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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; La Refondation</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; La Refondation</description>
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<title>Transformation agro&#45;alimentaire :  Maya réussi son challenge auprès des maraîchers de Mopti</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/transformation-agro-alimentaire-maya-reussi-son-challenge-aupres-des-maraichers-de-mopti-2884007.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 09:22:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Jamais le « <em>Made in Mali</em> » n’a autant été une réalité.  Après de nombreux succès dans les salons nationaux et internationaux avec ses produits gastronomiques, la société agro-alimentaire Maya a été au chevet des paysans de Mopti, en particulier les maraîchers de Sévaré pour un atelier de formation et d’échanges dans le cadre de son projet « <em>Maya du Macina</em> ». C’était lors d’une rencontre qui s’est déroulée le mercredi 24 juin 2020.</strong>

<strong> </strong>Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années, dit-on. La société agro-alimentaire Maya, dirigée par Mme Traoré Seynabou Dieng, a conquis les producteurs de légumes grâce à sa clairvoyance. En effet, Maya-Sarl est une société de droit malien, dont l’objet social est la transformation agro-alimentaire, plus spécifiquement la production, la conservation et la distribution de sauces, d’épices et de pâtisseries réalisées avec des matières premières locales.

Créée en 2017 par Seynabou Dieng, les produits Maya ont facilement  convaincu les ménagères grâce à leur qualité et leur simplicité.  Nouant des partenariats avec les coopératives de production agricole qui la fournissent en produits du terroir, l’entreprise s’est fixé comme mission de revaloriser le « Made in Mali ».

La promotrice de Maya, Mme TRAORÉ Seynabou Dieng, a affirmé qu’au mois de  juillet 2019, son entreprise a été sollicitée par ONU Femmes-Mali pour proposer un projet dans le cadre du programme <em>« Inclusive and Equitable Local Development (IELD) : Sélection d’une ou plusieurs PMEs basées dans la région de Mopti ou souhaitant s’y étendre, pour les accompagner dans la mise en œuvre d’un projet participant à l’autonomisation économique des femmes</em> », financé par Undcf. Le projet a été validé par l’Uncdf et ainsi le projet <em>« Maya du Macina à Mopti » a vu le jour en janvier 2020. </em>

L'objectif global du projet est d'accroitre les revenus et la résilience des petits producteurs de légumes à Mopti en améliorant leur productivité́ et leur accès aux marchés. Mais aussi en leur assurant un accès et une relation commerciale avec l’unité de transformation agro-alimentaire Maya.

À l’en croire, cet atelier vise à renforcer les compétences techniques culturales et de gestion des coopératives; améliorer l'accès aux marchés en regroupant les agriculteurs en pôles de production; faciliter l'agriculture contractuelle et améliorer leur pouvoir de négociation collective; améliorer les pratiques de gestion post-récolte afin de minimiser les pertes; etc.

Toujours, selon Seynabou Dieng, la société Maya, en dehors de sa mission, vise aussi à offrir aux femmes des sauces et aides culinaires saines et naturelles, innovantes et valorisant l’agriculture locale. Elle a adressé ses remerciements à tous les partenaires, à savoir Amassa Afrique verte, le Conseil régional de Mopti, le Pnud, l’Apej, ONU femmes, etc.

Quant aux participants, ils disent se réjouir de l’attention que leur a apportée Maya. Car, il s’agira non seulement de contribuer à changer le narratif sur la région de Mopti en faisant la promotion de son potentiel agricole et agro-industrie et la résilience de ses femmes et jeunes, mais aussi de mettre en place une unité́ de transformation pour réduire les pertes post-récoltes et augmenter les revenus des producteurs en offrant un débouché garanti à la production locale.

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’Inspecteur des Douanes, Cheickna Amala DIALLO:  «Une partie importante du territoire échappe au contrôle de la douane ».</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/linspecteur-des-douanes-cheickna-amala-diallo-une-partie-importante-du-territoire-echappe-au-controle-de-la-douane-2813614.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Apr 2019 11:00:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le constat est amer mais pas désespérant.  C'est du moins ce qui ressort de notre conversation avec le Directeur Régional des Douanes de Sikasso qui a eu l'humilité de se prêter à nos questions. Nous avons recueilli pour vous les propos de ce Directeur qui a plutôt la tête sur les épaules!</strong></em>

<strong>REFONDATION: <em>Après avoir occupé plusieurs postes de responsabilité au sein  des Douanes, vous voilà à un autre poste de confiance, en l’occurrence celui de Directeur Régional. A ce titre, vous avez la lourde responsabilité  de mobiliser les recettes douanières.  La  charge est-elle intimidante?</em> </strong>

<strong>CHEICKHNA AMALA DIALLO:</strong> Comme vous l’indiquez, je ne me suis certainement pas retrouvé au poste de Directeur Régional des Douanes à Sikasso par hasard. J’ai eu la chance de cumuler une somme d’expériences professionnelles à partir de divers postes que j’ai eus à occuper. En effet, après avoir été Chef de Bureaux Secondaires Frontaliers, de Bureaux Principaux et surtout Directeur Régional Adjoint deux fois après un séjour de quatre (04) ans comme Chef de Division à la Direction Générale des Douanes, le poste de Directeur Régional ne devrait pas être intimidant en ce qui me concerne.

<strong>LA REFONDATION: <em>Que représente la région économique de Sikasso pour le Mali, en termes de rentabilité d’un territoire douanier?</em></strong>

<strong>CHEICKHNA AMALA DIALLO:</strong> La région douanière de Sikasso constitue au plan de la rentabilité, une réalisation moyenne mensuelle de recettes de l’ordre de deux (02) milliards, la conduite et la mise en douane d’environ 25 à 30% des importations de marchandises du pays, principalement par les Bureaux frontières de Zégoua, Hérémakono, Koury et Kadiana.

<strong> </strong><strong>LA REFONDATION: <em>Au titre de l’exercice budgétaire 2019, quelles prévisions de recouvrement de recettes douanières sont assignées à l’Administration des Douanes Maliennes  à l’échelon de Sikasso?</em></strong>

<strong>CHEICKHNA AMALA DIALLO:</strong> Au titre de l’exercice budgétaire 2019, il est assigné à la région douanière de Sikasso des prévisions de recouvrement de recettes de 27, 600 milliards FCFA soit, 6, 88% des prévisions globales de recettes douanières.

<strong>LA REFONDATION: <em>Sur les prévisions  de recouvrement de recettes douanières peut-on s’attendre à des rentrées financières conséquentes  en provenance des importations  depuis la crise ivoirienne?</em></strong>

<strong> </strong><strong>CHEICKHNA AMALA DIALLO:</strong> Il est vrai que depuis la crise ivoirienne de 2002, le port d’Abidjan a perdu une part importante de son trafic au profit d’autres ports africains de débarquement.  Il y a eu d’abord un basculement vers Accra et Téma au Ghana, Lomé au Togo, Cotonou au Bénin et ensuite Dakar au Sénégal, Nouakchott en Mauritanie et Conakry en Guinée. Soixante-dix (70%) des importations maliennes transitent aujourd’hui par les corridors ouest (Dakar), sud-ouest (Conakry) et nord-ouest (Nouakchott). Toutefois, l’agrandissement récent du canal de Vridi au port d’Abidjan, avec comme résultat une importante augmentation de sa capacité d’accueil de grands navires porte-conteneurs, pourrait être un facteur  de retour d’une partie du trafic sur le corridor sud et impacter positivement les rentrées de recettes attendues de la Région douanière de Sikasso.

<strong>LA REFONDATION: <em>Que vaut tout l’or de Sikasso dans les recettes douanières de la région de Sikasso?</em></strong>

<strong> </strong><strong>CHEICKHNA AMALA DIALLO:</strong> La part des importations des Sociétés minières dans les recettes douanières à Sikasso est d’environ 32% des recouvrements.

<strong>LA REFONDATION: <em>Monsieur DIALLO, votre expertise est avérée. Alors, au regard de la crise multidimensionnelle qui est nôtre et de la contre-culture de la démagogie si puissamment instituée,  les Douanes Maliennes sont-elles  à mesure aujourd’hui de s’acquitter des missions qui leur sont dévolues?</em> </strong>

<strong> </strong><strong>CHEICKHNA AMALA DIALLO:</strong> Je voudrais juste rappeler que le niveau de recouvrement des prévisions annuelles de 2018 a été de 77% au plan national, soit un gap de -141,666 milliards. Nonobstant la nécessité d’améliorer l’appréhension de l’assiette imposable des marchandises, il reste évident que la crise multidimensionnelle que connait le pays impacte négativement les efforts du service. Une partie importante du territoire échappe aux contrôles de la douane.

<strong>LA REFONDATION: <em>Monsieur le Directeur Régional, quel est le rôle la douane dans une zone frontalière fragile comme Sikasso? Et comment s’adapte ce rôle à la lutte contre le trafic illicite de biens culturels?</em> </strong>

<strong>CHEICKHNA AMALA DIALLO:</strong> Il est réel que nos frontières sont poreuses, mais le maillage du territoire douanier régional, qui s’inscrit d’ailleurs dans le cadre des textes fixant la liste des bureaux, des brigades, des postes de Douanes et leurs domaines de compétence, permet à travers l’évolution de trois Brigades Mobiles d’Interventions respectivement implantées à Kadiolo, Sikasso et Bougouni, la surveillance des intervalles compris entre les bureaux de première ligne que sont les bureaux frontaliers et ceux de l’intérieur en charge des opérations de dédouanement. Cela contribue à la lutte contre tous genres de trafics illicites de biens y compris celui de biens culturels.

<strong>LA REFONDATION: <em>Existe un cadre officiel d’échange et  de discussion des pratiques et politiques  entre des hauts cadres maliens des douanes et leurs homologues d’ailleurs, dans les graves domaines de la sécurité, du terrorisme et de la protection</em> du patrimoine culturel?</strong>

Autrement dit, arrive-t-il à nos hauts cadres des douanes de développer, avec leurs homologues d’ailleurs, la réflexion sur la place et le rôle qui sont leurs  dans la gestion sécuritaire à nos frontières désormais au cœur des conflits et dans la lutte contre la contrebande des patrimoines culturels appartenant aux nations ou à l’Humanité?

<strong>CHEICKHNA AMALA DIALLO:</strong> En effet, il existe au plan de la coopération bilatérale et multilatérale des échanges entre la douane malienne et ses homologues des pays voisins et de la sous-région (UEMOA et CEDEAO) dans les domaines divers de leurs compétences y compris dans le cadre de la lutte contre la contrebande des objets appartenant au patrimoine culturel ainsi que toutes autres formes de criminalité transfrontalière.

<strong>LA REFONDATION: <em>Le Mali propose-t-il une formation spécifique à ses agents de terrain, en matière de traitement des  biens culturels? En d’autres termes, notre pays peut-il aujourd’hui se targuer d’avoir des agents de terrain formés dans le ciblage, l’identification, la reconnaissance et le maniement des biens culturels?</em> </strong>

<strong> </strong><strong>CHEICKHNA AMALA DIALLO</strong>: Ce n’est pas très fréquent à ce que je sache. Cependant, je me rappelle de la tenue d’un atelier sous régional pour le renforcement  des capacités et la sensibilisation sur la lutte contre le trafic illicite de biens culturels du Mali, ayant réuni en 2013 des policiers, douaniers et gendarmes du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Togo, en vue d’une réponse transfrontalière au phénomène qui a pris de l’ampleur avec la crise sécuritaire. Aussi, en 2016 a été lancée à Bamako, par le Conseil International des Musées, la liste rouge des biens culturels ouest africains en péril en vue d’aider les douaniers, policiers et autres personnes à identifier rapidement les types d’objets qui ne doivent pas traverser les frontières. En tout état de cause, les textes en vigueur au Mali conditionnent l’exportation des objets d’art à une autorisation du Ministère en charge des Arts et de la culture, ce, préalablement aux formalités du commerce extérieur.

<strong>LA REFONDATION:</strong> Je vous remercie, monsieur le Directeur!

<strong> </strong><strong>Propos recueillis par Hawa DIALLO</strong>

<strong>PARCOURS SINGULIER : Cheickna Amala DIALLO</strong>

<strong>Ou «le modèle de cadre rarissime»!</strong>

&nbsp;

<strong>En ce 6 décembre 2018, par arrêté du Ministre de l’Economie et des Finances, la nouvelle est tombée aux Douanes: la Direction Régionale de Sikasso a un nouveau patron et il s’appelle Cheickna Amala DIALLO. Délicieuse nouvelle dont se délectent encore de braves soldats maliens de l’Economie et des Finances!</strong>

<strong> Mais qui est vraiment le nouvel élu à la tête de la 3ème région douanière du Mali? Rencontre avec un Chef malien debout et en mouvement!</strong>

<strong> </strong>

Entendez par là l'Inspecteur des Douanes, Cheickna Amala DIALLO qu’un expert des Douanes  maliennes, monsieur Baba KIDA qualifie volontiers de   «modèle de cadre rarissime »! Et, d’entrée de jeu, Baba KIDA tient à lever tout équivoque: «Je n’ai pas l’habitude des propos lénifiants, mais en mon âme et conscience ce que je vais vous dire n’est pas du saupoudrage. C’est vraiment ce que je pense de l’homme, que je veux exprimer du fond de mon cœur».

Et le désormais Consultant anti-corruption de l’USAID, Baba KIDA sait de quoi il parle: «Cheick Diallo, je l’ai connu jeune Contrôleur des douanes, quand  j’étais à l’époque chef de visite à l’aéroport, il est arrivé à notre service.  La première chose que j’ai détectée chez Cheick c’est son charisme. C’est un élément qui venait te faire un compte-rendu fidèle, très fidèle, quand tu l’envoyais en mission. Et malgré tout ce que les gens faisaient pour l’emmener en bateau, il parvenait à résister toujours. Il rendait compte fidèlement. Donc, ça veut dire qu’il n’était même pas corruptible, parce que ce n’était même pas dans ses aléas. Il te disait ce qui se passait réellement. Tout travail que tu lui confiais, il l’exécutait avec honnêteté, avec sincérité. J’ai beaucoup apprécié cette manière de faire. Et je me rappelle la première notation que j’ai faite au chef de bureau le concernant. J’avais dit: «cadre intelligent, rigoureux, ayant le sens des relations humaines et promu à un bel avenir ». Je pense que je ne suis pas trompé; puisque la carrière évolue  de la bonne manière».

D’autant que le jeune Contrôleur des Douanes est depuis monté en grade ; puisqu’il est aujourd’hui Inspecteur des douanes doublé du Lieutenant-Colonel! Et ce parcours fulgurant est celui d’un gamin d’alors de Bamako! Même si Cheickna Amala DIALLO «n’était pas comme les autres jeunes de son âge », observe l'Inspecteur des Douanes Abdoulaye Dioro CISSE qui l'a vu jeune.

C’est que «la vertu est une seconde nature chez ce Prince peulh issu d’un père de la noblesse d’épée du Khasso», explique une voix familiale;  laquelle précise: «Mais, à la différence de beaucoup de Princes jouant  souvent à l’enfant gâté, Cheickna Amala DIALLO a toujours préféré cultiver la vertu, élément essentiel de l’héritage culturel à lui transmis. Au Khasso, le peulh se définit  seulement par la vertu: foulo mou djigo léti!». Expression qui veut dire: « le peulh c’est la vertu!». Et, relève encore cette voix familière : «le berceau de la vertu c’est la famille chérifienne dont Cheickna Amala DIALLO  hérite également du patrimoine vivant, par sa mère d’ascendance chérifienne»!

Mais Cheickna Amala DIALLO est aussi et surtout connu pour son attachement aux valeurs républicaines. Et ce républicain fieffé a toujours pleinement assumé sa citoyenneté ainsi que son appartenance à la Nation du Mali.  Etat républicain, démocratique et laïc qu’il porte tant dans son cœur et pour lequel il reste éminemment engagé. A ce propos,  l’aîné Baba KIDA  nous lancera cette grave interpellation: «Et je souhaite que votre journal puisse transcrire ces mots avec la plus grande sincérité, avec la plus grande probité morale et que les gens puissent le diffuser beaucoup, pour qu’on puisse au moins connaître ces cadres qui sont dans l’ombre.

Au Mali, les nominations sont galvaudées; ce n’est plus les critères de mérite qui font que les gens avancent, je dis ce que je pense, hein ! C’est-à-dire que les gens n’avancent  à partir de critères réels de mérite, il y a beaucoup d’autres considérations.

Mais s’il l’on ne s’en tenait qu’au mérite personnel, qu’à l’amour du pays, qu’à la volonté de bien servir le Mali, Cheick Diallo fait partie de ces cadres».

Et, reprenant le fil de la conversation, l’Inspecteur des Douanes, Abdoulaye Dioro CISSE révèle que jeune,  Cheickna Amala  DIALLO partageait une seule passion avec ses camarades d’âge, à savoir le «match», le « football ». Et l’enfant d’alors se souvient d’un « grand-frère de quartier » plutôt «connu, dans le quartier, pour son sérieux dans le travail, son intégrité». Ce qui ne date pas d’aujourd’hui, mais des années de formation de Cheickna Amala DIALLO, comme le précise Abdoulaye Dioro Cissé: «depuis qu’il était à l’ECICA »!

<strong>Les années de formation</strong>

Et c’est justement à l’ECICA que  Cheickna Amala DIALLO recevra le surnom de «Constance», notamment de ses camarades de classe. Pour la simple raison qu’il y brillait, se classant toujours au tableau d’honneur. D’autant qu’à l’époque: «on le voyait, il partait à l’école régulièrement, ses cahiers étaient bien tenus », se souvient encore l’Inspecteur Abdoulaye Dioro CISSE; lequel poursuit à propos du jeune étudiant distingué d’alors: «Tout le monde savait qu’il ne fréquentait pas n’importe qui, il était dans son coin. Chaque fois que tu le voyais, il avait son cahier».

Cet amour de l’excellence vaudra au jeune étudiant alors en «Administration et Finances» de passer avec brio à l’examen de  « la 1ère Partie (BT1) » du

«Brevet de Technicien» en juin 1984; et, donc, d’avoir droit à la seconde

«Partie (BT2)» du «Brevet de Technicien». Et, en «Spécialité Douanes», la section alors réservée aux meilleurs de l’ECICA!

Nous sommes en juin 1985 qui le voit décrocher le précieux diplôme de l’ECICA; laquelle se plaçait alors parmi les meilleures écoles professionnelles du Mali. L’année suivante, le frais émoulu de l’ECICA est appelé sous les drapeaux, dans le cadre de la «Formation Militaire Commune de base» du Service National des Jeunes(SNJ) dont il intègre le  2ème Contingent, avec  au bout du compte un magnifique «Brevet ».

<strong> Un soldat aguerri de l’économie et des finances</strong>

Ainsi, va s’ouvrir devant Cheickna Amala affectueusement appelé Cheick DIALLO une riche carrière de soldat de l’économie et des finances du Mali. Et quel brave soldat, à entendre ses collègues parler de lui!

Ainsi, le Chef du Bureau Principal de Sikasso, le Lieutenant-Colonel Seydou Traoré témoigne: «Moi, je suis très à l’aise pour parler de lui. Parce que c’est pas ici que je le connais. On se connaît depuis l’école. Nous sommes de la promotion 84, eux, ils sont de la promotion 85. C’est quelqu’un que j’approuve beaucoup. Il très rigoureux».

Et le Chef des Services de la Brigade de la Région de Sikasso, M.Bakary Karamoko KASSE lui emboite le pas en ces termes: « Moi, je le connais très bien, parce qu’on a eu à travailler ensemble depuis quelques années, il était mon chef de bureau à Kayes. Depuis là-bas, il m’a convaincu à travers ses méthodes de travail ». Aussi,  le Chef des Services de la Brigade résume-t-il  les «méthodes » de l’Inspecteur DIALLO à «la rigueur».

Pour l’Inspecteur des Douanes, Mohamed Ag HADE, Directeur Régional des Douanes de Kayes, Cheick Diallo «C’est la bête noire même des douaniers souvent, sur le plan de la rigueur »; en ce sens que « sa rigueur crée la panique chez les douaniers qui ne veulent pas travailler ». Ces derniers «ont peur de lui, c’est clair, parce qu’il est exigent, pas dans le mauvais sens, mais dans le bon sens, il est exigent, il n’aime pas le laisser-aller». Car, oui, le douanier Cheickna Amala Diallo «est rigoureux dans le cadre du travail», reconnaît le jeune Bakary Karamoko KASSE parlant toujours des «méthodes» de son Chef.

Et qu’est-ce qu’un cadre rigoureux en douane? Selon l’Expert Baba KIDA, chargé de cours au Centre de Formation des Douaniers, c’est un cadre « qui travaille avec les textes en vigueur, qui ne dévie, il applique la réglementation stricto sensu, il travaille conformément aux  dispositions réglementaires ». Abondant presque dans le même sens, le Directeur Régional Adjoint  de Sikasso dira de Cheickna Amala DIALLO: « il est rigoureux, il est rigoureux, il applique strictement la réglementation». Même si «c’est pas facile dans un pays où il y a un  manque  de l’autorité de l’Etat, relève le Directeur Régional Adjoint, Attaher Ag BAZET. Et le DRA de Sikasso observe: «c’est pas du tout facile. Mais, il le faut! Parce que les gens ne vont quand même pas continuer dans l’illégalité, dans le non-respect des textes; il faut un début de tout. Moi, je trouve que c’est une très bonne chose».

Une analyse que partage son jeune collègue SALL: « La rigueur c’est normal.  C’est normal. Quand les gens ne travaillent pas, il faut par tous les moyens leur faire faire ce qu’ils doivent faire. Moi, la rigueur doit être de mise même ». Et il est vraiment de mise chez son patron qu’il qualifie de « très très rigoureux dans l’exécution du service ».

Se trouvant à des centaines de kilomètres du jeune SALL, l’Inspecteur des Douanes chevronné, Mohamed Ag HADE s’exprime quasiment dans les mêmes termes: « Il est très rigoureux dans le service ». Puis, parlant de son rapport à  l’Inspecteur Cheickna Amala DIALLO, il confie: « Je l’ai connu très jeune. On était tous jeunes douaniers, lui était jeune contrôleur, moi, j’étais inspecteur. Mais, on n’avait jamais travaillé ensemble, dans le même service, si ce n’est en 2008. 2008, j’étais Directeur régional des Douanes de Sikasso et lui était mon  Chef de Bureau principal. Eh bien, j’avoue que je le connaissais déjà, je n’étais pas à première rencontre avec lui, sur le plan social; mais sur le plan professionnel, c’était la première fois qu’on travaillait.  Mais déjà, on avait fait beaucoup de rencontres, de réunions au niveau de la DG. Je le sais, en tout cas,  et sa présence à  côté  de moi, à Kayes l’a confirmé, très rigoureux, très rigoureux ».

Et, Cheickna Amala DIALLO est d’autant «rigoureux », note Abdoulaye Dioro CISSE, qu’il «n’est pas le type à se laisser influencer par les (rires)  humeurs ou les grincements de dents. Il fait ce qu’il a à faire, conformément à la réglementation en vigueur. Et puis, il continue son chemin».

Pour autant, Cheickna Amala DIALLO  «n’est pas impitoyable », rassure Abdoulaye Dioro CISSE.

Baba KIDA, lui, soutient: « c’est un homme qui a le sens des relations humaines. En dehors du bureau, je le connais aussi, du point de vue famille et du point de vue société. Nous avons participé à beaucoup  d’événements sociaux ensemble. Et il est toujours là, malgré les tâches, malgré les pressions du boulot, il parvenait toujours à être aussi bien socialement que physiquement ». A Seydou Traoré de renchérir: «Il n’y a aucune  méchanceté dans ses actes. Il est loin, loin, loin de la méchanceté. Il est très très loin de la méchanceté».

Seulement, Cheickna Amala DIALLO  est un homme de principes, observe la Secrétaire  de Direction, madame Goita Aminata Coulibaly; selon laquelle Cheickna Amala DIALLO est  «un Chef droit, exemplaire qui reprouve le mensonge et le retard»; puisque Cheickna Amala « s’impose ce qu’il impose aux autres. Lorsqu'il sait quelqu'un complaisant, il ne supporte pas. Tout de suite, il te le fait savoir ».

En outre, l'homme « respecte les droits de la femme », reconnaît  Aminata COULIBALY. A noter que celle-ci connaît l’Inspecteur DIALLO «depuis 2007,  lorsque celui-ci Chef du Bureau secondaire de Zegoua »!

Dans le même ordre d’idées, Abdoulaye Dioro CISSE nous confie: «Dieu faisant, je me suis retrouvé comme son adjoint, c’est-à-dire, comme chef de brigade, au bureau secondaire de Zegoua, où il fut Chef de bureau. Et là, je vous avoue, c’est un bon technicien ».

Il reste à savoir ce que c’est qu’un bon technicien en douane! A ce sujet, très à l’aise, Mohamed Ag HADE nous apprend: «Un bon technicien en douane, c’est quelqu’un qui maîtrise d’abord toute la réglementation douanière, le code des douanes et les textes subséquents d’application du code de la douane, les conventions internationales, le tout, toute la législation et la réglementation que la douane est chargée d’appliquer ».  Puis, d’un élan généreux, il revient à Cheick Diallo, disant de ce dernier: «Donc, c’est un garçon qui maîtrise parfaitement tout ça, il les maîtrise. Et rares sont ceux de sa génération qui peuvent l’égaler dans ce domaine. Et sur le plan de la maîtrise, il faut traduire ça sur le terrain,  et ça, il a la rigueur pour le faire, il a  la rigueur pour le faire». Et Cheickna Amala DIALLO: « C'est un fin technicien qu'on ne peut pas tromper», ajoute le Lieutenant-Colonel Seydou Traoré qui pratique l'homme depuis plus de trente ans.

Pour Abdoulaye Dioro CISSE, l’Inspecteur des Douanes Cheickna Amala DIALLO est simplement «un cadre valable»; ou plutôt «un cadre émérite de la douane», dira  Baba KIDA; selon lequel «un cadre émérite c’est un quelqu’un qui connaît la douane. Généralement, on dit de quelqu’un professeur  émérite, cadre émérite, quand il a une connaissance parfaite de son domaine. Et Cheick aujourd’hui est un cadre émérite. Il a une connaissance parfaite des techniques et de la réglementation douanières ».

A ce dernier propos, Baba KIDA raconte: «Pas plus tard que l’autre jour, à Sikasso, on a fait une réunion USAID, avec la Direction Générale de la Douane. Les questions qui lui ont été posées sur l’administration, il y a répondu avec brio, en rapport avec les textes réglementaires; et moi qui étais consultant, j’étais très heureux de voir un jeune qu’on a formé, qui est à hauteur de la tâche. Donc, j’étais très heureux».

C’est là un Bonheur manifeste qui n’empêche pas Baba KIDA de revenir à l’expression «cadre émérite » que le chargé de cours en douanes définit comme «quelqu’un qui a l’amour de son travail,  sait orienter, qui a la volonté de toujours se remettre  en cause, de parfaire ce qu’il a envie de faire. Non seulement il a une très grande connaissance de ce qu’il fait, il a l’objectif, le souci de mieux faire ».

Et cette définition-là sied bien à Cheick Diallo, du moins, à  en juger par cet autre témoignage de Baba KIDA: «Comme je te l’ai dit, Cheick avait toujours une volonté de se refaire, une volonté d’apprendre, de  faire mieux qu’hier ».

Ce que confirme l'Inspecteur Mohamed Ag HADE qui soutient: « Il est très technique aussi. C’est un douanier très technique  qui a pris le courage de se former, de  se perfectionner ».

Effectivement, l’Inspecteur DIALLO, n’hésitera pas à entreprendre des études supérieures; lesquelles seront respectivement sanctionnées par  un Diplôme d’Etudes Universitaires Générales (DEUG) en Droit obtenu en juin 1999, une licence en Droit public décroché en juin 2000 et une maîtrise en Droit public, Option Internationale à lui décerné en juin 2001 ainsi qu’un Master en Commerce International auquel il sera admis en juillet 2014. A ces précieux diplômes s’ajoutent de nombreux certificats comme le «Certificat de Stage de «Cadres Supérieurs Etrangers » de l’Ecole Nationale des Douanes de TOURCOING et de l’Ecole Nationale des Brigades de LAROCHELLE, France»  dont il est détenteur depuis novembre 2006 ainsi que du «Certificat de l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), Séminaire Régional sur l’Evaluation en Douanes des Marchandises, Centre Régional de Formation de l’OMD pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, OUAGADOUGOU » depuis juillet 2008; sans oublier le «Certificat de Spécialité en Evaluation et Mobilisation des Ressources Fiscales et Douanières, Cycle International Spécialisé d’Administration Publique de l’ENA, Paris qu’il obtiendra Octobre 2012 et complémentera, en janvier 2015, par le «Certificat de Mérite de l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) ».

Auparavant, Cheickna Amala aura obtenu une «Attestation de Formation en Gestion Axée sur les Résultats (GAR), Cellule d’Appui à la Réforme des Finances Publiques (CARFIP)», précisément, en juillet 2013.

Et tant d’années passées à renforcer ses capacités ne pouvaient que booster la carrière de Cheickna Amala DIALLO. Ainsi, ce dernier  sera, en mai 2002, nommé «Rédacteur à la Direction Générale des Douanes - Sous-Direction de la Règlementation, de la Fiscalité et des Relations Internationales (RFRI) où il restera jusqu’en juin 2003.

Et le voilà aussitôt désigné «Chef du Bureau Secondaire de KOURY». Poste qu’il quittera en juillet 2006 pour celui de «Chef du Bureau Secondaire de ZEGOUA».

L’Inspecteur des Douanes, Abdoulaye Dioro a bien voulu partager ses souvenirs encore vivaces sur cette période: « Et là, il a changé la vie de la douane de Zegoua, en bien. Je pense qu’il peut avoir d’autres témoignages mieux que le mien, comme vous me prenez au dépourvu. En matière organisationnelle, quand il est venu, il a tout réorganisé, il a entièrement réorganisé le service, ça veut tout dire. Il a réorganisé entièrement le service, en respectant l’organigramme du service. Ce qui n’était pas le cas avant. Tout le monde a son poste et chacun doit faire ce qu’il doit faire, conformément à la réglementation».

Deux années plus tard, Cheickna Amala DIALLO est appelé à diriger le Bureau Principal de SIKASSO. Son Chef hiérarchique de l’époque, l’Inspecteur des Douanes, Mohamed Ag HADE apprécie: «Vraiment, j’ai été très très très satisfait de sa façon de servir, en tout cas, le temps que j’étais à Sikasso».

Baba KIDA se souvient  également de cette période: « Je l’ai retrouvé, au niveau de la Direction des recettes et des programmes de vérification du Mali. Moi, j’étais sous-directeur, je m’occupais de l’ensemble des recettes du Mali, et lui était le chef de bureau de Sikasso, de Kouri aussi  et de Zegoua.

Par jour, je l’appelais au téléphone pour  suivre l’évolution des recettes au niveau de ces bureaux. Et faire le point de la situation. J’avoue que c’était une satisfaction parce que les objectifs quotidiens qu’on assignait à chaque structure,  Cheick Diallo était parmi les cadres qui parvenaient non seulement à atteindre les objectifs et à les dépasser mais aussi à faire des propositions de ré-modification de ces objectifs».

Des objectifs qui «sont évolutifs. Chaque année, en fonction du budget de l’Etat malien, le Ministère des finances  assigne des prévisions de recettes douanières, à la douane; et le sous-directeur des recettes fait une proposition de répartition entre les structures. Donc, chaque structure a sa contribution à faire dans cet ensemble-là.

Et chaque fois, Cheick Diallo a toujours dépassé les prévisions qu’on lui a données. Un exemple simple, si la Douane doit faire 600 milliards en 2019, je ne sais plus trop, puisque je ne suis plus aux affaires, je pense que c’est 685 milliards que j’ai lus, sur lesquels la Direction Régionale de Sikasso  a un montant à faire que je n’ai pas; puisque c’est un quota».

Et même quand, en juillet 2011, Cheick DIALLO «est reparti  à Kayes comme chef de bureau, c’était la même chose». De ce passage de l’Inspecteur DIALLO à Kayes, le jeune Bacary Karamoko Kassé nous apporte son témoignage: «Je crois que c’est un gros travailleur, un bosseur». Ce que nous confirmera plus tard Baba KIDA: « C’est un gros travailleur ».

Ce goût prononcé pour le travail conduira, en mai 2013, Cheickna Amala DIALLO au poste de «Chef de Division Valeur, Origine et Tarif à la Direction des Recettes, de la Planification et des Programmes de Vérification - Direction Générale des Douanes et Point Focal TEC-CEDEAO pour le Mali».

Le chemin de Baba KIDA a encore croisé celui de l’Inspecteur Cheick DIALLO dont il nous parle ici: « Je l’ai retrouvé après. Il est revenu me rejoindre à cette même direction des recettes, comme chef de division dont je m’occupais de lui. Donc, je l’ai mis à l'étrier. J’ai proposé qu’on fasse ensemble des missions au niveau de l’UEMOA.  Et il a été très brillant. C’est pourquoi  même, j’ai proposé et la direction a donc acceptée, qu’il soit l’homme, le cadre malien qui puisse suivre  au niveau de la CEDEAO, le tarif extérieur commun.  C’est grâce à ses efforts titanesques que nous devons le tarif extérieur commun que nous appliquons par  le Mali, par la CEDEAO. Il en est un artisan très très important. Je vous dis qu’il travaillait jusqu’à 22H-23H sur ce dossier.  Ce n’était pas une tâche facile. Il y avait la modélisation, Il y avait des recoupages. Il a  travaillé avec ces jeunes qu’on a mis sous sa responsabilité. Là aussi, il faut dire qu’il a une très bonne capacité d’écoute.  Il sait très bien diriger les jeunes qu’on a mis à sa disposition ». Ce que confirme Aminata COULIBALY, la Secrétaire de la Direction Régionale des Douanes de Sikasso: « Ce qui est bien avec lui c’est que tu apprends chaque jour, on avance; personnellement, j’ai beaucoup avancé ».

Et voilà notre Inspecteur qui accède, en février 2018, au poste de Directeur Régional Adjoint des Douanes de KAYES où il reste jusqu’en décembre 2018. Mohamed Ag HADE se rappelle cette période aussi: «Et quelques années plus tard,  on s’est retrouvé à Kayes où il était devenu mon adjoint, pour dix mois,  juste dix mois. Mais déjà, je le connaissais. Je lui avais tout laissé. Je ne signalais rien. C’est lui qui faisait tout; même le mouvement de personnel, je lui laissé, tellement, j’avais confiance en lui. Parce que je sais qu’il ne triche pas avec ses collaborateurs». Une appréciation que partage un autre Inspecteur Abdoulaye Dioro CISSE, selon lequel Checkna Amala DIALLO « est intègre, juste, impartial » et «respecte l’éthique et la déontologie». Au Lieutenant-Colonel Seydou TRAORE de témoigner à ce sujet: «S'il prend en flagrant délit, il sanctionne sans état d'âme. Ah, non, il ne faut pas compter sur lui pour flancher. Et s'il pense que ce qu’il fait est juste, il le fait, quelles qu'en soient les conséquences. Il résiste aux pressions sociales démagogiques».

Auparavant,  de mars 2017 à février 2018,  Checkna Amala DIALLO aura servi dans  la 3ème douanière du Mali, comme Directeur Régional Adjoint des Douanes. Autant convenir avec Baba KIDA  qui constate: «Tant qu’il y a cette volonté  de mieux faire, d’apprendre, tout le reste suit ». Surtout quand on sait que l’Inspecteur  DIALLO est, depuis décembre 2018, Directeur Régional des Douanes!

<strong>Cheickna Amala DIALLO, Directeur Régional des Douanes  de Sikasso!</strong>

Donnant son avis sur cette nomination, l’Inspecteur des Douanes,  Souleymane SALL soutient: « Moi, je pense sincèrement que le choix de notre Directeur a été un choix judicieux, pour plusieurs raisons. D’abord, l’actuel Directeur Général des Douanes était à Sikasso comme  Directeur Régional. Et l’actuel Directeur Régional était son adjoint. C’est à partir de Sikasso qu’il a été nommé  Directeur Général des Douanes. Il sait pertinemment celui qui peut relever les défis au niveau de la région ».

Se prononçant sur la même nomination, l’Inspecteur des Douanes, Directeur Régional Adjoint des Douanes de Sikasso, Monsieur Attaher Ag BAZET affirme: « C’est un choix éclairé de la hiérarchie; parce que vraiment c’est un cadre qui connaît beaucoup la région de Sikasso, pour avoir occupé plusieurs postes de responsabilité dont le poste que j’occupe actuellement. Donc, s’il y a un seul cadre qui peut vraiment redresser, réorganiser, mieux administrer  la région de Sikasso, je crois que le choix est vraiment bien fait et c’est Cheick Amalla DIALLO; parce que toutes les structures de la région de Sikasso, à un certain moment, il les a côtoyées, les a gérées, a pratiquées. Toutes ces structures, il les connaît.   Donc c’est vraiment un très bon choix».

Bakary Karamoko Kassé lui parle de « nomination bénéfique parce que c’est quelqu’un qui connaît déjà la région de Sikasso pour avoir déjà été le Chef du Bureau secondaire de Koury, Chef du Bureau secondaire  de Zegoua, Chef du Bureau principal de  Sikasso et il a aussi été Directeur Régional Adjoint de Sikasso. Donc c’est quelqu’un qui connaît très bien la région de Sikasso, pour y avoir servi plusieurs et à différents niveaux de responsabilités ».

Cheick DIALLO, dirigeant la 3ème région douanière, peut-il apporter quelque chose? A cette question,  Mohamed Ag HADE  répond: «Ah, oui! C’est pas pour rien qu’il a été choisi là-bas. On ne nomme pas n’importe qui Directeur régional, c’est en vertu de ses qualités  et de son expérience qu’il a été choisi pour être là-bas ».

Baba KIDA est aussi de cet avis-là: «Bien sûr! S’il n’apportait pas quelque chose à la Douane, on ne l’aurait pas mis là où il est. Ils sont combien d’inspecteurs? Moi, j’étais à l’aéroport en 1990. Ça fait combien? Ça  fait 29 ans. J’espère qu’il a eu à accumuler une  somme d’expériences. C’est quelqu’un qui a aussi côtoyé les organisations internationales. Je vous ai dit qu’il a représenté le Mali au sein de la CEDEAO, à un certain moment. Donc avec ce cumul d’expériences, il a, il doit avoir une vision pour la république, pour la douane. Non, si si, avec tout ce qu’il a comme qualité, il doit être parmi les fers de lance de la douane.  Il doit proposer. Le Directeur Général de la Douane a eu confiance en lui pour le nommer  Directeur Régional de la Douane à Sikasso. Mais c’est en même temps son conseiller. Non seulement il fait ses objectifs mais aussi il doit le conseiller. Il doit le conseiller sur la manière de faire ses recettes, d’atteindre ces objectifs.

Il y a certes des directeurs centraux qui ont aussi leurs obligations, leurs réflexions, leurs points de vue à donner. Mais en son sein, la douane organise annuellement ce qu’on appelle le Conseil des Directions qui est un large forum d’expression.  Et chaque directeur fait son rapport dans lequel il donne ses visions, ses orientations, son point de vue sur ce qui est exécuté, et  ce qu’il a fait. Non, non, Cheick a quelque chose à apporter, non seulement à l’administration des Douanes, mais aussi, je l’ai dit, au Mali, parce que c’est le modèle de cadre qui devient rarissime».

D’autant que « Sur le plan de la culture générale, c’est un garçon très instruit, il a de la culture, il a de la rigueur et il a de la vision aussi.

J’ai toujours eu des problèmes avec les nouveaux cadres de la Douane, sur le plan de la rédaction. J’ai toujours eu ce problème.  Je suis obligé de reprendre beaucoup de copies.  Mais avec Cheick, j’étais vraiment satisfait. Quand il te présente un document, rien à redire, la syntaxe, la grammaire, tout est bon.  Vraiment, il a cette culture-là, qui est rare maintenant en douanes, nous sommes des vieux quand même. Avec la nouvelle génération,  c’est rare de trouver la satisfaction qu’on cherche.  Sa technicité, sa rigueur, sa culture générale. Et je te dis que ça c’est des choses rares chez nous maintenant, vraiment rares. Et quand tu as comme collaborateur  Cheick DIALLO, tu dors tranquille, tu lui donnes le cadre général, et tu le laisses faire. Il a l’initiative, il a le sens de l’initiative,  il a la suite dans les idées, il a la rigueur pour appliquer tout», relève Mohamed Ag HADE.

Quant à savoir ce que Cheick Amala Diallo peut concrètement apporter, Mohamed Ag HADE laisse entendre: « Mais, c’est tout ce que je viens de te dire: il a l’expérience, la connaissance, la maîtrise du travail et du terrain parce qu’il a quand même été chef du bureau de Zegoua, Chef du bureau de Sikasso, Directeur adjoint de Sikasso et maintenant Directeur Régional de Sikasso. Ce n’est pas un fait du hasard. C’est un mérite ».

Et la langue de bois n’étant pas le fort de l’Inspecteur Mohamed Ag HADE, celui-ci tient à souligner  qu’il est « fier » de témoigner, rassurant ainsi: « et ce n’est pas du bluff »!

L’Inspecteur des Douanes, Souleymane SALL, lui, dira: « Moi, je sais que c’est quelqu’un qui travaille, qui suit tout. Je crois qu’avec lui ça peut bien marcher. C’est un travailleur, un bosseur, constamment sur le qui-vive! Il y a un problème de renforcement des capacités qui se pose. Il vient d’arriver, je suis sûr qu’il mettra tout en œuvre pour que le niveau des agents soit à hauteur de souhait ».

L’Inspecteur  des Douanes, Abdoulaye Dioro CISSE pense  que le nouveau Directeur Régional va pouvoir mobiliser les recettes: «Je pense, je pense. Si on le laisse faire! Si on le laisse faire! Et c’est quelqu’un qui n’est pas manipulable aussi, c’est quelqu’un qui a toujours travaillé dans la droiture, dans la déontologie. Donc, il n’y a aucun problème».

Toujours sur la question de savoir ce que  Cheick Amala Diallo peut concrètement apporter aux Douanes de Sikasso, Attaher Ag BAZET affirme sans ambages: «Son expertise, son expérience, sa connaissance, sa maîtrise de la région vont obligatoirement apporter quelque chose pour la région de Sikasso, ça, je n’en doute même pas ». Et, Abdoulaye Dioro CISSE partage l’optimisme de son collègue, quant à « la gestion du personnel », notamment: « Et puis la gestion du personnel, le connaissant, je pense qu’il saura faire un bon mouvement, dans le cadre même de l’intérêt du service; parce que je pense que le problème de ce service c’est le mouvement du personnel, la gestion des ressources humaines. Et là, je suis  sûr et certain qu’il va tout réorganiser, mettre chacun à sa place, pour que la région puisse prendre de l’envol ».

Pourquoi monsieur Dioro CISSE est-il si sûr  de ce qu’il avance? La réponse fuse: «parce que je lui fais confiance, il maîtrise sa matière». Bakary Karamoko Kassé, lui, se dit «confiant parce qu’il a beaucoup d’expériences; surtout, il connaît très bien la région et partout où il est passé, il a montré ses preuves et je pense qu’à ce nouveau poste, il va mouiller le maillot pour maintenir le statu quo».

Et déjà, l’heure à la 3ème région douanière est à l’action: « Quand il est venu, il a actuellement rénové; parce que depuis que le bureau a été construit; il n’avait pas  été rénové. A   Zegoua, ils ont repris les carreaux, l’électrification, tout ce qui s’ensuit.  Ça, c’est à son actif, pour dire que c’est vraiment un homme qui maîtrise vraiment la chose », révèle Abdoulaye Dioro CISSE; lequel formule des vœux en faveur du nouveau patron des Douanes maliennes de Sikasso: «Nous lui souhaitons bonne chance, nous espérons qu’avec sa présence à Sikasso,  Sikasso va changer de visage, les opérateurs seront là. Et par rapport à ça, les recettes vont augmenter; parce que tout dépend des recettes maintenant. Sans recette, on ne  peut rien faire». A son tour, Bakary Karamoko KASSE s’exprime ainsi sur la question: «Je crois que son expérience va profiter à Sikasso, en termes de mobilisation des recettes. Et puis, il a des atouts pour que la région puisse bouger en matière de recettes. Et un douanier c’est avant tout les recettes. Si je dis recettes, je pense aussi aux méthodes de mobilisation»; dans la mesure où «Cheick est jugé, d’une part, sur  cet objectif que lui a assigné sa direction générale, et, d’autre part, sur  sa manière de faire; puisqu’on peut avoir un objectif et le faire mal », enchaîne l’Expert Baba KIDA, en ce sens qu’on peut se dire que «l’essentiel c’est de le faire », et, ce, même «en tripatouillant

la réglementation ». Or, il s’agit plutôt «de le faire et de bien le faire, conformément aux textes en vigueur. Et, je pense qu’il le fera. Enfin!

En tout cas, pendant que j’étais dans cette direction, tout ce qu’on assignait à Cheick comme quota, il parvenait à le faire et même à le dépasser».

Bakary Karamoko KASSE, lui, se confie: «Tout ce qu’il fait, moi, je le trouve vraiment parfait, par rapport à la mobilisation des recettes», estimant que «Depuis sa nomination tout est pratiquement déjà mis en ordre. C’est quelqu’un qui travaille beaucoup. C’est un gros travailleur. C’est un  bon travailleur. Je crois que la région de Sikasso est mieux servie cette fois-ci.  C’est très important que les agents aient confiance en leur chef, qu’ils sachent qu’ils ont un chef, c’est très très important ».

Or, sur ce plan, l’Inspecteur Cheick Amala DIALLO est plutôt bien servi puisque même l’Inspecteur Ag BAZET  qui le « pratique depuis deux mois seulement » approuve ses méthodes de faire: «Tout est bon, pour moi, je trouve que tout est bon». Et «la meilleure refondation » que l’Inspecteur Cheickna Amala DIALLO puisse apporter «c’est l’application stricte de la réglementation, des textes usuels, une meilleure prise en charge au niveau des frontières, une meilleure prise en charge au niveau d’autres destinations régionales  pour mieux travailler encore, en faveur d’un résultat plus probant au niveau des recettes de la région ».

En revanche, Baba KIDA a, sur la longue durée, pratiqué Cheickna Amala  DIALLO  dont il a d’ailleurs guidé les premiers pas professionnels et le connaît donc mieux. Son témoignage donne plutôt raison à M. Ag BAZET: «Vraiment, je ne peux pas dire que c’est un homme parfait en matière de douane mais il le frise », c’est-à-dire qu’il passe fort près de l’homme parfait; parce que «d’un, lui-même est assidu à la tâche; de deux, un travail que tu lui confies, tant qu’il ne le finit, il ne part pas à la maison. Et c’était un dossier qu’il suivait depuis très longtemps.  Les rapports, il te les faits, il te les sort, il te fait des propositions. On ne dit pas qu’il y a un homme parfait, ça n’existe pas;  mais il est correct dans ce qu’il fait », explique Baba KIDA; lequel souligne que ce ne sont pas là des boniments: « J’ai dit au début de mes propos liminaires que je n’ai pas l’habitude des propos lénifiants. Je ne dis pas ce qui n’est pas réel; parce que vous allez transcrire ce que vous entendrez et les gens vont le lire. Et si je dis des choses qui ne sont pas réelles, quelqu’un m’appellera pour me dire: « Kida, tu n’as pas dit la vérité ». Or, je ne suis pas un homme de ce genre ».

C’est donc la tête haute que Baba KIDA partagera volontiers ses convictions: « Je suis convaincu, madame » qu’au-delà de « la douane, la République du Mali » même «appellera un jour Cheick Diallo pour lui confier de hautes responsabilités».

Aussi, Baba KIDA formule-t-il un vœu qui lui tient à cœur: «et je souhaite que l’Histoire me permette de vivre ça, je souhaite, parce que je suis quand même d’un certain âge, je souhaite que Dieu me permette de le voir».

Et toujours, selon consultant anti-corruption de l’USAID, Baba KIDA, Cheick DIALLO sera d’autant plus appelé à de «hautes responsabilités qu’il le mérite», terminant son témoignage sur l’Inspecteur Cheickna Amala DIALLO par ces mots: «Honnêtement, c’est un cadre que le Mali a la chance d’avoir. C’est un cadre <strong><em>é-mé-ri-te</em></strong>! Je crois que ça conclut tout »!

<strong>Hawa DIALLO</strong>

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<title>Editorial : IBK Président, l&amp;apos;Histoire s’illumine!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-ibk-president-lhistoire-sillumine-2787798.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Nov 2018 00:57:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Qui rêve du pouvoir se doit de connaître le peuple qui élit, véritablement. Cette évidence politique est-elle connue de tous les prétendants maliens à la magistrature suprême? Il est permis d’en douter, du moins, au regard de leur rapport au peuple. Rapport si bien illustré par les présidentielles des 29 juillet et 12 août 2018 !Électorale année qu'on pourrait également appeler celle du boom numérique au Mali. Et l’un des bons connaisseurs maliens du numérique est justement le fiston national : RAS BATH! Le jeune a de la fougue. Il est même irrévérencieux, n’épargnant personne, pas même son illustre père alors ministre, Mohamed Ali Bathily. Ce qui n’empêche pas celui-ci de se montrer fier de son fils. D’autant que Bathily junior a du vent en poupe! Alors, le fils à Papa en profite, avançant les pions et s’autoproclamant «guide de la révolution».Ainsi, drapé de sa dignité de « guide », de la «révolution», il prêche la révolution et finit un jour par lâcher :«Boua ka bla»(que père va le dépose)! Soumaîla Cissé, l’opposant-en-chef du Mali ne pouvait mieux rêver. Il joue la carte du Rasta, l’atout révolution d’une opposition en manque visible de stratégie pertinente pour la conquête de Koulouba, son rêve absolu.Dans le camp d’en face, le fait ne passe pas inaperçu. Le morceau «Boua ka bla»» signifiant «que père va le dépose »(le étant mis pour le pouvoir) est même trop gros pour être lâché. Celui-ci sonnant comme un autre «Tout Sauf IBK» ; et, même  en mode beaucoup plus  pernicieux ! La cellule de crise majoritaire se met en branle. Pour autant, nul au sein de la majorité présidentielle ne semble piper mot. On reconnaît la race féline à sa grâce ! Cela, le guide et ses disciples l’ont-ils jamais compris ? Le fils à papa « pense » et, forcément, il  « dérange » ; du moins, si l’on tient à son slogan « je pense, donc je dérange ». Un slogan qui rappelle étrangement le « cogito ergo sum » de Descartes qui signifie : « je pense, donc je suis ». Mais n’est pas Descartes qui veut ! Quoi qu’il en soit, «Boua ka bla»- cri de guerre du «guide » ou mot d’ordre de campagne d’une bête politicienne- s’impose presqu’aussitôt. L’expression cartonne même, affichant des promesses de succès aux présidentielles alors en vue. Aussi, verra-t-on l'animateur  de média, Youssouf Bathily alias « RASBATH», fils de son père,  faisant le faro-faro par-ci, insultant par-là et passant à la trappe le régime dont son père est partie prenante. La faille qui aurait suffi à faire clouer le bec à ce fils à Papa aux prétentions révolutionnaires lui sert d’onction. Il acquiert d’une foule ignare, bourrée de caprices et acquise à sa cause. Le fiston national assez subversif peut faire sa petite parade. D’autant que le gourou, par ses prêches, réussit à emballer quelques «intellectuels» ; mieux, lui-même est donné pour intellectuel ou grand intellectuel.  IBK et son régime se retrouveront ainsi entre deux feux, celui d’une d’opposition sournoise et monstrueuse, une nichée de tartuffes tapie au sein de la majorité présidentielle et au cœur même de l’État; et celui de l’opposition « révolutionnaire ». Deux feux nourris n’étant au fond que la gueule béante d’un même monstre à tête de fake news, la haine d’IBK. Haine est d’autant plus implacable qu'IBK sera même donné pour agonisant, sinon mort.Mais, le peuple lucide du Mali n’a jamais confondu vitesse et précipitation.. Et, même englué dans une crasse misère, il sait distinguer le bon grain de l’ivraie. En outre, son imagination déborde et il a du génie. Soudain, la réplique fuse, audacieuse, percutante et déterminante : « Boua ta bla » qui veut dire : «Boua ne va pas le déposer »( sous-entendu, Boua ne va pas déposer le pouvoir). La belle preuve  que nul ne saura jamais manipuler ce vieux peuple. Ainsi, le guide a beau scander « Boua ka bla », la magie du gourou n’opère guère.  La révolution n’est pas un dîner de gala, disait Lénine. Georges Pompidou, lui, disait: « Il ne suffit pas d'être un grand homme, il faut l'être au bon moment » ! Et IBK ne se contente pas seulement «  d'être un grand homme », il sait aussi et surtout «être un grand homme  au bon moment»!

En cela, il a toujours damé le pion à ses adversaires. Une tradition désormais bien établie. En tout cas, depuis les dernières présidentielles qu'il a remportées de si haute lutte; et, sans "fraude", certifie Cécile Kenguié, l'observatrice-en-chef de l'Union Européenne. Alors, pour cinq années supplémentaires, IBK Président! Et  l’Histoire s’illumine!

<strong>Hawa DIALLO</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Commune Rurale de Hawa Dembaya : pour le bonheur du Mali, L&amp;apos;Etat  et ALBATROS ENERGY SA s&amp;apos;allient</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/commune-rurale-de-hawa-dembaya-pour-le-bonheur-du-mali-letat-et-albatros-energy-sa-sallient-2787794.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Nov 2018 00:50:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C'est là juste alliance à laquelle notre pays doit une nouvelle centrale thermique, spécial «bébé» porté par Amadou Sow et Koen Beckers ; et quinze mois durant ! Difficile gestation dont la conclusion opérante a fait l’objet, le mercredi, 31 octobre 2018, d’un baptême à Médine, dans le  cercle de Kayes ; et, sous le patronage de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta !  Le grandiose événement a enregistré la présence du peuple trié au volet et la remarquable participation d'éminentes personnalités de la République et de l'Etat du Mali, dont des membres du Gouvernement, ceux du cabinet présidentiel, des administrateurs civils, des élus nationaux et locaux, ainsi que les autorités autochtones.</strong>

Là, tenant d’une main bienveillante le ruban symbolique de la toute nouvelle Centrale Thermique, le Président de la République  a, de l’autre main agile,  saisi le ciseau bleu de bonheur  et l’a délicatement passé entre les fils de la petite bande immaculée également tenue par le ministre  Sambou  Wagué de l’Energie, comme du reste par Koen Beckers et Amadou Sow. SEM IBK rend effectif ainsi «<em>le premier projet indépendant énergétique » dont le sigle en anglais donne «IPP» </em>(Independent Power Producer).

Le ministre  Sambou Wagué de l’énergie a beau cacher son regard derrière de petites lunettes légèrement fumées, il est pris en flagrant délit, de ravissement en admiration de l’œuvre : unprodige architectural portant la prestigieuse signature  de l’entreprise danoise de construction de centrale électrique, Burmeister &amp; Wain Scandinavian Contractor (BWSC). Celui qui a mission de résoudre les problèmes énergétiques du Mali ne quitte pas des yeux  ALBATROS ENERGY ! Et ces problèmes sont si criards que le Président de la République vient de témoigner : «Quand vous vous adressez à des partenaires, la question énergétique est bien souvent un obstacle, «oui votre pays, votre code d’investissement, les conditions que vous êtes prêts à nous faire sont sûrement alléchantes mais il semble que le disponible énergétique soit un obstacle rédhibitoire»<strong>.</strong>

Alors, le 20 octobre 2017, sa décision tombe, ferme, attribuant, à Albatros Energy SA, ce site en titre foncier n°14181 d’un hectare.Et SEM IBK, Président de la République, Chef de l’Etat du  Mali a raison : « le PPP (partenariat public privé) est une formule heureuse ». C’est désormais une <em>fabuleuse source d’énergie </em> qui se dresse aux portes de Médine, ancienne capitale du royaume peulh du Khasso également appelé Hawa Dembaya, chef-lieu de la commune rurale éponyme. Une présence qui sonne un peu comme un clin d’œil au royaume voisin du Bambougou (Bambouk), où ont toujours convergé tous les miniers du monde. Et, le temps faisant son chemin,  les moyens d’exploitation de ces mines multiséculaires ont changé à bien d’égards ; mais l’or  du Bambougou demeure toujours aussi prisé, sinon plus, avec la mondialisation qui a fait du monde un village planétaire. Le ministre Wagué croit rêver.

<strong>Non, vous ne rêvez pas !</strong>

C’est, du moins,  ce que semble, à l’oreille du ministre  Wagué,  souffler le malien, Amadou Sow. Il est environ 12H06 lorsque respectueux fils du Mali, se lève, avec la permission du père de la nation. Mais le peul est aussi connu pour sa bravoure. C’est lui qui a déniché l’oiseau rare, le danois Koen Beckers. A deux, ils iront à la conquête des partenaires parmi lesquels d’autres jeunes maliens. Leur rang ainsi élargi, ils se lancent  dans ce que le Président de la République appelle une « véritable aventure industrielle ». Et l’aventure est telle que le jour de la clôture financière, en juin 2017, «à Paris, jusqu’à 11H du soir, personne n’y croyait », relève madame Aurèle Sacko, représentant «la BOAD», détentrice du «mandat d’arrangement».

Tout est donc bien qui finit bien.  Le promoteur et son étonnante équipe ayant réussi à recueillir «122 millions d’EURO » soit « 80 milliards de FCFA ». Significative somme que seuls les Etats, les multinationales ou les organismes internationaux peuvent réunir chez nous, au Mali, et même en Afrique.L’émotion est palpable. Amadou Sow réajuste sa cravate. Mais, le Président du Conseil d’Administration d’Albatros Energy SA peut se mettre à l’aise. Sur les «80 milliards », un montant de «40 milliards » est constitué «de don» contre «40 milliards de dette à taux zéro ».

Il est 12H26 lorsque Mme Aurèle Sacko fait la révérence au Président de la République. Ainsi, de bleu vêtu, comme dire son bonheur, elle arpente la scène et s’impose à la tribune. Son bonheur est contaminant. Le Président de la République est atteint, visiblement. Le professionnalisme du «constructeur danois » a conquis la banquière ; en ce sens queBurmeister &amp; Wain Scandinavian Contractor (BWSC) a tenu ses engagements. Non seulement  « dans les délais », réalisant le projet dans un délai de « 15 mois » contre un délai  de « 16 mois » prévu ;  mais aussi « dans le budget, dans les coûts», précise Aurèle Sacko. Le fait est rare: « C’est un cas exceptionnel dans ma carrière de banquier. La victoire est mieux appréciée quand c’est difficile. J’ai rarement vu un projet dans le genre finir. Mais, les bailleurs de fond se sont précipités pour payer. Ils devraient finir en 16 mois, ils ont fini en quinze mois. Ils ont battu ce record-là», confie une autre partie prenante du projet, monsieur Birama B. SIDIBE, Managing Director du cabinet INTERFACE (opportunities without borders). Alors,  chez les argentiers :« on en redemande », révèle Aurèle Sacko, résumant le  «projet champion» à «trois » petits « mots » : « <em>croyance-détermination-coopération</em> » !  Et la spécialiste explique «Croyance », dans la mesure où « tout le monde a cru en projet »  et « la motivation » de chacun était que leur « la détermination » le disputait à la « coopération sans laquelle ce projet n’aurait pas vu le jour », en ce sens que chacun s’interrogeait : « comment aider pour que le projet voit le jour?».  Le Managing Director du cabinet INTERFACE (opportunities without borders) répond : « C’est un succès retentissant jusqu’à aujourd’hui ». Assurément, Albatros Energy  partie des « Best practice », s’extasie la banquière, arrangeuse des financements.Et, toujours aussi pleine d’enthousiasme, elle lance une invite spéciale : «Monsieur le Président, vous pouvez être fier de ce projet, nous, nous en sommes fiers ». De ce pas énergique, Aurèle Sacko retourne à la tente des grands, transpirant mais gardant le sourire. Arrivée auprès du gentleman qui lui adresse toutes ses vives félicitations, la brave dame de la BOAD s’autorise une petite confidence à l’oreille puissante.

Dès lors, Koen BECKERS peut en scène entrer. Il court, saute, grimpe le podium sur lequel est dressée la tribune et s’empare du micro.  Ainsi, sous le regard droit du premier magistrat à l’honneur immaculé, l’hôte malien de marque introduit ce qu’il appelle leur « bébé ».  En fait de bébé, il s’agit d’une centrale thermique «certifiée ISO » et forte de « six unités de moteursdiesel quatre-temps à vitesse moyenne, de type 16CM43 », précise le Directeur technique, Seydou Konaté ; selon lequel « les moteurs » sont « fabriqués par Caterpillar Motoren GmbH &amp; Co. KG » ; et « la Centrale est développée en suivant un concept modulaire et éprouvé pour les centrales diesel, sur la base d'unités standards disposées dans un aménagement global assurant un service et une maintenance efficaces des machines et de l'équipement » , le tout suivant «normes européennes », même si «les travaux sur site » sont «exécutés conformément aux normes locales ». Au Directeur Général de la Centrale Albatros de couronner son cadre, le très compétent ingénieur, Seydou Konaté, Directeur Technique d’Abatros Energy ; ainsi que l’excellente Directrice Nationale de l’Energie, madame THERA FOFANA. Deux dignes fils du Mali qui recevront pour l’heureuse circonstance les vives félicitations du Président de la  République.  Koen BECKERS rendra également un  hommage appuyé à son honorable épouse, Ruth BECKERS ; et, pour avoir travaillé « dans l’ombre en sous-marin, sans reconnaissance du mérite qu’elle aurait  pourtant très bien pu réclamer», sans oublier son alter égo malien Amadou SOW et ses collaborateurs ; lesquels méritent tous l’exquis «bracelet » à la « mention champion ».

<strong>Alors, «bracelet» exquis pour «un projet champion» !</strong>

Aujourd’hui, 31 octobre 2018,  Hawa Dembaya, le bonheur est à son comble.  Le Président de la République du Mali brûle de pousser les heures, en directionde minuit. Heure précise à laquelle courra le « <em>contrat d’achat d’électricité</em><em> » </em><em>liant</em>la CENTRALE ALBATROS ENERGY <em>à </em><em>la compagnie nationale malienne, Énergie du Mali (EDM). Et sur une durée de «20 ans » !  Mieux, en vertu de ce contrat déjà passé à la postérité, </em>la CENTRALE ALBATROS ENERGY reviendra à l’Etat malien via l’EDM. Et<em>au terme des  vingt ans d’exploitation!</em>

<em>Sauf que «Vingt ans c’est pas vingt mois », soufflerait une certaine opposition. </em>

<em>Mais le scepticisme n’a pas sa place dans la mouvance présidentielle ; laquelle  est, en « cette cérémonie » que le Chef de l’Etat qualifie de « singulière »,  d’ailleurs représentée par de personnalités de premier ordre comme monsieur  Boubacar Touré, Chef de cabinet du Président de la République,  le Dr Bocary Tréta  ou le Pr Younouss Hamèye Dicko.   </em>

<em>Surtout qu’il s’agit là de célébrer un nouveau Mali</em>  qui s’invente, lentement, mais sûrement. Un Mali «debout », robuste, allant à la conquête des montagnes les plus hautaines du monde,  sans le moindre complexe. Un Mali «debout », robuste, allant à la conquête des montagnes les plus hautaines du monde,  sans le moindre complexe. Un Mali <em>assez dynamique, en mouvement continu et remarquable vers le progrès qu’incarnent tant Amadou SOW etKoen Beckers ainsi que tout le beau monde embarqué à leurs côtés sur la route de l’énergie. Route lumineuse qu’empruntent désormais des milliers de citoyens maliens. </em>

D’autant que la toute nouvelle centrale thermique dispose d’une puissance de<em>90 mégawatts (BOOT). </em>Ce qui représente le quart des capacités énergétiques maliennes déjà fonctionnelles, assure Amadou Sow, le Président du Conseil d’Administration d’Albatros. Soit une production annuelle de « 567/heure ». Autant dire <em>une féroce puissance de frappe au cœur de la pauvreté.</em>Rien qu’à en juger par le nombre de ménages devant avoir droit à l’électricité : quelques 780 000 !<em> Le peuple chante et danse.</em>

Comme un signe d’espoir, la tribune affiche un fond vert auquel vient en renfort une présence  en or soulignant le potentiel minier, le tout couronné d’une fleur rouge folle rappelant un baiser brûlant au cœur du Mali. De la tente des grands, le Maire de la Commune de Hawa Dembaya, Djibril Makhan dit Djibi N’Diaye, de blanc vêtu, se lève, entre en scène et, classeur sous le bras, avance vers la tribune.  Le Maire heureux y salue 380 emplois déjà créés dont 139 dans la seule commune de Hawa Dembaya. Djiby N’Diaye vient de terminer sa prestation et regagne de ce pas la tente des grands. Humble devant l’Eternel, SEM IBK, dans un geste éminemment républicain, se lève et salue l’élu local. Puis, le Président de la République s’assied, encore plus grand.

A 12H46, c’est un Sambou Wagué souriant qui prend la parole, tenant à «remercier » le Président de la République pour  sa «présence qui rehausse la cérémonie » et constitue «le témoignage éloquent  de l’engagement personnel du chef de l’Etat à impulser le développement économique et social » ainsi que « de l’intérêt et de l’importance » qu’il accorde « au secteur énergétique quant à son apport au bien-être de la population ». Toujours, selon le ministre de l’énergie, l’auguste présence exprime aussi toute la « volonté » présidentielle «de  donner au secteur privé toute la place qu’il mérite au sein des acteur s du développement économique, singulièrement dans le domaine de l’énergie ». Comme à 12H09, le Président IBK jette un coup d’œil sur son dossier ; mais s’y attarde un peu cette fois-ci, prenant même note. A moins qu’il ne procède à quelques corrections !  L’homme étant connu pour son grand amour de la langue. C’est ce qui allait être démontré : « votre Albatros n’est sûrement pas celui de Baudelaire. Celui de Baudelaire était blessé sur un pont de navire et avait du mal à repartir, celui-là est sain et va s’envoler de son bon vol », met au point le sorboniste du Mali.  Le ministre vient à son tour saluer. A la tribune, le  Président de la République est attendu.

Sory Ibrahim Diallo, Chef de village de Médine, lui, s’estime « l’homme le plus heureux », en ce sens que «l’Albatros est venu à point nommé», s’imposant comme «partenaire, incontournable». Et l’héritier de Médine poursuit : « L’Albatros a été tout pour nous. Surtout, surtout, sur le développement de la Commune de Hawa Dembaya. Ils ont fait des réalisations : en une année plus 60 millions. Ils ont creusé des forages dans sept villages. Ils ont réhabilité le dispensaire de Médine,  d’une valeur de plus de 30 millions ; non seulement, le matériel, les médicaments ; mais aussi et surtout le personnel : Ils ont recruté un médecin, une technicienne de  santé et une matrone qui sont à leur charge. Donc,  ça c’est un acquis. D’autre part,  ils ont organisé des cours de vacances pour un mois, et chaque enseignant s’est frotté la main, avec une bagatelle de 75 000FCFA ; donc, ça c’est beaucoup. Ils ont d’autres réalisations à faire. Ils doivent réhabiliter l’école Abdoul Wahab Sarr de Médine. Ils sont prêts  pour construire une salle  informatique, ils vont doter l’école d’ordinateurs, pour que les enfants puissent apprendre à connaître l’ordinateur, à le manipuler l’ordinateur ; puisque tout se fait désormais par ordinateur. Ils sont là pour vingt ans ; mais, chaque année, ils ont des projets à faire. Pour le moment, ils sont intervenus dans les domaines de la santé, de l’adduction d’eau et reboisement ; à cet égard, ils ont fait cinq hectares de gomme arabique, uniquement pour les femmes de Médine ».

Autant de réalisations auxquelles le Président de la  République reste « très sensible ». Et, il explique : «on ne vient pas dans un espace dont le vide sidéral serait inquiétant, on vient dans un endroit où il y’a les populations, lesquelles baignent dans un environnement, lequel doit être sécurisé, conforté. Et quoi de plus important que le soin apporté à la qualité de vie des ressources humaines des habitants, vous y avez songé ».

D’une sobre prestance,  le Malinké encore  assez solide affiche même un subtil sourire. Foutaise, s’écrirait une opposition râleuse, arguant les mêmes arguments spécieux  dont se lasse le peuple!

Tous les yeux convergent vers la première institution du Mali, sentant encore le délicat parfum des urnes. L’instant est solennel. A la tribune, l’orfèvre des mots, jubile et la parole fuse, délicieuse : «Quel bonheur ! Quel bonheur !». Le peuple, autour de lui rassemblé, savoure. Le Président de la République est dans son élément. L’un de ses plus beaux rêves féconds se réalise, celui de voir « des jeunes maliens » faire le magnifique «pari du Mali », à travers un « projet innovant et stratégique », comme le dit Koen Beckers. Et  Albatros Energy «c’est historique et c’est du jamais vu », affirme péremptoire Amadou Sow.

Là s’avère « lapreuve vivante » que «Anw ka Maliba bê ka taa gnè ». Forte « conviction » présidentielle qui veut dire : « notre Maliba avance ». Le Président bâtisseur est conquis. Et il est si conquis qu’il  n’entend point «retourner benoîtement » à Bamako «sans dire » tout le « bonheur » qui est sien: «Quel bonheur d’avoir des jeunes maliens »  à leur «image» à eux Amadou SOW et son « ami », Koen Beckers ainsi que «tous ceux qui vous ont accompagnés ». Et le «bonheur» de SEM IBK est d’autant « absolu » que «tous, partenaires techniques, techniciens » si «merveilleusement » à Médine honorés  ont «entendu des banquiers se féliciter de la coopération avec un investisseur pour avoir tenu le délai et surtout d’avoir fait en sorte que l’enveloppe n’ait pas explosé». Comme quoi « impossible n’est pas malien », assure le Président bâtisseur ; dans la mesure où «Il est possible avec la foi, la détermination, l’intelligence comme ressources, l’alimentant à l’amitié, que l’on peut bousculer les montagnes ». Aussi, a-t-il tenu à  «faire cet hommage-là » à ceux qui osent « inventer l’avenir », selon la belle expression du Président burkinabé d’alors, le Capitaine Thomas Sankara.<strong><em> </em></strong>Et l’hommage présidentiel est d’autant vibrant que « toutes les nuits » le Chef de l’Etat malien « rêve » à «ce Mali-là» ; lequel fait aussi l’objet de son vif « souhait ». Disons, un «Mali pour lequel  bat » le «cœur » de notre brave homme de Koulouba.

<strong>Une histoire d’amour entre IBK et le Mali</strong>

Profitant de sa visite à  « Médine, ville historique »(Koen BECKERS), SEM IBK, toujours aussi fol amoureux du Mali, ne s’est pas privé du bonheur de  « magnifier » le pays qu’il dirige et son passé glorieux. Surtout que la scène se passe au«site de Hawa Dembaya », où «l’histoire nous interpelle », dira-t-il.

A l’interpellé-en-chef de rapprocher deux amitiés que séparent des siècles, celle d’Amadou SOW et Koen BECKERS, d’une part, et, d’autre part, celle de Hawa Demba DIALLO, le Roi du Khasso, et son ami de France, Fréderic Duranton.  Ainsi, dira l’historien, spécialiste des relations internationales : «Ton amitié, mon frère Sow, avec celle de ton ami danois, rappelle cet amour fécondant qui a uni Fréderic Duranton à la belle Sadioba Diallo en 1825, premier mariage mixte ici entre Sadioba Diallo, fille de Hawa Demba et Frédéric Duranton. Trois enfants en ont été conçus, deux garçons et une fille, laquelle fille Marie repose de son sommeil éternel sous la dalle du fort de Médine. Cette amitié, ce pont entre El Bilal soudan le pays des noirs et l’Europe a été lancé d’ici. Il n’est donc nulle surprise que tu viennes aujourd’hui, mon cadet Sow, revivifier avec ton ami de si belle et fabuleuse façon ».

Ainsi, avec l’audace du bon connaisseur de l’Histoire, le Sorboniste à la tête de l’historique animal du Sahel affirme sans ambages : « Il a fallu du courage en ce temps là pour que le Roi du Khasso accepte de bien bonne grâce, à se résoudre à donner la main de sa fille Sadioba, la belle, à Frédéric Duranton ». A juste raison d’ailleurs ; puisque «tel est ce Mali, tel est ce pays », s’exclame le Président de la République.

Voilà «pourquoi il nous est si cher », explique SEM IBK. Et, le fol amoureux du Mali continue d’émerveiller son peuple en ces termes : «Chaque fois qu’on revisite l’histoire du Mali on est heureux, on est fier, on est parmi les hommes à l’aise par ce que nous sommes les héritiers de valeurs vivifiantes, fécondantes qui font l’humanité, qui font la sève de l’humanité ». Avec la forte conviction que « c’est cela qui nous vaut aussi toute la sollicitude des pays amis qui sont là aujourd’hui, le Royaume du Danemark, le Royaume de Grande Bretagne, l’Afrique du Sud et tous les autres ».

En somme, le Président de la République aura patronné une «cérémonieunique ». Et les élèves de Hawa Dembaya venus en rangs serrés lui chantent en chœur : « IBK, les élèves vous disent Merci pour l’électrification de la Commune Rurale de Hawa Dembaya ! ».

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<strong>Hawa  DIALLO, envoyée spéciale à Médine</strong>

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<title>Editorial : Front de Paix et de Réconciliation: le  HCUA, l´autre monstre froid!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-front-de-paix-de-reconciliation-hcua-lautre-monstre-froid-1633172.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Jun 2016 06:51:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis 2012, les organisations opportunistes  ne cessent de se multiplier dans notre pays. Certaines sont vite montées en grade, en raison de leur cotation en bourse sociale françafricaine.

C´est le cas, notamment, du Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) que la France accuse aujourd´hui d´agir de connivence avec Ansar Eddine, l´organisation terroriste de Iyad Ag Aghaly. Un fait qui ne surprend personne au Mali.

En effet, classé anti-azawad, aux côtés d´Ansar Eddine, et contre le MNLA, proazawad, le HCUA, dès sa création, dira  tout le mal qu´il pense de la guerre. Et quand cet amour soudain sort de la bouche d´un héritier, Mohamed Ag Intalla, réputé modéré, plus rien ne compte. Pas même l´historique amitié franco-malienne. Ainsi, les autorités nationales sont pressée de faire preuve de bonne foi à l´endroit du HCUA, ce nouveau partenaire crédible! Bienvenue à cet autre héros national sur le Front de Paix et de Réconciliation!

La suite est connue! Puisque le Rassemblement pour le Mali (RPM) même abritera sous son honorable drapeau deux membres du HCUA, à savoir Mohamed Ag Intalla et Ahmada Ag Bibi, tous deux, aujourd´hui, Députés à l´Assemblée Nationale du Mali. Ce qui ne manquera d´ailleurs pas de susciter des grincements de dents à Bamako. De l´avis d´Algabass Ag Intallah lui-même, 80% des combattants d´Ançar Eddine ont rejoint le HCUA.

En réalité, ces deux organisations n´ont jamais rompu. Même si le Chef d´Ançar Eddine, Iyad Ag Ahaly, déchu de ses prétentions successorales à la chefferie traditionnelle des Ifoghas

s´est un peu éloigné de la famille Intallah! Laquelle reste la famille de son oncle; et,  dans la tribu des Ifoghas, l´influence du Chef terroriste s´est rarement démentie! Si le MNLA a réussi à l´écarter à un moment de la crise, il a fini par composer avec lui et son organisation que le septentrion malien s´écroulera, en avril 2012.

La suite de l´histoire est moins réjouissante et conduira, le 2 mai 2013, à la création du Haut Conseil pour l'Unité de l'Azawad (HCUA). Création qui sera effective deux semaines plus tard, avec la mise en place des intances du parti des Ifoghas, l´autre nom du Haut Conseil pour l'Unité de l'Azawad (HCUA). Car si la naissance du HCU est à l´initiative de Mohamed Ag Intallah, c´est plutôt notre père Intallah Ag Attaher (Paix à son âme!) qui en assurera la Présidence. L´initiateur officiel sera, lui, le Secrétaire Général. Le frère cadet de celui-ci, Alghabass Ag Intallah ne tardera pas d´entrer dans le rang familial. Avec dans son sac à dos le  Mouvement Islamique de l'Azawad (MIA)!

Ce mouvement-là,  Alghabass Ag Intallah le créera à la faveur de l´opération Serval. On s´en souvient, Serval avait aussi mission de «détruire les terroristes». Ainsi menacé de destruction, l´autre héritier n´avait d´autre choix que de démissionner d'Ansar Eddine dont il était le Vice-président.  Stratégie de survie sans doute pour un terroriste traqué!

Mais aussi opportunisme politique pour un Intallah!  Du moins, pour qui sait que les Ifoghas ( désormais sous le leadership des Intallah) doivent leur prestige à la France coloniale. Laquelle détrônera les Imouchaghs de Fihroune Ag Alanessate au profit de leur vassal, Intallah de la tribu Ifoghas! Cette dernière l´ayant aidé à asseoir sa domination sur l'Adagh. C´est d´ailleurs en raison de ce service rendu que la France coloniale rebaptisera l'Adagh en «Adagh des Ifoghas»!

Si la célèbre Adagh des Ifoghas demeure encore, plus rien ne sera comme avant. Les Intallah, mieux que quiconque, le savent. Ils organisent en conséquence!

Malheureusement, dans un Mali en déconfiture depuis de si longues années déjà, l´organisation n´est que que civile ou politique. Elle est aussi militaire et politico-religieuse. Sur ce point, l´existence du Haut Conseil pour l'Unité de l'Azawad (HCUA) est assez éloquent. Celle-ci a beau s´abriter derrière l´unité de l´Azawad, elle ne sera jamais autre qu´une organisation militaire et politico-religieuse au service de la tribu des Ifoghas, singulièrement, de la famille Intallah, ainsi que de leurs alliés!

En cela, leurs intérêts ne diffèrent pas fondamentalement de ceux d´Ansar Eddine.

En définitive, la France peut toujours s´émouvoir! Mais le Haut Conseil pour l'Unité de l'Azawad (HCUA) et Ansar Eddine demeurent deux monstres froids sur le Front Malien de  la Paix et de la Réconciliation!

<strong>Hawa DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arrêt de la Cour Constitutionnelle  No 2016&#45;05/CC : Éléments d´analyse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/arret-de-cour-constitutionnelle-no-2016-05cc-elements-danalyse-1609872.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 May 2016 07:43:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le match de Bamako lié à l´Accord de Paix et de Réconciliation au Mali issu du Processus d´Alger se joue encore, entre majorité présidentielle et opposition, sous l´oeil sage des juges de la constitutionnalité des lois. Là-dessus, lisons Maître Alfousseyni Kanté  par ailleurs homme politique, élu local !</strong>

<strong><u> </u></strong>

Le 15 Mai à Bamako, un accord de paix a été signé entre le Gouvernement du Mali et une partie des groupes armés du nord-Mali. Le 20 juin 2015, des groupes rebelles armés, regroupés sous  la dénomination CMA avaient également rejoint l’accord ; faisant, dès lors,  dudit accord, le document de base au règlement des conflits au Mali-nord.

L’institution des autorités intérimaires dans les régions du  Mali-Nord est prévue dans l’accord. Mais pour atteindre cet objectif majeur de l’accord, des réformes juridiques s’imposent. Ainsi le gouvernement du Mali a initié un projet de loi devant modifier le code des collectivités territoriales et qui a été adoptée, en l’absence de l’Opposition politique qui avait déserté l’hémicycle au moment des votes d’adoption de la loi citée pour marquer son opposition à cet aspect de la mise en œuvre de l’accord.

Ayant toutefois constaté l’adoption de ladite loi, malgré son refus, par requête en date du 11 avril 2016, enregistrée à la Cour constitutionnelle à 11H, le 13 avril 2016, quinze députés (dont les noms sont cités dans la requête), membres du Groupe Parlementaire Vigilance Républicaine et Démocratique (VRD) ont déféré la loi votée en cause (Loi n° 2016-11 AN-RM du 31 Mars 2016) devant la Cour constitutionnelle, sous le fondement de l’article 88 alinéa 2 de la Constitution, aux fins de contrôle de constitutionnalité de certaines des dispositions de celle-ci.

Aux termes de l’analyse de la Cour de la requête du Groupe VRD et de celle de la réplique du Gouvernement, à l´exception de la recevabilité de la requête qu’elle a déclarée régulière en la forme, du fait que « la saisine satisfait aux conditionnalités prescrites par l’Article 88 alinéa 2 de la constitution et l’Article 45 alinéa 2 de la loi n° 97-010 du 11 février 1997 modifiée », la Cour constitutionnelle a rejeté au fond toutes les prétentions du Groupe VRD, et elle a déclaré en conséquence, dans l’Arrêt No 2016-05/CC, conforme à la constitution, la loi n°2016 – 11/ AN – RM du 31 mars 2016  : objet du recours, modifiant ainsi la loi 2012 – 007 du 7 février 2012, modifiée par la loi 2014 – 052/AN – RM du 14 octobre 2014 portant Code des collectivités territoriales.

<strong>La lecture de l’Arrêt de la Cour conduit aux observations suivantes :</strong>

Aux termes de la lettre de la Constitution, la loi querellée est bien régulière dans son adoption. L’absence, délibérée ou non, de l’Opposition politique de l’hémicycle au moment des votes, ne peut entacher formellement la procédure législative, notamment d’un point de vue positiviste. Mais au plan politique, la procédure empruntée reste toutefois critiquable. Le contexte conflictuel au Mali aurait dû inspirer les acteurs politiques de tout bord et les convier à l’adoption consensuelle des textes relatifs à l’accord de paix dont l’élaboration et la signature avaient demandé l'engagement de tous les acteurs politiques. La classe politique dans son ensemble supporte  bien la responsabilité politique de cet accord du 15 Mai 2015 qui n’a, jusqu’ici, pas encore fait l’objet de référendum pour adoption par le peuple. Toute tentative de remise en cause de l’accord de paix à ce stade ne peut constituer qu’une diversion politique, dans la mesure où ledit accord est considéré comme un acte consensuel entre le politique et les mouvements armés du Mali-nord.

Du moment où les mandats des conseillers municipaux et régionaux sont périmés, alors que l’on se trouve dans l’impossibilité d’organiser des élections locales et régionales en ce moment, cette impasse peut bien constituer une opportunité idéale pour le Gouvernement d’instituer dans les collectivités territoriales des délégations spéciales qu’il peut en effet bien dénommer autorités intérimaires. Le fait que celles-ci soient nommées, ce qui est conforme au droit, ne constitue en rien donc une violation constitutionnelle. Le maintien en revanche des conseils périmés violerait bien la constitution. Les délais constitutionnels sont d’ordre public.

En procédant à une interprétation restrictive des exigences au fondement de la consultation du Haut Conseil des Collectivités (HCC) par le Gouvernement, en ce qui concerne les projets de loi visant les collectivités, le Gouvernement n’a aucune contrainte de saisir le HCC dans la procédure d’adoption d’une loi visant l’organisation et le fonctionnement des collectivités. Le Gouvernement n’a pas défini une politique de développement dans la loi querellée, il tente seulement d’organiser la gestion dans les collectivités, en fixant, notamment les structures et les conditions d’administration de celles-ci. A ce titre, le Gouvernement peut bien se passer de l’avis du Haut Conseil des Collectivités qui reste une structure consultative. Le HCC n’est pas un Sénat qui, pour toute loi le visant ou visant les collectivités territoriales, est traditionnellement consulté.

Il reviendra au juge administratif d’apprécier souverainement, dans le cadre des litiges visant les collectivités territoriales, le caractère licite et régulier des actes administratifs déférés devant lui. Celui-ci dispose d’importants pouvoirs dans la gestion des contentieux qui l’autorisent à procéder à de nombreux types de contrôle de la régularité des actes administratifs. L’absence de dispositions législatives ou réglementaires prescrivant l’obligation de motivation ne viole aucunement la constitution ; étant donné que les libertés publiques et les droits fondamentaux restent bien protégés et garantis par le juge judiciaire et le juge administratif.

Au total, les moyens développés par le Groupe VRD n’étaient pas solides. Les moyens utilisés visaient aussi à la sauvegarde des intérêts politiques particuliers du Groupe VRD dans les régions Mali-nord, menacés notamment par l’institution des autorités intérimaires. La Cour, ayant compris cette crainte dans la motivation du recours du Groupe VRD, avait dès lors choisi de donner plus de chances au projet gouvernemental pour la paix au Mali. La Cour a, par exemple, souligné que la loi querellée participe à la recherche de la paix.

La cohérence de la Cour, observée dans l’Arrêt n° 2016 – 05/CC du 05 mai 2016, démontrait à plusieurs endroits son choix dont le rejet de l’esprit de la Constitution dans le raisonnement adopté qui est resté collé à la seule lettre de la loi fondamentale.Si sous l’empire du positivisme le groupe VRD a été régulièrement stoppé dans ses prétentions par la Cour, c’est parce que ce dernier force avait ignoré le vrai débat. Le groupe VRD s’est attaqué aux détails et a ignoré l’essentiel.

La loi querellée a pour fondement l’accord de paix qui n’a jamais fait  l’objet de contrôle de conformité constitutionnelle. Il était dès lors plus judicieux de déférer devant la Cour l’accord de paix qui manifestement est au cœur de toutes les difficultés en  présence, du fait de l’inconstitutionnalité criarde de nombreuses de ses dispositions. Dans ces conditions, la loi querellée et tous les actes règlementaires qui suivront présenteraient toujours des irrégularités. Il fallait dès lors s’attaquer d’abord à l’accord d’Alger qui contient tous les germes de la division et de l’éclatement qui menace notre pays. Devant une telle requête,  même le positivisme ne parviendrait pas à sauver le projet chaotique du Gouvernement.

<strong>La problématique du sujet est bien la suivante : la loi peut-elle transformer la forme constitutionnelle de l’Etat ?</strong>

Lorsque l’accord de paix suggère une multitude de régions autonomes où chacun devient autorité chez soi, la forme unitaire de l’Etat, prônée dans la constitution, n’existerait plus. Le phénomène de transformation de la forme de l’Etat n’est pas nouveau.

Le professeur Bernard PAUVERT l’avait constaté, lorsqu’il écrit que « confrontés à l’essor des revendications locales, certains Etats unitaires ont pris la décision de laisser plus d’autonomie à leurs régions, faisant naître « du coup » le concept d’Etat autonomique ou régional » (droit constitutionnel : théorie générale de la V<sup>ème</sup> République, Studyrama, Paris, 2009, P .67). Selon lui, « cette formule peut être qualifiée d’intermédiaire entre la dimension unitaire et la logique fédérative ».

Cette forme de découpage et d’administration territoriale ne peut aucunement être réalisée  sous l’autorité de la loi. Seule la constitution pourrait valablement ordonner une telle transformation de la forme de l’Etat. La loi est l’expression des représentants du peuple, la constitution est la volonté exprimée du peuple. Si le peuple est bien le souverain, la loi ne pourrait donc pas s’imposer à la constitution. Le choix  d’une autre forme de l’Etat ne peut être décidé exclusivement par les seuls représentants du peuple.

A la différence du mécanisme de la décentralisation, on est ici en présence d’une réelle autonomie normative au bénéfice des régions, autonomie le plus souvent garantie par la constitution. Le risque est toujours le débordement des régions ou des provinces autonomes à vouloir s’ériger en Etat : « l’Espagne, entre la situation basque et les velléités catalanes, témoigne de l’instabilité d’une telle constitution et il est d’ailleurs possible de s’interroger dans quelle mesure il s’agit encore d’un véritable Etat unitaire ? ».

&nbsp;

Lorsque le pouvoir normatif est ainsi divisé, cela provoque l’essor d’un important contentieux relatif aux sphères de compétences réciproques entre les différentes collectivités publiques et les cours constitutionnelles possèdent le rôle crucial, comme dans les Etats fédéraux, de trancher les litiges relatifs à l’exercice des compétences.

Les régions ainsi consacrées se dotent dès lors de véritables Gouvernements régionaux gérant celles-ci et exerçant une pleine compétence sur les matières qui leur sont réservées. L’unité étatique devient dès lors difficile à maintenir.

Si ces réalités avaient été développées dans la requête de l’Opposition politique, envisagée dans le but de maintenir l’Unité du Mali, la Cour Constitutionnelle,certainement, ne prendrait pas la responsabilité historique de valider l’institution des autorités intérimaires qui marquent incontestablement l’érection d’un Etat autonomique ou régional au Mali en remplacement de l’Etat unitaire décentralisé. L’omission de cet Objectif constitutionnel majeur par le Groupe VRD, sensé défendre les dérives du pouvoir  constitue bien un péril au Mali.

L’idée qu’il est possible de restaurer ou de maintenir la paix, en occultant la constitution du pays, est bien la pire des réflexions. Comme l´a souligné le professeur Jacques CADART : « la démocratie classique est obligée de reconnaître sa fragilité, à moins qu’il n’existe dans le peuple un tel attachement à la liberté que les violations de celle-ci ne le conduisent à des protestations, à des manifestations, à des menaces de résistances ou d’insurrection si fortes que les Gouvernements reculent toujours devant les tentations telles celles qui viennent d’être décrétés » (Institutions politiques et droit constitutionnel, Economica, Paris, 3<sup>ème</sup> Edition, 1990, P.815).

La Cour devrait comprendre que l’accord de paix, clamé au fondement des nouvelles dispositions législatives, après un an, ne connaît toujours pas le minimum de consensus des citoyens, et pire, nos braves soldats continuent toujours de tomber sous les balles des lâches rebelles et de leurs complices. Le fait d’accompagner le Gouvernement dans ces conditions constituerait bien un risque.

Il est important de se rappeler quand la Cour constitutionnelle avait invoqué l’accord cadre de Ouagadougou, à l’investiture du Président de la République, sans que celui-ci n’ait fait  l’objet de contrôle de conformité, comme l’exigeait la constitution, la Cour avait-elle prévu les conséquences politiques qui s’étaient dégagées de la contrariété criarde entre cet autre accord et la constitution ?

Cette jurisprudence regrettable aurait dû alerter sur l’importance de la légalité constitutionnelle. Un tel aménagement territorial est toujours voué à l’échec et ne peut mettre fin aux ambitions sécessionnistes. Le professeur Roland DEBBASCH a noté que « la France, en vingt-un ans, a modifié trois fois le statut de la Corse, avec le souci de ne pas faire de cette île une exception au droit républicain et accorde une attention de plus en plus soutenue aux autonomies régionales » (Droit constitutionnel, Litec, Paris, 2010, P.19). Il a à la fois rappelé qu’une quatrième modification a avorté avec l’échec du référendum du 6 juillet 2003. C’est pour faire comprendre que la fragmentation de l’Etat aggrave toujours la division des citoyens, notamment en Afrique.

La soif d’indépendance des régions rebelles sera toujours vive tant que l´Etat ne parvient pas à se maintenir véritablement démocratique.

En l´absence de toute position partisane, il est utile de rappeler aux forces démocratiques que les forces alternatives pour le renouveau et l´émergence FARE an ka wuli avait, en son temps dénoncé, l´inconstitutionnalité de l´Accord de Paix et de Réconciliation issu du Processus d´Alger.

Que Dieu bénisse le Mali !

<strong>Maître Alfousseyni KANTÉ</strong>

<strong>Huissier de Justice</strong>

<strong>DESS en Droit Économique International</strong>

<strong>Militant FARE An KA WULI</strong>

<strong>Commune IV de Bamako</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>L´environnement au Mali, Des poisons dans l´air!</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/lenvironnement-mali-poisons-lair-1586382.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 May 2016 08:24:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Parlant des «Indicateurs internationaux de la performance environnementale», le Consortium AGRECO, dans son rapport final d´octobre 2014, note quelques «tendances positives constatées au niveau de l’eau et du sanitaire, de la mortalité des enfants et de la réglementation des pesticides.». La performance mérite d´être saluée. Et, nous saluons vivement!</strong>

Seulement, «l´Honneur du Mali» n´est pas trop sauf! Le Consortium AGRECO pointant la  «faible performance de la gouvernance environnementale» de notre pays. Ce dernier arrive «à la 156ème place sur 163 pays classés de l’Index de la Performance Environnementale (IPE, indice EPI en anglais), en 2010». Pis, en 2014, le Mali a obtenu un «score 18,43/100 de l’Index de la Performance Environnementale» et arrive ainsi à la 177ème place sur 178».

Une avant-dernière place bien méritée d´ailleurs! Ce, au regard de la qualité défectueuse de  notre «air». Un air assez toxique envahissant même nos  «ménages» où la «cuisson des aliments» se fait encore avec du «bois de feu» et du «charbon de bois». Lesquels sont donc à la base de la dégration de « la qualité de l’air intérieur en augmentant les teneurs de PM10, CO2 et de furanes». A ce propos, l´AGRECO cite l’analyse BURGEAP-IGIP de 2010. Selon laquelle l’émission de «l´énergie domestique» s´estime à «331 μg/m³» et est «donc 25 fois plus de PM10 que l’ensemble des véhicules». Ce qui ne disculpe d´ailleurs pas les véhicules. Surtout qu´ils apportent leur contribution à la dégradation de la qualité de l’air. Contribution d´ailleurs significative : «72 % des véhicules ont plus de 16 ans et 15% ont de 11 à 15 ans» et émettent d´importantes quantités«d’oxydes d’azote (NOx), de monoxyde de carbone (CO) et de dioxyde de carbone (CO2)».

L’analyse BURGEAP-IGIP de 2010 revèle aussi que notre «diesel» est «fortement soufré (10.000 ppm de souffre)» et  entraine par conséquent «des émissions importantes de dioxyde de soufre et de poussières sous forme de sulfates».

En cause également dans la dégradation de la qualité de l´air,  les «dépôts de déchets», notamment, par le  biogaz qu´ils émettent.

Là-dessus, voilà quelques chiffres:«40 à 60 % de CH4, 35 à 40 % de CO2 et de l’H2S»!

En outre, les températures élevées de saison sèche  favorisant «la pollution photochimique et les poussières sahariennes contenues dans le vent sec venant du Nord-est (appelé <em>harmattan</em>)» affectent la qualité de l´air malien.

Et, il en va de même pour les  «polluants atmosphériques» qu´émettent «les feux de brousse» et «les incinérations non maîtrisée des déchets agricoles et domestiques». Ainsi, l´AGRECO note dans l´air bamakois, l´existence du «lcarbone suie ou black carbon (BC)». Constituant «l’un des principaux composants», cet aérosol présente «des niveaux de concentration 4 fois supérieurs à la valeur limite annuelle de 10 μg/m³ recommandée par l’OMS, comparables aux grandes villes industrialisées». Et les «concentrations moyennes journalières» atteignent les « 277 μg/m³ pour les PM2.5» et «504 μg/m³ pour les PM10».

Des chiffres vertigineux qui sont nettement au-dessus des «normes journalières» que  recommandent «l’UE et l’OMS (50 μg/m3 pour les PM10 et la valeur-cible de 25 μg/m3 pour les PM2.5) (DOUMBIA, 2012)». C´est dire que  «Les teneurs de l’air en particules fines inférieures à 10 micromètres (PM10 et PM2,5) sont plus de 10 fois supérieures aux normes journalières recommandées par l’OMS».

L´AGRECO évoque «une campagne de mesures entre le 20/01 et le 02/02/2009» situant  le taux des « particules d’origine anthropique entre 67 et 81% des aérosols urbains».

Et, il s´agit là de particules «émises par des activités humaines telles que celles résultant de combustion, de processus industriels, formation de suies, usure des revêtements routiers, travaux de démolition, chantiers de construction, stockage et manutention de matières en vrac...»(Les données de l'IBGE : "Air – données de base pour le plan" )

Décidément, il ne fait pas bon respirer notre air! Nous la respirons quand même!

Hélas, avec des conséquences dont nous n´imaginons même pas la tragédie! De sérieuses «menaces» planant désormais sur notre santé. Des menaces constituant «plus d’infections respiratoires aigües (IRA) avec environ 545.000 cas en 2010 contre 317.000 en 2000, soit une augmentation de 72% ou une progression annuelle de 5,6% largement supérieure à la croissance démographique (INSTAT, 2014)».

A Bamako et à Kayes, le taux de prévalence d´IRA atteint les 8% contre7% à Sikasso.

Les spécialistes de la question font état d´une possible dimunition de «la fonction pulmonaire,et ce en particulier chez les patients souffrant de déficience respiratoire tels que les asthmatiques» auxquels s´ajoutent «des réactions inflammatoires» pouvant «se produire au sein des poumons» et, en cas de propagation, conduire « à une altération du système nerveux autonome, engendrant des effets indirects sur la fonction cardiaque».

Et nos spécialistes de Bruxelles affirment que  «hhez les enfants principalement, une exposition importante aux particules fines peut altérer le développement pulmonaire. Des maladies du système respiratoire apparaissent fréquemment : bronchite, toux chronique, sinusite, rhume».

C´est que «la teneur élevée en <em>black carbon </em>(BC)» impacte sérieusement la santé. Selon des spécialistes d´OMS EUROPE, des  «études épidémiologiques fournissent suffisamment d'éléments attestant le lien entre la morbidité et la mortalité cardio-pulmonaire et une exposition au carbone noir». Et, des «études toxicologiques indiquent que le carbone noir pourrait opérer comme transporteur universel d'un large éventail de produits chimiques à toxicité variable pour le corps humain». Même si «le carbone noir» n´est «peut-être pas un élément majeur et directement toxique des particules fines», relève l´OMS-Europe.

Un avis que partagent les spécialistes de Bruxelles Environnement: «la toxicité directe du Black Carbon est discutée». Cependant, ils reconnaissent «sa capacité d’agir comme vecteur de différents composés toxiques» dont «les hydrocarbures aromatiques polycycliques et des éléments-traces métalliques».

Toujours selon les spécialistes Bruxellois: «Les effets du Black Carbon sur le système cardiovasculaire ne sont pas différenciés de ceux des PM2.5 en général, à savoir des arythmies et des insuffisances cardiaques entraînant fréquemment  la mort».

Et s´ils évoquent une controverse en matière de «mécanismes de développement de cancer», ils adment l´existence d´un «lien entre l’exposition aux particules fines et le risque de développement de cancer». Aussi, affirment-ils  que «les suies émises par les moteurs diesel sont les PM2.5» présentent les effets cancérigènes les plus importants». Et ils expliquent que ces suies «contiennent un taux important de particules BC auxquelles peuvent être adsorbés une quantité significative d’autres composés, comme des hydrocarbures aromatiques polycycliques».

Pis, les spécialistes établissent «plusieurs liens entre l’exposition aux PM2.5 et la réduction d’espérance de vie». Ils citent ainsi «Miller et autres (2007)» Lesquels «ont établi qu’une hausse de 10 µg/m³ de PM2.5 peut mener à un accroissement de 76% du risque de décès par accidents cardiovasculaires chez les femmes».

En somme, le carnage est trop patent et doit s´arrêter. Surtout que les populations qui en pâtissent le plus sont les enfants chez « lesquels une exposition aux particules fines peut engendrer des dysfonctionnements importants au sein des systèmes pulmonaire et respiratoire, en  cours de développement». mais aussi «les personnes âgées, sensibles aux effets au niveau du système cardiovasculaire»; ainsi que «les asthmatiques et autres personnes souffrant de maladies du système respiratoire».

Là-dessus, restent fortement interpellés nos Ministères en charge de l´Environnement, de la santé, de la solidarité et des personnes âgées ainsi que celui de la Femme, de la Famille et de l´Enfant. Répondront-ils présents à l´Espace d´Interpellation Environnementale?

D´ici là, que le Gouvernement du Mali commence déjà par mettre en place un «système de surveillance continu de la qualité de l’air (IPE, 2011)». Ce qui n´existe même dans  «les principales villes du Mali». Et qu´il pense à une subvention  conséquente du gaz. Ce magnifique produit si indispensable pour la prévention de la santé publique et de l´environnement relevant encore du luxe dans notre pays.

En tout cas, tout doit être mis en oeuvre pour réduire au maximum tous les poisons malmenant l´air du Malien, en particulier, celui de Bamako.

Il reste à savoir si le «<em>black carbon </em>(BC)» n´a déjà pas atteint la vision de notre Gouvernement. Car, comment, à ce niveau de responsabilité voir cette tragédie environnementale et ne pas agir? A moins que les lunettes de nos frères Malinkés ne soient taillées dans la terre!

<strong>Hawa DIALLO</strong>

&nbsp;

<strong>Que fait le  Ministère de l’Environnement...(MEEA)?</strong>

<strong>Le Département que dirige désormais SEM Ousmane Koné s´assigne comme «mission» la préservation des « ressources forestières et fauniques» et l'amélioration du «cadre de vie des populations, aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain». Voilà qui est bien dit!</strong>

Mais qu´en est-il réellement? Le Consortium AGRECO nous en fournit la réponse via  son rapport final d´octobre 2014. Relatif à la «mise é jour du profil environnemental du Mali, le rapport a bénéficié du financement de «la Commission Européenne». L´AGRECO l´a «établi à la demande de l'Ordonnateur national du FED, Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali et de la Commission européenne».

Et, le rapport est loin d´être avec le Mali dont  la «Politique environnementale» et le «cadre institutionnel et législatif» même posent problème. A en juger, en tout cas, par la «matrice des indicateurs» de son Cadre Stratégique de Croissance de la Réduction de la Pauvreté (CSCRP). Lequel fait seulement cas de «3 indicateurs liés à l'environnement», déplore le Consortium<em>.</em>

<em> </em>Or, le Cadre Stratégique de Croissance de la Réduction de la Pauvreté (CSCRP) fait quand même «référence» en matière de «formulation» et de «mise en oeuvre des politiques économiques et sociales».

Hélas, même la révision considérable CSCRP 2011-2017 aux fins « d'y inclure des priorités de développement durable et de préservation des ressources naturelles».

Dès lors, l´on s´interroge sur la place que revêt l´environnement aux de nos décideurs. Même si «la Politique Nationale de Protection de l’Environnement (PNPE) de 1998 déclinée en 9 politiques et stratégies» s´est «depuis 2009» enrichie de «12 nouvelles stratégies et plusieurs politiques liées à la protection de l’environnement» mais aussi de tous «les programmes nationaux liés aux conventions de Rio».

D´où «une multiplication des politiques et stratégies». Multiplication d´ailleurs «caractérisée par une connaissance insuffisante des textes de la part des différents acteurs». Et, ceci peut expliquer le fait que le degré de mise en oeuvre de ces stratégies et politiques est largement en dessous des objectifs, <em>reconnaît</em> <em>le partenaire de l´UE</em>.

Où donc est le sérieux? Le Mali manquerait-il  à ce point de cadres à la fois compétents et consciencieux?

En attendant que certains décideurs aient la décence de respecter le Mali et son peuple, jetons un coup d´oeil sur les  «politiques sectorielles». Dans le domaine, le consortium note plutôt «une bonne intégration des aspects environnementaux». Et, certainement, notre pays «dispose de législations et réglementations régissant la préservation de l’environnement et l’application sur le terrain (Etude d’Impact Environnementale et Sociale (EIES), Evaluation Environnementale Stratégique (EES)».Mais que du carbone noir dans nos yeux! Car, l´AGRECO est formelle: «force est de reconnaître que cette législation n’est que très peu appliquée».

Par ailleurs, l’approche participative laisse à désirer. En ce sens que «la société civile ne participe pas aux décisions politiques nationales». De même que la société civile «n’est pas associée au suivi et au contrôle des EIES et des Plans de Gestion Environnementale et Sociale (PGES)».

S´agissant de «la décentralisation»,  le rapport relève que «le transfert des compétences vers les collectivités territoriales s’opère», même si c´est «très lentement». Mais, il y a plus grave! En effet, le rapport du Consortium AGRECO souligne: «Dans les faits, la plupart des élus ne connaissent pas la législation environnementale et n’ont ni les compétences ni les moyens financiers pour l’intégrer à leurs plans de développement».

Ce dernier cas n´est cependant que la partie visible de l´iceberg. Puisque l´AGRECO soutient: « La législation environnementale, assez complète, est mal connue, très peu vulgarisée et surtout rarement appliquée par manque de contrôle efficace».

Institutionnellement parlant, l´AGRECO plaide en faveur d´une «simplification» du «cadre institutionnel». Lequel «en matière d’environnement relève du Ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Assainissement (MEEA)». Lui-même s’appuyant «sur la Direction Nationale de l’Assainissement du Contrôle des Pollutions et des Nuisances (DNACPN), la Direction Nationale des Eaux et des Forêts (DNEF) et la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH)».

A cela il faut ajouter  «une série d'agences» aidant «le MEEA dans son travail».  Et ces agences sont entre autres «l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable (AEDD), l'Agence du Bassin du Fleuve Niger (ABFN) et l'Agence Nationale de Gestion des Stations d’Épuration du Mali(ANGESEM)». Lesquelles sont renforcées par la  « Commission Nationale de l’Environnement (CNE), le Comité National des Changements Climatiques».

Toujours, au chapitre institutionnel, l´AGRECO constate amer que «les collectivités territoriales manquent de responsabilisation et d'autonomie».

En outre, le consortium dira:«L’atomisation institutionnelle ne favorise ni les approches systémiques et intégrées, ni une utilisation efficiente des ressources humaines et financière. Le peu d’experts en planification et en gestion environnementale est concentré à Bamako, occupés par les processus d’élaboration des stratégies et plans d’action. Ils ne sont donc pas disponibles pour les actions sur le terrain. Il est urgent d’élargir le spectre des acteurs de l’action à toute la société».

De plus, relève l´AGRECO, il manque une base fondamentale à la gestion environnementale à savoir l’information. Le Mali ne disposant même « pas de systèmes de gestion d’information environnementale viable». Inutile d´ajouter que «ce manque de donnée sur l'état de l'environnement empêche l’évaluation de l'impact des politiques nationales et rend difficile toute prise de décisions politiques en faveur de l’environnement et du développement durable».

En définitive, on se demande bien s´il existe effectivement un ministère s´occupant de l´environnement. Et, s´il existe que fait-il, au regard de ses résultats si maigres?

Mais, comment en vouloir trop au Ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Assainissement (MEEA)?

L´environnement «n'est» même «pas considéré comme une priorité en période de crise et il est même parfois mis de côté (orpaillage artisanal, émondage abusif notamment)». Aussi, l’environnement souffre-t-il chez nous «de l’absence d’un financement durable»! Le Consortium relève le «manque de mécanismes de financement durable d’action environnementale». Lequel affaiblit «la mise en oeuvre et la traduction en actions concrètes», les fragmente et  les rend «fortement dépendantes des financements externes (PTF)». Et, l´AGRECO observe que «le MEEA ne peut exercer pleinement ses fonctions régaliennes de mise en oeuvre et de contrôle de la politique environnementale en raison, entre autres, du manque de moyens financiers et humains». Où allons-nous? Le peuple furieux gronde: «le boucan doit s´arrêter»!

<strong>Hawa DIALLO</strong>

&nbsp;

<strong><em> </em></strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Opposition contre Autorités intérimaires dans le Mali&#45;nord :  Quel fondement et justification du recours en justice?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/opposition-contre-autorites-interimaires-mali-nord-fondement-justification-recours-justice-1575392.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 May 2016 01:23:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Qu´on l´aime ou qu´on le déteste, l´Accord de Paix et de Réconciliation au Mali issu du Processus d´Alger ne laisse nul indifférent au Mali. Le Gouvernement du Mali, signataire de l´historique document, l´aime et s´emploie à le mettre en oeuvre. Et l´opposition malienne, forte de sa conviction que l´APRMPA “n´est pas bon”, ne perd aucune occasion pour passer à l´attaque.</strong>

Mais le match qui se joue depuis mars 2015 se transporte désormais sur un autre terrain, celui des neuf sages du Mali! Et, il promet d´être âpre ce match de la Paix et de la Réconciliation! Le juriste à l´expertise avérée, Maître Alfousseyni Kanté,  nous en donne un avant-goût! Et, il est à vous, savourez-le!

Paraphé le dimanche 1<sup>er</sup> mars à Alger et signé à Bamako en 2015 et intervenu entre le Gouvernement et les groupes armés rebelles maliens, l’Accord de paix  connait, de nos jours, d’importantes difficultés dans son application.

En effet, sa mise en œuvre est entravée par des considérations juridiques et politiques redoutables. Les dispositions législatives  prises dans le cadre de son application ne sont pas acceptées par l’Opposition politique. Laquelle, pour inconstitutionnalité, notamment, les a d´'ailleurs attaquées devant la Cour constitutionnelle.

Autant dire qu´il y a là impasse dans le processus de paix et de réconciliation issu d´Alger. Et, devant cette impasse, rappelons-le, seul le Droit est capable de favoriser et de restaurer la paix nationale.

<strong>Et, c´est quoi la problématique dans cette affaire?</strong>

C´est de savoir si le Gouvernement du Mali, effectivement détenteur de l’initiative des lois (au même titre que les députés d´ailleurs!) peut régulièrement utiliser cette compétence pour modifier la forme constitutionnelle de l’Etat. Autrement dit, le Gouvernement du Mali peut-il s´abriter derrière sa prérogative de l’initiative des lois pour changer la forme constitutionnelle de l’Etat sans tomber dans l´irrégularité?

Le contentieux constitutionnel est gros et existe du fait de la volonté  gouvernementale d’instituer les autorités intérimaires dans les régions nord-Mali. Et cette institution transformera la gestion politique et administrative du pays et concerne dès lors tous les citoyens maliens. Car, c’est bien la forme de l’Etat unitaire décentralisé du Mali qui est visée dans cette réforme.

Or, en droit, cette perspective politique est du seul ressort du peuple souverain. Réalité juridique évidente dont l’ignorance délibérée par le Gouvernement constitue d´ailleurs l´objet de la présente mise au point.

Et, le droit de participer à la gestion de l’Etat est aussi un droit constitutionnel inaliénable pour tous les nationaux. Inutile d´ajouter que ce même droit donne habileté à tous les Maliens de contrôler l’action du Gouvernement. Du moins, à tous les Maliens jouissant de leurs doits civiques et politiques.

Au regard des faits et à la lumière du droit, il ressort manifestement que l’action de l’Opposition politique est bien fondée. De même que  la cause querellée est bien justifiée.

En effet, «la Cour constitutionnelle est juge de la constitutionnalité des lois» (art 85 de la Const de 1992).

Dès lors, tous les recours relatifs à la constitutionnalité des lois sont adressés à la seule Cour constitutionnelle.

Et, aux termes de la loi Organique régissant la Cour constitutionnelle, le présent contentieux relève de la seule compétence de la Cour constitutionnelle saisie par l’Opposition politique.

En conséquence, l’action en cause est encore bien fondée et légitime. L’Opposition malienne représentant bien une partie du peuple malien. C´est dire que le recours en présence ne souffre d’aucune entorse légale et est donc bien recevable en la forme.

Et, dans le fond, les dispositions constitutionnelles visées dans le règlement de ce contentieux sont nombreuses.

Mais énumérons plutôt celles  qui sont sans équivoque et particulièrement visées dans ce cadre! Il s´agit de l´article 25 de la Constitution qui stipule: «le Mali est une République Indépendante, souveraine, indivisible, démocratique, laïque et sociale» ainsi que du préambule de la même  constitution du Mali disposant que le peuple souverain du Mali  réaffirme «sa détermination à maintenir et à consolider l’unité nationale». Il s´agit aussi de la devise du pays: «Un Peuple-Un But-Une Foi» que consacre également notre constitution. Et, la constitution c´est la loi fondamentale, loi suprême du pays!

Au regard des dispositions constitutionnelles citées ci-dessus, la loi ne peut être régulière en concevant des mesures s’opposant à celles qui sont consacrées dans la constitution et relatives à  l’Unité nationale. Puisque l’institution d’autorités intérimaires annonce clairement l’érection d’un Etat fédéral au Mali. Et, le Gouvernement ne peut prendre une telle décision grave sans l’avis préalable du peuple malien. Avis qu´il se doit, de surcroit,  cueillir  par voie référendaire. À ce sujet, la constitution dispose bien que «nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement du peuple». On imagine donc mal comment l´opposition peut être déboutée de ses prétentions au fond.

Quant à la pertinence de la cause défendue, l’Opposition politique trahirait la confiance du peuple si elle s’abstenait de saisir la Cour constitutionnelle à propos d´une telle initiative gouvernementale.

D´ailleurs, l’intégrité territoriale, la forme républicaine, démocratique et laïque de l’Etat sont bien déclarées intangibles et non négociables dans tous les documents relatifs au processus de Paix et de Réconciliation au Mali.

Et, même le Conseil de sécurité s´inscrit dans cette dernière logique! Ã ce propos, rappelons la 7210<sup>e</sup> séance du Conseil de sécurité  de l´ONU qui  réaffirme son attachement ferme au respect de l’intégrité territoriale du Mali et à la forme républicaine de l’Etat adoptée par le peuple malien dans sa constitution du 25 février 1992.

Dans le même ordre d´idées, rappelons les  résolutions 2100 (2013) et les déclarations du Président de la séance du Conseil de sécurité en date du 23 janvier 2014 (S/PRST / 2014), sans oublier celles de sa séance du 12 décembre 2013 (S/PRST/2013/20). Il en va de même des  déclarations du même Président, faites dans  la presse en date du 11 juin,  Et les 23 avril  et 20 mai 2014, le Conseil de sécurité réaffirme encore son attachement ferme à la Souveraineté, à l’Unité et à l’Intégrité territoriale du Mali.

Alors, comment comprendre le détournement gouvernemental malien de cet objectif constitutionnel majeur de la construction de l’Unité nationale?

Les manquements portés à la loi fondamentale dans cette réforme législative conduisant à ce choix politique inefficient justifient sans doute l’action de l’Opposition politique devant la Cour constitutionnelle.

Cela,  dans le but d’exiger du Gouvernement le respect strict de la constitution du pays. Celle-ci, réaffirmons-le, étant l’instrument approprié pour construire et maintenir la paix nationale.

Toutefois, c´est à la Cour constitutionnelle que revient la mission de rappeler le droit constitutionnel malien aux uns et aux autres. C’est aussi à elle de cerner tous les enjeux de cette réforme, et, en n´ayant à l’esprit que l´intérêt du Mali seul  et le seul souci de l’Unité nationale. Et, la constitution lui fournit bien  d´arguments nécessaires pour atteindre ces buts.

Cependant, devant l’inefficacité des sanctions juridictionnelles aux infractions constitutionnelles, les sanctions formelles contre ces dernières prennent le pas ensuite.

Et, c´est bien à ce niveau-là que se situe tout l’enjeu de la décision de la Cour constitutionnelle. Enjeu dont elle a conscience, du fait de sa sagesse, notamment!

En guise de rappel, la constitution malienne dispose: « les engagements internationaux, prévus aux Articles 114 à 116, doivent être déférés avant leur ratification à la Cour constitutionnelle, soit par le Président de la République, soit par le Premier-ministre, soit par le Président de l’Assemblée nationale ou par un dixième des députés, soit par le Président du Haut conseil des collectivités ou par un dixième des conseillers municipaux. La Cour constitutionnelle vérifie, (dans un délai d’un mois, si ces engagements comportent une clause contraire) à la constitution  » (article 90 de la const).

Et, si l’Accord de paix en cause était prise comme Accord international, du fait, notamment, de sa signature  par des «  corps étrangers  », en plus  des autorités maliennes, l´Accord de Paix et de Réconciliation au Mali issu du Processus d´Alger serait dès lors déféré devant la Cour constitutionnelle bien avant même sa mise en application. Ce qui n´est visiblement pas le cas!

Autant dire que l´Accord de Paix et de Réconciliation au Mali issu du Processus d´Alger relève plutôt du droit interne.

Et, là, en vertu des articles 90 et 115 de notre constitution, la Cour constitutionnelle devrait être préalablement saisie! Et, bien avant même la ratification parlementaire, donc avant la modification législative, objet du contentieux en cours!  De même que la Cour constitutionnelle devrait se  prononcer d´abord sur la conformité des dispositions de l´Accord de Paix et de Réconciliation au Mali issu du Processus d´Alger.

C´est là des procédures constitutionnelles impératives que le Gouvernement  a  occultées, démontrant ainsi  sa volonté de s’extirper des injonctions constitutionnelles dans le règlement du conflit. Puisqu´il  n’ignorait pas l’existence avérée de nombreuses contrariétés entre l´Accord de Paix et de Réconciliation au Mali issu du Processus d´Alger et la  constitution du Mali.

Et,  telle qu’envisagée, la solution adoptée par le Gouvernement assure la victoire de la minorité nationale armée sur la majorité pacifique du peuple.

En outre, les violations constitutionnelles ainsi  observées assurent l’éviction du peuple malien du processus de paix et de réconciliation au Mali.  Inutile d´ajouter que la démarche gouvernementale est ineffisciente à court et à long termes.

Aussi, cette démarche de la majorité politique au pouvoir conduit à s’interroger, avec  l´éminent constitutionnaliste, le Professeur Francis DELPEREE:  «est-ce à dire que les constitutions ne pourraient pas, en plus de leurs fonctions traditionnelles, fournir une assise et une explication à l’Etat; ou remplir une fonction emblématique?»( cf le Professeur Francis DELPEREE, droit constitutionnel:les données constitutionnelles, Maison. F. LARCIER.sa, Bruxelles, tome I, 1987, P.31).

Le Gouvernement a-t-il souvenance que la loi fondamentale est la seule à pouvoir restaurer la paix nationale?  L´institution républicaine sait-elle encore que tout manquement à la loi fondamentale provoquerait le désordre dans le pays?

Le Gouvernement commet bien d´erreurs d’appréciation en la matière! Et le peuple n´a que la Cour constitutionnelle pour les rectifier.

Cela, en vue d´assurer aux maliens une paix raisonnable et durable!

Dans tous les cas, la Cour constitutionnelle sait bien que son prochain Arrêt au sujet de cette affaire pendante est fort attendu. L´institution si  essentielle à la démocratie va-t-elle rendre justice au peuple malien? Ou va-t-elle prendre un Arrêt qui fera fâcheuse jurisprudence? Le peuple, en particulier, les universitaires attendent! Que Dieu bénisse le Mali et les maliens! Amen!

<strong>Me Alfousseyni KANTE,</strong>

<strong>Hussier de justice,conseiller municipal, militant du parti FARE anka wuli (section IV)</strong>

<strong>Bamako-MALI</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Ministère de l’administration territoriale : Les femmes montent en grade!</title>
<link>https://www.maliweb.net/nomminations/ministere-de-ladministration-territoriale-femmes-montent-grade-1562172.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 May 2016 12:47:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Métier de commandement reste l´un des plus difficiles, en particulier au Mali où les forces féodales et obscurantistes ont encore pignon sur rue. Le commandement est ainsi vu comme l´apanage des seuls hommes. Eh, bien non! Pareille injustice ne saurait plus être de mise au sein de l´administration malienne! C´est du moins la lecture que nous avons faite du Conseil des Ministres de ce 27avril 2016.</strong>

En effet, le Ministère de l´Administration Territoriale  a procédé mercredi dernier à une série de nominations. Et, les femmes, sans s´y tailler la part du lion comme leurs collègues au masculin, y montent en grade!

C´est là décision magnifique à saluer. Et, nous la saluons vivement, faisant nôtres les cris de joie des marins anglais en ´honneur de leurs commandants : «hourra, hourra»!

Et qui sont les heureuses élues? Elles ont comme noms: Madame Natogoma SAMAKE, Attaché d’Administrateur désormais sous.préfet de l´Arrondissement de Diamou; Madame Fatou GUEYE, Administrateur civil, nommée sous-préfet de  Arrondissement de Oualia ; Madame Aoua Modibo BERTHE, Attaché d’Administration promue sous-préfet de l´Arrondissement de Lakamané et MadameAïssata DIARRA, Administrateur civil est le nouveau sous-préfet de l´Arrondissement de Marena. Voilà pour celles qui vont dans la région de Kayes!

Pour la région de Koulikoro, nous avons: Madame Maïmouna KEITA, Administrateur civil, tout nouveau sous-préfet de l´Arrondissement de Sirakorola; et Madame Kadidia Sanaga BAYOGO, Administrateur civil qui va dans l´Arrondissement de Kourouba comme sous-préfet!

Dans la région de Sikasso, les heureuses élues sont:  Madame Korotoumou SANOGO, Administrateur civil, sous-préfet de l´Arrondissement de Faragouaran; Madame Fatou TRAORE, Secrétaire d’Administration, sous-préfet de l´Arrondissement de Sanso; Madame Moussokoro DIAKITE, Attaché d’Administration, sous-préfet de l´Arrondissement de Loulouni; et Madame Aminata SANOGO, Administrateur civil, sous-préfet de l´Arrondissement de Konseguela.

La région de Segou ne demeure pas en reste, avec Madame Aya Samba BOCOUM, Administrateur civil, sous-préfet de l´Arrondissement de Sy!

Soit au total onze femmes promues au sein du personnel de commandement ainsi reparties: la région de Kayes (4); la région de Koulioro (2); la région de Sikasso (4) et la région de Segou (1)!

Il ne reste plus qu´à leur envoyer tous nos voeux de pleine réussite! Mais aussi à les confier à Dieu, Le Tout-Puissant et le Meilleur Protecteur dans un pays où certains prennent plutôt plaisir à tuer des femmes qui osent! Alors, que Dieu Veille sur vous, enfants du Mali!Et bravo au Gouvernement, à travers le Ministère de l´Administration Territoriale, pour cet acte fondateur!

<strong>Hawa Yombé</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chronique d’une citoyenne indignée et débout : Stabilisation des armées nationales africaines:   Le vrai faux challenge de l´UE!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chronique-dune-citoyenne-indignee-debout-stabilisation-armees-nationales-africaines-vrai-faux-challenge-de-lue-1562152.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 May 2016 11:54:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>CBSD! L’acronyme pourrait bien, chez nous, signifier Commandant de Brigrade pour les Sans Domicile! Mais il n´en est rien! L´acronyme étant plutôt l´une des multiples trouvailles de l´Union Européenne  encore en quête de marques sécuritaires! Et, il correspond à Capacity Building in Support of Security and Development dont nul expert ne saurait vous dire le sens exact, à en croire Monsieur Nicolas Gros-Verheyde, Rédacteur en chef de B2 - Bruxelles2, Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Ouest-France, Sud-Ouest et Lettre de l'expansion et Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des Hautes Etudes de la Défense nationale)!</strong>

Alors, retenons-le comme ça: le CBSD c´est le Capacity Building in Support of Security and Development! Puisque la trouvaille va, de toute façon, compter dans nos vies, en ce sens qu´elle concerne aussi nos armées d´ici! En ce sens qu´il s´agit, au sein du CBSD, de voir « comment l’Europe peut s’engager, en Afrique notamment, pour stabiliser les armées des pays, les entraîner et les équiper afin qu’elles soient en situation d’assurer elles-mêmes la sécurité et la stabilisation de leur pays ? Quels équipements financer ? Sous quelles conditions ?».

La cause est noble et la brave UE toujours à nos côtés est à saluer! Même si elle donne plutôt l´impression d´y patauger encore. Et, depuis tout le temps qu´on en parle! Les Chefs d’Etat et de gouvernement, les ministres des Affaires étrangères et ceux en charge de la défense de l´UE ayant, depuis fin décembre 2013, chargé la Commission et la Haute représentante de l’UE, Federica Mogherini de se penser sur ces questions d´importance capitale.Mais à l´UE, la patience est un exercice qui se pratique au quotidien! Parce que, de l´avis de ceux qui empruntent les belles avenues de Bruxelles, c´est toujours des «communications, des consultations, des propositions» à n´en jamais finir! Et, ça use, disons, du côté de l´Afrique! Puisque l´UE, comme on dit dans le sérail, maîtrise son destin! Et, les réunions y sont toujours aussi grassement payées!

Cela, nul ne saurait d´ailleurs le leur reprocher, dans la mesure où  ils ont, à un moment donné de leur histoire,  accepté de renoncer à leurs égo individuels et nationaux pour s´unir!

Ce que l´Afrique n´a jamais réussi à faire, et, depuis le quinzième siècle! Et, le résultat aujourd´hui nous tape à la figure! Avec cette Afrique nôtre, immense et fort riche mais vivant  toujours d´aumône. Conséquence: nous n´avons que des armées nationales nues, comme ces nobles âmes qu´on promenait jadis de marché en marché, toujours en quête du plus offrant!

Et qui veut habiller son armée doit savoir attendre!Alors, attendons! Au moins, d´ici juin! Délai avancé à l´UE pour la promesse d´une proposition!

De toute façon, gourous de Bruxelles ont toujours eu leur agenda; et, ça se respecte!

Sauf que l´heure n´est plus à la fanfaronnade mais à la lutte, à la vraie lutte contre le terrorisme. Du moins, pour qui sait que la terreur s´internationalise grand, au moins depuis! Et, «la défense, ce n’est plus de rendre hermétiques nos frontières, c’est de permettre aux autres pays du voisinage et plus loin d’assurer leur stabilité», avertit le général grec Mickael Kostarakos, président du comité militaire de l’UE que cite Monsieur Nicolas Gros-Verheyde.

Quant aux liens forts qu´entretiennent sécurité africaine, stabilisation des armées africaines, économie et  développement ne sont plus à démontrer. Le goût toujours aussi prononcé des Africains pour l´exil économique, l´asile politique ou l´asile sécuritaire est, de toute façon, là pour nous le rappeler sans cesse.

Mais le gourou, par définition même, est toujours aussi absorbé par sa religion, incapable de sentir le moindre vent extérieur. Ainsi, des jeunes d´Afrique ont beau, chaque jour en milliers, périr sur les sables brûlants du Sahara ou sous les eaux de la méditerrannée, les gourous resteront les gourous, c´est-à-dire des monstres froids aux dents polies! Et l´Afrique n´aura rien d´autres que des promesses, encore et toujours des promesses!

Enfin, pour une fois, ne cédons pas au pessimisme! L´UE politique va peut-être nous surprendre agréablement, en  s´arrachant, cette fois-ci,  des crocs de ses gourous; et prendra donc à cet effet les décisions qui s´imposent.

Pour autant, ne rêvons pas trop! Car, même au cas où l´UE donnerait un contenu viable à son CDBS, elle ne donnerait que des broutilles qu´aux armées africaines. La vérité, de l´avis de l´expert, c´est qu´il s´agit simplement de donner à nos armées des équipements «en radios, véhicules, gilets-pares balles, uniformes, outils de déminage» mais aussi de leur «bâtir des casernes». C´est déjà ça! En tout cas, pour des États qui ne peuvent même pas donner à manger à leurs armées! Et, pour l´auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des Hautes Etudes de la Défense nationale), c´est  même «vital pour avoir une armée qui ne soit pas tentée de rançonner la population ou tout simplement de « rentrer à la maison » (= déserter) « pour aller manger car il n’y a pas de cantine sur place ».

Autant, avec l´expert Européen, dire: «tout saut les armes»!  Et, il ajoute: «le principe est clair également: il n’est pas question de livrer des armes. Ce n’est pas le karma de l’Union européenne. Ce n’est pas son objectif.» !Une vérité qui sonne triste et dur mais tellement vrai que les Africains doivent prendre leurs responsabilités, toutes leurs responsabilités historiques ! Parce que la question des armées c´est quand même une question de souveraineté nationale. Et ce n´est pas aux autres de travailler à notre souveraineté à notre place!

En clair, l´Afrique doit travailler au financement de ses armées!

Et, pour sûr, aucun pays n´y arrivera seul, aucun! Pas l´Afrique du Sud ou le Nigéria ou encore l´Algérie, encore moins les États nains du Sahel dont la plupart sont d´ailleurs des semblants d´État!

&nbsp;

<strong>Alors, que faire, comme disait Lénine?</strong>

<strong> </strong>

Comme celui-là, point n´est besoin de dire: «prolétaires de tous pays, unissez-vous!». Les grands prolétaires d´antan ayant eux-mêmes volontiers basculé dans le bloc «capitaliste bourgeois»!Pour autant, l´Histoire ne fait que commencer! Et, pour ne pas rester l´éternelle couille molle de l´Histoire, l´Afrique doit moins prêter son sein aux caresses sans lendemain et s´engager durablement, pour l´avenir, pour  la postérité.

Cela s´appelle, avec Bob Marley, l´Afrique doit s´unir! Pas des unions factices à l´union africaine, à la CEDEAO ou à l´UEMOA. Lesquelles ont, de toute façon, montré leur limite. Et nos décideurs en sont réduits à flagorner  les «PTF» (Partenaires Techniques et Financiers), en particulier l´UE! Histoire de pouvoir obtenir  quelques sous pour nos armées! Car, figurez-vous, c´est la «généreuse donatrice» qui paie les «soldes des armées de l’Union africaine». Et, selon Bruxelles2: «cet argent provient du budget communautaire qui transite par le Fonds européen de développement, puis par l’Union africaine qui les répartit ensuite»!

C´est justement là que se situe l´opprobre pour l´Union Africaine! Et, cette honte, on ne peut plus, profonde, ce déshonneur extrême, nous ne devons pas seulement l´éviter à la postérité, nous pouvons aussi et surtout l´éviter à la postérité!Moyennant le travail, une organisation sérieuse du travail ainsi qu´une mobilisation de la force africaine du travail dont les autres ont toujours su tirer un profit assez justeux et sur la longue durée (le commerce transaharien, commerce atlantique, la colonisation, le néocolonialisme, le tiers-mondisme, la mondialisation...etc)! Il s´agit aussi pour nous de mobiliser les solidarités nationales agissantes et de fédérer les moyens, ressources économiques, matériels et financiers de l´Afrique. La meilleure solution, chacun le sait, restant la fédération politique.En fait, toutes les solutions sont connues, même si chacun fait semblant de les ignorer! Puisque ça fait gagner en facilité! Celle qui consiste à laisser les générations suivantes filer du coton transgénique!

Et, c´est là chose moche, trop  moche même, ne rimant nullement  avec la grandeur de l´Afrique! Une grande dont chaque Africain aime tant se  glorifier! A juste raison d´ailleurs! Car, à vrai dire, elle est grande, l´Afrique! Disons même, immensément grande, par la Grâce du Seigneur Tout-Puissant!

Mais, disons-le tout haut, l´Afrique restera toujours cette mastodonte aux pieds d´argile sans l´union en son sein voulue, pensée, conçue et mise en oeuvre, par et pour elle-même!

Et, l´union de l´Afrique c´est si difficile à faire? Oh, que oui, que oui! Du moins, tant que les égo démesurés l´emporteront sur l´essentiel: la postérité! Maleureusement, ces égo personnels et nationaux l´emportent encore, et, de très loin!

Bien sûr, au détriment de nos armées. lesquelles existent à peine et sont, en tout cas, sous tutelle!

Cela s´appelle souveraineté castrée! Et, l´on a bien envie de dire aux idéologues africains à la Amadou Djicoroni Traoré du Mali: taisez-vous!

<strong>Hawa DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Coucou, la Refondation est là!</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/coucou-la-refondation-est-la-1562062.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 May 2016 11:49:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux !Et, par l´Incommensurable Grâce et la Miséricorde Infinie du Seigneur PLEIN D´AMOUR, Le Très-Bon, le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux! Car, c´est Lui,, Le Puissant, Le Sage, Le Très-Haut,  Le Roi, Le Souverain, Celui Qui Décide, et, de tout!Et, c´est à Lui Seul que nous sommes soumis! Très volontiers d´ailleurs, entièrement et éternellement! Justement, parce que  c´est Lui, Allah, Seul, sans associé, L´Unique, Créateur des êtres et des choses, Le Grand Créateurà Qui  nous devons la vie, et tout, et tout! Matin,  midi, soir et à chaque instant de notre vie, nous disons: Pureté et Gloire à Dieu Le Généreux, mon Seigneur Plein de Majesté et de Munificence! Et, parler ainsi de notre Seigneur, et, dans ces colonnes, ne relève ni de l´islamisme ni du fanatisme, mais  bien  l´expression de la foi d´une croyante, d´une musulmane qui éprouve crainte et amour pour  Dieu, L´adore et aime Ses Prophètes, du premier Adam au Dernier Mouhammad  Allalahou aléhi wa salam!

C´est aussi un acte éminemment politique en ces temps où il faut rentrer sa foi pour être aimé, considéré et applaudi. C'est une clarification en ces temps de grande confusion où certains ont délibérément choisi de distiller la haine, haine de soi, haine de l´autre, y compris les Prophètes (que la Paix du Seigneur soit sur eux!)!  Or, Dieu A clairement Dit: "Le Messager a cru en ce qu’on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants: tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers; (en disant): «Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers». Et ils ont dit: «Nous avons entendu et obéi. Seigneur, nous implorons Ton pardon. C’est à Toi que sera le retour».(Saint Coran, Sourate Al Baqara, verset 285).

Dans la sourate suivante, Dieu Le Tout-Puissant Écrit: "Dis: «Nous croyons en Allah, à ce qu’on a fait descendre(29) sur nous, à ce qu’on a fait descendre sur Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus, et à ce qui a été apporté à Moïse, à Jésus et aux prophètes, de la part de leur Seigneur: nous ne faisons aucune différence entre eux; et c’est à Lui que nous sommes Soumis»(Saint Coran, Sourate AImrane,verset84).

Cela, c'est, en outre,  de la clarification en ces temps de bacchanale où des humains prennent un plaisir orgiastique à plaisanter avec Dieu. Certains ont même la  prétention de se mesurer à Dieu Qui les A Créés «de terre, puis de sperme» (Saint Coran) et les A Façonnés en hommes! Et, c´est encore à Lui que «sera le retour»!D´ici là, la vie qu´Il nous A si magnifiquement Attribuée continue! Loué en Soit-Il!

Cela dit, ce métier est un métier d´humilité. Qu´il nous soit donc permis de rendre un vibrant hommage à tous les pionniers du métier, à tous les aînés, à tous nos doyens et chefs! Lesquels voudraient bien nous permettre de rendre un hommage appuyé à ceux d´entre eux qui nous ont ouvert les portes de ce métier et nous l´ont appris, avec amour, dévouement et respect! Collectivement, nous avons nommé toute la grande famille de la Coopérative Culturelle Jamana, l´Imprimerie Jamana, les Échos, Jèkabaara; mais aussi  et le Carrefour, la Nouvelle Libération, le National, le Hérisson, le Scorpion,  le Patriote,  la Nouvelle République et le 26 Mars!

Et individuellement:le grand homme Hamidou Konaté, Yaya Sangaré, Tiégoum Boubèye Maïga,  Aboubacar Saliph Diarra (Paix à son âme!), Boubacar Sankaré, Alexis Kalambry, Soungalo Togola et Abdoul Majid Thiam!Il s´agit aussi de:Mahamane Imrane Coulibaly, Bero Hamèye Cissé,Bero Ismaël Maïga, Talata Maïga, Amadou NFa Diallo,Djouma Kamaté, Modibo Kéïta Fakara Faïnké, Ramata Diaouré,Tiécoro Sangaré, Youssouf Cissé, Ismaïla Samba Traoré...etc! Que tous, ici, trouvent l´expression de nos vifs remerciements!Remerciements qui s´accompagnent de l´expression de notre profonde gratitude et de celle de notre profond respect! De même que nous les élargissons à tous les collègues du terrain trop marécageux du journalisme au Mali! Et, comment vous oublier, vous, les miens, chers amis et chers lecteurs toujours aussi présents et fort de votre indéfectible soutien? MERCI pour tout!

C´est donc sur ces notes de reconnaissance due que la Refondation, après cinq années d´exploration, démarre! Et, la Refondation est un journal résolument tourné vers la refondation du Mali, de la société globale malienne, en  particulier, la refondation  de l´État, de la République et de la Démocratie au Mali. Notre conviction, et, elle est forte, étant que l´État, la République et la Démocratie restent à reconstruire au Mali, sinon à les y construire!

Évidement, pour tous, en particulier, nos Gouvernants, c´est toujours plus facile d´user de charlatannisme au sein d´un semblant d´État que de s´interroger véritablement sur l´État et d´agir en conséquence. Surtout si cet «État» peut encore servir d´épouvantail pour pressurer nos campagnes et les pauvres de nos villes! Car, ce que nous promenons à la face du monde comme État n´est en fait qu´une juteuse entreprise au seul profit de quelques individus. C´est que les pouvoirs organisateurs de l´indépendance se sont contentés d´hériter de l´État colonial, il est vrai, en tâchant d´y apporter quelques petites retouches! Au fond, l´État colonial, par définition mêmele maximum de profits, demeure. Les campagnards et les pauvres des villes

venant  désormais  en remplacement des esclaves et des colonies d´antan. En fait, nous avons même un État  esclavagiste! Pour en avoir le coeur net, nous n´avons qu´à jeter un coup d´oeil, même furtif sur la détresse dans laquelle sont plongées nos campagnes, tous les traitements dégradants et inhumains infligés aux personnels subalternes de nos bureaux, domiciles et champs. Pis, l´État malien tolère encore l´esclavage classique dans sa partie septentrionale! Et dire que nous sommes aussi une république!

Mais oú donc est la république? Parce que cette monstruosité politique  et constitutionnelle que nous avons si fébrilement appelée 3ème République n´est plus. Et, depuis le 8 juin 2002! L´inoubliable date ayant vu le Général d´active, ATT, s´asseoir sur son cadavre! Ah, vivat, la cause de l´argent est gagné! Et, IBK, le républicain devant l´Éternel, il fait quoi avec ces débris? L´homme, on le sait, ne manque pas de courage! Mais il passera à côté de l´essentiel s´il n´organisait pas le deuil de cette 3ème République; et s´il ne signait donc pas la naissance d´une autre! Laquelle doit être une véritable république, avec une vraie constitution en lieu et place de cette pâle copie de la constitution française de 1958!Décidément, au Mali, nous aurons toujours un goût aussi prononcé pour la facilité! Et, jusqu´à quand ferons-nous encore nôtre cette contre-culture? Laquelle nous a toujours poussés à ingurgiter des recettes venues d´ailleurs ! A la Refondation, nous sommes loin d´être des talibans de la nation. Simplement, nous voudrions  que l´élite de notre pays  fasse preuve d´esprit créatif et de rigueur dans l´accomplissement des missions qui leur sont assignées.

Et, nous savons à quel point  cet esprit créatif et cette rigueur ont manqué aux fondations de la Démocratie. Laquelle, on le voit bien, s´exerce contre les pauvres dont l´essentiel se recrutent au sein des enfants, des jeunes,  des femmes, des paysans et des handicapés.En fait, notre Démocratie aussi souffre de maladies congénitales. Puisqu´elle reproduit, dans une très large mesure, l´antique Démocratie romaine, en mal d´ailleurs! Et, de toute façon, l´antique Démocratie romaine s´accommodait de l´esclavage et excluait les enfants et les femmes. Bref, aujourd´hui plus que jamais, le besoin de refondation s´impose à nous! Et, à la cause de la refondation du Mali la Refondation voudrait contribuer. Notre profonde conviction étant que plus rien de grand, de beau et de sérieux ne se fera dans ce pays sans refondation. Et, comme disait le Président Thomas Sankara, il nous faut oser inventer l´avenir. Vaste programme!Pour autant,  le programme à craindre le plus est plutôt celui des chapelles d´argent ainsi que le programme des forces féodales et obscurantistes. Mais contre leur mal, contre le mal de tout être vivant et contre le mal de toutes choses que Dieu A Créées, nous nous réfugions auprès du Meilleur Maître, du Meilleur Défenseur, du Meilleur Protecteur, notre Protecteur ici-bas et dans la vie future. Et, Il nous Suffit contre toutes choses qu´Il A Créées et contre tout être vivant qu´Il Tient par le toupet. C´est Lui, Le Vivant, Celui Qui Subsiste  par Lui-même et n´A besoin d´aucune protection. Il Est Allah, et, il n´y a de Dieu que Lui, Le Tout-Puissant, Le Très-Fort et Le Très-Grand. Son voisin est Puissant et Sa louange vénérée! Gloire au Maître du Trône Immense! Louange à Dieu, Seigneur des Mondes! Et, Paix aux Prophètes! Amen!

<strong>Hawa DIALLO</strong>

<a href="mailto:larefondationjournal@gmail.com"><strong>larefondationjournal@gmail.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali  issu du Processus d´Alger  : Le match de Bamako a commencé!</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-issu-du-processus-dalger-2-896382.html</link>
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<description><![CDATA[ Les rumeurs les plus folles circulent sur l´issue de la cinquième session du Processus d´Alger, le 1er mars 2015. Mettant ainsi tous les coeurs en effervescence. Et rarement, sujet aura fait transpirer, pleurer, cracher, jouir et  couler beaucoup d´encre. Alors, que s´est-il réellement passé dans la capitale algérienne?  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Apr 2015 02:44:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/touareg.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-896392" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/touareg.jpg" alt="touareg" width="300" height="238" /></a>La question est lancinante. Et il va falloir y trouver réponse, sérieuse. Difficile exercice auquel s´essaie le Gouvernement   depuis le retour de sa délégation. C´est tout le sens de la table ronde du 19 mars dernier tenue au Centre Internationale de Conférence de Bamako.

Il y avait là d´illustres personnalités (membres et anciens membres du Gouvernement, députés, diplomates, représentants de partis politiques, de structures faîtières de la Société Civile, de syndicats et d´autres leaders d´opinion).

Face à elles,  de prestigieux mandataires du peuple se tenant sur une tribune vêtue de la féconde diversité raciale, sexuelle,  ethnique et culturelle de notre pays. Nos mandataires étant: le Ouolof Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale;  l´Arabe Zahaby Ould Sidy Hamed, Ministre de  la Réconciliation Nationale; la Peule Ouma Bah, Ministre de la Promotion de la Femme, de l´Enfant et de la Famille: le Targui Mohamed Ag Erlaf, Chef du Département de   de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable; et le Bambara Lassine Bouaré, ancien Ministre. Et tout autour d´eux de nombreuses autres figures incarnant cette diversité qui nous a construits.

Voilà pour le sublime tableau de famille de la table-ronde gouvernementale! Tableau d´autant plus sublime que même l´absentéiste opposition a tenu à  y figurer. Pour l´Histoire? Ou, <em>s´interroge-t-on encore dans les coulisses</em>, réelle volonté de coopérer enfin  avec le Gouvernement?

<strong>Le match de Bamako a commencé!</strong>

Dès le shoot inaugural, l´ancien Premier Ministre, SEM Modibo Sidibé portant la parole de «l´Opposition Républicaine et Démocratique», tiendra à souligner: «C´est avec une véritable conviction patriotique que les partis politiques de l´opposition se tiennent ce matin au côté des forces vives de la nation dans le seul espoir de faire échec à toute tentative de démembrement de notre pays».

Ah, bon?! Du moins, semble interroger SEM Abdoulaye Diop sous le leadership affirmé duquel a été placée la table ronde gouvernementale. Mais l´homme est diplomate. Alors, il attend!

Le porte-parole enfonce le clou: «Pour l´opposition démocratique et républicaine, c´est l´existence même de notre pays qui est menacée aujourd´hui. L´accord paraphé ne résout en rien les questions fondamentales relatives à la stabilité du pays, à l´intégrité du territoire, à l´unité nationale et à la réconciliation nationale».  Ce n´est tout simplement pas «un bon accord», <em>dit encore SEM</em> <em>Sidibé</em>.  Selon lequel

l´<strong>A</strong>ccord de <strong>P</strong>aix et de <strong>R</strong>éconciliation au <strong>M</strong>ali issu du <strong>P</strong>rocessus d´<strong>A</strong>lger «contient les germes d´une désintégration rampante du pays que nous avons connu». Et Salikou Sanogo, l´émérite Professeur appuie: «l´État malien doit se construire comme un État fort, sans permettre une autonomie rampante». La preuve qu´il fait effectivement siens «les arguments et préoccupations souvelevés» par ses camarades de l´opposition. Ce qui en dit long sur sa très grosse colère. Même s´il gardera jusqu´à la fin le flegme qui lui est si propre.

Peut-on dire autant de son Chef du Gouvernement d´antan? Pas si sûr! Car  on aura rarement vu  ce distingué Monsieur élever le ton. Et, il déclamera à souhait le poème litanique de l´opposition:il n´y eu ni «véritables concertations sur les questions de fond», ni «consensus national»... etc.

En revanche, <em>revèle SEM Zahaby</em>, le volet sécuritaire constitue un bel héritage de l´époque de Tiéblé Dramé. Le Professeur Ag Rissa abonde dans le même sens: «la table ronde a pris en compte les propositions de l´opposition». Celle-ci ayant préféré envoyer ses propositions  à la table ronde du 7 février 2015 que l´ancien Ministre Djiguiba Kéïta qualifie d´ailleurs de «comique». Et même si c´était «folkloro-comique, il fallait y assister seulement», riposte le Dr Boulkassoum Haïdara, porte-parole de la majorité présidentielle. Et il déplore: «Mais, vos places sont restées là, vides». Ce qui n´a pas empêché le MAÉCI, SEM Abdoulaye Diop d´adresser vivement à tous ses  « sincères félicitations» pour leurs «contributions de qualité aux foras passés».

Car l´APRMPA a effectivement une histoire sur laquelle le Chef de la Diplomatie malienne s´est d´ailleurs apesanti. Non sans s´être  réjoui de la participation des  «forces vives de la nation» à la «table ronde autour de l´Accord de Paix et de Réconciliation issu du Processus d´Alger» qu´il qualifie volontiers de «Forum d´échanges, de dialogue et de concertation». Rendez-vous «que le Gouvernement a institué», et dès «le début du Processus d´Alger» qui remonte à celui de 2014!

La deuxième partie du discours de Modibo Sidibé consistera en une dissection de l´Accord de Paix et de Réconciliation issu du Processus d´Alger. Et au terme de l´expérience, il relève: la non «référence» du «document paraphé à la Constitution...». Ce que conteste SEM Mohamed Ag Erlaf: «Il y a des références à la loi partout dans ce document».

Autre point de l´APRMPA préoccupant l´ORD:l´élection du Président du Conseil de l´Assemblée régionale.

Là-dessus, la délégation gouvernementale se veut rassurante, en ce sens qu´il y aura des garde-fous. Puisque même le Président de la République de s´en tenir aux injonctions de la loi. Ce n´est donc pas à un Président à l´échelle local qui peut prendre le pays en otage.

Il en va de même pour la création d´une police territoriale qui suscite aussi crainte et méfiance à l´opposition.

Pourtant, la décentralisation n´a rien de nouveau, <em>remarque un homme clé de la décentralisation au Mali, Mohamed Ag Erlaf</em>. Lequel affirme sans ambage que l´État du Mali «est une République démocratique, laïque et décentralisée». Et, il ajoute: «l´État ne disparaît pas». Seulement, <em>poursuit l´efficace Ministre</em>: «l´État ne fait plus, il contrôle, il défait»

Pour l´ancien Lassine Bouaré,  <em>très expérimenté en la matière également</em>, la loi malienne reconnaissait déjà 19 domaines de compétences aux collectivités décentralisées. L´Accord de Paix et de Réconciliation issu du Processus d´Alger leur  reconnaît 12 domaines de compétences. C´est dire!

Pour autant, l´Opposition Démocratique et Républicaine ne comprend pas que la délégation gouvernementale ait paraphé un tel document.  Incompréhension doublée d´indignation à travers le pays, selon Modibo Sibibé. L´Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) abonde dans le même sens. La centrale syndicale nationale exprimant «sa profonde indignation au constat de ce qu´elle considère comme le début de mise en oeuvre de la partition planifiée du Mali en "régions du nord" et "celles du sud"».

Autant de «points» du document paraphé suscitant chez de nombreux «concitoyens des interrogations et des doutes légitimes» que le Gouvernement doit savoir, de l´avis de    l´opposition malienne. De même que «le Mali doit reprendre le contrôle du processus de sortie de crise et de s´engager sur le chemin d´un véritable dialogue inter-malien», pour elle.

La communauté internationale, elle, se doit, à la demande l´opposition d´entendre les inquiétudes et les angoisses du peuple malien.  Car, <em>relève Modibo</em>, c´est par là que passe «une paix véritable, juste et durable».

De toutes façons, la visite de la médiation à Kidal, le 17 mars, et le refus de la CMA de parafer l´APRPA ouvrent incontestablement une crise du processus d´Alger, <em>lâche celui qu´on prendrait volontiers pour le Chef de l´opposition malienne. </em>Lequel parlera d´une «imposture politique» au sujet de l´appelation Azawad.

Et, «imposture», c´est bien le mot qui convient également pour ce partisan fieffié d´ATT, Ahmadou Abdoulaye Diallo, l´homme au bagou extraordinaire. A ce propos, une voix s´élève: «cet homme est très dangereux pour la Paix et la Réconciliation».

D´autres voix de l´opposition se relayeront à la tribune pour fustiger l´APRPA. Parmi ces voix, nous avons  Tiéblé Dramé qui s´exprimera contre toute attente; et au moment même où les gens s´apprêtaient à aller à la pause!

Dans la salle, et tout bas, des questions fusent. Désir ardent de se donner en spectacle? Simple souci d´être  mieux entendu? Toujours est-il que la voix de Tiéblé Dramé restera presqu´inaudible à l´autre extrême de la salle. Et elle le sera d´autant que l´ancien médiateur de la crise aura du mal à se départir de son air de grand habitué aux méandres de la Communauté Internationale.

Voulant d´ailleurs profiter de cette expertise,  le très futé Tiéblé  tentera sans succès d´arracher au MAÉCI Diop que «le Gouvernement a paraphé sous la pression». Le recadrage diplomatique est immédiat: «Nous sommes partis partis négocier avec un mandat. Avant cela, nous étions partis avec une offre de paix. L´essentiel de nos préoccupations ont été sauvegardées dans l´accord. Nous sommes partis de bonne foi. C´est en toute liberté et après mûre réflexion que nous avons accepté l´accord».

Et le meilleur Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale de notre 3ème République termine en ces termes: «Nous espérons que sa sagesse pourra nous diriger»!

L´ancien Ministre de la Jeunesse et des Sports,  Djiguiba Kéïta, lui, fonce et qualifie le paraphe de l´Accord de Paix et de Réconciliation au Mali issu du Processus d´Alger de «capitulation».

Mais, Diop Touramakhan, le Chef de guerre diplomatique et sa très brave équipe ont la tête sur les épaules. Son Collègue Zahaby Ould Sidy Mohamed de la Réconciliation Nationale dira: «Le problème est sérieux et complexe». Et il l´est d´autant que «il s´agit d´un conflit comme celui du nord dont les racines plongent dans les profondeurs de l´Histoire commune de notre pays». Raison de plus pour Madame Oumou Bah, l´égérie peule du groupe fort soudé d´apaiser: «Il faut avoir un esprit positif par rapport à ce texte, cet accord».

Le texte «représente un compromis dynamique» pour Abdoulaye Diop, et non, <em>relève-t-il</em>,  une «compromission». Ce que démontreront d´ailleurs tout au long de leurs interventions respectives les techniciens de l´équipe à savoir Abdramane Baby, Colonel-Major, point focal des questions de défense et de sécurité, In Haya Ag chargé des questions de développement et Moussa Doudou Haïdara du Ministère de la Réconciliation. Et, avec quel brio!

Un admirable succès que les techniciens partagent avec toute la délégation gouvernementale.

Et qui s´explique: «Nous avions une responsabilité individuelle. Nous serions allés dans la tombe avec un énorme poids sur la conscience si nous avions eu le sentiment de nous être trahis», confie, très serein, le MAÉCI.  Et son alter ego d´Alger, ZOSM renchérit: «On savait qu´on avait une grande responsabilité, qu´on parlait au nom du pays».

Forts d´autant de considérations, les poulains des frères Kéïta n´ont jamais cessé de se démener sur le front de l´Honneur. Front qui pourrait être aussi celui du «Bonheur des Maliens» mais aussi celui du «Bonheur» de leurs hôtes.  Puisque «la crise a fait beaucoup de morts civils et militaires, maliens et étrangers, qui se sont sacrifiés pour que vive le Mali éternel», <em>se souvient le ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale</em>. Dans la même veine, SEM Zahaby Ould Sidy Mohamed constate: «Les nomades savent qu´ils ont perdu quelque chose le  jour où ils perdu l´État. Il faut atténuer la souffrance des populations». D´autant que «beaucoup de nos compatriotes, en particulier les femmes et les enfants,  vivent encore dans les camps de réfugiés comme des personnes déplacées dans leur propre pays», <em>ajoute le MAÉCI</em>. Et dans quelle «indignité», <em>déplore-t-il</em>!

D´où l´ardeur de nos soldats de la Paix et de la Réconciliation sur la ligne de front alors en transport à Alger: «On s´est battu même pour le titre», <em>confie à son tour Zahaby</em>.  Avec comme résultat irréfutable un texte appelé désormais: «Accord de Paix et de Réconciliation issu  au Malidu Processus d´Alger (APRMPA). Le document, de l´essentiel des forces vives, est «précieux»; et  paraphé non seulement par le Gouvernement de la République du Mali et la Plateforme (Mali). Mais aussi la République Algérienne Démocratique et Populaire, l´Organisation des Nations Unies, l´Union Africaine (UA), la CEDEAO, l´Organisation de la Coopération Islamique (OCI), l´Union Européenne (UE), le Burkina Faso, la République Islamique de Mauritanie, la République du Niger, la République Fédérale du Nigéria, la République du Tchad et la République Française.

Autant dire une vraie première!  Surtout que les précédents pacte ou accords  de Paix

n´ont pas bénéficié d´un tel traitement de rigueur.

Pis, à propos  de l´Accord d´Alger de juillet 2006, l´Honorable Boubacar Touré dit Bou rappelle: « le Gouvernement n´a été informé qu´après la signature de l´accord». Et le très tenace communicateur en Chef du RPM s´indigne lorsqu´il entend Ahmadou Abdoulaye Diallo affirmer, péremptoire, que l´APRMPA «est un mauvais accord qui ne peut pas nous donner la paix». Et l´action de Bou Touré se fera énergique et sa réponse véhémente: «...Je veux l´accord pour imposer la Paix. La réussite d´IBK est déterminante pour le devenir du Mali. Cet accord est bon! Cet accord est bon parce que ça va mettre fin à la longue soirée de bal masqué. Il nous permettra de mettre en oeuvre le cantonnement».

Malheureusement, <em>déplore madame Fatoumata Maïga de la Plateforme, </em>les gens ne réfléchissent pas en termes d´unité nationale mais en termes d´intérêts». Sinon, avoir la guerre chez soi n´est pas une faveur en soi, peste <em>de sa douce voix déterminée </em>cette autre «semence d´hommes braves»(«cèfaring chi»!).

Et, à entendre le MAÉCI Diop, la guerre est bien là: «Le pays est même en guerre parce qu´une partie du territoire est occupé, parce qu´il y a le terrorisme et que certains sont même prêts à faire sauter les institutions pour des intérêts financiers».

Dès lors, <em>ajoute le très brave chef de notre guerre diplomatique</em>, bon ou mauvais accord, nous avons besoin d´un accord qui emmène à la Paix. Cet accord, l´avons-nous trouvé en l´Accord de Paix et Réconciliation au Mali issu du Processus d´Alger? La réponse ne fait l´objet d´aucun doute au Gouvernement.

Pour autant, le Gouvernement reste très lucide: «Chacun connaît les limites d´un accord, ce n´est pas exhaustif», <em>remarque Ag Erlaf</em>. Le Ministre Diop lui vient en renfort: «un accord ne règle jamais spontanément un conflit.  Ce sont  les acteurs directement concernés du conflit qui le règlent, à petit pas, et par un dialogue permanent, sincère et de bonne foi, naturellement dans le cadre de la confiance retrouvée. Nous partageons la même vision, une vision claire du Mali. Sur l´essentiel nous sommes d´accord. Il nous faut une vigilance, une vigilance citoyenne». La belle preuve que «nul n´a le monopole du patriotisme», <em>pour citer encore SEM Diop. </em>Et à ceux qui s´inquiètent pour l´unité, il dira: «L´unité c´est une quête perpétuelle». Alors, à chacun d´y veiller! Puisque «le Mali appartient à nous tous», <em>comme le Fatoumata Maïga, cette autre voix amoureuse du Mali</em>.

Le combat est loin d´être terminé bataille, <em>estime, pour sa part une actrice majeure de la Paix au Mali, le Dr Mariam Djibrilla Maïga</em>. Laquelle lance un vibrant hommage à ses frères et soeurs de la CMA. Elle est les exhorte à s´embarquer avec tout le Mali dans « le bateau de l´entente et de la cohésion nationale, la CMA doit faire en sorte que nos visions se rapprochent». Pour Abdoulaye Diop: «Les mouvements doivent faire preuvent de courage et de réalisme pour s´inscrire dans le sens de l´Histoire». Le moins que la CMA puisse faire puisque « la CMA est quand même restée en salle à Alger», <em>reconnaît volontiers le Dr Maïga qui travaille pour la Paix comme elle respire</em>.

De toutes façons,  repart SEM Diop: «Nous connaissons notre pays mieux que quiconque» et  la Paix s´invente. Alors, agissons! Puisque «c´est aux Maliens d´inventer la Paix». Le «chantier», <em>dit encore Diop</em>, est «énorme» et «chacun» y «a un rôle». Que chacun s´implique alors. Que ceux qui ont raté la phase de conception «viennent dans la mise en oeuvre avec nous».

En attendant d´en savoir davantage, des «réfugiés» se réjouissent  déjà d´avoir «un accord pour rentrer» chez eux et «y vivre dans la dignité»,<em> révèle Diop</em>.

Même réjouissance chez l´Honorable Boubacar Touré dit Bou, figure emblématique de la Majorité présidentielle: « l´APRMPA est le début  de la Paix». Ne serait-ce que «l´APMRPA est un cadre qui nous permet d´être ensemble», <em>comme soutient le MR Zahaby</em>. Ce qui représente beaucoup. Du moins, à en croire SEM Mohamed Ag Erlaf, autre faiseur de Paix: «l´essentiel c´est de nous rapprocher les uns des autres». Le Réconciliateur National en Chef, SEM Zahaby  fera d´ailleurs un pas dans ce sens, en demandant «soutien» et «la compréhension de l´opposition».

Pour sûr, le soutien de la Majorité Présidentielle est acquise aux frères Kéïta et à leurs poulains. Nous le savons par la voix autorisée de celui qui porte sa parole à savoir le Dr Boulkassoum Haïdara. Le combattant de toujours invite, en effet, la Société Civile à « former une ceinture de soutien autour du Président de la République et du Gouvernement pour une sortie honorable de la crise».

Et, même quand le bouillant PPR s´évertue à le destabiliser en le traitant de «putchiste», le Dr Adama Traoré, porte-parole de la Société Civile tient bon et affirme: «Il ne s´agit ni de majorité ni d´opposition. Il s´agit du Mali, rien que le Mali». Le pr Thiouenta est de cet avis:

«Opposition et majorité c´est une vision unique sur l´Accord d´Alger».  Lequel est un «outil» à «nous donné. C´est notre accord, l´accord du Mali, rendons.le bon, meilleur et travaillons pour aller à la Paix», <em>dit-il</em>.

Quoi qu´il en soit, le Dr Adama Traoré implore: «Il faut qu´on soit un peuple responsable nous-mêmes». Une responsabilité passant par le soutien à l´Accord de Paix et de Réconciliation issu du Processus d´Alger: « Il faut qu´on soutienne cela et ce n´est pas soutenir IBK ou son Gouvernement».

Son homologue du Conseil National de la Société Civile, l´étonnante Hawa Sidibé abondera dans le même sens: «l´Accord de Paix et de Réconciliation issu du Processus d´Alger est pertinent sur tous les volets»; et dans une atmosphère festive qu´elle aura réussi à créer,  elle précise: «et, ça, c´est la voix féminine!».

D´autres membres de la Société Civile prendront la parole, à titre personnel ou collectif pour défendre l´Accord du 1er mars.

Ce qui est loin d´être le cas pour la centrale syndicale UNTM qui n´a jamais autant fustigé un accord, encore moins pour l´opposition. Laquelle n´épargnera aucun gros mot à la Délégation Gouvernementale et lui accordera donc difficilement sa «compréhension». Et rarement orage aura été aussi fort. Le tout sous les applaudissements nourris de ses partisans. Juste de quoi donner un peu de punch à leurs meilleurs attaquants dont le porte-parole, SEM Modibo Sidibé, Djiguiba Kéïta, le jeune Amadou Koïta!

Mais, <em>dit le  proverbe russe</em>,  le mariage  n'est pas une course, on arrive toujours à temps. Et le Gouvernement aura été placide, même au plus fort de l´orage. Diop Touramakhan et sa troupe hardie d´Alger engrangeront même des points. Puisque beaucoup d´appréhensions sont tombées: «l´accord est un bon cadre», <em>reconnaît Son Excellence Monsieur Souleymane Koné, l´ambassadeur qui se dit proche de l´opposition</em>. Et même les appréhensions de l´opposant en herbe,  Amadou Koïta, ne résisteront pas: «Quand j´ai écouté Zahaby, j´ai été très à l´aise», s´exclamera ainsi.

En aparthé, le farouche opposant Djiguiba Kéïta dit PPR avance vers Zahaby Ould Sidy Mohamed,  l´autre vaillante voix gouvernementale d´Alger. Celui-ci se tourne et son regard tombe sur celui qui naguère les accusait de «capitulation». Le fils du Mali regarde, droit dans les yeux, son frère très serein. L´accueil est très chaleureux et le sourire à deux tout aussi franc. Ils tombent, l´un dans les bras de l´autre, et se serrent fort, partageant ainsi le mëme élan fort pour le Mali.

Mais nos brillants mandataires à Alger ont la victoire modeste. Même quand la voix très autorisée du Dr Boulkassoum Haïdara, porte-parole de la Majorité Présidentielle, salue leur «courage» et «persévérance»! Et, toujours aussi humbles, ils se confient, à commencer par Abdoulaye Diop: «J´ignorais beaucoup de choses dans ce pays. Zahaby, lui, dit: «Je remercie le Président de m´avoir mis à ce poste qui m´a permis de mieux connaître ce pays». Et l´on ne change que ce que l´on connaît, <em>remarque une voix citoyenne</em>!

<strong>Hawa Diallo</strong>

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<title>Chronique : L´Azawad: La masturbation continue!</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/chronique-lazawad-la-masturbation-continue-892592.html</link>
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<description><![CDATA[ Porte débouchant sur un avenir plus prometteur, l´Accord de Paix et de Réconciliation issu  du Processus d´Alger (APRPA) paraphé, le 1er mars dernier, fait désormais l´objet de toutes les passions. Tant à l´extérieur du Mali qu´à l´intérieur de notre pays. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Apr 2015 02:59:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_828912" align="aligncenter" width="650"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/tonneau-mnla_azawad-e1425013644928.jpg"><img class="size-full wp-image-828912" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/tonneau-mnla_azawad-e1425013644928.jpg" alt="Un tonneau peint aux couleurs du MNLA à la frontière du Mali et du Niger." width="650" height="367" /></a> Un tonneau peint aux couleurs du MNLA à la frontière du Mali et du Niger. RFI/Moussa Kaka[/caption]

Lequel, à travers Kidal sa 8ème administrative,  a abrité, du 12 au 15 mars 2015, une mission conduite par le secrétaire général du Mouvement National de Libération de l´Azawad et président de la Coordination des Mouvements de l´Azawad,  Bilal Ag Acherif.

Ce dernier et ses camarades ont, en effet, demandé et obtenu «le temps et le soutien nécessaire pour partager de bonne foi le projet d’accord avec les populations de l'Azawad dans un délai raisonnable avant tout paraphe». Dans la mesure où «un accord non partagé avec les populations et les bases a peu de chance d’être appliqué sur le terrain», <em>explique la CMA. </em>Qui donc est dupe ?

Car c´est là un prétexte fallacieux. Puisque chacun savait ce

qu´ils tramaient depuis quelques jours déjà. Par la voix, notamment, du Président du Conseil Révolutionnaire du MNLA, Attayoub Ag Batteye: «Nous demandons et exigeons le retour à la revendication de l'indépendance de l'Azawad, seule chose qui permettra de satisfaire notre peuple...; une reprise rapide de notre dossier par un autre pays qui saura se faire impartial pour toutes les parties concernées; et enfin nous demandons à notre vaillante armée de se préparer pour défendre s’il le faut notre peuple qui n’a que nous».

Même refrain chez Ehameye Ansari, représentant des «chefs de villages, de fractions, leaders religieux leaders d’opinions, et cadres de l’Azawad (Région de Tombouctou)» qui dit toute leur : «ferme opposition au projet d’accord proposé par la médiation le 25 février 2015 à Alger»;  et revendique «l’acceptation sincère d’une réalité politique » s’imposant «à savoir:le statut politico-juridique de l’Azawad». Revendication qu´il termine par: «L’Azawad c’est notre choix»

Le lendemain, en réaction à la déclaration de Laurent Fabius qualifiant le paraphe de l´Accord de «nouvelle excellente», l´un des idélogues maison du MNLA, Walet Ekadey vomit: «la communauté internationale s’applique benoîtement à masquer les échecs complets et répétitifs de ses interventions diverses et son incapacité à trouver une solution de paix dans une région meurtrie et harcelée par un Etat voyou et irresponsable». Et le président de l´Union des Jeunes de l´Azawad Aboubacrene Ag Zambou ne dit pas autre chose lorsqu´il débite: «Nous déclarons notre  attachement aux objectifs et principes fondamentaux de la révolution azawadienne à travers une direction menée par notre secrétaire général Bilal Ag Acherif; et aux aux engagements et promesses faites à nos braves martyrs, de leur vivant, de lutter jusqu’à une libération effective de notre territoire», qualifiant au passage l´Accord de Paix et de Réconciliation issu du Processus

d´Alger d´accord « de honte et d’humiliation».

Le 6 mars, madame Assi Wallet Hitta, présidente de l'Association des Femmes de l'Azawad «rejette fermement» le même accord, et  «demande à la Coordination des Mouvements de l'Azawad de retourner à la revendication initiale de l'indépendance de l'Azawad». De même qu´elle exige « de retirer immédiatement le dossier de la médiation à l'Algérie». Puis, le poing levé, celle qui parle au nom de nos mamans, soeurs, belles-soeurs et filles clame qu´elle « et ne se considérera pas concernée» par les «termes» de

l´APRPA.

Et le 10 mars 2015, Ansari Habaye Ag Mohamed, le Président de la Coordination des Cadres de l’Azawad (CCA), tranche: «Pris sous tous les angles, ce texte n’offre à la CMA rien moins que de signer les conditions d’un armistice».

<strong>Alors, quelle autre base la mission  billalienne est partie consulter?</strong>

Puisque, de toute façon, la CMA et ses alliés n´ont jamais eu le moindre égard au peuple réel. Sinon, ils auraient fait l´économie de cet nième insipide plat qu´ils servirent au monde.

En réalité, les 12, 13, 14 et 15 mars 2015, le petit Billal Ag Acherif et son gang sont partis parader à Kidal.

Parade qui serait un non événement si les crapules n´avaient pas obligé de simples citoyens d´y participer. Pis, elles ont eu l´outrecuidance d´y «inviter» la Communauté Internationale. Laquelle a fait d´ailleurs fait le déplacement. Et, en violation flagrante de toutes les règles de bienséance!

Mais,  au pays de Diop Touramakhan et de l´intrépide Zahaby , tombeurs des apprentis-Savimbi, aucun sacrifice ne sera de trop  pour la Paix et la Réconciliation.

En somme, la fanfaronnade aura été belle! Si belle que le «hamghar targui», Bilal Ag Acherif, à la fois Secrétaire Général, du haut de son trône de tonneau rempli de sable, peut decréter: «Il ne s’agit pas à travers ce document de faire la paix, mais plutôt de sauver un mandat ou, j’allais dire, une feuille de route bidon [...] Nous ne signerons absolument rien du tout et pour rien au monde si ce n’est notre statut particulier. Nous n’avons aucune crainte des menaces, ni de la communauté internationale, ni de qui que ce soit. Nous sommes appelés à mourir, autant mourir pour une cause noble. Et même si nous mourons, cette flamme restera allumée. Donc les menaces et toute option autre que le dialogue ne fera qu’amplifier la situation.». La masturbation continue! Et ça va durer jusqu´à quand?

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<strong> Hawa DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Editorial :  Ôter le septentrion malien des crocs de la mafia kidaloise</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-oter-le-septentrion-malien-des-crocs-de-la-mafia-kidaloise-892612.html</link>
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<description><![CDATA[ Les assassinats crapuleux dont de citoyens innocents et de très braves soldats d´Europe, d´Afrique et d´ailleurs sont victimes à longueur de journée révulsent nos coeurs d´Humains.  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Apr 2015 02:20:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_798292" align="alignleft" width="178"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Hawa-Diallo.jpg"><img class="size-full wp-image-798292" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Hawa-Diallo.jpg" alt="Hawa Diallo, dirpub &quot;La Refondation&quot;" width="178" height="200" /></a> Hawa Diallo, dirpub "La Refondation"[/caption]

La multiplication de ces horribles crimes et celle d’indicibles exactions en disent long sur le caractère inouï de la barbarie à visage faussement politique, identitaire, culturel et cultuel   sévissant au Mali.

Lequel est en passe de se transformer en un géant pandémonium. Arrêtons les circonlocutions et autres petites manières de grands bluffés. Car ce qui prévaut dans notre septentrion est loin d´être un affrontement sanglant entre communautés. ou entre ethnies, encore moins un affrontement entre régions du Mali. De même qu´il ne s´agit point là d´une  guerre de tendances entre musulmans ou d´une  guerre de religions entre  musulmans et chrétiens,  ni mëme d´une guerre entre  animistes et musulmans. Ce n´est même pas une guerre autour de ressources minières ou autres.

Il s´agit là d’ une guerre contre l´Homme et la Civilisation. Et au coeur de cette guerre se trouvent la Coordination des Mouvements  de  l´Azawad (CMA). Avec l´inconditionnel soutien de leurs frères et amis “Touareg de Libye” en guerre contre l´Humanité. Les mêmes qui ont sacrifié Khaddafi, leur frère et leur ami d´antan. Le guide alors au faîte de son pouvoir un jour lâcha: «la Libye est le pays des Touareg, leur base, leur soutien». Et cette grave affirmation n´étaient pas que des mots en l´air d´un richissime dirigeant trop satisfait de lui-même! Puisque les pires séditieux du Mali sont passés par l´école mohammarienne de sédition dans la zone sahélo-saharienne.

Mais comme dit Alpha Blondy, l´un des plus grands penseurs Africains de tous les temps: «Qui règne par les armes périra par les armes». Le Guide périt non seulement «par les armes» mais aussi «par les armes» de ses frères et amis qu´il nourrit et rehaussa. Simplement parce que ces derniers jetèrent leur dévolu sur les terres dont il se croyait plus propriétaires que tous, y compris ses frères «Touareg».

Malheureusement, pour l´Humanité, le sang du financeur en chef des terroristes n´a fait qu´aiguiser l´appétit déjà glouton de ces derniers.

Et, aujourd´hui encore, ces gens-là (si on peut encore les appeler comme tel, à ce niveau de bestialité!) tiennent à la création de petits États insulaires dans l´immense océan sahélo-saharien. Des États qui seront fédérés autour de la drogue, des armes, des faux billets, des organes humains, du sexe et des personnes humaines qu´ils trafiqueront à souhait, à travers le monde. Avec comme capitale la Libye “touarègue", "amazigh" ou simplement “berbère". Une Libye solidement adossée à Daech, cet autre bastion du crime hyperprofessionnalisé. Même si les prétendus libérateurs des Touareg, des Amazigh ou des Berbères s´autoproclament laïcs, agnostiques, athées, impies, ou autres. L´objectif inavoué de tous les arguments spécieux n´étant rien d´autre que de duper, et de duper toujours plus. Ce qu´ils ont jusque là réussi faire. Du moins. ils auront réussi à duper des politicards comme feu Mohammar Kadhaffi, Nicolas Sarkozy, Amadou Toumani Touré, Blaise Compaoré...etc.; ainsi qu´avec d´innombrables petits opportunistes abrités derrière de titres trop ronflants de chercheur ou de spécialiste en ceci ou cela; sans oublier une certaine opinion publique trop partisane de moindres efforts. Laquelle s´en est toujours tenue aux niaiseries que lui débitent de pauvres pantins.

Mais. même, savamment entretenue, la duperie a ses limites. Et elle a justement atteint ses limites dans le septentrion malien.

Cela, à la faveur de l´accession au pouvoir de très grands hommes d´État et de politiciens chevronnés, comme Mahamane Issoufi, François Hollande,  Ibrahim Boubacar Kéïta dit IBK, Manuel Valls, Laurent Fabius, Ramtane Lamamra,  Zahaby Ould Sidy Mohamed,  Asièbnoulaye Diop ...etc.

Et nul désormais ne peut s´échapper. Pas même Billal Ag Acherif et ses alliés. Même lorsqu´ils enfilent leurs faux habits de nomades. Car dans ce très pays de nomades, l´on sait bien distinguer les vrais nomades(qui ne demandent qu´à vivre en paix, en compagnie des leurs et de leurs troupeaux) de ceux qui nomadisent pour mieux se camoufler, et se servent.

Bref, une mafia sévit désormais au Mali, en particulier dans le septentrion malien. Et l´essentiel de ses membres fondateurs sont de Kidal. Et, comme toute mafia qui se respecte, elle recute ses agents parmi les personnalités les plus respectables. Lesquelles jouent au chantage et à la diversion dans les rencontres locales, nationales et internationales. De même que la mafia kidaloise a ses ramifications un peu partout dans le monde.

Partant il s´agit d´ôter le septentrion malien des crocs de la mafia kidaloise. Laquelle est impitoyable et, donc, frappe, contre toute attente. Et au moment voulu, même la très respectable Union Européenne- où siège le criminel de premier ordre Moussa Ag Assarid- ne sera épargnée!

Voilà pourquoi cette mission sacerdotale ne peut être l´affaire du seul Mali et de ses alliés historiques (France, Algérie) ou stratégiques (Tchad, Niger). Cette mission indispensable  incombe aussi et surtout à la Communauté Internationale. Et sous l´égide de l´ONU qui a vocation à promouvoir l´Homme et la Civilisation! A cette tâche,  on le sait, l´institution mondiale s´attèle déjà.

Mais il s´agit désormais de traduire en actes concrets et palpables ses propres décisions. Ou plutôt en “sanctions” contre les maffieux! Ce qui n´est pas de la charité faite au Mali. Lequel est sujet de droit international, comme du reste ses citoyens de la Coordination des Mouvements de l´Azawad (CMA).

Il s´agira là d´une juste rétribution des choses, de l´Humanité!

En tout cas, le peuple un,  multi-millénaire,  multi-racial, multi-ethnique, multi-culturel et debout comme jamais y veillera, encore, encore et encore!

<strong>Hawa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Blaise Compaoré: Entre portes de l´Histoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/blaise-compaore-entre-portes-de-lhistoire-850252.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 3 février dernier, le Président du Faso d´alors a fêté son 64ème anniversaire hors de son pays.  Pathétique! ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2015 13:45:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_92251" align="alignleft" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/Blaise-Compaore09.jpg"><img class="size-full wp-image-92251" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/Blaise-Compaore09.jpg" alt="Blaise COMPAORE" width="310" height="205" /></a> Blaise COMPAORE[/caption]

Car le beau petit être «venu» ce 3 février 1951 n´a pas seulement fait  «agrandir» la famille Compaoré paternelle. Il a aussi contribué à son épanouissement et à rayonnement. Le moins que l´on puisse dire! L´étoile que la famille Compaoré a ce jour-là accueillie en son sein étant une étoile nourrie aux meilleures sources diamantifères!

En tout cas, l´enfant qui lui «est venu» ce jour-là et baptisé Blaise connaîtra un incroyable destin. Puisqu´après un parcours scolaire plutôt acceptable, Compaoré junior, à 26 ans seulement, devient Lieutenant. Un grade arraché au terme d´une formation à l'Ecole militaire Inter-armes du Cameroun (EMIAC) et d´une spécialisation à l'Ecole d'Infanterie de Montpellier (France).

Son grade, le jeune Blaise d´alors le doit aussi à un stage auprès des troupes aéroportées de France. Pays qui l´accueillera également pour son stage de perfectionnement d'Officier para (Pau). Ce dernier stage venant s´ajouter à celui  d'instructeur parachutiste au Maroc.

C´est donc sans surprise qu´on le retrouvera au sein la Compagnie d'Intervention aéroporté de Bobo-Dioulasso. Poste qu´il ne quittera que pour devenir Aide de camp du Chef d'Etat major des Armées.

Une année plus tard, le voilà promu Commandant du Centre National d'Entraînement Commando (CNEC) à Pô. Et promotion des promotions: le très jeune homme siège au Membre du Conseil des Forces armées voltaïques! Mieux, l´étalon mossi verra son année de commandement du CNEC courronnée d´un autre grade, celui de Capitaine, et  à 31 ans!

<strong>Que pouvait-il encore attendre de l´armée?</strong>

Dans un pays où la frontière n´est jamais nette entre armée et politique, Blaise Compaoré profite d´un «coup de filet du régime du Conseil de Salut du Peuple (CSP II)» pour hâter le pas vers la politique. En ce sens qu´il «organise la résistance à Pô pour libérer ses compagnons arrêtés». Nous sommes en mai 1983. Trois mois plus tard, le jeune Capitaine «investit Ouagadougou avec ses commandos et installe avec Thomas SANKARA, le Conseil National de la Révolution (CNR)». Un tournant décisif vient d´être franchi dans l´Histoire de la Haute-Volta. Le pays devient celui des hommes intègres: Burkina Faso! Avec à sa tête, un autre jeune Capitaine, alter-ego du premier. Il s´appelle Thomas Sankara que Blaise Compaoré se contentera de seconder. Même en étant simple «Ministre d'Etat délégué à la Présidence» ou «Ministre d'Etat chargé de la Justice». Le tandem qu´il forme avec ami Peulh force l´admiration en Afrique.

<strong>Mais jusqu´à quand? </strong>

Puisque l´homme ne s´accommodera pas longtemps des seconds rôles. Car en Afrique  sahélienne, être premier compte, toujours. Et Blaise finira par devenir premier justement, et même premier de tout le Burkina! Alléluia, Blaise Président!  Sauf que Compaoré s´est cru  obligé d´enjamber le cadavre de son «meilleur ami».

<strong>Le Président est mort, vive le Président</strong>

Ce 15 octobre 1987 à Ouaga s´est jouée l´une des scènes les plus tragiques de notre Histoire multiséculaire. Un peu comme si l´on avait remplacé «le roi» du dramaturge Eugène Ionesco par «le Président» de Maxime N´Debbeka: «le Président est mort, vive le Président»!

Et à la Présidence de la République du Burkina Faso, cela s´appelle: «Mouvement de Rectification», et «à la faveur» duquel «Blaise Compaoré devient Président du Front Populaire (nouvelle instance dirigeante) et Chef de l'Etat»! L´Etat, <em>disent les juristes, </em>c´est la continuité! Plus rassurant, non?!

Quoi qu´il arrive, dès son discours inaugural, le rectificateur en chef «annonce l'ouverture politique et appelle toutes les sensibilités politiques à s'exprimer». Mieux, en mars 1990,  au tout 1er Congrès du Front Populaire», le Capitaine-Président Blaise COMPAORE parle d´élaborer  une «Constitution pour un Etat de droit». Et décembre 1990 verra effectivement les «assises nationales» convoquées «autour du projet de Constitution». Le projet passe, avec brio! Puisque «la Constitution de la Quatrième République», le 2 juin 1991, soumise à référendum connaît un plébiscite, le 11 juin 1991.

Ce joli tableau «du mouvement de la rectification» serait imparfait sans l´organisation d´une élection présidentielle. Ce sera «vite fée»! Le produit est bien connu des Africaines. Lesquelles l´appliquent sur leur peau et en deviennent plus ou moins claires et donc fréquentables.

A l´instar de ses soeurs,  Blaise Compaoré se fait abonner aux cosmétiques; mais des cosmétiques d´une toute autre nature, à savoir les élections. Celles-ci gommant désormais toutes les noirceurs et taches. Et les siennes seront gommées. Puisqu´il devient, le 1er décembre 1991, le 1er Président «démocratiquement élu de la République». Fin de rectification! Le bal des distinctions en son honneur peut s´ouvrir!

<strong>Blaise Compaoré, un scélérat bien Honoré</strong>

Ainsi, dès février 1992, il est sacré «Docteur Honoris Causa». Et par la prestigieuse Ecole des Hautes Etudes Internationales de Paris.

De même,  il bénéficie en février 1995 du statut de «membre associé à l'Académie des Sciences d'Outre-Mer de Paris» et du titre de «Docteur Honoris Causa de l'Université japonaise de Soka», la même année. Des distinctions auxquelles viendront s´ajouter d´autres, les unes aussi prestigieuses que les autres.

Il est ainsi tour à tour distingué «Docteur Honoris Causa de l'Université Jean-Moulin de Lyon3 (avril 2004); Docteur Honoris causa de l'Université Ramkhamaeng de Bangkok (avril 2005);Commandeur de l’Ordre international des Palmes académiques du Conseil africain et malgache de l'Enseignement supérieur (CAMES), en avril 2005; Docteur Honoris causa de l'Institut International d'Ingénierie, de l'Eau et de l'Environnement (2IE), novembre 2009». Sans oublier qu´il a auparavant reçu le «Diplôme d'honneur et de mérite de la Conférence des institutions d’enseignement et de recherche économiques et de gestion en Afrique (CIEREA)».

Et ne parlons même pas de ces distinctions sportives qui vont  de «la médaille de l'ordre du mérite de la Confédération Africaine de Football»  (décembre 2001) au «Collier d'or de la Confédération africaine de Hand-ball(CAHB) en octobre 2012, en passant par «le Collier d’Or de la grande croix de la Fédération internationale de volley-ball et le Collier d’Or de la Confédération africaine de volley-ball» (Octobre 2011).

Comment aussi passer sous silence la Stèle d'Hiroshima? Laquelle, en décembre 1997, lui sera décernée pour son engagement en faveur de la paix.

Il faut également citer la Grand'Croix de l'Ordre de la Pléade, Francophonie et Dialogue des cultures de l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF) de février 2010. Mais aussi la Médaille de la gloire de la Fondation pour la démocratie en Afrique, pour les efforts accomplis par le Burkina Faso dans le domaine de la sécurité alimentaire, la bonne gouvernance et son leadership dans la sous-région en sa qualité de facilitateur dans la résolution des conflits de juillet 2010. A laquelle s´ajoute la Grand-croix de l'Ordre National du Mérite de Guinée, en reconnaissance, notamment, de sa contribution personnelle déterminante dans la transition engagée en Guinée (août 2010).

Et, comble des distinctions, le Rectificateur en Chef «est élevé au rang de Grand-Croix de l’Ordre international des Palmes académiques du CAMES» (avril 2012).

En un mot, plus distingué que Blaise, ta colonne vertébrale se rompt! On voit bien qu´il ne s´est pas ennuyer depuis l´assassinat crapuleux de Thomas Sankara.

Seul problème: même hautement distingué, un scélérat ne sera jamais autre qu´un scélérat.

C´est pourtant à ce scélérat que le 334ème saint de Tombouctou, François Hollande de France a fait affreter un avion spécial. Et Alassane Dramane Wattarra, l´intime ami de Nicolas Sarkozy lui a grandement ouvert les portes d´une des résidences les plus huppées d´Afrique.

Cela, au moment même où le brave peuple du Burkina Faso enterre ses fils et se cherche un Président digne de lui.

Mais, <em>entonnent d´humbles voix</em>, sachez des Palais d´Afrique les scélérats, il n´y restera que quelques cinq à six Présidents!

<strong>Hawa DIALLO</strong>

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<title>Billet d’humeur : Accords d’Alger, contre l’amnésie</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/billet-dhumeur-accords-dalger-contre-lamnesie-849472.html</link>
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<description><![CDATA[ Il nous est tout simplement interdit d’oublier.
Il ne nous est pas permis d’oublier ce qui s’est passé dans le vacillement du bateau Mali,  de 2010 à aujourd’hui, cinq ans d’insécurité sociale. Chacun doit être mis devant ses responsabilités doublées de contradictions. 
 ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2015 10:54:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_830682" align="alignleft" width="320"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/complet_Alger-270215.jpg"><img class="size-full wp-image-830682" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/complet_Alger-270215.jpg" alt="Cérémonie de signature de l'engagement d'Alger. " width="320" height="180" /></a> Cérémonie de signature de l'engagement d'Alger.[/caption]

Maintenant les dirigeants rebelles, ayant grandement ouvertes les portes du Mali aux  narco-terroristes Es délits en tout genre, veulent non seulement réintégrer l’armée mais demandent surtout la mise en place d’Etat Fédéral. De qui se moque-t-on ?

Si les représentants du peuple préfèrent Bamako, ensuite aiment entreprendre des visites furtives dans les localités d’origine, narguer les cousins au passage, en ce moment il faut chercher la faute dans les urnes.

Il ne faut tout de même pas l´oublier, la prise des trois régions par l’aide des groupes des trois régions du nord-Mali a une grande responsabilité dans l’avancé de l’offensif djihadiste vers le sud du pays, acté par la prise de Konnan une certaine nuit du 9 au 10 janvier 2013.

Il y a faute et responsabilité dans l’instabilité du Nord du pays, que dis-je, du pays tout entier.

En soi, leur acte de haute trahison (pacte avec des groupes armés arrivées de Libye), motif de révocation de l’armée, est antirépublicain. Pour que la réintégration soit possible, il leur fallait déjà éviter d’avoir « les mains sales… Trempées jusqu’aux coudes » (Jean Paul Sartre). Il faut savoir ce que l’on veut.

Quel sera l’étape d’après ?  Fomenté un facile renversement de l’Etat organisé à l’intérieur  des états-majors ?

Des exemples dans le monde ont prouvé que l’on peut conserver sa particularité régionale en même temps une grande autonomie, c’est le rôle des conseils généraux.

Pour cela, il faut être prêt à l’ouvrage et ne pas attendre que la récolte soit fertile, bien avant même les semailles.

Pour un dispositif pareil, il faut  également avoir une grande transparence, notre pays n’est pas maître dans cet art.

Vers une sortie de crise, le Mali a besoin de tous ses enfants, (Touareg, Maures, Songhoï, Bellas, Peulhs, Bambara, Malinkés...etc.), du Nord comme du Sud.

Aucun peuple du monde n’est homogène, nul ne se construit dans l’autarcie. Nous sommes différents les uns des autres, les différences se complètent, c’est ce qui fait la richesse de ce monde.

Il peut avoir pardon, mais l’oubli est un autre roman. Ne pas oublier n’est synonyme de vengeance. Le Mali a besoin de se REFAIRE.

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<strong>Dia D SACKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alger V: L&amp;apos;introuvable paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/alger-v-lintrouvable-paix-828162.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/alger-v-lintrouvable-paix-828162.html</guid>
<description><![CDATA[ La dernière cessation de violence du 19 février 2015 obtenue sous la forte pression internationale arrive mort-née. Dans le pandémonium sahélo-saharien, les coeurs de tous les médiateurs battent à l´unisson, scande-t-on dans les tribunes officielles. Hélas, c´est tout faux !  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 27 Feb 2015 02:30:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_798292" align="alignleft" width="178"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Hawa-Diallo.jpg"><img class="size-full wp-image-798292" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Hawa-Diallo.jpg" alt="Hawa Diallo, dirpub &quot;La Refondation&quot;" width="178" height="200" /></a> Hawa Diallo, dirpub "La Refondation"0[/caption]

Coïncés entre leur pitié- pour un Mali démuni mais fort respectable dans ses convictions républicaines et démocratiques- et leur ardent désir d´hégémonie sur l´immense espace sahélo- saharien géostratégiquement et géopolitiquement luxuriant où l´avenir se joue, la Communauté internationale et les médiateurs se donnent chaque jour un mal enragé à courir après la paix. Introuvable paix, il faut dire ! Pour la simple raison que la Paix c´est un peu comme l´amour (ce n´est pas pour rien qu´amour et paix sont liés, intimement!). Et, on le sait, aucun amour ne peut fleurir sur un terrain de mensonge.

Or, le septentrion malien apparaît désormais comme  un vaste champ de mensonges où chaun cultive son lopin. Et mëme nos meilleurs amis y ont les leurs. Sinon comment comprendre certains agissements?

En tout cas, la prise de position suivante du Général Jean-Bernard PINATEL, ancien chef du bureau Renseignement et Opérations de la 11ème Division Parachutiste et membre fondateurs du Groupe Permanent d’Évaluations de Situations (GPES) donne matière à réflexion: «les autorités françaises devraient à mon avis exercer une très forte pression sur le gouvernement transitoire de Bamako pour qu’une négociation politique s’ouvre avec les représentants des Touaregs afin de déterminer un statut d’autonomie de la région de Kidal, du même ordre que celui que le gouvernement espagnol a octroyé au Pays Basque. Les autorités maliennes savent que si nous nous retirons elles se retrouveront dans la situation de 2012, ce qui donne à la France un pouvoir d’influence considérable ».

Le fin stratège Français sait de quoi il parle. Puisque, <em>relève-t-il</em>, toutes les crises au Tchad  dans lesquelles la France a été impliquée depuis 1969 ont été fondées sur les mêmes causes. La stabilité du Tchad n’existe que depuis qu’un chef militaire issu du Nord, Idriss Deby, a pris le pouvoir à N’Djamena.

Et, de façon péremptoire, le Général PINATEL ajoute : «Tant que Bamako n’aura pas accepté que, dans le cadre de l’unité du Mali, les régions quasi désertiques allant de la frontière algérienne jusqu’au fleuve Niger disposent d’une autonomie administrative du même type que celle que Madrid a fini par consentir au peuple Basque, les islamistes disposeront d’un terreau favorable et le Nord Mali ne connaitra pas la Paix».

La chanson est douce et le MNLA la fredonne chaque jour encore. Il est vrai, en termes de «fédéralisme» !

Et elle est si douce, la chanson PINATEL que même la désormais républicaine Coalition du Peuple de l´Azawad (CPA) la chantonne: «Nous respectons l’intégrité territoriale du Mali dans le cadre de l’accord de Ouagadougou du 18 juin 2013 et nous respectons le caractère laïc et républicain du Mali depuis l’accord du 18 juin 2013.

Cela ne veut pas dire que nous ne construirons pas le Grand-Mali dont j’ai toujours parlé. Pourquoi, je dis le Grand-Mali ? Il y a le Grand-Iraq, le Grande-Espagne et j’en passe. Il faut avoir le courage de faire la paix, et pour la faire il faut pouvoir se dire les quatre vérités en face »,<em> par la voix de son président Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, notamment</em>.

Faut-il croire avec le Maroc que les « négociations » d´Alger « ne  parviendront à rien » ? Le doute est difficilement permis lorsque  nos amis du royaume chérifien laissent entendre :« Certains groupes touareg sont en partie sous notre contrôle et nous suivons tout ce qui se déroule à Alger»

<strong>Alors, le Maroc aurait-il des visées expansionnistes sur notre  septentrion? </strong>

Là-dessus, voilà  le commentaire ( relatif à la visite de Bilal Ag Chérif du MNLA au Maroc)  d´un de nos cousins Marocains Boubker Ouarda :«Je l´ai déjà dit sur cette plateforme, si le Maroc consolide ses acquis démocratiques et atteint un niveau de prospérité économique et sociale plus élevé (avec un PIB de 350 B$ on serait tres à l´aise), cela pourrait pousser certains peuples jadis liés au trône Alaouite de demander par eux même le retour sous le giron du Maroc... Un Royaume Uni à la Marocaine pourrait voir le jour dans les decennies à venir... Dans tous les cas, la visite du chef du mouvement separatiste a Marrakech et les discussion avec le Roi vont surement accelerer la pacification de la bande nord du Mali et repousser les groupes terroristes vers leur terre d'acceuil en attendant une autre mission pour destabiliser un autre pays voisin... Mr. Al-Ansari souligne que «les gens de l´Azawad non seulement sont une extension du peuple marocain, et il n'est pas logique d´en laisser une partie anéantie sans déplacer les résidents... la région de Tombouctou a été associée avec le Maroc à tous les égards (guerres ?) religieuses, politiques et économiques, et ils avaient à leur cou l'allégeance aux Rois Alaouites »... ».

Billal Ag Chérif serait-il en conséquence  au service du royaume chérifien? La réponse officielle est assurément non, tant du côté marocain que du côté de «l´Amghar targui».  Sauf que «Rien n’est impossible dans ce Sahel où les influences les plus diverses s’entrecroisent», nous apprend le Général Jean-Bernard PINATEL. Lequel connaît la zone Sahélo-saharienne jusqu´à ses grains de sable les plus fins.

Cela vaut également pour l'Algérie médiatrice. Mieux, à écouter des initiés, l´Algérie serait même capable de  savoir la provenance du moindre grain de sable de la zone. D´où d´ailleurs sa farouche opposition d´alors à toute intervention millitaire. C´est, du moins, ce que soutiennent les mêmes initiés.

Cependant, ces derniers omettent de souligner le rôle prépondérant qu´y joue le très mythique Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS),  détenteur du pouvoir réel en Algérie. En effet, l´émérite Professeur Lahouri ADDI de l´IEP de Lyon et memebre du Triangle (laboratoire du CNRS) soutient: « la presse anglo-saxonne rapporte souvent que les services algériens ont des agents doubles parmi les rebelles du Nord-Mali, fournissant une partie de la logistique au Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), à Ansar ed-Dine et même à Aqmi ». Et de trancher: « La réalité est que le DRS ne veut pas que l’armée régulière remporte des victoires contre les islamistes, cherchant à être seul sur ce terrain avec sa propre stratégie pour combattre ces organisations en les infiltrant et en les manipulant pour les affaiblir ». Triste réalité qui n´est que la face émergée de l'iceberg sahélo-saharien. Bien sûr que cette réalité sera toujours niée par la Communauté Internationale et les médiateurs. L´hypocrisie qui lamine!

Après quoi, l´on va nous parler de paix!  Mais de quelle paix  nous parle-t-on donc? Puisque la plupart des faiseurs de paix sont ceux-là même qui sèment les germes de la haine. Et à longueur de journée! Car l´on ne peut pas être avec ceux qui sont pour la République et ses valeurs (le Gouverment et le Peuple  du Mali) et être  avec ceux qui combattent la République et ses valeurs (les mouvements politico-militaires et religieux comme Ansar Al-Eddine et le Haut Conseil pour l´Unité de l´Azawad ainsi que leurs alliés).

De toutes façons, Albert Einstein dit : «Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire».

Alors, regardons faire dans notre monde sans agir et détruisons-le, sans  le moindre égard à la responsabilité! La géopolitique et la géostratégie n´en seront que trop meilleures. Les droits de l´Homme, du Citoyen et du Peuple aussi.

<strong>Hawa DIALLO</strong>

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<title>Négociations d´Alger: Pourquoi pas la force populaire, GATIA?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/negociations-dalger-pourquoi-pas-la-force-populaire-gatia-811052.html</link>
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<description><![CDATA[ Abrités derrière la prestigieuse appellation de Mouvement National de Libération de..., les alliés du terroriste Iyad Ag Aghaly se croyaient forts. Et suffisamment forts pour semer  davantage de terreur dans notre septentrion. Eh bien! Le réveil désormais se revèle trop brutal! ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Feb 2015 12:00:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_798292" align="alignleft" width="178"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Hawa-Diallo.jpg"><img class="wp-image-798292 size-full" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Hawa-Diallo.jpg" alt="Hawa Diallo, dirpub &quot;La Refondation&quot;" width="178" height="200" /></a> Hawa Diallo, dirpub "La Refondation"[/caption]

En effet, le Groupe d´Autodéfense Touareg Imghad et Alliés (GATIA) né, en mai 2014, dans le feu de l´action, ne se contente pas seulement d´apporter un démenti cinglant aux industriels du mensonge et leurs petits ouvriers. La très populaire organisation se couvre aussi de gloire sur la ligne de front.

Et sa notoriété est telle que le GATIA fait désormais figure de voix qui compte au Mali, en particulier, dans son septentrion.

Aussi, la force populaire voudrait-elle prendre toute sa place dans le processus de paix. Et demande donc à participer aux négociations d´Alger. Droit fort légitime que certaines parties prenantes de la crise lui refusent. A commencer par le soi-disant MNL de... et ses alliés regroupés au sein cet autre Ansar Eddine (AE), il est vrai, sans le nom, le fantoche  Haut Conseil pour l´Unité de...

&nbsp;

Lesquels noircissent, chaque jour  un peu plus, Gamou, le très brave Général ainsi que sa troupe. Un peu comme si Aguel Hoc, avec sa centaine de personnes égorgées, n´avait jamais existé! Comme s´il n´y avait jamais eu de lapidation et d´amputations en 2012! Que dire du viol de nos filles, soeurs, épouses et amantes?

Bref, autant de crimes imprescriptibles contre l´Humanité passés sous silence. Tout ça pour que le “MNL..." et ses alliés terroristes puissent s´asseoir à la table de négociation. Et, ils s´y sont assis! Au même titre  que les défenseurs des droits de l´Homme, du Citoyen et du Peupled´ailleurs!

Cela n´a heurté aucune conscience internationale. C´est si délicieux, les droits de l´Homme!

A condition cependant qu´ils n´engendrent point un nouveau totalitarisme, de surcroît, supranational pour écraser les peuples au profit des crapules.

Or, c´est visiblement le cas dans le dossier très sensible du Mali. Cas où les traitements préférentiels sont en passe de devenir la règle.

Sinon, l´exclusion du GATIA aux négociations d’Alger ne s’explique. Comme du reste son indexation au registre des nouveaux “barbares". Parce que, <em>disons-le tout de suite</em>, le GATIA est loin d´être une vulgaire organisation criminelle.

Oui, le GATIA est “une milice”. Et alors?  Quel pays au monde ne recourt pas à une milice  là où l´Etat faiblit? Pour renforcer ses forces armées et de sécurité, la grande France même a dû recourir à des troupes de citoyens, à un moment donné de son Histoire.

Est-ce au fond pour cette raison que des Français se montrent perméables à la participation du GATIA aux négociations d´Alger?

Toujours est-il que la participation du GATIA aux négociations d´Alger s´impose aujourd´hui. Au regard de la donne socio-politique et militaire qui prévaut désormais dans le septentrion malien. Simple question de bon sens! Même si le Groupe de Gamou, le  Général, est obligé aujourd´hui d´avaler dans le processus de paix.

Et, justement, cela va durer jusqu´à quand encore?

Il faut dire qu´à ce rythme, le GATIA ne participera même pas aux négociations d´Alger. Puisque s´y oppose le négociateur international en chef, lui-même, SEM Ramtane Lamamra, le bienveillant Ministre des Affaires Étrangères Algérien. Lequel pense que le GATIA est déjà partie prenante de la Plateforme.  Or, celle-ci y siège!

Est-ce là une raison suffisante pour exclure le GATIA des négociations d´Alger? Le médiateur international en chef est souverain.

Pour autant, est-il sûr de vouloir la Paix au Mali?

La question émane des Maliens d’en-bas et s´adresse à SEM Ramtane Lamamra, certes.  Mais vaut aussi pour tous les autres médiateurs. Si oui, prière de laisser-passer le GATIA! Et jusqu´à Alger, à la table de négociation!

SEM Ramtane Lamamra et toute son équipe vont-ils prendre leur responsabilité face à l´Histoire?

Au Mali, tous les yeux désormais sont rivés sur Ramtane Lamamra, le faiseur de paix en action!

<strong>Hawa DIALLO</strong>

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<strong> </strong>

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<title>Septentrion malien: Gourma Rharous assiégé</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/septentrion-malien-gourma-rharous-assiege-785642.html</link>
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<description><![CDATA[ La mémoire collective retient encore le double assassinat crapuleux, en août 2014 du jeune Aly Abadey et de adjoint au maire de Haribomo, Moussa Aly, tous ressortissants de  Bambara Maoudé. Malheureusement, le cercle n´a pas encore fini d´enregistrer ses morts. Et pour cause! ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Feb 2015 09:41:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Rharous.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-785652" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/02/Rharous.jpg" alt="Rharous" width="350" height="263" /></a>Les terroristes du «MNLA» et alliés y sévissent encore. Et leurs forfaits y ont comme noms:  rapt, de razzia et d´assasinat crapuleux.

Autant d´actes crapuleux perpétrés contre Kano, un village du cercle; et intervenus, <em>précise un habitant de Rharous</em>,  de 12h à 17h du vendredi 30 janvier 2015. Date dont se souviendront encore tous les habitants du cercle, en particulier ceux de Kano.

Ces derniers ayant vu des individus sans foi ni loi, «lourdement armés», débarquer de «7 véhicules» et les assaillir. Avec, au bout du compte, le monstrueux bilan d´une vie gratuitement ôtée, plus «23 personnes du village de kano enlevées et transportées à Ber». Parmi eux: «le chef de village, l'imam, et deux conseillers», <em>revèle la même source</em>. Celle-ci souligne, en outre, l´enlèvement de «10 motos, 4 futs de gasoil et d'essence, des téléphones portables» ainsi que le vol de «1 650 000 FCFA» et l´incendie « à la grenade de deux maisons ».

L´affaire n´est pas seulement rocambolesque. Mais donne aussi froid dans le dos. Tant les assaillants sont venus de Ber et y sont retournés. Située à une soixantaine de km de Tombouctou, chef lieu de la région, et à 18 km de Kano,  la localité sert également de base à la MINUSMA. Celle-ci mettra pourtant 3h à 4h à se confiner dans l´inaction. Un peu comme si la mission onusielle de maintien de la Paix au Mali, averti dès 13H, tenait laisser le mouvement terroriste et ses alliés faire la guerre aux  paibles populations de Gourma Rharous.Y´aurait-il scorpion sous les dunes comme à Gao?  Mais la vraie question est plutôt celle-là:

<strong>Où donc est passé l´Etat malien? </strong>

Cette question-là,  les habitants de Gourma Rharous la tournent et la retournent dans leur tête. Et leur esprit de heurtent contre le silence assomant de l´Etat malien. Silence d´autant assomant que  l´état major des armées et certains ministres ont également dès 13H été informés de la situations sur le terrain. Du moins, <em>assure-t-on du côté de Gourma Rharous </em>qui attendu le secours dû jusqu´à 17H encore!

Certes, nul à Rharous ne demande à l´Etat malien de faire l´impossible en ces moments plus que difficiles de notre vie. Mais de faire déjà le peu qui est à la portée de tous à savoir son petit apport en soutien moral.

Or, même là, l´Etat malien a brillé par son mustisme. Et, <em>relève-t-on à Rharous</em>, jusqu'à la date d'aujourd'hui(3 février 2015), aucune autorité ni locale, ni régionale encore moins nationale ne s'est inclinée» à la mémoire de ceux qui sont fauchés sous les balles terroristes; et «n´a manifesté la compassion à l´endroit de ceux qui ont perdu les leurs».

Que s´est-il donc passer? La MINUSMA, <em>comme certains l´ont laissé entendre</em>,  empêcherait-elle effectivement l´armée malienne de protéger les siens?

A Rharous, la colère le dispute à l´impuissance. Tant les populations qui ne demandent qu´à vivre en paix chez eux font figure de souffre-douleur des terroristes du «MNLA» et alliés. Lesquels peut les agresser à souhait sans être inquiétés le moins du monde.

Le  soi-disant mouvement national de libération (mnl) de l´hypothétique azawad(a) et ses associés malfaisants peuvent même sur les terres de Rharouss tenir leur «assemblée générale» de désintégration du Mali qu´ils appellent honteusement «assembleé d'information et de sensibilisation à l'endroit des villages riverains». Histoire, <em>rapporte notre source</em>,  de «les inviter à regagner le rang de l'azawad», au motif «le mali n'existerait plus sur les terres où ils étaient au moment des faits».

Pis, les ennemis de la Paix et de l´Homme se disent même prêts «à donner des armes à tous ceux qui souhaitent les regagner pour défendre l'azawad». C´est dire!

Et, <em>disent des ressortissants du Gourma Rharouss</em>, il y a vraiment lieu de s´inquiéter. Car,<em>s´interroge-ton à Rharous,  </em>qui pourra empêcher les jeunes de ces villages à regagner le MNLA et le MAA basés à Ber?  Dans la mesure où  « l'Etat même  abandonne cette partie du territoire» devenus le terrier de «brigands de toutes sortes». Lesquels ont même le toupet d´inviter jusque dans nos maisons nos jeunes « à se joindre à eux», arguant que «l'Etat n'existe plus dans ce milieu...». Le moins que puisse faire une organisation terroriste!

Surtout quand on toute la «complicité passive» dont elle jouit auprès de la MINUSMA censée.

Bref, rarement les habitants de Gourma Rharous se sont aussi sentis aussi «laissés-pour-compte». Aussi, exigent-ils de l´Etat du Mali «légalité et autorité» sans lesquelles «aucune démocratie ne saurait exister». L´Etat naissant du Mali entendra-t-il le signal de détresse de Gourma Rharous? Il y a intérêt. Et y est même contraint. Pour une raison toute simple:

<strong>Le «MNLA» et ses alliés convoitent le Gourma</strong>

C´est la zone est l´une des plus fécondes du Mali, avec  «d’importantes ressources agro sylvo pastorales», le note le PROMISAM (USAID-MALI). La structure de lutte contre l´insécurité alimentaire y inventorie ainsi de multiples types de cultures qui vont de «la riziculture avec maîtrise totale» au «cultures maraîchères», en passant par «les bas-fonds, les cultures sèches, les cultures de décrue, les cultures fluviales».

Toujours selon le Projet, le «cercle de Gourma Rharous dispose d’importantes ressources pastorales très appréciées: les mares pérennes, les mares semi temporaires, les mares temporaires, le fleuve, les lacs, les puits pastoraux, les barrages de retenue d’eau, les terres salées». A lui seul, le sous-secteur élévage se taille  «environ 45% de l’effectif du cheptel de la région de Tombouctou».

En matière d´eaux et de forêts, le cercle est riche de formations végétales telles « les galeries forestières, les steppes arborées, arbustives et boisées», en particulier à Gossi (mare de Gossi) et à  Bambara Maoudé (mare de Banzena) mais aussi  «au niveau des mares temporaires ou semi temporaires (Tintadeini, Inalata, Idaman etc.)»

Mais le cercle de Rharous est aussi riche de sa faune, avec des espèces comme les «gazelles, les chacals, hyènes, pintades, outardes, éléphants, canards amés, hippopotames, autruches» sur lesquels pèsent d´énormes menaces.

Les ressources halieutiques du cercle sont aussi importantes et s´exploitent surtout dans les mares de «Gossi, Adiora, Dimamou, Dourgama, Inadiatafane, Ebang Imallène, Agoufou, N’Daki».

Les ressources de Gourma Rharouss, eldorado d´hier et d´aujourd´hui  sont innombrables. Et les petits du «mnla»  ne le savent que trop bien. Eux qui saventurent avec  les stratèges et les géopoliticiens les plus minables de la terre. Et à quelles fins inavouables!

Seulement, l´Etat malien va-t-il les laisser parvenir à leurs fins? Que non, <em>dirait le Président IBK, dans le français châtié dont lui seul a le secret</em>!

Alors, que l´Etat malien s´assume davantage! Car qui veut aller loin menage sa monture! Et le Gourma Rharous est un héritage trop considérable pour le laisser aux petits du «mnla» et leurs alliés terroristes.

Autrement dit, l´Etat du Mali gagnera à envoyer un détachement dans le cercle de Gourma Rharous. Avec mission de l´extirper des crocs du terrorisme et de l´en préserver.

Là-dessus, il ne s´agit point de se faire des illusions sur les capacités réelles d´un Etat à peine sorti de terre.

Mais de fédérer surtout les énergies, en vue de circonscrire le mal et de l´abattre au bout du compte. Véritable travail herculéen qui est à la portée de l´Etat du Mali, même naissant. Encore faudrait-il lui épargner tous les vétilles, faux-fuyants et faux-semblants le minant déjà!

Et, là, nous sommes bien loin du compte!

<strong>Hawa Diallo</strong>

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<title>Éditorial : A l´Appel de la Liberté : trois à quatre millions de oui!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/editorial-lappel-de-la-liberte-trois-quatre-millions-de-oui-747962.html</link>
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<description><![CDATA[ En requérant de pardonner «à cette France qui n´est pas la France», Senghor le praticien de la civilisation de l´Universel sait de quoi il parle. Lui qui a tant pratiqué et tant aimé la France, à juste raison d´ailleurs. Puisque cette France de nos ancêtres les faiseurs de lumières et de révolutions reste éminemment républicaine, démocratique et laïque.  Et ça, le monde le lui revaudra toujours.  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Jan 2015 08:55:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Comme il nous a d´ailleurs été donné de le constater, les 7, 8, 9, 10 et 11 janvier 2015. Semaine sanglante, semaine historique qui a vu la France passer du deuil à la fête républicaine. Les frères Kouachi, le couple Coulibaly  et leurs complices sont passés par là. Et venaient donc de sonner le tocsin.

Ainsi, les amoureux de la Liberté estimés à quelques trois ou quatre voire cinq millions, en singleton, en couple, par groupes de trois, de dix vingt, cinquante, cent, mille, trois mille,  cinquante mille...,  ont parachuté, surgi de mer, sont sortis de terre, de partout et ont convergé sur  «la grande et noble»Paris, pour parler comme Emile Zola.

C´est que, <em>dit Marx dans le 18 Brumaire de Louis Bonaparte</em>,  les hommes font leur propre histoire, mais ne la font pas arbitrairement, dans les conditions choisies par eux, mais dans des conditions directement données et héritées du passé. La tradition de toutes les générations mortes pèse d´un poids très lourd sur le cerveau des vivants. Et même quand ils semblent occupés à se transformer, eux et les choses, à créer quelque chose de tout à fait nouveau, c´est précisément à ces époques de crise révolutionnaire, qu´ils évoquent craintivement les esprits du passé, qu´ils leur empruntent leurs noms, leurs mots d´ordre, leurs costumes, pour apparaître sur la nouvelle scène de l›histoire sous ce déguisement respectable et avec ce langage emprunté....

Des mots qui n´ont pas jamais sonné aussi vrai que ce 11 janvier 2015. Une journée à nulle  autre pareille   qui en rappelle pourtant d´autres. En l´occurence, la journée du 18 mars 1871. Les terroristes n´étant rien d´autre que les nouveaux Prussiens et l´océan d´amoureux de la Liberté, jouant le rôle de la Garde Nationale. La part du lion revenant au lion de la République. Sauf que le second lion de la République est plus qu´Ernest Picard Ministre de l´Intérieur d´alors. François Hollande  peut donc, au nom de la République française,  pousser son cri de guerre:

«Le Gouvernement vous appellent à défendre votre cité, vos foyers, vos familles, vos propriétés.

Quelques hommes égarés, se mettant au-dessus des lois, n´obéissant qu´à des chefs occultes, dirigent  contre Paris les canons qui avaient étés soustraits aux Prussiens.

Ils résistent pat la force à la garde nationale et à l´armée. Vous voulez le souffrir?

Vous voulez, sous les yeux de l´étranger prêt à profiter de nos de nos discordes, abandonner Paris à la sédition?

Si vous ne l´étouffez pas dans son germe, c´en est fait de la République, et peut être de la France!

Vous avez leur sort entre vos mains!

Le Gouvernement a voulu que vos armes vous fussent laissées.

Saisissez-les avec résolution pour rétablir le régime des lois, sauver la République de l´anarchie qui serait sa perte; groupez-vous autour de vos chefs. C´est le seul moyen d´échapper à la ruine et à la domination de l´étranger».

Ces mots-là, s´ils sont signés d´Ernest Picard déjà cité mais aussi d´Aurelle, le Général Commandant supérieur de la Garde Nationale de la Seine, n´en disent pas moins long sur la gravité de la situation. Surtout que les balles terroristes ont fauché environ une vingtaine de citoyens. Intolérable, clame le peuple dont le cri  vient ainsi répondre à celui de François Hollande! La magie de l´instant! Et elle est à la Liberté, toute à la Liberté! Pensée émue à la veuve du Lieutenant Châtelet.

La brave venue rendre l´ultime hommage à son époux, et après un baiser suave à sa progéniture, lâche: «Souvenez-vous et criez avec moi: Vive la République! Vive la Commune!». Et, <em>chantera notre Hugo à tous, Victor</em>, insensé qui croit que je ne suis pas toi. Le fol amoureux de la Liberté a parlé. Le cortège républicain peut alors s´ébranler; et Place de la Liberté pour aboutir à l´Avenue de la Nation.

Et l´on entend alors, du fond des âges, Jules Leroux  se faire «la bouche du peuple», selon la belle expression d´Aimé Césaire, cet autre intrépide combattant de la Liberté; et déclamer «l'ardente prière que le peuple qui souffre, sent, et connaît, profère chaque jour:Sainte et auguste République, tiens tes promesses ; réalise parmi les hommes la Liberté, l'Égalité, la Fraternité, l'Unité; fais qu'il n'y ait plus de gens qui vivent dans l'extrême opulence et de gens qui meurent dans l'extrême misère; détruis l'inégalité, l'esclavage, la haine, non dans quelques uns de leurs effets, mais dans leurs racines les plus profondes, ou tu n'es qu'un vain nom!»

Bien sûr qu´ils voudraient, eux aussi prier, les quatre à cinq millions d´amoureux  célébrant la Liberté au coeur de Paris. Ils prient même, se recueille, écrase une larme par-ci, contient un soufle là, s´efforce de rire quelques fois. Parfois aussi, on les a vus rire, même franchement: «là où il y a tombeau, il y a résurrection», <em>rassure un autre poète.</em>

Mais force doit rester à la fermeté. Car l´arme terroriste plantéé dans le dos de la République l´a tirée de l´indolence. Et l´a donc propulsée sur le front de ligne. Et sur son propre sol!

C´est malheureusement cela aussi le terrorisme qui apparaît ainsi dans toute son hideur.

<strong>Hawa DIALLO</strong>

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<title>Patrimoine Culturel Immatériel et réconciliation nationale : Le Ginna Dogon sous le Balanzan</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/patrimoine-culturel-immateriel-et-reconciliation-nationale-le-ginna-dogon-sous-le-balanzan-746772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/art-culture/patrimoine-culturel-immateriel-et-reconciliation-nationale-le-ginna-dogon-sous-le-balanzan-746772.html</guid>
<description><![CDATA[  En l’absence du président de Ginna Dogon, Mamadou Togo empêché, Indé Timbelly a eu « l’insigne honneur de prendre la parole au Séminaire de Haut niveau portant sur « la contribution des dépositaires des légitimités coutumières, religieuses et socioculturelles au processus de paix et de réconciliation nationale » organisé le mois dernier  par la Fondation pour la  Gouvernance et la Stabilité :  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Jan 2015 02:30:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_92072" align="aligncenter" width="550"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/dogon.jpg"><img class="size-full wp-image-92072" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/09/dogon.jpg" alt="un village dogon" width="550" height="412" /></a> un village dogon[/caption]

<strong>«</strong>Permettez-moi de parler de cet arbre Balanzan que les dogon connaissent bien avant de passer au vif du sujet.

Le balanzan est cet arbre humble qui ne porte pas de feuillage pendant la saison des pluies mais profite pour emmagasiner des ressources qu’il régénère pendant la saison sèche et nourrit les animaux du sahel avec ses fruits et feuillages très appétés et nourrissant. C’est une leçon de sagesse chez nous les dogon. Le paysan protège ce gros pied de balanzan qui ne gène nullement ses cultures par son ombrage contrairement aux autres arbres qu’il est parfois obligé d’élaguer (tailler). Les alentours du balanzan réussissent mieux aux cultures parce que, les animaux qui venaient s’y reposer pendant la saison sèche, à la recherche des fruits et feuilles,  avaient fertilisé cette partie du champ que le paysan dogon compare à un parc. Une autre vertu de cet arbre est, que le Balanzan est une plante médicamenteuse avec la vertu  de ses écorces, ses feuilles et ses fruits (soigne les plaies, la toux…). Aussi, le paysan dogon s’est souvent servi de cette plante pour répertorier les points d’eau pour  creuser son puit.

Le choix de balanzan pour votre fondation est bien justifié car vous êtes allé en profondeur de nos valeurs socioculturelles pour trouver la solution à la paix et à la réconciliation dans notre pays.

S’agissant de conflit, de tout temps, il a existé des conflits intra et inter communautaires au Mali, les archives coloniales sont là pour le témoigner.

A l’époque précoloniale, ces conflits étaient résolus à l’interne suivant <strong>les us et coutumes </strong>de chaque ethnie et <strong>par de grandes palabres</strong> ou <strong>de guerres </strong>en ce qui concerne les conflits intercommunautaires.

A l’époque coloniale, les conflits intra-communautaires étaient pour la plupart résolus par les <strong>méthodes coutumières</strong>, le chef de village ou de canton et les conflits intercommunautaires par <strong>l’administration coloniale</strong>.

Après l’indépendance, à l’époque des partis uniques (défait constitutionnel), sous la 1<sup>ère</sup> et la 2<sup>ème</sup> république, presque tous <strong>les conflits étaient systématiquement politisés</strong>. Il fallait être <strong>« un bon militant »</strong> pour gagner un procès !

Sous la 3<sup>ème</sup> république, avec l’instauration d’un multipartisme tout azimut et d’un libéralisme sauvage, l’apparition de nouveaux riches, <strong>la perte des valeurs régulatrices de nos sociétés, tels que, l’honneur, la parole donnée, la solidarité, la fidélité</strong> etc. Un procès se gagne selon <strong>le poids des portefeuilles des protagonistes</strong>.

<strong>Toutes les valeurs sociétales qui régissaient les différentes communautés ethniques étant distendues ou ayant presque disparues</strong>, n’est-il pas dans la logique de mutation des communautés qu’il y ait <strong>recrudescence et diversification de conflits</strong>.

Or, <strong>il est connu de tous que là où il y a conflit, il ne peut y avoir de développement</strong>. Pourtant <strong>le Mali</strong>, vieille terre de culture, de brasages ethniques, <strong>possède d’excellemment moyen pour parvenir à la paix et à la réconciliation</strong>.

Il est à noter que c’est une constance au Ginna Dogon depuis sa création, il y a à peu près deux décennies, que d’essayer de résoudre les conflits à travers les multiples ateliers et médiations :es ateliers nationaux de Bamako en 2006, de Bankass en 2009 ; les différentes missions au nord pendant l’occupation et pendant la crise de Kidal du 17 au 21.

Nous pouvons faire les propositions qui suivent dans le cadre du processus de paix et de réconciliation. Il s´agit :

Premièrement, de Faire revivre les valeurs traditionnelles à tous les niveaux ; respect des aspects positifs des Us et coutumes. Ex : Le Toguna chez les dogons, le  vestibule, l’arbre à palabre, le Gèlè chez mes autres parents.

Deuxièment, de Mettre la culture au service de la paix et de la réconciliation en revalorisant certains modes de gestion de conflits : Serment (Binu chez le dogon, dio ou dèguè chez d’autres) ; Cousinage ou Sinankuya Ex : Diarra – Traoré ; Peul-Forgeron-Bobo ; Dogon-Bozo-Songhoï-Touareg etc.) ; Les Nyamakalanw : griots, forgerons, garankés ;

Il faudra un renforcement  du système d’alliance entre les communautés, les ethnies, en perte de valeur…

Il s´agit aussi de :

Revaloriser la fonction et le rôle de la société civile formelle ou informelle ;

Nous devrons revoir le fondement de la famille  à travers une  éducation qui n’occulte plus nos valeurs sociétales ; revalorisation des écoles traditionnelles de formation en disparition comme par ex : le Sigui chez les dogon, les cérémonies de circoncision, une excellente école qui fait apprendre aux enfants  le droit d’aînesse, le respect des autres, la parole donnée, le sens de la responsabilité, le défi et  l’honneur. Nous devrons nous servir de notre histoire pour construire notre présent et notre futur car la construction d’une nation se fait perpétuellement. Nos ancêtres ont fait d’énormes sacrifices pour que cette nation malienne survive ;  nous nous en glorifions. Est-il suffisant aujourd’hui que de vivre uniquement de ce passé ? Non! Nous devons dignement apporter notre pierre à l’édification nationale ;

Faire recours au dialogue et à la concertation en mettant à contribution les parents directs ou proches, les communicateurs traditionnels (Nyamakalaw) et modernes (journalistes) ;

Ne jamais négocier et signer des accords en lieu et place des autres mais  prendre en compte l’avis de toutes les couches mêmes minorités ;

Ne jamais imposer des accords à des communautés contre leur gré;

Utiliser toujours des modes de gestions de conflits ou de réconciliations qui ne frustrent aucun groupe ;

Mettre en place un observatoire de conflits ou rebellions dans les différentes régions du Mali appuyé par des cellules de veille de conflits au niveau de nos communes et cercles en impliquant largement la société civile et en redynamisant la synergie entre élus-chefs coutumiers-Nyamakala ;

Après la résolution d’un conflit, faire  adhérer et soutenir l’instauration d’un moratoire de dix ans sans conflit et mettre toujours en place un mécanisme de suivi des différentes résolutions.

Pour finir, chers séminaristes, le Mali est une terre bénie qui n’a besoin que l’union sacrée des maliennes et des maliens. Mais qui parle de paix, de réconciliation doit s’armer aussi. Il nous faut aujourd’hui une armée  équipée,  formée, disciplinée et républicaine.

Le Ginna Dogon par ma voix invite  les autorités politiques, Administratives, judiciaires, religieuses, coutumières et les bonnes volontés ici présentes à  Soutenir et à  appuyer les termes du présent séminaire de la fondation Balanzan.  Vive la société civile malienne qui s’engagera à œuvrer pour la paix et la réconciliation ! Vive le Mali un et indivisible ! Je vous remercie ! »

<strong>Indé Timelly/ Guinna Dogon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A Charlie,  Mouhammad (SAWS) pardonnerait</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/charlie-mouhammad-saws-pardonnerait-746722.html</link>
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<description><![CDATA[ Parce que le Messager de Dieu était un homme infiniment bon. Il avait le coeur le plus généreux que le Tout-Puissant Ait donné à un être humain. Et toute son histoire est une histoire de la bonté et de la générosité. Or qui est bon et généreux pardonne, toujours. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Jan 2015 02:15:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En tout cas, le Prophète Mouhammad (SAWS) a toujours pardonné.</strong>

[caption id="attachment_729232" align="aligncenter" width="610"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Siege-charlie-hebdo.jpg"><img class="size-full wp-image-729232" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Siege-charlie-hebdo.jpg" alt="Direct: attaque terroriste au siège de Charlie Hebdo à Paris, 12 morts" width="610" height="344" /></a> Les tireurs face à la police près des locaux de l'hebdomadaire «Charlie Hebdo».<br />AFP PHOTO / ANNE GELBARD[/caption]

Cela, conformément à la Parole de Dieu, Le Tout-Puissant, Le Très Miséricordieux et Le Tout Miséricordieux: « <strong>Pratique le pardon ; ordonne le bien ; écarte-toi des ignorants </strong>» (Coran VII-199).

Et : « On rapporte que lorsque ce verset fut révélé au prophète (saws) il a interrogé l’Archange Gabriel (as) sur son interprétation. Gabriel lui dit : Attend que j’interroge Celui qui connaît toute chose. Il alla, puis revint le voir et dit : «<strong> Ô Mohamed, Dieu t’Ordonne de garder les liens avec celui qui rompt avec toi, de donner à celui qui te prive et de pardonner à celui qui te fait du tord!» (</strong>Extrait du Kitab ach Chifâ’ de Al-qadi ‘Iyad).

La même source ajoute : « On rapporte également que lorsque l’incisive du Prophète (saws) fut brisée, et sa tête fut blessée au court de la bataille d’Uhud, les compagnons furent très touchés. Ils lui ont proposé : Et si tu lançais des imprécations (malédiction) contre eux (les quraish) ! Il leur répondit <strong>: « Je n’ai pas été envoyé pour maudire. Mais j’ai été envoyé comme un implorant et comme une miséricorde. Mon Dieu ! Dirige mon peuple car ils ne savent pas. » ».</strong>

Dans le même ordre d´idées et d'après Aboubakr Djaber Eldjazairi : «lors d'une expédition, alors que le Prophète <em>(SB sur lui) f</em>aisait la sieste seul, à l'ombre d'un arbre, Ghawrath ben Harith vint pour le tuer, jusquà ce qu'il le vit debout devant lui, l'épée dégainée.

- Qui peut te sauver de moi, lui dit l'homme ?

- Dieu. répondit le Prophète <em>(SB </em>sur <em>lui) </em>!

L'épée tomba soudain de main de l'agresseur. Alors l'Envoyé s'en saisit lui dit :

- Qui <em>peut te  </em>sauver ?

- Sois le meilleur redresseur, lui dit Ghawrath.

L'Apôtre lui accorda son pardon le laissa partir. L'homme

retourna auprée des siens. « Je reviens de chez le meilleur des

hommes, leur dit-il !».

Cet homme-là a d´autant plus raison que  du Prophète Mouhammad (SAWS), Dieu même Dit dans La Torah : «<strong>... Tu es le protecteur du peuple illettré. Tu n´es ni dur, ni inhumain, ni criard dans les souks. Tu ne rends pas le mal pour le mal, mais tu pardonnes et tu fais actte d'indulgence</strong>», toujours d'après <strong>Aboubakr Djaber Eldjazairi </strong>citant BoukhAri, d'après 'AbdAllah ben'Amrou ben 'Aç.

Pour sa part, la Maison de l´Islam rapporte : «Sah'l ibn Hunayf et Qays ibn Sa'd étaient un jour assis à al-Qâdissiyya (en Irak) quand un convoi funéraire passa. Tous deux se levèrent alors. On leur dit : <em>"C'est (le convoi funéraire d') un non-musulman de cette terre* !"</em>. Ils dirent : <strong>"</strong>Le Prophète (se trouvait en un lieu) quand un convoi funéraire passa. <strong>Il se leva alors.</strong> On lui dit : <em>"C'est le convoi funéraire d'un juif."</em><strong> Il dit : « N'est-ce pas un être humain ? </strong><em>»</em>(al-Bukhârî, 1250, Muslim, 961)...

Voici donc le Prophète Muhammad (sur lui soit la paix) qui rappelle à ses Compagnons que le juif est un être humain et qu'en tant que tel il a droit aux égards auxquels ont droit les humains de façon générale. Cela paraît bien sûr tout à fait normal, mais cela montre aussi qu'il ne s'agit pas de vouer une haine au juif ».

La Maison de l´Islam rapporte encore: «Ayant un jour abattu un animal, Abdullâh ibn Amr dit aux gens de sa famille : <em>"En avez-vous offert une part à notre voisin juif ? En avez-vous offert une part à notre voisin juif ? J'ai entendu le Prophète dire : «</em><strong>L'Ange Gabriel m'a tellement recommandé de bien agir envers le voisin que j'ai pensé qu'un jour le voisin pourrait avoir</strong> <strong>une part d'héritage</strong><em> »</em>(at-Tirmidhî, 1943, Abû Dâoûd, 5152). Voici donc un Compagnon du Prophète qui considère l'exhortation islamique de faire le bien vis-à-vis du voisin comme s'appliquant naturellement à son voisin juif.»

Et, <em>ajoute la Maison de l´Islam</em>,  Aïcha raconte : “Un groupe de juifs vinrent auprès du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue), et dirent alors :

<strong>"As-<span style="text-decoration: underline">sâmu</span> 'alaykum !". </strong>Je compris (leur parole) et dis alors : <em>"Bal 'alaykum us-<span style="text-decoration: underline">sâmu</span> wa-l-la'na !"</em>
Le Messager de Dieu me dit alors : <strong>«Doucement, Aïcha ! Dieu aime la douceur dans toute chose. Adopte donc la douceur, et préserve-toi de la dureté et de l'excès».</strong> Je dis : <strong>"</strong><em>Messager de Dieu, n'as-tu donc pas entendu ce qu'ils ont dit ?</em><strong>" .  </strong>Il me répondit : <strong>«Et n'as-tu pas entendu ce que j'ai dit ? Je (leur) ai dit : "Wa 'alaykum !" Mon invocation sera acceptée à leur égard, la leur à mon égard ne le sera pas </strong><em>» </em>(<strong>al-Bukhârî,</strong> <strong>Muslim</strong>). La formule que ces quelques juifs de Médine adressèrent à ce moment là au Prophète ressemble à s'y méprendre à : <em>"As-<span style="text-decoration: underline">salâmu</span> 'alaykum"</em> (<em>"Que la paix soit sur vous"</em>). Mais en réalité elle était : <em>"As-<span style="text-decoration: underline">sâmu</span> 'alaykum"</em> (<em>"Que la mort soit sur vous"</em>).
Et Aïcha, ayant perçu ce qu'ils dirent réellement, se fâcha et leur répondit vivement : <strong>"Bal 'alaykum us-<span style="text-decoration: underline">sâmu</span> wa-l-la'na !"</strong> : <strong>"Plutôt sur vous, la mort et l'éloignement de la faveur divine !". </strong>Admirez la classe avec laquelle le Prophète a réagi à cela : il ne s'est pas emporté, pas énervé. Il leur a seulement répondu un serein et calme : <em>"Wa 'alaykum !"</em> : « <em>Et sur vous ! »</em>, expliquant à Aïcha que de toute façon l'invocation que eux faisaient ainsi contre lui ne serait pas exaucée par Dieu, contrairement à l'invocation qu'il avait été amené à faire contre eux suite à cette petite mesquinerie de leur part.

<strong>Autres témoignages</strong>

Enfin, M. Abousalam (© 2008 IslamReligion.com) rapporte :

« Au début de sa mission, le Prophète entreprit un voyage à Taïf, ville située dans les montagnes près de la Mecque, afin d’y inviter ses habitants à embrasser l’islam. Les leaders de Taïf, cependant, se montrèrent impolis et discourtois envers le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui). Et non contents de leur insolence à son égard, ils poussèrent même certaines bandes de la ville à le harceler. Cette racaille suivait le Prophète en lui criant des insultes, allant même jusqu’à lui jeter des pierres, jusqu’à ce soit obligé de trouver refuge dans un verger. Ainsi, il eut à essuyer à Taïf autant de rejet et de mépris qu’à Mecque. Ces voyous se postaient de chaque côté du chemin, lui lançant des pierres jusqu’à ce que ses pieds soient blessés et ensanglantés. Ces attaques découragèrent tant le Prophète, et le plongèrent dans un tel dépression qu’une prière, dans laquelle il mentionnait son impuissance et sa situation pitoyable, monta spontanément à ses lèvres. Implorant l’aide de Dieu, il dit :

« <strong>Ô Allah! À Toi je me plains de ma faiblesse, de mon manque de ressources et de mon humiliation devant les gens. Tu es le plus miséricordieux, le Seigneur des faibles et mon Maître. À qui Me confieras-Tu? À un étranger mal intentionné, ou à un ennemi qui aura le dessus sur moi? Si Tu ne m’attribues aucun mérite m’importe; car Ton bienfait sur moi est grand. Je cherche refuge dans la lumière de Ton visage par laquelle l’obscurité se dissipe et par laquelle chaque affaire de ce monde et de l’au-delà est dirigée, de crainte que Ta colère descende sur moi ou que Ton déplaisir s’abatte sur moi. Je n’ai besoin que de Ta satisfaction car fais en sorte que je fasse le bien et que j’évite le mal. Il n’y a de force et de puissance qu’en Toi.</strong>»

Le Seigneur lui envoya alors l’ange des montagnes, qui lui demanda la permission de joindre les deux montagnes, ce qui aurait eu pour effet d’écraser toute la ville de Taïf, qui était située entre les deux. Mais par sa grande tolérance et sa compassion, le Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) répondit : « <strong>Non! Car j’espère que Dieu fera naître d’eux des gens qui L’adoreront exclusivement sans rien Lui associer.</strong> » (<em>Sahih Mouslim</em>)

Sa miséricorde et son indulgence étaient si grandes qu’à plusieurs occasions, Dieu Lui-même le lui reprocha.

Un des plus grands opposants à l’islam, en plus d’être un ennemi personnel, était Abdoullah bin Oubayy, des hypocrites de Médine. Proclamant l’islam en apparence, il causait sournoisement beaucoup de tort aux musulmans et à la mission du Prophète. Sachant cela, le Prophète accomplit quand même la prière funéraire sur lui, à sa mort, et pria Dieu de lui pardonner. Le Coran mentionne cet incident en ces termes :«<strong>Et n’accomplis jamais, (ô Mohammed), la prière (funéraire) sur l’un d’entre eux qui meurt, et ne te tiens debout auprès de sa tombe. Ils n’ont pas cru en Dieu et en Son Messager et ils sont morts en transgresseurs ».</strong> (Coran 9:84)

Et pourtant, Abdoullay bin Oubayy avait oeuvré toute sa vie contre Mohammed et l’islam et n’avait ménagé aucun effort pour le discréditer et nuire à sa mission. Il avait retiré ses trois cents partisans du champ de bataille lors de la bataille d’Ouhoud et avait faillit mettre les musulmans en échec d’un seul coup. Il était toujours mêlé à des complots ou engagé dans des hostilités contre le Prophète et les musulmans. C’est lui avait tenté de jeter le Prophète dans l’humiliation en incitant ses alliés à accuser faussement son épouse, d’adultère afin de les discréditer, lui et le message qu’il prêchait.

S´agissant du rapport des musulmans aux chrétiens, Muqtadar Khan écrit : «Pour ma part, je voudrais rappeler aux musulmans et aux chrétiens une promesse que le prophète Muhammad avait faite à ces derniers. Prendre connaissance de cette promesse peut avoir un énorme impact sur la conduite des musulmans à l’égard des chrétiens. Les musulmans respectent généralement les précédents établis par leur prophète et s’efforcent de les mettre en pratique dans la vie de tous les jours.

En 628, une délégation de moines du monastère Sainte-Catherine se rendit auprès du prophète pour lui demander sa protection. Celui-ci leur octroya une charte leur garantissant des droits, que je vais reprendre ci-dessous dans son intégralité. Sainte-Catherine, le monastère le plus ancien au monde, est situé au pied du Mont Sinaï en Egypte. Doté d’une immense collection de manuscrits chrétiens, la plus grande après celle du Vatican, ce site figure sur la liste du Patrimoine mondial. Ses moines sont fiers d’y abriter également la plus ancienne collection d’icônes. Sainte-Catherine renferme les trésors de l’histoire chrétienne, ils y sont en sûreté depuis 1400 ans, grâce à la protection des musulmans ». Et voilà : «La Promesse à Ste Catherine : <em>« Ceci est un message de Muhammed ibn Abdoullah, constituant une alliance avec ceux dont la religion est le christianisme ; que nous soyons proches ou éloignés, nous sommes avec eux. Moi-même, les auxiliaires [de Médine] et mes fidèles, nous nous portons à leur défense, car les chrétiens sont mes citoyens. Et par Dieu, je résisterai contre quoi que ce soit qui les contrarie. Nulle contrainte sur eux, à aucun moment. Leurs juges ne seront point démis de leurs fonctions ni leurs moines expulsés de leurs monastères. Nul ne doit jamais détruire un édifice religieux leur appartenant ni l’endommager ni en voler quoi que ce soit pour ensuite l’apporter chez les musulmans. Quiconque en vole quoi que ce soit viole l’alliance de Dieu et désobéit à Son prophète. En vérité, les chrétiens sont mes alliés et sont assurés de mon soutien contre tout ce qui les indispose. Nul ne doit les forcer à voyager ou à se battre contre leur gré. Les musulmans doivent se battre pour eux si besoin est. Si une femme chrétienne est mariée à un musulman, ce mariage ne doit pas avoir lieu sans son approbation. Une fois mariée, nul ne doit l’empêcher d’aller prier à l’église. Leurs églises sont sous la protection des musulmans. Nul ne doit les empêcher de les réparer ou de les rénover, et le caractère sacré de leur alliance ne doit être violé en aucun cas. Nul musulman ne doit violer cette alliance jusqu’au Jour du Jugement Dernier (fin du monde). » </em>!

En définitive, ce qui nuit aujourd´hui à l´Islam c´est moins les petits crayons et plumes de pauvres journalistes que l´ignorance de bon nombre de musulmans.

Et le meilleur service que les musulmans puissent rendre à leur religion c´est d´éduquer leurs co-religionnaires, petits et grands, en particulier les premiers, de leur enseigner l´Islam, celui dont la révélation a été faite à Mouhammad (SAWS) à travers le saint Coran que le grand Jean Ziegler, apportant la contradiction à l´inculte Eric Zemmour,  qualifie d´ailleurs de:  «<strong>Livre de tolérance et d´amour</strong> ». Justement, c´est justement cette culture « <strong>de tolérance et d´amour </strong>» qu´il faut transmettre à la postérité. Vaste programme !

<strong>Hawa DIALLO</strong>

<strong>La Refondation</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Fondation Balazan pour la Gouvernance et la Stabilité : Face à la grande crise du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/la-fondation-balazan-pour-la-gouvernance-et-la-stabilite-face-la-grande-crise-du-mali-729442.html</link>
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<description><![CDATA[ Le RADISON BLU HOTEL  de Bamako a vibré les 9 et 10 Décembre derniers aux couleurs du Mali profond venu répondre à l´Appel de SEM Moussa Makhan Camara et de ses collaborateurs, à la faveur notamment d´un séminaire de haut niveau sur la Contribution  des  dépositaires des légitimités coutumières, religieuses et socioculturelles au processus de paix et de réconciliation nationale.
 ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Jan 2015 02:03:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Avec comme objectif  stratégique la mobilisation des «légitimités  coutumières, religieuses et socioculturelles   pour le renforcement de la cohésion nationale et la redéfinition de nouveaux paramètres du destin national». Et objectifs spécifiques de : «Aider les participants à appréhender la nature, les enjeux et les défis des crises cycliques, notamment  de la crise en cours, les conséquences sur le plan national et régional, les initiatives en cours par les pouvoirs publics et les partenaires du Mali»; «Identifier dans l’histoire politique  ancienne et contemporaine du Mali , des pratiques et des pactes - issus  des coutumes , des traditions  et/ou des religions -  générés et  usités  par les   chefs coutumiers, les leaders religieux et guides spirituels, les  grands artistes , les griots et les niamakalaw   dans la résolution des crises  internes au sein des empires et  des royaumes et cibler dans le contexte actuel,  quelques leviers pouvant servir de contribution  à la sortie de crise et au renforcement de la cohésion sociale»; «Permettre aux participants d’élaborer et d’adopter une « Déclaration d’engagement des chefs coutumiers, des  grands artistes , des nyamakalaw et des leaders  et guides religieux » ainsi que des dépositaires des   légitimités  émergentes , notamment celles  issues des associations de ressortissants de différentes localités du Mali. Cette déclaration est intitulé « SARATI KAN »   pour  accompagner le processus de paix et  de réconciliation  nationale».

Ce dernier est aujourd´hui pleinement atteint.  Puisque les dépositaires  des légitimités coutumières, religieuses et socio-culturelles ont rendu public leur déclaration que voilà:

<strong><span style="text-decoration: underline">DECLARATION DES DEPOSITAIRES DES LEGITIMITES ; COUTUMIERES, RELIGIEUSES ET SOCIOCULTURELLES:</span></strong>

Considérant le rôle prépondérant que les légitimités coutumières, religieuses et socioculturelles dans jouent  dans la régulation sociale;

Considérant la faible implication des légitimités  coutumières ; religieuses et socioculturelles dans la recherche de solutions aux crises répétitives ;

Considérant la  disponibilité  permanente des légitimités coutumières ; religieuses et socioculturelles ;

Considérant  la lassitude des populations  et leur attente d’une solution durable de la crise  en cours ;

Considérant que le dialogue a toujours été un socle et un ciment de la société malienne;

A la suite d’échanges approfondis sur la contribution des dépositaires des légitimités coutumières, religieuses et socioculturelles au  processus de paix et de réconciliation ;

Le séminaire recommande:

La reconnaissance officielle du rôle et de la place des légitimités, coutumières, religieuses et socioculturelles;

L’implication systématique de ces légitimités dans les recherches de solutions aux crises ;

La requête auprès des autorités compétentes  relative à la mise en mission immédiate de ces légitimités auprès des acteurs;

La mise à disposition de moyens par les pouvoirs publics et les partenaires techniques et financiers du Mali aux fins de donner une suite à l’organisation d’un forum des chefs coutumiers;

L’engagement de toutes les parties prenantes dans un dialogue franc, sincère et inclusif prenant en compte toutes les sensibilités de la nation en vue de l’accompagnement du processus d’Alger;

La prise en compte dans la grille des medias publics et privés d’un espace dédié aux légitimités  coutumières, religieuses,  socioculturelles et numériques,

L’activation d’un mécanisme de réarmement moral des forces armées  et de sécurité  et la culture de la citoyenneté à tous les niveaux;

L’analyse et l’exploitation des leçons tirées du passé pour mieux préparer l’avenir;

Le renforcement de la conciliation comme mécanisme alternatif de règlement des conflits d’ordre civil et commercial;

La revalorisation des écoles traditionnelles de formation telles que l’Institut Ahmed Baba, Kela, le Sigui, etc;

La mise en place d’un observatoire national de la PAIX;

L’élaboration d’un guide  sur  le rôle des chefs coutumiers et le renforcement de leurs capacités;

La remise de la présente déclaration aux autorités compétentes et aux PTF par l’entremise des communicateurs traditionnels;

La mise en place d’un mécanisme de suivi évaluation et de redevabilité

<strong>Fait à Bamako le 10 décembre 2014</strong>

<strong>Le Séminaire. </strong>

Magnifique, <em>s´exclament en choeur des participants</em>!

Seulement,  la voix des dépositaires de légitimités coutumières, religieuses et socioculturelles portera-t-elle haut?

En attendant, la réponse à cette question, la  Fondation Balazan pour la Gouvernance et la Stabilité aura réussi un coup de maître,  en réunissant pendant 48 heures et au même endroit la crème des dépositaires des légitimités coutumières, religieuses et socio-professionnelles d´un Mali en proie à toutes sortes de difficultés.

Même si le séminaire intervient dans un contexte où le pays «retrouve progressivement  la stabilité  après plus de deux années de crises sociopolitiques et sécuritaires qui ont ébranlé les fondements de l’Etat et mis en péril l’unité et la cohésion de la  Nation». L’acquis est de taille, <em>observe-t-on sous le Balazan</em>, mais rien ne vaut  «une paix durable». Et le chemin qui y mène «passe  par la restauration d’un climat  de confiance mutuelle, la construction et la  consolidation  d’un  « Nouveau Vivre Ensemble » entre tous les Maliens   au-delà des appartenances ethnique, religieuse, régionale et/ou politique».

Par conséquent, <em>poursuit la FBGS</em>, la nécessité d’instaurer un  dialogue intra et inter communautaire pour renforcer  la cohésion sociale,  l’unité et la solidarité nationales. D´où d´ailleurs le rôle  de «relais et des interfaces clefs» que pourraient jouer «les légitimités  coutumières, religieuses  et socioculturelles - gardiennes des   valeurs   de la société malienne, des principes et des croyances spirituelles dans la  sensibilisation, la  mobilisation et la  dissémination de l’information sur la consolidation de la démocratie et de la paix».

C’est aussi en cela que le Séminaire de haut niveau de la Fondation Balazan pour la Gouvernance et la Stabilité est vite apparu comme un acte fondateur, aux yeux notamment des  dépositaires des légitimités coutumières, religieuses et socioculturelles. Aussi, le saluent-ils comme tel et en redemandent. Avis à la Fondation Balazan et ses PTF, en particulier l´Organisation Internationale de la Francophonie!

<strong>Princesse Naaba</strong>

<strong>LA REFONDATION</strong>

<strong> N°01 du 7 janvier 2015</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Septentrion malien : Les masquent tombent</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/septentrion-malien-les-masquent-tombent-70036.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/septentrion-malien-les-masquent-tombent-70036.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 May 2012 16:29:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>L’heure saharienne est désormais à l’unisson des « frères et sœurs touareg », à « l’union sacrée », selon l’expression désormais consacrée au sud.</strong></em>
Malheureusement, chez les premiers, « l’union sacrée », ce n’est pas « autour du Mali ». Mais contre le Mali. Et auquel ils doivent tout. Même leur latin et leur patois oriental. Ainsi, au cœur du Sahara malien un Etat, l’Etat islamiste et islamisant est né. Le chien aboie, la caravane passe. Le comble du dépit !
Bien sûr que nous sommes indignés. Mais l’indignation, à elle seule, ne saurait suffire. Surtout pas dans un Mali où il n’existe désormais ni Etat ni République encore moins une Démocratie. Une tragédie qui date de l’ère ATT, rappelons-le ! Et ayons l’honnêteté de le reconnaître au lieu de charger sans cesse le pauvre Amadou Haya Sanogo et son Comité, eux-mêmes pris dans le piège de la même tragédie. Car, l’inadmissible : notre grand Mali sans une armée à la dimension de son histoire, personne ne pouvait se l’imaginer. Pas même le très fougueux « Capitaine National » et ses éléments. Encore moins nos politiciens véreux qui se sont toujours tenus loin de la vie réelle du pays.
En renfort de l’indignation, doit venir l’action de l’armée au front. Mais quelle action d’envergure peut entreprendre l’armée malienne dans l’immédiat ? Du moins, pour qui sait qu’elle demeure laminée par six ans d’actions subversives contre elles. Y compris celles de ses propres chefs hiérarchiques, en particulier,  son chef suprême. Les faits sont là, et toujours aussi têtus. A commencer par le dénuement dans lequel ils ont plongé notre armée. Et depuis combien d’années déjà ?! Que le Professeur Alpha Oumar Konaré ait dénudé l’armée est peut-être compréhensible. Mais qu’un Général d’armée, toujours aussi amoureux de l’uniforme, ait abandonné l’armée malienne dans un tel piteux état, laisse pantois. Si pantois que ça ? Pour sûr, non. Puisque tout était planifié. Méthodiquement. Soigneusement. Pour que notre ancestral septentrion appartienne à la soldatesque de Mouammar Kadhafi, le plus offrant. Et contre espèces sonnantes et trébuchantes. ATT n’a pas peut-être pas régné par les armes. Mais il a régné par et pour les espèces sonnantes et trébuchantes qui l’ont fait perdre. Les mêmes espèces sonnantes et trébuchantes qui ont fait perdre notre pays. Les événements de janvier, février, mars, avril et mai 2012 ne sont que l’aboutissement de notre longue saga. Une si longue saga politique, économique, sociale, culturelle et artistique qui continue malheureusement. Et elle continuera, du moins aussi longtemps que nous continuerons à faire les yeux doux aux espèces sonnantes et trébuchantes. Les mêmes qui ont livré notre pays au despotisme et à l’obscurantisme.  Les mêmes qui nous ont livré à  l’islamisme et son corollaire de trafic de drogues, d’armes et même d’êtres humains. Et le commerce est si juteux que certains ont cru indispensable de prendre des armes contre la patrie. Ils ont régné sans gloire. Puisqu’ils ont vaincu sans péril. Puisque l’armée malienne était déjà défaite. Et par son propre chef suprême d’alors, le Général ATT. Mais qu’importe ! Disons, à partir du moment où le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) a choisi l’arme fatale de la manipulation.
Ainsi, entre la Mauritanie, la France sarkozyenne et la Belgique,  on a vu ses représentants se pavaner. Et avec les pires mensonges à la bouche.  Des mensonges qui vont de la colonisation au  génocide du « peuple touareg », en passant par la « persécution » et le « massacre ». Jamais combattants ne sont aussi tombés dans l’ignominie. Car, même dans la guerre, le respect des règles humaines existe. Nos frères et sœurs du MNLA les ont foulées aux pieds. C’est trop honteux.  Trop honteux.
Bien sûr que la honte ne dit plus rien à des gens qui n’ont plus de respect pour leurs propres engagements.  Puisque  les enfants de chœur du MNLA se sont toujours fait hérauts de la laïcité. Et voilà qu’ils piétinent aujourd’hui la noble exigence publique, républicaine et démocratique. Et, au profit de quoi ? L’Etat islamiste et esclavagiste !
Et un Etat islamiste et esclavagiste dont le père biologique n’est autre que Iyad Ag Aly qu’ils traitaient naguère de méprisable individu à la solde du Mali et de l’Algérie. Iyad Ag Aly, le même qui n’a jamais fait mystère de sa soudaine passion pour la charia, la prédication et le combat.  Nos frères du MNLA se sont ralliés à ces gens-là ? Au nom de quel nationalisme ou de quel autre combat ? Au nom de quel orgueil ? Ils ont commis le plus grand attentat de l’Histoire contre la laïcité, la république et la démocratie. A cet égard, ils se sont fait harakiri. Le peuple malien peut siroter ses verres de thé vert de farako,  ses trois normaux, comme on dit ici. Mais pour combien de temps encore ?
Puisque Iyad Ag Aly, le poulain barbu du Général ATT et de son « frère guide », Mouammar Kadhafi, s’essaie au petit César. Lui qui naguère disait lutter contre « la partition du pays ». Et proclame aujourd’hui l’Etat islamiste, islamisant et esclavagiste au cœur de la patrie.
Décidément, les masques sont tombés. Maintenant comment les ramasser et les porter encore ? Surtout quand on est allé loin, si loin ?
C’est pourtant à cet exercice difficile que se livre désormais le MNLA. Il est, en vain. Car, on ne se fait harakiri qu’une fois.
Quant à Yad Ag Aly, il sait que ses rêves islamistes n’ont aucune chance d’aboutir. Et, surtout pas dans un Mali plus que jamais rattaché à ses valeurs fondatrices. Celles-ci étant indissociables des valeurs de l’Etat laïc, républicain et démocratique.
La masturbation peut alors continuer. Mais elle n’aboutira jamais à une quelconque éjaculation. Puisque, mine de rien, le peuple est debout. Et la victoire est sienne, In Challah.  Avec ou sans l’aide d’une certaine communauté sous-régionale dont l’arrogance est désormais sans commune mesure.
<strong>Hawa DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ibrahim Boubacar Kéïta dit IBK, Méprisable ? </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibrahim-boubacar-keita-dit-ibk-meprisable-70026.html</link>
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<pubDate>Wed, 30 May 2012 02:28:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_56415" align="alignleft" width="437" caption="Ibrahim Boubacar Keita"]<img class="size-full wp-image-56415" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/03/ibk_2012_coup1.jpg" alt="" width="437" height="231" />[/caption]

<strong>Depuis le 22 mars 2012, les lieutenants d’ATT ne ratent plus aucune occasion de s’en prendre à des honnêtes citoyens parmi lesquels le Président du Rassemblement pour le Mali (RPM), l’honorable IBK. Qu’en est-il réellement ?</strong>

Que du colportage de racontars ! Cet homme, disons-le, est l’un des politiciens les plus brillants du Mali de notre temps. N’en déplaise à l’arrogance d’une certaine élite qui rêve d’imposer ses choix au peuple ! Rencontre avec un homme digne, digne du Mali, de son peuple et de son histoire !

Né un beau jour de 1945 au Mali où il grandit jusqu’à l’adolescence.

<strong>                                            Une adolescence plutôt heureuse</strong>

Qui débute au lycée soudanais  Therrasson de Fougères et se termine en France. Notamment, au lycée Janson-de-Sally.  Située  au cœur de Paris, la forteresse intellectuelle, artistique et culturelle se taille  3,5 hectares sur lesquels plus 32 000 m<sup>2 </sup> développés et bâtis. Cela, grâce à un mécène : Maître Alexandre Emmanuel François Janson de Sally (1785 1829). L’illustre avocat de la capitale française a préféré faire don de son immense fortune à l’Etat. Au détriment de son épouse, Marie-Jeanne Joséphine Berryer qui a osé le tromper. Quelques 2 600 000 franc-or ont ainsi servi à construire cette merveille. Et à laquelle aucune femme n’était appelée à accéder, conformément à la volonté du généreux donateur. En revanche, ce dernier se montra fort ouvert à l’admission au sein de l’école d’étrangers. Parmi lesquels, justement, notre brillantissime Ibrahima Boubacar Kéita.

Le jeune malinké d’alors mesure à sa juste valeur l’insigne honneur ainsi fait à sa modeste personne. Enfin, modeste ! Puisque le jeune lycéen est quand même descendant de l’empereur mandingue Soundiata Kéita.

Mais le prince mandingue est humble, en digne héritier de ses ascendants. Aussi, rendra-t-il toujours hommage au Lycée Janson-de-Sailly.<strong> </strong>Etablissement scolaire dont le prestige tient aussi à la pose de sa première pierre. Mémorable événement, s’il en fut ! Puisqu’en personne,  le grand Jules Ferry  en prononça le discours. Et en compagnie de  qui ? Vous ne pouvez pas l’imaginer : le très illustre Victor Hugo ! Sans oublier que cet autre grand poète, <a title="Stéphane Mallarmé" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9phane_Mallarm%C3%A9">Stéphane Mallarmé</a> y fut professeur.

Mais  le lycée Janson-de-Sally tient aussi son prestige de ses anciens élèves. Parmi lesquels : <a title="Edgar Faure" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Edgar_Faure">Edgar Faure</a>, <a title="Jacques Pelletier" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Pelletier">Jacques Pelletier</a>, <a title="Maurice Schumann" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Schumann">Maurice Schumann</a>, le médecin <a title="Robert Debré" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Debr%C3%A9">Robert Debré</a>, <a title="Maurice Merleau-Ponty" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Merleau-Ponty">Maurice Merleau-Ponty</a> l'anthropologue <a title="Claude Lévi-Strauss" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_L%C3%A9vi-Strauss">Claude Lévi-Strauss</a>,  <a title="Jean-Claude Servan-Schreiber" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Servan-Schreiber">Jean-Claude Servan-Schreiber</a><sup><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyc%C3%A9e_Janson-de-Sailly#cite_note-40">[41]</a></sup>, <a title="Jean-Jacques Servan-Schreiber" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Servan-Schreiber">Jean-Jacques Servan-Schreiber</a>, <a title="Julien Green" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Green">Julien Green</a>, <a title="Robert Merle" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Merle">Robert Merle</a>, <a title="Henry de Montherlant" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_de_Montherlant">Henry de Montherlant</a>, <a title="Roland Garros" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Garros">Roland Garros</a>, <a title="Robert Badinter" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Badinter">Robert Badinter</a>, <sup>]</sup><a title="Jean-Louis Bianco" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Bianco">Jean-Louis Bianco</a>, <a title="Jean-Louis Borloo" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Borloo">Jean-Louis Borloo</a>, <a title="Serge Dassault" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Dassault">Serge Dassault</a>, <a title="Bernard Debré" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Debr%C3%A9">Bernard Debré</a>, <a title="Laurent Fabius" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Fabius">Laurent Fabius</a>, <a title="Philippe Jurgensen" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Jurgensen">Philippe Jurgensen</a>, <a title="Jean-Christophe Rufin" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Christophe_Rufin">Jean-Christophe Rufin</a>, <a title="Vincent Bolloré" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Bollor%C3%A9">Vincent Bolloré</a>, <a title="Martin Bouygues" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Bouygues">Martin Bouygues</a>, <a title="Lionel Jospin" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lionel_Jospin">Lionel Jospin</a>, <a title="Jacques Attali" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Attali">Jacques Attali</a>, <a title="Éric de Rothschild" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_de_Rothschild">Éric de Rothschild</a>, <a title="Pierre Assouline" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Assouline">Pierre Assouline</a>,  <a title="Geneviève Jurgensen" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Genevi%C3%A8ve_Jurgensen">Geneviève Jurgensen</a>, <a title="François Furet" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Furet">François Furet</a>, <a title="Annette Kahn" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Annette_Kahn">Annette Kahn</a>, <a title="Michel Polac" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Polac">Michel Polac</a> et <a title="Michel Polacco" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Polacco">Michel Polacco</a>, l'encyclopédiste <a title="Michèle Frémy (page inexistante)" href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Mich%C3%A8le_Fr%C3%A9my&amp;action=edit&amp;redlink=1">Michèle Frémy</a>, es avocats comme <a title="Arno Klarsfeld" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arno_Klarsfeld">Arno Klarsfeld</a>, <a title="Thierry Lévy" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_L%C3%A9vy">Thierry Lévy</a>, <a title="Richard Anthony" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Anthony">Richard Anthony</a>, <a title="Carla Bruni-Sarkozy" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carla_Bruni-Sarkozy">Carla Bruni-Sarkozy</a>, <a title="Régis Debray" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gis_Debray">Régis Debray</a>, <a title="Frédéric Mitterrand" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Mitterrand">Frédéric Mitterrand</a>, <a title="Jean Piat" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Piat">Jean Piat</a>…etc. Et, bien sûr, notre homme d’Etat et patriote hors pair Ibrahim Boubacar Kéïta.

<strong>Alors pourquoi pas IBK à la présidence de la République du Mali ? </strong>

Surtout que l’homme est loin d’être partisan de moindre effort. Comme le prouve à suffisance son passage à Paris I, Panthéon-Sorbonne dont il est diplômé en sciences politiques et en histoire des relations internationales contemporaines. Mais aussi son expérience de chercheur au très prestigieux Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de France. Sans oublier celle d’enseignant à l’Université de Paris Tolbiac. Notamment, en matière de systèmes politiques du Tiers-Monde dont il est spécialiste. La preuve que le jeune mandingue a grandi et est fin prêt à servir son pays où il retourne en 1986, alors âgé de 41 ans. Il travaille au compte de l’Union Européenne, notamment, au sein de son Fonds de développement. Avec bonheur, il faut le dire. Sinon, il n’aurait pas eu droit à la direction pour l’Afrique de l’ONG française, Terre des Hommes. Fonction qu’il assumera avec brio. Comme toutes les fonctions et tâches qu’il a assumées.

A entendre certains, IBK n’a jamais participé aux luttes démocratiques maliennes. Et pourtant ! Et pourtant !

Il était là. Aux premières loges du combat démocratique. Avec, notamment, son Comité de défense des libertés démocratiques au Mali (CDLDM). L’une des organisations d’alors les plus craintes de l’UDPM. Au même titre que l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (UNEEM), le Parti Malien du Travail (PMT) et le Parti malien pour la démocratie et la révolution (PMDR). Ces deux derniers étant des partis clandestins contre la dictature d’alors.

En tout cas, c’est lui l’amant du peuple malien. Lui et personne d’autre. Les parrains du Mali vont-ils enfin accepter ce mariage d’amour entre deux êtres passionnés qui ignorent les calculs, les p’tits jeux politiques et tiennent en aversion les coups bas ? En attendant d’en être fixés, nous avons écouté et ou lu le grand homme sur de grandes questions de l’heure. Savourez-le :

<strong>De l’Etat</strong>

«Le RPM est un parti social démocrate, qui revendique le rôle de l’Etat pour organiser la société, réguler l’économie, protéger les plus faibles et assurer un avenir à chacun. Pour illustrer ma vision de l’Etat, j’utiliserais l’image suivante : l’Etat est semblable à un jardin, où les petits arbres ne peuvent venir s’il y en a de trop grands qui les ombragent ; mais il y a cette différence que la beauté d’un jardin peut résulter d’un petit nombre de grands arbres, et que la prospérité d’un État dépend toujours de la multitude et de l’égalité des sujets, et non pas d’un petit nombre de riches. Voila ce qui doit être pour nous le rôle principal de l’Etat : assurer la justice sociale pour tous les maliens !

Or,  force est de constater que l’Etat malien est aujourd’hui affaibli. Son autorité s’est affaissée, banalisée, au point que beaucoup de nos compatriotes le considère davantage comme un acteur nuisible que comme le pôle stabilisateur qu’il doit être dans la société. Il faut donc réhabiliter l’autorité de l’Etat. Cela passe par l’exemplarité. Ce n’est que parce que les agents de l’Etat seront exemplaires et respecteront les administrés, que l’Etat sera respecté en retour. Je le sais, la tâche n’est pas facile. C’est une véritable révolution culturelle qu’il faut mettre en œuvre pour changer les mentalités, renforcer la valeur du travail, et du travail bien fait au service des citoyens, mais aussi pour freiner la gangrène qu’est devenue la corruption dans notre pays. Généralisée, elle se trouve à tous les niveaux de l’Administration. Ces actes honteux ont pour conséquence de salir l’image de la politique dans notre pays, d’aggraver la fracture entre la classe dirigeante et le peuple malien et de discréditer l’action publique en diluant davantage des ressources déjà limitées. Le RPM juge urgent d’engager une sérieuse lutte contre la corruption, notamment en utilisant mieux les mécanismes de contrôle et de sanction qui existent pour mettre fin à l’impunité. Mais cette lutte est un travail de longue haleine. Il passe notamment par la révision de la politique salariale des agents de l’Etat, qui comme tout citoyen, ont le droit de gagner leur vie dignement. Cela passe également par une politique de formation, de renforcement des capacités techniques et managériales des fonctionnaires, qui doivent être mieux armés pour délivrer leur noble mission de service public. Cela passe également par la sanction. N’ayons pas peur de le dire, si l’Etat ne sanctionne pas, il ne peut être craint et respecté, car l’État n’est légitime que lorsqu’il reste l’arbitre qui garantit la justice et ajuste l’intérêt général aux intérêts particuliers.

Je le dis aujourd’hui avec solennité et gravité, car j’en ai la conviction. La conviction que l’Etat est la pierre angulaire pour résoudre de nombreux problèmes présents dans notre pays. Il doit être le socle du décollage économique, de notre politique de sécurité, et des grands chantiers qui nous attendent, notamment au niveau de l’éducation nationale, une priorité politique<strong>. »</strong>

<strong>De l’Ecole</strong>

« L’Ecole malienne est un sujet douloureux, que nous ne pouvons faire l’économie d’évoquer. La situation de notre école est tellement dramatique, que beaucoup ont déjà baissé les bras et n’y croient plus. Certains vont même jusqu’à parler de deuil ! Et pourtant, l’école reste le cheval de bataille du RPM. Nous y croyons encore, j’y crois encore, et comme le disait Jules Ferry, père de l’école française, « <strong>entre toutes les nécessités du temps, entre tous les problèmes, j’en choisirai un auquel je consacrerai tout ce que j’ai d’âme, de cœur, de puissance physique et morale, c’est le problème de l’éducation du peuple</strong> ». Chers Amis, ces mots j’en fais les miens, et je me battrai jusqu’au bout pour voir demain une société du savoir et de la transmission éclore au Mali !

Beaucoup a été fait dans le domaine des infrastructures scolaires, mais dans sa course effrénée vers la construction d’établissements et de salles de classe, l’Etat a négligé l’essentiel. C’est une responsabilité partagée. <strong>Nous</strong> avons négligé la qualité et le niveau de l’enseignement dispensé aux élèves et étudiants, la culture de l’effort à inculquer à nos enfants, et la moralisation nécessaire à tous les niveaux. Demain, l’école devra être érigée en priorité nationale, pour qu’elle puisse à nouveau enseigner les valeurs, donner aux hommes et aux femmes la capacité d’apprendre à connaître, à vivre ensemble et à être soi-même. Pour nous, ceci passe par une revalorisation du métier de l’enseignant, autrefois respecté et écouté, et par une politique salariale plus généreuse. En contrepartie, des sanctions fermes devront être prises contre tout manquement à la déontologie et au droit des élèves et étudiants de la part des professeurs. Les efforts pour la construction de centres scolaires devront être poursuivis, avec un accent sur la formation professionnelle. Le RPM propose également un contrôle plus strict de l’octroi d’agréments pour l’enseignement privé, dans le but de conforter le niveau global vers le haut et non vers le bas. Enfin, la mise en place d’une allocation scolaire visant en encourager les familles qui envoient leurs enfants à l’école, et la systématisation de l’uniforme dans le cycle fondamental doivent être étudiés. Car comme je l’ai déjà écrit, l’école de la République ne doit pas être un podium de défilé de mode pour l’exhibition de jeunes nantis dans l’humiliation des plus pauvres, mais un lieu où on acquiert l’épanouissement individuel et collectif. »

<strong>De l’Economie et l’emploi des jeunes</strong>

« On ne peut évoquer les problèmes de l’école malienne sans évoquer la question de l’emploi des jeunes. Il constitue un enjeu national, auquel de nombreux pays dans le monde sont confrontés. Nous l’avons vu il ya quelques mois dans d’autres parties de l’Afrique, le désœuvrement de la jeunesse est une véritable bombe sociale à retardement, menaçant la stabilité de nos pays. Nous devrons donc intégrer cet enjeu à toutes nos problématiques politiques, en particulier celles qui concernent l’économie.

Dans ce cadre, le RPM salue l’action du gouvernement et l’encourage à redoubler d’efforts pour poursuivre la réalisation d’infrastructures de transport, en particulier à l’intérieur du pays. Car comme le dit l’un de mes cousins, « la route du développement passe par le développement des routes ».

La politique d’intensification de la production agricole doit également être poursuivie, dans le but d’atteindre l’autosuffisance alimentaire et de faire du Mali un grand pays exportateur de céréales, viande, fruits et légumes. Mais il faudra y ajouter une approche micro-économique, pour permettre à nos valeureux paysans, en particulier les petits exploitants, de gagner leur vie de manière convenable, pour pouvoir assurer un avenir à leurs enfants.

Cela dit, l’industrialisation ne doit plus rester le parent pauvre de la politique économique gouvernementale. Les pays de  l’hinterland ouest-africain, Burkina Faso, Niger et Mali sont pénalisés dans le développement de leurs industries par l’importation de produits sans droits de douane, alors que nos industries n’ont pas encore les moyens de faire face à cette concurrence. Nous proposons donc d’engager, au niveau de l’UEMOA, un réel débat sur les mécanismes de compensation qui doivent être rediscutés, et sur les moyens de mettre en œuvre des mesures structurelles pour la ré-industrialisation du Mali à travers la transformation de nos ressources naturelles. Pour autant, nous ne mettons pas en cause la création du Tarif extérieur commun (TEC).

Avec l’agriculture, l’industrie et le tourisme, le domaine minier est l’un des secteurs à développer. Nous devons entamer une réelle diversification, pour accélérer la croissance économique qui permettra de créer des emplois et mettre fin au désœuvrement de nos jeunes. »

<strong>De la</strong> <strong>Sécurité,</strong>

L’homme d’Etat qui n’a jamais tergiversé avec les fauteurs de troubles (rebelles, islamistes, malfaiteurs…etc.) déclare : « La sécurité des biens et des personnes sur notre territoire est aussi l’une des grandes préoccupations du RPM. Nous continuerons de condamner avec la plus grande fermeté les actes criminels perpétrés, en particulier dans la partie septentrionale du Mali. L’insécurité dans cette région et son corollaire d’enlèvements, de combats armés entre AQMI et des armées étrangères sur notre sol, et de présence accrue de narcotrafiquants, a grandement endommagé l’image de notre pays. En partie dû au recul de l’Etat qui a suivi les accords d’Alger signés en 2006, ce problème doit désormais être pris à bras le corps, à travers le retour de l’Etat et de son armée. Cela a fort heureusement commencé. Il est urgent de restaurer la crédibilité du Mali vis-à-vis de ses partenaires étrangers, et de mettre fin aux souffrances de nos populations du Nord qui subissent la chute drastique des ressources touristiques et l’arrêt de nombreux projets de développement.

J’ai écouté avec attention le discours du Président ATT, à Paris, lors de sa visite au Musée du Quai Branly pour l’exposition sur les Dogons. J’ai apprécié la justesse de son analyse sur les conséquences de la désaffection touristique, qui nourrit la pauvreté et la misère, des terreaux fertiles au développement de l’extrémisme.

Le terrorisme d’AQMI n’a pas de réelle base idéologique. Il ne prospère que grâce à la pauvreté et au désœuvrement des populations vivant dans le Nord du pays, dont les plus fragiles sont facilement enrôlés, à la recherche du gain rapide. D’ailleurs, l’Islam malien a toujours été modéré, généreux et ouvert aux autres.

Au RPM, nous avons beaucoup réfléchi sur la question. Nous pensons qu’il est nécessaire et urgent de mettre en œuvre une double approche sécuritaire et sociale, à court terme.

Sécuritaire, dans le cadre d’une coopération sous-régionale, comme cela est actuellement en cours. Grâce à l’amélioration des moyens matériels et des outils de contrôle, il sera plus aisé de traquer les terroristes et d’organiser la reddition d’un maximum d’entre eux.

A travers l’approche sociale, il convient de favoriser le développement des régions désertiques, grâce à des investissements dans les domaines de l’éducation, de la santé, et la création de conditions au développement d’entreprises locales.

A moyen et long terme, il sera nécessaire de réinvestir le champ politique. Et c’est là que l’approche sociale-démocrate du RPM prendra tout son sens. Plus que jamais, la puissance publique devra jouer son rôle, à travers :

- Un Etat central réhabilité et réincarné au niveau local par des personnalités intègres et rigoureuses, à l’autorité morale incontestée.

- Le lancement d’un débat démocratique national incluant toutes les couches de la société malienne, ainsi qu’à l’Assemblée nationale, débat qui devra s’accompagner d’une meilleure communication gouvernementale sur la situation réelle dans le Nord Mali, afin d’obtenir l’adhésion de l’opinion publique.

- Il faudra également mettre en œuvre une politique de grands travaux avec des ouvrages importants et utiles dans chaque région, par exemple à Tombouctou, grande ville du Nord, qui doit redevenir un lieu de pèlerinage culturel et religieux pour l’ensemble du monde arabo-musulman.

- Enfin, le RPM propose d’œuvrer à l’intensification de la recherche pétrolière et minière, qui par effet induit, peut devenir un facteur de paix. En effet, l’exploitation de ressources naturelles (pétrole, gaz, uranium et manganèse à Ansongo) dans le nord Mali, avec l’aide des pays amis peut entraîner une sécurisation de facto de la région.

C’est la combinaison de ces actions qui permettra le rétablissement de la confiance de nos partenaires occidentaux envers le Mali, une confiance résolument nécessaire pour envisager un retour des touristes, source de développement économique dans le Nord du pays.

Pour entamer cette politique, le RPM propose la création d’une cellule de réflexion et de proposition composée de représentants de la classe politique et de la société civile, de responsables de la sécurité, de leaders religieux, de chercheurs et économistes. Son rôle serait d’imaginer les actions adéquates pour lutter contre toutes les organisations terroristes, et la prolifération du narcotrafic au Mali. Ce sont l’ensemble des volets sécuritaire, développement, social, et religieux qui devront être pris en compte par les propositions de la cellule. Elle pourrait également étudier la mise en place de campagnes de sensibilisation sur les méfaits de la drogue, en particulier auprès des populations jeunes.

Le RPM réitère donc sa disponibilité et son engagement à œuvrer pour la résolution définitive des problèmes de sécurité et de narcotrafic au Nord-Mali, dans le cadre d’une double approche développement-sécurité.

Enfin, nous exprimons nos vœux de voir les otages européens encore détenus au Sahel, recouvrer la liberté en bonne santé et dans les meilleurs délais.

C’est là l’occasion de rappeler que le Mali a eu autrefois une grande diplomatie. Le caractère transnational des nouveaux fléaux, dont j’ai parlé plus tôt, nous oblige à repenser notre politique internationale. Nous devons l’adapter, la projeter aux nouveaux défis que traverse l’Afrique et le Monde, mais également notre sous-région. Comme on le dit souvent, « l'<a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=histoire">histoire</a> <a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=passe">passe</a> par les <a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=memes">mêmes</a> <a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=chemins">chemins</a> que la <a href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=geographie">géographie</a>. » Or, l’histoire nous a fait prisonniers de notre géographie. Vaste territoire enclavé, au cœur du Sahel, entouré de sept autres pays, le Mali est destiné à avoir une grande diplomatie, et peut-être sur notre continent le point d’équilibre entre l’Afrique du Nord, arabo-berbère, et l’Afrique noire, un pays écouté et consulté, respecté de tous ses voisins, y compris les plus puissants.

Qui n’a pas rêvé que la voix du Mali soit de nouveau attendue et entendue dans les relations internationales comme au temps où les voix d’Ousmane Bâ pour le Mali, Alex Quaison Sackey pour le Ghana, Zulficar Aly Butho pour le Pakistan, Krishna Menon pour l’Inde, étaient attendues à l’Assemblée Générale de l’ONU ?

Qui a oublié le souvenir de notre frère, feu Alioune Blondin Beye, grand parmi les grands de la diplomatie africaine, qui a su donner à notre pays ses lettres de noblesse en matière de contribution à la paix en Afrique ? Et c’est à juste titre que l’Ecole destinée au maintien de la paix lui a été dédiée.

Le Mali doit accompagner les mouvements du continent africain, et non plus les suivre. Tout est lié, c’est parce que nous serons à l’avant-garde des progrès économiques, sociaux et démocratiques, que nous serons à nouveau considérés comme un grand pays. »

Autant de prises de position qui font trembler de passion le peuple. Malheureusement, les parrains ne sentent que le soufre de l’argent comptant. Et ça, l’amant du peuple l’ignore. Et c’est là que se met en branle effectivement le fameux « Tout Sauf IBK » !

Forcément, le branle-bas de combat passera. Et l’heure du choix sonnera. Ce jour-là, le réveil sera brutal. Pour ceux qui sacrifient le peuple et ses intérêts sur l’autel de l’argent. Ceux dont les paroles et les écrits sentent tant le soufre.

En attendant, l’heure malienne est au recueillement. Pas celui des charognes. Mais le recueillement de l’Homme pour l’Homme. Le seul qui vaille en ces durs instants où…

<strong>Hawa Diallo </strong>

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<title>Un petit fils raconte  à son grand&#45; père : La débandade de la CEDEAO et de ses alliés obscurs</title>
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<pubDate>Mon, 21 May 2012 12:40:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’issue de son sommet du 26 avril dernier,  la CEDEAO, Club des présidents mal élus avaient poussé l’arrogance jusqu’à déterminer la durée, le contenu et les modalités de gestion et même à choisir le chef de la transition malienne. Et, sans concertation aucune avec le peuple souverain du Mali ! Exactement, comme on le ferait pour un pays conquis ! Mais mal lui en prit. </strong>

Le Capitaine national a opposé une fin de non recevoir strict à cette décision incongrue de la part de la secte dynastique suceuse du peuple.

Grand-père, un ancien combattant de l’ancien temps que j’appelle affreusement « ancien combattu »  m’a demandé de lui raconter tout des péripéties de ce qu’il convient d’appeler l’affaire CEDEAO,  <strong>Club des présidents mal élus</strong>.

Volontiers, ai-je répondu, j’accepte de te raconter toute l’histoire. A condition, cependant, que tu n’en parles à personne. Pas même à grand- mère. Juré, craché, m’a-t-il promis !  Voilà qui est bien dit.

Alors, avec grand-père, tendez bien les oreilles. Pour pas qu’aucun passage de ma narration ne vous échappe :

« - C’est quoi même la CEDEAO ?

-          Un Club des présidents mal élus, un véritable Groupement d’Intérêt Économique et Politique (GIEP).

-          Qui en est- il le président. ?

-          Il s’appelle Allasane, un vrai faux ivoirien et vrai Burkinabé parvenu au pouvoir avec la bénédiction de la France colonisatrice, en renfort à une dizaine de Com’Zones égarés.

-          Mais, qui est même cet Allasane ?

-           Il est le président du Groupement d’Intérêt Économique et Politique. A ce titre, il fait tout pour ses intérêts. Il dort, se réveille, parle, se tait et respire pour ses intérêts, y compris la déstabilisation de notre pays s’il le faut.

-          Et les Com’Zones ?

-           Ils sont très nombreux. Ils s’appellent ; Chérif, Wattao, Loncéni, Ben Laden, IB, Fognon, Zakaria….

-          ça suffit, j’ai horreur du détail. Moi- même grand- père ancien combattant d’infanterie blindée, je sais que celui qui a beaucoup beaucoup d’amis est un opportuniste, un homme d’intérêt. Mais pour quoi il est autant fan de la chose matérielle ?

-          C’est parce qu’il a fait un doctorat chez les américains qui vivent et meurent pour leurs intérêts, surtout pour l’argent.

-          Je comprends maintenant son pan pour l’intérêt.

-          Mais, ce n’est pas seulement à cause de son propre intérêt qu’il agit comme ça. C’est aussi à cause de l’intérêt de ses maîtres. Ceux- là qui lui ont inculqué tout ça dans sa tête.

-          A- t’il un frère cadet ?

-           Oui, il s’appelle Blaise.

-          Quelle est sa spécialité ?

-          Il est médiateur de tous les conflits qui le regardent et qui ne le regardent pas.  Il fouine dans toutes les affaires pour ses intérêts qu’il sait dissimulés comme un voleur diplômé.

Grand- Père s’écrie tout de suite et conclut que ce dernier est un serpent d’eau donc plus méchant que les autres.

-A-t- il un plus petit frère ?

- Oui, il s’appelle Macky Sall, il vient de faire son entrée dans le club. Il est d’accord avec tout ce que les autres ont dit et n’ont pas dit.

- Mais, lui, il fait pitié petit fils. Lui au moins, il doit quitter le Club puisqu’il n’y tire encore aucun bénéfice.

- Grand père, vous vous trompez, dès qu’il a pris le pouvoir, il courut dire à Sarkosy, le mentor de tout le Club que son prédécesseur, « Vieux Sompi », avant de lui remettre le pouvoir à lui, Macky, a brûlé tout l’argent du pays,  au point que les caisses sont vides et des difficultés pour payer les fonctionnaires pointent déjà à l’horizon. A Sall d’ajouter que bientôt, les pauvres femmes Wolof ne pourraient même plus servir le « Mafé », ce plat national dont la sauce est à base de pâte d’arachide. Le maître a été si ému par cette perspective malheureuse de l’un des premiers sujets français de l’Ouest Africain qu’il lui a aussitôt offert un sac rempli d’argent. Tu vois grand – père qu’il fait bien son entrée dans le GIEP !

« Vieux Sompi », Wade qu’il s’appelle, était au moins quelqu’un. Si on peut appeler ça ainsi. Car il n’était d’accord ni avec ses amis du Club, ni avec ses voisins, ni même avec sa propre personne.

-          Ah, s’écria grand- père ! Lui c’est un homme, de vrai ! Puisqu’il sait ce qu’il veut…

-          Même s’il n’a jamais su en réalité ce qu’il veut car à 85 ans, « Sompi » pensait qu’il avait encore quarante ans et voudrait donc rester Président de la République et représentant légitime de son pays au sein du Club.

-          Petit fils, tout au moins, notre ATT n’était pas membre de cette secte ?

-          Grand- père, c’est maintenant que tu as posé la vraie question. ATT était au centre, et à chaque bout de ce Club. C’est ce qui explique d’ailleurs le fait qu’il y ait eu autant d’événement chez nous récemment. Dans la mesure où ses amis voudraient le faire revenir à Koulouba dont il est déjà nostalgique.

Lui, sa spécialité c’est le populisme et le camouflage. Il a trompé tous les Maliens, construit des cages dans des villages qu’il a baptisées ATT.

-          Pourquoi les chefs de villages ont- ils accepté un tel blasphème ?

-          Il n y a pas de chef de village, ATT, lui-même, était le fondateur de tous.

-          Je comprends, petit fils. ATT n’était vraiment pas au sérieux. Sinon, si comment peut- il devenir le chef de plus d’un village ?

-           Si, il pouvait l’être car il est très rusé.

D’abord, grand-père, laisse-moi, te dire une chose : chargé de garder notre ancien président, le Général Moussa Traoré, assiégé dans son palais par une population affamée et surexcitée, il l’a transporté dans son propre bureau, au camp militaire de Djikoroni-Para. Au motif d’assurer la protection présidentielle. Et en a profité pour s’autoproclamer Président de tous les Maliens. Rien que pour ce fait insolite et peu honorable, les politiciens l’ont nommé « Général ».

- Mais, petit-fils, « Général » c’est quoi même  pour des gens qui n’ont jamais fait la guerre?

- Grand-père, « Général » c’est un Chef de guerre, comme Khaya Makan, Soundiata, Tiramakan, Babemba, Tiéba, Biton, Damonzon, celui- là même qui a soumis le « Mossi ». Grand- père, ce n’est pas fini.

Ensuite, le « Général » a encore nommé d’autres généraux, beaucoup beaucoup d’autres généraux. Des généraux dont le plus grand plaisir était de se pavaner, en tenue d’apparat, soumettant  les pas ou peu gradés à des Gardez- vous interminables.

Ils aimaient aussi toute sorte de combines matérielles, étant des adeptes du GIEP.

-          Et ce qu’ils haïssaient le plus ?

-          C’était le fusil ! ils avaient une peur bleue pour le fusil et la guerre pour laquelle ils étaient royalement payés. Au point que l’un d’eux, un Sarakolé bon teint, ministre de la défense de son état a tronqué son uniforme militaire contre le costume-cravate. Tenue dans laquelle il apparaît toujours comme un pilon dans un boubou. Tant son costume  est ample. Si ample qu’un méchant cousin a qualifié son look de « Maraka Sapu » !

Ainsi, conscients désormais que ces généraux étaient des épouvantails et exaspérés par les remontrances de cette colonie de généraux, les pas et peu gradés, ont pris leur courage en mains. Et sont allés tirer quelques rafales au Palais présidentiel gardé par des enfants gâtés d’ATT. Ces derniers, reconnaissables à leur allure altière et gaillarde, sont  pompeusement appelés « Commandos-Para » c’est-à-dire des « gens qui sautent de l’avion en plein vol ».

- Résultat ?

- Les commandos ont fui comme des lapins, sans même demander leur reste. Tout de même, il y a eu parmi eux quelques âmes charitables qui ont porté le général président dans leurs dos. Et ont dévalé de la colline de Koulouba, on dirait torrent ! Ainsi, ils sont allés le cacher dans l’Ambassade des descendants de Djolofing Mansa à nos cousins Wolofs.

-Et les autres généraux ?

- Grand- père, ils se sont volatilisés comme du gaz carbonique, avec comme chanson favorite : « mieux vaut la honte que la mort ».

- Mais, petit fils, pourquoi tu les compares donc à Babemba qui a préféré « la mort à la honte »?

A cette question de grand-père, j’ai perdu mon latin et grand-père, sûr de sa suprématie, a enfoncé le clou : «Si ce qu’on appelle actuellement général, est l’homologue de nos ancêtres et fiers guerriers, alors jamais plus de « Général » dans notre armée ».

-          Mais, grand père, il y a, au moins, un auquel les jeunes ont eu confiance et l’ont donc mis au ministère chargé de la protection des civils. On le verra bien à la tâche.

-           Après, où est-il parti, notre ATT ?

-          Au pays de la « Téranga ». Et après quelles tractations ! Tant les jeunes militaires étaient remontés. Aussi, ont-ils beaucoup tiré…

-          Jure-le !

-          C’est vrai, ils ont tiré mais en l’air, à l’aéroport…

-          Du « bagabagas » (bluff) quoi !

-          Mais du « bagabagas » (bluff) qui donnaient de la sueur froide à ATT et famille…

-            Mais, est- ce  une anecdote  ou une histoire de vrai?

-          Walahi Bilahi, grand père, c’est une vraie histoire. Et, selon même Radio Kankan (radiotrottoir), au premier coup de feu seulement, ATT s’est couché à terre et Lobo, son épouse, est même tombée, raide…

-           Nden Sané (déformation de l’expression wolof : « ndeye sane » qui se dit d’une situation inspirant de la pitié)!

-          Pour tout te dire, grand-père, ATT, naguère héros national, a  terminé alors son mandat au flanc d’une colline !

-          Dieu ait pitié de lui !

-           Amen !

-          Ainsi, le « héros national » a terminé son mandat au flanc d’une colline !

-          Effectivement, c’est cela même grand-  père.

-          Mais et les « commandos sauteurs, que sont- ils devenus ?

-          Walahi, grand- père, ils ont ruminé leur rancœur pendant plus d’un mois sans se signaler.

Mais lorsque les membres du GIEP dans leur propagande ont menacé d’imposer, au Mali, un président et une durée de transition ainsi que l’envoi de 3.000 hommes armés (pour faire accéder définitivement leur poulain au pouvoir), les bérets rouges se sont ragaillardis et ont sorti tout un arsenal pour tenter de redorer  leur blason terni. Et sans même tenir compte de la fin de non recevoir du capitaine national qui a pris sa responsabilité face au dictat malsain de la CEDEAO.

Cela devrait servir de conseil aux bérets rouges-sang, en apprenant la fameuse leçon : «le margouillat ragaillardi ne reconnait jamais son gîte avant qu’un méchant garçon ne lui coupe la queue » que Grand-mère ne cessait de nous répéter.

-Mais, pour quoi n’ont-ils pas fait sienne cette leçon de sagesse après leur débandade au palais ?

-Grand- père, ils avaient été réconfortés par quelques mercenaires achetés ou vendus qui leur avaient convaincus que c’est eux qui ont amené Alassane au  pouvoir. Et que c’est encore certains d’entre eux qui maintiennent Blaise dans son pouvoir à vie.

Mais, l’argument le plus convaincant qu’ils ont pu développer est qu’ils sont invisibles et impénétrables par les balles, à cause des nombreux gris- gris qu’ils portaient au buste donnant l’impression de gilets barre- balles.

-          Qu’est ce que Sanogo a alors fait ?

-           Il a sorti des bérets bleus, bleuâtres, noirs, verts et roux c'est-à-dire des bérets multicolores qui ont fait parler la poudre comme à Verdun.

-          Mais, pour quoi parles- tu de Verdun alors que tu n’y étais pas ?

-           Grand-père, en 1991, avant la trahison du nouveau général par l’ancien général, un autre général aimait parler de coup d’État contre notre premier président bien aimé sans jamais y être. Les mauvaises langues disent même qu’il avait été mis au frais avant le déclenchement des opérations tellement il avait peur d’entendre la poudre péter.

-          Mais, je me fâche, pourquoi vous les nommez même généraux ?

-          Vous ne savez pas que c’est une usurpation de titre ?

-          Pourquoi alors vous les comparez au vrai général qui s’appelle « De Gaule » ?

-          …

-          Ne savez- vous pas que vous le diminuez ainsi. ?

-          …

-           Et la suite de l’histoire de la guerre des bérets ?

-          Tu as raison grand- père ! Ainsi, les bérets multicolores ont fait parler la poudre. A tel enseigne que certains sont morts et d’autres ont fui jusqu’à la frontière guinéenne. Et, les mauvaises langues soutiennent même que  des milliers de bérets rouges sont entrain d’envahir notre pays à partir de la guinée.

Walahi, grand- père, j’ai vu de mes propres yeux, mes mêmes yeux devant, des bérets rouges courant si vite que leurs bérets se sont transformés en bérets bleus, jaunes et même blancs.

-Mais qui étaient ces bérets rouges ?

- Ils étaient tous nos parents à plaisanterie à savoir les Coulibaly, Keita, Konaté, Nomoko, Touré, Maïga, Sangaré, Guindo, Diallo et tous les autres noms peulhs que tu  connais. Tandis que les bérets multicolores sont nous-mêmes les Kakolo à savoir les Camara, Magassa, Fofana, Dimouténé et Kallochi. Voilà qui est bien dit !

Guindo, celui- là même qui a provoqué tout le scandale, lui ne s’est pas volatilisé. Mais il s’est plutôt évaporé. Et un mandat de recherche est même lancé contre lui. Pour le moment,  on le cherche sur terre et dans le ciel, en vain.

- Si tout se passait comme cela, le monde irait un peu mieux !

- Grand-père, je m’arrête là, et ne raconte pas surtout à quelqu’un cette histoire.

Mais à quelque chose, malheur est bon, dit-on. Depuis le 01 mai 2012, tous les bérets sont devenus incolores.

-<em>Aw Coulibaly, Aw Keita, Aw Konaté, Aw Nomoko, Aw Touré, Aw Maïga, Aw Guindo, Aw Diallo, Diakité, Sidibé, Sangaré…</em>

- Complimente bien tes cousins. Le mythe « béret rouge » est tombé comme un fruit mûr ! Tous les « commandos sauteurs » ont laissé tomber leurs bérets. Les braves de Djikoroni ont même une peur presque divine de tout ce qui ressemble au rouge. Histoire de se confondre aux autres vrais militaires. Que ces gens sont spécialistes en camouflage !

- Et votre CEDEAO dans tout ça ?

- Grand-père, lorsque la CEDEAO et ses vendeurs de songes ont entendu la sortie musclée de nos bérets multicolores que les mauvaises langues qualifient de verts, leurs décisions nous concernant sont devenues inaudibles, douces et très conciliantes.

- Qui dit alors qu’à quelque chose malheur n’est pas bon ?

-<strong>Quelle débandade alors de la CEDEAO et de ses alliés obscurs !</strong>

<strong> </strong>

<strong>Mamby Fofana,</strong>

<strong>Ingénieur, Citoyen Malien</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le très brave Capitaine  Amadou Haya Sanogo entre dans l’Histoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/le-tres-brave-capitaine-amadou-haya-sanogo-entre-dans-lhistoire-67910.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 May 2012 12:40:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Refondation</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Désagréablement surprise par les événements du 22 mars 2012 qui ont terrassé le  régime despotique et obscurantiste  du Général Amadou Toumani Touré, la CEDEAO est aussitôt montée sur ses grands chevaux. Puis, elle finit par se ramollir face à la droiture d’un homme et de ses compagnons d’arme.

<strong> </strong> Car, il faut le dire, cette armée de libérateurs du peuple appelée CNDRE appartient à la nouvelle génération. Celle qui n’a connu ni les guerres mondiales ni la colonisation. Celle qui est née et a grandi  dans le Mali libre et souverain. Celle qui n’est l’esclave d’aucune règle sociale exorbitante. La génération AEEM, comme disent certains dépassés par les événements qu’ils sont. Celle qui fait figure de combattante farouche de la Démocratie au Mali.

Alors,  quel épouvantail  peut faire peur au Capitaine  Amadou Haya Sanogo et ses hommes ? Les lieutenants d’ATT ? La CEDEAO ? L’Union Africaine ? La France Sarkozyenne ? L’Union Européenne ? Les USA ?

Les dignes fils du peuple malien ne redoutent que le Tout-Puissant. Et non de simples « fils d’Adam, deux jambes, deux bras ».

Comment d’ailleurs craindre ses semblables quand on est sûr de soi ?

Le CNDRE, sous le leadership affirmé du Capitaine Sanogo, n’a jamais perdu foi en lui-même. Dans la mesure où En ce sens qu’il tire sa force du peuple, de son amour pour le peuple.

Aussi, ne vise-t-il que les intérêts supérieurs du peuple malien. Et en vertu desquels, nos libérateurs ont risqué leur vie. Non seulement pour  déloger le Général Amadou Toumani Touré, le principal assassin de l’Etat, de la République et de la Démocratie  au Mali. Mais aussi et surtout poser la première pierre de la Refondation du Mali. Mission qu’ils ont accomplie. Puisque plus rien ne sera désormais comme avant dans ce pays. Et, justement, depuis les événements du 22 mars 2012.

Cette dernière date devant d’ailleurs être considérée comme celle de l’indépendance réelle du peuple. Ce très brave et patient peuple qu’une certaine élite a toujours pris pour  un ignare à mépriser à souhait.

Ce jour-là, en effet, nos puissants ont compris qu’il y a plus puissants qu’eux. C’est-à-dire le peuple souverain, sans lequel il n’y a ni République ni Démocratie encore moins Etat.

En tout cas, ne brave pas qui veut ATT et ses copains de la CEDEAO ainsi que leurs protecteurs internationaux.  « Capitaine ba » (Grand capitaine), comme l’appelle affectueusement le peuple reconnaissant, et ses hommes l’ont fait. Et avec quel brio !

Que ce même Amadou Haya Sanogo soit  reconnu  Président de la République et ancien Président de la République du Mali n’est que justice. Et la justice mérite toujours d’être saluée. Capitaine ba !

<strong>Hawa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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