendre les intérêts du Mali, mais le gagne-pain d’une mafia démocratique,<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"> </b>arrivée au pouvoir à la suite du coup d’État de mars 1991 et d’une élection en 1992 dont les dés étaient pipés depuis le sommet de <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">La Baule</b>. Depuis l’annonce de la dissolution des partis politiques, leur machin de pillage du Trésor public, ils sont sortis de leur trou de rat. Ils dénoncent tout: violation de la Constitution, liberté d’expression menacée. Comme s’ils ont étés des exemples en la matière de bonne gouvernance. Elle doit s’en prendre à elle-même pour avoir pactisé avec le diable au détriment du bien-être de la population malienne. Et, ils ont aussi fait de la gestion du Mali, un pillage à huit clos. Comme si ne suffisait pas, la politique est devenue une profession au Mali. Elle est devenue la courte échelle pour accéder aux richesses nationales et au privilège dans l’impunité totale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est bon que les uns et les autres comprennent que cette mafia roule pour elle-même. Et le combat, malheureusement, qu’elle mène présentement, c’est pour leur progéniture. Elle se batte pour que les autorités de la transition tendent la perche à leurs enfants. Pour cela, rien ne sera épargné. Par l’abrogation de la charte des partis politiques, décision prise lors du Conseil des ministres du mercredi dernier, les démocrates-prédateurs viennent d’être sauvés de justesse. Non pas leur cri de détresse, mais pour le respect des textes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et ils auront toujours sur leur conscience que le Mali, Grand Malade de la sous-région, est la conséquence de leur gestion désastreuse. Ils ne se sont jamais investis pour que notre pays, après des années de dictature, retrouve le chemin du progrès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vont-ils présenter leur mea-culpa au peuple malien comme ils l’ont exigé à l’armée à la Conférence nationale de juillet-août 1991 ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Yoro SOW<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise Mali/Algérie :  Quand l&amp;apos;Algérie veut s&amp;apos;ingérer dans les affaires intérieures du Mali</title>
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<description><![CDATA[ S&#039;il y a crise entre le Mali et l&#039;Algérie, elle serait par la seule volonté de l&#039;Algérie qui continue de persister comme une sangsue à vouloir s&#039;ingérer dans les affaires intérieures du Mali malgré ses multiples rejets. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 11:03:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La méditation algérienne n'est plus voulue, ni souhaitée par les Maliens<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Maliens n'ont plus confiance aux algériens à cause de l'échec des différentes médiations qu'elle a tenté mais aussi et surtout par le fait qu'elle a toujours abrité depuis des décennies des terroristes qui ont comme habitude de prendre les armes contre le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Algérie ne réussirait jamais à placer un quelconque pays sous son influence malgré ses vaines tentatives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle se croit une puissance régionale et oublie qu'elle n'impressionne qu'elle-même. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Algérie feint d'ignorer qu'elle a en face d'autres états souverains qui décident pour eux-mêmes sans chercher son avis et sans se soucier d'elle et de ses desiderata.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle veut continuer à jouer avec insistance des rôles de médiation voués à l'échec parce qu'elle n'inspire plus confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les crises sécuritaires au Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les crises sécuritaires cycliques au Mali ont toujours vu le jour à partir du Nord du pays, frontalier de l’Algérie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">De nos jours, la majorité des maliens ont la profonde conviction qu'il y'a lieu de combattre vigoureusement ceux qui se disent Maliens mais refusent de travailler dignement comme les autres et préfèrent prendre des armes contre les autres Maliens en se livrant aux actes de terrorisme, de djihadisme et de banditisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les rebellions au Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réalité, c'est une seule tribu Touareg, de surcroît minoritaire qui a toujours été à la base des rebellions à répétition au Nord du Mali depuis des décennies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a lieu de distinguer et de préciser que ce ne sont pas toutes les tribus Touareg qui ont l'habitude de prendre des armes contre les autres Maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais principalement une seule qui est non seulement minoritaire au sein des tribus Touareg mais aussi au sein l'ensemble des populations composant le Nord du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'agit de la tribu des Ifohas ou Iforas de la région de Kidal. Ce n'est pas de la méprise que de la designer ou de la stigmatiser mais c'est une vérité historique regrettable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle est minoritaire à triples niveaux:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- elle est minoritaire au sein des autres tribus Touareg;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- elle est minoritaire parmi les populations de l'ensemble du Nord Mali;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">- elle est minoritaire dans l'ensemble de la population du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant elle est à la base de toutes les rebellions qui ensanglantent le Nord Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est temps de laisser les armes de côté pour travailler ensemble pour développer le Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, l'ensemble des Maliens œuvrent pour imposer la Paix, la Sécurité et la Stabilité au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ce faire, les maliens ont décidé de régler désormais leurs problèmes internes sans intermédiaire indésirable et sans ingérence étrangère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La caducité de l'Accord d'Alger<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Accord d'Alger, le dernier en date est intervenu à la suite d'une crise multidimensionnelle. Il n’a pas ramené la Paix, la Sécurité et la Stabilité au Mali malgré l'implication des Nations Unies, de l'Union Européenne (UE), de l'Union Africaine (UA), de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et même de l'Algérie en tant que chef de file de la médiation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il se trouve que toutes ces organisations internationales, continentales et sous régionale se sont retirées à la demande du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l'Algérie persiste à vouloir s'immiscer toujours dans les affaires intérieures du Mali malgré le fait que le Mali a déclaré la caducité de l'Accord d’Alger à cause de son inapplicabilité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">En lieu et place, le Mali a mis le Dialogue inter-maliens (DIM) pour résoudre ses propres problèmes internes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'entêtement aveugle de l'Algérie qui continue de prêcher dans le désert<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Algérie comme une sangsue continue d'élaborer des stratagèmes maléfiques pour porter atteinte la souveraineté du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa persistance à vouloir offrir sa médiation intéressée a été maintes fois et publiquement décriée et rejetée par la partie malienne jusqu'à la tribune des Nations Unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que l’Algérie s'occupe de ses propres problèmes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Algérie devrait s'occuper de ses propres contradictions internes telle que la Kabylie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne s'est jamais mêlé des affaires intérieures de l'Algérie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jamais le Mali, hormis l'aide qu'elle a apporté à la demande des algériens lors de sa guerre de libération contre le pouvoir colonial français, ne sait jamais mêlé aux affaires intérieures de l'Algérie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">À titre de rappel, il y'a un problème Kabyle non résolu en Algérie depuis des décennies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de la guerre civile algérienne dans les années 90 avec l'irruption du Front Islamique du Salut (FIS) pour la conquête du pouvoir, le Mali ne s’est jamais mêlé de près ou de loin au problème intérieur algérien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'ailleurs les conséquences de ce conflit meurtrier ont été exporté en Occident principalement en France et plus tard dans les pays du Sahel dont le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">EN CONCLUSION:<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que l'Algérie s'occupe de ses propres et contradictions internes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les différentes médiations algériennes dans les conflits internes au Mali n'ont jamais amené la Paix, la Sécurité et la Stabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne ferait jamais confiance à l'Algérie qui joue au médiateur intéressé et abrite maintenant des terroristes recherchés par la justice malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali ne va jamais s'associer avec un pays qui s'attaque à un de ses appareils volants en occurrence un drone de surveillance en alléguant faussement la violation de son espace aérien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'où la sortie immédiate du Mali de cet Accord de coopération sécuritaire perfide, présidée par l'Algérie et qui regroupait aussi la Mauritanie, le Niger en plus du Mali et de l'Algérie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solidarité des États de l'Alliance des États du Sahel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La solidarité constante des autres pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) à l'endroit du Mali avec le rappel des ambassadeurs, témoigne de l'isolement diplomatique de l'Algérie dans les pays du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette posture est aussi une reconnaissance par ces états du jeu trouble de l'Algérie au-delà de ses frontières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fermeture réciproque par les algériens et les Maliens de leurs espaces aériens aux aéronefs en provenance ou en destination de l'autre est bénéfique à long terme pour le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est l'occasion de se débarrasser d'un voisin encombrant et peu sincère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La reconduite actuelle aux frontières des ressortissants de pays sud sahariens décidée par l'Algérie est aussi plein d'enseignements en ce sens qu'elle met à nu le vrai visage des algériens en matière de respect des Droits de l'Homme. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle démontre également que la solidarité africaine tant vantée est en fait un slogan creux dans tous les pays du Maghreb y compris l’Algérie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. Souleymane CAMARA, Défenseur des Droits Humains du Mali.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Président du Réseau des Défenseurs des Droits Humains du Mali.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Risque d’affrontement dans la commune rurale de Loulouni :  Lamine Ouattara, un maire cupide qui veut s’accaparer des terres des paysans</title>
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<description><![CDATA[ Rien ne va plus dans les différents villages et hameaux de la commune rurale de Loulouni ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 10:07:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">La quasi-totalité des paysans de la localité sont spoliés de force de leurs terres de culture par une mafia foncière, instaurée par le maire Lamine Ouattara. La tension est à son comble. Ils sont sur pied de guerre, puisque déterminés à sauver leurs terres, et partant leur honneur que le maire et ouailles veulent souiller !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Un cas particulier, celui du village de Sibirasso, inquiète aujourd’hui.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le tout-puissant maire bloque, depuis des mois, les insignes et le drapeau du nouveau chef de village, Siaka Traoré, qui refuse de se soumettre aux désidératas de sa bande des spéculateurs fonciers. Des situations qui nécessitent d’être tirées au clair. La commune de Loulouni réclame désormais une délégation spéciale à la mairie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">La tension est vive aujourd’hui dans la commune rurale de Loulouni, où les paysans croisent le fer avec le maire Lamine Ouattara et une bande de jeunes formée pour spolier les villages de leurs terres de culture qui sont ensuite morcelées et vendues sans aucune autre forme de procès, sans droits, ni compensations. Une vraie mafia foncière sans pitié, opérant en toute impunité, avec comme mode opératoire le chantage et la force.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">C’est le cas du nouveau chef de village de Sibirasso, Siaka Traoré. Cela fait des mois que ses insignes et le drapeau devant lui revenir après son élection par le Conseil du village sont confisqués par le maire- spéculateur. Rappelé à Dieu, son grand-frère, qui occupait ce poste, qui était farouchement opposé à la spoliation foncière du maire Ouattara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Cet acte posé par le maire Lamine Ouattara vise à faire pression sur le nouveau chef de village, afin qu’il rallie sa clique. Le problème est que le témoignage de ce dernier au niveau de la justice bloque aujourd’hui certains projets de spoliation du maire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Comme si cela ne suffisait pas, le chef de village et les propriétaires de champs sont constamment menacés par le sieur Seydou Traoré, le chef de la bande formée par le maire Ouattara qui se permet d’ailleurs de les narguer en leur demandant d’aller se plaindre, de Sikasso à Bamako, où ils veulent !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Où est passé le nouveau Sous-préfet de Loulouni<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Et le nouveau Sous-préfet de Loulouni dans tout cela ? Nommé Sous-préfet de l’arrondissement de Loulouni en Conseil des ministres, le mercredi 22 juin 2022, M. Henry Dembélé semble s’en laver les mains, préférant suivre le maire dans sa spéculation contre les pauvres paysans. Est- ce toujours parce qu’il peine à s’imprégner des réalités du terrain ou a-t-il décidé d’être complice du maire Lamine Ouattara ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Les villageois, victimes du maire et de sa bande de spéculateurs fonciers, ne sont plus loin d’opter pour la seconde hypothèse, dès lors que le Sous-préfet se contente de suivre le maire dans ses manœuvres, au lieu de le rappeler à l’ordre. La situation interpelle aujourd’hui les plus hautes autorités, spécifiquement le Premier ministre, chef du gouvernement, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">En effet, il y a lieu aujourd’hui d’anticiper sur d’éventuels affrontements pouvant déboucher à un drame, ce d’autant plus qu’on est à quelques encablures du début de l’hivernage dans notre pays. Quand on tente de spolier des villages entiers de leurs terres de culture, on ne peut s’attendre qu’à des représailles. Pas plus tard quelques jours, les victimes du maire et d’autres paysans qui résistent encore à l’expropriation de leurs terres avaient convié le maire Ouattara et ouailles à un rassemblement, où ils s’étaient présentés avec des gourdins, haches et coupe-coupe. Heureusement ou malheureusement, le maire Lamine Ouattara et sa bande qui ont dû être alertés de ce qui se préparait, ont été les abonnés absents de la rencontre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Aujourd’hui, presque tous les villages de la commune rurale de Loulouni sont unanimes qu’il y a lieu aujourd’hui de rappeler le maire à l’ordre. Ils ne veulent plus de l'équipe communale en place et souhaitent sa dissolution pure et simple, au profit d’une délégation spéciale, seule alternative pour éviter le pire dans les jours à venir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Alors, le Premier ministre, chef du gouvernement, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division, Abdoulaye Maïga, est interpellé. Il doit donc très vite se saisir de ce dossier, les tensions étant si vives dans notre pays qu’il faille prévenir aujourd’hui toute situation pouvant dégénérer à des affrontements !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Y.C<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire politique du Mali :  Le pouvoir sur fond de trahison</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/histoire-politique-du-mali-le-pouvoir-sur-fond-de-trahison-3104219.html</link>
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<description><![CDATA[ «En Afrique, si un héros ne meurt pas c’est un traitre». Après une analyse de l’histoire politique contemporaine des pays d’Afrique, on découvre qu’elle est ponctuée de trahisons. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 09:31:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ces infidèles trahissent pour conserver le pouvoir. Ils trahissent pour avoir des privilèges. Enfin, les politiques trahissent leur peuple pour les intérêts sordides de certains partenaires.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier de nos devoirs de Maliens est d’obéir aux lois de notre pays. Nous savons que, sans obéissance, il n’y aurait que du désordre et que notre tranquillité, notre vie seraient sans cesse menacées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour mieux comprendre notre analyse, nous étudierons le gouvernement démocratique que la France s’est donnée, il y a plus de mille ans. Beaucoup de Français le désiraient, et voulaient imiter les Anglais et les Américains. Ils souffraient de voir «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">le bon plaisir du roi ne point tenir compte de leur volonté; ils souffraient surtout de voir ce bon plaisir favoriser deux ou cent mille Français aux dépens de 20 millions d’autres».</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Révolution de 1789 a d’abord proclamé les «<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Droits de l’Homme et du Citoyen</b>»; puis elle a voulu, sans succès partager le pouvoir entre le roi et le peuple. Alors, elle a aboli la royauté et proclamé la République, ce qui veut dire le gouvernement de la nation par des hommes élus pour un temps limité. Mais la guerre civile et la guerre étrangère ont empêché le fonctionnement de la démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous savez que Bonaparte a pris le pouvoir, puis que les Bourbons et Louis-Philippe l’ont remplacé, gouvernant avec les riches seulement. Vous savez qu’après l’essai malheureux de 1848, Napoléon III a repris le pouvoir, que c’est après sa capitulation à Sedan que la République a été enfin établie et qu’elle n’a pas cessé depuis 1870, sauf pendant la dernière guerre mondiale, d’être notre régime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouvernement démocratique est celui de plusieurs grands peuples du monde. Les dernières monarchies sont tombées après la guerre de 1914. Ce gouvernement est celui qui respecte le mieux les hommes, puisqu’il accorde à tous le droit de faire les lois auxquelles ils obéiront. Il leur donne toute la liberté qu’on peut avoir quand il faut respecter celle des autres. Mais il leur demande des qualités qui manquent à beaucoup d’hommes: la connaissance des choses de la politique, nécessaire quand on doit contribuer au gouvernement; une idée juste de ce qu’on vaut, afin de ne prétendre qu’à la place qu’on mérite; le respect de la loi qu’on a faite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les ignorants, les prétentieux, les indociles ne sont pas faits pour la démocratie. Ils ressemblent aux enfants, à qui il faut encore un maître. Et si l’on instruit, si l’on élève les enfants, c’est pour qu’ils soient capables, plus tard de vivre dans une démocratie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mali, démocratie en péril<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="Paragraphestandard" style="line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-font-width: 100%; font-weight: normal;">Un peuple-Un But-Une Foi. Ces trois mots forment la devise du Mali. Nous les lisons sur la façade des monuments publics. Ils résument les droits et les devoirs des citoyens dans un État démocratique. Mais, il ne faut pas se contenter de les répéter ou de les chanter. Nous devons réfléchir à leur sens véritable, si nous ne voulons pas nous tromper à la fois sur nos droits et sur nos devoirs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="Paragraphestandard" style="line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-font-width: 100%; font-weight: normal;">La situation socioculturelle du Mali est assez bonne. Un pays économiquement pauvre et culturellement riche et son peuple est fortement rattaché à ses valeurs culturelles. Il existe au Mali plusieurs groupes ethniques: Bambara, Peulh, Soninké, Sénoufo, Minianka, Dogon, Malinké, Sonrhaï, Tamasheq et autres qui ont une longue tradition de vie communautaire. Chaque groupe préserve avec beaucoup de fierté les us et coutumes de ses ancêtres: la coexistence, la tolérance et l’entraide font partie de ces valeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="Paragraphestandard" style="line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-font-width: 100%; font-weight: normal;">Malgré la forte islamisation du Mali, les musulmans (plus de 90% de la population) et la présence des chrétiens, d’animistes et autres, notre pays reste et demeure un pays tolérant et cela a facilité la coexistence des différentes communautés d’où le fondement de la laïcité affirmée par la Constitution. Pour toute innovation, le peuple s’interroge sur ses valeurs avant de faire le bond nécessaire et ceci ne favorise toujours pas le changement en général et celui de la femme en particulier. Pourquoi les innovations sont impossibles ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="Paragraphestandard" style="line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-font-width: 100%; font-weight: normal;">Les régimes qui se sont succédé au Mali ont eu chacun des traitres. Ces infidèles du régime de Modibo Keïta ont suivi le lieutenant Moussa Traoré en 1968 jusqu’à la fin de son régime. Moussa Traoré s’est servi de certains traitres du régime Modibo avant de les laisser choir. À la chute du général Traoré, ils se sont accrochés à la démocratie. La première législature de l’Assemblée nationale a montré que le parti unique s’est mué en multipartisme pour prendre d’assaut l’hémicycle de 1992 à 1997. Du coup, le tour était joué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="Paragraphestandard" style="line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-font-width: 100%; font-weight: normal;">Amadou Toumani Touré (ATT), le héros du 26 mars 1991, un ancien de la garde rapprochée du général Moussa Traoré, incapable de changement, opte pour le consensus. C’est à partir de cette date (2002 jusqu’en 2012) que le Mali tombe si bas dans les mains des traitres et des opportunistes fieffés. Et le sage dit: «</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-font-width: 100%; mso-bidi-font-weight: normal;">Si un héros ne meurt pas, c’est un traitre</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-font-width: 100%; font-weight: normal;">».<o:p></o:p></span></p>
<p class="Paragraphestandard" style="line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-font-width: 100%; font-weight: normal;">Le Mali est aujourd’hui victime de mauvaise gouvernance mais aussi victime d’une traitrise jamais égalée dans la vie d’une nation. C’est la trahison qui serait à l’origine de notre division. Comme disait Houphouët-Boigny: «</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-font-width: 100%; mso-bidi-font-weight: normal;">Il vaut mieux être la tête d’une souris que la queue d’un lion</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-font-width: 100%; font-weight: normal;">». Ainsi est le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="Paragraphestandard" style="line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-font-width: 100%; mso-bidi-font-weight: normal;">Safounè KOUMBA<o:p></o:p></span></p>
<p class="Paragraphestandard" style="line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-font-width: 100%; font-weight: normal;"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déliquescence morale : Le virus du Malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/deliquescence-morale-le-virus-du-malien-3100684.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 06:52:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une chose est sûre, bien que cela puisse paraître aujourd’hui à certains, ridicule ou donquichottesque, je me dois de ne jamais cesser de souligner l’origine morale de toute politique authentique, ainsi que l’importance des valeurs et des règles éthiques dans toutes les sphères de la vie publique, y compris l’économie: de même qu’il faut que j’explique sans cesse que si nous n’essayons pas ensemble de redécouvrir et de cultiver ce que j’appelle la «<em>responsabilité supérieure</em>», cela finira mal pour notre pays.

Le retour de la liberté dans une société en complète déliquescence morale a provoqué ce qui était inévitable et donc prévisible, mais incomparablement plus grave que ce qu’on pouvait attendre: la révélation fracassante des pires comportements humains, comme si tous les mauvais côtés de l’homme, les plus gênants, ou du moins les plus ambigus, cultivés par cette société pendant des années sans que nous le comprenions, et intégrés à notre insu, dans le fonctionnement quotidien du système défunt, s’étaient émancipés de cette tutelle en acquérant enfin la pleine liberté de s’épanouir; le régime (défunt) avait imposé en effet une certaine régulation à ces comportements (par laquelle il les «légalisait»); mais ce «contrôle» a été brisé sans que de nouvelles normes qui échapperaient à ces perversions ne s’imposent encore.

Nous voici donc les témoins d’un étrange spectacle: notre société, il est vrai, a retrouvé sa liberté, mais elle se comporte dans certains domaines, pire encore que du temps où la liberté n’existait pas. La criminalité se développe et on voit se déverser dans les médias (je pense surtout à la presse à sensation) ces effluves qui jaillissent toujours, dans les périodes de bouleversements historiques, des profondeurs obscures de l’esprit. Mais d’autres phénomènes, plus graves et plus dangereux encore, se manifestent: la rancune et la suspicion nationalistes, le racisme, la démagogie sans limites, le goût de l’intrigue et le mensonge conscient, l’arrivisme politique, le combat effréné au nom d’intérêts exclusivement particuliers.

L’appétit du pouvoir est le seul moteur de l’ambition, et on assiste au développement de tous les fanatismes, de toutes les escroqueries, au manque généralisée de tolérance, de compréhension d’autrui, à la disparition du gout, de la mesure, de la réflexion. Le désir outrancier du pouvoir et le souci d’attirer l’électeur désemparé par des absurdités; il n’y a plus de limite au dénigrement ou à la diffamation des adversaires politiques; l’un gaspille le travail bénéfique de l’autre pour la seule raison qu’il appartient à un autre parti que le sien; le souci d’impartialité et d’efficacité, le sens du bien commun, cèdent de plus en plus le pas aux calculs partisans; la dénonciation des scandales a chassé des journaux les analyses: ouvrir le feu sur ceux qui se réclament d’une autre tendance politique est considéré comme naturel. Chacun accuse l’autre de complot, d’incompétence, de passé douteux et d’interventions obscurs; on se heurte partout à la démagogie et même une chose aussi grave que l’aspiration légitime d’un peuple à son identité dévient un enjeu pour le pouvoir et un stimulant pour tromper sciemment l’opinion publique.

Visiblement, les citoyens sont de plus en plus dégoutés et cette répulsion se retourne évidement contre le pouvoir démocratique qu’ils ont eux-mêmes élu, ce dont tirent profit divers individus qui obtiennent la faveur de l’opinion en lançant par exemple, le slogan; «Il faut jeter le gouvernement dans la Moldau». Bref, tout est terriblement triste et déprimant.

Je me dis pourtant que si, avec une poignée d’amis, j’ai pu longtemps me frapper la tête contre les murs en proclamant la vérité, il n’y a aucune raison de ne pas continuer à le faire parce que, en dépit des sourires condescendants, je ne cesserai pas de parler inlassablement de responsabilité et de morale, face au marasme actuel de notre société: et je considère donc qu’il n’y a aucune raison de croire ce combat perdu d’avance. Un seul combat peut être sûrement perdu: celui auquel nous renonçons.

<strong>Source: «<em>Comme un petit air de démocratie bananière</em>»</strong>]]> </content:encoded>
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<title>34ème anniversaire du 26 mars 1991 :  Comme une malédiction, les différentes générations de l&amp;apos;AEEM manquent de stratégie et le pouvoir leur échappe</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/34eme-anniversaire-du-26-mars-1991-comme-une-malediction-les-differentes-generations-de-laeem-manquent-de-strategie-et-le-pouvoir-leur-echappe-3100683.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 06:50:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali célèbre, ce mercredi, le 34<sup>ème</sup> anniversaire de la chute du général Moussa Traoré. À cette occasion, nous vous présentons, l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), qui par son manque de vision, de stratégie, ses contradictions, sa boulimie financière, s’est laissée passer le pouvoir sous ses pieds.

Sous la bannière de la démocratie, le slogan était: «<em>Un village, Une école, Un enseignant</em>». L’État s'était donné les moyens générant tant d'espoirs auprès des jeunes pour lesquels le diplôme était devenu un passeport pour toute intégration sociale.

Sans atteindre pleinement ces objectifs, l'État avait néanmoins créé des mécanismes d'incitations à travers l'octroi des aides scolaires aux élèves. Tout jeune bachelier recevait des allocations d'études supérieures, de même pour tout étudiant qui décrochait une inscription dans un établissement étranger (Occident, ex-URSS) compte tenu de l'insuffisance d'infrastructures et de la qualité du système éducatif. Dans ce domaine, l'aide des pays de l'Est, notamment l'ex-URSS a été irréprochable en accueillant chaque année des centaines d'étudiants maliens à leur charge. À la fin de la décennie 90, le Mali connaît un taux de scolarisation très bas et le niveau des étudiants très bas.

L'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), créée en octobre 1990, était un syndicat ou une milice puissante, défiant même le gouvernement. Le pouvoir du général Moussa Traoré a pris un sérieux coup. Le régime est tombé un 26 mars 1991 grâce à un tandem UNTM-AEEM.

À l'époque, Oumar Mariko était le secrétaire général de l'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) et Bakary Karambé, secrétaire général de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). Malgré le déploiement des forces armées à Bamako et ailleurs, l'UNTM et l'AEEM ont mis fin au régime du général Moussa Traoré.

Après la chute, il y a une transition d'une durée de quatorze (14) mois, avec à la clé un organe constitutif appelé Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP) et un gouvernement. C'est dans un climat de suspicion que la transition a pris fin. Le mot de la fin de la transition a été prononcé par le président de la transition le colonel Amadou Toumani Touré (ATT) en ces termes: «Que Dieu sauve le Mali». Et depuis ce jour-là, le Mali se noie dans le fleuve Niger. La question scolaire est suffisante pour le déluge provoqué.

S'il est un domaine où les démocrates ont échoué sans doute, c'est celui de la question scolaire. Et c'est là où, les évènements dramatiques se succèdent sans solution. C'est à partir de 1994 que l'école malienne entame sa descente aux enfers. Aidé en cela, par le Premier ministre de l'époque.

D'une année facultative, on passe à une année blanche. Au lieu de quatre ou cinq (05) ans pour les études supérieures, on perd désespérément sept (07) ans. On devient vieux étudiant diplômé chômeur. Du coup, les étudiants ont compris qu'il faut sévir contre le gouvernement. Et le gouvernement a compris avec une stratégie forte et puissante, celle du billet de banque. Les plus radicaux étaient repérés et bien entretenus par le gouvernement, une façon pour se dédouaner envers les dirigeants de l'Association des élèves et étudiants du Mali. Mais, c'était mal connaître les élèves et les étudiants. Ils savent que leur association est parmi celles qui sont à l'origine de la chute du général Moussa Traoré. Ils connaissaient la quasi-totalité des démocrates, professeurs des écoles supérieures ou à l'université. L'université surnommée colline du Savoir était le lieu de contestation, de rassemblement des troupes de l'AEEM.

Les journées chaudes de l'association se passent sous Yahiya Ould Zarawana, secrétaire général de l'AEEM. Le pouvoir ADEMA prend un sérieux coup. Devant le cynisme, le pouvoir abdique en octroyant des bourses d'études supérieures aux radicaux, distribue des billets de banque à d'autres, offre des emplois à certains. À vrai dire, l'AEEM fut le second pouvoir de l'ADEMA. Son «armée» à tout faire.

À vrai dire, l'AEEM a tout eu avec tous les présidents qui se sont succédé au pouvoir de 1992 à 2023, année de sa dissolution par la transition. Elle a fini par avoir le pouvoir et tout le pouvoir à sa disposition malgré sa dissolution. Comme une malédiction, les différentes générations de l'AEEM manquent de stratégie et le pouvoir leur échappe. Ce sont des générations AEEM qui sont aujourd'hui les cadres de l'administration publique, qui constituent les forces armées, les fondateurs de partis politiques, d'entreprises privées, Président-directeur général (PDG) de société et entreprises publiques, ministres. Que sais-je encore ?

Mais hélas ! Quelle malédiction ? Bamako, dit-on, serait une ville sacrée qui ne devrait être brûlée ? Combien de fois des pneus ont été brûlés dans la capitale ? La femme d'un ministre de l'Éducation nationale mise en habit d'Adam. Brûler des domiciles privés. Allah est souvent obligé de sévir. Dieu, le Mali et l'AEEM. Si l'AEEM a à son actif la chute du régime de Moussa Traoré, elle a aujourd'hui une part de responsabilité morale dans la grande corruption endémique qui ronge notre pays. La transition parle de refondation de l'État, qui à mon avis est impossible avec une bonne partie de cette génération AEEM pas très clean.

À titre de rappel. Dans un des nombreux gouvernements d’Ibrahim Boubacar Keïta, il a fait la promotion de plusieurs jeunes diplômés de l'AEEM dans le gouvernement. À l'évidence, ce fut une déception. Leur gestion fut une des plus catastrophiques. Aujourd'hui, le président de la transition fait la même chose en plaçant son espoir sur la jeunesse dans toutes ses composantes. Encore, qu'il n'a pas juré. Si le président de la transition savait, il n'allait pas prendre une telle initiative considérable. Si l'AEEM voulait réussir, elle allait réussir comme Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité (PASTEF) au Sénégal.

La quasi-totalité des mairies furent et continuent d'ailleurs à être gérée par des anciens de l'AEEM. Et Dieu seul sait que la gestion du foncier est une catastrophe. C'est une bombe en attente d'un détonateur pour exploser.

Aujourd'hui, les Maliens ont plus besoin de justice que de démocratie. Or, le ministère de la Justice est dirigé par un ministre de la génération AEEM. La justice et son mode de fonctionnement sont décriés par la population. Qu’Allah sauve notre pays et sa population.

<strong>Safouné KOUMBA</strong>

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<title>Présidence malienne de la Confédération des Etats du Sahel :  Le Président de la Transition fait le point</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/presidence-malienne-de-la-confederation-des-etats-du-sahel-le-president-de-la-transition-fait-le-point-2-3099721.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 07:51:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le jeudi 13 mars 2025, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a fait le point sur la présidence malienne de l’Alliance des États du Sahel (AES), à quelques mois du prochain sommet. Le Président de la Confédération des États du Sahel était accompagné, à cette occasion, de huit (08) membres du Gouvernement, dont les ministres des Départements concernés par cette question. Il s’agit, entre autres, du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général Sadio CAMARA, du Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, M. Abdoulaye DIOP, et du Ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni SANOU.</strong>

C’est en sa qualité de Président de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) que le Président GOÏTA a présidé cette réunion de haut niveau au Palais de Koulouba. Les échanges ont porté sur le bilan des activités menées dans les secteurs prioritaires durant cette présidence malienne de l’AES, depuis le premier sommet tenu en juillet 2024 à Niamey, au Niger.

Au cours de la rencontre, le Chef de l’État a été largement informé sur les avancées enregistrées dans les trois piliers essentiels de l’AES: Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement. Les chefs des départements concernés ont mis en évidence les progrès réalisés dans ces domaines.

Le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général Sadio CAMARA, a présenté comme avancée majeure la création de la force conjointe composée des forces de défense des trois (03) pays (Mali, Burkina Faso et Niger). Il a souligné que cette force obtient aujourd’hui des résultats tangibles sur le terrain.

Un exemple marquant est l’Opération «<strong>Yèrèko</strong>», qui est actuellement dans sa deuxième phase et qui se déroule dans la zone des trois frontières. Cette opération a permis la neutralisation de plusieurs terroristes et la saisie de matériels importants.

Le Ministre de la Défense s’est également félicité de la dynamique mise en place pour promouvoir les échanges d’expériences et la mutualisation des efforts entre les forces de défense des trois pays de l’AES.

Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, M. Abdoulaye DIOP, a mis en avant les avancées diplomatiques sous le leadership du Président de la Transition. Il a évoqué le fait que l’AES gagne en visibilité à travers plusieurs initiatives majeures, notamment la création d’un drapeau, d’un logo et d’un passeport communs.

Grâce à une diplomatie proactive, des partenariats stratégiques ont été établis pour renforcer la coopération internationale des États membres. De plus, il a souligné l’unité des trois (03) pays sur la scène internationale, qui se traduit par des communiqués conjoints reflétant une position commune sur les grandes questions régionales et internationales.

Concernant le volet Développement, sous la tutelle du Ministère de l’Économie et des Finances, le Ministre Alousséni SANOU a mis en avant la finalisation des travaux relatifs à la mise en place du taux de prélèvement confédéral de l’AES, destiné à financer des projets de développement communs.

Il a également annoncé la création de la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement de l’AES, dont le principe a été validé le 7 janvier dernier avec un capital initial de 500 milliards de francs CFA.

Sur le plan commercial, des avancées significatives ont été enregistrées, notamment : l’élaboration d’un Code des Douanes de l’AES, facilitant la libre circulation des biens et conduisant vers la mise en place d’un espace douanier unique; la planification d’infrastructures majeures, telles que la création d’un chemin de fer AES et d’une compagnie aérienne commune. Selon le ministre, les termes de référence et les chronogrammes de mise en œuvre sont déjà élaborés.

Enfin, la mise en place d’un stock alimentaire de sécurité pour les trois (03) pays a été abordée comme une priorité stratégique pour garantir l’approvisionnement en denrées de première nécessité.

Cette réunion de haut niveau s’est tenue trois (03) mois avant la fin de la présidence du Mali à la tête de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Elle a permis de dresser un bilan des réalisations et de tracer les perspectives pour la suite de cette coopération régionale renforcée.

<strong>Source: Présidence de la République du Mali</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Prestation de serment de deux nouveaux vérificateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/prestation-de-serment-de-deux-nouveaux-verificateurs-3099718.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 07:46:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Conformément à l’Article 15 de la Loi-N°2021-069-du_23-12-2021 Instituant le Vérificateur Général, avant leur entrée en fonction, le Vérificateur Général, le Vérificateur Général Adjoint et les Vérificateurs prêtent devant la Cour Suprême le serment suivant: «<em>Je jure et promets de remplir mes fonctions avec honnêteté, impartialité, intégrité et objectivité, dans le respect de la Constitution, des lois et règlements de la République et de me comporter en digne et loyal vérificateur</em>».</strong>

Pour s’acquitter de cette exigence légale, Monsieur Oumar DICKO, ancien Chef de mission devenu Vérificateur spécialiste en fiscalité et Monsieur José Pierre Félix COULIBALY, spécialiste en construction civile, nouvellement recruté Vérificateur ont prêté serment au cours d’une cérémonie solennelle devant la Cour Suprême du Mali, ce jeudi 13 mars 2025. C’était en présence de certains collaborateurs du Bureau du Vérificateur Général (BVG) et des proches des récipiendaires.

À l’ouverture de la séance, la Greffière a lu la décision portant nomination des deux vérificateurs. À la suite de cette intervention, le Représentant du Ministère Public a fait son réquisitoire autour de la portée du serment et valeurs qu’un Vérificateur doit porter dans la réalisation de ses missions de Vérification, sans toutefois oublier de rappeler les parcours des deux récipiendaires.

Quant au Président de la Cour, après avoir admis le serment, il a félicité les heureux récipiendaires avant de les renvoyer à l’exercice de leur fonction.

<strong>Service Communication BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lutte syndicale :  L’UNTM a&#45;t&#45;elle abdiqué ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/lutte-syndicale-luntm-a-t-elle-abdique-3099717.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 07:42:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un syndicat, dit-on, est un groupement constitué pour la défense d’intérêts professionnels ou catégoriels communs. Le syndicalisme est un mouvement ayant pour objet de grouper les personnes exerçant une même profession, en vue de la défense de leurs intérêts. Le premier syndicat, crée, lors du congrès constitutif de juillet 1963 par les travailleurs, est l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM</strong>). <strong>Quelques années plus tard, d’autres syndicats s’ajoutèrent. Diversité syndicale oblige !</strong>

De sa création à nos, l’UNTM eut successivement comme secrétaires généraux: Mamadi Famadi Sissoko, Bougouri Diarra, Soumana Mamadou Maïga, Seydou Diallo, Mamadou Kane, Bakary Karambé, Issa dit Issé Doucouré, Hamadoun Amion Guindo, Siaka Diakité, Yacouba Katilé. Parmi eux, certains ont bien rempli leur mission. Il s’agit entre autres de Bakary Karambé qui a joué un rôle prépondérant dans la lutte contre le régime du général Moussa Traoré (GMT). Siaka Diakité qui a véritablement amené l’État à concevoir une nouvelle grille indiciaire, faisant par exemple passer la catégorie A de l’indice 750 à l’indice 900. (Puisse Allah leur réserver le paradis !)

Le lendemain du renversement du général Moussa Traoré, le 26 mars 1991, au matin, le Comité de réconciliation nationale (CRN) qui comportait en effet les officiers plus compromis avec le régime défunt, reconnaît qu’il s’agit là, de la victoire du peuple et décide d’aller voir les responsables des associations et organisations démocratiques qui ont mené la lutte. Hommage de l’armée au peuple ! Il paraît que cela ne s’est pas passé sans hésitations. Normal quand on regarde de près la composition du CRN. Mais la réaction des leaders du mouvement démocratique m’a laissé perplexe: aucune allusion au rôle que l’armée a joué dans la chute du régime et, pour mieux monter la suspicion qui frappe l’armée, notre porte-parole insiste lourdement sur la victoire du peuple et sur le fait que le pouvoir serait tombé même sans l’intervention de l’armée. Mieux, les jours qui ont suivi, plusieurs leaders se sont adonnés à une surenchère sur le danger que représente l’armée.

L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a eu beaucoup de mal à trouver une juste mesure sous un pouvoir antidémocratique, pour lequel finalement tout contre- pouvoir était assimilé à l’opposition Bakary Karambé, secrétaire général de l’UNTM, pendant les heures sombres, a eu des défaillances, cela est compréhensible. Il est même possible que Karambé ait commis des actes répréhensibles sur le plan déontologie syndicale. On peut lui pardonner beaucoup de choses à cause du rôle que l’UNTM, sous sa direction, a joué pour le renversement du régime du général Moussa Traoré.

Le Mouvement démocratique plus que toute autre structure peut témoigner que sans le soutien décisif des travailleurs, tout au plus nous aurions eu droit en mars 1991, à un coup d’État, sans plus. Et du reste, le mouvement démocratique l’a reconnu en nommant le secrétaire général de l’UNTM, vice-président du Comité transitoire pour le salut du peuple (CTSP), organe suprême pendant la transition.

Dans un contexte de multipartisme, le rôle de médiateur, parfois d’arbitre, en tout cas de moralisateur de la vie publique, peut apparaître de façon très nette concernant des contrepouvoirs de la dimension de l’UNTM. L’existence de syndicats forts, circonscrit à la violence dans les limites qui excluent l’assassinat politique pour s’emparer du pouvoir. On prend le pouvoir pour administrer des hommes et des biens et en tirer un certain profit et si cela n’est pas possible ? À quoi bon s’emparer de ce pouvoir. Les militaires de Sao Tomé et Principe l’ont appris à leur dépens en août 1995.

Dans un autre sens et aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’affaiblissement des contrepouvoirs peut entraîner une plus grande violence dans la conquête et l’exercice du pouvoir politique. Un pouvoir trop centralisé et même individualisé crée des situations, où le changement de détenteur du pouvoir se passe dans la violence (royaume bambara de Ségou, assassinats de princes). Le syndicat le plus puissant est celui du Burkina Faso. Il a été affaibli entre 1986 et 1987, ce qui explique que le changement à la tête de l’État se soit fait dans un véritable bain de sang (Sankara, Lingani et d’autres). Les autres coups d’État qui ont lieu dans ce pays, se sont déroulés sans effusion de sang.

Sur un autre plan qu’est-ce qui a manqué aux «<strong>acteurs du Mouvement démocratique</strong>» pour réussir ? C’est de nous avoir servi une démocratie chiffonnée, où des épouses sortent du gouvernement pour faire la place à leurs époux, ou vice-versa. Une démocratie, où rien n’était interdit, où on pouvait tout faire et son contraire.

<strong>Le pouvoir a-t-il intérêt à affaiblir les syndicats ?</strong>

Non ! Nous savons que les trois (03) coups d’État: 1991-2012-2020 émanent de groupements bien organisés (1991, UNTM; 2012, les femmes de militaires; 2020, les religieux. Un pouvoir démocratique a besoin d’un syndicat fort, ayant à sa tête des hommes solides et sérieux. Un syndicat fort suppose: des militants bien formés, des règles institutionnelles respectées par tous, des locaux qui peuvent servir de sanctuaire, de symbole même aux yeux du pouvoir, au plus fort d’une crise. Une gestion transparente. Une des faiblesses majeures de l’UNTM: elle n’a jamais eu une gestion transparente et le pouvoir attend véritablement les contrepouvoirs à ce niveau.

L’État n’hésite pas à pousser les leaders du contrepouvoir à la tentation, pour ensuite élaborer des dossiers sur eux et les soumettre le moment venu à de véritables chantages. Tout cela rend l’UNTM aujourd’hui bien peu crédible au grand dam des travailleurs qui sont les plus grands perdants dans l’affaire.

L’actuel secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), président d’une Institution de la République, est Président du conseil d’administration (PCA) de l’Institut national de Prévoyance sociale (INPS). Des mouvements de grèves sont en gestation dans l’administration publique. Que peut faire Yacouba Katilé, secrétaire général de l’Union des travailleurs du Mali après avoir posé sa signature sur le pacte de stabilité sociale et de croissance ?

<strong>Safounè KOUMBA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>8 Mars 2025: journée internationale de la femme :  Honorons des femmes célèbres et savantes du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/8-mars-2025-journee-internationale-de-la-femme-honorons-des-femmes-celebres-et-savantes-du-mali-3098873.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 07:59:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les femmes du Mali jouent un rôle important dans plusieurs domaines. «Au plan mondial, les femmes représentent la moitié de la population, dirigent un tiers des ménages, sont responsables de la moitié de la production alimentaire mondiale, reçoivent de l’ensemble des revenus et ne possèdent que 1§ 100 e des biens. De fait, les femmes en raison de leur statut socio-économique inférieur, gagnent moins, possèdent moins et contrôlent moins, et se retrouvent donc en situation d’inégalité et de précarité».</strong>

Malgré la forte islamisation, les musulmans (plus de 90% de la population) et la présence des chrétiens, d’animistes et autre, le Mali reste et demeure un pays tolérant et cela a facilité la coexistence des différentes communautés d’où le fondement de la laïcité affirmée par la Constitution.

Pour toute innovation, le peuple malien s’interroge sur ses valeurs avant de faire le bond nécessaire et ceci ne favorise pas toujours le changement en général et le statut de la femme en particulier. Il convient cependant de noter que le taux de représentativité de la femme (51,2% de la population) et le rôle qu’elle joue et continue à jouer dans la vie quotidienne et dans le développement du pays ne lui donnent toujours pas une grande liberté.

<strong> </strong><strong>Rokia Sanogo, la première malienne professeur titulaire de la Faculté de pharmacie du Mali</strong>

<strong>Le professeur Rokia Sanogo, qu’on ne présente plus au Mali, est une fervente animatrice du landerneau politique malien à travers le Mouvement Populaire du 22 Mars (Mp22).</strong>

<strong>Qui est cette femme aux allures martiales ?</strong>

Née à San en 1964, docteur en pharmacie à Bamako en 1990, le Pr Rokia Sanogo ne se limite pas à ce titre comme l’ont fait nombre de ses paires. Ainsi s’attèlera-t-elle aux études et à la recherche pour finir par décrocher, en 1999, un PhD. en pharmacognosie à Messine, en Italie. Neuf ans après, la revoilà agrégée du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) en 2008.

Professeur à la Faculté de pharmacie, le Pr Rokia Sanogo est actuellement chef du Service des sciences pharmaceutiques du département médecine traditionnelle. Un service qui s’occupe de la recherche, la production et le contrôle de qualité des médicaments traditionnels améliorés. Elle est aussi présidente du comité scientifique interne de l’Institut national de recherches en santé publique (INRSP).

Métronome, le Pr Rokia Sanogo intervient au niveau d’autres formations: Master de santé publique de la faculté de médecine et d’Odontosmatologie de Bamako; cours d’ethnopharmacologie appliquée de la Société française d’ethnopharcologue à Metz, France; Master de Biotechnologie de l’Université de Ouagadougou, Burkina Faso…

“<strong>Rose</strong>” comme aiment à l’appeler ses proches, participe également à l’enseignement et la recherche sur les plantes médicinales africaines auprès des facultés de pharmacie de Messine et Salerne, elle contribue à une soixantaine de publications scientifiques sur les propriétés biologiques et la chimie des plantes médicinales du Mali et d’ailleurs.

Le professeur Rokia Sanogo, par sa titularisation dans le domaine qui est sein par le Cames, fait ainsi honneur à toutes les femmes du Mali. Elle est membre fondatrice et présidente de l’ONG “<strong>Aide au développement de la médecine traditionnelle</strong>” (Aidemet ONG). Sous cette étiquette, le Pr Rokia Sanogo a déjà publié trois ouvrages sur la médecine traditionnelle et la santé publique. Sa titularisation par le CAMES est donc une reconnaissance à sa compétence, à sa rigueur, à son engagement et à son travail acharné. Félicitations Prof. !

<strong>A.S.D</strong>
<ul>
 	<li><strong> Pr Mariam Ibrahim Sako:</strong> <strong>Première femme professeure agrégée en cardiologie</strong></li>
</ul>
<strong>Le Pr MariamSako, âgée d'une trentaine d'années, a été classée la première professeure agrégée en cardiologie au Mali en novembre dernier.</strong>

Spécialiste en pathologie cardiovasculaire, elle est également maître de conférences à la Faculté de Médecine et d'Odontostomatologie (FMOS) et membre de plusieurs sociétés médicales, dont la Société malienne de Cardiologie (SOMACAR). Sa classification représente une avancée significative pour les femmes dans le domaine médical au Mali.

<strong>Adama Diarakai</strong>

<strong> </strong><strong>Aminata Dramane Traoré:</strong> <strong>auteure de plusieurs ouvrages dont le plus célèbre «L’Etau»</strong>

<strong>Aminata Dramane Traoré</strong>, une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Personnalit%C3%A9_politique">femme politique</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89crivain">écrivaine</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mali">malienne</a>. Née en 1947 dans une famille modeste de douze (12) enfants, Aminata Traoré a fréquenté l’école Maginot. Elle a étudié en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/France">France</a> à l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_de_Caen_Basse-Normandie">université de Caen</a>. Elle est titulaire d’un doctorat de 3<sup>ème</sup> cycle en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_sociale">psychologie sociale</a> et d’un diplôme de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychopathologie">psychopathologie</a>. Chercheuse en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sciences_sociales">sciences sociales</a>, elle a enseigné à l’<a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Institut_d%E2%80%99ethnosociologie&amp;action=edit&amp;redlink=1">Institut d’ethnosociologie</a> de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_de_Cocody">université d’Abidjan</a> (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te_d%27Ivoire">Côte d’Ivoire</a>) et travaillé pour plusieurs organisations régionales et internationales.

Elle est nommée ministre malienne de la Culture et du Tourisme sous la présidence d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alpha_Oumar_Konar%C3%A9">Alpha Oumar Konaré</a> entre 1997 et 2000.

Aminata Dramane Traoré est aussi chef d’entreprise à Bamako. Elle est propriétaire d'un restaurant-galerie de luxe, le <em>San-Toro</em>, et d’une maison d’hôtes pour touristes ou riches Maliens, le <em>Djenné</em>, qu’elle a fait construire avec des matériaux locaux.

<strong>Engagement altermondialiste</strong>

Militante <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Altermondialisation">altermondialiste</a>, elle s’est engagée dans le combat contre le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ralisme">libéralisme</a>, qu’elle considère comme responsable du maintien de la pauvreté au Mali et en Afrique en général. Aminata Dramane Traoré souhaite que les États africains cessent de suivre les injonctions des pays occidentaux qui se traduisent par «<strong>les plans et programmes des banquiers internationaux et des grandes puissances du Nord</strong>» et qui conduisent à la pauvreté des populations et engendrent les phénomènes de violence et l’émigration vers l’Europe d’une grande partie de la jeunesse désabusée. Elle demande aux gouvernants africains de réagir face au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9ocolonialisme">néocolonialisme</a>.

Aminata Dramane Traoré a pris position en faveur du président zimbabwéen <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Mugabe">Robert Mugabe</a> dans la gestion de son pays, considérant que ce qu’on reproche au dictateur (la faillite de l’économie, le non-respect des Droits de l’Homme, l’appauvrissement de la population) serait dû en grande partie à la politique menée par l’ancienne puissance coloniale, le Royaume-Uni, et au non-respect de ses engagements. Elle renvoie les «<strong>donneurs de leçons</strong>», c’est-à-dire, selon elle, les pays "<strong>occidentaux</strong>", à leurs propres manquements (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Irak">guerre contre l’Irak</a>, crise économique, politique migratoire...).

Elle coordonne les activités du <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Forum_pour_un_autre_Mali&amp;action=edit&amp;redlink=1">Forum pour un autre Mali</a> et était responsable de l’organisation du troisième volet à Bamako du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Forum_social_mondial">Forum social mondial</a> polycentrique de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2006">2006</a>.

En mai 2018, elle participe à la Conférence internationale «<strong>Bandung du Nord</strong>», organisée par le <em>Decolonial International Network</em> afin de «<strong>questionner la mémoire coloniale</strong>», à laquelle participe aussi les militants antiracistes <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Angela_Davis">Angela Davis</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fred_Hampton_Jr.&amp;action=edit&amp;redlink=1">Fred Hampton Jr.</a> <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Fred_Hampton_Jr."><strong>(en)</strong></a>, ou encore le journaliste <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Muntadhar_al_Zaidi">Muntadhar al-Zaidi</a>.

En janvier 2020, Aminata Dramane Traoré et une cinquantaine d'intellectuels publient une déclaration demandant l'ouverture d'un débat «<strong>populaire et inclusif</strong>» sur la réforme du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_CFA">Franc CFA</a> en cours en indiquant que «<strong>la question de la monnaie est fondamentalement politique et que la réponse ne peut être principalement technique</strong>».

Aminata Dramane Traoré est interviewée sur la chaîne Thinkerview, qui l'interroge sur ses avis concernant de nombreux aspects géopolitiques de l'influence française sur les anciennes colonies françaises, de la gouvernance malienne et d'autres thèmes au sujet de l'Afrique.

<strong>Activités éditoriales</strong>

En 1999, elle publie <em>l'Étau</em>, un essai dénonçant la politique des institutions de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods">Bretton Woods</a> (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_mon%C3%A9taire_international">Fonds monétaire international</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_mondiale">Banque mondiale</a>) qui imposent la mise en place de plans d’ajustement structurel qui ne font qu’appauvrir les populations africaines.

En 2002, dans <em>le Viol de l’imaginaire</em>, elle dénonce les mécanismes privant l’Afrique de ses ressources financières, naturelles et humaines.

En 2005, elle publie une <em>Lettre au président des Français à propos de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique en général,</em> où elle analyse les crises africaines dans le «<strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7afrique">pré carré français</a></strong>» à la lumière de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mondialisation">mondialisation</a> libérale.

En 2008, elle publie <em>l’Afrique humiliée,</em> où elle critique vivement le discours qu'elle considère comme raciste et néocolonialiste de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Sarkozy">Nicolas Sarkozy</a> à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dakar">Dakar</a> en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Juillet_2007_en_Afrique">juillet 2007</a>.

Elle participe, avec <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Martinelli">Jean-Louis Martinelli</a>, à l'écriture de la pièce <em>Une nuit à la présidence</em>, qui sera mise en scène par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Martinelli">Jean-Louis Martinelli</a> au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A2tre_Nanterre-Amandiers">Théâtre Nanterre-Amandiers</a>, en 2014. Aminata Dramane Traoré apparaît en tant que témoin, dans le film <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bamako_(film)"><em>Bamako</em></a> d'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Abderrahmane_Sissako">Abderrahmane Sissako</a>.

<strong>Distinctions et décorations</strong>
<ul>
 	<li><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Ciwara#Ciwara_d'excellence">Ciwara d’excellence</a>(1995);</li>
 	<li><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_du_Prince_Claus">Prix du Prince Claus</a>de la Culture (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pays-Bas">Pays-Bas</a>) en 2004;</li>
 	<li>Chevalier (1996), officier (2006) puis commandeur de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_national_du_Mali">ordre national du Mali</a>(2008).</li>
</ul>
<strong> </strong><strong>Publications</strong>
<ul>
 	<li><em>Femmes d'Afrique: douloureux ajustement</em>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_Actes_Sud">Éditions Actes Sud</a>, 1995;</li>
 	<li><em>L’Étau</em>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_Actes_Sud">Éditions Actes Sud</a>, 1999;</li>
 	<li><em>Le Viol de l’imaginaire</em>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_Fayard">Éditions Fayard</a>, 2002;</li>
 	<li><em>Lettre au président des Français à propos de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique en général</em>, Éditions Fayard, 2005;</li>
 	<li><em>L’Afrique humiliée</em>, Éditions Fayard, 2008;</li>
 	<li><em>L'Afrique mutilée</em>, Taama Éditions, 2012.</li>
</ul>
<ul>
 	<li><strong>Docteur Traoré Fatoumata Nafo:</strong> <strong>ancienne ministre de la Santé, une femme charismatique</strong></li>
</ul>
<strong>Dr Traoré Fatoumata Nafo, est une femme Médecin cotée à l’international. Elle fut ministre de la Santé, ensuite ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées. Plus tard elle devient Directrice exécutive du Programme mondial de lutte contre le paludisme, autrement appelé<em> </em>Roll Back Malaria. </strong>

<strong> </strong><strong>Voici en quelques lignes son portrait.</strong>

Née le 10 novembre 1958 à Dia (Cercle de Téninkou),  Fatoumata Nafo-Traoré obtient en 1984 un Doctorat d’État en médecine à l’École Nationale de Médecine et de Pharmacie de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bamako">Bamako</a>, une Licence spéciale en santé publique, option santé familiale et une spécialisation en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pid%C3%A9miologie">épidémiologie</a> à l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_sant%C3%A9_publique_de_l%27universit%C3%A9_libre_de_Bruxelles">École de santé publique de l’université libre de Bruxelles</a>, respectivement en 1990 et 1991 et un certificat d’économie et de gestion des programmes de santé à l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_de_Boston">université de Boston</a> en 1993.

Elle fut ministre de la Santé, du 21 février 2000 au 16 octobre 2002 et cumulativement ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées d’avril-juin 2002. Membre du Conseil d’administration (CA) de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), Docteur Nafo-Traoré a également été la secrétaire exécutive du Secrétariat du Partenariat Faire Reculer le paludisme de 2003 à 2004 et la directrice du Département en charge de la lutte contre le paludisme de 2004 à 2005.

Dr Fatoumata Nafo fut représentante de l’Oms au Congo Brazzaville de février 2006 à décembre 2007 puis en Éthiopie de 2007 à 2012. Depuis juin 2012, elle est la directrice exécutive du Programme mondial de lutte contre le paludisme, autrement appelé<em> </em>Roll Back Malaria (Partenariat Faire Reculer le Paludisme), une plate-forme de coordination internationale contre le paludisme depuis juin 2012.

En novembre 2014, Dr Traoré Fatoumata Nafo fut la candidate officielle du Mali au poste de directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique. Élection malheureusement perdue. Le Dr Nafo-Traoré apporte au partenariat une expérience très riche dans plusieurs domaines: santé maternelle et infantile, lutte contre le paludisme et renforcement des systèmes de santé. En outre, elle apporte une vaste expérience en matière de leadership, acquise dans le cadre de la gestion des partenariats régionaux et nationaux.

Après s’être distinguée comme directrice d’un important Programme d’investissement sectoriel (PIS) et en tant que spécialiste de la santé au sein de la Banque mondiale à Bamako.

En 2003, elle a été la première Secrétaire exécutive du partenariat RBM, avant d’être nommée Directrice du Service OMS/RBM. Au cours des dernières années, le Dr Nafo-Traoré a contribué au renforcement du secteur de la santé dans plusieurs pays d’Afrique. Elle a en effet fait partie de la communauté médicale africaine à différents titres, notamment en tant que Présidente de l’Assemblée des Ministres de la Santé de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et en tant que membre de différents groupes de travail et initiatives régionales.

Au sein des postes qu’elle a occupés ces dernières années, le Dr Nafo-Traoré a participé aux efforts visant à appliquer la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide et l’initiative «<strong>Unis dans l’action</strong>», qui s’inscrit dans la réforme de l’Organisation des Nations unies (ONU-2006-2012). Dans le domaine politique, elle a également encouragé le dialogue entre les ministères et divers secteurs de la société, en vue de définir la santé comme l’une des principales préoccupations nationales et d’augmenter le financement national dédié à cette question.

À cette fin, elle a travaillé avec des acteurs bilatéraux, multilatéraux et nationaux pour élaborer un plan propre au secteur de la santé. Ce plan proposait, entre autres, des stratégies visant à gérer la crise des ressources humaines et à améliorer les systèmes informatiques médicaux.

Au Mali, en tant que Ministre de la Santé, le Dr Nafo-Traoré a supervisé un projet de partenariat représentant 350 millions de dollars US. Ce partenariat visait à mettre en œuvre un programme national d’investissement dans le secteur de la santé. Il avait également pour objectif de veiller à ce que les interventions de lutte contre les principales maladies endémiques soient déployées de manière coordonnée et complémentaire.

Outre ces projets à l’échelle nationale, le Dr Nafo-Traoré a fourni des conseils stratégiques et techniques aux initiatives et partenariats de santé mondiale, notamment en tant que membre du Conseil de l’alliance GAVI (Global Alliance for Vaccines and Immunization, alliance mondiale pour la vaccination et l’immunisation) et du groupe de travail technique de l’ONU/SIDA-OMS en 2001-2002.

Dr Nafo-Traoré a été nommée Chevalier et Officier de l’ordre national du Mali en 1996 et 2007. Elle fait aujourd’hui encore partie de plusieurs associations professionnelles et a publié un nombre considérable d’articles techniques et d’études.

En somme, Dr Traoré Fatoumata Nafo est une dame de cœur qui cherche à lutter contre les maladies et surtout contre le paludisme dans son pays.

<strong>Oumou SISSOKO</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune rurale de Faléa : Persistance de la crise de gouvernance au sein du Conseil communal</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/commune-rurale-de-falea-persistance-de-la-crise-de-gouvernance-au-sein-du-conseil-communal-3098871.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 07:55:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ira-t-on vers une dissolution du Conseil communal de Faléa ? Au regard de la persistance de la crise de gouvernance dans cette Commune du Cercle de Kéniéba, cette éventualité apparait comme absolument logique.</strong>

Au cœur de cette crise, l’affrontement permanent de deux (02) camps qui avaient pourtant rangé leurs armes suite à la médiation en 2017 de l’Organisation non-gouvernementale (ONG) ASFA 21, un acteur clé qui intervient depuis plus d’une quinzaine d’années dans le développement de cette collectivité territoriale de 20.000 Habitants.

L’origine de cette crise remonte aux élections communales du 20 novembre 2016 à l’issue desquelles une majorité entre deux principaux camps qui se disputaient le contrôle de la mairie ne s’est pas dégagée: Le camp du Rassemblement pour le Mali (RPM) conduit par Mamadou Keïta dit Kéké et comprenant en outre la Convergence pour le développement du Mali (CODEM) et le Parti pour la restauration des valeurs du Mali (PVRM-Faso Ko) et celui de l’Union pour la République et la démocratie (URD) conduit par le maire sortant Mallé Camara et comprenant le parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (SADI), l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ), l’ Alliance pour la République (APR).

Les deux (02) principaux adversaires et tête de liste ayant obtenu le même nombre de voix et de sièges, c’est l’aîné, Mamadou Keïta du RPM, conformément aux dispositions de la Loi, qui a été proclamé élu maire de la commune rurale de Faléa.

L’autre camp adopta une stratégie d’alliance au moment de la mise en place du Conseil communal qui s’avéra payante: les places de 1<sup>er</sup>, 2<sup>ème</sup> et 3<sup>ème</sup> adjoints du maire sont revenues respectivement à l’URD et le parti SADI. Ce jeu d’alliance a fortement réduit les capacités de manœuvre du nouveau maire qui s’est senti isolé. Au lieu de jouer le principe de la collégialité et de la concertation pour assoir son autorité, il s’est mis dans une situation de défiance, marquant de la manière la plus maladroite et anti-démocratique son autorité et sa défiance vis-à-vis du bureau communal.

Dans la foulée, il  a pris des mesures conservatoires: le retrait des cachets des trois adjoints qui seront par la suite court-circuités dans ses prises de décision; le licenciement du régisseur de la commune, Moussa Monékata soupçonné d’être en collusion avec le maire sortant et de jouer un rôle clé dans le dispositif de contrôle et de captation des ressources financières de la commune ; le licenciement de l’agent chargé de l’État civil, Mady Samoura (qui sera repris quelques semaines plus tard suite à des médiations); la nomination d’un nouveau régisseur à la mairie de Faléa au nom de Aladji Keïta, chargé du recouvrement et du versement des recettes.

Ces mesures ont été mal accueillies par le camp du maire sortant qui l’accuse de prendre des décisions illégales et arbitraires en dehors du Conseil communal. Bien plus, ils l’accusent d’avoir relevé arbitrairement le régisseur Moussa Monékata, sans un débat préalable du Conseil communal.

Des divergences entre les deux (02) camps sont apparues également concernant de la perception des taxes et impôts au niveau des populations de la commune rurale de Faléa. S’y ajoutent les autorisations qui auraient été délivrées indûment par le maire aux exploitants de bois et qui ont occasionné la saisine par ses adversaires, de l’autorité de tutelle à Keniéba, le chef-lieu de cercle. Ces derniers ont également accusé un proche du maire, Amadou Almamy Keïta d’utiliser frauduleusement et illégalement un cachet de l’Association des ressortissants et amis de la commune de Faléa (ARACF) pour délivrer, en complicité avec le nouveau régisseur Aladji Keïta, des autorisations d’exploitation du charbon de bois.

Pour sa part, le maire réfute en bloc ces accusations et reproche à l’autre camp son absence aux réunions convoquées par lui (à l’exception notable du 3<sup>ème</sup> adjoint Amadou Diallo). Il évoquera non sans amertume les nombreuses plaintes formulées à son encontre auprès de la justice par le camp adversaire.

Devant l’ampleur du conflit et après avoir vainement tenté de concilier les deux tendances, le préfet du cercle Mahamane Alfousseyni Maïga en informe le directeur exécutif de ASFA 21 Nouhoum Keïta avec lequel il a eu un long échange téléphonique. Il a souhaité une forte implication de l’ONG pour trouver un dénouement rapide. Une autre sollicitation est venue du Programme d’appui à la gestion des industries extractives (PAGIE-GIZ de la Coopération Allemande), partenaire de ASFA 21. Son chargé de la gouvernance locale, Bréma Berthé, s’était rendu à Faléa et avait constaté un dysfonctionnement au sein de l’équipe communale préjudiciable à la mise en œuvre de nombreux projets pilotés par ASFA 21.

C’est dans ce contexte que le 20 juillet 2017, ASFA 21, en compagnie du conseiller PAGIE, Tidiane Diakité et du Chargé de la gouvernance locale, Bréma Berthé, a engagé une mission de bons offices à Faléa, conduite par Diatrou Diakité, chargé de la gouvernance des ressources minières et naturelles et comprenant également le directeur exécutif de ASFA 21, Nouhoum Keïta ainsi que le Directeur administratif et financier, feu Mamadou Diallo. Au préalable, elle a eu des rencontres très instructives à Kéniéba auprès du préfet et des élus.

Après quatre (04) jours d’intenses négociations menées par ASFA 21, les deux (02) camps se sont engagés à se réconcilier sur la base, entre autres, du respect des principes de bonne gestion administrative, du respect des lois et des règles de la bonne gouvernance, de la transparence, de la collégialité, du respect mutuel, de la confiance réciproque à cultiver et à entretenir. Ils se sont engagés à surseoir à toutes les poursuites judiciaires engagées les uns contre les autres et à privilégier la solution politique.

À cet effet, le juge de paix du cercle de Kéniéba auprès duquel les partisans de Mallé Camara avaient porté plainte contre le maire pour abus d’autorité (les décisions prises sans une délibération du Conseil communal) a renvoyé les deux parties à un exercice de dialogue et de négociation pour trouver une solution amiable.

Également, le tribunal de Kita devant statuer sur la plainte du régisseur Moussa Monékata contre le maire Mamadou Keïta pour licenciement abusif a demandé aux deux (02) parties le dialogue et de négocier pour trouver un arrangement entre elles.

Aussi, l’Association des maires du cercle de Kéniéba, dirigée par Bamba Keïta, s’est impliquée en envoyant une mission de bons offices à Faléa. Une rencontre à Keniéba entre les directions locales de tous les partis politiques siégeant au Conseil communal de Faléa (RPM, URD, SADI, APR, ADEMA, CODEM) pour renforcer la réconciliation et définir la stratégie de leur contribution commune à la promotion de l’entente et de la cohésion au sein du Conseil communal de Faléa a été envisagée.

Malheureusement, après quelques mois de répit, le bras de fer entre les deux camps a repris de plus belle faisant voler en éclats le mince espoir de compromis arraché par ASFA 21. Pendant sept (07) années, les principaux protagonistes se sont livrés à une guerre de tranchée qui a totalement anéanti toute possibilité de décollage de la commune qui fait face à une entreprise de prédation massive, systématique et meurtrière de ses ressources minières et naturelles par des opérateurs privés chinois, nationaux et de la région sur fond de corruption à grande échelle. Cette situation tragique engendre la destruction des bases de vie des populations de la commune, privées des services sociaux, réduites à la misère et à la merci de réseaux mafieux locaux qui s’enrichissent impunément.

Ce dysfonctionnement du Conseil communal suscite colère et indignation des populations qui ne savent plus où donner de la tête, mais également des acteurs citoyens et du développement comme ASFA 21 qui craignent de voir leurs efforts et leurs investissements réduits à néant. Sa dissolution par les autorités nationales sera une véritable délivrance.

<strong>Amara Nouhoum KEITA</strong>

<strong>Faléa: </strong>"<em>Il n'est plus possible que des matières premières continuent à dormir, sous prétexte que leur exploitation bouleverserait le mode de vie de ceux qui ont la chance de vivre où elles se trouvent. Si des peuples, demeurés arriérés, ne peuvent ou ne veulent plus s'occuper de leur mise en valeur, d'autres peuples plus entreprenants viendront la faire à leur place de gré ou de force</em>".

Ainsi parlait en 1951, un ouvrage consacré aux ressources minières de la France et de ses colonies. Un demi-siècle plus tard, "<em>les peuples entreprenants incarnés par une poignée de firmes occidentales soutenues par la Banque mondiale ne se privent guère, en effet d'exploiter l'or africain et de bouleverser le mode de vie des populations locales: cadences infernales, normes de sécurité inexistantes, mouvements syndicaux réprimés, pollution catastrophique, etc.</em>

<em>Ces firmes privées, tentaculaires, exploitent aujourd'hui 80% des gigantesques gisements africains. Liées à des trafiquants d'armes, à la famille Bush, à la CIA (Agence centrale de renseignement) ou au lobby nucléaire, on les trouve au Mali, au Ghana, en Tanzanie, en Afrique du Sud et jusque dans les régions en conflit comme en République démocratique du Congo (RDC), où elles soutiennent parfois des mouvements armés. Elles sont si puissantes que l’Organisation des Nations unies (ONU) renonce à les sanctionner. Leurs bénéfices sont rapatriés dans des paradis fiscaux, tandis que les pays africains riches en or ne cessent de s'appauvrir</em>".

<strong>Appel de l'Association des ressortissants de Kéniéba</strong>

La mine d'or de la commune de Sitakily à Kéniéba dans la région de kayes, dans le sud-ouest du Mali, est exploitée depuis 2005. Elle est détenue par une multinationale sud-africaine, Randgold, et par une canadienne, Nevsun. Lorsque le projet s'est développé, toutes nos terres ont été bradées sans consultation et aucune information préalable sur l'impact environnemental, sanitaire et social n'a été fournie aux habitants des deux (02) sites à Loulo et à Tabacoto sur lesquels s'est installée la mine.

Le résultat de cette désinformation est grave:

- Ces mines sont exploitées à ciel ouvert et utilisent le cyanure pour extraire le métal.

- le poison du cyanure contamine l'eau des rivières, du fleuve la Falémé et des nappes phréatiques. Il met en danger des populations qui se nourrissent principalement des produits issus de l'agriculture irriguée par cette eau polluée (arachides, manioc, haricots).

- L'eau polluée a commencé à provoquer des maladies qui touchent les plus faibles, notamment les femmes et les enfants, et provoqué en septembre la première victime.

- Le transport des boues de traitement du minerai est partout problématique. À Loulo, le tuyau en plastique (!) qui transporte les boues cyanurées traverse le village, et présente un danger mortel pour les villages en cas de rupture.

La mise en exploitation de la mine a provoqué le triplement de la population sans que les investissements des compagnies minières aient bénéficié aux habitants en terme d'emploi et de services publics. Les équipements minimums dispensaires, maternité, mairie, écoles, routes manquent et la population se sent délaissée. Nous, habitants en France et au Mali originaires de Kéniéba, exigeons des compagnies minières et des autorités maliennes:
<ol>
 	<li>la décontamination et la sécurisation des sites miniers et de leur environnement.</li>
 	<li>La neutralisation du cyanure avant rejet dans l'environnement.</li>
 	<li>La mise aux normes internationales du transport de cyanure et de boues cyanurées, notamment le remplacement des tuyaux de plastique par des tuyaux métalliques et le retrait du tuyau cyanuré de Djidian- Kéniéba sur une échelle conforme aux normes internationales.</li>
 	<li>La communication des analyses de l'eau pratiquées par la Direction nationale de l'hydraulique, aux responsables et aux habitants de la commune.</li>
 	<li>La communication aux habitants du contrat et de tout accord entre l'État malien et les compagnies minières.</li>
 	<li>La construction de services sanitaires, d'éducation et de formation, et le développement des services publics adaptés à l'accroissement de la population.</li>
 	<li>L'indemnisation juste des habitants déplacés à cause de l'exploitation de la mine.</li>
 	<li>La construction d'infrastructures routières entre Kayes et la vallée de Kéniéba, afin d'assurer le trafic routier de plus en plus dense sur cet axe qui traverse de nombreux villages, la poussière soulevée par les nombreux poids lourds provoquant des pathologies respiratoires graves chez les villageois qui l'inhalent quotidiennement. L'ARK appelle les résidents originaires des villages concernés, les citoyens Maliens, africains à se mobiliser pour soutenir par tous les moyens nos revendications.</li>
</ol>
<strong>Association des ressortissants de Kéniéba, soutenue par Paris - Insert</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouvelles taxes sur les télécommunications :  AMRTP, connivence entre connivences et intérêts</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/nouvelles-taxes-sur-les-telecommunications-amrtp-connivence-entre-connivences-et-interets-3098869.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 07:52:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis mercredi le, 05 mars 2025, </strong><strong>le brave peuple malien martyrisé et résilient est assujetti, sans distinction dans son ensemble au prélèvement des taxes dites «Fonds de soutien aux projets d’infrastructure de base et de développement social».</strong>

Certes, nous n’allons pas nous attardés sur la question de justice ou d’injustice de ces taxes, sommes toute relative. Simplement nous estimons que les opérateurs peuvent supportés ces charges sans que leurs chiffres d’affaire en souffrent.

En effet, les opérateurs télécom du Mali sont moins taxés au monde seulement 7% peut- être 8% si l’on ajoute la taxe du Fonds d’Accès Universel qui est de 1% contre 2 à 3,5% dans les autres pays de la sous-région.

Cette taxe, perçue au plus tard au mois de mars chaque année, n’est pas souvent payée et l’AMRTP ne daigne pas prendre la moindre sanction.

Ce manquement grave est à mettre au compte du régulateur; Autorité de régulation des télécommunications, des technologie de l’information et des postes (AMRTP), qui est longue temps soupçonnée, souvent accusée d’être de connivence avec les opérateurs.

<strong>Connivence et conflit d’intérêt</strong>

La "<strong>connivence</strong>" dans le contexte des régulateurs de télécommunications fait référence à une collaboration excessive ou inappropriée entre les organismes de régulation et les entreprises qu'ils sont censés superviser. Cette situation peut entraîner plusieurs conséquences négatives, entre autres manque d’indépendance: Lorsque les régulateurs sont trop proches des entreprises, ils peuvent avoir du mal à prendre des décisions objectives et impartiales. Cela peut conduire à des réglementations qui favorisent les intérêts des entreprises au détriment de l'intérêt public.

Nous savons que certains agents de l’AMRTP viennent de la Société des télécommunications du Mali (SOTELMA) ou d’Orange. Les proches parents de beaucoup travaillent chez Moov Afica Malitel et Orange-Mali.
Cette connivence permet aux entreprises de télécom du Mali de bénéficier d'avantages injustes, ce qui nuit à la concurrence et à l'innovation.

Cela entraîne des prix plus élevés et une qualité de service inférieure pour les consommateurs.

Selon l’Union Internationale des Télécommunications, les Maliens consacrent 16% de leur revenu annuel aux appels de téléphone mobile et jusqu’à 44% pour les forfaits de l’Internet mobile. Les tarifs de communications au Mali sont les plus élevés de la sous-région.

<strong>Manque de transparence</strong>
Les relations étroites entre les régulateurs et les entreprises peuvent se dérouler en coulisses, ce qui rend difficile pour le public de contrôler les décisions prises. Cela peut miner la confiance du public dans le système de régulation. Dans les cas extrêmes, la connivence peut conduire à des actes de corruption, tels que des pots-de-vin ou des faveurs.

<strong>Portes tournantes</strong>

Les régulateurs peuvent quitter leur poste pour travailler pour les entreprises qu'ils régulaient, ou vice versa. Cela peut créer des conflits d'intérêts et des liens trop étroits.

AMRTP (Autorité de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et des postes), AGFAU ('Agence de gestion du Fonds d'accès universel), SMTD (Société malienne de transmission et de diffusion) tous ces services envahis par les experts ou agents venants des sociétés de télécoms privées.

La connivence entre les régulateurs de télécommunications et les entreprises qu'ils supervisent est un problème grave qui peut nuire à l'intérêt public. Il est essentiel de mettre en place des mesures pour prévenir cette situation et garantir que les régulateurs agissent de manière indépendante et impartiale.
<strong>
Manque de concurrence</strong>

La régulation de connivence peut étouffer la concurrence, ce qui entraîne une hausse des prix et une diminution de la qualité des services pour les consommateurs.

Les entreprises en place sont protégées par la régulation de connivence, ont moins d'incitations à innover. Pour preuve, la qualité exécrable du réseau Moov-Malitel et l’absence totale de développement de Telecel.

Cela se traduit par la perte de confiance du public. La perception d'une régulation biaisée érode la confiance du public malien dans les institutions. Ce qui explique les contestations des consommateurs de la justesse à payer les taxes.

Aujourd’hui, les Maliens ont le sentiment d’être extorqués par les prélèvements des charges, alors qu’ils payent déjà trop cher le téléphone et l’Internet sous le regard complice du régulateur et du gouvernement. Au lieu de faire un ajustement fiscal des opérateurs, AMRTP préfère taxer les pauvres consommateurs.

<strong>AMRTP abuse ses pouvoirs</strong>

AMRTP, bien qu'essentiel, peut parfois est sujet à des abus. Ces abus prennent diverses formes, et il est important de les comprendre pour garantir un secteur des télécommunications équilibré et juste. Notamment son incapacité à imposer de tarifs justes et abordables pour les consommateurs.

L’AMRTP outrepasse ses prérogatives, en imposant des réglementations excessives ou arbitraires.

Nous pouvons par exemple sa tentative d’interdiction de Starlink au Mali, l’interdiction de la vente de la fibre noire par la SMTD, le refus de voix aux opérateurs alternatifs…

En France, les premiers opérateurs «<strong>alternatifs</strong>», bien que ce terme s'applique à des acteurs majeurs plus récemment installés, ne sont autres que les premiers concurrents de France Télécom, c'est-à-dire <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/SFR">SFR</a> (alors <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cegetel">Cegetel</a>), et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bouygues_Telecom">Bouygues Telecom</a> (alors Bouygues) et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Free_mobile">Free   mobile</a>. Ils ont bénéficié de l’ouverture totale de la concurrence pour proposer de nouveaux services que France-Télécom n’avait dans son catalogue; voix, téléphone fixe et télévision (Triple Play ou quadri Play avec le téléphone mobile).

De nos jours, près de 1 800 opérateurs se partagent le marché des télécoms en France.

<strong>Manque de transparence</strong>
Des décisions prises en coulisses, sans consultation publique adéquate, peuvent favoriser certains acteurs au détriment des autres. Cela peut créer un environnement de méfiance et d'injustice.
Les Maliens ont le sentiment aujourd’hui, d’être victimes des abus de l’AMRTP, du gouvernement et des opérateurs.

Les nouvelles taxes constituent des fardeaux qui augmentent les prix pour les consommateurs.

<strong>Un peuple martyrisé et résilient</strong>

L'expression "<strong>un peuple martyrisé et résilient</strong>" évoque une communauté qui a enduré des souffrances extrêmes, des injustices et des épreuves, tout en faisant preuve d'une capacité remarquable à se relever et à persévérer. Cette résilience se manifeste de diverses manières; survie et adaptation.

Malgré les traumatismes et les pertes, le peuple malien parvient à maintenir son identité culturelle, ses traditions et son sens de la communauté. Il n’est pas d’accord dans sa grande majorité, mais il se résigne et constate, impuissant, les extorsions excessives et abusives dont il aujourd’hui victime par le manque de discernent d’un gouvernement ignorant et les connivences d’un régulateur insouciant.

Sa force morale et spirituelle, mais surtout la foi, l'espoir et la solidarité jouent un rôle essentiel dans la capacité du peuple malien à surmonter les difficultés.

<strong>A.K. DRAMÉ, Journaliste, promoteur d’entreprise de Télécoms, spécialiste de l’économie et régulation des télécoms</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la commune urbaine de Koulikoro :  Des irrégularités financières s’élevant à plus de 108 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-urbaine-de-koulikoro-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-108-millions-de-fcfa-3097839.html</link>
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<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 09:16:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune Urbaine de Koulikoro (CUK) au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 septembre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, l’État Civil, les Affaires Domaniales et Foncières et la Comptabilité-matières.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<a name="_TOC_250014"></a><strong>Irrégularités administratives</strong>

La Mission de vérification a constaté que le Représentant de l’État dans le Cercle de Koulikoro ne procède pas régulièrement à l’inspection périodique de la Commune Urbaine de Koulikoro (CUK). En effet, il n’a produit aucun Document matérialisant une quelconque inspection au titre desdits exercices. Le seul Document d’inspection produit porte sur l’exercice 2022.<a name="_TOC_250013"></a> Le Représentant de l’État dans le Cercle de Koulikoro n’arrête pas annuellement, par décision, le taux de prélèvement obligatoire.

La Commune Urbaine de Koulikoro tient une Comptabilité-matières incomplète. En effet, des Documents de base tels que le Grand livre des matières et des Documents de mouvement à savoir le bordereau d’affectation du matériel, le bordereau de mise en consommation des matières et le bordereau de mutation du matériel ne sont pas tenus.

Le Comptable-matières n’a ni constitué de cautionnement ni prêté serment. Il n’a pu mettre à la disposition de l’équipe aucune preuve matérialisant le paiement de sa caution et sa prestation de serment.

La CUK ne tient pas à jour des registres obligatoires. En effet, le Secrétaire Général ne tient pas à jour les registres des arrêtés et décisions, des délibérations et des Conventions et contrats.

Le Maire de la Commune Urbaine de Koulikoro (CUK) a irrégulièrement attribué des permis d’occuper sur des terrains du domaine privé immobilier de l’État.

Durant la période sous revue, des Agents chargés de l’État Civil perçoivent les frais d’établissement des Actes d’État Civil en lieu et place des Régisseurs de recettes.

Des présidents des Comités de Gestion Scolaire (CGS) ne produisent pas de Rapport de l’utilisation des Fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS).

Le président de l’Association de Santé Communautaire (ASOCO) de Souban ne produit pas de Rapports de l’utilisation des fonds transférés de l’État accordés aux Collectivités Territoriales (CT) pour le fonctionnement des structures sanitaires.

Au regard de toutes ces constatations, la Mission de vérification a recommandé au Préfet du Cercle de Koulikoro de procéder à l’inspection périodique de la Commune Urbaine de Koulikoro; d’arrêter annuellement par décision le taux de prélèvement obligatoire des recettes ordinaires du Budget à affecter aux dépenses d’investissement.

Au Maire de la Commune Urbaine de Koulikoro (CUK) de veiller à la tenue de l’ensemble des Documents de la Comptabilité-matières; de veiller à la constitution de la caution et à la prestation de serment du Comptable-matières; d’initier la procédure de nomination du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur; de veiller à la tenue des Documents administratifs obligatoires; de respecter les dispositions légales et réglementaires en matière de délivrance des titres de propriété; de veiller à la perception des recettes de la Commune par le Régisseur de recettes conformément aux textes en vigueur; de veiller à la production des Rapports semestriels et annuels de l’utilisation des Fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires par les présidents des CGS; de veiller à la production des Rapports semestriels et annuels de l’utilisation de la subvention de l’État accordée aux Collectivités Territoriales pour le fonctionnement des structures sanitaires par les présidents des Associations de Santé Communautaire (ASACO).

Au Secrétaire Général de tenir l’ensemble des Documents administratifs obligatoires.

Aux Régisseurs de recettes de percevoir l’ensemble des recettes de la Commune conformément aux textes en vigueur.

Au Comptable-matières de tenir l’ensemble des Documents de la Comptabilité-matières conformément aux textes en vigueur; de constituer son cautionnement et prêter serment.

Aux Présidents des Comités de Gestion Scolaire (CGS) de produire les rapports semestriels et annuels de l’utilisation des Fonds ADARS.

Aux présidents des ASACO de produire les Rapports semestriels de gestion de l’utilisation de la subvention de l’État destinée au fonctionnement des structures sanitaires.

<strong> </strong><strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 108 801 250 Francs CFA<strong>. </strong>Elles sont relatives au non-reversement des frais d’établissement des Actes d’État Civil pour un montant de 4 371 477 Francs CFA; au non-recouvrement des Droits de patente et pénalités y afférentes sur des marchés exécutés et payés pour un montant de 13 198 573 Francs CFA; au non-recouvrement des taxes d’exploitation de sable et gravier pour un montant de 52 008 400 Francs CFA; au non-recouvrement des frais d’édilité pour un montant de 5 760 000 Francs CFA; au non-recouvrement des frais de transfert de parcelles pour un montant de 29 446 000 Francs CFA; au non-reversement des frais d’établissement des autorisations de construire pour un montant de 285 200 Francs CFA; au paiement de montants sur des marchés non entièrement exécutés pour un montant de 3 731 600 Francs CFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi Pénale et à la Législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts (DGI).

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des affaires publiques :  «Quand un pays affronte une situation critique, il incombe aux dirigeants de prendre les mesures adéquates, de ne pas faire semblant», Mamadou Igor Diarra, ancien ministre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-des-affaires-publiques-quand-un-pays-affronte-une-situation-critique-il-incombe-aux-dirigeants-de-prendre-les-mesures-adequates-de-ne-pas-faire-semblant-mamadou-igor-diarra-3097829.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 09:11:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Nous sommes en 2015. Un ministre d’un des nombreux gouvernements d’IBK fait des révélations dans son livre intitulé: «<em>C’est possible au Mali</em>». Un ancien ministre de l’Économie et des Finances diminue de 20% les dépenses de l’État. Le Mali serait-il condamné à l’inefficacité et à la délinquance étatique ? Rien, n’irait donc dans le bon sens dans notre pays ? Ces jugements sont hâtifs et excessifs. La vie m’a appris que la force de sa seule volonté permet de déplacer des montagnes lorsqu’on réunit des équipes déterminées et désintéressées. Lorsque je songe à l’énorme masse d’argent gaspillée dans les dépenses de fonctionnement des administrations, ou engloutie dans une corruption parasitaire, je me prends à rêver d’un de FCFA tat honnête et raisonnable. Un État qui, récupérant ces fonds pour servir l’intérêt général, pourrait quasiment se passer de l’aide extérieure et assurer le bien-être de ses compatriotes à la vie trop rude.</strong>

Un ancien ministre de l’Économie et des Finances raconte comment il a pu diminuer de 20% les fonds alloués à la présidence, à la primature, à l’Assemblée nationale et aux ministères. «<strong>Personne n’en est mort; j’y ai juste perdu quelques amitiés</strong>». Le Mali n’a pas besoin de cortèges somptueux quand ses dirigeants se déplacent, ni de voyages internationaux incessants qui paralysent le sommet de l’État, et pas davantage d’une diplomatie pléthorique. Le parc de véhicules de l’État est largement surdimensionné en nombre et en puissance moteur. Les dépenses d’électricité, d’eau, de carburant ou de téléphonie des administrations centrales frisent parfois le délire.

L’autre fuite est constituée par les malversations et les abus de biens publics, nombreux, parfois massifs. Pour ce que j’ai pu juger lorsque j’étais ministre de l’Économie et des Finances, ce sont des milliards qui sont détournés chaque année. Un virus actif dans toutes les strates des administrations publiques. Au terme d’un parcours bien laborieux du gouvernement du Premier ministre Moussa Mara, la situation économique et financière du pays restait préoccupante. En dépit des efforts de mon prédécesseur, souvent critiqué à tort, personne n’en avait la maîtrise.

Le 10 janvier 2015, date de mon entrée en fonction, les «<strong>instances de</strong> <strong>paiement</strong>» mises à jour totalisaient 200 milliards de francs. Sous le terme administratif d’«<strong>instances</strong>» se cache une réalité cauchemardesque pour ceux qui attendent des règlements de la part du Trésor public. Il s’agit en effet de dettes coincées «<strong>dans le circuit</strong>», comme les Maliens ont l’habitude de se le dire.

En bref, un commerçant qui a vendu à l’État du matériel de bureau doit attendre la décision de «<strong>l’administration</strong>» et la trésorerie disponible pour que son règlement en «<strong>instance</strong>» devienne effectif. Or nous savons tous que débloquer des situations de ce genre peut se heurter, soit au mauvais état des finances publiques, soit aux lourdeurs du service, soit à la recherche de petits arrangements illicites. Du coup, les contentieux avec les créanciers sont légion et encombrent l’action de l’administration.

À cela s’ajoutait le gel de nos relations avec la majeure partie des partenaires étrangers, défavorablement impressionnés par l’affaire dite «<strong>de l’avion</strong>»- un appareil acquis par l’État pour assurer les déplacements du président de la République, acquisition dont l’opposition conteste le montant et l’utilité- ainsi que par un contrat d’équipements militaires largement critiqué.

Des appuis budgétaires, considérés comme acquis, étaient engloutis dans ces polémiques. Les recettes fiscales, elles aussi souffraient. Les douanes avaient pris l’habitude d’annoncer la recette du mois tous les quarante-cinq (45) jours, pour obtenir des chiffres correspondant aux objectifs. Les droits, taxes et Impôts étaient tout aussi douteux.

En dépit de l’enthousiasme et de la détermination de mon ancien collègue, M<sup>e</sup> Mohamed Ali Bathily, en charge de cette administration, le service des domaines ne générait plus de recettes, du fait de la suspension des opérations foncières, dans l’attente de la tenue des élections municipales indéfiniment reportées.

Du côté des dépenses, les problèmes étaient tout aussi nombreux. Le gouvernement précédent avait pris vis-à-vis des partenaires sociaux, des engagements à hauteur de presque 30 milliards de francs CFA mais avoir pu budgétiser les ressources correspondantes. Sans compter l’impact du nécessaire appui au Nord et de la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM), dépenses justifiées sur le principe, mais dont il fallait néanmoins financer au total les 200 milliards de francs CFA d’engagements nouveaux. 200 milliards de francs CFA d’instances dues au nom du passé immédiat auxquels il fallait ajouter 200 milliards de francs CFA à injecter dans le futur proche; le pays était en guerre; les ressources notoirement insuffisantes. Le temps était compté. Il y avait de quoi devenir fou !

<strong>On ne fait pas du neuf avec du vieux, qu’il s’agisse des ressources humaines ou des méthodes de travail</strong>

Je décidai de prendre le taureau par les cornes. Lors du deuxième Conseil des ministres du nouveau gouvernement, je proposai un véritable séisme, un traitement de choc: le changement des responsables de toute la chaîne des dépenses et des recettes publiques (budget, Trésor, payeur, receveur des recettes, marchés publics, PMU, dettes publiques et douanes). Un véritable tsunami avec des effets en cascade sur les échelons inférieurs de la hiérarchie. Je ne gardai auprès de moi que l’infatigable Secrétaire générale du ministère, Zamilatou Cissé, une femme courageuse et compétente, et quelques conseillers.

Les jalousies et les rancœurs prenaient feu. Mais on ne fait pas du neuf avec du vieux, qu’il s’agisse des ressources humaines ou des méthodes de travail. De ce choix, il ne faut pas conclure que les cadres relevés ont tous démérité. Certains oui, et je connaissais leurs pratiques, mais d’autres ont consciencieusement accompli leur tâche dans le cadre qui leur avait été fixé. Je voulais impulser un nouvel élan, une nouvelle culture. Les objectifs étaient ambitieux. L’intégrité et la disponibilité étaient requises. Je suivais en permanence les résultats des administrations sur mon téléphone et ma tablette qui ne me quittent jamais. L’esprit d’innovation était recommandé et promu. Lorsqu’il s’agit d’agir pour mon pays, je n’ai jamais rien lâché.

À la tête d’un État, il faut des hommes fermes et rigoureux. Il faut aussi la sincérité, même lorsqu’elle est impopulaire et difficile à entendre. Quand un pays affronte une situation critique, il incombe aux dirigeants de prendre les mesures adéquates, de ne pas faire semblant. Cela équivaudrait pour un médecin à mentir à son patient en lui disant que tout ira mieux alors qu’il le sait condamné.

<strong>Source:</strong> «<strong>C’est possible au Mali</strong>»

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<item>
<title>Attribution de fonds de souveraineté aux institutions de la République : Source de tous les maux et d’injustice sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/attribution-de-fonds-de-souverainete-aux-institutions-de-la-republique-source-de-tous-les-maux-et-dinjustice-sociale-3096891.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 08:01:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion du budget d'État, comme un fonds à gaspiller par les institutions de la République, est la source de tous les maux et la source de toutes les inégalités et d’injustice sociale. Ils sont naturellement si excessifs que 20 millions de Maliens sont extrêmement pauvres. Après des enquêtes sur l'utilisation du budget d'État et les fonds affectés aux différentes institutions et départements ministériels, nous avons interrogé l'histoire récente de notre pays pour connaître les raisons profondes de ces détournements de deniers publics. C’est pourquoi la paix entre les Maliens n'est pas possible ? À cet effet, nous avons tiré les leçons de deux (02) ouvrages écrits par des officiers. Le capitaine Soungalo Samaké: «<em>Ma vie de soldat</em>» qui regrette le coup d'État du 19 novembre 1968, «<em>Transfert définitif</em>» du colonel Assimi Souleymane Dembélé qui s'interroge: comment un peuple, qui fut grand, a-t-il subi de telles dictatures durant des décennies sans broncher ?</strong>

Ensuite, nous avons pris en compte la gestion de deux (02) ministres de l'Économie et des Finances (Soumana Sako et Mamadou Igor Diarra), appelés au secours du grand malade qu'est le Mali pour une thérapie de choc. Ces deux (02) ministres ont fait le diagnostic pour dresser l'ordonnance qu'il faut: réduire les dépenses de l'État et sanctionner les voleurs. C'est à partir de 2002 que les malversations financières, les détournements de deniers publics ont pris une proportion grandissante. Et le Mali était dirigé par un président indépendant et l'Assemblée nationale par le chef d’un des plus grands partis politiques.

De 2002 à 2020, le vol devient un système de gouvernance. Les kleptocrates de ces époques se sont bougrement enrichis. Aujourd'hui, ils sont une menace pour la bonne marche de la transition. Selon les murmures de la capitale, la fortune d'un officier supérieur serait égale ou l'équivalent d'un tiers du budget national. Le même officier serait propriétaire d'un quartier bâti à Sotuba. De tels comportements freinent tout développement. Quant à la trop grande cupidité, elle provoque la jalousie (niengoya).

<strong>Le budget d’État</strong>, <strong>quelle utilisation ?</strong>

Le budget, dit-on, c’est le sac du trésorier. C’est un acte par lequel sont prévues et autorisées les recettes et les dépenses annuelles de l’État ou des autres services que les Lois assujettissent aux mêmes règles (crédit, dépense, recette). Le budget est dressé, préparé, discuter, voté, refusé, exécuté. Le budget d’État est préparé par le gouvernement (Loi des finances) et voté par les Chambres. Après avoir mis en place les institutions de la République à grands frais, il faut faire des inscriptions au budget annuel d’État pour couvrir les dépenses énormes que nécessite leur fonctionnement: salaires, indemnités et autres avantages des responsables des institutions et du personnel technique et administratif d’appui, achat d’équipements et de matériels de bureau, location d’immeubles pour abriter les Institutions qui ne sont pas logées dans des bâtiments publics, frais de fournitures  des commodités comme l’électricité, l’eau, le téléphone pour les sièges des Institutions et les logements de fonction des responsables, frais de missions à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

Pour mieux comprendre le gaspillage des fonds affectés à nos institutions, nous avons mené une enquête sur la gestion de l’Assemblée nationale du Mali, dont le Conseil national de transition (CNT) est une copie certifiée. Même gestion !

«<strong>Mais vous ne pouvez pas nier l’existence de fortunes colossales, de salaires exorbitants, de revenus vertigineux côtoyant la plus extrême   pauvreté. C’est la première injustice, la plus scandaleuse</strong>». Parlons de l’argent, mais sérieusement, chiffres en main et non électoralement slogans à la bouche. Nous verrons le jardin secret des institutions.

<strong>Source de tous les maux et de toutes les inégalités</strong>

Ces fonds attribués de façon arbitraire à ces institutions constituent aujourd’hui la source de tous les maux et de toutes les inégalités sociales et le mécontentement général lié aux dépenses extravagantes des autorités de la transition. Jugez-vous en !

<strong>Présidence de la République: 17 milliards 748 735 000 F CFA;</strong>

<strong>Conseil national de transition: 13 milliards 897 297 000 F CFA;</strong>

<strong>Primature: 13 milliards 556 383 000 F CFA;</strong>

<strong>Cour constitutionnelle: 1 milliard 389 698 000 F CFA;</strong>

<strong>Cour suprême: 7 milliards 348 275 000 F CFA;</strong>

<strong>Conseil économique social environnemental et culturel: 1 milliard 814 215 000 FCFA;</strong>

<strong>Haut-Conseil des collectivités territoriales: 1 milliard 212 627 000 F CFA;</strong>

<strong>Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE): 6 milliards 093 173 000 F CFA;</strong>

<strong>Comité de l’égal accès aux médias d’État: 160 millions 945 000 F CFA.</strong>

À titre de rappel, dans la Loi des Finances de 2006 adoptée par l’Assemblée Nationale, les crédits affectés aux Institutions de la République représentent 5% des recettes prévisionnelles (42,3) milliards sur 840,7 milliards de francs CFA. En 2002, les députés ont adopté par acclamation une proposition de Loi portant modification de la Loi organique N°02-010 du 5 mars 2002 fixant les indemnités des députés.

Les avantages, que les élus se sont accordés dans le nouveau texte, ont soulevé un tollé dans la presse, dont voici certains titres: «<strong>La démesure des députés</strong>», «<strong>Le holdup-up des députés</strong>». Ces avantages sont:  l’indemnité mensuelle calculée sur la base de l’indice 900 qui passe à l’indice 1 200 soit un montant de 351 000 francs CFA. L’indemnité journalière de session: (session ordinaire et extraordinaire passe de 15000 francs CFA à 18000 francs CFA; l’indemnité mensuelle de représentation fixée à 300 mille francs CFA; la dotation mensuelle en carburant et en unités téléphoniques est fixée à 300 litres et 400 unités de cartes téléphoniques prépayées.

Il faut ajouter à cette liste une indemnité de logement, une indemnité d’installation payable au début de la législature (les 147 députés) ont reçu le 04 décembre 2002 la somme de 441 millions de francs CFA au titre de cette prime d’installation, ce qui fait trois (03) millions par député; une indemnité de fin de mandat; le reclassement des fonctionnaires à leur sortie de l’Assemblée nationale à l’indice le plus élevé de leur corps d’origine.

Rappelons que le traitement mensuel d’un député à cette époque était de 1 116 500 francs CFA. Il y a lieu de préciser que ce montant est revu à la hausse s’agissant du président de l’institution, des présidents des groupes parlementaires, des présidents des commissions de travail, car le taux de leurs indemnités dépasse celui des simples députés.

<strong> </strong><strong>La Cour constitutionnelle ordonne avec mais comme ce fut avec le CNT</strong>

Par une décision en date du 24 janvier 2003, la Cour Constitutionnelle, chargée aux termes de la Loi fondamentale du contrôle de la constitutionnalité des Lois organiques, a relevé des vices de forme dans certaines dispositions de la nouvelle Loi organique, notamment celles donnant au président de l’Assemblée nationale la latitude de fixer lui-même de façon discrétionnaire, les montants de certaines indemnités de ses pairs. Les députés ont alors vite fait d’adopter, quelques jours après la décision de la Cour constitutionnelle, une nouvelle mouture du texte qui corrige des anomalies et garde en l’état la dénomination et le montant de leurs indemnités. Il s’agit de la Loi N°03-001 du 7 février 2003.

L’idée que certains députés avaient derrière la tête en augmentant leur traitement de façon substantielle était certainement de se rapprocher le plus possible du standing de vie des membres du gouvernement. On sait qu’il existe une rivalité sourde entre les deux (02) institutions sur les questions de préséance, de considération sociale et d’octroi de privilèges. Ce que l’Assemblée nationale a fait le 28 décembre 2002 en votant par acclamation la Loi organique relative aux indemnités des députés, le gouvernement l’avait fait six (06) mois plus tôt, le 04 juin 2002, en prenant l’Ordonnance N°02-050/ P-RM fixant le régime des émoluments et des indemnités du Premier ministre et l’Ordonnance N°02-051/ P-RM fixant le régime des émoluments et indemnités accordés aux membres du gouvernement. Ces deux (02) textes ont été pris en vertu d’une Loi d’habilitation votée par l’Assemblée nationale le 03 juin 2002, autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnance. Le fait que ces deux (02) textes aient été adoptés à la sauvette, en dehors du Parlement, à quatre jours seulement de la fin du mandat du président Konaré, ne laisse aucun doute sur le caractère démesuré des traitements et autres privilèges accordés au Premier ministre et aux ministres de la République.

<strong> </strong><strong>Le syndrome de l’augmentation des traitements a gagné les autres institutions de la République</strong>

Comme l’Assemblée nationale, chargée de délier les cordons de la bourse, et le gouvernement chargé de gérer la bourse, se sont eux-mêmes bien servis les premiers, ils ne pouvaient pas ne pas inviter les autres institutions à la table pour se régaler.

Le 02 juillet 2004, l’Assemblée nationale adopte un projet de loi qui prévoit une nouvelle hausse du taux de l’indemnité de session et de l’indemnité de logement des députés. La première est passée de 18 000 à 20 000 francs CFA par jour et la seconde de 50 000 à 75 000 francs CFA par mois.

Pour faire avaler la pilule de cette augmentation, les députés ont adopté au cours de la même session parlementaire d’autres Lois accordant des avantages considérables aux autres institutions de la République, à savoir le Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT) et le Conseil économique social, et environnemental et culturel (CESEC). Par exemple au Haut-Conseil des collectivités territoriales, l’indemnité de session est fixée à 13 500 francs CFA par jour; l’indemnité mensuelle de représentation est fixée à 225 000 francs CFA pour les simples conseillers, 300 000 francs CFA pour les membres du bureau et 457 000 francs CFA pour le président; ce dernier bénéficie en plus de la gratuité du logement et d’une indemnité mensuelle d’entretien de 300 000 francs CFA pour couvrir ses frais d’électricité, d’eau et de téléphone. Les avantages accordés aux deux (02) autres institutions et à leur président se situent dans le même ordre de grandeur.

En comparant le traitement mensuel d’un député, d’un ministre ou d’un conseiller national au salaire mensuel d’un cadre supérieur (catégorie A de la fonction publique) chiffré par le chef de l’État lui-même à 202 126 francs CFA en 2004, on comprend la colère des journalistes pour stigmatiser la boulimie de nos dirigeants. Le salaire d’un cadre supérieur correspond à peu près à la valeur de la dotation mensuelle en carburant et en unités téléphoniques accordés par l’État à un député.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Point de mire : Les mines</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/point-de-mire-les-mines-3096947.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 01:01:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Afrique possède des ressources minérales nombreuses et variées, qui sont loin d’être encore prospectées et exploitées. La production actuelle du continent représente environ le troisième de la production mondiale. L’Afrique vient en tête dans le monde pour la production de diamants (98%), de l’or (60%), du cobalt (60%), du cuivre (22%). Elle fournit aussi une partie importante des approvisionnements de minerais radioactifs, qui proviennent de la République démocratique du Congo (RDC), du Gabon, du Niger, de Madagascar et de l’Afrique du Sud.

À l’exception de la région orientale du continent, on trouve des exploitations minières dans presque tous les pays africains. Souvent d’ailleurs, les minerais sont associés dans des gisements: or et uranium en Afrique du Sud: cobalt et cuivre en Afrique centrale, plomb-zinc et parfois argent en Afrique du Nord et dans le Sud-Ouest-africain; étain et colombite au Nigeria; étain tungstène, colombite en RDC.

Les réserves africaines sont considérées comme très importantes pour la bauxite, le chrome, le cobalt, le cuivre, les diamants, le fer, le manganèse, l’or, les phosphates, le platine, c’est-à-dire des produits qui comptent sur le plan mondial, par leur valeur ou leur intérêt stratégique.

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<title>Afrique(S) Analyse : Mali, Niger et Burkina Faso reprennent peu à peu le contrôle de leurs mines</title>
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<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 07:50:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les trois (03) pays ont lancé des réformes pour remettre la main sur les ressources de leur sous-sol. Ils n’ont pas hésité à engager des «<em>bras de fer</em>» avec de puissantes compagnies étrangères, dont certaines refusent de se plier aux nouvelles règles. Le Sénégal pourrait les suivre.</strong>

Le fait est sans précédent: plusieurs États d’Afrique de l’Ouest ont entrepris dans le même laps de temps de restaurer leur souveraineté sur leurs ressources minières, changeant les règles du jeu dans un secteur stratégique dominé par des multinationales toutes-puissantes.

De manière spectaculaire, le groupe français Orano (ex-Areva) a fait les frais de cette nouvelle politique au Niger, où il opère depuis 1971. Il y a d’abord eu, en juin 2024, l’annulation par les autorités de son permis d’exploitation pour la future mine d’Imouraren, un des plus grands gisements d’uranium du monde. Puis il a fait savoir, en décembre, qu’il avait perdu, au profit du Niger, le «<strong>contrôle opérationnel</strong>» de la Société des mines de l’Aïr (Somaïr), qui exploite le site d’uranium d’Arlit et dont il possède 63% des parts, le reste étant détenu par l’État nigérien.

Orano, qui avait pris l’habitude de faire la pluie et le beau temps dans le pays, a cherché à empêcher ce scénario de se réaliser, en vain: le gouvernement du général de Brigade Abdourahamane Tiani s’est montré intraitable. Mais le minier français n’a pas été le seul à subir un tel sort: le canadien GoviEx (Govi High-Power Exploration) s’est également fait retirer un permis d’exploitation d’un important gisement d’uranium près d’Arlit.

Depuis, le gouvernement nigérien a annoncé la création de deux (02) Sociétés d’État pour gérer l’extraction de l’uranium et de l’or. Objectif affiché: assurer<strong> «une gestion optimale des ressources</strong><em>» </em>du pays<em> «</em><strong>en toute souveraineté et au bénéfice de la population nigérienne</strong><em>».</em>

Le Burkina Faso et le Mali sont engagés dans une dynamique similaire: depuis plusieurs mois, ils bousculent eux aussi les intérêts des entreprises minières, généralement étrangères, qui exploitent les nombreuses richesses de leur sous-sol, et bénéficient de conditions avantageuses depuis la libéralisation du secteur imposée aux pays africains à partir des années 1980 par les institutions financières internationales.

<strong>Des régimes militaires</strong>

Pour reprendre le contrôle, les trois (03) États, tous gouvernés par des militaires et qui ont constitué l’Alliance des États du Sahel (AES), ont commencé par réformer leur cadre légal. Au Burkina Faso, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, tout a été fait, selon Africa Intelligence, pour que les industries extractives ne puissent jouer de leur influence lors de l’élaboration du nouveau Code minier, adopté par les député·es en juillet 2024: le processus s’est déroulé «<strong>dans le plus grand secret</strong>».

Les textes désormais en vigueur visent à augmenter les droits, taxes et redevances payés par les sociétés, à supprimer les exonérations dont elles bénéficiaient, à accorder la priorité aux nationaux pour les recrutements, à augmenter la part de l’État dans les projets miniers et à donner plus de place aux opérateurs du pays.

Au Mali, deuxième producteur africain d’or en 2023, la participation de l’État et des groupes privés nationaux dans les actifs miniers est ainsi passée de 20% à 35%. Le nouveau Code minier prévoit par ailleurs la création de fonds souverains destinés à financer le développement local- les autorités ont répété que l’or devait «<strong>briller davantage pour tous les Maliens».</strong>

Pour les compagnies minières, le coup est évidemment rude. Il l’est d’autant plus pour celles qui opèrent au Mali que les autorités sont aussi décidées à recouvrer au moins une partie de leurs arriérés de paiement d’impôts et de dividendes. Car, non seulement les multinationales ont pendant longtemps évolué sans trop de contraintes, mais elles ont aussi profité de la faiblesse des États pour éviter de remplir tous leurs devoirs et user de pratiques frauduleuses.

Un rapport officiel a donné un aperçu de la situation en 2019 au Mali: il montrait que les Sociétés minières ne payaient qu’une partie de leurs impôts, ne distribuaient pas les dividendes dus à l’État, ne remboursaient pas des emprunts contractés auprès de l’État, etc. Un audit du secteur, commandé aux cabinets Mazars et Iventus Mining par le «<strong>gouvernement de la transition</strong>» du colonel Assimi Goïta, a fait état, en 2023, des mêmes problèmes, qui auraient fait perdre plusieurs centaines de millions d’euros de revenus au pays.

<strong>La résistance de certaines multinationales</strong>

Certains groupes miniers ont accepté le changement de paradigme, mais après des négociations. C’est ainsi que le canadien B2Gold a payé 30 millions de dollars au trésor public malien, et obtenu de rester sous l’ancien régime minier pour un énorme gisement d’or qu’il exploite, tout en acceptant de fonctionner selon les nouvelles règles, adoptées en août 2023, pour de futurs projets d’extraction.

Le producteur d’or sud-africain Anglo Gold Ashanti et son confrère canadien Iamgold ont quant à eux rétrocédé à l’État malien leurs parts de la mine d’or de Yatela, qui va être gérée, comme le gisement aurifère de Morila lui aussi récemment nationalisé, par une entreprise publique, la Société de recherche et d’exploitation minière (SOREM).

Mais d’autres multinationales font de la résistance. Les dirigeants de Resolute Mining, qui est australienne et extrait aussi de l’or au Mali, ont refusé de verser ce que leur réclamait le Ministère de l’Économie et des Finances. La riposte a dû les surprendre: en novembre 2024, le Président-directeur général (PDG) de la compagnie et deux (02) cadres ont été incarcérés pendant une douzaine de jours. Resolute Mining a finalement réglé sa dette, soit 150 millions d’euros. Le géant canadien Barrick Gold, qui exploite avec l’État malien l’un des plus gros gisements aurifères du monde à Loulo-Gounkoto, continue pour sa part de s’accrocher.

Puisqu’il n’a pas voulu, lui non plus, s’acquitter du montant d’impôts et de dividendes impayés fixé par le Trésor public, soit au moins 700 millions d’euros, la justice malienne a inculpé et fait incarcérer, en novembre 2024, quatre de ses cadres maliens pour «<strong>blanchiment de capitaux</strong>». N’ayant rien obtenu, elle a aussi émis un mandat d’arrêt contre le Président-directeur général de Barrick Gold, M. Mark Bristow, et en janvier les autorités ont saisi un stock de trois tonnes d’or à Loulo- Gounkoto, d’une valeur de 240 millions d’euros. Aux dernières nouvelles, les deux parties en conflit étaient de nouveau en pourparlers.

En tout, le Mali a réussi, en 2024, selon son ministre de l’Économie et des Finances, à récupérer 500 milliards de francs CFA (plus de 700 millions d’euros) auprès des Sociétés minières. Et il devrait, grâce au nouveau dispositif légal, obtenir du secteur 750 milliards de francs CFA (1,1 milliard d’euros) au cours du premier trimestre de cette année.

<strong>Un effet domino ?</strong>

Du point de vue du Financial Times, le quotidien financier britannique, la méthode utilisée par les pays de l’AES prend des allures de «<strong>répression terrifiante</strong>» contre les groupes extractifs. La Société civile africaine a une appréciation différente de la situation: la branche Afrique du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM), par exemple, se dit favorable aux «<strong>actions contraignantes</strong>» visant «<strong>les multinationales qui pillent les richesses et détruisent l’environnement en toute impunité</strong>».

D’autres pays de la région vont-ils suivre cette logique ? Au moins un autre État du Sahel semble tenté: le Sénégal. Le tandem souverainiste formé par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre, Ousmane Sonko a commandé peu après son arrivée au pouvoir, en avril 2024, un audit financier visant treize (13) Sociétés minières dans lesquelles l’État possède des parts. Parmi elles, la filiale du groupe français Eramet, qui extrait depuis dix (10) ans du zircon le long du littoral sénégalais et fait l’objet de nombreuses critiques de la part des populations locales.

L’idée est aussi d’aboutir à un partage des revenus plus équitable et à une gestion des ressources «<strong>au profit du peuple</strong>», a expliqué en décembre 2024 la Société des mines du Sénégal (SOMISEN), l’institution publique qui réalise ce diagnostic. Elle a déjà indiqué que la première phase de son travail avait montré que «<strong>IB</strong>» concernées, ou «<strong>perçoit des montants insignifiants par rapport au niveau de richesses générées par les exploitations minières</strong>».

Fin janvier, le gouvernement a lui-même déclaré que l’exploitation des ressources minières dans plusieurs localités du pays ne profitait pas aux populations locales et que «<strong>la prise en compte par l’État de la situation des populations vivant dans les zones minières</strong>» devenait «<strong>une priorité nationale</strong>».

Toute la question est maintenant de savoir si les décisions des uns et des autres tiendront sur le long terme et résisteront aux fortes pressions des multinationales et de leurs pays d’origine, et si elles déboucheront sur une réelle amélioration des conditions de vie des habitantes.

Pour l’instant, il est trop tôt pour se prononcer, estime un membre de la société civile malienne. «<strong>Il y a incontestablement une volonté de reprise en main du secteur minier par l’État</strong>», apprécie-t-il, mais le fait que l’audit réalisé par Mazars et Iventus Mining soit resté confidentiel jusqu’à ce jour l’inquiète: «<strong>Nous, acteurs de la Société civile, avons demandé qu’il soit publié comme gage de transparence, mais n’avons pas été entendus</strong>».

Le CADTM Afrique prévient: les ressources supplémentaires attendues du secteur minier doivent être «<strong>utilisées sous contrôle citoyen</strong>». Le journal en ligne malien Bamada, qui parle de «<strong>tournant décisif</strong>» à propos des réformes engagées, souligne que «<strong>les promesses d’un secteur minier inclusif et responsable ne prendront vie que si l’État malien dispose des moyens techniques, humains et financiers pour contrôler et réguler l’exploitation minière</strong>».

<strong>Fanny Pigeaud</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vérification financière et de conformité de la gestion de la compagnie malienne des textiles (COMATEX) Des irrégularités financières s’élevant à plus de 50 millions de FCFA,</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/verification-financiere-et-de-conformite-de-la-gestion-de-la-compagnie-malienne-des-textiles-comatex-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-50-millions-de-fcfa-3095830.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 07:46:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière et de conformité porte sur la gestion de la Compagnie Malienne des Textiles (COMATEX-SA) au titre des exercices 2023 et 2024 (du 1<sup>er</sup> avril 2023 au 16 août 2024). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de produits, de charges, de la structuration financière ainsi que de la conformité des actes des organes d’administration et de gestion. Les travaux de vérification ont porté sur les produits encaissables et les charges décaissables, l’exécution des dépenses au niveau de la caisse, la gestion des stocks, la constitution du capital social, la gestion du patrimoine mobilier et immobilier, les paiements des arriérés de salaires ainsi que la conformité des actes du Conseil d’Administration et de la Direction Générale.</strong>

La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<a name="_TOC_250014"></a><strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté que le <a name="_TOC_250013"></a>Ministre de l’Industrie et du Commerce a irrégulièrement constitué une nouvelle COMATEX-SA. La Compagnie Malienne des Textiles (COMATEX-SA) ne dispose pas de Comité de gestion. Le Conseil d’Administration (CA) de la COMATEX-SA ne dispose pas de Règlement Intérieur.

Le Chef du service Audit Interne n’est pas rattaché à un niveau garantissant son indépendance. L’auditeur interne et le Caissier principal de la COMATEX-SA ne procèdent pas à l’arrêt journalier de caisse. Le Conseil d’Administration de la COMATEX-SA ne dispose pas de registre de délibérations. Elle n’enregistre pas des achats à la bonne période.
<h3>Le service utilisateur ne participe pas à la réception des marchandises. Elle ne procède pas à l’inventaire exhaustif des éléments de son patrimoine. Elle ne respecte pas le principe de non-compensation des postes d’actif et de passif. Le Manuel des Procédures de Gestion Comptable, Administrative et Financière de la COMATEX-SA n’est pas à jour. Elle ne respecte pas le principe d’intangibilité du bilan d’ouverture.</h3>
<h3>Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.</h3>
<h3>Elle a ainsi demandé au Ministre de l’Industrie et du Commerce de procéder à la régularisation de la création de la Compagnie Malienne des Textiles.</h3>
<h3>Au Président du Conseil d’Administration (PCA), il a été recommandé de veiller à la mise en place d’un Comité de gestion; de veiller à l’élaboration et à l’adoption d’un règlement intérieur; veiller au rattachement de l’auditeur interne au Conseil d’Administration et disposer d’un registre des délibérations, coté et paraphé par le Président du Tribunal de commerce.</h3>
<h3>Au Directeur Général de mettre en place le comité de gestion tout en veillant sur son bon fonctionnement; veiller à la participation des utilisateurs à la réception des achats; veiller à la tenue d’un inventaire exhaustif des éléments du patrimoine de la société et veiller à la mise à jour du manuel des procédures.</h3>
<h3>Enfin, à l’Auditeur interne et au Caissier Principal de procéder à l’arrêt journalier de caisse conformément aux dispositions du manuel des procédures. Quant au Chef du Département des Opérations Financières, il doit veiller à l’enregistrement des opérations à la bonne période; respecter le principe de non-compensation et le principe d’intangibilité du bilan d’ouverture.</h3>
<h3>Irrégularités financières</h3>
La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de <strong>50 515 557 francs CFA.</strong> Elles sont relatives au non-reversement des produits de ventes de déchets d’usine et de ferrailles pour un montant de 28 359 797 francs CFA; à la perception indue d’indemnité de fonction des administrateurs pour un montant de 4 500 000 francs CFA; à la non-retenue à la source de l’Impôt sur les Revenus de Valeurs Mobilières (IRVM) sur les rémunérations versées aux administrateurs pour un montant de 6 676 000 francs CFA; à la non-retenue à la source de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux (IBIC) sur les factures ne portant pas de Numéro d’Identification Fiscale (FIF) pour un montant de 10 979 760 francs CFA.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>État des lieux de la corruption de 1968 à 2020 : Chaque homme politique ou chef militaire tend à se servir et à servir sa base ou les intérêts des siens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/etat-des-lieux-de-la-corruption-de-1968-a-2020-chaque-homme-politique-ou-chef-militaire-tend-a-se-servir-et-a-servir-sa-base-ou-les-interets-des-siens-3095828.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/etat-des-lieux-de-la-corruption-de-1968-a-2020-chaque-homme-politique-ou-chef-militaire-tend-a-se-servir-et-a-servir-sa-base-ou-les-interets-des-siens-3095828.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 07:44:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La grande corruption s’installe lorsqu’il y a faiblesse de l’État, absence de sentiment national, précarité du régime politique. Chaque homme politique, ou chef militaire tend absolument à se servir et à servir sa base ou les intérêts des siens. Cela se voit, se sent même à travers les différentes décisions ou différents débats officieux en dehors des institutions.

La corruption est à la fois cause et effet de mauvaise gouvernance. Les Nations-unies estiment que «la corruption demeure le défi le plus redoutable pour l‘élimination de la pauvreté, la création d’un environnement prévisible et favorable à l’investissement».

Selon un rapport officiel de l’Organisation des Nations unies (ONU), la corruption atteindrait des proportions alarmantes dans de nombreux pays africains: «Si cette tendance se poursuit, une corruption de grande envergure et institutionnalisée pourrait rapidement anéantir le discours sur une Afrique émergente et les objectifs de la transformation structurelle du continent».

La corruption a un effet dévastateur sur le développement. Il faut combattre l’accaparement des rentes par un clan et c’est ce que l’on voit se produire au Mali. Pour la politique d’éradication de la corruption et de la délinquance financière, le président Amadou Toumani Touré (ATT) a fait ratifier en 2004, la Convention de l’Union africaine (UA) sur la prévention et la lutte contre la corruption. Il s’était ainsi engagé à renforcer les instruments juridiques de lutte que sont la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (CASCA) et le Bureau du Vérificateur général (BVG) au Mali. Malheureusement, le régime d’ATT (2002-2012) n’a pas démontré une vraie volonté politique d’éradiquer ces fléaux, qui s’étaient généralisés à tous les niveaux de la société à travers des détournements de deniers publics, des vols, des pratiques de concussion et des trafics d’influence que Amadou N’Fa Diallo, du quotidien L’Indépendant, écrit: «Le Mali est un pays immensément riche, mais un pays volé, pillé, violé et violenté dans sa marche vers le progrès».

Depuis 2014, déclarée par le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), année de la lutte contre la corruption, il n’a pas non plus démontré une vraie volonté politique d’éradiquer ces fléaux qui ont pris une ampleur sans précédent, se contentant de recevoir et d’apprécier les divers rapports annuels d’investigations de ces deux (02) instruments juridiques (CASCA, BVG) sans que ceux-ci aboutissent à une poursuite judiciaire et pénale. Conséquence ? Il créa une autre structure Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI).

Depuis 2005, des institutions internationales indépendantes d’évaluation de la corruption ont interpellé le Mali sur son niveau trop élevé de corruption et demandé aux autorités plus de transparence et d’efficience dans la gestion des richesses et des deniers publics. De son côté, l’Organisation non-gouvernementale (ONG) Oxfam American a dénoncé dans son rapport 2006 (intitulé: Trésor caché ? À la recherche des revenus de l’exploitation aurifère au Mali), le manque de transparence du gouvernement malien dans la gestion de revenus tirés de l’or, tout en invitant les compagnies d’exploitation à publier leurs comptes bancaires.

La grande corruption s’installe lorsqu’il y a faiblesse de l’État, absence de sentiment national, précarité du régime politique. Dans son rapport 2005-2006, la CASCA a signalé que quarante-huit (48) dossiers sur les cent soixante-seize (176) qu’elle a examinés, méritaient d’être soumis à la justice, du fait des actes graves de corruption et de délinquance financière décelés (détournements de deniers publics, fractionnement illégal de dossiers d’Appel d’offres en violation du Code des marchés publics, argent volatilisé, facturations malhonnêtes.

Le rapport 2009 du BVG (le cinquième du genre), une synthèse de quarante-trois (43) rapports portant sur la vérification de quarante (40) services publics travaillant dans les domaines du développement rural, infrastructures, assiette et recouvrement, santé, solidarité, recherche scientifique, emploi, formation professionnelle, finances publiques, élection et justice, publié en 2010, a décelé un manque à gagner (détournement) de 112 milliards de francs CFA pour l’État.

En effet, le régime d’IBK a été caractérisé depuis 2014 par son réel manque de volonté politique en matière de lutte contre ces fléaux, empêtré qu’il était dans des affaires douteuses: marché opaque des véhicules pickups destinés au Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) de l’Accord d’Alger; contrat d’armement de gré à gré s’élevant à 108 milliards de francs CFA, achat opaque de l’avion présidentiel, ayant coûté entre 17 et 20 milliards de francs CFA, selon les sources contradictoires de différents départements ministériels; gestion non transparente du filet social destiné aux couches sociales les plus vulnérables du Mali; gestion non transparente des fonds d’aide destinés aux populations du Nord; gestion opaque du projet de fibres optiques.

Le Centre de recherche et d’analyses politiques, économiques et sociales du Mali (CRAPES) a montré que malgré l’augmentation régulière du budget, ces dernières années, la situation sociale au Mali reste désastreuse. Le Centre souligne en outre que la réduction du train de vie de l’État reste la seule alternative crédible en vue d’une discipline budgétaire rigoureuse (où va l’argent public et à quoi il sert ?; pourquoi dépenser six (06) milliards de francs CFA pour le carburant des administrations publiques alors qu’on peut construire des infrastructures ?

Les chiffres de la grande délinquance financière au Mali: 1991 à nos jours. Le tableau est sombre, les chiffres sont très élevés
<ul>
 	<li>Sous Moussa Traoré (1968-1991): La somme qu’auraient détournée les dignitaires de l’ancien régime deux (02) milliards de dollars. Ils sont selon le quotidien <em>L’Essor</em>. L’ancien gouverneur du district de Bamako aurait placé 40 millions de francs CFA à Dakar. Une broutille, mais il venait d’arriver au «pouvoir». L’ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, lui reconnaîtrait avoir détourné 165 millions de francs CFA en provenance de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Un général, ancien maire de Bamako, aurait reconnu deux (02) millions de dollars (l’équivalent au bas mot de 500 millions de francs CFA, sur le projet de construction du marché surélevé de Bamako (style Ouaga) pour les connaisseurs. Un autre docteur (ancien ministre des Affaires étrangères, docteur vétérinaire) aurait sur sa conscience, dixit <em>L’Esso</em>r, trois (03) milliards de francs CFA plus d’autres fonds, dépensés à l’aménagement de certaines villas.</li>
 	<li>Sous Alpha Oumar Konaré (1992-2002): En 1999, la Banque mondiale, dans un rapport, a décelé vingt et un (21) milliardaires au Mali pendant le second mandat d’Alpha Oumar Konaré dont seize (16) fonctionnaires et cinq (05) opérateurs économiques.</li>
 	<li>Sous Amadou Touumani Touré (2002-2012): Au total sept cent vingt-trois (723) dossiers des services de contrôle. Le nombre de milliardaires a multiplié. Celui qui avait prévenu en ces termes: «Si tu bouffes, tu paies», a finalement laissé les cadres, les chefs militaires bouffer impunément sans coup férir. 2012: l’effort de guerre consentis par le peuple s’élevait à 10 milliards de francs CFA. Cette coquette somme a été retrouvée dans un compte bancaire individuel d’un président par intérim d’une des institutions du pays. Le pot-aux-roses aurait été découvert lors de la passation de pouvoir entre le nouveau président et celui sortant en 2013.</li>
 	<li>Sous Ibrahim Boubacar Keïta (2013-2020): L’année 2014 a été déclarée par Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), année de la lutte contre la corruption. Mais hélas ! Le clientélisme politico-ethnique, facilité par le fanatisme et la corruption, fait que l’intérêt national de la Nation et l’avenir du pays ne préoccupent personne. Chaque homme politique, ou chef militaire tend absolument à se servir et à servir sa base ou les intérêts des siens. Cela se voit, se sent même à travers les différentes décisions, ou différents débats officieux en dehors des institutions.</li>
</ul>
<strong>Dossiers transmis à la justice</strong>

Le Procureur général de la Cour suprême dixit que 80 milliards de francs CFA ont été détournés des caisses de l’État durant la période 2012-2023. L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) a transmis vingt-neuf (29) dossiers à la justice. Sur vingt-six (26) cas, six (06) enquêtes ont abouti à des rapports pour lesquels le conseil de l’OCLEI a donné son avis favorable à la transmission à la justice. Dans les six (06) dossiers d’enquêtes transmis à la justice, la valeur totale des biens identifiés est estimée à 2 716 643 302 francs CFA.

Le nombre de maisons d’habitations identifiés est de trente-sept (37), les parcelles sont au nombre de cent soixante-dix-huit (178) dont quatre-vingt-huit (83) concessions rurales totalisant 176 ha 10 a 21 ca. Le montant total des enquêtes sur les comptes bancaires s’élève à 2 588 943 620 francs CFA.

Dans la même période, les revenus légitimes des six (06) personnes s’élèvent à 317 033 470 francs CFA. Le montant des sommes à justifier par ces personnes s’élève à 261 5520217 francs CFA. Parmi eux, des maires, des inspecteurs de finances, un ancien ministre utilisant des prête-noms.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations :  Gestion des Entrepôts Maliens au Sénégal: faible mise en œuvre des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-gestion-des-entrepots-maliens-au-senegal-faible-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-3094892.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 13:23:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h4>Dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une Mission de vérification de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la vérification financière de la gestion des Entrepôts Maliens au Sénégal (EMASE) effectuée en 2020. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la vérification financière initiale ont été mises en œuvre et que les dysfonctionnements relevés ont été corrigés. La présente vérification de suivi de mise en œuvre des recommandations couvre les exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (31 mai).</h4>
<h4>Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 36,4%, le niveau de mise en œuvre n’est pas satisfaisant. En effet, sur onze (11) recommandations formulées par la vérification initiale, quatre (04) sont entièrement mises en œuvre, deux (02) partiellement mises en œuvre et cinq (05) ne sont pas mises en œuvre.</h4>
<h4>Recommandations entièrement mises en œuvre</h4>
<h4>Il ressort de la vérification que le Directeur des Entrepôts Maliens au Sénégal (EMASE) mentionne la date de notification sur les contrats. Il utilise la procédure de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte (DRPR) pour les marchés dont le seuil l’exige. Le Directeur des EMASE enregistre les plis des soumissionnaires dans le registre de réception des Offres. Le Directeur National du Trésor et de la Comptabilité Publique veille à la prestation de serment et au paiement de la caution de garantie des régisseurs de recettes.</h4>
<h4></h4>
<h4>Recommandations partiellement mises en œuvre</h4>
<h4>Le Ministère des Transports et des Infrastructures a procédé à la relecture du manuel de procédures administratives, comptables et financières des Entrepôts du Mali dans les ports de transit. Le Directeur des EMASE ne procède pas à la collecte et au versement des recettes du parking de Mbao par un comptable public.</h4>
<h4>Recommandations non mises en œuvre</h4>
<h4>Le Directeur Général des Impôts ne veille pas au recouvrement de l’Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS) auprès des Entrepôts Maliens au Sénégal (EMASE). Le Directeur des EMASE ne respecte pas le cadre organique. Le Directeur des EMASE ne retient pas l’impôt sur les traitements et salaires du personnel fonctionnaire et contractuel.</h4>
<h4>Le Chef du Service Administratif et Financier ne tient pas tous les documents de la Comptabilité-matières. Le Chef du Service Administratif et Financier ne procède pas à la codification de tous les biens et à l’inventaire des matériels en fin d’année.</h4>
<h4>Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG</h4>
<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Taxe sur les communications téléphoniques fixes et mobiles La voracité du gouvernement provoque l’indignation chez les Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/taxe-sur-les-communications-telephoniques-fixes-et-mobiles-la-voracite-du-gouvernement-provoque-lindignation-chez-les-maliens-3094890.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 13:19:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir brisé la colonne vertébrale des forces de dénonciation, de contestation et de résistance face à une transition militaire qui se sert pour préserver ses arrières et militarisé l'administration publique, les «<em>hommes forts</em>» du 19 août 2020 deviennent les seuls maître à bord d'un système de gouvernance avide d’argent. Tout est mis en place pour sucer le sang des Maliens, s’il en reste encore après le passage ravageur des démocrates criminels. La semaine dernière, le Conseil des ministres a pris une décision qui en rajoute à la souffrance de nos compatriotes. Il s’agit de la taxe sur les communications fixes et mobiles. Cette décision tombe à un moment où les citoyens n’en peuvent plus.</strong>

Déjà éprouvé par un pilotage à vue des affaires de la cité depuis l’avènement de la transition en août 2020 et la gestion désastreuse de plus de deux (02) décennies de démocratie «<strong>frelatée</strong>», le peuple malien est toujours le dindon de la farce des régimes qui se sont succédé. Ils le somnolent par des promesses en l’air et le maintiennent dans la précarité par des slogans creux comme «<strong>Kokadjè</strong>» en 1991, «<strong>Mali kura</strong>» en 2020. Ces labels masquent la réalité sur le terrain. Ils permettent aux dirigeants de bien profiter de la souffrance des administrés qui restent dans l’attente d’un retour de l’ascenseur.

Depuis la mise à l’écart des forces de dénonciation, de contestation et de résistance face à une transition militaire qui se sert pour préserver ses arrières et la militarisation l'administration publique<strong>,</strong> le vrai visage des membres du gouvernement de la transition se découvre chaque fois qu’il s’agit de leur besace. Cette ruée sur les avantages et privilèges au profit d’une minorité commence à faire grincer des dents au sein de l’opinion publique malienne. Celle-ci se sent déjà flouée par des promesses et des slogans, dont les fruits tombent dans les escarcelles des femmes et des hommes qui continuent à se féliciter de la résilience du peuple malien. Et au même moment, leurs revenus ne cessent de croître sur le dos des Maliens, subissant d’un côté, l’augmentation des produits de première nécessité et de l’autre côté, une mauvaise gouvernance qui enfonce davantage le pays dans les profondeurs du fleuve Djoliba.

Toutefois, cette transition était bien partie pour donner un nouveau souffle à notre pays qui porte encore les stigmates des régimes démocratiques défaillants et corrompus jusqu’à la moelle épinière. Dans la mesure où, elle bénéficie d’un soutien sans faille et d’une confiance totale du peuple qui ne lui demande pas de la mer à boire, mais de mettre sur les fonts baptismaux un autre Mali dans lequel la distribution de la justice ne se ferait plus à la tête du client. Malencontreusement, les ors dorés du palais et les délices du pouvoir sont passés par là. Et le peuple malien continue de boire la lie jusqu’au calice. Il est loin de mériter ce triste sort ou de le payer par la monnaie de singe, au moment où il est frappé de plein fouet par une crise politico-sécuritaire qui anéantit ses efforts de sortir de la précarité depuis 2012.

Et pourtant, c’est bien ce qu’on voit et observe tous les jours. Au lieu d’alléger le fardeau des consommateurs maliens qui subissent les aléas d’une politique centrée sur l’enrichissement personnel, le gouvernement rajoute d’autres charges à sa souffrance. La décision du Conseil des ministres du mercredi 5 février est perçue chez bon nombre de nos compatriotes comme un coup de tonnerre. Elle concerne l’application de la taxe des communications fixes et mobiles. Le gouvernement de la transition, dans une démarche visant à augmenter ses recettes fiscales, a adopté un projet de loi qui prévoit une hausse de la taxe sur la fourniture des services de télécommunications, qui passe de 5% à 7%.

Si le gouvernement justifie cette mesure de renflouer les caisses de l’État, elle provoque déjà l’indignation et l’inquiétude chez des Maliens. Ils ne comprennent pas cette voracité des autorités de la transition à s’appuyer sur eux pour les maintenir dans la misère. En plus du noir produit par la société Énergie du Mali (EDM-SA), le chômage, la cherté des produits, le consommateur est de nouveau appeler à mettre sa main à la poche. Dans un pays où, la redevabilité reste encore un mystère.

<strong>On rappelle que cette taxe, s’appliquant à toute personne détenant une licence d’exploitation d’un réseau d’un réseau de télécommunications ouvert au public, est instaurée en décembre 2012. Qu’à cela ne tienne. Le moment est très mal choisi pour faire souffrir les Maliens qui se disent être les seuls à supporter les conséquences de la résilience. Et au même moment les budgets des institutions de la République augmentent. Le budget de la présidence est passé de 12 à 16 milliards de Francs CFA en 2022 à 17,7 milliards de Francs CFA en 2025.</strong>

<strong>Le budget du Conseil national de la transition (CNT) est passé de onze (11) milliards de Francs CFA en 2020 à 16 milliards de Francs CFA en 2025.</strong>

Ces augmentations ne passent pas inaperçues. Comparaison n’est pas raison, mais elles peuvent être source de tensions dans une société, où le pouvoir d’achat ne connaît aucune amélioration.

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre entre la CANAM et la Banque mondiale :  Vers le lancement officiel du Projet ARISE</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rencontre-entre-la-canam-et-la-banque-mondiale-vers-le-lancement-officiel-du-projet-arise-3093834.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 08:27:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une délégation de la Banque Mondiale, conduite par Madame Laurence Lannes, est actuellement en visite à Bamako, Mali. Le mardi 28 janvier 2025, la délégation s'est rendue à la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CANAM) pour échanger avec la Direction Générale.</strong>

L’objectif principal de cette rencontre était de définir les modalités du lancement officiel du Projet Promouvoir la Résilience du Système de Santé Inclusif pour Tous (ARISE) et d’évaluer l’état d’avancement des préparatifs.

Les échanges ont principalement porté sur:
<ul>
 	<li>L’évaluation des progrès réalisés dans le cadre du démarrage du Projet;</li>
 	<li>La gestion financière et la disponibilité des ressources pour assurer la mise en œuvre efficace des activités;</li>
 	<li>La passation des marchés et le respect des procédures définies;</li>
 	<li>Les défis liés au fonctionnement des Agences de Contractualisation et de Vérification (ACV) et les mesures nécessaires pour assurer leur opérationnalisation.</li>
</ul>
Le Médecin Général de Brigade Boubacar DEMBÉLÉ, Directeur Général de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CANAM), a rappelé la vision stratégique de la CANAM, qui repose sur la pérennisation du Financement Basé sur les Résultats (FBR) au Mali, à travers l’opérationnalisation du Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU).

Dans ce cadre, le processus de recrutement du personnel des ACV (Managers, Managers Adjoints, Comptables et Assistants Administratifs) a été lancé en octobre 2024, conformément au Manuel d’Exécution du Financement Basé sur les Résultats. Une Commission a été mise en place pour superviser cette phase.

Au total, vingt et un (21) Consultants ont été recrutés et répartis dans les régions de Koulikoro, Sikasso, Mopti, Ségou et Gao.

Pour chaque ACV, la structure du personnel est la suivante:
<ul>
 	<li>un (01) Manager;</li>
 	<li>un (01) Manager Adjoint (sauf à Koulikoro, où il y en a deux);</li>
 	<li>un (01) Comptable;</li>
 	<li>un (01) Assistant Administratif.</li>
</ul>
Les contrats ont été signés le mercredi 1<sup>er</sup> janvier 2025, à l’issue des négociations.

Actuellement, les ACV ont finalisé les Termes de Référence (TDR) pour le recrutement des Vérificateurs Médicaux, Vérificateurs Communautaires, Coursiers, Chauffeurs et Agents d’Entretien.

Toutefois, plusieurs contraintes demeurent:
<ul>
 	<li>Insuffisance des ressources financières pour démarrer certaines activités, notamment celles liées aux recrutements;</li>
 	<li>Passations de service en attente du décaissement des fonds du projet;</li>
 	<li>Ouverture des comptes bancaires (ACV et CANAM) suspendue jusqu’à l’arrivée des financements;</li>
 	<li>Lancement effectif des activités en attente de la disponibilité des fonds nécessaires.</li>
</ul>
Face à ces défis, la Banque Mondiale a réaffirmé son engagement à accompagner la Caisse Nationale d'Assurance Maladie dans la mise en œuvre du Projet et à prendre en compte les attentes exprimées par la Direction Générale.

La CANAM reste mobilisée pour assurer un déploiement efficace du Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU), garantissant ainsi une meilleure couverture sanitaire pour tous les Maliens.

<strong>SERCOM/CANAM-Mali Officiel</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La réhabilitation de l’école publique : Allons&#45;nous vers la marchandisation de l’école malienne ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/la-rehabilitation-de-lecole-publique-allons-nous-vers-la-marchandisation-de-lecole-malienne-2-3093833.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 08:25:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Comment comprendre que dans notre pays, tout le monde cherche à inscrire ses enfants dans les écoles privées, même ceux qui n’en ont pas les moyens ?

Pourtant l’État met environ 478 milliards de F CFA dans l’éducation si on prend les deux (02) ministères:

Éducation Nationale (392 milliards de F CFA),

Enseignement Supérieur et Recherche scientifique (86 milliards de F CFA).

C’est parce que la confiance au public s’effrite d’année en année. Le système a été rattrapé par ce que les économistes appellent, les anticipations auto réalisatrices.

C’est-à-dire, chacun se dit que le public n’est pas bon (même si ce n’est pas le cas) et inscrit ses enfants dans le privé. Au fil des années, on ne fait même plus attention à ce qu’il se passe dans le public et on aboutit au résultat qu’on avait anticipé (à savoir que le public n’est pas bon).

La situation actuelle pousse beaucoup de gens, y compris des enseignants et d’autres acteurs du système, à investir dans la création d’écoles privées (puisque c’est trop demandé), réduisant ainsi leur engagement pour l’école publique qui continue son coma profond. Malheureusement, une des grosses plaies de ces écoles privées est l’arrivée dans le secteur d’affairistes exclusivement préoccupés par le profit au détriment de la formation. On n’oublie avant tout que l’école a un but d’utilité publique et non une vocation commerciale.

L’État malien engloutit chaque année au moins 55 milliards de F CFA comme frais d’inscription des élèves étatiques titulaires du Diplôme d'études fondamental (DEF) dans les établissements privés.

Imaginez: seulement en Commune I, il n’y a qu’un seul lycée public contre vingt-quatre (24) lycées privés.

Avec 55 milliards de F CFA, combien de lycées peut-on construire ou agrandir par an ?

Au niveau de l’Enseignement Supérieur, il y a cinq (05) universités publiques, onze (11) grandes écoles et instituts publics contre cent quarante-six (146) établissements privés d’enseignement supérieur.

Depuis quelques années, l’État préfère orienter les élèves titulaires du DEF dans les écoles privées. Et curieusement, au même moment, les établissements secondaires publics ont de plus en plus de classes qui sont fermées (Lycée de Kati, Lycée Ibrahim Ly…), faute d’élèves. Où est la logique de ces orientations à saveur commerciale ?

Il y a donc une volonté claire de privatisation de l’école malienne.

Or, une école privée ne doit pas compter que sur la seule subvention de l’État. En clair, si l’État cesse d’orienter dans ces écoles privées, elles vont fermer. Ce qui a déjà commencé.

L'an passé on a appris qu’il y a plus de 500 écoles privées au Mali, dont 200 du secondaire, frauduleuses et inéligibles ont été découvertes lors d’une inspection du ministère de l’Éducation nationale du Mali.

Dédéou en son temps avait annoncé que toutes seront retirées du fichier des écoles agréées et elles n’accueilleront plus d’élèves.

N’est-il pas temps de situer les responsabilités administratives et pénales de ceux qui ont frauduleusement agréer ces 200 écoles ?

De tout ce qui précède, on peut faire les propositions suivantes:
<ol>
 	<li>moraliser la distribution de l’autorisation d’ouverture des écoles privées;</li>
 	<li>rendre l’école publique obligatoire pour tous les enfants des gouvernants (Président, Ministre, Directeur National…);</li>
 	<li>rendre l’école publique obligatoire pour les enfants des fonctionnaires et contractuels de l’État;</li>
 	<li>supprimer les écoles privées jusqu’au niveau DEF, l’enseignement fondamental doit revenir à l’État;</li>
 	<li>poursuivre pénalement les auteurs de ces faux agréments.</li>
</ol>
<strong>Dr Souleymane DIARRA, Enseignant-chercheur</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soutien international aux rebelles à prendre le pouvoir :  L’Afrique menacée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/soutien-international-aux-rebelles-a-prendre-le-pouvoir-lafrique-menacee-3093830.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 08:21:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Si l'époque de la prise du pouvoir par des opposants historiques est presque révolue, une nouvelle forme d'accéder au sommet est en passe d’être formalisée. Celle des chefs rebelles qui arrivent à la tête des États avec le soutien des États-Unis qui veulent instaurer un nouvel ordre mondial pour brider le rêve russe de la bipolarisation des relations internationales. Après l'Asie, c'est le tour de l'Afrique. Le pouvoir en place en République démocratique du Congo (RDC) est sérieusement menacé par le Mouvement du 23 mars(M23), une rébellion derrière laquelle se trouve le Rwanda, bras armé des multinationales.</strong>

Le monde unipolaire, instauré et dirigé par les États-Unis après la chute du Mur de Berlin en 1989, la dislocation de l'URSS en 1991, et l'imposition de l'élection ‘‘<strong>démocratique</strong>’’ comme seul moyen d'accéder à la tête de l'État, est dangereusement menacé par l'émergence de nouvelles puissances mondiales concurrentes. Celles-ci, décidées à ébranler le leadership américain, ont construit un modèle de gouvernance qui fait recettes de par le monde. S'il est perçu par certaines populations comme moins contraignant et libérateur. Pour d'autres, il répond à leurs aspirations de diversification de partenaires pour booster leur développement.

Pour contrer l'avancée de la Russie, la Chine, la Turquie, les États- Unis d’Amériques (USA) ne lésinent plus sur les moyens. Ils s'allient et signent des pactes avec le diable en organisant l'arrivée au pouvoir des rebelles et terroristes contre les règles qu'ils ont eux-mêmes établies comme conditions pour accéder au pouvoir: l’élection dite démocratique. Après l'Afghanistan et la Syrie, la République démocratique du Congo (RDC) est dans leur ligne de mire. La prise de Goma, principale ville dans l'est de la RDC, la semaine dernière, est la même stratégie de la conquête du pouvoir par les rebelles en Afghanistan et en Syrie. Dans ces deux, le jour où les principales villes sont tombées, rien n'empêchait plus les nouveaux alliés des USA à accéder au pouvoir.

Le Mouvement du 23 mars(M23), soutenu par 4 000 soldats rwandais et bénéficiant aussi de la logistique et des renseignements américains et ses partenaires européens, veut prendre le pouvoir à Kinshasa, capitale de la RDC. Non pas pour le bien-être des Congolais, mais pour un partage des richesses naturelles de ce vaste pays entre le Rwanda et les multinationales dont son armée assure la sécurité de celles-ci dans le pillage de ce pays depuis 1997, année de la chute du maréchal Mobutu Sesse Seko.

Cette agression internationale du Congo ne rencontre aucune réaction vigoureuse de la part des organisations africaines. Sauf, le sommet extraordinaire de façade des chefs d’État et de gouvernement <strong>de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), tenu vendredi 30 janvier</strong><strong>, </strong>à Harare, au Zimbabwe. Il n’a abouti à rien.

Pourtant, les Africains ont intérêt à faire bloc derrière la RDC pour faire échec à ses criminels qui n'ont aucune pitié pour l'âme africaine. Sinon, si le jour où le pouvoir de Félix Tshisekedi tombera, tous les pays africains regorgeant des ressources naturelles, dont la coalition mondiale a besoin pour alimenter ses industries, peuvent dire adieu à la stabilité. Et chacun attendre son tour. À commencer par les pays du Sahel, déjà en proie à une guerre terroriste imposée pour les affaiblir, avant que les Etats- Unis et ses partenaires sortent de l’ombre pour conduire leurs alliés terroristes et rebelles sur la route de la prise du pouvoir.

En ce qui concerne le Mali, l’Algérie est déjà dans le startingblock pour déstabiliser notre pays. La manifestation de sa mauvaise foi se traduit par son attachement à l’accord dit d’Alger, signé en 2015 et jeté à la poubelle par les autorités de la transition malienne. Celles-ci ont jugé que ce chiffon de papier contient les germes de la partition de notre pays qui garantit miraculeusement la stabilité de l’Algérie ingrate. Elle a assuré le gîte et le couvert à des criminels sécessionnistes qui ont du sang de leurs compatriotes sur leurs mains comme les djihadistes et les rebelles de l’Afghanistan et de la Syrie, blanchis de tous les crimes odieux qu’ils ont commis contre les populations de leur propre pays par les États-Unis et leurs alliés occidentaux. L’essentiel, c’est de faire leurs affaires. Les assurer les matières premières stratégiques. Même si c’est dans le sang.

Dans cette manœuvre diabolique, l’Algérie, sachant bien qu’elle seule ne peut pas conduire cette opération de déstabilisation de notre pays, dont les autorités maliennes ont compris son jeu trouble à travers les différents accords qu’elle a parrainés depuis l’accord de Tamanrasset (1991), à l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger (2015), en passant par celui de 2006, veut se mettre sous le parapluie d’une grande puissance. Et depuis la fin de l’accord de 2015 qui garantissait ses visées territoriales sur le Mali, la diplomatie algérienne fait feu de tout bois.

En décembre 2023, le ministre algérien des Affaires étrangères appelait ainsi: «<strong>Le gouvernement malien à s’associer aux efforts actuellement entrepris par l’Algérie pour relancer la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation au Mali</strong>». En réaction, le gouvernement malien a qualifié cette déclaration d’actes inamicaux.

Cette offensive diplomatique algérienne est soutenue par ses élites qui ne cessent de pondre des livres dans lesquels elles soutiennent qu’une bonne partie de notre territoire est le prolongement de leur pays. Le livre  de <a href="https://www.amazon.fr/NOURREDINE-AYADI/e/B0D48VK3L1/ref=dp_byline_cont_book_1">Nourredine Ayadi</a> «<strong>KIDAL VAUT BIEN UNE GUERRE: L’Algérie et la France au Mali et au Sahel: Influence vs Puissance», </strong>publié en 2024, est révélateur<strong>. </strong>Il pousse d’ailleurs son pays, en des termes voilés, à déclarer la guerre au Mali pour récupérer Kidal, à défaut d’obtenir une autonomie de cette partie de notre pays.

<strong>L’Afrique avertie</strong>

L’Afrique ne semble rien tirer des leçons de la chute des régimes en Afghanistan et en Syrie. L’arrivée des rebelles au pouvoir dans ces pays est un avertissement pour l’Afrique. Par ce jeu d’intérêts, tous les régimes peuvent tomber comme un fruit mûr. Au regard des événements, l’anticipation est le dernier souci des dirigeants africains. Sinon, Boko Haram est un cas d’école. À l’apparition de ce mouvement djihadiste dans le nord du Nigeria en 2013, aucun pays africain n’a apporté un soutien à ce pays à plus forte raison des organisations africaines. Ils se sont tous dits que cette affaire est purement nigériane. Au bout de dix, malheureusement, il a poussé ses tentacules dans la sous régionale africaine et même au-delà. Si certains pays comme le Niger, le Mali et le Burkina Faso font face à cette guerre terroriste, les autres pays qui se croyaient à l’abri ont tous eu leurs doses d’attaques. Ce qui fait qu’aujourd’hui, toute l’Afrique de l’Ouest est sur le qui-vive.

Pour éviter la déstabilisation de l’Afrique, à travers des rébellions parrainées, l’Union africaine (UA), les organisations régionales et sous- régionales doivent revoir leur copie. Il est temps que l’Afrique s’organise pour faire face à ce nouveau défi. Sinon, à défaut de passer par les rebelles et les djihadistes, leur plan B est la formation des gangs qui vont contrôler les zones minières pour leurs multinationales comme en Haïti. La République démocratique du Congo n’est pas à l’abri de cette nouvelle forme de déstabilisation, si le M23 n’arrive pas à prendre le pouvoir à Kinshasa.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Enseignement supérieur :  Il faut sauver l’Université de Ségou pendant qu’il est encore temps</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/enseignement-superieur-il-faut-sauver-luniversite-de-segou-pendant-quil-est-encore-temps-3093828.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 08:14:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Violation de textes, frustrations, démissions en cascades, injustice, disfonctionnement, climat social tendu, manque de communication. L'atmosphère à l’Université de Ségou est plus que jamais polluée. Elle est devenue au bout quelques années le creuset de la mauvaise gouvernance, jamais égalée dans un institut d'enseignement supérieur au Mali. Et cela, par la volonté d'un seul homme qui agit comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. S'il ne torde pas le cou aux textes pour imposer sa volonté, il a pour cibles les enseignants-chercheurs et/ ou le personnel administratif. Jusqu'où iront ces agissements qui portent déjà atteinte à la qualité de l'enseignement dispensé dans cette jeune université ?</strong>

Depuis la nomination de Esaii Daou, en qualité de recteur de l'Université de Ségou (US) en 2022, tout marche sur sa tête. Non seulement, il a pollué le climat social de l'espace universitaire par ses agissements, mais il continue à semer les graines de la haine entre les travailleurs de l'US qui se regardent aujourd'hui en chiens de faïence. Il n'est pas exclu dans les jours qu'avec de telles rancunes et rancœurs que l'US se transforme en un champ de guerre. Que Dieu nous préserve !

<strong>Au secours !</strong>

Comme prévu dans le décret N°10-168/P-RM du 23 mars 2010 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Université de Ségou, le recteur est normalement, le garant de la stabilité sociale et de la bonne marche des activités pédagogiques, de la recherche, de l’innovation, de la mobilisation, la planification budgétaire et l’anticipation des problèmes, malheureusement, celui de la première université régionale du Mali est le premier a violé les textes fondateurs, créant du coup un climat social qui ne permet plus l’exercice des missions de formation et de recherche assignées à l’Université de Ségou. Esaii Daou, de qui il s’agit, serait, selon nos informations, un homme d’un contact difficile qui manque d’approche et de management. Cela est attesté par le nombre de crises et conflits personnels avec les responsables de structures, de services, de chefs de Département d’études et de recherche (DER) et d’enseignants-chercheurs et son manque d’esprit d’anticipation dans la gestion courante des activités et le nombre de préavis de grèves déposés par les différents comités syndicaux de l’Université de Ségou. Selon nos sources, le déroulement des réunions de coordination des activités de l’Université de Ségou, d’ordinaire, marquées par la prise de décision concertée et partagée, notamment avec les chefs de structures de formation et de services, est devenu des rencontres de clash et d’insultes entre le recteur et ses collaborateurs directs. À cela, il faut ajouter de très nombreuses difficultés qui ont fini par atteindre le socle même de son mode de fonctionnement, marqué par une rupture totale de communication entre le recteur et certains chefs de structure de service, créant un climat social malsain, de démissions et des préavis de grève, empêchant la réflexion scientifique et la formation des étudiants.

S’agissant de la violation des textes, le recteur Daou, à la surprise générale, abroge la décision de nomination du Dr Amadou Traoré, élu chef de DER par ses collègues à la Faculté des sciences sociales (FASSO). Il le remplace par un enseignant-chercheur qui n’a jamais servi à l’Université de Ségou. Il a fallu l’implication personnelle du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, pour qu’il soit remis dans ses droits. Comme si cela ne suffisait pas, il viole les textes en annulant les candidatures de Dr Amadou K. dit Amobo Waïgalo (IUFP) et de Dr Amadou Traoré (FASSO) en recevant les candidatures en lieu et place du directeur de l’Institut universitaire de formation professionnelle (IUFP) ou le doyen de la FASSO. Il s’illustre encore par la violation de l’exercice du droit de grève en procédant des retenues sur le salaire des responsables de structures et services, des administrateurs et non sur le salaire des grévistes. Ces retenues ont concerné pour certains jusqu’à 600 000 FCFA, a-t-on appris. Encore, il a fallu l’implication personnelle du ministre Kansaye pour que le syndicat (SECMA-US) lève le mot d’ordre d’arrêt de travail. Toute honte bue, il a promis de restituer les retenues sur le salaire. Malheureusement, l’irréparable a été commis.

Selon nos sources, Dr Abdoulaye Bengaly, dont le salaire avait été coupé en février 2023, est mort sans avoir reçu les 250 000 F CFA retenus sur son salaire. Il est mort d’amertume dans l’indifférence totale. D’autant plus que la semaine où il est décédé, le recteur lui aurait refusé son ordre de mission pour qu’il aille se soigner à Bamako.

Ces violations de textes, des cas d’injustice, des frustrations et le manque de communication ont conduit à des démissions en cascades à l’US (démission du Dr Daouda Traoré DGA de l’IUFP; démission du Dr Lassana Touré, chef de DER à la FAMA; démission de Dr Jean-Noël Keïta, directeur du CERAD; démission du vice-doyen de la FAGES, Dr Fodé Tounkara; démission du responsable du laboratoire de Biologie, Dr Abdoulaye Touré; démission de la directrice des Ressources humaines, Madame Keïta Mariame Diominé Traoré.

Sur le climat social tendu à l’US de Ségou, une de nos sources se prononce:<strong> «</strong><em>Nous voudrions attirer l’attention des autorités sur le fait que le climat social qui prévaut, les relations très tendues entre le recteur et ses premiers collaborateurs ne peuvent plus permettre à l’université de Ségou d’atteindre sa mission. La gestion chaotique marquée par le non-respect des textes, les décisions non concertées et de coup d’humeur du Recteur ne permettent plus le travail à l’université de Ségou. Si vous êtes considéré comme faisant partie de son «clan» vous serez épargné. Si vous êtes considéré comme n’étant pas de son «clan» alors vous serez châtié. Telle est la situation en cours à l’Université aujourd’hui où règnent l’arbitraire et l’injustice. Et les retenues de salaire doivent être analysées à l’aune de ce clanisme qui n’a pas sa place dans une université</em>».

<strong>«</strong><em>Nous ne sommes plus dans un champ universitaire, mais dans un champ politique et le résultat est catastrophique pour l’Université de Ségou</em><strong>», </strong>dit-on à Ségou.

Au regard de ce climat social tendu, il faut sauver l’université de Ségou pendant qu’il est encore temps.

<strong>Brin COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pour ou contre la tenue des élections ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/pour-ou-contre-la-tenue-des-elections-3092586.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 08:16:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des voix s’élèvent de plus en plus pour ou contre la tenue des élections. Après quatre (04) ans de transition avec un bilan mitigé, il y a nécessité d’aller aux élections. La transition aura cinq (05) ans le 18 août prochain. Presque un mandat finissant. Les Maliens sont plongés dans le noir, faute de vision politique et de ressources humaines compétentes.

Quatre (04) ans sans électricité et pour nous narguer, on nous parle d’une promotion de vente de panneaux électricité. De qui se fout-on ? La seule porte de sortie de cette transition, c’est la tenue d’élection avec le président de la transition comme candidat. Le terrain politique est différent de la caserne. Ceux qui sont contre la tenue des élections sont les ramifications de l’ancien parti unique (UDPM), érigées en mini partis politiques.

<strong>CEDEAO quitter mais rester dans l’UEMOA ?</strong>

Le Mali est un pays de transition entre la forêt et le désert. On ne saurait isoler le Mali. Notre pays est un État successeur de l’ancien Soudan qui fut l’un des territoires de la Fédération d’Afrique occidentale française (AOF). Le Mali est également l’héritier du prestigieux empire médiéval auquel il a emprunté son nom (Mandé).

Il faut tenir compte de cette double filiation si l’on veut comprendre les réalités politiques, économiques, sociales et culturelles. C’est un pays de transition entre la forêt au sud et le désert au nord. Il occupe une position centrale qui constitue à la fois un avantage stratégique et géopolitique.

La seule référence et le seul repère pour beaucoup de Maliens et panafricanistes reste et demeure le père de la Nation Modibo Keïta qui a, à son passif plusieurs engagements, pris en Afrique de l’Ouest, tel le rassemblement démocratique africain de 1946, la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA, 1963).

En 1975, date de la création de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), à Lagos au Nigeria, organisation régionale qui regroupe huit (08) pays africains de la zone CFA, notre pays est parmi les États fondateurs de cette organisation. Elle regroupe cinq (05) pays anglophones et deux (02) lusophones: le Cap-Vert, la Gambie, le Ghana, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Nigeria et la Sierra Leone. Notre pays a pris la décision de quitter la CEDEAO, mais de rester dans l’Union économique monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA). Qu’adviendra-t-il ?

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>CANAM :  Pour une production et distribution efficace des cartes AMO</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/canam-pour-une-production-et-distribution-efficace-des-cartes-amo-2-3092589.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 08:03:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Directeur Général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), le Médecin Général de Brigade Boubacar DEMBÉLÉ, s'est rendu ce mardi 21 janvier 2025 à la Direction du Système d'Information et à la Direction de l'Appui aux Organismes Gestionnaires Délégués (DAOGD) pour s'enquérir de l'état de la production et de la distribution des cartes AMO (Assurance Maladie Obligatoire).</strong>

Lors de cette visite, le Directeur du Système d'Information a rassuré le Directeur Général concernant l’état de production des cartes à Bamako et dans les régions.

À souligner que les cartes produites sont transmises aux Organismes Gestionnaires Délégués (OGD), notamment l'Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) et la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS), afin que les assurés puissent les retirer dans les meilleurs délais.

Le Directeur Général a donné des instructions aux responsables en charge de la production et de la transmission des cartes aux OGD pour une meilleure diligence.

<strong>SERCOM/CANAM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus :  Confédération des États du Sahel (AES): mise en circulation des passeports à partir du 29 janvier</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-confederation-des-etats-du-sahel-aes-mise-en-circulation-des-passeports-a-partir-du-29-janvier-3092584.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 07:56:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Si jusque-là, les discours annonçaient la sortie du Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), un autre pas vient d’être franchi dans ce processus du démantèlement des structures de l’organisation sous-régionale. Il s’agit du passeport de la Confédération des États du Sahel. Il remplace désormais celui de la CEDEAO. C’est dans un communiqué daté du jeudi 24 janvier que le général d’armée Assimi Goïta, président en exercice de la Confédération des États du Sahel, informe l’opinion confédérale et internationale de la mise en circulation des passeports de l’Alliance des États du Sahel (AES), à compter du 29 janvier 2025.

Cependant, les anciens passeports demeurent valables jusqu’à leur date d’expiration; les citoyens détenant d’anciens passeports CEDEAO peuvent les remplacer par les nouveaux passeports AES selon les règles établies.

L’AES, créée en 2023, regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

<strong>Pourquoi le M5-RFP a perdu le pouvoir ?</strong>

[caption id="attachment_3074053" align="alignleft" width="300"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/M5-RFP-MAL.jpg"><img class="size-medium wp-image-3074053" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/M5-RFP-MAL-300x220.jpg" alt="" width="300" height="220" /></a> Le départ du président IBK avant l’heure (son mandat devait s’achever en septembre 2023) a ainsi ouvert la page d’une nouvelle transition politique dans notre pays[/caption]

C’était un mouvement hétéroclite composé de Maliens de toutes catégories, de revanchards, de politiciens finissants et d’opportunistes. Hormis quelques jeunes panafricanistes, tout ce grand monde du boulevard de l’Indépendance était issu d’un seul et unique parti politique, ancienne Union démocratique du peuple malien (UDPM), avec plusieurs ramifications. Mais, on pourrait le diviser en trois grands mouvements des forces patriotiques.

La première tendance est celle dirigée par Choguel Kokalla Maïga (l’aile pure et dure du parti unique UDPM). La deuxième, celle dirigée par Mme Sy Kadiatou Sow et Modibo Sidibé, est la tendance des hauts cadres du régime UDPM. Et la troisième est celle de la tendance Espoir-Mali Kura (EMK), dirigée par Cheick Oumar Sissoko, Konimba Sidibé (professions libérales), Tiémoko Maïga (ancien PDG de la SOTELMA), ami de Doura Abraham Sissoko, beau-frère de Moussa Traoré, aile modérée de la lutte contre le régime Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

Les militaires, qui ont achevé la lutte, sont soit, la progéniture du Comité militaire de libération nationale (CMLN), soit des barons du Mouvement démocratique (ADEMA). Dès lors, on comprend l’échec de la prise du pouvoir par les dirigeants du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP).

La lutte du Mouvement démocratique a été récupérée en 1992 par l’ancien parti unique avec l’élection de plusieurs secrétaires généraux de l’UDPM dans les rangs de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) à l’Assemblée nationale du Mali. Aujourd’hui, c’est le même scénario qui est repris.

<strong>Interdiction de la conférence de presse du SNESUP: la liberté syndicale menacée !</strong>

La grève du 27 janvier du Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNESUP) perturbe le sommeil de l’équipe gouvernementale, dirigée par le général de division Abdoulaye Maïga. En effet, après l’échec de la rencontre du 21 janvier entre le gouvernement et le SNESUP, autour du préavis de grève déposé le 30 décembre 2024 sur la table du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, la tension est montée d’un cran au sommet de l’État. Du côté des autorités, il faut tuer le poussin dans l’œuf: menaces, intimidations, interdictions des activités sont les moyens de pression que le gouvernement a réunis pour faire échec à la grève de 144 heures du SNESUP, qui débute ce lundi 27 janvier.

Selon nos sources dignes de foi, il vient d’appliquer à la lettre une de ses mesures répressives. Dans la nuit du jeudi au vendredi, il a été notifié au SNESUP l’interdiction de sa conférence de presse du vendredi 24 janvier. Elle devait se dérouler à l’École normale supérieure (ENSup).

Elle avait pour objectif d’informer les militants de l’échec des négociations et d’attirer l’attention de l’opinion publique malienne sur la mauvaise foi de la transition militaire à appliquer un décret déjà signé en 2017. L’interdiction de cette conférence de presse, une activité syndicale, menace la liberté syndicale, consacrée par la Constitution et les conventions internationales.

<strong>Pour ou contre la tenue des élections </strong>?

Des voix s’élèvent de plus en plus pour ou contre la tenue des élections. Après quatre (04) ans de transition avec un bilan mitigé, il y a nécessité d’aller aux élections. La transition aura cinq (05) ans le 18 août prochain. Presque un mandat finissant. Les Maliens sont plongés dans le noir, faute de vision politique et de ressources humaines compétentes.

Quatre (04) ans sans électricité et pour nous narguer, on nous parle d’une promotion de vente de panneaux électricité. De qui se fout-on ? La seule porte de sortie de cette transition, c’est la tenue d’élection avec le président de la transition comme candidat. Le terrain politique est différent de la caserne. Ceux qui sont contre la tenue des élections sont les ramifications de l’ancien parti unique (UDPM), érigées en mini partis politiques.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Diarrah, 1er député maire de Koulikoro :  Un homme d’honneur, Sa vie et son Œuvre1919&#45;1977.</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/mamadou-diarrah-1er-depute-maire-de-koulikoro-un-homme-dhonneur-sa-vie-et-son-oeuvre1919-1977-3092580.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 07:46:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Janvier 2025</strong>

<strong>SOMMAIRE</strong>
<ul>
 	<li><strong> Biographie de Mamadou DIARRAH</strong></li>
 	<li><strong> Réalisations de Mamadou DIARRAH dans la commune urbaine de Koulikoro: Témoignages de: FAYIRA DIARRA, 1<sup>er</sup> adjoint au maire de Koulikoro 1960-1968, médaillé d’or de l’Indépendance,</strong></li>
 	<li><strong> Allocution prononcée par l’Ambassadeur Aguibou DIARRAH représentant la famille DIARRAH à la cérémonie de baptême du stade Mamadou DIARRAH le 21 septembre 2005,</strong></li>
 	<li><strong> Remerciements de la famille DIARRAH pour la rénovation du Stade Mamadou DIARRAH.</strong></li>
</ul>
<strong>BIOGRAPHIE DE MAMADOU DIARRA H,</strong>

<strong>Biographie de l’honorable députe maire de Koulikoro, feu Mamadou Diarra H, Médaillé d’Or de l’indépendance</strong>

Né <strong>vers 1919</strong>, de feu Sambou DIARRA ancien combattant et de Mariam MAÏGA ménagère, Mamadou DIARRA H affectueusement connu sous le nom de DIARRA avec H fréquenta l’École primaire de Koulikoro de <strong>1927</strong> à <strong>1935,</strong> où il obtient le Certificat d’Étude primaire.

Il est admis à l’École Primaire Supérieure (EPS) de Bamako de <strong>1936 </strong>à <strong>1940</strong>.

<strong>- 1940</strong>-<strong>1944</strong>, il fréquente la célèbre Ecole William Ponty au Sénégal;

<strong>- 1945- 1946</strong>, il est nommé Chef de gare (CFM) Chemin de fer Dakar-Niger à Sébikotane (Sénégal);

<strong>- 1946</strong>, Militant syndicaliste et anti colonialiste, il participe à la Création du RDA (Rassemblement Démocratique Africain) à Bamako;

<strong>- 1958</strong>, 1<sup>e</sup> Adjoint au Maire de la commune de Moyen exercice de Ségou (République Soudanaise);

<strong>- 1959,</strong> Chef de Cabinet du Président du Gouvernement de la République soudanaise;

- Janvier <strong>1960</strong>-Août <strong>1960</strong>, Député Fédéral de la Fédération du Mali ;

- Par décret N°60-197 du 5 Août<strong> 1960</strong>, il est nommé Président de la Commission chargée de suivi à titre consultatif les questions de mise en place de l’Armée Malienne au Soudan.

Les Membres de cette Commission étaient:
<ul>
 	<li>Monsieur Oumar Ly,</li>
 	<li>Le Capitaine Pinana DRABO,</li>
 	<li>Le Capitaine Sékou TRAORÉ,</li>
 	<li>Le Lieutenant de Gendarmerie Balla KONÉ.</li>
</ul>
- 22 septembre<strong> 1960</strong>, il est désigné pour lire la résolution politique proclamant l’Indépendance de la République du Mali;

- Rapporteur général du congrès extraordinaire de l’US-RDA;

<strong>- De 1960 à 1968:</strong>
<ul>
 	<li>Député maire de la ville de Koulikoro ;</li>
 	<li>Président de la Commission défense et sécurité de l’Assemblé Nationale du Mali;</li>
 	<li>Commissaire Politique du Bureau Politique Nationale de RDA (Rassemblement Démocratique Africain);</li>
 	<li>19 Novembre <strong>1968</strong>, Coup d’État Militaire;</li>
 	<li>Arrestation du Président Modibo Keïta à Kayo, village situé à une dizaine de km de Koulikoro.</li>
</ul>
Mamadou DIARRAH est le dernier Homme Politique ayant échangé avec le Président Modibo Keïta, à son retour de Mopti, à sa descente du Bateau "<strong>Général SOUMARÉ</strong>” au quai de Koulikoro avant son arrestation.

L’homme d’honneur, par fidélité au Président Modibo Keïta, et convaincu de la justesse des valeurs qu’il incarne, s’est livré de lui-même aux auteurs du coup d’État à Bamako pour être détenu en même temps que son compagnon politique, son ami et camarade de toujours.

Ils ont été détenus ensemble neuf (09) ans durant sans jugement, <strong>1968-1977</strong> à Kidal.

Ils décédèrent la même année, au Camp Para de Djicoroni à Bamako.
<ul>
 	<li><strong>20 Mars 1977</strong>, Décès de Mamadou DIARRAH.</li>
 	<li><strong>16 Mai 1977</strong>, Décès du Président Modibo Keïta.</li>
</ul>
<strong>RÉALISATIONS DE MAMADOU DIARRAH DANS LA COMMUNE URBAINE DE KOULIKORO</strong><strong>: TÉMOIGNAGES DU DOYEN FAYIRA DIARRA</strong>

<strong>Témoignages de Fayira Diarra à la cérémonie de baptême du Stade Municipale de Koulikoro au nom de Mamadou Diarrah,</strong>

<strong>Son discours, le 21 septembre 2005</strong>

<strong><em>Monsieur Le Gouverneur;</em></strong>

<strong><em>Monsieur Le Préfet du Cercle de Koulikoro;</em></strong>

<strong><em>Monsieur Le Président de l’Assemblée Régionale;</em></strong>

<strong><em>Monsieur Le Maire de la Commune Urbaine de Koulikoro;</em></strong>

<strong><em>Madame la Présidente de Conseil de Cercle de Koulikoro;</em></strong>

<strong><em>Messieurs Le Directeur des Services Régionaux;</em></strong>

<strong><em>Messieurs Les Députés;</em></strong>

<strong><em>Messieurs Les conseillers Communaux;</em></strong>

<strong><em>Citoyennes et Citoyens;</em></strong>

<strong><em>Mesdames et Messieurs.</em></strong>

À notre qualité de proche collaborateur et de doyen des amis et camarades de feu Mamadou DIARRAH qu'il nous soit permis d'adresser d'abord nos remerciements á toutes les personnes qui ont œuvré pour que la cérémonie qui nous réunit aujourd'hui voit le jour, et ensuite aux autorités municipales dont le conseil municipal, au cours de sa session ordinaire du 15 Août 2005 a bien voulu délibérer pour baptiser le Stade municipal de Koulikoro au nom de Mamadou DIARRA H. Cet acte de portée immortelle, vient récompenser les mérites de celui qui a donné le meilleur de lui-même pour le développement en général de la circonscription et en particulier de sa commune. Ainsi le vœu longtemps exprimé par des citoyens se voit réalisé.

«<strong>Au nom de Dieu clément et miséricordieux</strong>» ce sont les livres saints qui en font état dans quelques-unes de leurs pages glorieuses. Ces pages révèlent que chaque être humain avant d'être admis à venir habiter la terre traverse d'abord un corridor du ciel ou liberté lui est donnée de formuler en présence des anges serviteurs de Dieu, les vœux qu’il aimerait voir se réaliser au cours de sa brève existence humaine.

C’est ainsi, amis mesdames et messieurs que nous avons tous, défilé dans ce corridor et que nous avons eu l'occasion tour à tour de découvrir temporairement la partie la plus vraie de notre être.

Mais s'il y en est un qui a choisi ce qui est difficile, c'est bien notre frère ami et collaborateur. Je veux citer Mamadou DIARRAH pour les intimes, objet de cette cérémonie. Lui qui a choisi de se sacrifier pour assurer le bonheur de ses concitoyens, or tout le monde sachant que le bonheur est un maitre exigeant, surtout le bonheur d'autrui.

Mamadou DIARRAH s’est engagé dans une vie faite de générosité de renoncement de soi et de partage

Cet homme au cœur aimant et tolérant,

Cet homme au Cœur pétri de vérité et de bonté,

Cet homme au Cœur épris de tolérance et de justice,

Cet homme au cœur tendre et miséricordieux,

Cet homme au cœur doux et généreux,

Cet homme au cœur pur vient d’une famille source de vie, école de foi, de vérité, de pardon et toutes vertus admirables, famille ou le mari aimable comme l’épouse admirable, l'enfant qu'on envie pour sa bonté, sa politesse sa gentillesse et son respect pour tous, le cadre administratif politique ou religieux dont on chante les éloges pour ses qualités familiales, morales et professionnelles, famille qui cultive les vertus humaines, sociales, morales et spirituelles.

Chers concitoyens, nous nous inclinons respectueusement pour saluer et dire merci à la famille DIARRA pour nous avoir fait don de Mamadou DIARRAH.

Citoyen orné de vertus, il est le premier Maire de la commune de Koulikoro, Député Maire, il s'est donné totalement aux services de la nation et de sa commune pour le plus grand bonheur de ses citoyens.

Mamadou DIARRA H avait une envergure nationale et internationale. Les missions à lui confiées dans ce cadre se sont avérées couronnées de succès, des voix plus autorisées pourraient le confirmer.

Au plan local, nous citerons parmi d'autres des actions et actes qui sont à I ’actif du Député-maire.

<strong>- Empierrement de rues à Koulikoro-ba et Koulikoro-gare;</strong>

<strong>- Lotissement du quartier plateau I et Il;</strong>

<strong>- Lotissement du quartier Nord de Koulikoro-ba;</strong>

<strong>- Bitumage du tronçon de route traversant les deux (02) grands quartiers;</strong>

<strong>- Ouverture de rues à Koulikoro-ba et Koulikoro-gare pour faciliter la circulation;</strong>

<strong>- Réalisation d'un réseau d'eau sommaire au plateau I;</strong>

<strong>- Construction de deux (02) jardins d'enfants;</strong>

<strong>- Construction de deux (02) centres sociaux;</strong>

<strong>- Construction d'une Maison de Peuple;</strong>

<strong>- Aménagement et clôture du terrain de sports;</strong>

<strong>- Animation et appui constant à la jeunesse;</strong>

<strong>- Création d’une troupe artistique;</strong>

<strong>- Relance des activités de la société nationale d'exploitation des huileries du Mali (actuelle HUICOMA);</strong>

<strong>- Transfert de Bamako à Koulikoro de la Direction Générale de la COMANAV (Compagnie Malienne de Navigation);</strong>

<strong>- L’ouverture du Commissariat de police;</strong>

<strong>- Réouverture de l’École normale de Katibougou (IPR) fermée en 1958 réouverte en 1960;</strong>

<strong>- Création de coopératives multifonctionnelles;</strong>

<strong>- Rattachement des villages de Katibougou et de Souban à la commune etc.;</strong>

<strong>- Délivrance de la dignité de «<em>citoyen d'honneur</em>» au Président de la République Fédérale d’Allemagne, LUBKE;</strong>

<strong>- Délivrance de la dignité de «<em>citoyen d'honneur</em>» au Premier Ministre de la République Populaire de Chine Chou-En-Lai;</strong>

<strong>- Délivrance de la dignité de «<em>citoyen d'honneur</em>» au Président de la République du Congo Brazzaville Alphons Masemba Debat;</strong>

<strong>- Création des A.C.M (Ateliers et Chantiers Métallurgiques du Mali);</strong>

<strong>- Construction par les ACM du Bateau «<em>GÉNÉRAL SOUMARÉ</em>» avec l’assistance de la République Fédérale d’Allemagne (RFA);</strong>

<strong>- Procéder au jumelage de la ville de Koulikoro avec la ville de Magdebourg en Allemagne.</strong>

L’occasion est bonne pour nous sans les citer tous au risque d’en oublier, de rendre un hommage mérité à tous les collaborateurs de DIARRAH morts et vivants qui se sont engagés sans calcul à ses cotes pour mener à bien cette tâche, qu'ils en soient tous remerciés.

<strong>Pour terminer, nous ses anciens collaborateurs, le témoignons, le témoignerons et le communiquerons aux générations futures.</strong>

En ce jour solennel, nous nous inclinons respectueusement devant sa mémoire.

Merci à toutes et à tous.

<strong>Fayira DIARRA dernier médaillé d’Or, est décédé le 30 mai 2024 à Koulikoro.</strong>

<strong>ALLOCUTION PRONONCÉE PAR L’AMBASSADEUR AGUIBOU DIARRAH À LA CÉRÉMONIE DE BAPTÊME DU STADE MAMADOU DIARRAH</strong>

&nbsp;

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

<strong>CÉRÉMONIE DE BAPTÊME DU STADE MUNICIPAL DE KOULIKORO DU NOM DE FEU MAMADOU DIARRAH DE KOULIKORO, LE 21 SEPTEMBRE 2005</strong>

<strong>Discours du représentant de la famille Diarrah, Ambassadeur Aguibou Silamakan Diarrah</strong>

<strong><em>- Monsieur le Gouverneur;</em></strong>

<strong><em>- Monsieur le Maire;</em></strong>

<strong><em>- Honorables députés;</em></strong>

<strong><em>- Monsieur les conseillers Municipaux;</em></strong>

<strong><em>- Honorables Doyens;</em></strong>

<strong><em>- Mes chers parents;</em></strong>

<strong><em>- Mesdames et Messieurs.</em></strong>

Tout d'abord, je voudrais demander la permission à nos anciens, ici présents; nos pères et mères, bref tous nos ainés, de prendre la parole aujourd’hui pour exprimer les sentiments de la famille DIARRAH et remercier en ce jour solennel du 21 septembre 2005, date de baptême du stade municipal de Koulikoro du nom de Feu Mamadou DIARRAH, 1<sup>er</sup> député Maire de la ville de Koulikoro.

À cet effet, je voudrais solliciter I’indulgence des anciens, les imams, les chefs de villages, les gardiens de la tradition, la colline sacrée du Nianan, pour les mots que je serai amené à prononcer cet après-midi. Nul n'étant infaillible, à priori, je demande leur pardon à tous. Mon premier propos, au nom de la famille DIARRAH, c'est de rendre grâce à Dieu, le Clément, le Tout Puissant, le Miséricordieux, pour nous avoir permis de voir ce jour, le 45<sup>ème</sup> Anniversaire du 22 septembre, jour du baptême du Stade Municipal de Koulikoro du nom de Mamadou DIARRAH.

Que Dieu soit loué.

Mon 2<sup>ème</sup> propos, c’est de remercier tous les pionniers de l’indépendance du Mali, morts ou vivants qui ont accepté le sacrifice suprême pour que le Mali soit aujourd’hui un pays démocratique ou vivent sans rancune tous ses enfants avec des visions certes différentes mais ayant comme objectif final la préservation et la Consolidation de l’unité nationale, et le progrès continu au bénéfice de tous.

Mon 3<sup>ème</sup> propos, s'adresse à nos anciens présents parmi nous aujourd’hui 45<sup>ème</sup> Anniversaire de l'indépendance de notre pays. Eux qui ont vu le 22 septembre 1960, et qui ont lutté depuis 1945 pour que le 22 septembre soit. Puisse Dieu leur accorder une longue vie pour que Mali indépendant puisse bénéficier encore de leur riche expérience et de leur sagesse dont la jeune génération a cruellement besoin.

Mon 4<sup>ème</sup> propos, ce sont des remerciements au nom de la famille DIARRA H, à toute la population de Koulikoro, au Maire et Conseillers Municipaux pour avoir décidé de baptiser le stade municipal de Koulikoro du nom de feu Mamadou DIARRAH, un acte de reconnaissance, d’une haute portée historique.

Je voudrais associer à ces remerciements les compagnons et amis de Koulikoro et Bamako, le Doyen Tonton Fayira DIARRA, 1<sup>er</sup> Adjoint du 1<sup>er</sup> Maire, le conseiller Municipal Konimba COULIBALY, agent municipal depuis 1960, Abdoulaye FOMBA à Koulikoroba, Sirakorola Barou à Sirakorola, Ousmane Faya, Gaoussou TRAORÉ, Kadiatou SOUCKO, la famille El hadji Bakary DIAKITÉ, tous les camarades, frères, amis et compagnons de DIARRAH disparus ou vivants. Je pense particulièrement à notre mère Bafanta DIALLO, aux Tontons Mountaga FANÉ, Mamadou NIAMBÉLÉ, Saliph DIARRA, Dr Blondin DIOP, Abdoulaye DIARRA, Dalla KEITA, je n'oublie pas Ba Maremba SOUCKO, en ce jour je ne saurai oublier Mamadou DIARRA dit Blibliss son chauffeur, fils de Fayon DIARRA, gardien de la tradition. Mes pensées vont aux Feus Abdoulaye SINGARÉ, feu Lassana FOFANA, Feue Matié TRAORÉ dite Banmatié, sa secrétaire particulière, Feu Djounou MAÏGA, Feu Demba NDIAYE, la famille DEMBÉLÉ à Koulikoroba, les Commandants de cercle de Koulikoro feus DIAWARA et Alassane BATA, la liste est longue et j'en oublie avec toutes mes excuses. Je voudrai remercier le Préfet de Koulikoro et tous ses Adjoints, les Directeurs, Chefs de services et leur affirmer tout notre engagement à demeurer auprès de la jeunesse si chère à Papa notre père à tous.

Permettez-moi un instant de saluer et remercier ses Compagnons de lutte de l'US-RDA, compagnons de détention, je pense au Président Modibo KEITA, Mahamane Alassane HAIDARA, Alioune DIAKITÉ, Gabou DIAWARA, Dr Mamadou GOLOGO, Dr Seydou Badian KOUYATÉ, Kansoro SOGOBA, les frères Arouna et Badara SOW, Amadou Djicoroni, et j'en passe.

Mon 5<sup>ème</sup> propos s'adresse à la ligue de football de Koulikoro; et à son Président Banou Makadji. À cette ligue, tous les remerciements de la famille DIARRAH.

Qu'elle sache que la famille DIARRAH, entreprendra tout, je dis bien tout pour qu'elle reste au contact de l'élite malienne et africaine.

Mon 6<sup>ème </sup>propos s'adresse aux autorités, le gouverneur de la région, mon frère, Issa Tapo pour son travail afin que le rayonnement de la ville de Koulikoro soit une réalité. La famille DIARRA H, à Koulikoro, Bamako, Bougouni, Bamba, au Mali, en Afrique et dans le monde, prend l'engagement de tout mettre en œuvre pour que Koulikoro retrouve son rayonnement d'antan.

Mon 7<sup>ème</sup> propos, s'adresse à la jeunesse de Koulikoro, qu'elle sache que l'avenir de la ville lui appartient, qu'elle doit travailler et elle trouvera toujours la famille DIARRAH à ses côtés.

Puisse Allah, le Tout Puissant, le Décideur Suprême; leur accorder une longue vie.

Enfin, en terminant, la famille DIARRA H, toute la famille sans exception, notre vielle Maman, Hadja Youma THIAM, ici présente qui a participé à tous les combats de DIARRA H de 1946 à 1960; de 1968 à 1977; de sa détention à son décès le 20 mars 1977, vous remercie infiniment pour tout, et fait des bénédictions pour vous tous ici présents et pour le Mali éternel.

<strong><em>Vive la ville de Koulikoro, vive le stade Mamadou DIARRA H, vive le Mali unit et prospère.</em></strong>

<strong><em>Je vous remercie.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong>REMERCIEMENTS DE LA FAMILLE DIARRAH POUR LA RÉNOVATION DU STADE MAMADOU DIARRA H</strong>

<strong>Remerciements de la famille Diarrah pour la rénovation du Stade Mamadou Diarra H</strong>

<strong>Remerciement et Hommage:</strong>

- Au Président de la Transition, le Général d’Arme Assimi GOÏTA pour avoir posé cet acte mémoriel à l’intention de la génération actuelle et future pour que vive le Mali éternel.

L’histoire retiendra toutes vos actions salvatrices pour le salut d’un Mali Indépendant et totalement souverain, et maître de son destin.

<strong>Remerciements</strong>

- Au Ministre de la Jeunesse, des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, M. Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA, pour l’initiative de la rénovation;

- Aux Ouvriers et à l’Équipe Technique chargés de la rénovation du Stade DIARRAH;

- Aux populations de Koulikoro;

- Au Gouverneur de région de Koulikoro;

- Aux Conseillers municipaux et au Maire de la Commune de Koulikoro;

- Aux autorités traditionnelles;

- Aux chefs religieux;

- À la chefferie et gardiens de la colline sacrée de Nianan;

- Aux autorités du Centre d’instruction militaires Boubacar Sada SY, et

- À tous les doyens et sages de RDA encore vivants;

- À la ligue de football et tous les sportifs de la région de Koulikoro;

<strong>POUR LA FAMILLE DIARRAH</strong>

<strong><em>Ambassadeur Aguibou S. DIARRAH</em></strong>

<strong><em>Chevalier de l’ordre National</em></strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Sahel : L’AES va déployer une force conjointe de 5 000 hommes</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/sahel-laes-va-deployer-une-force-conjointe-de-5-000-hommes-3092578.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 07:41:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les trois (03) pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont créé une force conjointe antiterroriste de 5 000 hommes qui sera bientôt opérationnelle, selon le ministre nigérien de la Défense, le général Salifou Mody.</strong>

Dans une interview qu’il a accordée, le mardi 21 janvier, à la télévision publique nigérienne, la RTN, le ministre d’État en charge du portefeuille de la Défense nationale, le général de corps d’armée Salifou Mody, a largement planté le décor sur la situation qui prévalait sur le plan sécuritaire avant les événements du 26 juillet 2023 s’étant soldés par la prise du pouvoir par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).

Affirmant que «<strong>la situation sécuritaire du Niger était sous le contrôle de forces étrangères</strong>», le général Salifou Mody est allé plus loin en abordant certains détails sur la déliquescence qui régnait. «<strong>Nos structures de sécurité étaient désorganisées. Les forces de défense et de sécurité étaient bien en place, mais le système était tel que ces forces ne pouvaient pas travailler en synergie</strong>», a-t-il confié.

Cet état de fait, a-t-il poursuivi, «<strong>faisait bien l’affaire de ceux sous lesquels nous étions, en particulier les forces étrangères, précisément les forces françaises</strong>».

<strong>Désordre et charlatanisme sécuritaire…</strong>

Le ministre d’État à la Défense nationale qui, faut-il le rappeler, occupait à l’époque indiquée le poste de chef d’État-major des armées, a affirmé que «<strong>naturellement, cette situation fait que, (…) pour ceux qui s’y connaissent, c’était le désordre sécuritaire</strong>».

En effet, a-t-il expliqué, «<strong>un certain nombre d’experts se retrouvaient dans le système, qui outrepassaient non seulement leurs responsabilités, mais qui se mêlaient de ce qu’ils ne maîtrisaient pas. C’était pratiquement un charlatanisme sécuritaire qui prévalait</strong>».

Cependant, a-t-il poursuivi, aux yeux du commun des Nigériens, tout allait bien. «<strong>Tout simplement parce qu’il y avait tout un montage, en interne et à l’international pour faire croire que la situation était l’une des meilleures de la sous-région. Voilà ce que nous vivions avant les événements du 26 juillet 2023</strong>», a-t-il martelé.

<strong>Diplomatie militaire pragmatique</strong>

Appréciant les résultats obtenus après l’avènement du Conseil national pour la sauvegarde de la Patrie (CNSP), il a estimé que la situation sécuritaire du Niger s’est nettement améliorée depuis, en dépit des embargos imposés au Niger.

Enfin, a précisé le général Mody, malgré les multiples menaces et crises qui entourent le Niger, les Forces armées nationales (FAN) et la gendarmerie ainsi que les Forces de sécurité intérieure assurent la tranquillité du pays. «<strong>En 2024, près de 18 000 hommes sont déployés chaque jour pour garantir la stabilité</strong>», a-t-il assuré.

De même, sur le plan de la communication, les Nigériens peuvent suivre l’évolution de la situation sur le terrain grâce au bulletin des forces armées, diffusé deux fois par semaine, «<strong>pour mieux comprendre les actions menées pour la sécurité nationale</strong>».

Le général de Corps d’armée Salifou Mody, a expliqué ces avancées sont en partie le fruit d’une politique axée sur une diplomatie militaire pragmatique. «<strong>Le Niger va défendre ses intérêts, il ira là où se trouvent ses intérêts, et il scellera ses partenariats en fonction de ses besoins</strong>», a-t-il averti.

Affirmant qu’à partir de 2024, le pays est entré dans une phase de menaces tous azimuts, le ministre de la Défense nationale a indiqué que sur le plan de la diplomatie militaire, sous les directives du président nigérien le Général de brigade Abdourahamane Tchiani, le Niger avait déjà dénoncé plusieurs accords, notamment les accords de défense avec la France à la fin de l’année 2023.

À partir de 2024, a-t-il poursuivi, les partenaires qui étaient présents au Niger devaient s’adapter à la nouvelle vision de coopération militaire du pays. «<strong>Certains partenaires ont choisi de suivre les forces françaises, ce qui a entraîné la suspension des accords militaires avec ces Nations</strong>», a-t-il rappelé. Toujours est-il que, pour ces troupes étrangères ayant quitté le Niger en 2024, les décisions avaient été prises de manière diplomatique.

Selon lui, c’est dans la droite ligne de cette nouvelle dynamique que le Niger a entamé des relations militaires avec plusieurs pays. «<strong>La Chine, un partenaire historique, a renforcé sa coopération, et un attaché de défense chinois a même été nommé, ce qui n’avait jamais été fait auparavant. La Turquie a également désigné un attaché de défense au Niger. Par ailleurs, de nouvelles relations ont été établies avec des pays comme l’Iran et l’Égypte, qui figurent désormais parmi les partenaires du pays</strong>», a-t-il dit.

<strong>Faire mieux que le G5 Sahel</strong>

Le ministre d’État n’a pas manqué de saluer le rôle clé de l’Alliance des États du Sahel (AES), qualifiée de «<strong>notre principale force</strong>». Annonçant que la création d’une armée de l’espace AES est «<strong>notre passeport pour la sécurité</strong>», il annoncé, le Niger, le Burkina Faso et le Mali ont opté pour la création d’une force militaire unifiée de 5 000 hommes dans le cadre de l’AES.

Il a ensuite souligné toute l’importance de la présence des attachés de défense du Niger dans les différents pays partenaires. «<strong>Ces attachés travaillent avec détermination pour promouvoir l’organisation de la défense du Niger à l’international, tout en renforçant la position stratégique du pays sur le plan militaire</strong>», a-t- il déclaré.

Il faut rappeler que le Niger est ses deux voisins, le Burkina Faso et le Mali, après s’être retirés de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont formé en juillet 2024 la Confédération des États du Sahel.

<strong>Par Niandou KINDO</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Au lancement de son livre «période d’essai» :  Mamadou Blaise Sangaré invite lesjeunes à vendre l’espoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/au-lancement-de-son-livre-periode-dessai-mamadou-blaise-sangare-invite-lesjeunes-a-vendre-lespoir-3092576.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 07:38:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mémorial Modibo Keïta a abrité, samedi 25 janvier, la cérémonie de lancement du livre «Période d’essai» de Mamadou Blaise Sangaré. Édité par <em>Figuira Éditions</em>, il comprend soixante-douze (72) pages.</strong>

La promotrice de <em>Figuira Éditions</em>, M<sup>me</sup> Niaré Fatoumata Keïta, au nom de sa maison d’Édition, s’est réjouie de la qualité du public, composé d’universitaires, des hommes politiques, des journalistes et surtout de la présence massive des jeunes. Elle a ensuite félicité, Mamadou Blaise Sangaré, auteur du livre «<strong>Période d’essai</strong>» et a encouragé à écrire les pages de l’histoire de notre pays. Elle a aussi remercié nos confrères, Chiaka Doumbia, directeur de publication du «<strong>Le Challenger</strong>» et Bacary Camara, directeur de publication du «<strong>Le Phoenix</strong>», qui ont servi de pont entre elle et Mamadou Blaise Sangaré.

Selon la promotrice de <em>Figuira Éditions</em>, sa jeune maison d’édition (2019) s’est fixée comme objectif d’accompagner ceux qui ont des idées, afin d’archiver la mémoire collective. Pour elle, cela constituera un héritage pour les générations futures. Elle pense que nous sommes capables de conter l’Afrique par nos propres mots et nos par des maux des autres. Pour cela, elle invite les uns et les autres à se mettre à table pour écrire notre histoire.

En présentant le livre «<strong>Période d’essai»,</strong> M<sup>me</sup> Niaré Fatoumata dira qu’il répond à la qualité littéraire. Il comprend cinq grandes parties (Historique, du Commencement au Parti pour la démocratie et le progrès (PDP), la Nécessaire remise à l’endroit, la Conceptualisation du concept Mogotiguiya, Faire exemple). Il retrace le parcours politique de Mamadou Blaise Sangaré, qui, selon elle, mérite d’être connu. L’avènement de la démocratieoccupe une place de choix dans ce livre de soixante-douze (72) pages.

Pour Mamadou Blaise Sangaré, la raison pour laquelle, il a écrit ce livre, est cet autre regard de l’opinion sur les hommes politiques, considéréscomme manipulateurs, menteurs. Il ajoute que pour beaucoup de nos compatriotes, la politique est un moyen d’ascension sociale pour accéder au bien public. Selon lui, la politique est un métier noble. Ce lui qui amène à dire qu’un homme politique est une personne de référence, de dignité et de responsabilité, dont les faits sont réels et authentiques

Ce concept Mogotiguiya, selon l’auteur, est d’inspiration purement malienne reposant sur les réalités socioéconomiques de notre pays. Le parti Convention sociale-démocrate (CDS Mogotiguiya), dont il est président s’est démarqué du clivage gauche-droite pour être proche des populations qui se reconnaissent plus dans ce concept tiré de son terroir. «<strong>Le concept Mogotiguiya est à la base de la victoire de son parti</strong>», déclaré-t-il. Il a abordé sa présidence à la tête de la Convention nationale pour la démocratie et le Progrès (CNPD, majorité présidentielle, en 1997) et les négociations et l’accord qu’il a signé avec le Collectif des partis politiques de l’opposition (COPPO).

Il qualifie le fossé qui sépare la population et la classe politique de déficit de communication. L’auteur du livre «<strong>Période d’essai</strong>», un acteur politique de premier plan, pense que c’est dans la précipitation que le Mali s’est engagé dans le processus de démocratisation. Il dénonce les dévires et le manque de confiance entre la base et les hommes politiques. Il souhaite qu’on renouvelle le contrat politique.

À l’endroit des jeunes, il déclare: «<strong>Quand les marabouts de tous bords vendent le nom de Dieu à tout le monde, pourquoi vous les jeunes n’arrivent pas à vendre l’espoir». </strong>Il les a invités se former et se préparer, car, dit-il, il n’y a pas de générations spontanées en politique. Et sans langue de bois, il avertit les jeunes en ces termes: <strong>«La substitution n’existe pas en politique</strong>».

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong>Mamadou Blaise SANGARÉ</strong>

Né le 16 Novembre 1954 à Bamako et Scolarisé en octobre 1960 à N'Tomikorobougou Bamako, Blaise Mamadou Sangaré est officier de l'Ordre National. De 1964 à 1968, il est membre du mouvement pion- nier (vert, jaune, rouge). De 1978 à 1990, il est secrétaire général de comité et sous-section UNJM de N'Tomikorobougou et membre de la section de l'Union Natale des Jeunes du Mali (UNJM) de la commune III de Bamako. Diplômé de l'école Nationale du Parti 3<sup>ème</sup> promotion, il est membre de la commission politique du BEN-UNJM. De 1991 à 1996, membre fondateur, secrétaire général puis, vice-président du Parti pour la Démocratie et le Progrès (PDP).

Depuis 1997, Blaise Mamadou SANGARÉ est membre fondateur et Président de la Convention Sociale-Démocrate (CDS Mogotiguiya).

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Appel aux élections :  Les forces obscurantistes en action</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/appel-aux-elections-les-forces-obscurantistes-en-action-3092573.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 07:35:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Relais d’une soi-disant communauté internationale, dont ils dépendent de ses prébendes pour amuser la galerie dans notre pays au nom d’une prétendue démocratie, des opportunistes, mécontents, revanchards, nostalgiques de l’usufruit et d’une auto-gestion des fonds publics dans l’impunité totale, des politiciens de carrière, à la tête de micro-partis, appellent à un retour à l’ordre constitutionnel devant aboutir à l’organisation des joutes électorales pour mettre fin à la transition militaire. De qui se moque-t-on ?</strong>

Le ridicule ne tue plus dans le Mali. Des femmes et des hommes, à la base de tout le malheur du Mali et des Maliens, sans honte et sans repentance pour avoir enclenché un processus de l’effritement de l’État malien depuis juin1992, sortent chaque fois du bois pour amuser la galerie, afin d’attirer l’attention de leurs partenaires financiers sur leurs activités anti-progressistes. La dernière mise en scène s’est déroulée, mardi 22 janvier, avec la publication d’une déclaration relative au retour à l’ordre constitutionnel. Une façon de mettre sous pression la transition militaire, avec laquelle ils partagent certainement beaucoup de points communs: gestion opaque, attribution des marchés à des proches, népotisme, clientélisme, recrutements clandestins, accaparement des terres des pauvres paysans, transformés par la suite en titres fonciers, détenteurs de permis miniers, etc.

En effet, tout est permis dès lors que l’on se pose en défenseur de la démocratie, de la liberté d’expression et d’association. Les incohérences et les demi-vérités ne choquent personne. Elles sont l’œuvre d’un système politique dont ses initiateurs savent se servir pour tromper la vigilance des citoyens sur les crimes odieux qu’ils ont commis durant plus de trois (03) décennies contre leurs compatriotes au nom d’une prétendue démocratie qui a servi de tremplin à une horde de politiciens, sortis de nulle part pour accéder au sommet de l’État. Leur crédo «<strong>se servir</strong>» vite avant que les choses ne tournent autrement.

Comme ces sangsues le savaient, les choses ont vraiment tourné autrement: coup d’État contre Amadou Toumani Touré (ATT) en 2012, coup d’État contre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) en 2020.Ces renversements institutionnels, en dépit de leur ‘‘<strong>carapace</strong>’’ de démocrates, ne les empêchent aucunement de se mettre au service des militaires qui se sont rendus coupables d’un crime contre la Constitution, élaborée par eux-mêmes. Pour ces gens, peu importe la nature du régime, ce qui compte, c’est de rester dans la grâce des principes du jour pour garder leur poste dans la haute administration, où on peut toujours continuer à se servir, à condition de clamer haut et fort son soutien aux autorités en place.

Sinon, comment comprendre que des femmes et des hommes, qui ont conduit le Mali à sa perte, se donnent chaque fois le loisir d’harceler les autorités de la transition à organiser les élections, seul moyen pour eux d’accéder aux ressources de l’État et appeler le peuple malien, qui n’a pas encore fini de panser les plaies béantes de leur gestion démocratico-chaotique, à les suivre dans leur lutte dont ils sont toujours les seuls bénéficiaires au moment du partage du gâteau. Ces opportunistes, nostalgiques de l’usufruit, de l’auto-gestion des biens de l’État dans l’impunité totale, revanchards, mécontents n’ont pas travaillé et ne travailleront jamais pour l’intérêt supérieur des masses populaires.

Les trente (30) ans de démocratie sont la preuve qu’ils roulent pour eux-mêmes et leurs sponsors à l’étranger qui n’arrivent toujours pas à digérer leur mise à l’écart du pillage de nos ressources naturelles au profit de leurs multinationales. Ils sont à l’affût et s’appuient sur leurs relais pour leur retour dans notre pays, à l’issue d’une élection qu’elle que soit les conditions dans lesquelles elles seront organisées.

Certes, le Mali ira aux élections. Elles seront organisées conformément au chronogramme établi par la partie conscience du peuple qui mesure encore le danger qui guette notre pays du fait de la mauvaise gouvernance des acteurs hybrides (à la fois démocrates et soutiens des putschistes), du marigot politique. Mais, elles ne se dérouleront pas sous la pression des forces obscurantistes qui sont en action depuis quelques temps pour qu’on les ouvre encore la porte d’un gouvernement de mangecratie. Le peuple malien en a assez des votes-faces des politiciens de carrière qui sont en train d’entraîner avec eux certains jeunes à l’avenir prometteur dans leur chute. Ceux-ci ont intérêt à ne pas s’associer avec des gens qui ont fait de la politique un tube digestif. La déclaration des forces obscurantistes, appelant à un retour à l’ordre constitutionnel, n’est autre chose qu’une déclaration de guerre dans un pays, où les populations continuent d’être victimes des groupes sans foi, ni loi. Il est souvent bon de rappeler que ces bandits de tout acabit ont émergé sur la mauvaise gestion des soi- disant démocrates qui ont engagé une course effrénée, après la chute du général Moussa Traoré (paix à son âme) à l’enrichissement personnel, oubliant la construction d’un État dans lequel la justice sociale allait être le bien le mieux partagé. Et pour mieux lécher les doigts, le système de gangstérisme qu’ils ont mis en place a poursuivi le Programme d’ajustement structurel (PAS) entamé sous le régime de l’Union démocratique du peuple malien (ancien parti unique). C’est de là que tout le malheur du Mali est arrivé. Ils ont mis en pièces détachées les sociétés et entreprises d’États. La liquidation de ces fleurons a donné naissance (1998) à des fonctionnaires milliardaires. Cette libéralisation s’est ensuite poursuivie dans les autres domaines de l’État. L’école et la santé sont les premiers à faire les frais. La privatisation de ces secteurs s’est traduite par la formation au rabais des cadres de demain. Les mines. C’est là, où le bât blesse. Une véritable mafia s’est organisée autour de la vente des permis miniers. Il n’est plus un secret pour personne, ils se sont attribués tous les permis miniers. Quand de telles gens parlent et condamnent d’autres de leur gestion, c’est de la foutaise.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lycée scientifique et technologique de Bamako : La résistance de Daban en 1883 contre la pénétration coloniale racontée aux élèves</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/lycee-scientifique-et-technologique-de-bamako-la-resistance-de-daban-en-1883-contre-la-penetration-coloniale-racontee-aux-eleves-3091813.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Jan 2025 09:32:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans sa mission d’éveil de conscience et de prise de conscience, les Associations Obara, Faso Kanou et l’Association des ressortissants de Daban à Bamako, célèbrent chaque année, le 16 janvier 2025, date anniversaire de la résistance de Daban (1883) contre les troupes coloniales. Cette année, l’honneur est revenu au Lycée scientifique et technologique de Bamako, sis à Faladié, d’abriter la cérémonie.</strong>

Le conférencier principal, Niaman Badjan Traoré, membre de l’Association des ressortissants de Daban à Bamako, a tenu à préciser que la résistance de Daban contre la pénétration française est loin d’être un conte encore moins un mythe. Elle appartient à la page glorieuse des héros qui ont combattu les envahisseurs français, a-t-il précisé. Il a rappelé que la résistance de Daban est mentionnée dans le livre <em>Les Grandes du Mali</em>, écrit par Alpha Oumar Konaré et Adam Ba, dans le Livre d’Or de Médine-Kayes et dans <em>Les Pionniers</em> du Soudan de Jacques Meniaud.

À l’entrée du palais de Koulouba, le nom de Daban (3<sup>ème</sup> sur la liste) figure sur le monument des localités qui ont affiché une résistance à la pénétration coloniale. Les historiens Bakari Kamian, Jean Bosco Konaré reconnaissent l’histoire des batailles de Daban contre les colons.

Selon le conférencier, la première bataille qui a opposé Daban aux troupes coloniales s’est déroulée à Dio (Kati). Informé par Naballa Diarra, chef de village de Dio, de la présence des Blancs armés sur son territoire, Naba Traoré, chef de village de Daban ordonna à ses guerriers d’abandonner tous les projets pour aller récupérer le chargement dont il est question pour qu’il en fasse son prix de dolo. Ainsi, le 11 mai 1880, précise-t-il, les hommes de Naba ont attaqué le convoi français. Après des combats acharnés, le bilan évalué est de quatorze (14) indigènes tués, des vivres et armements (01 canon, 04 espingoles) récupérés par les guerriers de Naba Traoré.

Face à la violence des combats et à la résistance des hommes de Daban, les troupes coloniales ont pris la tangente. Ce coup a été fatal pour la suite de la mission, dont l’objectif était d’atteindre Ségou en passant par Bamako, où des accords devraient être signés pour l’installation de leur représentant.
<ol>
 	<li>Niaman B. Traoré dira qu’après la bataille de Dio, la France envoya des émissaires pour négocier la récupération des matériels saisis. Elle se buta au niet de Daban. Il ajouta qu’en du non, trois (03) émissaires ont subi la colère de Daban. Le premier a été immolé au fétiche protecteur du village, le crâne du deuxième a été rasé et transformé en berger et le troisième fut gardé comme serviteur auprès du chef de village. Trois (03) ans après, aux dires de M. Traoré, le village de Daban, protégé par un tata, a été attaqué par une troupe française conduite par Borgnis Desbordes.</li>
</ol>
Selon lui, le combat a duré trois jours. Les combattants de Daban, munis de fusils de fabrication locale, ont tenu tête devant les français équipés d’armes modernes. Deux cent quatre (204) coups de canons ont été tirés sur le village, dont un seul a atteint le toit d’un grenier. Malgré cette différence des forces, la bataille a fait des morts innombrables des deux (02) côtés.

Le village, sentant sa défaite, a pris soin d’évacuer par le côté ouest les femmes, les enfants et les personnes âgées.

«<strong>Le 16 janvier 1883, un mardi noir, funeste, Daban a capitulé. Naba Traoré, le grand Naba de Dio, se fait sauter dans la poudrière en compagnie de ses épouses, son adjoint, Moriba Traoré, appelé Souma Moribou ainsi que les chefs de guerre: Bloco Mamary, Tiécoura se sont tous donné la mort</strong>», dira M. Traoré. Il précise que malgré cette défaite, la devise «<strong>Plutôt mourir que de vivre dans la honte ou l’esclavage</strong>», reste encore d’actualité à Daban.

L’Association des ressortissants de Daban, à travers Niaman Badjan Traoré, plaide pour une reconnaissance de la résistance de Daban et demande aux autorités maliennes d’inscrire le nom de Naba Traoré sur la liste des grandes figures de la résistance de notre pays, afin qu’il soit réhabilité. Il a souhaité que l’histoire de la résistance de Daban soit enseignée à l’école. Il a mis l’accent sur les sites touristiques dont Daban regorge comme la fosse commune des envahisseurs tués au combat, la tombe d’un officier français, les tombes des résistants de Daban et la rivière pleine de mystères.

Les élèves interrogés se disent satisfaits de la résistance racontée par un des descendants de Naba Traoré. Ils ont souhaité qu’un support papier soit produit pour une large diffusion.

Le censeur du lycée scientifique et technologique de Bamako, Moussa Touré, s’est réjoui que son établissement a été choisi pour honorer la mémoire d’un grand résistant.

La cérémonie a été couplée d’un don, composé d’un carton de craies et deux paquets de Bic, offert au lycée scientifique et technologique de Bamako par l’association Obara.

Au présidium, on notait la présence de Ibrahima Kébé, Mantala de Faso Kanu, des membres de l’Association Obara et des descendants de Nana Traoré.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Communication :  106.6 Mhz, c’est la fréquence de la Radio FAMa que les Forces de défense et de Sécurité disposent désormais et avec un Web TV FAMa</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/communication-106-6-mhz-cest-la-frequence-de-la-radio-fama-que-les-forces-de-defense-et-de-securite-disposent-desormais-et-avec-un-web-tv-fama-3091809.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Jan 2025 09:29:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Offert par le Président de la Transition, le Général d'Armée, Assimi GOÏTA, les Studios Radio et Web TV des Forces Armées Maliennes (FAMa) ont été inaugurés, le samedi 18 janvier 2025, par le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC), le Général de Corps d'Armée Sadio CAMARA. La cérémonie d’inauguration a enregistré la présence du ministre de la Communication et de l’Économie Numérique, Alhamdou Ag ILYÈNE, du Chef d’État-major Général des Armées, le Général de Division Oumar DIARRA, ainsi que des Chefs d’États-majors et Directeurs de Services.</strong>

L'ouverture de cette chaîne audiovisuelle donnera non seulement plus de visibilité et de lisibilité aux actions des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) mais aussi, elle rapprochera davantage la population à son Armée à travers une communication limpide.

Ces studios, Radio et Web TV sont la volonté des plus hautes autorités du pays afin de freiner les intox et les mauvaises informations que jadis l'ennemi se servait pour saper le moral de la troupe à travers la population. Ils permettront à la population malienne d'être au cœur des véhémences que font les FAMa au quotidien dans la défense de l'intégrité territoriale et de la sécurisation des personnes et de leurs biens. Cette réalisation est le témoignage parfait des autorités du pays d'assurer la quiétude des paisibles citoyens en ayant des informations certaines et rapides sur les opérations des Forces Armées Maliennes sur l'ensemble du territoire.

Dans son intervention, le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée, Sadio CAMARA a indiqué que cette initiative est la volonté du Président de la Transition pour renforcer la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Selon lui, il s’agit de garantir auprès de l’opinion nationale et internationale la diffusion des informations claires et du coup briser le monopole de la communication des anciennes puissances coloniales. «Si l’histoire de la chasse, doit toujours être racontée par le chasseur, le lion sera toujours le mauvais perdant», a-t-il souligné

Pour le MDAC, dire la vérité sur le déroulement des opérations des Forces Armées Maliennes (FAMa) est un devoir des plus hautes autorités du pays. Le Général de Corps d'Armée Sadio CAMARA a également rassuré que ces studios de communication seront utilisés au bénéfice des FAMa pour la gloire du Mali et des Maliens. Enfin, le Patron de la Défense et de la Sécurité a invité la population malienne à écouter le Web TV et la Radio FAMa pour soutenir l’Armée.

Pour sa part, le Communicateur traditionnel Bourama SOUMANO a salué l’initiative et exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités du pays pour les multiples efforts au profit du Mali. Car, ajoute-t-il rien n’est de trop pour son pays. Il a espéré que l’ouverture de la Radio FM et du Web TV FAMa renforcera la communication et le rapprochement entre l’Armée et sa population.

Cette initiative est venue au moment opportun, car elle permettra à l’Armée de lutter efficacement contre les actions visant à déstabiliser notre pays et saper le moral des braves Soldats.

<strong>Cal Jacques DIARRA</strong>

<strong>Source: DIRPA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le froid dans toute sa cruauté :  «Les autorités doivent voir la question pour nous mettre à l’abri d’un désastre…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-froid-dans-toute-sa-cruaute-les-autorites-doivent-voir-la-question-pour-nous-mettre-a-labri-dun-desastre-3090714.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 09:27:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Attention ! Après une saison pluvieuse des plus abondantes, voire des plus espérées, espérance ayant, de par le passé, occupé une place importante dans nos prières personnelles et collectives, l’abondance a été bien au rendez-vous cette année, généreusement, Dieu merci. Et, comme on le sait, pour un pays qui, de par l’histoire, jusqu’à une période récente avec les exploitations minières, l’économie a toujours été agro-pastorale en majorité et structurée de façon pyramidale avec une base reposant sur le secteur rural, au-delà, la pluviométrie de cette année a été des plus meurtrières et dévastatrices, conséquentes des inondations qu’elle a occasionnées malheureusement, non sans provoquer des épidémies de malaria, suite à l’envahissement des zones urbaines par les moustiques du fait de la destruction de leur gîte d’habitats naturels à cause de l’urbanisation désordonnée et suites l’inefficacité de l’utilisation d’insecticides généralement fumigènes de genre serpentins dont la durée de consumassions dépasserait rarement les 05 à 06 heures de la nuit, nuit pouvant s’étendre sur 12 heures, selon les saisons... des produits d’aucune efficacité, mais paradoxalement toujours présents sur le marché avec un bon chiffre d’affaires... épidémies de fièvres typhiques et paratyphiques dont la fièvre typhoïde suite à la multiplication vectorielle dont les mouches et suite au péril fécal et au manque d’hygiène élémentaire par manque de notions élémentaires d’éducation pour la santé.</strong>

Pour le Mali, de tradition agro-pastorale, pluviométrie, depuis la nuit des temps, a toujours été un point de départ espéré pour l’amorce de notre développement. Malheureusement, nous ne sommes pas préparés à cela depuis nos Indépendances, surtout pour ce qui est de gérer l’abondance, nous renvoyant à la question de savoir si réellement nous nous sommes jamais préparés à cela, malgré notre espérance toujours renouvelée en elle...

Lors d’un voyage à Fana, nous aurions vu des villages entiers qui plongeraient dans des lacs comme dans le village lacustre de Ganvier au Bénin où des villages entiers sont logés en hauteur sur des pilotis, de véritables échassiers de paillotes, mais pour notre cas, c’est des villages entiers qui plongent dans des lacs, la route réalisée dans les année 70, traversant l’agglomération, servant de barrage, d’entrave à l’écoulement naturel de l’eau, entraînant les effondrements de maisons et l’abandon de beaucoup de concessions et de mosquées.

Actuellement, c’est la décrue, mais le problème qui se pose aujourd’hui est le froid qui, dès l’entame, sera des plus rudes dans des conditions de vie ambiante des plus rustiques. Surtout que la population est mal préparée en termes d’attitude face aux réflexes nécessaires d’autoprotection allant dans tous les sens. D’où la nécessité pour les autorités sanitaires et administratives de prendre des mesures pluridisciplinaires urgentes en vue de prévenir les dégâts pouvant être gravissimes durant les deux (02) mois, voire plus à venir.

Rappelons que cette période est d’ordinaire très redoutée en termes de mortalité à cause du choc thermique, l’hypothermie engendrée du fait que le froid est comme un réfrigérant qui ne fait que baisser la température comme le fréon d’un réfrigérateur; une période propice pour l’éclosion et l’aggravation des maladies pulmonaires et de certaines maladies cardiovasculaires du fait que cette période est favorable à la multiplication de certains germes comme le pneumocoque et autres, mais aussi à la restriction du diamètre vasculaire donnant plus de travail au cœur pour assurer une bonne circulation sanguine, surtout en période où il y a besoin, du fait qu’il y a une augmentation du métabolisme cellulaire pour donner plus de chaleur pour le réchauffement du corps, état nécessitant plus de sucre, véritable problème pour les diabétiques et les malnutris.

Le froid constituerait un véritable problème de déshydratation du fait de l’augmentation du métabolisme qui fait évaporer l’eau contenue dans le corps, un véritable problème aussi pour les personnes âgées, les enfants et les personnes déshydratées, voire malades.

<strong>Prévenir l’obus dévastateur</strong>

La période est encore redoutée chez les malades atteints de rhumatismes articulaires, rénaux et cardiaque, de drépanocytose, de valvulopathies cardiaques, d’insuffisances cardiaques, entre autres, de fièvres de tous genres : toute une longue liste de maladies exhaustives, à perte de vue, pour dire que la mortalité peut être très élevée en période de froid que durant les autres périodes de l’année, sauf en situation exceptionnelle de canicule. Les nuits sont, elles, plus létales que les jours du fait de la chaleur résiduelle du soleil sous les tropiques qui fait monter la température à l’inverse des zones tempérées, où l’apparition du soleil fait baisser la température.

Sachons que la chaleur provoque une meilleure circulation sanguine par une dilatation des vaisseaux sanguins entraînant avec plus de facilité une bonne circulation sanguine sans entraves, donc moins de travail pour le cœur, avec une bonne desserte de sang dans tout l’organisme en général et des organes nobles (cœur, cerveau, rein, foie…) en particulier, avec diminution du risque d’infarctus (mortification du muscle cardiaque).

La situation intéresse notre vécu à tous les étages, du point de vue individuel, collectif, environnemental comme les conditions d’hébergement et la disposition des entrées d’air de la maison, la position des lits, à défaut le contact du matelas ou de la natte avec le sol, la position du lit par rapport au mur à façade externe exposée à aléas climatiques, sans compter le type d’habitation et le plan, l’habillement et autres protections vestimentaires, entre autres, l’alimentation, les personnes à risques, les conditions de vie du voisinage par devoir d’ingérence ou au besoin de solidarité pour plus d’assistance.

N’oublions pas aussi l’exposition au monoxyde de carbone émanant de l’utilisation du charbon de bois qui est très mortel par rapport à l’utilisation du bois de chauffe avec des émanations de gaz carbonique saturé (co2), alors que l’autre ne l’est pas.

Rappelons qu’il y a une affinité 200 fois supérieures entre le mono oxyde de carbone (Co) et l’hémoglobine à la fixation de l’oxygène sur l’hémoglobine. Donc, l’inhalation du Co est très dangereuse entraînant une intoxication ou empoisonnement très grave pouvant entraîner toute personne exposée, comme toute une famille à une mort certaine, à défaut d’une réanimation intensive et hautement spécialisée si ce n’est pas tard.

Aux autorités de voir la question avec plus d’attention et de pertinence pour nous mettre à l’abri, par plus de communication, d’un désastre à venir qui marquerait encore les consciences. Les autorités doivent en effet vite songer à la mobilisation des moyens conséquents et même alimentaires pendant que les spéculateurs de l’alimentaire sont en train de faire grimper les prix des produits de première nécessité, même la pomme de terre, au motif de l’approche des fêtes de fin d’année alors que «<strong>ça commence à cailler</strong>» à la maison, malgré toutes les bonnes intentions et les subventions étatiques.

Il en de même pour le domaine de l’élevage au risque de voir une bonne partie du cheptel décimée pour faute d’avoir ignoré ou négliger certaines inquiétudes concernant la vague de froid, et mesures qui pourtant avaient été énoncées dans un article publié dans Le National et dans <em>L’inter de Bamako</em> intitulé: «<strong>Alliance des États du Sahel, de l’Économie internationale à l’Économie Endogène</strong>» paru entre novembre et décembre 2023 sur quatre (04) numéros, histoire de réduire à néant plus de soixante-quatre (64) ans d’efforts et de sacrifices de promotion de ce secteur tant vital que stratégique pour notre ensemble... Il faut parer en urgence au lancement d’un obus dévastateur à la place du cœur....

<strong>Dr Moussa Dasse MARIKO</strong>

<strong>Cardiologue Bamako</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations: Gestion du Fonds d’Aménagement et de Protection des Forêts et du Fonds d’Aménagement et de Protection de la Faune: 50% des recommandations du BVG mis en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-gestion-du-fonds-damenagement-et-de-protection-des-forets-et-du-fonds-damenagement-et-de-protection-de-la-faune-50-des-recommandations-du-3090708.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 09:24:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h4>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière et de conformité de la gestion du Fonds d’Aménagement et de Protection des Forêts et du Fonds d’Aménagement et de Protection de la Faune effectuée en 2022. Elle porte sur les exercices 2023 et 2024 (1<sup>er </sup>semestre). Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées.</h4>
<h4>Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 50%, le niveau de mise en œuvre est moyen. En effet, sur sept (07) recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale, trois (03) recommandations sont sans objectifs quatre (04) recommandations applicables dont deux (02) sont entièrement mises en œuvre et deux (02) ne le sont pas.</h4>
<h4><strong>Recommandations entièrement mises en œuvre : </strong></h4>
<h4>Il ressort de la vérification que le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable (MEADD) respecte les critères de sélection des soumissionnaires. Le Directeur des Finances et du Matériel du MEADD convie la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public à la réception de travaux, de biens et services.</h4>
<h4><strong>Recommandation non mise en œuvre</strong></h4>
<h4>Le Directeur des Finances et du Matériel du MEADD n’informe pas toujours par écrit les soumissionnaires non retenus du rejet de leurs offres. Des Chefs de poste des Eaux et Forêts renseignent toujours des carnets à souche des coupons de transport sans des mentions requises.</h4>
<h4><strong>Recommandations sans objet</strong></h4>
<h4>Les recommandations sans objet sont les suivantes:</h4>
<h4>- éviter des simulations de mise en concurrence par demande de cotation et par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte;</h4>
- respecter les critères d’autorisation de la passation des marchés par entente directe;

- respecter les critères d’autorisation de la passation des marchés par Appel d’Offres restreint.
<h4>Ces recommandations sont sans objet parce que l’entité n’a pas encore eu l’occasion de les appliquer. La situation visée par celles-ci ne s’est pas produite depuis la vérification initiale.</h4>
<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modibo Keïta: Qui était l’homme ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/modibo-keita-qui-etait-lhomme-3090711.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 09:23:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Homme politique malien né à Bamako (1915-1977). Sorti de l’école normale William Pointy de Dakar en 1936, il fonda l’année suivante le Syndicat des enseignants de l’Afrique occidentale française (AOF), avec le Burkinabé Ouezzin Coulibaly. En 1946, il se joignit à Félix Houphouët-Boigny pour créer à Bamako, le Rassemblement démocratique africain (RDA).

Intégré dans le sérail des représentants de l’Union française à l’Assemblée nationale, il entra dans les cabinets de Bourgès-Maunoury et de Félix Gaillard (1957). C’est un fédéraliste comme la plupart des hommes politiques de la savane qui rêvent à l’unité d’autrefois, mais il est aussi pragmatique, car le Soudan français est un pays enclavé dont le seul poumon est la voie ferrée qui le relie au port de Dakar.

En 1959, il préside la Fédération du Mali, qui unit son pays au Sénégal, mais sa personnalité et son amitié avec Sékou Touré, qui a quitté la Communauté française avec fracas, heurtent les options socialisantes tout en nuances de Léopold Senghor. Après l’éclatement de la Fédération, il continue à présider son pays, qui a gardé le nom prestigieux de Mali. Sans rompre totalement avec la France, il se rapproche de la Guinée et du Ghana (création de l’Union des États de l’Afrique de l’Ouest), opte pour le «non-alignement», une formule dont il est l’auteur, et fait sortir le Mali de la zone franc.

Les difficultés financières et la raréfaction des produits importés, alors que l’administration pléthorique absorbe l’essentiel du budget de l’Etat, déclenchent une sourde opposition de la population. L’opinion publique bascule lorsqu’il créé une milice qui ne tarde pas verser dans la corruption. L’armée, composée de responsable formés à l’école française, en profite pour prendre le pouvoir sous la direction du lieutenant Moussa Traoré (1968). Détenu pendant de longues années à Kidal, le premier président de la République malienne meurt le 16 mai 1977.

Air Mali

Dans le cadre de l’option fondamentale du parti et du gouvernement, le 22 septembre 1960 la résolution économique demandait entre autres: de s’attaquer immédiatement et rigoureusement à la décolonisation économique; d’instituer rapidement des structures économiques nouvelles en renversant et développant les circuits commerciaux dans le cadre de la planification socialiste fondée sur les réalités africaines; d’user de tous les moyens, pour implanter une infrastructure ferroviaire, routière, fluviale et aérienne conforme aux besoins du pays. C’est donc en application de ces décisions que fut créée la Compagnie nationale Air Mali.

L’exploitation du réseau aérien intérieur était faite par la Compagnie Air France dans le cadre général de son exploitation Inter africaine et ne ravitaillait donc pas en profondeur le territoire. Trois fois par semaine, des longs- courriers de la Compagnie Air France-TAL-UAT reliaient Bamako à la France. Trois escales seulement étaient reliées deux fois par semaine, deux autres escales une fois par semaine et deux chaque quinzaine (Nioro-Nara).

D’octobre 1960 à décembre, les activités se sont surtout axées sur les prises de contacts, la mise en forme de la Compagnie et le recrutement du personnel indispensable. C’est en avril 1961, à la suite de la réception de trois DC 3, que devait commencer le rôle de transporteur aérien d’Air Mali. Lignes intérieures: Ségou, Mopti, Goundam, Tombouctou, Gao, Nara, Niafunké, Kayes, Nioro, Niono. Si l’on considère la jeunesse de cette compagnie à l’époque, nous pouvons affirmer qu’elle peut mériter toute la confiance qu’on peut placer en elle.

Le développement du tourisme en République du Mali sera un facteur de la progression du transport aérien, compte tenu des commodités qu’il offre (rapidité, stabilité, sécurité, confort). Pays continental, le Mali avec sa superficie étendue est obligé de s’appuyer sur une compagnie aérienne solide pour faire face à un développement économique rapide et cohérent.

Transferts définitifs: Extrait du livre du colonel Assimi Souleymane Dembélé né en 1935 à Mouroudiah (Nara)

Le livre du colonel Assimi Souleymane Dembélé est terrible et édifiant. Terrible parce qu’il montre du Mali une image que peu de gens soupçonnent. Le souvenir d’une terre de grands empires, un peuple fier et pacifique, une culture d’une richesse insolente caractérisent en effet ce pays, havre de paix dans les sables mouvants qu’est devenue l’Afrique. Il y a certes ce Mali- là, mais il y en a un autre plus secret, moins glorieux, celui des brimades, des tortures, des assassinats dont personne ne parle.

De l’ère «socialiste» de Modibo Keïta au long règne des militaires sous la férule de Moussa Traoré, ce furent trente années de violences sans nom. Nul n’était épargné, ni les femmes, ni les enfants, ni les vieilles personnes. Comme régie par une loi implacable la chaîne des assassinats fut ininterrompue, les bourreaux finissant immanquablement par devenir les victimes. Et cela, au nom de l’idéologie, au nom du pouvoir. Le Mali fut un pays relativement stable sous Modibo Keïta comme sous Moussa Traoré, mais c’est à la lecture du livre du colonel Dembélé qu’on comprend le prix que le pays a payé pour cette stabilité: une vie faite de silence.

Silence de ceux qui ont subi les pires tortures, silence de leurs parents, silence des cadres, silence des politiciens. Il faudra un jour répondre à cette question: comment un peuple qui fut pourtant grand a-t-il subi de telles dictatures durant des décennies sans broncher ? La réponse: Au Mali, nous sommes passés du monopartisme au multi-monopartisme. Cela veut dire que nous sommes passés d’un système de parti unique à un système avec une multitude de partis qui gardent encore les réflexes du parti unique. On a chassé le naturel, il est revenu au galop. Alors que le 26 mars 1991, date historique pour les Maliens, signe la fin de privilèges d’une dictature et d’un régime bâti sur le parti unique, le népotisme et la corruption.

Comment un peuple qui fut pourtant grand a-t-il sombré ? La réponse à cette question se trouve dans un fait abracadabrant au Mali: le Programme d’ajustement structurel (PAS) qui frappé notre pays sous le parti unique de Moussa Traoré et sous la démocratie. La Banque mondiale et l’USAID et d’autres partenaires financiers ont imposé et financé dans le cadre de l’ajustement structurel des liquidations des sociétés et entreprises d’État qui ont occasionné des départs volontaires à la retraite. Plusieurs entreprises sont liquidées: Éditions et imprimeries du Mali (EDIM-SA), Société Nationale d'Entreprise de Travaux Publics (SONETRA), Société malienne d'import-export (SOMIEX), Société malienne de conserves (SOMACO), Office des produits agricoles du Mali (OPAM), Société des conserves du Mali (SOCOMA), Société nationale de recherches et d'exploitation des ressources Minières (SONAREM), Société malienne des produits chimiques (SMPC), Société nationale Air-Mali (AM), Régie des chemins de fer du Mali (CFM), Industrie textile du Mali (ITEMA), Usine de Bois, Librairie populaire du Mali, Société nationale des hôtelleries du Mali, Office malien du bétail et de la viande (OMBEVI), Société malienne du bétail et des peaux (SOMBEPEC), Société d’exploitation des produits oléagineux du Mali (SEPOM) , Société de construction radioélectrique du Mali (SOCORAM), Société nationale de tabac et allumette du Mali (SONATAM), Union nationale des coopératives (UNICOOP), Compagnie malienne de navigation (CMN), COMATEX, Société des ciments du Mali (SOCIMA) à Diamou, Société des tanneries maliennes (TAMALI), Mali Lait, etc.

Au total, 5 666 fonctionnaires ont été victimes des PAS. Plus d’un tiers des fonctionnaires de la fonction publique ont été compressés entre 1987 et 1993. Le programme a concerné deux (02) vagues. La première 1987-1988 et 1989. La deuxième vague: 1991-1992 et 1993. Depuis ces années, les Programmes d’ajustement structurel ont créé un malaise social. Une injustice sociale, source de tous nos maux.

La démocratie devait réparer la blessure, elle l’a enflée en redéployant ses militants victimes du Programme d’ajustement structurel dans des institutions et services nouvellement crées. Dès lors, la méchanceté gratuite, la jalousie et la haine sont rentrés dans nos mœurs. La Banque mondiale, l’USAID et les partenaires financiers ont versé 310 milliards de francs CFA pour payer les droits des travailleurs compressés.

<strong>Mali: grandeur et décadence de Modibo Keïta</strong>

Pays de haute tradition historique, le Mali correspond à l’ancien Soudan. C’est un pays musulman dans lequel subsiste une partie du régime des castes qui divise la population selon les fonctions sociales. Le parti dominant est l’Union soudanaise, parti révolutionnaire anticolonialiste dirigé par Modibo Keïta. Il est relayé par des comités locaux, des mouvements de jeunesse et aux élections de 1959, il balaye ses rivaux. Après l’échec de la Fédération, le Mali se retrouve seul, sans voie d’accès à la mer, qui dépend de la France pour 80% de ses importations et doit faire transiter ses produits par le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

Le gouvernement se rapproche de la Guinée de Sékou Touré et lance une campagne de nationalisations et de collectivisation. Une société étatique, la (Société malienne d’import-export (SOMIEX) est chargée de l’exportation des arachides, principale source de revenus du Mali, et de l’importation des produits courants.

Les livres et journaux, la banque, les transports, la pharmacie sont également réglementés au niveau national. Bien que le Mali ne veuille pas rompre avec la France, les dissensions s’accentuent avec l’ancien colonisateur. Les bases militaires françaises sont évacuées, un franc malien créé, que la France se refuse à garantir, la balance commerciale reste déficitaire et les dépenses de fonctionnement augmentent, tirées par les augmentations des fonctionnaires, les frais administratifs et la réalisation d’équipements luxueux improductifs.

Dès 1967, il faut se rendre à l’évidence. Le plan quinquennal a échoué. En politique étrangère, le Mali soutient les combats menés en Algérie, au Congo Kinshasa, en Angola contre l’impérialisme. Il tente de s’assurer des appuis à l’Est du côté de la Chine et de l’URSS, comme à l’Ouest avec les États-Unis et l’Allemagne, par une politique de modération qui n’exclut pas la fermeté.

En politique intérieure, Modibo Keïta cultive son image de marque de sage, obtient le prix Lénine pour la paix et s’implique dans la mise en œuvre du socialisme. Mais celui-ci heurte à l’individualisme des paysans. Sa politique puritaine (restriction des fêtes, interdiction des jeux de hasard) déplait également aux jeunes, qui préfèrent les fêtes aux causeries politiques. Les populations nomades touareg du nord entrent en rébellion, des manifestations contre l’austérité forcée éclatent en juillet 1962, réprimées avec brutalité.

Des dirigeants de l‘opposition meurent dans des conditions mystérieuses Aux élections de 1964, la liste unique de l’Union soudanaise obtient 99,8% des voix. Mais les finances du pays ne s’assainissent pas, la fraude reprend de plus belle, encouragée par la corruption au niveau de l’État, les commerçants mènent une guerre larvée contre le pouvoir, le Fonds monétaire international (FMI) refuse un prêt, la France fait la sourde oreille. La production d’arachide s’effondre. Modibo Keïta remplace le bureau politique du parti par un Comité national de défense de la révolution (CNDR), appuyé sur des milices populaires. Il croit pouvoir compter sur la France, avec laquelle il vient de signer un accord, quand il est renversé en novembre 1968 par le lieutenant Moussa Traoré, qui devient chef d’État. Ce putsch surprend d’autant plus les observateurs internationaux qu’il ne s’accompagne d’aucune réaction de la population.

Au contraire, femmes et jeunes applaudissent à la chute du socialisme. Mais la lune de miel entre le peuple et ses dirigeants ne dure pas. Le régime cède à la corruption, guerroie contre son voisin burkinabè, s’appauvrit et, ayant pris ses distances vis-vis des pays de l’Est, demande l’aide de la France qui s’entremet en 1984 pour lui faire réintégrer l’Union. Le franc malien dévalué de moitié, rentre dans la zone franc. Moussa Traoré est chassé du pouvoir par une insurrection en mars 1991.

Au Mali, comme la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest, la société est fortement hiérarchisée. Elle comprend deux (02) grands groupes: les horons et les esclaves. Il appartient aux horons «tlobilé» de diriger notre le Mali nous enseignent les griots dans leur Tarik.

Pour mieux comprendre les soubresauts lisez ces messages de deux conservateurs et traditionnalistes: «Peuples et jeunes prétentieux, un jour viendra où ce pays n’aura comme chefs suprêmes, que des gens de condition servile (esclaves) pour vous gouverner».

Le second d’ajouter: «S’il y a cinquante-deux (52) semaines dans l’année, il n’est pas certain que les vraies familles nobles atteignent en nombre ce chiffre au Mali». Sommes-nous arrivés à ce stade ? Sûrement oui.

<strong>GÉOPOLITIQUE</strong>

<strong>Le Mali de Modibo Keïta et ses réalisations</strong>

Le territoire malien est situé dans la zone des cuvettes centrales de l’Afrique Occidentale. Il est limité au nord par le Sahara algérien, au nord-est par le Niger, à l’est par le Burkina Faso, au sud par la Côte d’Ivoire et la Guinée, à l’ouest par la Mauritanie. Au Mali, se trouve la partie supérieure du fleuve Sénégal ainsi que 1 600 km du fleuve Niger, sur les 4200 km de son parcours.

<strong>Organisation politique</strong>

La République du Mali est indépendante depuis le 20 août 1960, date de l’éclatement de la Fédération du Mali (Soudan-Sénégal) dont l’indépendance avait été proclamée le 20 juin 1960, mais elle sera officiellement proclamée le 22 septembre 1960 par l’Assemblée nationale. La capitale est Bamako. La Constitution, de type présidentiel, a été adoptée par l’Assemblée nationale le 22 septembre 1960.

Le pouvoir exécutif appartient au président du gouvernement, chef de l’État. Il est assisté dans ses décisions par le Bureau politique du parti de l’Union Soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA). Le président de l’époque était Modibo Keïta. Le pouvoir Législatif appartient à l’Assemblée élue au suffrage universel direct pour cinq (05) ans. Elle comprenait 80 députés. Le parti de l’Union Soudanaise-RDA (Rassemblement Démocratique Africain) était un parti unique.

L’Union générale des travailleurs du Mali (UGTM) réunissait tous les travailleurs syndiqués. Tous les membres influents du syndicat étaient membres du Bureau politique du parti.

Le Mali était membre:

- du groupe de Casablanca (siège du bureau permanent à Bamako),

- de la zone franc (sous réserve des remarques faites au chapitre VIII),

- de l’union douanière ouest- africaine,

- de l’ONU (27 septembre 1960) et des grandes organisations internationales, y compris le FMI depuis 1963,

De l’Organisation de l’Unité africaine (OUA). Le Mali était, en outre, associé au marché Commun.

L’État: Au seuil de l’indépendance, le Mali tenta un essai de Fédération avec le Sénégal qui se termina par un échec (20 août 1960). La République du Mali était alors proclamée, le 22 septembre 1960 de la même année, indivisible, démocratique, laïque et sociale: «Un Peuple, Un But, Une foi». Le président du gouvernement est investi par l’Assemblée nationale à la majorité absolue. Il est chef de l’État et gardien de la Constitution. Il nomme les ministres, les ambassadeurs, signe et ratifie les traités. Il est le chef suprême des Armées.

L’Administration: Le Mali était divisé en six (06) régions administratives dont les gouverneurs étaient nommés; et qui était assistés d’assemblées de régions élues au suffrage universel. Subdivisions: cercles (commandants nommés+conseils de cercles); arrondissements (conseils d’arrondissements): communes (maires élus+conseils de villages). Les six (06) régions totalisaient quarante-deux (42) cercles et cent trente (230) arrondissements. Les tribus et fractions nomades du Nord étaient dirigées par des conseils de tribus élus.

La Santé publique: Deux (02) hôpitaux de première catégorie (Bamako). Six (06) hôpitaux secondaires, Gao, Markala, Mopti, Ségou, Sikasso, Kayes). L’ensemble de l’équipement sanitaire s’est considérablement développé (trente-neuf (39) centres hospitaliers deux cent cinquante (250) dispensaires, sept (07) léproseries, quarante-sept (45) maternités, des centres de protection de la mère et de l’enfant, des infirmeries, une banque de sang, des camions de dépistage et de radio. On ne peut évoquer cet équipement sans faire mention de l’Institut Marchoux (lèpre) et de l’IOTA (Institut d’ophtalmologie tropicale d’Afrique), centre de recherche concernant l’ophtalmologie tropicale.

La Justice: les tribunaux coutumiers ont été abolis. L’organisation judiciaire comprenait les échelons suivants: Haute Cour de justice (composée de députés élus), compétente le cas échéant, pour juger les ministres, voire le chef de l’État, la Cour d’État (trois sections: constitution, contentieux, comptes); appelée à trancher les litiges sur le plan gouvernemental; Cour d’Assises, Cour d’Appel, tribunaux de première instance, justices de paix, tribunaux du travail.

La Diplomatie: Le Mali avait une vingtaine de représentants diplomatiques à l’étranger, notamment aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en URSS et en République populaire de Chine. Près de quarante (40) pays étaient représentés au Bamako. Sur le plan international, notre pays était membre de nombreuses organisations, à commencer par les Nations unies et l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), l’Organisation internationale du travail (OIT), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), etc.

Les Forces armées: L’effectif des Forces armées était d’environ 3 000 hommes. Il existait une école militaire de formations de cadres. L’équipement (chars, aviation) était d’origine soviétique. L’armée participait à la vie de la nation (administration de certaines régions, culture des champs collectifs, alphabétisation).

Les Finances: En 1962, notre pays quittait la zone franc et créait sa propre monnaie: le franc malien, équivalant au Fr. CFA. Le 17 janvier 1967, des conversations s’engagèrent avec la France pour réintégrer le Mali dans la zone franc (accord signé le 15 février 1967).

En mai de la même année, le franc malien était dévalué de 50%. Sa nouvelle valeur est définie par un équivalant en or (0,0018 grammes d’or fin). L’Institut d’émission était la BRM (Banque de la République du Mali).

Les Investissements: Trois (03) secteurs se partageaient l’éventail des investissements:

- un secteur privé malien et étranger, représentant plus de dix mille (10 000) patentes;

- un secteur coopératif et mutualiste dont le développement s’accroit sans cesse;

- un secteur d’intérêt public réservé à l’État et dans le cadre duquel un certain nombre d’activités sont orientées en fonction des objectifs du plan.

L’Agriculture: La production locale est, au Mali, l’économie de base. C’est donc à la paysannerie que s’est appliquée, en tout premier lieu, la planification socialiste du pays. La forme coopérative est la structure essentielle de cette économie. Toutes les sociétés mutuelles sont affiliées à un Fonds territorial d’Action Économique. L’Institut d’économie rurale (IER) élabore les programmes de développement agricole, en corrélation avec le Plan.

Enfin, des Centres d’expansion rurale s’occupent du forage des puits, d’aménagement des terres et du calendrier des cultures. Le groupe mil-sorgho est la première production du Mali (1 200 000 hectares). Production annuelle moyenne: 800 000 tonnes. Toutefois, la culture du riz est intensifiée parce que considérée comme étant de valeur plus nutritive pour la population.

L’Industrie: Les industries procédant de la production agricole sont les plus importantes (rizeries, égrenage du coton, défibrage du kapock, conserves alimentaires et boissons). La production de l’élevage a conduit à l’installation d’abattoirs frigorifiques à Gao et Bamako.

Minoteries et tanneries complètent cette industrialisation des produits de l’élevage et de l’agriculture. Autres industries de fabrication: cimenterie, briqueterie, complexe textile, matériel électronique, céramique, papeterie, allumettes, cigarettes.

Les Mines: L’exploitation la plus importantes qui était en activité fut celle des carrières de sel gemme de Taoudénit (3 500 tonnes par an). Mais d’importants gisements métalliques existent au Mali. Le Plan a prévu leur exploitation au fur et à mesure des prospections positives. Le Bureau minier a été créé en vue de promouvoir la recherche, l’exploitation et la transformation des richesses du sous-sol. La «prospective» porte sur l’or, le platine, l’uranium, le thorium, le lithium, la bauxite, les phosphates, le cuivre, le fer, le manganèse, etc. Des carrières de marbre sont déjà exploitées. Des forages de pétrole ont été entrepris, notamment au nord- est de Gao.

La Pêche: C’est une des richesses très réelles du Mali (50 000 tonnes de poissons frais). Les principales régions de pèche: Mopti: 25 000 tonnes. Ségou: 15000 tonnes Gao: 8500 tonnes. Le poisson séché est, avec l’arachide, le coton et le bétail, un département important de l’exportation.

Les grands équipements Barrages: Au nombre de trois. Électricité: puissance installée: 15 425 kW. Sept (07) centrales.

Les Routes: 12 000 km environ (nationales: 5 600 km: régionales: 1 660 km: locales 4 820 km). Les 2/3 du réseau routier sont praticables en toutes saisons.

Le Réseau fluvial: 1 750 km navigables sur le Niger pendant certaines époques de l’année. Le Sénégal est navigable à partir de Kayes, tout à l’ouest du pays.

Les Aéroports: L’aéroport de Bamako, de classe B, est utilisable pour les long-courriers: DC7, jets et Iliouchine 18. La compagnie Air-Mali assurait des services hebdomadaires sur la France, le Maroc et les principales capitales africaines. Autres aéroports: Ségou, Goundam, Gao, Tombouctou, Kayes, Nioro.

Les Chemins de fer: Toute la portion malienne du Dakar-Niger (ou Niger-Océan) prolongée au-delà de Bamako jusqu’à Koulikoro. Au total 645 km.

La Population: La population au 4/5 habite la partie occidentale, 1/10 dans les villes. Au nord, la population est nomade ou semi-nomade. Densité moyenne de la population: 3,7 au kilomètre carré. Villes: capitale, Bamako (150 000 habitants). Les autres villes principales étaient: Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou.

Les Races et religions: On ne dénombre pas moins de vingt-trois (23) ethnies différentes dont les noms, pour certaines d’entre elles du moins ont quelque célébrité: Bambara, Peulh, Touaregs, Toucouleurs, Dogons. Près d’un million et demi d’habitants étaient animistes. Tout aussi nombreux sont les musulmans. Une trentaine de mille environ étaient chrétiens.

Les Langues: De nombreuses langues ou dialectes spécifiquement le mandingue (2/3 de la population). On parle également l’arabe. Le français est la langue officielle.

Les Moyens d’expression: Radio.

Organisme d’État, Radio-Mali possédait une dizaine d’émetteurs. Radio-Mali émettait en français, en anglais, et dans plusieurs langues régionales, bambara, peul, etc. De nombreux postes récepteurs d’écoute collective existaient dans les lieux publics et les écoles.

Presse «L’Essor»: Édition quotidienne hebdomadaire. C’est l’organe de l’Union soudanaise. Bulletin quotidien de l’Agence nationale d’information du Mali (ANIM). Bulletins mensuels du Plan du Tourisme. Bulletin de liaison de l’Office du Niger (Ségou).

L’Emploi: Le nombre de salariés était d’environ 18 800, soit un pourcentage très faible de la population active, celle-ci étant estimée à 2 300 000 individus. La répartition des salaires, selon les secteurs, fait apparaitre que 32% d’entre eux étaient versés dans le secteur public, 19% dans le commerce et la banque, 15% dans le bâtiment et les travaux publics, 11% dans l’agriculture, 10% dans les transports, 9% dans l’industrie, le reste étant réparti entre les professions libérales et la domesticité. En raison des trois facteurs mentionnés: forte pression démographique, population jeune, croissance rapide des villes, un problème de sous-emploi se pose au Mali, en particulier dans les centres urbains.

L’Éducation: Au Mali, la question de l’enseignement a été marquée aussitôt après l’indépendance par une réforme d’envergure: la coupure primaire-secondaire a été abolie par la création de l’école fondamentale groupant l’ancienne école primaire et le premier cycle du secondaire. Une grande place a été réservée, en outre aux travaux pratiques. 16% du budget étaient consacrés à l’éducation. Le taux de scolarité est passé de 8 à 11,5%. Cycle fondamental: 700 écoles Cycle secondaire et technique: seize (16) écoles. Enseignement supérieur: École nationale d’administration (ENA); École de médecine. Nombreux étudiants à l’étranger (Afrique, Europe, ex-URSS. Il existait plusieurs Centres de recherches scientifique: fondamentale, médicale, agronomique.

En 1960, le taux de scolarisation (calcul UNESCO) était encore très faible: 10%, et l’analphabétisme atteignait 95% de la population totale. La même année, le Mali disposait en moyenne de quarante et un (41) maîtres pour 100 000 habitants. Un effort tout particulier a donc été entrepris dans ce domaine et pour 1963, le nombre d’élèves de l’enseignement primaire était en augmentation de 80% par rapport à 1962.

Le Plan prévoyait par ailleurs la construction d’un nouveau lycée d’une capacité de 1 200 élèves dont 900 internes. Parallèlement, la réforme des programmes devait permettre un enseignement mieux adapté. L’École nationale d’administration du Mali assurait la formation de cadres supérieurs et de hauts fonctionnaires.

<strong>Source: Documents rassemblés par la Rédaction</strong>

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<title>Défi sécuritaire au Sahel : Quand le chômage des jeunes alimente le terrorisme</title>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 09:18:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’absence d’emplois qui provoque le chômage massif des jeunes au Sahel central devient une aubaine pour les groupes terroristes qui les embrigadent pour moins de 80 euros (50.000) Francs CFA.</strong>

À trop retarder la prise en charge effective de la délicate question de la création d’emplois pour les jeunes en Afrique, on pourrait se retrouver avec une situation totalement hors de contrôle. Plus qu’ailleurs sur le continent, c’est au Sahel central (Burkina Faso, Mali, Niger) que ce défi se pose avec la plus grande acuité.

En effet, l’employabilité des jeunes fait partie autant du problème que de la solution à la crise multiforme et endémique que connaissent les États sahéliens, y compris le Tchad et la Mauritanie. Chaque année, environ 235000 jeunes Maliens arrivent sur le marché de l’emploi dans un pays où la plus de la moitié des 23 millions d’habitants a moins de vingt-quatre (24) ans. L’équation est tout aussi compliqué dans les autres États de la région.

<strong>La fin de l’État-providence</strong>

Alors qu’on entrait jusqu’au tournant des années 80 à l’école avec l’assurance d’en sortir pour devenir agent de l’État, les fonctions publiques ne peuvent désormais plus recruter. Dans de nombreux pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le ratio de 35% des recettes fiscales consacrées la masse salariale a été largement dépassé. Comme pour ne rien arranger, le secteur privé, largement dominé par l’informel, ne crée pas autant d’emplois pour les jeunes pour constituer une vraie alternative à l’arrêt des recrutements par l’État. Dans les structures de type informel, on offre un emploi à un jeune non pas parce qu’il est compétent, mais plus souvent parce qu’on le connaît ou on connaît quelqu’un qui le connaît. Outre la fin de l’État-providence qui garantissait les études et la carrière de fonctionnaire et l’absence d’opportunités dans le secteur privé, les effets du changement climatique sont devenus un facteur aggravant du chômage des jeunes au Sahel.

Au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, en Mauritanie et ailleurs dans le Sahel, les perturbations climatiques ont fait perdre à l’agriculture, y compris l’élevage, sa capacité à créer des emplois et des revenus dans le milieu rural alors même que ce secteur représente dans certains États de la région 40% du produit intérieur brut (PIB) et 58% d’emplois directs et indirects dans la population active. Résultat, les groupes djihadistes qui écument le Sahel n’ont aucune peine à faire «<strong>des offres d’emplois</strong>» qui prospèrent auprès de la jeunesse.

<strong>Changer de paradigme</strong>

Il ne fait désormais plus aucun doute que la crise sécuritaire actuelle au Sahel ne connaitra pas de solution, si on s’en tient à la seule réponse sécuritaire et militaire. Et cette conviction repose sur des faits et des chiffres.

Entre 2010 et 2018, les dépenses liées à la défense et à la sécurité ont connu une progression de 127% dans les cinq pays de l’ancien G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), passant de près de 457 milliards de FCFA à environ 1037 milliards par an. Sans que cette explosion ait apporté une amélioration équivalente de la situation sécuritaire.

En 2025, s’offre une formidable occasion de changer totalement de paradigme dans la prise en charge du défi sécuritaire, en mettant en œuvre une réponse holistique qui passe par un sursaut dans la création d’emploi pour les jeunes.

Tirant les enseignements de l’échec de la stratégie du tout militaire et sécuritaire, qui ne prospère pas même après l’arrivée des militaires au pouvoir au Burkina Faso, au Mali et au Niger, des États de la sous-région menacés à leur tour par la menace terroriste s’orientent vers une approche qui inclut l’agenda de la création d’emplois pour les jeunes.

Après la Côte d’Ivoire, le Togo a poussé plus loin cette voie en associant le préventif avec la création du Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV); le développement à travers le Plan d’urgence pour les régions des savanes (PURS) et l’opérationnel avec l’opération militaire Koundjoaré lancée dès 2018 par le président Faure Gnassingbé.

<strong>Un plan Marshall pour le Sahel</strong>

Il faut aller bien au-delà pour envisager un véritable plan Marshall pour la création d’emplois pour les jeunes. Dans le contexte actuel de la crise au Sahel et de sa progression, les solutions cosmétiques qui consistent en la création des ministères de la jeunesse et de l’entreprenariat des jeunes ne suffisent plus. La situation et l’immensité du défi appellent des solutions beaucoup plus fortes.

Les jeunes sahéliens ne peuvent plus se satisfaire des discours de commisération des politiques. Ce dont ils ont besoin, c’est, par exemple, bénéficier de l’accès aux crédits qui reste encore un luxe pour eux au regard des conditionnalités toujours difficiles à satisfaire et du taux de remboursement aux frontières de celui de l’usurier. Ce dont ils ont besoin, ce n’est pas tant de s’apitoyer sur leur sort, mais de bénéficier du renforcement des capacités et d’accompagnement dans la création d’entreprises.

À supposer même qu’on le prenne, ce virage ne sera d’une grande efficacité que s’il était complété par une réforme du système éducatif qui favorise la montée en puissance de l’enseignement professionnel et technique par rapport à l’enseignement général. Il reste toujours plus difficile de trouver un électricien, un plombier ou mécanicien à Bamako, N’Djamena, Niamey ou Nouakchott qu’un titulaire d’un master en droit, en géographie ou en lettres modernes. Cette révolution ne peut plus attendre et ne plus être reportée.

La résolution de la crise sécuritaire au Sahel passera par le développement en particulier la création d’emplois pour les jeunes ou ne passera pas.

<strong>Seidik ABBA</strong>

<strong>NB: le titre est de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gouvernance au Mali : Une population menacée par la famine</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/gouvernance-au-mali-une-population-menacee-par-la-famine-3108170.html</link>
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<description><![CDATA[ Bamako avec ses trois (03) millions d’habitants est composée de plus de 90% de ruraux. La densité est extrêmement variable, passant de quatre-vingt-dix (90) habitants dans le delta central nigérien, à moins de cinq (05) habitants dans le nord du pays. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Jan 2025 09:41:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de 60% des Maliens ont moins de vingt (20) ans et l’espérance de vie à la naissance était, en 1998 de quarante-huit (48) ans. La sécheresse persistante a entrainé d’importants mouvements des populations, les uns vers les villes, les autres à destination de l’étranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La principale ville est la capitale Bamako avec environ trois (03) millions d’âmes, Centre commercial actif, poumon économique, plus de 2 000 marchés journaliers, animés par les ruraux. La capitale s’est bien développée et s’étend sur plus de 60 km d’ouest en est et du nord au sud. Actuellement le manque de logements disponibles se fait sentir cruellement. Du coup des quartiers spontanés ont poussé partout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des menaces planent sur ce vaste, ancien grenier de l’Afrique de l’Ouest</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Mali compte un district, vingt (20) régions, cent cinquante-six (156) cercles, quatre cent soixante-six (466) arrondissements, huit cent dix-neuf (819) communes et 12 712 villages et trente-huit (38) villes. Quatre (04) menaces planent sur ce vaste, ancien grenier de l’Afrique de l’Ouest: un islam radical, favoritisme ethnique, une insécurité permanente et la famine pour une population estimée à 23 millions d’habitants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La zone soudanaise qui représente près de la moitié de la superficie totale du Mali est le pays des cultures par excellence, les mils, sorgho sont à la base de l’alimentation et le riz qui prend une place de plus en plus importante et cultivé particulièrement dans le delta central nigérien entre Ségou et Tombouctou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Importé en grande quantité pour la consommation des Maliens. Viennent ensuite le fonio, le manioc, le maïs, les pois souterrains, diverses variétés de haricot, le blé le long du fleuve Niger de Niafounké à Ansongo et au lac Faguibine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pommes de terre, légumes sont cultivées autour des grandes villes et des vergers se créent partout. On entend très souvent dire par nos experts en statistique que le Mali est un pays à vocation agro-pastorale. Mais il y a un hic derrière cette belle phrase. Bien que l’agriculture occupe une place primordiale dans la vie de la Nation, la part des cultures destinées à une valorisation industrielle est très faible, tant par la superficie qui leur est consacrée que par la masse des revenus qu’elles dégagent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre agriculture s’exerce dans des conditions naturelles difficiles. On apprend toujours auprès des experts que le secteur agricole du Mali occupe 80% de la population et contribue pour 36% au Produit intérieur brut (PIB) contre 22% et 42% respectivement aux secteurs secondaire et tertiaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Grenier potentiel du Sahel»; l’Office du Niger, depuis sa création présente un potentiel irrigable d’environ 1,5 million de terres avec un objectif d’aménagement de 960 000 hectares en cinquante (50) ans. De nos jours, après quatre-vingt-douze (92) ans d’existence, l’Office du Niger ne dispose que de 82 000 hectares en terme de superficies aménagées et exploitées, soit environ un douzième de l’objectif initial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les experts reviennent en force avec la Loi d’orientation agricole (LOA) comme boussole pour les paysans. La LOA avait pour objectif de transformer radicalement les conditions de vie et de production dans le secteur agricole à partir d’une loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Conditions précaires du paysan malien</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les techniques de l’agriculture vivrière sont vétustes. Faute d’engrais l’agriculture vivrière est au ralenti, la reconstitution des sols est basée sur une longue période de jachère dont la durée tend à diminuer aujourd’hui par suite de la pression démographique. On estime que les superficies en jachère sont cinq à six fois supérieures à celles des terres cultivées (les terres des fermes d’État de M’Pessoba, Samanko et Samé, ont subi la spéculation foncière). À la fin de la saison sèche, le paysan procède au défrichement de nouvelles parcelles. Les labours à la houe sont fréquemment réalisés collectivement par le groupe villageois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les semailles suivent immédiatement la première pluie; plusieurs sarclages sont nécessaires pour assurer une bonne récolte. Tous ces travaux doivent être accomplis en un temps très court correspondant à la saison des pluies qui se contracte du sud au nord: cinq (05) mois dans la région de Sikasso, trois (03) mois dans la région de Mopti, et deux (02) mois dans les régions de Tombouctou et Gao.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Actuellement nous assistons à une baisse de la pluviométrie et une mauvaise répartition des pluies. Or beaucoup de villages ne disposent pas de cuvettes naturelles pour accumuler les eaux de ruissellement lors de la saison de pluies (sauf à l’Office du Niger). Cette dépendance de l’agriculture par rapport aux conditions climatiques et météorologiques n’autorise aucune planification et explique les catastrophes alimentaires des années de sécheresse durant lesquelles deux (02) voire trois (03) semis sont réalisés avant qu’une pluie tombe pour sa germination.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La famine et l’insécurité alimentaire</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La géopolitique des catastrophes humaines peut-être illustrée par la famine. Les causes sont les effets des conflits, la mauvaise gestion, la concentration démographique et l’instrumentalisation de l’aide alimentaire. La moitié des crises alimentaires est due aux conflits civils, aux déplacés et réfugiés. Les statistiques sur la ville de Bamako sont souvent erronées mais le constat est là.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Beaucoup de déplacés des conflits, les exodes ruraux. Comment nourrir toutes ces personnes face à une pauvreté indicible ? La froide inhumanité des peuples en proie extermine des nations entières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il revient à l’État de donner à manger à son peuple qui a faim. La nourriture n’est plus disponible dans beaucoup de familles pour raison de pauvreté. Rares sont les Maliens qui mangent les trois (03) repas par jour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Safounè KOUMBA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Éditorial :  «L’Inter de Bamako» souffle ses 20 bougies</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-linter-de-bamako-souffle-ses-20-bougies-3088964.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 07:49:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sur les soixante-quatre (64) ans de souveraineté nationale, votre hebdomadaire a vingt (20) ans, ce qui signifie que L’Inter De Bamako est un acteur clé de la démocratie malienne qui a trente-deux (32) ans. Durant vingt (20) ans, l’équipe rédactionnelle du journal a dénoncé les tares de la gouvernance, analysé les décisions prises, critiqué et proposé des solutions. Parfois, nous avons sonné le tocsin concernant le système de gouvernance.

Le Mali est un pays atypique en matière de gouvernance ? Depuis le coup de 1968, notre pays est dans système qui change d’hommes, mais n’a jamais changé de système de gouvernance caractérisé par le népotisme et le clientélisme. Cela fait cinquante-six (56) ans que les différents régimes ou présidents qui se succèdent au pouvoir ne font que copier le vieux système de gouvernance légué par le Comité militaire de libération nationale (CMLN). Or, il existe dans notre pays une insolente, une incroyable stabilité politique qui confine à l’ennui.

Chercher les raisons de cette instabilité renvoie à la lecture de l’histoire politique du Mali, mais aussi à l’ambition des chefs de partis qui restent en stand-by sur leur starting-block en attendant leur heure. Quand on connaît notre pays et la limite de ses ressources, on saisit très bien les raisons pour lesquelles les dirigeants de l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA) ne voulaient pas d’un système de développement qui laisserait une catégorie de citoyens organiser l’exploitation des autres. Deux (02) raisons étaient à l’origine de leur optimisme renaissant la lucidité et l’honnêteté dont ils bénéficiaient auprès de la population. L’équipe dirigeante de l’US-RDA a donné des gages dans la recherche des moyens susceptibles de redresser la situation économique du pays.

Cinquante-six (56) ans après (1968-2024), la situation du pays est très difficile et complexe à tous les niveaux. Surtout, sur les plans politique et économique et le reste ne peut que suivre. Le fanatisme et la corruption font que l’intérêt national de la nation et l’avenir du Mali ne préoccupent personne. Chaque homme politique ou chef militaire tend absolument à se servir et à servir sa base ou les intérêts des «siens». Il me semble que nous évoluons vers une catastrophe.

La racine d’une mauvaise gouvernance est la corruption et ses ramifications: malversations financières, détournements de deniers publics. cinquante-six (56) après la chute du père de l’indépendance (Modibo Keïta), la corruption a ruiné tous les régimes successifs. Et ces régimes sont appelés par les économistes des régimes de «kleptocrates». Le détournement de fonds publics n’est plus l’exception. L’État est affaibli par des pratiques, retirer à l’État ses prérogatives et ses biens, pour ensuite tout privatiser.

Désétatiser le gouvernement. Lorsque dans un État souverain, on privatise l’éducation nationale, la santé, le commerce, on accorde des exonérations à la pelle mêle aux opérateurs économiques, tout en sachant que à Bamako et ailleurs à l’intérieur du pays que c’est le secteur formel qui alimente le secteur informel.

Aussi, les importations dépassent les exportations. On importe tout. C’est un échec économique ? La réalité du pouvoir est entre les mains des princes du jour. Les finances publiques et celles des princes se confondent. La rumeur publique assure que la transition de 2012 était le régime d’exception le plus corrompu, ponctué de morcellement de titres fonciers déjà existant et de détournement de fonds publics (effort de guerre). Tout ceux-ci ont été rendus possible par la faiblesse de l’État, à l’absence d’un sentiment national et à la précarité des régimes politiques qui accélèrent les phénomènes de corruption. Ces pratiques ou phénomènes ont donné naissance à des fonctionnaires milliardaires qui sont une menace pour la démocratie.

À cet effet, les murmures de Bamako attestent que la fortune personnelle d’un officier militaire et ses biens immobiliers dépassent ceux de l’État. Récemment, ce sont les rapports du Bureau du Vérificateur général (BVG) et de l’Office central de Lutte contre l'Enrichissement illicite qui défraient la chronique pour une période très récente (2019-2023). 80 milliards de francs CFA de manque à gagner pour l’État. Que diantre !

L’horizon 2025 dresse un tableau assez sombre, avec un contexte de marasme économique, d’instabilité politique d’agitation sociale marqué par la montée de l’incivisme des populations, la corruption prononcée de l’administration, l’exacerbation des revendications corporatistes, la prolifération des partis politiques et des mouvements autour de personnalités préoccupées par leur propres intérêts, le laisser aller généralisé si ce n’est déjà pas commencé avec des porteurs d’uniforme qui foulent au pied les décisions de justice ou encore une justice sélective.

Un autre scénario est possible, une situation beaucoup plus catastrophique caractérisée par la régression économique, la baisse de l’aide au développement, la dégradation accrue de l’environnement, la montée du chômage, la généralisation de la pauvreté et de la mendicité.

Cinquante (50) ans après la chute du régime de l’US-RDA, le Mali cherche désespérément un président honnête, lucide et bâtisseur comme Modibo Keïta. Notre pays, situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest, est un pays de vieille civilisation. Il a été successivement le berceau des empires médiaux du Soudan occidental, des royaumes bambaras de Ségou et du Kaarta. Le Mali occupe une place centrale, qui constitue à la fois un avantage stratégique et géopolitique. Nous sommes confrontés à des défis majeurs à relever: la démographie et l’urbanisation galopante, la paupérisation de sa population, la force de notre jeunesse insolente et consommatrice.

Je remercie vivement tous nos lectrices, lecteurs et partenaires qui continuent de croire à notre organe de presse. Sans vous, <em>L’Inter de Bamako</em> ne serait pas en vie. Nous existons grâce à vous. Nos vœux de bonne et heureuse année 2025.

Je ne saurais terminer ces lignes sans faire un clin d’œil à mon frère, Camarade, Dr Oumar Mariko. Je lui dédie ces citations:

<strong>«Il n’y a pas de pays pauvre, il n’y a qu’un système qui n’a pas réussi à gérer les ressources du pays». </strong>

<strong>«Si vous voulez conquérir un peuple, faites- en un faux ennemi que vous, puis soyez leur sauveur».</strong>

<strong>Amy SANOGO</strong>

<strong>ANNIVERSAIRE DE «L’INTER DE BAMAKO»</strong>

<strong>Ce que pensent les Maliens</strong>

<strong>À l’occasion de son 20<sup>ème</sup> anniversaire, votre hebdomadaire «L’Inter de Bamako» a donné la parole aux Maliens pour qu’ils jugent son parcours sur l’espace médiatique malien. Lisez les différents réactions.</strong>

<strong> </strong><strong>Freddy Matar Sylla, Directeur de la publication "Mindiss": «L’Inter de Bamako demeure un allié indéfectible de la vérité et de la démocratie, face à toutes les formes d’adversité !»</strong>

<em>«L'Inter de Bamako</em>, en deux (02) décennies, est un témoin privilégié de l’histoire du Mali.

Le journal incarne un esprit fait de constance, de liberté, d’engagement, de courage, de respect de la différence et de promotion des idées. Sous l'impulsion de sa fondatrice et Directrice de la publication, Amy Sanogo, "<strong>La dame de fer</strong>", ainsi surnommée par ses confrères, a pu mettre en place une rédaction, où tous ses collaborateurs sont mus par une obligation d’informer juste et vrai, quoi que cela en coûte.

<em>L'Inter de Bamako</em> a abordé tous les changements majeurs de notre pays, éclairé la lanterne sur beaucoup de sujets d’intérêt, donné la parole à tous les pans de notre société et porté une certaine idée du Mali partout. C’est un titre qui s’est fait un allié indéfectible de la vérité et de la démocratie, face à toutes les formes d’adversité. C’est un journal qui n’a cessé de lutter pour un mieux-être et une meilleure construction nationale.

Aussi, faut-il admettre que Amy et son rédacteur en chef, l'incontournable Yoro Sow, ont réussi le pari de tirer les choses vers le haut pour renforcer l’offre médiatique avec un journal de qualité, devenu un journal de référence au Mali et en Afrique. Je ne peux que saluer le parcours et louer l’ensemble des personnes qui ont contribué à faire de ce journal ce qu’il est. Le chemin a pu être éprouvant, mais on ne peut qu’être fier de le voir bien haut et constant dans son esprit de départ.

Après le millier d'éditions publiées et vingt ans à s'acquitter de leurs engagements initiaux auprès des lecteurs, je ne saurais ne pas revenir sur ce qui fait la spécificité de cet hebdomadaire et ce qui fait cet esprit qui, malgré le temps, leur permet d’être toujours debout, en tant que témoin fidèle de l’actualité et de l’histoire du Mali, au jour le jour.

Les procès d’intention, les a priori et les calomnies ne peuvent pas manquer quand on choisit cette voie de la vérité et d’un journalisme objectif basé sur les faits, avec un commentaire fait de lucidité et sans complaisance. Tous ceux qui sont passés ou évoluent présentement dans la rédaction de <em>L'Inter de Bamako</em> peuvent témoigner de cet esprit de liberté et de démocratie à l’interne, et que traduit bien la liberté de ton de leurs articles.

Mes respects et considération à ce mastodonte de la presse malienne et à toutes ses sommités qui l'animent».

<strong>Ousmane Dao, président ASSEP:</strong> «<strong>La ligne éditoriale de L’Inter de Bamako est l'expression de convictions bien assumées»</strong>

<strong> </strong><strong>«</strong>Le journal <em>L'Inter de Bamako</em> est sans doute des plus réguliers et assidus au traitement judicieux de l'information. Derrière ses vingt (20) ans, il est loisible de trouver une précieuse contribution à une saine information des citoyens maliens. Sa ligne est, de manière évidente, l'expression de convictions bien assumées. En cela, <em>L'Inter de Bamako</em> est loin d'être un journal de plus comme on peut aisément entendre par ces temps qui courent, marqués par une floraison de titres sans forcément apporter une valeur ajoutée.

La présence <em>de L'Inter de Bamako</em> dans le paysage médiatique malien est à saluer et encourager. Derrière ce remarquable travail, il y a des hommes et surtout une femme dont l'engagement pour la qualité, une presse respectable participant à l'édifice du Mali, est entier.

Joyeux anniversaire à <em>L'Inter de Bamako</em>. Vous faites la fierté de la presse nationale».<strong> </strong>

<strong>Mamadou Diawara, ancien député RPM de Nioro du Sahel: «Le journal a su s'adapter à l'ère du temps en résistant à tous les chocs surtout sur le plan politique»</strong>

<strong>«Bonjour,</strong>

À l'occasion du 20<sup>ème</sup> anniversaire de l’hebdomadaire <em>L'Inter de Bamako,</em> permettez-moi de souhaiter joyeux anniversaire à tous ceux qui inlassablement nous livrent des informations tous les jours.

De sa création à ce jour, <em>L'Inter de Bamako</em> s'est imposé comme un acteur majeur de la démocratie au Mali, tout en contribuant à la consolidation de la paix et à la cohésion sociale.

Le journal a su s'adapter à l'ère du temps en résistant à tous les chocs surtout sur le plan politique. Il faut noter aussi que cet hebdomadaire est un témoin privilégié de l'histoire démocratique du Mali. Nous lui souhaitons bon vent et bonne continuation».

<strong> </strong><strong>Dr Soumana Sako, ancien Premier ministre</strong>

«Je souhaite un heureux vingtième anniversaire à <em>L'Inter de Bamako</em>. Bonne continuation du bon travail que votre hebdomadaire fait sur la scène médiatique, nonobstant les multiples défis liés à l'environnement (le challenge existentiel posé par le numérique, la crise énergétique, l'aversion du Malien moyen face à la lecture et son inclinaison pour ainsi dire atavique en faveur de l'oralité et du colportage de "<strong>rumeurs</strong>" sans vérification préalable et sans esprit critique, etc.».

<strong>Adama Dramé, Directeur de publication de</strong> «<strong>Le Sphinx»: «Tant qu'il y a des Maliens qui veulent être au courant des réalités de leur pays, L’Inter de Bamako vivra»</strong>

<em>«L'Inter de Bamako</em> souffle ses vingt (20) bougies cette année. Ce n'est pas une surprise pour moi, puisque je connais depuis des lustres sa directrice de publication, ma consœur Ami Sanogo, pour son sérieux, sa combativité, la fiabilité de ses sources et surtout ses qualités morales. D'ailleurs, c'est le cas de tous ceux qui composent la Rédaction de ce journal. Je savais que <em>L'Inter de Bamako</em> allait se faire un fidèle lectorat grâce à sa ligne éditoriale qui n'a pas changé durant ces vingt (20) longues années.

Tenir autant est une prouesse surtout au Mali où les pouvoirs publics font tout pour détruire les journaux avec malheureusement parfois le concours de certains confrères. Tant qu'il y a des Maliens qui veulent être au courant des réalités de leur pays, L'INTER DE BAMAKO vivra. Ceci malgré les écueils, les chausse-trapes et les énormes difficultés que traverse la presse malienne de nos jours !»

<strong>Abdou Karim Dramé, Journaliste analyste des Enjeux et innovations du développement durable, Chercheur sur les Stratégies de Croissance Accélérées. Bamako-Mali: «</strong><strong>Hommage à un grand journal </strong><strong><em>L’Inter de Bamako,</em></strong> <strong>un regard différent sur le Mali»</strong>

<em>«L’Inter de Bamako</em> ambitionne de faire vivre un journalisme affranchi de tout pouvoir et de toute pression. Critique et rigoureux, il est destiné aux personnes qui souhaitent mieux comprendre le Mali mais aussi le changer.

Ma première lettre d'opinion dans Le journal<em> «</em><strong>L’Inter de Bamako</strong><em>»</em> fut publiée en août 2005.

Après toutes ces années de collaboration, grâce à la très grande générosité d’Amy Sanogo, qui accepte de publier régulièrement mes textes, j'ai dû ralentir le rythme, mes activités en tant que bénévole exigeant de ma part une présence de plus en plus nécessaire. J'ai donc décidé de laisser la chance à d'autres «<strong>journalistes en herbe</strong>» d'avoir le plaisir de faire part de leurs opinions concernant divers sujets d'actualité.

C’est très jeune que j'ai eu l'honneur de faire la connaissance de celui qui a comme fonction de choisir les lettres ouvertes et les tribunes qui seraient publiées dans le journal.

En effet, nous avons tous grandi dans le même quartier, Korofina-Nord. Je m’en vais vous dire très vite, le Directeur de publication de <em>L’Inter de Bamako</em> s’imposait déjà très jeune par son sérieux, le respect et l’admiration. Tous ses camarades d’âge avaient peur de cette demoiselle au caractère bien trempé.

Pour preuve, au début de notre collaboration, elle exigeait que je sois présent, le jour de bouclage pour corriger mes textes.

Je lui avais alors fait part qu'avant d'envoyer un texte, je passais plusieurs heures à le fignoler, corriger d'éventuelles fautes d'orthographe et surtout, couper dans ce qui s'avérait le moins important, sachant fort bien que si j'omettais de le faire, le message se perdrait dans des détails futiles. Amy Sanogo m'avait alors dit que j'avais une «<strong>belle plume</strong>», et que c'était la raison pour laquelle elle publiait plusieurs de mes écrits.

Aujourd'hui, j'aimerais vous rendre hommage, Sister Mimi, (c’est comme cela que je l’appelle) car durant deux (02) décennie, vous avez pu maintenir à vie, un journal dans un pays devenu le cimetière de la Presse.

Cette longévité se nourrit dans la qualité des textes publiés.

En effet, les journalistes qui travaillent sont très expérimentés avec de longues années de pratiques. Les collaborateurs extérieurs sont aussi experts dans leurs domaines d’innervations.

La ligne éditoriale de <em>L’Inter de Bamako</em> est associée au patriotisme ouvert sur l’internationalisme et à la critique de la gabegie économique publiant «<strong>autant de journalistes que d'universitaires, d'écrivains et de chercheurs</strong>».

Porteur d'une manière de voir singulière et rigoureuse, que confortent ses nombreux collaborateurs, <em>L’Inter de Bamako</em> est un journal de référence de tous ceux qui veulent comprendre le Mali, mais le changer également.

Vivement à tes 120 ans dans la dignité ni soumis, ni docile, mais toujours respectueux des valeurs humaines et sociétales».

<strong> </strong><strong>Yacouba Aliou, Enseignant-Chercheur:</strong> <strong>«L'Inter de Bamako est un journal très engagé»</strong>

«Le journal, <em>L'Inter de Bamako</em> est un journal très engagé. Il y a plus de treize ans que je le lis.

Je le souhaite une bonne route pour la bonne information au service des lecteurs maliens et du monde africain».

<strong>Siaka Z. Traoré, Journaliste: «L’Inter de Bamako, de mon point de vue, étanche ma soif d’une presse de gauche dans notre pays</strong>»

<strong> </strong><strong>«</strong>Ce que je retiens des vingt (20) ans du Journal <em>L’Inter de Bamako</em>.

Avant tout propos, je souhaite au personnel de <em>L’Inter de Bamako</em> joyeux anniversaire. Comme on aime à le dire en langue bamanakan: <strong><em>L’Inter de Bamako, i san bè san bè, Allah ka san tiaama yira an na</em></strong><em>.</em>

Pour dire que 20 ans dans la vie d’un être humain c’est important à fortiori pour un organe de presse. Et, vingt (20) ans, ça doit effectivement se célébrer. Merci de rappeler à nous qui sommes vos lecteurs que votre Canard a vingt (20) ans d’existence.

<em>L’Inter de Bamako</em>, de mon point de vue, étanche ma soif d’une presse de gauche dans notre pays. À chaque fois que je le lis les lundis, parce que je vais moi-même au kiosque, je retrouve, j’allais dire, cette version de la presse «<strong>altermondialiste</strong>».

Pour la simple raison que les articles que je lis me rappellent le combat de la gauche malienne depuis des décennies. Tenez bon, chère consœur, M<sup>me</sup> la Directrice Amy Sanogo et votre équipe».

<strong>Chiaka Doumbia, Directeur de publication de «Le Challenger</strong><em>»:</em><strong> «L’Inter de Bamako a résisté aux assauts verbaux de feu Me Alou Diarra au tribunal de la commune au cours du procès intenté contre la Directrice de publication de L’Inter de Bamako et son rédacteur en chef, Yoro Sow le Pr Dioncounda Traoré, Président de l’ADEMA de l’époque»</strong>

Trois (03) mots me viennent à l’esprit pour commenter les vingt (20) ans d’existence de l’hebdomadaire <em>«</em><strong>L’Inter de Bamako</strong><em>»</em> dans le paysage médiatique: Constance, Détermination et Engagement. Pendant vingt (20) ans, le journal est observé une certaine constance dans la ligne éditoriale. <em>L’Inter de Bamako</em> a relevé le défi de la régularité dans un pays où les titres se créent et disparaissent à la vitesse d’un éclair. Je rends un vibrant hommage à la Directrice de publication, M<sup>me</sup> Amy Sanogo et son équipe de rédaction. M<sup>me</sup> Amy Sanogo est l’une des rares femmes à tenir un journal d’informations générales dans un environnement médiatique en pleine mutation avec des femmes qui préfèrent la radio ou la télévision.

Le courage et la ténacité de la grande sœur Amy et son équipe constituent une source de motivation et d’inspiration. Personnellement, j’ai mesuré ce courage et cette ténacité en 2006 si ma mémoire est bonne au cours du procès intenté contre la Directrice de publication de <em>L’Inter de Bamako</em> et son Rédacteur en chef, Yoro Sow par le Pr Dioncounda Traoré, Président de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-PASJ) de l’époque.

Défendue par Me Amadou Tiouélé Diarra, l’équipe de <em>«</em><strong>L’Inter de Bamako</strong><em>»</em> a résisté aux assauts verbaux de feu Me Alou Diarra au Tribunal de première instance de la commune III du district de Bamako. Mon patron Amadou Beïdy Haïdara m’avait envoyé pour couvrir cette audience présidée par M<sup>me</sup> Diahara Coulibaly, vice-président du Tribunal à l’époque.

Pendant vingt (20) ans, <em>L’Inter de Bamako</em> a joué sa partition dans la promotion des idéaux de paix et de démocratie. <em>L’Inter de Bamako</em> pour les prochaines années doit jouer un grand rôle dans la défense de la démocratie. C’est un défi commun pour l’ensemble de la presse malienne. Il s’agit pour nous d’amener les citoyens à faire le distinguo entre la démocratie et les mauvaises conduites d’une certaine élite dirigeante. Je profite de cette tribune pour interpeller l’ensemble de la presse face aux menaces qui pèsent la démocratie acquise de haute lutte par nos illustres devanciers.

J’encourage l’équipe de <em>L’Inter de Bamako</em>. Je formule le vœu ardent que <em>L’Inter de Bamako</em> continue à nous édifier dans un Mali démocratique.

<strong>Joyeux anniversaire au journal</strong>».

<strong>Nouhoum Keïta, Journaliste, Analyste politique: «L’Inter de Bamako, un journal de combat fidèle à sa ligne, à son identité, intransigeant sur les principes et profondément attaché à la liberté»</strong>

«À l’occasion du 20<sup>ème</sup> anniversaire du journal, je voudrais saluer son immense contribution au débat démocratique dans notre pays. C’est un journal de combat qui a toujours été fidèle à sa ligne, à son identité, intransigeant sur les principes, profondément attaché à la liberté chèrement conquise par notre peuple et ouvert à tous les courants de pensée politique, économique et social.

Le Mali se trouve à un tournant historique, où le rôle de la presse devient de plus en plus décisif. L’immense majorité des citoyens maliens exprime une demande accrue de participation à la vie politique, au débat démocratique, à la délibération politique et au contrôle citoyen.

C’est également un contexte de Transition politique, contexte extrêmement sensible, un risque permanent de désagrégation, d’émiettement voire d’atomisation de l’action collective politique et citoyenne résultant des problèmes de gouvernance interne ou des pressions, de manipulations (interne et externe) pouvant entraîner des conflits violents ou des radicalismes extrémistes et aveugles excluant tout compromis raisonnable, toute négociation et tout dialogue.

Dans ce contexte de double agression coloniale et terroriste, il y a une inflation et un manque général de fiabilité des informations dont le caractère pervers et dangereux peut déstabiliser, diviser, discréditer, accabler les institutions, les organisations et les personnes notamment à travers les fake-news, les diffamations, les attaques démagogiques et la diversion. Malheureusement, l’espace politique et médiatique est massivement envahi et dominé par des «<strong>nouveaux journalistes</strong>» ou «<strong>snipers</strong>» qui foulent au pied la déontologie professionnelle, auxquels s’ajoutent des «<strong>analystes</strong>» et «<em>experts</em>» autoproclamés, des «<strong>activistes</strong>», «<strong>blogueurs</strong>», «<strong>vidéastes</strong>», «<strong>animateurs</strong>» de <em>web radio</em> et de <em>web tv</em>, autres spécialistes mystificateurs.

Leur mission est de créer une situation de chaos informationnel et communicationnel propices pour maintenir les citoyens dans le brouillard, les divertir, les priver de repères solides, les empêcher d’acquérir une compréhension globale de la situation et une vision d’avenir claire et synthétique, en somme de se former leur propre opinion sur les sujets d'ordre collectif et national et de participer avec efficience au débat sur l’avenir du pays.

Dans ce contexte, le rôle du journal <em>L’Inter de Bamako</em> reste décisif. Bertolt Brecht le grand écrivain antifasciste et homme de théâtre allemand dans les années 1934 en Allemagne avait développé une idée géniale dans un célèbre essai circulant sous les manteaux intitulé «<strong>cinq (05) difficultés quand on écrit la vérité</strong>».

Dans cet essai, il voulait tout simplement dire que celui qui veut lutter contre le mensonge et écrire la vérité doit surmonter cinq (05) difficultés: la première, elle doit avoir le courage d’écrire la vérité, bien qu’elle soit opprimée; la deuxième; avoir l’intelligence de la reconnaitre, bien qu’elle soit tronquée; la troisième, avoir l’art de la rendre maniable comme une arme; la quatrième, avoir le jugement de la choisir et de la garder entre les mains de ceux qui la rendent efficace; la cinquième, c’est avoir la ruse de la communiquer à ceux qui sauront s’en servir.

Même si le contexte de l’Allemagne de cette époque est très différent du cas du Mali aujourd’hui, il faut dire que durant ces deux (02) décennies, la courageuse équipe de <em>L’Inter de Bamako</em> animée par l’infatigable et intrépide amazone Amy Sanogo, l’excellent concepteur et critique avisé Yoro Sow a fait sienne cet enseignement de Brecht. Et comme Bertolt Brecht<strong>, </strong><em>L’Inter de Bamako</em> n’a ni fusil, ni couteau pour lutter contre le mensonge. Mais il a sa plume et surtout, sa conviction et sa grande confiance dans l’avenir de notre pays. Ce sont les meilleures armes !

Le journal a imposé son style, son identité, sa vision, sa voix et compte dans l’espace médiatique de notre pays. Une prouesse qu’il faut saluer à un moment où les organes d’information ne reçoivent plus de soutiens de l’État et survivent au prix d’immenses sacrifices.

<em>L’Inter de Bamako</em> a le courage de parler la vérité, l’intelligence de la reconnaître, l’art de la rendre maniable comme une arme, de la garder entre les mains de ceux qui la rendront efficace…

Je souhaite vivement que <em>L’Inter de Bamako</em> continue à entretenir cette flamme, qu’il contribue à apporter la clarté en mettant en lumière les enjeux majeurs et les défis qui se posent à notre pays, à combattre sans concession les tares de la mauvaise gouvernance à prendre une part active à la remise sur les rails et à l’approfondissement de la démocratie confisquée et dévoyée par une poignée d’oligarques qui ont foulé aux pieds les principes démocratiques et républicains depuis plusieurs décennies.

<strong>Joyeux anniversaire et bon vent !»</strong>

<strong>Mariam dite Mama Diarra, Directrice de publication «Le Rossignol»: «L’Inter de Bamako s’impose comme une tribune incontournable dans le paysage médiatique malien</strong>»

«Depuis vingt (20) ans, <em>L’Inter de Bamako</em> s’impose comme une tribune incontournable dans le paysage médiatique malien. Ce journal, avec sa plume audacieuse et son engagement infaillible, a su faire écho aux préoccupations, aspirations et combats des citoyens. Mais ce qui distingue véritablement <em>L’Inter de Bamako</em>, c’est sa capacité unique à tendre le micro à ses confrères et à enrichir le débat. Journalistes, analystes et observateurs se croisent dans ses colonnes pour confronter leurs idées et éclairer l’opinion publique.

Dans un environnement où la pluralité des voix est essentielle, <em>L’Inter de Bamako</em> est ce pont qui relie les divergences et nourrit la démocratie. En vingt (20) ans, il n’a pas seulement raconté l’histoire, il en a été un acteur clé.

Puissions-nous, dans vingt (20) ans encore, célébrer un journal toujours aussi libre, pertinent et indispensable. Car, <em>L’Inter Bamako</em>, c’est bien plus qu’un média, c’est une voix pour tous».

<strong>Ousmane Diarra, Enseignant: «L’Inter de Bamako est un espoir pour le peuple malien pour connaître la vérité et d'être informé de manière indépendante»</strong>

<strong>«</strong>Le journal <em>L’Inter de Bamako</em> fait partie des journaux les plus crédibles du Mali. <em>L'Inter de Bamako</em> donne de la bonne information. Les infos rapportées sont claires et limpide. Les journalistes de <em>L'Inter</em> font preuve de beaucoup de professionnalismes dans le traitement des informations.

Le dernier numéro illustre bien ce cas. Car, rares sont les journaux qui peuvent critiquer sincèrement la gestion de la transition actuelle.

Le journal <em>L’Inter de Bamako</em> est un espoir pour le peuple malien pour connaître la vérité et d'être informé de manière indépendante.

Car, ce n’est pas un journal alimentaire. C'est vraiment la voix des Sans voix. Joyeux anniversaire».

<strong>Hawa dite Fily Sy Savané, Panafricaniste, Socialiste, Anti- capitaliste Anti-impérialiste et Internationaliste: «L’Inter de Bamako exercice ce noble métier sans relâche, malgré les difficultés qu'il a dû endurer durant ces 20 années»</strong>

«Le Journal, <em>L’Inter de Bamako</em>, aura ses vingt (20) ans en ce mois de décembre 2024.

La Presse est considérée comme le quatrième pouvoir, vu son importance d'informer et d'éclairer la population sur les différents sujets de la nation et au niveau international aussi. Un Peuple informé et éclairé est un Peuple averti. Ce journal, <em>L</em>’<em>Inter de Bamako</em> exercice ce noble métier sans relâche malgré les difficultés qu'il a dû endurer durant ces vingt (20) années, mérite une attention particulière de sa bravoure.

Je vous remercie de votre courage, vous souhaite un joyeux anniversaire, bon vent pour le reste. Qu’Allah vous bénisse».

<strong>Daouda Mécouba, Enseignant: «L’Inter de Bamako est un journal en perpétuelle opposition. Il faut qu'il soit un peu docile et propose des solutions concrètes et adoptées»</strong>

«Bonjour à toutes et tous.

Je suis un ami et grand lecteur du journal hebdomadaire <em>L’Inter de Bamako</em>.

En effet les vingt (20) ans du journal me donnent une opportunité de dire que <em>L'Inter de Bamako</em> est l'un des rares journaux à conserver sa ligne. C'est pour moi, le journal de la vérité, même si cela ne plaît toujours pas au détenteur du pouvoir.

Cependant, l'arbre ne doit pas cacher la forêt. Je note ici que <em>L’Inter de Bamako</em> est un journal en perpétuelle opposition. Il faut qu'il soit un peu docile et propose des solutions concrètes et adoptées.

En tout cas, jusqu'à présent, personne ne peut dire que ce journal change de ligne à cause de telle ou telle faveur. Donc, en un mot, il est incorruptible pour le moment. Vingt (20) ans, c'est vraiment une vie.

Vive <em>L'inter de Bamako</em> pour que vive un Mali Uni fort et véridique. Votre lecteur inconditionnel Daouda MÉCOUBA, enseignant».

<strong>Faraba Dembélé, Enseignant: «Joyeux anniversaire au journal L’Inter de Bamako»</strong>

Longue vie à toute l'équipe qui, durant des années, grâce à son courage et grâce à sa perspicacité, m'a toujours mis en haleine (avec vos différentes Rubriques) en me donnant le goût à la Lecture. Je détiens toute une archive des parutions de <em>L’Inter de Bamako</em>.

<strong>Dr Moussa Dassé Mariko, Cardiologue: «La tendance éditoriale a toujours été constante, résistante à l’usure du temps…»</strong>

Après le coup de fil de M. Yoro SOW sollicitant un avis sur le journal <em>L’Inter de Bamako </em>à l’occasion du 20<sup>ème</sup> anniversaire de sa parution en tant que lecteur assidu, une autre personne, aussi amateur des colonnes du journal intervient avec des mots clés qui je pense proviendraient d’un grand intellectuel en parlant de vision prospective, corroboré par le fait que depuis plus d’une vingtaine d’années, ce journal aurait parlé haut et fort de la mauvaise gouvernance financière, tant en sachant que l’édifice allait s’effondre. Tout en argumentant de la présence de milliardaires fonctionnaires ne portant pas l’exemple, ayant pignon sur rue, les cas de marchés de gré à gré dépourvus de toute moralité et orthodoxie et souvent octroyés à la tête du client, le bradage des biens de l’État, pour ensuite dire de la nécessité de renforcement des structures de contrôle pour minimiser les dérapages entre autres. Une liberté de parole censurée chez moi. Je m’excuse.

De mon avis, il serait dit que ‘‘<strong>Heureux, celui qui ignore tout des réalités qui assaillent la société</strong>’’. Diplômés de journalisme, d’histoire et géographie, de sociologie et de droit, tel serait la quintessence de l’équipe de <em>L’Inter de Bamako</em>. Un lecteur dont je serais, lecteur assidu depuis mon retour de Dakar, il y a de cela environ douze ans. Une boussole qui me permettrait une analyse impartiale sinon une conviction à la croisée des chemins entre <em>Les Échos</em> et <em>Info Matin</em>.

Pour dire que le journal ne serait pas innocent, tant par la qualité, la profondeur de la forme et le contenu des écrits avec toujours la conviction que la vraie arme de dissuasion massive au-delà des armes létales serait la qualité de l’expression, qu’elle soit parlée ou écrite, pour dire que le journal en serait une arme intellectuelle, au-delà des armes militaires, qui créerait plus de dissuasion chez l’adversaire hypocrite, coriace et brigand.

Votre journal se mesure à la citation de Albert Londres: ‘‘<em>Tremper la plume dans la plaie pour la manifestation de la vérité, même si elle fait mal</em>’’. Une mesure étrange de la tendance éditoriale, qui aurait toujours été constante, résistante à l’usure du temps, et tel serait la marque des grands qui se mesuraient toujours par le degré de conviction, qui je pense inflexible et inaltérable.

Malgré les difficultés du moment, de tout ordre, vous auriez mis le journal à l’abri d’une presse prédatrice ‘‘<em>qui détruirait toujours la cible, une cible désarmée et non outillée</em>’’, pour dire que <em>‘‘soyons toujours capable de retenue</em>’’, ce qui fait la marque des grands hommes, surtout que vous êtes lus et suivis à travers le monde.

Compte tenu de notre situation politico- sécuritaire, jusqu’à influencer le vocabulaire de ceux-là qui auraient la passion de nous suivre pour tel ou tel intérêt pour ne dire que la presse, la nôtre serait la voix du Mali, appelant à plus de qualité. Elle serait aussi d’une grande valeur éducative et sociale et sociétale.

Vivement les subventions gouvernementales avec plus d’appuis des pieds sur terre, un socle qui nous permettrait de lever les grands défis de l’époque, par l’équilibre retrouvé.

<strong>Dr Moussa Dassé MARIKO, Cardiologue</strong>

<strong>Ousmane Mohamed Touré, Directeur de publication Le Poing:  «<em>L’Inter de Bamako</em> aspire au prestige et contribue à transformer une presse vassalisée, fragmentée et affaiblie par la prédominance des intérêts personnels sur les vertus collectives»</strong>

<strong>«Je suis <em>L’Inter de Bamako</em>, vingt (20) ans de solidité, ça se dit.</strong>

Pour Amy Sanogo, Directrice de publication de <em>L’Inter de Bamako</em>, je fais élever la parole à la dimension de la philosophie, ce que l’on a à dire à soi-même, aux autres et au système. Cela nous place dans le rôle privilégié d’émetteur, celui qui a l’initiative de s’exprimer avec des droits originels issus de notre capacité biologique à le faire. Après vingt (20) ans de constance et de consistance, <em>L’Inter de Bamako</em> s’inscrit dans une logique libertaire d’expression où l’émetteur jouit du droit de s’exprimer librement. Cette vision démocratique guide les régimes libéraux prédominants dans le monde actuel, une démocratie vieille comme les civilisations grecque et africaine. Le monde même connaît l’évolution des étapes de la communication. Nous vous épargnerons les détails, mais il est indéniable que le langage est naturel, tout comme les moyens de communication gestuels et oraux qui constituent les premiers pas vers un humain épanoui, acteur et participant de son devenir.

Le droit de s’exprimer inclut le droit de poser des questions et de rechercher la vérité, tout en reconnaissant notre droit au doute et à la tolérance de la vision d’autrui. Ce droit garantit le pluralisme tant que l'exercice de la liberté individuelle ne nuit pas aux autres ni à l’intérêt général. Ce principe, hérité du contrat social du Siècle des Lumières, est consacré dans les Constitutions et les conventions nationales et internationales. Toutefois, nous sommes conscients que notre droit d’expression n’est pas toujours effectif et peut être limité.

Oui ! Nous savons bien que nous ne pouvons pas jouir de ce droit sans une considération éthique : nous sommes astreints à une déontologie du journalisme, de la presse et de la communication. À <em>L’Inter de Bamako</em>, nous n'avons jamais été un média cherchant à abuser ou à nuire aux autres en bafouant leurs droits fondamentaux par l’impérialisme ou l’hégémonisme. Nous ne sommes pas des irresponsables ou des fauteurs de troubles contre la paix publique. <em>L’Inter de Bamako</em> (comme tous les autres confrères) respecte également ses limites juridiques : pas d’injure, de diffamation, de propos ethnicistes, xénophobes ou racistes, ni d’atteinte à la vie privée. Mais nous exigeons la protection de cette liberté, acquise grâce aux mouvements de libération nationale, notamment le mouvement démocratique de 1991. Cette liberté est garantie par l’article 19 de la Charte universelle des droits de l’homme de l’ONU, qui stipule: «<strong>Tout individu a le droit à la liberté d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit</strong>».

La protection de notre droit d’expression commence par le respect de <em>L’Inter de Bamako</em> comme propriété intellectuelle, une marque et une entité légale soumise à des règles de qualité pour éviter la contrefaçon et la censure. Nous, <em>L’Inter de Bamako</em>, ne sommes pas sous un régime autoritaire. Nous sommes responsables et justiciables. En tant que corporation, <em>L’Inter de Bamako</em> travaille avec des journalistes locaux et internationaux responsables de leurs propos, sans imposer un code d’interprétation. Chaque individu possède une capacité de décodage lui permettant de se conformer, de négocier, de s’opposer ou même de subvertir le sens. Les professionnels des journaux, tout en respectant le cadre juridique de leur profession, demeurent indépendants dans leur conscience. Sans être délateurs, ils démasqueront le mal et ses auteurs, tout en respectant la vérité, l’honneur, la vie privée et la présomption d’innocence.

Depuis vingt (20) ans, <em>L’Inter de Bamako</em> aspire au prestige et contribue à transformer une presse vassalisée, fragmentée et affaiblie par la prédominance des intérêts personnels sur les vertus collectives. Nous ne recherchons pas l’argent pour nous soumettre à une influence extérieure et délaisser nos valeurs. Nous privilégions la transparence et rejetons les compromissions. Personne ne nous fera négliger le droit de nos lecteurs, qui peuvent également nous parler, partager leurs opinions et suggestions pour faire avancer le débat. Aucun d’entre nous ne doit se croire détenteur de la vérité absolue. Le public, en tant que consommateur, mérite le meilleur de nos efforts. Nous respecterons ses attentes sans nous limiter aux sentiers battus. La dignité est aussi le droit des minorités, qui auront leur place dans nos colonnes. Nous prendrons soin de promouvoir le vrai, le moral et le sensé, en respectant les mineurs, les personnes à mobilité réduite et toutes les catégories vulnérables. Nous refuserons la «<strong>spirale du silence</strong>» évoquée par Elizabeth Noëlle-Neumann. Pour toute l'équipe de <em>L’Inter de Bamako</em>, nous disons tout simplement que l'obéissance au devoir est une résistance à soi-même. Feliz cumpleaños ! Joyeux anniversaire !»

Abdoulaye Traoré, Journaliste, ancien Directeur général de l’AMAP: «Vingt ans dans le secteur de la presse privée en Afrique, et particulièrement au Mali, traduit une résilience formidable que je salue»

«Il faut saluer la persévérance du journal, en premier lieu celle de la Directrice Ami Sanogo et sa détermination à faire vivre et progresser le journal tout en préservant son indépendance. Et ce, en dépit des difficultés de toute nature. Certaines fois, le journal a paru superficiel et subjectif dans ses articles et provocateur dans ses titres. Mais à tous les coups, il défendait une cause noble. Bravo donc à Ami et à sa petite équipe.

Vingt (20) ans dans le secteur de la presse privée en Afrique, et particulièrement au Mali, cela n'est pas rien. Cela traduit une résilience formidable que je salue».

<strong>L'Institut national des Arts Gaoussou Diawara</strong>

<strong> </strong><strong>C'est fait. On y est. L’Institut national des arts (INA) a été baptisé au nom du Pr Gaoussou Diawara, acteur culturel majeur de notre pays, ancien Pr de l'INA durant plusieurs décennies.</strong>

Homme de théâtre et de l'écriture, le Pr Gaoussou Diawara a, à son actif, une cinquantaine de pièces de théâtres et de romans dont les plus emblématiques furent «<strong>L'Aube des béliers»</strong> primé au concours théâtral inter africain, «<strong>Panorama critique du théâtre Malien dans son évolution», «Moribayassa</strong> <strong>ou la parole donnée</strong>», «<strong>Le théâtre Malien de 1960 à nos jours»</strong>.

Par cet acte de grande portée politique, les autorités de transition ont répondu un vœu qui me tenait à cœur. J'ai personnellement approché un ministre de la Culture sur la question, qui est resté inerte sur la question pour des questions d'orgueil personnel.

Grand Merci à l'émérite journaliste Bacary Camara, Directeur de publication du Journal ''<strong>Le phénix'' </strong>qui a produit un article de presse de belle facture sur la nécessité de baptiser l'INA au nom du Pr Gaoussou Diawara.

C'est le plus bel hommage que la patrie pouvait rendre à ce digne fils du terroir.

<strong>Alpha Sidiki SANGARÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contribution : De la rénovation des stades Ouezzin Coulibaly et Mamadou Konaté</title>
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<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 08:04:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[D'une initiative gouvernementale relevant de la quatrième République à but de relever la qualité de certains équipements d'utilité publique en général et sportif en particulier, la rénovation desdits stades relève d'une révolution en matière de design et d'architecture. D'une révolution comme les monuments, incomprise par une bonne majorité de certaines couches, la réalisation de tels ouvrages d'art donnerait de la hauteur de vue et de l'ambition dans la perception et la réalisation des projets de société, et serait source d'inspiration pour beaucoup de nos concitoyens dans la réalisation d'ambitions personnelles et collectives.

De passage devant ces stades, de design futuriste, et à la vue de certaines erreurs dont les conséquences pourraient être gravissimes, il y a de cela un mois, bien avant les regrettables évènements de Nzérékoré (République de Guinée), je ne puis m'empêcher de m'arrêter en faisant part de mes appréhensions à l'ingénieur responsable ce jour du projet de Ouezzin en lui disant que j'aurais des réserves quant à la sécurité des spectateurs et autres passionnés assimilable à un "chas d'aiguille", trou par le quel on enfile une aiguille, le model coulissante de l'accès, de leurs positions. Il aurait été élégant et courtois avec moi, je l'en remercie. Mais comme je m'y attendais, comme chez une bonne majorité d'ingénieurs du genre, il serait réfractaire à toute autre initiative et propositions de la part de personnes ne partageant pas la spécialité.

Pour rappel, le stade Ouezzin Coulibaly, actuellement en rénovation pour une contenance de 5 000 personnes après une première sous le président Amadou Toumani Touré, fut inauguré le 11 février 1928. Préalablement, stade Frédéric Assomption, à l'emplacement d'un champ de course qui serait transféré en dehors de la ville dans un quartier qui portera son nom Hippodrome. (Réf: Moussa Bolly, «Rénovation du stade Ouezzin Coulibaly: Une vitrine de l'indépendance du Mali fait peau neuve», Sur <em>Maliweb.Net</em>, 30 septembre 2010); -Modibo Nama Traoré, «La grande époque des stades Assomption et Bouvier», sur <em>Malijet</em>, 27 septembre 2010).

Il était doté d'une aire d'athlétisme, d'un terrain de football, de basket et d'un vélodrome, servait de terrain de sport pour les scolaires (collège Technique, Collège des Filles, Lycée Terrassons de Fougères, mais aussi lieu d'évaluation des scolaires de la région de Bamako à la veille des examens) sans compter les compétitions sportives pour les équipes de l'époque (Jeanne d'Arc, Foyer, Aigle Noir, As Cheminot, Espérance, Gallieni, JSCO, Niger, Richelieu, Racing, US TP, USI, US Kati). Endroit propice pour certaines rencontres, notamment de politique de l'époque, aurait même servi de fourrière lors de l'opération Taxi en 1967 selon M. Mountaga Kansaye, un ancien de la police de l'époque, qui par la suite servit aux aéroports de Paris.
<ol start="1991">
 	<li>Assomption aurait été le 1<sup>er</sup> instituteur français nommé à Bamako en 1903 si je ne m'en abuse, futur directeur de l'enseignement et inspecteur général d'enseignement primaire, qui aurait eu à poser les fondements du système éducatif colonial de l'époque avec comme objectif de former des interprètes, des commis d'administration et de traites, des instituteurs, et autres personnels de bas services, auxiliaires... (Réf: Amadou Hampaté Bâ, Amkoullel, L'enfant peul. Mémoires, Bamako, les dernières études, Paris. Actes Sud, 1991. 409 p).</li>
</ol>
Il aurait eu comme collaborateurs à l'époque un certain Séga Diallo, 1er Pontin (de École Normale William-Ponty) du Soudan Français après une scolarisation par contrainte directe, directeur de l'école régional de Bamako, située place de la République, père des regrettés Pr Boubacar Séga Diallo et Sidi Séga Diallo, Tiémoko Garan Kouyaté (1902-1944) prématurément mort en France, Buyagi Fadiga, né en 1890, directeur de la médersa de Tombouctou à partir de 1934. M. Ansomption disait de lui qu'il serait le plus brillant de ses instituteurs. Ce qui justifierait l'importance du bilinguisme (arabe et français) dans la performance des élèves.

Bamako serait une bourgade au milieu de hordes de fauves comme des hyènes parmi lesquels il faudrait se faufiler pour se rendre à l'école, tout en se donnant la fausse impression qu’on n’aurait pas peur en fredonnant La Marseillaise. Les hyènes étaient présentes, notamment dans les ravins de Douffing sur la route de Kati, selon Hamadoun Hampaté Bah, élève à l'époque de ces illustres devanciers. (Réf: Les "enfant du hasard", Cahier de la recherche sur l'éducation et les savoirs, 2003).

Pour le stade Bouvier, construit avant 1950, du nom du Missionnaire Révérend Père George Bouvier qui à côté de sa piété, avait une passion pour le football en fondant la Jeanne d'Arc du Soudan. Décédé en 1952, des suites d'une noyade, le stade porta son nom de 1954 à 1961, pour ensuite devenir stade Mamadou Konaté. Stade qui aurait subi une rénovation en 2009 sous le Président Amadou Tounani Touré, puis sous le Président Assimi Goïta pour une contenance de 5 500 personnes.

À l'époque, la promotion de la pratique sportive au-delà du côté compétitif, pédagogique et de plaisir, avait pour but de réduire l'influence des pouvoirs de la chefferie traditionnelle sur la jeunesse par plus de liberté et d'émancipation de la jeunesse.

Personnellement, j'aurais eu à fréquenter ces lieux de sport à la suite de mon regretté père Dassé Mariko, ancien champion de l'Afrique Occidentale Française (AOF) des années durant dans plusieurs disciplines sportives, pour ensuite fréquenter avant les indépendances l'Institut National de Sports de Paris et occuper après le poste d'entraîneur national en charge des collèges et lycées à partir de 1961... On m'aurait dit que pour sa participation aux compétitions sportives de l'AOF, l'avion quittait directement Dakar pour venir le chercher à Ségou du fait qu'il fréquentait le Cours normal de Banancoro, et lui-même bambara, en faisait rarement cas avec nous. Qu'il fasse chaud ou froid, selon la saison, nous quittions tous les jours la maison aux alentours de 05 h 30 pour le Lycée Askia, où on retrouvait déjà une colonne de lycéens bien en ordre se rendant au stade Ouezzin, habillés de tricots débardeurs, de culottes, de chaussures crêpes ou baskets Bata ou Adidas et autres plastiques, souvent le pied nu. Des Tontons d'élèves bien en jambe, disciplinés, et ordonnés et cela forgés dans une discipline de fer avec objectif pédagogique de plus de performances...

Aux alentours de 07 h 30, il m’amenait au Jardin Kassé Keïta et après des années à l'école de la Cathédrale. Il lui arrivait, selon son programme, de me déposer devant l'école de la Cathédrale avant qu'il ne fasse jour, moment où on recueillait du bois mort et des cartons usagés pour faire du feu souvent en compagnie de personnes douteuses avec l'assurance de présences de commissariats à proximité. Une autre époque, une autre réalité... me poussant à m'arrêter devant le stade Ouezzin en réfection, avec la curiosité de voir réellement ce qui s'y passait, un véritable joyau architectural tout comme Mamadou Konaté, et de design qu'on pourrait qualifier de 3<sup>ème</sup> ou 4<sup>ème</sup> génération.

Mais en tant que professionnel de la santé, ce qui aurait le plus attiré mon attention serait la sécurité qui serait criarde au vu des drames passés de Furiani, Hessel, Sheffield, Mina lors du pèlerinage... Nzèrèkoré... qui n'auraient pas fini encore d'interpeler les consciences de l'humanité toute entière, tant par sa spontanéité que par l'ampleur du préjudice causé.

À voir ces deux (02) stades de près, compte tenu de la possibilité de surcharges incontrôlées des gradins pouvant aller au double, un problème d'évacuation sécurisé se poserait en cas d'urgence, de paniques et autres mouvements de foule, surtout que l'atmosphère serait passionnée et surchauffée...

Les professionnels diraient que «plus la foule serait nombreuse, plus son âge mental baisserait».

Vue l'étroitesse des portes qui souvent seraient percutées à date par les camions du chantier, mais aussi leur nombre, dont deux (02) au nord feraient face au Lycée Ba Aminata Diallo (LBAD), ex-lycée de jeunes filles, séparées par une avenue très fréquentée, deux (02) au sud, s'abouchant en zone militaire sécurisée par des sentinelles dont on ne saurait prévoir la réaction en cas de trouble, et deux (02) autres assimilables à des chas faisant face au service de l'Élevage, séparées par la route très fréquentée qui desservirait Koulouba, Point G et Kati.

Il serait indispensable pour le ministère de la Sécurité de réellement statuer sur le cas de ces deux (02) stades en toute professionnalisme, si je ne n'en abuse, tout en tenant compte des capacités de gestion en termes de sécurité, d'infrastructures hospitalières, de personnel spécialisé, de logistique, de poches de sang pouvant être mobilisées entre autres devant des fractures, des volets costaux (fractures multiples du grille costal avec mouvement respiratoire paradoxal suite à la séparation d'un volet de côtes du reste du thorax, à issue souvent létale), les hémorragies internes et autres contusions, les pertes de connaissance, les nécessités de réanimation, les chocs psychologiques causés. Pour encore dire aux ministères de la Santé, de l'Éducation, au corps professoral de ne surtout pas se lasser quant à la formation de médecins spécialisés, voire de rang magistral et que cette formation ne saurait être un privilège dévolu, une exclusivité à ceux qui le seraient déjà, fermant l'accès à d'autres. Le Mali serait réellement en besoin d'expertise...

À la volée, comme solutions palliatives, il aurait:

- nécessité de création de zones mortes pour les évacuations d'urgence, la sécurisation des spectateurs et pour plus de fluidité dans le désordre créé.

- Prévoir d'autres portes et issues d'urgence pour l'évacuation rapide et sans encombre des stades.

- Prévoir dans la grille de protection de la pelouse et main courante pouvant couvrir plus de 12 000 m², des portes pour que l'aire de jeu soit une zone morte en cas de besoin pour l'évacuation des gradins et la sécurisation des spectateurs.

- Former les services de maintien d'ordre face à certaines situations, sinon codifier les services pour diverses interventions.

- Sensibilisation des spectateurs et autres supporters quant à la nécessité de préservation de la stabilité de l'atmosphère durant les rencontres avec l'idée de protéger son prochain et de partager sa sécurité.

- Interdiction stricte d'accès des terrains à certains supporters et agitateurs jugés dangereux.

Pour le cas spécifique du stade Mamadou Konaté, il s'agirait de réaliser de grandes portes en termes de largeur sur la façade Est, et prévoir comme espace mort la cour de l'école de N'Tomincorobougou, avec interdiction de stationnement de véhicules dans la zone d'accès.

En revanche, la cour de l'ECICA et du Lycée Technique et accessoirement celle du Lycée Ba Aminata Diallo pourrait servir de Zones mortes, avec l’ouverture de portes dans le mur attenant avec l'ECICA et le Lycée Technique sur la façade Est du stade Ouezzin.

Au-delà, nous aurions la chance d'avoir beaucoup de citoyens et cadres qui pourraient aussi contribuer avec plus d'acuité avec des propositions pertinentes. L’important serait d'y avoir pensé.

<strong>Dr Moussa Dassé Mariko, Cardiologue Bamako-Mali</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Focus : Après son limogeage de la primature: Choguel Kokalla Maïga prépare son retour sur la scène politique locale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/focus-apres-son-limogeage-de-la-primature-choguel-kokalla-maiga-prepare-son-retour-sur-la-scene-politique-locale-3086400.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 09:56:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Limogé, mercredi 20 novembre 2024, après avoir critiqué les militaires au pouvoir à Bamako, l’ancien Premier ministre, Choguel K. Maïga, l’a confié à ses proches: «Pas question de prendre ma retraite politique». Il prépare son retour sur la scène politique locale.

Après quelques jours de repos, l’ancien Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, va reprendre ses activités politiques. Il aura deux (02) leviers, selon ses proches: son parti, le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), mais aussi la frange du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), mouvement politique qui lui a permis d’être nommé à la primature en 2021. Sa stratégie de reconquête du pouvoir ? Il va continuer à défendre l’armée nationale, rassembler politiquement autour de lui.

Sur l’hostilité de la quasi-totalité de la classe politique malienne, avec son action à la primature, un de ses proches estime qu’il a été souvent incompris, il prendra le temps de s’expliquer et de convaincre. Quant à son attitude vis-à-vis des militaires au pouvoir qui l’a brutalement débarqué, il n’y aura pas d’opposition systématique de sa part, explique un de ses proches.

En revanche, s’il continue d’être attaqué, il répondra avec les dossiers qu’il détient, ajoute la même source. Concernant ses ambitions présidentielles, un de ses ex-collaborateurs estime que l’ambition de tout homme politique est de diriger son pays, ajoutant que même si le général d’armée Assimi Goïta devenait candidat, nous demanderons à Choguel de se présenter.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière des opérations de recettes et de dépenses de la direction générale et des directions des zones de production de l’office du Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-des-operations-de-recettes-et-de-depenses-de-la-direction-generale-et-des-directions-des-zones-de-production-de-loffice-du-niger-3086398.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 09:54:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des irrégularités financières s’élevant à plus de 3 milliards de FCFA</strong>

<strong>La présente vérification porte sur les opérations de recettes et de dépenses de la Direction Générale et des Directions des Zones de Production de l’Office du Niger, au titre des exercices 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 (au 31 mars). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées par la Direction Générale et les Directions de Zones de Production de l’Office du Niger.</strong>

Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de dépenses et de collectes des recettes de redevance eau ainsi que sur les actes de recrutement du personnel. Toutefois, ils n’ont pas concerné les dossiers traités lors de la vérification financière de la gestion de l’Office du Niger entrepris suivant les Pouvoirs n°033/2022/BVG du 03 novembre 2022 modifiés par les Pouvoirs n°040/2022/BVG du 1<sup>er</sup> décembre 2022 du Vérificateur Général et objet du Rapport de la vérification financière en date de juillet 2023.

La Mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté que la Direction Générale de l’Office du Niger a effectué des recrutements non conformes. Elle n’a pas exigé des titulaires des marchés passés par entente directe les obligations comptables. Elle n’a pas respecté le plafond des factures payées sur la Caisse. Elle ne met pas régulièrement à jour son cadastre foncier. Elle n’affecte pas régulièrement le matériel roulant et ne procède pas à son suivi. Le Service Procédures et Marchés a maintenu un critère discriminatoire dans un Avis à Manifestation d’Intérêt.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au Président Directeur Général de l’Office du Niger d’associer au recrutement le Comité de gestion; de soumettre le plan de recrutement à l’approbation du Conseil d’Administration et à la tutelle; de respecter l’organigramme de l’Office du Niger; d’exiger des titulaires des marchés par entente directe la fourniture des documents comptables obligatoires; de respecter le plafond des dépenses effectuées à la caisse conformément aux dispositions des procédures internes; de mettre à jour le cadastre foncier de l’Office du Niger; de remédier aux dysfonctionnements informatiques et de veiller à l’affectation régulière et au suivi du matériel roulant de son patrimoine.

Quant au Chef de Service Procédures et Marchés, il doit éviter l’insertion de tout critère discriminatoire dans les Avis à Manifestation d’Intérêt.

Irrégularités financières

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 3 176 381 497 FCFA dont 2 980 227 217 FCFA sont relatives à des simulations de mise en concurrence du Marché n°03269/ DGMP-DSP-2020 du 30 septembre 2020 concernant les travaux de réhabilitation de 700 hectares dépendants du partiteur K1 dans le casier de Kokry A, Zone de Kolongo pour un montant de 1 624 748 077 FCFA et du Marché n°1731/DGMP-DSP du 16 juin 2022 au titre des Travaux d’aménagement du distributeur de Phédié et du drain principal de Phédié dans la Zone de N’Débougou pour un montant de 1 355 479 140 FCFA; et 196 154 280 FCFA à des dépenses irrégulières et indues relatives à l’attribution de dotations de carburant irrégulières pour un montant de 110 425 980 FCFA; aux paiements de dépenses indues pour un montant de 62 237 000 FCFA; à la non retenue à la source de l’Impôt sur les Revenus des Valeurs Mobilières pour un montant de 5 184 000 FCFA et aux paiements indus de Polices d’assurance pour un montant de 18 307 300 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

Ces irrégularités portent également sur des minorations de redevance de régulation concernant quatre (04) marchés enregistrés au Centre des Impôts de Niono pour un montant total de 2 734 000 FCFA. Ce montant a été remboursé par le Receveur du Centre des Impôts de Niono suite à l’envoi du Rapport provisoire de l’équipe de vérification pour requérir les observations de la Direction Générale des Impôts.

<strong>Ibrahim DIALLO</strong><strong>/CCOM-BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Université de Ségou :  «La meilleure Université du Mali», selon le ministère de tutelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/universite-de-segou-la-meilleure-universite-du-mali-selon-le-ministere-de-tutelle-3086394.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 09:47:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C'est dans la salle visioconférence de l'Université que le Recteur, Isaii Daou, a accordé une interview à la presse. C'était le mercredi 9 octobre 2024.</strong>

<strong> </strong>À l'entame de l'interview, le premier responsable a présenté son établissement, créé en 2010-2011 avec les facultés suivantes: FAMA, FASSO, FAGES. Il contient aussi un institut appelé I’UFP. Les grands objectifs de l'Université de Ségou (US) sont: la formation, la recherche et l'employabilité de ses produits. Les formations sont faites à la fois dans les structures propres à l'université et dans d'autres sous forme de bail.

Ensuite, il a égrené les acquis qui vont de l'amélioration de la gouvernance au plan stratégique de développement 2021-2025 en passant par un service de recherche propre à l'US travaillant sur le développement social et économique, le magazine donnant des informations sur les activités de l'établissement et celles d'ailleurs, l'amélioration considérable des conditions de certains travailleurs de l'établissement, la construction de certaines salles de classe, l'organisation d'un symposium international...

À côté de ces acquis, faisant la fierté de l'Université de Ségou, il a mentionné quelques difficultés qui ralentissent souvent l'atteinte des objectifs assignés à l'établissement universitaire. Il s'agit de l'insuffisance d'infrastructures, des enseignants en nombre insuffisant surtout les maîtres de conférence (aucun du grade de professeur), de l'insubordination de certains travailleurs vis-à-vis de la hiérarchie, de l'insuffisant du fonds mis à la disposition de l'établissement pour son fonctionnement, du chevauchement des années académiques t'allongeant la durée de la formation...

Pour remédier à ces difficultés, des mesures fortes sont prises ou en voie d'être prises. C'est, entre autres, la mise en œuvre du plan de normalisation des années académiques d'ici à deux (02) ans (désormais le 1<sup>er</sup> octobre comme début des cours et le 31 juillet fin des cours), l'aménagement des sites (des centaines d'hectares à Ségou, Péléngana et Béwani) octroyés à l'Université et la construction de nouvelles salles en vue, le respect strict des activités pédagogiques (digitalisation, moralisation des heures, cahiers de textes... ), le renforcement des cours en ligne en réduisant considérablement les cours en présentiel, l'ouverture en vue de la Faculté en sciences de la santé humaine (la Médecine), l'arrivée en vue d'un certain nombre d'enseignants suite au concours passé, l'implication du Conseil d'administration de l'université et de celle des notabilités locales pour plus d'entente au sein de l'Université de Ségou, etc.

Enfin, il a exprimé sa joie en informant la presse de l'admission à la fonction publique dernière de 25% des sortants de l'Université de Ségou qui s'y étaient présentés. Selon lui, cette brillante réussite montre à suffisance la qualité de la formation reçue par les étudiants. Donc, ce n'est pas surprenant que, officiellement, l'Université de Ségou est classée, par le Département de l'enseignement supérieur, la meilleure université du pays.

Avant de terminer, il a rassuré la presse de sa disponibilité pour permettre à la population de Ségou de connaître davantage l'Université de Ségou.

<strong>Sidi DEMBÉLÉ</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus : Niono: les terroristes menacent les récoltes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-niono-les-terroristes-menacent-les-recoltes-3081378.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 08:11:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Notre pays vit une insécurité alimentaire. Certaines localités n'ont plus rien à mettre sous la dent. D'autres ont commencé à récolter leurs céréales. Dans le cercle de Niono, à peine la récolte du riz commencée, les terroristes ont investi les champs. N'eut été l'intervention des Forces armées, leur récolte serait emportée par les forces du mal.

<strong>Gao: le vol de bétail s’intensifie</strong>

Le cheptel joue, dans l’économie nationale, un rôle déterminant. C’est le système de thésaurisation de la région. Les bovins et les ovins- caprins constituent la grande majorité des effectifs du cheptel. Pendant la période des cultures, la plus grande partie du troupeau, confiée à des bergers est emmenée loin des terres cultivables. Ces bêtes reviennent après la récolte pour transhumer à nouveau durant la saison sèche vers des pâturages situés près des points d’eau permanents.

Les activités pastorales et agricoles permettent d’assurer l’ensemble des besoins de subsistance, mais les produits d’élevage fournissent, cependant, la totalité du revenu monétaire. Le cheptel constitue une manne financière pour les habitants de la région Gao. Leur survie y dépend.

Cependant, depuis 2012, date de la reprise de la rébellion, cette partie du territoire est confrontée à un vol récurrent de leur bétail au su et au su du gouvernement et du gouverneur de la région (un général des forces armées). La semaine dernière, le cheptel restant qui partait en pâturage dans les environs de la ville, a été enlevé ainsi que tous leurs bergers (des enfants).

<strong>Nouveau découpage administratif et sa population</strong>

Selon le Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH), le recensement du nouveau découpage administratif, la région de Ségou est la plus peuplée du Mali, avec 2 455 263 habitants, suivie de la région de Koulikoro avec 2 255 157 habitants. La région de Kayes 1 840 329 habitants. La région de Sikasso, qui était la plus peuplée, se classe en quatrième avec 1 533 123 habitants. Kidal est la région la moins peuplée, 82 192 âmes. Bamako à une population de 4 227 569 habitants.

Des chiffres à prendre en compte pour les futurs candidats aux élections générales à venir.

Rassemblées par la Rédaction]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la commune rurale de Baguinéda&#45;camp</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-baguineda-camp-3081376.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 07:51:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des irrégularités financières s’élevant à plus de 16 millions de FCFA</strong>

<strong>La présente vérification financière porte sur la gestion de la Commune Rurale de Baguinéda-Camp (CRBC) au titre des exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 avril). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur le recouvrement des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la Comptabilité-matières.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Maire de la Commune Rurale de Baguinéda-Camp (CRBC) et le Receveur-percepteur de Kalaban-Coro n’effectuent pas de contrôle sur les régies de dépenses et de recettes. La Commune Rurale de Baguinéda-Camp ne tient pas de Comptabilité-matières. Elle ne soumet pas des marchés approuvés à la numérotation de la Direction Régionale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP). Elle emploie un Comptable-matières irrégulièrement nommé. Elle ne tient pas des documents administratifs obligatoires. Elle a irrégulièrement délivré des permis d’occuper et des concessions rurales à usage d’habitation après interdiction. Elle ne soumet pas des Demandes de Renseignement et de Prix au contrôle a priori de la Direction Régionale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public. Elle utilise des Commissions de réception de marchés publics irrégulières. Elle ne dispose pas d’un système d’archivage régulier.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Receveur-percepteur de Kalaban-Coro de procéder au moins une fois par an au contrôle et à la vérification sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes.

Le Maire de la Commune Rurale de Baguinéda-Camp doit procéder au contrôle et à la vérification sur place et sur pièces des régies d’avances et de recettes; veiller à la tenue de l’ensemble des documents de la Comptabilité-matières conformément aux textes en vigueur; soumettre les marchés à la numérotation de l’autorité habilitée conformément à la réglementation en vigueur; initier la procédure de nomination du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur; veiller à la tenue des documents administratifs obligatoires; se conformer à la réglementation en vigueur en matière de délivrance des titres de propriété foncière; soumettre au contrôle a priori les Demandes de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte; convoquer l’ensemble des membres désignés aux travaux de la Commission de réception des marchés publics conformément à la réglementation et mettre en place un système d’archivage conformément à la réglementation en vigueur.

Le Secrétaire Général doit tenir l’ensemble des documents administratifs obligatoires et le Comptable-matières doit tenir tous les documents de la comptabilité-matières.

<strong>Irrégularités</strong><strong> financiers</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 16 935 768 FCFA. Elles sont relatives au paiement de marchés publics avant notification; au non-paiement de la redevance de régulation des marchés publics pour un montant de 715 440 FCFA; au paiement des marchés dont les droits d’enregistrement n’ont pas été payés pour un montant de 5 061 328 FCFA et au non-reversement de recettes issues de l’établissement des actes de mariage pour un montant de 11 159 000 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi Pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption :  Vérité et justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-verite-et-justice-3081374.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 07:48:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali, particulièrement notre pays, a aujourd’hui plus besoin de justice que d’aide. Tout comme nous avons besoin de justice que de démocratie: «tenir des élections, n’est pas la preuve d’une démocratie». Depuis les années 1972 et 1973, dates de la grande sécheresse, le Mali est l’espace de déploiement le plus important de l’action humanitaire.</strong>

Les Organisations non-gouvernementales (ONG) sont installées à demeure dans notre pays. L’aide y est, après l’État, le deuxième employeur. C’est à partir de 1973 que le Mali a basculé dans la mauvaise gouvernance. L’aide accordée au gouvernement a contribué à cela, un système de gouvernance basé sur le détournement de deniers publics, des malversations financières.

L’action humanitaire d’urgence, conçue pour intervenir dans le cadre de crises graves, est ainsi devenue un partenaire non pas du développement, mais un cadre de détournement de l’aide. Ainsi, la gestion de la grande sécheresse de 1973, s’est soldée par la construction des «<strong>villas de la sécheresse</strong>». Tout est parti des détournements des fonds destinés aux populations en cette période de famine.

Notre pays compte parmi les Etats les plus riches de l’Afrique de l’Ouest. Mais, les Maliens ont en commun: la misère. L’extrême pauvreté est la première maladie. Le système de gouvernance n’a pas changé de 1968 à nos jours. Ce sont les mêmes personnalités qui se passent le pouvoir comme dans une course de relais. C’était de père en fils, maintenant, ce sont les petits fils qui sont aux commandes. Ils se tiennent afin que le pouvoir ne les échappe pas. La volonté d’accaparement des richesses du pays par quelques hauts personnages est obsessionnelle. Toute activité, tout contrat fait l’objet d’un prélèvement important. Les détournements de biens publics sont continuels.

Dans un tel système, les scandales sont permanents. Nous n’en citerons que quelques-uns parmi les plus honteux: achat de l’avion présidentiel, CMDT (Compagnie malienne pour le développement des textiles), ACI-SA (Agence de Cessions immobilières).  De hauts cadres de l’administration publique qui ont utilisé leur prérogative   et leur rang pour sortir du Trésor des fonds. Pendant ce temps, l’État malien continue à s’endetter lourdement, nos dirigeants pendant le même temps font de bonnes Affaires.

L’attention du monde entier est attirée sur le procès de l’achat de l’avion présidentiel (IBK). Plusieurs personnalités des différents régimes se sont substituées à l’État pour devenir des propriétaires fonciers. Il n’y a pas deux (02) façons d’assurer le pouvoir. Soit juste, il le faut. Vérité et justice sont les deux (02) mamelles de la démocratie.

En cette période de transition, la vérité doit être la pratique quotidienne et responsable par tous et toutes dans le respect des règles établies. Trois (03) dossiers défrayent la chronique (achat de l’avion présidentiel, CMDT, ACI-SA). Les personnes interpellées sont tous de hauts cadres, qui ont fait fi des règles des dépenses publiques. Dans ces procès, la justice malienne sera mise à rude épreuve pour retrouver ceux qu’on nous a volés des caisses de l’État ces trente (30) dernières années.

Pendant trente (30) ans, on a laissé une catégorie de citoyens organiser l’exploitation des autres.  Mais, le problème de la justice, c’est la caution. Le paiement d’une caution, est une prime à l’impunité.

<strong>Amy SANOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mopti : Le Ministre Assa Badiallo TOURÉ visite l&amp;apos;hôpital Sominé DOLO et la garnison du camp de Sevaré.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mopti-le-ministre-assa-badiallo-toure-visite-lhopital-somine-dolo-et-la-garnison-du-camp-de-sevare-3080662.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/mopti-le-ministre-assa-badiallo-toure-visite-lhopital-somine-dolo-et-la-garnison-du-camp-de-sevare-3080662.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 10:31:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En marge de sa visite à Sofara, le médecin colonel Assa Badiallo TOURÉ, ministre de la Santé et du Développement Social, a également visité l'hôpital Sominé</strong> DOLO ainsi que l’infirmerie de la garnison du camp de Sévaré.

Ces visites avaient pour objectifs d'évaluer le fonctionnement de l'hôpital, de motiver le personnel soignant et de s’enquérir de l’état de santé des blessés de guerre présents à la garnison.

A l’Hôpital Sominé DOLO, elle a visité le bloc opératoire de la gynéco-obstétrique entièrement rénové par l'Etat et le partenaire UNFPA destiné à prendre en charge les césariennes afin de désengorger les blocs chirurgicaux. Aussi, le service de l'imagerie médicale récemment doté par les autorités de 2 scanners de 16 et 128 barrettes, premier du genre au Mali, ainsi que de 2 appareils de radiographie mobile permettant de faire les incidences depuis les lits des malades, a aussi été visité.

Visiblement heureux, le directeur de l’hôpital, Dr Oumar GUINDO, a apprécié à sa juste valeur cette visite ministérielle et des partenaires techniques. Il s’est félicité du renforcement du plateau technique de l’hôpital régional de Mopti ainsi que de la dotation en carburant. Il a aussi sollicité le renforcement du partenariat ainsi que l’accompagnement de la population indispensable pour la réalisation des tâches quotidiennes.

Au niveau de la Garnison du camp de Sevaré, le médecin colonel Assa Badiallo TOURÉ s’est rendu au chevet des blessés de guerre pour les réconforter et leur témoigner la solidarité des autorités. Un geste apprécié à sa juste valeur par le médecin chef de l’infirmerie de la garnison militaire, le médecin colonel Mamadou Salif Konaté.

Au l’issue de ses visites, le ministre s’est félicité de l’engagement des Directeurs régionaux dans l’exécution des missions qui leur sont confiées. Elle a encouragé particulièrement le Directeur de l’hôpital et son personnel à faire bon usage des équipements acquis. Aussi, elle leur a demandé de fournir davantage d’efforts pour plus de résultats, car le Mali d’aujourd’hui compte sur chacun de ses fils.

<strong>Réseau de Communication du MSDS</strong>

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<title>La gauche révolutionnaire en Afrique Subsaharienne: le cas du Mali (suite et fin)</title>
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<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 07:38:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’histoire de la gauche malienne reste souvent méconnue. Peu d’écrits, sauf ce que l’on retrouve dans quelques journaux clandestins de l’époque. Les archives détenues par des responsables ou des militants de gauche sont propriété privée. Elles sont très mal conservées dans des cartons ou reparties en sacs faciles à planquer ou à déplacer, en cas de perquisitions policières. Beaucoup ont été perdues avec la disparition de leurs détenteurs. D’autres sont devenues la propriété de leurs familles qui n’en voient pas la portée historique. Mal conservées, elles restent, pour l’essentiel, peu exploitées, parfois inexploitables. Cependant, elles demeurent chargées de souffrances ou d’espérances, parfois les deux à la fois. Elles restent les quelques rares témoignages précieux de cette partie de l’histoire récente du pays.</strong>

<strong> </strong><strong>Le Bulletin du Peuple</strong>

Un autre regroupement se fit autour d’un organe de presse «<strong>Le Bulletin du Peuple» </strong>(BP) édité à Dakar. Ses publications troublèrent la quiétude de la dictature militaire et la traque du journal donna lieu à des arrestations arbitraires. Le Bulletin joua un rôle significatif dans la conscientisation et dans la mobilisation des forces de gauche surtout contre la dictature militaire. Il disposait d’un vaste réseau d’informateurs clandestins jusqu’au sein de l’appareil d’État. Il était distribué jusque dans les boites aux lettres des membres de la junte au pouvoir. Chacune de ses parutions provoquait la fureur du régime et son désarroi. Son éditeur, Mohamed Lamine Gakou, réfugié politique malien installé à Dakar pendant la dictature de Moussa Traoré, fût longtemps un collaborateur de l’économiste et militant de gauche franco-égyptien Samir Amin. À la chute de la dictature, il regagna le Mali et devient Conseiller chargé de mission à la Présidence de la République.

Si les organisations politiques clandestines, les syndicats et les associations ont fortement contribué à la chute de la dictature militaire et à l’avènement de la démocratie, leur mutation et transformation progressive en une multitude de partis politiques ont abouti à un virage ultralibéral paradoxal. Aujourd’hui, le désastre est évident. Les responsabilités méritent d’être à présent situées.

<strong>La Gauche face au coup d’État de 2012</strong>

Les divergences nées au cours des luttes eurent des conséquences importantes sur la maturation et le parcours du processus démocratique au Mali.

La chute d’ATT et le coup d’État de la junte dirigée par le Capitaine Sanogo en mars 2012 fut une occasion manquée de recomposition de la gauche malienne. Le coup d’État fut salué par une forte mobilisation populaire en faveur du changement. Les militants et les forces de gauche en étaient encore, les principaux animateurs. Leur regroupement s’opéra sous la bannière du Mouvement Populaire du 22 mars (MP22). Si les figures de proue de ce mouvement étaient de gauche, il restait cependant un mouvement hétéroclite, où cohabitaient tous les mécontents du système, jusqu’aux religieux. Le duo Sanfin et SADI, non sans mal, finit cependant par prendre le contrôle de la direction politique du mouvement. Des divergences apparurent au sein du MP22.  Ce duo soutenait sans ambages la junte militaire alors qu’aucun accord politique n’avait été scellé entre le MP22 et la junte. SADI assurait de fait la liaison entre le mouvement et la junte. La rencontre projetée entre une délégation du MP22 et le chef de la junte en vue de clarifier les fondements d’un partenariat, sur la base d’un programme politique partagé, n’eut jamais lieu. Les errements du nouveau pouvoir créèrent de fortes inquiétudes balayées à chaque fois par Sanfin et le SADI.

Progressivement de nombreux militants et cadres de gauche et des associations et partis membres du MP22 finirent par s’en éloigner. À son bilan, la mobilisation effectuée pendant cette période par les différentes composantes du mouvement a néanmoins, permis de mettre en échec les manœuvres de la France qui avait instrumentalisé les dirigeants de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les manifestations de rue ont créé de fortes inquiétudes. Ce sont elles qui expliquent la raison véritable de l’intervention militaire française au Mali, ceci pour enrayer la révolution populaire qui pointait à l’horizon. Le mouvement populaire, à terme, risquait de prendre le pouvoir à Bamako. C’est ce qui précipita en vérité, l’intervention militaire française Serval en vue de bloquer ce processus populaire qui risquait d’inspirer les forces démocratiques et populaires dans l’espace ouest africain francophone. L’habillage de la lutte anti-terroriste vint camoufler les véritables intentions de l’impérialisme français.

<strong>Esquisse d’un Front de Gauche au Mali</strong>

Malgré cet échec, des tentatives de regroupements en vue de constituer un Front de gauche eurent lieu à Ségou. Trois années consécutives (de 2013 à 2015) y furent consacrées. Son secrétariat fut confié au parti SADI. Les échanges furent chaotiques et instrumentalisés tantôt par le SADI, tantôt par Sanfin et SADI. L’une des grandes pierres d’achoppement fût le bilan critique du MP22. SADI et Sanfin firent feu de tout bois pour justifier leur alliance stratégique avec la junte militaire dirigée par le Capitaine Sanogo. Leurs arguments furent battus en brèche par une écrasante majorité. Cependant, ils continuèrent par différents subterfuges à bloquer les documents de synthèse. Ce fut une véritable épreuve pour obtenir ces documents et constater qu’ils avaient été falsifiés. La confiance n’était plus de mise.  On se rendit compte, par ailleurs, que SADI avait retenu beaucoup d’informations sur le réseau ALNEF (African Left Networking Forum), Forum du Réseau de la Gauche Africaine dont il assurait le Secrétariat.

Aujourd’hui, la gauche malienne est en lambeaux, principalement en raison des errements théoriques et tactiques de ses dirigeants et des questions d’ego. La seule structure qui a encore de la consistance est celle regroupée au sein du «<strong>Front Populaire</strong>» créé en juin 2016 autour du parti CNAS (Convention Nationale pour une Afrique Solidaire) dirigé par Soumana Sako, ancien Premier ministre du gouvernement de Transition de 1991). Le Front populaire né de la volonté d’une recomposition saine des forces de gauche, n’aboutit malheureusement pas aux résultats escomptés. Sa faiblesse, au-delà d’une certaine rigidité théorique, reste sa faible implantation populaire. Il est avant tout un mouvement de cadres et d’intellectuels. Il n’échappe pas non plus à la querelle de leadership du fait, là encore, d’egos surdimensionnés.

<strong>Conclusion: Les défis de la Gauche malienne</strong>

Un des défis majeurs de la gauche malienne est sa capacité à dépasser l’intelligentsia urbaine. SADI avait réussi, dans sa période faste, à se donner une base rurale en milieu paysan de l’Office du Niger et de la CMDT. Mais il n’a pas su gérer ce capital précieux. Il fut aussi un des rares partis politiques à s’intéresser aux mouvements sociaux. Radio Kayira a su capter l’attention des couches populaires. Nombreux étaient celles et ceux de conditions modestes qui venaient y raconter leurs préoccupations. C’était la «<strong>radio du peuple</strong>» et ses programmes étaient relayés à travers le pays et bien suivis. Cet outil précieux de convergence des luttes populaires est aujourd’hui menacé dans sa gestion, cette dernière contestée devant la justice par son conseil d’administration. Les errements de SADI n’y sont pas étrangers.

La gauche malienne, dans ses différents segments, tout au long de son histoire, a souvent été tentée par l’aventurisme gauchiste. Ses prises de positions spectaculaires, le non-respect de la ligne de masse, la tentation du culte de la personnalité, le manque de démocratie dans le fonctionnement interne de ses organes, les alliances circonstancielles douteuses, les conflits d’ego ont largement contribué à réduire le capital de confiance et de crédibilité accumulé durant plusieurs décennies. Au fond, toutes ces questions dénotent un déficit de formation idéologique de ses cadres et dirigeants. La question de la formation est devenue capitale aujourd’hui pour la gauche malienne. En réalité, ce constat est valable au plan politique, syndical, associatif et de la société civile dans sa globalité. Elle conditionne la renaissance d’un véritable pôle de gauche au Mali. Malheureusement elle semble être laissée à l’abandon. C’est essentiellement du déficit de formation idéologique et politique que proviennent les erreurs stratégiques et tactiques actuelles et bien d’autres choses encore.

Par ailleurs, la gauche malienne ne saurait prospérer sans son intégration au sein des populations. Aujourd’hui, les mouvements syndicaux sont englués dans le corporatisme aveugle et leurs responsables sont sans culture politique et idéologique réelle. Au niveau de la paysannerie, le constat est le même. C’est dans les périphéries urbaines et dans les zones minières que les mouvements sociaux sont les plus significatifs. Il convient de les analyser et de les comprendre. Il faut arriver à leur faire dépasser le stade de la spontanéité et cela demande du temps et de la stratégie. Or la gauche malienne semble plus préoccupée par la prise immédiate du pouvoir. À cet effet, elle se lance souvent dans des alliances circonstancielles et contre-nature. Ainsi, elle fait la plupart du temps le jeu des libéraux qu’elle contribue à porter au pouvoir. Une fois au pouvoir, les alliés d’hier deviennent ses bourreaux.  C’est encore aujourd’hui le cas au sein du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) qui a contribué au coup d’État ayant renversé le pouvoir de Ibrahim Boubacar Kéita.

La gauche gagnerait à élaborer son propre agenda et à se mettre au travail avec persévérance et minutie. Mais cela suppose de sa part une vision stratégique claire et des tactiques appropriées. Cela est loin d’être le cas. L’activisme seul n’y suffira pas. La tactique d’alliance avec les milieux religieux est aussi, à terme, contre-productive.

En mars 1991, les leaders religieux n’avaient pratiquement aucune influence sur les luttes en cours. C’est la faillite du leadership des partis politiques et le populisme érigé en stratégie de conquête du pouvoir par Amadou Toumani Traoré en 2002 qui propulsa les religieux au-devant de la scène avec les conséquences dramatiques que l’on connait de nos jours.

Pour la renaissance de la gauche, la tâche s’avère immense. Elle doit tracer ses propres sillions dans la durée et sans intermédiaire au sein des couches populaires.

La question de ses rapports avec l’armée doit aussi être approfondie en raison de la tentation putschiste récurrente au sein de la gauche. Le cas malien en est une illustration. Et, à chaque fois, le retour de manivelle est terrible. La répression sanglante des forces de gauche et la liquidation physique de tous les éléments de gauche au sein de l’armée, à commencer par le Capitaine Diby Silas Diarra et ses compagnons d’armes, ont créé une méfiance de fait qui demeure malgré tout.

La question de la société civile est aussi à repenser dans nos sociétés. Dans le contexte actuel de perte de crédit des partis politiques, il convient d’y réfléchir. Dans quelle mesure pourrait-elle être un facteur de mobilisation populaire des forces de changement ? La question reste posée.

Le contexte international porte aussi sa part de responsabilité. L’échec des expériences de gauche dans différents pays, a contribué au recul des forces de gauche dans de nombreux pays. De même, la validation du modèle libéral de conquête du pouvoir par les urnes a beaucoup contribué à diluer le potentiel révolutionnaire des masses. La question mérite d’être analysée au regard de l’échec des expériences depuis le cas du Chili de Allende, l’échec de Lula au Brésil, celui de Syriza en Grèce, de Podemos en Espagne, les graves menaces sur le Venezuela. En dépit de nombreuses difficultés, seule la voie cubaine semble prospérer. Il convient d’en tirer les leçons. Pourquoi les partis de gauche porteurs de vrais changements n’arrivent pas à prospérer par la voie des urnes ? Cette question reste essentielle, malgré les changements positifs en cours actuellement un peu partout dans le monde, notamment en Amérique latine.

L’autre question capitale réside dans l’analyse de l’échec des expériences de gauche qui n’ont pu être conduites à terme. Il est important d’en faire une analyse exhaustive et approfondie.

Comment conduire le changement révolutionnaire dans un contexte de mondialisation du capitalisme libéral ?

<strong>Une rupture est-elle possible ?</strong>

Dans tous les cas, la sortie du système mondial actuel semble indispensable. Cette voie est à prospecter pour se donner les chances d’une transformation effective du monde afin de soustraire nos sociétés de la domination du capital. Autant de questionnements théoriques à inscrire à l’ordre du jour.

En interrogeant les réalités actuelles du monde, il apparaît de plus en plus que l’étincelle des changements à venir surgira certainement dans les pays du Sud. Mais il n’y a guère de doute qu’elle ne saurait prospérer sans la solidarité de luttes des forces de gauche au niveau sous régional, régional et dans les pays du centre du capitalisme mondial.

Des fractures tectoniques traversent aujourd’hui le monde, notamment en Asie, en Amérique latine et en Afrique.  Elles ébranlent jusqu’aux fondements mêmes de la domination du monde par l’Occident. Le réveil des consciences populaires inscrit à l’ordre du jour le basculement du monde vers de nouveaux horizons rejetant le modèle capitaliste néolibéral. Un nouvel ordre mondial est en gestation. Fédérer les forces de gauche dans nos pays voisins et à l’échelle africaine est un défi urgent à relever. Faire la jonction au niveau mondial est une nécessité absolue.

Mais tout cela impose une créativité théorique. Mais ce n’est pas dans les manuels du marxisme-léninisme que l’on trouvera les réponses aux défis de l’heure, même si revisiter aujourd’hui les fondamentaux, s’avère indispensable.

Une sagesse populaire en milieu en milieu bamanan au Mali, dit que «<strong>c‘est la pensée qui transforme le mil en bière</strong> !»

<strong>Pr Issa N’DIAYE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le changement au Mali : Un cadeau empoisonné !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-changement-au-mali-un-cadeau-empoisonne-3080630.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 07:34:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Quatre ans après le coup d'État contre l'un des régimes les plus corrompus de l’ère dite démocratique, le changement annoncé pour tourner la page de plus de trois décennies de dévastation des richesses nationales demeure toujours une énigme. Les Maliens ne savent plus à quoi s'en tenir. Eu égard à la gestion calamiteuse de certains dossiers dont le peuple malien attendait une satisfaction totale pour entamer une nouvelle marche vers le progrès. Mais il n'en fut rien. Sauf, un enlisement de la situation sociopolitique du au populisme d'un Premier ministre cerné par ses contre-vérités. Va-t-on continuer avec une rectification au pied cassé ?</strong>

L'espoir d'un changement sur fond de populisme, devenu un projet de société pour dresser les fils d’un même pays les uns contre les autres afin de se mettre à l'abri de la colère des Maliens contre les démocrates sanguinaires, avec lesquels il a participé à l'effondrement de l'État malien et au pillage systématique des biens publics, n’est plus un ferment pour éveiller les consciences. Encore moins, la rectification. Un autre slogan de la pire escroquerie politique. Que reste-t-il pour les concepteurs de ce mirage? A rendre le tablier. Pour que d'autres, plus imprégnés des réalités socio- politico économiques de notre pays, soient appelés pour limiter les dégâts, avant qu'il ne soit trop tard.

Las du système de vol crapuleux, instauré en mode de gestion par une meute de démocrates pour rattraper le temps perdu dans l'opposition contre le président Moussa Traoré, le peuple malien n'avait plus le choix que de suivre les contestateurs du régime IBK, un des ténors de la perpétuation de ce système éhonté et de l’instauration d’une succession dynastico-démocratique. Les opposants à IBK, pour gagner le cœur des Maliens, brandissent l'étendard du changement. Ceux-ci ne pouvaient être indifféremment à ce slogan, oh combien chargé de sens depuis le coup d’État du 26 mars 1991. Et à chaque meeting du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), la place de l'Indépendance recevait de nouvelles têtes décidées à en découdre avec le régime IBK qui, pris dans son propre piège, n'avait plus dans sa besace d’autres perspectives à offrir à son peuple.

Ce qui constituera d’ailleurs un motif pour des milliers de manifestants à répondre à l’appel du M5-RFP et à s’engager dans la lutte pour précipiter les événements, sans savoir que le changement était déjà empoisonné. Et l’empoisonnement devient effectif, une fois la tête d'Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) obtenue.

Le slogan devient alors: «À<strong> nous, le pouvoir !</strong>», laissant sur le carreau du regret des militants, sympathisants du mouvement hétéroclite qui a entraîné la chute du président Keïta, dont certains de ses proches et membres de son parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM), ne se seraient pas gênés d’apporter un appui financier aux organisateurs de la contestation qui dénonçaient sa gestion familiale du pays sur le boulevard de l’Indépendance.

À les entendre, ils crient déjà à la trahison. Les plus radicaux, parmi eux, déclarent qu’ils regrettent le départ d’IBK du pouvoir. Quant aux modérés, ils pensent que le contexte sous-régional, régional, voire international joue en défaveur de notre pays pour plusieurs raisons. Ils citent entre autres le retrait de notre pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les relations tendues avec beaucoup de nos partenaires. Ils sont nombreux à ne pas supporter que le même train de vie de l’État continue de plus belle avec ceux qui chantaient et dansaient au son du changement, en prenant en témoin le mouvement de l’Indépendance que les choses iront mieux après le départ d’IBK.

Certes, les têtes ont changé à la tête des institutions. Mais comme il est souvent coutume d’entendre, l’habitude est une seconde nature. Quatre (04) ans après, les mêmes mauvaises pratiques empoisonnent la vie des Maliens. Le changement, annoncé pour tourner la page de plus de trois (03) décennies de prédation des richesses nationales par une coalition de démocrates demeure toujours une énigme.

Les Maliens ne savent plus à quoi s'en tenir. Eu égard à la gestion calamiteuse de certains dossiers dont le peuple malien attendait une satisfaction totale pour entamer une nouvelle marche vers le progrès. Parmi lesquels, on pourra citer la réduction du train de vie de l’État, des produits de première nécessité, du taux du chômage, etc. Mais, il n'en fut rien. Sauf, un enlisement de la situation sociopolitique dû au populisme du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, assiégé aujourd’hui par ses contre-vérités.

Le pays ne pourra pas continuer sur cette voie sinueuse, endommagée en partie par les pluies diluviennes de ses derniers jours. Il est impératif qu’un nouveau vent souffle. Avant que la grogne sociale ne s’invite au débat.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali&#45;Turquie :  Un rapprochement stratégique entre Bamako et Ankara</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/mali-turquie-un-rapprochement-strategique-entre-bamako-et-ankara-3080632.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 01:35:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali renforce ses liens avec la Turquie lors d’une rencontre entre le Colonel Assimi Goïta et une délégation parlementaire, marquant une étape clé dans sa transition.</strong>

Le président de la Transition du Mali, le Colonel Assimi Goïta, a reçu le mardi 8 octobre 2024 une délégation parlementaire turque, marquant ainsi une nouvelle étape dans le renforcement des relations entre Bamako et Ankara. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de diversification des alliances du Mali, alors que le pays cherche de nouveaux partenaires pour l’accompagner dans sa transition politique et sécuritaire. Mais que cache réellement cette visite turque ?

<strong>Une coopération renforcée dans des secteurs clés</strong>

La visite de la délégation turque dirigée par le Professeur Orhan Deligoz, président du groupe d’amitié Türkiye-Mali, intervient à un moment stratégique pour le Mali. En pleine transition politique et confronté à des défis sécuritaires majeurs, le pays voit en la Turquie un partenaire de choix. Les discussions ont porté sur des enjeux majeurs, notamment le développement économique, la sécurité et les défis régionaux, des thèmes essentiels pour l’avenir du pays. Ankara se positionne comme un allié clé dans ces domaines, prêt à accompagner le Mali sur le chemin de la stabilité.

Au terme de l’audience, le Professeur Orhan Deligoz a réaffirmé la volonté de la Turquie de soutenir le Mali dans sa quête de stabilité et de développement. En plus des enjeux sécuritaires, la coopération entre les deux pays devrait s’étendre à des secteurs prioritaires tels que la santé et l’éducation. Ankara entend ainsi jouer un rôle crucial dans l’accompagnement de la transition politique malienne, en apportant son soutien dans des domaines clés pour la reconstruction du pays.

<strong>Un rapprochement stratégique au cœur de la transition</strong>

Cette rencontre s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des alliances du Mali. Alors que les relations entre Bamako et Paris restent tendues, le rapprochement avec la Turquie marque une étape importante dans la politique étrangère du gouvernement de transition malien. La Turquie, en pleine expansion de son influence en Afrique, voit en le Mali un partenaire stratégique dans une région marquée par l’instabilité. Ce partenariat pourrait redessiner la carte des relations internationales du pays, avec des conséquences notables pour sa politique intérieure et régionale.

<strong>Le soutien de la Turquie face aux défis sécuritaires</strong>

En marge des discussions économiques et politiques, la Turquie a également exprimé son soutien aux Forces Armées Maliennes (FAMa) dans leur lutte contre le terrorisme. Le Professeur Orhan Deligoz a transmis les condoléances du Président Erdogan et du peuple turc aux victimes maliennes des récentes attaques terroristes, tout en condamnant fermement les violences qui visent les civils et les militaires. Ce soutien symbolique montre l’engagement de la Turquie à accompagner le Mali non seulement sur le plan économique, mais aussi dans la sécurisation de son territoire.

<strong>Par Fidele K</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La gauche révolutionnaire en Afrique Subsaharienne: le cas du Mali (suite)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/la-gauche-revolutionnaire-en-afrique-subsaharienne-le-cas-du-mali-suite-3-3079895.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 10:04:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’histoire de la gauche malienne reste souvent méconnue. Peu d’écrits, sauf ce que l’on retrouve dans quelques journaux clandestins de l’époque. Les archives détenues par des responsables ou des militants de gauche sont propriété privée. Elles sont très mal conservées dans des cartons ou reparties en sacs faciles à planquer ou à déplacer, en cas de perquisitions policières. Beaucoup ont été perdues avec la disparition de leurs détenteurs. D’autres sont devenues la propriété de leurs familles qui n’en voient pas la portée historique. Mal conservées, elles restent, pour l’essentiel, peu exploitées, parfois inexploitables. Cependant, elles demeurent chargées de souffrances ou d’espérances, parfois les deux à la fois. Elles restent les quelques rares témoignages précieux de cette partie de l’histoire récente du pays.</strong>

<strong> </strong><strong>Le groupe Tiémoko Garan Kouyaté</strong>

Au sein du PMT, d’autres ruptures eurent lieu. Certains de ses militants finirent par s’organiser au sein du groupe «<strong>Tiémoko Garan Kouyaté», </strong>du nom d’un militant communiste malien fusillé en 1942 par les nazis lors de l’occupation du territoire français pendant la seconde guerre mondiale. Certains membres de ce groupe, militants SVB à l’origine, jouèrent un rôle important dans la chute de la dictature de Moussa Traoré. Il œuvrait surtout dans la clandestinité. Ses militants étaient impliqués dans les luttes syndicales des enseignants, élèves et étudiants, de la magistrature, de la santé et autres syndicats. À maintes occasions, ils furent le fer de la mobilisation générale lors de l’insurrection populaire qui finit par abattre la dictature militaire.

Le Groupe Tiémoko Garan Kouyaté (TGK) était principalement composé de militants en rupture avec le PMT dont il dénonçait les revirements idéologiques et la collaboration avec le régime de Moussa Traoré dans le cadre de la théorie de l’entrisme évoquée plus haut. Les figures de proue en étaient le Pr Yoro Diakité, le Cinéaste Cheick Omar Sissoko, l’anthropologue Bréhima Béridogo, l’historien le Doyen Drissa Diakité, le Magistrat Hamidou Diabaté et autres, rejoints par d’autres de l’intérieur comme l’étudiant en Médecine Oumar Mariko, un des principaux dirigeants du mouvement étudiant AEEM (Association des Élèves et Étudiants du Mali) des années 90 et Tiébilé Dramé, Professeur de Lettres qui s’exila en France pour fuir la dictature de Moussa Traoré.

TGK dénonçait aussi la théorie de la nécessité de la création d’une bourgeoisie nationale comme étape indispensable dans le processus de la révolution nationale démocratique et populaire. Ainsi, certains dirigeants et cadres du PMT prônait la facilitation de l’enrichissement d’une élite en vue de l’«<strong>émergence d’une bourgeoisie nationale</strong>». Certains joignirent la parole à l’acte et devinrent hommes d’affaires. Ils profitèrent de leur positionnement au sein de l’appareil du régime de Moussa Traoré pour mettre en place un vaste réseau qui leur servit de ‘‘<strong>véritable pompe à fric</strong>’’ souvent au sein même des entreprises d’État. Il finit par mettre en place un véritable clan que certains baptisèrent «<strong>clan CMDT</strong>» du nom de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles qui avait un poids de premier plan dans l’économie du pays. Le clan CMDT, à la chute de Moussa Traoré, prit de l’importance au sein de l’appareil d’État. Il en profita pour positionner ses cadres au sein de l’appareil politique et économique du nouveau régime ADEMA et pour s’accaparer des secteurs les plus juteux de l’économie nationale lors de la mise en œuvre des politiques de privatisation imposées par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire Internationale (FMI). Ils devinrent les principaux et nouveaux actionnaires des secteurs privatisés (hôtels, PMU, Télécoms, Mines et autres.)  Les déviations et les abandons de la ligne de gauche par le pouvoir ADEMA viennent de là. L’achat de bulletins de vote et la corruption généralisée aussi.

Les principaux dirigeants de TGK finirent par créer après la chute de la dictature en mars 1991, le Congrès National d’Initiative Démocratique (CNID), association qui donna naissance à un parti du même nom. Il connut plus tard en 1995 une scission, où les éléments de gauche se séparèrent des libéraux au sein du parti pour créer le PARENA (Parti de la Renaissance Africaine), dirigé par le Pr Yoro Diakité, puis Tiébilé Dramé. Ce parti connut plusieurs scissions qui aboutirent à la création en 1996 du parti BARA (Bloc des Alternatives pour le Renouveau Africain) dirigé par Yoro Diakité et du parti SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance) sous la direction de Cheick Omar Sissoko, puis de Oumar Mariko.

<strong>Le Part Malien pour la Révolution et la Démocratie</strong>

Un autre parti positionné à gauche, le Parti Malien pour la Révolution et la Démocratie (PMRD), composé principalement d’anciens étudiants maliens de l’ex Union Soviétique et des anciens pays de l’Est, fusionnera avec le PMT pour donner naissance à l’ADEMA-PASJ.

Le PMRD avait une ligne politique globalement prosoviétique même si certains de ses membres étaient quelque peu critiques vis-à-vis de l’Union soviétique. Il recrutait principalement ses militants dans les milieux estudiantins et syndicaux et parmi les cadres formés dans les anciens pays de l’Est et de Russie. Ses dirigeants étaient très populaires surtout dans les milieux scolaires, comme le Professeur de Philosophie Mamadou Lamine Traoré.

Le PMRD joua un rôle important dans la lutte de résistance contre la dictature de Moussa Traoré.  Abdoulaye Barry, linguiste de formation, était un des principaux dirigeants de l’intérieur. Comme figures de proue, on peut citer, entre autres, Cheick Pléah, Sociolinguiste et fils du Dr Pléah de l’USRDA, Samba Sidibé, Ingénieur des Travaux Publics, Kléna Sanogo, longtemps Directeur de l’Institut des Sciences Humaines, Bakary Bouaré, Économiste de Formation tout comme Kassa Traoré, ancien Directeur de l’IPR (Institut Polytechnique Rural de Katiboubou) et Mohamedoun Dicko, ancien Secrétaire Général de l’ADEMA-PASJ. Certains de ses militants et cadres furent arrêtés, torturés et déportés de 1974 à 1978 dans les bagnes du nord en plein désert pour avoir diffusé un tract hostile au référendum constitutionnel qui fit du parti unique UDPM un parti constitutionnel. De nombreux cadres et responsables du PMRD subirent aussi les affres de la dictature.

Le PMRD connut une première crise lors de la naissance de l’ADEMA. Certains de ses cadres et dirigeants étaient partisans de la construction d’un front de partis plutôt que d’une dissolution de tous les partis et mouvements clandestins de gauche au sein de l’ADEMA. Selon eux, cela aurait conduit à ouvrir le parti à des courants opportunistes sans véritable identité de gauche et à leur permettre de s’emparer à terme de la direction politique du mouvement démocratique de l’époque. Ce courant minoritaire représenté par Abdoulaye Barry, fut écarté de la direction mais la suite des évènements lui donna raison.

En 1994, au terme d’une crise au sein de l’ADEMA, parti au pouvoir, les anciens du PMRD rompirent avec la majorité présidentielle et créèrent un nouveau parti, le Mouvement pour l’Indépendance, la Renaissance et l’Intégration Africaine (MIRIA) sous la direction du Pr Mamadou Lamine Traoré. Ce parti connut lui aussi des crises qui virent le départ de certains cadres fondateurs et militants. Certaines des principales figures de cette dissidence retournèrent à l’ADEMA. D’autres se désengagèrent de l’action politique. Au fil du temps le MIRIA perdit son leadership au sein du mouvement estudiantin et politique et devint un appendice du parti présidentiel. Certains militants du PMRD furent à l’origine du tract de 1975 dénonçant le projet de referendum constitutionnel de 1975 du régime. Ils écopèrent de quatre (04) années de détention et déportation dont on peut avoir le témoignage à travers l’ouvrage «<strong>Toiles d’Araignées</strong>» de Ibrahima Ly, porté plus tard à l’écran. Parmi eux, en plus de Ibrahma Ly et Mohamedoun Dicko déjà cités, on peut noter Oumar Ly, fondateur de la SOMIEX (Société Malienne d’Importation et d’Exportation), Jean Étienne Diendéré, Économiste de formation, Bakary Konimba Traoré dit Bakary Pionnier,  Adama Samassékou, linguiste, Samba Sidibé, Ingénieur des Travaux Publics, Cheick Sadibou Cissé, Architecte, Seydou Thiéro, Directeur du Club Sportif, Bourama Traoré, Urbaniste, Cyr Mathieu Samaké Directeur Général Liptako-Gourma, Mamadou Lamine Kouyaté Directeur du Stade Omnisports, Mani Diénépo, Inspecteur Général de la Jeunesse et des Sports.

Le CDLDM dressa au final une liste de plus de 300 victimes de la répression du régime de Moussa Traoré.

<strong>Des expériences éphémères de gauche</strong>

Sur le front intérieur, de 1968 à 1991, d’autres organisations de gauche eurent, pour la plupart, une existence éphémère comme le groupe créé autour du «<strong>Manifeste pour la patrie</strong>» lancé en 1994 et qui dénonçait déjà la trahison des idéaux du 26 mars 1991 par le pouvoir ADEMA. Parmi ses principaux leaders, les Professeurs Issa N’Diaye et Cheick Pléah. Il en fut de même pour le Parti des Travailleurs du Mali (PTM) qui se réclamait de l’héritage du PMT mais dénonçait ses dérives. Le PTM fut créé en 1975 par des militants issus du Parti Communiste Malien, lui-même issu d’une fusion entre d’anciens dissidents du PMT (les Professeurs Many Camara, Issa N’Diaye et Fadel Diop, Ingénieur chimiste, ancien de la COMATEX (Compagnie Malienne des Textiles) de Ségou. Il s’exila un moment au Congo au temps de la période de la révolution De Ngouabi. À ce noyau s’ajoutèrent différents petits partis comme le «<strong>Parti de l’Unité Populaire</strong>» dirigé par un ancien militant PMT, Diatrou Diakité, implanté surtout en milieu ouvrier à la cimenterie de Diamou, près de Kayes, région ouest du Mali et à l’usine de marbre de Bamako. Son organe, le journal «<strong>Avant-garde</strong>» ne connut qu’une seule édition. Le PTM eut une existence assez courte. Certains de ses cadres et dirigeants finirent par se retrouver au sein de l’ADEMA, du parti SADI et sur d’autres fronts de luttes, notamment syndicaux, culturels et autres. Il convient de noter que l’actuel Parti Communiste Malien est différent de son prédécesseur des années 70. Il est composé essentiellement d’anciens étudiants maliens des années 80 à 90. Son influence est assez marginale.

<strong>À SUIVRE DANS NOS PROCHAINES PAUTIONS!</strong>

<strong>Pr Issa N’DIAYE</strong>

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<title>Focus :  Cour d’Assise spéciale sur l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires: 51 milliards de F CFA carottés</title>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 09:58:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les juges sont à la recherche du prix réel de l’avion présidentiel et l’opacité qui a entouré cet achat. À Banakabougou, Quartier général (QG) de la Cour d’Assise spéciale, on parle de grosses sommes d’argent: 15 milliards de Francs CFA. 36 milliards de Francs CFA et les juges ne sont pas rentrés pour le moment dans le dossier de l’achat de l’avion présidentiel et de l’équipement militaire. Nous sommes à une sortie de fonds du Trésor public de 51 milliards de F CFA. Et ce n’est pas tout. Ce procès met à nu la violation flagrante des textes et lois régissant les dépenses publiques.

Les plus hautes autorités se servent de leur rang et prérogatives pour fouler au pied les lois régaliennes du Mali pour s’adonner à des malversations financières. C’est tout un système de gouvernance, vieux de plus de trente (30) ans, qui tombera avec tous ses cadres qui ont géré notre pays ces trente (30) dernières années.

Les malversations financières et la corruption ont un coût économique. Elles privent l’État de ressources importantes qui auraient pu servir à financer des investissements, ou à faire face à ses charges de fonctionnement. Elles constituent des facteurs aggravants du phénomène de la pauvreté.

<strong>Enseignement secondaire et normal: plus de 150 postes vacants dans l’administration scolaire</strong>

Incroyable, mais vrai. Ce qui se passe au sein de l’enseignement secondaire et normal dépasse tout entendement. On a l’impression que les enseignements secondaire et normal font face à une crise de ressources humaines pour remplacer les proviseurs, censeurs surveillants généraux des lycées publics, des directeurs généraux, des directeurs des études, des surveillants des écoles techniques et professionnelles, des Instituts de formation des maîtres (IFM) partis, pour les uns, à la retraite ou ayant bénéficié d’une promotion et de décès pour les autres.

Alors qu’il n’y en est rien. Ces trois ordres d’enseignement (enseignement secondaire général, enseignement technique et professionnel et l’enseignement normal) regorgent de compétences pour occuper les postes vacants. On nous signale qu’il y a plus de cent cinquante (150) postes vacants au sein de ces ordres d’enseignement.

On peut dire qu’il relève plutôt de l’incompétence du Dr Amadou Sy Savané, ministre de l’Éducation nationale que d’une crise de cadres. Plus d’une année à la tête de ce département stratégique, il n’a apporté aucune touche prouvant qu’il est à la hauteur de sa mission.

<strong> </strong><strong>La pauvreté en hausse au Mali</strong>

En 1991, les Maliens se sont battus en 1991 pour l’avènement de la démocratie; n’aspiraient pas seulement à la liberté, ils rêvaient aussi d’une amélioration de leurs conditions de vie. La question qui se pose est donc de savoir si la pauvreté a reculé à la faveur de l’instauration de la démocratie. Non pas du tout. Elle est en hausse pour trois (03) raisons: faiblesse de l’État, absence de sentiment national, précarité des régimes politiques, constituent les trois explications.

Concernant la faiblesse de l’État, la réalité du pouvoir est entre les mains des princes. Les finances publiques et celles des princes se confondent largement. La rumeur publique assure que la fortune personnelle de certaines personnalités est égale à celle de l’État. Absence de sentiment national, sur ce tableau, la référence identitaire n’est pas la Nation, mais le clan, la tribu, la phratrie au sens large. On ne se sent guère de devoir envers un État qui demeure une entité parfaitement abstraite.

La concussion, les détournements directs ou indirects de fonds publics ne sont pas ressentis comme une transgression dans la mesure où ils alimentent une sorte de système de redistribution sociale. C’est le cas de l’achat de l’avion présidentiel où tout un clan s’est bougrement enrichi. La précarité des régimes politiques accélère les phénomènes de corruption. Elle gangrène notre administration, on parle de refondation. Pour cela, il faut «reformer l’homme malien».]]> </content:encoded>
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<title>Bouillagui Fadiga :  Au service de l’instruction publique coloniale</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/bouillagui-fadiga-au-service-de-linstruction-publique-coloniale-3079875.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 09:29:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la palette des instituteurs africains du Soudan figure Bouillagui Fadiga. Aujourd’hui, un lycée de la capitale porte son nom. L’École fondamentale de Sokolo, autrement Chouala, dans le Cercle de Niono, aussi. À Rharouss, dans la région de Tombouctou, la bibliothèque locale porte également son nom. Décédé un an avant l’indépendance du Mali, Bouillagui Fadiga aura laissé l’image d’un fonctionnaire colonial dévoué. Il est aussi l’auteur de plusieurs publications. Sa réputation intellectuelle fut solidement établie aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la colonie. Il a été Membre correspondant du Comité d’Études Historiques et Scientifiques de l’Afrique Occidentale Française.</strong>

En 1936, Bouillagui est Chevalier de la légion d’honneur. En 1937, il Officier d’académie. Il a rendu à la France des «<strong>services éminents</strong>». Absent dans le débat syndical et politique qui a conduit le pays à l’indépendance, beaucoup sont ceux qui n’ont pas hésité à lire l’activité du «<strong>maître d’école</strong>» à l’aune de la bureaucratie coloniale dont il était un fieffé défenseur.

Amadou Hampâté BA a été son élève à «<strong>l’École primaire supérieure et d’apprentissage de Bamako</strong>». Il a rapporté ses souvenirs dans son ouvrage «<strong>Amkoullel. L’Enfant peul</strong>». Voici le portrait qu’il dresse: «<strong>…. j’eus pour Maître, M. Bouyagui Fadiga, qui, par la suite, devint célèbre au Soudan (Mali)». </strong>D’une intelligence très vive, il avait un langage intellectuel que les Européens de l’époque, qui aimaient lire ses écrits, qualifiaient eux-mêmes d’étonnant.

À la tête de l’école, veillait toujours, M. Assomption, cet ancien instituteur devenu Inspecteur de l’enseignement primaire et qui fut, on peut le dire, le père culturel de tous les vieux fonctionnaires indigènes originaires du Soudan… M. Assomption était particulièrement fier de Bouyagui Fadiga qu’il appelait «<strong>un pur produit intellectuel de la culture française</strong>».

Ce témoignage vient confirmer l’appréciation de l’Inspecteur de l’Académie du Soudan d’alors, Frédéric Assomption dont Bouillagui Fadiga parvint à être l’adjoint, une position enviée. C’est donc en toute confiance qu’Assomption désignât Bouillagui pour aller prendre en main «<strong>l’École Médersa des Fils de chefs et Notables Indigènes du Soudan français</strong>» à Tombouctou. Cette médersa avait été ouverte en 1917 par le Gouverneur Clozel qui voulait obtenir l’adhésion de l’aristocratie locale et principalement les nomades aux principes de la colonisation. Il en confia la direction au père défroqué Auguste Dupuys-Yacouba.

Quelques années après, les français ont fait le constat que les «<strong>nomades blancs</strong>» refusaient d’envoyer leurs enfants à l’école. Ils précisaient que cette réticence découlait essentiellement du fait que les «<strong>blancs</strong>» ne voulaient pas que leurs enfants soient au contact des «<strong>noirs</strong>».

C’est pour corriger ses aspects et surtout lutte contre le fanatisme latent qu’Assomption entreprit de réorganiser l’école pour en faire une institution de la République. Bouillagui Fadiga pouvait faire ce travail. L’Inspecteur mettait en avant deux qualités pour ce choix stratégique: «<strong>ses compétences professionnelles</strong>» et «<strong>son absolue dévotion à notre cause</strong>». Il est régulièrement présenté comme «<strong>un de nos excellents maîtres soudanais</strong>».

Hampâté BA, dans son portrait finit par voir en Bouillagui Fadiga un des vecteurs de la dépersonnalisation des africains: «<strong>Et c’était bien là effectivement, ce qu’avec les meilleures intentions du monde on voulait faire de nous: nous vider de nous-mêmes pour nous emplir des manières d’être, d’agir et de penser du colonisateur. </strong>

<strong>On ne peut dire, dans notre cas, que cette politique ait échoué. À une certaine époque; la dépersonnalisation du ‘‘<em>sujet français</em>’’</strong>» dûment scolarisé et instruit était telle, en effet, qu’il ne demandait plus qu’une chose: «<strong>devenir la copie conforme du colonisateur au point d’adopter son costume, sa cuisine, souvent sa religion et parfois même ses tics !</strong>»

L’instituteur lui-même étant une copie du modèle français ne pouvait que travailler à la reproduction du système. Il accomplit ses devoirs avec zèle. Il débarque à Tombouctou avec plein de générosité. David Robinson et Jean-Louis Triaud ont documenté le passage de Bouillagui Fadiga à Tombouctou dans leur ouvrage collectif «<strong>Le temps des marabouts. Itinéraires et stratégies islamiques en Afrique Occidentale Française. 1880-1960</strong>».

Ils rapportent la rudesse des méthodes et des moyens mis en œuvre par l’instituteur dont la mission était en réalité de contrôler et d’agir l’enseignement dont une partie était dispensée en arabe. Fadiga va s’illustrer par une manière peu diplomatique: il impose un mode vestimentaire, une discipline stricte et des mesures de propreté; il fait muter des enseignants qui ne lui plaisent pas. De ceux-ci, il attendait qu’ils préparent leurs leçons avec rigueur avant de les lui soumettre. Il renvoie de l’école les enfants qui n’avaient pas de grandes capacités ou considérés comme âgés. Dans ses comptes rendus à ses supérieurs, il insistait sur le «<strong>caractère antipathique</strong>» et «<strong>le manque d’enthousiasme» </strong>des élèves. La population de Tombouctou ne tarda pas à se lever contre cet agent colonial, devenu un tyran. Cet état de fait avait été déjà décrit par le journalise Albert Londres qui a visité le Soudan en 1828.

Évoquant les rapports entre les noirs au service de l’administration coloniale et leurs congénères, il a pu le constant suivant: «<strong>Dès que le noir représente l'autorité, il est féroce pour ses frères. Il les frappe, saccage leur case, mange leur mil, ingurgite leur bangui, exige leurs filles. La chéchia a de belles vertus sur les bords du Niger !»</strong>

Les auteurs rapportent comment Bouillagui Fadiga va être «<strong>espionné</strong>» quotidiennement dans ses faits et gestes; ses domestiques craignant des d’être victimes des pratiques de maraboutage ne souhaitent plus travailler pour lui, ses enfants ont peur. Il sera finalement rappelé à Bamako, au bout de deux (02) ans.

Sur les origines de Bouillagui Fadiga on sait peu de choses; ni sur son âge véritable, ni même sur son lieu de naissance. Dans leur ouvrage collectif, Céline Labrume-Badiane et Étienne Smith, situent sa naissance aux environs de 1890, à Sofara, dans l’actuel Cercle de Djenné. On peut difficilement accorder du crédit à ces informations quand on établira que le jeune Bouillagi ira à l’école en 1895, donc à cinq (05) ans; ce qui pour l’époque était improbable. Sur la photo qui ornait un des murs du lycée qui porte son nom à Bamako, il est indiqué qu’il a vu le jour en 1883. Il serait allé à l’école à l’âge de douze (12) ans, ce qui devait être effectivement le cas pour beaucoup de cette époque. C’est cette date que nous retenons. On sait avec certitude qu’il est décédé en 1959, un an avant l’indépendance du Mali. On sait aussi avec certitude qu’il a été recruté à l’école à Sokolo, une très vieille localité au carrefour des contacts entre la Mauritanie, le lac Débo et Ségou. Sokolo fait partie de l’épopée de l’empire du Ghana, donc un très vieux village. Sokolo a été érigé en Cercle, par l’administration coloniale, le 23 juin 1893, soit trois ans seulement après l’entrée d’Archinard à Ségou. Le Capitaine Colgnard s’y installa et croisera le fer avec le marabout Peul Elhadji Bougouni Ba qui était un des soutiens sérieux d’Amadou Cheick Omar Foutiyou. Le Colonel Bonnier, alors Commandant y séjourna. Le territoire finira par être «<strong>pacifié</strong>» et la seconde étape fut l’ouverture d’une école. Celle-ci a été créée en 1895. C’était la deuxième du genre après la légendaire école de Kayes. L’école n’a commencé à fonctionner véritablement que le 23 mars 1896. En fait d’école, il fallait juste comprendre des élèves sous l’ombre d’un arbre, les yeux rivés sur un tableau à chevalet. Le premier moniteur était un militaire; le Sergent Lebeau. Pour inculquer les rudiments de la langue française et du calcul à ses élèves, le Sergent Lebeau, payé à 30 Francs, devait passer par le truchement d’un interprète payé à 10 Francs. Bouillagui Fadiga a été «<strong>pris à l’école des blancs</strong>» en même temps que Daba Kéita, le père de Mamadou dit Modibo Kéita, le futur président de la république du Mali. Daba Keïta, lui venait de Guiré, dans le Cercle de Goumbou. Goumbou aussi est un vieux village qui aujourd’hui relève du Cercle de Nara.

Ici, en fait d’école, il fallait voir des élèves inconfortablement assis à l’ombre d’un grand arbre, les yeux rivés sur un tableau à chevalet.

En 1900, beaucoup d’écoles du Soudan, pour diverses raisons, vont être fermées. Les élèves méritants seront transférés à Kayes pour le reste de leur cursus. Ce qui fut le cas pour les jeunes Bouillagui Fadiga et Daba Kéita. Ils continueront au Sénégal pour des destins différents. Tandis que Bouillagui optait pour l’École normale d’instituteurs, pour enfin devenir «<strong>maître d’école</strong>», Daba optait pour une carrière dans l’administration, en devenant «<strong>Commis expéditionnaire</strong>». Daba s’installa à Bamako pour toujours quand Bouillagi va exercer à l’intérieur du pays; à Koutiala, Bougouni, Tombouctou, Bamako enfin.

Outre l’enseignement, Bouillagui va se révéler comme un prolifique écrivain, auteur d’une grande production monographique, dans la suite de l’école ethnologique française portée par Marcel Mauss et dont la consécration va être la création de l’Institut Fondamental d’Afrique Noire, avec Monod. Sa publication sur «<strong>une circoncision chez les markas</strong>» a enlevé le troisième prix de l’Afrique Occidentale Française en 1934. Ces prix étaient décernés par un jury composé de l’Inspecteur d’Académie, le Directeur de Cabinet du Gouverneur, deux (02) représentants du Comité d’études historiques et scientifiques et trois (03) membres désignés par le Gouverneur en raison de leurs compétences.

À ce concours, le jury avait écarté le travail présenté par Fily Dabo Sissoko intitulé «<strong>Essai sur le totémisme soudanais</strong>».

L’appréciation était que l’œuvre était «<strong>jugée intéressante mais prouvant un esprit confus qui aborde sans préparation scientifique d’importantes questions générales; il révèle une mentalité plutôt qu’il n’apporte une contribution utile</strong>».

Le Président du jury se mit en mission pour «<strong>ne pas encourager l’auteur dans cette voie».</strong> Mais rien à faire, Fily Dabo finira par accomplir une importante carrière littéraire à côté de son parcours d’instituteur et d’homme politique.

<strong>Dr Ibrahim MAÏGA</strong>

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<title>inondations au Mali :  Quand l’eau, source de vie, conduit à la mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/inondations-au-mali-quand-leau-source-de-vie-conduit-a-la-mort-3079869.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 09:14:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Coordination nationale de gestion des crises et des catastrophes naturelles a annoncé, à la date du 27 septembre, un bilan de soixante-quinze (75) morts, plus de cent quarante-huit (148) personnes blessées et 250 000 touchées par les inondations. Tombouctou est la région la plus affectée avec cinq cent quatre-vingt et onze (591) cas d’inondations. Elles ont forcé à des déplacements massifs de populations et causé des dégâts aux infrastructures routières. À cela, s’ajoute la crue débordante du fleuve Niger qui inquiète plus d’un aujourd’hui.

Les inondations ont atteint un record cette année au Mali. Le bilan, à la date du 27 septembre 2024, s’élève déjà à soixante-quinze (75) morts, plus de cent quarante-huit (148) personnes blessées et 250 000 touchées par les inondations. Ces informations émanent de la Coordination nationale de gestion des crises et des catastrophes naturelles. Pourtant, il fallait s’attendre à cela. Les services de Mali- Météo, à travers des communiqués, avertissaient la population malienne des risques d’inondations durant la saison des pluies de cette année. Mais avec l’installation tardive de la saison des pluies, beaucoup de gens étaient inquiets quant à l’annonce de Mali- Météo. Car, à la mi-juillet déjà, les pluies arrosaient le pays à compte-gouttes et l’état des semis n’était pas du tout satisfaisant.

Pour nombre de nos compatriotes, les prévisions d’une année de forte pluie et de risques d’inondations annoncées par les services de la météo relevaient plutôt d’une gymnastique intellectuelle, tendant à faire peur aux gens. Mais ils l’ont compris lorsque les pluies ont commencé à tomber nuit et jour, obligeant les cultivateurs à rester à la maison durant des jours. Et lorsque le gouvernement a annoncé, le 1<sup>er</sup> août 2024, un premier bilan de cinquante-quatre (54) morts, cent onze (111) blessés et plus de 71 800 affectées par les inondations, les langues ont commencé à se diluer. Pour les uns, il fallait se préparer à affronter les intempéries.

Pour les autres, le chien aboie, la caravane passe. Ces derniers pleurent aujourd’hui sur leur sort. Ils sont nombreux à contempler les dégâts dont ils ont été victimes du fait des inondations.

Ces dégâts humains et matériels provoqués par les inondations sont les signes annonciateurs d’un changement climatique, dont le Mali doit se préparer à faire face à cet autre défi en adoptant des mesures pour que l’eau, source de vie, ne donne pas la mort. Ces chiffres donnent à réfléchir pour un pays sahélien comme le nôtre, confronté à une double crise sécuritaire et alimentaire.

<strong>Des leçons à tirer</strong>

Il y a beaucoup de leçons à tirer des inondations survenues au Mali et, plus particulièrement, à Bamako, la capitale malienne. Située sur les deux rives du fleuve Niger, Bamako se trouve dans le basfond. Cette situation géographique nécessite un plan d’aménagement du tissu urbain pour éviter les inondations. Malheureusement, le cadastre ou le plan d’urbanisme élaboré, à cet effet, a été mis de côté pour laisser la place à des occupations anarchiques, obstruant les voies d’évacuation des eaux vers le fleuve. Dans cette course à l’argent facile, les rivières traversant les quartiers de la capitale malienne et le lit du fleuve n’ont pas été épargnés. Ils ont été morcelés et vendus aux plus nantis du pays, dont beaucoup ont amassé leur fortune sur le dos du peuple malien. Et avec la crue débordante du fleuve Niger, certains riverains ont abandonné leur maison dans laquelle stagne l’eau et d’autres pour y accéder sont obligés de marcher sur des sacs remplis de sable.

Ces inondations offrent de nouveau l’occasion aux autorités de revenir sur le plan d’aménagement de la ville de Bamako de l’époque coloniale, revu et corrigé par les régimes de la première et de la deuxième Républiques. Cela nous évitera chaque année de pleurer nos morts et de donner une image attrayante à notre capitale qui garde encore le nom de «gros village» des années 1980.

<strong>Yoro SOW</strong>

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<title>La gauche révolutionnaire en Afrique Subsaharienne: le cas du Mali (suite)</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-gauche-revolutionnaire-en-afrique-subsaharienne-le-cas-du-mali-suite-2-3079001.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 08:19:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’histoire de la gauche malienne reste souvent méconnue. Peu d’écrits, sauf ce que l’on retrouve dans quelques journaux clandestins de l’époque. Les archives détenues par des responsables ou des militants de gauche sont propriété privée. Elles sont très mal conservées dans des cartons ou reparties en sacs faciles à planquer ou à déplacer, en cas de perquisitions policières. Beaucoup ont été perdues avec la disparition de leurs détenteurs. D’autres sont devenues la propriété de leurs familles qui n’en voient pas la portée historique. Mal conservées, elles restent, pour l’essentiel, peu exploitées, parfois inexploitables. Cependant, elles demeurent chargées de souffrances ou d’espérances, parfois les deux à la fois. Elles restent les quelques rares témoignages précieux de cette partie de l’histoire récente du pays.

Le Parti Malien du Travail et la Gauche révolutionnaire au Mali

e PMT, Parti Malien du Travail, d’obédience marxiste-léniniste, surtout implanté dans les syndicats et le milieu estudiantin, fut longtemps la principale force politique de gauche au Mali après la chute du régime de Modibo Kéita, suite au coup d’état militaire du 19 novembre 1968. Il resta longtemps dans la clandestinité, depuis sous Modibo Kéita, bien que ses principaux militants fussent connus des dirigeants du RDA. Ces derniers évitèrent de les réprimer.

Le PMT est resté tout au long de son parcours un parti clandestin. Bien qu’opposé au RDA qu’il qualifiait de mouvement petit-bourgeois, le PMT fût la première organisation politique à dénoncer le coup d’Etat de 1968 dans un tract diffusé par son journal clandestin «L’abeille», devenu plus tard l’organe du parti «<em>Alliance pour la Démocratie au Mali-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice</em>» (ADEMA-PASJ), une des principales composantes des forces ayant participé à la chute de la dictature militaire de Moussa Traoré en mars 1991. Suite à la diffusion de ce tract en 1968, ses principaux dirigeants locaux furent arrêtés, condamnés et déportés dans des bagnes à travers le pays. Les plus connus étaient Abdramane Baba Touré, Docteur en Physique, ancien directeur de l’École Normale Supérieure, Marie Bernard Cissoko, Docteur en Philosophie à l’École Normale Supérieure, Mamadou Doucouré, Professeur de Physique à l’École Nationale des Ingénieurs, Santigui Mangara, Étudiant en Philosophie à l’École Normale Supérieure, Kadari Bamba, Ingénieur, Directeur national des industries, Oumar Yattara Contrôleur des PTT, et Monobem Ogoniangaly, Ingénieur à la SONAREM (Société Nationale de Recherches et d’Exploitation des Ressources Minières du Mali).

D’autres leaders de gauche comme Ibrahima Ly, Docteur en Mathématiques, ancien dirigeant de la Fédération des Étudiants d’Afrique Noire en France (FEANF), auteur du célèbre ouvrage «<em>Toiles d’araignées</em>» et «<em>Les Noctuelles vivent de larmes</em>» furent arrêtés, déportés et sauvagement torturés comme Kari Dembélé, Docteur en Sociologie, Professeur à l’École Normale Supérieure et à l’École Nationale d’Administration. La liste des victimes de la dictature du régime de Moussa Traoré fut longue et sanglante. Les arrestations, détentions arbitraires, mutations et radiations toutes aussi arbitraires, furent souvent le lot de nombreux militants de gauche, y compris l’auteur de ces lignes. La liste des victimes de la dictature de Moussa Traoré est longue et douloureuse. Le CDLDM (Comité de Défense des Libertés Démocratiques au Mali) publia, à la chute du régime, la liste des victimes de la répression du régime. Ce fut une période de vingt-trois (23) années de larmes et de sang.

Le Parti Malien du Travail, bien que sans existence légale, fut un véritable laboratoire de formation et de structuration des militants de la gauche malienne. Nombreux sont ceux qui y firent leur baptême du feu comme militants de gauche. Ils y découvrirent la théorie marxiste et y firent leur apprentissage organisationnel et celui de militant clandestin. Ainsi, la chaine se prolongea et les nouveaux cadres contribuèrent largement à disséminer la pensée et les principes de gauche un peu partout dans le pays, où furent créés de nouveaux établissements scolaires et implantées de nouvelles sociétés et entreprises d’État. C’est dans ces milieux que vont être principalement recrutés les militants et cadres qui vont servir de locomotive lors de la longue résistance contre la sanglante dictature de Moussa Traoré.

En dehors de la capitale, ce fut surtout dans les milieux ouvriers et paysans que le PMT arriva à diffuser les idées de gauche notamment en milieu ouvrier, dans les usines textiles de Ségou (COMATEX) et en milieu paysan, dans l’Office du Niger, grenier agricole du pays. Plus à l’Ouest, ce fut au sein de l’usine de production de ciment de Diamou, sans compter la Régie de chemins de fer qui fut une grande école de résistance anticoloniale et d’émergence de la gauche malienne.

Les syndicats maliens furent aussi un lieu privilégié de formation et de maturation de la gauche malienne. Ce sont les milieux syndicaux, surtout au sein des enseignants et des scolaires, des travailleurs de la santé, de la culture, de la presse et de la justice que vont se former les bataillons de gauche qui finiront par venir à bout de la féroce dictature militaire de Moussa Traoré.

Le PMT connut plusieurs fractures en son sein. Les divergences idéologiques au sein du mouvement communiste international ont exacerbé les contradictions à l’intérieur du parti. Les débats étaient surtout virulents notamment au sein de la diaspora, entre staliniens, trotskystes, pro-soviétiques, pro-chinois, pro-albanais et autres. Le PMT ne s’en relèvera pas. Des exclusions furent aussi prononcées, comme celle du Dr Aly Nouhoun Diallo par la Section France du PMT dirigée par le Professeur de Mathématiques Yoro Diakité, pour «<em>sectarisme et travail fractionnel</em>». Il fut réintégré par la suite par la direction intérieure du Parti.

D’autres membres du PMT furent cooptés et intégrés par le régime militaire, sous couvert du mot d’ordre d’entrisme qui prétendait changer le système de l’intérieur. Ainsi, parmi les plus connus, Ngolo Traoré exerça longtemps les fonctions de Ministre des Affaires étrangères sous le dictateur Moussa Traoré. Fagnanama Koné fut nommé au ministère de l’Agriculture. Oumar Issiaka Ba, à l’Éducation Nationale, exerça, sans état d’âme, une répression féroce à l’endroit des enseignants.

Au sein de la diaspora malienne, les militants de gauche furent les principaux animateurs d’initiatives diverses comme celle du CDLDM (Comité de Défense des Libertés Démocratiques au Mali) et du CLET (Comité de Liaison Étudiants Travailleurs) à l’origine des campagnes d’alphabétisation dans les foyers à l’adresse des travailleurs immigrés.

D’autres débats avaient lieu sur d’autres thématiques sur les étapes de la lutte à définir, «<em>Révolution Nationale Démocratique et Populaire</em>» (RNDP) ou «<em>Révolution Démocratique et Populaire</em>» (RDP), où certains préconisaient d’aller directement au socialisme. Des sauts théoriques d’une redoutable complexité ! Des prises de position quelques fois saugrenues amenaient aussi, à condamner certains mouvements de libération nationale en les qualifiant de «<em>petits bourgeois</em>».

&nbsp;

Le groupe Sanfin

Issu du PMT, un groupe dissident fut créé et s’affilia au groupe international stalinien basé au Canada, dont le journal s’appelait «<em>Sur la Voie du Bolchévisme</em>». Il finit par donner naissance au groupe «<em>Sanfin</em>» (La Nuée en langue bamanankan) du nom de son journal. Ce groupe était surtout actif dans les milieux estudiantins en France.

Pendant la période de la dictature, son journal était diffusé dans les réseaux des milieux de gauche. Sanfin tenait un discours radical qui plaisait à la jeunesse estudiantine d’alors. Sa critique était virulente aussi bien contre le régime qu’à l’égard des autres opposants de gauche. Sanfin croisait durement le fer avec les autres tendances de la gauche malienne. Il dénonçait sans ambages la ‘‘théorie de l’entrisme’’ prônée par certains courants de la direction intérieure du PMT selon laquelle, il fallait entrer dans le système du pouvoir de la junte militaire pour le changer de l’intérieur. Cette tactique prévalait également dans les syndicats. Elle créa des fissures et des oppositions irréconciliables au sein de la gauche. Ceux qui entrèrent dans le gouvernement de Moussa Traoré, tentèrent d’y entrainer les autres et, en cas de refus, devinrent leurs dénonciateurs. Cette tactique divisa la direction et créa de graves divergences au sein du PMT. Malgré tout, des entristes restèrent dans le gouvernement de Moussa Traoré jusqu’à sa chute sanglante en mars 91.

Le parti vola en éclats et pire, certains entristes finirent par se retourner contre leurs anciens camarades qu’ils dénoncèrent à la police du régime. Leur collaboration avec la dictature contribua à discréditer largement le PMT sur la scène de la gauche au Mali. Sanfin contribua avec virulence à la dénonciation de la direction du parti qu’il qualifiait déjà de révisionniste. La rhétorique de Sanfin, ses excès dans ses méthodes, sa virulence dans ses propos, ses analyses à la tronçonneuse, contribuèrent cependant à plus d’émiettement au sein de la gauche. Certains de ses dirigeants finirent par rejoindre le courant pro-albanais dans le mouvement communiste international. Si ses dénonciations de la dictature sonnaient justes pour bon nombre des militants de gauche, le traitement qu’il faisait des contradictions au sein de la gauche malienne finirent par l’isoler. Au sein du mouvement, des dissidences se firent jour. Cette lutte interne au sein de Sanfin fut sans merci. La férocité des luttes internes alla jusqu’à la dénonciation publique de certains responsables du mouvement et à lever leur nom de code dans un contexte de surveillance policière généralisée. Ce qui déclencha une violente controverse. Le PMT en profita pour dénoncer l’ultra gauchisme au sein du mouvement de résistance contre la dictature.

Au sein du mouvement estudiantin, Sanfin prônait également le «<em>syndicalisme révolutionnaire</em>» et taxait de «<em>corporatistes</em>», les revendications estudiantines pour un mieux-être. Ce qui, à l’occasion, conduisait à des empoignades théoriques vigoureuses. Ces débats acharnés laissaient pantois certains étudiants et contribuaient à les éloigner du mouvement. Staliniens, trotskistes, pro-albanais, prochinois et prosoviétiques s’affrontaient avec virulence lors des rencontres et congrès estudiantins. Parfois les questions nationales étaient reléguées au second plan. Ce qui contribua également à la perte d’influence au sein du mouvement estudiantin et de la gauche dans son ensemble. Ainsi, l’influence de Sanfin s’effilocha au fil du temps et devint marginale au sein du mouvement démocratique.

À la chute de Moussa Traoré, le groupe Sanfin choisit de rester dans l’opposition. Si certaines de ses critiques du mouvement démocratique restaient bien fondées, son ‘purisme idéologique et politique’ l’éloigna des espaces, où se déroulait le combat politique. Il ne parvint jamais à reconquérir plus tard, cette influence qu’il a eue auparavant au sein de la gauche malienne. Malgré toutes les critiques qu’on pouvait lui adresser, Sanfin reste dans l’histoire politique de la gauche malienne du début des années 70 en tant que courant politique, comme le mouvement qui a eu la plus longue longévité. Il est resté constant dans sa ligne politique même si sa rigidité théorique l’a souvent conduit dans des erreurs tactiques graves. Ses dirigeants principaux furent Mohamed Tabouré, militant AESMF, rentré plus tard au pays, tout comme Salia Konaté, informaticien, Amadou Tiéoulé Diarra, juriste formé à Dakar qui finit par quitter le groupe.

À la chute d’ATT (Amadou Toumani Touré) en mars 2012, Sanfin s’allia avec le parti SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et Indépendance) de Cheick Omar Sissoko et de Oumar Mariko et avec d’autres mouvements et associations au sein du Mouvement Populaire du 22 mars (MP 22) puis de la COPAM (Coordination des Organisations Patriotiques du Mali). Le soutien résolu et sans discernement que Sanfin et le SADI apportèrent à la junte militaire du Capitaine Sanogo qui renversa ATT, souleva de nombreuses interrogations. La tactique visant à maintenir à la direction de la COPAM, un transfuge de l’UDPM (Union Démocratique du Peuple Malien) parti créé par Moussa Traoré, resta incomprise également par de nombreux camarades de gauche.

Mais c’est sur l’analyse de la situation nationale que les divergences se heurtèrent avec le plus de violence. Sanfin dénonçait dans son discours la petite bourgeoisie. Ses analyses mettaient avec constance l’accent sur la classe ouvrière alors que pour d’autres, il convenait d’être plus nuancé sur les analyses et alliances de classes. Le purisme idéologique et la rigidité théorique de Sanfin finirent par en faire un mouvement marginal au sein de la gauche révolutionnaire malienne.

À SUIVRE DANS NOS PROCHAINES PAUTIONS!

<strong>Pr Issa N’DIAYE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Premier Forum africain de coordination et de coopération des institutions africaines de sécurité sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/premier-forum-africain-de-coordination-et-de-cooperation-des-institutions-africaines-de-securite-sociale-3079003.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 08:19:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali répond présent</strong>

<strong>Le Mali a activement participé au premier Forum Africain de Coordination et de Coopération des Institutions Africaines de Sécurité Sociale, qui s'est tenu à Johannesburg, en Afrique du Sud. Cette rencontre majeure, réunissant les principaux acteurs de la sécurité sociale sur le continent, a mis l'accent sur l'importance d'une protection sociale plus inclusive, notamment pour les travailleurs de l'économie informelle, des zones rurales et les migrants.</strong>

Une délégation malienne de haut niveau conduite par Monsieur Mohamed Bassirou TRAORÉ, Directeur National de la Protection Sociale et de l’Économie Solidaire, a représenté le Mali à ce Forum. Il était accompagné du Directeur Général de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CANAM), Médecin et Général de Brigade Boubacar DEMBÉLÉ et de Monsieur Ousmane Karim COULIBALY, Directeur Général de l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS), il a souligné l'engagement de notre pays à renforcer les systèmes de sécurité sociale et à étendre leur couverture à toutes les populations.

<strong> </strong>

<strong>Un enjeu majeur pour le développement du continent</strong>

Organisé par la Commission de l'Union Africaine en partenariat avec l'Organisation Internationale du Travail (OIT), l'Association Internationale de la Sécurité Sociale (AISS) et la GIZ, ce forum a permis de débattre des défis et des opportunités liés à l'extension de la couverture sociale en Afrique. Les participants ont notamment évoqué les moyens de mettre en œuvre les Lignes directrices de l'AISS sur l'Administration de la sécurité sociale, afin d'améliorer l'efficacité et l'équité des systèmes existants.

Les enjeux de ce forum sont considérables:
<ul>
 	<li><strong> Une protection sociale pour tous</strong>: Il s'agit d'offrir à tous les Africains, quel que soient leur statut ou leur lieu de résidence, un accès à des soins de santé, des pensions et des prestations sociales de base.</li>
 	<li><strong> Le développement de l'économie informelle</strong>: En intégrant les travailleurs de l'économie informelle dans les systèmes de sécurité sociale, on favorise leur inclusion sociale et économique.</li>
 	<li><strong> La mobilité des travailleurs:</strong> Les migrants ont également droit à une protection sociale, ce qui nécessite une coordination accrue entre les différents pays africains.</li>
</ul>
Il faut noter que le Mali est un acteur engagé de la sécurité sociale en Afrique. Sa participation à ce forum témoigne de sa volonté de jouer un rôle actif dans la construction d'une Afrique plus juste et plus solidaire.

En s'associant à ses partenaires internationaux, notre pays s'engage à mettre en œuvre des politiques ambitieuses en matière de protection sociale, afin d'améliorer les conditions de vie de ses populations et de contribuer au développement durable du continent.

<strong><em>Johannesburg, du 25 au 26 septembre 2024</em></strong>

<strong><em>SERCOM/CANAM</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de l’avion présidentiel d’IBK : Rappel des faits qui attirent toujours la curiosité des Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/proces-de-lavion-presidentiel-dibk-rappel-des-faits-qui-attirent-toujours-la-curiosite-des-maliens-3079000.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/08/boubeye-filly.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 08:12:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cour d’Assises jugera les personnes impliquées dans les deux plus grands scandales financiers survenus sous le magistère de l’ancien président de la République, feu Ibrahim Boubacar Keïta.</strong>

<strong>Le scandale de l’achat de l’aéronef présidentiel que votre journal préféré a baptisé: «<em>Ladji Bourama Air Force One</em>» et celui du non moins sulfureux marché d’achat d’équipements et de matériels pour l’Armée sera enfin jugé.</strong>

L’alerte a été donnée par «<strong>Le Sphinx</strong>». En début novembre 2013, votre journal préféré annonçait la signature par le ministre de la Défense et des Anciens combattants d’alors, Soumeylou Boubèye Maïga, de deux (02) marchés. L’un relatif à l’achat d’un avion pour le tout nouveau président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, pour 7 milliards de FCFA environ, mais surfacturé, avec les frais d’approche à 21 milliards de FCFA, l’autre relatif à l’achat de divers équipements pour l’Armée malienne attribué à Sidi Mohamed Kagnassi qui était, au moment des faits, Conseiller spécial du président de République Ibrahim Boubacar Keïta. Un retour sur investissements en quelle sorte pour avoir été l’un des bailleurs de fonds du candidat vainqueur de la présidentielle de 2013.

Ces révélations, <em>us usual</em>, vont susciter une levée de bois vert contre «<em>Le Sphinx</em>» de la part des autorités de l’époque et au plus haut niveau. Car, c’est le chef de l’État malien himself qui va monter au créneau, pour dire, dans l’une de ses diatribes dont il avait seul le secret: «<strong>Sidi Mohamed Kagnassi est un citoyen malien, et comme tous les autres Maliens, il a le droit de postuler et d’être adjudicataire de marchés publics</strong>». Feu IBK allait profiter d’une interview qu’il a accordée à «<em>Jeune Afrique</em>» pour essayer de justifier l’achat et le coût de son avion qu’il réclamait lors des Conseils de ministres, comme un enfant, son jouet de Noël. Cette interview allait d’ailleurs nous mettre sur des pistes intéressantes pour la suite de nos investigations.

Mais seulement, <em>Le Sphinx</em> persistait et signait: non seulement la facture présentée par Guo Star dégageait une forte odeur de tripatouillages financiers de près de 30 milliards de FCFA mais que Sidi Mohamed Kagnassi, le signataire originel du protocole d’Accord pour le compte de Guo Star, n’avait pas la capacité juridique de représenter celle-ci avec laquelle il n’a, du reste, aucun lien. Ce qu’IBK et Soumeylou Boubèye finirent par reconnaître. Comme un enfant pris le doigt dans le pot de confiture, ce dernier remplacera le nom de Sidi Mohamed Kagnassi par celui d’Amadou Baïba Kouma, le vrai gérant et propriétaire de Guo Star. À l’époque, nous reçûmes des injures et même des menaces de mort, alors qu’on n’avait fait que notre métier de journaliste.

Fort heureusement, le Fonds monétaire international (FMI) qui est mieux informé que nous, entra dans la danse. Lui aussi, avait senti de forts soupçons de malversations financières. Il finira par exiger un audit du Bureau du Vérificateur général, pour en quelque sorte départager votre journal préféré et nos kleptocrates en puissance.

Le gouvernement, alors dirigé par le Premier ministre, Moussa Mara, sera obligé de saisir le Bureau du Vérificateur Général (BVG) le 10 juin 2014. Le Rapport fourni plusieurs mois après par ce dernier est sans équivoque, il confirme, à tous points de vue, les révélations du <em>Sphinx</em>. Pire, il va entrainer la suspension de l’aide du FMI à notre pays pendant plus de six (06) mois !

<strong>Une surfacturation de 28 milliards</strong>

Dans son rapport le Bureau du Vérificateur Général (BVG) précise que le Gouvernement du Mali a effectué en 2014 des acquisitions d’un montant de total de 87,77 milliards de FCFA dont 18,9 milliards de FCFA pour l’acquisition d’un aéronef destiné au président de la République et 69,18 milliards de FCFA pour l’achat d’équipements et de matériels destinés aux Forces Armées. Le montant total des irrégularités financières s’élève à 28 49 901 190 FCFA dont 12 422 0 092 FCFA au titre de la fraude.

Les vérificateurs ont découvert lors de leur audit qu’il n’y a aucune référence à aucun texte législatif et/ou règlementaire pour donner une base légale aux contrats de marchés que Soumeylou Boubèye Maïga a établis et signés pour l’acquisition de l’aéronef et des matériels HCCA, véhicules et pièces de rechange.

En tout état de cause, l’acquisition de l’aéronef à 18 915 933 278 FCFA, montant reconstitué par l’équipe de vérification sur la base des supports de paiement fournis par le Trésor Public relatifs au Contrat de «<strong>Cession-Acquisition d’aéronef</strong>» et la fourniture aux Forces Armées Maliennes de matériels HCCA, de véhicules et de pièces de rechange à 69 183 396 494 FCFA sous l’empire de l’article 8 du CMP sans aucune référence légale et dans des conditions qui ne garantissent pas la transparence dans les procédures font partie des plus grands scandale financiers sous le magistère d’IBK alias Ladji Bourama.

La mission de vérification a constaté que la fourniture de matériels et équipements destinés aux FAMa n’a pas fait l’objet d’expression de besoin formelle, appuyée de spécifications techniques préalablement définies avant la signature.

Elle enfonce le clou. Le contrat de «<strong>Cession-Acquisition d’aéronef</strong>» et la fourniture aux Forces Armées Maliennes (FAMa) de matériels HCCA, de véhicules et de pièces de rechange à 69 183 396 494 FCFA sous l’empire de l’article 8 du CMP sans aucune référence légale et dans des conditions qui ne garantissent pas la transparence dans les procédures et qui ne donnent aucune assurance quant à la fiabilité et la sincérité des informations et des transactions, constituent un risque hautement élevé de fraude.

<strong>La mafia maliano-corse installée à Bamako se gave</strong>

Le montant de 18 915 933 278 FCFA représentant le coût d’acquisition de l’aéronef se décompose comme suit:

- 17 555 495 175 FCFA (36 700 $US), payé à Akira Investissements Limited représentée par un certain Kerry Wrigth, relatif au prix d’achat de l’aéronef incluant 100$US de frais bancaires. Ladite Société-écran a été créée de toutes pièces, pour les besoins de la cause, à Tortola, un autre paradis fiscal, situé dans les Iles Vierges Britanniques;

- 2 850 500 CFA (6 000 $US), payé à AIC Title Service relatif à la rémunération de l’agent fiduciaire;

-1 023 039 063 FCFA (2 137 000 $US), payé à Sky Colour Limited au titre des frais de recherche;

- 329 548 538 FCFA (655 492 $US), payé à Sky Colour relatif au frais d’inspection de l’appareil, au frais d’immatriculation, aux honoraires d’avocat, à l’armement de l’avion, à la maintenance et à la peinture de l’appareil, à l’achat de fuel pour convoyage de l’appareil à Bamako, etc.

Or l’article 42.2 du Code des Marchés Publics précise: <em>«</em><strong>Le recours à tout mode de passation autre que l’appel d’offres ouvert doit être exceptionnel, justifié par l’autorité contractante et être autorisé au préalable par la Direction Générale des Marchés Publics</strong><em>»</em>.

Rappelons que Sky Colour Limited est une Société créée, elle aussi, dans le paradis fiscal d’alors, Hong-Kong, par Marc Gaffajoli qui n’est autre que le représentant de Michel Tomi, le Parrain des parrains corses et «<strong>frère</strong>» de feu Ibrahim Boubacar Keïta. Vous l’aurez compris, la mafia corse est au début et à la fin de l’acquisition de l’aéronef présidentiel comme de tous les gros marchés de commande publique sous le règne de Ladji Bourama. Pour la petite histoire, Gaffajoli a ramassé la bagatelle de 1,3 milliards de FCFA rien qu’en guise de commissions.

Deux (02) Sociétés seront créées par nos kleptocrates: Mali BBJ Jet, le 7 mars 2014, à Heywood House Anguilla, un paradis fiscal situé dans les Caraïbes britanniques à Aruba une petite île des Antilles néerlandaises au nom de qui l’avion sera immatriculé et MajicJet, le 24 mars de la même année, dans ce même paradis fiscal hollandais pour l’exploitation de l’avion. Pourquoi toutes ces Sociétés-écrans ? Pourquoi tout ce montage ? Tout simplement pour permettre à la mafia maliano- corse qui s’était installée à Bamako dès l’élection d’IBK qu’elle a d’ailleurs financée pour mieux escamoter les milliards de FCFA détournés des caisses du Trésor public.

<strong>Un contrat, deux signataires</strong>

Par ailleurs, l’équipe de vérification a constaté, exactement comme l’avait révélé «<em>Le Sphinx</em>» l’existence de deux (02) protocoles d’Accord tenant lieu de contrat, signés le 11 novembre 2013, soit à la même date, d’une part, par Sidi Mohamed Kagnassi et d’autre part, par Amadou Kouma pour le compte de la Société «<strong>GUO STAR</strong>», titulaire du protocole. Le premier, habilité par la Présidence de la République du Mali, à travers le Mandat n°0001/D.CAB-PR du novembre 2013 signé par Mahamadou Camara (voir documents), pour «<strong>traiter avec tout fournisseur ou intermédiaire que ce soit, des affaires d’équipement des forces de défense et de sécurité maliennes</strong>», n’a aucun lien avec ladite Société, comme établi par ses statuts.

En outre, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC) a fait preuve d’inattention dans la conclusion du protocole d’accord car il y a été inscrit de façon inappropriée la dénomination de Directeur Général de la Société «<strong>GUO STAR</strong>» en lieu et place de celle de gérant pour les SARL.

Toutefois, il convient de préciser qu’en ce qui concerne l’acquisition de l’aéronef, le règlement a été effectué exclusivement par le Ministère de l’Économie et des Finances par un emprunt bancaire complété par des crédits sur les «<strong>Charges Communes</strong>».

<strong>Le MDAC a retenu des candidats n’ayant pas les capacités requises pour assurer l’acquisition de l’aéronef et la fourniture de matériels HCCA, de véhicules et de pièces de rechange</strong>

La mission de vérification a constaté que les deux (02) acquisitions, de montants respectifs de 17 555 495 175 FCFA (montant ne prenant pas en compte les autres frais liés à l’immatriculation, à la recherche etc., cités au paragraphe 2) et de 69 183 396 494 FCFA, approuvées par le ministre de la Défense et des Anciens Combattants sortent de sa compétence en matière d’approbation. Il en résulte qu’en approuvant ces contrats, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants a non seulement commis des actes d’usurpation de pouvoirs, qui sont de nature à rompre la chaîne de responsabilités publiques en fonction desquelles s’organisent et s’exercent les autorités publiques, mais a également exposé l’État à des risques d’exécution budgétaire majeurs.

Dans le cadre de la fourniture des matériels HCCA, en plus des deux (02) signataires du protocole d’Accord, l’équipe de vérification a constaté l’intervention de trois (03) Sociétés: ACMAT, SOFRAMA SARL et MAG FORCE International, fournisseurs de la totalité des matériels et équipements, objet du protocole d’Accord. L’équipe de vérification dispose de documents qui prouvent que les Sociétés MAG FORCE International et SOFRAMA SARL ont l’habitude de fournir directement, sans intermédiaire, le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants et cela conformément aux dispositions du Code des Marchés Publics. La Société MAG FORCE est titulaire d’une importante partie des commandes effectuées, notamment le matériel HCCA à hauteur de 10 174 123 966, 85 FCFA. D’où l’intérêt de les consulter à travers les modes de passation appropriés des marchés prévus dans le CMP, vu l’importance de l’écart de 29 311 069 068 FCFA dégagé entre le prix facturé par le titulaire du marché «<strong>Société GUO STAR</strong>» et celui indiqué sur leurs factures proforma, qui prennent en charge les frais d’approche jusque dans les magasins de la DMHTA et de la DCA à Bamako.

Par ailleurs, il ressort de la situation du financement obtenue de la banque que les frais bancaires engendrés par l’opération sont évalués à 2 128 910 667 FCFA au 31 décembre 2014, sur les montants déjà décaissés en fonction des livraisons effectuées. Au 31 mai 2014, les frais bancaires ont coûté à l’État malien la bagatelle de 5 190 697 821 FCFA. Ce montant vient en déduction de l’écart brut ci-dessus dégagé en cas de détermination de la marge nette. Cette marge importerait peu s’il s’agissait d’un appel d’offres ouvert renfermant les principes de la commande publique, notamment, l’économie.

En effet, les factures pro-forma devant servir de base de négociation et de contrôle sont postérieures au protocole d’Accord et au devis estimatif. Les dates des factures pro-forma qui, tantôt adressées à Sidi Mohamed Kagnassi intuitu personae et tantôt adressées à GUO STAR, se situent entre le 24 novembre 2013 et le 15 janvier 2014, alors que le devis estimatif devant être établi sur la base de ces factures pro-forma date du 13 novembre 2013. Dans leur précipitation d’engranger leurs bakchichs, nos kleptocrates n’ont même pas fait attention à certains détails qui sautent pourtant aux yeux.

<strong>Le MEF a irrégulièrement accordé une garantie au titulaire du marché dans le cadre de la fourniture des matériels et équipements destinés aux Forces armées</strong>

Suite à son incapacité manifeste à assurer l’intégralité du financement des commandes, le titulaire du marché a orchestré un montage financier de connivence avec la Banque Atlantique, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC) et le ministre de l’Économie et des Finances (MEF), en signant avec cette banque bénéficiaire de la garantie, une convention de prêt portant d’une part, sur un montant de 33 241 570 881 FCFA destiné à l’achat des matériels et équipements, à travers la mise en place de 11 lettres de crédits, et d’autre part, sur un montant de 1 milliards de FCFA destiné à financer les frais d’approche liés à l’opération. Toutefois, des incohérences découlent de l’analyse de cette convention et des autres actes adossés à la garantie autonome. En effet, le montant du prêt destiné à l’achat ne couvre pas toutes les commandes, objet du protocole d’Accord, notamment une partie du matériel roulant, bien que cette partie de la commande ait fait l’objet de lettres de crédit pour un montant total de 3 220 132 525 FCFA. Par conséquent, la banque, forte de la garantie autonome, a pris des engagements non prévus dans la Convention de prêt, vis-à-vis des Sociétés fournisseurs du titulaire du marché. Toutefois, avant la finalisation du rapport définitif de vérification, la banque a signé un avenant, dont la copie a été remise à l’équipe de vérification, pour prendre en compte ces décaissements.

De plus, les neuf (09) lettres de crédits établies le 14 février 2014 ainsi que la convention de prêt signée le 18 février 2014 sont antérieures à la lettre de garantie fournie le 28 février 2014. De ce fait, la fourniture de la garantie autonome n’était pas nécessaire à la mobilisation du financement dans la mesure où les engagements avaient été finalisés suite à la lettre de confort du ministre de l’Économie et des Finances d’alors, M<sup>me</sup> Bouaré Fily Sissoko, en date du 30 décembre 2013, adressée à la banque.

Ainsi, sur les 15 milliards de FCFA destinés à financer les frais d’approche liés à l’opération, 5 milliards de FCFA ont été mis en place dans le compte du titulaire du marché à la date du 11 février 2014 avant même l’octroi de la garantie (le 28 février 2014) et la signature de la convention de prêt (le 18 février 2014) ainsi que 5 autres milliards de FCFA le 2 avril 2014. Donc, sans convenir des termes de la Convention, la banque a crédité le compte du titulaire du marché de 5 milliards de FCFA. Sur ces 10 milliards de FCFA destinés à couvrir les frais d’approche, des opérations frauduleuses d’un montant total de 9 350 120 700 FCFA ont été effectuées.

En effet, les factures proforma à l’appui des lettres de crédit pour l’achat de matériels et d’équipements indiquent clairement que les prix comprennent la livraison (frais d’approche) jusque dans les locaux désignés par l’autorité contractante. Par conséquent, le titulaire du marché n’avait plus à supporter les frais d’approche liés à l’opération.

En effet, le titulaire du marché a indûment perçu et décaissé à titre de frais d’approche le montant de 9 350 120 700 FCFA décomposé comme suit:

- un premier virement de 4 200 120 750 FCFA a été effectué le 11 février 2014 sur un compte bancaire domicilié à Abidjan (République de Côte- d’Ivoire) en faveur de la Société «<strong>GOLDEN ROD INVESTISSEMENT</strong>», le jour même de la mise en place du crédit. Ainsi, la banque a autorisé un découvert sur le compte du titulaire et dont l’utilisation n’entre pas dans ce cadre;

- les 12 et 13 février 2014 toujours avant la fourniture de la garantie autonome (le 28 février 2014), deux retraits de 200 millions de FCFA chacun, soit 400 millions de FCFA au total, ont été effectués en espèces par le Comptable de «<strong>GUO STAR</strong>», le fameux Ousmane Bouaré, lequel n’aurait aucun lien avec M<sup>me</sup> Bouaré Fily Sissoko;

- à la date du 2 avril 2014, un autre retrait de 500 millions de FCFA en espèces a été effectué par la même personne et un virement bancaire de 4 250 000 000 de FCFA a été ordonné et exécuté au profit du Bureau Africain de Recherches Technologiques (BART), domicilié à Abidjan. L’objet social de cette Société à Responsabilité Limitée Unipersonnelle; enregistrée au greffe du Tribunal de Commerce d’Abidjan sous le numéro CI-ABJ-2008-B-1, n’a aucun lien avec l’opération.  De véritables alchimistes les IBK-Boys. Contacté par «<em>Le Sphinx</em>» avant même l’audit du Bureau du Vérificateur Général (BVG), pour lui donner des explications sur ces cabrioles bancaires, Niamé Traoré, alors PDG (Président Directeur Général) de la Banque Atlantique, nous avait dit que tout est normal; que la B.A n’avait fait que son boulot.

Il en résulte qu’aucune activité réelle en lien avec l’opération ne justifie ces décaissements. Par conséquent, ces transactions sont constitutives de fraude. En réalité ces premiers décaissements ont servi à mouiller les barbes des uns et des autres.

Et suivant le planning des livraisons fourni par les sociétés françaises, les premières livraisons devraient intervenir au mois de mai 2014 et à la date du 19 août 2014, elles ont procédé à la livraison partielle jusque dans les magasins indiqués par l’autorité contractante de matériels HCCA, de véhicules et de pièces de rechange à hauteur de 5 milliards de FCFA.

Les titulaires des deux (02) acquisitions n’ont pas respecté leurs obligations contractuelles. Ils ont livré les commandes avec un très grand retard.

Dénonciation des faits au Procureur de la République par le Vérificateur Général relativement:

- au détournement et complicité de détournement de fonds publics par l’engagement irrégulier des finances publiques;

- à l’utilisation frauduleuse et au détournement de deniers publics d’un montant de 9 012 070 000 FCFA;
<ul>
 	<li>au délit de favoritisme;</li>
 	<li>au faux et usage de faux;</li>
 	<li>au trafic d’influence aux fraudes fiscales portant sur le non-paiement des droits d’enregistrement et des redevances de régulation, en l’absence de toute autorisation légale d’exemption.</li>
</ul>
Les situations auditées sont édifiantes comme le cas d’une société privée, une SARL au capital de 3 millions de FCFA, qui se voit attribuer, sans avoir même demandé, un contrat de 69 milliards de FCFA, exonéré de tous droits d’enregistrement et à la clé une garantie de l’acheteur, État malien, sans laquelle la banque n’aurait jamais financé une telle opération au profit de cette Société. Peut-on indiquer le moindre risque qu’a pris cette entreprise dans le cadre de ce contrat, pour bénéficier, in fine, d’une marge bénéficiaire de plus de 25 milliards de FCFA ?

Faut-il rappeler que dans le cadre de la Loi de Finances 2014, les budgets du ministère de la Justice (8,4 milliards de FCFA), du ministère de la Culture (3,1 milliards de FCFA), du ministère de la Fonction Publique (1,8 milliard de FCFA), du ministère de la Réconciliation nationale, Développement des Régions Nord (2 milliards de FCFA) et du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (10 milliards de FCFA), réunis, faisaient 25,3 milliards de FCFA.

<strong>Soumeylou Boubèye paie les 24 milliards à Guo Star</strong>

À la sortie du rapport qui confirme tout ce que «<em>Le Sphinx</em>» avait déjà révélé, le FMI avait demandé à l’État malien de plus payer un kopeck aux deux fournisseurs mais surtout de poursuivre tous les ministres qui ont trempé dans ces deux (02) marchés malodorants. À savoir Soumeylou Boubèye Maïga, celui qui a signé les deux marchés, M<sup>me</sup> Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’Économie et des Finances, pour avoir signé la lettre de Garantie Autonome pour Guo Star, Moustapha Ben Barka pour avoir été le principal négociateur du côté gouvernemental de l’achat de l’avion présidentiel et Mahamadou Camara, pour avoir signé le Mandat qui faisait de Sidi Mohamed Kagnassi, le seul homme habilité à faire des commandes d’équipements militaires au nom et pour le compte du Mali.

Sous la contrainte de l’institution de Brettons Woods, IBK sera obligé de se débarrasser d’eux. Pour un moment seulement, car sortis par la fenêtre, ils reviendront par la grande porte. Soumeylou Boubèye Maïga, la cheville ouvrière de toutes ses malversations, sera Secrétaire général de la Présidence de la République puis… Premier ministre, Ben Barka qui était son adjoint le remplaça, M<sup>me</sup> Bouaré Fily Sissoko, après une petite traversée du désert, sera Commissaire du Mali à l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine). Seul Mahamadou Camara alias Papi, l’ennemi intime du fiston national, Karim Keïta, ne fera pas son come-back. Il l’a espéré fortement, c’est la raison pour laquelle il est resté l’un des afficionados attitrés d’IBK jusqu’à la chute du régime ultra-corrompu de son mentor Soumeylou Boubèye Maïga dès sa nomination à la Primature, n’a eu qu’un seul souci:  payer à la Société Guo star d’Amadou B. Kouma ou de Sidi Mohamed Kagnassi, les 24 milliards de FCFA qui représentaient le solde ou le reste des rétro-commissions, c’est selon- du scandaleux marché de fourniture aux Forces Armées maliennes de matériel d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation, de véhicules et de pièces de rechange qu’il avait signé, en tant que ministre de le Défense et des Anciens combattants, avec ladite Société. Ce qui lui a valu de croupir en prison puis de rendre l’âme dans une clinique huppée de la place le 21 mars 2022.

Pour ce faire, comme l’a aussi révélé votre journal préféré, il s’empressa d’ordonner à un hiérarque de la Cour Suprême du Mali de juger, dans les plus brefs délais, la plainte que Guo Star avait introduite contre l’État malien à qui, justement le Fonds monétaire international (FMI) avait demandé de ne payer ledit montant qui relève de la surfacturation. Aussitôt dit, aussitôt fait. Boubèye donna ensuite l’ordre formel au Contentieux de l’État de ne pas interjeter appel à l’Arrêt de notre plus haute juridiction. Ce que naturellement ce dernier fit, le doigt sur la couture de son pantalon.

Restait plus qu’à convaincre le ministre de l’Économie et des Finances d’alors, Boubou Cissé à débloquer les 24 milliards de FCFA. Ce dernier après avoir refusé un moment, sans doute plus par indisponibilité de fonds que par éthique, finit par accepter. Et comment ?

Selon notre source qui, jusqu’à une date récente, occupait des très hautes fonctions dans le pays, Guo Star a été payé à la suite d’un montage juridico-politico-financier. En espèces, s’il vous plait, puisque les autorités ne voulaient pas qu’on retrouve des traces de ce paiement à un certain niveau.

Toujours selon notre source qui a requis l’anonymat, l’État aurait contracté un prêt auprès d’une structure bancaire du Royaume chérifien qui a des liens avec la Banque Atlantique auprès de qui justement il avait laissé une Garantie Autonome de 60 puis de 100 milliards de FCFA pour couvrir l’achat des équipements militaires. Toujours selon notre source, deux hautes personnalités maliennes auraient fait le voyage sur le Maroc pour débloquer ladite somme.

En répondant à une des questions du «<em>Sphinx</em>» lors d’une conférence de presse, un des inculpés, alors au zénith de son pouvoir, avait répondu que ces 24 milliards n’étaient que «<strong>simple bénéfice de commerçant</strong>».

Après notre article qui parlait du paiement des 24 milliards de FCFA, là aussi, on avait répondu au «<em>Sphinx</em>»: «<strong>C’est Dallas !</strong>»<em>.</em>

Seulement, nos kleptomanes ne savaient pas qu’Allah, dans sa Grandeur, mettra fin à leur sinistre magistère corrompu ce jour béni du 18 août 2020. Grâce au concours de trois de ses hiérarques du même régime qui ont agi pour éviter le pire et assurer leurs arrières et ceux de leurs patrons.

Mais ça, c’est une autre histoire.

<strong>Adama DRAMÉ, Directeur du journal «Le Sphinx»</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La démocratie :  Une illusion de rassemblement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-democratie-une-illusion-de-rassemblement-3076776.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 09:34:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>«<em>Les hommes aspirent à la concorde, la nature sachant bien ce qui est bon pour eux sème la discorde</em>»; cette affirmation du célèbre philosophe allemand Emmanuel Kant ne semble pas être connue ou saisie par nos acteurs politiques. Sinon, comment expliquer cet acharnement contre le Premier ministre l’accusant de clivant jusqu’à oublier les préoccupations fondamentales de nos populations ?</strong>

Nous n’avons aucune prétention de faire un cours de philosophie ou de démocratie mais, la situation actuelle de notre pays nous amène à nous interroger sur le concept de démocratie dont la compréhension faite par nos leaders politiques entrave la bonne marche de notre État.

La démocratie telle que définie par l’Encyclopédie Larousse du XX<sup>ème</sup> siècle en ces termes: «<strong>La démocratie consiste dans l’exercice, soit direct, soit indirect, du pouvoir par le peuple. Cette organisation politique implique un État social caractérisé par le fait que tous sont égaux devant la loi, que tous possèdent les mêmes droits. Les fonctions sont accessibles à tous (…). Les citoyens devant appeler à la vie intellectuelle et morale sont de plus en plus mis en état d’exercer d’une façon efficace et raisonnée la part du pouvoir qui leur est attribuée. L’État démocratique a l’obligation d’instituer des œuvres d’instruction et d’éducation et des œuvres de solidarité. Le régime démocratique a pour instrument le suffrage universel et pour cadre plus particulièrement approprié, la forme républicaine</strong>».

En concevant la démocratie telle définie ainsi, nous nous trouvons noyés dans deux (02) illusions fondamentales:

- La première est de penser que c’est le peuple qui exerce le pouvoir. La réalité du terrain nous enseigne que le peuple a toujours été un instrument facilement manipulé soit par des acteurs politiques ou de simples leaders d’opinion pour satisfaire leurs besognes ou faire valoir leur idéologie.

- La deuxième illusion est de penser que la notion de démocratie nécessite l'implication de tout le monde dans la gestion des affaires de la cité. Le régime démocratique n'a jamais rassemblé et ne rassemblera jamais. La gestion démocratique du pouvoir a toujours été exclusive. C'est toujours un groupe d’individus, nombreux soit-il, uni par une idéologie et ayant les mêmes intérêts à défendre qui dirige et impose sa loi aux autres. Quand nous remontons un peu l’histoire, nous apprendrons que les plus vieilles démocraties telle athénienne ou romaine ne concernaient qu'une minorité constituant la classe des nobles, ni les femmes, ni les esclaves n'étaient concernés.

Alors, si aujourd'hui, la démocratie donne la chance à tout le monde sans distinction de statut social, ni de sexe encore moins de religion, cela veut-il dire qu'il faut nécessairement l'implication de tous dans la gestion des affaires de la cité ? Nous répondrons par la négative. Car, aujourd’hui, avec la démocratie, la gestion du pouvoir est une responsabilité confiée par le peuple à un groupe d'individus et c'est à ce groupe de devoir répondre de ses actes devant ce même peuple.

En effet, si cela est compris de tous, nous ne pouvons donc pas comprendre cet acharnement contre le Premier ministre avec comme seul argument: qu'il est clivant, il n'est pas rassembleur. Nous pensons que le débat politique doit dépasser cela. Pour nous, la critique constructive serait de se pencher sur les actions du gouvernement dont le premier est à la tête, démontrer leur inconformités s'il y en a avec les aspirations du peuple et d'avec les principes et fondements de la démocratie et si possible faire des propositions d'amélioration ou de correction qu'elles soient prises en compte ou pas. Et laisser au peuple le droit de juger.

Il est donc temps de sortir de l'illusion de la démocratie qui est de penser qu'elle faille rassembler. La démocratie, elle-même, recommande une majorité et une opposition et c'est cette opposition qui constitue sa quintessence. En voulant outre passer cela, nous tuons nous-mêmes la démocratie.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>

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<title>Hommage :  Le testament politique d’Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djicoroni</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/hommage-le-testament-politique-damadou-seydou-traore-dit-amadou-djicoroni-3076779.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 09:34:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>13 juillet 1929-4 septembre 2016</em></strong>

<strong>Le 4 septembre 2016 disparaissait un des derniers géants parmi les acteurs de l’histoire contemporaine du Mali. Ses nombreuses publications, surtout celles des dernières années sur l’histoire de l’Union Soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA) et sur l’expérience de la gestion du pouvoir de la première république ont fourni des repères importants à la jeunesse malienne. Il a laissé une immense documentation variée et riche d’enseignements. Il est important de réfléchir de façon urgente à la sauvegarde de l’héritage documentaire qu’il a laissé.</strong>

Je me rappelle encore de ses larmes, lors de la déroute de l’armée malienne face à l’offensive rebelle dans le nord du pays. Des années durant, il avait vu venir l’effondrement du Mali depuis l’avènement de la ‘démocratie’. Il s’est battu et a tenté en vain de redresser la barre en s’investissant dans la renaissance du parti US-RDA avant de désenchanter face à la trahison des idéaux de Modibo Keïta, devenu au fil du temps, un ‘‘<strong>faux drapeau</strong>’’ pour des opportunistes dont la pratique jurait avec son idéal. Il décida alors de jeter sa dernière énergie dans la publication de textes clés susceptibles de faire comprendre aux jeunes générations, les idées et le combat du père de l’indépendance du Mali.

Ses derniers moments furent consacrés essentiellement à l’émergence d’une conscience politique au sein de la jeunesse malienne. Il aimait leur compagnie. Il dénichait toujours un document pieusement conservé pour étancher leur soif de savoir. De nouvelles interrogations naissaient dans leur tête. Tel un laboureur infatigable, il ensemençait leur esprit avec méthode et patience.

Au-delà, il leur apprenait aussi les règles et méthodes d’une bonne et saine organisation lors de causeries empreintes d’un fort esprit de camaraderie, malgré la différence d’âge. Il était un expert en la matière.

Amadou Seydou Traoré attirait l’attention des jeunes sur les questions de comportement par rapport aux activités. De ses nombreuses causeries, ressortaient des axes précis<strong>:</strong>

<strong> </strong><strong>De l’esprit de tolérance</strong>

«<em>La première, c'est l'esprit de tolérance. Vous venez d'horizons différents, vous avez évolué dans des milieux différents, vous avez un niveau de culture différent, vous avez des expériences sociales différentes. Donc pour avoir une idée commune, une démarche commune mentalement, il faut beaucoup de tolérance de la part des uns vis-à-vis des autres. Il faut accepter que les autres soient différents, qu'ils pensent différemment, qu'ils se comportent différemment, et que par le débat amical, fraternel, par les échanges entre camarades, on puisse se mettre d'accord sur la meilleure façon de faire, la meilleure façon de dire, la meilleure façon de se comporter. Mais il faut être tolérant au départ. Il faut se battre contre l'intolérance parce que ça vous empêche de vous rapprocher, de vous unir, et de réaliser une symbiose entre vous.</em>»

<strong> </strong><strong>De la capacité d’écoute</strong>

«<em>Le deuxième point c'est la capacité d'écoute. Il faut écouter les uns et les autres. Il faut accepter que les gens parlent et qu’ils ne disent pas ce que vous, vous voulez dire à leur place. Il ne faut pas interrompre quelqu'un qui intervient, lui donner le sentiment que ce qu'il dit ne vaut rien. Il faut avoir une grande capacité d'écoute; c'est très important. Il faut qu'on s'écoute entre nous ici, qu’on écoute aussi les gens qui nous parlent ou qui parlent de nous. C'est la capacité d'écoute qui permet de s'enrichir. En même temps, en écoutant les gens, il faut savoir qu'en politique, derrière toutes les paroles et quelles que soient les paroles, il y a un intérêt qui se cache. Quand vous écoutez quelqu'un, il faut savoir que derrière sa parole il y a un intérêt qui se cache. Il faut découvrir cet intérêt sinon vous serez la dupe de la situation ou la personne sera dupée parce qu'elle aura le sentiment de n'avoir pas été comprise. Donc derrière chaque parole, derrière chaque attitude, derrière chaque position en politique il y a un intérêt qui se cache. Il faut le découvrir tout en écoutant attentivement. C'est ce qui permet de lire, de décrypter les messages et de les utiliser à bon escient</em><strong>.</strong>»

<strong> </strong><strong>Du courage devant la vérité</strong>

«<em>La troisième chose, c'est le courage devant la vérité, pas seulement la vérité que nous disons à quelqu'un. Un tel, tu vois je vais te dire la vérité. Non. Il faut avoir le courage devant la vérité qui vous concerne aussi. Quand vient le moment où on vous dit la vérité, il faut l'accepter. C'est très difficile. C'est plus facile de dire la vérité aux autres que d'écouter la vérité qui vous concerne. Il faut avoir le courage devant la vérité</em><strong>.</strong>»

<strong>De l’honnêteté et de la loyauté</strong>

<strong>«</strong><em>Quatrièmement, il faut être honnête et loyal. C'est-à-dire de ne jamais poser un acte, ne jamais entreprendre une démarche contre quelqu'un dans cet ensemble. Il ne faut rien faire contre quelqu'un. Il faut la loyauté entière entre vous. Que chacun soit très sincère et très clair avec tou</em><strong>s.</strong>»

<strong>De la modestie</strong>

«<em>Cinquièmement, c'est la modestie. Soyons modestes dans nos comportements réciproques. Sachons que chacun peut nous apporter quelque chose. Je suis en train d'apprendre avec vous. Pourtant j'ai quatre-vingt-cinq (25) ans, j'ai plus de cinquante ans de vie politique, mais j'apprends avec vous. Et j'apprendrai encore. Donc c'est sûr que chacun d'entre vous peut apprendre avec les autres et que les autres apprendront avec chacun. Il faut rester modeste</em><strong>.</strong>»

<strong>Éviter la médisance</strong>

«<em>Sixièmement, éviter de parler les uns des autres. Que ce soit en intimité, que ce soit en aparté, que ce soit à votre domicile, il faut éviter de parler des autres. Parler de vos camarades finit très peu souvent avant que ne s'engage la médisance. Et si la personne apprend ce que vous avez dit d’elle en son absence, il se creuse un fossé qui risque de s'agrandir et de s'approfondir entre vous. Donc, refusez de parler les uns des autres. Et si quelqu'un vous parle de l'un d'entre vous, dites-lui: vraiment, si tu as  autre chose à me dire, dis- le, mais, lui, ne m'en parle pas parce je travaille avec lui. C'est un bon barrage pour maintenir l'unité. Au Mali, on aime beaucoup parler et surtout parler en dehors des lieux de rencontres et de réunions, en dehors des lieux publics. Je vous demande vraiment de réfléchir à la question</em><strong>.</strong>»

<strong>Penser ensemble</strong>

<strong>«</strong><em>Il est habituel de donner à des équipes comme la vôtre, le conseil suivant: il faut vous considérer comme les cinq doigts de la main. D'abord il ne faut jamais penser et conclure tout seul, surtout ne jamais commencer à appliquer ce qu'on a pensé tout seul. Exprimez vos idées en réunion et partagez avec vos camarades les réflexions que vous avez. Ne pensez pas seul parce que lorsqu’on est seul on est en mauvaise compagnie. Donc prenez l'habitude de penser ensemble</em><strong>.</strong>»

<strong>Décider et agir ensemble</strong>

«<em>Décidez ensemble. Une fois que la décision est prise, elle est valable pour tout le monde, même pour ceux qui n'étaient pas d'accord auparavant. Cela est très important. Je discute avec les camarades, je ne suis pas d'accord sur une position. Les camarades en majorité décident que c'est comme ça; j'accepte la décision et mieux, les camarades peuvent me charger de l'exécuter, et si je suis sincère et sincèrement démocrate, je dois appliquer la décision sur laquelle je suis battu et que la collectivité me demande d'appliquer. Très souvent, c'est arrivé chez nous à l'USRDA. Donc décidez ensemble, exécutez ensemble. Parce qu'au moment de l'exécution, les camarades qui en sont chargés ont besoin de tous les autres. Pendant qu'il est en train de faire le travail, un militant peut vous saisir et vous faire la remarque suivante: qu'est-ce qu'il fait celui-là ? Si vous répondez que c'est comme ça que cela a été décidé, le camarade sera aidé par votre soutien moral</em>.»

<strong>Contrôler ensemble</strong>

«<em>Ensuite, il faut contrôler ensemble. Le contrôle des tâches doit être fait ensemble. On a décidé de telles tâches, comment cela a été fait, est-ce que cela a été fait à temps; après le constat ensemble, s'il y a des fautes, des erreurs ou des insuffisances, on corrige ensemble. C'est cela les cinq doigts de la main: penser ensemble, décider ensemble, exécuter ensemble, contrôler ensemble, corriger ensemble. Ainsi vous vous tiendrez comme les cinq doigts de la main; cela tient fort et vous naviguerez correctement.»</em>

<strong>La politique est une science</strong>

«<em>D'autre part, il est important que ceux qui le savent s'en convainquent et que ceux qui ne le savent pas, réalisent que la politique est une science, et une science qui évolue très vite. Ce n'est pas de l'artisanat. Donc chacun d'entre vous a le devoir non seulement d'apprendre cette science mais d'en suivre l'évolution pour ne pas être en retard sur les événements. Dans votre groupe, il va falloir accepter d'organiser des réunions pour débattre des sujets, des dossiers, des analyses et d'autres documents concernant la science politique. Il ne s'agit pas d'aller à l'université, de suivre des cours magistraux, il s'agit d'une formation réciproque qui puise sa force dans l'échange. La formation s'acquiert par la discussion des problèmes, dans l'analyse des situations et des dossiers, dans l'approfondissement des questions. Vous vous rendrez compte que cela est bénéfique pour tout le monde</em>.»

<strong>En politique, pas de brouillon</strong>

«<em>Le dernier point sur lequel j'attire votre attention, c'est qu'en politique il n'y a pas de brouillon. Tout se fait au propre. Tu ne peux pas dire, hier j'ai prononcé telle phrase, oubliez-la, je ne l'ai pas dite. On te répondra: tu l'as dit, bien dit et dans cinquante (50) ans on te le répétera. Il reste entendu qu'en politique, on peut commettre des erreurs. Mais quand cela arrive, il faut les reconnaître honnêtement et corriger rapidement. Sans quoi, si l'on s'entête, plus le temps passe, plus le taux d'escompte de la sanction augmente. Et on paie les fautes, plus cher encore. La matière politique se travaille comme le béton. Il faut du sable, du ciment, de l'eau pour faire le béton. S'il n'y a pas de sable, le ciment et l'eau ne font pas le béton; s'il n'y a pas de ciment, le sable et l'eau ne font pas le béton; et s'il n'y a pas d'eau, le sable et le ciment ne font pas le béton. Les trois éléments du béton politique sont:</em>

<em>1- la formation et l'organisation.</em>

<em>2- la mobilisation et la communication.</em>

<em>3- les moyens financiers, matériels et les ressources humaines.</em>

<em>Il faut que ces trois éléments fonctionnent ensemble pour que le béton politique prenne bien. Donc en faisant votre programmation, il faut agencer de façon harmonieuse ces trois éléments dans le temps impart</em>i.»

<strong>Derniers conseils</strong>

«<em>C'étaient donc les quelques conseils que j'ai voulu vous donner, en vous renouvelant mes vœux de santé et de succès parce que de votre succès peut sortir une grande chose qui va sauver notre pays. Et si le Mali est sauvé, soyez sûrs que l'Afrique sera sauvée.</em>

<em>L'histoire vous donne la chance de jouer un rôle essentiel dans ce pays. Il faut que dans l'amitié, dans l'entente, dans le dévouement sincère à la cause qui vous réunit, vous enregistriez les plus grands succès. Je suis entièrement disponible, mais j'ai un devoir de réserve par rapport à votre équipe pour la laisser faire preuve de la solidité de ses muscles et de la richesse de son imagination.</em>

<em>C'est sur cette note que je termine en souhaitant à tous, le meilleur possible</em>.»

Tel est le testament politique du grand patriote que fut Amadou Seydou Traoré.

<strong>Pr Issa N’DIAYE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Face aux Occidentaux, la Chine constitue&#45;t&#45;elle une alternative pour l’Afrique ?</title>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 09:28:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Avant sa mise en cause comme pays originel de la pandémie de COVID-19, la Chine s’était attribuée le beau rôle en Afrique avec des réalisations hautement symboliques. La tour de verre siège de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, c’est son œuvre. Le nouveau bâtiment de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), au Nigeria, ce sera à elle que les pays membres le devront. Et la liste des palais présidentiels, stades omnisports et routes réalisés en un temps record, sans perdre des années avec des études de faisabilité ou d’impact écologique comme les Occidentaux, est longue.

Pour autant, reste-t-il vrai que le soleil se lève à l’Est pour l’Afrique, comme on aimait à le répéter au début du siècle sur le continent ? Bien avant que le Coronavirus ne s’échappe de la Chine, il y a eu des signes annonciateurs de problèmes, dont le spectre d’un nouveau surendettement africain libellé en yuans.

À son arrivée, tout sourit à la Chine. Non pas que l’Afrique ait jamais été dupe des professions de «non-ingérence» de Pékin ou de la «non-conditionnalité» de son aide, pour ne citer que deux des vœux d’abstinence qui fondent «la pratique des cinq non», le code de conduite psalmodié lors des grand-messes officielles. Mais les dirigeants africains apprécient la marge de manœuvre politique que Pékin est censé leur laisser alors qu’elle a disparu de leurs relations avec les pays occidentaux et les organismes financiers internationaux. Et l’homme de la rue en Afrique voit dans le Chinois un alter ego que, toutes choses égales par ailleurs, l’Européen ou l’Américain ne saurait être: un ressortissant du Tiers-Monde comme lui qui, en une génération, s’est hissé au niveau des anciens maîtres du monde et éternels donneurs de leçons. Autrement dit: un modèle, sinon une promesse d’avenir.

Vus sous cet angle, les 756 km de voie ferrée construite par la Chine entre Djibouti et Addis-Abeba pour offrir à l’Éthiopie un débouché maritime que celle-ci a perdu depuis la sécession de l’Érythrée en 1991, effacent aussi le passé colonial d’un chemin de fer achevé, après plus de trente ans de construction, par la France, en 1929. C’est par le port de Doraleh, à une quinzaine de kilomètres au sud de la capitale djiboutienne, que transitent désormais les importations éthiopiennes en provenance d’Asie et des pays du Golfe. Ce dispositif portuaire et ferroviaire participe de la Belt and Road Initiative (BRI), par laquelle Pékin aspire à redresser le paysage géopolitique en ouvrant ou en aménagement des voies commerciales, sur la terre ou par la mer, dont certaines empruntent les célèbres routes de la soie suivies par les caravaniers jusqu’au XV<sup>ème</sup> siècle. Ce faisant, la Chine intégrerait mieux l’Afrique dans l’économie mondiale et l’intégrerait tout court au moyen, notamment, de chemins de fer reliant les côtes orientales et occidentales du continent, sans se laisser arrêter par les anciennes frontières coloniales. Mais au fil du temps, la Chine en Afrique s’est banalisée des frictions entre ses ressortissants et des Africains se sont multipliées et, de manière générale, le clair-obscur de son action a diminué le contraste par rapport à d’autres intervenants extérieurs sur le continent. Certes, contrairement aux Occidentaux, la Chine envoie des Casques bleus pour le maintien de la paix dans le cadre de l’Organisation des Nations unies (ONU). Mais, sur le plan bilatéral, elle est aussi devenue le plus important fournisseur d’armes aux pays de l’Afrique subsaharienne, du fusil au char d’assaut.

Depuis 2017, elle dispose à Djibouti de sa seule base militaire à l’étranger: 2 000 hommes, du marin au soldat des forces spéciales. Cette base, à côté de celles occupées par les Américains, les Français, les Italiens et les Japonais, permettrait de protéger les expatriés chinois en cas de troubles. Elle joue aussi un rôle dans la sécurisation des investissements effectués au titre du programme BRI, en cas de défaillance de la protection que les partenaires africains sont priés de garantir aux entreprises et chantiers chinois participant à ce programme.

L’armée ougandaise surveille ainsi des parcs industriels BRI. Le Kenya a dû menacer de la peine capitale les «saboteurs économiques» responsables d’actes de vandalisme sur un tronçon de chemin de fer utilisé par les Chinois. «La main qui donne est toujours au-dessus de la main qui reçoit». Les prêts accordés par Pékin n’échappent pas à cette sagesse africaine.

<strong>Stephen Smith et Jean De La Guérivière «<em>L’Afrique</em>»</strong>

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<title>Absence de l’administration à travers le Mali :  Quand les groupes armés exercent leur autorité sur les populations</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/absence-de-ladministration-a-travers-le-mali-quand-les-groupes-armes-exercent-leur-autorite-sur-les-populations-3076767.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 09:20:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[S'il est un problème crucial de gouvernance au Mali, c'est le manque d'autorité ou absence de l'autorité sur le territoire. Le pays est vaste, plusieurs localités ne sont pas contrôlées par l'administration. L'État nous a oublié, entend-on dire dans plusieurs circonscriptions administratives. Le nouveau découpage administratif fait ressortir: vingt (20) régions, un (01) district, cent cinquante-six (156) cercles, quatre cent soixante-six (466) arrondissements, huit cent dix-neuf (819) communes, 12 712 villages et trente-huit (38) villes, étendus sur une superficie de 1 242 000 km<sup>2</sup>.

Dans quelques jours, notre pays soufflera ses soixante-quatre (64) bougies de souveraineté nationale. Soixante-quatre (64) ans, c'est beaucoup dans la vie d'une Nation, mais c'est un gâchis quand la vie de la Nation est ponctuée de coups d'État militaires. C'est le cas du Mali, où les ressources humaines n'ont plus de vision politique. Le putsch destructeur du Mali fut celui du lieutenant Moussa Traoré. Une si triste aventure pour notre pays, le 19 novembre 1968.

Cette date fatidique marquera le Mali. C'est le début d'une descente aux enfers. Tout sera mis sous coupe réglée du Comité militaire de libération nationale (CMLN). Et même la famille ne sera pas épargnée. Quand le CMLN opère le coup d'État le mardi 19 novembre 1968, le chef de la junte militaire, le lieutenant Moussa Traoré, a dit au peuple malien que les militaires sont venus pour redresser la situation économique et sociale et les dérapages du régime socialiste de Modibo Keïta et son parti l'Union Soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA).

À l’œuvre, le CMLN a fait pire. De la mauvaise gestion du patrimoine national, nous sommes passés à des détournements de fonds avec son corollaire de scandales financiers. Du coup, les entreprises et sociétés d'État ont toutes mis la clé sous le paillasson.

Depuis ce jour-là, le Mali vole à vau-l'eau. Et tout a commencé avec le CMLN pour aboutir à l'apocalypse. Qui de Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré (ATT), Amadou Aya Sanogo, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a pu mettre en place une vraie autorité de l'État ?

À cet effet, la Constitution du Mali est mal libellée. Elle donne tous les pouvoirs à un seul homme. Cet homme tient la première place. Il décide seul de tout ce qui concerne la vie de la Nation. Il nomme, abroge et dissout, c'est un dictateur à l'effigie Louis XIV qui disait que: «l'État c'est moi». Qui fait la loi ? Les différents gouvernements en Conseil de ministres.

Vaste territoire presque inhabité pour des raisons d'insécurité. Le Centre, le Nord, l'Ouest du pays sont en proie à une insécurité qui dure plus d'une décennie. L'administration est absente, l'autorité de l'État est exercée par les groupes armés. Ils exigent des populations le paiement d'un impôt de 3 000 F CFA par tête de bœuf. Ces groupes armés, appelés terroristes ou encore djihadistes, sont composés de certains fils du terroir. Ils imposent leur diktat, parce qu'il n'y a aucune autorité pour contrarier leurs conquêtes.

À Gao, c'est une grande déception. L'insécurité résiduelle est corollaire. Incroyable ce qui se passe dans cette localité, malgré la présence des Forces armées maliennes (FAMa). C'est un général, Gouverneur de la région. Plusieurs personnalités du Mali sont originaires de la cité des Askia. Un nombre impressionnant de Premiers ministres viennent de cette partie de notre pays, cela n'a rien donné comme résultat pour la fin de la crise.

Dans la région de Bandiagara, c'est le spectre de la désolation. La vie a cessé dans plusieurs localités. Des villages fantômes sont nombreux, les villageois déplacés dans les Pays Dogon.

Dans la région de Nara, c'est encore le désastre. Cette nouvelle région avait une bonne réputation pour avoir eu au sein des Forces armées de grands officiers (les colonels Kissima Doukara, Sambou Soumaré, l’inspecteur général Niamé Keïta…). L’actuel ministre de la Défense et des Anciens combattants, colonel Sadio Camara, est de Nara. Cette région n’échappe pas aux attaques terroristes.

À Bamako, on vit au quotidien avec la criminalité, malgré l’existence des Commissariats de police et autres services publics pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.

Manque d'autorité ou absence de l'autorité ? Si le gouvernement ne songe pas à redresser la barre pour contrôler tout le territoire, ce serait un échec.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Annonce de 30 000 milliards de F CFA à la 9ème édition du FOCAC : La Chine s’engage pour l’Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/annonce-de-30-000-milliards-de-f-cfa-a-la-9eme-edition-du-focac-la-chine-sengage-pour-lafrique-3076771.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 09:20:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président chinois, Xi Jinping, a annoncé, jeudi 05 septembre dernier, à l’ouverture à Pékin du 9<sup>ème</sup> sommet 2024 du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), mettre à la disposition de l’Afrique un appui financier de 30 000 milliards de F CFA. Il est destiné à couvrir dix (10) plans d’action de partenariat au cours des trois (03) prochaines années, afin de promouvoir la modernisation.</strong>

<strong>Le colonel Assimi Goïta, en sa qualité de double président du Mali et de la Confédération des États du Sahel (AES), a participé à ce sommet, accompagné d’une forte délégation. En marge des travaux, il a reçu les Premiers ministres du Burkina Faso, du Niger, pays membres de l’AES.</strong>

«<strong>La Chine et l’Afrique représentent un tiers de la population mondiale. Il n’y aura pas de modernisation mondiale sans modernisation de la Chine et de l’Afrique</strong>», a affirmé le président chinois  dans son discours inaugural.

Selon le président chinois, Xi Jinping, l’appui financier de 30 000 milliards de F CFA couvrira les dix plans d’action de partenariat dans les domaines de l’apprentissage mutuel entre les civilisations, de la prospérité du commerce, de la coopération sur la chaîne industrielle, de la connectivité, de la coopération au développement, de la santé, de l’agriculture et des moyens de subsistance, des échanges culturels et entre les personnes, du développement vert et de la sécurité commune.

Il a aussi rappelé que la vision chinoise du développement du continent repose sur trois (03) axes: l’industrialisation, la modernisation de l’agriculture et le développement des talents. Il a affirmé dans son discours qu’après sept décennies d’efforts assidus, les relations sino-africaines se trouvent aujourd’hui dans la meilleure période de l’histoire.

Pour sa part, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a estimé que les dix actions vont en ligne droite avec l’agenda de 2063 de l’Union africaine (UA).

Dans le domaine sécuritaire, il est question de mettre en place un partenariat l’initiative pour la sécurité mondiale dans le but d’en faire un exemple de coopération. Le président chinois dira que son pays fournira à l’Afrique des aides militaires sans contrepartie à hauteur de 89,9 milliards de F CFA. Aussi, la Chine prévoit-elle de former 6 000 professionnels militaires et 1 000 agents de police. Il est envisagé d’inviter 500 jeunes officiers africains à visiter la Chine, des exercices, des patrouilles et entraînements conjoints entre les armées africaines et chinoise et la mise en place des actions de déminage pour préserver la vie des populations et sécuriser les projets.

Selon l’agence nationale de presse <em>Xinhua</em>, la Chine est devenue, en 2023, le partenaire commercial le plus important de l’Afrique sur quinze (15) années consécutives, avec une augmentation rapide du volume des importations et des exportations.

Selon les dernières données de l’Administration générale des douanes (AGD) de Chine publiées lundi 02 septembre 2024, le commerce entre la Chine et l’Afrique a augmenté de 5,5% en glissement annuel à 1 190 milliards de yuans (166,6 milliards de dollars) de janvier à juillet 2024, soit un record historique pour la même période.

De 2000 à 2023, les échanges commerciaux ont progressé de moins de 100 milliards de yuans (environ 14,08 milliards de dollars) à 1 980 milliards de yuans, avec un taux de croissance annuel moyen de 17,2%, selon la douane chinoise.

Les exportations chinoises de navires, d’automobiles et de turbines éoliennes vers l’Afrique ont respectivement augmenté de 44,8%, 35,8% et 253,1% en base annuelle au cours de la période. Dans le même temps, les importations chinoises de sésame, de tabac jaune et de noix de macadamia en provenance d’Afrique ont respectivement augmenté de 38,8%, 32,7% et 106,2% par rapport à l’année précédente.

Dans un contexte de rejet de l’Occident et de sa politique de coopération, souvent perçue comme néocolonialiste, impérialiste, plus de cinquante (50) chefs d’État et de gouvernements ont participé au Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) 2024, qui marque l’influence accrue de la Chine sur le continent.

<strong>Yoro SOW</strong>

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<title>La presse malienne en deuil :  Ély Dicko n’est plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/la-presse-malienne-en-deuil-ely-dicko-nest-plus-3076765.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 09:16:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Notre confrère Ély Dicko est décédé, samedi 6 septembre, à Paris, des suites d’une longue maladie.

À cette douloureuse circonstance, nous présentons nos condoléances les attristes à sa famille éplorée.

Que son âme repose en paix.

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<title>La gauche révolutionnaire en Afrique Subsaharienne: le cas du Mali (suite)</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-gauche-revolutionnaire-en-afrique-subsaharienne-le-cas-du-mali-suite-3075932.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2024 08:02:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Parti Malien du Travail et la Gauche révolutionnaire au Mali</strong>

<strong>Le PMT, Parti Malien du Travail, d’obédience marxiste-léniniste, surtout implanté dans les syndicats et le milieu estudiantin, fut longtemps la principale force politique de gauche au Mali après la chute du régime de Modibo Kéita, suite au coup d’état militaire du 19 novembre 1968. Il resta longtemps dans la clandestinité, depuis sous Modibo Kéita, bien que ses principaux militants fussent connus des dirigeants du RDA. Ces derniers évitèrent de les réprimer.</strong>

Le PMT est resté tout au long de son parcours un parti clandestin. Bien qu’opposé au RDA qu’il qualifiait de mouvement petit-bourgeois, le PMT fût la première organisation politique à dénoncer le coup d’Etat de 1968 dans un tract diffusé par son journal clandestin «<strong>L’abeille</strong>», devenu plus tard l’organe du parti «<strong>Alliance pour la Démocratie au Mali-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice</strong>» (ADEMA-PASJ), une des principales composantes des forces ayant participé à la chute de la dictature militaire de Moussa Traoré en mars 1991. Suite à la diffusion de ce tract en 1968, ses principaux dirigeants locaux furent arrêtés, condamnés et déportés dans des bagnes à travers le pays. Les plus connus étaient Abdramane Baba Touré, Docteur en Physique, ancien directeur de l’École Normale Supérieure, Marie Bernard Cissoko, Docteur en Philosophie à l’École Normale Supérieure, Mamadou Doucouré, Professeur de Physique à l’École Nationale des Ingénieurs, Santigui Mangara, Étudiant en Philosophie à l’École Normale Supérieure, Kadari Bamba, Ingénieur, Directeur national des industries, Oumar Yattara Contrôleur des PTT, et Monobem Ogoniangaly, Ingénieur à la SONAREM (Société Nationale de Recherches et d’Exploitation des Ressources Minières du Mali).

D’autres leaders de gauche comme Ibrahima Ly, Docteur en Mathématiques, ancien dirigeant de la Fédération des Étudiants d’Afrique Noire en France (FEANF), auteur du célèbre ouvrage «<strong>Toiles d’araignées</strong>» et «<strong>Les Noctuelles vivent de larmes</strong>» furent arrêtés, déportés et sauvagement torturés comme Kari Dembélé, Docteur en Sociologie, Professeur à l’École Normale Supérieure et à l’École Nationale d’Administration. La liste des victimes de la dictature du régime de Moussa Traoré fut longue et sanglante. Les arrestations, détentions arbitraires, mutations et radiations toutes aussi arbitraires, furent souvent le lot de nombreux militants de gauche, y compris l’auteur de ces lignes. La liste des victimes de la dictature de Moussa Traoré est longue et douloureuse. Le CDLDM (Comité de Défense des Libertés Démocratiques au Mali) publia, à la chute du régime, la liste des victimes de la répression du régime. Ce fut une période de vingt-trois (23) années de larmes et de sang.

Le Parti Malien du Travail, bien que sans existence légale, fut un véritable laboratoire de formation et de structuration des militants de la gauche malienne. Nombreux sont ceux qui y firent leur baptême du feu comme militants de gauche. Ils y découvrirent la théorie marxiste et y firent leur apprentissage organisationnel et celui de militant clandestin. Ainsi, la chaine se prolongea et les nouveaux cadres contribuèrent largement à disséminer la pensée et les principes de gauche un peu partout dans le pays, où furent créés de nouveaux établissements scolaires et implantées de nouvelles sociétés et entreprises d’État. C’est dans ces milieux que vont être principalement recrutés les militants et cadres qui vont servir de locomotive lors de la longue résistance contre la sanglante dictature de Moussa Traoré.

En dehors de la capitale, ce fut surtout dans les milieux ouvriers et paysans que le PMT arriva à diffuser les idées de gauche notamment en milieu ouvrier, dans les usines textiles de Ségou (COMATEX) et en milieu paysan, dans l’Office du Niger, grenier agricole du pays. Plus à l’Ouest, ce fut au sein de l’usine de production de ciment de Diamou, sans compter la Régie de chemins de fer qui fut une grande école de résistance anticoloniale et d’émergence de la gauche malienne.

Les syndicats maliens furent aussi un lieu privilégié de formation et de maturation de la gauche malienne. Ce sont les milieux syndicaux, surtout au sein des enseignants et des scolaires, des travailleurs de la santé, de la culture, de la presse et de la justice que vont se former les bataillons de gauche qui finiront par venir à bout de la féroce dictature militaire de Moussa Traoré.

Le PMT connut plusieurs fractures en son sein. Les divergences idéologiques au sein du mouvement communiste international ont exacerbé les contradictions à l’intérieur du parti. Les débats étaient surtout virulents notamment au sein de la diaspora, entre staliniens, trotskystes, pro-soviétiques, pro-chinois, pro-albanais et autres. Le PMT ne s’en relèvera pas. Des exclusions furent aussi prononcées, comme celle du Dr Aly Nouhoun Diallo par la Section France du PMT dirigée par le Professeur de Mathématiques Yoro Diakité, pour «<strong>sectarisme et travail fractionnel</strong>». Il fut réintégré par la suite par la direction intérieure du Parti. D’autres membres du PMT furent cooptés et intégrés par le régime militaire, sous couvert du mot d’ordre d’entrisme qui prétendait changer le système de l’intérieur. Ainsi, parmi les plus connus, Ngolo Traoré exerça longtemps les fonctions de Ministre des Affaires étrangères sous le dictateur Moussa Traoré. Fagnanama Koné fut nommé au ministère de l’Agriculture. Oumar Issiaka Ba, à l’Éducation Nationale, exerça, sans état d’âme, une répression féroce à l’endroit des enseignants.

Au sein de la diaspora malienne, les militants de gauche furent les principaux animateurs d’initiatives diverses comme celle du CDLDM (Comité de Défense des Libertés Démocratiques au Mali) et du CLET (Comité de Liaison Étudiants Travailleurs) à l’origine des campagnes d’alphabétisation dans les foyers à l’adresse des travailleurs immigrés.

D’autres débats avaient lieu sur d’autres thématiques sur les étapes de la lutte à définir, «<strong>Révolution Nationale Démocratique et Populaire» </strong>(RNDP) ou «<strong>Révolution Démocratique et Populaire</strong>» (RDP), où certains préconisaient d’aller directement au socialisme. Des sauts théoriques d’une redoutable complexité ! Des prises de position quelques fois saugrenues amenaient aussi, à condamner certains mouvements de libération nationale en les qualifiant de «<strong>petits bourgeois</strong>».

<strong>Le groupe Sanfin</strong>

Issu du PMT, un groupe dissident fut créé et s’affilia au groupe international stalinien basé au Canada, dont le journal s’appelait «<strong>Sur la Voie du Bolchévisme</strong>». Il finit par donner naissance au groupe «<strong>Sanfin</strong>» (La Nuée en langue bamanankan) du nom de son journal. Ce groupe était surtout actif dans les milieux estudiantins en France.

Pendant la période de la dictature, son journal était diffusé dans les réseaux des milieux de gauche. Sanfin tenait un discours radical qui plaisait à la jeunesse estudiantine d’alors. Sa critique était virulente aussi bien contre le régime qu’à l’égard des autres opposants de gauche. Sanfin croisait durement le fer avec les autres tendances de la gauche malienne. Il dénonçait sans ambages la ‘‘<strong>théorie de l’entrisme’’</strong> prônée par certains courants de la direction intérieure du PMT selon laquelle, il fallait entrer dans le système du pouvoir de la junte militaire pour le changer de l’intérieur. Cette tactique prévalait également dans les syndicats. Elle créa des fissures et des oppositions irréconciliables au sein de la gauche. Ceux qui entrèrent dans le gouvernement de Moussa Traoré, tentèrent d’y entrainer les autres et, en cas de refus, devinrent leurs dénonciateurs. Cette tactique divisa la direction et créa de graves divergences au sein du PMT. Malgré tout, des entristes restèrent dans le gouvernement de Moussa Traoré jusqu’à sa chute sanglante en mars 91. Le parti vola en éclats et pire, certains entristes finirent par se retourner contre leurs anciens camarades qu’ils dénoncèrent à la police du régime. Leur collaboration avec la dictature contribua à discréditer largement le PMT sur la scène de la gauche au Mali. Sanfin contribua avec virulence à la dénonciation de la direction du parti qu’il qualifiait déjà de révisionniste. La rhétorique de Sanfin, ses excès dans ses méthodes, sa virulence dans ses propos, ses analyses à la tronçonneuse, contribuèrent cependant à plus d’émiettement au sein de la gauche. Certains de ses dirigeants finirent par rejoindre le courant pro-albanais dans le mouvement communiste international. Si ses dénonciations de la dictature sonnaient justes pour bon nombre des militants de gauche, le traitement qu’il faisait des contradictions au sein de la gauche malienne finirent par l’isoler. Au sein du mouvement, des dissidences se firent jour. Cette lutte interne au sein de Sanfin fut sans merci. La férocité des luttes internes alla jusqu’à la dénonciation publique de certains responsables du mouvement et à lever leur nom de code dans un contexte de surveillance policière généralisée. Ce qui déclencha une violente controverse. Le PMT en profita pour dénoncer l’ultra gauchisme au sein du mouvement de résistance contre la dictature.

Au sein du mouvement estudiantin, Sanfin prônait également le «<strong>syndicalisme révolutionnaire</strong>» et taxait de «<strong>corporatistes</strong>», les revendications estudiantines pour un mieux-être. Ce qui, à l’occasion, conduisait à des empoignades théoriques vigoureuses. Ces débats acharnés laissaient pantois certains étudiants et contribuaient à les éloigner du mouvement. Staliniens, trotskistes, pro-albanais, prochinois et prosoviétiques s’affrontaient avec virulence lors des rencontres et congrès estudiantins. Parfois les questions nationales étaient reléguées au second plan. Ce qui contribua également à la perte d’influence au sein du mouvement estudiantin et de la gauche dans son ensemble. Ainsi, l’influence de Sanfin s’effilocha au fil du temps et devint marginale au sein du mouvement démocratique. À la chute de Moussa Traoré, le groupe Sanfin choisit de rester dans l’opposition. Si certaines de ses critiques du mouvement démocratique restaient bien fondées, son ‘purisme idéologique et politique’ l’éloigna des espaces, où se déroulait le combat politique. Il ne parvint jamais à reconquérir plus tard, cette influence qu’il a eue auparavant au sein de la gauche malienne. Malgré toutes les critiques qu’on pouvait lui adresser, Sanfin reste dans l’histoire politique de la gauche malienne du début des années 70 en tant que courant politique, comme le mouvement qui a eu la plus longue longévité. Il est resté constant dans sa ligne politique même si sa rigidité théorique l’a souvent conduit dans des erreurs tactiques graves. Ses dirigeants principaux furent Mohamed Tabouré, militant AESMF, rentré plus tard au pays, tout comme Salia Konaté, informaticien, Amadou Tiéoulé Diarra, juriste formé à Dakar qui finit par quitter le groupe.

À la chute d’ATT (Amadou Toumani Touré) en mars 2012, Sanfin s’allia avec le parti SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et Indépendance) de Cheick Omar Sissoko et de Oumar Mariko et avec d’autres mouvements et associations au sein du Mouvement Populaire du 22 mars (MP 22) puis de la COPAM (Coordination des Organisations Patriotiques du Mali). Le soutien résolu et sans discernement que Sanfin et le SADI apportèrent à la junte militaire du Capitaine Sanogo qui renversa ATT, souleva de nombreuses interrogations. La tactique visant à maintenir à la direction de la COPAM, un transfuge de l’UDPM (Union Démocratique du Peuple Malien) parti créé par Moussa Traoré, resta incomprise également par de nombreux camarades de gauche.

Mais c’est sur l’analyse de la situation nationale que les divergences se heurtèrent avec le plus de violence. Sanfin dénonçait dans son discours la petite bourgeoisie. Ses analyses mettaient avec constance l’accent sur la classe ouvrière alors que pour d’autres, il convenait d’être plus nuancé sur les analyses et alliances de classes. Le purisme idéologique et la rigidité théorique de Sanfin finirent par en faire un mouvement marginal au sein de la gauche révolutionnaire malienne.

<strong>À SUIVRE DANS NOS PROCHAINES PAUTIONS!</strong>

<strong>Pr Issa N’DIAYE</strong>

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<title>Face à l’essentiel : Pourquoi les Maliens restent divisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/face-a-lessentiel-pourquoi-les-maliens-restent-divises-3075931.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2024 07:57:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali rate le tournant de l’histoire pour sauver la maison commune. Ce qui devrait être une chance pour les Maliens tourne à la tragi-comédie. La transition malienne n’arrive toujours pas à rassembler les Maliens pour faire face à l’essentiel. Le pays se dirige tout droit au mur.</strong>

Quatre (04) ans après le coup d’État du 18 août 2020, les Maliens restent toujours divisés quant à la recherche d’une sortie de crise. Ils ne savent pas de quoi sera fait demain, tant le fossé s’est agrandi entre les hommes et les femmes chargés de sauver le Mali par leur matière grise. Les vrais faux problèmes, créés de toutes pièces pour entretenir la propagande, le populisme à des fins personnelles, ont finalement eu raison des objectifs de paix, de cohésion sociale et du vivre ensemble. Le Mali ne mérite pas cette situation qui le prive des compétences dont l’expérience dans la gestion des crises pouvait être bénéfique à notre pays qui se cherche désespérément une solution aux multiples défis depuis 2012. Ce qui qui devrait être une chance s’est malheureusement transformée en déception et désespoir.

Pourtant, à s’en tenir aux premières déclarations des nouvelles autorités après avoir contraint le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) à la démission, l’espoir était permis. Et les Maliens, dans leur grande majorité, n’ont pas hésité à accorder le bénéfice du doute aux hommes de la transition, acclamés pour avoir annoncé un autre Mali dont la justice serait le maître-mot de la nouvelle gouvernance. Cela devait nécessairement passer par le rassemblement des filles et fils pour donner une nouvelle impulsion à la marche du pays. Et cela pour éviter la politique d’exclusion de l’après 26 mars 1991 dont les acteurs du Mouvement démocratique se sont bien servis pour écarter les cadres capables et valables de la gestion du pays. Ils en ont bien profité en plaçant les médiocres aux postes stratégiques de l’administration dans le seul dessein de piller en bandes organisées les richesses nationales. Résultat: quelques années de gestion, des démocrates milliardaires font leur apparition à la surprise générale du peuple malien qui avait cru au slogan mobilisateur: «<strong>Le changement</strong>». La transition de 2020, sur laquelle on comptait pour nous épargner de ce triste souvenir, s’est malheureusement engouffrée dans cette brève en mettant de côté des compétences avérées dans tous les domaines dont le pays a besoin pour tenir la draguée haute à nos ennemis déclarés.

Il ne suffit pas d’organiser des foras, des États généraux, mais il était opportun, à la place de ces kermesses, de créer une atmosphère bon enfant dans laquelle les Maliens se retrouvent pour discuter du devenir de leur pays. Il est toujours difficile de comprendre que quatre ans après la chute d’IBK que les Maliens restent divisés face à l’essentiel: le Mali. Malgré les intérêts divergents, le Mali reste notre patrimoine commun. Le sauver est et demeure notre tâche quotidienne. Notre pays se trouve à une phase critique de son existence, où l’aide de tout un chacun est nécessaire pour se donner la main, afin de bâtir le Mali de notre rêve.

Il serait difficile de continuer avec cette hostile envers les hommes intègres et honnêtes mis de côté pour telle ou telle raison. La transition doit revoir sa copie après les travaux de la Charte pour la paix nationale et la réconciliation nationale. Sans cela, le Mali ratera le tournant de l’histoire pour sauver la maison commune. Ce qui devrait être une chance pour les Maliens tourne à la tragi-comédie. La transition malienne n’arrive toujours pas à rassembler les Maliens pour faire face à l’essentiel. Le pays se dirige tout droit au mur.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après 4 ans de transition : Quelle solution pour le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/apres-4-ans-de-transition-quelle-solution-pour-le-mali-3075158.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Aug 2024 08:35:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sans unité nationale, il n’est ni prospérité, ni justice, ni paix possibles. Le rétablissement de l’unité nationale et de la sécurité sur la totalité du territoire est l’indispensable préambule. Pour y parvenir, il faut que l’armée et la police retrouvent l’élan patriotique des premières décennies de l’indépendance.

Les Maliens n’ont pas encore vu le bout du tunnel quatre ans après l’arrivée des militaires au pouvoir. Tout ce qui a été annoncé au nom du changement reste encore au stade des intentions. La réduction du train de vie de l’État, la lutte contre la corruption, l’union sacrée des Maliens autour de l’essentiel sont sacrifiées sur l’autel du populisme, de la propagande et de la manipulation des opinions.

Ça ne va pas comme le clament avec désespérance la majorité des Maliennes et des Maliens. Quand on observe son état et sa détresse, le Mali d’aujourd’hui ressemble au patient agonissant aux urgences d’un hôpital sans médecin, ni infirmier de garde. Cela doit changer. Vouloir et agir pour le changement, cela démarre par un autre état d’esprit. La maladie potentiellement mortelle dont souffre notre pays nécessite un traitement de choc, une trithérapie seule capable d’interrompre la gangrène qui le démembre. Il faut reconstituer sa force vitale. L’univers du pouvoir est complexe. Dans notre pays, il est principalement incarné par l’exécutif, au premier rang, par le chef de l’État, ses ministres, les responsables des institutions. Mais ces responsables ne sont que des humains; ils ne peuvent agir, connaître, comprendre et décider seuls. Par la force des choses, ils sont entourés de proches, du protocole, des forces armées et de sécurité, tout à la fois surveillés et parfois servis par la justice.

La pauvreté extrême est la plaie première du Mali. La misère complique le quotidien de millions de concitoyens. Trouver le prix du condiment, payer une ordonnance, charger son téléphone en crédit, se déplacer, se marier, assurer la survie de ses enfants, leur instruction, leur repas nécessite des trésors de débrouillardise pour nombre de nos compatriotes. Que faire pour que la débrouillardise se transforme en construction rationnelle dans la vie professionnelle et sociale ? La priorité de l’action gouvernementale devait être la quête rapide de la prospérité: moderniser l’État pour lui permettre de véritablement favoriser la production des richesses et les conditions de création d’emplois. Le Trésor public est un réservoir percé. Deux (02) grosses fuites en laissent échapper le carburant nécessaire au bon fonctionnement des services publics et à la construction de l’avenir. Le Mali n’a pas besoin de cortèges somptueux quand ses dirigeants se déplacent, ni de voyages internationaux incessants qui paralysent le sommet de l’État, et pas davantage d’une diplomatie pléthorique. Le parc de véhicules de l’État est largement surdimensionné en nombre et en puissance moteur. Les dépenses d’électricité, d’eau, de carburants ou de téléphonie des administrations centrales frisent le délire.

L’autre fuite est constituée par les malversations et les abus de biens publics, nombreux, parfois massifs. Ce sont des milliards qui sont détournés chaque année. Un virus actif dans toutes les strates de l’administration publique.

La solution pour le Mali d’aujourd’hui est l’unité d’action pour aller aux élections. Pour faire bouger les lignes, la compétence ou la volonté se suffisent pas. Ceux qui ont le pouvoir de changer les choses sont les politiques, car ils sont investis de la légitimité populaire.

Safounè KOUMBA]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Nouvelle saisie 10300 $ à l&amp;apos;aéroport de Bamako :  Les Douanes maliennes maintiennent la garde haute</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/nouvelle-saisie-10300-a-laeroport-de-bamako-les-douanes-maliennes-maintiennent-la-garde-haute-3075161.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Aug 2024 01:00:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La constance dans les saisies en devises (successivement 500.000, puis 70.000 euros) et aujourd'hui 10.300 dollars US, à l'Aéroport Modibo Keïta Senou dénote d'une vigilance accrue de l'Administration des Douanes.</strong>

Cette dernière saisie en date (mercredi 21 août 2024) revêt la particularité d'avoir pris en profilage un voyageur chilien à destination de l'Argentine. Il enregistre ses bagages comme le commun des mortels, passe les différents contrôles sans encombre mais oublie que les douaniers surveillent ses faits gestes.

Grande fut sa surprise quand un agent des Douanes vint à lui dans le plus grand respect pour lui tirer le ver du nez. Après quelques minutes de conversation, il est conduit dans un isoloir, où les billets de dollars sont extraits de son sac à ordinateur portable.

La somme totale de 10.300 dollars US sont immédiatement saisis, sur instruction du haut commandement douanier, pour les besoins d'enquête approfondie sur ses activités dans notre pays.

Le contrevenant mit en avant son statut contractant d’une Société minière pour justifier la somme saisie. Quoi qu'il en soit, pour n'avoir pas déclaré la liasse de dollars, il s'est rendu coupable d'une infraction punie par le Code des Douanes.

Si la hiérarchie douanière est intraitable sur la sortie incontrôlée des devises du territoire malien, c'est qu'il est établi que le terrorisme international se nourrit de fonds dont la provenance n'est jamais transparente. Et il appartient au service des Douanes d'être en première ligne dans ce combat qui concoure à la sécurité et à la sûreté nationales.

<strong>CCOM-DGD-ML</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations : L’Office Malien de l’Habitat a mis en œuvre 88% des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-loffice-malien-de-lhabitat-a-mis-en-oeuvre-88-des-recommandations-du-bvg-3074358.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2024 07:32:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandations formulées par la vérification financière de la gestion de l’Office Malien de l’Habitat (OMH) effectuée en 2019. Elle a pour objectif de s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale et de la correction des faiblesses constatées. La présente mission de suivi de mise en œuvre des recommandations couvre les exercices allant de 2020 à 2024.</strong>

Cette vérification a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 88%, le niveau de mise en œuvre est très satisfaisant. Sur les sur dix-sept (17) recommandations formulées à l’issue de la vérification financière de 2019, quatorze (14) sont entièrement mises en œuvre, deux (02) sont partiellement mises en œuvre et une (01) est sans objet.

&nbsp;

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>

Il ressort de la vérification que <a name="_TOC_250010"></a>le Directeur Général de l’Office Malien de l’Habitat (OMH) a fait immatriculer les véhicules acquis au nom de l’OMH. Il a pris la décision qui fixe le cadre de fonctionnement des comptes budgétaires. Il effectue des achats avec les fournisseurs figurant sur la liste des fournisseurs. Il tient la Comptabilité-matières conformément aux textes en vigueur.

Il a élaboré des plans de formation annuels. Il suit les procédures d’achat par cotation et Demande de Renseignement et de Prix à Compétition Restreinte conformément aux textes en vigueur. Il veille au respect, par les promoteurs immobiliers, des dispositions contractuelles concernant la fourniture des véhicules pour le suivi des travaux de construction des logements.

Le Directeur Général de l’Office Malien de l’Habitat et l’Agent Comptable approvisionnent la régie d’avances conformément à la réglementation en vigueur. Le Directeur Général de l’OMH et l’Agent Comptable respectent les textes en vigueur qui régissent le fonctionnement des régies de recettes et d’avances. Ils payent des frais de formation sur la base des pièces justificatives requises.

Le Directeur Général de l’OMH et le Contrôleur financier respectent le manuel de procédures des dépenses publiques en ce qui concerne l’exécution des prestations de service sans l’engagement au préalable.

Le Régisseur des dépenses justifie les dépenses dans le délai réglementaire. Il exige les factures comportant toutes les mentions obligatoires.

La Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP) respecte les textes en vigueur concernant le seuil de passation des marchés publics.
<h4>Recommandations partiellement mises en œuvre</h4>
Le Directeur Général de l’Office Malien de l’Habitat (OMH) a fait des efforts pour faire respecter les délais de construction par les promoteurs immobiliers. Il a fait des efforts dans l’utilisation régulière des matériels roulants dans le cadre du suivi des travaux.<a name="_TOC_250007"></a>
<h4>Recommandation non applicable</h4>
<a name="_TOC_250006"></a>Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n’existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. Pour ces raisons, la recommandation suivante est sans objet: le Régisseur des dépenses doit faire certifier les factures par le Comptable-matières.

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM-BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la commune rurale de Moribabougou : Des irrégularités financières s’élevant à plus de 478 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-moribabougou-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-478-millions-de-fcfa-3074356.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2024 07:26:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière porte sur la gestion de la Commune Rurale de Moribabougou (CRM) au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté d’une part sur la mobilisation des recettes et leur reversement et l’exécution des dépenses et d’autre part sur la gouvernance administrative, l’État Civil, les affaires domaniales et foncières et la Comptabilité-matières.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

&nbsp;

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Représentant de l’État dans le Cercle de Kati ne procède pas régulièrement à l’inspection de la Commune Rurale de Moribabougou (CRM). Le Maire de la CRM et le Receveur-percepteur de Kalabancoro n’effectuent pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes. La Commune Rurale de Moribabougou ne tient pas régulièrement des registres d’actes d’État Civil. Elle ne dispose pas de registre pour la transcription des jugements supplétifs d’Actes de mariage.

La Commune Rurale de Moribabougou (CRM) n’a pas pris de décision pour la nomination des agents de déclaration de l’État Civil. Elle a irrégulièrement nommé un Comptable-matières. La CRM ne tient pas tous les documents de la Comptabilité-matières. La CRM favorise l'empiétement sur des compétences dévolues au Chef du Bureau Spécialisé des Domaines et du Cadastre. Elle ne respecte pas les modalités de gestion des fonds destinés à l’alimentation des cantines scolaires.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Représentant de l’État de procéder à l’inspection régulière de la Commune Rurale de Moribabougou. Au Receveur Percepteur de Kalaban-Coro, elle a demandé d’effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune Rurale de Moribabougou.

Le Maire de la Commune Rurale de Moribabougou (CRM) doit effectuer les contrôles et vérifications sur place et sur pièces des régies de la Commune Rurale de Moribabougou; prendre des dispositions pour la transcription des jugements supplétifs des actes de naissance de l’année en cours dans le registre approprié; disposer d’un registre pour les jugements supplétifs d’actes de mariage; procéder à la nomination des agents de déclaration conformément à la réglementation en vigueur; initier la procédure de nomination du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur; veiller à la tenue des documents de la Comptabilité-matières; respecter les attributions dévolues au Chef du Bureau Spécialisé des Domaines et du Cadastre et respecter les modalités de gestion des fonds destinés aux cantines scolaires.

Quant au Comptable-matières de la Commune Rurale de Moribabougou, il doit tenir régulièrement tous les documents de la Comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 478 660 841 FCFA. Elles sont relatives au non-paiement des frais d’édilité pour un montant total de 432 702 000 FCFA; au non-paiement des frais de transfert pour un montant total de 6 750 000 FCFA; au non-reversement des recettes de la taxe municipale pour un montant total de 29 393 600 FCFA; au non-paiement des Droits de patente sur des marchés pour un montant total de 1 016 807 FCFA  et aux faux enregistrements de marchés publics pour un montant total de 8 798 434 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi Pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts (DGI).

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM-BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>4ème anniversaire de la transition malienne : Un bilan mi&#45;figue mi&#45;raisin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/4eme-anniversaire-de-la-transition-malienne-un-bilan-mi-figue-mi-raisin-3074354.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/4eme-anniversaire-de-la-transition-malienne-un-bilan-mi-figue-mi-raisin-3074354.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2024 07:23:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 18 août 2020, les militaires du Conseil national du salut du peuple (CNSP) renversent le président Ibrahim Boubacar Keïta. Quatre ans après, les attentes demeurent. Comme si c’était hier, la gouvernance demeure la même. Les Maliens croupissent toujours sous le poids de la flambée des prix. La lutte contre la corruption, la gestion clanique, la réduction du train de vie de l’État sont renvoyées aux calendes grecques, laissant nos compatriotes sur leur triste sort.</strong>

Il y a quatre ans, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), élu en 2018, démissionnait sous la pression des militaires du Conseil national du salut du peuple (CNSP), parachevant ainsi l’œuvre du Mouvement du 5 juin- Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), dont les militants étaient dans la rue depuis deux (02) mois pour exiger du pouvoir la dissolution de l’Assemblée nationale, la réduction du tain de vie de l’État, la fin de la gestion familiale des affaires publiques. Cette énième irruption des hommes en tenue dans l’arène politique a été favorablement accueillie par les responsables du mouvement politico- religieux dont la tentative de prendre d’assaut la résidence d’IBK a échoué.

Durant des semaines, des motions de soutiens saluent l’arrivée du CNSP au pouvoir. Et le slogan phare était encore le changement. Mais la joie a été de courte durée. La présidence de la transition et la primature sont confiées à des hommes qui n’ont pas mouillé le maillot lors des meetings du M5-RFP, en l’occurrence Bah N’Daw, un colonel à la retraite et de Moctar Ouane, ancien ministre des Affaires étrangères. Premier échec.

Ce duo, qui devait traduire le changement souhaité par les militants du mouvement hétéroclite pour l’avènement d’un Mali de rupture avec les mauvaises pratiques démocratiques enracinées depuis plus d’une décennie, ne semble ne pas avoir le même agenda que les militaires et les civils qui les observaient dans l’ombre ainsi que l’autre partie de la population qui a apporté son soutien au coup d’État du 18 août 2020. Il traîne les pas sur les dossiers brûlants qui dormaient encore dans les tiroirs.

Durant huit (08) mois, aucune lueur d’espoir n’apparaît à l’horizon. Le mécontentement grandit. Ils sont pris à partie par les radicaux du M5-RFP qui qualifient leur régime du régime d’IBK sans IBK. Sincèrement, ces deux (02) hommes n’ont montré aucune volonté réelle à donner de l’espoir aux Maliens qui espéraient sur le colonel Bah N’Daw, président de la transition, pour donner un nouvel élan à notre pays, compte tenu de son passé d’homme de poigne. Et durant tout ce temps, personne ne savait qu’ils travaillaient pour eux-mêmes et non pour l’intérêt supérieur du Mali en cette phase critique de son histoire. Le pot- aux- roses a été découvert quand ils ont formé un nouveau gouvernement sans aucun membre du CNSP et du M5-RFP. Du côté de Kati, siège des auteurs du coup d’Etat, on crie à la trahison. Le verdict tombe. Le 24 mai 2021, ils reprennent le pouvoir et mettent aux arrêts Bah N’Daw et Moctar  Ouane, Premier ministre. Bilan du duo: zéro pointé.

<strong>Le populisme, la propagande: un cheveu dans la soupe</strong>

Ainsi, un nouveau chapitre s’ouvre. Le colonel Assimi Goïta est investi président de la transition. Il nomme Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre pour essuyer les larmes du M5-RFP. Ce dernier donne le nom de rectification à la transition. Une expression chargée d’espoir et qui galvanise davantage les Maliens à soutenir les militaires. Mais il a suffi que le Premier ministre s’installe confortablement pour prendre un autre chemin. Il drible tout le monde. Il excelle désormais dans le populisme, la propagande, les contre-vérités, les attaques gratuites. Une manière pour lui de se blanchir de la gestion chaotique des vrais faux démocrates. Oubliant que s’il y a une personne qui a le mieux profité de la démocratie, c’est bien lui Choguel Kokalla Maïga, plusieurs fois ministres dans les gouvernements et directeur sous l’ère démocratique. La rectification tourne aux désillusions.

Le porte- parole du Comité stratégique du M5-RFP est devenu méconnaissable. Il renie les revendications de son regroupement politique, à savoir la réduction du train de vie de l’État, des prix des produits de première nécessité. La lutte contre la corruption, la gestion clanique, la réduction du train de vie de l’État sont renvoyées aux calendes grecques, laissant nos compatriotes sur leur triste sort. Là où il était attendu, il a le plus déçu: mettre les Maliens au travail.

L’administration n’est que l’ombre d’elle-même. L’absentéisme, l’impunité, les retards, les abandons de postes ont pris une proportion plus inquiétante sous la rectification de la transition. Et les usagers ne savent plus à quel saint se vouer. La reprise du trafic ferroviaire, des usines tourne au cauchemar.

Si, durant quatre ans, on peut parler de satisfecit dans un domaine, c’est celui de la défense et de la sécurité. Tout est loin d’être rose. L’insécurité demeure encore le lot quotidien des Maliens. Les populations continuent d’être chassées de leurs villages. Elles sont interdites de se rendre dans les champs pour cultiver et sont victimes de vol. Malgré cela, les forces de défense et de sécurité donnent de l’espoir aux Maliens. Elles ont mis la main sur la citadelle interdite, Kidal, lieu de regroupement de tous les narco- terroristes appuyés par l’Occident. Elles sont aujourd’hui une fierté pour tout le monde grâce aux autorités militaires de la transition. Celles-ci ont donné la priorité à l’achat des armes adaptées à la lutte contre les bandits armés, financés par les puissances impérialistes et le réarmement moral de la troupe.

Autres lueurs d’espoir durant les quatre ans, c’est la gestion des examens scolaires et les concours d’entrée à la fonction publique. Si cette tendance se maintient, le fils du pauvre paysan peut se dire qu’il ne sera plus un Malien de seconde zone. Des efforts sont enregistrés au niveau de la santé.

Ces succès ne sauraient tenir la route si le coût de la vie devient insupportable pour les chefs de familles. S’il y a un autre échec durant ces quatre ans, c’est bien les prix exorbitants des produits de grande consommation. Les Maliens croupissent toujours sous le poids de la flambée des prix. Les prix grimpent tous les jours sans la moindre réaction du gouvernement. Alors qu’après la chute d’IBK, il avait été annoncé la diminution des prix de certains produits pour soulager la souffrance des ménages. Les mesures prises se sont relevées inefficaces. Et le gouvernement a tout intérêt à s’investir dans ce domaine pour donner le sourire à la population. La réduction du train de vie de l’État est restée au stade d’effet d’annonce, laissant les Maliens sur leur triste sort. Les princes du jour et leurs supporteurs se régalent, tandis que la population baigne dans un océan de misère criarde. La lutte contre la corruption est au point mort. Les rapports du Bureau du Vérificateur général, concernant la gestion de la rectification de la transition, attestent que l’argent du pauvre contribuable malien continue de remplir les poches des gens sous haute sécurité. Donc, l’impunité continue de plus belle.

Quatre ans après IBK, le bilan est mi- figue mi- raisin. Et les attendes demeurent les mêmes. À savoir le changement dont les Maliens réclament à chaque fois qu’un régime tombe. Le changement serait-il le serpent de mer pour le peuple malien?

<strong>Yoro SOW</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soutien et apologie du terrorisme international : Le Mali entouré d’États voyous</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/soutien-et-apologie-du-terrorisme-international-le-mali-entoure-detats-voyous-3073600.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Aug 2024 10:57:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>«C’est dans les difficultés, qu’on reconnaît ses amis», dit-on. Ce dicton sied bien à la situation du Mali. De l’embargo à Tinzaouatène, le masque de nos voisins est tombé. Ils ont fait le choix de signer le pacte avec le diable en apportant leur soutien au terrorisme international contre notre pays.</strong>

<strong>«</strong><em>Le Mali est une digue», </em>déclarait le président Ibrahim Boubacar Keïta (paix à son âme) dans un numéro de «<em>Jeune Afrique</em>». Il invitait ainsi certains pays voisins du Mali à l’aider à éradiquer le terrorisme international et les mettait en garde à ne surtout pas apporter leur soutien aux groupes armés djihado-terroristes en mission de déstabilisation de l’Afrique de l’Ouest pour permettre aux lobbies néocoloniaux de mieux profiter de ses immenses ressources naturelles. Il semble que cet appel en direction des pays voisins du Mali est tombé dans l’oreille d’un sourd. Ils sont aujourd’hui des soutiens au terrorisme international. Pire, ils ont mis leur territoire à la disposition des néonazis pour faire son apologie. Le dernier en date est celui du Sénégal.

<strong>Sénégal, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Algérie: bases arrières du terrorisme mondial contre la souveraineté du Mali</strong>

L’attitude du Sénégal, un des voisins de l’Ouest, n’est pas une surprise pour les observateurs avertis qui suivent l’actualité brûlante de la sous-région africaine. En acceptant en 2022 de figurer parmi les pays qui ont décrété l’embargo contre le Mali, en violation des textes de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et des conventions internationales, le Sénégal coupait ainsi les liens historiques avec notre pays.

En 2024, en acceptant l’apologie du terrorisme international sur ses terres, il devient de facto un ennemi du Mali. Trop, c’est trop avec ce pays qui devient encombrant pour la stabilité et la sécurité du Mali. Et ceux qui se réjouissaient de la victoire des panafricanistes à la présidentielle d’avril contre Macky Sall viennent de prendre un coup de sabot. Ils auront certainement compris que le mot panafricaniste se vend bien en ces temps-ci, où les peuples africains décident de prendre leur destin en mains pour couper le nombril colonial afin de jouir de leur souveraineté confisquée avec l’avènement en 1990 de la démocratie dictée depuis La Baule. Cette «<strong>marque</strong>» est devenue un tremplin à n’importe qui de mobiliser les électeurs, ravir la vedette à ses adversaires politiques et d’accéder au trône sans aucun effort.

L’ambassadeur ukrainien, en choisissant le Sénégal pour faire l’apologie du terrorisme international et se féliciter des soldats maliens tués par des groupes néonazistes, fascistes et racistes à Tinzaouatène et téléguidés depuis le commandement de l’OTAN, fait du pays de la Teranga un complice de ce fléau mondial qui endeuille depuis janvier 2012 les familles maliennes. Il a fallu attendre le tollé des organisations de la société civile (OSC) contre ce soutien pour que le gouvernement sénégalais réagisse. Il s’est contenté de convoquer le diplomate ukrainien. Et depuis, silence radio.

Concernant le soutien de la Côte d’Ivoire au terrorisme international contre le Mali, les faits sont déjà établis. Elle abriterait des centres de formation des terroristes. Et le clou a été enfoncé sur le plateau de <em>France 24, </em>la chaîne française de la désinformation par un de ses journalistes. Il a déclaré que les djihadistes sont présents sur le territoire ivoirien, côtoient les forces de défense ivoiriennes et font des achats au vu et au su de tout le monde. Elle sert de base arrière aux bandits lorsqu’ils sont pourchassés du Burkina Faso.

Idem pour l’Algérie et la Mauritanie. Depuis 2012, ces pays ont fait le choix de soutenir les groupes terroristes contre le Mali. Ils bénéficient de toutes formes de soutiens, en complicité avec les puissances occidentales, pour attaquer notre pays. Ce qui fait que depuis l’arrivée du colonel Assimi Goïta au pouvoir en 2021, le Mali n’est entouré que des États voyous qui ont signé un pacte avec le diable pour déstabiliser notre pays au motif que ses richesses naturelles sont trop belles pour sa population. Avec cette crise, le Mali reconnaît ses amis.

Face à cet encerclement, le Mali doit revoir sa coopération avec nos voisins terroristes avant qu’ils prennent en tenailles notre pays. C’est l’objectif recherché par les commanditaires du terrorisme international. Qu’ils sachent que c’est un couteau à double tranchant si la digue cède. Et si ce jour arriverait, le Mali s’en sortira mieux que les complices du terrorisme international et les pays qui acceptent que des étrangers s’adonnent à l’apologie du terrorisme sur leur sol contre leur voisin avec qui il partage tout.

Que Dieu sauve le Mali de la complicité des États voisins voyous !

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contribution : Catastrophe électorale au haut conseil des maliens de France !</title>
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<pubDate>Mon, 12 Aug 2024 06:21:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Risque de division au sein de Communauté malienne de France</strong>

<strong>Madame Dalla Dramé, élue présidente du Haut Conseil des Maliens de France (HCMF), avec 34.73 pourcent de voix au premier tour d’un scrutin majoritaire à deux tours. Ce en violation de loi française du 1<sup>er</sup> juillet 1901 et son décret d’application du 16 aout 1901, ainsi que les statuts du Haut Conseil des Maliens de France, qui régissent les Associations sur le territoire français.</strong>

C’est au Café du coin de la Rue de Gambetta, dans le 20<sup>ème</sup>  Arrondissement de Paris, que les tractations, sur fond magouille, sans précèdent, se sont déroulées a la veille de l’élection du 30 juin dernier.

Ce jour-là, des billets de banques ont circulé avec frénésie, sous des manteaux des électeurs pour voter en faveur de la protégée, Madame Dalla Dramé, membre démissionnaire du bureau sortant.

Tout cela s’est passé sous l’œil vigilant, mais impuissant de certains membres du bureau sortant. L’achat des consciences des électeurs, ce n’est pas surprenant, pour tout observateur averti !

La grande surprise, c’est l’implication indirecte ou directe du Haut Sommet de l’État-via-la délégation de supervision de ladite élection venue de Bamako, pour la circonstance.

Selon, cette délégation,  composée des éléments du Conseil National de Transition, du Conseil Économique Social et Culturel et d’Hommes politiques, «Le président de la Transition, ASSIMI Goïta, suit de très près cette élection, et notre comportement est dicté d’en haut», ont-ils laissé entendre.

Aussi, trafic d’influence, clientélisme, népotisme, corruption, manipulation à grande échelle, violation de loi et statuts du Haut Conseil des Maliens de France (HCMF) et politisation, sont-ils des phénomènes qui ont essentiellement caractérisé l’élection de ce 30 juin 2024 à l’annexe de l’Ambassade du Mali a Paris, Rue Pelleport.

Et, même, le très charismatique, Président, Habib Sylla, avec son franc parler, n’a pu résister a la force de frappe du séisme électoral. Une élection fortement politisée depuis Koulouba, en passant par le Conseil National de Transition (CNT), le Économique Social et Culturel (CESC) pour enfin atterrir au siège du HCSME, structure qui est cependant apolitique.

<strong>Élection tenue le 30 juin 2024, Madame Dalla Dramé a reçu son attestation de reconnaissance le 09 juillet 2024, sans un bureau consensuel validé,… C’est dommage !!!</strong>

On sait par ailleurs que les hommes politiques superviseurs de cette élection mettent ainsi les bouchers doubles en espérant le retour l’ascenseur aux élections législatives ou sénatoriales prochaines au compte des Maliens de la diaspora.

<strong>Risque de division au sein de Communauté malienne de France</strong>

Judiciariser cette élection devant les juridictions françaises aura  pour conséquence inévitable, l’invalidation pure et simple des résultats. Pour cause, non-respect de la loi et des textes qui régissent le Haut Conseil des Maliens de France (HCMF).

Malentendus et divisions au sein de la Diaspora malienne ne favorise pas la paix et cohésion sociales au service du développement. Une Ddiaspora qui injecte chaque année plus de 850 milliards de Francs CFA dans l’économie malienne, selon les circuits officiels.

<strong>Yoro DABO, Journaliste</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contribution : CEDEAO&#45;AES: Divorce et impacts à préparer</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-cedeao-aes-divorce-et-impacts-a-preparer-3073605.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Aug 2024 06:19:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis l’annonce par le Burkina Faso, le Niger et notre pays de leur sortie de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), les perspectives d’une négociation permettant de résoudre la crise semblent de plus en plus réduites. La confirmation par les autorités des trois (03) États de leur intention irrévocable de retrait suit systématiquement toute annonce par les responsables des autres pays pour une solution négociée. Le temps s’écoulant, le moment fatidique du retrait conformément à l’article 91 du traité de l’organisation approche à grands pas. Il est donc impératif de préparer au mieux cette issue de séparation et d’envisager ses implications. C’est l’objet de la présente contribution.</strong>

Il faut d’abord et surtout noter qu’en cas de sortie de la CEDEAO, il sera évidemment impossible d’engager des discussions bilatérales avec les pays membres de l’organisation, ceux-ci feront bloc et engageront en bloc des discussions avec les pays membres de l’AES en tant qu’entité. L’organisation régionale n’acceptera pas que les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) discutent avec ses pays membres individuellement. Ceux-ci également d’ailleurs, autrement ce serait la fin de la CEDEAO ! Il est de ce fait probable que les sortants discuteront plutôt avec l’organisation pour le compte de ses membres afin que les termes convenus soient applicables à l’ensemble.

Il faut donc se préparer à discuter avec le bloc CEDEAO de tous les aspects liés aux futures relations entre les pays membres de l’AES et les pays membres de la CEDEAO.

Les pays membres de l’AES, individuellement, ou idéalement en groupe, devraient se préparer à engager les négociations. Cet exercice sera significatif et profond car les dossiers en question sont nombreux et complexes. Le Gouvernement du Mali a mis en place une équipe de préparation de la sortie, mais à ce jour on ne sait pas ce qu’elle a fait car elle ne communique pas.

Ces situations créent de l’incertitude chez les populations qui seront évidemment impactées par les changements majeurs que cela induira pour leurs pays respectifs.

C’est dans cette optique qu’il est souhaitable que, plusieurs mois avant la sortie effective, les Maliens sachent les nombreux domaines dans lesquels la CEDEAO impacte nos vies et pour lesquels nous devons nous préparer afin d’en réduire les impacts suite à notre retrait de l’organisation. L’analyse portera sur les aspects institutionnels d’abord. Elle abordera les questions diplomatiques également. Ensuite, tour à tour, elle traitera des aspects économiques, sectoriels, financiers et monétaires. Enfin elle abordera les questions sociales.

En matière institutionnelle, la CEDEAO repose sur des organismes qui utilisent les ressources de ses États membres. Notre pays a des citoyens qui travaillent dans la Communauté, au niveau de la Commission, dans les agences spécialisées, au sein des projets et programmes portés par l’Institution.

Certains parlementaires du Mali siègent au parlement de l’organisation, des juges maliens siègent au sein de la Cour de justice de la CEDEAO. Le personnel à la Banque de la Communauté (BIDC) comporte des citoyens Maliens. Tous ces concitoyens seront appelés à libérer leurs postes, car ils les occupent du fait de l’appartenance de notre pays à la Communauté. Ce sont ainsi plusieurs dizaines de nos compatriotes qui se retrouveront sans emploi et qu’il faut penser aider à trouver des destinations professionnelles pendant les mois à venir. Dans la même veine, nos compatriotes qui seront en position de solliciter des emplois, mandats et autres responsabilités au niveau international, ne pourront plus compter sur la solidarité ouest africaine.

Les deux (02) organisations devenant concurrentes, il est plausible que les pays restant au sein de la CEDEAO présentent des candidats pour les mêmes postes, ce qui défavorisera sans doute le Mali, le Burkina Faso et le Niger car au niveau international, la CEDEAO a la faveur des acteurs en tant que structure représentative de l’Afrique de l’Ouest. Il faudra tenir compte de cela également.

L’organisation commune qu’est la CEDEAO porte de nombreuses initiatives avec des actions qui sont visibles dans chacune de nos pays. Par exemple, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, il y a l’organisme GIABA. Le Mali à travers la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) assure d’ailleurs la présidence tournante du forum des cellules techniques de cette organisation pour deux ans. Le mandat nous a été confié en 2024. En se retirant de la CEDEAO, devrions nous sortir de cette initiative ? Si oui, nous devrions penser à mettre en place un dispositif alternatif aussi solide. Sinon le pays marquerait un grand recul en termes de validation de son système de lutte contre le blanchiment d’argent et verrait sans doute dégradée sa crédibilité dans ce domaine.

La CEDEAO porte d’autres initiatives en matière de sécurité, de lutte contre les trafics, etc. Pour chacune d’entre elles, nous aurons à nous poser les mêmes questions et à trouver les formules adéquates pour faire face à notre retrait éventuel de celles-ci.

En matière diplomatique, le retrait de la CEDEAO isolerait, au moins dans un premier temps, nos pays de l’AES sur la scène africaine d’abord et ensuite sur la scène internationale. L’Union Africaine (UA) nous a demandé de reconsidérer notre posture car elle ne souhaite évidemment pas être spectatrice d’une Afrique de l’Ouest fracturée en son sein. Et si cela devait arriver, il est évident que la CEDEAO serait davantage habilitée à représenter notre région que l’AES. L’organisation manquera d’appui institutionnel et diplomatique, ses pays membres également. Les causes que nous serons amenés à porter à l’échelle africaine en subiraient des conséquences. Le soutien de la CEDEAO ou de ses pays membres pour notre cause, sur le plan africain et sur le plan international, sera compliqué à obtenir.

Les pays de l’AES qui vivent tous des régimes d’exception sont suspendus de l’UA conformément à ses règles. S’ils ne devaient pas avoir de soutien d’autres pays de la région, leur position à l’échelle continentale en serait fragilisée. Sur la scène internationale, les mêmes causes risquent de produire les mêmes effets. S’agissant de pays sous régime d’exception, il leur sera difficile d’obtenir des soutiens globaux d’organisations à l’échelle internationale. Nous serons contraints de chercher des soutiens de pays individuellement pris, sur le continent et ailleurs. Les efforts diplomatiques soutenus que cela nécessitera, doivent être anticipés et, peut-être, engagés d’ores et déjà.

En matière économique et sectorielle, la CEDEAO est présente dans nos quotidiens et ce, à plusieurs titres.

Dans le domaine de l’agriculture, l’Agence de la Communauté (ARAA) initie et conduit de nombreux projets et programmes dans nos pays. En matière de recherche agricole par exemple, elle est devenue un interlocuteur crucial et lève des capitaux importants. Le retrait de nos pays de la CEDEAO priverait les membres de l’AES du bénéfice de ces actions. Nous devons en mesurer les impacts et trouver les alternatives crédibles et durables pour ce secteur.

En matière de Santé, l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OAAS) est l’organisme de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) engagé pour accompagner ses états membres. Les projets et programmes de cette agence dans nos pays ainsi que les initiatives de recherche qu’il mène doivent être analysés pour conduire des actions permettant de limiter l’impact du retrait de la CEDEAO et ses conséquences au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Sur le plan de l’éducation, les initiatives engagées au niveau communautaire, les questions spécifiques d’homologation des diplômes doivent aussi faire l’objet d’analyses pour mesurer les impacts présents et futurs et les prendre en compte dans la conduite de nos politiques dans ces domaines.

Les questions d’infrastructures sont traitées par la CEDEAO avec l’unité de préparation et de développement des projets d’infrastructures (UPDPD). Il en est de même en matière d’énergie avec le système d’échange d’énergies entre les pays d’Afrique de l’Ouest (EEEOA) et les actions vers l’interconnexion des pays sous l’égide d’une Autorité de Régulation du Secteur (AREC). Les interconnexions avec nos voisins sont inscrites dans ce domaine et joueront un rôle majeur dans l’intégration économique en Afrique de l’Ouest. Faut-il abandonner ces projets ? Nos autorités doivent se prononcer clairement sur ces questions et les partager avec les Maliens.

Le Centre pour les Énergies Renouvelables et l’Efficacité Énergétique (CEREEC) de la CEDEAO est mis en place pour traiter de ces questions stratégiques. Les questions de sport ou encore celles du genre sont prises en charge par des projets et des structures. C’est le cas du Centre pour le Développement des questions de Genre (CCDG) et du Centre de Développement de la Jeunesse et du Sport (CDJSC). Dans chacun de ces domaines, nous devons nous prononcer sur ce qu’il y a lieu de faire après le retrait de la CEDEAO. Ces questions ne doivent pas être minimisées.

Sur les questions climatiques, de sécurité alimentaire, de lutte contre la sècheresse, de travail sur la fertilité des sols, les projets et programmes du Comité Inter-État de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS) soutenus par la CEDEAO sont profondément impactant dans nos pays. Par exemple, le plus grand projet traitant du pastoralisme encours au Mali (PRAPS) est un projet régional du CILSS financé par des partenaires extérieurs qui utilisent de plus en plus la CEDEAO comme point d’entrée en Afrique de l’Ouest. Il en de même du plus important projet d’Irrigation (PARIS). La sortie de la CEDEAO aura un impact sur la gestion et les opérations de ces projets. Avons-nous évalué cela de manière précise ? Quelles alternatives mettre en place en cas d’arrêt des projets ?

En ce qui concerne les questions financières et monétaires, il faudra une combinaison d’actions significatives pour limiter leurs impacts sur la situation de nos pays. La Banque de la CEDEAO (BIDC) intervient au Mali et finance dix-neuf (19) projets. L’envergure de ses financements est limitée (environ 165 milliards de FCFA pour les trois (03) pays de l’AES) si l’on compare avec celle de la Banque de l’UEMOA (BOAD) mais ses actions sont réelles. Si la sortie n’aura que peu d’impact sur le portefeuille engagé, il conviendra toutefois d’envisager des discussions pour que les sommes non encore décaissées ne soient pas annulées. Il faudra obtenir de la Banque de mener à terme l’ensemble des protocoles déjà signés. Pour les projets en cours dont les contrats ne sont pas signés, nous pouvons toujours tenter de les conclure même si les chances de succès de pareilles initiatives seront forcément limitées.

Avec la perspective de la monnaie unique de la CEDEAO (l’ECO) qui actera la fin du Franc CFA, les pays de l’AES seront dans l’obligation de battre leur propre monnaie vu qu’ils seront en dehors de la CEDEAO. La CEDEAO a créé l’Agence Monétaire Ouest-Africaine (AMAO) et l’Institut Monétaire d’Afrique de l’Ouest (IMAO) dans cette perspective qui est planifiée pour 2027. Il faut que le Mali et les autres pays de l’AES s’organisent pour mettre en place leur système monétaire au plus tard dans le même horizon. Ce qui nécessite que dès maintenant des actions de préparation soient engagées.

Dans la même veine, il faut évidemment anticiper la fin des opérations avec la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) dont les engagements au Mali sont significatifs (par exemple, 40 milliards de F CFA engagés l’année dernière pour aider la Société EDM).

Il faudrait discuter avec la banque le plus rapidement possible pour obtenir la continuation de tous les projets en cours, et, si possible, l’engagement des nouvelles initiatives. Et si la collaboration devait s’arrêter, il faut d’ores et déjà trouver des alternatives au financement de certaines de nos stratégies sectorielles que la BOAD avait coutume de soutenir ces dernières décennies notamment ce qui concerne les infrastructures routières.

Avec une grande urgence, nos autorités financières doivent trouver une alternative au système financier de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) qui est devenu ces dernières années la quasi unique source de financement de nos déficits et de nos besoins de trésorerie. Aujourd’hui, si ce marché n’existait pas, le Mali, le Burkina Faso et le Niger seraient en cessation de paiement ! Avec l’abandon de l’ECO et du FCFA, nous devrons établir un système financier différent, mettre en place un marché financier diffèrent pour financer les besoins des États qui seront tous en quête de ressources. Il faut impérativement préparer ces perspectives et éviter d’être pris de court. Car, en matière financière, être pris de court est souvent synonyme de crise économique et sans doute de crise sociale et politique !

Le dispositif fiscal de la CEDEAO repose sur le Tarif Extérieur Commun (TEC) un dispositif harmonisé de dédouanement des biens entrant dans l’espace. Pour ce faire le transit est également organisé (système TIE et TRIE). L’objectif est de fluidifier le trafic de marchandises en transit dans les pays portuaires vers les pays comme le Mali. Cependant, le système intégré régional tarde à se concrétiser, l’essentiel des opérations reste entre les mains des États qui gèrent ainsi les opérations commerciales de manière bilatérale, y compris avec l’entrée en vigueur du Système Intégré de Gestion des Marchandises en Transit (SIGMAT). Cela fera que la sortie de la CEDEAO n’impactera pas significativement ce secteur. Les services de douane continueront à collaborer avec leurs homologues des pays tiers selon les règles internationales du domaine (règles de l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) et de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Il faut également ajouter que le faible niveau d’intégration économique entre nos pays allège les contraintes de la séparation. Nous devons simplement nous assurer, y compris avec la CEDEAO, de la stabilité de ces règles pour que nos relations commerciales avec les pays voisins ne subissent pas d’impact du fait de la sortie du Mali de l’organisation communautaire.

Dans le domaine social, la sortie des pays de l’AES de la CEDEAO aura des conséquences qu’il est difficile d’appréhender mais qui seront significatives notamment pour le Burkina Faso et le Mali. C’est dans ce domaine que la CEDEAO a connu ses avancées le plus significatives. Il va sans dire que c’est là où sans doute la séparation sera la plus douloureuse. Nous sommes dans un espace où la libre circulation est une réalité depuis 1986 et où le libre établissement est en voie d’être réalisé. Après la sortie du Mali, quelles règles régiront la circulation des Maliens dans les pays de la CEDEAO et la vie de ceux de nos compatriotes qui vivent dans ces pays ? Avec tous les pays de la CEDEAO, le Mali est déficitaire en termes de présence de ressortissants chez autrui. Nous avons toujours plus de Maliens chez les autres que ceux-ci chez nous. Cela semble être le cas du Burkina, peut-être pas du Niger dont les ressortissants ne migrent pas autant que les autres. Cela nous amènera à aborder les discussions en position de demande et donc de faiblesse. Il faut nous y préparer et engager les négociations: Quels statuts pour nos compatriotes ? Pourront-ils séjourner librement ? Pourront-ils s’établir librement ? Devront-ils acquérir des visas, cartes de séjour…? Quels coûts pour ces éventuelles procédures ? Avec quelles incidences sur le portefeuille de nos compatriotes ? Les discussions avec la CEDEAO et, peut-être dans certains cas de manière bilatérale, éclairciront ces points.

L’utilisation du passeport CEDEAO fait partie du quotidien d’un grand nombre de nos compatriotes et crédibilise ce document de voyage aux yeux du monde. Il fait de nous des citoyens d’Afrique de l’Ouest bénéficiant des mêmes avantages donnés aux ressortissants de tous les autres pays.

La sortie de nos trois pays de l’espace CEDEAO nous conduira à retourner soit aux passeports nationaux soit à un passeport AES. Il faudra s’employer auprès des pays tiers pour les convaincre de la sécurité et de la crédibilité de ce nouveau dispositif.

Les autorités, pour chacun de ces domaines, doivent avoir un plan clair permettant de gérer la Transition et réduire autant que faire se peut les impacts sur les citoyens, déjà éprouvés par le contexte actuel. Plus que tout, elles doivent communiquer, présenter les négociations avec la CEDEAO au titre de la sortie, les progrès de chaque étape de ces négociations, les résultats et leurs impacts à court, moyen et long termes sur les Maliens. Elles doivent faire preuve de transparence sur chaque accord conclu avec son contenu et amener ainsi progressivement l’ensemble national à les accompagner dans la gestion de leur décision de sortie de la CEDEAO.

<strong>Moussa MARA</strong>

<strong>www.moussamara.com</strong>

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<title>Vérification financière de la gestion de la direction des finances et du matériel du ministère de l’agriculture : Un montant de plus de 2 milliards de Francs CFA d’irrégularités financières décelé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-direction-des-finances-et-du-materiel-du-ministere-de-lagriculture-un-montant-de-plus-de-2-milliards-de-francs-cfa-dirregularites-financ-3073602.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Aug 2024 01:03:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère de l’Agriculture au titre des exercices 2021 (à partir du 2<sup>ème </sup>trimestre), 2022, et 2023 (30 septembre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité de certaines opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur l’exécution des dépenses de fonctionnement et d’investissement, ainsi que les procédures de distribution des équipements et des intrants subventionnés de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche</strong>.

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que des Commissions de gestion dans les zones encadrées par les Directeurs régionaux de l'Agriculture (DRA) délivrent des autorisations d’achat groupées. Au lieu d’une autorisation d’achat par producteur, lesdites Commissions délivrent en une seule autorisation, des quantités d’engrais destinées à plusieurs producteurs.

Les services techniques du Ministère de l’Agriculture ne s’assurent pas du respect des calendriers de livraison de l’engrais subventionné. L’analyse des attestations de livraison a révélé que plusieurs fournisseurs n’ont pas respecté les délais de livraison fixés.

La Commission de Gestion et de Suivi du Programme pilote de subvention des équipements agricoles a effectué des distributions irrégulières d’équipements. En effet, sur la base de saisines individuelles de postulants, ladite commission a elle-même procédé à la distribution des équipements acquis dans le cadre du programme de subvention, contrairement aux dispositions de la convention qui attribue le rôle de répartition à l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCAM) et aux Chambres Régionales d’Agriculture (CRA).

La Direction des Finances et du Matériel (DFM) a admis une expression de besoin non conforme. Pour la demande d’achat de trois (03) machines de nettoyage de semence initiée par la Direction Nationale du Génie Rural (DNGR) à travers sa Lettre n°0107/DGNR du 3 mai 2023, la DFM n’a pas demandé les éléments permettant d’établir que la commande répond à un besoin comme l’exige la réglementation en vigueur.

En outre, les équipements, objet du marché d’un montant de 394 993 200 FCFA notifié le 19 septembre 2023 pour un délai de soixante (60) jours, n’ont pas été livrés malgré le dépassement du délai contractuel.

La Direction des Finances et du Matériel ne procède pas à la codification et à l’immatriculation des immobilisations. En effet, les équipements agricoles acquis dans le cadre du programme de subvention ne sont pas codifiés et immatriculés avant leurs transferts aux bénéficiaires.

La Direction des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture n’utilise pas le compte bancaire pour l’alimentation de la régie d’avances. En effet, dans les lettres de prélèvement adressées au Trésor public, le DFM demande l’émission des chèques au nom du Régisseur au lieu de la Direction des Finances et du Matériel. Le Régisseur opère alors tous les règlements en espèces et ne respecte pas le montant maximum de disponibilités de la Régie d’avances.

Le Régisseur d’avances a dépassé le plafond des dépenses autorisé sur la régie. Il a effectué des dépenses de fonctionnement dont les montants individuels sont supérieurs à 200 000 FCFA, plafond fixé par la réglementation.

Le Régisseur d’avances procède à des décaissements avant justification. En effet, le Régisseur d’avances, au lieu d’exécuter les dépenses, remet des avances aux responsables des services relevant du Département contre des décharges.

Compte tenu de ces constatations, la mission de vérification a recommandé aux Présidents des Commissions de gestion des intrants agricoles de respecter les procédures de délivrance des autorisations d’achats des intrants Agricoles.

Au Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture de s’assurer du respect des calendriers de livraison de l’engrais subventionné; s’assurer de la conformité des expressions de besoins avant la passation des marchés; veiller à la codification et à l’immatriculation des immobilisations; ordonner l’alimentation de la régie d’avances sur le compte bancaire ouvert à cet effet.

Quant au Président de la Commission de Gestion et de Suivi du Programme pilote de subvention des équipements agricoles de respecter les clauses de la Convention de transfert des équipements agricoles relatives aux attributions en matière de répartition desdits équipements.

Et enfin, au Régisseur d’avances de respecter le plafond des dépenses autorisé sur la régie d’avances ; veiller à la justification des dépenses avant tout paiement.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 2 167 453 220 FCFA. Elles sont relatives au faux enregistrement de marchés publics pour un montant total de 30 786 017 FCFA; à la réception sans réserve des marchés non entièrement exécutés pour un montant de 52 605 500 FCFA; à la non-mobilisation de la caution de la garantie de restitution de l’avance de démarrage pour un montant de 118 497 960 FCFA; à l’apposition de visa sur des marchés dont les prix sont supérieurs à ceux indiqués par la mercuriale pour un montant total de 783 749 928 FCFA; à la gratuité accordée sans base légale pour un montant total de 663 075 708 FCFA; à la distribution fictive d’équipements Agricoles pour un montant total de 518 738 107 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>vérification financière de la gestion de la société énergie du mali (EDM&#45;SA) : Des irrégularités financières s’élevant à plus de 92 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-societe-energie-du-mali-edm-sa-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-92-milliards-de-fcfa-3072700.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 08:07:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Société Énergie du Mali (EDM-SA), au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023 (31 octobre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses et de recettes ainsi que la trésorerie de la Société EDM-SA. Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de produits et de charges, le recouvrement des créances, la passation des marchés, ainsi que la gouvernance et la gestion du personnel.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Ministère chargé de l’Énergie et de l’Eau et la Société Énergie du Mali (EDM-SA) ne procèdent pas à la revue quinquennale de la concession de la Société EDM-SA. En effet, aucune preuve de tenue d’une revue quinquennale au cours de la période couverte par la vérification n’a pu être mise à la disposition de l’équipe de vérification.

Le Ministère chargé de l’Énergie n’a pas mis fin à la concession de la Société Albatros Energy, malgré l’aggravation du déséquilibre financier de la Société EDM-SA due en partie à a Société Albatros Energy. De janvier 2020 à mai 2022, sur un montant total de 32,773 milliards de FCFA payé à la Société Albatros Energy par le Directeur Général de la Société EDM-SA, 57% ont été payés pour une énergie non produite, non enlevée et non consommée par la Société EDM-SA.

Le Commissaire aux Comptes et le Conseil d’Administration (CA) n’ont pas veillé sur la continuité de l’exploitation de la Société EDM-SA. En effet, le Commissaire aux Comptes n’a pas alerté le Conseil d’Administration au cours de la période sous revue alors que les états financiers révélaient que la continuité de l’exploitation de la Société était compromise durant toute ladite période.

Le Directeur Général de la Société Énergie du Mali (EDM-SA) n’a pas respecté les clauses contractuelles d’un marché de fourniture de groupes électrogènes en souffrance. En effet, dans le cadre de l’exécution du Contrat n°22/522DG/DP du 06 décembre 2022 relatif à la fourniture et installation de 29 groupes électrogènes neufs conteneurisés de type «Perkins» et transformateurs pour les centres de l’intérieur de la Société EDM-SA, le fournisseur a fourni des groupes électrogènes de faibles capacités avec des problèmes techniques après le paiement d’une avance de démarrage de 1,88 milliard de FCFA.

La Société EDM-SA attribue des marchés de groupes électrogènes à des fournisseurs qui n’ont pas entièrement exécuté des marchés antérieurs. En dépit des défaillances constatées dans l’exécution des marchés antérieurs, elle a encore attribué par entente directe trois (03) marchés à un fournisseur n’ayant pas entièrement exécuté trois (03) marchés, et un marché à un autre fournisseur n’ayant pas entièrement exécuté un marché antérieur.

<a name="_TOC_250024"></a>La Société EDM-SA ne procède pas au recouvrement exhaustif des recettes. La Société EDM-SA n’a pas recouvré des impayés sur recettes de 2020 à octobre 2023, d’un montant de 106,648 milliards de FCFA. Bien que la coupure et la résiliation des abonnements s’appliquent à tous les clients ayant au moins une facture échue, les impayés devraient faire l’objet de procédure de pré contentieux et de contentieux au lieu de les garder dans les livres de la Société EDMSA sans évolution notoire.

La Société EDM-SA n’a pas payé à l’État du Mali à travers la Direction Générale des Domaines et du Cadastre la redevance unique pour l’utilisation des trois (03) centrales hydroélectriques pendant la période sous revue. Il s’agit de l’usage et l’exploitation de l’ensemble des installations de production hydroélectrique de Sélingué, de Sotuba et de Félou mises à sa disposition. Le montant de la redevance pour les trois (03) centrales s’élève à 600 millions de FCFA par an soit un montant total de 2,300 milliards de FCFA pour la période sous revue.

La Société Énergie du Mali utilise des procédures d’acquisition de combustibles non prévues dans son manuel de procédures internes.

Dans le cadre de l’acquisition des combustibles, la Société EDM-SA utilise d’autres procédures spécifiques de passation non autorisées par les procédures internes et non prévues par les procédures nationales de passation de marchés.

Le Directeur Général de la Société EDM-SA a irrégulièrement conclu des contrats par entente directe dans le cadre des achats de combustibles.  Il a conclu des protocoles d’Accord valant contrat de suppléance de montant largement supérieur au seuil des 3% du chiffre d'affaires hors taxes de l'activité «<strong>Électricité</strong>» de l'exercice précédent sans les conditions de dérogation.

Les Commissions d’ouverture et d’évaluation des offres procèdent à des attributions irrégulières des marchés de combustibles. Elles ne respectent pas les critères d’évaluations des offres. En effet, lesdites Commissions procèdent à l’évaluation des offres et au classement soumissionnaires mais attribuent des quantités de combustibles aux offres évaluées moins disantes inferieures à celle du 2<sup>ème </sup>et le reste au 3<sup>ème </sup>sans aucune indication dans le Dossier d'Appel d'Offres (DAO). Il ressort également que chaque lot a été attribué à trois fournisseurs, soit trois (03) marchés par lot, donc six (06) marchés pour les deux (02) lots au lieu de deux.

Compte tenu de ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Ministre chargé de l’Énergie et de l’Eau de procéder à la revue quinquennale de la Convention de concession de la Société EDM-SA; mettre fin à la Convention de concession de la Société Albatros Energy Mali conformément aux clauses prévues dans la Convention de concession; scinder la Société EDM-SA en deux (02) Sociétés distinctes dont l’une s’occuperait des investissements et de la production et l’autre s’occuperait des activités commerciales y compris la distribution.

Au Commissaire aux Comptes de la Société EDM-SA d’enclencher l’alerte auprès du Conseil d’Administration (CA) lorsque les conditions sont réunies.

Au Président du Conseil d’Administration (PCA) de la Société Énergie du Mali (EDM-SA) de convoquer l'Assemblée Générale Extraordinaire pour statuer sur l’insuffisance des capitaux propres de la Société EDM-SA; recapitaliser la structure financière de EDM-SA au cas échéant; proposer de scinder la Société EDM-SA en deux (02) Sociétés différentes dont l’une s’occuperait des investissements et de la production et l’autre s’occuperait des activités commerciales y compris la distribution; exiger la résiliation du contrat d’achat d’énergie avec la Société Albatros Energy Mali.

Au Directeur Général de la Société EDM-SA de respecter les clauses contractuelles des contrats en souffrance; éviter de conclure des marchés avec des fournisseurs défaillants; procéder au recouvrement exhaustif des recettes; s’acquitter de la redevance d’utilisation des centrales hydroélectriques; respecter les clauses du contrat de concession relatives à la transmission au Maître d’Ouvrage des inventaires des biens de reprise; utiliser les méthodes de passation prévues par les procédures internes; respecter la procédure d’entente directe; attribuer les marchés suivant les critères d’évaluation des offres indiqués dans le Dossier d’Appel d’Offres (DAO).

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 92 149 419 533 FCFA. Elles sont relatives à l’augmentation irrégulière du prix de l’énergie achetée par la Société EDM-SA à Albatros Energy sur décision du Ministre chargé de l’Énergie et de l’Eau pour un montant de 7 358 762 523 FCFA; au montant de l’Impôt sur le Revenus des Valeurs Mobilières (IRVM) pour 32 904 000 FCFA payé sur ressource EDM-SA en lieu et place des membres du Conseil d’Administration de la Société EDM-SA; au paiement indu à Albatros Energy d’énergies non produites et non livrées à EDM-SA pour un montant de 18 665 648 762 FCFA; au paiement indu à Albatros Energie au titre du financement des cuves pour un montant de 1 465 944 480 FCFA; aux dépenses indues à travers trois (03) contrats additionnels non justifiés au profit d’un fournisseur pour un montant cumulé de 278 333 210 FCFA; au montant de 526 372 338 FCFA payé pour la fourniture à Bougouni d’un groupe électrogène qui n’a pas fonctionné avant la réception définitive; au montant de 294 800 940 FCFA payé pour la fourniture à Bougouni de deux (02) groupes électrogènes qui n’ont pas fonctionné avant la réception définitive; au montant de 161 237 880 FCFA payé pour la fourniture d’un groupe électrogène livré à Kangaba puis enlevé par le fournisseur pour des besoins de réparation mais ne l’a pas remis à sa place depuis trois (03) ans; au montant de 332 156 012 FCFA payé à un fournisseur pour deux (02) groupes électrogènes non livrés à Sévaré; au montant de 297 688 602 FCFA payé à un fournisseur qui  pour cinq (05) groupes électrogènes ne disposant pas des puissances contractuelles requises; au montant de 438 987 279 FCFA versé à deux (02) fournisseurs qui ont livré à Gao et à Diboli des groupes électrogènes avec les puissances contractuelles non conformes; aux frais d’escompte irrégulièrement supportés par la Société Énergie du Mali (EDM-SA) à la place de certains fournisseurs de carburant pour un montant de 12 260 566 364 FCFA; à la dotation en carburant non due au Ministère de l’Énergie et de l’Eau pour un montant de 38 116 360 FCFA; au non-respect de modalité d’octroi des avances et prêt par le Directeur Général (DG) et le Directeur des Ressources Humaines (DRH) de la Société EDM-SA; aux divisions de lots et attributions irrégulières des marchés de combustibles par des membres des Commissions d’ouverture et d’évaluation des offres à hauteur de 3 491 086 623 FCFA; au payement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) sur des achats exonérés pour un montant de 30 573 371 990 FCFA; aux pénalités de retard non retenues sur des marchés pour un montant de 9 919 796 668 FCFA; aux amendes fiscales pour non-enregistrement de cinq cent cinquante (550) contrats pour 55 000 000 de FCFA; à la redevance de régulation non acquittée sur les marchés ne comportant pas le cachet des impôts pour un montant de 2 755 376 127 FCFA; aux Droits de timbre non reversés aux Impôts pour un montant de 3 203 269 375 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême, au Directeur Général des Impôts (DGI) au Président de l’Autorité de Régulation des Marchés publics et des Délégations de Service Public (ARMDS).

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte anti&#45;terroriste :  La coalition occidento&#45;fasciste déculottée à Tinzaouatene</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-anti-terroriste-la-coalition-occidento-fasciste-deculottee-a-tinzaouatene-3072696.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 08:02:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré l’appui des pays voisins hostiles à la stabilité du Mali, les supplétifs des armées impérialistes, connus sous les noms de terroristes et djihadistes, narco-trafiquants, séparatites, ont été défaits à Tinzaouatene, à la frontière algérienne. Cette victoire de l’armée malienne démontre une fois de plus que les autorités de la transition sont décidées à débarrasser notre territoire des narco-trafiquants et des marchands de mort. Et cela avec le soutien indéfectible du peuple malien.</strong>

L’armée malienne vient de prouver à Tinzaouatene qu’elle ne cédera aucun mètre carré de notre territoire entre les mains de quiconque. Les marchands de mort et leurs sponsors occidentaux qui n’avaient pas retenu de leçon après la reprise de Kidal, en novembre 2003, ont fait les frais de la puissance de feu des vecteurs aériens. Les supplétifs de la coalition occidento-fasciste ont été déculottés à Tinzaouatene à la fin du mois de juillet. Cette défaite a créé un électro-choc dans les milieux militaro-fascistes, dont l’objectif était de marcher sur Kidal si leurs mercenaires sortaient victorieux des combats de Tinzaouatene. Échec et mat !

Et pour masquer leur débandade, les médias de la haine et de la manipulation des consciences prennent le relais. Ils ont inondé les réseaux sociaux d’images effrayantes prises sous d’autres cieux pour faire croire à l’opinion nationale que la patrouille de l’armée malienne a été décimée. Certes, elle a enregistré des pertes et des dégâts matériels, mais cela ne saurait ternir l’image de nos militaires décidés à débarrasser notre territoire des narco-trafiquants et des marchands de mort. Un autre échec pour les médias de la déstabilisation dont l’objectif est de créer la panique au sein de la population. La mayonnaise n’a pas pris. Les Maliens ont tout compris. Ils sont restés unis derrière leurs forces de défense et de sécurité dans cette épreuve. Ce soutien indéfectible du peuple malien accompagnera toujours l’armée malienne face à des criminels qui ne jurent que par le sang.

Pourtant, il fallait s’attendre à la reprise des hostilités dans le nord de notre pays. La reconquête de Kidal, bastion des supplétifs des armées impérialistes, connus sous les noms des terroristes, djihadistes, séparatistes, narco-trafiquants, est restée en travers de la gorge des parrains de la déstabilisation mondiale. Et pour cela, ils les ont regroupés en Algérie et en Mauritanie qui servent de cheval de Troie pour attaquer notre pays. Ces deux pays voisins sont foncièrement hostiles à la stabilité du Mali pour plusieurs raisons. Ils ont en commun, un raciste déguisé. Ils soutiennent la peau blanche. Si l’Algérie veut rester l’acteur politique incontournable de la région, la Mauritanie nourrit des ambitions territoriales sur la région de Tombouctou.

Ces deux (02) pays, à qui le Mali a tout donné, paient notre pays par la monnaie de singe. Ils paieront cash un jour leur ingratitude. S’il est vrai que le Mali ne ménage aucun effort pour la stabilité de ces deux (02) pays voyous. Ils viennent d’apprendre à leur dépens. Malgré leur soutien aux bandits, ils ont été vaincus. Le réveil sera brutal pour ces deux voisins qui accueillent encore les éléments de la coalition occidento-fasciste défaits en Tinzaouatene.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations  L’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako a mis en œuvre 78,57% des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-luniversite-des-lettres-et-des-sciences-humaines-de-bamako-a-mis-en-oeuvre-7857-des-recommandations-du-bvg-3072706.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 01:08:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification de suivi des recommandationsformulées par la mission de Vérification financière de la gestion de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) effectuée en 2021. Elle a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. Elle a concerné les exercices 2022, 2023 et 2024 (1<sup>er</sup> trimestre).</strong>

Cette vérificationa abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 78,57%, le niveau de mise en œuvre estsatisfaisant.

Sur les dix-sept (17) recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale, onze (11) sont entièrement mises en œuvre, trois (03) ne sont pas mises en œuvre et trois (03) sont non applicables.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>
<h4>Il ressort de la vérification que le Recteur de l’Université des Lettres et des Sciences de Bamako veille à la nomination d’un Régisseur d’avances.<a name="_TOC_250016"></a>Le Régisseur de recettes a payé sa caution. <a name="_TOC_250015"></a>Le Recteur veille à l’effectivité des heures supplémentaires des enseignants permanents et non permanents avant de procéder à leur paiement. <a name="_TOC_250014"></a>Les Doyens des facultés respectent le plafond d’heures supplémentaires fixé par les conventions de so<a name="_TOC_250013"></a>utien à la formation doctorale.</h4>
<h4>Le Chef du Service des Finances respecte les règles de mise en concurrence des fournisseurs. <a name="_TOC_250012"></a>Il respecte les clauses des marchés. Il a pris en compte les observations de la Cellule de passation des marchés. Il informe les fournisseurs non retenus du rejet de leur offre. Ila mis toutes les mentions obligatoires sur les marchés avant de les conclure. Les Commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres veillent au respect des critères de qualification des soumissionnaires. Le Chef du Service des Finances veille au choix des attributaires de marchés sur la base de la liste des fournisseurs.<a name="_TOC_250010"></a>Recommandations non mises en œuvre</h4>
<h4>La mission de suivi a constaté que <a name="_TOC_250009"></a>le Recteur n’a pas fait valider le manuel de procédures administratives. Le Chef du Service des Finances ne tient pas de comptabilité générale. <a name="_TOC_250008"></a>Il ne procède pas à la codification du matériel.</h4>
<h4>Recommandations non applicables</h4>
<a name="_TOC_250006"></a>Une recommandation est classée non applicable lorsque les raisons qui lui ont donné lieu n’existent plus ou parce que la question a été remplacée par un nouveau processus ou programme. Pour ces raisons, les recommandations suivantes sont sans objet: l’établissement des ordres de service avant le démarrage des travaux,<a name="_TOC_250005"></a> le paiement des heures supplémentaires à temps,<a name="_TOC_250004"></a> la soumission des questions à caractère académique au Conseil de l’Université.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus: Inondations à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-inondations-a-bamako-3071886.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2024 09:11:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Bamako est l’ancien village malinké et bambara de la grande plaine alluviale du Niger au pied de l’escarpement du plateau Manding, centre d’un marché traditionnel, Bamako devient en 1883 la base de pénétration française dans le bassin du Niger; garantissant durant la période la protection des villages voisins face aux menaces de Samori, le petit poste militaire va progressivement assurer les fonctions de capitale coloniale et de centre d’entrepôt pour la collecte et la redistribution des produits.

Depuis que Bamako a été promue capitale d’État en 1960, les différentes fonctions politiques, administratives, commerciales, industrielles et culturelles n’ont fait que se développer, et la ville n’a cessé de croître: 76 000 habitants en 1958; 170 000 en 1965-1966 et 22 millions en 2020. On estime que le «Grand Bamako», c’est-à-dire la ville et sa périphérie immédiate, dans un rayon de 30 km (dont Kati), dépassent aujourd’hui trois (03) millions d’habitants. La ville s’est développée de façon linéaire sur le piémont et les terrasses de la rive gauche, le plateau Manding constituant un obstacle à l’extension de la ville vers le nord. La construction du pont, achevée en 1962, a débloqué la situation, et une «ville jumelle» a progressivement grandi sur la rive droite.

Etirée sur 15 km d’ouest en est, coupée en deux par le fleuve, Bamako se caractérise par une urbanisation anarchique et comprend plus de 80 quartiers qui se rassemblent en six (06) groupes.

Le phénomène le plus remarquable est constitué par l’extraordinaire prolifération d’installations illicites (quartiers spontanés), surtout dans les zones périphériques, le plus souvent à partir du noyau de village-hameau suburbain (Niamakoro, Missabougou, Banconi), ou à l’intérieur même de la ville. Véritables quartiers dortoirs, ils accueillent de nombreux migrants ruraux affluant à Bamako.

Récemment, notre capitale est devenue une ville refuge, elle continue de capter les campagnes environnantes: lorsque des raisons politiques (troubles, insécurité, guerre civile) poussent les ruraux à se réfugier en ville pour échapper aux rapines et aux violences. Ces dernières années, l’hivernage entraine des inondations. Toutes les eaux se déversent sur la ville. Du coup, on se croirait dans un marigot.

<strong>La vocation panafricaniste du Mali</strong>

L’engagement panafricaniste du Mali, qui est inscrit dans ses différentes Constitutions depuis l’indépendance, se lit à travers les monuments dédiés à Kwamé N’Nkrumah, premier président du Ghana, l’un des pères fondateurs du panafricanisme et à Patrice Emérite Lumumba, fondateur du Mouvement national congolais, Premier ministre du Congo, assassiné en janvier 1961. Statue Kwamé à Hamdallaye ACI 2000: buste du président Nkrumah en tenue africaine.

<strong>La Tour de l’Afrique</strong>: Conçue comme un baobab géant de 46 mètres avec à la base des contreforts saillants, la Tour se situe à l’entrée de la ville sur une des voies d’accès à l’aéroport de Bamako. Elle est décorée à l’extérieur d’idéogrammes bamanan évoquant la concertation, l’union et la solidarité. Elle porte à son sommet une jarre percée qui est l’illustration de la célèbre sentence du roi Ghezo du Bénin et qui était devenue la devise de la très combative Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF): «Si tous les fils du pays venaient par leurs mains groupées boucher les trous du canari, le pays serait sauvé». Un appel à l’unité qui fait la force.

Le monument place de la Liberté: Le monument aux héros de l’armée Noire (place de la Liberté) doit disparaître au nom de la souveraineté. L’histoire du Soudan, sous domination française, est présentée à travers ce monument, construit en 1922, et qui avait été l’un des rares à ne pas être déboulonnés à l’indépendance. Il y a une réappropriation de ce support de la mémoire coloniale mais d’une manière équivoque. La plupart des Bamakois, y compris des personnes d’un niveau d’instruction élevée l’appellent les «Sofas de Samory» ou les guerriers de Samory, en souvenir de l’histoire du résistant déjà évoqué.

Van Liempd décrit dans le détail l’histoire de ce monument érigé à l’image du monument aux Morts de Reims (les Soudanais ayant été très présents dans cette bataille comme dans d’autres. La sculpture réalisée par Vauthier figure cinq soldats noirs devant lesquels se tient un soldat blanc. L’inscription porte: «En témoignage de la reconnaissance envers les enfants d’adoption de la France, morts au combat pour la liberté et la civilisation».

Inauguré en 1924, le monument s’est enrichi de deux (02) canons et plus récemment d’un jeu d’eau. La réutilisation de certains lieux de la mémoire coloniale imposée par les pouvoirs africains au lendemain de l’indépendance dans des démarches d’affirmation de l’identité nationale a été une pratique répandue, analysée par Coquery dans un article fort intéressant paru dans un ouvrage consacré aux enjeux de mémoire dans l’histoire africaine.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière et de conformité de la gestion du mécanisme de refinancement des systèmes financiers décentralisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-et-de-conformite-de-la-gestion-du-mecanisme-de-refinancement-des-systemes-financiers-decentralises-3071876.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-et-de-conformite-de-la-gestion-du-mecanisme-de-refinancement-des-systemes-financiers-decentralises-3071876.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2024 08:59:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>D’importantes irrégularités relevées dans la gestion du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés</strong>

<strong>La présente vérification financière et de conformité a pour objet la Gestion du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés (MEREF-SFD). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées, au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.</strong>

Les travaux de vérification ont porté sur le fonctionnement du cadre institutionnel du MEREF-SFD; la régularité des conventions de refinancement; le recrutement du personnel; la passation, l’exécution et le règlement des marchés; les dépenses de mission, de formation et les charges du personnel; les ressources issues des intérêts des Dépôts à Terme (DAT) accordés aux Systèmes Financiers Décentralisés (SFD). Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la Primature n’a pas créé le Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés (MEREF-SFD) conformément aux dispositions en vigueur régissant les services publics. En effet, le MEREF-SFD a été institué suivant le Décret n°2018-0570/PM-RM du 16 juillet 2018 et ne correspond à aucune des sept (07) catégories prévues par la réglementation en vigueur.<a name="_TOC_250021"></a>

Le MEREF-SFD effectue des activités qui ne cadrent pas avec son niveau de rattachement. Le MEREF-SFD a été institué auprès du Ministère de l’Industrie et du Commerce alors qu’il exerce des activités se rapportant aux SFD et qui relèvent des attributions spécifiques du Ministre de l’Économie et des Finances.

Le MEREF-SFD ne respecte pas les critères de diversification dans le refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés. En effet, il a accordé des Dépôts à Terme (DAT) à des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) dont le montant cumulé dépasse le maximum de 10% du total de ses actifs tel que fixé par le Manuel d’investissement.

Le MEREF-SFD ne procède pas à l’évaluation des SFD avant l’octroi des refinancements. Le Chargé d’Investissement n’élabore pas la note d’évaluation détaillée sur les éléments d’appréciation des SFD avant leur sélection.

Le Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés effectue des opérations de crédit sans en être habilité. En effet, il fait des opérations de crédit en signant directement les contrats de DAT avec des SFD sur les ressources mises à sa disposition par le Projet INCLUSIF, alors qu’il n’a ni le statut d’établissement de crédit, ni celui d’intermédiaire financier.

Le MEREF-SFD et la Société Mali Créances-SA n’ont pas encadré les modalités de répartition de ressources générées dans le cadre de la mise en œuvre des contrats de service. Le contrat de service conclu entre le MEREF-SFD et la Société Mali Créances-SA n’a pas déterminé la clé de répartition des intérêts créditeurs générés par les fonds déposés à la BCS-SA.

Le MEREF-SFD ne respecte pas les clauses des conventions de gestion des fonds de refinancement conclues avec la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA). Il ne vire pas à la BMS-SA sa part des intérêts générés par les DAT objet des conventions qu’ils ont conclues.

Le Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés (MEREF-SFD) ne retient pas à la source l’Impôt sur le Revenu Foncier (IRF) à l’occasion du paiement des loyers de l’immeuble baillé par la structure.
<h3><a name="_TOC_250018"></a>Le MEREF-SFD ne respecte pas les procédures de recrutement du personnel. En effet, le Coordinateur a recruté deux (02) chauffeurs, une Secrétaire réceptionniste, un Logisticien, une Assistante comptable et un chargé d’Assistance technique sans passer par la procédure d’Appel à candidatures pourtant exigée par le Manuel de procédures administratives, Comptables et financières du MEREF-SFD.</h3>
<h3>Le MEREF-SFD n’a pas formalisé les augmentations de salaire du personnel. En effet, les rémunérations du personnel ont été augmentées à hauteur de 5% chaque année sur la base du plan d’affaires alors que les contrats individuels du personnel n’ont pas été actualisés en conséquence.</h3>
<h3>Le MEREF-SFD ne fait pas recours à la procédure de passation de marchés par Appel d’Offres le cas échéant. Durant la période sous revue, le MEREF-SFD a passé par consultation restreinte des marchés qui relevaient du seuil de l’Appel d’Offres.</h3>
<h3>La Commission de sélection de la Cellule Technique de Coordination du MEREF-SFD a attribué des marchés à des prestataires se trouvant dans une position de conflit d’intérêts. Elle a attribué le marché relatif à l’étude sur la mise en place des guichets «Finance verte islamique» à un consultant indépendant qui est en même temps membre du Comité d’audit du MEREF-SFD.</h3>
<h3>Le MEREF-SFD ne respecte pas les modalités de paiement de marchés publics. En effet, le Coordinateur et le Responsable Administratif et Financier (RAF) payent des prestataires selon le cas avant la réalisation des formations, avant la notification de l’attribution du marché et la signature du contrat ou règlent la totalité des prestations alors que ce sont des acomptes qui sont exigés.</h3>
<h3>Le MEREF-SFD ne procède pas à un enregistrement comptable régulier de produits financiers. Le Comptable du MEREF-SFD n’enregistre pas dans sa comptabilité les produits d’intérêts générés par les DAT de refinancement accordés aux SFD sur les ressources du Projet INCLUSIF.</h3>
<h3>Eu égard à ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Premier ministre, Chef du Gouvernement, de définir la nature juridique du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés conformément à la législation en vigueur; rattacher le Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés au Ministère chargé des Finances conformément à la réglementation en vigueur.</h3>
<h3>Au Coordinateur du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés de respecter les critères de diversification dans le refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés; procéder à l’évaluation des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) avant l’octroi des refinancements; se conformer à la réglementation en vigueur dans l’exercice de l’intermédiation financière; respecter les clauses des Conventions de gestion de fonds de refinancement conclues avec la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA); respecter les procédures de recrutement du personnel; formaliser les augmentations de salaire accordées au personnel; recourir à la procédure de passation de marchés par Appel d’Offres le cas échéant; respecter les modalités de paiement des marchés publics.</h3>
<h3>Quant au Président du Comité de sélection du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés, d’éviter le conflit d’intérêts dans l’attribution des marchés.</h3>
<h3>Enfin, au Comptable du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés, de procéder à l’enregistrement des données comptables conformément à la réglementation en vigueur.</h3>
<h3></h3>
<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 181 668 722 FCFA. Elles sont relatives à l’utilisation irrégulière du Fonds de Crédit Institutionnel Partagé (CIP) pour un montant total de 69 081 250 FCFA; à la non-application de pénalités de retard par le Coordinateur et le Responsable Administratif et Financier (RAF) du Mécanisme de Refinancement des Systèmes Financiers Décentralisés (MEREF-SFD) pour un montant total de 3 667 625 FCFA; au paiement de dépenses non autorisées pour un montant total de 6 040 500 FCFA; au paiement de frais de mission indus pour un montant total de 5 345 000 FCFA; au paiement d'indemnités de Session indues pour un montant total de 4 400 000 FCFA; au paiement de la totalité d’un marché partiellement exécuté pour un montant total de 27 250 000 FCFA; au paiement de dépenses indues pour un montant total de 10 000 000 de FCFA; à l’attribution irrégulière de marchés sans mise en concurrence; au paiement de marchés non enregistrés pour un montant de 15 866 028 FCFA; à la non-retenue et au non-reversement de la taxe foncière et de l’Impôt sur le Revenu Foncier (IRF) pour un montant total de 1 029 000 FCFA; aux achats hors taxes sans exonération pour un montant total de 38 989 319 FCFA .

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM-BVG</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage à Toumani Diabaté : «Toumani Diabaté (1965&#45;2024), virtuose de la Cora, musicien, maître&#45;griot malien»</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/hommage-a-toumani-diabate-toumani-diabate-1965-2024-virtuose-de-la-cora-musicien-maitre-griot-malien-3071892.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2024 00:31:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Toumani DIABATÉ, né le 10 août 1965, à Bamako, au Mali, est un griot de 71<sup>ème</sup> génération de l’Empire du Manding (Mali, Sénégal, Gambie, Guinée Conakry, Guinée-Bissau, Burkina Faso, République de la Côte d’Ivoire (RCI), Mauritanie, une partie du Nigéria), un État médiéval, fondé par Soundiata KEITA au 13<sup>ème</sup> siècle avec une Charte des droits de l’Homme, bien avant la Magna Charter. La musique malienne est si puissante et si riche que pendant longtemps, au Sénégal, avait étouffé toute créativité artistique. C’est El Hadji Omar TALL, dans son islamisation du Mali, au XIX<sup>ème</sup> qui avait ramené cette musique au Fouta-Toro.

Toumani DIABATÉ, qui nous a quittés le 19 juillet 2024, à Bamako, récipiendaire du Grammy Award de la Cora, du 25 février 2011, est l’auteur d’une musique sublime, dont le «<strong>Mali-Sadio</strong>», un conte traditionnel relatant l'histoire d'un jeune hippopotame au chanfrein blanc et aux pattes blanches jusqu'aux garrots. Unique parmi ceux de sa race, il apparut pour la première fois aux hommes de Bafoulabé et se lia très vite d'amitié avec les enfants de la ville. «<strong>Mali-Sadio Louanges aux gens de Bafoulabé. Les hommes, les femmes, les enfants sont à Mali-Sadio</strong>» chante-t-il. La chanson «<strong>Diarabi</strong>», est un hymne d’amour mandingue.

Toumani DIABATÉ a appris son métier de «<strong>Dialy</strong>» ou griot, de génération en génération. Ses enfants sont la 72<sup>ème</sup> génération. La Cora se joue à quatre doigts, et raconte l’histoire de l’Afrique. «<strong>Vous savez qu'un peuple sans culture est un peuple qui n'a pas d'âme. Il faut défendre la culture. Le Mali, c'est le cœur de la culture dans le monde. C'est très important. Notre pays traverse un moment extrêmement difficile de son histoire</strong>», dit Toumani DIABATÉ. L’artiste démarre le métier de griot et d’artiste très jeune, membre de l’orchestre, le Koulikoro, à l’âge de seize (16) ans, il remporte le prix meilleur orchestre traditionnel à la Biennale du Mali. Il est aussitôt recruté par l'orchestre national du Mali. Toumani DIABATÉ a collaboré notamment avec Kouyaté Sory KANDIA, Balla SISSOKO et Ali Farka TOURÉ, mais aussi avec Taj Mahal et Björk, et surtout avec Le London Symphonic Orchestra.

En 1987, Nick GOLD, le Quincy JONES britannique qui lui ouvre certaines portes: «<strong>Cette collaboration avec le London Symphony Orchestra a été réalisée en 2008, et je suis vraiment très content qu’elle puisse enfin sortir parce que c’était une rencontre historique ! On avait juste fait quelques heures de répétitions avant le premier concert à guichets fermés, c’était extraordinaire et très inattendu parce qu’en musique classique, il y a rarement de place pour l’improvisation et l’oralité. Certains musiciens anglais n’avaient même jamais vu de kora de leur vie avant ce concert ! Pourtant, j’ai ressenti une liberté extraordinaire en jouant avec eux</strong>», dit-il à Élodie MAILLOT de PAM.

En 2019, il est allé s’installer en Côte-d’Ivoire «J’avais envie qu’il y ait des cuivres, or actuellement, au Mali, on n’en trouve pas parce que les musiciens utilisent essentiellement des synthés à la place, donc je suis venu enregistrer à Abidjan, qui reste une capitale carrefour pour les musiques africaines, où sont passés des grands comme Manu Dibango, Mory Kanté. Et puis le COVID-19 est arrivé: il y a eu les couvre-feux qui nous empêché de travailler en studio la nuit, les frontières ouvertes puis fermées, le coup d’État au Mali et l’arrivée d’un nouveau gouvernement. Bref, vu la situation, pour l’instant, j’ai décidé de rester ici, car la période n’est pas propice aux voyages», dit-il à Élodie MAILLOT de PAM.

Toumani DIABATÉ, artiste international polyglotte, quand il venait à Paris, venait souvent au restaurant le village, avenue Parmentier, à Paris 11<sup>ème</sup>, chez notre ami, François VAUGLIN. «<strong>Un homme talentueux, mais très humble et attaché au panafricanisme et à la cuisine africaine</strong>» me dit M. Abdou NDIAYE, le patron du restaurant «Le Village».

Surnommé «le Dieu de la Cora», c’est son fils Sidiki DIABATÉ, continuateur de son œuvre, qui a annoncé son décès, des suites d’une longue maladie, à l’âge de cinquante-huit (58) ans. «<strong>C’est Dieu qui donne la vie et qui donne la mort et c’est vers lui que nous retournons. Mon confident, mon pilier, mon guide, mon meilleur ami, mon cher papa s’en est allé à jamais</strong>», écrit Sidiki DIABATÉ. Son héritage restant donc plus que jamais vivant parmi nous à travers sa belle musique.

<strong>Références musicales</strong>: Africa Challenge, Bafoulabé, Bi Lamba, Boulevard de l’indépendance, Cheikna Demba, Kadiatou, Kora Bali, Mali Sadio, Mamadou Diaby, Salaman, Single, Toumani, Wasso, Ya Fama.

<strong>Autres références</strong>

MAILLOT (Elodie), «<strong>Toumani Diabaté, l’homme qui parlait à l’orchestre symphonique», </strong>PAM, 22 avril 2021;

Flynn Theater, RETNVT, «<strong>Toumani Diabate’s Insights</strong>», RETN, 24 avril 2009, durée 53 minutes 08 secondes.

<strong><em>Paris, le 20 juillet 2024, par Amadou Bal BA</em></strong>

<strong> </strong>

<strong> xxxxx</strong>

<strong>Mon frère, mon ami, mon collègue, mon inspirateur</strong>

<strong>(in memoriam Toumani Diabaté: 10 août 1965-19 juillet 2024)</strong>

<strong>La version acoustique de "<em>CATFISH BLUES</em>" est le testament musical de JIMI HENDRIX. Trois décennies plus tard, un jeune musicien MALIEN poussera l'INSOLENCE d'en faire une reprise MAGISTRALE à la KORA. C'est en écoutant l'album "<em>KULANJAN</em>" enregistré en duo avec le légendaire bluesman afro-américain TAJ MAHAL que je pénétrai dans l'univers musical du maestro TOUMANI DIABATÉ, 69<sup>ème</sup> génération d'une dynastie de DJÉLY.</strong>

Résidant à LAFIABOUGOU KODA, à Bamako, je donnais régulièrement des jazz master class au Conservatoire BALLA FASSÉKÉ KOUYATÉ. L'un des professeurs de KORA n'était autre que TOUMANI DIABATÉ. Ainsi naîtra notre amitié. Chaque soir, j'allais le voir en concert au HOGON, mythique club bamakois rasé et transformé en lieu de culte par des intégristes. C'était un HAUT lieu de la musique MANDING. Des GRANDS musiciens de ce monde venaient y jammer. TOUMANI m'invita chez lui en compagnie de l'équipe de sa maison de production WORLD CIRCUIT. C'est à cette occasion qu'il me présenta son épouse FANTA SACKO et ses enfants dont SIDIKI DIABATÉ, homonyme de son père, qui était encore tout petit. Ce dernier deviendra une star internationale.

J'ai consacré tout un chapitre à TOUMANI dans mon carnet de voyage. C'est lui qui me mit en contact avec Madame AMINATA TRAORÉ. Je suis allé le voir en concert à CHICAGO, au CARROUSSEL DU LOUVRE où il était l'invité spécial de l'écrivaine afro-américaine TONI MORRISON, Prix Nobel de littérature.

Notre dernière rencontre remonte à un peu plus d'une décennie; Il était venu inaugurer le Théâtre de Montreuil avec son SYMMETRIC ORCHESTRA. TOUMANI était trop solide et actif pour le savoir malade. L'annonce de son décès m'a rendu hermétique.

TOUMANI DIABATÉ est né à Bamako de parents GAMBIENS originaires du MALI. Le foyer originel des DIABATÉ étant le village de KELA, la plus grande université de la DJÉLYA du MANDÉ, où j'ai étudié jusqu'à 2015.

La KORA a pour berceau la région GAMBIE-CASAMANCE. C'est sous le règne de l'Empereur SOUNDIATA KEITA qu'elle fut introduite au MALI. L'instrument de prédilection des DJÉLY avant le 13<sup>ème</sup> siècle était le NGONI.

La NAISSANCE n'est certaine que pour ceux qui sont MORTELS. TOUMANI a fait sa part en faisant rayonner la musique africaine à travers le GLOBE.

Douce transition à MPEMBA, où l'ont précédé d'autres grands maîtres.

<strong>I ni tchiyé MAESTRO !</strong>

<strong> </strong>

<strong>La Kora :</strong>

<strong>Retour sur un instrument mythique et multiséculaire qui vient de perdre son roi- TOUMANI DIABATÉ</strong>

<strong>10 choses à retenir sur la KORA et TOUMANI</strong>
<ol>
 	<li>Toumani Diabaté est, de par son père, d’origine Gambienne car il est le petit-fils direct d'un korafola (joueur de kora) gambien célèbre, Amadu Bansang Jobarteh, originaire de Bansang.</li>
 	<li>Le père de Toumani- Sidiki Diabaté (1922- 1996)- a été décrété roi de la kora en 1977 en Afrique (au FESPAC au Nigéria), année où il conquit le Festival d'automne à Paris.</li>
 	<li>Toumani est le cousin de Mamadou Diabaté, un autre virtuose de la kora, qui a d’ailleurs eu à remporter, en 2009, le Grammy Award du meilleur album de musique traditionnelle, pour son disque, Douga Mansa (2008), entièrement instrumental, qui revisite des classiques de la culture mandingue.</li>
 	<li>La talentueuse et audacieuse joueuse de kora, l’anglo-gambienne Sona Jobarteh (JOBARTEH est l'orthographe gambienne de DIABATÉ) est également la cousine de Toumani car elle est la petite-fille d'Amadu Bansang Jobarteh (grand-père de Toumani). Elle est une star internationale. ((traditionnellement, la kora n’était réservée qu’aux hommes).</li>
 	<li>Le gambien LALO KÉBA DRAMÉ est le premier «<strong>KORAFOLA</strong>» (joueur de kora) à avoir eu l’opportunité de publier le premier disque consacré à l’art soliste de la kora (le LP Lalo Kéba DRAMÉ, 1967). Ainsi suivront, les albums «<strong>Cordes anciennes</strong>» (1970) de Sidiki Diabaté (le père de Toumani) et Djelimady Sissoko (le père de Ballaké Sissoko, un autre virtuose de la Kora)- et «<strong>Gambie- l’art de la kora</strong>» (1972) du légendaire Korafola Jali Nyama Suso, qui est incontestablement celui qui a été le premier à bénéficier d’un rayonnement international. Jaly Nyama est le premier «<strong>korafola</strong>» (joueur de kora) à obtenir un poste de professeur titulaire dans l’importante Université de Washington.</li>
</ol>
(Je vous recommande ces 3 chefs-d’œuvre).
<ol start="6">
 	<li>Traditionnellement- dans la vieille Afrique- seuls les griots avaient le droit exclusif de jouer de la kora.</li>
 	<li>De nombreuses légendes sur l'origine de la kora font référence à un djinn (génie) qui l'aurait fait apparaître pour la première fois au 13e siècle. Selon une de ces légendes - d’ailleurs c’est la plus répandue- la première kora était l'instrument personnel d'une femme-génie qui vivait près des grottes de Kansala (au Gabou), actuelle République de Gambie.</li>
 	<li>Même si l’origine de la kora est très controversée, toutefois, de nombreux récits attribuent sa découverte à Tira Makhan Traoré- un des généraux de l’empereur Soundiata Keïta- qui, impressionné et ému par la musique de l'instrument décida d'en déposséder la femme- génie. Il aurait été aidé par Waly Kelendjan et Djelimaly Oulé Diabaté. Ainsi, Tira Makhan offrira la kora à Djelimaly Oulé Diabaté, son griot (un des aïeux de Toumani Diabaté). L’opération aurait eu lieu à Bérékolong (un village fondé par Tira Makhan qui se trouve dans l’actuelle République de Gambie). C’est à partir de Bérékolong, dans le Gabou, que la science de la Kora fut enseignée et diffusée dans le reste du Mandingue.</li>
 	<li>La première mention historique de la kora vient de Mungo Parken- un chirurgien et aventurier écossais- qui explora le Mali et le Sénégal en 1795. Il relata son expédition dans son livre, Voyages à l'Intérieur de l'Afrique (1795-1797). Dans cet ouvrage il décrit la kora ainsi: «<strong>le korro, grande harpe à 18 cordes</strong>».</li>
</ol>
Ainsi, la forme actuelle de la kora à 21 cordes, serait apparue plus tard à l’époque des princes guerriers du royaume de Gabou.
<ol start="10">
 	<li>La kora a remporté de Grammy Awards dans la catégorie “<strong>World/Global Music</strong>” et de récompenses plus que tout autre instrument de musique traditionnelle africaine. Et c’est en grande partie grâce à Toumani Diabaté (2 Grammy Awards en 2006 et 2010 et plusieurs nominations).</li>
</ol>
RIP TOUMANI ! Les légendes ne meurent jamais ! De génération en génération, la légende continue…

<strong>LeBergerDesArts</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prétendue violation des droits de l’Homme : L’armée malienne est clean</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/pretendue-violation-des-droits-de-lhomme-larmee-malienne-est-clean-3071160.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2024 08:06:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les victoires de l’armée malienne sonneront comme un gong dans les oreilles des ennemis de notre pays. Chaque fois qu’elle engrange des succès au front, on l’accuse de violation des droits de l’homme pour saboter ses actions. Cette vieille chanson ne passera pas. Nous sommes déjà habitués à cette désinformation menée à tambour battant sur les médias français de la haine, de la division pour discréditer notre vaillante armée.</strong>

Depuis le départ des complices de la tragédie de notre peuple en 2023, le gouvernement français a mis tous les moyens en œuvre pour discréditer le peuple malien à travers les militaires au pouvoir et notre armée. Ils sont devenus des ennemis à abattre à tout prix. Comme d’habitude, il met ses médias de la haine, de la division à contribution. Des médias, on le sait, se sont spécialisés dans la désinformation, l’intoxication en foulant au pied le principe sacro-saint du journalisme: l’éthique et la déontologie. Cette campagne médiatique, malheureusement, est menée contre le Mali avec la complicité de certains de ses enfants tapis dans l’ombre de leurs rédactions.

Depuis quelques jours, la presse de l’Hexagone se fait le porte- parole des organisations de défense des droits de l’homme. Elle accuse l’armée malienne d’une prétendue violation des droits de l’homme. Elle organise des débats avec des invités se disant spécialistes du Mali, tend le micro à des ennemis du Mali, dans le seul dessein de nuire à la réputation de l’armée malienne, décidée à endiguer le terrorisme et le djihadisme, les armes de guerre entre les mains de l’Occident pour déstabiliser les pays dans lesquels il intervient pour piller leurs ressources minières. Elle se sert d’une vidéo sur les réseaux sociaux pour accuser les soldats d’une prétendue violation de droit de l’homme. Dans cette vidéo, on voit des hommes, habillés en tenue de l’armée malienne, vidés un homme de ses organes.

Cette cruauté n’est pas le propre d’un Malien. Surtout de la part des militaires qui sont en train de nettoyer les coins et recoins du Mali pour débarrasser notre pays des supplétifs des armées impérialistes. À un bout de doigt de cette victoire finale, notre armée ne va jamais se rendre coupable d’une violation de l’homme. D’ailleurs, elle n’a jamais violé les droits de l’homme depuis le début en 2012 de cette crise. Et cela, malgré les faux rapports produits pour incriminer nos soldats. On se souvient de celui de Moura, où il était question de massacre de Peuls. Pour enfoncer notre armée, les médias de la haine ont donné la parole à des gens qui ne parlaient même la langue peule du Mali. D’autres témoignages, montés de toutes pièces, relevaient la face cachée des mensonges contre notre vaillante armée.

Nous sommes habitués à cette chanson. L’armée française est toujours passée par ces méthodes pour accuser et opérer des changements de régime en Afrique. Le cas le plus édifiant est celui de Jean Bedèl Bokassa de la Centrafrique. Les médias de la haine ont pris le relais des discours politiques pour l’accuser de manger de la chair humaine (cannibalisme). Et le mensonge a réussi avec la complicité d’un de ses serviteurs. Toujours un traite de maison ! Cela ne passera pas chez nous. Le peuple est dernière son armée qui engrange des succès éclatants au front.

Dans cette accusation, sortie du néant, l’armée malienne est clean. Elle ne se reproche rien. Le moral, sur lequel ils voulaient saper, reste au beau fixe. Et l’état- major de l’armée n’a pas tardé à démentir et rejeter en bloc les accusations fallacieuses des médias français contre nos militaires. Elle reste doit dans ses bottes pour traquer les terroristes et djihadistes qui vont devenir dans quelques années une bombe entre les mains des créateurs de ces deux montres, lancés contre des régimes qui souhaitent prendre leur destin en mains.

N’en déplaise à eux et à leurs valets tropicalisés. Les victoires de l’armée malienne sonneront comme un gong dans les oreilles des ennemis de notre pays. Une fois de plus, les médias de la haine, de la division et de la déstabilisation français ont échoué dans leur diabolisation contre notre armée.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Candidature d’Assimi Goïta à la présidentielle : Un retour en arrière</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/candidature-dassimi-goita-a-la-presidentielle-un-retour-en-arriere-3071158.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-politique/candidature-dassimi-goita-a-la-presidentielle-un-retour-en-arriere-3071158.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Jul 2024 07:57:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La candidature du colonel Assimi Goïta à l’élection présidentielle ne souffre plus d’aucune ambiguïté après des visites officielles dans certaines capitales régionales, la tenue des Assises nationales de la refondation (ANR), l’organisation du Dialogue Inter-Maliens (DIM) pour la paix et la réconciliation, une Fondation pour faire de l’humanitaire. Voilà que tout semble fin prêt pour mouiller le maillot.</strong>

Tous ceux-là, sous l’égide d’une Fondation, on peut présager sans risque de se tromper que le président de la transition sera candidat à l’élection présidentielle à venir. En politique, le Mali est un pays atypique qui renvoie à l’histoire politique du pays, mais aussi aux ambitions des chefs de partis, qui restent pour le moment en stand-by sur leur starting-block en attendant leur heure, et de préférence dans le sens du vent, c’est-à-dire dans le dos du président de la République, Assimi Goïta (CNT) Ne cherchez pas un opposant à la transition. Il n’y en a pas. Où plutôt si. Certains leaders emprisonnés, d’autres en exil. L’audience de ces prisonniers n’a pas beaucoup de risque pour troubler le sommeil du candidat. Retour en arrière.

Le 22 septembre 1960, on proclame à Bamako, l’indépendance de la République soudanaise qui prend le nom du Mali. Modibo Keïta est nommé président de la République. En septembre de cette même année, un congrès extraordinaire du parti au pouvoir, l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA) opte pour un État socialiste.

Le régime n’est pas tendre et les crises politiques successives ponctuées de la mort de plusieurs opposants, aboutissent en 1968 à un coup d’État militaire orchestré par le lieutenant Moussa Traoré. Nouvelle Constitution, nouveau parti unique, l’Union démocratique du peuple malien (UDPM), Moussa Traoré s’installe durablement au pouvoir.

Modibo Keïta meurt en détention le 16 mai 1979. L’année suivante, première alerte avec des manifestations étudiantes. Réélu président en 1985, Moussa Traoré freine des deux (02) pieds quand pointe à l’horizon la question du multipartisme dans les années 90, alors qu’il a en plus déjà à faire avec la rébellion touarègue.

Le Bénin tout proche, dirigé comme le Mali par un militaire, Mathieu Kérékou, adopte à la fin de l’année 1990 une nouvelle Constitution garantissant le multipartisme. La première Conférence nationale à se tenir en Afrique, qui a débouché sur cette ouverture au Bénin, ne pouvait laisser des pays comme le Mali en marge du mouvement.

Ainsi, le 25 octobre 1990, au Mali, cette fois-ci, se créé une Association dénommée Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA). En fait, l’ADEMA n’était rien d’autre que la vitrine légale de plusieurs partis politiques clandestins puisqu’interdits, qui avaient créé dès 1986, un front unitaire dénommé Front national démocratique et Populaire (FNDP).

Si Moussa Traoré arrive à conclure un accord de paix avec la rébellion touarègue qui s’était manifestée dès les années 63 et 64, il doit faire face, entre janvier et mars 1991, à une agitation politique sans précédent. Le fer de lance de cette contestation, c’est le monde universitaire et étudiant.

Le 26 mars 1991, le régime est renversé par un coup d’État militaire, les forces armées s’étant constituées en Conseil de réconciliation nationale (CRN), un CRN dirigé par un lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré. Les évènements vont vite, Amadou Toumani Touré prend la tête du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP) et le multipartisme est autorisé le 6 avril 1991. Un an plus tard, en janvier 1992, une nouvelle Constitution qui officialise le multipartisme et un système présidentiel est adopté par référendum. Entre temps, le 25 mai 1991, l’Adema s’est transformée en parti politique dénommé Adema-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ).

Le régime de Moussa Traoré est donc tombé très rapidement, non sans avoir joué de la répression: plus de 100 morts en mars 1991 lorsqu’ordre fut donné à l’armée de tirer sur les manifestants. Le régime est tombé grâce à deux acteurs qui ont travaillé de concert: l’ADEMA qui a soulevé la rue, et Amadou Toumani Touré (ATT), qui a refusé la répression. C’est donc sans peine que l’Alliance pour la démocratie au Mali- Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) remportera les premières élections législatives démocratiques en mars 1992.

Nous croyons qu’aujourd’hui, l’ancien Conseil national pour le salut du peuple (CNSP) du colonel Assimi Goïta n’a pas tiré des leçons du coup d’État d’ATT en 1991 et le coup d’État du 22 mars 2012 du capitaine Amadou Aya Sanogo. Les trois coups d’État militaires ont tous les trois un dénominateur commun: ceux qui ont fait un coup d’État, ils ont tous été renversés par un coup d’État ou ont fini en prison.

Pour conclure, une éventuelle candidature du colonel Assimi Goïta serait un retour en arrière. Une sorte de retour à la ATT qui n’augurera rien de bon pour notre pays. Amadou Toumani Touré, candidat indépendant, élu président en 2002, a opté pour un consensus qui n’a abouti qu’à un désordre. Chassé du pouvoir par une horde de militaires, il ira en exil à Dakar avant de revenir au bercail.

Le chiffre politique du Mali est un (01). Un mandat presque finissant 2020 à 2024, organiser des élections crédibles et transparentes pour toute solution utile pour notre pays.

<strong>Amy SANOGO</strong>

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<title>Le journal officiel du Mali de 1960 à 1968 :  Les actes fondateurs d’un jeune État</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/le-journal-officiel-du-mali-de-1960-a-1968-les-actes-fondateurs-dun-jeune-etat-3070326.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2024 07:48:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Journal Officiel d’un pays reste un document d’une importante valeur. Il est une partie de la mémoire administrative de l’État. À ce titre, il constitue un matériau de première main pour les chercheurs.</strong>

Nous avons feuilleté celui du jeune État du Mali dont le Président Modibo Kéita et ses compagnons ont posé les bases en 1960. Ce survol nous a permis de tâter le pouls de cette œuvre dans deux domaines essentiels; l’Armée et l’école.

Il faut situer le contexte politique, celui de la cassure burlesque de la très éphémère Fédération du Mali; tentative de construction d’un destin commun entre le Mali et le Sénégal. Le 25 juillet, Modibo Kéita a nommé le Colonel Abdoulaye Soumaré, chef d’État-major de l’Armée fédéral. Cette nomination a été contestée par Senghor. Et depuis, rien n’a pu être comme avant. La Fédération éclate. Modibo Kéita, lui-même arrive à regagner Bamako dans une ambiance où le nationaliste était à cran. Le 22 Septembre, le Soudan est devenu le Mali et tout va s’accélérer. Le pays n’a que des priorités.

La défense nationale, la construction d’une armée immédiatement opérationnelle a été de cette vision. À travers les actes posés, on remarque, le rapidement le rappel à l’activité du Capitaine de réserve Mohamed Ould Issa, «<strong>vu les nécessités de services</strong>», à travers le décret N°248 du 26 septembre, soit quatre (04) jours seulement après la proclamation de l’indépendance. L’acte est consigné dans le Journal Officiel du 15 Octobre 1960. Le même jour, «<strong>l’État-major Territoriale de la République (soudanaise) a changé de dénomination et est devenu «<em>l’État-major de l’Armé du Mali</em>»</strong>».

Le 27 septembre, le Sous-Lieutenant Abdoulaye Ouologuem est nommé «<strong>aide de camp à la présidence du Gouvernement du Mali</strong>». Il sera le seul aide de camp du Président Modibo jusqu’au coup d’état du 19 Septembre. Les décrets convoqués dans cette semaine sont décisifs. Il faut juste rappeler que un mois avant, soit le 5 Août 1960, le Soudan avait concrétisé son engagement pour la création de l’Armée fédérale à travers la désignation de ses représentants qui étaient Mamadou Diarra (Représentant fédéral, Oumar Ly (Directeur de cabinet du Vice-Président), Capitaine Pinana Drabo, Capitaine Sékou Traoré et le Lieutenant de Gendarmerie Balla Koné, le 5 Août 1960. Le capitaine Sékou Traoré était l’agent de liaison avec l’État-major basé à Dakar.

C’est au nom de cet engagement que le Soudan a désigné le Médecin Africain Koniba Pléah pour participer à la mission des médecins de la Fédération du Mali au Congo, à la suite des militaires commandés par le Colonel Mademba Sy. Cette équipe était composée de Dr Amadou Sy, du Ministère de la Santé et des Affaires sociales du Sénégal, de Dr Iba Mar Diop, Ministère de l’Éducation et de la Santé du Mali.

Le Dr Amadou en était le chef, comme le témoigne le Décret N°60-201 du 3 Août 1960. L’article 3 de ce décret précise que cette équipe de civils sera astreinte à la discipline militaire, portera la tenue militaire. Le décret a aussi conféré «<strong>à titre fictif à titre fictif les grades suivants: Capitaine pour le chef de mission et Lieutenant pour les autres</strong>». (Journal du 15 Septembre 1960). C’est le début d’une aventure fabuleuse pour l’armée nationale avec de grands noms: Général de Brigade Abdoulaye Soumaré, Capitaines Pinana, SékouTraoré, Tiémoko Konaté, Lieutenants Demba et Malick Diallo, Sous-Lieutenant Boucary Sangaré. Le journal Officiel du 1<sup>er</sup> Octobre 1960 est une pièce essentielle dans la compréhension des actes qui ont préparé l’indépendance du pays.

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<strong>L’école</strong>

La République a renforcé les internats. Beaucoup de cadres de cette époque en sont nostalgiques. L’Arrêté N°296 du 3 avril 1961 apparait comme la marque d’attention de l’État envers ses futurs cadres. Cet arrêté paru dans le Journal Officiel du 15 Avril 1961 traite de la question du «<strong>menu type applicable aux internats scolaires de la République du Mali</strong>». On y lit trois (03) points essentiels à savoir le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner.

Le petit déjeuner devait être constitué de bouillie de riz sucrée, café, nescafé ou cacao, pain. Le déjeuner et le dîner comprenait des entrées et des sorties. Le «<strong><em>hors d’œuvre</em>» était composé: «salade de crudités diverses suivant les saisons, macédoine de légume en salade, pomme de terre en salade, haricots ou lentilles en salade, patates douces en salade, sardines, thon</strong>». Le plat de résistance était composé de légumes, riz, ignames, patates, maniocs, pommes de terre, légumes secs, couscous de mil ou de fonio, mais. En plus, de la viande (bœuf ou mouton, poisson ou poulet). Enfin le dessert qui était composé de «<strong>Fruits du pays suivant les saisons, beignets locaux au sucre, nougat local aux arachides</strong>».

La quiétude était à ce prix. La qualité de l’enseignement aussi. Mais malgré tout, les grèves étaient fréquentes pour dénoncer la qualité des plats servis !

L’État était aussi très regardant dans l’attribution des bourses et le suivi des étudiants à l’étranger. Les bourses étaient la récompense du mérite: des sans bourses, des bouses entières d’internat, des bourses entières d’externat et d’autres catégories pour l’extérieur. Ces bourses étaient renforcées, dans certains cas, par les appuis issus de la coopération internationale, appuis qui ont fait que le Mali a pu envoyer des étudiants dans plusieurs pays. Certains, au retour, ont eu une carrière internationale exceptionnelle.

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<strong>Alioune Blondin Bèye, Inspecteur de police</strong>

Il est mort brutalement dans un accident d’avion en Côte d’Ivoire, le 26 juin 1998 alors qu’il était le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Angola. Avocat, enseignant, plusieurs fois ministres, peu de maliens savent qu’au départ de sa carrière professionnelle, il était Inspecteur de police. Le journal Officiel du 15 juillet 1962 parle de lui, à travers un congé de formation dont il a bénéficié, le 29 juin 1962. On y lit exactement ceci: «<strong>M. Bèye Alioune Blondin, assimilé à un Officier de Police Adjoint, en service au commissariat du premier Arrondissement de Bamako, est, sur sa demande, mis en congé sans solde pour la durée de ses études à poursuivre en France…».</strong>

Dans le même journal on découvre d’autres décisions le concernant, notamment la Décision du 26 juin 1962, pour le renouvèlement d’une bourse de catégorie D dont il bénéficiait en tant que «<strong>bachelier précédemment inscrit au lycée de Semur-en-Auxois pour la reprise de ses études dans l’enseignement supérieur</strong>». Un an plutôt, il avait bénéficié d’une bourse dans le même lycée avec la mention suivante: «<strong>mener des études de médecine</strong>» (Décision du 6 novembre 1961). Curieux destin ! Il y a eu plusieurs Blondin, symboles de la marque d’une administration qui a misé sur la formation des jeunes. On retrouve les traces de Yambo Ouologuem, au Lycée Edouard Henri, à Lyon, Massa Makan Diabaté, Sciences Po, Strasbourg; Ouattara Tiégoué, Faculté de Droit de Paris; Sayon Fofana, Montpelier; Mahamar Oumar, Lycée Fermat, Toulouse; Rokiatou Ndiaye, Strasbourg; Djibril Diallo, Faculté des Sciences, Orssay, Paris, Birama Diakité, Fernand Traoré, N’Golo Traoré, tous en Véto à Alfort (Journal Officiel du 15 Août 1962).

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<strong>Les musiciens et les plasticiens</strong>

L’État a pris conscience de la formation des musiciens pour sortir du tintamarre et de l’improvisation. En 1962, il a envoyé des jeunes dans les plus prestigieuses institutions reconnues dans le domaine, notamment en France. Il en est ainsi de Taraoré Moussa, alias Tarass, au Conservatoire de Musique de Dijon, Cheick Samaké, dans le même conservatoire, pour apprendre comment enseigner la discipline, Mamadou Diallo au Conservatoire Toulouse. Une année après, sont partis à Cuba une dizaine de jeunes maliens. La Décision du 3 Octobre 1964 qui leur alloue des subsides en témoigne dans le Journal Officiel du 1<sup>er</sup> Mars 1965. DramaniCoulibali, Aliou Traoré, Salif Traoré, Moustapha Sacko, Tiécoura Ouattara, Abdoulaye Diarra, Issa Boncana, Mamadou Tolo, Kalilou Traoré, Bah Tapo y ont appris la musique. Ils y ont formé l’un des groupes les plus prestigieux, «<strong>Las Maravillas</strong>». Moussa Dembélé, et Boubacar Kéita sont aux Beaux-arts en Italie.

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<strong>Les plans de carrière</strong>

Ici apparait l’humilité des dirigeants. Le Président Modibo KEITA était un instituteur. Il aurait pu se faire nommer professeur ou tout autre cadre dans une catégorie très élevée. À la lecture, on s’aperçoit que jusqu’en 1961, il n’était pas au plafond de sa catégorie. L’arrêté du 24 Février 1961 a traité de l’avancement des instituteurs principaux, instituteurs adjoints. On y lit que Marcel Dembélé a été le seul à avoir été proposé pour être Instituteur principal. Il était suivi de Réné Chevreux. Pour les instituteurs ordinaires, on retrouvait pour l’accession à la première classe Modibo Kéita en compagnie de Makan Traoré, N’Faly Sissoko, Diakalidia Coulibaly, Amadou Babacar Sène, Bilaly Sissoko et Lassana Sacko.

Pour la deuxième classe, on retrouvait Hadi Kontao, Jeanette Haïdara, épouse de Attaher Maïga, Boubacar Bathily, Bouragué Sangaré, Charles Jondot.

Mahamane Alassane HAÏDARA, le président de l’Assemblée nationale n’accédait à la troisième classe que par avancement normal, «<strong>par ancienneté</strong>». L’épouse du Président Modibo Kéita, Mariam Trawélé, monitrice ordinaire de 2<sup>ème</sup> classe a été proposée pour accéder à la première classe de sa catégorie, cette année-là. (Journal du 15 avril 1961).

Modibo Kéita n’a accédé à la catégorie «<strong>hors classe</strong>» qu’en 1965 (journal du 1<sup>er</sup> avril 1965). C’est vrai que la progression dans le corps des enseignants n’était pas chose facile. Des instituer teigneux et brillants ont gravi la montagne. Certains en passant le baccalauréat et reclasser dans la hiérarchie des instituteurs. Tel fut le cas d’Amadou Seydou Traoré dit Djicoroni. Amadou Seydou avait été révoqué de la fonction publique, du fait de ses activités politiques et syndicales. Il a été rappelé l’activité, le 26 Aout 1960, après avoir réussi au bac. À la même date, d’autres jeunes instituteurs diplômés de l’École Normale William Ponty de Sébikotane ont débarqué avec leur bac. Ce sont Danséni Bayo, Sinko Coulibaly, Sidiki Diarra, Zégué Ouattara, Yaya Goïta et Sagaidou Fily Maiga. (Journal officiel du 15 septembre 1960). Sinko, Sidiki, et autres Alphonse Oya Démbélé, Soumana Mamadou Maïga finiront par accéder à l’École Normale Supérieure de Bamako.

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<strong>Les examens scolaires</strong>

Le journal Officiel donne des informations sur les examens scolaires. En 1962,( journal Officiel du 5 Août 1962) la session du Brevet Élémentaire du Premier Cycle (BEPC) a eu comme lauréats plusieurs futurs gestionnaires de l’État tels que feu Abdallah Mahamane, Bandiougou Gakou, Feu Mamadou Kaba, Ibrahima Kéita, alias IBK, Nyombi Mory Kéita, Danioko Mâ Nassa, Nakounté Diakité, Toumani Diallo, Agounon Djimdé (aujourd’hui retraité à Koro), Mohamed Lamine Traoré, Aminata Maiga, Youssouf Sylla ( Zapata), Lalla Sy, Eglez Ag Foni, Ibrahim Ag Youssouf, Mamadou Togo (actuel président de Ginna Dogon), Oumar Konaré,( futur Alpha Oumar Konaré).

La génération de 1966 du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF) est instructive. On y retrouve Amadou Toumani Touré, orienté en section Histoire-Géographie de l’École Normale Secondaire.

La même année voit Diola Bagayoko, le futur physicien émérite, faire son entrée au Lycée en série Sciences exactes. Jacqueline Nana (ministre et Député) est orientée en Lettres Classiques, la même année. C’est le même circuit pour Cheibane Coulibaly (Kati Ville I), Nabet dit Vincent Coulibaly (Séminariste LPK), Soumana Doumbia (Mamadou Konaté B), Oumar Kanouté (Poudrière A), Souleymane Yacouba Sidibé (Bagadadji II), Samba Soumaré (Nara)… (Journal Officiel du 15 Septembre 1966).

La dernière génération qui a retenu notre attention était à la première partie du bac en 1968, l’année du coup d’État. Diarougou Sangho, Many Camara, Soumana Sacko, Yaya Ouattara, Daba Diawara, Moussa Konaté. Cette promotion a eu des destins croisés. Diarougou est devenu journaliste talentueux; Many Camara est devenu brillant sociologue, après de études de philosophie à l’École Normale Supérieure. Daba Diawara a laissé un nom et une réputation à l’université de Dakar avant d’entamer une réjouissante carrière administrative. Yaya Ouattara a suivi son cursus à l’École Normale Supérieure avant d’embrasser une carrière de gendarme après son passage à l’École Militaire Inter Armes. Soumana Sako, après les lettres classiques a suivi un cursus éloquent à l’École Nationale d’Administration. Il s’est envolé pour les USA. Il sera le Premier ministre de l’après-Moussa Traoré.

Revenir sur les premières années de l’indépendance du Mali, équivaut à faire une revue émouvante de l’effort consenti par un pays conscient de ses capacités internes. Le Journal Officiel de la période a été réalisé dans des conditions techniques difficiles; mais il a eu le mérite d’exister et de nous permettre de voir les plis du temps.

D’emblée, en même émerge la probité et la dimension éthique des responsables de cette période. Apparaissent en filigrane les destins de plusieurs cadres de ce pays, dans leurs succès et leurs échecs. Certains cadres ont été «<strong>exclus</strong>» des établissements qu’ils fréquentaient pour «<strong>indiscipline notoire</strong>». Des dames ont été exclues du Lycée de Jeunes Filles, non par pour insuffisance de résultats, mais parce qu’elles se sont mariées. Il était bien entendu qu’il s’agissait d’un lycée pour jeunes filles et non pour jeunes femmes. Nous avons parlé du cas d’Abdoulaye Ouologuem, le seul et unique aide de camp du président Modibo. Promu à la sécurité du Président Modibo, en 1960, il «<strong>n’était</strong>» que Capitaine huit (08) ans après, le jour du coup d’État.

<strong>Pr Ibrahim MAÏGA</strong>

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<title>Vérification financière de la gestion de la commune rurale de N’gabacoro : Des irrégularités financières s’élevant à plus de 175 millions de FCFA</title>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2024 07:43:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune Rurale de N’Gabacoro au titre des exercices 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance, l’État Civil, les Affaires domaniales et foncières et la Comptabilité-matières.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que le Représentant de l’Etat dans le Cercle de Kati ne procède pas à l’inspection périodique de la Commune rurale de N’Gabacoro (CRNG). Il n’a produit aucun document matérialisant la moindre inspection au cours de la période sous revue.

Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune I du District de Bamako ne procède pas à la vérification trimestrielle des registres de déclaration et des registres des actes de l’état civil de la Commune rurale de N’Gabacoro. Il n’a produit aucun Procès-verbal (PV) à cet effet pendant la période sous revue.

Le Maire de la CRNG et le Receveur-percepteur de Kalaban-Coro n’effectuent pas de contrôle sur les régies d’avances et de recettes. En effet, ils n’ont pu fournir la preuve de contrôles des régies d’avances et de recettes effectués au cours de la période sous-revue. La Commune rurale de N’Gabacoro (CRNG) ne tient pas le registre des Conventions et contrats.

La Commune Rurale de N’Gabacoro emploie irrégulièrement un Comptable-matières. En effet, le Comptable-matières de la CRNG a été nommé par Décision n°21-26/ M-C-N'G du 29 septembre 2021 du Maire en lieu et place d’un arrêté interministériel. En outre, il n’a ni prêté serment, ni constitué de cautionnement. En plus, elle ne tient pas les documents de la Comptabilité-matières.

La Commune rurale de N’Gabacoro a irrégulièrement établi des Concessions Rurales à usage d’Habitation (CRH). En effet, sans aucune base légale, le Maire a établi lesdites CRH.

Le Régisseur de recettes de la CRNG ne respecte pas les délais de reversement des recettes encaissées au Receveur-percepteur. Durant la période sous revue, le montant des recettes encaissées non reversées par le Régisseur dans les délais, atteint 15,69% du montant total des recettes encaissées.

Les Présidents des Comités de Gestion Scolaire (CGS) et des Associations de Santé Communautaires (ASACO) ne produisent pas de Rapports de l’utilisation des fonds transférés. De plus, ils ne font pas de Rapports d’utilisation des Fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS) à la Commune rurale de N’Gabacoro (CRNG) et au Centre d’Animation Pédagogique (CAP).

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Préfet du cercle de Kati de procéder à l’inspection périodique de la Commune rurale de N’Gabacoro.

Au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune I du District de Bamako de procéder à la vérification trimestrielle des registres de déclaration et des registres des actes de l’État Civil de la CRNG.

Au Receveur-percepteur de Kalaban-Coro de procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes.

Au Maire de la Commune Rurale de N’Gabacoro de: procéder au contrôle et à la vérification des régies d’avances et de recettes; veiller à la tenue du registre des conventions et contrats; initier la procédure de nomination du Comptable-matières conformément à la réglementation en vigueur; veiller à la tenue des documents de la Comptabilité-matières; respecter les formes et conditions d’attribution des terrains du domaine privé immobilier des Collectivités Territoriales.

Au Secrétaire Général de tenir le registre des Conventions et contrats. Au Régisseur de recettes de respecter les délais de reversement des recettes encaissées conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Au Comptable-matières de tenir l’ensemble des documents de la Comptabilité -matières.

Quant aux Présidents des Comités de Gestion Scolaire, ils doivent produire les Rapports semestriels et annuels de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des Fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires.

Enfin, les présidents des Associations de Santé Communautaires doivent produire les Rapports semestriels de gestion de l’utilisation de la subvention de l’État destinée au fonctionnement des structures sanitaires.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 175 680 928 FCFA. Elles sont relatives: au non-reversement des recettes issues de l’établissement des actes d’État Civil pour un montant de 5 814 900 FCFA; à la délivrance des Concessions Rurales à usage d’Habitation (CRH) sans le recouvrement des frais d’édilité pour un montant de 154 544 000 FCFA; au non-recouvrement des Droits de patente sur des marchés publics et les pénalités y afférentes pour un montant de 15 322 028 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République, chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts (DGI).

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Levée de la suspension des activités des partis politiques… Un gouvernement d’union nationale pour acter les 5 ans de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/levee-de-la-suspension-des-activites-des-partis-politiques-un-gouvernement-dunion-nationale-pour-acter-les-5-ans-de-la-transition-3070323.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2024 07:43:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les autorités militaires en charge des affaires au Mali depuis 2020 ont dos au mur. Après avoir donné l’impression aux Maliens qu’elles détiennent les remèdes à qui plus de trente ans de la gloutonnerie démocratique, érigée en code de gestion des affaires de l’État, cherchent aujourd’hui des alliés pour sortir du bourbier dans lequel le pays est plongé depuis quatre ans sans aucune issue. Pour ce faire, elles envisageraient la formation d’un gouvernement d’union nationale de transition (GUNT). Comment y parvenir ? Et avec qui ?</strong>

À la surprise générale, le gouvernement de transition, lors du traditionnel Conseil des ministres du mercredi 12 juillet dernier, a levé la suspension qui interdisait depuis le mercredi 10 avril les activités des partis politiques et des associations à caractère politique. Le gouvernement justifie cette mesure par la réussite du Dialogue inter-Maliens qui a donné un blanc-seing aux militaires de rester à la tête de l’État durant deux ou cinq (05) ans. Cette annonce intervient à un moment où une partie de la classe politique lève le ton contre l’arrestation de onze (11) leaders politiques accusés de déstabilisation. Pour elle, la levée a un goût amer si leurs camarades ne franchiront pas le portail de leur lieu de détention. On rappelle qu’ils ont été mis aux arrêts au moment où le décret d’interdiction des activités des partis politiques était en vigueur.

Depuis mercredi dernier, les commentaires vont bon train. Si les uns pensent que le gouvernement a agi sous la pression de la soi-disant communauté internationale. D’autres, en revanche, parlent d’une décrispation de la situation politique pour dégonfler les mécontents de la transition dont le nombre ne cesse de croître face à une situation socioéconomique désastreuse due à un pilotage à vue des affaires de l’État.

Pour les premiers, ils avancent l’argument que les voix des institutions internationales s’étaient jointes à celles des partis politiques pour condamner la mesure d’interdiction des activités. Ce tollé aurait fait plier les militaires, disent-ils.

Quant aux seconds, ils estiment que la mesure était temporaire, mais regrettent qu’elle a grossi le lot des insatisfaits de la transition qui trouve difficilement une solution à un des nombreux défis auxquels le peuple malien est confronté depuis qu’ils sont arrivés au pouvoir en déposant le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le 18 août 2020. Qu’à cela ne tienne, les raisons sont ailleurs.

<strong>Les dessous d’une levée</strong>

Presque dos au mur pour n’avoir pas encore satisfait le peuple malien sur le plan de la réduction des prix des denrées de première nécessité et du train de vie de l’État, une des exigences du mouvement contestataire du régime IBK en 2020, les autorités militaires chercheraient à nouer d’autres contacts au sein de la classe politique pour sortir du bourbier dans lequel le pays est plongé depuis quatre (04) ans sans aucune issue. Ce constat amer intervient après qu’ils ont compris que l’espoir qu’elles avaient donné aux Maliens de régler d’un coup de baguette magique la gloutonnerie démocratique, érigée en code de gestion des affaires de l’État depuis plus de trente (30) ans, s’est transformé en déceptions. Et pour donner un nouveau souffle aux Maliens, les hommes forts du pouvoir envisageraient la mise en place d’un Gouvernement d’union nationale de transition (GUNT).

Il est évident que la formation d’un tel gouvernement ne verra pas le jour sans la participation de la classe politique, malgré son impopularité au sein de l’opinion nationale qui le rend responsable de tous les maux dont le pays souffre depuis l’avènement de la démocratie imposée en 1990 à partir de la France.

Selon nos informations, le GUNT va acter le nouveau contrat de cinq ans que le Dialogue Inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale à accorder aux militaires à continuer à diriger le Mali. Pour cela, ils ont besoin d’une frange importante de la société malienne et le poids de la classe n’est pas négligeable dans cet énième complot contre le peuple malin. On apprend que des contacts auraient été établis avec certains partis politiques pour siéger dans la nouvelle équipe gouvernementale.

Le premier groupe poserait comme condition la dissolution du Conseil national de transition (CNT). Ils soutiennent que le CNT, composé de beaucoup de bras cassés, ne saurait répondre aux exigences que le GUNT entend donner à l’action publique pour les cinq ans à venir. À défaut d’obtenir cela, il serait remembré.

Le second groupe (les réticents) exigerait l’élaboration d’un calendrier électoral. On peut dire d’ores et déjà que leur doléance est prise en compte. L’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) convoque, ce lundi matin les partis politiques et la société civile, à une rencontre pour élaborer un calendrier électoral.

Dans le cas contraire, selon toujours nos sources, les partis politiques dont les représentants siègent au CNT seront virés ainsi que les cadres à la tête des structures étatiques. Il sera très difficile que l’offre soit refusée. Dans la mesure où, financièrement, ils traversent des moments difficiles avec la fin de l’aide publique que leur accordait l’État. La seule source de revenus pour certaines formations reste aujourd’hui ce que leurs cadres reversent chaque mois. Couper cela, reviendrait à dire que la mort est programmée pour ceux d’entre eux qui vivent de cet argent. Faut-il céder au chantage ? La réponse dans les jours à venir.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gouvernance :  Le Mali a besoin d&amp;apos;un président honnête que de démocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gouvernance-le-mali-a-besoin-dun-president-honnete-que-de-democratie-3068619.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 09:10:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la vie, il faut estimer trois choses: la franchise, le courage et la sincérité. Il faut contrôler trois choses: la conduite, le caractère et le langage. Le président Modibo Keïta a été un président honnête avec le Mali. Il était désintéressé, droit, intègre et probe. L'exemple d'un président incorruptible qui a dirigé notre pays avec loyauté. Le problème du Mali, ce sont les ressources humaines. Comment avoir des fonctionnaires honnêtes et désintéressés ?</strong>

Notre pays est avec son sixième président dont trois militaires et trois civils: Modibo Keïta, Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré, Ibrahim Boubacar Keïta et Assimi Goïta. Et Modibo Keïta reste et restera dans les annales une référence pour la gestion des biens publics. Il a le parcours le plus élogieux.

Autant, nous voulons combattre la pauvreté, autant, nous avons besoin des ressources humaines honnêtes pour mener à bien cette lutte.

C'est la volonté qui manque à l'équipe dirigeante. Depuis 1970, nous sommes dans le trou d'un sous-développement pour des raisons de comportement professionnel. On ne sanctionne pas les cadres véreux.

Il nous faut une version des tribunaux populaires révolutionnaires chez nous au Mali si nous voulons bâtir une nouvelle société. Tous les procès pour détournements, corruption seront transmis à la radio et à la télévision nationales. Ce serait au peuple de rendre lui-même sa justice. On ne parlera plus de caution, c'est une prime à l'impunité.

Ainsi, une nouvelle race d'hommes émergera. Si gouvernement ne songe pas à y remédier au fléau, dans quelques années, toute l'administration sera atteinte par le virus. Existe-t-il des honnêtes gens ? Toutes les ethnies maliennes ont des gens intègres, honnêtes, probes et incorruptibles, mais en nombre restreint.

Pour des raisons d'intégrité et de probité morale, le trésorier payeur du Mali était d'une ethnie réputée pour son honnêteté. Certaines structures administratives étaient confiées à des cadres honnêtes et désintéressés. Mais hélas ! Les coups d'État successifs intervenus ont basculé notre pays dans le népotisme avec son corollaire de malversations financières.

Aujourd'hui, on nous parle de refondation de l'État pour passer à une administration de développement. Cela sera possible dans la mesure où il faudrait l'homme qu'il faut à la place qu'il faut. Avec Modibo Keïta, ce sont des commis patriotes, honnêtes qui ont géré le Mali. Sous Moussa Traoré et son Comité militaire de libération nationale (CMLN), ce fut le début de détournement de deniers publics, de la faillite de sociétés et entreprises d'État. Avec la démocratie et ses démocrates, ce fut l'émergence de fonctionnaires milliardaires. Avec la transition, c'est un gouvernement de ministres de moralité douteuse.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Du 19 novembre 1968 à l’ère démocratique :  Des incompétents triomphants gouvernent le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/du-19-novembre-1968-a-lere-democratique-des-incompetents-triomphants-gouvernent-le-mali-3068621.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 09:04:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À l'exception de la première République, qui a choisi l’option socialisme pour diriger le Mali, les régimes d’exception, du parti unique, la démocratie, les transitions militaro-civiles ont navigué entre une gestion affairiste et une corruption généralisée pour servir leurs propres intérêts. Ce système de prévarication aux antipodes d’une gouvernance vertueuse a érodé les fondements de l’État, plongeant notre pays dans l’antiquité. Pourtant, le Mali ne manque pas de ressources humaines qualifiées pour redorer son blason. Comment y parvenir ?</strong>

Si les slogans, de quelle que nature qu’ils soient, pouvaient bâtir une nation forte et émergente, le Mali en serait une des plus enviées au Mali. La preuve. Depuis la rectification dite de la transition en 2021, des slogans politiques remplacent des réponses adéquates aux préoccupations des Maliens. Ils sont assénés de sorte que certains de nos compatriotes croient dur comme fer à des lendemains sans anicroche. Et plusieurs d’entre eux les considèrent comme un vrai projet de société pour sortir notre pays de la situation déshonorante dont il vit depuis 2012.

Le gouvernement, mis en place, à cet effet, pour conduire cette politique de rectification, abreuve les Maliens de slogans creux. On leur parle de «<strong>Mali Koura</strong>», «<strong>Souveraineté retrouvée</strong>», «<strong>Refondation de l’État</strong>». Des slogans assortis d’aucune vision pour que le Mali retrouve son rayonnement international d’antan. Finalité. Ils ne servent que les intérêts de leurs concepteurs politiques qui profitent de cette confusion délibérément entretenue pour préserver leurs avantages financiers et renforcer leur position dans l’appareil d’État. Et la vérité a fini par rattraper le mensonge. Les slogans ne se vendent plus. Ils ne mobilisent plus. Ils ne rêvent plus. Laissant les initiateurs sur le quai du regret.

L’irruption brutale des militaires sur la scène politique, à la suite du coup d’État du 19 novembre 1968 contre le président Modibo Keïta, a porté un coup dur à la marche progressiste entamée par la première République, dont l’ambition était de faire du Mali, un pays émergent dans le concert des nations. Depuis cet évènement douloureux, notre pays marche sur des crêtes. Les acquis obtenus, grâce aux efforts de tous les Maliens sous l’ère socialiste, ont été dilapidés par les successeurs du président Keïta comme si des ennemis de notre pays s’étaient installés au pouvoir. Dans cette entreprise diabolique contre notre pays, rien n’a été épargné. Elle commence par la destruction des ressources humaines sans lesquelles aucun développement durable n’est possible. Les cadres capables de relever les défis de la croissance économique ont été embastillés, torturés, assassinés et pour d’autres contraints de quitter le pays ou mis de côté. La conscience citoyenne formée sous la première République s’effrite comme du beurre au soleil. Le Malien est devenu méconnaissable face au bien public. Bonjour les dégâts ! La corruption généralisée, l’affairisme, les détournements de deniers publics s’installent à tous les étages de l’administration malienne. Ensuite, ils ont mis le grappin sur le tissu économico- industriel. Les fleurons de l’économie malienne ont été mis à genou (Régie des Chemins de fer du Mali, SOMIEX, COMATEX, Usine Thé Farako, SOMAPIL, etc.).

Ce système de prévarication donne naissance à des fonctionnaires milliardaires, des propriétaires terriens sortis de nulle part, à la construction des cités pour les barons des régimes, à des actionnaires dans les sociétés et entreprises d’État qu’ils ont privatisées pour servir leurs propres intérêts, à la création des écoles, universités privées et des sociétés-écrans. Il a été entretenu par des incompétents triomphants qui se sont plutôt servis des richesses nationales au détriment du peuple malien. Jamais, ils n’ont mis leur bagage intellectuel au service de la nation malienne, mais pour leurs propres intérêts personnels.

Depuis le coup d’État du 19 novembre 1968 à l’ère démocratique, en passant par le parti unique et les transitions militaro- civiles, politiquement, le Mali a été gouverné par des incompétents triomphants. Si les uns ont triomphé par les armes pour imposer leur volonté au peuple, les autres ont aussi triomphé à la suite d’élections bâclées, truquées, contestées et non transparentes. La gouvernance de ces régimes laisse à désirer. Elle est jalonnée de scandales politico- financiers derrière lesquels se cachent ceux qui sont au pouvoir. Et cela, malgré les avantages et privilèges qu’ils se sont indument accordés (caisses noires, budget de souveraineté, fonds spéciaux, budget de fonctionnement…). L’impunité aidant, l’argent du contribuable tombe dans les paradis fiscaux ou dans des caveaux construits dans les champs. Un manque à gagner pour l’économie malienne. Ils n’en ont cure. Ce placement à l’extérieur leur procure des bénéfices.

Contrairement à la première, qui a choisi une orientation politique, à savoir le socialisme pour jeter les jalons du développement de notre pays, les régimes d’exception (1968- 1978), du parti unique (1978- 1991), la démocratie (1991- 2020), les transitions militaro-civiles (1991, 2012, 2020- 2024) n’avaient aucune vision politique pour continuer le travail entamé à l’indépendance. Ils ont profité des ruptures institutionnelles pour naviguer dans la gestion de l’État entre une gestion affairiste et une corruption généralisée pour servir leurs propres intérêts. Ce système de prévarication aux antipodes d’une gouvernance vertueuse a érodé les fondements de l’État, plongeant notre pays dans l’antiquité. Ici, il est loin de remettre en cause leur formation initiale, mais politiquement, ils étaient mal formés et idéologiquement mal préparés pour gouverner à hauteur de souhait le Mali.

Pourtant, notre pays ne manque pas de ressources humaines qualifiées pour relever le défi du développement durable. À condition qu’on leur fasse appel et utilisées judicieusement pour répondre aux attentes des Maliens. Et la transition militaro-civile en cours est appelée à changer de fusil d’épaule en abandonnant le recours à des incompétents qui triomphent sur l’argent public et dont la gestion durant quatre (04) ans n’ouvre aucune perspective à notre pays.

<strong>Yoro SOW</strong>

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<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la commune rurale de Dialakorodji :  D’importantes irrégularités relevées dans la gestion de la Commune Rurale de Dalakorodji</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-dialakorodji-dimportantes-irregularites-relevees-dans-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-dalakorodji-3068660.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 01:17:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière concerne la gestion de la Commune Rurale de Dialakorodji au titre des exercices 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune. Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, l’état civil, les affaires domaniales et foncières et la comptabilité-matières.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la Commune Rurale de Dialakorodji n’a pas soumis son Programme de Développement Économique Social et Culturel (PDESC) actualisé à l’approbation de l’autorité de tutelle. Le Conseil Communal de Dialakorodji ne dispose pas de Règlement Intérieur. Il ne tient pas régulièrement les Sessions. Le Conseil Communal n’a pas délibéré sur les modalités de recrutement du personnel contractuel.

Le Maire de la Commune Rurale de Dialakorodji ne procède pas à la restitution publique de sa gestion. Le Maire de la Commune Rurale de Dialakorodji et le Receveur-percepteur n’exercent pas de contrôle sur les régies.

La Commune Rurale de Dialakorodji ne procède pas à la tenue correcte des cahiers et des registres d’État Civil. Elle ne transmet pas régulièrement les volets de déclaration au Représentant de l’État et les volets d’acte d’État Civil au greffe du Tribunal. Elle ne dispose pas de système d’archivage approprié. Et elle n’a          pas procédé à l’opérationnalisation des Commissions de travail.

Le Régisseur d’avances de la Commune Rurale de Dialakorodji n’a pas prêté serment. Les Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune Rurale de Dialakorodji ne tiennent pas une comptabilité régulière.

C’est pourquoi la mission de vérification a recommandé au Maire de la Commune Rurale de Dialakorodji de soumettre le Programme de Développement Économique Social et Culturel (PDESC) à l'approbation du Préfet; veiller à l’élaboration du Règlement Intérieur du Conseil Communal; tenir les Sessions conformément à la réglementation en vigueur; procéder régulièrement à la restitution publique de la gestion de la Commune; veiller à la tenue des cahiers de déclarations et les registres d’État Civil conformément aux textes en vigueur; transmettre régulièrement les volets des déclarations et des registres de naissance et de mariage au Représentant de l’État et au greffe du Tribunal; mettre en place un système d’archivage approprié; veiller à l’adoption des modalités de recrutement du personnel contractuel par une délibération du Conseil communal; opérationnaliser les Commissions de travail en les saisissant chaque fois que de besoin; procéder au contrôle des Régies des recettes et d’avances conformément à la réglementation.

Quant au Receveur-percepteur, il doit procéder au contrôle sur place et sur pièces des Régies des recettes et d’avances conformément à la réglementation.

Le Régisseur d'avances de la Commune Rurale de Dialakorodji doit prêter serment. Enfin, les Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune Rurale de Dialakorodji doivent tenir une comptabilité régulière.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 206 184 811 FCFA. Elles sont relatives au non-recouvrement des recettes issues de la délivrance des Concessions Rurales à Usage d’Habitation pour un montant de 163 570 000 FCFA; au non-reversement des recettes issues de la délivrance des Concessions Rurales à Usage d’Habitation pour un montant de 565 000 FCFA; au non-recouvrement des recettes issues de l'établissement des actes de mariage pour un montant de 14 651 000 FCFA et au paiement intégral des marchés partiellement ou non exécutés pour un montant de 27 398 811 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la commune VI du district de Bamako :  Des irrégularités financières s’élevant à plus de 323 millions de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-vi-du-district-de-bamako-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-323-millions-de-fcfa-3068656.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-vi-du-district-de-bamako-des-irregularites-financieres-selevant-a-plus-de-323-millions-de-fcfa-3068656.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Jul 2024 01:10:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune VI du District de Bamako (CVI-DB) au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes de gestion des organes délibérant et exécutif. Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement et d’investissement ainsi que le recouvrement des recettes et leur reversement, la gouvernance administrative et la comptabilité-matières.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

&nbsp;

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que la Mairie de la Commune VI du District de Bamako ne dispose pas de Bureau d’accueil, d’information et d’orientation des usagers. La visite des locaux de la Mairie par l’équipe de vérification a révélé qu’aucun dispositif formel d’accueil, d’information et d’orientation des usagers n'y existe.

La Commune VI du District de Bamako ne dispose pas de Programme de Développement Économique Social et Culturel actualisé. La Commune VI du District de Bamako (CVI-DB) n’a pu mettre à la disposition de l’équipe un Programme de Développement Économique Social et Culturel (PDESC) couvrant la période 2021 à 2025.

<a name="_TOC_250016"></a>La Commune VI du District de Bamako ne respecte pas le délai de convocation des membres du Conseil Communal aux Sessions.<a name="_TOC_250015"></a> La Commune VI du District de Bamako a élaboré des plans prévisionnels annuels de passation des marchés incohérents.

Il ressort de l’exécution des crédits budgétaires alloués à la Commune VI du District de Bamako qu’elle a exécuté des marchés suivant la procédure de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Ouverte (DRPO) et suivant la procédure de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte (DRPR) qui ne figurent pas dans les plans prévisionnels annuels de passation des marchés validés par la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP).

La Commune VI du District de Bamako ne tient pas les documents de la comptabilité-matières. Le Maire n’a pu mettre à la disposition de l’équipe de vérification les documents demandés. Les documents de mouvement ne sont pas tenus et aucun inventaire des biens meubles et immeubles n’est disponible.

<a name="_TOC_250014"></a>La Commune VI du District de Bamako ne respecte pas les procédures applicables aux marchés en dessous des seuils de passation des marchés publics. Les marchés passés par la procédure de DRPO, les dossiers d’Appel d’Offres, les avis de publication dans les journaux, les offres des candidats, les décisions de création des Commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres, les décisions de création des Commissions de réception, les Procès-verbaux (PV) d’ouverture des plis, les Rapports d’analyse des offres, les décharges des lettres d’information des candidats retenus et des candidats écartés, les décharges des lettres de transmission des Rapports d’évaluation et d’analyse des offres sur lesquels la Cellule de Passation des Marchés Publics s’est appuyée pour donner son avis de non-objection ne figurent pas dans les dossiers fournis à l’équipe de vérification. Les marchés passés suivant la procédure de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte (DRPR) et Demande de Cotation, les décharges des lettres de demande de renseignement ou de cotation adressées aux fournisseurs consultés, les lettres d’information des fournisseurs non retenus, les décisions de création des commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres et les Commissions de réception pour les marchés passés par la procédure de Gestion de la Commune VI du District de Bamako-Vérification financière-Exercices: 2019,2020, 2021 et 2022 13 DRPR ne figurent pas dans les dossiers fournis à l’équipe de vérification. La Commune VI du District de Bamako ne dispose pas de registre pour la réception des offres et ne remet pas de récépissé aux candidats aux marchés qu’elle passe.

<a name="_TOC_250013"></a>Le Receveur-percepteur ne produit pas les états financiers. Il n’a fourni que les balances des comptes, les états comparatifs, les bordereaux sommaires et les situations de trésorerie.

Le Receveur-percepteur ne respecte pas la règle relative au report des soldes des comptes. L’examen des balances produites par le Receveur-percepteur a révélé que les soldes de clôture des exercices précédents ne sont pas reportés à l’ouverture de l’exercice suivant. Le rapprochement des soldes de clôture de la balance d’un exercice aux soldes d’ouverture de l’exercice suivant a révélé qu’aucun report des soldes antérieurs n’est effectué par le Receveur- percepteur.

<a name="_TOC_250012"></a>Les Régisseurs de recettes et d’avances de la Commune VI du District de Bamako n’ont pas prêté serment. Les Régisseurs d’avances et des recettes, nommés respectivement par Arrêtés n°0004/MCVI-DB du 16 janvier 2023 et n°000008/MCVI-DB du 5 juillet 2017 n’avaient pas encore prêté serment au passage de la mission en avril 2024.

Le Régisseur d’avances de fait ne s’assure pas de la liquidation et de la certification des factures avant de procéder à leur paiement. Il a payé des factures ne comportant ni la certification de la fourniture faite par le Comptable-matières ni les mentions de leur liquidation par l’ordonnateur.

<a name="_TOC_250011"></a>Les Comités de Gestion Scolaire ne produisent pas de rapport de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des Fonds Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS). La Commune VI du District de Bamako (CVI-DB) ne produise ni de rapport semestriel ni de rapport annuel de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des fonds ADARS mis à leur disposition.

<a name="_TOC_250010"></a>Le Ministre de tutelle n’a pas initié la procédure de nomination du Comptable-matières principal de la Commune VI du District de Bamako. Le Maire a fourni la Lettre n°501/M-CVI-DB du 8 septembre 2022 par laquelle il a saisi, par l’entremise du Gouverneur du District de Bamako, le Ministre de tutelle, de la nomination d’un Comptable-matières principal. Cette demande du Maire est restée sans suite au passage de la mission.

<a name="_TOC_250009"></a>Le Gouverneur du District de Bamako n’adresse pas de lettre de cadrage au Maire de la Commune VI du District de Bamako. Le Gouverneur du District de Bamako n’a adressé aucune lettre de cadrage au Maire de la Commune VI du District de Bamako durant la période sous revue, en prélude à l’élaboration des budgets annuels de la Commune.

Au regard de toutes ces constatations, la mission de vérification a recommandé au Maire de mettre en place un Bureau d’Accueil, d’information et d’orientation des usagers; procéder à l’actualisation du Programme de Développement Économique Social et Culturel (PDESC) de la Commune; respecter le délai de convocation des membres du Conseil Communal aux Sessions; respecter les plans de passation annuels des marchés; veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur; respecter les procédures de passation des marchés en dessous des seuils; veiller à la prestation de serment des régisseurs de recettes et d’avances.

Au Régisseur d’avances de s’assurer de la liquidation et de la certification des factures avant tout paiement.

Au Receveur-percepteur de produire les états financiers de la Commune; respecter la règle du report des soldes de clôture à l’ouverture de l’exercice suivant.

Au Ministre de tutelle d’initier la procédure de nomination d’un Comptable-matières principal à la Commune CVI du District de Bamako.

Au Gouverneur du District de Bamako d’adresser annuellement une lettre de cadrage préalablement à l’élaboration du budget de la Commune VI du District de Bamako.

Aux Présidents de Comité de Gestion Scolaire de produire régulièrement les Rapports semestriels et annuels de l’utilisation des fonds des cantines scolaires et des Fonds d'Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS).

&nbsp;

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 323 873 245 FCFA. Elles sont relatives à l’octroi irrégulier de primes de communication et de fonction pour un montant total de 21 450 000 FCFA; au paiement irrégulier d’indemnités de fonction pour un montant total de 3 600 000 FCFA; à la non-déclaration des recettes issues des célébrations des mariages pour un montant total de 58 836 700 FCFA; à la non-justification des Fonds d’Appui Direct à l’Amélioration des Rendements Scolaires pour un montant total de 138 048 500 FCFA; à la non-justification des fonds destinés aux cantines scolaires pour un montant total de 101 938 045 FCFA.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>vie chère au Mali : La boîte de Pandore</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vie-chere-au-mali-la-boite-de-pandore-3066654.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 08:10:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>S'il y a un domaine dans lequel la transition patauge encore, c'est bel et bien celui du coût de la vie, devenu insupportable par le citoyen malien pris entre le marteau de la propagande et l'enclume d'un clan à s'enrichir à tout prix. Cette situation rend le consommateur malien vulnérable et inquiet quant aux mesures annoncées pour réduire les prix des produits de grande consommation</strong>.

Arrivées dans un contexte de marasme économique mondial, les autorités de la transition malienne optent pour le colmatage pour faire face à la vie chère. Les mesures annoncées n'ont pas produit l'effet escompté, plongeant les consommateurs dans un désarroi total. Ils ne s'attendaient pas à cet échec de la transition à satisfaire une des demandes sociales, à savoir la réduction des prix des produits de première nuit. Et au même moment, le visage des princes du jour brille de mille feux avec l'enrichissement à huis clos dû à l'augmentation des budgets des institutions de la République et autres avantages indus. Le cas du Conseil national de transition (CNT) continue encore de d'alimenter les causeries dans les «<strong>grins</strong>» et de couler beaucoup d’encre.

Tout est devenu cher sans la moindre réaction des dirigeants qui ne cessent d'évoquer les efforts fournis par le gouvernement pour apaiser la tension sociale, créée par les maladresses et les hésitations des femmes et des hommes à la rescousse pour bâtir un autre Mali. Il serait difficile de convaincre les consommateurs par de tels propos, essoufflés par le manque de vision d'un gouvernement qui a fait de son sport favori la propagande et le populisme. Et au bout du rouleau, la cherté de la vie devient la boîte de Pandore. Elle contient tous les ingrédients d'une explosion sociale. Il est aujourd'hui très facile de se saisir d'un des maux de la boîte de Pandore pour retrouver le peuple contre la transition en insistant sur l'échec de celle-ci à abréger la souffrance des consommateurs, pris entre le marteau de la propagande et l'enclume d'un groupe enclin à l'enrichissement dans un laps de temps.

Et pour éviter de telle crise qui ne fera souffrir davantage les Maliens, il est du devoir du gouvernement de donner satisfaction aux consommateurs. Sinon, les détracteurs de la transition n’hésiteront pas à saisir le rebond pour former une coalition hétéroclite d'opposition, de contestations stériles.  L’heure n’est plus aux déclarations tendancieuses dont les auteurs se sont servis pour embrigader certains de nos compatriotes dans leur combat de haine, de mépris et de règlements de comptes contre d’autres Maliens pour la simple raison qu’ils se déclarent démocrates.

Il urge de trouver une solution à certaines souffrances du peuple malien pour couper l'herbe sous le pied des fauteurs de troubles, dont la grande majorité a dirigé le Mali durant les trente dernières années, avec un bilan désastreux et honteux.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification financière de la gestion de l’agence de promotion touristique du Mali : Des irrégularités financières s’élevant à 1 031 456 320 FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-lagence-de-promotion-touristique-du-mali-des-irregularites-financieres-selevant-a-1-031-456-320-fcfa-3066656.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 07:05:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière concerne la gestion de l’Agence de Promotion Touristique du Mali (APTM) au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses et de recettes effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur les opérations de dépenses, de recettes et sur les actes de gestion des organes d'administration et de gestion.</strong>

Cette vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières<strong>.</strong>

&nbsp;

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a constaté que l’Agence de Promotion Touristique du Mali (APTM) ne procède pas à l’enregistrement des procès-verbaux des Sessions du Conseil d'Administration (CA) dans le registre spécial. Elle ne dispose pas de manuel de procédures. Elle a effectué des achats avec des fournisseurs non répertoriés sur la liste dédiée à cet effet.

L’APTM procède à des achats non soutenus par des expressions de besoins. La mission a aussi constaté qu'elle aconclu des marchés ne portant pas toutes les mentions; elle ne tient pas tous les documents de la Comptabilité-matières, n’intègre pas toutes les primes rentrant dans le calcul de l’Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS) et des cotisations sociales del'Institut National de Prévoyance Sociale (INPS).

C’est pourquoila mission de vérification a recommandé au Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’Agence de Promotion Touristique du Mali (APTM) de veiller à l’enregistrement des Procès-verbaux (PV) des sessions du Conseil d'Administration (CA) dans le registre spécial, de signer les Procès-verbaux des Sessions du Conseil d’Administration et de veiller à l’adoption du manuel de procédures par le Conseil d’Administration et à sa validation par la Commission de suivi des systèmes de contrôle interne du Contrôle Général des Services Publics.

Le Directeur des Finances et de l'Approvisionnement de l’APTM doiteffectuer les achats avec les fournisseurs qui figurent sur la liste du fichier "<strong>fournisseurs</strong>"; exprimer les besoins pour les achats par demande de cotation; faire figurer toutes les mentions exigées par la réglementation sur les marchés et faire figurer sur les bulletins de salaire toutes les primes et les intégrer dans la détermination des bases de calcul de l’Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS) et des cotisations sociales.

Quant au Comptable-matières de l’APTM, il doit tenir tous les documents de la Comptabilité-matières conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.

&nbsp;

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 1 031 456 320 FCFA. Elles sont relatives aux faits que les membres de la Commission de dépouillement et de jugement des offres effectuent des simulations de mise en concurrence; que l’Agent Comptable de l’Agence de Promotion Touristique du Mali (APTM) a effectué le paiement de frais sur un chapitre budgétaire inapproprié; qu’il n'a pas reversé la part, à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (ARMDS), de la Redevance de Régulation sur les Marchés Publics et des Délégations de Service Public sur les produits issus de la vente des Dossiers d’Appel d’Offres (DAO).

Aussi, le Directeur des Finances et de l’Approvisionnement n’a pas appliqué des pénalités de retard sur des marchés passés par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte (DRPR). Le Régisseur d’avances a payé des fournisseurs détenant des Numéros d’Indentification Fiscale (NIF) erronés. L’Agent comptable a justifié des frais de mission et de transport par des pièces non conformes.

Le Chef de division des recouvrements de la Direction des Grandes Entreprises (DGE) et des receveurs de centres des Impôts n’ont pas entièrement recouvré les émissions de la taxe touristique pour le compte de l’Agence de Promotion Touristique du Mali. Des promoteurs d’hôtels et des Directeurs de compagnies de voyage ne déclarent pas l’intégralité de la taxe touristique aux services des Impôts.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mauvaise gouvernance : Les Maliens sont les problèmes du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mauvaise-gouvernance-les-maliens-sont-les-problemes-du-mali-3066653.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 07:05:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali n'a pas un problème de création d'entreprise ou de jeunes diplômés sans emploi. Il a un problème d'honnêteté.</strong>

<strong>Le premier président Modibo Keïta a laissé un héritage plus de trente (30) usines à la progéniture. Mais hélas ! Pour des raisons de mauvaise gestion, toutes ont mis la clé sous le paillasson. Aujourd'hui, le plus grand défi à relever dans nos sociétés et entreprises n'est pas la puissance de l'infrastructure. Le plus grand défi à relever, c'est d'avoir le personnel honnête.</strong>

«<em>Tous ceux que nous embauchons semblent avoir pour mission de voler autant que possible, de par des factures gonflées, enregistrant moins que le nombre réel d'unités produites. Le pire dans tout cela c'est que toutes les fraudes que nous avons découvertes ne sont pas commises par une seule personne, ce sont généralement de nombreux membres du personnel qui s'entendent les uns avec les autres, de la production aux ventes, en passant par les finances, même la direction.</em>

<em>J'ai révisé la gestion trois fois en un an. Démarrez une ferme avicole, ils voleront vos œufs. Certains vont jusqu'à tuer les poulets afin qu'ils soient autorisés à les ramener à la maison</em>». L'homme qui tient ces propos est un banquier, ancien directeur général de l'ancienne Banque régionale de Solidarité (BRS).

Pourquoi toutes les sociétés et entreprises de l'État au Mali sont toutes parties en faillite ? Pourquoi l'État ne songe pas à les relancer ? Pourquoi le gouvernement malien a accepté le Programme d'ajustement structurel (PAS) de 1984 à 1994? Pourquoi l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a accepté le PAS qui aurait compressé plus de cinquante mille travailleurs des sociétés et entreprises d'État ?

Pendant la période 1975 à 1985, le tableau de gestion des entreprises publiques est catastrophique. Les scandales financiers sont nombreux.

Nous n'en citerons que quelques-unes parmi les plus exemplaires: ITEMA (Industrie textile du Mali), Mali Lait, HUICOMA (Huilerie cotonnière du Mali), COMATEX-SA (Compagnie malienne des Textiles), Farako Thé, SONATAM (Société nationale de tabac et allumettes du Mali), EDIM (Éditions et imprimeries du Mali).

Le nombre d'entreprises disparues ne fait que des riches. Le procédé est souvent simple: on liquide l'entreprise, on fait fuir le directeur général. Dans un tel système, les scandales sont permanents.

La vie économique de ce grand pays de 20 millions d'âmes est ponctuée de gigantesques détournements de deniers publics sur lesquels la lumière est rarement faite. Chaque fois que les limiers remontent les filières conduisant aux vrais coupables des ordres ou des pressions retiennent leur curiosité.

La situation politique malienne n'est pas pour autant assainie. Les populations demeurent dans l'ensemble, très réservées vis à vis du régime de transition. "Démarrez une ferme avicole, ils voleront vos œufs. Certains vont jusqu'à tuer les poulets afin qu'ils soient autorisés à les ramener à la maison''. Bref, la transition peut, peut-être, réussir ce que ses prédécesseurs n'ont pas pu mener à bien: rassembler peu à peu les Maliens autour du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et bâtir enfin une véritable nation malienne.

La composition du gouvernement et celle du Conseil national de transition (CNT) ne rassurent pas les Maliens. Les obstacles sont nombreux, méfiances accumulées, ambitions personnelles dans l'armée, et hors de l'armée, sans parler de la difficulté qu'il y a toujours à libéraliser un pouvoir fort sans être taxé de faiblesse.

<strong>Amy SANOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Super Biton National du Mali :  Une appellation donnée par Dr Soumana Sako</title>
<link>https://www.maliweb.net/musique/super-biton-national-du-mali-une-appellation-donnee-par-dr-soumana-sako-3065873.html</link>
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<pubDate>Mon, 03 Jun 2024 08:37:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Effectivement, c'est moi qui ai donné le nom "<em>Super Biton National</em>" à l'Orchestre régional de Ségou. C'était en début août 1972, dans la Salle des Spectacles du Stade Omnisports de Bamako, lors d'un concert que l'Orchestre donnait après sa médaille d'or à la Biennale Artistique et Culturelle de Juillet 1972.</strong>

Je jouais le rôle d'impresario (présentateur) lors de leurs concerts.

Vous vous souvenez peut-être, sous la 1<sup>ère</sup> République, il y avait les formations A (avec Djelimady Diabaté), B (avec Amadou Traoré dit Adès et Djelimady Tounkara) et C (Zany Diabaté). Lors de ce concert de début Août 1972, l'Orchestre a joué des morceaux tirés de la culture de plusieurs groupes ethniques du Mali, y compris le peulh, le bambara, le sonrhaï, le ouolof, etc. Des tribunes, un spectateur s'écria, en bambara: Voilà le vrai Orchestre National du Mali ! Dans mon rôle d'impresario, je réagis, au micro et sous les ovations du public: Vous avez entièrement raison ! À partir de maintenant, l'Orchestre régional de Ségou s'appellera Super Biton National. Super, parce qu'il est supérieur à tous les Orchestres du Mali, Biton de par son origine historique et National car son répertoire reflète la culture de toutes les régions du Mali.

Nous étions à l'époque en 2<sup>ème</sup> année de l'ENA (École nationale d'administration).

À la veille du 22 septembre 1972, Radio Mali interviewait les Ministres à tour de rôle. Yaya Bagayoko était Ministre de l'Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports. Le journaliste de lui demander: M le Ministre, il paraît que l'Orchestre régional de Ségou est devenu Orchestre National sous l'appellation de Super Biton National ? Yaya Bagayoko répondit par l'affirmative, alors qu'il n'y avait encore aucun texte officiel en ce sens. Mais, comme on le sait, en général les Ministres ne veulent pas paraître en public comme ignorant ce qui se passe dans leur Département ministériel....

Il est vrai aussi que, depuis longtemps, les musiciens de l'Orchestre cherchaient un nom assez original pour remplacer le nom générique d'Orchestre Régional (commun à tous les Orchestres représentant les Régions lors des Semaines de la Jeunesse et des Biennales.

Mes relations avec l'Orchestre de Ségou remontent surtout à l'année scolaire 1970/1971. Vous vous souvenez peut-être, nous étions en 1ère année de l'ENA, Mamadou Dougoumalé Cissé et moi venions d'être élus respectivement Secrétaire et Secrétaire Adjoint à l'Organisation du Comité des Étudiants. Les élèves du Lycée Notre-Dame du Niger nous avaient sollicité pour les aider dans l'organisation de leur concert suivi de bal (comme c'était la mode à l'époque). Alors que leur préférence allait au Rail Band ou au Star Band du Motel (avec Laba Socé), je leur ai fortement recommandé d'engager plutôt l'Orchestre régional de Ségou. Elles étaient assez sceptiques au début, mais, fort heureusement, et le concert (au Stade Omnisports) et le bal (à l'ENA) furent un succès retentissant.

À la même époque, avec Papus Daff j'animais l'émission Samedi des Jeunes (plus tard appelé Jeunesse et Développement) de Radio Mali. Papus Daff était un employé de Radio Mali, j'étais tout simplement un bénévole. Les émissions étaient enregistrées les jeudis dans l'après-midi et diffusées en différé (après avoir passé la censure) les samedis dans l'après-midi. On ne s'entendait pas toujours quant au choix des morceaux de musique devant meubler l'émission.

Le Rail Band était le choux-choux de Papus Daff (qui l'appelait le champion de la musique africaine du Mali) alors que les morceaux de l'Orchestre régional de Ségou avaient ma préférence. Naturellement, le dernier mot lui revenait. Un jour de mai 1972, j'ai publié dans la rubrique "<strong>Courrier des lecteurs</strong>" de <em>L'Essor</em> un long article critiquant "<strong>ceux qui nous rabâchent tous les oreilles avec le slogan creux désignant le Rail Band comme le champion de la musique africaine du Mali</strong>", soutenant que ce label revenait plutôt à l'Orchestre régional de Ségou et que ce dernier en ferait encore la démonstration, s'il en était besoin, lors de la Biennale à venir (celle de juillet 1972). Cette semaine-là, je m'abstins d'accompagner Papus Daff dans l'émission Samedi des Jeunes.

En réaction, comme morceaux d'accompagnement de ladite émission tout comme de l'émission "<strong>Soirée dansante</strong>" du samedi soir, Papus choisit exclusivement des morceaux du Rail Band, comme pour répondre à mon article. Heureusement pour moi, Ségou remporta le 1<sup>er</sup> Prix du concours d'orchestre tout comme à la Biennale de 1970.

<strong>Ps:</strong> il convient de rappeler que, lors de la Semaine de la Jeunesse de juillet 1968 (la dernière, avant le coup d'État du 19 novembre 1968), l'Orchestre régional de Sikasso (qu'Amadou Traoré dit Adès venait de rejoindre après le Pionnier Jazz de Bamako-Coura et l'UNI-Star) remporta le 1<sup>er</sup> Prix d'Orchestre moderne avec 17,25 sur 20, devant Ségou 2<sup>ème</sup> avec 17 points. Je me rappelle que ce classement fut fortement controversé. D'ailleurs, jusqu'au coup d'État, dans l'émission "<strong>Soirée dansante du samedi</strong>", Radio Mali repassait les morceaux de Ségou et de Sikasso en demandant aux auditeurs eux-mêmes d'en juger.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Vérification de performance de la gestion de l’Agence pour la promotion des exportations : Les performances de l’APEX ne sont pas satisfaisantes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-la-gestion-de-lagence-pour-la-promotion-des-exportations-les-performances-de-lapex-ne-sont-pas-satisfaisantes-3065871.html</link>
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<pubDate>Mon, 03 Jun 2024 08:35:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification de performance porte sur la gestion de l’Agence pour la Promotion des Exportations (APEX) pour la période allant du 1<sup>er</sup> janvier 2019 au 31 décembre 2022. Elle a pour objectif, d’une part, de s’assurer du fonctionnement efficace et efficient des organes d’administration et de gestion de l’APEX et, d’autre part, d’évaluer dans quelle mesure la gouvernance de l’APEX est conforme à la réglementation en vigueur et aux bonnes pratiques. Les travaux ont porté sur la gouvernance, la gestion administrative, la gestion des bases de données relatives à l’information des exportateurs sur les normes de qualité et les conditions d’accès aux marchés extérieurs de biens et de services ainsi que la satisfaction des exportateurs des prestations délivrées par l’APEX.</strong>

À l’issue de cette vérification, les principales constatations et les recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées se présentent comme suit:

<strong>Gouvernance institutionnelle et administrative</strong>

La mission a constaté que le Ministre de l’Industrie et du Commerce ne veille pas au renouvellement du mandat des administrateurs de l’Agence pour la Promotion des Exportations (APEX). Le Conseil d’administration (CA) ne tient pas régulièrement ses Sessions ordinaires. Il ne joue pas pleinement son rôle de pilotage stratégique de l’APEX.

Il a été recommandé au Ministre chargé de l’Industrie et du Commerce de veiller au respect de la durée du mandat des administrateurs.Le Président du Conseil d’administration (PCA) doit veiller à la tenue régulière des sessions ordinaires; fixer les objectifs annuels et pluriannuels à atteindre par l’Agence; approuver les Rapports d’activités du Directeur Général etapprouver le manuel de procédures administratives, financières et comptables.

<a name="_TOC_250012"></a><strong>Gestion des ressources financières</strong>

La mission a constaté que le Directeur Général (DG) n’utilise pas les ressources financières de l’APEX avec un souci d’économie. Le Directeur Général ne fait pas une utilisation efficiente des ressources financières.Il a procédé à une utilisation non judicieuse des ressources financières de l'APEX. Le Directeur Général a attribué un contrat n’ayant pas d’objet. Il a en outre ordonné la prise en charge financière par APEX de charges non éligibles, selon les dispositions réglementaires.

La mission a recommandé au Directeur Général d’arrêter l’acquisition de denrées alimentaires pour le mois de Ramadan avec les ressources financières de l’Agence; d’arrêter de fractionner les dépenses; d’arrêter d’utiliser les ressources financières de l’Agence pour des projets non réalisés; d’arrêter d’ordonner la réalisation d’audit de comptes lorsque les comptes ne sont pas disponibles et d’arrêter d’ordonner le paiement de dépenses indues.

<strong>Mise en place d’une base de données pour l’information des exportateurs</strong>

La mission a constaté que l’Agence pour la Promotion des Exportations (APEX) ne remplit pas des objectifs opérationnels de sa mission.

Elle a recommandé au Directeur Général de veiller à la mise à disposition des exportateurs, des informations sur les normes de qualité et les conditions d’accès aux marchés des biens et services des pays destinataires des exportations du Mali.

<strong>Satisfaction des exportateurs</strong>

La mission a constaté que des exportateurs apprécient les services de conseil, d’accompagnement et de délivrance des certificats d’origine rendus par l’Agence pour la Promotion des Exportations.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Politique économique du Président Modibo Keïta :  Comment la SOMIEX a été créée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/politique-economique-du-president-modibo-keita-comment-la-somiex-a-ete-creee-3065868.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Jun 2024 08:32:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Contrairement à ce qui est dit dans ce reportage, le Président Modibo Keïta n'a jamais suspendu la Constitution. Trop d'affirmations gratuites, trop d'erreurs (comme la confusion entre la création du FCFA et celle du FM le 1<sup>er</sup> juillet 1962). Aussi, la création de la SOMIEX (Société malienne d'import-export) était une nécessité vitale pour le jeune État. En effet, suite à la proclamation de l'Indépendance le jeudi 22 septembre 1960, la Chambre de Commerce, contrôlée à l'époque par les maisons coloniales françaises et les libano-syriens décrète dès le lendemain la fermeture de toutes les boutiques "<em>pour que les indigènes sachent que l'Indépendance n'est pas une bonne chose</em>".</strong>

Un Gouvernement responsable n'aurait pas pu rester les bras croisés face à un tel défi. Oumar Ly, alors Directeur de Cabinet du Président Modibo Keïta et Inspecteur des Impôts de formation, reçut mission de faire le tour du monde "<strong>pour acheter tout ce que le Peuple pouvait manger" </strong>avec une cagnotte de FCFA 100 millions mobilisée en raclant les fonds de tiroirs. Puisqu'il n'y avait aucun indigène dans le commerce d'import-export, il a bien fallu créer une structure pour prendre en charge cette fonction essentielle: ce fut la SOMIEX, dotée du monopole de l'import-export de certains produits essentiels (et non de toutes les marchandises comme certains le prétendent). Oumar Ly en fut le premier Directeur Général.

Le reportage passe sous silence l'une des causes fondamentales de l'inflation à l'époque: la France continuait à inonder le marché de faux billets de FM. Aussi, nos États ont toujours eu de la peine à prévenir ou à juguler l'inflation découlant d'une dévaluation, comme ce fut le cas encore en janvier 1994.

Les mutations de l'instituteur Modibo Keïta à Sikasso puis à Kabara étaient en fait des mesures d'exil pour limiter son influence politique au Soudan. Par exemple, pour contourner la mesure discriminatoire de l'Administration coloniale interdisant aux indigènes de faire la politique, Modibo Keïta organisa dans chaque quartier de Bamako des groupes de jeunes pour faire du théâtre et critiquer les abus des colons à travers des manifestations théâtrales.

En représailles, l'Administration coloniale le muta à Sikasso. C'est là où il se joignit à Jean-Marie Koné pour créer un journal, <em>L'Œil du Kénédougou</em>, pour dénoncer les abus de l'Administration coloniale. Son influence sur les populations était telle que le Commandant de Cercle français signala au Ministre des Colonies que le vrai Commandant de Cercle n'était autre que Modibo Keïta. Dans le même temps, le Commissaire de police français de Sikasso signala à sa hiérarchie que "<strong>la vie politique à Sikasso est dominée par un fou, un fou d'autant plus dangereux qu'il est très intelligent</strong>". Il fut donc exilé à Kabara, après un séjour à la prison la Santé de Paris sur plainte pour diffamation du Commandant de Cercle français de Sikasso. Afin de continuer ses activités politiques, il a pris une disponibilité sans solde.

Avant le coup d'État du 19 novembre 1968, il n'y a eu aucune manifestation publique pour exiger le départ de Modibo du pouvoir, contrairement au cas du chef des putschistes de 1968. Aussi, deux jours après le coup de force militaire, il n'y avait aucune manifestation publique pour "<strong>saluer</strong>" le putsch. Il a fallu recourir à un faux message de soutien diffusé dans l'après-midi du mercredi 20 novembre au nom d'un "<strong>tailleur au Badiallan</strong>" que nul n'a pu identifier à ce jour.

<strong>Dr Soumana Sako, ancien Premier ministre, ancien ministre de l’Économie et des Finances, ancien fonctionnaire international</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mémorandum du M5&#45;RFP à l’occasion l’An III de la rectification de la trajectoire de la transition: 24 mai 2021&#45;24 mai 2024</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/memorandum-du-m5-rfp-a-loccasion-lan-iii-de-la-rectification-de-la-trajectoire-de-la-transition-24-mai-2021-24-mai-2024-3065152.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 May 2024 10:08:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En 2020, le Peuple malien confronté à une crise multidimensionnelle a engagé une lutte patriotique portée par le M5-RFP (Mouvement du 05 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques) qui a abouti à la chute de l’ancien régime, le mardi 18 août 2020, avec l’intervention des Forces Armées Maliennes (FAMa).</strong>

Après une première phase de navigation sans vision claire et sans objectifs précis, survint la Rectification de la trajectoire de la Transition en mai-juin 2021. À cette occasion, il a été convenu entre les Forces vives du changement, civiles et militaires, de sceller un partenariat stratégique afin de bâtir l’action gouvernementale autour des mesures essentielles exprimées et attendues par le Peuple malien.

Ce partenariat stratégique scellé au soir du lundi 24 mai 2021 à Kati, sous la forme d’un compromis politique historique, c’est-à-dire d’un pacte d’honneur entre Patriotes du Pays, fut bâti autour d’un engagement sincère pour la mise en œuvre d’actions pertinentes pour la Refondation du Mali.

À cet effet, le M5-RFP déclina lesdites actions en dix (10) points et dix-sept (17) mesures.

Un attelage gouvernemental conduit par le Premier ministre proposé par le M5-RFP, en l’occurrence Dr Choguel Kokalla MAÏGA, est ainsi mis en place, sous le leadership patriotique du Président de la Transition, Chef de l’État, Colonel Assimi GOÏTA.

Le Plan d’action du Gouvernement approuvé par le Conseil National de Transition (CNT) le 02 août 2021, se résume aux axes principaux suivants:
<ul>
 	<li>le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire;</li>
 	<li>les réformes politiques et institutionnelles;</li>
 	<li>l’organisation des élections générales;</li>
 	<li>la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité;</li>
 	<li>l’application intelligente de l’Accord issu du processus d’Alger.</li>
</ul>
À cela, s’est ajoutée la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation (ANR) tenues, sur une base inclusive et participative, du 11 au 30 décembre 2021.

Depuis la Rectification de la trajectoire de la Transition, les résultats du changement pour la Refondation du Mali sont irréfutables, visibles et tangibles à tous les niveaux:

- la Refondation du système de défense et de sécurité pour restaurer la dignité et l’honneur du Mali, par la reconstruction de l’outil de défense et la reconquête de l’intégrité territoriale (équipements et matériels aéroterrestres, recrutements, formations, prises des bases de la MINUSMA à Ber, Kidal, Aguel-Hoc, Tessalit, etc.);

- la Refondation de la souveraineté nationale et l’affirmation de la diplomatie malienne, depuis le discours historique prononcé à la tribune des Nations Unies au nom du Président de Transition par le Premier ministre le 25 septembre 2021, avec le retrait subséquent du Mali de toutes les institutions politiques et organisations militaires portant atteinte à son indépendance et à sa souveraineté (Takuba, Barkhane, G5-Sahel, MINUSMA, CEDEAO, EUTM, EUCAP, etc.);

- la Refondation institutionnelle et politique, avec le passage à la 4ème République dotée d’une nouvelle Constitution élaborée par et pour les Maliens, promulguée le 22 juillet 2023 ;

- la Refondation de la Vision endogène de l’Etat et de la Gouvernance, à travers la mise en œuvre du Plan d’actions du Cadre Stratégique de la Refondation de l’Etat, avec un mécanisme indépendant de suivi-évaluation (CINSERE-ANR) placé sous l’autorité du Président de la Transition;

- la Refondation du système électoral, avec la création de l’AIGE (Autorité indépendante de gestion des élections);

- la Refondation de la réorganisation administrative avec l’opérationnalisation des nouvelles régions et l’adoption de la nouvelle carte administrative du Mali;

- la Refondation du système biométrique de l’état civil (Mali Kura Biométrie) et des effectifs des agents de la Fonction publique de l’Etat et des collectivités territoriales (Projet SIGRH);

- la Refondation du Capital humain à travers la moralisation des examens scolaires et des concours de la Fonction publique;

- la Refondation de la justice pénale et de la lutte contre la corruption et l’impunité (réformes judiciaires, renforcement des ressources humaines de la justice, stratégie nationale de lutte contre la corruption, relecture du code pénal et du code de procédure pénale, etc.);

- la Refondation de la politique économique nationale à travers une meilleure gestion des ressources financières de l’Etat, la réappropriation des richesses nationales (Secteur minier et contenu local, COMATEX, SUKALA, UMPP, Chemins de fer, etc.);

- la Refondation de la politique agricole, de l’élevage et de la pêche, avec des productions records;

- la Refondation de la production nationale et de la consommation des produits nationaux ;

- la Refondation de la gouvernance financière et économique, avec la tendance vers une autonomisation des revenus de l’Etat, et une meilleure gouvernance des finances publiques;

- la Refondation du dialogue social à travers la signature et la mise œuvre du Pacte de stabilité sociale et de croissance, et l’harmonisation valorisante des grilles salariales des agents publics;

- la Refondation de la citoyenneté basée sur le Service National des Jeunes (nouveaux fonctionnaires et Jeunes), revalorisation du statut des Autorités et légitimités traditionnelles et l’implémentation du Programme national d’éducation aux valeurs dans les cursus d’enseignement ;

- la naissance de l’esprit du Maliden Koura (nouveau citoyen malien) avec une vision endogène, sans influence, qui a confiance en la gouvernance, qui a confiance en soi et qui a foi en l’avenir.

Par ailleurs, le Mali inspire même le reste de l’Afrique. En témoigne notamment la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) entre le Burkina Faso, le Niger et le Mali.

Au regard de ces grandes avancées, le M5-RFP félicite le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA et ses Compagnons, non seulement pour avoir assuré avec brio le leadership du processus du changement, mais également pour avoir résisté à toutes les tentatives de déstabilisation, de déviation et de banalisation de la Transition.

À cet égard, le Peuple malien rend un hommage éternel et exprime une infinie gratitude aux FAMa pour leur sacrifice incommensurable dans l’œuvre de reconstruction de l’Etat et de restauration de la République du Mali dans ses frontières internationalement reconnues, et dans le concert des Nations.

De ce qui précède, le Peuple malien peut se convaincre que la Refondation du Mali voulue par lui est résolument en marche, à travers une vision comprise et acceptée par les Citoyens, déterminés et résilients, basée sur un plan d’actions progressivement mis en œuvre, avec la naissance de la 4ème République, dans l’union sacrée pour un Mali Débout et Digne.

Cependant, malgré le redressement de la trajectoire de la Transition et la mise en œuvre progressive du processus de Refondation de la Nation, sous l’impulsion du Gouvernement, le Peuple malien témoigne et assiste à un relâchement des termes du Pacte d’honneur du partenariat stratégique liant les deux Forces civiles et militaires pour le changement.

Ainsi, nous avons pu assister, le 1er juillet 2023, à la rupture de ce pacte initialement incarné par la formation du gouvernement de Transition le 11 juin 2021 par, purement et simplement, le limogeage et le remplacement de presque tous les ministres du M5-RFP, sans consultation ni proposition de Dr Choguel K. MAIGA, en sa double qualité de Premier ministre et de Président du M5-RFP.

Cette situation sera plus tard exploitée par certaines forces politiques, pour tenter d’affaiblir et de déstabiliser le M5-RFP qui est, heureusement, resté vigilant et a mis les intérêts supérieurs du Mali au-dessus de certaines considérations.

Plusieurs questions majeures de la gestion gouvernementale ont été traitées sans y associer le Chef du gouvernement, notamment la finalisation de la réorganisation territoriale, la gestion de la crise énergétique, l’organisation de la campagne référendaire et du «meeting de la honte» du 8 juin 2023, le report des élections, etc. Il en est de même de ce qui concerne les discussions sur l’Alliance des Etats du Sahel (AES), des négociations sur certains dossiers à caractère économique et financier avec des partenaires stratégiques, ainsi qu’avec des partenaires techniques et financiers du Mali.

Certaines pratiques de l’ancien système qui jurent avec les intérêts supérieurs du Peuple malien, refont surface à travers des arrestations et détentions extrajudiciaires notamment de membres du M5-RFP, le retour progressif et l’infiltration rampante de ceux qui avaient observé une position «neutre» et de ceux qui avaient combattu ouvertement l’avènement du renouveau et s’adonnent à un sabotage et à une déstructuration, depuis l’intérieur, du processus de Refondation, dans le but de remettre en cause l’esprit et les acquis du changement.

Plusieurs pratiques qui sont inimaginables pour le Malien lambda pendant cette Transition, se manifestent de jour en jour. Et, le M5-RFP ne peut, et ne veut, s’en rendre complice.

Sur un tout autre plan, l’initiative du Dialogue inter-Maliens (DIM) devra servir d’alternative à la fin de l’Accord issu du processus d’Alger en matière de paix et de réconciliation nationale, tel que prévu par les recommandations des ANR. Mais, la déclinaison de certaines recommandations tendancieuses «phares» du DIM ont heurté l’opinion, en ce qu’elles s’écartent des objectifs visés et qu’elles tombent dans le piège des pourfendeurs de cette initiative. Il s’agit notamment de la prorogation de la durée de la Transition, de l’élévation de six (6) colonels aux grades de généraux, et de la négociation avec les chefs des groupes terroristes.

D’abord, la durée de 5 ans de nouveau proposée pour la Transition est inutile, car la durée de 6 mois à 5 ans maximum a été déjà actée par les ANR. Ensuite, les propositions «d’auto-promotion» aux grades de généraux de certains officiers au détriment d’autres risquent de créer des frustrations. Enfin, la proposition d’imposer au Peuple malien une négociation avec de «faux» djihadistes et groupes armés terroristes fait oublier le fait que ce sont plutôt des «mercenaires irrédentistes», auteurs proclamés de massacres de civils innocents (notamment du Bateau Tombouctou), à la solde d’autres puissances extérieures, à l’affut de la moindre brèche pour pénétrer le mécanisme de reconstruction de l’Armée et de l’Administration, et du processus de réconciliation nationale pour mieux les saboter de nouveau. Ils voudraient certainement continuer les pratiques pernicieuses de plus de trente (30) ans qui ont échoué lamentablement.

Ainsi, après réflexions et analyses de la gestion du partenariat stratégique et de la gouvernance actuelle dans notre pays, nous, Membres du Mouvement du 05 juin - Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) :

- Réaffirmons la nécessité du respect des termes du partenariat stratégique scellé, sur la base d’échanges mutuels et de consensus, le lundi 24 mai 2021 à Kati, sous la forme d’un Pacte d’honneur entre les acteurs principaux du changement, qui ne doivent jamais oublier d’où ils sont partis ensemble, comment et sur quelles bases, pour atteindre des résultats honorables pour le Peuple malien, qui désormais relève fièrement la tête;

- Manifestons notre engagement et notre détermination totale pour faire triompher les idéaux autour desquels nous avons fédéré nos intelligences et nos énergies pour le changement et le Malikura;

- Actons la nécessité du sacrifice permanemment consenti par les Patriotes pour mener à bien la lutte du Peuple malien portée par le M5-RFP, depuis le 5 juin 2020;

- Demandons à nos Partenaires stratégiques militaires plus d'ouverture, d'écoute et de compréhension vis-à-vis de la composante civile des Forces du changement, afin de garantir de façon sincère et irréversible le processus de la Refondation du Mali, pour ne pas tomber dans le piège des adversaires, visibles, cachés ou souvent masqués, réfractaires au renouveau et à l’avènement du Malikura.

- Engageons les Autorités de la Transition à une plus grande vigilance, d’éviter d’exposer inutilement le processus de Transition à des risques d’instabilité, afin de mieux défendre et servir les intérêts du Peuple malien sans exclusive, et de s’interdire toutes démarches encourageant le retour des forces hostiles ou des pratiques contraires au changement ;

- Demandons aux Autorités de la Transition une plus grande diligence dans les poursuites judiciaires contre les commanditaires, auteurs et complices des tueries et exactions contre les victimes de 2020, mais également la prise en compte desdites victimes dans le processus d’indemnisations;

- Exprimons nos inquiétudes suite aux arrestations extrajudiciaires contre des citoyens (cas Amara Bathily), mais aussi les poursuites et condamnations judiciaires sélectives contre les défenseurs de la Transition (cas Abdel Kader Maïga), sur la base de la loi sur la cybercriminalité, alors qu’un plaignant traitant le Premier ministre, chef d’institution, de «corbillard» est non poursuivi et bénéficie même des appuis, notamment ceux d’un procureur de la République qui s’acharne sur un prévenu, en lui faisant comprendre, publiquement dans son réquisitoire, qu’il lui reproche également « d’avoir tenu, en 2019, des propos contre le Président IBK, son fils Karim et son régime » ;

- Rassurons le Peuple malien, que les raisons et les objectifs de sa lutte portée par le M5-RFP ne sauraient être galvaudés, encore moins trahis, pour quelque motif que ce soit.

Le M5-RFP salue la mémoire de toutes les victimes civiles et militaires de la crise multidimensionnelle et du terrorisme tombées sur le champ d'honneur pour le Malikura et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Le M5-RFP exhorte le Peuple malien, à travers toutes ses composantes véritablement acquises au changement, à renforcer sa détermination dans l’union sacrée autour des idéaux du renouveau et à se maintenir mobilisé jusqu’à l’aboutissement de son combat patriotique pour un Malikura, souverain, démocratique, républicain et laïc doté d’une gouvernance responsable et vertueuse.

<strong>Vive le M5-RFP !</strong>

<strong>Vive le Malikura !</strong>

<strong>Vive la République !</strong>

<strong>Que Dieu bénisse les Maliens et protège le Mali !</strong>

<strong>Bamako, le 24 mai 2024.</strong>

<strong>Pour le M5-RFP</strong>

<strong>Bouba K. TRAORÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>6ème évaluation de politique publique du BVG :  Politique Nationale de Population (PNP) révisée&#45;Plan d’Actions (2018&#45;2022): Certains objectifs de la PNP n’ont pas été atteints</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/6eme-evaluation-de-politique-publique-du-bvg-politique-nationale-de-population-pnp-revisee-plan-dactions-2018-2022-certains-objectifs-de-la-pnp-nont-pas-ete-atteints-3063465.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 May 2024 07:01:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’</strong><strong>Évaluation de Politique Publique fait partie des missions assignées au Vérificateur Général en vertu de l’article 2 de la Loi n°2021-069 du 23 décembre 2021 l’instituant. Elle peut se définir comme une appréciation systématique et objective d'une politique, en cours ou terminée, de sa conception, de sa mise en œuvre et de ses résultats, dans le but d'en déterminer la pertinence, l'efficacité en matière de développement et l'impact.</strong>

Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) vient d’évaluer la Politique Nationale de Population révisée-Plan d’Action (2018-2022), en se basant sur quinze (15) questions regroupées en quatre (04) critères d’évaluation: la pertinence, la gouvernance, l’efficacité opérationnelle et les effets.

<strong>Le critère de la pertinence</strong>

À travers ce critère, la mission a examiné la mesure dans laquelle les objectifs visés par la PNP correspondent aux besoins de la population bénéficiaire. Les acteurs de la conception de la PNP connaissent les problèmes et les besoins de population, notamment sa structure, l’éducation, la santé, l’emploi, l’autonomisation des femmes et des filles, et la migration. Les spécificités par Région n’ont pas été prises en compte pour cause de non-validation de leurs Programmes Régionaux de Population (PRP). Les bénéficiaires déclarent que les activités les ciblent, mais ne sont pas exhaustives, car tous leurs besoins ne sont pas comblés.

<strong>Le critère de la gouvernance</strong>

À travers ce critère, la mission a cherché à savoir si les instances de coordination et de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la PNP jouent pleinement leurs rôles. D’importantes réformes ont été conduites pour mettre en place un nouveau dispositif de coordination et de suivi-évaluation de la PNP révisée en 2018, mais on constate une timide opérationnalisation au niveau central, quasiment inexistante au niveau des Régions.

Par conséquent, la gouvernance de la PNP souffre d’énormes insuffisances qui ont rendu impossible l’encadrement des activités à hauteur de souhait et impacté son mécanisme de coordination et de suivi-évaluation.

<strong>Le critère de l’efficacité opérationnelle</strong>

La PNP doit permettre l’amélioration des conditions de vie de la population à travers la réalisation d’activités. Le coût prévisionnel du plan d’action de la Programmes Régionaux de Population (PRP) est estimé à 27,250 milliards de FCFA. La mobilisation et l’utilisation des ressources n’ont pas permis de mener toutes les activités en raison du contexte budgétaire, de la crise multidimensionnelle au Mali et de la timide intervention de certains partenaires.

Quant aux activités réalisées dans le cadre de l’amélioration du capital humain, de l’autonomisation économique des filles et des femmes, elles ont varié d’un secteur à un autre, allant de peu satisfaisant à satisfaisant. Tous les acteurs sont unanimes que tous les objectifs de la PNP n’ont pas été atteints faute, de ressources.

Selon la DNP, le niveau de mobilisation des ressources pour financer les activités s’élève à 10,2% du montant prévu dans le plan d’actions. Le financement de la PNP est aussi dépendant des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et des Collectivités Territoriales dont les contributions sont restées timides.

<strong>Le critère des effets</strong>

Le critère des effets s’intéresse à la mesure dans laquelle la PNP a apporté des changements dans la vie de la population. L’analyse des données collectées auprès des acteurs et des bénéficiaires permet de soutenir que sa mise en œuvre a contribué à une plus grande utilisation des services de santé par la population. La majorité des bénéficiaires rencontrés fréquente les centres de santé. Des changements ont été observés tels que la présence de plus de Sages-femmes qualifiées (523 Sages-femmes recrutées par le Projet d’Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel-SWEDD) et l’amélioration des prestations fournies.

Par ailleurs, l’utilisation des services de Santé par les femmes et les jeunes n’est pas effective. Cela est dû à l’absence de gratuité des produits et prestations fournies par les structures de Santé.

Grâce à différents efforts réalisés, on assiste à une baisse de la natalité et à une diminution de la mortalité infantile et néonatale. Toutefois, cette contribution demeure assez faible, et les effets produits sont très peu perceptibles.

La Programmes Régionaux de Population (PRP) a aussi permis l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, des femmes et des filles à travers des Activités Génératrices de Revenus (AGR). Cependant, les emplois créés ne sont pas tous permanents et ne génèrent que des revenus destinés à satisfaire exclusivement les besoins vitaux des bénéficiaires.

<strong>Ibrahim DIALLOCCOM BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après Modibo Keïta : Le Mali cherche désespérément un homme d’État charismatique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/apres-modibo-keita-le-mali-cherche-desesperement-un-homme-detat-charismatique-3063463.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/apres-modibo-keita-le-mali-cherche-desesperement-un-homme-detat-charismatique-3063463.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/modibo-keita.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 13 May 2024 06:56:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Pourquoi d’autres figures emblématiques n’émergent pas à l’image dans d’autres pays</strong>

<strong>Modibo Keïta, ancien président du Mali a dirigé notre pays de 1960 à novembre 1968. Et depuis ce jour-là, son nom est rentré dans l’histoire pour ne plus sombrer dans les oubliettes. L’homme de la Fédération du Mali (Mali-Sénégal) et de l’indépendance du Mali aura marqué les esprits de la vieille classe politique et d’une certaine jeunesse ‘‘Modobiste’’ par ses travaux de développement d’Hercule.</strong>

Bien vrai qu’il ne soit plus de notre monde, le premier président du Mali reste un repère et un modèle. Bientôt, nous allons célébrer le 64<sup>ème</sup> anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale.  Avec sept (07) présidents, quatre (04) Constitutions, vingt-quatre (24) Premiers ministres, plus de soixante-quatre (64) gouvernements en soixante-quatre (64) ans de vie d’une nation. Comme dirait le Sage: «<strong>Les hommes passent, les peuples demeurent</strong>». Il s’agit de regarder dans le rétroviseur. Aux yeux de la jeunesse, il faut des propositions concrètes face aux difficultés du moment.

Quoi qu’on dise, nous avons de jeunes intellectuels très brillants qui n’ont connu ni Modibo Keïta, ni Moussa Traoré. Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, on ne parle plus de Houphouët Boigny, au Sénégal plus de Léopold Sedar Senghor, en Mauritanie de Ould Daddah.

En Côte d’Ivoire, le relais est assuré par une nouvelle génération de jeunes leaders politiques depuis le décès du ‘‘<strong>Vieux</strong>’’. Il y a eu Henri Konan Bédié, Rober Gueï, Laurent Gbagbo, Alassane Dramane Ouattara (ADO). Parmi les successeurs, celui qui aura marqué le plus les esprits des Ivoiriens serait ADO à travers son projet de société. Des jeunes intellectuels confirmés ont émergé avec ADO. Il s’agit de Guillaume Soro Kigbafori, Ahmed Bakayoko,  Blé Goudé avec Laurent Gbagbo.

Au Sénégal, la succession et la relève ont été bien assurées, malgré le charisme du président Senghor. Le Sénégal a intellectuellement et commercialement toujours un plier de l’Afrique-Occidentale française (AOF) et montre du goût pour la controverse politique. Il était dominé par la figure du président Senghor, intellectuel formé à la française.

Au pays de la Teranga, il y eut après Senghor: Aboul Diouf, ancien Premier ministre du président poète, Abdoulaye Wade, chef d’un parti de l’opposition, Parti démocratique sénégalais (PDS), Macky Sall, ancien Premier ministre de Wade et récemment Bassirou Diamoye Faye, militant du Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité (PASTEF), élu président de la République. Dans ce pays, comme une loi, la succession se fait entre le président sortant et son Premier ministre.

En Mauritanie, depuis l’indépendance, ce pays était gouverné par Moktar Ould Daddah. En 1978, son régime est renversé par un coup d’État militaire et après une période de troubles, Ould Haïdallah, un pro- Algérien prend le pouvoir en 1980. Il fait adopter la charia et demande le départ des troupes françaises.

Hormis une poignée de ressources humaines qui ont marqué ‘‘<strong>leur territoire</strong>’’, plusieurs générations ont réussi leur mission. En 1960, Modibo Keïta a réussi sa mission, il continue de marquer les esprits de certains jeunes.

En 1987, Dr Soumana Sako, nommé ministre de l’Économie et de Finances, réussit sa mission dans plusieurs domaines. En 1991, il est sollicité par l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) pour occuper le poste de Premier ministre de la transition. Il organise des élections sur tout le territoire à moindre frais (2 milliards de FCFA).

De 2008 à 2011, Mamadou Igor Diarra est nommé ministre de l’Énergie, des Mines et de l’Eau, puis ministre de l’Économie et de Finances. Il réussit sa mission. Un homme de conviction et d’action, il est auteur d’un livre: «<strong>C’est possible au possible au Mali</strong>». Il est partisan d’une politique du concret.

On pourrait ajouter à cette liste Moussa Alassane Diallo, actuel ministre du Commerce et de l’Industrie, ancien Président directeur général (PDG) de la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA). Il aurait sauvé la transition de 2012 à travers l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBF) par le paiement des pensions et des salaires. Les caisses de l’État étaient au rouge.

En dehors de ces quelques rares jeunes intellectuels brillants, s’il fallait dépeindre la gestion de certains jeunes intellectuels à de hautes fonctions (ministres), le tableau est sombre. La quasi-totalité trainerait des casseroles, d’autres sont l’objet de poursuites judiciaires, d’autres bénéficient de la liberté provisoire. Bref, de grands délinquants financiers à col blanc. Le Mali cherche désespérément un autre homme comme Modibo Keïta.

<strong>Amy SANOGO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nomination à des postes à responsabilité :  Le retour en force des hommes de l’ex&#45;parti unique au pouvoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/nomination-a-des-postes-a-responsabilite-le-retour-en-force-des-hommes-de-lex-parti-unique-au-pouvoir-3062625.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/nomination-a-des-postes-a-responsabilite-le-retour-en-force-des-hommes-de-lex-parti-unique-au-pouvoir-3062625.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 May 2024 10:15:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Il ne restait plus que cela, réhabiliter le général Moussa Traoré et placer les militants de l’Union démocratique du peuple malien (UDPM) dans les sphères de l’État. Nous avons encore en mémoire la toute première visite des membres du Conseil national pour le salut du peuple (CNSP en 2020) chez le général Moussa Traoré. En 1991, le vocable Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP désignait la transition. En 2020, c’est le CNSP. La différence observée entre les deux (02) sigles d’appellation de la transition est la lettre T. CTSP et CNSP, tous parlent de salut du peuple.</strong>

Dans le Mali d’aujourd’hui, les générations nées sous Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré (ATT) et Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) représentent 85% de la population. Une bonne partie de cette génération tire les ficelles du pouvoir.

En termes d’avancées démocratiques, les trois dernières décennies pourraient être considérées comme des décennies perdues pour le Mali. Le bilan est sombre: violations délibérées et flagrantes des droits de l’Homme, exercice autocratique du pouvoir par des partis uniques, putschs multiples suivis de meurtres de personnalités politiques. Alors que la transition tire vers sa fin, le président de la transition, suspend les activités des partis politiques et des associations à caractère politique.

Il organise un Dialogue Inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale comme ce fut le cas du fameux congrès de l’UDPM (26-27 et 28 mars 1991) qui devait décider de l’avènement de la démocratie au Mali en 1991. La suite ? coup d’État du 26 mars 1991. Les personnalités de l’ancien UDPM (Union démocratique du peuple malien) qui rédigeaient les discours à la nation du président Moussa Traoré sont ceux-là aujourd’hui les animateurs des débats du dialogue Inter-Maliens.

Le modèle de démocratie a été expérimenté en Afrique quelques années avant ou quelques années après la proclamation de l’indépendance. Au Mali, deux (02) grands partis politiques existaient sur l’échiquier politique et étaient représentés à l’Assemblée nationale française et à l’Assemblée territoriale soudanaise: l’Union Soudanaise Rassemblement démocratique africain (US-RDA), et le Parti progressiste soudanais (PSP).

L’Assemblée territoriale issue des élections organisées en mai 1957, un an après le vote de la Loi-Cadre intervenu le 26 juin 1956, était composée certes d’une forte majorité d’élus de l’US-RDA (35 députés), mais comptait aussi un certain nombre d’élus PSP (5 députés). C’est cette Assemblée multipartiste présidée par Mahamane Alassane Haïdara qui, un mois après l’éclatement de la Fédération du Mali, annonce dans la nuit du 19 au 20 août 1960, a voté le 22 septembre 1960 la loi proclamant l’indépendance du Mali, libre de tous les engagements et liens politiques vis-vis de la France, selon les termes propres de Modibo Keïta, le premier président de la République du Mali.

Au Mali, les dirigeants des deux (02) premières Républiques partageaient à des degrés divers les péchés de l’intolérance politique et de la gabegie. Ils ont tous emprisonné, torturé et tué des opposants à leur régime. La manifestation, organisée à Bamako le 20 juillet 1962 par des commerçants hostiles à la création du franc malien, servit d’alibi pour l’arrestation, la condamnation à mort, puis déportation à Kidal des deux (02) premiers responsables du Parti progressiste soudanais, Fily Dabo Sissoko et Hammadoun Dicko, et d’un commerçant influent, Marba Kassoum Touré. Ils ont trouvé la mort le 30 juin ou le 05 juillet, selon des sources, dans des circonstances qui n’ont jamais été élucidées par le pouvoir en place.

<strong>Le 28 février 1978</strong>, le chef de file du Comité militaire de libération nationale (CMLN), le colonel Moussa Traoré, fait arrêter, selon un scénario digne d’un film western, ses compagnons qui contestaient ouvertement son leadership. Il s’agit des lieutenants-colonels Kissima Doukara, Karim Dembélé, Tiécoro Bakayoko, respectivement ministre de la Défense, de la Sécurité et de l’Intérieur; ministre des Transports et des Travaux publics; et Directeur général des Services de sécurité.

Dans le livre de Soungalo Samaké «<strong>Ma vie de soldat</strong>», on comprend la raison de cette querelle de leadership. Ce sont Tiécoro Bagayoko, Kissima Doukara, Soungalo Samaké qui ont arrêté Modibo Keïta. Où était le lieutenant Moussa Traoré ? Les purges au sein du CMLN se sont poursuivies avec l’arrestation du colonel Charles Samba Sissoko le 08 mars 1978, du lieutenant-colonel Joseph Mara le 02 janvier 1979, et la démission du colonel Youssouf Traoré le 1<sup>er</sup> mai 1981.

Après un simulacre de procès à Bamako et à Tombouctou, la bande dite des trois et leurs prétendus complices ont été déportés au bagne de Taoudéni, où ils ont été soumis à toutes sortes de travaux avilissants et de sévices inhumains qui ont emporté la plupart d’entre eux. On ne pourrait pas fermer ce chapitre sur les crimes politiques de la deuxième République sans citer la mort en détention officiellement des suites d’un œdème aigu des poumons, vraisemblablement par empoisonnement du premier président du Mali indépendant, Modibo Keïta, le 16 mai 1977; ensuite la mort du leader estudiantin, Abdou Karim Camara dit Cabral le 17 mars 1980 par les sbires du régime de Moussa Traoré.

S’agissant de la gabegie des tenants du pouvoir, c’est surtout sous la dictature militaire instaurée par le Comité militaire de libération nationale (CMLN), puis sous le règne du parti constitutionnel unique, l’Union démocratique du peuple malien (UDPM) qu’une nouvelle bourgeoisie a commencé à voir le jour et s’est mise à étaler sans vergogne les fruits de ses rapines. Un régime de «kleptocratie» a été installé. La «kleptocratie» est un régime politique, où le vol est érigé en système de gouvernement.

Dans le cas du Mali, on peut rappeler, entre autres faits, le «bras de fer» entre le régime militaire et la centrale syndicale à la suite de la tentative de noyautage de sa direction en 1970; la contestation des résultats du simulacre de referendum constitutionnel du 02 juin 1974 par des intellectuels et des militants d’organisations politiques clandestines, la fronde des militants de l’UNEEM (Union nationale des élèves et étudiants du Mali) entre 1977 et 1981; la grève des enseignants entre 1980 et 1981.

<strong>Amy SANOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Face aux mensonges des anti&#45;26 mars :  Dr Soumana Sako réagit</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/face-aux-mensonges-des-anti-26-mars-dr-soumana-sako-reagit-3061864.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Apr 2024 07:28:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Beaucoup de nos compatriotes oublient/ou ne savent pas que, le 26 mars 1991, le Peuple a hérité d'un État failli sous presque tous les rapports. À titre d'illustration, il faut savoir que, dans les semaines qui ont précédé le renversement de la dictature, les Ministres étaient obligés d'arriver au bureau à 6h du matin, avant le début des manifestations, et de n'en sortir qu'après 21h, après la fin des manifestations de la journée. Certains Ministres logeaient même à Koulouba, signe que l'État (plutôt ce qui en restait) n'arrivait même plus à assurer la sécurité de ses hauts responsables.

La Police avait déserté les voies publiques, car craignant des représailles de la part de la population pour la férocité meurtrière de la répression des manifestations pour l'ouverture démocratique.

Au niveau de l'Armée, il y avait un gouffre de confiance entre la troupe et le commandement. S'agissant du matériel militaire, les chantres de la dictature CMLN/UDPM racontent toutes sortes de contes de fée sur "les dizaines d'avions de combat" que le régime du

Moussa Traoré aurait laissées à sa chute. En début mai 1991, votre serviteur a personnellement visité la base aérienne de Bamako et celle de Bamako-Sénou. Il ne vous dira pas combien d'aéronefs il y en avait, quel était leur rayon d'action ni dans quel état ils se trouvaient. En réalité, même en tenant compte des bases de Sévaré et de Tessalit, le décompte était loin du chiffre surréaliste avancé.

Ps: il est curieux de noter que, sur page WhatsApp USRDA, certains semblent se ranger du côté des héritiers politiques des tombeurs de la 1<sup>ère</sup> République. C'est ça aussi, certes, la liberté de pensée et d'opinion, conquête indéniable du 26 mars 1991, mais cela donne beaucoup à réfléchir à ceux qui, comme votre serviteur, s'identifiant à la 1<sup>ère</sup> République et à la pensée et à l'héritage politiques du Président Modibo Keïta. Soit dit en passant, pour le Président Modibo, le RDA n'a jamais été une question de "famille". Son référentiel, c'était le Mali, l'Afrique et le Tiers-Monde. Petit rappel à méditer, surtout dans le contexte politique actuel du Mali et de l'Afrique !

J'apprends des choses ahurissantes: 1) à la chute de l'UDPM, le retard dans le paiement des salaires était déjà résorbé ? 2) sous le régime du Général Moussa Traoré, l'Armée était une priorité, car le pays était en guerre ?

Très étranges de la part de compatriotes que je ne connais certes pas, mais que je respecte néanmoins, car ce sont des concitoyens et, de surcroît, des animateurs de cette page qui portant un nom prestigieux dont tous les Maliens, voire tous les Africains doivent être fiers. Mais je dois dire que ces compatriotes parlent probablement d'un Mali autre que celui dont votre serviteur a eu l'honneur d'être membre de l'équipe dirigeante après le 26 mars 1991.

Ps: En juin 1991, votre serviteur a effectué une visite officielle en Belgique au cours de laquelle il a rencontré, entre autres personnalités nationales et internationales, feu Jacques Delors, à l'époque Président de la Commission de la Communauté Économique Européenne (aujourd'hui Union européenne). Il a dit, entre autres, ceci: "compte tenu de la violence des événements de plusieurs mois qui ont secoué votre pays, les bailleurs de fonds n'entrevoyaient que deux (02) scenarios possibles pour le Mali: soit un scénario à la Libérienne, soit un scénario à la Somalienne. Comment avez-vous réussi, en l'espace de trois (03) mois à peine, à stabiliser la situation et à remettre le pays sur les rails ?

Nous ferons l'économie des termes élogieux qu'il avait pour la Transition démocratique malienne.

<em>S Sako</em>

<em>Ancien Secrétaire Général des Étudiants de l'ENA,</em>

<em>Auteur principal de la Charte de l'Étudiant portant création de l'UNEM (Union Nationale des Étudiants du Mali),</em>

<em>Ancien Vice-président de l'UNEM, chargé de la Presse et de l'information.</em>]]> </content:encoded>
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<title>Prolongation de la transition, candidature d’Assimi, élévation des cinq colonels au grade de général :  Des hors&#45;sujets ternissent le dialogue</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/prolongation-de-la-transition-candidature-dassimi-elevation-des-cinq-colonels-au-grade-de-general-des-hors-sujets-ternissent-le-dialogue-3061868.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Apr 2024 00:32:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Initié par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, pour que les Maliens se parlent et se réconcilient dans la paix, le dialogue inter-Maliens vient de prendre un coup de pied avec les phases régionales, tenues les 20 et 21 avril. Les délégués recommandent contre toute attente la prolongation de la transition, l'élévation des cinq (05) colonels au grade de général, la candidature d'Assimi Goïta à la présidentielle. Des propositions qui divisent encore les Maliens et donnent raison aux anti-dialogue.</strong>

La surprise était grande. Des interrogations fusaient de partout. À la lecture des recommandations des phrases régionales du dialogue inter-Maliens, initié par le président de la transition pour trouver des solutions maliennes aux maux qui minent notre société depuis plus de trois décennies, beaucoup de nos compatriotes sont restés bouche bée. Les questions se bousculaient dans leur tête. Les Termes de référence (TDR) ont-ils été remplacés? Le dialogue s'est-il transformé en un soutien à la transition ? Ces questions demeurent encore sans réponse. On imaginait tout, sauf des hors- sujets qui ont étouffé les cinq thématiques sur lesquelles les délégués devaient plancher pour trouver des remèdes à nos problèmes.

La prolongation de la transition, l'élévation des cinq colonels au grade de général, la candidature d'Assimi Goïta à la présidentielle. Voici des propositions faites lors des phases régionales, tenues les 20 et 21 avril dans les capitales régionales. Tombées du ciel comme de la foudre, elles ternissent l’éclat du dialogue inter- Maliens qui était parti sous de bons auspices, malgré le boycott d’une partie de la classe politique.

Au lieu d’être classées dans la catégorie des hors-sujets, elles ont, malheureusement, ravi la vedette au cinq (05) thématiques. À savoir, la paix et la réconciliation nationale, la défense et la sécurité, l'économie et le développement, la géopolitique et l'environnement international, les questions politiques et institutionnelles. En s’écartant de ces thématiques, on ne rend pas service au Mali qui a plus que besoin de cohésion sociale, de paix pour amorcer un nouveau départ, afin de se hisser un jour au rang des nations émergentes.

Ces propositions divisent encore les Maliens, dont certains doutent que le dialogue n’est qu’un habillage pour le maintien au pouvoir des militaires qui ont pris goût aux délices. Elles renforcent la position de ceux qui ont boycotté le dialogue et donnent raison aux anti- dialogue qui ont pensé que les dés étaient déjà pipés.

Ce tournant de l’histoire sera-t-il encore un rendez-vous manqué pour notre pays ? Personne n’a intérêt à ce que ce dialogue inter-Maliens échoue.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Focus :  Dialogue inter&#45;Maliens pour la paix et la réconciliation nationale vidé de ses thèmes de référence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/focus-dialogue-inter-maliens-pour-la-paix-et-la-reconciliation-nationale-vide-de-ses-themes-de-reference-3061866.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Apr 2024 00:30:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Paix, réconciliation et cohésion sociale, tels sont les points saillants des thèmes de référence. Deux (02) nouveaux thèmes ont fait leur entrée aux différents dialogues communaux et régionaux: la prolongation de la durée de la transition et la candidature du colonel Assimi, président de la transition à l’élection présidentielle à venir.

Le président du Comité du dialogue inter-Maliens doit veiller à mettre fin à de telles incohérences. Cela ne l’honore pas du tout. Autre fait qui frôle l’échec des différentes rencontres du dialogue inter-Maliens serait la non-participation au dialogue des groupes armés (ceux qui ont pris les armes contre notre pays).

<strong>Dialogue inter-Maliens: la cité des Balanzans sollicite la candidature du colonel Assimi Goïta à la présidentielle</strong>

Lors de la phase régionale du dialogue inter-Maliens, Ségou soutient la candidature du colonel Assimi Goïta à l’élection présidentielle. La motion de Ségou équivaut, selon les murmures de la cité des Balanzans, à une prolongation de la transition jusqu’à la sécurisation totale du pays. Ségou sollicite la candidature du colonel Assimi Goïta à l’élection présidentielle. Ce que Ségou ignore, il existerait un plan B pour une autre candidature qui ne serait pas celle du président de la transition et cette personnalité serait déjà en campagne. Une personnalité proche des colonels.

Ségou est une ville célèbre au Mali et en Afrique. Elle symbolise tout ce que comporte la cosmogonie bamanan. Ville des mystères, du langage symbolique, d’intrigues politiques, enfin Ségou est une ville crainte et admirée à la fois par toute l’Afrique. 4 445 balanzans (acacia albida est un vrai symbole dans le pouvoir bamanan. Cet arbre, pendant la saison des pluies, renonce à tout; perdant ses feuilles, il hiberne pour laisser les autres plantes jouir de l’abondance des pluies.

4 000 balanzans représentent l’armée populaire. Les 4 000 balanzans représentent les soldats de métier ou sofas ou tondions qui encadraient l’armée populaire pendant la guerre les quarante (40) balanzans symbolisent l’administration du royaume qui comprenait trente-neuf (39) provinces et un État allié, le royaume de Sarro. Ce qui fait quarante (40) cités administrativement. Les quatre (04) balanzans symbolisent la cour, la famille royale, les griots du roi et sa garde personnelle. Le 4445<sup>ème</sup> balanzan représente le Conseil secret du roi.

<strong>Gaspillage des fonds publics: pour n’importe quoi ? Tous ceux-là pourquoi ?</strong>

Le gouvernement a créé un ministère de la Réconciliation nationale dirigé par un militaire. Malgré cela, les membres de la transition continuent de dégraisser les maigres ressources du pays sous le vocable de paix et réconciliation. Quel gaspillage ? Après des Assises nationales pour la refondation (ANR), nous sommes passés par la rédaction d’une nouvelle Constitution par référendum.

Maintenant, c’est un dialogue qui a été initié pour une quelconque réconciliation nationale. Toutes ces tractations trouvent leur réponse dans une légitimation du pouvoir transitoire en cours. Que représentent les montants de ces différentes rencontres: ANR, référendum, dialogue inter-Maliens, Conférences sociales, États généraux sur l’éducation, dans le budget national ? Nous avons un budget programme déficitaire depuis 1990.

Les points importants des «dialogueurs» sont: prolongation de la transition à 2 ans 6 mois, soit trente (30) mois; candidature de Assimi Goïta; la limitation du nombre des partis politiques et la dissolution des associations à caractères racial, ethnique, séparatiste, communautaire et interdiction de leur création.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>

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<title>Pollution :  Le fleuve Niger se meurt à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/pollution-le-fleuve-niger-se-meurt-a-bamako-3061084.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Apr 2024 08:02:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il est le troisième fleuve d’Afrique après le Nil et le Congo. Le fleuve Niger est un foyer de civilisations.</strong> <strong>Avec 4200 kilomètres de longueur et un bassin de 1500 000 km<sup>3</sup>, c’est la plus grande voie d’eau d’Afrique de l’Ouest. Comme la Gambie et le Sénégal, le Niger prend sa source dans le massif bien arrosé du Fouta-Djalon, en Guinée, puis il coule ensuite vers le nord- est. À sa descente dans la grande cuvette africaine, le Niger s’étale en un immense delta intérieur de 30 000 km<sup>2</sup>, constitué d’alluvions, où il perd une partie de ses eaux par évaporation. Cette région, le Macina, sert de terrain de parcours aux troupeaux en saison sèche.</strong>

À Mopti, le Niger rencontre les eaux du Baní, un affluent né lui aussi dans le Fouta-Djalon. À Tombouctou, à la lisière du Sahara, il tourne brusquement vers le Sud et, après Gao, franchit des rapides qui terminent la première partie de son cours. Il est navigable sur 1600 km entre Koulikoro et Gao par de gros bateaux en période de hautes eaux. Son affluent le plus important est la Bénoué, surgie des flancs du massif de l’Adamaoua, au Cameroun. Il termine sa course par un vaste delta de 25 000 km<sup>2</sup> bordé de mangroves. C’est un fleuve au cours lent dont les eaux qui passent de 54m<sup>3</sup>/s à Bamako lors des basses eaux 6200 m<sup>3</sup>/s pendant les crues, mettent six (06) mois à atteindre l’embouchure. Il traverse toutes les zones climatiques et naturelles de l’Afrique de l’Ouest où se sont épanouis les empires du Ghana, le Mali, le Songhaï et au Nigeria les cités-États du Bénin, d’Ife et d’Oyo. Voilà un peu ce que fut ce fleuve pour cette population.

À Bamako, capitale du Mali, le comportement des Bamakois est incroyable envers ce joyau qui nous donne la vie. L’eau du fleuve Djoliba (Niger) est soumise à tant de pollutions associées aux tas d’ordures non ramassées, égouts à ciel ouvert, latrines non reliées à un dispositif d’évacuation mais aussi rejets industriels effectués sans traitement dans le fleuve. Des hôpitaux, des quartiers adjacents, des hôtels construits dans le lit du fleuve déversent leurs eaux usées dans le Djoliba. Ensuite, des teinturières lavent les tissus colorés dans le fleuve. Du coup, les colorants tuent les poissons et autres aquatiques. Ces pratiques ignobles ont eu légion grâce à certaines personnalités maliennes qui ont donné le ton. Lorsqu’une bonne partie des berges du fleuve Djoliba a été utilisée par un ancien président comme place du Cinquantenaire par remblayage, d’autres Maliens l’ont emboité le pas et depuis on est en train de boucher le lit du fleuve Djoliba à Bamako par des gravats. Et lorsqu’on a autorisé le premier ballon d’or africain à construire son hôtel dans le lit du fleuve, plusieurs Maliens n’ont pas hésité à faire la même chose. Résultat ? L’eau du fleuve est polluée, couleur verdâtre.  Son odeur est nauséabonde. Le seul héritage que nous avons en commun est le Mali et ce fleuve. S’il disparait, ce serait une hécatombe.

<strong>Amy SANOGO </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition politique au Mali : Quand des soutiens demandent la dissolution du CNT</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/transition-politique-au-mali-quand-des-soutiens-demandent-la-dissolution-du-cnt-3061082.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Apr 2024 07:58:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis un certain temps, le mécontentement devient le lot quotidien des soutiens de la transition. Ils sont en colère contre le Conseil national de transition (CNT), considéré par eux comme un organe budgétivore, une opposition radicale contre le Premier ministre et une épine dans le pied des Maliens. L’appel sera-t-il attendu au sommet de l’État ?</strong>

Contrairement aux autres pays en transition en Afrique de l’Ouest, où le Conseil national de transition (CNT) joue pleinement son rôle en contrôlant l'action gouvernementale, celui du Mali est dans la ligne de mire de certains de nos compatriotes. Ils le considèrent comme une opposition à saboter le travail du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, dont la ténacité et l'engagement ont été déterminants dans la lutte contre les ennemis de la transition, cernée par des gens prêts à la dévorer. Aussi, reprochent-ils à l'organe législatif d'être budgétivore pour peu de résultats et une entorse au travail du gouvernement qui se bat vents et marées contre les ennemis intérieurs et extérieurs qui nourrissent tous l'ambition de l'échec de la transition, dont les prises de position souverainiste ont bouleversé la géopolitique mondiale.

Pour ce retraité d'un organisme international, le CNT du Mali saigne le Trésor public pour l'entretien des gens qui ne devraient pas se retrouver ici pour parler des affaires d'un pays en crise. Il opte pour sa dissolution. Cet autre soutien de la transition, remonté contre certains membres du CNT, qu'il qualifie de videomen, fustige les réactions négatives de certains d'entre eux contre le gouvernement, chargé de sortir notre pays du bourbier dans lequel les politiciens l'ont plongé. Une de nos compatriotes résidant à l'étranger, de passage à Bamako, condamne le comportement apatride de nombreux Maliens qui sabotent tout pour que le gouvernement échoue dans son combat contre les prédateurs de notre patrimoine national. Elle aussi réclame la dissolution du CNT, dont certains membres n'ont pas qualité à siéger dans cet organe de la transition. Ils ne sont les seuls à demander la dissolution du CNT.

Le hic est que ce front est mené par des soutiens de la transition qui considèrent que beaucoup de membres ont été cooptés par les militaires de Kati pour bénéficier des avantages et privilèges, afin de se faire une santé financière avant la fin de la transition. Ils se disent choqués par la sortie médiatique de certains membres de l’organe législatif qui ne font déverser leur venin sur Choguel Kokalla Maïga, dont le seul tort pour eux est d’occuper le fauteuil de Premier ministre.

Dans ce lot, on retrouve beaucoup de jeunes dont les associations et mouvements soutiennent la transition. Ils sont en colère contre le Conseil national de transition, considéré par eux comme un organe budgétivore, une opposition radicale contre le Premier ministre et une épine dans le pied dans le pied des Maliens.

Dans les grins, les marchés, les émissions radiophoniques, les soutiens de la transition ont un seul refrain: la dissolution du CNT. Ils pensent que l’indemnité d’<strong>un million 500 000 F CFA </strong>que perçoivent les membres du CNT est exorbitante pour un pays en guerre et qui ne fonctionne que sur crédit emprunté pour entretenir des gens sans rendement.

Pour les modérés, ils divisent la poire en deux. Ils ne souhaitent pas la dissolution du CNT, mais la suppression des indemnités. Ils citent l’exemple du Burkina Faso. À en croire ce soutien de la transition malienne, les membres du CNT du pays des Hommes intègres, à l’instar du Mali, en transition politique, ne touchent aucune indemnité. C’est le bénévolat, dit-il. Selon les modérés, cela devrait un indicateur pour mesurer le patriotisme des uns et des autres. Quant à la Guinée Conakry et au Niger, ils disent que les membres de leur organe législatif bénéficient d’une indemnité forfaitaire.

Constitué en majorité des parents, amis et proches des militaires de Kati, auteurs du coup d’État d’août 2020 contre le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), l'organe législatif est aujourd'hui décrié par des laudateurs de la transition. Il n’est évident que l’appel ne soit pas entendu par le sommet. Dans la mesure où le Conseil national de transition (CNT) sert à caser certains auteurs du coup d’État contre IBK.

<strong>Yoro SOW</strong>

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<title>Transition malienne : Entre dictature et démocratie</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/transition-malienne-entre-dictature-et-democratie-3058415.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 10:00:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quand le vent souffle fort, chacun se préoccupe de maintenir la calebasse qu’il a sur la tête. Mais, je trouve que pour construire un pays, cela ne suffit pas et pour empêcher un pouvoir de nuire, rien de tel qu’un contre-pouvoir. Pour cela, il faut un contrepouvoir populaire.

Le lendemain du renversement du général Moussa Traoré, le 26 mars 1991, au matin, le Comité de réconciliation nationale (CRN) comportait en effet les officiers plus que compromis avec le régime défunt, reconnaît qu’il s’agit là, de la victoire du peuple et décide d’aller voir les responsables des associations et organisations démocratiques qui ont mené la lutte. Hommage de l’armée au peuple ! Il paraît que cela ne s’est pas passé sans valse-hésitation. Normal quand on regarde de près la composition du CRN. Mais la réaction des leaders du Mouvement démocratique m’a laissé perplexe: aucune allusion au rôle que l’armée a joué dans la chute du régime, mais pour mieux montrer la suspicion qui frappe l’armée, le porte-parole (Me Demba Diallo) insiste lourdement sur la victoire du peuple et sur le fait que le pouvoir serait tombé même sans l’intervention de l’armée.

Le dimanche 11 août 1991, la veille de la clôture de la Conférence nationale, le commandant Karamoko Niaré présentait les regrets de l’armée au peuple, pour le rôle que le régime du général Moussa Traoré lui a fait jouer. La réaction spontanée de l’auditoire de la Conférence nationale a montré que les représentants de toutes les catégories sociales de notre pays étaient prêts à se réconcilier avec notre armée, et à l’aider à réussir sa refondation. Cela ne s’est pas fait sans grincements de dents.

Un évènement extrêmement important s’est passé le 15 juillet 1991 ! Le coup d’État avorté du commandant Lamine Diabira. Ce qui est le plus important, c’est cette incroyable chasse que les sous-officiers et les hommes de troupe ont livrée aux officiers. L’armée était au bord de la dislocation alors que plus que jamais le pays a besoin d’elle pour assurer la sécurité intérieure et préserver l’unité nationale. Quels que soient les griefs des sous-officiers et des hommes de troupe que devient une armée sans discipline ? Quelle que soit «l’incompétence» des officiers que devient une armée où ce sont des civils, homme moyen comme vous et moi complètement incompétents dans le métier des armes, qui décident de la construction de l’armée ?

Ce rappel très important décrit le scenario de cette transition en cours (putsch 2021 du colonel Keïta, membre du Conseil national de transition, jamais élucidé). Il faut gérer tout ça avec calme et responsabilité. Il faut se hâter bien sûr parce qu’il y a beaucoup à faire, avec lenteur parce que les enjeux sont énormes, et la marge de manœuvre étroite. Aucun de nos compatriotes qui a le souci de l’instauration d’une vie démocratique, n’a intérêt à l’affaiblissement de l’armée. Il faut sans cesse renforcer les contre-pouvoirs populaires. Mais, cela demande du travail. La démocratie telle que conçue pour nos peuples ne tue pas les dictatures mais elle peut servir si on la domestique comme il faut à renforcer ces dictatures.

<strong>Amy SANOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dissolution de l’association des éleves et étudiants du mali (AEEM) : Être un pilier de la démocratie confère&#45;t&#45;il le droit d’être au&#45;dessus des lois ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/dissolution-de-lassociation-des-eleves-et-etudiants-du-mali-aeem-etre-un-pilier-de-la-democratie-confere-t-il-le-droit-detre-au-dessus-des-lois-3058408.html</link>
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<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 08:24:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>«<em>Si nous ne pouvons pas contribuer à la recherche d’une solution à un problème, nous devons nous taire tout simplement</em>». Malheureusement, cette sagesse manque à beaucoup de nos responsables politiques.</strong>

En effet, le 13 mars 2024 l’opinion nationale et internationale ont été informées à travers un communiqué du gouvernement, de la dissolution de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), lors de son traditionnel Conseil des ministres, tenu ce même jour.

Cette décision du Conseil des ministres intervient après la suspension de toutes les activités de l’association dans l’espace scolaire et universitaire jusqu’à nouvel ordre suite au décès d’un étudiant et plusieurs blessés graves lors des affrontements entre les différents clans rivaux.

La décision de dissolution de l’AEEM est motivée, selon le gouvernement, par de «<strong>nombreux agissements d’une extrême gravité dont s’est livrée l’association estudiantine depuis plusieurs années. À plusieurs reprises, elle a été accusée d’être responsable de violences et d’affrontements dans le milieu scolaire et universitaire, caractérisés par de nombreux accrochages à mains armées entre les différents clans de ladite association</strong>», peut-on lire dans le communiqué. Ce qui est pour le gouvernement, «<strong>un détour de l’association de ses missions qui est la défense des nobles causes des élèves et étudiants conformément à ses objectifs réels</strong>», a-t-il fait savoir.

Les agissements en cause, poursuit le communiqué, sèment des troubles au sein de l’espace scolaire et universitaire et provoquent des perturbations des cours, des assassinats, des meurtres et des destructions de biens publics et privés par des manifestations violentes de rues et des ports illégaux d’armes.

Si les accusations énumérées, formulées contre l’association des élèves et étudiants du Mali se révélaient vraies et qui ont justifié, selon les autorités sa dissolution, pensez-vous réellement qu’il devrait en être autrement ?

L’AEEM est une association de droit malien créée par suivant le récépissé de déclaration d’association N°10281/MAT-DNAT du 20 avril 1991. À ce titre, n’est-elle pas soumise à la même loi que toute autre association en République du Mali ? L’AEEM est-elle la seule association à subir ce sort parce que accusée de même violation de la loi qui régisse les associations en république du Mali ? Alors qu’on cesse de jouer avec notre conscience pour nous enfoncer dans un amalgame qui consiste à dire que l’AEEM est un des piliers de la démocratie et que sa dissolution serait une cabale contre le Mouvement démocratique. Penser ainsi, c’est tout simplement manquer d’inspiration pour contrer une transition dans laquelle on ne trouve pas son compte. C’est un argument fallacieux, tendancieux qui peinerait à tenir face à l’évidence. Il n’est un secret pour personne que l’AEEM des étudiants, pour les étudiants, par les étudiants n’existe plus depuis belle lurette. Il serait donc d’une cécité intellectuelle de ne pas voir ou du moins de refuser de voir qu’aujourd’hui est née au sein de cette association dite estudiantine une oligarchie prédatrice au service d’une classe politique cherchant à s’abreuvoir dans tous les régimes politiques. Que l’on cesse de jouer avec notre sentiment en nous faisant croire que la dissolution de l’AEEM est une violation des droits des élèves et étudiants du Mali et une atteinte à la démocratie et à la liberté d’association. Soutenir cet argumentaire relèverait tout simplement du refus de reconnaître ses parts de responsabilités dans cette déconfiture de l’association estudiantine pour se complaire dans la manipulation.

Sinon, avant d’être pilier de la démocratie, comme l’on se plaid à le signaler, l’AEEM est avant tout une association ayant une reconnaissance officielle à travers un récépissé qui lui est délivré par une autorité. L’obtention de ce papier lui confère certes des droits mais aussi lui assigne des devoirs et surtout lui fixe les limites de sa liberté dans le cadre de l’exercice de ce droit. Il est indéniable aujourd’hui que l’association a outrepassé toutes les limites de droits jusqu’à ce que sa dissolution fût mentionnée parmi les recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). Depuis lors, en tant que démocrates convaincus et défenseurs des droits des étudiants et de la liberté d’associations, qu’avez-vous entrepris auprès des dirigeants des élèves pour leur éviter ce qui leur arrive aujourd’hui ? Rien.

Vous prétendez dire que c’est une violation des droits des élèves et étudiants alors que vous le savez pertinemment que la défense de ces droits n’est plus une priorité de l’AEEM depuis que vous avez signé un accord politique avec elle, soit- disant pour une école apaisée et performante.

Et parlant d’atteinte à la liberté d’association, pouvez-vous nous en citer un seul exemple ? Car, à ce que nous sachons, l’AEEM n’a jamais vu une de ses réunions, meetings ou regroupements quelconques interdit par les autorités de cette transition. Ce qui est reproché à l’AEEM, c’est loin de vouloir tenir un rassemblement ou de s’exprimer sur les problèmes qui le concerne, mais c’est être toujours responsable des violences, des agressions physiques suivies de morts d’hommes, de détention illégale d’armes dans leur propre espace et au cours de leurs propres rassemblements, toutes choses qui vont en violation de la loi N°04-038 du 5 août 2004 relative aux associations. Alors, faudrait- il les laisser continuer à s’entre- tuer, à se blesser et s’en tenir simplement au décompte du nombre de morts et de blessés ? Être un pilier de la démocratie confère-t-il le droit d’être au-dessus des lois ?

Face à l’évidence, la sagesse recommanderait plutôt de jouer à l’apaisement pour parvenir à une solution pacifique. Au lieu de s’activer sur les réseaux sociaux en tenant des discours va-t’en guerre,  il serait mieux pour l’ancienne AEEM de faire son mea-culpa,  demander pardon aux Maliens, surtout aux familles endeuillées  et aux victimes innocentes de ses barbaries, ensuite passer à un examen critique sans complaisance de tout ce qui a pu se passer pour poser les vrais diagnostics et trouver les vraies solutions aux problèmes et repartir sur de nouvelles bases, cette fois ci, en privilégiant les intérêts seuls des élèves et étudiants du Mali. C’est de là où résiderait son salut.

De ce fait, tout acte contraire de la part de ces anciens responsables serait contreproductif pour les élèves et étudiants dont ils prétendent défendre ses intérêts. Car, à l’heure actuelle, la dissolution de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) est plus qu’une bénédiction, c’est une libération des élèves et étudiants désireux des études et soucieux de leur avenir, du joug de cette oligarchie prédatrice qui s’est forcée sous le couvert des élèves et étudiants du Mali.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>33 ans après le 26 mars 1991 :  Les acquis en cause, les acteurs en disgrâce</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/33-ans-apres-le-26-mars-1991-les-acquis-en-cause-les-acteurs-en-disgrace-3058407.html</link>
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<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 08:17:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali célèbre, ce mardi, le 26 Mars, dans un contexte toujours marqué par l’insécurité, la vie chère, le pilotage à vue des affaires publiques. Et l’élément majeur de cet anniversaire est la dissolution de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), une des associations du Mouvement démocratique, fer de lance de la lutte héroïque du peuple malien contre la dictature du général Moussa Traoré.

Trente-trois (33) ans après la chute du général Moussa Traoré par une insurrection populaire, le 26 mars 1991, l'enthousiasme de voir un Mali réconcilié avec ses valeurs pour rompre avec les pratiques mafieuses cède sa place aux déceptions. Les nouveaux venus se sont montrés plus royalistes que le roi. Ils passent à la vitesse supérieure en confisquant tout ce qui appartient au peuple à leur seul profit. Quelques années de leur gestion ont largement suffi pour que les hommes avertis comprennent qu'il y a eu tromperie sur la marchandise. Ils ont appliqué à la lettre ce proverbe: ''Ôte-toi de là que je m'y mette''.

Les méthodes qu'ils ont dénoncées dans la clandestinité et à visage découvert et qui ont ruiné notre pays durant le règne du général Moussa Traoré ont été une aubaine pour les soi-disant démocrates. Ils les ont industrialisées pour se donner une cure de santé financière: enrichissement personnel, insolent, méprisant et arrogant. Le marché de gré à gré passe de 10 millions de F CFA à 250 millions de F CFA. Ainsi, ils ouvrent la porte à une corruption généralisée et à la course effrénée à l’argent public. C’est ce tableau du déshonneur que les démocrates sincères et patriotes convaincus affichent dès leur prise de pouvoir le 8 juin 1992.

Ainsi, commence le tripatouillage des textes pour qu'une minorité s'accapare et profite des richesses nationales. Des avantages et privilèges faramineux sont accordés à des politiciens de profession. Des nominations fantaisistes sont faites pour que des parents et des militants accèdent sans peine aux biens publics. Et les résultats n’ont pas tardé à tomber. En 1999, une liste de vingt et un (21) milliardaires, dont seize (16) fonctionnaires et cinq (05) opérateurs économiques, tombe comme un couperet sur la tête de ceux qui considéraient encore les démocrates prédateurs comme des messies. Et bien avant cette date, les scandales politico- financiers éclataient partout et impliquaient les «hommes propres d’hier», dit-on, venus laver les larmes du peuple malien de la punition du long règne du général Moussa Traoré. Ainsi, commença la remise en cause des acquis du peuple malien.

Erigés sur le sang des martyrs des événements douloureux qui ont conduit à chasser le général Moussa Traoré et son parti unique du pouvoir, le 26 mars 1991, les acquis et les attentes sont restés au stade de slogan pour le peuple. Alors qu’au même moment, les démocrates prédateurs se la coulent douce. Ils viennent de réaliser leur rêve. Celui d’accéder au pouvoir à tout prix. Et ce qui importe pour eux maintenant, c’est de faire main basse sur le Trésor public pour que la minorité démocratique rattrape son retard financier et de prestige sur le dos des Maliens qui ont blanchi sous le harnais depuis la dictature imposée à la suite du coup d’État de 1968. Ils aspiraient au Kokadjè (assainissement de la vie publique), gage d’un développement durable. Peine perdue. La victoire du peuple a été confisquée par une horde de voleurs et de prédateurs à la solde de l’impérialisme qui se satisfait de la victoire de ses valets. Peu importe le déroulement des élections.

&nbsp;

Choguel Kokalla emboite le pas aux acteurs du Mouvement démocratique

Ironie du sort. Les acteurs du Mouvement démocratique accusent les autres de remettre en cause les acquis du 26- Mars, alors qu’ils ont été les premiers à les piétiner. Ils n’ont jamais su incarner le changement pour que le peuple profite des acquis qu’il a obtenus dans la douleur. Et l’État de droit sur lequel tous les acquis devraient s’appuyer pour l’émergence d’un Mali nouveau n’ont jamais vu le jour. Au contraire, les démocrates ont contribué à affaiblir l’État par une gestion désastreuse des ressources humaines. Et l’homme à la place qu’il faut, un des slogans phares du 26- Mars, a été remplacé par le militantisme, le népotisme, le copinage… Par la suite, ceux qui ont bénéficié de ce raccourci se sont constitués en bandes organisées pour piller de fond en comble les richesses nationales.

Ainsi, la bonne gestion, la lutte contre la corruption, la restauration de l’autorité de l’État sont renvoyées aux calendes grecques. Ce qui a contribué à créer un désordre à tous les niveaux de l’administration publique. Bonjour les dégâts ! L’incivisme, l’indiscipline, l’insouciance, l’impunité sont érigés au rang des valeurs. Résultat: le Malien est devenu qui se moque des lois.

Si aujourd’hui, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga met son pied dans le plat de la remise en cause des acquis de soulèvement populaire de 1991, c’est qu’il emboite le pas aux acteurs de mars 1991. Sinon, s’ils avaient préservé les acquis, personne n’oserait les remettre en cause, à plus forte raison Choguel Kokalla Maïga, le premier bénéficiaire des acquis de l’insurrection populaire qui a eu raison de son mentor le 26 mars 1991.

S’il y avait un acquis à préserver, c’était de tout faire pour que le Mali ne tombe plus dans les mains des militaires. Malheureusement, les démocrates ont travaillé pour cela. Deux (02) coups d’État en pleine démocratie. Et après avoir pris acte de ces crimes contre le peuple malien, ils accompagnent les militaires dans la gestion de la transition. Ils sont les premiers à occuper les postes à responsabilité ou se mettre à genou devant les principes du jour pour qu’on ne relève pas leurs cadres. La mèche étant dite. Le peuple n’a que ses yeux pour pleurer.

Ce complot éventré fait qu’aujourd’hui les acteurs du Mouvement démocratique sont en disgrâce. Et après chaque coup de force, ils sont sur le banc des accusés. Il ne reste plus qu’à faire leur procès. Depuis le coup d’État de 2020, leurs voix sont inaudibles. Ils sont accusés d’être les responsables de la déchéance du Mali. Ils se cherchent désespérément aujourd’hui. À qui la faute ? Leur gestion chaotique.

Cette célébration intervient à un moment où l’insécurité, la vie chère et le pilotage à vue des affaires publiques demeurent encore une préoccupation pour les autorités de la transition. Cette situation d’incertitude, doublée de la dissolution de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), le fer de lance de la lutte héroïque contre la dictature du général Moussa Traoré, se transforme peu à peu en grogne sociale. Il est du devoir de la transition de maintenir le contact avec le peuple pour désamorcer le cocktail explosif qui n’est pas loin d’exploser et dont les ingrédients ont été remis par un Premier ministre, animé de la haine, de la vengeance, de la division et qui a su bâtir sa popularité précaire sur les contre-vérités, la falsification et la déformation de l’histoire politique de notre pays.

À beau mentir qui vint de loin. La roue de l’histoire tourne.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali et le «Dialogue inter&#45;maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-mali-et-le-dialogue-inter-maliens-pour-la-paix-et-la-reconciliation-nationale-3058411.html</link>
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<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 06:18:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le peuple du Mali connait une époque de changements politiques, économiques, culturels et sociaux fondamentaux, un processus fait de mutations irrésistibles qui confèrent un dynamisme sans pareil à l’évolution positive de l’ensemble de nos villes et campagnes.

Un vaste chantier de restauration de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national est en cours avec de brillants succès, concrétisés par la reprise de zones stratégiques telles que la ville de Ber le 13 aout 2023, Anéfis le 07 octobre, Tessalit le 18 octobre, Kidal le 14 novembre et Aguelhok le 20 décembre 2023. D’accord avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga qui dit: «<em>Les FAMa ont restitué aux Maliennes et aux Maliens, leur honneur et leur dignité, mais surtout, la confiance et le sentiment d’être une grande nation, pour laquelle désormais rien n’est impossible».</em>

Le Mali va amorcer et, j’espère, réussir «<em>un dialogue inter-maliens</em>» de  consolidation de notre Unité Nationale et du vivre ensemble.

Le 04 mars 2024, le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu le rapport général des termes de référence du  «<em>Dialogue inter-maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale»,</em>  qu’il a initié, des mains du Président du Comité de pilotage dudit Dialogue, M. Ousmane Issoufi Maïga, ancien Premier ministre.

Ces termes de référence définissent le contenu donné à ce dialogue.

Dans cette approche préliminaire, hautement Positive de la commission, je retiens certains aspects, à savoir:

- Comprendre les causes profondes des conflits qui assaillent le Mali depuis plus d’une décennie;

- Identifier les causes des échecs précédents et élaborer des solutions justes et fécondes;

- Explorer en profondeur les contours de la crise au Mali et poser des questions pertinentes pour aboutir à des réponses justes et efficaces;

- Interroger sans complaisance les valeurs maliennes afin d’y puiser les ressources nécessaires et susceptibles de poser de bonnes bases pour la paix et la réconciliation nationale.

- Le Mali a besoin de tous ses fils qui doivent se donner la main pour relever les nombreux défis qui assaillent leur pays;

- Dans ce Dialogue National, il n’y aura aucune place pour les ennemis de notre peuple qui veulent remettre en cause l’unicité et la laïcité de l’État, ainsi que l’intégrité du territoire malien.

- Appel est lancé aux maliens pour un Rétablissement de la paix à travers un sursaut patriotique afin de construire un Mali, où chaque citoyen a les mêmes chances d’épanouissement et où toutes les régions du pays peuvent se développer équitablement. Il se veut inclusif, offrant à chaque malien la possibilité de participer activement et de bénéficier des résultats.

Les termes de référence sont considérés comme préliminaires indispensables au démarrage du dialogue décentralisé.

<strong>Cinq thématiques sont retenues:</strong>
<ol>
 	<li>Paix, Réconciliation nationale et cohésion sociale.</li>
 	<li>Questions Politiques et Institutionnelles.</li>
 	<li>Économie et Développement durable.</li>
 	<li>Aspects Sécuritaires et Défense du territoire.</li>
 	<li>Géopolitique et environnement international.</li>
</ol>
Au moment où toutes les maliennes, tous les Maliens, de l’intérieur du Mali et ceux résidents à l’étranger, vont  entamer ce dialogue, je suis heureux de donner une contribution en quelques mots sur nombre de questions qui me tiennent à cœur et que je souhaite partager.

&nbsp;

<strong>Un héritage très lourd, de nombreux défis à relever</strong>

En effet, à l’entame de la présente Transition, nous avons  hérité d’un pays au bord de l’effondrement, un pays anxieux:
<ul>
 	<li>De nombreux problèmes sociaux au centre desquels il y a le problème de l’emploi qui nécessite une approche nouvelle.</li>
 	<li>Les indices sociaux en santé et en éducation étaient fort préoccupants (accès à la santé, taux de mortalité infantile élevé, l’espérance de vie à la naissance faible).</li>
 	<li>Les infrastructures en ville, l’assainissement des quartiers, le transport public, le système de l’enseignement en crise depuis des décennies etc… autant de problèmes sociaux qui sont loin d’être résolus.</li>
 	<li>L’économie malienne était en lambeaux et avait peine à se relever. De trop nombreuses entreprises en difficulté.</li>
</ul>
L’effondrement politique suite au coup d’État militaire du 22 mars 2012 est intervenu dans un contexte d’exaspération des populations après les revers militaires de l’armée malienne face à la rébellion du nord-Mali, alliée des groupes terroristes et des narcotrafiquants, la complicité des armées étrangères …avec pour toile de fond la corruption des élites, la mal gouvernance et son cortège de remise en cause de certains acquis démocratiques qui ont fragilisés l’État au point qu’il s’est trouvé au bord de l’effondrement.

Dans cette période, le pays a connu une instabilité militaire et sécuritaire dans les régions au Nord et au Centre, où l’Administration peinait à être fonctionnelle.

Sur l’ensemble du Territoire, des cohortes de bandits et autres coupeurs de routes qui profitent de cette situation pour sévir.

La présence sur notre sol de nombreuses armées étrangères au prétexte qu’elles allaient nous sauver du chaos, pose cependant de manière crue toutes les limites, les contraintes d’une coopération toujours à renégocier afin de maintenir le flux asymétrique du transfert financier, souvent accompagné de conditionnalités. <strong><em>Aussi nous n’étions pas entièrement maîtres de nos orientations et choix stratégiques. En outre, les forces politiques du pays étaient  très affaiblies, la cohésion sociale désastreuse,  dans un pays qui est condamné à reconstruire un avenir en commun.</em></strong>

L’héritage, c’est aussi un Mali avec un bâti économico-social qui a <strong><em>développé une logique de partage du pouvoir entre une ploutocratie commerçante et d’affaires et les groupes autocratiques chargés de gérer l’État. Cette logique s’est imposée sur les rapports entre groupes ethniques et minorités locales. Un clientélisme d’État généralisé s’en est suivi.</em></strong>

Avec la transition, nous nous engageons dans le processus de <strong><em>rétablissement de notre souveraineté, de la Démocratie et les corrections de nombreux écarts qui ont ébranlé les fondements de l’État</em></strong>. Aussi, nous estimons qu’il est impensable de réussir un dialogue national, si remède n’est pas apporté aux causes qui font que le Mali est en crise.

Déjà, bien de choses bougent dans ce Mali ni partout du même pas, ni à chaque instant au même point, ni sans doute également maîtrisées, et sur lesquelles il est tentant de porter une appréciation à la fois par la nostalgie de certitudes commodes, et par la fébrilité de l’impatience.

Des hommes nouveaux, nous le souhaitons, viendront, avec ce début de Refondation, occuper le devant de la scène dès que les conditions seront réunies pour renforcer la présente transition et rendre irréversibles les acquis. Une précision des orientations nouvelles verra le jour, lesquelles tenteront d’apporter réponse à des problèmes vitaux eux-mêmes en plein renouvellement.

Nous voyons  que les enjeux sont colossaux, une fois prise la mesure des défis posés au Mali au lendemain de <strong><em>ce Dialogue qui se veut franc.</em></strong>

Confrontés  à l’alternative vitale et angoissante de la réorganisation du pays dans tous les domaines, nous vivons des problèmes sociaux et socio politiques sans précédent:

Sous-développement économique, social, culturel, accès aux ressources et leur maîtrise, atteinte à l’environnement ou sa sauvegarde et sa restauration, liste loin d’être close.

Qu’en est-il des perspectives de développement qui s’offrent à nous ? Quelles possibilités s’ouvrent d’une libération de millions de maliennes et de maliens à l’égard des dépendances et des oppressions léguées et entretenues par la mauvaise gestion du pays ? Existe-t-il une issue rapide à la crise ? Sommes-nous en mesure et à quel prix, de nous survivre en un possible «<strong>sursaut national</strong>» ?

À enjeux gigantesques, questions brûlantes. C’est désormais à l’histoire réelle, à l’expérience d’ores et déjà accumulée embrassée dans son ensemble, et non plus à une prédiction de l’avenir, qu’il appartient de fournir les clefs de ces interrogations.

Cette situation nouvelle détruit bien des idées et opinions formées au cours de décennies et qui imposent des exigences nouvelles aux hommes et aux femmes, en particulier aux hommes et femmes politiques. Ces phénomènes vont de pair avec un élan exceptionnel de la conscience et de l’activité politique des populations ainsi qu’avec une accentuation des luttes pour plus de démocratie.

<strong><em>Les Maliens sont inquiets et cette inquiétude est </em></strong>fondée<strong><em>.</em></strong>

Le travail de changement radical de cap entamé, nécessaire et indispensable est ardu. Nous connaissons aujourd’hui une situation de crise sans précédent suite à la guerre qui nous a été imposée dans nos régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, et Kidal, le coup d’état militaire du 22 mars 2012 et la crise institutionnelle qui a suivi. Dans ce contexte, la réorganisation du territoire et le nouvel ordre institutionnel qui s’imposait depuis a connu un début de réalisation.

Aussi, nous allons partir d’un ensemble de constats factuels qui font partie de notre réalité à prendre en compte dans tout le mouvement de notre société actuelle. Pour ce faire, nous retiendrons un certain nombre de faits:

&nbsp;

<strong><em>Disons pour commencer qu’au Mali, il y a un décalage grandissant entre les institutions, les politiques et l’évolution générale de la société</em></strong>

Les modes de représentation font que les citoyens ont le sentiment de ne pas peser sur les décisions. Les populations dans une proportion qui évolue, souhaitent une transformation radicale des conditions d’organisation de la cité surtout au niveau du cadre de vie. Elles souhaitent une modification du rôle des hommes politiques et du mode d’exercice du mandat. En effet, la nature du mandat confié aux responsables politiques de tous les niveaux impose d’être précisée.

Les élections s’imposent pour une bonne sortie de la transition, mais pas dans la précipitation et le bon vouloir de ceux qui aspirent à voir le Mali se désagréger. Les élections se feront dans la mesure de nos moyens et des conditions spécifiques du Mali, n’en déplaise à ceux qui pensent gérer le Mali à la place des maliens et leurs alliés locaux, temps révolu à jamais. Le moment de l’élection passé, le débat démocratique suppose un contrôle du mandat en cours d’exercice.

Dans le contexte nouveau, avec les élections  du Présidant de la République, des députés à l’Assemblée Nationale en vue, et au niveau de toutes les collectivités territoriales, un rappel sur les dérives, voir, la moralité de certains candidats qui nous représentaient à l’Assemblée Nationale, et qui ont fait l’objet d’inquiétudes, et de réprobation des citoyens qui étaient inquiets, est nécessaire:
<ul>
 	<li>Ils étaient inquiets sur le manque de rigueur dans certains choix de candidats qui nous représentaient à l’Assemblée Nationale;</li>
 	<li>Inquiets du niveau de formation d’un grand nombre de ces représentants.</li>
 	<li>Ils étaient inquiets de l’introduction dans nos institutions de l’argent qui a été à plusieurs niveaux l’élément déterminant dans le choix des candidats aux élections législatives.</li>
 	<li>Ils étaient inquiets des avantages monétaires disproportionnés accordés et en perpétuelle évolution à des fonctions électives.</li>
</ul>
Dans un tel contexte, <strong><em>si nous ne prenons garde, ne courons-nous pas le risque d’avoir des réseaux statiques de pouvoir qui incarnent une politique de prédation et qui vont accentuer immanquablement le clientélisme et induire un fonctionnement absolutiste ?</em></strong>

<strong><em>Ne courons-nous pas le risque d’avoir des institutions-refuges ?</em></strong>

Souhaitons et œuvrons pour qu’il n’en soit  point ainsi avec le Mali Kura.

<strong>Cheick Mouyedine Pléah COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise au sein du M5&#45;RFP :  À quand la fin du spectacle ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-au-sein-du-m5-rfp-a-quand-la-fin-du-spectacle-3057606.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Mar 2024 09:32:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Il est clair que dans ce pays le ridicule ne tue plus, c’est la seule description que nous pourrions faire de la situation qui prévaut aujourd’hui au sein du mouvement populaire qui a eu raison du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta et que les militaires sont venus parachever.

Au moment où les Maliens savouraient la victoire de la prise de la ville stratégique de Kidal des mains des terroristes et des narco- trafiquants, c’est le moment que ces hommes politiques du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) ont choisi pour faire éclater au grand jour leurs divergences: guerre de positionnement, conflit d’intérêt ou tout simplement question d’amuser seulement la galerie politique ? Allez savoir !

Ce qui est évident, c’est que ce rififi au sein de ce Mouvement du 5 juin 2020 ne semble surprendre aucun observateur averti de la scène politique malienne. En ce sens que dans une organisation politique aussi hétérogène qu’est le M5-RFP avec des intérêts aussi divergents, un agissement de ce genre était prévisible. Seulement ce qui semble étonnant voire inadmissible, c’est quand les responsables politiques d’une telle carrure et d’une telle envergure de la scène politique nationale s’adonnent ainsi au déballage de ce qui, il n’y a pas longtemps, constituait un secret entre eux. Pour qu’elle fin ? Nous ne pourrions y répondre.

Une chose est qu’à même sûre, si l’intention des uns est de discréditer les autres pour ternir leur image, ils se tirent tous la balle sous leurs propres pieds. Car, tout acte posé par les uns visant à discréditer les autres ne contribuerait qu’à discréditer toute la classe politique, y compris même ce qui ne sont pas de ce mouvement.

Pour ce qui connaît la mentalité générale du Malien aujourd’hui vis-à-vis des politiques ces agissements à la limite irresponsables, ne feront que renforcer ce sentiment de rejet de la chose politique et des hommes politiques, sentiment qui s’est nourri au sein de nos populations depuis les évènements du 20 août 2019.

Ou pire, si le but inavoué est de se séparer du Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga pour une raison ou pour une autre, ils se mettraient les doigts à l’œil. Car, si Dr Choguel venait à tomber aujourd’hui, c’est tout le M5-RFP qui en pâtirait puisqu’il n’y aura plus d’homme digne de confiance avec qui les militaires chemineront pour conduire la transition. Comme quoi, on a beau couper les branches d’arbres, on ne touche pas à celle sur laquelle on est endossé.

Il est donc temps pour ces responsables de se ressaisir pour épargner notre population de cette plaisanterie de très mauvais goût. Ces comportements dignes d’un comité de syndicats d’élèves n’honorent ni ces auteurs, ni le peuple malien sur qui toute l’Afrique a les yeux braqués. Au contraire, Ils ne font que faire voler en éclat le peu de crédits qu’ils bénéficient encore auprès de nos populations. Ces responsables du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) doivent savoir que les Maliens ne sont plus prêts à supporter une autre déception de la part des politiques après ce qu’ils ont connu avec l’élection d’Ibrahim Boubacar Keïta en 2013.

L’urgence s’impose donc à eux de faire taire les divergences inutiles, ces querelles de personnes ou de combat pour les postes pour faire face aux préoccupations fondamentales de nos populations à savoir entre autres l’insécurité, la crise énergétique, les problèmes de l’école, le coût de la vie de plus en plus insupportable, le manque d’emplois, la lutte contre la corruption et la délinquance financière, le problème d’accès à une justice juste et équitable, le problème d’accès à un service de santé de qualité et à moindre frais, etc. C’est de là où résident leur salut et leur raison d’exister.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Après la dissolution de l’AEEM :  Les réactions des pour et des contre</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/apres-la-dissolution-de-laeem-les-reactions-des-pour-et-des-contre-3057594.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Mar 2024 09:03:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil des ministres du mercredi 14 mars 2024, à travers le ministère de l’Administration territoriale et la Décentralisation, a dissous l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Cette dissolution intervient après la mort d’un étudiant lors des affrontements violents entre groupes rivaux qui se sont déroulés sur le campus de Badalabougou, mercredi 06 mars. Après la décision gouvernementale, les Maliens restent divisés. Réactions.</strong>

<strong>Dissolution de l’AEEM, et après ?</strong>

Je pense sérieusement que la dissolution de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) est un bon coup de balai dans la grande cour de l’Éducation nationale.

Avant d’en arriver à ce que le Conseil des Ministres donne comme éléments de justification à savoir l’usage de la violence et des affrontements ayant conduit à des morts ainsi que la propagation d’armes et de drogues en milieu scolaire, nous avons tous assisté à la montée des dérives de cette association depuis plusieurs décennies devenant une sorte de monstre qui ne se contrôlait plus.

Gérer désormais l’Éducation nationale de façon responsable.

Je me rappelle entre 1997 et 2002 pendant que je dispensais mes cours avoir été, à plusieurs fois, interrompu par des supposés responsables de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) pour demander la libération des étudiants afin de leur permettre de prendre part aux Assemblées générales. La seule motivation de ces Assemblées générales était d’annoncer des suspensions de cours pour 72 ou 96 heures. Ceci se passait dans l’impuissance totale à la fois des enseignants, des autorités scolaires, des parents d’élèves avec, je le soutenais à l’époque, la complicité des autorités en place. Chaque bureau AEEM avait accès à des fonds dont la provenance n’était qu’un secret de polichinelle car l’AEEM, nos enfants, étaient utilisés comme arme politique pour se livrer à toutes sortes de trafics dans l’anarchie qu’on parvenait à faire instaurer par ces jeunes inconscients des conséquences à long terme de leur action. On en était arrivé à se demander comment dans un pays sérieux on peut laisser cela prospérer sur au moins trois décennies. C’est vrai que plusieurs voix se sont levées pour dénoncer l’instrumentalisation de l’école à des fins politiques sans succès. Au contraire, ceci a permis à ceux qui étaient à la «<strong>périphérie</strong>» de mieux s’incruster et de réclamer aussi leur part dans la construction de l’anarchie espérant en tirer un quelconque bénéfice politique. Quelle mentalité !

C’est vrai que cette association a évolué et s’est adaptée à son environnement caractérisé par l’irresponsabilité collective, la course vers le m’a-tu-vu, le gain et l’argent faciles tout cela sur fonds de trafic d’influence facilité par la démission générale. La jeunesse étant par excellence la tranche d’âge des excès et de l’audace, le monstre qu’était devenu l’AEEM s’est cru tout permis et agissait ainsi avec fanfaronnades et les moyens disponibles sur l’espace public.

<strong>Et après ça ?</strong>

Bonne chose ou pas cette dissolution, le vrai débat se situe dans ce que les différents partenaires de l’école vont faire à partir de maintenant pour se « responsabiliser » pour le seul bénéfice de l’éducation nationale. Mais il faut le dire tout net, plusieurs années, décennies de chienlit laisse des traces et de grosses plaies. Il faut nettoyer de fonds en comble dans tous les services relevant du Ministère à toutes les échelles, dans l’administration scolaire dans les écoles, dans les syndicats enseignants, dans le milieu des parents d’élèves. Toute la question est de savoir comment avec les vieilles habitudes des acteurs encore en place réussir la mutation vers l’idéal ?

Il ne faut surtout pas penser et cela ne pourrait être que la dissolution de l’AEEM soit synonyme de bon débarras de la voix des élèves et étudiants dans le débat sur l’avenir et les conditions de l’éducation nationale. C’est surtout, je crois, l’occasion d’imaginer et faire éclore le nouvel ordre scolaire avec des élèves et étudiants plus conscients des enjeux de l’école et de sa finalité. L’occasion de rappeler les autres acteurs dans leur responsabilité que chacun avait déléguée dans l’impuissance de l’action responsable. Défendre l’école est une obligation pour chacun. Ne sommes-nous pas tous des parents d’enfants ?

<strong>Sidi COULIBALY</strong>

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<title>Cérémonie de départ à la retraite à l’académie malienne des langues (AMALAN) :  La reconnaissance du mérite</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ceremonie-de-depart-a-la-retraite-a-lacademie-malienne-des-langues-amalan-la-reconnaissance-du-merite-3056681.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2024 08:51:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un Ciwara, un tableau de reconnaissance et une enveloppe symbolique, voilà le menu qui a marqué cette journée du jeudi 7 mars 2024, journée choisie par la Direction de l’Académie malienne des langues (AMALAN), en collaboration avec la Caisse sociale et les syndicats dudit service, pour honorer le départ à la retraite de M. Chaka Diarra, chauffeur de profession.

Placée sous la haute présidence de son directeur général, Dr Adama Djokolo Coulibaly, la cérémonie a regroupé tous les travailleurs et tout le personnel du service ainsi que des invités venus des services partenaires ainsi que ses proches collaborateurs. Tous ont tenu à profiter de l’occasion pour exprimer leur reconnaissance et témoigner le courage, la loyauté, la probité, l’assiduité, l’humanisme dont a fait montre M. Diarra durant ces années de collaborations avec eux.

Né à Diégneni en 1965, commune de Yélékébougou, cercle de Kati, M. Chaka Diarra est un autodidacte. Il apprit à lire et à manipuler les objets électroniques depuis son jeune âge. Marié et père de huit (08) enfants dont deux (02) filles et six (06) garçons, il s’est lancé dans l’apprentissage de la mécanique-auto entre 1985-1987 à l’issue duquel il devient apprenti- chauffeur entre 1987-1991. Il obtient son permis de conduire Catégorie Transport en commun en 1991.

À partir de cette date, il commencera à servir comme chauffeur, d’abord en famille, chez M. N’Golo Coulibaly, jusqu’en 1998.

De janvier 1998 jusqu’en janvier 2001, il servit au projet BAD axé sur la promotion de la femme.

C’est à partir du 20 décembre 2004 que M. Diarra fut recruté à l’Institut ‘‘Abdoulaye BARRY’’, où il servira durant huit (08) ans jusqu’à la création en 2012 de l’AMALAN, d’abord, comme planton, ensuite comme chauffeur attitré.

Reversé à l’Académie malienne des langues, M. Diarra servira les trois directeurs qui y se sont succédé, à savoir Mme Coulibaly Mariam Koné de 2013 à 2018, Pr Boniface Keïta de 2018 à 2020, Dr Adama Djokolo Coulibaly, assurant l’intérim du directeur général de 2020 à 2023 et entant que directeur général.

Chaka Diarra, dans le cadre de son travail, a eu effectué plusieurs missions à l’intérieur comme à l’extérieur du pays avant de terminer sa carrière en catégorie D des conventionnaires à l’échelon 7.

Après ces loyaux services rendus, non pas à l’AMALAN seulement mais à toute la nation entière, cette cérémonie, selon Dr Kanchi Goïta, chef du Département de la planification des normes et des certifications de l’Académie malienne des langues (AMALAN), est à considérer comme une décoration, car après avoir tout donné à la nation il n’y a pas meilleure reconnaissance que celle qui vient de ses proches, ceux qu’on a côtoyé dans le service, s’exprimera-t-il ainsi.

Comme quoi, il ne faudrait pas attendre toujours la mort de quelqu’un pour lui exprimer notre reconnaissance, certaines doivent lui être faites de son vivant, laissant entendre le directeur général, avant de souhaiter à M. Chaka à Diarra une retraite réussie et lui assurer de la disponibilité de son service à tout moment.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>

<strong> </strong>

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<title>Focus :  Vie des partis politiques: le Premier ministre rencontre les chefs des partis politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-vie-des-partis-politiques-le-premier-ministre-rencontre-les-chefs-des-partis-politiques-3056686.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2024 08:50:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le jeudi 7 mars 2024, le Premier ministre Choguel Kokala Maiga a rencontré les chefs des partis politiques au Centre international de Conférence de Bamako (CICB). Plusieurs chefs de mini partis politiques ont fait le déplacement par contre les «vieux partis politiques» ont brillé par leur absence.

Le Premier ministre a parlé durant trois heures d’horloge. Il a monopolisé la parole sur la libération de Kidal, les récentes attaques des groupes armées et la montée en puissance de nos FAMa à travers le pays. La séance a été levée suite à ce monologue du Premier ministre. Le but recherché de cette rencontre avec les partis politiques (217), au moment où il est question de dissolution de partis, d’associations ou d’Organisations non-gouvernementales (ONG) est un appel à la mobilisation pour le «Mali ko do».

Comme dirait l’ancien député CNID-FYT (Congrès national d'initiative démocratique-Faso yiriwa ton) en commune II: «Mali ko yé yèrè ko yé». Sans unité nationale, il n’est ni prospérité, ni justice, ni paix possibles. Le rétablissement de l’unité nationale et de la sécurité sur la totalité du territoire est l’indispensable préambule. Pour y parvenir, il faut que l’armée et la police retrouvent l’élan patriotique des premières décennies de l’indépendance du Mali.

<strong>Conférence de presse du Directeur général de l’EDM-SA: programme de délestage durant le mois de ramadan</strong>

Si l’Afrique a un formidable potentiel, sa pauvreté extrême est un frein à l’action. Les urgences sont telles qu’il nous faut absolument porter l’effort sur les priorités et éviter de nous disperser. La misère complique le quotidien de millions de Maliens. L’électricité est le moteur du développement, en même temps qu’une ressource nécessaire au bien-être des citoyens.

La conférence de presse du Directeur général, Abdoulaye Djibril Diallo avait pour but de communiquer le programme de délestage durant le mois de ramadan. Aucune solution à court terme: ce sont les fonds qui manquent énormément.

<strong>La Primature doit revenir à des cadres civils</strong>

C’est un soulèvement général qui a fait partir le régime de Ibrahim Boubacar Keïta en 2020, parachevé par des militaires. Les Maliens ont chassé IBK pour le changement. Si aujourd’hui le Premier ministre a montré ses limites pour le changement aussi bien que tout le gouvernement il faut changer de médecins et de chirurgiens. À vrai dire rien ne marche. Le gouvernement de Transition pouvait court-circuiter les égoïsmes politiques et faire accepter ses nouvelles règles du jeu social. Mais non on laisse pourrir la situation. On sait aussi que l’intérim nommé à la Primature pour une circonstance de maladie n’a pas pu bouger les cartes.

Pour la première fois dans un débat majeur on a vu les membres du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) s’entredéchirer pour des strapontins de postes. On aurait préféré des rapports de solidarité aux rapports de force. La dissolution des partis politiques n’est pas la solution. Ces petits jeux du clientélisme électoral ont fait leur temps. N’en déplaise aux politiciens-conseils, toute transition qui s’en tient à cette recette se condamne.

Il faut maintenant apporter les réponses que l’opinion attend et redoute tout à la fois: celles que taisent les hommes politiques. Les gouvernants sont des médecins ayant pour mission de rétablir la bonne santé au peuple. Dans la loi des Finances, on y découvre tellement d’aberrations et d’incohérences qu’il y a lieu de se demander si pour un pays pauvre, nous sommes sur la bonne voie.

<strong>La gestion du pouvoir en Afrique: Ce n’est pas Thomas Sankara ou Jerry Rawlings qui veut ?</strong>

Il faut être politiquement et idéologiquement préparé. La gestion du pouvoir d’État est très difficile. C’est ici que la question fondamentale du changement se pose. Quel changement et quel type d’État nous voulons mettre en place et qui correspond à ce changement pour lequel les Maliens se sont mobilisés.

C’est une question de vision politique. Certes, des actes salutaires de souveraineté ont été posés et beaucoup d’efforts ont été accomplis dans la sécurisation du pays. Mais, la Transition manque de vision et de projet pour transformer le Mali, poser les bases d’un nouvel État. Le choix des hommes est capital dans un contexte d’incertitude et d’hostilité contre le pays.

Malheureusement c’est là que le bât blesse. Au fond rien n’a changé. Les hommes au pouvoir ont changé de visage, mais les mêmes pratiques de gestion, le même système de gestion existe. Mais le mal est immense et le combattre était de nature à dégager des moyens significatifs. Comme dit le Sage la volonté n’a qu’un but: l’action.

<strong>Insécurité à Gao</strong>

Quand les Forces armées maliennes (FAMa) et leurs partenaires sont arrivés sur le site aurifère de Intahaka, tous les groupes armés se sont déclarés être avec le Mali. Durant tout le temps de la présence des FAMa, pas un seul tir d’armes à feu. Aussitôt leur départ, la terreur a repris. Si le gouvernement n’est pas vigilant, la situation se dégénéra entre communautés. Il y a des communautés qui sèment la terreur sur les sites aurifères d’Intahaka à 48 km de Gao.

Les FAMa ont fait moins d’une semaine sur le site et ont quitté après. Les groupes armés Touaregs sont de retour et sèment la terreur sur les populations sédentaires. Les habitants de la commune rurale de Gabéro ont quitté pour raison d’attaques des groupes armés.

<strong>À Zankabilo, où se trouve le parc de vaccination trois groupes communautaires sèment la terreur.</strong>

Sur le tronçon Bazi gourma Wabaria c’est un véhicule (une bachée banche escortée) par huit motos direction Sud-nord qui passe tous les jours. Les populations trouvent que c’est un véhicule suspect. Depuis les frappes des FAMa, les mouvements des terroristes ont baissé dans cette zone sauf au niveau du village de Gabéro Kardjimè, où les terroristes passent en moto dans la vallée.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>

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<title>Célébration des 50 ans du lycée régional de Ségou :  La reconnaissance !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/celebration-des-50-ans-du-lycee-regional-de-segou-la-reconnaissance-3056678.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2024 08:41:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C'est le jeudi 29 février passé, en présence des autorités scolaires, administratives, politiques et coutumières, que se sont déroulées les festivités des cinquante (50) ans du lycée régional de Ségou qui a ouvert ses portes en 1974. Après les événements de 1991, le lycée est devenu le lycée Abdoul Karim CAMARA dit Cabral de Ségou. Pour la circonstance, beaucoup d'activités étaient au programme.

Après la montée des couleurs par les pionniers, accompagnés par la fanfare nationale, le proviseur du lycée, Hamadoun TRAORÉ, a pris la parole pour souhaiter la bienvenue au public avant de présenter son établissement, "le Lycée Cabral’’, qui compte actuellement 2012 élèves dont 1 094 filles soit 54,37%, répartis entre quarante (40) groupes pédagogiques dont dix-sept (17) classes de Terminales; neuf (09) classes de 11<sup>ème</sup> et quatorze (14) classes de 10<sup>ème</sup>, encadrés par cent quinze (115) vaillants professeurs parmi lesquels neuf (09) femmes. De son ouverture à nos jours, l'établissement a formé 9 262 bacheliers parmi lesquels les générations ici présentes.

Par ailleurs, il a parlé des gestes des différentes Amicales dudit lycée (promotions 1974, 1988, 1989) à l'endroit du lycée pour amoindrir les difficultés perturbant les apprentissages "d'abord de la première promotion 1974 (badigeonnage de la salle des professeurs, 50 chaises métalliques, 01 forage, la réfection du toit et des plafonds de la bibliothèque, 01 parking) ensuite de la promotion 1988 (une sirène, 10 bureaux et 10 chaises pour professeur 03 rangées de barbelé sur le mur du parking) et enfin celle de 1989 (25 tableaux métalliques muraux, 10 ordinateurs de bureau et ce matin 30 ventilateurs et 15 rhéostats) d'apporter leurs soutiens matériels à leur lycée".

Pour finir, il a remercié les Amicales d'avoir pensé à leur ancien établissement.

S'en sont suivies les interventions du maire, du porte-parole des Amicales, du représentant du ministre de l'Éducation nationale et non moins parrain de l'événement, du représentant du gouverneur...).

Des attestations de reconnaissances ont été décernées par le lycée aux trois (03) Amicales. Celles-ci aussi ont fait de même pour les anciens proviseurs et certains anciens de l'administration du lycée régional de Ségou.

Notons qu'un Slam parlant du lycée, des danses chorégraphiques, des jeux concours et la remise de cadeaux aux meilleurs élèves des différentes séries ont agrémenté ce grand événement.

Enfin, la cérémonie a pris fin par la plantation d'arbres dans l'enceinte de l'établissement.

Vivement le centenaire]]> </content:encoded>
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<item>
<title>8 mars journée internationale de la femme : La femme malienne se cherche toujours</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/8-mars-journee-internationale-de-la-femme-la-femme-malienne-se-cherche-toujours-3056674.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2024 08:38:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l'instar de la communauté internationale, le Mali a célébré, vendredi 8 mars, la journée dédiée de la femme. Comme d'habitude, elle a été consacrée aux manifestations folkloriques, occultant les préoccupations majeures des femmes. Chaque année, la journée du 8 mars est célébrée au Mali au son de la musique et des conférences devant un auditoire qui ne comprend presque rien du thème à débattre.

Comme s'il est écrit quelque part que la journée dédiée à la femme doit rester dans un cadre de réjouissance. Si c'est vrai que le 8 mars est l'aboutissement d'une longue lutte des femmes ouvrières pour améliorer leurs conditions de vie et de travail, les manifestations folkloriques n'ont pas leur raison d'être. Surtout dans des pays où les droits des femmes sont votés pour une minorité. La Loi 052-N°2015 du 18 décembre 2015 est passée par là. Elle ne cible que des femmes diplômées ou influentes dont le seul souci est d'accéder à des postes à responsabilité pour améliorer leurs conditions de vie et de travail. Et, depuis le vote de cette loi sélective, les autres femmes se cherchent. Elles sont désormais à la marge de la société malienne. Sinon, comment comprendre qu'après une année 2023 meurtrière pour les femmes maliennes, on peut se permettre d'organiser des manifestations folkloriques.

L'an passé a été cauchemardesque pour près d'une dizaine d'épouses assassinées de façon atroce ou mutilées par leur conjoint. Dans ce contexte, cette journée devait être placée sous le signe de la compassion pour ces femmes. Il ne sera pas ainsi. Elles sont des illustres inconnues des registres des femmes. Cette journée ne mérite pas d'être célébrée pour plusieurs raisons. D'abord, elle ne mobilise que des femmes des centres urbains, préoccupées par des exhibitions vestimentaires. Ensuite, on ne tire aucune valeur ajoutée de cette journée.

La souffrance des femmes, parlons-en. Si elles ne rendent pas l'âme en donnant la vie, elles sont violées, égorgées dans l'indifférence totale de celles qui bénéficient des avantages de la loi taillée sur mesure. Aussi, marchent- elles sous un soleil de plomb à la recherche d'une source d'eau. Elles sont victimes de toutes sortes de maladies. Elles font le pied de grue tard dans la nuit devant les bornes fontaines. Elles exercent leur commerce dans des marchés insalubres. Ces scènes macabres se passent dans certains de la capitale malienne au vu et au su de tout le monde. Cette violation des droits se déroule sous silence. Mais, une fois que le quota n’est pas appliqué, on crie au scandale. Pourtant, un ministère de la Femme a été créé pour agir au nom de la gent féminine sans aucune discrimination. Mais, il se trouve qu'il est là pour happer des centaines de millions de FCFA des partenaires pour entretenir la minorité agissante, arrogante et exigeante.

La journée internationale de la femme est un mirage au Mali. Les fêtes éclipsent les besoins nombreux et urgents des femmes, surtout rurales.

<strong> Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Démocratie sur le continent noir :  Que se passe&#45;t&#45;il en Afrique depuis 1989 ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie-sur-le-continent-noir-que-se-passe-t-il-en-afrique-depuis-1989-3056675.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2024 08:21:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le tournant décisif est intervenu avec la chute du mur de Berlin, qui libéra au moins en partie les forces sociales et politiques intérieures jusqu’alors violemment réprimées avec l’explosion des conférences nationales, dont la première se tint au Bénin en février 1990. Ce n’est sans doute pas un hasard si Nelson Mandela fut libéré au même moment de prison en février 1990. Depuis lors, les transformations n’ont plus cessé, et la genèse d’une société civile et politique est en marche.

Aujourd’hui en moyenne, la population urbaine dépasse la population rurale, mais les remèdes économiques imposés par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale dans les années 1990, les PAS (Politiques d’ajustement structurel) eurent des conséquences sociales tragiques: écoles, universités, hôpitaux sont dans une situation désastreuse.

La démocratisation n’a pas fait assez de progrès dans certains pays (Mali, Bénin, Sénégal, Botswana…), d’autres pays demeurent fragiles (Burkina Faso, Niger), ou encore en échec (Cameroun, Togo, Kenya..) et surtout mal comprise: chaque opposant crée son propre parti, on peut compter dans certains pays des centaines de mini partis ou GIE (Groupement d’intérêt économique) d’opposition ou favorables à la majorité.

<strong>Ce sont les politiques qui ont le pouvoir de changer</strong>

L’univers du pouvoir est complexe. La courtisanerie qui entoure les chefs est la mère de leur solitude. Peu d’échanges vrais, ils sont comme dit Mohamed Ali, des hommes et des femmes à qui l’on serine à longueur de journée: «Tu es le plus grand, le plus beau, le plus fort». Il faut une grande force d’âme pour ne pas accorder un peu de crédit à ces flatteries. Le chef est largement coupé du monde réel, peu au fait de ce qui se passe vraiment dans la société. Le chef est pourtant submergé d’informations dispensées par sa cour: ragots, fausses promesses, complots imaginaires, versions tronquées, calomnies contre d’éventuels concurrents.

Comment trouver le temps de réfléchir, de faire le tri, de trancher ? Agir comme les courtisans ou mettre les mains dans le cambouis et les pieds dans les flaques boueuses d’un pays, où plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté, où tout est urgent et vital ?

Au Mali, le pouvoir est principalement incarné par l’exécutif, au premier rang, par le chef de l’État, ses ministres, les responsables des institutions. Mais ces responsables ne sont que des humains; ils ne peuvent agir, connaitre, comprendre et décider seuls. Par la force des choses, ils sont entourés de proches. Une autre caractéristique du pouvoir est liée au verrouillage de cet univers, où les nouveaux venus sont souvent vécus comme de potentielles menaces. Ce verrouillage explique la forte proportion d’hommes et de femmes de pouvoir qui ont fait de cet art leur métier, et dont certains ont même dépassé l’âge de la retraite. Une situation relativement récente d’ailleurs.

Modibo Keita avait quarante-cinq (45) ans en 1960. Moussa Traoré avait trente-deux (32) ans en 1968. Assimi Goïta en 2020 avait trente-six (36) ans. Pour faire bouger les lignes, la compétence ou la volonté ne suffisent pas. Ceux qui ont le pouvoir de changer les choses sont les politiques, car ils sont investis de la légitimité populaire.

Les politiques vous appellent pour votre compétence, jusqu’au jour où ils n’en ont plus l’utilité ou que leurs stratégies électorales les poussent à d’autres besoins. Les politiques craignent parfois les compétences. C’est pourquoi il faudrait doubler les aptitudes des technocrates par une légitimité politique.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Choguel Kokalla Maïga :  Du mensonge permanent à la félonie !</title>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2024 08:19:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[''Il y a des militaires qui veulent affaiblir le M5-RFP''. Cette déclaration est du Premier ministre malien de transition, un homme qui doit tout aux putschistes de 2020: sa nomination, ses dérapages verbaux, sa haine viscérale contre la main qui lui a nourri (démocratie), sa falsification et déformation de l'histoire, ses contre-vérités, ses règlements de compte. Il l'a tenue, samedi dernier, devant ses soutiens réunis au palais des Sports, pour demander leur clémence dans le bras de fer qui l'oppose désormais à d'autres membres du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui viennent de le débarquer de la tête du Comité stratégique.

Ces propos destructeurs et diviseurs sont prononcés sans la moindre réaction des militaires. Si aujourd’hui, on tente de faire croire à l’opinion nationale que des militaires veulent l’affaiblir, cela relève de la félonie.

Après avoir diabolisé la classe politique et cloué son bec par un mensonge permanent, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga devient le seul maître à bord de l'espace médiatique dont les temps d'antenne lui permettent de descendre aux flammes les bonnes volontés qui veulent apporter leur contribution à l'édification d'un Mali nouveau. Il a aussi dans sa mire de mire ceux qui sont en porte-à-faux avec son populisme et sa propagande. Pensant en finir avec les hommes politiques, il veut profiter de la crise au sein du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) pour créer la zizanie dans le rang des militaires au pouvoir. Il accuse certains d'affaiblir le regroupement politique qu'il dirige bien avant le coup d’État du 18 août 2020.

«Ça ne passera pas», comme dirait l'autre. Si les hommes politiques ont accepté le fait accompli en laissant le champ libre à Choguel Kokalla Maïga pour qu'il trône sur le toit médiatique en entretenant un mensonge permanent, il n'en serait pas de même pour l'armée malienne. Elle ne doit pas être pas un champ politique pour régler des comptes aux opposants et surtout de créer le doute dans le groupe des militaires au pouvoir. Elle a surtout besoin aujourd’hui de l’accompagnement de son peuple pour vaincre les ennemis de tous bords. Notre armée ne mérite pas une telle déclaration à un moment où les forces rétrogrades sont à la recherche de la moindre faille pour l’accuser de tous les maux. Surtout après la récupération de notre territoire des mains des gens sans foi ni loi sans leur soutien.

''Il y a des militaires qui veulent affaiblir le M5-RFP''. Cette déclaration du Premier ministre Maïga crée plutôt le doute, la méfiance, la suspicion. Elle ne sert pas l’armée, mais des ambitions inavouées. S’il n’est pas en mesure d’affronter les autres membres du M5-RFP et de les tenir tête pour laver le linge sale en famille, c’est qu’il se reproche quelque chose. Cette tension politique ne concerne ni de près, ni de loin notre armée. Elle doit rester dans le cadre politique. Mais pour qui connaît l’homme, il ne trouve son salut que dans la division et la diversion. Il veut faire de cette crise son chou gras pour tenir en haleine ses supporteurs durant des semaines au lieu de faire face aux vrais problèmes du pays. Ce jeu n’a que trop duré. Et il a été compris par les observateurs avertis de la scène politique. Ce n’est qu’un aveu d’échec.

Appelé à la tête du gouvernement de transition pour rassembler les Maliens, Choguel K. Maïga se livre encore à son sport favori : la diversion. Il cherche par tous les moyens à semer la zizanie dans les rangs des militaires au pouvoir pour d’autres desseins. Il accuse certains de l'affaiblir au sein du M5-RFP. Ce nain politique, depuis le départ des partis et associations politiques de dimension nationale n’intéresse personne aujourd’hui. Et les militaires au pouvoir savent que cet épouvantail à moineaux ne représente plus rien sur l’échiquier politique national.

Faire recourir, dans un palais des Sports, à ce regroupement qui n’est que l’ombre de lui-même, n’est que peine perdue. Sa capacité de mobilisation, sans mettre la main à la poche, est nulle. Il ne trouve son plaisir que dans la division. Chaque fois que les Maliens veulent se donner la main, mission dont il a été incapable d'accomplir, malgré tous les moyens mis à sa disposition, il sort de son chapeau un sujet de diversion. Comme à ses habitudes, il profite toujours d'un événement majeur pour lancer son show médiatique. Cette fois-ci, l'objectif visé était de faire passer sous silence le travail remarquable du Comité de pilotage du Dialogue inter malien dont le rapport a été remis au président de la transition par son président, l’ancien Premier ministre Ousmane I. Maiga. C’était à Koulouba, lundi 4 mars.

Cette accusation est gravissime dans la mesure où il doit tout aux militaires. À commencer par sa nomination au poste de Premier ministre. Et ils lui ont laissé les mains libres pour ses dérapages verbaux, pour déverser sa haine viscérale contre la main qui lui a nourri (démocratie), pour falsifier et déformer l'histoire, pour dire ses contre- vérités et régler ses comptes avec ses amis d’hier des régimes démocratiques précédents. Ces propos destructeurs et diviseurs sont prononcés sans la moindre réaction des militaires. Si aujourd’hui, on tente de faire croire à l’opinion nationale que des militaires veulent l’affaiblir, cela relève de la félonie. Ceux-ci n’ont pas besoin d’un regroupement fantoche pour atteindre un Premier ministre sans ancrage politique. Il suffit d’une autre signature pour changer la donne. Il serait bon de demander au Premier ministre de plein pouvoir de la transition de 2012. Sa déclaration: «Je ne vois personne à qui remettre ma démission». On sait comment ça s’est terminé.

Cette crise politique du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), née pour distraire les citoyens, est une tempête dans un verre d’eau face au quotidien difficile des Maliens à cause d’un manque de vision du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga qui ne guette que les tribunes pour faire croire au peuple que le mensonge permanent sur lequel il a bâti sa popularité est arrivé à bout de toutes leurs difficultés. «Laisser mouton courir, Tabaski viendra».

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vérification de suivi des recommandations :  La Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique (DGS&#45;HP) met en œuvre seulement 35% des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-la-direction-generale-de-la-sante-et-de-lhygiene-publique-dgs-hp-met-en-oeuvre-seulement-35-des-recommandations-du-bvg-3055806.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2024 08:18:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une Mission de vérification concernant le Suivi des recommandations de la mission de vérification financière de la Gestion de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique (DGS-HP), effectuée en 2021 et concernant les exercices 2018, 2019 et 2020. Cette vérification a pour objectif de s’assurer que les recommandations formulées par la mission initiale ont été mises en œuvre et que les lacunes constatées ont été corrigées. Les travaux ont porté sur les dépenses de fonctionnement, d’investissement et de mise en œuvre de programmes d’activités.</strong>

Elle a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations, qui est de 35%, le niveau de mise en œuvre n’est pas satisfaisant.

Sur vingt-deux (22) recommandations formulées à l’issue de la vérification initiale de la DGS-HP, deux (02) recommandations sont non applicables. Sur les vingt (20) recommandations applicables, sept (07) sont entièrement mises en œuvre, soit un taux de 35%, cinq (05) sont partiellement mises en œuvre, soit un taux de 25% et huit (08) sont non mises en œuvre, soit un taux de 40%.

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>

Il ressort de la vérification que le Directeur Régional de la Santé de Ségou a demandé au Ministre chargé de la Santé et du Développement Social la nomination d’un Comptable-matières secondaire; que le Directeur Régional de la Santé de Sikasso informe les soumissionnaires non retenus par écrit du rejet de leurs Offres et qu’il établit des contrats pour tous les achats dont le montant le requiert; que le Directeur Régional de la Santé de Kayes précise les spécifications techniques des biens à acheter et qu’il respecte les critères d’attribution des marchés par Demande de Renseignement et de Prix à compétition Ouverte contenus dans les dossiers d’Appel d’Offres. Il respecte aussi le délai minimum de dépôt des Offres lors des procédures d’Appel à concurrence.

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre</strong>

La Mission de suivi a constaté que le Directeur Général de la Santé et de l’Hygiène Publique (la DGS-HP) n’exige pas, dans le dossier d’appel à concurrence, la fourniture de tous les documents à caractère éliminatoire et qu’il ne respecte pas les procédures de Demande de Renseignement et de Prix à compétition Restreinte.

Quant au Directeur Régional de la Santé de Ségou, il ne veille pas à l’utilisation correcte des modèles de procès-verbaux de réception. L’Assistant du Comptable Régional de la Direction Régionale de la Santé de Ségou n’a pas codifié toutes les matières en service tout comme le Comptable-matières Secondaire de la Direction Régionale de la Santé de Sikasso n’a pas codifié toutes les matières conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>Recommandations non mises en œuvre</strong>

Le Ministre de la Santé et du Développement Social n’a pas nommé le Comptable-matières secondaire de la Direction Régionale de la Santé de Ségou. Le Directeur Régional de la Santé de Sikasso ne respecte pas les dispositions réglementaires relatives à la composition des Commissions de réception.

Le Directeur Régional de la Santé de Sikasso ne veille pas à l’utilisation des modèles de Procès-verbaux (PV) de réception institués par la réglementation. Le Directeur Régional de la Santé de Ségou ne respecte pas les dispositions réglementaires relatives à la composition des Commissions de réception. Le Directeur Régional de la Santé de Sikasso n’exige pas dans le dossier d’appel à concurrence la fourniture de tous les documents à caractère éliminatoire.

La Direction Régionale de la Santé de Ségou ne tient pas l’ensemble des documents de la comptabilité-matières. Le Comptable-matières de la Direction Régionale de la Santé de Sikasso ne tient pas l’ensemble des documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur. Le Comptable-matières de la Direction Régionale de la Santé de Sikasso ne procède pas à la certification de toutes les factures.

<strong>Recommandations sans objet</strong>

Parce que l’Office de Protection des Végétaux (OPV) n’a pas eu l’occasion de les appliquer, les recommandations suivantes sont sans objet: le Directeur Général de la Santé et de l’Hygiène Publique applique le manuel de procédures du Programme de Développement Socio-Sanitaire (PRODESS) et le Directeur Régional de la Santé de Kayes ne procède pas à des mises en concurrence réelle lors des achats par demande de cotation.

<strong>Ibrahim DIALLO/CCOM BVG</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>M5&#45;RFP :  Quand des sans saveurs se crêpent le chignon pour un lambeau</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/m5-rfp-quand-des-sans-saveurs-se-crepent-le-chignon-pour-un-lambeau-3055800.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2024 07:58:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après le départ de la crème mobilisatrice, intellectuelle et stratège  du Mouvement- Rassemblement des forces patriotiques (M5- RFP), une querelle de clocher ravage la coalition hétéroclite qui a donné le coup de grâce au régime du président Ibrahim Boubacar Keïta, le 18 août 2020.  Depuis plus d'une semaine, les partisans du Premier ministre et ceux de l’imam Oumarou Diarra, ancien ministre, se battent pour le contrôle d’un mouvement incolore, inodore et sans saveur. À qui profite cette guéguerre ?</strong>

<strong>''Le M5- RFP est mort de sa belle mort''</strong>, déclarait un des porte- parole de la coalition hybride qui a précité la fin du régime du président IBK, le 18 août 2020. Ironisé à l’époque par l’opinion publique, les faits lui donnent raison. Après le départ du mouvement politico- religieux, c’est – à- dire la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahamoud Dicko (CMAS), une des forces mobilisatrices du Mouvement- Rassemblement des forces patriotiques (M5- RFP), un acteur clé de la contestation du régime défunt et de l’intelligentsia de la coalition anti- IBK, des figures emblématiques et stratèges qui ont fini par créer M5- RFP Mali Koura, le regroupement politique reste incolore, inodore et sans saveur. Il est écrasé sous le poids d’un Premier ministre qui l’utilise comme un instrument politique pour régler ses comptes avec ses amis d’hier, qui lui ont fait goutter les délices de la démocratie prédatrice.

Si les deux mouvements politiques susnommés ont quitté sans tambour ni trompette le M5- RFP pour continuer le combat avec d’autres forces, tel ne semble pas être le cas du camp opposé aux partisans du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Décidés en découdre avec la tendance du chef du gouvernement qui les a exclus des instances, les hommes de l’imam Oumarou Diarra, ancien ministre, ont mis en place un autre bureau. Réponse du berger à la bergère, le nouveau bureau dirigé par l’imam Diarra exclut à son tour les hommes du Premier ministre, vice- président du M5- RFP. Désormais, la règle est devenue l’exclusion. Et chaque tendance reste figée sur ce qu’elle appelle sa légitimité. C’est à ce cirque que les Maliens assistent depuis plus d’une semaine. Tout est parti d’une réunion au cours de laquelle les opposants au sein du regroupement politique ont été chassés manu militari de la salle de réunion, dit- on sur ordre du Premier ministre Maïga.

La querelle  de clocher, qui ravage la coalition hétéroclite, tient en haleine nos concitoyens qui se demandent à qui profite ce désordre à un moment où le gouvernement de Maïga peine à fournir de l’électricité à la population malienne et à satisfaire les autres besoins fondamentaux des Maliens. Ils ne comprennent pas ce regain de tension au sein du M5- RFP qui n’est que l’ombre de lui-même après la sortie des associations comme la CMAS, EMK et Yèréwolo Debout sur le rempart.

Le contrôle du M5- RFP, déjà en lambeau après le départ des figures charismatiques dudit mouvement, contribuera à donner su zèle à des hommes politiques sans saveur, incapables de drainer une mouche sans mettre la main à la poche. Ils se crêpent le chignon pour préserver des intérêts et non pas pour sauver le Mali qui vient de loin.

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Bamako: Un gros marché devenu ville et capitale du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/bamako-un-gros-marche-devenu-ville-et-capitale-du-mali-3055011.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 08:01:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au départ, Bamako était un gros marché. Ce marché s’étendait de la place de l’Assemblée nationale du Mali jusqu’au marché de Ouolofobougou. C’est pourquoi on a beau chasser les marchands ambulants, ils reviennent toujours.

Pour qu’il y ait de grands regroupements dans le marché, on a fait des bénédictions et des sacrifices. Et depuis ce jour-là, les gens remplissent Railda, les boulevards et autres rues adjacentes. C’est à partir des années 1950 que les villes modernes ont montré un essor sans commune mesure avec l’augmentation démographique du continent, déjà considérable de 110 à 620 millions d’habitants entre 1900 et 1995 d’après le Club du Sahel.

Les chiffres concernant les populations urbaines ne sont que des évaluations, mais en 1993, on estimait qu’en l’an 2000 une centaine d’agglomérations dépasseraient le demi-million d’habitants, formant plusieurs mégapoles.

Ancien village malinké et bambara de la grande plaine alluviale du fleuve Niger au pied de l’escarpement du plateau Manding, centre d’un marché traditionnel, Bamako devient en 1883 la base de pénétration française dans le bassin du Niger. Elle est située au bord du fleuve Djoliba.

Les Français y édifièrent un fortin en 1883, capitale du Haut-Sénégal-Niger en 1899. Ils firent de Bamako le terminus de la voie ferrée Dakar-Niger en 1904 avant de l’ériger en capitale du Haut-Sénégal- Niger en 1908. Bamako devint ensuite la capitale du Soudan français en 1920, puis celle du pays une fois devenu indépendant sous le nom de Mali.

Depuis que Bamako a été promue capitale d’État en 1960, les différentes fonctions politiques, administratives, commerciales industrielles et culturelles n’ont fait que se développer, et la ville n’a cessé de croître: 4 227 569 habitants, répartis entre soixante-douze (72) quartiers (spontanés plus quartiers lotis).

Cependant, des défis doivent être relevés comme la démographie galopante avec son corollaire de manque de logements décents et la naissance de quartiers spontanés. La pauvreté est rampante. La plus grande menace qui pèse sur la ville est la prolifération de mosquées appelées par le nom de son constructeur.

&nbsp;

Le chemin de fer Dakar-Niger

Ligne de chemin de fer joignant la capitale du Sénégal au port de Koulikoro, sur le Niger en passant par Bamako (1288 km). En décidant de construire la voie de chemin de fer Saint-Louis- Dakar, la France avait poussé le souverain du Cayor à la révolte. Celui-ci ayant été battu, son royaume devint un protectorat français, base arrière solide pour la conquête du Sénégal.

Brière de l’Isle confia au capitaine Gallieni la mission de reconnaître le tracé d’une voie ferrée reliant directement Dakar au Niger. Sa construction fut autant la cause que l’instrument de la conquête du futur Soudan français par Gallieni.

Au début du siècle, la liaison Dakar-Bamako utilisait la voie de chemin de fer vers Saint-Louis, puis le trafic empruntait le fleuve Sénégal (interrompu pendant la saison froide en raison des basses eaux) jusqu’à Kayes, au Mali, où un premier tronçon permettait de joindre Bamako et Koulikoro, une cinquantaine de kilomètres plus loin.

De grands projets (1878, 1929) proposaient de relier le Dakar-Niger à Niamey, avec liaison à Bobo-Dioulasso et au réseau algérien par Tombouctou, In Salah et El-Goléa. Les difficultés techniques et le terrible coût humain occasionné par la construction des voies existantes, et par celles qui étaient en cours, dissuadèrent la métropole de poursuivre ces rêves.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Vérification financière du bureau du vérificateur général (BVG) : Des irrégularités financières s’élevant à 402 425 866 de FCFA dans la gestion du Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Élevage au Mali (PADEL&#45;M)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-du-bureau-du-verificateur-general-bvg-des-irregularites-financieres-selevant-a-402-425-866-de-fcfa-dans-la-gestion-du-projet-dappui-au-developpement-du-se-3055012.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 07:56:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification a pour objet la gestion du Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Élevage au Mali (PADEL-M) au titre des exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 (1ersemestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés, la mise en œuvre des microprojets et des partenariats productifs et les dépenses de fonctionnement.</strong>

Le Projet d’Appui au Développement du Secteur de l’Élevage au Mali (PADEL-M) s’inscrit dans le cadre de la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) de 2013 issue elle-même de la Loi d’Orientation Agricole de 2006. Son objectif est d’améliorer la productivité et la commercialisation des produits d’origine animale issus de systèmes non pastoraux dans les filières sélectionnées (bétail/viande, lait, aviculture et aquaculture) et de renforcer les capacités du pays à répondre aux crises ou urgences éligibles.

Le projet couvre le territoire national et devrait bénéficier à environ 340 000 éleveurs, petits opérateurs et entreprises du secteur de l'élevage, notamment aux ménages et opérateurs pratiquant l'aviculture et la pisciculture, dont 30% sont des femmes et 30% des jeunes (âgés de 15 à 40 ans).

Il est articulé autour de trois (03) composantes interdépendantes, conçues pour éliminer les contraintes et tenir compte de l'ordre de priorités: <strong>(i)</strong> amélioration de la qualité des services d'élevage et de l'accès des éleveurs à ces services; <strong>(ii)</strong> développement de l'accès aux marchés grâce à la promotion de l'investissement privé dans les activités de production, de transformation et de commercialisation; et <strong>(iii)</strong> prévention et gestion des crises, appui institutionnel et coordination du projet.

La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté la non-soumission de marchés à l'approbation de l'autorité de tutelle, l’exécution de marchés sans la garantie de bonne exécution, la réception des marchés par des commissions non conformes, l’absence d’expression de besoins ainsi que la non-tenue des documents financiers et administratifs.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au Coordinateur national du PADEL-M de soumettre tous les marchés dont le seuil l’exige à l’approbation du Ministre de tutelle; d’exiger des titulaires des marchés la fourniture de la caution de bonne exécution avant tout paiement; de mettre en place des Commissions de réception des marchés conformément à la réglementation en vigueur et de conclure les marchés sur la base d’expressions de besoins formelles.

Le Responsable Administratif et Financier du PADEL-M doit exiger des titulaires des marchés la fourniture de la caution de bonne exécution avant tout paiement et exiger des promoteurs des microprojets et de partenariats productifs la tenue de tous documents financiers et comptables requis.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de <strong>402 425 866 FCFA</strong>.

Elles portent sur la non-application des pénalités sur des marchés dont l’exécution a accusé du retard; la réception sans réserve d’un marché non entièrement exécuté; le paiement de la totalité de marchés partiellement exécutés; la non-retenue de l’Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux; la conclusion de marchés avec des Taxes sur la Valeur Ajoutée indues; le paiement irrégulier d’un marché; le paiement de droits d’enregistrement et de redevances de régulation indus à des titulaires de marché; le non-paiement de la redevance de régulation; l’autorisation de l’augmentation irrégulière de l’offre d’un soumissionnaire; le paiement d’un marché non enregistré et le paiement de missions irrégulières.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vérification de suivi des recommandations :  L’OPV met en œuvre seulement 37,50% des recommandations du BVG</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-suivi-des-recommandations-lopv-met-en-oeuvre-seulement-3750-des-recommandations-du-bvg-3055009.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 07:52:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi des recommandations formulées par la mission de vérification financière de l’Office de Protection des Végétaux (OPV) effectuée en 2021 et qui a concerné les exercices 2021 (4<sup>ème</sup> trimestre), 2022 et 2023 (1<sup>er </sup>semestre). La vérification a pour objectif de s’assurer que les onze (11) recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. </strong><strong>Elle a abouti à des conclusions qui révèlent qu’au regard du taux de mise en œuvre des recommandations qui est de 37,50%, le niveau de mise en œuvre n’est pas satisfaisant.</strong>

Sur onze (11) recommandations formulées à l’issue de la vérification financière de 2021, trois (03) sont entièrement mises en œuvre, une (01) est partiellement mise en œuvre, quatre (04) ne sont pas mises en œuvre et trois (03) sont sans objet parce que l’OPV n’a pas eu l’occasion de les appliquer.

&nbsp;

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>

Il ressort de la vérification que l’Office de Protection des Végétaux (OPV) tient le registre des offres conformément à la réglementation en vigueur; qu’il a créé les commissions d’ouverture des plis et d’évaluation des offres et celles de réception des biens et services conformément à la réglementation en vigueur et que sa Régie est approvisionnée avant paiement de toutes dépenses.

&nbsp;

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre</strong>

La mission de suivi a constaté que le Ministre chargé de l’Agriculture n’a pas pris toutes les dispositions pour le renouvellement du mandat des administrateurs de l’OPV. En effet, le Directeur Général de l’OPV a informé le Ministre chargé de l’Agriculture que le mandat des administrateurs de l’Office de Protection des Végétaux est arrivé à terme. Le Ministre a demandé aux structures membres du Conseil d’Administration de l’OPV de lui faire parvenir les noms et contacts de leurs représentants. Toutefois, à la date du rapport, aucun décret n’a été pris pour le renouvellement du mandat des administrateurs de l’OPV.

&nbsp;

<strong>Recommandations non mises en œuvre</strong>

Le Ministre chargé de l’Agriculture n’a pas pris les dispositions pour la relecture des textes de création de l’Office de Protection des Végétaux (OPV) et tenir compte de la teneur des engagements internationaux relatifs à la réglementation en matière phytosanitaire. Le Président du Conseil d’Administration (PCA) ne veille pas à la tenue régulière des sessions du Conseil d’Administration (CA). Le Directeur Général de l’OPV ne veille pas à l’application du cadre organique. L’OPV ne tient pas une comptabilité-matières régulière et ne codifie pas toutes les matières.

<strong>Recommandations sans objet</strong>

Parce que l’Office de Protection des Végétaux (OPV) n’a pas eu l’occasion de les appliquer, les recommandations suivantes sont sans objet: le respect des critères de sélection des soumissionnaires, le respect des délais de réception des offres et le respect des procédures de décaissement des fonds de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Situation sociopolitique :  Quand des hommes politiques pactisent avec le diable pour imposer un gouvernement de partage du gâteau</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-sociopolitique-quand-des-hommes-politiques-pactisent-avec-le-diable-pour-imposer-un-gouvernement-de-partage-du-gateau-3055007.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 07:49:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au moment où notre pays a besoin de tous ses fils pour relever les multiples défis qui l’assiègent, c’est ce même moment que d’autres tendent la main à des forces extérieures pour défendre leurs intérêts personnels. À savoir la formation d’un gouvernement dans lequel ils feront leur entrée.</strong>

Depuis la prise du pouvoir par le colonel Assimi Goïta et la nomination de Choguel Kokalla Maïga à la tête du gouvernement de transition, des hommes politiques maliens tirent à hue et à dia. Si certains ont mis un peu d’eau dans leur vin pour accompagner le gouvernement de transition à sauver le Mali du complot international visant à le diviser en deux (02) États, d’autres, guidés par leur gloutonnerie et leur avidité, jettent toujours des peaux bananes sous les pieds des autorités actuelles. Dans ce groupe, on note la présence de ceux qui ont fait de la politique leur profession. Sachant bien qu’en dehors de celle-ci, c’est la descente aux enfers. Et pour échapper aux brûlures, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins. Ils souhaitent atteindre cet objectif en imposant un gouvernement d’union nationale dans lequel ils siégeront comme ministres de la République.

«<strong>À beau mentir qui vient de loin</strong>», dit l’adage. La transition malienne, malgré le coût élevé de la vie, l’insécurité, est une fierté pour beaucoup de nos compatriotes et d’Africains. Elle a réussi là où les hommes politiques se sont montrés incapables à donner une lueur d’espoir au peuple malien. Elle s’est attaquée aux défis qui assiègent notre pays depuis 2012 en posant des actes de souveraineté. À commencer à mettre fin à la duplicité de la communauté internationale qui travaillait pour la partition de notre pays, promesse faite à un groupe ethnique qui a trahi le Guide libyen, son protecteur et son soutien de taille. Ensuite, à se débarrasser des forces d’occupation étrangères dont la présence sur notre territoire n’arrivait pas à contenir les terroristes et les djihadistes à développer leurs activités criminelles. Enfin, à interdire les Organisations non-gouvernementales (OGN), soupçonnées de financer les groupes armés qui massacraient les populations maliennes et emportaient leur bétail.

Le départ précité de ces nébuleuses, provoque un séisme dans le camp des professionnels de la politique malienne. Ils avaient tout prévu, sauf la décision courageuse des autorités de la transition demandant à leurs patrons de quitter le sol malien. Ils ne pouvaient pas imager qu’un jour une autorité malienne pourrait cracher au visage de leurs puissants mentors qui décidaient du sort de notre pays. Autre surprise, le Mali se retire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cet autre coup de massue sur la tête des opposants de la transition a fini par clouer leur bec. Mais, apparemment, ils cherchent à faire leur retour. Comment et par quels moyen ?

Depuis un certain temps, les oiseaux de mauvais augure distillent des informations d’une prochaine formation d’un gouvernement élargi à une certaine classe politique dont les leaders n’attendent que l’occasion pour prendre le terrain en marche, malgré leurs critiques acerbes contre la transition. Ils commencent à former d’autres alliances politiques et à demander le soutien des organisations internationales dont la tâche serait d’imposer un calendrier électoral ou un gouvernement d’union, oubliant que si elles avaient cette possibilité, on n’en serait pas là.

On le sait, ces regroupements politiques ont peu de chance de fédérer les Maliens contre la transition, même si la crise énergétique a été un chou gras pour les opposants à jeter le discrédit sur la gestion de la transition. Ils veulent combler ce vide en tendant la main à des ennemis du Mali tapis dans les institutions sous- régionales et internationales pour tordre le cou aux autorités de la transition pour une gestion collégiale de ce qui reste du délai de la transition. Pour cela, des émissaires de l’opposition sillonnent les capitales des pays voisins et les sièges des organisations pour signer un pacte avec le diable pour imposer un gouvernement d’union nationale à la transition, uniquement pour satisfaire les intérêts d’une poignée d’individus de mèche avec les puissances impérialismes pour piller nos ressources naturelles et plonger le Mali dans un autre chaos.

Quelle que soit la situation politico- économique du Mali, la formation d’un gouvernement de partage de gâteau est un acte de trahison contre le peuple malien qui a consenti d’énormes efforts et de sacrifices pour soutenir la transition.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus :  Modibo Keïta, Diori Hamani, Sangoulé Lamizana, Sékou Touré: Ces chefs d’État africains que furent&#45;ils ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/focus-modibo-keita-diori-hamani-sangoule-lamizana-sekou-toure-ces-chefs-detat-africains-que-furent-ils-3054150.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Feb 2024 07:47:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Modibo Keïta, Diori Hamani, Sangoulé Lamizana, Sékou Touré: Ces chefs d’État africains que furent-ils ?</strong>

Diori Hamani, Homme d’État, né en 1916, à Soudouré, en pays Zarma, au bord du fleuve Niger, près de Niamey et décédé à Rabat en 1989. En tant que fils de notable, Hamani Diori fut envoyé par l’administration coloniale à l’École des otages, puis à l’école normale William-Ponty de Dakar. Il entra ensuite à l’école nationale de la France d’Outre-mer à Paris pour enseigner le Haoussa, la plus importante langue du Niger, ce qui lui donna l’occasion d’entrer en contact avec le monde syndical.

De retour au Niger comme instituteur, il profita en 1946 de la libéralisation introduite par le discours de Brazzaville pour fonder le Parti progressiste nigérien (PPN) et devenir député du Niger. Aux côtés de Modibo Keïta, d’Ahmed Sékou Touré et de Félix Houphouët Boigny, il participa à la fondation du Rassemblement démocratique africain (RDA), dont le PPN devint la section nigérienne.

En août 1960, Hamani Diori devint président du Niger indépendant. Il se tint à l’écart de la Fédération du Mali et des progressistes (groupe de Casablanca), comme Sékou Touré et Modibo Keïta, et préféra suivre Houphouët Boigny et les modérés (groupe de Brazzaville) qui voulaient conserver des liens spécifiques avec la France. Mais au Niger, où les exactions de la colonne Voulet-Chanoine lors de la conquête et l’interdiction récente du parti Sawaba avaient laissé des souvenirs amers, la politique résolument francophile du président suscita une hostilité qui se manifesta par une tentative d’attentat à la sortie de la grande mosquée de Niamey (1964). Diori était conscient de cette hostilité et il resta dans le conflit du Biafra au Nigeria voisin (1967- 1969) en s’opposant au transit d’armes destinées aux sécessionnistes.

Ahmed Sékou Touré: homme politique guinéen. Il dut sa popularité à son non au référendum sur la Communauté proposé par le général de Gaulle en 1958 et à ses discours vitupérant le néocolonialisme. Il naquit à Faranah dans le massif du Fouta Djallon, dans le centre de la Guinée Conakry. Ahmed Sékou Touré débuta comme employé de bureau et se tourna rapidement vers l’action syndicale.

En 1947, il fut ainsi invité à assister, à Paris, à un congrès de la Confédération générale du travail (CGT). Peu après, il fit la connaissance d’Houphouët-Boigny qui lui proposa d’assurer la direction de la section guinéenne du Rassemblement démocratique africain (RDA). Le parti en raison de sa faible représentation fut d’abord apparenté au Parti communiste sur les bancs de l’Assemblée nationale, puis à partir de 1950, à l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), le petit parti de centre gauche de François Mitterrand.

En 1958, à l’instigation de son voisin Kwame Nkrumah, dont le pays, le Ghana venait d’accéder à l’indépendance, il rejoignit le panafricanisme et le neutralisme militant en votant non au référendum sur la Communauté.

Les sociétés américaines remplacèrent et, malgré les violentes diatribes anti-impérialistes de Sékou Touré, exploitèrent la bauxite du pays qui abrite 90/o des réserves connues. Sékou Touré se sentit assiégé et développa une crainte de complots qui le firent s'enfoncer dans un pouvoir autoritaire. Son entourage était victime de purges souvent imaginaires, comme le poète et homme politique Fodeba Keita ou son ministre de l'intérieur Diallo Telli, ancien Secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine (OUA).

Modibo Keïta: homme politique malien né à Bamako en 1915, décédé en 1977. Sorti de l'école normale William Ponty de Dakar en 1936, il fonda l'année suivante le syndicat des enseignants de l'Afrique-Occidentale française (AOF) avec le Burkinabè Ouezzin Coulibaly. En 1946, il se joignit à Houphouët Boigny pour créer à Bamako, le Rassemblement démocratique africain. Intégré dans le sérail des représentants de l'Union française à l’Assemblée, il entra dans les cabinets de Bourges-Maunoury et de Félix Gaillard (1957). C'est un fédéraliste comme la plupart des hommes politiques de la savane qui rêvent à l'unité d'autrefois, mais il est aussi pragmatique, car le Soudan français est un pays enclavé dont le seul poumon est la voie ferrée qui le relie au port de Dakar.

En 1959, il préside la Fédération du Mali, qui unit son pays au Sénégal, mais sa personnalité et son amitié avec Sékou Touré, qui a quitté la Communauté française avec fracas, heurtent les options socialisantes tout en nuances de Léopold Sédar Senghor. Après l'éclatement de la Fédération, il continue à présider son pays, qui a gardé le nom prestigieux de Mali. Sans rompre totalement avec la France, il se rapproche de la Guinée et du Ghana: création de l'Union des États de l'Afrique de l'Ouest, opte pour le «non-alignement», une formule dont il est l'auteur, et fait sortir le Mali de la zone franc.

Abdou Diouf: homme d'État sénégalais né à Louga en 1935 d'un père serer et d'une mère toucouleur. Il fréquenta l'école coranique comme tout jeune musulman, puis le lycée Faidherbe de Saint-Louis, la Faculté de droit de Dakar (1955) et l'école de la France d'Outre-mer à Paris. Ce parcours qui le fit surnommer "Abdou-sans faute" l'amena au lendemain de l'indépendance du Sénégal en 1960 à la tête de la province du Sine- Saloum (1961) auprès du président Léopold Sédar Senghor dont il devint le directeur de cabinet en 1963 puis le Président ministre en 1970.

Bon connaisseur des arcanes de la politique sénégalaise où les chefs religieux tijanes et mourides ont souvent plus d'importance que les tribuns modernistes, il lui restait encore à obtenir l'assentiment de la base électorale du chef de l'État.

Senghor en fit officieusement son dauphin en le présentant à l'élection de l'Union progressiste sénégalais (UPS) qui prit le label de Parti socialiste lorsqu'une démocratisation mesurée autorisa la création de trois autres partis politiques. Après la démission de Senghor le 1er janvier 1981, Diouf fut élu président du Sénégal. Il gagna sa réputation de "Sage de l'Afrique" en 1984-1985, président de l'OUA il mit son talent de négociateur au service d'un règlement en Afrique australe.

Le général Sangoulé Lamizana: après la mort d'Ouezzin Coulibaly, Maurice Yaméogo devient président de la République en décembre 1959 et son parti, l'Union démocratique voltaïque, remporte la majorité des sièges à l'Assemblée nationale. Yaméogo est un homme truculent, qui doit lutter contre les chefs tribaux et les marabouts de sa droite, et les étudiants et syndicalistes de sa gauche. Il prône l'austérité, combat la corruption, mais n'a pas les moyens de rénover son pays. La grève générale est proclamée.

Le général Sangoulé Lamizana prend le pouvoir, s'institue président de la République, dissout l'Assemblée nationale, suspend la Constitution, forme un gouvernement de techniciens et de soldats, entouré par un comité consultatif où siègent les politiques, et fait adopter un budget d'austérité sensiblement analogue à celui de son prédécesseur. "L'armée, dit-il, nous a appris deux choses: la discipline et l'économie des deniers de l'État". L'armée devait remettre le pouvoir aux civils, mais les troubles de septembre 1966 entre les partisans de Yaméogo et ceux de Ki-Zerbo entraînent la suspension des activités politiques.

<strong>Le général impose un parti unique en 1974 puis revient à un multipartisme limité en 1978. Il gouverne au-dessus des partis, réussit à rétablir l'équilibre du budget et à rembourser une partie de ses dettes vis à vis du secteur privé. Il est renversé en 1980 par le colonel Saye Zerbo.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vérification financière du bureau du vérificateur général (BVG) :  Le BVG relève des irrégularités administratives et financières dans gestion de l’Institut d’Économie Rurale (IER)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-du-bureau-du-verificateur-general-bvg-le-bvg-releve-des-irregularites-administratives-et-financieres-dans-gestion-de-linstitut-deconomie-rurale-ier-3053202.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 08:43:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La présente vérification a pour objet la gestion de l’Institut d’Économie Rurale (IER), au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont porté sur le contrôle interne de l’entité, la mobilisation de la dotation budgétaire de l’État, des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et des ressources propres et l’exécution des dépenses de fonctionnement et d’investissement.

Créé en1960, l’IER est un Établissement Public à caractère Scientifique et Technologique (EPST) doté de l’autonomie financière.Il a pour mandat l’amélioration de la production et de la productivité agricole, pastorale et aquacole pour la sécurité et la souveraineté alimentaire ainsi que la préservation de la santé humaine et de la biodiversité au Mali.

La mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Au nombre des dysfonctionnements de contrôle interne, l’équipe de vérification a constaté l’absence d’acte de nomination des membres du Conseil d’Administration, l’absence d’un plan annuel de recrutement, le non-respect des dispositions du décret relatives à la tenue des sessions du Comité de Gestion, le recrutement irrégulier du personnel, le non-respect du principe de séparation des fonctions d’Ordonnateur et de Comptable Public, l’emploi irrégulier d’agents contractuels de l’État et de fonctionnaires non détachés, affectés à l’IER, le non-respect des délais convenus dans l’arrêté de détachement, l’absence de contrat de travail avec les agents, l’absence de décision fixant les loyers des logements d’astreinte, l’absence de contrat dans les activités commerciales, la non-tenue régulière des documents de la comptabilité-matières.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées.

Elle a ainsi demandé au Ministre chargé du Développement Rural de veiller à la nomination des membres du Conseil d’Administration (CA) de l’Institut d’Économie Rurale (IER), de procéder à la relecture de la Décision n⁰2015-00000792/MDR-SG du 12 novembre 2015 fixant le détail de l'organisation interne et les règles de fonctionnement de l’IER.

Au Directeur Général de l’IER, il a été recommandé d’élaborer et faire valider le plan annuel de recrutement par le Conseil d’Administration, d’exiger des Centres Régionaux de Recherche Agricole (CRRA) le respect de la procédure de recrutement définie dans le manuel de gestion du personnel, d’appliquer les dispositions législatives et réglementaires relatives à l’emploi des agents contractuels de l’État et des fonctionnaires non détachés, de respecter les termes des délais accordés aux personnels détachés, d’établir des contrats de travail avec les agents de l’Institut d’Économie Rurale (IER), de prendre une décision fixant les loyers des logements d’astreinte, de respecter les engagements environnementaux et sociaux dans la mise en œuvre des conventions.

Le Directeur des Ressources Humaines du Secteur du Développement Rural doit respecter les dispositions législatives et réglementaires qui définissent le statut des agents de l’IER.

Aux Directeurs des CRRA, la mission a demandé de respecter la procédure de recrutement définie dans le manuel de gestion du personnel, de conclure des contrats dans le cadre de l’exécution des activités commerciales et d’exiger le reversement intégral des recettes.

Quant au Comptable-matières principal, il doit tenir l’ensemble des documents de la comptabilité-matières et procéder à la codification des matières.

Enfin, aux Comptables-Matières des CRRA, la recommandation de la mission de vérification est de tenir les documents de la comptabilité-matières exigés par la réglementation en vigueur, de procéder à la codification des matières.

<strong>Irrégularités financières</strong>

La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 46 264 208 F CFA.

Elles portent sur <a name="_Toc134000284"></a>le non-reversement des recettes collectées au titre des ventes de semences de la Station de Recherche Agricole de Cinzana, le non-reversement des coûts indirects à la Direction Générale, le non-paiement des loyers des logements d’astreintes, le non-paiement des droits d’enregistrement par des titulaires de marchés.

Les faits relevés dans le Rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi Pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Directeur Général des Impôts.

<strong>Ibrahim DIALLOCCOM BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>25ème anniversaire de la révolution bolivarienne  : Des organisations de la société civile malienne expriment leur soutien à la révolution vénézuélienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/25eme-anniversaire-de-la-revolution-bolivarienne-des-organisations-de-la-societe-civile-malienne-expriment-leur-soutien-a-la-revolution-venezuelienne-3053201.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/25eme-anniversaire-de-la-revolution-bolivarienne-des-organisations-de-la-societe-civile-malienne-expriment-leur-soutien-a-la-revolution-venezuelienne-3053201.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 08:37:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[S’inscrivant dans la tradition historique de solidarité avec tous les peuples du monde victimes de l’agression coloniale, de la domination, de l’exploitation et de l’oppression impérialistes et s’inscrivant dans l’esprit de solidarité du peuple malien dans toutes ses composantes envers tous les peuples du monde épris de paix, de liberté et de justice, des citoyens maliens délégués de mouvements sociaux, d’Organisations de la société civile (OSC), de partis politiques, d’intellectuels, d’artistes, se sont donnés rendez-vous ce vendredi 02 février 2024 à la représentation diplomatique du Venezuela à Bamako pour apporter leur soutien à la révolution vénézuélienne.

En cette occasion, les représentants des différentes organisations notamment le Forum Civique, le Collectif pour la Réflexion, le Rassemblement et l’Action Patriotique et Panafricaine (CORRAP), la Fondation Hugo Chavez, le mouvement Sentinelle Mali-Kura dans leurs motions de soutien, ont dénoncé la guerre totale et multiforme (économique, financière, médiatique, diplomatique et militaire) imposée par les États-Unis d’Amérique et leurs alliés européens et sous-fifres de pays tiers au peuple du Venezuela et à son gouvernement légitime.

Lors de la cérémonie de réception des motions de soutien, le nouvel Ambassadeur de la République bolivarienne, son Excellence Elio Francisco Colmenares Goyo, entouré de ses proches collaborateurs, a fait le rappel historique du triomphe de la révolution marqué par l’accession à la présidence de la République du Commandant Hugo Rafael Chavez Frias qui a entamé un processus de changements et de transformations dans les domaines politique, économique et social qui a influencé tout le continent américain et le monde entier.

Avant le triomphe électoral du Président Hugo Chavez, l’Ambassadeur a rappelé le contexte historique du pays soumis aux diktats des institutions financières internationales (FMI et Banque Mondiale) dont l’application par le gouvernement de Carlos Andres Perez des recettes funestes a mis le pays dans une crise économique sans précédent se traduisant par une augmentation excessive des tarifs de transport. Une insurrection populaire ravagea Caracas le 27 février 1989. Appelée le «Caracazo».

Ce jour-là, le Gouvernement décréta le Plan Avila qui s’est traduit par la suspension des garanties constitutionnelles: liberté de presse, liberté de manifester, de réunion, d’opinion, suspension de l’inviolabilité des foyers, de l’interdiction des détentions abusives. L’armée a les mains libres pour agir en toute impunité. Pendant quatre (04) jours, la répression est totale: des hommes, des femmes, des jeunes sont abattus froidement jusque dans leurs logements. Le Gouvernement a rendu public le chiffre officiel de deux cent quarante-trois (243) victimes. Or, il y’a eu Plus de 3 000 morts et des dizaines de milliers de blessés.

D’autres évènements politiques de grande portée historique ont également eu lieu, notamment le coup d’État manqué de Hugo Chavez en 1992, suivi six (06) années plus tard de son triomphe électoral le 02 février 1998. L’Ambassadeur a rappelé qu’après le coup d’État manqué, Chavez devenu président de la République, s’est soumis à un referendum révocatoire qu’il a remporté haut la main, et a été élu deux fois de plus à la tête du pays, la dernière fois cinq (05) mois avant sa mort. Il a été le président le plus démocratique de l’histoire du pays.

Malheureusement, depuis la prise du pouvoir de l’État par le peuple vénézuélien en 1998, les ennemis de la révolution n’ont pas cessé leur entreprise criminelle d’usurpation du pouvoir par des moyens antidémocratiques et anticonstitutionnels afin de détruire les conquêtes sociales décisives obtenues de haute lutte: renforcement de la démocratie participative à travers les Conseils locaux de participation publique, des réformes économiques d’envergure sous l’impulsion des décrets loi notamment sur les hydrocarbures, sur les terres, la pêche; le contrôle de la principale entreprise pétrolière du pays qui a permis un approfondissement de la révolution avec la mise en œuvre de programmes sociaux, le retour du service public, la réhabilitation du système de santé et d’éducation, la réforme des terres urbaines, l’accès à l’eau, la promotion de l’organisation collective etc.

La contre-révolution incarnée par l’oligarchie militaro-civile, les milieux réactionnaires de l’Église Catholique, du Patronat, des secteurs de la communication, du Commerce et de l’Industrie ont mis au point un plan structuré et organisé de déstabilisation du Gouvernement bolivarien pour déconstruire l’édifice de la révolution, conduire une contre-insurrection institutionnelle, restaurer l’ordre néolibéral, destituer le président Nicolas Maduro, multiplier les privatisations, réduire les services publics, revoir à la baisse la législation du travail, liquider les acquis sociaux, faire basculer le pays dans le giron capitaliste et néocolonial à travers une politique d’abandon de la souveraineté populaire sur les ressources stratégiques du pays, partant, abandonner les projets d’intégration des peuples latino-américains et caribéens et toute coopération sud-sud si chers au Commandant Hugo Chavez et à son illustre aîné, le Commandant Fidel Castro Ruz.

Sous l’impulsion des États-Unis et de l’Union Européenne, ces pays ont mis en œuvre des sanctions lourdes (plus de 927) contre toute la société vénézuélienne, contre l’économie, l’appareil productif, l’industrie pétrolière occasionnant une perte de plus de 232 milliards de dollars US, avec un produit intérieur brut qui a subi un préjudice économique de plus de 630 milliards de dollars US. Ainsi, le Venezuela qui avait atteint un niveau de revenus de 56 milliards de dollars a connu une baisse considérable de ses revenus à 700 millions de dollars en un an à partir de l’année 2020 !

Les experts de la subversion sont à pied d’œuvre depuis vingt-cinq (25) ans pour poursuivre la guerre insurrectionnelle contre le pays. Elle se traduit par le sabotage, l’action psychologique de masse, avec l’emploi de mercenaires, les attaques terroristes contre des casernements de l’armée, des cibles militaires et des infrastructures globales comme le réseau électrique, les raffineries, les centres de distribution d’eau, etc. S’y ajoutent une guerre médiatique, avec la presse, la radio, la télévision et les réseaux sociaux transformés en de nouvelles armées de conquête grâce à l’utilisation planifiée de la propagande visant à gagner les cœurs et les esprits; une guerre diplomatique avec le harcèlement dans certaines instances internationales, notamment à l’Organisation des États américains (OEA), le Mercosur, et les attaques des pays dits du «Groupe de Lima», régulièrement rejoints par les États-Unis, le Canada et l’Union européenne (UE); une guerre économique et financière avec accaparement et création de pénuries alimentaires et de médicaments, manipulation du type de change de la monnaie par des bureaux illégaux, inflation induite, blocus bancaire et distorsion «du risque pays».

Au plan politique, il convient de noter cette proposition du Président Nicolas Maduro à l’opposition: s’asseoir à la table de négociations et reprendre le dialogue dans un cadre neutre et sur la base de la reconnaissance et du respect mutuels. Avec l’idée de rétablir une négociation nationale permanente comme méthode démocratique pour défendre l’intérêt supérieur de la nation et pour réguler le conflit qui surgit naturellement des divergences politiques au cours d’une révolution. C’est dans ce cadre que le Président Nicolas Maduro est en discussion avec la Plate-forme Unie du Venezuela, l’Alliance démocratique, Cambiemos et Avanzada Progresista, Fuerza Vecinal, le parti Lápiz, qui regroupe un ensemble de mouvements éducatifs, culturels et sociaux, avec Antonio Ecarri.

Aujourd’hui, grâce à la politique sociale de la révolution, le pays a créé les bases d’un processus de redressement structurel avec l’activation des moteurs de l’agenda économique bolivarien, l’établissement d’un nouveau système de taux de change, des décisions et de mesures visant à protéger le système industriel, agricole et bancaire. Il s’agit d’un ensemble de politiques publiques judicieuses qui ont été accordées à tous les secteurs économiques, sociaux et politiques du pays et qui sont le fruit de débats, de conversations et de dialogues. Le Venezuela, qui dépendait des importations pour 80, 85% de toute sa nourriture, produit aujourd’hui 94% de la nourriture qui arrive aux foyers vénézuéliens.

À l’issue de la cérémonie, les délégués de mouvements sociaux, d’organisations de la société civile, de partis politiques, d’intellectuels ont remis à l’Ambassadeur leurs motions de soutien dans lesquelles ils ont rendu Hommage au Commandant Hugo Rafael Chavez Frias.

Ils ont condamné sans réserve les menaces d’agression, l’encerclement militaire, les ingérences extérieures inacceptables dans les affaires intérieures du Venezuela surtout, cette grossière provocation visant à mettre sous tutelle internationale, la prochaine élection présidentielle prévue au cours de l’année 2025. Il faut préciser à cet effet qu’à chaque scrutin, des «experts autoproclamés» venant au secours des opposants politiques notoirement connus, se sont toujours engagés dans de laborieuses démonstrations, avec comme ultime objectif, de contester les résultats des élections qui se tiennent régulièrement et de façon démocratique et transparente comme l’ont toujours attesté d’ailleurs les rapports des observateurs internationaux dont le groupe d’experts des Nations-Unies, le Centre Carter, le prestigieux Conseil des Experts Électoraux Latino-Américains (CEELA) composé d’experts juridiques et de Présidents de Tribunaux électoraux provenant des pays de tous bords politiques.

Enfin, ils ont exprimé leur solidarité et leur soutien indéfectible et celui de tous les démocrates progressistes du Mali et d’ailleurs à la révolution bolivarienne, celle que le Commandant Hugo Chavez lui-même a appelé «l’arbre aux trois racines»: bolivarienne c’est-à-dire de Simon Bolivar, ses idées d’égalité et de liberté, sa vision géopolitique de l’intégration de l’Amérique Latine; zamorienne, d’Ezéquiel Zamora, le général du peuple souverain et de l’unité civico-militaire; et de Simon Rodriguez, le maître de Simon Bolivar, le sage de l’éducation populaire, de la liberté et de l’égalité.

L’Ambassadeur Elio Francisco Colmenares Goyo a vivement remercié les différentes organisations de la société civile malienne pour ce geste de solidarité et de soutien à la révolution vénézuélienne.

<strong>Nouhoum KEITA</strong>

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<title>Détournements de biens publics :  Le vol a&#45;t&#45;il contaminé le sang des fonctionnaires maliens ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/detournements-de-biens-publics-le-vol-a-t-il-contamine-le-sang-des-fonctionnaires-maliens-3053195.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 08:31:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré les mécanismes mis en place pour préserver l’intérêt général, les cadres maliens ne manquent pas d’ingéniosité pour les contourner à leur seul avantage. Les récentes arrestations de hauts fonctionnaires en disent long sur leur comportement face à l’argent public. La semaine dernière, ils sont plus d’une dizaine de directeurs des structures sanitaires et autres agents de l’Etat à  être interpellés et placés sous mandat de dépôt par le Pôle économique et financier de Bamako, chargé de traquer les voleurs de la République.</strong>

Si la transition n'existait pas, il fallait la créer. Depuis l'arrivée du colonel Assimi Goïta, à la tête de l'État malien, en mai 2021, les Maliens découvrent l'énorme gâchis financier opéré sur leur dos par des démocrates prédateurs qui travaillaient pour leurs poches. Il a secoué tous les cocottes, même ceux considérés comme intouchables et sous lesquels les voleurs de la République s'étaient abrités pour échapper à leur ''<strong>justice'</strong>'. Avec les interpellations et les mandats de dépôt, ils viennent de comprendre que nul n'est au-dessus de la loi. Comme on dit souvent, laisser mouton courir, tabaski viendra.

Les arrestations en cours, en rapport avec les détournements de deniers publics, les malversations financières, en disent long sur le comportement crapuleux des fonctionnaires maliens face à l'argent public. Incroyable, pourrait-on dire. Comment des fils du pays, après avoir étudié aux frais du pauvre paysan, du pêcheur, du cultivateur, bénéficié d'autres avantages, se comportent ainsi. Quelle déchéance ! Ils ne s'attendaient pas à ce coup de pied du colonel Goïta dans la fourmilière de la corruption. Car, dans l’imaginaire populaire, le citoyen lambda avait fini de dire qu’avec la fin du régime du président d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), les dossiers allaient être aussi enterrés comme l’ont fait les régimes précédents. Mais c’était sans compter avec la détermination de la transition à faire la lumière sur tous les scandales politico- financiers qui ont séché le Trésor public. Même ceux qui ont adhéré à des mouvements de soutien ou créé des associations de soutien à la transition, croyant se mettre à l’abri, ont été surpris de leur interpellation. Ils pensaient que c’était le vieux temps de la démocratie prédatrice, où le tour était joué quand les caisses du parti au pouvoir étaient renflouées d'une partie de l'argent détourné. Avec ce geste de ''<strong>générosité</strong>'', le dossier était mis dans les placards, mettant en confiance le voleur. Ce dernier ne pouvait pas imaginer qu'un jour, il sera rattrapé par son passé. Grâce à la transition, c'est chose faite. Et ils n'ont que leurs yeux pour pleurer.

On se demande aujourd’hui si le sang des fonctionnaires maliens n’est pas contaminé par la corruption. Ces arrestations ne concernent que des sommités, des références dans leur domaine et sur lesquelles le pays pouvait compter pour amorcer un développement durable. Comment des cadres émérites peuvent- ils se trouver dans cette nasse et mettre leur carrière en péril? Difficile de répondre, mais la recherche du gain facile peut amener l’homme  à se transformer en monstre. Cette réalité rattrape aujourd’hui les cadres maliens qui ont érigé l’argent au rang de Dieu.

Si c’est avec des fonctionnaires de cette catégorie que le Mali doit se faire, il y a du chemin à faire. Face à cette situation, le forum du président feu ATT sur l’homme malien est toujours d’actualité. Avant cela, le changement de comportement doit être le cheval de bataille de la transition, sinon les efforts pour la construction du Mali Koura seront voués à l’échec.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ziara de l&amp;apos;honorable Babani Sissoko dit Foutanko :  La 1re édition s&amp;apos;est tenue du 8 au 9 février à Dabia</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/ziara-de-lhonorable-babani-sissoko-dit-foutanko-la-1re-edition-sest-tenue-du-8-au-9-fevrier-a-dabia-3053198.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 08:31:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La première édition de la ziara, organisée en la mémoire de l’honorable Babani Sissoko dit  Foutanko, s’est déroulée du 8 au 9 février à Dabia. Elle est une initiative des treize villages que compte la commune éponyme.</strong>

De Dandougou à Bénbékoto, une marée humaine s'est dirigée vers la résidence de Babani Sissoko "<strong>Koulouba</strong>", sur une superficie de deux hectares environ, pour participer à l'événement inédit. Parents, amis et connaissances, ils sont venus des quatre coins du monde. Certains pour faire des bénédictions, d'autres pour exaucer des vœux.

La journée du jeudi a commencé par un recueillement sur sa tombe, une lecture du saint coran et du sacrifice d’un mouton et de sept bœufs offerts par les notables de Dabia. À 20h 30mn, les prêcheurs, venus, de partout, ont immortalisé "<strong>l'icône</strong>", l’homme aux multiples noms, un homme exceptionnel de part sa générosité, son talent, un homme hors pair, Baba, Babani, Foutanko, le milliardaire jamais égalé depuis le temps de Kankou Moussa, dont l'immensité de ses bienfaits ne peuvent pas être énumérés.

Vendredi matin, une grande lecture de coran a précédé la grande prière du vendredi dirigée par le grand imam, Mamadou Diaby, en présence du chef de village, Sékouding Keïta, représentant son grand frère N'famara Keïta et de tous les chefs de villages des villages environnants.

On notait la présence des autorités de la région de Kayes. La famille était représentée par Yayi Sissoko, petit frère du défunt et de Sidiki Sissoko, premier fils de Foutanko et de tous ses frères et sœurs.

Les contributions sont venues de partout.

Le mausolée de "<strong>Baba Sora</strong>" est situé dans la cour de sa résidence.

Puisse Dieu, dans son infinie magnanimité et dans son incommensurable longanimité, accepter toutes nos prières et pardonner nos péchés Amen !

<strong>Eric KOITÉ depuis Dabia</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Retrait de la Cedeao des trois pays membres de l&amp;apos;AES :  Mon analyse de cette décision historique</title>
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<pubDate>Mon, 05 Feb 2024 10:20:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce retrait n'est pas une surprise. Pourquoi? Parce que la </strong><strong>Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)</strong><strong> est une organisation communautaire sous-régionale (qui a été établie par le traité de Lagos, le 28 mai 1975 dont le but fondamental est l’intégration et le développement économique des pays membres, l’épanouissement de ses populations), mais qui a été confisquée et instrumentalisée par un groupement de défense d’intérêts privés de chefs d’</strong><strong>É</strong><strong>tat compradores corrompus qui sont en même temps des vassaux  de la France et des autres puissances capitalistes et impérialistes néocoloniales occidentales (l’Union européenne finance 73% de son budget) qui s’élevait pour l’année 2023 à  400 milliards de FCFA.</strong>

Pour des raisons géostratégiques (garder la mainmise, voire le monopole sur les immenses richesses de la sous-région et en tirer le profit maximum), ces puissances capitalistes et impérialistes néocoloniales occidentales ont usé de leur influence et du chantage pour lui imposer des protocoles additionnels qui ont permis de la transformer progressivement en un instrument d’exploitation économique et/ou de domination- siphonage monétaire et de contrôle politique et militaire.

Son agenda caché et réel n’est nullement d’amener et défendre la démocratie et les droits de l’homme, encore moins le bien-être, aux peuples mais au contraire de leur imposer les diktats des gouvernements impérialistes étrangers occidentaux et leurs suppôts locaux : une oligarchie néocoloniale embourgeoisée, corrompue et extravertie, totalement servile (composée d’une minorité de hauts fonctionnaires, chefs militaires, chefs religieux, entrepreneurs, hommes d’affaires, etc. organisés en coteries et en réseaux mafieux).

C’est pourquoi, dans ses démarches, la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) n’applique aucune procédure de consultation ou de participation démocratique. C’est au cours des sommets des chefs d’État que les décisions sont prises sans consulter le Parlement de la Communauté qui représente les peuples (même si ces parlementaires ne sont pas directement élus par les populations), ni directement les citoyens des pays concernés.  Elle est même amenée à violer ses propres textes juridiques, à appliquer une politique de «<strong>deux poids, deux mesures</strong>» en fonction des changements d’intérêts de ses maîtres impérialistes et même à refuser les décisions de sa propre institution judiciaire.

Par exemple, dans le cas du Mali, le 09 janvier 2022, sur injonction de la France et de l’Union européenne (UE), en violation flagrante de ses propres textes et règlements, la CEDEAO a infligé à ce pays un embargo économique, diplomatique et financier en mobilisant le concours de l’UEMOA (institution chargée de la gestion du système de domination monétaire du Franc CFA sur huit (08) pays de l’Afrique de l’Ouest pour le compte de la France) pour geler ses avoirs financiers à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), dont les statuts garantissent par ailleurs l’indépendance totale de toute organisation politique !

Pire: saisie le 21 février 2022 par un collectif d’avocats du Gouvernement malien, qui demanda l’annulation de ces sanctions pour «<strong>illégalité absolue</strong>», la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) avait ordonné dès le 24 mars 2022 leur suspension. Mais les deux (02) institutions fantoches néocoloniales (Conférence des Chefs d’État de la CEDEAO et UEMOA) ont refusé  d’appliquer cette décision de la juridiction communautaire !

Par le passé, dans le règlement des crises politiques qu’a connue notre sous-région, comme en Côte-d’Ivoire, au Togo, en Sierra-Léone, au Libéria, au Mali, en Guinée, la CEDEAO s’est toujours illustrée par sa duplicité et son hypocrisie. Véritable marionnette, elle ne cesse de commettre des actes scandaleux de parjure en travaillant au gré des agendas des gouvernements impérialistes occidentaux et pour la sauvegarde des avantages et privilèges de Chefs d’État fantoches au détriment des intérêts, des aspirations, de la sécurité, de la santé et aujourd’hui de la vie (par la famine, le manque de médicaments, les tueries) de nos peuples.

Elle a menacé d’intervenir militairement contre le Niger si le Président Mohamed Bazoum n’est pas rétabli dans ses fonctions. Or, Il n’existe aucune disposition des textes communautaires, y compris le Protocole additionnel sur la Démocratie et la bonne gouvernance, qui prévoit une action armée contre un État souverain, même lorsqu’il y’a un coup d’État.

De même, la Charte de l'Union africaine (UA) est très claire: C’est le principe de l’intangibilité des frontières, l’interdiction de porter la guerre dans un État membre, la non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État membre, le règlement pacifique des conflits.  La Charte des Nations unies est également claire sur la question.

Alors, nous continuons à nous poser la question à savoir sur quelle disposition du droit international les dirigeants de la CEDEAO et leurs alliés peuvent s'appuyer pour autoriser une intervention armée contre un État souverain même lorsqu'il y a un coup d'État contre les institutions démocratiques?

C’est la raison pour laquelle il y a eu une forte mobilisation de tous les peuples de la sous- région contre une agression armée contre le Niger. Il y a un rejet profond et total par les peuples de l’impérialisme (surtout celui de la France qui est le plus arrogant, méprisant, belliqueux  et assassin).

Cette menace d’intervention contre le Niger a créé une prise de conscience commune des dirigeants et des peuples qu’il faut se mobilier ensemble et se donner les moyens (équipements militaires, actions de soutien de masse de la population) pour créer un rapport de force favorable et faire échouer les manœuvres de torpillage et d’agression de l’impérialisme.

Le retrait de ces trois (03) pays s’inscrit dans cette direction.

<strong>Nouhoum KEITA, Journaliste-Analyste politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Retrait de l’AES de la CEDEAO :  Le début de la fin de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/retrait-de-laes-de-la-cedeao-le-debut-de-la-fin-de-la-cedeao-3052437.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Feb 2024 10:15:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Souveraineté ne se donne pas, elle s’arrache. La décision de l’Alliance des États du Sahel (AES) de se retirer de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est courageuse et historique.</strong>

En effet, depuis la création de l’Alliance des États du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger), en Septembre 2023, le retrait de ces États de la CEDEAO n’était plus qu’une question de mois, de semaines et de jours.

Pourquoi sommes arrivés à l’ultime décision de la rupture? Quelques facteurs explicatifs:
<strong>1.</strong> Les sanctions illégales, illégitimes, irresponsables, et injustes imposées à l’encontre de ces trois (03) États.
<strong>2.</strong> La non-assistance, le manque d’entraide et de compensions de la CEDEAO à l’égard des États du Sahel confrontés aux attaques terroristes parraines par la France.
<strong>3.</strong> La CEDEAO est devenue un instrument de pression et de domination au service des puissances étrangères en occurrence la France.
<strong>4.</strong> Les chefs d’État qui dirigent actuellement la CEDEAO n’incarnent pas les idéaux et les objectifs des pères fondateurs de notre organisation commune.
<strong>5.</strong> La prise en otage de la CEDEAO par quelques chefs d’État au service de la France.
<strong>6.</strong> L’usage abusif et illégal des textes pour des raisons personnelles et des agendas cachés.
<strong>7.</strong> Le non-respect des textes de la CEDEAO.
<strong>8.</strong> L’intégration économique qui est la raison principale de la création de la CEDEAO est reléguée au second plan sinon ignorée au profit des questions politiques.
<strong>9.</strong> Le coup d’État constitutionnel, pire que le coup d’État militaire, est toléré et ignoré au sein de la CEDEAO.
<strong>10.</strong> La CEDEAO défend les intérêts des puissances étrangères contre les intérêts des pays membres.
<strong>11.</strong> Les coups d’Etat constitutionnels font plus de victimes que les coups d’État militaires (les élections présidentielles pour les troisièmes mandats en Côte d’Ivoire, Guinée en 2020 et le Sénégal en 2022, plusieurs dizaines de morts). Ces violences politiques n’ont jamais étés condamnées par la CEDEAO.
<strong>12.</strong> Les peuples d’Afrique de l’Ouest ne se reconnaissent plus dans cette organisation satanique appelée CEDEAO.
<strong>13.</strong> Fermeture illégale des frontières.
14. Gel illégal des avoirs des États.
<strong>15.</strong> Embargo des produits vitaux: produits pharmaceutiques et énergétiques contrairement aux textes de la CEDEAO.
<strong>16.</strong> Les actes illégaux et criminels commis par la CEDEAO contre le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont synonymes de violations flagrantes des droits de l’homme et des peuples.

La sortie des États de l’AES de la CEDEAO ouvre de bonnes perspectives aux 70 millions d’habitants de cet espace économique et géographique.

À suivre… dans une prochaine réflexion.

Que Dieu bénisse l’Alliance des États du Sahel (AES).
<strong>Bakary COULIBALY, Élan Patriotique, Expert Judiciaire en Fiscalité Finance, agrée au près des Cours et Tribunaux du Mali</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gilles Yabi: Une réaction à chaud en six points à l&amp;apos;annonce du retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/gilles-yabi-une-reaction-a-chaud-en-six-points-a-lannonce-du-retrait-du-burkina-faso-du-mali-et-du-niger-de-la-cedeao-3052430.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Feb 2024 01:03:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<ol>
 	<li>Une décision aussi importante qui engage les pays dans la durée a été prise par trois gouvernements qui sont issus d’un coup de force et dont la légitimité est de fait fort limitée. Pas de débats même au sein des organes législatifs de transition existants au Mali et au Burkina Faso. Les dirigeants qui s’expriment au nom des populations n’ont pas jugé utile de consulter ou même de faire semblant de les consulter, dans leur diversité.</li>
 	<li>Les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO- qui sont issus des processus politiques internes de leurs pays, plus ou moins démocratiques, plutôt moins que plus, portent une lourde responsabilité dans l’affaiblissement de l’organisation régionale et dans la montée de son impopularité au sein des populations de la communauté. Les pires erreurs ont été sans doute été la menace de l’intervention militaire au Niger avec une décision officielle d’activation de la force en attente et les sanctions économiques extrêmement sévères contre le pays dont les indicateurs de développement humain sont les plus faibles de la région.</li>
</ol>
Ces décisions et une communication qui a ignoré l’état des opinions dans les pays du Sahel ainsi que les conditions politiques qui ont favorisé la prise de pouvoir des militaires, ont été incroyablement contre-productives. Nous avons alerté en vain depuis deux ans les décideurs de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sur la nécessité d’une approche plus subtile, plus diplomatique et plus attentive aux conditions économiques et sociales des populations des pays sahéliens.

Le retrait de la CEDEAO pour le moment ne s’accompagne pas d’une annonce de retrait de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest, UEMOA dont le niveau d’intégration est beaucoup plus élevé que celui de la CEDEAO. Les huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont en partage une monnaie commune, le franc CFA, impopulaire mais toujours bien réel, et dont on ne pourra se débarrasser que lorsqu’on aura construit une alternative crédible, préparée pendant plusieurs années.

Un retrait de l’UEMOA, qui serait pourtant plus cohérent avec le rejet de l’influence française sur les affaires ouest-africaines, aurait des conséquences économiques, financières et politiques considérables pour les trois pays et pour les autres. C’est tout le système financier intégré au niveau de l’UEMOA, qui serait bouleversé.

Le fait est que des communiqués même coordonnés ne suffisent pas à créer une nouvelle monnaie commune aux trois pays de l’Alliance des États du Sahel, ou des monnaies nationales pour chacun des pays. Et le fait pour l’AES d’avoir en son sein au moins deux grands producteurs d’or en Afrique ne suffit point à créer une monnaie et un système financier et monétaire crédibles, en particulier dans un contexte de crise sécuritaire grave et de fragilités économiques structurelles.

Les bénéfices politiques immédiats pour les pouvoirs de Bamako, Ouagadougou et Niamey sont évidents et il faut reconnaître qu’ils maîtrisent parfaitement l’art de la diversion. L’annonce du retrait occupe et occupera les esprits pendant des semaines et des mois, pendant que les pratiques répressives des gouvernements se durcissent, en particulier au Burkina Faso, où plus personne n’est à l’abri d’un enlèvement hors procédure judiciaire, et pendant que la discussion sur la fin des transitions disparaît du débat public.

Et bien sûr cela distrait aussi des difficultés économiques graves de ces pays, comme l’accès réduit à l’électricité au Mali depuis quelques mois, par exemple, qui nuit gravement aux activités économiques dans tous les secteurs. Il n’est pas certain que le sentiment légitime de fierté nationale suffira indéfiniment à compenser l’impact de la dégradation des conditions de vie des populations. Mais ce type de décision permet de gagner du temps.

Les implications de l’annonce du retrait de la CEDEAO pour la libre circulation des personnes et des biens ne sont pas en réalité l’enjeu le plus important de cette décision. D’une part parce que le retrait ne saurait être «<strong>sans délai</strong>» comme annoncé dans le communiqué historique des trois pays. Les textes de la CEDEAO prévoient un délai d’un an entre la notification formelle et le retrait effectif d’un pays de l’organisation.

D’autre part, parce que l’appartenance à l’UEMOA préserve les piliers de l’intégration dans l’espace des huit pays membres de l’UEMOA. Ce sont les relations avec les sept autres pays de la CEDEAO non membres de l’UEMOA (Cap-Vert, Gambie, Ghana, Guinée, Liberia, Nigéria, Sierra Leone) qui devraient être affectées après le retrait effectif.

Au-delà des calculs «<strong>coûts et bénéfices</strong>» pour les trois (03) pays sahéliens et pour les autres pays de la CEDEAO, l’enjeu de loin le plus important est celui de l’avenir de l’intégration régionale ambitieuse incarnée par la CEDEAO depuis sa création en 1975. Il ne s’agit pas seulement d’intégration commerciale et économique mais de construction d’un bloc régional qui pourrait défendre collectivement les intérêts de ses populations dans la durée et représenter un pôle économique, diplomatique, sécuritaire, humain et scientifique influent à l’échelle du continent et dans les relations avec le reste du monde.

Avec en son sein le poids lourd démographique qu’est le Nigeria, des pays avec des populations extrêmement jeunes, une fabuleuse diversité culturelle et des ressources naturelles d’importance stratégique, une Afrique de l’Ouest intégrée peut tout à fait avoir de l’ambition. Dans le monde actuel, et dans celui qui se dessine, et partant de la réalité des faiblesses criardes des États pris isolément, c’est la fragmentation institutionnelle de la région qui est une menace majeure aux perspectives de paix, de sécurité et de progrès partagé.

Voulons-nous vraiment faire de notre région un terrain de confrontation violente par procuration des puissances grandes, moyennes et petites les plus antagonistes, soutenant chacune militairement des dirigeants amis qui n’auraient par ailleurs plus besoin d’une quelconque légitimité interne?

C’est le moment ou jamais pour tous ceux qui sont proches des cercles du pouvoir dans les pays d’Afrique de l’Ouest de leur faire prendre la mesure des risques d’une déstabilisation encore plus grave et généralisée de la région au cours des prochaines années.

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<title>Focus :  Dialogue inter&#45; Malien: pourquoi faire et pour qui ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-dialogue-inter-malien-pourquoi-faire-et-pour-qui-3051521.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 08:53:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sans unité nationale, il n’est ni prospérité, ni justice, ni paix possible. Le rétablissement de l’unité nationale et de la sécurité sur la totalité du territoire est l’indispensable préalable. Pour y parvenir, il faut que l’armée et la police retrouvent l’élan patriotique des premières décennies de l’indépendance. Pas de tranquillité familiale si la propriété d’un terrain ou d’une maison est soumise aux manigances en tous genres, qui permettent aux puissants de déloger les faibles. Quand on sait que la pauvreté est l’extrême plaie de la pauvreté.

L’horizon 2025 n’augure rien de bon. Un tableau sombre, avec un contexte de marasme économique, d’instabilité politique, d’agitation sociale, marqué par la montée de l’incivisme des populations, la corruption prononcée de l’administration, l’exacerbation des revendications corporatistes.

<strong>EDM-SA: la délinquance financière des cols blancs</strong>

L’arrestation de certains opérateurs économiques dans l’affaire de EDM-SA a montré la vraie face de certains Maliens par rapport à la lutte contre la lutte contre la corruption. Elle a un coût économique. Les malversations financières privent l’État de ressources importantes qui auraient pu servir à financer des investissements ou à faire face à ses charges de fonctionnement.

La corruption et les malversations financières constituent des facteurs aggravants du phénomène de la pauvreté. Ce qui se passe à la société Énergie du Mali (EDM-SA) est un scandale d’État. Il ressemble à ceux des deux (02) autres scandales d’État qui ont secoué un certain nombre de fonctionnaires et d’opérateurs économiques (affaires des exonérations en 1992 et 2004) qui ont défrayé la chronique.

<strong>Qui sont les auteurs des malversations financières ?</strong>

Les auteurs de ces pratiques se recrutent presque exclusivement dans certaines couches sociales privilégiées et minoritaires: fonctionnaires, magistrats, agents des forces armées et de sécurité, membres de professions libérales, commerçants, industriels, notabilités traditionnelles ou religieuses. Tout comme l’activité politique, le phénomène de la corruption et des malversations financières revêt un caractère élitiste et urbain.

<strong>Mali: notre unité industrielle est une richesse</strong>

Pas de Mali uni sans un imaginaire commun, un imaginaire partagé, un imaginaire vivant, un imaginaire pour aujourd’hui et pour demain. Nous avons la chance de disposer d’artistes, d’hommes et de femmes de culture issus de tous nos terroirs, de toutes nos façons de vivre. Il est inimaginable combien notre pays regorge de jeunes talents (danse, musique, mode, graphisme, théâtre, artisans d’art, etc.). Ils sont les artisans de cette indispensable construction, les griots du 21<sup>ème</sup> siècle. On osait croire aux vertus réparatrices de notre culture. Mais hélas ! Comme disait le célèbre photographe Malick Sidibé, un grand témoin de la jeunesse bamakoise des années 1960: «Le bonheur est avec le monde».

Si l’État ne peut se substituer aux artistes, il peut par contre donner un immense essor à leur mission. Un Mali dont le cœur bat aux mêmes histoires, aux mêmes musiques, aux mêmes interrogations de Kidal à Sikasso, de Kayes à San et Koutiala, un Mali cimenté par une culture vivante rayonnant dans tous les cantons du pays et dans tous les continents du monde, un Mali fier et confiant.

<strong>Comme disent les cinéastes: «</strong>Quand ils commencent le tournage d’une séquence=Action<strong>» !</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vérification de performance de la gestion de la commission de régulation de l’électricité et de l’eau  (CREE)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-de-performance-de-la-gestion-de-la-commission-de-regulation-de-lelectricite-et-de-leau-cree-3051526.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 08:46:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le BVG trouve les performances de la CREE peu satisfaisantes</strong>

<strong>La présente vérification de performance porte sur la gestion de la Commission de Régulation de l’Électricité et de l’Eau (CREE) pour la période du 1<sup>er</sup> janvier 2019 au 31 décembre 2022. Elle a pour objectif d’évaluer la mesure dans laquelle les mécanismes et procédures mis en place par la CREE permettent une régulation efficace du secteur de l’électricité et du service public de l’eau potable à la satisfaction des usagers. Les travaux de vérification ont porté sur les rôles et responsabilités des acteurs impliqués dans la gestion de la CREE, l’élaboration et la mise en œuvre des instruments de régulation, les activités de contrôle, la défense des intérêts des usagers et la redevance de régulation.</strong>

Les paragraphes qui suivent présentent les principales constatations de la vérification, lesquelles sont accompagnées de recommandations formulées pour corriger les lacunes identifiées.

<strong>Rôles et responsabilités des acteurs impliqués dans la gestion des activités de la CREE</strong>

La mission a constaté que le Ministre en charge de l’Énergie et de l’Eau n’a pas mis en place une procédure efficace de recrutement des membres du Conseil de la CREE, le Président de la CREE n’assure pas le fonctionnement efficace du conseil, le Contrôle des comptes de la CREE n’est pas efficace, la CREE ne dispose pas de système adéquat de pilotage stratégique et opérationnel et qu’elle n’a pas rendu opérationnels les services techniques du Secrétariat Exécutif.

Il a été recommandé aux différents acteurs de mettre en place les mécanismes permettant de corriger ces faiblesses.

<strong>Élaboration et mise en œuvre des instruments de régulation</strong>

La mission a constaté que l’économiste et l’analyste financier junior de la Commission de Régulation de l’Électricité et de l’Eau (CREE) ne maîtrisent pas totalement le logiciel de simulation tarifaire et la CREE ne procède à la révision des tarifs pour assurer l’équilibre du secteur de l’eau.

La mission a recommandé au Président de la CREE de veiller à l’appropriation des instruments de régulation par le personnel technique du Secrétariat Exécutif; procéder, avec l’ensemble des parties prenantes, à la révision des tarifs pour un meilleur équilibre du secteur de l’électricité et de procéder, avec l’ensemble des parties prenantes, à la révision des tarifs pour un meilleur équilibre du secteur de l’eau.

<strong>Activités de contrôle</strong>

Il a été constaté que la CREE n’a pas fixé les ratios de gestion technique et financière spécifique du secteur de l’eau, qu’elle n’a ni institué un système formel et efficace de contrôle des opérateurs ni institué un mécanisme structuré et efficace de traitement technique des dossiers. La procédure d’attribution des contrats de concession n’est ni économique ni efficace; le contrôle des contrats des opérateurs est inopérant et la CREE produit des rapports annuels qui n’informent pas sur les performances des opérateurs et du secteur.

Il a été recommandé au Président de la CREE de prendre les mesures nécessaires pour corriger ces faiblesses.

Au Secrétaire Exécutif de la Commission de Régulation de l’Électricité et de l’Eau (CREE), il a été demandé de produire des rapports annuels conformes à la réglementation en vigueur.

<strong>Défense des intérêts des usagers</strong>

La mission a constaté que le traitement des réclamations des usagers, mis en place par la Commission de Régulation de l’Électricité et de l’Eau, n’est ni conforme ni efficient.

La mission a recommandé au Secrétaire Exécutif de la Commission de Régulation de l’Électricité et de l’Eau de respecter la réglementation en vigueur en matière de traitement des plaintes des usagers des secteurs de l’électricité et de l’eau et de réaliser les enquêtes de satisfaction des usagers et veiller à la mise en œuvre de leurs recommandations.

<strong>Redevance de régulation</strong>

La mission a constaté que les opérateurs du secteur de l’électricité ne s’acquittent pas de la totalité de la redevance de régulation.

C’est pourquoi la mission a recommandé au Directeur Général De l'Énergie du Mali -Société Anonyme de procéder au paiement intégral de la redevance de régulation conformément à la réglementation en vigueur.

Au Directeur Général de Akuo Energy Mali, de procéder au paiement intégral de la redevance de régulation conformément à la réglementation en vigueur.

En somme, la gestion actuelle de la CREE est plus axée sur les salaires du personnel que sur ses performances et celles des opérateurs et du secteur. Il apparaît alors nécessaire que la CREE œuvre davantage à l’équilibre des secteurs de l’électricité et de l’eau, gage d’un fonctionnement pérenne et d’atteinte des objectifs de la Commission de Régulation de l’Électricité et de l’Eau (CREE).

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction des impôts des grandes entreprises :  Les vraies raisons des performances</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/direction-des-impots-des-grandes-entreprises-les-vraies-raisons-des-performances-3051524.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 08:37:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ces derniers temps, les exploits effectués par les services des impôts ne sont méconnus de personne, en cette période de crise financière à outrance.

À la tête d’une équipe dynamique, Hamadou Fall Dianka, Directeur des Impôts des grandes entreprises (DIGE), réalise un record en 2023. Preuve que le défi de l’émergence et d’un développement endogène, vision du Mali Kura est bien possible. Pointés du doigt, les cadres de valeur, rompus à la tâche, bien motivés, sont à l’origine de cette performance.

Si hier les populations maliennes étaient réfractaires au payement de l’impôt, tel n’est plus le cas de nos jours. Les contribuables semblent avoir compris que pour la bonne marche de l’État chacun doit apporter sa contribution à l’édifice national. Au-delà, ils ne sont pas sans savoir que la couleur de la gouvernance a radicalement changé. Les messages lancés par le président de la transition le colonel Assimi Goïta ne sont pas rentrés dans les oreilles des sourds. Sans aucun doute, des cadres bien formés, disposant d’expertises avérées, existent encore dans les services publics de l’administration malienne. Il faut les repérer d’une part, mais aussi les mettre à la place qu’il faut.

Les caisses de l’État furent longtemps vides à cause de la démotivation de certains contribuables convaincus de l’utilisation détournée des impôts payés tout comme la complaisance de certains agents de recouvrement. La transition, menée par les colonels et compagnons, a renversé cette tendance depuis un certain moment. Désormais, personne n’est sans savoir que les temps des petits arrangements et de la corruption sont révolus pour ne pas avoir la justice à ses trousses. La reconnaissance du mérite est un cas d’école pour les agents des services des impôts. Les efforts budgétaires de l’exercice 2022 comparés à ceux de 2023 prouvent à suffisance les sacrifices consentis par la Direction des grandes entreprises (DGE) des impôts. On pourrait même les qualifier comme une première sur les 1166 775 000 F CFA pour l’ensemble de la Direction générale des impôts (DGI), la DGE a recouvré 1 171 852 000 de F CFA. Pour cette même période, la prévision de la DGE se chiffrait à 930 618 000 FCFA et sont parvenus a encaissé la bagatelle de 982 370 000 FCFA. Quelle aubaine !

Sous le leadership de son directeur, M. Hamadou Fall Dianka, entouré de son équipe, un véritable travail de titan est en cours d’exécution dans l’avènement du Mali Kura. Si aujourd’hui, les caisses de l’État ne manquent pas de répondre aux besoins financiers du gouvernement malien, c’est aussi grâce à la dextérité des fonctionnaires déterminés qu’ils sont à rendre au Mali son dû. La Direction des grandes entreprises des impôts joue largement sa partition et prouve au quotidien sa compétence et son sens élevé aux services de la nation. Ces cadres témoignent leur dévouement à mener à bien sur le terrain leur mission au service du pays.

Reconnaissons par la même occasion que les impôts des sociétés d’exploitation minières sont en constante augmentation depuis le coup d’État survenu dans notre pays au mois d’août 2020. Pour dire que dans cette avancée, la transition a grandement joué sa partition. La réforme du Code minier, adoptée récemment, a fait largement grimper la part de l’État malien de 20% à 30% au capital des sociétés aurifères devrait encore aider à garnir les caisses publiques.

Cela signifie tout simplement que les trois conditions stratégiques simples et originales dans ses relations avec les autres États afin de promouvoir l’intérêt suprême du Mali ne sont pas de vains mots. À savoir:
<ol>
 	<li>Le respect de la souveraineté du Mali;</li>
 	<li>Le respect des choix stratégiques et des partenaires du Mali;</li>
 	<li>La prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les prises de décisions.</li>
</ol>
<strong>Aboubacar Eros SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation : Enfin, le Mali déchire le torchon d&amp;apos;Alger</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-enfin-le-mali-dechire-le-torchon-dalger-3051522.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 08:25:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après avoir militairement vaincu les groupes terroristes et leurs sponsors occidentaux à Kidal en novembre 2023, le Mali se libère cette fois-ci sur le plan diplomatique. Il vient de mettre fin avec effet immédiat à l’Accord de paix, de réconciliation issu du processus d’Alger, signé en 2015. L'annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement malien, le colonel Abdoulaye Maïga, ministre d'État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. C'était dans la nuit du jeudi au vendredi sur le plateau de JT de 20h de la télévision malienne. Un autre pan de la souveraineté retrouvée.

Placé depuis 2015 sous tutelle des grandes puissances occidentales, sous couvert de l'ONU, le Mali se libère chaque jour que Dieu fait de cette domination pour jouir de sa pleine souveraineté, mise en mal par une catégorie de Maliens agissant au nom des intérêts étrangers. Après le choix fait par la France de plier bagages avec ses forces d'occupation (Barkhane, Takuba), dont le bilan de neuf ans dans la lutte contre le terrorisme reste négatif aux yeux de nos compatriotes et avoir obtenu le départ des Casques bleus de l'Organisation des Nations unies (ONU), soupçonnés de connivence avec les groupes criminels, notre pays vient d'engranger un autre succès sur la scène internationale. Il déchire pour de bon le torchon d'Alger qui faisait de lui une girouette entre les mains des narcotrafiquants terroristes et des puissances étrangères en annonçant la fin de ce diktat colonial, avec effet immédiat. Elle vient d’enlever une épine du pied des Maliens dont l'honneur et la dignité ont été entachées de honte et d'humiliation sous le régime défaillant et corrompu d'IBK.

La mort de l'accord d'Alger est le fruit d'une longue réflexion menée par les autorités de la transition malienne pour couper court aux injonctions des instances internationales dans les affaires intérieures de notre. Dans le communiqué, le Porte-parole du gouvernement malien, le colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l'Administration territoriale et de Décentralisation, énumère les faits qui ont conduit à la fin de l’accord d’Alger avec effet immédiat. Il s’agit entre autres du changement de posture de certains groupes signataires de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, devenus des acteurs terroristes et poursuivis par la justice malienne, après avoir commis et revendiqué des actes terroristes ; de l'incapacité de la médiation internationale à assurer le respect des obligations incombant aux groupes armés signataires, malgré les plaintes formulées par le gouvernement de la transition, à travers la lettre du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, en date du 24 février 2023, adressée aux autorités de la République algérienne démocratique et populaire, chef de file de la médiation internationale et les actes d'hostilité et d'instrumentalisation de l'Accord de la part des autorités algériennes dont le pays est le chef de file de la médiation, tels que mentionnés dans le communiqué n°064 du 25 janvier 2024 du gouvernement de la transition.

Dans un autre communiqué, il est reproché à l’Algérie une multiplication d’actes inamicaux, de cas d’hostilité et d’ingérence dans les affaires intérieures du Mali, notamment l’imposition d’un délai de transition aux autorités maliennes, de manière unilatérale; l’accueil sans concertation ou notification préalable et au plus haut sommet de l’État algérien de citoyens maliens subversifs et de citoyens maliens poursuivis par la justice malienne, pour actes de terrorisme; l’existence sur le territoire algérien de bureaux assurant la représentation de certains groupes signataires de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, devenus aujourd’hui des acteurs terroristes; la volonté des autorités algériennes à maintenir le régime de sanctions des Nations Unies concernant le Mali, au moment où le Mouvement des non-alignés et la Fédération de Russie s’y opposaient dans l’intérêt du Mali qui demandait la levée dudit régime; la main cachée des autorités algériennes dans une manœuvre consistant à imposer un chapitre sur le Mali dans le document final du sommet du Mouvement des non-alignés à Kampala, en Ouganda, sans le consentement des autorités maliennes.

L’importante annonce d'un autre pan de la souveraineté retrouvée a libéré ainsi les citoyens maliens honnêtes et dignes qui avaient dénoncé l'accord d'Alger pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger. Ils avaient dénoncé ce chiffon de papier qui contenait les germes de la division de notre pays. Elle donne aussi raison à votre hebdomadaire préféré qui avait titré à sa Une "Une paix armée". Malheureusement, ces femmes et hommes n'avaient pas été compris et ont été taxés de tout par les laudateurs et les opportunistes du régime anti progressiste d’IBK qui voyaient dans l'application de cet accord honteux une autre source d’enrichissement personnel et illicite.

La fin de l’accord d’Alger libère le Mali de la domination néocoloniale, du chantage et des pressions permanentes des terroristes qui tenaient à ce chiffon de papier comme à la prunelle de leurs yeux.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Méditons&#45;nous sur le silence des martyrs des 18 janvier 2012 et 2017 ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/meditons-nous-sur-le-silence-des-martyrs-des-18-janvier-2012-et-2017-3050633.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jan 2024 08:03:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La vie est assimilée à un fleuve qui coule sans interruption. Les poètes, les philosophes, les scientifiques les plus éminents ont été émerveillés et attentifs à ce phénomène inhérent à la nature et à ses dérivés. Il provoque l'usure de toutes les créatures. Son noyau et moteur, son épicentre est le temps qu'aucune intelligence n'a cerné dans son entièreté. Si le temps déborde le cerveau humain et toutes les facultés de l'être le plus doué de l'univers, c'est à cause de son essence divine. Seul le silence permet de meubler notre ignorance du temps dont le moteur véritable est le Créateur lui-même. Dans les saintes écritures, le Quor'an, Allah jure par le temps.</strong>

Oui, il est à la fois un instant, une durée, une époque, un siècle, en somme un étalon pour mesurer l'évolution d'un organisme obéissant à des phases de croissance jusqu'à son dépérissement final. Oui, l'homme est un point minuscule de l'univers, un rose au faible, dira le poète, mais un point focal qui parachève la création divine. Il est le reflet de son époque.

L'homme est cette graine de beauté dont les actes signent le début de l'histoire universelle et de toutes les autres sciences (épistémologie). Cependant, l'histoire de l'homme mesurée à son espérance de vie est éphémère. La vraie histoire est celle de la somme de sanctions de tous les humains, vivants ou morts. Car, la vie et la mort se côtoient, se superposent et sont inséparables.

L'une ou l'autre peut faire la grandeur voire la décadence de l'être humain. Les plus grands hommes sont devenus très éminents après leur mort. Seuls les hommes médiocres ont une histoire qui s'éteint juste après leur enterrement. Les grands hommes pétris de valeurs univers elles scintillent durant toute l'existence à cause de leurs qualités inaltérables.

Ces hommes exceptionnels sont à la fois des prophètes, des inspirés, des ascétiques, des sages, des savants, des poètes, des artistes, des hommes d'État, etc. Ils n'ont nullement besoin de monuments érigés en leur nom pour être préservés de l'usure du temps, de la mort irréversible. Ils transcendent la moisissure, la rouille, bref la corruption. Ils sont éternels, préservés comme l'âme pure. Parmi ces êtres éternels, invincibles et immortels, figurent les martyrs, ceux qui versent leur sang pour défendre leur patrie. Ils peuvent être oubliés des citoyens amnésiques mais ils sont conservés comme des trésors immatériels dans le panthéon de la nation. Méditons-nous souvent sur le silence de ces vertueux martyrs qui sont les précurseurs de la souveraineté retrouvée, chantée comme une chanson populaire, un nouvel album d'un artiste à sa Gloire? Point besoin de stèles pour les héros morts pour la patrie, pas besoin de discours sporadiques à leurs noms. Ils sont vivants. Se souviennent d'eux leurs veuves, leurs orphelins, leurs frères d'armes et la nation vertueuse pour l'éternité. Alors modestes mortels que nous sommes, emploierons nous à méditer sur le silence de nos martyrs nous observant dans notre course effrénée aux plaisirs mondains. L'année 2023 comme les précédentes, est finie sur une routine, un rituel annuel, un anniversaire. Il est oublié le lendemain de tous les fêtards dénués de leurs pactoles.

Encore le 1<sup>er</sup> janvier est fêté puis oublié. Le 14 janvier est érigé en fête nationale en prélude au 20 janvier, fête de l'armée, couronnement de la souveraineté retrouvée. Et puis on a sauté des dates historiques qui constituent le point de départ de cette souveraineté nationale symbolisée par la conquête de Kidal et cette autre cité. Mais avons-nous Médité sur les évènements vécus les 17,18 au.... 24 janvier 2012 puis au 18 janvier 2017? Regardons douze (12) ans en arrière dans le rétroviseur du Mali. Oui, méditons, non pour rendre les citoyens tristes, mais les rappeler les œuvres des martyrs auxquels nous devons notre souveraineté nationale brandie avec fierté. Cette fierté sera belle en faisant référence à ces hommes exceptionnels tombés le 17 janvier 2012 sous les balles du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) d'abord à Ménaka puis plus tard à Aguelhok. Cette date coïncide aussi avec la mort lointaine de Lumumba du Congo au début des années 60 sous les balles des parachutistes impérialistes.

Oui, le17 janvier constitue une date inoubliable au Mali qui marquera plus tard le déluge qui a emballé notre destin, notre rencontre avec les rebelles, les djihadistes, les terroristes, la France, Serval, Barkhane, Takouba, G5 Sahel, MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) bref le deuil, l'esclavage, l'humiliation, la déstabilisation. Le peu de bonheur acquis par la reconquête de Ber à Kidal nous fait oublier le martyr de onze (11) années de pénitence. Les fêtes de fin d'année et la Coupe d'Afrique des Nations de football (CAN) en République de la Côte d’Ivoire (RCI), nous anesthésient d'avantage. Méditons-nous sur les douze (12) années de malheurs? En cette veille du 18 janvier, je pense surtout à deux (02) événements majeurs qui ont scellé notre destin commun.

En effet, le 18 janvier 2012 marque l'assaut contre le camp d'Aguelhok sous le commandement du capitaine Sékou Traoré dit ''<strong>BAD</strong>''. Son unité tombera sous les balles de l'ennemi le24 janvier, en dépit des troupes dépêchées de Tessalit et sur tout de Gao sous l'égide du Général A. Ould Meydou. Le soleil de ce 24 janvier2012, ''<strong>couleur rouge vermeil se coucha donc annonçant le crépuscule sanglant d'une génération de militaires émérites, dont la bravoure et celle de sa troupe entière, au-delà des vernis épiques qui rendent les tragédies plus supportables</strong>", demeurent une vérité établie et non un mythe.

Hommage à cette troupe et à son commandant tombés en martyrs. Ils sont les vraies graines de la souveraineté qui n'ont cessé de fleurir pour donner des graines si belles et promues d'être encore plus belles dans l'avenir. Hommage à tous ces militaires tombés le 18 janvier 2017 suite à l'attentat du Mécanisme opérationnel de Coordination (MOC) à Gao. Que de morts! parmi lesquels mon ami le capital Chaka O. Hommage à ces soldats illustres rescapés mais aussi décédés faute d'une prise en charge adéquate notamment le lieutenant Niangala, l'ami de mon ami. Et encore cet autre Colonel Camara, Chirurgien abattu au quartier Château. La liste est longue et douloureuse à dérouler. Repos éternel à leurs âmes. Réconfort absolu à leurs familles éplorées et leurs parentés, à la Nation entière. Hommage à tous ces militaires mal habillés, équipés et nourris qui ont juré fidélité au Mali et ont gardé intact le souvenir de leurs frères d'armes tombés en mission.

Si janvier a été retenu comme le mois de la souveraineté non pas à cause de la seule rupture avec la France, mais aussi bien, parce qu'il résume bien le point de départ de toutes atrocités, l'aboutissement de tous les complots contre le Mali mais aussi la faillite de notre gouvernance, l'exhibition de nos discordes. Méditons sur toutes les émotions suscitées par ce mois et surtout ces pages sanglantes, pour qu'elles ne tombent pas dans l'oubli. Ayons une mémoire fidèle pour conserver notre histoire, nos peines et joies, afin de fortifier le caractère des générations futures.

Méditons sur le sacrifice de ces hommes, de ces habitants abandonnés aux violences du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), Ansar-Dîne à Gao, Ménaka, Tombouctou, Ansongo, etc. Nous devons nous rappeler la mémoire de nos morts civils et militaires. Ils sont les vrais artisans de notre souveraineté souhaitée, en construction. Nul besoin de les ériger des stèles, des monuments, bref des bois sacrés où les gouvernants viendront déposer des germes de fleurs, au rythme de la fanfare militaire. Célébrons leur sacrifice dans le cœur et gravons-le dans la mémoire collective comme du marbre.

À la veille du 20 janvier 2024, je formule les prières les plus pieuses à nos civils résistants et militaires morts au combat, formule les meilleurs vœux aux vivants. Je souhaite prompt rétablissement aux blessés et réconfort total aux familles de tous les citoyens civils et militaires engagés dans la défense du Mali. Nous ne cesserons de méditer sur le sacrifice de nos martyrs et de les préserver pour l'éternité dans nos cœurs et esprits. Qu'Allah bénisse le Mali et les Maliens.

<strong>Alhassane GAOUKOYE</strong>

<strong>Enseignant Chercheur à l'ULSHB</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Célébration du 141ème anniversaire de la résistance de Daban :  Nyaman Traoré exhorte le gouvernement à immortaliser Naba Traoré et à intégrer l’histoire de la résistance de Daban dans le programme scolaire et à en faire un site touristique</title>
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<pubDate>Mon, 22 Jan 2024 08:03:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mardi 16 janvier 2024, l’espace culturel Kandioura Coulibaly (ex-Kora film) a abrité la cérémonie de célébration du 141ème anniversaire de la résistance de Daban.</strong>

<strong> </strong>16 janvier 1883-16 janvier 2024, il y a cent quarante et un (141) ans, jour pour jour que tombait Daban (commune située dans le cercle de Kolokani, région de Koulikoro) suite à une vaillante résistance face aux troupes coloniales. L’événement était au centre d’une conférence débat organisée par le mouvement politique Faso Kanou, en synergie avec l’Association des ressortissants de Daban à Bamako et l’association Obara, terme soninké signifiant «<strong>non à la servitude sous toutes ses formes</strong>».

Principalement animée par Nyama Badian Traoré, qui s’est fait aider par le commissaire principal de Faso Kanou, Ibrahima Kébé et Djibril Touré, président de la coordination régionale de l’association Obara de Kita, la conférence avait pour objectif de porter à la connaissance de l’opinion nationale la résistance historique méconnue que Daban a livrée contre les troupes coloniales.

Revenant sur la genèse de cette résistance, le conférencier a soutenu qu’après l’installation des gouverneurs en 1880, qu’une mission conduite par le capitaine Gallieni, composée de soldats, d’interprètes et de mulets lourdement chargés, devait se rendre à Ségou, où régnait Ahmadou Tall. La délégation dira-t-il, passa par Dio (localité située à 30 km de Bamako) pour rejoindre le Bélédougou qui, selon ses dires comprend les localités de Kati, Kolokani, Banamba, Nara, etc. Il indiqua que le chef de village de Dio Naballa Diarra, au vu de la délégation, informa son homologue de Daban, Naba Traoré, qu’une colonne armée accompagnée de mulets lourdement chargés de vivres se dirigea vers Daban. Celui-ci, aux dires du conférencier, ordonna à ses guerriers dont les plus vaillants étaient Blonko, Tiekoura et Mamari d’attaquer la colonne et de le ramener leurs biens qu’il se fera le plaisir de vendre pour prix de bière.

Poursuivant ses propos, il indiqua que ceux-ci exécutèrent l’ordre et attaquèrent le cortège le 11 mai 1880 à Dio. Et de dire comme bilan de cette attaque: quarante et un (14) militaires de la troupe coloniale misent à mort, un canon et quatorze (14) pistolets saisis.

«<strong>C’est dans ce contexte que Gallieni arriva à Bamako les mains vides et ne doit son salut qu’à un commerçant maure du nom de Karamoko Blen qui le pris en charge</strong>», a-t- il souligné. Pire, martela-t-il, qu’une mission de Blancs dépêchée pour la récupération des biens confisqués à Daban a été sérieusement malmenée. Le premier émissaire affirma Nyama Traoré, fut tué sur le fétiche du village, le deuxième non circoncis a été contraint de rejoindre la bande des gamins comme berger et le troisième fut utilisé comme serviteur du chef du village.

Aussi a-t-il indiqué que c’est dans ce contexte que Borgnis Desbordes et sa troupe victorieuse de Goumango en 1881, arriva à Daban en janvier 1883. Avant d’affirmer que Daban au terme de trois (03) jours de luttes épiques après 204 coups de canon tirés, des pistolets et des jumelles utilisées contre ceux qui n’avaient que des fusils de chasse, tomba entre les mains de la troupe coloniale, le mardi 16 janvier 1883. Et que son chef Naba Traoré, ses principaux chefs de guerre, en plus de sa femme, se sont fait sauter dans la poudrière. Pour contrôler la véracité de ses propos, il a invité l’assistance à lire les ouvrages Les pionniers du Soudan de Jean Meunier, Les grandes dates du Mali d’Alpha Oumar Konaré et le registre de visite du fort de Médine qui évoquent tous la résistance de Daban.

Interpellant les autorités en charge de la nation, M. Nyama Traoré a exhorté celle-ci à perpétuer la mémoire de Naba Traoré en donnant son nom à une infrastructure, à intégrer l’histoire de la résistance de Daban dans le programme scolaire et à faire de Daban, qui abrite à la fois le cimetière des colons et des martyrs de la résistance, un site touristique par excellence.

<strong>Le saviez-vous ?</strong>

Le village de Daban, situé dans le cercle de Kolokani, région de Koulikoro, a été fondé par un donzo qui s’appelait Anglè Traoré. Celui-ci, au cours d’une partie de chasse, découvra un gros espace ‘‘<strong>Daba</strong>’’ et s’établit là-bas d’où le nom de Daba qui deviendra par la suite Daban. Daban dont la chefferie du village est assurée par Anglè Traoré, compte environ 17.856 âmes.

<strong>Alpha Sidiki SANGARÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vérification financière du bureau du vérificateur général (BVG) :  Des irrégularités administratives et financières constatées dans la gestion du Projet Multi&#45;Énergies pour la Résilience et la Gestion Intégrée des Terroirs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-du-bureau-du-verificateur-general-bvg-des-irregularites-administratives-et-financieres-constatees-dans-la-gestion-du-projet-multi-energies-pour-la-resilience-et-la-gestion-3050630.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Jan 2024 07:57:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification a pour objet la gestion du Projet Multi-Énergies pour la Résilience et la Gestion Intégrée des Terroirs (MERIT) au titre des exercices 2022 et 2023 (30 juin). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de décaissement et de dépense ainsi que de l’effectivité des travaux exécutés par le Projet. Les travaux ont porté sur les plans de travail et de budget annuels; la passation, l’exécution et le règlement des marchés et des conventions; le processus de recrutement du personnel et la visite des réalisations physiques du Projet. Le montant total des dépenses exécutées au cours de la période sous revue s’élève à 3 536 592 170 FCFA.</strong>

Placé sous la tutelle du Ministère du Développement Rural, le MERIT est un projet qui intervient dans le domaine de l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la réduction de la pauvreté et la résilience climatique. Ses principales activités portent sur la construction des biodigesteurs et l’appui à la culture des plantes fourragères.

Rappelons que l’Accord de financement du Projet a été signé le 13 mai 2020 pour une durée de six (06) ans. Le Projet couvre les Régions de Kayes, Kita, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Koutiala et Ségou. Il est cofinancé par le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), le Fonds Environnemental Mondial (FEM) et le Gouvernement du Mali pour un montant total de 50,80 millions de dollars US, soit environ 29 milliards de FCFA. Il cible en priorité les petits exploitants (agriculteurs, éleveurs, agropasteurs), hommes, femmes et jeunes, considérés comme le groupe le plus vulnérable au changement climatique.

Les travaux de la présente vérification ont relevé des irrégularités administratives et financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

Les irrégularités administratives concernent la non-communication des plans prévisionnels de passation des marchés dans le délai, le non-respect des modalités de règlement des marchés et le non-respect des clauses de règlement des marchés.

Afin de corriger ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a formulé des recommandations dont la mise en œuvre diligente permettra de lever ou d’atténuer les lacunes constatées. Il a été ainsi recommandé au Coordinateur du Projet Multi-Énergies pour la Résilience et la Gestion Intégrée des Terroirs (MERIT) de communiquer les plans prévisionnels annuels de passation des marchés dans les délais requis; de respecter les modalités de règlement des marchés et de procéder au règlement conformément aux clauses des marchés.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à <strong>746 307 FCFA. </strong>Les irrégularités financières ont trait au non-respect des procédures de passation des marchés, à la non-application des pénalités de retard sur des marchés, aux achats fictifs, à la constitution irrégulière de commissions d’ouverture et d’évaluation des offres, à l’élimination irrégulière d’un candidat pour motif infondé.

Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la Loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier et transmis au président de la Section des Comptes de la Cour Suprême.

<strong>Ibrahim DIALLO, CCOM/BVG</strong>

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</item>

<item>
<title>Après la guérilla verbale contre la transition :  Où sont les «démocrates» ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/apres-la-guerilla-verbale-contre-la-transition-ou-sont-les-democrates-3050625.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Jan 2024 07:48:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Incroyable ! Inimaginable ! Qui pouvait imaginer qu’il arrivera un jour dans notre pays que les acteurs du Mouvement démocratique seraient muets comme un carpe ? Ah oui, cela est arrivé depuis l’arrivée à la tête de la transition du colonel Assimi Goïta et du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Ils ont mis leur langue dans leurs poches, craignant les réactions d’une représailles sur un plateau la gestion désastreuse des femmes et des hommes agissant au nom d’un système politique failli dont les ficelles étaient tirées par l’extérieur qui a fini par mettre notre pays sous sa domination.

Depuis la prise du pouvoir par le colonel Assimi Goïta en juin 2021 et la nomination à la primature de Choguel Kokalla Maïga, la peur a changé de camp. Les va-t’en guerre du Mouvement démocratique ont mis leur langue dans leurs poches. Ils n’ont plus rien à dire pour convaincre le peuple malien de leur suivre dans leur combat contre la transition, dont les hommes sont issus d’un coup d’État inscrit dans la Constitution comme un crime imprescriptible. Ils ont été rattrapés par leur passé peu glorieux de la gestion des affaires publiques, jalonnées de scandales politico- financiers et leurs mensonges qui ont été éventrés à la suite du coup d’État du 18 août 2020. Ces faits, dénoncés avec véhémence par les soutiens de la transition et avec l’aide de leur ancien partenaire dans l’affaiblissement de l’État, Choguel K. Maïga, pourfendeur de la démocratie dont il est l’un des plus bénéficiaires, jouent contre les «démocrates».

Tombés dans leur propre piège, les «démocrates» décident désormais de trouver refuge dans le silence pour ne pas s’attirer les foudres d’une foule sans frein, jurée de payer à ceux qui ont semé le désordre dans notre pays au nom d’un système politique failli dont ils se sont servis au détriment du peuple qui n’a que ses yeux pour pleurer. Ils n’ont plus le choix. Leur gestion désastreuse durant plus de trois (03) décennies a été déballée sur la place publique. Ce travail de sape a coupé l’herbe sous le pied des acteurs du Mouvement démocrate. Ils sont d’une manière ou d’une autre impliqués dans des affaires qui ont porté atteinte au bon fonctionnement de l’État. Le cas le plus édifiant est la crise énergétique qui frappe le pays depuis des mois. Elle révèle un coin de voile sur la gestion des femmes et des hommes qui avaient juré de faire le kokadjè (assainissement des affaires publiques) le plat de leur gouvernance au lendemain de la chute du général Moussa Traoré, le 26 mars 1991. L’énergie, un secteur stratégique, a servi de vache à lait pour les régimes dits démocratiques qui se sont succédé. Ils en ont fait une officine de placement de leurs enfants, frères, femmes, cousins, amis, beaux-parents et militants et, par la suite, ils ont confondu les caisses de la société Énergie du Mali et leurs poches. Et le complice de ce pillage a été l’organisation, censée défendre les intérêts des consommateurs. Son silence a été acheté par des nominations de ses responsables à des postes à responsabilité et des dessous de table.

Et dans le cadre de la lutte contre la corruption, les personnes interpellées ou écrouées sont des gens qui appartiennent à des formations politiques qui ont géré le pays durant l’ère démocratique. Ces dossiers ont bouclé le bec aux «démocrates» qui ne cessaient de pondre des communiqués pour condamner les actions que la transition posait pour tourner leur page de mauvaise gouvernance dont les conséquences ont fait perdre à notre pays son honneur et sa dignité aux yeux du monde. Ce qui était incroyable et inimaginable est arrivé. Les «démocrates» sont privés de parole, non pas par une interdiction, mais à cause de leur mauvais comportement envers leurs propres concitoyens. Au lieu de satisfaire les besoins fondamentaux du peuple malien, ces hommes politiques se sont comportés comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, oubliant qu’un jour ils feront face au tribunal de l’Histoire. Malheureusement pour eux, la transition a créé ce tribunal pour juger les milliardaires de la démocratie qui ont mis à sec le Trésor public. Aujourd’hui, ils font face à leur destin et on se demande où ils sont.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Contribution :  Les dirigeants maliens face aux préoccupations sécuritaires de la région de Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-les-dirigeants-maliens-face-aux-preoccupations-securitaires-de-la-region-de-gao-3049746.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Jan 2024 09:34:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La septième région du Mali vit et continue à vivre depuis le 31 mars 2012 le pire calvaire de son histoire, peut être depuis la conquête marocaine par Djouder.</strong>

Ville carrefour, métissage séculaire des cultures africaines, méditerranéennes, européennes, Gao est chargé d'histoire à cause de ses trésors archéologiques, de sa mosquée pyramidale datant de l'époque médiévale, de sa culture si riche, etc. Gao est à la fois le symbole de l'apogée de l'histoire noire portée à son apogée par les illustres empereurs Sony Ali Ber et les Askia pendant des siècles et plus tard Fihroun, assisté de tous les leaders sédentaires Songhay, Arma et Peulh. Pendant la colonisation, Gao est devenu le quartier général, voire la capitale des résistants soudanais dont Djibo Bakari.

L'apport de Gao à l'indépendance du Mali est éminent. Ses notables ont préféré rattacher leur territoire à la jeune République du Mali plutôt que de dépendre du giron nigérien. Le statut de Tombouctou et de Gao, à la veille de l'indépendance du Mali, était un enjeu majeur. Gao fidèle à sa devise a répondu sans ambages à l'appel du Mali. Ainsi à l'indépendance du Mali, Gao était la région la plus vaste incluant toutes les régions septentrionales actuelles (Tombouctou, Kidal, Taoudenit et Ménaka). Sous le régime de Modibo Keïta, Gao jouissait de tous les égards à cause du patriotisme de ses citoyens. Il en résulte la réalisation de nombreuses infrastructures dont l'abattoir frigorifique. Sous le régime du Général Moussa Traoré, Gao a  commencé son odyssée. Car cette ville est suspecte de rébellion et d'un possible renversement de Général Moussa Traoré (GMT) par un ressortissant de cette contrée. Aussi les visites officielles de GMT à Gao et dans ses cercles étaient-elles toujours l'occasion d'étaler les muscles de l'armée, les armes les plus redoutables. Sous les autres régimes bien que Gao continue à jouer son rôle historique en luttant efficacement contre la rébellion de 90 à travers le Gandakoye (1992), Gao est toujours craint des autorités démocratiques. Le discours de feu IBK en1994 à l'Assemblée régionale a irrité les élus régionaux. Il déclarait ouvertement que le gouvernement de Alpha Oumar Konaré n'intégrera pas tout "<strong>jeune koroboro venant du Ghana</strong>". La réplique a été à la hauteur de la teneur de son discours. Son statut de beau-frère  de la région a été écorché. Conséquence du discours, plusieurs rebelles touaregs ont été intégrés dans l'armée malienne avec des grades de leur choix et les éléments du Gandakoye écartés. Une véritable frustration pour les jeunes résistants du Gandakoye qui rêvaient de faire carrière dans l'armée après avoir défendu leur terroir et aidé les Forces armées maliennes (FAMa). Sous le régime d'ATT, la région a eu l'un de ses plus beaux cadeaux, c'est-à-dire le pont de Wabaria et la route bitumée menant vers la frontière du Niger. Même sous Amadou Toumani Touré Amadou Toumani Touré (ATT), la région de Gao défraie la chronique à cause d'Air Cocaïne, des cellules terroristes actives, des prises d'otages et autres crimes. De l'avènement de la transition sous Amadou Haya Sanogo et Pr Dioncounda, Gao est vidé de toute autorité malienne. Les drapeaux du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), Ansar Dîne et Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) sont devenus les seuls décoratifs visibles des lieux. Mais ils n'ont jamais pu conquérir l'âme  des populations restées sur place très attachées à la République du Mali. Les jeunes patrouilleurs, patriotes et Nous pas bouger, les leaders traditionnels, les imams, les journalistes de la presse libre, ont continué à scander le Mali, brandir son drapeau au risque de leur vie. Malgré les assassinats ciblés du MNLA, les amputations et flagellations du MUJAO,  les accusations de complicités des résidents  avec les ennemis, Gao a démontré sa loyauté, sa fidélité au Mali.

Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) l'a reconnu après son élection à la  présidence en 2013 rendant ainsi un vibrant hommage seulement par le discours à la jeunesse de Gao, à la résistance civile. Oui, Gao a été outragé, humilié. Mais Gao a résisté. La région entière à travers ses populations a fait échec au projet d'érection d'Etat laïc du MNLA et de la sharia raciste, noyau de l'état islamique du MUJAO. Si Gao et ses leaders avaient trahi le Mali, l'Azawad aurait vu le jour. Même au cœur des bombardements de Serval et des FAMa sur Gao en 2013, des jeunes téméraires déguisés en agents infiltrés, en taupe renseignaient l'armée sur les positions de l'ennemi en ville. Une fois leur ville libérée, les jeunes de Gao de concert avec Serval et le commandement des FAMa ont sensibilisé les citoyens à remettre leurs armes aux autorités maliennes et les dossiers divers de l'État récupérés çà et là. Ils ont préservé la mémoire de l'État, le trésor immatériel de la patrie, une autre preuve de leur dévouement à la nation. La jeunesse de Gao désarmée sera martyrisée par l'armée nationale de l'époque. Des jeunes manifestants désabusés ont été abattus en 2016. Pourtant en 2013/14 cette même jeunesse a joué un rôle décisif pour le retour des FAMA à Kidal toute chose à laquelle s'oppose Serval et plus tard MINUSMA. Gao a essuyé bien de larmes de sang après 2016. À titre d'illustration le MOC issu des arrangements sécuritaires entre le Mali et les insurgés de Kidal sous l'égide de la médiation algérienne, ont provoqué le chaos, accru l'insécurité de façon inouïe.

Le 18 janvier 2017, l'attentat contre le Mécanisme opérationnel de Coordination (MOC) a constitué un autre désastre, endeuillé toute la région et au-delà le Mali. Avant cette date fatidique, Gao a été régulièrement pilonné par des obus comme la Bande de Gaza sous les bombes d'Israël. Tout cela a suscité peu de réaction de la part de notre autorité dont les représentants s'empressent à prendre le premier avion pour rejoindre Bamako comme des expatriés. D'autres calamités se sont abattues sur la région: des incendies qui consument pâturage et bétail. Les photos de ce sinistre ont fait le tour des réseaux sociaux. L'origine est inconnue des autorités exécutives.

Encore, encore des malheurs. Enlèvement d'opérateurs économiques échangés contre des millions. Vol de bétail sous le nez et la barbe des autorités régionales  plongées dans une indifférence névrotique. Recrudescence de l'insécurité dans la ville de Gao et sa banlieue, malgré les patrouilles nocturnes de l'armée.

Progressivement, la psychose s'installe plus amplifiée qu'en 2012 ou 2019. Après l'incident diplomatique récent entre l'Algérie et le Mali, les prix de carburant grimpent jusqu'à 2500 F CFA. Seul Gareka est resté solidaire des populations de Gao en gardant le prix normal.  Réaction timide de l'autorité légale pour sévir contre les commerçants indélicats et terroristes. Gao a connu des flambées de denrées alimentaires, juste après l'attaque contre le bateau «<strong>Tombouctou</strong>» le 7 septembre 2023. Là aussi règne un silence radio des autorités. L'eau et l'électricité ont tellement manqué... Désastre! La couleur de l'eau de Gao mérite d'être inscrite dans le registre des records. Toutes les frontières terrestres, fluviales semblent se fermer. Gao est isolé comme frappé par un embargo à la cubaine. Toutes les issues de secours vers l'Algérie et le Niger obstruées. Celles-ci menant vers Sevaré bouchées comme un nez enrhumé, plein de morves attendant un liquide de physiodose pour être décongestionné.

Pourtant, la ville résiste, les habitants sont en vie, une véritable grâce divine. Ce tableau sombre connu de tous les dirigeants maliens est le cadeau de plusieurs fins d'années révolues, offert aux résidents. Doit- on conclure que nos autorités sont indifférentes aux préoccupations sécuritaires de la région de Gao, au bien-être de ses populations? Est-ce cet isolement résulterait d'erreurs humaines de gouvernance au plan régional ou une orchestration d'un échec spécifique à quelques fonctionnaires insouciants prenant en otage la nouvelle politique de "<strong>refondation du nouveau Mali</strong>" ou simplement tentant de remettre en cause la montée en puissance des FAMa qui fait débat après chaque attaque à Kobé distant de quelques kilomètres du camp Firhoun? Quelle est la responsabilité des autorités exécutives de la région dans l'entretien de cette indifférence assimilée par les résidents du mépris tout court? Les autorités nationales sont-elles mises au courant des situations d'urgence, en temps réel pour soulager les citoyens maliens de Gao? Quel regard objectif l'État porte-t-il sur le désastre de la région? ssÀ l'échelle de la région, les responsabilités sont-elles évaluées pour surmonter les blocages? Quel poids réel représente Gao dans le retour d'une paix véritable au Mali et dans le dispositif opérationnel des Forces armées maliennes (FAMa) comparée à Kidal, Ber ou une autre contrée du Mali? De l'avis de nombreux résidents de Gao et de communautés réfugiées, Gao est oublié des gouvernants. Tout leur effort est tourné vers la libération de Kidal. L'amour de notre État, caricaturent certains résidents de Gao, est paradoxalement offert avec profusion aux rebelles qui renient l'autorité légale. Il est notoirement refusé aux citoyens pacifiques, loyaux qui répondent sans sommation à l'appel du Mali.

Aussi suggèrent-ils à nos gouvernants  actuels d'éviter de reproduire les erreurs du passé, d’éviter de dorloter les renégats en poussant les patriotes à la détresse. La situation sécuritaire délétère régnant à Gao doit interpeller d'abord les autorités régionales. L'État doit rester en alerte pour assurer à chaque portion de son territoire les privilèges dont les populations ont besoin pour vivre, travailler et se mouvoir, etc. Au regard de la position très stratégique de la région (frontières Mali-Niger-Burkina Faso), le résident de Gao comprend mal la passivité de l'État, l'indifférence des autorités régionales face à l'insécurité  amplifiée sur l'axe routier Gao-Ansongo. L'armée doit mener des patrouilles régulières sur ce tronçon, observer avec ses drônes toute l'activité terroriste qui se joue souvent juste derrière le camp Firhoun ou le long du fleuve, dernier refuge des populations. La population a manifesté son raz-le-bol à travers des marches "<strong>ir hortou</strong>", "<strong>ir faara</strong>", "<strong>ir nadji</strong>", etc. Il en résulte toujours un mur de silence. L'État doit écouter et comprendre le désarroi des populations. Après la visite du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga à Gao en  2023, il est fort souhaitable que le président l'emboîte le pas en 2024 pour fêter la reconquête du territoire national dont le couronnement a été le 14 novembre 2023 l'entrée des FAMa à Kidal. Il entendra de vive voix les doléances des résidents, recevra les bénédictions des doctes et imams comme à Nioro du Sahel, rassurera les désespérés qui doutent de leur nationalité malienne. Bref, il actualisera son regard sur l'étendue des défis à surmonter. Il fera de l'immersion tout court. C'est le souhait exprimé depuis 2021 lors d'enquêtes que nous avons effectuées dans vingt et une (21) localités de Gao/Tombouctou (de Ouatagouna a Soumpi) avec une compatriote résidant en France dans un document intitulé: ‘<strong>‘Arbres à palabres. Quand les femmes prennent la parole pour prévenir et résoudre les conflits"</strong>.

Récemment, le  26 novembre 2023, lors du Forum Universitaire de Bamako, tenu au Mémorial Modibo Keïta, nous avons présenté un thème similaire sur les causes de la rébellion de la jeunesse touarègue. Cette communication est intitulée: <strong>"Entre acte de rébellion, de mercenariat et engagement politique. Que disent les récits des jeunes en armes?’’</strong> Dans ce document, les jeunes expriment leurs avis sur les causes des rebellions touarègues. Il vient en complément de l'opinion des femmes de Gao/Tombouctou. Le contexte est certes différent mais les propos des jeunes en armes méritent de la réflexion surtout de l'anticipation de la part de nos autorités régionale et nationale. Les autorités de la transition auront beaucoup à gagner en faisant de Gao un indicateur fiable d'évaluation de la stabilisation de l'arrière- pays. Si Gao qui regorge de tant de ressources, phosphate (Bourem), manganèse (Tassiga), étain, l'or (N'Tillit), de l'eau (projets de barrage à Tosssaye, Labbezanga), n'est pas sécurisé totalement, Kidal, Ménaka, Douentza, jusqu'à  Léré vont sauter. Gao est un maillon essentiel de la sécurité nationale. Les Français, les Algériens, les Marocains, les Mauritaniens, les Russes le savent. Cette ville est située sur un méridien vital qui permet de contrôler la Méditerranée jusqu'à Londres (examiner bien le vrai sens de Gao en Songhay). Nous devons rappeler humblement nos autorités à leur devoir de porter assistance aux populations vulnérables de la région de Gao en extrême danger. Qu'Allah inspire nos princes à être vertueux et servir humblement leur peuple.

<strong>Alhassane GAOUKOYE, Enseignant chercheur à l'ULSHB, Kabala.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>2024 :  L’année de tous les espoirs :  L’année du respect du Mali sur la scène internationale</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jan 2024 09:25:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir été la honte mondiale durant plus de dix ans et sous tutelle de l’Organisation des Nations unies (ONU), les Maliens accueillent 2024 avec un espoir né le 14 novembre 2023. Ce jour, l’armée malienne, dans sa mission régalienne de défendre et de sécuriser l’ensemble du territoire national, a reconquis la ville de Kidal des mains des ennemis de notre pays et leurs tuteurs, dont la volonté affichée était de dépecer notre territoire en fonction de leurs intérêts géostratégiques. Elle ouvre ainsi de belles perspectives pour 2024, imposant le respect du Mali sur la scène internationale.</strong>

Ainsi naît l’espoir pour l’année 2024. Le Mali vient de loin. L’affront de 2012 est ainsi lavé après la reprise de Kidal, le 14 novembre 2023. Cette ville, sanctuaire de tous les ennemis du Mali depuis 2012, année durant laquelle notre pays a été envahi par une horde de malfrats de toute sorte, en provenance de Libye, bombardée par les avions de l’OTAN, au nom des droits de l’Homme, est désormais sous contrôle. Cette barbarie, dont les Libyens ont été victimes, en premier lieu, Mouammar Kadhafi, sauvagement battu et traîné dans les rues par des mercenaires introduits dans ce pays pour commettre ce crime, a déstabilisé des pays du Sahel en guerre contre des supplétifs des armées occidentales sous le couvert du terrorisme et du djihadisme.

Après avoir été la honte mondiale durant plus de dix ans et sous tutelle de l’Organisation des Nations unies (ONU), les Maliens accueillent 2024 avec un espoir né le 14 novembre 2023. Ce jour, l’armée malienne, dans sa mission régalienne de défendre et de sécuriser l’ensemble du territoire national, venait d’accomplir une prouesse: la reprise de la ville de Kidal des mains des criminels soutenus par des puissances occidentales et leurs suppôts démocrates maliens qui rêvent toujours de prendre le pouvoir pour servir loyalement leurs chefs blancs au détriment des intérêts fondamentaux du peuple malien. Cette victoire éclatante de l’armée malienne, considérée comme le maillon faible dans la lutte contre les terroristes et les djihadistes, organisés par ceux-là même qui qualifiaient ainsi nos militaires, n’a pas été appréciée à sa juste valeur dans les milieux occidentaux. Ils considèrent celle-ci comme un pavé dans la marre. La raison est tout simple. La victoire s’est réalisée sans leur soutien déguisé et démagogique de leurs forces Barkhane, Takuba et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Ce qui explique leurs déclarations fallacieuses diffusées relayées par leurs médias de la haine contre les forces de défense et de sécurité maliennes, accusées de s’en prendre aux civils.

<strong>La transition impose le respect du Mali</strong>

Considérées comme des va-t’en guerre et des pourfendeurs du cercle vicieux français entretenu par des démocrates de 1991 pour mieux servir leurs parrains, les autorités de la transition ont montré tout au long de leur parcours qu’elles œuvrent pour le bonheur du peuple malien. Elles ont imposé le respect de notre pays sur la scène internationale par des actes refondateurs comme les trois principes sous- tendent désormais l’action publique du Mali, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques des partenaires opérés par le Mali, le respect des intérêts du peuple malien dans les décisions prises. Ce tableau a été complété par la reconquête de la ville de Kidal, le mardi 14 novembre 2023. Elle a donné du sang neuf au peuple malien pour entamer l’année 2024 avec un espoir jamais égalé. Et le dialogue direct inter malien annoncé par le colonel, Assimi Goïta, président de la transition, sera sans nul doute l’amorce d’une véritable réconciliation entre les fils du Mali qui se sont plutôt intéressés à leur enrichissement personnel que de défendre les intérêts du peuple malien, trahi par des slogans creux à chaque changement de régime.

Sur le plan sous- régional, les perspectives sont bonnes. La création de l’Alliance des États du Sahel (AES) coupe déjà le sommeil aux détracteurs de la transition et fauche l’herbe sous le pied des ennemis de notre pays qui pensaient que nos autorités étaient à bout de souffle. Ces derniers s’attendaient à un appel pressant de la part de nos autorités, mais l’AES a été un coup de poignard dans leur dos. Cette alliance défensive fait déjà trembler beaucoup de nos ennemis qui s’empressent déjà pour renouer des liens de coopération avec notre pays sur de nouvelles bases. Ils veulent défier leurs maîtres, malgré des pressions fortes qui s’exercent sur eux dans le but toujours d’isoler notre pays. Mais, ce qui est sûr, le vin étant déjà tiré, il faut le boire. Car le Mali sera incontournable sur la scène internationale en 2024.

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise diplomatique Mali&#45;Algérie :  Le retour de l’ambassadeur d’Algérie au Mali ou la victoire de la realpolitik</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/crise-diplomatique-mali-algerie-le-retour-de-lambassadeur-dalgerie-au-mali-ou-la-victoire-de-la-realpolitik-3049740.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jan 2024 09:13:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir été rappelé à l’ordre par les autorités maliennes, le gouvernement algérien, composé d’amateurs en géopolitique, a eu finalement le bon sens de revenir à la raison. Loin s’en faut.</strong>

Ce temps est révolu où n’importe quel gouvernement de n’importe quel pays pouvait se lever et imposer sa volonté sur ce grand pays millénaire: le Mali.

Le credo du Malikura est simple: qui reçoit mes ennemis et tisse des liens d’amitié avec eux devient ipso-facto mon ennemi.

En d’autres termes, l’ami de mon ennemi devient en réalité mon ennemi, aussi simple que ça.

Le gouvernement algérien, en recevant les terroristes qui ont fui Kidal pour se réfugier là-bas et en imposant un quelconque accord de paix au gouvernement malien, venait de commettre un crime de lèse-majesté.

Le gouvernement algérien venait de toucher l’honneur, la dignité et la souveraineté du peuple malien. Pourtant, la préservation de l’honneur, de la dignité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali n’est pas négociable.

C’est pourquoi le gouvernement algérien a été rappelé à l’ordre après la convocation de l’ambassadeur d’Algérie au Mali par le ministre des Affaires étrangères du Mali. Par cet acte, l’Algérie avait rappelé son ambassadeur résidant au Mali croyant intimider le gouvernement malien comme elle avait l’habitude de faire avec les dirigeants successifs de notre fameux régime démocratique.

Peine perdue, sous le principe de la réciprocité, nous avons rappelé notre ambassadeur résidant en Algérie.

Cet acte posé par les autorités maliennes est historique.

Au Mali d’aujourd’hui, chaque jour que Dieu fait, nous assistons à l’écriture d’une nouvelle page de l’histoire du Mali en matière de géopolitique.

Auparavant, les grandes décisions qui impactaient l’avenir de notre pays, le Mali, étaient généralement prises à l’extérieur comme par exemple la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et l’Accord d’Alger.

Le Mali s’approprie et fait face seul maintenant à ses propres problèmes. Aucun pays n’aime le Mali plus que les Maliens eux-mêmes.

À des crises ou des problèmes maliens, il faut impérativement des solutions ou remèdes maliens.

Pour une coexistence pacifique, nous exigeons de l’Algérie des actes concrets suivants:

⁃ Arrêter tous les terroristes qui ont fui Kidal pour se réfugier là-bas

⁃ Extrader vers le Mali tous les terroristes sous mandats d’arrêt de la justice malienne.

⁃ Fermer ses frontières pour permettre aux Forces Armées Maliennes de traquer et d’éliminer les terroristes.

⁃ Échanger les renseignements en matière de lutte contre le terrorisme.

⁃ Éviter de s’impliquer dans les affaires intérieures du Mali comme elle avait l’habitude de faire pendant ces trente (30) dernières années avec les régimes démocratiques successifs.

⁃ D’arrêter et extrader Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa.

⁃ Comprendre que le Mali de 2021, 2022, 2023, 2024 n’est pas le Mali de 1992-2020.

⁃ De surcroît, nous exigeons le respect mutuel et la bonne compréhension entre nos peuples.

Le courage et la fermeté, dans le respect mutuel, payent toujours dans les relations entre nations.

Ce n’est pas une menace, mais nous demandons à notre voisin du Nord-ouest… la Mauritanie d’être sincère dans ses relations avec nous et d’arrêter d’être un sanctuaire des terroristes et des ennemis du Mali.

Que Dieu bénisse le Mali

<strong>Bakary COULIBALY</strong>

<strong>Élan Patriotique: Faso Nieta Kanu</strong>

<strong>Expert Judiciaire en Fiscalité-Finance Agréé au près des Cours et Tribunaux du Mali.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Focus :  INA: siège des légitimités traditionnelles</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-ina-siege-des-legitimites-traditionnelles-3046349.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 09:44:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les élèves de l’Institut national des arts (INA) ont commencé il y a une semaine à prendre les cours dans le nouveau bâtiment, construit sur la zone aéroportuaire. Le sort de l’ancien bâtiment, situé au centre-ville, est déjà connu. Il va servir de siège aux légitimités traditionnelles qui seront bientôt dotées d’un secrétariat.

L’attribution de l’ex-INA aux légitimités traditionnelles met fin à la polémique de la vente de ce temple de la culture malienne. Elle complète le tableau de la réhabilitation de celles-ci, dont le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a décrété le 11 novembre de chaque année pour les célébrer.

<strong>Guinée Équatoriale: les Maliens à Bata contraints à payer 20 000 F CFA sans reçu pour une demande de passeport</strong>

La fin du calvaire des Maliens établis à Bata, capitale économique de la Guinée Équatoriale, n’est pas pour demain. Ils sont la proie facile des cadres véreux de l’administration diplomatique ou consulaire. Après les tracasseries d’obtention de la carte de membre du Haut- Conseil des Maliens de l’extérieur (HCME), un autre scandale éclate au grand jour. Il s’agit de l’obtention du passeport. Les cadres, envoyés par l’ambassade pour faire ce travail, outrepassent leurs prérogatives.

Selon nos sources, ils exigeraient de nos compatriotes à payer 20 000 F CFA pour s’inscrire sur une liste de demande de passeport. Cette somme serait versée sans reçu. Gare à celui ne paye pas !

Les Maliens à Bata dénoncent cet acharnement contre eux de la part de certains travailleurs de l’ambassade du Mali à Malabo, capitale de la Guinée Équatoriale. Selon eux, pour être à l’abri des prédateurs, ils réclament l’ouverture d’un consulat à Bata.

<strong>Fonction publique: Les femmes fonctionnaires travaillent deux jours sur cinq dans la semaine</strong>

Quand on parle de femmes fonctionnaires ou de femmes travailleuses, on parle aussi de quota dans les nominations, de genre, d’équité, etc., mais hélas, méritent-elles vraiment à accéder à des postes à responsabilité ? Leurs activités sociales débutent le jeudi, jour de mariage, le vendredi «denba fòli» (cérémonies folkloriques chez les mariés) ou récemment, on assiste à une cérémonie avant le jour du mariage «denba tolo». Le samedi, jour chômé et payé, partage de cola de fiançailles ou baptême et le dimanche, jour de mariage. Le lundi, c’est le «denba foli».

Dans un tel contexte, où iront les femmes du Mali dans le concert des Nations où seul le travail assure l’indépendance.

Importation du thé vert de Chine: 26 milliards de F CFA par an

C’est le montant déclaré par un importateur de thé vert de Chine au Mali sur une radio de la place. Un montant qui donne des frissons. Notre pays importe tout après avoir liquidé ses usines. Avec 26 milliards de F CFA, l’usine thé de Farako peut rouvrir ses portes.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l’agence d’exécution des travaux d’entretien routier :  Qu’avons&#45;nous vérifié ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-lagence-dexecution-des-travaux-dentretien-routier-quavons-nous-verifie-3046331.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 08:49:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La présente vérification porte sur la gestion de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Entretien Routier (AGEROUTE) au titre des exercices 2017, 2018, 2019 et 2020. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux ont concerné les recettes et les dépenses de fonctionnement, les marchés de travaux d’entretien routier et les marchés de contrôle et de surveillance desdits travaux.

<strong>QU’AVONS-NOUS CONSTATE ?</strong>

Les constatations issues de la présente vérification mettent en exergue des irrégularités administratives et financières. Les irrégularités administratives sont assorties de recommandations tandis que les financières font l’objet de transmission et dénonciation aux autorités judiciaires et aux services compétents.

<strong>Au titre des irrégularités administratives:</strong>

<strong>Les irrégularités administratives, ci-dessous, relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne.</strong>
<ul>
 	<li>L’AGEROUTE n’a pas sollicité du Ministre chargé des Finances la révision de l’arrêté de création de sa régie d’avances. Malgré les innovations introduites en 2017 par la réglementation en vigueur relatives au fonctionnement des régies d’avances, l’AGEROUTE a continué à appliquer l’arrêté instituant sa régie d’avances qui date de 2006. Ces innovations portent entre autres sur l’augmentation du plafond de dépenses par opération de 100 000 FCFA à 200 000 FCFA et la possibilité de payer sur la régie d’avances sans limitation de montant certaines dépenses telles que les perdiems, les primes, les indemnités et les frais de transport, de mission, de stage, de restauration et d’hébergement.</li>
 	<li>L’AGEROUTE ne respecte pas le principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable. Le Directeur Général cosigne avec l’Agent Comptable les chèques et ordres de virement. • L’AGEROUTE attribue des marchés publics à des soumissionnaires ne remplissant pas les critères de qualification des Dossiers d’Appel d’Offres. Ces soumissionnaires n’ont pas fourni des documents exigés tels que les attestations INPS et OMH ou ont fourni des documents non conformes.</li>
 	<li>L’AGEROUTE ne tient pas une comptabilité-matières régulière. Le Comptable-matières ne tient pas les documents de base, de mouvement ou de gestion tels que le livre journal des matières, le grand livre des matières, l’ordre de sortie du matériel, le bordereau d’affectation du matériel, le bordereau de mise en consommation des matières, le bordereau de mutation du matériel et l’état récapitulatif trimestriel. Des documents tenus sont mal renseignés. De plus, le Comptable-matières n’a pas procédé à la codification de l’ensemble des matières.</li>
</ul>
<strong>Au titre des irrégularités financières:</strong>

<strong>Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 1,373 milliard de FCFA.</strong>
<ul>
 	<li>Le Directeur Général a attribué des marchés publics d’entretien routier à des soumissionnaires non pré-qualifiés. Il a attribué des marchés publics à des entreprises dont les offres ont été rejetées dans le rapport de pré-qualification ou qui n’ont pas participé à la phase de pré-qualification. Le montant total de ces marchés s’élève à 617,07 millions de FCFA.</li>
 	<li>La Commission d’analyse a effectué une augmentation irrégulière du montant de l’offre de l’attributaire d’un marché public d’entretien routier. Dans le cadre dudit marché, elle a irrégulièrement augmenté de 15,85 millions de FCFA le montant de l’offre du titulaire. Toutefois, après la séance du contradictoire, l’entreprise concernée a procédé au remboursement de la totalité du montant indu perçu.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable ont payé deux (2) marchés publics d’entretien routier ne portant pas la preuve du paiement de la redevance de régulation. Le montant total des redevances de régulation non acquittées s’élève à 633 808 FCFA.</li>
 	<li>Le Chef de Division Recettes de la Direction des Moyennes Entreprises et le Chef du Centre des Impôts de la Commune I du District de Bamako ont procédé à des enregistrements irréguliers de marchés publics. Ils ont minoré le montant des droits d’enregistrement et de la redevance de régulation sur deux (02) marchés de travaux d’entretien routier et un (1) marché d’achat de matériels informatiques pour un montant total de 39,69 millions de FCFA. Après la transmission du rapport provisoire, l’AGEROUTE et la Direction Générale des Impôts (DGI) ont fourni la preuve de la régularisation du montant minoré.</li>
 	<li>Des titulaires de marchés publics d’entretien routier ont procédé à de faux enregistrements. Il est ressorti de la circularisation de la DGI que les cachets d’enregistrement figurant sur certains marchés publics sont faux et que les droits d’enregistrement et les redevances de régularisation n’ont pas été payés. Le montant total des droits compromis s’élève à 144,42 millions de FCFA. Suite à la transmission du rapport provisoire à l’AGEROUTE, quatre (04) titulaires de marchés ont procédé au paiement des droits d’enregistrement et des redevances de régulation dus pour un montant total de 38,23 millions de FCFA. Le reliquat non régularisé s’élève à 106,19 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Régisseur d’avances n’a pas reversé des produits issus de la vente des DAO. Il n’a pas reversé dans le compte bancaire de l’AGEROUTE un montant total de 13,56 millions de FCFA représentant les produits issus de la vente de 197 DAO en 2019 et 2020. De plus, sur un montant total de 5,12 millions de FCFA de produits de vente de DAO collectés à travers les reçus, il a reversé 5,10 millions de FCFA à la banque, soit un écart non reversé de 20 000 FCFA. Le montant total des produits de vente de DAO non reversé s’élève à 13,58 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable n’ont pas reversé des cotisations sociales des employés de l’AGEROUTE. Le montant des cotisations sociales du personnel contractuel non reversées à l’INPS s’élève à 70,74 millions de FCFA sur lequel 13,02 millions de FCFA ont été régularisés après la transmission du rapport provisoire. Pour le personnel fonctionnaire, le montant des cotisations sociales non reversées à la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) s’élève à 71,82 millions de FCFA. Le montant total des cotisations sociales non reversées s’élève à 129,54 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable ont irrégulièrement déclaré et payé des surplus de cotisations sociales à l’INPS. Ils ont déclaré et payé à l’INPS des cotisations sociales sur la base de salaires bruts supérieurs à ceux figurant dans les états de paie correspondants. Le montant total des surplus de cotisations sociales irrégulièrement payés à l’INPS s’élève à 5,64 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable ont effectué des remboursements indus de cotisations sociales à des fonctionnaires. Ils ont remboursé à un ancien Directeur Technique et un ancien Auditeur Interne un montant total de 9,96 millions de FCFA correspondant aux parts patronales et salariales des cotisations à l’AMO de mai 2013 à décembre 2016. Le même Auditeur Interne a indûment reçu la somme de 3,26 millions de FCFA qui correspond aux cotisations versées à la CMSS en 2016 en son nom. En outre, le Directeur Général et l’Agent Comptable ont irrégulièrement reversé à cinq (05) fonctionnaires le surplus de la part patronale cotisée en leurs noms pour un montant total de 17,96 millions de FCFA. Suite à la transmission du rapport provisoire, deux (2) fonctionnaires ont procédé au remboursement des montants indûment perçus de 4, 25 millions de FCFA. Le reliquat non régularisé s’élève à 13,71 millions de FCFA. Le montant total des remboursements indus de cotisations sociales est de 26,92 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable n’ont pas reversé l’Impôt sur les Traitements et Salaires (ITS) et la Taxe Logement (TL). Ils ont déclaré auprès de la Direction des Grandes Entreprises un montant total de 310,54 millions de FCFA d’ITS et de TL au titre de la période allant de mai 2018 à décembre 2020, sans procéder à leur paiement. L’amende calculée suite aux retards de paiement s’élève à 60,64 millions de FCFA. Le montant total non reversé est de 371,18 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable ont payé des avantages indus au Président du Conseil d’Administration (PCA). Ils ont payé au PCA un montant indu de 3,60 millions de FCFA à titre de 13ème mois d’indemnité de responsabilité et de représentation au cours de la période allant de 2017 à 2020. Le 13ème mois est dû au personnel de l’AGEROUTE conformément à l’accord d’établissement. Or, le PCA n’est pas membre dudit personnel.</li>
 	<li>Le Directeur Général a autorisé et payé des jetons de présence indus à des administrateurs. Lors de la 25ème session ordinaire du Conseil d’Administration, il a payé un montant total de 750 000 FCFA à trois (03) administrateurs absents et qui n’ont pas fourni de documents écrits donnant mandat à un autre administrateur pour les représenter.</li>
 	<li>Les Membres du Conseil d’Administration, le Directeur Général et l’Agent Comptable ont accordé des avantages indus au Délégué du Contrôle Financier. Ils lui ont accordé 400 000 FCFA de jetons de présence, 3,90 millions de FCFA d’indemnité forfaitaire mensuelle et 300 000 FCFA à titre de 13<sup>ème</sup> mois d’indemnité alors qu’il n’est ni membre du Conseil d’Administration ni membre du personnel de l’AGEROUTE. Le montant total des avantages indus perçus s’élève à 4,60 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable ont payé un avantage indu à un agent. Ils lui ont payé les avantages du poste de Chef du Département Administration, Budget et Finances par intérim dès le premier mois de sa nomination, alors que ces avantages ne sont dus qu’au-delà d’un (1) mois tel que prévu par l’accord d’établissement de l’AGEROUTE. Le montant indu payé s’élève à 932 172 FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur Général et l’Agent Comptable ont payé des primes indues d’assurance maladie et d’assurance mixte groupe. Ils ont payé la totalité des primes de deux (02) contrats d’assurance maladie du personnel de l’AGEROUTE alors que le personnel devrait prendre en charge 20% du montant conformément aux clauses de l’accord d’établissement. De plus, ils ont payé les primes d’un contrat d’assurance mixte groupe souscrit en 2014 qui ne sont prévues ni par l’accord d’établissement ni par une délibération du Conseil d’Administration. Le montant total des primes d’assurance indues payées s’élève à 92,38 millions de FCFA.</li>
</ul>
<strong>QUE RECOMMANDONS-NOUS POUR CORRIGER LES MANQUEMENTS CONSTATES ?</strong>

<strong>Au Directeur Général:</strong>

- solliciter du Ministre chargé des Finances la relecture de l’arrêté instituant la régie d’avances de l’Agence d’Exécution des Travaux d’Entretien Routier;

- faire signer les moyens de paiement uniquement par l’Agent Comptable conformément à la réglementation en vigueur;

- veiller au respect des critères de qualification dans l’attribution des marchés publics;

- veiller à la tenue d’une comptabilité-matières régulière.

<strong>Aux commissions d’analyse et aux commissions de marché:</strong>

- respecter les critères de qualification dans la sélection des attributaires des marchés publics.

<strong>Au Comptable-matières:</strong>

- tenir tous les documents de la comptabilité-matières conformément à la réglementation en vigueur;

- codifier et immatriculer les matières conformément à la réglementation en vigueur.

<strong>TRANSMISSION ET DENONCIATION DE FAITS PAR LE VERIFICATEUR GENERAL AU PRESIDENT DE LA SECTION DES COMPTES DE LA COUR SUPREME ET AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE PRES LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE LA COMMUNE III DU DISTRICT DE BAMAKO, CHARGE DU POLE ECONOMIQUE ET FINANCIER RELATIVEMENT:</strong>

- à l’attribution de marchés à des soumissionnaires non-préqualifiés pour un montant total de 617,07 millions de FCFA;

- au non-reversement des produits issus de la vente des DAO pour un montant total de 13,58 millions de FCFA;

- aux avantages indus accordés au Président du Conseil d’Administration pour un montant total de 3,60 millions de FCFA;

- au paiement de jetons de présence indus pour un montant total de 750 000 FCFA;

- à l’octroi d’avantages indus au Délégué du Contrôle Financier pour un montant total de 4,60 millions de FCFA;

- au paiement d’avantages indus à un agent intérimaire pour un montant total de 932 172 FCFA;

- au paiement de primes d’assurance indues pour un montant total de 92,38 millions de FCFA.

&nbsp;

<strong>TRANSMISSION DE FAITS AU DIRECTEUR GENERAL DES IMPOTS RELATIVEMENT:</strong>

- au paiement de marchés ne portant pas la preuve du paiement de la redevance de régulation pour un montant total de 633 808 FCFA;

- aux faux enregistrements pour un montant total de 106,19 millions de FCFA;

- au non-reversement de l’impôt sur les traitements et salaires et de la taxe logement pour un montant total de 371,18 millions de FCFA.

<strong>TRANSMISSION DE FAITS AU DIRECTEUR GENERAL DE L’INSTITUT NATIONAL DE PREVOYANCE SOCIALE RELATIVEMENT:</strong>

- au non-reversement de cotisations sociales pour un montant total de 57,72 millions de FCFA;

- au paiement de surplus de cotisations sociales pour un montant total de 5,64 millions de FCFA.

<strong>TRANSMISSION DE FAIT AU DIRECTEUR GENERAL DE LA CAISSE MALIENNE DE SECURITE SOCIALE RELATIVEMENT:</strong>

- au non-reversement de cotisations sociales pour un montant total de 71,82 millions de FCFA.

<strong>TRANSMISSION DE FAIT AU DIRECTEUR GENERAL DE L’AGENCE D’EXECUTION DES TRAVAUX D’ENTRETIEN ROUTIER RELATIVEMENT:</strong>

- au remboursement indu de cotisations sociales pour un montant total de 26,92 millions de FCFA.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>De Serval et Barkhane :  Une présence qui a failli coûter chère au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/de-serval-et-barkhane-une-presence-qui-a-failli-couter-chere-au-mali-3045504.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Dec 2023 10:26:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En huit (08) ans soit allant de la chute de feu le Général Amadou Toumani Touré en passant par la période transitoire et les sept (07) ans d’Ibrahim Boubacar Keïta, la France d’abord de François Hollande venue en salvatrice entre 2012 et 2013 et celle de Macron s’érigeant en ré-équilibriste au détriment du Mali et ce jusqu’à la date fatidique du 20 août 2020 qui chamboulera tout le programme politique malienne de la France.</strong>

<strong>Coulisses d’une présence non transparente</strong>

En mars 2012 à seulement quelques mois de la fin du second et dernier mandat de feu le Général Amadou Toumani Touré, une junte militaire avec à sa tête le désormais Général Amadou Haya Sanogo mettait brutalement fin au régime en place à l’issue d’un coup de force militaire dont on qualifiera de coup d’État et ouvrant les frontières du Mali à des crises multidimensionnelles et à de nombreux acteurs sournois. Dans la foulée, la résurgence au septentrion du pays s’installait et devenait le foyer des grands groupes terroristes, islamistes et rebelles aux politiques et agendas sournois et non divulgués. Le Mali face à toutes ces montées se voyait dans l’inaction et l’incapacité à faire bloc seul.

Successivement, les groupes rebelles se lanceront dans leur quête de territoire à une vitesse record jusqu’au jour où la France sera sollicitée par la transition pour être un appui et un soutien de taille en termes d’effectifs et d’équipements mais aussi de renseignements pour ne pas que les yeux de l’Afrique (Mali) puissent sombrer. Un appel auquel la France répondra favorablement pour le grand bonheur de tout un peuple. Konna, Tombouctou, Gao et Kidal des villes stratégiques seront toutes reprises des mains des groupes rebelles au profit du Mali mais pas pour longtemps.

La France accueillie et acclamée pour son geste de grandeur et logée dans son meilleur confort pour bien mener ce pourquoi elle était venue sur le sol malien. Entre temps, les discours commenceront à tourner mal, la partition à l’ordre, les restrictions et la trahison seront les éléments clefs de son agenda soigneusement gardé. Au fil des semaines, les intentions de la France seront connues au point où elle jugera inutile de s’en cacher, prenant les Touaregs pour ses amis en toute partialité, favoriser l’entrée et l’installation du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) qui pourtant n’y était pas et dans le même sens restreindre dans un premier temps la mobilité de l’armée malienne dans la région avant de l’interdire ou de suspendre son entrée à son seul aval. En outre, et l’armée malienne et les autorités légitimes devaient obéir au diktat de leur salvatrice d’antan et faire en sorte que toutes les décisions politico- stratégiques lui soient liées, qu’elle soit la tour de contrôle d’un pays de plus d’un million de kilomètre carré. Ainsi, entre partialité, restrictions et trahison parce que quand la France venait, le Mali était soutenu dans sa lutte contre la rébellion par la Communauté Internationale (ONU, CEDEAO) mais après cette dernière s’est retournée contre le Mali depuis la chute du régime d’IBK en 2020. Si pour le Malien lambda, la venue de la France était gratuite où le fruit d’une redevabilité, le compte n’y était pas puisqu’il y a bel et bien eu des prix à payer et très forts.

<strong>Les prix à payer</strong>

Sans doute l’intervention la plus coûteuse pour le Mali. D’abord financièrement, cette présence a coûté très chère au Mali car l’État malien prenait toutes les charges des soldats français et s’assurait de leur bien-être. Dire que sur ces onze années de décaissement, ces montants auraient pu permettre de mieux financer les Forces Armées maliennes (FAMa) par des achats d’équipement et de renforcement de ses rangs. Ils auraient également servi à réhabiliter des camps militaires, et sur le plan des projets sociaux, les constructions d’écoles, de routes, d’hôpitaux, etc. Ensuite, le prix de la responsabilité. La France au Mali mettait le pays dans un grand embarras car responsable même des exactions qui relevaient des troupes françaises. La France est intervenue certes, mais pas les mains vides et comme on le dit «<strong>aucun pays n’accepterait d’envoyer ses soldats se faire tuer banalement</strong>» ce qui sous-entend une quête de profits. Et si on doit tirer le bilan de cette présence sur le sol malien, il est bancal et très sombre puisqu’aucun objectif n’a été atteint et au lieu de la sécurisation on s’est retrouvé dans plus d’instabilité et d’augmentation des menaces et attaques meurtrières des côtés civil et militaire, sous le regard impuissant du MALIEN animé par le retour de la paix et la quiétude sur l’ensemble de son territoire.

<strong>Un au revoir au parfum de retrouvailles et de reconquête</strong>

Le Mali est l’épicentre du retrait des forces de Barkhane du Burkina Faso et du Niger alliés. En France, ces retraits successifs ont été justifiés à juste titre par de nombreux politiques de la gauche, et même de l’extrême droite ce qui est rare pour être souligné pointant notamment l’échec du «<strong>macronisme</strong>» et l’absence d’une vraie politique africaine, du Sahel plus particulièrement. Après plusieurs sorties ratées, la rupture aura finalement lieu entre Bamako et Paris allant du renvoi de l’ambassadeur de France au retrait des soldats français. Ces décisions prises par la transition ont émis quelques doutes chez des Maliens qui voyaient mal leurs autorités faire face à ces défis diplomatiques, politiques et économiques. Avec les instrumentalisations institutionnelles de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et même des Nations Unies, la France et alliés ne réussiront pas à faire plier le Mali. Très vite, des initiatives seront prises pour mieux juguler toutes les crises du mieux qui soit. Avec la France, les régions du Mali étaient constamment relayées dans la zone rouge pour des raisons infondées avec pour seule motivation leur maintien. Onze (11) ans après, cartographie ou pas le constat est positif car avec les prises tentaculaires des régions occupées et touchées par le terrorisme, nul ne peut donner vie aux manœuvres savamment montées par les porteurs du cadeau empoisonné. Avec la reprise de Kidal et les projets qui y sont prévus, le futur sent bon pour le Mali Kura et nul doute, le monde parlera de ce pays car aucune excuse ne sera de taille dans ce processus de développement. Le plus dur reste à faire car l’entrée à Kidal et le contrôle total de la ville n’est qu’une infime partie du chantier qui attend chaque citoyen du Mali pour le renouveau de la patrie. Le Mali ne sera bâti, sécurisé, défendu, développé et promu que par ses enfants et que tout le monde se détrompe sur le fait que ces missions peuvent être accomplies par des personnes étrangères. Chassez la France et tous ceux qui nous empêchaient de renouer avec notre souveraineté est bien beau mais encore faut-il que le tout puisse se traduire par l’implication et la volonté de réussite de tous sinon ça va être très grave.

Qu’Allah bénisse le Mali et son peuple.

<strong>Amadou O. WANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution :  La marche vers l’intégration économique des pays du Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/contribution-la-marche-vers-lintegration-economique-des-pays-du-sahel-3045498.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Dec 2023 09:26:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis des générations, l’Afrique n’a subi que des défaites économiques et stratégiques. Il était grand temps que nos gouvernants se montrent ambitieux et à la hauteur de la situation que traverse notre sous-région. En effet, les gouvernements du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger ont reconnu le potentiel inexploité de l’intégration économique comme moyen de croissance économique. Il faut donc les féliciter pour leur leadership en décidant d'impulser une nouvelle dynamique de coopération stratégique à travers la signature de la Charte instituant l'Alliance des États du Sahel (AES).</strong>

Nous espérons vivement que cette alliance permettra à nos pays de ne plus se retrouver marginalisés et sans voix dans un monde bouleversé et dominé par les autres et leurs institutions avec des intentions claires, nettes et fermes. La question du développement et de l’intégration économique donne souvent lieu à des débats passionnés. Les facteurs explicatifs du développement ou de la croissance sont considérables. Le développement n’est jamais le fait d’un seul élément, mais il serait plutôt par l’existence d’un bon leadership avec une vision claire et d’institutions bien structurées avec des hommes valables et compétents.

Ce qui a freiné les pays du Sahel jusque-là dans leur développement économique sont en partie des facteurs d’héritage historique, tels que les vestiges des politiques économiques coloniales et néocoloniales, une base productive relativement limitée qui doit désormais être entretenue et les conflits sociaux qui ont affecté le commerce régional. Toutefois, les politiques et les institutions jouent un rôle clé, et beaucoup peut être fait pour les améliorer. Cette alliance des États du Sahel est particulièrement importante pour les économies de ces pays, qui restent en deçà des niveaux de revenus atteints par d’autres économies de taille similaire, mais généralement plus intégrées, dans d’autres régions du monde.

Les enjeux sont importants, mais l’intégration des économies des pays du Sahel pourrait être la clé de l’amélioration du niveau de vie auquel aspirent nos peuples. Forts d’une vision commune visant à garantir la stabilité macroéconomique, à mener des réformes audacieuses au-delà des frontières et à renforcer l’intégration des économies, nos pays ont sûrement une chance d’accélérer leur croissance, d’améliorer leur niveau de vie et de récolter les fruits de la nouvelle économie mondiale se structurant.

Donc, il est crucial que nos gouvernants élargissent l’alliance pour inclure d’autres pays comme la Guinée et poursuivent la mise en œuvre décisive de la Charte s’ils veulent réaliser des progrès. Il faut cependant noter que malgré ses avantages, l’intégration économique a des coûts. Ces coûts sont souvent une source de divergence dans les faits. Aussi, au-delà de la réduction ou de l'élimination des barrières commerciales et il est important de pouvoir coordonner les politiques monétaires et fiscales.

En tout état de cause, face aux changements drastiques de la situation internationale, nous devons œuvrer davantage en faveur d’une intégration économique et sociale totale afin de devenir des acteurs forts dans ce monde qui devient multipolaire.

<strong>Cheick Boucadry TRAORÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alliance des états du Sahel (AES) :  Une puissance économico&#45;militaire pour la renaissance africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/alliance-des-etats-du-sahel-aes-une-puissance-economico-militaire-pour-la-renaissance-africaine-3045501.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Dec 2023 09:13:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les visites au Mali des officiels du Burkina Faso et du Niger, respectivement le Premier ministre du pays des hommes intègres et le président de la transition du Niger, le général Tiani, ne sont pas fortuites. Loin s’en faut.</strong>

En effet, ces rencontres de haut niveau, à Bamako, procèdent de la volonté de ces trois États souverains de s’approprier les défis majeurs qui menacent la survie de ces trois (03) pays: défi sécuritaire, défi sanitaire, défi économique, défi scolaire, défi alimentaire, défi industriel, défi monétaire, défi énergétique.

L’espace économique de l’Alliance des États du Sahel (AES) constitue un poids économique énorme au sein de l’espace, Union économique monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Sur le plan de la défense, l’AES est la première puissance militaire de l’Afrique de l’Ouest.

Nos propositions pour une souveraineté totale des peuples de l’AES:
1- Création d’une monnaie commune qui aura cours dans l’espace économique de la zone sahélienne.
2- création d’un commandement militaire de l’espace AES pour une harmonisation des stratégies de lutte contre le terrorisme transfrontalier.
3- Création d’un Parlement de l’espace AES.
4- Harmonisation des codes miniers de l’espace AES
5- Création et harmonisation des politiques énergétiques du Sahel.
6- Création d’une compagnie aérienne commune pour une plus grande mobilité et d’échanges commerciaux des peuples du Sahel
7- Création d’une banque d’investissement qui financera le développement des petites et moyennes entreprises et des petites et moyennes industries.
8- Harmonisation des systèmes judiciaires de l’espace AES
9- Création et harmonisation des politiques agricoles pour une auto- suffisance alimentaire des peuples du Sahel.
10- Harmonisation des politiques étrangères et de la coopération internationale de l’espace AES. Parler d’une seule voix dans les instances internationales.
11- Lever des barrières douanières et toutes sortes de tracasseries pour une grande mobilité de nos populations de l’espace AES.
12- Une politique sanitaire commune pour l’amélioration des plateaux techniques et pour l’éradication de certaines maladies tropicales comme le paludisme.
13- Création d’une politique d’éducation civique et citoyenne de l’espace AES.
14- Interdiction du survol de l’espace aérien de l’AES à toutes les compagnies aériennes françaises.
15- Nationalisation de toutes les compagnies françaises opérant dans l’espace AES.
16- Entamer le processus d’adhésion de l’AES au sein des BRICS.
17- Faciliter l’adhésion au sein de l’AES de n’importe quel pays de la région ouest africaine qui veut s’affranchir de la politique du néocolonialisme de la France et qui veut être souverain comme les États de l’AES.
Les peuples de l’Alliance des États du Sahel aspirent à une souveraineté militaire, politique, économique et monétaire. Plus jamais de bases militaires françaises et étrangères dans l’espace AES.

Que Dieu bénisse le Burkina, le Mali et le Niger.

<strong>Bakary COULIBALY, Élan Patriotique: Faso Nieta Kanou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport annuel 2022 du vérificateur général :  Gestion de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère du Développement Rural</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-annuel-2022-du-verificateur-general-gestion-de-la-direction-des-finances-et-du-materiel-du-ministere-du-developpement-rural-3045496.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-annuel-2022-du-verificateur-general-gestion-de-la-direction-des-finances-et-du-materiel-du-ministere-du-developpement-rural-3045496.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Dec 2023 09:07:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>QU’AVONS-NOUS VERIFIE ?</strong>

La présente vérification financière porte sur la gestion de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère du Développement Rural (MDR) au titre des exercices 2018, 2019, 2020 et 2021 (1<sup>er</sup> trimestre). Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de dépenses. Les travaux de vérification ont concerné l’exécution des dépenses de fonctionnement et d’investissement ainsi que les procédures de distribution des intrants subventionnés de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.

<strong>QU’AVONS-NOUS CONSTATÉ ?</strong>

Les constatations issues de la présente vérification mettent en exergue des irrégularités administratives et financières. Les irrégularités administratives sont assorties de recommandations tandis que les financières font l’objet de transmission et dénonciation aux autorités judiciaires.

<strong> </strong><strong><u>Au titre des irrégularités administratives</u></strong>:

<strong>Les irrégularités administratives, ci-dessous, relèvent des dysfonctionnements du contrôle interne.</strong>
<ul>
 	<li>La DFM du MDR ne s’assure pas du respect des calendriers de livraison de l’engrais subventionné. Les délais ne sont pas respectés par tous les fournisseurs. Ce qui oblige des producteurs à acheter l’engrais non subventionné sur le marché à des prix plus élevés ou à se passer de l’utilisation d’engrais.</li>
 	<li>La DFM du MDR a construit un Centre Rural de Prestation (CRP) de services Agricoles à Koumantou sans acte de création. Ledit CRP a été construit sans avoir été créé par acte notarié et enregistré au registre du commerce et du crédit mobilier, contrairement aux exigences de la note conceptuelle relative à la création des CRP.</li>
 	<li>La DFM du MDR a attribué un contrat de livraison d’intrants à un fournisseur ne disposant pas de dépôt dans les localités bénéficiaires. Le titulaire du Marché n°4173/DRMP/2018 du 7 novembre 2018 relatif à l’achat et au transport de 380 tonnes d’aliments bétail ne disposait pas de magasins de stockage dans les localités de Kayes, Nioro, Yélimané et Diéma comme stipulé dans ledit marché. Ainsi la totalité du stock, soit 7600 sacs de 50 kg d’aliments bétail, a été livrée à la Préfecture de Kayes au lieu des localités bénéficiaires.</li>
 	<li>Les sous-commissions de distribution des intrants Agricoles ne respectent pas des procédures de délivrance des autorisations d’achat. Dans les localités de Bla, San, Ségou, Koutiala, Sikasso et Bougouni, lesdites sous-commissions délivrent des autorisations d’achat groupées au lieu des autorisations d’achat individuelles, toute chose qui ne facilite pas la traçabilité des quantités réellement reçues par producteur.</li>
 	<li>Les Directions Régionales de l’Agriculture ne veillent pas au respect de la procédure d’évaluation des besoins en intrants Agricoles subventionnés. Les superficies reconnues aux producteurs, base des quantités d’engrais à allouer, ne sont ni justifiées ni conformes à celles mentionnées dans les documents de la Direction Nationale de l’Agriculture. Lesdites superficies sont recensées sur la base de déclarations verbales des producteurs non vérifiées par les agents locaux de l’Agriculture.</li>
</ul>
<strong><u>Au titre des irrégularités financières</u></strong><strong>:</strong>

<strong>Le montant total des irrégularités financières, ci-dessous, s’élève à 2,329 milliards de FCFA.</strong>
<ul>
 	<li>Le Ministre de l’Agriculture et le Directeur des Finances et du Matériel dudit ministère ne respectent pas les procédures d’attribution et de distribution des intrants Agricoles subventionnés. Ils ont retenu, pour la fourniture de l’engrais subventionné, des sociétés ayant fourni dans leurs offres des bilans ne portant pas la mention «Bilans ou extraits de bilans conformes aux déclarations souscrites au service des impôts». Malgré le rejet de ces offres par la commission d’évaluation et de jugement des offres, le Ministre de l’Agriculture a autorisé lesdites sociétés à fournir l’engrais subventionné par Décision n°2019-00000136/MA-SG du 12 juin 2019. Par la même décision, il a retenu un fournisseur d’engrais n’ayant pas au préalable participé à la procédure de sélection au niveau de la DFM.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du MDR a ordonné le paiement intégral de huit (08) marchés de travaux non entièrement exécutés. Le montant total des travaux non exécutés mais payés s’élève à 145,51 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère chargé de l’Agriculture a transféré des équipements Agricoles non fonctionnels aux représentants locaux de l'Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture du Mali (APCAM). Il a envoyé des équipements en mauvais état et incomplets aux Chambres d’Agriculture des Régions de Kayes, Kita, Nioro, Koulikoro, Dioïla, Sikasso, Koutiala, Bougouni et San. Lesdits équipements non fonctionnels sont stockés dans les différentes cours des Chambres Régionales d’Agriculture, sans protection contre les intempéries. Le montant total des équipements transférés dans les différentes Chambres d’Agriculture et non fonctionnels s’élève à 923,47 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture a transféré des équipements Agricoles non fonctionnels à la Commission de Gestion et de Suivi du Programme de Subvention des Equipements. Il s’agit de 182 botteleuses non utilisables et ne correspondant pas aux besoins exprimés par des producteurs. Le montant desdites botteleuses s’élève à 653,21 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture a procédé à des remboursements indus à des fournisseurs sur la base des listes validées dans le système E-Voucher (système de distribution électronique des intrants) pour des quantités d’engrais non livrées. Il a remboursé des fournisseurs sur la base de bons validés dans le système E-Voucher alors que les producteurs n’ont pas reçu d’engrais subventionné. Le montant des remboursements indus s’élève à 1,09 million de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Élevage et de la Pêche a procédé à des paiements de marchés non exécutés. Il s’agit de deux (02) marchés non exécutés et six (06) partiellement exécutés. Le montant total des travaux non réalisés et des fournitures non livrées mais payés s’élève à 100,67 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Élevage et de la Pêche n’a pas appliqué des pénalités de retard sur des marchés non exécutés dans les délais contractuels. Il n’a pas appliqué de pénalités sur les paiements de deux (02) marchés relatifs aux travaux de construction de deux (02) marchés à bétail à Bamako exécutés avec un retard de 260 jours. Le montant total des pénalités non prélevées s’élève à 18,55 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Élevage et de la Pêche a payé des produits et équipements piscicoles non conformes. Il a payé 70 pirogues fabriquées en bois blanc au lieu du bois de caïlcédrat, en violation des stipulations du marché. De plus, lesdites pirogues ne flottent pas. Par ailleurs, les produits vétérinaires destinés aux associations et groupements de pisciculteurs de la Région de Kayes étaient déjà périmés à la livraison. Le montant des produits et équipements non conformes s’élève à 26,95 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Élevage et de la Pêche a payé des cages flottantes incomplètes. Il a payé 10 cages flottantes pour les Communes de Hawa Dembaya et Bamafelé[1]Manantali dont des accessoires n’ont pas été livrés. Le montant total des accessoires non livrés est de 13,50 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Élevage et de la Pêche a payé des travaux non exécutés. Il a payé des travaux non exécutés, notamment la fourniture et la pose de portails métalliques et la réalisation de béton de forme légèrement armé pour des parcs de vaccination, la fourniture et la pose de deux (02) châteaux métalliques et de deux (02) portes en aluminium vitrées pour des centres de collecte de lait. En outre, la couverture du logement pour gardien a été réalisée sur une superficie de 12,25 m² au lieu de 521 m² prévus dans chacun des contrats de construction des deux (2) marchés à bétail à Bamako. Le montant total des travaux payé mais non exécutés s’élève à 29,74 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture n’a pas fourni la preuve du reversement, au Trésor public, des produits issus de la vente d’un véhicule mis à la réforme. Il n’a pas fourni la preuve du paiement des frais de cession d’un (01) véhicule de marque Toyota mis à la réforme pour un montant de 700 000 FCFA.</li>
 	<li>Le Régisseur d’avances du Ministère de l’Agriculture a payé des indemnités de déplacement et de mission indues. Il a payé à trois (03) chefs de division de la Direction Nationale du Génie Rural, des indemnités de déplacement et de mission à un taux journalier de 35 000 FCFA au lieu de 30 000 FCFA, soit un écart indu de 5 000 FCFA par jour et par personne. Le montant total des indemnités de déplacement et de mission indues payées s’élève à 125 000 FCFA.</li>
 	<li>Le Régisseur d’avances du Ministère de l’Elevage et de la Pêche a payé des dépenses irrégulières. Il a payé des indemnités de formation du personnel sans les pièces justificatives attestant la réalité et l’effectivité de la dépense telles que les listes d’émargement, les listes de présence journalières et les termes de référence de l’atelier. Le montant des dépenses non justifiées est de 2 millions de FCFA.</li>
 	<li>Les représentants de l’APCAM dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou n’ont pas reversé au Trésor public des produits issus de la vente d’équipements. Le montant total non reversé s’élève à 128,29 millions de FCFA.</li>
 	<li>Les gestionnaires de 10 Centres Ruraux de Prestation de services Agricoles n’ont pas reversé au Trésor public des montants des échéanciers sur les équipements. Suite à la vérification, ils ont reversé 14,81 millions de FCFA sur un montant total dû de 22,44 millions de FCFA, soit un écart non reversé de 7,63 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture a payé des quantités d’engrais subventionnés non livrés. Il a payé des fournisseurs sur la base des quantités d’engrais mentionnées sur les documents de distribution alors que des bénéficiaires d’engrais ont attesté n’avoir pas reçu lesdites quantités. De plus, des doublons ont été identifiés sur les listes des bénéficiaires. Le montant total de ces irrégularités s’élève à 14,89 millions de FCFA.</li>
 	<li>Le Président de l’Association des Riziculteurs de la Plaine Aménagée de San-Ouest (ARPASO) a majoré le prix de vente fixé pour les engrais minéraux subventionnés. Il a augmenté de 1 500 FCFA le prix de cession du sac de 50 kg d’engrais minéral subventionné. Le montant de cette irrégularité s’élève à 28,05 millions de FCFA.</li>
 	<li>Des bénéficiaires d’équipements Agricoles n’ont pas versé des produits issus de la vente d’équipements dans le compte bancaire ouvert à cet effet. Le montant non reversé s’élève à 235,12 millions de FCFA.</li>
</ul>
<strong>QUE RECOMMANDONS-NOUS POUR CORRIGER LES MANQUEMENTS CONSTATES ?</strong>

Au Directeur des Finances et du Matériel du Ministère du Développement Rural:

- s’assurer du respect du calendrier des livraisons de l’engrais subventionné dans les zones bénéficiaires;

- s’assurer de la création des Centres Ruraux de Prestation de services Agricoles avant leur construction;

- s’assurer de l’acheminement des intrants dans les localités où se trouvent les bénéficiaires par les fournisseurs d’aliments bétail.

<strong>Aux sous-commissions de distribution des intrants Agricoles:</strong>

- respecter les procédures de délivrance des autorisations d’achats des intrants Agricoles subventionnés.

<strong>Aux Directeurs Régionaux de l’Agriculture:</strong>

- veiller au respect de la procédure d’évaluation des besoins en intrants Agricoles subventionnés.

<strong>TRANSMISSION ET DÉNONCIATION DE FAITS PAR LE VÉRIFICATEUR GÉNÉRAL AU PRÉSIDENT DE LA SECTION DES COMPTES DE LA COUR SUPRÊME ET AU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE PRÈS LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE LA COMMUNE III DU DISTRICT DE BAMAKO, CHARGÉ DU PÔLE ÉCONOMIQUE ET FINANCIER, RELATIVEMENT:</strong>

- au non-respect des procédures d’attribution et de distribution des intrants Agricoles subventionnés;

- au paiement de travaux de construction non exécutés pour un montant de 145,41 millions de FCFA;

- au transfert d’équipements Agricoles non fonctionnels aux représentants locaux de l’APCAM pour un montant de 923,47 millions de FCFA;

- au transfert d’équipements Agricoles non fonctionnels à la Commission de gestion et de suivi du Programme de Subvention des Équipements pour un montant de 653,21 millions de FCFA;

- au remboursement indu de la subvention des quantités d’engrais non livrées pour un montant de 1,09 million de FCFA;

- au paiement de marchés non exécutés pour un montant de 100,67 millions de FCFA;

- à la non-application de pénalités de retard pour un montant de 18,55 millions de FCFA;

- au paiement des produits et équipements piscicoles non conformes pour un montant de 26,95 millions de FCFA;

- au paiement de cages flottantes incomplètes pour un montant de 13,50 millions de FCFA;

- au paiement de travaux non exécutés pour un montant de 29,74 millions de FCFA;

- au non-reversement des produits issus de la vente d’un véhicule mis à la réforme pour un montant de 700 000 FCFA;

- au paiement d’indemnités de déplacement et de mission indues pour un montant de 125 000 FCFA;

- au paiement de dépenses irrégulières pour un montant de 2 millions de FCFA;

- au non-reversement des produits issus de la vente des équipements pour un montant de 108,18 millions de FCFA;

- au non-reversement des montants des échéanciers sur les équipements reçus pour un montant de 7,63 millions de FCFA;

- au paiement d’engrais subventionnés non livrés pour un montant de 14,89 millions de FCFA;

- à la majoration du prix de cession de l’engrais subventionné pour un montant de 28,05 millions de FCFA;

- au non-reversement des produits issus de la vente d’équipements Agricoles pour un montant de 235,12 millions de FCFA.

<strong>TRANSMISSION ET DÉNONCIATION DE FAITS PAR LE VÉRIFICATEUR GÉNÉRAL AU PRÉSIDENT DE LA SECTION DES COMPTES DE LA COUR SUPRÊME ET AU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE PRÈS LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE KAYES, CHARGÉ DU PÔLE ÉCONOMIQUE ET FINANCIER, RELATIVEMENT:</strong>

- au non-reversement des produits issus de la vente d’équipements pour un montant de 20,12 millions de FCFA.

<strong>Source: Rapport Annuel 2022 DU Vérificateur Général</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapports 2022 BVG&#45;OCLEI :  La saignée de trop !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/rapports-2022-bvg-oclei-la-saignee-de-trop-3045489.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/12/Oclei-Assimi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 04 Dec 2023 09:02:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré la présence des structures pour lutter contre la corruption, le Malien reste égal à lui-même: celui d’un croqueur de l’argent public. Les rapports 2022 du Bureau du Vérificateur général (BVG), </strong><strong>de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) laissent perplexe plus d’un. Une véritable saignée de notre Trésor public:</strong><strong> 700 milliards de F CFA, </strong><strong>23 milliards 855 millions de FCFA</strong><strong> siphonnés</strong><strong>. Ils ont été remis au chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, à Koulouba, en l’espace de deux (02) semaines. Tous les regards sont maintenant tournés vers le président de la transition. Révèlera- t- il le défi sur cet autre front ?</strong>

Placé sous le signe de la refondation, le Mali Kura est plus que jamais miné par une corruption silencieuse dont les concepteurs de ce slogan somnolant sont les plus touchés par cette gabegie. Les rapports 2022 du Bureau du Vérificateur général (BVG) et de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) donnent des larmes aux yeux. Des femmes et des hommes, censés tournés la page de plus de trente ans de prédation, de ponction, de clientélisme, sont mouillés. La période 2020, 2021 et 2022 des deux (02) rapports les incrimine. Elle couvre l’arrivée des militaires au pouvoir (août 2020) et la nomination en 2021 de Choguel Kokalla Maïga comme Premier ministre, l’homme qui a mis au cœur de son dispositif de discours populistes et propagandistes, le slogan «<strong>Mali Kura</strong>».

Arrivés au pouvoir en août 2020 pour assainir la situation politico- économique du pays, malminé par une mauvaise gouvernance instaurée en système de gestion durant plus de trois décennies par une cohorte d’apatrides agissant au nom d’une démocratie importée et jeter les bases d’un véritable décollage économique, les militaires et leurs complices civils se sont bien «<strong>sucrés</strong>». À l’instar des démocrates prédateurs, ils ont eux aussi croqué des milliards, sortis des caisses de l’État pour satisfaire les besoins fondamentaux des Maliens, comme si le Mali Kura est tombé dans les oubliettes. Cet énorme gâchis contre le peuple malien était inimaginable sous cette transition, dont l’un des slogans phares était la restauration de l’honneur et de la dignité des Maliens. Ensuite, les déclarations fracassantes et de dénonciations des cas de corruption et de détournements de deniers publics durant le règne de des démocrates donnaient l’assurance au peuple malien que le Premier ministre Maïga était l’homme de la situation pour lutter efficacement contre la corruption et la délinquance financière.

Mais voilà. Ces deux (02) rapports bafouent de nouveau l’honneur et la dignité des Maliens qui sont surpris de la saignée de notre Trésor public. Dans le rapport 2022 du BVG, 700 milliards de F CFA ont été siphonnés par certains de nos compatriotes pour leur propre compte. Quant à celui de l’OCLEI, nous vous invitons à lire: «<em>Au titre de la contribution à la répression, de 2019 à 2022, l’OCLEI a transmis à la justice 23 dossiers pour <strong>23 milliards 855 millions de FCFA</strong>, soit en moyenne plus d’un milliard de francs CFA par dossier. </em>

<em>Dans ces dossiers, les enquêtes de l’OCLEI ont identifié 503 biens immobiliers présumés illicitement acquis, à savoir : <strong>124 maisons d’habitation, 29 bâtiments commerciaux ou professionnels, 285 parcelles et 65 concessions rurales totalisant 181 hectares. </strong></em>

<em>Le montant total des fonds, présumés illicites identifiés sur les comptes bancaires des <strong>23 personnes, s’élève à 21 milliards 335 millions de francs CFA alor</strong>s que, dans la même période, leurs revenus légitimes s’élèvent à <strong>1 milliard 106 millions de F CFA</strong>. </em>

<em>Les personnes concernées proviennent de différentes couches socioprofessionnelles: gouvernement, élus, administration générale, administrations financières, justice, armée, affaires étrangères, établissements publics, etc.».</em>

Ils mettent à nu l’incapacité d’un gouvernement à lutter contre les nouveaux prédateurs qui brandissent les banderoles sur lesquelles on peut lire: ‘‘<strong>Souveraineté retrouvée</strong>’’, ‘‘<strong>Retour à nos valeurs</strong>’’, ‘‘<strong>Restauration de l’honneur et de la dignité du peuple malien</strong>’’. Nous pensons que ceux qui s’adonnent à de tels crimes ne sauraient incarnés le Mali Kura.

Ce crime commis par les porteurs du slogan «<strong>Mali Kura</strong>» contre le peuple malien restera-t-il impuni ? La balle est dans le camp du colonel Assimi Goïta, président de la transition malienne. Il est impératif pour qu’il relève ce défi pour redonner son blason sur ce front dont il a promis au peuple qu’il ne protégera personne. Trop, c’est trop. Le peuple malien est toujours victime de ses propres fils. Il est temps d’arrêter cette saignée de trop pour fonder un autre Mali pour le bien de nous tous.

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vive la libération de Kidal au Mali :  Mariko et la Gauche malienne doivent une autocritique au peuple malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/vive-la-liberation-de-kidal-au-mali-mariko-et-la-gauche-malienne-doivent-une-autocritique-au-peuple-malien-3044671.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/05/Mohamed-Tabouré.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 27 Nov 2023 07:53:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Notre ligne politique à <em>Ferñent</em> est jusqu’à présent de soutenir la volonté du peuple Malien de recouvrer sa souveraineté nationale pour libérer le pays des djihado-terroristes et de l'occupation impérialiste française qui s'exerce sur tout le long du Sahel. Nous avons salué l'intervention de l'armée malienne pour parachever le soulèvement populaire dirigé par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) en faisant démissionner le président valet néocolonial de la françafrique. Nous soutenons les efforts faits par la Transition souverainiste malienne pour reconquérir militairement l'ensemble du territoire national et préserver ainsi l'unité territoriale et nationale du sud au nord et de l’est à l’ouest. Nous félicitons le peuple et la Transition malienne pour avoir libéré Kidal contre les malveillantes manœuvres françafricaines de la MINUSMA. Nous avons condamné avec la dernière énergie les iniques sanctions de l'UEMOA/CEDEAO sous le prétexte fallacieux de "désaccord sur le calendrier électoral" dont tout le monde sait qu'il s'agit là d'une servilité néocoloniale vis à vis de l'impérialisme français.</strong>

Nous avions toutefois demandé aux autorités de la Transition malienne d’œuvrer à UNIR toutes les forces patriotiques et panafricaines pour atteindre ensemble l'objectif de vaincre durablement les terroristes, de recouvrer la sécurité et l’intégrité territoriale et nationale souveraine dans tout le pays. Unir toutes les forces patriotiques contre les forces néocoloniales, c'est unir sur la base d'une charte nationale consensuelle souverainiste et anti-djihado-terroriste les partis, les syndicats et les associations citoyennes pour la marche du combat militaire, la résistance aux diktats des sanctionneurs de la Françafrique et les ripostes aux manœuvres des impérialistes dont l'objectif est clairement de faire échouer l'expérience indépendantiste en cours au Mali.

Cette prise de position panafricaine et internationaliste, nous l'avons faite tout en œuvrant par des échanges pour tenter de rectifier les déviations gauchistes sectaires de Mariko en raison de nos liens militants historiques. Dans ces échanges suivis avec Mariko, nous lui écrivions: «<em>Attention à la dérive pro-impérialiste sous-jacente : quelle est ta position sur: - L'expulsion des troupes françaises du Mali ? - la nécessité d'un front de tous les patriotes du Mali contre la Françafrique, l’Eurafrique et l'Usafrique ? - le pouvoir souverainiste actuel au Burkina ? - le pouvoir en Centrafrique ? - la Russie est-elle "criminelle" dans ces pays ou est-ce plutôt la Françafrique, l'Eurafrique, l'Usafrique ? - le club des chefs d'États néocoloniaux de la CEDEAO est-il françafricain, eurafricain et usafricain ? - le conflit en Ukraine ? Si répondre à ces questions sur une ligne anti-impérialiste, panafricaine et internationaliste, c'est pour toi "<strong>être morveux</strong>", cela ne peut que te conduire à te "<strong>moucher</strong>". </em>

<em>Notre ligne est claire: soutien à: - la transition souverainiste malienne, burkinabè contre la Françafrique, l'Eurafrique et l'Usafrique; - aux BRICS contre l'hégémonisme de l'impérialisme USA/OTAN/UE/Israël, bref "l'occident global"; - aux expériences anti-impérialistes, anti-libérales bolivarienne au Venezuela, Bolivie de Morales, Brésil de Lula, etc.; - aux expériences communistes en cours Chinoise, Vietnamienne, Nord-Coréenne, Cubaine; - aux forces patriotiques et panafricaines dans nos pays d'Afrique dans le cadre de fronts nationaux types RDA sur la base d'un programme minimum: jambe droite de la seconde phase de libération africaine en cours; - et stratégie de réarmement, parallèle à la tactique ci-dessus, idéologique et politique des classes laborieuses, notamment du prolétariat national en utilisant le socialisme scientifique comme guide pour l'action révolutionnaire. Es-tu encore dans cette perspective-là ? Telles sont les questions à poser et à résoudre à ton niveau et celui de SADI</em>».

Nous précisions à Mariko: «<strong>On comprend tes difficultés à répondre aux questions fondamentales posées et à résoudre parce qu'elles questionnent ta stratégie de laquelle découle ta tactique erronée. La Russie est bourgeoise depuis la restauration du capitalisme en URSS, mais elle n'est pas encore impérialiste et est dans l’axe de la résistance contre l’hégémonisme séculaire de l’Occident impérialiste. Parce qu’elle est devenue capitaliste, il n’est donc pas étonnant du tout que les contradictions inter-bourgeoises s'y manifestent</strong>». Voir la pièce jointe du N°spécial de <em>Ferñent</em>, notre journal communiste, ouvrier et des classes laborieuses sur l’affrontement entre l’État Russe et Wagner.

Ton passé et ton parcours révolutionnaires ainsi que ton rôle singulier dans la chute de l’autocratie militariste néocoloniale françafricain moussaïste de l’UDPM et dans la lutte contre les régimes successifs de la «<strong>démocratie</strong>» néocoloniale de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-PASJ), d'Amadou Toumani Touré (ATT) à Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) ne sont pas discutables, mais ta position d'aujourd'hui pose problème sur le plan de la lutte révolutionnaire anti-néocoloniale, anti-impérialiste.

Où est la contradiction principale? Quelles sont les contradictions secondaires? C’est un déviationniste de gauche sectaire que de ramener la situation malienne à la seule contradiction secondaire avec le pouvoir de la transition souverainiste post-mobilisation populaire du M5-RFP et à Wagner. C’est, pour le moins, une erreur dommageable t'auto-isolement vis à vis du peuple, des classes populaires et des forces progressistes internes, africaines et internationalistes.

Bien entendu, malgré cette divergence que nous avons, notre position demeure pour le moment: SADI et la transition actuelle doivent développer "<strong>l'unité, critique, unité</strong>" et traiter "<strong>leurs contradictions non antagoniques au sein du peuple</strong>" pour résoudre la contradiction antagonique principale, celle entre le peuple malien et l'impérialisme. Voilà pourquoi nous avons dès le départ écrit que la transition doit rassembler toutes les forces patriotiques du Mali, dont SADI et Mariko, pour pouvoir résister aux agressions impérialistes, à leurs affidés djihado-terroristes et au club des chefs d'États de la CEDEAO».

Nous ajoutions: «<strong>Beaucoup de confusion à ton niveau de laquelle on retient que tu: - renvoies dos à dos "<em>l'Occident impérialiste global</em>" et la résistance défensive de la Russie bourgeoise à l'hégémonie US/OTAN/UE; - ignore les BRICS, les pays rescapés du camp socialiste (Cuba, Chine, Vietnam, Corée du Nord), les pays anti-impérialistes de l'ALBA dont l’émergence contribue au déclin de l’Occident impérialiste; - ignore les États néocoloniaux du "<em>pré-carré</em>" françafricain et par extension l'Eurafrique et l'Usafrique comme contradiction principale à résoudre pour pouvoir avancer au Mali et en Afrique; - Nous souhaitons vraiment le contraire de ton auto-isolement vis à vis de ton peuple, car force est de constater que l'écrasante majorité du peuple malien, des africains soutiennent fort justement, de fait, la transition souverainiste tant qu'elle combat l'impérialisme françafricain, eurafricain et usafricain. C'est tout simplement ce que nous faisons aussi, mais tout en posant la question du rassemblement des patriotes maliens, dont tu es, pour rendre ce combat durable, étape dans l’actuelle seconde phase de la libération nationale et africaine. Que tu appelles cela "<em>soutien aux autorités ou militaires maliens"</em> ne changent rien à la justesse de notre ligne tactique du moment</strong>».

Objectivement, les sorties récentes de Mariko appelant à une intervention Turque et Russe contre la transition militaire souverainiste malienne opèrent une rupture avec l’orientation patriotique anti-impérialiste affichée jusqu’ici ainsi qu’avec l’expérience avortée du MP22 sous l’égide de notre regretté camarade feu Cheikh Mohamed TABOURÉ de SANFIN/La Nuée du Mali décédé le 8 mai 2022. <em>Ferñent</em> condamne fermement ces positions inacceptables de Mariko.

<em>Ferñent</em> considère qu’un des facteurs explicatifs de la dérive de Mariko est le subjectivisme sectaire qui a des racines féodalo-bourgeoises dans nos sociétés néocoloniales. Une des sources de ce subjectivisme gauchiste sectaire réside aussi dans le fait qu’une certaine droite politique malienne, voire moussaïste militariste, s’est faufilée dans le pouvoir de la transition souverainiste en doublant la gauche malienne jusqu’ici résistante mais divisée contre les pouvoirs de droite et de gauche néocoloniaux corrompus inféodés à l’impérialisme. C’est l’inverse de ce que la gauche malienne résistante avait tenté lors de l’expérience du Mouvement populaire du 22 mars (MP22).

Cette droite moussaïste militariste joue le rôle des Talleyrand ou Abbé Sieyès de l’actuelle expérience souverainiste malienne consécutive à l’évolution du rapport des forces dans la résistance aux agressions impérialistes françafricaine, eurafricaine et usafricaine.

Rappelons que Talleyrand et l’Abbé Sieyès ont été de tous les régimes successifs de la Révolution bourgeoisie française de 1789 au coup d’État du 18 brumaire de Napoléon et à son aventure guerrière impériale qui fut stoppée par la Russie et l’Angleterre monarchistes tout comme l’ont fait les moussaïstes depuis la révolution inachevée malienne de mars 1991 en infiltrant tous les gouvernements successifs. Que la petite bourgeoisie civile ou militaire dirige la résistance souverainiste à l’impérialisme et au néocolonialisme est une conséquence de l’état actuel de déliquescence idéologique et politique de la gauche révolutionnaire communiste.

Mais les communistes révolutionnaires ne peuvent hésiter une seule seconde sur la nécessité de soutenir la résistance souverainiste du moment même dirigée par la petite bourgeoisie civile et/ou militaire sauf à capituler face au néocolonialisme. Tout en soutenant la lutte souverainiste, nous devons travailler parallèlement à réarmer le prolétariat et les classes laborieuses pour les rendre indépendantes afin de préparer les étapes suivantes de la lutte pour l’indépendance nationale et l’émancipation sociale.

Il n’existe pas d’expérience révolutionnaire exempte d’erreurs des révolutionnaires, mais le tout est de savoir ne pas en commettre de décisivement irréparable et de savoir exercer l’autocritique qui arme les classes laborieuses et le peuple sur le chemin de la libération nationale et sociale.

Les textes que vous allez lire ci-dessous mettent en lumière la déviation gauchiste antipatriotique pro-impérialiste occidental dans laquelle Mariko s’enfonce par sa confusion entre contradiction principale et secondaire dans la lutte de libération nationale anti-impérialiste. D’où l’importance majeure de la lutte idéologique qui doit fonctionner selon les principes léninistes «<strong>sans théorie révolutionnaire pas de mouvement révolutionnaire</strong>» et «<strong>analyse concrète de la réalité concrète</strong>» à partir du guide pour l’action révolutionnaire qu’est le matérialisme dialectique et historique, le socialisme scientifique.

<strong>Ferñent dédie ce spécial Kidal Libéré à notre regretté Camarade feu Cheikh Mohamed Tabouré de Sanfin/La Nuée du Mali.</strong>

<strong><em>Novembre 2023</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alliance des états du Sahel :  La main tendue des chefs d’État à Guillaume Soro coupe le sommeil d’ADO</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/alliance-des-etats-du-sahel-la-main-tendue-des-chefs-detat-a-guillaume-soro-coupe-le-sommeil-dado-3044667.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Nov 2023 07:47:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après l’échec d’une tentative d’enlèvement en Turquie, l’ancien Premier ministre ivoirien atterrit sur la terre africaine du Niger et du Burkina Faso. Les secousses telluriques de son arrivée dans les capitales de ces deux pays ont été senties à Abidjan. Prises de panique, les autorités ivoiriennes ont aussitôt mis en branle la machine judiciaire contre celui qui est aujourd’hui considéré comme la bête noire du président Ouattara. Ce rapprochement avec les auteurs des coups d’État est vu d’un mauvais œil en Côte d’Ivoire, où le valet français ne s’est plus sur quel pied il faut danser.</strong>

Après des années d’absence hors du continent, Guillaume Soro, ancien Premier ministre, ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, est de retour sur le sol africain. Il a été reçu en audience, la semaine derrière, par les présidents de transition du Niger et du Burkina Faso. Cette visite aux chefs de l’État nigérien et burkinabé, deux militaires arrivés au pouvoir à la suite de coups d’État, en froid avec le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara (ADO), considéré comme acteur principal des sanctions prises contre leurs pays sous pression française, a provoqué un séisme au bord de la lagune Ebrié. Conséquences : les autorités ivoiriennes ressortent du tiroir les dossiers de la justice pour l’intimider. Il s’en moque, continue son chemin comme si de rien n’était.

"<strong>J'annonce ici et maintenant que je mets fin à mon exil car il m'est pénible de vivre loin de ma terre ancestrale et natale d'Afrique</strong>", a déclaré M. Soro, dans une allocution de cinq minutes, publiée sur son compte X (ex-Twitter). L’appel aux cadres de son parti, Générations et peuples solidaires (GPS), à "<strong>travailler sur le terrain pour assoir"</strong> leur "<strong>organisation</strong>", "<strong>capable de relever le défi présidentiel</strong>". <strong>‘‘Il n'y a pas de raison de ne pas être candidat à la prochaine présidentielle</strong>’’. "<strong>Ni la prison, ni l'exil, ne sont un frein à une carrière, à un destin politique</strong>". Ces déclarations de l’ancien chef du gouvernement ivoirien ne sont pas prises à la légère. Elles sont d’ailleurs considérées à Abidjan comme une déclaration de guerre, créant la panique chez les autorités ivoiriennes qui font feu de tout bois pour tuer le poussin dans l’œuf. Et elles ne sont pas de nature à apaiser un climat socio-politique déjà pollué par la dissolution de son mouvement politique, Générations et peuples solidaires (GPS) en juin 2021, par le débat d’une éventuelle candidature du président ADO à la présidentielle de 2025, par une augmentation des prix des produits de première nécessité et une forte migration des bras valides vers l’eldorado européen, malgré la croissance économique tant vantée par les institutions étrangères.

La main tendue des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), une nouvelle organisation militaire sous- régionale créée en septembre dernier par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, trois pays sanctionnés par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ne serait pas du goût du chef de l’État ivoirien. Il voit en cette alliance un instrument de déstabilisation de son pays. Et les audiences accordées par le général Abdourahamane Tiani, président de transition du Niger et le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État burkinabé, ont été senties comme des secousses telluriques au palais présidentiel ivoirien. Elles ont mis M. Ouattara hors de lui-même. Il multiplierait des initiatives en direction des présidents de l’AES pour éloigner Guillaume Soro de la sous- région. C’est ainsi qu’il a profité du sommeil de l’Arabie Saoudite pour rencontrer le Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine.

Ajoutées à cela, les réactions des peuples de l’AES. Ils sont en colère contre Alassane Dramane Ouattara. Ils l’accusent d’être le responsable des sanctions contre leurs pays et le considèrent comme un pion de la France impérialiste pour instrumentaliser les organisations de la région contre les régimes militaires qui bénéficient du soutien populaire.

Cette main tendue coupe déjà le sommeil du président Ouattara qui souffle le chaud et le froid pour la simple raison qu’il ne compte pas d’amis au sein de l’AES. Comme dit un adage de chez nous, l'ennemi de mon ennemi est mon ami. L’ancien Premier ministre, Soro, en homme politique bien avisé, n’a pas choisi ce regroupement au hasard. Il sait que les relations actuelles entre le Burkina Faso, le Mali, le Niger et la Côte d’Ivoire ne sont pas au beau fixe. La brèche dans laquelle il s’est engouffré lui donnera-t-il les moyens nécessaires pour un retour en Côte d’Ivoire ? Dans tous les cas, sa présence dans ces trois pays est une autre menace pour le régime du président Alassane Dramane Ouattara.

Malgré ce soutien à son ennemi juré, le président ADO va-t-il se laisser faire ?

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Kidal :  Le volcan en activité de l&amp;apos;Adrar des Iforas est&#45;il en passe de s&amp;apos;éteindre?</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 07:41:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Kidal, ville surplombant le massif montagneux est le symbole irritant de l'insoumission aux autorités maliennes depuis plus d'une décennie.</strong>

Du 30 mars 2012, où la région bascula sous les bottes du cynique Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) au 31 octobre 2023, où elle s'affiche ostentatoirement comme le refuge des radicaux du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD), combattants azawadiens indomptables,

Kidal se préparait à vivre des batailles décisives déroulées successivement à Bamba, Bourem, Anéfis. Auparavant, d'autres batailles ont opposé les Forces armées maliennes (FAMa) et les éléments CSP-PSD qui n'ont cessé d'encaisser des pertes considérables.

Ainsi, du 14 août, prise de Ber, au 14 novembre 2023, l'armée malienne a fait des prouesses. Même ses détracteurs les plus acharnés sont résignés à reconnaître ses avancées significatives, bémolisant néanmoins ses victoires en évoquant de façon redondante les mercenaires de Wagner. Soit ces opposants tant du CSP-PSD que de certains milieux politiques maliens déchus et rancuniers omettent de souligner les mercenaires de Barkhane, de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et d'autres essaims de gangs criminels qui encadrent et forment le noyau de l'armée des terroristes du CSP-PSD. Soit, ces détracteurs accusent l'armée malienne de massacres d'enfants, suite à un bombardement de drone au camp abandonné par la MINUSMA.

Partenaires pour partenaires, l'armée malienne avec l'appui russo-turc met en déroute l'axe France, Union européenne (UE) et USA.

Les vecteurs aériens russes, les frappes de drones turcs combinés aux coups de poings rudes des forces terrestres maliennes ont anéanti le moral, l'équipement et les réserves en combattants de ces irrédentistes azawadiens et de leurs mercenaires que même la mélodie, la virtuose de l'orchestre Tinariwen ne sauraient restaurer, ni consoler encore réanimer. La mort devient la hantise quotidienne, les leaders du CSP-PSD ont disparu soit dans des bunkers de circonstances, soit pris la direction de l'exil vers l'Europe ou déguisés en réfugiés en Algérie. Les moins chanceux ont retrouvé le repos éternel promis par le puissant ministre de la Défense et des anciens combattants, colonel Sadio Camara, à l'endroit des terroristes indociles.

Il a fallu un temps court, le temps pour la MINUSMA, en particulier le contingent tchadien de se retirer des emprises de Kidal et d'Aguelhoc pour que les indépendantistes soient défaits à la vitesse de l'éclair. En cours de munitions, d'hommes, la rébellion de Kidal flétrit. Alors doit-on déduire que la MINUSMA était le bailleur indélicat de ces bandits armés en logistique, carburant et en même en combattants de façon intermittente? Que sont devenus l'arsenal brandi par le CSP-PSD, les Missiles Stinger, les véhicules blindés et combattants innombrables enturbannés du CSP-PSD ?

La MINUSMA est-elle la vingt-cinquième colonne qui finançait les indépendantistes, les renseignait sur les positions des FAMa? Telles sont les questions d'un curieux qui cherche à comprendre la rapidité de la conquête de Kidal, protégée, semble-t-il par un rideau d'une armée infranchissable qui promettait l'enfer aux soldats maliens.

Le CSP-PSD est-il un simple épouvantail adossé à la Barkhane et à la force onusienne qui seraient alors les vrais acteurs de la tragédie malienne, de sa métastase au Sahel ? Seules des recherches pointues ou d'enquêtes de l'État malien pourront élucider ce mystère. Pour le moment, nous ne pouvons que savourer le nectar de la reconquête de Kidal, la déroute fracassante des terroristes, malgré un ultime communiqué de vaincus dans lequel ils informent leur peuple plutôt leurs "<strong>fans</strong>", leurs "<strong>grains</strong>" des pertes considérables infligées aux Forces armées maliennes (FAMa), malgré leurs vecteurs aériens.

Cela me fait sourire. Car, en 1990, leurs anciens rappelaient, sans les BRDM qu'ils appellent affectueusement "<strong>Fadimata</strong>", qu’ils allaient vaincre l'armée nationale. Aujourd'hui, ils trouvent un autre alibi, c'est-à-dire les vecteurs aériens. L’État doit se faire respecter en tout lieu et tout temps. Aux décideurs aux commandes de comprendre, décoder le discours des vaincus. À la prochaine insurrection, ils reviendront avec des chars, des vecteurs aériens ? L'État malien doit préparer, anticiper sur le péril.

La guerre n'est point finie... Devinez ce que cela signifie. L'armée du CSP-PSD, comparée à celle du Mali de 2023, ressemble fort à celle de la Tchécoslovaquie pendant la Deuxième Guerre mondiale broyée par les redoutables Pantherz et la Wehrmacht d'Hitler en un temps éclair. Notre guerre contre le CSP- PSD a été meurtrière tant pour les civils que les militaires. Les forces internationales ont manifesté peu d'émotions lorsque notre armée éprouve des difficultés face à ces terroristes. C'est pourquoi elles ont souvent été accusées d'être partisanes des séparatistes touaregs du CSP-PSD en les fournissant la logistique ou les informations sensibles sur les FAMa. La destruction par celle-ci de blindés aux couleurs de l'ONU, bourrés d'explosifs à l'entrée de Kidal renforce-t-elle la thèse de la complicité de certains contingents de la MINUSMA en faveur des rebelles du CSP-PSD ? Si oui, doit- on déduire que la présence des soldats étrangers au Mali durant ces dix dernières années a constitué l'épine dorsale du terrorisme au Sahel et la déstabilisation  malveillante du Mali et de ses voisins ? Doit-on comprendre que les soldats de la paix mobilisés pour ramener la paix entre les Maliens sont des armées de mercenaires dépêchés pour la partition du Mali?  Le Mali doit-il enclencher des enquêtes approfondies pour évaluer la complicité des acteurs de la communauté internationale dans la tragédie vécue pendant cette décennie ? Quelle est la part de la responsabilité morale de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de l'Union africaine (UA), relais inconditionnels des Nations unies dans l'expansion de la crise malienne ? Quel profit toutes ces organisations ont-elles tiré du malheur de la nation malienne, de la guerre au Mali? Doit-on interpréter les mouvements indépendantistes et les djihadistes comme une des composantes, des supplétifs dont la mission est de diviser à tout prix le Mali et envahir le Sahel? À quoi ont- ils servi les budgets faramineux de l'Organisation des Nations unies (ONU), les salaires vertigineux octroyés à ses fonctionnaires, son personnel français et autres chargés d'éradiquer les terroristes au Sahel? Ces sommes faramineuses versées aux fonctionnaires internationaux sont- elles un des aspects cachés de la prolongation de la tragédie malienne ? La communauté internationale est- elle venue pour faire du business au Mali en s'offrant le plaisir fade de massacrer tant de Maliens et de Sahéliens? Pourquoi ce génocide prémédité ?

Difficile de ne pas se poser ces questions étranges, car les guerres modernes sont commanditées par des puissances voraces agitant des organisations locales investies de porter les aspirations des puissants du monde.

Aujourd'hui, la prise de Kidal sonne comme un coup de couteau dans la gorge des journalistes de <em>RFI</em>, de <em>France</em> <em>24</em> et leurs reporters en Afrique. Ces relais médiatiques ont contribué à aggraver la psychose, la sédition au Mali. Leurs agents, journalistes manipulateurs sont les complices actifs du terrorisme et de la scission du Mali. Ils peinent à reconnaître la déroute de leurs parrains et disent du bout des lèvres que l'armée malienne a accompli des avancées significatives. Je devine l'amertume à l'Elysée ou encore au ministère de la Défense à Paris. La prise de Kidal sonne comme la défaite française à Diên Biên Phu. Les politiciens fascistes français, auteurs de la crise malienne, sont mortifiés. Même Abuja et Abidjan ou encore Dakar ressentiront les secousses du séisme de l'Adrar des Iforas. J'entends impatiemment le communiqué de la CEDEAO. Il sera à l'image de celui-ci du CSP-PSD. Même un massage intense au Vegebom ne pourra mettre à niveau ce club de  Leaders fidèles au Napoléon de la France.

Le Mali a accompli le miracle de restaurer sa souveraineté à Kidal sans l'accompagnement de la communauté internationale, sans dirigeants, frères africains détachés de leur peuple. Ces leaders insolites sont surtout les recalés du réseau routinier de la francafrique.

Honneur au peuple malien qui a enduré et continue de le faire pour des lendemains meilleurs.

Hommage à ses dirigeants engagés, nationalistes qui se battent pour rehausser l'image du Mali et son retour dans le concert des nations vertueuses.

Nous devons fêter cette victoire sur le Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD). Car, l'armée a lavé des affronts cristallisés, vengé les militaires tombés d'abord à Aguelhoc en 2012, réhabilité la mémoire d'illustres officiers assassinés dont par exemple "<strong>BAD</strong>" puis tombés partout sur le territoire national. C'est aussi une vengeance des civils massacrés le 7 septembre dans le bateau «<strong>Tombouctou</strong>» et d'autres innocents avant cette date tragique.

À nous de tirer les leçons de cette victoire. Le chemin est long. Certains opposants exilés, ou en dérive à l'étranger pour des raisons diverses et ceux présents au Mali doivent faire leur mea- culpa ou raccrocher leurs crampons. Le seul point focal pour tous les citoyens est  le Mali et non l'accès immédiat au fauteuil présidentiel à Koulouba. À nous citoyens de redémarrer le Mali, de refaire l'éducation, de décoller l'économie, de donner de l'espoir aux générations futures et de prémunir la future rébellion du CSP-PSD dans quelques décennies. L'État doit rester vigilant et plus ingénieux, plus puissant pour neutraliser les ennemis opposés à la réalisation de notre devise nationale: <strong>Un Peuple-Un But-Une Foi.</strong>

La justice doit être en marche pour châtier ceux qui ont renoncé à servir fidèlement leur pays. En attendant, l'armée doit ratisser pour que la paix revienne, le travail redémarre et qu'il fasse vraiment bon de vivre au Mali illuminé par un réseau énergétique permanent. Qu'Allah bénisse le Mali et tous les Maliens.

Qu'Allah nous gratifie d'autres victoires plus éclatantes sur nos ennemis.

Je rends hommage à tous les grands chercheurs, ambassadeurs de la paix et de l'amitié entre les peuples du reste du monde, d'Afrique, en particulier de la  France qui ont défendu le Mali par leurs plumes en privilégiant la vérité scientifique. Honneur aussi et surtout aux chercheurs maliens, activistes, blogueurs, mouvements de résistance, nationalistes divers pour leur amour et leur combat au quotidien pour défendre le Mali.

Enfin, nous conseillons la retenue à une espèce frelatée de leaders, de révolutionnaires avariés aujourd'hui dressés en ennemis contre leur nation et au service de forces hostiles. Ces recrues subiront surement le châtiment de leurs devanciers. Retenue à ces citoyens solitaires, car le Mali a une mémoire d'éléphant et la patience d'une mère à l'égard de son enfant même égaré.

<strong>Alhassane Gaoukoye, Enseignant-Chercheur</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’armée malienne à Kidal :  Aw ni tché. Baara nyana</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/larmee-malienne-a-kidal-aw-ni-tche-baara-nyana-3043724.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 07:38:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La reprise de Kidal, mardi 14 novembre, des mains des narcotrafiquants, des terroristes et leurs sponsors européens, a donné lieu à des manifestations de joie à travers le pays. Cette journée, célébrée dans une communion totale par un peuple, resté uni derrière ses dirigeants et son armée, dont l'occupation de la 8<sup>ème</sup> région du Mali, en 2012, était restée en travers de sa gorge. Elle sera longtemps gravée dans les mémoires, brisera le cœur des faux démocrates. Cette victoire de l'armée malienne contre l’impérialisme rampant sera inscrite en lettre d'or dans les annales de la géopolitique mondiale. Et mais dos au mur les oiseaux de mauvais augure.</strong>

Enfin, l'armée malienne est à Kidal ! La bonne nouvelle de cette fin d’année est tombée, mardi 14 novembre. Dans un communiqué lu sur les antennes de la télévision nationale, le colonel Assimi Goïta, président de la transition, informe le peuple malien de l’entrée des Forces armées maliennes (FAMa) dans la capitale de la 8<sup>ème</sup> région administrative de notre pays, contrôlée depuis mars 2012 par une coalition de narcotrafiquants de toute nature. Elle met fin aux calomnies, critiques, mensonges contre notre armée depuis le départ des forces d’occupation impérialistes dont la mission était de diviser notre pays.

Resté uni derrière son armée, malgré les complots contre notre pays et des campagnes médiatiques calomnieuses, haines et mensongères distillées à l’extérieur et reprises à l’intérieur par des traitres maliens pour saper son moral, le peuple malien n’a jamais douteux de la détermination de celle-ci à recouvrer l’intégralité du territoire national, dont une portion échappait au contrôle de l’État depuis l’intervention Serval en 2013. Intervention au cours de laquelle les militaires français ont interdit l’accès de Kidal à notre armée après qu’elle a débarrassé les régions de Gao et de Tombouctou des djihadistes. Senti comme une humiliation par les Maliens, il est resté en travers de leur gorge. Ainsi, un défi était lancé à l’État malien. Comment reprendre Kidal des mains de la France et de ses supplétifs? La tâche n’était pas facile, compte tenu du complot international contre le Mali dans lequel certains de nos compatriotes étaient de mèche avec les ennemis pour faire payer aux auteurs du coup d’État de 2020 la fin de leurs privilèges et avantages faramineux qu’ils s’étaient accordés indument quand ils étaient aux commandes du pays.

C’est chose faite depuis mardi 14 novembre. L’armée malienne a repris la capitale de l’Adrar des Iforas, transformée en sanctuaire par la France pour des criminels qui attaquaient les villages, massacraient les populations, chassaient les villageois de leur terroir, enlevaient le cheptel, imposaient des taxes et autres moyens de soutirer de l’argent. La reconquête de Kidal a donné lieu à des manifestations de joie à travers le pays. Elle a été célébrée dans une communion totale par un peuple qui était convaincu que le défi allait être relevé un jour par sa vaillante armée. Elle a réussi le pari. Celui de recouvrer l’intégralité de notre territoire national. <strong>Aw ni tché. Baara nyana </strong>(merci, mission accomplie). Le soutien du peuple malien ne fera jamais défaut tant que l’intérêt national est en jeu. Et bon vent pour le reste de la sécurisation du territoire, des personnes et de leurs biens.

<strong>Vigilance…</strong>

L’impérialisme est rancunier et n’oublie jamais. Cette défaite de ces supplétifs à Kidal est ressentie comme un coup de massue sur la tête des parrains des terroristes dans le Sahel, en particulier au Mali. Surpris par cette victoire, il se demande comment le Mali va devoir gérer Kidal. Ce message est plein de sens. Et il traduit son soutien aux terroristes de Kidal. Et sa presse est déjà dans la danse. Quelques titres évocateurs: <em>L’Humanité</em>: «<em>Les forces armées, soutenues par les alliés du groupe Wagner, ont annoncé la prise de la ville du nord, fief des mouvements touaregs de l’Azawad. Si le régime se félicite d’une victoire militaire, cela n’augure en rien d’une solution pacifiée dans le nord du pays.</em>», <strong><em>Tribune de Genève</em> «</strong><em>La prise de Kidal, fragile victoire de la junte malienne»</em>, <strong><em>Courrier International</em> «</strong><em>Prise de Kidal par l’armée malienne: «“Et après ?”».</em>

La célébration de cette victoire ne doit pas nous faire oublier l’essentiel : la vigilance. Elle doit être de mise à tous les niveaux pour que cette région se stabilise à jamais. Elle doit être accompagnée de la création des pôles économiques de développement pour mieux occuper cette partie du pays, longtemps abandonnée aux mains des bandits à col blanc qui se nourrissent de l’insécurité. Et les initiatives nationales ne manquent pas à ce niveau ainsi que du côté des partenaires qui souhaitent participer à la reconstruction de notre tissu agro- industriel détruit par les démocrates qui se sont mis au service des intérêts étrangers après avoir volé la victoire du peuple en 1991.

Le Mali vaincra ses ennemis intérieurs et extérieurs, inchallah !

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Focus :  Fonction publique: sans plan de carrière et des nominations sur fond de népotisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-fonction-publique-sans-plan-de-carriere-et-des-nominations-sur-fond-de-nepotisme-3043757.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 07:31:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Presque trente (30) ans que notre pays a abandonné le plan de carrière dans les services pour opter pour le népotisme. Des pratiques qui sentent le soufre. Sous la transition, elles prennent de l’ampleur et continuent d’ailleurs son chemin: la nomination des cadres de profession libérale et la politisation de l’administration. Ces deux (02) faits mettent en péril la promotion des fonctionnaires de l’administration publique.

Depuis février 1994, date de la nomination d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) comme Premier ministre, il n’y a plus de plan de carrière dans l’administration publique. Le népotisme a remplacé le plan de carrière. Or l’une des causes profondes des malversations financières et de la corruption à grande échelle réside dans le népotisme et les nominations de cadres de profession libérale. C’est comme si le cadre de profession libérale quitte le régime de diplômé chômeur pour intégrer celui des privilèges et de la méritocratie. Donc, un criminel économique que l’État met à son service.

<strong>Rapport annuel 2022 du VGAL: 700 milliards de FCFA de manque à gagner pour l’État</strong>

Un record jamais atteint en deux (02) ans (2020 et 2022) dans la lutte contre la corruption. Et dire que cela se passe sous une transition dirigée par des militaires. Selon les murmures de Bamako, une trentaine de dossiers aurait été déposée sur la table du Pôle économique et financier de Bamako. Les mêmes murmures disent que ces dossiers concerneraient les indélicats porteurs d’uniforme et les membres des gouvernements (2020 et 2022).

La lutte contre la corruption aura raison des gouvernements Moctar Ouane et Choguel Kokalla Maïga, des gestions des militaires et des institutions du pays. Une à une, toutes les institutions s’écrouleront, faute de malversations financières. 700 milliards de francs CFA détournés en deux (02) ans ?

<strong>Gestion de la transition: l’injustice érigée en système de gouvernance</strong>

Le Premier ministre Chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga, affirme que certains Maliens avaient trois (03) salaires, alors que dans notre pays l’extrême pauvreté est la première des maladies qui tuent. Les propos du Premier ministre s’adressent aux rebelles touaregs qui ont pris les armes contre leur pays.

Au nom de la paix, le gouvernement du Mali leur accorde des quotas dans la fonction publique, un privilège leur est accordé pour les élections générales. Des structures ont vu le jour dans les régions du nord pour l’amélioration de conditions de vie des populations de cette partie du pays. Ils occupent des postes juteux et des responsabilités à tous les niveaux.

Certains touchent trois (03) salaires comme l’a si bien dit le Premier ministre malien. Il faut que cela cesse. Le pays est confronté à de graves crises, de malversations financières et de corruption, l’État a été dépouillé de tous ses biens par des délinquants financiers.

Le Mali de l’injustice criarde entend-t-on dire: lorsqu’une certaine couche sociale est bien nantie et bénéficie d’un quota auprès du gouvernement, d’autres crèvent de faim en courant derrière le paiement d’un droit pour avoir perdu leur boulot.

<strong>Mali: la persistance de la pauvreté</strong>

Le premier indicateur qui peut nous édifier est l’incidence de la pauvreté au Mali. Cet indicateur mesure la pauvreté par le biais de la consommation. Il donne le pourcentage de personnes ou de ménages d’une population donnée qui vit en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire qui ne dispose du revenu annuel minimal nécessaire pour satisfaire ses besoins prioritaires (nourriture, logement, habillement, interactions sociales, etc.). Les enquêtes de l’Observatoire du développement humain durable (ODH) ont fixé la valeur du seuil de pauvreté au Mali à 77204 F CFA en 1994, 102971 F CFA en 1996,et 103130 F CFA en 1999.

Sur la base des données d’une autre étude appelée «Enquête malienne de conjoncture économique et sociale» conduite en 1994 auxquelles a été appliqué l’accroissement du Produit intérieur brut (PIB) par tête et par an, l’Observatoire a pu produire les données sur l’incidence de la pauvreté au Mali sur la période 1994- 1999.

<strong>Mouvement social Assimi Takokelé pour la continuité (MSAT)</strong>

Trois mille (3 000) associations, huit cent (800) coopératives, quarante-cinq (45) associations culturelles reparties sur l’ensemble du territoire malien, créé en guise de reconnaissance et d’accompagnement «le Mouvement social Assimi takokelé pour la continuité. L’initiateur de ce mouvement serait un aigrefin de haut vol qui aurait brouté à tous les râteliers.

Nous avions en mémoire quelques-uns de ses hauts faits d’armes sous les régimes de Amadou Toumani Touré (ATT) et Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) ? Depuis longtemps un vieux cheval de retour. Personne ne le suivra. Sous la transition son premier Come-back (création d’un conglomérat d’organisations de la société) s’est soldé par un échec retentissant.

Notre Serpent avait regagné les hautes herbes avant de revenir avec ce nouveau gris-gris. C’est un grand alchimiste de la politique. Quand il réapparait, il y a toujours quelqu’un derrière. Certes le Mouvement social Assimi Takokelé pour la continuité (MSAT), un sponsor pour une personnalité, car il a de l’entregent.]]> </content:encoded>
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<title>Foyers conjugaux :  Un ring de boxe qui ne dit pas son nom</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/foyers-conjugaux-un-ring-de-boxe-qui-ne-dit-pas-son-nom-3043024.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Nov 2023 09:00:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Encore une énième victime des violences conjugales sous le regard silencieux d’une société malienne qui a perdu tous ses repères d’approche et de remèdes. Mais comment sommes-nous arrivés jusqu’à ce niveau de bassesse ?</strong>

<strong>Le mariage pour le pire et pour le bonheur
</strong>Parler de mariage dans une société comme celle du Mali relève d’une forte sensibilité tant pour la jeune mariée que pour le jeune marié. En effet, on vit dans une société qui n’incarne plus ces valeurs traditionnelles, culturelles et coutumières qui faisaient sa forteresse et à travers lesquelles enfants, femmes, jeunes et vieux se ressourçaient pour mieux bâtir leurs responsabilités d’homme et de femme, de mari et d’épouses, de père et de mère voire de chef de famille et de gardienne du foyer. Au fil des années, nous avons muté et donnant accès à toutes sortes de corruption sociétale pouvant entacher nos valeurs. Avant, le mariage était conçu et murement réfléchi par les familles au nom de l’humanisme et des liens sacrés du sang, de l’amitié ou du voisinage sur la longue durée. Le mariage pour le pire et pour le bonheur portait là tout son sens, ce qui amenait la femme déjà bien éduquée à faire preuve de patience, de soumission et de respect vis-à-vis de son mari dans les bons et mauvais moments et à ce dernier de veiller à la protection des intégrités physique et morale de son épouse et à son épanouissement au sein du foyer. Au fil du temps, la société malienne s’est lancée dans un suivisme tendancieux sans agissement et laissant libre cours aux jeunes au point d’arriver à ce qu’on n’avait jamais imaginé qui puisse intervenir entre un mari et son épouse. Les violences conjugales connaissent aujourd’hui une grande ampleur et une ascension très fulgurante le tout couronné par un laxisme et une forte banalité qui prive le mariage de sa sacralité et de contenu valorisant l’expression «<strong>pour le pire et pour le
bonheur».</strong><strong>La désacralisation du mariage
</strong>Le mariage est sacré de par l’amour, le soutien, la confiance mutuelle, la protection et l’esprit de réciprocité qu’il promeut au sein du couple. Il est cependant malheureux de constater l’absence de ces valeurs chez les couples mariés en raison du manque d’information et d’éducation que la société a rejeté depuis maintenant des décennies. Avant, les conditions autour de l’union sacrée de deux personnes étaient minutieusement triées pour éviter tous désagréments mutuels, toutes sources de violence et de corruption tant pour le foyer mais aussi pour la société en passant par les familles du couple marié. Aujourd’hui, le constat sur ces conditions est amer car ni les familles, ni même les mariés n’ont que faire du renforcement des liens du mariage qui doivent obéir non seulement au principe de sacralité qui est l’essence même de l’acte, car elle est celle qui pousse la femme à l’obéissance et la soumission à son mari et à ce dernier honnêteté et fidélité à son épouse afin d’offrir un meilleur cadre familial à leur progéniture appelée à leur tour à juguler la corruption sociétale. Compte tenu de ces manquements, il est urgent qu’on jette un regard rétrospectif sur toutes ces valeurs qui faisaient le fort de nos liens sacrés du mariage pour pouvoir au moins espérer faire bloc à ce fléau de violences et de corruption conjugales.<strong>Le choc des irresponsabilités</strong>

Nous vivons aujourd’hui dans une société en pleine rupture avec les responsabilités en commençant tout d’abord par celle de cette dernière, ensuite celle des parents et des gardiens de nos coutumes et traditions. L’insistance et la rigueur ne sont plus de taille dans les choix de mariage et l’appartenance familiale n’est plus une question sur laquelle on insiste comme c’était le cas avant. Avant, quand une famille apprenait l’intérêt que l’autre portait sur une de ses filles, on faisait tout d’abord preuve de responsabilité c’est-à-dire en se donnant la peine de mieux chercher à connaitre les valeurs nourries par les membres de la famille intéressée.

Mais à notre époque, c’est le mercantilisme qui joue les premiers rôles et les moralités sociétales et religieuses ne comptent plus et c’est de là qu’on érige en toute irresponsabilité le ring de boxe pour les deux futurs mariés qui auront cherché à se connaitre bien avant que les deux familles ne soient impliquées. C’est ce qui me pousse à pointer du doigt la part de responsabilité les parents qui vont jusqu’à céder aux caprices et pire aux menaces de leurs enfants qui se jurent de s’octroyer tous les moyens pour pouvoir arriver à leurs fins. Il convient de mentionner l’absence de poids que les parents d’hier avaient dans certains choix que leurs enfants étaient amenés à prendre. Par ailleurs, il est important de rappeler aussi la démission des gardiens de nos coutumes et traditions qui, étaient les plus sollicités dans les démarches pour l’union de deux personnes afin qu’elle puisse porter ses fruits pour des bonheurs éternels et partagés.

<strong>La victimisation du futur chef de famille</strong>

On ne naît pas chef de famille, on l’apprend pour ensuite l’exercer avec beaucoup d’arts. J’ai souvent l’habitude de me dire qu’on a tellement misé sur l’éducation des jeunes filles au point d’oublier celle des jeunes garçons. C’est à la fille qu’on apprend tout dès le bas âge aux côtés d’un garçon totalement démuni et esseulé dans la nature. L’amalgame se situe au niveau de la réduction de la femme à certaines tâches et à certaines habitudes qui pourtant peuvent incomber également au jeune garçon pour un foyer bien épanoui dans la réciprocité. Et c’est depuis là qu’on donne vie à l’instinct de violence car on conduit un jeune garçon dans son foyer sans la moindre éducation en termes d’implication dans les tâches du foyer et qui pensera que la femme à qui on a tout appris demeure celle qui doit veiller à tout et même aux moindres détails sinon c’est des cris, des coups et blessures. Or, on pouvait les éviter si on avait inclus le garçon au même titre que la femme. Un homme qui n’a jamais nettoyé à titre d’exemples les chaussures de sa maman, qui n’a jamais fait le lit ou laver les toilettes dans sa famille, qui n’est jamais allé faire le marché, à qui on n’a pas appris la vaisselle et la lessive ne se gênera pas de violenter sa partenaire à chaque fois que celle-ci manquera à une de ces taches qu’il considère dans sa compréhension des choses. La solution pour apporter de la quiétude au sein des foyers serait de miser sur une bonne éducation et communication auprès des garçons et que leur implication dans les tâches soit de rigueur car un foyer se construit à deux et non par la force physique d’un mari ou d’une épouse. Que chacun puisse veiller à ses responsabilités et qu’on arrête d’être complices de ces malheurs qui entachent notre vivre ensemble.

<strong>Amadou O. WANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Focus :   OPAM: relais de la défunte SOMIEX ? Affirmatif dans les jours à venir</title>
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<pubDate>Mon, 13 Nov 2023 08:56:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) se transforme peu à peu en une croix entre les paysans et les consommateurs. Selon son Directeur, le colonel Ousmane Dembélé, le président de la transition, le Colonel Assimi Goïta avait voulu suivre le schéma du président Modibo Keïta en proposant la résurrection de la Société malienne d'import-export (SOMIEX), cette entreprise d’État qui vendait des produits subventionnés en tous genres aux maliens à moindre coût. Mais cette option a été abandonnée et remplacée par le renforcement du statut de l’OPAM.

La cherté des prix des céréales et autres produits alimentaires sera un mauvais souvenir si les réformes engagées se poursuivent. Ainsi, les autorités se sont finalement décidées pour la transformation de la mission de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM).

À en croire le Directeur général de l’OPAM, le Colonel Ousmane Dembélé, il y aura à Bamako des magasins témoins où les produits alimentaires seront vendus à des prix abordables, une politique visant à réduire la spéculation autour des denrées de première nécessité. La transformation de l’OPAM en une structure de commerce rencontrera beaucoup de difficulté car les ficelles du cordon économique sont tirées par les opérateurs économiques fabriqués par les régimes successifs du pays.

Face à ces milliardaires quelle sera la réaction de l’État. Qu’adviendra-t-il ? Quand on sait que c’est le secteur formel qui alimente le secteur informel. Ensuite, les marchés publics ne sont pas attribués à n’importe qui ?

&nbsp;

Quels étaient la stratégie et les mécanismes de sécurisation alimentaire de l’US-RDA qui avait réussi à empêcher toute velléité de spéculation sur les produits de première nécessité ?

Le parti dominant est l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA), parti révolutionnaire anticolonialiste dirigé par Modibo Keïta. Il est relayé par des comités locaux, des mouvements de jeunesse et, aux élections de 1959, il balaye ses rivaux. Après l’échec de la Fédération, le Mali se retrouve seul, pays sans voie d’accès à la mer, qui dépend de la France pour 80% de ses importations et doit faire transiter ses produits par la Haute-Volta et la Cote d’Ivoire.

Le gouvernement se rapproche de la Guinée Conakry de Sékou Touré et lance une campagne de nationalisations et de collectivisations. Une société étatique, la Société malienne d'import-export (SOMIEX) est chargée de l’exportation des arachides, principale source de revenus du Mali et de l’importation des produits courants.

La stratégie de l’US-RDA était basée sur leur probité morale: l’honnêteté et la lucidité dont l’équipe dirigeante a fait preuve dans la recherche des moyens susceptibles de redresser la situation économique et financière du pays. Modibo Keïta ne voulait pas d’un système de développement qui laisserait une catégorie de citoyens organiser l’exploitation des autres. Leur mécanisme était leur probité morale: honnêteté envers le peuple et appliquer la loi pour tous.

&nbsp;

Rapport 2022 du Bureau du VGAL: gestion de la transition dans l’œil du cyclone

Environ 700 milliards de nos francs seraient volatilisés des caisses de l’État. Sept cent milliards (700 000 000) de francs CFA représentent les deux tiers du budget national. Si tout se passe bien les membres des gouvernements successifs de la transition (2020-2022) répondront de leurs actes de gabegie devant le juge.

&nbsp;

Garabal Faladié: lieu de vente et de consommation de médicaments préparés

Il est fréquent de voir au garabal de Faladié des jeunes se piqué avec des seringues au bras comme si on administrait un sérum à un patient. Interloqué par les faits nous avons mené des enquêtes.

Selon nos sources, cette seringue contient des contrepoisons, ce seraient des étudiants Maliens de retour de Tunisie, Algérie, Maroc qui l’ont mis au point à Bamako. À partir d’une haute technologie, ils fabriquent des médicaments antidote: Nouvelle piste de propagation de consommation d’une sorte de drogue. Plusieurs sources concordantes affirment qu’en dehors des études, ces jeunes s’adonnent à autres choses, du désir d’exploiter la technologie.

Aujourd’hui, nous sommes confrontés à trois défis: la démographie et l’urbanisation galopante, la paupérisation de notre population, le chômage des jeunes, la force de notre jeunesse insolente et consommatrice.

<strong>2020-2023 Mali un appauvrissement rampant</strong>

Tant qu’il y aura des inégalités de niveau de vie entre les gouvernants et les gouvernés, le respect qu’on doit au chef, à sa force et donc l’abondance de biens qui l’entourent prendront un sérieux coup. Quand le chef est déchu, toutes ses possessions sont mises à sac.

L’État au service de ses serviteurs voit ceux-ci se servir sur lui. Et parfois il n’assure pas les services minimum: sécurité, électricité, voirie, justice pour lesquels il a été constitué. Telle est la situation de notre pays.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>

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<title>Incroyable dans l’administration publique :  Quand des fonctionnaires prennent fonction et partent à la retraite à Bamako, sans se rendre dans le Mali profond</title>
<link>https://www.maliweb.net/fonction-publique/incroyable-dans-ladministration-publique-quand-des-fonctionnaires-prennent-fonction-et-partent-a-la-retraite-a-bamako-sans-se-rendre-dans-le-mali-profond-3043016.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Nov 2023 08:53:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali est un vaste pays sahélien au territoire enclavé et partiellement désertique. Relativement peu peuplé. Pays de haute tradition historique, le Mali correspond à l’ancien Soudan. C’est un pays musulman dans lequel subsiste une partie du régime des castes qui divise la population selon les fonctions sociales. Notre pays est un vivier de fonctionnaires et d’«<em>intellectuels</em>». D’où une administration pléthorique qui grève le budget du pays et une masse de diplômés et chômeurs aigris qui vivent dans les villes.

Selon les chiffres de la Direction nationale de la fonction publique, en 2004 sur 37 970 agents, 18 591 servaient à Bamako. Le Mali à l’époque était huit (08) régions, un (01) district, quarante-neuf (49) cercles, deux cent quatre-vingt-six (286) arrondissements et trente-six (36) communes urbaines et trente (30) généraux dans l’armée. Aujourd’hui, nous sommes à un (01) district, dix-neuf (19) régions, cent cinquante-six (156) cercles et quatre cent soixante-six (466) arrondissements.

Il faut reconnaître que l’administration est absente dans plusieurs localités pour des raisons d’insécurité. Certains fonctionnaires exercent leur fonction depuis leur prise de service jusqu’à leur départ à la retraite sans fouler le pied dans e Mali profond. Des cadres sans travail sont au chômage forcé parce que non redéployés par la transition. Leur chiffre avoisine deux cents (200) cadres, anciens ministres ou anciens membres de cabinets ministériels.

Hormis cela, il y a un phénomène qui prend de l’ampleur dans nos services, la formation des agents dans les établissements d’enseignement supérieur pour accéder au grade de fonctionnaires de la catégorie A. Par ce biais de formation professionnelle, les agents de la catégorie B sont rares dans nos services. Ils se substituent aux cadres de la catégorie A. Il y a des catégories B qui travaillent en tant que catégorie A.

Le contrôle physique des agents effectué sous Amadou Toumani Touré (ATT) a décelé 1 550 agents qui avaient des faux diplômes. ATT aurait ordonné de laisser ceux qui sont présents dans les classes et supprimer les fictifs. C’est dans les institutions du pays que les détenteurs de faux diplômes sont nombreux à cause de la prolifération des établissements supérieurs privés. La quasi-totalité de ces établissements appartiennent à nos personnalités (anciens ministres et anciens députés). Dès lors les fonctionnaires sans diplômes requis sont tous diplômés à partir des diplômes achetés ou délivrés par certains établissements supérieurs privés.

Des agents de l’État sont actuellement enrôlés pour servir à Bamako, la capitale et nulle part ailleurs à l’intérieur du pays. D’un côté du territoire l’État est absent de l’autre coté à Bamako, il y a pléthore et les fonctionnaires ne travaillent pas. La population se plaint de la lourdeur de l’administration. Comment un Président de la République pouvait agir ainsi ? C’est grave lorsqu’un président peut légaliser le faux sur le vrai ?

L’heure est propice pour mettre de l’ordre dans les services publics. L’identification des fonctionnaires de l’État et ces agents des Collectivités territoriales sera l’occasion pour le gouvernement de connaitre le nombre des fonctionnaires qui émargent sur le budget de l’État et d’assainir l’administration publique.

Brin COULIBALY]]> </content:encoded>
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<title>Déstabilisation du Mali :  Le président ADO conditionne la fourniture d’électricité à la reprise des émissions de RFI et de France 24</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/destabilisation-du-mali-le-president-ado-conditionne-la-fourniture-delectricite-a-la-reprise-des-emissions-de-rfi-et-de-france-24-3043007.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Nov 2023 00:01:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le président ivoirien ne manque pas d’imaginations pour mettre la pression sur le Mali, afin qu’il intègre de nouveau le giron français. Après l’embargo décrété par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDAO) en 2022 dont il a été le principal instigateur, l’envoi des 49 mercenaires pour renverser les autorités de la transition, le voilà sur un autre terrain: échange de l’alimentation de notre pays en électricité contre la reprise des émissions de certains médias au Mali.

Le Mali vaincra tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, inchallah. Depuis le coup d’État du 20 août 2020 contre le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara dit ADO, est en colère contre les auteurs de ce putsch. Ce changement de régime à Bamako a mis fin au règne d’un valet de la France au Mali et dont son régime avait déjà fini de brader notre souveraineté et notre économie au pays du général De Gaulle. Ce coup d’État a secoué le cocotier des protégés de l’Elysée en Afrique occidentale, en particulier le chef de l’État ivoirien qui voit d’un mauvais œil un changement de régime par la force à ses frontières. Et il fallait tout mettre en œuvre pour couper la tête du serpent avant que d’autres pays ne soient contaminés par ce qui s’est passé au Mali. Malheureusement pour lui, ni les pressions, les sanctions, les complots n’ont empêché certains militaires à prendre le pouvoir dans leur pays (Guinée Conakry, Burkina Faso, Niger).

Ces trois (03) pays, plus le Mali doivent payer par tous les moyens le renversement des régimes favorables à la France qui les accordait une assurance-vie au pouvoir, tant que ses intérêts ne sont pas menacés. En ce qui concerne le Mali, le président ADO est en première ligne pour faire payer cher aux autorités de la transition le départ précipité d’IBK, l’ ami de la France, dont le régime avait livré le sort de notre pays entre les mains de la Francafrique. C’est ainsi que des plans de déstabilisation de tous genres ont été préparés contre les militaires du 20 août 2020 pour le retour à l’ordre constitutionnel qui permettrait à IBK de retrouver son fauteuil présidentiel. Dommage pour Alassane Dramane Ouattara. Le président IBK a démissionné de ses fonctions, ouvrant la voie aux militaires d’instaurer une transition politique. Très mal vu du côté d’Abidjan. Il faut faire plier les militaires à Bamako par tous les moyens illégaux. De sanctions en sanctions, les choses ont tourné mal pour les chefs d’Etat de la sous- région qui avaient donné l’assurance à Emmanuel Macron, le président français, de chasser les putschistes du pouvoir et de réinstaller son «gouverneur» à la tête du Mali.

En dépit de son échec, à travers l’embargo de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDAO) contre le Mali et l’envoi de quarante-neuf (49) mercenaires ivoiriens, le président Ouattara ne manque pas d’imaginations pour mettre la pression sur notre pays afin qu’il intègre le giron français. Et il pense encore disposer d’autres moyens de pression plus efficaces de ceux cités en haut. La nouvelle trouvaille du président ivoirien: échange de la fourniture d’électricité de son pays au Mali contre la reprise des émissions de <em>RFI </em>et de <em>France 24</em>. Un autre chantage qui ne pas son nom.

En visite à Abidjan, le 2 novembre, la Présidente directrice générale (PDG) de France Médias Monde, M<sup>me</sup> Marie-Christine Saragosse, a été reçue en audience par le président Alassane Ouattara. Plusieurs sujets ont été abordés au cours de leurs échanges, notamment la réouverture des antennes de <em>RFI</em> et de <em>France 24</em> suspendues au Mali. Cette promesse à Mme Marie-Christine Saragosse intervient à un moment où le Mali est confronté à une crise énergétique sans précèdent. Le pays connaît depuis des mois des coupures d’électricité dont les conséquences se font sentir sur l’économie nationale. Presque tout est à l’arrêt du côté des Petites et moyennes entreprises (PME). Or il se trouve que la Côte d’Ivoire fournit de l’électricité moyennant de l’argent. Et c’est cette faille que le chef d’État ivoirien veut exploiter pour faire plier les autorités de la transition.

Il s’est proposé à renter en négociations avec les autorités maliennes pour trouver une solution à la reprise des émissions des deux (02) médias français au Mali. Selon nos sources, il a déjà son plan à lui. La fourniture d’électricité sera conditionnée à la réouverture des antennes de ces médias dans notre pays. Dans le cas contraire, la petite quantité d’électricité qu’elle fournit à notre pays sera suspendue jusqu’à la signature d’un accord de reprise des émissions des médias français de la haine, de la désinformation dans notre pays.

Certes, notre pays est confronté à une crise énergétique très critique, mais cela ne saurait droit à un tiers à la solde de ses mentors de brandir chaque fois des menaces, des sanctions, des complots pour que nos autorités renoncent à leur dignité, honneur au profit des intérêts étrangers. Le Mali ne se pliera pas à ces exigences pour plaire à des gens sans foi, ni loi dont l’ambition est de recoloniser notre pays avec l’aide des démocrates prédateurs.

Le peuple malien vaincra, inchallah.

<strong>Yoro SOW</strong>

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<title>L’Alliance des états du Sahel :  Le Gal corps d’armée Salifou Modi (Niger): «Établir une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle au bénéfice de nos populations»</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/lalliance-des-etats-du-sahel-le-gal-corps-darmee-salifou-modi-niger-etablir-une-architecture-de-defense-collective-et-dassistance-mutuelle-au-benefice-de-nos-pop-3042176.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 09:30:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 16 septembre 2023, les États du Burkina Faso, Mali et du Niger officialisaient leur entente défensive à l’issue d’un protocole tripartite signé le 24 août à Niamey. Une alliance qui servirait de rempart et de soutien militaires mutuels pour des États frappés de plein fouet par des crises multidimensionnelles. Soucieux de la survie des populations respectives et de celle des États, les trois hommes forts des pays respectifs se sont convenus sur une coopération sécuritaire tripartite pour mieux prendre le problème à bras le corps dans un contexte où les trois entités Étatiques connaissent quasiment les mêmes sorts.</strong>

<strong>Le pouvoir a horreur du vide</strong>

Entre 2011 et 2012, la République du Mali retombait une fois de plus dans ce qu’elle pensait être un vieux souvenir ou en passe de le devenir définitivement. Ces évènements surviennent après la chute du guide libyen en octobre 2011 ouvrant la voie aux combattants armés de se réfugier dans le septentrion du Mali et ce avant de rallumer cette flamme de la rébellion contre un pays et son gouvernement qui auront toujours mis au centre de leurs préoccupations, l’inclusion et la participation de tous les enfants du Mali au bon déroulement du programme de développent dans un esprit de fraternité, de paix et de cohésion. Mais tout se jouera après le coup d’État de mars 2012 sur feu le Gal Amadou Toumani Touré plongeant ainsi le Mali dans une crise sans précédent.

Octobre 2014, Blaisé Compaoré est à son tour poussé vers la sortie par son peuple après plus de deux décennies de règne sans partage avec à la clé une nouvelle ambition de briguer un autre mandat de trop pour ses sujets. Des événements qui ouvriront désormais la porte aux groupes armés qui feront du pays l’un de leurs foyers après le Mali.

Au fil des années, les agendas se dessineront et les ambitions seront grandes dans le Sahel voire dans le golfe de guinée avec des attaques en Côte d’Ivoire en 2016 et plus récemment dans les septentrions togolais et béninois confirmant davantage les fragilités de cette région ouest africaine. Le Burkina Faso, le Mali et la Niger seront les pays les plus touchés avec des attaques multiformes et leurs lots de victimes et dégâts matériels trop lourds.

Dans la foulée, on verra la création d’une alliance coopération militaire regroupant en plus des pays susmentionnés la Mauritanie et le Tchad qui de son côté faisait aussi face à de nombreuses factions terroristes aux modes et stratégies d’opération variés. Cette alliance promue par la France en 2014 et portant «<strong>G5 SAHEL</strong>» avec l’appui de la force française Barkhane. L’objectif de cette dernière était clairement de juguler voire entériner la menace terroriste dans cette bande sahélo-sahélienne pour le bien-être des populations et de leurs biens. Au Mali, aussi bien qu’au Burkina et au Niger, plusieurs manœuvres empiéteront la bonne marche de cette coopération qui commençait à s’effriter dès le repérage de certaines restrictions liées aux mouvements des troupes locales dans des zones où les patrouilles étaient plus que nécessaires. À partir de là, les méfiances au sein de l’opération commenceront à peser jusqu’au changement de régime au Mali en 2020 qui chamboulera le château de carte savamment monté par la France. C’est le retrait du Mali qui fera plonger le G5 dans un état de mort cérébrale. Le pouvoir ayant horreur du vide devait revenir sous un autre format avec plus d’engagement et de sérieux à faire de la lutte anti-terroriste une réelle préoccupation.

L’Alliance des Etats du Sahel intervient dans un contexte de forte turbulence où les défis qui s’offrent sont nombreux et pour la plupart difficiles à surmonter dans la mesure où il faudra penser de nouvelles stratégies, de nouvelles politiques de défense commune, et surtout la capacité à se substituer aux troupes françaises et combler les vides qui seront laissés.

&nbsp;

<strong>Au-delà de l’alliance</strong>

Cette initiative commune doit aller au-delà de la lutte anti-djihadiste c’est-à-dire une implication pour les trois pays de promouvoir des programmes de réinsertion juvénile, de projet de développement, de formations adaptées aux problèmes de l’heure et de miser sur la promotion d’emplois et garantir un meilleur accès au monde professionnel.

Il convient donc aux États d’unir leur force pour mettre toutes ces ressources humaines à l’abri de l’extrémisme religieux qui aura été un tremplin pour les groupes armés de renforcer leurs effectifs pour mieux étancher leur soif de terreur et de nuisance depuis plus d’une décennie.

Que cette alliance tripartite soit porteuse d’un nouveau souffle d’espoir pour toutes ces populations éprises de paix, de quiétude et de libre circulation et que cette zone dite des trois frontières rayonne à nouveau devenant un pôle catalyseur de la stabilité dans la bande sahélo-sahélienne.

<strong>Amadou O. WANE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Énergie du Mali (EDM&#45;SA) :  La grande plaie de la transition au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/energie-du-mali-edm-sa-la-grande-plaie-de-la-transition-au-mali-3042190.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/energie-du-mali-edm-sa-la-grande-plaie-de-la-transition-au-mali-3042190.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 09:29:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>S’il y a un secteur où ce gouvernement de transition a bien échoué, c’est son incapacité à résoudre les problèmes récurrents des coupures d’électricité. Loin s’en faut!</strong>

Depuis des décennies, les gouvernements successifs du Mali sont confrontés à ce problème de coupures d’électricité, mais la palme d’or des coupures récurrentes de courant revient à ce gouvernement de transition appelé encore le gouvernement de rectification ou de changement de trajectoire.

Le taux élevé des décès surtout des personnes âgées et des enfants pendant la période de forte chaleur est dû aux coupures constantes d’électricité de l’Énergie du Mali (EDM-SA).

La situation s’est empirée après la démission du ministre de tutelle, ce qui veut dire que les problèmes de l’Energie du Mali sont plutôt structurels et demandent un audit approprié pour enfin adjoindre une thérapie de choc.

Sur le plan sécuritaire, aucun gouvernement dans l’histoire du Mali n’a fait mieux que cette transition. Mais sur le plan de la fourniture d’énergie, les Maliens ont plus souffert avec ce gouvernement que n’importe quel autre gouvernement dans l’histoire du Mali.

Il est temps de changer de cap en matière de la gestion de l’énergie au Mali. Le nouveau ministre de l’Énergie a un défi immense à relever.

Pourtant, le gouvernement a toutes les opportunités pour soigner cette grande plaie et la cicatriser pour de bon.

Nos félicitations à Mme le ministre et l’ensemble du gouvernement pour le démantèlement de ce vaste réseau mafieux de vol des hydrocarbures au sein de l’EDM-SA qui rend la vie misérable aux populations maliennes.

Nous remercions Mme le ministre de l’Énergie pour son courage, son audace et surtout son patriotisme pour avoir édifié en détails le peuple malien sur les raisons des coupures récurrentes d’électricité à l’EDM-SA lors de son passage sur le plateau de l’ORTM.

Elle a les encouragements du peuple malien dans cette lutte implacable contre la corruption et la gabegie au sein de la compagnie: Énergie du Mali (EDM-SA).

Que Dieu bénisse le Mali.

<strong>Bakary COULIBALY, Élan Patriotique: Faso Nieta Kanou</strong>

<strong>Expert Judiciaire en Fiscalité et Finances.</strong>

<strong>Agrée au près des Cours et Tribunaux du Mali.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vérification financière de la gestion des ressources destinées à l’assainissement et  à l’évacuation des déchets solides du district de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-des-ressources-destinees-a-lassainissement-et-a-levacuation-des-dechets-solides-du-district-de-bamako-3042188.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 09:28:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus de 5,698 milliards de FCFA d’irrégularités financières décelées dans la gestion des ressources destinées à l’assainissement et à l’évacuation des déchets solides du District de Bamako</strong>

<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a vérifié la gestion des ressources destinées à l’assainissement et à l’évacuation des déchets solides du District de Bamako, au titre des exercices 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 octobre). Cette vérification a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses effectuées. Les travaux de vérification ont porté sur les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable et de la Mairie du District de Bamako. Ils ont également porté sur la passation et la mise en œuvre de la convention de la gestion des services de propreté de la ville de Bamako conclue entre la Mairie du District de Bamako et la Société OZONE MALI.</strong>

Créées par l’Ordonnance n°09-010/P-RM du 4 mars 2009, ratifiée par la Loi n°09-010 du 9 juin 2009, les DFM sont des services centraux des Départements ministériels. Le Décret n°09-137/P-RM du 27 mars 2009, modifié, fixe leur organisation et les modalités de leur fonctionnement. Elles ont pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans les domaines de la gestion des ressources financières et matérielles.

Le District de Bamako est une Collectivité Territoriale dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. La Mairie du District de Bamako est organisée par l’Arrêté n°2019-012/M-DB du 04 avril 2019 portant création de ses services. Elle comprend quinze (15) services dont une Direction des Services Urbains de Voirie et d’Assainissement (DSUVA) qui a pour missions la conception, la programmation, la coordination, le suivi et le contrôle des activités d’assainissement et des travaux de voirie du District de Bamako.

Les travaux de vérification ont démarré le 12 décembre 2022 et ont pris fin le 24 juillet 2023. La présente vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La vérification financière de la gestion des ressources destinées à l’assainissement et à l’évacuation des déchets solides du District de Bamako a mis en exergue des dysfonctionnements importants. Ils concernent, entre autres, l’octroi d’un avantage irrégulier à un soumissionnaire, la non-fourniture de la garantie de bonne exécution par les titulaires de marché, le non-respect des procédures de passation des délégations de service public. Il y a également un manque de suivi des prestations de la Société OZONE MALI qui n’a pas exécuté l’ensemble des prestations prévues par la convention sans que la Mairie du District de Bamako mette en œuvre la procédure d’application des pénalités. À titre illustratif, OZONE MALI n’a pas collecté les déchets auprès des ménages, elle n’a pas balayé plusieurs artères du District de Bamako prévues dans les plans d’exécution de la convention et n’a pas éradiqué les dépôts sauvages d’ordure appelés points noirs. La Mairie du District de Bamako a aussi fait exécuter des marchés avant leur approbation et sans visa du Délégué du contrôle financier.

Pour remédier à ces dysfonctionnements, l’équipe de vérification a fait des recommandations. Le Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable doit respecter le principe d’égalité de traitement des candidats et exiger des titulaires de marché la fourniture de la caution de bonne exécution.

Quant au Maire du District de Bamako, il doit respecter les procédures de passation des conventions de délégation de service public, exiger des délégataires de service public l’exécution de l’ensemble des prestations prévues dans les conventions et approuver les marchés et les soumettre au visa du Délégué du Contrôle Financier avant tout commencement d’exécution.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 5 698 959 789 FCFA. Ils ont trait aux faux enregistrements de marchés publics par leurs titulaires pour un montant total de 1 069 676 FCFA et à la validation de décomptes indus de la Société OZONE MALI par le Directeur de la DSUVA pour un montant total de 5 697 890 113 FCFA. Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé ces faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République chargé du Pôle National Économique et Financier.

Le Vérificateur Général a aussi saisi le Directeur Général des Impôts (DGI) pour les redressements et recouvrements de droits d’enregistrement et de redevances de régulation éludés. Les autorités judiciaires, notamment la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Pôle National Économique et Financier ont également été saisis pour le recouvrement desdits droits.

<strong>Ibrahim DIALLO,  Chef de la Cellule Communication</strong>

<strong>Bureau du Vérificateur Général</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Focus :  Vente aux enchères des effets personnels du couple Léopold Sedar Senghor en France</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-vente-aux-encheres-des-effets-personnels-du-couple-leopold-sedar-senghor-en-france-3042178.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 09:23:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La nouvelle a fait les choux gras d’une certaine presse internationale. L’ancien et premier président Sénégalais était marié à une Française du nom de Colette Hubert née le 20 novembre 1925 et décédé le 19 novembre 2019. Le couple avait la nationalité Française. Sa première épouse était Gillette Eboué marié de 1946 à 1955. C’est normal Senghor n’avait pas d’héritier, ses biens reviennent à l’État français qui les revend pour renflouer ses caisses. Senghor pouvait faire une donation à l’État Sénégalais, un pays pauvre ou investir dans sa Joal natale. Il avait une résidence en Normandie avec verger.

Le Sénégal est situé sur un ensemble de terres basses, souvent sablonneuses qui forment une transition entre le Sahara aride et les régions guinéennes humides et forestières. Il a été intellectuellement et commercialement un pilier de l’AOF (Afrique occidentale française) et montre du goût pour la controverse politique. Dominé par la figure du président Senghor, intellectuel formé à la française, mais apôtre de la négritude, poète humaniste, mais politique avisé. Un moment la situation économique du pays était préoccupante pour deux (02) raisons: pléthore de fonctionnaires héritée de l’époque de l’AOF et leur faible productivité, l’arrivée d’une génération de bacheliers auxquels il faut fournir du travail, le déficit des établissements publics, celui de la balance commerciale, dû à l’absence de diversification des exportations centrées sur l’arachide. Seconde raison pour mettre fin à la gabegie et à la corruption, la production agricole est réorganisée afin de diminuer le coût des importations de riz. En 1978, Senghor est réélu président de la République avec 82% des suffrages contre Abdoulaye Wade. Son parti, le PS l’emporte aux législatives. Fin 1980, il démissionne et transmet légalement son pouvoir à son Premier ministre Abdou Diouf. Senghor est décédé le 20 décembre 2001 à Verson (Normandie) et inhumé à Dakar en présence de ses deux (02) enfants et sa femme Colette.

&nbsp;

Le foncier facteur de troubles à l’ordre public

Dans le jargon de la police politique démolir une maison est un trouble à l’ordre public. Construire une maison sur une parcelle ou sur un titre foncier qui ne vous appartient pas s’appelle aussi trouble à l’ordre public. Qui sème le trouble à l’ordre public et le désordre dans le pays alors ? Au Mali, le foncier est l’objet de convoitise par nos dirigeants. Derrière toutes les attributions de parcelles se trouverait des porteurs d’uniforme tapis à l’ombre. Lorsqu’il y a beaucoup d’intervenant dans la production d’un papier administratif, c’est une sorte de magouille qui s’installe. C’est le cas du foncier au Mali. Le Maire, le sous-préfet, le préfet attribuent les parcelles; le gouverneur, le Conseil des ministres attribuent les titres fonciers bref une si longue route pour une aventure ambiguë. À partir des papiers délivrés on ne sait plus qui dit vrai ? Bamako est une capitale qui doit avoir un plan cadastral intact. On ignore la superficie réelle de la ville de Bamako. Les lotissements se font de façon anarchique. Les plans d’urbanisation ne sont jamais respectés. On construit, on démolit, on réattribue. Tout cela se passe avec la complicité de certains porteurs d’uniforme. Concernant le lotissement de l’espace de l’aéroport on susurre le nom d’un capitaine qui aurait pris la fuite. Récemment c’est une démolition à Sogonanfin qui défraie la chronique. Là aussi on murmure le nom d’un porteur d’uniforme. À Samaya, cité du syndicat des cheminots, malgré le verdict de la Cour Suprême, un porteur d’uniforme dicte sa loi. Allons-nous continuer à subir les affres de certains porteurs d’uniforme qui foulent au pied la législation ?

&nbsp;

L’argent planqué de nos démocrates: une Commission rogatoire internationale pour reprendre ce qui a été volé aux Maliens, des biens à l’extérieur

On se rappelle que le gouvernement de la Transition de 1991 dirigé par Soumana Sako a émis une commission rogatoire internationale et cherchait en Suisse une grosse partie des deux (02) milliards de dollars l’équivalent de la dette extérieure du Mali que le clan de Moussa Traoré aurait sorti du pays. Volé à notre pays, l’or de la famille présidentielle Traoré serait arrivé en Suisse de façon légale, affirmaient les autorités helvétiques. Mais où était passé l’argent ? Placé sur des comptes en banque suisses de la famille Traoré. Au moment de l’enquête officielle, un des fils de l’ancien président avait déjà vidé les comptes. Six (06) ans plus tard, au terme d’une longue procédure, l’Office fédéral de police de la Confédération Suisse annonçait une grande première: la restitution à un État africain de fonds détournés. La restitution de 3,9 millions de francs suisses soit un peu plus de 2,5 millions d’euros. Les Maliens aujourd’hui veulent savoir comment leur pays a été géré pendant 30 ans et veulent savoir où sont planqués l’argent de nos démocrates. Les juges sont sur la piste de la corruption et des détournements de deniers publics. Mais ce n’est pas suffisant. Les Maliens ne sont pas en reste dans cette chasse financière. Et pour cause : l’argent volé des démocrates n’est pas rien dans l’économie nationale. Où planquent-ils leur argent sale ? Dans quel pays achètent-ils des maisons ? Les banques africaines sont sollicitées à faire des déclarations de soupçon sur les transferts de fonds.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les élections au Mali :  Ce qu’il faut retenir des dernières</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/les-elections-au-mali-ce-quil-faut-retenir-des-dernieres-3042147.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 07:47:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il y a maintenant plus de deux semaines, dans un communiqué lu et porté à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale par le ministre de l’Administration territoriale, le Colonel Abdoulaye Maïga, portant sur le léger report des échéances électorales prévues en février prochain. Et depuis lors, les voix se sont levées pour manifester des mécontentements au sein de certains partis politiques et du côté de certains offices religieux qui jugent cette décision de manipulatrice car cette transition a déjà montré ses limites à bien mener cette transition à bon port.</strong>

<strong>Qui dit élection dit aussi risque</strong>

Au Mali, les dernières élections remontent à 2020, concernant les législatives et de surcroit en pleine pandémie de COVID-19. Pour beaucoup, ces élections furent sabotées, frauduleuses et non transparentes, au point de voir des électeurs dans certaines communes exprimer leur colère suite à la victoire d’un candidat qui était loin d’être celui pour qui, ils avaient voté. Comme si cela ne suffisait, un président de l’Assemblée bien qu’élu par ses pairs, ne devait être là parce que mal élu et imposé aux mandataires par le régime. Et la suite de ce feuilleton aboutira à la chute d’un régime qui était en place depuis 2013.

Dans un Mali au contexte sécuritaire fragile, les risques sont trop grands, tant pour les candidats en période des campagnes qui doivent sillonner les zones mêmes les plus reculées du pays pour pouvoir convaincre de par leur programme et cela passe par un maintien de stabilité et de sécurité pour permettre à tout un chacun de bien battre campagne et espérer recueillir le plus grand nombre de voix. Du coup, si ce report est nécessaire pouvant réunir les conditions idoines alors on ne doit y voir le moindre mal, parce que comme le dit ce dicton: «<strong>le mensonge donne des fleurs et non des fruits».</strong>

<strong>Un report nécessaire ?</strong>

Dans la coutume démocratique, les élections présentent des parfums festifs pour tous les citoyens appelés à soit reconduire le président sortant soit donner à son adversaire ses chances de maintenir la continuité des affaires courantes avec de nouvelles visions politiques. Pour ce fait, il faut que toutes les conditions soient réunies pour passer des élections libres, transparentes et sécurisées. Or, dans le contexte actuel où nous nous trouvons, les débats autour de l’organisation des élections restent plus ou moins sensibles quand on connaît les risques qui peuvent s’y afférer si elles ne sont pas mieux réfléchies pour aboutir à des scrutins ouverts à tous et qu’ils puissent se passer dans un climat et environnement rassurants.

À ces éléments, il faut aussi souligner la vigilance des autorités de la transition qui depuis les premières heures de leur prise de fonction ont fait de ces élections l’une de leurs plus grandes préoccupations car il en va pour l’image démocratique du Mali. Mais pour le bien du Mali et de son peuple, il serait important d’accorder du crédit à cette décision du Ministre de la Décentralisation Territoriale en parfaite collaboration avec l’Autorité Indépendante de la Gestion des Élections (AIGE).

<strong>Des heureux et des malheureux</strong>

Le communiqué du Colonel Abdoulaye Maïga n’a pas été accueilli avec la même ferveur auprès des différents sujets. Si certains ont fait preuve d’ouverture d’esprit et de bon sens, d’autres par ailleurs se sont montrés catégoriques quant à tout report des élections initialement prévues à la date du 04 février pour le premier tour. C’est dans ce sillage que des partis politiques et la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants à l'imam Mahmoud Dicko, (CMAS) se sont solidarisés dans des communiqués de part et d’autre pour faire savoir leur opposition et en mettant en garde les autorités de ne plus reconnaître la transition à partir du 04 février 2024. Les raisons évoquées par ce groupement sont tout sauf convaincantes s’agissant de la mauvaise gestion du pays et l’incapacité de la transition militaire à mener le Mali à bon port.

Dans la foulée, la CMAS avait publié un communiqué appelant à une manifestation contre la transition le 13 octobre avant de revenir sur sa décision d’y sursoir après la mission de bons offices du Haut Conseil Islamique avec à sa tête son président, Chérif Ousmane Madani Haïdara.

<strong>À quoi joue la classe politique politicienne</strong>

Fidèle à ses appels à manifester depuis 1991, la classe politique malienne par la voix de certains leaders de parti, se dit être à bout de voir encore les militaires en charge de la gestion de l’État. Et si on y voit de plus près, on se rendra compte que le ton adopté par ces leaders de parti n’est pas approprié et le timing n’est pas bien choisi quand on sait ce qui se joue actuellement dans ce pays confronté à des crises sécuritaires et socio-politiques.

Nous traversons une période où les manifestations, dénigrements ou invectives n’ont pas lieu d’être et doivent céder plutôt aux soutiens et toutes autres formes d’encouragement et d’accompagnement tant pour les autorités mais également pour nos Forces Armées plus que jamais engagées pour la sauvegarde territoriale du Mali face aux ennemis du mal. À cet effet, le devoir patriotique impose à tous de se serrer les coudes, rompre avec les jeux politiques et la quête des intérêts personnels au profit de ceux du Mali et de sa souveraineté.

<strong>IDEMIA: une décision juste !</strong>

Dans un monde au ton belliqueux et au tempérament aguerri où chaque État se veut garant de ses souverainetés surtout au plan numérique, la décision du gouvernement malien de reporter légèrement les prochaines élections est à saluer si le but est d’assurer au Mali et aux Maliens le rapatriement ou la sauvegarde de leurs données. Et cela ne saurait être fait sans passer par des sacrifices quand on sait ce que ça représente de savoir que nos données sont au service d’une société étrangère inapte à coopérer pour un transfert à l’amiable de toutes les données biométriques du peuple malien pour pouvoir élaborer convenablement les fichiers électoraux et ce pour une meilleure transparence lors des élections.

Cette affaire remonterait en 2018 entre le gouvernement de l’époque et la société en question qui est une boîte française spécialisée dans la sécurité numérique et la biométrie. Et d’après les détails du Ministre de l’administration Territoriale, cette dernière aurait refusé de remettre au gouvernement malien le mot de passe donnant accès aux données biométriques de chaque citoyen malien s’y trouvant. Alors si tel est le cas, il est obligatoire de changer la donne et de passer par un autre schéma pour assurer la sauvegarde de ces données si précieuses.

Ainsi, il incombe aux Maliens de faire preuve de retenu et de soutien vis-à-vis des autorités politiques et celles en charge des élections pour une prise en main rapide de cette complexe situation tout en appelant ces mêmes autorités à faire preuve de vigilance et de rigueur en ce qui concerne l’entrée des nouvelles cartes biométriques pour que les mêmes erreurs ne puissent se reproduire, car il va de soi pour la carrière des principaux concernés.

<strong>Amadou O. WANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion scandaleuse des affaires publiques : Que veulent réellement les Maliens pour leur pays ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gestion-affaires-publiques/gestion-scandaleuse-des-affaires-publiques-que-veulent-reellement-les-maliens-pour-leur-pays-3042145.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 07:01:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis l’avènement de la démocratie dans notre pays en 1991, la vie politique malienne est jalonnée de scandales politico-financiers, de corruption, de népotisme, de blanchissement d’argent, de détournements de deniers publics, d’accaparement des terres des pauvres paysans. Ce brigandage, organisé au sommet de l’État, avait pour but de maintenir le confort d’un clan en mission commandée de l’extérieur. Il a abouti à la destruction et à la déshumanisation de l’homme malien, plus porté par la recherche du gain facile que de la protection des intérêts fondamentaux du peuple.</strong>

Depuis 2012, le Mali est en proie à une crise multidimensionnelle dont l’origine tire sa source de l’incurie, de l’incompétence et de l’insouciance d’une classe politique sans vision, vorace gloutonne et criminelle, mais animée de la seule volonté de se servir et de préserver les intérêts de ceux qui ont préparé leur arrivée au pouvoir au nom de la démocratie en 1992. Ce travail de sape de notre société aboutit à la destruction et à la déshumanisation de l’homme malien qui ne croit plus à l’amour de la patrie pour faire avancer le pays, son seul patrimoine, mais fait foi à son enrichissement personnel et à la préservation de celui-ci. Quitte à le maintenir au prix du sang de ses concitoyens et au détriment des intérêts nationaux.

C’est ce qui s’est, malheureusement, déroulé durant l’ère démocratique dont l’avènement avait suscité espoir et espérance pour une grande majorité de Maliens qui avaient dit adieu à un régime de parti unique gangréné par la corruption, le népotisme, le détournement de deniers publics, l’injustice dans la répartition des richesses nationales. Mais cet espoir a été vite déchanté par le comportement crapuleux d’une minorité qui voulait coûte que coûte arriver au pouvoir pour prendre sa part du reste du gâteau abandonné par le général Moussa Traoré au lendemain du 26 mars 1991. Elle a réussi son sale boulot en s’accaparant de tous les leviers économico-financiers de notre économie nationale. Ce contrôle des secteurs clés où l’argent coule à flot a permis à la mafia politico-politicienne de contrôler les rentrées d’argent dans les caisses de l’État. Bonjour les dégâts !

De 1992, l’arrivée au pouvoir des sangsues, au coup d’État d’août 2020 contre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK, un de leur), en passant par le régime d’Amadou Toumani Touré (ATT), le chemin de la vie politique malienne a été parsemé de scandales politico- financiers, de corruption, de blanchiment d’argent, de népotisme, de détournement de deniers publics, d’accaparement de terre des pauvres paysans. Organisé au sommet de l’État par les démocrates en mission commandée de l’extérieur, ce banditisme a maintenu leur confort sur la souffrance d’un peuple dont il été censé apporter le bien-être. Il a été le contraire de l’espoir suscité par le coup d’État de mars 1991. Malheureusement, il a abouti à la destruction et à la déshumanisation de l’homme malien, plus porté par la recherche du gain facile que de la protection des intérêts fondamentaux du peuple.

Ce nouveau malien né de la période démocratique n’a ni volonté ni vision de faire émerger le Mali. Ce qui le préoccupe, c’est son enrichissement personnel insolent, méprisant, insultant sur le bien public. Et il n’hésite pas à aller à l’encontre des principes édictés pour préserver les intérêts du peuple. Il aboutit à la course effrénée à l’argent facile avec comme mentalité la descente aux enfers de son propre pays. On se demande aujourd’hui que veulent réellement les Maliens. La crise énergétique en dit long sur la mentalité destructrice du Malien envers son pays.

Malgré les déclarations de M<sup>me</sup> Bintou Camara, ministre de l’Énergie et les assurances données à la population pour une certaine amélioration de la fourniture d’électricité, on constate que les choses vont de mal en pis, laissant dire à certains de nos compatriotes qu’un sabotage est organisé pour faire démentir le ministre et le mettre en porte-à-faux avec les consommateurs d’électricité. Idem pour les autres secteurs de l’administration. On constate un véritable sabotage du travail dans certains de nos services pour, dit-on, faire mal aux militaires au pouvoir.

Ce sentiment apatride anime aujourd’hui beaucoup de Maliens qui préfèrent s’allier aux ennemis de notre pays pour souffrir leurs concitoyens. Et chaque fois qu’on les écoute, ils prédisent l’échec des militaires à un moment où le Mali ne tient que par un fil. Que Dieu ne les entende pas !

Si c’est vrai que c’est dans la crise qu’une nation doit faire bloc derrière ses autorités, le Mali a échappé à cette règle. Il est divisé entre pro et anti militaires, sachant bien que leur pays est à la croisée des chemins.

Que Dieu sauve le Mali !

<strong>Yoro SOW</strong>

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</item>

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<title>Focus :  Recrutement à la gendarmerie, police, sapeurs&#45;pompiers: la désespérance des jeunes face à leur avenir</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-recrutement-a-la-gendarmerie-police-sapeurs-pompiers-la-desesperance-des-jeunes-face-a-leur-avenir-3041195.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Oct 2023 07:47:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les jeunes ont perdu leurs repères que symbolisait la réussite de leurs aînés après l’obtention d’un diplôme. Leur désespérance est quasi générale et la délicatesse de la situation actuelle contribue à la consolider. Ce sentiment d’amertume se lit à travers la réponse d’un candidat à l’enrôlement: «Je n’ai pas pu avoir une carte d’identité. Son prix est très élevé, il n’y a plus de carte d’identité dans les commissariats de police, on nous fait croire qu’il y en a. Ensuite, il y a trop de népotisme pour accéder aux papiers demandés dans les tribunaux, commissariats de police et mairies. Je vais déposer mes pièces, mais je n’ai pas confiance au climat qui prévaut. Il faut que le président de la transition enrôle tous les jeunes volontaires en acceptant de prendre le diplôme et l’acte de naissance et après on passera au contrôle des diplômes et physique».

Dans cette perspective, on est donc en droit de s’inquiéter de l’avenir de la jeunesse au Mali. À cette angoisse, s’ajoute le phénomène de la criminalité, de la drogue.

<strong>Détournement du fonds de l’autoroute Bamako-Ségou: à quand l’ouverture du dossier?</strong>

De graves malversations financières auraient dérouté le projet de l’autoroute Bamako-Ségou. Comme prévu par le gouvernement Amadou Toumani Touré (ATT), l’autoroute qui devait relier Bamako à Ségou était de deux (02) voies. Mais hélas !

La transition (Sanogo) a changé le projet. Les fonds mis à disposition pour la construction de l’autoroute auraient pris d’autres destinations. Les autorités, selon plusieurs sources concordantes, auraient pillé les ressources financières avant de remettre le pouvoir à Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Aujourd’hui, avec l’audit de la nation, nous demandons l’ouverture du dossier projet autoroute Bamako-Ségou.

<strong>Vol de carburant à l’EDM-SA: la prolifération des stations d’essence a-t-elle un lien avec cette pratique ?</strong>

Dans la grande interview du ministre de l’Énergie, M<sup>me</sup> Bintou Camara déclare que cinquante-neuf (59) citernes ont disparu entre la station de Balingué et Bamako. Cinquante-neuf (59) citernes remplies de carburant (45 000 litres par citerne) pour un montant de quatre (04) milliards de FCFA en quatre jours seulement. Dès lors, on comprend aisément la provenance des fortunes colossales de certains travailleurs et fournisseurs de l’EDM-SA.

On comprend aussi la prolifération des stations d’essence à Bamako. La fourniture de carburant à la société Énergie du Mali est réservée à un groupe restreint d’opérateurs économiques et à certaines personnalités politico-militaires du pays.

<strong>EDM-SA: quelles perspectives à venir ?</strong>

La situation de notre pays est très difficile et complexe à tous les niveaux. Certains cadres de l’administration publique et des forces armées ont mis le Mali en réseaux pour bien s’enrichir. Le clientélisme politico-ethnique, facilité par les malversations financières et la corruption, fait que l’intérêt national de la nation et l’avenir du pays ne préoccupent personne. Chaque homme politique ou chef militaire tend absolument à se servir et à servir sa base ou les intérêts des siens. Cela se sentait et se voyait.

La société Énergie du Mali (EDM-SA) est aujourd’hui ce que fut la Compagnie malienne du développement des textiles (CMDT) pour les régimes successifs au Mali. N’importe qui ne peut pas être fournisseur de carburant ou bénéficier de marchés à l’EDM-SA si ce n’est pas les hommes des régimes Ibrahim Boubacar Keïta (2013- 2020).

L’EDM-SA est une grande famille ils sont mutuellement. C’est à l’Énergie du Mali qu’on trouve que le père, le fils, le gendre, le frère tous y travaillent. Comment peut-on éviter le vol dans cette société ? Il faut procéder à une privatisation.

<strong>Gouvernorat de Nara: un administrateur accuse un retard de 32 mois d’impayés de location</strong>

Kabako ! Un conseiller du gouverneur de Nara serait un mauvais payeur. Il est en location dans une des maisons d’un commerçant du nom d’Abdoulaye Traoré. Il accuse un retard de trente-deux (32) mois d’impayés de frais de location, en raison 250 000 F CFA par mois. Malgré la bonne foi du commerçant, toutes les voies de recours sont restées vaines auprès de l’administrateur, mauvais payeur.

Face à ce comportement d’un autre âge, le propriétaire de la maison ne demande que le paiement des trente-deux (32) mois d’impayés auprès des plus hautes autorités.

En ces temps durs pour les chefs de famille, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, est interpellé pour qu’il s’implique afin que le propriétaire de la maison soit payé.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tribune : Le Silence terrifiant des démocraties occidentales face au génocide des palestiniens est&#45;il un feu vert donné à Israël pour reproduire les crimes d&amp;apos;Hitler?</title>
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<pubDate>Mon, 30 Oct 2023 07:42:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'avènement de l'État d'Israël est l'une des conséquences de la seconde mondiale. Il est une décision ultime pour sauver les Juifs d'une extermination certaine des nazis.

Dans le monde arabo musulman, en particulier au Proche-Orient, la création de l'État Hébreu en 1948 est assimilée à la Nakba: la Catastrophe.

Il signe un retour des juifs après une longue errance soldée par des pages sanglantes contre ce peuple jadis préféré de tous les peuples de leur époque par Allah, Béni et Exalté soit-il.

Un décret divin scella cependant le sort des Juifs pour leur non-respect du pacte

Divin, les crimes perpétrés contre les Messages et Prophètes bien aimés du Créateur, leur désobéissance manifeste, leur ingratitude malgré les bienfaits dont Dieu les a comblés, leur attachement aux plaisirs mondains, leur caractère avarié. Bref Dieu se détourna des Juifs, de ce peuple têtu, traitre et comploteur, ennemi déclaré de la justice, de la concorde et de la foi. Il paiera un lourd tribut pour son manquement envers Dieu. Toutefois, quelques illustres fils d'Israël sont restés dignes, attachés à la religion de Yacob (Israël). Ils manifestent un grand amour pour la paix et le rappel. D'ailleurs certains descendants de ces vertueux ont reconnu à Médine le Prophète de l'islam, comme leurs propres enfants. Ils adhérent à l’invitation du dernier Messager, Sceau des prophètes, Muhammad, (SAW). Ils ont été certes calomnies, combattu en même temps que le Prophète Muhammad (SAW). Il découle donc de l'histoire résumée de ce peuple qu'un grand nombre parmi eux gisent dans l'hypocrisie, l'idolâtrie, la course effrénée des biens de ce monde, l'expansion de la corruption sous toutes ses formes, l'usure, la fitna, bref la démesure et l'indécence, la souillure. Aussi les érudits des écritures saintes ont-ils convenu d'appeler l'avènement d'Israël comme la source de la corruption qui se répandra dans l'univers comme un déchet radio actif puissant, synonyme de trépas pour l'humanité entière.

En effet, Israël pour survivre usera de son génie immense pour contrôler le monde, son industrie, son économie (assurance, banques, ingénierie numérique, etc.) les politiques pour freiner l'accroissement de la population (médicament, vaccins, alimentation, etc.), idéologie belliciste (démocratie), communication (réseaux sociaux, espionnage, internet, ONG et organismes divers), multinationales. Cela signifie concrètement qu'Israël ne se limite nullement à cette bande de terre aride constituée de colonies habitées par des rabbins ultra, derniers vestiges des rescapés des affres de la deuxième guerre mondiale. Israël est une toile d'araignée immense qui influence toute notre vie (téléphone, puces, signes pour se saluer, manger, couleur, vêtements, etc.) L'espace appelé Israël est surtout spirituel et se vit, se célèbre comme un cantique des cantiques suivant un langage codé, des rites païens, dans des institutions internationales (ONU, Banque, FMI, OTAN, etc.). Israël est plus un esprit dans lequel se reconnaissent tous les grands leaders gouvernante, l'élite homosexuelle des nations occidentales. Il est l'aiguille aimantée pour indiquer à ces nations qui lui sont redevables la Voie à suivre. Israël est donc une identité sorte de camisole de force que les pharaons du monde moderne doivent porter comme signe distinctif, uniforme, annonciateur du Prince banni du Royaume terrestre et de tous ses biens. Aussi Israël détient il les Clés, le code secret de ce monde séducteur et décadent. Il s'oppose ainsi à toutes les valeurs authentiques divines et humaines dont Allah a comblé les vertueux y compris parmi ses propres fils. C'est pourquoi Israël et son système tentaculaire sont toujours sur le qui-vive avec leurs yeux de lynx pour détruire tout ce qui menace son appétit maléfique. Comme toute incarnation du Mal les agents double d'Israël implantés partout dans les recoins du monde absorbent, aspirent comme un trou noir  les idées véritables d'émancipation de la race humaine, du progrès inhérent à l'homme. Certes c'est un peuple de génie inégale mais le produit émanant de cette forme d'intelligence supérieure porte en lui-même un virus qui phagocyte d'abord les peuples de la périphérie puis le noyau, c'est- à- dire Israël et son cercle fermé de clubs de nations amies. Ce cycle d'autodestruction n’a-t-il pas sonné ? Certainement. La nation israélienne est à l'image de tous les organismes qui dépérissent quand ils atteignent le stade suprême de leur puissance. L'État d'Israël plutôt son système s'est proclamé super puissance.

Cela rassemble bizarrement aux propos de Ramsès II, Pharaon tenus devant les Égyptiens de son époque, signes avant-coureurs de sa noyade.

Comme Pharaon persécuteur des Juifs pendant des siècles, Israël a assujetti les Palestiniens contraints de fuir souvent leur souche, leur territoire historique. Il en résulte massacres, exil, humiliation inqualifiable, confiscation des terres arables, de l'eau palestiniennes.

Comme Ramsès II, l'État Hébreu a tué les fils de la Palestine, confisqué leur liberté, leur terre et assiégé leur mosquée comme les pharaons surveillant les ouvriers juifs sur les chantiers des Pyramides.

Comme Ramsès II Israël pour mieux affaiblir ses sujets, a divisé les Palestiniens. Le HAMAS en est l'illustration contre le FATAH de Yasser Arafat pourchassé puis emprisonné dans l'obscurité totale, privée d'eau et d'électricité jusqu'à développer des formes de ♋ (cancer) incurable. Alors hommes doués de raison cet Israël qui a assassiné de façon inhumaine, le leader historique de la Palestine par pure vengeance n'est-il pas capable d'expérimenter, récidiver la même chose sur son peuple? Indubitablement il le fera sans retenue. Car Israël est l'incarnation de l'ONU sis New York capitale mondiale des Juifs qui y font régner leur justice, prononcer des sentences contre les peuples et les croyances qui les menacent: les Slaves, les Arabes, les Noirs, les Asiatiques, bref plus de la moitié de l'humanité soumise soit à la guerre, à la dette, ou exposé à la manipulation (OGM, Mensonge en communication, violation de l'intimité par le fichage de tous les citoyens contraints de se vacciner).

Lorsque toutes les institutions internationales jouent à la supercherie sous la férule d'Israël (à l'exception de la Chine, Russie, Corée du Nord, Iran, etc.) l'humanité court à la catastrophe (Nakba en arabe), à une guerre certaine. L'attaque du Hamas est-il le prélude à ce cataclysme ? Seul Allah le Sait véritablement. Cependant lorsqu'une injustice est commise il est du devoir de chaque humain doué du bon sens de le dénoncer soit par l'action, la parole, le cœur, la pensée, etc. C'est incorrect, indécent de se taire face à un crime odieux tel l'embastillement de la Bande de Gaza, de la Palestine abritant le troisième lieu Saint de l'Islam, le Caveau des prophètes. Le silence de l'ONU et de toutes les nations occidentales se réclamant de la démocratie est une complicité active au Pogrom contre cette nation millénaire, invincible, car cette nation abrite aussi la porte par laquelle le Prophète bien aimé s'est levé vers son Seigneur. C'est aussi la terre des prophètes Issa, Moussa, Yacouba, Ibrahim, etc. Alors si vraiment Israël d'aujourd'hui est l'héritier de tous ces illustres prophètes, pourquoi s’entête-t-il à commettre le péché capital pour lequel il a été châtié auparavant (Crimes contre les prophètes et les vertueux)? La réponse est donnée par la boutade du représentant de la Palestine à l'ONU, piège où s'est engouffré l'Israélien colérique.

Il est connu que la puissance et la force appartiennent uniquement à Allah qui les prêtent à qui il veut, le temps de l'évaluer. Une autre vérité Allah s'est interdit à Lui-même l'injustice et l'a interdit à toutes ses créatures. Or si Israël use à volonté de l'injustice il accéléra la colère de Dieu qui ouvrira les écluses de la colère des autres peuples vertueux contre ce grand virus indomptable. Une dernière vérité historique, les faibles ont souvent vaincu les puissants. Le Coran mentionne la bataille entre Romains et Byzantins. On connaît la suite de la prophétie coranique. David a vaincu Goliath. Dans l'histoire moderne les USA, la France ont été vaincus par le Viet Nam, etc. Rien n'exclut que cette leçon se répète. Allah a son plan infaillible. Qu’Israël se rappelle enfin comment il a vu le jour. Les juifs ont été victimes de l'idéologie d'Hitler avec la complicité d'autres juifs. En créant ce territoire les USA et autres nations occidentales Complices de leur extermination, ont voulu  leur donner le droit de vivre comme une espèce protégée. Ce pan de terre est une survivance et un don qui leur a été offert, et préfère à l'Ouganda, à l'Éthiopie. Aujourd'hui Israël a oublié son odyssée et fait mauvais usage de ce cadeau, cette arche de Noé. Mais Dieu connait leur vraie intention. La prophétie doit se réaliser inéluctablement. Alors Fils d'Israël vous avez aujourd'hui le soutien des USA, comme Hitler avait les soutiens des puissants de son époque pendant la deuxième guerre mondiale (Turquie, Italie, Japon, etc.), il a pourtant perdu lamentablement. Son système basé sur la suprématie de la race Aryenne a été détruit. Ne craignez-vous pas de subir le même sort avec l'effondrement de votre puissance militaire, de celle de l'OTAN et surtout du Dollar. Le mythe du juif, "<strong>race supérieure</strong>" n'est plus d'actualité.

L'univers est très vaste et le secours d'Allah est infini. Bientôt vous passerez non pas devant le tribunal de Nuremberg, mais celui de la justice divine. La Palestine ne s'affaissera point. Elle se tiendra debout tel un rocher pointu et bénéficiera de l'amour de tous les peuples vertueux. Alors dirigeants des Nations opprimées servez-vous du modèle de ce peuple sublime encerclé, bombardé intensément sans condamnation des nations dites démocratiques. Prenez votre destin en main et battez-vous avec foi pour exorciser le démon qui menace de détruire l'humanité. La bataille sera très longue, virulente et débordera du Proche-Orient comme un nuage radioactif. Mais le mal sera exorcise et le monde rayonnera de Jouvence.

Puisse Allah étendre sa miséricorde sur la Palestine, sur les nations opprimées et tous les martyrs, vertueux défenseurs de la vérité.

<strong>Vive la résistance palestinienne</strong>

Vive les défenseurs pacifiques israéliens, Juifs chrétiens et musulmans qui se côtoient autour et dans la mosquée Al Aqsa abritant les trois religions monothéistes, défendant ensemble la naissance de la Palestine, seul gage de sécurité d'un Israël juste, humain et attaché à l'héritage d'Abraham, Confident et Ami d'Allah, patriarche du monothéisme.

Rompez avec le silence complice du système mondial miné par le lobbying sioniste. Sois ambassadeur universel de la paix et concorde entre les nations du monde

<strong>Alhassane Gaoukoye, Enseignant chercheur</strong>

<strong>            </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La chine et les BRICS :  Locomotives numériques du monde</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-chine-et-les-brics-locomotives-numeriques-du-monde-3041199.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Oct 2023 07:38:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En 1990, la Commission Sud, présidée par l’ancien Premier ministre indien Manmohan Singh, a présenté un rapport qui a appelé au «<em>renforcement de la coopération Sud-Sud</em>». Ledit rapport a consacré la théorie des «<em>locomotives du Sud</em>» et noté que les anciennes puissances coloniales et impérialistes ne seront jamais les moteurs du développement des pays du Sud. Fondé en 2009, le Groupe des BRICS qui représente de nos jours 41% de la population mondiale et contribue à près de 31,5% du Produit intérieur brut (PIB) mondial s’est légitimement positionné comme la locomotive économique et numérique du Sud et du monde. Depuis sa fondation, l’objectif fondamental des BRICS demeure «<em>la construction d’un ordre multipolaire où la gouvernance mondiale et le développement peuvent être orientés de façon à profiter à tous</em>». Dès lors il est apparu clair pour les BRICS que pour atteindre ce noble objectif, la gouvernance numérique et les technologies numériques doivent occuper une place de choix dans les politiques.</strong>

Les progrès numériques et les transformations qui en découlent sont en train d’influer largement sur la vie et même de remodeler les sociétés humaines à une vitesse extraordinaire. Les progrès et les transformations en cours apportent des opportunités, engendrent le développement économique et social. Ils posent aussi de sérieux défis, notamment en termes de gouvernance. Dans ce contexte, les pays des BRICS ont démontré leur capacité de servir de «<strong>locomotive du Sud</strong>», mais aussi de montrer leurs potentialités à agir comme incubateur d’innovation en en matière de technologie numérique et de gouvernance numérique. En un peu plus d’une décennie, les BRICS sont devenus des leaders des technologies numériques sur le plan mondial. Il y a peu de temps la Chine, le Brésil et l’Inde qui figuraient parmi les pays les moins connectés au monde se positionnent de nos jours comme les leaders mondiaux des paiements en ligne.

<strong>En 2013</strong>, le lancement de «<strong>l’Initiative Belt and Road</strong>» par le Président Xi Jinping, a été le fer de lance qui a fait des BRICS l’incubateur et le promoteur de nombreuses initiatives visant à favoriser la coopération numérique mondiale. <strong>En 2014</strong>, le Brésil a organisé «<strong>la conférence mondiale sur l'avenir de la gouvernance de l'Internet» </strong>du nom de «<strong>NET Mundial</strong>». La même année la Chine a organisé la Conférence mondiale sur Internet (WIC), appelée «<strong>Sommet de Wuzhen</strong>» dont l’objectif est de favoriser la gouvernance du cyberespace. Depuis 2014 cette conférence se tient chaque année, offrant au monde une occasion précieuse d’échanger sur de nombreux sujets relatifs aux technologies numériques.

Le 10<sup>ème</sup> Sommet mondiale sur Internet à laquelle j’aurais le plaisir de participer en qualité d’invité de la Conférence aura lieu du 8 au 10 Novembre 2023 à Wuzhen, ville futuriste située dans la province du Zhejiang en Chine. Ledit Sommet se tiendra sur le thème: «<strong>Créer un monde numérique inclusif et résilient permet à tous de construire une communauté avec un avenir commun dans le cyberespace</strong>».

Le Sommet mondial de Wuzhen qui a reçu l’attention, le soutien et la reconnaissance de la communauté internationale, est devenu une plate-forme de haut niveau pour les échanges et la coopération dans l'économie numérique. Il réunira des représentants d'organisations internationales, de gouvernements, d'entreprises, d'institutions de recherche et de la société civile. Ceux-ci auront à échanger sur les nouvelles tendances dans le développement des technologies Internet, la situation de la gouvernance du cyberespace, l’approfondissement de la coopération numérique internationale et partageront les opportunités de développement axé sur l'innovation. Le Sommet œuvrera ainsi pour «<strong>un monde plus juste, équitable, ouvert, inclusif, sûr, stable et un cyberespace dynamique vers un avenir numérique brillant pour l’humanité</strong>».

Au sein des pays des BRICS, l'Inde a abrité en 2017 «<strong>la Conférence mondiale sur le cyberespace» </strong>(GCCS). Depuis 2019 la Russie organise chaque année, la conférence intitulée «<strong>Artificial Intelligence Journey</strong>». <strong>En juillet 2022,</strong> la Chine a organisé le premier Forum numérique des BRICS. Ce Forum a été l’occasion idéale pour les pays des BRICS d’échanger davantage sur leurs visions dans les domaines des technologies, de la gouvernance numérique, «<strong>mais aussi et surtout d'identifier des points de convergence afin de renforcer la coopération intra-BRICS</strong>». En Afrique, la République d'Afrique du Sud demeure le pays le plus actif dans les forums de gouvernance de l'Internet. Les nombreuses actions menées par les BRICS, suite à des initiatives de la Chine ont démontré l’importance que ce Groupe attache aux technologies et à la gouvernance numérique. Dès lors le monde a noté que les pays des BRICS ont compris la valeur des technologies numériques interopérables qui permettent de partager des informations, d’accéder aux services à l’échelle régionale et mondiale. Ce qui facilite la connectivité en matière de commerce et d’échanges sans nuire à la souveraineté numérique des pays. Les BRICS ont aussi compris que pour être une véritable locomotive numérique, ils doivent s’appuyer sur l’interopérabilité sous tous ses aspects; techniques et juridiques. L’adoption d’une ligne politique d’interopérabilité dans les échanges intra-BRICS apportera des avantages indéniables sur le plan socio-économique tout en renforçant les écosystèmes numériques des BRICS vers une large ouverture. La Chine est incontestablement le pays où le principe d’interopérabilité équitable est largement intégré dans le cadre de nombreuses initiatives. Le 19 janvier 2021, l’adoption d’une ligne commune sur la promotion d’un développement sain et durable de l’économie de plateforme a marqué une évolution remarquable. L’Inde fait preuve de son intérêt et de son engagement pour les écosystèmes interopérables. La Russie, a créé un cadre réglementaire pour l’open banking. Elle a publié un document d’orientation qui détaille les approches réglementaires des écosystèmes numériques. Le Brésil a adopté la même ligne de conduite que l’Inde et la Russie. Il a créé une structure commune à la réglementation de l'open banking et les paiements instantanés. En République d’Afrique du Sud, le 9 Avril 2023, la Commission Sud-africaine de la concurrence a engagé une étude sur les plateformes d'intermédiation en ligne dont l’objectif est d’examiner les problèmes d’interopérabilité qui pourraient affecter l’ouverture des écosystèmes numériques. La coopération des BRICS en tant que locomotive de l’innovation et promoteur de modèles alternatifs de gouvernance mondiale, notamment dans le cyberespace s’avère pertinente. Il y a lieu de noter que les débats autour de l’interopérabilité existent surtout dans les pays occidentaux qui ignorent les réalités et les besoins des pays du Sud. En prenant en compte l’interopérabilité parmi les sujets pertinents, les BRICS jouent le rôle de locomotive numérique dans les débats. Ainsi, les débats deviennent des catalyseurs pour promouvoir les échanges sur l’interopérabilité dans les politiques numériques.

La Chine a saisi l’opportunité offerte par les progrès numériques pour développer l’économie numérique. Elle a contribué à l’établissement du cadre de partenariat pour l’économie numérique des BRICS, lancé «<strong>l’Initiative des BRICS pour la coopération sur la numérisation de l’industrie manufacturière</strong>», afin de réaliser ensemble un développement rapide. «<strong>En tant que plus grand pays en développement au monde et pays comptant le plus grand nombre d'utilisateurs d'Internet</strong>», la Chine «<strong>comprend les tendances sous-jacentes de l'ère de l'information». </strong>Elle est entrain de renforcer sa position dans le cyberespace et les technologies numériques. Pour mémoire en 2021, l'économie numérique de la Chine a entamé une forte croissance pour atteindre 45 500 milliards de yuans, représentant 39,8% de son Produit intérieur brut (PIB). Ce qui l’a placée au 2<sup>ème</sup> rang mondial. La même année, les ventes au détail en ligne de biens de consommation en Chine se sont élevées à 10 800 milliards de yuans, soit une hausse de 12% sur un an. Le chiffre d'affaires du commerce électronique transfrontalier en Chine a atteint 1.920 milliards de yuans, en hausse de 18,6% sur un an. Les nouvelles technologies Internet sont largement utilisées dans des domaines tels que l'éducation, l'emploi, la sécurité sociale, la médecine, les sports, le logement, les transports, l'aide aux personnes handicapées et les soins aux personnes âgées. Les services Internet Plus sont sur la voie d'un développement sain. La Chine a créé la plus grande société numérique active au monde. En juin 2022, la Chine comptait 1,05 milliard d'utilisateurs d'Internet et le taux de pénétration d'Internet avait atteint 74,4%. Le pays compte le plus grand réseau 5G au monde et demeure l'un des leaders mondiaux en matière de normes et de technologies 5G avec «<strong>1,85 millions de tours de téléphonie mobile 5G et 455 millions d'abonnés à la téléphonie mobile 5G</strong>». En se concentrant sur les BRICS et au-delà des BRICS, la Chine marque les temps modernes. Elle est en train d’écrire un chapitre mémorable de l’histoire des relations internationales voire de l’humanité. Suivant la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise dans la nouvelle ère, «<strong>la Chine tient haut levé la bannière de la construction d'une communauté de destin pour l'humanité</strong>» et apporte d’inestimables contributions à la promotion d'une paix durable et du développement commun du monde.

Lors du 15<sup>ème</sup> Sommet des BRICS tenu du 22 au 24 Août 2023 à Johannesburg, en Afrique du Sud, l’immense intervention du Président Xi Jinping a marqué la rencontre et fait de ce Sommet un évènement historique à tout point de vue. Au sujet des BRICS, le Président Chinois a noté: «L<strong>es pays des BRICS sont une force importante pour façonner l’échiquier international. Le fait que nous choisissons en toute indépendance nos voies de développement, défendons ensemble notre droit au développement et avançons ensemble vers la modernisation représente l’orientation du progrès de l’humanité et influencera certainement en profondeur le cours du monde</strong>». L’engagement de la Chine a été fortement exprimé dans tous les domaines, notamment celui des sciences et de l’innovation: «<strong>La Chine mettra en place un parc incubateur des sciences et de l’innovation Chine-BRICS dans la nouvelle ère pour appuyer la transformation des fruits de l’innovation. Dans le cadre du mécanisme de la constellation de satellites de télédétection des BRICS. La Chine examinera la possibilité de créer une plateforme de coopération internationale des BRICS sur les données et l’application des satellites de télédétection pour fournir un appui de données à différents pays dans les domaines de l’agriculture, de l’écologie et de la réduction des catastrophes naturelles</strong>».

Par ailleurs, la Chine a publié le 7 Novembre 2022 un livre blanc intitulé: «<strong>Construire conjointement une communauté de destin dans le cyberespace</strong>». Ce livre blanc présente la vision chinoise du développement et de la gouvernance de l'Internet dans la nouvelle ère ainsi que ses actions. Il expose les réalisations dans la promotion de «<strong>la construction d'une communauté de destin dans le cyberespace et décrit les perspectives de coopération internationale</strong>». La Chine marque sa disponibilité totale à travailler avec d'autres pays pour favoriser un cyberespace ouvert, inclusif et dynamique, plus juste, plus sûr et plus stable. Elle souhaite des efforts concertés pour construire une communauté de destin dans le cyberespace et créer un monde meilleur. Il est important de noter que la Chine s’est inspirée de l’expérience d’autres pays en matière de gouvernance du cyberespace pour planifier le développement de l’Internet et lancer un modèle typiquement chinois de gouvernance de l’Internet conforme aux meilleures pratiques internationales. L’engagement de la Chine à construire «<strong>un système mondial de gouvernance de l’Internet multilatéral, démocratique et transparent avec d’autres pays</strong>», s’inscrit dans la mise en œuvre de la modernisation chinoise, axée sur une large ouverture au bénéfice du peuple chinois, des BRICS, des pays du Sud, du monde entier et pour la construction d’une Communauté de destin pour l’humanité./.

<strong><em>Prof. Yoro DIALLO</em></strong>

<strong><em>Senior Researcher / Executive Director of the du Center for Francophone Studies- Director of the African Museum- Institute of African Studies /Zhejiang Normal University/Jinhua, CHINA</em></strong>

<strong><em>E-mail: </em></strong><strong><em><a href="mailto:inadial@yahoo.com">inadial@yahoo.com</a> -Téléphone: 0086/15888991173</em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rapport BVG: suivi de la mise en œuvre des recommandations du BVG :  Le CHU de Kati met en œuvre 52% des recommandations</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/rapport-bvg-suivi-de-la-mise-en-oeuvre-des-recommandations-du-bvg-le-chu-de-kati-met-en-oeuvre-52-des-recommandations-3041192.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Oct 2023 07:24:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a conduit une mission de vérification concernant le suivi de la mise en œuvre des recommandations formulées par sa vérification de performance de la gestion du Centre Hospitalier Universitaire (CHU), Pr Bocar Sidy SALL de Kati, effectuée en 2021. Cette vérification de suivi vise à s’assurer que les recommandations formulées lors de la vérification initiale ont été mises en œuvre et que les faiblesses constatées ont été corrigées. Elle a porté sur la gestion du CHU du 1<sup>er </sup>janvier 2021 au 31 décembre 2022.</strong>

À l’issue de la vérification, la mission a constaté que sur les vingt-trois (23) recommandations formulées par la mission initiale de vérification de performance, douze (12) sont entièrement mises en œuvre soit 52%, six (06) sont partiellement mises en œuvre soit 26% et cinq (05) ne sont pas mises en œuvre soit 22%.

&nbsp;

<strong>Recommandations entièrement mises en œuvre</strong>

Il ressort de la vérification que le Ministre de la Santé et du Développement Social veille au renouvellement du mandat des membres du Conseil d’Administration et que le Conseil d’Administration s’acquitte adéquatement de ses rôles et responsabilités de contrôle et de surveillance de la gestion du CHU de Kati et veille à la tenue du registre de délibérations. Le Ministre chargé de l’Économie et des Finances a pris des mesures appropriées pour amener l’Agent comptable à produire les comptes de gestion du Centre Hospitalier Universitaire de Kati.

Le Directeur Général du CHU respecte le principe de séparation des fonctions d’Agent Comptable et d’Ordonnateur. Il a mis en place une salle de déchocage équipée au Service des urgences et pris des dispositions nécessaires pour rendre opérationnel le bloc multifonctionnel de l’Hôpital. Il a aussi mis en place un plan de suivi, d’entretien et de maintenance préventive des équipements médicaux et biomédicaux et veille à l’exécution correcte des obligations contractuelles du prestataire de service de nettoyage.

Enfin, l’Agent Comptable a produit et envoyé à la Direction Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique des comptes de gestion. Le Comptable-matières établit les fiches détenteurs et procède à l’enregistrement des matériels en service.

&nbsp;

<strong>Recommandations partiellement mises en œuvre</strong>

Pour ces recommandations, toutes les diligences n’ont pas été effectuées pour corriger les lacunes et insuffisances relevées par la vérification initiale.

Le Directeur Général a procédé à l’évaluation des besoins de formation du Centre Hospitalier Universitaire et élabore un plan de formation, mais la dimension «<strong>Genre et Santé publique</strong>» n’a pas été prise en compte dans l’élaboration desdits projets. Le cadre prévisionnel des emplois et compétences est élaboré. Toutefois, le Projet d’établissement, duquel est issu le dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, n’est pas validé.

La Directeur Général (DG) a doté l’Unité d’Accueil Tri et Orientation des urgences en moyens et équipements nécessaires à la prise en charge adéquate des malades. Toutefois, le local n’est pas conforme aux exigences édictées dans la carte nationale hospitalière. Il a mis en place un service conformément à la règlementation en vigueur. Toutefois, les services de contrôle de gestion et d’audit interne ne sont pas créés. Il aussi a mis en place des équipements de traitement approprié des déchets médicaux et biomédicaux et une amélioration des règles d’hygiène, mais n’a pas mis à la disposition de l’équipe de suivi des recommandations des informations sur les matelas des lits d’hospitalisation, sur les brancards et sur les linges par rapport à leur état de décontamination avec la solution du chlore à 0,5%.

Aussi, aucune information n’a été fournie à l’équipe sur le port des bottes ni de couvre-chaussures encore moins de lunettes de protection pour prévenir la contamination des agents du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Kati par les éclaboussures et les goulettes.

Le Directeur Général de l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM) n’a pas totalement payé les frais médicaux des indigents.

<strong>Les recommandations non mises en œuvre</strong>

Aucune action n’a été prise pour leur application.

Le Directeur Général n’a pas élaboré le projet d’établissement. Il n’a pas, non plus, poursuivi les efforts dans l’intégration de la dimension genre au sein de l’administration publique. Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) ne dispose ni d’un manuel de procédures validé, ni de personnel qualifié et suffisant par spécialité et par catégorie dans tous les services.

Nonobstant les efforts déployés actuellement par la Direction et les autres parties prenantes dans la gestion du CHU de Kati, des actions doivent être poursuivies, notamment la finalisation des travaux d’élaboration du Projet d’établissement, la validation du manuel des procédures administratives, comptables et financières et la prise en charge de la dimension genre dans les organes de gestion.

<strong>Ibrahim DIALLO, le Chef de la Cellule Communication</strong>

<strong>Bureau du Vérificateur Général</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Changement de comportements :  Notre jeunesse est notre force vitale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/changement-de-comportements-notre-jeunesse-est-notre-force-vitale-3041185.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Oct 2023 07:18:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La question de nos enfants, de notre jeunesse est une problématique essentielle, une priorité absolue. Le jour où ces jeunes décideront de rester et de hisser des mouvements sociaux, le pays sera ingouvernable. Alors, les gouvernants ne sauront plus quel argument tenir. Les récentes arrestations n’augurent rien de bon pour la stabilité du pays: nous sommes en guerre, nous sommes en pleine lutte contre la corruption et les malversations financières. Ça ne va pas du tout, comme le clame avec désespérance la majorité des Maliennes et Maliens. Quand on observe l’état et la détresse, notre pays aujourd’hui ressemble à un patient agonisant aux urgences d’un hôpital sans médecin, ni infirmier de garde. Cela doit changer.

Le Mali comptait environ trois (03) millions d’élèves, de lycéens et d’étudiants, dont 30 000 à 40 000 sortent chaque année du système et viennent s’ajouter aux 50 000 jeunes sans emploi, ni perspective d’emploi. Et comble de l’absurde, les trois quarts d’entre eux suivent des formations dont le pays n’a aucun besoin.

Nous le savons tous et personne n’en parle, comme si nous avions volontairement accepté de sacrifier ces jeunes générations. Au Mali, une personne qui travaille fait vivre de dix (10) à quinze (15) personnes. Ce qui explique que la majorité des Maliens ne vivent plus; ils survivent. Et c’est là une autre réalité.

Notre jeunesse est notre avenir et sa volonté de s’impliquer pour participer à la reconstruction du Mali est une formidable opportunité. La population malienne est très jeune. 60% à moins de vingt ans. Elle veut sa part et ne reculera devant rien pour l’obtenir, comme le font sous ses yeux des dirigeants avides, des fonctionnaires corrompus. Mais la contestation sociale n’est pas seulement protestataire, cette jeunesse peut être aussi le ferment d’un renouveau de la politique et de la culture.

Nos jeunes générations sont de plus en plus audibles, notamment à travers les réseaux sociaux; elles sont de plus en plus inquiètes aussi. Elles souhaitent prendre part au débat, animées par le désir partagé d’agir pour leur pays. Mettre cette jeunesse au centre des préoccupations politiques permettrait de fixer de nouvelles priorités juvéniles et de repérer les segments où la puissance publique peut apporter des coups de pouce efficaces et orienter positivement cette énergie. Et même, pourquoi pas, comme au judo, tirer profit des déséquilibres et des trébuchements pour aller plus loin plus vite.

Le temps est révolu où, sans trop de volonté, après des études sommaires, on pouvait facilement s’insérer dans la vie active. La compétition est aujourd’hui autrement plus rude. Elle l’est au niveau du pays, que le surgissement des nouvelles technologies a mis, dans certains domaines, sur la même ligne que les nations technologiquement les plus avancées. Mais le Mali reste encore victime de vertigineuses inégalités de développement en matière d’accès à des biens essentiels: alimentation, eau potable, électricité, santé, instruction.

La compétition est aussi beaucoup plus disputée au niveau individuel, et ce dès l’enfance. Et les embuches ne manquent pas. Un jeune, ou sa famille, qui décide de mettre la barre haute dans l’acquisition des connaissances, même s’il fait le bon choix, rencontre inévitablement de multiples embuches.

Obstacles de la pauvreté qui complique toutes les démarches quotidiennes: transports, achats de livres et de fournitures, voire financement de la corruption à laquelle notre système d’enseignement n’échappe malheureusement pas.

Obstacles d’un monde professionnel qui n’échappe pas davantage aux stratégies de survie à court terme: emplois réservés aux cousins plutôt qu’aux compétents, crainte de ceux dont la qualité professionnelle peut menacer les positions acquises. Obstacles de la volonté, minée par le découragement, et qui pousse certains à la paresseuses routine de grins interminables ou le thé, les réseaux sociaux et la chicha se substituent à l’exigence de se construire.

Quand ce n’est pas dans les cas extrêmes, la délinquance, la fuite, voire les tentations sataniques du djihadisme. J’ai plus d’une fois rejoint un groupe de jeunes réunis dans la rue autour d’un thé pour prendre le pouls de cette jeunesse et sentir les vrais problèmes du pays. Notre responsabilité face à nos jeunes générations est vertigineuse. Les Maliennes et les Maliens aiment profondément leur pays ; où qu’ils soient, ils éprouvent un besoin viscéral d’y revenir régulièrement, au risque d’en tomber malade si leur situation les en empêche.

Il faut agir pour notre jeunesse, en commençant par lui garantir de pouvoir faire face à ses besoins immédiats, tout en anticipant ses attentes. Le seul besoin d’un enfant n’est pas d’aller à l’école; un jeune doit pouvoir s’épanouir, s’ouvrir au monde, s’amuser, faire du sport, etc. Tout ce parcours d’apprentissage et d’études, nos enfants le traversent avec la perspective de construire un jour leur vie et de fonder un foyer.

Hélas, ce projet relève pour la plupart du rêve inatteignable. Si rien ne change, et de la manière la plus forte, notre jeunesse n’aura pas d’avenir en Afrique. Des millions de jeunes y sont à la recherche d’un emploi, d’autres millions d’élèves et étudiants vont les rejoindre dans quelques années. Cette tragique réalité constitue une véritable bombe sociale à retardement.

Nous avons tous négligé leur désespérance. Ceux qui se jettent dans la mer sur des embarcations précaires en sont l’effroyable démonstration. Ceux qui se jettent dans le fleuve sur les ponts à Bamako en sont la parfaite illustration de la désespérance de la jeunesse. Ces jeunes prennent le risque de mourir, abandonnent leurs familles et leur terre, persuadés que la seule issue, aussi périlleuse elle, se trouve au bout de l’horizon.

Il est urgent de créer les conditions pour retenir notre jeunesse. Il est impératif de redonner l’espoir d’un avenir possible, de les convaincre que les dirigeants se soucient véritablement d’eux. Et ils doivent le prouver par des actes. La tâche est immense, mais je la crois possible.

Elle peut s’amorcer simplement, en organisant la jeunesse afin qu’elle participe au processus économique de création de richesses. Pour cela, il faudrait notamment répertorier tous les biens et produits que notre pays importe. L’importation est une des grandes causes du chômage dans bien des pays, il faut faciliter sinon favoriser la création d’entreprises qui répondent aux besoins internes.

<strong>Amy SANOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Vie chère coupures d’électricité insécurité :  Les Maliens plus que jamais fatigués</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vie-chere-coupures-delectricite-insecurite-les-maliens-plus-que-jamais-fatigues-3041191.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Oct 2023 07:17:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Relever le Mali du désordre dans lequel les démocrates criminels l'ont plongé uniquement pour se servir du bien public, n'est pas chose facile dans un contexte de guerre. Mais avec une dose d'intelligence, le défi devrait vite être relevé à la grande satisfaction du peuple malien.</strong>

<strong>En décidant de trouver une solution à tous les problèmes hérités de la gabegie démocratique, les autorités de la transition font du surplace et tournent en bourrique le peuple malien, désorienté par les discours à l’emporte-pièce d'un Premier ministre qui se satisfait à dénoncer ses camarades d’hier de la mangecratie, oubliant qu'il est lui-même un acteur clé dans la déchéance de l'État malien. Alors que les vrais problèmes demeurent encore.</strong>

Le bout du tunnel n'est certainement pas pour demain. Dans la mesure où le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga privilégie encore les envolées lyriques et des dénonciations pour se blanchir de la gestion des démocrates prédateurs dont il a été avec eux un acteur incontournable dans la dilapidation du bien public. Il ne rate aucune occasion pour régler ses comptes avec ses amis d’hier. Des audiences à la primature à l'ouverture d'une cérémonie, en passant par des échanges avec les cadres et militants de son regroupement politique, il descend en flammes ses anciens alliés politiques et jette toujours la responsabilité de notre échec aux puissances coloniales et impérialistes. En oubliant sa responsabilité dans ce chaos que nous vivons depuis 2012.

Pourtant, dans un passé récent, il avait tenu à dire solennellement que le temps des discours populistes et la propagande était révolu et place au travail avant que le peuple se retourne contre les tenants du pouvoir. Mais c’était mal connaître l’homme. Rien n’a changé. Il continue toujours avec son populisme et sa propagande, rejetant la responsabilité de la situation dont notre pays vit depuis 2012 aux autres. Et le travail auquel les Maliens attendaient au lendemain de son discours encore populiste n’a pas encore pointé son nez. Il a été enterré par Choguel K. Maïga en s’adonnant à ses anciennes amours: discours populistes, propagande, dénonciation, fuite de responsabilité. Comme lui-même l’a déclaré pour être applaudi comme au bon vieux temps du communiste soviétique, ils ont atteint leurs limites objectives. Et il est temps qu’il change de fusil d’épaule pour mettre le pays au travail afin que le changement annoncé soit une réalité et non un rêve pour les Maliens qui continuent de prendre leur mal en patience, malgré leur soutien à la transition.

Plus que jamais fatigués par la cherté de la vie, les coupures d’électricité et l’insécurité, les Maliens, malgré eux, continuent d’apporter leur soutien à la transition dont les tâtonnements dans la gestion du pays donnent des soucis à nos compatriotes. Ils subissent la loi des maux cités plus haut. Jusqu’à présent, les prix des produits de grande consommation subventionnés par le gouvernement ne connaissent aucune baisse. Alors que les salaires n’ont aucune augmentation. N’en parlons pas des prix des carburants. Depuis presque une année, les prix à la pompe demeurent le même. Conséquence: les prix des transports prennent l’ascenseur. Sans aucune concertation avec le gouvernement et les associations des consommateurs, les compagnies de transport ont fixé les prix de transport dans leurs intérêts.

Et pour ne pas arranger les choses, le pays est pris en otage par des coupures d’électricité dues uniquement à la volonté d’une mafia politico- militaire et économique, animée par le seul souci de grappiller les fonds publics et de faire souffrir les Maliens. Et aujourd’hui, ils n’ont que leurs yeux pour pleurer. Toutes les activités économiques du pays sont presque à l’arrêt, faute de fourniture d’électricité aux consommateurs.

Quant à l’insécurité, elle devient un casse-tête. Des gens sont dépossédés de leurs biens. D’autres sont tués. Les crimes passionnels sont monnaie courante. On assiste à ces derniers à l’assassinat odieux des épouses par leurs conjoints. Les disparitions et enlèvements des enfants, des malades mentaux sont tellement fréquents qu’ils ne s’offusquent personne. Tous ces crimes se passent dans l’impunité la plus totale, laissant le citoyen sans défense.

Cela n’est pas surprenant. Dans la mesure où le gouvernement, au lieu de sélectionner les urgences pour faire face, s’est attaqué à tous les problèmes légués par les démocrates voleurs dont l’ambition était de se servir dans les caisses de l’État. Et avec un Premier ministre populiste, l’administration demeure la même. Aucun changement n’est constaté. Il suffisait d’une dose d’intelligence pour satisfaire certaines attentes des Maliens. Mais Choguel K. Maïga, Premier ministre, a voulu autrement. Il tourne le peuple malien en bourrique et se satisfait de ses discours populistes et propagandistes en tenant responsable ses alliés politiques d’hier du délitement de l’État malien. Alors que lui-même fut un artisan majeur dans ce gangstérisme contre notre pays. Résultat: le surplace. Le pays ne bouge presque pas sur aucun plan.

L’heure est arrivée de changer de pas de danse pour mettre les Maliens au travail. Sans lequel aucune nation ne peut se développer.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance :  Pourquoi tant de corruption ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/gouvernance-pourquoi-tant-de-corruption-3040387.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 09:11:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La corruption et les malversations financières sont donc devenues des faits de société et ont tendance à être banalisées. Cette banalisation contribue à cultiver chez de nombreux Maliens l’esprit d’accaparement et la course à l’argent facile. Tous les moyens sont bons pour s’enrichir, et il faut s’enrichir le plus vite possible. Il n’est pas rare que le cercle des parents et des proches qui vient congratuler un des leurs, nommé à une haute fonction politique ou élu à un poste juteux, lui rappelle qu’il doit mettre à profit le laps de temps pendant lequel il assume sa charge pour se mettre définitivement à l’abri du besoin.

Si les nominations sont souvent «fêtées», les limogeages, sont vécus comme des «deuils» dans la famille des intéressés, chez les parents et les proches, et souvent chez les ressortissants de la même localité. Elles ont un coût économique. Les malversations financières et la corruption privent l’État de ressources importantes qui auraient pu servir à financer des investissements, ou à faire face à ses charges de fonctionnement.

Qu’il s’agisse du policier à un barrage routier qui demande de l’argent pour un sucrerie, du thé, du juge qui négocie son verdict, du journaliste qui vend l’espace rédactionnel au mieux-offrant ou d’un ministre exigeant une commission pour donner son feu vert à un investissement, la corruption en Afrique, pourtant omniprésente, est longtemps restée sous-étudiée. Après les indépendances, les africanistes, alors dans leur majorité, encore des Européens, ont été réticents à accabler les pouvoirs postcoloniaux. L’agronome René Dumont, auteur en 1962 du best-seller L’Afrique noire est mal partie, fut la grande exception. À ce jour, l’argument «Il y a de la corruption partout, aussi en Europe» vise à banaliser le phénomène.

En Afrique la corruption pénalise surtout les Africains démunis, un pauvre à deux fois plus de risque de se faire extorquer de l’argent qu’un riche. L’Organisation non-gouvernementale (ONG) Transparency International publie depuis dix (10) ans un «baromètre global de la corruption en Afrique» qui reflète les vues de quelque 47 000 personnes dans trente-cinq (35) pays du continent. Selon l’édition 2019, «plus de la moitié des Africains interrogés déclarent que la corruption s’est aggravée», que leur gouvernement ne fait pas assez pour l’enrayer et que les policiers sont les plus corrompus (47% des personnes sondées estiment que la plupart d’entre eux, sinon tous, sont vénaux, devant les fonctionnaires (39%), les parlementaires (36%), les hommes d’affaires (36%), l’entourage du président (34%) et les juges (34%).

À l’échelle mondiale et sur huit (08) ans, de 2012 à 2019, douze (12) pays africains se trouvent parmi les vingt (20) lanternes rouges dans le classement des pays perçus comme les moins corrompus. En quoi la corruption et les malversations financières nuisent-elles à la poursuite et à la consolidation de l’expérience démocratique au Mali ? La question revêt une triple dimension: politique, sociale et économique. Les auteurs de ces pratiques se recrutent presque exclusivement dans certaines couches sociales privilégiées et minoritaires; fonctionnaires, magistrats, agents des Forces armées et de sécurité, membres des professions libérales, commerçants, industriels, notabilités traditionnelles ou religieuses.

La corruption et les malversations financières érodent la confiance ou ce qu’il en reste des citoyens envers l’élite dirigeante et renforcent chez eux la perception déjà largement répandue d’un «État prédateur». La perte de confiance des gouvernés envers les gouvernants est de nature à saper les fondements mêmes du système démocratique en portant atteinte à la légitimité des institutions qui symbolisent l’État La cote d’alerte est déjà atteinte au Mali comme l’attestent les résultats de certains sondages d’opinion réalisés entre 2001 et 2004.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Partenariat Mali&#45;Russie :  Énergie nucléaire civile, transport urbain et régional</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/partenariat-mali-russie-energie-nucleaire-civile-transport-urbain-et-regional-3040401.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 01:23:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Apparemment la visite d’affaires de la délégation du gouvernement malien en Russie a été très fructueuse. Selon le ministère des Transports et des infrastructures, les perspectives de création des lignes de tramways seront une réalité.</strong>

Bamako aura deux (02) lignes de tramways:

⁃ Première ligne: Moribabougou-Kanadjikila;

⁃ Deuxième ligne: Sanankoroba-Kati.

En outre, une nouvelle ligne ferroviaire (Bamako-Diboli) à la frontière avec le Sénégal sera réalisée.

Des centrales nucléaires à des fins civiles seront également réalisées pour résoudre le problème récurrent du déficit d’énergie de l’EDM.

En fait, si malgré toutes ces évidences, toutes ces perspectives, on trouve des Maliens soi-disant intellectuels qui doutent en la capacité et la volonté de cette transition de faire en sorte que nos rêves deviennent réalité, c’est que nos problèmes pendant ces trente (30) dernières années sont le manque de vision et d’audace de nos intellectuels francophones qui ont eu la lourde charge de diriger nos pays.

L’énergie nucléaire civile pour pallier au déficit d’énergie de nos États est possible. La volonté politique est là ainsi que les partenariats stratégiques pour la réalisation d’un tel projet d’envergure.

Le pessimisme et le complexe d’infériorité sont ancrés dans les mœurs des intellectuels africains francophones, contrairement aux intellectuels africains anglophones.

Cette opportunité que nous offre la Russie, en matière de coopération et de transfert de technologie, est historique.

Contrairement à la France qui voulait toujours nous garder dans la sujétion, le partenariat avec la Russie et la Chine est un partenariat gagnant-gagnant. Chacun y trouve son compte.

Pendant soixante-trois (63) ans de partenariat avec la France, on n’avait pas le droit de rêver, c’est-à-dire le rêve n’était pas permis. L’achat des matériels militaires avec la France et les pays occidentaux était quasiment impossible, c’est pourquoi les dix dernières années ont été des cauchemars et traumatisantes pour le peuple malien. La France nous terrorisait par le biais des bandits armés.

Grâce au partenariat militaire avec la Russie, le Mali dispose maintenant des matériels militaires de dernière génération. Des réalités pareilles avec la France est impensable car la France veut toujours nous garder dans des conditions primitives.

Le salut de l’humanité se trouve dans un monde multipolaire en téléchargement actuellement avec l’émergence d’un autre bloc appelé les BRICS qui sont en train d’ouvrir ses portes à d’autres Nations qui aspirent à un ordre mondial plus équilibré.

Bon vent à la coopération et partenariat Russie et les pays de l’AES (Alliance des États du Sahel: Burkina, Mali et Niger).

Qu’Allah bénisse le Mali, le Burkina et le Niger.

<strong>Bakary COULIBALY</strong>

<strong>Élan Patriotique: Faso Nieta Kanou</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: Chronologie du conflit dans le nord du pays (suite et fin)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/mali-chronologie-du-conflit-dans-le-nord-du-pays-suite-et-fin-3039609.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 07:09:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Peut-on définir le terrorisme comme une «Tactique d’emploi de la violence (sabotages, attentats, assassinats, enlèvements, prise d’otages ...) à des fins politiques, pour déstabiliser et frapper massivement l’opinion publique et les États concernés. Le terrorisme peut être le fait d’individus ou de groupes non-étatiques en lutte contre un régime politique, mais également constituer un mode de gouvernement par la terreur; il s’agit alors de terrorisme d’État».</strong>

<strong>La France accusée à tort ou à raison</strong>

<strong>En 1968</strong>: Le régime de Modibo Keïta est renversé par le Lieutenant Moussa Traoré. Le franc malien est amarré au Franc français, le taux était 1 franc français contre 100 francs maliens, 1 franc CFA contre 2 FM  le courant passe bien entre Paris et Bamako.

<strong>En 1984</strong>: Contraint de retourner au franc CFA.

Le <strong>franc malien</strong> a été la monnaie du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mali">Mali</a> entre le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1er_juillet">1<sup>er</sup> juillet</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1962">1962</a> et le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1er_juillet">1<sup>er</sup> juillet</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1984">1984</a>, remplaçant le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_CFA">franc CFA</a> pendant cette période.

Monnaie non convertible, de valeur initiale égale à celle d'un franc CFA, le <em>franc malien</em> a été dévalué dès <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1963">1963</a>. Une nouvelle dévaluation a eu lieu le 6 mai 1967.

Bien que seule monnaie officielle du pays, le Mali affirmait ne pas quitter la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_franc">zone franche</a> lorsqu'il créa cette monnaie, et <em>de facto</em> ce fût le cas.

Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_des_prix_%C3%A0_la_consommation">taux d'inflation</a> au Mali atteignant les 25% en 1984, le pays ré-adopte le franc CFA. Selon nos informations, de vrais faux billets avaient été massivement introduits dans le circuit financier malien, dans le but de saboter l’économie.

En effet, Moussa Traoré avait déclaré son désir d’aller à l’école japonaise, toute chose que Paris n’avait pas appréciée. Les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pi%C3%A8ce_de_monnaie">pièces</a> et les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Billet_de_banque">billets</a> du franc malien étaient produits en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tch%C3%A9coslovaquie">Tchécoslovaquie</a>.

<strong>1984-85</strong>: La pire sécheresse qu’ait connue le pays en dix (10) ans a de très importantes conséquences pour les communautés pastorales et l’économie rurale du Nord. De nouvelles troubles ont éclaté et exode des populations nomades vers la Lybie.

<strong>1990</strong>: Discours de la Baule; il a été prononcé par le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9sident_de_la_R%C3%A9publique_fran%C3%A7aise">président de la République française</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Mitterrand">François Mitterrand</a>, le 20 juin 1990, dans le cadre de la 16<sup>ème</sup> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sommets_France-Afrique">Conférence des chefs d’État d’Afrique et de France</a> à laquelle étaient invités trente-sept (37) pays africains et qui s'est déroulée dans la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_(France)">commune française</a> de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Baule-Escoublac">La Baule.</a>

Alors que les relations de l'Afrique avec le bloc de l'Ouest étaient fondées, dans le contexte de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_froide">guerre froide</a>, sur la préservation des régimes anti-communistes et la sécurisation des approvisionnements, en général sans réelle considération pour le respect des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_de_l%27homme">droits Humains</a> et de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie">démocratie</a> par ces derniers, le discours de La Baule invite les pays d'Afrique à lancer un processus de démocratisation sous peine, dans le cas contraire, d'être privés du soutien du Nord. Refus de Moussa Traoré et de nouvelles troubles éclatent à Bamako (politique) et à Kidal  (séparatistes armés).

Le coup d'État de 1991 au Mali a lieu le 26 mars 1991 au Mali et aboutit au renversement de Moussa Traoré, au pouvoir depuis vingt-trois (23) ans, et à la mise en place du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP), présidé par Amadou Toumani Touré, jusqu'au 8 juin 1992.

<strong>1992</strong>: Alpha Oumar Konaré est élu avec les bénédictions de la Fondation Fondée en 1986 par M<sup>me</sup> Danielle Mitterrand, France Libertés est une Fondation reconnue d’utilité publique, à but non lucratif, et dotée du statut consultatif auprès du Conseil Économique et Social des Nations Unies depuis 1991.

La Fondation Danielle Mitterrand est un acteur du mouvement de solidarité internationale. La Fondation a pour objet de construire un monde plus juste et plus solidaire dans lequel chacun puisse exercer sa liberté dans le respect de l’autre. Les principaux domaines d’action de France Libertés sont la défense du droit des peuples à disposer de leurs richesses et le droit d’accès à l’eau en tant que bien commun de l’humanité.

Alpha Oumar Konaré est le seul Président à avoir terminé ses deux (02) mandats depuis 1992 au Mali.

Son successeur Amadou Toumani Touré  est renversé à seulement deux (02) mois de la fin de son deuxième et dernier mandat. (1992-2012).

L'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_arm%C3%A9es_et_de_s%C3%A9curit%C3%A9_du_Mali">armée malienne</a> est engagée depuis le 17 janvier 2012 dans une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Mali">guerre</a> dans le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Azawad">Nord du pays</a> déclenchée par la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9bellion_touar%C3%A8gue_de_2012">rébellion touarègue de 2012</a>, menée par les insurgés <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Touaregs">touaregs</a> du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_national_pour_la_lib%C3%A9ration_de_l%27Azawad">Mouvement national pour la libération de l'Azawad</a> et les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Djihadisme">djihadistes</a> d'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ansar_Dine">Ansar Dine</a>. L'armée subit plusieurs revers, elle souffre d'un manque de moyens par rapport aux <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Touareg">Touaregs</a> qui bénéficient d'un important matériel et d'armes lourdes récupérées à la suite de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_libyenne_de_2011">chute de Kadhafi</a> en 2011. Le moral des troupes est au plus bas, les officiers supérieurs sont soupçonnés de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9potisme">népotisme</a>, de favoritisme et de corruption, de détourner l'argent destiné à l'équipement militaire alors que le salaire d'un soldat de base est de 40 000 francs CFA par mois.

<strong>Fin janvier et début février</strong>, des manifestations de femmes de militaires réclament des «<strong>munitions pour leurs hommes</strong>». À un mois d'échéance des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_malienne_de_2013">élections présidentielles</a>, l'autorité du président de la République <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Amadou_Toumani_Tour%C3%A9">Amadou Toumani Touré</a>, qui a annoncé qu'il ne se représenterait pas, est remise en cause.

Ibrahim Boubacar Keïta Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d%27%C3%89tat"><strong>coup d'État</strong></a><strong> de 2020 au Mali</strong> est perpétré par les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_arm%C3%A9es_maliennes">forces armées maliennes</a> le 18 août 2020. Il démarre au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_militaire_Soundiata-Ke%C3%AFta_(Mali)">camp militaire Soundiata-Keïta</a> situé à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kati_(ville)">Kati</a>, une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ville">ville</a> située à 15 kilomètres au nord de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bamako">Bamako</a>, la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Capitale">capitale</a> du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mali">Mali</a>. Il aboutit au renversement du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pr%C3%A9sidents_du_Mali">président de la République</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibrahim_Boubacar_Ke%C3%AFta">Ibrahim Boubacar Keïta</a>, au pouvoir depuis <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2013">2013</a>.

Le coup d’État a lieu alors que le Mali est embourbé dans une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Mali">guerre</a>, avec de très nombreuses violences terroristes et interethniques, depuis 2012. La base de Kati est le lieu de départ du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d%27%C3%89tat_de_2012_au_Mali">coup d'État de 2012</a> et de celui de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d%27%C3%89tat_de_1968_au_Mali">1968</a>. Des tensions entre le président <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibrahim_Boubacar_Ke%C3%AFta">Ibrahim Boubacar Keïta</a> et l'armée étaient apparues fin 2019, après une série de combats et d'attaques contre l'armée faisant de très nombreuses victimes militaires, notamment l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_d%27Indelimane">attaque d'Indelimane</a>, où quarante-neuf (49) soldats maliens sont morts. La réaction du président Keïta, qui s'était contenté de quelques déclarations, avait alors été jugée insuffisante par les militaires.

<strong> </strong><strong>La MINUSMA était déjà dans le plan français</strong>

<strong>Une délégation de rebelles touareg reçue au Quai d'Orsay</strong>

Une délégation de rebelles touareg du MNLA est reçue le jeudi, 22 novembre 2012 à Paris au ministère des Affaires étrangères. Les parties évoquent la résolution du conflit dans le nord du Mali, occupé par des groupes islamistes armés qui avaient notamment chassé les Touareg.

Cette rencontre officielle avec des «<strong>hauts fonctionnaires</strong>» du ministère aura lieu à la demande du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) dont une délégation est arrivée mercredi 21/11/2012 dans la capitale française.
Elle survient alors que Paris est en pointe dans les préparatifs d'une force armée internationale, composée de soldats africains et soutenue par les Occidentaux, devant intervenir avec l'aval de l'Organisation des Nations unies (ONU) dans le nord du Mali pour en chasser les groupes armés islamistes. Ces groupes, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Ansar Dine et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) contrôlent totalement la partie nord du Mali depuis la fin juin, après en avoir chassé les touaregs du MNLA. Le MNLA s'est jusqu'ici opposé au déploiement d'une force internationale, assurant être en mesure de «<strong>faire le travail</strong>» lui-même, avec l'appui logistique des occidentaux.

<strong>«Feu vert début décembre» pour une intervention militaire</strong>

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a indiqué jeudi (22/11/2012) matin que l'ONU allait «<strong>donner son feu vert début décembre</strong>» à une intervention armée dans le nord du Mali. Mais, a-t-il rappelé, «<strong>il faut d'abord reconstituer les forces maliennes et que les pays voisins fournissent des éléments. C'est une affaire qui relève d'abord des Africains</strong>».
Selon Philippe Lalliot, «<strong>le dialogue que soutient la communauté internationale ne peut être envisagé qu'avec les groupes qui renoncent à la violence et acceptent l'intégrité territoriale du Mali</strong>». «<strong>L'établissement d'un dialogue entre les autorités de Bamako et les groupes non-terroristes du Nord Mali est urgent, au moment où le Conseil de Sécurité des Nations unies, à la demande de l'Union africaine, s'apprête à autoriser le déploiement d'une force africaine</strong>», a déclaré le porte-parole français. «<strong>Cette rencontre sera pour nous l'occasion de rappeler au MNLA la part d'effort qu'il doit effectuer, en renonçant à sa revendication d'indépendance, pour que la paix soit durablement rétablie au Mali</strong>», a-t-il ajouté.

<strong>Naissance du MNLA le 16 octobre 2011</strong>

Le Mouvement national de l'Azawad (MNA), créé en novembre 2010 et qui se définit comme «<strong>une organisation politique de l’Azawad qui défend et valorise la politique pacifique pour atteindre les objectifs légitimes pour recouvrer tous les droits historiques spoliés du peuple de l’Azawad</strong>», et le Mouvement touareg du Nord-Mali (MTNM), mouvement responsable de rébellions de 2006 à 2009, fusionnent le 16 octobre 2011 pour créer le MNLA. Plusieurs groupes d'ex-rebelles <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Touaregs">touaregs</a> ayant fui le Mali dans les années 1990 pour s'engager dans l'armée libyenne de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouammar_Kadhafi">Mouammar Kadhafi</a> se sont joints au mouvement à la suite de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Premi%C3%A8re_guerre_civile_libyenne">chute du régime libyen en 2011</a>. Ils ont apporté avec eux un grand nombre d'armes, réactivant le conflit pour l’autodétermination de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Azawad">Azawad</a>.

Malgré sa volonté de rassembler l'ensemble des communautés de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Azawad">Azawad</a>, le MNLA ne fédère véritablement que quelques tribus <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Touaregs">touarègues</a>, surtout dans l'Est et au nord-est du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mali">Mali</a>; principalement les <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Idnanes&amp;action=edit&amp;redlink=1">Idnanes</a>, les <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Imididaghanes&amp;action=edit&amp;redlink=1">Imididaghanes</a>, les <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Chamanamasses&amp;action=edit&amp;redlink=1">Chamanamasses</a>, les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Daoussahak">Daoussahaks</a>, et une partie des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ifoghas">Ifoghas</a>. Très peu d'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Arabes">Arabes</a>, de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Peuls">Peuls</a> et de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Songha%C3%AF_(peuple)">Songhaï</a> rejoignent le mouvement.

<strong>Compilé par: </strong><strong>A.K. DRAMÉ, journaliste freelance</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Focus : Fraudes, installations illégales: des griefs de la population contre EDM&#45;SA</title>
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<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 07:04:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Aucune amélioration pour la satisfaction de la clientèle. À cet effet, ce sont les petites sociétés qui assurent la permanence avec son lot d’installations frauduleuses et illégales. C’est bien de procéder à des arrestations, il serait bon d’assainir le personnel des Services branchements et poursuites de la société Énergie du Mali (EDM-SA). Ici, le constat est amer: certains agents sont plus nantis que leur propre service. D’où tirent-ils ces fonds ? Rares sont les sociétés industrielles qui payent réellement ce qu’elles consomment.

<strong>EDM-SA «mangée par ses propres agents»</strong>

S’il est un problème qui freine l’avancée de la société Énergie du Mali (EDM-SA), c’est sans nul doute l’existence de petites sociétés privées qui assureraient le relais entre l’énergie et la population. Ces privés créent le plus de problème qu’ils n’en résolvent. Une source proche de la société, plus de 11 000 faux compteurs (ISAGO et branchements directs) ont été retrouvés à Bamako.

Le numéro de dépannage n’est jamais accessible et si on vous répond, on vous donne le contact d’une de ses nombreuses sociétés pour le dépannage. La société est agonisante, mais les travailleurs se tirent bien d’affaires.

<strong>Bamako: traçage de nouvelles voies</strong>

L’entreprise chinoise COVEC procède actuellement à de nouvelles études dans le district de Bamako en vue de trouver une solution aux embouteillages de la ville. Bamako fait aujourd’hui une superficie de 30 km<sup>2</sup>, avec plus de quatre-vingt-deux (82) quartiers. L’un des meilleurs plans de la ville a été mis sous le boisseau par les édiles prédateurs. Ce plan date de 1987.

On parle d’une route à deux (02) voies de Bamako à Koulikoro, «d’échangeur» sur le pont de Banconi, d’une voie qui passe de Dialakorodji pour aboutir au troisième pont en traversant Banconi. Ensuite, sur la rive droite du fleuve, le quartier Garantiguibougou devrait être le point de rencontre de plusieurs «échangeurs». Attendons de voir.

<strong>Cliniques, centres de santé privés: des morgues !</strong>

Lorsque l’État accepte de privatiser le secteur de la santé, il faut qu’il s’assume. Les cliniques et centres de santé prolifèrent et échappent au contrôle de l’État. Ainsi, dans certains centres ou soins de santé et cliniques, le personnel est issu la formation accéléré de la Croix Rouge et des écoles de santé non reconnues par l’État. Du coup, on assiste à soins tragiques et intensifs provoquant la mort des patients. Que l’État s’assume pour sauver des vies humaines ! Sinon, trop, c’est trop.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Situation sécuritaire :  Le Mali bientôt débarrassé des narco&#45;trafiquants et leurs complices</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/situation-securitaire-le-mali-bientot-debarrasse-des-narco-trafiquants-et-leurs-complices-3039603.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 06:34:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Occupé depuis 2012 par une horde de bandits de tous genres à la solde de l’impérialiste occidental, décidé à diviser notre pays pour satisfaire ses besoins en ressources naturelles bon marché, en drogue, le Mali vient d’entamer une vaste opération de libération totale de son territoire des mains des gens sans foi ni loi. Confiée à l’armée, elle se poursuit avec succès pour rétablir la souveraineté sur l’ensemble du territoire national. Et du coup, elle restaurera l’honneur et la dignité du peuple malien, mis à mal par une mauvaise gestion démocratique ces dernières années.

Envahi en 2012 par des criminels de tous bords téléguidés depuis les palais présidentiels en Europe dans le but de diviser notre pays en fonction des intérêts politiques et économiques de l’impérialisme rampant, le Mali s’est enfoncé avec la signature en 2015 d’un accord de paix dit d’Alger. Cet accord accordait la part belle aux terroristes du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), une fabrication de la France pour déstabiliser notre pays. Ils ont profité de l’accord d’Alger pour occuper des zones dans lesquelles il était interdit à l’armée malienne d’y mettre le pied. Ce no man’s land leur permettrait de s’adonner à toutes sortes de trafics au vu et su de tout le monde. Pire, ils bénéficiaient du soutien de leurs sponsors établis en Europe qui fermaient leurs yeux sur leurs atrocités commises sur les populations civiles maliennes.

Mais depuis l’annonce du retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MUNISMA) de notre pays à la fin de l’année et la rétrocession de ses camps et emprises à l’armée malienne, c’est la débandade chez les narco-trafiquants protégés par les puissances impérialistes. La marche impériale de des Forces armées maliennes (FAMa) se poursuit avec la récupération et l’occupation des camps de la force onusienne. Elles ont permis aux soldats maliens de couper la route du plus grand trafic de drogue en destination de l’Europe. Il s’agit de la Transsaharienne qui passe dans notre pays par Léré, Telemsi, Tombouctou, Kidal.

Sevrés de cette manne financière, les narco-trafiquants et leurs complices occidentaux n’ont trouvé d’autres moyens que de s’attaquer au bateau ‘‘Tombouctou’’, le 7 septembre dernier, pour massacrer des populations civiles. Comme si cela ne suffisait pas, ils harcellent et attaquent les zones où ils ont été chassés par l’armée malienne dont la présence dans lesdites zones marque le retour de l’État malien au grand bonheur des populations. Elle se poursuivra jusqu’à la victoire finale. N’en déplaise aux détracteurs des autorités de la transition et aux ennemis notre pays.

Malheureusement, cela n’est pas du goût des narco- trafiquants et leurs complices qui se sont bougrement enrichis durant des années à travers des trafics de drogue, d’armes, d’organes humains, etc. Ils ne cessent de multiplier des appels à l’endroit de leurs complices européens pour sanctionner notre pays au nom d’une violation de l’accord d’Alger. Cet appel ne semble pas être entendu. Car, le peuple malien a fait bloc derrière ses autorités dont l’objectif est de recouvrer la souveraineté sur l’ensemble du territoire national. Il ne reste plus qu’une question de jour pour que les narco- trafiquants et leurs acolytes disparaissent à jamais de notre territoire.

La vaste opération de libération de notre territoire par les FAMa restaurera l’honneur et la dignité, mis en mal par une mauvaise gestion démocratique. Elle débarrassera notre pays des gens sans foi ni loi qui ont occupé le Mali depuis 2012 pour protéger les intérêts de l’impérialisme rampant dont l’objectif visé était de diviser notre pays. Elle nécessite un soutien total de tous les Maliens épris de paix et de justice. Notre armée en a beaucoup besoin pour débarrasser notre pays des narco- trafiquants et leurs complices, afin que les Maliens retrouvent le chemin du développement.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali: Chronologie du conflit dans le nord du pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/mali-chronologie-du-conflit-dans-le-nord-du-pays-3038676.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 07:09:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Peut-on définir le terrorisme comme une «<strong><em>Tactique d’emploi de la violence (sabotages, attentats, assassinats, enlèvements, prise d’otages ...) à des fins politiques, pour déstabiliser et frapper massivement l’opinion publique et les États concernés. Le terrorisme peut être le fait d’individus ou de groupes non-étatiques en lutte contre un régime politique, mais également constituer un mode de gouvernement par la terreur; il s’agit alors de terrorisme d’État».</em></strong>

Toute tentative de définition du terrorisme soulève invariablement des débats car elle pose la question de la violence légitime et du droit à la résistance d’une part, et de l’illégitimité de la violence étatique de l’autre. L’appellation «<strong>terroriste</strong>» utilisée par les États, les institutions ou les partis politiques est hautement péjorative, et toujours contestée par ceux qu’elle désigne ainsi comme (individus ou) groupes ennemis.

Après l’échec des rébellions sécessionnistes menées par les Touaregs pendant des décennies, un groupe séparatiste, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), a déclaré la fin des opérations militaires dans le nord du Mali après avoir atteint ses objectifs : prendre le contrôle militaire des trois régions de Gao, Kidal et Tombouctou, qui formeront un nouvel état. Un groupe islamiste séparatiste, Ansar Dine, qui n’a pas les mêmes objectifs que le MNLA et qui tente d’instaurer la charia au Mali, a également pris part aux combats et prétend avoir pris la ville de Tombouctou au MNLA, des rapports font état de fortes tensions entre les deux (02) groupes.

<strong>Voici une chronologie des principaux évènements
</strong>L’occupation coloniale française du nord du Mali
<strong>Juillet 1891</strong>: La colonie du Soudan français est érigée en grande partie sur le territoire de l’actuel Mali.
<strong>Décembre 1893</strong>: Les troupes françaises occupent Tombouctou, mais se heurtent à une forte résistance dans la ville et ses environs.
<strong>1911</strong>: Les troupes françaises écrasent la révolte des Kel Ataram à Ménaka.
<strong>1913-14</strong>: Une grave sécheresse frappe le nord du pays, aggrave la pauvreté dans les régions peuplées par les Touaregs et provoque un mécontentement croissant.
<strong>1914-17</strong>: Firhounn chef suprême élu ou Aménokal des Kel Ataram à Ménakan et Kawsanag Kedda, responsable du siège d’Agadez sur le territoire actuel du nord du Niger, mènent des révoltes contre les Français. Ces deux révoltes sont réprimées par les Français qui ont obtenu le soutien des confédérations touarègues rivales et des Arabes. Les rebelles font l’objet de lourdes représailles.

<strong>La rébellion des «<em>Fellaghas</em>»</strong>
<strong>Septembre 1960</strong>: Le Sénégal se retire de la Fédération du Mali. L’ancienne république du Soudan devient la république du Mali et l’indépendance est proclamée à Bamako, la capitale. Modibo Keïta, enseignant et syndicaliste, est nommé président de la République. La constitution est adoptée.
<strong>1962-64</strong>: Dans le Nord, la première rébellion touareg, ou rébellion des Fellaghas, est lancée depuis la région de Kidal et est violemment réprimée. Les troupes gouvernementales ciblent les communautés touaregs, éliminent le bétail et empoisonnent les puits. La guerre provoque un exode massif des Touaregs vers l’Algérie et d’autres pays voisins. Le renforcement des restrictions militaires par le gouvernement se poursuit dans le Nord.
<strong>Décembre 1968</strong>: Un coup d’État militaire renverse Modibo Keïta, qui est emprisonné. Moussa Traoré, officier qui dirige le Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN), prend la présidence du pays.
<strong>1972-73</strong>: Le Mali est frappé par une forte sécheresse qui a un impact dévastateur sur le Nord et entraîne une nouvelle vague de migrations vers les centres urbains et les pays voisins du Mali. Des rapports font par la suite état d’importants détournements de nourriture par les autorités.
<strong>1976</strong>: M. Traoré crée un parti politique, l’Union démocratique du peuple malien (UDPM). Le Mali adopte un système à parti unique.
<strong>1984-85</strong>: La pire sécheresse qu’ait connue le pays en dix ans a de très importantes conséquences pour les communautés pastorales et l’économie rurale du Nord.
<strong>Juin 1985</strong>: Moussa Traoré est réélu sans opposition avec 89 pour cent des suffrages. Le Mali et le Niger sont le théâtre de rébellions.
<strong>1988</strong>: Création du Mouvement populaire de l’Azawad (MPA) en Lybie qui est dirigé par Iyad Ag Ghali.
<strong>Mai 1990</strong>: Les Touaregs du nord du Niger attaquent Tchintabaradene. De lourdes représailles militaires s’ensuivent qui provoqueront la mort de centaines de Touaregs.
<strong>Juin 1990</strong>: La rébellion touareg débute par l’attaque de la prison et de la garnison de Ménaka. Les violences généralisées provoquent un nouvel exode des populations civiles.
<strong>Juillet-août 1990</strong>: Des opérations militaires sont lancées dans le Nord, tout particulièrement autour de Gao. Le commandant d’un escadron de parachutistes aurait dit: «<strong>L’extermination des Touaregs est la solution. Je suis venu ici pour m’en occuper, et je ne gâcherai pas mes munitions</strong>».

<strong>Démocratie et la route vers Tombouctou</strong>
<strong>6 janvier 1991</strong>: L’accord de paix négocié par l’Algérie à Tamanrasset dans le sud du pays prévoit la décentralisation du Nord et la réintégration des troupes touarègues, mais les violences se poursuivent dans certaines régions du Nord.
<strong>Janvier-mars 1991</strong>: Les autorités répriment avec violence les manifestations d’étudiants et de syndicats à Bamako et font de nombreuses victimes.
<strong>26 mars 1991</strong>: M. Traoré est renversé et un gouvernement de transition est établi: le Comité Transitoire pour le Salut du Peuple (CTSP), dirigé par l’officier Amadou Toumani Touré (ATT).
<strong>Juillet-août 1991</strong>: La conférence nationale organisée à Bamako rassemble un grand nombre de délégués alors que le Mali tente d’établir une démocratie fonctionnelle.
<strong>12 janvier 1992</strong>: La nouvelle Constitution est adoptée par référendum à une écrasante majorité.
<strong>11 avril 1992</strong>: Le Pacte National est signé par le gouvernement et un groupe de coordination des rebelles Touaregs est créé. Le Pacte prévoit la régénération économique du Nord, des initiatives de réconciliation nationale, la décentralisation et l’intégration des Touaregs au sein de structures militaires et civiles.
<strong>Avril 1992</strong>: Alpha Oumar Konaré, ancien ministre, consultant des Nations Unies, propriétaire d’un journal et d’une radio, remporte les premières élections multipartites. Son parti, l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA), remporte les élections parlementaires.
<strong>Décembre 1993</strong>: Le Lieutenant-Colonel Oumar Diallo mène une tentative de coup d’État.
<strong>Janvier 1994</strong>: La dévaluation de 50 pour cent du franc CFA entraîne une hausse importante du coût de la vie et provoque des manifestations.
<strong>Mai 1994</strong>: Malgré une série d’initiatives de paix au niveau local et national, les tensions s’aggravent dans le Nord, en particulier entre les communautés sédentaires Songhai, les Touaregs et les Arabes. Elles ont pour résultat la formation du Mouvement patriotique Ganda Koi (MPGK) malien des miliciens Songhaï. (Ganda Koi, «<strong>maîtres de la terre</strong>» en songhaï).
<strong>Janvier 1995</strong>: Les accords de Bourem sont signés par le Mouvement patriotique Ganda Koi (MPGK) et le Front populaire pour la libération de l'Azawad (FPLA), principalement composé de Touaregs. Ils marquent une percée significative en désamorçant les tensions ethniques.
<strong>27 mars 1996</strong>: La cérémonie de la Flamme de la paix est organisée à Tombouctou, alors que des centaines d’armes à feu sont détruites et que les mouvements touaregs armés et le MPGK sont officiellement dissous.
<strong>Mai 1997: M. Konaré est réélu.</strong>
<strong>Juin 2002</strong>: Amadou Toumani Touré est élu président après avoir exclu un retour en politique.
<strong>2005</strong>: Le Mali est frappé par une grave sécheresse. Les communautés pastorales sont à nouveau sévèrement touchées.
<strong>Avril 2005</strong>: Le décret introduisant l’Agence de Développement du Nord Mali (ADN) est promulgué : il donne la priorité à l’investissement et au développement dans les régions de Gao, Tombouctou et Kidal.
<strong>Avril 2006:</strong> Le colonel Mouammar Kadhafi, le leader libyen, fait partie des invités d’honneur du festival du Maouloud de Tombouctou, qui commémore la naissance du prophète Mahommed. Cette visite fait l’objet de critiques des Maliens qui accusent M. Kadhafi d’avoir soutenu les révoltes touarègues.
<strong>Mai 2006</strong>: Les garnisons de Kidal et Ménaka sont attaquées par le nouveau mouvement rebelle, l’Alliance démocratique pour le changement du 23 mai (ADC).
<strong>4 juillet 2006</strong>: Les accords d’Alger sont signés par le gouvernement et l’ADC, l’accord de paix porte principalement sur la sécurité et la croissance économique à Kidal, la huitième région du Mali et la plus éloignée de la capitale.
<strong>Avril 2007</strong>: M. Touré est réélu, mais la victoire est contestée par les autres candidats.
<strong>Mai 2007</strong>: Les violences continuent après le rejet par l’Alliance Touareg Niger-Mali (ATNM) des accords d’Alger. L’ATNM poursuit ses opérations dans le Nord, attaquant des garnisons et enlevant des soldats placés sous le commandement d’Ibrahim Ag Bahanga.
<strong>Novembre 2007</strong>: L’ancien chef touareg Iyad Ag Ghali rejoint le consulat malien de Djedda, en Arabie saoudite.
<strong>Février 2009:</strong> Le gouvernement mène avec succès une contre-insurrection dans le Nord. Celle-ci se traduit notamment par le démantèlement des bases militaires rebelles, mais elle engendre une forte hostilité de certaines communautés touarègues, qui se plaignent d’être maltraités par les troupes gouvernementales.
<strong>Février 2009</strong>: La cérémonie de paix de Kidal inclut la remise de centaines d’armes par les rebelles touaregs et de nouveaux aménagements pour leur intégration au sein des forces armées, mais les combattants de M. Bahanga ne participent pas au processus de paix.

<strong>La rébellion suivante
Novembre 2010</strong>: Une rencontre est organisée à Tombouctou : elle accueille principalement des Touaregs du Nord et se conclut par la création du Mouvement national de l’Azawad (MNA) qui rejette les violences, mais appelle à un élan de solidarité des Azawadis installés au Mali et à l’étranger.
<strong>Février 2011</strong>: M. Touré prend la parole lors d’une cérémonie organisée non loin de Kidal et annonce un nouveau grand programme pour le Nord qui «<strong>proposera des solutions urgentes pour le rétablissement de la paix et de la sécurité</strong>», et aidera les jeunes «<strong>à trouver du travail et à échapper aux activités illicites et dangereuses</strong>». Peu impressionné, le porte-parole des Touaregs Hama Ag Sid Ahmed prévient, «<strong>Pendant de longues années, nous avons essayé de rouvrir le dialogue avec les autorités centrales. Nous constatons que rien ne change sur le terrain</strong>».
<strong>Août 2011</strong>: Six (06) mois après la cérémonie de Kidal, M. Touré lance le Programme spécial pour la paix, la sécurité et le développement au Nord-Mali (PSPDN) doté d’un budget de 32 milliards de francs CFA (environ 65 millions de dollars), qui met l’accent sur les projets liés à la sécurité, au développement, aux femmes, aux jeunes et à la génération de revenus. Le programme a reçu le soutien de l’Union européenne (UE), de la Banque mondiale, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et d’autres bailleurs de fonds. Le programme est dirigé par Mohamed Ag Erlaf, un Touareg originaire de Kidal.
<strong>Août 2011</strong>: L’arrivée sur le territoire malien de Touaregs lourdement armés est signalée. Ils arrivent de Lybie via l’Algérie et le Niger.
<strong>26 août 2011</strong>: Ibrahim Ag Bahanga, chef de l’ANTM, trouve la mort dans un accident de voiture. M. Bahanga était soupçonné d’avoir été fortement impliqué dans le recrutement de combattants touaregs en Lybie.
<strong>16 octobre 2011</strong>: Le Mouvement National pour la libération de l'Azawad (MNLA) est créé. Le Mouvement national de l’Azawad (MNA) fusionne avec l’ATNM, un mouvement plus intransigeant. Le principal objectif de ce nouveau mouvement est de «<strong>sortir le peule de l’Azawad de l’occupation illégale du territoire azawadien par le Mali».</strong>
<strong>Novembre 2011</strong>: Une organisation de la société civile de Gao met en garde contre l’aggravation des problèmes de sécurité dans la région.
<strong>Janvier 2012</strong>: Le MNLA accuse le gouvernement de provocation militaire et de ne pas avoir satisfait une série de promesses, et lance des attaques rebelles sur Ménaka plus au nord. Le mouvement indique que son objectif est «<strong>d’obtenir la paix et la justice pour la communauté de l’Azawad</strong>» et «<strong>la stabilité pour notre région</strong>».
<strong>17-31 janvier 2012</strong>: Après des attaques menées initialement par les rebelles sur Ménaka, de nouveaux combats sont signalés dans d’autres régions du Nord, y compris Aguelhok, Tessalit, Léré, Andéramboukane et Nianfunké. Des rapports contradictoires évoquent les succès et pertes militaires de l’armée malienne et du MNLA, mais l’armée gouvernementale a indiqué avoir perdu du terrain.
Des Organisations des droits de l’Homme, y compris Amnesty International, condamnent la gestion de la guerre par le gouvernement et l’utilisation d’hélicoptères de l’armée contre des cibles civiles. Des rapports font état de massacres par les troupes gouvernementales à Aguelhok après la prise de la ville par le MNLA, alimentant les rumeurs d’une alliance entre le MNLA et des musulmans salafistes extrémistes. Les rebelles réfutent catégoriquement ces allégations.
<strong>1-2 février 2012</strong>: Des manifestations ont lieu dans la ville de garnison de Kati, à 15 km à l’extérieur de Bamako. Elles sont dirigées contre le gouvernement de M. Touré pour sa conduite de la guerre et contre la communauté touarègue locale. Les dirigeants politiques et les acteurs de la société civile mettent en garde contre les extrémistes qui utilisent la situation dans le Nord pour alimenter les tensions inter-ethniques. Amnesty International accuse les forces de sécurité de ne rien faire pour prévenir les attaques sur les maisons et propriétés des Touaregs, des Arabes et des Mauritaniens.
Le président Touré lance un appel au calme et à l’unité à la télévision nationale.
<strong>2 février 2012</strong>: Des discussions s’ouvrent à Alger entre le gouvernement malien et les représentants de l’ancien mouvement rebelle touareg, l’ADC. Elles se concluent deux jours plus tard par un appel à la paix qui n’est pas jugé pertinent par le MNLA.
<strong>3-4 février 2012</strong>: Des rapports font état d’une offensive des rebelles sur la ville de Kidal.
<strong>7 février 2012</strong>: La population abandonne Tessalit plus au nord, alors que des rapports indiquent que les rebelles assiègent la ville.

<strong>8 février 2012</strong>: Les rebelles prennent Tinzawaten plus au nord.
<strong>17 février 2012</strong>: Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) estime qu’environ 44 000 réfugiés ont fui vers le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie.
Les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se rencontrent à Abuja, la capitale du Nigéria, et expriment leurs inquiétudes à propos de la détérioration de la situation humanitaire et sécuritaire au Mali. Ils condamnent la rébellion du MNLA et apporte un soutien sans réserve aux efforts déployés par le Mali pour défendre l’intégrité de son territoire.
<strong>18 février 2012</strong>: Le MNLA attaque Hombori, une ville située sur la route principale entre Mopti et Gao. Les rebelles réfutent les accusations du gouvernement qui les accuse du meurtre d’un chef militaire de la région.
<strong>21 février 2012</strong>: Une commission gouvernementale établit un rapport sur Aguelhok et confirme les meurtres de soldats de l’armée gouvernementale par des combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) qui collaborent avec le MNLA. Le MNLA a catégoriquement contesté le rapport.
<strong>24 février 2012</strong>: Dans une interview accordée à Radio France Internationale (RFI), M. Touré maintient que les élections auront lieu et que le Mali aura un nouveau président le 10 juin.
<strong>26 février 2012</strong>: Le Collectif des ressortissants du nord Mali (COREN) se réunit à Bamako et adopte un plan d’action visant à restaurer le contrôle de l’État dans le Nord, insistant sur la nécessité de protéger les populations menacées.
<strong>10 mars 2012</strong>: Les chefs spirituels du Mali publient un appel commun à la paix et au dialogue.
<strong>10-11 mars 2012</strong>: Le MNLA prend le contrôle de Tessalit, à proximité de la frontière algérienne, alors que les militaires maliens évoquent un «<strong>retrait stratégique</strong>».
<strong>13 mars 2012</strong>: L’ancien chef touareg Iyad Ag Ghali envoie une vidéo proclamant que le mouvement Ansar Dine, mentionné pour la première fois en décembre 2011, a joué un rôle clé dans le conflit, mais qu’il se bat pour l’imposition de la charia et contre l’indépendance de l’Azawad.
<strong>15 mars 2012</strong>: Dans une interview accordé au quotidien français Le Figaro, M. Touré indique que la rébellion est une conséquence de la fin du conflit libyen et accuse AQMI de soutenir la rébellion. Selon M. Touré, le gouvernement est ouvert au dialogue, mais refuse toute partition du Mali.
<strong>21 mars 2012</strong>: Les soldats se mutinent à Gao et à Bamako pour protester contre la mauvaise conduite de la guerre et leur manque de ressources. Les troupes mutinées convergent vers le palais présidentiel et les bureaux de la chaîne de télévision ORTM-TV station. Des tirs sporadiques sont rapportés à Bamako.
<strong>22 mars 2012</strong>: Dans un programme diffusé à l’aube, un groupe de soldats indiquant appartenir au Comité national pour le redressement de l'État et la restauration de la démocratie (CNRDRE) annonce un coup d’État, accusant M. Touré d’avoir mal conduit la guerre. Le CNRDRE annonce la suspension de la constitution, la mise en place d’un couvre-feu et la fermeture des frontières. Nombre de magasins et de commerces restent fermés à Bamako. La localisation du président Touré est inconnue, mais il serait en sécurité. Plusieurs ministres et dirigeants politiques sont emprisonnés.
Le coup d’État est immédiatement condamné par les États-Unis et l’Union africaine (UA). Le MNLA réaffirme son objectif d’obtenir l’indépendance de l’Azawad.
<strong>26 mars 2012</strong>: Le Conseil de sécurité des Nations Unies condamne la prise du pouvoir par le CNRDRE, et «<strong>exige la fin des violences et le retour dans les casernes</strong>». Le Conseil de sécurité appelle à la «<strong>restauration de l’ordre constitutionnel</strong>», et à la tenue des élections à la date préalablement choisie.
<strong>29 mars 2012</strong>: La mission des dirigeants de la CEDEAO au Mali est annulée pour des raisons de sécurité. Les dirigeants se réunissent à Abidjan, en Côte d'Ivoire: le CNRDRE devra quitter le pouvoir dans les 72 heures ou faire face à de lourdes sanctions. Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, est confirmé au poste de médiateur de la CEDEAO.
<strong>30 mars 2012</strong>: Les rebelles prennent le contrôle de Kidal, la capitale de la région la plus au nord du Mali, après des affrontements dans les bases militaires à l’extérieur de la ville. Des témoins confirment la présence de combattants du MNLA et d’Ansar Dine.
<strong>31 mars 2012: Le MNLA confirme la prise de Gao.</strong>
Le MNLA rapporte la défection du Colonel-major Elhadj Ag Gamou, un ancien chef rebelle qui a dirigé les opérations de l’armée gouvernementale dans le Nord. Dans un communiqué du MNLA publié à Kidal, M. Gamou appelle «<strong>tous les Azawadis à rejoindre et à renforcer le MNLA dans sa lutte pour l’indépendance</strong>».
Les leaders musulmans et chrétiens ont lancé un appel à la paix lors d’un grand rassemblement qui a réuni 25 000 personnes dans un stade de Bamako, exhortant les dirigeants maliens et les chefs d’État régionaux à travailler pour établir le dialogue.
<strong>1 avril</strong>: Des rapports de Tombouctou signalent la prise de contrôle d’Ansar Dine sur le MNLA et la traque des combattants du MNLA. D’autres rapports font état de pillages généralisés à Gao alors que les rebelles prennent la ville.
<strong>2 avril</strong>: Les dirigeants de la CEDEAO établissent un embargo total contre la junte militaire. Le président de la CEDEAO, le président Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, confirme que «<strong>toutes mesures diplomatiques, économiques, financières et autres sont applicables à partir d’aujourd’hui et ne seront levées que quand l’ordre constitutionnel sera effectivement rétabli</strong>». L’Algérie et la Mauritanie, qui ne sont pas membres de la CEDEAO, soutiennent ces mesures.
La plupart des opérations d’aide humanitaire sont suspendues dans le nord du pays.
<strong>3 avril 2012</strong>: Les leaders de la junte militaire ignorent les demandes de la CEDEAO et refusent de quitter le pouvoir, réitérant leurs demandes de transition ouverte vers un régime civil et le rétablissement du droit constitutionnel.
<strong>4 avril 2012</strong>: Les Organisations de la société civile (OSC) et quelque cinquante (50) partis politiques refusent de participer aux discussions sur l’avenir du Mali avec les leaders de la junte militaire.
<strong>5 avril 2012</strong>: Le Conseil de sécurité des Nations Unies lance un appel au cessez-le-feu dans le nord du pays et au retour de la démocratie. Le MNLA, qui atteint son objectif, annonce la fin des opérations militaires dans le nord du Mali.
<strong>6 avril 2012</strong>: Le MNLA déclare l’indépendance de l’Azawad dans le nord du Mali et appelle à un cessez-le-feu unilatéral.

<strong>1<sup>er</sup> janvier 2013</strong>: Dans le document que Blaise Compaoré reçoit des représentants d’Ansar Eddine, figurent deux points principaux. Tout d’abord, l’organisation radicale demande que "<strong>le caractère islamique de l’État du Mali soit proclamé solennellement dans la Constitution</strong>". Ensuite, si l’idée de l’indépendance du nord n’est plus envisagée à court terme, est mentionnée celle d’une autonomie de l’Azawad. Bien entendu Bamako refuse; Iyad Ag Ghaly annonce alors que son offre de cessation des hostilités est désormais caduque.

<strong><em>La suite dans nos prochaines parutions</em></strong>

<strong>Compilé par: A.K. DRAMÉ, journaliste freelance</strong>

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<title>La Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) :  Encore de quoi se vanter ?</title>
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<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 07:04:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des heures sans doute sombres pour l’organisation communautaire ouest africaine. La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) créée pour renforcer les liens de coopération, d’intégration et de libre circulation entre ses États membres, ne sait plus où donner de la tête. Face à des tentations grandissimes et incontrôlées, la CEDEAO semble perdre tous ses repères de légitimité et de crédibilité à l’endroit des différentes populations se sentant de plus en plus ignorées par leurs dirigeants respectifs.

La CEDEAO

Créée en 1975, elle devenait l’organisation qui allait pouvoir apaiser l’enfer que vivaient les différentes communautés en termes de rapprochement, de développement (industriel, technique, technologique et économique), de création d’emplois, et de libre circulation des personnes et de leurs biens. Avec sa création, elle s’engageait à œuvrer pour le respect des ordres institutionnels et constitutionnels au sein des États concernés, à incarner les besoins et préoccupations des communautés, d’offrir à ces dernières des cadres de vie décents et un accès ouvert à tous aux opportunités.

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) conformément à la volonté nourrie à sa création voudrait également un outil de respect des droits et libertés des communautés et de lutte contre tous types de leurs violations. L’espoir tant gardé portait peut-être enfin ses fruits pour des habitants qui sont considérés parmi les plus pauvres de la planète. La gestion des frontières et la lutte contre toutes formes de délinquance occupent également une place importante dans les politiques d’orientation de ladite communauté.

Cependant, on se rend compte que ces politiques d’orientation portant Charte de la CEDEAO restent caduques et qu’on ne s’en sert pas, du moins qu’on n’arrive pas à le faire compte tenu des agendas invisibles de chacun des États tenus par des intérêts particuliers et non communautaires pour le bien-être des populations et la survie de l’Organisation.

Réunissant en son sein au total quinze (15) États, aux langues et contextes socio-politiques différents, des États aux visées et intérêts divergents le plus souvent et le tout, des exigences internes très diverses et dont les gestions ne peuvent être coordonnées, sont ceux qui forment la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest. Elle sait recourir souvent à ses prérogatives pour justifier sa création. Des interventions en tant qu’observatrice électorale par le biais de ses observateurs déployés dans les pays concernés, rétablir l’ordre et maintenir la paix et la stabilité dans un pays et prévenir les conflits et les violations des droits humains. Cette CEDEAO malheureusement peine à se tirer de cette zone de turbulence dont elle se trouve depuis deux ans notamment avec les multiples coups d’État qui ne lui ont pas été profitables.

Du Mali en Guinée Conakry en passant par le Burkina Faso et enfin le Niger, le soleil semble être au zénith n’offrant plus la moindre ombre aux dirigeants de la CEDEAO qui enregistrent des cotes de popularité très basses de par leur manque de transigeance et d’apport de soutiens aux pays frères dans le besoin.

Dans la CEDEAO, on n’est plus à ses années d’usurpation, de démagogie et de profits contre les peuples. Il est évident que tout est voué à manipuler le plus grand nombre de gens pour renforcer le poids de l’Organisation et amener les gens à réitérer leur confiance et exclure leur méfiance à son égard. Même si la désinformation de masse est répandue et poste en posture universelle, les peuples savent où aller dorénavant, avec qui coopérer, le type de coopération à privilégier et l’intérêt à porter sur les choix économique, diplomatique, politique et stratégique des potentiels partenaires.

&nbsp;

La CEDEAO des putschistes et la CEDEAO des élus !

On assiste depuis 2021 à un bras de fer costaud entre la CEDEAO légalement connue et celle qui s’avance à pas lents même si elle demeure implicite. Le Burkina Faso, la Guinée Conakry, le Mali et le Niger ont tous enregistré des renversements de pouvoir anticonstitutionnels mais justificatifs sous un autre angle. La CEDEAO des élus a peut-être échoué à éradiquer les causes des frustrations populaires récurrentes, synonymes des manifestations aboutissant aux interventions militaires.

Les peuples de l’ensemble des États de l’Organisation prônent le respect constitutionnel, la bonne gouvernance, l’intégration, la transparence, l’alternance, la création et la promotion d’emplois, mais malheureusement se retrouvent pris en otage par leur mandat avec leur lot d’instrumentalisations institutionnelles et de tripatouillages constitutionnels taillé à leur mesure. C’est une manière de faire remarquer aux gouvernés qu’ils ne sont pas maitres de leur destin et créant chez eux des sentiments d’abandon et livraison à eux-mêmes.

C’est ce qui expliquerait dans ces pays concernés par des putschs cette nouvelle envie de faire autrement la politique au plan interne, d’ouvrir l’accès à tous et quand on sait déjà qu’ils connaissent déjà les mêmes problèmes socio-politiques et sécuritaires qui durent depuis plus d’une décennie. C’est dans ce sillage que les trois (03) États durement touchés par le terrorisme et l’extrémisme violent que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont décidé dorénavant d’être garants de leur sécurité, en se serrant mutuellement les coudes, avec la mise en place de la charte du «Liptako Gourma» d’où la zone des trois frontières, instituant création de l’Alliance des États du Sahel dans un contexte marqué par le brandissement de la menace d’intervention militaire de la CEDEAO au Niger après le renversement de Mohamed Bazoum en juillet dernier. Nul doute qu’on entre dans une nouvelle ère politique, diplomatique et sécuritaire dans la région ouest africaine.

&nbsp;

La CEDEAO, une légitimité révolue ?

«La CEDEAO n’aurait pas du lever les sanctions contre le Mali et peut-être que ça aurait permis d’éviter les coups d’État qui ont suivi». Cette déclaration est du président bissau-guinéen dans un entretien accordé à la RFI. Après l’agenda transitoire du Mali proposé à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), cette dernière abasourdie par la durée de la transition décida de durement frapper le Mali par un train de sanctions arrimé à celui de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), inhumain, illégal et illégitime d’après les termes de l’exécutif de l’État concerné. Ces sanctions dureront sept (07) mois.

En science politique, il revient que la légitimité est le pouvoir du peuple. Il est celui qui donne au mandat sa reconnaissance. Cette légitimité fait fi à la CEDEAO depuis ses sanctions prises contre le Mali, poussant à l’émoi l’ensemble des peuples de l’organisation mais aussi également ceux des autres régions.

La CEDEAO aurait dû penser un temps soit peu aux souffrances et aux requêtes de la population malienne dans son ensemble, se mettre à son chevet surtout à un moment où elle en avait le plus besoin. Il lui est également reproché de ne jamais s’attaquer aux causes des changements anticonstitutionnels, mais prête à sanctionner les auteurs qui pourtant sont ceux qui subissent en premier les lourdes conséquences.

Donc, il est impératif que cette organisation tant critiquée faisant même l’objet de certains appels au retrait, doit donner plus d’estime à ses textes qui selon moi n’ont aucune faille et sont bien portants pour répondre aux cris des communautés. Le message est pour les différents chefs d’État à faire face à leurs responsabilités face à leur peuple, à rompre avec cette mentalité de l’Africain inconscient et enfin à se mettre en évidence que les temps ont muté et que l’heure n’est plus aux beaux discours mais plutôt aux actions visant à l’identification et à la défense des intérêts communs.

Ainsi, les sanctions contre le Mali et récemment contre le Niger ont davantage attisé la rupture entre cette organisation qu’est la CEDEAO (les dirigeants) et les peuples qui ne sentent plus leurs préoccupations présentes et futures prises en compte par ceux à qui ils ont confié leur économie, leur sécurité et leur épanouissement futur.

Les prochains mois seront déterminants dans cet espace géographique de l’Afrique, déterminants pour la survie et la sauvegarde de la légitimité de la CEDEAO, déterminants également quant aux dispositions et rouages de la nouvelle alliance militaire et sécuritaire réunissant les pays du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

On dira que la CEDEAO de sa création à nos jours, passant en revue ses ambitions et objectifs pour une région épanouie, n’a jamais réussie à atteindre lesdits objectifs et ce même si des jalons ont été posés puisque jusqu’à présent les maux sont présents et pressants rendant encore plus profondes les souffrances des peuples. Il est cependant urgent d’appeler la CEDEAO à plus d’engagement, de transigeance et de respect de ses textes si réellement elle tient à ses réalisations fixées et le tout par des programmes politiques de bonne gestion pouvant imbriquer les aspirations communautaires.

<em><strong>Amadou O. WANE, Titulaire d’une Licence en Droit public à la Faculté de Droit de Fès (Maroc) et en phase de soutenance (Master2 en cours) en Science Politique à Dakar. Spécialiste et Consultant junior des Relations Internationales et des Questions de Droits de l’Homme, Politiques et Géopolitique</strong>s</em>

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<title>Administration publique :  Otage des réseaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/administration-publique-otage-des-reseaux-3038667.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 07:01:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Deux (02) raisons sont à l’origine de l’optimisme renaissant au Mali. En premier lieu, c’est la lucidité et l’honnêteté dont le colonel Assimi Goïta, président de la transition, bénéficie auprès de la population. En second lieu, la lutte contre la corruption débutée, même si elle est sélective. Quand on connait le Mali et la limite de ses ressources on saisit très bien les raisons pour lesquelles ses dirigeants de 1960 à 1968 ne voulaient pas d’un système de développement qui laisserait une catégorie de citoyens organiser l’exploitation des autres.

Ce système de développement qui n’a pas été possible sous le président Modibo Keïta aura été possible sous le général Moussa Traoré à travers des réseaux familiaux dont les ficelles étaient tirées par les familles des membres du Comité militaires de libération nationale (CMLN) et celles des dignitaires du parti unique (UDPM).

Avec l’avènement des «démocrates sincères et convaincus», le système a subi des mutations. Il s’est mué en un véritable réseau qui contrôle la gouvernance. Eh oui, le Mali serait pris en otage par ces réseaux. La situation du pays est mouvante, contradictoire, mais elle est surtout difficile à maitriser par un gouvernement qui n’a pas toujours les moyens de sa volonté politique. Le pays et sa gouvernance seraient l’otage de certains réseaux, qu’il faut démanteler. L’existence de ces multiples réseaux affaiblissent l’État, font qu’il y a une absence de sentiment national et accentuent la précarité des régimes politiques. Ils seraient si puissants, qu’ils constitueraient une menace pour l’État.

À cause de réseautages, l’administration publique serait devenue «un business center» pour les uns. Chaque domaine de l’administration possèderait son réseau. On voit des coxers dans les palais de justice qui vous donnent le prénom et le nom des avocats du réseau qui gagne le procès réseau.

À la gendarmerie, à la police on vous dira confiez votre affaire un tel pour avoir satisfaction. Pour s’en convaincre, lors des recrutements dans l’armée ; c’est un véritable réseau qui serait mis en place. Une sorte de barrage. Dans un tel contexte, le gouvernement se doit de remédier à ce réseautage. Le changement est apparu dans les faits et les hommes avant de se manifester dans la politique. Si le gouvernement n’adopte pas un langage radicalement neuf, le phénomène se poursuivra.

Il faut maintenant apporter les réponses que l’opinion attend et redoute tout à la fois; celles que taisent les hommes politiques. De la majorité comme de l’opposition.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’indépendance par la monnaie :  La naissance du franc malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lindependance-par-la-monnaie-la-naissance-du-franc-malien-3037971.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Oct 2023 09:39:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En fait, au Mali comme dans les autres États de l’Afrique francophone, si l’indépendance politique a été proclamée et reconnue officiellement, sur le plan économique, la décolonisation est encore loin d’être terminée. De ce point de vue, les nouveaux États doivent choisir entre un système économico-monétaire, en partie aménagé, mais encore sous l’influence prépondérante de la France, et une indépendance monétaire qui risque de ne pas avoir beaucoup de signification, étant donné leur état de sous-développement. Le choix de la presque totalité des États francophones est en faveur d’un système d’origine colonial, qui, cependant, leur offre des garanties économiques, mais aussi politiques, très importantes.</strong>

Le 30 juin 1962, Bamako prévient Paris qu’à partir du lendemain le franc CFA cessera d’avoir pouvoir légal sur son territoire. Il sera remplacé par un franc malien qui aura une valeur égale à celle du franc CFA. Dans un discours au Parlement, Modibo Keïta présente la réforme comme l’aboutissement normal de l’indépendance politique et économique du Mali: <em>«</em><strong>La monnaie nationale (...) est une garantie de liberté et un instrument de puissance. Son succès est néanmoins subordonné à la confiance que les Maliens lui porteront et surtout à la discipline qui devra être suivie et qui impliquera notamment un renforcement de l’austérité du budget et des finances</strong>».

Selon Paris, cette décision a été prise essentiellement pour des raisons de politique intérieure. Un document du SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage) remarque que les accords de réforme de la zone franc avaient été mal accueillis par certaines tendances de l’Union soudanaise du Rassemblement démocratique africain (RDA), le parti au pouvoir au Mali. En même temps, le président malien n’avait pas voulu apparaître, devant l’aile la plus nationaliste de son parti, comme en retrait par rapport à la Guinée et au Ghana qui possèdent déjà leur monnaie. Dans le même document, on estime probable que, pendant sa visite à Moscou (mai 1962), Modibo Keïta avait reçu des encouragements en ce sens. Cependant, selon Paris, Bamako attend surtout une plus grande efficacité de son contrôle des changes. Étant donné sa mauvaise situation économique, le Mali veut se constituer des avoirs étrangers.

En effet, le pays est créditeur envers les autres membres de l’union monétaire, mais débiteur envers la France et le reste du monde: «<strong>En brisant l’union monétaire, (les dirigeants maliens) espèrent faire paraître leur position créditrice et se constituer au moyen de créances dont ils disposent vis-à-vis de la Côte-d’Ivoire, par exemple, des avoirs qui seraient alors étrangers</strong>».

Selon l’ambassadeur de France au Mali, la réforme est accueillie par la population dans le calme. En revanche, elle inquiète beaucoup les milieux d’affaires. Les entreprises étrangères envisagent d’abandonner le pays. Quant aux commerçants maliens, conscients des dégâts que la réforme monétaire a causés en Guinée, ils protestent et organisent des manifestations contre le gouvernement.

La réaction de ce dernier ne se fait pas attendre. Les commerçants les plus actifs dans l’organisation des protestations sont envoyés en prison et le calme revient assez vite à Bamako. La radio et la presse du Mali sont aussi mises à contribution par le pouvoir politique pour diffuser des nouvelles visant à tranquilliser l’opinion publique nationale.

Cependant, le gouvernement malien est inquiet. Il sait qu’il ne contrôle pas totalement la population et que la collaboration de Paris lui est nécessaire pour ne pas être obligé d’affronter tout de suite les conséquences économiques de son acte. C’est pourquoi, dès le début, Modibo Keïta s’empresse de déclarer que la réforme, entraînant le départ du Mali de l’union monétaire ouest-africaine, a été prise dans le respect des accords franco-maliens du 9 mars 1962. Ceux-ci reconnaissent au Mali le droit de créer une monnaie nationale et un institut d’émission. En outre, le Mali estime avoir droit à l’ouverture d’un compte d’avances promis, à son avis, par les accords. Dans le message que Modibo Keita adresse au général de Gaulle, il écrit que la réforme monétaire «<strong>ne saurait être interprétée comme un geste de défiance, et moins encore d’hostilité à l’égard de quiconque. Certes, la conséquence immédiate du choix que nous avons fait est la sortie du Mali de l’union monétaire ouest-africaine (...). Mais, tout en reconnaissant la nécessité d’un réaménagement indispensable de nos rapports avec l’ensemble de la zone franc pour les adapter à la situation nouvelle ainsi créée, il reste évident que notre départ de l’union monétaire ne saurait remettre en cause le principe même de notre appartenance à ladite zone franc</strong>».

Paris a des difficultés à convaincre les autres États africains qu’il n’a pas été averti à l’avance et qu’il n’a pas donné son feu vert.

Ces derniers réagissent mal à la nouvelle. Ils s’inquiètent pour les encaisses de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) au Mali. Le président du Dahomey, au nom du Conseil de l’Entente, qui regroupe Côte-d’Ivoire, Haute-Volta, Niger et Dahomey (c’est-à-dire quatre pays sur sept de l’union monétaire), demande à la BCEAO de démonétiser le franc CFA mis en circulation au Mali.

De son côté, la BCEAO est très prudente. Elle envisage la démonétisation des billets circulant au Mali, mais elle décide de ne pas y procéder car le Mali donne des signes importants d’apaisement.

Le 5 juillet, les représentants de la Banque de la République du Mali et de la BCEAO ont pu procéder à une reconnaissance contradictoire des encaisses. Ces encaisses sont mises sous double clé : pour y avoir accès, les deux parties doivent être présentes en même temps. Bamako annonce vouloir envoyer une délégation à Paris et confirme sa présence à une réunion du conseil d’administration de la BCEAO, prévue pour le 11 juillet à Paris.

Étant donné la situation, la BCEAO préfère ne pas procéder au blocage des francs CFA émis au Mali. Ces billets sont identifiables seulement par les experts de la Banque, le signe étant très discret. La démonétisation des francs CFA émis au Mali provoquerait une grande méfiance envers tous les francs CFA circulant en Afrique de l’Ouest. En deuxième lieu, elle risquerait de provoquer une réaction hostile de Bamako.

Le 6 juillet 1962, une délégation malienne, dirigée par Hamaciré N’Douré, se rend à Paris. L’ambassadeur français au Mali s’inquiète: <em>«</em><strong>Malgré l’assurance du président Modibo Keïta de se faire représenter à une conférence inter-États, la délégation malienne s’efforcera de régler les différends uniquement avec la France. Il apparaît notamment que, d’une part, elle redoute une confrontation avec les signataires africains des accords du 12 mai et que, d’autre part, elle préférerait en cas d’échec des négociations pouvoir, sur le plan africain, en attribuer ainsi la seule responsabilité à la France</strong><em>».</em>

À Paris, l’attitude du gouvernement est dictée par deux considérations. D’une part, on veut éviter de prendre des dispositions qui mettraient en danger la BCEAO au Mali. D’autre part, en sauvegardant le Mali, on ne veut pas indisposer les autres États africains qui, à leur tour, pourraient décider d’abandonner l’union monétaire. Le gouvernement français décide de subordonner les négociations bilatérales au règlement définitif du transfert de l’émission.

Le 11 juillet, Hamaciré N’Douré, chef de la délégation malienne, intervient à la réunion du conseil d’administration de la BCEAO. Il expose les raisons du Mali et se dit prêt à étudier les problèmes posés par le transfert de l’émission. Il reconnaît que les encaisses, gardées dans les caveaux de la Banque de la République du Mali, sont la propriété de la BCEAO, mais il se refuse à les lui remettre. Il explique qu’elles font partie du règlement d’ensemble des problèmes qui doivent être résolus. Évidemment, le Mali ne veut pas abandonner son principal moyen de pression sans avoir rien obtenu en échange.

Après cette réunion, les membres du Conseil d’administration (CA) décident, à titre de précaution, de demander aux banques et aux Caisses publiques nationales de retirer les billets mis en circulation au Mali (marqués par la lettre D) et de les verser à la BCEAO. La Banque centrale propose aux États de limiter le montant des francs CFA transportés par les voyageurs pour «<strong>éviter que les billets CFA retirés de la circulation au Mali ne soient illégalement écoulés dans le circuit monétaire des autres États, ainsi qu’ils le furent pour la Guinée</strong>».

Les discussions entre la délégation malienne et la BCEAO se poursuivent. Le 21 juillet, les deux parties signent un protocole. La plupart des problèmes sont résolus avec satisfaction réciproque. Le Mali s’engage en particulier à remettre à la BCEAO, avant le 10 octobre, les encaisses et les francs CFA retirés de la circulation.

Une fois terminées les discussions entre la BCEAO et la délégation malienne, les négociations entre la France et le Mali doivent s’ouvrir. Bamako, qui a fait preuve de bonne volonté sur le transfert de l’émission, demande l’ouverture d’un compte d’avances à la Banque de France.

Le gouvernement français est partagé. Les représentants du ministère des Finances souhaitent le maintien du régime existant: «<strong>Ils veulent sauver l’union monétaire ouest-africaine et celle de l’Afrique équatoriale dont ils pensent qu’elle ne survivrait pas à la première, car ils tiennent l’éclatement des ensembles économiques et financiers préexistants pour une hérésie que la France, en tout cas, ne doit pas soutenir. Ils ne veulent pas renoncer à la technique du compte d’opérations qui permet aux spécialistes français d’exercer un contrôle<em> a priori</em> sur toutes les décisions des responsables de la création de monnaie et de jouer un rôle de conseiller, qui est d’ailleurs en général apprécié par les Africains</strong>».

Finalement, c’est le ministère des Finances, soutenu par le Premier ministre, qui impose ses vues. La crainte d’une balkanisation économique de l’Afrique occidentale pousse le gouvernement français à refuser au Mali l’ouverture d’un compte d’avances. Pour éviter un refus brutal, les négociateurs français se proposent de montrer aux Maliens qu’ils n’ont pas besoin d’un compte d’avances, puisque, une fois terminées les opérations de change, ils disposeront de la différence entre l’actif et le passif du transfert de l’émission.

En effet, le Mali bénéficie d’une position de créditeur envers les autres pays de la zone franc. Par ailleurs, Bamako reçoit déjà au titre de l’aide française 4 milliards et demi de francs français. En cas de difficulté, la France pourrait prévoir une faible assistance monétaire: «<strong>Il s’agit en somme de faire comprendre aux Maliens que l’aide française a toujours été multiforme et qu’elle a toujours comporté un aspect monétaire</strong>».

Le 27 juillet 1962, Georges Gorse, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, fait savoir à la délégation malienne que, pour le moment, il n’est pas possible de mener des discussions approfondies sur une coopération monétaire entre le Mali et la France. En attendant la fin du transfert de l’émission, il y a encore trop d’incertitudes techniques et politiques pour arriver à un accord définitif. Probablement surpris par cette déclaration, Hamaciré N’Douré, chef de la délégation malienne, se limite à prendre acte de la décision.

Ainsi, tout est suspendu aux résultats de l’échange des francs CFA contre les francs maliens. Si l’avance que Bamako détiendra sur les autres pays est consistante, il sera incité à coopérer avec Paris. En cas d’échec, il ne disposera pas de ressources avec lesquelles il pourra alimenter son compte à la Banque de France. Dans ce cas, le risque d’une saisie des encaisses n’est pas exclu. Paris et Bamako souhaitent ainsi, pour des raisons différentes, la bonne réussite de la réforme monétaire.

Les opérations de change se terminent le 15 août 1962. Dans les semaines suivantes, le Mali remettra à la BCEAO 7 865 millions de francs CFA, alors que l’actif de la Banque centrale sur le Mali se monte à 6 300 millions de francs CFA : Bamako dispose ainsi d’un solde créditeur de 1,5 million de francs CFA. Dans une note au président de la République, on tient à souligner que, «<strong>au cours de cette phase de liquidation, les Maliens ont eu le souci de faciliter le travail des Français qui traitaient avec eux, et ils ont réaffirmé sans cesse leur désir d’une coopération étroite avec la France</strong>».

&nbsp;

<strong>Conclusions</strong>

Le franc malien ne résistera pas longtemps. Au début de l’année 1964, Modibo Keïta, dans une lettre adressée au Premier ministre français, envisage la possibilité d’une association à la zone monétaire ouest-africaine. Après un premier moment d’euphorie, les contraintes économiques ont repris le dessus au Mali. En effet, à la suite de la réforme monétaire, Bamako se retrouve dans une position très affaiblie. Non seulement la situation économique intérieure ne s’est pas améliorée, mais, de plus, il a perdu tout instrument de pression sur le gouvernement français.

Sur le plan international, il y a aussi un changement: le Mali adopte des positions plus modérées par rapport aux années précédentes. Il y a d’abord un certain rapprochement avec Félix Houphouët-Boigny, le président de la Côte-d’Ivoire, et l’Union africaine et malgache, une organisation créée par les États de l’Afrique francophone. Parallèlement, le Mali s’éloigne du groupe de Casablanca et se rapproche de la Mauritanie (avec laquelle le Maroc a des relations assez mauvaises) et le Sénégal.

En octobre 1962, le représentant du Mali à l’Assemblée des Nations Unies tient des propos assez modérés. Début 1963, Bamako met fin à l’aide tchécoslovaque et bulgare et demande à la France d’intervenir à leur place.

Le revirement international du Mali, qui abandonne les positions extrémistes typiques des années précédentes, s’explique par plusieurs motivations. En premier lieu, à partir de la fin de l’année 1962, l’aide communiste révèle un peu partout ses faiblesses.

En Guinée, à la même époque, l’ambassadeur soviétique est expulsé, et l’aide américaine remplace celle de Moscou. Le Mali considère que l’aide des pays communistes est chère et peu adaptée aux conditions et besoins du pays. Par ailleurs, la situation économique intérieure s’aggrave, d’où un rapprochement avec la Côte-d’Ivoire et la réouverture des frontières avec le Sénégal: ces deux pays représentent un débouché traditionnel pour les exportations maliennes. La reprise des contacts avec les anciens partenaires est favorisée par les rencontres internationales qui, entre 1962 et 1963, conduisent à la création de la première organisation panafricaine.

En même temps, après 1962, la position internationale de la France vis-à-vis du Tiers Monde s’est renforcée. L’Algérie est devenue indépendante et Paris n’est plus mis en cause à l’Organisation des Nations unies (ONU). La politique du général de Gaulle visant à faire assumer à son pays le rôle de médiateur entre le Nord et le Sud lui attire beaucoup de sympathies parmi les États du Tiers Monde. Dans ce contexte, le Mali peut envisager sereinement une coopération plus poussée avec la France et la réintégration dans l’Union monétaire ouest-africaine.

Par ailleurs, sur le plan économique, les mêmes considérations qui avaient convaincu les pays membres de la zone franc à garder le franc CFA sont valides aussi pour le Mali. Parmi celles-ci, on peut rappeler le mythe de l’unité africaine, la conscience de disposer de ressources économiques limitées, la nécessité de se garantir contre le risque d’une hyperinflation et des crises de change (fréquentes dans les pays en voie de développement), l’idée que seule une zone stable du point de vue économique et monétaire peut attirer les investissements étrangers. Le Mali, qui, à partir de 1962, est dans une situation très ambiguë par rapport à la zone franche (il affirme être membre de celle-ci, même s’il ne respecte pas ses règles de fonctionnement), finira par la réintégrer en 1968.

Pour Paris, l’évaluation de ses relations avec le Mali est évidemment différente. Avant la réforme monétaire malienne, la priorité du gouvernement français est de préserver les encaisses de la BCEAO. Paris craint que, si Bamako abandonne l’union monétaire ouest-africaine dans des conditions semblables à celles de la Guinée, la zone franc ne survivra pas.

Pour les dirigeants français, l’importance de la zone monétaire franco-africaine est considérable. Non seulement elle est un instrument utile pour sauvegarder l’influence française contre les tentatives d’infiltration des puissances étrangères, mais elle représente aussi la manifestation concrète des intérêts extra-européens de la France. Grâce à la zone franc et aux liens que Paris garde avec ses anciennes colonies, la France peut encore se considérer comme une grande puissance qui ne se réduit pas à l’échelle européenne. Dans ce contexte, on comprend les précautions prises à l’égard du Mali, ainsi que les tentatives de relancer les négociations pour la signature des accords de coopération bilatéraux.

La malheureuse expérience guinéenne avait appris à Paris à être plus flexible à l’égard des revendications des pays africains. Après avoir constaté que la réforme malienne se déroule dans des conditions satisfaisantes et qu’elle ne met pas en danger la zone franc, Paris retrouve toute sa liberté de manœuvre. Désormais, la politique française à l’égard du Mali consistera à accorder son aide à Bamako, mais toujours de manière très limitée et en échange de contreparties précises.

Cette politique est tout à fait conforme aux souhaits du général de Gaulle qui veut libérer la France des contraintes coloniales. Le gouvernement français est ainsi disposé à accorder une aide substantielle aux États africains, mais il est aussi attentif à garder son autonomie pour décider le montant des aides économiques et financières et à ne pas stipuler des clauses d’intervention automatique en matière de défense. «<strong>Il faut, de toute façon, se conserver les mains libres»,</strong> avait dit de Gaulle en conclusion d’une réunion avec ses plus proches collaborateurs.

En 1963, la décolonisation de l’Afrique subsaharienne francophone est désormais achevée.

[caption id="attachment_3029915" align="alignright" width="225"]<img class="size-medium wp-image-3029915" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/Abdoul-Karim-Drame-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /> Abdoul Karim Drame[/caption]

Paris a signé avec ses anciennes colonies des traités de coopération qui définissent le cadre et les modalités de la présence française sur leur territoire. Dans ce contexte, le Mali

représente un cas particulier: sans s’aligner totalement sur les positions des pays les plus «<strong>progressistes</strong>» tels que la Guinée ou le Ghana, il n’appartient pas au groupe des pays «<strong>modérés</strong>», considérés comme plus proches de la France. Bamako cherche à instaurer de nouveaux rapports de coopération avec Paris, notamment dans le domaine économico-monétaire. La tentative du gouvernement malien n’aura pas de succès, mais elle mérite quand même d’être prise en considération.

<strong>A.K. DRAMÉ, Journaliste freelance</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Focus :  Report de l’élection présidentielle de février 2024: c’était prévisible</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-report-de-lelection-presidentielle-de-fevrier-2024-cetait-previsible-3037973.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Oct 2023 09:33:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’échec de la transition serait à l’actif du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, si le président de la transition ne songe pas à être intraitable sur la date retenue pour les élections, la transition va vers un échec (report de la date des élections).

En toute chose, il faut savoir quitter. L’organisation du référendum du 18 juin n’a pas comblé les attentes. Taux de participation 36%. Ensuite, les gens ne sont pas sortis massivement pour aller voter. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation évoque des raisons techniques dans l’organisation de la présidentielle pour se dédouaner.

Notre système électoral comporte trois (03) défauts majeurs:

Le premier, c’est son coût exorbitant, donc insoutenable pour un pays pauvre. Sacrifier à la mode de l’informatisation du fichier électoral ne suffirait pas à remédier à ce problème; il faut revoir tous les maillons de la longue chaîne du processus électoral, de l’établissement des listes électorales à la proclamation définitive des résultats.

On peut abandonner l’inscription d’office au profit de l’inscription volontaire sur les listes électorales. On peut limiter les élections présidentielle et législatives à un seul tour de scrutin le bulletin unique. On diminuera ainsi le coût des élections, y compris celles comportant un nombre élevé de candidats comme on l’a vu lors de la présidentielle de 2002.

Le deuxième défaut de notre système électoral, c’est sa lourdeur et son inadaptation à certaines de nos réalités.

Le troisième défaut, c’est la proclamation des résultats par la Cour constitutionnelle qui reçoit des plaintes des partis politiques et elle peut annuler le quart des suffrages. On gagnerait à reformuler les dispositions qui sont en contradiction avec les pratiques et les habitudes des populations.

<strong>L’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) ou milice ?</strong>

La transition est interpellée à jouer pleinement son rôle dans la crise qui secoue l’école malienne depuis 1994. L’arsenal de guerre qu’on a vu sur les réseaux sociaux n’augure rien de bon pour une école performante et apaisée au Mali. L’université du Mali s’est muée en un centre de malfrats et du coup l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) est devenue une «milice».

Le bon étudiant n’est ni violent, ni brutal, ni querelleur. Il sait que les paroles peuvent faire du mal et que les coups et blessures peuvent tuer. Alors, il est temps que l’État dissout ce «machin» qu’est l’AEEM. La source de toute cette violence, c’est le gouvernement qui a fait de cette association le «bébé gâté de la République».

L’AEEM a un siège, un véhicule de liaison alors que certaines structures de l’Etat manquent de tout, gère le parking universitaire. Elle impose son quota d’admission aux examens. Après un constat désastreux des lieux et un bilan négatif de l’AEEM, il y a lieu de dissoudre cette «milice» d’étudiants armés.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sauvons notre pays :  Nous devons avoir une conscience de classe, nous devons être armés politiquement et idéologiquement pour instaurer un nouvel ordre politique et social et sauver notre pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/sauvons-notre-pays-nous-devons-avoir-une-conscience-de-classe-nous-devons-etre-armes-politiquement-et-ideologiquement-pour-instaurer-un-nouvel-ordre-politique-et-social-et-sauver-notre-pays-3037965.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Oct 2023 09:28:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Toute classe sociale à une dimension à la fois objective et subjective. Ce sont les rapports de production, aux stades successifs de leur évolution, qui déterminent la réalité objective de la classe en question. </strong>

À partir d’un certain moment de l’évolution d’un mode de production donné, les hommes partagent des conditions concrètes de production, d’habitat, d’alimentation et de dépendance. Cette expérience de la communauté objective des conditions matérielles de l’existence-entre des hommes qui se connaissent ou ne se connaissent pas, se parlent ou ne se parlent pas- aboutit à la création d’une intelligence commune de leur situation, autrement dit à une conscience de classe. La conscience de classe est la possibilité d’appréhender, à partir d’une situation de classe particulière, la totalité de la situation de la lutte de classe dans une société donnée.

Une conscience de classe peut-être juste ou fausse. Elle est fausse lorsque les analyses qu’elle produit entraînent la classe dans des actions qui sont contraires à ses intérêts concrets de classe.

Elle est juste lorsqu’elle permet aux hommes d’une classe d’entreprendre une action qui soit conforme à leurs véritables intérêts dans la phase concrète du processus historique. Georg Lukács, sociologue et philosophe hongrois, marxiste et hégélien, a créé un certain nombre de typologies utile à la saisie des problèmes que pose la notion de conscience de classe.

- Dans le premier cas, il affirme qu’une conscience de classe peut-être juste ou fausse. Elle est fausse lorsque les analyses qu’elle produit entraînent la classe dans des actions qui sont contraires à ses intérêts concrets de classe. Elle est juste lorsqu’elle permet aux hommes d’une classe d’entreprendre une action qui soit conforme à leurs véritables intérêts dans la phase concrète du processus historique.

- Dans le deuxième cas, il identifie une conscience psychologique et une conscience de classe adjugée.

La conscience de classe psychologique est la conscience de classe telle qu’elle est, telle qu’elle s’incarne dans la perception et les analyses que la classe fait de sa situation réelle. Cette conscience peut-être juste ou fausse.

La conscience adjugée, par contre, est la conscience collective que la classe en question aurait dû avoir si, à un moment précis de l’histoire, elle avait eu une réaction collective objectivement et subjectivement juste, c'est-à-dire conforme aux exigences des faits.

Lukas définit les limites objectives de la conscience de classe. Celles-ci affectent toutes les classes, sauf celle des travailleurs. Jean Ziegler, en exemple, s’est appuyé sur les économistes bourgeois qui ont cette culture impressionnante et une extrême intelligence d’analyser les contradictions et les crises actuelles du mode de production capitaliste et les misères croissantes que celui-ci impose aux peuples du tiers-monde. Ces économistes perçoivent analytiquement cette misère et ses causes, mais ils ne peuvent proposer, voir réellement de solutions à ces contradictions. Ils naturalisent donc le problème, parlent de « fatalité », de problème « insoluble ». La seule solution efficace serait d’abolir les mécanismes fondateurs du système capitaliste : l’exploitation de l’homme par l’homme, le salariat, l’accumulation de la plus-value, la monopolisation du Capital entre les mains d’un groupe de personnes de plus en plus réduit. Résoudre l’actuelle crise mondiale du système capitaliste reviendrait ainsi à reconnaître la nécessité d’abolir le système capitaliste.

Et cela, les intellectuels organiques du Capital ne peuvent pas. S’ils le faisaient, ils accepteraient du même coup leur propre suppression en tant que classe. Il existe donc, des limites objectives que la conscience de classe impose à l’intelligence individuelle bourgeoise, même à la plus brillante. Pour Lukas, la seule classe qui ne connaît pas de limites objectives à sa conscience est celle des travailleurs, c'est-à-dire de la classe prolétarienne.

Comment fonctionnent ces différentes consciences de classe dans les sociétés du tiers-monde ? Dans les pays du tiers-monde, la conscience de classe se manifeste sous trois (03) formes: La conscience de classe possible, la conscience de classe en soi, la conscience de classe pour soi.

- La conscience de classe possible ne se constitue que ponctuellement. Elle surgit au moment des conflits particuliers, isolés. Les hommes qui vivent ce conflit selon une appartenance de classe commune prennent conscience de leur commune situation. Plus précisément, ils se rendent compte que ce qui leur arrive en commun est le fait de certaines conditions matérielles partagées qui déterminent leur existence sociale et délimitent leur espace de liberté.

- La conscience de classe en soi par contre, est une subjectivité collective qui a un caractère permanent. Les hommes qui participent à ce surmoi collectif, qui en sont investis, qui en font leur structure motivationnelle propre, ont désormais une claire conscience d’appartenir, par leur insertion dans l’appareil de production des biens matériels et symboliques- à une même classe sociale. Ils ont conscience de partager les conditions matérielles objectives de cette double production. Le terme de classe recouvre ici une signification particulière : l’agression coloniale unifie le peuple dominé de l’extérieur, elle crée l’unité négative de toutes les forces qui composent ce peuple. La lutte de classe interne est en quelque sorte surdéterminée par la domination impérialiste étrangère qui s’impose à l’ensemble des classes du peuple asservi. Le peuple périphérique se confond en une classe unique dépendante face à l’oligarchie impérialiste du centre. La conscience de classe en soi est la conscience alternative, l’identité antinomique que le peuple dominé oppose au surmoi collectif, au système de violence symbolique du dominateur.

- La conscience de classe pour soi, enfin, est la conscience de classe-encore rarement présente sur notre planète- par laquelle une classe, celle des travailleurs, élimine en son sein toutes les appréciations conflictuelles latérales et oppose à la violence symbolique dominatrice une totalité alternative cohérente.

Selon Marx «<strong>Il découle de tout le développement historique, jusqu’à nos jours, que les rapports collectifs dans lesquels entrent les individus d’une classe, et qui étaient toujours conditionnés par leurs intérêts communs vis-à-vis d’un tiers, furent toujours une communauté qui englobait ces individus uniquement en tant qu’individus moyens, dans la mesure où ils vivaient dans les conditions d’existence de leur classe; c’était donc là, en somme, des rapports auxquels ils ne participaient pas en tant qu’individus, mais en tant que membres d’une classe. Par contre, dans la communauté des prolétaires révolutionnaires qui mettent sous leur contrôle toutes leurs propres conditions d’existence et celles de tous les membres de la société, c’est l’inverse qui se produit : les individus y participent en tant qu’individus</strong>».

La conscience de classe pour soi marque une étape nouvelle-et non encore advenue, sauf par quelques apparitions instantanées passagères-du développement de l’humanité: étape où les dernières barrières entre les hommes tombent, où la nation et l’État sont vaincus et où la libre fédération des producteurs décide à chaque instant de l’investissement des forces sociales et du travail de chacun.

Avec l’avènement de la conscience de classe pour soi, les relations de hiérarchie entre les hommes disparaîtront. Des relations de pure réciprocité, de réversibilité constante les remplaceront. L’homme se constituera librement à l’aide d’autres hommes. La subjectivité incomplète de chacun sera réconciliée, enfin, dans un projet humain partagé dont la satisfaction des besoins de chacun. L’épanouissement de tous et le bonheur de vivre seront les paramètres exclusifs.

La conscience de classe pour soi appartient à l’utopie positive, au rêve éveillé de l’humanité. Che Guevara est mort le 8 octobre 1967 à la Huguiera pour que naisse cette conscience de classe pour soi.

<strong>Nouhoum KEITA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Élection présidentielle de 2024 : Assimi Goïta, candidat ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/election-presidentielle-de-2024-assimi-goita-candidat-3037240.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Sep 2023 10:06:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À quelques encablures de la tenue de l’élection présidentielle de février 2024, certains indices montrent que le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, n’est pas prêt à mouiller le maillot en février 2024. Une autre lecture laisse entrevoir que les échéances pourront être repoussées. Ce qui est probable et qu’on peut croire, les élections pourront être repoussées. La formation du nouveau gouvernement le 26 juin 2023 prouve cela.

Après avoir procédé à un redressement de la transition en éjectant le président de la transition, Bah N’Daw et le Premier ministre, Moctar Ouane, en gardant ses frères d’armes à des postes stratégiques, prouve à suffisance que le colonel Assimi Goïta, président de la transition, Chef de l’État veut le pouvoir et n’entend pas le partager. Cela se soit et se sent à travers les nominations.

Comme tous les présidents successifs, des associations et mouvements de tous genres ont vu le jour pour lui apporter leur soutien. Ces mouvements de soutien à un président ont vécu et sont morts dès les prémices d’une défaite.

À cet effet, les Maliens ont vu, connu et chasser du pouvoir tous les présidents qui ont dirigé notre pays. Il est des enchainements inévitables. Partant du terme népotisme, on passe à celui de partage, de partage à parts et de parts à gâteau. Cette approche, très suffisante pour découper une galette s’applique mal à un gouvernement. Il ne s’agit pas de diviser la richesse mais de faire fonctionner un système qui assure, à la fois, la production et la distribution. La justice sociale se trouve nécessairement couplée à l’efficacité économique. L’abondance mal partagée n’a pas plus de sens que la répartition de la pénurie.

Aujourd’hui, le colonel Assimi Goïta se trouve dans un dilemme pour sa candidature en février 2024. Comme dit le sage, chasser le naturel, il revient au galop, semble être ce qui pourrait se passer. Si le colonel Goïta, président de la transition, est candidat à l’élection présidentielle en février 2024, il doit démissionner de ses fonctions de président en octobre prochain.

Selon la Constitution de juillet 2023, en son article(53), stipule qu’en cas de vacance de la présidence de la République, les fonctions de président de la République sont exercées par le président de l’Assemblée nationale. Dans ce cas précis, ce serait le président du Conseil national de transition (CNT) qui assurera l’intérim du président de la transition. Et le premier vice- président du CNT, Assarid AG Imbarcaouane assurera la présidence de l’organe législatif.

Le changement attendu par le peuple subira un blocage à tous les niveaux : un nouveau gouvernement verra le jour (gouvernement d’ouverture comme le réclament certains guignols politiques), tous les mécontents rentreront au gouvernement j’en suis sûre. Un nouveau Premier ministre sera nommé à la primature (colonel Abdoulaye Maïga). Ainsi, le colonel Malick Diaw, assurant l’intérim à la présidence de la République, aura plein pouvoir pour diriger le Mali.

Sur ce tableau noir, on voit difficilement l’élection présidentielle se tenir. Pour preuve, le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, qui n’a jusqu’ici pas pu remplacer les maires par une délégation spéciale, pourra difficilement organiser la présidentielle en février 2024. Nous avons encore en mémoire le référendum du 18 juin 2023, le taux de participation (36%) était en dessous des résultats attendus.

À Bamako, les gens ne sont pas sortis pour voter. Le marigot politique malien est truffé de crocodiles. Si jamais le Mali tombe dans les mains d’un président intérimaire comme ce fut le cas en 2012, ce serait le retour de la ruche au pouvoir. Bonjour les dégâts !

Safounè KOUMBA

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<title>Gouvernement d’union nationale : Chronique d’une mort programmée de la transition</title>
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<pubDate>Mon, 25 Sep 2023 07:15:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Qu’il soit un gouvernement d’union nationale, de consensus, de large ouverture, de crise, le Mali, à ce stade, n’en a pas besoin. Il a plutôt besoin d’union sacrée pour relever les multiples défis auxquels il fait face depuis 2012. Pourtant, c’est le contraire chez certaines formations politiques. Depuis quelques semaines, on assiste à un redéploiement de leurs précurseurs sur la scène politique pour tâter le pouls des Maliens: formation d’un gouvernement d’union nationale. Pourquoi ? L’insécurité gagne du terrain. Les élections ne pourraient plus se tenir à date. En prélude à ce complot, de nouvelles coalitions politiques voient le jour dans le but de bien négocier leur entrée dans un gouvernement.

Basta ! La classe politique malienne, issue du coup d’État de mars 1991, ne recule devant rien pour satisfaire ses desiderata, malgré sa gestion désastreuse des affaires publiques durant les trois dernières décennies. É peine nos larmes séchées suite aux attaques terroristes meurtrières contre le bateau ‘‘Tombouctou’’, les camps de Gao, de Ber, de Bourem, de Léré, certains partis politiques pas des moindres sortent de leur gong. Ils réclament déjà un gouvernement d’union nationale qui, selon eux, représentera toutes les couches socio- professionnelles de notre pays. Si cet appel de désespoir d’une poignée d’arrivistes trouve écho auprès des autorités de la transition, il allongera la liste des complots militaro- civils contre le Mali depuis le coup d’État du 19 novembre 1968.

Si jusqu’ici, la transition malienne, pilotée d’une main de fer dans un gant de velours, tient encore bon, c’est parce que l’équipe gouvernementale n’est pas truffée d’hommes politiques aux ambitions personnelles guidées par la recherche du gain facile. Elle doit sa survie aux femmes et hommes conscients de l’état de délabrement dans lequel ils ont trouvé notre pays après plus de trente ans de gestion oligarchique au nom d’une ‘‘démocratie copier-coller’’ et animés de la seule volonté de le mettre sur pied au bénéfice de l’ensemble de la population malienne. Elle tient aussi sa crédibilité grâce au rejet de la vieille classe politique qui ne pense qu’à son tube digestif dont l’insatiabilité a conduit notre pays au bord du chaos. Et malgré cet état pitoyable, elle croit être sortie des cuisses de Jupiter pour conduire les destinées du Mali et profiter impunément des biens publics comme au bon vieux temps de la démocratie importée.

Longtemps laminée par les soutiens de la transition pour son rôle néfaste dans le délitement de l’État malien et accusée de pactiser avec le diable pour préserver ses intérêts personnels, la classe politique se manifeste de plus en plus. Elle a trouvé plus de voix avec les attaques barbares contre les civils et les militaires engagés au front pour récupérer l’intégrité territoriale de notre pays. Elle a produit des communiqués dans lesquels elle condamne ces attaques lâches et a lancé un appel au rassemblement pour lutter contre l’insécurité qui gagne du terrain. Mais ce qu’il faut craindre, derrière ses bonnes intentions, se cache le piège de la formation d’un gouvernement d’union nationale, dont elle a appelé de tous ses vœux depuis le début de la transition.

Ce gouvernement qu’il soit d’union nationale, de consensus, de large ouverture, de crise, le Mali, à ce stade, n’en a pas besoin. Il a plutôt besoin d’union sacrée pour relever les multiples défis auxquels il fait face depuis 2012. Pourtant, c’est le contraire chez certaines formations politiques. Depuis quelques semaines, on assiste à un redéploiement de leurs précurseurs sur la scène politique pour tâter le pouls des Maliens: formation d’un gouvernement d’union nationale. Pourquoi ? L’insécurité gagne du terrain. Les élections ne pourraient plus se tenir à date. En prélude à ce complot, de nouvelles coalitions politiques voient le jour dans le but de bien négocier leur entrée dans un gouvernement.

Ce piège, tendu par les briscards de la politique malienne pour un retour revanchard aux affaires, est à éviter à tout prix. Sinon, elle consacrera la mort programmée de la transition malienne. Car, un gouvernement d’union nationale ou de crise n’est ni plus, ni moins qu’un partage de gâteau au détriment des intérêts vitaux de la population malienne. On se rappelle la transition de 2012. La coalition des partis politiques après avoir obtenu la tête du Premier ministre Cheick Modibo Diarra, parvient à constituer un gouvernement d’union nationale. C’est de là que tout est le mal de notre pays est parti. Il a été ‘‘vendu’’ aux enchères à la France qui a militairement occupé notre territoire national durant neuf ans avant de partir sur la pointe des pieds avec l’arrivée des militaires au pouvoir le 18 août 2020. C’est la transition jamais égalée à la course effrénée de l’argent facile et du bradage du patrimoine national. Les représentants des partis politiques ont fait le plein de leurs poches et les caisses du parti. Ils ne sont pas passés par mille chemins pour dépouiller l’État et le peuple malien de ses biens. Des marchés fictifs des millions de nos francs ont été attribués à des militants, des véhicules neufs de l’État ont été mis à la réforme au profit des cadres du parti, des parents, des amis, des bâtiments publics vendus à des prête-noms, des Titres fonciers (TF) de l’État morcelés, des paysans spoliés de leurs terres. La liste est loin d’être exhaustive.

Ce brigandage s’est malheureusement poursuivi avec l’élection en 2013 d’Ibrahim Boubacar Keïta. Les mêmes effets produisant les mêmes causes. Un coup d’État balaie le régime prédateur et corrompu du président Keïta, inaugurant une nouvelle ère pour notre pays. Même si tout n’est pas rose, les autorités de la transition montrent déjà la voie que le Mali peut compter sur ses dignes fils pour relever les défis de la bonne gouvernance. Il sera suicidaire d’abandonner cette voie de relance de notre pays sur les rails au profit d’un gouvernement de profiteurs et dont les membres ne se soucieront pas du devenir de notre pays.

Le Mali gagne mieux dans la formation d’un gouvernement d’appel à candidatures que de faire appel à des gens dont leur seule vocation est de piller les richesses nationales pour s’enrichir dans l’impunité et de comploter avec l’extérieur contre les intérêts fondamentaux du Mali.

Yoro SOW]]> </content:encoded>
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<title>Naissance des crises au Mali :  Affaire Fily Dabo Sissoko, Hamadoun Dicko et autres…</title>
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<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 07:41:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lorsqu’on remonte le cours de l’histoire, on se rend compte que les premières crises politique et armée ont commencé en 1962, à l’annonce de la création du Franc malien. Très rapidement, on arrêta comme étant les instigateurs des troubles deux personnalités politiques importantes, MM. Fily Dabo Sissoko et Hamadoun Dicko. Tous deux avaient été députés à l’Assemblée nationale française à l’époque où le Mali était encore le territoire colonial du Soudan; tous deux avaient détenu des portefeuilles ministériels dans le gouvernement français; le premier, membre du parti socialiste français, avait été secrétaire d ’Etat au Commerce et à l ’Industrie en 1948; le second avait été sous-secrétaire d’Etat à l’Education nationale, puis au Commerce et à l’Industrie, en 1956 et 1957. Autres remarques de taille, tous deux membres de la Grande Loge de Paris (donc francs-maçons). Leur objectif aurait été de renverser le gouvernement au pouvoir et de le remplacer par un autre gouvernement «plus docile aux directives reçues de l’extérieur».

L’ancien territoire du Soudan français, devenu en novembre 1958 la République soudanaise et en août 1960 la République du Mali, a bénéficié jusqu’à ce jour d’une très grande stabilité gouvernementale.

L’équipe qui s’était constituée autour du président Modibo Keïta, dans le cadre du parti dénommé <em>Union soudanaise </em>(section territoriale du <em>Rassemblement démocratique africain </em>ou R.D.A.), plusieurs années avant l’accession du pays à l’indépendance, est au pouvoir sans discontinuer depuis l’installation à Bamako du premier «conseil de gouvernement» en 1956. Les dernières élections au Parlement, dit «Assemblée nationale», en mars 1959, ont montré que l’équipe gouvernementale avait la confiance de la très grande majorité du pays.

Le gouvernement de M. Modibo Keïta s’est très courageusement engagé dans une politique d’austérité en donnant une priorité absolue au problème du développement économique et social: problème difficile dans un pays dont les ressources naturelles sont rares et à peu près exclusivement agricoles.

Les objectifs de cette politique sont exprimés dans un plan quinquennal, établi sur la base d’études très sérieuses faites par un groupe d’experts français, et approuvé par l ’Assemblée nationale en septembre 1961 et août 1962. Les objectifs du plan sont ambitieux, et leur réalisation, dont dépendra le «décollage économique » du pays, dépend elle-même de la discipline avec laquelle la population saura fournir l’effort qui lui est demandé. C’est dire que la politique du gouvernement n’ira pas sans de sérieuses contraintes. Or, au cours de l’année 1962, quelques remous se sont produits qui ont provoqué une riposte énergique du gouvernement: quatre-vingt-quinze inculpés ont été déférés devant une juridiction d’exception dite « Tribunal populaire».

Il est intéressant d’étudier, à l’occasion de cette affaire, les moyens par lesquels un gouvernement autoritaire a étouffé un mouvement considéré comme subversif, et aussi de rechercher à quelles limites doit raisonnablement s’arrêter le pouvoir d’autodéfense d’un tel gouvernement.

Pour prendre l’affaire à ses débuts, nous devons remonter au 1er juillet 1962, date à laquelle le président Modibo Keïta fit connaître la décision prise par le gouvernement du Mali d’effectuer une réforme monétaire: le Mali quittait l’Union monétaire de l’Afrique de l ’Ouest à l’intérieur de laquelle avait cours le franc dit «CFA», et se donnait une monnaie propre dite «franc malien»; une Banque d’État, dotée d’un capital initial d’un million de francs CFA, serait chargée de l’émission de la monnaie nationale en même temps que du contrôle des autres banques ayant des activités dans le pays; dès la mise en circulation de la monnaie nationale, le franc CFA n’aurait plus cours; il était enfin précisé que cette réforme n’affectait nullement l’appartenance du Mali à la zone franc. Il semble que la réforme monétaire ait porté ombrage à certains commerçants, dont le mécontentement fut habilement exploité par les adversaires du gouvernement.

Le 21 juillet, plusieurs centaines de manifestants se rassemblèrent sur la place du marché de Bamako, se formèrent en cortège, défilèrent devant l’ambassade de France en criant «vive la France» et «vive de Gaulle», et se dirigèrent vers le commissariat central de police en poussant des clameurs hostiles au gouvernement et au parti au pouvoir. Ils furent dispersés après un violent accrochage avec la police, au cours duquel il y eut plusieurs blessés mais aucun mort, et deux- cent- cinquante-deux d’entre eux furent arrêtés. Les militants de <em>l’Union soudanaise</em>, parti gouvernemental, organisèrent immédiatement une contre-manifestation pour assurer le président Modibo Keïta de leur loyalisme et de leur entier appui à la réforme monétaire. Le président adressa de son côté un appel à la nation, l’assurant qu’il saurait sévir contre les trafiquants de la nouvelle monnaie.

Le 22 juillet, l’ordre était rétabli, et des sanctions rigoureuses étaient annoncées contre les commerçants qui garderaient leurs magasins fermés. L<em>'Union soudanaise </em>désigna une commission nationale avec mission de faire une enquête complète sur les origines de l’émeute et les responsabilités qu’elle engageait. Très rapidement, on arrêta comme étant les instigateurs des troubles, deux (02) personnalités politiques importantes, MM. Fily Dabo Sissoko et Hamadoun Dicko. Tous deux avaient été députés à l’Assemblée nationale française à l’époque où le Mali était encore le territoire colonial du Soudan; tous deux avaient détenu des portefeuilles ministériels dans le gouvernement français; le premier, membre du parti socialiste français, avait été secrétaire d’État au Commerce et à l’Industrie en 1948; le second avait été sous-secrétaire d’État à l’Éducation nationale, puis au Commerce et à l ’Industrie, en 1956 et 1957.

Lors des élections à l’Assemblée nationale de Bamako le 8 mars 1959, MM. Sissoko et Dicko étaient les leaders du <em>parti du regroupement</em> <em>africain, </em>qui s’opposait à <em>l’Union soudanaise. </em>Celle-ci avait d’ailleurs remporté une victoire écrasante, en enlevant la totalité des quatre-vingt sièges à l’Assemblée. Les deux (02) chefs de l’opposition semblaient s’être ensuite ralliés au gouvernement de M. Modibo Keïta, qui les avait casés dans l’administration. L’enquête conduisit d’autre part à l’arrestation d’un important commerçant de la place, El Hadj Kassoum Touré. Celui-ci aurait été détenteur d’importants avoirs en francs CFA; lésé dans ses intérêts par la réforme monétaire, il aurait pris la tête de la rébellion dans le milieu des commerçants. Prenant la parole, dans une réunion publique au début d’août, le président Modibo Keïta désignait nommément MM. Sissoko, Dicko et Touré comme étant les meneurs d’un complot préparé de longue date en liaison avec certains gouvernements étrangers. Leurs objectif aurait été de renverser le gouvernement au pouvoir et de le remplacer par un autre gouvernement «plus docile aux directives reçues de l’extérieur». Leur tactique aurait été de miser sur le mécontentement des commerçants, boutiquiers, marchands ambulants, transporteurs, etc., qui représentent une classe numériquement importante et dont la politique sociale du gouvernement pouvait compromettre les intérêts.

L’ouverture des débats devant le Tribunal populaire fut fixée au lundi 24 septembre. Il n’est peut-être pas sans intérêt de mentionner que quelques jours avant cette date, exactement le 18 septembre, à la faveur d’un remaniement ministériel, le portefeuille de la Justice avait été transféré à M. Madeira Keïta, précédemment ministre de l’Intérieur et notoirement connu comme étant l’«homme fort» du gouvernement.

Les audiences ont occupé quatre journées complètes, du lundi 24 au jeudi 27 septembre.

Le Tribunal ne siégeait pas dans les locaux du Palais de justice, mais dans la salle de réunions de la Maison des anciens combattants. Sur les manifestants arrêtés le 21 juillet, quatre-vingt-douze étaient déférés devant le Tribunal en plus des trois principaux accusés, MM. Sissoko, Dicko et Touré. Il était reproché aux inculpés «d’avoir organisé un complot et commis un attentat contre la sûreté intérieure de l’État en vue de changer et de détruire le gouvernement du Mali».

Le Tribunal, dont on a dit plus haut la composition, était présidé par M. Mamadou Diawara, Point important, aucun avocat ni même aucun défenseur officieux n’assistait les prévenus. Les débats étaient publics, et se sont pratiquement limités à l’interrogatoire des inculpés et à l’audition de leurs déclarations. Il semble d’ailleurs que les inculpés aient eu la faculté de s’expliquer avec la plus entière liberté. La plupart d’entre eux s’appliquèrent à minimiser la portée des manifestations du 21 juillet, et affirmèrent qu’ils n’avaient fait que suivre la foule sans être animés d’aucune intention hostile vis-à-vis du gouvernement.

Kassoum Touré reconnut qu’il avait contribué à organiser la manifestation des commerçants, mais affirma qu’il l’avait fait sans aucune arrière-pensée politique. Hamadoun Dicko nia entièrement les faits qui lui étaient reprochés. Fily Dabo Sissoko plaida au contraire coupable et déclara: «<em>je reconnais tous les faits; j’ai commis une très grosse faute</em>». H. avoua notamment avoir encouragé les commerçants et les anciens combattants à organiser une démonstration anti-gouvernementale, à défiler devant l’ambassade de France en poussant des cris hostiles au Mali, et à tenter de prendre d’assaut le poste central de police. Il conclut en sollicitant l’indulgence des juges populaires.

La mesure d’humanité prise par le président Modibo Keïta moins d’une semaine après le verdict en commuant les trois peines de mort en peines de détention à vie ne peut nous faire oublier les graves irrégularités de la procédure au terme de laquelle les sentences ont été prononcées. Le fait reste que les inculpés ont été déférés devant une juridiction constituée en violation des dispositions de la Constitution de la République du Mali, et qu’ils n’ont pas bénéficié pour assurer leur défense des garanties que doit normalement comporter toute procédure pénale.

<strong>Que conclure de tout cela?</strong>

La loyauté la plus élémentaire commande de rendre hommage au courage avec lequel le gouvernement de la République du Mali s’est attaqué depuis quatre ans au problème du développement économique et social. On ne peut lui reprocher d’avoir donné aux impératifs du développement une priorité absolue, et il est certain qu’une telle politique exige une très grande discipline de la part de la population.

Le gouvernement a parfaitement le droit de se défendre contre les pêcheurs en eau trouble: mais il doit (et peut) le faire en usant de moyens légaux.

Armer une autorité de fait de pouvoirs répressifs, c’est un expédient inutile et dangereux, dangereux en premier lieu pour le gouvernement lui-même. La Constitution a opéré une distribution rationnelle des compétences entre les pouvoirs publics.

Le gouvernement, appuyé par le Parlement dont il a la confiance, a toute latitude pour faire la politique économique et sociale qu’attend de lui l’immense majorité de la population.

«Si le cadre juridique de cette politique est clairement et judicieusement tracé, et cela ne tient qu’au gouvernement et au Parlement, les tribunaux n ’auront pas besoin d’être «au service du régime»: il suffira qu’ils soient au service de la légalité; les magistrats n’auront pas besoin d ’être des «militants du parti»: il suffira qu’ils soient de bons magistrats; il n ’y aura pas besoin de faire appel à des juridictions d ’exception: les juridictions de droit commun suffiront.

En s’appliquant à rester un «État de droit», la République du Mali assurera la stabilité de ses institutions sans compromettre aucunement les chances de son développement économique...», avait conclu <strong><em>la Commission Internationale de Juristes dans son rapport en juillet 1963.</em></strong>

<strong>A.K. DRAMÉ, Journaliste freelance</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La Chine marque de son engagement :  L’ère historique des BRICS dans les relations internationales</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-chine-marque-de-son-engagement-lere-historique-des-brics-dans-les-relations-internationales-3036407.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 07:40:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 15<sup>ème</sup> Sommet des BRICS s’est tenu du 22 au 24 août 2023 en Afrique du Sud dans un contexte géopolitique tendu, où l’économie mondiale s’avère quasiment au ralentit et l'inflation semble s’installer dans la durée, où </strong><em><strong>le multilatéralisme est mis à rude épreuve</strong></em><strong><em>.</em></strong><strong> Cependant, il est convenu que ce Sommet de Johannesburg a été un évènement historique qui a tenu toutes ses promesses au regard du thème à son ordre du jour, des décisions prises, mais aussi et surtout de l’immense allocution prononcée par le Président Chinois Xi Jinping. Le thème de ce Sommet qui a porté sur: «<em>Les BRICS et l’Afrique: partenariat pour une croissance mutuellement accélérée, un développement durable et un multilatéralisme inclusif</em>», nous a rappelé l’attachement de la Chine aux valeurs d’un développement partagé, de solidarité agissante caractéristique de la gouvernance de la Chine depuis 1949.</strong>

Le thème de ce Sommet nous a aussi rappelé l’engagement historique de la Chine en faveur du multilatéralisme inclusif, de la justice et de la paix dans le monde. Le choix de ce thème répondait amplement à la volonté commune des membres des BRICS d’appuyer les pays en développement, notamment les pays Africains dans la voie du développement durable et de la prospérité commune. Le Sommet a incontestablement consolidé davantage la coopération intra-BRICS et la coopération entre les BRICS et l’Afrique dans tous les domaines du développement, de la politique, de la sécurité et de l’économie.

Depuis leur création en 2009, les BRICS sont devenus une force constructive et stabilisatrice avec une influence internationale croissante, qui a étroitement liée son destin à celui des pays en développement. Au regard des réalisations concrètes dont la création de la «<strong>Nouvelle Banque de Développement</strong>», la plateforme que constitue les BRICS représente de nos jours l'une des évolutions les plus significatives dans la gouvernance mondiale. Au cours des années écoulées, les BRICS ont démontré leur engagement dans des mesures pragmatiques et innovantes visant à apporter des solutions idoines aux profonds déséquilibres qui affectent le monde.

Les progrès remarquables enregistrés sont liés essentiellement à la volonté commune d’assurer la mise en œuvre efficiente des résolutions adoptées aux bénéfices de tous. L'intérêt croissant pour les BRICS révèle que de nombreux pays à travers le monde sont à la recherche d'une plateforme multipolaire, inclusif et orienté vers le bien-être des peuples. À cet égard les BRICS sont en train de prendre une part active au remodelage de la gouvernance mondiale pour plus de paix, de justice, d’équité, de développement, de prospérité commune qui sont des aspirations profondes de tous les peuples.

Nouveaux moteurs de la croissance économique mondiale, les BRICS se positionnent comme le noyau d’un monde classé périphérique qui est en train de devenir le véritable centre du monde. La mondialisation a provoqué l’émergence d’un certain nombre de pays en développement, auxquels les organisations internationales et les grands forums mondiaux n’accordaient pas une place prépondérante.

La marginalisation de ce groupe, puissance montante, a positionné ces pays comme une alternative probable et même souhaitable à la domination des puissances occidentales sur le monde depuis des siècles et à la mondialisation telle que pensée par lesdites puissances occidentales. Dans ce contexte, il y a lieu de noter que les BRICS constituent présentement plus de 41% de la population de la planète, près du quart de la richesse mondiale et les deux tiers de la croissance du monde. Ils contribuent à environ 31,5% du Produit intérieur brut (PIB) mondial.

Au plan de la politique internationale, «<strong>les BRICS font la promotion d’une refondation des organisations internationales tels que le Conseil de Sécurité de l'ONU, le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale, dans le sens qui reflèterait mieux le caractère multipolaire du monde au XXI<sup>ème</sup> siècle</strong>».

L’adhésion de six nouveaux pays à partir de l’année 2024 (l’Iran, l’Argentine, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis) renforce les BRICS dans la marche vers l’ouverture et la construction d’un nouvel ordre mondial.

L’allocution du Président Xi Jinping à ce 15<sup>ème</sup> Sommet a été la première publique qu’il a prononcée cette année 2023 à l’étranger. Cette allocution a marqué un des points majeurs ayant fait de cette rencontre, un évènement historique. Le Président Chinois a noté au sujet des BRICS: «<strong>Les pays des BRICS sont une force importante pour façonner l’échiquier international. Le fait que nous choisissons en toute indépendance nos voies de développement, défendons ensemble notre droit au développement et avançons ensemble vers la modernisation représente l’orientation du progrès de l’humanité et influencera certainement en profondeur le cours du monde</strong>».

À propos de la politique des BRICS, Xi Jinping a noté: «<strong>Les pays des BRICS préconisent et pratiquent depuis toujours une politique étrangère d’indépendance. Nous envisageons les grandes questions internationales selon la réalité des faits et nous nous prononçons pour la justice en paroles comme en actes</strong>».

L’indépendance des BRICS est clairement définie dans ces propos: «<strong>Nous ne marchandons jamais nos principes, ne cédons jamais aux pressions extérieures et refusons d’être vassaux de quiconque</strong>». Le Président Xi a appelé à «<strong>promouvoir la réforme pour faire évoluer la gouvernance mondiale dans un sens plus juste et plus équitable et apporter au monde plus de certitudes, de stabilités et d’énergies positives…. Le développement est un droit inaliénable de tous les pays et non un privilège de quelques-uns</strong>».

Le Président Chinois prône toujours l’union, l’amitié et la concorde: «<strong>Les pays des BRICS doivent être compagnons de route sur la voie du développement et du redressement et s’opposer au découplage, à la rupture des chaînes d’approvisionnement et à la coercition économique</strong>».

L’engagement de la Chine est clairement exprimé dans tous les domaines, notamment ceux des sciences et de l’innovation: «<strong>La Chine mettra en place un parc incubateur des sciences et de l’innovation Chine-BRICS à l’ère nouvelle pour appuyer la transformation des fruits de l’innovation. Dans le cadre du mécanisme de la constellation de satellites de télédétection des BRICS, nous explorerons la possibilité de créer une plateforme de coopération internationale des BRICS sur les données et l’application des satellites de télédétection pour fournir un appui de données à différents pays dans les domaines de l’agriculture, de l’écologie et de la réduction des catastrophes naturelles</strong>».

À propos de la sécurité mondiale le Président Xi a noté: «<strong>Aujourd’hui, la mentalité de la guerre froide persiste, et la situation géopolitique demeure sévère. Les peuples du monde aspirent tous à un bon environnement sécuritaire. La sécurité internationale est indivisible. Ceux qui cherchent une sécurité absolue au détriment des intérêts des autres finiront par nuire à eux-mêmes</strong>».

Au sujet de la crise qui prévaut en Ukraine Xi Jinping a prôné la paix en notant que «<strong>l’urgent est de favoriser les pourparlers de paix et de travailler à l’apaisement des tensions, à la cessation des combats et à la réalisation de la paix. Il ne faut absolument pas mettre de l’huile sur le feu et laisser la situation continuer de se détériorer</strong>». La Chine demeure attachée au multilatéralisme. À cet égard le Président invite  les pays des BRICS à porter le véritable multilatéralisme, préserver le système international centré sur l’Organisation des Nations unies (ONU), soutenir et renforcer le système commercial multilatéral centré sur l’Organisation mondiale du Commerce(OMC), et s’opposer à la «<strong>création de petits cercles et de blocs exclusifs</strong>».

Comme s’il prenait son inspiration à la source de «<strong>la modernisation chinoise</strong>» le Président Xi Jinping a invité ses partenaires à «<strong>poursuivre l’esprit d’ouverture, d’inclusion et de coopération gagnant-gagnant des BRICS pour accueillir plus de pays dans la grande famille des BRICS et faire évoluer la gouvernance mondiale dans un sens plus juste et plus équitable en rassemblant la sagesse et la force de tous</strong>».

Grand ami, je dirais véritable frère des Africains (une amitié de longue date qui se perpétue devient fraternité) Xi Jinping qui a effectué une dizaine de visites officielles en Afrique depuis 2013 a fait référence à un proverbe africain qui dit: «<strong>Seul, on va vite; ensemble, on va loin</strong>» et à la philosophie de l’Ubuntu «<strong>je suis, parce que nous sommes</strong>» qui mettent l’accent sur l’interdépendance et les «<strong>liens étroits entre les peuples</strong>». Le monde retiendra de l’allocution du Président Chinois et de la résolution pertinente adoptée lors de ce 15<sup>ème</sup> Sommet que <em>les BRICS </em><em>continueront à s'ouvrir à de nouveaux membres</em><em>, </em><em>et </em><em>à devenir la force motrice d'un nouvel ordre international</em><em>.</em><em>/.</em>

<strong>Prof. Yoro DIALLO, Chercheur Principal / Directeur Exécutif du Centre d’Études Francophones- Directeur du Musée Africain</strong>

<strong>Institute of African Studies, Zhejiang Normal University</strong>

<strong>E-mail: </strong><strong><a href="mailto:inadial@yahoo.com">inadial@yahoo.com</a> Tél.: 0086/15888991173</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte anti&#45;corruption :  Choisir entre le peuple qui demande la rupture ou continuer avec l’ancien système pour périr ?</title>
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<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 07:34:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lorsque le défunt Conseil national de salut du peuple (CNSP) a pris le pouvoir en 2020, il a promis le changement dans le système de gouvernance. Pour le moment, le changement attendu tarde à venir. Les femmes et les hommes qui ont servi les régimes successifs de 1992 à 2020 sont toujours en service comme si le pays était leur patrimoine.

Au Mali, on change le président, mais le système de gouvernance demeure avec tout l’arsenal de gabegie. Une fois le président connu, tous les partis politiques se sabordent pour lui apporter son soutien. Tous courent vers la majorité. L’homme malien vénère deux (02) choses: la célébrité et la richesse. Or le pouvoir apporte ces deux choses. D’où une course effrénée vers l’ascension et le pouvoir.

Aujourd’hui, la transition est face à un dilemme, gérer avec l’ancien système et leurs hommes ou faire la rupture. C’est choisir entre le peuple qui demande la rupture ou continuer avec l’ancien système pour périr ? La question est d’actualité et se trouve sur toutes les lèvres, car les attentes du peuple n’ont pas été comblées : l’extrême pauvreté, le manque d’argent. Rares sont les Maliens qui mangent trois fois par jour.

Le Mali va mal pour avoir désétatisé, l’éducation, la santé, le commerce, le foncier. Ces secteurs qui permettaient de renflouer les caisses de l’État seraient aujourd’hui des créneaux d’enrichissement de certains fonctionnaires véreux. Conséquences ? Mauvaise condition de vie. La création de Groupements d’intérêt économique (GIE) pour le ramassage des ordures brasse les fonds de l’État en direction de ses promoteurs. Les écoles privées, une perte d’argent pour l’État ? N’importe qui est promoteur d’écoles privées. Ensuite, la santé: cliniques privées, pharmacies privées pullulent comme des boutiques d’alimentation dans les quartiers. Aucun contrôle dans ces secteurs privés pour connaître l’identité des vrais promoteurs.

Au Mali, on vend tout: agrément de création d’écoles, de pharmacie, vente de licence d’exploitation d’une pharmacie. C’est pourquoi notre pays n’avance pas et il y a deux (02) catégories de Maliens: les uns très riches, les uns trop pauvres. Ce sont ces dysfonctionnements qui ont donné naissance à la grande corruption.

Quand le peuple a commencé à perdre tout espoir après deux ans de gestion, la transition opte pour une lutte sélective contre la corruption. Les Maliens sont impatients de connaître la suite du procès sur les équipements militaires, l’achat de l’avion présidentiel. Pour le moment, la lutte contre la corruption reste sélective, car elle n’a jusqu’ici pas concerné les couches les plus corrompues.

Selon l’Organisation non-gouvernementale (ONG) Transparency International, édition 2019, plus de la moitié des Africains interrogés déclarent que la corruption s’est aggravée, que leur gouvernement ne fait pas assez pour l’enrayer et que les politiques sont les plus corrompus. Les personnes les plus corrompues sont: fonctionnaires: 39%; les parlementaires: 36%; l’entourage du président: 34%, les juges: 34%.

Il serait souhaitable de placer en résidence surveillée les présumés coupables et de procéder à la saisie et vente de leurs biens au profit avant qu’ils ne les cèdent à vil prix.

<strong>Amy SANOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Désunion, division des maliens :  L’héritage de la gestion démoniaque des démocrates</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/desunion-division-des-maliens-lheritage-de-la-gestion-demoniaque-des-democrates-3036399.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 07:31:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Personne ne pouvait imaginer qu’au sortir des évènements de mars 1991, le Mali connaîtrait ce triste sort. Il est à son plus bas niveau. Il est tombé aussi bas qu’on ne pouvait imaginer. Ce constat alarmant est la gestion d’une catégorie de Maliens, en complicité avec l’extérieur, dont l’ambition rêvée était d’arriver au pouvoir pour satisfaire leurs propres intérêts égoïstes et préserver ceux de leurs mentors extérieurs. Ils se sont appuyés sur la division, la haine, la médiocrité, la vanité, la corruption, la prédation, le mensonge, la falsification et la déformation de l’histoire pour bien s’enraciner dans les pans de notre société. Conséquences: la fibre patriotique ne vibre plus face à des évènements tragiques, dont le Mali est victime depuis 2012. Triste !

Pour arriver à leurs fins criminelles et égoïstes, les démocrates, dans un premier temps, se sont appuyés sur la politique de ‘‘diviser pour mieux régner’’ de leurs maîtres néocolonialistes occidentaux et, dans un second temps, ils ont contaminé le sang de beaucoup de nos compatriotes par les germes de la division, de la haute trahison, de la désunion, du déshonneur. Et le tour a été bouclé par la course effrénée à l’argent facile. Ils ont fait de l’argent, ce roi qui ne recule devant rien pour arriver à ses fins diaboliques. Résultat: il a détruit les soubassements notre société: loyauté, probité, humilité, dévouement, honnêteté, détermination, etc. Et face aux valeurs négatives introduites dans le corps social malien, notre société a sombré. Les valeurs sociétales sont aux antipodes de la morale, faisant du citoyen malien, un homme prêt à tout.

Si certains avaient applaudi l’avènement d’une nouvelle ère, animée par des hommes qui criaient à tout bout de champ le changement, d’autres, par contre, avaient émis des réserves sur la capacité et la qualité des ressources humaines qui venaient de renverser le régime du général Moussa Traoré, le 26 mars 1991, à donner satisfaction aux attentes du peuple malien. Trente ans après, l’histoire leur donne raison sur toute la ligne. Ils avaient une hauteur de vue sur le comportement crapuleux de ces opportunistes. Mais, à cette époque, leur voix était inaudible. Tellement, le mot démocratie avait été présenté comme un système politique miracle qui résoudrait toutes les souffrances du peuple endurées sous le règne sans partage du général Traoré et de son clan. Malheureusement, mal en a pris certains de nos compatriotes qui croyaient à la prophétie des faux démocrates à faire du Mali, un pays émergent.

Le balai magique, c’est-à-dire la démocratie, brandi pour nettoyer les écuries d’Augias, a servi à diviser les Maliens, les transformer en mendiants, à cultiver la médiocrité, la vanité, la méchanceté, la haine, la jalousie, la lâcheté et la méfiance entre les Maliens qui ne portent plus leur pays dans leur cœur. Ces maux ont judicieusement été choisis et mis en exécution, uniquement dans le but de se maintenir au pouvoir contre les intérêts fondamentaux du peuple malien. Ils ont reçu leur coup durant ces trois décennies. Car, le Mali est à son plus bas niveau. Et le peuple malien, malgré l’humiliation dont il subit tous les jours de la part de ses ennemis intérieurs et extérieurs, reste aujourd’hui divisé face aux enjeux géopolitiques et géostratégiques des puissances impérialistes qui menacent sa survie et l’existence même de notre pays. Malgré ces réels dangers, certains Maliens continuent de vendre des illusions démocratiques comme une sortie de crise, née délibérément de la gestion démoniaque des démocrates de la 25<sup>ème</sup> heure.

La désunion, la division: un instrument des ‘‘démocrates’’ pour manipuler l’opinion nationale

Si les Maliens ont hérité quelque chose de la gestion démoniaque des démocrates, c’est bien sûr la désunion, la division. Elles servent d’instrument entre leurs mains pour manipuler l’opinion nationale. Et tant qu’ils tirent ses ficelles, la paix, la stabilité et la cohésion sociale seront un leurre pour notre pays. Elles ont été semées pour servir les intérêts des ‘‘démocrates’’ dont l’ambition rêvée était d’arriver au pouvoir pour satisfaire leurs propres intérêts égoïstes et préserver ceux de leurs mentors impérialistes. Ce coup fatal qu’ils l’ont réussi en s’appuyant sur la division, la haine, la médiocrité, la vanité, le mensonge, la corruption, la prédation, les surfacturations, la prédation, la ponction, les détournements de deniers publics, la falsification et la déformation de l’histoire pour bien s’enraciner dans les pans de notre société. Et par la suite, obnubilée par le gain facile, ils ont nourri la jeunesse malienne née après les événements de 1991 de la haine des autres, du désamour pour la patrie. La preuve: la fibre patriotique n’a pas vibré à la hauteur des souhaits après les attaques du bateau de ‘‘Tombouctou’’ (7 septembre), du camp de Gao (8 septembre) et du camp de Bourem (12 septembre). Une partie du peuple s’est sentie concernée par le deuil et l’autre se réjouissait de cet acte ignoble comme pour dire que les militaires au pouvoir ont échoué dans la lutte contre le terrorisme. Triste ! De la part des Maliens qui aident l’ennemi à combattre son propre pays.

Surprise ! Du côté de certains partis politiques, c’est toujours le silence radio. Alors que leur existence même est liée à la conquête et à l’exercice du pouvoir. Ce silence ne doit pas rester impuni. Si les autorités veulent mettre au pas les saboteurs des actions de l’État, il serait bon qu’ils dissolvent ‘‘ces partis boutiques’’ pour haute trahison et complicité avec l’ennemi et pour la stabilité du pays.

Au sortir des évènements de mars de 1991, personne ne pouvait imaginer que le Mali connaîtrait ce triste sort. Il est à son plus bas niveau. Il est tombé aussi bas qu’on ne pouvait penser. Mais c’était sans compter sur la volonté farouche des communistes, socialistes et révolutionnaires convertis en démocrates, grâce au sommet de La Baule qui a imposé la démocratie occidentale aux pays africains en 1990, à transformer notre pays en business center. Ils ont lamentablement échoué à développer notre pays et à le hisser au rang des pays émergents. Et, il serait bon qu’ils répondent de leur trahison et leurs parjures devant un tribunal comme ils l’ont fait pour le général Moussa Traoré, accusé de mauvaise gestion.

Sans ce tribunal de vérité, le Mali restera longtemps divisé et à leur merci.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Porteurs d’uniforme :  Qui doit respecter la loi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/porteurs-duniforme-qui-doit-respecter-la-loi-3035696.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Sep 2023 10:08:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«<em>Si tu ne peux organiser, diriger et défendre le pays de tes pères, fais appel aux hommes valeureux. Si tu ne peux exprimer courageusement tes pensées fais appel aux griots, si tu ne peux protéger le peuple et braver l’ennemi, donne ton sabre de guerre aux femmes qui t’indiqueront le chemin de l’honneur</em>», (Hymne de bravoure à Samory). Servir la patrie est un sacerdoce. Pour préserver notre État de droit, les porteurs d’uniforme (militaires et policiers) doivent respecter l’uniforme qu’ils portent et respecter les personnes et leurs biens.

Lorsqu’on dresse un tableau de parcours des porteurs d’uniforme des différents régimes qui se sont succédé durant soixante-trois (63) ans de souveraineté nationale, la marche des militaires et policiers n’a pas comblé les attentes. Surtout, durant la démocratie. L’armée et la police ont été transformées en un dépotoir de fils voyous dont l’éducation pose problème dans la famille. On se débarrasse d’un fils en l’envoyant dans l’armée ou à la police.

Le mode de recrutement n’a pas changé, il est demeuré comme une loi entre les porteurs d’uniforme des régimes Moussa Traoré et de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA- PASJ) et sa démocratie. Ce que les deux (02) régimes ont en commun est que pour être recruté à la police ou dans l’armée, il faut nécessairement avoir une porte d’entrée ou avoir un parent porteur d’uniforme.

C’est le lieu de rappeler ici le cas de la «Bande des trois» (Kissima Doukara, Tiécoro Bagayogo, Karim Dembélé) qui ont recruté un grand nombre de jeunes dans l’armée et à la police entre 1970 et 1978. Ce sont les recrues de cette Bande des trois qui ont renversé le général Moussa Traoré, le 26 mars 1991, à leur tête, un certain Amadou Toumani Touré (ATT) (enrôlé dans l’armée par Kissima Doukara). S’il est une erreur que le général Moussa Traoré a commise, c’est d’avoir arrêté «la Bande des trois», alors que tous les dispositifs militaire et policier étaient dirigés par leurs recrues.

Le coup d’État du 18 août 2020 prend un peu sa source chez les faiseurs du putsch du 26 mars 1991 (le père en 1991, le fils 2020). Au Mali, on est porteur d’uniforme de père en fils. C’est pour cette raison qu’on a des difficultés à faire la rupture avec l’ancien système de gouvernance basé sur la corruption, la délinquance financière, le népotisme. Que ce soit l’armée, la police, ce sont les progénitures des démocrates qui ont pris en otage les deux (02) structures en foulant au pied les lois et règles du pays. Tare de notre gouvernement: l’injustice, source de tous les maux. Elle est si naturellement excessive que plus de deux tiers de la population en souffrent.

Le président de la transition et son gouvernement se doivent de freiner la propagation de l’injustice. Quand une lutte se prête d’aussi bonne grâce aux discours, aux dénonciations et à la création de structures qui ne fonctionnent pas, lorsqu’elle offre si opportunément un bouc- émissaire réconciliateur (tribunal militaire, police militaire), il y a gros à parier que l’aveuglement collectif transformera les fautes commises en vérité première.

D’après le comédien Guimba, «moustique ne peut pas fabriquer ‘‘<em>sossotox</em>’’». De la même manière, la justice militaire et la police militaire pourront difficilement sanctionner les indélicats porteurs d’uniforme.

Une société ne peut durer et atteindre son but que si elle a une loi à laquelle tout le peuple obéit. Quand vous vous réunissez pour jouer, si chacun veut en faire à sa tête, c’est un désordre tout de suite, puis la dispute, les querelles, la bataille, le groupe foulent au pied la loi du jeu, c’est l’anarchie. C’est ce comportement qu’on voit en longueur de journée à Bamako. Des injures graves émanant de certains porteurs d’uniformes dans la circulation. Alors qu’un simple décret présidentiel suffit à sanctionner de telles incongruités. Aussi, les agissements de certains militaires et policiers ne sont pas de nature à rasséréner la paix.

L’État, comme on le dit souvent, a toujours existé, l’histoire nous le montre. Chaque fois qu’il a cessé d’être fort, la nation connaît des souffrances. C’est le gouvernement qui fait la loi. C’est à lui de l’imposer, d’exiger à chacun de ne pas la violer. Cela exige des lois, une force qui les impose à tous et qui punit ceux qui les violent. Qui possède tous ces pouvoirs ? C’est le président de la République. Il jure devant Dieu et les hommes de faire respecter scrupuleusement la Constitution. Une République signifie un gouvernement de la nation par des hommes élus pour un temps limité.

L’État doit assurer la paix entre les Maliens, protéger les honnêtes gens contre les violents et les criminels, dire qui a droit quand survient un désaccord. Voilà les raisons des gendarmes et des juges, une police et une justice. Il doit être prêt à défendre le Mali contre l’attaque d’une autre nation, cela explique l’existence d’une force militaire: armée, marine, aviation.

«Dès qu’on a une idée de la grande fourmilière humaine, de la place qu’on y tient et des liens qui unissent bon gré mal gré tous les hommes, ont réagi en ces termes: l’union fait la force. Lorsqu’un homme est seul, le vent de la puissance, la courbe vers la terre, et l’ardeur de la convoitise des grands de ce monde absorbe la sève qui le nourrit. Ne soyez pas comme l’arbre et la plante qui sont seuls; mais unissez-vous les uns aux autres et appuyez-vous et abritez-vous mutuellement».

Tant que nous serons désunis, tant qu’il n’y aura pas d’égalité devant la loi et que chacun ne songera qu’à soi, nous ne récolterons que souffrance, ennuis et malheur, et violence. Chacun de nous a donc en lui comme un juge invisible qui l’avertit avant chaque action, l’accompagne pendant qu’il agit et lui dit ensuite : voilà ce que je pense de toi. Ce juge, c’est notre conscience.

<strong>Amy SANOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>64 morts dans l’attaque du bateau ‘‘Tombouctou’’ :  Le Mali en deuil ! Le Mali sous le choc ! Les cœurs meurtris !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/64-morts-dans-lattaque-du-bateau-tombouctou-le-mali-en-deuil-le-mali-sous-le-choc-les-coeurs-meurtris-3035695.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Sep 2023 07:10:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après l’attaque du bateau ‘‘<em>Tombouctou</em>’’, rendue publique dans un communiqué lu sur les antennes de la télévision nationale, jeudi 7 septembre, annonçant un bilan de 64 morts dont 15 militaires, les Maliens, de tous bords, sont sous le choc. Ils ont sans réserve condamné cette agression lâche, barbare et cruelle exécutée par des gens sans foi ni loi au service d’une mafia mondiale, dont l’ambition est de dépouiller les pays du Sahel de leurs ressources naturelles.

Dans un communiqué lu sur à la télévision nationale, jeudi 7 septembre, le gouvernement malien a annoncé la mort de quarante-neuf (49) passagers et quinze (15) militaires dans l’attaque du bateau ‘‘Tombouctou’’. Elle a été revendiquée par un groupe terroriste très actif dans les régions du nord de notre pays. Depuis la rétrocession de la basse militaire de Ber par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à l’armée malienne, on assiste à une multiplication d’attaques contre les populations civiles et les forces de défense et de sécurité. À cela s’ajoute, un autre mode opératoire: blocus des villes.

Coincés entre les armées du Burkina Faso, du Niger et du Mali, acculés dans leur dernier retranchement sur le territoire malien et ne sachant où donner la tête, les supplétifs des armées occidentales qui écument le Sahel depuis 2012, afin de s’emparer de ses ressources naturelles pour faire fonctionner l’industrie néolibérale, tirent sur tout ce qui bouge dans notre pays. Dans cette entreprise criminelle et de désespoir, ils assiègent les villes en coupant les routes de ravitaillement des populations en denrées de première nécessité, les intimident et les menacent de morts si les habitants coopèrent avec l’État malien. Aussi, contraindent-ils les populations à abandonner leurs villages.

Commise pour retourner les populations maliennes contre les autorités de la transition, en proie à d’autres difficultés, l’attaque du bateau ‘‘Tombouctou’’ a produit l’effet contraire. Elle a été condamnée par les Maliens de tous bords. Qui d’un communiqué condamnant l’attaque lâche, barbare et cruelle, qui de prières pour le repos des âmes disparues, de meilleure santé aux blessés, qui de messages de condoléances, qui de messages appelant à l’union sacrée pour sauver le pays, une chaîne de solidarité, de compassion, malgré le deuil, le choc et les cœurs meurtris, s’est emparée du pays. Et le gouvernement, de son côté, a décrété trois jours de deuil national.

Il prouve à suffisance que les Maliens peuvent taire leurs égos pour sauver ce qui nous unit : le Mali. Si c’est vrai que l’union sacrée est un rempart contre toute division, on peut dire que les Maliens doivent rester dans cette dynamique pour faire face à des gens sans foi ni loi, au service des puissances occidentales, réussies dans une mafia mondiale dite communauté internationale.

Elles qui ont juré de dépouiller le Sahel de ses ressources naturelles par la force pour alimenter leurs industries, menacées par la concurrence des pays émergents qui entretiennent désormais de bonnes relations avec certains pays de l’Afrique qui sont en passe de couper le cordon ombilical colonial.

Rien ne peut résister à cette communion des cœurs !

Yoro SOW

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommages à Salif Keita Domingo :  Mohamed Soumaré, Consultant sportif: «Les grands hommes meurent deux fois: Une fois en homme et une fois en héros»</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/hommages-a-salif-keita-domingo-mohamed-soumare-consultant-sportif-les-grands-hommes-meurent-deux-fois-une-fois-en-homme-et-une-fois-en-heros-3035741.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Sep 2023 00:52:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le public sportif a appris le décès de Salif Keïta dit Domingo.</strong>

Né le 06 décembre 1946 à Bamako, il se révèle dans les compétitions de pionniers, avant de signer à L'AS Réal au début des années 60. Techniquement doué, il ne tarde pas à s'imposer dans le onze des scorpions.

En 1963, à dix-sept (17) ans, il participe à sa première compétition internationale en Indonésie: Le GANEFO ou Jeux des nouvelles forces émergentes. La même année, il est finaliste de la coupe Nkrumah à Accra, où il s'incline devant le Ghana de Baba Yara.

Deux ans plus tard, il est sélectionné pour les Jeux africains de Brazzaville et revient avec la médaille de Bronze.

Toujours en 1965, il participe à la coupe d'Afrique des clubs champions avec le Stade Malien et perd sa 3ème finale en 2 ans, face à l'Oryx de Douala. Durant ce parcours, le public du Stade Houphouët Boigny gardera longtemps en mémoire sa prestation contre l'ASEC à Abidjan. Le lendemain la presse ivoirienne séduite par Domingo, lui attribue les 6 buts de son équipe (victoire 6-4).

En 1966, il est d'attaque en clubs champions, cette fois ci avec son club de cœur l'AS Réal. Il atteint encore une fois la finale et perd la finale retour 1-4 à Abidjan, après avoir gagné 3-1 à Bamako. Pris en grippe par les fans à son retour, il quitte discrètement le Mali pour le Liberia, d'où il embarque pour la France, grâce au commerçant libanais Daguer qui le propose à Pierre Garonnaire (recruteur de Saint Etienne).

A son arrivée à Paris, ne voyant aucun dirigeant stéphanois, il prend un taxi à 1 000 FF pour le Forez. Dès son premier entrainement, le coach Albert Batteux est convaincu. Il passe cinq années chez les "Verts" avec plusieurs titres de champion, plusieurs coupes de France et un titre de soulier d'argent du championnat (42 buts contre 44 à Skhoblar).

Durant son séjour dans le Forez, il s'inscrit en capacité de Droit, afin de défendre plus tard ses intérêts.

En 1972, il exprime le désir de quitter Saint Etienne pour Marseille. Roger Rocher s'y oppose, brandissant un contrat, qui oblige Salif à rester une année de plus. Un bras de fer s'engage entre les deux (02) hommes et la fédération tranche finalement en suspendant Keïta pour quelques mois.

Pour sa rentrée des classes, Marseille accueille Saint Etienne au Vélodrome, le 19 novembre 1972. Au final, Domingo marque deux (02) buts et l'OM gagne 3-1. À la fin du match, il effectue un tour d'honneur sous les vivas du public, arrive au niveau du banc stéphanois, à un geste d'humeur en direction de Mr Rocher. Ce qui lui vaut une suspension.

Au cours de la même saison, il n'est pas au bout de ses peines, car les dirigeants vont lui demander de prendre la nationalité française, pour lui permettre d'évoluer avec Magnusson et Skhoblar à u e époque, où le règlement permettait d'aligner deux étrangers. Il refuse et dira plus tard qu'il fallait qu'il donne un exemple à la jeunesse africaine.

Au terme de la saison, il quitte les bords de la Cannebière pour Valence en Espagne, où il passe 3 saisons, avant de déposer son baluchon au Portugal (au Sporting de Lisbonne).

En 1979, il traverse l'Atlantique pour s'établir aux USA, plus précisément au Celtic de Boston. Après une année de compétition, il raccroche les crampons pour se concentrer sur ses études.

En fin d'année, il met fin à sa carrière à travers un jubilé itinérant à Bamako, Conakry et Abidjan.

Avec les Aigles, il est présent à la CAN 1972 où les blessures l'empêchent de donner la pleine mesure de son talent. Après une blessure contre le Togo, suite à un tacle de "Ressort", il revient en finale et ne joue que les 20 premières minutes, où ses chevilles ne tiennent pas.

L'année suivante, il est auteur des 2 buts du Mali contre la Guinée à Bamako (2-2). Il jouera son dernier match à Bouaké contre la Côte d'Ivoire le 31 Juillet 1977 (défaite 0-2).

À son retour au pays, il quitte rapidement le poste de DTN qu'il occupe, suite à des divergences de vues avec la famille du football.

Après avoir travaillé à la BMCD pendant une année, il s'attèle à mettre en place un complexe hôtelier et un centre de formation, qui révèlera de nombreux champions dont les plus illustres sont Seydou Keita Mahamadou Diarra.

À titre personnel, il est élu premier ballon d'or africain en 1970.

À noter qu'il a été ministre chargé de mission en 1991 et président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) de 2005 à 2009.

Il est le 14ème joueur de Yaoundé 72 à nous quitter après: Bassirou Diamounténé, Ousmane Traoré Ousmanebleni, Moussa Diakité dit UTA, Bassidiki Touré dit Bakoroba, Moussa Traoré dit UTA, Mamadou Keïta dit Capi, Moctar Maïga dit Charly, Sekou Sangaré, Idrissa Coulibaly dit entraîneur, Cheickna Traore dit Kolo, Idrissa Kanté dit Gorki, Issa Yattasaye et Sadia Cissé.

Un stade porte son nom à Cergy Pontoise, tout comme un complexe sportif privé à Sikasso. Une statue le symbolisant a été dressée par les anciens sportifs de l'AS Réal, dans l'enceinte du club.

Dors en paix Domingo !

À Dieu nous appartenons et à lui nous retournons.

<strong>Mohamed SOUMARÉ, Consultant sportif</strong>

&nbsp;

<strong>Mahamadou Diarra Djilla «Une légende s'en est allé, le grand Salif Keïta. Tu as été et resteras pour toujours le numéro 1»</strong>

Merci infiniment pour ta contribution au football mondial et africain, particulièrement malien avec la formation de jeunes talents dans ton illustre centre, le CSK.

[caption id="attachment_71516" align="alignright" width="300"]<img class="size-medium wp-image-71516" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/06/Mahamadou-Diarra-Djilla-300x182.jpg" alt="" width="300" height="182" /> Mahamadou Diarra Djilla[/caption]

Tu as été une grande source d'inspiration pour moi et beaucoup d'autres. Homme exceptionnel sur le terrain mais aussi en dehors, tu m'as transmis tant de valeurs.

Toutes mes condoléances à la famille et aux proches. Qu'Allah te fasse miséricorde.

Repose en paix, légende.

Adios, Domingo

<strong>Mahamadou DIARRA Djilla Tweet</strong>

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<strong>DÉCÈS DE SALIF KÉÏTA</strong>

[caption id="attachment_158925" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-158925" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Zoumana_Sacko.jpg" alt="L'immunité du Pr. Kalilou Ouattara sera-t-elle lévée ?" width="250" height="214" /> Soumana Sacko[/caption]

Les Français n'ont jamais pardonné à Salif sa décision patriotique et courageuse. Hélas, les temps ont changé, mais dans le mauvais sens: ces dernières années, certains compatriotes, y compris mais pas seulement des sportifs, sont capables de "vendre" leur pays comme prix à payer pour acquérir une autre nationalité. Il est vrai aussi qu'entre-temps, la législation malienne a été modifiée pour autoriser la double nationalité.

Salif fut un patriote exemplaire et un démocrate inébranlable.

Dors en paix, Salif !

<strong>Dr Soumana SAKO, Ancien Premier ministre</strong>

&nbsp;

<strong>HOMMAGE DE MAGASSOUBA À DOMINGO</strong>

[caption id="attachment_3035291" align="alignright" width="200"]<img class="size-medium wp-image-3035291" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/Mohamed-Magassouba-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /> Mohamed Magassouba[/caption]

Salif Kéita, l’étalon de mesure de la valeur footballistique pure africaine

Une ETOILE s’efface,

Un BAOBAB tombe,

Une LÉGENDE se couche,

Un ESPOIR s’éteint,

Une RIVIÈRE tarit

Une ÂME s’effondre,

Une VIE s’arrête

Une HISTOIRE s’achève.

Les hommes naissent libres,

Mais jamais égaux.

Dans un milieu donné,

Dans un domaine donné,

A un moment donné,

Naît un homme qui ne ressemble à personne,

Qui n’a pas son égal,

Aussi personne ne lui ressemble.

Tel un don de Dieu,

Sans ce domaine précis,

Il inspire la divinité sans égal.

SALIF KEITA, à l’instar des tous les hommes, est né libre.

Mais dans son domaine,

SALIF KEITA a vécu sans égal.

De lui est née toute une histoire,

L’histoire du BALLON D’OR AFRICAIN.

SALIF KEITA est et demeurera l’étalon de mesure de la valeur footballistique pure africaine, L’exemple, le symbole, la légende, le ROI.

Le ROI est mort,

Vive le ROI.

Que son âme repose en paix.

CONDOLÉANCES TRÈS ÉMUES

<strong>Mohamed MAGASSOUBA, Expert CAF/FIFA</strong>

<strong>Patrick Revelli: «Si Salif Keïta jouait aujourd'hui, il serait au même niveau que Messi et Mbappé»</strong>

<strong>Salif Keïta,</strong> disparu samedi, a marqué l'histoire du Championnat de France mais surtout Saint-Etienne, son club phare. Ses anciens coéquipiers témoignent tous d'un talent rare, digne des plus grands de son sport.

Patrick Revelli: «<em>Le jour où le club rend un dernier hommage à Beret (Georges Bereta, avant le coup d'envoi de Saint-Étienne - Valenciennes, ce samedi soir, 0-0), Salif a décidé de partir à son tour. C'est dire si cette journée est difficile pour nous tous. Une image suffit à résumer le joueur qu'était Salif: centre de Bereta à Bordeaux, contrôle orienté de Salif dans les six mètres, talonnade et but. Salif, c'était un mélange de classe et de talent. Il avait tout et besoin de personne pour partir du milieu de terrain et aller marquer. S'il jouait aujourd'hui, Salif serait au même niveau, voire supérieur, à Messi, Neymar et Mbappé. Parce que c'était vraiment un joueur exceptionnel, avec lequel j'ai eu l'honneur de jouer. Il m'a également mis le pied à l'étrier, lorsque l'AS Saint-Etienne lui cherchait un complément en attaque, pour la saison 1971-1972, sa dernière chez les Verts. Salif a demandé à Monsieur Batteux (alors entraîneur): "</em><em>Pourquoi vous ne pensez jamais à Patrick Revelli</em><em> ?" Et c'est parti comme ça, grâce à lui</em>».

<strong>Source: L’équipe</strong>

<strong>Adieu Salif...</strong>

J'étais, il y a quelques instants encore, assis à la terrasse d'un café-restaurant en train d'achever mon repas. Comme je le fais parfois je me mis à regarder mon portable. Un message annonçait la mort de Salif Keïta "Domingo". Mais non, ce n'était pas possible. Avant-hier encore j'avais décidé de lui envoyer un message pour prendre de ses nouvelles. Cinq minutes plus tard coup de téléphone de mon ami Hamidou depuis Bamako. C'est vrai ce que je viens d'apprendre l'interrogeais-je ? Oui me dit-il. C'est pour cela que je t'appelle, mais tu es déjà au courant.

Je ne vous cache pas que de fines larmes ont commencé à poindre sur mon visage.

Salif faisait partie de ma vie de journaliste. Il m'avait choisi pour rédiger ses mémoires. Ce fut une belle aventure, pas facile, parce que Salif n'aimait pas parler de lui. Oui, il était timide, cela ne facilitait pas les confidences même à celui qu'il avait choisi pour parler en son nom.

Aujourd'hui, je pense à tous les jeunes footballeurs maliens qui ont perdu un peu de la lumière qui peut éclairer une carrière. Je pense à sa femme, à ses filles et à Fanta, hélas disparue prématurément.

Aux dirigeants maliens, je ne leur dit qu'une seule chose; décrétez des obsèques nationales pour un homme qui, sur tous les terrains où il a évolué, en Afrique, en France, en Espagne, au Portugal et aux Etats-Unis, a fait briller les couleurs du drapeau malien.

De tout cœur avec la grande famille du football malien.

<strong>Gerard Dreyfus</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au président de la transition, le Colonel Assimi Goïta : Wari banna gèlèya bé bè kan</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/au-president-de-la-transition-le-colonel-assimi-goita-wari-banna-geleya-be-be-kan-3034024.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Aug 2023 09:17:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après le paiement des salaires et des pensions, place aux dépenses: mil, riz, condiments, carburant, électricité eau, «<em>wari banna</em>» (l’argent est fini) et «<em>gèlèya</em>» (la résistance commence). Si tu parles, on te dit tais-toi ko tu es «<em>politiki mogo</em>». Quelle différence y a-t-il entre un «<em>politiki mogo</em>» et un militaire ? Le patriotisme et la droiture, c’est tout.</strong>

Il y a trois (03) ans, un groupe de jeunes officiers parachevaient la lutte enclenchée par la société civile et certains partis politiques hostiles au régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) en demandant son départ. Ce fut chose faite le 18 août 2020. Depuis ce jour, les jeunes officiers se sont accaparés de tous les pouvoirs comme un commandant dans un bateau. Or le pouvoir n’est rien d’autre que de faire proprement ce qui a été convenu par l’ensemble de la population. Et il n’y a pas deux (02) façons d’assumer le pouvoir. Si tu veux, sois plus méchant et plus brûlant que les flammes de l’enfer sur le dos de ton peuple; si tu veux sois plus doux et frais que l’eau du fleuve dans la gorge d’un assoiffé. Mais dans l’un ou l’autre cas, sois juste, dit le sage. Les Maliens sont sortis massivement sur le boulevard de l’Indépendance pour demander le départ du président IBK pour une seule raison: mauvaise gouvernance (un régime caractérisé par la corruption, les malversations et la délinquance financière), dont la plus scandaleuse fut l’achat de l’avion présidentiel, équipement militaire (1230 milliards de F CFA).

Les Maliens ont hâte de connaître la suite réservée à ces poursuites judiciaires mais au même moment des militaires incriminés dans ce dossier reçoivent des promotions. Les économistes estiment que la délinquance financière, la corruption demeurent les défis les plus redoutables pour l’élimination de la pauvreté.

Aujourd’hui, l’arrêt de la lutte contre la corruption et les malversations financières ont érodé la confiance entre gouvernants et gouvernés. Quand il y a eu le coup d’État du 19 novembre 1968 du Comité militaire de libération nationale (CMLN), il y avait 300 millions de francs maliens dans le coffre du Trésor public. Les militaires se sont partagé les fonds comme leur butin. Et depuis ce temps, voler ou détourner le bien public ne fait plus peur au Mali. Connaissez-vous la kleptocratie ? C’est un régime dont le système de gouvernance est basé sur le vol, le détournement des fonds publics. Quand il y a eu le coup d’État du 18 août 2020 des malles remplies d’argent seraient sorties du pays. Les anciens dignitaires du régime IBK en fuite ont mis leur magot à la disposition de certains opérateurs économiques. Tout ça, c’est connu. Le premier de nos devoirs de Maliens, c’est d’obéir aux lois de notre pays. Sans obéissance, il n’y aura que du désordre et notre tranquillité sera sans cesse menacée. Les Maliens ont la réputation de ne pas se soumettre à la loi.

<strong>Qui fait la loi ? Les différents gouvernements</strong>

Chacun de ses services exige des règlements, une force qui les impose à tous et qui punisse ceux qui les violent. À ces trois (03) nécessités correspondent trois pouvoirs: faire la loi (pouvoir législatif); l’imposer (pouvoir exécutif); juger les fautes (pouvoir judiciaire. Qui possédera ce pouvoir ? Tel est le problème qui s’est posé à tous les peuples et que chacun a résolu à sa manière. Il y a trois (03) solutions possibles:
<ol>
 	<li>Les pouvoirs appartiennent à un seul homme. Cet homme aura pris la première place (dictateur). Pour le monarque ou souverain absolu, la loi sera «<strong>ce qui lui plait</strong>»; il le fera exécuter par ses serviteurs; il pourra punir ou gracier à son gré. «L<strong>’État, c’est moi</strong>», disait Louis XIV.</li>
 	<li>Les plus forts, les plus riches se partagent le pouvoir: ce sera un gouvernement aristocratique.</li>
 	<li>Tous les Hommes de la Nation, pensant qu’ils sont égaux, voudront prendre part au gouvernement: ce sera une démocratie.</li>
</ol>
Il est deux (02) façons de devenir riche. La première c’est de recevoir l’argent, la seconde de le gagner. L’argent reçu ne peut se prévaloir de légitimité méritocratique. Un calcul grossier montre qu’au cours des années récentes, plus de 50 p-100 du patrimoine détenu par les ménages vient des fonds détournés par des fonctionnaires véreux. Une raison qui explique l’enrichissement illicite des uns et l’appauvrissement des autres. Dans un tel contexte, l’épreuve de vérité s’annonce rude pour une transition qui, sous couvert de justice s’évertue surtout de maintenir la paix avec les syndicats. De ce point de vue, le changement attendu n’a porté que sur des réformettes, et non le système de gouvernance. C’est cette opération vérité que nous attendons et elle risque de ne plaire à personne.

Il ne sert à rien de changer les hommes par les hommes issus d’un même système pour s’accaparer du pouvoir obtenu grâce à un soulèvement populaire ? Mais peut-on continuer à diriger le pays par un clan, parents et amis, et frères d’armes ? Non, le Mali n’est pas une aristocratie et ne sera plus dirigé un président et son clan ou un président et sa famille d’abord.

Nous dénonçons, la perte du pouvoir d’achat, le chômage, la paupérisation, la naissance et la montée d’une classe de bourgeois issus de la bureaucratie. Cela les cinq colonels le savent et ne peuvent l’ignorer, ils doivent en tenir compte.

Aujourd’hui, les panafricanistes se glorifient avec le nom du président Modibo Keïta pour deux (02) raisons:

- <strong>La première</strong>, c’était sa lucidité et l’honnêteté dont lui et son équipe dirigeante ont fait preuve dans la recherche des moyens susceptibles de redresser la situation économique et financière du pays.

- L<strong>a seconde</strong>, Modibo Keïta ne voulait pas d’un système de développement qui laisserait une catégorie de citoyens organiser l’exploitation des autres.

Il me semble que nous évoluons vers une catastrophe plus sanglante qu’en 1991. Les armes circulent et sont utilisées au détriment de la paix civile en toute impunité par certaines milices. Les prochaines élections pourraient être le déclencheur d’une bombe en attente d’un détonateur pour exploser. Nous ne sommes pas à l’abri d’une vengeance décentralisée pour des raisons de décisions de justice mal rendues.

<strong>Amy SANOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre entre Fe front pour le développement du Mali&#45;Mali Jetaa Jekulu (Fdm&#45;Mnj) Et Espoir Pour Démocratie et La République (EDR) : Les deux partis conviennent pour l&amp;apos;organisation des élections présidentielles d&amp;apos;abord</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rencontre-entre-fe-front-pour-le-developpement-du-mali-mali-jetaa-jekulu-fdm-mnj-et-espoir-pour-democratie-et-la-republique-edr-les-deux-partis-conviennent-pour-lorganisation-des-elections-pre-3034030.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Aug 2023 07:41:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de ses activités traditionnelles, le parti Front pour le développement du Mali-Mali jètaa jèkulu (FDM-MNJ) a reçu une forte délégation du parti Espoir pour la démocratie et la République (EDR), ce samedi 19 août, à son siège, à Kalaban-Coura. La délégation conduite par le président du parti EDR, professeur Salikou Sanogo, accompagné du secrétaire général, M. Daouda Touré et plusieurs autres cadres du bureau politique national, a été accueilli par le vice- président du parti FDM-MNJ), M. Lamine Camara, assurant l'intérim du regretté président, Ousmane Kamissoko. À noter que M. Camara avait à ses côtes, le secrétaire général du parti, M. Sékou Diarra et plusieurs membres du bureau politique national.</strong>

Après les salutations d’usage, une minute de silence a été observée à la mémoire des disparus des deux (02) côtés. Les échanges ont surtout porté sur des sujets d'intérêt commun; notamment: l'historique des évènements qui ont conduit à la création du parti EDR et celle des relations entre le FDM-MNJ et le parti Union pour la République et la démocratie (URD) de feu Soumaïla Cissé; le soutien à la transition dans notre pays, les perspectives des futures élections qui mettront fin à la transition et les sujets d'actualité telle que la situation sécuritaire nationale et sous régionale et le soutien de nos autorités aux autres pays en transition.

À l'entame des échanges, le Pr Salikou Sanogo, président du parti Espoir pour la démocratie et la République (EDR), a tenu à remercier le président par intérim, M. Lamine Camara, vice-président du parti Front pour le développement du Mali-Mali jètaa jèkulu (FDM-MNJ) et ses camarades membres du bureau politique national pour l'accueil chaleureux qui a été réservé à la délégation qui l'accompagne, avant de définir l'objet de cette rencontre. Selon lui, cette rencontre avec le FDM-MNJ rentre dans le cadre d'une série de rencontres initiée par son parti qui vient juste d'avoir son récépissé de création. L'objectif principal, dit-il, est de renforcer le partenariat entre l'EDR et l'ensemble des partis ayant les mêmes visions et partageant les mêmes idéaux que feu le président Soumaïla Cissé; réunir le plus grand nombre possible des partis politiques qui sont dans la lignée de feu Soumaïla Cissé en vue de la mutualisation des efforts pour traduire en réalité les idéaux du défunt président. Ensuite, ce fut le tour de M. Daouda Touré, secrétaire général de l’EDR, de relater l'historique des évènements qui ont conduit à la création de ce parti. Il a lancé un appel à tous les partis pétris des idéaux du fondateur de l'Union pour la démocratie et la République, (URD) à rejoindre l'EDR pour traduire en réalité les rêves du président feu Soumaïla Cissé.

Prenant la parole à son tour, le président par intérim M. Lamine Camara s'est félicité de la présence de la délégation de l'EDR avec à sa tête son président, le professeur Salikou Sanogo, dans les locaux du FDM-MNJ. Il se dit honoré de cette visite avant d'adresser une salutation fraternelle à toute la délégation. Ensuite, la parole a été donnée à M. Sékou Diarra, secrétaire général du parti FDM-MNJ, qui a procédé à un exposé détaillé de la relation entre son parti et l'ancien parti, l’URD de feu Soumaïla Cissé. Selon l'orateur du jour, la relation entre son parti FDM-MNJ et l'URD de feu Soumaïla Cissé remonte à l’élection présidentielle de 2013 qui a vu la victoire de feu Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Il ajoutera que le FDM-MNJ est membre fondateur du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) dont le président fut feu Soumaïla Cissé. À ce jour, dit- il, le FDM-MNJ continue à militer au sein du FSD dont le professeur Salikou Sanogo assure la vice-présidence.

Revenant à la charge, le président par intérim M. Camara a salué tout le courage et tout l'engagement qui ont animé le président Salikou et ses camarades à créer ce nouveau parti, Espoir pour la Démocratie et la République, afin de préserver les idéaux du président feu Soumaïla Cissé. Il a assuré le président Sanogo de l'engagement de son parti à œuvrer avec EDR tant qu'il continue à poursuivre les idéaux du président feu Soumaïla Cissé.

Un communiqué conjoint a sanctionné la rencontre dans lequel les deux partis s'engagent à œuvrer ensemble pour soutenir la transition afin de la conduire à bon port et aussi et surtout à mutualiser leurs efforts afin d'affronter les échéances électorales à venir.

Par rapport à la suite de la transition, les deux (02) partis ont convenu de procéder, d'abord, à l'organisation de l’élection présidentielle, cela en vue de rester dans le temps et respecter les délais impartis à la transition. Concernant la lutte contre la corruption et la délinquance financière, les deux partis félicitent les autorités pour les efforts consentis dans ce domaine, mais reconnaissent qu'il reste beaucoup à faire. Ainsi, ils exhortent les autorités à doubler d'effort et à demeurer interagissant afin d'éradiquer ce fléau qui anéantit tout effort de développement. Ils invitent le gouvernement à poursuivre ses efforts dans l'assainissement de la justice pour la rendre équitable et égale pour tous.

Concernant la situation politique au Niger, marquée par le coup d'État qui a mis fin au régime de Mohamed Bazoum, les deux partis se disent solidaires aux autorités et soutiennent les décisions prises par celles- ci face à cette situation.

Pour finir, les deux (02) partis se sont engagés à multiplier ces genres de rencontres et d'échanges sur les grandes questions d'actualité au Mali, en Afrique et dans le reste du monde. Ainsi, dira le vice-président Lamine Camara, il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire ensemble et en conjuguant nos efforts nous pouvons parvenir à l'édification d'un Mali émergeant comme le souhaitait feu Soumaïla Cissé.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup d&amp;apos;état au Niger : De la CEDEAO des chefs d&amp;apos;État à la CEDEAO des peuples ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-de-la-cedeao-des-chefs-detat-a-la-cedeao-des-peuples-3034026.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Aug 2023 07:37:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>«À quelque chose malheur est bon». Cet adage sied bien à la situation actuelle de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) face à la crise politique née au Niger, suite au coup d'État qui a mis fin au règne de Mohamed Bazoum.</strong>

Ainsi créée par ces initiateurs, en vue d'une mutualisation des efforts et des moyens pour soutenir chaque État membre qui se trouverait en difficulté dans les domaines économique, social, politique et sécuritaire, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est devenue aujourd'hui, comme beaucoup se plaisent à le dire, un véritable syndicat des chefs d'État. Elle apparaît aujourd'hui comme une sorte d'épée Damoclès entre les mains des puissances étrangères pour protéger les chefs d'État dociles et engagés à protéger leurs intérêts. Peu importe ce que tu peux être et comment es-tu venu au pouvoir, si tu fais l'affaire de ces impérialistes, tu peux être assuré de la pérennité de ton pouvoir même si cela doit se faire au détriment des intérêts de ton peuple.

Par contre, gare à celui qui leur désobéirait et qui se mettrait au travers de leurs intérêts, elles sont prêtes à tout pour t'infliger la punition dont tu ne seras pas prêt à oublier sitôt. C'est pourquoi les coups d'État qui conduisent au renversement d'un régime acquis à leur cause ne sauraient être acceptés ni tolérés. Ainsi, dès qu'il y a coup d’État, leur machine qui est la CEDEAO se met en marche pour tuer dans l'œuf ce poussin rebelle. C'est ce qui justifie les agissements de l’organisation sous-régionale vis- à-vis de ces coups d'État intervenus en Guinée Conakry, au Mali et au Burkina Faso.

Si le coup d'État en Guinée Conakry a bénéficié d'un certain laxisme de la part de ces chefs d’État, le cas du Mali a été perçu comme une gifle à laquelle il fallait répondre avec la plus grande fermeté afin de dissuader toutes autres tentatives. C'est pourquoi contre toutes les lois et dispositions internationales, y compris les siennes, elle s'est aventurée à infliger contre le Mali des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines. Tel un coup d'épée dans l’eau, ces sanctions au lieu d'asphyxier le peuple malien et les pousser à la révolte contre les nouveaux dirigeants, ont plutôt fait vibrer leurs fibres patriotiques.

Ainsi, durant plus de sept à huit mois, le peuple malien a tenu face aux conséquences désastreuses de ces sanctions et mieux, au lieu de prendre sa distance vis- à- vis de ses nouveaux dirigeants, il leur a plutôt témoigné d'un soutien sans faille. Au moment où ces chefs d'État de la Communauté réfléchissaient sur ce qu'il fallait faire pour déloger les cinq (5) colonels qui ont pris le pouvoir à Bamako et rétablir ce qu'ils appellent l'ordre constitutionnel, intervient la même chose au Burkina Faso et par deux fois comme au Mali. Au lieu de réfléchir et tirer les leçons du cas malien, les chefs d'État de la communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest se sont enlisés dans leurs stratégies de sanctions inhumaines et contre productives.

En prenant les mêmes sanctions contre le Burkina Faso, ils ont favorisé le rapprochement des nouvelles autorités du Burkina Faso à celles du Mali et par ricochet les deux peuples. De ce fait, ils se sont retrouvés face à des peuples déterminés et prêts à en découdre avec eux pour protéger leurs nouvelles autorités qu'ils considèrent comme leur libérateur. Ce qui portera un coup dur à la crédibilité de l'organisation sous régionale.

Elle a désormais à faire non pas avec ceux qu'elle appelle les putschistes mais avec un peuple survolté qui ne lui porte plus aucune confiance, pire qui la considère comme un club de chefs d'État au service d'une puissance étrangère et qui serait prêt à tout pour le maintenir dans la domination de cette dernière. Ainsi, telle une adrénaline, nous assistons çà et là à travers toute l'Afrique l'émergence et la propagation d'une certaine idéologie panafricaniste, souverainiste se traduisant par l'affirmation d'appartenance de tous les Africains à un destin commun.

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase pour ces chefs d'État de la CEDEAO fut surtout le cinquième coup d'État dans l'espace communautaire en trois (03) ans, intervenu au Niger. Cette fois-ci, ces braves chefs d'État n'ont pas misé sur les sanctions. Après avoir paralysé le pays avec des sanctions qui vont jusqu'à la coupure d'électricité et l'interdiction d'entrée des produits pharmaceutiques, ils ont décidé d'en finir une fois pour toute avec cette histoire de coup d'État dans leur espace en décidant d'une intervention militaire pour restaurer selon eux l'ordre constitutionnel. Mais, hélas, leur déception fut grande, car ils ne s'attendaient pas du tout à cette solidarité agissante de la part des autres pays qui vivent dans la même situation, à savoir la Guinée Conakry, le Burkina Faso et le Mali à l'endroit de ce peuple nigérien qu'ils cherchaient à étouffer, soutiens venant non seulement des autorités mais aussi des peuples de ces trois pays à l'endroit des peuples frères du Niger. Une solidarité qui s'est manifestée par le soutien militaire de ces deux pays au Niger mais aussi et surtout le soutien humanitaire venu du Burkina Faso qui s'est traduit par l'acheminement dans ce pays des dizaines de camions remplis de céréales destinés à leurs frères Nigériens.

En dehors de ces trois (03) pays voisins directs, nous assistons à des manifestations de soutien et de solidarité des peuples de toute l'Afrique entière en faveur du peuple nigérien et tous les autres peuples victimes des sanctions de la CEDEAO. Comme pour répondre à l'appel du philosophe allemand «<strong>prolétaires de tous les pays unissez-vous !».</strong> Nous dirons à notre terme «<strong>Tous les pays victimes des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO, unissez-vous !».</strong>

Du coup , nous osons penser que nous nous dirigeons inéluctablement vers le déclin d'une CEDEAO qui a totalement perdu non seulement ses repères mais aussi et surtout sa raison d'être au profit d'une nouvelle Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) qui prendrait sa source dans les profondeurs des aspirations et préoccupations des peuples africains et qui, réunissant des Africains soucieux du bien-être des populations africaines, agirait dans le sens de la défense des intérêts vitaux des peuples africains et la sauvegarde non seulement de leur souveraineté, mais aussi et surtout de leur dignité.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Signature d’un pacte de stabilité sociale et de croissance :  Du saupoudrage !</title>
<link>https://www.maliweb.net/fonction-publique/signature-dun-pacte-de-stabilite-sociale-et-de-croissance-du-saupoudrage-3034027.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Aug 2023 07:34:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Du déjà-vu. Les régimes, qui se sont succédés, ont tous adopté un pacte pour, dit-on, apaiser le climat social. Malheureusement, le réveil a été brutal pour eux. Celui de la transition a une particularité. Il a été signé avec des centrales syndicales cooptées par les militaires pour former et légitimer leur pouvoir. De qui se moque-t-on ?</strong>

Placé sous la présidence du colonel Assimi Goïta, président de la transition, le Pacte de stabilité sociale et de croissance a été signé entre le gouvernement, les syndicats et le patronat. C’était vendredi 25 août au Centre international de conférence de Bamako (CICB). <em>Son objectif général est de favoriser l’instauration et  la consolidation d’un climat social apaisé, propice à l’émergence économique, à travers une transformation structurelle de l’économie</em><em>. </em>Il est bâti autour de sept chapitres découlant des recommandations de la conférence sociale tenue du 17 au 22 octobre 2022. Le plan d’action 2023-2025 du pacte compte 65 domaines et 125 activités programmées. Ces activités portent entre autres sur l’extinction des procès-verbaux de conciliation avec les syndicats des travailleurs, l’organisation des élections professionnelles et de représentativité, l’adoption d’une politique de travail, etc.

Certes, le Pacte de stabilité sociale et de croissance est une des recommandations des Assises nationales pour la refondation (ANR) organisées en décembre 2021, mais il constitue un document mort-né pour plusieurs raisons. D’abord, il a été signé avec des centrales syndicales qui ont été cooptées par les militaires pour former et légitimer leur pouvoir en siégeant dans les organes de la transition. Ensuite, c’est un désaveu pour les organisations syndicales n’appartenant à aucune centrale syndicale du pays. Et enfin, les dirigeants des centrales syndicales qui ont signé le document ne bénéficient plus de crédibilité auprès de leurs syndiqués depuis qu’ils ont accepté d’accompagner le gouvernement de la transition en piétinant leurs revendications pour des fauteuils dorés. C’est pour dire que le climat social est loin d’être apaisé.

Tant mieux, si le Pacte pour la stabilité sociale et de croissance parvient à apaiser le climat, déjà pollué par une crise politico-économique. Mais ce qu’il faut dire, c’est du saupoudrage. Et c’est du déjà-vu. Tous les régimes, qui se sont succédé, ont adopté un pacte pour, dit-on, apaiser le climat social. Malheureusement, le réveil a été brutal pour les initiateurs de cette fuite en avant. Du régime du général Moussa Traoré au président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) en passant Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré (ATT), les pactes signés n’ont pas répondu aux attentes des syndicats et ils ont volé en éclats pour non-respect des engagements. Et les grèves ont repris de plus belle avec des conséquences incalculables pour le citoyen malien.

En tout cas, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), la Centrale syndicale des travailleurs du Mali (CDTM), en matière de syndicalisme, ne sauraient contenir leurs militants à respecter le Pacte de stabilité sociale et de croissance. Dans la mesure où ils ont sacrifié les intérêts de leurs militants pour des postes à responsabilité dans les instances de la transition. La grève des syndicats des hôpitaux sont l’illustration parfaite que l’UNTM ne contrôle pas ses troupes.

Il ne cherche qu’à sauver les apparences. À masquer l’échec du gouvernement à faire face au coût de la vie qui ne cesse d’étouffer les chefs de famille. Et une autre opportunité d’enrichissement pour des parents, amis qui vont siéger dans une commission avec des avantages énormes.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup d&amp;apos;état au Niger :  La CEDEAO souffle le chaud et le froid</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-la-cedeao-souffle-le-chaud-et-le-froid-3033224.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 07:55:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[''Commettre une erreur n'est pas grave mais persister dans l'erreur c'est ce qui est pire". Cette vérité semble être totalement ignorée par les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Ce qui expliquerait leur décision d'intervenir militairement au Niger suite au coup d'État qui a renversé le régime de M. Mohamed Bazoum, en vue d'installer ce dernier dans son fauteuil présidentiel.

Tel un coup de foudre tombé sur la tête, le coup d'État au Niger est devenu une amère pilule que les chefs d'État de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont de la peine à avaler, surtout qu'il intervient au moment où ces dirigeants cogitaient à donner une réponse adaptée à ceux intervenus au Mali , en Guinée Conakry et au Burkina Faso.

Ainsi, pris de panique et surtout d'une certaine psychose, par ce cinquième coup d'État intervenu au Niger et cinquième dans l'espace CEDEAO en moins de trois (03) ans, les chefs d'État de la CEDEAO ont tout simplement cessé de réfléchir et de façon émotive et passionnelle, ils se sont précipités à prendre une décision sans pour autant penser ni sur les conséquence, ni sur tous les contours encore moins sur sa faisabilité.

En effet, en prenant la décision devant l'histoire et devant les hommes d'intervenir militairement au Niger pour évincer les putschistes et installer le président Bazoum dans son fauteuil, nos vaillants chefs d'État se voyaient en bon droit d'agir ainsi et surtout avec le soutien de leurs barons de l'extérieur mais ne s'attendaient pas du tout à cette réaction de la population nigérienne à travers ce grand rassemblement au grand stade de Niamey exclamant leur soutien à ces militaires qu'ils considèrent comme leur libérateur. Du coup, ils se sont trouvés entre le marteau des puissances impérialistes qui les soutiennent et l'enclume des populations nigériennes révoltées contre toute ingérence étrangère dans leurs affaires intérieures. Ainsi, coincée dans ses propres décisions irréfléchies et contre productives, malheureusement, la CEDEAO ne semble pas prendre la mesure des choses ou du moins elle fait mine de l'ignorer ou de la minimiser.

Voyant bien que sa décision irréfléchie et contre-productive a de la peine à prospérer non seulement en son sein même à travers des voix discordantes telles que le Cap Vert et surtout le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Conakry qui ont menacé de la quitter si elle n'abandonne pas ce projet, également l'opposition exprimée par certains voisins immédiats du Niger qui refusent le survol de leur espace aérien, mais aussi et surtout une grande partie de cette communauté internationale sur laquelle elle compte beaucoup pour mener son aventure, bon nombre d'observateurs avaient pensé que la CEDEAO allait sauver ce qui reste encore de sa crédibilité en revoyant sa copie et en changeant de fusils d'épaule à la faveur de ces deux jours d'entretien de ses chefs de guerre tenu, le 17 et 18 août, au Ghana. L'ultime occasion lui était offerte de revoir la situation sans état d’âme, de poser les vraies questions pour trouver les bonnes. Mais, hélas ! Nous voyons que l'organisation sous régionale persiste encore dans sa phobie d'intervenir militairement au Niger en vue de rétablir ce qu'elle appelle l'ordre constitutionnel.

Nonobstant les sanctions inhumaines, illégales et illégitimes qu'elle a infligées aux peuples, elle continue avec sa menace de recourir par la force pour déloger les putschistes tout en se disant ouverte au dialogue pour trouver une solution négociée au risque de se donner en ridicule. En adoptant cette stratégie de souffler le chaud et le froid, nous permettons de nous poser la question de savoir si l'organisation sous régionale se rend-t-elle compte qu'elle joue en même avec son avenir?

En persistant dans son obsession d'intervenir militairement en dépit de tous les cris d'alarme venant de partout à travers le continent et d'ailleurs et surtout de la part du peuple nigérien lui-même pour lequel elle nous fait croire sa raison d'agir, nous ne pouvons-nous empêcher de poser la question de savoir pour qui et au nom de qui la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest agirait- elle ? Est-elle réellement maîtresse de ses décisions ?

En tout état de cause, nous pensons qu'il est encore temps pour l'organisation sous régionale de se défaire des pressions extérieures, pour penser librement sur les questions existentielles de ses peuples, de poser les vraies questions et d'y chercher les réponses idoines et c'est uniquement en cela qu'elle pourrait trouver sa raison d'être, voire de continuer d’exister. Dans le cas échéant, elle trouverait toujours devant elle des peuples toujours déterminés à en découdre avec elle afin de se libérer des chaînes de domination dans lesquelles elle veut les maintenir. Comme le disait l’autre, si les dirigeants ne s'occupent pas de leur peuple, c'est leur peuple qui s'occupera d'eux.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>3 ans après la chute d’IBK : Le panier de la ménagère souffre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/3-ans-apres-la-chute-dibk-le-panier-de-la-menagere-souffre-3033221.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 07:50:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le troisième anniversaire de la chute du président Keïta a été célébré dans un contexte sociopolitique et économique difficile pour notre pays. Si certains actes fondateurs ont été posés pour l’émergence d’un Mali nouveau, il faut reconnaître que le quotidien du citoyen lambda est loin d’être un long fleuve tranquille. Les prix des produits de grande consommation ne cessent de grimper, condamnant les chefs de famille à se réfugier dans des lamentations. Question. Les exonérations ont- elles servi à créer une autre race d’opérateurs économiques?

Le 18 août 2020, le mandat du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a été écourté. Les militaires du Conseil national pour le salut du peuple (CNSP) ont parachevé l’œuvre du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) en forçant le président Keïta à la démission. Le regroupement politico- religieux accusait IBK et son gouvernement d’être les responsables d’une gestion oligarchique à la tête de l’État et contestait le régime à travers des manifestations de rue. L’annonce du coup d’État a été accueillie par une liesse populaire par les militants du M5-RFP. Et ils annonçaient une nouvelle ère pour le Mali en menant une lutte sans merci contre les maux qui ont précipité la fin du pouvoir IBK.

Ainsi, le coup d’État ouvre la voie à une transition avec pour mission la lutte contre l’insécurité pour restaurer la souveraineté sur l’ensemble du territoire national mise en mal depuis 2012 par une cohorte de djihadistes financés et armés par l’Occident et les monarchies du Golfe pour déstabiliser le Sahel, lutter contre la corruption et la délinquance financière, réduire le train de vie de l’État et le coût de la vie. Sur ce dernier point, les attentes sont loin d’être atteintes. Les prix des denrées de grande consommation n’ont, durant les trois ans, connu aucune baisse pour soulager les chefs de famille confrontés à d’autres difficultés existentielles. Et cela, malgré les exonérations accordées à des opérateurs économiques pour importer en grande quantité des produits dont le consommateur malien en avait sérieusement besoin pour sa survie. Mais, hélas ! Les hommes chargés de cette opération commando pour doter nos marchés de denrées à prix abordable se sont révélé pires criminels. Non seulement, les produits n’ont pas été à la portée du citoyen lambda et leur vie est loin d’être un long fleuve tranquille, mais aussi le ravitaillement des marchés se faisait à compte-goutte pour créer la rupture afin d’augment le prix à leur profit et à leurs protégés tapis dans les organes de la transition.

Ce jeu de chaises musicales est connu de tous les observateurs de la scène politique malienne. Depuis l’avènement de la démocratie, importée par des gens avides de pouvoir en 1991, chaque régime fabrique une race d’opérateurs économique qui bénéficient de tous les marchés, des exonérations, des subventions et derrière lesquels ils se cachent aussi pour créer des sociétés écrans pour bien sucer le sang des Maliens. Les régimes AOK-ATT-IBK se sont tous appuyés sur des gens à qui des facilités importantes ont été accordées au détriment des vrais opérateurs économiques pour faire main basse sur l’argent public. Et il n’est pas exclu que la transition soit passée par ce chemin pour émerger ses propres opérateurs économiques.

Contrairement aux régimes précédents dont les ‘‘hommes fabriqués’’ détiennent encore les clés de notre commerce, les opérateurs économiques de la transition ont lamentablement échoué. Ils n’ont pas été à la hauteur de fournir nos marchés de denrées de première nécessité et pire, ils ont renchéri les prix. Ce qui fait qu’aujourd’hui, les chefs de famille tirent le diable par la queue. Tout à augmenter. Même le prix du sel. Les conséquences de ce pilotage à vue ne peuvent que souffrir le panier de la ménagère.

Partout, c’est le cri de détresse. Le kilo de l’oignon a atteint 1000 F CFA. Du jamais vu ! Le 50 kg du riz importé est cédé à 22 500 F CFA. Celui du sucre à 800 F CFA. Ces augmentations sauvages n’arrangent pas la situation des chefs de famille dont les salaires n’évoluent pas en fonction de la vie chère. N’en parlons pas des autres travailleurs dont l’activité est liée à l’électricité dont la fourniture connaît des coupures intempestives. Cela a déjà engendré des pertes énormes pour des petites et moyennes entreprises.

Malgré le soutien populaire à la transition, les populations commencent à porter la voie sur la place publique. Certaines dénoncent déjà l’incapacité des autorités de la transition à réduire le train de vie de l’État et de trouver des solutions idoines à la cherté de la vie. Moussa Keïta, promoteur d’école privée, laisse entendre que la transition a été piégée par des opérateurs économiques dont elle a porté sa confiance pour doter nos marchés de denrées en grande quantité. D’autres pensent que la patience a des limites. Souleymane Dembélé, agent des Collectivités territoriales, pense que les dirigeants de la transition se cachent derrière le soutien du peuple pour affamer les Maliens.

Si la transition ne se ressaisit pas, les actes fondateurs posés pour l’émergence d’un Mali nouveau risquent d’être noyés par la vie chère qui pourrait constituer un ferment pour une contestation.

<strong>Yoro SOW</strong>

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<item>
<title>Niger&#45;CEDEAO : La guerre n’est pas la solution</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/niger-cedeao-la-guerre-nest-pas-la-solution-3033217.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 07:46:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), créée en 1975 par les chefs d’</strong>É<strong>tat Moussa Traoré du Mali, Yacubu Gowon du Nigeria, Sékou Touré de la Guinée Conakry, dans un souci de renforcement de l’intégration économique et de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace ouest africain comme l’Union européenne (UE), est en train d’être déviée de ses fonctions principales pour être un instrument du néocolonialisme au service de la France par les chefs d’État mal élus et dictateurs qui ont pris leurs peuples respectifs en otage.</strong>

Pour déclarer la guerre à un État souverain, on doit se demander les raisons des coups d’État à savoir:
<ol>
 	<li>Le tripatouillage des Constitutions par les chefs d’État mal élus pour rester au pouvoir à vie après deux (02) mandats successifs.</li>
 	<li>L’usage des budgets de l’État à des fins personnelles.</li>
 	<li>La gestion familiale des affaires des États.</li>
 	<li>Le bradage des ressources de l’État aux sociétés françaises</li>
 	<li>L’élimination physique des opposants aux chefs d’État dictateurs démocrates.</li>
 	<li>L’usage de la démocratie par La France pour imposer les chefs d’État dévoués à la défense des intérêts de la France au détriment de leurs pays.</li>
 	<li>La défense de la monnaie coloniale, le franc CFA, par nos chefs d’État, imposée par la France au nom de la démocratie.</li>
 	<li>La démocratie telle que appliquée en Afrique francophone est une parodie de démocratie.</li>
 	<li>Les chefs d’État sont élus souvent avec le vote de 5% de la population.</li>
 	<li>Les chefs d’État de la CEDEAO n’ont pas la légitimité du peuple : l’exemple est donné par le peuple nigérien.</li>
 	<li>On constate que Bazoum a été imposé par son prédécesseur sur la base d’une parodie d’élection.</li>
 	<li>Pendant plus de dix ans, les terroristes semaient la terreur dans les pays du Sahel, pourtant, la CEDEAO n’a pas mobilisé un seul bataillon pour aider les Etats du Sahel et paradoxalement dès qu’on enlève un des leurs pour incompétence et haute trahison en la personne de Mohamed Bazoum, voilà que la CEDEAO veut tuer des millions de personnes au Niger à cause d’un seul fauteuil présidentiel. Diantre où est le moral ici?</li>
 	<li>Les chefs d’État de la CEDEAO sont atteints d’une déficience mentale, de ce fait, ils ne sont plus aptes à gouverner nos pays.</li>
 	<li>Que les populations de ces pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Ghana, le Nigeria et le Bénin prennent leurs responsabilités en boutant ces chefs d’État au service de la France hors du pouvoir. Ils sont disqualifiés pour parler au nom de l’Afrique de l’Ouest.</li>
</ol>
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) actuelle est un embarras, une désolation pas seulement pour les peuples d’Afrique de l’Ouest mais pour toute l’Afrique entière progressiste éprise de paix et de justice sociale.

L’Afrique est le seul continent où la France nous pousse à nous entretuer pour la défense de ses intérêts.

Les pays d’Afrique francophone sont les seuls à être sous la colonisation française jusqu’à présent, malgré les proclamations imaginaires des indépendances (l’existence du franc CFA: franc des colonies françaises d’Afrique en est l’illustration)

Les coups d’État militaires sont des alternatifs et des réponses valables aux coups d’État constitutionnels et à la mauvaise gouvernance de nos faux démocrates chefs d’État.

Que Dieu bénisse le Mali, le Burkina Faso, la Guinée Conakry et le Niger.

<strong><em>Bakary COULIBALY, Élan Patriotique</em></strong>

<strong><em>Expert Judiciaire en Fiscalité et Finance Agréé auprès des Cours et Tribunaux du Mali</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption :  Comment changer le comportement de nos «Fama» (dirigeants)</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/corruption-comment-changer-le-comportement-de-nos-fama-dirigeants-3033214.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 07:40:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La corruption en Afrique, pourtant omniprésente, est longtemps restée sous-étudiée. En Afrique, 2009, 2010 et 2016, il n’y a pas eu de candidats à la hauteur des exigences du prix Mo Ibrahim pour la bonne gouvernance.

Ces dernières années, la corruption s’est aggravée. Beaucoup de Maliens pensent que le gouvernement ne fait pas assez pour l’enrayer et que les politiques sont les plus corrompus: les fonctionnaires, les parlementaires, les hommes d’affaires, l’entourage du président et les juges. Qu’il s’agisse du policier à un barrage routier qui demande de l’argent, du juge qui négocie son verdict, du journaliste qui vend l’espace rédactionnel au mieux-offrant ou d’un ministre exigeant une commission pour donner feu vert à un investissement.

Pour comprendre le comportement humain, les spécialistes suggèrent de prendre en compte deux éléments fondamentaux : d’une part, les éléments cognitifs et affectifs, d’autre part, les éléments contextuels. La cognition se rapporte aux processus mentaux d’un individu. Les éléments cognitifs incluent donc les connaissances, les attitudes, les motivations, les croyances, les valeurs, les perceptions.

Les éléments contextuels, eux, se rapportent à l’environnement physique, social, culturel, légal dans lequel vit l’individu. Les spécialistes s’intéressent à ces éléments parce qu’ils pensent que c’est là qu’il faut chercher les principaux déterminants du comportement humain. Ce que nous conseillons à nos intellectuels, à nos cadres et à nos décideurs, c’est de se débarrasser du préjugé colonial qui fait du savoir le monopole des seuls individus formés à l’école dite moderne, de faire l’effort de descendre de leur piédestal, d’avoir le courage de faire une critique sans complaisance de nos errements démocratiques, enfin d’avoir l’humilité de parler aux Maliennes et aux Maliens ordinaires de nos villes et villages et de les écouter, surtout celles et ceux d’un certain âge qui ont une grande connaissance de notre culture et de nos traditions.

Le plus tôt, nous commencerons cet échange, mieux cela vaudra. Les nombreuses campagnes d’information et de sensibilisation sur la corruption et la délinquance financière ne font que ressasser des messages sur le caractère illégal et immoral de ces pratiques. Les agents corrompus le savent bien, mais ils continuent pourtant à s’adonner à ces pratiques. Cette sorte de conflit entre leur connaissance et leur comportement est connue sous le terme de «dissonance cognitive».

Dans la vie de tous les jours, les individus résolvent le plus souvent ce conflit de la façon suivante: ils sont plus portés à trouver de bonnes raisons d’agir comme ils le font plutôt que de modifier leur comportement pour les accorder à leur connaissance. Le fumeur invétéré dira qu’il connaît de nombreux fumeurs qui ont dépassé la soixantaine et qu’il faudra bien mourir un jour de quelque chose. Le corrompu endurci dira que l’honnêteté ne l’aidera pas à construire sa villa et à envoyer ses parents aux lieux saints de l’Islam, et qu’il connaît de nombreux cadres intègres qui vivent dans la misère noire.

L’influence de l’environnement social compte pour beaucoup dans la persistance et la perpétuation des pratiques de corruption et de délinquance financière. Cette influence prend plusieurs formes. Il y a d’abord l’imitation: mon voisin ou mon ami d’enfance mène un train de vie princier et est considéré comme un «douawaou den» (enfant béni) parce que sa générosité s’étend à ses proches, à son entourage, aux notables du quartier, etc.; pourquoi pas moi ?

Selon le chercheur Robert Cialdini, l’imitation est un phénomène tout à fait humain. Supposons qu’en marchant un jour dans une rue vide, vous rencontriez tout à coup sur votre chemin quatre (04) ou cinq (05) personnes qui ont la tête levée et regardent tous en l’air. Que ferez-vous, franchement ? Pour Cialdini, la réponse est simple: vous allez lever la tête, vous aussi, pour regarder en l’air. Cette disposition naturelle chez les humains, il la désigne sous le terme de «loi de la comparaison».

La deuxième forme d’influence, c’est la mentalité ambiante qui se fonde sur un certain nombre de convictions plus ou moins ancrées dans notre société: voler l’État, ce n’est pas voler car le bien public n’appartient à personne; détourner les fonds publics pour se servir et servir sa famille, son entourage, les ressortissants de son village est un acte noble; dénoncer les auteurs des actes de corruption et de délinquance financière relève de l’égoïsme; les campagnes de lutte contre ces pratiques ne servent qu’à amuser la galerie car ce sont les «Fama» (dirigeants) eux-mêmes qui s’adonnent à ces pratiques; les filets des services de sécurité et de l’appareil judiciaire attrapent surtout les menus fretins et laissent passer les gros poissons.

À titre illustratif, les aides à la presse (2019, 2020 et 2021) ont été détournées et l’État est incapable d’ouvrir des poursuites judiciaires, comme il vient de le faire avec des parlementaires indélicats (17 milliards de F CFA volatilisés). L’aide à la presse est un fonds à partager entre les organes de presse. Elle a été instituée depuis 1996 sous forme de subventions annuelles accordées par la présidence de la République aux organes de la presse écrite et audio-visuelle qu’ils soient publics ou privés.

Actuellement, elle est règlementée par le Décret N°03-264 du 7 juillet 2003 et son Arrêté d’application N°04- 1549 du 3 aout 2004. Ces deux (02) textes fixent les critères d’éligibilité, de répartition et de détermination des montants des allocations. Le montant forfaitaire alloué chaque année par l’État se chiffre à 200 millions de F CFA. Un montant de 291 millions de F CFA a été versé par dans les comptes de la Maison de la presse. Jusqu’ici, aucun organe n’a reçu ses fonds.

Le gouvernement est interpellé pour faire toute la lumière sur la destination finale des fonds. La Maison de la presse serait au centre d’un détournement des fonds COVID-19, aides 2019, 2020, 2021, etc.

En définitive, pour réussir un changement de comportement dans le domaine de la corruption et de la délinquance financière, il faut agir à la fois sur l’individu et sur l’environnement social. Si les dirigeants politiques et les responsables administratifs faisaient montre de droiture, d’intégrité et de rigueur dans la gestion de la chose publique, leur comportement exemplaire ferait certainement plus de «convertis» que les slogans des campagnes de sensibilisation sur la corruption.

Si la loi frappait dans toute sa rigueur les fautifs quel que soit leur rang social ou leur coloration politique, cela dissuaderait certainement plus d’un de leur emboiter le pas. Si les partis politiques expliquaient aux populations que lorsque l’État construit des routes, augmente les salaires des fonctionnaires, équipe les services de sécurité, décrète la gratuité de la césarienne, ce sont moins les dirigeants que les contribuables qui ont fait un «effort» et un «sacrifice», ces populations comprendraient que les ressources publiques sont simplement gérées par les dirigeants, mais elles ne leur appartiennent pas.

Curieusement, l’idée que les ressources de l’État sont la propriété du gouvernement se rencontre même chez nos députés. Lors des déclarations de politique générale du Premier ministre, certains députés en viennent à pleurnicher pour demander, qui la construction d’une usine ou d’une route, qui l’installation du réseau téléphonique ou télévisuel, qui la desserte en électricité ou en eau dans leur localité, alors que même qu’aux termes de la Constitution, il leur revient à eux députés, de dicter au gouvernement les modalités de la perception et de l’utilisation de l’argent des contribuables. Autrement dit, le gouvernement ne peut ni recouvrer, ni dépenser un seul franc, sans le vote de la loi des finances par l’Assemblée nationale.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coup d&amp;apos;état au Niger :  Que reste&#45;t&#45;il de la crédibilité de la CEDEAO ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-que-reste-t-il-de-la-credibilite-de-la-cedeao-3032479.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/coup-detat-au-niger-que-reste-t-il-de-la-credibilite-de-la-cedeao-3032479.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 09:32:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après le Mali, par deux fois, la Guinée Conakry, également le Burkina Faso par deux fois c'est au tour du Niger de vivre le cinquième coup d'État de son histoire. Ce dernier intervient au moment où le président sortant de l’institution, le Bissau guinéen Umar Umballo annonçait la création d'une force anti coup d'État et surtout quelques jours après une déclaration va-t’en guerre du tout nouveau président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Bola Tinubu, président du Nigeria, quand il disait "<em>Nous n'accepterons plus de coup d'État dans notre espace</em>".

Ce cinquième coup d'État nigérienne vient mettre en dure épreuve les capacités de l'organisation sous régionale à s'affirmer comme une véritable force pouvant imposer les décisions qui sont les siennes. La question que nous nous posons aujourd'hui est de savoir qu'est-ce qui reste comme option pour la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ? On ne jette pas toute sa force en un coup dans une bataille, disons-nous. Malheureusement, cet adage semble échappé à nos dirigeants de la sous-région. L'expérience malienne devrait servir d'école pour ces responsables de la CEDEAO, mais hélas ! Avec le coup d'État au Niger, nous avons l'expression que ces dirigeants ont totalement perdu le sens de la raison et surtout de la mesure.

En infligeant au Niger une sanction sans précédent, ils pensent pouvoir en finir plus rapidement et une fois pour toute avec ces histoires de coup d'État qui deviennent une véritable épidémie dans le Sahel surtout en menaçant les nouvelles autorités d'une intervention militaire pour restaurer selon eux l'ordre constitutionnel, ces dirigeants n'ont reçu que l'effet contraire. En ce sens que si l'objectif recherché à travers ces sanctions est de créer la famine au sein de la population pour les inciter à se soulever contre les militaires, nous assistons plus que jamais un soutien de plus en plus renforcé de ces populations à ses nouveaux dirigeants. Et il est clair que la menace d'une intervention militaire n'a pas acquis le consentement de tous les pays membres à commencer d'abord par le Mali et le Burkina Faso qui, à travers un communiqué conjoint, ont non seulement menacé de quitter l'organisation mais aussi et surtout de s'engager militairement auprès de leur voisin nigérien en cas d'agression de la part de l'organisation.

Également la Guinée Conakry qui hypothèque l'avenir de la CEDEAO en cas d'intervention militaire et nous n'oublions pas également des États voisins tels que l'Algérie, la Mauritanie, le Tchad qui se sont tous exprimés contre une éventuelle intervention militaire de la CEDEAO au Niger, également le Sénat nigérian qui n'a pas donné de feu vert à Tunudu sans compter les mises en gardes de la Russie. Tous ceux-ci nous amènent à penser qu'une intervention militaire de la CEDEAO n'est pas pour demain.

Alors, il est clair qu'en prenant cette décision, les chefs d'État de la CEDEAO n'ont pas mûrement réfléchi. Ils se sont laissé emporter par l'orgueil et manipuler par les puissances impérialistes au lieu d'analyser les conséquences et tous les contours d'une telle décision avant de s'y engager. Maintenant que la décision est prise, il va de soi que la crédibilité de l'organisation sous régionale est en jeu. Elle s'est engouffrée dans un gros dilemme: il est clair que la menace d'intervenir militairement a amenuisé les chances de la négociation, alors que son intervention militaire annoncée, s’il devrait avoir, poserait plus de problèmes qu'elle n'en résolve et si cette intervention promise n'était qu'une menace en l'air, cela fragiliserait plus encore la crédibilité de l'organisation. Face à ce dilemme, que va-t-elle retenir la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ? Seul le temps nous le dira.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Corruption :  Le détournement de l’argent public ne fait plus l’exception. Voici pourquoi</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/corruption-le-detournement-de-largent-public-ne-fait-plus-lexception-voici-pourquoi-3032492.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 09:22:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À cause d’une  corruption à grande échelle, la perte de confiance  s’installe entre gouvernés et gouvernants de nature à saper les fondements du système démocratique.

La situation du pays est très difficile et complexe à tous les niveaux. Surtout sur le plan économique et le reste ne peut que suivre. Le clientélisme politico-ethnique, facilité par le fanatisme et la corruption, fait que l’intérêt national et l’avenir du pays ne préoccupent personne. Chaque personnalité politique tend absolument à se servir et à servir son clan ou les intérêts des siens. Cela se voit et se sent à travers les différents débats officieux en dehors des institutions.

Argent de l’État, argent privé, la distinction est souvent ardue, la frontière floue, la définition hasardeuse. Dans les deux (02) cas, il existe, peu ou prou, une fâcheuse confusion entre les deux (02) domaines. Beaucoup de services ont vu le jour en vue d’assainir les finances publiques pour freiner le gaspillage et le détournement des fonds: un régisseur, un agent comptable, le comptable matière, le contrôleur financier, le Directeur des finances et du matériel (DFM), le questeur. Toutes ces notions de comptabilité seraient très récentes.

Dans les pays africains, le détournement de l’argent public n’est pas l’exception, mais plutôt la règle. Bien sûr, des différences de modalités. Pour quelles raisons ? Faiblesse de l’État, absence de sentiment national, précarité des régimes politiques constituent les trois (03) explications.

<strong>Faiblesse de l’État</strong>

Nombre de pays africains indépendants n’ont guère une tradition étatique. La réalité du pouvoir est entre les mains des princes du jour. Les finances publiques et celles des princes se confondent largement.

<strong>Absence de sentiment national</strong>

Dans beaucoup de pays au monde, la référence identitaire n’est pas la nation, mais le clan, la tribu, la phratrie au sens large. On ne se sent guère de devoir envers un Etat qui demeure une entité parfaitement abstraite.

La solidarité financière ne s’exerce donc, bien souvent que dans ces cadres. Et quand on compare les mérites des hommes politiques sur le terrain, la sympathie des militants vont vers celui qui a beaucoup fait pour sa localité alors qu’ils sont corrompus. La concussion, des détournements directs ou indirects de fonds publics ne sont pas ressentis comme une transgression dans la mesure où ils alimentent une sorte de système de redistribution sociale. Le vrai péché, c’est de trahir son clan, sa tribu, sa famille.

<strong>Précarité des régimes politiques</strong>

La précarité des régimes politiques accélère les phénomènes de corruption. Il faut se prémunir pour l’avenir, se garantir contre les coups du sort.

S’agissant de la corruption dans l’armée malienne, le colonel Heluin a déclaré: «il est difficile de l’évaluer précisément, mais la corruption est évidente». En 2006, les Maliens ont commandé 800 pick-up. Aujourd’hui, il n’en reste quasiment aucun. Une partie a été volée, certains cadres ont récupéré les moteurs neufs. C’est la gestion de la misère. Et l’exemple n’est pas donné par le haut. Le clientélisme est le mode de promotion. Après son coup d’État du 22 mars 2012, le capitaine Sanogo a limogé soixante-deux (62) généraux et il en restait quarante-deux (42). Il y avait donc cent quatre (104) généraux pour une armée de 20 000 soldats.

À titre de comparaison, «la France compte cent cinquante (150) généraux pour un effectif de l’armée de terre de 120 000 hommes». La réduction du train de vie de l’État reste la seule alternative crédible en vue d’une discipline budgétaire rigoureuse. Aujourd’hui, c’est le dossier de l’achat de l’équipement militaire pour un coût total de 1 230 milliards de nos francs qui défraie la chronique. Il tarde à connaître son épilogue à la justice.

<strong>Amy SANOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Contrôle des ressources naturelles du Sahel :  Les États&#45;Unis chassent la France du Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/controle-des-ressources-naturelles-du-sahel-les-etats-unis-chassent-la-france-du-niger-3032484.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 09:13:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Nommée le 25 juillet, vingt- quatre heures avant le coup d’État contre Mohamed Bazoum, le président nigérien, la nouvelle ambassadrice des USA présentera dans les jours à venir ses lettres de créance aux nouvelles autorités de Niamey, dont la tête est mise à prix d’or par une organisation sous-régionale instrumentalisée depuis l’Elysée. Cette nomination est ressentie à Paris comme un coup de massue et à la limite une trahison de la part de son partenaire le plus important de la planète et au siège de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) comme un tsunami. Elle marque la fin de l’hégémonie française sur ses anciennes colonies du Sahel, dont le sous-sol intéresse le pays de l’Oncle Sam. La France va-t-elle se laisser faire ?</strong>

Au moment où les condamnations pleuvent sur les auteurs du coup d’État du mercredi 26 juillet au Niger et une agression militaire en vue pour chasser les putschistes, afin d’y installer le président déchu, Mohamed Bazoum, la première puissance mondiale vient de donner un coup de pied au complot de déstabilisation du Niger, du Mali et du Burkina Faso. En nommant une ambassadrice à Niamey au moment où la France et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), une de ses ramifications en Afrique, s’apprêtent à chasser le général de Brigade Abdourahamane Tchiani et ses hommes du pouvoir, les États-Unis sonnent le glas de la fin de l’hégémonie française au Sahel. Elle marquera certainement un tournant dans les relations internationales aux enjeux géopolitiques et géostratégiques au Sahel.

Tous ceux qui pensent que les richesses naturelles de l’Afrique n‘intéressent pas les États-Unis, se trompent. Ils ont de tout temps convoitisé celles-ci, mais avec prudence et méfiance. Ils se cachaient derrière la France, son bras militaro- politique en Afrique, pour mieux se servir de nos richesses naturelles. Ce masque, avec la guerre en Ukraine, vient d’être tombé au grand jour. Clients de l’uranium russe, les Américains ont été victimes de leurs propres sanctions imposées à la Russie. Le commerce de ce produit précieux, qui entre dans la fabrication des bombes atomiques, nucléaires et dans la construction des centrales nucléaires, entre les deux pays fonctionne en dents de scie. Et dans le souci de ne plus acheter l’uranium de Russie et de diversifier aussi ses sources d’approvisionnement, le gouvernement américain se tourne vers l’Afrique, précisément le Sahel. Le Mali et le Niger constituent ces deux pays du Sahel qui fourniront de l’uranium aux USA dans les années à venir. En Afrique centrale, la République démocratique du Congo (RDC) est déjà acquise à travers le Rwanda qui mène une guerre d’agression contre ce pays et de pillage de ses ressources naturelles au profit des intérêts américains, anglais, belges, etc.

Le départ de la France du Niger constitue une aubaine pour les États-Unis qui disposent déjà d’une importante base militaire d’un effectif de plus de mille soldats. Ils vont mettre la main sur l’uranium nigérien avec l’appui des nouvelles autorités qui ont déjà mis fin aux accords militaires avec l’Hexagone et entendent renégocier les contrats miniers, en particulier celui de l’uranium qui est resté une chasse gardée de la France durant plus de quatre décennies et dont les clauses sont défavorables au Niger. Ensuite, la présence américaine au Niger, c’est pour contrer l’influence russe dans cette région, dont les populations ne cessent de faire appel au président russe, Vladimir Poutine, chaque fois qu’un régime dit démocratique est balayé par un coup d’État.

En plus du coup de massue du président américain, Joe Biden, le pays d’Emmanuel Macron vient de recevoir un autre. Cette fois- ci, plus mortel que celui du Niger. Il vient du Tchad pour qui connaît sa place dans la politique française en Afrique francophone. À la grande surprise, les députés de ce pays demandent à la France d’évacuer ses bases militaires dans un délai de trois mois. Le vote s’est déroulé, samedi 12 août à N’Djamena, la capitale tchadienne.

Quant à la CEDEAO, le bras armé de la France qui avait décidé de massacrer les populations africaines au Niger pour rétablir le président déchu, c’est le sauve qui peut. Les va- t- en guerre de l’organisation sous régionale ont rangé leurs armes face à la puissance de feu des États-Unis. La nomination de l’ambassadrice américaine à Niamey et l’annonce de sa prise de fonction ont été ressenties dans les palais présidentiels des laquais de la France comme un tsunami. Ils privilégient désormais la voie diplomatique pour prendre langue avec les hommes forts du Niger pour négocier une sortie de crise.

En dépit de cette défaite du président Emmanuel Macron et ses valets tapis au sein la CEDEAO, la France se ne laissera pas faire  et elle n’a pas encore dit son dernier dans ce qu’elle considère désormais comme une trahison de la part de son partenaire le plus important de la planète. Elle peut passer par d’autres moyens avec la complicité de certains de nos compatriotes pour embraser la sous-région ouest africaine. Et pour mener cette sale besogne, elle ne lésinera pas ses moyens politiques, diplomatiques, financiers, économiques pour rendre la monnaie à ses détracteurs.

Dans ce jeu de dupes, les peuples du Sahel doivent miser sur un partenariat gagnant-gagnant. Il ne s’agit plus de se jeter dans la gueule d’un autre prédateur pour ses beaux yeux, mais de négocier des accords et des contrats au bénéficie des populations qui continuent depuis les indépendances de subir les affres d’une classe politique affairiste, prédatrice et garante des intérêts occidentaux en Afrique.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La mauvaise gouvernance locale au Mali :  Kati, la vitrine hideuse d’un mal qui perdure</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-mauvaise-gouvernance-locale-au-mali-kati-la-vitrine-hideuse-dun-mal-qui-perdure-3031577.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 09:12:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis quelques années, la mauvaise gouvernance locale au Mali est devenue un mal qui perdure tel un cancer rongeant et annihilant toute projection des communes vers le développement et la réalisation des aspirations des populations à vivre une vie meilleure. Dans de nombreuses communes du pays, une classe d’hommes politiques sans vision, dont la seule ambition est de s’enrichir, gère le patrimoine communal dans un système mafieux défiant toutes les règles administratives, financières et la morale humaine.</strong>

À Kati, cette classe d’hommes politiques est incarnée par le Maire de la commune (en place depuis 2016) et sa clientèle qui opèrent dans une opacité et une impunité totale avec des complicités insoupçonnées au niveau de l’administration. La gestion mafieuse du patrimoine de Kati se caractérise par des maux abominables tels que la corruption (sous le prétexte du social), l’achat de conscience, le détournement du denier public, l’enrichissement illicite, l’incompétence, le faux et l’usage de faux, etc.

Le Maire de Kati et sa clientèle écument les espaces publiques, les recettes des marchés de la ville, les terres des quartiers et zones périphériques (Sébéninkoro, N’Toubana, Sirakoro Niaré, Hèrèmakono, Malaisie, Sananfara, etc.), faisant du foncier un problème récurrent qui terni sérieusement l’image de la ville- garnison sensée être la vitrine du Mali.

De 2017 à 2022, les finances de la mairie ont été délestées de plusieurs millions, voire des milliards  de francs CFA portant entre autres sur : plus de 1 020 parcelles de terrain attribuées sans quittances enregistrées par les services idoines de la mairie pour un montant total de plus de 130 590 000 FCFA (2017-2021); les droits non perçus relatifs aux transferts de 600 parcelles pour un montant approximatif de 67 500 000 FCFA (2021); les frais afférents aux attributions et transferts de parcelles de terrain pour un montant total de 198 090 000 FCFA. À ce sujet, le 26 novembre 2021, le syndicat des travailleurs de la mairie avait écrit au Maire et à son deuxième adjoint demandant le remboursement de ces sommes.

Au chapitre des faits, incroyables, mais vrais, on relève que pour la première fois dans l’histoire des communes au Mali, le Maire, ses 3 adjoints et deux de ses collaborateurs ont été emprisonnés, suite à une plainte déposée par le premier conseiller.

En effet le Mardi 06 juillet 2021, le Maire Yoro Wologuem, ses adjoints Bouyé Diallo, Badra Aliou Sangaré et Boubacar Traoré sont arrêtés pour des motifs portant sur des spéculations foncières, des malversations financières, d’atteinte au bien public, etc… Mis en liberté provisoire le 10 septembre 2021, les «<strong>larrons en foire</strong>» ont repris service à la mairie comme si rien ne s’était passé.

Le 30 octobre 2021, l’Association Citoyenne pour le Développement Intégré du Mali (ACDIM dont j’assume la présidence) a adressé une lettre-pétition signée par près de 300 citoyens de Kati, demandant des éclaircissements sur l’emprisonnement et la libération des élus de la ville. Le Maire ne daignera accorder une once de réponse à cette lettre, certainement par ignorance des règles de l’administration, du devoir de l’élu qu’il est ou par mépris pour les citoyens.

Rappelons que près de 5 années durant le premier Conseiller dénonçait les pratiques malsaines du Maire avant de publier un «<strong>livre rouge</strong>» sur la gestion de ce dernier et demander le remboursement de la ressource affectée à la mairie par l’ANCIT portant sur 50 782 585 FCFA pour la période 2017.

Le 13 Décembre 2021 les politiciens-prédateurs de Kati, parfois antagonistes (le Maire et ses adjoints) se retrouveront au Gouvernorat de Koulikoro pour fumer le calumet de la paix et s’entendre sur le partage du gâteau que représente pour eux le patrimoine de la commune de Kati. Les anomalies intolérables dans la gestion du patrimoine de la commune résident aussi dans les marchés attribués de gré à gré. Le partenaire désigné (membre du même parti politique que le maire) s’est fait pour la circonstance, entrepreneur spécialisé dans tous les domaines : papeterie, bureautique, maçonnerie, vendeur de véhicule, BTP, etc…

Au paravent gestionnaire d’un cyber café, ce dernier est devenu le temps d’un mandat un multimillionnaire et grand mécène de la ville. Parfois recrutés avec de faux diplômes, des collecteurs de taxes dans les marchés de Kati sont en train de faire des réalisations de multimillionnaires au grand dam des Katois. Au même moment, aucun projet en faveur de l’épanouissement de la ville n’est en voie de réalisation. Les stations d’essence (45 dont 3 en chantiers), les bars et débits de boissons (des dizaines), les points de vente de drogues et les kiosques pullulent la ville. Le nombre et les emplacements de ces stations d’essence, bars et autres dépôts d’alcool ne répondent à aucune règlementation en la matière.

L’envahissement du milieu de la jeunesse et de l’école par les stupéfiants ne dérange guère les politiciens de carrière de Kati. S’enrichissant impunément et honteusement du patrimoine de la commune, comme des morts de faim, ces gens se battent pour pérenniser le système mafieux en place en tournant la veste au gré du vent des pouvoirs.

En 2021, railleurs des soutiens de la transition qu’ils qualifiaient de farfelus, les politiciens de carrière à la mairie de Kati sont devenus en 2023, les plus grands défenseurs de cette transition. Le ridicule ne tue pas à la mairie de Kati.

Les différentes prolongations du mandat des élus locaux décidées par le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation ont été une aubaine pour nos vautours- politiques, désormais sans mandat des électeurs, pour poursuivre allègrement leurs sales besognes au vu et au su de tout le monde.

En 2022, un camion de la Mairie loué à un particulier est tombé en panne sur le chantier de ce dernier, alors que les ordures envahissaient la ville. Une campagne «<strong>Kati ville propre</strong>» lancée à coup de publicité a été un acte de propagande sans lendemain. Le 1<sup>er</sup> juin 2023 le Maire a procédé au recrutement d’un agent du nom de Monsieur Ousmane DIARRA par une méthode frauduleuse.

En effet, suivant décision no 2023 /18/M-KTI portant affectation d’Agent du cadre de l’Administration générale à la Mairie de la Commune Urbaine de Kati, ce Monsieur titré comptable gestionnaire de 3<sup>ème</sup> classe, 3<sup>ème</sup> échelon est affecté au centre secondaire de l’état civil de Kati Koko en qualité d’agent. Il a pris service le 1<sup>er</sup> juin 2023 augmentant le nombre des employés de la Mairie de Kati, près de 110 agents.

La décision de mutation n<sup>o</sup>00063/MATD-SG du 03 février 2021 fait muter cet agent de la mairie de Dabia à la mairie de Kati. Cependant le Secrétaire Général de la mairie de Dabia en place depuis neuf (09) ans atteste que ladite mairie n’a jamais compté un employé du nom d’Ousmane Diarra. Dès lors, on se demande qui au Secrétariat Général du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation est de combine avec le Maire de Kati dans ce jeu ?

En 2023, le Maire et deux de ses Conseillers sont allés se promener à Paris durant trois (03) jours au motif d’une formation pour un coût de plus de 10 000 000 de FCFA.

Le 30 mai 2023, dans une campagne d’information, le Maire a invité le public de son choix pour livrer des informations que les esprits avertis ont bien appréciés. Selon ces informations en 2022, la Mairie a dépensé, 15 774 000 FCFA dans le curage de caniveaux d’une longueur de moins de 3 km, 21 523 200 FCFA dans le balayage de rues et 10 000 000 de FCFA pour l’évacuation des ordures. Le montant de la facture des dessins inutiles sur le mur de la mairie n’a pas été révélé.

Aujourd’hui à Kati, les morcellements à but d’affaires au profit du Maire et de quelques conseillers défraient la chronique. Dans la Zone appelée Malaisie deux conseillers de la mairie se sont illustrés par deux opérations de morcellement sans la participation du deuxième conseiller en charge du domaine. Ils ont été avec le Maire les bénéficiaires de ces opérations portant sur des millions de FCFA.

À Kati-Sébéninkoro<strong>, </strong>la mairie de Kati, la Mairie de Kambila et la Préfecture ont procédé séparément à des morcellements souvent sous le couvert d’une viabilisation dont l’objectif demeure sombre.

À Farada une opération de morcellement a été annulée par le Gouverneur de Koulikoro suite à la vigilance et à la détermination des populations, des jeunes et du chef du quartier. La zone de hérémakono est plus une souricière qu’un quartier digne de ce nom. Les rues barrées, les ruelles s’enchevêtrent tels des sentiers de brousse.

Kati-Sébéninkoro, Hèrèmakono et Farada réunissent les éléments constitutifs du ghetto vers lequel se dirige la ville de Kati du fait d’élus sans vision. Le quartier Sirakoro-Niaré est le dernier théâtre des politiciens-prédateurs de terres aux fins d’enrichissement personnel.

En utilisant des villageois qui ignorent les règles et les intentions des élus-prédateurs, le Maire a procédé au morcellement de près de 104 hectares sur un terrain objet de litige. Ce morcellement a mis à jour près de 2 496 parcelles. Dans cette opération le Maire s’est attribué plus de 400 parcelles de terrain qu’il a distribué selon sa volonté. Les Conseillers ont reçu chacun 2,20 ou quarante (40) parcelles selon le désir du Maire. Une telle opération qui devrait recevoir l’avis du Conseil des Ministres, n’a reçue l’approbation d’aucun service idoine. En matière de magouille, certains élus et employés communaux sont devenus des pourvoyeurs du marché du foncier à Kati.

Le dernier forfait de cette équipe a consisté à organiser une Session spéciale à la veille de la fête de tabaski, qui a durée 2h de temps à l’issue de laquelle chaque Conseiller a reçu une enveloppe de 75.000 FCFA ne répondant à aucune base légale. Les services financiers et la tutelle peuvent-ils laisser passer un tel brigandage ?

En 2021, les élus de Kati qui raillaient le «<strong>Mouvement Asso Kati-Ko</strong>» pour avoir affiché son soutien à la transition sont devenus les plus grands défenseurs de cette même transition en 2023. Le Mali Koura que le peuple appelle de tous ses vœux ne se réalisera pas avec des hommes politiques de la trempe de ceux qui font carrière à la Mairie de Kati./.

<strong><em>Kati le 24/07/2023</em></strong>

<strong><em>MOUVEMENTASSO- KATI KO</em></strong>

<em>Le Président, Yoro DIALLO- Tél.: 75710344</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Changement de régime au Niger :  Une continuité du printemps sahélien ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/changement-de-regime-au-niger-une-continuite-du-printemps-sahelien-3031571.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 09:03:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce qui se passe actuellement au Niger est le début d’un changement de paradigmes en Afrique de l’Ouest francophone. Le coup d’État contre le régime de Mohamed Bazoum était prévisible. Loin s’en faut!</strong>

L’événement précurseur est sans nul doute la déclaration irresponsable et irréfléchie du président Mohamed Bazoum qui dénigrait et méprisait les Forces de Défense du Niger, du Burkina et du Mali, c’est-à-dire les trois pays en proie au terrorisme impérialiste imposé par la France dans le Sahel pour exploiter les ressources naturelles de ces pays.

L’ancien président, Mohamed Bazoum ne cessait de faire l’éloge des terroristes bandits au détriment de Forces de Défense Nigériennes.

Aussi, les vagues d’indignation et de protestations à travers toute l’Afrique de l’Ouest anticiperont la destitution des despotes chefs d’Etat de la sous- région ouest africaine, en occurrence les chefs d’Etat autocrates et mal élus des pays francophones.

Les chefs d’Etat de la CEDEAO, en imposant les sanctions de la France contre le Mali et le Burkina, jouent malheureusement à leur propre perte. C’est cela le paradoxe africain. La France, dans son plan machiavélique néocolonial contre le Mali, est aidée par l’Union européenne (UE). Par contre,  le Mali, au lieu d’être aidé par les pays frères de la CEDEAO, se voit sanctionné par les chefs d’Etat de cette même CEDEAO, par ce que tout simplement, il a eu le courage de se libérer de la domination française en choisissant d’autres partenaires stratégiques. Cette situation explique la nature des chefs d’Etat africains francophones. Ces chefs d’Etat sont en fait des gouverneurs et gardiens des intérêts de la France en Afrique au détriment de leurs populations respectives.

Les vagues de protestations suscitées par ces sanctions illégales, illégitimes et injustes ne seront pas vaines.

Le printemps ouest africain francophone en cours est une réalité. Il est inévitable, irréversible et il balayerait tous ces despotes chefs d’Etat francophones car la jeunesse ouest africaine aspire au changement, une meilleure condition de vie et une gouvernance vertueuse.

<strong>Le temps nous édifiera.</strong>

<strong>Time will tell!,</strong>

<strong>Bakary COULIBALY, Élan Patriotique, Expert Judiciaire en Fiscalité, Agrée auprès des Cours et Tribunaux du Mali</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Sanctions de la Cedeao contre le Niger : La main cachée de la France pour déstabiliser le Sahel</title>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 07:48:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les récentes décisions du club des chefs d’Etat de la CEDEAO contre les autorités  dirigeantes de la transition du Niger est une vraie forfaiture. Loin s’en faut!</strong>

Les attaques récurrentes et simultanées contre les militaires et les populations civiles dans la zone des trois frontières, notamment, ont perduré depuis plus de 8 ans et continuent de plus belle. Cette situation est un échec patent de la présence de l’armée française au Mali en particulier et dans tout le Sahel en général.

Les accords de défense avec la France sont au détriment des intérêts de nos Etats (Burkina, Mali et Niger).

Le Mali, le Burkina et le Niger sont des Etats souverains et ont le droit régalien de choisir leurs partenaires économiques  et militaires en toute responsabilité.

Les attaques tous azimuts de toutes les régions du Sahel prouvent à suffisance que les opérations successives: Serval, Barkhane et Takouba sont des échecs de la présence des forces étrangères dans le Sahel.

Le Burkina, Mali et le Niger en tant qu’Etats souverains se doivent de changer de paradigmes.

Nos pays à travers les autorités des différentes transitions ont décidé de prendre leur destin en main et quel que soit le prix à payer.

Les sanctions individuelles imposées aux membres de nos gouvernements et de nos organes législatifs sont des non événements.

Les restrictions sur les voyages dans la sous-région feront économiser des milliards de francs CFA aux Trésors publics du  Burkina du Mali et du Niger.

Les saisies des biens et les blocages des comptes à l’étranger ne veulent absolument rien dire car aucun des dignitaires de la transition n’a des assets à l’étranger.

Les sanctions de la CEDEAO contre les autorités de la transition du Burkina, du Mali et du Niger n’ont aucun impact négatif sur nos pays, au contraire, ses sanctions sont des sources de motivations et de cohésion sociale des peuples frères du Burkina, du Mali et du Niger .Il existe actuellement une symbiose entre les peuples et ses autorités de transition.

Les coups d’Etat successifs dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest sont les résultats de dysfonctionnements de nos systèmes démocratiques importés de l’Occident.

Pourquoi une fixation sur les élections? Les élections, en général, ne sont pas une fin en soi. Loin s’en faut. Les élections n’ont jamais résolu les problèmes existentiels de nos Etats, c’est surtout une manière, une façon légale de choisir nos propres bourreaux, c’est- à- dire les colons noirs qui ont perpétué et continuent de perpétuer la domination de la France sur nos pays. L’exemple de 7 ans de gestion chaotique du roi fainéant IBK et sa famille avec la complicité des politiciens des partis politiques apatrides comme ADEMA, RPM et certains petits partis politiques alimentaires est un cas d’école pour le peuple.

Aller aux élections dans les contextes actuels, c’est de cautionner le retour des colons noirs, c’est- à- dire le retour de ces politiciens qui sont à la base de l’effondrement de nos Etats. Car ces politiciens disposent toujours des milliards qu’ils ont volés à nos Etats et ces milliards seront utilisés pour les achats de conscience lors des élections.

Il est impératif de jeter ici et maintenant les fondements de base de la Refondation de nos Etats. Toute chose qui permet un changement de paradigmes.

Dans la gestion d’une nation, il n’y a jamais eu de consensus car il y a toujours des colons noirs qui défendent toujours les intérêts des colons blancs, c’est- à- dire les intérêts de la France.

Sur le plan économique, il est temps de bannir les termes “partenaires techniques et financiers”, c’est un terme dégradant et de sujétion. Aussi, l’Aide au développement n’a jamais développé un pays. Les ONG opérant dans nos pays n’ont aucun impact positif sur la vie de nos populations. Ces ONG sont des organisations de renseignement aux services de leurs pays d’origine.

Le Burkina, la Guinée, le Mali et le Niger doivent s’unir pour créer une Organisation monétaire et économique et avoir une monnaie commune en abandonnant carrément la monnaie coloniale et de servitude : le Franc CFA et cela suppose qu’on quitte l’UEMOA et la CEDEAO qui sont des organisations sous régionales au service de la France.

Le salut et le développement de nos Etats résident dans le travail par la création des valeurs ajoutées. Nous avons tout dans nos pays,  le commun du sahélien doit savoir qu’aucune nation ne viendra développer nos Etats à notre place.

Notre guerre contre la France est qu’on veut qu’elle parte de chez nous, mais elle ne veut pas. Pourquoi ? Parce qu’elle a des intérêts économiques chez nous que nous ignorons nous-mêmes.

Nos Etats n’ont jamais étés pauvres. Loin s’en faut. Seulement, pendant trente ans, nos pays ont étés gouvernés par des hommes qui n’avaient aucun courage politique, aucune vision, aucun plan stratégique et aucun amour pour nos Etats.

Dans sa politique de déstabilisation du Sahel, la France a le soutien de toute l’Union européenne, paradoxalement, les pays voisins de nos trois Etats, nos frères, au lieu de nous aider, aident la France à détruire le minimum qui reste dans nos Etats.

La France prépare les génocides dans le Sahel. Aucun jour ne se passe sans les attaques des terroristes sponsorisés par la France dans les trois pays du Sahel (Mali, Burkina Faso et le Niger).

La Mauritanie et le Tchad sont des pays du Sahel, paradoxalement, ces pays ne subissent aucune attaque des terroristes sponsorisés par la France.

Il est temps que les peuples du Sahel s’entraident pour bouter l’ennemi commun hors de notre espace géographique.

Aucun pays africain francophone ne figure dans le classement des 10 premières économies africaines. De surcroît, les 10 premières économies africaines ont leurs propres monnaies nationales et ne sont garanties par aucun autre pays comme le cas du fameux franc CFA (la monnaie de servitude contrôlée par la France).

La présence française dans nos pays est synonyme de déstabilisation de nos Etats et une source de paupérisation croissante de nos populations.

La décolonisation vraie est en téléchargement et est irréversible.

Que Dieu bénisse nos quatre pays souverains: le Burkina, la Guinée, le Mali et le Niger.

<strong>Bakary COULIBALY, Vice- Président : Élan Patriotique, FASO Ka N’gneta Kanou</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Présidentielle 2024 :  Rien n’a bougé pour solliciter la candidature du colonel Assimi Goïta</title>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 07:38:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La volonté n’a qu’un but: l’action. Mais notre Afrique vit de paradoxe. Nous sommes sans doute le continent le plus riche du monde par les dons de la nature par sa créativité de sa jeunesse par son appétit de sortir des siècles sombres qui nous ont précédés. Mille exemples montrent que les miracles sont possibles. Les exemples des président Jerry Rawlings du Ghana et Paul Kagamé du Rwanda sont édifiants. Le Ghana était tombé économiquement et les Ghanéens avaient quitté leur pays pour se retrouver dans les pays voisins dans le boulot dodo, le Rwanda a subi un génocide mais a pu se relever grâce au dynamisme d’un homme.</strong>

Au Mali, rien n’a bougé pour qu’on puisse donner quitus au colonel Assimi Goïta à se présenter à la présidentielle de 2024. Mais des voix se lèvent. Quel pacte lie le citoyen-électeur et le candidat à des postes de pouvoir quand il se résume à un billet de 2 000 F CFA et un tee-shirt ?

Six (06) petits mois nous séparent de la tenue des prochaines échéances présidentielles. À cet effet, la précampagne a commencé. Quel avenir pour les 60% de la population qui a moins de vingt (20) ans ?

Peuplé de 20 millions d’âmes, reparties sur 1 241 238 km2, le Mali regorge sur son sol de plusieurs ressources naturelles. Il est classé parmi les pays les plus pauvres du continent. Un Malien moyen dispose annuellement d’environ 1 000 dollars de produit national brut par habitant (PNB/hbt) pour vivre. La population du Mali croit au rythme de 6,5% par an: 60% ont moins de vingt (20) ans et plus de la moitié vit en zones urbaines. Cette croissance démographique pose des problèmes d’éducation, de formation et d’emploi, de nutrition et de santé, etc., en dépit des dysfonctionnements de l’État (gangréné par la corruption et le népotisme). Depuis le renversement d’Ibrahim Boubacar Keïta, la transition n’a fait aucun changement de système de gouvernance.

Depuis trente (30) ans, le système de gouvernance demeure. Ce sont les mêmes personnes et leurs familles élargies qui gèrent le Mali. Les propos tenus par la junte à la place de l’Indépendance ne sont plus respectés. Elle a parachevé la lutte du peuple pour ensuite s’accaparer de tout le pouvoir. Or les Maliens dans leur majorité espèrent voir un changement radical s’opérer dans tous les domaines, surtout dans le domaine de la lutte contre la corruption, le détournement de deniers publics et les malversations financières. Rien de tout cela.

À notre grande surprise, le président de la transition, face à des interlocuteurs de marque dixit: «<strong>Koni kiri tilé na ko bè bi minè</strong>». «<strong>Avec une justice juste et équitable tout le monde ira en prison</strong>». Monsieur le président de la transition, ces propos ne doivent pas venir de vous, car vous êtes le médecin de tout le peuple malien pour nous guérir et nous protéger contre les fléaux. Lorsque vous tenez de tels propos d’impossibilité votre peuple prend peur. La désespérance est quasi générale et la délicatesse de la situation actuelle contribue à la consolider. Ce sentiment d’amertume s’entend à travers les cris de détresse des Maliens: «<strong>ça ne va pas</strong>», comme le clament avec désespérance la majorité des Maliennes et des Maliens. Quand on observe son état et sa détresse, le Mali d’aujourd’hui ressemble à un patient agonisant aux urgences d’un hôpital sans médecin, ni infirmier de garde. Cela doit changer monsieur le président de la transition. Vouloir le changer et agir pour le changer, cela démarre par un autre état d’esprit.

La maladie dont souffre notre pays est potentiellement mortelle, nécessite un traitement de choc, une trithérapie seule capable d’interrompre la gangrène qui le démembre. Si le Mali est riche par sa culture, sa pauvreté extrême est un frein à l’action. La misère complique le quotidien de milliers de Maliens. Trouver le prix de condiments, payer les céréales (mil, riz), payer une ordonnance, nourrir ses téléphones en crédit (Malitel, Orange, Télecel), se déplacer, se marier, assurer la survie de ses enfants, leur instruction, leurs repas. Tous ceux-ci nécessitent un trésor de débrouillardise. À ces complications, s’ajoute le délicat problème de terrain ou de maison. Pas de tranquillité familiale si la propriété d’un terrain ou d’une maison est soumise aux manigances en tous genres, qui permettent aux puissants de déloger les faibles.

<strong>«<em>Le Mali nous a oubliés</em>», entend-t-on dans bien de localités du pays</strong>

C’est parfois pire encore. En 2017, la traversée annuelle du fleuve par les troupeaux transhumants à Diafarabé avait été protégée non par l’État, mais par les milices djihadistes d’Amadou Koufa, affilié à Al-Qaida. On entendit des bergers sans illusion dire: «<strong>Avec ces hommes-là, au moins, on n’est pas rackettés</strong>». Allusion aux pratiques de certaines autorités étatiques dans le passé. Mais la pratique continue. Quand on circule à Bamako ou dans les environs des fermes privées, on voit les vaches du Nord qui ont la robe très rouge avec des grandes cornes. Ces vaches ont été volées dans le nord de notre pays pour les ramener à Bamako. Elles appartiennent à ceux qui ont exercé des responsabilités dans les régions du nord du Mali. Une fois ces vaches volées par les bandits, elles seront reprises par certains responsables des localités en proie au terrorisme. Il n’y a plus de bétail dans cette partie du pays. Or ces habitants ne connaissent que l’élevage. Cette guerre contre le terrorisme serait un fonds de commerce pour certaines personnalités. Un ancien gouverneur de Gao aurait ramené avec lui deux (02) remorques remplies de bovins.

Monsieur le président ouvrez des enquêtes sur le vol de bétail dans les régions du Nord.

<strong>Le Trésor public est un réservoir percé</strong>

Deux (02) grosses fuites en laissent échapper le carburant nécessaire au bon fonctionnement des services publics et à la construction de l’avenir. La première est constituée par des dépenses inutiles. Notre pays n’a pas besoin de cortèges somptueux quand ses dirigeants se déplacent, ni de voyages internationaux incessants qui paralysent le sommet de l’État, et pas davantage d’une diplomatie pléthorique. Les dépenses d’électricité, d’eau, de carburant ou de téléphonie des administrations centrales frisent parfois le délire. L’autre est constituée par les malversations et les abus de biens publics; nombreux et massifs.

Au Mali, une personne qui travaille fait vivre de 10 à 15 personnes. Ce qui explique la majorité des Maliens ne vivent plus; ils survivent. Celui que vous voulez imiter. Le régime de Moussa Traoré a connu en fait deux phases assez différentes. Durant les dix ans qui suivirent le coup d’État, la totalité du pouvoir fut effectivement entre les mains du Comité militaire de libération nationale (CMLN), nom que s’était donné le groupe d’officiers qui avait fait tomber le «<strong>régime de Modibo</strong>».

En 1978, le CMLN explosa. Plusieurs de ses membres les plus influents, soupçonnés de complot, furent arrêtés. Ce fut des déchirements dans l’armée à l’époque. Le président Moussa Traoré avait désormais les mains plus libres. Il engagea un long retour à une vie constitutionnelle normale, avec la fondation en 1979 de la deuxième République, et la création de l’Union démocratique du peuple malien (UDPM), un parti unique comme c’était le cas dans nombre de pays d’Afrique, mais aussi d’Europe, d’Asie et d’Amérique.

La transition a-t-elle été trop longue, qu’est-ce qu’elle a réglé ? Nous n’avons pas la réponse.

&nbsp;

<strong>ATT, premier colonel a dirigé une transition</strong>

Le colonel Amadou Toumani Touré (ATT) a dirigé la transition de 1991 sans pour autant montrer une grande capacité à gérer le Mali, n’eut été son Premier ministre Soumana Sako à faire face aux multiples demandes du peuple. Il fallut toute l’habilité et le courage de ce dernier pour mener le bateau à bon port. Amadou Toumani Touré s’était engagé à ne pas tenter de se présenter aux élections prévues au terme de la transition; il respectera sa promesse. L’histoire contemporaine de l’Afrique montre abondamment que de tels engagements peuvent ne pas être tenus. L’exemple du Mali fera d’ailleurs jurisprudence pour les coups d’État qui interviendront dans d’autres pays.

<strong>Amy SANOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dépravation des mœurs : Des gens sortis du néant aux fortunes douteuses menacent la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/depravation-des-moeurs-des-gens-sortis-du-neant-aux-fortunes-douteuses-menacent-la-republique-3029806.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Jul 2023 10:31:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Kabako ! Depuis un certain temps, le Mali est devenu un pays, où des gens riches sortis du néant ont ravi la vedette aux honnêtes citoyens dont le tort serait de travailler à la sueur de leur front. Ils sont célébrés par des profiteurs, médiatisés par des auto-proclamés journalistes, cajolés par des fainéants, encensés par des admirateurs, sollicités par des paresseux, courtisés par des gens qui ne croient plus à leur avenir et portés au sommet de la hiérarchie sociale par une meute de troubadours sans carrière dans le métier qu’ils ont embrassé. Il ne reste plus qu’à ces gens d’ériger un monument en l’honneur de leurs bienfaiteurs d’un printemps. Quelle honte pour une société malienne réputée pour ses valeurs de probité, d’honnêteté, de mérite et de travail bien fait ? Et l’État malien dans tout ça ?

Jadis connu pour ses valeurs historiques et sociétales qui ont forgé une nation et résisté aux péripéties de l’évolution du monde, le Mali d’aujourd’hui est aux antipodes de la morale. Certains de ses enfants ont décidé de porter la honte en marchant tout ce qui pouvait maintenir la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Ils sont riches alors qu’ils ne sont pas adossés à un empire économico-financier et industriel. Dans leurs largesses, ils distribuent des millions, des voitures, des kits alimentaires et scolaires, construisent des maisons, creusent des forages, paient des ordonnances, organisent des tournois de football, parrainent des activités culturelles. Est-ce la contrepartie de leur pacte signé avec le diable, le Satan ou les sociétés secrètes ?

Le phénomène des gens riches sortis du néant ne date pas d’aujourd’hui. Des femmes et des hommes ont toujours emprunté cette voie pour se donner un nom ou de prendre leur revanche sur la société. Mais ils ont toujours été combattus par les gardiens de notre société qui ont toujours dit que le chemin de la réussite passe nécessairement et obligatoirement par le travail et le travail bien fait. C’est pour cette raison qu’ils n’ont jamais été considérés dans nos sociétés comme des exemples de courage, de probité, mais comme des filous à ne même pas côtoyer. Et cela, malgré les scènes d’exhibition de leurs fortunes et le confort dans lequel ils baignent. Malheureusement, les femmes et les hommes qui s’adonnent à cette pratique sont protégés au plus haut sommet de l’État qui a failli à une de ses missions de mener des enquêtes sur des gens aux fortunes douteuses.

<strong>Un héritage de la démocratie</strong>

Ce qui se passe sous nos yeux, n’est autre que l’héritage de la démocratie importée par des gens assoiffés des délices du pouvoir. Les putschistes de mars 1991, au nom d’une soi-disant liberté ont laissé le pays à la merci des bandes criminelles dont ils ont organisé en sociétés écrans pour se partager les dividendes à la fin de chaque opération de destruction ou de liquidation d’un des fleurons de notre économie (HUICOMA-COMATEX…). Ils ont aussi encouragé cette nouvelle race de fortunés sortis du néant pour le financement de leurs formations politiques, afin d’acheter le maximum d’électeurs lors des élections jouées d’avance. Les démocrates-putschistes n’ont rien entrepris pour mettre fin à cette hémorragie sociale. Voilà que la pratique est en train de prendre une ampleur inquiétante. Elle risque d’entraîner la jeunesse malienne en proie au chômage et confrontée à toutes sortes de difficultés dans les eaux boueuses du fleuve Niger.

Aujourd’hui, la société malienne est sérieusement menacée par des femmes et des hommes aux fortunes douteuses qui ravivent la vedette aux honnêtes citoyens dont le tort est de travailler dignement pour honorer leur place parmi les siens et d’être des modèles de courage, d’honnêteté, de bravoure, de persévérance, de sérieux, de vigueur pour les générations futures. Ils sont parvenus grâce à leur argent aux origines floues à se faire célébrer, médiatiser, cajoler, encenser, solliciter, courtiser par une cohorte de personnes qui se recrutent dans tous les pans de notre société. Celles-ci ne tarissent pas d’éloges à leur égard. Elles les classent au rang des bénis de la République et tous ceux qui ne parlent de cette façon sont qualifiés d’aigris, de méchants et souvent même de mécréants. Que Dieu nous en garde !

Face à cette situation inquiétante, la parole commence à être libérée sur le sujet. Les uns et les autres s’inquiètent de l’enrichissement fulgurant des nouveaux riches qui inondent la capitale malienne. M. Drissa Fané, employé de banque, s’étonne que des gens qui ne possèdent ni société, ni unité industrielle distribuent l’argent de cette façon. Il pense que derrière cette richesse, il y a un crime. Il est convaincu que la vérité va éclater un jour sur l’origine des fortunes de ces gens. M. Namori Keïta, manœuvre dans un service public, condamne le silence de l’État face aux agissements des gens dont on ne connaît pas le travail ils exercent. Pour Fatoumata Touré, enseignante dans un établissement secondaire, le phénomène est en train de dépraver nos sœurs en inculquant dans l’esprit des jeunes que le travail ne paie pas. «Si rien n’est fait pour interroger ces personnes sur l’origine de leur argent, c’en est fini pour nous. Aucun pays ne peut se développer avec la magie», dira Ousmane Thiam, traditionnaliste et homme de culture.

S’il y a une inquiétude, c’est que cette catégorie des gens sortis du néant s’organise à prendre le contrôle de notre pays. Ils constituent aujourd’hui une menace pour la République et les fondements de notre société. Certains sont déjà organisés en mouvement politique pour prendre et exercer le pouvoir. D’autres ont infiltré des partis politiques. La corruption aidant, le tour sera vite joué et les Maliens n’auront que leurs yeux pour pleurer à chaudes larmes.

Pourtant, cette crainte avait été exprimée par des Maliens conscients face à la montée en puissance des narco- trafiquants qui voulaient passer par l’achat des consciences lors des élections pour arriver à Koulouba. Cela veut dire qu’on n’est pas sorti de l’auberge.

Si l’État a mis en place des structures de contrôle pour ses agents qu’en est-il des gens riches sortis du néant pour distiller la mauvaise graine dans notre société ?

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus : CHU Gabriel Touré: une mauvaise réputation, vol de médicaments des patients</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-chu-gabriel-toure-une-mauvaise-reputation-vol-de-medicaments-des-patients-3029810.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Jul 2023 07:44:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les hôpitaux du Mali et leurs médecins seraient sur la sellette face à certains agissements. Selon les murmures de Bamako, les médicaments des patients se perdent dans les salles d’urgence sans un seul souci des médecins ou du corps médical. Bamako, avec ses trois millions d’âmes, compte seulement six (06) grands hôpitaux mal équipés: Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré, Point G, hôpital de Kati, Hôpital du Mali, Le Luxembourg, Clinique périnatale Mohamed VI.

Le CHU Gabriel Touré et certains centres de références (Korofina Nord) seraient accusés de mauvaise réputation pour les vols de médicaments. À Gabriel Touré, certains médecins promoteurs de cliniques privées seraient pointés du doigt dans le vol des équipements (lits, ampoules, etc.). Les mêmes murmures confirment que l’hôpital Mère Enfant Le Luxembourg échapperait à la gestion de l’État. Et pour cause ? Allez savoir.

«<em>Il faut partir à temps avant qu’on nous jette des pierres»,</em> dixit le Premier ministre Choguel K. Maïga

Ces propos du Premier ministre, chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga n’ont pas été très appréciés par certains politiciens finissants. C’est au cours d’une rencontre avec les membres du gouvernement que le Premier ministre a tenu ces propos. Un discours franc et direct sans détours.

Pour rendre compréhensible son discours, il a donné trois exemples concrets de chutes de présidents au Mali: Modibo Keïta, Moussa Traoré et Amadou Toumani Touré (ATT). Ceux-là qui ont fait ces trois (03) personnalités, présidents, sont ceux-là qui sont sortis pour les désavouer. Faisons attention pour ne pas tomber dans le même scenario. Voilà en substance les propos du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, mal interprété par de petits politiciens impopulaire.

Le Premier ministre est un homme politique très intelligent (un renard), il sent venir un désarroi qui se lit dans le comportement des Maliens, d’où ce discours d’alerte. Au Mali, il y a deux (02) personnalités politiques que Choguel Kokalla Maïga craint et respecte (Ag Hamani et Soumana Sako). Le reste, il les tient et il les connaît suffisamment. L’urgent aujourd’hui, c’est de mettre fin aux mandats des élus municipaux après deux (02) prorogations.

<strong>Faiblesse de l’État: le gouvernement malien désétatisé dans les secteurs de l’éducation, de la santé, et du commerce</strong>

Ces trois (03) secteurs privatisés ont donné naissance à un État affaibli et failli. Lorsque le pouvoir ADEMA-PASJ (Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice) a opté en 1994 pour une privatisation de certains secteurs, il a du coup désétatisé le gouvernement de jouer plein pouvoir. Depuis ce temps, de 1994 à nos jours, notre pays se cherche désespérément.

Dans le secteur de l’éducation, on assiste à la prolifération des écoles privées aussi bien que celle des écoles privées supérieures délivrant toutes sortes de diplômes. Presque tous les anciens ministres de l’Éducation nationale de l’ère konaréenne et d’ATT sont promoteurs d’écoles privées. Dans le secteur de la santé, le constat est amer.

Pour une bonne prise en charge, il faut obligatoirement passer dans une clinique privée pour éviter la mort par insouciance. Ces cliniques sont les propriétés des médecins, fonctionnaires de l’État. Dans le secteur du commerce, l’État est devenu un fonds de commerce dont chacun des intervenants se tirent la couverture. Quand l’État ne contrôle plus les prix, il octroie des exonérations, fabrique des opérateurs économiques comme seuls importateurs dans le domaine du sucre, du riz, du lait, de l’huile ?

Il faut se prémunir contre les inflations, la conjoncture et autres. C’est qui explique la faiblesse du gouvernement face aux opérateurs économiques. Tous les pouvoirs successifs au Mali ont fabriqué leurs opérateurs économiques sortis du néant, constituant aujourd’hui une grande menace pour la bonne marche de l’État. On a tout privatisé au détriment du gouvernement. Le secteur formel alimente le secteur informel. Un acte qui désétatise l’État des manques à gagner.

<strong>La pauvreté et ses dérangements</strong>

Il n’y a pas d’argent au Mali. Ceux qui possèdent l’argent ont d’énormes problèmes pour faire leurs achats. Les pièces de monnaies ou de coupures de billets de banque qu’on voit sur le marché sont en mauvais état. Cela engendre des disputes entre acheteurs et vendeurs.

Il serait louable que le président de la transition fasse une demande expresse auprès des banques du Mali de payer les salaires des fonctionnaires pour un mois en pièces de 25 F, 50 F, 100 F et 200 FCFA et en billets de petites coupures de 500 FCFA, 1 000 F, 2 000 FCFA pour décanter une fois pour toute la crise de pièces de monnaie. Au cours des achats, on voit rarement les pièces de 5 F et 10 FCFA. Une doléance faite par les militants du parti de la demande sociale.

<strong>Mariages, baptêmes: les cuisinières sur le point de perdre leur marché</strong>

Les cuisinières de l’ancienne époque ont fait souffrir beaucoup de femmes qui les utilisaient pour leur service pendant les mariages et baptêmes. Autrefois, pour les cérémonies, il fallait payer les services de femmes cuisinières rompues dans ce métier. Mais à quel prix et sacrifices consentis ? Après leur service, on pouvait tout perdre: reste des condiments, reste de riz et pertes d’ustensiles.

Actuellement, tout cela est devenu un vieux souvenir. Des jeunes filles et garçons, sortis des écoles de formation professionnelle en hôtellerie, ont mis en place des services très performants et modernes pour donner pleine satisfaction à tous. Ces jeunes filles et garçons ont mis leur force et connaissance culinaire à la portée des Maliens. Reste à savoir s’ils savent cuisiner tous les plats du Mali.

&nbsp;

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’union économique et monétaire ouest&#45;africaine (UEMOA) : Un instrument économico&#45;monétaire au service de la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/lunion-economique-et-monetaire-ouest-africaine-uemoa-un-instrument-economico-monetaire-au-service-de-la-france-3029807.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Jul 2023 07:36:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La récente levée des sanctions de l’Union économique et monétaire Ouest- africaine (UEMOA) contre le Mali et qui consacre son retour dans ses instances n’est pas fortuite. Loin s’en faut.</strong>

&nbsp;

Cette sanction illégale, irréfléchie, irresponsable et inhumaine a été imposée au Mali depuis le 9 janvier 2022. Le leadership au sein de l’UEMOA a failli et est en déphasage total avec l’esprit progressiste et émancipateur des peuples d’Afrique de l’Ouest francophone.

Les ressortissants des pays voisins ont marché jusqu’à Bamako pour manifester leur soutien et leur solidarité au peuple malien face aux sanctions injustes imposées par le leadership de l’Union économique et monétaire Ouest- africaine (UEMOA) qui est en fait au service de la France.

Presque deux (02) ans que cette sanction existait, mais elle n’a pas empêché le Mali de survivre et de continuer à être encore plus présent dans les instances internationales… les Nations Unies surtout. Franchement, les Maliens avaient carrément oublié que cette sanction frappait encore le Mali car aucun impact négatif sur le Mali dans la scène internationale.

Généralement, on prend des sanctions contre un pays pour l’affaiblir et le punir, paradoxalement cette sanction a été pour le Mali une grande opportunité de raffermir sa cohésion sociale et de renforcer ses relations bilatérales avec les grandes nations de ce monde. En un mot: faire la diplomatie autrement.

Plusieurs raisons pour le Mali de quitter l’UEMOA:
<ol>
 	<li>Le franc CFA ou le franc des Colonies françaises d’Afrique est la pierre angulaire de cette Union économique monétaire Ouest- africaine.</li>
 	<li>L’émission du franc CFA est assurée par la France.</li>
 	<li>La France décide de la politique monétaire de l’UEMOA, bien que les chefs d’État des pays francophones et les employés de la BCEAO (Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest) nous disent le contraire. Le leadership n’a pas honte de mentir en Afrique francophone, c’est un comportement hérité de la colonisation française.</li>
 	<li>Soixante-trois (63) ans maintenant que la France nous maintient dans cette arnaque monétaire avec la complicité des chefs d’État mal inspirés de l’UEMOA.</li>
 	<li>La France finance le terrorisme dans le Sahel avec le franc CFA, car elle a le contrôle de l’émission de cette monnaie coloniale.</li>
 	<li>Le Mali a fermé avec succès l’ambassade de France, <em>RFI</em>, <em>France 24</em>, mettre fin aux missions des forces Barkane, Takuba et plus récemment la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali). La junte française contrôlait toutes ces structures. Alors pour rester au Mali toujours, elle est passée par les chefs d’État de l’UEMOA qui sont à ses ordres pour lever les sanctions contre le Mali.</li>
 	<li>La France garantit le franc CFA. Quelle sacrilège ? Tout État souverain doit garantir sa propre monnaie sur la base des ressources minières qu’il dispose. La France a qu’elle ressource minière pour garantir une monnaie comme le CFA qu’elle même nous émet ?</li>
 	<li>La France contrôlera toujours notre politique monétaire par le biais de l’UEMOA tant que nous continuons d’utiliser le franc CFA.</li>
 	<li>Le Mali doit émettre sa propre monnaie nationale qui est d’ailleurs l’attribut principal de sa souveraineté.</li>
 	<li>Les chefs d’État ont levé les sanctions de l’UEMOA contre le Mali pour que notre pays puisse être toujours la cible de la France, car toute décision qui sera prise par l’UEMOA affectera le Mali sachant bien que les décisions de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA) viennent de la France qui est d’ailleurs le parrain de cette institution sous régionale.</li>
</ol>
Le Mali est à la quête permanente de sa souveraineté et face à cette situation aucun sacrifice n’est de trop.

Que Dieu bénisse le Mali.

<strong>Bakary COULIBALY, Élan Patriotique: Faso Gnèta Kanu, </strong><strong>Expert Judiciaire en Fiscalité</strong><strong>, </strong><strong>Agrée auprès des Cours et Tribunaux</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption politique et sociale :  Fêtes et deuils</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/corruption-politique-et-sociale-fetes-et-deuils-3029003.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 07:52:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Tous les moyens sont bons pour s’enrichir, et il faut s’enrichir le plus vite possible en fournissant le moins d’effort possible. Il est fréquent de voir des parents et des proches qui viennent féliciter un des leurs, élu ou nommé à une haute fonction politique pour lui rappeler de tout mettre à profit le laps de temps pour se mettre à l’abri du besoin. Au Mali, les nominations sont fêtées, les limogeages, par contre, sont vécus comme des deuils.

<strong>Les considérations politiques</strong>

En quoi la corruption et les malversations financières nuisent-elles à la poursuite et à la consolidation de l’expérience démocratique au Mali ? La question revêt une triple dimension: politique, sociale et économique. Les auteurs de ces pratiques se recrutent presque exclusivement dans certaines couches sociales privilégiées et minoritaires: fonctionnaires, magistrats, agents des forces armées et de sécurité, membres des professions libérales, commerçants, industriels, notabilités traditionnelles ou religieuses, etc. Tout comme l’activité politique, le phénomène de la corruption et des malversations financières revêt un caractère élitiste et urbain. Les deux (02) sphères sont donc fortement imbriquées l’une dans l’autre, car elles sont animées par les mêmes acteurs. La logique est déroutante: on a besoin d’argent pour faire la politique, et en faisant la politique on peut se faire beaucoup d’argent.

D’un côté, l’argent sale accumulé en détournant des fonds publics ou en attribuant complaisamment des marchés publics est d’un concours précieux pour se faire une place au soleil dans l’arène politique par le système du «patronage» fortement ancré dans les habitudes des Maliens. De l’autre côté, l’obtention d’un mandat électif ou la nomination à de hautes fonctions de l’État offre une certaine couverture- voire une certaine impunité pour entretenir divers réseaux d’accumulation et de fructification de l’argent sale.

Depuis quelque temps, certains agents de l’État et certains opérateurs économiques accusés de détournements de fonds publics ou d’escroquerie ont trouvé refuge à l’Assemblée nationale, où le bénéfice de l’immunité parlementaire leur permet d’échapper aux poursuites judiciaires ou tout au moins de retarder les échéances. La corruption et les malversations financières érodent la confiance ou ce qu’il en reste des citoyens envers l’élite dirigeante et renforcent chez eux la perception déjà largement répandue d’un «État prédateur». Cette perception s’applique même aux fonctions électives.

À l’occasion du renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale en octobre 2004, les honorables députés ont étalé au grand jour les tiraillements et les marchandages pour le choix d’un questeur, le grand argentier du Parlement. Il est facile d’imaginer pour quelles fins chaque groupe parlementaire voulait avoir la haute main sur les dotations financières de l’Assemblée nationale.

La perte de confiance des gouvernés envers les gouvernants est de nature à saper les fondements du système démocratique en portant atteinte à la légitimité des institutions qui symbolisent l’État. La cote d’alerte est déjà atteinte au Mali comme l’attestent les résultats de certains sondages d’opinion réalisés entre 2001 et 2004.

En 2001, 89% des habitants de la ville de Bamako, soit neuf sur dix, considéraient la corruption comme un problème majeur dans notre société, 13% ont été touchés directement ou indirectement par le phénomène, et 43% des paiements effectués dépassaient le SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti).

En 2003, 83% des Maliens, soit huit sur dix, affirmaient que la corruption électorale était très répandue; 62% étaient convaincus que les élections sont une question d’argent; 32% connaissaient des gens qui ont vendu leur vote.

En 2004, 49% des firmes manufacturières ont cité la corruption comme un problème majeur; environ 3,4% de la valeur du chiffre d’affaires annuel et 5,9% de la valeur des contrats étaient affectés à des paiements informels.

<strong>Les considérations sociales</strong>

Les observateurs ont trait ici au caractère ambivalent du phénomène dans la société malienne. D’un côté, la corruption et les malversations financières révulsent de nombreux Maliens qui condamnent et dénoncent tous les jours ces pratiques. De l’autre côté, de nombreux Maliens valorisent les produits issus de la corruption et des malversations.

Le corrompu ou le fraudeur généreux qui distribue une partie de son butin est adulé par le cercle de ses obligés et dédouané par la société. Il jouit souvent d’une plus grande considération sociale que le citoyen honnête qui vit avec un modeste revenu et ne peut pas se permettre certaines largesses. Un tel état d’esprit contribue à perpétuer les pratiques de corruption et de malversations financières.

Mieux, il tend à réduire les campagnes de lutte contre le phénomène à des vœux pieux émanant des tenants du pouvoir ou à des slogans politiques creux brandis par les candidats aux postes électifs. Le tapage médiatique qui a accompagné la création du bureau du Vérificateur Général rentre dans cette logique. C’est la chronique d’une déception annoncée, car la montagne (bureaucratie tentaculaire et dispendieuse) risque d’accoucher de souriceaux (poursuite de quelques fretins au lieu des gros poissons).

La corruption et les malversations financières sont donc devenues des faits de société et ont tendance à être banalisées. Cette banalisation contribue à cultiver chez de nombreux Maliens l’esprit d’accaparement et la course à l’argent facile. Tous les moyens sont bons pour s’enrichir, et il faut s’enrichir le plus vite possible en fournissant le moins d’effort possible.

Il n’est pas rare que le cercle des parents et des proches qui vient congratuler un des leurs, élu à une haute fonction politique ou nommé à un poste juteux, lui rappelle qu’il doit mettre à profit le laps de temps pendant lequel il assume sa charge pour se mettre définitivement à l’abri du besoin. Un tel comportement est tout à fait rationnel dans un contexte de pauvreté, où il faut s’ingénier à accumuler beaucoup de richesses pendant la courte période des «vaches grasses» afin de compenser les manques à gagner et éviter les privations pendant la longue période des «vaches maigres». Si les nominations sont souvent «fêtées», les limogeages, par contre, sont vécus comme des «deuils» dans la famille des intéressés, chez les parents et les proches, et souvent chez les ressortissants de la même localité.

Ali CISSÉ]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation socio&#45;politique au Mali :  Le mécontentement grandit !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/situation-socio-politique-au-mali-le-mecontentement-grandit-3029001.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 07:33:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Arrivés au pouvoir en août 2020 pour nettoyer les écuries d’Augias, les militaires et leurs soutiens civils par leurs maladresses ont rajouté au mal malien. Non seulement, ils se moquent de la misère des Maliens, mais ils se positionnent pour prendre le pays en otage en 2024 à la faveur des élections générales qui mettront fin à la trahison, excusez-moi, à la transition.</strong>

Là où ils étaient le plus attendu pour nettoyer bien les écuries d’Augias afin que la refondation de l’État malien soit une réalité, les putschistes d’août 2020 ont fauché l’herbe sous le pied des Maliens: la lutte contre la corruption. Ce dossier n’évolue presque pas. Il est devenu un instrument de chantage pour faire taire des gens cités dans les rapports des structures de contrôle et un moyen de surveiller des partis politiques dits démocratiques dont des cadres ont participé durant plus d’une décennie en bandes organisées à l’effondrement de l’économie malienne. Et par leurs maladresses, les militaires et leurs soutiens civils cristallisent aujourd’hui le mécontentement chez beaucoup de nos compatriotes qui ne savent plus où donner de la tête pour faire face aux besoins fondamentaux.

Pourtant, rien n’indiquait que le Mali ressemblerait à la cour du roi Pétaud. Mais comme il est coutume d’attendre, le temps est le meilleur juge. Il a suffi que les ‘‘sauveurs’’, célébrés au monument de l’Indépendance, le lendemain du coup d’État perpétré le 18 août 2020 contre le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), prennent les rênes du pouvoir à la suite d’un autre <em>pronunciamiento en mai 2021. Même scène de joie chez les laudateurs des militaires qui ont contraint dans la nuit du 20 au 21 août 2020 le président IBK à rendre le tablier pour une transition politique au Mali. Elle était censée mettre à plat le système de gouvernance mis en place en juin 1992 par une poignée d’individus au service de leurs propres intérêts et de leurs sponsors étrangers. En réalité, c’était de la poudre aux yeux. En lieu et place de ce gangstérisme des politiciens de carrière contre les intérêts vitaux de notre pays, ‘‘les libérateurs’’ construisent leur propre nid sur la misère de leurs compatriotes pour rester dans le jeu politique. Et les élections générales prévues à cet effet en 2024 seraient un tremplin pour cela.</em>

<em>Pour arriver à cette fin, la stratégie mise en place serait de maintenir le peuple malien dans une sorte de misère et de pauvreté en activant sur le bouton de la cherté de la vie. Et le système semble bien marcher selon la volonté des concepteurs de cette théorie d’étouffement des Maliens. Il n’est plus un secret pour personne que les chefs de famille croupissent sous le poids des prix élevés des produits de première nécessité. Ils sont nombreux à ne plus faire bouillir les marmites trois fois par jour pour satisfaire en matière de nourriture les membres de leur famille. Tout est au- dessus du Malien moyen qui constitue un bétail électoral pour des gens aux fortunes douteuses qui se positionnent dans l’ombre pour remporter les élections de 2024. Et ils ne lésinent pas sur les moyens pour financer et ou parrainer des activités des électeurs potentiels qui ont déjà accepté leur sort de misérable.</em>

<em><strong>Le feu couve sous la cendre</strong></em>

À l’instar des démocrates qui ont pillé de fond en comble le Trésor public malien pour leur confort personnel, les militaires d’août 2020 ont bâti leur propre système de mauvaise gouvernance sur la vie chère. Ils ont procédé à l’augmentation des produits de grande consommation au nom d’un contexte international lié à la guerre en Ukraine. Supportée par les Maliens pour aider les autorités de la transition en froid avec certaines puissances impérialistes, la crise économique entretenue volontairement pour des desseins inavoués commence à asphyxier le peuple malien. Les langues commencent à se délier. Et le mécontentement grandit chez les Maliens. Malheureusement, aucune couche socio-professionnelle n’est épargnée par cette politique anti humaine. Même les soutiens dont les cris sont une alerte dans l’opinion publique sont atteints de plein fouet par les mesures de leurs protecteurs. Il n’est pas rare de les attendre critiquer les autorités de la transition sur le dossier de la vie qui devient de plus en plus insupportable pour les ménages de revenus faibles dont eux- même font partie de ce groupe.

Les cris fusent de tous les côtés. Dans le monde paysan, où les plaintes sont rares, la tension commence à monter d’un cran. Les cotonculteurs sont mécontents de la manière dont les prix des intrants agricoles subventionnés sont vendus. Ils crient à l’escroquerie, à la trahison. Moussa Fané est un paysan d’une des zones CMDT. Il avoue avoir acheté l’engrais subventionné (12 000 F) à un autre prix. Et un autre d’ajouter qu’il n’a reçu que deux sacs au lieu de cinq. Ils sont nombreux à être dans cette situation. Chez les propriétaires des Petites moyennes entreprises (PME), c’est le sauve qui peut. Les coupures d’électricité intempestives ont obligé bon nombre de travailleurs de ce secteur à se convertir à d’autres activités. Dans les marchés, les prix des produits locaux et importés changent chaque jour que Dieu fait sans que les services de l’État se sévissent contre les contrevenants. Ce qui fait que le consommateur est devenu une proie facile des commerçants sans foi ni loi.

Les fonctionnaires pour se faire attendre des autorités multiplient les grèves, arrêts de travail. Les secteurs sensibles comme l’éducation et la santé détiennent aujourd’hui le record de jours sans travail. Ces grèves sont initiées dans le but d’améliorer les conditions de vie et de travail des travailleurs. Le feu couve sous la cendre. Et les autorités ont intérêt à prendre le taureau par les cornes avant qu’il ne soit trop tard. Un homme affamé n’a point d’oreille, dit-on.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fin de mission de la Minusma au Mali : Perspectives de la Souveraineté retrouvée pour une Paix durable</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/fin-de-mission-de-la-minusma-au-mali-perspectives-de-la-souverainete-retrouvee-pour-une-paix-durable-3028146.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 09:15:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bref rappel historique:</strong>

<strong>La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a été créée sur la base de la résolution 2100 du Conseil de sécurité du 25 avril 2013, pour appuyer le processus politique et sécuritaire dans le pays.</strong>

Les principaux objectifs sur la base de la résolution 2164 du 25 juin 2014 sont les suivants :

<strong>- </strong>La sécurité.

- La stabilisation et protection des civils.

- L’appui au dialogue politique national et à la réconciliation nationale.

- L’appui au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays.

- La reconstruction du secteur de la sécurité.

- La promotion et la protection des droits de l’homme.

- Ainsi que l’aide humanitaire.

L’ancêtre de la MINUSMA qui est en fait l’opération militaire «<strong>Serval</strong>» menée par la France a été dévié de ses objectifs parce que la France avait un autre agenda, c’est-à-dire la partition du Mali, raison pour laquelle les militaires français sont rentrés seuls à Kidal avec les Tchadiens sans les FAMA. Malgré les protestations des autorités de transition de 2013 avec Dioncounda Traoré comme président, les autorités françaises sont restées inflexibles sur leur décision qui était quand même une trahison, une sorte de coup de poignards dans le dos du peuple malien.

En effet, cet acte de trahison des autorités françaises et leur parti pris, c’est-à-dire leur choix du MNLA contre le Mali sont à la base du désamour du peuple malien contre les autorités françaises. Pas contre le peuple français mais contre la junte au pouvoir en France.

&nbsp;

<strong>Bilan des 10 ans de la MINUSMA au Mali</strong>

Avec un effectif de 12 968 soldats, Casques bleus, venant de soixante-neuf (69) pays éparpillés dans tout le Mali, voici en quelques sortes le bilan des dix (10) ans de présence de la MINUSMA au Mali:

- Le Mali a perdu 80% de son territoire (avant la MINUSMA, le gouvernement contrôlait plus de 80% du territoire national: Kidal seul nous échappait à cause de la trahison de la France).

<strong>- </strong>Le Mali a perdu 1 200 soldats;

- 2 millions de Maliens déplacés;

- 130 000 Maliens exilés;

- Plus de 250 villages détruits à jamais;

- 6 500 femmes et enfants égorgés, éventrés, brûlés ou calcinés;

<strong>- </strong>Susciter des conflits inter ethniques<strong>.</strong>

En effet, le Mali a payé un lourd tribut de cette guerre asymétrique que nous livraient la France et la MINUSMA soit directement et ou indirectement par le biais des terroristes formés par leurs soins.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) dit qu’elle a perdu cent cinquante-huit (158) Casques bleus et quatre cent trente-huit (438) blessés. Nous regrettons ces pertes et compatissons avec la MINUSMA pour ce sacrifice.

La récente décision du Conseil de sécurité le vendredi 30 juin 2023 de mettre fin à la mission de la MINUSMA au titre de la résolution 2690, ouvre de bonnes perspectives pour la souveraineté totale du Mali et pour la réalisation d’une paix durable.

De nouvelles opportunités s’ouvrent au Mali pour recouvrer l’ensemble du territoire national et la sécurisation des citoyens et de leurs biens, toute chose qui constitue le devoir régalien de l’État.

Le Mali a la ferme volonté de coopération avec toutes les Nations du monde mais dans le strict respect de sa souveraineté et la Défense des intérêts du peuple malien.

La souveraineté totale d’une nation n’est pas synonyme seulement de sa souveraineté politique, loin s’en faut. Il lui faut impérativement sa souveraineté économique et monétaire. Tant que nous utilisons le franc CFA, c’est-à-dire (le franc des colonies françaises d’Afrique), la France nous tient toujours par la «<strong>gorge</strong>» Proposition de politique monétaire. À suivre…

Nous saluons le peuple malien et le gouvernement de la transition pour cette décision historique de mettre fin à la mission chaotique de la MINUSMA au Mali.

<strong>Que Dieu bénisse le Mali !</strong>

<strong>Bakary Coulibaly, Élan Patriotique: Faso Nieta Kanou</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>12 mai 1991&#45;12 mai 2023 :  Le Club des amis des langues nationales du Mali (CALAN&#45;MALI) a 32 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/12-mai-1991-12-mai-2023-le-club-des-amis-des-langues-nationales-du-mali-calan-mali-a-32-ans-3028131.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 09:02:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Même s'il doit se faire un peu devancé, la trente-deuxième année d'existence d'un club ne saurait se passée inaperçue et le Club des amis des langues nationales du Mali (CALAN-MALI) n'entend pas faillir à la règle. C'est ainsi qu'il a retenu la date du 27 juillet pour célébrer les trente-deux (32) ans de son existence au service de la promotion de nos langues nationales. L'événement sera marqué par une série d'activités qui vont s'étaler tout au long des mois de juin et juillet. Parmi ces activités, s'inscrivait l'organisation d'un concours de dictée en lague nationale bamanankan.</strong>

<strong> </strong>Le concours, qui était ouvert à tous ceux qui sont engagés dans la défense et la promotion de nos langues nationales et qui savent lire et transcrire selon les règles de transcription reconnues par l'État à travers l'Académie malienne des langues nationales (AMALAN), a eu lieu samedi 24 juin dans l'Amphithéâtre "<strong>Kary Dembélé</strong>" de l'École Normale supérieure de Bamako (ENSUP). Il a regroupé, en cette première phase, une cinquantaine de participants venus des universités, des Associations de défense et de promotion de nos langues nationales et des centres d'alphabétisation.

La séance a commencé à 10 heures par les mots de bienvenue et de remerciements du président du Club, Dr Mahamadou Konta. Dans ces propos, Dr Konta a tenu à remercier tous ceux qui ont bien voulu librement participer à ce concours de dictée qui fait partie des activités commémoratives du trente deuxième (32<sup>ème</sup>) anniversaire du CALAN-MALI. Selon lui, l'objectif recherché à travers l'organisation de ce concours est, d'une part, de célébrer ce trente deuxième anniversaire mais aussi et surtout, d'autre part, de susciter une émulation chez les citoyens, principalement la jeunesse de façon particulière et singulièrement les étudiants pour la défense et la promotion de nos langues nationales afin de faire celles-ci un véritable levier pour le développement de notre pays. Aucun pays ne peut se développer dans la langue d'autrui, a-t-il laissé entendre, avant de rassurer tous les participants que leur collaboration avec le Club ne va pas se limiter à ce seul concours qu'il entend la pérenniser et la renforcer à travers leur implication dans toutes les activités que le club aura à initier principalement les séances de formation qui constituent sa priorité.

Le présent concours se passera en deux (02) phases, une première phase à l'issu de laquelle seront présélectionnés les cinquante pour cent (50%) des participants. Et ces cinquante pour cent (50%) retenus par ordre de mérite vont se retrouver à la seconde pour avoir les dix (10) premiers qui seront primés au cours d'une grande cérémonie commémorative de l'anniversaire, le 27 juillet, selon les mérites.

À noter que le CALAN-MALI créé à Baguineda, commune rurale située à quelques trente (30) km de la capitale Bamako, le 12 mai 1991, par le récépissé N°02 du 28 avril 1991 du cercle de Kati, est une association de défense et promotion de toutes les langues nationales du Mali. Son siège a été transféré à l'École normale supérieure (ENSUP) de Bamako. Apolitique, laïc et démocratique, le Club des Amis des langues nationales du Mali s'est fixé comme objectifs principaux: contribuer à augmenter le taux d'alphabétisation, traduire des documents d'information culturelle, scientifique et technique, produire des manuels didactiques, appuyer les collectivités décentralisées.

À ce titre, il a à son actif des dizaines de conférences-débats et tables rondes sur des thèmes aussi riches que variés tels que: «<strong>Associations culturelles et promotion de nos langues nationales</strong>»; «<strong>Officialisation des langues nationales au Mali: état des lieux et perspectives»; </strong>«<strong>État des lieux et perspectives de l'enseignement des langues nationales dans les lycées</strong>». Le Club a eu à organiser de nombreux cours d'alphabétisation à Baguineda et à Bamako (Baguineda Camp, Lafiabougou, Magnabougou, ENSUP-FLASH, IPR annexe, Université de Bamako), la formation des maîtres de la pédagogie convergente des Centres d'animation pédagogique (CAP) de Lafiabougou et Sébénikoro en "<strong>grammaire bamanankan</strong>" en 2003, un mini-projet intitulé "<strong>Projet d'animation culturelle du terroir</strong>" dont la finalité fut la production d'un recueil de contes en bamanankan édité par la Société malienne d'édition (SOMED) en 2000, l'organisation en 2001 des "<strong>Concours nouveaux contes pour les enfants</strong>" dont les textes primés furent réécrits, traduits et édités par <em>Togouna Éditions</em> sous le titre «<strong>Apprendre par le texte et le jeu</strong>» en 2002 et enfin l'organisation d'un atelier d'élaboration de manuels didactiques en français du 14 décembre 2003 au 11 avril 2004. Le document produit intitulé «<strong>Santé et Reproduction</strong>» qui sera édité par <em>Togouna Éditions </em>et traduit dans nos langues nationales pour ne citer que ceux-ci.

À trente-deux (32) ans d'existence, le Club des Amis des Langues Nationales du Mali n'entend pas se limiter là. Il a en vue d'autres projets tels que la production d'un dictionnaire monolingue "<strong>Bamanankan-Bamankan</strong>", la production d'une «<strong>Revue de l'Éducation</strong>», l'ouverture d'une école fondamentale axée sur les langues nationales et l'élaboration du projet "<strong>Femme et hygiène scolaire</strong>".

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le retrait de l’inadéquate MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-retrait-de-linadequate-minusma-3028128.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 08:57:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le peuple malien n’a pas été consulté en 2013 à propos de la résolution 2100 du Conseil de sécurité de l’ONU en vue de résoudre la crise malienne. Nous faisons partie de ceux qui ont farouchement lutté contre cette résolution. Nous ne voulions pas de la présence d’une mission onusienne au Mali parce que nous savons qu’elle est synonyme de destruction du tissu social d’une nation. Mais encore, dans tous les conflits qui ont éclaté en Afrique, l’ONU n’a véritablement mis fin à aucun d’entre eux ou même empêcher la reprise de conflits; et cela tout simplement parce qu’elle n’a jamais pu agir effectivement sur le cours des événements. Le combat dans cette arène était dominé par la brave et l’infatigable Aminata Dramane Traoré.</strong>

Malheureusement, nos voix comme celles de plus de vingt millions de Maliens ont été ignorés par les autorités d’alors. Il nous semble que l’histoire s’est répétée avec la demande de retrait des forces onusiennes. Bien qu’il revienne à nos autorités actuelles d’étudier de manière exhaustive tous les aspects de la présence et des opérations de la force onusienne de maintien de la paix et de prendre les décisions appropriées en ce qui concerne le renouvellement de son Mandat au Mali, il aurait été sage, raisonnable et conforme à nos valeurs de concerter avec le peuple malien et surtout les communautés au nord et au centre qui ont été les plus touchées par la présence et les actions de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) avant de prendre une telle importante décision concernant leur vie et celle de la Nation toute entière. Aucun engagement politique n’est durable sans que soient écoutés ceux que personne n’entende. Cela nous permet de mieux comprendre, de mesurer les difficultés et les aspirations de chacun. C’est après ces concertations et conversations que doit normalement venir le moment des choix.

Jusqu’à ces jours-ci nos différents gouvernements avaient accepté le renouvellement du mandat de la MINUSMA malgré son inefficacité dénoncée partout parce que souffrant d’une absence de cadre stratégique de résolution de conflits. Comme beaucoup d’experts l’ont constaté, les opérations s’enlisaient et perdaient leur sens. Incapable de régler le conflit ou de maintenir la paix, la MINUSMA se contentait désormais de les accompagner dans la durée.

Il y a longtemps que l’on dénonce la quasi-inutilité de la MINUSMA dont les missions ne sont pas adaptées à cette guerre asymétrique que seuls les Maliens peuvent gagner quels que soient les moyens alloués à cette force internationale. La première bataille étant celle des cœurs à gagner. En effet, la MINUSMA a été dotée de ressources importantes et d’un mandat extraordinairement ambitieux.

Cependant, la Mission se trouvait à la croisée des chemins. L’évaluation des options dont disposait la mission pour accroître son efficacité a été ignorée. C’était évidemment une affaire de très longue haleine qui nécessitait bien sûr la poursuite de l’effort international mieux adapté et celui prioritaire de tous les Maliens. Il se pouvait qu’elle réussisse sa mission avec le temps et un alignement entre les ressources de la mission et son mandat, mais c’est un temps précieux dont le Mali ne dispose pas.

Pour notre propre gouverne, nous devons évaluer les résultats obtenus par la MINUSMA et mettre en lumière les obstacles à sa réussite. Il est aussi nécessaire de changer la culture politique destructive au Mali. Il nous faut une équipe dirigeante capable non seulement de construire un appareil d’État moderne, mais aussi d’établir une véritable feuille de route lui permettant de rendre opérationnelle une nouvelle vision de l’État en particulier dans l’exercice de ses fonctions régaliennes.

Cette équipe doit être crédible afin de pouvoir négocier avec nos partenaires, et avoir le soutien financier nécessaire pour mettre en place le quadrillage régalien indispensable. Mais encore, il est important de comprendre que c’est à nous de nous occuper de nos populations et de nos communautés. Ce fardeau nous revient directement en tant que pays. Il est encore plus important de dégager des stratégies pour la paix et le développement d’une économie durable.

Peu de périodes dans l’histoire de notre nation ont été plus difficiles que celle dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Notre pays fait face à de grands défis sociaux, financiers et économiques à relever. Nous allons nous répéter encore une fois. Ces défis auxquels nous faisons face actuellement devraient être une grande opportunité pour nous d’apprendre davantage et de mieux préparer l’avenir.

Il est temps de prendre les décisions éclairées essentielles à la réussite de nos démarches pour un Mali stable et surtout de montrer la volonté politique nécessaire qui nous permettra de consolider notre nation. À cet effet, nous devons <em>rassembler toutes nos</em> <strong>forces</strong> et toutes nos intelligences pour penser le rôle et la stratégie du Mali au vingt-et-unième siècle et faire les meilleurs choix: la réconciliation et la reconstruction d’une nouvelle armée républicaine et des forces de sécurité modernes, une politique extérieure moderne et pertinente, une bonne gouvernance, un état de droit et une justice sociale, et un programme viable de développement durable.

Mais aussi, fai<strong>re</strong> <em>de la décentralisation territoriale le catalyseur de l’ancrage de la démocratie de base.</em> Nous devons nous mobiliser plus que jamais pour sauver nos acquis afin d’éviter à tout prix que cette crise ne tourne davantage au désastre économique et social. Nous devons avancer avec rapidité et urgence dans les négociations avec l’ensemble des partenaires régionaux et internationaux afin d’assurer la cohésion de nos actions, mais aussi et surtout nous réunir autour de l’accord de paix afin d’obtenir des avancées significatives et le conclure, étant donné que nous avons beaucoup à faire en cette période de périls et de possibilités.

Nous pensons qu’il est nécessaire d’être audacieux dans nos actions et elles doivent être vitales. Et il n’y a donc pas meilleur moment que le présent pour agir hardiment afin d’alléger les souffrances de nos populations et consolider davantage notre nation.

<strong>Cheick Boucadry TRAORÉ</strong>

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<title>Présidence du sénat :  Deux prétendants, un fauteuil !</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/presidence-du-senat-deux-pretendants-un-fauteuil-3028110.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 08:15:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La page du référendum étant tournée, les regards sont désormais tournés vers les élections annoncées pour 2024. Si le choix du candidat des forces dites du changement à la présidentielle de l’année prochaine reste une énigme, deux (02) têtes des organes de la transition nourrisseraient déjà des ambitions pour occuper les présidences de la future Assemblée nationale et du futur Sénat. Les camps des deux (02) hommes se regardent en chien de faïence.</strong>

À chaque changement de régime dans notre pays, les tenants du pouvoir se croient sortir des cuisses de Jupiter pour se maintenir aux affaires à la faveur d’élections truquées qu’ils savent organiser avec l’onction de leurs tuteurs occidentaux. La transition de 1991 est passée par là. Les aigris du parti unique ont pris le pays en otage durant plus de trois décennies avec un système mafieux de gestion dont ils sont les seuls bénéficiaires. Celle de 2012 n’y a pas échappé. Les putschistes du 22 mars 2012, ne pouvant pas être candidats, ont parrainé la candidature d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Et celle en cours depuis 2020 est déjà dans le starting-block. Ils avancent toujours les mêmes arguments: continuation de l’œuvre entreprise.

Cette chanson semble être reprise par les soutiens, regroupés dans des mouvements et associations politiques de la transition. Ils clament haut et fort que les hommes de la transition doivent poursuivre l’œuvre qu’ils ont entamée depuis la rectification de la transition en 2021 pour restaurer l’honneur et la dignité du peuple et le combat contre l’impérialisme rampant. Et elle serait bien captée du côté de la primature et de l’organe législatif. Si le choix du candidat des forces dites du changement à la présidentielle de l’année prochaine reste une énigme, deux (02) têtes des organes de la transition nourrisseraient déjà des ambitions pour occuper les présidences de la future Assemblée nationale et du futur Sénat. Il s’agit du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et le président du Conseil national de la transition (CNT), le colonel Malick Diaw. Mais là où il y a problème, les deux (02) viseraient la présidence du Sénat.

&nbsp;

<strong>La peur bleue des urnes</strong>

Selon des sources bien introduites, les deux (02) hommes ne souhaiteraient pas affronter le verdict des urnes. Ce qui est sûr, il n’est pas évident qu’ils gagnent une élection au regard de la situation politique qui se pollue de jour en jour par les propos du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Bien vrai qu’il soit président d’une formation politique, il a moins de chance de sortir vainqueur des urnes devant d’autres partis politiques qui l’attendent de pied ferme au tournant. Son parti, le Mouvement populaire pour le renouveau (MPR), n’a pas d’ancrage nécessaire pour le porter à la tête de l’Assemblée nationale. Sachant bien cette réalité du terrain, il lorgnerait désormais du côté du Sénat, chasse gardée du président du CNT. Un duel en perspective !

Quant au militaire, Malick Diaw, président du CNT, tout sauf les élections. Selon une source proche de son entourage, il souhaiterait être parmi les femmes et les hommes qui seront choisis par le président pour siéger au Sénat. On nous apprend que le meeting du «<strong>oui</strong>» au stade du 26-Mars, le 10 juin dernier, avait été organisé pour tester la capacité de mobilisation des hommes du colonel. Ce fiasco traduirait la peur bleue d’aller aux élections.

Nos sources nous apprennent que depuis le revirement de Choguel K. Maïga de ne pas aller aux élections pour être élu député, c’est le désamour entre les deux (02) hommes. Lui aussi aimerait être parmi les choix des hommes du président au Sénat. Un fauteuil pour deux (02) personnes, la bataille rangée serait déjà engagée entre les deux hommes à la tête des organes de la transition.

L’arbitrage du colonel Assimi serait-il nécessaire pour départager les deux (02) hommes ?

Attendons de voir.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Persistance de la pauvreté au Mali :  Quand les malversations financières bloquent les investissements</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/persistance-de-la-pauvrete-au-mali-quand-les-malversations-financieres-bloquent-les-investissements-3028115.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 07:16:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La corruption et les malversations financières ont un coût économique. Elles privent l’État de ressources importantes qui auraient pu servir à financer des investissements ou à faire face à ses charges de fonctionnement. Le trou de 5,4 milliards de Francs CFA causé par l’affaire du Trésor représente le coût d’aménagement de 2 000 hectares de terre dans la zone irrigable de l’Office du Niger. Le décaissement frauduleux de près de 2,5 milliards de Francs CFA dans l’affaire des exonérations représente les coûts de construction et d’équipement de 100 Centres de santé communautaire (CSCOM).

La corruption et les malversations financières favorisent l’évasion fiscale et font peser de lourdes charges sur la petite poignée d’opérateurs économiques qui s’acquittent normalement de leurs impôts. C’est ainsi que des impôts de plus en plus élevés frappent un nombre de contribuables de moins en moins grand.

Au Mali, on estime que 90% des recettes fiscales directes sont payées par seulement 10% des entreprises. La corruption et les malversations financières contribuent à renchérir les coûts des projets et des transactions, et à alourdir inutilement les démarches requises pour la création d’entreprise. De ce fait, elles sont un handicap à l’investissement privé.

Il ne faut pas s’étonner qu’en dépit des nombreux avantages consignés dans le code des investissements, les investisseurs étrangers ne se bousculent pas au Mali. Les malversations financières constituent des facteurs aggravants du phénomène de la pauvreté.

D’une part, elles limitent les possibilités de l’État d’engranger des taux élevés de croissance économique pour créer suffisamment de richesses nationales à distribuer aux populations, d’autre part elles pénalisent injustement les pauvres qui ne peuvent pas bénéficier, sur le même pied que les nantis, de certains services publics offerts par l’État du fait de l’existence de systèmes officieux de paiement de dessous-de-table. Les malversations financières ont pour source: la faiblesse de l’État, l’absence de sentiment national et la précarité des régimes politiques constituent les trois (03) explications clés.

Faiblesse de l’État. La réalité du pouvoir est entre les mains des princes. Les finances publiques et celles des princes se confondent largement, et il n’est guère facile de distinguer les investissements à l’étranger qui ressortissent à l’une ou l’autre catégorie.

Absence de sentiment national. Dans une majorité de pays du monde, la référence identitaire n’est pas la nation, mais le clan, la tribu, la phratrie au sens large. On ne se sent guère de devoir envers un État qui demeure une entité parfaitement abstraite. La solidarité financière ne s’exerce donc, bien souvent, que dans ces cadres. Comparant récemment devant moi les mérites de deux (02) politiciens de son pays, un intellectuel africain admettait volontiers que tous deux (02) étaient corrompus, mais sa sympathie allait vers celui qui avait beaucoup fait pour sa région.

La concussion, des détournements directs ou indirects de fonds publics ne sont pas ressentis comme une transgression dans la mesure où ils alimentent une sorte de système de redistribution sociale. Le vrai péché, c’est de trahir sa tribu, sa famille. Une règle valable en Afrique. La concussion devient un système codifié d’échanges de services qui supplée la carence de l’État.

Précarité des régimes politiques. La précarité des régimes accélère les phénomènes de corruption. Il faut se prémunir pour l’avenir, se garantir contre les coups du sort. Au Mali, le parti Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) a mis en agonie la Banque de l’habit du Mali (BHM-SA), banque de l’habitat qui avait réussi l’exploit d’avoir financé les logements sociaux.

La Banque de l’habitat du Mali, qui a connu un déficit sans précédent d’environ 23 milliards de FCFA, fut plongée dans l’agonie pendant deux ans à cause d’une part du comportement de certains débiteurs bénéficiant de la protection du pouvoir ATT, et d’autre part de certains «projets populistes» entrepris par l’ancien président Alpha Oumar Konaré et poursuivis par Amadou Toumani Touré (ATT) à travers la construction de logements dits sociaux.

Des logements dont les prix d’acquisition ne sont pas à la portée des véritables bénéficiaires, et qui sont majoritairement cédés aux protégés du pouvoir. Un quota «illimité» était accordé au couple présidentiel qui, sur la base de considérations politiciennes et familiales les distribue.

Si la construction des Halles de Bamako par la Banque de l’habit du Mali (BHM-SA) sous le régime d’Alpha Oumar Konaré a créé une saignée au niveau de la Banque, celle des logements sociaux sous le pouvoir du général Amadou Toumani Touré (ATT) a causé une perte sans précédent à ladite banque liquidée à cause des emprunteurs.

<strong>Brin COULIBALY</strong>

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<title>La tolérance religieuse : Un facteur de cohésion sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-tolerance-religieuse-un-facteur-de-cohesion-sociale-3026206.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 07:26:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

Parler de la tolérance religieuse comme un facteur de cohésion sociale, serait une grande aventure. Certes, les références des civilisations dans ce monde sont différentes, donc il est évident que la manière de tolérer est différente également.

La tolérance n’est pas un vain mot, mais c’est un comportement, c’est-à-dire c’est le respect de la liberté d’autrui, de ses manières de penser, d’agir, de ses opinions politiques et religieuses. (Larousse: Dictionnaire Encyclopédique Illustré, Paris 1997, p: 1572).

Alors, pourquoi entreprendre une étude sur la tolérance religieuse comme un facteur de cohésion sociale dans ce pays le Mali ?

En effet, le Mali est un pays multiconfessionnel, où musulmans, chrétiens et animistes vivent ensemble dans une République laïque. Face à cette situation, ces religieux sont invités à mener une bataille commune pour se développer, et pour que cette lutte dans la cohabitation soit sans aucune considération minoritaire et confessionnelle, il faut qu’ils s’acceptent les uns et les autres malgré leurs différences.

Nous parlerons de:

- L’existence de supports de la tolérance au Mali avant les indépendances.

- L’Intolérance souvent des missionnaires de religions monothéistes vis-à-vis de prénoms africains.

- Le sanaguya (cousinage à plaisanterie) comme un facteur de tolérance.

- Tombouctou rend la justice.

- Les morales laïques qui remplacent les morales religieuses dans les établissements Étatique.

- Les résultats attendus.

- L’existence de supports de la tolérance au Mali avant les indépendances.

La société Malienne est une société tolérante par sa nature, car il existait des signes qui sous entent la tolérance, comme Ngnamakalaya, celui qui est chargé d’instaurer la paix, la tolérance et le savoir vivre dans la société traditionnelle.

Le sanaguya (cousinage à plaisanterie) comme facteur de tolérance.

Au Mali, ils ne sont pas disparus pour le moment, l’attachement à la famille étendue, à la communauté de biens, l’appartenance aux clans, la fidélité aux rites, l’entre aide, entre autre le «Sanagouya», ou «Sonnogoya», (cousinage à plaisanterie).

Ce mot «sanagouya», vient du mot malinké (Bamanan), «Sanna», c’est qui reste après avoir préparé un repas. Le Sanagouya est une sorte de tolérance respectueuse qui régit les relations en harmonie entre les différentes couches composantes de la société malienne.

Dans la société malienne, c’est le «sannagou», le cousin à plaisanterie qui intervient quand il y’ a un conflit, et difficilement on peut refuser une demande à un cousin à plaisanterie, quand il y’a un problème à résoudre. Ce Sanagouya est instauré au Mande (Mali), par le roi Soundiata Kéïta, et a permis aux différentes ethnies de cohabiter et de se marier entre elles sans problème. C’est ainsi que les Malinkés ont comme cousin à plaisanterie les Sarakolés (Maraka), et le Peul le Forgerons, le Doghono (Dogon) le Songhoï au sorgho(Bozo), etc.

- L’Intolérance souvent des missionnaires de religions monothéistes vis-à-vis de prénoms africains.

Un prénom -ainsi qu’un nom- a beaucoup de significations en Afrique, Il sert à identifier l’homme au plus intime de son être. Il évoque un évènement important de la vie de la famille, ou du clan, ou de la société. Il exprime la joie, l’espérance, il est révélateur du destin de l’enfant, il rappelle un ancêtre ou un parent disparu. Comme vous le voyez, la signification du prénom ou du nom est très importante chez les africains. Son-diata par exemple est composé de «son», (accepter), et «Diata» (le lion) et veut dire «nous acceptons le brave», étant donné que le lion est brave, il est le maître de la forêt.

Boncana (o) en Songhoï signifie le chanceux, l’heureux, Soni en Songhoï (le libérateur), Nagnouma en Malinké ou Bamanan la bonne maman. Sanoukourou en Malinké (le caillou en or). Coumba, en peul, la deuxième fille, Samba en peul, le deuxième garçon, Lobo en peul, «la belle demoiselle».

Tous ses beaux prénoms ne veulent rien dire pour les missionnaires, qui n’étaient pas assez tolérant avec ses prénoms africains, il faut laver le front de ces africains avec l’eau baptismale afin de souiller les prénoms jugés par eux; indigènes. Pour les musulmans, on rase la tête. Une telle attitude contre les prénoms africains n’a rien de commun avec la religion. La preuve est que pendant les premiers siècles du Christianisme ou de l’Islam, ceux qui recevaient le message, ne portaient pas des prénoms chrétiens ou musulmans.

Les prénoms chrétiens n’apparaissent qu’à partir du III<sup>ème</sup> siècle après Jésus Christ, des prénoms issus de vertus morales comme Bénédicta, Angélica, Maximus ou de nom de Dieux comme Théophile, Théodore qui sont des prénoms empruntés dans la culture romaine ou grecque avant qu’ils ne prennent l’étiquette chrétienne.

Quant aux arabes, ils ont gardé leurs prénoms de l’ère préislamique; sauf quelques prénoms que le prophète Muhammad (paix sur lui) à procéder à les changer puisqu’ils étaient injurieux, immoraux. Certains prénoms arabes sont restés valables comme: Fahd (panthère), Namr (tigre), Taoufique (la réussite), Haïfa (la belle taille), Basma, Ibtissam (le sourire), Bassam (le souriant). Donc on peut garder son prénom ou nom africains et être un bon musulman, ou chrétien.

Le phénomène de l’acculturation qu’ont joué le Christianisme et l’Islam, a subi les influences socioculturelles de l’Europe occidentale, et des arabes, et ont été transmis à l’Afrique dans ces halo socioculturelles, et malgré les efforts des missionnaires des deux (02) religions, ils ne sont pas parvenus à décoder ni à dépouiller l’Islam et le Christianisme de l’habit oriental ou occidental, et les faire s’incarner dans les milieux africains.

<strong>Tombouctou rend la justice:</strong>

Rendre justice fait partie de la tolérance de gouvernants de laisser les juges de travailler librement et dans la légalité.

Nous sommes à la fin du 15<sup>ème</sup> siècle et le début du 16<sup>ème</sup> siècle dans l’Empire Songhoï au vivait Mouhamad al Maghili qui était l’ami du roi Askya Mouhamed, c’est érudit avait des problèmes avec les Juifs du Touat qui finirent tué son enfant, du coût il ordonna à Askya Mouhamed d’emprisonner tous les commerçants Juifs qu’était à Gao, les juge Mahmoud ben Oumar de la famille Agit de Tombouctou une fois entendu ce fait il demanda à Askya Mouhamed de le libérer immédiatement car ses commerçant Juifs n’ont rien fait pour mériter cela ou parce qu’ils sont des Juifs:

- Les morales laïques qui remplacent les morales religieuses et l’éducation civique dans les établissements Étatiques.

L’application du principe de la laïcité dans le cadre malien implique:

- l’inexistence d’une religion d’État;

- la possibilité pour chaque citoyen d’adhérer à la religion de son choix;

- l’interdiction absolue de discrimination fondée sur la religion dans la gestion publique;

- le non immixtion de l’État dans la gestion des cultes;

- les respects des convictions religieuses de chaque citoyen.

La création de l’école laïque mixte et ses structures au Mali, nous parait le point de départ de l’apparition de morales laïques dans les comportements des élèves formés dans ces écoles, qui seront les futurs dirigeants de ce pays. Et même si l’école laïque est un lieu d’apprentissage de beaucoup de choses…elle permet à tous les enfants maliens, quelle que soit leur classe sociale, ou leur religion de se connaître, et de s’accepter, sa permet ; garçons et filles de recouvrir la même éducation, ce qui facilitera l’unité, de l’unité de couple à celle du pays. Mais cette morale laïque n’enseigne pas l’éducation civique les comportements vestimentaires et l’éthique sexuelle, car l’habillement que portent certaines filles aux Lycées et aux facultés, offense la morale de beaucoup des garçons, et certains enseignants sont également offensés moralement, un comportement toléré par la morale et les gouvernants laïques.

Ce phénomène engendre souvent de problèmes, notamment la délinquance sexuelle, l’acculturation est vivace dans ces écoles. Et beaucoup d’entre eux ne respectent pas les normes du mariage.

Jadis, la connaissance traditionnelle au Mali se transmettait régulièrement de génération en génération par des rites d’initiation, et par différentes formes d’éducation. Cette transmission régulière s’est trouvée interrompue du fait d’une action extérieure, extra africain: l’impact de la colonisation. Celle-ci venant avec sa technologie, suivi par le christianisme, a imposé ses méthodes et ses idéales de vie propre à elle.

Au Mali, il y’a une certaine interpénétration culturelle entre les musulmans et les chrétiens, les deux (02)  communautés religieuses du Mali, et surtout dans le comportement quotidien. Il y a bien la pression du milieu qui amène les chrétiens à faire beaucoup de concessions aux modes de vie musulmane, façon de se vêtir, façon d’égorger les bêtes domestiques, imposition du nom aux enfants, récitation de la Fatiha lors de la célébration des évènements familiaux entre autre, un musulman peut marier une fille chrétienne comme coépouse de sa première femme musulmane. Beaucoup de chrétiens désiraient l’adoption de la polygamie et du divorce par l’église comme leurs frères musulmans.

D’autre part, il y a des chrétiens qui consultent constamment des marabouts. De même certains musulmans se retrouvent avec leurs frères chrétiens dans la fête de Noël et autres fêtes pour échanger la fraternité, souvent ils boivent du «dolo» ensemble (la bière de mil).

À l’occasion des fêtes musulmanes, nombre de chrétiens rendent visitent à leurs compatriotes musulmans pour les féliciter. Cela signifie que la fraternité et les liens familiaux d’avant les religions monothéistes remportent plus souvent le pari qui sont des signes de tolérance dans la société malienne.

Si l’intolérance est constatée au Mali en 2012 et que la situation socio-politique s’est gravement dégradée au Mali avec la crise du Nord survenue alors que cette partie du pays fut envahie par des groupes Djihadistes islamistes qui réclamaient entre autres la création d’un État indépendant, l’AZAWAD, qui devait être régi par la loi islamique.

Et que de 2019 à 2021, il y a eu beaucoup de troubles sociaux avec de grands soulèvements populaires, signes d’un mécontentement général, qui ont amené à des coups d’état militaire et l’instauration d’un régime politique militaire. Les conflits internes, surtout entre Peulhs, Dogons et Bambara, éleveurs et agriculteurs, se sont compliqués et ont occasionné des affrontements armés, des pertes de vies humaines et des déplacements de populations, tous ces ci ne sont que des problèmes extras maliens, notamment la guerre en Lybie par l’occident à sa tête la France.

Il est bon qu’un pays importe des plantes étrangères pour les adapter sur son sol, s’il s’y prête, il en est de même de son devoir de tout faire pour mettre sa terre en valeur afin qu’elle donne de bons fruits. Le danger, c’est de vouloir changer sa terre et mettre une autre à sa place, c’est vouloir, par exemple, amener une terre orientale ou occidentale au Mali ou en Afrique pour y faire pousser du mil ou autre grain. Il est fort probable qu’il n’en sortira rien de bien nourrissant pour la population.

- Les résultats attendus.

En conclusion, la paix est possible et la consolidation de la tolérance, si on aide le Mali honnêtement à décider de son avenir et de l’organisation de sa société comme il entend à l’organiser sans contrainte.

Les autorités ont compris que la laïcité de l’État ne signifie pas une indifférence de ce dernier par rapport aux phénomènes religieux, à fortiori une confrontation entre le temporel et le spirituel, c’est pourquoi il a autorisé cette assise sur la tolérance aujourd’hui. L’État malien œuvre pour la tolérance et le développement libre de la Religion qui n’exclue pas son contrôle dans l’espace Religieuse.

Nous devons tous lutter contre la pauvreté, car la religion est capable de se nourrir de la misère, et de la pauvreté pour former des fanatiques désespérés, perturbateurs de la paix, qui refusent la tolérance également.

Évitons le copier-coller dans la laïcité et dans la constitution malienne.

La religion n’acquiert force de droit que par le décret de ceux qui ont le droit de commander, et que le pouvoir politique en est aussi l’interprète, puisqu’il juge qu’obéir à Allah doit se régler sur la paix de l’État républicain en obéissant la constitution et les lois laïques.

L’éducation civique et morale doit retourner dans les écoles afin de consolider la tolérance au Mali.

La tolérance est un garant économique pour un avenir lointain, aide aussi à garantir la paix.

Merci de votre aimable attention !!!

<strong>Dr Issa NASSOKO</strong>

<strong><em>Tombouctou, le 25/02/2023</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du projet d’intervention d’urgence COVID&#45;19 : Plus de 496,84 millions de FCFA d’irrégularités financières décelées par le BVG au PIU COVID&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-projet-dintervention-durgence-covid-19-plus-de-49684-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-au-piu-covid-19-3026205.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-du-projet-dintervention-durgence-covid-19-plus-de-49684-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-decelees-par-le-bvg-au-piu-covid-19-3026205.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 07:13:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La présente vérification financière a pour objet, la gestion du Projet d’Intervention d’Urgence (PIU) COVID-19. Elle a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de gestion. Les travaux de vérification ont porté sur l’examen des opérations de dépenses et de réception effective des équipements et intrants achetés au titre des exercices 2021 (du 1er juillet au 31 décembre) et 2022.</strong>

Le <strong>PIU COVID-19 </strong>est un programme du Gouvernement de la République du Mali qui vise à renforcer sa capacité à prévenir la pandémie COVID-19, à s’y préparer et à y répondre. Le projet comporte trois (03) composantes: <strong>(i)</strong> Préparation et réponse aux situations d’urgence COVID-19; (ii) Amélioration de l’accès aux services de soins de santé; <strong>(iii)</strong> Gestion de la mise en œuvre, suivi et évaluation, et coordination.

La mission de vérification du Bureau du Vérificateur Général (BVG) a relevé des irrégularités d’ordre administratif et d’ordre financier relevant de dysfonctionnements du contrôle interne.

&nbsp;

<strong>Irrégularité administrative</strong>

Le Projet d’Intervention d’Urgence (PIU) COVID-19 n’exige pas des structures bénéficiaires le remboursement des avances non justifiées dans le délai requis. Le Vérificateur Général (VG) a recommandé au Coordinateur du PIU COVID-19 d’exiger des structures bénéficiaires, la justification des avances dans le délai.

&nbsp;

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à <strong>496 848 028 FCFA</strong>. Le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou Baby a dénoncé au Procureur de la république près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du district de Bamako chargé du Pôle économique et financier les irrégularités relatives aux avances non justifiées et non remboursées par certaines structures bénéficiaires pour un montant de <strong>99 484 675 FCFA</strong>, aux intrants non expédiés aux bénéficiaires par le Directeur de la pharmacie et du médicament pour un montant de <strong>23 524 356 FCFA</strong>, à la réception et à la non-livraison de matériels et d’équipements aux structures sanitaires bénéficiaires, enlevés par des agents des services de la Santé pour un montant de <strong>373 838 997 FCFA</strong>.

<strong>Source: CC/BVG</strong>

xx

&nbsp;

<strong>Vérification financière du BVG :</strong>

<strong>Des irrégularités financières de plus de </strong><strong>198 millions de FCFA dans la commune rurale de Sadiola</strong>

<strong>La présente vérification financière a pour objet la gestion de la Commune Rurale de Sadiola au titre des exercices 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022 (31 octobre); avec l’objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes de gestion des organes délibérant et exécutif.</strong>

Rappelons que la Commune Rurale de Sadiola (CRS) est créée par la Loi n°96-059 du 4 novembre 1996 portant création des Collectivités Territoriales. Située à l’extrême sud du Cercle de Kayes, avec une population estimée à 52 681 habitants (DNP 2018), la CRS est composée de 47 villages et 51 hameaux répartis en six (6) secteurs.

<strong>Irrégularités administratives</strong>

La mission de vérification a décelé des irrégularités administratives imputables à des dysfonctionnements du contrôle interne. Pour y remédier, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou BABY a formulé des recommandations.

Le Maire de la Commune rurale de Sadiola doit créer les régies de recettes et d’avances conformément à la réglementation en vigueur, veiller à la nomination d’un Comptable matières conformément à la réglementation en vigueur, veiller à la tenue de la comptabilité des matières conformément à la réglementation en vigueur, respecter la procédure d’acceptation, de réception et d’enregistrement des dons, respecter les procédures de réception des matières, convoquer les Conseillers communaux aux Sessions dans le délai requis, veiller au respect des règles de représentation des Conseillers communaux empêchés lors des sessions et tenir régulièrement les Sessions ordinaires du Conseil communal.

Le Receveur-percepteur doit procéder au contrôle des régies d’avances et de recettes au moins une fois par an. Les Régisseurs d’avances et de recettes doivent payer leur cautionnement et prêter serment devant la juridiction compétente.

<strong>Irrégularités financières</strong>

Le montant total des irrégularités financières s’élève à<strong> 198 466 256 FCFA. </strong>Le Vérificateur Général a transmis et dénoncé des faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier, relativement au paiement de primes mensuelles indues pour un montant de 39 440 000 FCFA, au paiement d’indemnités de déplacement indues et de dépenses irrégulières pour un montant de 6 447 000 FCFA, au paiement d’indemnités journalières de session et de frais de transport indus pour un montant de 1 425 000 FCFA, au paiement d’indemnités journalières indues pour un montant de 1 460 000 FCFA, au non-reversement de recettes perçues pour un montant de 3 822 076 FCFA, à la non-justification de l’achat et de l’utilisation de carburant et de lubrifiant pour un montant de 76 994 450 FCFA et à la non-justification du montant total des vignettes confectionnées pour un montant de 49 325 840 FCFA.

<strong>Source: CC/BVG</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pénurie d’eau à Mopti et Gao :  Deux zones bien arrosées par le fleuve Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/penurie-deau-a-mopti-et-gao-deux-zones-bien-arrosees-par-le-fleuve-niger-3026202.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 07:09:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’une des prochaines menaces qui plane sur l’Afrique, c’est le manque d’eau. Le fleuve Niger est le troisième fleuve après le Nil et le Congo, c’est aussi un foyer de civilisations. Avec 4 200 kilomètres de longueur et un bassin de 1500 000 km2, c’est la plus grande voie d’eau d’Afrique occidentale.

À Mopti, le Niger rencontre les eaux du Bani, un affluent né lui aussi dans le Fouta- Djallon. À Tombouctou, à la lisière du Sahara, il tourne brusquement vers le sud et, après Gao, franchit des rapides qui terminent la première partie de son cours. En géopolitique, la menace, la plus préoccupante est la pénurie prévisible d’eau dans de nombreuses zones. Un Africain sur deux n’a pas accès à l’eau potable.

Faut-il rappeler qu’un Américain consomme en moyenne 700 litres par jour contre 300 litres pour un Européen, et trente (30) litres pour un Africain ? L’Afrique consomme 4,7% de l’eau mondiale et quatorze (14) pays manquent d’eau même si dix-sept (17) grands fleuves et cent soixante (160) lacs majeurs irriguent le continent. L’eau est ressource géopolitique et elle risque, à défaut de stratégies proactives, d’être un des facteurs essentiels de conflits du 21<sup>ème</sup> siècle comme elle l’est en Égypte et au Soudan.

L’eau: un paradoxe en Afrique: La question de l’eau est donc essentielle en Afrique et elle englobe tant de problématiques sociales, sanitaires, économiques, politiques. «Continent le plus exposé au risque, l’Afrique voit de plus en plus, en raison notamment de sa mutation urbaine, l’eau passer du statut d’enjeu politique à celui d’enjeu économique, tandis que la question essentielle du droit à l’eau reste largement non résolue».

Pourtant, il est possible de la résumer par trois (03) paramètres essentiels: sa disponibilité alors que l’Afrique symbolise dans les médias la sécheresse et la famine, elle ne manque pourtant pas d’eau: la plupart de ses habitants vivent dans des régions très bien arrosées, voire trop arrosées.

Premier paradoxe: l’excès d’eau est source de plus de problèmes en Afrique que le manque d’eau. Son accessibilité. C’est le second paradoxe: même l’eau lorsque l’eau abonde, elle manque. Dans les villes, elle manque sous sa forme essentielle: l’eau potable. Les ruraux mais surtout, et de plus en plus, les urbains souffrent cruellement de cette difficulté à accéder à l’eau potable. Dans les campagnes, elle manque en outre pour l’irrigation. Sa qualité: c’est en Afrique, plus que nulle part ailleurs, que la mauvaise qualité de l’eau constitue le premier facteur de moralité.

Le Fouta-Djalon: C’est un massif montagneux (1 515 m) dans l’ouest de la Guinée constituant une partie de la dorsale ouest-africaine. Là prennent naissance les rivières qui forment le Sénégal, le Niger, la Gambie et qui alimentent les cours d’eau de la Sierra Leona et du Liberia. Il est surtout peuplé par les Peuls, qui sédentarisés élèvent des bovins. Le Fouta-Djalon est une région riche en bauxite.

Le Fouta-Toro: Un plateau allongé dans l’ouest du Sénégal, où se développa l’ancien royaume du Tekrour, habité aujourd’hui par les Toucouleurs et les Soninkés. La rive droite est constituée d’une plaine d’inondation qui bénéficie de la crue annuelle du fleuve. En amont, un barrage assure la régularisation du débit, mais en raison de la désertification, l’eau à tendance à diminuer de volume.

<strong>Le poids des communautés familiales</strong>

Dans les sociétés africaines où le capitalisme et l’État n’ont pas dominé les différentes sphères de la société, les systèmes familiaux demeurent la matrice de la vie sociale. Les réseaux de parenté n’ont pas été, à la différence des réseaux politiques, détruits par la colonisation. Ils sont fortement différenciés selon les principes matrilinéaires ou patrilinéaires, les liens de consanguinité ou non, les relations lignagères ou claniques se référant à un même ancêtre réel ou fictif, les types d’alliances entre lignage ou claniques se référant à un même ancêtre réel ou fictif, les types d’alliances entre lignage avec des règles d’exogamie et de dot. Ils fondent des liens de solidarité mais également d’autorité des aînés. La famille élargie et lignagère est le principal lieu de production des biens de subsistance, de reproduction des agents et de fourniture de la force de travail.

Les transferts intergénérationnels et les droits et obligations entre cadets et ainés pallient en partie à l’absence d’assurance chômage et de protection sociale. La famille est souvent en crise. Les structures lignagères, bien loin de se dissoudre dans une modernité assimilable aux structures occidentales, semblent se renforcer, mais on observe en même temps un processus d’individualisation et d’exclusion. La crise redistributive renvoie à une redéfinition des règles du jeu social. Sur fonds de crise économique, on observe une remise en cause des relations intergénérationnelles. Les hiérarchies institutionnelles fondées sur l’âge sont modifiées. La solidarité de crise fait place à une crise de solidarité.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>9350ème session du conseil de sécurité :  Le Mali demande le retrait sans délai de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/9350eme-session-du-conseil-de-securite-le-mali-demande-le-retrait-sans-delai-de-la-minusma-3026200.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 07:08:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Gouvernement de la Transition informe l’opinion que dans le cadre des consultations en cours sur l’avenir de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA), les Autorités du Mali ont pris l’option stratégique de demander le retrait sans délai de la MINUSMA, lors de la 9350<sup>ème</sup> Session du Conseil de Sécurité, consacrée à l’examen du rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali, tenue à New York, le 16 juin 2023.</strong>

Cette décision responsable du Gouvernement est la conclusion logique du bilan de la présence de la MINUSMA au Mali depuis juillet 2013, soit dix (10) ans, au terme desquels un double constat s’impose.

D’une part le revirement total du mandat de la MINUSMA, qui a évolué de son objectif initial d’appuyer les Autorités maliennes pour stabiliser la situation dans les régions du Nord du Mali, écarter les menaces et prendre activement des dispositions afin d’empêcher le retour d’éléments armés dans ces régions, particulièrement à travers le rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays.

D’autre part, le constat qu’il est impossible de maintenir la paix dans une situation, où il n’y a pas de paix à maintenir. Il en ressort que le mandat de la MINUSMA n’est pas adapté à la situation sécuritaire au Mali, qui aurait nécessité une force de lutte contre le terrorisme, dépassant la doctrine des missions de paix des Nations Unies.

Le Gouvernement de la Transition, après avoir constaté la non prise en compte de ses fortes réserves et des attentes légitimes des populations maliennes concernant le mandat de la MINUSMA, note que la situation sécuritaire s’est améliorée substantiellement grâce à la montée en puissance des Forces Armées maliennes (FAMa).

En outre, la MINUSMA devient désormais une partie du problème notamment en alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale.

De plus, le Gouvernement déplore la perception par la MINUSMA, des mesures de contrôle de la rotation des contingents et la surveillance de l’espace aérien malien, comme étant des restrictions ou des entraves à la mise en œuvre de son mandat, alors que celles-ci visent à assurer la sécurité de tous.

Le Gouvernement regrette par ailleurs l’instrumentalisation et la politisation de la question des droits de l’Homme, qui sapent les efforts de stabilisation et de refondation du Mali.

Ces actions négatives violent les trois principes édictés par Son Excellence Le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État et guidant l’action publique en République du Mali, à savoir :
<ol>
 	<li>Le respect de la souveraineté du Mali;</li>
 	<li>Le respect des choix stratégiques et des choix de partenariat opérés par le Mali;</li>
 	<li>La prise en compte des intérêts du Peuple malien dans toutes les décisions.</li>
</ol>
Le Gouvernement de la Transition rassure l’opinion nationale que les mesures sont prises pour atténuer l’impact de cette décision.

Par ailleurs, conformément à leur mission régalienne, les Forces de Défense et de Sécurité du Mali continuent de prendre toutes les dispositions pour défendre l’intégrité du territoire national, assurer la sécurité des personnes et des biens, y compris le personnel et les installations de la MINUSMA.

Le Gouvernement de la Transition s’incline devant la mémoire de toutes les victimes de la crise au Mali, maliennes comme étrangères, notamment les Casques bleus, majoritairement africains, tombées au champ d’honneur au Mali.

<strong>Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens !</strong>

<strong><em>Bamako, le 16 juin 2023</em></strong>

<strong><em>Le Ministre d’État, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition politique :  «Ces Russes» dirigent le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/transition-politique-ces-russes-dirigent-le-mali-3026195.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 07:04:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? De quoi sont-ils capables ?
Militaires, ministres, hommes politiques, idéologues, diplomates, journalistes, politologues, géostratèges, géopolitologues, constitutionnalistes... Ils ont en commun d’être formés en Russie. Ils parlent russe et militent dans une association d’anciens étudiants de Russie. Profitant de l’influence russe en Afrique, ils ont tissé leur toile en gagnant le cœur de leurs compatriotes par des dénonciations du système oppresseur de l’Occident et annoncent même une rupture brutale avec les anciennes métropoles, dont la politique sur le continent est basée sur le pillage de ses ressources naturelles. Veulent-ils prendre leur revanche sur l’histoire ? Pourront-ils renverser la tendance avec le président russe Vladimir Poutine pour l’avènement de nouvel ordre mondial ? Décryptage.
À l’affût depuis longtemps, les diplômes de Russie, héritière de l’ex-URSS, ont profité de la percée russe en Afrique pour émerger sur la scène politique. Considérés à tort ou à raison d’être détenteurs de diplômés de moindre importance par les concitoyens formés dans les universités occidentales, ils sont en train de déconstruire la fausse image qui les collait depuis des années. Ils sont adulés, aimés, applaudis en raison de leurs prises de position contre la politique néocoloniale de l’Occident, décriée par la jeunesse africaine depuis quelques années dont le souci est de sortir des serres des anciens maîtres pour une indépendance totale du continent.
Au Mali, ils ont le vent en poupe. Ils ont été révélés au grand public à la faveur de la rectification de la transition, intervenue avec l’arrivée du colonel Assimi Goïta à la tête de la transition en mai 2021 et la nomination de Choguel Kokalla Maïga à la primature en juin de la même année. Ils ont su capter l’âme des Maliens avec la politique de diversification de partenaire. Ils viennent de toutes les couches socio- professionnelles. Ils sont militaires, ministres, hommes politiques, idéologues, diplomates, journalistes, politologues, géostratèges, géopolitologues, constitutionnalistes... Ils ont en commun d’être formés en Russie. Ils parlent russe et militent dans une association d’anciens étudiants de Russie. Profitant de l’influence russe en Afrique, ils ont tissé leur toile en gagnant le cœur de leurs compatriotes en dénonçant le système oppresseur de l’Occident et annonçant même une rupture brutale avec les anciennes métropoles, dont la politique sur le continent est basée sur le pillage de ses ressources.

Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? De quoi sont-ils capables ?
«La charité bien ordonnée commence par soi-même», dit un proverbe. Dr Choguel Kokalla Maïga. Nommé Premier ministre, en juin 2021, par le colonel Assimi Goïta après avoir mis à la touche Bah N’Daw et Moctar Ouane, respectivement président de la transition et Premier ministre, président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), Choguel Kokalla Maïga est de formation «rouge». Il fréquente de 1977 à 1988 l’Université d’État de Biélorussie (en ex-URSS) et l’Institut des télécommunications de Moscou. Ses études sont couronnées par le diplôme d’ingénieur des télécommunications avec mention ‘‘Excellent’’ et les félicitations du jury.
Le colonel Sadio Camara, ministre de la Défense et des Anciens combattants. Appelé «l’homme de Moscou» par la presse occidentale, il est l’une des pièces maîtresses du rapprochement entre la Russie et le Mali. Même s’il n’est pas diplômé de ce pays, il est «rouge» pour avoir été formé en Chine ainsi que son bref séjour en Russie. Bénéficiant d’un stage de formation en Russie au moment du coup d’État d’août 2020, il a tiré profit de ses bonnes relations dans le pays de Poutine pour remettre sur pied l’armée malienne mise en pièces détachées par des démocrates apatrides.
Et cela en complicité avec le général Harouné Samaké, alors ambassadeur du Mali en Russie. Nommé il y a quelques mois chef d’état- major de l’armée de terre, cet officier a joué sa partition dans l’acquisition d’équipements militaires.
De Allaye Bocoum et Jeamille Bittar. Ils ont hommes politiques. Le premier préside la Convention pour le Mali (CPM). Il est chargé de mission à la primature. Il est pharmacien. Il décrocha, en 1993, un master of science (équivalent du doctorat de l’École de médecine et de pharmacie du Mali) à l’Institut international de pharmacie de Pyatigorsk dans le Caucase Russe. Il est également titulaire d’un diplôme d’enseignement de la langue russe pour le niveau secondaire général et d’un diplôme programmateur informatique avec mention «excellent», en 1992.
Il est des grands soutiens de la rectification par sa participation aux débats sur les plateaux de télévision. Un des grands mobilisateurs du meeting de soutien du 14 janvier 2021 à la transition qui venait d’être sanctionnée par la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest.
Le second Jeamille Bittar, il est diplômé de Master’s of Sciences en Ingénierie de l’Université d’État de Kharkov en URSS. Un diplôme obtenu le 12 février 1992. Il est le président du parti Mouvement Citoyen pour l’alternance, le travail et la transparence (MC-ATT). Animateur de la vie politique, il participe aux débats et conseille les autorités de la transition.
Dr Adama Diabaté, spécialiste en géopolitique. Il a été formé en Ukraine au temps de l’ex-URSS. Il décrypte l’actualité et met en exergue la puissance de la Russie de Poutine. Il magnifie la coopération entre le Mali et la Russie.
Il est évident qu’ils ont bénéficié d’une situation favorable, l’influence de la Russie en Afrique, mais la lutte contre l’autre impérialiste sera longue. Aujourd’hui, ils sont parvenus à réintégrer le Mali dans le giron russe pour donner une nouvelle impulsion aux relations entre les pays. Mais pour combien de temps ?
<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition politique au Mali :  Attention à la restauration !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/transition-politique-au-mali-attention-a-la-restauration-3025330.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jun 2023 11:06:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les dirigeants des grands partis politiques du pays qui se sont opposés et même boycotter les Assises nationales de la refondation (ANR) sont aujourd’hui les champions de Oui pour la nouvelle Constitution. Cette nouvelle Constitution est pourtant l’une des recommandations majeures des ANR qu’ils ont boycottés.</strong>

C’est ça le paradoxe de la politique au Mali. Quelle moralité ? Les gouvernants et les opposants farouches à la transition veulent cheminer ensemble. Le brave peuple du Mali ne serait-il pas trahi ? Ou en cours d’être trahi ?

En politique, il faut assumer ses choix en toute circonstance et avec responsabilité et conviction.

Nous, à l’opposition, nous avons combattu le régime IBK pendant huit (08) ans sans relâche car on était convaincu que si on laissait IBK continuer, on allait perdre notre bien commun qu’est le Mali… notre seule patrie bien aimée.

Ceux qui combattaient les forces du changement et qui voulaient à tout prix sauver le régime IBK sont les mêmes aujourd’hui qui veulent un oui massif au référendum du 18 juin 2023. Quel paradoxe ?

Le consensus n’a jamais construit un pays. Sans contradiction, il ne peut y avoir de développement. Nous disons bien sûr une contradiction n’on antagonique car nous sommes tous les enfants de ce pays et chacun a sa façon de voir les choses différemment, et c’est cette différence des points de vue qui est à la base du développement.

Un appel aux vraies forces du changement: soyons vigilants. Attention à la restauration de l’ancien régime. Ces nouveaux engouements pour le oui au référendum sont-ils sincères et fortuits?

Time will tell …le temps jugera?

Que Dieu bénisse le Mali et qu’il protège surtout notre chère patrie des ennemis farouches de l’intérieur déguisés en nouveaux partenaires de la transition.

<strong>Dr Bakary Coulibaly, Élan Patriotique: Faso Gneta Kanou</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Violences basées sur le genre au Mali :  Des progrès considérables</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/violences-basees-sur-le-genre-au-mali-des-progres-considerables-3025320.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jun 2023 10:28:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré les progrès enregistrés sur le plan sécuritaire, les Maliens vivent avec la présence insidieuse des violences basées sur le genre (BVG) dans la société. C’est la problématique à laquelle tentent de répondre l’ONG, </strong><strong>l’Association pour la promotion des droits et le bien-être de la famille (APSEF) et d’auteurs intervenants dans la région de Kayes.</strong>

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), la violence basée sur le genre est la violation des droits humains la plus répandue mais la moins visible dans le monde. Il comprend les préjudices physiques, sexuels, mentaux ou économiques infligés à une personne en raison de déséquilibres de pouvoir socialement attribués entre les hommes et les femmes. Elle inclut également la menace de violence, de coercition et de privation de liberté, que ce soit en public ou en privé.

L’UNICEF estime que dans toutes les sociétés, les femmes et les filles ont moins de pouvoir que les hommes sur leur corps, sur leurs décisions et sur leurs ressources. Les normes sociales qui tolèrent l’utilisation de la violence par les hommes comme forme de discipline et de contrôle renforcent l’inégalité entre les sexes et perpétuent la violence. Partout dans le monde, les femmes et les filles en particulier les adolescentes sont les plus exposées.

C’est pourquoi se penchant sur les données des enquêtes menées sur les cinq (05) continents, les Nations unies ont lancé en 2018 un vaste programme dénommé Initiative Spotlight destiné à mettre en lumière les problèmes les plus récurrents sur chacun des continents. Il ressort de cette étude que le problème le plus récurrent identifié en Afrique est et demeure les violences basées sur le genre (VBG).

Les VBG prendront de nombreuses formes selon les zones et les cultures ou selon même l’ethnie. Au Mali, il s’agit par exemple des : violences entre partenaires intimes, des violences sexuelles, du mariage d’enfant, des MGF/E, de la traite à des fins d’exploitation sexuelle, les infanticides des filles et les crimes «<strong>d’honneur</strong>» sont les plus courants. Les violences entre partenaires intimes se produisent aujourd’hui à des taux stupéfiants dans tous les pays et principalement dans notre pays. Les filles et les femmes peuvent également être victimes de violence sexiste lorsqu’elles sont privées d’alimentation, d’éducation et de soins sanitaires, mais aussi quand elles n’ont pas accès aux ressources et aux opportunités.

Dans cette série d’articles qui sera publiée sur les violences, nous nous pencherons sur les formes les plus pernicieuses mais aussi celles qui se font au vu et au su de tout le monde sans déranger qui que ce soit puisse que commises par tous. Parmi les violences qui seront épinglées dans les colonnes, il y a le mariage des filles de moins de dix-huit (18) ans, la déscolarisation des filles de moins de dix-huit (18) ans au profit du mariage, les pratiques traditionnelles comme le sororat/lévirat, les mutilations génitales féminines mais aussi les maris qui vont à l’exode en abandonnant leurs épouses et leurs enfants pendant de longues années.

L’ampleur des VBG bien que souvent sous-estimée, fait l’objet d’efforts de documentation et d’enquêtes statistiques au niveau national et international pour attirer et certifier et évaluer la dimension du problème.<a name="_Toc127460080"></a><a name="_Toc127460681"></a><a name="_Toc127460862"></a> <a name="_Toc135060335"></a><a name="_Toc135066554"></a>Parmi ces outils, figure l’Enquête nationale démographique et de santé du Mali (EDSM) qui, dans son rapport de 2018, indique par exemple que:

<a name="_Toc127460082"></a><a name="_Toc127460683"></a><a name="_Toc127460864"></a><a name="_Toc135060337"></a><a name="_Toc135066556"></a>- 14,3 % des adolescentes de 15-19 ans étaient mariées ou en unions avant d’atteindre quinze (15) ans exacts. 36% des filles de 15-19 ans ont commencé leur vie féconde. Les enfants de mères jeunes (moins de 20 ans) courent généralement un risque plus élevé de décéder que ceux issus de mères plus âgées. <a name="_Toc127460084"></a><a name="_Toc127460685"></a><a name="_Toc127460866"></a><a name="_Toc135060339"></a><a name="_Toc135066558"></a>Concernant les statistiques sur les autres formes de violences basées sur le genre,  l’EDSM VI de 2018 indique que: <a name="_Toc127460085"></a><a name="_Toc127460686"></a><a name="_Toc127460867"></a><a name="_Toc135060340"></a><a name="_Toc135066559"></a>49% des femmes de 30-39 ans ont subi la violence physique ou sexuelle.

<a name="_Toc127460086"></a><a name="_Toc127460687"></a><a name="_Toc127460868"></a><a name="_Toc135060341"></a><a name="_Toc135066560"></a>- 44 % des femmes mariées ou en union ont subi des violences physiques, sexuelles ou émotionnelles de la part de leur mari actuel ou le plus récent.

Ces différentes statistiques rendues publiques dans le rapport font froid dans le dos, mais elles sont néanmoins des références et des bases de plaidoyer pour amener les gouvernants et tous citoyens à ne pas rester immobiles. À travers ces statistiques, l’enquête met en lumière la présence insidieuse des Violences basées sur le genre (BVG) dans nos familles nos village et on observe aussi que les femmes et les filles sont les premières concernées par cette question de VBG dans notre milieu, même si quelque part des hommes sont souvent aussi victimes de harcèlements, de menaces ou de pressions de la part de leurs conjointes ou de femmes qui détiennent un pouvoir sur lui.

Rappelez cette histoire racontée par le célèbre chanteur ivoirien Daouda le Sentimental intitulée «<strong>La femme de mon patron</strong>». Comme quoi le phénomène est vécu des deux (02) côtés selon que l’on soit une femme ou un homme mais il dépend des relations de pouvoir sur l’autre. Parmi les problèmes de violences quasi endémiques qui retardent considérablement notre développement, figure la déscolarisation au profit du mariage des filles de moins de dix-huit (18) ans.

Par rapport à cela, voici l’histoire d’une jeune fille de la 6<sup>ème</sup> année qui aurait pu abandonner les bancs si son directeur et son maître encadreur ne s’étaient pas engagés à l’aider afin qu’elle poursuive ses études.

En 2022, une fille soninké de treize (13) ans, fréquentant la 6<sup>ème </sup>année, proposée au mariage, a pu poursuivre ses études grace l’action conjuguée du directeur d’école, du président du Comité de gestion scolaire (CGS), du maire et des notables.

Voici le récit de cette jeune fille: «<strong>un jour, patatras ! Quand je suis revenue de l'école, ma mère m'a fait appeler dans la chambre et m’annonce que mon père lui a chargé de me dire que les hommes sont venus pour demander ma main en mariage. Je lui ai répondis que je suis à l’école et personne dans notre famille n’a terminé les études, je suis la seule qui est arrivée à ce niveau, vraiment, maman, moi, je veux continuer mes études, faits quelque chose. Maman est restée sans répondre.</strong>

<strong>Et sachant qu’en de pareilles circonstances, maman m’aurais proposé une solution. Voyant son mutisme, j’ai compris qu’elle n’avait plus de solution. Chaque fois qu’elle me répétait la même phrase, j’étais désespérée, je ne savais plus quoi faire et ne savais plus à qui se confier quand ce sont mes propres parents qui agissent comme cela.</strong>

<strong>Depuis, j’ai décidé de changer de stratégie en faisant intervenir des personnes extérieures mais de façon subtile. Quelques jours après, quand j'étais en classe mon maître, ayant constaté mon changement d’attitudes et de comportements en classe, m’a interpellé. Alors, j’ai donc pris mon courage à deux mains et décida de lui raconter mon problème. Le maître et le directeur m’ont appelé et j’ai repris mon discours devant eux</strong>».

Après leur concertation, ils ont décidé d’informer le représentant d’une ONG l’APSEF et ont aussi informé le président du CGS et du président de l’Association des parents d’élèves (APE) de la localité. Ainsi, quand l’équipe de médiation a été constituée, les démarches et les négociations ont pu commencer. La jeune fille, qui était affectée moralement, a bénéficié de conseils et des premiers secours psychologiques de la part de l’ONG qui ont beaucoup contribué à l’apaiser et à lui redonner le courage de continuer à surmonter cet écueil.

Quelques mois après le début des négociations, la jeune fille nous a informé un jour que son projet de mariage a été finalement ajourné par ses parents, soutenant comme raison que la fille est encore jeune, et la fille elle-même soutient vouloir continuer les études. L’aboutissement des négociations a suscité un soulagement tant du côté de la fille que du côté du directeur d’école et de l’enseignant encadreur qui ont été des artisans très délicats afin que dans l’ombre les démarches puissent aboutir à l’ajournement du projet de mariage.

Ils ont tenu a remercié particulièrement les efforts inlassables des Organisations non-gouvernementales (ONG) intervenants dans la zone en particulier l’Association pour la promotion des droits et le bien-être de la famille (APSEF) qui s’est mobilisée pour entreprendre la médiation sociale avec l’ensemble des parties prenantes pour parvenir à une décision qui soulagerait la jeune fille. Comme si une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, lors de la remise des prix d’excellence dans son établissement, la jeune fille a bénéficié d’un prix d’excellence qui récompense les meilleures jeunes filles de la commune.

Soulagés, la maman de la fille et le président de la société civile se sont réjouis de cette décision salutaire qui va dans le sens de la promotion de la scolarisation des filles dans la commune.

Pour rappel, depuis la construction de cette école, dont l’ouverture était une promesse du premier président du Mali Modibo Keïta, lors de son passage à Tambacara, aucune fille n’est parvenue à terminer les études. Triste constat qui interpelle tous les responsables de la commune.

L’engagement de la jeune fille fait honneur à sa famille parce qu’elle a le mérite de briser la glace autour de cette problématique de la scolarisation, en général et, celle des filles, en particulier. Selon la représentante des femmes du village toutes les femmes d’ici souffrent en silence de cette gangrène mais ne savent pas comment y remédier.

La jeune fille, malgré son âge, a tenu des propos responsables invitant toutes les filles à prendre les études avec sérieux et détermination afin de sortir leurs mères de la pauvreté, qu’elles fréquentent une madrasa ou l’école classique peu importe, pourvu qu’on sorte de l’obscurité.

Aujourd’hui, beaucoup de jeunes filles regrettent d’avoir abandonné les bancs pour le mariage. «<strong>Je ne voudrais pas tomber dans cette erreur.  Je suis très contente de pouvoir continuer mes études et je m’engage à tout faire pour réussir</strong>».

L’alerte, lancée par le projet sur le retrait des jeunes filles de l’école et les risques que peut encourir une jeune fille en cas de mariage d’enfant ou de déscolarisation, est en train d’être entendue par les communautés et les enfants eux-mêmes. Leurs actions permettent de coordonner et de faciliter l’agir ensemble en vue d’apporter un début de changement de mentalité dans l’environnement local pour vaincre les croyances, les pratiques néfastes et mettre en lumière les bonnes pratiques.

Fort heureusement, les actions en faveur de la réduction des Violences basées sur le genre (VBG) se sont multipliées ces dernières années et ont été soutenues par les efforts de l’État et de ses partenaires comme UNICEF, à travers l’Initiative Spotlight.

<strong>B.S</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cinéma :  Qui est Maïmouna Doumbia ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/cinema-qui-est-maimouna-doumbia-3025333.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jun 2023 10:15:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Connue pour son rôle les nombreuses pièces théâtrales dont «<em>djenika gnimi</em>», «<em>le grin</em>» et surtout dans la série «<em>Bamako, la ville aux trois caïmans</em>», Maïmouna Doumbia est une comédienne et actrice malienne qui a à son actif plus d’une trentaine de rôles dans les films africains. Grâce à son dévouement, elle est aujourd’hui l’une des icônes du cinéma africain.</strong>

Née à Narena, dans la région de Kangaba au Mali, après trente-cinq (35) années d’expérience dans la profession, Maïmouna Doumbia n’entend pas capituler. Le cinéma et elle, c’est l’histoire de toute une vie.

&nbsp;

<strong>Formations</strong>

<strong>- En octobre 1981</strong>, elle entre à l’INA (Institut National des Arts) de Bamako, où elle obtient un diplôme de comédienne.

<strong>- En 1986</strong>, elle obtient le diplôme de la meilleure actrice du Mali lors des Biennales Artistiques et Culturelles du pays.

<strong>- Le groupe dramatique de l’État,</strong> le Koteba national, l’engage en 1987.

<strong>- En 1991</strong>, elle décide de quitter le groupe de l’État pour être beaucoup plus libre, tâter d’autres horizons, partir à la rencontre d’autres cultures à travers ce métier de comédienne.

&nbsp;

<strong>Expériences professionnelles</strong>

- Un Monde immobile de Moussa Konaté mise en scène par Ousmane Sow en 1991.

- Soundjata mise en scène par P.Mohr avec le Théâtre Spirale (Suisse) en 1992 et tournée au Mali, au Burkina et au Niger.

- Le Roi se meurt de E. Ionesco dans le rôle de la reine Marguerite mise en scène par Ousmane Sow en 1992.

<strong>- En 1993</strong>, elle fait une tournée à Angers avec la troupe de marionnettes Sogolon pour le festival de Musique et de Folklore.

<strong>- En 1994-1995,</strong> après un casting elle obtient son premier grand contrat européen avec Attroupement 2 de Lyon, La Légende du Waga du Bida vue par Sia Yattabéré, rôle de la mère de Sia, mise en scène par P. Le Mauff. Tournée en France pendant un an.

<strong>- En 1996</strong>, elle joue dans La Fable du cloître de Caya Makhélé mise en scène P. Mohr, création au Sénégal puis tournée au Sénégal, en Suisse et en France.

<strong>- En 1998</strong>, création de Une Hyène à jeun de Massan Makan Diabaté mise en scène P. Jeanvie et Marcela Pizaro avec une tournée au Mali et au M.A.S.A. en Côte d’Ivoire (prix de l’UNESCO).

&nbsp;

<strong>Tournée en France, au Canada et en Afrique</strong>

<strong>- En 2002</strong>, création de la pièce Targuiya ou l’amour en temps de guerre du Mauritanien Moussa Diagana. Tournée à Sherbrooke, Ottawa, Bic, Montréal (Canada)

<strong>- En 2004</strong>, création et tournée africaine et européenne de Hamlet de Shakespeare, adapté et mis en scène par Hugue Serge Limbvani avec la compagnie Boyokani.

<strong>- En Décembre 2004</strong>, création de Le Miroir du voisin de Venance Konan mise en scène par Momo Ekissi, en co-production avec Acte SEPT Mali, dans le cadre du 7<sup>ème</sup> Festival du Théâtre des Réalités (10-17 décembre 2004).

<strong>- De juin à décembre 2005</strong>, elle reprendra Hamlet pour une tournée en France, Suisse, Belgique et au Canada.

<strong>- 2005</strong>, Festa d’Africa à Rome.

<strong>- 2006</strong>, tournées France Suisse Croatie, Allemagne.

<strong>- Septembre 2006</strong>, création pièce Kardérah coproduction Acte sept Les Arpenteurs suisse et les Intrigants RDGt: tournée Kardhérah à la Parfumerie Genève Lausanne et Yverdon en Suisse.

<strong>- 01 au 19 décembre 2006</strong>, tournée Africaine festival du théâtre des réalités Bamako, Sikasso, Bobo, Ouagadougou et le Niger.

<strong>- En 2010</strong>, elle joue dans Vérité de soldat au sein de Blonba.

<strong>De 2010 à nos jours</strong>, l’infatigable et la talentueuse Maïmouna a la fois très professionnel a joué dans beaucoup de films et séries.

Nous lui souhaitons bon vent dans sa brillante carrière d’actrice comédienne.

<strong>Source: African'Cinephiles</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise politique au Sénégal :  De la médiation malienne à la crise socio&#45;politique sénégalaise</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/crise-politique-au-senegal-de-la-mediation-malienne-a-la-crise-socio-politique-senegalaise-3025301.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/06/Moussa-Dasse-Mariko.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 12 Jun 2023 09:32:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>D’une dette morale et de sang contractée par le Mali lors de la crise sociopolitique et militaire de 2012 et durant tout le jalonnement historique de l’antiquité à nos jours en passant par la renaissance, de l’empire du Mali, le Djolof, le Sosso, la pénétration coloniale, la colonisation, le Dakar-Niger, le tirailleur sénégalais, de Saint Louis à l’éphéméride Fédération du Mali, le Sénégal et le Mali deux (02) pays qui vivent en intelligence dont l’un serait la continuité de l’autre, complices et ayant en commun beaucoup similitudes et d’organisations sous régionales: OMVS, UEMOA, CEDEAO et UA et autres.</strong>

Pour rappel, le Mali aurait beaucoup joué dans la médiation Mauritano-Sénégalaise dans les années 80 sans oublier le fait que lors de la crise au Nord Mali, à titre symbolique et de solidarité, le Sénégal serait parmi les premiers à mobiliser des troupes en direction du Mali.

Nous n’avons pas aussi oublié l’intervention du Président Macky Sall  dans la crise malienne de 2012 lors du coup d’État où il serait à la base du  départ du Président Amadou Toumani Touré vers le Sénégal. Il aurait dit qu’il serait venu chez lui, chercher ATT son frère...

Au-delà du bon voisinage, du bon commerce, nous avons été plusieurs à être formés au Sénégal, à beaucoup bénéficier de la Téranga, à fonder des familles, à beaucoup bénéficier de la solidarité de ce charmant peuple qui en réalité avec le Mali ne font que Un.

Les Sénégalais, qui vivent en terre Malienne, partagent avec nous la même communauté, et de cela, j’ai pu me rendre compte au Sénégal, des Sénégalais se réclamant Maliens en leur corps défendant.

J’ai été personnellement surpris du répondant de beaucoup de cadres maliens avec leurs homologues sénégalais, qui collaborant ou correspondant en toute fraternité et franchise.

Personnellement, à Dakar, j’ai été adopté comme beaucoup d’autres, par le voisinage qui était beaucoup plus regardant et attentif sur nos conditions de vie. À midi et au diner, je pouvais me retrouver avec beaucoup d’assiettes dont je faisais profiter d’autres étudiants étrangers.

J’ai eu une mère adoptive répondant au nom de Begeurise N’Deye Faye à la gueule Tapée qui n’a pas voulu en son temps qu’on égorge les moutons de l’Aïd el Kebir sans que je ne vienne de la mosquée, où j’attendais la Fatiha et l’immolation du mouton de l’imam. J’ai eu l’honneur et la chance de beaucoup bénéficier de la fraternité des célébrités de la mode comme Eva Tra et sa sœur Penda Diop dite Mimi Traoré, stylistes top model, actrices de cinéma, animatrices télé avec qui je déjeunais tous les jours, et beaucoup d’autres comme le corps professoral dont le Pr Moustapha Sarr, cardiologue de son Etat, mon Maître qui m’a beaucoup coaché et dont je ne cesserais de remercier.

Ceci pour dire que le Mali a de la famille au Sénégal, les Sénégalais.

Aux autorités Maliennes, ne laissons pas le Sénégal brûler, se consumer sur un bûcher d’adversité politique et de repli identitaire et avec toutes les excuses, de la malice qui ne va jamais payer.

Nous aurions voulu que le Ministre Abdoulaye Diop se saisisse de la question avec l’aval des autorités pour commettre rapidement des mandataires constitués de l’ambassadeur du Mali, assistés de Maliens de cœur comme SE Cheick Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal et probablement M. Boubacar Ttaoré dit Tra, ancien de la Coopération Internationale du Sénégal, originaire comme Macky SALL de Fatick, et conjoint de notre compatriote Awa Mahamane Touré, fille de l’ancien ministre des Sports des années 70. Ce minimum serait de faire accepter une trêve jusqu’à l’Aïd el Kebir, le temps de mettre une commission de conciliation en place qui ferait le déplacement de Dakar et de Ziguinchor pour rapprocher les différentes tendances en vue d’une solution acceptable de tous.

Pour la commission, il serait souhaitable que les médiateurs soient des personnalités de référence, anciennes et nouvelles très pointues, assistées de juristes par le fait que le dossier aurait été déjà enrôlé.

Il s’agirait de se réunir sous le Baobab (Bu Hibab, GOUYE, Sira, Andasonia digital) pour toute la symbolique de la sagesse. Symbolique que rien ne saurait vaincre, allant au- delà du prétoire.

<strong>Dr Moussa Dasse Mariko, Cardiologue, Bamako MALI,</strong>

<strong>Ancien de l’Université Cheik Anta Diop de Dakar</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Référendum constitutionnel :  Les colonels vont&#45; ils réussir là où les politiques ont échoué ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/referendum-constitutionnel-les-colonels-vont-ils-reussir-la-ou-les-politiques-ont-echoue-3025290.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jun 2023 09:26:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Du président Alpha Oumar Konaré à feu Son Excellence Ibrahim Boubacar Keïta, en passant par feu le général président Amadou Toumani Touré (ATT), trois (03) tentatives de révision constitutionnelle qui n'ont pas pu réussir, cette fois-ci serait-elle la bonne ? En tout cas, avec la convocation du collège électoral et l'ouverture de la campagne électorale, en ce jour vendredi 2 juin et le scrutin référendaire prévu pour le 18 juin 2023, tout semble faire croire que le scepticisme n'a plus de place. Ceux qui n'y croyaient pas commencent à se réveiller pour prendre le train en marche.</strong>

En tenant les Assises nationales de la refondation (ANR), le colonel président Assimi Goïta et son équipe avaient promis aux Maliens une application intégrale des conclusions qui sortiront de cette rencontre, et pour concrétiser cette promesse, il avait été décidé de créer une commission de suivi de l'application des résolutions de ces assises. Parmi les recommandations phares, il y figure en bonne place la révision de la Constitution de 1992, jugée comme une impérative pour la refondation de l'État en vue de pallier toutes les imperfections contenues dans cette dernière et qui ne permettaient pas de prémunir notre pays des multiples soubresauts qu'il a connus ces dernières années. Il ne restait plus  pour les colonels que d'honorer leur promesse.

Malgré l’unanimité sur la nécessité de la révision de la Constitution de 1992 en vue de l'adapter aux nouvelles réalités du moment, aucun président démocratiquement élu, de Alpha Oumar Konaré à feu Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), en passant par le général président feu Amadou Toumani Touré (ATT), n'a pu réussi à réaliser ce projet. Tous ont essayé de procéder à cette révision mais face à la pression populaire, ils furent obligés d'abdiquer. Donc, pour les colonels plus question de tergiverser là-dessus. C'est pour quoi ils ont mis la machine pour la révision avec la création d'une Commission de rédaction de la nouvelle Constitution.

Par souci d'inclusivité et avec l'espoir d'avoir tout le monde autour de ce projet majeur, le colonel président et son équipe ont mise en place une méthodologie participative qui a constitué à aller à la rencontre de tout le monde, classe politique, société civile, autorités traditionnelles et coutumières et même les organisations syndicales et faîtières. Tous ont été reçus par le président Goïta pour recueillir leurs propositions et suggestions. C'est ainsi que pour prendre en compte ces préoccupations soulignées par les uns et les autres, préoccupations jugées pertinentes et légitimes qu'une Commission de finalisation fut mise en place par leur soin en vue de les intégrer dedans. C'est au terme des travaux de cette commission qui lui a remis son rapport que le président Goïta a pris le décret de validation de la proposition de nouvelle Constitution qui sera soumis au référendum. C'est en ce moment que le réveil fut brutal pour ceux qui n'y croyaient pas du tout à une telle possibilité. Depuis lors, des voies ont commencé à s'élever pour remettre en cause ce projet. Chacun s'y oppose avec ses arguments.

Si pour certains, cette révision programmée est illégitime et illégale parce que n'étant pas du ressort d'un pouvoir de transition de procéder à tel acte, d'autres pensent que c'est un stratagème pour les militaires de remettre en cause les acquis de la révolution du 26 mars 1991 pour confisquer le pouvoir, d'autres également justifient leur opposition sur l'argumentaire de l'application de l'accord pour la paix et la réconciliation issu de processus d'Alger qui pour eux est un projet de partition du pays, d'autres également avec d'autres arguments et non le moindre tel que le concept de laïcité.

Cependant, malgré toutes ces agitations, rien ne semble fléchir les colonels déterminés à aller jusqu'au bout de ce projet. C'est pourquoi, si certains balançaient l'argument selon lequel la carte biométrique prévue comme seule carte d'électeur n'est pas disponible, pour couper court à cela, ils ont décidé d'autoriser le vote par toute pièce administrative servant d'identifiant comme la carte d'identité nationale, la carte NINA, le passeport et même le permis. Tout est mis en place où est en train d'être mis en place pour que le dimanche 18 juin prochain, date prévue pour le scrutin, les Maliens puissent enfin se prononcer sur l'adoption ou non d'une nouvelle Constitution, même l'argumentaire évoquant le nouveau découpage territorial a été rendu caduque par l'adoption d'un décret définissant la nouvelle configuration administrative de notre pays.

Conscient qu'il est impossible, dans une démocratie d'avoir l’unanimité et fort du soutien populaire dont ils disposent, tous ceux-ci nous permettent de penser que les colonels semblent tenir le bon bout pour réussir là où leurs prédécesseurs n'ont pas pu réussir.

Apparemment, rien ne semble être à mesure d'arrêter les colonels. Ce qui semble être vite compris par bon nombre de responsables qui n'hésitent plus à s'engager dans le processus en appelant leur militants non seulement à s'y implanter mais aussi et surtout à voter pour.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Projet de constitution de la république du Mali : Quand le document proposé contient des inepties</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/projet-de-constitution-de-la-republique-du-mali-quand-le-document-propose-contient-des-inepties-3025281.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jun 2023 09:05:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans sa politique de refondation, la transition a rédigé une nouvelle Constitution qui sera mise en référendum le dimanche 18 juin. Mais, d’ici le vote, le projet de Constitution contient des inepties. Sur les 191 articles, nous retenons dix (10) articles qui sont entre autres: les articles 9, 13, 46, 57, 61, 62, 69, 97, 145 et 188. Ceux qui soutiennent mordicus que le nouveau projet de Constitution est authentique (malien) ne savent rien.

L’armature juridique et institutionnelle que les colonies ont adoptée en accédant à l’autonomie, puis à l’indépendance, porte les empreintes de l’influence française. Un certain nombre de facteurs ont concouru à ce que certains analystes ont appelé la «francisation» des régimes politiques des anciennes colonies de la France. «La filiation est directe, la ressemblance étonnante entre la Constitution de 1958 et les Constitutions historiques d’Afrique noire. Le régime de la 5<sup>e</sup> République française a été pratiquement importé en bloc de la métropole dans les nouveaux États».

Pour revenir au cas spécifique du Soudan français, il faut noter que des conseillers de nationalité française étaient membres du Comité constitutionnel qui a rédigé la première Constitution soudanaise du 23 janvier 1959. Le cas extrême est certainement celui des colonies de l’Afrique équatoriale française (AEF) dont les Constitutions ont été rédigées à Paris. Les diverses Constitutions adoptées par les jeunes États africains s’inspirent largement de la Constitution française et des grands principes auxquels elle fait référence: respect des droits de l’Homme, souveraineté populaire, régime républicain laïque et démocratique, création de cours d’État ou de justice pour la préservation des droits et des libertés individuelles.

Article 9: le mariage et la famille qui constituent le fondement naturel de la vie en société, sont protégés et promus par l’État. Le mariage est l’union entre un homme et une femme. Or il est écrit dans le préambule du même projet de Loi que notre pays s’engage à garantir le respect des droits Humains, en particulier ceux de la femme, de l’enfant et de la personne vivant avec un handicap, consacrés par les traités et accords sous régionaux, régionaux et internationaux signés et ratifiés par le Mali (homosexualité).

Article 13: Le droit de propriété est garanti. Nul ne peut être exproprié que pour cause d’utilité publique et contre une juste et préalable indemnisation. Ce qui se passe au Mali sur le foncier est grave. Il y a lieu de tirer les bilans des gestions domaniales des édites. Trouver des gardes fous pour garantir les droits de propriétés. Au Mali, il y plusieurs structures en charge du foncier, ce qui complique tout: Maires, Sous-préfets, Préfets, Gouverneurs, Conseil des ministres.

Article 46: Tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité malienne d’origine et ne posséder aucune autre nationalité à la date de dépôt de la candidature. Il doit jouir de tous ses droits civils et politiques, être de bonne moralité et de grande probité.

Il doit être âgé de trente-cinq (35) ans au moins et de soixante-quinze (75) ans au plus à la date de dépôt de la candidature et être apte à exercer la fonction. Il est écrit dans la Constitution de février 1992 en son article 31 que tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité malienne d’origine et de jouir de tous ses droits civiques et politiques. Cette question mérite beaucoup de réflexion surtout l’aspect «nationalité d’origine». À partir de soixante-huit (68) ans, on est plus apte pour gérer les destinées d’un pays.

Article57: Le Président de la République nomme le Premier ministre et met fin à ses fonctions. Il nomme les autres membres du gouvernement après consultation du Premier ministre et met fin à leurs fonctions.

Article 61: Une fois par an, dans le courant du premier trimestre, le Président de la République prononce, devant le Parlement réuni en Congrès, un discours sur l’état de la Nation.

Article 62: Le Président de la République communique avec l’Assemblée nationale et le Sénat par des messages qu’il fait lire par le Président de l’Assemblée nationale et par le président du Sénat. Hors session, l’Assemblée nationale et le Sénat se réunissent spécialement à cet effet.

Article 69: Le Président de la République peut, après consultation des présidents des deux (02) chambres et du président de la Cour constitutionnelle, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale.

Article 97: les membres du Sénat portent le titre de sénateurs. Le Sénat est constitué, pour trois quarts de membres élus au suffrage universel indirect représentant les collectivités territoriales et, pour un quart de membres désignés représentant les autorités et les légitimités traditionnelles, les Maliens établis à l’extérieur et de personnalités ayant honoré le service de la Nation.

Article 156: La Cour des comptes (sans la Haute Cour de justice) est la juridiction supérieure des finances publiques et l’Institution supérieure de contrôle des Finances publiques. Elle a des attributions juridictionnelles, de contrôle et de consultation.

La Haute Cour de justice compétente pour juger le Président de la République et les ministres mis en accusation devant elle par l’Assemblée nationale pour haute trahison ou en raison des faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sureté de l’État. La mise en accusation est votée par scrutin public à la majorité des 2/3 des députés composant l’Assemblée nationale.

La Haute Cour de justice est liée par la définition des crimes et délits et par la détermination de peines résultantes des Lois pénales en vigueur à l’époque des faits compris dans la poursuite. Cette Cour a été délibérée omis par les rédacteurs de la nouvelle Constitution.

Article 185: Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté à l’intégrité du territoire. Dans la Constitution du 25 février 1992 en son article 118, il est écrit qu’aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. La forme républicaine et la laïcité de l’État ainsi que le multipartisme ne peuvent faire l’objet de révision.

Article 188: Les faits antérieurs à la promulgation de la présente Constitution couverts par des Lois d’amnistie ne peuvent, en aucun cas, faire l’objet de poursuite, d’instruction ou de jugement.

Ce projet de Constitution concentre tous les pouvoirs entre les mains d’une seule personne, le futur président de la République. Si cette Constitution est adoptée, elle ouvrirait la voie à une période de pouvoir personnel sans précédent dans l’histoire contemporaine du Mali. Au lieu de corriger le culte de la personnalité et la personnalisation excessive du pouvoir ainsi que des dérives autoritaires constatées depuis l’avènement de la démocratie le projet soumis à référendum les codifie et les aggrave.

De ce fait, il sème les germes de nouvelles crises dont ce pays qui souffle tant, n’a nul besoin. La transition aurait pu économiser du temps en apportant des amendements à la Constitution du 25 février 1992 composée de cent vingt-deux (122) articles.

Safounè KOUMBA

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<title>Meeting du ‘‘oui’’ au 26&#45;mars : Les forces rétrogrades en voie de récupérer la victoire du peuple comme en 1991</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/meeting-du-oui-au-26-mars-les-forces-retrogrades-en-voie-de-recuperer-la-victoire-du-peuple-comme-en-1991-3025276.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Jun 2023 07:05:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tapies dans l’ombre depuis le coup d’État de 2020, les sangsues ont voulu faire sortir leur tête de l’eau pour voler les acquis du peuple. Mais, les dieux du stade du 26-Mars n’ont pas voulu. Ils ont infligé une défaite cuisante aux organisateurs du meeting en ne drainant pas du beau monde, jeudi 8 juin, à Yirimandio, où se trouve le stade. Vont-ils abandonner leur projet ? Rien n’est moins sûr. Vigilance !</strong>

Malgré leur implication dans le processus de la transition, à travers leurs représentants dans des institutions, des partis politiques ont pris leur distance par rapport à la gestion du pays et à certaines décisions prises par les autorités actuelles pour restaurer l’honneur et la dignité du peuple malien, bafoués par la gestion du Mouvement démocratique adossé à la France pour ce forfait. Ils n’ont jamais apporté leur soutien au Mali dans son combat de libération face à ce pays, dont les actions nuisibles sur le terrain de la lutte anti- djihadiste ont coûté la vie à des milliers de nos compatriotes et occasionné des dégâts matériels inestimables. Ils sont restés dans une position de soutien tacite à la France de Macron, dont le rêve est de signer son retour triomphal dans notre pays avec la complicité de certains de ses enfants égarés, en l’occurrence, les hommes politiques qui ne jurent que la démocratie imposée par le sommet de La Baule en 1990 pour jouir du bien public. Ils croyaient profiter d’un moment de flottement dans la gestion de la transition pour s’engouffrer dans la brèche en retournant l’histoire en leur faveur comme ils l’ont fait après le coup d’État du 26 mars 1991 contre feu général Moussa Traoré.

Mais mal leur en a pris. Les forces rétrogrades ont été démasquées. Le meeting du jeudi 8 juin, sous lequel elles se sont cachées pour appeler le peuple à voter ‘‘Oui’’ le 18 juin, a été un fiasco. Les dieux du state du 26-Mars n’ont pas voulu. La mobilisation a été un échec. Elles voulaient, par cette messe, montrer à la face de leurs sponsors français  que, malgré leur silence, elles restent les incontournables de la scène politique malienne. Leur tentative de récupération des acquis du peuple, obtenus au prix du sang en août 2020, a été un désastre. La partie consciente du peuple malien n’a pas voulu répondre à leurs sirènes. Elle est restée digne dans sa position de ne pas suivre des femmes et des hommes qui ont pillé leurs richesses nationales durant les trente dernières années.

La vigilance doit être de mise. Ces sangsues, malgré ce revers, n’ont pas dit leur dernier mot. Elles vont toujours manœuvrer dans les eaux troubles en guettant les moindres failles des autorités de la transition pour rebondir. Ce sont des méthodes déloyales qui les ont permis de voler la victoire du peuple malien chèrement acquise dans le sang en 1991. Même atmosphère qu’en 1991. Ce que les Maliens demandent aujourd’hui «<strong>Mali Kura</strong>» était le slogan de 1991: «<strong>Kokadjè</strong>». Ils aspiraient en 1991 au changement pour un nouveau départ pour notre pays au sortir de vingt-trois (23) années de dictature.

Malheureusement, ce changement n’a jamais vu le jour. Les forces rétrogrades ont pactisé avec le diable pour récupérer la victoire du peuple malien à des fins d’enrichissement personnel. Elles se sont servies des anciens cadres du parti unique pour cette sale besogne. Elles veillent toujours. Vigilance pour déjouer les coups des sangsues.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cinéma :  Kary Bogoba Coulibaly alias Madou Wolo, l’homme aux multiples talents</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/cinema-kary-bogoba-coulibaly-alias-madou-wolo-lhomme-aux-multiples-talents-3024402.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Jun 2023 08:21:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Natif de Ségou, Madou Wolo a vu le jour en 1962. Kary est issu d’une famille de musiciens, dont le chef, Bogoba COULIBALY, était un célèbre percussionniste. Dès l’âge de cinq (05) ans, il apprend à jouer au balafon grâce à son frère ainé Arouna. Il rentre à l’INA (Institut National des Arts) en 1982, où il obtient un diplôme en Arts dramatiques en 1986 et rencontre plusieurs comédiens maliens, avec qui il formera en fin 1986 «<em>la Troupe Gnogolon</em>».</strong>

Étudiant dramaturge, il se passionne pour la musique auprès de ses aînés musiciens de l’INA et apprend la guitare électrique et traditionnelle, le cora, le piano, la batterie. Une polyvalence dans les instruments musicaux, qui lui vaudra le surnom de «<strong>l’homme-orchestre</strong>». Kary interprète de nombreux rôles dans des théâtres amateurs montés à l’Institut National des Arts (INA) avec ses amis. Son premier grand rôle dans une pièce de théâtre sera dans la pièce «<strong>moi seul</strong>» de l’écrivain ivoirien Bernard B. DADIÉ.

Il met en place un groupe musical dénommé «<strong>Tobodji</strong>» en 1997, nom issu d’une chanson qu’il a interprété avec le maestro Toumani DIABATÉ en 1996, avec qui il se produisait lors de concerts, cérémonies de baptêmes et mariages. Suite aux conseils du dramaturge français Philippe Dossier, il initiera avec Malick DRAMÉ, Salim SYLLA et Feu Ténéma SANOGO, un groupe théâtral et se fera ainsi connaitre du grand public à travers le «<strong>Gnogolon</strong>» et ses produits à travers le monde.

En 1998, il se fait remarquer par le cinéaste burkinabè Feu Sotigui KOUYATÉ grâce à son rôle dans «<strong>Le Rêve du Python</strong>» de Dani KOUYATÉ. Sotigui KOUYATÉ, Habib DEMBÉLÉ et Alioune Ifra N’DIAYE créent «<strong>le mandeka théâtre</strong>» avec Kary qui réunissaient tous les critères de chanteur, comédien et musicien. C’est donc le début d’une carrière internationale grâce au «<strong>mandeka théâtre</strong>» dans les pays voisins et plus tard dans le monde entier.

Madou Wolo est un musicien compositeur, arrangeur touchant à tous les domaines de l’art en général, mais beacoup plus passionné par le théâtre dont «<strong>Sanoudjè</strong>» de Boubacar SIDIBÉ, «<strong>Yéléma</strong>» de Mamou CISSÉ d’où il hérite son surnom de «<strong>Madou Wolo</strong>», la «<strong>Génèse</strong>» de Cheick Oumar SISSOKO, «<em>Sia, le Rêve du Python</em>» de Dani KOUYATÉ, ainsi que le rôle de Dianguiné du bar. Comédien infatigable, Kary continue à faire rire ses milliers de fans, à animer les scènes internationales pour le plaisir de tous. Bon vent et surtout longue et heureuse vie à Madou Wolo.

<strong>Source: AfricanCinéphiles</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contribution :  Solutions de confort relatif face à la chaleur ambiante en ces temps de changement climatique</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/contribution-solutions-de-confort-relatif-face-a-la-chaleur-ambiante-en-ces-temps-de-changement-climatique-3024411.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Jun 2023 08:18:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>De plus en plus avec le réchauffement climatique se pose la nécessité de solutions alternatives pour une quête de bien-être individuel et collectif. D’où la nécessité de conjuguer la réflexion pour une meilleure appropriation de la question afin de trouver des solutions optimum et efficientes accessibles pour le maximum de populations victimes des aléas climatiques, qui pour la plupart vivent dans la précarité.</strong>

<strong> </strong>

D’une observation personnelle, qui d’un constat de condionnement d’air frais sur l’esplanade de la grande mosquée de Médine (Arabie saoudite), en passant les conseils techniques d’un de nos regrettés de grands frères, Mohamed Sogoba dit Bati, spécialiste de résistance de matières, ancien de Kiev (ex-URSS). Nous serions à même de vous faire part de trois (03) propositions qui nous pensons empiriques. Par la réflexion des uns et des autres et probablement avec l’appropriation par les structures scientifiques et techniques universitaires et autres écoles de sciences et technologies appliquées, pourraient être une alternative pour un meilleur être de nos concitoyens et voire au-delà.

<strong>1) Le principe du canari ou jarre à orifice réduit reposant sur le flanc</strong>, doté d’un plafonnier de ventilateur à l’intérieur ou d’un baladeur.

Par cette proposition, il s’agirait de rendre hermétique toutes les entrées d’une enceinte (chambre, bureau, salon et autres) qui enfermant la porte de façon étanche, qui en déployant les rideaux pour renforcer l’étanchéité s’il s’agit  du model «<strong>persiennes</strong>» si c’est le cas.

La fenêtre serait entre baillée d’environ 10 cm s’il s’agit d’une fenêtre vitrée (iso plane), fermée, non recouverte de rideau ou légèrement entre baillée s’il s’agit de fenêtres persiennes. Ceci pour limiter l’entrée d’air. Le ventilateur serait mis en marche à faible débit pour adoucir l’air et éviter son réchauffement. Notons que plus le ventilateur est récent, moins il rejette de la chaleur.

Au bout de quelques minutes, on assisterait à une baisse de la température à l’intérieur de l’enceinte, et cela malgré la grande chaleur à l’extérieur. Ce principe ne concernerait pas  les enceintes couvertes de tôle galvanisée non isolée de contre-plaquée.

Notons que la présence d’une personne dans la pièce, par ses rejets d’eau lors de la respiration pourraient humidifier l’air ambiant.

<strong>2) La technologie du baladeur de ventilateur doté d’un dispositif d’égouttement d’eau humidifiant l’air brassé des pâles</strong>. Par une température ambiante avoisinant les 52-56°c, sur l’esplanade de la mosquée de Médine (Arabie saoudite) par temps de chaleur, nous nous retrouvons dans une zone de fraicheur douce et agréable de 28 à 30°c conditionnée par des ventilateurs très puissants fixés sur des palmiers artificiels, munis de dispositifs d’égouttement d’eau, refoulant de l’air frais et humide vers les pèlerins. Par certaines périodes contemporaines, on parlerait de merveilles comme celle des 7 Merveilles du monde de l’antiquité, un îlot paradisiaque dans un océan caniculaire.

Par cet exemple il s’agirait de voir comment nos techniciens et fournisseurs pourraient améliorer nos ventilateurs domestiques pour mieux répondre aux défis climatiques par son accessibilité en terme de coûts et efficacité, en les dotant d’un réservoir d’eau et d’un dispositif de pompage avec tubulure égouttant de l’eau qui serait brassée avec l’air ambiant par la rotation des pâles, eaux qui seraient contenues dans de simples bidons ou dans une bouilloire pour ablution, qui serviraient de réservoir, réservoirs qui pourraient contenir en plus de l’eau, des glaçons pour un meilleur rafraichissement. À date, il commence à avoir des prototypes sur le marché.

<strong>3) La solution de la bonne vielle gargoulette,</strong> qui serait un réservoir rafraichissait d’eau en terre cuite dont on se serait servi dans le passé, réservoir muni de 2 orifices de petits diamètres dont l’un serait plus réduit. Par ce principe, il serait possible de mieux aérer les grands entrepôts industriels ou de stockage, par le fait que l’air circulerait toujours du milieu de fortes pressions vers le milieu de basses pressions.

Il s’agirait de munir l’entrepôt d’une porte qui serait pas très grande, même s’il s’agirait d’aménager une petite porte dans le portail principal mais aussi de réaliser le minimum de fenêtre en nombre, des fenêtres persienne d’une à deux (02) fentes au plus. Par ce système, il y circulait plus d’air dans l’entrepôt que dans un entrepôt doté de grandes portes et de grandes fenêtres ouvertes aux quatre vents du fait qu’avec les grandes ouvertures les pressions de l’intérieure et de l’extérieur vont s’équilibrer et seront les mêmes, en un mot, empêchant l’air de circuler. Nous pensons qu’avec ces pistes de recherche empirique, chacun se devrait de s’approprier, de faire des observations et des réflexions pour de meilleures solutions.

Il serait intéressant d’utiliser à l’intérieur, le ventilateur  faible vitesse.

Selon un grand Maodo (personne reconnue de sagesse et de savoir, faisant de lui une référence en milieu peul): que c’est un altruisme que de transmettre le savoir. Savoir qui va toujours servir autrui, qui en retour serait très enrichissant pour son auteur.

Lors de la première traversée aérienne sans escale de l’Atlantique Nord le 20 et 21 mai 1927, frôlant souvent les vagues, un jeune pilote de vingt-cinq (25) ans surnommé Aigle Solitaire, en 33 heures 30 minutes de veille et d’attention soutenues, aurait en solitaire relié le continent américain au continent européen. À l’atterrissage au Bourget, envahi de journalistes et de curieux d’environ 200 000, pour la circonstance, on aurait demandé à Charles Lindbergh : s’il est de Français qu’il aimerait rencontrer. Avec beaucoup d’émotion, il aurait répondu: Mister Blériot… Mister Louis Blériot (1872-1936), célébrité qui fit la 1<sup>ère</sup> traversée aérienne de la Manche (Calais-Douves) en 37 minutes le 25 juillet 1909 à l’âge de trente-sept (37) ans. Et pourtant, ils étaient à des années lumières de l’ère de l’avènement de l’avionique (avancées technologiques dans le domaine) et des connaissances actuelles en matière de navigation et de sécurité pour dire que Charles s’était même débarrassé son gilet de sauvetage trop lourd (12 kilos) !!!

De nos jours de ces joyeux d’innocents de pilotes, ignorant tout des dangers, même vitaux, l’enjeu serait devenu, le trafic aérien, la colonisation de l’espace et l’avènement des vecteurs pilotés ou sans pilote, et autres satellites et missiles de défense. (Réf: L’envol du XX<sup>ème</sup> siècle, Louis Blériot, Maeght éditeur, page 109).

Ceci pour dire que l’Homme avait besoin de repères de fondements pour bien se tenir, évoluer et aller au-delà. Des petits pas qui auraient servir à la conquête de l’humanité, voire au-delà dans le système solaire.

Pour dire que cette publication trouverait son inspiration à l’initiative de deux (02) dames de lumière: M<sup>me</sup> Ki-Zerbo, née Jacqueline Assa Lazare Coulibaly (1933-2015), paix à son âme, de nationalité malienne et burkinabé et M<sup>me</sup> Dembélé Bassata Djiré, chef de Division Promotion Féminine de la Direction nationale de l'Alphabétisation fonctionnelle et de la Linguistique appliquée (DNAFLA) Mali.

Rappelons que Mme Ki-Zerbo, née Jacqueline Assa Lazare Coulibaly, de l’épouse du célèbre historien Pr Joseph Ki-Zerbo (1922-2006), fut enseignante et militante de l’émancipation des femmes et promotionnaire, amie et sœur de M<sup>me</sup> Dembélé Bassata Djiré depuis le Collège des Filles de Bamako(1950-1951)sous administration coloniale dont M<sup>me</sup> Sira Diop (1929-2013), paix à son âme, serait la première surveillante générale avant d’en être la première Directrice malienne du Lycée des Jeunes Filles (actuelle Lycée BA Aminata Diallo), puis syndicaliste, fonctionnaire internationale et présidente de l’Union Nationale des Femmes du Mali (UNFM).

Des héroïnes ayant souci de la préservation du couvert végétal, par ces temps de grandes sécheresses des années 70, et comment soulager leurs consœurs des tâches domestiques dans le but d’une meilleure émancipation, soutenues en cela par les pouvoirs publiques de l’époque et un bataillon d’anonymes, auraient beaucoup œuvré pour le sursis de la préservation et la  conservation des arbres par économie en stères (m³) de bois de chauffe avec l’introduction et la vulgarisation dans notre pays, du foyer amélioré pour la cuisson alimentaire.

En rappel. En 1980, la population malienne était estimée à 7,373 millions contre 22,594 millions en 2022, selon knoema.fr. Dans une véritable détermination nationale et internationale, à travers le Comité Inter-état de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) et les partenaires au développement, la réussite du programme de restauration du couvert végétal de Sahel Vert aurait été une véritable révolution en terme de réduction de la quantité ligneuse (bois de chauffe) utilisée qui serait environ de 2/3, diminution du rejet de carbone (fumée), la conservation de la chaleur, le gain de temps de cuisson, l’allègement du panier de la ménagère, l’émancipation de la femme au foyer, la préservation de la flore et de la faune, l’équilibre de l’écosystème. Au secondaire, j’ai eu la chance d’être formé avec d’autres par un professeur de l’École Nationale d’Ingénieurs (ENI) ou de l’École Centrale pour l'Industrie le Commerce et l'Administration (ECICA), sur décision de mon père.

À notre tour, nous avons eu la chance de manipuler la truelle à convenance, et de réaliser beaucoup de foyers améliorés gratuitement ou au franc symbolique de par notre éducation de fils d’enseignant, et de faire apprendre à d’autres qui nous auraient sollicité et même des maçons.

Que de chemin en termes d’innovations depuis: fourneaux Guatéli, Téliman, Nafacama, Lorena, Séwa…. le secteur serait toujours d’évolution constante, comme une flamme perpétuelle allumée dans le quotidien de nos foyers.

Du canari et la marmite tenue à la verticale, nous aurions été inspirés par application pour un canari posé sur le flanc pour dire que nous serions toujours avec votre sens de l’observation et de réflexion dans une trajectoire d’évolution comme le Français Clément Adler (1841-1925), premier à avoir effectué un vol motorisé, Blériot, Lindbergh e tpuis encore et encore…, comme pour paraphraser Neil Armstrong de la mission Apollo 11 (1969) après son alunissage: «<strong>Un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour l’humanité</strong>». Et par ces temps de changements climatiques qui nous assaillent….

<strong>Dr Moussa Dasse MARIKO, Cardiologue Clinique Salia DAOU</strong>

<strong>Hippodrome Bamako-Mali</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Référendum constitutionnel :  Les Associations patriotiques pour l&amp;apos;officialisation de nos langues nationales appellent à voter &amp;apos;&amp;apos;Oui&amp;apos;&amp;apos;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/referendum-constitutionnel-les-associations-patriotiques-pour-lofficialisation-de-nos-langues-nationales-appellent-a-voter-oui-3024408.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Jun 2023 08:16:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C'est à la faveur d'une conférence-débat pour la vulgarisation du projet de Constitution, tenue, vendredi 02 juin 2023 à l'Académie malienne des langues nationales (AMALAN), que les défenseurs des langues nationales, regroupés au sein d'une Association dénommée "<em>Associations patriotiques pour l'officialisation de nos langues nationales</em>", se sont retrouvés pour appeler tous leurs militants et tous les Maliens à voter "<em>Oui</em>" pour l'adoption de la nouvelle Constitution.

La cérémonie, présidée par le Directeur de l'Académie malienne des langues (AMALAN), M. Adama Djokolo Coulibaly, a enregistré la présence de l'ancien ministre Modibo Kadjoké et Bouba Traoré, président des Forces du changement pour la refondation. Elle a été animée par ces trois personnalités.

Dans son intervention, M. Djokolo Coulibaly, Directeur de l'Académie malienne des langues (AMALAN), a remercié tous ceux qui ont fait le déplacement et il a surtout adressé un remerciement particulier aux organisateurs de cet événement. Selon lui, ce combat pour la promotion de nos langues nationales que mènent ces associations est un combat noble et mérite tout son soutien et son encouragement.

À son tour, M. Bayaya Diarra, président de l'association "Laya" parlant au nom de l'association "N'Ko'', appelle à voter tout simplement "Oui". Car, selon lui, nous devons voter "Oui" parce que cette Constitution, c'est nous qui l'avons demandé aux autorités et elles l'ont accepté. Aussi, sans faire de prophétie, soutient-il que le pouvoir des Blancs est fini, seulement, c'est nous les Noirs qui ne savent pas encore où aller. Donc, nous devons chercher à nous affirmer en tant que Malien et en tant qu'Africain.

Pour M. Moussa Diaby, représentant des structures de promotion des langues nationales de l’ancienne Direction nationale de l’alphabétisation fonctionnelle et de la linguistique appliquée (DNAFLA), la nouvelle Constitution est venue de la demande des Maliens eux-mêmes. Donc, il est de notre devoir de la soutenir et de voter massivement ''Oui" pour qu'elle passe. Selon lui, tout ce qui a une toute petite fierté, doit aimer ses propres langues.

Selon M. Diaby, l'argument selon lequel nos langues ne sont pas prêtes pour traduire toutes les connaissances est une contre vérité. Car, dit-il, il n'y a aucune connaissance dans le monde qui ne peut être traduite dans nos langues, seulement il faut la manière et c'est cette manière qu'il faut apprendre. Tout le travail est à ce niveau. Avec la prise en compte de nos langues nationales dans la nouvelle Constitution, nous pouvons dire qu'un grand pas a été franchi à ce niveau, donc nous avons de bonnes raisons de nous battre pour que cette Constitution passe. Et les projets sont en cours pour la finalisation de l'officialisation de nos langues nationales et qu'il compte sur les autorités pour leur accompagnement.

Prenant la parole, le président du Club des amis des langues nationales du Mali (CALAN- Mali), M. Mahamadou Konta, président de la commission d'organisation, après avoir remercié tous les participants à cette conférence, n'a pas manqué d'exprimer toute sa reconnaissance envers nos autorités de la transition qui ont bien voulu accepter de prendre l'une de leurs principales doléances qui est l'officialisation de nos langues nationales, l'objet de leur combat depuis plus d'une trentaine d'années. Il a évoqué toutes les péripéties traversées par l'Association patriotiques pour l'officialisation de nos langues nationales avant d'aboutir à cela.

Certes, la prise en compte dans la nouvelle Constitution de l'officialisation de nos langues nationales est un premier pas positif, il faut se réjouir mais ce n'est pas tout. Il fait reconnaître que le plus dur reste encore à faire qui est de travailler dans tous les sens afin cette officialisation ne soit pas que sur papier.

À son tour, M. Bouba Traoré, président des Forces du changement et la refondation, représentant, dit-il, la délégation appelée M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques) et ses partenaires, a surtout appelé à l'union sacrée pour que le "Oui" l'emporte massivement afin de barrer la route à ceux-là qui soutiennent le contraire et qu'il les qualifie "d'ennemis du Mali". Et surtout se mobiliser pour que, au terme de la transition, le pouvoir puisse revenir à un des membres issu des forces du changement et qui est déjà engagé dans cette dynamique du changement, dans le cas contraire, affirme-t-il, tous efforts consentis jusque-là pour une véritable refondation de notre pays seront vains. Il a fini par féliciter et encourager toutes ces associations qui se battent pour la promotion de nos langues nationales et les exhorter à persévérer dans leur combat qui est un combat noble et un combat pas seulement pour le Mali mais pour l'Afrique. La libération de l'Afrique va commencer par-là.

Le ministre Mamadou Kadjoké, prenant la parole, a tenu à confirmer ce que son prédécesseur a laissé entendre à savoir qu'il n'existe aucune connaissance qui ne peut être traduite dans nos langues nationales et d'ajouter qu'aucune nation ne peut se développer dans une autre langue que les siennes. Tout peut être enseigné dans nos langues nationales, dit-il, mais seulement ça dépend de nos dirigeants et de leur politique.

Votre combat est un combat pour le Mali, un combat pour l'Afrique toute entière, a-t-il ajouté. Sinon, comment comprendre qu'un petit pays comme Malte avec une population de moins de cinq cents mille (500 000) habitants a sa langue nationale prise comme langue officielle à l'Union européenne (UE). M. le ministre a terminé son intervention par un brillant exposé mettant en exergue les points saillants de cette nouvelle Constitution donnant encore plus de raisons aux membres de ce groupement d'associations de défense et de promotion de nos langues nationales pour justifier leur choix du "Oui'' pour la nouvelle Constitution.

La conférence s'est terminée par l'intervention des responsables de toutes les associations membres de ce regroupement. Tout en remerciant et félicitant les autorités de la transition pour leur courage politique, tous ces responsables au nom de leur entité respective ont réaffirmé toute leur pleine et entière adhésion à ce nouveau projet de Constitution et ont lancé un appel pressant non seulement à leurs militants mais à tous les amis et sympathisants des langues nationales à se mobiliser pour un vote massive en faveur du "Oui'' pour qu'au lendemain du 18 juin notre pays puisse se retrouver avec une nouvelle Constitution qui correspond à ses valeurs et à ses réalités sociopolitiques et économiques. Alors, rendez-vous pour le dimanche 18 juin 2023.

À noter que l'Association patriotique pour l'officialisation de nos langues nationales est un regroupement de treize (13) associations de défense et de promotion de nos langues, à savoir: Club des amis des langues nationales du Mali (CALAN-MALI), Groupe des patriotes du Mali (GPM), Mouvement Yèrèwolo Debout sur les remparts, N'Ko Wassabaya "Mouvement et associations de l'écriture N'KO'', Collectif pour la refondation du Mali (COREMA), le Mouvement pour la renaissance du patriotisme au cœur de la jeunesse malienne (MRPJM), Bamanankan kènè Jèkulu (MAFALA), l'Amicale des anciens stagiaires et sympathisants de l'AMALAN (ASAMALAN), le Groupe MAKDAS, le Comité de langue nationale du lycée Ibrahima LY, le Mouvement Pionnier du Mali, Bamanankan Sinsinton et le Mouvement pour la souveraineté économique et monétaire de l'Afrique (MOSEMA).

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adhésion massive des partis politiques au référendum :  Une coalition militaro&#45;démocrates se met en place contre les intérêts du peuple malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/adhesion-massive-des-partis-politiques-au-referendum-une-coalition-militaro-democrates-se-met-en-place-contre-les-interets-du-peuple-malien-3024406.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Jun 2023 08:15:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Rien ne justifie l’organisation d’une quelconque élection sur le territoire malien dont beaucoup de zones se trouvent sous contrôle d’une nébuleuse armée par l’Occident et financée par les monarchies du Golfe pour déstabiliser notre pays à des fins géostratégiques. Elle laisse croire que les autorités sont plus préoccupées par leur maintien au pouvoir que la lutte contre l’insécurité qui coupe le sommeil à bon nombre de nos concitoyens. Elles sont aidées en cela par une classe politique dont les responsables se battent pour leur ventre que de l’intérêt général. Et leur revirement ne surprend guère les observateurs avertis du landerneau politique malien depuis leur arrivée au pouvoir en 1192. Ce duo pourra-t-il confisquer la victoire des Maliens ?</strong>

La classe politique malienne, issue des élections truquées, bâclées, ne cesse de surprendre l’opinion nationale par ses revirements au gré de ses intérêts privés. En effet, contre toute attente, les partis politiques, qui s’étaient farouchement opposés à la rédaction d’une nouvelle Constitution en développant des arguments juridiques contre le projet, ont appelé leurs militants à glisser le bulletin portant la mention ‘‘<strong>Oui</strong>’’ dans les urnes le 18 juin. Cette volte-face vient de prouver qu’une certaine race de politiciens maliens ne roule que pour leur confort personnel.

Pourtant, en prenant le pouvoir en 1992, à la suite d’une mascarade d’élections, ils s’étaient jurés de mettre définitivement fin aux pratiques malsaines du général Moussa Traoré (paix à son âme) par un coup de bâton magique à travers la démocratie importée, en contradiction avec nos valeurs. Malheureusement, le piège s’est refermé sur les concepteurs des mensonges qu’ils ont érigés en mode de gouvernance pour bien se servir du bien public. Ils se montrés plus prédateurs que les hommes du parti unique, jetés à la vindicte populaire pour prendre le pouvoir.

Comment peut-on soutenir une élection dans un pays, où l’insécurité règne en maître absolu ? La réponse est simple. Les militaires au pouvoir, ayant goûté aux délices, nourrisseraient l’ambition de ne plus retourner dans les casernes.

Quant aux dignitaires prédateurs des régimes précédents, ils ne souhaitent pas perdre leurs avantages qu’ils se sont indûment accordés à leur passage au pouvoir et à se mettre à l’ombre de la justice pour ceux qui traînent des casseroles. Et quand ce duo se donne la main, on parle alors de confiscation de pouvoir. Elle passerait par le maintien des hommes en tenue au pouvoir avec la complicité de la classe politique qui pousse ses militants à voter oui pour le référendum du dimanche 18 juin, à un moment où tous les efforts politiques devraient être conjugués pour la lutte contre l’insécurité. Cela n’est guère son souci. Alors que sa gouvernance a imposé des conditions de vie effroyables à des millions de Maliens qui peinent à manger à leur faim, à se soigner, à se loger et envoyer leurs enfants à l’école.

On ne cessera de le dire, le référendum du 18 juin est une duperie. Il vient renforcer le dispositif déjà mis en place pour le maintien des militaires au pouvoir. Il est le dernier verrou après la militarisation de l’administration publique (gouverneurs, préfets, sous-préfets militaires), de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), des ambassades et consulats. Et pour bien réussir ce coup fatal contre les intérêts du peuple malien, on fait appel à la classe politique pourrie pour jouer encore un sale tour contre leurs compatriotes qui croupissent sous le poids du vol de sa richesse par un groupe de bandits à col blanc, agissant au nom de la ‘‘<strong>démocratie</strong>’’.

Enfin, pour dire que rien ne justifie l’organisation d’une quelconque élection sur le territoire malien dont beaucoup de zones se trouvent sous contrôle d’une nébuleuse armée par l’Occident et financée par les monarchies du Golfe pour déstabiliser notre pays à des fins géostratégiques. Elle laisse croire que les autorités sont plus préoccupées par leur maintien au pouvoir que la lutte contre l’insécurité qui coupe le sommeil à bon nombre de nos concitoyens. Elle sera organisée pour mettre en place une coalition militaro-<strong>démocrate</strong> qui confisquera le pouvoir en 2024 et agira contre les intérêts du peuple malien. On dira adieu à la lutte contre la corruption. Et bonjour au luxe insolent des nouveaux dirigeants !

Certes, la transition organisera le référendum en 2023 et en 2024, elle serait incapable d’organiser les élections générales. Et en lieu et place, un gouvernement d’union nationale sera formé avec la classe politique prédatrice au détriment des forces du changement.

Malheureusement, du côté des partisans du non au projet de Constitution, on parle tout, sauf de l’insécurité. On aborde des sujets qui ne nous avancent pas dans la stabilisation du pays. L’insécurité qui chasse des milliers des Maliens de leurs villages est un sujet noyé dans des querelles partisanes et de clocher et de maintien au pouvoir d’une minorité.

Finalement, que veulent les Maliens ? Sinon, au Burkina Faso, la question a été tranchée. <strong>‘‘Pas d’élection, tant que l’insécurité sévit dans le pays</strong>’’, dira le Premier ministre, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla, devant les membres du Conseil national de transition (CNT), la semaine dernière.

Un acte patriotique à saluer !

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de l&amp;apos;Onu sur Moura : Le Mali vexé, ouvre une enquête judiciaire contre la Mission d&amp;apos;établissement des faits de l&amp;apos;ONU pour espionnage, atteinte à la sûreté extérieure de l&amp;apos;État et de complot militaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/rapport-de-lonu-sur-moura-le-mali-vexe-ouvre-une-enquete-judiciaire-contre-la-mission-detablissement-des-faits-de-lonu-pour-espionnage-atteinte-a-la-surete-exterieure-de-letat-et-de-complo-3023472.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 May 2023 07:31:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Si l'on a coutume de voir des rapports dressés par les experts des droits de l'Homme sur des États sans que nul ne broche, le Mali n'entend pas se laisser faire.

Ainsi, après la publication, le 12 mai 2023, de son rapport sur «les évènements de Moura du 27 au 31 mars 2022», rapport accablant, incriminant les soldats maliens et leurs instructeurs étrangers de massacres d'environ cinq cents (500) personnes dont des femmes et des enfants, l'Organisation des Nations unies (ONU) vient de déclencher la colère des autorités de la transition malienne qui n'ont pas tardé à réagir vigoureusement en rappelant à l'institution onusienne les règles élémentaires de droit.

Ainsi, dans un communiqué n°052 rendu public sur les antennes nationales le 13 mai 2023, les autorités de la transition malienne n'ont pas manqué d'exprimer leur indignation et leur colère face à un tel rapport qu'elle trouve biaisé, partial et inopportun. Selon les autorités, ce rapport biaisé, partial et inopportun ne vise qu'à démoraliser nos Forces armées de défense et de sécurité (FDS) après leur brillante victoire contre les groupes terroristes à Moura l'an dernier. Et qu'il n'a d'autre dessein que de perturber la tranquillité des Maliens à l'approche d'un scrutin référendaire d'une importance capitale pour le processus de refondation en cours.

Le gouvernement du Mali, indique le communiqué, condamne avec véhémence ce rapport biaisé reposant sur un récit fictif et ne répondant pas aux normes internationales établies.

Dans le même communiqué, le gouvernement du Mali fait savoir, qu'après avoir examiné la méthodologie ayant guidé la rédaction dudit rapport, que c'est avec stupeur qu'il a appris que la mission d'établissement des faits de l'ONU avait utilisé des satellites au-dessus de Moura pour obtenir des images sans qu'aucune demande ne lui soit adressée au préalable ni par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), ni par le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU. Le gouvernement du rappelle que cet acte de la mission d'établissement des faits ressemble à de cas d'espionnage. C'est ainsi qu'il se réserve le droit d'ouvrir immédiatement une enquête judiciaire contre la mission d'établissement des faits et ses complices pour espionnage, atteinte à la sûreté extérieure de l'État ainsi que de complot militaire, des crimes réprimés respectivement par le code pénal ( art.33 et 35) et code de justice militaire (art 130), sans préjudice de la qualification des autorités judiciaires.

Le communiqué rappelle que le gouvernement de transition avait mis en garde en maintes reprises contre l'instrumentation de la MINUSMA et le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme dans le dessein de briser la dynamique de la montée en puissance des forces armées et de sécurité du Mali et s'opposer aux choix stratégiques du Mali.

Selon les autorités de la transition, toujours dans le communiqué, il est contradictoire et paradoxal de noter la célérité avec laquelle la mission d'établissement des faits a été mis en place au moment où le Mali portait plainte devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le 15 août 2022, sur les actes d'agression contre la souveraineté et l'intégrité territoriale d'un État, membre des Nations unies par la junte française avec des preuves de violations flagrantes et répétées de son espace aérien et d'espionnage pour avoir collecté des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel, tout en leur larguant des armes et des munitions. Suite à cette plainte, aucune commission d'établissement des faits n'a été mise en place.

À ce jour, selon le gouvernement, la réunion spéciale demandée par le Mali pour présenter les preuves de la duplicité de la junte française n'a connu aucune suite. Dès lors, poursuit-il dans le communiqué , dans un souci de cohérence et d'éviter la politique de deux poids deux mesures, le gouvernement de la transition estime que la suite donnée au présent rapport de la Mission d'établissement des faits ne saurait être examiné séparément de la plainte portée par le Mali devant le Conseil de sécurité contre la junte française.

À travers cette réaction prompte et vigoureuse contre ce rapport de l'Organisation des Nations unies (ONU) et l'ouverture d'une enquête judiciaire contre la mission d'établissement des faits de l’ONU, les autorités de la transition du Mali montre ici combien elle tient à ses principes qui sont le respect de la souveraineté et de l'intégrité du Mali et le respect de ses choix stratégiques.

Le gouvernement du Mali se trouve conforté dans ses positions par le soutien de l'Organisation néo-panafricaniste de souveraineté (ONS).

En effet, dans un communiqué, n°30 mai2023, rendu public le 15 mai 2023 à Addis-Abeba, l'ONS déplore le caractère illégal des conditions qui ont permis l'élaboration de ce rapport de l'ONU sur les évènements de Moura, rapport aux entournures biaisées, fondé sur des faits totalement imaginaires puisque n'ayant pas été vérifié ni recoupé sur le terrain, selon elle. Elle s'interroge sur le crédit à accorder à un rapport de cette importance dans la mesure où il s'est fait en totale violation de la souveraineté d'un État que garantit la charte fondatrice des Nations unies de San- Francisco de 1948. Dans le même communiqué, l'ONS contre ce qu'elle considère comme une énième tentative de déstabilisation du Mali qui se prépare activement à l'organisation du référendum censé aboutir à l'adoption de la nouvelle Constitution que les ennemis des peuples africains du Mali veulent voir échouer dans le but de maintenir le statu quo de l'instabilité.

L'Organisation néo-panafricaniste de souveraineté, poursuit le communiqué, salue la clairvoyance des autorités maliennes, les encourage à maintenir le cap et à ne pas se laisser distraire par des agitations et des basses manœuvres qui cachent mal le dépit de ceux qui veulent voir le Mali sous le joug du bloc occidental dont il est en train de se dégager.

Enfin, l'ONS appelle les puissances occidentales au respect des principes qui sous-tendent l'action des autorités maliennes de transition que sont : respect de la souveraineté et de l'intégrité du Mali, respect du choix stratégiques du Mali et stricte prise en compte des intérêts du peuple malien. De même, elle exprime son soutien de la plainte du Mali auprès du Conseil de sécurité contre la France.

Au regard de ces soutiens venant d'une organisation qui regroupe trente- huit (38) entités en Afrique et dans le reste du monde (Brésil- France ) en plus d'une pluie de critiques de rapport venant de toute part et surtout l'imposition par la Russie et la Chine de leur droit de veto exprimant du coup leur rejet systématique dudit rapport, nous nous permettons de nous interroger sur ce qui reste de la crédibilité des Nations unies.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Référendum du 18 juin : Quand des intérêts se cachent derrière le oui</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/referendum-du-18-juin-quand-des-interets-se-cachent-derriere-le-oui-3023471.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 May 2023 07:30:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il ne sera pas une surprise d’attendre à la fermeture des bureaux de vote le 18 juin que le oui l’a massivement remporté. Ils sont tous mobilisés pour montrer aux militaires au pouvoir qu’ils sont les seuls maîtres à bord de la scène politique. Alors que la réalité est tout autre. De conférences en conférences, des associations, mouvements politiques et des partis politiques, soutiens déguisés de la transition, rivalisent d’ardeur sur le terrain de la vulgarisation du projet de la nouvelle Constitution pour leur survie et des intérêts cachés.

Appelés aux urnes, le 18 juin, les électeurs maliens auront le choix entre le oui pour une nouvelle Constitution et le non pour son rejet. Avant ce jour de vérité, beaucoup d’eau aura coulé sous le pont. Subitement, la période consacrée à la vulgarisation du projet de la nouvelle Constitution s’est vite transformée en une véritable campagne dont l’ouverture est prévue pour le 2 juin. Au lieu d’expliquer le contenu du projet de Constitution pour mieux édifier le citoyen sur ce que sera le Mali de demain si le oui l’emporte, on préfère entretenir l’assistance sur le bilan de la transition. Cette confusion est sciemment entretenue par les soutiens de la transition pour qu’avec l’ouverture de la campagne proprement dite qu’ils économisent sur les fonds débloqués en organisant moins d’activités durant cette période.

Les habitudes ont la vie dure, dit-on. À chaque changement de régime au Mali, on s’attend à un changement de comportement de la part du citoyen malien pour un nouveau départ. Du 19 novembre 1968 au 20 août 2020, en passant par le 26 mars 1991, des slogans ont été savamment élaborés pour accompagner l’enthousiasme des femmes et des hommes qui croyaient dur comme fer aux paroles mielleuses des princes du jour. Mais en fait, il ne s’agissait que d’une duperie des nouveaux hommes pour être en osmose avec le peuple, juste le temps de mieux s’implanter pour bien profiter des richesses nationales. Dans ce dessein funeste, le Comité militaire de libération nationale (CMLN, 1968) met en avant la ‘‘liberté’’. La suite est connue de tous. Les tombeurs du général Moussa Traoré en 1991 parlent de ‘‘Kokadjè’’. On le sait, ils ont été les vrais bourreaux du peuple malien durant ses trente dernières années. La transition actuelle crée le slogan ‘‘Mali Koura’’. Un concept sans contenu qui plonge les masses populaires dans l’incertitude. Et malgré tout cela, les Maliens n’arrivent pas à changer de comportement vis-à-vis de leurs dirigeants dont la grande majorité ne vise que leurs propres intérêts. Malheureusement, aucun de ces slogans n’a porté les fruits escomptés.

Cet accompagnement aveugle aura de beaux jours devant lui. Le Malien change au gré de ses intérêts personnels. Depuis l’annonce par le gouvernement d’une campagne de vulgarisation du projet de Constitution, le pays vit au rythme d’une véritable campagne électorale. Ils sont tous mobilisés pour montrer aux militaires au pouvoir qu’ils sont les seuls maîtres à bord de la scène politique. Alors que la réalité est tout autre. De conférences en conférences, des associations, mouvements politiques et des partis politiques, soutiens déguisés de la transition, rivalisent d’ardeur sur le terrain de la vulgarisation du projet de la nouvelle Constitution pour leur survie et des intérêts cachés. Chacun veut montrer aux hommes forts du pouvoir qu’il est le premier soutien et attend le retour de l’ascenseur. Une véritable hypocrisie en fond de toile.

Des hommes et des femmes qui ont combattu la révision constitutionnelle du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK, paix à son âme) sont au-devant de la scène pour magnifier le projet de Constitution de la transition dont beaucoup de parties sont des reprises de la copie du président défunt (Sénat, pouvoir renforcé du président de la République…). Ils ne le font pas par conviction, mais pour se sauver de poursuites judiciaires.

Quant aux responsables des associations et mouvements politiques, ils considèrent le référendum comme un test de leur implantation dans l’arène politique. Beaucoup d’entre eux pensent que le référendum sonnera le glas des formations politiques décriées et tenues pour responsables de la situation actuelle du pays. Pour ce dirigeant, c’est le début du changement générationnel de la classe politique qui s’est rendue coupable de l’affaiblissement de l’État au profit de ses intérêts. Cet autre déclare qu’ils bénéficient du soutien de la transition pour renverser la tendance aux élections générales prévues pour 2024.

Aussi, serait-il envisagé après le référendum une nouvelle équipe gouvernementale pour réconcilier les Maliens avec eux-mêmes. Dans les coulisses, beaucoup pensent être appelés dans ce gouvernement pour services rendus à la transition. D’autres lorgneraient les cabinets ministériels, les ambassades et autres structures dans lesquelles ils peuvent trouver un point de chute.

Tous ces intérêts se cachent derrière le oui au détriment de l’intérêt général. Dommage pour notre pays que des gens sans conviction deviennent les porte- étendards d’un changement.

Yoro SOW]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Référendum du 18 juin 2023 ;  “Oui” pour une quatrième République vertueuse et la souveraineté totale du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/referendum-du-18-juin-2023-oui-pour-une-quatrieme-republique-vertueuse-et-la-souverainete-totale-du-mali-3022742.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 May 2023 14:16:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La troisième République a été un cauchemar pour le Mali et le peuple malien:

- Système éducatif défaillant.

- Destruction ou l’inexistence d’une Force Armée digne de ce nom.

- Bradage des bâtiments publics.

- Politiciens du mouvement démocratique mal inspirés.

- Perte de nos valeurs morales et culturelles.

- Nomadisme de la classe politique malienne  (changement de parti politique comme on change d’habits).

- Éclosion anarchique des partis politiques (plus de 200 partis politiques).

- Insécurité généralisée pendant ces 30 dernières années.

- Mal gouvernance.

- Corruption généralisée.

- Système de santé défaillant.

- Inexistence de mobilité sociale par l’éducation.

La quatrième République, une opportunité et une vision stratégique pour une gouvernance vertueuse:

- Sanctions contre le nomadisme politique.

- Un multipartisme de rassemblement.

- La question de la gestion de la patrie ne sera plus une affaire des seuls politiciens de carrière.

- Création d’une deuxième chambre à cet effet.

- Une forte implication des chefs traditionnels de nos différentes communautés.

- Une société malienne beaucoup plus séculaire.

- Une société plus œcuménique avec plus d’emphase sur la liberté de croyance des citoyens.

- Éclosion d’une démocratie endogène et de dignité.

- Bannir la démocratie à l’occidentale source de division des communautés, des conflits sociaux et qui met à mal la cohésion sociale.

- Une démocratie de rassemblement et non une démocratie de division importée.

- Éclosion d’un nouveau citoyen malien.

- Une citoyenneté participative et non une citoyenneté d’exclusion.

- Mettre les intérêts du Mali et du peuple malien au-dessus de tout intérêt individuel et égoïste comme c’était la pratique par le passé avec les politiciens de ces 30 dernières années.

- Plus de justice sociale avec en vue... des sanctions contre des juges véreux (possibilité de porter plainte comme des juges véreux et éventuellement les sanctionner).

- Mise en place d’une force politique de vision avec une approche doctrinale mobilisatrice et de rassemblement du peuple malien.

- Plus d’anarchie  du concept de la liberté d’expression à l’allure d’arrogance et de défiance de l’autorité de l’état et des valeurs morales.

- La séparation des pouvoirs beaucoup plus accentuée, chaque pouvoir jouant pleinement son rôle.

- L’éducation civique et morale sur la base de nos valeurs socio-culturelles.

Oui à la nouvelle Constitution du Mali pour l’amorce de la quatrième République pour une vraie souveraineté politique, économique, monétaire et culturelle de notre chère patrie... notre bien commun... le Malikura.

Que Dieu bénisse le Mali.

<strong>Pr Bakary COULIBALY, Élan Patriotique (Faso N’Gneta Kanu)</strong>

Membre du Forum des Forces de Changement: FFC]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>143ème anniversaire de sa victoire héroïque sur l’armée française : Daban célèbre ses héros du 11 mai 1880</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/143eme-anniversaire-de-sa-victoire-heroique-sur-larmee-francaise-daban-celebre-ses-heros-du-11-mai-1880-3021753.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/143eme-anniversaire-de-sa-victoire-heroique-sur-larmee-francaise-daban-celebre-ses-heros-du-11-mai-1880-3021753.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 May 2023 07:05:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La population de Daban, dans le Bélédougou, a commémoré, le 11 mai, la victoire de ses héros sur l’armée coloniale, le 11 mai 1880, à Dio. Ce 143<sup>ème</sup> anniversaire était placé sous le signe de la gloire et de la grandeur de l’ethnie Bamanan. La cérémonie s’est déroulée dans la cour de l’école fondamentale.</strong>

Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. La célébration du 143<sup>e</sup>  anniversaire de la victoire héroïque des combattants de Daban sur l’armée coloniale a été un franc succès. Elle restera longtemps gravée dans la mémoire de la population de Daban et des invités. En effet, pour ne pas se faire raconter cette page glorieuse de l’histoire de leur village avec des falsifications, la population de Daban a massivement répondu à l’appel des organisateurs. Très tôt le matin, elle a pris d’assaut la cour de l’école pour être témoin du récit de la victoire éclatante de la bataille du 11 mai 1880 sur l’occupant français.

La cérémonie débuta par le mot de bienvenue de Maxime Traoré, représentant le chef de village de Daban. M. Diabaté, porte- parole des associations OBARA et Faso Kanu, a remercié la population de Daban pour la confiance placée aux deux associations dont l’un des combats est la manifestation de la vérité historique de la période coloniale dans notre pays. Quant à M’Pié Traoré, maire de la commune de Daban, il a salué l’initiative et encouragé les responsables de OBARA et Faso Kanu pour leur soutien à cette première édition de la victoire de son village, le 11 mai 1880, sur l’impérialisme français. Représentant le sous- préfet de Néguelé empêché, au nom de ce dernier, le maire dira que l’accompagnement des autorités à de telle initiative ne fera pas défaut.

La cérémonie a été agrémentée par le folklore du terroir: N’Goussou et Kôtêba.

&nbsp;

<strong>Le film de la bataille historique de Dio par Niaman Badian Traoré, porte-parole du village de Daban</strong>

«L’homme sans ancrage ressemble à un zèbre sans rayures.

En Afrique de l’Ouest, la conquête coloniale a été à la fois riche en péripéties et rebondissements. Rudes, complexes, partout à travers le pays, de combats acharnés ont émaillé le parcours du colon mécréant. Le sang a coulé, beaucoup coulé.

Avant que Ségou, Sikasso, Kidal, etc. ne tombent d’autres peuples ont combattu l’ennemi jusqu’au sacrifice suprême. La défense de la patrie n’a pas été un dîner de gala.

Quant au Bélédougou, le grand Bélédougou, terre des Hommes de la gloire, de la grandeur, l’un des berceaux de l’ethnie Bamanan, il a marqué par ses hauts faits d’armes l’époque coloniale.

Hommages et honneur à nos historiens, qui par des manuscrits de qualité, ont cherché à démystifier le colon blanc dans sa folle aventure de conquête. Ils ont critiqué, dénoncé les travers de cette colonisation inhumaine, sauvage et barbare. Cependant, certaines zones d’ombres restent non éclairées: c’est le cas de Daban, ancien chef-lieu de canton, contrée de N’Tjibakoungo dans le grand Bélédougou.

Loin d’être une légende ou une fiction, les faits que nous citerons sont bien une réalité. Oui, Daban a livré la bataille contre les Français à deux reprises.

Mme Adama Bah Konaré et son mari Alpha Oumar Konaré dans leur livre «<strong>Les Grandes dates du Mali</strong>», Bakari Kamian, Jean Bosco Konaré, tous historiens reconnaissent toutes ou parties des batailles de Daban contre le Blanc.

À l’entrée de Koulouba, on peut voir la liste des villages ou localités qui ont affiché une résistance à la pénétration coloniale, le nom de Daban vient en troisième position sur cette liste.

Au fort de Médine (Kayes), où se trouvait le marché des esclaves, le nom de Daban est gravé dans un registre parmi les villages de la résistance.

«<strong>Les Pionniers du Soudan</strong>», un livre écrit par Jacques Meniaud, secrétaire de Archinard, tous Français, disponible aux Archives Nationales, réserve un espace pour les batailles de Daban contre leur pays.

L’histoire de Daban est aussi racontée de génération en génération ici même à Daban.

Nous disons tout ceci pour porter à la connaissance de l’assistance que nous n’inventons rien.

En effet, la France n’avait pas la mainmise sur l’Afrique. C’est en 1880 qu’à partir du Sénégal elle a entrepris un projet de mise en place des postes du Sénégal au Niger en vue de conquérir l’Afrique occidentale. Ainsi, le 20 mars 1880, une mission française conduite par le capitaine Gallieni est partie de Médine pour Ségou auprès du sultan Ahmadou. La mission comprenait outre Gallieni, les lieutenants Vallières et Piétri, les docteurs Tautain et Bayol, futur résident de Bamako, les interprètes Alpha Séga et Alassane. Vingt- cinq (25) tirailleurs formaient l’escorte de protection. Une centaine d’âniers conduisaient 300 ânes et 12 mulets chargés de vivres, de campements de la mission et de cadeaux considérables pour Ahmadou.

Tout alla bien jusqu’à Kita où le chef de mission put faire signer des traités de protectorat et d’amitié par différents chefs malinkés et en particulier par Tokonta, chef effectif de la Confédération de Kita, le 25 avril 1880, qui offrait gracieusement les terrains pour l’établissement d’un poste.

Pour continuer vers Bamako, le capitaine Gallieni a pris la route de Bélédougou. Au même moment, les Bamanans de Bélédougou menaient une guerre acharnée au sultan de Ségou, lui coupant les communications entre ses États de Ségou et ceux de Nioro, ainsi que la route par le Baoulé allant à la forteresse de Mourgoula. Gallieni faisait croire aux Bamanans qu’il est de leur côté contre Ahmadou.

Arrivé à Dio, cet argument n’a pas empêché Naballa Diarra, chef de ce village, de dépêcher une mission auprès de Naba Traoré, chef de village de Daban, pour lui annoncer le passage de l’homme blanc lourdement chargé. En effet, Daban était un village réputé sinon le plus réputé de la contrée pour ses exploits en matière de guerre, pour son audace et son courage à ne reculer devant aucun danger. Naba Traoré a alors ordonné à ses guerriers d’abandonner tous les projets et de partir à Dio récupérer le chargement dont il est question pour qu’il en fasse prix de dolo. Ainsi, le 11 mai 1880, les Hommes de Naba, chef de village de Daban, ont attaqué le convoi français, récupéré vivres, armements dont un canon et quatre (04) espingoles et bien d’autres choses après avoir tué quatorze (14) indigènes. Les Blancs ont préféré fuir pour sauver leur peau.

Au retour des «<strong>Tékérés</strong>», surnom des guerriers hors pair, à Daban avec butin, la chaleur de l’accueil était indescriptible. Une fête fut organisée immédiatement. Tout le folklore du village est sorti ce jour: Kôtêba, N’Goussoun, Bondiala, Tchibarani, Bourou, etc.

Après la bataille de Dio, la France a envoyé à Daban des émissaires pour négocier la récupération des matériels saisis. Daban a non seulement refusé toute restitution mais a immolé un des émissaires au fétiche protecteur du village, rasé la tête d’un deuxième transformé en berger avec les gamins et un troisième fut gardé comme serviteur auprès du chef».

Les associations OBARA et Faso Kanu ont apporté leur soutien à cette manifestation. La délégation des deux associations était conduite par Ibrahima Kébé, porte- parole du mouvement politique Faso- Kanu.

<strong>Yoro SOW, envoyé spécial</strong>

<strong>Création de Daban</strong>

Le village de Daban a été créé par Antlè Traoré dit Antlèkoro, chasseur craint, énigmatique qui, au cours d'une partie de chasse, tomba sur une clairière étrange en pleine forêt dense, giboyeuse. Antlèkoro, perplexe, séduit, émerveillé par la beauté de l’espace mystique, s’y installa et fonda «<strong>Daba</strong>» qui signifie «<strong>le grand espace</strong>».

L’actuel chef de village s’appelle aussi Antlè Traoré.

Daban est le chef-lieu de la commune rurale qui porte le même nom et qui est peuplée de 17 856 habitants. La commune est sous les autorités administratives de la sous- préfecture de Néguéla, de la préfecture de Kati dans la région de Koulikoro. Elle est limitée au nord par la commune de Djiwoyo (Kolokani), à l’ouest par celle de Madina (Kita), au sud par la commune sœur de N’Tjiba et à l’est par celle de Tioribougou (Kolokani).

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<title>Gouvernance 1992&#45; 2023 : La malédiction démocratique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gouvernance-1992-2023-la-malediction-democratique-3021746.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 May 2023 06:53:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Avant qu’ils ne confisquent la victoire du peuple malien sur la dictature du général Moussa Traoré, le 26 mars 1991, les démons parés aux couleurs de la démocratie ont juré devant l’Eternel que le système politique pour lequel ils se battent, est le seul chemin pour que le Mali revienne dans le concert des grandes nations. Mais, c’était mal connaître les loups déguisés en agneaux. Ils ont mis le Mali en coupes réglées pour constituer un trésor de guerre volé dans les caisses de l’État, afin de se mettre à l’abri de la misère et prendre le pays en otage par des élections truquées dont ils sont les seuls bénéficiaires.</strong>

Au sortir des vingt-trois (23) longues années de dictature du général Moussa Traoré (paix à son âme), renversé par un soulèvement populaire le 26 mars 1991, tout était indiqué pour que le Mali ne retombe pas dans une situation aussi décevante et déshonorante que celle nous vivons  aujourd’hui. Malheureusement, elle est l’œuvre d’une catégorie de femmes et d’hommes sans conviction politique, ni vision, mais instrumentalisés par l’impérialisme occidental pour mettre à terre notre pays. Ils ont réussi à le faire et l’État du Mali ne tient que par un fil. Et malgré cet état de fait, ils continuent à se glorifier de leur gouvernance parsemée de prédation, de vol, de surfacturation, de concussion, de l’affaiblissement de l’autorité de l’État et de dépravation de nos mœurs sacrifiées sur l’autel des droits humains (droit des femmes, droit des enfants, liberté d’expression, etc.). Comme si cela ne suffisait pas, ils tentent de convaincre des gens à les suivre dans d’autres aventures de démolition de notre pays. Que de la félonie !

L’arrivée des démons, qu’ils soient de midi et du midi, au pouvoir en 1992, n’a rien auguré de bon pour le Mali. Pourtant, ils avaient donné du sens à leur lutte contre le régime du général Traoré en s’attaquant aux maux qui rongeaient le système politique de ce dernier mis en place au lendemain du coup d’État contre le premier président du Mali, Modibo Keïta. Parmi lesquels on peut citer entre autres: corruption, népotisme, cooptation,  financement du parti unique (UDPM) sur les fonds publics, chômage, détournements de deniers publics, surfacturation, liquidation des sociétés et entreprises d’État… Le combat était noble. Et il ne pouvait que mobiliser les Maliens qui en avaient marre de la gestion clanique du chef de la soldatesque du 19 novembre 1968. Mais, c’était mal connaître les loups déguisés en agneaux.

<strong> </strong>

<strong>Case départ</strong>

De déboires en déboires, le peuple malien ne savait plus où donner de la tête. Les nouveaux maîtres du pouvoir n’ont pas hésité à montrer leur visage hideux et affreux. Et le sentiment général partagé dans l’opinion nationale était: «<strong>ôte- toi de là pour que je m’y mette». </strong>Il ne restait plus que de continuer le travail de sape entamé sous Moussa Traoré pour affaiblir de nouveau l’État malien. Et c’est produit avec le président Alpha Oumar Konaré, un ministre du parti unique du général président. Bien huilé dans le système de prédation de l’ancien régime, il a aussitôt mis en place d’autres moyens de spoliation des biens publics en renforçant celui de l’ancien régime. Bonjour les dégâts !

La corruption s’est généralisée à un rythme jamais égalé dans notre pays. Les derniers sont devenus les premiers dans le vol crapuleux des richesses nationales. Ils ont été aidés en cela par la Constitution de 1992 qui les protègent jusqu’à leur dernier souffle. Ils se sont accordé des avantages faramineux: fonds de souveraineté, caisse noire, prise en charge par l’État.  Et surtout avec la prime accordée à la démocratie par leurs mentors français pour transformer notre pays en une succursale à leur service. À cet effet, des dizaines de milliards ont été accordés à des pays africains qui ont accepté de répondre à l’appel de La Baule: la démocratie ou rien. Cet argent a permis au président Konaré d’acheter des opposants politiques à coût de millions, instituant ainsi la corruption politique dans notre culture.

Comme si la malédiction démocratique s’abattait sur notre pays, ils ont cassé tous les ressorts sur lesquels on pouvait s’appuyer pour relancer le développement de notre pays. Ils ont continué avec la même politique de privatisation des sociétés et entreprises d’État qu’ils ont dénoncée sous Moussa Traoré en mettant dans la rue des milliers de chefs de familles. Jusqu’à présent beaucoup d’entre eux courent derrière leurs droits détournés par les hommes de droit de la démocratie. Ils ont mis en lambeaux l’école, la santé, l’armée. Ces trois secteurs constituent à n’en pas douter les piliers essentiels pour développer un pays. L’école est à la merci d’une privatisation derrière laquelle s’ils se cachent pour récolter des millions dits de subventions accordées à l’État aux promoteurs privés aux visages criminels. L’armée a été décapitée en ressources humaines de qualité et de matériels pouvant assurer notre sécurité.

Ces délinquants financiers, au nom d’une prétendue démocratie, ont délibérément fermé certaines de nos sociétés et entreprises d’État qui alimentaient nos marchés en produits de bonne qualité: savon, huile fabriqués par l’Huilerie cotonnière du Mali (HUICOMA). Le chemin de fer est passé par là. Il a été saboté pour laisser la place aux bus des compagnies de transport écrans. Et cela avec la complicité de l’Union européenne (UE) qui a construit la route Bamako-Kayes. N’en parlons pas de la vente des bâtiments administratifs.

Dans le domaine de l’agriculture, rien n’a été entrepris pour assurer l’autosuffisante alimentaire. Aucune réalisation digne de ce nom dans l’aménagement des plaines, excepté quelques réalisations faites par le président Amadou Toumani Touré (ATT, paix à son âme). Ils ont préféré l’importation en accordant des milliards de F CFA de subventions et d’exonérations à des opérateurs économiques qu’ils ont eux- mêmes fabriqués pour cette entreprise criminelle. Et à la fin de cette opération, l’argent est partagé entre eux, laissant le peuple à la merci de l’augmentation vertigineuse des prix.

La démocratie a été une véritable aubaine pour des crapules qui ont trompé les Maliens sur toute la ligne pour se servir. Et malgré leur forfaiture contre le peuple malien, ils ne sont pas inquiétés. Ils se disent encore acteurs incontournables de la scène politique malienne. Malheureusement, ils sont aidés en cela par la transition qui continue avec la malédiction démocratie en ne luttant contre aucun mal dénoncé sous le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

Les rapports des structures de contrôle budgétivores dorment toujours dans les tiroirs. Comme au bon vieux temps des démocrates voleurs, la lutte contre la corruption sous la transition est menée en fonction de la tête du client. Et avec l’impunité, on est retourné à la case départ. Tous les maux combattus sous Moussa Traoré ont pris l’ascenseur.

Va-t-on continuer avec cette malédiction démocratique qui plonge chaque jour davantage notre pays dans le fossé du mécontentement ?

<strong>Yoro SOW</strong>

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<title>Gouvernance :  La gestion des ressources humaines laisse à désirer</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gouvernance-la-gestion-des-ressources-humaines-laisse-a-desirer-3021161.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 May 2023 08:47:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans notre parution n°869 du 02 mai, nous écrivions ceci: «<em>La Cour suprême retoque deux décrets du chef de l’État</em>». Ainsi, la Section administrative de la Cour Suprême venait d’annuler deux décrets du président de la transition. Cette annulation pose la question de compétence et de connaissance des missions confiées à nos cadres. Comment comprendre cette annulation des deux (02) décrets présidentiels, quand on sait que le chef de l’Office central de la lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Moumouni Guindo est un magistrat, un fin connaisseur du droit et un magicien du droit ? Au Conseil national de la Transition (CNT), la loi électorale avait subi plusieurs amendements.

Faute de ressources humaines compétentes, nous assistons à des dérives administratives de certains qui pèchent par méconnaissance des textes ou par ignorance. Or les ressources humaines sont des bases de la richesse ou de la puissance d’une nation. Elles sont souvent employées dans une situation fâcheuse pour se tirer d’embarras. Jamais à l’aise lorsqu’il s’agit de parler des ressources humaines. Là encore, l’inégalité et le népotisme font des ravages.

Avec la prolifération des écoles supérieures privées, Il est très fréquent de voir des fonctionnaires détenteurs de doctorat en science économique, en droit, etc. Tous sont diplômés, détenteurs d’une attestation pour avoir du travail. Mais attention ! Tous détenteurs d’une attestation de diplôme n’est pas forcément compétent dans un domaine requis.

Dans un contexte de ressources humaines incompétentes, la transition a mis en place un gouvernement de crabes, un Conseil national de transition (CNT) composé de vieux cadres intellectuellement désarmés et de politiciens finissants. Dès lors, il court vers l’échec. Aucune personne ressource capable de fournir des solutions aux problèmes choses qui se posent. Nous craignons que les remèdes inadéquats, appliqués à contresens et à contretemps ne déplacent le mal sans le faire disparaître. Comment sélectionner les ressources humaines ? C’est cet exercice que les autorités de la transition doivent mener avant de passer aux nominations.

Le plan de carrière qui devait servir à sélectionner les meilleurs cadres ou les meilleurs fonctionnaires a été mis sous le boisseau par les politiques. Dès lors, on assiste à la promotion des incompétents dans les sphères de l’État. Et du coup, ces cadres parvenus transforment le service en une structure privée en recrutant leurs proches.

<strong>Fatou CISSÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali: Le Sort incertain de la Mission de l’ONU :  La Minusma peine de plus en plus à remplir ses missions sur le terrain et subit les pressions de la junte</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-sort-incertain-de-la-mission-de-lonu-la-minusma-peine-de-plus-en-plus-a-remplir-ses-missions-sur-le-terrain-et-subit-les-pressions-de-la-junte-3021157.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 May 2023 07:46:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les casques bleus doivent-ils rester au Mali, malgré la paralysie de leur action, ou quitter le pays au risque d’abandonner les civils exposés aux actions de groupes djihadistes ? Au siège des Nations unies, la question est posée alors que s’ouvrent, à New York, les discussions sur l’avenir de la Mission pour la stabilisation au Mali (Minusma). Le Conseil de sécurité doit décider, en juin, s’il prolonge sa présence dans le pays sahélien.</strong>

Déployée en 2013 pour restaurer l’autorité de l’État et protéger les civils dans le nord du pays, la Minusma a fait d’emblée l’objet de critiques au sujet de son efficacité. Mais depuis les coups d’État perpétrés en août 2020 et mai 2021 et l’arrivée au pouvoir de militaires à la tête du pays, elle peine de façon flagrante à remplir sa mission. Les casques bleus font face à l’hostilité ouverte de la junte conduite par le colonel Assimi Goïta.

<strong>Dans le viseur des colonels maliens: la division chargée d’enquêter sur la question des droits de l’Homme</strong>

En butte à l’hostilité de la junte, elle parvient difficilement à travailler, comme l’illustrent, ces dernières semaines, les crispations autour du rapport d’enquête sur la tuerie de Moura. Ce village du centre du pays a été le théâtre d’un des pires massacres depuis le début de la guerre. Près de 300 civils ont été «<em>sommairement exécutés</em>» entre le 27 et le 31 mars 2022, selon l’ONG Human Rights Watch, qui met en cause les Forces armées maliennes (FAMa) et «<em>des soldats étrangers, identifiés par plusieurs sources comme étant des Russes</em>».

Un drame sur lequel la Minusma a réussi à enquêter malgré les entraves: son enquêteur principal a été «<em>arrêté à Mopti </em>(dans le  centre du Mali)<em>, par les services de renseignement et des militaires, alors qu’il était en train d’auditionner des rescapés du massacre</em>», selon une source interne. Son rapport, toutefois, n’a toujours pas été rendu public, plus d’un an après les faits. Le 12 avril, lors d’une réunion à New York, plusieurs États membres du Conseil de sécurité s’en sont ouvertement inquiétés. Le représentant américain a, comme d’autres membres de délégations occidentales, exigé la publication du document. Mais la junte malienne semble bien décidée à retarder sa parution en faisant pression sur la Minusma. Les dirigeants militaires, à Bamako, ont d’abord demandé expressément «<em>de ne pas rendre public le rapport sur ce massacre</em>», selon la source interne des Nations unies. Puis Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères malien, aurait ensuite «<em>affirmé au Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme que la Minusma avait payé des témoins de Moura pour qu’ils désignent l’armée comme responsable de la tuerie</em>», lors d’un déplacement à Genève en décembre 2022. Contacté, le diplomate malien n’a pas donné suite aux sollicitations du Monde.

En février 2023, les colonels ont accentué la pression en déclarant Guillaume Ngefa, le chef de la division des droits de l’Homme de la MINUSMA, persona non grata, l’accusant d’«<em>agissements déstabilisateurs et subversifs</em>». «<em>La junte pensait que chasser Guillaume Ngefa empêcherait la publication du rapport, mais c’est raté. Il va sortir</em>», soutient une autre source au sein de la Minusma.

<strong>«<em>La gravité de la situation</em>»</strong>

L’objectif, pour les autorités maliennes, selon la source au sein de la Minusma, rejointe par d’autres, est de «<em>façonner la mission pour en faire un instrument qui défende seulement les intérêts des militaires au pouvoir</em>».

Sur le plan opérationnel, ces derniers n’ont cessé de réduire les capacités d’investigation et de déplacement des quelque 13 600 militaires déployés sous le drapeau de l’ONU.

Depuis début 2022, chaque patrouille aérienne et terrestre de la Minusma doit demander quarante-huit heures à soixante-douze heures à l’avance à Bamako une autorisation spécifique, qui est loin d’être automatiquement délivrée. Près d’un quart de celles réclamées au premier trimestre 2023, soit 297 vols, «<em>ont été refusées</em>», note le secrétaire général de l’ONU dans son dernier rapport sur la situation au Mali publié le 30 mars, précisant que la plupart d’entre elles «<em>concernaient des drones de renseignement, de surveillance et de reconnaissance</em>». Sous la responsabilité du contingent allemand de la Minusma, ces appareils servent notamment à appuyer la sécurité des casques bleus. Conséquence: «<em>De plus en plus de troupes refusent d’exécuter les missions sur le terrain</em>», souligne une source diplomatique occidentale.

En raison de ces entraves, plusieurs pays ont enclenché le retrait ou le non-renouvellement de leur contingent, provoquant récemment une chute de 17% des effectifs de la mission. Parmi eux, l’Allemagne, principal contributeur européen, a annoncé, mercredi 3 mai, le retrait de ses 665 soldats d’ici la fin 2023, emboîtant le pas à la Jordanie. «<em>Ces annonces (...) doivent nous alerter sur la gravité de la situation (...). Notre priorité à tous devrait être de prendre les décisions nécessaires pour que la Minusma puisse remplir sa mission</em>», a déclaré Nicolas de Rivière, l’ambassadeur de France aux Nations unies, lors de la réunion du 12 avril sur le Mali.

Dans les couloirs du siège de l’ONU, comme au sein de l’opération de maintien de la paix, la position du chef de la Minusma concentre les critiques. Le Mauritanien El Ghassim Wane, qui dirige les casques bleus depuis mai 2021, est jugé trop conciliant avec la junte par ses propres collègues. «<em>Ses rapports sur le Mali donnent l’impression que la situation s’améliore, alors qu’elle empire. Il n’est plus crédible</em>», estime la source diplomatique à New York.

Ces derniers mois, «<em>des avancées importantes (...) et qui sont de nature à faire progresser l’objectif de promotion et de respect des droits de l’homme</em>» ont eu lieu au Mali, a notamment écrit M. Wane dans une note publiée en novembre 2022. Face au conseil de sécurité, le 12 avril, le diplomate mauritanien a également assuré que «<em>la majorité</em>» des violations des droits de l’homme commises dans le pays au premier trimestre 2023 était imputable <em>«aux groupes extrémistes</em>». Un constat démenti par les données de l’ONG Armed Conflict Location &amp; Event Data Project (Acled), dont les chiffres font référence en matière d’analyse des conflits.

<strong>Chaque patrouille de la Minusma doit demander à Bamako une autorisation spécifique, loin d’être toujours délivrée</strong>

Selon elle, environ 220 des quelque 350 civils tués au Mali au premier trimestre 2023 l’ont été par l’armée, parfois appuyée de ses supplétifs russes du groupe Wagner. «<em>Il y a une bataille en interne pour que nos rapports ne soient pas édulcorés. La junte ne veut pas qu’on parle des violations commises par l’armée, ni qu’on évoque Wagner. Notre chef subit beaucoup de pressions de la part des autorités à ce sujet</em>», confie un membre de la Minusma.

Un autre estime quant à lui que la mission est devenue «<em>un instrument au service de la junte</em>». «<em>El Ghassim Wane tente de sauver sa tête et celle de la mission. Nous sommes de plus en plus nombreux à penser que sa diplomatie relève de la compromission et qu’il est temps de plier bagage. Les opérations des casques bleus sont entravées, la mission est insultée par le régime malien et la hiérarchie laisse faire. À quoi bon continuer à dépenser 1,2 milliard de dollars [1,1 milliard d’euros] par an dans ces conditions ? On risque quand même notre vie ! Cent soixante-cinq (165) casques bleus ont été tués depuis 2013</em>».

Contactée, la direction de la communication de la MINUSMA  affirme que ses rapports «<em>sont le fruit d’enquêtes minutieuses», et ajoute: «Jamais les faits ne sont altérés</em><strong>», </strong>reconnaissant des «<em>difficultés</em>» dans ses relations avec la junte, tout en affirmant faire «<em>tout ce qui est en [son] pouvoir pour les régler à travers un dialogue soutenu avec les autorités</em>». Cela suffira-t-il à convaincre les États membres du conseil de sécurité ? Plusieurs sources onusiennes soulignent qu’il est peu probable que la fin de la mission soit décidée.

Après le départ de l’opération française Barkhane en 2022, «<em>acter un départ serait très risqué car les villes du nord du Mali ne bénéficieraient plus du parapluie sécuritaire que leur fournit actuellement la Minusma contre les groupes djihadistes</em>», analyse Aurélien Llorca, chercheur associé à l’Institut des hautes études internationales et du développement (IHEID) de Genève. Le risque serait alors de laisser la place libre aux groupes djihadistes, après une décennie passée à tenter d’enrayer leur progression.

<strong>Source: Le Monde Afrique.fr</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Union pour la république et la démocratie (URD) :  La rupture est&#45;elle consommée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/union-pour-la-republique-et-la-democratie-urd-la-rupture-est-elle-consommee-3021152.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 May 2023 07:39:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>«<em>Décidément, elle n'est pas triste la mort mais ne pas laisser d'héritiers capables de maintenir le flambeau que tu as rallumé, c'est ce qui est amer</em>». Cette triste réalité se vit aujourd'hui au sein de l'Union pour la République et la démocratie (URD).</strong>

Si le fondateur, feu honorable Soumaïla Cissé, avait nourri l'ambition de réunir tous les Maliens de tout bord autour d'un seul idéal, le progrès du Mali et le bonheur des Maliens, il apparaît évident aujourd'hui que ses héritiers ne semblent pas voir le soleil se lever du même côté que lui. Pour redonner de l'espoir aux Maliens après tant de fiasco liés à la mauvaise gouvernance, qu'est-ce que l'honorable feu Soumaïla Cissé n'a pas supporté ? Des dénigrements, des injures, des désinformations, de l’intox voire l'enlèvement par des présumés djihadistes, tous ceux-ci pour que soit son esprit et ses idéaux pour son pays. La main dans la main que représente l'emblème de son parti (URD) en dit long. Mais, hélas, nous nous permettons de dire qu'avec le syndrome de la division qui vient d'atteindre ce grand parti que cet espoir suscité par l'honorable se dissipe ainsi et nous nous posons la question de savoir ce qui resterait de cette grande famille URD.

Si l'expérience nous a appris qu'au Mali la survie d'un parti et sa cohésion étaient liées à son président seul, nous ne pouvions imaginer ce scenario avec l'URD tant le président, feu honorable Cissé, avait ce souci de préserver la cohésion et l'unité du parti même sans lui. Aujourd'hui, nombreux sont les Maliens qui n'arrivent pas à comprendre ce qui s'est réellement passé au sein de cette grande famille politique qu'avait réussi à construire feu honorable Cissé qu'est l'URD ?

Après sa disparition, qu'est que ces héritiers ont fait des idéaux de leur leader téméraire ? Tout simplement les ignorer, voire les détruire. Après sa mort, les héritiers de l'honorable Cissé ont tout simplement montré leur incapacité de maintenir haut le flambeau qu'il leur a laissé. Après un an de bataille judiciaire pour garder la tête du parti, voilà le verdict de la Cour suprême du 12 avril 2023 qui vient de sonner le glas à l'éclatement de cette deuxième force politique du Mali. Car, malgré les déclarations d'intention du camp Gouagnon Coulibaly sorti gagnant de ce long périple judiciaire, de tendre la main à leurs camarades de l'autre côté du professeur Salikou Sanogo; considérant les déclarations de ce dernier lors d'un point de presse tenu la semaine dernière, il est évident pour tout observateur averti que le vin est déjà tiré qu'il reste à boire, en clair l'éclatement du parti est déjà consommé il reste maintenant à voir sous quelle couleur va se manifester le Camp Salikou pour rester sur la scène politique et poursuivre à leur manière les idéaux de feu l'honorable Soumaïla Cissé.

Pour notre part, nous n'avons aucune prétention de juger de qui a réellement raison ou de qui a tort. Nous nous contentons de prendre acte du verdict de la Cour suprême qui a visiblement validé la position de M. Gouagnon Coulibaly au détriment de celle du Pr Salikou Sanogo.  La question que nous nous permettons de poser est de savoir: comment sont-ils arrivés là ? Si tous les deux (02) camps se targuent d'être héritiers de Soumaïla Cissé et de défendre les idéaux de ce dernier, pourquoi n'ont-ils pas été capables de régler par le dialogue, une vertu très chère à l’honorable Cissé, leurs différends et préserver l'unité et la cohésion au sein du parti pour lequel il s'est investi toute sa vie? À cet instant, le cadavre de l'honorable doit être en train de se remuer dans sa tombe. Feu l'honorable Soumaïla Cissé a-t-il mérité ça ?

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>

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<title>Localités de Gao, Ménaka, Gossi, N’Tahaka et Gourma Rharous :  Le CEM de la Garde Nationale en visite de terrain pour s’enquérir des conditions de ses éléments</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/localites-de-gao-menaka-gossi-ntahaka-et-gourma-rharous-le-cem-de-la-garde-nationale-en-visite-de-terrain-pour-senquerir-des-conditions-de-ses-elements-3021154.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 May 2023 01:37:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Chef d’État-major de la Garde Nationale, le Colonel Famouké CAMARA, accompagné d’une forte délégation, a effectué, du 2 au 5 mai 2023, une visite de terrain dans les localités de Gao, Ménaka, Gossi, N’tahaka et Gourma Rharous.

Pour la circonstance, il était accompagné de l’Inspecteur en Chef de la Garde Nationale, le Colonel Abdramane KEÏTA, du Commandant de la 7<sup>ème</sup> Région Garde-Gao, le Colonel Sounkalo COULIBALY, de son Chef de Cabinet, le Commandant Mohamed O. KADEYE et de plusieurs autres officiers de son département.

Cette tournée s’inscrit dans le cadre de sa première visite de prise de contact avec ses éléments sur le terrain, depuis sa nomination à la tête de la Garde Nationale.

L’occasion était opportune pour le Colonel Famouké CAMARA de venir s’imprégner de la situation sécuritaire dans ces localités et de s’enquérir des conditions de vie et de travail de ses hommes sur le terrain.

Le Chef d’État-major de la Garde Nationale a précisé que cette mission vise à redonner confiance aux hommes et connaître les besoins immédiats des éléments engagés sur le terrain.

Le Colonel CAMARA a directement échangé avec ses éléments et leur a donné l’assurance que des solutions seront trouvées à leurs préoccupations.

Il a saisi l’occasion pour déclarer que la situation sécuritaire exige de chacun de nous, la cohésion, le don de soi et surtout plus d’engagement dans nos actions.

Le CEM de la Garde Nationale a, par ailleurs, félicité ses hommes pour leur bravoure et leur comportement exemplaire avant de les inviter à plus de vigilance, de cohésion et de discipline.

Il leur a, d’autre part, apporté le message d’encouragement, de soutien et de remerciements des autorités.

Le Colonel CAMARA a notifié au Commandement à être plus près des hommes de terrain se trouvant sous son autorité et de tenir compte de leurs préoccupations quotidiennes.

«C’est dans cette ambiance de confiance mutuelle que nous réussirons notre mission de sécurisation des personnes et de leurs biens», a conclu le CEM-Garde.

Le Colonel CAMARA a profité de sa visite de terrain pour inviter la population à soutenir davantage l’Armée dans sa mission régalienne de sécurisation des personnes et de leurs biens.

Partout où le CEM-Garde est passé, il s’est recueilli sur les tombes de ses éléments tombés sur les théâtres d’opération. Un moment d’émotion que le Colonel Famouké CAMARA et sa délégation ont mis à profit pour faire des prières pour le repos éternel des âmes de ces braves hommes tombés pour la défense de la patrie.

Le Gouverneur de la région de Ménaka et les Commandants de compagnie de Gossi et de Kidal, se sont réjouis de la venue du Chef d’État-major de la Garde Nationale, le Colonel Famouké CAMARA, avant d’affirmer que le moral des troupes sur le terrain est excellent.

Pour le Commandant de la 7<sup>ème</sup> Région Garde-Gao, le Colonel Sounkalo COULIBALY, cette visite du CEM-Garde a été une occasion pour les hommes de savoir que le commandement leur porte une attention particulière. Il a souligné, d’autre part, que les populations leur sont d’un soutien inestimable dans le cadre de leurs missions.

Le CEM-de la Garde Nationale a, au cours de sa mission, rencontré les femmes de l’Association des Femmes et veuves des Gardes de la ville de Gao. Il leur a donné l’assurance que des solutions seront trouvées à leurs préoccupations.

Enfin, il est à noter que le Colonel CAMARA a rendu une visite de courtoisie aux autorités traditionnelles et coutumières dans toutes les localités où il s’est rendu.

<strong>Source: DIRPA</strong>

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<item>
<title>Lutte contre l’enrichissement illicite :  La Cour suprême retoque deux décrets du chef de l’État</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/lutte-contre-lenrichissement-illicite-la-cour-supreme-retoque-deux-decrets-du-chef-de-letat-3020445.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 May 2023 09:17:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Coup sur coup, à travers deux (02) arrêts, la Section administrative de l’auguste cour vient d’annuler deux décrets pris par le chef de l’État.</strong>

Placé à la tête de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Moumouni Guindo se révèle aujourd’hui comme une véritable calamité administrative. Non seulement, il n’a pas compris l’esprit des textes qui fondent la mission de l’autorité administrative mais il est aussi un piètre gestionnaire des ressources publiques.

Aujourd’hui, de son seul fait, et par sa faute, la Section administrative de la Cour suprême vient d’annuler, coup sur coup, deux (02) décrets du chef de l’État, portant sur deux nominations cavalières de deux cadres au sein du collège de l’OCLEI; deux décrets pris en flagrante violation des textes fondateurs de l’autorité administrative. Il s’agit des remplaçants du capitaine Djibril Sogoba et de Mme Bagayoko Fatoumata, tous deux (02) partis à la retraite administrative. Ce seul motif a donné l’occasion à Moumouni Guindo, le plus grand juriste du pays d’entreprendre le ministre de la Défense et des anciens combattants et le cabinet du chef de l’État pour procéder à leur destitution alors que nulle part, il n’est dit dans les textes qu’une telle position mettait fin à un mandat dont la durée est de quatre ans. La lecture des motifs de cette déculottée est édifiante aussi bien pour les citoyens que pour les praticiens du droit.

La plus haute autorité va-t-elle laisser Moumouni Guindo détruire les jalons de la bonne gouvernance ? N’est-il pas temps d’ouvrir les yeux sur cette gestion calamiteuse de la lutte contre l’enrichissement illicite ?

<strong>Safounè KOUMBA</strong>

<strong> </strong>

Lisez plutôt les arrêts:

ARRÊT N°174 DU 10/03/2023

RÉPUBLIQUE DU MALI

-------------

COUR SUPRÊME

-------------

SECTION ADMINISTRATIVE

La Cour suprême du Mali (Section administrative), en son audience publique ordinaire du vingt-trois mars deux mille vingt-trois, tenue dans la présente affaire, a rendu l’arrêt dont la teneur suit:

&nbsp;

ENTRE:

Madame BAGAYOKO Fanta dite Dioukha CAMARA ayant pour Conseil Cabinet SOUMARÉ-FANÉ

&nbsp;

REQUÉRANTE D’UNE PART ET:

Le décret n°2020-0037/P-RM du 30 janvier 2020 du Président de la République, représenté par le Directeur Général du Contentieux de l’État, portant nomination d’un membre de l’Office Central de lutte contre l’enrichissement illicite-Drissa DAGNON ayant pour Conseil Maître Maliki DJIBRILLA, Avocat inscrit au barreau du Mali.

&nbsp;

DÉFENDEURS D’AUTRE PART:

Sans que les présentes qualités puissent nuire ni préjudicier en quoi que ce soit aux parties et sous les plus expresses réserves de fait et de droit.

&nbsp;

EN MATIÈRE DE RECOURS POUR EXCÈS DE POUVOIR

&nbsp;
<ol>
 	<li>FAITS ET PROCÉDURE:</li>
</ol>
Par requête en date du 06 avril 2020, enregistrée au greffe de la Cour de céans le 09 avril 2020 sous le n°1218/CS, Madame BAGAYOKO Fanta dite Dioukha CAMARA, magistrat de classe exceptionnelle à la retraite, domiciliée à Kalaban-Coura Sud extension, Bamako, saisissait la section administrative de la Cour suprême d’un recours aux fins d’annulation du décret n°2020-007-P-RM du 30 Janvier 2020 portant nomination d’un membre de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite.

La copie de la requête introductive d’instance ainsi que les pièces qui l’accompagnent ont été notifiées à la Direction Générale du Contentieux de l’État qui a apporté des écritures en défense, le 11 Juin 2020, et au sieur Idrissa DAGNO, intervenant forcé qui, par l’entremisse de son conseil Maître Maliki DJIBRILA, a apporté des écritures en défense, constitué en cours de procédure pour assurer la défense des intérêts du défendeur en date du 08 Juin 2020, Maître Boubacar SOUMARÉ n’a pas répliqué.

Le conseil de l’intervenant Idrissa DAGNO a fait parvenir un mémoire additif à la Cour de céans, le 13 juillet 2021, qui fut notifié au conseil de la requérante pour observations.

&nbsp;

Sur ce, il a été statué comme suit:

EN DROIT:
<ol>
 	<li>PRÉTENTIONS ET MOYENS DES PARTIES:</li>
</ol>
Considérant que Madame BAGAYOKO Fanta dite Dioukha CAMARA, au soutien de son recours, fait valoir:

Qu’elle était magistrat de classe exceptionnelle en fonction au contrôle général des services publics jusqu’à sa nomination le 08 mai 2017 comme membre de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite suivant décret n°416/P-RM en date du 08 mai 2017;

Que cette autorité de désignation au moment de sa nomination savait en toute connaissance de cause que dans une année, elle allait faire valoir ses droits à la retraite;

Que les conditions de désignation, le mandat et la cessation des fonctions des membres de l’office central sont prévues par l’ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 portant création de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite;

Que l’article 10 dispose: «Les membres de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite sont nommés par décret pris en conseil des Ministres, leur mandat est de quatre ans renouvelable une fois… les magistrats désignés par le président de la République du Mali sont reconduits dans le cadre du renouvèlement prévu à l’alinéa précédent»;

Que contre l’esprit et la lettre du texte susvisée, elle a reçu le 09 mars 2020 notification du décret n°2020-0037/P-RM du 30 janvier 2020 portant nomination d’un membre de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite;

Que ce décret sans précédent indique clairement que le sieur DAGNO Idrissa est nommé pour continuer le mandat de madame BAGAYOKO Fanta CAMARA dite Dioukha;

Que ce mode de nomination pour continuer le mandat d’un membre n’est nullement prévu par les textes et à ce sujet l’article 14 du texte précité est d’une limpidité rare: «Il ne peut être mis fin aux fonctions de membres de l’office central contre l’enrichissement illicite avant l’expiration du mandat, qu’en cas de démission, de décès, de faute lourde ou d’empêchement absolu»;

Qu’il est donc aisé de constater que c’est en violation des textes susvisée qu’il a été mis fin au mandat de la requérante hors les cas prévus par l’ordonnance portant création de l’office à savoir le décès, la faute lourde ou l’empêchement absolu;

Que l’article 15 consacre la définition de la faute lourde ou de l’empêchement absolu en ce que: «Tout membre est démis de ses fonctions par le président de la République en cas de faute lourde ou d’empêchement absolu constaté par l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite;

Il est pourvu à son remplacement dans les mêmes conditions que celle de sa nomination ce mandat du successeur ainsi désigné est limité à la période restant à courir»;

Que Madame BAGAYOKO n’est ni dans un cas, ni dans l’autre en ce qu’elle n’a commis aucune faute lourde et n’est affectée d’aucun empêchement absolu dûment constatée par l’office;

Que dans d’autres structures les magistrats admis à la retraite continuent d’exercer;

Qu’il en est ainsi de la cour constitutionnelle qui est présidée par un magistrat de classe exceptionnelle et qui compte parmi ses membres des magistrats admis à la retraite en cours de mandat et qui continuent à exercer en qualité de membre jusqu’à la fin du mandat;

Que d’autres structures comme l’autorité de la commission vérité et justice comptent en leur sein des magistrats admis à la retraite qui continuent à exercer jusqu’à la fin de celui-ci;

Qu’ainsi, il est donc évident que le décret entrepris procède d’une violation grave et sans précédent de la loi et ne peut en aucun cas échapper à la censure de la section administrative de la Cour suprême garante de la légalité de tous les genres;

Que ce décret consacre la mise en quarantaine des hauts magistrats dont l’expérience et l’expertise permettent à bon nombres de nos structures de s’épanouir et de profiter de cette somme d’expériences;

Qu’en tout état de cause, le mandat de la requérante n’est pas arrivé à son terme;

Que le fait pour un membre de continuer le mandat d’un ancien n’est pas prévu et est donc illégal.

Considérant que Idrissa DAGNO, ayant pour conseil Maître Maliki DJIBRILA fait valoir dans son mémoire en défense en date du 08 juin 2020:

Sur l’irrecevabilité de la demande de la Requérante, pour défaut de Droit et défaut de qualité dans la présente procédure:

Que la requérante n’a ni le droit, ni la qualité à solliciter l’annulation du décret n°2020-0037/P-RM du 30 janvier 2020 portant nomination du sieur Idrissa DAGNO, Magistrat nommé membre de l’OCLEI, pour continuer son mandat conformément à la loi en la matière;

Qu’il n’est pas contesté en l’espèce, que la dame BAGAYOKO Fanta CAMARA dit Dioukha a fait valoir ses droits à la retraite depuis du 1<sup>er</sup> janvier 2019 en application des dispositions de l’article 100 de la loi n°02-054 du 16 décembre 2002, modifiée, portant statut de la Magistrature, qui dispose en ces termes que: «La cessation définitive de service entrainant radiation du corps et perte de la qualité de magistrat, résulte… de la mise à la retraite…».

Qu’il est constant, que depuis janvier 2019, de par le fait de son admission à la retraite, la requérante a définitivement cessé le service, entrainant sa radiation du corps de la Magistrature et la perte de sa qualité de Magistrat, en vertu de laquelle qualité, les trois Magistrats sont désignés membres de l’OCLEI par le président de la République, en application des dispositions pertinentes de l’article 8 de l’ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015, portant création de l’OCLEI en son chapitre III relatif au mode de désignation, de la durée des mandats des membres de l’office et des incompatibilités;

Que la requérante continue de percevoir jusqu’à nos jours, ses indemnités de cessation de fonction qui s’élèvent à la somme de deux millions cent mille francs (2 100 000 F CFA) brut et (1 487 671 F CFA) net, en application de l’article 4 du décret n°2017-0478/P-RM du 12 juin 2017 fixant la rémunération, les avantages et les privilèges accordés aux membres de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite qui dispose: «En contrepartie de l’interdiction d’être directement ou indirectement lié à une personne dont le dossier a été examiné par l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite et de devenir salariés ou de bénéficier de rémunération sous quelque forme ou à quelque titre que ce soit d’une personne dont il instruit le dossier, pendant la durée de cinq (05) ans, suivant la cessation de leurs fonctions au sein de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite, les membres du conseil de l’office et le secrétaire général perçoivent un traitement mensuel équivalent à leur salaire sur une période de trois (03) ans» et indépendamment de la perception par elle de sa pension de Magistrat;

Que cela est suffisamment attesté par les copies des états de traitement des mois de mars, avril et mai 2020 de M<sup>me</sup> BAGAYOKO Fanta CAMARA dit Dioukha, après cessation de fonction délivrés par l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite;

Que par l’avènement du décret n°2020-0037/P-RM du 30 janvier 2020, portant nomination de monsieur Idrissa DAGNO, Magistrat nommé membre de l’OCLEI, pour continuer le mandat de la requérante conformément à la matière, cette dernière n’a plus de droit, ni de qualité à agir en justice pour solliciter l’annulation dudit décret;

Qu’il s’agit d’un décret présidentiel avec contreseing pris en conseil des ministres, qui date du 30 janvier 2020 et qui abroge les dispositions du décret n°2017-0416/P-RM du 08 mai 2017, portant nomination de Madame BAGAYOKO Fanta dite Dioukha CAMARA et entre dans la catégorie des actes de gouvernement;

Que le sieur Idrissa DAGNO a prêté serment devant la Cour suprême du Mali, en son audience solennelle du 11 mars 2020, conformément aux dispositions de l’ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 portant création de l’OCLEI, le renvoyant à l’exercice de ses fonctions;

Que la prise de service par le mémorant qui a été effective le 16 mars 2020, fut constatée par une attestation dument établie par l’OCLEI;

Qu’à la date de saisine de la Cour de céans courant avril 2020 par la requérante, elle n’était pas sans savoir que non seulement, elle n’avait plus la qualité de Magistrat du fait de sa retraite, une cause d’empêchement absolu au regard de la loi portant création de l’OCLEI, mais aussi qu’elle n’était plus membre de l’OCLEI de par les effets juridique liés au décret n°2020-0037/P-RM du 30 janvier 2020 rentré en vigueur et portant nomination de monsieur Idrissa DAGNO, Magistrat nommé membre de l’OCLEI, pour continuer le mandat de la requérante conformément à la loi;

Que la requérante n’a ni droit, ni qualité à requérir l’annulation par la cour du décret ainsi déféré et de déclarer irrecevable, la requérante en sa demande, pour défaut de droit et défaut de qualité;

&nbsp;

SUR LE FOND:

Que la requérante dans ses allégations, prétend qu’elle était Magistrat de classe exceptionnelle en fonction au contrôle général des services publics, jusqu’à sa nomination le 08 mai 2017, comme membre de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite, suivant décret n°416/P-RM en date du 08 Mai 2017;

Qu’elle faisait partie des trois Magistrats proposés et désignés par le président de la République du Mali dans cette structure;

Que cette autorité de désignation au moment de sa nomination, savait en toute connaissance de cause que dans une année, elle allait faire valoir ses droits à la retraite;

Que les conditions de désignation, le mandat et la cessation des fonctions des membres de l’office central sont prévues par l’ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015, portant création de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite;

Que c’est sur la base des dispositions de l’ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 ainsi visée portant création de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite, que le décret n°2020-0037/P-RM du 30 janvier 2020 a été pris en conseil des Ministres, portant nomination du sieur Idrissa DAGNO, Magistrat nommé membre de l’OCLEI, pour continuer le mandat de la requérante, qui fait valoir ses droits à la retraite;

Que la requérante en connaissance de cause, a voulu transgresser les normes en la matière en vue de perpétuer l’illégalité pour le temps qu’il faut, quand bien même, elle a fait valoir ses droits à la retraite depuis le 1<sup>er</sup> Janvier 2019;

Que l’article 14 de l’ordonnance n°2015-032 du 23 septembre 2015 dispose en ces termes: «Il ne peut être mis fin aux fonctions de membres de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite avant l’expiration du mandat, qu’en cas de démission de décès, de faute lourde ou empêchement absolu…»;

Que l’empêchement absolu peut être physique ou moral mais aussi juridique, qu’en l’occurrence, la perte de la qualité de magistrat est un empêchement absolu, qu’en effet, admise à la retraite, Madame BAGAYOKO Fanta CAMARA dite Dioukha est radiée des effectifs du corps de la Magistrature en application de l’article 100 du statut de la magistrature qui dispose que «La cessation définitive de service entrainant radiation du corps et perte de la qualité de magistrat, résulte…de la mise…»;

Qu’elle perd donc qualité de magistrat, la radiation au corps de magistrat fait perdre à Madame BAGAYOKO Fanta CAMARA dite Dioukha automatiquement et simultanément aussi bien la qualité de Magistrat que le droit d’être membre de l’OCLEI parmi les trois (03) magistrats désignés ès qualités par le président de la République et nommés en conseil des Ministres;

Que la requérante acquiesce cet état de fait en acceptant le traitement de fin de cessation de fonction que l’OCLEI lui verse depuis mars 2020 ainsi que l’attestent les copies de ses états de traitement après cessation de fonction, en date du 03 mars 2020, du 15 avril 2020 et du 13 mai 2020 du sieur président de l’OCLEI;

Que pour prétendre à un mandat de quatre (04) ans sur la base du décret n°416/P-RM du 08 mai 2017 du président de la république, portant sa nomination comme membre de l’office centrale de lutte contre l’enrichissement illicite, la requérante se prévaut des dispositions de l’article 10 de l’ordonnance de 2015 qui dispose en ces termes que: «Les membres de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite sont nommés par décret pris en conseil des Ministres leur mandat est de quatre (04) ans renouvelable une fois. Les Magistrats désignés par le président de la république… sont d’office reconduits dans le cadre du renouvellement prévu à l’alinéa précédent»;

Que contrairement aux assertions de la requérante, qui tente de créer la confusion, il y a lieu de signaler, que cette disposition parle plutôt de Magistrats désignés par le Président de la République;

Que ce qui exclut d’office la requérante, qui ne jouit plus de sa qualité de Magistrat du fait de son départ à la retraite, pour prétendre à la durée du mandat, encore moins son renouvellement;

Que la cour n’aura certainement de mal à constater le caractère légal du décret attaqué, qui ne souffre d’aucune violation en la matière;

Que l’OCLEI est une entité dont le mode de désignation des membres, ainsi que la détermination de la durée des mandats sont fixés et règlementés par les dispositions de l’ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015, portant création de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite, prônée par la requérante elle-même dans sa requête en annulation;

Que l’OCLEI n’est ni la cour constitutionnelle, qui est la 5ème institution de la République du Mali, dont le mode de désignation des membres est fixé par la loi fondamentale du 25 février 1992 portant constitution en République du Mali, ni de la commission vérité, justice et Réconciliation, qui est une commission transitoire, dont les règles diffèrent de l’OCLEI;

Que les dispositions de l’article 15 alinéa 2 de l’ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 portant création de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite sont suffisamment édifiantes en ces termes: «Il est pourvu à son remplacement dans les mêmes conditions que celles de sa nomination. Le mandat du successeur ainsi désigné est limité à la période restant à couvrir»;

Que la requérante n’est pas sans savoir, qu’elle n’était pas dans le cadre d’un mandat électif irréversible, mais plutôt dans celui d’un mandat nominatif;

Qu’au bénéfice de tout ce qui précède, il échet, de débouter la requérante de toutes ses prétentions, comme étant mal fondées.

Considérant que le Directeur Général du Contentieux de l’État, dans son mémoire en défense, soutient:

Sur la légalité du décret n°2020-0037-P-RM du 30 janvier 2020:

Que la requérante, Magistrat de son état, a été nommée «Es qualité» comme membre de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite;

Qu’il appert des pièces versées au dossier qu’elle a fait valoir ses droits à compter du 1<sup>er</sup> janvier 2019;

Que l’article 100 de la loi n°02-054 du 16 décembre 2002, modifiée, portant statut de la Magistrature dispose: «La mise à la retraite est une des conditions de la cessation définitive de service entrainant la radiation du corps et la perte de la qualité de Magistrat»;

Que cette admission à la retraite fait perdre à l’intéressée la qualité de Magistrat pour laquelle elle a été nommée;

Que cette position a été soutenue par le département de la justice gérant la carrière des magistrats à la faveur de la sollicitation à elle faite par l’OCLEI;

Que l’article 10 de l’ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 portant création de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite qu’elle a visé dispose: «Les membres de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite sont nommés par décret pris en conseil des Ministres, leur mandat est de quatre ans renouvelable une fois …les magistrats désignés par le président de la République du Mali sont reconduits dans le cadre du renouvellement prévu à l’alinéa précédent»;

Qu’en effet la requérante oublie superbement qu’elle a perdu la qualité de magistrat depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2019 (date de son admission à la retraite);

Que donc cette disposition n’est plus d’actualité en ce qui la concerne;

Que la requérante se croirait dans un mandat électif en faisant référence à tort à des dispositions qui ne s’appliquent pas en l’espèce;

Qu’elle exerce un mandat administratif dont la durée est intimement liée à sa situation administrative;

Qu’en conséquence, la Cour constatera que ses prétentions sont vouées à l’échec.

Considérant que dans un mémoire en défense additif du 13 juillet 2021, le conseil de l’intervenant ajoute:

Que l’article 118 du CPCCS dispose: «Constitue une fin de non-recevoir tout moyen qui tend à faire déclarer l’adversaire irrecevable sur sa demande, sans examen au fond, pour défaut de droit d’agir, tel le défaut de qualité, le défaut d’intérêt, le délai fixé, la chose jugée»;

Que le défaut de qualité de la requérante, est manifeste du fait de son acquiescement aux effets du décret attaqué;

Que l’acquiescement induit dans le cas d’espèce deux effets, d’une part la soumission de la requérante au décret d’abrogation par l’acceptation sans réserve de ses indemnités de cessation de fonction d’avril 2020 pour une période de trois ans et d’autre part la perception par elle desdites indemnités;

Que cet état de fait a été confirmé par l’assistant des ressources humaines de l’OCLEI à la suite d’une sommation interpellative en date du 12 juillet 2021 et cela sur la base des dispositions de l’article 4 du décret n°2017-0478/P-RM du 12 juin 2017 fixant la rémunération, les avantages et les privilèges accordés aux membres de l’OCLEI;

Qu’en ce qui concerne l’empêchement absolu, il se présente comme un obstacle de fait ou de droit à l’accomplissement d’un acte;

Que le droit constitutionnel évoque l’empêchement du chef de l’État en termes d’interruption temporaire ou définitive de ses fonctions et aux termes de la Constitution de 1992, il doit être constaté par la Cour constitutionnelle sur demande du Premier ministre;

Que le droit civil traite en outre, de l’empêchement à mariage, qui est un obstacle provenant de l’absence d’une des conditions exigées par la loi, empêchement prohibitif ou prohibant, qui n’affecte pas la validité d’un mariage déjà célébré et l’empêchement dirimant qui entraîne la nullité en toute circonstance;

Qu’en droit procédural, l’empêchement est un obstacle à la réalisation d’un acte volontaire, c’est la situation dans laquelle se trouve un magistrat, de n’être pas en mesure d’accomplir les tâches de son emploi, en particulier, de ne pouvoir siéger pour connaître d’une affaire particulière;

Qu’au-delà de l’OCLEI, l’exemple le plus emblématique est la situation des membres de la Cour suprême du Mali en ce que la loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour suprême et la procédure suivie devant elle qui dispose: «Les membres de la Cour suprême sont nommés par décret pris en conseil des ministres pour un mandat de cinq (05) ans renouvelables»;

Que le magistrat de la haute juridiction cesse d’en être membres, une fois mis à la retraite, toute chose qui consacre la perte de la qualité de magistrat par lui par un décret, alors même que son mandat n’est pas arrivé à terme.

&nbsp;

III. DISCUSSION JURIDIQUE:

EN LA FORME:
<ul>
 	<li>Sur la compétence de la Cour de céans à connaître du présent litige:</li>
</ul>
CONSIDÉRANT que le conseil de l’intervenant, le sieur Drissa DAGNO sollicite de la Cour de céans de se déclarer incompétente à connaître du contentieux relatif au décret n°2020-0037/P-RM du 30 janvier 2020 au motif qu’il s’agirait d’un acte de gouvernement qui échapperait aux juridictions administratives.

CONSIDÉRANT qu’il est vrai qu’en certaines matières, bien qu’il existe une décision, les juridictions administratives refusent de connaître du litige au motif qu’il s’agit d’acte de gouvernement;

Que ces matières portent en général sur les actes d’application des traités internationaux non détachables de ceux-ci, les faits concernant la protection diplomatique et les actes concernant les rapports constitutionnels des pouvoirs publics.

CONSIDÉRANT que le décret attaqué ne concerne nullement les matières susvisées, il y a lieu de rejeter la présente exception et de déclarer la Cour de céans compétente conformément aux dispositions de l’article 111 de la loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour suprême et la procédure suivie devant elle.

&nbsp;
<ul>
 	<li>Sur le moyen tiré du défaut de qualité de la requérante, soulevé par le conseil de l’intervenant:</li>
</ul>
CONSIDÉRANT que le conseil de l’intervenant prétend que la requérante, étant déjà admise à la retraite depuis le 1er janvier 2019, elle n’a plus qualité à attaquer le décret n°2020-0037/P-RM du 30 janvier 2020 portant nomination du sieur Idrissa DAGNO.

CONSIDÉRANT toutefois qu’il est constant que le décret attaqué fait grief à la requérante en raison du fait qu’il met fin, avant terme, à son mandat de membre de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite et à ce titre on ne saurait donc remettre en cause sa qualité pour agir contre ledit décret, il y a lieu de rejeter ce moyen comme étant mal fondé.

&nbsp;
<ul>
 	<li>Sur le moyen tiré de l’irrecevabilité de la requête pour acquiescement de la requérante:</li>
</ul>
CONSIDÉRANT que le conseil de l’intervenant sollicite de la Cour de céans de déclarer le recours de la requérante irrecevable en raison de son acquiescement découlant de l’acception des avantages alloués aux membres de l’OCLEI en fin de mandat.

CONSIDÉRANT toutefois qu’en raison du caractère exécutoire des décisions administratives, l’acquiescement ne peut résulter que d’une volonté manifeste devant la juridiction administrative compétente en la matière ;

Qu’il en résulte que l’acquiescement doit être exprès et le fait d’exécuter une décision susceptible de recours ne constitue pas un acquiescement à cette décision;

Que de ce précède, il y a donc lieu de rejeter cet autre moyen comme inopérant.

CONSIDERANT que la requête obéit aux autres conditions de recevabilité exigées par la loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour suprême et la procédure suivie devant elle, il y a lieu de la recevoir comme régulière en la forme.

&nbsp;

AU FOND:

CONSIDÉRANT que l’article 10 de l’Ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 portant création de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI) dispose: «Les membres de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite sont nommés par décret pris en conseil des Ministres, leur mandat est de quatre ans renouvelable une fois…les magistrats désignés par le Président de la République du Mali, le spécialiste en passation des marchés, le cadre des administrations financières et l’expert-comptable sont d’office reconduits dans le cadre du renouvellement prévu à l’alinéa précédent»;

Que l’article 14 de la même Ordonnance dispose : «Il ne peut être mis fin aux fonctions des membres de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite avant l’expiration du mandat, qu’en cas de démission, de décès, de faute lourde ou d’empêchement absolu».

CONSIDÉRANT qu’il est constant que cet article, tout en énumérant de façon exhaustive les causes de fin de mandat des membres de l’office, n’a nullement prévu la perte de la qualité ayant prévalu à leur nomination comme cause de fin de mandat contrairement à ce qui est prévu par certains textes notamment l’article 8 de la loi n°08-023 du 23 juillet 2008 relative à l’Autorité de Régulation des Marchés publics et des Délégations de Service public (ARMDS) où il est clairement précisé: «Le mandat des membres prend fin à l’expiration normale de sa durée, par décès ou par démission ou par perte de la qualité qui avait motivé la nomination. Il prend également fin en cas d’empêchement devenu définitif ou à la suite d’une faute grave ou d’agissements incompatibles avec leur fonction, sur proposition du conseil de régulation ou de leur administration ou organisation d’origine».

CONSIDÉRANT que le décret attaqué a mis fin, avant terme, au mandat de la requérante, motif pris de son départ à la retraite alors qu’il y a lieu de préciser que la survenance de la limite d’âge dans le corps d’origine n’autorise pas l’administration à retirer des fonctions conférées dans un organisme indépendant pour une durée fixée;

Que le départ à la retraite entrainant la perte de la qualité de magistrat et dont le traitement relève du Ministère de la justice, à travers la Direction Nationale de l’Administration de la Justice, n’est pas à confondre avec l’empêchement absolu qui fait allusion à une situation personnelle d’inaptitude (handicap, maladie ou accident) survenue en cours de mandat, de nature à faire obstacle à l’occupation normale d’un emploi;

Que c’est ainsi que l’article 15 de l’Ordonnance régissant l’OCLEI fait obligation à l’office, en cas d’empêchement absolu, de constater cet état de fait avant la prise de toute décision mettant fin au mandat de l’intéressé et il doit être constaté par l’Office lui-même toute chose de nature à corroborer le caractère circonstanciel de l’empêchement définitif ou absolu;

Que pourtant, il ne ressort d’aucune pièce du dossier qu’un tel constat ait été fait par l’Office.

CONSIDÉRANT par ailleurs que le conseil de l’intervenant prétend que la situation de la requérante devrait être assimilée aux magistrats de la Cour suprême qui, lorsqu’ils sont admis à la retraite perdent le bénéfice de leur mandat alors même que celui-ci n’est pas arrivé à terme.

CONSIDÉRANT cependant que contrairement à l’article 14 de l’Ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 portant création de l’OCLEI, il ressort des dispositions de l’article 8 de la loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour suprême et la procédure suivie devant elle que la cessation définitive de fonction d’un membre de la Cour suprême entrainant la perte de la qualité de membre résulte: «De la démission régulièrement acceptée, de l’admission à la retraite par limite d’âge, du décès, d’une nouvelle affectation, de l’arrivée du terme et du non renouvellement du mandat»;

Qu’il en découle, ce faisant, que l’admission à la retraite met fin au mandat des membres de la Cour suprême contrairement aux prétentions de l’intervenant.

CONSIDÉRANT que de tout ce qui précède, il demeure constant que le départ à la retraite, invoqué contre la requérante pour mettre fin à son mandat ne fait pas partie des causes de fin de mandat prévues à l’article 14 de l’Ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015, susvisée et il y a lieu d’en déduire que son mandat doit arriver à son terme conformément à son décret de nomination;

Que par conséquent son éviction avant terme procède d’un excès de pouvoir qui mérite la censure de la Cour de céans.

PAR CES MOTIFS

La Cour suprême du Mali (Section administrative) où siégeaient Messieurs:

- Djougal CISSÉ…….……….…………………….……………..…… Président;

- Broulaye TOGOLA..…………………………… Conseiller-Rapporteur;

- Konimba KANÉ……….…………………………………………… Conseiller;

- Nouhoum BOUARÉ……………………………….. Rapporteur public;

Avec l’assistance de Maître MAÏGA Kadidjatou DIAKITÉ, Greffier;

Statuant publiquement, contradictoirement, en matière de recours pour excès de pouvoir et après en avoir délibéré conformément à la loi;

Vu la loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour suprême et la procédure suivie devant elle;

Vu les pièces du dossier.

&nbsp;

EN LA FORME:

- Reçoit la requête de M<sup>me</sup> BAGAYOKO Fanta dite Dioukha CAMARA comme régulière;

&nbsp;

AU FOND:

- La déclare bien fondée et y faisant droit;

- Annule le décret n°2020-0037/P-RM du 30 janvier 2020 portant nomination d’un membre de l’Office central de lutte contre l’Entichement illicite;

- Dit que le décret n°2017-041/P-RM du 08 mai 2017 produira ses effets en ce qui concerne la requérante;

- Met les dépens à la charge du trésor public;

- Ordonne la notification de l’arrêt aux parties.

Ainsi fait, jugé et prononcé par la Cour suprême (Section administrative), en son audience publique ordinaire les jours, mois et an que dessus.

&nbsp;

ET ONT SIGNÉ LE PRÉSIDENT ET LE GREFFIER.

Suivent les signatures

Signé: illisible

Gratis

Enregistré à Bamako, Le 16-11-2020

Vol XXXXIV Fol 92 N°01 Bordereau 1977

Reçu : Gratis

Le Chef de Centre III

Signé: illisible

RÉPUBLIQUE DU MALI

«AU NOM DU PEUPLE MALIEN»

La République du Mali mande et ordonne au Ministère des Transports et des infrastructures en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit contre les parties privées de pourvoir à l’exécution du présent arrêt.

En foi de quoi le présent arrêt a été scellé, collationné et signé par Nous Maître OULARÉ Assanatou SAKILIBA Greffier en Chef de la Cour Suprême du Mali pour servir de Première Grosse délivrée à l’Entreprise Bilco représentée par Bilaly COULIBALY ayant pour conseil Maître Baba Dionkolon CISSOKO, Avocat inscrit au Barreau du Mali.

BAMAKO, LE 2 DÉCEMBRE 2020

LE GREFFIER EN CHEF

Me OULARÉ ASSANATOU SAKILIBA

Médaillée du Mérite National

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

ARRÊT N°469 DU 15/07/2021

RÉPUBLIQUE DU MALI

-------------

COUR SUPRÊME

-------------

SECTION ADMINISTRATIVE

La Cour suprême du Mali (Section administrative), en son audience publique ordinaire du quinze juillet deux mille vingt et un, a rendu l’arrêt dont la teneur suit:

La Cour suprême du Mali (Section administrative), en son audience publique ordinaire du quinze juillet deux mille vingt et un, a rendu l’arrêt dont la teneur suit:

&nbsp;

ENTRE:

Monsieur Djibril SOGOBA, gendarme à la retraite domicilié à N’Tominkorobougou Bamako Tél.: 79.31.51.89;

&nbsp;

REQUÉRANT D’UNE PART ET:

Décret N°2020-184/P-RM du 02 avril 2020 du Président de la République, portant nomination d’un membre de l’OCLEI, le Ministère des Forces Armées et des Anciens Combattants, représenté par la Direction générale du Contentieux de l’État;

&nbsp;

DÉFENDEURS D’AUTRE PART:

Sans que les présentes qualités puissent nuire, ni préjudicier en quoi que ce soit aux parties et sous les plus expresses réserves de fait et de droit.

&nbsp;

EN MATIÈRE DE RECOURS EN PLEIN CONTENTIEUX

FAITS ET PROCEDURE:

Suivant recours enregistré au greffe de la Cour le 09 novembre 2020, Monsieur Djibril SOGOBA, agissant en son nom et pour son propre compte demandait à la Cour de céans d'ordonner au ministre des Forces Armées et des Anciens Combattants de lui accorder des avantages pécuniaires et statutaires et de dommage intérêt;

Par un second recours, enregistré au Greffe de la Cour de Céans, le 22 janvier 2021, le même requérant sollicitait de la Cour de céans l'annulation du décret n°2020-184-/P-RM du 02 avril 2020 du Président de la République;

Les requêtes ont été notifiées à la Direction générale du Contentieux de l'État pour production de mémoire en défense, cependant aucune réaction de la part de celle-ci n’est parvenue à la Cour en ce qui concerne le premier recours en l’occurrence sa demande relative aux avantages pécuniaires et statutaires;

Qu’il y a lieu de soutenir que la Direction générale du Contentieux de l'État est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans le recours et cela conformément à la loi;

Quant au second recours notamment, le recours en annulation du décret, la Direction générale du Contentieux de l'État a réagi aux écritures du requérant par deux mémoires en défense auxquels le requérant a répliqué.

&nbsp;

EN DROIT:

EN LA FORME:

Sur la jonction des procédures:

Considérant que les requêtes en date du 09 novembre 2020 et celle en date du 22 janvier 2021 présentent un lien suffisant de connexité en ce qu’elles sont toutes relatives à la révocation de Djibril SOGOBA de l’OCLEI consécutive à sa mise à la retraite par le ministre des Forces Armées et des Anciens Combattants;

Que pour une bonne administration de la justice, il y a lieu de joindre les deux (02) procédures pour y statuer par une seule et même décision.

Sur la recevabilité des recours:

Sur la requête en date du 09 novembre 2020

Considérant que le recours en date du 09 novembre 2020 du sieur Djibril SOGOBA est un recours en plein contentieux, en ce qu'il tend à obtenir de l’État du Mali à travers le Ministère des Forces Armées et des Anciens Combattants des avantages pécuniaires et statutaires;

Considérant toutefois que le requérant n’a produit aucun acte contre lequel son recours est dirigé;

Qu’or, tel qu’il résulte de l’article 232 de la loi n°2016 046 du 23 septembre 2016 portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la cour suprême et la procédure suivie devant elle «…la section administrative de la cour suprême ne peut être saisi que de recours formulé contre une décision…»;

Qu’il résulte à cet effet qu’une demande préalable adressée à l’administration concernée était nécessaire en vue de susciter de celle-ci une décision avant toute saisine de la cour de céans;

Qu’ayant occulté cette étape dans la procédure, le recours en plein contentieux initié par Djibril SOGOBA ne saurait être accueilli.

Sur la requête en date du 22 janvier 2021

Sur l'irrecevabilité du recours de Djibril SOGOBA pour forclusion soutenu par le défendeur:

Considérant que la Direction générale du contentieux de l'État a fait parvenir une correspondance du ministre de la justice pour le compte de l'OCLEI à travers laquelle celui-ci soulève la forclusion contre le requérant en prétendant que le décret de nomination a été notifié au requérant il y a plus de deux (02) mois, qu'à partir de la notification du décret, le requérant au lieu de l'attaquer directement par voie de recours pour excès de pouvoir, a cru utile d'exercer le recours gracieux en saisissant monsieur le Président de la République, le 27 aout 2020, or, il n'en avait pas besoin, car la décision qui lui fait grief existait de facto;

Que le recours gracieux est obligatoire s'il est nécessaire de provoquer la décision administrative, mais si cela existe, le requérant se doit de l'attaquer dans les deux mois à compter de sa notification ou publication;

Que le décret ayant été notifié à l'intéressé en aout 2020, son recours devant la cour suprême du 22 janvier 2021 doit être déclaré irrecevable pour forclusion, car entre aout 2020, date de son recours gracieux et le janvier 2021 , il s'est écoulé plus de deux (02) mois;

Considérant cependant, que contrairement aux allégations du défendeur, le requérant peut exercer des voies de recours administratifs préalablement à toute saisine de la juridiction compétente pourvu que le recours soit exercé dans le délai de recours contentieux;

Considérant qu’il a été mis fin au mandat du capitaine Djibril SOGOBA à l’OCLEI suivant décret suscité, le 02 avril 2020;

Que Suivant correspondance en date du 27 aout 2020 le susnommé a saisi le Président de la République sollicitant le retrait dudit décret qu’il trouve illégal.

Considérant qu’il est constant que ladite demande de Djibril SOGOBA adressée au Président de la République est un recours gracieux;

Qu’en l’espèce, ce recours gracieux est réputé avoir été exercé dans le délai de recours contentieux puisque que la preuve de notification de la décision faisant grief à date certaine au requérant n'est pas rapportée.

Considérant qu’il résulte des pièces du dossier que la correspondance adressée au Président de la République est restée sans réponse pendant plus de quatre (04) mois, du 27 aout 2020 à la saisine de la cour de céans, le 22 janvier 2021.

Considérant qu'en droit, le silence de l'administration pendant quatre mois équivaut à une décision implicite de rejet;

Que depuis le 27 décembre 2020, les quatre mois de silence ont été bouclés;

Que ce faisant, cette décision implicite de rejet a provoqué un nouveau délai de deux (mois) du 27 décembre 2020 au 27 février 2021, au bénéfice du requérant;

Que le recours ayant été exercé le 22 janvier 2021, il importe de dire que le délai légal a été respecté.

Considérant que les autres conditions de recevabilité étant satisfaites, il convient de déclarer le recours, pour excès de pouvoir, de Djibril SOGOBA régulier.

&nbsp;

AU FOND:

Considérant que, monsieur Djibril SOGOBA au soutien de sa requête en date du 22 janvier 2021 fait valoir:

Qu'en vertu de l'ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015, ratifiée par la loi n°2016-017/P-RM du 09 juin 2016, a été créée l'Office Centrale de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite, OCLEI, une autorité administrative indépendante, dotée de l'autonomie financière et qui a mission de mettre en œuvre l'ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte envisagées au plan national, sous régional, régional et international contre l'Enrichissement Illicite;

Que chargés de lutte contre l'Enrichissement Illicite, les membres de l'OCLEI préalablement astreints à une enquête de moralité doivent répondre à des exigences de qualités particulières d'avoir au moins dix (10) ans d'expériences et remplir des conditions requises pour accéder au statut de cadre «A» de la fonction publique;

Que pour satisfaire cette exigence, la qualité des membres de cette institution est réservée à des personnes ayant exercées de hautes fonctions et responsabilités dans leur secteur respectifs et reconnues pour leur probité, leur honorabilité et leur intégrité morale, raison pour laquelle, l'article 8 chapitre III de la loi de ratification n°2016-017/AN-RM du 09 juin 2016 suscitée a prévu dans sa composition, deux (02) officiers de police judiciaire représentant de la police et de la gendarmerie, désignés par le Ministre de la justice sur proposition du Ministre de la Sécurité;

Qu'à ce titre, le capitaine de gendarmerie Djibril SOGOBA, officier de police judiciaire, distingué pour sa grande expérience au service de son pays, mais aussi estimé et reconnu pour sa probité, son honorabilité et son intégrité morale, est alors nommé au bénéfice du décret n°2017-0207/P-RM du 10 mars 2017 portant nomination des membres de l'Office Centrale de Lutte contre l'Enrichissement Illicite OCLEI;

Qu'au terme de l'article 10 chapitre III de la même loi, les membres de l'OCLEI sont nommés pour un Mandat de quatre (04) ans renouvelables une fois, le renouvellement se faisant pour moitié tous les quatre (04) ans;

Qu'en effet ce mandat de quatre (04) ans pour compter du 1<sup>er</sup> juin 2017, date de sa prestation de serment devant courir jusqu'au mois de juin 2021 pour le capitaine Djibril SOGOBA, en mission à l'OCLEI, en représentation de son corps d'origine et placé en position de détachement de personnel militaire par sa hiérarchie pour une période de cinq (05) ans renouvelables une fois;

Que ce mandat de quatre (04) ans est immuable et ne peut être remis en cause que pour les motifs prévus par les dispositions spéciales en vigueur;

Qu'en application de l'article 14 de la loi portant sa création: «Il ne peut être mis fin aux fonctions de membre de l'Office Central de Lutte Contre l'Enrichissement Illicite avant l'expiration du mandat, qu'en cas de démission, de décès, de faute lourde ou d’empêchement absolu,

En cas de démission le membre saisit le Président de l'Office Central de Lutte Contre l'Enrichissement Illicite, qui en informe le Premier ministre»;

Que sauf dispositions contraires de la loi la durée de quatre (04) ans de mandat de membre de l'OCLEI est impérative et ne peut être abrégée que pour les causes limitativement énumérées à l'article 14 suscité;

Qu'à son grand étonnement est intervenu sans motif légitime, le 02 avril 2020, le décret n°2020-0207/P-RM du 10 mars 2017 portant nomination des membres de l'Office Central de Lutte Contre l'Enrichissement Illicite, en ce qui concerne Djibril SOGOBA, pour le remplacer par un certain Seydou Yéhia TOURÉ, qui continue son mandat inachevé restant à courir un an et trois mois pour expirer;

Que dans le cas d'espèce, en absence de la preuve de démission, de décès, de faute lourde ou d’empêchement absolu contre Djibril SOGOBA et ce conformément à l'article 9 du décret n°09-220/P-RM du 11 mai 2009 portant code de procédure civile commerciale et sociale, il y a manifestement excès de pouvoir fondé sur l'absence de base légale du décret n°2020-0184/P-RM du 02 avril 2020, attaqué et de surcroît la violation des articles 10, 14 et 15 chapitre III de la loi n°2016-017/AN-RM du 09 juin 2016 portant création de l'OCLEI relativement au mode de désignation et de la durée du mandat de ses membres;

Que ce décret n°2020-0184/P-RM du 02 avril 2020 du Président de la République, ayant révoqué le requérant de la fonction de membre de l'OCLEI, avant l'expiration de son mandat qui est de quatre (04) ans et ce, sans aucun motif légitime, est manifestement excessif, illégal et abusif en ce qu'il heurte le principe de la légalité qui gouverne la matière administrative s'agissant des actes individuels créateur de droit;

Que l'autorité administrative, (soit-il le Président de la République) ne pouvait sans violer la loi, rapporter la décision n°2017-0207/P-RM du 10 mars 2017 après épuisement du délai légal de rétractation qui court pour compter de la signature de l'acte rapporté;

Que ce délai de quatre (04) mois faut-il rappeler est d'ordre public et son observation s'impose à tous;

Qu'étant intervenu largement après ce délai, le décret n°2020-0184/P-RM du 02 avril 2020 du Président de la République, procède d'un excès de pouvoir qui entache sa validité en tant qu'acte administratif et l'expose à la censure de la haute juridiction administrative, d'où ce recours;

Que le préjudice occasionné du fait de ce décret illégal est d'autant plus énorme qu'il a privé le requérant du bénéfice de son avancement aux grades supérieurs de chef d'escadron d'une part et occasionné sa révocation prématurée intervenue le 02 avril 2020 avant l'expiration de son mandat de quatre (04) ans restant treize (13) mois à courir ainsi que la perte des avantages, indemnités et privilèges liés à ce mandat;

Que ces irrégularités manifestes sont la cause d'atteintes graves aux droits acquis du requérant, lequel, ayant été privé des avantages pécuniaires et statutaires qui lui étaient dus, n'a pas hésité un premier temps à saisir la Cour de céans, juge en premier et dernier ressort s'agissant de recours de plein contentieux relatifs aux avantages pécuniaires et ou statutaires des fonctionnaires de l'État et visant notamment à obtenir la condamnation de l'Office Centrale de Lutte Contre l'Enrichissement Illicite, le Ministre des Forces Armées et des Anciens Combattants et l'État du Mali à lui payer la somme de, tous préjudices confondus, Treize Millions de francs «13 000 000» F CFA à titre d'avantages pécuniaires et ou statutaires et de quarante (40) Millions à titre de dommages-intérêts;

Qu'en toutes circonstances force doit rester à la loi et pour cela le requérant a suffisamment prouvé l'irrégularité manifeste qui entache la validité de l'acte administratif excessif du Président de la République;

Que le grief sus-évoqué est d'autant plus manifeste que la haute juridiction administrative a l'obligation de sévir au nom du principe sacro-saint et de l'impératif de légalité auquel est assujettie l'action de l'administration incarnée ici par le Président de la République ;

Qu'en tout état de cause l'acte illégal doit être retiré de l'ordonnancement juridique ni plus ni moins;

Que conformément à l'article 42 de la loi n°96-071 du 16 décembre 1996 portant loi organique fixant l'organisation, les règles de fonctionnement de la Cour suprême et la procédure suivie devant elle, la Section administrative est compétente pour connaître en premier et dernier ressort les recours pour excès de pouvoir dirigés contre les décrets, arrêtés ministériels et interministériels;

Que de tout ce qui précède il y a lieu de recevoir le recours de Djibril SOGOBA et d'y faire droit comme étant bien fondé.

Considérant que la Direction générale du Contentieux de l'État a fait parvenir une correspondance du Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, valant mémoire en défense dans laquelle elle argue:

Que le capitaine de la gendarmerie Djibril SOGOBA a été nommé à l'Office Central de Lutte Contre l'Enrichissement Illicite suivant Décret n°2017-0207/P-RM du 10 mars 2017 en sa qualité d'officier de police judiciaire conformément aux dispositions de l'article 8 de l'Ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 portant création de l'Office Central de Lutte Contre l'Enrichissement Illicite;

Que Monsieur Djibril SOGOBA ayant fait valoir ses droits à la retraite en 2020, l'autorité de nomination mit également fin à son mandat qu'il tenait en sa qualité d'officier de police judiciaire;

Qu'il y a lieu de dire qu’ayant ainsi perdu cette qualité avec sa mise à la retraite, le requérant n'est plus habilité à exercer sa mission à l'OCLEI.

Considérant qu’en appui à la correspondance du ministre de la justice, la Direction générale du Contentieux de l’État a produit un mémoire additif par lequel elle soutient:

Que le sieur Djibril SOGOBA, sollicite de la Section administrative de la Cour suprême, l'annulation, pour excès de pouvoir, du décret n°2020-184/P-RM du 02 avril 2020 portant nomination d'un membre de l'Office Central de Lutte Contre l'Enrichissement Illicite.

Que pour obtenir ladite annulation, il évoque la violation de l'article 14 de la loi portant création de l'OCLEI;

Qu'aux termes des dispositions de l'article 14 de la loi susdite: «Il ne peut être mis fin aux fonctions de membre de l'Office Central de Lutte Contre l'Enrichissement Illicite avant l'expiration du mandat, qu'en cas de démission, de décès, de faute lourde ou d’empêchement absolu»;

Que contrairement aux allégations du sieur SOGOBA, aucune violation de la loi ou illégalité ne peut être reprochée au décret litigieux;

Que le décret n°2020-184/P-RM du 02 avril 2020 est bel et bien conforme aux dispositions de l'article 14 de la loi susmentionnée dès lors que le sieur Djibril SOGOBA a fait valoir son droit à la retraite depuis l'année 2020;

Qu'en conséquence, sa mise à la retraite ayant pour conséquences la perte de sa qualité d'agent public et sa radiation du corps de la Gendarmerie, il sied de dire que conformément aux dispositions de l'article 14 de la loi susdite, il y a un empêchement absolu du sieur SOGOBA à exercer des fonctions à l'OCLEI;

Que le décret n°2020-184 querellé est conforme à la loi et ne souffre d'aucune illégalité puis que ledit décret a été pris du fait que le sieur Djibril SOGOBA a fait valoir son droit à la retraite;

Qu'ainsi, le motif qui a entraîné sa nomination en qualité de membre de l'OCLEI en 2017 n'existant plus par sa mise à la retraite, l'autorité de nomination est dans l'obligation absolue de le remplacer;

Qu'en édictant le décret n°2020-184/P-RM du 02 avril 2020, l'autorité administrative n'a nullement excédé ses pouvoirs;

Qu'au regard de ce qui précède, il sied de rejeter le présent recours comme mal fondé ;

Considérant qu'en réplique au mémoire en défense en date du 07 avril 2021, DJIBRIL SOGOBA prétend:

Qu'à l'analyse de ces écritures et au vu des arguments développés et des pièces produites, le Contentieux de l'État tente d’empêcher l'examen au fond de ce recours contre le décret n°2020-184/P-RM du 02 avril 2020 du Président de la République du Mali, une décision illégale ayant méconnu la règle de base qui gouverne l'action de l'administration et qui soumet celle-ci au principe sacro-saint de la légalité;

Que ce principe, à valeur universelle, qui voudrait que la légalité se substitue à la puissance publique afin que force reste à la seule loi, a été superbement ignoré;

Que pour obtenir l'irrecevabilité de ce recours qu'elle sait pertinent et bien fondé, la Direction générale du Contentieux de l'État croit évoquer «la forclusion» en la forme avant de proposer des arguments qui tiennent pas au fond;

Qu'il convient d’adjuger au concluant, Djibril SOGOBA l'entier bénéfice de son recours;

&nbsp;

DISCUSSION JURIDIQUE:

Considérant que le sieur Djibril SOGOBA sollicite l’annulation pour excès de pouvoir du décret 2020-0184/PRM du 02 avril 2020 portant nomination d’un membre de l’Office Central de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite, motif pris de ce que ledit décret aurait violé les dispositions de l’article 10 et celles de l’article 14 de l’Ordonnance N°2015-032/PRM du 23 septembre 2015 portant création de l’office Central de Lutte contre l’Enrichissement illicite;

Considérant que l’article 10 de l’ordonnance 2015-032/PRM du 23 Septembre 2015 portant création de l’Office Central de lutte contre l’Enrichissement Illicite prévoit: «les membres de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite sont nommés par décret pris en conseil des ministres. Leur mandat est de quatre (04) ans renouvelable une fois»;

Que l’article 14 de l’ordonnance précitée poursuit: «il ne peut être mis fin aux fonctions de membres de l’office central de lutte contre l’Enrichissement illicite avant l’expiration du mandat, qu’en cas de démission, de décès, de faute lourde ou d’empêchement absolu….»;

Considérant que l’analyse combinée de ces deux articles de la loi portant création de l’OCLEI fait ressortir que les membres de l’OCLEI sont investis d’un Mandat ;

Qu’il est impossible de mettre fin à ce mandat sauf dans les cas limitativement énumérés comme la démission, le décès, la faute lourde ou l’empêchement absolu;

Que contrairement aux prétentions de l’administration, la perte de la qualité ayant prévalu à la nomination d’un membre de l’OCLEI n’est nullement retenue par le législateur comme cause de fin de mandat;

Que donc, le départ à la retraite entrainant la perte de qualité de l’agent nommé à l’OCLEI n’est pas à confondre avec l’empêchement absolu qui fait allusion à une situation personnelle d’inaptitude (handicap, maladie ou accident) survenue en cours de mandat et de nature à faire obstacle à l’occupation normale d’un emploi.

Considérant que de ce qui précède, il s’ensuit que le départ à la retraite invoqué contre le requérant pour mettre fin à son mandat à l’OCLEI ne fait nullement partie des causes de fin de mandat prévues à l’article 14 de l’ordonnance n°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 ci-dessus citée;

Qu’or, il est de jurisprudence constante que, sauf disposition législative contraire, la survenue de la limite d’âge dans le corps d’origine n’autorise pas l’administration à retirer des fonctions conférées dans un organisme indépendant pour une durée fixée;

Que le décret contesté ayant mis fin, avant terme, au mandat du requérant, motif pris de son départ à la retraite, il résulte à l’évidence qu’il procède d’un excès de pouvoir qui mérite la censure de la cour de céans.

&nbsp;

PAR CES MOTIFS

La Cour suprême du Mali (Section administrative) où siégeaient Messieurs:

- Djougal CISSÉ….…………………….…….………………………..Président;

- Broulaye TOGOLA..…………………..……….....…………..…Conseiller;

- Konimba KANÉ…………...……………….…….Conseiller-Rapporteur;

En présence de Monsieur David SAGARA, Rapporteur Public;

Avec l’assistance de Maître KANTÉ Korotimi TANGARA, Greffier;

Statuant publiquement, contradictoirement, en matière de recours en plein contentieux et après en avoir délibéré conformément à la loi;

Vu la loi n°2016-046 du 23 septembre 2016 portant loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour suprême et la procédure suivie devant elle;

Vu les pièces du dossier;

&nbsp;

EN LA FORME:

- Ordonne la jonction de la requête n°3717 du 09 novembre 2020 et celle n°00156 du 22 janvier 2021;

- Déclare la requête n° 3717 du 09 novembre 2020 irrecevable pour défaut de recours préalable;

- Reçoit la requête N°00156 du 22 janvier 2021 comme régulière;

&nbsp;

AU FOND:

- La déclare comme bien fondée et y faisant droit; annule, pour excès de pouvoir, le décret n°2020-0184/PRM du 02 avril 2020, portant nomination d’un membre de l’office centrale de lutte contre l’enrichissement illicite;

- Dit que le décret n°2017-017/ P-RM en date du 10 mars 2017 du Président de la République produira tous ses effets en ce qui concerne le capitaine Djibril SOGOBA;

- Ordonne la restitution de la consignation versée;

- Met les dépens à la charge du Trésor public.

Ainsi fait, jugé et prononcé par la Cour suprême (Section administrative) en son audience ordinaire les jours, mois et an que dessus.

&nbsp;

ET ONT SIGNE LE PRÉSIDENT ET LE GREFFIER.

<em>Suivent les signatures</em>

<em>Signés illisibles</em>

<em>Gratis</em>

<em>Enregistré à Bamako, le 06-08-2021</em>

<em>Vol XXXXV Fol 153 N°04 Bordereau 1369</em>

<em>Montant reçu: Gratis </em>

<em>Le Chef de Centre III</em>

<em>Signé illisible</em>

<em>BAMAKO, LE 26 AOÛT 2021</em>

<em>LE GREFFIER EN CHEF</em>

<em>Me OULARE ASSANATOU SAKILIBA</em>

<em>Médaillée du Mérite National</em>

&nbsp;

RÉPUBLIQUE DU MALI

«AU NOM DU PEUPLE MALIEN»

La République du Mali mande et ordonne au Ministère des Transports et des infrastructures en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit contre les parties privées de pourvoir à l’exécution du présent arrêt.

En foi de quoi le présent arrêt a été scellé, collationné et signé par Nous Maître OULARÉ Assanatou SAKILIBA Greffier en Chef de la Cour Suprême du Mali pour servir de Première Grosse délivrée à l’Entreprise Bilco représentée par Bilaly COULIBALY ayant pour conseil Maître Baba Dionkolon CISSOKO, Avocat inscrit au Barreau du Mali.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Enseignement supérieur : Les syndicats observent un arrêt de travail depuis le 17 avril</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/enseignement-superieur-les-syndicats-observent-un-arret-de-travail-depuis-le-17-avril-3020435.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 May 2023 07:00:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après une série de grèves sans négociations avec la partie gouvernementale, le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP) et le Syndicat des enseignants chercheurs du Mali (SECMA) observent depuis le 17 avril 2023 un arrêt de travail sans la moindre réaction des autorités de la transition. Ils invitent leurs militants au respect du mot d’ordre jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications.</strong>

Après les grèves de janvier, de février et celle de 120 heures observée du 10 au 14 avril, le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP) et le Syndicat des enseignants chercheurs du Mali (SECMA) ont désormais pris le taureau par les cornes. Ils ont appelé leurs militants à la fin de la grève de 120 heures à observer un arrêt de travail jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Il est en application depuis le lundi 17 avril dernier. Il est regrettable ces grèves se sont déroulées sans que le gouvernement n’ouvre des négociations avec les syndicats.

Pour la levée du mot d’ordre, le SNESUP et le SECMA réclament au gouvernement l’application immédiate de la prime de recherche; la prise en compte de l’indice 3000 dans le cadre de l’harmonisation des salaires ; la sécurisation de l’espace universitaire ; la séparation des deux (02) statuts conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR); l’octroi d’une prime de déplacement pour les travailleurs de Kabala et ceux des Instituts d’enseignement supérieur (IES) dans les régions; le payement immédiat et intégral des heures supplémentaires et des frais des tâches liées aux examens; le recrutement massif et immédiat d’enseignants; la revalorisation de la prime de logement; l’octroi de passeport de service aux enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Dans un communiqué en date du 10 avril, la coordination des syndicats de l’enseignement supérieur informait l’opinion nationale que depuis bientôt trois (03) mois le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique est paralysé pour fait de grève. Elle regrette dans le même communiqué les campagnes d’intoxication, des tentatives de menace sur ses vaillants militantes et militants, et des tentatives de démobilisation à travers la chaîne nationale (ORTM).

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Que penser du projet de Constitution ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/que-penser-du-projet-de-constitution-3019189.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/05/Moussa-Mara-yelema-t.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Apr 2023 10:06:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Chef de l’État a présenté officiellement le projet de Constitution qu’il porte et qu’il compte soumettre au peuple. Cette décision lance officiellement le processus devant nous conduire au prochain referendum constitutionnel. Il est de ce fait souhaitable que chaque malien se saisisse de cette question et se fasse son opinion avant de voter le moment opportun.

Depuis plus de vingt (20) ans, le pays cherche à modifier sa constitution, ce qui sous-entend qu’il y a des raisons objectives à cela. Il n’est pas besoin d’être expert pour connaitre les nombreuses difficultés posées par la Constitution de 1992.

D’un point de vue général, sans tomber dans un juridisme incompréhensible par le commun de nos compatriotes, faire des modifications de l’ancien texte ou rédiger un nouveau ne conduit pas à des différences de fond au plan du contenu du texte. Il est souhaitable de se focaliser plutôt sur l’essence du texte que d’épiloguer indéfiniment sur la forme de la révision.

La réforme constitutionnelle a été prévue dans la Charte de la transition et figure en bonne place dans le chronogramme validé par les Maliens et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Dans le même sens, le débat sur la légitimité ou non des autorités de transition pour conduire ce projet, n’est pas non plus pertinent. La Constitution de 1992 souvent revendiquée par ceux qui s’opposent à la conduite de la réforme par la transition actuelle, a elle-même été rédigée pendant une transition. La réforme constitutionnelle est portée également par la CEDEAO et la Communauté internationale. De ce fait, ce débat n’a plus lieu d’être. La transition actuelle est fondée à reformer la Constitution, surtout que le peuple, qui est au-dessus de tout y compris selon la Constitution de 1992 elle-même, sera sollicité pour se prononcer sur le texte ainsi élaboré.

Il nous parait d’ores et déjà utile de mettre en évidence ce qui peut être considéré comme étant des aspects positifs de l’actuel projet, mais également les insuffisances que nous avons identifiées. Ce qui peut contribuer à éclairer nos compatriotes en perspective de leur choix.

Il n’est pas possible de relever toutes les caractéristiques du texte. Il sera mis l’accent sur les éléments qui apparaissent significatifs et impactants. Notre ambition vise à éclairer nos compatriotes en perspective de leur participation au referendum sur la Constitution.

<strong>Le Projet contient des points positifs</strong>

Plusieurs éléments positifs sont à retenir du projet de Constitution. Le texte a été rédigé au Mali par des Maliens, dans un temps relativement court, cela signifie que rien n’est au-dessus de nos moyens au niveau interne. Les compétences nationales sont souvent suffisantes pour répondre aux défis de l’heure quels qu’ils soient. La consécration des droits de l’homme dans le texte est un signal très fort lancé par les autorités, car cela est la base de toute vie collective. Les individus, nos concitoyens doivent être assurés que leurs droits sont protégés et garantis par les dépositaires du pouvoir.

La création de la Cour des Comptes était attendue depuis fort longtemps, le Mali étant en retard sur tous les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sur ce projet destiné à promouvoir la bonne gouvernance. On aurait néanmoins pu trouver une autre formule pour la désignation de ses membres (le Parlement avec les corps de contrôle et les magistrats) en dehors de l’exécutif dont il juge les

comptes (article 162).

La création du Sénat permet d’offrir un cadre de représentation aux autorités traditionnelles et religieuses ainsi qu’aux collectivités territoriales. Cette institution renforcera les capacités du parlement en faisant appel à certaines personnalités ayant servi le pays. Les diversités maliennes trouveront ainsi un parlement, où elles seront mieux traduites. L’instauration du Sénat est de nature à contribuer à la stabilité politique du pays.

La destitution du Président de la République, prévue par l’article 73, est une innovation positive qui permet de faire contrepoids aux pouvoirs supplémentaires qui lui sont donnés par rapport à la Constitution de 1992. Cela est positif et permet de donner de l’importance au Parlement. La limitation claire des mandats présidentiels éloigne les perspectives de troisième mandat dans notre pays. La limite d’âge supérieure est bonne (article 46), il faut que le Président soit en phase avec l’écrasante majorité du pays qui a moins de trente-cinq (35) ans. Il doit également pouvoir physiquement assumer ses responsabilités. La possibilité de poursuivre les Ministres (article 82) devant les juridictions communes est une innovation qui limite l’impunité.

La précision de la laïcité rassurera les deux (02) camps qui se font face sur cette question. Ceux qui craignent que la laïcité ne soit considérée Manifestement certains craignent que ce concept vise à contrarier leurs religions. Une campagne d’explication et de sensibilisation devrait être conduite en leur direction. Contre les religions verront que ce n’est pas le cas même s’il reste encore à régler la question de l’école dite laïque. Ceux qui pensent à une menace de République Islamique verront que l’État fait le choix de la neutralité et de l’équidistance joignant en cela la grande tolérance de la société malienne.

La reconnaissance de l’importance de la société civile est une avancée positive de la Constitution, car il n’y a pas de démocratie sans une société civile forte et indépendante, et qui joue un rôle absolument indépendant de tout autre pouvoir politique.

La question des langues officielles (art 31) est une position de principe, il convient d’attendre la loi organique qui va fixer les conditions et les modalités d’emploi des langues nationales comme langues officielles. Il faut néanmoins saluer le principe de considérer toutes les langues nationales sur le même pied d’égalité, ce qui est consacré dans la politique nationale des langues.

Au niveau des députés, il est désormais prévu la présence des maliens de la diaspora dans l’assemblée (article 96), cela est un apport majeur accepté par tous.

La sanction de la transhumance politique est une bonne chose (article 106). Il faut noter que des chantiers doivent être ouverts pour lutter contre ce phénomène à d’autres niveaux  (Gouvernement, administration...).

La notion de délais à respecter pour rédiger les décisions de justice (article 131) est une excellente chose qui peut fonder la mise en place de dispositifs contraignants pour rendre et rédiger les jugements. Cela atténuera la souffrance de milliers de nos compatriotes qui sont pénalisés par les lenteurs de la justice.

<strong>Il y a malheureusement des aspects négatifs à déplorer</strong>

De nombreuses insuffisances de forme ont été relevées par plusieurs observateurs avisés. Il faut espérer que ces observations pourront être prises en compte. Quelques faiblesses majeures pénalisent toutefois la pertinence du projet des autorités de la transition: Trop de pouvoirs sont donnés au Président, ce qui vide le régime institutionnel de tout équilibre indispensable à la démocratie. Le Président garde tous les pouvoirs de la Constitution de 1992. En plus, il pourra nommer certains parlementaires ce qui lui donnera encore plus d’ascendance sur eux.

En revanche le Parlement perd le pouvoir de censure du Gouvernement, ce qui le place en posture de vassal de l’exécutif. Ce déséquilibre va focaliser la démocratie malienne sur le Président et les élections présidentielles. Le paysage politique sera configuré en fonction de ce scrutin et autour du Chef de l’État. Cela videra la démocratie de sa vigueur, affaiblira les partis politiques en les discréditant tout en favorisant le renforcement d’un phénomène de cour autour du Président de la République. Ce dernier risque ainsi de tomber dans les travers du passé pour aboutir aux mêmes résultats. L’exécutif a besoin d’être mis sous pression pour travailler, être évalué et suivi avec la possibilité de sanctions, faute de quoi, l’État ne sera pas efficace et les citoyens ne seront pas servis. C’est dans ce sens que nous comprenons la refondation. Le projet a malheureusement pris le chemin inverse.

La lutte contre la corruption qui est pourtant considérée comme une priorité par le projet de Constitution est fortement pénalisée par certaines de ses dispositions. En renforçant l’exécutif qui est le premier vecteur de corruption, face à la justice dont des acteurs sont nommés par les dirigeants du pays, on ne fait que fragiliser le pouvoir judiciaire et donc la perspective de lutte contre la corruption. Ensuite en ne renforçant pas le dispositif de publication des déclarations des biens, on affaiblit ce moyen important de lutte contre la corruption.

Enfin en ne renforçant pas l’indépendance de la justice à travers l’autonomie du Conseil Supérieur de la magistrature par rapport au pouvoir, on accroît la mainmise de l’exécutif sur la justice. Ce qui risque de favoriser l’impunité des décideurs. Ces signes sont autant de mauvais signaux envoyés par rapport à la lutte contre la corruption.

La décentralisation n’est pas promue alors que le futur du Mali passera forcément par elle ainsi que par le renforcement des Collectivités territoriales. Il aurait fallu dire clairement dans la définition de la République que le Mali est une République décentralisée. Ensuite on devrait mettre les collectivités plus en avant au lieu de les aborder au même niveau que les circonscriptions administratives.

Les Collectivités ne sont pas un mode d’Administration du territoire, elles sont un moyen de fonctionnement de l’État pour être plus efficace au service des populations.

La suppression du nombre de membres du Gouvernement (article 75) est un recul par rapport à la mouture initiale et ce n’est pas le fait de dire qu’une loi organique fixe le nombre de membres du Gouvernement qui changera cela. Chaque régime pourra faire prendre une loi organique fixant le nombre de ministres qu’il souhaite nommer.

Le maintien du pouvoir donné à la Cour Constitutionnelle, selon les cas, d’annuler une élection ou de réformer les résultats est un recul et nous rappelle les heures sombres de 2020. Cela peut plonger de nouveau le pays dans des difficultés. On aurait dû maintenir que le pouvoir de la Cour est d’annuler une élection et non d’en réformer ses résultats.

Au niveau de la révision enfin (art 184 et 185), il est dommage qu’on n’ait pas inséré une procédure de révision plus légère que le referendum pour certaines corrections non importantes de la Constitution. C’est l’absence de ce type de procédure qui a empêché la prise en compte des corrections que tout le monde considère comme positives comme la création de la cour des comptes par exemple. On aurait pu insérer cela et limiter le recours au référendum pour les corrections significatives.

<strong>Et maintenant ?</strong>

Nos autorités doivent organiser et soutenir l’ouverture de débats dans tout le pays pendant cette phase. Elles doivent vulgariser le texte, créer des espaces de discussions et d’échanges afin que les citoyens se fassent leur propre une opinion et ce de manière objective. Les médias sont à mettre à profit pour organiser des séances d’explication mais aussi de confrontations pour contribuer à éclairer nos compatriotes.

Les acteurs politiques et de la société civile ne doivent pas rester en marge du processus. Ils devraient informer et consulter leurs bases sur l’ensemble du territoire.

Cet exercice démocratique doit être conduit avec la participation et l’implication de tous. Les autorités de la transition doivent y trouver une occasion pour rendre la transition plus inclusive, ce qui aidera à accroitre la participation au referendum.

Enfin, après l’exercice référendaire, quel qu’en soit le résultat, les acteurs politiques et de la société civile devraient tous respecter la décision du peuple et avancer dans la mise en œuvre de la Constitution. C’est aussi cela la démocratie.

<strong>Moussa MARA</strong>

<a href="http://www.moussamara.com">www.moussamara.com</a>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation politique :  Le FSD soutient le projet de nouvelle Constitution</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-politique-le-fsd-soutient-le-projet-de-nouvelle-constitution-3019182.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Apr 2023 08:59:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Présenté aux autorités politiques, coutumières et religieuses par le chef de l'État, le colonel Assimi Goïta, le projet de la nouvelle Constitution acquiert l'adhésion des membres du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD). Ses responsables ont tenu à le faire partager aujourd'hui avec la presse et l'ensemble de la Communauté nationale et internationale à la faveur d'un point de presse tenu, le samedi 08 avril 2023 à son siège à Badalabougou, en commune V du district de Bamako.

Présidé par le premier vice-président du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), le professeur Salikou Sanogo, alors président du parti Union pour la République et la démocratie" (URD), parti de feu président Soumaïla Cissé, le point de presse a regroupé un grand nombre de responsables des partis et associations qui composent ce front.

À l'entame de ses propos, le professeur Sanogo a commencé par renouveler le soutien et les encouragements du Front pour la sauvegarde de la Démocratie (FSD) à nos Forces armées (FAMa) pour les succès engrangés dans la lutte contre l'insécurité, ensuite adresser les condoléances les plus émues aux familles endeuillées, souhaiter un prompt rétablissement aux blessés avant d'inviter à observer une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes militaires et civiles.

Ensuite, le président de l'Union pour la République et la démocratie (URD), vice-président du FSD, poursuit en précisant les raisons de cette invite de la presse nationale et internationale au siège du FSD. Selon lui, le FSD a voulu cette rencontre avec les hommes de médias pour partager avec eux et à travers eux l'ensemble de la Communauté nationale et internationale, le point de vue qui reflète la position de leur regroupement suite à la présentation du projet de la nouvelle Constitution par le président de la transition, Son Excellence, le colonel Assimi Goïta aux forces vives de la nation.

Pour le Pr Sanogo, le front, après analyse du projet de la nouvelle Constitution, constate avec satisfaction la prise en compte de l'essentiel de ses préoccupations.

Pour rappel, laissera- t-il entendre, déjà depuis novembre 2018, l’URD, membre fondateur du FSD, sous le leadership de feu l'honorable Soumaïla Cissé (paix à son âme), s'est inscrit dans une logique de réformes profondes institutionnelles, électorales et administratives.

Ses principales propositions de réformes qui ont inspiré le FSD, aux dires de son vice-président, avaient fait l'objet de discussions avec de nombreux acteurs politiques avant d'être remises à feu le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) en personne et aux organisateurs du Dialogue national inclusif de décembre 2019 (DNI) pour être versées dans les débats, a-t-il poursuivi. Ce sont ces mêmes propositions amandées et adoptées par Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) qui ont été versées aux travaux des Assises nationales de la refondation et à la Commission Loi du Conseil national de transition (CNT) lors des discussions sur le projet de la loi électorale.

Ces propositions qui sont entre autres: adopter une nouvelle Constitution pour passer à une 4<sup>ème</sup> République; exiger la déclaration de biens des candidats lors du dépôt de candidature; prévoir dans la nouvelle Constitution la possibilité de destitution du président de la République dans certains cas avant la fin de son mandat; créer un Parlement à deux (02) chambres: une Assemblée constituée des députés et un Sénat composé des représentants des Collectivités, des autorités coutumières et religieuses; instaurer l'appel à candidature pour pourvoir les postes de responsabilité de l'État; introduire la proportionnelle pour l'élection des députés et le principe de la suppléance en cas de transhumance ou de décès d'un député, etc.

La plupart de ses propositions ayant été prises en compte par le projet de Constitution présenté par le président de la République, Son Excellence, le colonel Assimi Goïta, aux Forces vives de la nation, ce dernier ne pouvait qu'obtenir l'assentiment et l'adhésion des militants et sympathisants du FSD. C'est pourquoi, selon les dires du conférencier, le Front pour la sauvegarde de la démocratie, fidèle à ses principes de défense des intérêts supérieurs du Mali, est résolument déterminé à accompagner le processus jusqu'à son aboutissement. Car, en plus de ces raisons évoquées plus haut, le soutien du FSD à ce projet s'explique également par le fait que cette transition est aussi l'aboutissement d'une lutte du peuple malien tout entier à travers le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) dont le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) est membre fondateur avec Espoir Mali Koura (EMK) et la Coordination des mouvement et associations et sympathisants à l’imam Mahamou Dicko (CMAS).

À noter que le FSD est un regroupement de partis politiques, d'associations, de leaders d'opinion, de personnalités de toutes obédiences, de citoyens attachés au respect des libertés démocratiques fondamentales, créée en octobre 2018 autour de feu Soumaïla Cissé, suite aux vives contestations post-élection présidentielle de l'année 2018.

Dès sa création, ses initiateurs s'étaient fixés comme objectifs de rassembler les Forces vives de la société civile, des syndicats, des partis politiques et de la diaspora pour réaliser les fondements d'un Mali nouveau adossé sur des réformes institutionnelles et politiques susceptibles de moderniser notre État; contribuer à la mise en place d'un système électoral transparent et accepté par tous les acteurs politiques; permettre l'expression sans contraintes des libertés fondamentales reconnues par la Constitution et les lois de la République du Mali; restaurer le respect de la Constitution, des lois et règlements aussi bien par les citoyens que par les Institutions de la République; veiller à l'instauration d'un système de gouvernance transparent et inclusif luttant résolument contre la corruption, la dilapidation des fonds publics; contribuer à instaurer des mécanismes de dialogue politique et social inclusif pour éviter plus de fracture au sein de notre société; contribuer à renforcer la protection des droits et libertés individuels et collectifs; réaliser les réformes institutionnelles et politiques susceptibles de moderniser notre État, notamment par la relecture et l'adaptation de Loi électorale; mettre en place un Organe unique indépendant des élections  chargé de l'organisation des élections (OUGE); approfondir la décentralisation et la libre administration des Collectivités; réduire la fracture sociale et éviter toutes dissensions entre les Communautés; instaurer des mesures visant à assurer plus d'Inclusivité et de transparence dans la gouvernance; réduire sensiblement le train de vie de l'État, définir et l'approprier par tous les citoyens, en particulier par les acteurs politiques, la direction stratégique à donner au pays; prohiber l'usage direct ou indirect des ressources et moyens de l'État à des fins électorales; adopter, enfin, des stratégies fortes capables de vaincre l'insécurité grandissante qui perturbe le quotidien des Maliens presque sur la quasi-totalité du pays.

Cette sortie médiatique du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) intervient au moment où de nombreuses voix discordantes s'activent pour exiger l'abandon pur et simple du projet pour diverses raisons qui sont les leurs. En tout cas, une chose est claire, c'est que le colonel président n'est pas du tout près à abdiquer. Alors qui de pour ou de contre l'emporterait ? Rendez-vous serait donné très bientôt dans les urnes.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Importation et utilisation des pesticides :  Une autre entourloupe en vue !</title>
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<pubDate>Mon, 17 Apr 2023 08:51:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis l’avènement de la démocratie dans notre pays, le secteur de l’agriculture est devenu la vache laitière des hommes politiques qui se servent de ses fonds à satiété dans l’impunité la plus totale. Après la gestion désastreuse des 17 milliards de F CFA dans l’achat d’engrais pour la campagne agricole 2022-2023, dont aucun audit n’est tombé encore pour sanctionner les responsables de ce crime contre les paysans, le gouvernement vient de décider de l’importation et de l’utilisation des pesticides au titre exceptionnel de la campagne agricole 2023-2024.

Au Mali, le ministère du Développement rural, chargé d’assurer l’autosuffisante alimentaire aux Maliens, n’est qu’une coquille vide. Il n’est jamais parvenu, depuis l’arrivée au pouvoir des loups déguisés en agneaux, à être le véritable levier du développement économique de notre pays. Et cela, malgré les énormes potentialités agricoles dont dispose le Mali pour relever le défi du bien-être de sa population. Mais, là où ce département excelle et dont il est connu de tous, ce sont les affaires sulfureuses de surfacturations des intrants agricoles destinés aux pauvres paysans qui récoltent chaque année la mauvaise gestion des agents véreux de l’État et leurs complices qui raflent les subventions au détriment des vrais acteurs du secteur.

La nouvelle est tombée dans la nuit du vendredi 14 avril 2023. Le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif à l’importation et à l’utilisation des pesticides à titre exceptionnel pour la campagne agricole 2023-2024. Le communiqué nous apprend que la campagne cotonnière 2022-2023 a été marquée par une invasion massive d’insectes nuisibles appelés jassides sur les champs de toutes les filiales cotonnières des zones CMDT (Compagnie malienne pour le Développement des textiles) et OHVN (Office de la Haute vallée du Niger), où des dégâts importants ont été enregistrés principalement sur le coton et d’autres cultures.

L’analyse des échantillons de jassides collectés a montré la présence de plusieurs espèces nuisibles aux cultures. Pour lutter contre ces espèces nuisibles, les chercheurs du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA) ont proposé de nouvelles matières actives. Le projet de décret est adopté en vue de permettre, à titre exceptionnel, l’importation et l’utilisation de ces matières pour la campagne agricole 2023-2024. Tout cela est beau, si c’est pour sauver l’année agricole afin que les paysans puissent respirer et donner le meilleur d’eux- mêmes pour l’atteinte de l’autosuffisante alimentaire. Mais, malheureusement, il s’agit d’une autre entourloupe qui ne dit pas son nom.

Même si le montant n’a pas encore été dévoilé, il sera question de milliards qui sortiront des caisses de l’État pour le marché des pesticides et dont l’attribution se ferait comme d’habitude : la mafia au premier plan. Elle va bénéficier de l’achat des pesticides avec la complicité des cadres de l’administration avant qu’ils se partagent l’argent sur le dos du pauvre paysan.

Certes, l’importation et l’utilisation des pesticides sont décidées par le gouvernement, mais la qualité et la marque de ce produit restent inconnues du grand public. Et, c’est là que se joue la grande escroquerie. Elle consiste toujours à inonder les zones agricoles des produits de mauvaise qualité, achetés à vil prix et surfacturés à prix d’or ou se procurer des produits qui ne sont plus utilisés dans les pays d’importation, mais qui cherchent quelqu’un qui peut débarrasser leurs magasins des intrants nocifs. Comme ce fut l’affaire des engrais ‘‘frelatés’’ en 2015 dont une des conséquences a été la baisse de la production agricole et l’endettement des paysans.

Pourtant, l’espoir était né avec le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, qui avait donné l’assurance à ses compatriotes quant à l’utilisation judicieuse des fonds de l’État. Malheureusement, l’espoir a été de courte durée. La lumière n’est pas encore faite sur les 17 milliards de FCFA de la campagne agricole 2022-2023. Les responsables de crime se la coulent douce, alors que les paysans désespérément croulent sous le poids de la dette. Il était bon au lieu de décider d’une autre entourloupe en vue de tirer cette affaire au clair avant de lancer un autre marché à coût de milliards de nos francs qui vont tomber dans les poches de la mafia qui bénéficie de toutes les subventions, laissant sur le quai les vrais acteurs du monde agricole.

<strong>Le monde rural de scandale en scandale</strong>

Trop, c’est trop ! Depuis l’avènement de la démocratie dans notre pays en 1991, le monde agricole est devenu la vache laitière des hommes politiques. Au lieu qu’il serve de moteur de développement pour notre pays, il est cloué au sol par des affaires de détournements des fonds devant apporter de l’assistance aux agriculteurs maliens. Le régime de l’ADEMA-PASJ (Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice), incarné par le président Alpha Oumar Konaré, est le premier à casser le monopole détenu par la Compagnie malienne pour le développement textile (CMDT) de l’achat des intrants agricoles. Bonjour les dégâts ! La libéralisation prônée par le président Konaré s’est révélé un cauchemar chez les paysans et une aubaine pour les hommes politiques du pouvoir en place.

À la fin des années 1990, éclate le plus grand scandale du siècle à la CMDT. Les surfacturations se sont élevées à coût de milliards de F CFA. Dans les rapports de contrôle, les Bic de 75 F CFA étaient facturés à 1000 F CFA, des blocs-notes de 750 F CFA à 5000 F CFA, etc. les secousses de l’affaire CMDT ont été ressenties dans la cour de l’ORTM. Que dire des factures de la fête du coton en 1998 à Kola (Dioïla) ? Ébahi par ces pratiques des ‘‘démocrates’’, le peuple s’attendait à des sanctions contre les responsables des malversations. Malheureusement pour lui, l’affaire CMDT s’est terminée en queue de poisson. Et les délinquants financiers sont toujours au-devant de la scène politique en train de narguer les Maliens par l’argent qu’ils sont malhonnêtement pris dans le Trésor public.

En 2015, un scandale éclate dans le monde agricole. Il s’agit de l’affaire dite des engrais ‘‘frelatés’’. Les 65 milliards de FCFA destinés à l’achat des intrants agricoles sont partis en fumée. Les paysans ont pris leur mal en patience. Et les hommes à la tête de l’affaire n’ont jamais été inquiétés. Impunité oblige ! Ils ont bénéficié de la couverture de leur parti au pouvoir, le Rassemblement pour le Mali (RPM).

En 2022. Coup de théâtre. La ratification de la transition est au cœur d’un scandale de 17 milliards de F CFA. L’achat d’engrais a encore tourné au vinaigre pour les pauvres paysans. Le marché des intrants a été attribué à des néophytes, mais des hommes proches du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), le parti du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga.

À y regarder de près, tous ces scandales ont servi la cause des hommes politiques. L’argent issu de ce banditisme se sert à constituer un clan de riches malhonnêtes. Avant qu’un autre scandale éclate autour de l’importation et de l’utilisation des pesticides, il serait bon de secouer le cocotier en auditant l’affaire des 17 milliards de FCFA de l’année dernière et de transmettre aussi les autres dossiers de surfacturations du monde agricole à la justice.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Prospective à l’horizon Mali 2020&#45;2025 :  Un tableau sombre</title>
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<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 09:00:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La démocratie malienne a atteint par moments le seuil de l’étouffement. Si nous ne prenons garde, elle risque de sombrer dans une agonie imparable. Nous sommes tous interpellés: gouvernants et gouvernés, citadins et ruraux, dirigeants, militants, et adhérents des partis politiques, leaders et membres des organisations de la société civile, leaders d’opinion, intellectuels, autorités religieuses et traditionnelles, etc.

Les recherches faites ont montré que la bataille menée sur le double front de la lutte contre la corruption et l’amélioration des conditions de vie des populations est loin d’être gagnée avec l’instauration de la démocratie. Il y a donc lieu de s’interroger sur les chances de survie de l’expérience démocratique. De façon plus précise, deux (02) questions fondamentales méritent d’être posées: les Maliens perdront-ils foi dans un système démocratique qui tarde à réaliser leurs aspirations légitimes à une bonne gestion des affaires publiques et au mieux-être ? Une déception constituerait-elle un facteur de fragilisation ou de remise en cause de l’expérience démocratique ?

La problématique de la survie de l’expérience démocratique malienne sera analysée à la lumière des théories courantes sur la compréhension de la démocratie et le processus de sa consolidation. La première théorie dite du choix rationnel soutient que le jugement que les individus portent sur un système démocratique se construit de façon raisonnée. Ils comparent les avantages et les inconvénients de plusieurs systèmes politiques et s’associent avec le système qui répond le mieux à leurs intérêts individuels et collectifs. Il va sans dire que les paramètres qui influencent leur jugement sont essentiellement d’ordre économique. Cette idée des retombées économiques d’un système démocratique est traduite sous une forme un peu caricaturale par le concept de «la politique du ventre» imaginé par Jean François Bayart. Dans la logique de cette théorie, un système démocratique qui ne fait pas des avancées sur le plan économique sera boudé par les populations et aura tendance à se fragiliser, et à la longue, à disparaitre.

Si on devait jauger les chances de survie de la démocratie malienne à la lumière de la théorie du choix rationnel, on pourrait comparer l’expérience démocratique entamée, depuis mars 1991, sans exagération aucune, à un navire qui traverse une zone de grandes turbulences, tangue, et prend eau de toutes part en vingt (20) ans de pratique démocratique, le maintien des grands équilibres macro-économiques et la croissance annuelle presque continue du produit intérieur brut, qui sont devenus une obsession des autorités, n’ont pas eu pour effet d’améliorer de façon notable le quotidien des Maliens.

La pauvreté et la corruption n’ont pas régressé, bien au contraire. Dans les grands Centres urbains, l’armée des jeunes diplômés sans emploi, véritable bombe sociale à retardement, reçoit tous les ans de nouvelles recrues. Dans le pays profond, les jeunes ruraux, attirés par les mirages de la ville, fuient en masse les villages et viennent grossir les rangs des désœuvrés dans les quartiers périphériques de Bamako. Bref, le pronostic serait sévère: le navire de l’expérience démocratique malienne pourrait sombrer à tout moment dans les eaux agitées qu’il traverse. Ce pronostic est loin d’être le fruit des élucubrations d’un prophète de malheur. Il rejoint en plusieurs points l’analyse des experts qui ont réalisé l’étude prospective du Mali à l’horizon 2025, notamment les prédictions des troisième et quatrième scénarios de l’étude.

<strong>Les prédictions des troisième et quatrième scénarios de l’étude</strong>

Le troisième scénario dresse un tableau assez sombre, avec un contexte de marasme économique d’instabilité politique et d’agitation sociale marqué par la montée de l’incivisme des populations, la corruption prononcée de l’administration, l’exacerbation des revendications corporatistes, la prolifération des partis politiques et des associations autour de personnalités préoccupées par leurs propres intérêts, le laisser-aller généralisé.

Le quatrième scénario présente une situation beaucoup plus catastrophique caractérisée par la régression économique, la baisse de l’aide au développement, la dégradation accrue de l’environnement, la montée du chômage, la généralisation de la pauvreté et de la mendicité, la dépréciation des mœurs consécutive à une perte des valeurs morales dans la société, etc.

Pour faire face à ces graves périls, l’État adopte la stratégie du «tout sécuritaire». En cette période de dangers imminents qui menacent les fondements mêmes de l’État et de l’unité nationale, la mission de l’État se ramène essentiellement à la protection de la classe minoritaire des dirigeants et des possédants. Les prédictions de ces deux (02) scénarios confortent l’idée des difficultés de survie d’un système démocratique dans un contexte de marasme ou de régression économique.

Comme on doit se douter, la théorie du choix rationnel sur laquelle se fonde l’hypothèse du naufrage du bateau de la démocratie malienne a des limites. Si on pousse la logique de cette théorie jusqu’au bout, on dira qu’un système démocratique, quelles que soient ses prouesses sur le plan de l’implantation d’un système de gouvernance démocratique et quel que soit le degré de satisfaction des citoyens par rapport à ce système, sera boudé par ces mêmes citoyens s’il n’est pas performant au plan économique.

En d’autres termes, les citoyens seraient tentés de jeter le «bébé de la démocratie» avec «l’eau de bain de l’économie», selon la formule séduisante utilisée par Robert et ses collègues.

Une deuxième théorie plus nuancée suggère une double approche de la compréhension qu’ont les citoyens d’un système politique démocratique. Cette théorie dualiste fait un distinguo entre la conception «substantiviste» et la conception «procédurale» de la démocratie. Les personnes qui ont une conception substantiviste de la démocratie attachent une valeur instrumentale au système politique démocratique. Elles en attendent des avantages matériels et la promotion d’une certaine égalité sociale.

En termes clairs, elles jugent le système démocratique en fonction du panier de «biens économiques et sociaux» qu’il procure. Les personnes qui ont une conception procédurale de la démocratie attachent une valeur intrinsèque au système politique démocratique. Leurs attentes englobent des choses comme le respect des libertés individuelles et collectives, le choix des dirigeants par le biais d’élections libres et transparentes, l’existence de contre-pouvoirs véritables, le traitement équitable des citoyens par l’État, etc. Là, le jugement se fonde sur le contenu du panier des «biens politiques».

Certes, ces biens politiques ne sont pas une denrée de première nécessité, mais ils sont importants pour le bien-être des individus. Si on devait appliquer cette théorie dualiste au contexte malien, on pourrait affirmer que le panier des biens politiques est relativement fourni alors que le panier des biens économiques et sociaux est relativement dégarni.

Étant donné que la plupart des citoyens sont vraisemblablement des «substantivistes» et se classeraient donc dans le camp des sceptiques et des déçus, on peut espérer que l’opinion favorable de la minorité des «procéduristes» constituerait un ballon d’oxygène pour le système démocratique. Toutefois, il ne s’agit guère d’un état de grâce permanent, car la survie et la pérennisation de l’expérience démocratique requièrent, dans le moyen et long terme, que le contenu des deux (02) paniers soit un tant soit peu équilibré.

La problématique de la survie de l’expérience démocratique malienne peut être analysée aussi sous l’angle de la théorie de la demande et de l’offre de démocratie. Cette troisième théorie suggère que le sort d’un système démocratique dans un pays donné est fonction de deux (02) paramètres:

- Le premier paramètre, c’est l’existence d’une demande réelle de démocratie dans ce pays, c’est-à-dire la croyance chez une grande majorité de l’élite et des citoyens ordinaires que la démocratie est bel et bien le mode préféré de système politique.

- Le deuxième paramètre, c’est la capacité des institutions politiques à procurer un degré de démocratie acceptable aux yeux des citoyens de ce pays. Selon cette théorie, la demande de démocratie contribue au processus de légitimation du système politique, tandis que l’offre de démocratie participe de son institutionnalisation.

Pour analyser le cas malien à la lumière de cette dernière théorie, nous ferons appel aux résultats d’une série de sondages d’opinion effectuée dans un certain nombre de pays africains, dont le Mali, entre 1999 et 20003. La série est connue sous le nom de «Afro Baromètre».

La demande de démocratie est mesurée sur une double dimension: la préférence pour un système politique démocratique et le rejet d’un système politique autoritaire. La plupart des Maliens pensent que la démocratie est préférable à tout autre système politique: 60% des personnes interrogées en 2001 contre 71% des personnes interrogées en 2003. La plupart des Maliens rejettent un régime militaire: 70% en 2001 contre 65% en 2003. La plupart des Maliens rejettent aussi un régime de parti unique : 73% en 2001 contre 71% en 2003. Ces chiffres suggèrent l’existence d’une forte demande de démocratie au sein de la population.

<strong>Qu’en est-il de l’offre de démocratie ?</strong>

Elle est mesurée dans le sondage sur une double dimension: le niveau de démocratisation du système politique, et le degré de satisfaction avec le fonctionnement de la démocratie. Là, les chiffres ne sont pas fameux. Le niveau de démocratisation est jugé bas. Seulement 23% des Maliens trouvent que le système politique est pleinement démocratique en 2001 contre 30% en 2003. En 2001, 37% pensent que le système politique est démocratique mais présente des problèmes majeurs contre 24% en 2003.

Sur le plan de la satisfaction des individus avec le fonctionnement de la démocratie, en 2001, 18% des Maliens sont très satisfaits, 17% un peu insatisfaits. En 2003, on trouve 81% d’insatisfaits dans la catégorie qui pense que le système politique malien n’est pas démocratique contre 14% d’insatisfaits dans la catégorie qui pense que le système est pleinement démocratique. Les résultats du sondage suggèrent globalement que l’offre de démocratie n’est pas satisfaisante au Mali. Si on devait appliquer la théorie de la demande et de l’offre de démocratie au contexte malien en utilisant les résultats des sondages de l’«Afro Baromètre», on pourrait dire que la démocratie malienne se tient debout sur une seule jambe. Elle est donc handicapée par une impotence partielle.

En effet, il existe une forte demande de démocratie, gage d’une certaine légitimation du système politique. Toutefois, l’offre ne suit pas, ce qui se traduit par un faible ancrage et une faible institutionnalisation du système démocratique.

La conclusion à tirer ici est que la survie et la consolidation de l’expérience démocratique au Mali requièrent la recherche d’un équilibre entre la demande et l’offre de démocratie, afin que le système démocratique puisse faire usage de ses deux (02) jambes pour se mouvoir.

<strong>Source: «<em>Mali: Une démocratie à refonder</em>» (Ali CISSÉ)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition :  Comment s’acquitter de plus de 60 ans de dette suite aux diverses atteintes aux Droits de l’Humains commises par l’État.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/transition-comment-sacquitter-de-plus-de-60-ans-de-dette-suite-aux-diverses-atteintes-aux-droits-de-lhumains-commises-par-letat-3017612.html</link>
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<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 03:06:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les victimes et autres survivants attendent impatiemment des réparations qui ne viennent toujours pas ?</strong>
65 milliards de francs CFA, c’est la coquette somme qui sera débloquée par l’Etat malien pour indemniser les victimes et ayants droit des graves violations des Droits de l’Homme de 1960 à nos jours. La Commission, Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), présidée par l’ancien ministre, Ousmane Oumarou Sidibé, souhaite à travers ce geste contribuer à instaurer un climat de paix durable, de vérité, de réconciliation et de consolidation de l’unité nationale.
Depuis l’accession de l’indépendance du Mali, notre pays aura brillé par des exactions de tous genres souvent au prix des pertes en vies humaines. Les Droits de l’Homme furent à un certain moment ignorés piétinés et bafoués dans la démesure, relégués au dernier chapitre des priorités par les autorités politiques en place. Quoi que l’on puisse dire sur la gouvernance de feu Ibrahim Boubacar Keïta, force est de reconnaître qu’il a eu la présence d’esprit de vouloir réparer avec bienveillance ces dérapages. Dans cette droite ligne, la CVJR a été créée pour que dans l’avenir notre pays ne puisse connaître de telles atrocités inqualifiables.
De nos jours, la Commission, Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) a terminé sa mission avec brio depuis un moment suite à de nombreuses années de travail sur le terrain. Les audiences publiques furent largement retransmises et diffusées sur les chaînes de télévisions. Elles avaient trait aux graves violations des Droits de l’Homme commises et vécues par des hommes, des femmes et leurs descendants de 1960 à nos jours. Ce furent une occasion pour les victimes, de partager leur douleur avec l’ensemble des populations maliennes. Suite à ce travail de titan, le rapport fut soumis aux membres du CNT (Comité National de Transition). Ceux-ci ont joué leur partition et adopté un projet relatif à la réparation des préjudices causés par les graves violations des Droits de l’Homme. Pour ce faire, il a été envisagé la mise en place d’une Agence Nationale de Gestion des Réparations dénommée (ANGRV) sous la houlette du ministère en charge de la Réconciliation Nationale, de la Paix et de la Cohésion Nationale dirigé par le Colonel Ismael Wagué.
Retenons que l’objectif de la politique nationale de réparation est de restaurer la dignité des victimes en leur accordant par voie administrative et non judiciaire des réparations pour les préjudices qu’elles ont subis du fait des violations graves des Droits de l’Homme commises avec les crises à répétitions que le Mali a connu depuis 1960 année de son indépendance.
Le coût de la réparation de l’ensemble des victimes connu de tous comme l’a bien rappelé Ousmane Oumarou Sidibé, président de la CVJR, est estimé à la bagatelle de 65 milliards de F CFA (112 millions d’euros). À ce jour, les victimes n’ont rien vu venir. Le temps semble arriver pour que les autorités transitoires sortent du mutisme qui ne fait que trop durer et la liste des victimes, survivants et ayants droit se réduit inexorablement d’année en année. La dernière en date, c’est la disparition de M. Victor SY (paix à son âme) un des rescapés du régime militaire.
L’Agence Nationale de Gestion des Réparations qu’elles projettent de mettre en place tarde à voir le jour. Le personnel doit comprendre naturellement les représentants des survivants, victimes et ayants droit pour être crédible. Le proverbe Bamanan nous enseigne ceci: «koun té di koun tigui ko babada !». Littéralement dans la langue de Molière cela signifie: «on ne peut s’autoriser de raser la tête d’un individu à son absence», fin de citation…
Il est à rappeler que cette instance est appelée à statuer sur les modalités de réparation. Entre-temps, les victimes et leurs ayants droit sont dans une attente interminable pour prétendre à la réparation de leurs droits le plus légitime.
Les plus hautes autorités de la transition feraient mieux d’agir, de s’atteler à cette mission. Elles ne sont pas sans savoir que la mise en place d’une telle structure indépendante vouée à la réparation en faveur des victimes nécessite impérativement l’adhésion des associations de victimes pour relever le défi de la transparence pour la gestion de la chose publique. La transition y gagnerait en crédibilité à défaut, c’est la porte ouverte au dérapage et à la manigance à outrance…
<strong>Aboubacar Eros SISSOKO, Artiste-Écrivain, membre du Collectif des familles victimes du coup d’État du 19 novembre 1968</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commémoration de la journée des Martyrs de 1991 : «Depuis des décennies, nous progressons vers un effondrement social et moral de la société, à la perte de nos valeurs séculaires considérées inaltérables», déclare le ministre Andogoly Guindo</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/commemoration-de-la-journee-des-martyrs-de-1991-depuis-des-decennies-nous-progressons-vers-un-effondrement-social-et-moral-de-la-societe-a-la-perte-de-nos-valeurs-seculaires-considerees-inal-3017609.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/commemoration-de-la-journee-des-martyrs-de-1991-depuis-des-decennies-nous-progressons-vers-un-effondrement-social-et-moral-de-la-societe-a-la-perte-de-nos-valeurs-seculaires-considerees-inal-3017609.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 02:59:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La pyramide du Souvenir a abrité, dimanche 26 mars, un colloque dont le thème portait sur «<em>les institutions face à l’effritement des normes d’éthique et des valeurs au Mali</em>». Présidé par Andogoly Guindo, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, il a enregistré la présence des acteurs des événements de mars 1991, des universitaires, des hommes de culture et d’une foule nombreuse.</strong>

<strong> </strong>Dans son discours d’ouverture, Andogoly Guindo, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a eu une pensée pieuse pour tous ceux qui sont tombés pour l’avènement de la démocratie. Il a souhaité que ces Martyrs ne soient jamais oubliés.

Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a ensuite rappelé que «<strong>le Mali est un pays de traditions, de culture millénaire et creuset de vertus et de valeurs supérieures comme la droiture, le respect de la parole donnée etc. Ces valeurs ont fait, jadis, la renommée de notre pays, exportateur de valeurs morales positives à travers le continent</strong>».

«<strong>La nation malienne, multiséculaire; a conçu des valeurs sociétales basées sur le fervent attachement de chaque individu à la patrie, mais aussi sur des normes éthiques élevées de probité, d’intégrité, d’équité et de justice. Dans la société traditionnelle, l’éducation était basée sur les vertus d’amour de la patrie, de courage, de dignité, du sens de l’honneur, de la parole donnée, le respect des aînés, le respect de la chose publique, l’amour du prochain, la solidarité…»,</strong> a-t-il poursuivi.

Le ministre Guindo regrette: «<strong>Aujourd’hui, l’édifice national semble menacé par des vents nouveaux… Depuis des décennies, nous progressons vers un effondrement social et moral de la société, à la perte de nos valeurs séculaires considérées inaltérables</strong>».

Il pense que face à cette crise identitaire et sociale, à la dégradation continuelle de nos valeurs culturelles ancestrales, «<strong>une réponse urgente et appropriée s’avère nécessaire pour juguler ces fléaux afin d’éviter un effondrement total de notre société</strong>».

Pour faire face à cette dérive, le président Assimi Goïta a instruit à son département l’élaboration d’un document référentiel appelé «<strong>Charte d’éthique et des valeurs du Mali». Il a été conçu comme «un document référentiel inspiré des principes, des us et coutumes ancrés dans les valeurs ancestrales et dans la civilisation universelle</strong>». Une belle initiative en cette «<strong>période charnière de la vie de notre nation, où prédomine une réelle volonté de réformer l’État à la faveur d’un retour aux mêmes valeurs comme socle de toute refondation</strong>» !

Ces sous-thèmes: «<strong>La famille face à l’effritement des normes d’éthique et des valeurs», </strong>«<strong>l’école face à l’effritement des normes d’éthique et des valeurs», «l’Etat face à l’effritement des normes d’éthique et des valeurs</strong>», «<strong>les religions face à l’effritement des normes d’éthique et des valeurs</strong>» ont été développés par M<sup>me</sup> Ouattara Djénébou Koné, Dr Moriké Dembélé, Dr Ibrahima Dama, Pr Adama Djokolo Coulibaly et Birama Diakon.

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Décès d&amp;apos;un des fils illustres du Mali: Victor Borion Sy :  Le cinéaste Cheick Oumar Sissoko lui rend hommage</title>
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<pubDate>Mon, 27 Mar 2023 09:49:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Victor Sy nous a quitté ce mardi 21 mars 2023 à la veille de l'anniversaire de I’ historique 26-Mars. Est-ce un message?</strong>

Le 26-Mars a couronné le long combat de cet homme contre Moussa Traoré et son régime qu'il abhorrait. Victor Sy a combattu cet homme et ses compagnons du Comité militaire de libération nationale (CMLN) dès les premières heures de leur pouvoir dictatorial. Il les a bravés à découvert, fustigeant en tout lieu et toute heure, leur politique, leurs actes. La peur s'installait dans tout le pays. Victor lui n'avait pas peur.

Professeur de Sciences physiques/chimie au lycée de Badalabougou, il aimait disserter avec ses élèves, sur la situation politique nationale et internationale, les enjeux en cours, les raisons du coup d'État contre Modibo Keïta dont il était un ardent défenseur. Membre de la Jeunesse-Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (J-US-RDA), il n'a jamais accepté cet acte de forfaiture qu'il dénonçait violemment partout, à telle enseigne qu'il était appréhendé par la police à chaque mouvement de contestation. Un tract était-il lancé, une marche était-elle faite, des propos ou des critiques étaient-ils tenus contre le CMLN, Victor était le premier en faire les frais. Il était aussitôt recherché, arrêté, battu, torturé, envoyé au Camp de parachutistes de Jikoroni ou loin dans les prisons du désert saharien.

Rien n'y fait. L'homme ne s'est jamais tu. II ne s'est jamais caché, il n'a jamais tenté de s'enfuir. Une fois libéré, il récidivait dans des dénonciations d'actes posés par ses tortionnaires et ce, en face d'eux.

Victor Sy avait accepté le sacrifice de soi-même pour l'éveil de conscience des Maliens qu'il voulait voir s'assumer, prendre leur destin en main et se battre.

Son combat était pour la démocratie et la souveraineté du peuple.

Dommage qu'il n'ait pas accepté de prendre le leadership d'un mouvement. Il a choisi d'être un électron libre depuis ce coup d'État du 19 novembre 1968.

Malgré le fait de la Transition en cours de s'être émancipée en 2021-2022 de l'état impérialiste français, chose que Victor a toujours revendiquée et qu'il a saluée, il est amer de constater que toute sa vie de combat se trouve aujourd'hui banalisée, flétrie par les actes des Autorités de cette même Transition.

Elles accaparent le pouvoir, prennent en otages le peuple, mettent en place un régime militaire comme en 1968 et reconduisent le système de corruption, de forfaiture combattu par l'insurrection populaire de 2020 avec la trahison et la complicité de quelques dirigeants de Mouvement du 5 juin-R assemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui ont fait le choix de leurs intérêts personnels. C'est Victor qui méritait le qualificatif d'imperturbable, de patriote sincère et convaincu, de guide, de guerrier...Il s'est assumé et il a marqué son temps, ne demandant jamais une faveur.

C'est une légende qui nous quitte. Mais comme toute légende populaire, elle demeurera éternelle nous rappelant à son souvenir dans les moments troubles de pouvoir ou de domination inacceptable qu'il n'y a pas d'autre issue que de se battre.

J'ai rencontré pour la première fois Victor Sy que je connaissais bien évidemment de nom, le vendredi 9 janvier 1988 à Dakar. C'était au cours d'un dîner que j'avais fait organiser dans un restaurant par mon ami Malick Bathily.

Je me rappelle de tous les détails de cette soirée à cause des enseignements politiques, organisationnels livrés par l'homme à qui j'apportais le travail de la société civile au pays et bien sûr de l'organisation clandestine à laquelle j'appartenais. Nous étions dans la phase de rapprochement. Avec le FNDP ou en cas d'échec de création d'une association politique de lutte pour la démocratie.

C'est ce qui donna finalement naissance deux (02) ans plus tard au CNID.

Dans son exil forcé au Sénégal, Victor ne vivait, ne pensait que pour le Mali.

Ce soir du 9 janvier 1988, il nous mit en garde contre certaines dérives, certaines alliances pour éviter des échecs douloureux à la lutte de notre peuple. Ces craintes hélas se sont avérées justes. Elles expliquent le dérapage que nous connaissons depuis trente (30) ans.

Merci Victor pour cette voie de dignité, d'amour pour la patrie, de courage qui a éclairé, façonné ta vie, tes relations et qui a donné un sens à l'existence individuelle et collective de tant de jeunes, de tant de Maliens.

À ton épouse Aminata Konaté Sy notre camarade et ma collaboratrice au Ministère de la Culture, à tes enfants à ta famille, à tes nombreux amis, je présente au nom de Espoir Mali Koura, EMK nos condoléances.

Que la terre lui soit légère!

<strong>Cheick Oumar SISSOKO</strong>

<strong>21 mars 2023</strong>

<strong> </strong>

<strong>HOMMAGE À VICTOR SY</strong>

<strong>Paix éternelle à son âme ! Mes sincères condoléances à sa famille, à ses amis, à ses compagnons et à ses proches !</strong>

Il y a des Hommes qui marquent beaucoup leur passage sur la terre ! Ils s'oublient et s'illustrent pour la cause commune !

Le doyen Victor Sy a été de tous les combats et de toutes les peines pour la liberté, la dignité, la personnalité et la souveraineté du peuple malien ! Son nom a fait trembler et couper le sommeil aux tombeurs du président Modibo Keïta ! Après le coup d’État du 19 novembre 1968, il suspend ses études en France et rentre au pays natal pour cheminer auprès de son peuple. Des journaux français de l'époque annoncent son retour avec fracas ! Il fait partie de ceux qui m’ont montré le chemin ! Dans les années 1970, avec Mamadou Doucouré Vo, il enseignait les Sciences physiques en langue bambara.

Il prend toujours d'assaut les Assemblées générales de l'Union Nationale des Élèves et Étudiants du Mali (UNEEM) et n'a jamais hésité à montrer les sévices corporels après ses multiples arrestations ! Il aurait certainement dépassé les 87 ans si les puissants de l'époque l'avaient considéré comme un être humain !

Acteur indépendant du mouvement démocratique, il n'a adhéré à aucune tendance et il est obligé de s'exiler à Dakar ! La jeunesse malienne doit comprendre que le combat pour un Mali meilleur n'a pas commencé aujourd'hui !

Il a été invité deux fois pour animer une conférence au lycée Massa Makan Diabaté sur l'école malienne, lors de la célébration du 5 octobre, Journée mondiale des enseignants !

Nous aimons toujours célébrer les Grands Hommes de leur vivant ! C'est seulement après la chute du régime de Moussa Traoré qu'il est nommé INSPECTEUR de PHYSIQUE-CHIMIE ! Il méritait mieux !

Dors en paix, Doyen, la vie est ainsi ! Tu as amplement mérité de tous ceux qui ont véritablement le Mali dans leur cœur !

<strong>Lassana Namaké KEITA, Aimé Césaire, Homme de Lettres et de Culture</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hommage à Victor Sy :  Le dernier Baobab s’est couché</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-a-victor-sy-le-dernier-baobab-sest-couche-3016798.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Mar 2023 09:45:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il a été de tous les combats. Combat pour le progrès du Mali. Combat pour la liberté. Combat pour l’épanouissement de ses compatriotes. Combat contre les abus. Combat contre l’injustice. Combat contre les vrais faux démocrates qui ont sucé et continuent de sucer le sang du peuple malien. Combat contre les ennemis intérieurs. Combat contre les traitres maliens. Combat contre le néocolonialisme. Combat contre l’impérialisme. Bref, contre tous ceux qui pouvaient contribuer à détériorer l’image du Mali, dégrader les conditions de vie et de travail des Maliens et entraver la marche de notre pays. Ces engagements patriotiques et désintéressés lui ont valu: arrestations, humiliations, tortures, prisons, déportations et exil.

Il ne pouvait en être autrement. Membre de la Jeunesse de l’Union soudaine Rassemblement démocratique africain (US-RDA), Baba (père en peul) Victor Sy, puisqu’il s’agit de lui, ne pouvait courber l’échine devant la soldatesque du 19 novembre 1968 qui a renversé le régime nationaliste et progressiste du président Modibo Keïta.

Garder le silence face aux putschistes du Comité militaire de libération nationale (CMLN) était synonyme de lâcheté, de compromission, de trahison des idéaux du président Modibo Keïta et ses compagnons. C’est ainsi qu’il croisa le fer avec les militaires pour le retour du Mali dans le concert des grandes nations. Il subira alors, sur ce long chemin, toutes sortes de pratiques inhumaines et dégradantes infligées à lui par les sbires de la dictature. Il est resté fidèle à ses convictions. Et il se bonifiait à chaque sortie de prison.

L’amour de la patrie, la détermination, l’engagement citoyen, la combativité, la ténacité, le courage de Victor Sy ont fini par séduire ses geôliers et ses tortionnaires. Le capitaine Sounkalo Samaké, commandant du camp Para de Djikonori, dordans son livre, «<strong>Ma vie de soldat</strong>», témoigne: <em>«La police a amené Victor Sy à la Compagnie para. Il aurait insulté le Comité et l’aurait traité d’incapable. On l’envoie pour être corrigé. Le premier jour on lui a porté le sac à dos avec 10 kilos de sable et il a fait le tour du terrain de volley-ball avec un soldat derrière, muni d’une cravache. Le deuxième jour on a recommencé la même chose. Le troisième jour je l’ai fait venir dans mon bureau pour l’interroger. Pourquoi tu te permets d’insulter le Comité militaire de libération nationale et le traiter d’incapable, particulièrement notre Président Moussa Traoré.</em>

<em>Mon capitaine c’est simple: «Je suis diplômé des écoles supérieures. Vous les militaires vous n’êtes que des illettrés. Vous savez à peine lire votre nom. Je ne suis pas contre le coup d’État en principe; mais si on avait mis quelqu’un de plus valable que Modibo, j’aurais été d’accord mais le remplacer par des incapables ! Je ne suis pas d’accord. Et on me demande de me soumettre; je préfère plutôt mourir que de le faire.</em>

<em>- Est- ce que c’est ta conviction ça ?</em>

<em>- Oui.</em>

<em>- Je t’ai compris; à partir d’aujourd’hui je ne te demanderai plus rien; je ne te frappe plus; vas te coucher dans ta cellule</em>…»»

Symbole de la résistance, le dernier Baobab s’est couché, mardi 21 mars 2023. Il est parti la tête haute. Il a été pour moi une source d’inspiration. Je ne regrette pas d’aller à son École politique.

À sa famille, je présente mes condoléances les plus attristées.

Que l’âme de Baba repose en paix!

<strong>Yoro SOW</strong>

&nbsp;

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<item>
<title>Éducation nationale :  Signature d&amp;apos;accord entre le département et les promoteurs d&amp;apos;écoles privées</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/education-nationale-signature-daccord-entre-le-departement-et-les-promoteurs-decoles-privees-3016787.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Mar 2023 09:35:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tenue, ce jeudi 23 mars 2023, d'une réunion de concertation entre les Ministères de l'Éducation Nationale, de l'Économie et des Finances et le Groupement des Associations des Promoteurs d'Écoles Privées du Mali.</strong>

La rencontre était présidée par la Cheffe du département, Madame Sidibé Dédéou Ousmane.

L'objet de la réunion était de trouver une solution à la cessation de travail pour 120 heures, décrétée par le Groupement des Associations des Promoteurs d'Écoles Privées, au niveau des établissements privés de l'enseignement secondaire général, technique et professionnel, ainsi que les medersa à compter de lundi 20 mars au vendredi 24 mars 2023.

Après des échanges fructueux et constructifs dans la salle de réunion de la Direction Nationale de l'Enseignement Secondaire Général, sous la houlette de la Ministre Sidibé Dédéou Ousmane, les deux parties ont convenu d'une sortie de crise et une reprise des cours dans les établissements privés.

Suite à l'accord signé entre les parties, le Groupement des Associations des Promoteurs d'Écoles Privées du Mali s'est engagé à reprendre le travail dès cette semaine.

Cette cessation de travail faisait suite à celle observée du 13 au 17 mars 2023 par lesdites associations.

Après trois heures et demie d'horloge, les différents acteurs se sont réjouis du dénouement heureux pour une école apaisée au Mali.

<strong>CELLULE DE COM MEN</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le football malien en deuil :  Ousmane Farota tire sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/le-football-malien-en-deuil-ousmane-farota-tire-sa-reverence-3016788.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Mar 2023 09:30:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il débute sa carrière en commune V, avant de signer à l'AS Réal en 1984-85. Travailleur infatigable, il fait forte impression lors du match de coupe UFOA entre l'AS Réal et le Sékondi Hasacas. Il reste chez les scorpions jusqu'en 1988, avec un titre de champion en 1986.

En 1988, il est recruté par le Stade Malien de Bamako, avec lequel il est plusieurs fois champion du Mali, vainqueur de la coupe du Mali et de la coupe UFOA en 1992.

Avec les aigles, il remporte le Cabral de 1989 à Bamako et joue la Coupe d'Afrique des nations de football (CAN) 1994 en Tunisie, avec une place de 4<sup>ème</sup>. Ses qualités lui valent d'être gardien titulaire de l'équipe type du tournoi.

En 1995, il signe à Ismaïlya en Egypte. La même année, il est demi-finaliste de la coupe d'Afrique des clubs champions.

La même année, lors d'un match de gala entre la sélection d'Afrique et le reste du monde, il est le seul joueur de la sélection d'Afrique évoluant sur le sol africain.

Il était cadre à la Banque de Développement du Mali (BDM-SA).

Dors en paix Farota. À Dieu nous appartenons et à lui nous retournons.

<strong>Mohamed SOUMARÉ, Consultant sportif</strong>

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<title>Démocratie au Mali/26 mars 1991&#45; 26 mars 2023 :  32 ans de gâchis !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie-au-mali-26-mars-1991-26-mars-2023-32-ans-de-gachis-3016783.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Mar 2023 09:24:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est à travers une série de manifestations que le Mali a commémoré, dimanche 26 mars, le trente deuxième anniversaire de la chute du président Moussa Traoré. Cet anniversaire intervient à un moment où notre pays se trouve à la croisée des chemins. Il fait face, d’une part, à une guerre contre les supplétifs des armées occidentales appelés djihadistes et, d’autre part, à une crise socio-politique entretenue par les dignitaires des régimes dits démocratiques qui ne veulent pas voir leurs avantages érodés par une quelconque réforme au bénéfice du peuple malien.

Malgré l’incroyable gâchis causé par leur gestion démocratique, les anciens responsables des régimes successifs de 1992 à nos jours ne désarment pas. Ils tentent de faire croire à d’autres que leur bilan reste encore une des satisfactions de l’histoire politique de notre pays. Ils justifient leur passage aux affaires par les acquis démocratiques dont le plus emblématique est l’organisation des élections truquées leur permettant de s’enraciner davantage dans les hautes sphères de l’État pour mieux se servir aux dépens des populations laborieuses. Ils sont rentrés dans une opposition stérile depuis 2012, l’année qui a vu s’écrouler leur démocratie comme un château de carton. Un coup d’État chasse le président Amadou Toumani Touré (ATT) de Koulouba, le 22 mars 2012.

L’honnêteté intellectuelle oblige. Une pause était nécessaire pour interroger le système politique en question avant d’avancer d’autres pions. Au lieu de tirer le bilan de ces échecs, ils s’adonnent à cœur joie à leur jeu favori: organisation des élections. En 2013, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) est élu. En 2020, il est chassé du pouvoir par une insurrection politico-religieuse. Un autre échec de la démocratie importée par les hommes du Mouvement démocratique dont l’ambition était seulement d’arriver au pouvoir quel que soit le prix à payer pour le peuple malien.

Le «Kokadjè» cède sa place à la recherche du gain facile

Trente-deux (32) ans après le soulèvement populaire qui a eu raison du régime dictatorial du général Moussa Traoré, les Maliens sont toujours dans l’attente d’un véritable changement. Les femmes et les hommes qui étaient chargés de cette mission salvatrice se sont vite transformés en bourreaux des masses populaires. Ils ont opéré un retournement de veste à 90° degrés et le changement prôné est devenu un mirage, plongeant notre pays dans un autre labyrinthe. Et le slogan des assoiffés de pouvoir réunis au sein du Mouvement démocratique «l’assainissement de la vie publique» cède sa place à la recherche du gain facile. Ils se sont servis des caisses de l’État avec la bénédiction de la Constitution du 25 février 1992. Celle-ci protège les délinquants financiers et les bandits à col blanc qui pillent le Trésor public. Et la Haute Cour de justice, chargée de juger le président de la République et les ministres, n’a été installée qu’en 2020, c’est-à-dire vingt-huit ans après la promulgation de la Constitution de 1992 par le président de la transition d’alors ATT. Quand l’impunité nous tient ! Le gâchis s’est installé durant trente-deux ans dans tous les domaines. Il n’a profité qu’aux auteurs du coup d’État de mars 1991.

L’école, la santé et la défense: source d’enrichissement illicite des pseudo-démocrates

La recherche de l’argent facile s’est poursuivie dans d’autres domaines. L’école, la santé, la sécurité et la défense, les fondations d’un pays, ont été, dans un premier, sabotées et, dans un second temps, mises à sac. Résultat: la perte de notre souveraineté sur l’ensemble de notre territoire depuis l’arrivée des soi-disant démocrates au pouvoir en 1992. Les ‘‘démocrates’’, à leur tête le président Alpha Oumar Konaré, ont détruit l’outil de défense de notre armée pour satisfaire la volonté de leurs mentors occidentaux. Après avoir accompli cette haute trahison contre le peuple malien, le président déclare: «L’armée est une menace contre la démocratie». L’Assemblée nationale vote chaque année le budget de l’armée. Et pour tromper la vigilance de l’opinion nationale, des vraies fausses commandes d’armes ou fictives sont lancées à coût de milliards. À l’arrivée, aucune réception de matériels militaires. Les hommes forts du régime (AOK-ATT-IBK) et les officiers félons qui ont accepté ce marché de dupes, se partagent les milliards de F CFA destinés à l’équipement de notre armée.

La vérité du peuple n’a pas tardé à éclater au grand jour avec l’élection du président IBK à Koulouba en 2013. Et le pot- aux- roses a été découvert avec la sulfureuse affaire d’achat d’équipements militaires. Selon le Bureau du Vérificateur général, précise le procureur, qui évoque «des faits de détournements de deniers publics sur fond d’opérations frauduleuses pour un montant de 9 milliards 350 120 750 F CFA et de surfacturation par faux et usage de faux pour un montant de 29 milliards 311 069 068 F CFA». Qui dit mieux ! Idem pour l’achat des engrais ‘‘frelatés’’.

Auparavant, l’achat de l’avion présidentiel (2014) a éclaté à la figure du régime IBK. On parle aussi de surfacturation dans cette affaire. L’avion, selon les chiffres avancés par les autorités de l’époque, a été acheté à 19 milliards. Ils (ministres, conseillers à la présidence, hommes d’affaires, les membres de ‘‘Ma famille d’abord’’) se sont aussi léchés les doigts dans cette rocambolesque affaire.

L’école a été mise à genou, afin de préparer leur progéniture à prendre la relève. Elle a servi de laboratoires à une série d’expérimentations de systèmes éducatifs échoués ailleurs. Conséquence: chute vertigineuse du niveau des élèves. Elle est devenue le haut lieu de la délinquance: machettes, gourdins, violence et la mort ont remplacé les cahiers, les livres.

La santé n’est que l’ombre d’elle-même. Elle ne livre aucun service de qualité. Mal formés, mal équipés, manque de volonté, les agents de santé se signalent par leur arrogance et leur mépris dès qu’un malade pointe le nez.

La corruption, un raccourci pour remplir les poches dans l’impunité la plus totale

Selon les rapports présentés chaque année par le Bureau du Vérificateur général (BVG), l’État malien a perdu, de 2013 à 2017, plus de 300 milliards de F CFA à cause de la fraude et de la mauvaise gouvernance.

&nbsp;

Le consensus, ennemi de la démocratie

À l’arrivée du président indépendant à la tête du pays en 2002, les démocrates prédateurs ont répondu à son appel: gestion consensuelle. Les démocrates putschistes de 1991 venaient ainsi de perpétrer le second coup d’État après celui réalisé par Alpha Oumar Konaré en 1997, appelé le fiasco électoral du 13 avril de la même année. Ils ont accepté de faire ce jeu sachant bien que le consensus est l’ennemi numéro de la démocratie. Peu importe les intérêts supérieurs du peuple malien. Durant le rège du général président, ils se sont livrés à des détournements de deniers publics jamais égalés dans notre pays. Le comble a été atteint en décembre 2009. Un ministre de la République dépense onze millions de F CFA dans l’achat du thé en une journée (31 décembre 2009).

Cette corruption généralisée a atteint les fondements de notre pays. Et en 2012, le pays s’est effondré face à une coalition de groupes armés instrumentalisés par des puissances étrangères pour diviser notre pays, afin de mieux profiter de ses ressources naturelles. Malheureusement encore, les espoirs d’un autre changement souhaité par les autorités issues du coup d’État de 2020 ont pris la direction de la nature. Et aussi participent à leur façon de marquer les trente- deux ans de gâchis d’une pierre blanche par la mauvaise gouvernance qu’elles ont opté comme mode gestion.

Après l’échec des démocrates voleurs et celui des autorités de la rectification à donner un nouvel espoir aux Maliens. À quand un nouveau Mali ?

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La DIRPA met en lumière les Forces Armées Maliennes.</title>
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<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 07:53:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA) a présenté pour la première fois une exposition de photo des Forces Armées Maliennes (FAMa), à partir de ce vendredi 17 mars 2023 jusqu’au 31 mars, au Musée Nationale de Bamako. Cette exposition avait pour thème «<em>les FAMa au Service de la Nation</em>». Une représentation de celui-ci par la photographie, qui va au-delà des reportages de guerre. Portait des anciens présidents, paysage de ruines, chaos des combats, scènes de victoire ou de défaite, portrait de soldats ou de civils.</strong>

La cérémonie a été présidée par M. Andogoly GUINDO, Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme et par le Général de Brigade Daoud Aly MAHAMMEDINE, Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile avec la présence de plusieurs chefs militaires, hommes de rang, personnel civil et hommes de média.

Cette exposition avait pour objectif principal de resserrer davantage le lien ‘‘<strong>Armée-Nation</strong>’’ et de montrer le visage plutôt humain des forces qui, de jour comme de nuit se forment, s’entrainent, se battent non seulement pour la défense et l’intégrité du territoire mais surtout pour le bien-être des populations a affirmé le Directeur de la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), le Colonel Souleymane DEMBÉLÉ. Il ajoute également que c’est à travers plus d’une centaine de photos inédites que les Forces Armées Maliennes (FAMa) sont présentées sous ses plus beaux jours, une des actions que la population n’a pas l’habitude de voir. Ces images nous montrent une tout autre facette des FAMa car une image vaut mille mots. Cette exposition est une première pour l’armée malienne, la faire dans un environnement civil va d’autant plus renforcer le lien ‘‘<strong>Armée-Nation</strong>’’ et maintenir encore plus le tempo de l’unité et de la cohésion.

Après avoir visité les tableaux le Général de Brigade Daoud Aly MOHAMMEDINE, Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile a trouvé impressionnant les photos. Il a rapporté d’ailleurs pour comprendre son présent, il faut connaitre d’abord son passé. Ces photos retracent l’histoire de notre Armée, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), les grands événements, les grands hommes. C’est une manière de nous rapprocher davantage à la population et quand celle-ci verra ce que nous faisons au quotidien elle saura aussi nous accompagner et nous soutenir.

Andogoly GUINDO, Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme a ajouté que cette exposition jette la lumière sur notre armée dans toutes ses composantes et dans tous ses compartiments. C’est une exposition photo qui retrace l’évolution de notre Armée Nationale depuis les premières heures de l’indépendance jusqu’à maintenant. Une évolution marquée par des grands hommes que l’Armée a connus. Nous avons vu l’Armée malienne à travers cette exposition sur les théâtres de l’opération, dans les tranchés, sur les terrains les plus difficiles.

Nous avons également découvert une armée malienne qui participe pleinement à la construction nationale sur des chantiers de génie civil et bien d’autres. L’Armée ce n’est pas que la guerre notre Armée c’est une Armée de combat certes mais aussi de construction qui participe pleinement à l’édifice nationale. Il en profite pour rendre un vibrant hommage à l’Armée malienne et saluer particulièrement les femmes. La visite des expositions a été les temps forts de cette cérémonie.

Source: DIRPA]]> </content:encoded>
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<title>Célébration de la journée internationale de la femme :  Tapama Djénépo dans les librairies</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/celebration-de-la-journee-internationale-de-la-femme-tapama-djenepo-dans-les-librairies-3014778.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Mar 2023 08:12:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’écrivain malien Aboubacar Eros Sissoko rend un hommage appuyé à Tapama Djénépo, la jeune fille qui a été emmurée pour que Djenné soit. Il milite aujourd’hui pour que le nom de Tapama Djénépo soit inscrit sur le Panthéon des femmes célèbres au Mali, en raison de son courage.</strong>

<strong> </strong>Le 8 mars 2023 a été l’occasion pour l’écrivain Aboubacar Eros Sissoko pour célébrer en sa façon cette fête. En effet, cette cérémonie sort des cadres habituels connus, discours officiels, protocoles, tapis rouge pour ces genres d’évènements.

La Bibliothèque nationale Amadou Toumani Touré a été le théâtre du lancement de livre consacré à Tapama Djénépo. L’ouvrage au titre: Tapama Djénépo, sacrifice humain volontaire a été rédigé par l’auteur Aboubacar Eros Sissoko et préfacé par Birama Diakon, anthropologue non moins directeur national des Bibliothèques et de la Documentation. Cette activité s’intégrait parfaitement dans les manifestations de la Journée internationale de la femme. Au-delà de l’aspect festif de cet évènement, plusieurs hautes personnalités ont pris part à cette cérémonie parmi lesquelles l’honorable Kady Barry, membre du Conseil national de transition (CNT), Aguibou Diarrah, ancien ambassadeur. La presse malienne était aussi au rendez-vous avec la présence de l’ORTM, Africable et plusieurs webtv.

Dans son discours d’ouverture, Madame Yeya Touré, présidente de l’Association internationale pour la mémoire de l’Almamy Samori Touré, a exprimé sa joie pour la tenue de la cérémonie de lancement à la Bibliothèque Amadou Toumani Touré dont elle a l’insigne honneur de représenter. Elle a aussi fait part des encouragements et les félicitations de M<sup>me</sup> Touré Lobo Traoré pour le choix de la Bibliothèque baptisée au nom de son défunt époux. Elle a fait part à l’auditoire les mots de l’ancienne première dame: «<strong>cet ouvrage soulèvera un grand brouillard sur la vie de Tapama Djénépo, symbole pour son parcours héroïque et tragique dans l’histoire du patrimoine du Mali</strong>».
<ol>
 	<li>Kalil Diarra, dans son discours de bienvenu, s’est réjoui de la parution du livre sur Tapama qui, selon lui, est un encouragement à adopter les valeurs défendues par Tapama, notamment le sacrifice de soi et le bonheur des autres. Il a invité la jeunesse à lire cet ouvrage.</li>
</ol>
Quant au préfacier, M. Birama Diakon, Directeur national des Bibliothèques et de la Documentation, il a remercié l’auteur de l’avoir choisi comme préfacier et a insisté sur l’actualité de la sortie de ce livre dans le contexte de crise et d’adversité et dont la solution se trouve dans le don de soi et le dépassement dont a fait preuve Tapama pour sauver la communauté de la déchéance. L’auteur a beaucoup insisté sur la réhabilitation de Tapama par les plus hautes autorités, notamment son immortalisation par l’édification d’un monument, le nom d’une rue, et une école publique et a montré sa détermination de continuer la sensibilisation pour atteindre ces objectifs.

Mme Yaye N’Do Keïta, française, d’origine malienne, a insisté sur l’insertion des œuvres des jeunes écrivains maliens dans le programme scolaire pour mieux transmettre nos valeurs aux enfants pour éviter ainsi leur déperdition. Elle a tenu à remercier très chaleureusement M<sup>me</sup> Touré Lobo Traoré qui a bien voulu envoyer une correspondance d’encouragement et de félicitation pour la tenue de telle activité dans la Bibliothèque au nom de son défunt cher mari, Amadou Toumani Touré (ATT).

Au terme des discussions et des échanges entre les participants et l’auteur, ils ont exprimé leur grande joie pour la connaissance acquise et ont invité l’auteur et tous ceux qui étaient présents de se mettre au travail pour faire découvrir d’autres figures légendaires de notre pays.

<strong>B.S</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après la cérémonie de Ouagadougou :  La jeunesse M5&#45;RFP Mali&#45;Kura rend hommage au cinéaste Cheick Oumar Sissoko</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/apres-la-ceremonie-de-ouagadougou-la-jeunesse-m5-rfp-mali-kura-rend-hommage-au-cineaste-cheick-oumar-sissoko-3014776.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Mar 2023 08:10:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La jeunesse Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques-Mali Kura (M5-RFP Mali-Kura) n’est pas restée en marge de la cérémonie de l’édification de la statue de Cheick Oumar Sissoko à la place des Cinéastes à Ouagadougou. Elle a réservé un accueil des grands jours au cinéaste. La cérémonie a été marquée par des témoignages et une animation musicale. C’était, mercredi 8 mars, au Centre Kandjoura Coulibaly à Magnabougou.</strong>

Prenant la parole, l’ancien ministre, Hamadoun Touré, après un bref rappel du parcours de Cheick Oumar Sissoko, dira que l’édification de la statue est une reconnaissance des efforts de son ami et une charge très lourde. Car, selon lui, il n’a pas droit à l’erreur et elle encourage à faire mieux maintenant. Il a expliqué que le cinéma a été pour lui un moyen d’expression politique pour faire de la socio-critique. Il a profité de la Journée internationale de la femme pour rendre un hommage aux braves qui se battent au quotidien pour le bien- être de la société malienne.

Pour sa part, Boureima Afo Traoré, membre du Comité stratégique du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques-Mali Kura (M5-RFP Mali-Kura), se dit très honoré en ce jour de la célébration de la femme. Il déclare que Cheick Oumar Sissoko a marqué l’histoire du Mali.

Cheick Oumar Sissoko: «<em>J’ai été honoré à Ouagadougou. Mais cet honneur, c’est pour vous mes camarades avec lesquels nous nourrissons la même ambition pour ce pays qui souffre tant. Et notre ambition, c’est de mettre fin à cette souffrance. C’est d’amener les Maliens à vivre de quiétude, de bonheur et cela est possible parce que c’est un pays riche en ressources humaines qu’il faut évidemment éduquer, soigner et leur donner les responsabilités, particulièrement aux femmes.</em>

<em>L’émancipation des femmes et leur liberté sont indispensables pour le développement de notre pays. C’est pour cela que vous ne verrez pas un de mes films, où la femme n’est pas sublimée. Niamato (la mère des enfants), Sécheresse et Exode rural (femme allaitant son enfant), Fizan (film dédié à la femme africaine), Guimba (la femme travaille à démystifier le tyran), Rapt à Bamako. C’est une conviction politique qui est en moi qui porte sur l’urgence nécessité de libérer la femme et leur donner son émancipation. Il faut se battre pour cela parce que ce sont les forces qui ont l’intelligence, de l’amour et de la tolérance et qui sont solidaires des autres.</em>

<em>Donc, soyons ensemble pour fêter leur journée. Mais hélas, on a transformé leur journée en des moments de joie pour leur tromper, leur dire qu’on veut vous faire plaisir. Non, ce n’est pas cela. Leur faire plaisir, c’est leur donner leur émancipation, leur permettre d’être l’égale de l’homme, c’est leur donner des responsabilités au plus haut niveau de nos États.</em>

<em>Le Burkina Faso a émis l’idée de nous honorer. Mais ma statue a été le fait de quatre hommes : le sculpteur qui est un ami, mais surtout Fousseyni Maïga, le directeur du Centre national cinématographique du Mali (CNCM) qui a mis la main à la poche et deux autres amis Abdoulaye Konaté, un peintre mondialement connu et Mamou Daffé, président du Festival sur le Niger. Ils doivent être remerciés. J’ai été surpris parce qu’on a attendu la veille pour me dire que la statue va être inaugurée le matin. Donc, je n’ai pas suivi l’évolution de la structure de la statue. Elle existe. C’est formidable.</em>

<em>Mes amis, mes camarades, mes parents que je salue beaucoup maintenant en la personne de Djénéba Diallo qui est ici et Madani Tall</em>».

L’animation musicale était assurée par le groupe Mansa.

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Enseignement secondaire :  Les promoteurs des écoles privées déclenchent une grève de 120 heures, ce lundi</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/enseignement-secondaire-les-promoteurs-des-ecoles-privees-declenchent-une-greve-de-120-heures-ce-lundi-3014772.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Mar 2023 08:06:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À l’issue d’une assemblée générale extraordinaire, tenue, samedi 11 mars 2023, les groupements d’associations de promoteurs d’écoles privées ont décidé d’observer une grève de 120 heures allant du lundi 13 mars au vendredi 17 mars 2023.</strong>

Cette décision des promoteurs d’écoles privées s’explique par le non-paiement de leur subvention au titre de l’année scolaire 2021-2022. Selon eux, s’ils sont arrivés à cette décision, c’est après de multiples tentatives de négociations dont la dernière remonte, jeudi le 9 mars 2023, avec M<sup>me</sup> le ministre de l’Éducation nationale.

D’après eux, l’accord convenu avec le gouvernement, contenu dans le cahier de charge, le paiement des subventions doit être effectif dès le premier trimestre de l’année scolaire en cours. Ces subventions que l’État versent aux promoteurs d’écoles privées au compte des frais scolaires pour les élèves qu’il oriente dans leurs établissement, servent de financement aux charges liées au fonctionnement de leurs écoles comme le paiement des fournitures scolaires pour les élèves, les salaires des enseignants et du personnel et le paiement des frais de location.

Si l’on se réjouissait de l’accalmie que connaissait jusque-là nos écoles, suite à la trêve des enseignants, cette accalmie va-t-elle se trouver hypothéquer par ce préavis ?

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gestion de la transition : Le Mali dans le creux de la vague</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-de-la-transition-le-mali-dans-le-creux-de-la-vague-3014769.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Mar 2023 08:00:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Peuplé de 20 millions d’âmes réparties sur 1 241 238 000 km<sup>2</sup>, le Mali regorge sur son sous-sol de plusieurs ressources naturelles: or, pétrole, diamant. Il est classé parmi les pays les plus pauvres de la planète. Un Malien moyen n’a pas 50 000 FCFA par mois pour vivre. La population croît au rythme de 5% par an dont 60% ont moins de vingt (20) ans et plus de la moitié vit en zones urbaines. Cette croissance démographique pose des problèmes d’éducation, de formation et d’emploi, de logements, de santé et de nutrition et en dépit des dysfonctionnements de l’État. Le gaspillage des ressources humaines prend des proportions effrayantes.

Plus de 20 à 30% de la population active est au chômage, quel que soit le niveau de formation ou de qualification. L’école et la réussite des aînés ne sont plus des repères pour les plus jeunes désormais désabusés et très amers. Les plus jeunes ont perdu leurs repères que symbolisait la réussite de leurs aînés. Leur désespérance est quasi générale et la délicatesse de la situation contribue à la consolider.

La plupart des diplômés subissent soit un chômage déguisé dans le secteur informel soit l’exil voulu ou forcé dans leur pays de formation en Occident. Là-bas, ils accomplissent souvent de petits boulots de gardiennage, de manutention, voire en rapport avec leur formation de base. D’autres encore qui réussissent à se payer le retour au pays trouvent les portes de l’emploi fermées et tentent pour une large part de ré-émigrer vers l’Europe. Quelle perte de cerveaux ?

Deux faits sont à la source de ce dysfonctionnement de l’État, le climat politique qui a prévalu et appuyé par la corruption ancrée avec l’avènement de la démocratie, ensuite les coups d’État militaires émaillés de mauvaise gestion. Autant la gestion des militaires a été décriée (CMLN, ATT, Sanogo, CNSP), autant celle des démocrates (ADEMA-PASJ, PDES, RPM) a été horrible. Tous ont un dénominateur commun : l’accaparement du bien public sur fond de corruption et de délinquance financière.

La situation du pays est très difficile et complexe à tous les niveaux. Le clientélisme politico-ethnique, facilité par le fanatisme et la corruption fait que l’intérêt national du Mali et son avenir, ne préoccupe les cinq (05) colonels au pouvoir. Chacun tend absolument à se servir et à servir ses parents, ses proches. Cela se sent et se voit à travers les nominations et les intégrations dans la fonction publique. Ces dysfonctionnements contribuent plutôt à la création des circuits parallèles de corruption. Or aucun signe favorable ne semble se dessiner à l’horizon.

Les dirigeants exportent leurs antagonismes dans l’université et dans la presse. Il me semble que nous évoluons vers une catastrophe comme celle de 2020 (place de l’Indépendance). Les prochaines élections pourront être le déclencheur d’une bombe en attente d’un détonateur pour exploser. Il faut prier fort !

Fatou CISSÉ

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<item>
<title>Report du référendum constitutionnel :  S’achemine&#45;t&#45;on vers une autre crise politique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/report-du-referendum-constitutionnel-sachemine-t-on-vers-une-autre-crise-politique-3014764.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Mar 2023 07:54:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Première élection d’une série devant aboutir à la présidentielle en mars 2024, l’organisation du scrutin référendaire vient d’être renvoyée aux calendes grecques. L’annonce a été faite, vendredi dernier, à Bamako, au cours d’une conférence de presse, par le colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement. Ce report jette le doute sur la volonté des autorités de la transition à confisquer le pouvoir pour se maintenir au- delà de l’engagement qu’elles ont pris devant le peuple malien. S’achemine-t-on vers une autre crise politique ?</strong>

Plus on se rapproche de la fin de la transition, plus le gouvernement pose des actes de confiscation du pouvoir. La dernière en date est le report du vote référendaire dont la bonne organisation pouvait espérer les Maliens de ne plus revivre le cauchemar des élections bâclées. Mais hélas ! Le gouvernement a raté le tournant de l’histoire pour réconcilier le peuple malien avec lui-même. Il laisse planer le doute quant à sa volonté de doter le Mali d’institutions légitimes à l’issue d’élections crédibles, transparentes et apaisées. La décision de repousser la date du scrutin référendaire n’est pas de nature à apaiser le climat politique déjà surchauffé par des attaques contre la gouvernance de la transition.

Prévu pour le 19 mars, selon le chronogramme dévoilé par le gouvernement à la suite d’intenses négociations avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’élection du référendum constitutionnel vient d’être reportée. Le report a été annoncé par le colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement.

Il explique ce report par la ferme volonté des autorités de la transition à appliquer les recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), notamment la pleine opérationnalisation de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), à travers l’installation de ses démembrements dans les dix-neuf (19) régions administratives du Mali et du district de Bamako ainsi que la vulgarisation du projet de Constitution. Il informe l’opinion nationale que la date du référendum sera fixée après concertation avec l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) et l’ensemble des acteurs du processus électoral.

Ce report n’a surpris personne. Mais il cache bien l’intention du gouvernement à ne pas s’engager à trouver une voie de sortie de crise pour notre pays, confronté à une crise sécuritaire qui endeuille les familles maliennes, depuis 2012. On ne saurait se justifier avec l’opérationnalisation d’une AIGE, un serpent à deux têtes. Elle contient en son sein les germes d’une crise politique parce qu’elle n’est pas la seule à organiser les élections, contrairement à l’esprit de la création d’un organe unique de gestion des élections. Lier le sort du Mali à ce monstre, c’est de nouveau créer d’autres tensions politiques dont notre pays n’a nullement besoin après deux (02) coups d’État en pleine démocratie avec comme corollaire la dégradation des conditions de vie de la population malienne. Alors que notre pays a plus besoin de paix et de cohésion pour enfin renouer avec le développement.

Cependant, rien n’est encore perdu pour se ressaisir. Il est illusoire aujourd’hui d’envisager les élections dans les nouvelles circonscriptions électorales. Pour la simple raison que tout manque: les ressources humaines, financières, matérielles.

Si la gestion d’un pays n’est pas un miracle, le gouvernement aurait des difficultés énormes à doter les dix-neuf régions, le district de Bamako, les cent cinquante-six (156) cercles, quatre cent soixante-six (466) arrondissements, huit cent dix-neuf (819) communes et 12 712 villages de ces ressources pour organiser les élections. Le mieux, pour s’en tirer d’affaire et de sauver le Mali d’une autre crise politique, que le gouvernement organise les élections avec les anciennes régions administratives (dix).

Mais en s’entêtant d’organiser les élections avec le nouveau découpage administratif et territorial, une nouvelle crise se profile à l’horizon. À vrai dire, ce découpage est inopportun à l’heure actuelle, où l’État se cherche à imposer son autorité sur l’ensemble du territoire national et à lutter efficacement contre la corruption, l’incivisme et l’indiscipline, des maux qui plombent tout progrès.

Ainsi, le gouvernement s’est donné du travail. S’il doit affronter les anti-projet de Constitution et ceux du report, la tâche ne se sera pas facile. Ces deux fers au feu achemineront notre pays vers une autre crise politique aux lendemains incertains.

Avant qu’il ne soit tard, les autorités de la transition doivent d’être plus à l’écoute des forces progressistes et non celles animées de la volonté de confisquer le pouvoir pour les ennemis de notre pays.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’Autorité de Gestion des Réparations en faveur des Victimes des Crises intervenues au Mali de 1960 à nos jours en gestation</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lautorite-de-gestion-des-reparations-en-faveur-des-victimes-des-crises-intervenues-au-mali-de-1960-a-nos-jours-en-gestation-3013824.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Mar 2023 09:58:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mise en place d’une telle structure vouée à la réparation des victimes mérite une préalable consultation avec les premiers concernés en vue d’épargner toute idée de malversation et de détournement. Rien ne servirait de rappeler le fléau qui gangrène la société malienne. Il a pour nom le détournement et la délinquance financière à outrance.</strong>

Depuis l’accession du Mali à l’indépendance, le pays a connu des crises ayant conduit à des violations des Droits de l’Homme, porté atteinte à la stabilité institutionnelle, à la paix, à l’unité nationale et ébranlé les fondements du vivre ensemble.

En Conseil des ministres, à la date du 1<sup>er</sup> mars 2023, le gouvernement s’est penché sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale. À cet effet, il a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Autorité de Gestion des Réparations en faveur des Victimes des Crises pour donner une suite logique aux travaux de la Commission Vérité Justice et Réparation (CVJR).

L’objectif de cette démarche est de restaurer la dignité des victimes en leur accordant par voie administrative des mesures de réparation des préjudices qu’elles ont subis du fait des violations des Droits de l’Homme commises en lien avec les crises, de 1960 à nos jours. Cela témoigne de la sincère volonté de l’équipe gouvernementale de bien mener les affaires publiques.

Ce qui porte à croire que prochainement une Autorité Administrative Indépendante verra le jour, dénommée: Autorité de Gestion des Réparations en faveur des Victimes des Crises avec pour mission d’assurer la gestion des réparations des préjudices causés par les violations graves des Droits de l’Homme au Mali. Comme dit le proverbe Bamanan: «<strong>koun té di koun tigui ko</strong>», on ne peut raser la tête d’un individu à son absence. Pour une gestion saine et transparente des   réparations, il serait indispensable que les associations de victimes prennent part à cette phase cruciale qui mettrait un terme au travail abattu par la Commission, Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). Cette observation de taille pourrait mieux apporter de la lumière au débat: les membres qui doivent composer cette commission doivent mutualiser leur effort avec les victimes elles-mêmes ou leurs ayants droit pour des raisons de transparence.

Juste un appel à l’endroit des autorités de la transition pour ne pas se tromper et limiter les dégâts. La prudence et la transparence imposent d’intégrer les victimes dans cette instance en cours de naissance. La mise en place d’une telle structure vouée à la réparation des victimes mérite une préalable consultation avec les premiers concernés en vue d’épargner toute idée de malversation et de détournement. Rien ne servirait de rappeler le fléau qui gangrène la société malienne. Il a pour nom le détournement et la délinquance financière à outrance.

D’ailleurs, un adage Bamanan nous le rappelle à merveille. «<strong>Chitanè bé wari nofè ka tama: Satan est le compagnon inséparable de l’argent. Les deux marchent ensemble en permanence</strong>». Lorsqu’on est chargé de partager l’argent entre les individus de provenance multiple, mieux vaut s’entourer de mille et une précautions. Aujourd’hui, la somme dévolue aux victimes se trouve dans cette situation.

<strong>A.E.S</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>FESPACO 2023 :  Cheick Oumar Sissoko immortalisé</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/fespaco-2023-cheick-oumar-sissoko-immortalise-3013821.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/fespaco-2023-cheick-oumar-sissoko-immortalise-3013821.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Mar 2023 09:50:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mardi 28 février 2023 sera désormais inscrit en lettres d’or dans les annales du cinéma malien. En effet, il a été procédé, ce jour, à Ouagadougou, à l’inauguration d’une statue en bronze de Cheick Oumar Sissoko. La cérémonie, présidée par le ministre burkinabé de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouédraogo, a enregistré la présence de Souleymane Cissé, double lauréat de l’Étalon d’or du Yennenga, du directeur du Centre national cinématographique du Mali (CNCM), Fousseyni Maïga, des cinéastes maliens et africains. Elle trône désormais à l’Allée des Cinéastes à côté des grandes figures du cinéma africain.</strong>

«<em>Cette statue est un hommage mérité à un monstre du cinéma africain, qu’est le réalisateur Cheick Oumar Sissoko</em>», a déclaré Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre burkinabé de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme.

Il a, par ailleurs, appelé la jeunesse africaine à s’inspirer de son combat, afin que d’autres Cheick Oumar Sissoko puissent continuer de faire vivre le cinéma africain.

Le double détenteur de l’Étalon d’or de Yennenga (1979, 1983), Souleymane Cissé, a salué cette distinction en affirmant que les Maliens attendaient depuis longtemps. Selon lui, cette statue est une récompense méritée pour qui connaît la valeur et le travail immense abattu par Cheick Oumar Sissoko pour le rayonnement du 7<sup>ème</sup> art.

Comblé et honoré par cette réalisation, le cinéaste Cheick Oumar Sissoko, lauréat de l’Étalon d’or de Yennenga, en 1995, a adressé ses vifs remerciements aux autorités burkinabés et à l’ensemble de ses collaborateurs. Il a ensuite exprimé sa reconnaissance au Centre national cinématographique du Mali (CNCM) et au monde de la culture et aux acteurs du 7<sup>ème</sup> art.

Pour sa part, le directeur du CNCM, Fousseyni Maïga, dira que c’est grâce aux efforts du département de la Culture que la statue a pu être érigée, vingt-huit (28) ans après le sacre.

Réalisée par le sculpteur burkinabé, Siriki Ky, la statue de Cheick Oumar Sissoko, est érigée aux côtés de celles de Ousmane Sembène, Souleymane Cissé, Gaston Kaboré, Idrissa Ouédraogo, Oumarou Ganda, Lanciné Krampo Fadiga, Alain Gomis sur la Colonne des Étalons d’or, avenue Monseigneur Joanny Thevenoud.

La cérémonie s’est déroulée en marge de la 28<sup>ème</sup> édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), dont la capitale burkinabé a abrité les activités du 25 février au 4 mars 2023. Le Mali était le pays invité d’honneur de l’édition 2023 du FESPACO.

<strong>Yoro SOW</strong>

&nbsp;

<strong>Konimba Sidibé rend hommage à Cheick Oumar Sissoko</strong>

«<em>Mardi 28 février 2023, la statue grandeur nature de Cheick Oumar Sissoko a été inaugurée sur l'Allée des Étalons qui jouxte la place des cinéastes à Ouagadougou, Burkina Faso. C'est une allée destinée aux cinéastes qui ont remporté le grand prix Étalon de Yennenga du </em><em>Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO)</em><em>. Félicitations et compliments pour le combat acharné de ce Panafricain bon teint. Cette distinction est mille fois méritée. Une fierté pour le Mali</em>».

Quel bonheur !!! Reconnaissance du statut de cinéaste émérite qui a beaucoup fait pour le cinéma africain.

Reconnaissance d’un patriote engagé au service des peuples d’Afrique et d’ailleurs dans l’exercice de son art. Tout pour les peuples africains au prix d’un renoncement personnel peu courant.

Coup de chapeau pour l’artiste !!!

Puisse cette reconnaissance inspirer beaucoup d’autres compatriotes pour que Mali Kura soit.

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition malienne : L’impunité mode de gouvernance</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-malienne-limpunite-mode-de-gouvernance-3013780.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Mar 2023 07:08:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Ce discours de 28 minutes de Tiékoro Bagayoko à San, après la prise du pouvoir par le Comité militaire de libération nationale (CMLN). Dénonciation des actes du régime déchu, corruption, enrichissement illicite, abus de pouvoir, défaillance de la justice, déchéance de l’école malienne, manque de vision politique, haine de la politique, détestation des hommes politiques, chute de l’économie, propagande... Ce discours montre une répétition sans fin d’un même scénario au Mali. Il prouve que l’on fait du surplace depuis l’indépendance, sans véritablement apprendre de nos travers. Chacun défend juste sa chapelle à un moment donné. Depuis ces années, les discours se succèdent, mais restent malheureusement invariables. Pourtant, ce discours de Tiékoro Bagayoko peut tellement nous servir aujourd’hui, mais à la seule condition que nous comprenions que rien n’a changé».

Lorsque les jeunes militaires ont parachevé les meetings des partis politiques et de la société civile contre le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta, les Maliens ont applaudi à grand cri victoire. Il s’agissait pour une grande majorité de Maliens d’un changement radical de système de gouvernance. Une rupture totale avec le système de gouvernance vieux de trente (30) ans. Mais, c’était mal connaître l’identité des cinq (05) colonels qui ont achevé la marche du soulèvement des Maliens. Des raisons bien précises ont poussé le peuple de Bamako à prendre la place de l’Indépendance. Parmi ces raisons, il y avait l’insécurité grandissante dans les régions du Nord et du Centre du Mali, la corruption grandissante, le détournement des fonds publics, les décisions de justice mal rendues, la mauvaise gestion du foncier, les fermetures des écoles à l’intérieur du pays, les grèves intempestives des différentes corporations de la fonction publique, éradiquer l’impunité comme mode de gouvernance. Arrêter le népotisme dans la gestion des ressources humaines.

Après deux (02) ans d’exercice du pouvoir, on se rend compte que rien n’a été réglé parmi toutes ces doléances du peuple, rien n’a bougé dans aucun secteur. Tous les actes condamnés sous le régime de Ibrahim Boubacar Keïta sont revenus au galop avec souvent des tournures inquiétantes dans le secteur du foncier, dans le détournement des fonds publics et dans la gestion des ressources humaines avec à la clé le népotisme.

L’administration publique a été presque caporalisée par des nominations de militaires. La rupture avec l’ancien régime devait commencer par la mise en place de délégations spéciales dans les mairies par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Le ministre d’État proroge deux fois le mandat finissant des maires, chose inhabituelle. De ce fait, la transition court à l’échec pour méconnaissance des textes administratifs. Le Mali Koura n’est plus possible lorsque des élus locaux de l’ancien régime chassé du pouvoir continuent de servir le Mali Koura du colonel Assimi Goïta, président de la transition rectifié. Tare de nos dirigeants, le non-respect de la parole donnée lors de la prise du pouvoir. Pour avoir manqué à cette obligation Amadou Toumani Touré (ATT) et Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) perdirent le pouvoir.

Au Mali, l’évidence s’impose: les uns sont trop riches, les autres trop pauvres. La solution coule de source: il faut prendre aux premiers pour donner aux seconds. La transition ne peut pas être soutenue, car le système de gouvernance reste le même. Mais dans un domaine aussi délicat, qu’est la gestion du pays, il faut des hommes et des femmes intrinsèques, les bonnes intentions ne suffisent pas, mais il faut un résultat.

Les gouvernants deviennent des médecins ayant pour mission de rétablir la bonne santé du peuple. Il faut maintenant apporter les réponses que l’opinion attend et redoute tout à la fois. Si le président de la transition ne songe pas à redresser ses hommes et femmes qui sont aux affaires, un soulèvement  n’est pas exclu dans les jours à venir.

<strong>Fatou CISSÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Nouvelle politique française en Afrique : Le président Macron félicite la transition et tient pour responsable la classe politique du sentiment anti&#45;français au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/nouvelle-politique-francaise-en-afrique-le-president-macron-felicite-la-transition-et-tient-pour-responsable-la-classe-politique-du-sentiment-anti-francais-au-mali-3013777.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Mar 2023 07:03:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À quelques heures d’une tournée africaine qu’il a entamée, mercredi 1er mars, par le Gabon, le chef de l’État français s’est adressé, lundi 27 février, à l’Elysée, aux peuples français et africain. Dans cette communication politique, il reconnaît l’échec de la politique néocoloniale et impérialiste de son pays en Afrique, annonce de nouvelles relations franco-africaines basées sur l’humilité et la responsabilité, félicite la transition malienne pour avoir poussé son pays à changer de politique envers le continent africain et donne un coup de pied aux hommes politiques maliens dont la France récolte aujourd’hui les fruits de sa mauvaise gestion. Il préparait aussi l’esprit de la jeunesse des pays à visiter à ne pas manifester contre sa présence sur leur sol.

Le discours prononcé, lundi 27 février, à l’Elysée, n’est pas passé inaperçu au Mali. Le président français Emmanuel Macron a mis son pied dans le plat. Il a coupé l’herbe sous les pieds d’une classe politique malienne qui n’a jamais voulu assumer sa part de responsabilité dans le délitement de notre pays. Elle a toujours refusé de se mettre à table pour avouer son échec cuisant dans la gestion du pays. Et chaque fois que le régime change par un coup de force, elle s’abrite dernière des condamnations, des manifestations croyant dissimulé ses casseroles par des attaques virulentes contre les princes du jour.

On peut dire que ces actions qui ont été enclenchées contre la transition depuis le coup d’État contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, le 18 août 2020 ont produit l’effet contraire. Elles ont d’ailleurs enfoncé la classe politique auprès de l’opinion publique nationale qui a compris que la solution du Mali ne viendra jamais de ceux qui sont responsables de la perte de notre souveraineté nationale, depuis 2012. Et la France, derrière laquelle nos hommes politiques se cachaient pour commettre ses forfaitures contre le peuple malien, vient de les lâcher. La surprise a été grande du côté des partisans de la démocratie importée. Le chef de l’Etat français les descend en flammes en ces termes: «… Une classe politique qui a échoué à redresser son pays…». Rien n’à dire.

Cette déclaration d’Emmanuel Macron réconforte les Maliens dans leur dénonciation contre la mauvaise gouvernance installée par une classe politique pour ses intérêts personnels. En levant le voile sur l’affairisme de nos hommes politiques, Macron donne raison à tous ceux qui se battent depuis des décennies pour dénoncer le comportement apatride d’une certaine classe politique dont le seul souci est son bien- être. Il résume son discours sur le Mali en disant que la mauvaise gestion des ‘‘démocrates’’ a conduit le peuple malien à l’abattoir, depuis 2012.

Le président français va plus loin. Il tient pour responsable la classe politique de la montée en puissance du sentiment anti- français dans notre pays. Pour Macron, elle a été incapable de défendre les intérêts de la France conformément aux conclusions du sommet de La Baule qui a imposé la démocratie à l’Afrique en 1990. Ce sommet exigeait des présidents élus par la fraude et avec le soutien de la France de tout faire pour qu’il n’y ait pas de rupture constitutionnelle qui nuirait aux intérêts de l’Hexagone. Malheureusement, la classe politique malienne n’a pas pu respecter son engagement de se maintenir au pouvoir, même si c’est dans le sang. Et il était du devoir du président français d’accuser les hommes politiques maliens qui n’ont pas joué leur jeu.

Autre leçon à tirer du discours d’Emmanuel Macron. Il adresse sans le dire publiquement ses chaleureuses félicitations à la transition malienne, incarnée par le colonel Assimi Goïta et le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Même si les analystes politiques ont mis sous le boisseau cette partie du discours présidentiel, il est à noter que le changement intervenu dans la politique française en Afrique est dû en grande partie à la prise de position des autorités maliennes face à la politique néocoloniale et impérialiste de la France. Elles ont résisté aux menaces, au chantage, aux intimidations du colon français. Elles ont obligé le président français à redéfinir sa politique en direction du continent africain. Il parle désormais d’humilité et de responsabilité. Il invite les entreprises françaises qui bénéficiaient de tous les marchés dans les pays africains sans aucune compétence à exécuter lesdits marchés honnêtement. Toujours dans sa communication politique, il reconnaît l’échec de la politique néocoloniale et impérialiste de son pays en Afrique, annonce de nouvelles relations franco-africaines basées sur l’humilité et la responsabilité, félicite la transition malienne pour avoir poussé son pays à changer de politique envers le continent africain et donne un coup de pied aux hommes politiques maliens dont la France récolte aujourd’hui les fruits de sa mauvaise gestion. Il préparait aussi l’esprit de la jeunesse des pays à visiter à ne pas manifester contre sa présence sur leur sol.

En imposant son respect sur la scène internationale, la transition malienne a contraint le chef de l’État à revoir ses relations avec l’Afrique. Et la révision de la coopération entre l’Afrique et la France est à l’actif de la transition malienne. Le président Macron n’a plus le choix. Il doit changer de fusil d’épaule pour ne pas perdre l’Afrique face à d’autres puissances qui ne s’immiscent pas dans le choix des dirigeants africains.

Yoro SOW]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gestion de l’office des produits agricoles du Mali (OPAM) : 71°% des recommandations du BVG mises en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-loffice-des-produits-agricoles-du-mali-opam-71-des-recommandations-du-bvg-mises-en-oeuvre-3012720.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 08:21:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans son Rapport de vérification de performance effectuée en 2019, le Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou Baby avait fait des recommandations à l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure. À cet effet, une mission de suivi des recommandations du Bureau du Vérificateur Général (BVG) s’est effectuée, dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre correcte des recommandations formulées lors de la vérification initiale, et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées.

Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 71%. Sur les neuf (09) recommandations formulées par l’équipe initiale de vérification de performance, cinq (05) sont entièrement mises en œuvre soit 71%, deux (02) ne sont pas mises en œuvre soit 29% et deux (02) sont caduques ou sans objet. Le taux de mise en œuvre totale est déterminé sur les sept (07) recommandations en dehors de celles caduques ou sans objet. Le niveau de mise en œuvre global des recommandations est satisfaisant.

Recommandations entièrement mises en œuvre

La Direction Générale de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) effectue la mise en concurrence des soumissionnaires. La Direction Générale de l’OPAM soumet ses contrats de marché à la numérotation de la Direction Générale des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (DGMP-DSP) conformément aux dispositions en vigueur. La Direction Financière et Comptable enregistre les produits financiers sur les comptes de l’OPAM sans les suspens relevés de la mission initiale.

La Direction Générale de l’OPAM respecte les modalités de réception des céréales conformément aux dispositions en vigueur. La Direction Générale de l’OPAM effectue des contrôles phytosanitaires sur les acquisitions de céréales ayant fait l’objet de réception.

Recommandations non mises en œuvre

La Direction Générale de l’OPAM n’a pas pris les dispositions nécessaires pour faire valider le manuel de procédures par la commission compétente. La Direction Générale de l’OPAM paye aux titulaires des marchés, des avances de démarrage sans cautionnement.

Recommandations caduques ou sans objet

Le visa du Contrôle financier ne s’impose pas sur les contrats de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM). L’OPAM n’est pas soumis au Règlement Général sur la Comptabilité Publique.

Nonobstant les efforts déployés, l’Office des Produits Agricoles du Mali doit redoubler d’efforts pour mettre en œuvre les deux (02) recommandations restantes: la validation du manuel de procédures par la Commission compétente et les cautionnements des avances payées aux fournisseurs.

Source: CC/BVG

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<item>
<title>Vérification financière de la gestion de la commune rurale de Tièmala Banimonotié :  Plus de 10 millions de FCFA d’irrégularités financières</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/verification-financiere-de-la-gestion-de-la-commune-rurale-de-tiemala-banimonotie-plus-de-10-millions-de-fcfa-dirregularites-financieres-3012719.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 08:18:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’objectif de cette vérification initiée par Vérificateur Général, Monsieur Samba Alhamdou Baby, était de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses ainsi que de la conformité des actes des organes délibérant et exécutif de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié (CRTB) durant les exercices comptables de 2019, 2020, 2021 et 2022 (1er semestre). Les travaux de vérification ont porté sur la mobilisation des recettes et leur reversement, l’exécution des dépenses, la gouvernance administrative, la gestion domaniale et foncière, l’État civil et la tenue de la comptabilité-matières.

Composée de vingt-huit (28) villages qui sont: Kologo (chef-lieu de la Commune), Bogo, Bombola, Bongo, Bougoula, Soundio, Dégné, Dialakoro, Djidié, Dogobala, Faradié, Gnimissila, Kégné, Lekoro, M’Piakala, M’Pienina, Mayala, Morobougou, Nianazana, Sanfagala, Sansola, Sidiolé, Sirimana, Soron, Soroni, Timissila, Yadjiboubou et Zamblébougou, la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié (CRTB) a été créée suivant la Loi N°96059 du 04 novembre 1996.

Irrégularités administratives

Les irrégularités administratives constatées et imputées à des dysfonctionnements du contrôle interne ont donné lieu à des recommandations du Bureau du Vérificateur Général (BVG). Ainsi, le Représentant de l’État dans le Cercle de Bougouni doit procéder à l’inspection de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié au moins une fois par an. Le Receveur-Percepteur de Bougouni doit procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes.

Le Maire de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié doit procéder, au moins une fois par an, au contrôle des régies d’avances et de recettes, veiller à l’établissement des tables alphabétiques et au respect des délais de transmission des volets de déclaration et des volets d’actes d’état civil, prendre un arrêté pour désigner un Adjoint chargé des affaires économiques et financières, respecter les modalités de constitution des commissions de travail, conformément aux dispositions en vigueur, prendre les dispositions pour la nomination d’un Comptable-matières, veiller à la tenue des documents de la comptabilité-matières, veiller sur l’archivage et la conservation des documents administratifs, veiller à la perception des recettes par le Régisseur conformément aux textes en vigueur.

Le Maire chargé de l’État civil de la Commune Rurale de Tiémala Banimonotié doit arrêter de percevoir des recettes en lieu et place du Régisseur de recettes, établir les tables alphabétiques et respecter les délais de transmission des volets de déclaration et des volets d’actes d’État civil. Le Secrétaire Général doit tenir le registre de l’employeur. Le Régisseur de recettes doit respecter les délais de reversement des recettes encaissées.

&nbsp;

Irrégularités financières

Le montant total des irrégularités financières s’élève à 10 001 413 FCFA. Le Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako, chargé du Pôle Économique et Financier ont été saisis par le Vérificateur Général par transmission et dénonciation de faits relativement au non-reversement des recettes issues de la vente des vignettes pour un montant de 268 000 FCFA, au non-reversement des frais d’établissement des actes d’état civil pour un montant de 697 750 FCFA, au non-recouvrement des droits de patente sur des marchés publics pour un montant de 3 929 180 FCFA, à la non-justification de l’utilisation du carburant pour un montant de 2 636 912 FCFA, à l’exécution des dépenses irrégulières pour un montant de 2 469 571 FCFA.

Source: CC/BVG]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution :  Le président Assimi Goïta coupe le sommeil à Emmanuel Macron</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-le-president-assimi-goita-coupe-le-sommeil-a-emmanuel-macron-3012714.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 08:14:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Hier nuit, plongé au plus profond de mon sommeil, j’ai fait un rêve qui se révèle être la pure vérité. J’ai cru avoir aperçu le jeune président de la République française, Emmanuel Macron, sursauté de son lit l’air complètement bouleversé et perdu. Comme il ne savait plus quoi faire il s’assoit dans le fauteuil du salon la tête tenue dans les deux (02) mains. En plein hiver, il transpirait à grosses gouttes. Son épouse Brigitte ne sachant plus quoi faire lui apporta un verre d’eau pour le calmer. Soudain, Macron reprit ses esprits, se mit debout et commença à parler:

- Nom de Dieu qu’ai-je fait au Mali pour que le président de la transition Assimi Goïta me tienne tête de la sorte ? Pourtant, depuis l’époque de General De Gaule, la France mène une politique identique dans les pays africains. Ses aînés des pays voisins du Sénégal et de la Côte d’Ivoire: Alassane Dramane Ouattara et Macky Sall n’ont jamais réagi de la sorte.

À ces mots, Brigitte lui coupa court la parole et lança:

- Non seulement, Assimi n’est pas de la même génération que les présidents cités plus haut. Au-delà, tu sembles avoir oublié la provocation dont les fils et les filles de l’Afrique noire furent victimes sous la magistrature de Nicolas Sarkozy, à Dakar en 2007. Il affirmait mot à mot dans son discours : «Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes des mêmes paroles».

Comme il l’avait si bien avoué en amont: «Je ne suis pas venu, jeunes d’Afrique, pour m’apitoyer sur votre sort par ce que votre sort est d’abord entre vos mains. Que feriez-vous, fière jeunesse africaine, de ma pitié ?». Si aujourd’hui, Assimi, issu de ce rang de jeunes africains, décide de prendre son destin en main, tu dois plutôt être fier de son combat. Assimi Goïta a eu le mérite, le courage, l’audace et la dignité de mettre fin à l’éternel recommencement de la politique française dans son pays. Comme nous enseigne le proverbe bamanan, les États africains sont restés longtemps fourrés entre les pattes de l’éléphant que constituait la France. Comprend par la même occasion qu’ils n’aspirent qu’à voler de leurs propres ailes.

À travers ces mots simples évoqués en toute vérité, parvint à calmer l’ardeur de son interlocuteur en place. Emmanuel Macron, a moitié consolé, regagna son lit. Cependant, jusqu’à nos jours, ses nuits sont peuplées de cauchemars. Aux dernières nouvelles, son épouse lui conseilla d’appeler un psychiatre pour s’occuper de son cas, car la Fédération Mali, Guinée Conakry, Burkina risquera fort bien d’envenimer la situation déjà tendue.

AES

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La pyramide du souvenir : Haut lieu de la mémoire du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-pyramide-du-souvenir-haut-lieu-de-la-memoire-du-mali-3012709.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 08:08:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis un moment, la Pyramide du Souvenir de Bamako fait preuve de programmation d’activités planifiées avec professionnalisme en réactivant la mémoire nationale à travers des acteurs et témoins ayant contribué à l’édification de la nation malienne.

Edifiée en mémoire des Martyrs du 26 mars 1991 sous le régime du président Alpha Oumar Konaré, la Pyramide du Souvenir reste et restera ce haut lieu pour vivifier les souvenirs. Elle fut créée par le décret numéro 00-5888/P-RM du 23 novembre 2000. Depuis 2018, la structure sous la houlette de Madame Fadima Coulibaly est en cours d’innover en donnant un sens renouvelé à ses missions à travers ses activités de service public en offrant une programmation planifiée digne de ce nom.

Désormais, les Maliens peuvent se donner la chance de renforcer leur culture générale dans ses locaux à travers des débats et des expositions photographiques.

Le 27 décembre 2022, l’honneur revenait au footballeur malien au talent exceptionnel Salif Keïta dit Domingo autrement appelé «la Panthère Noire», premier Ballon d’or africain pour lui rendre hommage et le mettre en contact avec le public. Ce fut l’occasion pour un grand nombre de compatriotes de faire des témoignages. Une exposition photographique venait en appui à l’événement. Grande figure sportive, l’homme aura non seulement marqué son temps au-delà il a largement contribué au rayonnement du football à travers le monde par son talent. Voilà pourquoi aujourd’hui un stade fut baptisé en son nom dans la ville de Cergy en banlieue parisienne en vue de couronner sa carrière riche et florissante.

Cet évènement majeur était placé sous le haut patronage du ministre de l’Artisanat, de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Andogoly Guindo. Une pléiade de personnalités de tous bords a pris part à la manifestation. Avec une telle programmation qui pointe à l’horizon, les générations actuelles et futures pourraient renforcer leur connaissance sur les légendes du Mali. Les prochains épisodes risquent fort bien d’être tout à la fois savoureux. D’ores et déjà, on se demande à qui le prochain tour…

AES]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la transition : À qui profite un éventuel report des dates des élections ?</title>
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<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 08:02:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Quand on ignore d’où l’on vient, difficile de savoir où l’on va», telle est la description qui conviendrait à la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui cette classe politique en perte de vitesse.

Ayant perdu toute crédibilité aux yeux de la grande majorité de nos populations, il est évident que cette classe politique n’attende pas s’arrêter en si bon chemin. Les succès tant que peu des militaires au pouvoir semblent être une pilule amère difficile à avaler. Mais que faire pour arrêter ces colonels ? Voilà la question que semblent se poser les états-majors des partis politiques. La solution qui semble facile et qui s’offre immédiatement à eux est de voir partir les colonels à la faveur des élections. Ainsi, apparemment, tout simplement être mis en place pour que ces échéances programmées puissent se passer dans le délai imparti.

Toutefois, le paradoxe est que, quoiqu’ils disent, leurs actes trahissent leur parole. D’un côté, ils exigent le respect des délais, de l’autre côté, ils s’investissent d’une certaine façon à mettre le bâton dans les roues de la marche de la transition. Toute chose qui compromet le respect des délais prévus pour la fin de la transition, et pour cause ? Ces responsables politiques ont-ils compris qu’une élection quelle que soit sa nature serait contreproductive pour eux ? Allez- y savoir.

Il n’est un secret pour personne qu’aujourd’hui, parler de politique dans certains milieux s’expose à des regards méprisants. Entre les militaires et les politiques, beaucoup semblent déjà fait leur choix. Il apparaît évident qu’une élection tenue à leur l’heure actuelle, contrairement à ce que beaucoup penseraient, tournerait à l’avantage des colonels. Cela pour un certain nombre de raisons que nous nous permettons d’avancer.

D’abord, comme nous l’affirmons tantôt, le dégoût des citoyens vis-à-vis des hommes politiques qui rend difficile la tâche de mobilisation de ces derniers.

Il est clair qu’aujourd’hui que les politiciens sont en manque d’arguments pour convaincre les populations afin de les mobiliser pour une quelconque élection.

Aucun discours contre cette transition ou contre les militaires ne semble être à même de produire un effet positif. Certes, les défis sont énormes et les attentes de nos populations légitimes, toutefois ces militaires semblent bénéficier de plus de soutiens de la part de cette population, de telle sorte que nous osons affirmer qu’à l’état actuel des choses, une élection quel qu’en soit sa nature serait suicidaire pour les politiques.

Ensuite, le manque de ressources. Comment faire face aux dépenses colossales qu’engendrent les élections quand nous savons que, malgré, c’est de leur droit depuis la prise du pouvoir par les militaires, aucun parti politique n’a bénéfice d’un rond comme financement. Pire, avec la rupture des relations diplomatiques d’avec certains pays qui seraient de potentiels soutiens pour certain, l’apport extérieur semble compromis.

En troisième lieu et non des moindres est la poursuite judiciaire contre certains leaders politiques pour des raisons ou d’autres laissant orphelins leurs partis politiques et pour qui connaît la réalité de la politique malienne, la vie d’un parti politique est essentiellement liée à la personne de son président.

Toutes ces raisons ainsi évoquées nous amènent à penser et à soutenir qu’une élection tenue dans ces contextes serait beaucoup plus favorable aux colonels au pouvoir qu’aux politiques. Nous imaginons ainsi qu’ils en soient réellement conscients et que c’est ce qui expliquerait leurs agissements contradictoires.

D’un côté, ce sont des déclarations va-t-en-guerre contre une éventuelle prorogation de la durée de la transition, en témoignent les récentes déclarations du Cadre des partis politiques pour le retour à l’ordre constitutionnel et de l’autre côté, ce sont des actions savamment mises en œuvre pour freiner la marche de cette transition en l’occurrence leur opposition à tout projet de réforme à la fois constitutionnelle et institutionnelle, condoléances sine qua none pour toutes élections, selon les autorités.

Ce que nous pouvons dire, c’est qu’il serait plus profitable pour les partis de s’inscrire dans la durée, de s’en remettre au temps. Comme dit les sages: «le temps est le maître de tout, si nous demeurons ensemble, tôt ou tard, chacun finirait par se rendre compte des forces et des défauts de l’autre». Cela veut dire, en d’autres termes, qu’à l’état actuel des choses, il est difficile de dénoncer un quelconque acte de la transition sans se faire taxer d’ennemis de la République ou plutôt de la transition. Peut-être qu’avec le temps, le peuple prendra conscience des limites de cette transition et pourrait penser à d’autres alternatives. En attendant, il préférable qu’ils prennent leur mal en patience.

Daouda DOUMBIA]]> </content:encoded>
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<title>Confiscation du pouvoir : La dernière machine électorale mise en place</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/confiscation-du-pouvoir-la-derniere-machine-electorale-mise-en-place-3012701.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 07:57:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’adoption du nouveau découpage territorial, la semaine dernière, par le Conseil national de transition (CNT), vient de boucler le verrouillage des élections prévues en 2024 après la nomination des gouverneurs militaires en 2021, la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) en 2022. Elle complète ainsi le tableau de la confiscation du pouvoir par les autorités de la transition dont certaines d’entre elles nourrisseraient l’ambition de prolonger leur bail au pouvoir.

Il ne restait que ça. Le découpage territorial. Il vient compléter la longue liste des organes devant jouer un rôle crucial dans l’organisation des élections annoncées en 2024. Certes, la réorganisation territoriale était une demande forte des populations maliennes dans le but de rapprocher davantage l’administration des administrés, mais celle votée la semaine dernière, au cours de la session extraordinaire du Conseil national de transition (CNT), convoquée à cet effet par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, n’est ni plus, ni moins qu’une étape décisive dans la confiscation du pouvoir par certains hommes de la transition qui espèrent compter sur un blanc-seing de leurs laudateurs pour se maintenir au trône contre les engagements pris vis-à-vis du peuple malien.

Le découpage territorial voté par le CNT, la semaine dernière, dote désormais le Mali d’un district, dix-neuf (19) régions, cent cinquante-six (156) cercles, quatre cent soixante-six (466) arrondissements, huit cent dix-neuf (819) communes et 12 712 villages. Il intervient à un moment où les regards sont tournés vers l’organisation des élections prévues en 2024. Elle est censée mettre fin à la transition pour le retour à l’ordre constitutionnel rompu en août 2020 à la suite du coup d’État contre le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Si l’organisation territoriale est saluée par les populations qui voient en cette décision un ouf de soulagement dans le souci d’un rapprochement de l’administration aux administrés, il cache pas mal de dessous. Car, le rôle de l’administration territoriale à travers ses agents dans l’organisation des élections est prépondérant. Elle a, depuis l’avènement de la démocratie importée, été instrumentalisée par les tenants du pouvoir pour tripatouiller les résultats au profit des partis politiques de la mouvance présidentielle. Elle a joué ce sale boulot et elle va continuer de le faire.

Dans la mesure où elle n’est plus écartée dans l’organisation des élections comme le souhaitait la classe politique avec la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Elle pilote avec l’AIGE le processus électoral du début jusqu’à la fin. Ainsi, le découpage territorial complète le tableau de la confiscation du pouvoir par les autorités de la transition dont certaines d’entre elles nourrisseraient l’ambition de prolonger leur bail au pouvoir. Malgré les engagements pris par la transition de mettre fin à celle-ci par une présidentielle en mars 2024.

L’adoption du nouveau découpage territorial, la semaine dernière, par le Conseil national de transition (CNT), vient de boucler le verrouillage des élections prévues en 2024. Elle intervient après la nomination des gouverneurs militaires en 2021, la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections en 2022. Ces trois (03) entités joueront un rôle clé dans la victoire des partis politiques ou candidats indépendants lors des élections de 2024. À y regarder de près, elles sont dominées par des femmes et des hommes dont beaucoup ont une expérience dans l’organisation des élections avec en toile de fond le renversement des résultats au profit des perdants.

Yoro SOW]]> </content:encoded>
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<title>Focus : Des personnalités qui ne payent pas d’impôts: d’énormes manques à gagner par l’État</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-des-personnalites-qui-ne-payent-pas-dimpots-denormes-manques-a-gagner-par-letat-3011722.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Feb 2023 12:06:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le projet Pamori, un projet phare des services des impôts avait procédé en 1998 des études sur l’environnement fiscal qui pouvaient renflouer les caisses des services des impôts. Les résultats des études n’ont pas porté de fruits. Cependant, il ressort des études que ce sont les fonctionnaires de l’État qui tirent les ficelles du secteur informel. Rares sont les maisons en location signalées aux impôts. Rares sont les cabinets d’études, les cliniques, les pharmacies en règle vis-à-vis du fisc. Rares sont les promoteurs de télévision privées en conformité avec le fisc malien.

À notre passage, une des nombreuses télévisions privées de Bamako doit plus de 350 millions de F CFA au service des impôts. Le cabinet d’un avocat influent et ancien ministre de la Justice doit plus de 500 millions de F CFA au fisc.

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CNT un hôpital des personnalités du pays

Le Conseil national de la transition(CNT) tend à devenir un hôpital pour les vieux cadres et autres anciens de la société civile alités. Tenez-vous bien ! Dans le cabinet du président du CNT figurent les noms de personnalités grabataires qui ne viennent pas au bureau mais touchent leurs émoluments à la fin du mois. Certains membres du CNT ont été nommés pour se faire soigner et bénéficier des privilèges de l’État. Hormis la présidence de la République, les institutions du pays servent à caser les proches afin d’assurer leurs vieux jours.

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Mali, pays des festivals et de la bamboula

La première au baccalauréat 2023 a reçu des mains du ministre de l’Éducation nationale la modique somme de 500 000 F CFA, tandis que la miss ORTM 2024 a reçu 5 millions de F CFA avec plusieurs cadeaux. Nous sommes en guerre, mais cela n’empêche pas les Maliens de faire du folklore: festival Didadi, festival Kamalé Goni, festival Dibi, festival Gina Dogon…

Évitons de tomber dans la trop grande ambiance dans un pays en guerre. C’est comme ça que l’ancien Zaïre est tombé et pendant ce temps, les dirigeants zaïrois volaient les biens du peuple. Au Mali, beaucoup de gens vivent mal, souffrent beaucoup. Ils vivent grâce à la mendicité. Halte aux festivals.

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Ajustement structurel, cas du Mali: 5 666 chefs de familles victimes

Le Programme de l’ajustement structurel (PAS) a concerné deux (02) vagues: les premières 1987 et 1988 et 1989. Les deuxièmes vagues 1991-1992 et 1993. Ils étaient au nombre 5 666 fonctionnaires victimes du PAS dans son exécution. La Banque mondiale, l’USAID et tous les Partenaires techniques et financiers (PTF) ont versé une enveloppe de 310 milliards de F CFA pour le financement du programme.

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Pagnes 8 mars 2023: images différentes pour les différentes associations féminines

À quelques jours de la tenue de la fête du 8 mars, des pagnes éponymes de toutes sortes d’effigies foisonnent sur le marché malien. Cela démontre la rivalité croissante qui sévit entre les Maliennes. Bientôt, le 8 mars 2023, Journée internationale des femmes du monde. Encore et comme d’habitude chez les femmes du Mali, la célébration de la Journée internationale de la femme donne lieu à la confection de pagnes. Le hic, chaque groupe de femmes est habillé de pagnes de l’effigie qu’elle préfère.

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À payer ou rentrer chez soi: ADO relance la carte de séjour en Côte d’Ivoire au prix de 300 000 F CFA

<strong>L’établissement d’une carte de séjour pour les étrangers en Côte d’Ivoire serait la dernière cartouche de guerre que le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara (ADO) tire sur les ressortissants des pays membres de la CEDEAO en Côte d’Ivoire. Sa colère serait de voir unir le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Conakry dans un seul bloc contre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ayant peur de ce bloc, ADO choisi la carte de séjour pour les étrangers résidant en Côte d’Ivoire, à payer ou rentrer chez soi</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Candidature en 2024 : Des rêveurs de lune entraînent le colonel Assimi Goïta sur une pente glissante</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/candidature-en-2024-des-reveurs-de-lune-entrainent-le-colonel-assimi-goita-sur-une-pente-glissante-3011719.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Feb 2023 08:06:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des gens légers comme une plume d’oiseau sur le landerneau politique national et des leaders d’opinion qui ne peuvent mobiliser aucune mouche s’activent sur le terrain pour demander au président de la transition de se présenter à l’élection présidentielle prévue en 2024. En répondant à cet appel, il sera à la merci des loups de la communauté internationale qui n’entendent que cette occasion pour se venger de lui et la cible privilégiée des politiciens. Pour son honneur et sa dignité, il a intérêt à renoncer à ce projet chimérique.

Depuis un certain temps, les oiseaux de mauvais augure appellent de tous leurs vœux le colonel Assimi Goïta à devenir leur porte-étendard à l’élection présidentielle prévue en 2024. Ils avancent l’argument selon lequel il serait l’homme de la situation pour poursuivre l’œuvre qu’il a entreprise depuis qu’il a évincé le colonel à la retraite Bah N’Daw à la tête de la transition, en mai 2021. Ces laudateurs oublient certainement que la gestion d’un président de transition est différente d’un président élu. Nous ne disons pas qu’il n’a pas qualité à se porter candidat, mais pour qu’il reste dans l’Histoire et continue à alimenter les pages glorieuses de la lutte anti-néocoloniale, il lui revient de stopper cette campagne folklorique qui écorche son image. Car, elle est menée par des gens dont la plupart sont décriés dans leur propre fief électoral.

À moins d’une année de la présidentielle, la fièvre électorale gagne le Mali. Un seul nom domine le débat politique : la candidature du colonel Assimi Goïta. Le terrain politique est pris d’assaut par des associations et des mouvements dont certains roulent sous la bannière de l’humanitaire et d’autres avec l’étiquette politique. Ils ont en chœur la victoire du président de la transition à la prochaine élection présidentielle, si elle aura lieu comme prévu en 2024. Ils mettent en avant le bilan à mi-parcours de la transition. Un bilan à leurs yeux qui a restauré l’honneur et la dignité du peuple malien qui a souffert dans sa chair les affres d’une gestion démoniaque des démocrates qui ont mis les richesses nationales à leur service. Ils poussent leur audace jusqu’à dire qu’il est l’homme de la situation pour tenir le flambeau de la refondation du Mali, slogan de la transition né à la suite de la contestation populaire qui a chassé le président Ibrahim Boubacar Kéita du pouvoir, le 18 août 2020. Aussi, misent-ils en contribution les réseaux sociaux. Ils en ont fait, la semaine dernière, leurs choux gras. Cette fois-ci, la tâche revenait aux animateurs des différentes plateformes de discussions proches de la transition d’alimenter le débat sur la candidature du colonel Goïta.

Le pré-sondage ne semble pas porter les fruits escomptés. Et la fièvre électorale s’est estompée d’elle-même. La raison est tout simple. Les femmes et les hommes chargés de la pré-campagne électorale ne donnent aucune garantie pour drainer l’électorat au profit du colonel- président.

Selon des observateurs de la vie politique malienne, ils sont néophytes sur le terrain politique et ne sont pas habitués à la compétition électorale pour faire gagner un candidat, surtout pour l’homme (Assimi Goïta) dont la candidature sera contestée au moment menu. D’ailleurs, on les qualifie des gens légers comme une plume d’oiseau sur le landerneau politique national et des leaders d’opinion qui ne peuvent mobiliser aucune mouche. On s’étonne même de leur activisme sur le terrain pour demander au président de la transition de se présenter à l’élection présidentielle prévue en 2024.

En répondant à cet appel, des rêveurs vont entraîner le colonel Assimi Goïta sur une plate glissante dont les conséquences seront non seulement fatales pour lui et désastreuses pour notre pays. Et une fois élu, il sera à la merci des loups de la communauté internationale qui n’entendent que cette occasion pour se venger de lui et la cible privilégiée des politiciens en mal de popularité. Pour rester dans l’Histoire, il a intérêt à renoncer à ce projet chimérique. Son honneur et sa dignité en dépendent.

«Le cimetière est plein d’indispensables», dit-on.

<strong>Yoro SOW</strong>

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<title>Face au problème de santé dans la commune de Kléla :  Des étudiants de l’École de médecine apportent un «ouf» de soulagement aux communautés</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/face-au-probleme-de-sante-dans-la-commune-de-klela-des-etudiants-de-lecole-de-medecine-apportent-un-ouf-de-soulagement-aux-communautes-3011716.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Feb 2023 08:04:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En vue d’apporter leur part de contribution afin de soulager la souffrance des communautés, des étudiants de la Faculté de médecine et de la pharmacie ont organisé, les 13, 14 et 15 février 2022, des journées de consultation et de dons de médicaments au Centre de santé communautaire (CSCOM) de Kléla. Elles ont concerné toutes les localités de la commune dont la santé de la population constitue un souci majeur pour les étudiants ressortissants de ladite commune.</strong>

Il est important de noter que depuis quelques années, des étudiants ressortissants de la commune de Kléla organisent ce genre d’activités en vue de trouver des solutions aux préoccupations des communautés en matière de santé. Nul doute que depuis un certain temps, nombreuses sont les localités de notre pays, où les communautés font face à un manque criard de soins de santé et de médicaments. Toute chose qui fait que le taux de mortalité grimpe dans les localités de Kléla. Ces étudiants de la Faculté de médecine et de la pharmacie ont vite compris qu’aucun sacrifice n’est de trop pour la partie. C’est ce qui justifie ce geste de solidarité à l’endroit de ces couches qui ont besoin de soins de santé et de médicaments. En cette période où les défis sont grands dans tous les secteurs, des actes de ce genre contribuent fortement à alléger la souffrance des populations. Donc, ce geste des étudiants est salutaire.

Au nom des étudiants de la Faculté de médecine et de la pharmacie, elles ont tenu à remercier tous les donateurs, les enseignants pour la qualité de l’enseignement dispensé. Ils ont saisi cette occasion pour informer que les trois présidents d'honneur depuis plus de trente (30) ans ne sont autres que le Pr Salikou Sanogo, M. Kalifa Sanogo et le Pr Siaka Sidibé.

«<strong>Nous remercions Dr Loséni Bengaly, pharmacien, la Direction de la pharmacie et du médicament (DPM) et les autres partenaires pour les médicaments. Merci pour votre contribution, merci aux membres de la Synergie pour le développement de la région de Sikasso pour les efforts consentis. Merci aux aînés médecins et pharmaciens de la région, aux opérateurs économiques, aux entrepreneurs de la région. Nous avons tous contribué à sauver des vies. Nous remercions les autorités coutumières de la commune de Kléla, les associations de femmes, de jeunes, de N'Tjiporoco et de Doufon pour l'accueil, sans oublier les chasseurs de Kléla</strong>», ont précisé les étudiants ressortissants de la commune de Kléla.

Pour la circonstance, Dr Mamadou Traoré, médecin généraliste, était le  représentant des aînés sans être le plus âgé auprès des jeunes à Kléla pour ces activités de consultation et de dons de médicaments gratuits.

Enfin, ils ont promis de produire un rapport des activités dans les jours à venir.

<strong>Y COULOU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>C’est possible: Mamadou Igor Diarra : Soigner les déviances du pouvoir et sortir le Mali du précipice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cest-possible-mamadou-igor-diarra-soigner-les-deviances-du-pouvoir-et-sortir-le-mali-du-precipice-3011712.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Feb 2023 00:52:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est un extrait du livre de Mamadou Igor Diarra «<em>C’est possible</em>». Un homme d’État et dirigeant de banque malien, est riche en virages et rebondissements. Au sommet de la hiérarchie de grandes banques ouest-africaines (BDM, BIM, Bank Of Africa) ou au sein des gouvernements qui l’ont appelé (ministre de l’Énergie, des Mines et de l’Eau de 2008 à 2011, puis ministre de l’Économie et des Finances de 2015 à 2016), son action n’a jamais dérogé à ce dessein. Un défi dans un pays pauvre, où privilèges et corruption sont monnaie courante. «<em>C’est possible au Mali</em>» est un appel à une prise de conscience, au rassemblement et à l’action pour un Mali, où il fera mieux vivre pour tous.

Est-il possible de définir le pouvoir ? L’imaginaire qui l’accompagne est souvent habité par l’image de la toute-puissance. Il est président, elle est ministre: ils peuvent tout. J’ai été ministre de l’Économie et des Finances du Mali, un pays aux ressources publiques modestes. Que je le veuille ou non, mon pouvoir était bordé par les limites du budget et de la loi. Cette révérence coutumière qui entoure les dépositaires de la souveraineté est en grande partie symbolique; elle ancre leur toute-puissance. Elle est aussi liée à un mal que nous, les Maliens, connaissons tous, une tentation qui hante l’appareil d’État de haut en bas: la paralysie !

À défaut de pouvoir faire avancer les choses, il est possible de les bloquer. Et si la situation est au point mort, il est possible de faire commerce de leur déblocage… Alors, la quasi-toute-puissance est assurée !

Dans cet enchevêtrement de circonstances, ceux qui assument les hautes charges de l’État sont souvent désespérément seuls. Un jour, un ancien président du Mali avait lancé dans le feu d’une improvisation: «il faut être fou pour vouloir diriger le Mali» !

Notre sagesse populaire dit: «On peut diriger un troupeau avec un seul bâton, mais pour diriger des humains, il faut un bâton par personne».

Dans un pays en pleine mutation, où chacun cherche sa voie, il faut effectivement un peu de folie pour se risquer à assumer des responsabilités publiques. L’univers du pouvoir est complexe. Dans nos pays, il est principalement incarné par l’exécutif au premier rang, par le chef de l’État, ses ministres, les responsables des institutions. Mais ces responsables ne sont que des humains ; ils ne peuvent agir, connaître, comprendre et décider seuls.

Par la force des choses, ils sont entourés de proches, du protocole, des forces armées et de sécurité, tout à la fois surveillés et parfois servis par la justice. Ce beau monde se trouve réglé par des rites étrangers au commun des mortels, souvent étanches aux réalités de la vie normale, un environnement où tout est préconçu, souvent biaisé. Cirque ou comédie ? Pour être un bon leader, il faut être un bon acteur. Au Mali plus qu’ailleurs.

Une autre caractéristique du pouvoir est liée au verrouillage de cet univers, où les nouveaux venus sont souvent vécus comme de potentielles menaces. Ce verrouillage explique la forte proportion d’hommes et de femmes de pouvoir qui ont fait de cet art leur métier, et dont certains ont même dépassé l’âge de la retraite. Une situation relativement récente d’ailleurs. Modibo Keïta avait quarante-cinq (45) ans en 1960; Moussa Traoré est devenu président à trente-deux (32) ans. Il ferait aujourd’hui figure de bambin.

Dans un pays comme le Mali, où 85% de la population est née après l’accession de ces hommes au pouvoir, le vieillissement de la classe dirigeante finit par poser un vrai problème. Sans parler de la force physique et mentale nécessaire à des missions qui, à cette étape de notre histoire, requièrent certes de l’expérience, mais aussi une énergie intacte. Pour faire «bouger les lignes», la compétence ou la volonté ne suffisent pas. Ceux qui ont le pouvoir de changer les choses sont les politiques, car ils sont investis de la légitimité populaire. C’est d’ailleurs ce qui m’a valu mes entrées et sorties du gouvernement.

Les politiques vous appellent pour votre compétence, jusqu’au jour où ils n’en ont plus l’utilité ou que leurs stratégies électorales les poussent à d’autres besoins. Les politiques craignent parfois les compétences. C’est pourquoi il faudrait doubler les aptitudes des technocrates par une légitimité politique.

Observons à présent la question des programmes proposés par les candidats à l’occasion des élections. Il s’agit, le plus souvent d’un recueil d’intentions, de fanfaronnades, piochées ici et là. J’ai pu me rendre compte que certains candidats ne prenaient même pas le temps de lire attentivement ces catalogues de mesures souvent techniques. «Projet de société» est devenu une formule à la mode, un passage obligé de tout programme. Souvent, ceux qui officiellement les portent et en usent, peinent à en transmettre la logique.

La courtisanerie qui entoure les chefs est la mère de leur solitude. Peu d’échanges vrais, ils sont comme le disait Me Mohammed Ali, le célèbre boxeur américain, des hommes et des femmes à qui l’on serine à longueur de journée: «Tu es le plus grand, le plus beau, le plus fort». Il faut une grande force d’âme pour ne pas accorder un peu de crédit à ces flatteries.

Largement coupé du monde réel, peu au fait de ce qui se passe vraiment dans la société, le chef est pourtant submergé d’informations dispensés par sa cour: ragots, versions tronquées, fausses promesses, complots imaginaires, calomnies contre d’éventuels concurrents…Comment trouver le temps de réfléchir, de faire le tri, de trancher ? Agir comme les courtisans le suggèrent pour conserver l’illusion d’être toujours «le plus grand, le plus beau, le plus fort» ? Ou mettre les mains dans le cambouis et les pieds dans les flaques boueuses d’un pays où plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, où tout est urgent, souvent vital ?

Les hauts dirigeants africains dorment peu, reçoivent beaucoup, écoutent beaucoup, font beaucoup de discours, voyagent beaucoup, président beaucoup de cérémonies…C’est peut-être ça leur travail: faire beaucoup. Leur principale difficulté est la gestion d’un temps qui ne suffit jamais à gérer l’essentiel et à donner les impulsions nécessaires à l’essor de la société. En comparaison, avec notre connaissance de la façon dont agissent les chefs des États qui ont une longue histoire d’organisation étatique derrière eux, le travail de nos palais est comme le dit l’adage bamanan: «le fossé entre le poisson séché et le fleuve». C’est encore plus vrai pour les fonctions ministérielles.

L’insuffisance du temps consacré à l’essentiel est d’autant plus dommageable que bien des habitudes de notre système étatique compliquent à souhait l’action ministérielle. Je me rappelle une expression du regretté Mandé Sidibé, ancien Premier ministre de 2000 à 2002 avec lequel j’étais lié par une estime mutuelle: «Le grand gâchis de nos États, c’est le coût de la rupture», disait-il. Cet économiste chevronné évoquait par cette formule le peu de souci de la continuité de l’État lorsqu’un ministre prend la succession d’un autre et succombe à la tentation de se distinguer à son tour.

Dans les pays qui ont une longue tradition administrative, le nouveau ministre hérite de services organisés, d’archives consultables, d’orientations politiques, d’une mémoire. Il peut changer de cabinet, mais il n’est pas question de distribuer des postes à ses amis sur tout le territoire.

En Afrique, c’est bien souvent un grand balayage qui fait voler en poussière la mémoire de l’État. Mandé Sidibé avait tellement raison: pour la nation, le «coût de la rupture», même s’il est impossible à évaluer, est vertigineux.

J’ai un jour tenté de l’expliquer à Michel Sapin, ministre des Finances dans le gouvernement français sous la présidence de François Hollande. Pour assainir les finances de l’État malien et alléger le poids des difficultés techniques liées à nos imperfections administratives, j’avais adressé une demande d’annulation de notre dette monétaire vis-à-vis de la France, soit une somme de 46 milliards de Francs CFA.

J’argumentai ainsi:

- Monsieur le ministre, certes, nous avons sur le papier les mêmes attributions, mais nous ne faisons pas le même travail. Je suis ministre de l’Économie et des Finances d’un pays en guerre. Ma priorité, chaque mois, est de boucler les salaires. La France ne peut-elle pas renoncer à une dette dont la gestion et le remboursement sont très complexes dans nos conditions de fonctionnement ?

Puis je lui expliquai plus en détail la nature de ces complications. Il me comprit rapidement. Sa réponse vint lors de la réunion de la zone franc qui suivit notre entretien. J’en étais le ministre hôte. Michel Sapin annonça formellement au président Ibrahim Boubacar Keïta l’annulation pure et simple de cette dette. Je lui en serai éternellement reconnaissant. Nous avons depuis maintenu des liens d’amitié et de confiance.

L’exercice du pouvoir dans nos pays se déroule donc dans un contexte de vertige, mais se heurte ensuite généralement à ses limites. Au-delà des règles de la démocratie et des limites aux pouvoirs de l’exécutif fixé par la Constitution, l’environnement de nos gouvernants entrave leur capacité à diriger efficacement dans le sens de l’intérêt public.

Mamadou Igor DIARRA, ancien ministre de l’Économie et des Finances

Extrait de son livre «<em>C’est possible au Mali</em>».

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<title>Transition politique en Afrique :  Quand les militaires se donnent la main, il n’y a pas matière à s’inquiéter des politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-politique-en-afrique-quand-les-militaires-se-donnent-la-main-il-ny-a-pas-matiere-a-sinquieter-des-politiques-3010793.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 08:20:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Aujourd’hui, face à l’adversité, nous assistons à un rapprochement de ces trois États au parcours plus au moins identique, partageant les mêmes défis sécuritaires et ayant les mêmes objectifs à savoir la défense de l’intégrité du territoire national et sa souveraineté, un rapprochement qui à notre avis peut donner raison de s’inquiéter de la part des politiques qui se voient de plus en plus mis à l’écart de la gestion des affaires publiques.

Plus d’une trentaine d’années de démocratie en Afrique, notamment au Mali, au Burkina Faso et en Guinée Conakry, l’échec est patent en matière de gestion démocratique des affaires publiques. La mauvaise gouvernance, la corruption, la délinquance financière, le népotisme et le clientélisme furent les caractéristiques communes qui ont marqué la gestion démocratique des affaires dans ces États. Les préoccupations fondamentales des populations ont été purement et simplement ignorées au profit des intérêts personnels. Nous assistons à une généralisation de la pauvreté et l’enrichissement sans pareil d’une certaine classe politique appartenant à la bourgeoisie.

La crise sociale s’accentua et la fracture sociale s’élargit de jour en jour. La justice mise entre parenthèse, l’impunité est devenue le lot du quotidien des citoyens. Cette situation chaotique entraîna des soulèvements populaires qui vont conduire à l’irruption des militaires sur la scène politique. Du coup, ces trois pays, désormais dirigés par les militaires, se sont trouvés plonger dans une crise politique sans précédent. Comme si cela ne suffisait pas, ils doivent faire face à l’expansion terroriste et djihadiste et les conséquences désastreuses du COVID-19.

À quelques différences près, ces trois pays se retrouvent face à de véritables problèmes existentiels en tant qu’État souverain. Au moment où ils s’attendaient de plus à une aide substantielle de la part de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ce fut plutôt des sanctions irréfléchies et fantaisistes dont ils furent gratifiés de l’organisation sous régionale.

Pour cette dernière, il n’est nullement question de cautionner un coup d’État en apportant un soutien à ceux qui se sont emparés du pouvoir par la force des armes et pour elle, les différentes sanctions imposées, loin d’être une ingérence dans les affaires intérieures de ces États encore moins une quelconque atteinte à leur souveraineté, visent à dissuader ces nouveaux locataires des palais à plier bagages en rendant le pouvoir à des civils démocratiquement choisis par les peuples, cela conformément aux différents textes et conventions qui les régissent et dont ils sont entièrement partie intégrante.

Cette posture de la CEDEAO fut très mal appréciée par les populations qui se sont vites arrangées derrière leurs militaires au pouvoir. Du coup, même si nous ne pouvons dire qu’elle est désavouée totalement, nous nous permettons qu’à même d’affirmer que l’institution sous régionale a perdu en grande partie sa crédibilité aux yeux de nos populations. Nombreux sont ceux qui s’interrogent sur le rôle de la CEDEAO et son efficacité.

Ce sentiment général se trouve être réaffirmé par le Premier ministre du Burkina Faso, Apollinaire Kyelem, ce jeudi 9 février 2023, lors d’une rencontre avec les ministres des Affaires étrangères du Burkina, du Mali et de la Guinée Conakry, propos rapportés par <em>radio OMEGA</em> et relayés sur les réseaux sociaux, en ces termes: «Je ne sais pas ce que la CEDEAO a fait pour aider le Mali à lutter contre l’insécurité et contre le terrorisme, mais je sais ce qu’elle n’a pas fait au Burkina Faso. Nous avons lutté tout seul. Chaque jour, des Burkinabè tombent, des infrastructures sont dynamitées. Nous n’avons reçu aucune aide de la CEDEAO. De quel droit, la CEDEAO va venir nous dicter notre conduite ? Si elle a été absente pendant tout notre parcours, alors elle doit également rester absente pendant que nous cherchons des solutions à nos problèmes et nous laisser continuer notre chemin».

Aujourd’hui, face à l’adversité, nous assistons à un rapprochement de ces trois États au parcours plus au moins identique, partageant les mêmes défis sécuritaires et ayant les mêmes objectifs à savoir la défense de l’intégrité du territoire national et sa souveraineté, un rapprochement qui à notre avis peut donner raison de s’inquiéter de la part des politiques qui se voient de plus en plus mis à l’écart de la gestion des affaires publiques. En ce sens que le point commun à ces trois (03) pouvoirs est qu’ils soient transitoires.

À rappeler qu’en commun accord avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), il a été fixé un délai maximum de deux ans pour la durée des différentes transitions. Cependant, compte tenu des actes posés par ces militaires au pouvoir, actes de plus en plus appréciés par les différentes populations et qui leur ont valu son soutien indéfectible, et au regard de la perte de crédibilité de l’organisation sous régionale auprès des populations, nous nous permettons de nous interroger sur le respect de délai de ces transitions. Si ces trois (03) régimes militaires se donnent la main au nom d’une certaine lutte contre le terrorisme et au nom du nationalisme panafricaniste, il nous paraît légitime de douter de la sincérité de ces militaires à céder le pouvoir aussi facilement aux hommes politiques au nom d’une prétendue démocratie surtout quand nous savons qu’aujourd’hui que ces politiques soient de plus en plus décriés et accusés des maux dont souffrent les trois pays. Est-ce le retour au régime militaire de fait dans nos États ?

Nous nous permettons de poser ces genres de questions en ce que ces militaires semblent réussir là où ces politiques ont échoué et du coup ont pu gagner et continuent de gagner le cœur de nos populations. Il est évident qu’à l’état actuel, nos populations dans leur grande majorité semblent être favorables pour le règne des militaires même s’ils doivent revenir sous le couvert de civil. De ce fait, même si ces militaires refuseraient la tenue des élections pour un retour au pouvoir civil, il est clair qu’ils ne manqueront pas du soutien de leur population et du coup, quelle marge de manœuvre resteront- ils des mains des politiques pour leur faire plier? Certainement trop peu, en ce sens qu’aujourd’hui, face à l’évidence, les politiques manquent d’arguments pour mobiliser la population contre ces militaires.

Également, ils ne pourront compter sur une pression étrangère, car l’expérience de la CEDEAO sur la Mali a tout simplement montré l’inefficacité de ces pressions sinon au contraire, elle a contribué à renforcer davantage la confiance entre le peuple et ces militaires au pouvoir. Alors, laisseront-ils ou ne laisseront-ils le pouvoir ? Seul le temps nous le dira.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Promotion socio&#45;politique au Mali :  La guérilla verbale comme moyen de pression pour accéder à des postes à responsabilité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/promotion-socio-politique-au-mali-la-guerilla-verbale-comme-moyen-de-pression-pour-acceder-a-des-postes-a-responsabilite-3010790.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 08:18:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Flambée des prix des produits première de nécessité, réformes en dents de scie, lenteur dans la lutte contre la corruption, gestion calamiteuse des ressources humaines, laxisme… Les détracteurs de la transition ont trouvé de quoi mettre sous la dent. Ils tirent sur tout ce qui bouge. Aidés en cela par des médias à la recherche du sensationnel, ils espèrent sur une promotion politique au détriment des intérêts du Mali.</strong>

Constitués pour la plupart des soutiens de la première heure des militaires et des anciens dignitaires des régimes déchus, les détracteurs de la transition ne lésinent plus sur les moyens pour attaquer le gouvernement qui semble traîner le pas dans la satisfaction de la demande sociale de la population malienne. Ils attisent le feu de la flambée des prix des produits de première  nécessité, des réformes en dents de scie, la lenteur dans la lutte contre la corruption, la gestion calamiteuse des ressources humaines, le laxisme  pour se replacer dans le jeu politique, dont ils se sont eux-mêmes éloignés par des comportements peu orthodoxes. Ils espèrent sur un tapage médiatique pour se faire entendre des autorités, afin d’être casés dans une des structures, où il y a à boire et à manger.

Le comportement des détracteurs de la transition se comprend aisément dans la mesure où la guérilla verbale a longtemps été utilisée par les démocrates comme moyen de promotion politique dans l’administration publique. Ils ont abandonné en plein midi leur formation politique d’origine pour un strapontin. Ainsi, on assista à la formation des gouvernements de toutes sortes de noms: de large ouverture, d’union nationale, de consensus. Pourtant, la gestion d’une démocratie ne fait aucunement recours à cette pratique pour diriger un pays. Mais, nos démocrates ont trouvé cette astuce pour se faire appeler à la table à manger en foulant au pied les intérêts fondamentaux de la population malienne. Dans cette quête du pouvoir, ils se sont appuyés sur les médias pour mener leur guérilla verbale contre les régimes en place. Ceux-ci sont attaqués et critiqués sans discernement.

À forcer de hurler et de drainer une partie des déçus du régime en place, on leur tend la perche. Au lieu de décliner l’offre pour être à côté de ses concitoyens pour changement de cap dans la gouvernance, ils sautent sur l’occasion en les abandonnant au beau milieu du fleuve en période de crue. Ce système a permis à nos démocrates de changer de postes dans les différents gouvernements comme ils changent de chemises.

Ancrée dans les pratiques démocratiques maliennes, la guérilla verbale est devenue un moyen de pression pour accéder à des postes à responsabilité. On pensait qu’avec l’avènement de la transition dont le slogan est la refondation de l’État malien que cette pratique honteuse serait mise dans les oubliettes. Malheureusement, elle a de beaux jours devant elle. Les dernières nominations au sein de la Commission de la finalisation de la rédaction d’une nouvelle Constitution prouvent à suffisance qu’elle est aussi devenue un moyen entre les mains des autorités de la transition pour fragiliser les partis politiques. Ainsi, les deux (02) hommes politiques les plus critiques des actions de la transition sont promus, à savoir Amadou Koïta, ancien ministre, président PS-Yelen Koura, membre du Cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour le retour à l’ordre constitutionnel, Amadou Aya, secrétaire général de la Convergence pour le développement du Mali (CODEM). Son parti est aussi membre du Cadre. Malgré les protestations du regroupement contre leur choix, ils ont atterri avec armes et bagages au sein de la Commission en bafouillant leurs convictions politiques.

Ainsi, va le Mali.

Yoro SOW]]> </content:encoded>
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<title>Présidentielle 2024 :  Les Russes préparent la candidature du colonel Asssimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/presidentielle-2024-les-russes-preparent-la-candidature-du-colonel-asssimi-goita-3010787.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 08:17:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le colonel Assimi Goïta serait bel et bien candidat à l’élection présidentielle de mars 2024. Pas de doute avec la nomination des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) dont les plus influents ont été nommés par le président de la transition. Des distinctions honorifiques sont offertes à des personnes susceptibles d’influencées le vote. Le dernier réglage de cette candidature était l’arrivée du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à Bamako, pour «<em>parachever</em>» le scénario.

À quelques encablures de la présidentielle de mars 2024, les jeux semblent déjà faits à en croire les faits. Un scénario presque proche du Comité militaire de libération nationale (CMLN) se dessine.

En 1978, le colonel Moussa Traoré opère une purge au sein du CMLN. Ce qui lui a permis de diriger le Mali jusqu’en 1991. Il mit en prison ses frères d’armes encombrants (Kissima Doukara, Karim Dembélé et Tiécoro Bagayogo) pour bénéficier de l’adhésion des Maliens à sa cause. Rappelons que ces trois (03) officiers avaient des comportements ostentatoires envers le peuple.

Le président du Comité national de salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goïta, vice-président de la transition, fait un second coup d’État, le 24 mai 2021 pour évincer le président de la transition Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane. Deux (02) personnalités gênantes pour le CNSP. L’histoire semble se répéter pour une seconde fois pour ceux qui soutiennent les militaires au pouvoir.

Le colonel Moussa Traoré, pour avoir l’adhésion d’une bonne partie de la population, a fait des ouvertures en créant un parti unique (Union démocratique du peuple malien) qui regroupait toutes les sensibilités du pays, un poste de Premier ministre (docteur Mamadou Dembélé).

Le colonel du 24 mai 2021 n’a pas créé pour le moment un parti politique, mais des distinctions honorifiques sont offertes à des personnes susceptibles d’influencées le vote. Ce que je pense, le colonel Assimi Goïta serait bel et bien candidat à l’élection présidentielle de mars 2024. Pas de doute pour le moment avec la nomination des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) dont les plus influents ont été nommés par le président de la transition. Le dernier réglage de cette candidature était l’arrivée du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à Bamako pour «parachever» le scénario. Il était arrivé dans la nuit du lundi 6 février au mardi 7 février pour une visite au Mali.

En matière d’organisation et de centralisation des résultats des élections, les Russes seraient des champions. La candidature du colonel Assimi ne souffre d’aucune ambiguïté. Pour l’heure, les grands partis politiques se livrent des guerres larvées et au même moment leurs barons, membres du Conseil national de transition (CNT) créent des associations ou mouvements de soutien à la candidature du président de la transition.

En politique, la classe politique malienne pratique la politique du tube digestif pour assurer ses vieux jours. Ainsi, la transition court à l’échec. On ne peut pas faire son temps et faire celui de ses enfants, dit le sage.

<strong>Fatou CISSÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Appel des opposants à la soupe :  Le paradoxe de la gouvernance au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/appel-des-opposants-a-la-soupe-le-paradoxe-de-la-gouvernance-au-mali-3009888.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 09:39:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Du régime du président Alpha Konaré à cette transition de rectification, en passant par les régimes d'Amadou Toumani touré (ATT) et d'Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), ils ont tous laissé de côté ou ignoré leurs fidèles défenseurs et leurs compagnons de lutte au profit de leurs opposants farouches. La principale caractéristique de tous ces régimes fut  la trahison de  leurs fidèles défenseurs et leurs compagnons de lutte. Et cette transition, aujourd’hui, ne fait pas, hélas, exception, à la règle. Sinon, elle est le numéro Un en la matière.</strong>

Comment expliquer que ceux qui ont aidé la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à imposer des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines au Mali et qui se sont opposés farouchement à toutes réformes, principalement, la rédaction d'une nouvelle Constitution soient aujourd’hui nommés au sein de l’appareil de l’État au nom d’un soi-disant: Inclusivité?

Comment comprendre qu’aujourd’hui l’administration publique soit occupée à 90% par les dignitaires des anciens régimes. Est- ce à dire que ces barons sont plus Maliens que les autres ou tout au moins, plus compétents que les acteurs des forces du changement ? Est- il possible de construire du nouveau avec l'ancien ?

Il est évident que cette posture des colonels est un manque de considération aux cadres et responsables du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), branche politique du gouvernement. Et, nous osons penser sans faire l'oiseau de mauvais augure qu'en empruntant cette voie, cette transition risquerait de se compromettre très dangereusement.

Nous nous permettons de penser que le “<strong>Malikura’’</strong> que nous réclamons deviendrait un concept creux, vague et illusoire tant que ceux qui sont chargés de l’incarner seraient les mêmes acteurs qui ont conduit le pays dans cette situation de faillite pendant ces trente dernières années.

Il est donc capital pour les autorités de changer de posture et de stratégies en accordant beaucoup plus d’attention aux forces du changement. L'avènement du “<strong>Malikura</strong>’’, stricto sensu, exige nécessairement l’implication de ces forces du changement qui  l'incarnent. Car, comme le dit un adage "<strong>On ne saurait raser la tête d'un absent</strong>".

Que Dieu bénisse le Mali !

<strong>Pr Bakary COULIBALY</strong>

<strong>Vice-président Élan Patriotique (FSD, M5-RFP)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nouvelle constitution :  Pourquoi les démocrates qui tirent leur légitimité de La Baule craignent les réformes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/nouvelle-constitution-pourquoi-les-democrates-qui-tirent-leur-legitimite-de-la-baule-craignent-les-reformes-3009880.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 09:22:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis l’annonce de la rédaction d’une nouvelle Constitution par les autorités de la transition, décidées à doter notre pays des textes qui garantiront désormais son indépendance totale, la peur s’est installée dans le camp des hommes politiques à l’origine de tous les déboires du peuple malien. Ils craignent le retour de manivelle, c’est- à-dire la perte de leurs avantages et privilèges qu’ils se sont indument octroyés au nom de la démocratie prédatrice.</strong>

Malgré leur crime odieux commis contre leurs compatriotes durant les trente dernières années, les démocrates maliens qui tirent leur légitimité du sommet de la Baule (France), tenu en juin 1990, n’arrivent jusque-là pas à digérer que le coup d’État du 19 août 2020 a définitivement tourné leur page politique émaillée de mensonges et de détournements de deniers publics. Ils s’opposent à tout ce qui a pour nom refondation de l’État et autres réformes allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des Maliens. Ils vouent aux gémonies les femmes et hommes qui ont le souci de doter notre pays des textes qui garantiront désormais son indépendance totale. Derrière cette opposition stérile, ils craignent la perte des acquis, des avantages et des privilèges qu’ils se sont illégalement octroyés au nom de la Constitution de février 1992, importée de la France pour protéger une élite politique malhonnête.

Trente ans après une gestion des plus catastrophiques de l’histoire politique de notre pays par les ‘‘<strong>démocrates</strong>’’, les textes fondateurs de l’État malien ont besoin d’un toilettage pour les adapter aux aspirations profondes des Maliens, engagés dans un processus de changement depuis la chute du général Moussa Traoré (paix à son âme), en 1991, et au contexte international qui change au gré des intérêts des États. Et cela ne fait l’ombre d’aucun doute. Tous les acteurs politiques et animateurs de la société civile sont unanimes sur ce point. Mais chaque fois qu’un président propose une révision constitutionnelle, une modification de la Constitution, la rédaction d’une nouvelle Constitution, un front de refus se met en place. Il se fait entendre à travers manifestations, meetings, conférences de presse, communiqués de presse pour tuer le poussin dans l’œuf. Ainsi, les présidents Alpha Oumar Konaré, ATT (paix à son âme), IBK (paix à son paix) étaient obligés de mettre le projet sous le paillasson. Ils ont été soupçonnés à tort ou à raison par les opposant à la révision constitutionnelle de modifier la loi fondamentale pour s’offrir un troisième mandat (Alpha Oumar Konaré), d’élire un proche (ATT) et de s’octroyer de large pouvoir (IBK) à l’image d’un monarque. Idem pour les autorités de la transition. Celles-ci, malgré les critiques, n’entendent pas de cette oreille. Elles souhaitent traduire le cri de cœur du peuple malien qui réclame, depuis le 26 mars 1991, le changement sans lequel tout est voué à l’échec.

Il est connu de tous que le combat contre une modification constitutionnelle est mené par des femmes et des hommes qui tirent leur légitimité du sommet France-Afrique, organisé en France (La Baule), en juin 1990. Ils doivent tout, c’est-à-dire leur légitimité à l’ancien président, François Mitterrand, qui déclara au cours de cette rencontre entre dirigeants français et africains que l’aide de son pays est désormais liée à l’ouverture démocratique. Et ils ont profité de cette brèche dans les régimes à parti unique en Afrique pour entraîner le peuple malien dans leur combat d’accéder aux délices du pouvoir.

Parvenus au sommet de l’État par ce coup de piston du président français de l’époque, ils ont dépecé le Mali sur l’autel de leurs intérêts personnels. La privatisation de sociétés et entreprises d’État enclenchée sous le régime de Moussa Traoré a été un cadeau tombé du ciel pour les faux démocrates. Ils ont acheté à vil prix ce patrimoine des Maliens qui croyaient à leur sincérité d’apporter le changement, slogan mobilisateur contre le général Traoré.

Pire, la Constitution du 25 février 1992, votée et adoptée dans la précipitation, accordait l’impunité aux vrais faux démocrates. Elle leur a permis de mettre le pays sens dessus dessous dans l’impunité la plus totale. Tous les détournements de deniers publics (PGRN, CAMOPA, PASAOP, PRODEJ, PRODEC, etc. par les ‘‘<strong>démocrates</strong>’’ sont restés impunis.

Il est clair qu’un changement de Constitution signerait leur mort politique et mettra fin à une série d’enrichissement illicite, dont ils ont bénéficié durant les décennies démocratiques. Ils n’ont que cette Constitution pour se mettre à l’abri de la justice et ils tirent leur légitimité des tripatouillages des textes. Ils savent qu’ils sont perdants lorsqu’on organise des élections crédibles, transparentes. Depuis 1992 à ce jour, les élections n’ont été de façade dans notre pays. Aucun candidat à la présidentielle n’a obtenu 50% au premier tour.  Elles ont été un instrument entre les tenants du pouvoir pour ‘‘<strong>nommer</strong>’’ leurs hommes dans l’Assemblée nationale, dans les mairies.

S’il est vrai qu’ils sont tous d’accord que le Mali a besoin d’une nouvelle Constitution, il est du devoir de la transition de conduire ce processus jusqu’à son terme. Des gens sans base électorale, des partis sans militants et des leaders politiques qui tirent leur légitimité de La Baule et non à l’issue d’une vraie élection doivent savoir que leur temps est révolu. Place aux réformes pour le bien-être du peuple malien.

<strong>Yoro SOW </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Relance du trafic ferroviaire Bamako :  Des pièces de rechange des locomotives maliennes bientôt acheminées à Bamako !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/relance-du-trafic-ferroviaire-bamako-des-pieces-de-rechange-des-locomotives-maliennes-bientot-acheminees-a-bamako-3008888.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 07:56:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Madame le Ministre des Transports et des Infrastructures, à la tête d’une délégation, séjourne à Dakar au Sénégal pour une visite de travail. Cette visite est relative aux modalités de récupération des pièces de rechange pour les locomotives maliennes (CC2205 et CC2207).</strong>

Après une séance de travail qui s’est déroulée dans une ambiance cordiale, le Ministre DEMBÉLÉ Madina SISSOKO et son homologue du Sénégal, Monsieur Mansour FAYE, ont effectué une visite d’inspection des pièces de rechange à Diamniadio et à Thies. Ils ont pu voir de visu ces matériels essentiels à la reprise du trafic ferroviaire entre Bamako et Kayes.

<strong>Ouf de soulagement !</strong>

À l’issue de la visite, les techniciens cheminots du Mali et du Sénégal ont fait le tri des pièces de rechange destinées aux locomotives maliennes. Dénouement heureux pour ce processus qui peine depuis plus de quatre (04) ans. Le leadership et le pragmatisme de Madame le Ministre des Transports et des Infrastructures a pesé positivement dans la balance.

L’issue heureuse de ce processus d’acquisition va consolider la relance définitive du trafic ferroviaire (Bamako-Kayes) qui était adossée à la disponibilité des pièces de rechange.

<strong>Cellule Communication du Ministère des Transports et des Infrastructures !</strong>

&nbsp;

<strong>Primature : </strong>

<strong>Le Premier ministre préside le Conseil d’Orientation de la Refondation de l’État</strong>

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Dr. Choguel Kokalla Maïga a présidé, ce vendredi 27 janvier 2023, le Conseil d’Orientation de la Refondation de l’État.

Cette instance, qui réunit les membres du Gouvernement, a pour mission d’orienter et d’impulser la mise en œuvre du Cadre stratégique de la Refondation de l’État.

Au menu des échanges de la rencontre l’examen du rapport de démarrage du suivi de la mise en œuvre des actions du Cadre Stratégique de la Refondation de l'État (CSRE 2022-2031) et ses Plans d'Actions.

Ce Cadre de la Refondation de l'État a pour objectif général d'assurer un véritable processus de refondation du Mali à travers la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation (ANR).

<strong><em>CCRP /Primature</em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Focus: Les élections auront&#45;elles lieu ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-les-elections-auront-elles-lieu-3008887.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 07:53:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l’allure où les choses se précipitent aucune lisibilité n’est là pour la tenue des échéances à venir. Il y a eu le vote de la Loi électorale par le Conseil national de transition (CNT), la date des élections fixée, un avant-projet de la Constitution, la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), bref tout le dispositif nécessaire pour les élections. Le hic, dans tout cela demeure l’insécurité grandissante et résiduelle sur tout le territoire national. Comment tenir des élections dans un pays en guerre ?

Pour résoudre ce problème d’élection, les autorités de la transition ont leur solution: renforcer les pouvoirs des autorités traditionnelles, chefferies traditionnelles, chefs coutumiers, ensuite, faire allégeance aux hommes politiques influents après avoir affaibli les partis politiques. Quant aux vidéomens et activistes, un peu d’argent pour se taire. Ainsi, la transition fera un long chemin à en croire ses laudateurs «il n’y aura pas d’élection». Nous retenons ceci: celui qui n’a pas pu remplacer les simples maires dont le mandat a pris fin depuis belle lurette par des délégations spéciales n’est pas capable d’organiser de vraie élection présidentielle au regard des actes posés.

<strong>Enseignement au Mali: qu’en était-il ?</strong>

Enseignement au Mali, 350 636 élèves dans les classes fondamentales en 1978, (75 000 en 1962), 7 800 classes en 1978, (1 500 en 1962), 3 572 étudiants en 1977, (104 en 1964), 35 000 adultes alphabétisés en langues nationales, répartis dans plus de 1 300 centres, témoignent de l’énorme effort de scolarisation entrepris, depuis 1962. Cette forte croissance des effectifs est la conséquence d’une réforme (octobre 1962) qui remania totalement le système éducatif hérité de la colonisation.

Conçue comme un projet de promotion collective de la société malienne, cette réforme substitua à l’ancien système une école à la portée de tous et qui se voulait adaptée aux besoins socio-économiques nationaux. Ces changements structurels aboutirent à la mise en place: d’un enseignement fondamental de deux (02) cycles: le premier d’une durée de six (06) ans, le second d’une durée de trois (03) ans ?

Cet enseignement est sanctionné par le Diplôme d’études fondamentales (DEF) qui permet la poursuite des études. Cet enseignement comprend aussi les écoles nomades (ou cantines) dans le nord du Mali, les Médersas (écoles arabes de cycle primaire) qui, depuis 1970, se multiplient dans tous les quartiers de Bamako et dans les grandes villes (Kayes, Ségou, Sikasso, Mopti …) et se substituent progressivement aux écoles coraniques: d’un enseignement normal technique et professionnel, d’un enseignement secondaire général et d’un enseignement supérieur.

Le Mali compte environ trois (03) millions d’élèves, de lycéens et d’étudiants, dont 30 000 à 40 000 sortent chaque année du système et viennent s’ajouter aux 500 000 jeunes sans emploi, ni perspective d’emploi. Au Mali, une personne qui travaille fait vivre de 10 à 15 personnes. Ce qui explique que la majorité des Maliens ne vivent plus; ils survivent.

<strong>Douentza: plaque tournante des attaques terroristes</strong>

La ville de Douentza n’a toujours pas changé de statut sur le plan administratif, les infrastructures manquent. Quant à la présence de l’administration, elle est problématique. Elle est infestée de terroristes. À Douentza ville, il y a eu la capture de quatre (04) individus dont un porteur d’uniforme impliqués dans une vente illégale d’armes de guerre. L’incident s’est déroulé dans un bar à Douentza.

Toujours à Douentza, le mercredi 25 janvier 2023, capture d’un patient et son accompagnateur au Centre de santé de référence (CSRéf), le patient en question aurait été blessé lors d’une frappe aérienne dans la zone de Kikara. Il ne suffit pas de créer les régions pour faire plaisir aux populations, il faut créer toutes les commodités nécessaires pour ces nouvelles régions.

Douentza est toujours la proie des terroristes. L’ancien découpage administratif avait huit (08) régions, un (01) district, quarante-neuf (49) cercles deux cent quatre-vingt-six (286) arrondissements et trente-six (36) communes urbaines. Le nouveau découpage administratif est d’un district dix-neuf (19) régions cent cinquante-six (156) cercles et quatre cent soixante-six (466) Arrondissements.

<strong>Gao: les attaques se multiplient dans la région</strong>

Le jeudi 26 janvier dernier très tôt, des hommes armés habillés en tenues civiles ont procédé à l’arrestation du plus grand receleur de vol de bétail, du Mali, du Niger et du Burkina Faso à la foire de bétail d’Ansongo. Il s’agit de Himadou Handane de Goléa, commune d’Ansongo.

Vendredi, 27 janvier 2023, un convoi de l’armée malienne quittant Gossi pour Gao a tué deux (02) jeunes sur son chemin à Doro, les jeunes ont été bombardés par l’avion qui escortait le convoi. Dans la soirée du jeudi 26 janvier, des hommes armés sur une dizaine de motos ont fait irruption dans le village de Arhaabou dans la commune de Gounzourèye à une quinzaine de kilomètres de Gao. Ils ont enlevé tout le bétail.

Samedi, 28 janvier, les mêmes hommes armés ont adressé une correspondance aux populations leur demandant de payer 2 000 FCFA par tête de bœuf comme «Zakat». Les autorités administratives et militaires ont été informées et la population attend impatiemment de retrouver leur bétail.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Corruption et malversations :  Comment les milliardaires élisent les candidats</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/corruption-et-malversations-comment-les-milliardaires-elisent-les-candidats-3008883.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 07:46:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour faire la politique, il faut de l’argent et l’argent n’est pas à la portée de tous les candidats. Des faiseurs de présidents sont aux aguets à chaque élection présidentielle. Alpha Oumar Konaré doit son second mandat à un fonctionnaire, chef d’un projet financé par la Banque mondiale. La campagne présidentielle d’Amadou Toumani Touré (ATT) fut financée par un groupe d’opérateurs économiques dirigé par Afourou Dao. Celle d’Ibrahim Boubacar Keïta par un autre groupe d’opérateurs économiques connu sous l’appellation de sept (07) milliardaires. Concernant la transition, on susurre le nom d’un opérateur économique des routes.

Les auteurs de pratiques de la corruption se recrutent exclusivement dans certaines couches sociales privilégiées et minoritaires: fonctionnaires, magistrats, agents des Forces armées et de sécurité (FAS), membres des professions libérales, commerçants, industriels, notabilités traditionnelles ou religieuses. Il ressort des analyses que ce sont les mêmes couches qui occupent aussi le champ politique. On a besoin d’argent pour faire la politique, et en faisant la politique on peut se faire beaucoup d’argent.

D’un côté, l’argent sale accumulé en détournant des fonds publics ou en attribuant complaisamment des marchés publics est un des concours précieux pour se faire une place au soleil dans l’arène politique par le système du patronage fortement ancré dans les habitudes des Maliens.

De l’autre côté, l’obtention d’un mandat électif ou la nomination à de hautes fonctions de l’État offre une certaine couverture, voire une certaine impunité pour entretenir divers réseaux d’accumulation et de fructification de l’argent sale.

Depuis quelque temps, certains fonctionnaires de l’État et certains opérateurs économiques accusés de détournements de fonds publics ou d’escroquerie ont trouvé refuge au Conseil national de transition (CNT), dans le gouvernement et dans le cabinet du président de la transition. La corruption et les malversations financières ont démoli la confiance entre gouvernés et gouvernants. L’État est devenu un «État prédateur». Les chiffres de l’indice de perception de la corruption publiés par l’Organisation Transparency International confirment, pour ainsi dire l’existence du phénomène.

Pour illustrer notre argument voici des exemples frappants. Les Maliens seraient de fins calculateurs en politique. Ceux-là qui disent qu’ils sont pour le Mali se comptent au bout des doigts. La quasi-totalité des Maliens roulent pour leur propre intérêt personnel. De la candidature de Amadou Toumani Touré, candidat indépendant à la présidence de la République en passant par celui d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) pour aboutir à la transition de Goïta, les exemples de corruption du pouvoir foisonnent.

Lorsqu’en 2002, l’Alliance pour la démocratie au Mali- Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ), qui a dirigé le Mali durant dix ans, s’était rassuré de l’élection du général ATT à la présidentielle, il s’est d’abord scindé dans un premier temps pour sortir sept (07) candidatures, ensuite, on a vu dix (10) barons du parti soutenir la candidature du général ATT pour éviter la prison, ont-ils souligné.

En 2013, quand les hommes politiques, des opérateurs économiques savaient la direction du vent l’élection présidentielle, ils ont tous couru pour se liguer derrière IBK et son parti le Rassemblement pour le Mali (RPM).

Pour la petite histoire, sept (07) opérateurs économiques tous des milliardaires étaient parmi les financiers de la campagne du candidat Ibrahim Boubacar Keïta. La suite ! Un des régimes le plus corrompu de ruche deux (02). Le parti du Rassemblement pour le Mali (RPM) transforma le Mali en État-marmite avec la montée en puissance des religieux.

Autre exemple, lorsque Karim Keïta a annoncé sa candidature pour les élections législatives en Commune II du district de Bamako, certains opérateurs économiques de la place n’ont pas hésité à lui apporter leur appui financier. Ainsi, un jeune opérateur économique diawambé lui a offert une grosse cylindrée toute neuve en provenance des États-Unis d’Amérique. Son domicile, à la Cité du Niger, s’était transformé en un quartier général de campagne. Des opérateurs économiques milliardaires se bousculaient à sa porte. Elu député en Commune II, en 2013, Karim Keïta devenait l’otage de ses financiers. Ses financiers de campagne lui réclamèrent les bénéfices de leur capital.

L’honorable Karim Keïta était obligé de satisfaire aux nombreuses doléances de ses financiers. Marchés, monopoles, exonérations, baux leur étaient accordés. L’honorable Karim Keïta céda à ses amis milliardaires des biens immobiliers de l’État. Lorsqu’intervint le coup d’État du 19 août 2020, il a pris la poudre d’escampette en laissant son trésor de guerre dans les mains de ses financiers. Ils ont fructifié leur commerce en brassant des milliards. Karim Keïta a tout perdu.

Sous la transition d’Assimi Goita, après le putsch et son redressement, les mêmes prémices de corruption sont perceptibles. Les politiques sont aux aguets. Pour les hommes politiques très futés, la nomination de gouverneurs militaires dans les dix-huit (18) régions du Mali est un signal fort. Puis, la nomination par le président de la transition de cinq membres à l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) prouve à suffisance que la messe est déjà dite.

Ensuite, le fait de donner plein pouvoir aux autorités traditionnelles prouve que les élections à venir seront sous contrôle militaire. Les récentes distributions de médailles rentrent dans le cadre des échéances à venir.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>

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<title>Contribution du Dr Moussa Dasse Mariko :  D’un régime présidentiel fort à un régime institutionnel solide, tel devrait être la nouvelle orientation de la loi fondamentale du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-du-dr-moussa-dasse-mariko-dun-regime-presidentiel-fort-a-un-regime-institutionnel-solide-tel-devrait-etre-la-nouvelle-orientation-de-la-loi-fondamentale-du-mali-2-3007927.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Jan 2023 10:32:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour rappel, le régime présidentiel est un régime politique fondé sur le principe de la séparation entre les trois branches du pouvoir: l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Le chef de l’État (président), qu’il soit élu ou désigné d’une manière autoritaire, n’est pas responsable devant le corps législatif; il n’y siège d’ailleurs pas. Il dirige l’exécutif et détient des pouvoirs importants et effectifs. Dans le cas d’un régime présidentiel classique, le président ne peut d’ailleurs dissoudre la ou les deux (02) chambres (exemple: États-Unis). L’exécutif et le législatif agissent donc mutuellement comme des contrepoids «check and balance». (Réf: Perspective Monde Outil pédagogique des grandes tendances mondiales depuis 1945 École de politique appliquée Faculté des Lettres et sciences humaines Université de Sherbrooke, Québec, Canada). Au Mali contrairement au cas américain, le président de la République a la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale.</strong>

<strong>D’une vision étriquée, la réussite des uns serait le pêché des autres !!!</strong>

Constitutions tronquées qui comme toujours contiendraient des vers comme dans le fruit, provoquant sa putréfaction, objet d’une instabilité qui ne nous permettrait jamais de nous projeter dans le futur. Surtout qu’en son préambule, la foule innocente primerait sur la Constitution et la gouvernance!

L’impunité serait-elle devenue un droit ? À la prétexte primeur de la volonté et du pouvoir du peuple «<strong>Démos-Cratos</strong>» …

À l’origine, une Constitution voulue et décidée par la foule pour assouvir des désirs et couvrir ses excès !!! ʺ<strong>Une des meilleures Constitutions au monde en droit</strong>ʺ, avons-nous l’habitude de fredonner depuis 1992 pour flatter l’égo !!!

Et les devoirs? Pas nécessaire parce que l’État se suffit à lui-même. Et les closes contraignantes en matière de devoirs cultivant la citoyenneté, le civisme ? Superbement ignorées… et de façon intentionnelle.

L’anarchie et désordre n’aiment pas vraiment l’ordre, la discipline, voire la contrainte légale. Ce sont malheureusement les juristes, acteurs de premier plan du mouvement démocratique, les vainqueurs de Mars 91 qui auraient été les initiateurs de la Constitution de 1992 sans tenir compte de la prospective (court, moyen et long terme). Une Constitution qui nous aurait mis dans tous les problèmes et comme le dirait l’autre: ʺ<strong>serait à la base de toutes les misères qui frappe notre nation depuis</strong>ʺ. Le peuple innocent serait parti voté en majorité, partageant ainsi la responsabilité, une responsabilité qui devrait échoir à nous tous sans compter dans son innocence tout refus de révision constitutionnelle.

En prenant référence sur les pays dits de grandes démocraties, les pays despotiques qui auraient pris le relais du socialisme, voire du communisme, les pays dits de régime dictatorial, leur stabilité dépendrait plus du caractère contraignant de la loi fondamentale que des Droits civiques. Et là, tout le monde serait derrière la Constitution et même la foule qui serait obligée à cause du bâton de la légalité voulu par le peuple pour mettre tout le monde dans les rangs. Car la foule au-delà d’un certain effectif, commence à voir son âge mental baisser jusqu’à avoir les réflexes d’un enfant.

Pour l’entité Mali, de l’antiquité à nos jours, elle aurait connu une des histoires les plus riches et les plus mouvementées de l’humanité, avec des hauts et des bas. Elle aurait connu trois empires (le Ghana, le Mali et le Songhaï) une multitude de royaumes, subi l’asservissement suite aux invasions arabo-berbères (de l’empire de Ghana à l’invasion almoravide) et occidentales. Pour revenir à la citation de Winston Churchill (1874-1965): Que de guerres, Que de sang, Que de larmes !!!

Que c’est triste de remonter l’Histoire depuis l’antiquité jusque dans les années 1590 avec l’invasion arabo berbère menée par le Pacha Djouder, qui par la suite, les multitudes de royaumes et théocraties (la Dyna), auraient pris le relai jusqu’à l’annexion coloniale, les conflits mondiaux, les luttes pour l’indépendance, toutes ces histoires seraient écrite de feu, de sang et de larmes, tous dans un décor de prédation.

Et pourtant Kourou kan Fouga (Charte du Mandé) aurait existé, existé dans un environnement monarchique et de féodalité, et aurait inspiré bien de Constitutions et de gouvernances depuis. Une vérité des temps anciens qui nécessiterait pour une révision de fond...

La Charte du Mandé n’a pas évité cette instabilité à qui aurait enfanté beaucoup d’empires, de royaumes, de déséquilibres de l’espace géographique Mali, jusque par la suite son annexion, son asservissement et sa vassalité.

De Wagadou (empire de Ghana) à nos jours le Mali, l’espace, aurait connu beaucoup de régimes de gouvernance.

À la veille de notre indépendance formelle de 1960, il y aurait eu en 1959 une Constitution ayant conduit à l’indépendance de la Fédération du Mali, une éphéméride, qui avec l’éclatement, une autre Constitution aurait été élaborée, en 1960, Constitution qui aurait été changée, en 1974 avec l’avènement de la deuxième République. En 1992, une autre Constitution aurait été adoptée donnant naissance à la troisième République, et puis encore puis...

Et pourtant, il y avait une Constitution qui je le répète, tant vantée par certains leaders du régime démocratique de l’époque qui par la suite s’est révélée mère de tous les problèmes de notre pays, une loi fondamentale qui n’aurait engendré que instabilités, avec trois (03) coups d’État sur un total de six, dont un institutionnel sous la première République avec l’instauration de la Révolution active (1967).

Nos Constitutions seraient assimilables à un sentier de terre battue auquel on aurait fait allusion sur le trajet menant au champ.

Si le président Obama des États-Unis faisait allusion, lors de son passage à Accra, devant le Parlement (2009): «<strong>L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais plutôt d’institutions fortes</strong>». C’était pour que l’Afrique retrouve une certaine stabilité, gage d’un meilleur développement.

L’instabilité, un mal qui en partie aurait été par la suite corrigé en partie dans le monde occidental après le supplice de la Deuxième Guerre mondiale et après la conférence de Yalta (4-11 février 1945) et la Convention de San Francisco (25 avril 1945-26 juin 1945) avec la création des Nations-unies en remplacement de la Société des Nations. L’ONU de nos jours, serait de plus en plus un mauvais exemple dont la charte ne serait plus respectée par les détenteurs du droit de véto qui joueraient plus à de l’usurpation, et dont la moralité et les agissements serait de plus en plus décriés. Elle serait devenue un instrument de domination et d’asservissement entre les mains de certaines puissances. Un «<strong>Machin</strong>», selon le Général De Gaule (1890-1970) qui abuserait de la souveraineté des États, une menace pour la paix mondiale et la survie de l’humanité sur la planète terre à cause la primauté des intérêts et l’hégémonie des puissances dominantes.

De salle de spectacle les Weekends (assemblée générale), bar les jours ordinaires (Cour internationale de justice, Conseil économique et social, Conseil de tutelle et le secrétariat) le saloon se transforme souvent en salle de Poker, où seuls seraient conviés les cinq (05) initiés de dignitaires de cowboys chaussés de bottes à éperon reposant sur la table de jeu, le colt posé à côté (membres permanents). Comme invités de circonstance se trouveraient d’autres ʺ<strong>desperados</strong>ʺ de circonstances (membres non permanent) sans arme, ne possédant que peu de billes pour jouer.

L’humanité sert de mise pour la partie de Poker menteur du Conseil de sécurité…

De cette partie a issue incertaine, il serait indispensable de substituer à terme les États forts du Conseil de sécurité par des institutions fortes et solides dont tous les États se soumettront pour un meilleure arbitrage, garantes de paix, de stabilité internationale et de sauvegarde de l’humanité.

Pour cela, il serait indispensable de créer au niveau du secrétaire général une commission de réflexion qui ferait un minimum de trois (03) offres qui seraient présentées à l’Assemblée générale pour avis et proposition avec cette fois-ci l’usage du droit souverain des États membres.

La proposition d’élargissement du Conseil de sécurité faite par le président américain, Joe Biden ne serait qu’une fuite en avant, dans le sens de la préservation d’une certaine hégémonie acquise par les canons le siècle dernier. Propositions dont certaines mains sales seraient toujours prêtes à saisir. N’oublions pas qu’à date, l’Organisation des Nations unies (ONU) aurait vécu soixante-sept (77) ans, et que le monde aurait basculé dans un autre siècle qui ne présente pas les mêmes réalités et similitudes que le siècle de braises qui l’a vu naître.

Pour cela, un moratoire de 5 à 10 ans serait nécessaire pour éviter le sabordage de l’organisation, l’exemple faisant défaut.

En cas d’option élargissement du Conseil de sécurité pour l’Afrique, il serait intéressant de laisser le choix aux sociétés civiles qui par pays constitueraient une voix, qui selon le nombre de sièges permanents se regrouperont pour faire le choix de son représentant zonal, tout en excluant son propre pays pour un mandat renouvelable de cinq (05) ans. Nous rappelons que l’élargissement du Conseil de sécurité, c’est d’abord à l’initiative des sociétés civiles africaines à l’opposé de leurs dirigeants qui joueraient le rôle des intérêts, pour que les Nations unies jouent réellement le rôle qui aurait dû être le sien en toute impartialité dans le but de la promotion et de préservation de l’humanité des dérives.

Pour le cas du Mali qui ferait toujours école en bien ou en mal, en l’Afrique et voire au-delà, il serait préférable de proroger le délai de rédaction de la mouture de la future Constitution. Constitution qui va dans le sens de la prééminence d’un «<strong>homme fort</strong>» à la tête du pays, nous supposons. Nous proposerions la rédaction en parallèle d’une autre Constitution qui fera cas de la prééminence d’institutions fortes bien articulées avec des règles bien définies dans la gestion du devenir.

Pour cela, sous la responsabilité du président de la commission de rédaction, de créer une autre sous-commission avec des cadres répondant au profil, doués de grande culture constitutionnelle qui serait fondamentalement différent de l’instruction qui est du genre limité à un seul domaine, renforcée de spécialistes très pointus dans divers domaines (finances, agriculture, armée, social, sciences humaines,...). Je ne douterais point de l’apport probable de l’Association des Juristes du Mali (AJM) dont je serais sympathisant, et je leur en remercie pour cette marque d’attention car n’étant pas juriste de formation.

Au référendum, la règle consistait toujours à faire le choix entre le OUI et le NON.

Cette fois ci, avec l’exception de choix entre deux OUI (A et B) et le NON, avec l’intérêt que pour une fois les électeurs auront à s’intéresser avec passion au contenu des deux (02) textes fondamentaux pour plus de culture et d’émancipation.

Des deux (02) Constitutions, l’une serait déjà prête l’autre aurait besoin d’un contenant. Pour le contenu, (textes de loi afférant à chaque articles et chapitre) se donner un minimum de cinq (05) ans pour l’application réelle. N’oublions pas que la Constitution de 1992, qualifiée à l’époque comme l’une des meilleures au monde, que certains diraient inspirée de la Constitution française de 1958 fut par la suite mère de tous nos problèmes. N’oublions pas que cette Constitution aurait été élaborée quelques années après la fin de la Seconde Guerre mondiale, où l’Europe était exsangue à cause de l’effort de guerre, les Américains prudents pour ne pas être victime d’une autre crise économique en portant secours aux territoires sinistrés européens et asiatiques comme l’après 14-18 ayant occasionnée par surplus de production non absorbée, la crise de 1929, où l’Amérique serait tombée en récession, et l’avènement des régimes totalitaires comme le fascisme, le nazisme... L’Europe pour sa reconstruction avait besoin de l’apport de ses colonies et protectorats qui de plus en plus s’émancipaient à travers des guerres de libération (Indochine, Algérie, Cameroun,), de mouvements d’émancipation de l’Afrique noire, de décolonisation de l’Afrique anglophone et d’indépendances (Rassemblement Démocratique Africain, Union Soudanaise, African National Congress, Union de Population du Cameroun, la rébellion des Mau-Mau....).

Avec la montée de la gronde en Afrique noire, en 1946, la Constitution de la IV<sup>ème</sup> République française accorde à ces territoires un début d’autonomie et le droit d’élire leurs représentants dans les Assemblées françaises.

La Loi-cadre Defferre aurait accordé en 1956 une large autonomie interne aux territoires africains.

En 1958, le Général de Gaulle laisse les colonies choisir entre l’indépendance dans la sécession et l’appartenance à la communauté française avec une large autonomie interne, tout en maintenant la défense et la politique étrangère qui seraient du ressort du gouvernement français. (Réf: L’émancipation de l’Afrique noire, 2022 CVCE.EU by UNI.LU).

La Constitution malienne de 1992 tirerait sa quintessence de là, inspirée de la grogne d’avant indépendances, où il fallait miroiter pleins de droits au détriment des devoirs pour calmer et pacifier les révoltes, tout en sachant que ça va sauter plus tard à cause des excès de droits et de libertés, qui de nos jours seraient assassins, une véritable bombe à retardement.

Par le simple fait du référendum, le pays a été comme ʺ<strong>vouer aux gémonies comme dans la Rome antique</strong>ʺ. Son seul tort aurait été sa rédaction par les vainqueurs de la révolution de Mars 1991 durant la transition, une Constitution, aidée de cela à l’époque dans sa conception par des constitutionalistes de parrains venus d’ailleurs et qui n’étaient pas du tout innocents ....

Révolution qui ne saurait se soustraire de sa définition qui «<strong>est le renversement brusque d’un régime politique</strong>» selon le contexte, qui par les dictionnaires Robert se dit «<strong>retour périodique d’un astre à un point de son orbite</strong>». Mais aussi: «<strong>Rotation complète d’un corps mobile autour de son axe, (axe de révolution)</strong>».

De ces trois (03) définitions, laquelle cadrerait mieux avec cette situation actuelle qui s’assimilerait à de la noyade collective ?

D’une instabilité chronique comme un élément radio actif, où des atomes renfermeraient un surplus d’énergie qui les pousse à se transformer par désintégration et à devenir d’autres atomes comme dans la fission nucléaire. En se transformant, ils expulsent leur énergie excédentaire sous forme de rayonnements invisibles à l’œil nu, sources d’irradiation, contrairement aux atomes stables qui n’émettent pas de rayonnement (la révolution du 26 Mars 1991). Quant à la fusion nucléaire, où deux (02) noyaux atomiques légers s’unissent pour former un seul plus lourd en libérant une énorme quantité d’énergie, comme à la place de l’Indépendance de Bamako, où la théocratie et le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) se seraient unis....

Le Mali serait-il de ces atomes instables qui tous les 20-25 ans de façon jubilaire se désintègrerait pour donner naissance à une autre République: 1945-1968 pour l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA); 1968-1991 pour la deuxième République, 1991-2012 pour la 3<sup>ème</sup> République, qui après un coup d’État, se continuerait de nos jours avec trois (03) autres coups d’État sans changement de la Constitution. Convenez avec moi que cela fait trop et demi….

Des jubilés, on aurait tout connus: l’argent, l’or, le diamant, le platine. Il nous resterait quoi encore pour classer les autres à venir ?

Pour des institutions fortes, notre contribution porterait au niveau de la balance à colonne, symbole de la justice, où les devoirs devraient être plus prépondérants que les droits.

Un sacrifice auquel, il faudrait consentir et se confondre en tant que citoyen œuvrant pour l’ordre et la stabilité du pays.

Stabilité sans laquelle aucune œuvre de bon et de durable ne pourrait se réaliser.

Pour le chapeau constitutionnel, et comme le dirait une certaine sagesse, le serpent ne tient que par sa tête. Sans la tête, on n’aurait qu’une corde entre les mains.
<ol>
 	<li>Dans le préambule le caractère sacré de la personne humaine quant à son inviolabilité devrait s’effacer devant la sacralité de la nation Malienne où tout le monde devrait contribuer à sa stabilité, sa sécurité et sa promotion. Ceci serait valable pour les nationaux et les résidents sur le territoire malien.</li>
 	<li>Le président serait soit élu pour cinq (05) ans renouvelables une fois, ou pour sept (07) ans non renouvelable et soumis à un référendum demi mandat devant décider par oui ou par non son maintien ou son remplacement, lui et le vice-président par un successeur à élire dans les quatre-vingt-dix (90) jours.</li>
</ol>
Pour rappel, dans un article que j’ai eu à rédiger: «<strong>Nécessité de Création d’un Nouvel État du Mali</strong>» paru dans <em>les Échos des éditions Jamana</em> <strong>vers les années 2011-2015</strong>, nous avons eu à poser cette possibilité de mandat unique compte tenu de toutes les possibilités d’instabilités inhérentes au caractère renouvelable du mandat présidentiel. Mais avec le régime des Institutions, il y aurait plus de stabilité quel que soit l’option.
<ol start="3">
 	<li>Aucun président ne pourrait excéder un cumul de plus dix (10) ans de pouvoir pour le mandat de cinq (05) ans et un seul mandat si l’option sept (07) ans serait retenu, quel que soit les réalités: changements constitutionnels, retour après un premier mandat non reconduit, et autres artifices et faiblesses des textes fondamentaux.</li>
 	<li>Création d’un poste de vice-président, au choix des candidats qualifiés au second tour des élections. Sinon à défaut, en cas de majorité absolue au premier tour, le Président proposerait une personnalité de son choix à l’approbation de la nouvelle assemblée nationale. Colistier qui le remplacerait dans certaines situations: empêchement, démission, décès, etc.</li>
 	<li>Spécifier les devoirs et obligations de tout un chacun quant à la gestion du pays, les obligations protocolaires et sécuritaires.</li>
 	<li>Écarter toute possibilité de collusion de l’État avec la famille et les proches du président de la République et ceux des présidents des institutions, par l’option institutionnelle du pouvoir.</li>
 	<li>Ne pas autoriser les amnisties après un putsch civil ou militaire pour conforter l’imprescriptibilité du crime ;</li>
 	<li>Spécifier les conditions de remplacement et de suppléance du président de la République par le vice-président.</li>
 	<li>Spécifier les conditions de révocation du vice-président et son remplacement.</li>
 	<li>Fixation d’un âge limite minimal et maximal pour la candidature aux élections présidentielles.</li>
 	<li>Expertise médicolégale et psychiatrique indispensables à l’entame pour tout candidat à la présidentielle et tous les trois (03) ans pour le président de la République, le vice-président de la République, le président de l’Assemblée nationale et les présidents de la Cour suprême et constitutionnelle. Cette expertise serait faite par une commission assermentée.</li>
 	<li><strong><em>12</em></strong>. Le gouvernement serait nommé et remanié par le président de la République durant tout le mandat, qu’il soit majoritaire ou pas au Parlement pour plus de stabilité institutionnelle il n’y aurait plus d’alternance. Nous aurions compris que les frustrations augmenteraient avec le nombre de ministres et hauts fonctionnaires désœuvrés, demis de leurs fonctions lors des remaniements multiples. Certains deviennent tout de suite opposants ou contestataires, faisant fi de tout devoir de réserve. Tout cela participerait de la déstabilisation de l’institution présidentielle.</li>
 	<li>Sous le pouvoir discrétionnaire du président, tous les ministres seraient évalués semestriellement. De cette évaluation, rentrerait le rendement de ses collaborateurs (cabinet et directions centrales), pour des obligations de résultats et limiter le népotisme et le copinage indélicats et improductifs, mais aussi pour une culture de compétences et de grands commis. Domaine dans lequel manqueraient le mérite, la sécurité et la stabilité indispensables pour de meilleurs résultats. Les valses de tango du chapitre des mesures individuelles ne prêtent pas du tout à la sérénité... Que la spécialité, la compétence et l’expérience prévalent.</li>
 	<li><strong><em> Le Parlement:</em></strong> Pour plus d’efficacité budgétaire, il serait nécessaire d’opter pour un Parlement monocaméral. Avec la qualité de la ressource humaine en devenir dont nous disposerions. Il n’y aurait pas beaucoup d’influence en termes d’expertises, d’avis discordants sur le délibéré de la première chambre, de stabilité et d’efficacité institutionnelle en cas de bicaméralisme.</li>
</ol>
La présidence de l’Assemblée nationale devrait échoir quel que soit le scrutin au groupe de partis qui aurait reçu le maximum de suffrages.

Qu’on réduise au maximum les groupes parlementaires à 3 voire 4, regroupés classiquement entre la droite, la gauche et les indépendants. De trois (03) groupes parlementaires, toute augmentation devrait obéir à des normes et obligations prédéfinies.

Lors des élections présidentielles, le groupe parlementaire ne pourrait présenter qu’un seul candidat choisi selon ses critères, avec possibilité de primaires.

Cela n’exclut pas les candidatures indépendantes.

Quelles que soient les élections, après l’installation du Parlement, un élu n’a pas le droit de basculer dans un autre groupe parlementaire, au risque de trahir la confiance de ses électeurs. En cas de décès ou d’incapacité, que la suppléance soit assurée par le groupe parlementaire du malheureux, sur proposition de sa tendance idéologique.

Pour plus de vitalité démocratique, que la droite et la gauche aient droit à part égale aux mêmes subventions, sinon créer un chapitre spécial pour l’opposition. Quant aux indépendants, un forfait serait assuré au prorata de sa représentativité.

Que toutes les dépenses soient certifiées par la cour des comptes qui serait créée.

Dans la même circonscription électorale deux (02) candidats de groupes parlementaires différents ne doivent pas figurer sur la même liste électorale.

En cas de majorité de l’opposition, elle a la capacité de blocage et de modification de tout projet de loi, de texte et d’accords soumis à elle.
<ol start="15">
 	<li><strong><em> La Cour suprême</em></strong>: Haut perchée dans les cimes d’un Baobab (Adansonia digitata), vêtue d’une robe resplendissante de plumage. On ne le voit circonstanciellement atterrir, déambuler, le pas altier, que pour constater les faits et assurer la voirie et cela quand tout serait fini, alors qu’elle aurait pu jouer à la prévention... en s’adressant aux faits, avec toutes nos excuses pour cette liberté de langage. Une stature classique, qu’elle se devrait de revoir en tant qu’observateur averti depuis des lustres, inamovible de parts les charges confiées à elle, et de parts son rôle de pilier portant la République en tant qu’Institution. De la défaillance de la République, nous l’avons vu s’assumer dans toutes ses responsabilités, et capacités, mais aussi supplier à la défaillance abyssale des autres Institutions qui se sont écroulées. Vous n’avez fait que votre travail. Et c’est dans cette même passion, en vue de l’option de ce projet, que vous devriez de faire vous-mêmes des propositions de rôle et même de stature que vous pourriez porter ou adopter au cas où ce modèle venait à accueillir l’assentiment du peuple malien.</li>
 	<li><strong><em> La Cour constitutionnelle</em></strong>: Garante du pouvoir, elle servirait de métronome pour tout le système, un régulateur indispensable pour la bonne marche et la bonne exécution dans les limites de la loi fondamentale. Elle veillerait à la constitutionnalité de la marche des Institutions, de la gestion de la République. Veillerait à la régularité des élections.</li>
</ol>
En plus pour une meilleure sécurisation et la stabilité institutionnelle qu’elle serve à l’arbitrage dans le règlement des litiges.

Avec toutes nos excuses, il faudrait avoir le courage et l’obligation de s’assumer et cela au-delà de la Constitution, par les pouvoirs d’exception de la jurisprudence comme ce fut jadis le cas avec les Templiers d’un certain Ordre ancien.

Après adoption de la nouvelle Constitution, que le Conseil constitutionnel soit une force de proposition dans le sens de la correction, de l’amélioration et du renforcement du contenu.

Les juges constitutionnels seront nommés sur position du Conseil supérieur de la magistrature pour une durée déterminée.

Après son installation le président de la République n’a plus le pouvoir de destituer ou de remplacer le conseil encore moins un juge constitutionnel, ni de dissoudre l’Assemblée nationale durant son mandat encore moins interférer dans ses attributions et fonctionnement.

Le président de la république et le vice-président seraient élus pour une durée de cinq (05) ans ou de sept (07) ans ainsi que l’Assemblée nationale.

La Cour constitutionnelle serait garante de toutes les élections, de toute transmission de pouvoir et de la constitutionnalité de toutes les décisions et actes. Son renouvellement partiel ou total devrait suivre une procédure qui serait définie par Conseil supérieur de la magistrature.

<em>À SUIVRE DANS NOS PROCHAINES PARUTIONS</em>

<em>Dr Moussa Dasse MARIKO, Cardiologue</em>

<em>Clinique Salia Daou-Hippodrome Bamako Mali.</em>

<em>E-mail: mariko_moussa2003@yahoo.fr</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le SNESUP en grève les 30 et 31 janvier :  Baptême du feu pour le bureau du Dr Alou Diarra</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/le-snesup-en-greve-les-30-et-31-janvier-bapteme-du-feu-pour-le-bureau-du-dr-alou-diarra-3007932.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Jan 2023 10:25:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNSUP) a déposé, le 13 janvier, un préavis de grève de 48 heures sur la table du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social.</strong>

Il comporte cinq (05) points de revendication: l’application immédiate de la prime de recherche;  la prise en compte de l’indice 3 000 dans le cadre de l’harmonisation de la grille des salaires; la sécurisation de l’espace scolaire et universitaire ; la séparation des deux statuts conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR); l’octroi d’une prime de zone pour les travailleurs des IES de Kabala.

Le SNESUP entend déclencher la grève de 48 heures (30 et 31 janvier) et reconductible le 1<sup>er</sup> et le 2 février, si les revendications ci- dessus ne seront pas satisfaites.

Ce préavis de grève est le baptême du feu pour le nouveau bureau du SNESUP dirigé par le Dr Alou Diarra. Il a été mis en place en octobre 2022, lors du congrès tenu à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG).

Y.S

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contre la révision constitutionnelle :   La dernière bataille d&amp;apos;une certaine classe politique en perte de vitesse</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/contre-la-revision-constitutionnelle-la-derniere-bataille-dune-certaine-classe-politique-en-perte-de-vitesse-3007924.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Jan 2023 10:22:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>"<em>Dieu, préserve-moi de mes amis, mes ennemis, je m'en charge</em>", disait le sage. Cet adage sied bien à la situation politique actuelle de notre pays.</strong>

Depuis le renversement du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (paix à son âme), une certaine classe politique et non des moindres, constituée en grande partie, de ce que nous pouvons appeler les barons du régime défunt, ne sait plus où se cacher la tête. Après une trentaine d'années de règne de la démocratie, les militaires semblent réussir là où ces politiques ont échoué. Sans pourtant se donner la peine d'en énumérer, les faits parlent d'eux-mêmes. Cela ne  justifierait-il pas d'ailleurs un certain désaveu des politiques par une grande majorité de la population ?

Les deux (02) années de présidence du colonel Assimi Goïta, à la tête de l'État, semble donner aux Maliens l'occasion de faire un bilan comparatif d'avec les trente ans passés de démocratie. Nombreux sont-ils à déduire l'échec généralisé de la classe politique d'alors. Pour beaucoup, les espoirs fondés sur la démocratie, acquise au prix du sang, certes, n'ont pas été comblés. Pire, ces trente ans de gestion démocratique furent surtout marqués par la corruption généralisée, la gabegie, la délinquance financière sous toutes ses formes, le détournement des deniers publics, nous en oublions volontiers. La démocratie a été confisquée, utilisée non pas pour les intérêts généraux du peuple malien mais au profit d'une minorité de privilégiés. La mauvaise gouvernance, l’affairisme, le clientélisme furent le lot du quotidien du Malien durant ces trente dernières années de démocratie. La crise socio-politico économique a provoqué une paupérisation généralisée de la population. Toute chose qui a rendu les hommes politiques de plus en plus incrédibles et réfutés par un grand nombre de nos concitoyens.

Alors, comment redresser la barre ? Autrement dit, comment redorer leur blason et corriger cette image de politiciens corrompus et malpropres qui leur sont désormais collée ? Voilà toute la problématique posée à cette classe politique et à laquelle elle cherche désespérément la solution.

Pour ce faire, elle se permet tous les moyens, voire tous les coups pour satisfaire sa sale besogne.

Les prouesses réalisées en ces deux années de transition militaire leur jettent la douche froide qu'ils cherchent par tous les moyens à les occulter. Mais peut-on cacher l'éclat du soleil avec les mains ? Pour y réussir, aucune tentative n'est de trop mais au final, rien apparemment ne leur a réussi.

D’abord, ils ont cherché à opposer une fin de non-participation aux Assises nationales de la refondation (ANR), pire, cherché par tous les moyens à empêcher la tenue de ces assises. Peine perdue. Ces assises se sont bel et bien déroulées et dans les conditions les plus acceptables avec une participation record. Premier échec.

Ensuite, ils se sont opposés à la nomination du docteur Choguel Kokalla Maïga à la primature sous prétexte qu'il n'est pas rassembleur, il est clivant, il est chef de parti politique. Là aussi, peine perdue. Il est resté à sa place.

Ensuite, ils ont voulu créer une division entre les cinq (5) colonels en passant par le Conseil national de transition (CNT), en rejetant le projet de code électoral porté par le gouvernement. Là aussi, l'objectif visé n'a pas été atteint. Pire, ils sont tombés eux-mêmes dans leur propre piège. Car, en rejetant le projet de loi électorale proposé par le gouvernement dirigé par Dr Maïga. Concernant la nomination des membres de l'organe unique de gestion des élections, dénommé Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), ils se sont embourbés dans les critères de sélection des membres qui doivent la composer, rendant plus difficile le choix de ses membres jusqu'à ce que le gouvernement fut obligé de passer par le tirage au sort pour choisir à leur place leurs représentants.

Après avoir subi ce revers également, ils ont essayé de profiter de l'absence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, mis en repos pour raisons de santé par ses médecins, pour jouer à l'hypocrisie en essayant, d'une part, de faire semblant de compatir à sa souffrance et, d’autre part, ils ont tout tenté pour empêcher son retour à la primature. À l'époque, nous nous souvenons de ces nombreux messages de félicitations adressés au colonel Abdoulaye Maïga, alors désigné pour assurer l'intérim tout en lui jetant des fleurs, question de lui faire monter à la tête le goût de la primature et au même moment se préparait une ébullition sociale afin de faire d'une pierre deux coups. Ainsi, des rencontres nocturnes se multipliaient, une vaste campagne de mobilisation s'était mise en place dans les médias et sur réseaux sociaux avec comme mots à la bouche "<strong>lutte contre la vie chère</strong>"<strong>, "lutte contre l'impunité</strong>", "<strong>justice pour les morts et blessés des 11-12-13 juin</strong>", etc. Comme si cela ne suffisait pas, ils  soufflèrent la braise des revendications des syndicats et déjà sur la table des différents ministères se trouvaient bonder de préavis de grève. Mais, c'était sans compter sur le génie créateur du colonel président qui a su les contenir jusqu'au retour du stratège Premier ministre qui viendra tuer le poussin dans l'œuf et depuis, tous leurs stratagèmes et manigances vouèrent encore une fois à l'échec.

Une autre tentative, pour déstabiliser le pouvoir des colonels qui risquent de leur faire tomber dans les oubliettes de l'histoire, fut la fibre religieuse. Bien que conscients de la très grande sensibilité de la question religieuse, ils n'hésiteront pas à entrer dans le jeu de la manipulation de cette franche de notre société. Et les discours tenus lors du meeting de protestation contre les actes et propos blasphématoires venant d'un individu dont l'identité reste encore inconnue contre l'islam ne nous permettent pas d'affirmer le contraire. Ici, également, les résultats furent très loin de leur attente.

Après avoir pratiquement tout essayé sans succès dans leur désir inavoué de faire balayer la transition qu'ils se disent la soutenir, l'ultime occasion qui reste maintenant pour eux est le projet de révision constitutionnelle. Bien vrai qu'ils ont exigé l'inclusivité au départ comme condition de leur implication dans ce projet, exigence prise en compte par le colonel président avec la mise en place d'une commission de finalisation de l'avant de projet de révision de la Constitution, en y réservant des places pour toutes les corporations de notre société surtout les politiques, mais comme le dit l'adage: "<strong>Qui veut le tout, peu ne le suffirait pas</strong>", ils y tournent carrément le dos et demandent purement et simplement l'abandon dudit projet. Sachant bien qu'à ce stade du projet, l’abandonner serait un suicide politique et un frein à tout le processus pour un retour rapide à l'ordre constitutionnel qu'ils ne cessent eux-mêmes de réclamer. Mais, peu leur importe, puisque l'objectif visé ici, est, non pas de contribuer à une meilleure gestion de la transition, mais plutôt de trouver une occasion de créer une crise politique, qui, ajoutée aux difficultés sociales que traversent notre pays et dont les causes résultent d'ailleurs, ferait pousser les Maliens à se soulever contre le pouvoir des colonels. C'est ainsi, pour toucher le cœur d'un grand nombre de nos populations, ils mettront tout leur poids dans une vaste campagne d'intoxication. Pour manifester leur refus, d'aucuns parleront de la sacralité de cette Constitution de 1992 qu'il s'agit de renouveler en affirmant qu'elle est fut le fruit du sang des martyrs et que le changer serait une insulte à ces milliers de nos populations qui ont perdu leur vie pour qu'elle soit et aussi une insulte pour la démocratie. Pour d’autres, parce qu’elle prévoit en son article 30 la laïcité de l'État, cela suffirait pour la rejeter et d'autres diront tout simplement qu'une transition n'a pas le quitus du peuple pour changer sa Constitution.

Par-ci, par-là, des déclarations abondent et les arguments ne manquent pas pour mobiliser le peuple à se dresser contre ce projet de révision de la Constitution, dernière occasion pour eux pour faire plier les colonels. Mais, face à la détermination des colonels à mener cette réforme jusqu'au bout et soutenus par une grande majorité de la population, réussiront-ils leur coup? Seul le temps nous le dira.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus :  Référendum sur la nouvelle Constitution: des partis siégeant au CNT contre le projet</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-referendum-sur-la-nouvelle-constitution-des-partis-siegeant-au-cnt-contre-le-projet-3006993.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Jan 2023 10:54:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis l’annonce de la tenue d’un référendum sur la nouvelle Constitution, une certaine classe politique a montré sa réticence pour une éventuelle adhésion du peuple à ce projet d’une nouvelle constitution. Parmi les partis politiques réticents siégeant au Conseil national de la transition (CNT), figure en tête l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) dont les cadres les plus influents sont membres. De qui se foutent-ils ?

Notre pays compte environ deux cent dix-sept (217) partis dont la quasi-totalité serait née de la vieille formule de l’ancien président ivoirien, feu Félix Houphouët Boigny: il vaut mieux être la tête d’une souris que la queue d’un lion. Autrement dit, il vaut mieux être le grand chef d’un petit parti que le petit chef d’un grand parti. Au Mali, on préfère jouer les premiers rôles dans une formation qui n’existe que de nom plutôt que de se contenter d’être la deuxième ou troisième personnalité dans une grande formation qui a déjà acquis une certaine stature et une certaine notoriété. En politique, il n’y a pas d’éthique, et la fin justifie amplement les moyens utilisés.

&nbsp;

Le Mali reste et demeure un pays laïc

Malgré la forte islamisation du Mali, les musulmans (plus de 90% de la population) et la présence des chrétiens, d’animistes et autres, le Mali reste et demeure un pays tolérant et cela a facilité la coexistence des différentes communautés d’où le fondement de la laïcité affirmée par la Constitution. Pour toute innovation, le peuple malien s’interroge sur ses valeurs avant de faire le bond nécessaire et ceci ne favorise toujours pas le changement en général et le statut de la femme en particulier (Code de la famille rejeté deux fois).

Les Bambara ou Bamanan appartiennent au groupe Manden et constituent la société traditionnelle la plus importante du Mali. Ils ont résisté à l’islamisation et sont surtout connus pour les masques élégants qui révèlent une religion agraire riche et structurée. La société bamanan est hiérarchisée en associations secrètes. On compte six (06) associations hiérarchisées: le Komo, le Ntomo, le Nama, le Kono, le Ciwara et le Koré, chacune donnant lieu à une initiation comportant un enseignement secret. Le Komo régit les rapports de la société avec les ancêtres.

Le Ntomo réunit les enfants. Le Ciwara est la plus connue à cause de son cimier-antilope qui a été choisi comme emblème par la compagnie Air-Afrique. Le Ciwara symbolise la fertilité en évoquant l’union du Ciel et de la Terre à travers la danse du cimier male à la crinière hérissée (antilope-cheval) et du cimier femelle (antilope oryx), qui figurent les parties aériennes et souterraines du fonio et du sorgho.

&nbsp;

Présidence de la transition: Tenir le procès sur l’équipement militaire ou accorder la liberté à M<sup>me</sup> Bouaré Fily Sissoko ?

L’ancienne ministre de l’Économie et des Finances, M<sup>me</sup> Bouaré Fily Sissoko est en prison depuis août 2021. Pour raison de «surfacturation de fonds sur l’achat de l’avion présidentiel et de l’équipement militaire». Le procès tarde à voir le jour. C’est ainsi que l’ancien ministre Premier ministre et ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, Soumeylou Boubèye Maïga est décédé en prison.

M<sup>me</sup> Bouaré Fily Sissoko et Mahamadou Camara sont toujours en prison. Certains militaires cités dans le dossier ont été promus à des postes stratégiques empêchant du coup leur audition.

À la présentation de vœux des notabilités au président de la transition, le colonel Assimi Goïta a demandé le soutien de la population pour une bonne gestion des affaires. Hélas ! Des intouchables ont pris en otage le gouvernement et les Institutions alors que M<sup>me</sup> Bouaré Fily Sissoko ne demande que justice.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Relations Chine&#45;Afrique :  QIN GANG, ministre des Affaires Etrangères de la Chine à  l’achèvement des travaux du siège du CDC africain</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/relations-chine-afrique-qin-gang-ministre-des-affaires-etrangeres-de-la-chine-a-lachevement-des-travaux-du-siege-du-cdc-africain-3006974.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Jan 2023 10:40:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les relations Sino-africaines enregistrent au fil des années des accomplissements si impressionnants que les adversités et les allégations mensongères ne sauraient gommer l’amitié, la sincérité et la bonne foi qui les caractérisent. L’achèvement des travaux du siège du CDC Africain, un projet phare annoncé par le président Xi Jinping lors du sommet de Beijing 2018 du Forum sur la coopération Sino-africaine comme le majestueux Centre de conférence de l’Union africaine, témoignent si besoin était du pragmatisme et de la sincérité de la Chine dans ses relations avec l’Afrique.</strong>

La philosophie de cette amitié sincère et pragmatique prend ses racines dans les humiliations similaires vécues, dans l’esprit de la conférence des non-alignés à Bandung, en 1955. Cette philosophie a été réaffirmée par la tournée du Premier ministre Zhou Enlai en Afrique (1963-1964), le Forum sur la Coopération Sino-africaine et les multiples visites officielles du président Chinois Xi Jinping sur le continent.

Le 11 janvier 2023, lors de la cérémonie marquant l’achèvement des travaux du joyau, qu’est le siège du CDC Africain, le ministre des Affaires étrangères chinois, Qin Gang a délivré une allocution qui édifie sans ambages l’excellence des relations amicales existant entre les pays africains et la Chine, mais aussi la fidélité de la Chine à ses engagements initiaux.

Malgré d’importants défis posés par la COVID-19 aux travaux, les travailleurs chinois et africains ont «<strong>surmonté les difficultés et achevé la structure principale plus tôt que prévu, créant ainsi un nouveau miracle de la coopération sino-africaine».</strong> Il n’y a aucun doute, le «<strong>CDC africain apportera une plus grande contribution à la cause de la santé en Afrique et au bien-être des peuples africains, écrira un nouveau chapitre splendide de l’histoire des relations sino-africaines</strong>».

En se rendant à Addis-Abeba, pour participer à la cérémonie d’achèvement travaux du CDC Africain, le ministre chinois des Affaires étrangères consacrait ainsi à l’Afrique son premier déplacement à l’étranger. Par cet acte, il s’est inscrit dans la belle tradition établit par la diplomatie chinoise depuis trente-trois (33) années consécutives. Le ministre a tenu à réaffirmer que «<strong>le renforcement de la solidarité et de la coopération avec les pays africains demeure une priorité de la diplomatie chinoise et que quelques soient les aléas sur la scène internationale, la Chine et l’Afrique constitueront toujours une communauté d’avenir partagé</strong>».

En 2013, il y a donc dix (10) ans, le président Xi Jinping a lancé les principes de «<strong>sincérité, résultats effectifs, amitié et bonne foi et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés pour les relations sino-africaines</strong>». Depuis cette date, la coopération sino-africaine a accompli de nombreuses grandes œuvres. Ladite coopération est entrée dans «<strong>la nouvelle ère de la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de haut niveau</strong>».

Le président Xi Jinping a effectué quatre visites officielles sur le continent et participé à des vidéos-conférences avec ses collègues africains. Depuis les sommets Johannesburg 2015 et Beijing 2018 du FSCSA, la Chine et l’Afrique ont travaillé conjointement pour mettre en œuvre les «<strong>dix programmes de coopération»,</strong> les «<strong>huit initiatives majeures</strong>» et les «<strong>neuf programmes</strong>» adoptés. La coopération dans la lutte contre la COVID-19 a obtenu de bons résultats.

Depuis treize (13) années consécutives, la Chine demeure le premier partenaire commercial de l’Afrique. Le volume des échanges commerciaux sino-africains pour l’année 2022 est estimé à plus de 260 milliards de dollars US. «<strong>La croissance des importations chinoises en provenance de l’Afrique a dépassé une fois de plus celle des exportations chinoises vers l’Afrique et cinquante-deux (52) pays africains et la Commission de l’Union africaine (UA)»</strong> ont signé avec la Chine des accords de coopération dans le cadre de «<strong>l’Initiative la Ceinture et la Route</strong>». Il n’y a l’ombre d’aucun doute, la vision 2035 renforcera ce partenariat.

L’allocution du ministre Qin Gang renseigne amplement aussi sur des grandes réalisations de la coopération Sino-africaine. Le Centre de conférence de l’UA, le siège du CDC africain, les lignes ferroviaires Mombasa- Nairobi et Addis-Abeba- Djibouti, les nombreux projets emblématiques qui se multiplient, les projets de route, d’électricité, de télécommunication, de port et autres  déployés partout sur le continent, ont «<strong>contribué au renforcement des capacités de développement autonome et durable de l’Afrique</strong>».

En ce début d’année, de l’esprit du 20<sup>ème</sup> Congrès national du parti communiste chinois, «<strong>la Chine s’engage dans la nouvelle marche vers la construction sur tous les plans d’un pays socialiste moderne</strong>», «<strong>l’UA et les pays africains célébreront le 60<sup>ème</sup> anniversaire de la fondation de l’Organisation de l’unité africaine (OUA</strong>)».

À cet égard, le ministre a présenté une proposition en quatre points sur le développement des relations sino-africaines. Il s’agit de: - «<strong>promouvoir à un rythme accéléré les échanges en présentiel et le rapprochement de visions entre la Chine et l’Afrique</strong>». À cet effet, la Chine poursuivra les principes de «<strong>sincérité, résultats effectifs, amitié et bonne foi</strong>» et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés…, encouragera les entreprises et les citoyens chinois à investir et à voyager en Afrique et fournira plus de facilités pour une reprise accélérée de la mobilité humaine entre les deux côtés.

La Chine soutient l’Afrique du Sud dans ses efforts pour une présidence réussie des BRICS et l’Ouganda dans ses efforts pour une bonne organisation du prochain sommet du Mouvement des non-alignés…; - «<strong>approfondir sans cesse les relations d’amitié entre la Chine et l’UA, un étendard de l’émergence collective dans l’unité des pays africains et de la solidarité et du progrès des pays en développement</strong>».

La Chine est prête à offrir de nouvelles opportunités à l’Afrique par la modernisation à la chinoise, soutient l’engagement de l’UA pour guider les pays africains dans la poursuite d’une voie de développement adaptée à leurs réalités nationales respectives. La Chine a été le premier pays à soutenir l’adhésion de l’UA au G20 et entend encourager le G20 à prendre des actions énergiques pour soutenir un rôle accru de l’UA et des pays africains dans le système de gouvernance mondiale; -   «<strong>promouvoir énergiquement l’amélioration de la qualité et la montée en gamme de la coopération sino-africaine</strong>».

Le ministre a noté que «<strong>les besoins de l’Afrique sont les priorités de la coopération sino-africaine». </strong>La Chine continuera d’étudier la mise en synergie avec le Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA), le Programme de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) et d’autres stratégies de développement, fera valoir pleinement les atouts de son économie promise à une croissance de long terme pour accélérer la mise en œuvre des acquis de la 8<sup>ème</sup> Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), continuer d’accroître ses échanges commerciaux avec le continent…

Le siège du CDC africain que «<strong>la Chine transfère à ses amis africains, qui sera géré entièrement par l’UA sans aucune intervention de la partie chinoise</strong>» prouve que ce pays ne fait jamais de promesses creuses et encore moins impose sa volonté à autrui…; - «<strong>défendre fermement l’unité et la coopération des pays en développement».</strong> En référence aux changements sans précédent en cours dans le monde, le Ministre a noté que l’émergence des pays en développement est une tendance irréversible. «<strong>Le siècle de l’Asie et le siècle de l’Afrique ne seront plus de rêves lointains</strong>». À c e égard «<strong>la Chine et l’Afrique doivent garder la confiance, l’esprit persévérant.., défendre les valeurs communes de l’humanité que sont la paix, le développement, l’équité, la justice, la démocratie et la liberté, s’opposer aux actes hégémoniques, intimidants, arbitraires et de discrimination raciale</strong>». Les deux (02) amis doivent préserver ensemble le véritable multilatéralisme, promouvoir la démocratisation des relations internationales… «<strong>le droit à la parole des pays en développement</strong>».

Lors de sa visite au siège de l’UA, le ministre chinois des Affaires étrangères s’est entretenu avec le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat et co-présidé avec lui le 8<sup>ème</sup> Dialogue stratégique Chine-UA. Le consensus affirmé renforce davantage la confiance dans le développement des relations sino-africaines et des relations entre la Chine et l’UA. C’est aussi le moment des vœux pour «<strong>que l’amitié sino-africaine soit éternelle et que la coopération sino-africaine, soit toujours plus dynamique</strong>».

En ce premier mois de l’année 2023, l’Afrique et la Chine viennent d’écrire un nouveau chapitre glorieux de l’histoire de leurs excellentes relations. Le siège du CDC africain enrichir désormais la longue liste des grands monuments de l’amitié traditionnelle sino-africaine démontrant incontestablement au monde que la Chine soutient toujours l’Afrique par des actions concrètes et que rien ne peut entraver l’avenir des relations sino-africaines sur la voie d’un avenir radieux.

Les deux (02) amis doivent toujours garder à l’esprit leur conviction initiale et leur mission ultime. Il s’agit d’œuvrer pour le bonheur des peuples chinois et africains et le progrès de l’humanité, assumer ensemble leurs responsabilités envers l’histoire, entamer une nouvelle marche de la diplomatie multilatérale aux couleurs sino-africaines./.

<strong>Prof. Yoro DIALLO, Chercheur Principal/Directeur Exécutif du Centre d’Études Francophones- Directeur du Musée Africain- Institute of African Studies, Zhejiang Normal University CHINA</strong>

<em>E-mail: </em><em><a href="mailto:inadial@yahoo.com">inadial@yahoo.com</a> /</em><em>Tél: (0086)15888991173</em>]]> </content:encoded>
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<title>Cheick Oumar Sissoko à la présentation de vœux de EMK à la presse :  «Les résultats obtenus par la transition sont en deçà de ce pourquoi, nous nous sommes battus»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/cheick-oumar-sissoko-a-la-presentation-de-voeux-de-emk-a-la-presse-les-resultats-obtenus-par-la-transition-sont-en-deca-de-ce-pourquoi-nous-nous-sommes-battus-3006963.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Jan 2023 10:20:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de sa traditionnelle présentation de vœux de nouvel an à la presse, le Comité de pilotage du mouvement Espoir Mali Koura (EMK), acteur majeur de la chute du pouvoir d’Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020, a organisé, le mercredi 4 janvier 2023, un point de presse au siège du mouvement.</strong>

Il a été principalement animé par le coordinateur du mouvement Espoir Mali Koura (EMK), Cheick Oumar Sissoko, qui avait à ses côtés, les présidents de la Commission des finances Alassane Diarra, celui de la Commission scientifique, Pérignama Sylla, les membres du Comité de pilotage Diatrou Diakité, Ali Mohamed et Aménophis Traoré.

Présentant ses vœux de nouvel an au peuple malien, Cheick Oumar Sissoko, a souhaité que celui-ci soit une année de paix, de quiétude et de tolérance pour le peuple malien. À ses dires, le pays est dans une situation tragique. Pire, estime-t-il que les autorités de la transition ne semblent pas prendre la mesure de la situation. Pour lui, le nouvel an s’annonce grande de promesses, mais aussi de défis et d’inquiétudes à cause de la situation de guerre qui nous est imposée.

Fustigeant le bilan de la transition en cours, depuis le 18 août 2020, il a martelé que celui-ci est en deçà des attentes. À l’en croire, cette situation est due au manque de vision et de volonté politique des militaires au pouvoir de l’ancien Comité national de salut public (CNSP), de son gouvernement et du Conseil national de transition (CNT).

Lequel, dit-il, a reconduit le pays dans le système d’Ibrahim Boubacar Keïta, caractérisé par la forfaiture, la corruption, l’opacité des dépenses publiques, l’impunité, la patrimonialisation du pouvoir, le népotisme, la confiscation des libertés, l’insécurité grandissante et la cherté de la vie.

&nbsp;

<strong>Que faire ?</strong>

Reprenant Almami Samory Touré, vaillant résistant à la pénétration coloniale, il a invité les autorités de transition à tuer la guerre. Cela dit-il, requiert de la part de chaque citoyen engagement constant et mobilisation autour du pays, amour de la patrie et écoute du peuple et de la classe politique pour les autorités de transition.

Mieux, dit-il, que son mouvement a, en 2021, remis aux autorités en charge de la nation, un document intitulé <strong>‘‘Mobilisation générale de tous les Maliens contre la guerre qui nous est’’</strong> contenant les propositions documentées et chiffrées de sortie de crise sur le plan militaire, sécuritaire, économique et social. Avant de déplorer le fait que les autorités n’ont pas daigné accorder un simple accusé de réception à cette correspondance, encore moins de répondre à la demande d’audience de son mouvement.

Aussi, est- t- il convaincu que la proposition de recrutement et de formation de 1 500 hommes et la construction d’un camp militaire dans les quarante-neuf (49) cercles figurant dans le document remis aux autorités, demeure toujours d’actualité. Cela, a-t-il, renchérit, pourra augmenter la capacité de traque et de neutralisation des forces armées et de sécurité contre les terroristes et autres bandits sévissant dans nos communes.

«<strong>Prenons notre destin en main pour exiger l’application de ce que nous pouvons, estimons pouvoir nous sauver de cette tragédie</strong>», assena-t-il.

Sur le prétendu bicéphalisme au sein d’Espoir Mali Koura (EMK), il a laissé entendre qu’il n’y a un seul Espoir Mali fonctionnel avec un bureau et une direction politique clairement identifiée. Avant d’indiquer qu’EMK est également membre du Comité stratégique M5- RFP Mali Koura, présidé, depuis le 3 novembre 2022, par Me Mohamed Ali Bathily. Et de préciser que celui-ci passera la main le 3 février 2023 à M<sup>me</sup> Sy Kadiatou Sow, qui à son tour, lui transmettra le flambeau le  3 mai 2023.

Pour ce qui est du remaniement gouvernemental, M. Sissoko, a affirmé sa préférence pour un gouvernement de mission composé par d’hommes et de femmes intègres avec des missions claires pour sortir le pays de cette situation tragique, en lieu et place d’un gouvernement d’union nationale, qui pour lui, n’est qu’un replâtrage et un repositionnement des forces politiques rétrogrades pour reproduire les mêmes pratiques décriées.

Concernant la lutte contre la corruption, le conférencier a indiqué que celle-ci n’est pas encore effective, car  a-t-il affirmé que beaucoup de dossiers de corruption ne sont pas encore judiciarisés avant de s’étonner devant la lenteur du jugement des anciens ministres Mahamadou Camara et M<sup>me</sup> Fily Bouaré, placés sous mandat de dépôt.

<strong>Alpha Sidiki SANGARÉ</strong>

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<title>Les attelages gouvernementaux au Mali .  Le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat au prisme d’une absorption chronique par d’autres départements ministériels</title>
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<pubDate>Mon, 16 Jan 2023 10:18:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une des définitions de l’Urbanisme est celui-ci: ensemble des sciences, des techniques et des arts relatifs à l'organisation et à l'aménagement des espaces urbains, en vue d'assurer le bien-être de l'homme et d'améliorer les rapports sociaux en préservant l'environnement.</strong>

Après ma formation de Master 2 Recherche en Urbanisme et Territoires en 2007, à l’Institut d’Urbanisme de Paris (IUP de Paris 12), j’ai commencé à m’intéresser à cette discipline scientifique et pratique dans notre pays.

À ce sujet,  de cette date à nos jours, les différents gouvernements de la République, qui ont été mis en place, le département du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, a été absorbé de ses sèves nourricières par d’autres départements ministériels, à savoir: le super ministère de l’Équipement et des Transports, le ministère de l’Environnement, de l’Hygiène, et de l’Assainissement et le ministère de la Culture, etc. Ces derniers temps, c’est le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation qui se mêle les pieds dans la danse par son intéressement de plus en plus accru à la problématique de l’assainissement de Bamako. La récente visite du ministre d’État de ce département à la décharge finale de Noumoubougou dans la commune rurale de Tienfala, corrobore mes propos.

Par conséquent, en tant qu’urbaniste et spécialiste du développement urbain, il est difficile pour moi de faire une lecture professionnelle, explicite et satisfaisante des actions publiques du département de l’Urbanisme dans notre pays. Aujourd’hui, en suivant les actualités nationales dans notre pays, le seul rôle régalien dudit département, reste la construction des logements sociaux. Ce qui est très triste, regrettable et rétrograde.

Selon (Patrick Hassenteuffel, 2011): «<strong>les Politiques Publiques font aujourd’hui plus qu’hier pleinement partie de notre vie quotidienne; la plupart de nos comportements individuels sont influencés, si ce n’est déterminé, par des politiques publiques</strong>».

L’aménagement urbain dans notre pays et plus singulièrement à Bamako, est exercé par les différents départements ministériels ci-dessus cités. En effet, le super ministère de l’Équipement et des Transports, le département le plus vu et actif dans cette période transitoire, se mélange parfois les pédales en inscrivant dans ses actions, les programmes d’action de l’urbanisme opérationnel. L’aménagement, l’entretien et la préservation des espaces publics (jardins publics, parcs, squares, trottoirs, espaces verts, les terre-pleins centraux, les marchés communaux, les marchés de quartier, les servitudes ou emprises des boulevards, des avenues, des mails, etc.) dans une ville, relèvent de l’urbanisme.

Pendant les deux (02) mandats du président Alpha Oumar Konaré et d’Amadou Toumani Touré, la ville de Bamako, a bénéficié de la réalisation de ronds-points et de carrefours, équipés en monuments, en pelouses, et fleurs. Ces actions publiques ont fortement contribué à la végétalisation de la ville de Bamako et à son aménagement culturel. Ces nombreuses opérations urbaines ont entraîné une très grande métamorphose spatiale, permettant à la ville de rattraper son retard spatial face à Abidjan et Dakar. Mais aujourd’hui, à cause de la faiblesse du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat dans le cadre de la mise en œuvre de l’action publique dans le domaine de ses prérogatives et compétences, tous ces aménagements urbains connaissent un état de dégradation et de désuétude très avancé. Cette détresse s’explique par le fait qu’il y a un enchevêtrement, un chevauchement, et un emboitement des compétences et des attributions des départements ministériels ci-dessus cités.

Les pelouses des échangeurs multiples, la Place CAN,  les espaces verts situés derrière le rond-point de l’Obélisque dans l’ACI 2000, la place de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), les monuments dédiés aux Tirailleurs Sénégalais, le jardin du Cinquantenaire au flanc de la colline de Koulouba, le marigot «<strong>Djafarana Kô</strong>» la place du «<strong>Général Abdoulaye Soumaré», </strong>etc. sont dans un état de disparition certaine. La place «<strong>Général Abdoulaye Soumaré</strong>», constitue à ce que je sache, le seul espace vert ou jardin public de la commune I du district de Bamako. Par conséquent, sa préservation et son entretien, sont d’une impérieuse nécessité pour les habitants de ladite entité territoriale. Dans ce contexte, il faudra que les départements ministériels ci-dessus cités et dont les actions s’imbriquent l’une dans l’autre, clarifient leur domaine de compétence afin que l’aménagement urbain de Bamako cesse d’être en veilleuse et en souffrance.

Plusieurs outils de planification élaborés il y a longtemps (SDU, PUS) pour la ville de Bamako, n’ont pas connu d’actualisation ou de révision. Cette inaction favorise tous «<strong>ces pilotages à vue et action de prince</strong>», auxquels nous assistons et qui écartent ou occultent le département de l’Urbanisme et de l’Habitat de la gouvernance urbanistique de Bamako.

Notre activité professionnelle s’inscrit fortement dans des politiques publiques, que ce soit en tant qu’acteur de leur mise en œuvre, ou comme destinataire d’un dispositif relevant d’une politique publique. Tout acteur social est donc en permanence confronté aux politiques publiques, le plus généralement comme destinataire, mais aussi comme composante de leur mise en œuvre; parfois également comme participant à leur mise sur agenda. Dans cette posture, en tant qu’enseignant chercheur de ce domaine, je ne peux plus fermer les yeux par rapport au fait que je n’arrive pas à effectuer une lecture cohérente des actions de ces quatre départements dont les actions se chevauchent et s’empiètent dans l’aménagement urbain de Bamako.

Ces derniers temps, plusieurs artères de la ville de Bamako sont soit en construction, ou en revêtement- renouvellement. Malheureusement, la ministre de l’Équipement et des Transports, à cause de son agenda très chargé, ne communique pas assez ou ne communique presque pas sur ces aménagements urbains qui sont en train de se dérouler à Bamako. Ces opérations urbaines à n’en pas douter sont à l’actif de ce gouvernement de transition.

Ce faisant, sur un autre registre, je suis en fonction à la Faculté des Sciences Administratives et Politiques de Bamako (FSAP). Sur ce postulat, l’analyse des politiques urbaines, fait partie de mon domaine de prédilection. Cette omniprésence de plus en plus forte des politiques publiques dans la société, justifie à elle seule que l’on y porte un intérêt accru. En outre, l’analyse des politiques publiques actuelles de ce gouvernement de transition me permet de porter un regard approfondi sur un grand nombre d’enjeux politiques sectoriels actuels dont celui de l’aménagement urbain.

Pour Jean-Claude Thoenig «<strong>une politique publique se présente sous la forme d’un programme d’action propre à une ou plusieurs autorités publiques ou gouvernementales</strong>».

L’expression «<strong>politiques publiques</strong>» repose donc sur deux notions fondamentales: celle de programme d’actions et celle d’autorité publique. Un programme d’action correspond à un ensemble d’actions (de nature diverse) présentant une certaine cohérence (en termes de finalités en particulier) et s’inscrivant dans la durée.

L’analyse des politiques publiques cherche à répondre à trois questions fondamentales:

- Pourquoi des politiques publiques sont-elles mises en place ?

- Comment les acteurs impliqués agissent-ils ?

- Quels sont les effets de l’action publique ?

Elles correspondent aussi aux trois séquences clés d’une politique publique: la définition et la mise sur agenda des problèmes sur lesquels agir, l’adoption de décisions, enfin la mise en œuvre concrète de celles-ci.

- Une politique publique répond tout d’abord, fondamentalement, à une orientation, plus ou moins explicite, plus ou moins nette. Toute politique publique vise à résoudre un (le plus souvent plusieurs) problème(s), et s’inscrit donc dans une (plutôt des) finalité(s).

À ce sujet, le département de l’Urbanisme et de l’Habitat manque de vision. À part la construction des logements sociaux, ses autres actions régaliennes qui lui sont dévolues, ne sont pas exécutées, ou sont assurées par le département de l’Équipement et des Transports, de l’Environnement, de l’Hygiène et de l’Assainissement ou par celui de la Culture.

- La deuxième question (celle du comment) renvoie au choix entre les multiples instruments d’action disponibles. Ils peuvent être définis comme des «<strong>dispositif[s] à la fois technique[s] et socia[ux] qui organise[nt] des rapports sociaux spécifiques entre la puissance publique et ses destinataires en fonction des représentations et des significations dont il[s] [sont] porteur[s]»</strong> (Lascoumes et <em>Le Galès, 2004, p. 13).</em> Sur ce registre, le développement urbain de Bamako souffre du fait que le ministère de l’Équipement et des Transports englobe plusieurs actions de l’urbanisme opérationnel, et qu’il n’arrive pas à les réaliser à hauteur de souhait pour faute d’appropriation abusive des compétences du département de l’Urbanisme et des Transports.

- La troisième question, celle des effets de l’action publique, suppose de s’intéresser aux individus auxquels s’adressent les autorités étatiques quand elles agissent. Les instruments de politiques publiques visent un public ciblé, plus ou moins large en fonction de la nature de la politique publique. Dans cette perspective, les effets de l’action publique dans le domaine de l’urbanisme sur les populations, vont mettre du temps à être perçus.

En effet, la population de la ville de Bamako s’augmente d’année en année. Cela induit forcément l’augmentation des besoins en termes d’aménagements urbains. Cela suppose par conséquent que le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat rentre en possession de toutes ses prérogatives, compétences, attributions qui lui sont assignées.

<strong>Pr Abdramane Sadio SOUMARÉ, Urbaniste et Maître de Conférences en Géographie Urbaine à la Faculté des Sciences Administratives et Politiques (FSAP) de l’USJPB</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Arnaque autour  de la nouvelle  carte  biométrique : Un  autre  phénomène  dangereux</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/arnaque-autour-de-la-nouvelle-carte-biometrique-un-autre-phenomene-dangereux-3006960.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Jan 2023 10:17:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le  caractère   dit   "infalsifiable"  attribué  à  la  nouvelle  carte  d'identité   nationale  biométrique  par nos  autorités  semble  devenir    un  mirage  dû  à   des  tentatives  d'actes  de  sabotage   causés   par les   arnaqueurs.      N'eut  été   la vigilance  de certains  internautes,  ces  malfaiteurs  auraient  obtenu   en leurs  possessions,  plusieurs  données   privées    pour  des fins  inavouées.   Un  manquement  dans  les  orthographes  du faux  lien partagé  sur  Facebook  a   soulevé  des  suspicions  des uns  et des  autres   freinant  ainsi,   les  ardeurs  des  auteurs.

Dire  actuellement  que tout  est rose  au Mali,   c'est  de  se  mettre   délibérément  dans   l'erreur  sinon  les   insuffisances   sont  perceptibles  du  côté politique,  économique  voire  social.    Mais   ce  qui  semble   être   le  plus  crucial  dans  la  situation  actuelle,   c'est   de pouvoir  arnaquer  les  données   des   citoyens  pour  d'éventuelles  falsifications  et   ce,   sous  les yeux  défaillants  des  autorités   en  charge  de  confectionner la future  carte   biométrique   dite  "sécurisée".    Par ailleurs,    les  dénonciations  quasiment   timides  du  gouvernement  qualifiant   ces  agissements   comme  une  tentative  de sabordement   du nouveau    système  de production   de ladite   carte  d'identité   nationale   donnent    l'impression   comme  une  fuite  de  responsabilité  sans   conséquences.    Pour   rappel,  la  semaine  dernière,   nombreux  sont  des  internautes  qui  au  bout  d'un  moment,   étaient  tombés  dans le piège   des   arnaqueurs  par  le fait  de la mise  en circulation    d'un  faux  lien    sur  les réseaux  sociaux    pour   l'enregistrement   en  ligne  en vue  d'obtenir   de  la nouvelle  carte  d'identité  nationale    ou d'en  indiquer  les  lieux  de  récupération.   Cette  autre   méthode  d'arnaque  et  de  prise   en  otage    de    trois   jours,    a suscité  déjà   beaucoup  d'interrogations    sur  le      manque  d'anticipations    des  tenants  du  pouvoir     notamment,  en  matière  de  communication  jugée   tardive   et  non  dissuasive.     Sans  doute,  les  agissements      de  ces    arnaqueurs  ne  présagent    pas  selon  les  observateurs,   un  lendemain  meilleur   pour  la  stabilité  politique   du  pays   qui   craignent    d'ailleurs     que  ces  données        serviraient    à  faire des  doublons  par   rapport  aux  différents  fichiers  électoraux. Toutes  choses    qui   seraient   préjudiciables   au  bon  déroulement    des   scrutins   locaux,  législatifs    et   présidentiels  en vue.

Enfin,   le  ministère  de  la  sécurité  et  de  la protection  civile a déjà donné le ton en informant les usagers. Il semble   changer  sa  politique   de communication   sur  les  questions  de  la carte d'identité   biométrique  pour  le  bonheur  de  la  population.  Il semble anticiper sur   toute  action   de sabotage  et  a désormais trouvé   une  réponse  rigoureuse   devant     épargner  le  pays,   de  sombrer   dans   des  cycles    de  contestations   électorales.

&nbsp;

<strong>                                                                                                                            Yacouba   COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Religion :  La laïcité, parlons&#45;en !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/religion-la-laicite-parlons-en-3006953.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Jan 2023 10:10:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis la publication de l'Avant-projet de Constitution en prélude à une inéluctable révision de la Constitution de 1992, jamais un Avant-projet, qui n'est même pas d'abord un projet, n'a fait couler autant d'encre et de salive. L'une des principales causes de ces agissements est l'inscription en son article 30 du concept de laïcité. Ainsi, l'article 30, chapitre I, Titre II, stipule que: «<strong>Le Mali est une République indépendante, souveraine, unitaire, indivisible, démocratique, laïque et sociale</strong>». Parce que qu'il apparaît clairement ici la réaffirmation de la laïcité État, cela a suffi pour réveiller les vieux démons des sectarismes, voire des fanatiques de la religion musulmane. Des commentaires vont bon train, chacun s'y adonne à cœur ouvert. Tous ces détracteurs se retrouvent à un seul  point "<strong>supprimer le mot laïc de la Constitution et proclamer un État islamique</strong>". Mais pourquoi ? Allez savoir.

Les raisons avancées nous poussent tout simplement à des questionnements. Si certains justifient leur opposition en assimilant la laïcité au droit pour chacun de faire ce qu'il veut et que cela est inadmissible en leurs yeux dans un pays à 90% de confession musulmane, d'autres argumentent tout simplement que le concept est importé de l'extérieur donc incompatible avec notre culture et notre tradition. Nous n'avons nullement aucune prétention de faire un cours sur la laïcité, mais cet état de fait nous amène à nous  interroger si réellement le concept de laïcité est véritablement compris par ceux-là qui le combattent aujourd'hui. À notre sens, qu’il soit prescrit ou non dans la Constitution, l'esprit de laïcité a toujours prévalu dans notre pays. Depuis que le Mali est Mali, nos populations ont toujours cohabité dans la cohésion, l'harmonie et le bon vivre ensemble sans aucune distinction de religion. Toutes ces croyances, qu’elles soient traditionnelles, chrétiennes ou musulmanes, ont toujours cohabité ensemble. Jamais, nous n'avons connu au Mali des familles séparées, des écoles séparées ou même des bus de transport séparés à cause  des différenciations religieuses. Le Mali est l'un des rares pays au Mali, où nous assistons à une véritable symbiose des religions. C'est au Mali où nous célébrons ensemble toutes les fêtes religieuses sans aucune distinction. Musulmans et chrétiens célèbrent ensemble à la fois les fêtes de Noël et Ramadan, Pâques et Tabaski. C'est au Mali où le mariage d'un même couple est célébré à la fois à la mosquée et à l'église. Ce n'est pas au Mali où les leaders de confession chrétienne et musulmane se retrouvent à la même table pour faire des bénédictions pour la patrie commune, qui est le Mali ? À combien de reprises son revêtant le Cardinal Jean Zerbo et le président du Haut conseil islamique, M. Cheick Chérif Ousmane Madani Haïdara se sont retrouvés sur la même table ? Fort de tout cet état, nous nous permettons de nous poser la question de savoir pourquoi tout cet agissent contre une révision constitutionnelle au nom d'une prétendue défense de la religion musulmane ? Sinon, comment peut-on penser que la laïcité est contre la religion musulmane ?

Ce combat contre la laïcité de l'État ne relève-t-il d'un argumentaire politique plutôt que religieux ? En tout cas , les récentes déclarations de certains leaders musulmans surtout  celles tenues lors du meeting de protestation contre la sortie déplacée d'un individu piétinant le coran et insultant le Saint Prophète Mohammed (PSL) et les différentes rencontres entre leaders religieux et certaine classe politique, ne nous permettent pas de soutenir le contraire.

En tout état de cause, nous pensons qu’aujourd’hui, notre pays n'a nullement besoin d'un conflit de religion. Ceux qui défendent bec et ongles la déclaration d'un État islamique pour le Mali, nous nous demandons s'ils évaluent les conséquences de leur acte. Seulement, ils doivent comprendre que même s'ils sont minoritaires comme ils targuent à le dire, cette minorité non musulmane est aussi malienne que les autres. Ils doivent savoir qu'à priori, la religion, comme le disait le philosophe, est une affaire privée. De même qu'ils croient, en tant que musulmans, qu’ils auront de compte à rendre à leur Dieu, au tant les autres aussi croient et pensent la même chose  vis-à-vis de leur croyance. Alors, comment pensent-ils que ceux-ci vont ou doivent tourner dos à leur objet de croyance pour les suivre? Autant eux, musulmans, convergent vers Médine pour leur pèlerinage autant les chrétiens du monde convergent aussi vers le Mali, plus précisément vers Kita, pour les leurs aussi. Alors, ils doivent se rappeler que les différentes confession ont toujours et continuent toujours de cohabiter ensemble et que jamais nous n'avons connu de dissensions entre elles. Du moment où, il nous a été rapporté dans le Saint Coran que le Saint Prophète Mohammed (PSL) a signé un pacte de non-agression avec les non musulmans pour une meilleure cohabitation, et s'il est vrai qu'ils militent pour la cause de l’islam, ils se doivent de suivre la voie tracée par le prophète de l'islam.

De ce fait, ils n'ont nullement le droit de perturber la belle harmonie qui existe jusque-là entre les différentes confessions chez nous ici. S'ils ont des griefs contre le régime, qu’ils cherchent ailleurs d'autres arguments pour mener leur lutte mais pas celui de la laïcité. Ils doivent se rappeler que la liberté de religion fait partie des droits inaliénables de l'homme de même que le droit à la vie ainsi que tous les autres droits, cela depuis le XVII<sup>ème</sup> siècle. Ils se doivent, s’ils ont un peu de sens du patriotisme, d'œuvrer dans le sens à épargner notre nation de ce qui fut la cause de la destruction d'autres nations sous d'autres cieux.

La République, comme son sens l’indique, est une chose publique, elle appartient à tous. De ce fait, un État qui se dit républicain se doit l'obligation de se mettre au- dessus de la mêlée pour défendre et préserver le droit de chacun et de tous.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Célébration de la journée de la souveraineté retrouvée :  Quand la transition vend du vent au peuple malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/celebration-de-la-journee-de-la-souverainete-retrouvee-quand-la-transition-vend-du-vent-au-peuple-malien-3006951.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Jan 2023 10:08:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali a célébré, samedi 14 janvier, le premier anniversaire de la souveraineté retrouvée. Il a été marqué par la montée des couleurs, des leçons modèles dans les écoles, des conférences débats sur l’ensemble du territoire national. Par cette journée, le gouvernement entend rendre hommage à la grande mobilisation des Maliens, le 14 janvier 2022, contre les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO, décrétées le 9 janvier 2022 contre notre pays. Au-delà de ces manifestations, il y a lieu de s’interroger sur ce nouveau concept de divertissement du peuple malien.</strong>

Soyons sérieux. L’arbre ne doit pas cacher la forêt. Le Mali est loin de célébrer une journée de souveraineté retrouvée. Certes, le gouvernement de la transition a posé des actes dans le sens de rétablir l’honneur et la dignité du peuple malien, bafoués par la gestion désastreuse des femmes et des hommes assoiffés de pouvoir et dont la seule ambition était de se faire une santé financière sous le couvert d’une démocratie aux antipodes de nos valeurs sociétales, mais de là à instituer une journée de manifestations pour célébrer cette souveraineté retrouvée, il y a lieu de s’interroger sur les motivations réelles des hommes du pouvoir à Bamako.

Indépendant depuis le 22 septembre 1960, le Mali a été confronté et est toujours confronté à d’énormes défis qui n’ont jamais trouvé de réponses appropriées pour abréger la souffrance du peuple malien. Ils ont pour nom : la faim, la famine, le manque de soins adéquats, de logements décents, un système éducatif en crise permanente. Et au moment où on célèbre avec fanfare la journée de la souveraineté retrouvée, ils sont des millions de Maliens qui n’arrivent pas à manger à leur faim et des milliers de chefs de familles qui peinent à assurer les trois repas réguliers de la journée aux membres de leurs familles. Des milliers d’enfants qui ne partent pas à l’école, faute d’infrastructures.

On ne saurait amuser la galerie tant que ces problèmes récurrents n’ont pas trouvé de solutions. La vraie souveraineté passe d’abord par l’auto- suffisante alimentaire qui n’a jamais été assurée aux Maliens. Alors que l’atteinte de cet objectif est à portée de main. Il suffit d’une volonté politique pour mettre en valeur nos immenses terres agricoles et aménageables (Office du Niger, Taoussa, le système lacustre, la vallée du Serpent, etc.). Il est inimaginable qu’un pays comme le nôtre célèbre une souveraineté dite retrouvée alors que 73% de ce que sa population mange, viennent de l’extérieur. Et si les autorités de la transition souhaitent assurer une réelle souveraineté au peuple malien, il est important qu’elles jettent dès maintenant les bases d’une sécurité alimentaire, gage de tout progrès et de développement durable. Sinon, la durée de vie de la célébration d’un slogan trompeur ne garantira jamais de lendemain meilleur à un peuple affamé.

En ce qui concerne l’école,  haut lieu de formation d’une conscience nationale et des citoyens de demain, elle est dans l’agonie depuis l’avènement de la fameuse démocratie, un système politique qui n’a profité qu’à ses animateurs aux dépens d’un peuple dont ils défendaient hypocritement sa cause contre le régime du général feu Moussa Traoré. Les pseudo-démocrates l’ont sacrifiée sur l’autel de leurs intérêts personnels et égoïstes. Ils ont donné un coup d’arrêt au système éducatif malien dont le produit était compétitif sur le marché mondial en le transformant en un champ d’expérimentation des systèmes qui ont échoué ailleurs. Ce qui était essentiel pour eux, c’était de profiter des milliards de F CFA qui finançaient la descende aux enfers de l’école et non de la qualité des ressources humaines qui y sortaient. Ils ont inventé la Nouvelle école fondamentale (NEM), la pédagogie convergente, le Programme décennal pour le développement de l’éducation et autres projets à coût des milliards pour faire plaire aux bailleurs de fonds. La suite est connue de tous. Au lieu de redresser cette barre pour une formation de qualité répondant aux besoins du pays, les autorités de la transition continuent à cheminer dans la même voie que leurs prédécesseurs, responsables de tous les maux de notre pays. Tout est financé de l’extérieur : construction de salles de classes, formation des enseignants, financement des innovations pédagogiques.

L’on ne saurait pas parler de souveraineté retrouvée lorsque ces piliers qui donnent une fierté nationale à un pays se trouvent contrôlés par d’autres puissances extérieures. Le gouvernement de la transition, en proclamant la date du 14 janvier comme la journée de souveraineté retrouvée, vend du vent au peuple malien par certains de ses actes d’éclat qui ont d’ailleurs rétabli l’honneur et la dignité du peuple malien sur la scène internationale. Il s’agit de l’expulsion des ambassadeurs de France, de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de la fermeture des médias français (<em>RFI, France 24</em>) de la haine, de la désinformation, du départ des forces d’occupation françaises de la Barkhane, de la suspension des activités des Organisation non-gouvernementales (ONG) financés par la France, etc. Il y a aussi l’adoption par notre pays de trois principes qui dictent désormais la politique extérieure du Mali, à savoir: le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques opérés par le Mali et les partenaires, la défense des intérêts du peuple malien dans les décisions prises. Rien n’à dire sur ce point.

Derrière cette célébration de la souveraineté retrouvée se cacherait des motivations politiciennes. Elle sert d’appât entre les mains de certains hommes de la transition pour narguer un peuple qui crie changement, mais en réalité qui ne veut pas qu’on opère aucun changement véritable pour mettre le pays sur les rails de l’émergence. Il a tellement pris goût au désordre, il s’oppose à toute idée qui va dans le sens de son bien-être. Ces fins politiciens (civils, militaires tapis dans les rouages de l’administration publique, ayant pris goût aux délices du pouvoir et aux honneurs, ne veulent pas respecter leur engagement d’un retour à l’ordre constitutionnel. Et tous les moyens sont bons pour faire avaler au peuple malien des slogans creux comme celui de la célébration de la journée de la souveraineté retrouvée. Qui sème le vent, récolte la tempête, dit-on.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contribution du Dr Moussa Dasse Mariko :  D’un régime présidentiel fort à un régime institutionnel solide, tel devrait être la nouvelle orientation de la loi fondamentale du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/contribution-du-dr-moussa-dasse-mariko-dun-regime-presidentiel-fort-a-un-regime-institutionnel-solide-tel-devrait-etre-la-nouvelle-orientation-de-la-loi-fondamentale-du-mali-3003857.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 09:37:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour rappel, le régime présidentiel est un régime politique fondé sur le principe de la séparation entre les trois branches du pouvoir: l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Le chef de l’État (président), qu’il soit élu ou désigné d’une manière autoritaire, n’est pas responsable devant le corps législatif; il n’y siège d’ailleurs pas. Il dirige l’exécutif et détient des pouvoirs importants et effectifs. Dans le cas d’un régime présidentiel classique, le président ne peut d’ailleurs dissoudre la ou les deux (02) chambres (exemple: États-Unis). L’exécutif et le législatif agissent donc mutuellement comme des contrepoids «<em>check and balance</em>». (Réf: Perspective Monde Outil pédagogique des grandes tendances mondiales depuis 1945 École de politique appliquée Faculté des Lettres et sciences humaines Université de Sherbrooke, Québec, Canada). Au Mali contrairement au cas américain, le président de la République a la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale.

Une institution est l’organisation d’un corps administratif. Elle est mise en place par la Constitution, les lois, les règlements et les coutumes. (Réf: Voir droit constitutionnel, institutions européennes, Régime présidentiel).

Quant au régime d’Institutions solides, c’est la prééminence des institutions dans la gouvernance à travers un ordre de succession préétabli avec le président et le vice-président en premiers suivis du président de l’Assemblée nationale et en dernier recours le président de la Cour suprême, mais aussi leur interconnexion, les pouvoirs les limites de chaque Institution.

Au Mali, l’histoire de la gouvernance retient a ses origines deux personnalités:

Soumaoro DIARISO dit KANTÉ, Roi du Sosso, précurseur de Soundiata KEÏTA empereur du Mali au XIII<sup>ème</sup> siècle.

Soumaoro, souverain du moyen âge aurait dompté le fer pour des fins domestiques, de vassalité, d’annexion territoriale et de moyens de protection du royaume contre la traite négrière arabo-berbère et l’esclavage. D’un fédérateur, trop en avance sur son temps par son intelligence, il serait, selon les taris (les écrits), arabo-berbères et la tradition orale (Wa KAMISSOKO, Youssouf Tata CISSE, Camara Laye, Djibril Tamiru Naine, Joseph Ki Zéro, Bourama SOUMANO et d’autres contemporains), l’initiateur à la suite de Woroba Diarisso des règles et principes qui vont régir le fonctionnement des royaumes sur le plan social, politique, économique et sécuritaire. Des initiatives développées et matérialisées, en 1236 par la charte de Kouroukan fuga ou charte du Mandé à l’initiative de Soundiata KEÏTA.

La Charte du Mandé inspirerait le monde. Elle fut l’une des premières Constitutions au monde. Par ailleurs son contenu est intemporel et on pourrait sans risque de se tromper, dire que malgré les siècles passés elle n’a rien à envier aux chartes qui ont l’ambition de régir notre monde actuel. Elle a régi jusqu’à la colonisation les systèmes de gouvernance dans l’espace des empires et des royaumes de l’ouest africain et de nos jours encore elle demeurée la colonne dorsale des gouvernances des chefferies traditionnelles.

En Europe, la féodalité serait un système politique, ayant existé entre le X<sup>ème</sup> et le XII<sup>ème</sup> siècle, dans lequel l’autorité centrale s’associe avec les seigneurs locaux et ceci avec leur population selon un système complet d’obligations et de services (Réf: Marie-Nicolas Bouillait et Alexis Chassant, «Féodalité» dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878).

Que ce soit en Afrique ou en Europe et ailleurs dans le monde l’Histoire retient depuis les temps immémoriaux, des guerres pour le leadership, des guerres d’annexion territoriales, au gré de leadeurs de ces époques et des intérêts et ambitions au profit des dirigeants et personnalités du leadership des différentes époques. Donc Le monde dans son ensemble aurait vécu en fait dans une instabilité permanente, et cela n’a pas changé si nous prenons des échelles de temps de grandes amplitude avec toujours des ruptures de régence.

De l’antiquité à nos jours, l’entité Mali a connu trois (03) grands empires) (Ghana, Mali, Songhaï) et une multitude de grands et petits royaumes. L’espace qu’ils occupaient couvre l’actuel Afrique occidentale de l’océan Atlantique au lac Tchad et du Sahara au golfe du Bénin.

De tous ces empires et par rapport au parcours des uns et des autres sauf exception, le monde n’aurait jamais été stable. Ce fut toujours, le règne de la force, du martial, l’hégémonie et la prédation, conduisant à de nombreux guerres.

L’Afrique en plus des guerres, comme il y en avait sur tous les continents aura en plus à subir l’esclavage organisé à une échelle jamais connu. Les Européens sans exception d’aucun pays organisèrent le commerce des esclaves de l’Afrique vers les Amériques. Esclavage à l’ origine de l’essor de leurs conquêtes américaines. Depuis cette époque le pillage de l’Afrique continue: pillage des forces vives, pillage pendant la colonisation ayant suivi le partage de l’Afrique à Berlin sous le leadership de l’allemand Otto Von Bismarck (1815-1898) qui disait: «les grandes nations gouvernent par le fer, les larmes et le sang».

Sur initiative de Otto Von Bismarck, la conférence de Berlin (1884-1885) consacrait le partage, le dépeçage, et la colonisation de l’Afrique par les états prédateurs et charognards de l’Europe. L’Afrique le vit à ses dépens avec son pillage par la force et les travaux forces. Sans compter le génocide organise par les allemands en Namibie, la colonisation brutale du Congo par le roi des belges en passant par l’exposition des noirs en cage à l’exposition universelle de paris (1889) ou la tour Eiffel construite avec le fer venu d’Afrique fut une des meilleures attractions. Les pillages des hommes et des richesses pour les guerres mondiales provoquées par les Européens. Tous les prétextes ont été utilisés pour asservir et dépecer le continent africain: missions exploratrices, civilisatrices et évangélisatrices, pour l’annexer et la coloniser avec une bonne conscience morale qui justifiait. De cette conférence à nos jours, l’occident fait tout son possible pour empêcher l’Afrique de se s’émanciper de se débarrasser de l’influence des pays occidentaux.
<ul>
 	<li>La copie à défaut de 1958</li>
</ul>
Après Remus et Romulus jumeaux alimentés pour une louve dans la caverne selon la légende. Selon la mythologie romaine, pour un problème de leadership, Romulus tua Remus. Pour dire que l’histoire de la gouvernance serait pavée de successions de coups de force pour l’accession au pouvoir: (Caligula, Julius Caillus Caesar, Octave, Auguste, Tibère, Néron Titus), soit dit en passant que «Il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne». Les honneurs et la célébrité n’empêchent pas la déchéance et la chute d’arriver.

Après le déclin de l’empire romain, le royaume français serait né et aurait tenu jusqu’à la Révolution, en 1789 avec l’effacement de son disque dur de mémoire, où tout aurait été remis en cause, où régna l’anarchie, la guillotine avec la décapitation, et l’assassinat de certains acteurs clés de la révolution: Marat, Robespierre, Danton et autres...

Avec l’avènement au pouvoir de Bonaparte Napoléon, en 1793, par un coup d’État le 18 brumaire, par complexe d’infériorité face aux souverains européens de sang royal, il s’est intronisé empereur pour parler d’égal à égal avec eux, ce qui était la règle en ces temps-là.

De nos jours, la France serait redevenue République après les Napoléon, encore une autre réalité des temps. Que d’exemples omis, alors que toute l’histoire en regorgerait !!!

De ses origines vikings, c’est la prédation, toujours la prédation qui serait de règle, de modèle pour les Occidentaux. Pour dire que notre Constitution tirerait ses origines de là, une copie pâle de 1958, date après laquelle bien de pays francophones après le Maroc, la Tunisie, tireraient leur loi fondamentale après les indépendances, une inspiration.

Quelle similitude entre la France de la Révolution de 1789, les campagnes Napoléoniennes et le cas malien d’après 18 août 2020, toute une rupture d’un ordre constitutionnel préétabli. (Réf: Octave Aubry, Napoléon, Flammarion, 1961). La monarchie Britannique aurait assiégé la France et financé d’autres monarchies européennes pour faire barrage à la Révolution française, y compris par des campagnes militaires, afin qu’elle ne soit pas contagieuse, mais aussi en représailles du rôle joué par la France, notamment à travers le général Gilbert Motier, Marquis de la Fayette (1757-1834) lors de la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique (1775-1783), Saratoga, Rhode Island, Yorktown et autres. (Réf: Laurent Pierre Bérenger, mémoires historiques, et pièces authentiques sur M. de la Fayette, pour servir à l’histoire des révolutions, Paris, Le Tellier, 1790)

Le cas malien serait une bis-repetita de ce qui s’est passé trois (03) siècles plutôt, des suites de la Révolution française avec comme acteurs majeurs, la France, le Mali et certains pays voisins, quelle ironie !!!

De nos jours, la victime des temps anciens se retrouve bourreau des temps modernes...

Napoléon aurait uni la presque totalité de toute l’Europe sous ses bottes jusqu’à Waterloo, en 1815.

Malheureusement, de l’antiquité à nos jours, une bonne partie de l’humanité n’a pas dérogé à ces règles d’hommes forts, l’Égypte pharaonique, l’empire chinois, l’empire romain, la Grèce antique, l’empire ottoman, l’empire Hunnique de Attila, l’empire Byzantin, les empires britannique, russe, nippon, français, allemand.

De tous ces empires et par rapport au parcours des uns et des autres sauf exception, le monde n’aurait jamais été stable. Ce fut toujours, le règne de la force, du martial, l’hégémonie et la prédation, conduisant à de nombreux guerres fratricides qui furent à l’origine de la Croix Rouge, en 1863 pour endiguer l’atrocité et donner un semblant d’humanité à la boucherie.

Après la Guerre de sécession aux États-Unis (1861-1865) et suite au vouloir des Américains du fait de la révolution industrielle, de ne plus exporter le coton brut comme matière première vers l’Europe suite à la décision de Alexander Hamilton, 1<sup>er</sup>  Secrétaire au Trésor des États Unis d’Amériques sous George Washington (1791), les Européens se sont tournés vers l’Afrique à la recherche de sources d’approvisionnement avec pour prétexte les missions exploratrices, civilisatrices et évangélisatrices, pour l’annexer et la coloniser à travers la ruse et les conquêtes sanglantes et comme le dirait l’autre: ʺde l’ordre par le chaosʺ, qui malgré, la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789. (Réf: Robert Reich, l’Économie Mondialisée, édition Dunod 1997). Le déficit d’approvisionnement du vieux continent en produits de premières nécessités et de matières premières dont le coton handicapant pour beaucoup la France et l’Angleterre poussa la France à mettre en valeur des terres du Haut Niger et plus tard la construction du barrage de Sansanding ou de Markala (1934-1947). Pour la petite histoire, le Chancelier Helmut Kohl (1930-2017) n’a jamais voulu de l’industrialisation de l’Afrique après l’Asie.

Sur initiative de Otto Von Bismarck, la Conférence de Berlin (1884-1885) consacrait le partage, l’annexion et la colonisation de l’Afrique par le tracé de lignes droites sur ce que fut jadis l’Atlas Catalan de Abraham Cresques, Juif majorquin (1325-1387) en présence de représentants des puissances de l’époque, assis tout autour d’une table.

De cette conférence à nos jours, l’Afrique ne serait jamais arrivée à se départir de l’influence des pays colonisateurs qui seraient mène passés par l’acculturation des consciences.

De la conférence de Berlin à nos jours et en remontant le temps jusqu’à la période antique, le monde n’aurait jamais été calme, paisible. Un fleuve turbulent avec son lot de tragédies et de deuils. Combien de tragédies, de guerres d’annexion, de troubles sociaux politiques et économiques, guerres de décolonisation. En spectateur, l’Afrique aurait assisté à la création de blocs politico militaires avec ses luttes d’influences, les coups d’État, assassinats et autres troubles sociopolitiques, guerres d’annexion territoriales, dépravation des mœurs.

La raison du plus fort…

Vivement, une nécessité de révision des textes fondamentaux régissant le monde, que de mauvais exemples dont feraient montrent les grandes puissances détentrices de droit de véto à l’Organisation des Nations unies. L’humanité courre tous les jours à sa perte.

L’entité Mali avec ses empires ses multitudes royaumes, ses rois et roitelets n’a pas fait exception d’instabilité permanente.

L’empire serait-il synonyme d’inconstance de dynastique au gré d’un ambitieux prédateur en manque d’aventure pour se faire un nom ?

En pratique de l’antiquité à nos jours, il n’est de réalité que des hommes, voire des États forts. Les Institutions fortes feraient exceptions.

Qu’une institution soit à mesure d’arrêter une autre, fut-elle plus puissante... Les chefs promus ne seraient que des animateurs et non l’institution qui en principe devrait les protéger, et non les détruire comme ce fut toujours le cas dans notre pays avec son lot des deuils et de désolation pour les proches, une victime de la patrie…

Pour illustrer la suite, je vous fais part d’une expérience personnelle : en visitant le champ d’un parent dans le voisinage de Bamako, nous avons fait appel à un guide de la localité possédant une moto et nous, étions en voitures 4x4.

Au lieu de passer par la voie dégagée, le guide aurait pris un raccourci, à travers des ruelles envahies d’herbes, d’arbustes pour sortir de l’agglomération. Puis, nous empruntions un long sentier de terre battue emprunté par des attelages d’ânes, les cyclistes et autres piétons d’infortune, où par endroit la piste serait impraticable à cause des marres, des aspérités caillouteuses, des buissons, des bûches et d’embuches en embuscade. C’était des détours à travers des sentiers improvisés que j’assimilerais à des voies de contournements pour reprendre plus loin la route.

Dans la voiture, on n’arrivait plus à parler, nous étions tous nerveux comme crispés à cause de l’état du chemin, au risque de ne pas avoir une crevaison qui risquerait d’endommager le pneu et nous mettre en retard, ou d’avoir des éraflures au niveau de la peinture.

Souvent, il arrivait au guide de nous attendre devant ou de se retourner pour voir si nous ne sommes pas tombés en panne.

Arrivés au champ après un parcours laborieux de combattants, on commençait à se faire du souci pour le retour. Soucis qui furent tout de suite oubliés avec le spectacle devant nous: Une dépossession de concession rurale nouvellement morcelée par des particuliers, pour usage d’habitation malgré un titre de propriété en cours de validité, délivré par la préfecture de Kati, et référencié par une réquisition.

Au moment où un voisin attenant à la propriété nous expliquait à leur étonnement, l’initiative que certains villageois auraient prise, et par habitude avec tout l’assurance et l’impunité qui régenterait la vie actuelle du pays, nous voyons converger vers nous des colonnes de villageois, voire des paysans qui d’un sabre, qui d’une machette, qui d’un mousqueton, qui d’une daba, qui d’une houe, qui d’un gourdin... En plein Bamako, par sa proximité, nous étions à mille lieux pour le spectacle qui se passait devant nos yeux. Sans nous ébranler outre, nous continuâmes d’aborder un cas similaire, qui par finir, serait devenus la règle dans un pays dit de droit. Entre temps par téléphone nous prenions conseil auprès d’un conseil juridique pour conduite à tenir. Et cela pour ensuite faire passer le message à ceux qui nous accompagnaient, de se tenir tranquilles de ne pas céder la provocation, voire de les ignorer et surtout de bien les fixer pour faire semblant les dévisager tout en restant sur ses gardes.

Un cercle s’est formé tout autour de nous, les regards fuyants, comme si par préméditation on voulait régler un compte…. Avec mon interlocuteur, j’ai mis le haut-parleur du téléphone pour que ce dernier puisse écouter.

Sans me préoccuper des visiteurs qui aussi avaient l’ouïe fine pour tout écouter, j’ai exposé au juriste la situation, l’endroit où nous nous trouvions, sans oublier de faire cas de l’assiègement dans lequel nous serions astreints, dans un environnement délétère à haut risque.

Sans détour, le conseil nous aurait demandé si on connaissait l’identité de certaines personnes présentes. Mes accompagnants ont commencé à citer des noms, qui par la suite, ces mêmes nous ont adressé la parole de façon impérative, en nous demandant avec qui on communiquait ? À Monsieur le Procureur certainement aurais-je répondu.

Un a un, ils ont commencé à s’éclipser en nous laissant seuls avec les géomètres pour la ré-délimitation de la parcelle en vue de son aménagement pour l’exploitation. La première délimitation aurait été vandalisée à dessein.

Les géomètres auraient reconnu beaucoup parmi les visiteurs indélicats, par récurrence, pour être passés par là pour d’autres litiges et travaux.

En fin de journée, obsédés par les conditions du retour, vue l’état steeple de la piste nous aurions demandé à un notable, par où pourrions-nous accéder à l’ancienne piste rurale du voisinage. Notre guide n’était pas content, parce qu’il insistait de retourner par habitude, par l’ancien sentier.

Entre temps, on nous aurait montré une autre possibilité. Malheureusement pour nous, d’autres auraient profité pour ajouter en toute impunité la piste d’accès et ses emprises à leur patrimoine foncier, en la clôturant outre.

Ainsi, notre champ serait devenu une enclave, entourée d’autres propriétés qui auraient même empiété sur notre aire de plus de 15 mètres de large, en la réduisant, sans accès, comme un Mali au milieu de sept (07) voisins dont certains nourriraient des ambitions d’annexions territoriales, et tout le désordre consécutif à l’ancienne loi fondamentale...

Un autre Mali !

Que c’est triste de voir le Mali d’aujourd’hui se résumer à ça !!! Avons-nous été à hauteur de souhait pour éviter un tel tableau sombre, peu reluisant ? Avec autant de cadres de très haut niveau, nous ne sommes pas capables de réfléchir un autre Mali, un Mali meilleur, un Mali de rêves, de stabilité qui se projetterait sans complexe dans le futur ?

Au lieu de tout cela, nous sommes restés cloitrés dans nos divisions, dans un individualisme outrancier, clanique au détriment de l’intérêt collectif et des ambitions nationales porteuses d’espoir.

Pour autant, quant à la Communauté internationale, elle serait comme confinée dans des tanières. Les loups ne se mangent pas entre eux, mais de véritables prédateurs en bande, sans foi ni loi à l’extérieur dans la nature. L’Histoire serait jalonnée de sinistres exemples comme les conflits qui continuent d’endeuiller le monde, motivés par la quête du leadership, où le mot pardon n’existerait pas.

Des guerres qui occasionneraient des famines, l’analphabétisme, l’inflation, les crises économiques occasionnées en grande partie par les hausses effrénées du coût des hydrocarbures.

Que de mauvais exemples auxquels nous nous sommes toujours inspirés pour une meilleure police de gestion de nos États.

À SUIVRE DANS NOS PROCHAINES PARUTIONS

<strong>Dr. Moussa Dasse MARIKO, Cardiologue Clinique Salia Daou-Hippodrome Bamako Mali.</strong>

<strong>E-mail: mariko_moussa2003@yahoo.fr</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Protestation contre la non officialisation de nos langues nationales :  Le Front pour l’officialisation des langues en meeting ce vendredi</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/protestation-contre-la-non-officialisation-de-nos-langues-nationales-le-front-pour-lofficialisation-des-langues-en-meeting-ce-vendredi-3003852.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 09:24:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Officialisation des langues nationales était au centre d’une conférence de presse à la Maison de la presse, samedi 17 décembre. Organisée par le Front pour l’officialisation des langues (FOLA), cette conférence de presse avait pour objectif de partager avec l’opinion nationale la position de l’organisation sur l’avant-projet de la nouvelle Constitution. Elle a été animée par Mahmoud Sangaré, Directeur de la Radio Yeelen (Radio de l’Association N’Ko), président de l’Association; Simplicy Kaboré, porte-parole de l’organisation et Munjata Keïta, trésorier du Front pour l’officialisation des langues.

Revenant sur les Assises nationales de la refondation(ANR), tenues à Bamako, les 27, 28, 29 et 30 décembre 2021, Mahmoud Sangaré a laissé entendre que les militants et sympathisants du mouvement N’Ko , qui a à son actif 102 radios œuvrant pour l’officialisation des nationales, disposant depuis trente (30) ans d’une heure de temps par semaine sur la radio nationale, ont vivement participé aux Assises nationales de la refondation (ABR). Celle-ci a-t-il affirmé, avait recommandé l’officialisation des langues nationales. Avant de déplorer le fait que cette officialisation ait été bottée en touche par l’avant-projet de la nouvelle Constitution.

À l’en croire, l’un des défis majeurs de la gouvernance, ayant entraîné la rupture de confiance entre gouvernants et gouvernés, est dû au fait que celle-ci (élite) s’exprime dans une langue étrangère non accessible aux populations.

Mettant en relief l’officialisation de nos langues, il a invité les autorités en charge de la nation à reconnaître nos langues comme des langues mêmes si elles estiment que celles-ci ne valent autant que les autres.

Critiquant l’article 31 de la nouvelle Constitution, laquelle à ses dires, consacre la langue française comme langue d’expression officielle tout en reconnaissant les langues nationales comme partie intégrante du patrimoine culturel avec vocation à s’officialiser, Simplicy Kaboré, le porte-parole du Front, a indiqué que l’avant-projet de la nouvelle Constitution est un acte de haute trahison. Lequel dit-il, a allègrement violé les résolutions des Assises nationales de la refondation demandant l’officialisation des langues nationales.

Dénonçant une application sélective des conclusions des ARN, il a soutenu que celles-ci, ayant permis la prolongation du délai de la transition, devrait logiquement permettre l’officialisation des langues nationales ou populaires.

Pour sa part, le trésorier de l’organisation, Moujata Keïta, a fait savoir à la presse que le Front pour l’officialisation des langues est une organisation de la société civile qui a un mois d’existence. À ses dires, celui-ci regroupe les personnalités indépendantes (et non des organisations du mouvement N’ko) qui se battent pour que nos langues nationales soient inscrites dans la loi fondamentale (Constitution) comme langue d’expression officielle.

<strong>Meeting d’information</strong>

En outre, il a affirmé que la nouvelle coalition, qui a adressé des correspondances aux institutions de la République et certains départements ministériels pour leur faire part de ses réserves sur l’avant-projet de la nouvelle Constitution, organisera le vendredi 23 décembre, après la prière, un grand meeting d’information à la Bourse du travail. Et de dire que son mouvement entreprendra tous les moyens légaux pour que l’avant-projet de la nouvelle Constitution en état ne puisse prospérer.

Quant au débat sur la langue nationale à officialiser ou sur les modalités d’officialisation, Mahmoud Sangaré, a souligné que ce débat n’est pas encore à l’ordre du jour. Mieux, dit-il, que celui-ci pourra intervenir après l’inscription dans la Constitution des langues nationales comme langue officielle.

<strong>Alpha Sidiki SANGARÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre ouverte à l’attention du Colonel Assimi Goïta, président de la transition, chef de l’état Objet: SOS. Institut Universitaire de Gestion de Bamako (IUG) Années universitaires: 2019&#45;2020; 2020&#45;2021; 2021&#45;2022; 2022&#45;2023.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-a-lattention-du-colonel-assimi-goita-president-de-la-transition-chef-de-letat-objet-sos-institut-universitaire-de-gestion-de-bamako-iug-annees-universitaires-20-3003843.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 07:51:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Monsieur le Président,

&nbsp;

Permettez-moi, en tant que citoyen du Mali, enseignant- chercheur à l’Institut Universitaire de Gestion de Bamako (IUG), de vous adresser cette courte lettre relative à la situation critique de notre Institut.

C’est une joie pour les parents, le (s) personnel (s) enseignant et administratif de reprendre, chaque début d’année, le chemin de l’école, gage d’un futur radieux pour notre pays.

Il me plaît de vous informer que depuis plus de 5 ans, l’IUG, jadis Fleuron de la Formation Universitaire au Mali, référence nationale, sous régionale et africaine, n’a plus connu une année normale.

Les maux et les causes sont connus de tous, mais personne ne veut les résoudre.

Que de rencontres, de conciliation, de décisions non exécutées depuis des années, par manque de volonté politique et de leadership.

Les grèves des enseignants, du personnel technique et administratif, les débrayages des étudiants ont plombé l’avenir de nos enfants et de notre école.

Les causes de ces grèves sont la résultante de la mauvaise volonté de la hiérarchie de résoudre les problèmes. Chacune des parties joue à l’autruche.

Nous formons en licence professionnelle et en DUT, dans les spécialités de gestion (Finances- Comptabilité; Commerce; Logistique, Assistant de gestion, Hôtellerie et Tourisme). Ces spécialités sont fortement sollicitées par le marché du travail.

Aujourd’hui, pour finir cette formation, l’étudiant fait 5 ans à l’IUG. La preuve, nous avons 3 promotions en première année (2019-2020; 2020-2021; 2021-2022; 2022- 2023).

&nbsp;

Monsieur le Président,

C’est parce que j’ai le cœur meurtri que je m’adresse directement à vous, car ni le Rectorat, ni le Ministre de l’Enseignement Supérieur ni celui de la Fonction Publique n’ont pas pu résoudre ce problème.

Je vous demande, humblement, de bien vouloir intervenir pour sauver cette école.

Il s’agit d’une grande école qui ne peut pas acheter même une ampoule électronique car ne possédant pas de régie, alors qu’elle génère des ressources financières propres de plus de huit cent millions (800.000.000) de FCFA/an. Quel paradoxe !

La situation ne fait que s’aggraver d’année en année. Votre amour pour le Mali et votre leadership me donnent l’espoir que les décisions idoines seront prises pour résoudre définitivement ce problème qui n’a que trop duré.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

<strong>Dr Aboubacar Abdou TOURÉ, Enseignant-chercheur à l’IUG</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil national de transition : Une Centrale nationale d’un triumvirat</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conseil-national-de-transition-une-centrale-nationale-dun-triumvirat-3003840.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 07:47:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Conseil national de la transition (CNT) qu’on peut appeler par le jargon de la rue la «<em>Centrale nationale d’un triumvirat</em>» (entendez par là une association de trois (03) partis politiques en vue au Mali: ADEMA, RPM URD) qui gèrent le Mali. La centrale regroupe en son sein des barons des trois (03) partis politiques. Dès lors, le CNT s’est mué en une opposition farouche pour la reconquête du pouvoir perdu, le 18 août 2020.

Assarid Ag Imbarcawane, premier vice-président du Conseil national de la transition (CNT) est un ancien député de l’ancien parti unique, (UDPM), ancien député ADEMA-PASJ. Il bat le record de longévité dans le «royaume CNT». Marimantia Diarra, président de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) est le quatrième vice-président du CNT.

Mamadou Diarrassouba, ancien député et ancien questeur de l’Assemblée nationale (2014-2019) est membre fondateur du Rassemblement Pour le Mali (RPM). Mamadou Hawa Gassama, député de carrière, est militant de l’Union pour la République et la démocratie (URD).

Sur cent quarante-sept (147) conseillers nationaux, l’ancien parti, ADEMA, au pouvoir, depuis 1992, détient le plus grand nombre de conseillers nationaux au CNT, avec ses démembrements (RPM, URD, ASMA-CFP). Ensuite, viennent les militaires.

Pour les analystes, ce n’est pas surprenant de voir au sein du CNT une cohabitation ADEMA et forces armées. L’ADEMA-PASJ a géré le Mali pendant dix (10) ans (1992-2002). Les vingt (20) dernières années, la ruche n’a jamais accepté d’aller à l’opposition, elle a continué à soutenir les présidents Amadou Toumani Touré (ATT) et Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) pour éviter la prison.

Quant aux Forces armées (au moins 30 bidasses sont au CNT), l’ADEMA-PASJ s’est emparé du domaine militaire par ses interventions et immixtions intempestives, les chefs militaires dépourvus d’initiatives et de commandement réel ont abdiqué. La haute hiérarchie militaire foisonne d’officiers n’ayant jamais servi en dehors de la capitale. D’autres n’ont jamais exercé un commandement. N’ayant jamais été au contact des hommes, ils ignorent les vrais problèmes des armées.

Les faits sont souvent têtus. La première législature de l’Assemblée nationale du Mali (1992-199) était composée de cent seize (116) députés. Sur ces 116, il y avait quatre-vingt-six (86) anciens Secrétaires généraux de l’ancien parti unique, l’Union démocratique du peuple malien (UDPM).

Du coup, le changement demandé par le peuple s’est transformé en renaissance de l’ancien parti unique sous une nouvelle appellation «ADEMA- PASJ». C’est pourquoi, le premier quinquennat du président Alpha Oumar Konaré a connu beaucoup de soubresauts avec à la clé des gouvernements de large ouverture, gaspillant les maigres ressources du pays. Les nouveaux princes du jour au pouvoir à Bamako, seraient les fils de ceux-là qui ont dirigé le Mali démocratique de 1992 jusqu’au 18 août 2020.

La forte présence au Conseil national de vieux militaires à la retraite corrobore cela. Pour comprendre que le Conseil national de la transition (CNT) est une caisse de résonnance de la ruche, il faut prendre en compte l’amendement sur la Loi électorale (92 articles corrigés). Retour sur l’ancienne Loi électorale avec ses insuffisances. Le désir de changement est vif et très largement partagé. Mais, il n’est pas pour aujourd’hui.

Les cinq (05) colonels au pouvoir ont des affinités avec les régimes ADEMA-ATT IBK. Seuls les patriotes sont capables de changement par le strict respect de la loi et la vérité en toute chose. La forte présence d’anciennes personnalités, d’anciens députés et de chefs militaires au CNT montre à suffisance qu’il n’y aura pas de changement de système de gouvernance, mais de continuité.

Pour avoir les coudées franches d’une restauration, l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ), en bon stratège dans le mauvais sens, a invité le grand révolutionnaire Oumar Mariko, président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (SADI), pour piéger lors d’un débat politique. De quoi le camarade Mariko s’est-il mêlé ?

Entre le pouvoir du fils et celui de son père, le Dr Oumar Mariko devait décliner tout simplement l’invitation. Il ne devait pas faire de piqure. Il devait laisser l’ADEMA-PASJ dans son coma. Depuis ce jour-là, Dr Mariko se cache et aucun baron de la ruche n’a le petit doigt pour défendre l’opposant encombrant pour la transition et le défenseur des sans voix.

Safounè KOUMBA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Régime présidentiel : Comme un lion seul qui fait la loi</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/regime-presidentiel-comme-un-lion-seul-qui-fait-la-loi-3003836.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 07:43:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Notre système politique comporte des imperfections majeures. La première, c’est une forte concentration de pouvoirs entre les mains du président de la République. Tout se passe comme si les autres institutions de la République ont déserté la scène politique au profit du Président de la République qui a tout le loisir d’offrir aux Maliens un «<em>one man show</em>».

Pour utiliser un langage imagé, nous dirons que le Président est comme une étoile qui seule brille parmi les innombrables étoiles qui constellent le ciel, comme un lion qui fait seul la loi parmi les animaux de la brousse, comme un coq qui se pavane seul au milieu de la basse-cour. Il n’est pas exagéré de dire que la République se confond avec la personne du Président: tout part de lui, ou passe par lui, ou revient à lui. Cette «omni-compétence» du président de la République, tirée en bloc de la Constitution française du 4 octobre 1958, comporte deux inconvénients majeurs: le premier, c’est que le Président tend à éclipser les autres institutions de la République qui sont réduites à faire de la figuration; le second, c’est que la nature humaine cultive chez tout détenteur de pouvoirs la tentation d’en abuser. Pour corriger cette anomalie, il y a lieu de rétablir un équilibre entre les pouvoirs des institutions de la République en limitant ceux du Président de la République.

Il faut rappeler ici que le fameux principe de la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) imaginé il y a trois cents (300) ans par Locke et Montesquieu est une condition nécessaire mais non suffisante pour limiter les abus de pouvoir dans un système démocratique. Ce principe doit être complété par celui de l’équilibre entre les pouvoirs. Ce dernier principe est résumé dans une boutade de Montesquieu connue de tous: «Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des chose, le pouvoir arrête le pouvoir».

Venons-en maintenant aux pouvoirs du Président de la République en matière de nomination. Dans un contexte de course effrénée des cadres de l’administration et de l’armée, des militants de la multitude de partis politiques et des responsables de la kyrielle d’organisations de la société civile pour l’obtention de postes juteux ou honorifiques, ces pouvoirs du Président sont certainement ceux qui ont le plus de visibilité auprès de l’élite. La nomination des membres du gouvernement donne la mesure de l’étendue de ces pouvoirs.

Le Président de la République détermine, en toute liberté, la taille de l’équipe gouvernementale, sa configuration politique et sa longévité, la dénomination des portefeuilles ainsi que le titre de leur titulaire, et confie la charge de ministre de la République à qui il veut. Il est souhaitable de mettre un peu d’ordre dans ce tohu-bohu.

Ali CISSÉ

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insalubrité : Bamako, une poubelle à ciel ouvert</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/insalubrite-bamako-une-poubelle-a-ciel-ouvert-3003835.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 07:42:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Gagnée par l’incivisme, l’indiscipline et l’insouciance, la population de la capitale malienne a transformé la ville de Bamako en un dépotoir. Et cela, depuis, l’instauration de la démocratie importée, dont les acteurs en ont profité pour se servir aux dépens du peuple malien. Tout est devenu décharge dans la cité des Trois Caïmans: symboles de l’État, monuments, espaces verts, cimetières, marchés, hôpitaux, écoles, voies de circulation, bâtiments publics, cours d’eau… Ils sont envahis par des montagnes d’ordures, bloquant la circulation par endroits et polluant l’atmosphère et transmettant des maladies.</strong>

Pour rendre Bamako propre, la capitale malienne, les régimes qui se sont succédé n’ont pas manqué d’initiatives. Mais, c’est sous l’ère dite démocratique que l’argent public destiné à cela a pris une autre destination. La dernière manifestation de ce détournement de deniers publics à ciel ouvert par le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) est la signature d’un contrat, d’un montant de 9 milliards de F CFA, avec l’Ozone, une société marocaine. Résultat: Bamako bat le record de la capitale la plus sale de la sous- région ouest- africaine et de maladies tropicales.

Appelée la coquette pour son cadre de vie propre, la ville de Bamako est devenue aujourd’hui la plus insalubre du pays du fait du laxisme des dirigeants et du comportement de la population. Celle-ci caractérisée par l’incivisme, l’indiscipline et l’insouciance a fini par transformer la cité des Trois Caïmans en une poubelle en plein air. Elle n’épargne aucun endroit pour le dépôt des ordures. Cela nous a conduit en 2014 à une révolution des ordures ménagères. Désespérée, la population de Bamako a transformé les voies de circulation et les symboles de l’État en dépotoirs. Elle manifestait ainsi son mécontentement face au non enlèvement des ordures dans les familles. Malheureusement, le phénomène continue de plus belle.

Les habitants de Bamako n’ont trouvé d’autres solutions que de transformer les symboles de l’État, les monuments, les espaces verts, les cimetières, les marchés, les hôpitaux, les écoles, les voies de circulation et les bâtiments publics en poubelles. La liste est loin d’être exhaustive. Le Grand marché, jadis propre, est aujourd’hui envahi par les déchets ainsi que la route de Dabanani. N’en parlons pas du marché de Médina-Coura (Sougouni-Coura). Les plates-bandes des voies express ne sont pas épargnées. Aucun quartier qu’il soit populaire ou résidentiel n’échappe à cela. Les montagnes d’ordures aux odeurs nauséabondes sont visibles partout. Les cours d’eaux et les caniveaux sont obstrués par les déchets de toutes sortes. Le fleuve Niger, dont le lit a été morcelé, est le dépotoir des déchets médicaux, électroniques, des eaux usées et des ordures ménagères.

Interrogées, certaines personnes disent que la situation d’insalubrité de Bamako incombe à l’État. D’autres pointent le doigt sur les mairies. Malheureusement, elles font fi de leur responsabilité. Du côté des municipalités, on met l’accent, d’une part sur le manque de fond alloué à l’assainissement et, d’autre part, que le transfert de fonds par l’État aux collectivités n’est pas encore une réalité. Quant à l’État, il dit que la gestion a été confiée aux Groupements d’intérêt économique (GIE).

Finalement, pour faire face à cette honte nationale et internationale, les autorités de la transition ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Elles réhabilitent la voirie du district. Elle s’occupera désormais de la gestion des ordures à Bamako. Cette décision est  le fruit d’une rencontre de haut niveau, présidée, la semaine dernière, par le colonel Abdoulaye Maïga, ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Avant cette déclaration du ministre Maïga, les capacités des services de la voirie ont été renforcées avec la réception de neuf (09) équipements neufs dont: quatre (04) camions bennes de 12 roues, soit 40 m<sup>3</sup> chacun, un camion benne de 10 roues soit 20 m<sup>3</sup>, deux (02) camions bennes remorques de 4 essieux U, soit 60 m<sup>3</sup>, deux (02) chargeuses de capacité de godet 4.2 m<sup>3</sup>. Ils ont été offerts à la mairie du district par l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (CNICT).

L’espoir est permis. À condition que les Bamakois changement de comportement. Sinon, Bamako ne sera pas Dakar, Accra, Kigali comme beaucoup le souhaitent.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guinée Équatoriale :  Les Maliens de Bata réclament un Consulat général</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/guinee-equatoriale-les-maliens-de-bata-reclament-un-consulat-general-3002878.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/guinee-equatoriale-les-maliens-de-bata-reclament-un-consulat-general-3002878.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 09:52:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tracasseries administratives, arrestations arbitraires, dénonciations sur fond de règlement de compte, ponction sur le droit des personnes décédées: les Maliens établis à Bata, deuxième vielle de la Guinée équatoriale souffrent. Ils n’en peuvent plus. À cet effet, ils demandent au gouvernement malien l’ouverture d’une représentation diplomatique pour bénéficier les mêmes avantages que leurs compatriotes de Malabo et d’en finir avec la tyrannie d’une mafia.</strong>

Arrivés à Bata, la deuxième ville de Guinée équatoriale, pour faire fortune, les Maliens établis dans cette ville souffrent des agissements d’une mafia qui évoluerait sous la protection de Mohamed Morba, Consul honoraire du Mali à Bata, président du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur (HCME). D’après nos informations, il serait le bourreau de la diaspora malienne établie à Bata. On nous apprend que tous ceux qui ne sifflent pas dans la même trompette que lui vivent sous la menace d’arrestations et d’expulsions. La dernière en date est l’arrestation injustifiée, en novembre dernier, de Bouakar Cheick Diallo.

Selon des sources bien introduites auprès de nos compatriotes de Bata,  la mafia, par son influence et sa richesse, exerce un pouvoir de tyran sur la communauté malienne de cette ville. Elle règne par la terreur et par l’intimidation. Elle dénoncerait ses concitoyens sur fond de règlement de compte qui aboutissent à des arrestations arbitraires. Des prélèvements seraient aussi faits sur le droit des personnes décédées. L’obtention des documents administratifs est entourée d’une grande opacité.

Nos interlocuteurs nous informent que l’arrestation de Bouakar Cheick Diallo, en novembre dernier, n’était autre chose que de taire une voix discordante. Ils se défendent que la mafia reproche à M. Diallo de diffuser une vidéo dans laquelle il donnait le nombre de Maliens arrêtés par les forces de sécurité à Bata. Alors qu’au même d’autres ont fait pire que Bouakar Cheick Diallo sans être inquiétés.

Ils précisent que c’est sur dénonciation de Mohamed Morba, Consul honoraire, qu’il a été arrêté et détenu durant des jours en prison. Dans la même foulée, ils dénoncent la ponction faite sur le droit des personnes décédées. Ils reprochent à la mafia d’être en connivence avec les propriétaires d’entreprises dans lesquelles travaillent les Maliens.

Une de nos sources révèle qu’un de ses parents décédé, qui travaillait dans une unité industrielle sans nous indiquer le nom de l’entreprise, a été victime d’un prélèvement sur ses droits. Elle dit qu’elle n’est pas la seule à vivre ce calvaire. Une autre dit ceci: «<strong>Nous préférons garder le silence pour ne pas subir la colère des tyrans</strong>».

Pour se procurer d’un document administratif, c’est la croix et la bannière. À Malabo, la carte d’identité consulaire est cédée à 4 500 F CFA contre 7 500 F à Bata. «<strong>C’est à prendre ou à laisser</strong><em>»</em>, déplorent les Maliens de Bata. Pis, tous les autres documents sont soumis à une augmentation décidée par Mohamed Morba, Consul honoraire et président du Haut Conseil malien de l’Extérieur, depuis 1996. Ils regrettent que M. Morba jette à leur figure chaque fois qu’ils demandent un traitement équitable avec leurs frères de Malabo qu’il n’est pas payé par le gouvernement malien.

Nous regrettons que nos tentatives de rentrer en contact avec le Consul honoraire pour avoir sa version des faits ont été vaines.

Nos compatriotes sont formels: «<strong>Mohamed Morba ne défend plus nos intérêts. C’est pourquoi nous réclamons au gouvernement malien d’ouvrir un consulat général à Bata pour mettre fin au règne d’un homme qui ne soucie que de ses affaires</strong>».

La balle est maintenant dans le camp du gouvernement.

<strong>Yoro SOW</strong>

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<title>Litiges fonciers :  Les Maliens crient aux procès interminables</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/litiges-fonciers-les-maliens-crient-aux-proces-interminables-3002863.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 09:51:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un manque de confiance s’est installé entre le Malien, sa justice, le service des Domaines, les mairies et les préfets de certaines localités pour des raisons de décisions de justice mal rendues, de longs procès en ce qui concerne la justice sur le foncier et la délivrance de lettre d’attribution d’une parcelle à plusieurs personnes à la fois par les maires et les préfets. Plongeant du coup, la région de Koulikoro et le district de Bamako dans une situation de poudrière.

À la rentrée judiciaire du lundi 28 novembre 2022, le président de la transition, chef suprême des armées et de la magistrature, au lieu de sanctionner immédiatement comme certains d’État l’ont fait avec leur justice, a tout simplement demandé de lui fournir la liste des magistrats indélicats. Alors qu’il est question d’un Mali Kura. Beaucoup de griefs sont formulés contre la justice. Récemment, un magistrat a été agressé à domicile par son client. Aucun des deux (02) syndicats des magistrats n’a osé lever le petit doigt pour condamner les faits.

Parmi les grands propriétaires terriens, il y a les magistrats. Plusieurs litiges fonciers sont pendants devant les tribunaux pour la simple raison que certains hommes de droit sont juges et coupables. C’est pourquoi les procès sur le foncier ne sont jamais vidés. De renvoi en cassation devant les tribunaux, ensuite derrière chaque procès sur le foncier se trouverait un magistrat.

Outre cet aspect judiciaire, il faut ajouter à cela la propagation des titres fonciers et l’octroi de lettre d’attribution des parcelles par les préfets et édiles. Une seule parcelle peut avoir trois à quatre (04) lettres d’attribution. Ou souvent, c’est le chef de village, le maire, le préfet, attribuent les mêmes parcelles à différents propriétaires. Aucune peine n’a été prise contre les prédateurs fonciers. D’ailleurs, ils bénéficient de protection et de promotion dans les hautes privilégiatures de l’État. Comme pour se dédouaner des délits. Un des concepteurs de titres fonciers à Bamako, Kati, Koulikoro est conseiller technique à la Primature.

Un préfet de Kati, décrié en son temps de spéculateur foncier par les populations, a pris la poudre d’escampette. Il se la coule douce au Canada. Et ce n’est pas fini, on a l’impression que le cercle de Kati est la terre de prédilection des prédateurs fonciers. Un ancien commandant de cercle de Kati (1994-1995) a pu se faire élire député ADEMA à Kita pour échapper à la justice et ensuite nommé conseiller à la Cour constitutionnelle (2015-2020). Ce commandant de cercle, qui a échappé à la justice, sera nommé membre de la Cour constitutionnelle.

La situation du pays est donc mouvante, contradictoire, mais elle est surtout difficile à maîtriser par un gouvernement qui n’a pas toujours les moyens de sa volonté politique. Le pronostic est loin d’être le fruit des élucubrations d’un prophète de malheur. Il rejoint en plusieurs points l’analyse des experts qui ont réalisé l’étude prospective du Mali à l’horizon 2025. Ils dressent un tableau assez sombre, avec un contexte de marasme économique d’instabilité politique et d’agitation sociale marqué par la montée de l’incivisme des populations, la corruption prononcée de l’administration, l’exacerbation des revendications corporatistes, la prolifération des mouvements et des associations (FORSAT civile) autour de personnalités préoccupées par leurs propres intérêts, le laisser-aller généralisé.

La rectification devait donner enfin la possibilité de viser les besoins élémentaires de notre peuple. Mais à moins qu’apparaisse un réel changement dans les conditions dans lesquelles vivent les gens, cette rectification restera une promesse et bien des droits proclamés par la Constitution resteront de pure forme.

<strong>Fatou CISSÉ</strong>

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<title>Titre foncier N°1637 du cercle de Kati :  Le syndicat des cheminots gagne son procès contre l’AMIDICO</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/titre-foncier-n1637-du-cercle-de-kati-le-syndicat-des-cheminots-gagne-son-proces-contre-lamidico-3002872.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 09:48:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Enfin, la section nationale du syndicat des cheminots a reçu une attestation de propriété de la Section administrative de la Cour suprême, le 24 février 2022, sur le titre foncier n°1637 du cercle de Kati.

Kati est une ville garnison, elle est en même temps une terre convoitée par les spéculateurs fonciers. Les exemples foisonnent en la matière. Des villages entiers ploient sous le coup des prédateurs fonciers. Toutes les superficies ont été soit transformées en titres fonciers ou en parcelles à usage d’habitation. Comme dirait l’autre, la terre est au cœur des préoccupations de nos dirigeants.

Suivez mon regard. Les militaires, à peine installés confortablement au pouvoir, de belles résidences ont poussé à Kati et environs. L’exemple le plus flagrant est celui du titre foncier du syndicat des cheminots, acquis en 1997. D’une superficie de 10 hectares 00a 00ca, il est situé à Samanko (concession rurale). Par arrêt n°113 de la Section administrative de la Cour suprême, le morcellement créé sur le titre foncier (TF) est annulé. L’arrêt réclame les copies des titres fonciers issus du morcellement du titre foncier n°1637 du cercle de Kati détenus par l’Amicale Dignité Continuité (AMIDICO).

La Direction nationale des domaines et du cadastre de Koulikoro a produit quatre (04) correspondances pour redresser la situation entre la section nationale du syndicat des cheminots et l’AMIDICO de la police. Dans une correspondance adressée au directeur régional des Domaines et du Cadastre de Koulikoro, le directeur national des Domaines demande l’exécution de l’arrêt n°113 du 24 février 2022 de la Section administrative de la Cour suprême dans l’affaire opposant le syndicat des Cheminots à l’Amicale Dignité Continuité (AMIDICO) sur le titre foncier n°1637 du cercle de Kati.

La Cour suprême réclame les copies des titres fonciers issus du morcellement du titre foncier n°1637 du cercle de Kati détenus par l’Amicale Dignité Continuité (AMIDICO). Une correspondance de la Direction régionale des domaines et du cadastre de Koulikoro, ayant pour objet une notification de déchéance de propriétés, a été adressée à l’AMIDICO, le 22 août 2022. Enfin, la section nationale du syndicat des cheminots a reçu une attestation de propriété de la Section administrative de la Cour suprême, le 24 février 2022.

<strong>Brin COUIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption et la délinquance financière :  Pourquoi les hommes politiques ne se sont pas inquiétés</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-et-la-delinquance-financiere-pourquoi-les-hommes-politiques-ne-se-sont-pas-inquietes-3002857.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 09:25:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les hommes politiques maliens impliqués dans le détournement de deniers publics sont-ils au-dessus de la loi ? C’est le moins que l’on puisse dire. Depuis l’avènement de la rectification, en juin 2022, leurs dossiers dorment dans les tiroirs. Alors qu’une des raisons du coup d’État contre le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) était de mettre fin au règne de l’impunité dont bénéficiaient les prédateurs de notre tissu socio-économique.</strong>

Très attendue sur le vaste chantier de la lutte contre la corruption et la délinquance financière, la transition malienne, issue du coup d’État du 20 août 2020 contre le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), a déçu tous les espoirs, donnant même du zèle aux gens cités dans les dossiers de corruption les plus scandalisés de l’histoire politique de notre pays. À part quelques arrestations spectaculaires et médiatisées pour enjoliver leur pouvoir et s’enraciner dans le landerneau politique, les autorités de la transition ont donné un coup de pied à la fourmilière. Elles ont enfoui les dossiers de la lutte contre la corruption et la délinquance financière des hommes politiques dans des zones marécageuses, où elles espèrent sur les intempéries pour les disparaître à jamais. Et cela, contre la volonté de la grande majorité de Maliens qui comptaient sur la transition pour recouvrer l’argent volé à l’État par des hommes politiques et leurs complices.

La lutte contre la corruption et la délinquance financière est devenue le serpent de mer dans notre pays. Elle n’a jamais produit les espoirs escomptés. Chaque régime en a fait son cheval de bataille pour bénéficier les faveurs de l’opinion nationale. Du président Alpha Oumar Konaré à Ibrahim Boubacar Keïta en passant par Amadou Toumani Touré (ATT), elle a figuré en bonne place de leurs préoccupations. Mais au finish, elle se termine en queue de poisson, ouvrant la voie à d’autres de pomper impunément les richesses nationales.

Malheureusement, la transition ne fait pas exception à cette règle. Elle est tombée dans le piège des régimes précédents qui, au lieu de traquer les gangsters économiques, les ont protégés sous couvert d’appartenance politique ou d’autres liens. Sauf les opposants politiques qui constituaient une menace à l’élection d’un proche dans une circonscription électorale. Ceux-ci ont été jetés en prison avant de bénéficier d’une liberté provisoire ou d’un non-lieu. Et c’est avec consternation que nous constatons que la transition emboite le pas aux régimes précédents dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière. On en parle plus. Les hommes politiques, responsables du délitement de l’État du Mali, se réjouissent de l’abandon des poursuites contre eux.

Mieux, les femmes et les hommes, cités dans les affaires de détournement, bénéficient de promotion dans la haute sphère de l’administration. Les Maliens n’ont que leurs yeux pour pleurer. Et tant pis pour ceux qui sont incarnés dans l’affaire de l’achat des équipements militaires. Leurs procès sont au bon vouloir des princes du jour. Or, il se trouve que les grands délinquants financiers se recrutent dans la classe politique. Si certains ont retourné la veste dès les première heures du coup d’État d’août 2020, d’autres ont pris le terrain en marche pour devenir des soutiens financiers de la transition. Ces tractations financières se dérouleraient loin des yeux indiscrets. En contrepartie, les dossiers de corruption contre eux sont mis dans les tiroirs.

S’il faut protéger les bandits à col blanc contre l’intérêt supérieur du Mali, il y a un pas à ne pas franchir. Les Maliens attendent beaucoup de la transition sur les affaires d’achat  de l’avion présidentiel, d’équipements militaires, d’engrais ‘‘<strong>frelatés</strong>’’. Cette coalition entre les hommes politiques corrompus et la transition constitue une trahison contre le peuple malien qui croyait dur comme fer que la justice sera rendue pour rendre à l’État ce qui lui avait été volé. Mais, il vient de comprendre que les hommes politiques ne sont pas inquiétés ou sont épargnés de la lutte contre la corruption.

Les hommes politiques maliens impliqués dans le détournement de deniers publics sont-ils au-dessus de la loi ?

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le pouvoir :  Sens des responsabilités et le goût de la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-pouvoir-sens-des-responsabilites-et-le-gout-de-la-justice-3001931.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 10:40:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le chef de l’État doit respecter ses déclarations à la télévision et au peuple. Le mensonge et le parjure sont le pire des péchés pour un chef. Un chef prend en compte son serment qui non respecté sera un serpent sous ses pieds. Le serpent est à terre, le pied aussi. Fais tout pour qu’ils ne se rencontrent pas.

En Afrique, le pouvoir a ceci de curieux: elle ne réussit que s’il y a l’équilibre entre deux logiques fondamentales: celle de la critique permanente de l’opposition en vue de l’alternance au pouvoir, et celle du maintien de l’ordre prôné par la majorité au pouvoir. Il s’agit pour l’opposition de ne pas trop fragiliser l’État par les désordres de rue et pour le gouvernement, au nom d’empêcher l’anarchie, d’instituer un régime policier.

Vaste défi pour l’Afrique où nous assistons partout à un duel sans merci dans un pré carré, d’oppositions jalouses et pressées de prendre le pouvoir parce que démunies et de majorités arrogantes, méprisantes et intolérantes parce que disposant du trésor. Au- delà des changements politiques, des oppositions de partis ou de programmes, le choix du représentant de l’État doit dépasser les considérations partisanes des partis, mais être fonction de la seule compétence. C’est à cette seule condition que ce représentant pourra être compris par ces administrés qui verront en lui l’homme d’aucun parti, d’aucune coterie politique majoritaire ou minoritaire et sans aucune considération électorale.

D’après Solon, philosophe et homme d’État grec, il faut parler aux chefs le moins mais le mieux possible. Ce qui veut dire dans un langage de vérité. Au moment où les griots chantaient que la puissance de Dah Monzon de Ségou allait de Tombouctou (Mali) à Kouroussa (Guinée Conakry) ce roi, un matin, fit venir son favori et célèbre griot Tientiguiba Danté et lui posa cette question: Badjéli (père griot) qu’est-ce que c’est le pouvoir ? Tientiguiba pointa le roi du doigt, lui répondit «mon maître, le pouvoir n’est rien d’autre que de faire proprement ce qui a été convenu par l’ensemble de la population». Une belle leçon de sagesse pour les dirigeants africains.

Dah Monzon Diarra, sur son lit de mort, répondit à son frère et successeur Tiéfolo Diarra qui lui demandait comment diriger Ségou, en ces termes: «Il n’y a pas deux (02) façons d’assumer le pouvoir. Si tu veux, sois plus méchant et plus brûlant que les flammes de l’enfer sur le dos de ton peuple; si tu veux sois plus doux et frais que l’eau du fleuve dans la gorge d’un assoiffé. Mais dans l’un ou l’autre cas, sois juste, il le faut». Ces deux anecdotes tirées du terroir de Ségou, définissent mieux que toute la conception bamanan du pouvoir et de la démocratie. Celle-ci n’est pas un fait nouveau chez nous: vérité et justice, ce sont là les deux mamelles de la démocratie. Or, vérité et justice sont plus les attributs de Dieu que ceux de l’homme.

En effet, qui peut dire la vérité sur les autres peut des fois, ne pas la supporter si elle le défavorise. Qui prône la justice, peut l’oublier si elle contrarie ses intérêts. Dans cette période de transition démocratique au Mali, la vérité doit être la pratique quotidienne et responsable par tous et toutes dans le respect des règles établies. Le salut auquel nous aspirons tous, ne nous viendra que dans l’application correcte par les gouvernants et gouvernés des principes, lois, décrets, etc., bref tout ce qui définit, soutient et pérennise l’État.

Aujourd’hui, ces transformations politiques, sociales économiques qui sont devenues une grande ambition nationale, une volonté collective certaine, ne conduiront au bien-être général que dans le respect des lois et de la justice. Il n’y aura de réussite qu’à partir de la vérité et de la justice. Ces deux (02) éléments conditionnent la paix sociale. Sans la paix sociale, il n’y aura pas de démocratie et pire le Mali perdra sa force et son unité.

Comme l’a dit Cicéron, philosophe et homme d’État Romain: «Il n’y aura de salut pour un peuple que dans le respect des lois et l’amour de la justice».

Pour la bonne marche de nos institutions et la paix sociale, il faut:

- Que les dirigeants actuels africains cessent de croire que la vérité est dans leurs mains et d’eux seuls.

- Qu’ils cessent de prendre comme l’a dit Rabemanajara, pour critère de vérité, la logique de leurs préjugés ou de leurs passions politiciennes, dans la mesure où l’on peut parler de logique dans un préjugé ou une passion.

- Qu’il est temps en Afrique pour les politiques de préférer la conscience à la consigne des partis. Ce qui pose le problème de courage en politique. Courage qui manque bien souvent dans nos pays.

- Que les dirigeants des partis majoritaires abandonnent cette pratique qui consiste à réserver à leurs militants, les projets, les marchés publics et l’avancement dans la carrière administrative; enfin, comme l’a dit le prince Michel Poniatowski, ami et ancien ministre de l’Intérieur français, évitons que nos pays ne deviennent: «la République des copains et des coquins».

À bon entendeur salut.

<strong>Fanta CISSÉ</strong>

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<item>
<title>Recherche scientifique :  Le Pr Rokia Sanogo récipiendaire du 1er Prix Macky Sall</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/recherche-scientifique-le-pr-rokia-sanogo-recipiendaire-du-1er-prix-macky-sall-3001930.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 07:47:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Pr Rokia Sanogo, chef du Département de la médecine traditionnelle, ne cesse de porter haut le nom du Mali au firmament de la recherche scientifique. Après le prix Kwame Nkrumah de l’Union africaine (UA) pour les femmes scientifiques en 2016, le prix Galien- Afrique, en 2021, catégorie-meilleur produit de tradithérapie, les efforts du Pr Sanogo et son équipe viennent d’être récompensés par le premier prix de la 2<sup>ème</sup> édition du Prix Macky Sall pour la recherche. Elle a reçu cette distinction des mains du président sénégalais, ce jeudi 1<sup>er</sup> décembre 2022, à Dakar. La cérémonie s’est déroulée en marge de l’inauguration de l’université Ahmadou Mahtar M’Bow, située à Diamniadio, à une quarantaine de kilomètres de Dakar, la capitale sénégalaise.

Les chercheurs maliens, malgré un budget très insignifiant consacré à la recherche scientifique et un contexte international difficile pour notre pays, font espérer le peuple malien des lendemains meilleurs. Ils ont réussi le pari à Abidjan, la capitale ivoirienne, qui a abrité, du 07 au 16 novembre 2022, le 21<sup>ème</sup> concours d’agrégation en médecine humaine, pharmacie, odontostomatologie et production animale du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). À l’issue duquel, trente-neuf (39) candidats maliens ont été promus, avec un taux de réussite record de 74% pour notre pays. Rebelote à Dakar.

Le jeudi, 1<sup>er</sup> décembre 2022, les efforts des professeurs chercheurs maliens, pour leur travail sur la «pharmacopée et médecine traditionnelles africaines», ont été récompensés. Le Pr Rokia Sanogo, au nom de l’équipe malienne, a reçu le premier prix, d’une valeur de 60 millions de F CFA, des mains du chef de l’État sénégalais, Macky Sall. Les lauréats font partie d’une plateforme de recherche et d’innovation portant sur la production et la commercialisation de médicaments à usage humain et vétérinaire, issus de la pharmacopée africaine.

Le Prix Macky Sall pour la recherche récompense les efforts des chercheurs africains dans trois domaines, à savoir : Pharmacopée et Médicine traditionnelles africaines (1<sup>er</sup> prix: 60 millions de F CFA), Gouvernance et Développement (2<sup>ème</sup> prix: 25 millions de F CFA), Langues, Société, Culture et Civilisations (3<sup>ème</sup> prix: 15 millions de F CFA).

<strong>Yoro SOW</strong>

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</item>

<item>
<title>Transition malienne :  Le gouvernement face à la montée des périls</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/transition-malienne-le-gouvernement-face-a-la-montee-des-perils-3001923.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 07:41:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pris dans son propre piège de mauvaise gouvernance, le gouvernement de la transition est en quête d’âme. Il cherche désespérément un second souffle pour redonner son blason, terni par des promesses non tenues et une corruption rampante.

Arrivées au nom de la rectification de la transition, prise en otage par le duo Bah N’Daw-Moctar Ouane, entre août 2020 et mai 2021, les hommes de ce concept, incarnés par le colonel Assimi Goïta et Choguel Kokalla Maïga, ont suscité beaucoup d’espoir pour redresser la barre. Mais au bout d’une année de gestion de l’État, les espérances semblent être déçues. Les promesses annoncées avec assurance restent encore au travers de la gorge des Maliens, en particulier les soutiens indéfectibles de la transition. Ils se sentent floués par la gestion d’un gouvernement parsemée de scandales financiers à l’image des gouvernements d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) qui ont pillé le pays au nom d’achat d’avion présidentiel, d’équipements militaires, d’engrais «frelatés», fonds COVID, etc.

Aujourd’hui, face à la montée des périls, le gouvernement tente bien que mal de sauver les meubles. Il est parvenu pour l’instant à désamorcer la bombe sociale du côté certains syndicats qui avaient menacé de paralyser l’administration par une série de grèves, dont les conséquences allaient être fâcheuses pour notre pays, en proie déjà à de nombreuses crises. Ces accords entre le gouvernement et ces syndicats ne sauraient cachés le mécontentement social grandissant qui couve sous la cendre. Ils donnent un temps de souffle aux autorités de la transition avant que ceux-ci ne déterrent la hache de guerre pour des engagements non tenus.

Pourtant, cette tension sociale pouvait être évitée si le gouvernement ne s’était pris dans son propre piège de mauvaise gouvernance, de promesses non tenues et d’une corruption rampante qui touche même les fondements sur lesquels la transition devrait bâtir le nouveau Mali, concept qui a fédéré les Maliens pour une rupture avec les anciennes pratiques issues de la gestion du Mali démocratique. Mais hélas ! Les moyens déloyaux, par lesquels les démocrates de la 25<sup>ème</sup> heure ont mis en place à partir du 8 juin 1992 pour leur confort personnel et égoïste, ont vite fait leur retour sur la scène politique. Ils ont été sophistiqués dans certaines sphères de l’administration publique tenue par des hommes de la rectification et du changement brutal avec l’ordre ancien sous l’œil complaisant de certains princes du jour. Ce qui fait que rien ne se fait plus dans la règle de l’art. Les nominations aux postes à responsabilité souffrent de népotisme, de favoritisme, de clientélisme, de copinage au détriment de la compétence, de l’intégrité, de la morale, de la sobriété. Le rejet de ces valeurs cardinales donne du fil à tordre au gouvernement pour donner satisfaction au peuple malien.

Aussi, remarque-t-on le surplace dans la conduite des affaires. Cette situation est essentiellement due à une équipe gouvernementale qui gère le pays sans objectifs clairs et bien définis. C’est ce qui explique la colère des citoyens maliens qui ne voient qu’une gestion d’«IBK sans IBK». Et, ils n’hésitent pas à dire que les revendications qui les ont poussés dans la rue pour exiger du régime d’IBK une autre gouvernance ont été abandonnées au profit de l’enrichissement fulgurant d’une poignée de femmes et d’hommes, tapis dans l’ombre pour faire échec à la volonté populaire d’un changement de paradigme.

Ils sont parvenus à dévier le cours de la transition dans la lutte contre la corruption des dossiers hérités de la mauvaise gestion du président IBK. Alors que l’attente de ce côté était grande au sein de la population malienne, qui sans arrière-pensée, a fait bloc derrière la transition pour empêcher le retour des bandits à col aux affaires. Il nous revient que la lutte contre la corruption est morte de sa belle mort. Et les hommes du changement n’ont leurs yeux que pour pleurer. Ensuite, les nombreuses maladresses du gouvernement dans la gestion des dossiers brûlants de l’heure : intrants agricoles, les exonérations et subventions accordées à des opérateurs économiques peu crédibles. Malgré la gestion désastreuse de ces affaires, les ministres en charge de ces dossiers ne sont pas inquiétés. Ils se la coulent douce dans les rues de Bamako. D’ailleurs, ils s’illustrent par des moqueries à l’encontre du peuple malien par des déclarations creuses sur des médias publics.

Face à cette montée des périls, le Mali a besoin d’un gouvernement digne à la hauteur des attentes pour préserver le climat social et sauver notre pays de l’abîme. Mais à condition de faire appel à des femmes et des hommes pétris de talents, d’expérience et dont la moralité, l’intégrité, l’amour de la patrie ne souffrent d’aucun doute. Au lieu de répondre à la volonté hypocrite des agitateurs d’une certaine classe politique affamée. La formation d’une nouvelle équipe gouvernementale se saurait aussi être dictée par le retour des démocrates criminels, dont une partie s’agite actuellement pour qu’on leur tende la perche.

Le colonel Assimi Goïta, président de la transition, au nom de l’intérêt général, réagit au cri de détresse des Maliens qui croient encore à votre volonté de changement pour le bien-être de vos compatriotes.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grogne sociopolitique :  La transition souffre&#45;t&#45;elle de l’absence de Choguel ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/grogne-sociopolitique-la-transition-souffre-t-elle-de-labsence-de-choguel-3000800.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/grogne-sociopolitique-la-transition-souffre-t-elle-de-labsence-de-choguel-3000800.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 12:21:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«<em>L’on ne reconnaît la valeur des fesses que lorsqu’il y poussent des boutons</em>». Cet adage sied bien à la situation que connaît aujourd’hui la transition dirigée par les militaires.

Après leur prise du pouvoir suite au renversement du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK,) en août 2020, les cinq (05) colonels, avec à sa tête le colonel Assimi Goïta, avaient déclaré être venus parachever le combat mené par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). C’est ainsi qu’une transition avait été installée pour une durée de dix-huit (18) mois avec à sa tête le colonel à la retraite Bah N’Daw, ancien ministre de la Défense du régime défunt et ancien aide de camp de feu le général Moussa Traoré, arrivé aussi au pouvoir à suite d’un coup d’État.

Cependant, la transition dirigée par le vieux colonel à la retraite n’a pu résister longtemps face à la pression des politiques, notamment ceux du M5-RFP qui se sont sentis trahis lors du choix des hommes pour diriger cette transition et aussi à celle des cinq (05) colonels qui ne cherchaient qu’à sauver leur tête après avoir commis ce coup d’État qui est considéré dans la Constitution comme un crime imprescriptible. Ainsi, face à l’évidence, les colonels ont jugé nécessaire de se débarrasser de Bah N’Daw pour s’arroger le plein exercice du pouvoir.

Pour ce faire, ils retournèrent au consensus de départ auquel ils étaient convenus avec le M5-RFP et c’est ce qui a conduit à ce qui fut appelé la rectification de la transition. C’est justement sur la base de cet accord qu’il a été demandé au Mouvement du 5 juin de proposer un nom pour le poste de Premier ministre. C’est ainsi que docteur Choguel Kokalla Maïga fut choisi par ses pairs du M5-RFP pour occuper la primature.

Depuis, la situation qui avait atteint son paroxysme suite à l’effervescence que connaissait la situation sociopolitique, s’était un peu estompé. Pour une raison ou une autre, nous avions quand même connu une certaine accalmie à tous les niveaux. Malgré les pressions extérieures et surtout les sanctions de la Communauté économique des États de Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les Maliens ont tenu à résister. Cette résilience du peuple malien, tant saluée par les plus hautes autorités, a-t-elle été motivée par la stratégie du Dr Choguel qui a consisté à faire vibrer la fibre patriotique des Maliens ? Aller savoir ! Ce que nous nous permettons de penser, c’est que quelque part il y aurait une touche de la part du Dr Maïga, surtout avec sa sortie magistrale à la tribune des Nations unies, sortie qui resterait gravée à jamais dans les annales de l’organisation onusienne.

De même, sur le plan sécurité, certes, il serait peut-être exagéré de penser que l’homme fut à la manœuvre, vu son statut de civil mais en tant que grand stratège, il serait également difficile de penser qu’il n’y ait pas passé par là. La situation actuelle du pays ne nous permet- elle pas de penser cela ? En ce sens que, depuis la mise en repos forcé du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, il y a à peine quatre (04) mois de cela, nous assistons progressivement au réveil des vieux démons des contestations et de protestations. Depuis, nous assistons à une véritable levée de boucliers contre les cinq (05) colonels.

Malgré la levée des sanctions de la CEDEAO, la souffrance du peuple ne connaît pas de répit, au contraire la situation va de mal en pis. La crise que connaît aujourd’hui le pays s’accentue et va crescendo et les colonels au pouvoir ne semblent pas être à mesure d’y apporter des réponses idoines. Rien ne semble aller, depuis le départ à la primature du docteur stratège.

Aujourd’hui, la tension est palpable par tout et les mécontentements se généralisent à tort ou à raison. De plus en plus, des voix s’élèvent pour contester le choix des méthodes et stratégies des colonels au pouvoir. Les soutiens à la transition commencent à s’effriter, toutes choses qui compromettent dangereusement l’issue heureuse de la transition.

Il serait exagéré pour nous de dire que docteur Choguel Kokalla Maïga était la solution mais il serait également injuste de penser qu’il ne fut qu’un simple exécutant. «Même si l’on n’aime pas le lapin, l’on ne peut pas ignorer qu’il ait des longues oreilles», dit-on. L’on peut ne pas aimer Choguel, mais dire qu’il se laisse dépasser par les évènements, ça serait très injuste. Nul ne peut contester que c’est lui qui fut la tête pensante depuis le début de cette rectification de la transition et surtout une forteresse entre les militaires et les politiciens quand bien même qu’il en un. Il fut pour les militaires et pour la transition le dépotoir des colères et des mécontentements des uns et des autres. Il a été critiqué, contesté, bâillonné à tort ou à raison, mais il est resté toujours droit dans ses bottes. Sans répondre à aucune agressivité, l’homme a continué sa marche vers la refondation du Mali.

Aujourd’hui, il est évident que son absence à la Primature se fait sentir douloureusement par les militaires. En ce moment crucial, nul ne peut contester que la transition, pour résister à ces multiples attaques venant de toute part, ait besoin d’un homme comme Choguel Kokalla Maïga. Même si nous ne saurions mettre en doute l’engagement patriotique des cinq colonels et leur volonté sans faille de bâtir un Mali nouveau, il est facile de se rendre compte qu’ils leur manque une lumière, un guide, un stratège et un véritable connaisseur de la scène politique malienne, africaine et même mondiale comme Choguel Kokalla Maïga pour leur permettre de réaliser cet objectif. Avec sa capacité d’écoute et sa longue expérience sur la scène politique malienne, il est clair qu’il a plus à offrir pour sortir cette transition de la tourmente qu’elle est en train de vivre aujourd’hui.

«Certes, un seul homme ne saurait faire tout un pays, mais l’absence d’une peut faire souffrir tout un peuple», dit- on. À cet effet, nous ne pouvons dire que sans Choguel Kokalla Maïga la transition ne survivra pas, mais nous ne pouvons non plus occulter le fait que son absence à la primature à laisser un vide que les cinq (05) colonels peinent à combler.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le mouvement pionnier :  Un potentiel mal exploité</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/le-mouvement-pionnier-un-potentiel-mal-exploite-3000798.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 09:15:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Comment redonner au Mouvement pionnier sa valeur et son lustre d’antan ? Telle est la problématique à laquelle les responsables du mouvement pionnier tentent de trouver une réponse.

Les pionniers ont rendu un vibrant hommage à leurs illustres devanciers. C’était le samedi 19 novembre 2022 à la faveur d’une journée d’hommage organisée à la Maison des jeunes de Bamako. Cette cérémonie sobre mais riche en couleur a enregistré la présence remarquée du président d’honneur, Adama Samassékou; du Directeur de la Maison des jeunes, parrain de la journée; de l’ancien Premier ministre, Zoumana Sako; d’autres présidents d’honneur et de nombreux sympathisants de l’Association qui ont fait le déplacement.

Les différents initiateurs de cette journée ont fait la genèse du Mouvement pionnier, depuis ses origines jusqu’à nos jours. Ils ont également profité de cette occasion pour faire un retour sur certains faits historiques des grands hommes qui ont marqué le Mouvement. Ils ont rappelé que le Mouvement pionnier est né de la volonté du président Modibo Keïta d’impliquer la jeunesse dans la construction du Mali de demain.

Un des intervenants à cet évènement est Boubacar Eros Sissoko, écrivain de son état qui a publié plus de vingt-cinq (25) livres dont le dernier est dédié à son feu père l’inspecteur de jeunesse Birama Sissoko, plus connu sous le nom «Inspecteur sans pitié» pour sa rigueur dans le travail. Dans ce livre, il donne les détails sur le rôle que ce dernier a joué dans l’éducation et la formation des jeunes de l’époque. Pour lui, l’idée de lancer un grand mouvement pour l’éducation civique et citoyenne de la jeunesse serait née à la suite d’une résolution du congrès constitutif de la jeunesse de l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA)  tenue, les 26, 27 et 28 décembre 1959, ayant fait état «de la prochaine naissance des pionniers, Mouvement national de plein air qui regroupera les jeunes de 8 à 18 ans».

Ainsi, la date du 21 avril 1960 marquant la fin du stage de formation des encadreurs pionniers, tenu à Katibougou, est considérée officiellement comme la date de la création du Mouvement national des pionniers, et fêtée comme date anniversaire. Des compétions des pionniers furent alors régulièrement organisées entre les jeunes pionniers des anciens quartiers de Bamako. À la suite de ces compétitions des pionniers, des semaines de la jeunesse ont vu le jour, en 1962 qui deviendront plus tard la Biennale.

Pour Boubacar Eros Sissoko, le Mouvement pionnier est la première initiative en faveur de la jeunesse créée par Modibo Keïta afin qu’il soit le creuset de la formation d’une jeunesse imbue de sa culture et porteuse d’espoir, engagée pour la renaissance et le développement du Mali et de l’Afrique. Elle doit être le continuateur des idéaux de pères fondateurs du Mali indépendant brutalement interrompu, le 19 novembre 1968. Et l’objectif de cette journée, c’est aussi de consigner cette vérité historique dans des livres, d’expliquer à la jeunesse actuelle les circonstances réelles de la naissance du Mouvement pionnier qui a créé la polémique ces derniers temps, ensuite profiter de cette cérémonie pour offrir une distinction à certains des illustres devanciers comme Zoumana Sako, ancien Premier ministre; l’ancien ambassadeur, Oumar Diarra; Daouda Tékété, ancien journaliste et Adama Samassékou, président d’honneur du Mouvement.

Si les différents intervenants n’ont pas manqué de rappeler le rôle important joué par le Mouvement pionnier dans la préservation de nos valeurs, du civisme et du patriotisme qui ont façonné bon nombre de responsables et de leaders maliens depuis les premières heures du Mali, aussi ils n’ont pas manqué de souligner que ce grand mouvement qui fut le Mouvement pionnier qui a fait la fierté des Maliens, peine aujourd’hui à retrouver ses marques d’antan. Cette génération d’hommes et de femmes imbue des valeurs incarnées par le mouvement ne doit pas tomber dans les oubliettes, il faut trouver un moyen de les valoriser et reconnaître leur mérite.

Pour les membres actuels de l’Association des pionniers du Mali, le coup d’État militaire a donné un coup d’arrêt à l’expansion et aux ambitions du Mouvement pionnier lancé par le père spirituel du mouvement, Modibo Keïta. Aujourd’hui, après plusieurs décennies de traversées du désert, certaines personnalités conscientes du rôle joué par les pionniers d’antan dans la construction nationale rendent hommage à la politique de jeunesse impulsée par le président Modibo Keïta. Ces patriotes convaincus ont agi pour la refondation du Mouvement des pionniers, socle de la citoyenneté et du civisme au Mali.

Pour le président d’honneur de l’Association des pionniers, M. Adama Samassékou, «le Mouvement pionnier est une institution qui fait partie du patrimoine national, tous les régimes qui se sont succédé ont exploité le potentiel du Mouvement pionnier, y compris le régime de Moussa Traoré. L’Institution est reconnue comme ayant sa place dans l’éducation des enfants et des jeunes. Selon toujours lui, il y a la nécessité de renforcer l’animation même du Mouvement pionnier. Il s’engage, pour sa part, à organiser des réunions régulières des présidents d’honneur pour réfléchir sur l’évolution du Mouvement pionnier afin de l’adapter aux réalités actuelles».

Il a lancé un appel à tous les présidents d’honneur à se mobiliser autour du bureau fédéral pour créer un espace de réflexion et d’action par rapport à l’avenir du Mouvement qui est reconnu par les populations.

Pour M. Samassékou, il est nécessaire et urgent de faire une relecture des statuts et règlement intérieur, afin de revenir à l’ancienne appellation «Mouvement national des pionniers» même si la dimension associative doit rester pour redonner du sens à ce que nous faisons.

Pour ce cadre du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, l’Association des pionniers doit occuper l’espace qui lui est dû. C’est aux leaders du Mouvement pionnier d’œuvrer pour cela. Selon lui, «le génie créé, le travail parachève» comme pour dire que le président Modibo Keïta a créé, c’est à la relève de poursuivre ou de terminer l’œuvre.

Le parrain de la journée, le Directeur de la Maison des jeunes a situé son intervention dans le sens de la pérennisation de cet espace d’échange. Il souhaite donner les moyens afin de documenter et d’organiser régulièrement un cadre comme celui-là. Le président d’honneur dans son intervention finale a fixé le cap des actions à entreprendre. Il s’agit pour lui d’organiser dans l’urgence un conseil des présidents d’honneur, de perpétuer la mémoire et les valeurs du Mouvement pionnier, d’intégrer le mouvement dans le programme scolaire, rendre compte aux différents ministères représentés à cette journée. Malgré ce tableau peu reluisant, quelques avancées notables ont été enregistrées comme par exemple la généralisation de la montée des couleurs dans les établissements scolaires ou les services, la construction du palais des pionniers pour abriter le siège de l’Association.

B.S]]> </content:encoded>
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<title>Les ONG occidentales au Mali :  Les Institutions de déstabilisation au service de la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/les-ong-occidentales-au-mali-les-institutions-de-destabilisation-au-service-de-la-france-3000795.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 07:40:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Mali est actuellement en guerre de communication et militaire pour sa souveraineté face à la perfide Albion (l’Occident).

Huit (08) ans de présence militaire occidentale et la situation sécuritaire au Mali devient la plus critique et menace l’existence même de notre patrie, le Mali. Grâce au patriotisme et au courage des autorités de la transition, la tendance est en train de se renverser.

La montée en puissance de l’Armée nationale face aux terroristes imaginaires prouve à suffisance que la France est à la base de la déstabilisation du Mali. Toutes les preuves sont là. Leur refus d’évacuer notre pays prouve que l’armée française est une armée d’occupation ainsi que toutes les autres armées occidentales. Après la déclaration irrespectueuse des quinze (15) pays de l’Union européenne (UE), les autorités de la transition doivent rester inflexibles quant à la volonté du peuple malien de libérer totalement sa patrie.

Pour contrôler les activités subversives des Organisation non-gouvernementale (ONG) occidentales, on doit procéder à:

- l’audit de toutes les ONG occidentales opérant au Mali;

- suivi et évaluation des activités des ONG occidentales au Mali;

- les impacts sociaux économiques et environnementaux des ONG occidentales au Mali;

- l’octroi des agréments aux ONG occidentales doit être lié à leur adéquation au programme de développement et économique et social du gouvernement;

- rendre l’octroi des agréments très strict et sélectif car 90% de ces ONG occidentales sont les services de renseignements des pays européens déguisés en ONG. Ces ONG sont des instruments de propagande aux services des pays occidentaux avec malheureusement la complicité de certains de nos concitoyens égarés et apatrides.

Les allégations mensongères et de propagandes insinuant déjà les violations des droits de l’homme des militaires russes au Mali sont fantaisistes et sans fondement.

Toutes ces ONG occidentales mercenaires et leurs complices locaux doivent être questionnées et révoquées.

Que Dieu bénisse le Mali !

<strong>Bakary Coulibaly, Élan Patriotique</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Exploitation des ressources minières :  Le Mali, un État chinois ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exploitation-des-ressources-minieres-le-mali-un-etat-chinois-3000794.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 07:22:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les relations entre la Chine et l’Afrique sont essentiellement économiques et fondées sur le principe du win-win (gagnant-gagnant). Mais depuis quelques temps, le slogan gagnant-gagnant a changé pour être gagnant-perdant.

Depuis l’avènement de la démocratie en Afrique, le continent serait à la remorque de ses vassaux qui l’ont conquis contre argent comptant. Plus de paix en Afrique. Chaque jour amène son lot de désolation. Une nouvelle exploitation des ressources minières du continent est à l’ordre du jour et serait la source de conflits en Afrique. La guerre du partage des ressources minières.

À cet effet, de nouveaux conquérants sont là. Ils ne reculent devant rien pour satisfaire leurs besoins sordides. Et cela sous les yeux des dirigeants africains. Ils ne lèvent pas le petit doigt parce que le pétrole, l’or ce sont les boulevards de la grande corruption. À cause de cette grande corruption de nos élites, l’Afrique est devenue un champ de bataille. Sur cinquante-quatre (54) pays du continent, trente-deux (32) étaient en conflit en 2001.

Connaissez-vous les vraies raisons de ces conflits ? Elles sont d’ordre purement politique. Au nom d’une mauvaise gouvernance, pour mauvaise gestion des ressources minières, les Africains sont en guerre. Si en 1884, il eut le partage de l’Afrique à Berlin, aujourd’hui il est question d’un dépouillement du continent.

<strong>Comment en est-on arrivé là ?</strong>

Le Mali démocratique a ouvert ses portes à n’importe qui, et n’importe qui vient faire n’importe quoi dans le pays de Soundiata Keïta sans craindre. C’est le cas des Chinois au Mali. Ils seraient sur le point de faire du Mali, un pays qu’ils ont conquis. Les faits et les actes sont parlants. L’environnement de certaines localités du pays a été complètement dégradé par les Chinois.

Dans le cercle de Kita, le bois d’ébène a été complètement décimé malgré le cri de cœur de la population. À Kéniéba, l’eau du fleuve, la Falémé, a été polluée (recherche de l’or). Les hippopotames ont fui en direction du Sénégal. À Naréna, dans le cercle de Kangaba, les Chinois sont à couteaux tirés avec la population pour des recherches minières (or). À Bamako, ils ont mis en faillite plusieurs commerçants. Les Chinois exportent des matériels manufacturés qui inondent le marché malien. On les retrouve dans tous les secteurs clés du commerce au Mali. Combien rapporte au fisc malien le commerce des Chinois ?

C’est à partir de 1992 que les Chinois sont arrivés en grand nombre au Mali par le biais de construction d’infrastructures. Ces «ouvriers» étaient en fait des prisonniers qui devraient travailler pour s’acquitter. Ils avaient leur entreprise appelée COVEC. Plusieurs infrastructures au Mali sont à leur actif. Ils étaient nombreux à purger leur peine à Bamako. Quand ils finissaient leur journée de travail, ils étaient gardés par des compatriotes, ils regagnaient des villas louées à Korofina-Nord par l’ambassade de Chine, sans contact avec la population.

À partir de 2000, de nouvelles arrivées de Chinois s’ajoutent aux coopérants chinois, aux prisonniers-ouvriers que Pékin avait déjà déployés au Mali. Ils seront nombreux à ouvrir des bars, des restaurants, une fois à Bamako. Les Chinois exportent des machines, électronique, nouvelles technologies. Du coup, ils ont envahi le secteur commercial, sans aucune contrainte des plus hautes autorités. Ils sont sur des sites miniers à la recherche de l’or avec menace contre les villageois qui s’opposent à eux. Kabako ! Alors que l’ambassade de Chine au Mali refuse de délivrer aux commerçants maliens des visas d’entrée en Chine.

Il est temps pour le gouvernement malien de tirer au clair cette situation et le comportement ambigu des Chinois au Mali. Quand l’entreprise chinoise COVEC a abusivement licencié les ouvriers maliens, elle a été soutenue et défendue par le gouvernement du Mali auprès du tribunal du travail. COVEC, connaissant les points faibles des dirigeants maliens, a exercé tout son pouvoir sur les ouvriers.

C’est Deng Xiaoping qui a lancé en 1996 sa politique dite «réforme et ouverture» en direction de l’Afrique. Il dira aux Chinois Zou Chuqu, «Sortez du pays !». C’est alors que la Chine projette vers l’Afrique le trop- plein et de sa population et de ses nouvelles capacités de production industrielle, en échange des matières premières africaines, en particulier l’or et le pétrole. La Chine était le 83<sup>ème</sup> partenaire commercial de l’Afrique, en 1996, elle dépasse la Grande- Bretagne, en 2005, la France en 2006 et les États-Unis en 2009 pour se hisser au premier rang, devant les pays de l’Union européenne (UE) que l’on considère comme un bloc et non pas un pays.

En 2020, le nombre des Chinois en Afrique était très élevé, parmi lesquels désormais aussi beaucoup de personnes sans attaches, chercheurs de fortune en dehors de l’empire du Milieu. Il est estimé à plus de deux millions. Comment la Chine a-t-elle réussi à faire de l’Afrique son «deuxième continent»? En investissant, d’abord, dans des pays riches en ressources pétrolières et minières, comme le Nigeria, l’Angola et la Zambie.

En exportant ensuite son modèle des zones économiques spéciales, par exemple en Ethiopie et en Sierra Leone. En se dotant, enfin d’un dispositif bancaire capable de border son implantation en Afrique, à travers la China Developpement Bank, dont une branche, le China-Africa Developpement Fund créé en 2007, prendre des participations dans des sociétés africaines (cas au Mali de la société lithium de Bougouni); et l’Exim Bank, Banque du commerce extérieur chinois, habilitée à consentir des prêts à des conditions préférentielles. L’action des banques est coordonnée, en 2018, par la création d’une agence bilatérale de développement, habillage permettant de masquer le fait que les financements directs de la Chine sont de l’aide «liée»: l’argent de Pékin sert à la réalisation de contrats réservés à des entreprises chinoises, souvent sous forme de projets clés en main, sans mise en concurrence.

Aujourd’hui, quelque dix mille entreprises chinoises sont implantées en Afrique et elles concourent à environ 12% de la production industrielle du continent. Cela leur permet de contourner les droits de douane vers l’Union européenne. Les relations interétatiques entre l’Afrique et l’Asie dépendent des réseaux commerciaux et des diasporas asiatiques. Elles sont transformées par la montée en puissance de ces pays émergents représentant un tiers de l’humanité et ayant des besoins considérables en matières premières. Vigilance s’impose !

<strong>Amy SANOGO</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Agitation socio&#45;politico religieuse :  Des insatisfaits, vendeurs d’illusions et les démocrates voleurs à la manœuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/agitation-socio-politico-religieuse-des-insatisfaits-vendeurs-dillusions-et-les-democrates-voleurs-a-la-manoeuvre-3000797.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 07:18:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À l’absence d’un Premier ministre de poigne, les peureux sortent de leurs trous de rat. Ils chantent, ils dansent, ils crient et gambadent. Dans cette atmosphère d’ivresse, ils tirent à boulets rouges sur tout ce qui bouge, y compris les intérêts vitaux de leur propre pays. Et pour se faire entendre, ils se sont faits attacher les services des spécialistes aux analyses biscornues et biaisées pour détourner et démoraliser le peuple malien de son vrai combat de reconquête de sa souveraineté nationale, mise sous tutelle étrangère, depuis le 8 juin 1992, par les pseudo-démocrates.</strong>

Dans leur haine viscérale contre les autorités de la transition, des insatisfaits, contestateurs éternels, vendeurs d’illusions et les démocrates voleurs en perte de vitesse affûtent leurs armes. Ils multiplient déclarations, publications de communiqués de presse, rencontres et visites pour se mettre en ordre de bataille, afin de se refaire une santé politique sur les points faibles de la transition.

Pour arriver à leurs fins diaboliques et personnelles, ils font recours aux micros de certaines radios, des plateaux de télévision pour happer une population indécise. Malheureusement, ces médias, contrairement à leur mission d’information, d’éducation et de formation, propagent la haine, accentuent la division entre les Maliens pour servir les intérêts d’une minorité oligarchico-clanico religieuse, en intelligence avec les ennemis du Mali.

L’agitation socio-politico religieuse à laquelle nous assistons ces dernières semaines est due en grande majorité au mauvais choix des hommes, appelés à donner une réponse concrète aux aspirations profondes d’un peuple trahi par des hommes politiques qui se sont servis au nom de la démocratie importée. Hormis les militaires au sein du gouvernement qui ont vite compris les enjeux de la menace qui plane sur l’existence même du Mali en tant qu’État, on note la déception chez les ministres civils. On ne sent aucune volonté politique de leur part à faire bouger les choses dans leur département. Les plus en vue dans ce gaspillage des fonds publics se nomment les ministères de l’Industrie et du Commerce, du Développement rural. Le premier, malgré les subventions et exonérations accordées à des opérateurs économiques pour acheminer des produits en grande quantité sur le sol malien, peine à maîtriser les prix des produits de grande consommation.

Conséquences: flambée des prix. Et le pire est que ceux qui ont failli à fournir le marché malien des produits de première nécessité ne sont pas inquiétés d’une éventuelle sanction. Quant au second, il a privé les paysans maliens d’intrants agricoles en attribuant le marché à des gens qui n’avaient aucune connaissance du monde rural et ne savaient même pas où trouver les engrains sur le marché mondial. En plus de cela, l’augmentation des budgets de la présidence, du Conseil national de transition (CNT) fait grincer les dents.

Ces défaillances dans la gestion gouvernementale donnent de la voix à tous ceux qui avaient décidé d’arranger leur langue, armes et bagages dans leurs trous de rat jusqu’à la fin de la transition. Ils chantent, dansent, crient et gambadent comme si la victoire est déjà de leur côté. Ils espèrent profiter de la grogne sociale en ébullition avec une série de grèves lancée par certains syndicats pour rebondir sur la scène politique.

On le sait, les démocrates voleurs sont spécialistes dans la récupération des mouvements sociaux dans le but de contraindre les régimes en place de satisfaire leurs désidérata pour accéder aux hautes fonctions de l’État (ministres, directeurs, ambassadeurs, chefs de projet et programme de développement…).

Et depuis la publication de l’avant-projet de la Constitution, des formations politiques pondent des communiqués pour se faire entendre. Dans leurs déclarations, elles demandent au gouvernement d’abandonner cet avant-projet, une manière de justifier leur présence sur la place publique. Alor qu’elles reconnaissent que la Constitution de 1992 a besoin d’un toilettage. On comprend leur inquiétude. L’avant- projet de Constitution ne protège plus les démocrates voleurs et leurs relais qui s’agitent dans d’autres espaces d’expression publique et avec lesquels ils veulent former une coalition pour créer le désordre dans notre pays pour uniquement préserver leurs intérêts personnels et nauséabonds.

Il n’est un secret pour personne que la Constitution de février 1992 était de la poudre aux yeux. Elle a servi à une bande de prédateurs de piller le Trésor public dans l’impunité la plus totale. Leur crainte, c’est la fin de l’impunité que leur accordait la Constitution de 1992, calquée sur celle de leurs mentors français pour bien se mettre à l’abri de la justice, malgré leurs crimes odieux contre le peuple malien. Toute cette agitation socio-politico-religieuse des insatisfaits, des vendeurs d’illusions et les démocrates voleurs est provoquée pour détourner et démoraliser le peuple malien du noble combat qu’il mène contre leurs maîtres à penser, c’est-à-dire les ennemis extérieurs de notre pays sans lesquels leur existence ne sert à rien.

Il est temps qu’ils intègrent les rangs de la lutte héroïque pour sauver notre pays, menacé de disparition. Au lieu de mener un combat perdu d’avance et dont l’objectif n’est autre chose que de mettre notre sous tutelle étrangère.

<strong>Yoro SOW</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lettre ouverte au Président de la Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-au-president-de-la-transition-2-2999827.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Nov 2022 08:00:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Mon Président, attention à l’eau dormante. Elle peut-être infestée de crocodile. Considérez les passions collectives qui se cristallisent autour du mot changement. Depuis plus d’un an, notre pays vit dans la peur. Partout grèves et manifestations se succèdent; des alertes à la bombe, des attaques à mains armées en plein midi, tout ceci nous dit que l’insécurité a atteint son paroxysme, à des proportions telles que nous sommes décidés à venir vous mettre fermement et définitivement en garde, vous et votre armée. Beaucoup de soldats et de civils ont perdu la vie dans cette guerre. Votre peuple n’a plus peur.

Mon Président, que vous montriez que vous êtes effectivement sensible aux problèmes du peuple. Les assisses nationales ont été l’occasion de faire le point des activités à entreprendre par le gouvernement. Rien de tout cela. Les assisses nationales avaient demandé le remembrement du CNT et la réduction des membres du gouvernement. Ensuite mener une lutte implacable contre la corruption et la délinquance financière. Nous voulons un changement de système de gouvernance.

Un changement dans la pratique et le comportement des hommes et des femmes pour le Mali Koura. Pour réussir un changement de comportement dans le domaine de la corruption et de la délinquance financière, il faut agir à la fois sur l’individu et sur son environnement social. Pour cela, il faut que les membres de la transition et les responsables administratifs fassent montre de droiture, d’intégrité et de rigueur dans la gestion de la chose publique. Votre comportement et celui de vos forces armées exemplaires feront certainement plus de «convertis». Si la loi frappait dans toute sa rigueur les fautifs quel que soit leur rang social ou leur coloration politique ou encore leur affinité parentale, cela dissuaderait certainement plus d’un de leur emboiter le pas. Monsieur le Président, les Maliens aspirent au changement à travers la justice. Chut ! Les procès sont monnayés sous paiement de caution pour une liberté provisoire. Allons-nous continuer à subir les affres de la justice sur les détournements de fonds publics se terminer en queue de poisson? Alors que certains vrais coupables ont pris la fuite ou sont nommés dans votre cabinet comme conseillers spéciaux ou encore nommés membres du Conseil national de la transition (CNT) ? Quel désespoir !

Monsieur le Président, les Maliens sont fatigués de la mal-vie. Avec votre arrivée au pouvoir, les Maliens ont cru et espérer voir des jours meilleurs. Mais hélas ! Comble de désespoir. Je vous prie, Monsieur le Président de placer les intérêts de votre peuple en dessus des vôtres et de ceux de votre armée. Votre économie se dégrade vertigineusement. Votre méthode actuelle de gouverner est condamnable. Cela ne peut continuer ainsi et si vous n’engagez pas rapidement le pays dans la voie de la démocratisation, les bailleurs de fonds vont être obligés de vous couper tout crédit. Quant au peuple, il vous demandera de rendre votre démission. D’ici là redressez la rectification pendant qu’il est encore temps. Le Mali va de mal en pire. Nous vivons, une misère indicible. Tout est à l’eau.

<strong>Niagnouma dit Issa COULIBALY, Moniteur d’Agriculture à la retraite</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La restauration : Un frein à la bonne marche de la transition</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Nov 2022 07:22:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La cote de popularité de la transition se réduit comme peau de chagrin. La cause: la restauration. On assiste au retour en force des dignitaires des anciens régimes aux affaires. Le retour de ces hommes, responsables de tous les maux dont souffre le peuple malien depuis plus de trois décennies, met dos-à-dos la transition les femmes et les hommes qui prônent le changement depuis la chute d’Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), le 20 août 2020.</strong>
Il n’est jamais trop tard pour bien faire, dit-on. L’après Bah N’Daw a été appelé rectification de la transition. Malheureusement, elle a donné naissance à la restauration. Au lieu de donner une nouvelle orientation à la gestion de la transition pour matérialiser le souhait ardent de changement du peuple malien, on assiste, malheureusement, avec les lames aux yeux, au retour des cadres des régimes déchus aux affaires. Et avec des décisions impopulaires qu’ils espèrent imposer aux Maliens pour mettre un frein au changement.
Ils sont maintenant dans les rouages de l’administration. Les hommes de la restauration ont réoccupé leur place partout où ils avaient été chassés au nom du changement au début de la transition. Ils considèrent ce retour inespéré comme une revanche sur les hommes du changement. Profitant de cette réhabilitation, les anciens dignitaires ont pris la transition en otage et bloqué toute évolution vers un véritable changement sans lequel le Mali ne retrouvera jamais sa stabilité légendaire.
La nouvelle collaboration entre les militaires et les nouveaux venus est en train de faire sortir de leur gong les soutiens de la transition. Ils tirent tous à boulets rouges sur la gestion de la collaboration. Il y a deux (02) semaines, Adama Diarra dit Ben le Cerveau, porte-parole du mouvement Yèrèwolo Débout sur les Remparts, donnait le ton de ce que nous avons appelé l’inévitable clash entre la transition et ses soutiens. Il a surpris tout le monde avec des déclarations qui dénonçaient les travers de la transition. Elles ont fait l’effet d’un tremblement de terre au sein de l’opinion nationale. La semaine dernière, c’était au tour de Abdel Kader MaMaïga, un leader de Mouvement du 5 juin et rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). Lui aussi n’est pas parti avec le dos de la cuillère. Il déplore l’accentuation de l’insécurité dans le pays et la mauvaise gouvernance.
Comment ces deux hommes ont-ils changé de langage en moins d’une année ? La réponse est simple. La restauration a pris le pas sur le changement. On comprend alors leur colère, déception et amertume. Ils se disent que leur effort est tombé à l’eau avec le retour aux affaires des femmes et hommes qui ont travaillé pour leur propre épanouissement depuis l’instauration de la démocratie imposée aux Africains à la Baule, en France, en 1990.

<strong>Comment en est-on arrivé là ?</strong>
Depuis un certain temps, les autorités de la transition ont tourné dos aux revendications légitimes du peuple malien, à savoir le changement. Ils ont donné leurs mains aux caciques des anciens barons corrompus pour une nouvelle gestion du pays en mettant sur le quai les acteurs du changement. Ce revirement choque aujourd’hui l’opinion nationale qui espérait qu’avec cette transition, le Mali allait voir le bout du tunnel. Ce retour se voit à travers les nominations dans les commissions mises en place et dans d’autres structures étatiques. Ils sont dans les bagages des ministres pour des missions à l’extérieur.

À la COP 27 en Égypte, beaucoup d’anciens ministres et cadres dont les profils n’ont rien à voir avec l’environnement étaient dans la délégation ministérielle. D’autres sont nommés conseillers spéciaux des présidents de certaines institutions. Le cas frappant est le Conseil national de transition (CNT). Il sert de refuge aujourd’hui à des gens qui doivent répondre devant la justice et des anciens délinquants financiers. Quelle moralité?
Face à la montée de la grogne sociale, la transition doit rectifier la rectification pour satisfaire le désir de changement du peuple malien. Avant qu’il ne soit trop tard.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cherté de la vie: une commission crée contre la cherté de la vie dirigée par le Premier ministre par intérim</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/cherte-de-la-vie-une-commission-cree-contre-la-cherte-de-la-vie-dirigee-par-le-premier-ministre-par-interim-2999829.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Nov 2022 04:55:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[S’il est un malaise qui dérange aujourd’hui c’est la mauvaise conduite de l’État. Il y a un ministère du Commerce et de l’Industrie, une Direction nationale du Commerce, de la consommation et de la Concurrence (DNCC) une Commission de contrôle de prix, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), toutes ces structures pour une même cause. Elles ont toutes été défaillantes.

Pourquoi créer une commission de haut niveau piloté par le Premier ministre par intérim financée par l’État ? Cette commission de haut niveau sur la cherté de la vie sent le soufre. Déjà le ministre du Commerce et de l’Industrie s’est montré incompétent à gérer son département pourquoi le maintenir ?

<strong>Langues nationales: le Franc-bambara (français bambara), parlé au Mali</strong>

L’Avant-projet de loi sur la nouvelle Constitution a ouvert le débat sur les langues nationales. Selon plusieurs Maliens, il y a lieu d’officialiser une des langues nationales du Mali. Mais hélas ! Rares sont les intellectuels maliens qui peuvent s’exprimer correctement en bambara sans aucun emprunt du français. À titre d’exemple: «Mali ye République layiki de ye, donc bar tissé ka interdit», (propos de la présidente de la CAFO).

C’est pas pour rien que les Maliens qualifient les traditionnels discours à l’occasion d’évènements solennels comme la fête de l’indépendance, la fête du nouvel an, la fête de l’armée, du Président de la République d’adresse à la nation, parce qu’il est véhiculé en langue française, accessible à peine à un Malien sur cinq.Le comble, c’est à l’Assemblée Nationale, où les députés ont recourt à des interprètes pour faire la traduction simultanée du bamanankan, la langue parlée par une grande majorité de Maliens, au français, la langue parlée par une infime minorité.

<strong>COP 27, sommet de l’environnement en Égypte: une forte délégation malienne</strong>

L’environnement au Mali a disparu pour faire place à la pollution. Cependant, les ministres de l’Environnement ne tarissaient pas d’idées pour se faire fortune. Les ministres qui ont géré ce département avaient chacun sa petite idée (son GIE Groupement d’intérêt économique) de ramassage des ordures. C’est pourquoi à l’arrivée d’un nouveau ministre on voyait à la télévision nationale la remise de brouettes, de matériels de ramassage d’ordures. La forte délégation qui a séjourné en Égypte à la Conférence de Charm el-Cheikh de 2022 sur les changements climatiques (COP 27) était composée d’anciens ministres. Gaspillage des fonds publics serait le nouveau système de gouvernance de la transition militaire.

<strong>Pourquoi les coups d’État sont si nombreux en Afrique ?</strong>

Les coups d’État sont les conséquences de la mauvaise gouvernance en Afrique. Entre 1958 et 2022, il y a eu quatre-vingt-cinq (85) coups d’État en Afrique. En moyenne un ou deux tous les dix (10). La distinction entre putsch, prise de pouvoir par un militaire et coup d’État qui peut aussi être le fait d’un civil soutenu par l’armée. Ou encore le soulèvement d’un peuple contre un pouvoir, achevé par l’armée s’explique parfois par la gestion calamiteuse des dirigeants africains.

L’armée est une structure qui assure la défense et la sécurité sur tout le territoire. À cet effet, elle ne peut conserver le pouvoir pendant longtemps avec la démocratie en marche en Afrique. Pendant ses soixante-deux (62) ans d’indépendance notre pays a connu cinq (05) putschs (1968, 1991, 2012, 2020 et 2021 la rectification). À quand celui du redressement ?

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Brouilles entre le Mali la France : Va&#45;t&#45;on vers une suspension de l’envoi des flux financiers des immigrés en France vers le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/brouilles-entre-le-mali-la-france-va-t-on-vers-une-suspension-de-lenvoi-des-flux-financiers-des-immigres-en-france-vers-le-mali-2999826.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Nov 2022 04:44:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après l’annonce tonitruante de la fin de la force d’occupation Barkane au sahel, visiblement on comprend que les dirigeants français ont du mal à digérer l’humiliation subit au Mali. Non contentes de n’avoir plus de marge de manœuvre, les autorités françaises veulent à tout prix créer la subversion ou même une instrumentalisation au Mali.

Les tentatives de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de l’ethnie peulh qui se sont soldées par un échec, les autorités françaises sont en train de passer à une autre étape de leur plan machiavélique celui d’actionner l’arme économique et monétaire depuis la France comme moyen de pression contre le régime militaire du Mali. La diaspora d’origine malienne installée en France est la première visée à travers la manne financière qu’elle envoie chaque année au Mali.

Quelles sont les motivations de cette décision ? Qu’est-ce qui se cache derrière cette décision encore une fois unilatérale. Pourquoi les autorités françaises au lieu de jouer à l’apaisement passent plutôt par les intimidations et autres menaces. L’environnement actuel n’est pas du tout favorable à de telles décisions impopulaires qui auraient plus de conséquences sur la population que sur le pouvoir en place.

Si les plus avertis, ou les fins observateurs ont compris que ce n’était plus surprenant que les autorités françaises utilisa la diaspora pour mettre la pression sur le pouvoir malien, mais c’était juste quand est-ce que la mesure allait être mise en vigueur ?

Si gouverner c’est prévoir, quelle doit être la posture des autorités de deux (02) pays en des pareilles circonstances ?

C’est du moins le constat qui ressort d’un communiqué rendu public le 18 novembre 2022 par la coordination des élus français d’origine Malienne Maison des Associations de Montreuil.

Le communiqué rendu publique à cet effet fait état de leur vive préoccupation

La suspension de l’Aide Publique au Développement de la France en direction du Mali rend urgent le dialogue afin de revenir sur une décision injuste.

La suspension des financements de l’Aide Publique au Développement (APD) en direction du Mali, y compris de ceux qui transitent par des organisations humanitaires, est une décision qui scandalise à juste titre le monde associatif en France et au Mali. Cette décision des autorités françaises est d’autant plus inacceptable qu’elle participe à la dégradation de la situation sur place et des relations entre nos deux pays. Elle lie, de fait, les organisations concernées à la politique étrangère de la France, ce qui aura des conséquences préjudiciables pour elles, au Mali et ailleurs.

Cette suspension intervient dans un contexte dans lequel 7,5 millions de personnes au Mali ont besoin d’aide humanitaire, soit plus de 35 % de la population malienne. Cela d’autant plus après 9 ans d’intervention des forces étrangères et françaises avec d’importantes pertes de vies humaines, civiles et militaires. Elle constituerait un nouveau couperet, après les sanctions de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) dont les principales victimes ont été les populations.

Au-delà de la situation interne au Mali, l’accélération de la crise économique et énergétique mondiale et les conséquences de la guerre en Ukraine devraient au contraire nous amener à la responsabilité, au dialogue et au renforcement de coopérations vectrices de paix et de développement partagé.

La Coordination des élus Français d’origine malienne (CEFOM), depuis des années, ne cesse à travers des initiatives, en France et au Mali, d’interpeller sur la nécessité de prioriser le développement social et économique. Notre action n’a qu’une priorité : le dialogue, la culture de la paix et la prise en compte des aspirations profondes des peuples maliens et français.

La CEFOM demande aux autorités françaises d’emprunter cette démarche de raison plutôt que d’appliquer une politique de coups de menton néfaste pour tous.

Aux côtés des collectivités territoriales engagées dans la coopération, de la société civile et de la Coordination SUD, la coordination se tient à la disposition des autorités françaises et maliennes pour renouer à ce dialogue nécessaire, dont la première condition est le retour de l’Aide Publique au Développement, mis en œuvre par les organisations de la société civile afin de respecter l’autonomie de ces dernières par rapport aux politiques étrangères de la France.

<strong>B.S</strong>

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<title>FOCUS : Port de casque au Mali: le projet date de 1973</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/focus-port-de-casque-au-mali-le-projet-date-de-1973-2998783.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Nov 2022 10:08:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Jusqu’ici aucun gouvernement n’a réussi à relever le défi du port de casque. Ce que le bouillant directeur de la Sécurité intérieure, Tiécoro Bagayogo, n’a pas pu mettre à exécution en 1973, ne saurait être possible sous une transition. Tiécoro était le tout puissant du Comité militaire de libération nationale (CMLN) et plein pouvoir. Le président Amadou Toumani Touré (ATT) était l’idole des Maliens, il n’a pu mettre en exécution le port de casque. IBK, malgré son intransigeance, la rue a rejeté son projet. Quant à la transition, elle sera bien servie à partir du 1er janvier 2023.

<strong>Flamme de la paix en 1996: 3000 armes brûlées</strong>
Le régime ADEMA a brûlé 3 000 armes de notre armée nationale. Le président la République, lors de la cérémonie de la Flamme de la paix, en 1996, à Tombouctou, a pris sur lui la responsabilité historique de jeter dans les flammes 3 000 armes payées par le pauvre contribuable malien pour assurer la défense du territoire. En sa qualité d’archéologue, il aurait pu garder ses armes dans le Musée de l’armée. Par cet acte peu recommandable, il a largement contribué à la désagrégation du tissu militaire.

Affaiblissement du Mali face à des hordes: dans quel pays sommes-nous ?
Entre la mollesse de l’État, la décrépitude de la hiérarchie militaire dirigée par le colonel Assimi Goïta et la hardiesse des rebelles, se joue le destin du Mali en tant qu’État et nation. Aujourd’hui, plus que jamais «D’accords» en «protocoles d’entente», «de médiation en négociation», la création d’un ministère de la Réconciliation, un seul constat s’impose: l’effritement, l’affaiblissement du Mali face à des hordes plus que jamais décidée à s’octroyer, à la serpette, un pays et une reconnaissance internationale. L’heure est grave. Les bonnes consciences et tous les patriotes ont fini de dire que l’accord de paix d’Alger est inapplicable et menace les fondements de notre pays.

Le nombre de victimes du fait des conflits armés est très élevé de nos jours. Avec deux millions de déplacés internes et trois millions de réfugiés assistés par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), notre pays va de mal en pire. On peut distinguer les guerres civiles et les insurrections, les conflits armés et la violence criminelle, les conflits intra-armés et le terrorisme. Actuellement, les terroristes brûlent les villages, les champs, volent le bétail, saccagent les édifices.

Lutte contre la corruption: la mauvaise foi des dirigeants de la transition
De 1992 à nos jours, trois (03) présidents élus de façon démocratique ont dirigé le Mali. Tous les trois ont laissé des taches noires sur le drapeau du Mali. Le régime Adema a donné naissance à des fonctionnaires milliardaires, celui du consensus du général Amadou Toumani Touré (ATT) a transformé notre pays à partir de ces nombreux gouvernements en un État-marmite. Servez-vous dans la caisse, peu à peu, la corruption va passer de la tête jusqu’au bas de la société.

Sous Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), c’était une monarchie. Le Mali était sous sa coupe réglée. La délinquance financière aura été le mode de gouvernance. 2014, année de la lutte contre la corruption, le Bureau du Vérificateur général a décelé un manque à gagner de 153 milliards de F CFA. Ceux qui dirigent la transition sont les dignes fils des trois pouvoirs successifs (1992 à 2020).]]> </content:encoded>
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<title>Le forum sur la coopération Chine&#45;Mali : Un nouvel instrument pour la construction d’une communauté de  destin Chine&#45;Mali dans la nouvelle ère</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/le-forum-sur-la-cooperation-chine-mali-un-nouvel-instrument-pour-la-construction-dune-communaute-de-destin-chine-mali-dans-la-nouvelle-ere-2998779.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Nov 2022 10:05:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mardi 25 octobre 2022, la coopération Sino-malienne s’est enrichie d’un nouvel instrument qui contribuera sans nul doute à renforcer davantage ladite coopération existant entre les deux pays, depuis si longtemps. Tel un Think-Tank, cet instrument participera aussi à maintenir la fructueuse, dynamique, sincère et pragmatique coopération à son plus haut niveau dans la nouvelle ère.</strong>

Placé sous le thème: «<strong>Construisons ensemble une Communauté de Destin Chine-Mali dans la nouvelle ère</strong>», la première édition du Forum sur la Coopération Chine-Mali s’est tenue à Bamako les 25 et 26 octobre 2022, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), un joyau de la coopération Chine-Mali.<strong> </strong>Ce Forum qui a été organisé par l’Association Club des Amis de la Chine au Mali avait pour hôte l’Ambassade de la République Populaire de Chine au Mali. Cet évènement, premier du genre dans le contexte actuel s’inscrivait dans le cadre des activités marquant la célébration du 62<sup>ème</sup> anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la République Populaire de Chine et la République du Mali.

Se tenant trois (03) jours après la clôture du 20<sup>ème</sup> Congrès National du Parti Communiste Chinois (16-22 octobre 2022), le Forum a pris en compte le rapport présenté par le Secrétaire Général Xi Jinping et les Résolutions importantes dudit Congrès. Les thèmes débattus dans quatre (04) panels ont réunis en présentiel et en vidéo Conférence l’Ambassadeur du Mali en Chine, celui de la Chine au Mali, des Universitaires, des experts du monde de l’économie, du commerce, de l’éducation, de la culture, des responsables politiques, Maliens et Chinois. Les participants ont entendu la présentation du 20<sup>ème</sup> Congrès National du Parti communiste chinois (PCC) faite par S.E.M. Chen Zhihong, l’Ambassadeur de Chine au Mali. Ils ont examiné les opportunités que le Mali pourrait bénéficier de cet important Congrès. Les bénéfices à en tirer sont immenses dans la mesure où «<strong>la Chine ouvrira plus largement sa porte au reste du</strong> <strong>monde</strong>».

Les miracles d’une croissance économique rapide et d’une «<strong>stabilité sociale à long terme</strong>» que la Chine a créés en quelques années de réforme  et d’ouverture constituent des sources d’inspiration pour le Mali. L’immense marché chinois offre d’immenses opportunités.  La Chine s’engage à «<strong>travailler avec tous les pays et toutes les parties pour partager les opportunités de son immense marché</strong>». L’ouverture de la Chine en termes de règles, de règlements, de gestion et de normes, afin d’encourager les investissements étrangers est aussi une occasion pour le Mali.

Pendant deux (02) jours les participants au Forum ont échangé sur la Construction d’une communauté de destin Chine-Mali dans la nouvelle ère dans tous les domaines de coopération: l’économie, le commerce, l’éducation, les technologies, la culture, l’humanitaire et la santé. Les deux (02) pays ont en partage des expériences historiques similaires, des luttes communes et des tâches de développement communes. Les relations Sino-maliennes sont un modèle d’amitié sincère et pragmatique, propice à l'évolution d'une coopération stratégique globale.

Dans les domaines de l’éducation et de la culture la coopération Sino-malienne s’inscrit en droite ligne de l’adage Chinois selon lequel: «I<strong>l est appréciable de donner du poisson à un ami, mais il est préférable de lui apprendre à pêcher</strong>».

Depuis 1965, plus de 2 000 Maliens ont été formés en Chine grâce aux bourses du Gouvernement Chinois. Le lieu où s’est tenu le Forum (le CICB), la Cité universitaire de Kabala (la plus grande infrastructure universitaire réalisée par la Chine en Afrique de l’Ouest), demeurent des symboles forts de cette fructueuse coopération.

Dans le domaine de la santé, l’hôpital du Mali joue un important rôle dans le système de santé au Mali. Face à la COVI-19 la Chine a fourni au Mali, l’aide vaccinale la plus importante par les canaux bilatéraux et multilatéraux représentant plus de 50% de nombre total des vaccins reçus par ce pays.

Dans le domaine des infrastructures, la Chine est l’acteur principal de toutes les réalisations d’infrastructures routières, aéroportuaires, d’édifices publics, culturels, sportifs et sanitaires. Dans le cadre du Forum sur la Coopération Sino-africaine, de l’«<strong>Initiative la Ceinture et la Route</strong>», les deux (02) pays travaillent main dans la main pour permettre au Mali d’engranger le maximum de résultats dans les neuf (09) programmes proposés par le Président Xi Jinping lors de la Huitième Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCA, tenue à Dakar, Sénégal, en novembre 2021.

Les témoignages de diverses hautes personnalités du Mali sur la coopération Sino-malienne sont éloquents. Lors de la dernière interview qu’il a accordée à la Télévision Nationale du Mali, l’ancien Président Amadou Toumani Touré (ATT) a répondu à une question sur la coopération Chine-Mali  en ces termes: «<strong>Tout ce que je demandais aux autorités Chinoises, elles me l’accordaient. Finalement j’avais honte de demander. Je ne demandais plus rien</strong>».

Sans la coopération Chine-Mali quel serait le visage de la ville de Bamako aujourd’hui ? Certainement, celui d’un gros village comme l’a écrit dans son reportage, un journaliste Français accompagnant le Président de son pays en visite au Mali il y a quelques années de cela. Sans la coopération Chine-Mali que serait le Mali d’aujourd’hui ? Certainement pas le pays respecté qu’il est sur la scène internationale.

La Chine d’aujourd'hui est un modèle de stabilité politique, sociale et économique grâce à cinq (05) générations de leadership exemplaire qui ont mis en avant le peuple, le patriotisme et l'unité du pays multiethnique, des composantes majeures du développement de tout pays. Comment la Chine a-t-elle fait pour arriver à ce niveau en un si laps de temps et entamer sa marche vers sa modernisation? Comment la Chine a-t-elle réussie à réaliser ce que des pays dits puissances mondiales ont mis des siècles à réaliser, généralement suite à la domination, à l’exploitation d’autres peuples?

En tentant de répondre à ces questions, il convient de noter que le partenariat avec la Chine dans les stratégies de développement n’est pas pour le Mali une option mais une nécessité dans la mesure où la philosophie du développement de la Chine repose sur un développement partagé.

Le Forum aura convaincu que la Communauté de destin sino-malienne dans la nouvelle ère est à l’avant-garde de la communauté de destin Sino-africaine dans la nouvelle ère. Tel un Think-tank sa pérennisation serait d’un apport appréciable à la coopération Chine-Mali dans la nouvelle ère. Les deux (02) parties devraient constamment garder à l’esprit l’engagement initial, celui des héros des luttes d’indépendance et de la fondation des deux (02) Nations, Chairman Mao Zedong et Modibo Kéita./.

<strong>Prof. Yoro DIALLO, Chercheur Principal /Directeur Exécutif du Centre d’Etudes Francophones-Directeur du Musée Africain, Institute of African Studies, Zhejiang Normal University, CHINA</strong>

<strong>Email: inadial@yahoo.com</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le mouvement pionnier du Mali, socle de citoyenneté et de civisme : Le 19 novembre 2022, les Pionniers du Mali rendent hommage à leurs mentors à la Maison des Jeunes de Bamako.</title>
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<pubDate>Mon, 14 Nov 2022 09:53:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[PIONNIER AUJOURD’HUI !
PIONNIER TOUJOURS !
La première loi des Pionniers dit ceci: «Le pionnier aime ses parents et se dévoue à son pays». Pour lier le geste à la parole, l’Association des Pionniers du Mali, par devoir de mémoire et de reconnaissance, organise une cérémonie particulière à l’endroit des hommes et des femmes qui leur ont tendu la main.

Le mardi 19 novembre 1968, un coup d’État militaire renverse le régime de feu Modibo Keïta sur la route de Koulikoro. Quelques heures avant cet évènement tragique, l’homme fort du Mali avait rencontré les pionniers en compagnie de feu Mamadou Diarrah, Député-Maire de la ville de Koulikoro. Jusqu’à nos jours, ils ne sont pas prêts d’oublier cet épisode où l’avenir de la jeunesse a basculé. Depuis, le Mouvement des Pionniers a traversé des moments difficiles au point d’être réduit en Association. Pendant ces moments difficiles qui datent de plusieurs décennies, certaines personnalités du Mali conscientes du rôle joué par les Pionniers du Mali pour la construction nationale n’ont jamais baissé les bras. À travers leur agissement, ils rendaient hommage à la politique de jeunesse impulsée par le Président Modibo Keïta et ses compagnons à la première heure de l’indépendance. Ces patriotes agissaient par la même occasion à la Refondation du Mouvement des Pionniers, socle de la citoyenneté et du civisme.

Au terme de ce constat, l’Association des Pionniers du Mali, reconnue d’utilité publique a décidé de rendre hommage à travers la remise de reconnaissance à ces personnalités à la Maison des Jeunes de Bamako, le samedi 19 novembre 2022, à partir de 9 heures.
Par la même occasion, par devoir de mémoire, une distinction sera remise aux familles des pères fondateurs de cette organisation de jeunesse dont le Président Modibo Keïta était le père spirituel.

Comme nous rappelle Aguibou Diarrah ancien ambassadeur: «Le Mouvement Pionnier est indéniablement le creuset de formation d’une jeunesse porteuse d’espoir, qui doit être engagée pour la renaissance du Mali et de l’Afrique. Elle doit être le continuateur des idéaux des pères fondateurs du Mali indépendant dont l’œuvre fut brutalement interrompue le 19 novembre 1968.

Les articles des lois du Pionnier écrits, il y a soixante (60) ans, demeurent d’actualité surtout en cette période historique de délitement des valeurs qui ont fait la grandeur de ce pays. La jeunesse doit intégrer les valeurs prônées par la loi du Pionnier, à savoir: l’intégrité, loyauté, humilité, amour du pays, esprit de sacrifice, lutte contre l’oppression, combat pour le panafricanisme en vue de réaliser l’unité Africaine».

<strong>Aboubacar Eros SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali/Guinée Conakry: le chemin de l’intégration : Va&#45;t&#45;on vers une nouvelle Fédération, une intégration ou une fusion ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mali-guinee-conakry-le-chemin-de-lintegration-va-t-on-vers-une-nouvelle-federation-une-integration-ou-une-fusion-2998769.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Nov 2022 09:48:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali va-t-il tenter encore une deuxième fois le fédéralisme avec un autre pays de la sous-région, bien malin qui peut prédire l’avenir. En tout cas, après une première expérience avortée, les esprits, les Communautés ou mêmes les responsables sont-ils préparés à cela. Rien n’est moins sûr.</strong>

En attendant que la lumière soit faite sur cette page douloureuse de l’histoire commune entre le Sénégal et la Mali, chacun rejetant la responsabilité de l’échec de la Fédération sur l’autre, l’idée de fédération est en train de faire son chemin là aussi entre le Mali et la Guinée Conakry. Si d’aucuns s’accordent à dire qu’au- delà de l’histoire et de la géographie, le Mali et la Guinée partagent bien plus que cela.

La notion de fédéralisme ou d’intégration existerait déjà dans la pratique entre les deux peuples en raison de plusieurs faits naturels comme l’utilisation de la même langue, l’existence des liens de mariage entre les populations, l’existence de champs et de placers exploités collectivement de part et d’autre de la frontière sont-ils des éléments suffisants pour être accompagné par la volonté politique.

Sur le plan institutionnel, des exemples d’entraide mutuels entre nos deux pays sont multiples, l’envoi par exemple, par le Mali, d’un contingent pour appuyer l’armée guinéenne pour défendre la souveraineté du pays, dans les années 1970, quand la Guinée était alors agressée par les troupes portugaises. L’épidémie Ebola 2014 avec la fermeture des frontières de l’espace Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le refus du président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), alors président de la République de souscrire à cette injonction de fermeture de la frontière entre les deux (02) pays alors que l’épidémie d’Ebola était en pleine expansion. La participation des ministres maliens au Conseil des ministres en Guinée, en septembre dernier, a été un évènement largement commenté et apprécié par l’opinion publique malienne et guinéenne.

L’organisation par l’artiste malien, Salif Keïta de la semaine de l’intégration a été une occasion à Kourémalé du Mali et de la Guinée Conakry de jauger les esprits sur la tendance vers l’intégration ou la fusion. L’enregistrement de l’émission phare de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM) «Top Etoile» à Siguiri, au mois d’octobre 2022, a été probablement l’un des signes d’ouverture les plus tangibles que de plus en plus les mentalités sont en train de se forger à cette volonté. Mais certains au contraire pensent que la propagation de telles idées et l’organisation successive d’évènements à caractères culturels ne sont pas des éléments suffisants pour déclencher un processus d’union ou de fusion.

Selon les experts, la marche vers un destin commun ou disons le chemin de l’intégration dépend de plusieurs paramètres techniques non négligeables parmi lesquels il y a les critères de convergence économique qui sont essentiels pour réussir une fusion entre deux (02) pays. Les principaux défis à cette intégration sont la différence de monnaie, les abus et les tracasseries vécus par les communautés de la part des forces de l’ordre sont des actes qui peuvent fragiliser le projet d’intégration.

Quant aux opportunités, on peut citer par exemple le bornage de la frontière entre les deux (02) pays, l’organisation régulière des rencontres transfrontalières entre les autorités des régions frontalières sont également des occasions d’échanger sur les problèmes ressentis par les communautés des deux (02) côtés de la frontière et les solutions pour les juguler. L’existence du port de Conakry à moins de 1 200 km de la capitale malienne est une sérieuse opportunité que les deux (02) pays peuvent saisir pour mieux développer le secteur. Oui à l’intégration mais donnons-nous le temps pour minimiser les risques d’échec.

B.S]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MALI KOURA : La promotion des cadres déloyaux plombe la refondation de l’État</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mali-koura-la-promotion-des-cadres-deloyaux-plombe-la-refondation-de-letat-2998767.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Nov 2022 09:44:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un adage de chez nous dit qu’on ne peut pas faire du nouveau avec ce qui est vieux. Cette pensée sied bien aux évènements qui ont cours sous la transition. Incompréhensible, est la nomination d’une ancienne ministre comme coordinatrice des réformes de l’État. Il est reproché à cette ancienne ministre des Affaires foncières et des Domaines de l’État sa gestion catastrophique du foncier et des logements sociaux. Que diantre ! Quelle mouche a piqué le gouvernement de la transition à nommer la véreuse dame à ce poste ? Si le Mali Koura a quelque chose de fâcheux, c’est sa propension à faire la promotion des cadres malhonnêtes.

En 2002, les Maliens ont élu Amadou Toumani Touré (ATT) à la magistrature suprême pour mettre fin au système ADEMA-PASJ. Ce dernier, une fois à Koulouba, devait s’atteler à l’épineuse question du changement et de la lutte contre la corruption. Mais hélas ! ATT a fait fi de tous ses engagements pris et consignés dans un document intitulé: «Retrouvons ce qui nous unis». Pris en sandwich entre les moussaistes (partisans du général Moussa Traoré) et les cadres de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) dans l’administration publique et militaire, la démocratie malienne n’avait pas un avenir radieux.

En 1992, la privatisation a commencé par la mise en œuvre du Programme de réforme des entreprises (PASEP). Ce programme qui a couvert 35 entreprises est arrivé à terme en 1994. La Loi N°041 du 22 février 1994 fixant les principes fondamentaux de la privatisation des entreprises du secteur public a été votée en 1994. Puis l’Ordonnance 00-67 du 29 février 2000 créa la Direction générale de l’administration des biens de l’État(DGAB).
En 2001, le décret N°026 du 2 janvier fixe les modalités de liquidation des Établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) et sociétés d’État. Si on prend la Loi N°041 du 22 janvier 1994, outre qu’elle ne s’applique pas à la délégation globale de gestion (la technique de la concession et de l’affermage que l’Adema a inventé sans texte), on s’aperçoit que les offres et leurs conditions étaient faites n’importe comment.

Le Mali fut bel et bien une entreprise privée, où les délinquants financiers ont pignon sur rue. Il manque cruellement les ressources humaines capables de relever le défi du développement. Les trente ans de gestion démocratique ont eu comme conséquence douloureuse les dégâts causés par les cadres de l’administration publique et même des professions libérales. Le constat est amer quand on jette un coup d’œil sur les rapports de contrôles des services publics (11 services de contrôles environ), on se rend compte que c’est un pillage systématique organisé des maigres ressources de l’État qui est en cours. Les biens publics de tous les secteurs sont touchés par les prédateurs.
Des domaines de l’État en passant par le détournement des fonds, rien n’a échappé aux cupides «démocrates sincères et convaincus». L’État malien, détruit par les agissements des décisions et lois, va à vau-l’eau. Par la faute de certains hommes politiques et leur parti qui n’avaient aucun projet de société viable pour notre pays, certains cadres de l’administration publique et chefs militaires l’ont pillé et ruiné. La mauvaise gouvernance a détruit notre pays parce qu’elle a rendu ingérable les hommes, les femmes et les jeunes. Tous respirent pour le gain facile, la corruption, les détournements des biens de l’État et le népotisme dans les nominations. La situation du pays est très difficile et complexe à tous les niveaux. Surtout au plan sécuritaire et le reste ne peut que suivre.

La corruption et la délinquance financière érigées en système de gouvernance font que l’intérêt national du pays ne préoccupe personne. La Société des télécommunications du Mali (SOTELMA) a été bradée aux Marocains à 180 milliards de FCFA. Personne ne connait, jusqu’ici la destination des 180 milliards de francs CFA. L’ex-BIAO (Banque internationale pour l'Afrique occidental), malgré ses nombreux actionnaires maliens, a été bradée à la modique somme de 44 milliards de F CFA aux Marocains. HUICOMA (Huilerie cotonnière du Mali, bradée à Alou Tomota, à 9 milliards de F CFA, en 2001.

L’Initiative riz a coûté au budget national 42,65 milliards de nos francs. Ensuite, 660 officiers et sous-officiers à la retraite ont été maintenus à leur poste pendant un an. À combien s’élevaient ces incidences budgétaires ? Sur ce tableau, aucune réaction de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). Chacun tend à se servir pour devenir un intouchable. Il me semble qu’en continuant ces mêmes pratiques, nous allons droit au mur.
Des armes circulent et sont utilisées au détriment de la paix civile en toute impunité par certains bandits armés. De plus, le comportement de certains religieux n’est pas de nature à rasséréner la situation. Comment lutter contre l’impunité et l’incivisme lorsque certaines personnalités du pays, des forces armées et de sécurité s’illustrent tous les jours dans le non-respect des textes, en agissant dans le sens de leurs intérêts personnels ? Dans un tel contexte de pourrissement des ressources humaines y a-t-il quelqu’un pour sauver le Mali ?

<strong>Safounè KOUMBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La transition et ses soutiens : Le clash est inévitable !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-transition-et-ses-soutiens-le-clash-est-inevitable-2998760.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Nov 2022 09:41:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Cherté de la vie, boulimie foncière, corruption, justice à la tête du client, lutte contre la corruption au point mort, reprise des grèves, braquages, vols des biens, assassinats ciblés, clientélisme politico- ethnique, népotisme. Du côté des encenseurs du régime, la tension monte d’un cran. Et de l’autre côté, c’est- à- dire chez les aigris et les frustrés de la transition, on se réjouit de cette montée d’adrénaline entre les amis d’hier. Pourvu que leur souhait de voir notre pays sombré dans le chaos soit réalisé.

Face à la dure réalité de la vie, les manifestations monstres, les déclarations fracassantes, les grands débats sur les plateaux de télévisions ont cédé la place au découragement. Et les langues commencent à se délier du côté des animateurs des associations, organisations et mouvements de soutiens à la transition. Ils sont très critiques envers les autorités de la transition qu’ils accusent de s’écarter de la revendication principale qui a eu raison du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le 20 août 2020, à savoir le changement.
Depuis un certain temps, l’atmosphère semble polluée entre les dirigeants de la transition et leurs soutiens de taille. Qu’ils soient animateurs des réseaux sociaux ou des organisateurs des manifestations grandioses, les flèches partent de tous les côtés sans pourtant atteindre encore les cibles. Ils ne ménagent plus les autorités de la transition sur lesquelles ils avaient placé une confiance aveugle pour l’avènement d’un véritable changement de comportement, en rupture avec les mauvaises pratiques instaurées par les démocrates prédateurs. Ils les accusent d’ailleurs de mauvaise gouvernance ou de pilotage à vue des affaires de l’État, moyen par lequel les politiciens de carrière du Mouvement démocratique sont passés pour piller le Trésor public.

Les dernières sorties du porte-parole du mouvement Yèrèwolo- Débout sur les remparts, Adama Diarra dit Ben le Cerveau, attestent que le clash est imminent entre la transition et ses soutiens les plus fidèles. Dans des vidéos relayées sur les réseaux sociaux ou sur des ondes des radios FM de la place, il plante le décor du climat délétère qui prévaut désormais entre les amis d’hier. Il dénonce avec force les maux qui minent aujourd’hui la gestion de la transition. Parmi ceux- ci, il cite entre autres les recrutements à la police, à la Caisse nationale d'Assurance Mmaladie (CANAM), la corruption au sein du Conseil national de transition (CNT), dont lui-même est membre, du gouvernement et à Koulouba, siège de la présidence de la République du Mali. Il invite par ailleurs le gouvernement à abandonner son projet de port obligatoire de casque dont l’application entrera en vigueur, en janvier 2023. Il qualifie la décision gouvernementale de mesure impopulaire à un moment où l’État est incapable de fournir le marché national en denrées de première nécessité pour soulager la souffrance des Maliens.

Le porte-parole du mouvement Yèrèwolo- Débout sur les remparts, sur un ton menaçant, dira que ceux qui s’adonnent à la corruption, n’auront pas d’autres choix que de mettre fin à cette pratique. Il déclare que leur lutte, c’est pour le Mali et non un soutien à un régime. Avant de conclure que de gré ou de force l’avènement du Mali Koura sera une réalité.
D’autres soutiens de la transition, pas des moindres, ont déjà sifflé la fin de la récréation. Ils projettent des manifestations de protestation, de dénonciation pour exiger du gouvernement un retour aux valeurs du M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques): le changement. Ils se plaignent du retour en force des anciens dignitaires des régimes déchus qui sont à l’origine de l’effritement de notre pays. Ils dénoncent avec véhémence aussi l’augmentation du nombre des membres du CNT. Une autre hémorragie financière à leurs yeux du budget national. Ils se disent trahis par les auteurs du coup d’État d’août 2020 sur lesquels ils avaient placé beaucoup d’espoir pour donner une nouvelle à la nation malienne qui a tant souffert de la gestion clanique des pseudo-démocrates.

À ce rythme, le clash est inévitable entre la transition et ses soutiens. Il intervient à un moment où le peuple malien supporte mal la mauvaise gouvernance liée à la cherté de la vie, à la boulimie foncière des tenants du pouvoir, à la corruption des nouveaux venus au pouvoir, à la justice à la tête du client, à une lutte contre la corruption au point mort, braquages, vols des biens, assassinats ciblés,. Bref, la souffrance est là. Aussi, assiste-t-on à la reprise des grèves par certains syndicats et de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Le clientélisme, le népotisme et le favoritisme ont de beaux jours devant eux.
Rien ne sert de maintenir une telle tension dans un pays confronté à d’énormes défis. Il est du devoir des autorités de se ressaisir pour désamorcer cette bombe sociale. Au grand bonheur du peuple malien. Sinon, les aigris et les frustrés de la transition qui ne rêvent que d’un tel scénario pour satisfaire leur souhait de vengeance sur les femmes et hommes qui prônent le changement pour nettoyer leur souillure démocratique des trente dernières années de l’histoire politique de notre pays.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus :  Gao: une vengeance décentralisée en cours actuellement</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-gao-une-vengeance-decentralisee-en-cours-actuellement-2997990.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 09:54:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans la Cité des Askia, une vengeance décentralisée entre la population, voire guerre civile, est en exécution. Malgré une forte présence des forces armées à Gao, les attaques à domicile sont permanentes. La situation sécuritaire est compliquée dans toutes les régions du Nord-Mali. Il faut procéder au désarmement de tous ceux qui portent illégalement des armes. Les villes et les villages seront mis en état de siège par les Forces armées maliennes (FAMa), afin de procéder aux fouilles des maisons.

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Reprise des marches-meetings au Boulevard de l’Indépendance: la transition court à l’échec

Malgré la forte islamisation du Mali, les musulmans plus de 90% de la population et la présence des chrétiens, d’animistes et autres, le Mali reste et demeure un pays tolérant et cela a facilité la coexistence des différentes communautés d’où le fondement de la laïcité par la Constitution. Notre pays est riche par sa culture et est fortement rattaché à ses valeurs culturelles

À l’occasion de l’occupation du Nord- Mali par des groupes djihadistes en 2012, l’imam Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil islamique du Mali (HCIM) et Haut Représentant de la faction wahhabite du Mali, s’est déclaré favorable à l’instauration d’une République islamique au Mali «sous réserve du respect du jeu démocratique». Et Chérif Ousmane Madane Haïdara, président du Haut Conseil islamique du Mali (HCIM), avait dit en substance qu’il n’était pas exclu de voir un jour, un imam président du Mali. Cette première sortie des musulmans contre les blasphèmes du Coran serait sans doute une occasion inespérée de jauger leur force. À ce rythme, il faut prier fort pour la transition. Des partis politiques favorables à ces deux (02) personnalités du monde musulman évoluent depuis belle lurette sur le terrain.

Diplomatie: la République tchèque ferme son ambassade à Bamako

La République tchèque est un pays ami du Mali. Plusieurs cadres maliens ont été formés dans ce pays quand il s’appelait Tchécoslovaquie. Elle a annoncé, mercredi 02 novembre 2022, la fermeture de son ambassade au Mali à la fin de l’année 2022. Cette fermeture de l’ambassade Tchèque au Mali est la suite logique de l’état de dégradation de la situation sécuritaire et l’éloignement des pays de l’Europe.

Rappelons que la Tchécoslovaquie est un ancien État de l’Europe centrale, formé de la réunion de la Bohème et de la Moravie qui constituent la République tchèque et de la Slovaquie. Sa capitale est Prague. La diplomatie tchèque a informé la suppression de l’ambassade de Kaboul à compter du 1er janvier 2023. Celle-ci est déjà fermée depuis plus d’un an en raison de la situation sécuritaire en Afghanistan suite à la prise du pouvoir par les Talibans ?

Dans le cadre de la mission européenne, cent vingt (120) soldats tchèques opéraient au sein de l’Union européenne (500) soldats. Quand la République tchèque supprime son ambassade en Afghanistan et ferme son ambassade au Mali, c’est un signal fort dans le jargon diplomatique. C’est une situation sécuritaire dégradante sous occupation. Et les Tchèques comparent les aspects sécuritaires dans les deux (02) pays pour se retirer.

L’Afghanistan est un État d’Asie centrale de 650 000 km<sup>2</sup> avec une population de 25 000 000 habitants, situé dans une zone montagneuse. Le Mali est un pays de d’Afrique de l’Ouest, d’une superficie de 1241 328 km<sup>2</sup>.

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Qui serait à l’origine des Républiques islamiques dans le Sahara ?

En France, on pointe du doigt la responsabilité des pays du golfe (Qatar et Arabie saoudite, eux-mêmes en compétition) et de la Turquie. Au Mali, l’islam modéré malikite, pourtant majoritaire, ne parvient pas à éteindre la voix des wahhabites qui sont influents dans le Haut Conseil islamique (HCI). Au Burkina Faso, les medersas se développent. Le Niger fait aussi face à la montée de l’obscurantisme. Et le conservatisme social est plus fort au Sénégal qu’il y a dix (10) ans.

Pour la France, il faut promouvoir des personnes bien formées qui ne sont pas dans l’idéologie islamique et dans la lutte postcoloniale, ou qui connaissent mieux la France que leur propre pays comme président de la République. L’imam Mahmoud Dicko est une personnalité très populaire, il a aidé Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) à accéder au pouvoir, en 2013, puis a contribué à la chute de son régime, le 18 août 2020, au sein du mouvement révolutionnaire du 5 juin 2020.

Aujourd’hui, l’imam Dicko, en faisant la politique, se compare au Pape. Le plus grand politique de notre temps, c’est qui martèle-t-il ? C’est le Pape, c’est un chef d’État. S’il vient au Mali, ce n’est pas un imam qui va aller l’accueillir, c’est le président de la République a-t-il tranché.

<strong>Afrique: Les États faillis ou fragiles</strong>

Les États faillis ou fragiles sont les pays en guerre, pouvant y entrer ou sortant de conflits violents. Plus de 20% de la population africaine sont touchées par les guerres. Les Forces armées maliennes (FAMa) sont souvent dans un état déplorable du fait de la précarité matérielle, de l’absence d’esprit de corps et de collusion entre intérêts privés et politiques.

Certains États sont devenus des zones de chaos, lieux d’affrontement des seigneurs de la guerre (Somalie, Tchad, Soudan), de faible contrôle du territoire (RDC, Mali) et ou de circuits de contrebande (Guinée-Bissau). Ces économies fonctionnent par des marchés parallèles, des pillages et redistribution de rentes]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pr Rokia Sanogo, chef du département de la médecine traditionnelle : «La médecine traditionnelle est victime de l’urbanisation et de la monétisation»</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/pr-rokia-sanogo-chef-du-departement-de-la-medecine-traditionnelle-la-medecine-traditionnelle-est-victime-de-lurbanisation-et-de-la-monetisation-2997965.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 08:11:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la commémoration de la 20<sup>ème </sup>édition de la Journée africaine de la médecine traditionnelle, le Département de la médecine traditionnelle (DMT) a organisé, jeudi 27 octobre 2022, une conférence de presse dans ses locaux, sis à Sotuba.</strong>

Animée principalement par le Pr Rokia Sanogo, chef du Département de la médecine traditionnelle, qui s’est fait accompagner par le président de la Fédération malienne des associations des thérapeutes traditionnels et herboristes (FEMATH), M. Mohamed Fall et Dr Maria Cécille Dembelé, présidente de la Société malienne de phytothérapie (SMP), cette conférence de presse, avait pour objectif d’échanger avec la presse sur la contribution des ressources de la médecine traditionnelle dans l’atteinte de la couverture maladie universelle.

Après les mots de bienvenus  prononcés par Mohamed Fall et Dr Maria Cécille, le Pr Rokia Sanogo, a indiqué que la célébration de la Journée africaine de la médecine traditionnelle au Mali, a été faite en collaboration avec l’Institut national de santé publique (INSP), la Fédération malienne des associations des thérapeutes et herboristes, à travers une série d’activités dont la principale portrait sur la contribution des tradipraticiens de santé à la campagne d’information et de sensibilisation sur la vaccination anti COVID 19.

Le Département de la médecine traditionnelle, a-t-elle précisé, est la structure technique du ministère de la Santé et celui de la Recherche scientifique, chargé de la politique de valorisation des ressources de la médecine traditionnelle en assurant la promotion des pratiques, produits et des praticiens de la médicine traditionnelle.

À en croire le Pr Rokia, le Département de la médecine traditionnelle est une structure de santé menant des recherches sur les plantes médicinales utilisées pour la prise en charge des pathologies fréquentes.

Mieux, a-t-elle renchéri, qu’il dispose d’installations, d’infrastructures, notamment des laboratoires et des herbiers d’environ 3.000 échantillons répartis entre 114 familles, 468 genres et 824 espèces dont le premier échantillon date de 1963.

Et de préciser que le succès de ses recherches a permis la mise au point des médicaments traditionnels améliorés (MTA) tels que le Balembo (sirop adultes et enfants) antitussif, le malarial (sachet) antipaludique, disenteral (anti amibien), le gastrosedal anti ulcéreux, laxa cassia (laxatif) et Psorospermine (pommade anti eczémateux) disposant d’une autorisation de mise sur le marché et figurant sur la liste des médicaments essentiels du formulaire thérapeutique national du Mali.

Reconnu comme un centre d’excellence de l’Organisation ouest-africaine de la santé de l’espace CEDEAO, l’offre des soins au niveau du Département de la médecine traditionnelle, se fait selon Rokia, à travers des consultations médicales et la prescription des médicaments traditionnels améliorés.

Aussi, souligna-t-elle que le département délivre des cartes professionnelles aux praticiens de la médecine traditionnelle sur la base d’une collaboration. Laquelle, dit-elle, s’inscrit dans un processus pour l’obtention de l’agrément auprès du ministère de la Santé en vue de l’ouverture d’un cabinet de soin. Avant de préciser que la carte professionnelle est personnelle et n’autorise nullement son titulaire à vendre de médicaments.

Pour avoir cette carte, précise le chef du Département de la médecine traditionnelle, le candidat doit au préalable collaborer avec des médecins de la santé conventionnelle durant quatre (04) mois et avoir soigné au moins trente (30) patients. Au bout de ces quatre (04) mois, celui-ci, selon ses dires, dresse un rapport d’évaluation qui est transmis au ministre de la Santé en plus de la demande timbrée, signée, avec photo du candidat pour l’obtention de l’agrément.

À l’entendre, la carte professionnelle, délivrée pour quatre (04) ans peut être retirée à tout moment si le tradithérapeute se livre à cœur joie à des publicités autour de sa personne ou de ses produits. Pour ce qui est des herboristes (vendeurs des plantes comme les écorces de caïcedrat, etc.) ceux-ci disposent d’une carte de trois (03) ans.

&nbsp;

<strong>Exercice illégal de la médecine traditionnelle</strong>

Concernant le nombre de tradipraticiens disposant d’une carte professionnelle, le Pr Rokia a révélé que ceux-ci ne dépassent pas une moyenne de 47 par an. Avant de fustiger le caractère illégal des boutiques de vente de produits issus de la médecine traditionnelle ayant pignon sur rue, les publicités tapageuses des tradithérapeutes sur les radios privées au mépris de la Loi interdisant toute publicité autour de la santé. Pour prendre à bras le corps ce fléau et protéger les paisibles populations contre les marchands d’illusions, elle a invité les autorités en charge de la santé et de la communication  d’œuvrer au respect de la règlementation.

Mettant en relief la médicine traditionnelle, le Pr Sanogo Rokia, a affirmé que celle-ci constitue la mère de la médecine conventionnelle et représente le premier recours des populations. Avant de déplorer le fait que la médecine traditionnelle, jadis non commerciale, est aujourd’hui victime de l’urbanisation galopante et son corollaire de recherche du gain par tous les moyens.

Mettant en garde les populations contre les produits issus de la médecine sous de bel emballage dont certains sont des alliages des produits synthétiques du système conventionnel à ceux de la médecine traditionnelle, elle a invité celle-ci à s’adresser au Département de la médecine traditionnelle et ses partenaires pour des soins sûrs, efficaces et de qualité.

Pour sa part, le président de la Fédération malienne des associations des thérapeutes traditionnels et herboristes (FEMATH), Mohamed Fall, a informé le public que la fédération créée, le 16 mars 2002, témoigne de la volonté des professionnels du secteur à fédérer les actions et à protéger contre les populations contre les tout-venants.

Alpha Sidiki SANGARÉ

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<title>La mairie de Kati, face à l’impunité et aux complicités : Le mouvement populaire s’organise en moyen de justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-mairie-de-kati-face-a-limpunite-et-aux-complicites-le-mouvement-populaire-sorganise-en-moyen-de-justice-2997963.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 07:57:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la Commune urbaine de Kati, les populations n’en peuvent plus de voir les élus locaux, prédateurs d’espaces publiques, bonimenteurs, jouir du patrimoine communal comme des vautours autour d’une charogne. Les pauvres populations en ont marre de l’injustice, de l’impunité et des complicités régnantes.</strong>

À la mairie de Kati, la réalité est incroyable et révoltante. Le maire et certains conseillers communaux constituent un véritable club qui n’a d’égal que la mafia italienne. Leurs actions et réactions dépassent tout entendement. Sans foi, ni loi, ils sont sans compassion à l’égard des vaillantes populations, des pauvres et courageuses veuves, mères de familles, vendeuses et ouvriers qui passent les journées entières sous un soleil de plomb, la pluie et les intempéries de toutes sortes dans les marchés et le long des rues de la ville. Ces pauvres femmes et hommes sont souvent sur pieds dès l’aube pour chercher la pitance journalière, aider les époux, envoyer les enfants à l’école. Ces pauvres femmes et hommes s’acquittent des taxes en ignorant qu’une poignée de personnes logées à la mairie depuis des années construisent des bâtiments, s’amusent, pavanent en véhicules de luxe sur le fruit de leurs labeurs.

Les villageois sont spoliés de leurs terres par un tour de passe-passe dont seuls les magiciens ont le secret. La situation a atteint un tel niveau qu’on est tenté de croire ceux qui affirment que ces élus bénéficient de complicités et de protections au sein de l’administration et de la justice. Le Maire a eu à dire au syndicat qu’il est bien adossé. Ces élus ont érigé ce qu’ils appellent «<strong>le social</strong>» en système de corruption, de clientélisme, de copinage et de gestion communale. Leur séjour en prison (suite à une plainte du premier adjoint contre le Maire) les a endurcis et encouragés dans leurs sales besognes au détriment du patrimoine communal.

Pour ces politiciens, seuls comptent leurs profits. Les prolongations des mandats des élus communaux décidées par l’administration ont été des occasions en or offertes à ces élus pour chercher comme des morts-de-faim à se faire le maximum d’argent le plus vite possible, en vue des élections à venir. Les derniers actes posés par le Maire et certains de ses conseillers relèvent de l’irresponsabilité et du «<strong>je m’en fou, les chiens aboient la caravane passe</strong>».

Le premier de ces actes a consisté à effectuer un voyage de trois jours en France, courant septembre 2022, coûtant semble-t-il la somme de 11 millions de Francs CFA pour une formation que des Institutions maliennes, des syndicats et ONG organisent régulièrement à Bamako. Au moment où nos élus locaux dilapidaient cette somme (11 millions FCFA) pour voir la <em>Tour Effel</em>, les déchets envahissaient les rues et les marchés de la ville. Les engins de la voirie étaient à l’arrêt (dont un pour une facture de moins de 500.000 CFA) ou en panne sur des chantiers privés. Le deuxième acte a consisté au morcellement de 600 hectares à Kati-Farada en violation des procédures règlementaires. Vingt et neuf (29) parcelles de ce morcellement ont été distribuées à des villageois qui ne sont même pas de la localité. Le Conseil communal a entériné l’acte sordide, chacun s’attendant à recevoir sa part du butin.

Rappelons que les présumés coupables ou présumés innocents (en liberté provisoire) avaient été emprisonnés, en juillet 2021 pendant plus d’un mois suite à une plainte du premier adjoint  contre le Maire. Le premier avait d’abord adressé au Maire Yoro Ouologuem, une lettre lui demandant le «<strong>remboursement de la ressource affectée par l’ANCIT pour la période 2017</strong>» portant sur la somme de 50.782.585 F CFA.

Il a rappelé au Maire la lettre en date de janvier 2018 par laquelle ce dernier s’engageait à rembourser ladite somme. Les trois (03) rapports de conciliation datant respectivement du 30 janvier 2018, du 05 Février 2018 et du 09 octobre 2018 du Syndicat de la mairie éclairent sur la situation. Le premier adjoint a ensuite adressé au procureur du Pôle économique, une plainte contre le Maire pour «<strong>détournement de fonds publics portant sur la ressource affectée par l’ANICT)».</strong> Il joint à cette plainte des pièces portant notamment sur «<strong>la lettre que le syndicat des travailleurs de la mairie de Kati a adressée au Directeur de l’ANCIT</strong>» et «<strong>la réponse de ce dernier audit Syndicat</strong>».

De 2017 à 2021 le patrimoine de Kati a été une vraie mangeoire pour ces élus et leur clientèle : près de 1.020 parcelles de terrain attribuées par le Maire sans quittances enregistrées pour un total de plus de 130.590.000 FCFA; en 2021, les droits n’ont perçus relatifs aux transferts de 600 parcelles pour un montant de près de 67.500.000 F CFA.

Le 26 novembre 2021, le syndicat avait écrit au Maire et à son deuxième adjoint, demandant le remboursement des frais afférents aux attributions et transferts de parcelles de terrain dans la commune pour un montant total de  198.090.000 F CFA.

Le 13 décembre 2021, les Katois apprendront que le premier adjoint qui a combattu le maire (des émissions radio et des écrits dont un livre rouge en témoignent) pendant près de cinq (05) ans s’est retrouvé avec ce dernier au Gouvernorat de Koulikoro pour fumer le calumet de la paix. La monnaie d’échange a été l’attribution du «<strong>service assainissement de la mairie au premier adjoint</strong>». Ainsi, le partage de gâteau, en règle à la Mairie de Kati prouve au grand jour la nature mafieuse de la gestion de la commune de Kati. C’est à Kati que nous voyons des Conseillers communaux rouler en véhicules de luxe, des collecteurs de taxes réaliser des bâtiments à plusieurs millions, le gérant du cyber café de la mairie (fournisseur attitré de la Mairie) distribuer des millions de francs CFA lors des réjouissances. Les anomalies inqualifiables dans la gestion du patrimoine de la commune résident aussi dans les marchés attribués de gré à gré à un seul partenaire qui n’est autre que le gérant du cyber café de la mairie devenu entrepreneur, spécialiste dans tous les domaines.

Le 30 octobre 2021, l’Association Citoyenne pour le Développement Intégré du Mali (dont le combat pour la bonne gouvernance a commencé contre la vente par la mairie de la parcelle réservée au Centre culturel de Kati à la BMS-SA), a adressé une lettre au Maire, avec ampliations aux autorités administratives et sécuritaires idoines. Elle demandait des éclaircissements sur les emprisonnements et libérations des quatre élus communaux.

Convaincu de la puissance de la protection dont il bénéficie au sein de l’appareil judiciaire, le maire a ignoré la requête qui relève pourtant du droit de tout citoyen de demander des comptes au gestionnaire de la commune. Lors  d’une réunion à la préfecture de Kati, le porte-parole du coordinateur des chefs de quartier a informé que ces derniers sont intervenus auprès des autorités compétentes pour faire libérer les quatre larrons en foire au motif «<strong>qu’il n’est pas séant de voir une ville sans responsable</strong>». Dans quel monde sommes-nous où les chefs coutumiers font fléchir la justice ? Les interventions font parties d’une méthode sciemment mise en place par les acolytes pour faire avaler les couleuvres des actes rocambolesque des élus. Le discours de la méthode est: «<strong>Vous avez raison, mais la situation du pays nous commande le calme. Patientez, la fin de leur mandat est pour bientôt</strong>».

Les élus bonimenteurs justifient leurs actes mafieux par le fait que le Conseil communal aurait accordé au Maire «<strong>l’autorisation de dispense</strong>». Ce dernier peut donc dispenser toute personne de son choix du paiement des frais afférents aux actes établis à la Mairie de Kati. C’est là que se cache l’astuce pour mieux servir la clientèle politique, corrompre en distribuant des terrains à qui on veut. Le Maire prend de l’argent auprès de ceux qui ne font pas parties de la clientèle. Il a eu à demander clairement et sans ambages, de l’argent à un ancien élu de la commune qui nous l’a confirmé publiquement. Il lui arrive de se confier à certains conseillers sur ses largesses à l’ endroit de personnalités. Auprès de combien de personnes ce Monsieur a-t-il pris de l’argent contre sa signature. À combien de personnes a-t-il offert des parcelles pris aux pauvre paysans ? Un pèlerinage à la Mecque avec de tel argent est simplement du tourisme qui conduira directement l’intéressé en enfer. Nos élus bonimenteurs de la mairie de Kati qui raillaient le «<strong>Mouvement Asso Kati-Ko</strong>» pour avoir placé son lancement sous le thème: «<strong>Soutien à la transition</strong>», sont devenus, tels des caméléons de grands défenseurs de cette même transition.

Aujourd’hui, ils tentent de s’approprier les projets d’aménagement de stades, de routes que la transition est en train d’initier à Kati. Le ridicule ne tue plus. Le Mali Kura que le peuple appelle de tous ses vœux ne se réalisera pas avec des hommes politiques de la trempe de ceux qui logent à la Mairie de Kati depuis les temps immémoriaux. Si les plus hautes autorités ne prennent pas leurs responsabilités face à la situation qui prévaut à Kati, le mouvement populaire en cours s’imposera comme moyen de justice. Des Associations, des syndicats et des Organisations non-gouvernementales (ONG) de la Commune ont posé des actes aboutissant à la création du «<strong>Mouvement Asso-Kati Ko</strong>». Le mouvement est en train de s’élargir pour une gouvernance locale crédible à Kati./.

<strong>Le Président du Mouvement Asso-Kati-ko</strong>

<strong>Prof. Yoro DIALLO</strong>

<strong>inadial@yahoo.com</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La réhabilitation de l’école publique : Allons&#45;nous vers la marchandisation de l’école malienne ?</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 07:50:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Comment comprendre que dans notre pays, tout le monde cherche à inscrire ses enfants dans les écoles privées, même ceux qui n’en ont pas les moyens ? Pourtant, l’État met environ 478 milliards de FCFA dans l’Éducation si on prend les deux (02) ministères: Éducation Nationale (392 milliards), Enseignement Supérieur et Recherche Scientifique (86 milliards).</strong>

C’est parce que la confiance au public s’effrite d’année en année. Le système a été rattrapé par ce que les économistes appellent, les anticipations auto réalisatrices. C’est-à-dire, chacun se dit que le public n’est pas bon (même si ce n’est pas le cas) et inscrit ses enfants dans le privé. Au fil des années, on ne fait même plus attention à ce qu’il se passe dans le public et on aboutit au résultat qu’on avait anticipé (à savoir que le public n’est pas bon).

La situation actuelle pousse beaucoup de gens, y compris des enseignants et d’autres acteurs du système, à investir dans la création d’écoles privées (puisque c’est trop demandé), réduisant ainsi leur engagement pour l’école publique qui continue son coma profond. Malheureusement, une des grosses plaies de ces écoles privées est l’arrivée dans le secteur d’affairistes exclusivement préoccupés par le profit au détriment de la formation. On n’oublie avant tout que l’école a un but d’utilité publique et non une vocation commerciale.

L’État malien engloutit chaque année au moins 55 milliards de FCFA comme frais d’inscription des élèves étatiques titulaires du Diplôme d'études fondamentales (DEF) dans les établissements privés.

Imaginez: seulement en Commune I, il n’y a qu’un seul lycée public contre vingt-quatre (24) lycées privés. Avec 55 milliards de FCFA, combien de lycées peut-on construire ou agrandir par an ?

Au niveau de l’Enseignement Supérieur, il y a cinq (05) universités publiques, onze (11) grandes écoles et instituts publics contre cent quarante-six (146) établissements privés d’Enseignement supérieur.

Depuis quelques années, l’État préfère orienter les élèves titulaires du DEF dans les écoles privées. Et curieusement, au même moment, les établissements secondaires publics ont de plus en plus de classes qui sont fermées (lycée de Kati, Lycée Ibrahim Ly…), faute d’élèves. Où est la logique de ces orientations à saveur commerciale ? Il y a donc une volonté claire de privatisation de l’école malienne.

Or, une école privée ne doit pas compter que sur la seule subvention de l’État. En clair, si l’État cesse d’orienter dans ces écoles privées, elles vont fermer. On a l’impression que l’État est aussi promoteur d’écoles privées via ses responsables en charge de l’Éducation. Ainsi, ces milliards sont destinés à leurs poches et à leurs plus proches.

On apprend cette semaine par Mme la ministre de l’Éducation nationale qu’il y a plus de 500 écoles privées au Mali, dont 200 du secondaire, frauduleuses et inéligibles ont été découvertes lors d’une inspection du ministère de l’Éducation nationale du Mali. La ministre annonce que toutes seront retirées du fichier des écoles agréées et elles n’accueilleront plus d’élèves.

N’est-il pas temps de situer les responsabilités administratives et pénales de ceux qui ont frauduleusement agréer ces 200 écoles ?

De tout ce qui précède, on peut faire les propositions suivantes:
<ol>
 	<li>moraliser la distribution de l’autorisation d’ouverture des écoles privées;</li>
 	<li>Rendre l’école publique obligatoire pour tous les enfants des gouvernants (Président, Ministre, Directeur National…);</li>
 	<li>rendre l’école publique obligatoire pour les enfants des fonctionnaires et contractuels de l’État;</li>
 	<li>supprimer les écoles privées jusqu’au niveau DEF, l’enseignement fondamental doit revenir à l’État;</li>
 	<li>Poursuivre pénalement les auteurs de ces faux agréments.</li>
</ol>
<strong>Dr Souleymane DIARRA, Enseignant-chercheur</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité cherté de la vie et népotisme : Un mécontentement généralisé latent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/insecurite-cherte-de-la-vie-et-nepotisme-un-mecontentement-generalise-latent-2997954.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 07:08:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Entre la dictature des urgences et les demandes fortes de la population, il y a une certitude. Personne ne peut dire ce que les jours à venir nous réservent. Les états des lieux sont légion: crise sécuritaire, crise alimentaire. Insécurité partout sur le territoire, liée à une pauvreté rampante. Dans le monde des affaires et de l’emploi: fonctionnaires, retraités, opérateurs économiques, commerçants, transporteurs, hôtellerie, le secteur informel, tous connaissent l’inflation.

Les dossiers prévisionnels sur le Mali sont alarmants. La projection Afrique 2025 développe, du plus décourageant aux plus optimistes cinq (05) scénarios: les Maliens milliardaires, les Maliens affamés, les Maliens pris au piège, les Maliens qui sortent de leur tanière et enfin, les Maliens qui marquent leur territoire. Ces cinq (05) scénarios trouveront difficilement un remède auprès de la transition.

Les uns sont trop riches et les uns trop pauvres. Il faut sanctionner les voleurs. Les jeunes ruraux, attirés par les mirages de la ville, fuient en masse les villages et viennent grossir les rangs des désœuvrés dans les quartiers périphériques de Bamako. Le pronostic est sévère: le navire de la transition pourrait sombrer à tout moment dans les eaux agitées qu’elle traverse.

Les récentes nominations du président de la transition ne sont pas de nature à rasséréner la situation qui prévaut. Ce fut un mécontentement général chez ses laudateurs. Et le président du Haut Conseil islamique n’a pas mâché ses mots pour le dire publiquement, vendredi 04 novembre 2022 à la place de l’Indépendance au cours de leur meeting: «On n’a demandé au Haut Conseil islamique du Mali (HCIM) de donner trois (03) noms pour le Conseil national de la transition (CNT), nous avons envoyé une liste de trois (03) personnes. Aucun nom de nos fidèles ne figure sur la liste».

Les propositions du président de la transition à l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), n’augure pas le vrai changement pour les élections prévues en 2024. Maître Moustapha Cissé fut président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) en 2002. Le scrutin présidentiel se jouait entre un candidat indépendant (Amadou Toumani Touré) et Ibrahim Boubacar Keïta, candidat du Rassemblement Pour le Mali (RPM) et soutenu par «Espoir 2002». Il n’a pas montré une grande capacité dans la gestion de cette élection ? Ensuite, l’ancien chef de la Délégation générale des élections (DGE), le général Siaka Sangaré, organisateur des élections en Guinée, en 2010, entre Ceillou Dalein Diallo et Alpha Condé, la suite se poursuit toujours en Guinée.

Pour le Mali Koura dont vous implorez, Monsieur le président de la transition, prenez le temps de beaucoup réfléchir avant d’agir. La maladie dont souffre notre pays sied à ses ressources humaines. Le Conseil national de la transition (CNT) s’est mué en un véritable garage pour anciens ministres et cadres à la retraite. Du coup, les Maliens ont pris leur distance.

Quelles différences entre le paysage politique de 2020 et celui d’aujourd’hui ? Que signifie la présente flambée des prix des denrées de grande consommation ?

<strong>Safounè KOUMBA</strong>

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</item>

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<title>Mobilisation de soutien à l&amp;apos;Islam : Mamadou Dembélé blasphème, le Haut Conseil islamique s’irrite, le gouvernement appelle à la retenue</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mobilisation-de-soutien-a-lislam-mamadou-dembele-blaspheme-le-haut-conseil-islamique-sirrite-le-gouvernement-appelle-a-la-retenue-2997956.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 07:05:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La semaine dernière, le monde musulman du Mali, a été scandalisé par la sortie inattendue, inopportune et déplacée d'un imprudent et suicidaire dénommé Mamadou Dembélé. Commerçant de son état, d'après certaines sources, le nommé Dembélé a eu l'audace non seulement d'insulter le Tout Puissant et son Prophète, Mohamed (paix et salut sur lui) mais aussi le courage de piétiner le coran en public.</strong>

Un acte inimaginable dans un pays à 90% de confession musulmane. Qu'est-ce qui a pris ce monsieur ? Est-il réellement dans un état normal ? A-t-il agit sous l'ordre de quelqu'un ? Que cherche-t-il à prouver ? Et à qui ? Pourquoi ? Autant de questions que bon nombre de Maliens ne cesse de se les  poser.

En tout état de cause, même s'il est difficile maintenant de faire la lumière sur ses motivations, une chose est certaine, c'est que sa sortie en vidéo a sonné au sein  de la communauté musulmane du Mali comme une bombe à fragmentation. Dès la sortie de cette vidéo sur les réseaux sociaux, les condamnations ne se sont pas fait attendre. Comme si l'on pouvait s'y attendre, la première réaction est venue du Haut Conseil islamique du Mali (HCIM), qui, à  travers une déclaration, rendue publique, s'est indigné devant de tels propos surtout venant d'un Malien et en territoire malien avant de l’a condamné avec la dernière énergie. Et dans la même déclaration, le HCIM exhorte le gouvernement à mettre tout en œuvre pour mettre la main sur l'auteur de cet acte ignoble et lui infliger le châtiment qu'il mérite. Comme si cette déclaration ne suffisait pas, le Haut Conseil islamique du Mali a appelé tous les musulmans du Mali à un grand rassemblement à la place de l'Indépendance, ce jour vendredi 4 novembre  2022 après la prière du vendredi, pour manifester leur indignation et exiger du gouvernement des mesures fortes pour qu'à jamais nul n'aurait le courage de s'en prendre ainsi à l'islam et aux musulmans.

Dans la même optique, la réaction du gouvernement ne s'est pas fait attendre. Dans une déclaration rendue publique, le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes a fermement condamné ces propos qu'il juge blasphématoire et outrageux pour l'islam, avant que le président de la transition lui-même, le colonel Assimi Goïta, l'ai condamné à son tour avec la dernière énergie lors du Conseil de ministre du 2 novembre 2022. Tout en marquant sa solidarité et celle du gouvernement envers la communauté musulmane, il a instruit le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux et celui de la Sécurité et de la Protection civile, de tout mettre en œuvre pour appréhender l’auteur de ces propos blasphématoires contre l’Islam, ainsi que ses complices, afin qu’ils répondent de leurs actes avant de regretter que  cet incident se déroule au moment où les autorités de la transition ne ménagent aucun effort pour réconcilier les Maliens.

Nonobstant la promptitude avec laquelle le gouvernement a réagi et l'ouverture d'une enquête faite par le procureur de la commune IV du district de Bamako et l'inculpation de certains prévenus  ainsi que l'appel au calme et à la retenue lancée par les plus hautes autorités , le Haut Conseil islamique n'a pas  manqué d'appeler les fidèles musulmans à inonder le mythique boulevard de l'Indépendance pour manifester leur indignation et leur soutien à l'islam, avant de condamner ces propos ignobles et inqualifiables tenus à l'encontre de leur religion.

Dans une déclaration rendue publique à cet effet, le Haut Conseil islamique exhorte les pouvoirs publics à mettre rapidement un terme aux activités de toute personne ou groupe de personnes jugées blasphématoires contre la religion, et généralement menées au nom d'une compréhension erronée de la liberté d'expression et de la laïcité; avant de  lancer un appel à tous les médias, dans un souci de préservation de la paix sociale et du renforcement du bon-vivre ensemble au Mali, à ne pas être les vecteurs de transmission de la haine contre; et tout musulman et toute musulmane à la retenue, au respect de l'autorité religieuse dans la gestion d'une telle situation, conformément à l'enseignement de l'islam ; et  rassure la communauté musulmane de sa détermination à suivre de près l'évolution du dossier judiciaire.

Si l'initiative est à saluer parce que justifiée, cependant, certaines interventions de certains leaders religieux n'ont pas échappé à l'oreille des plus attentifs. Ainsi, ce rassemblement des fidèles musulmans au boulevard de l'Indépendance,  s'il a la saveur d'un sentiment de révolte contre les propos injurieux et blasphématoires tenus à l'encontre de l'islam, pour certains esprits avertis, il révèle une odeur de mise en garde des autorités publiques contre le traitement infligé à la communauté musulmane en ce qui concerne la gestion de l'État. "<strong>Toute autorité politique qui négligerait les musulmans, se verra retourner sur ses pas</strong>", peut- on entendre dans les interventions. Ce qui nous amène à nous poser la question de savoir, au - delà des protestations, si cette démonstration de force ne cache-t-elle pas d'autres objectifs ? Seul le temps nous le dira.

Daouda DOUMBIA

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</item>

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<title>Gestion clanique des affaires :  Une transition rectifiée pour les militaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-clanique-des-affaires-une-transition-rectifiee-pour-les-militaires-2997031.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 Oct 2022 10:02:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quand un changement s’effectue à partir de discours, de dénonciations et de slogans, lorsqu’il offre si opportunément une occasion inédite, il faut s’attendre à une mainmise. Nous avons de tous les temps dénoncé la gestion clanique de la junte au pouvoir. Il ne peut être approuvé et soutenu, dans sa volonté de faire la promotion de ceux qui ont pillé notre pays pendant trente (30) ans. Mais dans un domaine aussi délicat, ni les bonnes intentions ni les fermes résolutions ne suffisent à garantir le résultat. Les Maliens parlaient de cinq (05) colonels au pouvoir. À force de se renseigner sur leurs comportements et leurs actes posés, ils ont fini par se défaire des quatre (04) colonels.

Aujourd’hui, les Maliens portent encore dans leur cœur, le colonel Assimi Goïta, président de la transition rectifiée. Ils aspirent à une justice rectifiée qui exige le respect du droit et de l’équité. Une justice sociale qui exige des conditions de vie équitable pour chacun. À la belle époque, le Mali était la firme de vingt et une (21) familles de milliardaires, issues du pouvoir ADEMA (l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice). On y rentrait dans la fonction publique pas pour s’enrichir mais parce qu’on était affilé à une de ses vingt-une (21) familles. Il était nécessaire pour Assimi Goïta que lui-même, engage toute son autorité, qu’il tienne aux Maliens un nouveau discours et qu’il dirige personnellement l’action.

L’aventure serait bien risquée mais il allait réussir. Au lieu de cela, il a composé avec ceux qui ont pillé nos ressources. Si le colonel ,président de la transition ne se ressaisit pas vigoureusement pour modifier radicalement le cap, s’il n’a pas le courage de parler enfin le langage de la vérité à son entourage, à son gouvernement et aux présidents des Institutions, les Maliens reprendront la rue pour la simple raison que la précarité des conditions de vie des citoyens se traduira par une amélioration de la vie de ceux qui occupent une bonne place et la perte de l’emploi pour ceux qui avaient une mauvaise. Pour une transition, ce serait bien pire qu’un échec: une capitulation.

Si on devrait jauger les chances de survie de la transition on pourrait dire sans exagération aucune, elle ressemble, à un navire qui traverse une zone de grandes turbulences, tangue et prend eau de toutes parts. Les paroles données n’ont pas été respectées. Les conditions de vie de la population se dégradent de jour en jour. La pauvreté et la corruption n’ont pas régressé, bien au contraire. Dans le pays profond, les jeunes ruraux, attirés par les mirages de la ville, fuient en masse les villages et viennent grossir les rangs des désœuvrés dans les quartiers périphériques de Bamako. Le pronostic est sévère: le navire de la transition pourrait sombrer dans les eaux agitées qu’elle traverse.

Selon l’analyse des experts de l’étude prospective du Mali à l’horizon 2025: le tableau est assez sombre, avec un contexte de marasme économique, d’instabilité politique et d’agitation sociale marqué par la montée de l’incivisme des populations, la corruption prononcée de l’administration, l’exacerbation des revendications corporatistes, la prolifération des partis politiques et des Associations autour des personnalités préoccupées par leurs propres intérêts, le laisser-aller généralisé. Pour conjurer ces nombreuses menaces pour sa stabilité, l’État s’appuie sur son armée et ses forces de sécurité. Quant au peuple, il s’appuie sur sa jeunesse, gendarme du pouvoir.

Deux (02) gouvernements constitués suivant une logique politicienne d’une junte qui n’a jamais su rallier à lui les compétences les plus affirmés du pays. Il y a au Mali des personnes dans l’appareil d’État et dans les États-majors des partis qui ont des velléités de comportement de «voyous politiques». Il faut les arrêter tout comme celle de la Société civile. Aujourd’hui, une situation beaucoup plus catastrophique caractérisée par la régression économique, la baisse de l’aide au développement, la dégradation accrue de l’environnement, la montée du chômage, la généralisation de la pauvreté et de la mendicité, la dépravation des mœurs.

En cette période de dangers imminents qui menacent les fondements même de l’État et de l’unité nationale, la mission de la junte se ramène essentiellement à la protection de la classe minoritaire des dirigeants et des possédants. Quelques soient les bonnes intentions de changement promis par la junte, elle sera boudée par ces mêmes citoyens si la transition n’est pas performante au plan économique. Les Maliens seraient tentés de jeter le bébé avec l’eau de bain.

Safounè KOUMBA

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus :  Avant&#45;projet de la nouvelle constitution: pourquoi le rejet du type d’État ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/focus-avant-projet-de-la-nouvelle-constitution-pourquoi-le-rejet-du-type-detat-2997080.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 Oct 2022 09:54:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des voix s’élèvent de plus en plus contre l’avant-projet de la nouvelle Constitution. Pourtant ce sont de grands commis de l’État qui étaient à l’étude du dit avant- projet. Avec un budget colossal pour rédiger une nouvelle Constitution. Une grande partie de la population a du mal à se reconnaitre dans le type d’État que nous avons et accorde très peu ou pas du tout de légitimité aux décisions que l’État prend et aux actes qu’il pose. Le bon sens voudrait que les décideurs ne s’arrêtent pas seulement à la dénonciation des actes de violence et à la diabolisation de leurs auteurs. Ils doivent avoir le courage d’analyser objectivement les causes et les péripéties qui ont conduit à certaines extrémités, et la lucidité d’admettre qu’un grand nombre d’agissements et de décisions de la puissance publique ne sont pas exempts de tout reproche.

Aujourd’hui, il est question de la Justice malienne et ses mauvaises décisions de justice mal rendues. Le modèle d’État hérité de la période coloniale, avec toutes ses tares, a été conservé au lendemain des indépendances. Les Constitutions maliennes sont calquées sur le modèle français de 1958. Chaque fois que l’on veut opérer à des changements, les Maliens s’interrogent sur le résultat à obtenir. Ensuite sur la moralité des interlocuteurs ou des défenseurs de l’objectif visé.

&nbsp;

Mali: pauvreté vaut mieux que de tomber malade

À partir de cette assertion l’État doit assainir les cliniques, centres de santé privés. Ce qui est aujourd’hui une réalité au Mali, c’est que l’État a été désétatisé de sa propriété par les régimes successifs qui ont géré le pays. Les domaines les plus touchés sont: l’enseignement et la santé. La dénationalisation des deux (02) secteurs a mis l’État à genoux. On a peur de tomber malade, parce que les frais à l’hôpital ou dans les cliniques privées sont chers. En si peu de temps, les cliniques privées, les écoles privées foisonnent à travers le pays sans autorisation parfois.

La quasi-totalité de ces infrastructures seraient les propriétés de ceux-là qui ont dirigé le Mali durant ces trente (30) dernières années. Pourquoi dépenser 6 milliards de FCFA pour le carburant des administrations publiques alors qu’on peut construire un hôpital, des salles de classe, faire des forages ou aménager des zones maraichères avec cet argent. L’endettement est bien souvent un facteur d’enrichissement réservé aux riches.

&nbsp;

Le train de vie des Institutions maliennes est exorbitant

Après avoir mis en place les institutions de la République à grands pas, il reste à faire des inscriptions au budget annuel d’État pour couvrir les dépenses récurrentes énormes que nécessite leur fonctionnement: salaires, indemnités et autres avantages des responsables des institutions et du personnel technique et administratif d’appui, achat d’équipements et de matériels de bureau, location d’immeubles pour abriter les institutions qui ne sont pas logées dans des bâtiments publics, frais de fourniture des commodités comme l’électricité, l’eau, le téléphone pour les sièges des institutions et les logements de fonction des responsables, frais de missions à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Le coût de fonctionnement de ces différentes institutions est exorbitant.

Le président de la République a un fond spécial de 150 millions de FCFA par mois; 700 millions de FCFA décaissés par trimestre pour l’entretien de son avion présidentiel. Le Premier ministre: 75 millions par mois. Le Président de l’Assemblée nationale: 30 millions de FCFA par mois. Pourquoi recourir à l’endettement quand des économies budgétaires peuvent permettre le financement par l’État lui-même ?

&nbsp;

Connaissez-vous le complexe du 26 mars ?

La peur de l’insurrection qui s’est transformée en une hantise, et la hantise en une sorte de pathologie qu’on pourrait appeler «le complexe du 26 mars». Le complexe du 26 mars se manifeste chez les autorités par un sentiment d’impuissance, voire d’indifférence face aux actes de violence, et par une attitude de complaisance envers leurs auteurs ou instigateurs. Il s’appuyait sur un mythe tenace : l’intouchabilité des acteurs du changement démocratique.

La conviction était fortement établie chez les gouvernants et les gouvernés que si on touchait à un seul cheveu des héros réels ou autoproclamés de l’avènement de la démocratie, c’est un nouveau 26 mars qui se produirait et emporterait le pouvoir en place.

&nbsp;

Hélas: IBK met fin !

Ce mythe de l’intouchabilité des acteurs du changement démocratique a été brisé avec la nomination, en février 1994 d’un homme de poigne à la Primature: IBK. Sa nomination est survenue dans un contexte sociopolitique particulièrement difficile, caractérisé par l’exercice solitaire du pouvoir par l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) après le retrait du gouvernement des partis politiques alliés, l’aggravation de l’agitation scolaire avec des actes de guérilla nocturne perpétrés par les élèves et étudiants, les remous sociaux consécutifs à la dévaluation du Franc CFA, le spectre de la partition du territoire national par une rébellion armée dans le septentrion.

&nbsp;

Traque des leaders estudiantins le 15 février 1994: oser lutter, c’est oser vaincre

Le 15 février 1994, le gouvernement ordonne la fermeture des établissements scolaires dans tout le pays. Dans les jours qui ont suivi, les leaders du mouvement estudiantin qui ont revendiqué avec panache les actes de vandalisme à Bamako sont traqués. Le bouillant leader de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) et ses compagnons sont arrêtés, incarcérés et déférés devant les tribunaux, en septembre 1994. La République a certes vacillé, mais elle n’est pas tombée: le mythe de l’intouchabilité a donc volé en éclats. Les Maliens se sont rendu compte que la rue n’était pas trop puissante, mais c’est plutôt l’État qui était amorphe.

&nbsp;

Justice: le cancer malien

Comment rectifier la justice malienne en cette période de crise de confiance entre les juges et justiciables. Au Mali les juges se servent du droit pour tuer le droit. Les maux de notre système judiciaire sont connus: une grande partie de la population ne se reconnait pas dans le système et recourt à des arrangements à l’amiable ou à d’autres formes de règlement des litiges; ceux qui recourent au système n’ont pas de mots assez durs pour stigmatiser sa lenteur, sa lourdeur, son inefficacité et la partialité de ses décisions; ceux qui animent le système reconnaissent eux-mêmes ses tares comme l’attestent les déclarations fracassantes d’un ancien ministre de la justice lors de sa sortie contre la magistrature le 18 mars 2004.

Les statistiques sont plus parlantes à la date du 30 juin 2004, sur 4407 personnes détenues dans les prisons du pays, 3 097 sont en attente de jugement, soit 70% de la population carcérale. Ces chiffres ne doivent pas surprendre; le Mali a un ratio de un (01) juge pour 36 000 habitants alors que la norme est de un (01) juge pour 7 000 habitants. Le système judiciaire malien est en panne]]> </content:encoded>
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<title>Parlement de sortie de crise: voici la liste additive des membres du Conseil national de Transition (CNT)</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/parlement-de-sortie-de-crise-voici-la-liste-additive-des-membres-du-conseil-national-de-transition-cnt-2997065.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 31 Oct 2022 09:42:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ci-dessous la liste des nouveaux membres du Conseil national de Transition nommé par le Chef de l’État.

Décret numéro 2022 06 26PTDRM du 28 octobre 2022 fixant la liste nominative des membres additifs du Conseil national de Transition (CNT).

Le président de la transition chef de l’État

Vu la constitution

Vu la charte de la transition

Vu la loi numéro 2022 001 du 25 février 2022 portant révision de la charte de la transition

Vu le décret numéro 2020 01 43PT-RM du 09 novembre 2022 fixant la clé de répartition du Conseil national de transition

Vu le décret numéro 2020 02 39PT-RM du 3 décembre 2020 fixant la liste nominative des membres du Conseil national de la transition

Vu le décret numéro 2022,04 87 PT-RM du 21 juillet 2022 fixant clé de répartition et de désignation des membres additifs du Conseil national de transition

<strong>Décrète:</strong>

<strong>Article 1</strong>: Les membres additifs du Conseil national de transition sont désignés comme suit:

Monsieur Mamari Biton Coulibaly;

Madame Maimouna Gadjigo;

Madame Mallé Aïda Koné;

Monsieur Boubacar Daffé;

Monsieur Moustafa Diakité;

Madame Aïssata Hamadoun Maïga;

Monsieur Benkè Kamité;

Monsieur Saloum Ould Jidahlou;

Monsieur Mountaga Diakité;

Madame Aïssata Amadou Bocoum;

Madame Fatoumata Traoré;

Monsieur Alioune Guèye;

Madame Bouaré Fanta Dienta;

Madame Maïga Sina Damba;

Monsieur Mamadou Samba Kéita;

Monsieur Salah Maïga;

Monsieur Boubacar Sidigh Taleb Sidi Ali;

Madame Konaté Zenab Guisé;

Monsieur Moise Dougnon;

Madame Diallo Fatoumata Sissoko;

Monsieur Boubacar H. Diallo;

Monsieur Filifing Diakité;

Madame Aïssata Soumeylou;

Monsieur Modibo Maïga;

Monsieur Cheikh Alwata Diarra;

Monsieur Mohamed Ould Mattali;

<strong>Article 2</strong>: Le présent décret sera enregistré et publié au Journal officiel

<strong><em>Bamako, le 28 octobre 2022</em></strong>

<em>Le président de la transition, Colonel Assimi GOÏTA</em>

<em> </em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ressources humaines :  Quand la transition ne tire pas de leçons des régimes précédents</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ressources-humaines-quand-la-transition-ne-tire-pas-de-lecons-des-regimes-precedents-2997049.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 31 Oct 2022 09:15:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Du n’importe quoi, peut-on dire, dans la gestion des ressources humaines du pays. Les nominations aux postes à responsabilité dans l’administration publique et dans les institutions de l’État laissent à désirer depuis le coup d’État du 20 août 2020. Elles n’obéissent à aucun critère de compétence, de crédibilité, d’honnêteté et d’intégrité. Sauf à la volonté des princes du jour, dont le dessein serait de se faire une santé financière d’ici la fin de la transition.

Mal partie depuis la formation des gouvernements et la nomination des membres du Conseil national de transition (CNT), la transition malienne, dont on pensait être un rempart contre les dérives et les maux qui ont fait chuter les régimes précédents, mélange les pédales dans la gestion des femmes et des hommes. Depuis le départ précipité du président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), le 20 août 2020, on déshabille Paul et on habite Jean. Rien n’a pratiquement changé dans les nominations aux postes à responsabilité dans l’administration publique et dans les Institutions de l’État. Une situation qui joue dangereusement contre les intérêts fondamentaux du pays.

Acclamés comme des sauveurs pour réparer l’incroyable gâchis causé par les pseudos démocrates, depuis le 26 mars 1991, les militaires du 20 août 2020 passent par les mêmes méthodes utilisées par les démocrates prédateurs pour placer leurs proches dans la haute sphère de l’administration publique. Elles ont pour nom: népotisme, favoritisme, clientélisme politico-militaire et mafieux. Ces pratiques, en plus du comportement crapuleux des dirigeants de l’époque, qui devraient être rangées dans les oubliettes de l’histoire politique du Mali, reviennent avec force et mépris, brisant l’élan populaire et patriote dont les hommes en tenue ont plus besoin pour la conduite de la transition.

Deux (02) ans après le coup de force contre IBK, les réalités du pouvoir rattrapent les militaires qui avaient bénéficié d’un sursis pour se racheter dans la gestion des ressources humaines de l’État. Mais hélas ! Les autorités de la transition se sont installées dans de mauvaises habitudes qui ont la vie, piétinant du coup la bonne marche de l’État. Et rien ne semble arrêter les princes du jour dans les nominations hasardeuses aux postes à responsabilité dans les instances décisionnelles du pays. Elles jettent aujourd’hui le discrédit sur la capacité de la transition à transformer le slogan ‘‘Mali Kura’’ en un véritable projet de société pour notre pays qui cherche désespérément sa voie dans le concert des nations émergentes, depuis mars 1991.

Les dernières nominations ou désignations faites par les dirigeants de la transition font dormir debout. Elles ont été opérées non pas pour le Mali, mais pour faire plaisir à des personnalités ou organisations criminelles qui n’ont digéré leur mise à l’écart de la gestion des affaires du pays. On attend par ci et par là que telle personne nommée est proche de ce régime ou de telle organisation mafieuse. La gestion du pays ne saurait dépendre de la tête du client. Elle obéit à des normes et des règles dont l’application minimiserait les frustrations et le mécontentement du peuple.

Après la formation du gouvernement dont la majorité de ses membres apprennent toujours comment travailler, la nomination népotiste des membres du Conseil national d transition (CNT), des membres des cabinets ministériels, des directeurs nationaux et généraux sur fond de favoritisme, les autorités de la transition ne semblent pas tirer les leçons des échecs des régimes précédents dans la gestion des ressources humaines de l’État. Ce mauvais casting dans le choix des femmes et des hommes à conduire les affaires de l’État a été un ferment de la révolte du peuple contre les tenants du pouvoir qui se croyaient investis d’un pouvoir divin pour ne pas attendre le cri de détresse de leurs compatriotes.

L’heure est venue de faire appel aux compétences pour relever les défis auxquels notre pays fait face, depuis 2012. Sinon…

Yoro SOW

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre ouverte à Son Excellence, le Colonel Assimi Goïta, Président de la République, Chef de l’État</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-a-son-excellence-le-colonel-assimi-goita-president-de-la-republique-chef-de-letat-2997047.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-a-son-excellence-le-colonel-assimi-goita-president-de-la-republique-chef-de-letat-2997047.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 31 Oct 2022 07:08:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Excellence, Monsieur le Président,</em>

Par définition, une lettre ouverte s’admet comme «un texte argumentatif rédigé sur un sujet qui passionne l’auteur et s'adressant à la fois à un destinataire précis, généralement une autorité, et à un large public, puisqu'elle est diffusée dans un média». Oui, ma lettre s’adresse à vous, Monsieur le Président de la République mais, en même temps, elle est ouverte, car elle est volontairement rendue publique par sa diffusion dans la presse et sur les réseaux sociaux. Le sujet de cette lettre spécifiquement adressée au Colonel Assimi GOÏTA et ouverte au peuple malien, c’est l’école, notre bien commun, l’avenir de la nation toute entière. Et c’est ma passion pour l’Éducation qui m’oblige à m’adresser à votre auguste personne assurant aujourd’hui la plus haute fonction étatique dans le Mali que nous aimons tous les deux.

&nbsp;

<em>Excellence, Monsieur le Président,</em>

Avant de m’adresser au Chef de l’État, je voudrais humblement interroger le valeureux soldat que la haute magistrature a momentanément mis en veilleuse aujourd’hui. C’est bien vous, les stratèges militaires, qui nous apprenez qu’une armée se déplace avec son ventre: pour que les troupes au front soient efficaces, il faut que les hommes mangent, il faut du carburant pour les véhicules de tous genres, il faut des munitions etc. Si vous êtes Commandant de troupes en première ligne du combat, s’il arrive que vos munitions sont épuisées (définitivement finies !), quelle attitude adopterez-vous pour sauver les vies de vos subordonnés et votre propre vie ? La réponse à cette question détermine en partie l’avenir de notre système éducatif qui est dans la tourmente depuis des décennies.

&nbsp;

<em>Excellence, Monsieur le Président,</em>

Dans mon livre intitulé: «La Fabrique Sociale, regard sur l’école: le temps du désordre et des incertitudes» (publié aux Éditions GAFE en 2019), j’ai rappelé une partie des travaux de recherche d’une équipe de spécialistes ayant travaillé sur «La qualité du Pilotage d’un système éducatif» et ayant conclu que «l’école a besoin d’un commandant de bord (le directeur d’école)». Oui, le «Commandant de bord» de l’école, c’est le Chef d’établissement, cette fonction désignant le premier responsable de chaque école, des Directrices de Jardins d’enfants aux Recteurs des Universités, Doyens des Facultés, Directeurs généraux des grandes écoles et Instituts supérieurs, en passant par les Directeurs généraux et Proviseurs du niveau intermédiaire du système scolaire).

On semble ne pas voir la réalité, mais c’est aux établissements que revient la lourde responsabilité de rentabiliser tous les efforts fournis en amont, comme par exemple les milliards déboursés par l’État et ses partenaires pour la construction et l’équipement des locaux (blocs administratifs, salles de classes, latrines, laboratoires, bibliothèques, infirmeries, amphithéâtres…), le paiement des salaires, l’achat d’engins, d’outils informatiques, de fournitures scolaires, de manuels scolaires, de matériels et de produits pour les laboratoires et les infirmeries, prise en charge de missions d’inspection ou de suivi des enseignants, organisation d’ateliers et de séminaires de tous genres, organisation des examens de fin d’année... Oui, l’État fait beaucoup ! Mais l’État doit-il se contenter de débourser l’argent du contribuable et des partenaires sans se donner les moyens d’obtenir ce pour lequel des milliards sont déboursés ?

&nbsp;

<em>Excellence, Monsieur le Président, </em>

J’ai bien peur que l’attitude de notre État dans la gestion du système éducatif ne soit semblable à l’incompréhensible comportement des pays dits «développés» face à nos pays dits «sous-développés». Les premiers chantent que cela fait plus de cinquante (50) ans qu’ils «déboursent des milliards» pour aider les seconds, mais que cet argent est toujours «mal dépensé». L’incompréhensible dans cette situation, c’est de voir les donateurs continuer à débourser de l’argent, malgré leur connaissance de la mauvaise gestion. Si eux-mêmes n’y trouvent pas leur compte, pourquoi continuer à se débarrasser de leur fortune ? Passons, mon Colonel ! Laissons de côté toute la gamme de chocs violents que notre système éducatif a encaissés par le passé et continue de subir. Passons sous silence le fait que notre système éducatif a servi de «sujet d’expérience» (au sens scientifique de l’expression) pendant des années à travers des innovations dont la seule valeur se limitait au fait d’être des projets juteux, financés à coups de milliards. Laissons de côté le fait que, par la décentralisation des recrutements (au moment où les Centres d'Animation Pédagogique-CAP, les Académies d’Enseignement-AE, les mairies, conseils de cercle, les assemblées régionales recrutaient qui ils voulaient), le corps enseignant a accueilli toutes sortes d’agents (de toutes spécialités, ou de spécialités douteuses, ou sans spécialité). Gardons-nous d’aborder la marchandisation de notre système éducatif, cette tendance par laquelle on tire un profit mercantile d'une activité non marchande comme l’Éducation (n’ai-je pas récemment entendu que les subventions à payer aux écoles privées du niveau secondaire ont atteint 57 milliards de FCFA?). L’État ne gagnerait-il pas à réduire l’écart entre le nombre d’établissements publics et d’établissements privés ? En exploitant le fichier de l’orientation des titulaires du Diplôme d'Études Fondamentales (DEF) 2019, j’avais pointé 109 écoles pour le secteur public et 1 826 pour le secteur privé. Passons sans rêver !

Et arrivons au seul point qui justifie ma prise de parole publique. Autant le commandant de troupes qui n’a plus de munition rend les armes à l’ennemi pour sauver les vies des hommes qui sont sous sa responsabilité; autant «le Commandant de bord de l’école», défait, invalide, impuissant, croise les bras et observe la catastrophe envelopper la nation, tel le spectacle des eaux sous la poussée desquelles un barrage a cédé. Nos munitions à nous, ce sont les enseignants. L’action éducative se passe en classe, entre les enseignants et les élèves. Que reste-t-il au directeur d’école et au chef d’établissement secondaire quand on leur retire les enseignants qui sont leurs munitions ? Notre école se meurt lentement, non à cause de la pénurie d’enseignants (ou par l’insuffisance d’enseignants qualifiés), mais à cause de la gestion catastrophique de l’existant.

&nbsp;

<em>Excellence, Monsieur le Président,</em>

C’est dans une indifférence généralisée que nos écoles se vident, année après année, à cause d’un dysfonctionnement institutionnel dans la gestion des enseignants fonctionnaires des Collectivités territoriales. Le service employeur des fonctionnaires des Collectivités, c’est le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Dans le cas des enseignants, le Ministère de l’Éducation Nationale est le service utilisateur. Dès l’instant où l’employeur peut faire des mutations sans se référer au service utilisateur, la porte est ouverte à toutes les spéculations. Un véritable réseau mafieux s’est constitué autour de cette absurdité administrative. Véritable mafia ! Car, le circuit par lequel un enseignant arrive à s’octroyer une mutation nationale, sans passer par son Directeur d’école, son Directeur de Centre d'Animation Pédagogique (DCAP), la mairie ou le conseil de cercle qui paye son salaire, ni même par l’Académie d’enseignement dont il relève, encore moins par la Direction des Ressources Humaines (DRH) du secteur de l’Éducation, personne ne peut me convaincre que ce raccourci n’est pas payant. L’asphyxie de nos écoles de l’intérieur est causée, en grande partie, par cet affairisme qui piétine toutes les autorités de la ligne hiérarchique.

En cette rentrée scolaire 2022-2023, victime de cette arrogance administrative par laquelle les subordonnés profitent du désordre entretenu pour montrer aux supérieurs immédiats qu’ils ne sont rien, et où notre lycée se retrouve sans Professeur de Français (les deux étant partis à Bamako par mutation nationale), alors que je n’ai enregistré et traité (avec avis favorable) qu’une demande de mutation, j’ai fait un sondage rapide auprès des collègues chefs d’établissement.

Voici une partie de l’hémorragie dont nos établissements de l’intérieur sont victimes, depuis des années:
<ul>
 	<li>Lycée Public de Pèle: L’unique Professeur d'Histoire et Géographie a été muté à Bamako malgré les avis défavorables du Proviseur, du Président du Conseil de Cercle, et du Directeur de l’Académie d’Enseignement (AE).</li>
 	<li>Lycée public de Fana: Les Professeurs de Français, Arabe et Informatique sont mutés à Bamako sans l’avis du Proviseur.</li>
 	<li>Lycée Public de San: Sept (07) Professeurs partis par mutation nationale, tous pour Bamako.</li>
</ul>
Lycée Public de Bankass: Actuellement le Lycée Public de Bankass n'a pas de Professeurs permanents en Anglais, en Arabe, en Histoire et Géographie, en Informatique et en EPS.
<ul>
 	<li>Centre d'Enseignement Technique et Industriel (CETI) de Ségou: mutation nationale: Deux (02) Professeurs de Bâtiment mutés sur Bamako. Par mutation régionale, perd un (01) Professeur de Mathématiques, sans que la direction soit au courant.</li>
 	<li>Lycée Public de Bla: Le Professeur d'Informatique a été muté sans dépôt préalable de demande.</li>
 	<li>Lycée Technique de Sikasso: L’unique Professeur d'Économie est muté; un (01) Professeur de Mathématiques muté (sur deux), il reste un (01) pour un besoin de quatre (04) Professeurs. L’unique Professeur d'Éducation Physique et Sportive (EPS) est muté. Un (01) Professeur d'Allemand en formation (inscription sur titre) est aussi muté. L’unique Professeur d'Économie est muté malgré l’avis défavorable du Proviseur. Les Prof de Mathématiques, d'EPS et d'Allemand n'ont pas déposé de demande mais sont mutés.</li>
 	<li>Lycée Public de Mandiakuy: Le seul Professeur de Musique du LMANDIAKUY est muté à Bamako malgré l’avis défavorable du Proviseur.</li>
 	<li>Lycée Public de Kolokani: L'unique Professeur de Bamanankan est muté (non remplacé).</li>
 	<li>Institut de Formation Professionnelle (IFP)-Tertiaire de Kayes: Un (01) Professeur de Secrétariat muté à Ségou sans l’avis du Directeur des Études assurant les fonctions de Directeur Général.</li>
 	<li>Lycée Public de Fourou: Deux (02) Professeurs de Français, un (01) Professeur d’Économie, Compta-Commerce et l’unique Prof. de Géologie sont mutés en dépit de l'avis défavorable du président du Conseil de Cercle et du rejet de leurs dossiers par la DRH-Éducation. Comme le Lycée Baouro CISSÉ de Djenné, le Lycée Public de Fourou est sans Professeur de Français.</li>
 	<li>Institut de Formation de Maîtres (IFM) de Nara: Départ de trois (03) Professeurs (dont le seul Prof de Mathématiques) à Kati. Aucun d’entre eux n’a soumis une demande de mutation à la Direction de l’établissement.</li>
 	<li>Lycée de Markala: Le seul Professeur de Mathématiques Financières est muté à Bamako.</li>
</ul>
Lycée public de Douentza: Sept (07) départ (dont l’unique Professeur d’Anglais) sans l’avis favorable du Proviseur, du Conseil du Cercle et de l’Académie d'enseignement (AE).
<ul>
 	<li>Lycée public de Niono: Aucun Professeur d'Économie et de Comptabilité depuis 2020. Un (01) Professeur d’Anglais muté à Bamako sans dépôt de demande par voie hiérarchique. Le Lycée n’a plus qu’un (01) Professeur d’Anglais pour seize (16) classes.</li>
 	<li>Lycée de Ténenkou: Le seul Professeur d'Histoire et Géographie et le seul Professeur de Mathématiques ont été mutés sans passer par la voie hiérarchique.</li>
</ul>
La liste est longue; le phénomène est connu de tous. Même quand la Direction des Ressources Humaines (DRH) de l’Éducation, elle-même, met «Avis défavorable» et retourne la demande à l’intéressé, si ce dernier passe, simultanément par le «réseau mafieux» de ces mutations (l’argent faisant toujours le malheur de l’école), il obtient la mutation. Dans les écoles fondamentales, le tableau est encore plus sombre: la majorité des écoles de nos villages ne fonctionnent que durant le temps de stage des finalistes de l’Institut de Formation de Maîtres (IFM). Au même moment, la pléthore est inconsciente en ville, au point que certains Directeurs de Centres d'Animation Pédagogique (DCAP) s’offrent le luxe de nommer des «Chargés de dossiers». Pour quel besoin et pour quelle rentabilité ? Il faut préciser que le phénomène des mutations sans dépôt de demande par voie hiérarchique ne se fait pas qu’en direction de Bamako. On sait par exemple que le Lycée Public de Bafoulabé se vide progressivement au profit de Kita, où il y a de plus en plus de Lycées privés. Encore une fois, l’argent fait le malheur de l’école. Et à rythme, certains lycées de cercle ou villages vont fermer.

&nbsp;

<em>Excellence, Monsieur le Président,</em>

Appelons la chose par son nom: il faut absolument retirer au Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation (service employeur des enseignants fonctionnaires des Collectivités) la possibilité d’effectuer des mutations d’enseignants des Collectivités sans même l’avis du Ministère de l’Éducation Nationale (service utilisateur). Au plus vite, il faut mettre fin à la gestion catastrophique des ressources humaines: dans les centres urbains, des centaines d’enseignants sans emploi du temps; en provinces, des écoles fondamentales de six (06) classes tenues, chacune, par deux (02) enseignants au plus. Des lycées de cercles incapables de créer plus de deux (02) séries sur six (06) possibles au niveau terminale…

On se rappelle que, déjà en 2014-2015, le département de l’éducation nationale (alors dirigé par le Professeur Kénékouo dit Barthélémy TOGO) a mené une enquête sur le personnel enseignant existant à Bamako. Cette enquête avait révélé que 500 enseignants étaient sans emploi du temps (ne dispensant aucun cours pour l’État) au niveau du secondaire à Bamako. Que fait le pouvoir organisateur contre cette ruée vers les villes, un phénomène qui empoisonnent l’espace scolaire ? De qui l’école est-elle l’affaire au Mali ? Le philosophe Tzvetan Todorov nous a parlé du «gigantisme d’un corps de l'éducation nationale, constituée d'acteurs multiples dont aucun n'a un pouvoir suffisant pour mener à bien une réforme mais qui, presque tous, ont un pouvoir suffisant pour bloquer les autres». Malheureusement, dans notre cas, «les autres sont bloqués» parce que l’écrasante majorité des acteurs se servent plus de l’école qu’ils ne servent l’école.

&nbsp;

<em>Excellence, Monsieur le Président, mon Colonel,</em>

J’ai une conviction que j’ai toujours fait savoir à ceux qui nous gouvernent, et qui l’ont rarement partagée: la meilleure façon d’aider un pouvoir, c’est de lui dire la vérité. Il est vrai que dans un pays où tout est à refaire, hiérarchiser les besoins dans un ordre de priorité est extrêmement difficile. Cependant vous ne réaliserez pas votre vision pour le Mali tant que nous baignons dans la gestion catastrophique de ressources humaines. En plus, si vous voulez vraiment réussir, n’oubliez jamais que le besoin d’éducation est permanent. En cela, l’école doit être portée au rang de «priorité hors catégorie», car l’éducation ne peut pas attendre («Éducation cannot wait»). Mon Colonel, trouvez la formule qui permettra une prise en main de notre système éducatif par toutes les composantes de la société. Si cela n’est pas fait, la nation elle-même frissonnera tôt ou tard. Former une grande solidarité nationale autour de l’école est un passage obligé pour que notre peuple sorte grandi des épreuves actuelles. Et cet effort pour sauver l’avenir de la nation, c’est tout de suite et non demain. Car, «l'avenir n'est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire», nous enseigne Henri Bergson.

Avant de terminer, mon Colonel, je voudrais donner une précision: je ne suis qu’un lanceur d’alerte. Être lanceur d’alerte est un choix délibéré; en s’y engageant, on prend des risques réels au nom de la défense de ce qu’on estime être bien pour l’intérêt public ou général. Si des lycées ferment parce que, sans aucun respect de la voie hiérarchique, des enseignants les ont abandonnés au profit de leur bien-être individuel, l’État que vous dirigez aujourd’hui sera coupable d’une mort programmée de l’école malienne.

Tout en vous encourageant dans vos efforts de «réparation de la nation», je vous prie d’agréer, excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de mes salutations distinguées.

<em>Djenné, le 14 octobre 2022</em>

<em>Moussa SISSOKO, Master en Gestion des Systèmes, Proviseur du Lycée Public Baouro CISSÉ de Djenné</em>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Primature :  Retour de Choguel ? Confirmation de l’intérimaire ? Nomination d’un nouveau Premier ministre ? Le cœur du colonel Assimi Goïta balance</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/primature-retour-de-choguel-confirmation-de-linterimaire-nomination-dun-nouveau-premier-ministre-le-coeur-du-colonel-assimi-goita-balance-2996150.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Oct 2022 07:18:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Trois (03) mois après la nomination d’un Premier ministre par intérim, les yeux se tournent désormais vers le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, pour le retour du titulaire du poste, la confirmation de l’intérimaire ou la nomination d’un nouveau chef de gouvernement. Entre ces trois (03) options, le cœur du chef de l’État balance. Mais ce qui est sûr, le choix se fera un jour pour le bonheur du Mali. À quand la nomination d’un nouveau Premier ministre ?</strong>

Malgré l’urgence et l’hostilité politique internationale contre le Mali depuis l’adoption par les dirigeants de la transition de trois (03) principes majeurs qui guident désormais la gouvernance de notre pays, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques des partenaires opérés par le Mali et le respect des décisions prises dans l’intérêt du peuple malien, le Mali a aucun intérêt à ne pas nommer un Premier ministre. Dans la mesure où, le pays ne sent pas la touche du Premier ministre par intérim, nommé, le 21 août dernier, pour donner vie aux différents segments de la société malienne. Trois mois après,  l’habit semble être ample pour le colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement.

Certes, un Premier ministre par intérim n’a pas les coudées franches comme un Premier ministre de plein pouvoir, mais la nouvelle voie tracée par le Mali exigeait du colonel Abdoulaye Maïga d’aller au charbon pour remettre le Mali au travail, unique issue pour amorcer le développement économique, industriel, social et culturel de notre pays. Malheureusement, par manque d’initiatives salutaires pour faire face aux multiples défis auxquels le pays est confronté depuis des années, afin de sortir définitivement de l’impasse née de la gestion inique des vrais faux démocrates, les populations croupissent sous le poids de la cherté des produits de première nécessité. Et cela, malgré le soutien populaire accordé aux autorités de la transition qui sont considérées à tort ou à raison par bon nombre de nos compatriotes comme des balayeurs de la souillure démocratique des acteurs du 26 mars 1991.

Conscient de la situation socio politico-économique du Mali et de la menace internationale entretenue par des traites maliens et des ennemis de notre pays, le colonel Assimi Goïta, président de la transition, selon nos sources, souhaiterait mettre en place un gouvernement de combat dont la composition sera en rupture totale avec les précédents. Mais il semblerait que son cœur balance entre trois (03) options. À savoir, le retour du titulaire de Choguel Kokalla Maïga, la confirmation de Abdoulaye Maïga qui assure l’intérim, depuis le 21 août 2022, ou la nomination d’un nouveau Premier ministre.

Selon nos sources, ce choix cornélien du colonel Goïta retarderait la mise en place d’un nouveau gouvernement. Mais ce qui est sûr et certain, le choix se portera un jour sur une femme ou un homme pour le bonheur du peuple malien qui se bat seul contre tous pour s’émanciper de la tutelle des criminels organisés en sociétés secrètes et multinationales pour s’accaparer de nos ressources naturelles avec la complicité des traites maliens. Qui sont prêts à pactiser avec le diable pour leurs propres intérêts égoïstes, haïssables et nauséabonds.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assemblée nationale dissoute en 2020: les anciens députés réclament des droits face à la faiblesse de l’État</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/assemblee-nationale-dissoute-en-2020-les-anciens-deputes-reclament-des-droits-face-a-la-faiblesse-de-letat-2996163.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Oct 2022 06:55:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un pays, c’est le règne de la loi et de son respect dans toute sa plénitude. La crise post-électorale a provoqué la dissolution de l’Assemblée nationale par le président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), en 2020. Comme un malheur ne vient jamais seul, cette crise a abouti à un premier putsch, en août 2020, puis un second dit de rectification, en mai 2021. Et depuis, les députés de la 6<sup>ème</sup> législature cherchent à reprendre leur fauteuil au sein du Conseil national de transition (CNT) qui remplace l’Assemblée nationale. Et pour se faire entendre, un groupe de députés chassés s’est rendu, le jeudi 20 octobre 2022 à la Primature pour exprimer leur exaspération.

Ils ont raison de se plaindre puisque le problème a été mal géré par la transition. Lorsque des honorables chassés sont conseillers nationaux au CNT, cela est inconcevable. Et cela s’appelle clientélisme politique. Lorsque des députés chassés sont redéployés dans des départements ministériels comme chargés de mission, c’est impensable, au moment où on parle de Mali Koura. Cela s’appelle népotisme.

Enfin, lorsque le CNT devient un lieu de rassemblement d’anciens cadres et militaires des régimes successifs qui ont dirigé le Mali, il y a des raisons de demander réparations de préjudices causés.

<strong>Valorisation et promotion de nos langues nationales: Mouvement culturel N’Ko</strong>

Il faut rendre ici un hommage mérité aux membres de l’association N’Ko qui se battent pour vulgariser l’écriture N’Ko et réhabiliter, en même temps nos langues, l’histoire et les traditions du peuple. Le gouvernement aurait pu faire mieux que d’introduire une poignée de langues nationales dans une poignée d’écoles expérimentales.

Il est grand temps que nos langues nationales soient de plus en plus utilisées concurremment avec la langue française dans l’enseignement, dans la vie politique, dans l’administration publique, dans l’état civil, dans les cours et tribunaux, dans les transactions bancaires, dans les journaux parlés et les débats à la radio et à la télévision, et même dans les messages à la nation du chef de l’État, etc.

<strong>Ministère de la Santé: hôpital Luxembourg sans morgue</strong>

L’équipement sanitaire du Mali est à la fois très insuffisant et très inégalement réparti entre Bamako et le reste du pays. Si on classait les hôpitaux de Bamako, l’hôpital Luxembourg serait le troisième après Le Point G et celui du Mali. Le Luxembourg se trouve en commune IV, l’une des plus grandes communes du district de Bamako. Il n’existe pas de morgue dans ce grand hôpital qui a fait la fierté du régime ATT.

En 1980, le Mali comptait dix (10) hôpitaux, trois d’entre eux, et les plus importants étaient localisés à Bamako et dans ses environs. L’unité sanitaire de base est actuellement le centre de santé d’arrondissement et le Centre de santé communautaire (CSCOM) qui regroupe un dispensaire et un centre de protection maternelle et infantile (PMI).

<strong>Nouveau découpage: 20 régions, 156 cercles, 466 arrondissements et un district</strong>

Selon les estimations du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation: 40% des naissances, 60% des mariages et 70% des décès ne sont pas enregistrés à l’état civil. Le Mali, pays économiquement pauvre mais riche par sa culture et son peuple, est fortement rattaché à ses valeurs culturelles. Il existe au Mali plusieurs groupes ethniques: Bambara, Peul, Soninké, Sénoufo, Minianka, Dogon, Malinké, Sorhai, Tamasheq, Bwa qui ont une longue tradition de vie communautaire. Chaque groupe préserve avec beaucoup de fierté les us et coutumes de ses ancêtres; la coexistence, la tolérance et l’entraide font partie de ces valeurs.

<strong>L’injustice sociale</strong>

Le luxe insolent des riches est une insulte à la misère des cultivateurs qui sont privés de tout, vivent comme des bêtes. Il n’y a plus de terres cultivables. Les prédateurs fonciers ont tout transformé en construction rurale. Il y a des misères sur la terre qui saisissent le cœur. Il manque à quelques- uns jusqu’aux aliments; ils sont mal logés ; ils appréhendent de vivre.

De simples fonctionnaires ont eu l’audace d’avaler en un seul morceau la nourriture de cent familles. Il y a une espèce de honte d’être heureux à la vue de centaines de misères. Un homme du peuple ne saurait faire aucun mal. Un président qui ne veut faire aucun bien, est capable de grands maux. L’un ne se forme et ne s’exerce que dans les choses qui sont utiles. L’autre y joint les pernicieuses. Là se montrent ingénument la grossièreté et la franchise; ici se cache une sève maligne et corrompue sous l’écorce de la politesse.

<strong>Le peuple n’a guère d’esprit, et les grands n’ont point d’âme: celui-là a un bon fond et n’a point de dehors, ceux-ci n’ont que des dehors et qu’une simple superficie. Faut-il opter ? Je ne balance pas: je veux être peuple, dit le poète.</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Deux ministres à Mopti pour apporter l&amp;apos;élan de solidarité du gouvernement Suite à l&amp;apos;incident survenu entre Sévaré et Bandiagara</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/deux-ministres-a-mopti-pour-apporter-lelan-de-solidarite-du-gouvernement-suite-a-lincident-survenu-entre-sevare-et-bandiagara-2996162.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Oct 2022 06:30:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Suite à l'incident survenu sur la Route Nationale15 (RN15), Sévaré-Bandiagara, au cours duquel, un car de la Compagnie DC TRANSPORT sauta sur une mine, faisant des morts, des blessés et d'importants dégâts matériels, le gouvernement a marqué toute sa solidarité. Deux membres du gouvernement, notamment le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de Brigade Daoud Aly MOHAMMEDINE et le ministre délégué en charge du Développement Social et de l'Action Humanitaire, M. Oumarou DIARRA, ont été dépêchés à Mopti par le Président de la Transition, Chef de l'État, Chef Suprême des Armées, le Colonel Assimi GOÏTA.

Ils étaient porteurs d'un message de soutien et de compassion des autorités de la Transition. «<strong>Nous sommes là sur instruction du Président de la Transition, Chef de l'État, Chef Suprême des Armées, le Colonel Assimi GOÏTA qui nous a chargé de venir pour présenter les condoléances aux familles éplorées et souhaiter prompt rétablissement aux blessés, suite à cet incident survenu, le 13 septembre dernier et qui a, malheureusement, fait quatorze (14) morts et une quarantaine de blessés. Nous voyons que la situation de ces derniers s'améliore puisque certains d'entre-eux sont rétablis et sont sortis d'hôpital. C'est l'occasion aussi de remercier le Directeur Général de l'hôpital et toute son équipe. Cet acte, il faut le dire, est ignoble et barbare.</strong>

<strong>Quand les forces du mal, maintenant, se résigne à attaquer les paisibles populations qui vaquaient à leurs préoccupations, cela est un signe de faiblesse. Nous demandons aux populations de continuer à soutenir les forces de défense et de sécurité, en termes de renseignement, car c'est avec le renseignement que l'on peut gagner en amont et anticiper certaines choses</strong>», a dit le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de Brigade Daoud Aly MOHAMMEDINE.

Après cette visite à l'hôpital Sominé DOLO, les deux (02) membres du gouvernement se sont entretenus avec le haut commandement de la 6<sup>ème</sup> Région militaire, au camp Hammadoun Bocari BARRY dit BALOBO de Sévaré.

<strong>Source: Ministère de la Sécurité et de la Protection civile</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Protection de jeunes filles :  À la recherche du trousseau de malheur</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/protection-de-jeunes-filles-a-la-recherche-du-trousseau-de-malheur-2996153.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Oct 2022 06:19:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Comment mettre en lumière les maltraitances et les graves violations des travailleuses domestiques dans les centres urbains au Mali, telle est l’ambition que se fixent plusieurs organisations regroupées au sein des réseaux et cadre de concertation pour mieux défendre leurs intérêts.</strong>

Coïncidence ou non avec la célébration de la Journée internationale de la jeune fille, près d’une quinzaine d’Organisations des sociétés civiles (OSC) nationales et internationales, des centrales syndicales et des Partenaires techniques et financiers (PTF) se sont rencontrés, en octobre, à Bamako, pour mutualiser leurs efforts pour mieux défendre les travailleuses domestiques, communément appelées Aides familiales (AF). L’objectif du regroupement, selon les leaders, est de contribuer significativement à une prise de conscience individuelle et collective sur le respect des droits aides familiales en tant que personne humaine et en tant que travailleur comme x ou y avec des droits et des devoirs.

Selon une responsable du cadre, non moins présidente de l’Association pour la défense des droits des ménagères et domestiques (ADDAD), elle-même une ancienne aide familiale, les raisons qui poussent les employeurs à violer impunément les droits des domestiques sont à rechercher dans l’inorganisation du secteur qui échappe complètement au contrôle du ministère de de l’Entreprenariat national, de l’emploi et de la formation professionnelle mais également de la vulnérabilité des travailleuses domestiques qui sont pour la plupart des saisonnières.

Voici par exemple l’histoire atypique de A.S. Originaire de la commune de Ouélessébougou, d’une famille particulièrement aisée d’un village, qui tombe malencontreusement dans les travers du travail domestique. Comment A.S s’est-elle retrouvée dans cet engrenage, alors qu’elle était prédestinée à un brillant avenir scolaire si l’oncle paternel n’avait accepté sa cola de mariage alors qu’elle venait juste d’avoir seize (16) ans. Jeune fille brillante, première de sa classe, elle a été contrainte d’arrêter prématurément les études durant les vacances scolaires. Les vacances sont généralement les moments propices pour ce genre de mariage, car écarte toute éventualité ou velléité de négociation ou de report.

Les enseignants, les directeurs d’école qui sont considérés comme les personnes qui peuvent avoir une influence sur leur décision n’étant pas présents au moment les grandes vacances, la voie est désormais libre pour mettre en pratique leur plan machiavélique.  Ainsi, par la force des choses, la jeune fille et sa maman n’ayant aucun moyen pour constituer le trousseau de la future épouse ne voient d’autres solutions que d’envoyer dans l’immédiat la fille en exode dans une grande ville pour subvenir à ce besoin urgent au risque d’être humiliée ou stigmatisée dans la famille comme la femme n’ayant pas pu conséquemment constituer le trousseau de sa fille.

Voilà ce schéma, il est classique et 70% des cas d’exode de filles se retrouvent dans ce cas de figure.  C’est pourquoi les frontières entre mariage d’enfant, déscolarisation des filles et exode sont vraiment étroites et intimement liées. Parce que les causes de l’un sont les conséquences de l’autre et les conséquences de l’un sont les causes de l’autre. C’est ce triptyque qui plombe le cursus scolaire de bon nombre de jeunes filles en milieu rural. Elles sont obligées d’abandonner les bancs sans le vouloir pour faire l’aide-ménagère ou la domestique pour sauver l’honneur de leurs mamans. Ce n’est donc pas de gaité de cœur si ces jeunes filles se retrouvent à Bamako ou ailleurs pour trouver un petit revenu leur permettant de constituer leur trousseau.

Une fois en ville, elles peuvent facilement tomber dans les mailles des réseaux mafieux qui peuvent les exploiter sur tous les plans, entre autres exploitation non- paiement des salaires et à temps, violences physiques et psychologiques: les insultes, abus sexuels, mensonges, injustices, emprisonnements arbitraires. Ce tableau n’est pas exhaustif.  Obnubilées sinon hantées qu’elles sont par la recherche effrénée de ce trousseau de malheur, elles deviennent une proie une cible idéale pour certains employeurs sans vergogne qui souvent les traitent comme de vulgaires opportunistes.

C’est, là tout le sens des nombreux réseaux, ONG et Associations de protection des droits des jeunes filles domestiques et migrantes qui trouvent leurs raisons d’être, compte tenu des innombrables cas de violations dont elles font l’objet en longueur de journée dans les grands centres.

Selon un rapport de la Banque mondiale «<strong>ton paradis, mon enfer</strong>», je cite «<strong>chaque famille de la capitale Bamako dispose d’une ou des aides-ménagères</strong>» pour une ville d’environ trois millions d’habitants le calcul est facile.

Malgré les énormes efforts déployés par les organisations et associations pour la protection et la défense des droits humains, cette situation reste inquiétante.

Pour mesurer l’ampleur de ces violations et contribuer à la protection des droits des aides domestiques, le Centre de recherche et d’action sur les droits économiques sociaux et culturel, en collaboration avec ADDADE Mali et d’autres acteurs concernés, a entrepris en 2021 une étude sur la situation dans la capitale malienne.

Le rapport fait état de la précarité chronique que subissent les travailleuses domestiques. Très souvent, des jeunes filles baignent dans un environnement de travail informel ou leurs droits et libertés sont systématiquement violés par les employeurs.

L’étude a permis de mettre en exergue de graves manquements à l’application des règles du travail comme la Convention 189 de l’Organisation internationale du travail (OIT) et des violations des droits et libertés des travailleuses domestiques dont la grande majorité est âgée entre 15-25 ans (64,7%) et entre 12-15 ans (31,37%). Aucune de ces filles interrogées ne dispose de contrat écrit, ni n’est déclarée aux organismes de sécurité sociale ou de contrôle.

Le caractère informel du secteur expose les travailleuses domestiques à des conditions de vie et de travail difficiles au sein du domicile de sécurité du lieu de travail, traitements dégradants. Malgré la surcharge de travail, le salaire payé par les employeurs est très en deçà du salaire minimum garanti. L’étude a aussi démontré que 93,5% des travailleuses domestiques perçoivent moins de 27 000 F CFA.

Après les révélations de cette étude, il devient alors urgent et impérieux d’organiser et de professionnaliser le secteur car elle est une niche d’emploi à explorer par le pays qui peut résorber le chômage. La réticence de la plupart des jeunes à s’engager dans ce secteur réside dans son inorganisation. Dès lors que  la purge sera faite dans le secteur, les jeunes s’engageront car un adage dit: «<strong>il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens».</strong>

<strong>B.S</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus :  Suppression de la Haute: A quelle fin ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-suppression-de-la-haute-a-quelle-fin-2995373.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Oct 2022 08:53:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Haute Cour de Justice est compétente pour juger le Président de la République et les ministres mis en accusation devant elle par l’Assemblée Nationale pour haute trahison ou à raison des faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sureté de l’État. La mise en accusation est votée par scrutin public à la majorité des 2/3 des députés composant l’Assemblée Nationale.

La Haute Cour de Justice (HCJ) est liée par définition des crimes et délits et par la détermination de peines résultantes des lois pénales en vigueur à l’époque des faits compris dans la poursuite. Elle est composée de membres désignés par l’Assemblée Nationale à chaque renouvellement général .Voilà ce que dit la loi concernant la Haute Cour de Justice. Est-ce par peur d’être jugé un jour, que le Président et les membres de la transition ont demandé sa suppression ?

Pourtant l’article 23 de la Charte de la transition tranche: «Les membres du Comité national pour le Salut du Peuple (CNSP) et tous les acteurs ayant participé aux évènements allant du 18 août 2020 à l’investiture du Président de la Transition, bénéficient de l’immunité. À ce titre, ils ne peuvent être poursuivis ou arrêtés pour des actes posés lors desdits évènements. Une loi d’amnistie sera adoptée à cet effet».

&nbsp;

La transparence dans les procédures de passation des marchés

Avec l’affairisme qui caractérise certains membres du gouvernement, il va falloir attendre. L’État est transformé en État providence. Plusieurs chantiers en cours sont aux arrêts. Mon scepticisme est partagé par plusieurs catégories socio- professionnelles comme les bâtiments, les travaux publics, les cartes d’identité. Pourquoi tant de corruption ?

L’édition 2019 de l’Organisation non-gouvernementale (ONG) Transparency International déclare dans son rapport que plus de la moitié des Africains interrogés déclarent que la corruption s’est aggravée que leur gouvernement ne fait pas assez pour l’enrayer et que les politiques sont les plus corrompus. Les personnes les plus corrompues sont les policiers (47%), les fonctionnaires (39%), les parlementaires (36%), les hommes d’affaires (36%), l’entourage du président (34%) et les juges (34%).

&nbsp;

Ministère du Travail et de la Fonction publique et du Dialogue social: les fonctionnaires mal repartis sur le territoire

Selon les chiffres de la Direction de la Fonction Publique, en 2004, sur 37 970 agents, 18 591 servaient à Bamako. L’État reste distant et conserve son excessive centralisation. Tout se décide à Bamako, tout se règle à Bamako.

À la consultation sectorielle sur la décentralisation organisée à Bamako, en 2005 par le ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, des révélations ahurissantes sont sorties de certaines communications: en 2004,87% des dépenses publiques ont été effectuées à Bamako et 49% des agents de l’État servaient à Bamako. Et le système continu avec des ramifications dangereuses arguant l’insécurité dans certaines localités.

<strong>Couches-culottes des bébés: ordures supplémentaires</strong>

Les couches culottes de bébés posent l’épineux problème de ramassage des ordures à Bamako. On recense deux sortes d’ordures dans la capitale malienne: les ordures ménagères composées de restes de repas et les couches-culottes des bébés jetées dans les poubelles ou dans les caniveaux, envahissent la ville, quand il pleut. L’achat de couches-culottes et son port par un bébé devient un phénomène de mode et un comportement de société. Or selon certains médecins affirment que le port de couches culottes à l’enfant aurait des inconvénients sur l’évolution son sexe.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Primature :  Un Premier ministre militaire ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/primature-un-premier-ministre-militaire-2995372.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Oct 2022 08:48:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l’ouverture de la Session ordinaire d’octobre du Conseil national de la transition (CNT), son président, le colonel Malick Diaw, a été éblouissant dans son discours d’ouverture. Tout en vantant les qualités du Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le Président du CNT affirme en ces termes: «ATT soldat de la démocratie ….». La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait proposé et obtenu auprès des Soldats de la transition, le poste de Premier ministre à un civile. Ce qui fut fait, mais pas pour longtemps. Moctar Ouane aurait été évincé pour trahison puis Choguel Kokalla Maïga mis à l’écart (pour congé maladie).

Récemment, c’est un Premier ministre par intérim en la personne du colonel Abdoulaye Maiga. Tous les trois (03)organes de la Transition sont dirigés par les militaires. Président de la République: le colonel Assimi Goïta, président du Conseil national de transition (CNT), le colonel Malick Diaw enfin le chef du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maiga.

La confirmation du Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye Maïga à la Primature sera un affront trop à la classe politique et aux patriotes qui peuvent donner corps et âme à notre pays pour le sauver de sa descente aux enfers. Il faut une ressource humaine de qualité, irréprochable à la Primature. Le bel exemple de démocratie malienne tant vanter dans le monde, en 1992 sera une page déchiquetée par les mitraillettes.

Le décret N°2020-0072/PT-RM du 1er octobre 2020 portant promulgation de la Charte de la transition fixe les missions de la transition qui sont entre autres: le rétablissement et le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national; le redressement de l’État et la création des conditions de base pour sa refondation; la promotion de la bonne gouvernance; la refonte du système éducatif; l’adoption d’un pacte de stabilité sociale; le lancement du chantier des réformes politiques, institutionnelles, électorales et administratives; l’organisation des élections générales; la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.

Le préambule de la Charte de la transition stipule: «Nous , Forces Vives de la Nation représentées au sein du Comité national pour le Salut du Peuple (CNSP), du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques du Mali (M5-RFP), des Partis et Regroupements politiques, des Organisations de la société civile (OSC) et des Maliens établis à l’extérieur, des Mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger et des Mouvements de l’inclusivité. Mus par un élan de sursaut national pour la refondation de l’État, la préservation des principes républicains et le renouveau de la démocratie et de la citoyenneté. Nous fondant sur la Constitution du 25 février 1992 et l’Acte fondamental N°001/CNSP du 24 aout 2020. Tenant compte de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger». (…).

Ainsi, les organes de la Transition sont: le Président de la Transition, le Conseil national de transition (CNT) et le gouvernement. Le Conseil national de Transition est l’organe législatif de la Transition (composé de 121 membres répartis entre les Forces de Défense et de Sécurité, les représentants du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques, les Organisations de la société civile (OSC), les centrales syndicales, les syndicats libres et autonomes, les Organisations de défense des Droits de l’Homme, les ordres professionnels, les Maliens établis à l’extérieur, les Mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, les Mouvements de l’inclusivité, les groupements de femmes, de jeunes et des personnes vivant avec un handicap, les confessions religieuses, les autorités traditionnelles et coutumières, les chambres consulaires, les faîtières de la presse, des arts et de la culture. Un acte fixe la clé de répartition entre les composantes du Conseil national de transition (CNT).

La répartition des composantes du Conseil national de transition a démontré des couacs. Au lieu d’un conseil national, c’est un refuge national de vieux militaires, anciens ministres, anciens parlementaires.

Les régimes d’obédience, parti unique ont donné naissance à des montres qui se dévorent à cause du pouvoir absolu, du culte de la personnalité, la politisation à outrance de l’administration, le clientélisme et l’enrichissement sauvages des tenants au pouvoir. La junte au pouvoir s’enferme dans le schéma qu’elle a dénoncé. Déjà une guerre de positionnement est perceptible chez certains barons de la transition et du CNT (associations et mouvements) en vue de la présidentielle de 2024.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Systèmes politiques au Mali :  Les partis uniques ont vécu, la démocratie cherche un chemin</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/systemes-politiques-au-mali-les-partis-uniques-ont-vecu-la-democratie-cherche-un-chemin-2995369.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Oct 2022 08:44:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu dit-on. Que jamais on est aussi près de perdre le pouvoir que quand on semble si sûr de soi-même. La série des putschs a repris au Mali en aout 2020 avec la démission forcée d’Ibrahim Boubacar Kéita, successeur d’Amadou Toumani Touré (ATT), renversé en mars 2012. Toutefois, le mythe de l’armée comme arbitre impartial, force d’ordre et garant de l’unité nationale marque des points en Afrique.

Les régimes de parti unique ont donné naissance à des monstres qui se sont dévoré. C’était le pouvoir absolu, le culte de la personnalité, la politisation à outrance de l’administration, le clientélisme et l’enrichissement sauvage des tenants du pouvoir.

L’année 1963 inaugure l’ère des coups d’État militaires en Afrique subsaharienne. Il est utile de rappeler que nous étions en pleine guerre froide et le continent africain n’était pas à l’abri des querelles d’intérêt et des luttes d’influence entre les deux (02) blocs. Les régimes des «Pères de l’indépendance» que l’on croyait puissants et populaires ont commencé à s’effondrer comme des châteaux de cartes.

Le modus operandi était presque le même dans tous les pays: des militaires prennent possession de quelques lieux stratégiques de la capitale, arrêtent ou tuent le chef de l’État et ses proches et font passer sur les antennes de la radio nationale des messages ponctués de fanfare militaire annonçant la chute du régime et la création d’un comité ou conseil dit de rénovation, de salut du peuple, de libération nationale, de réconciliation nationale, de rédemption, etc.

Pour appréhender le concept de démocratie, les ouvrages de science politique font référence aux deux (02) racines du mot: demos (peuple) et kratein (diriger), retracent l’historique du modèle de démocratie pratiqué dans la Grèce antique six cents (600) ans avant l’ère chrétienne, et concoctent une gamme de définitions aussi variées que complexes.

Au lieu de s’attarder à rechercher une bonne définition de la démocratie, il est beaucoup plus simple de cerner les éléments qui, de l’avis des politologues, constituent les traits caractéristiques d’une démocratie. Il est généralement admis que la démocratie est un système politique qui:

- permet la conquête et l’exercice du pouvoir politique par des partis politiques librement constitués ;

- permet aux citoyens de participer à la gestion des affaires publiques, soit directement, soit indirectement par le biais de leurs représentants élus ;

- garantit l’exercice des libertés individuelles et collectives. Il est rare de trouver un régime politique de l’époque contemporaine qui ne se proclame pas démocratique.

À titre d’exemples, les États-Unis d’Amérique, depuis leur déclaration d’indépendance, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) sous Joseph Staline, les Philippines sous Ferdinand Marcos, le Mali sous Moussa Traoré, se sont tous targués d’être des démocraties. Près d’un siècle et demi après la déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776 qui proclamait que tous les individus naissent égaux et sont nantis de certains droits inaliénables comme le droit à la vie, la liberté et la quête du bonheur, une frange importante de la population américaine, les femmes et les noirs, étaient privés d’un droit élémentaire en démocratie, le droit de vote; les premières l’ont obtenu avec la ratification du dix-neuvième amendement, en 1920, et les seconds ont dû attendre la signature du «Voting Rights Act» par le Président Lyndon Johnson, en 1965, pour voir la levée des multiples restrictions à l’exercice du droit de vote. Staline a dirigé d’une main de fer l’URSS pendant une trentaine d’années (1922-1953) et a fait torturer ou tuer des milliers de ses compatriotes dans les camps du Goulag. Marcos et Traoré ont tyrannisé et spolié leur peuple pendant vingt et un (21) ans pour le premier, et vingt-trois (23) ans pour le second, et ont été renversés par des insurrections.

Si les dirigeants de tous les pays socialistes et libéraux, riches et pauvres, petits et grands, revendiquent avec force leur appartenance à la famille des nations démocratiques, c’est parce qu’ils reconnaissent en ce modèle des vertus. Pourtant, à bien des égards, la démocratie n’est pas un modèle parfait: elle a des limites et recèle des insuffisances. Une célèbre boutade de Winston Churchill nous rappelle que la démocratie est un mauvais système de gouvernement, mais les autres systèmes sont pires.

Le modèle de démocratie pluraliste a été expérimenté en Afrique quelques années avant ou quelques années après la proclamation des indépendances. Au Mali, deux (02) grands partis politiques existaient sur l’échiquier politique et étaient représentés à l’Assemblée Nationale française et à l’Assemblée Territoriale soudanaise (US-RDA35 députés), mais comptait aussi un certain nombre d’élus du PSP (5 députés). C’est cette assemblée multipartiste présidée par Mahamane Alassane Haïdara qui, un mois après l’éclatement de la Fédération du Mali annoncé, dans la nuit du 19 au 20 aout 1960, a voté le 22 septembre 1960 la loi proclamant l’indépendance du Mali, libre de tous engagements et liens politiques vis-à-vis de la France, selon les propos de Modibo Kéita, le premier Président de la République.

Par la suite, les artisans de l’indépendance ont instauré dans leur pays des régimes de parti unique, de droit ou de fait, au motif que ce modèle était le mieux indiqué pour construire l’unité nationale et asseoir les bases d’un développement socio-économique durable. Il convient de noter aussi que le parti unique était considéré comme un rempart contre les menées subversives de l’ancienne puissance coloniale, surtout lorsque le nouvel État rompt en visière avec celle-ci. C’était, entre autres cas, celui du Mali et de la Guinée.

Les chefs des nouveaux États africains ont concentré tous les pouvoirs entre leurs mains. Ils ont appris à gouverner sans partage, à ne tolérer aucune forme de contestation, à se présenter comme candidats uniques à des élections sans enjeu. Puis, au fil des années, ils ont versé dans la mégalomanie et se sont décerné des titres de «Père de la nation», «Guide éclairé», «Combattant suprême». Il suffit de rappeler ici les frasques de Jean Bedel Bokassa qui s’est proclamé Président à vie de la Centrafrique, en 1972, puis Empereur, le 4 décembre 1977, après une cérémonie d’intronisation grandiose dont le coût est estimé à quelques 7 milliards de Francs CFA. Ils ont transformé l’administration en un corps entièrement à la dévotion du parti et de son chef.

Enfin, les dirigeants eux-mêmes, et le cercle de serviteurs et de courtisans qui s’est formé autour d’eux, se sont livrés à une course sans répit pour amasser des fortunes colossales.

<strong>Les péchés de l’US-RDA et du CMLN</strong>

Au Mali, les dirigeants des deux premières Républiques partageaient à des degrés divers les péchés de l’intolérance politique et de la gabegie. Ils ont tous emprisonné, torturé et tué des opposants à leur régime.
<ul>
 	<li>Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA): La manifestation organisée à Bamako, le 20 juillet 1962 par des commerçants hostiles à la création du franc malien a servi d’alibi pour l’arrestation, la condamnation à mort, puis la déportation à Kidal des deux (02) premiers responsables du Parti Progressiste Soudanais, Fily Dabo Sissoko et Hammadoun Dicko, et d’un commerçant influent, Marba Kassoum Touré. Ils ont trouvé la mort, le 30 juin ou le 5 juillet 1964 (la date varie, selon les sources) dans des circonstances qui n’ont jamais été élucidées par le pouvoir en place.</li>
</ul>
- Comité militaire de libération nationale (CMLN): Le 28 février 1978, le chef de file du CMLN fait arrêter, selon un scénario digne d’un film western, ses compagnons qui contestaient ouvertement son leadership. Il s’agit des lieutenants colonels Kissima Doukara, Karim Dembélé, Tiécoro Bagayoko, respectivement ministre de la Défense, ministre des Transports et des Travaux publics, et Directeur général des services de sécurité. Les purges au sein du CMLN se sont poursuivies avec l’arrestation du colonel Charles Samba Sissoko, le 8 mars 1978, du lieutenant-colonel Joseph Mara, le 2 janvier 1979 et la démission du colonel Youssouf Traoré, le 1<sup>er</sup> mai 1981.

Après un simulacre de procès à Bamako et à Tombouctou, la «bande dite des trois» et leurs prétendus complices ont été déportés au bagne de Taoudéni, où ils ont été soumis à toutes sortes de travaux avilissants et de sévices inhumains qui ont emporté la plupart d’entre eux. On ne pourrait pas fermer ce chapitre sur les crimes politiques de la deuxième République sans citer la mort en détention, officiellement des suites d’un œdème aigu des poumons, vraisemblablement par empoisonnement, du premier Président du Mali indépendant, Modibo Keita, le 16 mai 1977; ensuite la mort par tortures du leader estudiantin Abdoul Karim Camara dit Cabral, le 17 mars 1980, par les sbires du régime de Moussa Traoré.

S’agissant de la gabegie des tenants du pouvoir, c’est surtout sous la dictature militaire instaurée par le Comité militaire de libération nationale (CMLN), puis sous le règne du parti constitutionnel unique, qu’une nouvelle bourgeoisie a commencé à voir le jour et s’est mise à étaler sans vergogne les fruits et ses rapines.

En fait, le mal était répandu dans tout le continent. Il a atteint un seuil tel que certains analystes se sont permis de qualifier, à cette époque, les régimes politiques africains de «kleptocraties». Ils ont eu recours à ce néologisme pour désigner un régime politique, où le vol est érigé en système de gouvernement.

<strong>Ali CISSÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Militarisation de la police :  Un corps très décrié mais utile</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/militarisation-de-la-police-un-corps-tres-decrie-mais-utile-2994489.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 10:07:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un coup de semonce sur la tête des policiers, c’est ce à quoi ressemble l’adoption de ce projet de texte et de surcroît presque en catimini, qui plus est, au lendemain du 04 octobre (Journées de la Police) et après les renouvellements des bureaux de syndicat des Officiers et des Commissaires. Le sentiment partagé par beaucoup de policiers est que la démarche n’a pas été inclusive et démocratique. C’est comme si les concernés n’ont pas eu droit à la parole.</strong>

En effet, sur le rapport du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des ministres tenu, hier (mercredi) 04 octobre 2022, a adopté un projet de loi portant militarisation de la Police nationale et de la Protection Civile. L’argumentaire sécuritaire et les attentes de certains maliens lors des Assises Nationales de la Refondation sous-tendent ce choix. En théorie, ce projet doit passer devant le Conseil nation de transition (CNT), l’organe législatif de la transition pour approbation avant d’être publié dans le Journal Officiel. Il est reproché, par moment et par endroit, à la Police Nationale:

- la prolifération du nombre de syndicats (14 syndicats actifs);

- l’accentuation des attitudes peu orthodoxes (des directeurs généraux, nationaux et hauts gradés du corps parfois menacés et pourchassés par des policiers mécontents, des policiers en cortège dans les rues de la capitale, le refus d’obtempérer à l’ordre hiérarchique. On se souvient de la mutinerie contre le Général DIAKOURAGA, Directeur national d’alors, de la chasse aux sorcières contre le Commissaire Tidiane COULIBALY, syndicaliste, etc.);

- un corps de sécurité transformé en un corps de spoliation et de brigande par le fait de certains policiers. Pas tous, il y a quelques intègres et assidus mais au demeurant, de marginaux sécants. Cette attitude confère à la Police un statut de corps corrompu (différentes enquêtes et études).

&nbsp;

<strong>L’équation demeure entière</strong>

Les modalités d’application de cette militarisation sont attendues par les concernés d’abord. Quand on sait que des grades tels que Commissaire, Inspecteur, et Commandant doivent-ils être transposés à la lumière de ceux de l’armée et les avantages y afférents.

Comment rester aussi proche de la population et agir en militaire ?

Comment rompre avec des pratiques malsaines vieilles et érigées en monde d’opération à certains égards par la hiérarchie-elle-même ?

La militarisation est-elle un gage suffisant pour plus d’éthique et de morale chez l’agent de police ?

Comment moraliser les irrégularités et la mafia qui entacheraient-elles le processus de recrutement dans ce corps (pas le seul d’ailleurs, aucun corps d’uniforme ne déroge à cela) si la gouvernance au sens large du terme, n’est pas à tout bout du champ, endossée sur le mérite et l’excellence ?

Comment convaincre les partenaires au développement de continuer à soutenir la Police et la Protection civile en termes de formation et d’équipement en dépit de leur militarisation ?

Autant de questions en suspense dont auxquelles il faut y apporter des éléments de réponse probants.

En effet, la militarisation de la police nationale et de la protection civile pourrait être perçue comme un soutien aux efforts de sécurisation des personnes et de leurs biens dans les zones de conflits. Elle contribuerait aussi à faciliter le retour de l’administration et des services essentiels pour amorcer la stabilisation et le développement selon les concepteurs du présent projet. Mais cette militarisation mérite d’être encadrée pour réduire au maximum les menaces à la liberté et aux droits fondamentaux. Elle exige surtout de créer les conditions idoines de formation et d’équipement de ces forces dans leurs nouvelles missions. Elle requiert aussi des populations et de tous les segments de la société une plus forte collaboration avec les Forces de défense en vue de venir à bout des Groupes armés terroristes (GAT).

Au niveau institutionnel, cette militarisation signifie également le regroupement des deux ministères (défense et anciens combattants et celui de la sécurité et de la protection civile) en un seul. Cela est un défi réel tant en termes d’apprentissage de vie commune (entre policiers, sapeurs-pompiers et militaires) mais de conception de documents de politique et autres programmes spécifiques.

&nbsp;

<strong>Inquiétudes et perspectives</strong>

À propos des Recommandations des ANR, il fallait édifier sur les motivations réelles. Est-ce à cause du «<strong>désordre syndical</strong>» par exemple ? Sinon, les policiers et la Police sont sur le «<strong>terrain de la défense</strong>» du pays. Les Autorités devaient tout simplement décider, par exemple, une suspension des activités syndicales à la Police pendant une période de dix(10) ans au regard du contexte sécuritaire. Ce laps de temps aurait permis une transition pour un retour de la discipline.

Sur la militarisation ou la remilitarisation, le débat doit être ouvert: la pertinence, les tenants et aboutissants, etc. Il ne faut pas être dans les souvenirs ou être nostalgique d’un certain temps passé. 2022 n’est pas 1980 ou 1990. La Police à une identité qu’elle entend garder. Cela peut-il s’accommoder avec une militarisation ? Comme dissent les Anglo-Saxons «<strong>The future will tell us</strong>».

Certains analystes estiment que la Défense doit accepter de laisser la Police évoluer vers une approche «<strong>sécurité intérieure</strong>», c’est à dire avec un basculement sur l’administration territoriale.

Qu’est-ce que le Ministère de la sécurité va devenir avec des policiers militarisés ? Un deuxième Ministère de la défense ? Est-ce nécessaire ?

L’autre casse-tête, la transposition des policiers dans les grades militaires comme indiquée supra !

<strong>Dr Aly TOUNKARA, Expert Défense et Sécurité au Centre des Études Sécuritaires et Stratégiques au Sahel (CE3S)</strong>

<strong>Bamako, le 06 octobre 2022</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus :  Au nom de la rectification: vivement des délégations spéciales en lieu et place des maires !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-au-nom-de-la-rectification-vivement-des-delegations-speciales-en-lieu-et-place-des-maires-2994493.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 10:07:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour des raisons de mauvaise gestion et de spéculation foncière, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation doit mettre fin au mandat de tous les maires. À la justice, les plaintes foisonnent contre les spéculateurs fonciers.

Au nom de la rectification, le système de gouvernance doit être rectifié. Si le président de la transition ne veille pas sur le mode de gouvernance à appliquer, c’est-à-dire le changement, le Mali peut à tout moment basculer dans la violence à cause des décisions de justice mal rendues.

Rappelons qu’au Rwanda, la guerre civile à commencer par la justice. Le peuple s’est rendu justice en exécutant des juges et leur famille. Aujourd’hui, c’est un ras-le-bol.

&nbsp;

Gao, zone rouge: La société de transfert d’argent NITA attaquée à 500 mètres du GMS et de la gendarmerie nationale

La société de transfert d’argent NITA est logée dans la cour de la compagnie de transport Rimbo, tout juste près de l’hôpital de Gao, à côté du Groupement mobile de sécurité (GMS) de la police nationale, non loin de la gendarmerie nationale et d’autres forces de sécurité. Cette situation persiste et gagne du terrain, sans aucune mesure prise par le gouverneur de la région de Gao, le général Moussa Traoré.

NITA se trouve en toute sécurité au regard de son emplacement (police, gendarmerie, hôpital). Il y a beaucoup de zones d’ombre dans cette attaque à mains armées: la gare et la compagnie de transport Rimbo appartiennent à qui ? NITA située dans le giron des forces armées ? Une complicité tacite quelque part ?

Enfin, le butin à partager entre combien de personnes? Si le ministre de la Défense et des Anciens combattants ne change pas de stratégies le Nord du Mali deviendra un nomansland. Le Mali perdra la région de Gao à cause d’une mauvaise administration caractérisée par un incivisme généralisé et une dépravation des mœurs.

&nbsp;

Ouatagouna: des camions citernes attaqués

Un convoi de plusieurs camions de marchandises et de citernes transportant du carburant a été attaqué dans la commune rurale de Ouatagouna, précisément dans le village de Bintia. Bintia est située entre Ansongo et Labbezenga, où les Forces armées maliennes (FAMa) sont présentes. Les camions citernes ont été vidés de leurs contenus. Certains incendiés. Leurs chauffeurs tués par leurs agresseurs. Rappelons que c’est dans les zones contrôlées par les FAMa que les vols de bétails sont fréquents. Récemment, c’est dans la commune rurale de Djebock que les populations ont été expropriées de leurs bétails en présence des FAMa.

&nbsp;

&nbsp;

Région de Gao: L’EIGS enlève le bétail, le groupe Iyad Ag Ghali-Kouffa prélève l’impôt

Le village de Tassiga dans la commune rurale de Bourra, n’a plus de bétail. Tout a été enlevé par les bandits armés. C’est pourquoi la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) s’est muée en humanitaire. Tant que les Forces armées maliennes (FAMa) ne mettent pas fin à l’impôt sur le bétail que les groupes imposent aux populations, la sécurité au Mali et au Sahel n’est pas pour demain. C’est l’impôt sur le bétail qui nourrit les groupes armées, qui financent toutes leurs activités de leurs attaques. Le réseau est connu.

Il commence au village et se poursuit dans les pâturages. Tous les groupes armés qui perçoivent l’impôt sur le bétail ont leur représentant dans les villages. C’est inadmissible que des bandits armés viennent prendre des sous aux populations au nez et à la barbe des FAMa, stationnées sans coup férir, à 7 km de Gao. Avec la crise qui secoue le pays, les prix ont augmenté. Ceux qui payaient 75 000 F CFA, ont payé 100 000 F CFA cette année. Les prix varient aussi d’une zone à une autre.

Il y a les prix de la rive droite du fleuve Niger (Gourma) et ceux de la rive gauche (Haoussa). Ils sont deux groupes armés qui opèrent différemment: l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et Iyad- Kouffa. À ce rythme, à partir de 2025, il n’y aura plus de bétail dans les régions nord du Mali, exposées à une insécurité meurtrière.

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Ministère de la Défense et des Anciens Combattants: mauvaise gestions des ressources humaines

L’armée est le premier pilier de l’État. La nôtre avait cessé d’être au centre des préoccupations nationales, l’État s’était effondré sur lui-même. Maintenant que «l’armée monte petit à petit en puissance», il faut qu’elle occupe tout le territoire. Pour cela, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, colonel Sadio Camara doit mettre fin à la mauvaise politique des recrutements et de formation du personnel. Éviter le clientélisme dans la sélection, les stages et les nominations.

Enfin, mettre en vigueur un plan de carrière qui permet les qualifications et les responsabilités. Récemment ce sont les nouvelles recrues qui se plaignent de leurs conditions de vie au cours de leur formation. Où sont donc passés les fonds ?

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Mali-Niger-Burkina Faso: quand le radicalisme religieux gagne du terrain

Ces trois (03) pays sont pauvres économiquement, mais culturellement riches. La pauvreté, dit-on, est le terreau de la religion. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont peuplés, chacun, d’environ 20 millions d’âmes. Imaginez, quand l’argent est distribué à la cantonade, difficilement le mal trouve remède.

La bande sahélienne est truffée de radicaux religieux. Le radicalisme religieux gagne du terrain.

<em>Au Mali</em>, l’islam modéré malikite, pourtant majoritaire, ne parvient pas à éteindre la voix des wahhabites qui sont influents dans le Haut Conseil islamique du Mali (HCIM).

<em>Au Burkina Faso</em>, les medersas se développent, souvent hors de contrôle des autorités. Le Niger fait aussi face à la montée de l’obscurantisme. Et le conservatisme social est plus fort au Sénégal qu’il y a dix (10) ans.

<em>En France</em>, on pointe du doigt la responsabilité des pays du Golfe (Qatar et Arabie saoudite, eux-mêmes en compétition) et de la Turquie, qui dévoient la pratique de l’islam au sud du Sahara, ce qui n’est pas sans susciter des conflits sociétaux au sein même des communautés musulmanes sur les pratiques religieuses.

Les hommes d’affaires turcs emmènent deux choses dans leurs valises quand ils viennent faire du business en Afrique: le prosélytisme des Frères musulmans et la promotion d’un modèle autocrato-libéral incarné par le président Erdogan.]]> </content:encoded>
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<title>Gestion de la transition :  Le Mali va mal</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-de-la-transition-le-mali-va-mal-2994483.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 10:03:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[D’où vient le pouvoir ? Et où va-t-il ? Bertolt Brecht (auteur dramatique Allemand) posait cette question dérangeante. Malheureusement, tous ceux qui ont des ambitions personnelles trop poussées et qui, malgré leur bonne foi, sont trahis par leur propre aveuglement. La bagarre pour le partage du pouvoir a commencé. Si mes souvenirs sont exacts, ce partage n’est pas engagé entre les pouvoirs juridique, législatif et exécutif, mais plutôt entre coteries et que, pour multiplier leur chance d’avoir une part, même minime du gâteau, certains ont créé des partis qui n’ont de réalité que le sigle et la devise.

«Que Dieu sauve le Mali», déclarait le lieutenant- colonel Amadou Toumani Touré (ATT), à la fin de la Conférence nationale, en août 1991, parce que les ressources humaines sont ignobles. L’État continuera à jouer les pompiers. Et quand on sait qu’on a désétatisé l’État de tous ses biens. Cela a été possible par une gestion calamiteuse du pays par des cadres véreux et prédateurs. Tant que l’audit de ces trente (30) dernières années de gestion des démocrates n’est pas dressé, on n’ira nulle part.

Aujourd’hui, le Mali traverse une grave crise politique et sociale. Le décalage est immense entre les gouvernants et gouvernés. Quels sont les changements intervenus de 2020 à 2022 ? Ce sont les dirigeants qui ont changé. Des vieux dirigeants, des vieux partis ont été déposés par les jeunes militaires regroupés au sein du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) en 2020. Ces jeunes militaires dont la plupart seraient des progénitures des cadres qui ont dirigé le Mali durant ces trente dernières années, n’ont pratiquement rien changé dans le mode de nominations au poste à responsabilité dans l’administration publique. Ce qui défraie la chronique, c’est le retour en force de certains dinosaures.

Des cadres des partis politiques qui ont mis le pays à genoux se retrouvent dans les sphères de l’État. Pour quelle raison ? Pourquoi faire? Alors que la transition a dit Mali Kura ? Lorsqu’on observe les institutions de la République, c’est la mort dans l’âme. Elles sont composées d’anciens ministres, d’anciens retraités, d’anciens militaires, d’anciens hauts fonctionnaires de l’État, qui ont une grande part de responsabilité dans la déliquescence et qui continuent malheureusement à se servir de l’État. Où est donc le Mali Koura ? Et au même moment, l’ancien CNSP ?, ou Assimi Goïta, une force tranquille montante ? Mais continue de s’imposer. Les forages offerts aux différentes localités sont un dispositif de contrôle et d’encadrement des populations. La transition est vantée et relayée par des groupes de pression solidement implantés. Déjà, des voix s’élèvent pour obliger le président de la transition à se présenter comme candidat.

Pour ces thuriféraires, des petits partis politiques, associations et mouvements qui ont vu le jour sous les étoiles du président de la transition soutiennent mordicus le colonel Assimi ou rien.

Dans ce contexte de marasme politique, la junte veut se poser en pilier unique pour ratisser large. La situation du Mali est difficile et complexe à tous les niveaux. Surtout sur le plan de la justice et de l’économie solidaire et le reste ne peut que suivre. L’argent de l’État et l’argent du président sont largement confondus et la plupart de nos présidents ont le comportement de nos grands commerçants qui empochent l’argent de leur business sans tenir aucune comptabilité, et le dépensent sans prendre de reçu. (On ne demande pas de reçu à un djéli).

La précarité des régimes pousse les dirigeants à accumuler le plus vite possible, et par tous les moyens, une fortune qu’ils s’empressent de mettre en sureté dans des caveaux familiaux. L’absence de tout sentiment patriotique fait que nos dirigeants se fichent de la misère de leur peuple. La pauvreté au Mali est indicible. Tout coûte cher, parce que notre pays ne possède aucune industrie. Tout a été liquidé pour mauvaise gestion due au comportement apatride des cadres véreux. Nous avons un budget d’État programme et nous sommes un pays de consommations. Le Mali va bientôt importer la viande. Tout notre bétail aurait été volé par les groupes armés en direction des pays voisins.

La vie économique de notre pays est ponctuée de détournements de fonds publics auquel la lumière est rarement faite. À l’époque coloniale, le Soudan était considéré comme le grenier à vivres de la Fédération d’Afrique occidentale française (AOF). D’autre part, lors de l’éphémère intermède de la Fédération du Mali, le Soudan apparaissait comme le complément idéal d’un Sénégal essentiellement exportateur d’arachides et de produits manufacturés auquel il apportait, pour sa part, ses excédents en céréales et en hommes.

Indépendant, le Mali a pris son destin en main à travers un homme et son parti: Modibo Keïta. 1968, date du premier coup d’État, depuis ce jour- là, le pays se cherche. Avec la médiocre gestion des sociétés d’État du régime socialiste de Modibo Keïta, les dilapidations, malversations et prévarications des putschistes de novembre 1968 et les terribles conséquences de l’ajustement structurel (PAS) qui a liquidé toutes les sociétés et entreprises d’État, le pays va mal.

Ajoutés aujourd’hui à ceux-ci les détournements de fonds de deniers publics qui continuent bel et bien sous la transition sans aucune possibilité de sanction. Notre pays se cherche lamentablement sans trouver une voie de sortie de crise. Il faut des hommes de qualité pour sauver le navire. Le mal du Mali s’appelle les ressources humaines. Son virus, la corruption. Nous sommes un pays de putsch. Le pays est à son cinquième coup d’État (1968, 1991, 2012, 2020 et 2021).

Il ne faut pas que l’arbre cache la forêt, dit, le Sage Soungalo Samaké, dans son livre intitulé: «Ma vie de soldat» que sa vie de soldat est toujours d’actualité: «Nous avons enlevé Modibo, nous avons fait pire que lui». Eh oui ! Le Comité militaire de libération nationale (CMLN) a fait pire. Une chose reste sûre et certaine au Mali : tous ceux qui ont trahi le peuple malien, où détournés les fonds de l’État à leur profit ont vu leur famille détruite ou ont payé dans des frais médicaux.

Et si on commençait à préparer les futures élections ? Cherche désespérément un homme (politicien) honnête!

Le quotidien national <em>L’Essor</em> aurait pu passer une petite annonce ainsi intitulée : Qui pour gérer le Mali ? Quel doit être le profil du candidat ? Entre un voleur et un magnanime où va le cœur des Maliens ? Il s’est engagé à offrir des forages à tous ceux qui sont dans le besoin. Il a prouvé en dotant plusieurs écoles et villages de forages par ses émoluments présidentiels. Un soldat qui n’aurait donc «ni volé; ni fraudé; ni abusé de son autorité ou accepté des pots-de-vin». Que les Maliens sauvent le Mali !

<strong>Amy SANOGO</strong>

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<title>École fondamentale de Zérélani II dans la commune rurale de Kléla :  La nouvelle directrice menacée de mort par des individus armés</title>
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<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 10:02:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Prévue, lundi 3 octobre 2022, la rentrée scolaire 2022- 2023 a été effective sur toute l'étendue du territoire national, excepté des écoles fermées par les terroristes et celle de la commune de Kléla. Dans notre parution du lundi 26 septembre 2022, nous titrions «<em>Forte présence des terroristes dans la  commune de Kléla: Faut-il attendre la mort avant d'appeler le médecin ?» </em>Les effets des hommes armés se dessinent petit à petit.</strong>

Le mardi 4 octobre, au moment où les membres du Comité de gestion scolaire (CGS) rendaient visite aux enseignants à l’école, deux (02) individus armés non identifiés ont déparqué au domicile de la directrice de l’école fondamentale de Zérélani II. Heureusement, elle était en déplacement avec le trésorier du CGS. Les enfants de cette dernière ont dit à ces inconnus mal intentionnés que leur maman a voyagé. Avant de partir, les deux (02) hommes armés ont laissé un message de mise en garde en ces termes: "<strong>À son retour, il faut la dire que nous avons passé et nous reviendrons. Si jamais, nous la trouverons ici, nous allons la tuer</strong>".

Après leur départ, un enfant a informé les membres du CGS  de la teneur du message laissé par les deux (02) hommes armés. Aussitôt, ils ont joint la directrice par téléphone, qui à son tour a appelé le directeur du Centre d'animation pédagogique (CAP), qui réside toujours à Sikasso après l’attaque dudit centre en avril dernier, de la mauvaise nouvelle qui prévaut à Zérélani. Sachant bien qu'aucune disposition sécuritaire n'a été prise par les autorités régionales pour sauver l'année scolaire, le CAP a simplement demandé aux enfants de rentrer chez eux jusqu’à nouvel ordre. Dès lors, les portes de l'école fondamentale de Zér<strong>élani II ne sont plus ouvertes.</strong>

À quand la réouverture ? À moins d'une semaine de sa nomination, qui a informé ces hommes mal intentionnés ? Quel sort pour les autres écoles de la commune de Kléla ? Les autorités sont donc interpellées.

<strong>Brin</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Douanes maliennes :  Cabale contre le directeur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douanes-maliennes-cabale-contre-le-directeur-general-2994466.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 09:28:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il n’est un secret pour personne que l’économie malienne a été très touchée cette année par des crises qui n’ont épargné aucun service de recouvrement de recettes. Faire fi de celles-ci pour traîner des femmes et des hommes dans la boue, révèle plutôt de la méconnaissance du contexte dans lequel ils se battent pour relever le défi de la performance. C’est justement le cas du directeur général des douanes maliennes, l’Inspecteur général Amadou Konaté, accusé à tort ou raison de ne pas être à la hauteur des missions à lui confiées par les autorités de la transition.</strong>

En effet, la cabale dirigée contre la personne de l’Inspecteur général Amadou Konaté, directeur général des douanes maliennes, ignore superbement les raisons qui impactent négativement l’atteinte des objectifs des recettes de 2022. Et pour mettre fin à la désinformation, à la calomnie, l’administration des douanes a produit, en date du 4 octobre, une notre relative à la stratégie de l’atteinte des objectifs quantifiés des recettes douanières au titre du dernier trimestre 2022. Elle fait suite à la réunion par visioconférence du 3 septembre, au cours de laquelle il a été instruit à la Direction générale de produire une notre sur les perspectives de recouvrement au titre du dernier trimestre 2022.

Dans cette notre relative à la stratégie de l’atteinte des objectifs quantifiés des recettes douanières au titre du dernier trimestre 2022, l’administration des douanes explique qu’elle évolue dans un contexte caractérisé par des facteurs conjoncturels lancinants dont la crise sécuritaire qui sévit depuis 2012, ayant pour conséquence le rétrécissement du territoire douanier: en effet, l’État a perdu le contrôle d’une grande partie du territoire; les crises politique et sociale secouant le Mali et l’ensemble des pays de la CEDEAO depuis plus de deux (02) ans, ayant impacté négativement la réalisation des objectifs de recettes: grèves multiples de différentes corporations syndicales et autres provoquant des blocages aux frontières; la crise sanitaire de la COVID-19 qui est devenue une pandémie mondiale n’ayant pas épargné notre pays et en tirant son taux de croissance vers le bas; les efforts de maintien du prix à la pompe quelle que soit l’évolution du prix des produits pétroliers sur le marché mondial afin de la rendre accessible aux consommateurs; les exonérations douanières multiples accordées sur les produits de première nécessité (riz, sucre, huile, etc.), tourteaux, graines de coton, produits pharmaceutiques et autres produits importés dans le cadre de la COVID-19 et les moyens de transport pour le renouvellement du parc automobile ayant négativement joué sur le niveau des réalisations en termes de recettes douanières en 2020 et 2021; les effets pervers de l’embargo imposé à notre pays par l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA) et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO); la persistance de l’impact négatif de la guerre entre l’Ukraine et la Russie depuis février 2022 sur notre économie.

Pour minimiser l’impact négatif de ces facteurs lancinants, le gouvernement a été amené à réviser les objectifs de recettes à la baisse. C’est ainsi que les prévisions, en ce qui concerne la Direction générale des douanes, ont été ramenées à 611 milliards 290 millions de F CFA contre des prévisions initiales de 721 milliards 298 millions de F CFA, soit une baisse de 110 milliards 008 million de F CFA. Cette mesure est intervenue après l’arbitrage du ministre de l’Économie et des Finances.

Nous pensons qu’après cet arbitrage du ministre, il n’était plus anodin de brandir comme trophée de guerre les 60 milliards de F CFA de recettes du mois de septembre comme une contre-performance et profiter de la même occasion pour traîner dans la boue des femmes et des hommes qui se battent au quotidien pour relever le défi des missions assignées à eux. Pour cela, afin d’atteindre ses objectifs de recettes 2022, la Direction générale des douanes sollicite l’accompagnement du ministère de l’Économie et des Finances en adoptant des mesures d’accompagnement pour les mesures suivantes: l’amélioration des prélèvements fiscaux sur les produits pétroliers sur lesquels il est attendu au moins 14 milliards de F CFA par mois; la non reconduction des exonérations consistant à la réduction de 50% de la base taxable des produits de première nécessité dont principalement le sucre; et au plan interne, la poursuite de l’effort de gestion à tous les niveaux.

Si ce n’est pas de mauvaise foi, il est incompréhensible de faire fi des facteurs conjecturels lancinants cités plus haut pour s’attaquer à la personne de Amadou Konaté, directeur général des douanes pour des raisons obscures et des ambitions inavouées. Dans la mesure où, le service des douanes s’est engagé à prendre toutes les dispositions idoines pour être à la hauteur de souhait le 31 décembre 2022.

<strong>À qui profite ce crime ?</strong>

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Terrorisme, mercenariat :  Le Mali victime d’un complot International</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/terrorisme-mercenariat-le-mali-victime-dun-complot-international-2993607.html</link>
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<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 06:32:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministère des Affaires étrangères français tire les ficelles depuis la France, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et la force Barkhane sont les maîtres d’œuvre sur le terrain de cette énorme conspiration contre le Mali. </strong>

Faisons un petit rappel d’orthographe. Selon le dictionnaire français, la signification du mot complot veut dire entente secrète, une coalition entre un ou plusieurs personnes avec pour but de renverser une situation.  En réalité, le problème entre le Mali et la France ressemble à cela.

Rappel historique. Lorsque les puissances occidentales mettaient en pratique leur plan sordide de liquidation du leader libyen, Mouammar Kadhafi  et de son régime, les pays de la zone sahélienne étaient loin de se douter à cette époque que l’élimination du guide de la Révolution libyenne aurait des conséquences fâcheuses sur la stabilité et la tranquillité de la région Sahélo-saharienne à tel point que des évènements comme le rallye Paris-Dakar et d’autres festivals ont été complètement détournés ou annulés pour certains pendant de longues années, annihilant du coup toute les actions de développement.

Mais quand les forces obscurantistes ont décidé de se diriger vers le Sahel,  les services de renseignement français, grâce à la surveillance satellitaire, savaient que des colonnes lourdement armées se dirigeaient vers le Sahel et précisément vers le Mali. Dès cet instant, si la France était animée de bonne foi, elle aurait pu informer les services de renseignement maliens afin qu’ensemble des dispositions soient prises pour contre carrer l’avancée de cette horde de bandits et de salafistes narcotrafiquants. Là se trouve le premier maillon du complot.

Le deuxième maillon du complot réside dans le fait que quand la France a été appelée en 2012 pour appuyer l’armée malienne, il n’était nullement question d’intervention au sol de troupes étrangères dans la première correspondance du président de la transition, Dioncounda Traoré. Donc, la France a attendu le bon moment et le timing était parfait parce qu’elle savait qu’elle serait appelée. En ce moment, elle pourrait exiger ce qu’elle veut aux autorités maliennes sans contrepartie et en prenant soin d’impliquer les Nations unies pour assurer la couverture internationale de sa conspiration. Ce qui a entraîné immédiatement une mobilisation importante de ressources pour intervenir au Mali, dont le chef de file est naturellement la France.

Le troisième niveau de trahison et le plus frappant, c’est quand des narcotrafiquants, salafistes et autres bandits armés se sont repliés sur Kidal après la libération des deux régions la force Serval et les forces spéciales de l’armée malienne arrivées aux portes de Kidal ont été interdites d’y rentrer. Pourquoi ? La raison invoquée, c’est que Kidal serait la région des «<strong>bons terroristes</strong>».

Depuis cet évènement, l’instrumentalisation du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) a commencé. Et cette situation a largement été mise à profit par les groupes terroristes pour étendre leurs tentacules dans la zone centre avec justement l’appui de la France qui communiquait les positions de l’armée aux groupes terroristes. Car, la nuit tombée, ils étaient des terroristes commettant des pires atrocités ici et là sur les populations civiles désarmées, le jour ils se muaient en MNLA. La question qu’on est en droit de se poser en ce moment n’y avait-il pas de droits pour les populations civiles quand les étudiants se font tuer dans les établissements scolaires et mêmes quand les centres de santé se font attaquer ?

Considérant tous ces antécédents, comment les Maliens peuvent-ils faire encore confiance à cette France qui fait du parti pris dans un conflit qu’elle était censée régler et à cette Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) qui loin d’éviter les conflits communautaires les exacerbaient au contraire. Ce qui fait que pendant neuf longues années le conflit s’est enlisé entraînant des centaines de morts civils et militaires, des milliers de déplacés internes et externes et des exactions de toutes sortes. L’opinion publique malienne a très vite compris que le pays était victime d’une trahison, trahison de la part d’un ami de surcroit venu l’aider à résoudre son problème.

Il était donc normal que les Soudanais déjà taxés de révolutionnaire pendant la colonisation réagissent de la sorte et forcement le pouvoir français devrait logiquement s’attendre à cette réaction du peuple malien après cette découverte en demandant le départ de la force Barkhane et de la MINUSMA qui n’est que la chambre d’enregistrement de la France.

L’histoire des ‘‘<strong>russes de Wagner</strong>’’ n’est que la poudre aux yeux, «<strong>un bullshit</strong>» pour dissimuler le complot de la France et ses acolytes d’occidentaux contre le Mali. Sinon, les barbouses de la légion étrangère ont intervenu ici au Mali et ils sont actuellement au Niger, pourquoi personne ne lève le petit doigt.

Tout cela nous enseigne quoi finalement, que les États n’ont pas d’amis mais seulement des intérêts. Oh diable ! Mais pourquoi les Africains n’arrivent pas à comprendre cela dans les relations internationales, et on trouve toujours le moyen de nous distraire ou de nous opposer pour mieux se servir. Les autorités du Mali sont dans leur droit de défendre les intérêts du peuple malien comme les Occidentaux l’ont toujours fait, à défaut de créer, il faut juste les imiter.

<strong>B.S</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise politique en Afrique de l’ouest : Macron et ses valets au pilori</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-politique-en-afrique-de-louest-macron-et-ses-valets-au-pilori-2993587.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 06:32:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mainmise de la France sur le continent africain est en passe de tourner au vinaigre pour les chefs d’État africains qui avaient pris l’engagement devant le patron de l’Elysée de faire l’Afrique un marché et une colonie d’exploitation de ses richesses naturelles pour l’ancienne métropole. Si l’application de ce marché de dupes a précipité la chute des régimes au Mali, en Guinée Conakry et au Burkina Faso, dans d’autres pays, les contestations menacent des pouvoirs installés par la Françafrique.</strong>

Si la chute de certains hommes clés sur lesquels la France voulait s’appuyer pour reconquérir l’Afrique de l’Ouest pour en faire sa chasse gardée face à l’avancée de nouvelles puissances mondiales sur le continent a été brutale pour le chef de l’État français, Emmanuel Macron, les autres qui font face aux contestations dans leur pays l’inquiètent plus. Car, leur départ du pouvoir signifierait la fin programmée de la Françafrique, réseau par lequel la France passe pour faire et défaire les pouvoirs en Afrique. Elle ouvrira certainement une nouvelle ère dans les relations internationales pour les Africains, mais à condition qu’ils défendent âprement les intérêts de leurs compatriotes. Sinon, il ne servira à rien de nouer d’autres partenariats.

Tout avait été mis en œuvre à Paris pour que des hommes acquis à la politique française soient élus à la tête de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Burkina Faso. C’est ainsi qu’en Guinée et en Côte d’Ivoire, Alpha Condé et Alassane Dramane Ouattara ont été imposés  à la suite d’élections contestées et maculées de sang, en 2010.

Au Mali, en 2013, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a bénéficié des faveurs de la France. Idem pour Rock Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, en 2015. Ces présidents dits démocratiquement élus ne sont pas partis par quatre chemins pour le retour d’ascenseur. Ils ont mis en coupe réglée l’économie de leur pays au profit des intérêts de la France. Ainsi, on assista à l’annulation des contrats miniers, de construction de routes, de ports, de ponts, de chemins de fer, d’aménagements hydroagricoles signés par leur prédécesseur, à l’attribution des marchés à coût de milliards à des multinationales françaises, etc. Ensuite, ils ont procédé à la fermeture des industries nationales pour faire place à l’importation des produits avariés de l’Europe.

Le Mali d’IBK a été un modèle dans la destruction de l’économie nationale. Il retirera le marché de confection du passeport à une société canadienne pour le donner à l’entreprise du fils de Jean- Ives Le Dian, ministre français des Armées à l’époque des faits. Aussi, tous les contrats de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) sont-ils entre les mains des sociétés et entreprises françaises. Cette attribution est intervenue après que la France eut protesté en disant que les marchés sont donnés à d’autres sociétés.

À cela s’ajoute aussi la mauvaise gouvernance instaurée par les valets de la France qui se croyaient tout permis. Ils ont, par des pratiques mafieuses, détourné tout au profit de leur clan. Au Mali, le slogan était: ‘‘<strong>Ma famille d’abord</strong>’’ avant  le peuple. Il fallait passer par un membre de la famille présidentielle pour bénéficier d’un marché, d’une nomination à un poste juteux dans l’administration publique ou d’un recrutement dans les forces de défense et de sécurité. En un laps de temps, de nouveaux riches aux fortunes douteuses ont fait leur apparition sur la place publique. Et tout un système avait été mis en place pour échapper à la justice. Raison pour laquelle les Maliens étaient habitués aux scandales politico-financiers: affaires de l’achat de l’avion présidentiel, des engrains ‘‘<strong>frelatés</strong>’’, des équipements militaires, etc.

Malheureusement, il était trop tard quand les régimes d’IBK, Alpha Condé, Rock Marc Christian Kaboré avaient compris que le marché de dupes jouait en leur défaveur et surtout contre leur peuple. Et au moment où ils souhaitaient retourner au peuple, les contestations avaient déjà gagné les rues. Par la suite, ils ont été balayés par des coups d’État militaires dont les auteurs sont considérés comme des sauveurs. Il a été instauré des transitions politiques dans les trois pays pour un nouveau départ au bénéfice des populations africaines.

N’ayant pas vu venir ce coup fatal, la France cherche à noyauter ces transitions pour encore servir ses intérêts. Elle avait réussi à le faire au Mali avec Bah N’Daw, le président de transition. Pour la circonstance, le président Macron avait félicité le dirigeant en disant qu’en sept mois de pouvoir qu’il avait mieux fait que tous les présidents maliens. Mais avec la rectification instaurée, en mai 2021 par le colonel Assimi Goïta, les choses sont rentrées dans l’ordre. La France a plié ses bagages en plein jour. Mal lui en a pris. Au Mali et en Guinée, où elle veut pointer le nez, elle rencontre la résistance d’une jeunesse déterminée et engagée à ne pas se laisser dominer par des gens sans foi ni loi. Au Burkina Faso, le double jeu a été fatal pour le président de la transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Il lui est reproché de faire les yeux doux à la France, soupçonnée de soutenir les terroristes qui tuent, pillent les populations du pays des hommes intègres.

Il ne lui reste aujourd’hui que trois (03) présidents, contestés dans leur pays. Il s’agit du président ivoirien Alassane Dramane Ouattra et du président Macky Sall et du président ghanéen Nana Akuo Addo. Pourront-ils se sauver pour faire l’affaire de la France ? Attendons de voir. Il est clair que le président Macron et ses valets sont au pilori en Afrique de l’Ouest. Ils ne sont pas encore parvenus à faire basculer aucun pays dans le giron français.

Quant au président togolais, Faure Gnassingbé, il est positionné pour prendre la révèle d’Alassane Ouattara à la tête de la Françafrique et de la franc-maçonnerie. C’est ce qui explique son implication dans le dossier de mercenaires ivoiriens arrêtés au Mali, le dimanche 10 juillet 2022.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Forte présence des terroristes dans la commune de Kléla :  Faut&#45;il attendre la mort pour appeler le médecin ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/forte-presence-des-terroristes-dans-la-commune-de-klela-faut-il-attendre-la-mort-pour-appeler-le-medecin-2992643.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 07:33:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des éléments terroristes d’Ansarul du Burkina Faso et ceux de la  Katiba du Macina de Amadou Kouffa ont été plusieurs fois aperçus, ces derniers jours aux alentours des villages  de la Commune Rurale de Kléla, située dans le cercle de Sikasso.</strong>

Selon plusieurs sources concordantes des habitants de la zone,  la cible visée par les des terroristes dans la localité de la commune rurale de Kléla est la Caisse Kafo Jiginew. Leur dernier forfait en date remonte  au mercredi 14 septembre 2022.

Des informations recueillies auprès de la population affirment la forte présence de terroristes d’Ansarul et de la Katiba du Macina dispersés dans la commune, d’autres ont élu et certains ont élu domicile dans la Forêt de Koumbala près de Koro Barrage. À Tiérè, deux (02) hommes armés sèment la terreur. Il nous revient également que ce sont ces mêmes éléments qui font constamment des allers et retours entre plusieurs Communes du cercle de Sikasso et les villages frontaliers du  Burkina Faso. Certains habitants de la zone ont affirmé que les guetteurs des terroristes sont visibles dans le secteur pratiquement, tous les jours. Ils auraient d’ailleurs des  complices dans les villages, si l’on se réfère, à  l’attaque du mercredi 14 septembre 2022.

Le mercredi 14 septembre 2022, par peur des hommes armés, une réunion de Kafo Jiginew dans la Commune rurale de Kléla a été délocalisée à Fama. Malheureusement, au retour des  participants à ladite réunion, les bandits armés avaient barré la route à l’entrée de Kléla. Ainsi, ont dépouillé les agents de la Caisse et emportés deux (02) motos. Après leur forfait, ces hommes armés ont pris la route de Nongon Chouala, frontières Mali-Burkina Faso.

Selon  plusieurs témoignages, les terroristes étaient suffisamment informés par des complices dans la Commune. Rappelons que les  populations ont encore en mémoire les deux précédentes attaques terroristes à Kléla. À suivre lundi 03 octobre !

<strong> </strong>

<strong>Attaque de la Caisse d’Épargne et de Crédit, Kafo Jiginew</strong>

La première fois  que les terroristes se sont signalés à  Kléla avec violence, c’était en  avril 2021 avec l’attaque contre la Caisse Kafo Jiginew de Kléla.

Vendredi jour de sa foire hebdomadaire: «<strong>Ils  étaient au nombre de six (06) sur trois (03) motos à visage découvert attaquer la Caisse sans forte résistance en place. Ils ont d’abord  fait un tir de sommation avant de  d’entrer dans les bureaux. Une fois dans les bureaux, ils ont tout cassé, vidé  la caisse, prirent la fuite</strong>», rapporte  un témoin des lieux. Environ <strong>cinquante-neuf  (59) millions de FCFA</strong> auraient été emportés ce jour par ces bandits, qui ont blessé quatre (04) personnes dont deux (02) blessés graves, et un mort.

&nbsp;

<strong>Le CAP de Kléla incendié par des hommes armés</strong>

Après la fermeture de plusieurs écoles dans la région de Sikasso, les terroristes s’attaquent aux infrastructures économiques et administratives de la région.

Le mercredi 27 avril 2022,  les terroristes ont attaqué le Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de la Commune de Kléla. Selon plusieurs sources locales, les assaillants étaient au nombre de huit (08).  Ils ont rançonné le personnel du CAP avant de mettre le feu aux trois (03) véhicules et les motos qui se trouvaient sur place ensuite incendier les locaux. Le même jour un véhicule de la Compagnie Malienne de Développement du textile (CMDT) a été la cible des malfaiteurs. Un véhicule de la CMDT a été emporté. Des agents de la CMDT venus  pour une réunion au Secteur de Kléla, ont aussi tous été dépossédés de leurs téléphones et leurs ordinateurs portables par les assaillants, rapportent les mêmes sources. Cependant, aucune perte en vie humaine n’avait été déplorée.

Courant juillet dernier, la Caisse d’Épargne et de Crédit, Kafo Jiginew de Koro Barrage sur la route de Koutiala a été attaquée. Une moto emportée.]]> </content:encoded>
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<title>Urbanisation :  Bamako et sa région: une capitale caractérisée par une urbanisation anarchique</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/urbanisation-bamako-et-sa-region-une-capitale-caracterisee-par-une-urbanisation-anarchique-2992663.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 07:07:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Bamako est située au point de rupture de charge entre le chemin de fer venant de Dakar. La ligne est ouverte en 1923 et le grand bief navigable Koulikoro-Gao, Bamako est à partir de 1908 le siège de l’administration de la colonie du Haut-Sénégal-Niger qui deviendra la colonie du Soudan.

Depuis que Bamako a été promue capitale d’État, en 1960, les différentes fonctions politiques, administratives, commerciales, industrielles et culturelles n’ont fait que se développer, et la ville n’a cessé de croitre. La ville s’est développée de façon linéaire sur le piémont et les terrasses de la rive gauche, le plateau Manding constituant un obstacle à l’extension de la ville vers le nord.

La construction du pont, achevée en 1962, a débloqué la situation, et une ville jumelle a progressivement grandi sur la rive droite. Etirée sur 15 km d’ouest en est, coupée en deux par le fleuve. Bamako se caractérise par une urbanisation anarchique et comprend plus de soixante-douze (72) quartiers qui se rassemblent en six (06) groupes. Le phénomène le plus remarquable est constitué par l’extraordinaire prolifération d’installations illicites (quartiers spontanés), surtout dans les zones périphériques, le plus souvent à partir de noyau de village-hameau suburbain (Niamakoro, Missabougou, Bankoni); ou à l’intérieur même de la ville. Véritables quartiers dortoirs, ils accueillent de nombreux migrants ruraux affluant sur Bamako.

Malgré les contraintes qu’elles imposent à l’extension de la ville vers le nord, les collines de Koulouba et du Point G ont donné asile aux principaux centres administratifs et hospitaliers de la capitale. Les collines qui jonchent la ville servent de lieu d’habitations. Par ailleurs, Bamako domine la vie rurale de son hinterland immédiat et contribue ç y modeler l’espace, incorporant dans son aire d’urbanisation plusieurs villages traditionnels: Kalaban-Coro, Niamakoro, Yrimandio…, qui ont été détruits ou dont le développement a été bloqué. Il existe donc une réelle polarisation de l’espace dans un rayon de 30 à 40 km, englobant près d’une centaine de villages dont toutes les activités sont orientées, canalisées et déterminées par la satisfaction des besoins urbains.

Cette intégration dans le circuit urbain fait des différents centres secondaires et de leurs aires d’influence des zones privilégiées de ravitaillement et de redistribution dans le cadre d’un échange permanent et quotidien entre Bamako et sa région immédiate. Il en est ainsi de Kati, importante base militaire à 15 km, de Koulikoro, capitale régionale, centre industriel et grand port fluvial à 60 km, de Baguineda et de son arrondissement, grand centre d’expérimentation agricole à 35 km de Bamako, avec sa ferme d’État et «sa conserverie alimentaire SOCOMA», ou encore de Sanankoroba et de Kalaban.

<strong>Soumana DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Menace sur l’année scolaire 2022&#45;2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/menace-sur-lannee-scolaire-2022-2023-2992650.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 06:49:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après cette attaque du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de la Commune de Kléla, avril dernier, les travailleurs ont déserté les lieux, entraînant ainsi la fermeture de plusieurs écoles de ladite Commune. Les candidats au Diplôme d’Études Fondamentales (DEF) de ces différentes écoles ont été transférés à Sikasso pour le reste de l’année scolaire, renvoyant ainsi les autres élèves en vacance obligatoire.

Aussi, depuis quelques semaines, les habitants signalent des mouvements des hommes armés notamment entre la Commune de Koro Barrage, celle de Kléla, et autres localités. L’année scolaire 2022-2023 s’annonce mal dans un tel contexte d’insécurité. Selon nos sources, après le déménagement du CAP de Kléla à Sikasso, les enseignants aussi ont peur de rejoindre leur poste. Ils auraient décidé de ne pas ouvrir les classes, tant que le CAP est à Sikasso. Est-ce pour dire que  ces écoles  resteront fermées cette année comme ce fut le cas à Zantiguila (2020-2021) et à Nongon Chouala (2021-2022) ? À titre de rappel  plus de mille (1 000) écoles sont fermées aujourd’hui dans notre pays pour raison d’insécurité.

La menace  plane sur les populations  et  persiste. Le lundi 19 septembre 2022, des éléments armés ont arrêté un motocycliste qui revenait d’un voyage et ils lui ont demandé sa profession.  Il répond qu’il était paysan. Pour se rassurer, ces bandits armés pris son téléphone et fouillé son répertoire, avant de lui le remettre et  l’ont ont obligé  à enlever l’autocollant de sa moto qui était la photo du Colonel Assimi Goïta. Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal. <strong>À quelques encablures des récoltes que faire ? Alors faut-il attendre la mort avant d’appeler le médecin ?</strong>

<strong>Y.C</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Internationalisation de l’affaire des mercenaires ivoiriens détenus au Mali :  Quand l’ONU se range du côté du mensonge</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/internationalisation-de-laffaire-des-mercenaires-ivoiriens-detenus-au-mali-quand-lonu-se-range-du-cote-du-mensonge-2992633.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 06:22:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Incapable de dire la vérité au peuple ivoirien et de présenter des excuses publiques aux autorités de la transition, le président Alassane Dramane Ouattara politise à outrance le débat et donne une dimension internationale à l’affaire de ses quarante-six (46) mercenaires arrêtés, le 10 juillet 2022, à l’aéroport international Président Modibo Keïta- Bamako Sénou. Il saisit à la fois la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l’Organisation des Nations unies (ONU) pour demander sans délai et sans conditions leur libération, alors qu’ils sont poursuivis par la justice malienne pour atteinte à la sûreté du pays. De qui se moque- t- on ?</strong>

En marge de la 77<sup>ème</sup> session de l’Assemblée générale de l’ONU, qui s’est ouverte, mardi 13 septembre, à New York, Antonio Guterres, son secrétaire général, s’est prononcé sur l’affaire des mercenaires ivoiriens détenus au Mali depuis leur arrestation à l’aéroport international Président Modibo Keïta- Bamako Sénou, le dimanche 10 juillet 2022. Au micro des médias français de la haine, de la désinformation et de la manipulation, il tranche: «<em>Non, ce ne sont pas des mercenaires et c’est évident</em>».

La déclaration du chef de l’ONU n’est ni plus ni moins qu’un soutien aux mensonges d’Etat orchestrés par le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara (ADO) qui ne cesse de traiter depuis le début de cette affaire les autorités maliennes de transition de tous les noms d’oiseau ainsi que certains de ses compatriotes. Il réconforte ADO dans sa mission à lui confiée par le président français, Emmanuel Macron, de déstabiliser le Mali. Il défend ainsi le mensonge contre la vérité en foulant au pied le principe de neutralité prôné par l’ONU.

Sans ambages, on peut dire que le secrétaire général de l’ONU a déjà choisi son camp dans l’affaire des mercenaires ivoiriens. Avant même de rencontrer la délégation malienne, à New York, pour qu’elle donne sa version des faits, il blanchit le chef de l’État ivoirien de tous soupçons de son implication dans la déstabilisation du Mali. Cette volte-face de M. Antonio Guterres n’est guère surprenante pour qui connait les liens qui unissent l’ONU à Ouattara. Il est obligé de soutenir le chef de l’État ivoirien qui doit son élection à la tête de l’État ivoirien, en 2010, grâce à l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Cette dernière dont l’objectif était de maintenir la paix  s’est auto- saisie  pour certifier les résultats d’une élection présidentielle émaillée de fraudes, malgré la demande du président Laurent Gbagbo de procéder au recomptage des voix pour désigner le vrai vainqueur.

Le soutien du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) aux mensonges du président de la Côte d’Ivoire donne encore l’occasion à la presse ivoirienne proche d’ADO de se lancer dans la manipulation de l’opinion en déversant son venin sur les autorités maliennes. Ainsi, <em>Fraternité Matin, le quotidien gouvernemental, barre à sa Une: «La junte malienne prise en flagrant délit de mensonge», Le Jour</em> écrit à sa Une: <em>«L’ONU désavoue Assimi Goïta</em>», <em>L’Essor</em>: «<em>Assimi Goïta, la provocation de trop !</em>». Et, malgré la mise en garde de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) d’une instrumentalisation de l’affaire des mercenaires ivoiriens par le gouvernement malien, ces journaux continuent leur diversion. <em>L’Essor</em> mentionne: «<em>La CEDEAO prend le dossier en main»</em>, <em>Le Jour</em>: <em>«La Côte d’Ivoire saisit la CEDEAO…»</em>, <em>Le Patriote</em>: «<em>La CEDEAO demande leur libération sans précondition</em>».

Cette presse revient de nouveau à la charge. Le lendemain, jeudi 22 septembre, de l’intervention du président Ouattara à la tribune de l’ONU, elle se déchaîne et profère même des menaces contre la transition malienne.  <em>Le Patriote</em>: «<em>Ouattara prend le monde à témoin. ‘‘J’appelle de nouveau à leur libération, sans déla</em>i’’, <em>Le Mandat</em>: «<em>Le dernier avertissement de Ouattara à Goïta</em>», <em>Le Jour</em>: «<em>Alassane Ouattara charge. ‘‘J’appelle à nouveau à leur libération sans délai’’. ‘’Mon pays encourage les autorités maliennes à concentrer leurs efforts sur la lutte contre le terrorisme</em>.’’», <em>L’Avenir</em> menace en ces termes: «<em>Alassane se fait entendre depuis les Nations unies. ‘‘J’exige leur libération ans délai’’. ‘‘Le message de fermeté du chef de l’État à Assimi Goïta’’</em>».

Dans sa volonté de travestir la vérité pour protéger le président Ouattara et couvrir son complot contre notre pays, Antonio Guterres ne s’arrête pas là. Il va jusqu’à démentir la déclaration de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Interrogée (le jour même de leur arrestation) par les autorités de la transition qui souhaitait avoir le cœur net sur la mission des envoyés de ADO sur le sol malien, celle-ci avait répondu en ces termes: «<em>La MUNISMA n’a pas connaissance d’un contrat entre l’Allemagne et des tiers pour la protection de la base allemande de NSE</em>». La remise en cause de cette déclaration par le secrétaire général de l’ONU prouve à suffisance qu’il défend la cause déjà perdue du président ivoirien Alassane Dramane Ouattara qui veut à tout prix étouffer cette affaire de mercenaires qui porte atteinte à la souveraineté du Mali.

Imposé par la France et les institutions internationales pour faire de la Côte d’Ivoire la vitrine du libéralisme économique et de la mainmise occidentale sur les ressources naturelles de son pays, le chef de l’État ivoirien interpelle ses parrains partout où il prend la parole. En internationalisant l’affaire de ses mercenaires, il attend l’aide de ceux qui l’ont porté au pouvoir dans des conditions encore douteuses. Il croit certainement que l’appel à ses bienfaiteurs qui agissent toujours par la force pour atteindre leurs objectifs le sauvera et le blanchira dans cette affaire de mercenaires. Ceux-ci sont déjà convaincus qu’avec les preuves matérielles que détiennent les autorités maliennes que la cause du président Alassane Dramane Ouattara est déjà perdue.

Excepté le parti pris du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, aucun autre de ses soutiens n’a fait cas de l’affaire des mercenaires dans son discours. Ils savent que la vérité est du côté du Mali dont les autorités ont réussi à réunir toutes les preuves avant de qualifier les soldats ivoiriens de mercenaires.

Les manœuvres dilatoires du président Alassane Ouattara ne sauraient intimider les dirigeants maliens qui ont déjà confié l’affaire à la justice. Malgré cela, ils ont manifesté leur bonne volonté en libérant trois femmes mercenaires des 49. Et cela grâce à la médiation togolaise. Il aura beaucoup à gagner à trouver une solution africaine et amiable à cette affaire que d’impliquer le monde entier dans un dossier qui lève un voile sur le mercenariat dont il se sert pour déstabiliser les États.

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong>            </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Focus :  Assemblée Nationale du Mali: 116 députés à la première législature (1992&#45;1997)</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-assemblee-nationale-du-mali-116-deputes-a-la-premiere-legislature-1992-1997-2991957.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 09:38:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La première Assemblée nationale du Mali démocratique de 1992 à 1997 était composée de cent seize (116) députés appartenant à onze (11) partis politiques. Les onze (11) partis politiques qui ont conduit la première Assemblée nationale de la 3<sup>ème</sup> République sont: Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la Justice (ADEMA-PASJ): soixante-seize (76) députés; Congrès national d'initiative démocratique-Faso Yiriwa Ton (CNID-FYT): neuf (09) députés; Parti malien pour le développement (PMD): six (06) députés; Union pour la démocratie et le développement (UDD): quatre (04) députés; Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP): quatre (04) députés; Union des forces démocratiques pour le progrès (UFDP): trois (03); Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA): trois (03); Rassemblement pour la démocratie et le travail (RDT): trois (03); Parti de la solidarité et du progrès (PSP): deux (02); Parti pour la démocratie et le progrès: un (01); Union malienne pour la démocratie et le développement (UMADD): un (01). Ces partis ont constitué six (06) groupes parlementaires sur la base d’au moins cinq (05) députés par groupe.

À la deuxième législature (1997- 2002), l’effectif des députés est passé à 127 pour se stabiliser à cent quarante-sept (147) depuis la troisième (2002- 2007) avec la même constance pendant les autres législatures (4<sup>ème</sup> et 5<sup>ème</sup>). À chacune des législatures, les députés procèdent à la relecture du règlement intérieur pour l’adapter.

&nbsp;

Grande spéculation foncière à Bougouba et Sotuba: 560 plaintes, 340 maraîchers spoliés, 3797 convocations

Entre 2002 et 2007, il y a eu en Commune II une grande spéculation foncière du maire Mahamadou Diallo. Mais jusqu’ici, l’édile n’a jamais été inquiété. Des espaces prévus pour le maraîchage ont été attribués, ceux pour des structures d’utilité publique ont été attribués pour en faire des habitations. Pour tirer au clair cette grande magouille des parcelles, une commission a été mise en place par décision N°0036/ MATCL-SG du 27 février 2004 du ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales.

La commission comprenait des représentants de six (06) structures dont deux (02) départements ministériels. Elle avait pour mission entre autres: recenser l’ensemble des détenteurs de titres de propriétés dans les zones de lotissement de Bougouba et Sotuba, examiner l’ensemble des décisions d’attribution de parcelles prises par le maire de la Commune II; faire le point des constructions autorisées ou non des parcelles litigieuses. Enfin, proposer des solutions pour les règlements des cas de litiges et des sanctions pour les violations aux différentes réglementations en la matière.

Évidemment, la commission de réflexion a déposé un rapport à l’Administration territoriale. Durant quarante-cinq (45) jours, la commission a mené des investigations à travers les documents de plaintes, les déclarations verbales et la tenue des deux (02) Assemblées générales au Foyer des jeunes de Quinzambougou et au quartier Bougouba. La commission a enregistré cinq cent soixante (560) plaintes qui ont révélé cinq (05) formes de litiges et revendications.

D’abord, des revendications de lots à usage d’habitations, formulées par trois cent quarante (340) maraîchers sur leur jardin respectif et par les populations de Bougouba au nombre de trente-quatre (34).

Le litige de chevauchement des titres fonciers, les attributions de trois cent quarante-huit (348) parcelles, d’une seule et même parcelle à plusieurs bénéficiaires à la fois ? Il y a eu quatre cent trente-cinq (435) attributions. Les détenteurs de multiples convocations n’ayant pas reçu de parcelles sont au nombre de 3 797 personnes.

Décidément, la Commune II n’a pas bonne presse dans la gestion domaniale. Elle défraie la chronique. Ces zones des quartiers de Bougouba et de Sotuba (délaissées), mises en jachère par le colonisateur, attribuées par les «démocrates sincères et convaincus» font l’objet d’inondations. La quasi-totalité des constructions sont inhabitées et inaccessibles pendant l’hivernage et pendant la saison sèche, souffre de l’insécurité.

&nbsp;

Bilan économique du Mali (1992-2020)

La situation actuelle du Mali est la conséquence logique et inévitable des politiques menées par les «démocrates sincères et convaincus». Ils ont tout pillé et cassé. Il s’agissait de tout détruire, pour tout diviser et enfin dénationaliser l’État. C’est ce qui a été fait et conçu pendant trente (30) ans. Pour cela, les démocrates ont commencé par une répression syndicale, donc diviser l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), corrompre et casser l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), infiltrer les Organisations non-gouvernementales (ONG), créer d’autres afin d’écouler et de blanchir l’argent.

On a mis en place un gouvernement d’union nationale, un gouvernement d’ouverture, de consensus. Mais rien. Que du gâchis ! Toutes les structures de l’État ont été désétatisées. Il n’y a plus de sociétés d’État ou entreprises d’État au Mali. Conséquences de la privatisation: misère et désolation.

&nbsp;

Rencontre des religieux à Bamako

Le religieux, au cœur de la géopolitique, joue un rôle important en Afrique. Pour marquer sa sympathie envers les religieux, le Mali a créé un ministère des Affaires religieuses, du culte et des coutumes et un Haut Conseil islamique (HCI). Le religieux est au cœur des représentations et du sens. La religion (qui relie) et le sacré (sacrifice, sacrilège) sont la pierre angulaire de toute institution sociale, politique, économique. Aucun parti islamiste, variante Frères musulmans ou salafiste, n’est au pouvoir au Sahel, sauf au Soudan.

La Mauritanie est une République islamique depuis l’indépendance (1961). C’est avec la République du Soudan, le seul régime non laïc du Sahel. Le Nigeria n’est que partiellement laïc. Le régime mauritanien n’est pas «islamiste», sa législation est d’inspiration avant tout moderne. Le Haut Conseil islamique créé, en 2002 est ….

&nbsp;

La transition Assimi Goïta comme instrument de développement et de changement doit défendre les intérêts supérieurs de la Nation

Les démagogues et les opportunistes, les cadres qui bloquent le bon fonctionnement de l’administration doivent être écartés des rangs. La révolution du 5 juin 2020 est malienne, elle ne s’apparente à aucune autre révolution. Elle vise la préservation de l’homme malien et son patrimoine.

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Afrique: une forte présence de Casques bleus de l’ONU

Sur seize (16) opérations de maintien de la paix des Nations unies dans le monde, neuf ont lieu en Afrique, représentant 80% des Casques bleus déployés sur la planète et les 2/3 du budget du maintien de la paix. Ces misions se sont transformées simplement passives au début, elles sont devenues progressivement des opérations multifonctionnelles, avec un important volet civil et politique et une composante militaire parfois plus «robuste», pouvant contraindre par la force. Stationnée à Kidal, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) s’interposera en cas d’attaque des groupes armés contre les Forces armées maliennes (FAMa). La suite ? Elle est connue.]]> </content:encoded>
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<title>Éducation :  Repensons le modèle d’éducation de nos enfants Comment en est&#45;on arrivé là ?</title>
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<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 09:38:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Si l’enfant ne connaît pas le respect, ce n’est pas la faute à la société, aux technologies de l’information ou l’école. Enseigner le respect est avant tout un devoir des parents. L’obéissance est la première vertu des enfants. Qui ne sait obéir ne saura jamais commander. Un bon maître est second père.

Après les indépendances, les premiers intellectuels qui sont allés à l’école française ont souffert avant de réussir leurs études. Une fois les diplômes en poche, ils ont occupé de hautes fonctions: c’étaient les premiers cadres et les premiers fonctionnaires du pays. Cette réussite et les souffrances endurées n’ont pas eu d’impact sur l’éducation de leurs progénitures. Ils les ont laissés gambader dans la maison paternelle comme des cabris.

Pour bien marquer leur amour envers leurs enfants, les fonctionnaires nantis avaient des sobriquets bien choisis pour leurs enfants choyés: Fifi, Bijou, La Reine, Jolie, Prince, Tanty, Princesse, Mamie, Mimi, Papy, Bébé, Papou, Pablo; Junior, La, Le. La liste n’est pas exhaustive. Pour mieux appuyer mes arguments sur l’avilissement de notre société, je donne le nom de «Groupe A» à ces premiers cadres ou fonctionnaires du pays. À leurs progénitures, je donne le nom de «Groupe B». Notre société est aujourd’hui la résultante de ces deux groupes (A et B).

«Les temps difficiles créent des hommes forts, les hommes forts créent des moments faciles. Les temps faciles créent des hommes faibles, les hommes faibles créent des moments difficiles».

Il y a des années, des parents analphabètes et pauvres ont produit des docteurs, des ingénieurs, des scientifiques, des experts comptables, des avocats, des architectes, des professeurs, que je vais désigner ici comme «le groupe A».

Les enfants de ce groupe A ont lutté seuls à l’école primaire, au secondaire et à l’enseignement supérieur pour devenir des personnalités remarquables. La plupart d’entre eux sont allés à l’école les pieds nus, ont travaillé au champ, ont cherché de l’eau et du bois de chauffe, ont pris soins des animaux domestiques, ont pratiqué la chasse les jours fériés pour survivre.

Maintenant, de ce groupe A plusieurs sont devenus parents eux- mêmes, ont produit des enfants du groupe B. Ces enfants sont gâtés, aidés dans leurs devoirs ou leurs exercices de maison, de l’école maternelle aux établissements supérieurs, en passant par les écoles secondaires. Véhicules de l’État et chauffeurs sont mis à leur disposition pour aller à l’école. Ils étudient dans des écoles de qualité à prix d’or ou sont envoyés à l’étranger. Ils peuvent regarder des films du matin jusqu’à l’aube après l’école. Ils sont traités comme des roitelets. Ils ne font pas de tâches ménagères. La nourriture leur est servie à table. Leurs assiettes sont enlevées et lavées par les parents ou les femmes de ménage. Ils reçoivent des voitures et des vêtements coûteux pour leur anniversaire. Leur argent de poche ne doit pas être oublié, etc.

Malgré tout cela, seuls quelques-uns peuvent parler ou écrire correctement. Les parents du groupe A se souciaient de leurs parents mais, leurs enfants du groupe B sont encore à lutter pour trouver leurs pieds à l’âge de trente (30) ans et plus. Ils ont du mal à faire les choses par eux-mêmes parce qu’ils ont l’habitude d’être aidés à penser et à faire faire les choses par le groupe A. Ils ne peuvent donc pas s’en empêcher. Que faire ? Repensons notre modèle d’éducation de nos enfants.

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Solution

Réduire la dorlotée, retirer les télécommandes de leurs mains, les gadgets électroniques, le Wifi, et l’aide inutile que vous offrez à vos enfants. Apprenez- leur à grandir pour devenir des adultes indépendants. Sachez qu’un jour où l’autre, ils feront face à la vérité et aux réalités de la vie.

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Conseil

Le fondateur de Dubaï, Sheikh Rashid, a été interrogé sur l’avenir de son pays, et il a répondu: «Mon grand-père est monté à dos de chameau, mon père est monté à dos de chameau, je conduis une Mercédès, mon fils conduit une Land Rover et mon petit-fils conduit une Land Rover, mais mon arrière-petit-fils va devoir à nouveau monter à dos de chameau». «Pour quoi cela ?», lui- a- t-on demandé ? Et sa réponse fut «Les temps difficiles créent des hommes forts, les hommes forts créent des moments faciles. Les temps faciles créent des hommes faibles, les hommes faibles créent des moments difficiles. Beaucoup ne le comprendront pas, mais il faut élever des guerriers, pas des parasites».

Y.S]]> </content:encoded>
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<title>Pour commettre son génocide au Mali :  Le président Macron recrute dans les rangs de Boko Haram et de la Séléka</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/pour-commettre-son-genocide-au-mali-le-president-macron-recrute-dans-les-rangs-de-boko-haram-et-de-la-seleka-2991952.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 09:34:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après le Rwanda en 1994, le Mali est dans la ligne de mire du président français, Emmanuel Macron. Il se prépare à commettre des crimes de génocide au Mali pour signer son retour avec fracas, afin d’installer au pouvoir ses hommes de main et de traduire devant les instances internationales de justice les autorités de la transition. Il a déjà, avec l’accord de certains dirigeants, procédé au recrutement des combattants de Boko Haram et de la Séléka. Ils auront pour mission d’attaquer le Mali et de massacrer une ethnie pour justifier l’intervention militaire occidentale.

Pour signer son retour avec force au Mali, le président français joue tout son va-tout. Après ses campagnes médiatiques mensongères destinées à discréditer la transition auprès de l’opinion internationale, ses sanctions illégales, illégitimes et inhumaines à travers la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA), il est sur un autre terrain: celui du crime organisé. Son génocide, qu’il veut faire porter le chapeau aux autorités de notre pays, est en train de prendre forme avec l’enrôlement des éléments de Boko Haram et de la Séléka. Ils auront pour mission de massacrer une ethnie pour justifier l’intervention militaire occidentale.

Les combattants des deux groupes terroristes, recrutés par le président français, Emmanuel Macron, se seraient déjà positionnés dans un pays frontalier, dont le président a juré de venger la France. Ils auraient déjà bénéficié de l’assistance technique dans un pays, où Boko Haram se serait rendu coupable d’énormes atrocités sur les populations civiles. On apprend aussi qu’ils seraient encadrés par des militaires des pays dont leurs contingents ont déjà servi au Mali dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Il ne serait plus qu’une question de délai pour attaquer notre pays avec pour objectif de décimer une partie de la population.

Le recrutement des éléments de Boko Haram et de la Séléka aurait été rendu possible avec l’accord de certains Chefs d’État de l’Afrique occidentale et centrale qui voient d’un mauvais œil le combat noble que mènent les autorités maliennes de la transition pour une réelle indépendance de leur pays. Ils craignent une contagion malienne dans leur pays. Ils auraient pour mission de procéder à l’épuration ethnique dont le crime sera attribué à l’armée malienne. Ce crime organisé par Emmanuel Macron donnera l’occasion à la France de justifier son retour dans notre pays. Elle exigera des enquêtes indépendantes dont les conclusions accuseraient l’armée malienne de génocide. Et le tour sera joué pour demander à l’Organisation des Nations unies (ONU) une intervention militaire occidentale pour arrêter et traduire les dirigeants de la transition malienne devant les juridictions internationales qui fonctionnent au gré des intérêts des puissances prédatrices.

Le choix porté sur Boko Haram et Séléka n’est pas fortuit. Les deux groupes terroristes écument la région du Lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroum) et la République Centrafrique. Ils sont dominés par l’ethnie peulh. Et depuis un certain temps, le président français est parvenu à convaincre les présidents de ces pays à libérer les prisonniers de Boka Haram et à signer des accords de non-agression avec ce mouvement terroriste. Constat: les attaques ont cessé depuis des mois dans la zone lacustre. Quant à la Séléka, ses éléments après leur échec de prendre le pouvoir à Bangui sont cantonnés au Tchad. Ils deviennent de plus en plus encombrants pour le régime de transition de N’Djaména. Et pour qu’ils reprennent du service et laisser en paix les régimes de Tchad, du Nigeria et du Cameroun avec lesquels Paris entretient des rapports de domination et de subordination, le président Macron les recrute pour perpétrer son génocide au Mali dans le seul dessein de nuire aux autorités de la transition et venger son humiliation.

Au cas où les mercenaires de Macron échoueront face à la puissance de feu de l’armée malienne à commettre des crimes de génocide sur le sol malien, nos sources nous informent que l’autre plan serait de massacrer les combattants de Boko Haram et de la Séléka dans leur camp comme le général De Gaulle l’a fait avec les tirailleurs sénégalais à Thiaroye, en 1940 au Sénégal. Et les corps seront enterrés dans des fosses communes dans une partie du territoire malien. La «zone des trois frontières» serait indiquée pour cela.

Les autorités maliennes doivent renforcer la surveillance et rester vigilantes.

Yoro SOW

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<title>La Chine et l’Afrique :  Bons amis, bons frères et bons partenaires pour toujours</title>
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<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 10:29:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis l’annonce par le Président chinois, Xi Jinping des neuf (09) programmes de coopération sino-africaine à la 8ème Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC), le 29 novembre 2021, les échanges entre la Chine et l’Afrique ont été multiples : M. Yang Jiechi, Directeur de la Commission centrale pour les Affaires Étrangères du Parti communiste chinois (PCC), s’est rendu en visite au Zimbabwe et au Mozambique.

Le Conseiller d’État et Ministre des Affaires Étrangères, Wang Yi a effectué une visite en Érythrée, au Kenya et aux Comores, avant d’accueillir en Chine ses homologues zambien, algérien et tanzanien. Récemment encore, deux (02) déplacements de suite de Hauts fonctionnaires chinois en vue d’une concrétisation accélérée de ces programmes : tournée du Directeur général du Département d’Afrique du Ministère des Affaires Étrangères (MAE), Wu Peng dans sept (07) pays africains et celle de Mme Xu Jinghu, Représentante spéciale du Gouvernement chinois pour les Affaires Africaines, dans huit (08) pays du continent. Le message est clair et fort: la Chine et l’Afrique sont bons amis, bons frères et bons partenaires pour toujours.

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Bons amis qui se soutiennent mutuellement

Le 28 juillet 2022, Sam Nujoma, père fondateur de la Namibie, a reçu chez lui des visiteurs venus de loin. «Faites-moi une photo de famille avec mes amis Chinois», demandait le nonagénaire dont le dynamisme faisait oublier son âge. C’était la délégation chinoise conduite par la Représentante spéciale, Xu Jinghu qui venait lui rendre visite, portant en elle l’amitié de tout un peuple. Quelques jours auparavant, en République démocratique du Congo (RDC), un vibrant hommage a été rendu à Patrice Émery Lumumba au Mémorial du héros national congolais qui fut aussi l’un des fondateurs de l’amitié sino-congolaise.

Les Chinois n’oublient jamais leurs amis, et surtout pas les amis africains. En effet, l’amitié sino-africaine s’est forgée dans la lutte commune pour l’indépendance et l’émancipation nationales. D’épreuve en épreuve, elle en est sortie toujours plus forte. C’est pourquoi la Chine respecte et traite sur un pied d’égalité les pays africains et leur apporte un soutien agissant dans la recherche de leur propre voie de développement. Elle a toujours répondu présente pour accompagner le développement économique de l’Afrique et n’a jamais manqué à l’appel lorsqu’il s’agit de défendre les causes africaines aux Nations Unies comme dans d’autres enceintes multilatérales. Engagement ferme et constant unanimement salué par les pays africains.

Les pays africains, de leur côté, ont soutenu la Chine sur les questions touchant à ses intérêts vitaux et préoccupations majeures comme le Xinjiang, Hong Kong et les droits de l’homme. Et sur Taiwan, face aux agissements provocateurs de Nancy Pelosi, les pays africains, les uns après les autres, ont soutenu ouvertement et fermement le principe d’une seule Chine et les efforts chinois pour préserver la Souveraineté et l’Intégrité territoriale du pays. Preuve qu’ils sont, comme l’affirme le Directeur général Wu, non seulement de bons amis, mais aussi et surtout de véritables compagnons d’armes.

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Bons frères qui résistent ensemble aux épreuves

Depuis plus de deux (02) ans, la Chine et l’Afrique ont mené un combat solidaire contre la COVID-19. Les pays africains ont apporté à la Chine un soutien ferme lorsqu’elle traversait le moment le plus sombre face au virus. La Chine, en retour, a fourni une grande quantité de matériels médicaux à l’Afrique, dont 260 millions de doses de vaccins, et partagé avec elle son expertise. Pour beaucoup de pays africains, les vaccins chinois sont les premiers vaccins anti-COVID qu’ils ont utilisés.

La solidarité Chine-Afrique a fait ses preuves. Le long des magnifiques plages de sable blanc des Seychelles, les touristes raniment ce petit pays insulaire dont l’économie a été gravement affectée par la crise sanitaire. Leur nombre revient aujourd’hui à 90% du niveau de l’avant-COVID. «C’est grâce aux vaccins chinois que les Seychelles ont pu maîtriser la COVID et être rouvertes», a indiqué un responsable local. La livraison de vaccins chinois se poursuivra pour le plus grand bien des populations africaines, tel qu’annoncé lors de la 8e Conférence ministérielle.

L’autre défi en temps de crise sanitaire est le financement. Et là, l’effort chinois est considérable. La Chine a pris pleinement sa part à l’Initiative du G20 sur la suspension du service de la dette, en vue d’alléger le fardeau des pays africains. Plus récemment, elle a coprésidé dans le cadre commun du G20 la première réunion du comité des créanciers de la Zambie et appelé à une approbation et un décaissement rapides par le Fonds monétaire international (FMI) de la Facilité Élargie de Crédit (FEC), comme l’a dit M. Wu en répondant à la presse zambienne.

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Bons partenaires qui cherchent le développement commun

Le développement est crucial pour le bonheur du peuple. La coopération sino-africaine a su mettre en synergie, d’un côté, l’Initiative pour le Développement mondial avancée par le Président Xi Jinping et préconisant, entre autres, un développement centré sur le peuple et au bénéfice de tous, et de l’autre, l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA) qui vise une croissance inclusive et un développement durable.

Question alimentaire d’abord. Sur les champs de la province de Bubanza au Burundi, une équipe d’agronomes chinois, dont le chef Yang Huade a reçu des mains du Président burundais un prix de mérite, travaille avec des paysans pour sélectionner les semences de riz hybride les mieux adaptées aux conditions locales. En sept (07) ans, la production de riz par hectare a plus que triplé au Burundi, avec quatre (04) villages sortis de la pauvreté et plus de 3 000 habitants formés. Le riz hybride chinois a aussi prospéré à Madagascar, où il figure désormais sur les billets de 20 000 ariarys, la plus grande valeur de la monnaie en circulation dans le pays.

La coopération avec la Chine a beaucoup changé le quotidien des Africains. L’autoroute Thiès-Touba de 113 km, considérée comme le plus grand projet d’infrastructure, depuis l’indépendance du Sénégal et construite par la Chine, a désenclavé l’Est du pays et créé plus de 7 000 postes d’emploi. À Madagascar, la Chine a fait don d’une route rurale de 19 km, surnommée «route des œufs», qui facilite l’aller-retour des aviculteurs. Et les projets «petits et beaux» ne manquent pas, comme l’illustrent la chaîne de production Rayal Industrial recrutant plus de deux cent cinquante (250) personnes en Afrique du Sud ou les soins médicaux gratuits dispensés par les équipes médicales chinoises partout sur le continent.

Il y a quelques jours, s’est tenue avec succès la Réunion des Coordinateurs de la mise en œuvre des actions de suivi de la 8<sup>ème</sup> Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC), qui a été l’occasion pour les représentants chinois et africains, réunis en format hybride, de réaffirmer leur volonté sans faille d’accélérer la construction de la Communauté d’avenir partagé Chine-Afrique à l’ère nouvelle, de renforcer encore la solidarité et la coopération entre les pays en développement et de faire briller le FOCAC d’un plus grand éclat. L’union donne aux frères la force de briser un métal. Cette synergie renforcée offrira à la coopération sino-africaine des perspectives plus radieuses et apportera une contribution plus grande au bien-être de tous les Chinois et Africains.

<strong>Yi Da, Chercheur en relations internationales</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Perversion de nos mœurs :  L&amp;apos;éducation sexuelle complète est de retour avec le programme 03 de l&amp;apos;UNESCO</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/perversion-de-nos-moeurs-leducation-sexuelle-complete-est-de-retour-avec-le-programme-03-de-lunesco-2991136.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 09:47:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Assimi, attention à la pente glissante: L'éducation sexuelle complète qui a fait chuter le gouvernement de Feu Soumeylou Boubèye Maïga, est sur le point de revenir mais cette fois-ci par le canal du programme 03 de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la science et la culture (UNESCO).</strong>

Déjà un atelier pour recueillir les recommandations de fonds s'est tenu, du 8 au 9 septembre 2022, à l'hôtel de l'amitié à Bamako. En réalité, cet atelier n'est que de la poudre aux yeux car la finalité, telle que conçue par les Occidentaux, c'est de mettre en place ce programme dans nos écoles afin d'enseigner à nos enfants la sexualité dans toutes ses formes. Il vise également à introduire le virus de l'homosexualité dans la tête des élèves par le biais de la promotion du genre.

C'est une manœuvre dilatoire, orchestrée par certaines puissances occidentales, pour mettre dos à dos les autorités transitoires et le peuple puisse qu'elles sachent que les Maliens n'en voudront pas.

Un lobbying très fort pour convaincre les ministres concernés est certainement en cours... mais attention, c'est une peau de banane sous le pied des dirigeants.

En Afrique, les pays comme le Burkina FAso, la Guinée Conakry, le Liberia, Gambie, Sierra Léone, Guinée Équatoriale, Centrafrique, Guinée Bissau et tous les États maghrébins ont refusé le programme. Pourquoi notre pays n'arrive pas à abandonner ce projet dangereux pour notre culture ?

<strong>Adaman DIONGO</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Saisine du Conseil de sécurité de l&amp;apos;ONU par le Mali :  Le crime restera&#45;t&#45;il impuni ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/saisine-du-conseil-de-securite-de-lonu-par-le-mali-le-crime-restera-t-il-impuni-2991118.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 07:38:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA["<strong><em>La raison du plus fort est toujours la meilleure</em>", disait Jean de la Fontaine. Cet adage ne sied-t- il pas aux différends qui opposent aujourd'hui les autorités françaises à celles du Mali</strong> ?

En effet, depuis le lundi 15 août 2022, le Mali a porté plainte contre la France devant le Conseil de sécurité des Nations unies pour violation de son espace aérien, l'atteinte à sa souveraineté et soutien aux groupes terroristes. Malgré le caractère gravicisme de l’accusation, le Conseil de sécurité, sans pourtant opposer une fin de non-recevoir, a tout simplement choisi de faire la sourde oreille.

Une première dans l'histoire des relations internationales qu'une ancienne colonie appelle à la barre devant le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), son ancien colonisateur pour des actes qualifiables de crimes. Le monde entier était curieux de savoir le fond de ces problèmes et la réponse de l'ONU à cette plainte du Mali. Mais hélas ! Pour les plus curieux, l'attente sera encore plus longue qu'ils ne s'attendaient.  Car, malgré la persistance de l'État du Mali, le Conseil de sécurité, chargé de garantir les libertés fondamentales et les droits fondamentaux de tous les peuples, gage d’une paix mondiale, ne semble pas être intéressé par l'affaire. Ce qui laisse perplexe bon nombre de gens qui avaient foi à la justice onusienne.

Face à cette attitude passive de l’ONU et surtout l'absence de mobilisation des organisations sous régionales, panafricaines à l'image de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union africaine (UA) pour soutenir un des leurs qu'est le Mali, nous nous permettons de nous poser un certain nombre d’interrogations à savoir: pourquoi ce silence radio de la part de la communauté internationale face à la plainte de l'État du Mali ?  La plainte du Mali, en tant pays membre entier de l’ONU, ne mérite-t-elle pas qu'on accorde une petite considération surtout qu'elle fait allusion à des actes susceptibles d'être qualifiés de crimes contre l'humanité ? Ou bien, tout simplement, c'est la solidarité entre puissances impérialistes qui primerait sur la vie des gens qu'on considère encore dans notre subconscient comme des colonies ?

Nous entendons chaque jour l’ONU indexée tel ou tel pays de violations des droits humains, de crimes contre l'humanité, voire de génocides, cette accusation portée contre la France n'en est- elle pas une ? Ce crime restera-t-il impuni parce que c'est la France ?

En faisant fi à cette plainte du Mali, l’ONU ne va- t- elle pas perdre sa crédibilité aux yeux des pays en voie de développement ?

En tout état de cause, si ce combat de David contre Goliath semble être perdu d'avance pour les Maliens car, comme le dit- on, «<strong>les oiseaux de même plumage ne se dévorent jamais»,</strong> les cas de l’Irak, de la Syrie, de l'Afghanistan et plus près de la Libye en sont une illustration parfaite. Cependant, il a eu le mérite de susciter un réveil brutal chez ces anciennes puissances impérialistes. Elles auront compris que le temps de "<strong>béni oui, oui</strong>'' est révolu et que rien ne serait plus comme avant. Le peuple africain n'est plus prêt à se laisser trimballer par qui que soit. Elle aura également permis aux peuples dominés de comprendre, que la volonté seule de s'affranchir de la domination ne suffit pas mais que c'est dans l'action que l'on parviendra à briser cette chaîne. Alors le ton vient d'être donné par le Mali, il revient désormais à tous les autres pays africains de saisir cette opportunité, pour faire front commun derrière le Mali comme l'a fait l'Union européenne (UE) derrière la France, pour faire face à l'ennemi commun qu'est cette France et ses valets.

La libération réelle et totale de l’Afrique, c'est maintenant ou plus jamais. Ce combat, qui vient d'être enclenché par les autorités maliennes, est un devoir de génération. Comme l'a laissé entendre Franz Fanon "<strong>chaque génération a une mission, soit elle l’accomplisse, soit elle la trahisse</strong>". Alors avec cette plainte, les autorités du Mali n’entendent s'arrêter en bout de chemin car, à travers cette dernière, elles attendent faire savoir au monde entier ce qu'un pays membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, chargé de veiller au respect des Droits humains et les libertés fondamentales pour que règne la paix entre les peuples, est en train de faire dans le monde. Ce combat, à notre sens doit être le combat de tous les peuples africains, enfin que soient bannies à jamais à l'intérieur de notre continent toutes formes d'injustice, d'exploitation de l'homme par l'homme et de pillages de nos ressources, pour une Afrique libre, unie et prospère.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Organisation de l’assemblée générale élective du CNPM :  Le Collège transitoire remplace l’Administration provisoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/organisation-de-lassemblee-generale-elective-du-cnpm-le-college-transitoire-remplace-ladministration-provisoire-2991092.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 07:35:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’annonce a été faite, samedi 10 septembre dernier, au cours d’un point de presse animé par le Collectif des groupements professionnels. C’était à l’hôtel de l’Amitié. Au présidium, on notait la présence M<sup>me</sup> Simpara Saran Taoré, Oumar Dioura, porte-parole dudit collectif, Me Abouba Aly Maïga, Me Badian Hagge et de Amar I. Touré des Conseils professionnels régionaux de Tombouctou.</strong>

Le président du Collège transitoire, Me Abouba Aly Maïga, résume en deux (02) propos ses missions: ‘<em>‘Le consensus pour aider le patronat à sortir de cette crise. C’est un challenge pour moi d’apporter ma petite contribution pour dépasser cette crise’’, ‘‘Du haut de mon statut d’avocat, du haut de mon serment d’avocat, la mission ne sera pas trahie. Le travail se fera dans l’intérêt du patronat et du Mali</em>’’. Il a invité les gens à lui prendre au mot.

Composé de onze (11) membres, le Collège transitoire est chargé d’organiser une assemblée générale élective, crédible, transparente et consensuelle sur la base du collège électoral reconstitué et conformément aux dispositions de l’article 12 des statuts du Conseil national du patronat du Mali (CNPM). Elle sera supervisée par un huissier choisi par le Collège transitoire. Il conduira aussi les affaires courantes du CNPM.

La mise en place du Collège électoral est le fruit des concessions entre les deux (02) parties (Diadié dit Amadou Sankaré et Mamadou Sinsin Coulibaly) qui, dans un souci de trouver une solution pérenne à la situation qui prévaut au CNPM, ont conjugué leurs efforts pour une sortie de crise dans un meilleur délai. Sa mission principale est d’organiser l’assemblée générale élective avant la fin de 2022.

Le conférencier, Me Badian Hagge, avocat du Collectif des groupements professionnels, justifie la création du Collège électoral par la récupération du CNPM par l’Administration provisoire au profit d’un autre candidat.  Selon lui, ce dernier n’est pas membre du Groupements des commerçants mais de l’hôtelier. Il constate avec regret qu’elle a trahi les trois missions à lui confiées. À savoir: la conduite des affaires courantes, l’élaboration d’un code électoral et l’organisation d’une assemblée générale élective qui devrait mettre fin à toute procédure par la mise en place d’un bureau représentatif. Au lieu de cela, déplore Me Hagge, elle est sortie de son mandat en touchant les statuts et règlement du CNMP et estime que l’Administration provisoire n’a pas été à la hauteur des missions à lui confiées.

Face à ces violations par l’Administration provisoire, le Collectif a introduit deux (02) plaintes au niveau du tribunal: une procédure en référé et une au fond sur laquelle le tribunal statuera le 29 septembre. Pour cela, il demande au tribunal l’annulation pure et simple des statuts amendés. Enfin, il dit faire confiance à la justice de son pays pour trancher définitivement cette affaire.

<strong>Yoro SOW</strong>

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<title>Incapacité notoire à relever le défi :  Des ministres à chasser du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/incapacite-notoire-a-relever-le-defi-des-ministres-a-chasser-du-gouvernement-2991115.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 07:34:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Charte de la transition avait fixé le nombre de ministres à 25. Pour des raisons de népotisme, on s’est retrouvé avec vingt- huit (28) ministres. Après une année de gestion sous couvert de rectification de la transition, ensuite la nomination d’un Premier ministre par intérim, il faut revoir la composition du gouvernement et ses hommes.

Sur les vingt-huit (28) ministres du gouvernement, quatre (04) ont montré leur incapacité notoire à relever le défi de l’excellence. Il s’agit des ministres: de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des sceaux, Mamoudou Kassogué; du Commerce et de l’Industrie, Mohamed Ould Mohamed; de l’Agriculture, Modibo Keïta ; de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher; celui de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la Réconciliation nationale, Colonel-major Ismaël Wagué; de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné.

Mali Koura taasira (le chemin à prendre pour le nouveau Mali) a été une occasion inespérée pour les Maliens de jauger le gouvernement et ses ministres. À la fin de ce probatoire, les Maliens s’attendaient à un réaménagement ministériel. Mais hélas ! Monsieur le président de la transition, les Maliens ont soif de justice. Il y a une lenteur délibéré pour rendre justice. Beaucoup de délinquants financiers ont pris la fuite, d’autres croupissent dans les geôles, faute de jugement.

Malgré les subventions et exonérations accordées par l’État aux opérateurs économiques, la cherté des produits persiste.

Le ministre de de l’Agriculture, un ancien directeur général du Commerce et de la Concurrence, sait comment fructifier ses avoirs à travers son réseau de commerçants. C’est pourquoi certains opérateurs méconnus du milieu des engrais ont bénéficié le marché des engrais. Sur les antennes de l’ORTM, il a laissé entendre qu’il a remis 10 milliards de FCFA à six (06) opérateurs économiques. Un seul aurait emmené quelques sacs d’engrais. Jusqu’ici le ministre Modibo Keïta n’a ni sanctionné ni situé les responsabilités. Quant au ministre de la Jeunesse et des Sports, son nom est cité par les basketteurs et footballeurs dans des problèmes financiers.

Le ministre de la Réconciliation n’a pas la stratégie et le bagage nécessaire pour gérer ce ministère. Il gaspille les fonds publics dans du n’importe quoi. On l’impression qu’il n’y a pas un ministère de l’Environnement au Mali. Tout est en voie de destruction: fleuves, rivières, marigots, forêt, terres, collines, montagnes. Rien n’a été épargné par l’homme destructeur. Or le gouvernement a besoin de qualités très spécifiques: compétence, dévouement, loyauté, impartialité, probité.

Compte tenu de la laïcité du pays, le ministère du Culte et des Affaires religieuses aussi doit disparaître. La raison est simple, depuis sa création, le ministère est toujours dirigé par des musulmans.

<strong>Brin COULIBALY</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Campagne de désinformation contre le Mali, la Russie : Macron appelle la jeunesse africaine financée par l’UE à jouer son rôle</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/campagne-de-desinformation-contre-le-mali-la-russie-macron-appelle-la-jeunesse-africaine-financee-par-lue-a-jouer-son-role-2991111.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 07:32:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans sa volonté de faire payer aux autorités maliennes de la transition leur esprit d’indépendance pour préserver la souveraineté de notre pays des convoitises impérialistes, le président français n’écarte aucune piste. Après avoir échoué militairement à semer le chaos dans notre pays et à l’isoler diplomatiquement, il se tourne vers la jeunesse du continent. Il espère l’utiliser comme cheval de Troie pour gagner sa guerre de communication. Va-t-il réussir ? </strong>

Après avoir échoué à instrumentaliser la jeunesse africaine lors du sommet Afrique-France, organisé à Montpellier, en 2021, contre leurs compatriotes, le président français revient à la charge. Il vient de lancer un autre appel aux organisations de jeunesse africaines financées par l’Union européenne (UE) à participer à la guerre de désinformation, de mensonges, d’intoxication contre le Mali, la Russie, la Chine et la Russie. Il est question celles qui ne vont pas s’engager dans la voie tracée par le président Emmanuel Macron apprendront à leurs dépens : le robinet financier sera coupé.

Cet appel président français à l’endroit de la jeunesse africaine intervient quelques semaines après la conférence des ambassadeurs, tenue, à Paris, le jeudi 1<sup>er</sup> septembre 2022. Très en colère, lors de ce conclave annuel, contre la présence russe, chinoise et turque en Afrique, le président Macron n’a pas caché son propre échec sur le plan de la communication mensongère contre les libérateurs de l’Afrique. Aussi, était-il très remonté contre les panafricanistes qui dévoilent chaque jour son plan de déstabilisation de l’Afrique. Il estime que ce travail d’éveil de conscience et de prise de conscience mené par les patriotes africains est financé par les lobbies russe, chinois et turc. Et pour insulter l’intelligence africaine, il déclare: «<strong><em><a href="https://www.leparisien.fr/societe/petite-frappe-hyene-folle-quand-lambassade-de-chine-sattaque-a-un-chercheur-francais-21-03-2021-OVC4OU662FH7HNS76U4SZ3TMEU.php">Notre pays est souvent attaqué </a></em></strong><strong><em>et il est attaqué dans les opinions publiques, par les réseaux sociaux et des manipulations</em></strong><em>». C’est le cas en particulier en Afrique où «</em><strong>le narratif, russe, chinois ou turc</strong><em>» vient expliquer aux opinions publiques «</em><strong>que la France est un pays qui fait de la néocolonisation et qui installe son armée sur leur sol</strong>».

Peine perdue. L’Afrique s’est réveillée et rien ne pourra arrêter cette marche progressiste vers la libération totale du continent de la domination impérialiste. Penser que tous ceux qui se battent pour le bien-être de leur peuple, sont financés par l’argent russe, chinois et truc, révèle de la folie. Le président Macron, dans sa haine contre les autorités maliennes et centrafricaines dont les chefs d’État, ont désormais décidé du respect de leur souveraineté, va jusqu’à dire que les panafricanistes sont incapables de réfléchir pour porter un tel coup contre son pays.

Pour renverser cette tendance, le président français se tourne vers la jeunesse africaine financée par l’UE. Il s’agit des organisations qui évoluent dans les domaines de gouvernance, de genre, des médias. Selon des sources, certaines d’entre elles avaient vu leur financement renouvelé après le sommet de Montpellier à coût de millions et de milliards. Et promesses avaient été tenues à d’autres d’attendre la fin du premier semestre 2022 pour être financées. Il serait demandé à celles-ci de prendre part activement à la campagne mensongère d’information contre leurs propres pays pour redorer le blason de la France.
<h2>Cette stratégie de manipulation de la jeunesse, à travers leur argent, a eu raison de certains régimes. C’est le cas du Printemps arabe. Il a été entièrement financé par l’Occident pour faire chuter les régimes en Egypte, en Tunisie, en Libye, créer la guerre civile en Jordanie et en Syrie. Leurs relais dans ces pays, c’étaient des jeunes formés à l’utilisation des réseaux sociaux et dont leurs mouvements étaient financés par l’Occident. On peut citer aussi la révolution Maïdan en Ukraine. Ce président de ce pays, Volodymyr Zelensky, a été formé aux États-Unis pour les besoins de la cause et sa promotion politique financée par les lobbies américains.</h2>
La France n’est pas à sa première tentative de parler de son échec dans le domaine de la communication face à l’utilisation judicieuse des réseaux sociaux par les Africains pour défendre leur continent. Avant d’être débarquée du gouvernement, Florence Parly, ministre des Armées, avait déclaré que son pays a déjà mobilisé des millions d’euros pour contre attaquer la progression derrière laquelle se cachaient des jeunes. Elle avait laissé entendre que des profits seront créés aux noms des Africains, mais derrière lesquels se cacheraient des Français. Cette stratégie n’a pas fait long feu face aux défenseurs du continent africain. Et le 1<sup>er</sup> septembre, dans son discours de deux heures devant les ambassadeurs, Marcon déclare: «<strong><em>À cet égard, nous devons beaucoup mieux utiliser le réseau France Médias Monde, qui est absolument clé et qui doit être une force pour nous. (…)»</em></strong><em> </em>«<strong>pas simplement pour contrecarrer les fausses informations mais pour pouvoir les stopper de manière très claire, au plus vite et porter la valorisation de nos propres actions</strong>». Cet appel à l’endroit des médias publics français à rentrer dans la danse a été aussi un échec. Le syndicat, dans un communiqué, a rappelé que <em>France Média Monde</em> n’est pas le service de presse de l’Elysée.

Et à l’endroit des ambassadeurs: <strong><em>«</em></strong><strong>Il ne s’agit pas de faire de la propagande»,</strong><em> mais de contrer les «</em><strong>propagandes anti-françaises</strong><em>» et de «</em><strong>combattre les narratifs mensongers, les informations fausses et défendre la réalité de notre action</strong><em>». «</em><strong>Aujourd’hui, on subit trop, on ne fait pas assez</strong><em>»</em>.

Face à ses échecs répétés, il compte utiliser la jeunesse africaine contre leurs propres dirigeants. Selon certaines informations auprès des organisations financées par l’Union européenne (UE), beaucoup auraient déjà décliné l’invitation de participer à tel complot. Elles seraient prêtes à renoncer aux millions d’euros que de participer à une telle entreprise suicidaire. On comprend aisément leur inquiétude. Certains participants du Sommet Afrique-France, d’octobre 2021, gardent en mémoire l’accueil glacial réservé à eux lors de leur retour de Montpellier. Ils auraient certainement compris que leurs compatriotes ne sont plus des moutons de panurge. Mais des patriotes pour relever les défis auxquels l’Afrique est confrontée, depuis des décennies.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Culture :  La patrie et le patriotisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/culture-la-patrie-et-le-patriotisme-2990224.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Sep 2022 10:05:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans la vie de chaque enfant, il y a un moment où il découvre son pays et sa patrie. C’est ainsi que nous apprenions dès notre naissance que nous sommes Maliens et que notre patrie est le Mali.

La patrie est le pays que l’on aime mieux que tous les autres, voilà la Patrie. Elle ressemble à une maison paternelle très agrandie. On ne peut naturellement pas demander à un petit enfant d’aimer sa grande patrie; il ne sait pas ce que c’est. Il l’aimera au fur et à mesure qu’il la découvrira.

Auparavant, il aime ses petites patries: de sa maison, son amitié gagne ensuite son village, le pays dont ses yeux peuvent chaque jour faire le tour. L’école lui montre en images et sur les cartes la figure du Mali; elle lui en raconte l’histoire; elle lui apprend le nom et l’œuvre des grands empereurs du Mali. Le Mali devient pour lui une sorte de personne qu’il connait de mieux en mieux.

Les voyages lui mettront sous les yeux l’étendue de ses régions, leur variété, leur richesse, leur beauté. Et s’il va à l’étranger, c’est là qu’il sentira combien son pays lui manque; à chaque pas qui l’en rapprochera, son plaisir et son émotion grandiront. Il a donc une petite et une grande patrie. Le «chez nous», c’est aussi bien la maison et le pays natal comme le Mali. L’amitié que l’on a pour l’une ne nuit pas à l’autre, au contraire. Cette amitié s’appelle le patriotisme.

Le patriotisme: Tous les hommes aiment leur patrie, mais beaucoup ne le savent pas. Ils ne le sentent que si elle leur manque, que si elle est menacée. Ainsi, les enfants découvrent qu’ils aiment leur maman quand elle n’est plus là ou quand elle peut leur manquer !

Le patriotisme se forme lentement dans le cœur et il annonce sa présence de bien des façons: plaisir d’entendre les «anciens», raconter leurs souvenirs, de lire l’histoire de nos grands hommes; tristesse en présence des malheurs du Mali, de ses erreurs aussi; fierté heureuse quand on l’admire, fierté blessée quand on le critique, inquiétude quand il se sent en danger: tout cela, c’est du patriotisme. Quand on aime son pays, on lui veut du bien, on veut son bien. Il ne servirait de rien de crier «Vive le Mali», de chanter l’hymne national et d’agiter des petits drapeaux, si on devait en rester là. La Patrie a le droit de dire comme la maman: «Si tu m’aimes, obéis-moi, aide-moi».

Le patriote n’attend donc pas que le Mali soit en danger pour le servir et le défendre. C’est d’abord, on pourrait dire surtout pendant la paix que se montre l’amour de la patrie. Pour les écoliers, c’est fort simple. Il s’agit de bien faire tout ce qu’ils ont à faire: s’instruire à l’école, prendre des habitudes de travail de discipline, de réflexion; s’entraîner à l’effort courageux; respecter les camarades et les aider. Tout cela, qui est le monotone devoir quotidien aussi nécessaire que le pain quotidien ! Donnera insensiblement des jeunes garçons, des jeunes filles sérieux et sensibles, puis des hommes et des femmes sur qui le Mali pourra compter.

Ils obéiront aux lois de leur pays; ils savent que désobéir et récriminer est aussi mauvais dans un pays que dans une famille. Ils travailleront, car ils savent que la force totale est faite du travail de chacun. Ils seront bons pour leurs concitoyens, car un pays, où les gens heureux sont durs pour les malheureux est difficile à aimer. Ils seront justes et accueillants pour les étrangers: ils ne se laisseront pas gagner par ce mélange de haine, de défiance et de mépris qu’on appelle le chauvinisme. Respectueux des autres nations, ils n’en auront que plus de force pour exiger que les autres nations respectent le Mali.

<strong>Fatou CISSÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bamako :  Ville des embarras</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/bamako-ville-des-embarras-2990214.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Sep 2022 09:46:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Bamako, la capitale du Mali, située au bord du fleuve Djoliba, s’étend sur près de 60 km dans les deux (02) sens (Sénou à Diamoussabougou et de Moribabougou et à Lassa). La ville de Bamako et les communes qui constituent sa proche banlieue occupent un espace d’environ 267 km<sup>2</sup>. Bamako aurait un plan cadastral qui date de 1960, selon plusieurs sources concordantes interrogées par nos soins. Cependant, ce plan cadastral représente les maisons, le grand marché de Bamako, le marché Dibida, les services administratifs les rues, les routes, les ponts, «les lieux dits» ou «terroirs» des vieux quartiers qui étaient là depuis Mathusalem. Ainsi le quartier de Dars-es-Salam qu’on peut appeler quartier administratif abrite aussi le commandement des armées (ministère de la Défense).

Le relief et sa formation: Bamako est entourée de collines protectrices de la ville. Deux collines se démarquent des autres à cause de leur réputation. Koulouba qui abrite le palais présidentiel (colline du pouvoir) et celle de Badalabougou qui abritait le lycée de Badala, transformé en une université (Colline du savoir). Après une forte pluie, les eaux des collines ruissellent et inondent tout le district parce que les collecteurs ont été transformés en dépotoirs d’ordures. Du coup, cette toute la ville qui subit les inondations ce sont des inondations. Bamako est située dans un bas fond, ou l’eau des collines se déverse. Quand l’eau tombe sur des roches tendres comme le sable ou l’argile, elle les creuse facilement, ne rencontre nulle part de résistance particulière. Les pentes sont régulières, sans ressauts. Les roches dures, elles résistent mieux à l’usure, elles forment des masses qui dominent le voisinage. Les gens ont construit sur les collines. Or ce sont ces collines qui protègent la ville contre les tremblements de terre, confirment certains géologues.

<strong>Le plan d’une maison détermine le caractère de son propriétaire</strong>

Un bon plan de maison sous-entend une personne charitable.

Plus de la moitié de la population malienne vit en ville dont les deux quart vivent dans l’agglomération bamakoise. Le district est divisé en six (06) communes. Six (06) communes qui ont chacune plus d’un million d’habitants. À quoi est dû l’accroissement considérable de la population urbaine depuis cinquante (50) ans. Bamako est notre plus grande ville (près de cinq (05) millions d’habitants). Elle est le siège du gouvernement et des ministères. Les directions de tous les services publics représentés dans chaque département sont installées dans les ministères. Elle possède de grandes écoles, des grands hôpitaux, des musées, des théâtres, des journaux, des gares routières. C’est la capitale et le centre intellectuel et artistique du Mali. Notre pays compte aujourd’hui: un district, dix-neuf (19) régions, cent cinquante-six (156) cercles et quatre cent soixante-six (466) arrondissements. La plupart de nos grandes villes, à un degré moindre, sont des capitales régionales par leurs fonctions multiples administratives, intellectuelles, commerciales, industrielles.

L’organisation administrative est la commune administrée par le maire, les régions par les gouverneurs, les cercles par les préfets et les arrondissements par les sous- préfets. Il n’y a pas de canton alors que plusieurs communes forment un canton et plusieurs cantons constituent un arrondissement.

Les vieux quartiers et les beaux monuments. De l’aéroport de Sénou à Moribabougou, Bamako s’est étendue progressivement du nord au sud. De l’ouest à l’est. Au centre se trouvent les vieux quartiers historiques (Bozola, Niaréla, Bagadadji, Médina-Coura, Dar-es-Salaam, Bamako-Coura, Dravéla, Bolibana, les monuments, le Marché Rose, la grande mosquée, l’artisanat, l’Assemblée nationale du Mali, l’École nationale des Ingénieurs(ENI), l’hôpital Gabriel Touré, les lycées Askia Mohamed, Jeunes filles; l’École centrale pour l'Industrie le Commerce et l'Administration (ECICA), Place des enfants de Palestine, le marché Railda, la gare des chemins de fer (train-gare), la place des soldats, la Maison des combattants, le Musée de la mairie centrale, la Cathédrale de Bamako, le cimetière catholique à Bamako-Coura, les salles de cinéma Soudan, Rio, El Hilal, Rex, Babemba qui ne sont plus que de vieux souvenirs. Les boites de nuits célèbres à l’époque ont toutes mises clés sous les paillassons: Black and White, Colombo, le Bozo, Le Debo. Les hôtels: L’Amitié, le Grand Hôtel, les Hirondelles, le Motel, le Lido. «C’était l’époque du bon vieux temps», (Rail Band).

<strong>Bamako et ses immenses banlieues</strong>

À partir de 1975, avec les nouvelles attributions de parcelles, nouveaux lotissements, beaucoup de nouveaux quartiers ont vu le jour. C’est ainsi que des banlieues de la capitale se sont mués en quartiers. Environ soixante-douze (72) quartiers avec des constructions anarchiques parfois sans voies pour y accéder. Ceux-ci sont divisés en parcelles qui portent un numéro.

Le cadastre qui devait rendre à l’État de grands services pour l’étude du milieu: la forme des parcelles et leur dimension tardent à voir le jour. Avec la gestion des terres par les maires, Bamako est une ville anarchiquement lotie, des maisons anarchiquement construites, des quartiers sans voie d’accès.

Pire, les concessions rurales muées en titres fonciers, morcelés pour la vente freinent le rayonnement de la ville. Le morcellement des constructions rurales est un scandale dans les années à venir. On vend tout l’espace sans prévoir des tracées de rues. Ce ne sont pas des parcelles qui manquent à Bamako. Il très fréquent de voir des parcelles en jachère ou des constructions inachevées, depuis belle lurette, transformées en nids de criminels ou devenir des dépôts d’ordures. C’est Bamako criminelle.

L’autre facette, c’est Bamako du grand standing, des immeubles inhabités, propriétés des personnalités du pays. Le seul investissement du Malien, c’est acheter des parcelles et construire des immeubles, comme si toute la vie se résumait à cela. Aujourd’hui, le nombre de constructions semble plus élevé que le nombre d’habitants à Bamako. Dans le jargon des philosophes, ils disent que la cuisine est plus vieille que la mosquée.

<strong>Fatou CISSÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise au sein du CNPM : «L’unité syndicale est notre combat, même si nous respectons la liberté syndicale. En effet, on ne peut pas vouloir rassembler et travailler uniquement avec une fraction du Patronat», a déclaré Diadié dit Amadou Sankaré</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/crise-au-sein-du-cnpm-lunite-syndicale-est-notre-combat-meme-si-nous-respectons-la-liberte-syndicale-en-effet-on-ne-peut-pas-vouloir-rassembler-et-travailler-uniquement-avec-une-fr-2990199.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Sep 2022 07:50:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis plusieurs mois le Conseil national du Patronat du Mali (CNPM) traverse une crise due au renouvèlement de son bureau. Deux élections ont eu lieu créant un bicéphalisme entre le bureau de Diadié dit Amadou Sankaré et celui de Mamadou Sinsy Coulibaly. Pour mettre fin à la crise, une Assemblée générale extraordinaire tenue le 02 avril 2022 dernier avait mis en place un bureau de seize (16) membres, huit (08) membres de chaque tendance de chaque tendance avec un Président. Cette disposition qui n’est pas prévue dans les Statuts et règlement intérieur visait, selon eux, à doter le CNPM d’une administration provisoire avec pour mandat: la gestion courante du CNPM, l’élaboration et l’adoption d’un règlement électoral et l’organisation de nouvelles élections. Avec comme recommandation la prise d’initiatives nécessaires pour favoriser la réconciliation et le rassemblement du secteur privé autour de l’essentiel, la défense des intérêts des entreprises.

Malheureusement, ce qui était censé être la solution risque plutôt d’exacerber les tensions avec l’introduction des clauses restrictives, source d’exclusion. Au fond, l’Administration provisoire (non conventionnelle) vient de perpétrer un véritable coup d’État en prenant des mesures discriminatoires tendant à exclure certains membres. Dans cette interview qu’il a accordée à notre confrère Adama Dramé, Diadié dit Amadou Sankaré, avec la courtoisie et le franc-parler qu’on lui connaît, revient sur ces décisions iniques et réitère ses ambitions qui n’ont pas changé d’un iota.

&nbsp;

Adama Dramé: Monsieur Diadié Sankaré, il y a 4 mois, lors de l’interview exclusive que vous nous avez accordée, on vous demandait si vous aviez confiance aux membres du bureau de l’Administration Provisoire mis en place ? Aujourd’hui l’histoire nous donne raison, ils ont été déloyaux envers vous puisque les mesures qu’ils viennent de prendre sont non seulement discriminatoires mais aussi dépassent les prérogatives que l’Assemblée générale extraordinaire du 02 avril 2022 leur a données. Elles ont été prises pour vous exclure et vous empêcher de vous présenter à la Présidence du Patronat. Votre réaction ?

&nbsp;

Diadié Sankaré: Effectivement vous m’avez posé la question lors de l’interview que je vous ai accordée il y a quatre mois, juste après l’assemblée générale qui a vu la mise en place de l’Administration provisoire.

Moi, je ne parle pas de loyauté ou de déloyauté, ou de trahison. Je pense plutôt que l’Administration provisoire n’est pas partie au fond dans la réflexion. Peut-être qu’ils n’ont pas pris le temps de bien approfondir les voies et moyens permettant d’aller à une élection juste, inclusive et impartiale.

Il y avait plusieurs mécanismes mais peut-être qu’ils sont allés à la solution la plus facile. Qui consiste à dire que comme il y a deux protagonistes, il faut les éliminer. On s’est dit si on élimine mon challenger et on me garde, c’est injuste, on s’est dit si on m’élimine et qu’on le garde, c’est injuste, donc il faut éliminer les deux. Ce qu’ils n’ont pas fait toutes les réflexions nécessaires. Parce que quand vous lisez ces articles, on parle de mandat, or il se trouve que moi je n’ai jamais exercé une minute de mandat. Il est clair que je n’ai pas fait de mandat. Ils vont jusqu’à dire que même celui qui a fait fonction quelle que soit la durée et le mode d’accès, (même si c’est 01 minute), bon tout ça c’est pour viser quelqu’un.

Moi je ne pense pas qu’à ce stade, le Patronat soit une question de personne. Ce n’est pas un problème de Diadié, ce n’est pas un problème de Coulibaly.

Je crois et je l’avais dit déjà, c’est une organisation qui doit être pérenne, qui fonctionne normalement avec une vision, avec un programme, avec des acteurs bien dévoués qui veulent aller loin. Pour moi, franchement, je ne veux pas parler de loyauté ou de déloyauté.

&nbsp;

Mais n’ont-ils pas tout de même outrepassé les prérogatives que l’Assemblée du 2 avril dernier leur a données ?

&nbsp;

Bien sûr qu’ils ont dépassé ces prérogatives, mais peut-être qu’ils ont pensé que dès qu’ils sont là, qu’ils ne représentent plus aucun camp, C’est possible aussi, en tout cas, c’est comme ça que je pense. Mais ce qu’ils oublient, le CNPM, ce n’est pas un problème de camp ou bien de personne ou de président, c’est un problème de bureau. On dit Mamadou Sinsy et son bureau ; Diadié Sankaré et son bureau. C’est-à-dire s’ils ont poussé l’analyse, peut-être on aurait pu dire aucun des bureaux. Ni le bureau de Sinsy, ni le bureau de Diadié ne pourront être dans le nouveau bureau qui va venir. En ce moment-là d’accord. Alors qu’il fallait trouver des mécanismes afin que tout le monde se retrouve. Parce que dès qu’on élimine des personnes, on crée des problèmes d’ego, ça ne règle pas le problème. Moi je pense qu’ils ont vraiment manqué de réflexion. La loyauté, c’est autre chose, je ne rentre pas dans ça. Je ne vais pas insulter, dire que des gens ont été déloyaux vis-à-vis de moi. Ce n’est pas ce que je cherche. Ce n’est pas moi, c’est un programme.

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Sur les trente-neuf (39) groupements professionnels qui avaient fait à cette Assemblée Générale du 02 avril, vingt-six (26) ont complétement désavoué l’administration provisoire. Ils ont décidé de mettre en place un collègue transitoire de 05 personnes venant des deux côtés plus un Président qui sera choisi de façon consensuelle afin de sortir définitivement de cette crise. Qu’est-ce que vous en pensez ?

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Franchement, je ne commente pas cette décision, je n’étais pas là, mais ce sont quand même des gens qui sont légitimes. Quoi qu’on dise le Conseil national du Patronat du Mali (CNPM) est composé de Groupements Professionnels et des Conseils Patronaux de Région, voilà les organisations qui composent le Patronat. Il n’y a pas d’entreprises dans le Patronat en tant que telles, mais ce sont des organisations professionnelles. Même si ce sont les entreprises qui cotisent. Donc c’est légitime si les organisations décident de faire quelque chose mais j’avoue que je ne veux pas commenter le bien ou mal fondé de cette décision. Je pense que tout ça est dû au fait que l’Administration provisoire a essayé de trouver la voie la plus courte.

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Ils sont allés jusqu’à dire que s’il n’y a pas de consensus, ils sont prêts à créer un nouveau Patronat. Qu’est-ce vous en pensez ?

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L’unité syndicale est notre combat, même si nous respectons la liberté syndicale. En effet, on ne peut pas vouloir rassembler et travailler uniquement avec une fraction du Patronat. On sait que dans certains pays il y a plusieurs patronats, mais moi je pense qu’aujourd’hui le Mali doit avoir un seul syndicat des employeurs.

Par contre le Mali n’a pas besoin d’un patronat qui est discrédité aujourd’hui. On a besoin d’un patronat crédible. Un patronat avec des vrais patrons, un patronat composé de chefs d’entreprises, un patronat qui a une vision, un programme d’actions. Un patronat qui se gère avec des personnes, qui se gère avec l’ensemble des entreprises; qui se gère avec une vision et qui contribue à faire des propositions concrètes pour que nous puissions vraiment changer de façon structurelle notre économie.

Moi je pense que c’est de ça qu’on a besoin. On a besoin de créer la confiance entre le secteur public et le secteur privé. On a besoin de créer la confiance entre les entrepreneurs eux-mêmes; on a besoin de faire en sorte que dans le secteur privé malien les entrepreneurs maliens puissent échanger entre eux. Que nous puissions créer une véritable économie locale dynamique qui peut être exportée !

&nbsp;

Mais Monsieur Sankaré, là on va vers un blocage. Si jamais de l’autre côté ils ne veulent pas adhérer à la proposition des 26 regroupements qui sont majoritaires, qu’est-ce qui va se passer in fine ?

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C’est sûr que le problème n’est pas réglé. Cela devient plus compliqué aujourd’hui qu’avant. Puisqu’avant on disait: Mamadou Sinsy et son bureau, Diadié Sankaré et son bureau; maintenant, on parle de Diadié et de Sinsy, ça devient compliqué puisqu’on a polarisé le débat sur deux personnes.

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Comme vous l’avez déjà dit ce n’est pas votre personne qui incombe, vous ne voulez pas devenir Président pour des questions d’intérêts personnels mais pour changer et mettre le Patronat malien à niveau. Ces vœux sont-ils toujours d’actualité ? N’êtes-vous pas un peu dépité ?

&nbsp;

Je vais vous dire la vérité: que je sois Président du Patronat ou pas, je suis un opérateur économique; je suis un entrepreneur malien qui essaie de donner le bon exemple. Je suis un entrepreneur citoyen, un entrepreneur résilient, ça c’est clair. Donc, aujourd’hui que je sois Président ou pas, je vais travailler pour que le secteur privé malien émerge. Je vais travailler pour qu’on puisse moderniser notre économie; je vais travailler pour qu’on puisse moderniser notre secteur public; c’est-à-dire faire des propositions concrètes où que je me trouve. Je peux être un porte-voix du secteur privé que je sois président ou pas du Patronat. D’ailleurs je le fais tous les jours. Partout dans le monde où je passe, je défends l’économie malienne, je parle de nos potentialités; je parle de tout ce qu’on peut faire au Mali.

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Toujours est-il que vous serez candidat quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse ?

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De toutes les façons comme je vous l’ai dit, moi je n’ai pas été Président donc rien ne m’empêche d’être candidat. Et je pense qu’on ne peut pas exclure nommément quelqu’un parce que c’est à peine si on n’a pas écrit Diadié Sankaré dans les textes présentés. C’est très discriminatoire. Il est clair que je vais engager ma propre réflexion et ensuite je prendrais ma propre décision.

<strong>Propos recueillis par Adama DRAMÉ</strong>

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<title>Tous contre le Mali : L’hypocrisie politique de l’Union africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/union-africaine-oua/tous-contre-le-mali-lhypocrisie-politique-de-lunion-africaine-2990195.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Sep 2022 07:42:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au moment où le Mali a besoin du soutien de toute l’Afrique pour la libération du continent du néocolonialisme, certains chefs d’État, en mission des autres, sabotent les actions de notre pays en prenant faits et causes pour la France qui mène une campagne mensongère, d’intoxication, de diabolisation et de désinformation contre les autorités maliennes auprès de l’opinion mondiale. Ces démarcheurs solitaires ignorent certainement que leur mission est un acte de trahison.</strong>

L’Afrique restera toujours, à travers ses dirigeants politiques, le dindon de la farce. Elle ne sortira jamais des crises électorales, rébellions et guerres civiles tant que ses chefs d’État ne comprendront pas que l’union sacrée est la seule issue pour le continent de sortir de la dépendance intellectuelle, économique et culturelle imposée par d’autres pour dominer le monde. Et au moment où le Mali a besoin de la solidarité africaine pour bouter hors du continent le néocolonialisme, c’est ce moment que certains présidents africains, en mission des autres, choisissent pour accuser notre pays de top pousser le bouchon dans sa lutte de libération de l’Afrique de la domination impérialiste. Ces chefs d’État, par crainte de représailles de la part de leurs mentors occidentaux, ont pris le devant. Ils ont pris sur eux la décision de se porter en médiateur dans la détérioration des relations entre le Mali et la France et dont le point culminant a été atteint par la plainte de notre pays à l’Organisation des Nations unies (ONU) contre le pays de Emmanuel Macron, accusé de violer notre souveraineté et de fournir des renseignements aux terroristes. Ces démarcheurs solitaires ignorent certainement que leur mission est un acte de trahison.

Il est évident qu’aucun analyste de la scène politique africaine avant et après les indépendances ne sera surpris par une telle initiative contre la volonté des panafricanistes. Les Africains, à la recherche du pouvoir, de prestige, de célébrité et de gain facile sont prêts à tout. L’histoire politique du continent ne le démentira pas. Ils ont toujours été leurs propres bourreaux. Comme si la trahison est dans l’ADN des Africains, ils ont toujours pactisé avec le diable, c’est-à-dire leurs véritables ennemis pour éliminer leurs propres frères, dont leur seul tort a été de s’opposer au néocolonialisme comme est en train de faire actuellement la transition malienne sous le leadership du colonel Assmini Goïta. Ce combat de couper le nombril néocolonial était loin d’être gagné par les dirigeants panafricanistes tant l’adversité de certains de leurs concitoyens était féroce.

Ainsi, les dirigeants qui se sont engagés dans cette voie de libération de l’Afrique du joug néocolonial ont tous appris à leurs dépens. À commencer par Barthélemy Bongada de l’Oubangui Chari devenu à l’indépendance la République centrafricaine, assassiné dans un accident d’avion, en 1959, Patrice Lumumba, Premier ministre congolais, assassiné en 1961, Sylvanus Olympio du Togo, assassiné en 1963, Thomas Sankara, président du Burkina Faso, tué en 1987, Mouammar Kadhafi, leader libyen, assassiné en 2011. La liste est loin d’être exhaustive. D’autres ont été balayés par des coups d’Etat : Kwame Nkrumah du Ghana en 1966, Modibo Keïta du Mali, en 1968. Malheureusement, il s’est trouvé au cœur de ces tragédies et complots des Africains qui ont voulu le maintien de l’ordre ancien au détriment des intérêts de leurs populations.

Et aujourd’hui, avec la marche progressive de la transition du Mali vers la libération de l’Afrique, c’est la même méthode que la France veut utiliser en passant par des organisations du continent pour torpiller le processus des responsables maliens. Après l’embargo décrété contre notre pays en janvier dernier par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en violation de ses propres textes et des conventions internationales, l’Union africaine (UA) se propose une médiation. Le président sénégalais, Macky Sall, président en exercice de l’UA, joue à l’hypocrite politique. Sa mission ne vise qu’un seul objectif : tuer le poussin malien dans l’œuf. Il saura que sa tâche sera difficile, eu égard au soutien de la population malienne à sa transition ainsi que la jeunesse africaine engagée et déterminée au côté du Mali pour mettre fin à un système de prédation des ressources naturelles du continent, instauré avec la complicité d’autres Africains. Ce loup a intérêt à quitter la bergerie avant qu’il ne soit trop tard. Cette mission suicidaire est vouée à l’échec, sauf si le président sénégalais, Macky Sall revient sur ses pas en mobilisant l’Afrique pour la cause du Mali.

Contrairement aux présidents africains, le président, Emmanuel Macron, mobilise le monde entier contre le Mali. C’est dans le déni et dans le mensonge, qu’il est parvenu à dresser les autres pays contre notre pays. Ce travail lui a réussi dans la mesure où l’Occident a décidé de sanctionner le Mali. Certaines de leurs organisations ont déjà suspendu leur coopération avec notre pays ou en prenant des sanctions contre les autorités de la transition.

Il est temps que les Africains comprennent que c’est dans l’union sacrée qu’ils pourront sortir le continent du sous- développement. La trahison a très coûté à l’Afrique. Et il appartient aux populations africaines de prendre enfin conscience des conséquences des complots contre ses propres intérêts. Tout compte fait, le Mali sera un cas d’école en Afrique. Et dans les années à venir, les autres pays s’inspireront du cas malien pour se libérer.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Focus :  Intégration de 26 000 ex&#45;combattants dans l’armée et l’administration publique: la transition fâche les Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-integration-de-26-000-ex-combattants-dans-larmee-et-ladministration-publique-la-transition-fache-les-maliens-2989324.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Aug 2022 09:46:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lorsque les participants aux Assises nationales de la refondation (ANR) ont demandé une relecture de l’Accord d’Alger dit de paix, vu la réaction du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, clamant haut et fort pour une application intelligente de l’Accord, nous avons applaudi. Mais voilà quelques mois après, le chef de la transition et son gouvernement décident d’intégrer 26 000 ex-combattants dans l’armée et dans l’administration publique. De quoi faire révolter?

Depuis l’indépendance, notre pays a connu quatre (04) rebellions armées dans le nord: 1962-1963, 1990-1992, 2006, 2012-2013 qui ont donné lieu à une série d’accords de paix. Pour certains, la répétition de ces rebellions serait due à la mauvaise application desdits accords. Pour d’autres, il convient de rechercher les causes ailleurs. Elles ont plusieurs origines: d’abord dans les divers avantages accordés aux groupes rebelles qui encouragent à reprendre les armes régulièrement.

De manière générale, toute prime à la violence ou à la rébellion devrait être évitée, car elle présente deux (02) inconvénients: encouragement pour l’avenir à recourir de nouveau à la violence sous prétexte répété que les accords précédents n’auraient pas été appliqués de manière satisfaisante et une frustration pour les communautés ou collectivités qui n’ont pas l’initiative de recourir à la violence. Dans d’autres pays africains, les accords signés entre le gouvernement et des rebellions en Côte d’Ivoire (Linas-Marcoussis), signés en 2003, en République démocratique du Congo (RDC), les accords signés à Sun City, en 2002, ceux de Goma, en 2009 et de 2013 d’Addis-Abeba, se sont révélés problématiques.

<strong>Guichets automatiques des banques en panne à Dioïla: le calvaire des usagers</strong>

Ouvertes au grand bonheur de la population de Dioïla et environs, les agences de la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA), Banque de Développement du Mali (BDM-SA) et Bank Of Africa (BOA) n’offrent plus le même service. En effet, depuis quelques mois, les guichets automatiques de ces trois banques ne fonctionnent plus. Cet arrêt des guichets automatiques contraint les usagers à faire la file indienne à la fin de chaque mois. Ils sont nombreux, les clients de ces banques, à prendre leur mal en patience. Ils se posent la question de savoir pourquoi les guichets automatiques des trois banques sont à l’arrêt au même moment. Pour les uns, les banques de la place n’ont aucun respect pour les clients et pour les autres, il s’agit d’un sabotage délibéré pour faire souffrir les usagers qui n’ont d’autre choix que ces trois banques qui ont pignon sur rue dans la vie de Dioïla.

<strong>Ministère des Mines: création de la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali</strong>

Le Conseil des ministres du mercredi 24 août 2022, sur le rapport du ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, a adopté un projet d’ordonnance portant création de la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali. Elle a pour objet la recherche, l’exploitation, le traitement et la commercialisation des substances minérales, dans les limites des périmètres qui lui sont octroyés.

<strong>Le Mali dispose d’un vaste potentiel dans les domaines pétrolier et gazier couvrant une superficie de 900 mille Km<sup>2</sup>.</strong>

Pour la mise en valeur de ces nombreuses ressources et conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), le projet d’ordonnance adopté créé la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali avec comme actionnaire unique l’État.

<strong>Plainte du Mali contre la France à l’ONU: les partis politiques maliens d’obédience française gardent le silence</strong>

En politique, dit-on, il n’y a pas d’éthique, et la fin justifie les moyens. Suite aux nombreuses attaques des groupes armés contre l’armée malienne, notre pays a porté plainte contre la France (Barkhane) pour soutien logistique et de renseignements aux groupes armés. Hormis le Parti Union pour la Sauvegarde de la République (USR) de Nouhoum Togo, aucun parti politique (271) n’a levé le petit doigt pour apporter son soutien à la transition. Selon Jimmy Carter, la politique est comme le deuxième plus vieux métier du monde ayant des points communs avec le premier métier du monde qu’est la prostitution.

<strong>Vente des produits éclaircissants: 31,6 milliards de F CFA par an</strong>

Selon l’organisation The borgen Project, le marché des produits éclaircissants en Afrique s’élève à 31,6 milliards de dollars par an. Le marché du livre en Afrique est d’un milliard de dollars. Si vous voulez devenir riche en Afrique, vous gagnerez plus à vendre de l’hydroquinone qu’à produire de la connaissance. Sur le continent, l’aliénation culturelle est le commerce le plus rentable car les gens dépensent 30 fois plus à ne plus ressembler à des Africains qu’à se cultiver. Apprenez à un peuple à se détester: il sera le plus heureux et le plus moins soumis.

<strong>Gourma Rharous: ouverture des check-points installés sur le fleuve avec son lot de braquage des propriétaires de pinasses</strong>

Sur instruction du président de la République, en 2018, les check-points avaient été démantelés et fermés. Aujourd’hui, les mêmes check-points ont repris leur place avec braquage des pinasses. Environ onze (11) check-points attaquent les embarcations. Parmi les bandits armés qui attaquent les embarcations, il y a des membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ceux de la Coordination des Mouvements et Forces Patriotiques (CMFR2) et un du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA). Il ne saurait avoir plusieurs forces de sécurité dans un pays indépendant et souverain.

Instauration de la démocratie en Afrique à la suite du discours de la Baule en 1990: Pourquoi tant de guerres civiles dans les années 1990 ?

Au cours de la décennie 1990, 24 des 54 États africains ont connu une guerre, la plupart du temps une guerre civile, de l’Algérie et de ses années de plomb à la République démocratique du Congo (RDC), dont la partie orientale devient une terre à butins, en passant par le Liberia, la Sierra Leone ou la Somalie. Selon des estimations fréquemment citées dans les médias mais impossibles à vérifier, les deux tiers des enfants soldats dans le monde dans les années 1990, environ 300 000 auraient été des mineurs africains.]]> </content:encoded>
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<title>Baccalauréat malien, 20,38% de réussite :  Faut&#45;il s’en réjouir ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/baccalaureat-malien-2038-de-reussite-faut-il-sen-rejouir-2989307.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Aug 2022 09:20:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce qui convient d'appeler «le paradoxe malien», c’est qu’avec une année scolaire perturbée, nous avons des taux de réussite plus élevés aux examens, par contre, avec une année scolaire normale, les taux de réussite aux examens sont en baisse. Quelle explication donnée à cet état de fait ? </strong>

Avec un taux de réussite de 20,38% à l’examen du baccalauréat malien, session de juillet 2022, nettement inférieur à celui de l'année précédente qui dépassait les 30%, au-delà des déceptions qu'il a causées chez la plupart des candidats et à contrario, du satisfecit chez les organisateurs qui se sont en félicités d’ailleurs, mérite, à notre avis, un autre regard. Car, pour nous, une année scolaire normale doit pouvoir produire des résultats à hauteur des souhaits mais, si c'est le contraire, nous estimons qu'il y a matière à réflexion. C'est dans cette optique que nous pensons, qu’au-delà de ces considérations subjectives, voire émotionnelles, qu'il est opportun de repenser ces résultats en vue de bien cerner tous ses contours. Ainsi, l'analyse de la situation, nous a permis de faire ressortir un certain nombre de constats.

En un premier temps, il ressort de nos analyses que l'argumentaire principal pour expliquer ce paradoxe évoqué plus haut, porte sur la baisse générale du niveau des élèves. Mais l'interrogation que nous ne pouvons-nous empêcher de poser est de savoir comment les élèves qui n'ont pas le niveau requis arrivent à faire un score plus élevé aux examens pendant une année scolaire jugée anormale qu'en celle jugée normale ? Car, à notre avis, une année jugée normale, si cela signifie une année sans perturbations, une année où les programmes scolaires sont pleinement bien exécutés, les candidats suffisamment bien outillés pour faire face aux différentes épreuves des examens, la logique serait qu'il y ait des résultats à hauteur de souhait.

En un second temps, pour bon nombre de gens, l'explication se situerait dans la mauvaise organisation des examens. En effet, beaucoup trouvent que les résultats élevés pendant des années perturbées relèveraient de la mauvaise organisation des examens. En effet, il n'est un secret pour personne que nos différents examens avaient été émaillés de fuites de sujets, de fraudes à ciel ouvert avec la complicité des surveillants, des présidents de centre. Alors, avec le renforcement, voire le durcissement des conditions d’organisation, beaucoup trouvent évident que les résultats de ces examens n’aient pas été à hauteur des attentes.

Une troisième explication et non la moindre se trouve dans la non-exécution en entier des programmes. Les enquêtes menées auprès des établissements ont montré que pendant les périodes de perturbations, rares étaient des établissements qui parvenaient à avancer dans l'exécution des programmes. Certains parvenaient à peine à atteindre 30% d'exécution du programme. Ce qui fait que certains ont plus de leçons à réviser que d’autres. Ainsi, quand les sujets sont choisis par rapport au niveau moyen, cela donne plus de chance aux élèves qui n'ont pas fait grande chose avec le programme qu'à ceux qui y ont fait une grande avancée.

En tout état de cause, ce qu'il faut comprendre, c’est, qu’au-delà de toutes tentatives d'explications ou de justifications, ce résultat de 20, 38% loin de susciter un satisfecit, nous interpelle à plus d'un titre.

D’abord, il nous rappelle qu’il faut que chacun: élèves, enseignants ainsi que parents d'élèves, ait à l’esprit que la réussite est et demeure toujours au bout de l'effort.

Ensuite, Il nous fait savoir qu'avec de la volonté et de l’engagement qu’il est possible que soient bannies de notre école et à jamais des pratiques qui ne sont pas de nature à donner à nos examens sa crédibilité. La fuite de sujets, la fraude sous toutes ses formes et l'achat de surveillant ou de chef de centre, ne sont pas inhérents à notre école, donc peuvent être et doivent être boutés hors de nos établissements, pour faire place à un esprit de responsabilité vis-à-vis de notre avenir commun qui est notre école.

Et enfin, ce résultat nous rappelle la nécessité pour la réussite de notre école, d’un climat de paix, de stabilité et de sécurité. Cela ne peut se faire sans l’engagement, le sacrifice et la bonne collaboration de tous autour de notre école. Alors, si l'école est la priorité des priorités, celle-ci doit dépasser le simple discours pour être traduite dans des faits et c'est uniquement en cela que nous pourrions espérer sur un avenir radieux.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>

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<title>Plainte du Mali contre la France à l’ONU : Pourquoi les acteurs politiques de la démocratie conditionnée de la Baule gardent le silence</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/plainte-du-mali-contre-la-france-a-lonu-pourquoi-les-acteurs-politiques-de-la-democratie-conditionnee-de-la-baule-gardent-le-silence-2989304.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Aug 2022 09:11:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Deux semaines après l’envoi de la lettre du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye Diop, au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), accusant la France de violer l’espace aérien malien et de fournir des renseignements aux terroristes, les réactions des partis politiques maliens se font toujours attendre face à cette violation de la souveraineté de notre pays. Mais, si c’était sur une autre question n'impliquant pas la France, leurs condamnations allaient pleuvoir comme une pluie. De quoi ont-ils peur ?</strong>

Il est évident que des hommes politiques dont les carrières politiques sont intimément liées à la défense des intérêts de la France dans nos pays et gérées par celle-ci pour accéder un jour au pouvoir, ne sauraient rédiger un communiqué de condamnation pour irriter ce pays. C’est le constat fait depuis que le Mali a saisi et accusé la France de violer son espace aérien et de fournir des renseignements aux terroristes qui ont été parachutés, en 2012, sur son territoire, après l’agression de la Libye par l’OTAN, en 2011, pour semer la désolation dans notre pays dans le but de contrôler ses ressources naturelles.

Depuis mardi 16 août 2022, date de la saisine du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) par le Mali pour qu’il statue sur ces cas de violation de notre souveraineté par la force Barkhane, c’est le silence radio du côté des partis politiques. Jusqu’à présent, ils n’ont pas voulu prendre la défense de leur pays, victime d’agression de la part d’un pays étranger. À part, l’Union pour la sauvegarde de la République (USR) de Nouhoum Togo, aucune autre formation politique n’a réagi pour dénoncer et condamner la violation de notre souveraineté par la France.

On comprend aisément leur silence. La démocratie dont ils se vantent d’arracher de haute lutte est un cadeau empoisonné du sommet Afrique-France, tenu, à la Baule, en France, en juin 1990. Elle a été conditionnée au contrôle et au pillage des richesses du sous-sol africain. Et tous les pseudo- démocrates qui ont accepté ce pacte avec l’ex-métropole ont été élus et imposés à la suite d’élections contestées ou par un accord tacite entre les acteurs politiques. Comme ce fut le cas du Mali en 1992. Il est connu de tous que les résultats des élections de 1992 ont été acceptés à contre cœur par la classe politique qui savait que les dés étaient pipés: l’homme de la France, un ancien ministre du parti unique (UDPM), a été l’heureux gagnant. Elle a aussi préféré épargner à notre pays d’autres scènes de violences dont celles qui ont occasionné la chute du président Moussa Traoré, le 26 mars 1991, étaient encore fraiches dans les mémoires. Il est illusoire de croire que des hommes issus de ce moule peuvent défendre les intérêts de leur propre pays. Malheureusement, c’est ce que l’Afrique a connu depuis l’avènement de la démocratie conditionnée, un système politique basé sur la corruption et l’enrichissement fulgurant des vrais faux démocrates et qui a permis à la France de mieux contrôler nos ressources naturelles par le biais des marchés accordés à ses sociétés et entreprises. Les multinationales françaises comme Bolloré, Bouygues ne diront pas le contraire. Elles ont raflé des marchés à coût de milliards, selon les termes de la démocratie imposée. Et le passage des pseudo-démocrates au pouvoir au Mali n’a servi que les intérêts de l’ancienne puissance et leurs représentants triés sur volet pour faire cette sale besogne.

Par cet acte de haute trahison, les partis politiques maliens viennent de découvrir leur vrai visage. Ils viennent de prouver à la face de l’opinion malienne que leur silence est un soutien à la France. Rien à dire, ils ont pris la défense de la France contre leur propre pays.  Cette trahison se comprend aisément. On est à moins de deux (02) ans de l’organisation des élections, chaque leader politique est obligé de faire le jeu de la France pour être choisi comme le candidat de la Françafrique. Donc, histoire de ne pas se froisser dès maintenant avec le pays de Macron. Sinon avec les détails fournis de la lettre du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye Diop, qui a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU et accusé la France de violer son espace aérien et de fournir des renseignements aux terroristes qui tuent depuis 2012 les populations, incendient les villages, volent le bétail, imposent leur loi aux habitants des zones occupées, il était du devoir de tout Malien de condamner cette agression. La saisine de l’ONU intervient, mardi 16 août, le lendemain, du départ du dernier soldat français de la force Barkhane du sol malien, le lundi 15 août 2022.

Au regard de cette trahison, dissoudre les partis politiques, c’est faire preuve de patriotisme. Appliquer l’ostracisme à des hommes politiques, c’est faire preuve de courage. Car, on ne peut pas comprendre le silence des partis politiques qui prétendent diriger le Mali et garantir sa souveraineté.

<strong>Yoro SOW</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition politique malienne en cours : Qui dirige le processus ?</title>
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<pubDate>Mon, 22 Aug 2022 07:09:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le réarmement et les victoires des Forces armées et de sécurité (FAS) seront éphémères sans un soutien politique à hauteur des enjeux et des défis de résolution de la crise multidimensionnelle que traverse le pays.

Toute la problématique de la reconquête de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique trouve sa clé dans la construction d’une force politique patriotique capable de réaliser sans tarder, concomitamment et avec efficacité, deux (02) tâches primordiales et de la plus haute importance stratégique.

L’une consiste à souder les fissures internes de notre société déstructurée par le laxisme et l’impunité institués et perpétués au point d’être érigés en pratique comme méthode de gouvernance d’un État gangréné par la corruption.

C’est un préalable, parce que les forces étrangères de domination et de prédation ne peuvent opérer avec sucés qu’à travers les contradictions internes, elles agissent toujours en semant la division, en suscitant des oppositions ou en attisant des conflits latents ou déclarés entre acteurs sociaux, politiques, économiques et culturels locaux.

L’autre tâche a pour objet la soumission de nos rapports avec les puissances impérialistes aux exigences de notre développement interne.

Le problème n’est pas d’être pour ou contre la France, mais de savoir et pouvoir défendre nos intérêts face à ce partenaire et aux autres puissances dominatrices de la Communauté internationale. On peut être parfaitement conscient d’une situation d’injustice et des dispositions défavorables pour ses droits et ses aspirations, on peut même être, en plus, tout à fait en capacité de défendre ses intérêts mais ne pas le faire. Tel a été le cas des élites maliennes (toutes tendances confondues) jusqu’en Mai 2021.

L’impérieuse nécessité d’accomplir ces deux tâches déterminantes et décisives pour la reconquête de notre souveraineté et la reprise en main de notre destin nous renvoie directement à l’éternelle question du changement révolutionnaire: Qui dirige le processus ?

Or, là, aujourd’hui, nous autres révolutionnaires, sommes faibles au triple plan:

- idéologique, avec l’absence de moyens de communications performants avec le peuple;

- politique, en l’absence de l’outil de lutte politique indispensable qu’est le parti révolutionnaire capable d’assurer la conduite de la lutte de notre peuple jusqu’à la victoire;

- et économique, vu le dénuement économique et financier des patriotes face aux {{démocrates}} milliardaires locaux.

Par conséquent, il nous incombe de reconstruire la grande force populaire de renaissance du Mali. Pour ce faire, il faut:

- construire le Parti du Peuple, un travail complexe et qui nécessité beaucoup de temps;

- savoir nouer des alliances en fonction des exigences de la renaissance du Mali et de notre propre développement en tant que force de garantie des intérêts de notre peuple, d’où la nécessité de comprendre l’évolution des contradictions qui régissent aujourd’hui notre pays.

Le plus grave handicap, c’est l’absence de vision, d’ambitions et de volonté politiques des élites maliennes face aux convoitises des puissances impérialistes et au risque de partition du pays. Celui qui ne pense pas à l’avenir n’a pas d’avenir. {{L’homme qui détermine sa conduite par la perspective la plus proche est l’homme le plus faible}};

- face aux menaces qui hypothèquent aujourd’hui l’existence même du Mali, nous devons savoir et pouvoir regrouper toutes les forces conscientes de la nécessité d’un sursaut patriotique.

Là, si nous ne sommes pas idéologiquement et politiquement forts pour peser sur le cours des évènements, nous allons réaliser une nouvelle révolution politique qui ne sera pas capable d’évoluer en révolution sociale et économique changeant les structures de production et les superstructures au profit de la majorité des Maliens.

C’est sur ce terrain que les pères fondateurs ont échoué sous la pression des faiblesses structurelles internes léguées par la colonisation et les pressions externes. Mais leur échec n’enlève rien à leur mérite par ce qu’ils ont montré la voie à suivre.

Les démocrates des trente (30) dernières années ont choisi la voie inverse en se soumettant à l’impérialisme néolibéral. Il y a quand même quelques exceptions:

- Au MALI: Les nombreux résistants du Mouvement Démocratique malien.

J’ai l’habitude de parler de l’intégrité des Premiers ministres Younoussi TOURÉ et Abdoulaye Sékou SOW. Il y a beaucoup d’autres qui n’ont pas démérité. Je ne suis pas tendre dans mes critiques de la gouvernance de la 3<sup>ème</sup> République, mais cela n’enlève rien aux acquis politiques, économiques et sociaux des trente (30) dernières années. Les jeunes ignorants et les vieux UDPMISTES doivent savoir que sans les sacrifices consentis par les acteurs du mouvement démocratiques, ils n’auraient pas pu s’exprimer librement comme ils le font, depuis trente ans. Quant au chef du courant restaurateur, il me fait pitié. Nous qui avons vécu vingt-trois (23) ans de dictature, avons épargné, toléré et intégré les gens de tout acabit dans la gouvernance du pays.

Sur le plan continental:

Le Botswana, un petit pays démocratique qui, depuis cinquante-six (56) ans, a su préserver ses intérêts miniers face aux multinationales d’une part, et, d’autre part, affecter judicieusement au développement les ressources provenant de l’exploitation des diamants de son sous-sol.

Le Rwanda, un autre petit pays ayant douloureusement vécu le génocide le plus terrible qu’ait connu l’Afrique, a pu se ressaisir et prendre en main son destin. Le Rwanda n’est pas un pays démocratique de façade comme le Mali, mais les investisseurs n’hésitent pas à investir dans ce pays par ce que les lois du pays sont appliquées, et il y a moins de corruption. Ce petit pays a pu faire face à l’impérialisme français.

L’Éthiopie, est un pays dont le système démocratique est contesté par les occidentaux, mai qui tient tête aux puissances impérialistes et leurs instruments que sont les institutions de Breton Wood.

Ainsi, dans le cadre d’un de ses programmes d’ajustement structurel, le FMI a voulu imposer à ce pays sous-développé une libéralisation à l’américaine de son système bancaire. Le Premier ministre Éthiopien a répondu: «je ne me suis pas battu plus de quinze (15) ans, les armes à la main, pour qu’un bureaucrate vienne me dicter comment gouverner mon pays».

L’Éthiopie avait contracté avec le Fonds monétaire international (FMI) un prêt garanti avec l’hypothèque d’un de ses avions. Quand l’Éthiopie a estimé avantageux de rembourser à l’avance le reliquat de sa dette et de lever l’hypothèque sur son avion, le FMI s’est mis en colère par ce que le pays avait remboursé sa dette sans son autorisation ! L’Éthiopie est passée outre.

Comme on peut le constater, la mentalité esclavagiste de l’ajustement structurel néolibéral est un frein au développement des pays africains.

La Banque mondiale qui est l’autre bras exécutif de l’impérialisme a le mérite d’être moins Americanomorphiste que le FMI. (Americomorphisme: erreur des américains qui attribuent à des peuples différents d’eux, des tendances, des possibilités et des recettes qui n’appartiennent qu’à eux. (Pierre Moussa dans: les USA et les Nations Prolétaires). Les connaisseurs diront que ce sont les Européens qui dirigent le FMI, ce qui est vrai mais ils ne sont que les exécutants zélés de la politique américaine.

Mais le premier frein au développement de l’Afrique est la perte de souveraineté culturelle de ses cadres. Depuis quatre décennies, les cadres politiques et techniques du continent ont cessé de penser par eux-mêmes et pour l’Afrique. Nos normes et valeurs de référence sont celles des institutions de Breton Wood. Dans ces conditions, adieu à toute tentative de développement endogène !

Une Afrique responsable aura sa propre VISION de sa RENAISSANCE par rapport à elle-même et au reste du monde, que ses fils et filles déclineront en programmes et projets de développement endogènes.

Une fois de plus, au niveau de l’Afrique comme celui du Mali, se pose la question capitale: qui dirige le processus ?

Ceux qui dirigent aujourd’hui le continent africain ne sont que les chargés de mission de la nouvelle domination néolibérale, dans le cadre du maintien de l’Afrique comme réservoir de matières premières.

En revenant à la situation du Mali, les exigences du court terme 2022=2024 d’une part, et nos faiblesses actuelles d’autre part, nous imposent une évaluation des contradictions internes à notre société, et de celles opposant notre pays à son environnement externe (sous régional et international).

Sans analyse concrète de la situation concrète, comme le disait Lénine, point d’action efficace. L’efficacité entendue comme l’atteinte des objectifs.

Dans ce contexte de la recherche stratégique, voici les questions qui hantent les patriotes africains:

- La question de l’environnement vu sous l’angle non pas des seuls facteurs extérieurs, mais de tous les éléments INTERNES et EXTERNES pouvant influencer le développement du Mali.

Une telle vision mettra l’accent d’abord sur les problèmes et responsabilités internes, ensuite et seulement ensuite, sur les facteurs extérieurs qui ne peuvent agir qu’à travers les facteurs internes. Un proverbe malien dit que le margouillat ne rentre dans la case que par la fissure. Tant que nous continuerons d’imputer à l’Occident la responsabilité de tous nos problèmes, nous continuerons à marcher en unijambistes, avec tout ce que cela comporte comme handicap dans la compétition des nations sur le chemin du progrès;

- Les Enjeux et Défis de la Transition 2022-2024, imposent aux patriotes de se retrouver afin de former la Nouvelle Force Alternative d’Avènement de Mali Koura.

MISSION DES FORCES PATRIOTIQUES: Avoir une vision des moyens et conditions du sursaut patriotique de sauvetage de notre patrie.

Notre peuple est conscient et disponible pour les causes patriotiques. Ce qui lui manque, c’est l’apport des cadres politiques, administratifs et des hommes de culture en termes d’organisation, d’éducation et de mobilisation dans son combat multidimensionnel contre les forces rétrogrades internes à notre société d’une part, et contre les forces «françafricaines» de recolonisation politique et économique de notre pays d’autre part.

Ce sont nos divergences stériles qui permettent aux ennemis extérieurs de transformer les fissures de notre société en brèches pour y entrer et reprendre la forteresse Mali. Le mal malien est d’abord interne à notre pays. Ce mal s’appelle inconscience et inconsistance patriotiques de nos élites. Si notre peuple est organisé et mobilisé sur sa devise: Un Peuple-Un But-Une Foi, les puissances étrangères renonceront à leur projet de partition du Pays. Ce sont nos égos que nous mettons au-dessus de la Patrie qui nous rendent incapables de voir à travers les signes la marche de l’histoire. Après cent soixante-sept (167) ans d’histoire partagée entre le Mali et la France, le peuple malien est loin d’être antifrançais; mais il reste fidèle à ses valeurs d’honneur et de dignité.

En conclusion de l’Étude du RÉARMEMENT ÉCONOMIQUE du MALI, en 2005, j’écrivais: «Le volet négociation du Contrat Équitable de Réalisation du Projet d’Infrastructures et d’Industries de Base pour le Développement du Mali (PID-Mali) est la phase pratique, pour ne pas dire historique, qui relève de l’intervention au plus niveau de l’État, d’acteurs politiques expérimentés, suffisamment habiles pour faire ressortir et accorder les intérêts des deux (02) pays».

Là, il s’agissait de la Chine, mais c’est valable dans les rapports du MALI avec n’importe quelle puissance.

En décembre 2012, en introduction à mon «ESQUISSE d’une POLITIQUE d’utilisation des RESSOURCES NATURELLES pour le Développement du MALI», j’écrivais: «Les dirigeants politiques et militaires de la Transition sont condamnés à sortir de l’ordinaire, des sentiers battus pour faire face aux défis actuels du pays:

- la libération, par la force, des régions Nord occupées par les rebelles;

- l’organisation d’élections crédibles;

- éviter que le cadre et les conditionnalités de la libération des régions nord ne soient pas une corde au cou de la République du Mali».

Malheureusement nous sommes tombés dans le piège: nous avons eu la corde au cou avec la France, et les chaînes aux pieds avec la communauté internationale dont les intérêts se confondent avec ceux de la France.

Notre Peuple triomphera si, en usant de son génie, il s’élève au-dessus de la mêlée, de la règle commune pour faire la petite différence qui sauvera la Patrie de la partition et de la régression au carré.

Compte tenu de l’émiettement du Mouvement démocratique (MD) au cours des trente (30) dernières années, le rassemblement des forces patriotiques est notre espoir.

Puisse Dieu guider les pas de notre Peuple avec BARAKA et bonne inspiration.

<strong>Diatrou DIAKITÉ, Commission scientifique EMK</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Deux ans après la chute d’Ibk : Les attentes demeurent</title>
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<pubDate>Mon, 22 Aug 2022 07:05:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le deuxième anniversaire de la fin du régime du président Ibrahim Boubacar Keïta a été célébré, jeudi 18 août 2022, dans un contexte difficile marqué par l’insécurité, l’inflation des prix des produits de première nécessité, la restauration de l’honneur et la dignité de l’homme malien et le respect du Mali sur la scène internationale. Si sur les plans militaire et diplomatique, des succès sont à saluer, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Le changement prôné est devenu le serpent de mer.</strong>

En dépit des décisions courageuses prises par les autorités de la transition pour imposer le respect de notre pays sur la scène internationale afin qu’il retrouve son rayonnement d’antan face à l’impérialisme rampant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Le changement, slogan mobilisateur, qui a constitué le socle de la lutte du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) contre le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) et contribué à sa chute, le 20 août 2020, peine à être réalisé par les autorités de la transition, incarnées par les militaires et les hommes dudit mouvement. Deux (02) entités qui gèrent le pays depuis l’éviction du pouvoir de Bah N’Daw, président de la transition et Moctar Ouane, Premier ministre par le colonel Assimi Goïta, le 24 mai 2021 et la nomination de Choguel Kokalla Maïga comme Premier ministre, en juin 2021. Ils avaient donné le ton dans les discours dès l’entame de leur prise de fonction que rien ne sera comme avant. La promesse a- t-elle été tenue ?

Pour les uns, le bilan de la transition dirigée par le colonel Assimi Goïta est positif. Pour les autres, il est mitigé. Les premiers pensent que le premier travail de la transition doit être de recouvrer la souveraineté du Mali sur l’ensemble du territoire national en boutant le terrorisme hors de nos frontières et de redonner le blason de notre pays sur la scène internationale, terni par trente ans de gestion chaotique dont les seuls bénéficiaires ont été ceux qui se qualifiaient de démocrates. Mamadou Sangaré, enseignant de son État, membre d’un mouvement de soutien de la transition, dit que les deux ans de gestion ont galvanisé le peuple malien à prendre son destin en mains. Il est confiant que le Mali va se libérer de la domination néocoloniale sous le leadership du colonel Assimi Goïta, président de la transition et de Choguel Kollage Maïga, Premier ministre, chef du gouvernement.

Zeïnab Touré, autre soutien de la transition, se lâche: «<strong>La transition doit vite procéder à l’audit de la nation pour mettre la main sur tous ceux qui sont responsables du pillage du Trésor public». Elle invite les autorités du pays «à continuer le processus du démantèlement du système de prédation instauré par les démocrates et leurs parrains occidentaux»</strong>.

Enfin, Boubacar Diallo, militant d’un parti politique, se dit satisfait du bilan des deux ans de la transition. Il cite entre autres l’acquisition de nouveaux équipements pour l’armée, les œuvres sociales, la défense des intérêts du Mali, la lutte contre la corruption.

Pour les seconds, ils jugent le bilan de la transition mitigé. Sidiky Tangara, membre d’un regroupement de partis politiques, pense que le travail du gouvernement devait consister à l’organisation des élections au lieu de tenir des discours populistes.

Pour sa part, Dionkè Coulibaly divise la poire en deux. Il reconnaît que des efforts ont été fournis dans certains domaines par le gouvernement, malgré l’environnement international défavorable à notre pays. Mais il désespère quant à la volonté des autorités de la transition à organiser les élections à la date prévue. Selon Harouna Kanouté, la transition divertit les Maliens.

Au-delà des déclarations des pros et anti-transition, nous estimons que deux (02) ans après la fin du régime d’IBK, les attentes demeurent encore. Sur plusieurs plans, la satisfaction est loin d’être au rendez- vous. L’administration marche comme sous IBK. Elle est caractérisée par l’absentéisme, le retard chronique, l’abandon de poste, la perte des dossiers, la corruption, le népotisme, le laisser-aller, etc. La circulation est abandonnée à elle, donnant lieu à des accidents liés au nom respect du code de la route. Le racket des agents de la circulation, des postes de contrôle, de sécurité continue de plus belle.

L’insalubrité est à son plus haut niveau: les caniveaux et collecteurs sont devenus des dépotoirs des déchets ménagers, les ordures de toutes sortes sont jetées sur les voies publiques, bloquant souvent la circulation par endroits dans la ville de Bamako, les eaux usées côtoient les familles. Les trottoirs, les rues principales, les grandes voies continuent d’être occupés par des ‘‘<strong>commerçants</strong>’’. Les places publiques et espaces verts sont morcelés sans la moindre réaction des hommes du changement. La lutte contre la corruption est au point mort. La justice servit toujours à la tête du client. Les paysans sont dépossédés de leurs terres. Bref, l’anarchie s’est installée partout.

Si ces attentes ne sont pas vite comblées, la transition marche à reculons. Il est du devoir des autorités de prendre le taureau par les cornes pour réaliser le changement souhaité depuis la chute du régime de Moussa Traoré, en mars 1991. Sinon, avec la flambée des prix des produits de première nécessité, le gouvernement risque de perdre un gros lot de son soutien, constitué de Maliens à revenu faible.

Il est aussi important de mettre l’accent sur la montée en puissance de notre armée avec l’acquisition de nouveaux matériels mieux adaptés au combat contre le terrorisme imposé à notre pays par des puissances jalouses de nos ressources naturelles. Malgré l’insécurité due aux terroristes financés par l’Occident, l’armée malienne est en train d’engranger des succès. Les terrorismes sont délogés de leurs repaires et en débandade, ils se sèment le chaos sur leur passage.

Aussi, faut-il noter que le Mali, dans le cadre de ses relations avec les autres pays, a défini trois principes à savoir: le respect de la souveraineté du Mali; le respect des choix stratégiques opérés par le Mali; la défense des intérêts du peuple malien dans les décisions prises. Ces principes ont aujourd’hui imposé le respect de notre pays sur la scène internationale. Beaucoup de pays ont appris à leurs dépens que le Mali n’est plus cette passoire où tout était permis en violation de notre souveraineté.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Face aux ennemis intérieurs et extérieurs : Le Mali restera debout !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/face-aux-ennemis-interieurs-et-exterieurs-le-mali-restera-debout-2987619.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Aug 2022 07:29:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Attaques ciblées, explosions d’engins improvisés, embuscades, morts d’hommes, populations dépouillées de ses biens… Tout est mis en œuvre pour saper le moral de nos troupes et créer la hantise, la peur et la psychose au sein de la population afin que celle-ci se retourne contre les autorités de la transition.</strong>

Tous ceux qui misent sur une défaite du Mali, dans cette guerre de terrorisme imposée à notre pays pour mieux exploiter ses ressources naturelles au profit des multinationales et à leurs succursales africaines, se trompent de combat. N’en déplaise aux ennemis intérieurs qui ne nourrissent qu’une seule ambition: la chute de de la transition et aux ennemis extérieurs dont le plan diabolique est une nouvelle colonisation de notre pays qui a désormais décidé depuis la fin du règne du président IBK, en août 2020, de s’affranchir du manteau impérialiste qui l’étouffait depuis le coup d’État du 19 novembre 1968 contre le régime progressiste du président Modibo Keïta et surtout avec l’installation contestée des pseudo- démocrates à la tête de l’État malien en 1992.

«… <strong>Depuis la rectification de la transition, le peuple du Mali est devenu un exemple en Afrique, car il ne cesse de prouver que la volonté d’un peuple surmonte toutes les adversités, si le peuple est déterminé à prendre son destin en main, et résolument tourné vers un avenir radieux. L’acceptation de la servilité n’est ni une fatalité, ni une stratégie de survie efficace</strong>». Ces propos ont été tenus par le colonel Sadio Camara, ministre de la Défense et des Anciens combattants, mardi 9 août, à l’aéroport international Président Modibo Keïta Bamako-Sénou, lors de la remise de six (06) avions à l’Armée de l’air. Ils ont été prononcés quarante-huit heures (dimanche 7 août) après l’attaque du camp de Tessit, situé dans la région de Gao, à la frontière du Niger. Le bilan est lourd: 42 militaires maliens ainsi que 2 civils ont trouvé la mort, 22 blessés. Du côté des criminels, 37 tués. Ce passage du discours du colonel Camara montre que l’armée aussi bien que le peuple malien continuent de garder son moral d’acier face à des gens sans foi ni loi qui sèment depuis 2012 la terreur et la désolation au sein de la population malienne, dont la grande majorité a fini par se convaincre que leur pays est victime d’un complot international.

Malgré le bilan lourd de l’attaque du camp de Tessit par des obscurantistes à la solde des manipulateurs occidentaux, il rassure le peuple malien: «... <strong>La vision du président de la transition, pour la défense et la sécurité du Mali a été traduite en directives très claires pour les Forces armées maliennes: il s’agit d’abord de se battre pour gagner les guerres imposées à la nation malienne, et ensuite de créer les conditions pour une paix durable et juste, avec toutes les filles et tous les fils de ce pays. Pour cela, nous avons comme objectif de refonder une armée malienne professionnelle, bien équipée, bien entraînée, dotée d’un bon moral, proche du peuple dont elle est issue, et dominant l’espace des opérations, dans le respect des règles et coutumes adéquates, et suivant des règles d’engagement strictes. Cette armée doit refléter les valeurs guerrières du Maliba, la diversité, l’unité et la cohésion de la nation, ainsi que la noblesse, la fierté et la soif d’indépendance héritées de nos ancêtres. En fixant cette mission à son armée, la nation malienne a consenti d’énormes sacrifices pour lui en donner les moyens et les ressources nécessaires</strong>».

Il n’est plus un secret pour personne que les Maliennes et Maliens ont compris qu’après neuf ans de lutte sans résultat à hauteur de souhait contre le terrorisme dans notre pays par la force Barkhane, armée d’occupation française, la libération de leur pays incombe d’abord à eux- mêmes. Ils ont aussi compris que personne ne viendra faire notre pays à notre place. Sans ce sursaut national, notre pays sera à la merci des envahisseurs et leurs parrains impérialistes qui ne jurent que par le pillage de nos richesses et la destruction de nos valeurs par l’imposition de leur culture qu’ils considèrent comme meilleures aux autres. Ce soutien s’est toujours manifesté après les attaques contre les camps de Mopti, Sévaré, Bafo, Ségou, Sokolo. L’armée a plus que le soutien de son peuple. Et avec cette détermination du peuple malien et l’équipement de notre armée, le Mali restera debout face aux assauts des ennemis intérieurs et extérieurs.

<strong>Yoro Sow</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sikasso :  Les champs et l&amp;apos;usine de thé abandonnés à leur sort</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/sikasso-les-champs-et-lusine-de-the-abandonnes-a-leur-sort-2985866.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Aug 2022 09:17:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Installée au Mali depuis 1974, l’usine de thé de Farako n'est plus que l'ombre d'elle-même après plusieurs décennies de production et de distribution</strong>.

Pendant près de quarante (40) ans, cette usine, qui est laissée à l'abandon aujourd'hui, a produit une grande partie du thé consommé au Mali. Elle fut considérée dans le temps comme une entreprise de développement, participant à la fois à la production agricole, notamment dans la filière thé, mais aussi à l'industrialisation du pays.

C’est dans l’optique de rendre autonome le Mali en matière de production théière que son gouvernement avait opté pour la création de ce géant de fer.

Au moment de sa création, en partenariat avec la République populaire de Chine, le Mali devait aménager plus de quatre cent hectares de thé. Cependant, les deux pays n'ont exploité qu'une centaine d'hectares.

Depuis décembre 2011, l’entreprise est donnée en location- gérance à des exploitants privés. Ces exploitants préfèrent désormais importer de Chine le thé commercialisé au Mali. Ainsi, l'usine de Farako et les dizaines d'hectares de théiers chèrement acquis par l'État du Mali sont laissés à l’abandon.

Aujourd’hui, cette usine est en situation de faillite et un plan de relance a été envisagé par le personnel restant. Cette tentative d'apporter un souffle nouveau à ce fleuron industriel du Mali n'a pas prospéré. Le plan de relance a été suspendu avec le récent coup de force

Contraints aux chômages, les anciens travailleurs de l’usine s’inquiètent de leur sort.

<strong>Source: média</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Choix des représentants des partis politiques à l&amp;apos;AIGE :  La chienlit s’installe dans les états&#45;majors</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/choix-des-representants-des-partis-politiques-a-laige-la-chienlit-sinstalle-dans-les-etats-majors-2985850.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Aug 2022 07:47:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Si le vote de la nouvelle Loi électorale par le Conseil national de transition (CNT), le 17 juin 2022 et sa promulgation, le 24 juin 2022, par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a fait couler d'encre et de salive, le choix des quatre représentants des partis politiques fait suer plus d'un au sein des états-majors des partis politiques.</strong>

En effet, les Assises nationales de la refondation (ANR), tenues les 24, 25 et 26 septembre 2021, avaient adopté dans ses résolutions la mise en place d'un organe unique de gestion des élections en vue de l'organisation d'élections libres, transparentes, crédibles, apaisées et dont les résultats seront acceptés de tous. Dans ce sens, le gouvernement, après avoir écouté l'atelier de Fana, de la commission technique de relecture de la Loi électorale pour la création d'un organe unique de gestion des élections, les 25 et 26 Septembre 2021 et l'atelier d'échanges sur l'avant-projet de  la Loi électorale en vue de la création de l'Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), les 4 et 5 novembre 2021, a élaboré et adopté en Conseil des ministres du 24 novembre 2021, un projet de Loi électorale qui a été soumis au Conseil national de transition (CNT), le 6 décembre 2021.

La nouvelle Loi électorale, en son article 4, consacre la création d’un organe dénommé: Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) en charge de l’organisation et de la gestion de toutes les opérations référendaires et électorales. Elle est composée de quinze (15) membres désignés dont: trois (03) par le chef de l’État; - un (01) par le Premier ministre; - deux (02) par le président de l’organe législatif; - un (01) par le président du Haut Conseil des collectivités; - un (01) par le président du Conseil économique, social et culturel; quatre (04) par les partis politiques et trois (03) par la société civile.

Si la nouvelle Loi électorale semble faire l'unanimité au sein du CNT parce que adoptée à 115 voix pour, 3 contre et zéro abstention, avec quatre-vingt-douze (92) amendements, le grand bémol reste la composition de l'AIGE.

La grande problématique qui casse les têtes est la désignation des quatre (04) représentants des partis politiques. Comment choisir quatre (4) personnes parmi deux cent soixante-onze (271) partis politiques présents sur l'échiquier politique ? Quelles seront les modalités à adopter pour justifier ces choix ? Voilà les questions qui ne cessent de tourmenter la tête de bon nombre de dirigeants politiques.

Ainsi, sollicité par le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, à faire des propositions de modalités pour la désignation de leurs quatre représentants, nous n'avons nullement été surpris qu'il n'y ait pas eu de consensus et nous restons sceptiques qu'il en aurait si tôt. Car, nul n'ignore que ses partis politiques qui animent la scène, sont d'accord sur une seule chose, c'est qu’ils ne seront jamais d'accord.

La politique étant pour bon nombre parmi eux comme un facteur d'ascension sociale, nul ne semble prêt à laisser passer cette opportunité inespérée. Chacun y va de ses calculs. Qui cédera la place au profit de qui ? L'enjeu est de taille et le jeu n'en vaut-il pas la chandelle surtout quand on sait qu'une fois nommé à l'AIGE, on est membre pour sept ((07) ans dans un confort qui met le représentant à l'abri du besoin.

Ainsi, cette question, non seulement accentue la division entre les partis politiques mais risquerait de provoquer des fissures à l'intérieur des partis eux-mêmes. Car, si d'aucun parti, fut-il grand ou petit, ancien ou nouveau, n'est prêt à céder pour l’autre, à l'intérieur des partis politiques eux-mêmes, le choix de la personne aussi reste problématique.

Finalement, le temps n'aurait-il pas donné raison au Premier ministre Dr Choguel Kokala Maïga et son gouvernement qui, ayant pressenti ce problème et pour prémunir contre ce blocage, avaient tout simplement proposé une modalité pour le choix des membres du collège chargé de la sélection des neuf (09) membres de l'Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) à savoir: trois (03) proposés par le président du Conseil national de transition (CNT) et quatre (04) par le chef du gouvernement et le choix final laissé à la discrétion du président de la transition ?

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition politique au Mali :  Le M5&#45;RFP appelle les Maliens à l’union sacrée autour de notre armée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-politique-au-mali-le-m5-rfp-appelle-les-maliens-a-lunion-sacree-autour-de-notre-armee-2985853.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Aug 2022 07:21:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis un certain temps, la scène politique malienne est marquée par des attaques directes vers le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, pendant qu'au même moment le pays est victime des attaques multiples et coordonnées des mouvements djihadistes. Face à cette situation, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a tenu à exprimer ses positions à la faveur d'un point de presse qu'il a organisé, ce jour, jeudi 28 juillet 2022, au Mémorial Modibo Keïta.</strong>

Ainsi, présidé par son vice-président, M. Bouba Traoré, entouré de plusieurs membres du Comité stratégique, le point presse, disait Monsieur Traoré, a pour but de réaffirmer de façon forte et solennelle le plein et entier soutien du M5-RFP à nos vaillantes forces de défense et de sécurité. Pour le vice-président, ce soutien est d'autant plus nécessaire et mérité car, dira-t-il, ce sont elles qui sont présentes sur tous les fronts pour assurer notre quiétude et notre sécurité.

Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) salue les actions des plus autorités de la transition, actions qui ont permis à nos forces armées et de sécurité de monter en puissance et d'assurer fièrement aujourd’hui, presque seules, la défense et la sécurité des populations, de leurs biens ainsi que la préservation de la souveraineté et de l'intégrité du territoire national.

Pour le M5-RFP, certes les groupes armés terroristes ont connu des sanglants revers dans ces derniers temps, cela ne signifie pas pour autant l'arrêt immédiat de leurs actions désespérées dont quelques-unes auront encore lieu malheureusement avant leur éradication définitive et inéluctable. Des actions qui sont traduites par l'assassinat impitoyable des cibles molles et des civils désarmés, la destruction des greniers et des villages et aussi l'enlèvement des bétails.

L'objectif recherché, selon le Mouvement du 5 juin 2020, est la destruction de notre pays. C'est pourquoi, le M5-RFP se dit étonné de voir que certains de nos compatriotes en soient encore à des querelles politiciennes de bas étage alors que l'urgence et la priorité absolue doit être la sauvegarde du Mali en tant que République, démocratique, républicaine et nation forte et indépendante.

C'est dans ce souci que le M5-RFP, selon le vice- président, exhorte tous les Maliennes et tous les Maliens à se convaincre individuellement et collectivement que le temps n'est plus aux chicanes, aux postures et calculs politiciens mais plutôt à un vaste rassemblement national, une union sacrée autour de nos forces armées de défense et de sécurité pour poursuivre la marche de notre pays vers sa refondation et sa souveraineté retrouvée dans le concert des nations.

Conscient de ses responsabilités à cette phase cruciale de la vie de notre peuple, le M5-RFP invite toutes les forces vives de la nation à soutenir à nos forces armées de défense et de sécurité et notre pays le Mali au-dessus de toutes les contingences particulières et de toutes les ambitions qui ne pourraient nullement s'accomplir dans un cimetière.

Traoré de terminer ses propos par exprimer la compassion du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques et son engagement patriotique à tout le peuple malien, aux familles des victimes civiles et militaires maliennes et étrangères de la crise multidimensionnelle et du terrorisme et les blessés.

Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) dira- t- il, s'incline devant la mémoire des victimes tombées sur le champ de l'honneur pour la réalisation du Mali-Kura et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crimes odieux contre les femmes :  Le silence coupable du ministère de la Promotion de la femme et des associations féminines inquiète plus d’un</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crimes-odieux-contre-les-femmes-le-silence-coupable-du-ministere-de-la-promotion-de-la-femme-et-des-associations-feminines-inquiete-plus-dun-2985846.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Aug 2022 07:17:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Assassinées à coup de pilon, tuées à bout portant, découpées à la manchette, étranglées les femmes maliennes sont victimes de toutes sortes de crimes odieux ces temps-ci. Ces événements douloureux se passent dans l’indifférence totale du ministère de la Promotion de la femme et des Associations féminines du Mali. Elles n’en ont cure, puisque l’argent ne coule pas à flot. Alors qu’elles se mobilisent pour moins que rien. </strong>

Si c’est pour faire plaisir aux Partenaires techniques et financiers (PTF), le ministère de la Promotion de la femme et les Associations féminines maliennes sortent la grosse artillerie. C’est la mobilisation des grands jours. Rien n’est laissé au hasard. Mais si c’est la cause nationale, c’est-à-dire prendre la défense d’autres catégories de femmes de la société malienne, ils gardent le silence et disparaissent des écrans. Celles- ci ne bénéficient d’aucune sympathie de la part du ministère et des associations créées en leur nom. Et tout est mis en œuvre pour que l’affaire ne dure que le temps d’une bulle de savon.

Rien ne saurait aujourd’hui justifier les crimes odieux dont les femmes maliennes sont victimes depuis quelques années. Mais, il y a quelques semaines, ils ont pris une proportion inquiétante. Et si rien n’est fait dans ce sens, ils seront érigés en règle d’or. Que Dieu nous en garde ! Il ne se passe de jour sans qu’une femme ne soit assassinée à coup de pilon, tuée à bout portant, découpée à la manchette, étranglée. Ces scènes tragiques se déroulent sans la moindre compassion du ministère en charge de la Promotion de la femme, encore moins un communiqué de condamnation émanant des associations féminines. Mais si c’est pour nous divertir, jeter le discrédit sur nos mœurs et valeurs, elles sont au-devant de l’actualité pour défendre des concepts comme égalité entre hommes et femmes, excision, mariage précoce, autonomisation des femmes, violences basées sur le genre et d’autres théories qui laissent dormir débout plus d’un. Un combat qu’ils mènent sans aucune conviction. Et s’il y a conviction, c’est autour de l’argent à se partager pour réaliser des rêves de grande dame au détriment de la grande majorité de femmes au nom desquelles le département et les associations ont vu le jour.

On ne cesse de dire que la vie d’un homme compte. De grandes manifestations sont organisées de par le monde pour condamner les atteintes à la vie des femmes et des hommes. Mais au Mali, ce n’est pas le cas. On se mobilise à la tête du client. Quand les proches des personnalités influentes sont touchées, c’est le soutien total. Le ministère de la Promotion de la femme et les Associations féminines sortent du bois. Ils rivalisent d’ardeur pour montrer au prince du jour qu’elles sont débout sur les remparts et que la cause des femmes est leur priorité principale. Ces soutiens se manifestent sous plusieurs formes: des communiqués de condamnation pleuvent sur les tables des rédactions des médias de la place, des marches et autres manifestations grandioses sont organisées.

Malheureusement, celles qui ont été tuées, ces derniers jours, n’ont pas bénéficié d’un tel soutien. Le silence coupable du département de la Promotion de la femme et des Associations féminines se comprend aisément: l’argent ne coule pas à flot. S’il y avait des retombées financières derrière ces crimes, le ministère aussi bien que les associations n’hésiteraient pas à se faire entendre par la plus belle manière. Ce silence inquiète l’opinion nationale qui se demande qu’elle est l’utilité de ces structures qui crient de façon hypocrite sur tous les toits qu’ils sont là pour les femmes maliennes. Il est temps de changer de fusil d’épaule avant qu’il ne soit trop tard.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Contre le terrorisme international : Le Mali vaincra !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/contre-le-terrorisme-international-le-mali-vaincra-2984817.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jul 2022 07:55:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La garnison militaire de Kati, située à 15 km de Bamako, la capitale malienne, a été la cible, vendredi 22 juillet dernier, d’une attaque terroriste visant la Direction du matériel et des hydrocarbures de l’armée. Elle a été vaillamment repoussée par l’armée malienne. Ils ont échoué dans leur tentative à </strong><strong>faire tomber le régime actuel, soumettre le peuple malien et procéder au pillage systématique de nos richesses naturelles avec la complicité des traitres maliens.</strong>

«<strong>Lorsque la cause est juste, la foi, le courage et la détermination ne peuvent échouer</strong>», disait feu Mamadou Konaté. N’en déplaise aux ennemis intérieurs et extérieurs et aux détracteurs des autorités de la transition, le Mali ne tombera pas. Il résistera aux assauts et sortira victorieux du complot international dont il est victime depuis 2012. La stratégie des conspirateurs (traites maliens et Occidentaux) consiste à faire de notre pays une fédération qui ne dit pas son nom avec l’élection des présidents de région. La création de cette fédération répondra aux besoins de l’économie des Occidentaux et à leur vision d’un nouvel ordre mondial dont le leadership, cette fois-ci, ne sera pas partagé avec aucune autre puissance dans le monde.

Cela ne saurait être une réalité s’ils ne se cachent pas derrière la protection des droits de l’homme et la lutte contre le terrorisme pour agresser des pays dont ils envient les ressources naturelles. Les cas d’agression de la Yougoslavie, de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Syrie, de la Libye, du Soudan sont là pour témoigner. Ils sont militairement intervenus dans ces pays pour massacrer la population dans le but de piller les ressources naturelles et se partager les marchés de construction des infrastructures dont leur aviation a sciemment bombardé pour qu’ils mettent ces États sous domination.

Cela ne sera pas le cas du Mali. Il vaincra le terrorisme international dont les ficelles sont tirées par les puissances néolibérales. Le ton vient d’être donné par la déroute des terroristes qui ont voulu mettre à feu et à sang le camp de Kati, vendredi dernier. Il n’y a pas de doute là-dessus, notre pays sera le cimetière du terrorisme international qui a été introduit sur notre territoire, en 2012, avec la complicité des séparatistes du Mouvement de libération nationale de l’Azawad (MNLA) à qui le président français de l’époque, Nicolas Sarkozy, avait promis à ses leaders un État dans le nord du Mali, s’ils ne se mettaient pas aux côtés de Mouammar Kadhafi pour combattre les forces de l’Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), autorisées par l’ONU à liquider le chef de la Jamahiriya libyenne. La riposte vigoureuse de l’armée malienne à l’attaque du vendredi dernier est un signal fort pour les terroristes et leurs parrains que l’armée malienne est toujours debout sur les remparts pour défendre le territoire national et sécuriser la population. Il a été et il sera ainsi à chaque attaque des ennemis intérieurs et extérieurs qui ne nourrissent qu’une seule ambition: faire tomber le régime actuel, soumettre le peuple malien et procéder au pillage systématique de nos richesses naturelles.

La promptitude avec laquelle notre armée a mis en déroute l’ennemi montre qu’elle a retrouvé la plénitude de ses capacités opérationnelles. Elle a empêché les assaillants à faire exploser les deux véhicules bourrés d’explosifs aux points névralgiques du camp Soudjata Keïta de Kati, ville garnison située à 15 km de la capitale malienne. Le bilan est de sept (07) terroristes tués, huit (08) interpellations, de matériels récupérés. Côté de l’armée : un mort (paix à son âme) et 6 blessés dont un civil.

La réaction rapide avec laquelle les forces de défense ont courageusement réagi pour repousser l’attaque terroriste a mis en confiance le peuple malien. Elle est le signe annonciateur d’une victoire éclatante sur le terrorisme international, une arme de guerre entre les mains de l’Occident, depuis les années 1970, pour déstabiliser des régimes qui travaillent pour le bonheur de leur peuple.

Certes, il a endeuillé notre pays depuis 2012, mais il ne saurait justifier un motif de découragement des populations maliennes, décidées à accompagner au prix de leur sang son armée qui remporte chaque jour que Dieu fait d’importantes victoires sur les supplétifs des armées néocoloniales. Ce travail inlassable a commencé par la destruction des sanctuaires terroristes et la récupération des armes de tous genres.

Aussi, dans cette guerre contre les bandits de grand chemin, faut-il le dire le soutien de la population est de taille pour notre armée à vaincre les terroristes. Cela ne lui a pas fait défaut, vendredi 22 juillet 2022, le jour de l’attaque. La courageuse population de Kati est sortie massivement pour aider l’armée à arrêter les terroristes en débandade. La panique, la terreur et la psychose sur lesquelles ils comptaient n’ont pas produit d’effet sur les Katois.

Au contraire, les exploitions et les tirs ont été bravés par les civils. Ils sont sortis pour aider les militaires à traquer les ennemis de notre pays quel que soit le prix à payer. Avec cet effort conjugué, qui va faire tache d’huile dans d’autres localités, le Mali vaincra le terrorisme international.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>«Hasta siempre», camarade Mohamed Tabouré !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/hasta-siempre-camarade-mohamed-taboure-2-2983875.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 09:14:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Te rappelles-tu de ce joyau de la musique cubaine, «<em>Hasta siempre Commandante</em>» dédié au «<em>Guérillero héroïque</em>», Ernesto Che Guevara, que tu reprenais souvent quand tu te rendais compte de ma présence parmi ceux qui venaient t’écouter chanter ou quand je te faisais signe de la main pour te dire au revoir. C’était le signal de notre complicité tissée durant des décennies, bien au-delà de nos divergences. Haby et moi avions pris l’habitude de venir à l’improviste écouter ta voix et chaque fois, nous repartions légers, les oreilles et la tête pleines de rêves et de souvenirs. Nous y venions souvent, accompagnés d’amis ou de collègues d’autres nationalités. Ils partaient, eux aussi, les tympans imbibés et l’esprit enchanté par cette musique qui continuait à résonner en eux, selon leurs aveux, des années durant.</strong>

J’aimais cette voix âpre qui était la tienne quand tu chantais ces chansons de Cuba qui nous faisaient rêver tous les deux et qui nous plongeaient dans l’épopée d’un pays merveilleux, d’un peuple héroïque, fait d’hommes «<strong>nouveaux</strong>» selon l’expression du philosophe français Jean Paul Sartre lors de sa première rencontre avec le Che, de tous ces guérilléros héroïques qui ont su «<strong>forcer la main à l’Histoire»</strong> en forgeant sous la direction de Fidel Castro, le destin de tout un continent, de toute une époque, un tournant colossal dans l’histoire des luttes de libération des peuples à travers le monde. Ce fut une épopée de «<strong>Géants</strong>» de l’Histoire. Nous, Africains, nous nous sentions concernés, au premier chef. En t’écoutant chanter, j’avais le sentiment de participer, probablement toi aussi, à cet instant de jaillissement saisissant, où les peuples deviennent les artisans de leur propre destin.

Nous n’étions pas souvent d’accord. Permets-moi d’en parler, avant d’en venir à ce qui nous liait profondément.

Tu étais stalinien comme, à l’époque, d’autres camarades canadiens et d’autres nationalités, regroupés autour du journal «<strong>Sur la voie du bolchévisme</strong>». Je n’en étais pas un, même si je reconnais à Staline, le mérite qui était le sien, le rôle de premier plan qu’il a joué en tant que dirigeant prolétarien dans la défaite cinglante infligée par la mobilisation des peuples de l’Union Soviétique et d’autres pays contre le nazisme. L’Afrique y a apporté sa contribution. Le communiste d’origine malienne Tiémoko Garan Kouyaté a été fusillé en France par les nazis.

Je n’étais pas, non plus, un trotskiste. L’affrontement virulent entre courants de pensée stalinien et trotskiste a causé beaucoup de torts au mouvement communiste international. Lénine qui les connaissait sans doute le mieux, a souligné avec lucidité et netteté, les erreurs et fautes de direction de l’un et l’apport important de celui qu’il avait désigné comme «<strong>le meilleur des bolcheviks»</strong> de son temps. Cela fait partie de l’histoire connue.

Je n’étais pas, non plus, partie prenante des batailles rangées entre staliniens et maoïstes sur la définition du prolétariat composé essentiellement d’ouvriers selon les uns ou de paysans selon les autres en raison du faible niveau d’industrialisation des pays considérés. Cette seconde fracture au niveau du mouvement communiste international ne fut pas sans conséquence sur les luttes des mouvements de libération nationale qualifiés souvent de petits-bourgeois par les staliniens. Prosoviétiques, prochinois, plus tard pro-albanais s’affrontaient durement lors des congrès de l’AESMF (Association des Étudiants et Stagiaires Maliens en France) que tu as souvent dirigée. D’autres débats théoriques musclés y avaient cours entre partisans du «<strong>syndicalisme révolutionnaire</strong>» et ceux du «<strong>syndicalisme corporatiste</strong>».

En fait, les préoccupations nationales y semblaient être reléguées au second plan. Les batailles se menaient à coups de citations de Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao Tse Toung, Enver Hodja et autres. C’était cela l’ambiance de l’époque.

Le coup d’Etat de 1968 contre le régime de Modibo Keita et l’avènement de la dictature sanguinaire de Moussa Traoré, permit de réaliser une unité momentanée des forces de progrès. C’est durant cette période que s’est construite véritablement l’histoire de «<strong>Sanfin</strong>». Dakar allait lui servir de tremplin de diffusion à côté du «<strong>Bulletin du Peuple»</strong> autre journal d’opposition édité et diffusé par Mohamed Lamine Gakou, collaborateur de l’économiste franco-égyptien Samir Amin, auteur du premier plan quinquennal malien sous Modibo Kéita.

Diffuser ou simplement lire ces deux (02) journaux clandestins pouvaient facilement conduire en prison. J’en fis l’expérience avec d’autres camarades syndicalistes de l’École Normale Supérieure, accusés à tort de les avoir introduits et reproduits pour diffusion dans le pays. Cela nous coûta de longs séjours en prison, Yoro Diakité, Many Camara, Mohamed Tounkara et moi, dirigeants syndicaux de premier plan de l’enseignement supérieur à l’époque. Ce ne fut pas la seule fois où il nous a fallu affronter les détentions et mutations arbitraires voire la radiation de la fonction publique. Le Style de «<strong>Sanfin</strong>» était symptomatique de la dénonciation sans concession aucune du régime de dictature militaire de Moussa Traoré.

Cette expérience nous rapprocha davantage malgré nos différences d’appréciation. Nous étions, avant tout, dans une même tranchée de fraternité de combat.

Je me rappelle également d’un de tes séjours clandestins au Mali, où tu eus un accident de circulation à Médina-Coura. Un gamin sortit en courant d’une concession, traversa la rue au moment où tu passais au volant d’une voiture. Blessé, nous en avions pris soin rapidement et apaisé les parents. Il fallut te substituer un autre conducteur du véhicule incriminé puis organiser rapidement ta sortie discrète du pays avec le concours de camarades cheminots de la Régie des Chemins de fer du Mali, en te faisant passer pour un employé du restaurant à bord du train express Bamako-Dakar. Une fois la frontière passée, la tension diminua. Mais ce n’est qu’une fois arrivé en France, que nous fûmes rassurés.

Bien d’autres circonstances nous rapprochèrent davantage, même si formellement, je n’ai jamais été membre de «<strong>Sanfin</strong>». Nous avons, tous les deux, fait notre apprentissage du militantisme politique au sein du Parti Malien du Travail (PMT), parti clandestin né du Parti Africain de l’Indépendance (PAI). Les divergences et crises successives au sein du PMT, les réalités du terrain de luttes au Mali, ont façonné et différencié nos itinéraires. Ma formation universitaire philosophique m’a permis d’affiner mes analyses, de nuancer certaines certitudes. Mes lectures d’Amilcar Cabral, de sa façon d’appréhender les réalités africaines, sa maîtrise de l’instrument d’analyse marxiste appliqué aux vécus de la lutte de libération nationale en Guinée-Bissau et aux Iles du Cap-Vert m’ont définitivement guéri du dogmatisme théorique et du sectarisme. En fait, je n’ai jamais été un doctrinaire. Mon vécu militant et ma formation théorique ont largement éclairé ma perception des choses et affiné mes choix tactiques.

Mais au-delà de nos divergences, j’ai toujours respecté la sincérité de ton engagement politique, la constance dans ton orientation idéologique, ta franchise et ton esprit de camaraderie. Nous partagions tant d’affinités, même si nous étions, des fois, divergents dans nos approches et analyses des évènements.

En faisant le bilan de la gauche malienne, il nous faut admettre que nous avons perdu beaucoup de camarades. Rares sont ceux restés fidèles à leurs convictions d’antan. Beaucoup d’anciens camarades qui se disaient marxistes-léninistes et même bolchéviques sont devenus des libéraux. Certains ont cru nécessaire de venir te rendre hommage lors de tes funérailles, après avoir foulé aux pieds les leçons de l’héritage que tu nous as laissé. En termes de bilan, le désastre est évident. Mais au-delà, ce qui donne un sens à ton combat, au nôtre, c’est ton exemplarité, la renonciation à tout gain personnel. Ton engagement était sans nuance voire sublime dans l’adversité.

En 1991, à la chute de la dictature, je t’avais proposé de rentrer et d’accepter un poste de conseiller quand j’étais encore ministre. Tu as refusé mon offre et parlé de régime «<strong>petit-bourgeois</strong>». Je n’en fus pas surpris. Quand tu t’es décidé à rentrer, j’ai proposé au Président élu, Alpha Oumar Konaré, d’intégrer certains camarades de lutte dans la fonction publique en leur proposant une reconstitution de carrière. Il n’a jamais fait le moindre pas vers cette direction surtout en ce qui concerne les camarades de gauche. Malgré tout, tu es rentré au pays en te contentant d’un gagne-pain qui n’était pas à la hauteur de tes mérites. Je me rappelle de nos rendez-vous d’échanges sur la situation nationale près de ton lieu de travail. Ton sort personnel ne fut jamais ta préoccupation. Tu as toujours pensé Pays et cela a toujours été ta boussole. Ton engagement patriotique était sans calcul et d’une exemplaire loyauté par rapport à ton peuple.

Après la chute d’Amadou Toumani Touré (ATT) et l’avènement du Capitaine Amadou Haya Sanogo, nos divergences d’analyse de la situation réapparurent. Pas question pour moi de soutenir des individus ou un régime sans accord préalable sur un projet politique précis, clair et cohérent. Ton basculement au côté de SADI (Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance) et votre entêtement à soutenir mordicus à la tête de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM), un Udpmiste notoire, opportuniste hors-pair, ne pouvait conduire qu’à une impasse mortelle. La suite des évènements a largement confirmé mes mises en garde. La visite rendue à Sanogo détenu alors à Sélingué et son refus de vous recevoir a dû vous désillusionner. Les alliances circonstancielles et souvent contre-nature ont toujours fini par conduire la gauche dans des impasses cruelles. La trahison de l’esprit du 26 mars 91 par ledit Mouvement démocratique en était un avant-goût. La gauche n’a, malheureusement, tiré aucune leçon des alliances contre nature, comme aujourd’hui avec l’impasse du Mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) et EMK (Espoir Mali Kura), dénomination frauduleusement subtilisée à Aminata Dramane Traoré, malgré mes différents rappels.

Tu as commis, certes, des erreurs, comme tant d’autres. Mais tu t’es toujours trompé de bonne foi. Tu n’étais pas un opportuniste mais un vrai camarade de gauche, à la différence d’anciens camarades qui ont retourné leur veste.

Un de nos camarades de longue date aimait nous dire que les «<strong>communistes vieillissent mal. Ils finissent souvent leur carrière enrats de mosquée</strong>». Cela nous faisait rigoler. Mais il n’avait pas tout à fait tort. Tu n’en étais pas un, moi non plus. Un jour, en rendant visite à un de nos vieux amis «<strong>bolcheviks</strong>», il m’est arrivé de l’écouter discuter vivement avec un autre des hadiths du Prophète avec force de détails. Je leur ai rappelé alors l’observation faite à propos des «<strong>rats de mosquée</strong>». Marx a certainement vu juste en parlant de la «<strong>religion comme opium du peuple</strong>» surtout lorsqu’elle est importée du dehors et n’est point fécondée par l’héritage historique et culturel du peuple concerné. Aujourd’hui, beaucoup confondent islam et arabité et oublient qu’islam et christianisme ont été introduits par la force en violentant nos sociétés, leurs traditions et cultures. L’impérialisme que nous avons connu, ne fut pas seulement européen. Il a été aussi arabe et continue de l’être encore.

Il convient aussi de rappeler le rôle combien fécond joué dans les luttes de libération par les «<strong>théologies de la libération</strong>» en Amérique latine sous la bannière de «<strong>l’Eglise des pauvres</strong>» et par la «<strong>Révolution islamique</strong>» en Iran et aujourd’hui son rôle essentiel au sein de «<strong>l’Axe de la résistance</strong>» au Proche et Moyen Orient. Elle a su éviter le piège du sectarisme religieux en regroupant sous la bannière de la lutte anti-impérialiste des «<strong>brigades populaires</strong>» multiconfessionnelles. Il est réel que l’exploitation des ressources pétrolières et du gaz dans ces régions se fait au détriment des populations principalement chiites qui vivent dans ces zones avec la complicité des pétromonarchies du Golfe. La géopolitique du monde actuel éclaire bien des choses.

Ceux qui violentent, aujourd’hui, nos populations au nom d’un jihad importé ou prêchent un islam radicalisé, sont instrumentalisés par des forces de domination étrangère. Quand on observe la scène politique malienne, on est frappé par les postures opportunistes des leaders religieux, au service du capital financier des pétromonarchies du Golfe, alliés stratégiques de l’OTAN dans ses projets de déstabilisation de nos pays. La multiplicité exponentielle des associations religieuses, culturellement aliénées, la prolifération des partis politiques et des syndicats corporatistes uniquement soucieux de leur part de gâteau face à un pouvoir d’État déliquescent, la floraison des organisations dites de la société civile sans assise réelle, attestent du degré avancé de putréfaction de la prétendue démocratie malienne. L’échec des politiques d’ajustement structurel imposées des décennies durant et la généralisation des réformes politico-administratives liées à a décentralisation présentée comme le nec plus ultra de la démocratisation, ont largement fragilisé nos États au profit de groupes rebelles instrumentalisés du dehors et de féodalités locales qualifiées à tort de légitimités traditionnelles, conduisant nos pays au bord du chaos propice aux politiques prédatrices des multinationales occidentales.

La pensée communiste est et reste fondamentalement anti impérialiste et en même temps universaliste. Camarade Tabouré, tu as allumé ta part d’étoiles comme le disait Aragon. Et comme l’annonçait ton Journal «<strong>Sanfin</strong>», l’horizon est noir de la nuée qui finira par se transformer en ouragan de la colère des peuples contre l’oppression et la fourberie de ceux qui profitent du système mondial actuel pour imposer aux peuples un véritable parcours de larmes et de sang.

Mais, comme le disait Marx, il ne sert à rien de se lamenter. Les Communistes n’ont rien à craindre. Ils constituent l’avant-garde du monde nouveau à inventer.

<strong>«<em>Hasta siempre</em>», camarade TABOURÉ !</strong>

<strong>Pr Issa N’DIAYE</strong>

<strong>Juin 2022</strong>

<strong> </strong>

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<title>Affaire des 49 présumés mercenaires : Pourquoi tant de polémiques ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/affaire-des-49-presumes-mercenaires-pourquoi-tant-de-polemiques-2983855.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 07:45:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis l'arrestation à l'aéroport international Président Modibo Keïta Bamako- Sénou, le 10 juillet 2022, des quarante-neuf (49) soldats ivoiriens que Bamako accuse de mercenaires, les discussions vont bon train. Du simple Malien lambda aux intellectuels chevronnés, en passant par des universitaires et des animateurs de radio et de télé, des politiques et surtout des réseaux sociaux, chacun y met son intelligence pour agrémenter le débat. La question que nous ne pouvons-nous empêcher de poser est de savoir pourquoi tous ces bruits autour d'une question qui relève de la sécurité nationale ?</strong>

Il n'est un secret pour personne que notre pays vit aujourd'hui une des périodes les plus difficiles de son histoire. De l'insécurité généralisée à la situation économique aux aguets et un climat politique en déconfiture, il est clair que notre pays se trouve à la croisée de chemin.

Depuis plus d'une dizaine d'années, nous sommes à la recherche d'une porte de sortie. Si avec la rectification de la transition nous semblons trouver un peu le bout du tunnel, il nous paraît aujourd'hui plus qu’urgent mais nécessaire que nous fassions l'union sacrée autour de notre patrie commune pour sauver ce qui pourrait l'être au lieu de nous enliser dans des débats stériles parfois mêmes contre productifs. Car, c'est l'existence même de notre nation qui se trouve être en jeu.

L'affaire dite des quarante-neuf (49) présumés mercenaires est plus qu'une affaire d'État mais une affaire entre État, de notre point de vue, elle doit être traitée comme telle. Les débats de rue ou d'université ne feront qu'empirer une situation déjà délétère. Il s'agira pour nous de faire confiance à nos autorités et surtout de saluer la bravoure de nos forces de sécurité qui ont pu dénicher ces intrus de leur coquille.

Toutefois, ceux qui n'arrivent pas à admettre l’évidence à tort ou à raison, nous leur concédons cette prise de position, nous admettons que c'est de leur plein droit. Mais nous nous permettons de leur poser un certain nombre d'interrogations, à savoir: <strong>quel intérêt auront-elles nos autorités à inventer une telle histoire pour augmenter leur charge déjà trop insupportable ?</strong>

Elles n'ont pas fini avec les crises qui l'opposent non seulement à la communauté internationale à travers la France et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) mais à la classe politique et également la situation sociale qui est une bombe à retardement, nous nous demandons pourquoi voudront-elles en rajouter une autre ?

En tout état de cause, nous osons penser que si ces militaires avec leurs armes parvenaient à échapper à la vigilance des responsables sécuritaires, nous n'allions pas eu ce temps de tergiverser et de s'enliser dans des débats stériles. Une chose est sûre, de par leur manière de fouler le sol de notre territoire, c'est que ces gens, peu importe d'où ils viennent, ne sont pas venus chez nous pour le tourisme. Peu importe qu'ils soient des soldats réguliers d'une armée ou mercenaires ou autres choses, il est évident pour tout esprit normal que ceux-ci ne sont pas des enfants de bon cœur. Alors, nous pensons que nous ne pourrons pas être mieux informés que nos services de renseignement. Ainsi, si les suspects sont interpellés, à notre humble avis, il revient aux autorités en charge de notre sécurité d'y faire face sans passion mais aussi sans état d'âme.

Donc, il serait très sage pour nous de laisser les professionnels gérer une situation qui ne relève de leur seul ressort. Ainsi donc, il revient à elles de faire face à la situation avec conscience et responsabilité.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>

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<title>Reprise du trafic ferroviaire : Quand le rêve devient réalité</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/reprise-du-trafic-ferroviaire-quand-le-reve-devient-realite-2983858.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 07:23:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mercredi 13 Juillet 2022 serait désormais une date mémorable gravée en lettre d'or dans les annales de l'histoire de la population de la Cité des rails, car elle marque la reprise d'un trafic qui était interrompu depuis plus d'une dizaine d’années.</strong>

En effet, il y a plus d'une dizaine d'années, la population de la Cité des rails n'entendait plus le sifflement de la grande scolopendre qui la réveillait de son doux sommeil matinal. Après tant de promesses non tenues qui avaient suscitées autant d’espoir, rare était ce qui croyait encore à cette énième promesse de remettre en marche la locomotive entre Bamako-Kayes-Bamako. C'est pourquoi l'annonce faite par les autorités de la transition de faire renaître le trafic ferroviaire de ses cendres avait été prise avec un optimisme prudent et une joie au bout des lèvres. Sans pour autant se laisser emporter une énième fois, la population de la Cité des rails, en particulier et celle du Mali, en général, avait croisé le bout des doigts pour que cette fois- ci soit la bonne. Nous pouvons dire que le Tout Puissant a entendu les pleurs de ces millions de gens qui vivent de ce trafic et a tout simplement répondu à leur sollicitation. C'est ainsi que, toute la population du Mali, en général et celle des rails, en particulier, était en extase, ce mercredi 13 Juillet 2022, en assistant au voyage blanc Bamako-Kayes-Bamako.

Parti de Bamako, mercredi matin, vers 10 heures, la locomotive s'est immobilisée à la gare de Kayes un peu plus tard le soir pour retourner dans la capitale, le vendredi 15 juillet 2022. Tout au long du trajet de quelques 400 km, la population en liesse ne croyait pas à présent à leurs yeux. Beaucoup se croyaient dans un rêve. Hommes, femmes et enfants, tous sont sortis pour voir de leurs propres yeux ce qu'ils croyaient être une chimère. Ils étaient tous présents, qui pour revivre un souvenir lointain et qui pour voir pour la première fois ce qui s'appelle le train.

Cependant, l'arbre ne doit pas cacher la forêt. Quand nos yeux finiront de nous extasier, nous devrons sortir de l'euphorie pour jeter un regard critique sur la situation qui nous a conduit à cet arrêt du trafic afin de pouvoir tirer les leçons du passé. Il n'est un secret pour personne que ce transport ferroviaire était l'un des plus dynamiques et son apport à l'économie n'était plus à démontrer. Mais comment sommes-nous arrivés là ? Voilà la question essentielle que tous les citoyens doivent se la poser. D’ores et déjà, nous pouvons dire qu’à un moment donné, que le trafic Bamako-Kayes-Bamako était devenu une sorte de vache laitière pour ceux-là mêmes qui étaient chargés de la gestion.

Administrateurs, vendeurs de billets, contrôleurs, intermédiaires communément appelés «<strong>coxers</strong>», tous y trouvaient son compte. Nous assistions à une sorte d'enrichissement du personnel au détriment des caisses de l'État. Selon certains témoignages, souvent à certains de ces voyages à peine, l'État récupérait les frais de l'essence et pourtant le train ne sortait jamais à moitié vide. En plus de la mauvaise gestion, le système qui consistait à octroyer des permis de voyage gratuit aux cheminots à la retraite et à leurs ayants droit, ont contribué sans conteste à précipiter la chute de la locomotive dans un gouffre béant, d'où elle peinait à sortir il y a plus d'une dizaine d'années. Il est donc évident que ce sont la mauvaise gestion, le favoritisme et la magouille qui furent les véritables causes de l'effondrement de l'entreprise ferroviaire qui a conduit à sa faillite.

Malgré quelques initiatives prises par le régime du général président, feu Amadou Toumani Touré (ATT), pour tenter de remettre la machine sur les rails, la tentative n'a pu durer. Tous ceux-ci doivent servir de repère pour mieux réfléchir afin de tirer les meilleures leçons du passé. Si chacun, avec ce voyage d’essai, a souhaité que ceci soit le point de départ d'une vraie reprise du trafic et qu'il ne s'arrête plus jamais, il est nécessaire que chacun s'interroge sur sa part de responsabilité, pour qu’ensemble nous mutualisons nos efforts pour que soit perpétuée la dynamique qui vient d'être enclenchée, en ce jour, mercredi, 13 Juillet 2022.

À l'État, également, de prendre des mesures idoines pour combattre la mauvaise gestion, le favoritisme et la magouille. Telles sont les conditions indispensables pour la réussite et la pérennisation de ce trafic ferroviaire Bamako-Kayes-Bamako.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>

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<title>Déstabilisation du 	Mali : Le patron des mercenaires de l’Afrique de l’Ouest démasqué</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/destabilisation-du-mali-le-patron-des-mercenaires-de-lafrique-de-louest-demasque-2983853.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 07:12:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La caque sent toujours le hareng, dit-on. Quand on parle de mercenaires dans la sous-région ouest africaine, le doigt accusateur est toujours porté sur Alassane Dramane Ouattara, le président ivoirien. Il les recrute, les forme et les utilise à des fins personnelles, depuis les années 1990. Et en 2011, il est parvenu à réaliser son rêve d’accéder à la tête de l’État ivoirien, avec l’appui des mercenaires français de la Licorne, sous couvert de l’ONU, à la faveur d’élections frauduleuses certifiées par une certaine communauté dite internationale. Il n’est pas surprenant que son nom soit cité dans une affaire de mercenaires au Mali. D’autant plus que depuis 2012, avec la complicité de certains leaders politiques maliens, il avait élaboré un plan d’attaque de notre pays pour le débarrasser des auteurs du coup d’État du 22 mars 2012.</strong>

Les autorités maliennes viennent de sauver notre pays d’un autre complot savamment préparé depuis Abidjan, la capitale ivoirienne, par le chef de l’État ivoirien, Alassane Dramane Ouattara dit ADDO. En effet, <em>dans le cadre des opérations des </em>É<em>léments nationaux de soutien (NSE), </em>il avait, à l’insu du gouvernement de la transition, envoyé un contingent de soldats ivoiriens, au nombre de quarante-neuf (49), au Mali. À leur descente d’avion à l’aéroport international Président Modibo Keïta Bamako-Sénou, dimanche 10 juillet 2022, ils ont été arrêtés et soumis à un interrogatoire.

Dans un communiqué lu par le colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement de la transition, sur les antennes de l’ORTM, les autorités maliennes ont estimé que les quarante-neuf (49) soldats ivoiriens se trouvaient illégalement sur le sol malien.

Selon le porte-parole, ils ont justifié leur présence dans le pays en fournissant <em>quatre versions différentes</em>. À savoir, <em>la mission confidentielle, la rotation dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), la sécurisation de la base logistique de la compagnie aérienne ‘</em>‘<strong>Sahelian Aviation Services</strong>’’<em> et la protection du contingent allemand</em>.

Malheureusement, les dieux n’étaient pas ce jour avec le patron des mercenaires de l’Afrique de l’Ouest, Alassane Dramane Ouattara, le président ivoirien. Après vérification auprès de la MINUSMA qui <em>a indiqué qu’elle n’avait pas de rotation prévue, le 10 juillet 2022 et auprès des Forces de défense et de sécurité ivoiriennes </em>qui ont <em>affirmé qu’elles ignoraient tout de la présence des militaires ivoiriens interpellés, les autorités maliennes de la transition les considèrent comme des mercenaires. Selon le communiqué, ils seront mis à la disposition de la justice. Et depuis, c’est la panique chez ADDO, le chef des mercenaires de la sous- région. Il a produit des communiqués de menace demandant la libération de ses mercenaires arrêtés au Mali.</em>

<em>Arrivé au pouvoir avec le soutien des mercenaires français de la Licorne, sous couvert de l’Organisation des Nations unies (ONU) et d’autres recrutés dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest pour alimenter la rébellion contre le pouvoir du président Laurent Gbagbo, ADDO ne croit qu’à la force armée pour renverser l’ordre. Il a fait recours à des mercenaires libériens, serra léonais pour renverser le président Henri Konan Bédié, en décembre 1999. Et en octobre 2014, ses mercenaire français ont exfiltré le président burkinabé, Blaise Compaoré, échappant à un lynchage populaire. Pour ce qui est de notre pays, il n’est pas à sa première tentative d’envoi de mercenaires au Mali.</em>

<em>En 2012, le président Amadou Toumani Touré (ATT) a été chassé de Koulouba par le capitaine Amadou Haya Sanogo et ses hommes. La soit- disant communauté internationale intervient et réclame le retour à l’ordre constitutionnel. Et pour faire plaire à ses parrains occidentaux qui l’ont aidé à prendre le pouvoir dans le sang (300 000 morts), il prend la tête d’une coalition anti- Mali. Ainsi, avec l’accord de certains hommes politiques maliens, il a planifié un plan de déstabilisation du Mali. Ils avaient, dans un premier temps, décidé de mettre le Mali sous embargo et dans un second temps d’envoyer des mercenaires pour chasser la junte d’alors. Malheureusement pour eux, ils ont échoué sur toute la ligne. Des mercenaires d’ADDO ont été arrêtés par les militaires au pouvoir, en 2012.</em>

<em>Rebelote en 2020. Les militaires parachèvent le soulèvement populaire du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), le 20 août 2020. Le président Ouattara a réussi, à travers la </em>Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)<em> instrumentalisée par Emmanuel Macron, le président français, à imposer un embargo illégal, illégitime et inhumain contre notre pays, le 9 janvier 2022. Durant six (06) mois, le courage, la détermination et la résilience du peuple malien ont eu raison de l’embargo, décrété en violation de toutes les conventions internationales, qui devait crouler la transition militaire au bout deux (02) semaines (analyses de leurs spécialistes). L’effet contraire n’étant produit, toute honte bue, les mandibules africaines de la Françafrique ont levé l’embargo, le dimanche 3 juillet 2022. Un autre échec pour le président ivoirien, financier des mercenaires de l’Afrique de l’Ouest, dans sa tentative de déstabiliser le Mali.</em>

<em>Ayant plusieurs cordes à son arc, il se tourne vers ses mercenaires qu’il a recrutés, depuis les années 1990, pour mettre la Côte d’Ivoire à feu et à sang, afin d’y accéder au pouvoir. Et grâce à l’appui des mercenaires français et d’autres nationalités (burkinabé) ouest- africaines, il parvient à gagner la présidentielle dans des conditions douteuses. Il pensait faire la même chose au Mali. Et son plan machiavélique de déstabilisation de notre pays a été découvert par les autorités maliennes de la transition, le 10 juillet. Ces mercenaires au nombre de </em>quarante-neuf (49)<em> ont été arrêtés avec des armes de guerre et des munitions à l’aéroport international Président Modibo Keïta Bamako- Sénou, mettant à l’eau son plan. Leur arrestation a ainsi démasqué Alassane Dramane Ouattara, le parton des mercenaires de l’Afrique de l’Ouest.</em>

<em>Comme on le dit «<strong>la caque sent toujours le hareng</strong>». Et </em>Alassane Dramane Ouattara<em> (ADDO) ne pourra jamais se blanchir de cette affaire pour avoir utilisé les mercenaires, afin d’arriver à ses fins.</em>

<em><strong>Yoro SOW</strong></em>

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<title>MINUSMA : Force d&amp;apos;aide à la stabilisation et à la sécurisation ou force d&amp;apos;occupation de notre pays?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-force-daide-a-la-stabilisation-et-a-la-securisation-ou-force-doccupation-de-notre-pays-2982469.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 08:35:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) fut déployée chez nous par les Nations unies avec pour mission: d'aider à la sécurisation de notre pays, à la protection de la population et de leurs biens, aider l'État à recouvrir son autorité sur toute l'étendue de son territoire.</strong>

Cependant, pendant près d'une décennie et malgré son effectif pléthorique et son équipement sophistiqué et surtout couvert par la force française Barkhane, ses résultats sur le terrain laisse à désirer. Au contraire, la situation sécuritaire n'a fait que s'empirer d'année en année. Si au début l'insécurité était centrée dans le Nord, aujourd'hui, aucune partie du territoire national n'est épargnée.

Aujourd’hui, avec la rectification de la transition, nous connaissons une véritable montée en puissance de notre armée, qui bénéficiant d'équipements en quantité et en qualité et surtout du soutien des instructeurs russes, est parvenu à avoir une véritable ascendance sur les ennemis. De conquête en conquête, notre armée a pu déloger des zones qu'ils occupaient depuis plus de huit ans, zone, autrefois, considérée comme interdite à nos populations. Petit à petit, le peuple malien commence à retrouver la confiance qu'il avait perdue de son armée, surtout avec la fructueuse coopération d'avec la Fédération de Russie.

Après que la force Barkhane s'est auto-exclue à travers la décision des autorités française de retirer leurs troupes du Mali  pour les redéployer ailleurs  qui a conduit à la rupture de l'accord de défense existant entre la France et notre pays, nombreux sont des Maliens qui ne s'empêchent pas de se poser la question sur  la pertinence et l'utilité de la présence de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) sur leur territoire national.

De plus en plus, des voix s'élèvent pour exiger son départ pur et simple de chez eux. Avec la fin de son dernier mandat en mai dernier, le peuple malien croyait avoir trouvé l'occasion rêvée de se débarrasser enfin de cette mission. Quand la question du renouvellement de son mandat fut posée, les autorités maliennes, sans être explicite, avaient souhaité une fin de non recevoir cela conformément à la volonté de leur peuple. Mais, grande fut leur surprise quand elles ont vu  toute cette campagne médiatique voire des balais diplomatiques dans les chancelleries pour convaincre les uns des autres de la nécessité du maintien de cette mission chez nous.

Malgré les griefs et les conditions posées par les autorités maliennes, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU), dans sa Résolution du 30 juin 2022, vient de proroger le mandat de la MUNISMA d'un an avec comme priorité cette fois-ci l'application de l'accord de paix signé en Alger entre le gouvernement du Mali et les mouvements armés, un accord de paix décrié par les Maliens, cela contre la volonté de nos autorités et contre la volonté du peuple malien.

De ce fait, un certain nombre de questions tracasse aujourd'hui les Maliens, entre autres: quelles sont les vraies intentions de l'ONU vis-à-vis de leur pays ? L’ONU supplanterait- elle  les souverainetés des États? La MUNISMA est- elle venue  pour les aider à stabiliser et recouvrir leur autorité sur toute l'étendue de leur territoire ou pour autre chose ?

En tout état de cause, notre pays, le Mali, jusqu'à preuve du contraire, est un pays souverain et compte demeurer ainsi. De fait, notre  souveraineté, nous ne comptons pas y renoncer pourquoi que ce soit ni pour qui que ce soit. Si les conseillers de l'ONU se permettent de s'asseoir sous leur climatiseur pour prendre des décisions qui les enchantent et veulent nous les imposer tout en piétinant les recommandations faites par nos autorités, nous pensons que le Conseil de sécurité de l'ONU ne nous laisse pas le choix que de nous battre pour sauver notre intégrité ,notre liberté et notre souveraineté, bref pour notre raison d'exister. Les autorités, en adressant une lettre d'opposition à cette décision de l’ONU, a fait sa part. Il nous revient maintenant à nous, Maliens de tout bord, d'assumer notre part de responsabilité. Nous n'avons pas d'autres choix que de taire nos différends pour faire face désormais à l'ennemi commun qui serait la MUNISMA pour la bouter hors de notre territoire.

Nous, les Maliens, devons comprendre  que notre pays est devenu aujourd'hui l'enjeu géopolitique majeur. La nouvelle hégémonie mondiale passe forcément par la main mise sur le Sahel d'où le Mali occupe une place stratégique. La lutte contre le terrorisme, la lutte contre le djihadisme, nous devons comprendre que tout ceux-ci ne sont que des stratagèmes machiavéliques pour créer et entretenir l'insécurité dans notre espace afin de nous maintenir dans une sorte de psychose permanente et ainsi justifier leur présence avec le dessein inavoué de  piller allègrement nos richesses.

Alors, si nous prenions conscience de cela, il ne nous reste plus qu'une option: combattre ou perir.car à ce stade du développement du capitalisme il n'y a plus de place pour les faibles.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Vote de la loi électorale :  Pourquoi le Premier ministre ne démissionnera pas?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/vote-de-la-loi-electorale-pourquoi-le-premier-ministre-ne-demissionnera-pas-2982462.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 07:14:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Quand la haine pour un homme vous empêche de réfléchir vous ne ferez que vous mettre le doigt à l'œil, cette vérité, nos hommes politiques l'apprennent à leurs dépens. En focalisant tout le débat sur la personne du Dr Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre de la transition, nos conseillers du Conseil national de transition (CNT) qui jouent aujourd'hui le rôle de l'Assemblée nationale, ont voté une loi qui écarte carrément les politiques qu'ils sont du jeu électoral car, au final, tout le pouvoir vient se retrouver dans les mains du président de la transition, Son Excellence, le colonel Assimi Goïta.</strong>

Le gouvernement de transition, avec à sa tête le Premier ministre, Dr Choguel kokalla Maïga, après analyse et synthèse des résolutions et recommandations des Assises nationales de refondation (ANR), avait élaboré et adopté un projet de loi portant loi électorale dans l'optique qu'elle reflétait les aspirations profondes des Maliens, aspirations exprimées et portées par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). Dans l'esprit du gouvernement, l'adoption d'une telle loi permettrait à notre pays de connaître enfin des élections transparentes, crédibles, apaisées et dont les résultats seraient acceptés par tous. De ce fait, il aurait épargné à notre pays des interminables crises post- électorales aux conséquences désastreuses. Ce projet de loi, après avoir respecté tous les chemins à parcourir et surtout approuvé par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, s'est vu tout simplement jeter dans les poubelles par les membres du CNT pour principale raison invoquée quelle est taillée à la mesure d'un seul homme, le docteur Choguel kokalla Maïga, Premier ministre.

Ont- ils réellement lu le texte avec conscience et responsabilité avant d'agir de la sorte ? En tout cas, les évènements survenus lors du vote de cette loi au CNT, ne nous permettent pas de répondre par l'affirmative.

Un projet de loi de plus d'une centaine d'articles, les Maliens n'ont eu droit qu'à ce que l'on pourrait qualifier de combat de catch dont l'arbitre fut le colonel président du CNT, Malick Diaw, au tour d'un seul article portant désignation des membres du collège de désignation des membres qui devrait siéger au sein de l'Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) dont la mise en place et  la garantie de son  indépendance totale furent une demandé forte des Assises nationales de refondation (ANR). Depuis que  nos conseillers ont pris connaissance, dans la disposition d'un  article que la commission serait composée de sept membres dont quatre (04) proposés par le Premier ministre  et trois par le président du CNT, cela leur a suffi comme raison pour chercher à abattre le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et le bouter de la tête de la primature. Sans y réfléchir, chacun est parti de ses commentaires. Certains disent que c'est une loi taillée à la mesure d'un homme qui a ses ambitions, d'autres disent que le Premier ministre veut élire le futur président de la République à partir de Djicoroni, etc. Les conseillers nationaux n'ont pas voulu voir. D'abord un, que les quatre membres désignés par le Premier ministre et les trois (03) désignés par le président du CNT ne sont tous que des propositions et que le choix final relève du pouvoir discrétionnaire du président de la transition, qui, par un décret présidentiel nommerait qui lui enchantera.

Deuxièmement, les conseillers n'ont pas voulu voir que ces sept (07) membres ne constituent que la commission de sélection des neuf membres qui siégeront au sein de l'AIGE pendant sept ans non renouvelable et une fois choisis sur la base des critères bien  définis, la commission de sélection disparaît. Tout le processus électoral serait piloté par cette autorité. En aucun moment, aucun membre de la commission n'est impliqué dans l'organisation des élections. Et pour s'assurer de leur totale indépendance et leur totale impartialité, il était prévu que chacun de ces neuf (9) membres choisi  prêterait serment sur sa confession avant d'entrer en fonction. Ce qui couperait le cordon ombilical d'avec les membres de la commission de sélection, cela veut dire qu’une fois nommés par décret présidentiel, ils n’auront plus  à avoir avec ceux qui les auraient choisis.

Dans leur désir de vengeance et leur rage de faire du mal au chef du gouvernement, les conseillers nationaux ont tout simplement gommé cette disposition et l'ont remplacé par une autre dans laquelle tous les pouvoirs se retrouvent dans les mains du colonel président. En effet, en écartant d'un revers de main la commission de sélection des dossiers de candidature pour siéger dans l'AIGE et son remplacement par une commission électorale de quinze membres composée de trois (03) membres choisis par le président de la transition, deux (02) par le président du CNT, un (01) par le chef du gouvernement, un (01) par le président du Conseil économique et social et culturel, un (01) par le président du Haut Conseil des collectivités, trois de la société civile et quatre (04) des partis politiques, les membres du CNT se sont- ils rendus compte qu'ils offraient sur un plateau d'argent toute la l'attitude au pouvoir public de faire des élections ce qu'ils veulent de manière démocratique ? Ou bien, c'est par simple calcul politique qu'ils ont décidé de faciliter l'accès au pouvoir aux militaires tout en espérant en tirer profit à travers le parrainage  puisqu'ils ne sont pas sûr de pouvoir leur tenir tête, surtout au moment où ils se voient décriés par la majorité des Maliens qui les accuse à tort ou à raison d'être la cause de tous les malheurs qu'ils connaissent aujourd'hui ?

Tout s'est passé comme si c'était une occasion en or à ne pas rater pour pousser le Premier ministre à la sortie. Il est clair que derrière ce choix des conseillers du CNT, qu'il existait une volonté inavouée de créer une crise institutionnelle poussant ainsi le président Goïta à faire le choix entre deux options : soit le Premier ministre démissionne de lui-même ou le colonel président choisirait entre son chef du gouvernement et le Conseil national de transition.

Et notre président a choisi la deuxième option en promulguant cette loi fabriquée de toutes pièces par les conseillers du CNT. Ainsi, depuis lors, beaucoup parmi eux s'attendaient au lendemain de la promulgation de la loi, à une démission immédiate du chef du gouvernement ou son limogeage par le président, grande fut leur déception. Car, au contraire, le président sachant bien qu'il a promulgué une loi dont le gouvernement se dit de ne pas s'y reconnaître, a tenu à renouveler à son Premier ministre toute sa confiance pour l'aider à mener à bord le bateau Mali. Alors, ceux qui, de toutes pièces, ont commandité ce que nous pourront qualifier de holdup constitutionnel, vont devoir prendre encore leur mal en patience puisque, apparemment la démission du docteur Choguel kokalla Maïga de la primature n'est pas pour demain. Il ne démissionnera pas et ne doit même pas y penser en ce temps où le pays se trouve dans une situation très délicate. Le Mali est trop avancé dans sa résistance contre les crocodiles pour s'arrêter en si bon chemin en pleine mer.

Alors, ceux qui ont pensé qu'en créant cette crise institutionnelle qu'ils allaient mettre dos à dos le président et son Premier ministre afin d'avoir la démission de ce dernier, il apparaît évident qu'ils se sont tirés eux-mêmes la balle aux pieds. Parce qu'au final, même si la loi a été promulguée, le président a renouvelé toute sa confiance à son imperturbable Premier ministre. Alors, après avoir fini de s’exalter parce que croyant avoir terrassé le Premier ministre, et quand la raison prendrait le dessus sur les passions et qu'ils se mettent à bien réfléchir, à mener une analyse critique sans complaisance sur cette loi électorale qu'ils viennent eux-mêmes de voter, et quand ils prendront conscience de leurs propres erreurs, qu'ils ne viennent pas pleurnicher après en criant à l'autocratie des militaires.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Constitution :  Ce qu’il faut changer</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/constitution-ce-quil-faut-changer-2982452.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 07:09:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour rédiger une nouvelle Constitution, une équipe composée d’éminentes personnalités à travers une commission a été mise en place par un décret du président de la transition. La commission présidée par maître Amadou Tiéoulé Diarra a quarante (40) jours pour rédiger une nouvelle Constitution.</strong>

Il serait souhaitable de mettre un peu d’ordre dans ce tohu-bohu. Là aussi, le Mali peut se mettre à l’école de certains pays comme le Ghana, l’Afrique du Sud et les États-Unis d’Amérique. La Constitution de la République du Ghana du 15 mai 1992 fixe la taille du gouvernement à 10 ministres au moins et 19 au plus (article 76), subordonne la nomination des membres du gouvernement à l’approbation préalable du Parlement et impose au président (article 78). La Constitution actuelle de la République sud africaine en vigueur, depuis le 1<sup>er</sup> juillet 1997, ne va pas jusqu’à déterminer la taille du gouvernement, mais elle impose au président de la République de choisir le vice-président et tous les ministres, à l’exception de deux (02) ministres seulement, au sein de l’Assemblée Nationale (article 91).

La Constitution du 25 février 1992 fait du président de la République un vrai monarque qui domine le jeu politique et en impose aux autres institutions de la République. Jugez-en vous-mêmes: il est la première institution de la République (article 25) et à ce titre, il incarne l’unité nationale et assure la continuité de l’État (article 29); il nomme le Premier ministre, et sur proposition de ce dernier, les autres membres du gouvernement, et il met fin à leurs fonctions (article 38); il préside le Conseil des ministres ( article 39); il nomme aux hautes fonctions civiles et militaires (article 46); il nomme le président de la Cour suprême (article84) et trois des neuf (9) membres de la Cour Constitutionnelle (article91); il peut prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale (article 42) alors que cette dernière ne peut pas le démettre; il est le chef suprêmes des armées (article 44); il président le Conseil supérieur de la magistrature et exerce le  droit de grâce (article 45); il décrète l’état de siège et l’état d’urgence (article 49) et dispose de pouvoirs exceptionnels en cas de crise (article 50); il a le pouvoir de consulter le peuple par voie de référendum (article 41) et celui d’initier une révision de la Constitution (article 118), etc.

Cette «<strong>omni-compétence</strong>» du président de la République, tirée en bloc de la Constitution française du 4 octobre 1958, comporte deux (02) inconvénients majeurs: le premier, c’est que le président tend à éclipser les autres institutions de la République qui sont réduites à faire de la figuration; le second, c’est que la nature humaine cultive chez tout détenteur de pouvoirs importants la tentation d’en abuser. Pour corriger cette anomalie, il y a lieu de rétablir un équilibre entre les pouvoirs des institutions de la République en limitant ceux du président de la République.

Il faut rappeler ici que le fameux principe de la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) imaginé il y a trois cents (300) ans par Locke et Montesquieu est une condition nécessaire mais non suffisante pour limiter les abus de pouvoir dans un système démocratique. Ce principe doit être complété par celui de l’équilibre entre les pouvoirs. Ce dernier principe est résumé dans une boutade de Montesquieu connue de tous: «<strong>Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir</strong>».

La faculté donnée au président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale, alors que cette dernière peut tout au plus voter une motion de censure contre le gouvernement, constitue certainement la plus grande entorse au principe de l’équilibre entre les pouvoirs. Le maintien de cette disposition constitutionnelle ne nous semble pas opportun dans le contexte malien:

-<strong><em> primo</em></strong>, elle livre le Parlement, pieds et mains liés, au président de la République;

<strong><em>- secundo</em></strong>, en cas de dissolution de cette institution, l’organisation d’élections législatives dans un délai de 21 à 40 jours imposé à l’État des dépenses imprévues énormes. Le Mali peut s’inspirer des cas du Bénin et de la Côte d’Ivoire qui ont pris le temps de corriger ce déséquilibre introduit sciemment dans le dispositif institutionnel de la cinquième République en France.

La Constitution béninoise du 11 décembre 1990 et la Constitution ivoirienne du 24 mai 2000, toutes les deux en vigueur présentement, ne permettent  pas au président de la République de dissoudre le Parlement, ni au Parlement de démettre le président. Cette disposition constitutionnelle n’a pas empêché pourtant l’expérience démocratique de ces deux (02) pays de continuer leur petit bonhomme de chemin avec, comme chez nous, des hauts et des bas.

Notre système politique comporte deux (02) imperfections majeures. La première, c’est une forte concentration de pouvoirs entre les mains du président de la République. Tout se passe comme si les autres institutions de la République ont déserté la scène politique au profit du président de la République qui a tout le loisir d’offrir aux Maliens un «<strong>one man show</strong>».

Pour utiliser un langage imagé, nous dirons que le président est comme une étoile qui seule brille parmi les innombrables étoiles qui constellent le ciel, comme un lion qui fait seul la loi parmi les animaux de la brousse, comme un coq qui se pavane seul au milieu de la basse-cour. Il n’est pas exagéré de dire que la République se confond avec la  personne du président: tout part de lui, ou passe par lui, ou revient à lui.

Pour illustrer la deuxième imperfection majeure de notre système politique, nous nous référons à un évènement qui s’est produit  au Niger. <strong>Le 27 janvier 1996</strong>, la nouvelle du coup d’État perpétré dans ce pays par Ibrahim Baré Mainassara n’a pas surpris grand monde. Le putsch mettait fin à une cohabitation chaotique de trente-trois (33) mois (avril 1993-janvier 1996) au sommet de l’État entre le président de la République, Mahamane Ousmane, de la Convention démocratique et sociale (CDS) et son Premier ministre Hamma Amadou, du Mouvement national pour la société de développement (MNSD). Le Mali est-il à l’abri d’un tel scénario? La réponse, malheureusement est non.

La Constitution du 25 février 1992 et la Constitution du 26 décembre 1992 sont toutes deux de pâles copies de la Constitution française du 4 octobre 1958. Cette dernière, qui fonde la cinquième République en France, a opté pour un régime politique hybride qui emprunte à la fois au régime parlementaire et au régime présidentiel. L’ambigüité d’un tel système est telle que les politologues ont du mal à le catégoriser et utilisent une multitude de vocables pour le désigner: régime semi-présidentiel, régime semi-parlementaire, régime présidentiel parlementarisé, régime parlementaire présidentialisé, régime parlementaire rationalisé, etc. Une particularité de ce système est qu’il institue un bicéphalisme au niveau du pouvoir exécutif et peut conduire donc à une cohabitation entre un président de la République et un Premier ministre issus de partis politiques rivaux. La dernière cohabitation en France, la troisième de la cinquième République a duré cinq ans, du 3 juin 1997 au 6 mai 2002, et avait comme protagonistes Jacques Chirac et Lionel Jospin.

Toute cohabitation comporte forcément des accrocs qu’une culture démocratique éprouvée aide à aplanir, comme on l’a vu en France. En revanche, dans un pays, où la culture démocratique n’est pas encore ancrée dans l’esprit et le comportement des acteurs de la classe politique et de la société civile, les accrocs se transforment inévitablement en mesquineries inutiles et en confrontations  interminables qui mènent le système démocratique à sa perte. C’est ce qui est arrivé au Niger, en 1996. C’est ce qui pouvait arriver au Mali si la Constitution n’est pas révisée (si le Président de la République était contraint de choisir un Premier ministre au sein d’un parti politique rival ou d’une coalition de partis rivaux ayant une majorité de députés à l’Assemblée nationale).

<strong>De 1992 à nos jours</strong>, la troisième République n’a connu aucun cas de cohabitation. Les Premiers ministres qui se sont succédé à la tête des gouvernements ont évolué à l’ombre du grand manitou de la République et ne disposaient pas de pouvoirs réels. Le jour où nous aurons un vrai Premier ministre qui tient sa légitimité moins d’un décret présidentiel  que d’une majorité confortable à la représentation nationale, et qui entend exercer la plénitude de ses pouvoirs constitutionnels, nous connaitrons aussi une situation conflictuelle au sommet de l’État qui risque de se terminer comme au Niger.

Pour parer à cette éventualité, l’alternative pourrait être la suivante: sacrifier le président de la République pour le Premier ministre en instituant un régime de type parlementaire, ou sacrifier le Premier ministre pour le président de la République en instituant un régime de type présidentiel.

Chacun de ces deux (02) types de régime a des avantages et des inconvénients, des défenseurs passionnés comme des opposants irréductibles. Nous tenons à rappeler simplement que les deux (02) types de régime présentent tous  quelque intérêt. Le premier est de nous  éviter le scenario catastrophique d’une cohabitation chaotique suivie de putsch. Le second est de faire l’économie des sommes énormes englouties par le fonctionnement de l’une ou l’autre de ces institutions qui serait supprimée. Les 10,8 milliards ou les 11,1 milliards affectés respectivement à la Présidence et à la Primature dans le budget d’État  pourraient servir à financer des points d’eau potables, des dispensaires dans certains villages.

<strong>L’exemple de la République sud-africaine est intéressant à plus d’un titre</strong>

Ce pays n’organise pas séparément de coûteuses élections pour le choix du président de la République. Ce dernier est désigné par l’Assemblée nationale, en son sein, au cours d’une session présidée par le président de la Cour constitutionnelle (article 86 de la Constitution). Par la suite, le président nomme à son tour, encore au sein de l’Assemblée nationale, un vice-président qu’il peut révoquer à tout moment et qui ne peut aucunement lui faire ombrage (article 91). Nous ne sommes donc pas, dans ce cas de figure en présence d’une hydre à deux tètes. Le bicéphalisme n’est qu’apparent et ne peut en aucun cas conduire à une «<strong>cohabitation</strong>» entre les deux premières personnalités du pouvoir exécutif, c’est-à-dire le président et le vice-président.

<strong>Aly CISSÉ</strong>

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<title>Résolution du Conseil de sécurité : 	 L’ONU livre le Mali à l’OTAN</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/resolution-du-conseil-de-securite-lonu-livre-le-mali-a-lotan-2982447.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 07:03:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après l’Iran, l’Afghanistan, la Syrie et la Libye, le Mali est, depuis, le 29 juin, la nouvelle cible des puissances criminelles. Le feu vert a été donné, lors du renouvèlement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), à New York. La Résolution ainsi votée par les treize (13) membres du Conseil de sécurité autorise l’OTAN à intervenir militairement au Mali. Elle se fera au nom de supposées violations des droits de l’homme. Il est dans leur intérêt de ne pas troubler l’eau qui dort. Sinon, si la digue cède, c’est toute la région qui sera embrasée. </strong>

En faisant fi des réserves formulées par Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères du Mali, le 13 juin, à New York, pour le renouvèlement d’un an du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), l’Organisation des Nations unies (ONU) vote une Résolution qui déclare la guerre au Mali. Comme en Iran, en Afghanistan, en Syrie et la Libye, la guerre par procuration de l’ONU sera menée par l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Il n’est pas exclu que des pays africains, à la tête desquels trônent leurs gouverneurs à la peau noire, se joignent à cette coalition militaro- fasciste pour attaquer notre pays. Une guerre qui sera déclarée au nom des preuves mensongères (violation des droits de l’homme) comme ce fut le cas de l’Irak, accusé d’avoir possédé des armes nucléaires.

Pourtant, le Mali n’avait pas demandé de la mer à boire au Conseil de sécurité de l’ONU. Il exigeait, pour le renouvèlement du mandat de la MINUSMA, aux quinze membres du Conseil de sécurité, de tenir compte des trois réserves faites par le ministre Diop, le 13 juin, à la tribune des Nations unies, pour le vote de la Résolution qui devait intervenir, le mercredi 29 juin 2022. Elles portaient sur le mandat de la MINUSMA l’opposition du Mali à l’appui aérien de la Barkhane aux Casques bleus, la non- autorisation de la MINUSMA à ne pas mener des enquêtes sans l’aval des autorités maliennes. Celles-ci, selon le diplomate malien, devraient être examinées par le Conseil de sécurité en respectant la souveraineté du Mali et ses intérêts.

Notre pays estime que toute décision, qui va à l’encontre de ces propositions, sera considérée comme une atteinte à la souveraineté du Mali et une déclaration de guerre. Malheureusement les treize membres du Conseil de sécurité les ont ignorées, donnant mandat aux forces impérialistes d’envahir le Mali, à l’instar de la Libye dont le Sahel est aujourd’hui victime collatérale du chaos semé par l’OTAN dans ce pays. Et si la digue Mali venait à céder à la suite d’éventuels bombardements de l’alliance atlantique, c’est bonjour les dégâts dans la région ouest- africaine.

Depuis le 29 juin, le Mali est la nouvelle cible de l’OTAN. La Résolution votée ce jour par treize membres sur les quinze du Conseil de sécurité livre le Mali à ses agresseurs, en l’occurrence l’OTAN. La Russie et la Chine se sont abstenues. Elle donne désormais le feu vert aux forces armées de l’alliance militaire occidentale, prête à semer le chaos pour préserver ses intérêts, à attaquer et occuper militairement le Mali, en violation de sa souveraineté. Elle s’appuiera sur le prétexte fallacieux de l’ONU qui  autorise la MINUSMA à procéder à des enquêtes sur les violations des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire malien sans l’accord des autorités de la transition. Et en cas d’opposition de la part du Mali, c’est le motif trouvé pour le retour triomphal de la France sur notre sol.

La réaction du Mali ne s’est pas fait attendre après le vote de la Résolution. Selon le ministère des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, le gouvernement malien ne répondra pas à aucune demande de la mission de l’ONU concernant les droits de l’homme au Mali. Il a déclaré que la mission de l’ONU devait rester sous l’autorité du gouvernement malien.

<strong>Stopper à tout prix l’influence russe en Afrique et isoler le Mali</strong>

<strong> </strong>Malgré cette mise en garde de l’État souverain du Mali, les membres de l’OTAN, réunis à Madrid, le 30 juin, le lendemain du vote de la Résolution, se sont rangés du côté de l’ONU. Ils se disent inquiets de l’influence grandissante de la Russie sur le flanc sud, notamment dans la zone du Sahel. Et, dans le nouveau concept stratégique adopté, lors du sommet de Madrid, ils ont clairement dit que la zone du Sahel constitue à la fois une région représentant un intérêt stratégique, mais aussi une source de menace potentielle en raison de l’instabilité qui y règne. Et pour informer leur opinion sur les intentions de l’OTAN après le sommet, le ministre espagnol des Affaires étrangères a déclaré qu’il n’excluait pas une intervention de l’OTAN au Mali. Même après un démenti, l’eau versée ne peut plus être ramassée.

Et pour mener cette guerre injuste et injustifiée contre notre pays, la carte de l’isolement du Mali est entre leurs mains. Après leur embargo, à travers leurs valets de présidents de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), les pays avec lesquels le Mali entretient de bonnes relations sont appelés à abandonner notre pays en plein. Ils ont dit apporter de l’aide à leurs partenaires. Et parmi ceux- ci, se trouve la Mauritanie. Ils veulent intégrer ce pays, qui a sauvé le Mali de leur embargo illégal, illégitime et inhumain, dans leur giron. Le ton a déjà été donné à ce sommet.

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a annoncé un plan de soutien à la Mauritanie pour aider le pays à sécuriser ses frontières et à lutter contre la migration irrégulière et le terrorisme.

Il y a un mois, une mission de l’OTAN était au Maroc. Elle et le pays chérifien ont conclu des accords militaires pointés sur l’Algérie, un autre partenaire du Mali. Il n’y a plus de doute, le Mali et l’Algérie sont dans le viseur de l’OTAN, décidée à appliquer la force militaire dans ces deux (02) pays pour stopper l’influence russe en Afrique.

La volonté hégémonique de l’OTAN est liée à la nouvelle carte géopolitique et géostratégique qu’elle a élaborée à la fin de l’URSS, en 1991, pour satisfaire ses besoins stratégiques en matière de ressources naturelles dans les pays dits pauvres. Elle s’est toujours réalisée dans le sang des populations pauvres en utilisant des preuves mensongères pour justifier leurs guerres en faisant plus de 14 500 morts en Libye, 165 000 morts en Afghanistan, 220 000 morts en Serbie, 224 000 morts en Syrie et 1 200 000 morts en Irak. Cela ne saurait surprendre les gens qui connaissent l’histoire belliqueuse des États Unis faite d’extermination de populations autochtones, d’esclavage, de ségrégation raciale et d’agressions militaires.

C’est maintenant que la vraie guerre va commencer au Mali.

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong>            </strong>]]> </content:encoded>
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<title>20 juin 1992&#45; 20 juin 2022 :  Kayira souffle ses 30 bougies</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/20-juin-1992-20-juin-2022-kayira-souffle-ses-30-bougies-2981532.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Jun 2022 10:16:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Espace d’expression démocratique Kayira, a abrité, lundi 20 juin 2022,  les festivités de la célébration du 30<sup>ème</sup> anniversaire de la radio <em>Kayira</em>. Parrainé par Ousmane Diarra, traditérapète et placé sous le leadership de l’Administrateur délégué, Amadou Nanko Mariko, l’événement, au regard du contexte sociopolitique actuel, a été commémoré dans la sobriété. Il a été marqué par la lecture du coran et une soirée culturelle animée par l’artiste traditionnaliste Sékouba Traoré.</strong>

Pour rappel, la radio <em>Kayira</em> ou «<strong>radio de la parole retrouvée</strong>» a été créée le 20 juin 1992. Au fil des ans, elle est devenue un véritable réseau de communication composé de dix (10) radios, qui a ses tentacules dans plusieurs localités, en plus de Bamako, Koutiala, Ségou, Niono, Kayes, Mahina, Kita, Sikasso et Kolondiéba.

De 1992 à 2022, elle s’est  particulièrement illustrée dans la lutte pour la consolidation de l’ancrage démocratique, le respect de l’État de droit, la défense des migrants expulsés et des couches défavorisées. Elle a par ailleurs formé de grande voix de la radio telles que: Oumou Diarra dite Dièma, Ibrahim Djonkoloni Coulibaly, Fousseyni Diarra alias Fouskou, feu Siaka Diarra, Bandjougou Tounkara «<strong>Djoukousse</strong>», Dramane Djibo, Siaka Z. Traoré, etc.

<strong>Alpha Sidiki SANGARÉ</strong>

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<title>Coopération Sino&#45;Malienne :  L’ambassade de Chine au Mali et une association malienne co&#45;organisent un séminaire international à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/cooperation-sino-malienne-lambassade-de-chine-au-mali-et-une-association-malienne-co-organisent-un-seminaire-international-a-bamako-2981543.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/cooperation-sino-malienne-lambassade-de-chine-au-mali-et-une-association-malienne-co-organisent-un-seminaire-international-a-bamako-2981543.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jun 2022 10:11:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis un certain temps, le monde traverse des turbulences profondes et complexes</strong><strong>. </strong><strong>Dans de nombreuses parties de la planète les peuples souffrent de multiples maux. </strong><strong>Les conflits armés, les tensions sécuritaires assaillent les populations. La communauté internationale ne cesse d’exprimer sa préoccupation, souvent avec des critiques orientées à propos de la situation des droits de l’Homme à travers le monde.</strong>

Certaines puissances occidentales qui sont à l’origine des questionnements s’érigent en donneurs de leçons, en gendarmes du monde. Elles utilisent les droits de l’Homme comme prétexte pour s’ingérer dans les affaires intérieures de pays ciblés, dont elles veulent entraver la marche vers le progrès, discréditant ainsi les organisations internationales dont elles sont parties prenantes et parfois membres fondateurs. L’on se demande quelle est la place réservée au peuple dans la Gouvernance mondiale telle que modelée par lesdites puissances?

Dans ce contexte, force est de constater que la Chine se distingue par sa gouvernance vertueuse mettant le peuple au cœur de sa lutte sous la direction du Parti Communiste Chinois. Elle se singularise par son engagement indéfectible pour la promotion de la paix, de la quête de la réalisation des aspirations du peuple et du respect des droits fondamentaux de l’Homme. Dans cette perspective, l’ambassade de Chine au Mali se tient activement très proche des populations maliennes.

Du 20 au 21 juin 2022, elle a organisé avec une Association malienne, dénommée: ‘‘<strong>Alliance en faveur des Droits de la Personne et de la Démocratie’</strong>’, un «<strong>Séminaire International sur les Droits à la survie et au Développement, Priorité des Droits de l’homme dans les Pays du Sahel</strong>». Il s’agissait de réunir autour de ce thème des, universitaires, des experts des pays du Sahel (Mali, Sénégal, Guinée Conakry, Burkina FAso, Niger…) et de Chine pour échanger sur les droits de l’Homme, le concept, son évolution, ses interprétations et ses adaptations aux réalités des Nations.

Un sujet a beaucoup retenu l’attention des participants. Il s’agit de la «<strong>Gouvernance mondiale: Comment placer les intérêts du peuple au premier plan en adoptant la sagesse chinoise</strong>». Pour mémoire, au Mali, les populations apprécient hautement la qualité de la coopération  existant entre le Mali et la Chine, depuis 1960. Les symboles de cette excellente coopération sont visibles dans tous les domaines du développement, notamment celui des infrastructures économiques, administratives, sanitaires et socioculturelles.

La Chine a toujours été «<strong>un ami sincère, un partenaire fidèle, loyal, fiable et désintéressé</strong>», a souligné le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des sceaux, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre, lors de la cérémonie d’ouverture de la <strong>«Conférence, le 20 juin 2022</strong>».

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye Diop a noté la constance de l’engagement de la Chine auprès des pays Africains en général et du Mali en particulier. Tout en exprimant l’engagement du Mali à œuvrer avec la Chine pour maintenir les excellentes relations Sino-maliennes à leurs plus hauts niveaux, le Ministre a remercié l’ambassadeur pour le soutien que son pays accorde au Mali dans ce moment difficile.

L’ambassadeur Chen Zhihong a noté que «<strong>pour les pays en développement y compris la chine et les pays du Sahel, il faut donner la priorité à la survie et au développement dans le but de mieux satisfaire les besoins du peuple</strong>». À cet égard, l’Ambassadeur a cité le Président Chinois Xi Jinping: «<strong>Il faut toujours faire de l’aspiration du peuple à une vie meilleure l’objectif de notre lutte</strong>».

Prenant référence dans l’histoire du Mali, il a évoqué, «<strong>la Charte du Mandé (Charte de KouroukanFouga) qui stipule  clairement les notions de droits de l’homme et de la protection de la dignité de la personne humaine».</strong> Cette charte (Constitution) reconnue par l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) comme patrimoine de l’humanité a été établit, lors du grand rassemblement qui a consacré Soundjata Keïta empereur du Mali, en 1236.

Avec l’Ambassadeur Chen nous notons «<strong>qu’il n’existe pas un modèle universel  pour les des droits de l’homme, de la démocratie et de la liberté. Les spécificités nationales et les différences d’histoire, de culture, de système social et de niveau de développement entre les pays font qu’il faut tenir compte des conditions nationales et des besoins  du peuple de chaque pays dans la promotion et la protection des droits de l’Homme</strong>».

Le thème «<strong>Gouvernance mondiale: comment placer les intérêts du peuple au premier plan en adoptant la sagesse chinoise a paru bien à propos».</strong> Ce thème participe des débats en cours, depuis un certain temps, autour de la Gouvernance mondiale. Ces débats qui ont pris du volume suite à la situation sécuritaire qui prévaut dans les pays du Sahel, mais aussi de l’éclatement du conflit armé Russie-Ukraine, le 24 février 2022. Une revue si brève soit-elle de la sagesse chinoise était bien à propos.

L’historiographie  nous enseigne que la Chine est un pays de plus de neuf millions cinq cents mille (9 500 000) km<sup>2</sup>, une population d’un milliard quatre cents millions (1 400 000 000) d’habitants, composée de 56 groupes ethniques vivant en parfaite harmonie, une civilisation cinq (05) fois millénaire. Le professeur Wan Zhan, Directeur de l’Institut des Études Africaines de l’Université de Wuhan. En Chine, l’histoire côtoie le présent et le présent tutoie le futur. Ici les jardins ne sont pas dans la ville, c’est la ville qui se trouve dans les jardins.

En Chine, l’homme vit en harmonie avec la nature. C’est là une des sources caractéristiques de la sagesse chinoise. Le Prof Wan Zhan est descendu dans le labyrinthe des temps pour nous remonter les éléments probants sur les droits humains, leur naissance, leur évolution en rapport avec les Sociétés humaines. C’est dans ce perpétuel mouvement que les droits de l’Homme deviennent sujets d’interprétations liées à la nature des différentes Sociétés et organisations politiques, économiques, sociales, et culturelles. Chaque société humaine, chaque nation génère une philosophie basée sur son vécu et le mode de vie qu’elle a façonnée durant son histoire, contribuant ainsi à l’histoire de l’humanité.

La contribution de la sagesse chinoise à la réalisation des aspirations du peuple et au progrès de l’humanité est incommensurable. En plus des inventions majeures qui ont contribué au progrès de l’humanité (la poudre à canon, la boussole, l’encre et le papier, les immenses navires), la Chine a produit d’éminents philosophes: Laozi (571 av J.-C), Confucius (511-479 av J.-C), Zhuang Yi (369-286 av J.-C), Meng Zi (313-238 av J.C), Dong Zhong (179-104 av J.-C) qui ont marqués de leurs empruntes l’encrage de la sagesse chinoise dans la gouvernance du pays, mais aussi dans celle du monde. Cette sagesse est conservée dans plus de 3.100 bibliothèques et plus de 2.900 Musées.

Ainsi, la mémoire historique est sauvegardée pour nourrir la vie des générations présentes et celle des générations futures. Comme le dit un adage au Sahel, au Mali précisément: «<strong>Quand vous oubliez votre origine, votre futur vous sera sombre</strong>». Le peuple Chinois s’est d’où il vient. Il s’est où il va.

La sagesse chinoise que l’historiographie et les philosophes nous enseignent est pérennisée en la gouvernance chinoise des quatre générations de leadership (du Président Mao Zedong au Président Xi Jinping) sous la direction du Parti Communiste Chinois. La citation du Président Chinois: «<strong>Les aspirations du peuple à vivre une vie meilleure constituent l’objectif de notre lutte</strong>» est un véritable sacerdoce, un programme mettant le peuple au premier plan de la gouvernance. Toutes les interventions du Président Chinois sont émaillées de proverbes, d’adages de citations, d’anecdotes, de références historiques inspirées de la sagesse des profondeurs du pays, plaçant le peuple au premier plan de la gouvernance.

L’éradication de la pauvreté absolue en Chine, le système de santé face à la COVID-19, la réalisation d’une Société de moyenne aisance, l’excellente entame de la marche vers le grand renouveau de la Nation Chinoise sont des miracles humains reconnus par le monde entier, ayant mis le peuple au premier plan. Le génie du peuple chinois fait preuve d’une résilience exceptionnelle et force l’admiration. Le pays exprime en toute circonstance son engagement en faveur d’un développement pacifique partagé faisant du peuple l’Alpha et l’Omega de la Gouvernance.

La sagesse chinoise préconise le concept: «<strong>Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse</strong>». Elle enseigne la promotion de la paix, la vie en harmonie entre les hommes et entre l’homme et la nature, le développement partagé, le multilatéralisme dans la gouvernance mondiale.

Les aspirations des peuples à vivre une vie meilleure, doit être l’objectif ultime de la Gouvernance mondiale. Alors le peuple sera au premier plan pour l'avènement d'un monde harmonieux de paix durable et de prospérité commune. À cet effet, la sagesse légendaire chinoise doit servir de source d’inspiration pour la gouvernance mondiale. /.

<strong><em>Prof. Yoro DIALLO, Chercheur Principal / Directeur Exécutif du Centre d’Etudes Francophones-Directeur du Musée Africain</em></strong>

<strong><em>Institute of AfricanStudies, Zhejiang Normal University, CHINA</em></strong>

<strong><em>E-mail: </em></strong><strong><em><a href="mailto:inadial@yahoo.com">inadial@yahoo.com</a> /Tél: (0086)15888991173</em></strong>

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<title>Partenariat JCAR&#45;CANAM :  Des patrons de presse outillés sur le RAMU pour mieux informer la population</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/partenariat-jcar-canam-des-patrons-de-presse-outilles-sur-le-ramu-pour-mieux-informer-la-population-2981539.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Jun 2022 10:09:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’association Journalisme Citoyen-Action pour la République (JCAR), en collaboration avec son partenaire la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM), a organisé, mercredi 22 Juin 2022, à l’hôtel ‘‘Les Colonnes’’, une journée d’échanges entre patrons de presse et techniciens de la CANAM. Le thème retenu était: «L’opérationnalisation du RAMU et les avancées sur sa certification ISO». C’était sous la présidence du médecin général Boubacar Dembélé, Directeur général de la CANAM qui avait à ses côtés le président du JCAR, Abdramane Alassane Maïga et son secrétaire général, Malick Maïga.</strong>

Il s’agissait à travers cette rencontre d’outiller les hommes de médias sur le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) et sa certification ISO afin qu’ils puissent mieux informer et sensibiliser les populations.

Prenant la parole, le président de Journalisme Citoyen-Action pour la République<strong><em> (</em></strong>JCAR), M. Abdramane Alassane Maïga, fera observer une  minute de silence en la mémoire de notre défunt confrère BiramaFall ainsi que tous les martyrs. Cette rencontre CANAM-JCAR, dit-il, «<strong>est une nouvelle occasion  d’échanger sur les sujets d’intérêts à savoir: l’opérationnalisation du RAMU, mais également sa certification ISO<em>». </em></strong>Aussi, d’ajouter que la solidarité malienne, en passe de devenir légendaire trouve son expression à travers la CANAM qui, aux dernières nouvelles inspire déjà plusieurs pays Africains.

Le Directeur général (DG) de la CANAM, le général Boubacar Dembélé, pour sa part, précise que cette rencontre vise à annoncer aux journalistes que la bascule de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) vers le régime du RAMU suit son cours. L’AMO, selon lui, ne prenait en charge que les fonctionnaires et salariés.

La donne va bientôt changer avec le RAMU qui permettra à l’ensemble de la population malienne d’accéder à une assurance maladie unique qui couvrira toutes les catégories sociales par des mécanismes appropriés. C’est,  certes un processus long, mais pas illusoire.

Aussi, l’orateur indique-t-il  que  cette rencontre est l’occasion d’informer de l’engagement de la CANAM à obtenir la Certification ISO 9001 version 2015. Cette norme définit les fondements applicables à un système de management, de qualité basé sur une orientation client, l’engagement et la motivation de la direction, l’approche processus et l’amélioration continue des services.

Les deux (02) thématiques ont été exposés par des techniciens de la CANAM, à savoir: M. Sériba Traoré, conseiller technique, membre du groupe des experts, M. Seydou Tama Camara, chef de l’équipe projet et M. Saouti Traoré, chef Service organisation, qualité.

S’agissant du premier thème: «<strong>L’opérationnalisation du RAMU», </strong>M. Traoré dira que <strong><em>«si l’on veut une solidarité complète, il faut une prise en charge de toutes les catégories. C’est- à- dire que tout le monde ait accès à un panier de soins identiques sans discrimination, mais conformément au principe de bas de l’AMO:</em> «on cotise selon ses moyens, et on est pris en charge selon ses besoins</strong>»». Ce dernier ne prenait en charge que les fonctionnaires et les salariés. Il rappelle que le RAMU a été lancé, en 2018 et sera opérationnel, en 2022. Mais, «<strong>On n’a pas encore 100% des assujettis de l’AMO dans nos rangs</strong>».

Quant à la certification du RAMU à ISO 9001 version 2015, Seydou Tamba Camara et Saouti Traoré ont expliqué le bien-fondé de cette initiative, avant de rappeler que le projet a vu le jour, en  2019, pour une durée de cinq (5) ans et repartis en plusieurs phases.

La certification, selon eux,  ne suffit pas, mais il faudra une amélioration continue. Ce qui passe par la satisfaction des assurés, l’amélioration de l’image de la structure, une meilleure coordination, le développement et le renforcement de la capacité des membres, l’amélioration de la performance du processus.

Notons que cette 6<sup>ème</sup> édition de la journée d’échanges CANAM -JCAR a regroupé une quarantaine de directeurs de publication.

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<title>La chute du Mali :  Le film de la tragédie</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-chute-du-mali-le-film-de-la-tragedie-2981529.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Jun 2022 10:05:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Devant l’incapacité de l’armée malienne à chasser les groupes djihadistes islamistes du nord du pays, le président par intérim Dioncounda Traoré a officiellement écrit, le 4 septembre 2012, au président  ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), pour lui demander de l’aider à les neutraliser militairement. Un sommet de la CEDEAO, tenu à Bamako, le 4 novembre 2012, a adopté un plan militaire de libération du Nord- Mali par un contingent militaire de 4 000 soldats à constituer (contre 3 300 soldats retenus initialement), qui devait être soumis au Conseil de sécurité des Nations-Unies pour adoption par le gouvernement malien.</strong>

<strong>Le 10 novembre</strong>, le sommet de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a décidé de la constitution d’une armée de 3 300 soldats, à constituer avec des troupes en provenance des pays de la CEDEAO et d’autres pays africains (Afrique du Sud, Tchad, Mauritanie, Maroc, etc.) sous la supervision de l’armée malienne (comprenant 5 000 soldats, semble-t-il) qui serait déployée dans un an à partir de cette date.

<strong>Le 20 décembre</strong>, le Conseil de sécurité des Nation unies (NU) a voté une résolution autorisant une intervention militaire pour libérer le nord du Mali, soumise à travers la France, membre de ce conseil, décidée à aider militairement le Mali pour chasser les rebelles djihadistes et islamistes.

Entre-temps, la dualité du pouvoir se poursuivait entre le capitaine Amadou Haya Sanogo et le Pr Dioncounda Traoré, et leur contradiction politique a amené à la démission forcée du Premier ministre Cheick Modibo Diarra qui aurait refusé l’utilisation abusive de certains fonds du budget national). Cheick Modibo Diarra a été immédiatement remplacé par M. Django Cissoko, ancien médiateur de la République, comme Premier ministre, au moment où les troupes rebelles touareg avançaient en colonnes sur Konna, à 60 km de Sévaré.

L’armée malienne a tenté pendant cinq (05) jours de combat, de stopper ces rebelles au niveau de Konna, en vain. Elle a été obligée de se retirer de Konna, qui a été prise par ces rebelles. Le professeur Dioncounda Traoré, président par intérim, a ainsi demandé l’intervention immédiate de l’armée française pour empêcher les rebelles de prendre Mopti et d’avancer sur Bamako.

Pour se couvrir juridiquement, la France a fait voter par le Conseil de sécurité des Nations unies une résolution qui l’a autorisé à intervenir militairement au Mali; ce qui a été fait à partir du <strong>11 janvier 2013</strong> sous l’opération française Serval, dont les avions militaires ont débarqué à l’aéroport de Sévaré et aidé l’armée malienne à stopper les troupes rebelles, à libérer Konna et à les empêcher d’aller prendre Mopti et Bamako (l’espionnage français aurait repéré deux colonnes rebelles conduisant des véhicules pick up 4x4 armés de canons, l’une plus au nord et l’autre aux environs de Konna, chacune comptant au moins 200 véhicules pick-up 4x4 armés; la colonne qui a pris Konna la veille aurait été équipée de 100 véhicules pick-up 4x4 et comptait environ 1200 rebelles d’après cette source française).

Les frappes des infrastructures militaires des rebelles par l’aviation de Serval les ont fait fuir de Gao, Tombouctou et Douentza. L’armée terrestre française était ensuite entrée en action dans ces zones à partir  de ravitaillements terrestres à partir de la Côte d’Ivoire. Des troupes des pays de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) (Burkina Faso, Sénégal, Bénin, Togo, Niger, Guinée Conakry, Nigeria sous la direction d’un général nigérian), ainsi que le Tchad (dont les 2 000 soldats ont commencé à venir par la route dans la première semaine de février au Mali à 3000 km du Tchad), ont ainsi commencé à intervenir au Mali pour soutenir l’armée malienne et Serval et chasser les rebelles du Nord du Mali.

<strong>Vers la fin de janvier 2013</strong>, Hombori, Tombouctou et Gao ont été libérées par une action conjointe de l’armée malienne et de Serval (des troupes aéroportées ont atterri à l’aéroport de Gao que les rebelles du Mouvement pour l’unicité et jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) avaient saccagé et abandonné); les troupes nigériennes, accompagnées par une fraction de l’armée malienne conduite par le colonel touareg, Elhadj Gamou (proche des autorités maliennes), étaient arrivées par la suite à Gao à partir du Niger).

<strong>Le 29 janvier</strong>, l’armée française a atterri seule à Kidal, où il n’y aurait pas eu de résistance de la part des rebelles (qui se seraient retranchés dans les montagneuses rocheuses alentour); mais elle a rencontré à Kidal des responsables du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui l’auraient aidée à repérer et à traquer les rebelles djihadistes et islamistes (à partir de ce moment les maliens ont compris le <strong>double jeu de la France</strong>, qui a distingué entre les djihadistes d’Ançar-Dine, d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et du MUJAO devant être abattus militairement et les rebelles du MNLA à ne pas combattre sous prétexte que cette dernière a fait des revendications politiques que seul le gouvernement malien devrait régler.

Les bombardements des positions rebelles djihadistes et de leurs caches d’armes et de munitions par l’aviation française dans les zones de Kidal, Aguel’hoc, Tessalit, etc., ont continué en février 2013 et les mois suivants, avec l’appui notamment au sol des troupes tchadiennes, qui ont délogé et éliminé de nombreux rebelles dans les montagnes rocheuses de la région de Kidal. Dès lors, on comprend aisément le mutisme de Dioncounda Traoré, un gouverneur français à la peau noire.

Pendant ce temps, la division au sein de l’armée malienne a persisté, notamment à travers des affrontements militaires, le 8 février 2013 à Bamako, entre bérets verts et les bérets rouges au camp militaire de Djikoroni, qui ont fait des morts parmi eux. Ceci n’a pas empêché l’Union européenne (UE) de financer la formation des soldats maliens à la demande du régime par intérim de Dioncounda Traoré (750 instructeurs militaires de l’UE ont commencé, en avril 2013, la formation, au camp de formation militaire à Koulikoro, en quinze (15) mois de 3 400 militaires maliens, soit quatre (04) bataillons de 850 soldats chacun).

En outre, le Conseil de sécurité des Nation unies a unanimement voté, le 25 avril 2013, le lancement d’une Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), qui devait être composée de 12 600 militaires (Casques bleus) au départ et remplacer à partir de juillet 2013, pour un an, la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA), mise en place par l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), en 2012. La MINUSMA était au départ une armée d’interposition non offensive, qui était indépendante de La Serval française offensive (composée de 4 000 soldats français au départ, ramenés progressivement à 1 000 soldats, en fin 2013).

<strong>En juin 2016</strong>, avec l’appui de la France, membre du Conseil de sécurité des Nations Unies, ce dernier a voté une réforme de la MINUSMA pour la rendre plus robuste et la transformer d’un instrument d’interposition en un instrument offensif en augmentant son effectif de 2 500 Casques bleus supplémentaires (aux 11 000 soldats existants) et lui fournissant des avions, drones, engins blindés, etc.

<strong>Mahamadou MAÏGA (Consultant indépendant)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Promulgation de la loi électorale :  On a tout compris, président&#45;colonel Assimi Goïta !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/promulgation-de-la-loi-electorale-on-a-tout-compris-president-colonel-assimi-goita-2981523.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Jun 2022 09:46:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La loi électorale a été promulguée par le président de la transition, suite à l’arrivée du médiateur de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan à Bamako. Coup de colère chez une bonne partie des partisans du changement et de la refondation. Cette promulgation lève le voile sur les ambitions cachées du colonel président de la transition. La formation du gouvernement a fait l’objet de vives protestations tant par la qualité des ressources humaines qu’à la réussite de leur mission. S’ajoute à cela, la composition du Conseil national de Transition (CNT) dont certains membres sont issus de la vieille classe politique, qui ont à leur actif la déliquescence de l’État.</strong>

D’autres, au lieu d’être en prison, décident du Mali Koura (korolé, ancien). Des jeunes, chefs de partis politiques sans élus locaux ou nationaux à part eux-mêmes, se fendent en défenseurs de la transition guidés par des anciens du régime Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). On a tout compris, président Assimi.

Nous savons que les cinq (05) colonels putschistes ont des affinités avec l’ADEMA-PASJ (parents barons de la ruche, du RPM et autres). Nous avons aussi en mémoire cette éloquente citation du défunt IBK à l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM): «S<strong>i vous refusez d’aller à l’école, nos enfants assurerons la relève. Ils viendront  vous commandez ici</strong>». Nous sommes à ce stade aujourd’hui, malheureusement.

Nous savons maintenant pourquoi l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA- PASJ) a fêté en grande pompe ses dix (10) ans de gestion du pays (1992-2002), le 8 juin 2022, (vingt ans après son départ du pouvoir). Sûrement, un deal entre Assimi et l’ADEMA pour la prochaine présidentielle, en 2024.

L’ADEMA-PASJ qui détient les postes de première et deuxième vice-présidence au Conseil national de transition (CNT). On a tout compris, militaires du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), lorsque le président de la transition est le neveu du premier président de l’ADEMA-PASJ. On a tout compris, lorsque la ruche peut se diviser en clans pour soutenir des candidatures indépendantes, comme elle l’a fait avec le général Amadou Toumani Touré. Dix (10) barons ont soutenu le candidat ATT, en 2002. Résultat ? Victoire ! On a compris tout à travers cette promulgation diligente de la loi électorale. Ma déception est trop grande en apprenant la promulgation de la loi électorale par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, ce jour vendredi 24 juin 2022.

Du 22 septembre 1960 à ce jour de 24 juin 2022, le Mali est à son  septième président (Modibo Keïta, le lieutenant Moussa Traoré,  lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré  dit ATT (1), Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré (2), Ibrahim Boubacar Keïta et Assimi Goïta. Sept (07) présidents en soixante-deux (62) ans de souveraineté nationale dont trois (03) présidents civils et quatre (04) militaires (le général Moussa Traoré, le lieutenant- colonel Amadou Toumani Touré (1), le général ATT (2) et le colonel Assimi Goïta).

Du point de vue historique, trois (03) des présidents portent le même patronyme, Keïta et sont de la même sphère géographique (Modibo Keïta, Ibrahim Boubacar Keïta, Assimi Goïta), les quatre (04) autres (Moussa Traoré; Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré (1 et 2) sont des anciens collaborateurs. Ils ont commun la voyelle(é) à la fin de leur patronyme. Ce qui signifie qu’ils étaient de grand orateur et magicien.

L’astrologue et sage Fily Dabo Sissoko avait  prédit que «<strong>ni lui, ni Modibo Keïta, ne feront le Mali, ce serait le septième président du Mali, un jeune âgé de 30 à 42 ans qui fera notre pays. Le Mali sera la vitrine du monde entier</strong>».

Et depuis, les Maliens attendaient ce jour de 18 août 2020, date de la chute du vieux système (ADEMA-PASJ, RPM, IBK) pour voir enfin leur septième président débout comme  un rempart sortir le pays du creux de la vague. Jusqu’à ce vendredi 24 juin 2022, nous avions encore confiance  à ce jeune militaire et à son Comité national pour le salut du peuple.

Les cinq (05) colonels, qui ont fait le coup d’État (il faut le dire ainsi), ont certes des ambitions pour diriger le pays un à un. À commencer par Assimi Goïta, président de la transition. Ensuite, Sadio Camara, Malick Diaw, Modibo Koné, Ismaël Wagué. Lorsqu’on dresse un bilan des gestions des pouvoirs civils et militaires, celui des militaires est le plus catastrophique. Le cas du Comité militaire de libération nationale (CMLN) est encore vivant dans nos esprits.

Le CMLN a été un groupe de soldats qui a fait haro sur le patrimoine national et jusqu’ici nous n’avions pas pu nous relever de cette gestion catastrophique. Le bon militaire, c’est le patriote. Or de nos jours, il n’en existe rarement. Il revient au colonel Goïta, de nettoyer les écuries d’Augias, de traquer les délinquants financiers, de rendre à l’État ce qu’on lui a volé afin d’opter pour le changement. Que justice soit rendue.

Le président de la transition et les membres de son CNSP doivent réfléchir par deux fois avant de passer à l’acte. Le CMLN, c’était quatorze (14) membres. Pour des raisons de leadership ou d’ambitions politiques, ils se sont dévorés. Le plus puissant a mangé les autres.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>

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<title>Conquête et confiscation du pouvoir politique au Mali :  Une succession des 5 colonels à Koulouba se précise !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/conquete-et-confiscation-du-pouvoir-politique-au-mali-une-succession-des-5-colonels-a-koulouba-se-precise-2981518.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Jun 2022 09:42:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ça y est. C’est fait. Et rien ne pourra l’empêcher. Les putschistes de 2020 ont décidé d’ôter la tenue militaire pour faire un saut dans l’arène politique. La deuxième phase des préparatifs de la conquête du pouvoir vient d’être réalisée avec l’adoption de la loi électorale, après celle (la première) qui à consister à militariser l’administration publique. Ils sont aidés dans cette aventure par des politiciens incolores, inodores et sans saveur des partis politiques moribonds et des individualités politiques qui croient que leur soleil brille encore de mille feux.</strong>

Dans un pays de surprises et de paradoxes, tout est possible et permis. Depuis l’arrivée d’une race de femmes et d’hommes politiques affamés au pouvoir, en juin 1992, le Mali est devenu un cas particulier sur la scène politique internationale. De régimes démocratiques élus frauduleusement aux coups d’État, en passant par des transitions chaotiques, le Mali est à terre, depuis le 8 juin 1992. Et il sera définitivement enterré par la volonté des militaires à conquérir et confisquer le pouvoir pour une succession à Koulouba (palais présidentiel) des cinq (05) colonels qui ont parachevé l’œuvre du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), le 20 août 2020, en renversant le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

La machine infernale de la conquête, de l’exercice et de la confiscation du pouvoir par les militaires, auteurs du coup d’État du 20 août 2020, représentés par cinq colonels, se met progressivement en marche et selon leur souhait. Après la militarisation des postes à responsabilité de l’administration publique, des ambassades et des consulats, un autre pas décisif vient d’être allègrement franchi, le 17 juin. Ce jour, les membres du Conseil national de transition (CNT) ont adopté sur fond de désaccords avec le gouvernement la loi électorale, promulguée, le 24 juin, par le colonel Assimi Goïta, président de la transition, chef de l’État. Celle-ci a déblayé le terrain pour les autorités militaires de la transition à se présenter aux différentes échéances électorales prévues en 2024.

L’article 155 de cette loi stipule que: «<strong>… Toutefois, pour les élections pendant la Transition, les membres des Forces Armées ou de Sécurité qui désirent  êtres candidats aux fonctions de Président de la République, doivent démissionner ou demander leur mise à la retraite au moins quatre (4) mois avant la date de l’élection présidentielle marquant la fin de la Transition</strong>».

L’adoption de cette loi intervient après que la Charte révisée, intervenue après la prise du pouvoir par le colonel Assimi Goïta, le 24 mai 2021, a supprimé l’article de la Charte de 2020 qui interdisait aux autorités de la transition (militaires et civiles) d’être candidates à une élection. Autre moyen pour accéder à la magistrature suprême sans coup férir, c’est le bicéphalisme de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), chargée de l’organisation et de la gestion des élections. Elle n’incarne pas un organe unique comme annoncé, mais un serpent à deux têtes, d’où la confusion. Dans la mesure où l’administration (appui technique et organisationnel) et l’AIGE gèrent les élections.

Le mécanisme institutionnel d’une victoire certaine aux élections est déjà en place. Cet intérêt des colonels pour Koulouba serait intervenu après que les candidats sur lesquels les militaires du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) espéreraient pour briguer la magistrature suprême et avec lesquels ils comptaient diriger le pays, seraient tous trempés dans des malversations financières. Les deux (02) retenus, après avoir passé plus d’une dizaine de femmes et d’hommes politiques, de la société civile et militaires à la retraite au scanner, se seraient enrichis sous l’ère IBK dans l’attribution frauduleuse des marchés à coup de milliards. L’un serait l’époux d’un haut gradé et l’autre, ressortissant du même village que l’un des auteurs du coup d’État contre IBK.

Dans cette marche hasardeuse vers le pouvoir suprême, les membres de l’ex-CNSP auraient bénéficié du soutien d’un certain nombre de partis politiques, dont deux ont déjà dirigé le Mali. Deux (02) monstres qui ont des accointances avec trois des cinq (05) colonels.

Selon plusieurs sources, la confiscation du pouvoir par le Front pour la libération nationale (FLN) en Algérie serait adoptée par les autorités militaires de la transition du Mali. Dans ce pays, la réalité du pouvoir se trouve concentré entre les mains des combattants de la guerre de libération et leurs enfants. Au Mali, nos militaires auraient opté pour cette succession à la manière FLN. L’un des colonels serait candidat à l’élection présidentielle prévue en 2024 et un autre aux législatives pour prendre la tête de l’Assemblée nationale. Les mêmes sources indiquent qu’il serait convenu d’un mandat de cinq ans pour chacun d’eux, le temps de recomposer la classe politique malienne.

Certes, tous les Maliens doivent se porter candidat aux élections à condition qu’ils remplissent les conditions définies par la loi. Mais nous ne souhaiterons pas que les colonels franchissent le Rubicon pour leur honneur et l’honneur du Mali. Ils font déjà partie de l’histoire et les actes qu’ils ont posés seront marqués d’une pierre et serviront d’exemples à d’autres. S’ils acceptent de satisfaire les appétits gloutons et voraces des oiseaux de mauvais augures, l’histoire les citera dans le mauvais sens. Et une fois élu à la tête de l’État, le premier président d’entre eux sera une proie facile pour l’impérialisme français qui rôde toujours pour un retour revanchard.

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>sur les traces de Kalilou Doumbia : Un digne fils du terroir</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sur-les-traces-de-kalilou-doumbia-un-digne-fils-du-terroir-2980560.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 11:00:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il constitue un des fils illustres de Yanfolila, Kalilou Doumbia, qui a été retenu par l’Association Faso Kabo Nokola, comme l’homme de l’année, pour son engagement pour le développement local, rêve de voir son Yanfolila épanoui dans un Mali prospère et réconcilié.</strong>

<strong> </strong>Pleinement engagé pour le Développement de Yanfolilila, sa terre natale, Kalilou Doumbia, né le 29 novembre 1981 à Kabaya (cercle de Yanfolila) est sans nul doute, un digne fils de son terroir.

Pur produit de l’école malienne, grand serviteur de l’État, il a intégré  la fonction publique, depuis le 11 mai 2010. Cet inspecteur des finances émérite, a fait ses humanités à l’École centrale pour l’Industrie, le commerce et l’administration (ECICA), où il décrocha, en 2005 la deuxième partie du Brevet de technicien (BT2) en comptabilité, après avoir empoché la première partie (BT1), en 2003.

Muni de son parchemin, Monsieur Doumbia, ne s’arrêtera pas là pour autant, comme le ferait beaucoup de jeunes de son âge. Sa propension presque boulimique pour le savoir, lui poussa à poursuivre des études supérieures. Au bout desquelles, il arracha une Maîtrise en Sciences et techniques comptables et financières (MSTCF), entre 2013- 2014, une licence professionnelle création et gestion des entreprises en finances comptabilité, obtenue à l’Institut universitaire de gestion (IUG) de 2009 à 2012.

De 2019 2022, il décrocha un Mater II en passation et gestion des marchés à l’Ecole supérieure de passation et de gestion des marchés  publics (ESGMP) et d’un Master en audit et expertise comptable dans le cadre du programme conjoint PPA Paris Technolab-ISTA.

Du 25 juin 2010 au 3 janvier 2011, contrôleur de finances, le natif de Yanfolila devient le premier adjoint comptable à la Direction administrative et financière (DAF) du ministère de la Jeunesse et des Sports. Là-bas, il laissera une très bonne impression. Ce qui lui permit d’être promu presque pendant cinq (5) ans (2011- 2015) comme chef de Division de la comptabilité générale de la pharmacie populaire du Mali, à l’issue d’un concours organisé par le cabinet d’expertise comptable «<strong>Koni Expertise</strong>».

Chef comptable régional au Département de la Pharmacie Populaire du Mali (PPM) d’août 2017 à juin 2019, son assiduité au travail, sa disponibilité et son sens élevé de la responsabilité lui font vite gravir les échelons de la Pharmacie Populaire, où il assumera de lourdes responsabilités. Parmi lesquelles, la charge de chef de Division chargé des salaires et de contrôle budgétaire (décembre 2016 à août 2017), de chef de Division intendance (gestion logistique et moyens généraux), d’octobre 2016 à décembre 2016, chef de Division achat et approvisionnement et de la Division chargée des marchés, de juin 2019 à nos jours.

Soucieux de partager ses expériences avec la jeune génération, Kalilou Doumbia, qui a été aussi, 2<sup>ème </sup>comptable de deux (02) sociétés de recherches minières (Glencarminingpic et Sankarani Ressources), de 2007 à 2009, officie depuis 2012, comme professeur de comptabilité à l’Institut universitaire de gestion (IUG), niveau licence.

Marié et père de deux (02) enfants, le patriote, Kalilou Doumbia, pour qui, les arcanes de la gestion comptable et financière, n’ont plus de  secret, est passionné de lecture, de musique et de football.

<strong>Alpha Sidiki SANGARÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Adoption de la loi électorale :  Le CNT descend Choguel Kokalla Maïga de son piédestal</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/adoption-de-la-loi-electorale-le-cnt-descend-choguel-kokalla-maiga-de-son-piedestal-2980565.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 08:09:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali s’est doté d’une nouvelle loi électorale, au cours d’un vote, vendredi dernier, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), en présence des membres du gouvernement. Le projet de loi, taillé à la mesure de Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre, a été éventré par les membres du Conseil national de transition (CNT) pour donner à notre pays une loi consensuelle. Elle met ainsi fin au plan machiavélique du chef du gouvernement à contrôler le processus des élections à travers ses hommes de main au sein de l’Autorité indépendante de gestion des élections. Pour qui roule-t-il ? Quelle félonie !</strong>

<strong>«Le CNT veut une loi consensuelle, une loi  électorale des Maliens et non d’un clan</strong>». Ces propos sont du Dr Souleymane De, président de la Commission des lois du Conseil national de transition (CNT). Ils ont été tenus après un débat sur le projet de loi du gouvernement et les amendements apportés au même document par les conseillers nationaux.

Et à la fin des travaux, le colonel Malick Diaw, président  du CNT, déclare ainsi: «<strong>L’acte que nous venons de poser est historique. Nous venons de doter le Mali d’une loi électorale. Ce n’était pas gagné d’avance. Le chemin était parsemé d’embûches, mais nous sommes parvenus</strong>». Ces deux (02) déclarations montrent à quel point l’avant- projet du gouvernement était taillé à la mesure du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga.

En désespoir de cause, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles, M<sup>me</sup> Fatoumata Sékou Dicko, dit en tirer toutes les conséquences. Elles ont éventré le plan machiavélique du chef du gouvernement à s’accaparer d’un des leviers les plus importants de la démocratie: les élections.

L’adoption de la loi électorale a levé le voile sur la face cachée du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Elle a montré que le Premier ministre travaille pour un homme de l’ombre qui sortira certainement du bois au moment opportun. Malheureusement pour lui, son coup a été déjoué par les membres du Conseil national de transition (CNT) et son propre piège s’est refermé sur lui- même. Au grand bonheur du peuple malien.

Sinon, comment comprendre que dans le projet de loi, Choguel Kokalla s’était donné la part du lion. Dans sa boulimie de contrôle de l’appareil d’État pour la réalisation de ses ambitions obscures, il a superbement ignoré le président de la République, chef de l’État dans la désignation des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), Il s’était octroyé quatre sur les sept membres en se donnant une majorité au sein du bureau de l’AIGE. Pour quelle fin ? Il est le seul à répondre à cette question. Mettre de côté le premier responsable dans la gestion d’une telle structure, relève de la félonie.

Heureusement, la vigilance et la détermination des membres de la Commission loi  ainsi que les autres membres du Conseil national de transition (CNT) à doter le Mali d’une loi électorale consensuelle ont évité à notre pays une autre crise politique, créée de toutes pièces par un Premier ministre qui nage dans les eaux troubles pour des intérêts inavouables. Ils ont apporté quatre-vingt-douze (92) amendements au projet de loi gouvernement après des écoutes auprès de plus de 200 organisations politiques, de la société civile et des personnes ressources. Leur apport a été déterminant dans l’adoption de la nouvelle loi électorale.

Adoptée à 115 voix pour, 3 absentions, zéro contre, la loi ainsi adoptée descend Choguel K. Maïga de son piédestal de manipulateur et sauve le Mali d’une autre aventure politique. Tout porte à croire que notre pays n’avait rien à gagner dans le projet de loi proposé par le chef du gouvernement. Il ne garantissait nullement les intérêts du Mali, mais d’un groupuscule, prêt à prendre le pouvoir à l’issue d’élections frauduleuses ou même au prix du sang. On se demande comment ce document a pu être adopté au Conseil des ministres et passer au Secrétariat général du gouvernement.

<strong>Autre trahison:</strong> ledit projet de loi ne prenait pas en compte  les recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). Car, il a été déposé sur la table du CNT, le 3 décembre, alors que les ANR ont débuté fin décembre. On ne peut pas crier au nom de la refondation et fouler sous ses pieds les résultats des ANR.

Le chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga, vient d’apprendre à ses dépens que faire cavalier seul dans la gestion d’un pays conduit au suicide. Il est malheureusement, aujourd’hui, le seul à récolter le vent qu’il a semé. Quand la vérité surgit, le mensonge sort par la fenêtre.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>À cœur ouvert avec le doyen Diomansi Bomboté :  &amp;quot;Les professionnels des médias doivent encourager les conditions d&amp;apos;expression des citoyens pour qu&amp;apos;ils participent à la gestion des affaires publiques&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/a-coeur-ouvert-avec-le-doyen-diomansi-bombote-les-professionnels-des-medias-doivent-encourager-les-conditions-dexpression-des-citoyens-pour-quils-participent-a-la-gestion-des-affaires-publiqu-2979624.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Jun 2022 09:45:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Éminent journaliste, formé à l'École supérieure de journalisme de Strasbourg, en France, M. Diomansi Bomboté a travaillé au quotidien national L'Essor comme simple rédacteur, puis à la Radio Mali comme Rédacteur en chef. Avant de se retrouver à Dakar comme enseignant à la prestigieuse école de journalisme de Dakar le Centre d'études des sciences et techniques de l'information (CESTI) au sein duquel, il a formé plusieurs générations de journalistes.</strong></em>

Dans cette interview qu'il a bien voulu nous accorder, il jette un regard critique sur la situation actuelle de notre pays; mais aussi, sur le rôle des médias dans cette crise multidimensionnelle que traverse le Mali. Entretien.

<em><strong>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?</strong></em>

<strong>Diomansi Bomboté</strong>: Je m'appelle Diomansi Bomboté. Je suis né à Sabouciré dans le canton du Logo, à environ 25 km de Kayes en aval du fleuve Sénégal. Mon père Kékoro, maçon de son État, avait émigré très jeune au Sénégal avec ma maman, Mokhontafé Koité, femme au foyer, avec qui il aura cinq (05) autres enfants, deux (02) garçons et trois (03) filles avant de décéder à cinquante-trois (53) ans, en 1965.

<em><strong>Comment êtes-vous venu dans la presse ? Qu'est ce qui a motivé ce choix ?</strong></em>

<strong>Diomansi Bomboté</strong>: C'est par un concours de circonstance dû au destin. Après le décès de notre papa, le 14 mars 1965, j'ai dû décider de renoncer aux études de médecine estimées longues pour des filières relativement plus courtes afin d'aider les miens. Je me suis ainsi lancé dans des études de sciences économiques et de lettres, mention "<strong>journalisme</strong>". L'option journalisme a pris le dessus et, bénéficiaire d'une bourse nationale, je suis parti à l'École supérieure de la rue Schiller de Strasbourg (France) pour obtenir la maîtrise. Plus tard, alors que j'enseignais à l'université de Dakar, j'ai poursuivi mes études en 3<sup>ème</sup> cycle à Paris, Université Paris II qui abritait l'Institut français de presse (I.F.P).

<em><strong>Etes-vous disposé à retracer pour la jeune génération les étapes de votre carrière professionnelle avec ses hauts et ses bas, ses bons et mauvais souvenirs ?</strong></em>

<strong>Diomansi Bomboté</strong>: De retour de la France, j'ai servi au quotidien national <em>L'Essor</em>, en 1971 comme rédacteur avec le regretté, feu Cheick Mouktary Diarra, avant d'être transféré six (06) mois après à radio comme rédacteur en chef. Le CESTI, créé en 1965 auprès de l'Université de Dakar par l'UNESCO, avait pour objectif de recycler les premiers agents des organes de presse des jeunes États de l'ancienne Afrique occidentale française (AOF) nouvellement indépendants. Puis, il devint une section de la Faculté des lettres de Dakar permettant d'obtenir une licence ès lettres avec "<strong>mention journalisme</strong>".

En 1970, le CESTI fut érigé en "<strong>grande école universitaire autonome</strong>". Les autorités sénégalaises m'ont sollicité pour y enseigner. Elles adressèrent une correspondance officielle au gouvernement malien pour autoriser mon détachement au CESTI comme enseignant. J'ai ainsi bénéficié d'un détachement de trois ans renouvelables.

De là-bas, j'ai été sollicité par plusieurs organisations des Nations unies comme la Banque mondiale, le FNUA, l'UNICEF… et d'autres ONG internationales avec des propositions de rémunération plus avantageuses qu'à l'université.

Par loyauté, je n'ai pas voulu trahir le CESTI pour lequel le Mali m'avait libéré. Je collaborais tout de même avec le journal Afrique Nouvelle auquel j'envoyais de temps en temps des contributions.

Plus tard, le Fonds des Nations unies pour l'Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) est revenu à la charge. Comme les perspectives d'un plan de carrière en bonne et due forme n'existaient pas au CESTI, quand l'UNESCO m'a de nouveau fait appel, après le feu vert du Mali, via son ambassade à Paris, j'ai accepté de rejoindre l'organisation onusienne, où j'ai servi, de 1980 à 2004, au siège à Paris, mais dans d'autres lieux d'affection en Afrique comme au Rwanda et au Bureau régional de Dakar (BREDA).

J'ai aussi travaillé dans d'autres organes de presse, notamment comme le magasine Jeune Afrique, Miroir du Football, un mensuel français, Croissance des Jeunes Nations (Magasine mensuel en France), le quotidien français La Croix, Associated Press (la plus grande agence de presse dans le monde), etc.

S'agissant des bons souvenirs, je suis content et fier, d'avoir participé à la formation de nombreux jeunes professionnels au Mali, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Bénin, etc., dont la plupart ont eu à exercer de grandes fonctions dans leurs pays. Beaucoup me témoignent une certaine reconnaissance qui me touche profondément, je dois le reconnaître.

Mes déboires ? Quelques frustrations liées à des incompréhensions ne m'ayant pas toujours permis de m'exprimer comme je l'aurais souhaité sur des sujets d'intérêt général mais jugés "<strong>sensibles</strong>" par mes supérieurs. Certains de mes reportages ont été bloqués, jugés politiquement incorrects. On m'a refusé de publier un papier dans lequel j'expliquais les raisons des insuffisances de performance de nos sportifs (athlètes, basketteurs et footballeurs) que je mettais sur le compte de la politique nationale des sports qui manquait à mon avis de vision, de stratégies et d'organisation.

<em><strong>Le paysage médiatique a connu ces dernières années une véritable éclosion de journaux, radios, télévisions, sites web. Est-ce une avancée pour la presse et par ricochet la démocratie malienne ?</strong></em>

<strong>Diomansi Bomboté</strong>: Les technologiques de l'information et de la communication constituent indéniablement une avancée extraordinaire. La multiplication des canaux de communication à favorisé la transmission rapide des nouvelles, la vulgarisation de l'information qui stimule l'éveil de la conscience politique des citoyens… Pour illustrer cela, un auteur italien dit "<strong>quand le peuple décide, le destin suit</strong>". Un peuple informé a conscience de ses droits et pourrait mieux prendre une part plus conséquente dans l'animation du jeu démocratique national.

<em><strong>Le développement des TIC a provoqué la floraison de la presse en ligne ? Comment appréciez-vous ce genre de presse ? Quel doit être son encadrement ?</strong></em>

<strong>Diomansi Bomboté:</strong> Je préfère le mot réglementation qui convient le mieux, car le terme encadrement à une connotation autoritariste. Cela dit, je pense que les journaux en ligne participent de la démocratisation, de l'accès à l'information qui constitue un droit constitutionnel. C'est regrettable que le Mali n'ait pas accédé à la recommandation des Nations Unies, obligeant les États membres à adopter la loi d'accès à l'information. Je pense qu'il faut faire du droit à l'information un droit inaliénable. Malheureusement, au sein de l'administration malienne, c'est très souvent la loi de l'omerta qui se dresse devant le journaliste en quête d'informations utiles.

En outre, je pense que la presse en ligne, tout comme les autres technologies de l'information et de la communication, a besoin d'instrument de régulation qui fixe les règles du jeu. Cela suppose des institutions assez fortes soutenues par un environnement juridique solide où la corruption n'a pas droit de cité.

<em><strong>Quels sont les défis pour la presse aujourd'hui ?</strong></em>

<strong>Diomansi Bomboté</strong>: La presse dispose de puissants outils aujourd'hui. Elle doit se donner les moyens de les utiliser à bon escient ; c'est-à-dire se prévaloir d'une formation professionnelle et honnête. Le corollaire du premier défi est la connaissance des exigences morales de la profession. Nous venons à l'éthique que je définis comme théorie rationnelle de la conduite individuelle. Le journaliste doit recouper, vérifier, ne laisser aucune place au hasard pour s'assurer de la justesse de ces informations. L'exigence d'éthique s'accompagne du respect scrupuleux des règles déontologiques de la profession. Certes, l'erreur est humaine mais la manipulation volontaire des faits pour des fins intéressées est intolérable. Pour moi, chaque fois qu'un professionnel pose un acte, sa responsabilité intellectuelle, son honnêteté et sa conscience sont sur la sellette. C'est cette conscience professionnelle qui doit nous pousser à nous acquitter au mieux de notre obligation qui est l'expression d'un contrat entre le public et nous.

Parmi les défis, il y a le combat sans concession contre la corruption. La presse doit se mobiliser pour barrer la route à cette tendance qui gangrène et pollue la bonne gestion des affaires publiques. Des dispositions pour contrecarrer la propagation des fausses nouvelles (fake news) constituent aussi un défi majeur.

<em><strong>Quel est votre regard sur la situation nationale ?</strong></em>

<strong>Diomansi Bomboté</strong>: C'est une situation assez complexe. Il n'est pas bienséant de vouer aux gémonies les tenants du pouvoir sans une analyse approfondie de ce qui se passe. Certes, on peut faire des reproches sévères justifiés sur la gestion de la crise. Je pense que la manière de gérer la crise fait appel à un sens de la responsabilité qui repose sur un solide leadership. Le laxisme, le non-respect des règles et principes de justice constituent de très lourds handicaps dans la bonne marche du pays. Nous sommes avec des partenaires techniques et financiers dont l'appui mérite d'être salué. Mais il est tout aussi regrettable quand on assiste à certains comportements qui frisent la duplicité.

<em><strong>Votre mot de la fin ?</strong></em>

<strong>Diomansi Bomboté:</strong> Je mets l'accent sur le sens de la responsabilité des journalistes. Je refuse de reconnaître la presse comme un 4ème pouvoir, car le pouvoir suppose qu'on a reçu un mandat de la part des populations pour une mission. Hors, nous n'avons pas ce mandat pour terroriser ou dire des choses inexactes. Néanmoins, nous devons avoir conscience des lourdes responsabilités qui sont les nôtres dans la prise de conscience des problèmes contemporains.

Par ailleurs, je déplore la pratique de l'information qui donne le sentiment que les professionnels des médias ne créent pas des conditions permettant aux populations de s'exprimer dans les médias. Or sans cette participation, me semble-t-il, on assiste à un dialogue de sourds dans la mesure où l'immense majorité des Maliens sont plus spectateurs qu'acteurs de leur propre destin.

<strong>Propos recueillis par Alpha Sidiki SANGARÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>ASSEP :  Ousmane Dao élu nouveau président</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/assep-ousmane-dao-elu-nouveau-president-2979606.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Jun 2022 09:27:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le directeur de publication du journal <em>Midi Info, </em>Ousmane Dao, est le nouveau président de l’Association des éditeurs de la presse privée (ASSEP). Il été élu, samedi 11 juin, au cours d’une assemblée générale extraordinaire. C’était à la Maison de la presse.</strong>

Il a été élu avec 119 voix sur 215 contre 99  voix pour Boubacar Yalcouyé, directeur de publication du quotidien <em>Le Pays</em>. Ousmane Dao dirige désormais un bureau de 17 membres pour un mandat de quatre (04) ans. Il succède ainsi Bassidiki Touré, démissionnaire.

Il s’est ainsi exprimé après son élection: «<em>Je demeure convaincu que les seuls gages de la réussite sont l’union et la cohésion autour de l’essentiel. Je travaillerai sans relâche à un meilleur rassemblement et à instaurer des cadres réguliers de débats et d’échanges autour de nos défis pour que la lumière jaillisse au profit de toutes et tous. Je sais compter sur tous et chacun dans la même dynamique</em>».

<strong>La rédaction</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Durée de la transition à 24 mois :  Allons à l’essentiel !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/duree-de-la-transition-a-24-mois-allons-a-lessentiel-2979597.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Jun 2022 09:12:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La durée de la transition malienne fixée désormais à vingt- quatre (24) mois donne une nouvelle chance au gouvernement d’ouvrir une autre page avec l’ensemble des acteurs des forces vives de la nation pour mettre sur pied le Mali dont rêvent nos compatriotes depuis des années. Un an de gestion tapageuse a montré les limites objectives d’un Premier ministre, plutôt décidé à en découvre avec ses compagnons de lutte que de faire face aux défis auxquels le Mali est confronté. La balle est désormais dans le camp du président de la transition, le colonel Assimi Goïta, pour apaiser le climat socio- politique pollué par une gouvernance sans vision et arrogante.</strong>

En se donnant une durée de vingt- quatre (24) mois, la transition malienne n’a plus droit à l’erreur. La décision prise par les autorités supposent qu’elles disposent suffisamment de temps pour engager les réformes politiques et institutionnelles nécessaires devant aboutir à l’organisation des élections pour le retour à l’ordre constitutionnel, rompu le 20 août 2020 par l’arrestation du président Ibrahim Boubacar Keïta et sa démission de ses fonctions de président de la République. Nous estimons que ce délai va consacrer la mort cérébrale de l’arrogance, du mépris, de la haine, de la division, du clanisme, du népotisme, du favoritisme, érigés en mode de gouvernance durant les douze derniers mois écoulés.

Ce nouveau départ, que les autorités de la transition ont voulu pour notre pays en fixant la date de la transition avant la réunion des chefs de l’État de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) du 3 juillet prochain, est l’ultime occasion pour le  gouvernement malien de prendre langue avec les Maliens de tous bords pour aller à l’essentiel et au plus vite : la construction de l’homme malien. Sans ce travail patriotique, toute reforme initiée est vouée à l’échec. Toutes les nations qui se sont développées et qui font la fierté des peuples paresseux sont toutes passées par là. Elles ont mis l’homme au cœur de leur politique de développement. Et le résultat est là : elles font le bonheur de leur peuple et tiennent tête aux autres dans les négociations par la qualité de leurs ressources humaines compétentes et qualifiées.

Le Mali n’est pas étranger à cette politique de formation de l’homme. Il avait entamé ce vaste chantier sous la première République. Malheureusement, le coup d’État de novembre 1968 et l’arrivée des vrais faux démocrates au pouvoir en 1992 ont balayé d’un revers de main cette construction citoyenne lancée par le président patriote Modibo Keïta. Il suffit de revoir et d’améliorer les politiques d’encadrement de la jeunesse initiées par le président Modibo Keïta pour faire sortir la jeunesse actuelle de la violence, de la drogue, du fatalisme. Parmi celles- ci, on peut citer: la Semaine nationale de la jeunesse, le Mouvement Pionnier, la formation politique. Ils ont été un creuset dans lequel tous les enfants du Mali se retrouvaient autour des valeurs du pays. Ils ont doté la jeunesse malienne d’une conscience nationale, de l’amour de la patrie, le sacrifice suprême et le don de soi. Ces rencontres ont permis aux uns et aux autres de se connaître, de tisser des liens d’amitié, de mariage et de porter le Mali dans leur cœur et à le défendre jusqu’aux dernières gouttes de leur sang. Les exemples ne manquent pour nous rafraichir la mémoire: les deux guerres contre la Haute Volta (actuel Burkina Faso), les succès de la culture malienne au firmament mondial.

Ensuite, viendront les réformes politiques et institutionnelles. Elles seront portées par le nouvel homme malien pétri des valeurs d’intégrité, d’honnêteté, de crédibilité, de sobriété, de don de soi. Les réformes doivent être faites autour de ces valeurs pour que le nouveau citoyen malien travaille pour le bonheur de ses compatriotes. Sans cela, elles seront vaines. Et on dira, adieu au Mali Kura. Le Mali nouveau ne se fera pas avec cette jeunesse abonnée aux slogans creux qu’on est en train de transformer en projet politique pour noyer les vrais problèmes du pays. Il se construira avec une jeunesse consciente, engagée et dévouée.

Et quand on parviendra à réunir ces conditions, on parlera des élections avec comme socle la sécurité sur l’ensemble du territoire national.  Nous avons bon espoir que le travail patriotique, mené par l’armée malienne sur le terrain pour libérer notre pays des mains des bandits de toutes sortes, se terminera par une victoire éclatante sur les ennemis. Aussi, faut-il redessiner une nouvelle carte diplomatique avec la nouvelle configuration des relations internationales. Déjà, on peut se féliciter du travail abattu par le gouvernement dans ce domaine. Beaucoup de nouveaux partenaires tapent à la porte du Mali pour nouer des liens de coopération. C’est à nous de tirer le meilleur profit pour notre pays. Nous pensons qu’il ne s’agira plus de se contenter des dons, d’aides et de crédits, mais d’un transfert de technologie. Par exemple, avec la Russie, on peut mettre l’accent sur la culture du blé en demandant son expertise (formation, aménagement des terres, construction d’usines de transformation…).

Il y a aussi le concours clean organisé par le ministère de la Fonction publique. La publication des résultats du concours 2021 a coupé court à toutes les rumeurs. Mme Diawara Aoua Paule Diallo a montré qu’il suffit de prendre son courage avec les deux mains pour changer les vieilles habitudes.

Aujourd’hui, le Mali Kura se manifeste dans ces trois domaines. Et si nous voulons que cela se consolide après la transition, il faut impérativement un nouveau type de Malien pour porter encore la voix du Mali de par le monde. Sinon, si notre pays tombe dans les mains d’une autre personne qui n’est pas imprégnée de la nouvelle orientation politique du Mali, c’est le retour à la case départ.

<strong>Yoro SOW</strong>

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<title>8 juin 1992&#45; 8 juin 2022: la Ruche souffle ses 30 bougies</title>
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<pubDate>Mon, 13 Jun 2022 00:28:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, nous sommes passés du monopartisme au multi monopartisme. Qu’est-ce que cela veut dire ? Nous sommes passés d’un système de parti unique à un système avec une multitude de partis qui gardent encore les réflexes du parti unique. On a chassé le naturel, il est revenu au galop !</strong>

C’est le 8 juin 1992 que le premier président démocratiquement élu, en la personne du professeur Alpha Oumar Konaré a prêté serment. Et depuis, ce jour-là, ce fut la descente aux enfers du Mali. Alpha Oumar Konaré a bafoué la démocratie. Son pouvoir a permis la mutation de bon nombre de pauvres en gros bourgeois et dont la fortune a été bâtie à travers l’appareil d’État. Les traits caractéristiques de cette mutation sont que, outre que la gestion des affaires sous le régime, Konaré a ouvert et rendu accessible le pouvoir à un éventail large et diversifié des différents secteurs maliens, mais il faut ajouter que les principales reformes économiques initiées et réalisées sous Alpha Oumar Konaré ont bénéficié à des acteurs politiques, intellectuels et non à des opérateurs économiques.

<strong>L’ADEMA-PASJ célèbre sa fortune volée sur la misère du peuple malien</strong>

Des fonctionnaires délinquants seraient sur le point de céder leurs biens immobiliers à vil prix pour se mettre à l’abri. Mais à Bamako, les gens se tiennent et se connaissent. Les grands propriétaires immobiliers sont du parti de la ruche et de ses dérivés qui ont dirigé le Mali durant ses trente (30) dernières années. Une grande rencontre des militants de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africaine pour la justice et la solidarité (ADEMA-PASJ) est en cours pour célébrer le 8 juin 1992, date d’entrée en fonction du premier président démocratiquement élu (Alpha Oumar Konaré, candidat de l’ADEMA). S’il est un parti politique qui a pillé le patrimoine national, c’est sans nul doute la ruche et ses dérivés.

Le bilan est catastrophique: vingt et un (21) milliardaires dont seize (16) fonctionnaires, les fonds PGRN (Projet de gestion des ressources naturelles) et CAMOPA gérés par des barons de l’ADEMA et financés par la Banque mondiale ont été détournés et ces projets ont mis les clés sous le paillasson, le foncier avec son corollaire de spéculation (ACI 2000, les gouverneurs), les maires, la cession des bâtiments de l’État, les détournements de deniers publics, la surfacturation, la prédation, la concussion.

Selon les murmures de Bamako, les grands propriétaires du foncier et  immobiliers seraient tous issus du parti ADEMA-PASJ. Les grands argentiers seraient encore parmi eux (promotion de caveau dans leur résidence).

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<strong>ADEMA = 10 ans de gestion, 35 entreprises liquidées: Comment  certains barons de l’Adema se sont enrichis ?</strong>

S’il y eut plus de bourgeois parasitaires sous Konaré par rapport à Moussa Traoré, l’explication se trouve dans l’évolution du régime économique du pays. Le président Konaré a bénéficié de subventions et d’aides plus importants que son prédécesseur Moussa Traoré. Non pas qu’il est plus intelligent que Moussa, mais parce que les bases politico- juridiques de toutes les privatisations ont été posées.

À titre de rappel, la privatisation a commencé au Mali avec la mise en œuvre du Programme de réforme des entreprises publiques (PASEP). Ce programme qui a ouvert trente-cinq (35) Entreprises est arrivé à terme, en 1992. La Loi no 41 du 22 février 1994 fixant les principes fondamentaux de la privatisation des entreprises du secteur public a été votée. Puis l’Ordonnance N°00-67 du 29 février 2000 créé la Direction générale de l’administration, des Biens de l’État (DGAB). En 2001, le décret N°026 du 02 janvier fut pris et fixe les modalités de liquidation des EPIC et sociétés d’État.

&nbsp;

<strong>L’ADEMA et le foncier: un ancien propriétaire de 52 parcelles à l’ACI, un autre possède 48 maisons  à Bamako</strong>

Le pouvoir ADEMA s’est construit un patrimoine immobilier sans partage. À commencer par la création de l’ACI 2000 (1994) et finit avec l’élection de maires ADEMA dans plusieurs communes et localités du pays. Ainsi, on retient qu’un baron de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africaine pour la justice et la solidarité (ADEMA-PASJ) fut propriétaire de cinquante-deux (52) parcelles à l’ACI. Un ancien président de l’ADEMA a acheté l’ex-cinéma El Hilal (Bagadadji) et céder à des inconnus des domaines de l’État. Un autre possède plus de quatre-vingt (80) villas à Bamako. Un autre est propriétaire d’un hectare de parcelle avec dix (10) logements à Kalaban-Coro. La quasi-totalité des immeubles ou résidences huppées du quartier ACI 2000 sont les propriétés de certains barons de la ruche. Trente ans d’existence émaillée de gabegie.

<strong>Et 16 milliardaires fonctionnaires tous de l’ADEMA: Comment ?</strong> L’ADEMA-PASJ qui a remporté les premières élections générales de 1992 sans difficulté n’avait nullement pas besoin de gouverner avec Samba ou Demba. Cependant si Konaré a gouverné avec les autres, c’est parce qu’il savait que ces élections n’étaient pas fiables et pour ne pas être renversé, en 1993 tout comme en 1997, il s’ouvrit et les intellectuels affairistes de son pouvoir l’ont vaincu.

En vérité, c’est l’adoption de ces textes qui ont permis d’attirer les capitaux étrangers et sont  les bases sur lesquelles la moyenne  bourgeoisie intellectuelle sous Konaré a bâti sa fortune pour passer dans la classe de bourgeois parasitaires. Si on prend la Loi N°41 du 22 février 1994, outre qu’elle ne s’applique pas à la délégation globale de gestion (la technique de la concession et de l’affermage que l’ADEMA a inventée sans texte), mais pire les offres et leurs conditions étaient faites n’importe comment !

Pire encore, la possibilité est donnée à une autorité d’attribuer un marché sur la base de gré à gré alors même que cette autorité n’est pas précisée ! Mais il y a plus grave le compte «<strong>ad hoc</strong>» que  cette loi impose comme préalable aux privatisations n’a jamais existé. Pourquoi ? Et pour quelle raison ? Plus grave encore, le décret d’application de la même loi n’a jamais vu le jour. Pourquoi ? Et pour quelle raison ? Concrètement, c’est une partie de ces hommes politiques bougrement riche qui constitue une menace sur la démocratie.

<strong>La Rédaction</strong>

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<title>Réformes institutionnelles :  Pour quel type d’État au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/reformes-institutionnelles-pour-quel-type-detat-au-mali-2978747.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Jun 2022 09:37:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Sous la bannière de l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA), nos illustres pionniers dans leur projet politique, concevait que l’État indépendant devait résulter d’un effort collectif déployé pendant une longue période par une avant-garde décidée à briser la domination étrangère.</strong>

Construire un État indépendant supposait une mobilisation de toutes les entités ethniques et régionales autour de la conquête d’une identité nationale commune. Cette construction ne devrait s’achever que lorsque nos peuples auront mis fin aux mécanismes de domination du marché mondial. La nation devait émerger et se consolider grâce à la mise en œuvre d’une politique autonome de développement. Cette démarche de rupture des pères de nos indépendances était parfaitement cohérente et participait de leur volonté de donner à notre continent des États souverains, plutôt que des États néocoloniaux, inspirés par le capitalisme.

L’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA) avait conduit une expérience très ambitieuse dans un grand pays enclavé, sous-peuplé et sans ressources minérales ou énergétiques conséquentes à cette époque. Elle posa des actes forts de rupture avec l’économie de traite coloniale imposée par la France depuis plus d’un siècle auparavant, dénonça le pacte colonial, l’extraversion de notre économie, créa une monnaie nationale pour financer le développement, mit en place une stratégie de développement autocentrée, basée sur un modèle d’accumulation interne du capital à partir de la mobilisation du surplus agricole destiné à être investi prioritairement dans l’industrialisation. Tous les secteurs stratégiques et vitaux ont été placés sous le contrôle de l’État qui avait intelligemment élaboré un plan quinquennal.

Le coup d’État de 1968 a non seulement mis fin à cette expérience, mais il a aussi mis fin à la construction d’un État indépendant, libre de ses choix, maître de son destin. Il nous a mis dans le giron colonial français.

De cette époque à l’avènement de la démocratie et du multipartisme, le dépérissement progressif de l’État national s’est manifesté de façon logique et systématique: d’un côté il y a l’effet de la domination coloniale, de l’autre, les agissements d’une couche de prébendiers qui, en alliance ouverte avec la bourgeoisie bureaucratique (administrative, technique et politique) et la bourgeoisie commerçante, ont conduit le pays au désastre économique, à la banqueroute financière. Ils ont utilisé les appareils de coercition de l’État contre le peuple pour se maintenir au pouvoir, confisquer les libertés (individuelle et collectives), bloquer toute possibilité d’initiative créatrice.

La mauvaise gestion, la corruption et le népotisme des dirigeants ont été érigés en mode de gestion. Le recours à l’aide étrangère pour redémarrer notre système productif a été la règle. Les institutions financières internationales, les gouvernements et les organisations internationales qui les sont proches vont s’installer en force. Sur la base d’un encadrement institutionnel, ils réorganisent en permanence la prise du pouvoir d’État sur la base d’une alliance politique entre les forces qui sont en mesure de préserver leurs intérêts et légitimer le pillage organisé de nos ressources stratégiques. Cette alliance exclut naturellement les forces progressistes et anticolonialistes, les syndicats, les paysans et les ouvriers. Marginalisées, diabolisées et réduites au silence, ces forces n’arrivent pas à s’organiser de façon collective pour changer le rapport de force.

Dans cette conjoncture politique, l’État est de plus en plus exclu du jeu par la communauté internationale. Son rôle se limite désormais à être le convoyeur de service de leurs politiques meurtrières. Dans ces conditions, il devient difficile de construire un État nouveau dans un contexte où le Mali fait face à des enjeux géopolitiques et géostratégiques extrêmement importants.

L’État néocolonial ne peut que gérer l’instabilité permanente et sera incapable d’assurer l’ordre. Il perdra tous ses rôles et fonctions classiques d’orientation, de conception, de pilotage, de coordination et de mise en œuvre, d’impulsion de l’économie nationale.

Cet État paiera toujours la rançon de la dépendance vis-à-vis de l’étranger. Or, le défi actuel que les Maliens doivent relever est de construire un État nouveau, poser les bases d’un développement autonome, mettre en place des procédures démocratiques nouvelles, des hommes nouveaux, construire un système démocratique qui donne tout le pouvoir au peuple. C’est la condition préalable pour poser les bases d’un État souverain qui préserve l’unité, l’intégrité territoriale et la cohésion nationale et qui est capable de mettre en échec les ingérences extérieures.

<strong>Nouhoum KEITA, Journaliste</strong>

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<title>Abdoulaye Diop, ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale sur MIKADO FM :  «Je crois qu&amp;apos;il faut se mettre à l’esprit que personne ne viendra nous enseigner les notions de droits de l&amp;apos;Homme»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/abdoulaye-diop-ministre-des-affaires-etrangeres-et-de-la-cooperation-internationale-sur-mikado-fm-je-crois-quil-faut-se-mettre-a-lesprit-que-personne-ne-viendra-nous-enseigner-les-2978744.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Jun 2022 09:33:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mikado FM</strong>: <strong>Bonjour, vous êtes le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali. Merci d'avoir accepté de nous recevoir pour cet entretien, Monsieur le ministre, actualité oblige, le Mali décide de se retirer du G5-Sahel. Pouvez-vous nous en dire plus ? Quelles sont les raisons de ce retrait ?</strong>

<strong>Abdoulaye Diop</strong>: Merci. Vous savez que le G5-Sahel, avant de répondre à votre question, est une organisation qui travaille sur le pilier Développement et Sécurité. Le G5-Sahel a été créé suite à la crise au Mali. Le Mali a été un membre fondateur et un acteur de premier plan du G5-Sahel. Il y a quelques années, le Mali a assumé la présidence du G5-Sahel. De l'avis des observateurs, ce fut une présidence des plus actives du G5-Sahel. C'est pendant la présidence malienne du G5-Sahel que la Force conjointe a été mise en place.

Aujourd'hui, si nous en sommes arrivés là, c'est qu'il y a une succession d'événements qui touchent au respect mutuel qui est dû entre membres d'une organisation, mais aussi à la nécessité que toute organisation, soit d'abord bâtie sur le respect de ses propres textes. Au dernier sommet du G5-Sahel qui s'est tenu à N'Djamena, c’était le septième sommet, il a été décidé que le huitième sommet puisse se tenir à Bamako à l'occasion duquel sommet, le Mali devait assumer la présidence en exercice de l'organisation.

On est au mois de mai 2022. Pas de résultats par rapport à cela. Le Mali avait déjà entendu, depuis sept à huit (08) mois qu'il y avait des manœuvres pour que le Mali ne puisse pas assumer la présidence de l'organisation à cause de la transition politique qui s'est opérée au niveau du Mali. Nous avons attendu. Au mois de février n'ayant eu aucune information par rapport à la tenue de ce sommet, le Président de la transition a adressé une correspondance au Président de la République du Tchad, Président en exercice, pour indiquer la disponibilité du Mali à accueillir le sommet et notre souhait que les textes de l'organisation soient observés, que le sommet se tienne à Bamako et que le Mali assume la présidence en exercice.

La réponse qui a été donnée n'était pas satisfaisante pour le Mali et nous avons adressé une seconde correspondance, pour alerter cette fois-ci, en indiquant qu'il était important qu'une décision soit prise sur cette question. La dernière correspondance est datée du 22 avril dernier, dans laquelle nous avons indiqué que si une évolution significative ou substantielle n'était pas observée par rapport à la question de la présidence malienne, le Mali se verrait obligé de suspendre sa participation dans les instances et organes de l'organisation.

Et nous avons donné le délai du 15 mai 2022 pour la matérialisation de cette volonté. Le dimanche 15 mai, nous n'avons pas eu de réponse et le Mali n'avait pas d'autre choix que d'aller de l'avant. Nous avons pris cette décision fondée sur un certain nombre de principes. D'abord, le G5-Sahel, en tant qu'organisation, a des textes fondateurs, aucun des textes du G5-Sahel, la convention du G5-Sahel et tous les autres textes subséquents, aucun d’eux ne prévoit que la situation politique ou les évolutions politiques internes au sein de ses états membres puissent constituer une raison pour exclure ou en tout cas empêcher un pays d'exercer ses responsabilités ou d'assumer la présidence de l'Organisation.

Ensuite, certains États membres ou un État membre aurait mis en avant le fait que le G5-Sahel devrait être solidaire des sanctions qui ont été édictées à l'encontre du Mali par la CEDEAO en particulier. Il n'y a aucun texte de loi du G5-Sahel qui prévoit que l'organisation puisse endosser ou entériner des restrictions ou des sanctions à l'égard d'un État membre. Troisième raison, c'est qu'aujourd'hui le Tchad assume la présidence en exercice.

Les autorités tchadiennes sont issues d'un régime de transition, comme les autorités au Mali. Nous ne voyons pas de raison que la présidence puisse passer du Tchad au Mali, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Quatrième argument, c'est qu'aujourd'hui il y a un état extra régional qui n’est ni africain, n'appartenant pas au G5 Sahel, qui est à la manœuvre pour empêcher le Mali d'assumer la présidence du G5 Sahel.

Cette situation n'est pas acceptable. Elle n'est pas acceptable en ce sens que la vision du Mali aujourd'hui, c'est que les Africains doivent se prendre en charge. Les Africains doivent être les maîtres de leur destin. Les Africains doivent avoir une politique autonome. Je crois que l'interférence de ce pays en particulier montre que l'organisation n'agit pas de façon autonome pour prendre ses décisions. Sinon, un État non-membre ne peut pas mettre de veto à un autre État membre. Le Mali contribue pour près de 400 millions de francs CFA dans le budget ordinaire du G5-Sahel. Je ne parle pas de notre contribution au niveau de la Force conjointe. Le Mali est le pays qui est le plus à jour par rapport à ses cotisations.

Par-delà ces facteurs, aujourd'hui notre présence au sein d'une organisation doit se faire sur la base du respect dû au Mali, à ses autorités, l'équité et la justice dans leur traitement, mais surtout le respect de nos propres textes. Le Mali a toujours été un pays dont l'engagement panafricain n'a jamais été démenti, nous nous sommes toujours battus pour la coopération, l'intégration régionale. Ceci ne peut pas se faire au détriment du respect dû à chaque pays, à chaque nation. Tous les pays membres doivent être traités de la même façon. Les partenaires qui ne sont pas membres de notre organisation ne doivent pas créer des dissensions à l'intérieur des pays. Qu'à cela ne tienne, le Mali continuera à entretenir des relations amicales avec tous ses pays voisins.

Le G5-Sahel n'est certainement plus le cadre indiqué pour nous, pour aller de l'avant parce que cela ne cadre plus avec notre vision, aux défis auxquels nous faisons face. Nous allons trouver des moyens sur le plan bilatéral pour continuer à travailler avec l'ensemble de ces pays et dans un cadre d'amitié, dans un cadre de fraternité. C'est dans ce cadre que cette décision a été prise. Je voudrais vraiment rassurer vos auditeurs et les populations maliennes qui nous écoutent que notre retrait du G5-Sahel n'aura aucun impact sur les efforts en cours au niveau du pays pour apporter la paix et la sécurité. Bien avant, que nous étions déjà engagés à équiper nos Forces de défense et de sécurité (FDS) qui sont en opération. Je voudrais saluer l'action des Forces de défense et de sécurité à cet égard et rassurer nos compatriotes que ceci ne comporte pas de risque particulier pour notre pays.

<strong>Mikado FM:</strong> <strong>Sur un tout autre plan, depuis le 9 janvier dernier, le Mali est sous embargo de la CEDEAO, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest. Monsieur le ministre, vous avez récemment effectué au Togo, une visite au cours de laquelle, vous avez rencontré les autorités de ce pays en vue de permettre son implication dans la facilitation du dialogue entre le Mali et l'organisation sous régionale. Monsieur le Ministre, pourquoi le choix du Togo ?</strong>

<strong>Abdoulaye Diop</strong>: Merci pour votre question. Le choix du Togo n'est pas surprenant. Ce n'est pas nouveau aussi, le Togo a toujours été un pays qui a inscrit son action dans le cadre de la promotion du dialogue et de la paix entre pays. Le Togo lui-même a subi des sanctions pendant quinze ans et s’est relevé. Partant de cette expérience, le pays a toujours eu une approche réaliste et équilibrée de ces questions pour éviter de nous engager sur des chemins qui seront des impasses pour nos pays. Le Togo, depuis le début de la transition malienne, a fait preuve d'une grande écoute et attention par rapport à ce qui se passe ici et a toujours œuvré de façon tout à fait constructive dans le cadre de la conférence des chefs d'État pour que des solutions soient trouvées. C'est dans ce cadre-là que nous nous sommes retrouvés à un moment de difficultés par rapport au processus de négociations avec la CEDEAO, où les choses étaient un peu ralenties sur le plan technique, dans le cadre du groupe de travail technique qui a été mis en place au niveau du ministère de l'Administration territoriale et le Comité local de suivi qui comprend les Nations Unies, la CEDEAO, l'Union africaine, le Ghana et le Nigeria.

Il y avait un travail technique important qui avait été fait pour pouvoir avoir un consensus sur le contenu du calendrier, notamment les différentes réformes constitutionnelles, la mise en place d'un organe unique et les différents scrutins. C’est vous dire que sur le plan technique, il y avait une grande convergence. Les points de vue ont été rapprochés. Plus tard aussi sur le calendrier, les points de vue étaient très éloignés. Parti d’un calendrier initial de cinq ans côté gouvernement, avec beaucoup de discussions avec la CEDEAO, la marge a été réduite et nous sommes à peu près à 16 ou 18 mois côté CEDEAO, près de vingt-quatre (24) mois, côté autorités maliennes. C'est dire que le gap n'est pas grand, mais aussi, vous le savez, comme on dit dans le sprint, les derniers cent mètres sont les plus difficiles.

C'est dans ce contexte que nous avons compris que là où nous sommes, la question est éminemment politique et elle ne peut être tranchée qu'au niveau des chefs d'États, avec une impulsion à ce niveau. C'est dans ce contexte que le Président Faure Gnassingbé a été contacté à travers ma modeste personne, par le Président Goïta pour lui demander de s'investir, de contribuer et de faire de la facilitation. Je le répète encore une fois, «<strong>facilitation</strong>» et non de la médiation. Parce que le médiateur qui est le Président Goodluck Jonathan, l'ancien président du Nigéria, a été choisi par la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) avec l'accord des autorités maliennes.

Nous n'avons pas remis en question cela. Le travail de facilitation pour lequel le Président Gnassingbé a été sollicité, a pour vocation d'impulser le processus pour faciliter un consensus entre chefs d'États autour de la petite marge qui reste à fermer. Donc, il s'investit dans ce cadre. Nous apprécions le sérieux avec lequel il prend cette mission et nous espérons qu'avec les efforts en cours et la contribution de l'ensemble des autres chefs d'États, nous pourrons arriver à tourner très rapidement cette page. Parce que les enjeux pour le Mali aujourd'hui, les enjeux pour la région et la géopolitique mondiale qui est en pleine évolution, nous inclinent plutôt à dépasser ces petits problèmes de délais pour pouvoir nous engager vraiment à résoudre cette question de la transition, à aller aujourd'hui vers un processus qui nous conduise à un retour à l'ordre constitutionnel, un retour de la stabilité au niveau du Mali.

<strong>Mikado FM</strong>: <strong>Monsieur le ministre, on va parler de sécurité si vous le souhaitez. Le retour de la sécurité dans le pays semble avoir été la priorité de ces derniers mois. Est-ce que vous considérez cet objectif comme atteint aujourd'hui ?</strong>

<strong>Abdoulaye Diop</strong>: Vous savez, il y a eu des résultats remarquables qui ont été enregistrés suite aux opérations militaires qui ont été engagées par les Forces de défense et de sécurité maliennes que je tiens à saluer pour le sacrifice et les nombreuses pertes en vies humaines de nos soldats comme des soldats des forces partenaires, mais aussi saluer vraiment leur engagement dans le cadre de ces opérations qui ont été planifiées par les autorités maliennes qui ont fait des sacrifices importants pour mettre en place des moyens, en termes d'équipements et de projections aériennes pour pouvoir faire ce travail sur ce terrain. On ne peut pas dire que ce résultat a été atteint.

Vous savez, la sécurité est une donne extrêmement fluide qui évolue de façon constante. Ce qu'on peut dire, c'est qu'aujourd'hui, il y a des résultats très encourageants sur le terrain qui ont permis au cours des trois derniers mois, par exemple le retour de près de 80 000 personnes déplacées dans leurs foyers. Vous entendez des témoignages de populations maliennes qui vivent dans ces localités, beaucoup d'entre elles aujourd'hui témoignent qu'il y a eu une activité normale qui est possible dans beaucoup de localités. Les gens arrivent à cultiver leurs champs, d'autres arrivent à aller au marché correctement. Ce n'est pas partout. Il y a encore des défis qui sont énormes, mais il faut continuer cette tendance.

Il faut permettre que ces succès militaires permettent aussi ou favorisent le retour de l'État et de ses services pour pouvoir donner le confort nécessaire. C'est ce que je peux dire à ce niveau-là. Il y a des résultats encourageants et probants, mais il faut encore accélérer la cadence, maintenir cet élan et faire en sorte que l'armée puisse continuer à travailler main dans la main avec les populations maliennes que nous servons.

<strong>Mikado FM</strong>: <strong>Le mandat de la MINUSMA devrait être renouvelé en juin. C’est ici l’occasion pour vous d’éclairer les auditeurs sur les relations entre le Mali et la mission onusienne ?</strong>

<strong>Abdoulaye Diop</strong>: Nos relations sont bonnes. Dans toute relation, il y a des parts de difficultés. Globalement, nous n’avons pas de problème en tant que tel avec la Mission. Avec notre frère El Ghassim Wane qui dirige la mission comme l'ensemble des membres de cette mission, nous entretenons des relations de collaboration, de relations de dialogue franc et direct. Nous travaillons sur beaucoup de questions.

Par rapport à cela, je ne peux pas dire qu'il y a des difficultés particulières. Il y a peut-être des situations sur lesquelles nous devons toujours travailler à pouvoir renforcer la discussion, que ce soit avec le Ministère des Affaires étrangères qui est le point focal de la Mission, mais aussi avec les ministères techniques avec lesquels nous travaillons sur des dossiers spécifiques. Le rôle des Affaires étrangères a toujours été de jouer un rôle de facilitation et un rôle d'accompagnement, un rôle d'explication et faire en sorte que nous puissions créer les conditions pour que la Mission puisse exécuter correctement son mandat.

<strong>Mikado FM</strong>: <strong>S'agissant des droits de l’Homme qui restent l’un des piliers de son mandat, la MINUSMA s’est souvent inquiétée d’allégations de violations. Comment se passe la collaboration entre le Mali et l’ONU sur ce dossier ?</strong>

<strong>Abdoulaye Diop</strong>: Sur ce dossier, je crois qu’il faut que l'approche privilégie le fait que les droits de l'Homme ne sont pas un monopole des Nations unies ni d’autres pays membres des Nations unies. Ce pays est fondamentalement un vieux pays, d'ancienne civilisation. Nous avons eu nous-mêmes, dans la période médiévale, une constitution celle de Kouroukan Fouga dans laquelle était clairement inscrite les notions de droits de l'Homme et de protection de la dignité de la personne humaine. Ce que nous faisons aujourd'hui, nous ne le faisons pas pour faire plaisir à quelqu'un ou pour répondre à des normes qui sont établies ici et là.

Nous sommes pleinement partie intégrante de cette civilisation universelle. Je crois qu’aussi, dans l'appréhension du concept des droits de l'Homme, il ne faut pas que les gens nous prennent de haut. «<strong>Nous avons une mission messianique de protection des droits</strong>». Non, considérez que ce ne sont nos droits à nous tous et qu'il est de l'intérêt du gouvernement du Mali, de l'intérêt des Maliens de promouvoir et de protéger les droits de l'Homme pour notre bien.

Parce que nous sommes convaincus que si nous ne protégeons pas les droits de l'Homme au niveau du Mali, rien de ce que nous voulons faire, ne sera possible. La lutte contre le terrorisme ne peut pas être gagnée si les Forces de défense et de sécurité (FDS) ne respectent pas les droits de l'Homme.

Aujourd'hui, le Mali est engagé pour le respect du Droit international humanitaire (DIH), du respect aussi des droits de l'Homme dans le cadre de nos opérations. Ceci dit, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de problème. Ça veut dire que l'approche doit changer et il faut approcher la question avec beaucoup d'humilité et aussi avec un sens de collaboration. Que ce soit la définition des droits de l'Homme, même les Nations unies ne se mettent pas dans une position d'être des procureurs.

Je crois que la Mission a un mandat de protection. C'est absolument normal qu'elle puisse l'exercer. Nous allons l'aider à le faire, mais il faut qu'elle se mette dans une procédure d'exécuter cette mission de façon objective, de faire en sorte qu’elle-même ne soit pas instrumentalisée parce que nous sommes dans un contexte géopolitique extrêmement difficile et complexe, où il y a beaucoup d'adversité, beaucoup d'hostilités ou d'autres forces cherchent par plusieurs moyens, comme le cas du G5 Sahel, à utiliser des mains invisibles pour atteindre le Mali.

Donc la Mission doit faire être extrêmement attention et être extrêmement prudente dans les actes qui sont posés. À mon avis, nous sommes engagés pour le respect des droits de l'Homme. Ce que nous souhaitons, c'est que le traitement des droits de l'Homme soit compris comme une mission qui se fait avec les autorités maliennes. À quoi sert-il de dénoncer des choses si demain l'objectif n'est pas de mettre à nu des situations, où vous attendez que l'État malien vous aide à fixer le problème ? C'est ça l'objectif, ce n'est pas de jeter l'anathème sur l'État malien. Pour que cela se fasse, il faut qu'on crée des cadres de collaboration. Si la Mission effectue ses missions ou publie ses Rapports, récemment je dois reconnaître qu'il y a eu des problèmes.

Dans le temps, nous avons eu le sentiment à un certain moment que la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) se prenait pour une ONG surtout la Division des droits de l'Homme. Un matin, on se lève et on voit qu'il y a un rapport qui est accablant pour l'État malien, que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale lui-même découvre dans la presse et que je suis interpellé par les autorités et que je dise que je ne suis pas au courant.

Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux n'est pas au courant, cela n'est pas sérieux. Ce que nous souhaitons, c'est que la Mission doit faire son travail en toute autonomie. Il n'y a rien de caché dedans. Récemment, il y a eu une évolution, les Rapports sont publiés ont fait l'objet de transmission de procéder à un autre niveau pour que nous prenions connaissance, pour que nous puissions commenter, et donner des observations. C'est pour faire en sorte que la mission aussi puisse travailler de façon indépendante, conformément au principe qui existe de façon tout à fait professionnelle. Souvent les allégations peuvent être portées sur la base de rumeurs ou d'informations qui ne sont pas fondées. Ce partage nous permet de donner nos commentaires et la mission n'est pas obligée de les accepter.

Je crois quand même on donne notre vision et en définitive le rapport final est publié. Au moment de sa publication, nous savons qu'il y a des choses dedans avec lesquelles nous sommes d'accord et il y a des choses avec lesquelles nous ne sommes pas d'accord. Dans l'état d'esprit, il faut que la mission comprenne qu'il y a le ministère de la Justice et des institutions étatiques chargées des droits de l'Homme. Il y a aussi des institutions non étatiques maliennes chargées des questions de droits de l'Homme. Qu’on ne se mette pas dans la tête, qu'on a une mission à la Zorro à accomplir dans le pays. Je crois qu'il faut vraiment se mettre à l'état d'esprit que personne ne vient nous enseigner ces notions, mais qu'il est de notre intérêt à tous, ce sont les biens communs mondiaux aussi.

La Mission est absolument dans ce droit de pouvoir travailler à la promotion des droits de l'Homme. Si l'approche n'est pas bien pensée, si elle n'est pas comprise dans un cadre collaboratif, si ce partenariat-là n'est pas en place, s'il y a des suspicions et un manque de confiance entre nous, je pense que ça se fera au détriment de sa mission. Nous sommes en faveur que la mission puisse faire son travail avec professionnalisme, avec indépendance, avec sérieux et dans un esprit de collaboration.

<strong>Mikado FM</strong><strong>: Pour finir cet entretien, quel est votre message aux Maliens qui aspirent à la paix ?</strong>

<strong>Abdoulaye Diop</strong>: Je crois que la paix pour un pays comme le Mali et après plus d'une décennie dans la crise, nous nous rendons compte que malgré les richesses minières et naturelles dont le pays dispose, que notre plus grande richesse n'est pas ce qu'il y a dans notre sous-sol, notre plus grande richesse, c'est la paix, la stabilité, l'entente entre les Maliens, la confiance que nous pouvons créer entre nous. Tant que nous n’aurons pas cette entente entre nous, nous ne serons pas en mesure de pouvoir exploiter ce qui est dans notre pays.

Nous ne serons pas capables de préserver le pays dont nous avons hérité de nos ancêtres et de pouvoir transférer ce pays aux générations futures. Notre préoccupation de pouvoir léguer le Mali à ces générations, le Mali pas dans sa situation, mais sur le plan physique et géographique, est un pays uni. C'est ce pays dont nous avons le défi de transférer aux générations qui viennent. Pour nous la paix, naturellement, ce n'est pas une incantation. Elle commence à un niveau individuel, mais je crois que quelqu'un qui n'est pas en mesure de faire la paix avec lui-même ne fera pas de paix avec les autres.

Donc, c'est une affaire de posture personnelle. Chacun de nous doit comprendre que ce pays nous appartient du Nord, du Sud, de l'Est et de l'Ouest. Hommes, blancs ou noirs, Arabes, Touaregs ou Dogon, personne ne peut chasser l'autre de ce pays et personne ne peut vivre seul dans ce pays. Chacun a sa place dans ce pays, mais c'est seulement dans l'union et dans l'unité que nous allons être forts pour pouvoir créer la prospérité pour notre pays et faire en sorte que nous puissions nous donner la main. Et je crois qu'aujourd'hui, après les décennies de conflits, on se rend compte qu’il n'y a pas un Malien qui va gagner sur un autre.

Nous allons nous en sortir ensemble ou nous allons périr ensemble. Que Dieu nous garde. Pour moi, la paix est la richesse fondamentale du pays. Nous devons y travailler au quotidien. Aucun sacrifice n’est grand aujourd'hui pour avoir la paix entre Maliens.

<strong>Source:</strong> <strong>Mikado FM</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>AN I de Choguel Kokalla Maiga à la Primature :  Un bilan mi&#45;figue, mi&#45;raisin</title>
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<pubDate>Mon, 06 Jun 2022 09:19:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Nommé le 7 juin 2021, le Premier ministre aura un an à la tête du gouvernement dit de rectification, demain mardi. Une année au cours de laquelle le peuple malien a consenti d’énormes efforts pour la réalisation de la refondation de l’État. Mais douze (12) mois après, le bilan est loin des envolées lyriques de l’homme qui incarnait ce changement. Il s’est mis dans une tour d’ivoire pour que le Mali ne bouge même pas au rythme des reformes souhaitées pour donner une nouvelle vie à notre pays, afin d’amorcer l’émergence.</strong>

Le Mali, sous le gouvernement de la rectification dirigé par Choguel Kokalla Maïga, ne devrait pas se trouver à ce stade, où les mauvaises pratiques des régimes précédents prospèrent de façon dangereuse et bénéficient, malheureusement, du soutien sans faille des autorités de la transition qui ont juré de bâtir une nouvelle société malienne dans laquelle la justice sociale sera de règle. Le Premier ministre, chargé de conduire ce vaste chantier des reformes politiques, institutionnelles, sociales, économiques et culturelles, n’est pas parvenu à se mettre au- dessus du lot. Il n’a montré aucune capacité d’homme d’État à rassembler les femmes et les hommes autour d’un pays en crise depuis plus d’une décennie et fédérer les énergies pour trouver des solutions durables aux problèmes qui étouffent les masses populaires qui payent le plus lourd tribut des politiques désastreuses initiées par les dirigeants maliens. La preuve ? Choguel Kokalla Maïga n’a pu trouver aucun consensus sur aucune question d’intérêt national. Il en a fait à sa tête les Assises nationales de la refondation (ARN) dont les recommandations dorment encore dans les tiroirs. Alors qu’il tenait à celles-ci comme à la prunelle de ses yeux.

Qu’on ne se jette pas de fleurs. Une année après la rectification, les germes du chaos sont là. Le bilan est mitigé. C’est du surplace. Rien ne bouge en termes de changement qualitatif. Les mêmes hommes sont là avec les mêmes pratiques nocives à la marche du pays, soutenus par un Premier ministre qui donne l’impression comme s’il n’a jamais travaillé dans une administration. Les secteurs sur lesquels il devrait s’appuyer pour montrer à la face du peuple malien que le slogan Mali Koura n’est pas une vaine expression sont dans le coma. À commencer par l’administration publique. Elle est pire que sous le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), chassé du pouvoir, en août 2020, pour mauvaise gouvernance. Elle se caractérise aujourd’hui par le retard chronique des agents, l’absentéisme, l’abandon des postes, le vol des matériels de bureaux, le refus d’exécuter des tâches à eux confiées par le chef de service, les magouilles, des nominations népotistes. Et pire, les jours des manifestations de soutien à la transition, c’est un silence de mort qui règne dans certaines structures étatiques.

Alors que si le gouvernement de la rectification avait pris le bâton des sanctions pour les fonctionnaires indélicats, il allait bénéficier de l’appui de tous ceux désiraient un Mali nouveau. C’était un des jalons de la refondation. Mais, la rectification a raté le tournant du changement.

Et les conclusions des ARN que Choguel Kokalla Maïga avait lié le sort du Mali sont devenues le serpent de mer. Cinq (05) mois après, pas de fumée blanche. Sauf qu’un comité de suivi a été créé pour tromper la vigilance des Maliens. Pourtant, il tenait à celles-ci comme à la prunelle de ses yeux. Il pensait trouver aux assises la solution à tous les problèmes du pays.

L’incivisme et l’indiscipline ont de beaux jours devant eux. La circulation demeure encore le talon d’Achille de la transition. Aucune mesure n’a été encore prise pour le respect du code de la route. L’école, la santé ne bénéficient d’aucun soutien. C’est le laisser-aller.

De nouveaux propriétaires terriens sont nés. Mêmes pratiques: les paysans sont dépossédés de leurs champs de culture.

L’audit des structures étatiques, des programmes et des projets n’est plus au rendez-vous pour traquer les voleurs de la République.

Ce bilan n’honore personne. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, dit-on. La balle est dans le camp de Choguel K. Maïga. Il est temps qu’il se donne les moyens nécessaires pour rassembler les Maliens en sachant que ses contre-vérités, sa falsification et sa réécriture de l’histoire, sa gestion solitaire du pouvoir ont été contre productifs à l’union sacrée dont le Mali a besoin pour se faire entendre dans le concert des grandes nations.

On le sait bien, ce travail a bien commencé avec les décisions courageuses que les autorités de la transition ont déjà prises pour soigner l’image de notre pays sur la scène internationale. Mais cela, ne saurait se réaliser à long terme sans l’adhésion de tout le monde à la cause nationale.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Dette publique et développement :  La CAD&#45;Mali prône la suspension du paiement de la dette</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dette-publique-et-developpement-la-cad-mali-prone-la-suspension-du-paiement-de-la-dette-2978750.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Jun 2022 00:34:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En partenariat avec le Réseau comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM-Afrique), la Coalition des alternatives africaines Dettes et Développement (CAD-Mali), a organisé une conférence de presse, vendredi 3 juin 2022,  à  son siège à Djélibougou.</strong>

Faisant suite au séminaire de renforcement des capacités des Organisations de la société civile du Mali (OSC), en présence des délégués du Burkina Faso, Cameroun, Maroc et du Togo, organisé du 1<sup>er</sup> au 2 juin 2022, cette conférence de presse avait pour objectif d’informer l’opinion nationale et internationale sur l’impact de la dette sur le développement, les droits Humains et les perspectives d’alternatives.

Elle a été animée par Broulaye Bagayoko, secrétaire permanent du Réseau CADTM-Afrique, Oumar Aziki Attac Maroc, Agnes Metougou Adelaïde, Coordinateur de la Plateforme d’information et d’actions sur la dette du Cameroun, etc.

Pour les conférenciers, la stratégie adoptée par le gouvernement de la République du Mali ne permet pas de se libérer de l’esclavage de la dette. Laquelle (stratégie) selon leurs dires, consiste à maintenir la tendance actuelle en rallongeant la maturité de la dette intérieure à dix (10) ans, la maximisation des prêts concessionnels extérieurs de 30% contre 17% et le recours aux emprunts commerciaux extérieurs (EUROBONDS). Avant de dire que celui-ci n’a pas pu respecter sa stratégie d’endettement car l’encours de la dette qui était en fin 2021 de 5 521,82 milliards de F CFA, soit 52% du PIB, représente 35,7% des recettes budgétaires. Aussi, constatent-ils que le pourcentage de la dette par rapport au produit intérieur brut (PIB) et des recettes budgétaires oblige le gouvernement a donné la priorité au remboursement du service de la dette au détriment de la satisfaction des besoins fondamentaux des populations comme l’alimentation, l’éducation, la sante, l’eau, l’électricité, l’emploi, le logement et le travail décent.

L’État, ont-ils affirmé, brade les matières premières et les terres agricoles aux multinationaux pour le remboursement de la dette. Comme conséquences du système de la dette sur les droits humains au Mali, ils ont énuméré la fermeture et la privation des entreprises publiques (sur les 90 entreprises publiques créées, en 1985, 26 ont été liquidées, 28 privatisées, il ne restait plus que 36 en 1998) la baisse en valeur réelle des salaires comprise entre 11% et 18%, la réduction des effectifs de la fonction qui est passé de 45 000 en 1991 à 37 000 en 1998, la retraite anticipée des enseignants, la suppression de la bourse au secondaire général, etc.

Comme alternative, ils ont proposé aux autorités de la transition l’encadrement du recours à l’endettement dans les reformes politiques et institutionnelles en y insérant dans la prochaine Constitution, les questions de dette extérieure et intérieure publiques, la micro finance (micro-crédit). Le recours à l’endettement, ont-ils indiqué, ne doit être possible que si les rentrées fiscales et les ressources issues de la coopération et de la réciprocité internationales s’avèrent insuffisantes et doit exclusivement financer les programmes et projets d’investissements dans le domaine des infrastructures ou des projets qui généreront des ressources permettant le remboursement.

Aussi, exigent-ils la suspension du paiement de la dette, son audit avec une participation citoyenne pour l’annulation des parties illégales, illégitimes, odieuses et insoutenables, la réduction du ratio dette PIB (fixé par l’UEMOA) de 70 à 40% et la réduction du taux d’intérêts de 24 à 4,23% des institutions de micro- crédits. Par ailleurs, ils ont aussi plaidé pour la transformation des tontines traditionnelles en système d’épargne et de crédits auto-gérés à taux zéro et la redéfinition de la place et du rôle des institutions financières internationales dans la gouvernance mondiale en les détachant des organismes spécialisés qui ont une compétence limitée pour les rattacher à l’Organisation des Nations Unies ( ONU) qui est une organisation universelle.

<strong>Alpha Sidiki SANGARÉ</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Point histoire :  Les grandes dates qui ont marque l’histoire de Ségou de 1924 jusqu’en 2012</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-histoire-les-grandes-dates-qui-ont-marque-lhistoire-de-segou-de-1924-jusquen-2012-2977954.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 May 2022 10:49:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- 25 janvier 1924</strong>: Ahmadou Coumba Sy meurt à Ségou. I l était l’interprète d’Archinard. Après le départ d’Archinard, il s’installe à Ségou et continue de servir l’administration coloniale. Il était peul originaire du Sénégal.

<strong>- 9 février 1926</strong>: s’éteint à Ségou, Thierno Hady Thiam, grand marabout toucouleur, né à Ségou vers 1873. Il était le fils de Mahmadou Ali Thiam lui-même marabout, arrivé à Ségou avec El Hadj Omar Tall et parti dans le Fouta Toro, à l’arrivée des français. C’est lui qui rédigea en poular la biographie d’El Hadj Omar.

<strong>- 24 avril 1930</strong>: un service du Niger est créé à Ségou, chargé de toutes les affaires concernant l’examen, la mise en valeur et la colonisation des terres irriguées. Quelques mois plus tard, c’est le service agronomique de la région tropicale qui voit le jour à Ségou, responsable des stations agricoles de Ségou, Soninkoura et Sokolo.

<strong>- 5 janvier 1932</strong>: est créé l’Office du Niger qui se substitue aux services existants. Son siège était à Ségou.

<strong>- 6 juin 1931</strong>: Koro Coulibaly, surnommé Dougoutigui Koro, Chef Traditionnel de Ségou, disparaît. Il serait né vers 1852, fils de Soungoba Coulibaly et de Bâ Souko. Son ancêtre aurait été Sofa d’Ahmadou et chef du Canton de Sissikoro. Il se rallia aux français à leur arrivée à Ségou et prit part aux guerres contre Ahmadou. La question de sa succession est posée à sa disparition. Sans successeur naturel et affirmé, l’administration coloniale pense un temps, nommé chef de Ségou, Thierno Mountaga Tall, fils du Sultan Ahmadou, qui siège déjà, depuis 1928, au Conseil des notables du Cercle de Ségou.

Devant l’opposition du clan des Ngolossis alors dirigé par Gaoussou Diarra, l’administration coloniale ne lui désigne pas de successeur. Chaque quartier de la ville se choisit alors un chef sous l’autorité du Commandant de Cercle. Thierno Mountaga Tall, sans être nommé chef traditionnel de Ségou, en devient le chef spirituel. Il le restera jusqu’à son décès et ses héritiers reprendront cette charge.

<strong>- 1932</strong>: sont lancés les travaux de construction de nouveaux locaux destinés à abriter les bureaux du cercle de Ségou.

<strong>- Et en 1933</strong>: ce bâtiment fut inauguré. Il abrite l’actuel Gouvernorat de la Région de Ségou.

<strong>- 12 novembre 1933</strong>: Mgr Molin bénit la première pierre de la nouvelle Cathédrale en présence du commandant de cercle et de plusieurs européens. La consécration est célébrée par le Père Bazin quelques mois plus tard. L’Église prend le nom de Saint Joseph. L’ancienne église est transformée en école. Les travaux ont été dirigés par le Frère Zacharie avec les briques et la chaux des fours de la Mission catholique.

<strong>- 27 décembre 1933</strong>: la statue du général Archinard est inaugurée sur les rives du fleuve Niger à Ségou, face à la résidence du Commandant.

<strong>- En 1934</strong>: débute la construction du barrage de Sansanding qui prendra par la suite le nom de barrage de Markala. Il est officiellement inauguré, le 4 juin 1948

<strong>- En 1941:</strong> est construit un nouveau camp militaire pour accueillir le 8<sup>ème</sup> régiment des chasseurs d’Afrique dont les 600 hommes arrivent à Ségou en septembre de la même année.

<strong>- En février 1942</strong>: est inauguré le «<strong>Foyer du soldat</strong>».

<strong>- Le 30 janvier 1943</strong>: les derniers chasseurs du 8<sup>ème</sup> régiment quitte Ségou.

<strong>- 29 juin 1942</strong>: notre Dame du Sahel est créée à Niono par Mgr Molin. Les pères Meiller et Bauters qui parlent bien Moré et Mossi s’y installent. C’était pour une population de cinq villages peuplés de colons chrétiens Mossis.

<strong>- 1<sup>er</sup> Janvier 1945:</strong> inauguration du stade Omnisports et de l’Amphithéâtre. Le stade prend le nom d’Antoine Bissagnet administrateur des colonies mort pour la France, le 10 août 1944 dans la Sarthe dans les rangs des forces françaises libres. Le cinéma du commerçant Jean TRICON est inauguré, le 8 janvier 1945 et prend le nom de «<strong>Ségou Vox</strong>».

<strong>- Novembre 1946</strong>: débute le lotissement du quartier qui prendra le nom du commandant de cercle de l’époque, Louis Magendie. Ce quartier créé au Sud-Est de la ville, marque le début de l’extension urbaine de la ville.

<strong>- Mars 1952</strong>: inauguration de l’éclairage public de la ville. Les travaux d’électrification avaient débuté courant 1949 avec Mr Muratti du service des travaux publics. La connexion a été faite avec la centrale de l’Office du Niger à Markala.

<strong>- 29 août 1952:</strong> fin de la circulation du petit train Ségou-Bani.

<strong>- 23 février 1952</strong>: inauguration de la ligne aérienne Bamako-Ségou par la compagnie Air-France.

<strong>- 1952</strong>: début des travaux de la jetée du port de Ségou.

<strong>- Début 1950</strong>: l’orchestre Ségou Jazz voit le jour. Les jeunes ségoviens organisent leurs premiers bals.

<strong>- 1er janvier 1953</strong>: Ségou est érigé en Commune mixte. Le commandant de cercle, François Meiffre devient l’administrateur maire de la ville de Ségou.

<strong>- 1953-1959:</strong> lotissement du quartier jouxtant le quartier Magendie. Il prend le nom de Beraud et sera rebaptisé quartier Darsalam après l’indépendance.

<strong>- 12 septembre 1954:</strong> Luc Sangaré est ordonné prêtre à Ségou. Sa ville natale, fils de Nestor et de Claudine Coulibaly. Il est nommé en 1962 Archevêque de Bamako par le Pape Pie XII.

<strong>- 22 avril 1955</strong>: mort à Ségou du grand chef religieux Mountaga Tall. Né vers 1872 à Ségou, il était le fils de Sultan Ahmadou Tall et de Bintou Coulibaly, princesse de la famille royale du Kaarta. Son fils Madani lui succède, en 1955 jusqu’à sa mort en 1991. Ba Salif succède à son frère Madani jusqu’à son décès, en juin 1994. Ba Seydou, fils de Madani, prend la succession de son oncle. Il ne s’occupe que des questions religieuses, pas du tout de politique.

<strong>- 1956</strong>: départ du Frère Zacharie et fermeture du four à briques de la Mission catholique de Ségou.

<strong>- 1956</strong>: début de l’africanisation des cadres de la fonction publique. Un bureau de l’Inspection du travail est installé à Ségou.

<strong>- 1955</strong>: par la loi du 18 novembre 1955, vingt-six (26) communes deviennent des communes de plein exercice en AOF dont 5 au Soudan français: Bamako, Kayes, Mopti, Sikasso et Ségou.

<strong>- 22 novembre 1956</strong>: le commerçant Raoult Vayssié est élu Maire de Ségou. Il est le seul Maire métropolitain de l’Afrique occidentale française (AOF).

<strong>- 1960:</strong> Dramane Coulibaly succède à Vayssié à la Mairie de Ségou sous la bannière de l’US-RDA.

<strong>- 9 mai 1961</strong>: est signée la Convention de tutelle de l’Office du Niger par le gouvernement malien.

<strong>En septembre 1961</strong>: le premier directeur Samba Lamine Traoré membre du RDA né à Ségou, prend fonction.

<strong>- 3 octobre 1960</strong>: les troupes françaises de Ségou sont remplacées par des troupes maliennes. Le camp Archinard est rebaptisé camp Ahmadou Cheickou Tall et le premier bataillon de l’armée malienne s’y installe sous le commandement de PINANA DRABO.

<strong>- 1958-1960</strong>: affaire de Sakoiba.

<strong>- Le 1er février 1959</strong>: une importante délégation du Rassemblement démocratique africain (RDA) se rend au village de Sakoiba à quelques dizaines de kms de Ségou pour une fête politique et pour donner des charrues à la population. Sur le chemin du retour, la délégation tombe dans une embuscade tendue par des militants de l’UDS (parti de Moussa Diarra, père de Cheick Modibo Diarra).

<strong>- Le 17 mai 1960</strong>: le Commissaire Yéli Doucouré se rend à Sakoï-Fulala avec trois agents de police pour y faire arrêter les rebelles. Voulant porter secours à son père qui allait être arrêté, Tietèmalo Coulibaly s’empare d’un fusil et tire sur le Commissaire Doucouré, qui mourra de ses blessures le jour même à Markala.

<strong>- 21 septembre 1961</strong>: suppression des symboles coloniaux: les boulevards Archinard, et de la Liberté, l’avenue des Fêtes, les rues Carrier, Hacquart, Desbordes, Combes, de la Marne et Gallieni, le stade et le camp militaire sont débaptisés et prennent les noms plus conformes à l’idéologie indépendantiste.

- Pendant le mandat de Dramane Coulibaly, un nouveau quartier est loti, Médine. Son extension progressive entrainera le déplacement de l’Hippodrome.

<strong>- 3 septembre 1961</strong>: le Père Prosper Kamara meurt à Ségou. Né en 1902 dans le cercle de Kayes, il fut ordonné prêtre en 1936 âpres une formation chez les Pères blancs en France.

<strong>- 1962</strong>: l’ancien marché de 1926 étant devenu trop petit, un nouveau marché est construit.

<strong>- 3 janvier 1963</strong>: l’éminent personnage religieux Sidi Mohamed Sossoh meurt. Né vers 1870 à Sinzani, fils de Cheick Ousmane Sosso, assassiné par le chef N’to Diarra.

<strong>- 1964</strong>: construction du pied-à-terre face à la résidence du Gouverneur pour le Président de la république et les hôtes de marque.

<strong>- Mai 1968</strong>: inauguration de la Compagnie malienne des Textiles (COMATEX-SA) par Modibo Kéita.

<strong>- 26 janvier 1975</strong>: mort du chef du clan des Ngolossis, Gaoussou Diarra. Il était assesseur au tribunal indigène puis Président du tribunal coutumier du cercle.

<strong>- 1979</strong>: inauguration de la route bitumée Bamako-Ségou.

<strong>- 20 juin 1984</strong>: signature de la convention de jumelage Ségou-Angoulème par les deux (02) maires Bandiougou Dianka et Jean Michel Boucheron. Mamoutou Daou devint le président du comité.

<strong>- Novembre 1999</strong>: le premier Conseil de région est installé avec à sa tête Maitre Sékou Alou Diallo jusqu’en 2009 et fut succédé par Siaka Dembél.

<strong>- Janvier 2002</strong>: inauguration du stade Amary Daou: 15 000 places avec un centre de football.

<strong>- Janvier 2002</strong>: Ségou est connecté au réseau GMS. Le téléphone portable arrive à Ségou. Malitel y installe ses premières antennes en dehors de Bamako.

<strong>- 2004</strong>: construction du CERFITEX ayant pour mission d’assurer la formation et la recherche en industrie textile.

<strong>- Novembre 2004</strong>: lancement de la construction des premiers 127 logements sociaux.

<strong>- 3 septembre 2007:</strong> inauguration par ATT de la 24<sup>ème</sup> édition de la traditionnelle biennale malienne.

<strong>- Févier 2005</strong>: 1<sup>er</sup> Festival sur le Niger.

<strong>- 8 avril 2006</strong>: pose de la première pierre de la nouvelle mosquée de Ségou par Mouammar Khadafi. Elle sera inaugurée, le 24 juillet 2009, par Amadou Toumani Touré (ATT).

- Janvier 2009: la statue réhabilitée d’Archinard est dévoilée lors du festival sur le Niger.

<strong>- 2009:</strong> lancement du projet de reconstruction des sept vestibules du roi Biton Coulibaly, dans l’ancienne capitale de Ségou-Sikoro.

<strong>- 9 décembre2009</strong>: création de l’université de Ségou.

<strong>- 20 novembre 2012</strong>: disparition à Bamako du vénérable Cheick Mohamed Maiga dit Guidjo Almamy.

Mes chers amis, vous savez maintenant ce qui s’est passé dans notre belle ville, Ségou. Faites-en bon usage.

Crédits photos: Sébastien Philippe

1- Ahmadou Coumba Sy,

2- Gaoussou Diarra,

3- Statue Archinard,

4- Père Prosper Kamara,

5- Mountaga Tall,

6- Jean Marie Koné,

7- Samba Lamine Traoré,

8- Wayssié 1<sup>er</sup> Maire élu de Ségou,

9- Colonel Pinana Drabo,

10- Abbé Luc Sangaré.

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<item>
<title>Prêches controversés, insultes, injures, médisances, promotion de soi :  Quand des chefs religieux musulmans se donnent en spectacle</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/preches-controverses-insultes-injures-medisances-promotion-de-soi-quand-des-chefs-religieux-musulmans-se-donnent-en-spectacle-2977940.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 May 2022 10:48:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La religion musulmane est devenue le lieu de tous les désordres, à Bamako. Elle divise plus qu’elle ne rassemble. Elle est devenue une passoire pour accéder à la célébrité à travers des insultes, des injures, des médisances et de la promotion de soi. Ces valeurs contre-nature, diffusées à longueur de journée sur les médias, ont vidé la religion de tout son contenu. N’en parlons pas des prêches qui n’ont rien à voir avec les versets du coran. Chacun donne son interprétation de sa lecture des saintes écritures, déroutant les fidèles du bon chemin.</strong>

À la cherche d’une promotion de soi pour se faire de l’argent sale à l’image de nos démocrates prédateurs, ils n’épargnent personne. Même le prophète (PSL) est mis en cause dans leur folie meurtrière.

Pour se donner une visibilité, les médias traditionnels ne suffisent plus. Ils ont pris d’assaut les réseaux sociaux, où ils se donnent encore en spectacle. C’est le lieu où les partisans s’affrontent vulgairement. En emboîtant le pas à leurs chefs, c’est la même chanson : insultes, injures, médisances, exposition de biens matériels. Jamais, le niveau de la maîtrise du coran et autres textes n’est mis en avant pour départager les guides religieux qui s’adonnent à ces pratiques déshonorantes.

Là où, la morale doit prévaloir, la chienlit s’est installée au vu et au su de tout le monde. Ils se servent et non la société. Il est grand temps que les organisations musulmanes agissent face à ces dérives qui risquent de se transformer un jour en affrontements violents entre des chefs religieux à la recherche de ce monde ici-bas. Dans le cas contraire, l’État, à travers la justice, doit les interpeller au même titre que ceux qui sont arrêtés au nom de la loi de la cybercriminalité.

Vivement la loi en gestation du ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes pour mettre au pas des gens agissant au nom de l’argent facile et non au nom de la religion musulmane qui prône entente, cohésion, bonne éducation.

<strong>Fatou</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les revues de presse :  Viviers ou tombes pour la presse écrite ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/les-revues-de-presse-viviers-ou-tombes-pour-la-presse-ecrite-2977936.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 May 2022 10:08:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Aujourd'hui, toutes les radios au Mali ont dans leur programme une émission de revue de presse, les chaînes de télévisions ont aussi leurs émissions de compilation des journaux du jour. Ces émissions constituent les véritables sources de l'actualité pour nombre de Maliens, intellectuels ou pas.</strong>

<strong>Certains auditeurs sont câblés sur l'émission d'une radio, d'autres suivent en fonction des animateurs, il y'a aussi ceux qui, du matin au soir, glissent d'onde en onde.</strong>

Les animateurs déroulent les informations du jour en fonction de leur sensibilité, ou en fonction des directives des différentes directions, ou par affinités. Cependant, le message est relaté selon l'orientation de l'animateur. Il peut donner une certaine gravité à la nouvelle, peut ironiser, ou y mettre de l'humour. Il est le seul à choisir le timbre émotif concernant la nouvelle. Souvent c'est un duo, et dans ces cas on peut sentir, ou une complicité totale, ou partielle, ou même des duels parfois.

Ces revues de presse se sont bien installées dans l'environnement médiatique, et sont devenues pratiquement indispensables, surtout pour les analphabètes, mais il ne faut pas du tout négliger le taux d'écoute des lettrés également. Elles sont parvenues à faire du résumé informatif neutre, un spectacle informatif à sens orienté selon l'animateur.

Ce phénomène démontre l'abandon de la lecture dans le milieu intellectuel, tout en montrant un grand intéressement des non lettrés à l'actualité. Pourtant, il y'a lieu de se poser des questions sur la qualité du message. Concernant les animateurs, on doit se demander s'ils ont réellement le niveau requis pour pouvoir prendre la responsabilité de résumer l'actualité pour le public, surtout pour celui qui est non averti. Quelles attestations? Maîtrisent-ils les nuances des langues utilisées, celle de la source et celle qui décode? Et la déontologie est-elle respectée? Des formations continues de mise à niveau sont-elles organisées à leur endroit ? Les réponses à ces questions sont très importantes, parce que la responsabilité du travail de ces animateurs est énorme sur l'opinion nationale, donc sur l'atmosphère du pays.

Par ailleurs, il faut faire remarquer que ces revues vivent et tiennent leur crédibilité de leurs sources, c'est-à-dire les journaux écrits. C'est vrai qu'elles donnent une visibilité de plus aux journaux, mais en même temps elles abaissent leur vente. N'est-il pas nécessaire de trouver une solution à ce dilemme?

Les organes de presse écrite créent des emplois, et forment des jeunes cadres. Aussi, ils permettent de bien informer de façon globale, de donner des explications plus détaillées dans leurs articles sur des affaires bien fouillées et s'assument parfaitement. Enfin, les journaux suscitent la lecture populaire. Ils instruisent le peuple, en amenant le grand public à l'analyse et à la méthode. Malheureusement si l'on ne règle pas le partenariat du tandem, presse écrite et revues de presse sur les radios et télévisions, qui va au-delà des annonces des titres, les journaux, qui sont paradoxalement le vivier disparaîtront.

Nous pensons qu'il serait nécessaire d'initier un nouveau paradigme qui donnerait l'occasion aux journaux de profiter aussi de l'espace publicitaire que les radios monnaient autour des émissions revues de presse. Ou par exemple que chaque émission de revues de presse verse un certain montant annuellement à la faîtière des organes de presse écrite, qui verra à son niveau quelle stratégie inventée pour faire bénéficier ses affiliés.

Nous précisons que nous n'avons rien contre les radios, mais nous nous inquiétons juste concernant la pérennité de ce système qui joue un grand rôle dans le cadre de l'information nationale.

<strong>Moussa Sey DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Collaboration Cedeao&#45;OTAN :  Une nouvelle menace contre la stabilité du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/collaboration-cedeao-otan-une-nouvelle-menace-contre-la-stabilite-du-mali-2977930.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 May 2022 10:03:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après l’échec de sa guerre médiatico-diplomatique contre le Mali et ses sanctions imposées à notre pays à travers la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la France ne renonce pas pour revenir en force sur le sol malien. Elle vient de trouver une autre porte d’entrée: celle de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). L’organisation militaire vient de sceller, le mardi 10 mai dernier, à Abujan, une collaboration avec la CEDEAO pour, dit-on, lutter, contre le changement climatique et l’insécurité. Ce rapprochement n’augure rien de bon pour le Mali. Derrière ce mariage forcé, se cache la volonté de ces deux organisations à envahir le Mali. De quoi s’inquiéter.</strong>

Selon un ancien chef d’État-major de l’armée française, son pays est au Mali pour vingt (20) ans. Partie sur la pointe des pieds du Mali, avant cette date, après un bilan mitigé de neuf ans de lutte contre le terrorisme, la France veut coûte que coûte payer à notre pays ce départ précipité par tous les moyens légaux et illégaux qu’elle compte mettre à sa disposition. La dernière trouvaille: une collaboration entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Elle ne vise ni moins ni plus que le Mali. Cette nouvelle coopération entre deux (02) organisations qui ne visent pas le même objectif est une menace pour la stabilité du Mali. Elle permettra à la France de signer son retour triomphal sur le territoire malien par une porte dérobée.

Organisée le 10 mai 2022, la rencontre s’est déroulée au siège de la CEDEAO, à Abuja, Nigeria, entre la direction de l’Alerte précoce de la Commission de la CEDEAO et la direction du Pôle pour l’axe stratégique Sud de l’OTAN. L’objectif visé, à travers cette séance de travail entre les deux organisations, était d’étudier les axes de collaboration potentiels et les domaines d’intérêt mutuel. Elle a porté, notamment sur le changement climatique, la lutte contre le terrorisme, la piraterie dans le golfe de Guinée et le renforcement des capacités.

L’arbre ne doit pas cacher la forêt. C’est une nouvelle menace qui plane sur le Mali. Après celle des terrorismes, les bras armés de l’Occident, la collaboration entre la CEDEAO et l’OTAN est un autre plan de déstabilisation du Mali qui sera mis à la disposition de la France pour son contrôle de notre pays et du Sahel. Cela intervient après son revers, en mars dernier, au Conseil de sécurité, à New York, où elle a échoué à faire adopter une résolution contre le Mali, suite à la victoire éclatante des Forces armées maliennes (FAMa) sur les groupes terroristes qu’elle entretient sur notre sol.

Selon elle, l’adoption de la résolution permettrait une intervention militaire internationale à Moura. Elle visait à protéger les populations de ce village contre les ‘‘<strong>exactions</strong>’’ de l’armée malienne. L’argument était ainsi trouvé pour mobiliser de nouveau le monde entier contre notre pays. Mais grâce à la Russie et à la Chine, la résolution n’a pu été adoptée. Elles ont mis leur droit de véto pour sauver le Mali d’un bombardement de l’armée française contre les installations militaires du Mali, à l’image de la Côte d’Ivoire. Un autre échec pour Emmanuel Macron, le président français, qui espérait d’un retour au Mali, cette fois-ci par la grande porte.

<em>Le ridicule ne tue plus. Le président français, il y a quelques années, jugeait l’OTAN en ces termes: ‘‘</em><em><strong>Ce qu'on est en train de vivre, c'est la mort cérébrale de l'OTAN</strong></em><em>"</em><em>.</em> Et toute honte bue, il fait appel à cette organisation criminelle pour signer une collaboration avec la CEDEAO à des fins géostratégiques contre le Mali et les autres de la sous- région.

Sinon comment comprendre que deux organisations qui ne visent pas le même objectif peuvent se donner la main. Ce qui est sûr, elles n’ont rien de commun si ce n’est pas pour envahir un jour le Mali. La lutte contre le changement climatique et l’insécurité est un prétexte pour permettre à l’OTAN de mener des actions subversives et de déstabilisation contre le Mali. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dans ses objectifs, se propose de «<strong>promouvoir la coopération et l’intégration dans la perspective d’une Union économique de l’Afrique de l’Ouest en vue d’élever le niveau de vie de ses peuples, de maintenir et d’accroire la stabilité économique, de renforcer les relations entre les États membres et de contribuer au progrès et au développement du continent</strong>». Alors que l'OTAN incarne l'association transatlantique qui établit un lien permanent entre la sécurité de l'Amérique du Nord et la sécurité de l'Europe. Elle est l'expression concrète d'un effort collectif visant à défendre les intérêts communs de tous ses membres.

Le débat qu’on est en train de fuir viendra tôt ou tard sur la table. Faut-il quitter la CEDEAO? Parce que le jour où l’organisation ouest- africaine va sceller cette collaboration avec l’OTAN, la porte du Mali, en tant que pays membre, sera ouverte à la France pour des interventions militaires. Avant qu’il ne soit trot tard, les autorités maliennes doivent prendre le taureau par les cornes. Comme on le dit gouverner, c’est prévoir.

Nous devons comprendre que la guerre des Occidentaux contre la Russie se joue au Mali. Ils sont prêts à tout. Et pour cela, ils sont en train de réunir tous les moyens pour stopper l’avancée russe en Afrique qui connaît des succès au sein de la jeunesse du continent. Une invasion du Mali n’est pas à exclure !

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>258 Casques bleus tués en neuf ans Mali, selon la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/258-casques-bleus-tues-en-neuf-ans-mali-selon-la-minusma-2977945.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 May 2022 08:28:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a perdu 258 Casques bleus en neuf (09) ans, soit depuis son arrivée dans le pays, en avril 2013 à nos jours, a annoncé, le vendredi 27 mai 2022, à Bamako le chef de la force onusienne, El-Ghassim Wane.</strong>

"<strong>La MINUSMA a le malheureux privilège d'être la plus dangereuse des opérations de paix des Nations Unies</strong>'', a ainsi souligné celui qui est également représentant spécial du Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU).

S'exprimant à l'approche de la Journée internationale des Casques bleus, célébrée le 29 mai 2022, M. Wane a précisé que ces derniers sont présents au Mali sans "<strong>autre ambition que celle d'apporter leur pierre à l'édifice de la paix</strong>'' que les Maliennes et les Maliens s'emploient à bâtir avec "<strong>une résilience remarquable</strong>''.

Au Mali, la journée de cette année est célébrée dans un contexte difficile, marqué par la "<strong>réalité quotidienne</strong>'' de l'insécurité qui inflige "<strong>toutes sortes de souffrances à des populations qui n'en peuvent plus</strong>''. Mais, "<strong>malgré les épreuves, je reste confiant en la capacité du peuple malien à ouvrir une nouvelle page dans son histoire et renouer avec son glorieux passé</strong>'', a-t-il dit, en référence au processus de transition en cours au Mali, depuis septembre 2020.

"<strong>Les Maliens disposent de formidables atouts pour ce faire. En tant que partenaire, il nous revient à les aider, dans l'esprit de la solidarité internationale, à pleinement exploiter ces atouts</strong>'', a indiqué le chef de la Mission onusienne.

Dans le futur, a souligné El-Ghassim Wane, il s'agira d'insuffler "<strong>une dynamique encore plus forte</strong>'' à tous ces partenariats pour en faire des "<strong>énergies créatrices, refondatrices</strong>'', à même d'aider le peuple malien à "<strong>réaliser sa légitime ambition de paix, de sécurité et de développement</strong>''.

La MINUSMA est une opération de maintien de la paix de l'ONU, dont le mandat est renouvelé tous les ans en juin par le Conseil de sécurité.

Depuis 2012, le Mali fait face à des insurrections indépendantistes, des incursions djihadistes et des violences inter-communautaires ayant fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

<strong>Source: MINUSMA </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Hommage à Mohamed Cheick Tabouré :  Le guérillero des temps modernes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/necrologie/hommage-a-mohamed-cheick-taboure-le-guerillero-des-temps-modernes-2977197.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 May 2022 09:50:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le dimanche 8 mai 2022, Mohamed Cheick Tabouré, l’une des plus grandes figures politiques, syndicales et intellectuelles de notre pays, tirait dans la plus grande discrétion, sa révérence des suites d’une longue maladie, à soixante-quatorze (74) ans.</strong>

On peut être un militant de la justice sociale et économique, mais rarement on peut atteindre le degré de combativité et d’engagement de Tabouré. Tant l’homme croyait à la lutte comme seul moyen pour les peuples de faire des conquêtes en vue de transformer les structures politiques, sociales et économiques (laissant encore à désirer) et avait des convictions profondes pour son pays.

De Bamako, à Dakar et en France, l’homme y a posé des actions politiques d’envergures qui lui ont souvent beaucoup coûté. Le front politique, social et syndical, lui était familier. Lui qui s’est toujours dédié corps et âme pour la défense des masses laborieuses, dont il voulait l’affranchissement des jougs de la bourgeoise politico-affairiste et compradore à travers l’instauration d’une démocratie socialiste.

Acteur politique de premier plan de l’histoire politique contemporaine, ce fils de cheminot, né le 16 mai 1948, à Toukouto, était aussi un acteur du mouvement social, ayant participé à toutes les luttes sociales pour la défense des intérêts catégoriels des travailleurs de l’Huilerie cotonnière du Mali (HUICOMA), de la Régie du Chemin de Fer, des ouvriers de Morila, et des immigrés expulsés. À son actif plus de cinquante ans de vie militante intense pour l’édification d’une société démocratique, socialiste, dans laquelle la richesse nationale ne serait pas concentrée entre les mains d’une infime minorité, vouant à la misère l’écrasante majorité.

Avec le Comité de Défense des Libertés Démocratiques (CDLD) en France et le journal <em>Sanfin</em> (La nuée) qu’il fonda, en 1989, comme organe de propagande pour la mise en place du mouvement ouvrier et populaire, Tabouré joua un rôle déterminant dans la lutte du mouvement démocratique contre la dictature militaro-bourgeoise de la clique CMLN /UDPM du général Moussa Traoré.

Derrière sa carapace de militant engagé, se cachait un homme affable, avec de grandes qualités humaines et sociales. Militant anti-impérialiste, panafricaniste, tiers-mondiste, pour l’union libre des peuples libres, Tabouré et moi, nous nous sommes connus dans le feu de l’action politique. C’était en 2004 à l’Espace d’expression démocratique Kayira, haut lieu de discussions et de remise en cause de l’ordre établi. Lui était du Groupe Sanfin et moi du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (SADI) dans lequel j’ai milité dix-huit (18) hivernages durant.

Séduit par ses prises de positions courageuses et remarquables sur les grandes questions nationales et internationales, je pris contact avec lui. Au fil du temps, s’est établie entre nous une relation de camaraderie cordiale, franche et sincère, ayant résisté à l’usure du temps. Je lui vouais une énorme estime au point de verser dans l’idolâtrie, lui, me témoignait aussi une grande affection, cela malgré l’énorme écart d’âge qui existait entre nous.

Des fois, je l’envoyai des contributions sur les questions de gouvernance dans son journal «<strong>Sanfin</strong>» qui relayait nos luttes. Ensuite, je l’aidais à l’écouler (Le journal <strong>Sanfin</strong>) au cours des marches, meetings et conférences-débats. Nous nous rencontrions souvent pour échanger sur la situation nationale, les perspectives de développement des luttes démocratiques et populaires….

Tabouré est parti dans ce lieu de repos éternel en un moment où les forces progressistes et patriotes et le pays (en pleine transition politique marquée par le recul des conquêtes démocratiques) en proie à une guerre impérialiste imposée, greffée aux conjectures internes, avaient plus que jamais besoin de ses analyses incisives et lumineuses.

Tabouré, les autorités en charge de la nation n’ont pas voulu t’honorer à la hauteur de ton engagement. Mais rassure-toi, tes amis, collègues, ta famille biologique, et les militants politiques et syndicaux de tout bord, se sont massivement mobilisés pour t’accompagner en ta dernière demeure, où tu reposes pour l’éternité dans le Panthéon de l’imaginaire populaire auprès de tes camarades de luttes patriotes tels que: Gabriel d’Arboussier, Tiémoko Garan Kouyaté, Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djicoroni, Pr Kari Dembélé, Ibrahima Ly, etc.

Adieu camarade

À un de ces jours !

<strong>Alpha Sidiki SANGARÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Demain le Mali :  Appel aux patriotes maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/demain-le-mali-appel-aux-patriotes-maliens-2977184.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/demain-le-mali-appel-aux-patriotes-maliens-2977184.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 May 2022 09:34:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Celui qui ne pense pas à l’avenir n’a pas d’avenir. «<em>L’homme qui détermine sa conduite par la perspective la plus proche est l’homme le plus faible</em>».</strong>

L’exaltation qui donne aux sentiments révolutionnaires la parure de l’absolu n’est souvent pas conforme à la réalité du terrain des luttes de classes.

Tout révolutionnaire aspire à changer le cours de l’histoire. Mais toute résolution de contradiction découle de la dialectique même du progrès historique qui ne peut se réaliser qu'en transformant, dans la lutte, les deux termes de la contradiction.

Il y a un Viel adage malien qui dit qu’au lieu de s’en prendre au lieu de sa chute, il faut en vouloir au lieu où on a buté. Ce n’est pas en 2020 que le Mali a buté, mais depuis 1992 pour ne pas dire, depuis 1968. La gestion dite démocratique a été une pratique kléptrocratique. Mais là aussi il faut avoir l’honnêteté de faire la part des choses. Les deux (02) Premiers ministres (PM) d’Alpha Oumar Konaré, à savoir M. Younoussi Touré et feu Abdoulaye Sékou Sow, étaient des hommes intègres. La corruption s’est révélée à visage découvert à partir du PM Ibrahim Boubacar Keïta (IBK): «<strong>L’Arrêté N°94-7849/MFC-CAB du 13 Juillet 1994 fixant le seuil à partir duquel les marchés des Sociétés d’État et des Établissements Publics à caractère Industriel et Commercial sont soumis aux dispositions du décret N°92-059/P-CTSP du 14 février 1992, portant réglementation des marchés publics</strong>».

«<strong><em>Article 1<sup>er</sup></em></strong><em>: Le présent arrêté fixe à deux cent cinquante millions de francs CFA (250.000.000 FCFA) le seuil unique à partir duquel, les marchés des Sociétés d’État et des Établissements Publics à caractère Industriel et Commercial sont soumis aux dispositions du décret n°92-059/P-CTSP du 14 février 1992, portant réglementation des marchés publics.</em>

<strong><em>Article 2</em></strong><em>: Le Directeur Général des Marchés Publics et les Présidents Directeurs Généraux des Sociétés d’État et des Établissements Publics à caractère Industriel et Commercial, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera enregistré, publié et communiqué partout où besoin sera</em>».

Ce qui signifie que tout Président Directeur Général (PDG) d’entreprise publique peut passer des marchés gré à gré jusqu’à concurrence de 250 millions de francs CFA. Un appel à concurrence n’intervient qu’à 250 millions plus un franc.

Auparavant ledit seuil était de 10 millions, soit une multiplication par 25 ! C’était le début de l’âge d’or de la corruption.

La volonté affichée du Président Amadou Toumani Touré (ATT) de ne pas humilier un voleur a été l’élément catalyseur de la Corruption en généralisant l’impunité. Aucun pouvoir ne peut avoir d’autorité sans sanctionner la faute et récompenser le mérite. Donner l’avantage à celui qui ne le mérite pas c’est troubler l’ordre et la Justice.

Dès que le Prince donneur d’ordre n’incarne plus les valeurs régaliennes de l’État, on peut dire adieu à la souveraineté et à l’intégrité du pays, tel est le cas du Mali depuis bientôt trois décennies.

Bâtir sur le vol (argent et élections) et le mensonge, c’est bâtir sur du sable mouvant.

Maliens, notre mal ne vient ni de la France, ni d’un quelconque manque de ressources: C’est notre inconsistance patriotique qui nous fait perdre nos valeurs d’honneur et de dignité au profit de l’argent sale. Les manœuvres de domination des puissances impérialistes ne sont que des contradictions externes qui ne peuvent opérer qu’à travers les contradictions internes.

Dans le cas précis du Mali, l’avènement de Mali Koura passe par une renaissance à nous-mêmes et au reste du monde. Une naissance ou renaissance ne se fait pas spontanément: il faut d’abord concevoir (projet de Société), porter la grossesse, ensuite mettre au monde le bébé; en évitant de s’abuser en oubliant que toute naissance se fait dans la douleur.

Dans notre cas précis, Mali Koura ne naîtra que dans la sueur de l’effort et de la persévérance. Dans cet effort de soi sur soi, interviennent des erreurs et des échecs qui impliquent la nécessité de veille citoyenne et d’actions correctives efficientes.

Le colonisateur français a mis quarante-trois(43) ans pour conquérir le Soudan (de la montée de Faidherbe de Saint Louis à Kayes-Médine, en 1855, à la capture de Samory en 1898). Ce même colonisateur français a mis dix-huit (18) ans pour pacifier le Soudan (de la capture de Samory, en 1898, aux assassinats de Firhoun et Barzani, en 1916), soit soixante et un (61) ans pour soumettre le Soudan pendant quarante-quatre (44) ans, de 1916 à 1960. Si nous ne nous assumons pas, à terme, le Mali sera divisé en trois (03) États:

- Le Nord-Mali qui représente les deux tiers du territoire.

- La région de Mopti, plus les cercles de Macina et de Niono (dans la Région de Ségou) afin de séparer géographiquement le Sud du Nord qui est l’objet des convoitises des puissances étrangères.

- Le Sud-Mali avec les Régions d’avant réforme de Kayes, Koulikoro, Sikasso et le reste de la Région de Ségou.

Les concepteurs de la partition du Mali ont une vision et un agenda de trente (30) ans. C’est peu par rapport aux quarante-trois (43) ans de la conquête du Soudan.

Depuis 2013, avec la situation qui prévaut à Kidal, le Mali est dans un processus de partition qui lui fera perdre les deux tiers de son territoire au profit des industries minières et pétrolières de la France. La conquête du Soudan, au 19<sup>ème</sup> siècle, a été menée au nom d’ouverture de marchés pour les produits français, mais en réalité, elle visait les ressources naturelles du Pays. Quelques années plus tard, le Méga projet d’aménagement de l’Office du Niger a été conçu pour donner à la France ce que l’Égypte donnait à l’Angleterre.

Le Mali est engagé dans une lutte de reconquête de sa souveraineté culturelle, politique et économique qui ne peut être gagnée qu’en la concevant d’abord à travers une vision et un projet cohérent reflétant les aspirations profondes de notre peuple; ensuite, seulement ensuite, battre les ennemis internes et externes par une lutte menée intelligemment et intensément à travers l’organisation, l’éducation et la mobilisation de toutes les forces vives.

Les actions menées sur les réseaux sociaux et dans les manifestations publiques sont nécessaires pour la prise de conscience, mais rien, absolument rien ne peut remplacer le travail collectif d’organisation politique. Les partis politiques sont discrédités aujourd’hui, mais cela ne fait que compliquer la tâche des patriotes qui doivent faire preuve d’innovation et de créativité pour trouver une nouvelle forme d’organisation de lutte menant à la libération de notre peuple des chaînes de l’impérialisme et de ses courroies internes de transmission que sont les pratiques politiques des acteurs locaux. Ne demandons pas seulement le départ des troupes françaises; organisons-nous et battons-nous pour mettre à la tête du pays des responsables capables, avec le peuple, de concevoir, d’organiser et de réaliser le départ des troupes étrangères (françaises et compagnie), mais aussi une coopération gagnant-gagnant avec la France et tous nos partenaires.

Nous sommes sidérés devant le constat de l’éparpillement, de la faible structuration et du manque de moyens des forces patriotiques, face à l’armada des troupes adverses.

Pour transformer tant de faiblesses en forces efficientes, nous devons avant tout:

Avoir l’honnêteté et le courage de mettre à l’écart nos égos en constituant un front patriotique capable de porter la charge d’avènement de Mali Koura.

À défaut de cela, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer, quel que soit l’issue de la transition. Après les batailles épiques du M5, les patriotes vont encore travailler, comme des serfs, au profit de ceux qui n’ont d’autre agenda que de gouverner et s’enrichir sur la rente de la domination impérialiste.

Malheureusement le comportement de ceux qui ont choisi le camp de la soumission est plus cohérent que celui de nous autres patriotes qui sommes incapables de conformer notre pratique en fonction d’une analyse concrète de la situation concrète, à chaque étape déterminée de l’évolution des rapports de forces. Chacun (jeune et vieux) veut faire la révolution, mais autour de sa personne. Nous devons savoir et pouvoir unir toutes les forces susceptibles de contribuer à l’avènement de Mali Koura: pour être libre il faut savoir s’enchainer. Jadis, à la sortie des vestibules bambaras, on voyait 100 bâtonnets attachés pour rappeler aux membres de la famille que, unis, ils sont invincibles. C’est ce symbole que j’ai baptisé le Bouquet Synergique. L’union permet de résister à de puissants adversaires, mais aussi de donner un impact multiplicateur aux actions collectives convergentes. L’effet synergique se caractérise par la formule: 1+1=3 au lieu de 2 !

Pour inverser le rapport des forces défavorable qui pousse notre pays vers le chaos, chacun de nous doit avoir un comportement stratégique prospectif. Ainsi, il faut refuser de continuer à subir la gouvernance de prédation. La capacité de résistance d’un peuple est fonction de sa capacité d’indignation.

Nous devons aussi refuser la rétroactivité qui est actuellement le comportement de ceux qui attendent qu’on fasse la révolution avant de s’impliquer dans la lutte ; ils font le pari qu’on fera ensuite appel à eux pour gérer le pays. Nous ne devons pas attendre, mais agir pour changer le cours de l’histoire.

En refusant la rétroactivité, nous ne pouvons qu’agir en réunissant les moyens et les conditions du changement social. Savoir et pouvoir dépasser les stades de révolution de Palais et de révolution politique, en créant les conditions et les moyens d’une révolution sociale au profit du peuple. Là se pose la capacité intergénérationnelle de créativité et d’organisation de la classe politique malienne.

Notre mission de passage du flambeau aux jeunes doit ainsi consister à organiser, armer idéologiquement et politiquement les forces montantes. Par des actes, il faut les aider à acquérir moyens et conditions nécessaires pour poursuivre efficacement la lutte patriotique. Toute autre démarche n’est qu’imposture et trahison.

Le Bouquet Synergique ne peut être efficient que s‘il est sous tendu par la volonté de soumettre nos rapports avec l’extérieur aux exigences de notre développement interne. Se soustraire des contraintes et exigences des puissances extérieures n’est qu’un aspect de la problématique de la «<strong>déconnexion</strong>». L’environnement de la dynamique du développement de l’Afrique est constitué de toutes les parties prenantes (externes et internes) pouvant influencer le développement du continent.

Or, les Africains ont tendance à rejeter sur l’Occident la responsabilité de tous les maux dont souffre notre continent, ce qui est faux. Par rapport à la culture du développement (recherche, accumulation et formation de capital, etc.) notre passé culturel et nos pratiques sociales sont à revoir à la lumière d’un monde dominé par la science et la technologie.

Si nous n’avons pas le courage de nous remettre en cause, nous ne pourrons pas changer la direction du train de développement de l’Afrique, encore moins porter la charge du triple réarmement culturel, politique et économique qui est la condition sine qua non du développement du continent africain en ce 21<sup>ème</sup> siècle.

<strong>Nos tâches Immédiates</strong>

Au-delà de nos contradictions internes et celles externes, le problème malien peut être ramené à:

- <strong>Un Enjeu majeur</strong>: la survie de la Patrie malienne en tant que pays souverain dans son intégrité territoriale, sa diversité ethnique et culturelle.

- <strong>Un Défi</strong>: au-delà des discours, prouver notre capacité stratégique et tactique à sauver la Patrie de la partition, et la maintenir debout culturellement, politiquement et économiquement sur le sentier du progrès dans la mouvance d’un monde où l’économie et la société sont à base de savoir.

-  <strong>Le Défi dans le Défi</strong>: pour relever le défi de sauvetage de la Patrie, nous rappelons que «<strong>les peuples tiennent leur libération dans leurs mains, et leur destinée dans leur volonté</strong>».

Mais les mains et la volonté agissent sous la capacité de compréhension et de création, d’où toute la problématique de notre capacité à nous assumer à travers la conception et la réalisation de solutions à hauteur de nos difficultés. Cela est dix fois plus difficile à réaliser qu’on le pense.

Si notre agenda est vraiment le Mali, rien ne nous empêchera de nous entendre pour sauver la Patrie.

«<strong>L’homme qui détermine sa conduite par la perspective la plus proche est l’homme le plus faible</strong>». Le développement d’un pays est une question de générations. L’histoire effacera de la mémoire collective tous ceux qui n’agissent qu’en fonction de leurs intérêts personnels. Elle retiendra pour l’éternité, comme les preux du Manding, ceux qui agiront en fonction des Objectifs Globaux du Projet Alternatif Africain de Renaissance et de Mutation de l’Afrique au 21<sup>ème</sup> siècle (REMA 21), se déclinant localement en Mali Koura.

À l’ère des grands ensembles de la mondialisation d’une part, et de la chasse en meute de l’impérialisme libéral d’autre part, il est illusoire de concevoir l’avenir du Mali en dehors de la dynamique de l’intégration africaine, en clair:

Face à l’ampleur titanesque des tâches de la REMA 21, les acteurs africains de la REMA 21 doivent être guidés par «<em>les quatre (04) vertus qui, rattachées à la force, donnent de la grandeur aux personnes comme aux nations:</em>

<em>- <strong>La Magnificence</strong> qui fait voir grand malgré les difficultés de l’entreprise;</em>

<em>- <strong>La Munificence</strong> qui fait voir grand malgré le coût des opérations à engager;</em>

<em>- <strong>La Magnanimité</strong> qui fait voir grand sans souci d’en tirer égoïstement du profit</em>».

Enfin et surtout La MUTATION scientifique et technologique découlant des apports nouveaux de l’Afrique à la socialisation et au progrès de l’humanité au 21<sup>ème</sup> siècle. Pour paraphraser Machiavel, nous dirons que misérable et vaincu d’avance est le peuple qui nourrit de médiocres projets.

<strong><em>Bamako, le 15 mai 2022</em></strong>

<strong><em>Diatrou DIAKITÉ, Espoir Mali Koura (EMK)</em></strong>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Année sans fin à l’enseignement supérieur :  Le calvaire des élèves et étudiants</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/annee-sans-fin-a-lenseignement-superieur-le-calvaire-des-eleves-et-etudiants-2977173.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 May 2022 09:23:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA["<strong><em>Si vous voulez tuer une nation, il faut tuer son école</em></strong>", dit- on. <strong>Il apparaît évident aujourd'hui que notre école n'échappe pas à cette triste réalité.</strong>

Dans les discours politiques aussi bien que sur toutes les lèvres, nous ne pouvons pas nous empêcher d'entendre chanter par tout "<strong>l'école, c'est notre priorité des priorités</strong>" ou que "<strong>l'école, c'est l'avenir d'une nation</strong>", etc. Des propos bien plus que démagogiques, car la pratique nous enseigne purement le contraire. La réalité est que nous ne nous intéressons à notre école qu'à la veuille des examens quand ceux- ci sont menacés par les grèves surtout de celles des enseignants. Parce que tout simplement le spectre d'une année blanche renvoie chacun à ses calculs.

Si certains y voient toutes leurs dépenses scolaires voler à l’éclat, d'autres y voient des difficultés auxquelles ils auront pour faire face aux charges liées au fonctionnement de leur établissement. Personne, nous disons,  personne, ne pense en réalité à l'avenir de ces milliers d'enfants dont l’avenir se trouve hypothéqué aujourd'hui. Et pourtant, nous ne cessons pas de clamer à chaque fois que c'est de l'avenir de nos enfants que nous pensons.

Sinon, comment comprendre le silence et l'inaction de la part de ces parents d'élèves et des autorités scolaires face aux calvaires que traversent aujourd'hui leurs enfants ?

Au niveau de l'enseignement secondaire, nous avons des bacheliers de l'année scolaire écoulée (2020- 2021) qui viennent juste de commencer  les cours, ce lundi 09 mai 2022,  dans certaines facultés et pourtant, l'on vient de fixer la date du 18 juillet 2022 pour les examens du baccalauréat 2021-2022.

Mais où iront-ils les nouveaux bacheliers sachant que leurs prédécesseurs n'ont même pas commencé pour ensuite leur céder la place, puisque l'enseignement, c'est une suite? Ces deux (02) catégories de bacheliers vont-ils intégrer les mêmes classes de première année à l'université ? Où bien ces nouveaux bacheliers vont-ils aussi attendre un (an) à la maison, le temps que leurs aînés  finissent leur année de première pour leur céder la place ? Cela n'inquiète personne.

Pire, au niveau des universités, nous avons des étudiants de carrière parce qu'ils ont doublé ou triplé des classes mais parce qu’il n'ya pas de cours à plus forte raison des examens. Des étudiants qui sont à leur deuxième, voire troisième année en première année ou en deuxième dans l'attente d'être examinés. La conséquence immédiate de telle situation est que ces étudiants seront tôt ou tard confrontés aux critères d'âge au moment de se présenter au concours d'entrée à la fonction publique. Ça aussi, personne n'en parle. Même si, pour prémunir contre cela, certains parents ont trouvé une alternative qui à consister d'aller inscrire leurs enfants dans les universités privées. Mais est-ce que tout le monde dispose les moyens de recourir à cela?

Face à cette accalmie liée aux contextes actuels que nous connaissons tous, nous avons tendance à oublier ces problèmes auxquels est confrontée notre école et qui la conduisent inéluctablement, si nous n'en prenons pas garde, à sa chute, voire à sa disparition pure et simple. Nous devrons prendre conscience vite que notre école est malade, voire moribonde surtout au niveau du supérieur qui est sensé recevoir chaque année de nouveaux bacheliers.

L'enseignement, c'est un vase communiquant, quand le trou est bouché quelque part c'est toute la conduite qui s'arrêtera. Nous devrons prendre conscience du danger qui guette notre école et que si toute fois elle est atteinte, c'est tout l'avenir de notre nation qui en pâtirait.

Il est donc important voire urgent que nous sortions de notre silence coupable, que nous  rompions avec tous les discours démagogiques pour penser notre école, afin de trouver la thérapie valable pour sauver ce qui pourrait l'être à présent. Ceci n'est pas une gaité de cœur mais une question de survie pour notre peuple. Car, un pays sans une éducation forte est un pays qui est condamné à la disparition.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>1er anniversaire de la prise du pouvoir par le Colonel Assimi Goita :  Le Mali restaure son honneur, sa dignité et sa fierté sur la scène internationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/1er-anniversaire-de-la-prise-du-pouvoir-par-le-colonel-assimi-goita-le-mali-restaure-son-honneur-sa-dignite-et-sa-fierte-sur-la-scene-internationale-2977170.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 May 2022 09:17:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali va célébrer, ce mardi 24 mai, l’an un de la mise à l’écart de la première équipe de la transition dirigée par le président Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane. Elle consacre la libération du Mali vis-à-vis de la domination impérialiste. Grâce à ses actions courageuses et à ses décisions libératrices, le colonel Assimi Goïta, président de la transition, rétablit petit à petit le respect du Mali, bafoué par des gens sans foi ni loi agissant au nom d’une démocratie prédatrice, sur la scène internationale. Les Maliens sont-ils prêts à accompagnerce combat jusqu’à la victoire finale contre les ennemis intérieurs et extérieurs de notre pays ?</strong>

Il a fallu cette phrase du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, à la tribune de l’ONU, en septembre 2021, pour que le monde entier sache que la gouvernance a changé dans notre pays: «<strong>Le Mali a été abandonné en plein vol</strong>». Elle a mis le feu à la case du néo- colonialisme français qui gérait le Mali à travers ses valets vêtus d’un manteau démocratique maculé du sang du peuple malien. Cette volonté des autorités de la transition à s’affranchir de la domination d’une France, en perte de son influence dans le monde, a été le point de départ de la prise d’une série d’actions courageuses et de décisions libératrices pour briser la carcan colonial, renforcé par l’arrivée des pseudo-démocrates au pouvoir, le 8 juin 1992. Elle a été largement appréciée par la grande majorité de la population malienne qui n’attendait que ce moment solennel pour féliciter le courage exceptionnel des femmes et des hommes qui ont désormais décidé de restaurer l’honneur, la dignité et la fierté du Mali sur la scène internationale.

Pourtant, ils n’étaient pas nombreux nos compatriotes qui vendaient cher la peau du colonel Assimi Goïta quand il avait déposé, le 24 mai 2021, le président de la transition, Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane. Ils pensaient qu’il était animé par la recherche du gain facile à l’image de beaucoup de putschistes dont le mauvais souvenir hante encore les esprits des Maliens.

En s’attaquant aux chaînes du néo-colonialisme entretenues par leurs valets dans notre pays et en les brisant les unes après les autres pour quitter ce système de domination, le président de la transition, a fini par convaincre nombreux de Maliens à s’engager dans cette lutte de libération de notre pays. Il est en train de donner de l’espoir au peuple malien qui ne savait plus à quel saint se vouer pour restaurer son honneur, sa dignité et sa fierté. Et il n’est plus un secret pour personne que son engagement est en train de faire tache d’huile en Afrique. Un peuple dont les démocrates avaient fait croire que son bonheur se trouve ailleurs et qu’il est condamné à ne pas se développer sans l’aide de leurs maîtres blancs. À plus forte de réfléchir pour trouver des solutions à ses propres problèmes.

Aujourd’hui, ce cordon ombilical dont les démocrates s’accrochaient pour sucer le sang du peuple malien est coupé pour de bon. Cette décision courageuse prise par notre pays en tant que État souverain de traiter avec les autres pays sans intermédiaire a fallu à nos autorités la colère mondiale, à sa tête la France. Cette indépendance vis-à-vis de l’ancienne métropole qui parlait et qui décidait au nom de notre pays se sent blessée dans son orgueil mal placé par cette décision courageuse des autorités de la transition.

La perte de ce privilège donne des insomnies au président français Emmanuel Macron qui se bat sur tous les plans pour isoler le Mali afin que les autorités de la transition tombent pour laisser la place à un de ses gouverneurs, prêt à massacrer son propre peuple pour préserver les intérêts de son pays.

Le respect s’impose, dit-on. Le Mali se fera désormais respecter. Le Mali, à sa tête, le colonel Goïta, en a décidé ainsi. N’en déplaise à ses détracteurs intérieurs et extérieurs. Le coup de pied dans la fourmilière dominatrice a été déjà donné. Et il n’est plus question d’un retour à la case départ pour servir des intérêts égoïstes, personnels et haïssables d’une poigné d’individus qui se font le chantre d’une démocratie mortifère. Les actions et décisions patriotiques, jusque-là, prises, honorent le Mali et restaure son honneur, sa dignité et sa fierté sur la scène internationale. Elles vont de l’expulsion de l’ambassadeur de France, de l’ambassadeur de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) au Mali, l’interdiction de RFI et de France 24 d’émettre sur le sol malien, l’annulation des accords de défense, le retrait du Mali du G5-Sahel.

Cette prise en main de notre destinée ne va pas sans sacrifices. L’ennemi est là et à nos portes. Il a plusieurs tours dans son sac. Il a déjà mis toutes les options sur la table pour nous faire payer ce qu’il appelle affront, mais victoire pour le peuple malien. Il est désormais du devoir des Maliens à s’unir, à parler le même langage et être débout sur les remparts pour que le nom du Mali résonne encore comme un gong dans les oreilles des ennemis de notre pays.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le système électoral malien :  Notre système électoral comporte trois défauts majeurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-systeme-electoral-malien-notre-systeme-electoral-comporte-trois-defauts-majeurs-2976379.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 May 2022 12:42:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le premier défaut</strong>: c’est son coût exorbitant, donc insoutenable pour un pays pauvre. Sacrifier à la mode de l’informatisation du fichier électoral ne suffirait pas à remédier à ce problème; il faut revoir tous les maillons de la longue chaîne du processus électoral, de l’établissement des listes électorales à la proclamation définitive des résultats. Voici quelques pistes. On peut abandonner l’inscription d’office au profit de l’inscription volontaire sur les listes électorales. On fera ainsi des économies en termes de réduction du temps et du volume de travail, de papier, de frais d’entretien des commissions administratives dans les sept cent trois (703) Communes et les trente-neuf (39) représentations diplomatiques du pays, de confection de cartes d’électeurs, d’établissement de bureaux de vote et, au bout du compte, on aura des listes électorales moins surchargées et plus fiables.

On peut limiter les élections présidentielles et législatives à un seul tour de scrutin et instituer le bulletin unique. On diminuera ainsi le coût des élections, y compris celles comportant un nombre élevé de candidats comme on l’a vu lors des présidentielles de 2002 (23) candidats. On peut  réfléchir à un type de scrutin qui requiert un minimum de dispositif logistique et de paperasse.

<strong>Le deuxième défaut</strong>: c’est sa lourdeur et son inadaptation à certaines de nos réalités. En voulant instituer un système électoral parfait sur le papier, le législateur a conçu un texte kilométrique qu’il a encombré de détails. Le lecteur qui a la patience d’éplucher la Loi électorale du 12 février 2002 aura beaucoup de peine à se rappeler le premier article au moment où il arrivera au 202<sup>ème </sup>article du texte. On gagnerait à réduire la taille du texte et à le simplifier pour le rendre plus intelligible au commun des Maliens instruits.

En voulant garantir sur papier la liberté et la sincérité du vote, le législateur a conçu un texte extrêmement rigoureux qui est difficilement applicable dans le contexte malien et qui, paradoxalement dans la pratique, se prête à toutes sortes de tricheries et de manipulations. Lors des élections législatives de juillet 2002, la Cour constitutionnelle a reçu cinq cent cinq (505) plaintes en provenance des partis politiques, des candidats et des particuliers faisant état d’irrégularités et de fraude. La Cour a invoqué les mêmes faits pour justifier l’annulation du quart des suffrages (541 019 votes sur 2 201 154) lors du premier tour de l’élection présidentielle, en avril 2002.

On gagnerait à reformuler les dispositions qui sont en contradiction avec les pratiques et les habitudes des populations. Par exemple, il est patent que la disposition sur l’identification de l’électeur, à savoir la présentation, en plus de la carte d’électeur, d’une pièce d’identité officielle ou de deux (02) témoins inscrits sur la liste d’émargement du bureau et possédant leur pièce d’identité, donne lieu à toutes sortes d’interprétations et occasionne toutes sortes d’abus.

J’ai eu l’occasion d’observer plusieurs fois des élections au Mali et j’ai remarqué que cette disposition est plus ou moins appliquée en milieu urbain, et plus ou moins ignorée en milieu rural. Dans la plupart des villages du pays profond que j’ai visités, les électeurs se présentent dans le bureau de vote sans pièce d’identification et sans témoins et arrivent pourtant à voter en présentant simplement leur carte d’électeur.

La procédure de l’identification formelle est-elle vraiment nécessaire dans un petit village, où tous les habitants se connaissent ? Apparemment non, dès l’instant où le président du bureau de vote, les assesseurs, les délégués et les électeurs eux-mêmes conviennent tous de contourner les obstacles imposés par la loi. Il faut revenir sur terre et se dire que dans un pays, où la majorité de la population est analphabète, où l’établissement des actes d’état civil constitue l’exception et non la règle, où l’existence de ces actes ne leur confère d’ailleurs aucune garantie d’authenticité-il est de notoriété publique que des étrangers sont détenteurs d’actes de naissance et de passeports maliens. Il y a lieu d’imaginer d’autres méthodes d’identification en plus des méthodes édictées par la loi.

<strong>Le troisième défaut</strong>: c’est la brièveté des délais pour les opérations électorales, vu la multitude de paramètres difficiles à maîtriser. Dans la première partie de l’essai, nous avons pris l’exemple des élections présidentielles de 2002 où le délai de deux (02) semaines entre les deux (02) tours a été tenu en sacrifiant la campagne électorale du second tour. Le paramètre qui a faussé les prévisions était l’inflation des candidatures (24 au total) ayant entraîné un surcroit de travail en matière de compilation des résultats provisoires par l’administration, de vérification des résultats et de traitement des réclamations par la Cour constitutionnelle.

Nous devons nous débarrasser de tout complexe et fixer des délais raisonnables qui nous éviteront des surprises. Pourquoi ne ferions-nous pas comme le Niger et le Ghana, où le délai entre les deux (02) tours de l’élection présidentielle est fixé à vingt et un (21) jour (article 37 de la Constitution nigérienne du 9 août 1999 et article 63, section 4, de Constitution ghanéenne du 15 mai 1992) ou comme la Côte d’Ivoire, où le délai de quinze (15) jours court à partir de la proclamation des résultats du premier tour (article 36 de la Constitution du 24 mai 2000).

Avant de fermer ce chapitre, il est utile de rappeler que les défaillances du système électoral ne sont pas l’apanage du Mali et des seuls pays africains. Même les pays qui ont une tradition démocratique ancienne et utilisent un dispositif électoral bien huilé sont loin d’avoir atteint la perfection dans ce domaine.

L’exemple le plus éclatant est sans doute le cafouillage qui a suivi l’élection présidentielle américaine du 7 novembre 2000. C’est à la suite d’un imbroglio politico-judiciaire sans précédent dans l’histoire des États-Unis d’Amérique et après trente-quatre (34) jours de suspense, que la Cour suprême a tranché le litige en «<strong>désignant</strong>» le quarante-troisième président de la première puissance économique du monde et la plus vieille démocratie de notre époque.

&nbsp;

<strong>NOPEL répond à ces exigences</strong>

Un jeune chercheur malien, Alpha Sidiki Cissé, a mis au point un dispositif de vote qui répond justement à ces deux (02) exigences. Son invention, appelée Nouveau procédé électoral (NOPEL), n’utilise pas de bulletins pour les opérations de vote et de dépouillement, et de ce fait, élimine le gâchis énorme de papier et réduit considérablement les coûts de fonctionnement des bureaux de vote. Comparé au système de vote actuel, le NOPEL allie à la fois simplicité, rapidité, fiabilité et économie.

Selon les estimations de son concepteur, sur la somme de 1,5 milliard de francs CFA dépensée pour l’achat d’enveloppes et la confection de bulletins pour les vingt-quatre (24) candidats en lice au premier tour de l’élection présidentielle du 28 avril 2002, l’État aurait pu économiser 1,3 milliard en utilisant ce nouveau système de vote.

Il faut espérer que les intérêts colossaux liés au maintien du statu quo en matière d’organisation des élections n’empêcheront pas les décideurs de tirer profit de cette invention.

<strong>Ali CISSÉ, <em>Mali: une démocratie à refonder</em></strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Démocratie en Afrique francophone :   La dictature d’une minorité d’élites au service de la France</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 May 2022 10:59:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La démocratie telle que conçue en Afrique francophone est en réalité une parodie de démocratie.</strong>

Les opposants historiques (Alassane Ouattara, Alpha Condé) sont presque tous devenus des putschistes institutionnels sous les yeux bienveillants de la France avec ses valets réunis au sein des organisations sous-régionales moribondes appelées Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et Union économique monétaire ouest- africaine (UEMOA).

Nos politiciens démocrates nous avaient fait croire que l’Occident en général et la France en particulier étaient nos dieux sur terre et que nos peuples n’avaient pas d’autres alternatives que de se soumettre à leurs décisions. Ce qui  était absolument faux. L’Afrique de l’Ouest francophone avait et a toujours un problème criard de leadership. Nos politiciens du Mouvement démocratique ont toujours pensé que c’est la France qui donnait le pouvoir en Afrique, c’est pourquoi la France faisait ce qu’elle veut dans nos pays. Elle parlait en nos noms aux Nations unies, elle faisait ce qu’elle voulait de nos ressources minières sans autre forme de procès.

Il a fallu l’avènement de cette transition en cours au Mali pour que le peuple malien sache que le problème du Mali était un problème de leadership. Des hommes et des femmes courageux et qui ont une vision qui converge avec celle du peuple malien. La grande manifestation populaire du vendredi 14 janvier 2022 à travers tout le pays en est une illustration. Ce que le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a déclaré à la tribune des Nations unies, le mois de septembre dernier ou ce que le ministre Abdoulaye Diop a dit pendant son interview, vendredi 28 janvier 2022, si on était dans un régime démocratique avec un président gouverneur de la France, les deux (02) ministres allaient être immédiatement enlevés de leurs postes et le président soi-disant démocrate allait envoyer une délégation pour demander des excuses auprès des autorités françaises comme ça a été le cas dans un passé récent sous le régime du roi fainéant (l’ambassadeur Toumani Djimé Diallo a été rappelé pour consultations à Bamako car il a dit des vérités absolues à la France et un ministre a été dépêché pour demander des excuses auprès des autorités françaises). Cette situation prouve à suffisance que nos politiciens démocrates n’ont jamais travaillé pour les intérêts du peuple malien. C’est d’ailleurs la raison principale pourquoi ils demandent toujours qu’on puisse aller aux élections pour continuer à sucer nos sangs et nous maintenir dans cet état de sujétion pour la France.

Ce qui a été détruit pendant trente ans ne peut pas être réparé en six (06) mois ou deux (02) ans. Soyons réalistes, il faut refaire l’État parce qu’il n’existe pas pour le moment. Il a été détruit par les so-called politiciens démocrates.

Sur le plan des opérations militaires, le Sud et le Centre du pays sont presque libérés par nos fameuses FAMa. Les résultats sont là et c’est ce leadership qui a manqué au Mali pendant ces trente dernières années. On veut nous punir parce qu’on est en train de libérer notre pays.

Les conséquences des pratiques incongrues de la démocratie: la corruption endémique, l’impunité, les bradages des biens publics de l’État, l’incivisme des agents publics, l’absence de plan stratégique des dirigeants successifs du pays ces trente dernières années de démocratie, l’absence de vision claire de la classe politique, la mauvaise gouvernance, l’effondrement de l’État, l’insécurité sur toute l’étendue du territoire national, la pauvreté endémique, le système sanitaire défaillant, le système éducatif en déliquescence, la dégradation des infrastructures existantes, l’éducation civique inexistante, la défaillance morale de la société dans sa totalité, le manque de patriotisme de la majeure partie de la classe politique, le manque de conscience collective, l’inculture de la grande majorité des acteurs politiques, le nomadisme des acteurs politiques, la pléthore des partis politiques, l’échec du processus démocratique en Afrique francophone est évident.

<strong> </strong>

<strong>La souveraineté, le respect, la dignité et la liberté d’un peuple ne sont pas négociables</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>Les coups d’État successifs en Afrique francophone, ces temps-ci, sont les conséquences des dysfonctionnements de la démocratie.

La transition en cours au Mali a révélé la découverte des cadres et des patriotes convaincus, compétents et courageux qui ne sont pas forcément politiques.

Ce que ce gouvernement est en train de faire en quelques mois, aucun régime n’a fait en trente ans sur les plans militaires et géostratégiques.

Notre diplomatie est de retour et est en train de sombrer la grande France sur le plan international. La France a tout essayé pour nous isoler avec quelques politiciens apatrides et les chefs d’État valets de la CEDEAO.

La transition en cours est historique et nous remercions le bon  Dieu d’être des acteurs majeurs de ce Malikura en cours.

Nous sommes en train de démystifier la France et ces valets chefs d’État Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le Mali regorge des cadres et patriotes convaincus et courageux qui veulent s’affirmer mais avec cette parodie de démocratie tous ces cadres valables n’avaient pas droit au chapitre. Il a fallu la transition en cours pour découvrir des cadres courageux, discrets et professionnels pour redonner au Mali son respect, sa gloire et son honneur bafoués. Presque tous les membres de ce gouvernement de transition font la fierté du Mali, en occurrence les plus exposés, compte tenu des fonctions de leurs départements: le président Assimi Goïta par sa discrétion légendaire, le Premier ministre Choguel Kokolla Maïga, les ministre Abdoulaye Diop, Sadio Camara, Abdoulaye Maiga, Ismaël Wague et Modibo Koné des Services de renseignements pour leur courage parce qu’il faut être courageux pour faire face à la France.

En fait, cette transition en cours est une synergie car il faut apprécier aussi le courage des membres du Conseil national de transition (CNT) avec à sa tête le discret Malik Diaw et surtout les analyses et interventions courageuses de l’infatigable Aboubacar Sidiki Fomba, un autre membre influent du CNT.

En réalité, il faut donner tout le crédit de ce succès diplomatique et militaire en cours au peuple malien pour son patriotisme, son engagement, son courage et sa résilience légendaire.

En effet, nous avons tous apprécié les réponses de nos ministres Abdoulaye Maïga, porte parole du gouvernement et Abdoulaye Diop des Affaires étrangères par rapport aux insultes et intimidations des autorités françaises, en occurrence Florance Parly et Jean-Yves Le Drian à l’égard du Mali. C’est ça être courageux et professionnel.

La souveraineté, le respect, la dignité et la liberté d’un peuple ne sont pas négociables.

Nous demandons la fermeture immédiate de l’ambassade de France à Bamako, l’arrêt des opérations militaires françaises Takuba ainsi que la fermeture de la base militaire française de Gao.

Que Dieu bénisse le Mali.

<strong>Bakary COULIBALY, Élan Patriotique</strong>

<strong>Président du Groupe de Réflexion pour la Refondation et le Développement du Mali: G2RM</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Élections au Mali : Comment l’État gaspille les fonds publics</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/elections-au-mali-comment-letat-gaspille-les-fonds-publics-2976302.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 May 2022 08:02:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les élections organisées entre 1997 et 1999 ont été confiées à un organe censé être neutre, la Commission Électorale Nationale Indépendante CENI). Cet organe était chargé aux termes d’une nouvelle loi électorale (Loi 97-008 AN/RM du 14 janvier 1997) de la préparation et l’organisation matérielle des élections, la formation des agents électoraux, la supervision et le contrôle des opérations de vote, la centralisation et la proclamation des résultats provisoires, la gestion des observations nationaux et internationaux.</strong>

Le cout global de l’organisation des consultations électorales, entre 1997 et 1999, se chiffre aux environs de 17 milliards de francs CFA, avec une contribution financière des partenaires bilatéraux et multilatéraux de l’ordre de 3,5 milliards de francs CFA. À ce jour, il n’y a pas eu un audit, par un cabinet indépendant, de l’utilisation des fonds publics mis à la disposition de la CENI. La gestion désastreuse des opérations électorales organisées entre 1997 et 1999 et surtout leur coût exorbitant ont amené  les autorités à changer leur fusil d’épaule. Elles ont adopté, entre 1999 et 2004, une série de textes modifiant la loi électorale de 1997.

Avec les innovations et les changements introduits dans la loi électorale  modifiée, le rôle de la Commission Électorale Nationale Indépendante CENI) se confine au suivi de la régularité des opérations électorales, alors  que la préparation, l’organisation matérielle des élections et la proclamation des résultats provisoires sont confiées de nouveau à l’administration.

Aux élections présidentielles, en 2002, par exemple, vingt-quatre (24) candidatures sur vingt-cinq (25) ont été validées par la Cour Constitutionnelle. Le coût total de l’organisation de la troisième série des consultations électorales, entre 2002 et 2004, se chiffre aux environs de 25 milliards de francs CFA avec une contribution des partenaires de l’ordre de 6 milliards. Le tableau suivant donne une idée des dépenses effectuées par le ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL) pour l’organisation des différentes élections entre 2002 et 2004.

Il faut noter que ce tableau ne fait pas ressortir les dépenses de la Cour Constitutionnelle (907 millions), de la CENI (3,7 milliards), de la Délégation Générale aux Élections (1,7 milliard), du Comité National de l’Égal Accès aux Médias d’État (143 millions), des médias d’État eux-mêmes (91,7 millions) et les fonds publics accordés aux partis politiques (montants qui sont passés de 140 millions, en 2001, à 804 millions, en 2004.

La Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration (CASCA) a fait état, en juin 2005, de nombreuses et graves irrégularités à tous les niveaux dans la gestion de ces fonds.

&nbsp;

<strong>Tableau des dépenses électorales du MATCL (francs CFA) entre 2002 et 2004</strong>

<strong> </strong>

<strong>RUBRIQUES                                               MONTANTS DÉPENSES</strong>

Recensement administratif (RACE):                                    <strong>4 712 293 232</strong>

Révision annuelle des listes électorales:                   <strong>548 425 900</strong>

Référendum (annulé):                                                                      <strong>1 422 250 986</strong>

Élections présidentielles:                                                       <strong>5 434 998 590</strong>

Élections législatives:                                                                        <strong>174062395</strong>

Élections communales:                                                        <strong>2021585529</strong>

<strong>TOTAL:                                                                                            15 887 616632.</strong>

Les élections ne grèvent pas seulement le budget de l’État. Elles ruinent aussi les formations politiques et les candidats qui y prennent part. Les Maliens en ont eu la démonstration lors des dernières élections de 2002. En lieu et place des débats d’idées et des confrontations de programmes, ils ont assisté à une distribution de présents (pagnes, sucre, thé, tee-shirts, mobylettes, véhicules, etc.) et de promesses  démagogiques en direction des électeurs. Cet étalage de richesses aux origines  douteuses a choqué plus d’un. Il est révélateur des lacunes de l’arsenal juridique malien qui ne prévoit ni une déclaration publique des dépenses de campagne, ni le plafonnement de celles-ci.

La palme revient  peut-être au candidat officiel de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) aux élections présidentielles de 2002 qui a mené  une campagne presque à l’américaine. Il a sillonné le pays à bord d’un hélicoptère, et a fait  distribuer 832 mobylettes acquises auprès d’un fournisseur de la place avec la garantie d’un richissime opérateur économique. On connait la suite: il n’a pas été élu; la facture des mobylettes qui faisait la bagatelle de 937 millions de francs CFA n’a pas acquittée; le garant a saisi les tribunaux, en mars 2003, pour rentrer dans ses fonds.

Le commun des Maliens pense que si l’ADEMA-PASJ avait réussi à placer son candidat à Koulouba, cet opérateur économique ne serait pas arrivé certainement à cette extrémité. Dans ce genre de situations, les responsables politiques ont plus d’un tour dans leur sac pour honorer les dettes des créanciers ou les placements des gros contributeurs aux dépenses de campagnes.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>2ème anniversaire d’espoir Mali Koura : EMK ne reconnaît plus le Comité Stratégique du M5&#45;RFP dirigé par Choguel Kokala Maïga et propose un gouvernement de mission</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/2eme-anniversaire-despoir-mali-koura-emk-ne-reconnait-plus-le-comite-strategique-du-m5-rfp-dirige-par-choguel-kokala-maiga-et-propose-un-gouvernement-de-mission-2976304.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 May 2022 07:58:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce samedi 14 mai 2022, le Coordinateur du Mouvement Espoir Mali Koura (EMK), le cinéaste Cheick Oumar Sissoko, est intervenu devant les militants et dirigeants du mouvement, les membres du Comité stratégique du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), la presse nationale et internationale pour faire le bilan de la lutte de EMK, sa contribution dans l'orientation du M5-RFP et pour une meilleure réussite de la Transition. Il n'est pas allé par quatre chemins pour dénoncer la gestion du Premier ministre Choguel Kokalla Maiga "<em>qui doit partir, qui va malheureusement laisser le pays exsangue de ressources financières, isolé, divisé, fragilisé</em>".</strong>

<strong>Voici l'intégralité du discours</strong>

Le Comité de Pilotage d’EMK a appris avec beaucoup de surprise, l'existence d'un noyau d'individus qui s’arrogent un droit de propriété sur notre organisation. Le Mouvement Espoir Mali Koura (EMK) n'est pas une entreprise privée capitalistique aux actions détenues par quelques individus. On croit rêver !!!

EMK a été créé, le 10 Mai 2020, au cours dune Assemblée Générale au 202 rue 372 à Magnambougou en Commune VI de Bamako. Cette assemblée générale avait procédé à la mise en place d'un comité de pilotage de dix-sept (17) personnes et d'un Coordinateur en la personne de Cheick Oumar Sissoko.

Bien entendu avant ce jour des démarches, rencontres, réunions avaient eu lieu entre des personnes, des Associations, des Organisations politiques, toutes engagées depuis des années contre Ibrahim Boubacar Kéira (IBK) et sa politique inacceptable de destruction de notre pays.

EMK et plus tard M5 sont le fruit de la lutte de notre peuple, depuis le 19 Novembre 1968. Cette longue lutte à étapes n'a pas su aboutir parce que des renégats se sont mis en travers des idéaux démocratiques, progressistes de cette lutte. Notre fameux noyau et ceux qui s'y reconnaissent sont de cette catégorie de gens. Ils privilégient à un moment de la lutte, leurs intérêts personnels aux intérêts du peuple Malien. Honte à eux!

EMK appartient au Vaillant Peuple du Mali, à ses membres, à des organisations qui ont eu le courage de faire l'historique APPEL du 14 Mai 2020 qui a permis de faire une mobilisation populaire dont l'expression politique fut M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques), aujourd'hui hélas moribond par la faute criminelle de ce noyau aux ordres de Choguel Kokalla Maïga.

Ni Bouba Traoré prétendument Président par intérim du Comité Stratégique, Chargé de mission à la Primature, ni Tiémogo Maïga, ni Aliou Sankaré Bidy, ni Ramos sorti des bois, ni Kader Maïga Conseiller très spécial de Choguel, ni Ikassa Maïga fut-ce t-il Ministre du gouvernement Choguel, ni Choguel leur mentor, n'empêchera EMK de suivre sa voie, son combat pour une Transition Réussie. Cette Transition, nous l'avons enfantée. Nous continuerons à la bercer dans la vérité et l'exigence de rupture avec un système politique, économique, social et culturel qui avilit l'homme, qui a plongé notre peuple dans la souffrance.

Nous voulons donc une 3<sup>ème</sup> étape de rupture.

La 1<sup>ère</sup> étape fut marquée par un refus du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) "<strong>venu parachever notre lutte</strong>" de reconnaître notre légitimité, celle de M5. Suivirent neuf (09) mois d'errements, de tâtonnements qui ne permirent pas de faire face à l'insécurité grandissante, ravageuse et à la mauvaise gouvernance.

La 2<sup>ème</sup> étape appelée rectification porta M5 RFP à la Primature. Depuis bientôt douze (12) mois, nous assistons à un one man show du PM Choguel.

Les errements ont continué. L'accent de souveraineté du début de mandat n'a pas résisté à la mythomanie, à la logomachie de l'homme faites de volonté affichée de diviser notre peuple, d'affaiblir M5-RFP, EMK, la classe politique et les jeunes.

Heureusement les forces de défense et de sécurité ont su être à la hauteur. Dans le dernier trimestre de 2021, mieux équipées, elles sont passées à l'offensive, travaillant courageusement à occuper le terrain. C’est la seule satisfaction notable de cette étape et elle est forte d'espoir pour la sortie de cette crise qui étouffe notre pays.

La vision d l EMK a toujours reposé sur le soutien à la transition avec la nécessité dune veille citoyenne pour maintenir le cap de l'objectif "<strong>Mali Koura</strong>". C’est dans ce sens que nous avons apporté une contribution écrite dans un document intitulé "<strong>Mobilisation Générale des Maliens contre la Guerre qui nous est imposée</strong>".

C’était un autre appel avec la proposition phare faite à notre état de proclamer la Déclaration de l'état de guerre et de légitime défense. Notre document de quarante (40) pages fait des propositions politiques, économiques, militaires, techniques, financières de sortie de crise et de construction de notre pays dans les domaines sécuritaires, économiques et sociaux.

En substance nous sommes convaincus que cette guerre qui est le fait de la France, est engagée pour plusieurs années. Pour y mettre fin nous avons le devoir d'occuper le terrain dans chacun des quarante-neuf (49) anciens cercles par 1 500 militaires à recruter et à établir dans un camp.

Aucun espace ne doit être laissé aux terroristes qui doivent être traqués jour et nuit dans chaque cercle, chaque commune, chaque village, chaque parcelle de terre. L'armée en intervenant ne doit laisser aucune chance de retour à nos ennemis qui ont des liens avec la France et d'autres bailleurs. Notre pays immensément riche de potentialités minières, agricoles, hydrauliques est convoité. Dans la nouvelle géopolitique du monde, il est localisé comme une zone où vont être déterminants les enjeux économiques et géostratégiques des puissances du monde.

La 2<sup>ème</sup> contribution d’EMK pour la réussite de la Transition a porté sur le renforcement de notre outil de lutte, M5-RFP pris en otage et sur la voie d'abandon de ses idéaux. Avec des personnalités et des organisations membres fondateurs nous avons tenté de maintenir notre organisation mère sur ses principes d'organisation et son idéal pour le Mali. Peine perdue. Des méthodes de voyou ont bloqué la machine. Nous sommes obligés de dire que nous ne reconnaissons pas ce Comité Stratégique et son Président. Le Premier ministre (PM) va certainement partir. Il doit partir. Il va malheureusement laisser le pays exsangue de ressources financières. Il va laisser un pays isolé, divisé, fragilisé. La tâche ne sera pas facile pour conduire en ce laps de temps cette 3<sup>ème</sup> étape de transition avec l'immensité des problèmes.

EMK exige que cette 3<sup>ème</sup> étape de transition soit une étape de rupture avec les pratiques anciennes de corruption, de gabegie, d'accaparement illégal des biens publics, de népotisme. C’est contre ces fléaux énumérés dans notre appel du 14 mai 2020 que nous nous sommes battus.

Hormis la question de la sécurité, rien à changer et pire, on continue à protéger les voleurs, les corrompus.

<strong>Comment faire?</strong>

Il faut un autre gouvernement, un gouvernement de mission de 15 à 20 personnes. Un gouvernement de gens compétents, honnêtes, patriotes rompus à la tâche. Un gouvernement dirigé par un PM qui a une culture politique des lourds problèmes du pays. Un PM travailleur, qui a une grande capacité d'écoute et qui sait rassembler. Deux (02) mois avant de prendre la Primature, voilà ce que le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) disait le 03 avril 2021 je cite; la rectification exigée, a échoué. On a fait bouche seulement. Les dix (10) exigences n'ont pas été suivis non plus. Que dit EMK des objectifs globaux de la Transition.

Si nous approuvons et soutenons les actes posés par la junte et le gouvernement, depuis le 24 mai 2021, nous remarquons le manque de clarté dans la vision et les objectifs Malikoura qui ne sont d'ailleurs pas partagés avec le peuple. Pour nous, il ya trois (03) préalables qui sont du ressort dune transition de rupture comme nous le signifiait déjà notre document sur la mobilisation générale. À savoir:

Mobiliser tous les moyens matériels et immatériels du pays pour gagner la guerre;

Une gouvernance vertueuse mettant fin à la corruption et à l'impunité. Aucune réforme ne pourra améliorer la gouvernance sans la sanction de la faute et la récompense du mérite.

Dans le cadre dune économie de guerre, reprendre en main l'économie nationale.

En clair, Espoir Mali Koura (EMK) dénonce l'abandon de la construction de Mali Koura, la protection des cadres civils et militaires de l'ancien régime. À la veille des élections à venir, il serait dangereux de les laisser s'accaparer des Rennes de l'État avec l'argent qu'ils y ont détourné. Nous ne l'accepterons pas.

Si la Transition de rupture ne devient pas une réalité, EMK va faire un APPEL DE MOBILISATION contre le pouvoir. Et cela, nous ne le souhaitons pas.

Que Dieu garde le Mali.

<strong>Cheick Oumar SISSOKO</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion du pouvoir : Quand le Premier ministre Choguel K. Maïga camoufle son échec en s’attaquant aux soutiens de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gestion-du-pouvoir-quand-le-premier-ministre-choguel-k-maiga-camoufle-son-echec-en-sattaquant-aux-soutiens-de-la-transition-2976301.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 May 2022 07:57:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Décidé à régner en chef incontesté et contestable, le chef du gouvernement de la transition n’épargne personne dans son combat et le contrôle des leviers politiques et économico- financiers du Mali pour s’asseoir sa tyrannie. Après le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), il vient de donner l’estocade à l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), au Mouvement Espoir Mali Koura (EMK) et à la Synergie des syndicats d’enseignants, provoquant l’ire de ces organisations qui menacent de déterrer la hache de guerre.</strong>

Après avoir échoué à fédérer les Maliens pour faire face à  la crise qui secoue notre pays, depuis 2012, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga s’attaque aux soutiens de la transition pour des motifs inavoués. Dans sa félonie d’imposer un régime de terreur et de régner en maître absolu, il est en train de porter un coup dur à la marche normale de la transition. La stratégie est connue de tous: il provoque, il irrite, il choque. Et pour donner le dernier coup de canif, il passe par des hommes liges pour semer le désordre et la pagaille au sein des organisations et mouvements politiques qui soutiennent la transition dès les premières heures du coup d’État du 18 août 2020.

Cette politique de fragilisation de la transition ne date pas d’aujourd’hui. L’héritier du général Moussa Traoré, complice des démocrates dans la déchéance du Mali, dès sa prise de fonction, en juin 2021, Choguel Kokalla Maïga, s’est d’abord lancé dans une diabolisation de la classe politique en noircissant le tableau de la gestion démocratique des trente dernières années, oubliant qu’il a lui-même participé au pillage et au bradage du tissu socio-économique et industriel de notre pays. Qui a dit déclaré que l’usine de cimenterie du Mali se trouve à Dakar ? Aussi, s’est-il illustré, par des déclarations haineuses, de vengeance, de falsification de l’histoire en se réhabilitant de la gabegie des régimes d’ATT et d’IBK qui lui ont permis de se faire une santé financière au nom de la démocratie qu’il attaque avec véhémence et à la limite proférer des injures contre les pseudo-démocrates, ses bienfaiteurs. Et pour qualifier cette ingratitude de certains de ses anciens ministres (Choguel Kokalla Maïga) qui l’accusaient de tous les péchés d’Israël pour sa gouvernance, le président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), très furieux, a déclaré: «<strong>Beaucoup accourent quand le plat est servi, mangent à assiettée, et de peur d’avoir à participer à la vaisselle, bien rassasier, se retirent piteusement</strong><em>». </em>

Lorsqu’il a senti que cette campagne médiatique mensongère a porté ses fruits auprès de l’opinion nationale qui, par la même occasion, lui a donné un blanc-seing, le chef du gouvernement Maïga a sorti ses muscles. Et il s’est dit maintenant que le boulevard est ouvert pour l’instauration d’un régime taillé à sa mesure. Point de voix discordantes. Certaines têtes de proue du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) ont déjà fait les frais de la dictature rampante du nostalgique du parti unique, dont il fut un des piliers dans les années 1980 et 1990. Elles ont été muselées comme au bon vieux temps de son parti, l’Union démocratique du peuple malien (UDPM). Idem pour beaucoup de nos compatriotes dont les analyses, réflexions et propositions de sortie de crise pouvaient donner une visibilité à la transition qui se cherche désespérément une autre voie. La menace d’un séjour en prison n’a pas empêché les plus courageux des hommes aguerris à la lutte politique à continuer à critiquer la gestion de Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre de la rectification.

&nbsp;

<strong>Diviser pour régner en maître absolu</strong>

Retranché dans l’humiliation et dans son échec cuisant à bâtir le Mali Koura, rêvé, depuis le 26 mars 1991 par le peuple malien, victime expiatoire des dirigeants animés par leur satisfaction personnelle sur les maigres ressources de l’État, il compte rebondir. Cette fois- ci, par la division, la manipulation, en s’attaquant aux soutiens de la transition qui en a énormément besoin en ces temps-ci. Ce travail fractionnel a commencé en avril dernier. À la suite d’une réunion du M5-RFP qui a tourné au pugilat, quelques jours après, le président du Comité stratégique dudit regroupement, en la personne de Choguel K. Maïga, Premier ministre de son État, suspend l’ancien ministre Konimba Sidibé, président du Mouvement pour un destin commun (MODEC) et El Hadji Oumar Abdou Touré, président de l’association Kaoural Renouveau. Un coup dur pour la transition dont le soutien se trouve divisé en deux camps qui se regardent désormais en chiens de faïence.

Ayant plusieurs cordes à son arc de faire taire tout le monde et dans le souci de rehausser sa cote de popularité, il attaque un autre soutien de la transition. Il vient de payer à l’ancien ministre Cheick Oumar Sissoko, Coordinateur du mouvement politique Espoir Mali Koura (EMK), membre du M5- RFP,  pour ses déclarations dans la presse, en février dernier: «<strong>Le M5-RFP ne donne pas un chèque en blanc à la transition»,</strong> «<strong>Le PM veut nous discréditer et nous diviser</strong>». En fin politicien et manipulateur, il est passé par certains membres de EMK pour déposer ce dernier, créant une autre division au sein de ce soutien de la transition. Et la réaction du Coordinateur du EMK ne s’est pas fait attendre: «<strong>L'agonie d'un monstre s'accompagne toujours de convulsions et de râles. C’est ce qui nous arrive en ce moment avec le déroulé des événements tragicomiques de gens téléguidés par les promesses de postes et d'argent de Choguel, ce mardi 10 mai 2022. Choguel a échoué sur toute la ligne à réussir une bonne Transition. Choguel a trahi le M5 RFP. Alors il essaie encore une fois d'amuser la galerie pour faire oublier son échec patent provoqué par sa mythomanie, sa logomachie et sa boulimie de l'argent</strong>»

Autre front ouvert pour camoufler son échec de remettre les Maliens au travail pour l’édification d’un autre Mali, il donne un coup sévère à cet autre soutien de la transition : l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). Lors de son passage au Conseil national de transition, en avril dernier, le Premier ministre, Choguel K. Maïga, a laissé entendre que les problèmes des compressés et des retraités par anticipation ne sont pas prioritaires pour le gouvernement. Cette déclaration a provoqué la colère de la centrale syndicale qui s’est fendue d’une correspondance, en date du 6 mai, dans laquelle elle déplore les propos du chef du gouvernement qui avait dit ordonner le paiement des droits des compressés et retraités par anticipation juste après sa nomination.

Les responsables de l’UNTM regrettent que le Premier ministre n’ait pas aidé les salariés maliens à faire face à la cherté de la vie. En plus de ce dossier, ils accusent le chef du gouvernement d’avoir refusé entre autres la relecture du décret fixant les conditions d’emploi du personnel de l’administration relevant du code du travail, le rétablissement dans leurs droits des responsables syndicaux.

Ainsi, la centrale syndicale met en garde le Premier ministre en ces termes: «<strong>Le syndicalisme peut entrer dans le jeu politique national. Toutes les conventions et résolutions le consacrent</strong><em>»</em>.

Malgré cette provocation de Choguel Kokalla Maïga, l’UNTM dit réaffirmer son soutien indéfectible au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.

La Synergie des syndicats d’enseignants est aussi dans le starting-block. Elle compte rompre la trêve qu’elle s’était imposée avec l’embargo injuste, illégal et inhumain infligé à notre pays, le dimanche 9 janvier  2022, par les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CDEAO), manipulés par Emmanuel Macron, le président français. Elle dit se battre pour le rétablissement de l’article 39.

Selon les syndicalistes, le Premier ministre pratique la politique de deux poids, deux mesures. Un autre soutien de la transition fâché par le comportement du chef du gouvernement.

Ces divisons des soutiens de la transition et les propos va-t-en guerre qui les accompagnent ne sauraient contribuer à baisser la tension et à construire le Mali Koura. Heureusement, elles n’ont pas amené les soutiens à retourner leur veste contre la transition. Mais si les divisions continuent de cette façon, elles vont davantage fragiliser la transition au profit des ambitions personnelles. Dans quel but ces divisions sont-elles provoquées ?

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Focus :  Transit des marchandises du Mali aux ports de Guinée et de la Mauritanie: les commerçants maliens ne sont pas d’accord</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/focus-transit-des-marchandises-du-mali-aux-ports-de-guinee-et-de-la-mauritanie-les-commercants-maliens-ne-sont-pas-daccord-2975416.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 May 2022 12:18:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Transit des marchandises du Mali aux ports de Guinée et de la Mauritanie: les commerçants maliens ne sont pas d’accord</strong>

Suite aux sanctions de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) contre le Mali, le gouvernement malien a choisi de faire transiter ses marchandises par les ports de Guinée Conakry et de la Mauritanie. Les commerçants maliens ont saisi la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) pour désapprouver la décision gouvernementale. Ils trouvent que les axes Guinée-Mauritanie sont des trajets dangereux. Des routes de terroristes ou bandits armés. Ensuite, ces deux (02) pays ont leur propre monnaie nationale qui rend difficile les échanges.

&nbsp;

<strong>Consommation</strong>: <strong>le Mali importe du lait en poudre à hauteur de 20 milliards de F CFA par an</strong>

Le cheptel joue dans l’économie nationale un rôle déterminant. En 1978, les bovins et les ovins-caprins ont constitué la grande majorité des effectifs avec respectivement 4, 7 millions et 8,4 millions de têtes; les camelins (200 000 têtes) jouaient un rôle social essentiel pour les populations des zones arides.

En 1971, l’élevage représentait environ 20% de la production intérieure brute (PIB) et près de la moitié de la valeur des exportations. En 1976, après les dures années de sécheresse, les exportations de viande ne représentaient plus que 31% de la valeur des exportations. À cette époque, le cheptel malien produisait du lait qui était traité et vendu par l’usine Mali Lait.

Selon la coordinatrice du projet lait de vache (Prodevalait) au Mali, notre pays importe par an 20 milliards de F CFA en lait en poudre. Cette somme est très élevée pour un pays agropastoral ensuite le lait en poudre vendu au Mali est de très mauvaise qualité (un peu de lait + de la poudre de farine + de l’huile de palme et le tout mélangé donne un lait sans saveur, sans odeur qui tue). C’est ce qu’on appelle du lait en vrac mis en boîte au Mali avec cachet marquant la date de péremption. C’est pourquoi tous ceux qui consomment ces laits en poudre souffrent de maladies incurables.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le président Xi Jinping au forum annuelle de BOAO : Relever les défis et bâtir l’avenir par la coopération</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/le-president-xi-jinping-au-forum-annuelle-de-boao-relever-les-defis-et-batir-lavenir-par-la-cooperation-2975411.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 May 2022 11:17:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 21 avril 2022, s’est tenue dans la ville de Boao, dans la province de Hainan, sud de la Chine la Conférence annuelle 2022 du «<em>Forum de Boao pour l’Asie</em>». </strong><strong>Ladite Conférence a été suivie par de nombreux chefs d'entreprise, d’universitaires, de diplomates, et d’experts à travers le monde, convaincus qu’au regard de la tension et de la crise qui prévalent sur la scène internationale, l'économie mondiale a amplement besoin d'un nouveau départ et de certitudes. À cet égard, la République Populaire de Chine demeure incontestablement un acteur incontournable de la relance économique post COVID-19.</strong>

Lors de la cérémonie d’ouverture de cette importante conférence économique internationale au sommet qui a réunie plus de 2000 participants, le Président Xi Jinping a prononcé un discours intitulé: «<strong>Relever les défis et bâtir l’avenir par la coopération</strong>». L’intitulé du discours du Président Chinois laissait clairement entrevoir la vision de l’homme d’état en faveur de la réalisation des aspirations profondes des peuples du monde. Xi Jinping promeut le multilatéralisme, la paix, le développement et la coopération gagnant-gagnant, le respect mutuel, la solidarité pour relever ensemble les défis et bâtir une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

L’intervention de Xi Jinping a suscité de la part de très nombreux observateurs et experts, des remarques élogieuses. La dite intervention fournit une orientation conceptuelle importante pour stimuler les réformes du système de gouvernance de la sécurité mondiale, résoudre les problèmes de sécurité humaine et promouvoir la construction d'une communauté de destin pour l'humanité.

Contrairement à certains pays occidentaux qui se préoccupent à assurer unilatéralement leur propre sécurité souvent en se coalisant contre d’autres pays, l'initiative pour la sécurité mondiale proposée par Xi Jinping concerne la sécurité commune. Elle met l'accent sur la paix et la coopération, la solidarité et la prospérité commune. Les propositions contribueront de manière significative à la création d'un ordre international fondé sur le respect mutuel, l’ouverture, l'égalité, la confiance mutuelle, la réalisation d'une paix et d'un développement durables de l'humanité.

Dès l’entame de son intervention Xi Jinping a rappelé «<strong>les</strong><strong> </strong><strong>changements</strong><strong> </strong><strong>sans précédent</strong><strong> </strong><strong>que traversent le monde, notre temps et l’Histoire, qui posent des défis à traiter avec sérieux</strong>». Il a appelé à ne «<strong>jamais perdre confiance, hésiter ou reculer face aux multiples défis, mais</strong><strong> </strong><strong>à raffermir la confiance et avancer courageusement contre vents et marées</strong>». Xi Jinping est assurément le chantre «<strong>d’un vrai multilatéralisme</strong><strong> dont les règles ne sont plus définies par un seul pays ou une poignée de pays, une gouvernance mondiale qui repose sur des  consultations sur un pied d’égalité</strong>».

À ce sujet, M. Joseph Matthews, Professeur émérite à l'Université internationale BELTEI de Phnom Penh a déclaré: «<strong>Le protectionnisme et l'unilatéralisme sont des forces négatives qui fragilisent les petites économies, entravent leur développement et aggravent la pauvreté</strong>». Prenant très souvent son inspiration dans les profondeurs de la riche et multimillénaire civilisation de son pays, Xi Jinping délivre de vrais enseignements: «<strong>Les difficultés ne sauraient ébranler l’engagement et les épreuves ne sauraient affaiblir la résolution...</strong><strong> </strong><strong>L’Histoire de l’humanité nous enseigne que plus le moment est difficile, plus il faut raffermir la confiance. Les problèmes ne sont pas à craindre</strong>».

Face à la nécessité de protéger ensemble la vie et la santé de tous, un préalable au développement et au progrès de l’humanité, le Président convie à placer les peuples au cœur des préoccupations, les pays à se soutenir mutuellement, à renforcer la coordination des mesures sanitaires et améliorer la gouvernance mondiale de la santé publique. Les politiques appliquées, les mesures adoptées et les actions prises doivent avant tout servir le bien-être des populations. À cet effet Xi Jinping se réfère à un adage chinois qui enseigne: «<strong>La stabilité apporte la prospérité au pays, alors que l’instabilité, la pauvreté</strong>».

Un des importants points à retenir de l’intervention du Président Xi dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des différents pays. Il réside aussi dans «<strong>la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres, le respect de la voie de développement et du système social choisis en toute indépendance par les peuples</strong>». La vision qui se dégage du l’intervention du Président Xi Jinping sonne tel un clairon bien audible des «<strong>sans voix</strong>» pour l’observation des buts et principes de la Charte des Nations Unies, «<strong>le rejet de la mentalité de la guerre froide, l’opposition à l’unilatéralisme, le refus de la politique des blocs, de la confrontation des blocs</strong>».

Les engagements de la Chine s’enracinent profondément dans les enseignements que le peuple Chinois a retenus de ses longues et après luttes, portés par ses dirigeants depuis 1949. C’est en cela que la gouvernance de la Chine marque la constance du Dirigeant chinois dans le respect des cinq Principes de la Coexistence pacifique et l’esprit de la Conférence de Bandung. L’esprit de l’historique conférence tenue à Bandung en Indonésie, en 1955, demeure aujourd’hui plus pertinent que jamais dans la gouvernance mondiale.

Souvent, un certain lyrisme touchant notre sensibilité humaine voile poétiquement certaines parties de l’intervention de Xi Jinping: «<strong>ensemble, gravissons la colline et traversons le ravin</strong>», et «la canne à sucre et la citronnelle poussent en touffes». Nous comprenons que «<strong>l’Accord du Partenariat Economique Régional Global (RCEP) et la mise en service du chemin de fer Chine-Laos»</strong> renforcent la connectivité matérielle et immatérielle dans la région Asie. Fidèle à ses engagements, la Chine appliquera «<strong>le nouveau concept de développement sur tous les plans». </strong>Elle accélérera «<strong>la construction de la nouvelle dynamique de développement et œuvrera à réaliser un développement de haute qualité».</strong> La poursuite avec détermination de la politique de la réforme et de l’ouverture quels que soient les changements dans le monde demeure au cœur de ces engagements.

Les engagements de la Chine demeurent aussi dans «<strong>la progression du développement des zones pilotes de libre-échange et du Port de libre-échange de Hainan, la mise en conformité de ses règles économiques et commerciales avec les hauts standards internationaux, l’ouverture institutionnelle</strong>».

Dans le cadre de la poursuite de l’objectif de haut standard, de soutenabilité et de mieux-être des populations, «<strong>l’Initiative la Ceinture et la Route</strong>» apparaît comme un facteur idéal de coopération favorable au développement partagé. Bâtisseur de la paix mondiale, contributeur au développement global et défenseur de l’ordre international, Xi Jinping confirme: «<strong>En marchant jour après jour, on n’aura pas peur d’un trajet de milliers de kilomètres; en persévérant dans l’effort, on n’aura pas peur de milliers de tâches</strong>». C’est effectivement en travaillons main dans la main sans relâche, que le monde bâtira une puissante synergie par la coopération gagnant-gagnant, surmontera toutes sortes de défis dans sa marche en avant et embrassera un avenir encore plus radieux de l’humanité.

Le monde gagnerait si seulement si les dirigeants des grandes puissances tiraient convenablement profit de la sagesse chinoise qui enseigne le respect de l’autre, la solidarité, la paix, la sécurité pour tous, le développement partagé, la prospérité commune, en un mot le multilatéralisme dans la gouvernance du monde. C’est là un enseignement pour l’unité et l’espoir, pour la construction d’une communauté de destin pour l’humanité.

Nous relevons enfin que «<strong>Les difficultés ne sauraient ébranler les engagements de la Chine et les épreuves ne sauraient affaiblir sa résolution à marcher mains tendues vers les autres pour la construction d’une Communauté de destin pour l’humanité. /.»</strong>

<strong>Prof. Yoro DIALLO, Chercheur Principal / Directeur Exécutif du Centre d’Etudes Francophones , Directeur du Musée Africain-Institute of African Studies, Zhejiang Normal University, CHINA</strong>

<strong>E-mail: </strong><a href="mailto:inadial@yahoo.com"><strong>inadial@yahoo.com</strong></a><strong> /Tél: (0086)15888991173</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les transitions et les scandales politico&#45;financiers au Mali • 19 novembre 1968. Les membres du CMNL se partagent 14 millions de FM au nom de la prime de risque de vie</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/les-transitions-et-les-scandales-politico-financiers-au-mali-19-novembre-1968-les-membres-du-cmnl-se-partagent-14-millions-de-fm-au-nom-de-la-prime-de-risque-de-vie-2975409.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 May 2022 11:14:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<ul>
 	<li><strong> 26 mars 1991. <em>Affaire du Trésor: près de 7 milliards de F CFA volatilisés</em></strong></li>
 	<li><strong> 22 mars 2012. <em>Des milliards de la construction de la route Bamako-Ségou disparus</em></strong></li>
 	<li><strong> 20 août 2020. <em>Affaires de recrutement, concours et d’attribution de logements sociaux</em></strong></li>
</ul>
<strong>C’est devenu une tradition au Mali. Chaque transition politique se donne un nom à travers des affaires ténébreuses. Et celle de 2020 n’a pas échappé à la règle. Elle va de scandales en scandales, compromettant d’ailleurs le slogan ‘‘<em>Mali Koura’’</em>. Comme une malédiction, les transitions hantent l’esprit des Maliens, depuis le 19 novembre 1968.</strong>

Sans qu’il ne sache leur projet politique et social, le peuple malien, à l’avènement de chaque transition politique dans notre pays, soupire, acclame, accueille les nouveaux dirigeants avec joie et bonheur. Ilse dit convaincu que les nouveaux venus aux commandes vont déchirer à jamais la page de la mauvaise gestion du régime déchu pour instaurer une vraie gouvernance. Obnubilé par leurs discours travestis et sensationnels, il ne récolte au bout du compte que déception, désespoir et frustration. Malheureusement, celle qui devrait mettre fin à cette série noire s’est déjà embourbée. La transition de 2020, qui incarnait tous les espoirs d’un nouveau départ pour le Mali, gère ses nombreux scandales qui jalonnent déjà son parcours en dents de scie.

S’il faut que chaque transition dans notre pays soit émaillée de pratiques de corruption, de népotisme, de favoritisme, de détournements de fonds publics, il serait bon que le Malien apprenne à aimer sa patrie, à être sérieux dans le travail à lui confié par la nation, à se respecter et respecter les autres pour qu’on évite à notre pays des situations désagréables. Sinon, les régimes d’exception seront toujours les bienvenus et avec les dégâts que nous connaissons tous.

Arrivés en ‘‘<strong>libérateurs</strong>’’, en ‘‘<strong>sauveurs</strong>’’ et appelés par leurs soutiens ‘‘<strong>hommes exceptionnels</strong>’’, ‘‘<strong>hommes providentiels</strong>’’, ‘‘<strong>hommes de la situation</strong>’’, les putschistes n’ont pas aussi été clean que leurs prédécesseurs dans la gestion de l’appareil d’État. Ils n’ont pas donné un bon exemple comme eux-mêmes se définissaient dans leurs premières déclarations pour rassurer le peuple du bien-fondé de leur acte. Ils se sont toujours caractérisés par des affaires ténébreuses, ouvrant la boîte de pandore. Le tableau du déshonneur de la transition au Mali continue, depuis le 19 novembre 1968 jusqu’à nos jours.

&nbsp;

<strong>19 novembre 1968. Au nom d’une prime de risque de vie, 14 millions de FM volés par les membres du CMNL à la BDM</strong>

Venus libérer le Mali, selon la soldatesque qui a pris le pouvoir par effraction un 19 novembre 1968, les membres du Comité militaire de libération nationale (CMLN) ont donné le ton du pillage systématique des richesses nationales à leur profit. Un officier, un membre très influent du CMNL, lors du procès politique, en octobre 1978, de la ‘‘<strong>Bande des trois</strong>’’, auteur du coup d’État avorté du 28 février 1978, dit ceci: «<strong>Vingt- quatre heures après le coup d’Etat, chaque membre du CMLN a pris un million de franc malien à la banque</strong>». Ils ont appelé cette somme ‘‘<strong>la prime de risque de vie</strong>’’<strong>. </strong>Pour eux, en faisant le coup d’État, ils ont risqué leur vie. En fait, beaucoup d’analystes ont trouvé parmi les raisons du coup d’État du 19 novembre 1968, l’enrichissement personnel de certains membres du CMLNN.

Ce vol crapuleux n’allait jamais se retrouver à la place publique, si les auteurs du putsch de 1968 ne s’étaient pas trahis. Comme dit l’adage, le bien mal acquis ne profite jamais.

La sécheresse des années 1973-1974 a été une autre chance pour les militaires au pouvoir de continuer leur politique d’enrichissement illicite et personnel. Les dons et les aides fournis par la Communauté internationale pour aider notre pays à faire face aux conséquences désastreuses de la sécheresse ont été détournés par des hommes forts de l’époque. Selon les opposants au régime militaire, l’argent issu de la vente de cette solidarité internationale a servi à construire des villas, appelées des ‘‘<strong>villas de la sécheresse’’</strong>.

Le régime d’exception a duré de 1968 à 1978. Il a été appelé ainsi à l’époque. Et à partir des années 1990, il a pris le nom de transition.

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<strong>26 mars 1991. L’affaire de 7 milliards de F CFA du Trésor éclabousse la transition démocratique</strong>

Le coup d’État perpétré par le lieutenant- colonel Amadou Toumani Touré (ATT), le 26 mars 1991, contre le général Moussa Traoré, accusé de tous les noms d’oiseaux par des pseudo- démocrates, avait suscité l’espoir et l’enthousiasme chez le peuple malien. Mais avec l’affaire du Trésor, les gens ont compris que les maux dénoncés sous l’ancien régime ont été maintenus et renforcés par la transition qui devait traduire en acte concret le slogan de la contestation populaire: le Kokadjè (assainissement de la vie publique.

&nbsp;

<strong>Que s’est- il passé ?</strong>

«<em>Des opérateurs miniers ont fabriqué de faux documents (factures et bordereaux de livraison) attestant l’achat de carburant, et tissé une longue chaîne de complicité active et passive avec les responsables de certains services de l’État (Direction nationale de la géologie et des mines, Direction nationale des douanes, Service général de surveillance, etc.) pour se faire rembourser indûment des montants représentant des exonérations sur les quantités de carburant prétendument  achetés. Le Service du contentieux de l’Etat estime le montant des décaissements frauduleux à près de 2 milliards 500 millions de F CFA.</em>

<em>Le trou de 5 milliards 400 millions de F CFA causé par l’affaire du Trésor représente le coût d’aménagement de 2000 hectares de terre dans la zone irrigable de l’Office du Niger. Le décaissement frauduleux de près de 2, 4 milliards de F CFA dans l’affaire des exonérations représente les coûts de construction et d’équipement de 100 centres de sante communautai</em>re.»

Ces informations sont tirées du livre de M. Ali Cissé «<strong>Mali: Une démocratie à refonder</strong>».

<strong> </strong>

<strong>22 mars 2012. Le pillage en bandes organisées des maigres ressources de l’État</strong>

Contraint à la démission par l’homme fort de la junte militaire, le capitaine Amadou Haya Sanogo, le Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, est parti sans honneur à la tête du gouvernement de la transition, en août 2012. Mais cela n’enlève en rien aux mérites de l‘homme durant le peu de temps qu’il a passé à la primature. Parmi lesquels, on peut citer la maîtrise totale des prix des produits de grande consommation durant le mois de ramadan qui a coïncidé avec son passage comme chef de l’exécutif malien.

Ce départ précipité du Premier ministre, ‘‘<strong>plein pouvoir</strong>’’, a été une aubaine pour les militaires pressés de prendre d’assaut les caisses de l’État pour se faire une santé financière auprès de la gent féminine bamakoise et les hommes politiques qui ont fait leur entrée au nouveau gouvernement pour continuer leur sport favori: corruption, délinquance financière, prédation, gaspillage des richesses nationales, vol crapuleux des biens de l’État, détournements de deniers publics, surfacturation, népotisme, clientélisme, clanisme et spoliation des paysans de leurs champs. Ce duo (militaires et civils politiques au gouvernement) a profité de sa responsabilité au sommet de l’État pour mettre à sac les fonds publics destinés à la construction des infrastructures. C’est ainsi que des dizaines de milliards débloqués sous ATT pour la construction de la voie retour Bamako-Ségou ont été détournés. Ils ont servi à financer la campagne électorale du candidat du Rassemblement Pour le Mali (RPM), Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Cette affaire ne pouvait pas être sur la place publique parce que le représentant des membres du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE) a été élu président de la République. Et les traces ne pouvaient que disparaître miraculeusement.

À cela s’ajoutent les reformes des véhicules neufs de l’État, des surfacturations, des malversations financières, de la ponction et  plusieurs autres affaires sales. Cette hémorragie financière a été possible avec l’arrivée des hommes politiques ministres à la tête des  fonctions stratégiques.

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<strong>L’espoir assassiné avec des affaires sulfureuses de recrutement, de concours et d’attribution de logements sociaux</strong>

Le slogan trompeur ‘‘<strong>Mali Koura</strong>’’ n’a pas résisté à l’épreuve du pouvoir. Quelques mois de gestion des hommes de la rectification de la transition ont montré que les vieilles habitudes ont la vie dure. Comme pour dire que ceux qui ont produit le système des mauvaises pratiques et adopté comme mode de gouvernance ne peuvent en aucune manière lutter efficacement contre leur ‘‘<strong>chose</strong>’’. C’est ce qui s’est manifesté dans les recrutements, concours et d’attribution des logements sociaux. Il ne serait pas exagérer de dire que c’est pire que sous le règne d’IBK, chassé du pouvoir en août 2020 pour les mêmes pratiques.

Il a été constaté qu’à la place de nouvelles méthodes de gestion qui devaient créer les conditions nécessaires pour l’avènement d’un Mali Koura, c’était de la poudre aux yeux. Les mêmes mauvaises pratiques sous Ibrahim Boubacar Keïta ont servi à faire figurer beaucoup de proches, parents, alliés politiques sur les listes des admis, des recrues et bénéficiaires de logements sociaux. Il s’agit entre autres de clanisme, de népotisme, de favoritisme, de corruption, etc. Et pour tromper la vigilance du peuple afin de faire baisser la tension sociale, on se précipite à mettre en place des commissions d’enquête. Comme pour dire que rien ne sera comme avant. Ironie du sort, dans le cas du concours de la police, il est demandé aux gens de  d’énoncer des cas de corruption.

Ils (les auteurs des coups d’État) ont tous justifié leur arrivée au pouvoir par l’échec des régimes renversés, accusés de mauvaise gestion et de conduire le pays au bord de la faille. Mais derrière ce vernis se cache leur volonté de s’emparer des richesses du pays à leur seul profit. Coincé entre la mauvaise gouvernance des transitions politiques incarnées par les militaires et celle des démocrates prédateurs, le peuple malien ne sait plus à quoi s’en tenir désormais. D’un côté comme de l’autre, c’est la déception totale.

Face à ces échecs récurrents des Maliens à gérer leur propre pays, n’est-il pas temps, au nom de l’intégration africaine, de faire appel à d’autres compétences ?

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga devant le conseil national de transition :  La montagne a accouché d&amp;apos;une petite souris</title>
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<pubDate>Mon, 25 Apr 2022 07:23:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Annoncée le 4 avril 2022 par le président du Conseil national de transition (CNT), le colonel Malick Diaw, lors de l'ouverture de la session d'avril de l’institution, la comparution du Premier ministre, Dr Choguel kokala Maïga devant cet organe de la transition avait suscité pas mal d'intérêts surtout au sein de la classe politique. Cependant, nombreux sont des Maliens qui sont restés à leur faim, après le passage pendant cinq (5) heures d'horloge du chef de gouvernement et son équipe devant l'auguste assemblée, en ce jour du jeudi 21 avril, tant les débats avaient un niveau bas à la limite hors- sujet.</strong>

En effet, ce jeudi 21 avril, le Premier ministre, Dr Choguel kokalla Maïga et son gouvernement étaient devant le Conseil national de transition (CNT) qui fait office d'Assemblée nationale après le renversement du pouvoir d'Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), pour répondre à l'appel du président de l'institution, le colonel Malick Diaw. L’objectif, tel que défini par le colonel président, était d'entendre le chef du gouvernement sur l'état d'exécution de son Programme d'action gouvernemental (PAG) présenté par lui et adopté par le CNT il y a de cela huit mois.

Cette journée du jeudi  était attendue par bon nombre d'observateurs de la scène politique comme une date qui resterait gravée dans les annales de l'histoire récente du Mali, car elle était vue comme un moment qui changerait carrément la donne politique au Mali. Mais, hélas la montagne a accouché d'une petite souris. Les débats sur les questions existentielles de la nation auxquelles s'attendaient les millions de Maliens sont restées tout simplement dans les oubliettes. Les enjeux et les défis auxquels est confrontée la transition et sur lesquels les citoyens maliens espéraient entendre le Premier ministre Maïga ont été purement et simplement occulté au profit des attaques personnelles ayant l'allure d'un règlement de compte, quelle déception !

Nous ne pouvons pas comprendre qu'au moment où tout le monde sans exception prêche l’union, l'inclusivité pour faire face aux difficultés qui nous ont été imposées, que c'est ce moment que choisissent ceux - là qui sont sensés représentés la nation, pour chercher à créer la division au sein du gouvernement. Est- cela auquel les Maliens s'attendaient ? Nous pensons que non. Chercher à isoler un Premier ministre du reste des membres du gouvernement dont il est le chef, est- ce que c'est de cela que s'attendaient les Maliens ? Nous pensons que non et encore non. Pour nous, les attentes des Maliens de ce passage du Premier ministre devant le Conseil national de transition vont au-delà de ces accusations mesquines et de ces querelles de personnes.

Ce que les Maliens souhaitaient, à notre avis, c'était d'entendre le Premier ministre sur les sujets brûlants de l'heure et surtout les propositions et les suggestions du CNT pour une sortie de crise. Car à notre avis, le CNT loin d'être une Cour d’assises, est une intense de contrôle et d'orientation des autorités de la transition à travers leurs observations, leurs critiques et leurs suggestions.

Le peuple malien qui fournit aujourd'hui de nombreux efforts et consenti de sacrifices énormes pour tenir face aux sanctions inhumaines dont personne ne conteste leur illégalité et leur illégitimité de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), allait être heureux et  rassuré d'entendre le Premier ministre, chef du gouvernement et les membres du Conseil national de transition égrainer des propositions de stratégies pour maintenir la résistance.

Le peuple malien allait être heureux d'entendre le Premier ministre sur la situation de l'école qui semble être jetée dans l'oubliette. Aujourd'hui,  à cause de l'apparence accalmie due à la situation du moment, personne n'en parle et pourtant au vu et au su de tout le monde, notre école s'éteint à petit feu.

À titre d’illustration, au niveau de l'enseignement secondaire, nous avons des bacheliers de l'année scolaire écoulée (2020-2021) qui n'ont pas encore repris le chemin de l'Université à laquelle ils se sont inscrits et pourtant la date du 18 juillet 2022 est prévue pour les examens du baccalauréat de 2022. Où iront- ils ces futurs bacheliers pendant que leurs prédécesseurs n'ont même pas commencé ?

Pire, au niveau de l'enseignement supérieur, dans certaines facultés telle que la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG), nous avons des étudiants de carrière pas parce qu'ils échouent mais parce qu'ils attendent à être examinés, pour ne citer que ce cas.

De même, les Maliens allaient être rassurés si à l'issue de ce débat au CNT, on lui avait expliqué les causes réelles de ces délestages qui deviennent chroniques et les mesures phares du gouvernement en plus des propositions et suggestions du conseil pour une résolution définitive de cette situation qui devient de plus en plus insupportable.

Les Maliens allaient être soulagés d'entendre les mesures prises par le gouvernement et les suggestions du Conseil national de transition pour faire face à la flambée des prix des denrées de grande consommation, pour ne souligner que ces quelques préoccupations majeures. Mais au lieu de cela, nos braves conseillers se sont plutôt donnés  en spectacle au point même de passer en ridicule.

En voulant coûte que coûte faire la part entre le bilan d'un département ministériel de celui du chef de gouvernement, en cherchant à les scinder, nous trouvons cela ridicule et insensé et ceux qui pensent les dissocier, à notre avis, ont à apprendre sur le concept de solidarité gouvernementale. Nous pensons que le gouvernement est une équipe avec à sa tête un chef d'équipe qui est appelé Premier ministre. Et en tant que tel, il endosse l'entière responsabilité de son gouvernement. De ce fait, s’il doit assumer les échecs d'un département ministériel, il doit aussi mériter les succès de l'autre.

Alors, reconnaître et féliciter les exploits d'un ministre de la Défense et des anciens combattants, d'un ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, d'un ministre de la Sécurité et de la Protection civile et d'un ministre de l'Économie et des Finances appartenant au même gouvernement et ignorer le Premier ministre, chef de ce gouvernement, pire, l'accuser d'échec voire d'incapable, relève pour nous purement et simplement de la mauvaise foi.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>

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<title>Dr Choguel Kokalla Maïga devant le CNT :  La refondation dans l’impasse !</title>
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<pubDate>Mon, 25 Apr 2022 07:21:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’exercice ‘‘démocratique’’ a eu lieu au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Le chef du gouvernement était, jeudi dernier, face aux conseillers nationaux pour faire l’état de la mise en œuvre du Programme d’action gouvernemental (PAG), présenté en août 2021 devant le Conseil national de transition, organe législatif qui fait office de l’Assemblée nationale. Dix (10) mois après la rectification, l’on se rend compte que les jalons d’un Mali Koura n’ont jamais été lancés.</strong>

Ça y est. Le changement rêvé par nos compatriotes avant et après la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) est enterré à jamais. C’est ce qui ressort de l’interpellation du Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga devant le Conseil national de transition (CNT). Il a été constaté que dix mois après l’arrivée des hommes de la rectification au gouvernement, le rêve n’est jamais devenu une réalité sur aucun dossier brûlant pouvant annoncer le début de la refondation. Chargé de conduire ce processus pour l’avènement d’un autre Mali, appelé par nos concitoyens Mali Koura, le chef du gouvernement tourne en rond.

Certes, le régime d’IBK, incarné par la mauvaise gouvernance émaillée de scandales politico-financiers, n’était plus en mesure de répondre aux aspirations profondes du peuple malien, mais la transition, qui s’est installé à sa place avec l’espoir de mettre de l’ordre dans le pays, ne fait pas mieux que lui. Elle conduit inéluctablement le pays vers une destination inconnue aux conséquences imprévisibles. Elle s’est éloignée des attentes des citoyens maliens en maintenant et en consolidant les mêmes mauvaises pratiques de travail, de gouvernance et de gestion calamiteuse des ressources humaines du régime déchu. Et tout porte à croire qu’elle maintient le peuple malien dans une sorte d’immobilisme pour qu’aucun changement véritable ne voie le jour pour faire oublier aux Maliens la gabegie des trente dernières années de gestion opaque démocratique du pays par des acteurs du Mouvement démocratique qui avaient promis monts et ciel aux Maliens, en mars 1991.

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<strong>La mort dans l’âme</strong>

Le pot aux roses a été découvert le 21 avril 2022. Le passage du Premier ministre devant le CNT a sonné comme un tocsin pour ceux qui ne veulent pas voir la réalité en face. Il est révélateur à plus d’un titre que le pays ne bouge pas dans le sens souhaité par les masses laborieuses qui ont contribué à la chute du président IBK pour la naissance d’un Mali émergent. Il est clair que le chef du gouvernent de la transition n’a rien entrepris pour mettre le pays au travail et tourner définitivement la page de la pègre démocratique qui s’est emparée des leviers politico-financiers et économiques de notre pays pour son enrichissement personnel et égoïste sur les fonds publics. Il s’est laissé emporter par des envolées lyriques, des déclarations à l’emporte- pièce soutenues par des femmes et des hommes qui font parler leur cœur à la place de la raison et de la réflexion pour trouver les voies et moyens à une sortie de crise durable. Cette ambiance électrique dans laquelle Dr Choguel Kokalla Maïga s’est engouffré pour ne plus voir les réalités en face en devenant le chef d’orchestre d’un groupe d’agitateurs, devenus les vrais animateurs de l’échiquier politique national.

Dans ses réponses, c’est la mort dans l’âme. Le Premier ministre lui-même reconnaît que les dossiers sur lesquels il était très attendu, à savoir la lutte contre la corruption, la réduction du train de vie de l’État, le choix judicieux des hommes dans les nominations, l’audit des services publics, des programmes et projets, le bradage du patrimoine national (vente des bâtiments publics, privatisation des sociétés et entreprises d’État) n’ont pratiquement pas connu un début d’exécution. C’était sur ce vaste chantier qu’il pouvait redonner espoir au peuple malien en ouvrant des enquêtes avant la relecture des textes fondamentaux de notre pays devant déboucher sur la refondation. Malheureusement, M. Maïga a choisi une autre voie. Celle d’un contrepied à la refondation de l’État du Mali. Et pour noyer le poisson, il déclare que le temps de la justice n’est pas celui des politiques et de la presse. Et sans l’activation de ces dossiers, la refondation est dans l’impasse.

Pourtant quand il animait encore le Comité stratégique du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), il se disait être porteur d’un projet politique et social et en plus propriétaire d’un bâton magique pour régler définitivement tous les problèmes auxquels le peuple malien est confronté et relever tous les défis auxquels le Mali fait face. Les multiples communiqués de presse signés par lui, ses déclarations et interventions dans les médias en font foi. Il ne ratait aucune occasion pour jeter l’opprobre sur le gouvernement de Moctar Ouane et sur la composition du Conseil national de transition (CNT). Sans surprise, sa campagne médiatique à outrance et de diabolisation contre la première équipe gouvernementale de la transition a porté fruit. Le voilà, le 7 juin 2021, nommé Premier ministre d’un gouvernement qu’il baptise de rectification.

Comme dirait l’autre, la moutarde lui est montée par le nez. Au lieu de rassembler les Maliens, de fédérer leurs énergies autour de l’essentiel pour faire face aux urgences et à la situation difficile que traverse notre pays depuis dix ans, Choguel Kokalla Maïga devient le pourfendeur de tous les régimes qui ont géré le pays, sauf celui de son mentor, le général Moussa Traoré, oubliant que tous les malheurs du Mali prennent leur source du coup d’État de ce dernier en novembre 1968. À la recherche de soutiens au sein de l’opinion malienne pour un positionnement politique, personne n’est épargné par ses flèches, diatribes, piques, attaques lancées dans toutes les directions. Même les morts n’ont pas été épargnés dans leur dernier sommeil par ses déclarations aux relents de haine, de vengeance, de revanche et de règlements de compte. À cela s’ajoutent la révision et la falsification de l’histoire dans le seul dessein de faire plaire à des gens qui vouent une haine viscérale à l’endroit de la classe politique. Il fait semblant de ne pas se considérer comme comptable de la gestion chaotique des trente dernières années du pays. Alors qu’il était au cœur du système du vol des richesses nationales organisé par les démocrates de la vingtième heure. Il s’est servi de la démocratie qu’il  critique et condamne avec véhémence au même titre que les démocrates prédateurs. Le Premier ministre Maïga ignore certainement que son ascension au plus haut sommet de l’État est une des conséquences de la mauvaise gestion de la démocratie par ses complices démocrates dans la destruction de notre tissu socioéconomique à des fins personnelles.

À force de s’en prendre à l’autre, le chef du gouvernement Choguel Kokalla Maïga ne voit plus l’urgence d’aller vite sur le terrain de la satisfaction des préoccupations des Maliens comme c’est le cas en Guinée, où la transition de ce pays est en train de mener une lutte implacable contre la corruption et les autres maux qui ont amené les militaires à prendre le pouvoir. Si Dr Maïga avait engagé un véritable combat contre l’absentéisme dans l’administration générale, l’audit de la nation, en plus de la restauration de l’honneur et de la dignité du peuple face aux puissances impérialistes et leurs mandibules maliennes, il allait adhérer les plus sceptiques à sa lutte. Malheureusement, c’est le contraire. Au niveau de la justice, on assiste la mort dans l’âme à des arrestations suivies de libération sans aucune explication. Et le procès de Bakary Togola devait servir de leçon à tous ceux qui cherchent à torpiller le processus irréversible de la refondation de l’État avec le retour des sanctions contre les ennemis de la nation. Au lieu de prendre le taureau par les cornes en sanctions à l’image de la Tunisie et de la RD Congo, ils bénéficient de la promotion.

En tout cas, la réussite de la transition est liée au retour de la sanction dans l’administration malienne. Sans cela, ses efforts seront vains et la refondation ne verra jamais le jour.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le mouvement démocratique au Mali :  Une parodie de démocratie?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-mouvement-democratique-au-mali-une-parodie-de-democratie-2972542.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Apr 2022 09:38:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le processus démocratique, tel que appliqué au Mali de 1991 à nos jours, a été un cauchemar pour le peuple malien. La majorité des acteurs du soi-disant Mouvement démocratique ont trahi les idéaux de mars 1991. Loin s’en faut.</strong>

Les échecs de nos pseudo-démocrates sont incommensurables: l’éducation a été sacrifiée par nos enseignants dirigeants en occurrence le couple présidentiel du parti fasciste ADEMA (Alliance pour la démocratie au Mali); l’armée nationale a été marginalisée et détruite; les partis politiques ont été réduits en GIE; la politique de «<strong>deviser pour régner</strong>» du parti-État ADEMA a eu raison de certains partis politiques comme le CNID (Congrès national d’initiative démocratique).

En fait, au moins quatre (04) partis politiques sont originaires du CNID: le Pari pour la renaissance nationale (PARENA), le Parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (SADI), etc. Cette stratégique inique de l’ADEMA de déstabiliser les grands partis politiques de l’époque était d’affaiblir toute dissonance au régime du parti-État l’ADEMA; la corruption et la délinquance financière comme mode de gouvernance; l’irresponsabilité et la malhonnêteté de la majorité de la classe politique malienne (pourtant, il y a certains hommes politiques vertueux dans ce pays); la déchéance de la conscience collective nationale; la défaillance du système sanitaire national; le bradage et l’accaparement des biens publics et de nos ressources naturelles par nos pseudo-démocrates du Mouvement démocratique; l’effondrement de l’État est l’ultime conséquence de la gestion chaotique de nos pseudo-démocrates du Mouvement démocratique; le seul côté positif de la gestion de ces politiciens mal inspirés est en matière d’infrastructures. Quelques routes ont étés réalisées, mais en valeur absolue ce n’est rien par rapport à ces trente (30) ans de gestion du parti ADEMA car jusqu’à la date du coup d’État de la rectification, l’ADEMA a toujours cogéré ce pays.

La critique irresponsable et partisane du succès de nos FAMa (Forces armées maliennes) à Mourrah, dans le cercle de Djenné, par certains hommes politiques apatrides, prouve à suffisance que certains hommes politiques ont pris le relais de l’intoxication des médias français expulsés du Mali (RFI et France 24).

En effet, où étaient les politiciens apatrides, les ennemis de l’intérieur quand les terroristes avec l’aide de la France massacraient nos braves concitoyens et militaires? Qui ne se rappelle pas des massacres de Mondoro, Ogossagou, Farabougou, Niono, Nara, Ansongo? Le peuple malien a été humilié, traumatisé pendant presque dix (10) ans et au même moment la Communauté internationale est restée muette et c’est quand nos vaillantes FAMa commencent à recouvrer l’ensemble du territoire national, nos ennemis de l’intérieur comme de l’extérieur nous font des accusations farfelues.

Les FAMa ont le soutien des dignes filles et fils du Mali. Nous les exhortons à redoubler d’efforts pour la reconquête de l’ensemble du territoire national.

Vive les Forces Armées Maliennes et que Dieu bénisse le Mali. La patrie ou la mort, nous vaincrons.

<strong>Bakary COULIBALY, Élan Patriotique</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Guerre ou guéguerre ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/guerre-ou-gueguerre-2972546.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Apr 2022 09:35:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[- 12 juillet 2007: un hélicoptère Apache américain, prenant une caméra pour un lance-grenade RPG, tue plus dizaine de personnes en Irak, dont deux journalistes de l’agence Reurters. Il s’agissait là d’une bavure militaire qui n’a donné suite à aucune sanction, ni d’enquête indépendante.

- Toujours en 2007, des employés de la compagnie privée de sécurité employée par le département d'État américain en Irak, Blackwater, sont accusés d'avoir tué une quinzaine de civils irakiens au Nisoor Square de Bagdad, causant une rupture de contrat qui ne cessera réellement qu'en 2009.

Et selon un rapport d'une commission de la chambre des Représentants, les employés de Blackwater, entre 2005 et 2007, ont tiré près de 195 fois sur les Irakiens. La commission a également estimé que les services de Blackwater avaient été facturés à un milliard de dollars, entre 2004 et 2009, pour pourvoir des services de sécurités au personnel du département d'État.

- 27 aout 2021, la dernière bavure connue de l’armée américaine s’est produite à Kaboul, dans les derniers jours du retrait chaotique d’Afghanistan, lorsqu’une frappe de drone a tué par erreur 10 civils dont sept enfants.

- En aout 2011, une bavure de l’OTAN fait plus de 70 morts dans un bourg à 150 kilomètres à l'est de Tripoli.

- 3 janvier 2021: une bavure de la force française Barkhane, selon les résultats d’une enquête menée par la MINUSMA, a fait près d’une vingtaine de victimes civiles à Bounti, dans la région de Douentza. Là aussi, aucune sanction et la France a rejeté de manière véhémente les conclusions de l’enquête onusienne.

- Du 23 au 24 octobre 2017, l'armée française annonçait avoir mené, avec succès, une opération dans le Nord du Mali, dans le cercle d'Abeïbara, contre un groupe terroriste. Une opération aérienne et terrestre menée qui s'était soldée par la neutralisation de 15 terroristes (tués ou capturés, selon l'armée) appartenant au groupe Ansar Eddine. Sauf que l'organisation djihadiste dirigée par Iyad Ag Ghali affirme, elle, que ce sont ses otages, des soldats maliens, qui ont été tués. Une information confirmée par les autorités maliennes, mais pas côté français.

On peut ainsi continuer à égrener les dates et les bavures commises par les forces occidentales sans jamais que leurs auteurs soient punis ou qu’une commission d’enquête indépendante soit acceptée. Et voilà que depuis quelques jours, les FAMA sont accusées de tous les péchés d’Israël pour avoir commis une bavure à Mourah. Malgré les explications de l’État-major Général des Armées et certains témoignages venant du terrain, c’est un tir groupé contre le Mali et certains n’hésitent même pas à parler de la pire exaction jamais commise, alors même que le tribunal militaire a instruit une enquête dont les résultats seront rendus publics.

Là où certaines puissances occidentales refusent toute enquête, ne devrait-on pas saluer la démarche des autorités militaires maliennes et attendre les résultats de l’enquête ? À supposer que les accusations portaient sur des forces étrangères, auraient-elles accepté que d’autres viennent enquêter à leur place ? Allaient-elles rendre public le résultat de l’enquête ? Je m’interroge.

Qui plus est, on entend certains évoquer la présence de supplétifs russes auprès des FAMA. Et pourtant, l’histoire est têtue et les faits sont là pour donner mauvaise conscience à certains donneurs de leçon. En effet, le premier État à avoir mis sur pied une société militaire privée, avec la collaboration de certains pays occidentaux, c’est l’Afrique du Sud, en 1989, à la suite de l’accord de paix mettant fin au conflit d’Afrique australe.

La société fut rapidement engagée au Sierra Leone afin d’assurer la sécurisation de l’extraction et l’exportation des richesses minières du pays (concessions diamantifères), puis le gouvernement de Freetown fit appel à ses services durant la guerre civile, en 1995.

Ce «<strong>business</strong>» très juteux dans un monde d’après-guerre froide devenu très instable allait être également exploité par les États-Unis. A partir de 1994, la société militaire privée américaine «<strong>Military Professional Resource</strong>» Inc. (MPRI) intervint au profit de la Croatie lors des conflits des Balkans en accord avec la politique de Washington. Elle forma et équipa l’armée croate et conseilla son état-major, participant directement au succès de l’offensive de l’opération Tempête en Krajina qui permit à Zagreb de l’emporter face aux Serbes.

Puis «<strong>Dyncorp</strong>», société de services du Pentagone aux activités diversifiées, se mit à son tour sur le créneau. En 1998, elle fournit la plupart du personnel de la Mission américaine d’observation au Kosovo. Mais rapidement, les premières dérives allaient apparaître. En 1999, en Bosnie-Herzégovine, plusieurs de ses employés furent impliqués dans des trafics d’armes et d’adolescentes. Tous furent licenciés mais aucun ne fut traduit en justice pour ces actes criminels car, bien qu’étant des opérateurs privés, ils étaient couverts par l’immunité diplomatique; et la société conserva la confiance du Pentagone. À partir de 2002, en Afghanistan, les hommes de Dyncorp furent chargés de la sécurité d’Hamid Karzaï, le nouveau président afghan, en remplacement de la Delta Force.

Mais la SMP américaine la plus tristement célèbre est «<strong>Blackwater</strong>». Fondée en 1997 par Eric Prince, un ex-Navy Seal, elle devient rapidement une multinationale du mercenariat au service de la politique étrangère américaine, travaillant notamment en Irak et en Afghanistan pour le compte du Pentagone.

Bien que n’étant officiellement engagés que pour des contrats défensifs, les hommes de Blackwater participent à des raids offensifs organisés par la CIA ou le Joint Special Operations Command (JSOC) en Irak. Dans ce cadre, ils vont alors multiplier les frappes inconsidérées et commettre de nombreuses bavures. En réaction, en mars 2004, quatre membres de la société sont tués lors d’une attaque à Falloujah. Leurs corps, brûlés, sont pendus à des luminaires d’un pont sur l’Euphrate avant d’être démembrés par une foule en furie.

Aucune guerre n’est propre et toute armée cherche à préserver son territoire et protéger les populations civiles. Sinon, on aura vu le tristement célèbre bataillon AZOV aux méthodes plus que controversées, dont les 3000 à 5000 hommes ont été intégrés au sein de l’armée ukrainienne. Mais cela n’émeut personne et n’allez surtout pas dire qu’ils sont les spécialistes des bavures.

Les FAMA montent en puissance et permettent au Mali de reprendre la main sur l’intégralité de son territoire. Qu’on ne cherche pas à saper leur moral et à les indexer à tout bout de champ. Ce sont des officiers qui ont fait les mêmes écoles de guerre que leurs homologues occidentaux qui commandent les hommes sur le terrain. Le Mali possède une armée pluriethnique et soucieuse du respect des droits de l’homme. Des contingents des FAMA ont participé à de nombreuses opérations de mission de paix à travers le monde et ont toujours été salués pour leur conduite exemplaire. Le Mali veut la paix, et pour que la paix puisse être réelle, il est dans l’obligation de faire la guerre aux groupes terroristes.

<strong>Salif SANOGO, Journaliste-ORTM</strong>

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