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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le 26 Mars</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le 26 Mars</description>
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<title>Dialogue et tolérance : Nous sommes différents, mais complémentaires</title>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 11:58:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Chaque personne, chaque groupe a une histoire différente. Mais, nous sommes tous des enfants d’Adam. Accentuer les clivages est meurtrier et stérile. Pour vivre en paix, écoutons-nous les uns les autres.</em></strong>

<strong><em>Christoph Eberhard, anthropologue du droit qui travaille au Laboratoire d’anthropologie juridique de Paris, nous invite à y réfléchir.</em></strong>

"La création des cieux et de la terre, la diversité de vos langues et de vos couleurs sont autant de merveilles pour ceux qui réfléchissent", dit le Coran, mais, reconnaître nos différences pour s’en enrichir n’est pas aussi facile qu’on le pense. Cela demande d’écouter l’autre, de prendre en compte son témoignage. Certes, nous sommes tous des êtres humains, mais il faut aussi accepter que nous sommes tous différents. L’important est donc de dialoguer et de discuter.

Chez nous, dans les pays occidentaux, la société est basée sur l’égalité. Nous sommes tous des individus libres, indépendants et autonomes. Pour ne pas nous battre entre nous, nous abandonnons nos pouvoirs au profit de l’Etat qui nous gouverne. Tous égaux, nous sommes donc tous soumis aux mêmes lois et aux mêmes sanctions si nous les enfreignons. Mais, pour se protéger des abus possibles de l’Etat, nous avons fait reconnaître un certain nombre de droits fondamentaux : ce sont les "droits de l’homme". Dans nos pays, l’harmonie sociale vient de cette égalité reconnue et acceptée par tous.

En Afrique, les conceptions sont autres. "Si nous étions égaux, nous ne cohabiterions pas", me disait un Sénégalais. Au sein d’une communauté, ce sont les différences qui sont les facteurs de cohésion de la société. Chacun a son rôle à jouer. Etant complémentaire de l’autre, il est indispensable. Si tous étaient forgerons, la société ne marcherait pas !

De même, chaque membre du groupe possède un pouvoir lié à son rôle : maître des terres, chef de village, guérisseur, forgeron… La multiplicité de pouvoirs qui doivent collaborer ensemble existe au sein même de chaque communauté.

&nbsp;

<strong> Le rôle de l’Etat.</strong>

Malheureusement, trop souvent, les différences entre les communautés qui cohabitent dans un même pays sont, elles, des facteurs de division plutôt que de complémentarité. Elles sont exacerbées par les enjeux politiques. L’autre est alors montré du doigt comme l’ennemi vis-à-vis duquel il faut affirmer son identité propre.

Les Etats qui jouent sur ces divergences pour asseoir leur pouvoir ne peuvent résoudre les conflits qui en résultent. Ce sont les populations de base, les "citoyens", qui sont les seuls vrais responsables d’un projet de société pour l’Afrique.

Pour y arriver, pourquoi ne pas se retrouver entre communautés non pas pour voir comment exclure l’autre, mais quelles sont les complémentarités possibles. Il s’agit alors de négocier un consensus où tout ce qui n’entre pas est exclu, mieux vaut essayer d’additionner les valeurs des différents groupes.

Lorsqu’on fait cela, on s’aperçoit très vite que tous ont des points communs.

Les aspirations des hommes sont les mêmes partout : chacun souhaite pouvoir vivre en paix, manger à sa faim, offrir un avenir à ses enfants…

C’est sur ces bases qu’on peut se mettre d’accord sur un code de conduite et élaborer un projet de société commun à partir des pratiques des "vrais gens", ceux qui sont concernés par les problèmes.

Si tout le monde participe à son élaboration, chacun est alors conscient qu’on ne peut pas tout y mettre mais que le texte prend en compte une partie de son vécu.

En fait, il faut réapprendre ce qui est essentiel, à savoir, que nous sommes des êtres vivants, aimants, inscrits dans des identités multiples.

Une même personne appartient de fait à différents groupes qui s’interpénètrent, mais qui ne se recoupent pas entièrement : elle fait partie d’un groupe ethnique, mais aussi d’un pays et d’un continent, elle appartient à un groupe social, à une classe d’âge, à un quartier ou à un village, peut-être à un parti politique…

Rien qu’en regardant ce qu’on est, on s’aperçoit vite qu’une identité n’est pas exclusive d’une autre et qu’on a des intérêts communs avec… le monde entier ».]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorable : Alpha O Konaré président de la République (7 juin 2002)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/propos-memorable-alpha-o-konare-president-de-la-republique-7-juin-2002-2905273.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 03:35:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>‘’Nous voici au terme de la mission que, par la grâce de Dieu, vous avez bien voulu me confier il y a de cela dix ans.</em></strong>

<em>Ce soir, je voudrais exprimer à chacun de vous, à chacune de vous, toute ma gratitude. Je voulais présenter mes excuses et mes regrets à tous ceux, à toutes celles à qui j’ai pu causer quelque tort. D’autre part, à tous nos concitoyens qui sont aujourd’hui en peine, je voudrais exprimer notre solidarité agissante ; à tous ceux qui ne sont pas en bonne santé, nos meilleurs vœux de prompt rétablissement.</em>

<em>Mes chers compatriotes,</em>

<em>Vous avez accepté de confier les plus hautes responsabilités nationales à moi, « le fils d’un maître d’école et d’une ménagère », venu à vous les mains vides. Toutes ces années, vous m’avez accompagné ; vous m’avez tant donné. Toutes ces années, vous avez fait de moi tantôt un esclave, un cordonnier, un forgeron, un griot, un noble. J’ai accepté d’être tout cela parce que tout cela est en vous, en nous. Vous avez fait de moi un catholique, un protestant, un musulman, voire un athée. Je suis devenu tout cela parce que tout cela est de vous.</em>

<em>Vous avez fait de moi tantôt un Songhaï, un Bamanan, un Foulbé, un Dogon, un Tamasheq, un Soninké, un Sénoufo, un Maure, un Minianka, un Bobo, un Bozo, etc. Je suis tout cela en effet. Vous m’avez fait naître à Diéma, à Tombouctou, à Bamako, à Kayes, à Djenné…J’ai accepté tout cela parce que c’est de tous ces lieux, de toutes ces différences qu’est fait notre pays, ce pays de toutes les couleurs, le Mali si uni, si divers, si pluriel.</em>

<em>Quel bonheur, Quel honneur, de l’incarner, mes chers compatriotes !</em>

<em>Vous m’avez dit, vous m’avez avppris que pour être au-devant chez nous, on doit pouvoir accepter d’être traité de tout, d’entendre tout. C’est pourquoi j’ai fait miennes, depuis le début, ces phrases du poète :</em>

<em>Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre</em>

<em>Et, te sentant haï, sans baïr à ton tour,</em>

<em>Pourtant lutter et te défendre ;</em>

<em>Si tu peux supporter d’entendre tes paroles</em>

<em>Travesties par des gueux pour exciter des sots,</em>

<em>Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,</em>

<em>Sans mentir toi-même d’un mot…</em>

<em>Avec raison ! Plus qu’avec raison !</em>

<em>Ce soir, sont très présents à mes côtés mon épouse, qui aura tout partagé avec moi durant ces dix années, mes enfants, mes parents, mes amis, mes collaborateurs et, je sais, beaucoup d’entre vous.</em>

<em>Ce soir, j’ai une pensée très forte-vous ne m’en voudrez pas, comme le 8 juin 1992, pour un père parti depuis maintenant vingt-sept ans, mon Dieu ! Mais qui ne m’a jamais quitté ! Pour une mère, qui m’a accompagné dans mon itinéraire les cinq premières années. Pour un chauffeur, pour des collaborateurs : chauffeurs, plantons, cadres, prématurément arrachés à l’affection des leurs…</em>

<em>Ce soir, je pense à tous nos compatriotes de l’extérieur ; d’Afrique comme nous tous ; de tous les Africains du Mali, à tous nos autres frères qui ont choisi le Mali, dont la confiance ne nous a jamais fait défaut et dont l’amour pour le Mali est permanent. Ce soir, je ressens une profonde gratitude à l’endroit de tous les chefs d’Etat, de mes nombreux aînés d’Afrique qui m’ont tenu par la main, accompagné, qui ont poussé le Mali. Nous serons toujours avec eux pour le Nouveau Partenariat.’’</em>

<em> </em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation politique au Mali : De l’accoutumance à la passivité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-politique-au-mali-de-laccoutumance-a-la-passivite-4-2905253.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 02:48:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’anarchie est érigée de nos jours au Mali en système de mobilisation pour afficher des ambitions, humilier, méconnaître le mérite, dénigrer des adversaires ou supposés tels. </em></strong>

<strong><em>Le fossé devient béant pour ceux qui ne cherchent qu’à amplifier la discorde, à attiser la haine au lieu de mettre l’accent sur l’amour, la solidarité, le dialogue, la volonté de se surpasser pour une bonne et juste cause nationale : la paix dans notre pays.</em></strong>

Le Mali en marche a du ressort pour gagner le pari de son meilleur devenir malgré les crises actuelles qui l’éprouvent, accentuées par la conjoncture difficile et incertaine sévissant dans le monde de nos jours.

Tous ceux qui connaissent la riche et envoûtante histoire de ce grand pays savent que « la médiocrité », au sens propre comme au sens figuré, n’est pas du tout malienne, mais la polyvalence oui, à tous égards.

Nos compatriotes, surtout ceux de la diaspora, ont toujours été des travailleurs assidus et intrépides. Certains d’entre eux sont particulièrement appréciés par le dévouement, le sérieux, la sagesse dont ils font montre dans l’exercice de leurs activités ou dans toute sollicitation d’intérêt commun.

En toute objectivité, le pays a besoin d’un second souffle pour fixer sur orbite une politique active de communication-action et elle en a les moyens adéquats dont des ressources humaines de qualité.

Le Mali est certes pauvre du fait de l’enclavement du pays, d’un environnement hostile et contraignant dans la plus grande partie du territoire national, de l’inexploitation de l’ensemble des immenses ressources de son sous-sol, mais la pauvreté est loin d’être une fatalité. Les ressortissants maliens restent, pour bon nombre d’entre eux, croyants et joyeux, courtois, en vivant ou en « survivant » dans la dignité et l’honneur face à toute adversité, en attendant de meilleurs jours.

Les populations, bien que démunies et naturellement défavorisées, sont loin d’être soumises, à l’instar de ce qui se passe dans les pays nantis, au stress, aux menaces récurrentes de crises cardiaques, à l’absence de contact de proximité indifférent au temps et à l’espace, à la solitude, à l’ennui, à l’individualisme, au déficit de chaleur humaine, au peu d’égards porté aux personnes âgées alors que chez nous, l’âge est signe de respect).

L’avenir n’embarrasse que celui qui méconnait le passé et, en la matière, la pensée de Salvador Dali est pleine d’enseignements : « ne t’occupe pas d’être moderne, c’est l’unique chose que malheureusement, quoi que tu fasses, tu ne pourras éviter d’être ». C’est tellement évident quand on évolue dans un monde connecté.

Par le temps qui court, les maliens sont très préoccupés pour s’organiser. Il règne un peu partout, surtout dans les grandes métropoles, un manque général de discipline, d’autodiscipline, d’engagement, de discernement : l’anarchie est érigée en système de mobilisation pour afficher des ambitions, pour humilier, méconnaitre le mérite, dénigrer des adversaires ou supposés tels. Le fossé devient béant pour ceux qui ne cherchent qu’à amplifier la discorde, à attiser la haine au lieu de mettre l’accent sur l’amour, la solidarité, le dialogue, la volonté de se surpasser pour une bonne et juste cause nationale : le recouvrement de l’intégrité territoriale.

Le virus de l’opportunisme, de l’esprit mercantile, de l’intolérance, du chantage, du mépris, de l’orgueil a passé par là. Et pourtant, le pays reste, on ne sait pour combien de temps encore, confronté à un défi majeur : comment exciter l’émulation créatrice, la fibre nationaliste, la rencontre de l’autre, pour accélérer le processus de sortie des crises actuelles et, partant, pour renouer avec l’économie de croissance.

Il n’est pas du tout aisé de circonscrire l’accoutumance à la passivité d’être « éternellement assisté », de s’adonner à de mauvaises habitudes et pratiques en ne comptant que sur l’humanitaire, les dons, les aides extérieures dont la gestion actuelle n’est pas du tout des plus saines et des plus enviables au sein de certaines associations décriées de la place, fédératives seulement en apparence.

La sagesse nous enseigne que l’être le plus faible, s’il concentre ses efforts sur quelque chose, peut obtenir des résultats, somme toute, satisfaisants, alors que l’être le plus fort, s’il disperse les siens, peut ne rien obtenir, en tout cas, d’utile pour le bien commun.

Malheureusement, l’intelligentsia nationale, les cadres valeureux, doués d’un vif esprit de pondération (ils sont nombreux et variés), ne se remettent jamais en cause pour l’intérêt général et, souvent devant l’ampleur et l’acuité des difficultés circonstancielles, les plus rusés d’entre eux préfèrent mieux afficher un profil bas, des positions à géométrie variable, au gré de la direction favorable du vent pour eux et pour les leurs.

Les contrastes se manifestent au quotidien dans les opinions, attitudes et comportements des élites à divers niveaux, au grand dam du citoyen lambda et ils compromettent du coup les chances de retour rapide de la paix et de la cohésion sociale, dans un ultime sursaut national requis.

Au lieu de se concentrer pour de bon sur l’essentiel des maux qui continuent de ronger impitoyablement notre pays et dont tout un chacun sait l’impact sur l’obtention des résultats attendus, des compatriotes dispersent, au vu et au su de tous, leurs efforts et possibilités, leurs prouesses, ce qui les conduit à ne rien faire d’utile dans le contexte qui prévaut, bien au contraire : « un ordre, un contre ordre, c’est le désordre ».

Un constat amer est que l’image de la nation, naguère si captivante, se détériore à cause des incertitudes, des manquements graves dus à « des personnes à problèmes », à de gens qui ne disent jamais ce qu’ils pensent et qui ne pensent jamais ce qu’ils disent ». La réflexion individuelle et collective n’est pas approfondie, soutenue et l’on croit, çà et là, à tort, que les problèmes n’arrivent qu’aux autres. C’est une fuite en avant préjudiciable : à qui profite vraiment l’entretien d’un climat de tension et de suspicion dans un pays à vocation paisible ?

Tout le capital précieux de confiance, de sympathie, bâti depuis l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale par les autorités politiques, administratives, sociales, qui se sont succédés dans la gestion des affaires du pays, risquerait de s’écrouler si l’on n’en prend garde pendant qu’il est encore temps.

Plus que jamais, les maliens doivent continuer à rêver utilement, mais éveillés car ceux qui rêvent de cette manière ont conscience de mille choses qui peuvent échapper à ceux qui rêvent endormis.

<strong>Chirfi Moulaye HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enseignement : Des droits, mais aussi des devoirs</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/enseignement-des-droits-mais-aussi-des-devoirs-2905213.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 01:03:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Les enseignants tiennent trop à leurs droits et oublient très souvent qu’ils ont des devoirs envers ce pays qui fait tout son possible pour que les enfants soient bien encadrés.</strong> </em>

<em>Les anciens enseignants responsables de bons résultats ont cessé d’être la référence de leurs remplaçants. Ils ont pourtant réussi à mener une existence normale en se contentant uniquement de leurs maigres salaires et des conditions de travail des plus désuètes. </em>

<em>Aujourd’hui, nos enseignants, en plus de leurs salaires, ont la possibilité de donner des cours dans les nombreux établissements privés de la place et cela avec la bénédiction de leurs responsables d’école. </em>

<em>Toutes ces faveurs permettent à l’enseignant de nos jours de faire face, de manière suffisante aux nombreuses charges qu’il supporte dans la vie.</em>

<em>Le comportement des enseignants actuels est une vitrine qui nous permet de comprendre toutes les difficultés que traverse l’école malienne dans son cycle de crise. L’honnêteté de nos éducateurs est à fleur de peau de nos jours. </em>

<em>Rien qu’en jugeant par le nombre élevé de syndicats au sein de l’éducation, on se rend compte que le corps enseignant est à la recherche de ses propres repères. </em>

<strong>Boubacar Traoré</strong>

<strong>Enseignant à la </strong>

<strong>Retraite. Bamako</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Faible taux d’admission au Baccalauréat 2020 : Il fallait s’y attendre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/faible-taux-dadmission-au-baccalaureat-2020-il-fallait-sy-attendre-2905209.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 00:57:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les résultats du baccalauréat malien 2020 ont été officiellement proclamés samedi dernier. </em></strong>

<strong><em>Le taux d’admission au plan national s’élève à seulement 21.04% contre 25% en 2019.</em></strong>

<strong><em>On ne pouvait s’attendre à mieux, quand on sait que pendant deux ans, de grève en grève, l’école malienne a été prise en otage par les Enseignants et un implacable régime qui n’a rien fait pour mettre fin à la crise qui secouait le monde scolaire au Mali.</em></strong>

Déjà, faut-il le rappeler, l’année scolaire 2018-2019 a été sauvée de justesse, suite aux grèves répétitives des enseignants qui ont cruellement pénalisé les enfants qui n’ont presque rien appris durant ladite année scolaire.

Les pauvres ne connaitront cependant pas un sort meilleur en abordant l’année scolaire 2019-2020.

A peine avaient-ils pris place sur les bancs (environ 6 semaines) et effectué les examens du premier trimestre, qu’ils ont été encore abandonnés à la rue suite à une reprise de la grève des enseignants qui cette fois, ont décidé de ne reprendre les cours qu’après une totale satisfaction de leurs revendications….

Face à la situation, des représentants de la société civile, d’autres personnes ressources se sont impliquées dans cette grave crise scolaire en appelant, sinon en suppliant les enseignants de reprendre les cours. Peine perdue.

Finalement, c’est l’Assemblée nationale qui tape sur la table et demande au gouvernement de trouver les voies et mayens pour mettre fin à cette crise scolaire qui n’a que trop duré. Mais, toujours rien.

Un malheur dit-on ne vient jamais seul. Et voilà que le Corona-virus est venu s’y mêler.

Les écoles publiques comme privées sont fermées sur ordre de nos hautes autorités d’alors. Pendant ce temps, le terrible Corona-virus poursuit son chemin mortel et se multiplie.

L’Ecole malienne est désormais prise en otage, non pas seulement par les enseignants, mais aussi par le Covid-19.

Le temps cependant ne s’arrête pas.

Finalement, le régime IBK pris à la gorge sur un autre front par le M5 RFP décide de mettre fin au bras de fer entre son gouvernement et les enseignants en acceptant de satisfaire leurs revendications. Trop tard !

Les élèves n’auront plus qu’à peine deux mois pour conclure une année scolaire mal partie. C’est dans ces conditions que se sont tenus en Octobre dernier les examens du DEF et du Baccalauréat.

N’ayant rien dans le ventre, les pauvres candidats n’avaient donc rien à… vomir. La suite est désormais connue.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Relations Internationales : Le blocus américain contre Cuba n’est&#45;il pas une autre forme de terrorisme ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/relations-internationales-le-blocus-americain-contre-cuba-nest-il-pas-une-autre-forme-de-terrorisme-2905244.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 00:42:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Vouloir contraindre un peuple à la soumission en l’étouffant à travers un implacable embargo économique, n’est-ce pas une forme de terrorisme ? </em></strong>

<strong><em>Le blocus économique, commercial et financier que les États-Unis imposent à Cuba depuis près de 60 ans rentre dans ce cadre.</em></strong>

Les administrations successives de la Maison Blanche ont soutenu cette guerre cruelle contre l'île des Caraïbes, (qui n'est absolument pas froide), et en même temps, elles ont financé et encouragé les agressions armées, les sabotages à la bombe, les attaques contre ses dirigeants et l'introduction d’infections dont celle de la dengue hémorragique.

Cuba a été la cible de tout cela, en plus des assassinats de ses diplomates et des attaques militaires contre ses ambassades.

La plus récente a été perpétrée le 30 avril 2020 contre son ambassade à Washington.

Cependant, les autorités américaines gardent le silence sur cet acte violent avec une arme à feu, protégeant son auteur, comme elles l'ont fait tout au long de l'histoire avec de nombreux mercenaires payés par l'Empire, y compris ceux responsables du crime abominable de la Barbade.

Les États-Unis ont pratiqué toutes les formes de terrorisme dans leur tentative frustrée de détruire la Révolution cubaine, et le blocus n’a pas cessé de l’être, en plus d’être qualifié d’acte de génocide.

Le locataire actuel et vaincu de la Maison Blanche aux élections du 3 novembre aux Etats-Unis a été le président le plus agressif envers la plus grande des Antilles : Cuba.

Donald Trump a resserré le siège de Cuba à des limites sans précédent, au milieu de la pandémie mortelle de Covid-19 qui sévit aujourd'hui dans le monde entie.

Cette action terroriste de Trump a inclu la prévention de l'arrivée de carburant dans le plus ancien archipel des Caraïbes  (Cuba) l'annulation de vols de différentes sociétés américaines, l'achat de nourriture et de médicaments, et des amendes aux banques et aux entreprises qui font des affaires avec l'île.

De même, il a appliqué des restrictions sur l'envoi de fonds des Cubains résidant aux États-Unis à leurs proches dans la nation des Caraïbes, parmi plus d'une centaine de mesures qui touchent également les citoyens nord-américains.

Faire noyer Cuba une fois pour toutes a été l’obsession incurable de Trump, qui s’est davantage préoccupé de cela que de résoudre les graves problèmes dont souffre son pays, le plus infecté par la pandémie du Covid-19 au monde et qui enregistre plus de morts que nul autre suite à ce mal du siècle plutôt. (NDLR= Cuba enregistre moins de 200 morts du covid-19 et environ 4000 cas positifs.)

Mais comme ses prédécesseurs, il n'a pas pu vaincre la plus grande des Antilles, et il va devoir quitter très bientôt la Maison Blanche, honteusement en faillite.

Au lieu de cela, Cuba a une fois de plus démontré sa résistance et sa dignité, et bien qu'étant la cible de toutes les formes de terrorisme pratiquées par Washington, elle a été l'une des Nations avec la plus grande solidarité dans la lutte contre la pandémie, envoyant des professionnels de la santé sur tous les continents.

A noter qu’un rapport récent de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), a classé Cuba comme l'un des pays ayant la plus longue expérience de la diplomatie scientifique et médicale, basée sur une industrie biotechnologique avancée et un système de santé robuste.

Dans le document susmentionné, l'UNESCO a reconnu le prestige international et le capital politique acquis par les Cubains, et a souligné que « depuis 1963, la nation des Caraïbes a envoyé plus de 400 000 professionnels de la Santé dans 164 missions dans les États d'Afrique, d'Amérique, du Moyen-Orient et d'Asie, en en plus de fournir une aide humanitaire en cas de catastrophe, d'urgences et d'épidémies telles qu'Ebola, et plus récemment COVID-19 ».

Une fois de plus, l’échec de la vieille attitude agressive de Washington à l’égard de Cuba a été démontré.

Espérons que le prochain occupant de la Maison Blanche ne se heurte de nouveau à la même pierre, et qu’il tienne une conduite de bon voisinage entre deux pays très proches : Cuba et les USA.

<strong>D’après Patricio </strong>

<strong> Montesinos   </strong>

<strong>Source : Ambassade de Cuba au Mali</strong>

=================================

<strong>Cuba: </strong><strong>Un pays debout !</strong>

<strong><em>170 États membres de l'Assemblée générale des Nations unies — soit 88 % des membres de l'organisation — ont soutenu Cuba par leur vote, ce qui constitue une reconnaissance internationale écrasante du travail de la Révolution cubaine dans le domaine des droits de l'Homme.</em></strong>

<strong><em>Le président de la République de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a qualifié de « victoire éclatante » l'élection de notre pays, le 12 octobre, en tant que membre du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies pour la période 2021-2023.</em></strong>

170 États membres de l'Assemblée générale des Nations unies — soit 88 % des membres de l'organisation — ont soutenu Cuba par leur vote, ce qui constitue une reconnaissance internationale écrasante du travail de la Révolution cubaine dans le domaine des droits de l'Homme.

Ce résultat est d'autant plus grand qu'il a été obtenu face aux mensonges et aux calomnies impériales, à la campagne de diffamation, à la manipulation et au chantage contre notre pays. Rappelons que, de façon honteuse, les États-Unis, dont le bilan est lamentable sur cette question, se sont retirés du Conseil des droits de l'Homme en 2018. Ce qui n’a pas empêché le Département d'Etat d’émettre une déclaration exprimant son inquiétude quant à l'élection de la Chine, de la Russie et de Cuba au sein de cet organe.

« Le Département d'État a publié aujourd'hui une déclaration dans laquelle il déplore le résultat des élections au Conseil des droits de l'Homme. Il a décidé de se retirer de toutes les instances internationales où il ne peut pas imposer sa volonté. Quand nous étions jeunes et que nous jouions au baseball, le mauvais perdant menaçait toujours de rentrer chez lui, les battes, les balles et les gants sous le bras », a tweeté l'ambassadeur cubain aux États-Unis, José Ramon Cabañas.

Certes, les États-Unis se sont une nouvelle fois retrouvés isolés. Toutefois, il convient de rappeler à Washington que le blocus et leur politique unilatérale d'hostilité constituent une violation flagrante, massive et systématique des droits humains du peuple cubain et le principal obstacle au développement de notre pays. Face à ces agressions, de nombreuses raisons permettent de confirmer que la promotion et la protection de tous les droits humains pour tous a toujours constitué une priorité pour Cuba, sur la base du caractère universel, indivisible, interdépendant et solidaire de ces droits. Notre pays a obtenu des succès significatifs dans ce domaine, grâce à la volonté politique du gouvernement et à la participation active de la population dans tous les domaines de la vie nationale.

DES RÉSULTATS INDÉNIABLES

Notre pays est partie à 44 des 61 instruments internationaux relatifs aux droits de l'Homme et a continué à remplir ses engagements et obligations à cet égard.

De même, en tant qu'État partie à la Convention relative aux droits de l'enfant, Cuba a conçu des plans, des politiques et des programmes nationaux destinés à ce groupe, en intégrant les postulats de la Convention.

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (unicef) a salué les réalisations de notre pays dans le domaine de la prise en charge des enfants, en particulier le plein accès à la culture, à l'éducation et à la santé.

Le principe de l'intérêt supérieur de l'enfant est dûment intégré dans la législation nationale, et constitue une priorité majeure dans les domaines administratif, éducatif, familial, juridique et judiciaire, selon les informations du ministère des Relations extérieures (Minrex).

En 2015, l'Organisation mondiale de la santé (oms) a reconnu Cuba comme le premier pays à avoir éliminé la transmission du vih et de la syphilis congénitale de la mère à l'enfant, et en juin 2019, elle a ratifié ces résultats pour la troisième fois au cours de la période 2015-2019.

Les articles 72 et 73 de la Constitution cubaine font de la santé publique et de l'éducation, respectivement, des droits de toute personne. « Le droit à l'éducation, qui a un statut constitutionnel, est garanti par le système élargi et gratuit d'écoles, de semi-internats, d'internats et de bourses à tous les types et niveaux d'enseignement et par la fourniture gratuite supplémentaire de matériel scolaire », souligne le Minrex.

Cuba dispose d'un système de santé à tous les niveaux, qui est universel, gratuit et accessible à la population sur tout le territoire national ; en outre, ses programmes de coopération médicale internationale contribuent à la promotion et à la protection du droit à la santé de millions d'êtres humains dans le monde.

À cet égard, le contingent Henry Reeve a reçu le prix Dr Lee Jong-wook pour la Santé publique en 2017, décerné par le Conseil exécutif de l'oms. Grâce au programme d'alphabétisation Yo sí puedo (prix d'alphabétisation unesco Roi Sejong en 2006 et prix Mestres 68 en 2012), plus de neuf millions de personnes ont appris à lire et à écrire dans plus d’une trentaine de pays.

CERTAINS INDICATEURS DE SANTÉ. L'espérance de vie est de 78,45 ans. 14 maladies infectieuses ont été éradiquées. 97 202 médecins, soit un médecin pour 116 habitants. 19 825 stomatologues, soit un pour 556 habitants. LA COOPÉRATION DE CUBA AVEC D'AUTRES PAYS (1963-AVRIL 2020) 87 pays et territoires ont bénéficié de la coopération de Cuba.

Plus de 1,949 million de cas traités.

Plus de 14 millions d'opérations chirurgicales. Plus de 4 millions d’accouchements. Plus de 14,7 millions de vaccins administrés.

DANS LA LUTTE CONTRE LA COVID-19 Plus de 3 700 coopérants.

52 brigades médicales. 39 pays et régions touchés ont reçu une aide cubaine.

LA COOPÉRATION CUBAINE AVEC L'ONU DANS LE DOMAINE DES DROITS DE L'HOMME

Cuba a été élu membre fondateur du Conseil des droits de l'Homme pour la période 2006-2009 et a également siégé à cet organe pour les périodes 2009-2012, 2014-2016 et 2017-2019.

C'est la cinquième fois que Cuba occupera un siège dans cet organe des Nations unies. Notre pays « se comporte au sein du Conseil des droits de l'Homme d'une manière constructive, avec son expérience de pays en développement qui prône le dialogue et la coopération, contrairement aux approches punitives et à la sélectivité, en faveur de la promotion et de la protection de tous les droits de l'Homme pour tous », souligne le ministère cubain des Relations extérieures.

<strong>Source : Livre sur les droits de l'Homme à Cuba 2020, paru sur le site web du Minrex.</strong>

<strong><em>NDLR : le titre est de la Rédaction du Journal 26Mars.</em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Histoire : D’un pêcheur… pêché</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 00:34:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Molobaly est un célèbre pêcheur à Djicoroni.

Agé de 23 ans, le brave, envié par certains et admiré par d'autres est également un spécialiste en natation.

Travaillant en solitaire, Molobaly qui ne revient jamais bredouille après une partie de pêche, arrive très souvent, lorsqu'il est de bonne humeur, à attraper des poissons même à la nage témoignent ses amis. C'est pourquoi, une jeune équipe de pêcheurs, composée de 6 hommes ont convaincu depuis deux mois le vaillant pêcheur, à faire partie de leur équipe.

Maître Molobaly, de refus à refus accepta finalement de travailler en équipe. Mais, il s'est vite fait distinguer au cours des parties de pêche, par des comportements bien particuliers.

En effet, notre ‘bozo ne porte jamais de vêtements, pêchant à la ligne ou au filet. Et nombre de fois, les autres pêcheurs ont tenté d'avoir une réponse au fait qu’il travaille toujours nu comme un oisillon, mais celui-ci maintient comme leitmotiv : "c'est une tradition que m'a léguée mon grand-père et le port de vêtements en pêchant est un totème familial dans l’eau, on est habillé par l’eau. L’eau protège plus que la culotte, disait-il.

Une belle philosophie dont notre pêcheur doutera désormais de la véracité.

En effet, le 5 novembre dernier, alors que la petite équipe retirait ses filets de l'eau, chacun s'occupait à enlever les poissons piégés pour les placer dans la pirogue de nos pêcheurs. C'est alors que Maître Molobaly sentit quelque chose caressant ce ‘’machin’’ que le nageur ne peut protéger… selon l’adage.

Mais, Molobaly ne se doutait pas que c'était un poisson qui guettait cette complexe partie de son corps.

Mieux, notre champion, fébrile comme un coq de Bougouni prenait goût au jeu qu'il attribuait au balancement du filet.

Non loin, ses co-équipiers l’observaient fermer les yeux. "Que se passe-t-il ?".

Peu après, l’homme ‘’revint sur terre’’. Mais… tout à coup, la terrible carpe qui était à l'origine du chatouillement, s’empara de son ‘’machin’’, le mordit violemment et s’y accrocha. Du coup, notre célèbre pêcheur lança un effroyable cri de douleur et jeta le filet.

L'indélicat poisson restait toujours accroché à ses "affaires".

Vite, le malheureux regagna le rive, tout en essayant, à l'aide de ses mains, de broyer le poisson qui ne lâchait toujours pas sa ‘’proie’’.

A présent sur la rive, le pêcheur pêché est "libéré", grâce à l’intervention des membres de son équipe. Mais le sang jaillissait de tous les côtés.

L'"accidenté" a été évacué chez un guérisseur.

La blessure ne semblait pas très grave et le sang a arrêté de couler.

D'ailleurs, depuis quelques jours, Molobaly va mieux, mais le terrible poisson lui a bien arraché une partie de son ‘’affaire’’.

A coup sûr, notre vaillant pêcheur après guérison, changera de comportement en travaillant et jettera son "totème familial"…à l’eau.

Surtout qu’il ne sait pas encore, si ‘’certaine chose’’ pourrait désormais être… normale.

Comme quoi, même les poissons peuvent être cruels.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Tombouctou: Histoire d’un homme oublié : Adib Bachou</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/tombouctou-histoire-dun-homme-oublie-adib-bachou-2905216.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 00:30:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Feu d’Adib Bachour a été directeur de l'école medersa de Tombouctou, il faut dire qu’Adib a beaucoup marqué notre enfance.</strong>

Son père est libano- syrien mais sa mère est de Tombouctou. Nos aînés ont gardé celui l'image d'un homme bon, ferme et taquin. "Je vous ai fait faire des pantalons longs, le café, c'est permis à l'école ? Le lait c'est permis à l'école. Pourtant je vous le fait"
Nous autres avons retenu : "gouna idjé kayna wo ka go nongo,  nda moi dyo go thiraye ma si mandi va ay doo, nda a koraye ma kar ga har a boune, ma kata ga yéné har yé wii ga" et autres "fatouma porte garan boubou, fatouma parti ila yoobou, fatouma mes filles mouru "
Un jeu de notre enfance porte le nom de Adib, ADIB TAMPON.
C'est la bonne gestion d'Adib qui va faire évoluer la medersa vers le lycee. Nous avons toujours souhaité que le lycée franco -arabe porte son nom et que le nom de Mahamane Alassane soit porté sur l'aéroport. Je rapporte ici encore  une fois un témoignage du professeur Talina Haïdara donné en commentaire d'une publication concernant Adib Bachour :
"Adib Bachour est Tombouctien car sa mère est de Tombouctou.Il a aimé Tombouctou et a beaucoup apporté quand Nekli fut rappelé après l'indépendance de l'Algérie.
A propos de la 1ère grève du lycée il a dit à Mahamane Alassane qui a organisé une rencontre avec les élèves au lycée : Mr le Président je leur ai fait du fokhoy, du widjila, des pantalons et des pantalons longs".

Ce que nous devons retenir de Bachour c'est Tombouctou qu'il a porté dans son coeur tout au long  de sa vie prospère et de sa vie de galère. C'est un homme bon, généreux, méthodique et fin organisatrice.

<strong>PROFESSEUR TALINA HAÏDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Douanes Maliennes : Extraordinaire performance ! Quand on veut, on peut.</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/douanes-maliennes-extraordinaire-performance-quand-on-veut-on-peut-2905226.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 00:20:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Douane Malienne a épousé l’adage en Octobre dernier.</em></strong>

En effet, la Direction générale des Douanes du Mali vient en un seul petit mois Octobre (2020) d’enregistrer des recettes à hauteur de 54.385 milliards de FCFA. Cela, contre une prévision mensuelle de 50.854 milliards de FCFA.

Une performance (jamais égalée) de 106.90%

C’est dire, combien la levée des sanctions de la CEDEAO contre notre pays (fermeture des frontières) aura été salutaire pour le Mali.

Ce n’est pas tout.

Ce brillant résultat obtenu par les Douanes maliennes est aussi le fruit de la rigueur de son administration dans la gestion des ressources financières appartenant à l’Etat Malien et le dynamisme de ses différentes divisions.

Il s’agit notamment des bureaux de Falajè (Bamako), Kayes, Diboly, Bougouni, Sikassso, Kita, Kati, le guichet unique et surtout la Direction du renseignement et des Enquêtes de la Douane malienne.

Une occasion pour le timide Directeur général de la Douane d’adresser ses félicitations à l’ensemble du personnel de la Douane malienne et l’exhorter à d’avantage d’efforts pour contribuer au renforcement de l’économie nationale.

A noter que la direction générale des Douanes du Mali a pour objectif (avant janvier 2021) de recouvrer au titre de l’année 2020 la bagatelle de 567 milliards de CFA.

<strong>   Hinda Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Immigration : L’or du Mali ou l’Euro de la France ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/immigration-lor-du-mali-ou-leuro-de-la-france-2905219.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 00:16:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour les émigrés maliens contraints à quitter la France, la mise en exploitation des mines d’or de la région de Kayes offre des possibilités d’emplois plus attractives que l’agriculture. Mais, nombreux sont ceux qui n’attendent que l’occasion de… repartir.</em></strong>

« Pour faire de l’agriculture ou l’élevage, il ne suffit pas d’avoir des terres ou même des moyens. Cette région n’est pas celle d’agriculteurs. Nous ne connaissons pas l’agriculture. Nous n’y sommes pas habitués. Notre profession depuis l’enfance, c’est l’imagination. On ne peut changer la vie des gens avec une baguette magique », explique Mamadou Damba, un ancien émigré malien en France.

En effet, dans cette région de Kayes à l’ouest du Mali, à la frontière avec le Sénégal et la Mauritanie, dont sont originaires de nombreux émigrés, les conditions climatiques ne sont guère favorables au développement agricole et pastorale. Les pluies y sont presque inexistantes et l’avancée du désert de plus en plus alarmante.

Les habitants de la région sont à 80 % des ruraux, mais leur principale ressource est le commerce.

Pour faire leurs affaires, les villageois ont pris l’habitude d’émigrer, soit dans d’autres régions du pays, soit à l’étranger, notamment en France.

L’émigration des hommes jeunes est une seconde nature dans cette région déshéritée où les gens vivent grâce à l’argent venu de l’extérieur.

Une blague populaire ne dit-elle pas que le premier cosmonaute à avoir marché sur la lune, y avait rencontré un homme…. Originaire de Kayes.

A la question de savoir ce qu’il y faisait, il aurait répondu : « je cherche de l’argent pour faire vivre mon village !».

La fermeture des frontières et les rapatriements de Maliens de France ont donc bouleversé l’économie de la région.

Pour venir en aide aux jeunes « refoulés » et décourager les autres de prendre à nouveau le chemin de l’exil, le gouvernement malien avec l’aide de la Coopération française a pris il y a quelques années des mesures : assistance au montage de petites entreprises et l’aménagement de terres cultivables.

Mais les « sans papiers » qui se sont résignés à travailler la terre sont minoritaires. Nombreux sont ainsi ceux, qui sont repartis pour d’autres pays ou qui vivent dans la capitale en attendant que la France rouvre ses portes.

<strong>Rêves dorés</strong>.

Toutefois, la mise en exploitation, depuis quelques années, des mines d’or découvertes dans le village de Sadiola, près de Kayes, a permis à de jeunes villageois de rester sur place.

On assiste depuis, à une ruée dans la région des « sans papiers » en « transit » à Bamako.

Ces mines ont créé plusieurs milliers d’emplois avec des salaires frôlant parfois les 100 000 Fcfa.

C’est avec fierté que Gassiré Sako et Kissima Doucouré, refoulés de France, témoignent : « Nous étions partis de la région, non pas parce que nous n’aimions pas notre pays, mais parce que nous n’avions pas le choix. Il n’y avait rien ici. Mais nous ne repartirons plus en France. Là-bas, nous cherchions l’argent, c’est-à-dire l’or. Puisque nous en avons maintenant ici, adieu la France ! ».

D’autres, cependant, ne cachent pas leur désespoir et rêvent de s’exiler à nouveau.

Hammé Sylla et un groupe d’amis, anciens de France, mineurs depuis quelques années, ne s’habituent toujours pas à la chaleur infernale des mines. « Ecoutez, explique M. Sako, là-bas en France, nous gagnions beaucoup pour un travail plus humain. En seulement cinq ans de séjour, nous avons pu envoyer de l’argent au village pour construire des mosquées.

Ici, avec ce que nous gagnons, nous ne pouvons même pas acheter des chapelets ou des nattes de prière. Nous retournerons en France, dès que la porte sera ouverte. D’ailleurs, ces mines n’offrent aucune garantie, elles peuvent tarir un jour ».

Boubacar Sankaré]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recherche de l’argent facile: Marabout ou charlatan ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/recherche-de-largent-facile-marabout-ou-charlatan-2904158.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 02:51:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Etre marabout est de nos jours une profession rentable, très éloignée des pratiques traditionnelles. Pourtant, les clients sont toujours plus nombreux à les consulter, au risque de se faire abuser.</em></strong>

A.D. a passé vingt-cinq ans en France. Il rentre au pays pour se bâtir une maison et profiter de sa retraite. Il rencontre un marabout qui lui dit : « Donne-moi 10 000 Fcfa, je t’en ferais 30 000 ». L’opération se répète trois fois et, à chaque fois, A.D. touche son argent. Puis un jour, le marabout insiste : "Vends ta maison, je t’en ferais aussi trois fois le montant". Séduit par l’argent facile, A.D. se laisse convaincre. Il ne touchera jamais la somme promise.

Le marabout s’est servi des petites sommes pour gagner sa confiance. Il est parti avec l’argent de la maison. « Ma pension ne me permettra pas d’avoir une autre maison et d’entretenir ma famille comme je le faisais avant, se lamente A.D… Comme lui, des comptables, des caissiers, des trésoriers d’associations, des commerçants ont perdu des fortunes aux mains de faux marabouts.

<strong>Marabout à tout faire </strong>

Le "maraboutage" d’hier, qui se transmettait de génération en génération, est devenu une véritable profession, qui attire de plus en plus d’escrocs. Le métier est rentable et il n’est pas fatigant.

Au Mali, ces nouveaux marabouts sont souvent maliens, gambiens, guinéens, sénégalais et parfois mauritaniens.

Véritables hommes à tout faire, ils ignorent les pratiques traditionnelles et abusent de la crédulité  de leurs victimes.

Plus les temps sont durs, plus ils sont nombreux et plus ils sont sollicités. Certains payent même des intermédiaires (des sortes d’agents commerciaux) qui vantent leurs capacités et leur trouvent des clients.

Les Maliens sont de gros "consommateurs" de marabouts et ils sont souvent des proies faciles. Quand ils n’ont plus assez d’argent pour payer le marabout, ils donnent leurs vêtements, leurs parures ou  bien un autre produit de valeur.

Au village, ils offrent un mouton, un bœuf ou cultivent le champ du marabout…

Quand ils ne lisent rien dans les cauris, les vrais marabouts le disent à leurs clients et leur indiquent dans quel village se trouve le marabout qui pourra les aider. Les nouveaux marabouts ont moins de scrupules. "Le marabout d’aujourd’hui veut tout faire et ne recule jamais devant l’argent", explique depuis sa minuscule chambre-cabinet, le marabout d’un quartier populaire de Bamako.

Dans cette pièce, tout est fait pour impressionner le visiteur… le sol est recouvert de peaux de bêtes sur lesquelles s’étalent des cauris qui serviront à entrer en contact avec les esprits. Il y a aussi des sacs de poudres multicolores, des cornes recouvertes d’étoffe rouge, des feuilles, des racines et des pages remplies d’écritures...

Au centre de la chambre, trône une bouteille emballée dans de la peau de serpent et parsemée d’amulettes. Deux bâtons couverts de fil pivotent sur son goulot, en direction des quatre points cardinaux. Ils dicteront la réponse du marabout aux questions qui lui seront posées sur la recherche d’un emploi, une peine de cœur ou encore une maladie.

Les recettes du faux marabout vont de l’obligation de porter des gris-gris (ce qui se fait moins car c’est voyant), aux sacrifices, en passant par la prescription de bains et les recommandations les plus inattendues : "Enterre cette corne de génisse la nuit sur une tombe, juste là où se situe la tête du mort". Ou encore : "Casse cet œuf à la croisée de deux chemins avant de te débarrasser de cette cola où sont plantées trois aiguilles". Selon un sociologue, "de nombreux marabouts et guérisseurs dissimulent leur manque de savoir derrière des incantations que n’ont jamais utilisé ceux qui ont transmis le savoir".

<strong>Les marabouts qui réussissent le mieux sont ceux qui prétendent avoir des dons de voyance et les guérisseurs. </strong>

Cette femme souffrait d’une maladie que les médecins n’arrivaient pas à soigner. Elle se décide à aller voir un marabout qui lui dit : "Cherche un trou à droite de ta porte. Creuse avec la main jusqu’au coude. Tu trouveras un gri-gri emballé dans une étoffe blanche. Sors-le et garde-le. En moins de sept jours, une femme va faire une chute dans la maison et se casser la jambe. Ce sera la preuve que c’est elle qui a enterré cette chose qui te rend malade". La femme obéit. La même semaine, la mère de sa co-épouse se casse la jambe. "Depuis ce jour je suis guérie de ma maladie", assure-t-elle.

"Tu as une co-épouse d’une noirceur rare aujourd’hui (à cause des pommades éclaircissantes), dit un autre. Regarde bien sa main gauche. Le petit doigt est toujours collé à l’annulaire qui porte une bague faite de deux métaux différents (argent et bronze). Elle a trois enfants. Le second, qui est une fille, est mort en bas âge…" Comment ne pas croire celui qui vous connaît si bien ?

Pas facile de distinguer le faux du vrai.

Pour se protéger contre le maraboutage des autres, certains Maliens ont recours au "contre-maraboutage" : ils demandent à un marabout de repousser les manœuvres dirigées contre eux : "Tout ce que fait la main peut être défait par une autre main", dit ce maître maçon.

Mais, comment être sûr que le deuxième marabout n’est pas un faux ?

Face à cette invasion de charlatans, les clients se disent le plus souvent déçus. Pour les adversaires du maraboutage, c’est plus simple : "ce qui doit arriver, arrive au moment précis…"

<strong>M.Camara.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre l’Insécurité alimentaire au Mali : La Cédéao et l’UE à nos côtés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/lutte-contre-linsecurite-alimentaire-au-mali-la-cedeao-et-lue-a-nos-cotes-2904143.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 02:36:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Afin de lutter contre la pandémie de Covid-19 et l'insécurité alimentaire en Afrique de l’ouest, la CEDEAO soutenue par l’UE, a exprimé, il y a quelques jours, sa solidarité en offrant à l’État malien des dons en vivres pour les ménages les plus vulnérables. C’était dans les locaux de l’Office des Produits Agricoles du Mali (Opam).</em></strong>

Face aux effets de la pandémie du coronavirus, qui viennent aggraver les défis du Mali déjà confrontés aux conséquences du terrorisme, du changement climatique entre autres, la Cédéao a apporté son soutien à notre gouvernement et aux ménages les plus vulnérables.

En effet, ce geste solidaire se manifeste, à travers des dons en vivres d'une quantité totale de 893 tonnes de céréales composées de mil, maïs, sorgho et riz.

Le premier don est constitué de 237 tonnes de céréales et financé par le Fonds Urgence Humanitaire de la commission de la Cédéao pour les secours en cas de catastrophe et d’urgence aux Etats membres touchés par une urgence humanitaire. A ce premier don s'ajoute un deuxième de 556 tonnes financé par les ressources du projet d'appui au stockage de sécurité alimentaire en Afrique de l’ouest que soutient financièrement l'Union Européenne à hauteur de 56 millions d’euros.

Toutefois, ces céréales seront prélevées sur les stocks de la Réserve régionale de sécurité alimentaire dont une partie est entreposée sans les magasins de l'Office des Produits Agricoles du Mali (Opam). Puis, elles sont distribuées gratuitement aux ménages les plus touchés par les différentes crises.

Ces deux dons viennent en complément des appuis multiformes que la Cédéao apporte à notre pays depuis l'apparition de la pandémie de Covid-19, le 24 mars dernier.

Pour le commissaire en charge de la sécurité alimentaire, Sékou Sangaré, le Covid-19 affecte tous les secteurs et perturbe les systèmes de production, de stockage, de commercialisation, de transformation et de distribution des produits agricoles et alimentaires. De plus, l'analyse de vulnérabilité du cadre harmonisé, a-t-il dit,  a estimé à environ 1 340 741 personnes qui sont actuellement en situation alimentaire difficile et se trouvent dans notre pays notamment les déplacés internes, les enfants touchés par la malnutrition et d'autres. « Raison pour laquelle, la commission de la Cédéao a décidé d'apporter son soutien au Mali, à travers le Fonds des Urgences Humanitaire et l'appui financier de l'UE, dans le cadre du projet d'appui au stockage de sécurité alimentaire en Afrique de l’ouest », a expliqué Sékou Sangaré.

Par la même occasion, l'ambassadeur de l’UE, Barth Ouvry  a souligné « nous sommes satisfaits de la mise en œuvre de cette initiative et nous continuons à le faire davantage. L’UE est venue renforcer la coopération qui existe entre l’Europe et le Mali en leur offrant des vivres à l'endroit des couches les plus  vulnérables »

Rappelons que la Politique humanitaire de la Cédéao a pour mission de prévenir, d’atténuer et de faire face à l'impact de désastre imputable à des catastrophes naturelles, que cet impact soit exacerbé par un conflit ou non. Elle vient en complément à la politique de la Cédéao pour la réduction des risques qui focalise sur la réduction des risques de catastrophes par la conception d'intervention visant à réduire le risque en tant qu'obstacle au développement.

Pour ce faire, le ministre des Maliens de l'extérieur et de l’Intégration africaine, Hamidou Ah Ilène, a félicité le geste salutaire de la Cédéao et de l'UE. Selon lui, ce geste vient à point nommé pour les ménages les plus défavorisés qui se trouvent dans les quatre coins du pays. Pour ce faire, le ministre Ag Ilène a réaffirmé la mise en place d'une réserve alimentaire qui permettra d'apporter des réponses endogènes contre la crise alimentaire qui sévit sur  le continent.

Créée le 28 février 2013 à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire, par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Cédéao, la Réserve Régionale de Sécurité Alimentaire vise notamment à compléter les efforts des Etats membres pour fournir une assistance alimentaire et nutritionnelle rapide et diversifiée.

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La dépouille du président ATT à Bamako : Demain, le Grand regagnera sa dernière demeure</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/la-depouille-du-president-att-a-bamako-demain-le-grand-regagnera-sa-derniere-demeure-2904140.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 02:34:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est demain mardi qu’auront lieux les obsèques du défunt président de la République ATT, au génie militaire.</em></strong>

<strong><em>Le triste évènement sera précédé d’une veillée funèbre ce lundi.</em></strong>

C’est avec consternation que les Maliens ont appris le décès de l’ancien président de la République Amadou Toumani Touré survenu mardi dernier à Istanbul en Turquie à l’âge de 72 ans.

Samedi, aux environs de 4h15mn l’avion transportant la dépouille de l’ex chef de l’Etat a atterri sur le tarmac de l’aéroport international, président Modibo Kéita.

C’est dans une atmosphère chargée d’émotion que le vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le Premier ministre, Moctar Ouane, plusieurs membres du gouvernement, les enfants de l’illustre disparu, ont accueilli l’ancienne première Dame, Mme Touré Lobbo Traoré.

Le vice-président de la Transition, le chef du gouvernement, les enfants du président ATT et plusieurs autres personnalités se sont inclinés devant la dépouille de l’homme du 26 Mars 1991 drapée aux couleurs nationales.

Le cortège funéraire, constitué de plusieurs dizaines de véhicules, se dirige après vers le Centre pour le développement des vaccins à Djicoroni Para. Là, à leur tour, parents, collaborateurs et fidèles de l’ancien président se sont inclinés devant sa dépouille.

Qu’Allah accueille ATT dans son paradis. Amen.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terroriste au Mali : Barkhane frappe fort !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terroriste-au-mali-barkhane-frappe-fort-2904150.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 01:41:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ba Ag Moussa, un cadre opérationnel jihadiste de tout premier plan lié à al-Qaïda, et dont le nom était associé ces dernières années à de nombreuses attaques au Mali a été tué mardi dernier dans la région de Ménaka par la force Française.</em></strong>

<strong><em>Deux jours, après, cette même Force a neutralisé une trentaine d’autres terroristes dans la région de Mopti.</em></strong>

L'opération menée par la force Barkhane remonte à mardi 10 novembre en fin de journée, indique un communiqué de la France. L'armée française a « neutralisé » Ba Ag Moussa, également appelé Ba Moussa Diarra, et décrit comme le « chef militaire » du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et « l'un des principaux adjoint de son chef <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200309-mali-iyad-ag-ghali-prÃªt-Ã -nÃ©gocier-les-autoritÃ©s">Iyad Ag Ghali </a>».

Florence Parly  ministre française de la Défense a salué une opération engageante « d'importants moyens de renseignement ainsi qu'un dispositif d'interception composé d'hélicoptères et de troupes au sol ».

Son nom (Ba Ag Moussa) était associé ces dernières années à de nombreuses attaques contre les forces maliennes et internationales. Il était donc considéré comme un des principaux chef jihadistes au Mali selon le communiqué, qui précise qu'il était notamment chargé des nouvelles recrues.

Ancien colonel de l’armée malienne et figure de la cause indépendantiste touareg, « Bamoussa » avait fini par rejoindre en 2012 les rangs d’Ansar Dine puis du GSIM, liés à al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Aussi, deux jours après la mort de Bah Ag, Moussa une trentaine de djihadistes ont été tués par l’armée française,  à Niaki dans la région de Mopti,  a annoncé, vendredi 13 novembre, l’état-major des armées françaises.

« Une trentaine de membres d’un GAT [groupe armé terroriste] appartenant au RVIM [Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans, aussi appelé GSIM] ont été neutralisés » lors d’une opération aérienne et héliportée de la force « Barkhane », a déclaré le porte-parole de l’état-major, le colonel Frédéric Barbry.

Ils ont été tués dans une opération associant avions de chasse Mirage 2000, hélicoptères de combat et commandos héliportés qui ont mené combat au sol pendant une heure.

Une vingtaine de motos et de l’armement ont été également saisis et détruits.

Des  frappes qui confirment que l’option militaire demeure privilégiée par la France, qui avait déjà revendiqué ces derniers temps  la « neutralisation » d’une centaine de djihadistes.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Santé au Mali : L’évolution du diabète inquiète</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/sante-au-mali-levolution-du-diabete-inquiete-2904145.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 01:39:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le  Directeur Général de la Santé et l'Hygiène publique (DGSHP), Ousmane Sy a animé jeudi dernier une conférence de presse sur «  le personnel infirmier et le diabète ». C’était  dans les locaux de l’organisation Mondiale de la Santé. </em></strong>

<strong><em>A ses côtés, on notait la présence du Directeur Général de la Santé Diabète, Stéphane Besançon, des représentants de la Fédération nationale des diabétiques du Mali (FENADIM), Balla Kouyaté et de l’Association Malienne de Lutte contre le Diabète, (AMLD) Dr Dienta.</em></strong>

Le diabète n'est plus une maladie des pays riches. Le Mali compte déjà une prévalence de 2,4 mais aussi une prévalence de surpoids de 22% et d’obésité de 5,7%. C'est pourquoi notre pays est entrain de multiplier les efforts, par le biais d’une campagne de  sensibilisation, pour anticiper la croissance exponentielle de la prévalence de la maladie dans les prochaines années.

A l'entame de ses propos, le DG de la santé et l’hygiène publique, Dr Ousmane Sy a souligné l'importance d'actions coordonnées et concertées pour lutter contre le diabète en tant que problème de santé mondiale. Selon lui, il s'agit de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées au diabète et de ses facteurs de risque.

Par la même occasion, le représentant du FENADIM, Balla Kouyaté requiert une aide individualisée, par différents moyens sur les caractéristiques de la maladie, ses traitements, les dispositifs pratiques, sur les moyens disponibles. Pour lui, FENADIM appuie les associations de patients diabétiques du Mali pour qu'elles puissent apporter une aide morale, pratique, financière, sociale et juridique aux personnes atteintes de diabète et à leur entourage.

Par la suite, l’ONG Santé Diabète à travers Stéphane Besançon a signalé. "Nous intervenons sur une approche globale incluant tous les axes nécessaires à la mise en place d'une prévention et d'une prise en charge de qualité du diabète".

Il a souligné que le diabète est une maladie chronique qui touche, aujourd’hui, plus 463 millions de personnes dans le monde. Il affecte déjà une personne sur 11 et le diabète gestationnel une naissance sur 7. Le diabète représente la 7<sup>ème</sup>  aide de décès dans le monde et tue plus de 5,1 millions de personnes par an, soit 14 000 morts par jour et 1 mort toutes les 7 secondes.

Et, selon la Fédération Internationale du Diabète (FID), en 2045, le diabète touchera 700 millions de personnes devenant ainsi l'une des principales causes d'invalidité et de décès dans le monde.

S'agissant de l'impact du diabète sur les individus et le pays, Dr Ba Traoré de HDM a précisé que le diabète engendre de lourdes conséquences sanitaires et socioéconomiques, aussi bien pour l'individu, sa famille que pour la communauté, du fait de ses complications des coûts de prise en charge. Au cours de son intervention, il affirmera qu'on ne peut prévenir le diabète de type 1 mais par contre on peut prévenir le diabète de type 2. Toujours selon lui, prévenir le diabète revient à réduire les facteurs de risques évitables. Pour  ceci, il est impératif d'adopter une alimentation équilibrée et mener une activité physique régulière en surveillant son poids pour ne pas développer un surpoids.

Quant au représentant de l'AMLD, Dr Dienta, il a expliqué que sa structure a été créée en juin 1991 et est reconnue par le Département en charge de l’Administration territoriales et de la Décentralisation la même année. Cet organe est composé de 12 membres et un comité scientifique de personnes.

Cette association s'est affiliée à la FID en 1994 et a créé le centre de lutte contre le diabète en 1998 avec l'aide du Ministère de la Santé. Selon Dr Dienta, l'objectif visé est de s'investir dans la réduction des coûts de prise en charge pour l'accessibilité géographique des populations à une prise en charge de qualité.

Par ailleurs, tous les conférenciers ont insisté sur l’spect dépistage dans les six communes du district de Bamako ainsi que dans les régions et cercles du Mali.

A noter que ces activités de dépistages sont couplées aux activités de sensibilisation.

<strong>MS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorable: Feu Modibo Keïta, Président de la République (19 Novembre 1968)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/propos-memorable-feu-modibo-keita-president-de-la-republique-19-novembre-1968-2904175.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 01:16:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>"Le Mali, ce n’est pas nous, ce n’est pas non plus ceux qui viennent de prendre le pouvoir. Le Mali, c’est vous !" [NDLR : s’adressant à la jeunesse]</em>

<strong><em>Boya Dembélé, Président du Tribunal de Première Instance de Koutiala, à l’occasion de la rentrée judiciaire 2003-2004 :</em></strong>

<em>« Il est déplorable de constater que certains avocats, au mépris de la loi et de leur déontologie, s’adonnent à des négoces, entretiennent des rapports avec des partis adverses sur le dos de leurs clients ou prélèvent sur les sommes encaissées, le montant de leurs honoraires et même davantage, sans le consentement formel du client et sans autorisation du bâtonnier. En outre, à Bamako, nombre de citoyens se plaignent de ce que certains avocats se prévalent de leur qualité et de la difficulté de les attraire devant le juge pour refuser de payer les loyers des locaux abritant leurs études, si bien que, actuellement, un homme de droit, que vous soyez avocat, notaire, huissier ou magistrat, vous avez du mal à trouver un local à louer ».</em>

<strong><em>Me Abdoulaye Garba Tapo (Président du RND, 1997)</em></strong>

<em>« Nous avons toujours pensé que le Mali, c’est notre Mali à tous et que nous devons le construire. Pour cette raison, nous pensons qu’il fallait éviter qu’il y ait des camps ennemis qui soient là à s’affronter inutilement ». </em>

<strong>Feu Tiéoulé Mamadou Konaté Président du BDIA novembre 1994 </strong>

« <em>Je dis qu’il faut rapatrier le dossier des régions du nord-Mali, entreprendre des démarches pour ouvrir le débat au Mali, entre Maliens concernés. </em>

<em>C’est ça l’approche du BDIA. </em>

<em>Mais avant cela, il ne faudrait rien négliger sur le plan de la sécurité, pour que les populations puissent être à l’abri d’attaques, d’assassinats. </em>

<em>Notre gouvernement doit redoubler l’effort pour convaincre les rebelles que la paix est possible dans l’honneur et la négociation. </em>

<em>Mais, il doit être clair que cela n’est compatible, ni avec la surenchère, ni avec les pressions internationales, encore moins, avec les attentats terroristes ».</em>

<strong>Professeur Yoro Diakité (2002)</strong>

<em>« Les objectifs essentiels immédiats du 26 mars étaient l’instauration du multipartisme intégral et de la liberté pour les gouvernés de choisir leurs gouvernants. Ceux-ci ont été atteints. Mais, l’espoir populaire attendait un mieux vivre et surtout devenir maître de sa propre histoire. De cela, nous en sommes loin ».</em>

<strong>Alpha Oumar Konaré, Président de la République</strong> <strong>1994</strong>

<em>‘’ Il est de la responsabilité de l’Etat, de donner la preuve qu’il entend et qu’il est en mesure d’assurer la sécurité de toutes les personnes, à quelque groupe socio-ethnique qu’elles appartiennent, ainsi que la sécurité de leurs biens. </em>

<em>Il appartient aux Mouvements  de confirmer leurs engagements en faveur de la paix et de la sécurité. </em>

<em>Il leur appartient sans plus aucun retard, de contribuer à la lutte contre les actes de banditisme.’’  </em>

<strong><em>Rassemblés par</em></strong>

<strong><em>Boubacar Sankaré</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ATT, président de la République (Janvier&#45;2012) : MESSAGE à l’occasion du nouvel AN</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/att-president-de-la-republique-janvier-2012-message-a-loccasion-du-nouvel-an-2904170.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 01:10:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Frères africains,</strong>

<strong> </strong>

Hôtes du Mali,

Au seuil du nouvel An, c'est toujours pour moi un agréable devoir de présenter mes voeux les meilleurs, à chaque Malienne et à chaque Malien, à nos frères africains et aux hôtes du Mali.

L'aube d'une année est un moment de prières pour nous-mêmes, pour tous ceux qui nous sont chers afin que s'accomplissent nos aspirations les plus ardentes à une vie toujours meilleure.

Dans les voeux que vous aurez à formuler pour vous-mêmes, pour vos familles et vos amis, je suis sûr que chacune et chacun d'entre vous aura une pensée pour le Mali, afin que notre pays continue sa marche vers le développement dans la démocratie, la paix et la stabilité.

Nous voici au terme d'une année qui aura été celle de l'amplification des chantiers de transformation de notre pays et à l'orée d'une autre qui sera marquée par le rendez-vous combien important des scrutins référendaire, présidentiel et législatif.

L'enjeu et le défi sont à tous égards comparables à ceux des scrutins de 1992 et de 2002, deux dates-repères dans la vie du Mali démocratique, avec des alternances politiques pacifiques qui valent à notre pays le respect de la Communauté des Nations.

Ce rappel situe la dimension de nos responsabilités individuelles et collectives dans la bonne tenue des élections à venir.

Nous avons l'obligation de les réussir à la fois pour affirmer la maturité de notre démocratie et pour maintenir notre pays dans la trajectoire ascendante qui nous donne chaque jour, depuis des années, des raisons de croire en un futur meilleur pour les enfants du Mali.

Le Gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires tout en restant constamment ouvert au dialogue avec tous les acteurs impliqués dans le processus électoral, afin d'assurer le succès des différents scrutins.

Mes Chers Compatriotes,

La tenue régulière d'élections libres et transparentes est non seulement un baromètre de la vitalité d'une démocratie, mais elle permet aussi, au pays de se doter d'institutions stables qui constituent le premier socle du développement. Tout au long des dix dernières années, notre ambition a été de maintenir ce double mouvement pour accélérer la transformation de notre Pays.

Le renforcement de la sécurité alimentaire, ainsi que de la qualité de l'éducation et de la santé, les actions structurelles dont le développement institutionnel et social, celui des Infrastructures, des mines, du secteur privé, des arts et de la culture, du tourisme et de l'artisanat, la communication sont les axes essentiels du grand chantier pour un Mali émergent.

Je me réjouis des efforts remarquables accomplis dans ces différents secteurs au cours de l'année qui s'achève et des bonnes perspectives qui s'offrent à nous pour 2012. Au nombre des réalisations, on peut retenir l'inauguration du Pont de l'Amitié Chine-Mali à Sotuba-Missabougou. Les axes routiers Bamako-Kangaba, Kita-Ballé-Bafing-Dabia-Falémé-Kéniéba et Kédougou au Sénégal (Corridor Bamako-Dakar parle Sud), Bougouni-Sikasso sont entièrement réalisés et seront inaugurés dans les prochains jours.

Les travaux de bitumage des voies urbaines se sont poursuivis à Kati, San, Koutiala et Bandiagara prolongeant ainsi, la longue liste des réalisations similaires dans les capitales régionales et dans de nombreuses villes secondaires. Koulikoro et Kidal sont en chantier ainsi que le tronçon Bafoulabé-Mahina.

Sur l'axe Bamako-Dakar par le Sud, le pont de Ballé a été inauguré, les ponts sur le Bafing et la Falémé sont achevés ; celui de Fourou sur la rivière Bagoué à Kadiolo le sera très bientôt. S'agissant des chantiers ouverts, celui de l'Autoroute Bamako-Ségou s'installe progressivement avec la construction des Bases-vies et la libération des emprises.

Les études techniques pour la réhabilitation de l'Avenue de l'An 2000 à Ségou sont en cours d'achèvement. La route emblématique Goma Coura-Nampala-Léré-Niafunké-Tonka-Diré-Goundam-Tombouctou sur près de 500 km commence à sortir de terre.

L'état d'avancement de la route Kayes-Diamou-Bafoulabé est satisfaisant ; L'élargissement à 2X2 voies de la Route nationale N°5 du Pont de Woyowayanko à la sortie de Sébéninkoro se poursuit à un bon rythme au moment où démarrent les travaux d'élargissement en 2X3 voies du Boulevard du 22 octobre 1946, s'étendant du Monument de l'Indépendance à l'ENSUP et l'élargissement en 2X2 voies de la Corniche de Bamako et la construction d'ouvrages d'art.

Ces infrastructures s'inscrivent dans le cadre de l'amélioration des conditions de vie des populations de Bamako et permettront de fluidifier le trafic à l'intérieur de la capitale.

Le lancement, il y a seulement quelques jours, des travaux de bitumage des routes Konobougou-Barouéli, Dioila-Doïla et Banamba-Touba, pour un montant global d'environ 15 milliards de FCFA, contribue au renforcement du désenclavement intérieur pour faciliter la mobilité des personnes et des biens, pour relier les zones de production aux zones de consommation.

Le Gouvernement accordera une attention toute particulière à l'accélération des chantiers OUO-Bankass-Koro-Frontière Burkina Faso.

Mes Chers Compatriotes,

Ce maillage du Pays par un réseau routier dense et de qualité est appelé à se renforcer à la suite de la Table Ronde des Bailleurs de Fonds sur les Investissements Routiers Prioritaires, organisé à Bamako les 1er et 02 décembre 2011. Couvrant une période de programmation de trois ans, de 2012 à 2014, les besoins exprimés par le Gouvernement du Mali, ont porté sur le financement de cinq (5) projets routiers prioritaires, d'une longueur totale de 1.100 km et d'un coût total d'environ 190 milliards de F.CFA. Il s'agit de :

- La route Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière de la Côte d'Ivoire ;

- La route Douentza-Gao ;

- La route Bourem-Kidal ;

- La route Didiéni/Kwala-Goumbou-Nara ;

- La route Macina-Diafarabé-Téninkou et un ouvrage environnemental sur le fleuve Diaka ;

- Les travaux de construction du tronçon Macina-Diafarabé sur 44 km vont démarrer en janvier 2012.

Le Programme est entièrement couvert, sur une période de trois ans, par les annonces fermes de financements des Bailleurs et d'autres confirmations incessamment attendues.

Il est important d'y ajouter l'ouverture prochaine du chantier de bitumage de la route Gao-Bourem, dans le cadre de la réalisation du barrage de Taoussa.

Mes Chers Compatriotes,

Comment évoquer nos Progrès dans la réalisation d'Infrastructures de transport sans insister sur la modernisation de l'aéroport de Bamako-Sénou ?

Après la construction d'une aérogare de fret et la rénovation de l'ancien terminal passagers, pour le mettre aux standards les plus élevés, en matière d'accueil et de traitements des voyageurs, la nouvelle plate-forme aéroportuaire en chantier avancé dans le cadre du Millénium Challenge Account, sera l'une des plus modernes et fonctionnelles sur notre Continent.

Le nouveau Terminal sera doté de six satellites d'embarquement et de débarquement de passagers. Ces infrastructures donnent à notre ambition de faire de Bamako le hub naturel de la Sous-région, toute sa pertinence et sa crédibilité.

L'aéroport Dag Dag de Kayes vient, lui aussi, de se hisser au rang d'aéroport international, avec un pavillon d'accueil entièrement rénové et une piste d'atterrissage allongée. Les premiers vols longs courriers en provenance de l'extérieur, ont commencé à desservir Kayes.

Mes Chers Compatriotes,

Dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication, le Complexe Numérique de Bamako, en construction, restera un des faits majeurs dans le secteur, cette année. Il vise à affirmer une plus grande présence de notre Pays dans la Société de l'Information.

D'un coût total d'environ 17 milliards de FCFA, le Complexe Numérique comprendra une École Nationale Supérieure des TIC pour la formation d'ingénieurs de haut niveau et de techniciens supérieurs qualifiés.

Un centre de formation continue en son sein assurera le recyclage des fonctionnaires et de tous les auditeurs désireux de se perfectionner dans les Technologies de l'information et de la communication.

Le Complexe comporte aussi un Incubateur d'Entreprises juniors TIC et fournira des halls d'exposition des produits et innovations Technologiques, ainsi que des salles de travail aux professionnels maliens et ceux de la sous-région.

Par ailleurs, j'ai instruit au gouvernement de finaliser, dans les meilleurs délais, la vente de 19 % des actions de Sotelma-Malitel destinés au grand public dans le cadre de l'actionnariat populaire.

L'expansion de la téléphonie mobile s'accompagne d'un accroissement exponentiel de la télédensité. Avec 10 millions et demi de lignes réparties entre les deux opérateurs, Sotelma-Malitel et Orange, contre 7 millions en 2010, la télédensité est passée de 33 % à 69 % en 2011.

&nbsp;

Mes Chers Compatriotes,

&nbsp;

Le paysage audiovisuel s'enrichit de la création ce 31 décembre 2011 de la Deuxième Chaîne de télévision du Mali (TM2). Cette nouvelle chaîne est une réponse qu'apporte le Projet pour le Développement Economique et Social aux défis de l'heure dans le secteur des médias audiovisuels et qui portent sur :

&nbsp;

- la migration incontournable vers le tout numérique à l'horizon 2015 ;

&nbsp;

- une forte présence des chaînes satellitaires dans le paysage audiovisuel ;

&nbsp;

- la création prochaine de chaînes de télévision privées...

&nbsp;

Près de 28 ans après le lancement de la 1ère Chaîne de télévision nationale, l'avènement de TM2 va offrir un programme complémentaire en phase, avec les attentes d'un public jeune et féminin, tout en restant ancré dans notre culture. D'un coût total de 04 milliards de FCFA, la nouvelle chaîne est entièrement financée sur les fonds issus de la vente de 51 % de la SOTELMA.

&nbsp;

L'avènement de la deuxième chaîne de télévision s'inscrit dans une dynamique de modernisation des médias publics avec :

&nbsp;

- le vaste chantier de construction de la Tour de l'ORTM pour un montant de 08 milliards de FCFA,

&nbsp;

- la dotation de l'ORTM en cars de reportage, de production Radio et Télé et d'un centre de diffusion pour un coût global de plus de 09 milliards de FCFA.

&nbsp;

La Presse écrite publique a entamé une phase de restructuration qui se traduira par le renforcement des équipements de l'AMAP en 2012. L'ouverture d'une École Supérieure de Journalisme et de Communication, courant 2012, apportera une réponse à l'amélioration de la qualité des ressources humaines des médias et à la professionnalisation du secteur.

&nbsp;

Mes Chers Compatriotes,

&nbsp;

Nos progrès peuvent se mesurer au développement des infrastructures énergétiques. Après l'inauguration de la centrale thermique de Sirakoro (SOPAM) et celle de Balingué, financée par la BID, les efforts destinés à assurer la couverture des besoins en énergie électrique des populations et des activités socioéconomiques du Mali se sont poursuivis en 2011 par le renforcement des capacités de production, l'extension de réseaux, la promotion de l'électrification en milieu rural et le développement des sources d'énergies renouvelables.

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Ainsi, le projet d'interconnexion des réseaux électriques du Mali et de la Côte d'Ivoire, dont la première phase, en cours d'achèvement, permettra, l'importation de 80 Mégawatts à un prix inférieur à celui généré par la production thermique. La seconde phase du projet, en préparation, portera le transit de puissance à 200 Mégawatts.

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Dans le domaine des énergies renouvelables, la réalisation de la centrale hybride (diesel/solaire) de Ouélessébougou offre d'intéressantes perspectives de diversification de l'offre énergétique.

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Le renforcement du Réseau électrique s'accompagne de l'extension de l'éclairage public à de nombreuses localités de notre pays : Kati, Yanfolila, Niono, Bandiagara, Douentza, Goundam et Djenné rejoignent une liste de villes desservies.

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Mes Chers Compatriotes,

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S'agissant de l'accès à l'eau potable, l'année 2012 sera marquée par la poursuite des grands chantiers pour rehausser le niveau de desserte qui était de 75,2 % en 2010, une couverture au dessus des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

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Dans l'agglomération de Bamako, les travaux de construction de la station compacte de production d'eau potable de Missabougou s'achèveront bientôt. Nous poserons aussi au cours des prochains mois, la première pierre du chantier de réalisation d'une station compacte à Kalabankoro.

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Le projet-phare pour l'alimentation en eau de Bamako reste la station de Kabala, d'un coût estimatif de 165 milliards de FCFA, avec une capacité de production de 240.000 m3/jour. 2012 sera une année décisive dans sa réalisation.

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Mes Chers Compatriotes,

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Dans le domaine de la maîtrise de l'eau et de la régulation du cours du Bani, l'ouverture du chantier de construction du Pont-Barrage de Djenné a fait renaître l'espoir d'une relance vigoureuse de l'activité économique dans le Bassin du Bani dont le Barrage-seuil de Talo a révélé les énormes potentialités de production. Au plan économique et social, l'impact du Seuil se traduira par la création d'emplois, la sécurisation et la gestion concertée en eau, le développement agricole, de la pêche et de la faune, le désenclavement de plusieurs villages du cercle de Djenné...

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D'un financement initial de près de 40 milliards de FCFA incluant le Génie civil, l'aménagement d'une première tranche de 15.000 hectares sur un potentiel irrigable de 68.000 hectares, le coût total du projet est de l'ordre de 120 milliards de FCFA.

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L'année 2011, qui s'achève, a été marquée par un déficit pluviométrique important dans tout le Sahel qui compromet fortement nos prévisions de la campagne agricole 2011-2012.

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J'ai engagé le gouvernement à mettre en oeuvre un Plan d'urgence, afin de faire face à la crise alimentaire qui s'annonce. Ce plan d'urgence se traduira par :

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- la distribution gratuite de céréales dans les communes les plus vulnérables,

- la reconstitution et le renforcement du stock national de sécurité en mil et sorgho à concurrence de 10 000 tonnes,

- la distribution gratuite d'aliments bétail aux éleveurs touchés par la crise...

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Au total, l'assistance de l'État portera sur plus de 40.000 tonnes de vivres pour un coût de 19 milliards de FCFA et des mesures d'approvisionnement en eau dans le cadre de l'hydraulique urbaine et rurale.

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À la différence de la production céréalière, celle du coton enregistre une hausse significative en passant de 243.000 tonnes en 2010 à 406.000 tonnes en 2011, confirmant ainsi la relance de la filière.

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Je tiens à féliciter la CMDT, l'APCAM et l'ensemble des cotonculteurs du Mali pour ces bons résultats. Le prix au producteur est passé de 185 FCFA à 255 FCFA soit une hausse de 24 % par rapport à la campagne précédente.

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Cette relance de la production cotonnière coïncide avec la réouverture de l'usine FITINA spécialisée dans la filature.

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Mes Chers Compatriotes,

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La politique de l'Habitat social a très fortement imprégné la gouvernance des 10 dernières années. Le Programme se poursuit avec la réalisation pour 2011 et 2012 de près de 2.000 logements sociaux, dont 1.500 à Bamako et un demi millier à l'intérieur de notre pays.

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De 2004 à nos jours avec un parc de plus de 10.000 logements sociaux, nous avons pu asseoir une expérience malienne en matière d'habitat social fondée sur l'engagement décisif de l'État et l'accompagnement des promoteurs immobiliers privés dont je salue l'apport et l'expertise.

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Dans le domaine de l'éducation, de l'enseignement supérieur en particulier, l'année 2012 marque la mise en place progressive des réformes indispensables à l'amélioration de la qualité du système.

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J'exhorte les enseignants, les étudiants et les partenaires de l'école à jouer leur rôle dans la quête de performance commune à toute la nation malienne.

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Mes Chers Compatriotes,

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La lutte contre le VIH/SIDA demeure une des priorités de l'État. Notre Programme National est un succès que confirme le recul du taux de séroprévalence dans notre pays. La création d'un Fonds National de Lutte contre le Sida, bientôt effective, ouvre un nouveau chapitre de ce combat que mène l'État avec l'appui de nombreux partenaires du Mali.

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Au plan des infrastructures de santé, on peut se réjouir de l'achèvement des travaux de construction de l'hôpital National de Mopti et de la mise en service d'un Centre spécialisé de Radiothérapie pour la lutte contre le cancer à l'Hôpital National du Mali à Yirimadio.

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Mes Chers Compatriotes,

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L'attention portée au développement du sport d'élite et de masse reste soutenue par la réalisation de nouvelles infrastructures de haut niveau. Le pavillon des sports du stade Modibo KEITA a été entièrement rénové ; une nouvelle salle de 3.000 places a été construite au Stade du 26 Mars tandis que les travaux du Palais des Sports sis à l'ACI 2000 se poursuivent à un rythme satisfaisant.

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Ce temple du sport de 5.000 places sera réceptionné au courant du premier semestre 2012. C'est aussi le lieu, pour moi, de saluer la parfaite organisation et le succès populaire de la dernière Coupe d'Afrique des Nations de Basket Féminin que notre pays a abrité en septembre 2011.

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Nos performances sportives et la qualité de nos infrastructures nous mettent en position d'accueillir régulièrement des manifestations sportives de haut niveau.

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Mes Chers Compatriotes,

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La réalisation d'infrastructures dédiées à la culture dans chaque capitale régionale touche à sa fin. Après Sikasso, Ségou, Koulikoro et Kayes, les salles de spectacle de Tombouctou et de Kidal sont terminées. La remise des clés de la Salle de Mopti interviendra en février. Les travaux de la salle de spectacles de Gao sont en passe de s'achever.

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Le même programme s'exécute dans les cercles et le District de Bamako.

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Mes Chers Compatriotes,

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L'emploi reste une des attentes fortes de la jeunesse malienne et une préoccupation de toutes les familles. Le Programme Emploi Jeunes II apporte une nouvelle impulsion aux efforts entrepris dans la première phase. Le PEJ II est financé à hauteur de 38 milliards 500 millions de FCFA, dont 67 % prélevé sur le budget national. Le seuil de recrutement de jeunes volontaires a été de 5000 jeunes pour 2012.

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L'emploi des jeunes est indissociable du renouveau de la formation professionnelle. Tel est le message de ma participation à la première édition de la rentrée groupée des centres de formation organisée récemment à Badougou Djoliba dans le Mandé.

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Mais l'outil le plus efficace pour gérer la problématique de l'emploi au Mali reste le Programme Décennal de Développement de la Formation Professionnelle, adopté récemment par le Conseil des Ministres. Le Programme Décennal fédère toutes les initiatives en matière de création d'emplois et mobilisera 307 milliards de FCFA sur la période 2012-2014.

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Mes Chers Compatriotes,

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Le seuil d'engagement social de notre État est si élevé qu'il nous faut constamment rechercher les voies et moyens de sa viabilité économique.

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L'assainissement des finances publiques, le soutien aux réformes économiques structurelles et le financement des investissements publics, sont autant de mesures destinées à accélérer le rythme de notre croissance économique.

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Le secteur minier constitue l'un des poumons de cette croissance. La production industrielle de l'or s'est élevée à environ 43 tonnes et demi, cette année, avec un revenu total pour l'économe estimé à 240 milliards de FCFA.

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Les perspectives sont encore meilleures pour 2012 avec la bonne tenue du cours de l'or tout au long de l'année 2011, mais surtout en raison du démarrage de nouvelles mines. Il s'agit de la mine d'or de :

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- Gounkoto, dans la zone de Loulo, avec des réserves exploitables d'un peu plus de 50 tonnes,

- Kodiéran, à Yanfolila, dont les réserves géologiques sont estimées à 82 tonnes.

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J'avais instruit le gouvernement de faire de la diversification un axe majeur de notre politique minière. Je me réjouis donc de la pose de la première pierre d'une Aciérie intégrée à Manabougou Commune de Tienfala (Région de Koulikoro), marquant ainsi l'entrée de notre pays dans l'exploitation du fer.

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Cette initiative, portée par la société Sahara Mining, avec une participation de l'État dans le capital, vise une production de 300.000 tonnes de fer par an au démarrage, et une pointe de 1 000 000 de tonnes en vitesse de croisière.

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L'usine sidérurgique est couplée à une production électrique de 70 Mégawatts au départ, avec une extension prévue à 300 Mégawatts. 5 000 emplois seront créés.

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Avec un investissement total de 150 milliards de FCFA, l'Aciérie intégrée de Tienfala est le plus grand projet privé jamais réalisé au Mali, de l'indépendance à nos jours.

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Dans la même lancée, le gisement de manganèse de Tassiga, dans le cercle d'Ansongo, entrera en exploitation en janvier 2012, avec une production de l'ordre de 200.000 tonnes de concentré par an et un investissement de près de 38 milliards de FCFA. Quant à la recherche pétrolière, elle amorce sa phase décisive avec la réalisation des premiers forages en 2012.

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Par ailleurs, notre tissu économique et industriel va s'étoffer en 2012 avec l'ouverture de la nouvelle usine de SUKALA qui viendra renforcer la couverture de nos besoins en sucre.

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La mise en production est prévue au cours du premier trimestre 2012. À la même période, le projet de cimenterie intégrée de Gongontéry/Astro et Dio entrera en exploitation avec la livraison du 1er sac de ciment fabriqué au Mali depuis de longues années.

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Dans le domaine de la construction automobile, l'usine de montage de véhicules de la Société WAD-YOUNGSAN, installée à Banankoro, prévoit de mettre ses premiers modèles sur le marché au cours des prochaines semaines.

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Mes Chers Compatriotes,

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Les Progrès accomplis par notre pays sont indéniables. Leur pérennisation doit reposer sur une meilleure organisation administrative du Mali. Notre ambition est de :

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- mettre l'Administration en adéquation avec les objectifs de sa modernisation assignés dans le cadre du Programme de Développement Institutionnel ;

- prendre en compte les solidarités communautaires ;

- et réaliser les objectifs fixés par l'État dans le cadre de la décentralisation.

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C'est dans cet esprit, que le Conseil des ministres vient d'adopter le projet de loi portant augmentation du nombre de Régions administratives qui passe de huit à dix neuf (19) et qui prévoit la mise en place progressive des nouvelles régions, avec leurs démembrements sur une période de cinq ans, pour tenir compte des contraintes financières, logistiques et celles liées aux ressources humaines.

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La création des Régions de Taoudéni et de Ménaka procède de cette volonté et de cette vision.

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L'étendue des régions du Nord du Mali, appelle de notre part une réponse appropriée, pour rapprocher l'administration des administrés.

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Il s'agit de réussir, dans le même mouvement un meilleur cadrage de défense et de sécurité et un élargissement des espaces favorisant une large participation des élus locaux et des populations au débat national sur les questions politiques, sociales et sécuritaires.

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Mes Chers Compatriotes,

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La paix et la sécurité sont le socle du progrès social et économique. Les derniers événements survenus à Hombori et à Tombouctou nous confortent encore plus dans cette conviction. Le Mali a réaffirmé sa condamnation sans réserve de ces pratiques terroriste et criminelle, ainsi que sa détermination, qui porte ses premiers fruits avec l'arrestation des auteurs de l'enlèvement de Hombori, à oeuvrer en faveur de la libération des otages.

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La bande sahélo-saharienne, déjà fragile, doit gérer la nouvelle donne du retour des soldats de nationalité libyenne, mais originaires de nos pays, et plus grave celle de la dissémination d'armes de tous genre.

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Je tiens, au nom de notre Nation, à saluer tous nos frères qui, de retour de Libye, ont proclamé solennellement leur intention pacifique et décidé de se mettre au service du Mali. Je veux les assurer que le dialogue et l'ouverture demeurent la clef de voûte de notre politique pour une cohésion nationale.

&nbsp;

À tous les autres pays de la Bande sahélo-saharienne, le Mali réaffirme son adhésion au dispositif inter-pays, pour la mise en commun de nos moyens politiques, diplomatiques et militaires afin de lutter plus efficacement contre toutes formes de menace et singulièrement le terrorisme et les trafics divers qui prospèrent dans la zone. À cet effet, le Mali s'est doté d'une Politique Nationale de Lutte contre l'Insécurité et le Terrorisme dans le Nord.

&nbsp;

Le Programme Spécial pour la Paix, la Sécurité et le Développement des régions Nord (PSPSDN), issu de cette politique, est une réponse immédiate pour faire le lien entre la situation des risques sécuritaires et la reprise du développement local dans le Nord du Mali.

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Le Programme spécial est conçu de manière à s'intégrer de façon complémentaire et cohérente avec d'autres actions en cours ou prévues. Les cibles prioritaires du Programme sont les communautés de base, les sites de fixation des personnes déplacées et les nouveaux pôles économiques locaux.

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Mes Chers Compatriotes,

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L'année nouvelle, que nous nous apprêtons à célébrer, m'offre l'occasion de saluer les Maliens de l'extérieur. Je sais les épreuves que beaucoup d'entre vous ont traversées, en raison de la crise économique et financière que connaissent certains de vos pays d'accueil. Nous nous souviendrons toujours de la part significative que vous prenez dans le développement de notre pays. J'associe à cet hommage tous les Amis du Mali.

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Je voudrais aussi m'incliner pieusement devant la mémoire de tous ceux qui nous quittés au cours de l'année 2011 et souhaiter à tous ceux qui souffrent, de connaître des jours meilleurs.

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Mes chers compatriotes,

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Le regard que nous avons porté sur le chemin parcouru s'est arrêté successivement sur des repères représentatifs de l'oeuvre de construction nationale.

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Le parcours a été enrichissant, passionnant ; il continue à nous apparaître non comme une aventure, non comme une marche solitaire, mais comme un mouvement d'ensemble dont chacun des éléments a fait preuve de volontarisme, d'engagement, de patience et de détermination.

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Nous demeurons fascinés, au-delà de l'instant, au-delà de la ligne d'horizon par l'image d'un pays, dont le capital humain est de qualité, d'un peuple en paix et en sécurité dans un environnement prospère, un peuple en phase avec les nations du monde, attaché aux valeurs de démocratie, de liberté et de justice. La construction de cette image, le souci de sa préservation ont mobilisé nos forces et nos énergies au service du Peuple du Mali.

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Mes chers compatriotes ;

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Frères africains ;

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Hôtes du Mali,

<strong> </strong>

Je vous renouvelle mes voeux d'une bonne et heureuse année 2012 et souhaite qu'elle soit encore meilleure, pour mes amis les Enfants, les Tout-petits.

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Vive le Mali dans une Afrique unie et en paix !

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Je vous remercie de votre aimable attention !

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : …d’un enseignant</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-enseignant-2904162.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/07/Faits-divers-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 00:58:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>El Hadji S. Sidibé est un vieux et riche administrateur à la retraite, à Magnambougou.</strong>

Pour aider sa fille A.D. à mieux persévérer dans les études, il a recruté un enseignant diplômé chômeur. Celui-ci devrait dispenser des cours de biologie à A.D. en classe de terminale. Ce qui est compréhensif, quand on sait que le vieux avait des craintes concernant le niveau de sa fille, qui souhaite effectuer des études en médecine.

M. Diarra l’enseignant a promis au vieil homme, non seulement de dispenser en intégralité tout un programme de biologie à sa fille, mais aussi, de lui dispenser gratuitement des cours sur la sexualité. Car dit-il, il y a nombre de fléaux dont sont victimes les jeunes filles par ignorance.

Ainsi, depuis deux mois, notre enseignant dispensait ses cours dans la famille de M. Sidibé où il a très vite gagné l’estime de tous, non seulement pour sa ponctualité, mais aussi, parce que la jeune A.D a pris goût aux études.

Ce que la famille n’avait cependant pas remarqué, c’est que, la jeune fille s’habillait depuis un certain temps, en tenue de sortie et marquait une réelle impatience dans l’attente de son professeur de biologie.

Les choses seront tout de même bien claires.

En effet, le 9 Novembre dernier, vers 22 heures, alors que les membres de la famille regardaient la télévision, le vieil administrateur décida d’assister à la leçon de biologie que l’enseignant Diarra était supposé-être en train de dispenser à sa fille. Il ouvrit alors calmement la chambre de cette dernière.

Stupéfaction ! L’élève et son enseignant étaient là, tous, presque dénudés.

M. Sidibé se saisit alors, d’une chaise qu’il écrasa sur le crâne de l’enseignant qui tentait de lui expliquer qu’il n’avait ‘’rien fait d’autre’’.

Qu’importe !

L’enseignant indélicat a été sérieusement tabassé par les membres de la famille qui l’ont ensuite ‘’jeté’’ dans la rue.

Le vieux Sidibé avait bien accepté que sa fille prenne des cours théoriques de sexualité, m ais, de là à aller là-bas ? Hors de question !

C’est vrai que la biologie peut mener loin. … très loin.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Construction de logements sociaux au Mali : ATT, le bâtisseur</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/construction-de-logements-sociaux-au-mali-att-le-batisseur-2904154.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/11/ATT-TENU.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 00:48:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après son élection, en 2002, Amadou Toumani Touré, avait pris un engagement dans le sens d’offrir un toit au maximum de Maliens. « Un de mes objectifs majeurs est de pouvoir faciliter l’accès à un logement décent pour tous en renforçant la politique de l’habitat. C’est pour y parvenir que l’Etat a doté la Banque de l’Habitat du Mali de ressources financières appropriées », avait-il affirmé. Un engagement qu’ATT a honoré jusqu’au bout. Tout comme il l’a fait avec d’autres engagements pris avec et pour le peuple malien, au cours de ses deux mandats…

Entre 2004 et 2012, c’est un total de 10 000 logements qui ont été construits de Kayes à Kidal. Et lorsqu’ATT a quitté le pouvoir, suite à l’absurde complot de la bande à Sanogo (en complicité avec des politiciens connus de la place) 4000 logements sociaux étaient toujours en chantier dont ceux de Tabacoro.

Le 5 mai 2004, il inaugure, sur le site de Yirimadio (commune VI du District de Bamako) 1008 logements. Après d’autres logements sont venus enrichir le bilan. En effet, au fil des ans, ATT a remis aux bénéficiaires des logements de type 501, 320, 160, 759, 300 logements dans le seul District de Bamako et des centaines dans les 8 régions administratives du Mali…

Cet élogieux bilan est là, inattaquable. Et aucune tentative de récupération politicienne ne peut détruire ces 14 000 logements qui font le bonheur de milliers de citoyens maliens.

<strong>L’aube</strong>

<strong>(Source Journal l’Aube)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : Appui aux veuves et orphelins</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/solidarite/kidal-appui-aux-veuves-et-orphelins-2904152.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 00:44:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les Casques bleus Tchadiens de la MINUSMA en collaboration avec l’unité de Coordination des actions civiles et militaires (CIMIC), ont procédé, le 28 octobre dernier, à la remise d’un don financier à soixante-dix (70) veuves de la ville de Kidal. </em></strong>

<strong><em>La cérémonie de remise de ce don s'est déroulée au siège de l’association Effes (Développement en langue Tamasheq) sis au quartier Etambar de Kidal.</em></strong>

Les femmes qui ont bénéficié, de cet appui financier, sont regroupées au sein de l’association Effes et organisées en groupement depuis 2015 avec pour but d’intervenir davantage dans les domaines du commerce et de l’artisanat. En effet, les femmes de la région de Kidal et particulièrement les veuves sont confrontées à beaucoup de difficultés économiques. La crise de 2012 a aggravé leur situation déjà précaire. La majeure partie d’entre elles vit des Activités génératrices de revenus (AGR) contribuant ainsi à supporter les différentes charges de la famille bien avant le conflit.

Au nom des femmes bénéficiaires, Fadimata Walet Alhassane, leur représentante a exprimé sa reconnaissance à la MINUSMA.  Pour elle, par ce geste, la Mission contribue une fois de plus à soulager des couches sociales les plus démunies. « Cette donation, nous permettra de renforcer notre capital commercial » a ajouté Fadimata Walet Alhassane.

Le lieutenant Amine Ady Madbo Officier chargé des actions civilo-militaires du bataillon tchadien de Kidal (Tchadresbat) espère que cette modeste contribution en faveur des veuves pourra les aider à subvenir à certains de leurs besoins. Il a expliqué que cette action s'inscrit dans le cadre des missions d’appui aux communautés qui visent à renforcer les capacités et la confiance dans le processus de paix.  « Nous espérons ainsi renforcer davantage nos relations de façon générale avec les populations locales et singulièrement avec les femmes qui constituent la fondation de toute société. » a conclu le lieutenant Amine Ady Madbo]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tombouctou :  Les Casques bleus participent à l’assainissement de la ville</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tombouctou-les-casques-bleus-participent-a-lassainissement-de-la-ville-2904165.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tombouctou-les-casques-bleus-participent-a-lassainissement-de-la-ville-2904165.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/10/casques-bleus.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 00:20:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le dimanche 1<sup>er</sup> novembre dernier, la Police des Nations Unies (UNPOL) a participé à la journée de salubrité sur les grandes artères de la ville de Tombouctou.  En étroite collaboration avec les Forces de sécurité maliennes et l’Association pour le développement de la région de Tombouctou, les Casques bleus ont nettoyé la grande artère menant du commissariat de Police au grand marché de la ville.  La mosquée Sidi Yehia, l’une des trois célèbres de Tombouctou et qui a abrité aussi la célébration du Maouloud (naissance du prophète de l’islam) le 29 octobre dernier a également bénéficié de ce grand nettoyage.

Pour rendre ces passages obligés de Tombouctou propres, UNPOL épaulée par le contingent ghanéen de la MINUSMA ont accompagné à l’aide d’un camion et d’autres outils de nettoyage les organisateurs et les habitants des quartiers de Djingarey et Badjindé tout au long de cette opération coup de balai.  Présente aussi, l’Unité constituée de police du Nigeria (FPU) a assuré la sécurité des participants.

Cette opération de grande envergure s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Police de proximité. Elle intervient aussi à quelques jours de la célébration du baptême du prophète Mahomet prévue le mercredi 04 novembre prochain. Comme à l’accoutumée, les festivités autour de ces importantes fêtes de l’islam drainent du monde. Tombouctou, la ville mystérieuse s’est donc transformée depuis quelques jours en un véritable point de convergence pour les fidèles musulmans attachés aux rituels sacrés de l’islam.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Compagnie de Circulation Routière (CCR) :  Les petits détournements qui tuent</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/compagnie-de-circulation-routiere-ccr-les-petits-detournements-qui-tuent-2902223.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/police/compagnie-de-circulation-routiere-ccr-les-petits-detournements-qui-tuent-2902223.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/02/Police-malienne.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 09:51:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au regard de la fréquence des accidents de circulation et du non respect récurrent du code de la route, la compagnie de circulation routière devrait constituer une source intarissable de recettes pour le trésor public. Hélas ! La réalité est toute autre. </em></strong>

<strong><em>A la compagnie de circulation routière, la perception et l’affectation des ressources n’obéit à aucune loi. </em></strong>

100 000 Fcfa, 200 000 Fcfa, voire, 1 million de francs, personne, même pas le Commandant du CCR ne semble connaître avec précision, le montant des recettes journalières de la compagnie.

La difficulté résulterait du mode de perception des recettes, qui, pour la plupart ne sont pas enregistrées.

En effet, on le sait, dans la circulation, les flics sont de véritables vampires. Pour la simple raison, qu’ils ne délivrent de reçus qu’exceptionnellement à ceux (peu nombreux) qui le réclament. Mais, pour les autres (les plus nombreux) le jeu se fait à l’amiable : les carnets de perception des contraventions sont mis de côté et les agents du CCR empochent directement leurs « dûs ».

D’ailleurs, les agents du CCR proposent deux options à leurs « clients » : règlement à l’amiable sans reçu, ou règlement légal avec reçu.

Puisque les frais du règlement à l’amiable sont moins onéreux, les contrevenants n’hésitent pas à opter pour cette alternative.

Ce « règlement à l’amiable » est encouragé et entretenu par les « flics » eux-mêmes, à en croire ces propos d’un chauffeur de Sotrama « la seule solution pour s’en tirer est de les mouiller la barbe, puisque même lorsqu’on est en règle, ils inventent des infractions ».

La preuve de ces pratiques très fréquentes est extrêmement difficile à établir, puisque au CCR, les agents ne justifient que les perceptions de contraventions pour lesquelles ils ont délivrés des reçus.

Dans ces conditions on peut le deviner, le trésor public ne recouvre que des miettes, pendant que, les agents rançonneurs du CCR s’engraissent.

C’est pourquoi, jadis présentée comme la section la plus méprisée de la police, aujourd’hui, la CCR est la plus convoitée par « les flics ».

Que font nos autorités face à la situation ? Rien. Le racket de la police, est une réalité devenue un phénomène naturel au Mali. Il faut faire avec ou… s’exiler.

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>

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</item>

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<title>Emballages plastiques :  Très pratiques, mais très polluants !</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/emballages-plastiques-tres-pratiques-mais-tres-polluants-2-2902231.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 02:01:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après avoir envahi nos villes, les sachets plastiques polluent de nos jours même nos villages et s’immiscent dangereusement dans les cuisines. </em></strong>

<strong><em>Les emballages végétaux sains et non polluants peuvent-ils résister ?</em></strong>

Les sachets en polyéthylène s’accumulent dans les rues et les tas d’ordures. Ils rendent les villes insalubres car ils bouchent les caniveaux, participant ainsi à l’inondation de certains quartiers.

Le comble, c’est qu’ils ne pourrissent pas ! Il est toutefois difficile de chiffrer les quantités d’emballages synthétiques utilisés.

Après avoir conquis les villes, les voici qui envahissent les campagnes. "Si la tendance actuelle perdure, c’est l’agriculture elle-même qui sera affectée. Les plantes ne peuvent pas pousser sur un terrain occupé par des sachets synthétiques. Ceux-ci empêchent les racines de pénétrer dans le sol", avertit un ingénieur agronome. Pire, la présence de ces déchets rend encore plus difficile la fabrication du compost.

<strong>Un danger dans la cuisine </strong>

L’huile rouge et l’huile d’arachide se vendent dans des sachets plastiques.

La liste des produits alimentaires qui ont désormais épousé le synthétique au détriment du végétal ne cesse de s’allonger.

La plupart des consommateurs se félicitent de ses qualités : bonne résistance physique, longue durée de vie et disponibilité en toutes saisons.

"Les sachets en plastique sont vraiment pratiques. Heureusement qu’ils existent !", se réjouit une femme rencontrée au marché.

Très peu de gens sont conscients de leur danger. Le problème est d’autant plus sérieux que les femmes font cuire certains aliments à la vapeur dans leurs emballages plastiques alors que ceux-ci peuvent libérer à chaud des substances toxiques.

Pour allumer le feu et faire la cuisine, bien des femmes mettent aussi un morceau de sachet dans le charbon de bois ignorant que la fumée ainsi dégagée est très dangereuse pour leurs poumons.

Pourtant, le Mali dispose d’immenses potentialités en matière d’emballages naturels. Ils sont pour la plupart issus de produits végétaux ou de résidus de produits de récolte. Ils servent dans le transport, la distribution, la conservation et la promotion des produits de récolte ou des aliments.

Certains de ces emballages végétaux sont cultivés, les autres sont simplement cueillis dans la brousse ou dans les bas-fonds. Ils sont surtout utilisés dans le secteur artisanal agro-alimentaire pour conditionner des produits comme les différentes pâtes de maïs, la moutarde de graines de néré, les poissons fumés, frits ou séchés, les beignets, les légumes cuits ou la viande. La feuille de papayer qui sert à envelopper la viande permet de l’attendrir grâce à une enzyme qu’elle secrète, la papaïne.

Certains reprochent aux emballages naturels de ne pas remplir toutes les conditions d’hygiène nécessaires. "Mais savez-vous dans quelle condition on fabrique les sachets synthétiques ? Nous au moins on brûle la feuille de bananier, avant de l’utiliser", oppose une vendeuse au marché. En vérité, le problème d’hygiène n’est pas spécifique aux emballages "verts".

Mais les feuilles souffrent d’un handicap majeur : elles ne sont pas disponibles toute l’année. Leur conservation reste la préoccupation majeure des femmes qui les commercialisent ou qui s’en servent.

Les feuilles ne peuvent se conserver au-delà de dix jours. "A l’étape actuelle, on ne peut pas prétendre remplacer les sachets synthétiques par des feuilles. Ce n’est pas du tout réaliste", soutient cette paysanne. Ce qu’il faudrait faire, alors c’est limiter la consommation des sachets synthétiques par une politique fiscale conséquente et promouvoir en même temps la production et la conservation des emballages naturels.

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme au Mali :  Non à un dialogue avec les Criminels !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-au-mali-non-a-un-dialogue-avec-les-criminels-2902221.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 01:49:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un dialogue entre les autorités maliennes et les groupes djihadistes et autres terroristes ? Voilà un ‘’projet’’ qui a germé sous le régime défunt d’IBK et auquel tiennent les autorités de la Transition. Mais, la France à travers les propos de son ministre des Affaires Etrangères Mr Jean Ives le Drian  s’oppose fermement à une telle initiative.</em></strong>

<strong><em>Le Mali, peut-il y aller sans l’approbation du plus important partenaire dans la lutte contre le terrorisme dans notre pays et le Sahel ?</em></strong>

Lors de sa visite dans notre pays, du 25 au 26 Octobre dernier, Mr Jean Yves le Drian, ministre des Affaires étrangères français a affirmé le soutien de la France aux autorités de la Transition au Mali et promit l’accompagnement de son pays au nôtre dans tous les domaines.

Mais, concernant un dialogue entre les autorités maliennes et les terroristes, le brillant patron de la diplomatie française ami du Mali a été clair, ferme et respectueux.

« Disons les choses très clairement : Il y a des accords de paix. Il faut <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201026-mali-le-drian-presse-les-groupes-armÃ©s-d-appliquer-plus-vite-l-accord-d-alger">mettre en œuvre les accords de paix</a>. Ce sont les accords de paix qui font la paix. Ils ont été validés par un certain nombre de signataires, dont des groupes armés signataires. Et puis, il y a les groupes terroristes qui n’ont pas signé les accords de paix. Les choses sont simples. ».

Pour tout dire, pour la France, seul vaut l’accord de paix d’Alger, et son application.

Nul autre groupe armé au Mali, en dehors ne saurait bénéficier d’un traitement particulier.

Du côté de la primature cependant, c’est tout un autre langage. Moctar Ouane, le mal aimé au Mali pour des casseroles qu’il traine pense autrement.  « Je crois également utile sur cette question  (NDLR : dialoguer avec les terroriste) de me faire l’écho des conclusions du Dialogue national inclusif qui a eu lieu chez nous et qui a très clairement indiqué la nécessité d’une offre de dialogue avec ces groupes armés. Je pense qu’il faut voir en cela une opportunité d’engager de vastes discussions. ».

Dans cette histoire de dialogue annoncé avec les djihadistes au Mali, l’approbation ou non de la France compte plus que des recommandations d’une quelconque concertation nationale.

Il  faut se rappeler que, en Janvier 2013, les 2/3 du territoire national étaient  entre les mains de Djihadistes et autres terroristes. Ceux-ci étaient même aux portes de Mopti puisqu’ils occupaient Konna situé à seulement une cinquantaine de km de la capitale de la 5èmè région le premier mort lors du combat la France s’appelait Daniel Boiteu.

Avant, dans les régions de Tombouctou, Kidal et Gao, sous autorité, des Terroristes, la charia était appliquée dans toute sa cruauté. Des mains coupées, des femmes battues, humiliées et obligées de porter des voiles, des jeunes torturés pour avoir écouté de la musique ou fumé des cigarettes.

Dioncounda Traoré alors président de la République par intérim n’avait pas organisé des concertations nationales pour mettre fin  à la terreur.

C’est à la France qu’il s’est pitoyablement adressé pour implorer son secours. La suite est connue.

Grâce à l’armée Française (Merci Serval) qui avait subi dès le premier jour des pertes en vies humaines et en matériel de guerre, la Mali a été délivré des mains des terroristes.

Depuis, et aujourd’hui encore, l’Armée Française est sur tous les fronts, pour aider le Mali à se débarrasser de ces hommes qui préfèrent la mort à la vie. Et c’est au cours de cette guerre,  que, non seulement, près de 50 jeunes Français ont perdu la vie en terre malienne, mais aussi plusieurs millions d’euros ont été consumés en feu et en poudre (par la France) pour défendre les maliens, leurs biens et leur sécurité. Aux côtés bien sûr de nos Fama et des forces de la Minusma.

Le Mali ne peut pas s’engager dans un dialogue avec des terroristes (qui ont tué tant de militaires, maliens, français de la minusma et des civils) sans l’aval de la Minusma, des Forces françaises, grâce auxquelles il existe (le Mali) encore en tant qu’Etat.

De plus, la sécurité et la préservation de l’intégrité du territoire national ne dépendent actuellement pas seulement de nos vaillants Fama.

Les autres forces comptent, elles aussi.

‘’Il faut le dire, c’est normal, disait  ATT, un grand patriote Malien.

<strong>Boubacar Sankaré </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Etat Unis d’Amérique :  Le pays le plus terroriste qui se qualifie de combattant antiterroriste.</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/etat-unis-damerique-le-pays-le-plus-terroriste-qui-se-qualifie-de-combattant-antiterroriste-2902220.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 01:48:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pendant six décennies, Cuba a été la cible de toutes sortes de terrorisme, des attentats à la bombe contre des avions, des hôtels et leurs ambassades, des tentatives d'assassinant  de leurs principaux dirigeants, des attaques avec des armes à feu contre leurs représentations diplomatiques et bureaux à l'étranger, en passant par le blocus criminel qui est toujours imposé malgré le rejet unanime de la communauté internationale.</em></strong>

<strong><em>Tous ces événements violents ont été orchestrés et financés à partir du territoire américain, dont les régimes se proclament combattants antiterroristes, et osent même faire une fausse liste de pays qui parrainent le terrorisme, dans laquelle ils incluent de manière flagrante la nation caribéenne.</em></strong>

Le 6 octobre 1976, des membres de la Central Intelligence Agency (CIA) et des mercenaires notoires payés par Washington ont fait exploser un avion Cubain de Aviation avec des bombes en plein vol, alors qu'il décollait de la Barbade avec comme  destination finale La Havane.

Dans ce crime odieux, 73 innocents, pour la plupart des Cubains, ont perdu la vie, y compris leur jeune équipe de l'escrime, et pourtant ses meurtriers n'ont jamais été jugés comme ils le méritaient, grâce à la protection de leurs patrons.
Des actes criminels similaires ont été perpétrés contre l'île antillaise depuis le triomphe de sa Révolution, le 1er janvier 1959, et n'ont pas cessé jusqu’à ce jour.
La plus récente de toutes était une attaque, au petit matin du 30 avril, contre l'Ambassade de Cuba à Washington, menée par un citoyen du nom d'Alexandre Alazo, qui a délibérément tiré une mitrailleuse Ak-47 sur le siège de la légation.
Malgré les demandes incessantes des autorités de La Havane de clarifier cette action militaire et de juger son auteur comme il le mérite, la Maison-Blanche garde un silence absolu à cet égard, ce qui en fait une fois de plus complice du terrorisme qui alimente Cuba depuis 60 ans.

La liste des actions subversives violentes en provenance des États-Unis contre la plus grande des Antilles est interminable.

Souvenons-nous de l'invasion mercenaire infructueuse de Playa Girón (Baie des Cochons), en 1961, de l'explosion intentionnelle du navire La Coubre dans le port de La Havane, en 1960, et des enlèvements et attaques avec des engins explosifs contre des diplomates dans diverses capitales, qui se sont terminés par la vie des centaines de Cubains.

Parmi tant d'actes criminels, les plus de 600 tentatives d'assassinat du chef historique de la Révolution, Fidel Castro et les attentats à la bombe dans les hôtels et des restaurants de La Havane en 1997, avec la mort d'un jeune italien, de nombreuses blessures et de graves dégâts matériels.

Malgré cette agressivité permanente encouragée et financée par Washington, Cuba a coopéré à plusieurs reprises avec les États-Unis dans la lutte contre le terrorisme, et ses services de renseignement spéciaux, dont la CIA, le savent très bien.
La nation des Caraïbes a toujours rejeté et condamné toutes les formes de terrorisme, y compris celui de l'État, et un exemple en a été l'un des premiers pays à le faire lors de la démolition des tours jumelles à New York, le 11 septembre 2001.
Dans tous les contextes internationaux, il a également réaffirmé que le terrorisme continue d'être un défi majeur pour la communauté internationale et ne peut être éradiqué tant que le double standard, la manipulation, la sélectivité et l'opportunisme politique prévaudront pour y faire face.

&nbsp;

<strong>Par Patricio Montesinos</strong>

<strong>Source : Ambassade de Cuba au Mali.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire :  … d’une mystérieuse grossesse</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dune-mysterieuse-grossesse-2902216.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 01:44:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[El Hadj M.C. est un célèbre et riche marabout installé depuis une dizaine d’années dans une somptueuse villa construite grâce à ses nombreuses consultations. Marié à une femme et père d’une fille unique âgée de 17 ans, El Hadj dont les clients, tous de gros bonnets, se bousculent devant sa porte une fois la nuit tombée, ne sort de son domicile que les vendredis pour la grande prière. A sa fille, il a refusé l’école et interdit la rue, afin de la protéger des mauvaises surprises de Bamako, une ville qu’il a toujours qualifiée de “satanique”.

A 17 ans encore, la pauvre fille à laquelle le père ne donnait même pas le droit d’aller au marché en compagnie de la mère ou d’un autre parent, n’avait encore aucune amie dans le quartier. Cette sorte d’abus du père El Hadj M.C. a contraint ses amis à faire pression sur lui, afin qu’au moins, la jeune fille puisse recevoir à domicile une amie de son âge, pour sortir du monde fermé de “Bâ et Mâ”.

El Hadj M.C. céda à la demande de ses amis avec, toutefois, consigne expresse à la jeune fille de s’asseoir devant la porte de la villa, et seulement là entre 17 heures et 18 heures. C’était en octobre 2009 que nombre de voisins découvraient pour la première fois que notre marabout avait une fille dont la beauté se commentait de maison en maison. Très vite, la jeune fille se trouva une “amie” laquelle finalement a reçu l’autorisation du marabout de rentrer non seulement dans la maison, mais en plus de se retrouver même la nuit dans la chambre de l’enfant de El Hadj pour lui tenir compagnie. Tout se passait très bien et El Hadj offrait même des tissus bazin à “l’amie” de sa fille qui restait souvent chez lui jusqu’aux environs de 22h 30mn.

Mystère cependant. Depuis quelques semaines, la fille du marabout présente les signes d’une grossesse et les analyses ont été concluantes le 19 novembre dernier. Le bruit de la grossesse de la fille du marabout a alors fait le tour du quartier. Qui pouvait en être l’auteur ?

El Hadj M.C., fou de rage, et à l’idée que les voisins pouvaient tout imaginer, décida de coincer “l’amie” de sa fille qui clame n’avoir jamais entretenu “certaines relations”. C’est ainsi que, comme d’habitude, “l’amie” vint au domicile du marabout pour sa visite habituelle. El Hadj qui a juré d’éclaircir la situation, s’empara alors d’un gros bâton et pénétra dans la chambre de sa fille. Celle-ci était tristement assise devant son “amie”. Toutes deux se regardaient, sans panique. Ce fut alors que El Hadj commença la bastonnade. Il cognait dans tous les sens. Les “deux filles” étaient prises en otage ; le marabout ayant pris soin de boucler la porte, elle a été, peu après, brisée par les voisins. L’une des filles, “l’amie” sous la bastonnade, avait perdu son pagne, son foulard et son soutien-gorge.

Stupéfaction ! Elle n’était point une fille, mais bien un jeune garçon auquel il ne restait plus que la culotte. L’imposteur, en effet, avec la complicité de la fille du marabout, se déguisait pour avoir accès au domicile de sa petite amie. El Hadj M.C. n’a pu résister au choc. Il est resté évanoui toute la nuit et n’a retrouvé ses esprits que le lendemain.

Actuellement, des négociations à l’amiable se tiennent entre les familles du jeune fourbe et celle de la fille de notre marabout pour étouffer l’affaire et trouver une solution “honorable” au problème.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour l’image du Mali :  Véhiculer la vraie information</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pour-limage-du-mali-vehiculer-la-vraie-information-2902218.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 01:40:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face à un monde secoué par les trémulations afférentes aux jeux et enjeux sur le plan international, aux aléas climatiques, aux vicissitudes d’une nature capricieuse  et sans pitié sur le plan national, notre pays n’a pas le choix : il doit davantage s’affirmer, «  parler », expliquer, convaincre, pour renverser les tendances.</em></strong>

Le pays traverse une zone de turbulence comme l’ont fait, dans la passé, de grands pays dont les Etats-Unis, la Chine (souvenons-nous de la longue marche), le Viet Nam, la RD Congo, le Nigéria etc. Il va s’en sortir, « In Cha Allah », renforcé de la plus belle manière.

Aussi, pour mieux se faire connaître et apprécier, pour rassurer et se faire respecter, le Mali doit donc communiquer le mieux possible afin que son image, perturbée par un contexte si pesant, soit positive, à la fois riche et cohérente et s’impose, au jour, le jour, à travers des créneaux susceptibles de lui donner sa véritable personnalité, reconnaissable et appréciable de facto, parce que fruit d’un précieux héritage socioculturel.

Nous sommes dans un environnement difficile et particulièrement exigeant. Par la force des choses, la pays est atteint d’un mal passager, mais asphyxiant et contagieux ; il est malade par la faute de quelques compatriotes propulsés, sans préparation, sans adaptation professionnelle à  des poste clés de management des hommes.

Par un traitement approprié, des dispositions spéciales, voire exceptionnelles, la période de « convalescence » pourra être réduite à sa plus simple expression à condition, cependant, que nos autorités politiques et administratives s’engagent à faire de la communication de proximité un tremplin incontournable, un outil de gestion saine et transparente au service exclusif de la nation toute entière. Ce n’est certainement pas par un coup de baguette magique que les difficultés récurrentes de notre pays vont se régler.

Le redressement, l’assainissement d’un pays en hibernation prolongée, son essor, tout  cela constitue un travail de longue haleine, contraignant pour tous. L’image de marque vivante de la nation malienne qu’il convient de préserver continuellement, vaille que vaille, n’est autre chose que la somme des images de chacun des quatre grands pouvoirs appelés à jouer un rôle important dans la sortie des crises actuelles : l’exécutif, le législatif, le judiciaire, la presse (dont la liberté est un acquis inestimable à consolider).

Cependant, deux écueils sont à éviter coûte que coûte : la sur information  qui sollicite trop le public et la mal information qui ne favorise pas du tout le passage des messages, surtout les plus sensibles.

Par ailleurs, en privilégiant les promotions, c’est toujours payant de sanctionner positivement des cadres volontaristes, nationalistes dont la rectitude morale et professionnelle ne souffre d’aucun doute, à priori.

Enfin, l’histoire qui suit est évoquée à dessein pour communiquer autrement en tentant d’arracher un sourire, même du bout des lèvres, aux sceptiques, aux pessimistes crispés par les soucis quotidiens, l’attentisme, alors que la patrie est menacée dans son essence : « une jeune dame présente son soupirant à son père, médecin. Le lendemain, le toubib demande à sa fille : Tu as dit à ce jeune homme ce que je pense de lui ? Oui, Papa ; je suppose qu’il est furieux ; pas du tout. Il prétend que ce n’est sûrement pas la première fois que tu fais un mauvais diagnostic ».

Que Dieu bénisse le Mali ! Amen !

<strong>M. C. Haïdara</strong>

<strong>(Chercheur)</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Institutions de microfinance au Mali :  Sans contrôle, l’échec est assuré</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/institutions-de-microfinance-au-mali-sans-controle-lechec-est-assure-2902228.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/institutions-de-microfinance-au-mali-sans-controle-lechec-est-assure-2902228.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 01:28:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si le monde des caisses d’épargne et de crédit est reconnu pour son dynamisme, tant il brasse des milliards (surtout du secteur informel), il faut reconnaître que ce n’est pas sans quelques appréhensions des plus inquiétantes. </em></strong>

<strong><em>Le secteur a ainsi connu une respectabilité certaine avec certains "réseaux", mais, c’était sans compter avec la cupidité de nombreux autres, entrés par effraction dans le domaine à la faveur de la  négligence, et le laxisme de l’Etat dans sa mission de contrôle.</em></strong>

Pour en savoir davantage sur la réglementation de ce pan de l’activité financière qu’est la microfinance au Mali, un expert dans le domaine nous explique que,

le secteur des microfinances est régi au Mali par la loi n° 94-040 du 30 juin 1994 ; qui se situe dans le cadre de loi l’orientation communautaire (de l’UEMOA), dite loi PARMEC.

« Ce texte définit les conditions d’octroi, l’autorisation d’exercice du métier (microfinance), les mécanismes de surveillance et de contrôle de l’Etat et les sanctions en cas de non respect de la réglementation », indique-t-il avant de préciser : "Nul n’a le droit de mener des activités de microfinance sans l’autorisation formelle du ministère des Finances".

Toutefois, souligne notre interlocuteur, "avant l’adoption de la loi susvisée, il y avait un certain nombre de structures qui exerçaient déjà. Il a donc fallu leur délivrer des "agréments d’office", pour ainsi mener une surveillance accrue, afin qu’elles se conforment aux exigences de cette loi et de ses décrets d’application. Or, les textes ne prévoient pas cette régularisation rétroactive de ces institutions de microfinance".

En outre, regrette-t-il, bien de caisses d’épargne et de crédit se créent aujourd’hui en violation flagrante de la loi.

Quelles dispositions, l’Etat Malien a-t-il prises pour gérer les situations de faillite ?

L’articule 58 de la loi de 1994 dispose que « le contrôle et la surveillance (de ces structures de microfinance) porte sur tous les aspects touchant à l’organisation et au fonctionnement de ces institutions et des organes financiers… »

Mais, dans la réalité, le contrôle de l’Etat, se fait toujours attendre ; ou en tout cas, n’est pas à hauteur de souhait.

C’est ainsi qu’au niveau de certaines caisses, la pratique des crédits fictifs, des dépenses d’investissement engagées sur les fonds des adhérents et autres malversations, conduisent ces institutions dans le gouffre.

Conséquence : des cessations de payement, dont le risque est fort élevé dans ce secteur.

En outre, dans nombre de ces structures de microfinance, une concurrence malsaine et déloyale est menée grâce à des taux d’intérêts plus ou moins élevés, visant seulement à attirer la clientèle d’autres caisses, etc.

Ainsi, dans le secteur de la microfinance de notre pays, c’est la loi de la jungle qui prévaut ; sans que l’Etat arrive à y mettre de l’ordre.

Or, la réglementation du secteur des microfinances est très délicate du fait que, c’est un domaine sensible par ses incidences sur la situation socio-politique nationale.

Les caisses sont en effet implantées pour aider les populations à lutter contre la pauvreté ; mais également, ce sont des structures qui constituent de grands enjeux pour les pouvoirs locaux et décentralisés, où ceux qui ambitionnent d’y accéder et qui font des promesses dans ce sens.

Tout compte fait, la loi n° 94-040 du 30 juin 1994 dispose clairement en son article 66 que « le ministre (des finances) peut procéder ou faire procéder à tout contrôle des institutions (de microfinance) ».

Hélas, ces contrôles demeurent de nos jours forts timides, sinon inexistants.

<strong>M. Diallo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Djenné :   Une histoire vivante</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/djenne-une-histoire-vivante-3-2902213.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 01:14:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Djenné est un témoignage de la civilisation de l’homme dont la valeur exceptionnelle est universellement reconnue. </em></strong>

<strong><em>Découverte de l’histoire d’une ville qui conserve encore les traces du passé.</em></strong>

Djenné, évoque une ville deux fois millénaire du Soudan occidental.

Son histoire reflète celle de la zone dans laquelle elle se situe : le Delta intérieur du Niger.

Djenné est célèbre dans l’histoire comme cité commerciale et surtout religieuse.

Située au cœur du Pondo, une cuvette sillonnée en tous sens de marigots, Djenné est bâtie sur un togéré, hutte qui domine le paysage à 4 kilomètres du fleuve Bani, dans une zone régulièrement inondée par les eaux.

Cette position la destinait donc à un rôle de métropole commerciale et d’entrepôt entre deux modes de transport : la voie fluviale et les caravanes.

Ces voies de transport tournent en partie vers l’Afrique du Nord et l’Orient à partir de Tombouctou et les pistes transahariennes.

Et l’islam a accompagné et suivi les négociants, conférant à Djenné une dimension religieuse de grande envergure qui en fera la cité religieuse la plus célèbre de tout le Delta intérieur.

<strong>Djenné était en fait une ville païenne</strong>

Selon une ancienne chronique, le Tarik est Soudan, Djenné a été fondée au milieu du 2<sup>ème</sup> siècle de l’hégire aux environs de 750 AD et les habitants ne se convertiront à l’islam que vers la fin du 7<sup>e</sup> siècle de l’hégire.

La légende explique que, au moment où fut entreprise la construction de la ville, les murs s’effondraient au fur et à mesure qu’on tentait de les élever. Ce sont les génies qui trouvèrent la solution au problème. Les génies, selon les devins, dirent que si l’on voulait que les murs tiennent et que la ville devienne prospère, il fallait incorporer au mur d’enceinte, une jeune fille vierge.

C’est ce qui aurait été fait.

La vierge bozo s’appelait Tapama et la famille dont elle est issue devait désormais porter le patronyme de Djénépo : "le cadavre de Djenné".

Selon un historien européen, Charles Monteil, c’est un célèbre guerrier noir qui se serait illustré à la bataille de Badr, attirant sur lui l’attention du Prophète, qui aurait indiqué aux Bozo et aux Marka, l’emplacement sur lequel, il convenait de bâtir une ville destinée à devenir un grand centre musulman, célèbre et prospère. Cette ville serait située au-dessous ou au-dessus de Al Jana, le Paradis. Djenné tiendrait ainsi son nom du mot paradis : Al Jana.

<strong>Islam et affaires </strong>

Du temps de l’empire du Ghana (8<sup>e</sup>-12 siècle), Djenné ne participait pas au commerce transsaharien. Cependant, des troubles vont éclater à l’intérieur de cet empire et le commerce qui y tient une place importante, se trouvait considérablement gêné.

Pour poursuivre leurs activités, les négociants ont été obligés de rechercher d’autres itinéraires. Djenné offre une belle opportunité et va en profiter en devenant le centre de gravité de tout le Djenneri, zone agricole qui s’étend entre le Niger et le Bani, et se prête particulièrement à la pêche et à l’élevage et dont la production est expédiée jusqu’aux confins du désert.

Beaucoup de négociants sont originaires des pays musulmans du Nord de l’Afrique et de l’Orient. La conséquence est l’introduction et le développement de l’islam, à tel point que Djenné évoquera désormais une métropole religieuse, un centre islamique de réputation comparable à celle de Tombouctou sa jumelle et son relais aux portes du désert.

A Djenné, négoce et islam sont intimement liés car, parallèlement à leurs activités de négoicants, les commerçants arabo-bèrbères se font les propagateurs de l’islam.

La ville de Djenné, que les troupes du colonel Archinard occupent le 12 avril 1983, reste toujours l’ombre de la célèbre métropole commerciale et religieuse du Delta du Niger dont la réputation, aura pendant des siècles, dépassé les frontières du continent africain.

L’occupation coloniale va constituer un coup de semonce pour Djenné.

L’axe commercial introduit par les Français, passe par la vallée du Sénégal.

Les produits industriels, en provenance d’Europe, arrivent par le littoral.

Situé au point de rencontre du Niger et du Bani et sur la route qui relie Bamako aux villes de Tombouctou et de Gao, Mopti est choisie par les Français comme centre commercial et supplante peu à peu Djenné.

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<title>Insécurité routière :  Les permis de la mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/insecurite-routiere-les-permis-de-la-mort-3-2902211.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 01:12:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Circuler à Bamako est un véritable parcours du combattant ; tant le parc automobile de la capitale malienne devient de plus en plus important.

Ainsi, tout le monde (ou presque) "sait" conduire une voiture. Et, la plupart de ceux qui sont, au quotidien, au volant, dans la circulation, à Bamako et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, disposent de permis de conduire. Cependant, combien sont-ils, ceux dont les fameux documents ont été obtenus après les tests et les examens requis ?

La question a tout son poids, quand on sait que, au Mali le permis de conduire se vend et s’achète comme n’importe quel objet.

En effet, aussi bien dans la procédure de délivrance du permis de conduire que dans celle du contrôle technique des véhicules, l’argent est la seule chose qui compte. Cela, à tous les maillons de la chaîne. Par exemple à l’ONT

La première impression qu’on a, une fois devant l’Office National des Transports (ONT) est que tout y est permis.

Pour cause, dans la cour et les couloirs de l’ONT, des démarcheurs et autres affairistes, vraisemblablement en terrain conquis, proposent leurs services même aux plus désintéressés.

Là, en effet, le tripatouillage est à peine voilé.

Le jeu se fait pratiquement, cartes sur table.

Autrement dit, les tarifs conventionnels sont connus par les habitués qui font très souvent économie d’un inutile marchandage.

Une fois le marché conclu, pour mettre le client en confiance, le démarcheur le met immédiatement en contact avec son « chef ».

Ce dernier n’est autre qu’un agent de l’ONT qui confirme les engagements du démarcheur, avant d’empocher les sous.

Pour ce qui est du permis de conduire, les plus « honnêtes » agents de l’ONT confient le « client » à une auto-école.

Dans cette hypothèse, le promoteur de l’auto-école est aussi associé au coup et gagne par conséquent sa pitance.

Ce dernier ne peut se plaindre, (quel que soit le montant qu’on lui attribue), puisqu’il s’agit d’un « mariage sans divorce ». Et, à chacun son tour….

Au bout d’une semaine, ou dix jours maximum, le « client » est présenté aux différents tests auxquels, il est, du reste, prédestiné à passer.

Les bons comptes faisant les bons amis, le permis provisoire est sur le champ délivré.

Quelque temps plus tard, « le client » retournera prendre l’original de son permis délivré en bonne et due forme.

En revanche, lorsqu’il s’agit d’un « client » qui se « débrouille » ou qui a des affinités avec certains agents de l’ONT, la procédure est particulièrement expéditive.

En l’espace de 72 heures, voire 24 heures (lorsque le client est prêt à payer des « suppléments d’honoraires »), le permis provisoire lui est délivré.

Idem pour le contrôle technique des véhicules dont les reçus sont délivrés à certains, sur leur lit.

Conséquences logiques : à Bamako, comme partout dans le pays, les accidents de la circulation se multiplient avec leurs cortèges de morts et de blessés.

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<strong>Malick Camara </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Instabilité dans la région du Sahel : De gros intérêts en jeu</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/instabilite-dans-la-region-du-sahel-de-gros-interets-en-jeu-2902207.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 01:08:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour certains observateurs, la recherche d’une mainmise sur les richesses naturelles que recèle le Sahel par les puissances mondiales est ce qui suscite leur intérêt et aussi leur inquiétude vis-à-vis de la région et de son instabilité.

Selon l’agence internationale de l’énergie, la demande mondiale en pétrole et en gaz naturel devrait doubler dans les vingt prochaines années.

De ce point de vue, le Sahel pourrait alors jouer un rôle prépondérant de fournisseur d’énergie, notamment avec l’entrée du Tchad de la Mauritanie  et du Sénégal dans le cercle des pays producteurs de pétrole,

Côté ressources minières, la tendance est similaire.

Le Mali est considéré comme le troisième producteur d’or en Afrique, le Niger second producteur mondial d’uranium. Ce qui le placerait au centre des intérêts français au vu de son important programme nucléaire.

Pour rappel, avant de conclure les accords d’indépendance (1960) avec le Niger, la France s’était assurée du droit exclusif à l’exploitation des mines d’uranium de ce pays.

<strong> </strong><strong>Huileries Artisanales du Mali</strong>

<strong>Ça ne coule pas</strong>

La qualité d’une grande partie de l’huile produite par les unités artisanales de notre pays laisserait à désirer. Et pour cause, nombres de ces unités produisent l’huile à partir de la graine de coton, alors qu’elles ne disposeraient pas de matériel requis pour ce faire.

Conséquence : l’huile ainsi produite par ces unités artisanales serait dangereuse pour la santé du consommateur.

Depuis 1969, donc en totale illégalité.

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<item>
<title>Célébration du Maouloud à Tombouctou :  Particulière et pieuse</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/celebration-du-maouloud-a-tombouctou-particuliere-et-pieuse-2902234.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 01:05:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A Tombouctou, comme ailleurs dans le monde musulman  le Maouloud est une des plus importantes fêtes de l’Islam. </em></strong>

<strong><em>Mais, dans la ville des 333 Saints, la célébration du Maouloud revêt un caractère particulier. </em></strong>

Selon la légende, à Tombouctou, il y avait un grand savant, un grand marabout qui s’habillait toujours en haillons. Mais, pendant plusieurs années, il n’eut dans la ville aucun compagnon.

Le marabout et savant solitaire saluait tous les jours, tous ceux qu’il rencontrait sur la place du marché, dans la rue, mais personne ne daignait lui rendre son salut.

Il décida alors un jour, de s’acheter un habit neuf qu’il porta avant de se rendre au marché.

Lui aussi, ce jour, avait décidé de ne saluer personne.

Mais, curieusement, tous ceux qu’ils le rencontraient, le saluaient.

Notre marabout s’adressait alors à son propre boubou et lui disait : « Tiens, c’est toi qu’on salue, répond donc ! ».

C’est dire qu’à Tombouctou, si l’habit ne fait pas le moine, il fait bel et bien partie du moine.

Ainsi donc, au cours des fêtes de Maouloud, la ville des 333 saints est  marquée par les plus riches parfums, couleurs et sons.

les rues seront prises d’assaut par les populations, tous âges confondus, richement vêtus à l’occasion du jour anniversaire de la naissance du prophète Mohammad (PSL). Idem pour le baptême.

A cette population demeurée sur place, viennent s’ajouter des milliers d’autres ressortissants de Tombouctou résidant hors de la localité et bien d’autres du Mali et d’ailleurs. Cela, parce que, à Tombouctou, le Maouloud, depuis la nuit des temps, est fêté avec éclat car considéré comme l’un des plus grands événements musulmans.

Ainsi, la grande mosquée de Djingareyber constitue la première destination des « pèlerins » qui en feront 7 fois le tour, avant de se rouler par terre et de s’agripper aux murs pour formuler des vœux.

Cette première étape terminée, les « pèlerins », grands et petits, autorisés à être dans les rues jusqu’au petit matin se dirigent  vers les autres mosquées de Sidi Yehia et Sankoré pour assister ou participer à la lecture du Coran jusqu’au matin.

C’est, l’occasion pour les populations de se côtoyer, d’échanger des bénédictions et implorer le pardon de Dieu.

Parmi les fidèles, il y en a d’ailleurs (généralement des femmes) qui ne sortent de leur ermitage que ce seul jour de l’année.

« Al moudou », est selon des érudits de Tombouctou une déformation de « Al Mouloud », fête anniversaire du prophète Mohammad (PSL).

Cette fête marque la naissance et le baptême du prophète.

C’est l’occasion pour tous les fidèles de prononcer les éloges à celui que Dieu a choisi parmi tous les autres, le dernier et le plus grand des prophètes, le plus grand des musulmans.

<strong>La foi et la pardon </strong>

La tradition à Tombouctou veut que cette fête présente un caractère particulier, au point que tout le monde puisse y participer.

La fête du Maouloud est aussi l’occasion à Tombouctou pour certains de ses ressortissants résidant hors de la localité de revenir au bercail.

Selon ce chercheur du Centre Ahmed Baba, ‘’le Saint homme Sidi Aboul Qâsem-El-Touâti, Imam de la mosquée de Djingareyber, institua vers la fin du 15<sup>e</sup> siècle, la lecture des panégyriques du Prophète (PSL).

C’est depuis lors, qu’à Tombouctou, les Saintes lectures sont faites en commun devant chacune des principales mosquées de la ville et dans certains coins de la cité des 333 Saints.

Elles consistent en des lectures pieuses et des poèmes d’Ibn Mouhib.’’

A ces pratiques de piété, (toujours selon ce chercheur du Centre Ahmed Baba), se sont jointes des traditions de liesse civile.

Ainsi, les populations s’élancent dans un tourbillon d’incantations rituelles ponctuées par les « you-you » des femmes, dont certains ne sont autorisées à descendre dans la rue que pour la seule occasion.

Les femmes apportant l’encens aux lecteurs, courent les ruelles, font des visites à leurs parents et exhibent leurs plus beaux habits.

Tambours et trompettes résonnent et les mosquées restent illuminées toute la nuit.

Les imams reçoivent à domicile les lecteurs afin de manger car les séances de lecture sont longues.

Les jeunes garçons, crânes rasés autour des vieux, s’exercent ensuite à la lecture du livre principal d’Ibn Mouhib, commun à tous. Seule, varie la façon de chanter.

Le soir du baptême, tous les habitants se dirigent vers la mosquée de Sankoré pour la Fatiha, marquant la fin du Maouloud. Pendant ce temps, sur la place publique, non loin de la mosquée de Sankoré, se déroule au rythme des tambours, la cérémonie du « Tanaré », fête anniversaire qui marque le retour du Pacha El Mansour de Djingareyber qui coïncida avec la fête du Maouloud. Ainsi, prend fin ce « pèlerinage » à Tombouctou, ville sainte, qui se serait agenouillée  une seule fois dans l’année.

Comme le disait cet érudit de la ville de 333 Saints : « Jamais Tombouctou n’a été souillée par le culte des idoles. Sur son sol, personne ne s’est jamais agenouillé que devant le Clément. Elle est la retraite des savants et des dévots, le séjour habituel des Saints et des hommes pieux ».

<strong>Boubacar Sankaré   </strong>

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<item>
<title>Intervention de Bruno Rodríguez Parrilla, ministre cubain des Relations extérieures, le 22 octobre 2020</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/intervention-de-bruno-rodriguez-parrilla-ministre-cubain-des-relations-exterieures-le-22-octobre-2020-2902225.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 00:43:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour présenter le Rapport de Cuba relativement à la Résolution 74/7 de l’Assemblée générale des Nations Unies intitulée : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique »</strong>

Profitant des terribles conditions causées par la pandémie du Covid-19, l’administration étasunienne a durci à des niveaux extrêmes et sans précédent le blocus que les Etats-Unis appliquent à Cuba. Or, le blocus est criminel, le blocus est génocidaire, comme le reconnaît la Convention de Genève de 1948, le blocus équivaut à une guerre économique. Mais l’appliquer en pleine pandémie mondiale constitue une cruauté vraiment inouïe.

Les Etats-Unis ont aussi appliqué des mesures non classiques tout à fait impropres et inacceptables en temps de guerre, comme celles visant les livraisons de carburants à Cuba.

Quel qu’il soit, le vainqueur des prochaines élections aux Etats-Unis doit savoir concrètement que le blocus et la politique qu’il implique font du tort au peuple cubain, aux familles cubaines, aux Cubains vivant à l’étranger, qu’ils violent les droits de l’homme, qu’ils entravent les communications, les voyages, la délivrance de visas et la réunification des familles.

Le blocus restreint aussi la liberté de déplacement et les droits des Etats-Unis, leur droit à l’information, contredit les valeurs démocratiques et humanitaires du peuple étasunien. Il porte préjudice aux affaires des compagnies des Etats-Unis et à leurs hommes d’affaires. Il va jusqu’à léser l’intérêt national même des Etats-Unis qui, de ce fait, se retrouvent profondément isolés et discrédités,  et dont les contradictions avec leurs alliés ne cessent de croître.

Par sa nature extraterritoriale, le blocus viole la souveraineté et lèse les intérêts de tous les États de la planète, viole le droit international et porte gravement préjudice au multilatéralisme.

Quel cynisme d’oser dire aux Cubains, aux familles cubaines qui le subissent jour après jour, heure après heure, que le blocus n’a pas d’effets réels ! Quel cynisme d’affirmer que cette politique ne touche censément que quelques Cubains ! Quel cynisme encore pire de vouloir la justifier, alors que ses visées essentielles sont de modifier notre Constitution, notre ordre constitutionnel, nos lois, de supprimer la façon dont nous nous organisons en toute souveraineté et dont notre peuple décide de ses destinées et de son avenir ! Oui, tout ceci est foncièrement immoral et illégitime !

À quoi s’ajoutent des mensonges toujours plus grossiers, des calomnies toujours plus insensées, toujours plus incroyables, toujours plus farfelues sur Cuba ! À voir les conditions malhonnêtes dans lesquelles se fait la politique aux Etats-Unis, il faut dire que celle-ci vit en plein maccarthysme, un nouveau maccarthysme fébrile, au point que leur président en arrive à dresser une liste d’artistes cubains interdits de présentations dans ce pays…

D’avril 2019 à mars 2020 – autrement dit la période pour laquelle nous quantifions les préjudices causés par le blocus et soumettons le Rapport que je présente aujourd’hui à vous-mêmes, à l’opinion publique, à la communauté internationale et en particulier à notre peuple, que nous avons adressé au Secrétaire général des Nations Unies et que nous publierons très bientôt – le blocus a causé à Cuba des pertes calculées à 5 570 000 000 de dollars : c’est la première fois que ces pertes dépassent cinq milliards pour une période de temps. Et encore, elles sont calculées au plus bas, selon une méthodologie qui a même été auditée par des institutions du Congrès des Etats-Unis…

Les pertes accumulées durant presque soixante ans se chiffrent à prix courant à une somme hors du commun : 114 413 000 000 de dollars ! Des préjudices absolument écrasants pour une petite économie comme celle de Cuba. Mais si l’on tient compte de la dépréciation du dollar face à l’or, ces préjudices se montent alors à 1 098 800 000 000 de dollars.

Par sa nature extraterritoriale et tous azimuts, le blocus cause à notre peuple, à notre gouvernement des problèmes supplémentaires à cette étape de pandémie, parce que celle-ci frappe toute la planète et entraîne pour nous des limitations extraordinaires.

Le blocus veut dire, par exemple, que nous n’avons pas accès à des équipements, à des intrants et à des technologies d’origine étasunienne, voire à des technologies et à des équipements de pays tiers contenant 1o p. 100 de composants, ou de logiciels ou de technologies étasuniennes.

Seuls la solidité du système de santé cubain, notre potentiel scientifique développé et la participation directe, motivé et engagée de nos citoyens, des familles cubaines, de notre peuple au combat contre l’épidémie expliquent les succès remportés jusqu’ici par celui-ci et par notre gouvernement.

Mais nous continuons de nous heurter à des difficultés énormes pour acquérir les nouvelles technologies, les équipements, les intrants et les matières premières dont nous avons besoin pour produire des médicaments et pour soigner et sauver chaque patient du Covid-19.

L’extraterritorialité du blocus, autrement dit son application illégale dans d’autres pays à des compagnies étrangères et à des filiales étasuniennes qui devraient se soumettre aux lois du pays où elles opèrent, a des effets particulièrement nocifs dans notre combat contre le Covid-19.

Les exemples abondent. Ainsi, un don fait par la société chinoise Alibaba au moment le plus tendu de la pandémie et contenant non de la technologie de pointe, tant s’en faut, mais surtout des moyens de protection, des jeux de diagnostic, n’a pu arriver à Cuba à cause du blocus.

Autre exemple terrible : les sociétés suisses <em>IMT Medical Ag</em> et <em>Acutronic Medical Systems Ag</em> ont prétexté de leur rachat par la société étasunienne de l’Illinois, <em>Vyaire Medical Inc</em>., et donc des sanctions du blocus pour refuser de livrer à Cuba des appareils de ventilation pulmonaire assistée indispensables au traitement des malades.

MEDICUBA, l’entreprise cubaine chargée d’acheter des équipements médicaux et des produits pharmaceutiques, est entrée en contact avec cinquante compagnies étasuniennes pour analyser la possibilité d’importer des médicaments, des équipements et d’autres articles nécessaires au système de santé publique cubain. Seules trois ont répondu : <em>Waters Corporation</em>, <em>Dexcom</em> et la filiale étasunienne de <em>Royal Philips N.V.</em>, pour dire que le blocus leur interdisait la moindre opération commerciale avec Cuba.

Mais les chiffres ne peuvent traduire dans leur froideur tous les dommages économiques et humains infligés à notre peuple. D’autant que, je le répète, ce Rapport exclut, parce que situées hors de la période analysée, les mesures que l’administration étasunienne a prises contre Cuba en pleine pandémie !

Le Rapport dénonce par des preuves fondées, abondantes et irréfutables, le durcissement du blocus en 2019-2020, une période marquée aussi par l’agressivité et l’hostilité accrues de cette administration contre notre peuple et contre tous les États souverains, ses alliés compris.

On peut parler durant cette période de saut qualitatif de la part de l’administration étasunienne dans l’agressivité du blocus, car elle a eu recours à des mesures de nature non classique plus typiques du temps de guerre que du temps de paix.

Dans ces circonstances, l’effet d’intimidation de la Loi Helms-Burton persiste et s’aggrave, surtout quand il s’agit de compagnies et d’hommes d’affaires de pays tiers.

L’administration étasunienne a recouru à différentes mesures, dont une campagne de calomnies contre la coopération médicale cubaine qui vise à priver d’autres peuples de cette contribution indispensable à leurs systèmes de santé.

Elle a refusé de renouveler les autorisations accordées à des sociétés étasuniennes qui avaient établi des affaires mutuellement avantageuses avec Cuba et les intéressant au plus haut point.

Elle a réduit au maximum unilatéralement les transports aériens entre les deux pays. Elle s’en est prise aux envois de fonds familiaux des Cubains vivant aux USA à leurs proches vivant à Cuba et aux envois d’autres concitoyens vivant aux USA.

Elle a éliminé ou réduit au minimum les contacts et les communications entre les Cubains vivant aux Etats-Unis et leurs proches à Cuba, en recourant à des instruments et à des actions illégales.

Elle a inscrit Cuba sur ses listes diffamatoires ; puni des centaines d’entités juridiques cubaines ; posé de nouvelles restrictions économiques, commerciales et financières, ainsi que dans le domaine des investissements.

Il est impossible de jauger les effets du blocus sur la vie quotidienne de chaque Cubaine et Cubain, de chaque famille et sur chaque secteur de l’économie cubaine ou de la vie de la société cubaine.

Le blocus – durci extraordinairement ces deux dernières années – prouve bien par sa nature que les gouvernements des Etats-Unis sont incapables de reconnaître Cuba comme une nation indépendante qui jouit par conséquent, aux termes du droit international, du plein exercice de sa souveraineté et de sa libre détermination.

Le blocus viole de façon flagrante le droit international et les normes et principes sous-tendant le système des relations internationales, les normes de commerce internationales et la liberté de navigation. Ce qui explique pourquoi l’Assemblée générale des Nations Unies le condamne chaque année à la quasi-unanimité.

Le blocus constitue une grave entrave aux perspectives de développement de notre pays, à la satisfaction des besoins vitaux de notre peuple ; il constitue une violation grave, flagrante et systématique des droits de l’homme. Il a des effets nocifs tout à fait réels sur l’actualisation du modèle économique cubain et constitue le principal obstacle à une amélioration éventuelle des relations entre les deux pays. Constituant un acte génocidaire aux termes de la Convention de Genève de 1948, il n’a pas la moindre justification politique, morale ou juridique.

Il traduit aussi le mépris de l’administration étasunienne envers la volonté de la communauté internationale et envers des relations civilisées et démocratiques sur notre planète.

Il mérite donc d’être condamné, ce que fait l’Assemblée générale des Nations Unies tous les ans depuis presque trente ans.

Cuba, comme le savent notre peuple et l’opinion publique internationale, a renvoyé à mai 2021 la présentation devant l’Assemblée générale des Nations Unies de sa Résolution concernant le blocus économique, commerciale et financier appliqué par les Etats-Unis d’Amérique, compte tenu des effets de la pandémie à New York et dans le monde sur l’ordre du jour de l’ONU. Ce sera d’ici là, j’en suis convaincu, une nouvelle occasion pour la communauté internationale d’exprimer son rejet absolu du blocus.

Je vous remercie.]]> </content:encoded>
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<title>Exploitation minière au Mali :  A qui profite notre or ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exploitation-miniere-au-mali-a-qui-profite-notre-or-2-2900317.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 02:27:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Notre pays est le troisième producteur du métal jaune en Afrique, mais il figure parmi les plus pauvres au monde. </em></strong>

<strong><em>De nos jours, l’exploitation de l’or a largement dépassé celle du coton dans le PIB national. Malgré cet état de fait, le Mali bénéficie très peu de la manne aurifère.</em></strong>

L'or est un produit primaire à faible valeur ajoutée. Le secteur minier est déconnecté de l'économie nationale qu'il n'alimente que très peu.

Selon la Banque mondiale, les données macro-économiques ont moins d'importance car le secteur minier est le plus isolé de l'économie malienne. En clair, le Mali ne profite pas de l'actuelle ruée vers l'or. Pour le FMI, l'impact direct sur la réduction de la pauvreté et les revenus nationaux est limité parce que la nature enclavée du secteur exige des technologies avancées.

En plus, la hausse des prix internationaux de l'or stimule les recettes fiscales et accélère les capacités d'exploration et d'exploitation du secteur minier, mais les effets économiques directs sur la main-d’œuvre et les intrants sont relativement modestes. L'or n'a ainsi aucun effet direct sur l'industrie malienne. L'immense majorité de l'or extrait au Mali est exporté vers l'Afrique du Sud (près de 200 milliards FCFA soit plus de 60% de la totalité des exportations d'or) et la Suisse (40,8%). Le métal jaune malien est donc, globalement, raffiné à l'étranger.

Il faut, à tout prix, créer une véritable filière aurifère au Mali.  La mise en place d'un audit sur la production d'or et l'installation de raffineries pour les ressources minières seraient l’idéal. Mais, les faibles quantités raffinées au Mali et l'intérêt des compagnies extractives d'alimenter leurs unités de traitement en Afrique du Sud, numéro un africain dont la production est en baisse, rendent cette perspective difficilement réalisable.

Les raisons de l'isolement sectoriel de l'or sont de deux ordres. La première est inhérente au secteur minier peu consommateur de main d'oeuvre au Mali. Quand le coton nourrit 3,3 millions de personnes travaillant dans 200.000 exploitations, les mines emploient officiellement 12.000 personnes, soit à peine un dixième du nombre de salariés que comprend le secteur formel.

Au Mali, l'économie informelle représente près de 50 % de l'économie. Pourtant, sur le terrain, moins de 3.000 personnes suffisent à exploiter les deux principales mines du pays, Sadiola et Morila. La seconde est inhérente aux difficultés structurelles de l'économie malienne. L'enclavement d'abord avec 7 000 kms de frontières avec sept pays, aggravé par le délabrement des infrastructures, routières notamment. La sous industrialisation ensuite, commune à toute l'Afrique exception faite de l'Afrique du Sud, avec un secteur secondaire désespérément marginal.

Tous les observateurs s'accordent sur un point : l'impérieuse nécessité pour le Mali de diversifier son économie, exposée plus que de raison au secteur primaire.

Cette certitude met la Banque mondiale face aux contradictions de son double discours, qui prône, face au gouvernement malien, la diversification vers deux secteurs, le tourisme, lourdement affecté par la crise actuelle au Mali et les nouvelles technologies et vante aux investisseurs internationaux les trois opportunités de l'économie malienne : l'agriculture, l'élevage et le secteur minier qui sont certainement les filières qui représentent le plus important potentiel d'investissement.

Nos hautes autorités doivent faire le nécessaire pour que le Mali profite, de manière juste, de cet or qui est le sien.

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorable Mr Bah N’daou Chef de la Transition : « Une transition ne saurait tout faire »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/propos-memorable-mr-bah-ndaou-chef-de-la-transition-une-transition-ne-saurait-tout-faire-2900323.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 01:34:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>‘’Il me plait, solennellement, de dire à haute et intelligible voix, que je serai toujours disponible pour servir le Mali. Servir le Mali est un privilège et cela doit être un honneur pour chacune de nous, pour chacun de nous.
Malgré les poids des ans, malgré le confort de la retraite, je ne pouvais me soustraire à l’appel du devoir. Je ne pouvais hésiter un seul instant à sortir de mon champ pour venir, moi aussi comme beaucoup d’autres avant moi, à la rescousse de ce pays.
Le Mali m’a tout donné. Je suis heureux d’être son esclave soumis, prêt à tout pour qu’il renoue avec la pleine légalité constitutionnelle, avec des autorités élues, des représentants légitimes.
Je n’ai pas d’autre mission. Je n’ai pas d’autre prétention.
Il s’agit pour moi et il doit s’agir pour chacune et chacun, d’apporter sa petite contribution, sa petite pierre à la consolidation de l’édifice national.
Car la maison commune est ébranlée, affaiblie, humiliée. Elle tremble dans ses fondements depuis au moins une décennie.
Oui, il ne faut pas avoir peur des mots : le Mali est ébranlé, piétiné, humilié. Ebranlé, Affaibli, humilié par ses propres enfants, par nous-mêmes, par personne d’autre que nous-mêmes.
Et nous ne pouvons continuer, de manière incantatoire, à garder la tête dans le sable et à répéter sans chercher à empêcher le naufrage, à nous convaincre que le navire pourrait tanguer mais qu’il ne chavirerait jamais. Il peut chavirer et il chavirera si nous continuons à le faire tanguer.
Alors, si nous voulons survivre en tant qu’Etat, en tant que nation, nous devrons, sans perdre plus de temps, nous remobiliser.
Il faut qu’au cours de cette transition, nous nous donnions la main, que nous réfléchissions profondément ensemble pour reconstruire notre démocratie, laquelle avait été jadis, une vitrine admirée.
Nous devons tirer toutes les leçons de notre vécu immédiat, de notre histoire récente. Nous devons pouvoir identifier quelles ont été et quelles sont encore les forces et les faiblesses de notre parcours, quelles sont les opportunités que nous devons tirer de la transition en cours et quelles sont les menaces qu’il nous incombe d’enrayer.
Une transition ne saurait tout faire. Elle doit se donner des priorités. Les nôtres ont été débattues, validées et consignées dans la Charte nationale de la Transition issue des journées de concertation des 10, 11 et 12 septembre dernier.
C’est cette charte qui constituera mon bréviaire et si je dois donner ma vie pour que la transition soit menée à bon port, je n’hésiterai pas une seconde. Je suis prêt au sacrifice, prêt au sacrifice suprême pour que le Mali redevienne le Mali de nos rêves et de nos potentialités.
Ma plus grande satisfaction résidera dans la passation de témoin au futur président de la République élu, élu proprement et élu indiscutablement.
Pour cela, il nous faudra sans délai mener une réflexion profonde sur les tares de nos processus électoraux et ce, à l’effet de nous doter de bons textes, de bonnes pratiques, de solides contre-pouvoirs, car ce sont ceux-là, la force de toute démocratie.’’</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire.. … d’un mendiant</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-mendiant-2900316.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 01:27:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La conjoncture économique actuelle est dure. Et tout bon citoyen la sent et la vit. Les nombreux mendiants qui ne vivent que d’aumône en sont les principales victimes.

Ainsi, pour joindre les deux bouts, ce jeune mendiant a cherché et trouvé un subterfuge pour obliger ceux qui ont quelque chose à se mettre sous la dent à lui donner sa part.

La tactique du mendiant lui a réussi à travers tout Bamako jusqu’au 2 Octobre dernier quand les Dieux de l’escroquerie le lâcheront.

En effet, le parasite qui se porte à merveille force l’entrée des concessions, se roule par terre se tord et se retord "de douleur" et réclame gémissant, la somme de 1500 FCFA pour consulter son marabout-soigneur.

Sans cela, ajoutait-il, "permettez-moi de mourir ici".

Paniqués, tous ceux qui ont reçu la visite du mendiant "mourant" ont dû s’exécuter pour ne pas héberger un cadavre.

Après avoir escroqué plusieurs chefs de familles, le ‘’pauvre’’ mendiant s’est effacé du quartier Daoudabougou pour continuer son "travail", cette fois, à Sogoninko.

Ce que qu’il ignorait cependant, c’est que, les nouvelles courent très vite et son histoire avait déjà été enregistrée dans le quartier. C’est ainsi que, notre mendiant, ‘’mourant’’ vers 18 heures en ce 2 Octobre s’est introduit dans la famille du vieux Mr Sidibé déjà au parfum du comportement du jeune ‘’stratège’’.

Comme d’habitude, le délinquant s’est roulé par terre, tordu et retordu, gémissant avant de prononcer sa macabre phrase : "permettez-moi de mourir ici".

&nbsp;

Le vieux Sidibé (enseignant à la retraite) est alors rentré dans sa chambre s’empara d’un sabre, et avança furieux vers le "moribond".

Ce dernier, à la surprise générale s’est du coup relevé … . Et  hop ! Une véritable fusée !

Les jeunes qui l’ont poursuivi à moto n’ont pu le rattraper.

Notre mendiant avait les jambes  solides et très agiles.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mairie de Gao :  Non aux violences inter communautaire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mairie-de-gao-non-aux-violences-inter-communautaire-2900313.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 01:23:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Mairie de la Commune urbaine de Gao a abrité, le 14 octobre dernier, la remise officielle d’équipements pour la menuiserie bois, la confection de grillage, la menuiserie métallique et la coupe couture, à 100 jeunes dont 30 jeunes filles, à travers le projet de réduction des violences communautaires de la MINUSMA (RVC). La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités dont le Gouverneur de la région de Gao, les chefs des services techniques de l’Etat, le Maire de la Commune urbaine de Gao, ainsi que les Chefs traditionnels.</em></strong>

Financé à hauteur de plus de 58 millions de francs CFA, ce projet a d’abord consisté à former les 100 jeunes. Il a recruté 14 formateurs spécialisés dans les domaines des métiers porteurs pour la formation et la réinsertion de 100 jeunes à risque et un chargé du suivi et de l’évaluation de la qualité du projet et de son impact sur les communautés dans le cadre de la réduction des violences communautaires. <em>«</em> <em>C’est une matinée dont nous nous souviendrons longtemps et à laquelle nous repenserons avec nostalgie. Sa particularité se justifie par la création d’emplois pour 100 jeunes dans le cadre de la paix entre les communautés,</em> <em>»</em> s’est réjouie Alassane DJITEYE, Représentant du Président du Conseil communal des Jeunes de Gao.

Ce projet de réduction des violences communautaires a aussi permis de renforcer les capacités de 20 membres, dont huit femmes de quatre comités de gestion des domaines porteurs en entreprenariat, marketing et gestion administrative et financière. 34 jeunes bénéficiaires ont également été formés sur la cohésion sociale, la paix, la non-violence et le processus de DDR. À cela s’ajoutent les séances d’information et de sensibilisation de 408 personnes, dont 304 de femmes de la commune urbaine de Gao, soit 136 personnes par mois. Ces formations portent sur la non-violence, la paix, la cohésion sociale et la promotion de l’emploi des jeunes. <em>«</em> <em>Ce projet est une opportunité pour les jeunes d’apprendre des métiers pouvant leur garantir un avenir radieux en les faisant sortir du piège infernal du désœuvrement, car le travail nous éloigne de trois maux que sont l’ennui, le vice et le besoin,</em> <em>»</em> a soutenu Yacouba Mamadou MAIGA, adjoint au maire de la Commune urbaine de Gao.

Après 78 jours de formation pratique, chacun dans son domaine auprès des maîtres des métiers porteurs et formateurs spécialisés, les jeunes ont été répartis en groupes. Chaque groupe a reçu des équipements et matériels pour son fonctionnement afin de faciliter la réinsertion économique de ses membres. Chaque groupe ainsi constitué a été doté d’un kit d’installation qui contiendra tout le matériel nécessaire leur permettant d’offrir aux populations des prestations de qualité. <em>«</em> <em>Cette remise de matériel représente pour nous bénéficiaires, un moment infiniment joyeux qui consacre l’ensemble des formations menées jusque-là en menuiserie bois, confection de grillage, menuiserie métallique et coupe – couture. C’est aussi et surtout une étape vers notre avenir,</em> <em>»</em> s’est réjoui Habiboulaye DJINGAREY, représentant des bénéficiaires.

<strong> </strong>

<strong><em>Les jeunes de Gao à l’initiative</em></strong>

Le présent projet exécuté par l’ONG GRAIP (Groupe de Recherche pour l’Amélioration des Initiatives des Populations), est l’initiative des jeunes de l’association <em>"Mouvement des jeunes pour le Salut et la Paix"</em> de la commune urbaine de Gao. Il bénéficie de l’adhésion de toute la communauté, des Associations des jeunes de Gao affiliées aux Conseil Communal de la Jeunesse de Gao qui est membre du Conseil National des Jeunes du Mali (CNJ). Le projet a le soutien des autorités régionales, locales et communales, ainsi que les services techniques de l’Etat. <em>«</em> <em>Nous continuons sans relâche à aider les communautés, nous voilà aujourd’hui devant vous, pour donner officiellement le fruit, d’un besoin exprimé par les jeunes de la Commune Urbaine de Gao, relatif à la formation professionnelle de 100 jeunes sur les métiers porteurs,</em> <em>»</em> a rappelé NdeyeYandé KANE, Représentante du Chef du Bureau Régional de la MINUSMA à Gao.

<strong>Bureau de la Communication Stratégique et de l’information publique</strong>
<a href="mailto:MINUSMA-Info@un.org">MINUSMA-Info@un.org</a>
<a href="http://minusma.unmissions.org/">http://minusma.unmissions.org</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tombouctou :  La MINUSMA explique aux commerçants son rôle dans le processus de paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/tombouctou-la-minusma-explique-aux-commercants-son-role-dans-le-processus-de-paix-2900311.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 01:22:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 14 octobre dernier à Tombouctou, le Centre Ahmed Baba a accueilli une séance de sensibilisation et d’information des commerçants détaillants de la ville sur la résolution 2531 (2020) du Conseil de sécurité de l’ONU qui renouvelle le Mandat de la MINUSMA. Organisée par le Bureau de la Communication de la Mission des Nations Unies au Mali, cette session a essentiellement porté sur le rôle du personnel en uniforme dans l’appui à la protection des civils.</em></strong>

Une quarantaine de commerçants, dont des femmes issues du Syndicat Régional des commerçants détaillants, de la Fédération des commerçants détaillants, de l’Union des commerçants détaillants et de la Coordination des Groupements de commerçants détaillants ont fait le déplacement. Plusieurs composantes de la MINUSMA étaient représentées parmi lesquelles Stabilisation et Relèvement, la section des Affaires judiciaires et pénitentiaires, ainsi que des éléments de la Police des Nations Unies (UNPOL). Au sujet principal qu’est le rôle du personnel en uniforme dans la protection des civils, les échanges ont également fait ressortir le rôle d’accompagnement de la Mission dans la mise en œuvre effective de l’accord de paix et de la stratégie de stabilisation du Centre.

Un vaste tour d’horizon des actions concrètes réalisées par la MINUSMA dans les régions de Tombouctou et Taoudéni depuis son déploiement en juillet 2013 a également été présenté. La Police des Nations Unies UNPOL a quant à elle expliqué son soutien aux efforts de reconstruction du secteur de la sécurité. Celui-ci passe principalement par le renforcement des capacités des Forces de sécurité maliennes et l’assistance technique à la protection des civiles, en menant notamment des patrouilles motorisées et pédestres.

Au terme de la rencontre, les participants ont salué l’initiative et ont exprimé leur reconnaissance à la MINUSMA pour les efforts consentis en faveur de la paix au Mali.

Bureau de la Communication Stratégique et de l’information publique
<a href="mailto:MINUSMA-Info@un.org">MINUSMA-Info@un.org</a>
<a href="http://minusma.unmissions.org/">http://minusma.unmissions.org</a>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mahamane Alassane Haidara  1er Président de la Première Assemblée Nationale du Mali : Une figure emblématique</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/mahamane-alassane-haidara-1er-president-de-la-premiere-assemblee-nationale-du-mali-une-figure-emblematique-2-2900319.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 01:20:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Visage souriant, homme aimable au cœur plein de tendresse, Mahamane Alassane Haidara est l’une des figures emblématique du Mali. </em></strong>

<strong><em>L’histoire retiendra de lui qu’il fut un don de la nature, un des grands pionniers de l’indépendance du Mali, un sage qui a comblé l’espoir de toute une génération. </em></strong>

<strong><em>Le premier Président de l’Assemblée nationale du Mali, de part sa sagesse, sa valeur intellectuelle et sa constante disponibilité à rendre service, forçait l’administration de tous.</em></strong>

Il fut un grand pionnier par son combat pour la suppression des travaux forcés, du régime de l’indigénat et de toutes les humiliations  dont nos populations étaient victimes.

Grande figure politique du Mali, il s’était fait remarquer positivement au cours des rencontres nationales et internationales où il était considéré comme un homme de contact et de consensus.

Un sage, il le fut aussi par sa détermination dans la conservation des valeurs africaines qu’il a toujours qualifiées de ‘’Capital le plus précieux du monde’’.

De même, de par sa maîtrise du droit musulman, des éléments de théologie ainsi que le panégyrique qu’il possédait à merveille dans une société profondément croyante, Mahamane A. Haidara était un, homme simple, humble respecté et respectueux.

Né à Tombouctou, en 1910, il entre à l’école régionale de la même ville à l’âge de 7 ans. Il obtient au bout de 5 ans, le certificat d’études primaires élémentaires et rentra en 1923 à l’école primaire supérieure de Bamako.

Trois ans plus tard, il passa brillamment le concours d’entrée à l’école normale William Ponti de Gorée d’où il sortit avec le diplôme d’instituteur avec  rang de 1<sup>er</sup> du Soudan et 3<sup>e</sup> de l’AOF (Afrique Occidentale Française).

Fidèle aux traditions Tombouctiennes, Mahamane Alassane Haidara poursuivit, parallèlement avec l’enseignement du Français, ses études coraniques à l’école privée d’AllimaneBobbo à Sankoré.

Issu d’une famille chérif, il avait 19 ans quand il terminait en 1928 ses études. Son premier poste d’enseignant fut Gao. C’est en 1946 que Mahamane Alassane fit ses premiers pas dans la politique sur insistance de ses amis et des habitants de Tombouctou.

Son choix se porta sur l’Union Soudanaise RDA. Militant de ce parti, il mena une action de grande envergure dans les milieux Sorhaï à Bamako d’abord, et  dans la boucle du Niger ensuite.

Très vite, Haïdara prend rang  de chef  dans la région. La clarté de ses interventions au cours des assemblées générales, des réunions du parti et des réunions publiques, sa capacité de persuasion et son courage politique forcèrent l’admiration de ses amis et  aussi celle de ses adversaires.

Ainsi, quand il s’est agi de présenter un candidat au conseil de la République, le Sénat français, à l’unanimité l’approuve. Proclamé sénateur du Soudan en 1948, il siégera au palais Luxembourg jusqu’en 1960.  Lorsque le Mali accéda à la souveraineté internationale le 22 septembre 1960, il devient le 1<sup>er</sup> président de l’Assemblée nationale, fonction qu’il conservera jusqu’à la rupture de la légalité constitutionnelle à la suite des évènements du 19 novembre 1968.

Depuis, il fut emprisonné par le dictateur Moussa Traoré qui ne le libérera qu’en 1980. Sans jugement.

Un an après, le 17 octobre 1981, le grand Haidara meurt à Tombouctou, sa ville natale.

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables :  Mme Adame Ba Konaré Historienne ancienne première Dame du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/propos-memorables-mme-adame-ba-konare-historienne-ancienne-premiere-dame-du-mali-2899223.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 03:28:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>‘’En tout état de cause, le jeu démocratique ne saurait se rétablir que sur de nouvelles bases ; l’autre règle automatique, mathématique, à laquelle on nous a habitués jusque-là, et consistant à établir des listes de ministrables au nombre proportionnellement réparti entre majorité présidentielle et opposition ne saurait prévaloir dans la situation actuelle. Le Mali est abimé ; le nord est dans l’incertitude totale ; le centre n’existe plus. Tous les Maliens le savent et le disent : notre pays est dans le chaos. </em>

<em>La grande parenthèse collaborationniste ouverte ces dernières années par des partis politiques n’appartenant pas à la formation du dernier président qu’ils ont rejoint pieds joints, proclamant véhémentement qu’ils sont de sa majorité, ne devrait-elle pas être fermée ? Cet alignement, hélas, a eu comme résultat de dévoyer ces partis, de les sortir de leur ligne idéologique et d’entraver le débat et l’apport d’idées contradictoires nécessaires à toute démocratie. La gestion inclusive du pouvoir, cette grande mêlée, doit être proscrite.</em>

<em>Pour l’heure, acceptons une gestion paritaire entre l’armée et les civils. </em><em>Soyons froids et placides, lucides et pragmatiques. L’armée est le cœur à la fois perturbateur et régulateur du pouvoir. Et par une ironie du sort, plus l’exécutif, assurée de l’avoir avec lui, verrouille ses portes, plus l’armée, impromptu, les déverrouille sur ses arrières ou dans l’épicentre de son dispositif.</em>

<em>Est-il opportun de souligner que tous ces héros sublimés à travers leur épopée, devenue notre épopée nationale, sont des seigneurs de guerre ? Tous sans exception ont arraché le pouvoir, qui avec des flèches et des arcs, qui avec des épées et des sabres, qui avec des fusils, des révolvers, des mousquetons d’artillerie, qui avec des canons. Peu importe que leurs actions fussent habillées de discours justificatifs : libération des peuples du joug de l’esclavage, de l’idolâtrie, de l’arbitraire, de la colonisation, de la dictature des potentats de tout acabit. Tous ont été et restent des « sauveurs », « suprêmes », pour la plupart d’entre eux. Que cela enchante ou pas, le décochage ou le crépitement des armes est toujours là. Que faire alors ? Comment composer avec la frange armée de la société ? Le formulaire lapidaire dont on se gargarise : « il faut que les militaires rentrent dans leurs casernes et remettent le pouvoir aux civils » suffit-il à résoudre nos maux, à guérir nos plaies, à ramener nos victimes sur terre ? Les civils seraient-ils des immaculés ? Suffit-il qu’ils soient au pouvoir pour garantir la paix et la sécurité, remplir leur contrat social avec le peuple face aux défis à relever que l’on peut loger dans le générique développement économique, social, sanitaire, éducatif etc. ? </em>

<em>Mais qu’on se le tienne pour dit ! Même si la mission de la Transition est </em><em>pro tempore, elle ne devrait jamais oublier, fondamentalement, de relayer la vox populi, la voix du peuple, car </em><em>les seuls garde-fous du pouvoir sont le peuple, le peuple, forteresse inexpugnable, héros sublime des temps ! Il peut être bridé, réprimé, mais il finit toujours par se réveiller. Aussi intransigeant envers l’imposture qu’il l’a été à l’intimidation, le peuple du Mali, gageons-le, restera débout sur les remparts.</em>

<em>La dignité du peuple, voilà le maître mot ! La problématique des valeurs, voilà la question centrale ! Fixons un seuil de vertu républicaine dans nos actes, nos comportements, nos rapports aux institutions, en termes de places, d’avantages, de privilèges, pour les familles, les proches, les relations, les militants, tout en sachant que nous ne sommes ni des anges, ni des démons. Nous sommes des humains.’’</em>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ecole Malienne :  A la croisée des chemins</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ecole-malienne-a-la-croisee-des-chemins-2899227.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/ecole-malienne-a-la-croisee-des-chemins-2899227.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 02:40:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On pourrait presque se féliciter du calme qui caractérise actuellement le front scolaire. </em></strong>

<strong><em>En effet, après une entame quelque peu timide au début, on est progressivement entré dans une phase de normalisation, corroborée par le déroulement effectif des cours. Et pendant que s’achève l’année scolaire 2019-2020 et se tiennent (aujourd’hui) les examens du DEF, l’optimisme reste de mise chez les principaux concernés que sont les élèves.</em></strong>

<strong><em>Piètre consolation cependant, lorsqu’on s’avise de dresser un état des lieux de la situation scolaire au Mali. </em></strong>

Une situation trop complexe pour qu’on se contente de la jauger sur une année. C’est pourquoi, une brève rétrospective s’impose pour mieux cerner ce qu’on a appelé en son temps, le renouveau de l’école Malienne.

En effet, la refondation du système éducatif prônée et lancée aux premières heures de la démocratie Malienne, avait pour but de rentabiliser l’école et d’en faire un outil de développement. C’est dans cet ordre d’idées que se sont tenus ce qu’il convient d’appeler les états généraux de l’école à la faveur desquels, une vaste réflexion a été initiée pour couper court à la léthargie générale.

Il s’est agi d’une part, de déceler les tares et les travers du système et de l’autre, d’entrevoir des solutions à court, moyen et long terme.

C’est du reste pourquoi, des séminaires, colloques et autres ateliers ont été diligentés de façon ponctuelle, de même qu’ont été élaborés des mécanismes de suivi et d’évaluation pour témoigner des progrès réalisés à l’heure des bilans. Mais il est assez singulier de remarquer que toutes les recommandations qui y sont issues, dorment pour ainsi dire dans les tiroirs.

Avec le recul qui sied à tout observateur objectif, on se rend compte que toutes les déclarations d’intention sont restées jusque-là, lettres mortes.

Au demeurant, la persistance de cet état de fait est d’autant plus logique que les autorités qui se sont succédées à la tête des département de l’Education ont preféré échafauder des stratégies sporadiques et parcellaires qui ne répondent nullement aux besoins réels.

On ne s’étonnera donc pas du niveau désespèrent bas et de l’insignifiante performance de notre système éducatif. Une insuffisance notoire du personnel enseignant qui tranche tristement avec la grande masse des diplômés au chômage, le gel drastique des stages de recyclage et de formation continue, nécessaires pour rehausser le niveau.

La faible scolarisation (d’autant plus faible chez les filles) contraste avec la pléthore des effectifs et l’insuffisance des infrastructures et manuels scolaires.

Le système pêche surtout par le fait qu’il est en inadéquation avec sa mission fondamentale et ses exigences.

L’école qui est sensée être un vecteur de développement et de promotion sociale s’avère être une « usine à fabriquer des chômeurs ».

En fait de renouveau, on assiste plutôt à un enlisement de la situation scolaire qui s’affaisse sous le poids de l’indécision des autorités et de la décrédibilisassions de l’école.

A ce titre, les examens prochains nous édifieront certainement car il est fort à parier que les rumeurs de fraude et de favoritisme viendront encore surplomber l’atmosphère.

A moins, que, l’on n’assiste à une levée de boucliers de la part de qui de droit…

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pharmacie :  Des médicaments dangereux en vente libre</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/pharmacie-des-medicaments-dangereux-en-vente-libre-2899217.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 02:12:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une liste de médicaments reconnus dangereux, sont en vente dans certains officines de la place.

Jugés hautement toxiques, ces produits sont pourtant vendus aux populations.

Mais, curieusement, l’inspection de la Santé s’enterre dans un silence radio.

<strong>Boulangeries à Bamako:</strong>

<strong>Trop de… clandestins</strong>

Il y aurait de nos jours à Bamako, plus de 2020 de boulangeries clandestines qui prospèrent tranquillement.

Les propriétaires de ces entreprises ne payent naturellement, ni taxes, ni impôt, et ne sont soumis à aucun contrôle.

<strong>Sécurité Nationale</strong>

<strong>Des brebis galeuses dans la bergerie ?</strong>

Des informations des plus confidentielles (secret d’Etat) sont de nos jours balancées dans la rue, avant même (souvent) qu’elles ne parviennent à qui de droit.

Qui sont-ils ces "si bien informés" qui s’attèlent à cette tâche ?

Pour quelles fins ?

Seraient-ils des nôtres, ou d’ailleurs, ces gens ?

Dans l’un ou l’autre cas, il y a manifestement une volonté de nuire…

<strong>Sécurité routière:</strong>

<strong>Feux tricolores incolores !</strong>

La circulation dans les rues de Bamako avec l’agrandissement des parcs auto-moto est devenue un casse-tête avec ses bouchons interminables.

A cela s’ajoutent des feux tricolores régulièrement… incolores.

Nos feux, à différents carrefours de la ville s’allument de façon très irrégulière semant la confusion dans l’esprit des usagers de la route.

<strong>Filière Karité au Mali :</strong>

<strong>Produire pour les autres</strong>

Le paradoxe est révoltant : 2/3 du karité commercialisé dans le monde provient du Mali. Bien plus, le karité malien, reconnu pour la qualité de son amande, entre désormais dans la fabrication du chocolat européen. Il en constitue 5 % des ingrédients.

Pourtant, le Mali n’en tire aucun bénéfice. Pire, son rang de premier producteur Ouest-Africain, voire africain, lui a été arraché par des pays voisins.

Au rang de ceux-ci, figure la Côte d’Ivoire qui fait actuellement figure de proue dans la commercialisation du karité malien au-delà de l’Atlantique.

Acheté aux producteurs maliens à vil prix, ce karité constitue une source intarissable de devises pour les exploitants ivoiriens.

<strong>Rassemblées par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Histoire…  … d’un mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-mort-2-2899219.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 01:43:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Tout commença le 1<sup>er</sup> Octobre, dernier lorsque, le corps d’un homme d’environ 60 ans avait été repêché par des Bozos dans le fleuve qui longe Djikoroni Para.

L’homme, apparemment victime de noyade la veille a été identifié : il s’agit de M. N’Golo, jardinier domicilié dans le quartier  et qui prenait toujours un bain dans le fleuve (après son travail), pour ensuite rentrer à la maison.

Informée de la triste nouvelle, la famille du défunt transporta le corps à la maison tout en s’abstenant d’informer les voisins, en attendant « d’arranger » le corps qui était resté en « position assise ».

Toute la matinée a été consacrée au corps, afin de le faire « coucher », mais en vain.

Enfin, vers 14 heures, grâce au concours d’un « médecin » traditionnel, les hanches et les jambes du cadavre ont fini par céder et le voilà notre mort, comme tous les morts « ordinaires », bien « couché ».

Pour se rassurer, les membres de la famille ont suggéré au « médecin » d’attacher solidement le corps afin qu’il ne revienne à la position initiale (assise), mais le médecin a été ferme : « il restera couché jusque dans sa tombe. Il a déjà été trop malmené et un mort mérite le respect. N’attachez rien », a-t-il conclu.

La nouvelle du décès de M. N’Golo a alors été annoncée à tous les voisins qui prirent d’assaut le domicile du défunt dont l’enterrement a été finalement fixée à 16 heures.

Ponctuels, plusieurs fidèles étaient là devant le domicile du défunt dont le corps a été peu après, installé devant le foule pour la dernière prière qui devait l’accompagner. L’imam devant tout le monde, non loin du corps, les fidèles derrière… et la cérémonie commença.

Malheur ! L’imam s’effondra. Pris d’un malaise soudain ?

On le saura plus tard. Mais avant, quelques fidèles s’empressèrent de chercher de l’eau glacée et arrosèrent le marabout qui se releva peu après, chancelant et prononçant une phrase inaudible. Parmi ceux qui l’entouraient, quelques uns  avaient compris le message. L’imam expliquait que le corps exposé devant lui, faisait des mouvements. A peine terminait-il de prononcer sa phrase assez claire finalement, que le cadavre se redressa et reprit cette fois, sa position assise de la matinée. Ce qui s’en suivit est facile à imaginer. L’imam retomba évanoui et la foule se dispersa dans tous les sens. Cinq minutes après, il n’y avait sur place que le corps « assis » et l’imam… endormi. Tout autour, des babouches, chapelets, bicyclettes et charrettes.

La famille du défunt qui comprit ce qui venait de se passer, s’empressa de loger de nouveau le corps dans une chambre et dépêcha des émissaires dans le quartier afin d’expliquer aux voisins ce qui s’était passé.

Pendant ce temps, l’imam qui revint de nouveau à lui, avança qu’il devait se rendre au chevet d’un parent très malade, et s’éclipsa. La sensibilisation des voisins n’aura cependant servi à rien.

La plupart des fidèles ne sont pas retournés sur les lieux du mort « ressuscité ». Ni même pour récupérer les babouches et chapelets recueillis dans un sac.

Vers 17 heures, la famille Diarra n’eut d’autre choix que de procéder à l’enterrement du défunt avec l’aide d’une dizaine de personnes venue sur les lieux, après le fiasco.

Riche ou pauvre, petit ou grand, vieux ou jeune, malade ou bien portant, religieux ou mécréant, tout homme serein, a peur de la mort, cet inévitable voyage sans retour.

L’histoire de notre vieil homme en est une de plus qui édifie sur l’instinct de préservation de l’homme, et sur le fait que, si la mort de manière visible, nous courait après (quelque soit la longueur de ses jambes ou le volume de ses poumons) elle ne rattraperait personne.

Ah ! Si seulement cela peut pouvait inspirer les uns et les autres à plus d’humilité, de tolérance et de solidarité, le monde ici-bas serait moins… effrayant.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>

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<title>Assassinat de Che Guevara (Octobre 1967) :  Sa lettre d’adieu à Fidel Castro</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/assassinat-de-che-guevara-octobre-1967-sa-lettre-dadieu-a-fidel-castro-2899228.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 01:41:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Commandant Ernesto Che Guevara, compagnon de lutte de Fidel Castro et acteur de la Révolution cubaine, a été lâchement assassiné en Botivie le 9 Octobre 1967. </em></strong>

<strong><em> Avant, le 1<sup>er </sup>avril 1965, il avait démissionné de son poste de ministre de l’Economie de Cuba parce que, écrivait-il,  ‘’d’autres terres du monde réclament le concours de mes modestes efforts’’.</em></strong>

<strong><em> Ce même jour, El Che avait adressé une lettre d’adieu au Commandant Fidel Castro. Nous vous la proposons.</em></strong>

<em>Fidel,</em>

<em>Je me souviens en ce moment de tant de choses : du jour où j’ai fait ta connaissance chez Maria Antonia, où tu m’as proposé de venir et de toute la tension qui entourait les préparatifs. </em>

<em>Un jour, on se demandait qui devait être prévenu en cas de décès, et la possibilité réelle de la mort nous frappa tous profondément.</em>

<em> Par la suite, nous avons appris que cela était vrai et que dans une Révolution, il faut vaincre ou mourir (si elle est véritable). </em>

<em>De nombreux camarades sont tombés sur le chemin de la victoire. </em>

<em>Aujourd’hui, tout a un ton moins dramatique, parce que nous sommes plus mûrs ; mais les faits se répètent.</em>

<em>J’ai l’impression d’avoir accompli la part de mon devoir qui me liait à la Révolution cubaine sur son territoire, et je prends congé de toi, des compagnons, de ton peuple qui est maintenant aussi le mien.</em>

<em> Je démissionne formellement de mes fonctions à la Direction du Parti, de mon poste de ministre, je renonce à mon grade de commandant et à ma nationalité cubaine.</em>

<em> Rien de légal ne me lie plus aujourd’hui à Cuba, en dehors de liens d’une autre nature qu’on n’annule pas comme des titres ou des grades. </em>

<em>En passant ma vie en revue, je crois avoir travaillé avec suffisamment d’honnêteté et de dévouement à la consolidation du triomphe révolutionnaire.</em>

<em> Si j’ai commis une faute de quelque gravité, c’est de ne pas avoir eu plus confiance en toi dès les premiers moments dans la Sierra Maestria et de ne pas avoir su discerner plus rapidement tes qualités de dirigeant d’homme et de révolutionnaire.</em>

<em> J’ai vécu des jours magnifiques et j’ai éprouvé à tes côtés la fierté d’appartenir à notre peuple en ces journées lumineuses et tristes de la Crise des Caraïbes. Rarement, un chef d’Etat fut aussi brillant dans de telles circonstances, et je me félicite aussi de t’avoir suivi sans hésiter, d’avoir partagé ta façon de penser, de voir et d’apprécier les dangers et les principes.</em>

<em>D’autres terres du monde réclament le concours de mes modestes efforts. </em>

<em>Je peux faire ce qui t’est refusé, en raison de tes responsabilités à la tête de Cuba et l’heure est venue de nous séparer. </em>

<em>Je veux que tu saches que je le fais avec un mélange de joie et de douleur; je laisse ici les plus pures de mes espérances de constructeur et les plus chers de tous les êtres que j’aime… et je laisse un peuple qui m’a adopté comme un fils. J’en éprouve un déchirement. </em>

<em>Sur les nouveaux champs de bataille, je porterai en moi la foi que tu m’as inculquée, l’esprit révolutionnaire de mon peuple, le sentiment d’accomplir le plus sacré des devoirs : lutter contre l’impérialisme où qu’il soit ; ceci me réconforte et guérit les plus profondes blessures.</em>

<em>Je répète une fois encore, que je délivre Cuba de toute responsabilité. Sauf de celle qui émane de son exemple. </em>

<em>Si un jour, sous d’autres cieux, survient pour moi l’heure décisive, ma dernière pensée sera pour ce peuple et plus particulièrement pour toi. </em>

<em>Je te remercie pour tes enseignements et ton exemple ; j’essaierai d’y rester fidèle jusqu’au bout de mes actes. </em>

<em>J’ai toujours été en accord total avec la politique extérieure de notre Révolution et je le reste encore. Partout où je me trouverai, je sentirai toujours peser sur moi la responsabilité d’être un révolutionnaire cubain, et je me comporterai comme tel. Je ne laisse aucun bien matériel à mes enfants et à ma femme, et je ne le regrette pas ; au contraire, je suis heureux qu’il en soit ainsi. </em>

<em>Je ne demande rien pour eux, car je sais que l’Etat leur donnera ce qu’il faut pour vivre et s’instruire. J’aurais encore beaucoup à te dire, à toi et à notre peuple, mais je sens que c’est inutile, car les mots ne peuvent exprimer ce que je voudrais, et ce n’est pas la peine de noircir du papier en vain.</em>

<strong><em>Jusqu’à la Victoire, Toujours.</em></strong>

<strong><em>La Patrie ou la Mort !</em></strong>

<strong><em>Je t’embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire</em></strong>

<strong><em>ERNESTO CHE GUEVARA</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tombouctou :  Le Commandant de la Force de la Minusma dans la ville de Bouctou</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/tombouctou-le-commandant-de-la-force-de-la-minusma-dans-la-ville-de-bouctou-2899221.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 01:26:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Commandant de la Force de la MINUSMA, Dennis Gyllensporre, a effectué une visite dans la région de Tombouctou du 30 septembre au 3 octobre dernier. Cette visite de plusieurs jours lui a permis d’échanger en détails avec le nouveau Commandant du Secteur Ouest - M. </em></strong><strong><em>Wael Ahmed Shawky Abdelfatah-</em></strong><strong><em> sur la situation sécuritaire dans la région et de s’entretenir avec les différents contingents basés au Super Camp Intégré de Tombouctou tout en suivant le processus de rotation en cours des unités déployées.</em></strong>

<em>« C'est une visite très opportune pour moi car il se passe beaucoup de choses importantes ici. C'est en effet le signe d'une nouvelle phase, une phase plus active, et une phase plus dédiée à la sécurité dans la région » </em>a-t-il indiqué.

L’un des points clés de son séjour fut son déplacement héliporté vers la base d’opération temporaire aux alentours de Tonka où il a pu rejoindre les Casques bleus burkinabais et ivoiriens déployés dans le cadre de l’opération Winner 5 et voir leur engagement sur le terrain.

<em>« C’est un moment précieux pour discuter avec les soldats sur la manière d’employer la force mais aussi sur la manière d’interagir avec la population pour nous assurer que nous sommes d’une part, efficaces et, d’autre part, ajouter de la crédibilité à notre Mandat et à la MINUSMA » </em>a-t-il souligné.

Après une mise à jour sur les activités de ladite opération, il s’est rendu dans la ville afin de s’entretenir avec le maire de Tonka – M. Mamadou Konipo - et plusieurs acteurs clés qui lui ont réitéré le soutien très important de la MINUSMA et fait part de leurs préoccupations liées à la criminalité croissante.

<em>« Nous sommes très heureux de recevoir le Commandant de la Force, c’est une fierté pour nous. Sa visite nous réconforte, car Tonka fait partie des populations à protéger et sécuriser. Nous remercions toute la MINUSMA, que ce soient les civils ou les militaires, pour leur visite » </em>a déclaré M. Konipo.

C’est après avoir participé à une réunion virtuelle sur l’engagement des chefs de mission dans le cadre de la campagne de protection des civils, qu’il a décollé pour le camp de la MINUSMA de Ber. Une fois sur place, il a pu suivre le travail difficile que la compagnie déployée doit accomplir au jour le jour et notifier le bon moral des troupes.

Une autre partie importante de sa visite fut l'interaction avec d'autres acteurs clés. Ainsi, il s’est rendu au camp FAMAs de Tombouctou où il a participé à des échanges très fructueux avec leurs dirigeants pour rechercher des moyens d’améliorer leur coopération et de soutenir en particulier le bataillon reconstitué, au départ par une formation, puis en progressant successivement vers des patrouilles et des opérations coordonnées.

Le Commandant de la Force a également pu s’entretenir avec le Colonel Goulam, chef d’État Major de la CMA, et écouter leur point de vue sur la situation sécuritaire locale et mieux comprendre ce qui se passe dans cet environnement très dynamique.

Enfin, le jour de son départ pour Gao, il a insisté sur le fait que ce fut <em>« une visite avec beaucoup d’impressions fraîches et beaucoup de nouvelles inspirations pour poursuivre et avancer avec l'important mandat de la MINUSMA »</em>.

&nbsp;

A voir aussi : <strong><u><a href="https://l.facebook.com/l.php?u=https://www.youtube.com/watch?v=szgxnYZ7aVU&amp;fbclid=IwAR2KlJqnudcuCSvJBfAGjy9VhdC_PEwmN2b8a9QEb4VREICe5DvjykFN9oY&amp;h=AT0w45mWr5SySQo-VesheHbEMo9SDUjekfVjFLinYnhPB29MrlgVuR12U487SZDnzjdmYaKX6x41P2qF-jnGpa4d6UeerPq0nA4LfOG4cbTw7AmbrHn409tW2vzHVu0Tx4dyv6NIHsAkTx3TUOw">https://www.youtube.com/watch?v=szgxnYZ7aVU</a></u></strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’otage Beatrice Sockly tuée par ses ravisseurs : Tombouctou en deuil</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lotage-beatrice-sockly-tuee-par-ses-ravisseurs-tombouctou-en-deuil-2899233.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 01:25:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Notre compatriote Soumaïla Cissé, la française Sophie Petronin et deux italiens ont été libérés mardi dernier par leurs ravisseurs.  Une chance que n’aura pas eue Beatrice Stockly, une brave dame originaire de la Suisse enlevée par des hommes armés à Tombouctou le 9 Janvier 2016 vers 3 heures du matin. La pauvre dame a été exécutée il y a  seulement un mois par ses ravisseurs </em></strong>

Beatrice  au moment de son enlèvement en 2016 était âgée de 42 ans et vivait dans le quartier Abaradjou (situé au nord de la ville des 333 saints) qui donne directement accès au grand désert.

Abaradjou, c’est aussi un quartier très peu peuplé où habitent en grande majorité des commerçants arabes. C’est par là d’ailleurs qu’entrent à Tombouctou les produits de la fraude en provenance principalement de la Mauritanie et l’Algérie.

Connue de tous les habitants de Tombouctou, Mme Béatrice était une religieuse très modeste qui participait à toutes les activités socio-culturelles de la ville. De  plus, elle apportait une importance assistance (en vivres et produits pharmaceutiques) aux populations à Tombouctou.

Béatrice fréquentait aussi (régulièrement) l’hôpital régional pour accompagner et aider les malades.

Dans la ville mystérieuse, les populations avaient été indignées et surprises d’apprendre que la bonne dame avait été enlevée ce vendredi 9 janvier 2016. C’est  pourquoi, toutes réclamaient sa libération sans condition.

D’ailleurs, les habitants de la ville gardaient l’espoir car en avril 2012, Béatrice a été libérée, une semaine seulement après avoir été prise en otage. A l’époque, elle avait été enlevée par An Sardin.

Mais, cette fois, l’espoir n’est plus de mise : Beatrice a été tuée par ses ravisseurs, il y a environ un mois selon l’ex otage française Sophie Petronin qui a recouvert la liberté la semaine dernière.

Une nouvelle qui a choqué les habitants de Tombouctou qui envisagent d’organiser des prières pour cette brave femme qui avait choisi de vivre parmi eux aux côtés des personnes démunies.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc ? Le &amp;quot;droit&amp;quot; de mendier</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chic-ou-choc-le-droit-de-mendier-5-2899216.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 01:20:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A l’instar de tous les pays du monde, le Mali aussi a ses riches et ses pauvres. Mais seulement, dans le cas malien, le vent a toujours été favorable à une croissance vertigineuse de la pauvreté.

Une situation qui devrait inquiéter tous ceux dont les gros ventres ne les empêchent pas de voir les autres.

Sur les grandes artères de Bamako, au niveau des feux de signalisation, des carrefours, des stations d’essence, partout où la circulation est dense, dangereuse, fleurissent et opèrent nos téméraires mendiants.

Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il fasse chaud ou froid, de jour comme de nuit.

Et dans ce beau monde, ils sont de tous les âges ; jeunes et vieux, gamins et bébés, hommes et femmes, garçons et fillettes, malades et bien portants.

Bravant le danger, ils slaloment entre véhicules et motos, ne regardent, ni à gauche, ni a droite, ni même le feu qui passe au vert.

Seules les "cibles à jetons" les intéressent.

Ces mendiants, au nom d’une lutte pour la survie, exposent ainsi, à la fois, et leur vie et celle des autres.

Et le plus choquant dans toute cette tragédie, réside dans l’utilisation de ces petits morveux de 3 à 6 ans pour faire ce dangereux "travail" à la place des parents, lorsqu’il ne s’agit pas de tuteurs sans vergogne.

N’est-ce pas là, une des formes les plus honteuses de l’esclavage des enfants ?

Pourquoi, ne pas s’occuper à "libérer" ces innocents dont les vies sont quotidiennement exposé sur nos grandes artères ?

Où sont-elles ces Fondations et Associations pour les Droits de l’Enfant, de la Femme ? En séminaires certainement.

Aucun être humain (normal) ne trouve du plaisir à gagner de quoi vivre en mendiant. Mais, dans plusieurs cas, au Mali, on peut en douter car entre la voie de la facilité et celle de la dignité, la première est vite choisie dans ce monde où de plus en plus, la morale passe au second plan.

Vouloir suggérer un tri entre les vrais et les faux mendiants ou encore une interdiction  de la mendicité ?

Loin de là notre intention. Mais une chose est certaine : les carrefours, les stations d’essence, les points de feux de circulation ne sont pas des lieux appropriés pour mendier. Ni pour les petits mendiants, ni pour les grands.

Et les autorités compétentes ont le devoir d’arrêter le phénomène. Au nom de la sécurité sociale.

Non pas à coups de matraques, ni (comme en d’autres temps) de ramasser ces pauvres gens, les embarquer à bord de camions de la voirie pour les déverser comme des ordures à une vingtaine de kilomètres de Bamako.

Mais avec des actions de dissuasion permanentes, le phénomène peut disparaître… Sans violer, "le droit de mendier".

<strong>Boubacar Sankaré  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Solidarité et  Droit de l’Homme au Mali :  Des acquis à préserver</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/solidarite-et-droit-de-lhomme-au-mali-des-acquis-a-preserver-2898208.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 02:12:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ancien président de la République Alpha Oumar Konaré aura durant ses deux mandats (1992 – 2002) posé des actes concrets en faveur de la grande majorité des Maliens. </em></strong>

<strong><em>A l’occasion de ce mois d’Octobre, nous vous rappelons. Ces acquis qui méritent d’être conservés.</em></strong>

<strong>Octobre, mois de la Solidarité</strong>

En 1995, le président Alpha Oumar Konaré a pris l’initiative d’établir le mois d’Octobre, comme mois de la Solidarité et de lutte contre l’exclusion. Il s’agissait pour Alpha  d’éveiller les consciences par rapport à la nécessité de mieux organiser la solidarité afin qu’elle puisse apporter tout le bien qu’on attend d’elle.

La célébration de ce mois a permis non seulement la multiplication des porteurs d’actions de solidarité autres que l’Etat, mais également la prise en compte davantage de groupes cibles et de types d’intervention de solidarité.

C’est en 2001, vu l’ampleur que prenaient les commémorations du mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion et la nécessité de conférer à cet évènement un cadre réglementaire conséquent que le gouvernement du président A.O.K a adopté le Décret N° 01- 468 P-RM du 27 septembre 2001 portant Institutionnalisation du mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion.

En 2000, après la conférence de Copenhague, pour donner une importance particulière au développement social, le département a été nommé Ministère du Développement Social de la Solidarité et des Personnes Agées avec deux directions : la Direction Nationale du Développement Social (DNDS) et la Direction Nationale de la Protection. A partir de 1995, il a été décidé de commémorer chaque année le MOIS d’octobre.

Le choix a été porté sur le mois d’octobre en raison de la concentration au cours de ce mois de plusieurs commémorations d’évènements internationaux assimilables à des moments de solidarité. Qui cite la journée internationale de personnes âgées, célébrée le 1er octobre, la journée mondiale de l’habitat, célébrée le 5 octobre, la journée internationale de lutte contre les maladies mentales, célébrée le 10 octobre, la journée internationale de la Canne blanche, célébrée le 15 octobre, la journée mondiale de la femme rurale, célébrée le 15 octobre, la journée mondiale de lutte contre la pauvreté, célébrée le 17 octobre.

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<table width="100%">
<tbody>
<tr>
<td><strong>La Maison des Ainés</strong></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td><strong>L’Institut d’Etudes et de Recherche en Geronto-Geriatrie est </strong>un Etablissement Public national à caractère Scientifique et Technologique appelé  « LA MAISON DES AINES », en abrégé "IERGG-MA" ; créée en 1998 sur l’initiative de celui qui était l’ainé de tous sans être le plus âgé : le président Alpha Oumar Konaré.

Il a pour missions entre autres de  sensibiliser les pouvoirs publics et les communautés sur les problèmes du vieillissement, contribuer à la définition et  à la mise en œuvre des objectifs de pleine participation des personnes âgées à la vie de la cité, d’élaborer et mettre en œuvre les programmes de recherche sur le vieillissement en matière de soins préventifs précoces pour un vieillissement en bonne santé.

Autres objectifs des plus importants, c’est d’assurer un appui technique aux programmes de solidarité nationale, y compris par des études er de contribuer à la formation et à l’information scientifique et technique du personnel socio-sanitaire dans les domaines de la gérontologie et de la gériatrie.

<strong>Médiateur de la République</strong>

C’est par la Loi n° 97 - 022 du 14 mars 1997 Instituant le Médiateur de la République

L'Assemblée nationale a délibéré et adopté en sa session du 27 février 1997 ;
Le Président de la République Alpha Oumar Konaré promulgue la loi qui fait du médiateur de la République une autorité indépendante qui reçoit, dans les conditions fixées par la présente loi, les réclamations concernant le fonctionnement des administrations de l'État, des collectivités territoriales, des établissements publics et de tout organisme investi d'une mission de service public dans leurs relations avec les administrés.

Dans l'exercice de ses attributions, le Médiateur de la République ne reçoit d'instruction d'aucune autre autorité.

Il est nommé pour sept (7) ans (non renouvelable) par décret du Président de la République. Il ne peut être mis fin à ses fonctions avant l'expiration de ce délai qu'en cas d'empêchement ou de faute grave constatée par la Cour suprême. Les fonctions de Médiateur de la République sont incompatibles avec toutes fonctions administratives, politiques et toute activité professionnelle privée.

Avant son entrée en fonction, il prête serment devant le Président de la République, en ces termes : « Je jure et promets de remplir mes fonctions avec honnêteté, impartialité et justice, et de ne révéler aucun secret que j'aurai obtenu dans et après l'exercice de mes fonctions ».
aussi, le Médiateur de la République ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou jugé à l'occasion des opinions qu'il émet ou des actes qu'il accomplit dans l'exercice de ses fonctions.

A noter que, le premier médiateur de la République du Mali était feu M. Demba Diallo.</td>
</tr>
<tr>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<strong>L’Espace d’Interpellation Démocratique (EID)</strong>

Au Mali, le processus de démocratisation entamé en 1991 a ouvert de nouvelles perspectives en matière de gouvernance. Ce qui imposait aux nouvelles autorités de développer des initiatives dans le sens des changements souhaités par le peuple. Il s’agissait en particulier de trouver des alternatives permettant d’établir de nouvelles relations entre l’Etat et les citoyens, notamment par le renforcement du dialogue entre gouvernants et gouvernés.

C’est dans ce contexte que le président Alpha Oumar Konaré  été créé le 10 décembre 1994 l’Espace d’Interpellation Démocratique (EID), comme élément d’une nouvelle stratégie de communication permettant aux citoyens de s’adresser directement aux autorités qui ont l’obligation de leur fournir des réponses concernant tous les aspects de la vie politique, économique et sociale: les violations de droits, la corruption, la non application des décisions de justice, la lenteur dans le traitement des dossiers au niveau des services administratifs, le non respect des dates annoncées pour le démarrage de certains projets ou programmes de développement, le manque d’autorité de l’Etat dans la gestion de certaines affaires d’envergure nationale, le traitement des conflits liés à la gestion des domaines fonciers, la liste n’est pas exhaustive.
La première édition a eu lieu le 10 Décembre 1994 à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

<strong>Les Logements sociaux</strong>

Une initiative du président Alpha Oumar Konaré. Elle a été concrétisée en 1996 à travers la construction de 320 logements à Garantibougou et 80 autres à Faladjè.

Une première au Mali qui aura permis à plusieurs maliens de moyens ou faibles revenus de disposer de leur propre maison.

<strong>Les CSCOMs</strong>

La menace de dévaluation  a été l’occasion d’accélérer l’élaboration d’une vraie politique du médicament. Mais cette accélération conjoncturelle s’inscrit dans une dynamique générale dont le résultat le plus tangible est la mise en place d’un réseau d’institutions sanitaires et sociales qui couvre tout le pays et structure jusqu’à présent l’action publique dans ces domaines. La carte sanitaire en est l’exemple le plus probant, le plus lisible. En quelques années, des institutions de santé, CSCOM (centres de santé communautaire) et CSAR (centres de santé d’arrondissement revitalisés) sont implantés sur tout le territoire. Des critères simples président à l’élaboration de cette carte : un cscom pour au moins 5000 habitants. La généralisation des CSCOM se traduit dans les chiffres : un seul en 1992, 237 en fin 1997. Et dans les régions nord du pays, des dispositions spécifiques sont mis en place, du fait de la très faible densité démographique des zones concernées. Par exemple c’est là que sont affectés la majorité des personnels de santé fonctionnaires et contractuels dont le recrutement a pu être obtenu malgré l’ajustement structurel. Différentes primes ont pu être généralisées comme la prime de risque, ou revalorisées comme la prime de zone afin de rendre les zones difficiles plus attractives avec une durée de séjour limitée.

Un des principaux axes de la politique engagée consiste à impliquer les acteurs du secteur, les autorités locales et la population dans la mise en œuvre des politiques publiques. Ainsi, les CSCOM ont pour patrons des associations de santé communautaire (ASACO) représentant la population.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Histoire :  … pour une  ‘’Jambe’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-pour-une-jambe-3-2898214.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 01:54:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après un long séjour à l'hôpital pour cause d'une gangrène qui avait atteint sa jambe gauche, Sadio. Ébéniste de son état, en était sortie en 2016. Vivant, mais avec une jambe amputée.

Comment faire pour subvenir aux besoins de sa famille dont il est l'unique espoir ?

Domicilié à ghana (Bamako), père de huit enfants, notre ébéniste passait des nuits blanches, réfléchissant à la gestion future de sa vie.

Une jambe, c'est beaucoup pour un homme. Et surtout pour un ébéniste solitaire.

Peut-on être productif avec une seule jambe ? Peut-être. Mais, notre ébéniste en voulait deux. Et, à force de réflexion, Sadio a décidé, grâce à ses économies, de s'acheter une prothèse. Ainsi, après acquisition d'une jambe artificielle, il s'était remis au travail.

Hélas, les choses n'allaient plus comme avant, car, notre ébéniste avait du mal à travailler correctement.

Aux dires de certains, il faut au moins un mois au pauvre homme pour confectionner une simple armoire et une dizaine de jours pour une tablette.

Triste souvenir de ces époques où Sadio pouvait confectionner 2 armoires par semaine.

La lenteur dans le travail a donc valu à Sadio, la perte de la quasi-totalité de ses clients.

La vie devenant de plus en plus dure, notre ébéniste n'arrivait plus, depuis bientôt un an, à payer ses frais de location.

Ainsi, le 25 Juillet dernier, l'impatience du propriétaire de la concession dans laquelle vivent notre ébéniste  et sa famille, aura raison de son malheur.

Ce jour-là en effet, le propriétaire de la maison, las d'attendre des frais de location qui ne tombaient plus, vint purement et simplement enlever la jambe artificielle de du pauvre Sadio et l'enferma dans son magasin.

Malgré l'intervention des voisins, l'implacable propriétaire décida de ne remettre à l’ébéniste "sa jambe" qu'après paiement intégral de ses dûs.

Depuis, Sadio n'eut d'autre choix que de rester à la maison.

Fatigué de rester immobile à domicile, sur instruction de ses colocataires, il a décidé d'attaquer le propriétaire  de la concession devant la justice. Car, soutenait-il, personne ne peut prendre un organe de son prochain en caution.

On n'en arrivera pas là.

Un commerçant, gros bonnet du quartier, s'est engagé le 15 Septembre dernier à payer les arriérés de location de notre ébéniste et même de lui payer une avance de 4 mois de frais de location.

La remise de la ‘’jambe’’ a été effectuée le même jour en présence du commerçant que l'on soupçonne d’ailleurs, d'être le vrai propriétaire de la concession.

Les mauvaises langues racontent que le commerçant aurait "arrangé" l'ébéniste parce qu'un avocat au parfum de l'affaire lui aurait expliqué que l'acte qui a consisté à prendre par la force la "jambe », de Sadio constituait un crime puni par la loi et pourrait être considéré comme… une mutilation.

Vrai ou faux, ce n’est pas notre peinard d’ébéniste qui cherchera à en savoir d’avantage.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Associations et Clubs de soutien aux personnalités :  Les mangeoires des opportunistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/associations-et-clubs-de-soutien-aux-personnalites-les-mangeoires-des-opportunistes-2898216.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 01:48:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Parmi les centaines d’associations de tous genres, enregistrées au Mali, celles dont l’objectif premier est de manifester « le soutien de ses membres » à l’endroit des personnalités de la scène socio-politique et économique de notre pays, se multiplient à une vitesse vertigineuse. Le domaine s’étant avéré source d’argent facile et de trafic d’influence.</em></strong>

L’opinion publique s’est familiarisée avec les associations de soutien aux présidents de la République.

Mais la tendance actuelle au Mali est à l’érection de nombreuses structures du genre, pour le soutien d’un député, d’un maire, d’un conseiller municipal, d’un opérateur économique, d’un simple cadre aux poches ou comptes bien garnis.

En effet, la création des associations de soutien aux personnalités est, semble-t-il, actuellement, un phénomène de mode, mais aussi et surtout d’enrichissement illicite, une voie par excellence pour avoir de l’argent facile.

Le mode opératoire de la chose est tout simple : un groupuscule de jeunes désoeuvrés du quartier se concerte et ébauche l’idée de créer une association ou une Organisation non gouvernementale. Appuyé par un cadre ou toute autre personne ressource, ils tapent à la porte de cet homme politique, qui rêve lui, de briguer un siège de député ou de conseiller municipal… Et le tour est joué ! Une association de soutien à X est montée de toutes pièces.

L’avantage de cette association est, non seulement d’occuper les jeunes à organiser quelques réunions, mais aussi créer une sorte de popularité, trop fictive pour notre futur député, maire ou même futur président.

Selon nos enquêtes, cette popularité apparente crée une sorte de "cocon d’impunité", ou en tout cas, un effet de dissuasion autour de ces "personnalités".

L’équation est toute simple : si la personnalité en question a un background susceptible de poursuite judiciaire, (par exemple dans le cadre de la lutte contre la corruption), l’autorité judiciaire sera bien émoussée dans son ardeur à diligenter vigoureusement l’action publique contre une "personnalité" « qui a des… milliers de jeunes derrière lui ou qui est candidat à tel ou tel poste électif, avec toute une association de soutien comme base socio-politique ».

On murmure qu’à Bamako, certains acteurs socio-politiques ont trouvé dans cette stratégie des associations de soutien, une nouvelle forme d’immunité.

En effet, on sait comment hautes hautes autorités se préoccupent de la préservation de la paix sociale dans notre pays. Ainsi, l’on présume que, pour interpeller cette personnalité, si bien "soutenue" par "son" association, la chose pourrait être source d’échauffourées ou en tout cas de menaces à la paix sociale. C’est aussi de cette façon que la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance a du plomb dans les ails.

<strong>Des "associations" à but lucratif ?</strong>

Par définition, la loi du 1<sup>er</sup> juillet 1901 (qui est le texte fondateur des associations) dit expressément que « l’association est un groupement de personnes réunies dans un dessein commun, non lucratif ».

Toutefois, ce qu’on remarque avec la plupart de ces associations et fans clubs, c’est que leurs principaux responsables font des pieds et des mains pour se remplir les poches ; soit en s’accrochant aux poches de leurs mentors, soit en menant de véritables opérations de charme à l’endroit de certaines sociétés de la place, en vue de bénéficier de… "Financements".

Au jour d’aujourd’hui, combien d’associations sont créées de toutes pièces de cette façon, juste pour permettre à ses premiers dirigeants de se remplir les poches, avant de s’éclipser dans la nature ? Nul ne le sait. Certaines de ces associations "évoluent" quelquefois vers une mue atypique : se transformer en une ONG (ou même en un GIE).

Conscients du fait que, de plus en plus, les bailleurs de fonds occidentaux orientent leurs aides  directement vers la société civile, certains intellectuels au Mali n’hésitent pas un seul instant à … tenter le coup. Ne dit-on pas que l’audace est payante ?

Ainsi, ayant créé une "association" qui a peiné à « avoir du succès », le cadre retraité, l’étudiant "cartouchard", le jeune diplômé sans emploi, (la liste n’est pas exhaustive), tentent rapidement l’expérience de faire muer leur "machin associatif" en "Organisation Non Gouvernementale" (ONG). Ce qui sonne plus diplomatique, dit-on.

Les formalités rapidement remplies, ce désormais "haut cadre de la société civile" peut, avec la chance mais aussi les relations, arriver à participer à tel ou tel séminaire, ou même à un colloque international. Avec, à la clé, des perdiems, la prise en charge de voyages, hébergement, etc. Avec un peu plus de zèle, de bagout, ajouté à une dose d’activisme politique, notre responsable d’ONG impliquée dans la lutte contre le Sida, la lutte contre la désertification, la promotion de la bonne gouvernance et la démocratie, etc, peut s’en sortir, en un temps record, avec un financement pour… "mener ses activités".

C’est de cette façon que des escrocs à col blanc pullulent aujourd’hui dans le secteur des projets dont l’exécution est confiée en partie ou totalement à certaines de ces "associations-ONG".

Les responsables de ces structures, brandissent souvent, leur implication dans la lutte contre la pauvreté, par le fait que leurs organisations ont créé tel nombre d’emplois, réalisé tel ou tel bilan à travers par exemple un puits, une école à trois classes, la distribution de préservatifs dans un centre de santé, etc.

Mais, à y voir de près, la plupart de ces ONGs sont des nids de la mauvaise gouvernance. Et, le plus souvent, les "employés" ou les membres de ces structures ne sont autres que quelques parents du "promoteur", prêts à tout pour en devenir des… "Protecteurs".

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Propos mémorables :  BAH N’DAOU président de la transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/propos-memorables-bah-ndaou-president-de-la-transition-2898224.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 01:44:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[‘’…Il me plait, solennellement, de dire à haute et intelligible voix, que je serai toujours disponible pour servir le Mali. Servir le Mali est un privilège et cela doit être un honneur pour chacune de nous, pour chacun de nous.
Malgré les poids des ans, malgré le confort de la retraite, je ne pouvais me soustraire à l’appel du devoir. Je ne pouvais hésiter un seul instant à sortir de mon champ pour venir, moi aussi comme beaucoup d’autres avant moi, à la rescousse de ce pays…
Oui, il ne faut pas avoir peur des mots : le Mali est ébranlé, piétiné, humilié. Ebranlé, Affaibli, humilié par ses propres enfants, par nous-mêmes, par personne d’autre que nous-mêmes.
Et nous ne pouvons continuer, de manière incantatoire, à garder la tête dans le sable et à répéter sans chercher à empêcher le naufrage, à nous convaincre que le navire pourrait tanguer mais qu’il ne chavirerait jamais. Il peut chavirer et il chavirera si nous continuons à le faire tanguer.
Alors, si nous voulons survivre en tant qu’Etat, en tant que nation, nous devrons, sans perdre plus de temps, nous remobiliser…
…Une transition ne saurait tout faire. Elle doit se donner des priorités. Les nôtres ont été débattues, validées et consignées dans la Charte nationale de la Transition issue des journées de concertation des 10, 11 et 12 septembre dernier.
C’est cette charte qui constituera mon bréviaire et si je dois donner ma vie pour que la transition soit menée à bon port, je n’hésiterai pas une seconde. Je suis prêt au sacrifice, prêt au sacrifice suprême pour que le Mali redevienne le Mali de nos rêves et de nos potentialités.
Ma plus grande satisfaction résidera dans la passation de témoin au futur président de la République élu, élu proprement et élu indiscutablement.
Pour cela, il nous faudra sans délai mener une réflexion profonde sur les tares de nos processus électoraux et ce, à l’effet de nous doter de bons textes, de bonnes pratiques, de solides contre-pouvoirs, car ce sont ceux-là, la force de toute démocratie.

Au nom du peuple malien qui ne saurait être privé de ses choix, au nom de la vérité des urnes qui doit être la seule norme en démocratie, je combattrai sans concession les scrutins aux coûts astronomiques, la fraude électorale, l’achat de voix, l’incursion de l’administration dans le processus électoral, la perversion des résultats pour les Cours d’arbitrage…

…L’armée, il est vrai, ne doit combattre que l’ennemi. Elle ne saurait être coupable d’exactions contre les populations civiles. Cela ne peut pas être accepté et ne sera pas accepté.
Cependant, les moyens de l’armée iront désormais totalement à l’armée et seulement à l’armée.
Chaque centime investi pour la défense et la sécurité de ce pays surveillé et évalué, tant que je présiderai aux destinées de la Transition. J’en prends ici le serment.
La bonne gestion de nos ressources, de nos maigres ressources est, en effet, une obligation.
Ce sera là un chantier de la Transition. Il sera quotidien. Il sera renforcé et ne sera pas négligé un seul instant.
Générer des ressources optimales au niveau national n’est pas un luxe. C’est une exigence et celle-ci passe par l’utilisation judicieuse de nos maigres deniers.
Je ne peux pas promettre zéro corruption mais je ferai tout pour que l’impunité zéro soit la norme.’’]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA) :  Pour une Armée forte et Républicaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/direction-de-linformation-et-des-relations-publiques-des-armees-dirpa-pour-une-armee-forte-et-republicaine-2898218.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 01:39:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA) est créée par l’Ordonnance n°06-25 du 19 septembre 2006. Elle est née des cendres du Bureau de presse (créé en 1994) et du Service d’information qui existait depuis 1987 au cabinet du département. </em></strong>

<strong><em>Il s’agissait pour les autorités militaires, de doter le Département de la Défense d’un véritable service de communication et d’entretenir l’image des Forces Armées dans un contexte démocratique et un environnement de plus en plus médiatisé.</em></strong>

La DIRPA est chargée de Collecter et traiter les informations se rapportant aux Forces Armées et de sécurité, d’assurer l’information des Forces Armées et de Sécurité aux moyens de périodiques, bulletins, revues ou films, supports de presse écrite, parlée et audiovisuelle, d’informer les citoyens et les partenaires extérieurs sur l’action des Forces Armées et de Sécurité ; et  promouvoir en leur sein l’utilisation des TIC.

Les FAMA veulent ainsi, contribuer à une perception juste et positive du rôle et de la place des Forces Armées et de Sécurité sur la scène nationale et internationale, former, préparer et conseiller le Commandement aux approches avec les médias et sensibiliser le personnel des Forces Armées aux standards internationaux de communication opérationnelle dans un contexte humanitaire.

Aussi,  les FAMA à travers la Dirpa, veut  rendre visibles et lisibles les actions des Forces Armées et de Sécurité.

Par ailleurs les medias étrangers ne sont pas privilégiés par rapport aux nationaux. Au contraire, la DIRPA, a toujours privilégié les medias nationaux.

Concernant la situation sécuritaire dans notre pays, les medias internationaux obtiennent leurs premières informations de sources généralement autres que la DIRPA. C’est après, seulement que certains parmi eux essayent de recouper les informations au niveau de la Dirpa. Cela, parce que  les medias étrangers ont également des sources très variées et plus diversifiées que les nationaux, notamment sur le terrain.

Un autre facteur réside, dans la capacité de diffusion instantanée des informations qu’ils reçoivent et qui fait que les confrères Maliens ont l’impression que les medias internationaux sont privilégiés par la Dirpa.

Il faut noter que, lors de certains grands évènements, la Dirpa publie des brochures ou livres (forme de plaquette) sur des thèmes spécifiques en rapport avec les activités des Forces Armées Maliennes.

Par ailleurs, les voyages de presse sont prévus dans les plans de communication, de la Dirpa mais la dégradation de la situation sécuritaire sur le terrain l’incite à plus de prudence.

L’armée est un des piliers de la Nation et de l’Etat, c’est  le creuset de la cohésion nationale. Elle mérite le soutien de tous les Maliens.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>

<strong>(Dirpa)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc ? Kokadjè !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/chic-ou-choc-kokadje-5-2898212.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 01:33:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« Le Mali est le pays de la débrouillardise ».

Prononcée sur un ton presque innocent, cette phrase lapidaire est pleine de significations et cache pas mal de sous-entendus.

Le Malien se « débrouille ». Comment ?

Pas en se dérouillant selon les prescriptions divines qui veulent que l’homme gagne son pain à la sueur de son front.

En tirant sans cesse le diable par la queue, les Maliens, eux aussi se font tirer la « queue » (faut ne pas fâcher hein ? Nous s’amuser) par le diable.

Même pas moyen de faire  économie de bouts de chandelles dans un pays où l’indigence côtoie la misère générale.

A défaut de vivre pour manger, il faut bien manger pour vivre.

Joindre les deux bouts, tout juste pour ne pas crever de faim, oblige chaque jour à moult acrobaties.

La ménagère a perdu son panier, entend-on dire face à la hausse abusive des prix des produits de base, alors que le panier était déjà en nille lieues.

A force de chercher leur pitance quotidienne, même les mendiants sont devenus des loups pour l’homme. Mendicité rampante et agression sur le passant, tous les moyens sont bons pour ramasser quelques miettes.

Mais au pays des aveugles, les borgnes sont rois.

De lazare à Crésus, c’est comme la distance entre le ciel et la terre.

Si certains dorment dans les chaudières, d’autres se construisent des châteaux dignes des mille et une nuit. Ne sommes-nous donc pas tous fils d’Adam et Eve ?

Dieu n’est le père à personne. Fort bien, mais, certains roulent sur l’or, pendant que d’autres croupissent dans la misère.

Le monde se divise en deux : entre ceux qui trinquent et ceux qui triment, entre ceux qui sont (presque) au jardin d’Eden et ceux qui boivent le calice jusqu’à la lie.

Le Mali est pauvre, mais <strong>certains Maliens</strong> sont très riches.

Tout le monde se « débrouille ».

C’est la débrouillardise.

Pour tout dire, la débrouillardise, c’est la magouille.

Quand on n’est pas né coiffé, comment se taper une belle voiture, construire une villa au bord du fleuve Niger, avoir un beau verger, un gras compte bancaire ? Les quatre « V », c’est dans l’air du temps qui permet aussi de se taper de belles nanas.

Le petit fonctionnaire puisera à pleines mains dans la caisse du service, l’opérateur économique véreux gonflera la facture, de connivence avec le Boss, des marchés se passent de gré à gré. Commissions et pots de vin sont versés pour obtenir des faveurs particulières. Partout pullulent les plongeurs en eau trouble, les magouilleurs de haute volée, les requins de la pire espèce, les caïmans aux crocs pointus. La sueur du peuple s’en va… en fumée ou en larmes. Misère pour la grande majorité, opulence pour la minorité.

Rincer proprement le linge sale de la grande magouille dans les eaux du fleuve Niger ! Qu’ainsi soit-il !

En prison, les voleurs !  Kokadjè ! Kokadjè !

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Embargo de la CEDEAO :  Les Maliens souffrent stoïquement</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/embargo-de-la-cedeao-les-maliens-souffrent-stoiquement-2898206.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 01:33:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le rêve d'un Mali meilleur tournera-t-il au cauchemar? L'espoir reste de rigueur au Mali depuis la nomination du Colonel-major Ba NDAOU comme Président de la Transion et Chef de l'Etat tant l'homme est réputé intègre.

Mais toujours pas de Gouvernement, malgré la nomination d'un Premier ministre civil, en la personne de MoctarOuane, un vétéran de la Diplomatie malienne.

De source proche du M5-RFP, le blocage se trouve au niveau du CNSP, l'organe putschiste ne parvenant pas à s'entendre sur le partage des portefeuilles ministériels.

Pourtant, la junte fléchit sous la pression sous-régionale; puisqu'elle a accepté de revoir à la baisse les attributions  du vice-président de la transition, AssimiGoïta, par ailleurs Président du CNSP.

C'est que dans le reste de la CEDEAO, l'on ne s'empare pas du pouvoir comme on le fait à Bamako, et avec une facilité déconcertante! Il y a des normes à respecter et la junte se doit de les respecter. Du moins, au risque de voir le PEUPLE malien crouler davantage sous le poids des sanctions économiques.

Et, connaissant la puissance de l'arme économique, la CEDEAO a maintenu la pression, maximale, réduisant chaque jour davantage les marges de manoeuvre de la junte.

Déjà, elle a accepté de rendre publique la charte de la transition dont l’article 7 revue stipule que “le président de la Transition est secondé par un vice-président. Le vice-président est chargé des questions de défense et de sécurité”! Il devient donc une sorte d'assistant du Chef de l'Etat qu'il ne peut plus remplacer en cas de défaillance ou d'empêchement et dirige plus la refondation de l'Etat.

Mais beaucoup restent à faire, notamment la libération des personnalités civiles et militaires arbitrairement détenues depuis plus d'un mois et au mépris du Droit positif de notre pays. Et dire que le Colonel Goita et ses camarades d'arme sont passés par des écoles militaires de France et des USA!

Quoiqu'il en soit, ils doivent rompre avec la politique d'un pas en avant et deux pas en arrière.

Ils doivent par conséquent  abroger leur acte fondamental qui fait une concurrence déloyale à la Loi fondamentale du Mali et dissoudre le CNSP, comme l'exige d'eux l'organisation sous-régionale. Pour ce faire, la junte doit renoncer à ses ambitions politiques. En un mot, force doit revenir à la République ainsi qu'à ses principes et valeurs en vertu desquels la place des militaires se trouve dans les casernes pour les besoins de la guerre!

En tous les cas, les Maliens d'en-bas n'ont même plus droit au minimum vital; puisque le pays est à l'arrêt total ou presque depuis le 18 août 2020

Colonel Goita, vous aimez vraiment le Mali? Si oui, veuillez renoncer, car aimer c'est aussi savoir renoncer. A moins de vouloir  affamer davantage le Peuple. Et ventre creux n'a point d'oreille. Salam!

<strong>Hawa DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les membres de la Transition au Mali :  Tous doivent déclarer publiquement leurs biens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/les-membres-de-la-transition-au-mali-tous-doivent-declarer-publiquement-leurs-biens-2898210.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 01:31:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au moment où nous mettons sous presse, les membres du gouvernement Moctar Quane n’étaient pas officiellement nommés. </em></strong><strong><em>Ce qui ne saurait tarder.</em></strong>

<strong><em>Mais, au nom de la Transparence promise (dans la gestion des ressources publiques) par le président Bah N’Daou, tous (à commencer par lui-même) doivent publiquement déclarer leurs biens.La confiance dit-on n’exclut pas le contrôle.</em></strong>

Certes, du point de vue des compétences (et du background en général) les futurs membres du gouvernement de la transition, pourraient (devraient) en avoir,mais du point de vue moralité de ces hommes et femmes, nul n’oserait lever le petit doigt pour affirmer quoi que ce soit !

Or, ceux qui ont en charge la gestion au quotidien des affaires de l’Etat, au cours de cette transition de 18 mois au niveau des différents départements ministériels doivent être en vérité recommandables !

En effet, dans le cadre de la lutte contre la corruption et pour la bonne gouvernance, il faut dire que ces ministres, dans le contexte actuel, doivent être de « bons gestionnaires des fonds publics ».

Mais, comment peut-on s’assurer de cette donne, sans aucune enquête de moralité, de la phase des "candidats ministrables" à celle de leur nomination, suivie de leur prise de fonction ?

De ce fait, des craintes subsistent au niveau des observateurs.

Dans tous les cas, il urge de réaffirmer la nécessité des enquêtes sur les mœurs de nos gouvernants, surtout par rapport à leur patrimoine.

&nbsp;

Les hauts cadres comme ceux qui seront propulsés au-devant de la scène socio-politique nationale, au sein du gouvernementde la transition seront certainement des Maliens d’une certaine classe sociale au-dessus de la moyenne.

Cependant, pour rassurer les uns et les autres que ces compatriotes qui accepteraient de « servir l’Etat, et non de s’en servir » ne se seraient pas enrichis illégalement,  au cours de ces 18 mois. Il est alors important de les soumettre (et soumettre également le président, le vice-président et le premier ministre de la transition) à l’exigence d’une déclaration publique et solennelle de leurs biens.

Cette pratique a une grande valeur dissuasive.

En effet, celui qui aura déclaré publiquement son patrimoine au début de sa prise de fonction ne sera plus timoré dans son ardeur à vouloir doubler, tripler voire quadrupler ses biens financiers, matériels, ou sa propriété immobilière… lors de l’exercice de ses fonctions.

L’Autorité, que ce soit le Président de la transition, le vice-président, le Premier ministre, et les ministres, le geste probant de leur respect vis-à-vis des fonds publics est celui de révéler au peuple, l’état de leur patrimoine au moment de leur  prise de fonction.

Ils devront également faire auditer leurs avoirs à la fin de leur mission.

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tombouctou :  Deux policiers tués !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/tombouctou-deux-policiers-tues-2898207.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 01:08:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un véhicule du GMS de Tombouctou a subi Jeudi dernier vers 21 heures des tirs nourris d’assaillants qui ont peu après disparu dans la nature.

L’assaut s’est soldé par la mort de deux policiers qui étaient à bord du véhicule et quelques-uns de leurs camarades gravement blessés.

Malgré les poursuites engagées contre les assaillants, ceux sont demeurés introuvables.

A Tombouctou où depuis bien longtemps les bruits des armes ne sèment plus la panique, les habitants se demandent encore comment les téméraires assaissants ont pu s’échapper si facilement, alors que la ville est ‘’minée’’ de soldats nationaux et étrangers dotés d’importants matériels de guerre des véhicules de tous genres et même des drones.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Célébration du 22 Septembre 1960 à Bamako : Général Amadou aya Sanogo, un invité de ‘’marque’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/celebration-du-22-septembre-1960-a-bamako-general-amadou-aya-sanogo-un-invite-de-marque-2897341.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 02:19:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La cérémonie officielle des 60 ans de l’indépendance du Mali, le 22 septembre, dernier a vu la présence remarquée d’Amadou Aya Sanogo, auteur du coup d’Etat de 2012. L’homme visiblement très à l’aise a même eu droit à un bain de foule.</strong>

L’ex-chef de la junte d’’alors est pourtant en attente de jugement pour « assassinat et complicité d’assassinat ».

<strong>Gao: </strong><strong>Un opérateur économique échappe à un assassinat</strong>

Abdoulaye Adama dit Garega, opérateur économique de son état à Gao a échappé lundi dernier à une tentative d’assassinat.

Il a été pris pour cible par plusieurs hommes armés non identifiés qui étaient à bord d’un véhicule. Suivi en filature pendant un bon moment par les assaillants, Garey a néanmoins pu s’échapper.

Touché par une balle, sa vie ne serait pas en danger.

<strong>Loi portant interdiction des sachets plastiques au Mali: </strong>A quand sa mise en vigueur ?

Le gouvernement du Mali a adopté depuis janvier 2012 une loi portant interdiction de la production, l’importation, la détention, la commercialisation et l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables.

Sa mise en vigueur a été programmée pour avril 2013 après une campagne de sensibilisation des populations.

Mais, de nos jours encore, rien n’est fait.

A quand l’application de cette loi si importante dans la protection de l’environnement ?

&nbsp;

<strong>Attribution de titres fonciers et lotissements irréguliers: </strong><strong>L’anarchie qui tue</strong>

Personne n’ignore qu’au Mali, la gestion du foncier demeure un véritable casus belli, du fait des spéculations à outrance.  Attributions anarchiques de parcelles, occupations spontanées d’espaces faisant partie du domaine public, ou du domaine privé de l’Etat, morcellement et mise en vente de zones forestières classées… Tels sont quelques-uns des actes de magouilles qui "polluent" le terrain. Ainsi, à la mauvaise réputation qu’ont les géomètres, urbanistes, aménagistes et autres agents immobiliers (connus pour les manœuvres frauduleuses dans lesquelles ils excellent), s’ajoutent les complicités avérées de différentes autorités municipales, et autres agents de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines et du Cadastre. Dans ce sens, un certain nombre de collectivités territoriales ont fini par se rendre tristement célèbres pour les magouilles auxquelles donnent lieu différents morcellements de titres fonciers et de lotissements irréguliers, qu’elles connaissent.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie, droit et développement : Trois dynamiques interdépendantes</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/democratie-droit-et-developpement-trois-dynamiques-interdependantes-2-2897339.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 02:10:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis mars 1991, à Bamako comme dans nos différentes capitales régionales, l’homme de la rue croit que la démocratie si chèrement acquise attribue à chaque individu le droit de faire ce qui lui plaît.  </em></strong>

<strong><em>Or, la démocratie ne donne pas droit à tout. Elle n’est qu’une façade, une vitrine qui enchante aujourd’hui la jeunesse malienne qui oublie souvent (Malheureusement) que l’essentiel de la démocratie se joue dans l’arrière-boutique.</em></strong>

Au Mali comme ailleurs en Afrique, il serait temps que nos populations se posent les vraies questions pour avoir les bonnes réponses à leurs maux.

Il faut que chacun de nous se pose certaines questions comme : à quoi bon instituer une démocratie sur une tradition nourrie de corruption, de trafic, de faveurs et de perte de confiance en l’Etat ?

A quoi bon crier victoire, sans avoir vaincu les tares qui minent notre démocratie et avec elles, notre Liberté, notre développement ?

A mon avis, le développement exige que nous ayons tous confiance en l’Etat et dans ses institutions.

La confiance dans le temps n’est qu’un pari sur l’avenir, mais cela n’est possible que lorsque les règles du jeu démocratique sont claires et stables.

Qu’est-ce qui fait le développement dans les pays d’Asie, comme partout dans le monde ?

Une petite minorité d’entrepreneurs privés ou publics qui sont dans des conditions favorables grâce à l’action d’un Etat qui assure la sécurité intérieure et extérieure, construit et entretient les infrastructures nécessaires au développement, arbitre les conflits entre acteurs économiques, selon les règles peu arbitraires.

En d’autres termes, il semble difficile d’instaurer une dynamique de développement sans la reconnaissance de l’Etat par les citoyens. Ce qui, nécessairement passe par l’application du droit.

Imaginez, comment un entrepreneur national ou étranger peut investir dans un pays sans droit commercial, sans fiscalité bien définie, sans institution arbitrale fiable en cas de litige, bref sans stabilité politique ?

On ne peut se contenter de réclamer le droit et la liberté au nom de la démocratie.

La liberté n’est pas une rente, c’est une exigence dont le droit est le support idéal. Elle peut être souvent un euphorisant dur sur des corps sociaux nom accoutumés ou affaiblis, elle peut également faire des ravages.

Aujourd’hui, au Mali, nul n’ignore que la reconnaissance de l’Etat par toutes les couches sociales et toutes les catégories socioprofessionnelles, est la condition de développement.

Le droit pour vivre dans la démocratie nécessite l’existence d’un Etat fort reconnu par tous les citoyens.

Actuellement, le dialogue et la réconciliation entre les fils du pays, (de Kayes à Kidal) est une nécessité, pour que nous puissions tous vivre dans un pays libre.

Mais, peut-on vraiment réaliser cela sans combiner les trois facteurs que sont : la démocratie, le droit et le développement ?

<strong>D. Lassine</strong>

<strong>Professeur d’Economie France</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la Covid&#45;19 à l’Ecole : Les élèves livrés à eux&#45;mêmes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lutte-contre-la-covid-19-a-lecole-les-eleves-livres-a-eux-memes-2897337.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 02:05:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Syndicats d'enseignants et autorités nationales ont finalement réussi à s'entendre, au grand bonheur de la nation, y compris les élèves eux-mêmes. Malheureusement au niveau de la grande majorité des écoles maliennes, les dispositions ne sont pas prises pour éviter que la pandémie ne s’installe en milieu scolaire.</em></strong>

En effet, dans bien d'écoles publiques et privées, les élèves sont livrés à eux-mêmes sans masques et sans respect de la distanciation sociale requise.

Les dispositifs de lavage de mains sont insuffisants là où ils existent. Et c'est d'autant scandaleux que la COVID-19 demeure aussi féroce, n'épargnant personne "Nous savons que les enfants et les adolescents peuvent être infectés et infecter d’autres personnes.

Nous savons que ce virus peut tuer des enfants", affirmait sans ambage le Directeur général de l’OMS lors d’un point de presse tenu le 15 septembre 2020, avec l’UNESCO et l’UNICEF.

Même si "l’infection est en général plus bénigne chez eux et que les cas graves et les décès liés à la COVID-19 sont moins nombreux chez les enfants et les adolescents » ; de même que " la plupart des effets les plus graves du virus sur la santé ont, dans une large mesure, épargné les enfants, ces derniers en ont subi d’autres répercussions".

Mais les enfants ne sont pas les seuls à en pâtir : "La pandémie de COVID–19, si elle n’est pas combattue avec célérité, fait peser un risque élevé d’une catastrophe humanitaire et de santé publique majeure en Afrique", relèvent des spécialistes commis par la Banque Africaine de Développement. Et de dire que "Les chiffres de nouveaux cas d’infections par le virus qui doublent tous les 7 à 14 jours dans la plupart des pays d’Afrique, alors que 33 pays du continent sont dotés d’un système de santé très peu préparé pour faire face à la pandémie".

<strong>Le Mali n'en est pas encore là.</strong>

Pour autant, la situation de vigilance nationale s'est beaucoup détériorée depuis la chute d’IBK. Ce qui ne saurait relever de la seule responsabilité des écoles ; dans la mesure où "Assurer la sécurité des enfants et veiller à ce qu’ils restent à l’école n’est pas une tâche qui incombe exclusivement aux écoles ou aux pouvoirs publics ou aux familles. C’est une tâche qui nous incombe à tous, en travaillant ensemble", soutient le Directeur Général de l'OMS.

L'urgence est constituée et des mesures fortes s'imposent à l'école en ce sens que "les écoles sont au cœur des communautés.

En fait, les écoles relient les communautés", explique le patron de l'OMS. Et de poursuivre en ces termes : "Les mesures prises dans une communauté pour réduire le risque de transmission de la COVID-19 diminuent ce risque également dans les écoles".

Et "en associant les mesures de la bonne manière, nous pouvons faire en sorte que nos enfants restent en sécurité et leur apprendre que la santé et l’éducation sont deux des biens les plus précieux de la vie".

Alors que "tous et chacun" s'assument et la COVID-19 sera réduite en cendre.

Sinon, avertissent les experts de la BAD, son impact "menace de renverser la trajectoire de développement récente du continent et exigera une attention des gouvernements africains et de la communauté internationale".

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>Hawa DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire :  … d’un vrai faux voleur, Mr Mountaga Fané est employé de bureau à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-vrai-faux-voleur-mr-mountaga-fane-est-employe-de-bureau-a-bamako-2897335.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 01:50:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Agé de 48 ans, marié et père de 2 enfants, il est domicilié à Magnambougou. En homme averti, Mountaga qui vit depuis dix-huit ans dans la capitale prend régulièrement toutes les précautions de sécurité pour éviter d’être victime de ces nombreux voleurs opérant à Bamako. C’est pourquoi, dès 21 heures, et cela, tous les jours, il boucle portes et fenêtres de sa maison et ne laisse même pas une aiguille sous sa véranda.</strong>

Mieux, notre employé de bureau s’est acheté un fusil de chasse ; deux coupe-coupe et une hache "indienne".

Le 10 septembre dernier, Mr Fané a eu l’occasion de montrer toute l’efficacité de son dispositif de sécurité à ses voisins… Pour une histoire de "voleur" entré sans effraction dans sa chambre à coucher.

Il était en effet 2 heures du matin ce jour-là, quand, plongé dans un profond sommeil entre madame et les enfants, Mountaga a été réveillé par des bruits "étranges".

D’un saut, il bondit sur ses armes, oubliant que la concession était sevrée d’électricité (pour non-paiement de facture), il appuya sur les interrupteurs, mais en vain. Pas de lumière.

Ne sachant même plus où était sa torche, il réveilla sa femme et le couple évacua dehors les enfants.

A présent, c’était le face à face qui devrait se passer entre Mountaga et son voleur, qui semblait décidé à l’affronter.

Dans l’obscurité, notre employé de bureau qui avait pris le soin de laisser la porte ouverte (pour cas de besoin) déchargeait son fusil dans tous les sens et le rechargeait… Comme un vrai guerrier face à l’ennemi. Le voleur quant à lui, restait toujours en mouvement et sautillait à gauche, à droite.

Ce ne fut qu’après épuisement de toutes ses cartouches (18) que notre combattant a "mis en marche" son coupe-coupe et sa hache indienne. Rien à faire. Le voleur n’était toujours pas atteint.

Mountaga se décida alors d’aller chercher de l’aide.

Il n’aura pas besoin de frapper aux portes de ses voisins, car ceux-ci avaient déjà pris d’assaut la maison.

Tout le monde se calme, et chacun s’est armé d’un bâton, d’un gourdin.

Les ‘’secouristes’’ se sont ainsi introduits dans la maison, lampes-tempêtes et torches à la main pour l’assaut final.

A la faveur de la lumière, le voleur a été identifié : un gros bouc appartenant au propriétaire de la concession, essoufflé par le combat et qui, finalement c’était "étendue" sur le lit conjugal.

L’animal, saint et sauf, a été remis à son propriétaire dans la cour.

Quant à Mountaga (encore armé), il n’aura plus qu’à constater les dégâts : son téléviseur décapité, la glace de son armoire en morceaux, deux valises éventrées et le lit conjugal arrosé par les excréments de l’animal échaudé.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Brigade des Mœurs : Une structure illégale ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/brigade-des-moeurs-une-structure-illegale-2-2897333.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 01:48:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face à la progressive dégradation de nos mœurs, aujourd’hui, la Brigade de Mœurs est l’une des sections de la police les plus sollicitées par les populations de la capitale. </em></strong>

<strong><em>Spécialisée dans la répression des atteintes aux règles de morales et de conduite sociale, curieusement, la Brigade des Mœurs fonctionne sans texte depuis 1969, donc en totale illégalité. </em></strong>

En effet, la création de la Brigade des Mœurs remonte en 1969, de Georges Collinet au Mali.

A l’époque, on notait une dépravation notoire de nos us et coutumes du fait de la jeunesse de notre pays qui prenait d’assaut les quelques bars et maisons closes de la capitale.

Ainsi, l’idée d’une structure permettant de circonscrire le phénomène, fait surface. La Brigade des Mœurs a été créée et elle est fonctionnelle depuis 1969.

50 ans après sa création, malgré l’importance et sa diversité de la mission, aucun texte juridique ne prévoit ni l’organisation ni le fonctionnement encore moins les missions de la Brigade des Mœurs. Et comme dit l’adage, nécessité fait loi. A défaut de texte, la Brigade des Mœurs a déduit ses missions du contenu même du mot « Mœurs ».

Avec une trentaine d’agents, la Brigade poursuit et réprime les infractions aux mœurs comme le viol, l’incitation à la débauche, le proxénétisme, l’attentat à la pudeur, l’outrage public à la pudeur, la pédophilie, les violences faites aux femmes et aux enfants.

L’absence de texte juridique précisant le statut de la Brigade des Mœurs a ainsi favorisé l’extension de sa mission à d’autres infractions de droit commun.

Les missions conventionnelles de la Brigade peuvent être sériées essentiellement en deux volets : un volet mœurs et un volet social.

Le volet mœurs prend en compte les enfants retrouvés (abandonnés), les enfants recueillis, les enfants égarés, les enfants victimes de trafic, etc.

Théoriquement, le volet mœurs s’intéresse à la prévention, la constatation et la répression de toute forme d’atteinte aux Mœurs.

Hélas, la pratique permet de se rendre à l’évidence.

En effet, même si ce volet fonctionne, ses résultats laissent à désirer. Pour preuve, la débauche et la nudité sont de plus en plus légion dans la capitale. A ce niveau, les actions de la Brigade des Mœurs semblent se limiter aux femmes, « libres » (les prostituées). <em>« Raflées »</em>, pendant les patrouilles, elles sont enregistrées à la Brigade des Mœurs avant d’être remises à certaines ONG.

Celles-ci se chargent de les soumettre un questionnaire, avant de les contraindre à des visites médicales régulières et en leur cherchant d’autres métiers.

A l’inverse, le volet social enregistre des résultats satisfaisants. En effet, les enfants abandonnés sont enregistrés au niveau de la Brigade les Mœurs avant d’être placés au centre d’accueil et de placement communément appelé pouponnière.

La brigade ouvre alors une enquête visant à identifier leurs parents.

Si ceux-ci ne sont pas retrouvés au bout de trois mois, l’enquête est chose. Trois ans après, si les parents ne se manifestent toujours pas, le centre d’accueil, à travers la commission nationale d’adoption procède à l’établissement d’une adoption filiation et une adoption protection au profit de l’enfant.

Quant aux enfants recueillis, c’est-à-dire, ceux dont les parents sont indigents, extrêmement pauvres ou atteints de folie, ils ne peuvent que faire l’objet d’une adoption protection.

En ce qui concerne les enfants égarés, la Brigade des Mœurs, épaulée par certaines ONG, recherchent leurs parents.

La lutte contre le trafic et l’enlèvement des enfants font également partie des missions de la Brigade des Mœurs.

De même, la Brigade des Mœurs intervient dans le secteur de l’hôtellerie en veillant particulièrement au respect des conditions d’hygiène dans les hôtels, bars et restaurants.

En l’absence de structure homologue dans les régions, la Brigade des Mœurs de Bamako a semble-t-il une sphère de compétence nationale.

Mais, faut-il d’abord, la légaliser.

<strong>Malick. Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mr BAH N’DAOU chef de la transition : « Une transition ne saurait tout faire »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mr-bah-ndaou-chef-de-la-transition-une-transition-ne-saurait-tout-faire-2897331.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 01:41:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après son investiture Mr Bah N’Daou désormais président du Mali a dans son premier discours, ému l’assistance à travers des mots très forts et des promesses du genre que les Maliens veulent entendre.</em></strong>

<strong><em>Nous vous proposons son adresse à la Nation.  </em></strong>

Son Excellence Umaro Sissoco Embalo, Président de la République de Guinée-Bissau, Son Excellence Goodluck Jonathan, ancien Président de la République Fédérale du Nigeria et médiateur de la CEDEAO, Son Excellence le Professeur Dioncounda Traoré, Président de la Transition malienne de 2012-2013 Madame la Ministre des Affaires étrangères du Ghana, pays qui assure la Présidence de la CEDEAO, Monsieur le Représentant de la MINUSMA, Monsieur le Représentant de MISAHEL, Son Excellence Pierre Buyoya, ancien Président de la République du Burundi, Monsieur le Président de la Commission de la CEDEAO, Anciens Premiers ministres et anciens ministres, Chefs d’institutions en fonction et anciens, Gouverneurs, maires et Conseillers municipaux, Autorités Politiques, morales, religieuses et coutumières, Ambassadeurs et représentants des organismes de coopération, Compatriotes de l’Intérieur et de l’Extérieur, Représentants de la Société civile et de syndicats, En vos rangs, grades et qualités, Tout protocole observé,

Qu’il vous plaise qu’avant toute chose, je rende grâce à Allah de nous avoir permis de voir ce jour, de faire en sorte que nous nous rencontrions pour le Mali, pour la grandeur du Mali, pour le confort du Mali ! Puissent ceux d’entre nous qui jouissent d’une bonne santé, continuer à bien se porter ! Puissent celles et ceux d’entre nous qui souffrent de maladie recouvrer la santé ! Puisse l’âme des êtres chers qui nous ont quittés, reposer en paix ! Ayons une pensée pieuse pour les soldats du Mali et des forces amies, tombés sur le champ d’honneur, FAMAs, Barkhane, Minusma qui ne sont là que pour assister le Mali dans sa guerre de libération. Ayons également une pensée pieuse pour tous les morts civils tombés lors de cette guerre et lors des récentes manifestations politiques ! Pour tous ces morts, je vous prie d’observer, avec moi, une minute de silence. Je voudrais ensuite saluer le Conseil National de Salut Public pour son esprit patriotique, son sens du discernement et sa capacité d’écoute. L’investiture de son Président le Colonel Assimi Goita en tant que vice- président de la Transition en porte témoignage. L’action du CNSP du 18août, tout le monde en convient, est la conséquence de la très grave crise sociopolitique qui a paralysé la vie de la nation des mois durant. Au collège qui a porté son choix sur ma modeste personne pour présider cette transition, j’exprime toute ma gratitude. Je suis honoré par son geste et je voudrais lui dire ici que je me battrai de toutes mes forces pour mériter sa confiance. Que l’on me permette également de souhaiter la bienvenue au Président de la Guinée-Bissau, Umaru Sissoco Embalo, en terre africaine du Mali ! Président Embalo, vous êtes chez vous, chez vos frères et chez vos sœurs. Acceptez l’assurance de notre profonde sympathie et de toute notre gratitude pour votre présence ô combien significative parmi nous, en ce moment et en ce lieu ! Ma gratitude va également et bien entendu à la CEDEAO pour sa constante sollicitude envers notre pays et pour les sages conseils que le médiateur Son Excellence Goodlcuk Jonathan n’a cessé de prodiguer à ses frères maliens depuis juin. Il est des nôtres désormais. Je salue sa présence et je voudrais l’assurer de la détermination des Maliens à conduire une transition stable, apaisée et réussie, dans les conditions et les délais convenus. Plaise à Dieu ! Professeur Dioncounda Traoré, cher aîné, merci de venir rehausser de votre présence l’éclat de cette cérémonie. Que vous soyez à nos côtés ne nous surprend guère car tout ce qui concerne le Mali vous mobilise ! Votre expérience, votre endurance, votre foi en le Mali nous guideront. Mes chers compatriotes, Il me plait, solennellement, de dire à haute et intelligible voix, que je serai toujours disponible pour servir le Mali. Servir le Mali est un privilège et cela doit être un honneur pour chacune de nous, pour chacun de nous. Malgré les poids des ans, malgré le confort de la retraite, je ne pouvais me soustraire à l’appel du devoir. Je ne pouvais hésiter un seul instant à sortir de mon champ pour venir, moi aussi comme beaucoup d’autres avant moi, à la rescousse de ce pays. Le Mali m’a tout donné. Je suis heureux d’être son esclave soumis, prêt à tout pour qu’il renoue avec la pleine légalité constitutionnelle, avec des autorités élues, des représentants légitimes. Je n’ai pas d’autre mission. Je n’ai pas d’autre prétention. Il s’agit pour moi et il doit s’agir pour chacune et chacun, d’apporter sa petite contribution, sa petite pierre à la consolidation de l’édifice national. Car la maison commune est ébranlée, affaiblie, humiliée. Elle tremble dans ses fondements depuis au moins une décennie. Oui, il ne faut pas avoir peur des mots : le Mali est ébranlé, piétiné, humilié. Ebranlé, Affaibli, humilié par ses propres enfants, par nous-mêmes, par personne d’autre que nous-mêmes. Et nous ne pouvons continuer, de manière incantatoire, à garder la tête dans le sable et à répéter sans chercher à empêcher le naufrage, à nous convaincre que le navire pourrait tanguer mais qu’il ne chavirerait jamais. Il peut chavirer et il chavirera si nous continuons à le faire tanguer. Alors, si nous voulons survivre en tant qu’Etat, en tant que nation, nous devrons, sans perdre plus de temps, nous remobiliser. Il faut qu’au cours de cette transition, nous nous donnions la main, que nous réfléchissions profondément ensemble pour reconstruire notre démocratie, laquelle avait été jadis, une vitrine admirée. Nous devons tirer toutes les leçons de notre vécu immédiat, de notre histoire récente. Nous devons pouvoir identifier quelles ont été et quelles sont encore les forces et les faiblesses de notre parcours, quelles sont les opportunités que nous devons tirer de la transition en cours et quelles sont les menaces qu’il nous incombe d’enrayer.

Chers compatriotes,

Chers partenaires du Mali, Une transition ne saurait tout faire. Elle doit se donner des priorités. Les nôtres ont été débattues, validées et consignées dans la Charte nationale de la Transition issue des journées de concertation des 10, 11 et 12 septembre dernier. C’est cette charte qui constituera mon bréviaire et si je dois donner ma vie pour que la transition soit menée à bon port, je n’hésiterai pas une seconde. Je suis prêt au sacrifice, prêt au sacrifice suprême pour que le Mali redevienne le Mali de nos rêves et de nos potentialités. Ma plus grande satisfaction résidera dans la passation de témoin au futur président de la République élu, élu proprement et élu indiscutablement. Pour cela, il nous faudra sans délai mener une réflexion profonde sur les tares de nos processus électoraux et ce, à l’effet de nous doter de bons textes, de bonnes pratiques, de solides contre-pouvoirs, car ce sont ceux-là, la force de toute démocratie.

Au nom du peuple malien qui ne saurait être privé de ses choix, au nom de la vérité des urnes qui doit être la seule norme en démocratie, je combattrai sans concession les scrutins aux coûts astronomiques, la fraude électorale, l’achat de voix, l’incursion de l’administration dans le processus électoral, la perversion des résultats pour les Cours d’arbitrage.

Chers compatriotes, Une telle mission, je le sais, se mènera sur le socle de la guerre sans merci qu’il faudra continuer à livrer aux forces terroristes et au crime organisé. Ces fléaux accablent certaines parties du pays depuis plus d’une décennie. Leur sanctuaire s’élargit au détriment de la sécurité nationale. Les demi victoires ne suffisent plus pour les vaincre Nous devons gagner totalement et durablement. Pour cela, il faut certes une gestion politique là où celle-ci est nécessaire mais il est important de se doter de moyens les plus dissuasifs possible à travers une armée aguerrie, matériellement soutenue et moralement prête. L’armée, il est vrai, ne doit combattre que l’ennemi. Elle ne saurait être coupable d’exactions contre les populations civiles. Cela ne peut pas être accepté et ne sera pas accepté. Cependant, les moyens de l’armée iront désormais totalement à l’armée et seulement à l’armée. Chaque centime investi pour la défense et la sécurité de ce pays surveillé et évalué, tant que je présiderai aux destinées de la Transition. J’en prends ici le serment. La bonne gestion de nos ressources, de nos maigres ressources est, en effet, une obligation. Ce sera là un chantier de la Transition. Il sera quotidien. Il sera renforcé et ne sera pas négligé un seul instant. Générer des ressources optimales au niveau national n’est pas un luxe. C’est une exigence et celle-ci passe par l’utilisation judicieuse de nos maigres deniers. Je ne peux pas promettre zéro corruption mais je ferai tout pour que l’impunité zéro soit la norme. L’argent public est sacré et je ferai en sorte qu’il soit dépensé, de manière traçable et raisonnable. Avec tous les sacrifices que cela comporte, en termes de mesures systémiques et de répression des crimes et délits économiques. Tous les dossiers d’enquêtes réalisées par nos structures de vérifications seront transférés au juge, au besoin. Il m’appartiendra de garantir à la justice les moyens de diligenter leur traitement. Le Dialogue National Inclusif a balisé la voie. Dans les semaines à venir, je ferai tout pour que mettre en place le Comité chargé de la mise en œuvre de ses importantes recommandations.

Chers compatriotes, La transition qui s’ouvre ne remettra en cause aucun engagement international du Mali ni les accords signés par le gouvernement. L’Accord pour la Paix et la Réconciliation sera appliqué et ne sera révisé que d’accord partie. Il en va de l’honneur de la République. Et il est important de redire aujourd’hui en ce lieu et en ce moment, que le Mali c’est le Nord, c’est le Centre, c’est le Sud, c’est l’Ouest, c’est l’Est, c’est l’ensemble de ses régions, l’ensemble de ses terroirs, l’ensemble de ses cultures, sa diversité, toute sa diversité, son admirable diversité. Nous devons préserver notre pays à tous. Et c’est à chacun de nous de jouer sa partition. Il nous faudra également gérer, avec l’efficacité maximale la pandémie COVID 19. Il importe pour ce faire, de capitaliser les réussites, renforcer la prévention par le respect des mesures barrières. A aucun moment, nous ne devons baisser la garde. Le gouvernement de transition qui sera incessamment formé fera de la lutte contre cette redoutable pandémie une de ses plus grandes priorités.

Le Mali vaincra !

Vive la démocratie !

Que Dieu nous bénisse !]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bah Daou Président de la Transition : Bonne chance ‘’la grand’’ !</title>
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<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 01:37:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est fait ! Le sort est jeté ! Le colonel Major à la retraite Bah Daou est investi président de la Transition à compter du vendredi 25 septembre 2020.</em></strong>

<strong><em>Le ‘’grand’’ comme l’appellent ses intimes a désormais la lourde tâche, 18 mois durant, de relever les nombreux défis auxquels notre pays est confronté.</em></strong>

Comme priorité des priorités, le nouveau président du Mali doit procéder au renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Pour cela, comme indiqué dans la feuille de route de la transition, Mr Daou doit diligenter la relecture, l’appropriation et la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, accélérer le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des combattants dans le Nord et le Centre du pays et procéder à la dissolution effective de toutes les milices d’auto-défense après. Il devra également redéployer les forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire national<strong> </strong>

Autre défi à relever, c’est la restauration de l’autorité de l’Etat et la promotion de la citoyenneté et le civisme à travers l’éducation et la culture et le renforcement de la lutte contre l’impunité, la corruption et rationnaliser les dépenses publiques en réduisant le train de vie de l’État.

Autre point de la feuille de route, c’est l’audition de la gestion des fonds alloués aux secteurs de la sécurité, de la défense et de la justice dans le cadre des lois d’orientation et de programmation.

Les autorités de la transition ont également comme mission, de négocier un moratoire avec les partenaires sociaux de l’éducation en mettant en place un cadre de concertation régulier et aussi organiser des assises nationales sur l’éducation pour engager une refonte du système éducatif.

<strong> </strong>Un autre défi et pas des moindres, c’est de parachever le processus de réorganisation territoriale, reformer le système électoral en prenant en compte les Maliens établis à l’extérieur, élaborer et adopter une nouvelle Constitution.

L’adoption d’un pacte de stabilité sociale passe par l’organisation d’un débat sur les questions de société comme le rôle des autorités coutumières et religieuses, la question de la pratique de l’esclavage ainsi que le statut de la femme. La Transition doit relever ce défi et relancer le dialogue avec les groupes radicaux maliens le dialogue entre les communautés et acteurs locaux en conflit et créer les conditions favorisant le retour des déplacés et réfugiés

Quant à l’organisation des élections générales qui devront se tenir (naturellement avant la fin de la Transition), le ‘’grand’’ Daou et son gouvernement devront mettre à point un solide chronogramme et être à même d’organiser les futures élections générales en toute transparence.

En somme, il n’y a plus de temps à perdre. Il faut faire vite et… bien.<strong> </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bah N’Daou président de la Transition : Un beau parcours</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/bah-ndaou-president-de-la-transition-un-beau-parcours-2897327.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 01:34:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le désormais président de la Transition au Mali Bah N'Daou né le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/23_ao%C3%BBt%22%20%5Co%20%2223%20ao%C3%BBt">23</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ao%C3%BBt_1950%22%20%5Co%20%22Ao%C3%BBt%201950">août</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1950%22%20%5Co%20%221950">1950</a> à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/San_(Mali)%22%20%5Co%20%22San%20(Mali)">San</a>, (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gion_de_S%C3%A9gou%22%20%5Co%20%22R%C3%A9gion%20de%20S%C3%A9gou">région de Ségou</a>) est un militaire à la retraite.

Après une carrière dans l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_de_l'air_du_Mali%22%20%5Co%20%22Arm%C3%A9e%20de%20l'air%20du%20Mali">armée de l'air</a>, il devient ministre de la Défense au sein du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Moussa_Mara%22%20%5Co%20%22Gouvernement%20Moussa%20Mara">gouvernement Moussa Mara</a> sous la présidence d'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibrahim_Boubacar_Ke%C3%AFta%22%20%5Co%20%22Ibrahim%20Boubacar%20Ke%C3%AFta">Ibrahim Boubacar Keïta</a> (mai 2014 à janvier 2015).

C’est en 1973 qu’il a intégré l’armée de l'air. Il est formé l'année suivante en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_des_r%C3%A9publiques_socialistes_sovi%C3%A9tiques%22%20%5Co%20%22Union%20des%20r%C3%A9publiques%20socialistes%20sovi%C3%A9tiques">Union Soviétique</a> comme pilote d'hélicoptère Trois ans après, il est  diplômé de la 7e promotion de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_militaire_interarmes_de_Koulikoro%22%20%5Co%20%22%C3%89cole%20militaire%20interarmes%20de%20Koulikoro">EMIA de Koulikoro</a> (1976-1978).

Il devient alors aide de camp du président <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Moussa_Traor%C3%A9%22%20%5Co%20%22Moussa%20Traor%C3%A9">Moussa Traoré</a> mais, il quitte volontairement son poste en 1990, en désaccord avec le dictateur.

En 1994, il est breveté de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A8ge_interarm%C3%A9es_de_D%C3%A9fense%22%20%5Co%20%22Coll%C3%A8ge%20interarm%C3%A9es%20de%20D%C3%A9fense">École de guerre (CID)</a> française.

En 2003, il devient le chef d'état-major de l'armée de l'air, mais démissionne dès le 2 avril 2004. Il prend ensuite sa retraite avec le grade de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Colonel-major%22%20%5Co%20%22Colonel-major">colonel-major</a>.

Bah N’Daw a aussi été ministre de la Défense du 28 mai 2014 à janvier 2015 sous la présidence d'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibrahim_Boubacar_Ke%C3%AFta%22%20%5Co%20%22Ibrahim%20Boubacar%20Ke%C3%AFta">Ibrahim Boubacar Keïta</a>.

L’homme est récipiendaire de la médaille militaire du Mali de celle du mérite national parle trois langues étrangères : le français, l’Anglais et le Russe.]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Au fil de la presse :   Dans Info Matin du lundi 21 septembre 2020, Bertin Dakouo écrit</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/au-fil-de-la-presse-dans-info-matin-du-lundi-21-septembre-2020-bertin-dakouo-ecrit-2897325.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 01:25:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>‘’… Par ailleurs, la commémoration du 60<sup>e</sup> anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale intervient également dans un contexte où la souveraineté sécuritaire reste toujours et plus que jamais un mirage. Selon les observateurs, ce ne sont plus 2/3 du territoire national qui échappent au contrôle de l’Etat, ce sont désormais ¼, soit 75% du territoire national qui échappent. Il y lieu de se laisser aller à des débordements de démagogie.’’</em>

<strong><em>75% du territoire national qui échappent’’. A qui ? Par où ? </em></strong>

<strong>Toujours dans Info-Matin du 21 Septembre et toujours Bertin Dakouo :</strong>

<em>‘’Après 60 ans d’indépendance, la pratique démocratique mériterait d’être questionnée. Un Etat toujours jacobin plombe la décentralisation ou la régionalisation et partant la décentralisation ou la régionalisation et partant le développement local. Le renversement du régime IBK est l’occasion de tout remettre à plat et d’aller à des reformes politiques volontaristes.’’</em>

<strong><em>Le confrère est certainement le seul à comprendre ce qu’il écrit.</em></strong>

<strong>Dans l’Indépendant du lundi 21 septembre 2020, D. S écrit :</strong>

‘’Révélations inédites du ME Baber Gano secrétaire Général du RPM. Avant le 18 août, le RPM a réclamé à IBK la dissolution de l’Assemblée nationale et la démission du Premier ministre Boubou Cissé…’’

<strong><em>Pourquoi, est-ce seulement aujourd’hui que Me Gano le dit ? Allah Akbar !</em></strong>

<strong>Toujours dans l’Indépendant du lundi 21 septembre 2020   et toujours le confrère :</strong>

<em> ‘’Le secrétaire général du parti (NDLR : RPM) a révélé que le président déchu, IBK, a formé son dernier gouvernement restreint de six membres, réclamé par la CEDEAO, avec à sa tête Dr Boubou Cissé, sans aucun représentant du RPM. Cet acte a aussi créé des frustrations au sein de la classe politique, y compris, surtout, dans nos rangs, tout en amplifiant la colère des contestataires (M5-RFP), qui demandaient le départ du même Premier ministre. Mais, malheureusement, ces mouvements ont conduit Ibrim (IBK) à la démission, car il n’a pas écouté son propre parti, a-t-il regretté.’’</em>

On aurait bien voulu entendre tout ça avant la chute d’IBK.

<strong><em>Le Secrétaire général du RPM est vraiment… courageux !</em></strong>

&nbsp;

<strong>Dans 22 Septembre du lundi 21 septembre 2020, Dr Bocary Treta déclare :</strong>

<em>‘’Pour être précis, c’est moi qui ai animé la rencontre avec les cadres. J’ai plutôt dit que l’heure n’était pas au bilan car c’est assez tôt de dresser le bilan du président Ibrahim Boubacar Kéïta. Et nous avions dit qu’au moment du bilan nous allons avec beaucoup de courage, dire quelle est notre part de responsabilité et celles des autres.</em>

<em>Cet exercice va démarrer très bientôt au sein du parti. Ce sera un grand exercice ouvert à l’ensemble des militantes et militants. Et le moment venu, nous nous prononcerons sur ce bilan.’’</em>

<strong><em>Merci de nous présenter ce bilan. Même si, tout les Maliens le connaissent déjà.</em></strong>

<strong>Toujours dans 22 Septembre du lundi 21 septembre 2020, et toujours Dr Bocary Treta déclare :</strong>

<em>‘’Parler de Moussa Traoré au Mali est simple et difficile à la fois. Il est venu aux affaires par un coup d’Etat militaire. Il est resté à la tête du pays pendant 23 ans en différentes phases : comité militaire, Union démocratique du peuple malien. Le bilan de la gestion de Moussa Traoré est très lourd pour le Mali, contre les démocrates et la démocratie malienne. Mais en même temps, Moussa Traoré s’est révélé être un grand patriote. Je pense qu’aujourd’hui beaucoup de Maliens pleurent sa disparition.’’</em>

<strong><em>Au Mali, personne ne se réjouit de la mort d’un être humain.</em></strong>

<strong>Dans le Pays du lundi 21 septembre 2020, Boubacar yalcouyé écrit :</strong>

<em>‘’ La CEDEAO est dans la dynamique d’infliger la pire des sanctions à l’Etat malien si ses directives pour la transition ne sont pas appliquées d’ici mercredi prochain. Une simple menace ou un acte possible ? En tout cas, le contexte ne lui est pas favorable pour une telle aventure qui risquerait d’être plus fatale pour le monde entier que le Mali.’’</em>

<strong><em>N’importe quoi !</em></strong>

<strong>Toujours dans le Pays du lundi 21 septembre 2020, le confrère écrit :</strong>

<em>‘’Abus de biens sociaux, faux et Usage de faux l’ex directeur général de la société Laïco-Mali écroué en prison.’’</em>

<strong><em>‘’Ecroué en prison’’ dites-vous ? un bel exemple de… pléonasme.</em></strong>

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc ? Secrétaires !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chic-ou-choc-secretaires-6-2895297.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/chic-ou-choc-secretaires-6-2895297.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 13:11:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Secrétaire ! Selon le Larousse, c’est une personne (homme ou femme) chargée au niveau d’un service, de diriger le courrier, de classer les documents, de préparer les dossiers, etc…

Aujourd’hui, au Mali notamment, secrétaire est singulièrement, une femme ou plutôt une jeune fille (et pas n’importe laquelle) qui doit être belle, élégante, fine, célibataire, très disponible et très « attachée » au patron. Surtout au patron. Ensuite, notre bonne dame doit savoir préparer du café pour le chef, lui décortiquer des arachides et lui prêter une attention très particulière.

Ces critères suffisent pour faire une bonne secrétaire… à condition qu’ils ne soient pas du théâtre, tout juste pour se faire embaucher. Car dans ce cas, la moindre erreur conduira la secrétaire « l’escroc » dans la rue.

Et pour cette autre qui respectera les « conditions » qui ne se dictent pas au moment du recrutement, c’est toutes les portes de la facilité qui s’ouvrent.

Elle bénéficiera d’un double salaire l’un du service, l’autre de la poche du patron.

Peu importe qu’elle soit analphabète ou… presque. Sa beauté, son élégance, son charme et surtout son « attention » très particulière envers le chef, feront d’elle, la maîtresse des lieux, l’adjoint ou même le patron du Patron.

Elle devient intouchable, incontournable et intraitable.

Ayant toujours « quelque chose à faire » dans le bureau du chef, ces braves secrétaires sont rarement assises à leur bureau où le téléphone sonne à vous fendre les oreilles. En vain.

Et lorsque la maîtresse des lieux est à son bureau, gare à vous, si vous n’êtes pas richement habillé avec entre les mains, un téléphone cellulaire « dernier cri », un gros attaché-case et une clé de voiture.

Sans ces ornements, mademoiselle secrétaire ne daignera même pas répondre à votre salutation, à fortiori, vous introduire dans le bureau de son mari, pardon de son patron.

Car le chef ne doit pas recevoir n’importe qui.

Mais seulement ceux qui lui ressemblent. Les autres ne viennent que pour mendier ou lui faire perdre son temps.

Aussi, c’est la secrétaire qui décide, sur une lecture « psychologique » de votre apparence, de juger nécessaire de vous mettre en contact avec le « chef de famille » ou de vous éconduire, prétextant (si son humeur est bonne) que le patron est en réunion ou ne reçoit personne ce jour.

Mais avant, elle aura d’abord pris une heure de temps au téléphone en conversation avec une amie ou… autres ou encore, de marchander un bracelet, une bouteille de parfum ou un soutien-gorge avec un bana-bana. Pour le reste, « allez-vous plaindre où vous voulez, on ne vient pas ici pour me monter sur les pieds ».

Secrétaire, ce n’est plus un métier pour n’importe quelle femme, encore moins pour un homme.

Il faut être une jeune fille, avec toute « la classe » que cela requiert, et être très gentille avec le chef. Car beaucoup d’autres attendent de lui prendre son patron, pardon son poste.

Que reviennent rapidement les temps des secrétaires.

Simplement, mais totalement secrétaires.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Jeunesse  Malienne : Quel avenir pour le pays ?</title>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 02:32:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La  jeunesse constitue l’avenir de tout pays lorsqu’elle est perçue comme un véritable moteur de développement. Héla, au Mali, cette jeunesse demeure marginalisée dans les prises de décisions au moment des choix de projets de société.</em></strong>

Il  n’est pas clair pour tous que la jeunesse doit jouer effectivement un rôle conforme à la place qu’elle occupe dans notre société.

La contradiction entre ses capacités, ses potentialités, et la marginalisation dont elle est victime, a conduit à cette catastrophe que nous connaissons actuellement en matière d’emploi.

En effet, de par ses qualités multiples : enthousiasme, disponibilité, imagination, créativité, esprit inventif, manque de calcul, sens aigu de la justice, cette jeunesse peut contribuer à relever les multiples défis auxquels le Mali est confronté, surtout en cette période de crise généralisée, multiforme aiguë, mais malheureusement, confortablement installée dans notre vécu quotidien. La jeunesse est, non seulement force, mais aussi une force de proposition et d’alternative et  à la situation de grave déprime que connaît notre pays. Parce qu’elle est la seule ressource humaine  renouvelable.   Et, pour amener à jouer le rôle moteur qui lui incombe dans le développement de notre pays, il faut une politique volontariste, cohérente, assortie d’une stratégie à long terme.

Le Mali, nul ne peut le contester, manque de politique de jeunesse élaborée, pensée en termes d’objectifs et de programmes rationnels.

Il nous faut une politique d’encadrement sans désir d’embrigader d’orientation, sans volonté d’endoctriner, d’assistance et de soutien, sans démagogie ni paternalisme.

En somme, il faut responsabiliser la jeunesse, la laisser satisfaire son désir et sa volonté de participer à l’œuvre commune, écouter les jeunes, dialoguer avec eux, et prendre en considération leurs propositions.

Il y a aujourd’hui au Mali, trop d’hommes d’affaires qui brasent des milliards, sans créer d’emplois.

L’Etat se doit d’intervenir pour changer  la mentalité de nos opérateurs économiques.

Notre pays doit rompre avec l’économie de bazar, purement  spéculatif. L’Etat doit encourager ceux, parmi les opérateurs économiques qui proposent des activités génératrices d’emplois.

En faisant un inventaire des investissements chez nous, on se rend compte que les Maliens y sont totalement absents.

En effet, l’agriculture, les transports,  les mines, les hydrocarbures, les télécommunications, les routes, les bâtiments, constituent des secteurs dans lesquels des capitaux étrangers ont été investis.

Très peu d’opérateurs économiques maliens y sont engagés. Là aussi, c’est une question de politique volontariste, mais surtout d’éducation, de sensibilisation pour amener nos opérateurs économiques à investir dans les secteurs rentables et créateurs d’emplois.

Sans le développement du secteur privé, il est impossible de promouvoir un emploi durable. Il faut reconnaître que la plupart de nos opérateurs économiques n’ont pas la formation adéquate, le  management qui sied à une économie moderne. Ils  sont habitués à jouer les intermédiaires, devenant ainsi de simples sous-traitants locaux.

<strong>Des occasions ratées</strong>

L’Etat de pauvreté au Mali est la conséquence de la désorganisation de notre économie.

Le Mali n’est pas pauvre par manque de ressources.

La misère et la pauvreté sont le fait d’une économie extravertie, déstructurée et mal gérée.

La crise économique et sociale à laquelle fait face notre pays est certes aggravée par la crise générale qui sévit dans le monde, mais la cause principale est interne au pays.

Il serait fastidieux, voire inutile de rappeler la longue litanie des critiques fondées, adressées à nos dirigeants par des institutions faisant autorité. Le Mali a en effet été, tout au long des années d’indépendance, le pays des chances égarées, des occasions ratées.

Que de décennies perdues dans presque tous  les domaines : éducation, formation, santé, industrie, transports,  agriculture. Cela, malgré les ressources humaines et naturelles dont dispose ce pays.

Le Mali ne parvient pas à nourrir ses populations, malgré ses immenses potentialités agricoles et hydrauliques. Et les maladies de toutes sortes devenues endémiques, se sont installées dans le pays : paludisme, Sida, rougeole, tuberculose, lèpre, cécité des rivières, etc.

La pauvreté et la misère ont conduit des milliers de jeunes à vivre de subsides, à se prostituer, à mendier, à  tomber dans la délinquance, la criminalité, l’alcoolisme et la drogue.

Des milliers de cadres formés à coup de milliards, sans perspective d’avenir, s’expatrient.

Aussi, il est vrai que la détérioration des termes de l’échange a pénalisé , et continue de pénaliser nos matières premières, dévalorisées d’année en année, et en retour, nous contraignant à payer de plus en plus cher les produits d’importation, voire les produits alimentaires et l’équipement.

Nos produits d’exploitation se heurtent à la loi de férocité des multinationales qui en fixent le prix, et qui nous vendent plus cher nos propres produits. C’est cela le caractère extraverti de notre économie. Car cette politique qui inonde les marchés d’articles de toutes sortes, non indispensables pour les besoins essentiels des populations, continue à cultiver l’esprit mercantile et à réduire l’esprit d’initiative.

Cette économie de bazar confine les populations dans la recherche de recettes éphémères. De gros spéculateurs s’enrichissent. Illicitement, énormément, alors que les pauvres deviennent chaque jour plus pauvres.

<strong>Les atouts du Mali</strong>

Le  Mali ne manque pas d’atouts pour sortir de la crise, de la pauvreté et de la misère, du moins pour les réduire. Il s’agit pour cela, d’optimiser à la fois ses ressources humaines et naturelles abondantes, d’améliorer leur gestion et de procéder à une réadaptation de ses stratégies de développement en  éliminant  les erreurs du passé.

Pour commencer, le Mali doit penser en termes de participation des populations à leur propre développement.

Les dirigeants et les planificateurs doivent consulter les populations, les associer aux prises de décision en ce qui concerne leur propre avenir.

Il faut donc commencer par le commencement, associer les populations, notamment les jeunes au processus de prise de décisions pour le choix des projets de société.  Mais, par-dessus tout, il faut éviter le gaspillage des ressources dû à la mauvaise gestion, combattre la corruption et l’injustice, tous  ces maux auxquels les jeunes sont particulièrement sensibles.

Il est temps d’instaurer la transparence dans la gestion de la chose publique en créant des mécanismes de contrôle crédibles, en  réinstaurant la confiance entre les populations, notamment  les jeunes et les pouvoirs publics. D’un autre côté, beaucoup de jeunes diplômés ou qualifiés sortis des écoles de formation professionnelle tapent  à toutes les portes sans résultat, à la recherche d’un soutien à de microprojets qu’ils voudraient lancer, soit individuellement, soit en groupe.

Le plus difficile, c’est de trouver d’appuis financiers. Et les banques sont régies par d’autres règles que celles de la ‘’philanthropie’’. C’est l’impasse et le désespoir.

On demande aux jeunes de produire des  projets rédigés selon des normes qu’ils ne maîtrisent pas et qui coûtent cher dans les bureaux d’études.

Souvent une filière rentable faisant l’objet d’un mauvais montage est rejetée. L’Etat ne disposant pas de fonds nécessaires n’a que sa bonne volonté à leur offrir !

Tout cela devrait changer !

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ecoles de santé au Mali : Arrêter la pagaille</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ecoles-de-sante-au-mali-arreter-la-pagaille-2895299.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 02:21:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De plus en plus, des écoles de santé ouvrent leurs portes à travers le pays entraînant vers elles une ruée de candidats. Mais cette prolifération a lieu sans tenir compte de l’insuffisance, voire de l’inexistence dans certains endroits de structures de stage (qualifié). Et ce sont de potentiels mauvais infirmiers, sage-femmes ou autres agents de santé qu’on déverse sur le marché de l’emploi.</em></strong>

Bamako compte des dizaines d’écoles de santé et le rythme de création n’est pas prêt de s’arrêter, au regard de la forte demande dont ces écoles font l’objet.

Les recalés des lycées ou encore les admis au DEF non orientés, pour avoir atteint la limite d’âge, sont de plus en plus prompts à solliciter les écoles de santé.

D’abord, le coût est abordable est plus que celui d’une école de marketing ou d’informatique.

Ensuite, par une étroitesse de vue, les étudiants de ces écoles se mettent dans une logique d’emploi garanti à la fin du cycle, étant donné les possibilités offertes par les communes et les nombreuses structures sanitaires privées du pays. Mais,   la plupart de ces écoles de santé ne disposent pas de moyens adéquats pour faire fonctionner des salles de pratique en leur sein.

Ce qui est indispensable pour la qualité de la formation.

A défaut d’équipement propre, les écoles de santé doivent donc envoyer les étudiants en stage dans les hôpitaux, les CSCOM pour tâter du doigt la réalité du dur métier qu’ils sont appelés à exercer.

A Bamako, les hôpitaux et les CSCOM ont des capacités relativement plus grandes, quoiqu’elles paraissent insuffisantes pour accueillir le grand nombre de stagiaires que proposent toutes ces écoles.

Les structures de l’Etat ou des communes accordent la priorité aux étudiants du secteur public à savoir la FMPOS, L’ESS. Ainsi, les écoles privées sont obligées de négocier quelques places pour placer ses stagiaires et faire ainsi du saupoudrage aux yeux du public.

A ces insuffisances pratiques dans la formation, s’ajoute le problème de formateurs.

Le profil des formateurs n’est pas toujours adéquat avec les exigences académiques.

Les promoteurs se contentent de recruter à moindre frais, des professionnels (amis de service) qui, au regard du bas salaire, sabotent les cours.

Alors, pourquoi continuer à délivrer des agréments à des écoles dont on sait à priori, qu’elles ne formeront pas de « produits compétitifs » ?

Ne faudrait-il pas revoir le système de délivrance de l’agrément, ou intensifier les inspections dans ces écoles ?

Car, il s’agit de former des Cadres qui auront à veiller sur des vies humaines.

A moins de former de potentiels… "meurtriers", il faudrait arrêter la dérive, puisque, c’en est une à l’heure actuelle.

Malick Camara]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Histoire : D’une épouse incorrigible</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dune-epouse-incorrigible-2895301.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 02:14:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[D.T est une gigantesque femme qui pèserait les 100 kg avec une imposante taille d’environ 2 mètres. Depuis maintenant 9 mois, Sougalo, un agent comptable d’une société privée a convolé en justes noces avec l’énorme mais douce et tendre femme. Le couple s’est alors installé dans une concession à N’Tomikorobougou.

Mais, à peine 3 mois de vie commune, le jeune comptable à découvert le caractère violent de sa femme qui le roue de coups de poings à la moindre dispute.

Le pauvre mari, chétif comme un bouc de Nara, se fait même tabasser par sa sévère épouse en pleine rue ou devant les voisins avec lesquels le couple partage la concession.

Jalouse, très jalouse et sûre de ses muscles, DT se donne même le luxe de renvoyer son mari de la chambre conjugale sur un simple coup d’humeur.

Le malheureux Sougalo qui ne bronche jamais au risque de se faire tabasser davantage,  (chaque fois qu’il est renvoyé de la chambre conjugale), n’a d’autre choix que de  passer la nuit sous la véranda aménagée comme magasin et où dort la 52 de la petite famille.

Celle-ci, (la 52)  sensible devant la situation de notre agent comptable, l’invite  alors à prendre place sur sa natte chaque fois que madame le chassait.

Et ce qui devait arriver arrivait chaque fois que Mr Soungalo est chassé de la chambre conjugale. Il finit même,  notre argent comptable par y prendre goût et provoquait (à distance) de temps en temps DT  afin d’être renvoyé de la chambre conjugale.

La situation durait depuis maintenant deux mois et DT qui ne se faisait plus prier par son époux de surseoir aux punitions en est venue à le soupçonner d’avoir de ‘’bonnes’’ relations avec la servante. Ainsi ce 2 août dernier, elle piégea son époux en le renvoyant comme d’habitude ‘’dormir’’ hors de la chambre conjugale. Soungalo n’y opposa aucun problème. Quelque temps après, DT à l’affût regardait son mari qui, déjà, enlaçait sa deuxième ‘’épouse’’.

La réaction de DT a été vive. Elle roua son mari de coups de bâtons et ne s’arrêta que lorsque les voisins vinrent intervenir. Chose bizarre cependant, DT  la méchante épouse ne renvoya pas sa servante, mais n’a pas non plus changé de méthodes de punition par  rapport à son malheureux époux.

Désormais, c’est DT elle-même qui abandonne la chambre conjugale à son mari pendant ses moments de colère (à défaut de le tabasser) pour se coucher… à côté de la servante.

<strong> </strong>

<strong>Boubacar sankaré.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : La loi du silence</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/corruption-au-mali-la-loi-du-silence-2895303.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 01:55:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La dégradation des mœurs a atteint un niveau tel, aujourd’hui dans nos sociétés, que la corruption est la partie visible d’un phénomène dangereusement expansif : le gain facile et rapide. Chez les paysans : ce phénomène s’appelle culture de la drogue douce, chez les commerçants, c’est la corruption. Chez tous : ce phénomène s’appelle "argent sale".</em></strong>

<strong><em>D’où nous vient-il, l’argent sale ? Comment s’impose-t-il à nous ? Comment le combattre ?</em></strong>

La base des besoins essentiels s’élargit et leur satisfaction fait appel à plus d’actifs monétaires que d’actif réels.

A coup sûr, c’est là l’une des explications du goût de la facilité. En effet, quelques décennies avant notre époque, les besoins élémentaires se résumaient aux trois repas journaliers, et à quelques habits. Bien des choses étaient d’usage collectif : la monture (le cheval ou l’âne), l’éclairage (lampe ou chantihy) les parures (sabre, fusil, ou bijoux), l’eau (le puits ou la fontaine). Pendant ces temps, "les marginaux" étaient ceux qui possédaient un peu plus que les autres et ces marginaux souffraient de leur supériorité sur leur semblable et faisaient tout pour "cacher cette infirmité".

Dans la plupart des cas, ces marginaux étaient dotés des facteurs hors du commun qui justifiaient leur supériorité : intelligence, courage, endurance, etc… De sorte que, leur supériorité était tolérée, voire acceptée. Aujourd’hui, les besoins à satisfaire sont devenus nombreux et variés : les budgets consacrés à l’habillement, à la nourriture, aux logements, à la santé, à l’éducation, aux loisirs, sont vertigineux. La satisfaction de ces besoins se fait à travers des échanges où la monnaie est reine. Sans elle, point de salut.

<strong>Les richards marginaux qui jadis rasaient leurs murs, s’affichent désormais puis réclament leur supériorité.</strong>

Des gens qui avaient honte de leur richesse, exhibent actuellement leur puissance matérielle. Pendant ce temps, les vertus de la société basculent : la richesse qui résulte du travail, du courage ou de l’intelligence, disparaît et perd ses valeurs.

Le riche est désormais celui qui possède ces qualités. Si on est riche, on est forcément intelligent, courageux, habile.

La société ne fait plus de distinction de sorte que le chemin s’ouvre tout de suite.

Pour être valeureux, il faut être riche. Puisque le riche incarne toutes les vertus, le chemin le plus court d’être vertueux est d’avoir l’argent. Alors tout est fait par les hommes pour devenir riches. L’origine de la richesse ne comptant plus. Tous les chemins mènent à Rôme. La société se forge des nouveaux concepts. "Il n’existe pas de fils vertueux, il n’y a que de fils riche". "L’argent n’a pas de couleur". "Il n’y a pas d’argent sale". L’argent achète tout et bouleverse l’équilibre social.

Dans l’administration malienne, la confidentialité du bulletin de salaire est un autre facteur qui favorise l’esprit du gain facile. Lorsqu’un salarié par exemple "cache", jusqu’à son épouse, ce qu’il gagne, c’est pour quelles raisons ? Pourtant, une épouse responsable qui sait le niveau de revenus de son mari est la première à s’insurger quand elle voit son conjoint mener un train de vie au-dessus de son gain.

En effet, lorsque Monsieur gagne 50 000 CFA par mois, Madame s’inquiétera lorsque les dépenses font chaque mois le triple du salaire. Ou elle sonne l’alarme, ou s’apprête à continuer la route sans son mari, tôt ou tard.

Aussi, la magouille prend le nom "d’affaires". Des jeunes commerçants dans des boutiques vides, sans sourciller, vous disent qu’ils sont des hommes d’affaires, alors qu’ils préparent des coups bas contre les institutions financières et/ou de l’Etat. Personne ne s’offusque de voir "le sans emploi" d’hier rouler en "4 phases" aujourd’hui. C’est plus tard qu’on se rend compte devant l’ardoise laissée aux banques et au TRESOR public.

Les "huis clos" de commissions de dépouillements de marchés sont aussi synonymes d’enrichissement illicite.

La non transparence et la loi du silence sont facteurs d’enrichissement, sans commune mesure, des intervenants dans l’attribution des gros marchés. Les cadeaux aux décideurs : corruption qui ne dit pas son nom.

La question qui se pose, ce n’est pas de savoir si un décideur doit ou non recevoir un cadeau, mais bien de cerner ledit cadeau. Un cadeau prélevé sur le bien public donné à un responsable est destiné à un usage public et non privé du destinataire. Ainsi, lorsqu’un Emir fait don d’argent à un Président, l’argent doit être versé au TRESOR Public.

Un cadeau fait à un salarié ne doit pas dépasser un certain quota de revenu.

En effet, il est compréhensible qu’un paysan donne un poulet (1 500 CFA) à un préfet, mais ça devient suspect, si l’éleveur du village lui donne un bœuf dont le prix dépasse son salaire.

En somme, la corruption est notre compagne de tous les jours, dans les bureaux, les usines, dans les écoles, partout où il y a signe de vie… d’un Malien. Pour la combattre, il faut faire une « révision » de nos mœurs.

Un travail de longue haleine, qui doit commencer par une forte sensibilisation et une humiliation de ceux qui se prêtent au phénomène.

<strong>M Diarra </strong>

<strong>Enseignant Moribabougou</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre l’enrichissement illicite :  Traquer l’hydre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/lutte-contre-lenrichissement-illicite-traquer-lhydre-2895312.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 01:51:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Compétence ne rime pas avec moralité. </em></strong>

<strong><em>Nommés sans "enquête de moralité" nos ministres et autres hauts cadres de l’Etat, ne doivent-ils pas tout de même se soumettre à la déclaration publique de leurs biens ?</em></strong>

La tradition républicaine et la pratique constitutionnelle imposent des conditions rigoureuses de bonne moralité et de maturité avérées pour les hommes et les femmes qui aspirent à assumer de hautes responsabilités dans notre pays.

Ainsi, depuis des temps anciens, et même au cours de la période dictatoriale, pour être Président de la République, Premier ministre, ministre, député voire gouverneur, maire et autres préfets, un certain nombre d’investigations étaient diligentées, par rapport aux personnes pressenties.

Mais, de nos jours, ces pratiques semblent être définitivement rangées aux oubliettes.

Et pourtant, le président Alpha avait si bien déblayé le terrain.

De mémoire de Maliens, le seul chef de l’Etat qui ait observé le principe constitutionnel de la déclaration publique des biens est et demeure le président Alpha Oumar Konaré.

Et, il faut dire que, par cet acte, AOK avait donné un grand coup d’accélérateur à la lutte contre la corruption et à la bonne gouvernance dans notre pays, pendant ses deux mandats à la tête du pays.

En effet, l’Autorité, que ce soit le Président de la République, le Premier ministre, les ministres ou autres responsables chargés de la gestion des fonds de l’Etat, le geste probant de son respect vis-à-vis des fonds publics est celui de révéler au peuple, l’état de son patrimoine au moment de sa prise de fonction.

Il devra également faire auditer ses avoirs à la fin de sa mission.

Cela, parce que, c’est ce contrôle qui permet de savoir si certains ministres et autres hauts cadres se sont illégalement enrichis sur le dos du contribuable ou pas, lors de leur passage aux affaires.

Et l’on se souvient que d’anciens ministres sont tombés dans l’escarcelle de la justice après qu’ils aient confondu leur patrimoine à celui de l’Etat.

Pourquoi, la gouvernance malienne a perdu cette pratique pourtant instaurée depuis 1992 ?

Comment peut-on lutter efficacement contre la délinquance financière, lorsque, on ne contrôle pas les propriétés des ministres, et autres hauts cadres à leur départ des sphères de l’Etat ?

<strong>De la moralité de nos ministres</strong>

Certes, du point de vue des compétences (et du background en général) des membres du gouvernement actuel, les observateurs s’accordent sur la compétence des uns et des autres, mais, du point de vue moralité de ces hommes et femmes, nul n’ose lever le petit doigt pour affirmer quoi que ce soit !

Or, ceux qui ont en charge la gestion au quotidien des affaires de l’Etat, au niveau des différents départements ministériels devraient être (du moins moralement) plus que recommandables !

En effet, dans le cadre de la lutte contre la corruption et pour la bonne gouvernance, il n’est point besoin de dire que les ministres du Mali, dans le contexte actuel, doivent être de « bons gestionnaires des fonds publics ».

Mais, comment peut-on s’assurer de cette donne, sans aucune enquête de moralité, depuis la phase des "candidats ministrables" jusqu’à celle de leur nomination, suivie de leur prise de fonction ?

De ce fait, des craintes subsistent au niveau de certains observateurs, du fait de certains ministres dont le train de vie et le penchant quasi viscéral vers une prodigalité excessive, sont connus de tous.

Par ailleurs, certains ministres sont assez connus pour des extravagances, alliant dépenses excessives et confort insolent, aux yeux et au menton de leurs collaborateurs.

Ce sont là des ordonnateurs de l’Etat qui n’hésiteraient pas à se complaire dans des dépenses de prestige et à procéder à une budgétisation outrancière de l’accessoire, tant au niveau de leur cabinet qu’à titre personnel.

Dans tous les cas, il urge de réaffirmer la nécessité des enquêtes sur les mœurs de nos gouvernants, surtout par rapport à leur patrimoine.

De hauts cadres comme ceux qui ont été propulsés au devant de la scène socio-politique nationale, au sein du gouvernement, sont certainement des Maliens d’une certaine classe sociale au dessus de la moyenne.

Cependant, pour rassurer les uns et les autres que ces compatriotes qui ont accepté de « servir l’Etat, et non de s’en servir » ne se sont pas enrichis illégalement, il est important de les soumettre à l’exigence d’une déclaration publique et solennelle de leurs biens.

Cette pratique a une grande valeur dissuasive par rapport à un certain nombre d’indélicatesses financières.

En effet, le ministre qui aura déclaré publiquement son patrimoine sera plus timoré dans son ardeur à vouloir doubler, tripler voire quadrupler ses avoirs financiers, ses biens matériels, sa propriété immobilière… lors de l’exercice de ses fonctions.

<strong>B.S    </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition au Mali : Pousser les militaires à bâcler le travail ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-au-mali-pousser-les-militaires-a-bacler-le-travail-2895310.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 01:47:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour asseoir dans leur pays les bases d’une démocratie solide et d’un développement durable, les militaires maliens doivent tout simplement prendre le temps nécessaire pour adapter la Constitution à l’âme de leur peuple. Ainsi, le travail ne sera pas bâclé, et la CEDEAO n’aura plus à accourir sans cesse, son manuel (incomplet) du bon usage politique sous le bras, tel un… médecin-après-la-mort !</em></strong>

Plutôt que de vivre dans la hantise de ce qui peut plaire à la CEDEAO, ou de se plier aux injonctions de partenaires extérieurs, les militaires maliens seraient mieux inspirés de se préoccuper de ce qu’il leur faut, pour apporter réellement « le salut » à leur peuple.

Deux coups d’État en huit ans, c’est le symptôme d’un mal profond, que cette armée se doit de diagnostiquer, pour guérir durablement. Et peu importe, si cela doit prendre trois ans !

Le pays le plus présentable, aujourd’hui, en Afrique de l’Ouest, est le Ghana. En 1981, ce même Ghana avait pâle mine. Comme le Mali d’aujourd’hui. Il a fallu au capitaine d’aviation Jerry J. Rawlings onze ans pour en assainir l’économie et bâtir les fondations d’une démocratie crédible. Et depuis 1992, le Ghana a connu quatre alternances, sans bavure.

Rawlings avait pris le pouvoir une première fois en juin 1979, et l’avait rendu trois mois plus tard aux civils, après des élections libres et transparentes. La CEDEAO n’avait alors pas cinq ans d’existence. En 1981, Rawlings avait dû reprendre le pouvoir pour enrayer l’impéritie du gouvernement de Hilla Limann. Il décide, cette fois, d’achever le travail. Et c’est ce Ghana que l’Afrique et le monde, aujourd’hui, admirent.

Il  faut noter que les putschistes de Bamako sont, aujourd’hui, plus âgés que Rawlings, à l’époque. Ils connaissent les souffrances de leur peuple. Au nom de quelle coupable prétention devrait-on les empêcher de prendre le temps qu’il faut, sous prétexte que le petit livre de la CEDEAO prévoit qu’une transition, après un coup d’État, ne doit pas durer plus d’un an ? Et pourquoi pas onze mois ? Ou treize ?

On imagine qu’une armée sérieuse ne prendrait pas les commandes d’un si grand pays, sans avoir un tant soit peu réfléchi à ce qu’elle entend en faire. Peut-être ces militaires devraient-ils s’appuyer, dans l’immédiat, sur ce qui reste de technocrates apolitiques dans le pays, afin que la vaste concertation annoncée ne se résume pas à trouver à chaque parti politique, à chaque chapelle, à chaque mosquée, à chaque « grain », une place autour de la « mangeoire », pour la transition…

Ce risque existe-t-il réellement ?

Depuis la chute de Moussa Traoré en 1991, il s’est installé au fil du temps une mentalité de parti unique dans la classe politique malienne. Pratique qui a connu son apogée sous Amadou Toumani Touré, qui s’en est même, à l’occasion, glorifié.

Opposant aujourd’hui, partisan demain, et vice versa. Chacun prend sa part au festin, jusqu’à ce qu’il en soit écarté, pour faire de la place à d’autres. Et ceux qui partent, parfois, finissent par constituer une opposition virulente, à l’affût du moment opportun pour porter le coup de grâce à qui les a humiliés.

Pousser les militaires à bâcler le travail peut inciter certains à la tentation de prendre leur tour pour goûter aux délices du pouvoir. Alors, la CEDEAO devrait se préparer à revenir demain, après-demain…

<strong> JB.Placca (RFI)</strong>

<strong>(N D L R : le titre est</strong>

<strong>De la Rédaction)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’adoption de la charte de la Transition au Mali : Tout dépendre de la suite</title>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 01:04:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Annoncées quelques jours plutôt en grande fanfare et étendues sur trois jours, les 10, 11 et 12 septembre 2020, les journées de concertation nationale sur la transition au Mali se sont effectivement tenues aux dates prévues. Et sous la présidence du Colonel Hassimi Goita, Président du Conseil National de Salut du Peuple(CNSP)! C'était au Centre International de Conférences de Bamako(CICB) vers lequel de nombreux Maliens et hôtes du Mali ont convergé, avec grand enthousiasme, dans un grand élan de patriotisme!</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Elan aussitôt brisé par une barrière sécuritaire plantée là, juste à l'entrée de la salle où se tenait la cérémonie d'ouverture des travaux. C'est que les consignes en provenance de la force militaire armée sont aussi claires que fermes: pas d'accès à la salle sans carton d'invitation; lequel devait être en amont retiré à Kati où siègent les Colonels du CNSP. Ordre que le M5-RFP a senti dans toute sa rigueur. L'organisation séditieuse qui s'est trop tôt prise pour "le partenaire stratégique" de l'organe militaire a, selon Issa Kaou Djim, reçu cinquante cartons d'invitation dont deux sont revenus à la CMAS de l'imam Mahmoud Dicko. Et d'en tirer une conclusion: " le M5-RFP est mort de sa belle mort".

Près d'un mois après le départ tragique de ce dernier, notre pays est loin d'être sorti de l'ornière. En ce jeudi, 10 septembre 2020, tous les participants en ont conscience; du moins, sauf une certaine jeunesse M5-RFP qui y fait un monstrueux tapage, si nuisible au bon déroulement des travaux.

Mais la décision des militaires est prise: pas de temps à perdre, pas même avec les alliés "stratégiques" de naguère.

<strong>Place donc aux invités triés au volet!</strong>

Derrière les masques de protection contre la Covid-19, on peine à retrouver des visages, familiers, de l'arène. Soudain, l'ancien Premier Ministre, SEM Modibo Sidibé se fait repérer par son imposante taille. A côté de lui se tient l'imam Mahmoud Dicko, Non loin de là, madame Sy Kadiatou connue pour sa haine trentenaire d'IBK et fidèle amie de Soumaila Cissé. A côté de ces figures de proue du M5-RFP, se tenaient bien d'autres appartenant au corps politique comme le Député déchu de la Commune IV, l'ancien Premier ministre, SEM Moussa MARA, le brillant Zahaby Ould Sidi Ahmed, ancien ministre et acteur majeur de l'Accord de Paix issu du Processus d'Alger ainsi que de nombreux représentants des Organisations de la Société Civile. Bien sûr, avec une forte présence des militaires et l'absence remarquée du Chérif Ousmane Madani HAIDARA, Président du Haut Conseil Islamique du Mali dont le fils, Seid Cheick Ahmad Tidiani était cependant présent.

Autre absence remarquée, c’est celle de la CMA, signataire de l'Accord de Paix issu du Processus d'Alger à laquelle la junte avait d'ailleurs fait un clin d'œil. En revanche, d'autres acteurs majeurs de l'Accord de Paix issu du Processus d'Alger, comme ceux du GATIA dont Fahad Ag Mamoudi, grand républicain dans l'âme étaient au rendez-vous.

<strong>Les travaux peuvent alors commencer!</strong>

Non, pas si vite! Le Président du CNSP, le Colonel Hassimi GOITA n'étant pas encore là pour présider les travaux. Au bout de quelques minutes de patience, le nouvel homme fort de Kati avance au milieu d'un impressionnant convoi sécuritaire qui le conduit en salle  où   il est accueilli avec respect: la salle se lève. Et le jeune audacieux éveille toutes les curiosités.

&nbsp;

L'heure est à l'hymne national que les participants entonnent avec difficulté.

Le patriote-en-Chef, Mahmoud Dicko remue à peine les lèvres. Ignorance de l'hymne national ou mépris d'un homme trop satisfait de lui-même?

Le Colonel a siflé le "rompez", il est vrai sans le mot! Chacun regagne sa position initiale. La gêne est perceptible. Les forces armées sont partout dans la salle.

Le maître de cérémonie est coincé entre deux de ces étonnants personnages aussi armés que masqués.

Fort heureusement, l'inimitable Ibrahim Diombélé ne manque pas de bravoure. Il se lance, dans une  intervention ponctuée de puissantes bénédictions pour le Mali.

La bonne foi de l'émérite journaliste est contagieuse. Le Colonel Hassimi aussi termine son discours de bénédictions pour notre pays; non sans avoir nourri le vœu d'une "analyse sans complaisance de la situation" de notre pays. Et de déclarer ouverts les travaux des "journées de concertation nationale"!

Une ouverture que salue un tonnerre d'applaudissements. Issa Kaou Djim bondit de son siège. Il cache à peine la colère qui le dévore. Mais, le Colonel n'est pas de ceux qui gèrent les états d'âme, il avance vers la sortie, saluant au poing les uns et les autres, y compris Mahmoud Dicko; lequel termine ce salut, la main sur le cœur. Geste d'affection ou réflexe de survie  d'un gentleman au cœur dur? Le temps nous édifiera davantage!

En attendant, en cette première journée de "concertation nationale" s'affairent déjà autour de la transition. Les attentes sont trop fortes. Une seule certitude pour tout le monde: il faut un autre Mali passant forcément par une transition.

<strong>Mais quelle transition pour quel Mali? </strong>

C'est à cette grave question que les participants aux trois journées historiques de concertation  ont tenté de répondre. Et au sortir de ces journées houleuses, faites de tensions, de frayeur,  d'angoisse mais aussi d'espoir l'on en sait un peu plus. Du moins, par la charte qui vient d'être "de facto adoptée par acclamation".

Une charte, selon certains, qui a consisté en un savant "copier-coller" de la Charte Burkinabè de transition. Mais, relève ce participant, le Burkina-Faso n'est pas le Mali. Il va donc falloir preuve de beaucoup d'imaginations et de créativité, à défaut d'être original.

Le défi est de taille et le temps presse. D'autant que la CEDEAO a lancé un ultimatum qui prend fin le 15 septembre. Date butoir à laquelle la junte doit avoir restitué le pouvoir à un Président et à un Premier ministre civils devant diriger la Transition.

Sur la question, le Chef de la Communauté Internationale, Antonio Guterrez reste intraitable: "Un coup d'Etat est toujours inacceptable, question de principe". Et la transition doit s'étendre sur 12 mois, ordonne l'Organisation sous-régionale, la CEDEAO dont le Mali est membre fondateur et acteur majeur de la rédaction et de l'adoption des principes dont certains voudraient aujourd'hui refuser l'application. Et au nom d'un certain nationalisme ou souverainisme ne disant pas leur nom!

<strong>Mais, faut-il trop  rêver?</strong>

Le Mali, pays aussi pauvre qu'endetté et inorganisé, supporte encore le fardeau des sanctions régionales et internationales. A cet égard, même l'imam Dicko ne se fait pas d'illusion:

« Si la communauté internationale, y compris la CEDEAO, pense que la présidence de cette Transition doit  revenir à des civils, qu’on donne ça à des civils ! Il faut se conformer, pour ne pas nous exposer à des sanctions, pas seulement de la CEDEAO, de toute la communauté internationale, de tous les partenaires. (…) Nous avons besoin aujourd’hui de cette assistance, de ce soutien. (…) Notre armée a besoin du soutien des autres. Si on se met à dos la communauté internationale, ça ne me paraît pas intelligent. ».

Retournement de veste spectaculaire qui laisse de marbre une frange importante du M5 connue sous le nom de Malikoura (le nouveau Mali) que conduit le jeune Tahirou Ba, poulain du Dr Oumar Mariko.

Il s'exprime au nom d'une "jeunesse" réclamant une direction militaire pour la transition, histoire de "continuer" à arbitrer, entre plusieurs forces concurrentes. Le M4 est de cet avis. Cette nouvelle tendance politicienne affirme son soutien à la junte et passe aussitôt à l'action par l'organisation d'un meeting géant à la place de l'indépendance, le 8 septembre 2020. Forte mobilisation intervenue à deux jours des "journées de concertation nationale" alors prévues pour les 10, 11 et 12 septembre 2020 , histoire d'influer sur ses décisions.

Et fort de ce soutien aux allures populaires, le Chef de la junte, Hassimi GOITA, le Colonel martèle: "il faut respecter la volonté du peuple". Introuvable peuple au nom duquel tous les crimes sont perpétrés au Mali. Et dans l'impunité la plus totale, comme si notre pays n'avait plus ni procureur ni poursuivant! Autant dire que la chienlit s'offrira encore de beaux jours dans notre pays où chacun n'en fait qu'à sa seule tête.

A commencer par les soutiens intellectuels de la junte qui voudraient déjà étendre la transition sur 18 mois, soit "le maximum" voulu par l'imam Dicko, lui-même s'inspirant de la transition de 1991-92.

Quant au statut civil ou militaire des dirigeants de la transition, triomphal, le M5-RFP s'écrie: "Journées Nationale sur la Transition au CICB: Les maliens ont opté pour une transition civile!". Faux, s'insurge un participant, Mohamed G Soumounou qui affirme sans ambage: "J'étais au CICB il y a 5 salles dans tous les salles 65 % veulent les militaires au pouvoir et les restes disent civils c'est les partis politiques qui veulent un civile à la tête de la transition".

L'issue des travaux semble conforter sa thèse, puisque c'est désormais au CNSP de désigner les membres du comité devant choisir le Président de la Transition; lequel devra à son tour choisir le Premier ministre.

Les deux pouvant être des civils ou des militaires.

Si la Charte de la Transition reconnaît la Constitution, elle primera sur celle-ci en cas de conflit entre les deux textes.

En outre, la charte donne des pleins pouvoirs au Vice-Président qui sera chargé des questions de défense et de sécurité ainsi que de la Refondation de l'Etat. Sans oublier que le Président du CNSP n'est plus seulement le Chef de l'Etat mais aussi, il devra jouer la fonction de Chef de l'Etat. Holà: "pléthore d'institutions", relève SEM Moussa MARA! A madame Sy Kadiatou de crier au "coup d'Etat".

Ce qui laisse de marbre le citoyen Fousseni Diarra: " L'intention des vautours du M5- RFP sont connus maintenant, ils pensent que les militaires ont fait le coup d'État pour eux. Barré. ....La plus plupart luttent pour leurs propres intérêts et non celui du peuple. Si jamais les maliens ne font pas attention, on risque de tomber dans un autre trou plus grave qu'au temps d'IBK".

En termes d'organes de la transition, il y aura un Gouvernement de 25 membres ainsi qu'un Conseil National de Transition, organe législatif de 121 membres.

A côté de vraies questions existentielles de notre nation auxquelles la concertation malienne-malienne ne pourra en soixante-douze heures trouver réponse, bien d'autres, fausses, reviennent sous formes de poèmes litaniques. C'est notamment le cas pour le rôle et la place des dignitaires du régime d'IBK.

Question d'autant fausse que la junte vient de renforcer le rôle des Secrétaires Généraux; lesquels font office de vice-ministres. Il en va de même de l'essentiel des têtes pensantes du M5, à commencer par Mahmoud Dicko lui-même. En réalité, au Mali, l'on ne sait jamais trop où commence un régime, où finit un régime.

Telle personnalité politique, civile ou militaire connue pour être au cœur d'un précédent régime s'affiche avec son successeur et en devient le pivot.

Tel parti est dans l'opposition mais compose avec le parti majoritaire pour se faire élire aux législatives ou aux municipales. Et au moment du bilan, il n'y a personne pour l'assumer. C'est ainsi que le parti majoritaire d'antan,  l'ADEMA-PASJ s'est retrouvé envahi de dignitaires de l'UDPM, parti alors voué aux hégémonies. A l'accession d'ATT au pouvoir, les partis politiques classiques n'ont pas tardé à engrosser le Mouvement Citoyen faisant alors office de parti majoritaire. Les mêmes se sont retrouvés avec le Capitaine national, Amadou Aya Sanogo ainsi qu'avec le Pr Dioncounda Traoré et le Président IBK. Le CNSP  ne fait pas exception à la règle; déjà leur mentor d'antan tire sur la sonnette d'alarme: "ils sont envahis".

Mais le parrain se rassure, le CNSP sait très bien ce qu'il fait; puisqu'il ose jusqu'à prendre ses distances avec le M5 qui l'a salué pour avoir "parachevé l'œuvre", son œuvre

C'est le début du commencement, observe-t-on à Bamako, théâtre de toutes les manœuvres basses du M5-RFP et d'autres associations d'opportunistes sans foi ni loi qui minent tant l'avenir de notre pays.

Mais, là où il y a des tombeaux, il y a forcément résurrection! Et le Peuple malien est croyant à plus de 90%.

Pour autant,  le " PEUPLE malien" a opté depuis 1991 pour un Mali républicain, démocratique et laïc. A cet égard, dans son titre II traitant " de l'Etat et de la Souveraineté", la Constitution de notre pays en son article 25 est très claire: " Le Mali est une République indépendante, souveraine, indivisible,  démocratique, laïque et sociale.

Son principe est le gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple...". Et le M5 n'est pas "le Peuple" dont il est ici question: "La souveraineté nationale appartient au peuple tout entier qui l’exerce par ses représentants ou par voie de référendum.

Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice", édicte l'article 26 de la Constitution du 25 février 1992.

Qu'à cela ne tienne, notre Constitution, dès  son préambule, souligne tout l'engagement du  "Le PEUPLE Souverain du Mali... à rester fidèle aux idéaux des victimes de la répression et des martyrs tombés sur le champ d’honneur pour l’avènement d’un Etat de droit et de démocratie pluraliste", tout en affirmant " sa volonté de préserver et de renforcer les acquis démocratiques de la Révolution du 26 Mars 1991" ainsi qu'il " s’engage solennellement à défendre la forme républicaine et la laïcité de l’Etat". Candidats au djihad galvaudé et autres apprentis sorciers, le Peuple malien veille. Et sous la Souveraine  Protection de notre Seigneur, le Seigneur du Prophète de la Miséricorde (Paix et Salut sur lui et sa famille élue) qui "Embrasse de Sa Science toute chose"!

<strong>Hawa DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition au Mali : L’épée  de la CEDEAO…plane</title>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 01:01:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Rassemblés lundi dernier à Niamey, les dirigeants de la CEDEAO qui ont pris acte des consultations inter-maliennes,  ont décidé tout de même de maintenir les sanctions prises  contre notre pays suite au coup d’Etat du 18 août dernier. </em></strong>

<strong><em>Mieux ou pire, la CEDEAO exige que le président et le Premier ministre de la transition au Mali soient des civils et qu’ils soient nommés, au plus tard, le 15 septembre.</em></strong>

<strong><em>Le CNSP et les forces vives de la Nation sont-ils à même de respecter ce délai ? Rien n’est moins sûr.</em></strong>

La capitale, Nigérienne, a accueilli lundi dernier la 57è session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO. Une réunion de haut niveau qui s’est tenue au moment où notre pays est soumis à l’embargo économique, financier et commercial de l’organisation sous régionale.

L’évolution de la situation dans notre pays était le principal sujet abordé.

À la fin des travaux, les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO ont exigé que le président et le Premier ministre de la transition au Mali soient des civils et qu’ils soient nommés, au plus tard, le 15 septembre. Ils ont également déclaré avoir pris acte des concertations nationales pour la mise en place de la transition, lancées samedi 5 septembre.

Cependant, ils ont décidé de maintenir les sanctions prises antérieurement contre notre pays.

Dans son discours d’ouverture des travaux, le président de la République du Niger, président en exercice (sortant)  de la CEDEAO, Issoufou Mahamadou, a fait le point sur la situation dans notre pays. « Le Mali a plus que jamais besoin de stabilité pour que les aspirations fortes du peuple malien à la sécurité, au développement soient pleinement satisfaites. Il est du devoir de notre Communauté d’assister les Maliens en vue d’un rétablissement rapide de toutes les institutions démocratiques », avait-il déclaré.

« La junte militaire doit nous aider à aider le Mali. Nous fondons l’espoir qu’elle répondra favorablement aux mesures prises par notre Communauté. D’autres partenaires stratégiques du peuple malien fondent le même espoir. Ne les décevons pas », a ajouté Mahamadou Issoufou.

A noter qu’au cours d’un précédent sommet, la CEDEAO avait déjà demandé au CNSP d’engager une transition civile immédiatement, en consultation avec la Cour constitutionnelle, les partis politiques, les organisations de la société civile et tous les autres acteurs.

Elle a aussi exigé (encore une fois) que la période de transition au Mali ne dépasse pas les  12 mois à l’issue desquels les élections (présidentielle et législatives) seront organisées. Et précise que le président et le Premier ministre de la transition ne pourront pas se présenter à ces élections.

Et pourtant, la CEDEAO le sait : les travaux d la concertation entre les forces vives de la Nation (dont le CNSP) ne prendra fin que le 12 septembre.

Devront-elles, pourront-elles raisonnablement dans les 48 heures qui suivront être à même de nommer un président et un premier ministre ?

<strong>Malick Camara</strong>

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<title>Les Enseignants mettent fin à leur grève : Au nom de l’argent</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/les-enseignants-mettent-fin-a-leur-greve-au-nom-de-largent-2895315.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 01:01:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Enfin, les syndicats signataires du 15 Octobre ont mis fin à leur grève à travers laquelle ils ont tenu en otage, presque deux ans durant l’Ecole Malienne.</em></strong>

<strong><em>La réouverture des classes sur l’ensemble du territoire malien est donc annoncée pour ce 14 septembre.</em></strong>

<strong><em>Mais, le temps perdu peut-il être rattrapé ?</em></strong>

C’est dans la soirée du samedi 12 septembre que la nouvelle est tombée : les syndicats d’enseignants signataires du 15 Octobre décident de mettre fin à leur grève et invitent leurs militants à regagner l’Ecole le lundi 14 septembre 2020.

Les responsables de ces syndicats expliquent avoir eu des  promesses fermes du CNSP de l’application de leur fameux article 39 à partir du mois de Décembre prochain.

Rien de nouveau en cela, car déjà, le 1<sup>er</sup> Septembre dernier, la même promesse leur avait été faite, mais nos chers Enseignants tenaient à obtenir, d’abord leur argent, pour ensuite reprendre la craie.

Qu’ils reviennent maintenant à cela, c’est une bonne nouvelle, mais personne ne les applaudira.

Ceux par contre qui méritent respect et admiration, ce sont centaines d’élèves qui ont marché du palais de la Culture Amadou Hampaté Ba au ministère de l’éducation nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique pour manifester lundi dernier leur colère et réclamer la tenue des examens de fin d’année.

Sur leurs affiches, on pouvait lire des messages forts : ” Nous réclamons nos examens” “Non à l’année blanche”.

Au ministère de l’Education, les manifestants ont remis une Déclaration au secrétaire général du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, Kinane Ag Gadeda.

Sur place, la porte-parole du Comité des élèves maliens aux examens (CEME) a expliqué que leur marche est le témoignage de leur souffrance liée à la crise qui paralyse l’Ecole malienne.

Visiblement ému, Mr Ag Gadeda leur a indiqué que des efforts sont en cours pour la résolution de la crise scolaire et promis que l’année sera sauvée.

Mr Gadela ne pouvait avoir que ce message d’espoir pour les enfants, même si nul n’était  sûr de rien face à la détermination des enseignants grévistes qui semblaient indifférents devant la grave situation que vit le pays.

Ils ne tiennent qu’à l’application immédiate de leur fameux article 39.

Et pourtant, l’assurance leur a été donnée le 1<sup>er</sup> septembre dernier par le CNSP qu’ils rentreront dans leurs droits avant la fin de l’année.2020.

Le Mali, leur avait expliqué le CNSP est en phase de reconstruction et de surcroit sous l’embargo de la CEDEAO. L’heure est donc à la mise en place urgente des autorités de la transition. Peine perdue.

Mai, pour les syndicats signataires de 15 Octobre, c’est d’abord l’argent, ensuite l’Ecole et les examens.

Et pourtant, tous les Maliens vivent stoïquement la dure situation, mais ayant le sens du sacrifice, chacun attend que passe ‘’l’orage’’.

Nul ne peut donner ce qu’il n’a pas. Les Enseignants ont peut-être compris cela, mais bien tardivement. Cela arrive quand on est en manque de sens du sacrifice.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le calvaire de nos filles des villages</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-calvaire-de-nos-filles-des-villages-1836532.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Aug 2020 01:50:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Elles sont des centaines, voire des milliers à abandonner depuis plusieurs mois nos zones rurales pour la capitale Bamako et d’autres grandes villes. </em></strong>

<strong><em>Des mois souvent synonymes pour elles, d’incertitude, d’abus et d’humiliation. </em></strong>

<strong><em>Par ces temps d’hivernage, elles cherchent le chemin du retour au village. Mais, parmi elles, il y a en qui n’y seront pas. Malgré leur ardent désir d’être parmi les leurs.</em></strong>

Les premières pluies sont tombées sur la capitale de Bamako et d’autres grandes villes du pays depuis quelques semaines.

Si pour certains, ces pluies viennent anéantir l’implacable canicule qui s’abattait sur le pays, pour d’autres, c’est l’annonce du retour. Il s’agit de jeunes filles, tous âges confondus qui avaient pris d’assaut la capitale, après les dernières pluies de l’année passée, afin d’y trouver des emplois temporaires. La seule opportunité que leur offre Bamako, c’est le service de ‘’bonne’’ pour la misère mensuelle d’une somme oscillant entre 5000 et 10.000 FCFA.

Traitées ou plutôt maltraitées comme des esclaves, ces jeunes filles font l’objet de tous les abus, de toutes les humiliations, de toutes les violences.

Après près d’un an vécu stoïquement, aujourd’hui, elles cherchent à retourner à la maison : un autre calvaire.  Le cas de Kadiatou illustre nombre de situations que vivent en ces moments de préparatifs du retour, des centaines d’autres servantes.  En effet, âgée de 18 ans, la jeune Kadiatou comme nombre de ses paires, a choisi Bamako pour y ‘’faire fortune’’, après les dernières récoltes dans son village en septembre dernier. La jeune servante n’avait alors que 17 ans. Très vite, elle a été ‘’embauchée’’ par une enseignante.

Son travail consistait à s’occuper des enfants pendant que madame est au service.

Elle était tellement belle Kadiatou, que les jeunes du quartier n’ont pas perdu leur temps.

Trois mois après sa venue à Bamako, la jeune servante est tombée en état de grossesse.

Devenue encombrante pour madame l’enseignante, celle-ci renvoya la pauvre fille.

Que va-t-elle devenir ?

Kadiatou a sillonné la ville, mais personne ne veut d’une servante enceinte. Doit-elle retourner à la maison ? Non, la jeune fille préfère rester à Bamako, car ses parents ne lui pardonneront jamais son ‘’crime’’. C’est pourquoi, la pauvre fille qui a déjà utilisé ses économies pour survivre, rôde dans les rues et continue à y vivre grâce à la solidarité de ses camarades.

Elle n’ira donc pas cette année au village et trouvera des explications à fournir à ses parents par l’intermédiaire de ses copines qui effectueront le voyage. Quant à Nana, cette autre servante, elle n’est âgée que d’à peine 13 ans et, depuis 7 mois, celle pour laquelle elle travaille à Lafiabougou ne lui a jamais versé ni même un radis.

Aujourd’hui, au moment où ses camarades s’apprêtent à rentrer au village, sa protégée lui a demandé d’attendre un peu. Celle qui l’a ‘’embauchée’’, vient cependant de partir pour le Burkina Faso.

Quand reviendra-t-elle ? Nana ne le sait pas, mais, les larmes aux jeux, elle dit n’avoir pas le choix. Elle doit attendre, même s’il le faut, pendant plusieurs années, ne pouvant rentrer au village sans son argent.

Djénéba elle, est régulièrement payée par ses patrons. Il y a deux ans cependant, elle n’est plus repartie au village.

A travers une correspondance adressée à ses parents, elle leur a expliqué que le double de son salaire lui sera payé afin qu’elle reste à Bamako pendant un certain temps. Elle a même pris le soin d’envoyer un peu d’argent à la famille. Mais, toute cette histoire est fausse.

Djénéba a plutôt été enceinte et a mis au monde un petit garçon. Ne pouvant rentrer au village avec l’encombant ‘’colis’’, elle a décidé de rester à Bamako, en attendant de trouver à qui le confier. En vain. Cette année encore, elle n’ira pas au village.

Hawa, elle, compte rentrer dès la semaine prochaine à la maison.  Hélas, ses patrons ne lui ont rien versé depuis 4 mois avec la seule explication : ‘’Nous n’avons pas d’argent et n’allons pas nous transformer en argent’’.

La jeune ‘’52’’ de son côté n’est pas restée les mains croisées. Elle aurait contacté la police et espère dans les jours à venir, être en possession du fruit de sa sueur.]]> </content:encoded>
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<title>Propos mémorables Aminata Dramane Traoré, ministre de la culture (1999)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorables-aminata-dramane-traore-ministre-de-la-culture-1999-2-2883216.html</link>
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<pubDate>Wed, 01 Jul 2020 19:34:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>"Mon foulard est l’expression de ma liberté. Je lui donne le volume et la forme qui me plait".</em>

<strong>Feu Maribatrou Diaby, candidat aux présidentielles 1992</strong>

<em>"Moi, j’arrive à gérer même des crocodiles. C’est donc facile pour moi, de gérer les hommes."</em>

<strong>Alpha Oumar Konaré, Président de la République (Mars 1996)</strong>

<em>"La grosse erreur a été de faire croire que la démocratie peut tout régler comme par un coup de baguette magique. Une démocratie se bâtit lentement avec des hommes et des femmes qui y adhèrent et auxquels, il faut donner toutes les explications qui s’imposent."</em>

<strong>Tiébilé Dramé, Secrétaire Général du Parena (Mars 1996)</strong>

<em>"Quand on a été torturé ensemble, quand on a partagé les mêmes cellules de détention, qu’on ait fait partie des mêmes convois de déportation, d’exil intérieur, il est normal qu’on soit du même côté."</em>

<strong>Alpha Oumar Konaré, Président de la République (Juin 1997)</strong>

<em>"Nous ne pouvons considérer comme une fatalité le fait que soit concentré aux mains d’une minorité le fruit de l’effort commun, pendant que la grande majorité du peuple est condamnée à la misère et au désespoir." </em>

<strong>Sambi Touré, journaliste (Avril 2001)</strong>

<em>"Le Mali est l’un des pays qui a le plus grand nombre d’organes dans la sous-région. Mais, le problème de cette presse, c’est la qualité, pour parler de professionnalisme".</em>

<strong><em>Professeur Yoro Diakité </em></strong>

<em>« Les objectifs essentiels immédiats du 26 mars étaient l’instauration du multipartisme intégral et de la liberté pour les gouvernés de choisir leurs gouvernants. Ceux-ci ont été atteints. Mais, l’espoir populaire attendait un mieux vivre et surtout devenir maître de sa propre histoire. De cela, nous en sommes loin ».</em><em>                                                                                                           </em>

<strong><em>Yacouba Diakité, militant AJDP </em></strong>

<em>« Nous jeunes, avons aujourd’hui, le sentiment d’être les laissés pour compter de la démocratie. D’autres, qui en réalité n’ont rien fait en 1991, se retrouvent aujourd’hui en train de savourer, les délices de la démocratie ».</em><strong> </strong>

<strong>Me Abdoulaye Garba Tapo (Président du RND, 1997)</strong>

<em>« Nous avons toujours pensé que le Mali, c’est notre Mali à tous et que nous devons le construire. Pour cette raison, nous pensons qu’il fallait éviter qu’il y ait des camps ennemis qui soient là à s’affronter inutilement ». </em>

<strong>Pr. Mohamed Lamine Traoré, Secrétaire national du MIRIA (1999)</strong>

<em>« Il est impossible de faire du neuf avec du vieux »</em>

<strong>Rassemblés par </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alpha Oumar Konaré Président de la République du Mali (2000) : ‘’Aux problèmes politiques, il faut de vraies solutions politiques’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/alpha-oumar-konare-president-de-la-republique-du-mali-2000-aux-problemes-politiques-il-faut-de-vraies-solutions-politiques-2883214.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Jul 2020 18:29:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em> ‘’La catastrophe arrive vite, quand on n’a pas le courage de se parler, d’échanger, de regarder l’autre, de faire confiance à l’autre, si différent et si proche, aux voisins si sacrés, aux amis si chers, aux partenaires si nécessaires, quand tout se réduit au pouvoir, à la quête du pouvoir !</em></strong>

<strong><em>Aux problèmes politiques, il faut de vraies solutions politiques. Pas de faux fuyant ! </em></strong>

<strong><em>Elles peuvent être difficiles à trouver, mais nous devons les trouver ensemble à coup de concessions, de compromis conformes à l’Etat de droit, de compromis démocratiques.</em></strong>

<strong><em>Les problèmes politiques mal résolus finissent par prendre des dimensions régionalistes, puis ethniques, puis religieuses et conduisent à l’anarchie.</em></strong>

<strong><em> Il nous faut aujourd’hui dans tous nos pays, un fond politique apaisé pour pouvoir bien aborder et résoudre les difficiles situations économiques et sociales.’’</em></strong>

<strong><em>Extrait du discours d’Alpha Oumar Konaré</em></strong>

<strong><em>En Côte d’Ivoire, suite à la</em></strong>

<strong><em> Crise institutionnelle </em></strong>

<strong><em>Dans ce pays (an 2000).</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retour à la campagne : Le calvaire de nos filles des villages</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/retour-a-la-campagne-le-calvaire-de-nos-filles-des-villages-3-2883211.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Jul 2020 18:14:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Elles sont des centaines, voire des milliers à abandonner depuis plusieurs mois nos zones rurales pour la capitale Bamako et d’autres grandes villes. </em></strong>

<strong><em>Des mois souvent synonymes pour elles, d’incertitude, d’abus et d’humiliation. </em></strong>

<strong><em>Par ces temps d’hivernage, elles cherchent le chemin du retour au village. Mais, parmi elles, il y a en qui n’y seront pas. Malgré leur ardent désir d’être parmi les leurs.</em></strong>

Les premières pluies sont tombées sur la capitale de Bamako et d’autres grandes villes du pays depuis quelques semaines.

Si pour certains, ces pluies viennent anéantir l’implacable canicule qui s’abattait sur le pays, pour d’autres, c’est l’annonce du retour. Il s’agit de jeunes filles, tous âges confondus qui avaient pris d’assaut la capitale, après les dernières pluies de l’année passée, afin d’y trouver des emplois temporaires. La seule opportunité que leur offre Bamako, c’est le service de ‘’bonne’’ pour la misère mensuelle d’une somme oscillant entre 5000 et 10.000 FCFA.

Traitées ou plutôt maltraitées comme des esclaves, ces jeunes filles font l’objet de tous les abus, de toutes les humiliations, de toutes les violences.

Après près d’un an vécu stoïquement, aujourd’hui, elles cherchent à retourner à la maison : un autre calvaire.  Le cas de Kadiatou illustre nombre de situations que vivent en ces moments de préparatifs du retour, des centaines d’autres servantes.  En effet, âgée de 18 ans, la jeune Kadiatou comme nombre de ses paires, a choisi Bamako pour y ‘’faire fortune’’, après les dernières récoltes dans son village en septembre dernier. La jeune servante n’avait alors que 17 ans. Très vite, elle a été ‘’embauchée’’ par une enseignante.

Son travail consistait à s’occuper des enfants pendant que madame est au service.

Elle était tellement belle Kadiatou, que les jeunes du quartier n’ont pas perdu leur temps.

Trois mois après sa venue à Bamako, la jeune servante est tombée en état de grossesse.

Devenue encombrante pour madame l’enseignante, celle-ci renvoya la pauvre fille.

Que va-t-elle devenir ?

Kadiatou a sillonné la ville, mais personne ne veut d’une servante enceinte. Doit-elle retourner à la maison ? Non, la jeune fille préfère rester à Bamako, car ses parents ne lui pardonneront jamais son ‘’crime’’. C’est pourquoi, la pauvre fille qui a déjà utilisé ses économies pour survivre, rôde dans les rues et continue à y vivre grâce à la solidarité de ses camarades.

Elle n’ira donc pas cette année au village et trouvera des explications à fournir à ses parents par l’intermédiaire de ses copines qui effectueront le voyage. Quant à Nana, cette autre servante, elle n’est âgée que d’à peine 13 ans et, depuis 7 mois, celle pour laquelle elle travaille à Lafiabougou ne lui a jamais versé ni même un radis.

Aujourd’hui, au moment où ses camarades s’apprêtent à rentrer au village, sa protégée lui a demandé d’attendre un peu. Celle qui l’a ‘’embauchée’’, vient cependant de partir pour le Burkina Faso.

Quand reviendra-t-elle ? Nana ne le sait pas, mais, les larmes aux jeux, elle dit n’avoir pas le choix. Elle doit attendre, même s’il le faut, pendant plusieurs années, ne pouvant rentrer au village sans son argent.

Djénéba elle, est régulièrement payée par ses patrons. Il y a deux ans cependant, elle n’est plus repartie au village.

A travers une correspondance adressée à ses parents, elle leur a expliqué que le double de son salaire lui sera payé afin qu’elle reste à Bamako pendant un certain temps. Elle a même pris le soin d’envoyer un peu d’argent à la famille. Mais, toute cette histoire est fausse.

Djénéba a plutôt été enceinte et a mis au monde un petit garçon. Ne pouvant rentrer au village avec l’encombant ‘’colis’’, elle a décidé de rester à Bamako, en attendant de trouver à qui le confier. En vain. Cette année encore, elle n’ira pas au village.

Hawa, elle, compte rentrer dès la semaine prochaine à la maison.  Hélas, ses patrons ne lui ont rien versé depuis 4 mois avec la seule explication : ‘’Nous n’avons pas d’argent et n’allons pas nous transformer en argent’’.

La jeune ‘’52’’ de son côté n’est pas restée les mains croisées. Elle aurait contacté la police et espère dans les jours à venir, être en possession du fruit de sa sueur.

Ce sont là le quotidien de centaines de jeunes maliennes, victimes d’une société en décomposition où les plus forts écrasent les plus petits.

Voilà des situations révoltantes auxquelles hélas, presque toute une société demeure indifférente.

Que sont-elles devenues, ces nombreuses associations pour la promotion de la femme, la protection de la femme, etc.… ?

Que font-elles ces associations de femmes qui sillonnent dans des voitures au luxe insolent nos campagnes afin de ‘’sensibiliser’’ les femmes ?

A quoi servent ces nombreux séminaires, rencontres, réunions, et débats sur la situation de la femme malienne ?

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : …D’un voleur…</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-voleur-2-2883208.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Jul 2020 17:49:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Employé de bureau dans une entreprise privée à Bamako, Daouda a rencontré l’élue de son cœur, Fifi, l’année dernière au cours d’une soirée dansante chez des amis. Daouda et fifi étaient faits l’un pour l’autre.  Et, peu après, les deux jeunes convolèrent en justes noces. Daouda qui vivait dans la concession paternelle, malgré l’insistance de ses parents, a ainsi abandonné les siens pour habiter une deux pièces à Faladjè avec son épouse.</strong>

L’apprentissage d’une nouvelle vie est parfois difficile. Très vite, notre employé de bureau le comprit.  Obligé désormais de payer des frais de location sur son maigre salaire, il n’arrivait plus à joindre les deux bouts. Son gain mensuel lui permettant tout juste de subvenir aux besoins de sa famille. Mieux ou pire, son épouse a mis au monde une petite fille qui était venue grossir une famille déjà « nombreuse » (le couple) pour un salaire chétif.

Daouda en plus, fume comme une cheminée et doit chaque jour, s’acheter un peu d’essence pour aller au bureau.

La solution qu’il a trouvée pour résoudre ses problèmes, était simple : remettre en espèce tout le nécessaire pour la famille, repérer soigneusement la cachette de madame et…. Attendre.

Ainsi, depuis 3 mois maintenant, Fifi ne cesse de crier au voleur sans jamais avoir eu l’occasion de prendre celui-ci, la main dans le sac. Un voleur qui pourrait être qu’un de ses frères ou la servante. Le mari étant pour sa part, écarté d’office de tout soupçon. Mais, rien à faire, le mystérieux voleur continuait impunément à dépouiller la malheureuse Fifi.

La pauvre femme ne sachant à quel Saint se vouer, s’est donc résignée à contracter des dettes pour arrondir les fins de mois… En attendant de pincer la crapule de voleur. Elle avait même placé un petit pilon dans un coin de la maison en attendant le jour de sa vengeance. Et ce grand jour est arrivé le 20 juin dernier.

Le mari Daouda était allé en mission à Baguineda et n’était sensé retourner à Bamako que le lendemain. Il était 20 heures, quand, fifi confia la garde de sa maison à la servante afin de se rendre à son domicile paternel pour une réunion de famille à laquelle elle avait été convoquée d’urgence.

La « 52 », exténuée par une longue journée un travail s’est endormie… assise dans un fauteuil. Pendant ce temps, quelqu’un s’introduit dans la maison, marchant sur la pointe des pieds. Le voleur n’avait apparemment point besoin de lumière.  D’une part, pour ne pas réveiller la servante et d’autre part, parce qu’il connaissait bien les lieux. A l’œuvre !

Au même moment, madame qui était revenue sur ses pas parce qu’ayant oublié « quelque chose » a senti le coup. Elle avance tout doucement vers la chambre, s’empare de son pilon et pan !  Pan !  Ce fut seulement après, qu’elle cria au voleur. La petite maison a été du coup envahi. Le voleur, étendu à même le sol, s’était évanoui. A côté de lui, une petite caisse, celle de madame. Le voleur n’était autre que Daouda, le mari de fifi. Un lourd silence. On aide à présent fifi, à arroser son pauvre mari d’eau glacée. Revenu à lui peu après, Daouda a soutenu qu’il cherchait une torche afin d’aller aux toilettes, sa mission sur Baguineda ayant été reportée à la dernière minute.

En tout cas, la « torche » … il l’a bien trouvée et… méritée.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise Socio&#45;Politique au Mali : Paroles de mercenaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-socio-politique-au-mali-paroles-de-mercenaire-2883201.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Jul 2020 17:46:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face à la grave crise Socio-politique qui secoue actuellement le pays, des mercenaires de la plume sont mis à contribution pour tenter de sauver et de la plus vile manière la première Institution de la République du Mali à travers la publication de farfelus éléments vidéo et écrits, attribuant les échecs du président IBK à une mauvaise gestion du pays dont il a hérité. </em></strong>
<h3><em>Le chef de peleton de ces journalistes alimentaires, le plus zélé et vorace c’est Mr Saïd Penda, un ancien recalé de l’ECICA, journaliste d’investigation auto proclamé qui n’a plus regagné son pays natal (le Cameroun) depuis maintenant une trentaine d’années.</em></h3>
Quand on trouve facilement à boire et à manger dans un pays autre que le sien, on y reste. Mais, de là à s’y convertir en mercenaire aveuglé par l’argent sale et même à diffamer d’anciens présidents de la République, de ce même pays, c’est un pas que Mr Saïd, notre hôte indélicat vient de franchir.

En effet, le bout d’homme est très connu au Mali pour rentrer partout où son flair lui signale la présence d’argent et d’homme ‘’charitable.’’
<h4>Il est tantôt correspondant d’une agence de presse, (généralement étrangère) tantôt, un journaliste indépendant, tantôt un rapporteur pour des séminaristes. Mais, Saïd est surtout, un mercenaire de la plume capable de vendre son âme au diable pour une poignée de billets de banque.</h4>
Sa dernière ‘’œuvre’’ vidéo et écrite publiée sur Média part est une nauséabonde poésie contre l’ancien président du Mali Alpha Oumar à qui, l’écrivain de la rue attribue tous les malheurs qui frappent le Mali, de l’avènement de la IIIème République à nos jours.

Dans un langage ordurier propre aux chasseurs de primes, le misérable qui imite à la perfection un célèbre journaliste, camerounais d’origine, lui aussi, Saïd Penda conclut ses propos en ces termes :

‘’Aucun de ces problèmes (NDLR : crise actuelle) n’a été créé par IBK. C’est la faute d’un système pervers dont il a hérité. IBK n’a pas failli. Vouloir le renverser est irresponsable et suicidaire’’.

<strong>Le ridicule ne tue pas</strong>

Ceux qui ont payé le malheureux Saïd (pour une misère certainement) pour des ‘’analyses’’ du genre doivent avoir honte du résultat à faire ‘’rire ‘un âne. Même dans le pire des désespoirs, l’on doit conserver un minimum de dignité et de sérénité.

Les irresponsables, ce sont ceux qui attribuent leur échec à d’autres.

Alors qu’eux-mêmes sont comptables du bilan de ces derniers.

Les irresponsables et ‘’suicidaires’’ ce sont ceux qui au lieu de s’assumer, choisissent comme rampart la provocation et le mensonge gratuit.

Les Maliens ne sont pas des amnésiques.

Pour mémoire, le président Alpha, pendant 10 ans au pouvoir ne s’est jamais offert un avion présidentiel.

D’autres par contre, en plus d’avoir hérité d’un avion du genre, ont investi sur le dos du contribuable plus de 20 milliards de nos francs pour acquérir un autre…plus luxueux.

Aussi, quand on parle de 100 milliards de FCFA destinés à acheter du matériel militaire, (mais qui auraient été détournés), l’ancien président Alpha Oumar Konaré n’est ni de près, ni de loin concerné.

Avec Alpha, aucun journaliste n’a été porté…disparu.

Avec Alpha aucun homme politique n’a été pris en otage.

Enfin, aucun enfant de l’ancien président n’a été mêlé à une histoire d’enrichissement illicite, ou de trafic d’influence.

Aucun enfant du président Konaré ne s’est immixé dans la conduite des affaires de l’Etat pendant que leur père était au pouvoir.

D’ailleurs, combien de maliens connaissent les enfants de l’ancien président ?

Alpha Oumar Konaré est rentré à Koulouba par la grande porte le 8 juin 1992 et en est sorti le 8 juin 2002 avec tous les Honneurs.

Les grands hommes (lorsqu’ils le sont réellement) ne seront jamais des petits parmi les mortels que Tous nous sommes.

Alpha Oumar Konaré est un grand homme.  N’en déplaise à ses éternels détracteurs.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc ?, Kokadjè !: « Le Mali est le pays de la débrouillardise ».</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/chic-ou-choc-kokadje-4-2883196.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Jul 2020 17:40:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Prononcée sur un ton presque innocent, cette phrase lapidaire est pleine de significations et cache pas mal de sous-entendus.</strong>

Le Malien se « débrouille ». Comment ?

Pas en se dérouillant selon les prescriptions divines qui veulent que l’homme gagne son pain à la sueur de son front.

En tirant sans cesse le diable par la queue, les Maliens, eux aussi se font tirer la « queue » (faut pas fâcher hein ? Nous s’amuser) par le diable.

Même pas moyen de faire  économie de bouts de chandelles dans un pays où l’indigence côtoie la misère générale.

A défaut de vivre pour manger, il faut bien manger pour vivre.

Joindre les deux bouts, tout juste pour ne pas crever de faim, oblige chaque jour à moult acrobaties.

La ménagère a perdu son panier, entend-on dire face à la hausse abusive des prix des produits de base, alors que le panier était déjà en nille lieues.

A force de chercher leur pitance quotidienne, même les mendiants sont devenus des loups pour l’homme. Mendicité rampante et agression sur le passant, tous les moyens sont bons pour ramasser quelques miettes.

Mais au pays des aveugles, les borgnes sont rois.

De lazare à Crésus, c’est comme la distance entre le ciel et la terre.

Si certains dorment dans les chaudières, d’autres se construisent des châteaux dignes des mille et une nuit. Ne sommes-nous donc pas tous fils d’Adam et Eve ?

Dieu n’est le père à personne. Fort bien, mais, certains roulent sur l’or, pendant que d’autres croupissent dans la misère.

Le monde se divise en deux : entre ceux qui trinquent et ceux qui triment, entre ceux qui sont (presque) au jardin d’Eden et ceux qui boivent le calice jusqu’à la lie.

Le Mali est pauvre, mais <strong>certains Maliens</strong> sont très riches.

Tout le monde se « débrouille ».

C’est la débrouillardise.

Pour tout dire, la débrouillardise, c’est la magouille.

Quand on n’est pas né coiffé, comment se taper une belle voiture, construire une villa au bord du fleuve Niger, avoir un beau verger, un gras compte bancaire ? Les quatre « V », c’est dans l’air du temps qui permet aussi de se taper de belles nanas.

Le petit fonctionnaire puisera à pleines mains dans la caisse du service, l’opérateur économique véreux gonflera la facture, de connivence avec le Boss, des marchés se passent de gré à gré. Commissions et pots de vin sont versés pour obtenir des faveurs particulières. Partout pullulent les plongeurs en eau trouble, les magouilleurs de haute volée, les requins de la pire espèce, les caïmans aux crocs pointus. La sueur du peuple s’en va… en fumée ou en larmes. Misère pour la grande majorité, opulence pour la minorité.

La République est menacée.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Culture de la Paix : Dialoguer et discuter</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/culture-de-la-paix-dialoguer-et-discuter-2878082.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Paix.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 01:54:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Chaque personne, chaque groupe, a une histoire différente. Mais, nous sommes tous des enfants d’Adam. </em></strong>

<strong><em>Accentuer les clivages est meurtrier et stérile. </em></strong>

"La création des cieux et de la terre, la diversité de nos langues et de nos couleurs sont autant de merveilles pour ceux qui réfléchissent", dit le Coran. Mais, reconnaître nos différences pour s’en enrichir n’est pas aussi facile qu’on le pense.

Cela demande d’écouter l’autre et de prendre en compte son témoignage.

Certes, nous sommes tous des êtres humains, mais il faut aussi accepter le fait que nous avons nos différences.

L’important est de dialoguer et de discuter.

Dans les pays occidentaux, la société est basée sur l’égalité. Tous sont des individus libres, indépendants et autonomes.

Pour ne pas se battre entre eux, ils abandonnent leurs pouvoirs au profit de l’Etat qui les gouverne.

Tous égaux, donc, tous soumis aux mêmes lois et aux mêmes sanctions s’ils les enfreignent.

Mais, pour se protéger des abus possibles de l’Etat, ils ont fait reconnaître un certain nombre de droits fondamentaux : ce sont les "<strong>droits de l’Homme</strong>". Et, l’harmonie sociale vient de cette égalité reconnue et acceptée par tous.

En Afrique, les conceptions sont autres.

"Si nous étions égaux, nous ne cohabiterions pas", disait l’autre.

Au sein d’une communauté, ce sont les différences qui sont les facteurs de cohésion de la société. Chacun a son rôle à jouer.

Etant complémentaire de l’autre, il est indispensable. Si tous nous étions par exemple forgerons, la société ne marcherait pas !

De même, chaque membre du groupe possède un pouvoir lié à son rôle : maître des terres, chef de village, guérisseur, forgeron…

La multiplicité de pouvoirs qui doivent collaborer ensemble existe au sein même de chaque communauté.

<strong>Quel rôle de l’Etat ?</strong>

Malheureusement, trop souvent, les différences entre les communautés qui cohabitent dans un même pays sont très souvent des facteurs de division, plutôt que de complémentarité et elles sont exacerbées par les enjeux politiques.

"L’autre" est ainsi montré du doigt comme l’ennemi vis-à-vis duquel il faut affirmer son identité propre.

Les Etats qui jouent sur ces divergences pour asseoir leur pouvoir ne peuvent résoudre les conflits qui en résultent.

Ce sont les populations de base, les "citoyens", qui sont les seuls vrais responsables d’un projet de société pour Tous.

Pour y arriver, pourquoi ne pas se retrouver entre communautés, non pas, pour voir comment exclure l’autre, mais, pour déterminer quelles sont les complémentarités possibles.

Il s’agit alors de négocier un consensus où, chacun peut apporter sa contribution.

Plutôt que ce soit l’Etat qui impose un système de droits basé sur les valeurs d’un groupe et où, tout ce qui n’entre pas est exclu, mieux vaut essayer d’additionner les valeurs des différents groupes.

Lorsqu’on fait cela, on s’aperçoit très vite que tous ont des points communs.

Les aspirations des Hommes sont les mêmes partout : chacun souhaite pouvoir vivre en paix, manger à sa faim, offrir un avenir à ses enfants…

C’est sur ces bases qu’on peut se mettre d’accord sur un code de conduite et élaborer un projet de société commun à partir des pratiques des "vrais gens", ceux qui sont concernés par les problèmes.

Si tout le monde participe à son élaboration, chacun est alors conscient qu’on ne peut pas tout y mettre, mais que le texte prend en compte une partie de son vécu.

En fait, il faut réapprendre ce qui est essentiel, à savoir que nous sommes des êtres vivants, aimants, inscrits dans des identités multiples.

Une même personne appartient de fait à différents groupes qui s’interpénètrent, mais qui ne se recoupent pas entièrement : elle fait partie d’un groupe ethnique, mais aussi d’un pays et d’un continent, elle appartient à un groupe social, à une classe d’âge, à un quartier, à un village, ou même à un parti politique…

Rien qu’en regardant ce qu’on est, on s’aperçoit vite, qu’une identité n’est pas exclusive d’une autre et que, tous, nous avons des intérêts communs avec… le Monde entier.

<strong>Mamadou B. Sidibé</strong>

<strong>(Sociologue)</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Houleuses manifestations contre le pouvoir à Bamako : Des leçons à en tirer</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/houleuses-manifestations-contre-le-pouvoir-a-bamako-des-lecons-a-en-tirer-2878093.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 01:07:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président de la République a essuyé, le 5 juin dernier, des cris de colère de manifestants déchaînés prêts à renverser les institutions.</em></strong>

<strong><em> « IBK et Karim dégagez ! », « IBK, démission ! », « IBK, dégage ! », « IBK, on en a marre ! ». Ce sont là quelques-uns des cris de protestations de milliers de personnes amassées à la Place de l’Indépendance pour dire leur désapprobation de la conduite des affaires du pays</em></strong>.

Et Pr Salikou Sanogo de marteler avec fermeté les revendications fortes des manifestants : « la <em> reconstruction des forces armées et de sécurité, la préservation de l’intégrité territoriale du Mali, une gouvernance vertueuse garantissant la paix, la sécurité, la justice et la réconciliation nationale, la priorisation de l’éducation et de la santé,  la garantie de l’accès aux services sociaux de base et aux infrastructures, la restauration de l’Etat de droit par la consolidation de la démocratie ». Et l’imam Dicko autoproclamé, porte-parole du peuple Malien, de déclarer sous les ovations : </em>« <em>La grande nation du Mali, bâtisseur des empires, n’est pas un peuple soumis, n’est pas un peuple résigné </em>mais un peuple débout ».

Tous les intervenants ont insisté sur le fait que le pays n’est pas bien dirigé, « le conducteur du véhicule Mali est en train de faire trop d’accidents et il faut simplement lui retirer le permis », selon la boutade du Dr Choguel Kokalla Maïga du FSD. Idem pour l’imam Mahmoud Dicko, Cheick Oumar Sissoko, Dr Oumar Mariko, Me Mountaga Tall, Général Moussa Sinko Coulibaly, Konimba Sidibé, Pr Salikou Sanogo, Me Mohamed Ali Bathily, Nouhoum Sarr, Me Hassane Barry, Nouhoum Togo, etc, qui ont tous déploré « la non-gouvernance ou la mal-gouvernance » du pays et plaidé pour que « IBK quitte le pouvoir ».

Eu égard à la mobilisation enregistrée et à la présidence d’une bonne partie de la classe politique et de la société civile, le chef de l’Etat doit prêter une oreille attentive à ces récriminations contre la gouvernance pour en tirer toutes les conséquences. Et l’imam Mahmoud Dicko de menacer ouvertement le pouvoir : « <em>Cette mobilisation n’est qu’un début contre le régime IBK. Il va continuer. Je jure que si ce rassemblement ne lui sert pas de leçon, l’histoire racontera la manière dont son pouvoir prendra fin », </em>a-t-prévenu.<em> </em>

Il serait suicidaire pour le pouvoir d’ignorer les messages forts du vendredi 5 juin, surtout que le pays est à la veille de la formation d’un nouveau gouvernement.

<strong>Un nouveau dialogue s’impose.</strong>

IBK doit faire en sorte que les déceptions et mécontentements exprimés l’incitent à l’ouverture d’un dialogue politique plus inclusif et porteur d’une nouvelle dynamique de gouvernance. Car, cette manifestation doit aussi être considérée comme une soif de changement, un appel à redresser la barre fortement inclinée vers la déchéance du pays. Il s’agit de changer de cap face au laisser-aller, à une sorte d’abandon des manettes du pouvoir, un défaitisme dans la conduite même des affaires d’un pays aussi éprouvé par la crise multidimensionnelle qu’il traverse depuis 2012.

En outre, le chef de l’Etat doit chercher à faire baisser la tension politique dans le pays en s’adressant par exemple à ses compatriotes. Il mettrait à profit cette occasion pour faire des annonces fortes concernant le prochain gouvernement et les futures réformes politiques et institutionnelles.

En clair, l’urgence d’un gouvernement de large union nationale s’impose à plus d’un titre et permettra de rapprocher les protagonistes. Ce qui conduira à trouver, avec les leaders protestataires, des pistes de décisions au plan administratif et politique pour faire face aux nombreux défis qui assaillent le pays : l’école, la sécurité des personnes et des biens, l’Accord pour la paix, l’armée, la pandémie du covid-19, la vie chère, etc. C’est à ce prix, que IBK se donnera des chances réelles de terminer tranquillement son mandat à la tête du pays et aider à relever le pays.

<strong>Malick Camara</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Reprise des cours pour les classes d’examens : Le ministre Famanta rencontre les partenaires de l’école</title>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 01:00:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, Pr. Mahamoudou Famanta, a, dans le cadre de la reprise des cours, programmée pour ce mardi 2 juin, initié une série de rencontres avec les partenaires et acteurs de l’école. </em></strong>

<strong><em>L’objectif est d’informer les acteurs et partenaires de l’école sur les mesures prises par le gouvernement pour réussir une bonne rentrée des classes, à date prévue, pour les classes d’examen, et pour les autres classes qui devront s’ouvrir pour le 1er septembre prochain.
</em></strong>De nombreux acteurs de la société civile, dont des représentants des Comité de Gestion Scolaire (CGS), du Conseil National de la Société Civile, de l’AMSUNEEM, de la Fédération Nationale des Parents d’Elèves et Étudiants du Mali (FENAPEEM), du Conseil Supérieur de l’Education, des promoteurs des écoles privées et des syndicats, ont été reçus tour à tour par le ministre Famanta qui a fait le tour d’horizon sur les mesures envisagées par son département pour garantir aux enfants et aux enseignants une rentrée scolaire apaisée.
Compte tenu du contexte de la crise sanitaire, lié au Covid-19, le ministre a insisté sur la nécessité de respecter les mesures barrières au niveau des établissements scolaires, où les enseignants et les élèves bénéficieront des masques de protection et de kits de lavage des mains.
Autres mesures préconisées: le réaménagement des programmes scolaires, les cours de soutien, la désinfection des classes, la prolongation de l’année scolaire. Sur toutes ces questions cruciales, et pour bien d’autres, comme le cas des volontaires redéployés dans les classes, l’acheminement des kits et des masques dans les différentes localités du pays, y compris les plus difficiles, la gestion de la grève des enseignants et les cours à distance, le ministre Mahamadou Famanta a donné à ses interlocuteurs des éclaircissements, en insistant sur le fait que tout est entrepris, au niveau de son département, pour éviter l’année blanche.

Les uns et les autres ont tenu solennellement à exprimer au ministre leur soutien total pour les efforts déployés par son département pour garantir une reprise apaisée des cours. Ils ont également salué le ministre Mahamadou Famanta pour la marque de reconnaissance qu’il manifeste à leur égard, en les associant à la résolution des problèmes de l’école qui sont, à leurs yeux, une affaire de tous.
Une large convergence de vue, à l’issue de ces concertations sur l’école, s’est dégagée entre les acteurs concernés pour s’impliquer à réussir une reprise normale des cours, dans la perspective de sauver l’année scolaire, tout en assurant, dans nos écoles, le respect strict des mesures barrières contre la pandémie du Covid-19.

<strong><u>Ministère Education Nationale,</u></strong>

<strong><u> Enseignement Supérieur </u></strong>

<strong><u>Et Recherche Scientifique.</u></strong>]]> </content:encoded>
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<title>Engrais chimiques et produits phytosanitaires dans l&amp;apos;agriculture :  Les revers des grands rendements</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/engrais-chimiques-et-produits-phytosanitaires-dans-lagriculture-les-revers-des-grands-rendements-2878079.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 00:50:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La dégradation de l'environnement avec toutes les nuisances que cela entraîne et aussi toutes les catastrophes déjà arrivées ou à craindre (pour ne pas dire attendues), découle de la conjugaison de plusieurs facteurs tout aussi néfastes les uns que les autres et ayant un seul dénominateur : les actions inconsidérées des hommes sur leur milieu de vie. Parmi ces facteurs, l'usage abusif des engrais chimiques et autres produits phytosanitaires dans notre agriculture dite "moderne". </em></strong>

Les caprices de la nature (fluctuations climatiques, sécheresses) et leurs corollaires, que sont les disettes et les famines à travers le monde, ont amené l'homme à la recherche de solutions pour contourner, voire "maîtriser" toutes les contraintes liées à ces phénomènes. Dans certains cas, ce fut admirablement réussi. Dans d'autres par contre. les solutions trouvées, bien que "révolutionnaires". se sont avérées à la longue aussi (sinon plus) dangereuses et néfastes que les problèmes qu'elles étaient censé corriger.

Le côté néfaste de ces inventions obtenues par synthèse et qui se trouvent être pour la plupart xénobiotiques, c'est-à-dire étrangers à la vie, ne devient évident que bien longtemps après qu'elles eussent été d'un usage courant et aient déjà créé une certaine dépendance.

C'est le cas des engrais chimiques et des produits phytosanitaires dont ne veut plus se passer notre agriculture dite "moderne". Pourtant, l'usage abusif de ces produits a conduit à la dégradation à la fois de l’environnement et de la santé des êtres vivants.

<strong><em>« La révolution verte »</em></strong>

Dans l’agriculture, l’usage des engrais chimiques de synthèse remonte à l’aube de l’ère industrielle, quand l’homme a réussi à produire un grand nombre de composés chimiques, organiques nouveaux. Ces produits, de par la célérité qu’ils conféraient à la croissance des plantes tout en les protégeant contre les insectes nuisibles (cas des insecticides et pesticides), ont fini par supplanter peu à peu les encrais traditionnels ou organiques beaucoup plus lents à agir. Ainsi, est née l’agriculture industrielle.

Cependant, il faut attendre le lancement de la "révolution verte~ par la FAO dans les années 60 pour assister vraiment à l'explosion de l'usage intensif des engrains chimiques dans l'agriculture. particulièrement dans le tiers-monde. Cette campagne, lancée au IPD du développement afin d'accroître la production pour atteindre l'autosuffisance alimentaire est apparue comme une bénédiction et - incitation officielle à l'usage des produits chimiques. Elle constitua le point de départ de leur grande vulgarisation. Si l'on ajoute à cela le fait que, peu de temps après le lancement de cette campagne "révolution verte" des pays comme le Mali firent face à des aléas climatiques critiques ayant eu pour conséquence la terrible famine au début des années 70, on comprend aisément que nos paysans se soient résolument tournés vers l'utilisation intensive des nouveaux produits, encouragés en cela par les divers services techniques du département de l'agriculture.

<strong>Un engrenage vicieux </strong>

On se rappelle à ce propos que c'est à cette époque qu'on assista à la création au Mali des opérations de développement chargées d'encadrer le monde rural et de lui vanter les mérites des produits agrochimiques qui lui étaient même procurés à crédit. Mais c'était de bonne foi, car on ignorait presque tout, des conséquences (surtout à long terme) des engrains chimiques tant sur l’environnement que sur l’homme et tous les autres êtres vivants.

Ce qui comptait donc, c’était l’augmentation du rendement. Cela a conduit l’agriculture dans un engrenage vicieux. En effet, « dès qu’un cultivateur cesse de mettre du fumier et d’autres matières organiques sur son terrain, et les remplace par les divers engrais artificiels, la structure du sol commence à se détériorer…

Pour compenser la fertilité naturelle du sol, les cultivateurs sont obligés d’y mettre encore davantage d’engrais. Ce qui perpétue une dégradation croissante, laquelle aboutit finalement à la ruine du terrain » font remarquer Edward Goldsmith et ses collaborateurs dans leur ouvrage "5000 jours pour sauver la planète".

Par ailleurs, soutiennent-ils, la recherche du rendement a conduit la sélection de variétés à haut rendement (VHR) dont une des caractéristiques est qu'elles tirent du sol tous les oligo-éléments comme le zinc, le fer, le cuivre, le bore et le mobylène, alors qu'aucun de ces éléments n'est valablement remplacé par les engrais artificiels.

En conséquence, le sol est privé d'éléments essentiels de sa fertilité, éléments que l'apport des produits chimiques n'est pas à même de lui redonner. Et les auteurs de conclure "qu'on a donc encouragé les fermiers à renoncer aux variétés qu'ils cultivaient traditionnellement pour les remplacer par des variétés de céréales à fort rendement Ces nouvelles variétés nécessitent des quantités massives d'engrais artificiels. Pour illustrer ce point, ils donnent le cas de l'Inde ou la "révolution verte", en augmentant les rendements du blé de 50% et ceux du riz de 25%, n'en a pas moins fait multiplier par vingt, le recours aux engrais chimiques.

Dans son ouvrage, « Tout ce que vous pouvez faire pour sauvegarder l'environnement », Ronald Mary nous rappelle que l'azote, le phosphore et la potasse constituent les trois engrais "magiques" de l'agriculture moderne. Les plantes transforment l'azote en protéines ; cependant, trop d'azote produit des résidus sous la forme de nitrates. Or les nitrates sont toxiques pour les plantes, de même qu'ils polluent les eaux souterraines. Par contre, ils sont très appréciés par les insectes. Pour éliminer ces insectes dont on a favorisé la prolifération par l’apport trop abondant d’azote, on est obligé de se rabattre sur les pesticides, un autre gros danger pour l’environnement.

Quant au phosphate, il a pour caractéristique un pouvoir d’asphyxie des cours d’eau. Or il est charrié par les pluies et entraîné justement vers ces cours d’eau. La potasse, elle, appauvrit les fruits et légumes en réduisant leur teneur en substances essentielles telles que le magnésium, les vitamines et les oligo-éléments. En cela, elle rejoint le VHR.

Ainsi, « la trilogie magique » de l’agriculture moderne peut constituer son trio infernal, son handicap, son ennemie. D'autre part, les produits chimiques utilisés dans l'agriculture ne sont pas totalement absorbés par les plantes. La portion non absorbée peut avoir l'une des conséquences suivantes pour l'environnement : soit elle s'évapore et contribue à polluer l'atmosphère, soit elle s'infiltre dans le sous-sol et finit par contaminer la nappe phréatique ; soit elle est lessivée par les pluies et se retrouve dans les eaux de surface. Dans ce dernier cas, elle favorise la prolifération des algues et entraîne l'intoxication de la faune et de la flore aquatiques en provocant l'eutrophisation des cours d'eau.

Dans tous les cas, elle reste fatale à la composition du sol en ce qu'elle tue les organismes qui en assuraient la fertilité.

Cette dégradation de l'environnement provoquée par l'usage abusif des engrais chimiques va bien sûr affecter l'homme et les autres êtres vivants. Tous les produits utilisés se retrouvent, sous forme de résidus, parfois à des doses incroyablement excessives dans les céréales, fruits, légumes et tous les produits d'origine végétale que les autres êtres vivants et nous-mêmes consommons. L'homme étant au sommet de la longue chaîne alimentaire, il va de soi qu’il est le plus exposé aux conséquences des engrais cliniques utilisés dans l'agriculture. Les résidus dont il est question, provoquent des toxicités chroniques ou des toxicités aiguës selon les cas.

<strong>La cause de « maladies de civilisation »</strong>

Un produit à toxicité aiguë est capable de provoquer la mort, même à petite dose. Quand il est d’une toxicité chronique, il est capable de provoquer la mort ou la maladie lorsque l’homme – ou tout autre être vivant – s’y trouve exposé de façon répétée sur une longue période. Or, tous les produits chimiques sont exposés de façon répétée sur une longue période. Or tous les produits chimiques sont toxiques. Ils sont soit cancérigènes (capables de provoquer le cancer ou d’en favoriser le développement), soit tératogènes (affectant les ovules, les spermatozoïdes ou les embryons et conduisant à des malformations congénitales, soit mutagènes (provoquant des mutations au niveau des gènes et affectant le système immunitaire), soit les trois à la fois. Ils sont soupçonnés d'être à l'origine de nombreuses "maladies de civilisation", comme la plupart des formes de cancer, mais aussi des maladies respiratoires, des dérangements du système immunitaire, des malformations congénitales et des naissances prématurées entre autres. Tout simplement parce que les produits naturels non contaminés et riches en fibres ont cédé la place à des a1iments contaminés par les produits chimiques agricoles. Même consommés à faible dose, ces produits, contenus dans nos aliments, constituent une grave menace pour notre santé à cause du processus de la bio-accumulalion de leurs résidus. Egalement appelée bioconcentration, cette tendance des composés chimiques se fixe sur nos tissus graisseux. La nécessité d'application des engrais chimiques et leur impact positif sur les cultures, découlent d'un certain nombre de conditions dont la première et la plus importante reste la nature du sol. En effet, les engrais, qu'ils soient chimiques ou organiques (fumier, compost, paillis, etc.) ne doivent venir qu'en appoint à l'essentiel qui est la couche arable, cette légère couverture de la terre sur laquelle les végétaux peuvent pousser.

Cette "peau" de la terre constitue une véritable communauté vivante ayant en son sein une multitude d'organismes (insectes, bactéries, moisissures, etc.) dont la présence est essentielle pour la fertilité du sol. L'apport d'engrais dans le sol ne doit donc être envisagée et intervenir que lorsque celui-ci présente des carences dues entre autres à une surexploitation, à un grand lessivage (érosien) ou à la présence excessive d’éléments naturels compromettant ou annihilant sa fertilité comme par exemple une trop grande salinité ou un excès de potasse.

Les engrais chimiques peuvent certes être nécessaires, mais il faut savoir les utiliser en ne les ajoutant qu’à un sol dont l’absence d’éléments naturels de fertilité justifie leur apport, et en respectant la juste dose dont chaque variété de plante a besoin pour sa croissance.

<strong> </strong>

<strong>Dr. Oumar. T. Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à mon oncle Bass :  Cher oncle,</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/lettre-a-mon-oncle-bass-cher-oncle-16-2878076.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 00:46:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Bonjour ! </em>

<em>J’ai bien reçu ta dernière lettre ainsi que le gris-gris sénégalais dont tu me demandes de prendre grand soin. </em>

<em>Merci aussi pour les sages conseils que tu me prodigues. Mais, pour le gris-gris, tu aurais pu t’en dispenser. Ce n’est pas mon genre. </em>

<em>De plus, ces machins, nous les avons ici aussi au Mali. Et pour ma part, je sais ce que valent ces… choses : RIEN !</em>

<em>Walahi, bilahi, je jure tonton !</em>

<em>Je ne crois plus en aucun gris-gris. Je le dis pian ! </em>

<em>Ma foi en Allahou Soubahanatahou me suffit (jusqu’à ce jour en tout cas) et c’est grâce à cette foi sacrée que je n’ai jusqu’ici pas cédé à la tentation de me suicider. Même si, en réalité, j’y pense très souvent. </em>

<em>Le suicide d’ailleurs oncle Bass est la chose des vivants. Or, moi ton petit Ablo, avec les poches trouées, sans emploi, sans la moindre espérance (en dehors de celle que me procure ma foi), je suis mort depuis fort longtemps.</em>

<em>Concernant la troupe familiale, elle est, (grâce à Dieu), au grand complet. Quarante-neuf bouches, bien comptées ! Hélas, (pardon), heureusement, tout le monde est là. Allah Akbar !</em>

<em>Seulement, nous dormons tous sous le gros manguier de la cour de la concession ‘’fourmilière’’, car un petit vent (accompagné d’une petite pluie), il y a quelques jours a complètement décapité le toît.</em>

<em>Nous comptons donc sur ta générosité habituelle, pour faire face à la catastrophe. </em>

<em>Je sais tonton Bass, que c’est dur pour toi aussi à Dakar car le métier de docker est très ‘’cailloux’’. Surtout avec…l’âge.</em>

<em>Bonne nouvelle par ailleurs, quand tu nous annonces que tu viendras pour quelques jours à Fantambougou Bamako, dès que la frontière entre le Sénégal et le Mali sera ouverte.</em>

<em>Tu as bien raison de vouloir regagner notre Mali pour te ressourcer puisque, comme le dit grand-mère, pour savoir où on va, il faut d’abord se souvenir d’où on vient. Merci, cher Bass. Nous t’attendons adorable tonton, les ventres, pardon… les bras ouverts. Surtout que, (en plus) tu ne reviens jamais de Dakar les mains… vides.</em>

<em>A présent, la République. </em>

<em>Ici ou plutôt là-bas (nous autres les Maliens d’en bas sommes de la Rue-publique), rien ne va. Et pour cause, mon pauvre tonton, c’est l’angoisse et la peur qui règnent actuellement dans le pays et dans le monde naturellement. Mais, à Fantambougou, ils sont nombreux à ne pas croire à l’existence du tristement célèbre Corona-Virus. </em>

<em>En effet mon pauvre Bass, à fantambougou, on se salue, main dans la main et le lavage des mains ne s’effectue qu’avant et après les repas. Ils se trompent cruellement, les Fantambougouniens. </em>

<em>Cette implacable maladie est bien là parmi nous et assassine chaque jour ceux qui passent sur son maudit chemin. Walahi, bilahi, je jure !</em>

<em>Sur un tout autre plan, je t’informe que l’école malienne a ouvert ses portes la semaine dernière. Pour seulement les élèves en classes d’examen. Pauvres cancres ! Je me demande bien, avec quel bagage ils pourront sereinement faire face (en deux petits mois) à leurs examens.</em>

<em> A propos, Fatou et N’golo, (dont tu te préoccupes tant) sont tous allés à l’école. Fatou pour la 9<sup>ème</sup> année et N’Golo pour la 12<sup>ème</sup>. </em>

<em>Les pauvres ! Qu’ils réussissent ou pas, qu’ils terminent ou pas l’université, ils n’auront rien d’autre à faire après, que de grossir le lot déjà très impressionnant des diplômes chômeurs.</em>

<em>A moins qu’ils ne choisissent (avant ou après) l’incertain et surtout mortel et incertain chemin de l’Europe ou d’ailleurs.</em>

<em>Que Dieu bénisse le Mali ! Amen.</em>

<strong><em>A lundi prochain Inchalla.</em></strong>

<strong><em>Par ton petit Ablo.</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire :  … du gardien et du bélier</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-du-gardien-et-du-belier-2878073.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 00:39:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Agent de gardiennage dans une de ces nombreuses sociétés à Bamako, AC, âgé d’environ 45 ans, marié depuis 4 ans, est domicilié à Boulkassoumbougou où il partage avec d’autres, une vaste concession.

Travaillant généralement pendant la nuit, AC subit depuis plusieurs mois des pressions de certaines mauvaises langues qui ne cessent de lui dire qu’il est un homme cocu car sa femme recevrait en son absence à la maison, d’autres hommes. Toute chose qui a créé la mésentente et la méfiance entre l’homme et sa femme qui menaient une vie paisible.

Ainsi, depuis quelques temps, A C réputé pour sa gentillesse, son respect pour les voisins, est devenu complément amer, méconnaissable et agressif. Et, quand le matin, il revient de son travail, il suffit qu’un voisin, ‘’les dents en récréation’’, le regarde, pour que l’homme rentre dans tous ses états.

Ce comportement curieux d’AC, a ainsi attiré l’attention de ses voisins, qui suivaient alors ses moindres gestes.

Ils ne tarderont pas comprendre les raisons de l’amertume de leur voisin AC. En effet, ce samedi 23 mai 2020, il était 23 heures à Boulkassoumbougou.

Dans la concession où réside l’agent de gardiennage il n’y avait pas de lumière, faute d’électricité.

Tous les voisins, prenaient de l’air dans la cour quand le mélancolique mari, contrairement à ses habitudes, revint à la maison, armé d’un gros bâton.

Les regards se tournèrent vers notre gardien qui ouvrit sa chambre. Madame y était et dormait à poings fermés. Une fois à l’intérieur, AC bouclait à peine sa chambre qu’il commerça à cogner sur tout ce qui bougeait. Qui se passait-il ? Son épouse criait de toutes ses forces, appelait au secours et ne cessait de lui demander : ‘’mais qu’ai-je fais ? As-tu perdu la tête ?’’AC répondait par des coups de bâton.

Les voisins alertés s’assemblèrent et enfoncèrent la porte de la chambre. Après avoir maîtrisé AC dans l’obscurité, on s’empressa de chercher des torches afin de constater les dégâts.

Chose bizarre, madame n’avait pratiquement pas été touchée.

La vraie victime gisait agonisant dans un coin. C’était le bélier d’un des voisins déclaré égaré depuis le petit soir. L’animal probablement malade, s’était réfugié dans la chambre d’A C qui, l’avait pris pour un de ces hommes qui fréquenteraient sa femme.

Le jaloux mari qui transpirait encore et auquel les voisins ont réaffirmé la conduite exemplaire de son épouse, n’eut d’autre choix que de reconnaître sa maladresse et de consentir à rembourser le prix de l’animal qu’il a sauvagement abattu.

Une chance providentielle pour A C qui aurait pu passer le reste de sa vie en prison, si sa victime n’avait pas été un… mouton.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos Mémorable : Alpha Oumar Konaré Président de la République (7 juin 2002)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/propos-memorable-alpha-oumar-konare-president-de-la-republique-7-juin-2002-2878070.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 00:33:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>‘’Nous voici au terme de la mission que, par la grâce de Dieu, vous avez bien voulu me confier il y a de cela dix ans. Ce soir, je voudrais exprimer à chacun de vous, à chacune de vous, toute ma gratitude.</strong>

Je voulais présenter mes excuses et mes regrets à tous ceux, à toutes celles à qui j’ai pu causer quelque tort. D’autre part, à tous nos concitoyens qui sont aujourd’hui en peine, je voudrais exprimer notre solidarité agissante ; à tous ceux qui ne sont pas en bonne santé, nos meilleurs vœux de prompt rétablissement.

<em>Mes chers compatriotes,</em>

Vous avez accepté de confier les plus hautes responsabilités nationales à moi, « le fils d’un maître d’école et d’une ménagère », venu à vous les mains vides. Toutes ces années, vous m’avez accompagné ; vous m’avez tant donné.

Toutes ces années, vous avez fait de moi tantôt un esclave, un cordonnier, un forgeron, un griot, un noble. J’ai accepté d’être tout cela parce que tout cela est en vous, en nous.

Vous avez fait de moi un catholique, un protestant, un musulman, voire un athée. Je suis devenu tout cela parce que tout cela est de vous.

Vous avez fait de moi tantôt un Songhaï, un Bamanan, un Foulbé, un Dogon, un Tamasheq, un Soninké, un Sénoufo, un Maure, un Minianka, un Bobo, un Bozo, etc. Je suis tout cela en effet.

Vous m’avez fait naître à Diéma, à Tombouctou, à Bamako, à Kayes, à Djenné…J’ai accepté tout cela parce que c’est de tous ces lieux, de toutes ces différences qu’est fait notre pays, ce pays de toutes les couleurs, le Mali si uni, si divers, si pluriel.

Quel bonheur, Quel honneur, de l’incarner, mes chers compatriotes !

Vous m’avez dit, vous m’avez appris que pour être au-devant chez nous, on doit pouvoir accepter d’être traité de tout, d’entendre tout. C’est pourquoi j’ai fait miennes, depuis le début, ces phrases du poète :

<strong><em>Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre</em></strong>

<strong><em>Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,</em></strong>

<strong><em>Pourtant lutter et te défendre ;</em></strong>

<strong><em>Si tu peux supporter d’entendre tes paroles</em></strong>

<strong><em>Travesties par des gueux pour exciter des sots,</em></strong>

<strong><em>Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles, </em></strong>

<strong><em>Sans mentir toi-même d’un mot…</em></strong>

Avec raison ! Plus qu’avec raison !

<em>Mes chers compatriotes,</em>

Ce soir, sont très présents à mes côtés mon épouse, qui aura tout partagé avec moi durant ces dix années, mes enfants, mes parents, mes amis, mes collaborateurs et, je sais, beaucoup d’entre vous.

Ce soir, j’ai une pensée très forte-vous ne m’en voudrez pas, comme le 8 juin 1992, pour un père parti depuis maintenant vingt-sept ans, mon Dieu ! Mais qui ne m’a jamais quitté ! Pour une mère, qui m’a accompagné dans mon itinéraire les cinq premières années. Pour un chauffeur, pour des collaborateurs : chauffeurs, plantons, cadres, prématurément arrachés à l’affection des leurs…

Ce soir, je pense à tous nos compatriotes de l’extérieur ; d’Afrique comme nous tous ; de tous les Africains du Mali, à tous nos autres frères qui ont choisi le Mali, dont la confiance ne nous a jamais fait défaut et dont l’amour pour le Mali est permanent.

Ce soir, je ressens une profonde gratitude à l’endroit de tous les chefs d’Etat, de mes nombreux aînés d’Afrique qui m’ont tenu par la main, accompagné, qui ont poussé le Mali. Nous serons toujours avec eux pour le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) au service de l’Union africaine.

Ce soir, je pense bien sûr-veuillez l’accepter aujourd’hui, aux militants du parti ADEMA qui savent que je n’ai jamais été sans eux et qu’ils n’ont jamais été sans moi. Je pense aussi à tous les militants de tous les partis qui m’ont toujours soutenu avec fidélité et constance.

<em>Mes chers compatriotes,</em>

Aujourd’hui n’est pas jour de bilan pour nous ; d’autres le feront en d’autres moments. Je me dois cependant de dire que depuis le 26 mars 1991, notre pays a opéré beaucoup de changements et, je le pense, en bien, même si je sais que les attentes sont nombreuses.

Nous aurions souhaité faire plus, nous aurions pu faire plus si la compréhension avait été plus grande, plus solidaire, de la part de certains de nos frères.

Nos tâches essentielles étaient de rétablir progressivement, de façon pédagogique, l’autorité de l’Etat, l’unité nationale, la sécurité, la stabilité du pays, la paix sociale.

De grandes réformes économiques ont été opérées, de grands programmes engagés. Relativisons les difficultés scolaires : nous avons mieux fait que beaucoup. Nos résultats sur les dix ans sont mieux que sur des dizaines d’années antérieures. Nous aurions pu mieux faire, nous aurions dû mieux faire. L’école a beaucoup pesé sur la vie nationale parce qu’elle a été simplement, vous le savez, instrumentalisée à des fins politiciennes. Réalisons le consensus autour de l’école et les grands progrès seront là, car toutes les solutions sont connues.

<em>Mes chers compatriotes,</em>

Que les difficultés conjoncturelles, dues fondamentalement à la crise du coton et de la CMDT et à la mauvaise pluviométrie, ne nous arrêtent pas ! Le Mali n’est pas ce Mali que certains dépeignent, voudraient qu’il soit. Le Mali a bien changé : il est ce pays ouvert, rasséréné, confiant, en mouvement.

Soyez fiers du Mali et de ses avancées qui sont le fait de tout notre peuple. Quand nos amis et partenaires témoignent, c’est à la gloire de notre peuple, et c’est justice rendue !

<em>Mes chers compatriotes,</em>

Ce 8 juin est un grand jour, un bien heureux jour ! Il est jour d’accomplissement démocratique.

Le témoin sera remis de nos mains, par la grâce de Dieu et par votre volonté, à notre frère Amadou Toumani Touré. Une main d’honneur ! Sa réussite sera celle de tout notre peuple, notre réussite à nous, personnellement. Nous devons tous être à ses côtés, avec lui.

Demain, l’aîné sans être le plus âgé s’effacera pour le chef de famille.

Il occupera sa place dans le rang, toute sa place, rien que sa place, au service du Mali, au nom des valeurs profondes de respect, de tolérance, de solidarité, de partage, de justice et de travail, dans la fidélité aux idéaux du 26 mars 1991. Tout ce qu’il entreprendra le sera parce que vous lui aurez fait confiance.

Rien ne vaudra le Mali et votre confiance !

Tout sera pour le Mali et l’Afrique, notre pays !

<em>Mes chers compatriotes,</em>

Bon hivernage et encore beaucoup de satisfaction.

Alpha vous dit merci, mille fois merci. Et ensemble avec vous, pour toujours !

Que Dieu nous assiste, assiste particulièrement notre président, le président Amadou Toumani Touré !

Que Dieu veille sur notre grand peuple !

Que Dieu préserve notre pays !

<strong>Je vous remercie.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cuba condamne le terrorisme et la manipulation politique : Déclaration du ministère des Relations extérieures de la République de Cuba</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/cuba-condamne-le-terrorisme-et-la-manipulation-politique-declaration-du-ministere-des-relations-exterieures-de-la-republique-de-cuba-2878090.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 00:02:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministère des Relations extérieures de la République de Cuba rejette énergiquement, comme une calomnie, l’inscription de Cuba sur la liste qu’élabore le State Département pour désigner les pays qui, censément, ne coopèrent pas à fond avec les efforts antiterroristes que consentent les Etats-Unis, une décision rendue publique le 13 mai 2020 que le président Miguel Díaz-Canel Bermúdez a rejetée catégoriquement.

Cette liste unilatérale, arbitraire, sans les moindres fondements, autorité ou appui à l’échelle internationale, ne sert – qui ne le sait? – qu’à diffamer et à menacer de mesures coercitives les pays qui refusent de se plier, parce que souverains, à la volonté des administrations étasuniennes.

L’argument massue de l’administration étasunienne est que des membres de la délégation de paix de l’Armée de libération nationale (ELN) de Colombie sont présents à Cuba.

Or, il est de notoriété publique que, si cette délégation de paix se trouve à Cuba depuis mai 2018, c’est tout simplement à la demande officielle du gouvernement colombien lui-même et de l’Armée de libération nationale, après que l’Équateur a refusé soudainement de rester le siège des conversations de paix entre ces parties.

Ce dialogue de paix avait démarré le 7 février 2017 à Quito (Équateur) à la demande du gouvernement colombien et de l’Armée de libération nationale (ELN), Cuba faisant office de garante de ces conversations, là encore à la demande des parties, de pair avec le Brésil, le Chili, l’Équateur, le Venezuela et la Norvège.

À partir de l’entrée en fonctions de M. Iván Duque Márquez à la présidence de la Colombie, le 7 août 2018, des représentants de ce gouvernement ont, du 8 août 2018 à janvier 2019, eu différents échanges avec Cuba et avec la délégation de paix de l’ELN en vue de poursuivre le dialogue qui avait débuté sous le mandat du président Santos, notre pays ayant toujours agi avec la discrétion requise et en s’en tenant strictement à son rôle de garant.

À la suite de l’attentat commis par l’ELN contre l’École de police de Bogotá le 17 janvier 2019, le président de la République et le ministre des Relations extérieures de Cuba ont exprimé aussitôt leurs condoléances au gouvernement et au peuple colombiens, notamment aux familles des victimes, et réitéré la position ferme de Cuba, qui est de rejeter et de condamner tous actes, méthodes et pratiques terroristes sous toutes leurs formes et manifestations.

Le gouvernement colombien a engagé alors des actions politiques et légales contre la délégation de paix de l’ELN qui se trouvait alors à Cuba, notamment en rompant le dialogue de paix, et a de plus refusé de reconnaître le Protocole relative à la rupture, violant clairement les engagements qu’il avait contractés auprès de six autres nations qui l’avaient souscrit.

Ce Protocole relatif à la rupture, qui avait été signé le 5 avril 2016 par le gouvernement colombien, l’ELN et les pays garants dans le cadre des négociations de paix, stipule qu’en cas d’interruption du dialogue, la délégation des guérilleros devait pouvoir rentrer en Colombie en toute sécurité.

Le gouvernement cubain a soutenu alors – et continue de soutenir aujourd’hui – qu’il est astreint, conformément aux documents signés, à appliquer le Protocole. Cette attitude, largement soutenue par la communauté internationale et par des secteurs attachés à la recherche d’un règlement négocié du conflit armé colombien, constitue une pratique universelle reconnue et ratifiée à maintes reprises parce que conforme au droit international et aux engagements contractés par le pays garant et siège des dialogues de paix. C’est parce que le gouvernement colombien refuse d’appliquer ce Protocole que les membres de la délégation de paix de l’ELN se trouvent toujours à Cuba.

Le gouvernement colombien a entrepris toute une série d’actions hostiles contre Cuba, dont des déclarations publiques, des menaces et des sommations, manipulant pour des motifs politiques la contribution incontestable de Cuba à la paix en Colombie, ce qui est là une marque d’ingratitude. C’est dans le cadre de ces actions que le gouvernement colombien a modifié la posture invariable de tous ses prédécesseurs depuis 1992, qui était de voter la résolution présentée tous les ans à l’Assemblée générale des Nations Unies pour demander la levée du blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique et causant des dommages et des souffrances à notre peuple.

Le jour même où l’administration étasunienne a annoncé qu’elle inscrivait Cuba sur la liste des pays qui ne coopèrent pas à fond avec ses efforts antiterroristes, M. Miguel Ceballos Arévalo, haut-commissaire à la paix du gouvernement colombien, a déclaré publiquement que cette décision du State Département constituait « un coup d’épaule » à son gouvernement et à « sa réclamation insistante », à savoir que Cuba livre les membres de la délégation du paix de l’ELN.

Des secteurs attachés à la paix en Colombie ont été critiqué ces déclarations de M. Ceballos, et plusieurs politiques de ce pays ont demandé des explications au gouvernement à ce sujet et sur les raisons pour lesquelles il méconnaissait le Protocole relatif à la rupture.

Le ministère cubain des Relations extérieures rejette énergiquement les déclarations de ce haut fonctionnaire colombien.

Il appert en tout cas de ces commentaires du haut-commissaire à la paix que, par son attitude, le gouvernement colombien a fourni sur un plateau les arguments dont avait besoin l’administration étasunienne dans ses visées agressives contre Cuba et qu’il a donné son « coup d’épaule » à ses actions infâmes contre une nation latino-américaine et caribéenne.

La présence de représentants de l’ELN à Cuba, fondement de l’accusation étasunienne, n’est qu’un prétexte débile, malhonnête, insensé, facilité par l’attitude ingrate du gouvernement colombien, si tant est que les déclarations de M. Ceballos méritent quelque crédit.

Quoi qu’il en soit, même avec cet appui du gouvernement colombien, l’accusation des Etats-Unis est absolument injustifiée. Il existe des preuves concrètes, dont certaines très récentes, que les gouvernements cubain et étasunien collaborent dans la lutte contre le terrorisme et que leurs services d’application des lois œuvrent de concert dans des actions intéressant particulièrement l’administration étasunienne, ce qui fait de cette qualification du State Département une dénaturation délibérée de la vérité.

Faut-il rappeler que Cuba a été victime de nombreux actes terroristes organisés, financés et exécutés depuis les Etats-Unis par des groupes et des individus qui y ont joui, ce qui est de notoriété publique, de la tolérance et de la protection de leurs différentes administrations? Qu’elle a été aussi victime par le passé du terrorisme d’État direct des administrations étasuniennes qui ont agi parfois de connivence avec la criminalité organisée de ce pays? Et que, par suite de ces actions, 3 478 Cubains ont perdu la vie et 2 099 sont restés invalides?

Le 30 avril dernier, l’ambassade cubaine à Washington a été la cible d’une attaque terroriste. L’administration étasunienne garde depuis un silence complice, refusant de condamner, voire de dénoncer cet attentat, et ne prenant aucune mesure ne contre des personnes et des groupes terroristes de ce pays qui incitent à la violence contre Cuba et ses institutions.

Aussi, à la suite de cet attentat contre notre ambassade à Washington, des ambassades et des diplomates cubains aux USA, mais aussi au Mexique, au Costa Rica, à Antigua-et-Barbuda, au Canada, à Chypre, en Autriche et en Angola, ont-ils fait l’objet de menaces, ce dont les gouvernements correspondants ont été informés.

Cette complicité évidente de l’administration étasunienne risque d’être assumée comme une caution au terrorisme. Mais elle est dans le droit fil de sa politique exacerbée d’agression et d’incitation à la violence contre Cuba, qui va jusqu’à toucher les pays où du personnel de santé cubain travaille dans le cadre de programmes de coopération bilatérale.

Conformément à sa Constitution, Cuba condamne le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, en particulier le terrorisme d’État, et agit contre lui énergiquement: son engagement à cet égard est absolu et catégorique, et s’appuie sur la législation. Il est douteux – et les raisons abondent en se sens que l’administration étasunienne puisse être aussi catégorique dans ce domaine!

Cuba a appuyé invariablement la recherche de la paix en Colombie et a travaillé, en sa qualité de pays garant, à la mise en œuvre de l’Accord de paix souscrit entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (FARC-EP) et le gouvernement colombien, bien que celui-ci ne l’ait pas protégé dûment ni garanti son application au pied de la lettre.

Comme il l’a déjà fait par les voies diplomatiques, le ministère cubain des Relations extérieures demande au gouvernement colombien de préciser sa posture au sujet du rôle des pays garants, notamment de Cuba, dans le processus de paix colombien.

Le ministère cubain des Relations extérieures tient aussi à connaître quelle est la position du gouvernement colombien sur la mise en œuvre de l’Accord de paix qu’il a souscrit avec les FARC-EP.

Le ministère cubain des Relations extérieures demande instamment au gouvernement colombien de formuler sa position officielle au sujet des motifs et de la part qui lui reviennent dans cette inscription de Cuba sur la liste élaborée par le State Département et d’éclaircir le rôle et l’attitude de ses fonctionnaires lors des échanges réalisés au préalable avec les Etats-Unis.

Pays victime lui-même du terrorisme, Cuba déplore, sous quelque forme que ce soit, la manipulation et l’opportunisme politiques sur un point si sensible.

<strong>La Havane, le 1er juin 2020.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la désertification au Mali : Le défi peut être relevé</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/lutte-contre-la-desertification-au-mali-le-defi-peut-etre-releve-2876448.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 01:40:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’une des menaces fondamentales qui minent le monde contemporain est la désertification.</em></strong>

<strong><em>La manifestation la plus grave de ce fléau est l’érosion du sol, notre support physique et nourricier. </em></strong>

<strong><em>Vaincre le phénomène est possible, mais, à condition d’y faire fasse avec détermination.</em></strong>

Transcendant le problème strictement forestier, Au breville dans son célèbre ouvrage Climats, Forets et Désertification de l’Afrique Tropicale" (1949) avait ému l’opinion en soulignant que, "le fait que l’Afrique Tropicale manquera de bois de chauffe pour son développement économique futur, est un problème secondaire à coté de l’augmentation générale de l’état d’aridité du continent par suite de la disparition des forêts denses et leur transformation en savane, la régression des savanes au profit du Sahel et le recul de ce dernier devant les assauts de sable du désert".

Tout cela, disait-il, se traduira par un abaissement général du niveau des nappes d’eau, une diminution de la quantité et de la fréquence des pluies et une augmentation de la température du continent.

Ces pensées jadis considérées comme des assertions constituent aujourd’hui des réalités irréfutables.

La majeure partie de l’Afrique manque d’eau, de bois et de sols fertiles pour être au rendez-vous des continents développés et économiquement stables pour un horizon acceptable.

Cette situation de crise d’eau et de terres fertiles menace les activités agro-pastorales et maintient l’Afrique à un niveau misérable et stagnant de développement.
<h1>Le cas du Mali est un vieux mal</h1>
Ses causes sont nombreuses et toutes connues.

Elles ont pour noms : l’agressivité du climat tropical (pluies torrentielles, sécheresse), la nature des sols et les activités humaines comme le déboisement, le surpâturage, les feux de brousse, l’urbanisation, la construction de routes etc.

Comme le disait Chateaubriand, "<strong><em>les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent".</em></strong>

Ces causes humaines sont souvent d’ordre économique ou culturel et ont pour fondement, l’exploitation agricole axée sur le système itinérant caractérisé par des défrichements constants ; l’exploitation pastorale reposant sur la transhumance et l’élevage de prestige et les feux annuels de brousse.

Aussi, sont causes de désertification, la non prise en compte par le gouvernement des connaissances, aptitudes, pratiques et aspirations des populations dans l’élaboration  des politiques de gestion des ressources naturelles, les coupes de bois pour la production d’énergie domestique ou pour la construction.

A ces facteurs classiques de désertification, se greffent aujourd’hui ceux liés aux déchets plastiques ménagers, surtout dans les centres urbains.

<strong>Des Remèdes ?</strong>

L’ensemble des constats faits attestent que la lutte contre la désertification doit être abordée comme une approche globale d’utilisation de l’espace (Gestion des Ressources Naturelles) comme l’ont recommandé le CILS et le Club du Sahel. Cela est possible par le biais de l’approche aménagement et gestion des terroirs villageois qui a façonné dans le passé des villages et le paysage rural.

Il s’agit donc de la redécouverte d’un ensemble de règles coutumières ayant précédé à l’accès et l’appropriation de la terre, à la délimitation des forêts sacrées, à l’utilisation des points d’eau et à l’organisation de la pèche et de la chasse traditionnelles.

Nous devons reconnaître et composer aujourd’hui avec une donnée constante : la population augmente, les besoins humains en espace augmentent, mais la superficie de la terre exploitable n’augmente pas.

C’est pourquoi, il faut en arriver à un plan d’utilisation et de restauration de chaque espace villageois.

Cette stratégie doit reposer sur la mobilisation de la société civile, des agents d’encadrement et des décideurs sur le nécessité d’aborder le problème comme une approche globale de gestion de l’espace reposant principalement sur la compréhension et l’adhésion des populations à la base.

L’axe central de la stratégie est la remise en cause de notre conception de l’exploitation du sol et des autres ressources naturelles à travers la pratique de l’agriculture biologique, les travaux de conservation et de reboisement, et d’intenses activités de sensibilisation, d’information et d’animation.

Ces actions, du reste techniques ne sont pas déterminantes.

Elles doivent venir en appoint à des structures de développement flexibles, décentralisées et adéquatement préparées à leurs missions.

Celles-ci, à leur tour doivent venir en appoint à des populations informées, organisées et responsabilisées.

Il est essentiel que l’ensemble des intervenants aient un support financier stable et qu’ils soient guidés par des structures de recherche participative, organisées et décentralisées.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>

<strong>(Avec la collaboration </strong>

<strong>de M. Mambi Fofana </strong>

<strong>expert environnement)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Ecole malienne ouvre ses portes pour les élèves en classes d’examen : Pour la grande majorité ‘’Corona&#45;Vacances’’ continue !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/lecole-malienne-ouvre-ses-portes-pour-les-eleves-en-classes-dexamen-pour-la-grande-majorite-corona-vacances-continue-2876445.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 01:36:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les écoles maliennes ouvriront leurs portes demain 2 juin sur toute l’étendue du territoire national. Mais, seuls les élèves en classe d’examen (DEF, BAC, CAP et BT) sont concernés. </em></strong>

<strong><em>Les autres, l’écrasante majorité devront attendre septembre prochain pour reprendre les cours. Corona-virus, quand tu nous tiens… </em></strong>

L’annonce a été faite samedi dernier par les hautes autorités scolaires de notre pays : la reprise des cours le 2 juin concerne exclusivement les élèves en classes d’examen. Ceux-ci disent-elles, seront dans toutes  les conditions pour suivre en toute sécurité leurs études.

‘’Nous avons suffisamment de classes pour faire respecter la distanciation entre les élèves, le matériel (masques, savons et autres) est disponible.’’ Assez de classes ?

C’est évident, puisque la grande majorité des élèves ne sera pas au rendez-vous.

Concernant les masques et savons, il est normal qu’ils soient disponibles. C’est le minium et le moindre mal.

Mais, qui va payer aux élèves les parapluies et les bottes par ces temps d’hivernage ? Tout cela, relativement peut être géré.

Le vrai problème se situe au niveau des  enseignants.

Sur ce plan, nos autorités scolaires reconnaissent que les ‘’volontaires’’ et les nouvelles recrues de l’éducation ne sauront  à eux seuls faire face à la situation. Cela, dans la mesure où le nombre de classes sera multiplié par trois, voire quatre pour des élèves. ‘’confinés’’ d’habitude dans une seule dont l’effectif oscille entre 60 et 150 élèves.

Appel est alors lancé aux enseignants grévistes qui sont si déterminés à avoir  gain de cause dans leur combat pour obtenir plus d’argent, et qui, avant le Covid-19 avaient en otage pris l’Ecole depuis novembre 2019.

Aussi, c’est  avec une réelle surprise que l’on apprend qu’aujourd’hui encore, les autorités scolaires sont à l’étape de négociations avec  ces enseignants grévistes.

Ne devraient-elles pas (nos hautes autorités de l’Education) profiter de cette longue période (mars, avril, mai) pour définitivement mettre fin  à cette crise scolaire qui n’aura que trop duré ?

En tous les cas, que les négociations entre le gouvernement malien et les enseignants grévistes aboutissent (ou non) à des accords, l’année scolaire 2019-2020 est déjà un mémorable échec à ne pas  mettre au compte exclusif du Covid-19.

Autre annonce faite (samedi dernier) par les hautes autorités scolaires du Mali, c’est la reprise des cours pour l’ensemble des autres élèves en septembre prochain. Les pauvres !

Ils auront au moins pour certains (en milieu rural) la possibilité d’aider leurs parents dans les travaux champêtres.

Les autres, pendant ce temps (en milieu urbain) sombreront dans la délinquance. Faute d’avoir la chance d’être des enfants  de nantis.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prix du Militaire de l’année 2019 au Mali : Une Brésilienne et une Indienne, remportent le trophée</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/prix-du-militaire-de-lannee-2019-au-mali-une-bresilienne-et-une-indienne-remportent-le-trophee-2876437.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 01:25:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une Casque bleu brésilienne en République centrafricaine et une Casque bleu indienne qui a récemment terminé sa mission au Soudan du Sud ont été sélectionnées pour recevoir le Prix du Militaire des Nations Unies de l’Année 2019 pour la Défense de l’Egalité des Genres.
</em></strong>
La Commandante Carla Monteiro de Castro Araujo, officière de la marine brésilienne travaillant à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et le Major SumanGawani de l'armée indienne, observatrice militaire récemment déployée avec la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) recevront le prix à distance lors d'une cérémonie en ligne présidée par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, à l'occasion de la Journée internationale des Casques bleus de l'ONU, le vendredi 29 mai 2020.

Créé en 2016, le « Prix du Militaire de l’Année pour la Défense de l’Egalité des Genres » décerné par les Nations Unies reconnaît le dévouement et les efforts d'un soldat de la paix dans la promotion des principes de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité dans le contexte d'une opération de paix, tel que nommé par les Chefs de mission et Commandants de la Force des opérations de paix. Pour la première fois, deux Casques bleus recevront conjointement le prix pour leur contribution à cette cause importante.

« Ce prix est la reconnaissance du travail d'équipe impliquant la Force de la MINUSCA et la composante civile », a déclaré la Commandante Monteiro de Castro Araujo en recevant la nouvelle de son prix. « C'est très gratifiant pour moi et la Mission de voir que nos initiatives portent leurs fruits », a-t-elle ajouté. La Major Gawani a également exprimé sa satisfaction de voir son travail d’observatrice militaire des Nations Unies reconnu. « Quelle que soit notre fonction, notre position ou notre rang, il est de notre devoir, en tant que soldats de la paix, d'intégrer une approche genre dans notre travail quotidien et de nous l'approprier », a-t-elle noté, « dans nos interactions avec nos collègues comme dans celles avec les communautés ».

La Commandante Monteiro de Castro Araujo est conseillère militaire pour l'égalité des genres et la protection au quartier général de la Force de la MINUSCA depuis avril 2019. Au cours de son service, elle a établi et dirigé un programme de formation complet sur les aspects liés au genre et à la protection. Grâce à ses efforts, la Mission a considérablement augmenté le nombre de points focaux pour la protection des femmes et des enfants et leurs localisations respectives. Elle a contribué à faire passer les patrouilles sensibles au genre engagées avec les communautés locales de 574 à près de 3 000 par mois. Depuis son déploiement à la MINUSS en décembre 2018, la Major Gawani a encadré plus de 230 observateurs militaires des Nations Unies sur les violences sexuelles liées aux conflits et a assuré la présence d’observatrices militaires dans chacune des équipes de secteur de la Mission. En apportant son soutien, son mentorat, ses conseils et son leadership, elle a contribué à créer un environnement propice pour les opérations des Casques bleus des Nations Unies. Elle a également formé les forces gouvernementales sud-soudanaises et les a aidées à lancer leur plan d'action sur les violences sexuelles liées aux conflits.

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a félicité la Commandante Monteiro de Castro Araujo et la Major Gawani pour leur récompense. « Ces Casques bleus sont de puissants modèles. Grâce à leur travail, elles ont apporté de nouvelles perspectives et ont contribué à renforcer la confiance parmi les communautés que nous servons », a-t-il déclaré. « Grâce à leur engagement et à leurs approches innovantes, elles démontrent la norme d'excellence qui inspire les soldats de la paix du monde entier. Alors que nous faisons face aux défis actuels, leur travail n'a jamais été aussi important ou pertinent. »

C'est la deuxième année consécutive qu'une Casque bleu brésilienne reçoit ce prix prestigieux et la première année qu’il revient à une Casque bleu indienne

<strong><em>À propos des lauréates :</em></strong>

<em>La Commandante Monteiro De Castro Araujo a rejoint le Corps de santé de la marine brésilienne en 1997 où elle y a travaillé pendant plus de dix ans comme dentiste praticienne active. Pendant plus de cinq ans, elle a travaillé pour l'unité médicale expéditionnaire de la Marine avec une expertise en gestion et contrôle des risques et en assistance sanitaire. Elle est diplômée du Collège des officiers en 2012.</em>

<em>La Major SumanGawani a rejoint l'armée indienne en 2011 où elle est diplômée de l'Académie de formation des officiers, puis a rejoint le Corps des transmissions de l'armée. Elle est titulaire d'un baccalauréat en génie des télécommunications et d'un baccalauréat en éducation, respectivement du Collège militaire des télécommunications et du Collège d’éducation supérieure du Gouvernement de Dehradun, en Inde.</em>

<em> <strong>Note aux rédactions :</strong></em>

<em>Le Prix Militaire de l’Année pour la Défense de l’Egalité des Genres relève des principes énoncés dans la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies (RCSNU 1325) et les résolutions qui ont suivi sur les femmes, la paix et la sécurité. Celles-ci appellent les acteurs à intégrer une approche relative au genre dans tous les aspects du maintien et de la consolidation de la paix et à garantir la participation des femmes à la paix et aux processus politiques. Ils appellent également à la protection contre les violences sexuelles liées aux conflits et à leur prévention et à l'élargissement du rôle et de la contribution des femmes dans les opérations des Nations Unies, y compris des femmes Casques bleus en uniforme.</em>

<em> 6,4% des 85 000 soldats de la paix en uniforme qui servent aujourd'hui dans nos missions sont des femmes, et ce nombre ne cesse d'augmenter. L'ONU travaille avec les États membres pour augmenter le nombre et le pourcentage de femmes militaires, policières et membres du personnel judiciaire et correctionnel qu'ils contribuent au maintien de la paix des Nations Unies, notamment par le biais de l'initiative Action pour le maintien de la paix. Dans ce contexte, la promotion de la participation des femmes, tant au maintien de la paix qu'au sein des sociétés dans lesquelles nous travaillons, est au centre de nos efforts, en partenariat actif avec les États membres.</em>]]> </content:encoded>
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<title>Histoire : Du charretier et de l’ânesse</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-du-charretier-et-de-lanesse-3-2876434.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 01:19:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>M. Kanté est charretier au quartier ‘’Ghana’’ à Bamako. Agé d'une quarantaine d'années, il est marié et père de 3 enfants.</strong>

Dans la petite famille, l'entente est parfaite entre père et mère, entre enfants et parents.

M. Kanté cependant, a petit à petit pris goût à mener des activités "extraordinaires" qui affecteront gravement la cohésion dans son couple.

En effet, depuis quelques mois, l’hommea complètement changé de comportement. Après le travail, il ne rentre plus à la maison à 18 heures comme d'habitude, mais bien au-delà de 20 heures. Et, une fois arrivé à domicile, notre charretier, après avoir mangé et donné le "nansongo" du lendemain se jette sur le lit conjugal et s'endort.

Son épouse, D.D., l'a plusieurs fois réveillé afin de se « sentir comme une femme mariée », mais notre charretier ne tient qu'à son sommeil.

Aussi, depuis bientôt deux mois, (même pendant le Ramadan) la pauvre dame vivait ce calvaire. Elle décidaalors (le 25 mai dernier) de faire ses propres enquêtes afin de découvrir la mystérieuse ‘’femme’’ qui est à l'origine de son malheur.

Notre charretier qui pour sa part ne se doutait de rien, dès 17 h 30 mn ce jour, après avoir fini le travail, prit le chemin de retour : direction Ghana. D.D. à distance suivait son mari.

Charretier et "détective" arrivent enfin au niveau d’un espace non éclairé.

Mr Kanté cependant, au lieu de prendre le chemin qui mène à la maison, s'engage dans les buissons avec sa charrette tirée par son ânesse.

Là, il resta assis jusqu'aux environs de 20 heures. D.D. s'approcha sans faire de bruit. Son homme était-il devenu fou ? Patience : le mystère sera éclairci car notre charretier se mit à se déshabiller et le voilà entrain de faire ‘’certaines choses’’ avec… son ânesse.Celle-ci semblait soumise et habituée à la bêtise.

A la vue du spectacle, D.D. se mit à hurler de toutes ses forces.

Paniqué notre charretier d'un bond abandonna l'ânesse et la charrette et ‘’fila’’ vers son domicile.

Tout tremblant, il s’y habilla proprement avant d'être informé par les enfants que son épouse D.D., accompagnée d'une foule, était là devant la concession avec la charrette et l'ânesse.

Les voisins du charretier mis au courant de ce qui venait de se passer, arrivèrent à disperser la foule.

Pour punir son mari, D.D. a tout simplement vendu et la charrette et l'ânesse pour acheter trois pousse-pousses. L'un sera utilisé par Mr Kanté les deux autres par les enfants.

La famille se préparerait également à changer de quartier. Pour des raisons... faciles à comprendre.

<strong> </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la Covid&#45;19 : Le prix Nobel de la paix aux médecins Cubains ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/lutte-contre-le-covid-19-le-prix-nobel-de-la-paix-aux-medecins-cubain-2876431.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 01:16:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une quarantaine d'organisations européennes soutiennent la proposition de décerner le prix Nobel de la paix aux brigades médicales cubaines du contingent Henry Reeve, pour leur contribution à la lutte mondiale contre la COVID-19.</em></strong>

Lancée le 28 avril par les associations Cuba Linda et France Cuba, l'initiative a reçu jusqu'à présent le soutien de nombreux groupes de solidarité, de forces politiques et de syndicats en France, en Espagne, en Irlande et en Italie, et de plus d’un millier d'internautes sur la page Facebook Prix Nobel de la paix pour les brigades médicales cubaines Henry Reeve.

Certains des défenseurs de la reconnaissance des médecins cubains préconisent d'étendre la campagne à un comité international.

Ces derniers jours, plusieurs organisations se sont jointes à l’appel : l'Union départementale de la CGT des Bouches-du-Rhône, le Comité de Toulouse France Cuba, pour l’Espagne, Euskadi Cuba, Cubainformacion.TV, les communistes de Catalogne et pour l’Italie, l'Association nationale d'amitié Italie-Cuba, entre autres.

En France, l'initiative est également soutenue par Cuba Coopération France, Cuba Si France, Ardennes-Cuba, Montpellier Cuba Solidarité, le Cercle Bolivarien de Paris, le Collectif Alba-France, Les Enfants de Cuba Marseille, Racines cubaines, l’ARAC-Cuba-Solidarité, le Groupe d'amitié France-Cuba à l'Assemblée nationale et le PRCF-Parti communiste révolutionnaire de France.

Les Amis de Cuba en Charente-Maritime, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), le Comité parisien de solidarité avec Lula, le Rassemblement communiste, et la Cellule du Parti des travailleurs brésiliens à Paris s'y sont également joints.

Depuis d’autres parties du monde, le Comité international Paix, Justice et Dignité des peuples, le Groupe de soutien à Cuba (Irlande) et l'Association valencienne d'amitié avec Cuba José Marti (Espagne) ont signé l’appel.

&nbsp;

<strong>Liliana Garcia Socarras</strong>

<strong>Ambassadeur de Cuba à la République du Mali</strong>

<strong>Tél: (223) 20200288 Port: 79143384</strong>

<strong>Soutien croissant à la proposition de décerner le prix Nobel de la paix aux médecins cubains</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lettre à mon oncle Bass,</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/lettre-a-mon-oncle-bass-26-2876442.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 00:32:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cher oncle,</em></strong>

<em>Salamou Aleïkoum ! </em>

<em>Dans la famille à Fantambougou-Bamako, nous disons, non seulement « Aleïkoum Assalam », mais aussi, « Alhamdoulilahi ». </em>

<em>Toutes mes excuses pour ne pas te traduire tous ces termes, mais, toi-même tu sais, comme ça, je les ai appris et comme ça, je les rends ou les garde.</em>

<em>Mais, revenons à la famille, pour te dire que grand mère se porte comme un charme et les 48 bouches de la troupe familiale continuent d’être fonctionnelles. Au moins une fois tous les 3 jours. Bonne et dure nouvelle. </em>

<em>Bonne, parce que, personne ne désire voir stationner devant chez soi, ce détestable minibus noir. </em>

<em>Dure, parce que, faire « fonctionner » des bouches et entretenir des ventres, ne relèvent pas du facile.  Surtout pour nous autres les « en bas ». Mais, toi-même tu sais, Tonton, les « voies du Seigneur sont impénétrables ». </em>

<em>C’est pourquoi, malgré le corina-virus et le misère-virus, nous demeurons encore du monde des vivants. Cela, si vivre, c’est seulement exister physiquement.</em>

<em>A propos de Corona-virus, cette pandémie de la mort, elle continue de sévir et fait implacablement un carnage au Mali.</em>

<em>C’est pourquoi, actuellement, c’est le ministre de la Santé qui a ravi la vedette  à tous les autres. </em>

<em>En effet, dans ce département où l’argent coule à flot, le maître des lieux et ses collaborateurs se ‘’lavent les mains’’ et nous bombardent de messages anti-corona-virus.</em>

<em>Toujours concernant le Corona-Virus, je te le dis franchement mon pauvre Bass, il tue par milliers dans le monde et aussi (chez nous) au Mali. Les chiffres officiels des victimes sont connus.</em>

<em>Presqu’un millier de cas, presque 200 morts dans notre pays.</em>

<em>C’est trop, c’est vrai. Mais, au moins, avec le Coronavirus, il y a un décompte. </em>

<em>Walahi, bilahi, je jure tonton Bass, nul ne peut nous dire combien de maliens meurent chaque jour suite à cette autre pandémie : le misère-virus.</em>

<em>Au Mali, mon pauvre Bass, en silence meurent et au quotidien des centaines de gens d’en dessous, faute de bouffe, de soins de santé et d’espoir. Je le dis pian !</em>

<em>Parce que, c’est ça qui est ça. Walay, bilahi, je jure !</em>

<em>Sur un tout autre plan (tu dois le savoir) le mois sacré du Ramadan a pris fin, il y a quelques jours.</em>

<em>Rien  à signaler à propos, parce que, toi-même tu sais, le jeûne n’est fini que pour les nantis. Pour nous autres, les Maliens des Fantambougou, il continue. Comme d’habitude. Du 1<sup>er</sup> Janvier de chaque année, au 31 Décembre. c’est ça qui est ça ! Malheureusement.</em>

<em>Sur le plan politique, je t’informe cher oncle qu’actuellement la principale préoccupation de la nation, (en dehors  du Covid-19) c’est le cas  du grand frère, l’honorable Soumaïla Cissé enlevé depuis plus de 2 mois par des cafards armés dans le cercle de Niafunké. Le pauvre était en campagne électorale. Et pour une fois, tous les hommes politiques semblent sincères quand ils expriment leur solidarité avec l’honorable Soumaïla Cissé et réclament sa libération.</em>

<em>Il faut saluer dans ce sens l’appel avec émotion lancé par le président IBK qui demande aux ravisseurs de libérer l’honorable Soumaïla Cissé. Parce que, a dit le président de la République, le célèbre otage ne mérite pas ce sort.</em>

<em>Walahi, bilahi, je jure tonton, IBK était sincère… Même s’il n’avait pas versé des larmes. ‘’authantiques’’. L’honorable Soumaïla Cissé délivré des mains de ceux qui l’ont enlevé ? Ce serait une excellente nouvelle. </em>

<em>En attendant, que Dieu sauve les choses certaines choses des nageurs que nous les petits et les faibles sommes.…. Amen.</em>

<em> <strong>A lundi prochain Inchalah !</strong></em>

<strong><em>Par ton petit Ablo.   </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables: Zoumana Sacko, ex&#45;premier ministre (Juin 1993)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/propos-memorables-zoumana-sacko-ex-premier-ministre-juin-1993-3-2872109.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 May 2020 02:55:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>"Je souhaite que le jeu institutionnel, majorité présidentielle-opposition, se déroule dans le respect mutuel, surtout dans la prise en compte des intérêts de ce peuple qui a tant souffert mais qui comporte en son sein, d’énormes ressources morales et surtout qui a démontré par le passé, sa capacité extraordinaire à faire face aux défis."</em>

<strong>Feu Pr. Mohamed Lamine Traoré, Vice-Président de l’ADEMA-PASJ (sept 1994)</strong>

« A ceux qui souhaitent dans la jubilation secrète que l’ADEMA éclate et ceux qui, dans un tremblement inquiet, craignent qu’il n’éclate pas, je dirai, l’ADEMA n’éclatera pas. A moins que les frelons n’envahissent la ruche, en chassant les abeilles ».

<strong>Me Abdoulaye Garba Tapo (Président du RND, 1997)</strong>

<em>« Nous avons toujours pensé que le Mali, c’est notre Mali à tous et que nous devons le construire. Pour cette raison, nous pensons qu’il fallait éviter qu’il y ait des camps ennemis qui soient là à s’affronter inutilement ». </em>

<strong>Alpha Oumar Konaré, Président de la République (8 Juin 1992) </strong>

<em>« Le gouvernement de la République n’a pas le droit de tricher avec notre peuple en s’engageant sur la voie des promesses faciles qu’il ne pourra tenir. Il devra cependant jouer les règles de la rigueur, de la bonne gestion, de la transparence, de la solidarité et de la justice ».</em>

<strong>Sambi Touré, journaliste (Avril 2001)</strong>

<em>"Le Mali est l’un des pays qui a le plus grand nombre d’organes dans la sous-région. Mais, le problème de cette presse, c’est la qualité, pour parler de professionnalisme".</em>

<strong>Soumeylou Boubèye Maïga (2000) </strong>

<em>« Les causes profondes de la déchirure des partis et de la grande confusion politique actuelle sont dues au fait qu’au lendemain du 26 Mars, des gens qui ne devraient jamais se retrouver dans le même camp ont été mis ensemble ».</em>

<strong>Me Wahab Berthé, secrétaire général du RDP, novembre 1994</strong>

<em>« Le constat que l’on peut faire, c’est que, ces attaques, sont des actes de terrorisme et il faut les combattre en tant que tels. Ce sont des actes de terrorisme qu’on ne peut pas tolérer dans un Etat de droit, parce qu’il s’agit de prendre la Nation en otage…</em>

<em>Il est évident que la politique, c’est faire la guerre et faire la guerre, c’est faire la politique. Les deux vont ensemble ».</em>

<strong>Professeur Yoro Diakité (2002)</strong>

« Les objectifs essentiels immédiats du 26 mars étaient l’instauration du multipartisme intégral et de la liberté pour les gouvernés de choisir leurs gouvernants. Ceux-ci ont été atteints. Mais, l’espoir populaire attendait un mieux vivre et surtout devenir maître de sa propre histoire. De cela, nous en sommes loin ».

<strong>Amadou Toumani Touré, Président du CTSP (1991)</strong>

<em>« Depuis que Moussa Traoré est tombé, nous assistons à une prolifération d’hommes braves ».</em>

<strong>Rassemblées</strong>

<strong> Par Boubacar Sankaré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire… : … de punition conjugale</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-de-punition-conjugale-3-2872090.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 May 2020 02:21:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[M.S. est un employé de bureau ayant servi pendant 5 ans l’administration malienne dans les régions nord de notre pays. Depuis Août 2019, son principal vœu a été exaucé : servir à Bamako. Et, dès Septembre de la même année, dans son impatience à regagner la capitale, M.S. n’a point voulu attendre une quelconque réquisition. A ses frais, et en compagnie de sa femme Zeynab, un jeune arabe, il a regagné Bamako et s’est trouvé une maison dans une concession qu’il partage avec d’autres locataires à Yirimadio.

Le nouveau venu s’est très tôt fait remarquer de ses voisins de concession, tous des Sénégalais résidant au Mali ! Et pour cause. M.S. sort du domicile conjugal tous les soirs vers 19 heures et n’y revient qu’au petit matin. Couvre-feu oblige.

En plus, notre employé de bureau, n’adresse jamais la parole à ses voisins, comme s’il avait du mépris pour eux.

Contrairement à son mari, Zeynab quant à elle, est fort aimable avec ses voisins sénégalais qui ont fini par lui donner le mignon surnom de « Waou ».

Le temps passait et la pauvre « Waou », de plus en plus malheureuse, inspirait de la compassion à tous. Surprise générale le 15 avril dernier. M.S., dès 17 heures, s’est endormie sur sa chaise après avoir avalé un bol de bouillie que lui avait servi son épouse.

Ce changement extraordinaire de comportement de M.S. a suscité curiosité et inquiétude chez les voisins qui décidèrent même de s’approcher de lui pour vérifier s’il n’était pas mort. Inquiétudes vite balayées par « Waou » qui expliqua avoir mis dans la bouillie de son mari, une forte dose de somnifère afin de l’empêcher d’aller dans la rue. Rires des uns, applaudissements des autres.

Mais personne ne se doutait de ce que réservait la dame à son vagabond de mari « endormi ». « Waou » s’est même fait aider par un voisin pour traîner M.S. jusqu’au lit conjugal.

Vers minuit, chacun des voisins avait regagné son lit. Alors que l’on pouvait juste entendre encore quelques rires de part et d’autre, un cri effroyable se fit entendre. Après… plus rien.

Tous les voisins sortirent alors dans la cour pour se diriger vers la maison de M.S. et son épouse, « Waou ». A la porte, ils entendaient M.S. crier et jurer qu’il ne sortirait plus de la maison conjugale. Une tentative de meurtre, ont vite conclu certains voisins.

La porte de la maison du couple a été vite enfoncée.

La surprise a été générale quand les voisins ont vu M.S., tout nu, solidement attaché à son lit, son épouse tenant un grand couteau. « Waou » a été rapidement immobilisée par les « assaillants » qui lui ôtèrent le couteau de la main. Mais que diable voulait-elle faire ? Waou est passée aux aveux : « je voulais simplement le menacer de « l’égorger par le bas » afin de lui faire perdre son sale caractère qui consiste à aller tous les soirs dans la rue ».

Mais comment, diable, M.S. sous l’effet de la forte dose de somnifère avalée, a-t-il pu se réveiller? « Waou » a expliqué lui avoir administré deux gifles pour le réveiller avant de mettre sa menace « à exécution ».

Le pauvre mari dont la frayeur a eu le dessus sur le somnifère, a été détaché. Tout tremblant, il s’est rhabillé. Madame qui riait avec les autres, l’a même rassuré : il s’agissait bien d’une simple plaisanterie.  Et la plaisanterie, de mauvais goût aurait payé.

Il paraît que M.S. depuis, ne sort plus de nuit et est devenu un cousin à plaisanteries de tous les voisins avec lesquels il partage régulièrement le thé.

Voilà qui est bien mieux que de se faire… « Égorger par le bas ».

&nbsp;
<h2>Boubacar Sankaré</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La France est un pays de rêve. Il faut y aller ! Y aller à tout prix, à la recherche d’une meilleure situation financière.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/la-france-est-un-pays-de-reve-il-faut-y-aller-y-aller-a-tout-prix-a-la-recherche-dune-meilleure-situation-financiere-2872106.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 May 2020 01:57:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Hélas, pour beaucoup, tout n’est qu’illusion dans ce pays, véritable miroir aux alouettes. </em></strong>

<strong><em>Mal logés, sous employés ou simplement sans emploi, la plupart des immigrés en France, "souffrent et meurent sans parler". </em></strong>

Les premiers immigrés ayant bénéficié d’un titre de séjour ont pu avoir de modestes logements (2 à 3 pièces).

Ils sont généralement "naturalisés" et travaillent comme plongeurs (laveurs d’assiettes) ou techniciens de surface (balayeurs de rue).

Les autres vivent dans des foyers : foyer Soundiata, foyer de Montreuil, foyer de la commanderie, (foyer Rosny sous bois) etc...

Les foyers ne sont autres que des bâtiments à étages construits spécialement pour les immigrés.

Dans ces bâtiments délabrés, crasseux et dont la couleur reste difficile à définir, ils vivent avec leurs familles dans des chambres qui ressemblent à des cellules de prison.

En effet, dans ces chambres préalablement affectées à une seule personne, les occupants dorment à même le sol.

Pire, nombre de couples et leurs enfants (7 à 8 personnes) dorment dans le même lit. Et, malgré leur étroitesse, ces chambres ne sont pas gratuites. Elles sont mensuellement payés entre 250 et 300 euros.

Dans les foyers, vivent principalement les noirs et les arabes.

Coupés du reste de la société, ils créent leur propre environnement.

Leur petit hall leur sert de "vestibule", un lieu de discussions, et de prières.

Ici, tout rappelle l’Afrique.

Les vieux, accoudés sur des nattes, écoutent autour du thé, la musique du pays.

Les marchands, installés devant l’entrée du bâtiment, vendent de la chique, du gombo, des colliers et des tissus africains.

Plusieurs autres vendent du maïs à la braise pour 1 euro (655 Fcfa) l’unité.

Selon ce jeune vendeur, "ça permet d’avoir de quoi manger et de rester sur place, afin d’échapper aux contrôles d’identité répétés des autorités (CRS).

En effet, les CRS ces "agents de poursuite" constituent de véritables bêtes noires pour les immigrés clandestins. Et pour cause, ils sont chargés de "pêcher" les clandos et de les remettre à la justice qui, à son tour se chargera de les expulser de la France de "nos ancêtres les Gaullois".

La crainte de contrôle a fait perdre à beaucoup de travailleurs leur emploi (également clandestin), car le "chef" ne tolère pas les absences et les retards.

<strong>L’exploitation de l’homme par l’homme</strong>

Les rémunérations des clandos qui ont la chance de travailler varient entre 300 et 400 euros. Des sommes d’argent qui paraissent colossales au Mali, mais en France, elles ne peuvent ni même servir à payer mensuellement une petite chambre. Surtout, quand on sait que les immigrés clandestins qui ont la chance de bénéficier mensuellement de 300 euros, doivent se nourrir, se vêtir, se rendre au travail, régler le foyer, les factures de téléphones, d’électricité et encore, épargner de l’argent pour les parents...

Mais, n’ayant pas le choix et ne pouvant guère se plaindre, à cause de leur situation irrégulière (absence de titre de séjour), les immigrés sont contraints d’accepter n’importe quelles conditions de travail.

Résignés, ils sont obligés de courber le dos pour survivre à "Bako", l’autre rive.

Quant aux dames immigrées, elles sont pour la plupart employées comme femmes de ménage dans les hôtels, les HLM (habitations à loyer modéré), ou font de la restauration dans les foyers des immigrés.

Là, elles vendent, (comme à Douertza) des plats de Sombaladji, de Tigadegué (maafe), de yassa, bref, des plats africains pour quelques… pièces de monnaie.

Par ailleurs, la France étant un pays de régime monogamique, les familles polygamiques africaines sont confrontées à divers problèmes.

La loi n’accorde le statut d’épouse légale qu’à la première femme, les autres (2è, 3è, 4è) n’existent pas. Elles ne peuvent à ce titre être considérées que comme des concubines.

Quand aux enfants, ils ont droit à l’instruction, quelle que soit la situation de leurs parents. Ils ne sont pas inquiétés dans leurs déplacements quotidiens.

Ce sont plutôt leurs parents qui ont la peur au ventre : peur d’être refoulé, peur de quitter le pays, miroir aux alouettes.

Ils se terrent alors dans leurs "abris" après le travail, pour n’en ressortir qu’en cas d’extrême besoin.

Ainsi, après des années de séjour, les lieux connus d’eux, se limitent à l’épicerie du coin ou à certains magasins.
<h2>Immigrés SDF</h2>
Le manque de confort des logements ou la recherche de l’abri ont poussé nombre d’immigrés à défoncer les portes des bâtiments en désuétude, ces vieux immeubles fermés par l’Etat français pour être démolis.

Les démolitions tardant à venir, les immigrés délogent rats et cafards pour prendre leurs places.

Malgré les coups de pinceaux, les murs restent lépreux et l’odeur de la moisissure persistante.

Ici, ils ne payent pas le loyer, seulement l’électricité et le téléphone, mais ; ils courent un grand danger, car ces immeubles peuvent s’effondrer à tout moment.

Ce ne sont là que quelques aspects des dures réalités que vivent en France, des milliers d’Africains appelés des "réfugiés économiques".

Sur la terre de "nos ancêtres, les Gaulois", ils ont rangé dans un coin du placard leur orgueil et leur dignité pour se vêtir du boubou de la résignation et de l’humiliation.

<strong> </strong>

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recherche de financement : Conseils pour tromper les bailleurs de fonds</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/recherche-de-financement-conseils-pour-tromper-les-bailleurs-de-fonds-7-2872087.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 May 2020 01:49:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comment avoir l’air d’être responsable d’une Ong sérieuse… sans l’être ? </em></strong>

<strong><em>Le "petit Ablo" en déplacement vous livre les ‘’secrets,’’ en attendant sa traditionnelle lettre la semaine prochaine Inchallahou !</em></strong>

"Mentir, voler est bien sale. Mais, nombreux sont-ils, et des plus aisés ceux là qui vivent de cette pratique. Je vous propose quelques uns de leurs secrets."

Comment gagnent-ils la confiance des bailleurs de fonds ? Lisez, chers maliens du "milieu", puisque nous autres d’en bas ne sommes point concernés.

1/ Avoir une reconnaissance juridique, c’est facile : copiez les statuts et règlements d’une autre Ong en changeant simplement le nom.

Pour les membres du bureau exécutif, mettez les noms des membres de votre famille ou bien, inventez les noms.

Déposez le dossier au tribunal.

Personne ne viendra vérifier.

Vous aurez votre reconnaissance officielle.

2/ Pour choisir le nom de votre association, cherchez à faire savoir que vous voulez défendre les intérêts des plus pauvres, ou alors, cherchez à être à la mode : les femmes, les droits de l’homme, l’environnement, la pauvreté etc.

3/ Faites fabriquer de bons papiers en-têtes et de bonnes cartes de visites où vous portez la boite postale, le téléphone, le fax, le E-mail… même si ce sont des numéros empruntés.

4/ N’oublier pas de choisir une grosse fonction : PDG, DG, Président… et de gros titres : expert, docteur, consultant international…

5/ Achetez une bonne mallette et, marchez toujours avec elle, même si à l’intérieur, vous n’avez que votre serviette et votre brosse à dents…

Personne ne vous demandera de l’ouvrir !

6/ Si vous voulez présenter votre Ong à un partenaire potentiel, dites-lui que vous travaillez pour les paysans qui n’ont rien, qui ne savent rien… et que vous voulez les sauver.

Si c’est pour l’environnement, dites que, sans votre action, le monde va disparaître car il ne pleuvra plus.

Si c’est pour les femmes, dites que dans votre société, les femmes ne valent même pas un sou et qu’elles sont réduites en esclaves.

Si c’est pour les handicapés, dites que chez vous, les handicapés ne peuvent rien faire et que leur nombre est multiplié par deux chaque année.

7/ Si on vous demande de parler d’une autre Ong, dites que vous la connaissez très bien et qu’elle ne fait absolument rien de bon.

8/ Si on veut savoir l’expérience de votre Ong sur le terrain, présentez les activités des autres en disant que c’est vous qui les avez réalisées.

9/ Même si vous menez très peu d’activités sur le terrain, arrangez-vous pour rédiger un bon rapport d’activités. Bien gros, bien rédigé, et bien imprimé.

10/ Si l’un de vos partenaires veut visiter vos activités sur le terrain, allez préparer le terrain deux jours avant son arrivée.

Vous voyez ce qu’on veut dire…

11/ Voici les mots que les partenaires aiment et qu’il faut savoir utiliser : auto-promotion, responsabilisation, développement participatif, accompagnement, etc…

Dites à votre partenaire que vous travaillez pour ça !

12/ Participez à tous les séminaires et ateliers. Même si vous n’êtes pas invité, allez y !

13/ Si on vous demande le procès-verbal de votre dernier conseil d’administration, dites que le rapporteur était absent ou qu’il est à l’étranger.

14/ Si un de vos partenaires tient à visiter vos bureaux ou votre siège, s’il n’y a rien, dites que le bailleur fait les travaux de réfection. Sinon, recevez-le chez une Ong sœur. Je le dis pian !

Bonne chance, à tous les escrocs du Mali et d’ailleurs !

<strong>Le petit Ablo.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Proclamation des résultats définitifs du 2ème tour des élections législatives au Mali : La victoire sans gloire du RPM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/proclamation-des-resultats-definitifs-du-2eme-tour-des-elections-legislatives-au-mali-la-victoire-sans-gloire-du-rpm-2872037.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 May 2020 01:11:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Cour constitutionnelle du Mali a rendu public le 30 avril dernier les résultats définitifs du second tour des élections législatives du 19 avril dernier. </em></strong>

<strong><em>Elle, (la Cour) a également fait le décompte des 147 députés élus au terme des deux tours de l’élection. </em></strong>

<strong><em>Ainsi, le parti au pouvoir obtient  de nouveaux sièges ‘’grâce aux recours introduits’’ auprès de cette Cour dont la présidente, pardon le président aura toujours été du côté du pouvoir en place. </em></strong>

C’est ainsi que, suite  au verdict de la Cour constitutionnelle, le Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti présidentiel, gagne quatre sièges à Bamako, (contre 1 avant les résultats) et deux à Kati.

Cela, grâce à la bénédiction de la présidente, perdu, le président de la Cour Constitutionnelle.
A Bougouni cette fois-ci, on note un renversement de tendance, avec la liste conduite par la CDS (Convention sociale-démocrate), la formation politique de Blaise Sangaré de la mouvance présidentielle, qui l’emporte.
Sur les deux tours des législatives, le parti présidentiel arrive malhonnêtement sont  (c’est avec la bénédiction de Mme Danioko, ‘’président’’ de la Cour Constitutionnelle du Mali)  en tête avec au moins 51 députés. Mais il n’a pas la majorité des 147 sièges de députés et doit composer avec ses alliés notamment du parti Adéma-PASJ, qui arrive en seconde position avec au moins 22 députés.
Dans le tiercé gagnant, on compte l’Union pour la république et la démocratie (URD), principal parti d’opposition, dont le leader Soumaïla Cissé a été enlevé dans le nord du Mali, il y a un peu plus d’un mois. Parmi les députés, on retrouve Moussa Mara, un ancien Premier ministre, et Assarid Ag Ibarcaoune, un vieux routier de la politique qui retrouve son siège perdu en 2013.
En  effet, de Bamako (surtout Bamako), les cartes avaient été jouées et perdues pour le RPM du président IBK. Un seul siège pour ce parti  Bamako. Il fallait cependant compter pour les perdants (du RPM)  sur Mme Manassa Danioko.

Du Coup, partout au Mali, de Bamako à Sikasso, Mopti et ailleurs, les électeurs des partis politiques dont la victoire a été volée se mobilisent et défient couvre-feu et autres.

Quand ceux qui commander perdent la honte, ceux qui obéissent perdent le respect, disait l’autre.

La Cour Constitutionnelle de Mme Manassa Danioko a donné la victoire à ceux qui n’ont pas gagnée.

<strong>NDRL :</strong>

<strong>Dans notre toute prochaine Edition, nous vous ferons découvrir le parcours de l’actuel président de la Cour Constitutionnelle</strong><strong> </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Replis identitaires au Mali : Une source de violence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/replis-identitaires-au-mali-une-source-de-violence-2876440.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 May 2020 01:27:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La propagation du communautarisme culturel et son instrumentalisation devenue par la force des choses, un effet de mode, constitue des dangers réels pour un pays arc en ciel comme le nôtre. Nos populations, toutes souches confondues, n’aspirent majoritairement qu’à la coexistence pacifique, à la rencontre de l’autre. </em></strong>

Le phénomène des replis identitaires est tentaculaire, voire contagieux à grande échelle ; il prend de plus en plus de proportions inquiétantes et risquerait d’exposer le pays  à des bouleversements, des soubresauts préjudiciables au maintien, à la consolidation de l’unité nationale, de la cohésion sociale.

Cela pourrait conduire à une explosion sociale qui  déboucherait sur un démembrement progressif de l’Etat, voire un effondrement systématique si nos autorités politiques, administratives, civiles, ne prenaient pas à bras le corps la portée des menaces endogènes et exogènes qui en découlent.

Face à la panique, la peur, la mobilisation générale pour une citoyenneté malienne porteuse de vraie démocratie et de libertés d’expression est un passage incontournable pour le meilleur devenir du pays.

Les communautés, tant sédentaires que nomades, souffrent des agissements de ‘’mains invisibles’’, des égarements qui ne peuvent qu’accentuer la mésentente entre elles, les déchirures béantes, les blessures de trop  en soumettant les populations à de rudes épreuves qu’elles endurent perplexes, impuissantes.

Toutes sortes de lobbyings, de plans de déstabilisation, sont orchestrés ça et là, à dessein, afin de semer la zizanie, de raviver le feu de la haine, de la violence, de la division.

Il ne revient à l’esprit de personne de douter d’une réalité de nos jours, à savoir qu’au niveau planétaire  l’avènement du troisième millénaire est considéré comme un symbole majeur de changement. Il devient donc  impérieux de préserver, de renforcer davantage l’unité nationale, la stabilité sociale, l’entente entre des populations appartenant à une société multiethnique, multiraciale, dynamique et ouverte.

Qui aurait imaginé, au lendemain de l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale le 22 septembre 1960, que les Peulhs,  Dogons, et les Bambaras et autres allaient s’affronter par le biais de groupes armés de tous bords ?

Qui aurait pensé que les Arabes, Touareg, les Sonrais etc, allaient accepter en leur sein des multiples et incessants  différends, entretenir des conflits à caractère répétitif, s’affronter, se bagarrer, sans état d’âme, malgré des brassages et des métissages multiséculaires ?

C’est dire qu’actuellement, l’on assiste un peu partout à «la lutte des semblables » et non à «celle des contraires » comme l’affirmait Marx.

La balkanisation, la multiplication de micro états artificiels, peu viables et fiables, le fonctionnement en ilotage des villes et campagnes, constituent des freins à la relance, sous les meilleurs auspices, d’un développement qui se veut inscrit dans la durée et l’harmonie.

L’union fait la force et ce sont les grands ensembles territoriaux qui peuvent impulser le véritable essor socio-économique que chacun appelle de ses vœux dans l’intérêt général et pour le plus grand bien commun.

Un adage africain ne soutient-il pas que « l’homme est le remède de l’homme » ?

L’Islam modéré qui est la religion majoritairement partagée au Mali et qui vaut son pesant d’or dans la résolution des conflits, prône la tolérance, le pardon, la paix.

<strong>Chirifi Moulaye haïdara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) : Le riz qui fait grincer les dents</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/office-du-niger/office-des-produits-agricoles-du-mali-opam-le-riz-qui-fait-grincer-les-dents-2870588.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 01:24:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre du ravitaillement en riz des populations de la région de Mopti et Kayes, le Commissariat à la Sécurité Alimentaire en accord avec la chambre de Commerce a décidé d’envoyer une importante quantité de riz du don Japonais appelé KR17 dans ces localités. 1 000 tonnes ont ainsi été affectées à la région de Kayes et 2 000 à celle de Mopti. </em></strong>

<strong><em>Ces céréales devraient être vendues exclusivement dans ces deux régions. Surprise : les commerçants détaillants des deux localités ont constaté que la Direction générale de l’OPAM a plutôt vendu leur riz à des opérateurs économiques de Bamako. Toute chose qui a déclenché l’ire et l’indignation des commerçants détaillants des deux régions. </em></strong>

<strong><em>A Kayes, ceux-ci ont même tenu un sit-in devant les magasins de l’Opam le 15 avril dernier et promettent de ne point s’en tenir à cela.</em></strong>

Concernant Mopti, sur les 2 000 tonnes de riz affectées à la région, la direction générale de l’OPAM a vendu 1 000 tonnes à un seul opérateur de Bamako.

Pour le reste (1 000 tonnes), la direction générale de l’OPAM a fixé un délai de vente de 15 jours pour contraindre les commerçants de Mopti à sortir le stock. Et, ceux-ci ne possédant pas les moyens nécessaires pour effectuer l’opération dans ce délai à eux imposé, le marché sera attribué à seulement quelques commerçants.

Il faut signaler que le délai imposé aux commerçants détaillants n’a aucune justification car le riz a été envoyé pour soulager la population de la localité.

Par rapport à Kayes, il a été décidé d’envoyer 1 000 tonnes à partir de Bamako. Cela, suite à une entente entre le Commissariat à la Sécurité Alimentaire et la Chambre de commerce afin que les commerçants détaillants puissent vendre ce stock.

Ainsi les commerçants devraient, après un engagement écrit, acheter le riz à 250 FCFA le KG pour le céder à un prix inférieur ou égal à 270 FCFA.

Le sac de riz de 30 KG fait <strong>7 500</strong> FCFA et devrait être mis sur le marché au prix maximum de <strong>8 100</strong> FCFA.

Dans cet ordre, un sac de 50 KG devrait être cédé à <strong>13 500FCFA,</strong> en deçà du prix officiel du riz subventionné par l’Etat qui est de <strong>17 500 FCFA</strong>.

Le Délégué de l’OPAM a donc commencé la vente vers la fin du mois de Mars dernier. Au même moment, le PDG de l’OPAM dans un message, informe que le reste du stock de riz destiné à la région de Kayes a été vendu à 3 commerçants de Bamako. Cette information a déclenché une vive colère des commerçants détaillants de la 1<sup>ère</sup> région qui ont saisi par écrit le Ministre Commissaire à la  Sécurité alimentaire.

La Société Civile de Kayes à son tour envoyé une correspondance au Gouverneur de région pour s’opposer à la vente de leur riz aux commerçants de Bamako.

Un sit in devant les magasins de l’OPAM a aussi été organisé le 15 avril dernier. Le Gouverneur de Kayes serait actuellement entrain de chercher une solution avec les autorités de Bamako pour calmer la situation.

Il faut rappeler que le don japonais rentre dans le cadre du renforcement de la sécurité alimentaire au Mali. Il est toujours offert en riz.

Aussi, sur chaque don Japonais, 1 000 tonnes sont mises à la disposition du gouvernement malien pour une distribution gratuite. Le reste du stock est vendu et les recettes sont mises dans un compte.

Ce fonds peut (selon nos sources) être utilisé pour toutes opérations (en dehors de l’achat d’armes) à la demande du gouvernement malien.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance et responsabilité éthique et politique des états : Le bien agir, le juste agir</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/gouvernance-et-responsabilite-ethique-et-politique-des-etats-le-bien-agir-le-juste-agir-2870574.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/gouvernance-et-responsabilite-ethique-et-politique-des-etats-le-bien-agir-le-juste-agir-2870574.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/04/Moussa-SIBY.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 01:22:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Manifestement, la résolution de situations problèmes particulièrement préoccupantes (ou contexte environnemental, économique, social et existentiel pollué et perturbé) impose la mobilisation de toutes les énergies et de toutes les ressources des différents niveaux et échelles de gouvernance. </strong>
<ol>
 	<li><strong> Moussa SIBY, Professeur Principal d’enseignement secondaire général et spécialiste en Développement durable, en service à la Direction Nationale de l’Emploi, à Bamako, s’emploie à révolutionner la Science politique contemporaine en relançant le concept de Responsabilité Éthique et Politique des États (R.E.P.E)ou encore la Responsabilité Politique et Éthique des États (R.P.E.E) à l’image de celui de Responsabilité Sociétale des Entreprises (R.S.E) afin de privilégier et de stimuler le bien agir, le juste agir et le bel agir ou la beauté d’agir ! </strong></li>
</ol>
<strong> </strong>Tout d’abord, partons du postulat qu’il n’est pas de problème posé à l’humanité dont elle n’a pas elle-même des débuts de réponses !

Ainsi,  sans jamais prétendre être l’incarnation du savoir absolu, je pense personnellement qu’une bonne compréhension du concept de nation et son exploitation judicieuse peut être ici d’un apport catalytique immense, à même de relever les divers défis et combler les attentes actuellement.

La nation est une catégorie sociologique et politique très large qui a différentes conceptions et définitions certes ; mais très rapidement, nous retenons :

_ « La nation c’est le désir d’un rêve partagé (…)

La nation est déterminée par les souvenirs communs, les gloires et les souffrances, les sentiments de parenté spirituels qui font que les individus appartiennent à une même nation, ont conscience de faire partie d’un groupe relativement clos, distinct des autres groupes nationaux.» Ernest RENAN (1823-1892)

_ « La nation est une communauté stable, historiquement constituée de langue, de territoire, de vie économique et de formation psychique se traduisant par l’unité de culture. », Joseph STALINE, “Le marxisme et la question nationale et coloniale”, édition sociale, Paris 1953, Page 33.

Les réponses aux diverses questions successives constituent ici et là, la tramede la présente communication in extenso.

<strong>Qu’est-ce que la gouvernance ?</strong>

Chez la plupart de ceux qui, au sein du secteur public comme au sein du secteur privé, emploient le terme de gouvernance, celui-ci désigne avant tout un mouvement de « décentrement » de la prise de décision, avec une multiplication des lieux et des acteurs impliqués dans cette décision. Il renvoie à la mise en place de nouveaux modes de régulation plus souples, fondés sur le partenariat entre différents acteurs.

D’après Pierre Calame : « Le premier objectif de la gouvernance est d’apprendre à vivre ensemble et à gérer pacifiquement la maison commune ; d’y assurer les conditions de la survie, de la paix, de l'épanouissement et de l'équilibre entre l'humanité et la biosphère.»

Selon Kofi Annan : « La bonne gouvernance est le chemin le plus sûr pour en finir avec la pauvreté et soutenir le développement ((en anglais) Good governanceis the single most important way to end poverty and support development) ».

Dans une définition simple et large de la gouvernance mondiale on utilise ce terme pour désigner l'ensemble de règles d'organisation des sociétés humaines à l'échelle de la planète.

Un Indice de gouvernance mondiale (IGM), développé en 2008, définit cinq champs clé à analyser pour déterminer dans quelle mesure un pays donné respecte les principes d'une « bonne gouvernance mondiale » : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paix">Paix</a> / <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9curit%C3%A9">Sécurité</a> ; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie">Démocratie</a> / <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_de_droit">État de droit</a> ; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_de_l%27homme">Droits de l'homme</a> / <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Participation">Participation</a> ; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_durable">Développement durable</a> ; et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_humain">Développement humain</a>.

<strong>Qu’est-ce que la responsabilité ?</strong>

A partir de cours d’Education civique et morale (ECM) des classes terminales dans les lycées et les Instituts de Formation de Maîtres (IFM), on retient :

« La responsabilité est l’obligation de “répondre” de quelque chose devant une autorité d’en être “caution” et de s’en porter “garant”.

Selon la nature de l’autorité devant laquelle nous sommes tenus de répondre, il peut s’agir de l’autorité morale ou de l’autorité sociale.

Pour être responsable, il faut avoir une connaissance précise des valeurs ; il faut être à mesure de discerner le bien du mal ; il faut avoir l’âge de la majorité ; il faut être libre et jouir pleinement de ses facultés mentales.

Je ne me reconnais l’auteur de mes actes, tenu d’en répondre devant ma conscience que si j’ai le sentiment de ma liberté.

Au Mali, l’un des anciens sujets d’examen de passage de la 3<sup>ème</sup> à la 4<sup>ème</sup> année des IFM<strong>-</strong>Session de juin 2007<strong>-</strong>Option généralistes (Niveau DEF) en Législation Morale Professionnelle (LMP) se posa en ces termes :

« I- L’autorité n’est pas une qualité particulière mais une résultante de qualités comme le respect, la confiance, la fermeté, la justice et la compréhension.

Explique cette affirmation et dis comment tu exerceras l’autorité dans ta classe. » ».

<strong>Qu’est-ce que l’éthique ?</strong>

L’éthique est la recherche des conditions de la justice et de l’équité. C’est le domaine de la morale, du bien, du normal.

La morale d’une manière générale désigne l’ensemble des règles de conduites qu’une personne (homme ou femme) doit adopter à l’égard de ses semblables.

Ainsi, la morale professionnelle est aussi l’ensemble des règles qu’il faut suivre nécessairement pour bien faire son métier.

L’éducateur est aussi un serviteur d’idéal parce que son enseignement est avant tout tourné vers l’avenir du pays, en ce sens que sa mission est de former l’homme, le citoyen, le producteur de demain.

D’après A. Ferré, ce qui caractérise la vocation dans son acception propre, c’est « le don de soi, l’engagement de l’être entier avec toutes les ressources de son intelligence et de son cœur, toutes ses forces spirituelles et mêmes physiques, de tout son temps dans sa tâche professionnelle.

Avoir la vocation d’un métier, c’est dans l’absolu pouvoir de vouloir ne vivre que pour lui », “Morale professionnelle de l’instituteur”

Par conscience professionnelle, il faut entendre cette volonté constamment tendue vers un meilleur accomplissement de sa tâche. Pour l’éducateur, la conscience professionnelle se traduira par une recherche permanente des moyens propres à améliorer la qualité de son enseignement : documentation, lecture des livres et revues pédagogiques, assiduité et ponctualité aux cours, perfectionnement. Il faut noter que dans ce cas précis l’obtention de bons résultats est conditionnée à  divers facteurs (…).

Emmanuel Kant, dans sa pensée éthique (Critique de la raison pratique) affirme que la conscience morale se détermine par sa forme a priori qui est l’impératif catégorique. L’impératif catégorique, c’est ce qui nous enseigne d’accomplir une action indépendamment de toute considération.

Les règles de l’impératif catégorique sont les suivantes :
<ol>
 	<li>“Agis toujours d’après une maxime telle que tu puisses vouloir qu’elle soit érigée en règle universelle.”</li>
 	<li>“Agis toujours à traiter l’humanité aussi bien dans ta personne que dans celle des autres comme une fin et jamais comme un moyen.”</li>
 	<li>“Conçois l’idée de la volonté de chaque être raisonnable comme volonté législative universelle.”</li>
</ol>
Dans cette optique, les jeunes politiques du Mali démocratique doivent s’inspirer d’abord, sans aucun complexe, de l’immense acquis d’un de nos éminents Professeurs de Philosophie, en l’occurrence, le regretté Mohamed Lamine TRAORE (Paix à son âme !), qui eut la clairvoyance de faire de ces formules, préceptes, le socle du Code éthique de son parti politique, le MIRIA. Ensuite, de “l’Opération serval” initiée par l’État français sous la houlette de Monsieur François HOLLANDE, pour stopper la progression des terroristes vers le sud du pays ; et  puis, de toutes les initiatives louables dans le monde actuellement (notamment les vagues de solidarités au niveau mondial entre les États - collaboration entre les chercheurs, transport de patients en Coronavirus d’un pays à l’autre pour le traitement diligent, primes d’incitation aux spécialistes -, annulation de dettes de pays en voie de développement- ; au niveau national entre le même peuple, par exemple au Mali, le renoncement temporaire à certains avantages pour les officiels (Président de la république, trois (3) mois de salaires, Premier ministre, deux (2) mois, ministres, un (1) mois de salaires, etc.), et les autres actes de particuliers, de citoyens plus ou moins nantis dans le but d’éradiquer et le Coronavirus (ou COVID-19) et ses dommages collatéraux, bref, tout cela constitue des gestes hautement éthiques, esthétiques et logiques qui doivent être capitalisés et transmis aux générations futures pour aide à la prise de décisions efficientes, efficaces et louables dans de circonstances pareilles dont on ne souhaite d’ailleurs pas  que ça se reproduise.

C’est juste, par principe de précaution car le bon sens sur fond de générosité, de solidarité, doit prévaloir même en dehors des périodes de crises.

Personnellement, je pense que tout ça rentre bel et bien dans le concept de responsabilité éthique et politique des États (R.E.P.E) ou encore la responsabilité politique et éthique des États (R.P.E.E) qui ne contredit pas les humanités, la Politique culturelle et qui intègre à merveille la vision de la Responsabilité sociétale des Entreprises (R.S.E).

« Ne fais jamais à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît ! » ; « Tout le bonheur que tu te souhaites, il faut le souhaiter également à ton prochain ! » tels sont quelques-uns des préceptes édictés dans le principe originel de la justice et dont les grandes religions monothéistes et philosophies du monde restent profondément attachées.

<strong>Qu’est-ce que la politique ?</strong>

Question également à réponses multiples ; mais nous retenons ce qui suit :
<ul>
 	<li>Du grec “politikè”, l’art de bien gérer les affaires de la cité, et par extension, celles de l’État, voire du monde. Ce qui exige les qualités d’excellent stratège.</li>
</ul>
Une remarque s’impose : Le terme de politique en lui-même est polysémique en ce sens qu’il a différentes étymologies :

_ (1) Du mot grec « polis » ou au pluriel « policies » : rime avec le français cité ou actions publiques.

_ (2) Du latin « civis » ou « civitas » : rime avec le français cité, civilisation, citoyen, civilisé ; c’est-à-dire, un individu patriote bien raffiné, bien cultivé et bien évolué.

Dans son ouvrage intitulé “l’Ethique à Nicomaque”, Aristote exposa sa conception philosophique, sociale, politique et morale qui s’appuie sur sa compréhension de l’homme. Selon lui : « L’homme est un animal politique » : cela veut dire que l’homme est un être de cité destiné par la nature à la vie commune.On comprend dès lors son eudémonisme (c’est-à-dire, la doctrine morale selon laquelle le bonheur individuel vient du bonheur collectif).

<strong>3°) Qu’est-ce que la politique publique ? </strong>

D’une manière générale, les politiques publiques (ou stratégies publiques) se définissent comme un ensemble d’actions coordonnées, mises en œuvre avec pour objectif d’obtenir une modification ou une évolution d’une situation donnée.

Les politiques publiques sont mises en œuvre par les institutions  publiques et les administrations publiques.

Ainsi, on a par exemple, les politiques publiques, d’environnement, d’assainissement, de développement rural,  de développement urbain, d’hygiène, de santé, d’éducation, de formation professionnelle, d’emploi, de transport, de communication, de commerce, de logement, de défense et de sécurité, de justice, de culture, etc.
<ul>
 	<li>Yves Meny et Jean Claude Thoenig voient dans les politiques publiques l’ensemble des actes et des non actes engagés par une autorité publique pour faire face à un problème relevant de son ressort.</li>
</ul>
<strong>Qu’est-ce que l’État ?</strong>

Etymologiquement, le mot Etat vient du latin “stat”, c’est-à-dire la station par opposition au mouvement, ou plus généralement, la manière d’être (état de conscience).

Il existe différentes conceptions de l’Etat dont chacune débouche au moins sur une définition conformément à l’attente ou l’usage qu’elle a des valeurs de liberté, de justice et même de sécurité.

En philosophie politique, l’Etat est la société organisée, dotée d’un gouvernement et considérée comme instance morale à l’égard des autres sociétés semblablement organisées.

L’Etat implique ainsi, l’existence d’institutions politiques, juridiques, militaires, administratives, etc.

Le territoire de l’Etat inclut toutes les divisions administratives (province, région, département…).

Pensé laïque ment depuis Jean Bodin (La République, 1576), l’Etat moderne est indépendant, aussi bien d’une délégation du pouvoir divin au dirigeant (délégation admise par les théories du pouvoir affirmées au Moyen Âge, qu’il s’agisse de Saint-Thomas ou du Pape Grégoire VII) que de la nature : son existence ne renvoie qu’à sa propre histoire et à la légitimité du souverain.

Dans tous les cas, l’une de ses fonctions les plus nobles, est de réglementer et d’arbitrer les rapports interindividuels et entre les groupes au sein de la société.

Dans l’éventualité d’une inclination des dirigeants vers l’Etat-providence (conception de l’Etat qui lui assigne, notamment la mission de prendre en charge de manière très complète les divers risques sociaux), alors il va falloir le repenser et envisager une réforme en l’élargissant à tous les fils et filles du pays sans exclusive. C’est ce qui peut être salvateur et durable parce que s’appuyant sur la justice.

Mais, hélas ! Dommage que c’est très souvent une vision idyllique que de croire que l’Etat de façon générale, prendra en compte les aspirations de tous !

Selon Hölderlin : “Ce qui fait de l’État un enfer, c’est que l’homme a voulu en faire son paradis” !

<strong>Qu’est-ce que la responsabilité éthique et politique des États (R.E.P.E)</strong><strong>ou encore la responsabilité politique et éthique des États (R.P.E.E)</strong><strong> ? </strong>

En ce moment particulièrement critique l’humanité découvre beaucoup d’autres choses pas toujours reluisantes hélas, il y a toutefois des prouesses, des expériences et des pratiques réussies à capitaliser et à partager ainsi que des initiatives, des leçons de sagesse à retenir.

Par exemple comment ne pas  être impressionné, et, envier les élans de solidarités, de générosités, en un mot, ce que j’appelle ici, la responsabilité éthique et politique des États (R.E.P.E)ou encore la responsabilité politique et éthique des États (R.P.E.E)<strong> </strong> à l’image de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (R.S.E) en ce qui concerne des Pays comme la Chine, CUBA et la Russie, volant au secours de l’Italie (pays de la Calcio, de la PIZZA, également un des pays phares de la Culture de l’humanité) sous embargo du Covid-19 en ce moment critique de son existence ? Non e Véro ? E Véro !

Il est évident que tous ces gestes prompts ne sont pas le fait du hasard, mais plutôt la marque indélébile de la culture. Chaque intervenant a dû faire ressortir ce qu’il a de plus profond : ainsi on peut voir en l’exemple chinois, les traits caractéristiques du confucianisme, du taoïsme, du grand bond en avant pour bloquer le COVID-19 comme c’est le cas à l’instant “ t’ ” en chine d’où le mal est parti et où ça s’est vite calmé). En l’exemple cubain, on peut y voir les influences du castrisme et du CHE. Quant à l’exemple russe, on y voit la marque de la culture soviétique et la révolution de 1917, en ce qui concerne la détermination à bien rétablir la quiétude sociale.

Comment ne pas évoquer l’obstination, dans les laboratoires, des médecins allemands, français, suisses, chinois, cubains, américains, sénégalais et maliens bien sûr, à trouver coûte que coûte, avec diligence, l’antidote du COVID-19 ?

Comment ne pas vite saluer et encadrer cette dynamique qui, apparemment, donne parfois l’impression d’un déchirement, d’un tiraillement entre leaders, spécialistes, etc. ?

En réalité, il n’en est rien car le mouvement de la pensée est ainsi fait. Tout comme le travail, qui peut être soit un facteur d’union ou de division (ancien sujet de Bac en philosophie); un facteur d’aliénation ou de libération (également ancien sujet de Bac, tous les deux dans les années 2010 au Mali : libellés : Le travail est-il un facteur d’union ou de division ?//Le travail est-il un facteur d’aliénation ou de libération ?). Réponses : Oui et/ou non, à expliquer, à argumenter…

L’essentiel étant de parvenir à un résultat probant pour soulager le calvaire des peuples du monde. C’est vraiment héroïque, humain  et tout juste fascinant.

Selon Gaston Bachelard : « L’esprit scientifique doit se former contre la nature, contre ce qui est en nous et hors de nous, l’impulsion et l’instruction de la nature contre l’entraînement naturel, contre le fait coloré et divers. L’esprit scientifique doit se former en se reformant.»

L’épistémologie (synonyme de gnoséologie ou histoire des sciences) est l’étude critique des principes, hypothèses générales, conclusions des différentes sciences pour en apprécier la valeur et la portée objective.

Un obstacle épistémologique est tout ce qui est susceptible d’interrompre le développement harmonieux du savoir, du progrès scientifique au cours de son processus d’évolution. Exemple : le manque d’infrastructures adéquates, l’absence de ressources humaines fiables, le déficit de formation, le poids des traditions culturelles, la morale, etc.

La bioéthique est une discipline qui a pour objet les questions d’éthique soulevées par les progrès de la médecine et de la biologie.

Par exemple le clonage reproductif, l’expérimentation sur l’être humain, le nucléaire, l’euthanasie, etc.

A mon humble avis, je pense que les médecins spécialistes comme généralistes posts-Hippocrates, post pasteurs, post Pavlov et post-Doumbo, doivent se rendre à l’évidence que les peuples du monde demeurent fiers d’eux, tout comme dans d’autres arènes, sur d’autres fronts, (terrorisme, défense, analphabétisme, conquête de l’espace, justice, gouvernance, etc.) où d’autres acteurs et corporations sont à l’honneur et que donc, nous tous, nous-nous devons de rester rigoureusement à cheval sur les principes d’éthique. Nul doute, les nations du monde demeurent reconnaissantes à toutes leurs valeureuses filles et à tous leurs valeureux fils.

<u>Consignes types </u>: Dans le sens du traitement des “Coronalgies” (stress, fatigue, angoisse…) liées au confinement, “déconfinez ”-vous à partir des sujets suivants :

<u>Groupe-cible I</u> : Étudiants en Philosophie, stagiaires : 1°) Rappelle les prénoms et nom de quelques Philosophes africains célèbres (5 au maxi’) pré-Mohamed Lamine TRAORE aux jeunes maliens comme dans l’histoire de la philosophie où l’on parle des présocratiques, des post socratiques, des pré-marxistes et des postmarxistes…

2°) Qui a écrit l’ouvrage “La lune est un roman” ? // 3°) Explique en deux (2) pages maxi’ cette affirmation : « C’est un pas pour l’homme ; un pas de géant pour l’humanité ! »

<u>Groupe-cible II</u> : 1°) Étudiants en Médecine, stagiaires : Rappelle les prénoms et nom de quelques médecins/pharmaciens africains célèbres (10 au maxi’) pré-Ogobara DOUMBO, aux jeunes maliens. 2°) Explique et mets en évidence le lien entre la médecine et la pharmacie, aux jeunes africains, maliens. (2 pages maxi’/ Durées : 2 semaines).

<u>Moyens, méthodes de travail, partenariat et partage des résultats des Groupes-cibles I et II</u> : à rechercher ! Imaginez et évaluez les progrès et les efforts que vous avez accomplis.

<strong>A quoi sert une telle responsabilité ?         </strong>

La responsabilité éthique et politique des États (RE.P.E) ou encore la responsabilité politique et éthique des États (R.P.E.E) se veut et se concentre entre autres sur les objectifs stratégiques ci-après :

- une réelle prise de conscience des enjeux et des défis de diverses situations problèmes,

- un comité scientifique et éthique pluridisciplinaire bien inspiré, expérimenté et valable,

- une prise de décisions appropriées,

- une intervention rapide et salvatrice : « Tout ce qui mérite d’être fait doit être bien fait » dit le vieil adage.

- non à un enlisement dans les crises diverses : il faut savoir sortir des crises. Il n’y a pas de bonne crise.

- oui à un dépassement qualitatif et durable des diverses situations problèmes quelles qu’elles soient.

- un regain de sérénité, d’espoir, mieux, une renaissance de confiance et de progrès.

Avec votre permission, je voudrais m’arrêter là tout en m’excusant des irruptions, erreurs et dommages que j’ai eus à commettre par inadvertance.

Il fallait que quelqu’un apporte ces quelques précisions sous forme d’un petit cours par correspondance à l’intention des jeunes du continent qui rêvent d’emprunter le chemin des Pères fondateurs des indépendances et de l’OUA, évoluée en Union Africaine ! C’est ce que j’ai voulu faire en ma manière.

Il reste entendu que la plupart de nos valeurs cardinales d’antan (comme la solidarité et l’entraide, le dialogue franc et sincère, le troc (ou l’échange de marchandises de valeur égale ou à peu près égale sans recourir à la monnaie dans les coins les plus reculés par exemple), le courage, l’honneur, la dignité, etc.), ont leur carte à jouer en ces moments de gestion de COVID -19 et de ses effets collatéraux.

J’ose espérer que ça va apporter sa part de solution dans la maîtrise de nos divers problèmes de l’heure tels les déficits constatés en gouvernance démocratique, en instruction, en conception, en citoyenneté, en confiance en soi, en justice et droits de l’homme, etc.

« Quand le mal est en passe de l’emporter sur le bien et que la survie de l’humanité est en jeu, le Dieu renait pour rétablir la justice en faisant en sorte que le bien puisse l’emporter sur le mal.» (Extrait de la Sagesse indienne à travers le FEUILLETON GANGAA sur RTI2)

« Si tu sais que tu ne sais pas, tu sauras ; Si tu ne sais pas que tu ne sais pas, tu ne sauras jamais ! » Amadou Hampaté Ba sur les pas de Socrate.

« Il me semble que je commettrais un vol si je passais une journée sans travailler…

En effet, chacun profite du travail de tous les autres et contracte ainsi une dette qu’il faut rembourser par son propre travail.» Louis PASTEUR

Je vous remercie bien et que le BON DIEU nous aide à l’emporter sur le COVID-19 dans sa totalité sans que nous ayons à payer un quelconque prix et pour que partout dans le monde nous puissions renouer avec l’emploi décent et durable et le travail à temps plein !

Amen !

<strong>Moussa SIBY, Professeur Principal d’Enseignement secondaire</strong>

<strong>Master 2 Professionnel en Mention Politique et Action Publiques : </strong>

<strong><u>Spécialité </u></strong><strong>: «  Conseil aux Collectivités territoriales en matière de Politique de Développement durable » </strong>

<strong>Direction Nationale de l’Emploi</strong>

<strong>Tél : 78 61 76 01 et 62 15 16 30</strong>

<strong>Email : </strong><a href="mailto:moussasiby01@yahoo.fr"><strong>moussasiby01@yahoo.fr</strong></a>

<strong>Bamako</strong>

<strong>République du Mali</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à mon oncle Bass : Cher oncle, Nangadef !</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/lettre-a-mon-oncle-bass-cher-oncle-nangadef-2-2870585.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 01:20:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>De ta dernière lettre, je n’ai essentiellement retenu que ce conseil que tu me prodigues : « Prend les choses avec philosophie, petit Ablo. Cette vie ici-bas n’est rien. Poussière tu es, poussière ; nous sommes tous ».</strong> </em>

J’avoue cher oncle, que tu me surprends fort par ce que tu dis là, mais je suis sûr que tu n’as pas perçu, à travers ton dire, une quelconque invitation au suicide. Ce qui y est pourtant évident. Figure-toi que je prends effectivement les choses avec philosophie car, autrement, sans argent, sans emploi et sans aucune certitude du lendemain, je me serais, depuis fort longtemps, « auto assassiné ». Aussi, la « vie ici-bas » est bel et bien tout et vaut tout. D’ailleurs, même la mort vaut quelque chose car elle a l’avantage d’abréger définitivement nos souffrances et surtout d’établir une vraie équité entre tous les vivants… d’en haut comme d’en bas.

Eh oui, cher Bass, que l’on soit petit ou grand, pauvre ou riche, malade ou sain, ministre ou vendeur de charbon, cafre ou musulman, tôt ou tard, la mort vous foudroyer avec le même gourdin.

Mr Coronavirus est là pour le rappeler à tous.

Ne m’en veux point, cher tonton, pour ce que je dis là, mais, c’est ça qui est ça ! Walaï, Bilaï, je jure.

<em>A présent, je t’informe qu’effectivement, grand-mère et toute la troupe famille se portent bien… Puisque, personne n’y est encore devenu… poussière. Et, en famille, à l’instar de la grande majorité des Maliens et de la communauté internationale (musulmane), tous, nous observons le carême depuis vendredi dernier. A la différence que, chez nous, chez tous les Maliens d’en bas, le jeûne s’étale déjà sur les 365 jours de l’année. De là à dire que nous y sommes habitués, n’est que pur mensonge car, on ne s’habitue pas à la misère. Ceci, je le dis aussi à l’attention de ces prêcheurs aux ventres dodus, à la nuque bien grasse, qui n’arrêtent de nous pomper l’air sur différentes chaînes de Télévision. Figure-toi, oncle Bass, qu’un de ces prêcheurs, en est même venu à la déduction suivante : « le jeûne a la vertu de créer chez les riches et autres nantis, un sentiment de compassion pour les pauvres. Car les riches qui observent le carême comprendront ce que valent la faim et la soif ». Sacrilège ! Comment, cher oncle, celui-là qui, réveillé de son lit moelleux, dans cette chambre au luxe insolent, se tape au « Suguri » 2 poulets rôtis, 3 litres de lait frais « Président » ou « Candia », une bouteille d’eau minérale bien frappée, avant de se rendre dans son bureau climatisé, peut-il, lui, connaître et comprendre l’épreuve de la faim et de la soif ?</em>

<em>Comment, le riche qui ne médite que sur les voies et moyens de devenir encore plus riche, peut-il connaître et comprendre les souffrances de ce pauvre diable qui n’arrive pas à fermer l’œil de la nuit, parce que n’ayant même de quoi assurer l’unique repas du lendemain ? Bref ! Je ne vais pas m’attarder plus longtemps sur ces histoires. Celui qui croit en Dieu, qu’il y croit, celui qui n’y croit pas, qu’il n’y croit pas. Un point, un trait. « Lakoum dinnoukoum, waliyadin » !</em>

<em> </em>

<em>Sur un tout autre plan, je t’informe mon pauvre Bass que le Coronavirus suit tranquillement son chemin mortel dans notre pays, et, comme ailleurs, l’assassin continue de frapper et de prendre des vies.</em>

<em>Qu’Allah protège les Maliens. Même les voleurs, les vampires, crocodiles et autres prédateurs qui sucent notre (nous les Maliens d’en bas) sang et se baignent dans notre sueur.</em>

<em> Enfin dans le marigot politique, je t’informe que les résultats du 2<sup>ème</sup> tour des élections législatives sont tombés. Avec eux, le RPM de Koro Simbo qui ne détient qu’un seul élu à Bamako.</em>

<em>Tant pis ou tant mieux ! Nous autres les Maliens d’en dessous ne sommes intéressés que par la… bouffe. Je le dis pian !</em><em> </em>

<strong><em>A lundi prochain, Inchallah !</em></strong>

<strong><em>Par ton petit Ablo.</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables : Feu Tiéoulé Mamadou Konaté Président du BDIA, novembre 1994</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorable-feu-tieoule-mamadou-konate-president-du-bdia-novembre-1994-2-2870581.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 01:10:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>« Je dis qu’il faut rapatrier le dossier des régions du nord-Mali, entreprendre des démarches pour ouvrir le débat au Mali, entre Maliens concernés. </em>

<em>C’est ça l’approche du BDIA. </em>

<em>Mais avant cela, il ne faudrait rien négliger sur le plan de la sécurité, pour que les populations puissent être à l’abri d’attaques, d’assassinats. </em>

<em>Notre gouvernement doit redoubler l’effort pour convaincre les rebelles que la paix est possible dans l’honneur et la négociation. </em>

<em>Mais, il doit être clair que cela n’est compatible, ni avec la surenchère, ni avec les pressions internationales, encore moins, avec les attentats terroristes ».</em>

<strong>Thierno Hady Thiam (prêcheur) 1999</strong>

« Le drame de l’islam au Mali, c’est que les leaders islamiques se sont préoccupés de problèmes d’homme à homme plutôt que de Dieu.

Quand l’amour de ce bas monde prédomine, quand la crainte de la pauvreté assaille, alors le vrai message de l’islam est terni ».<em> </em>

<strong>Alpha Oumar Konaré, Président de la République (8 Juin 1992) </strong>

<em>« Le gouvernement de la République n’a pas le droit de tricher avec notre peuple en s’engageant sur la voie des promesses faciles qu’il ne pourra tenir. Il devra cependant jouer les règles de la rigueur, de la bonne gestion, de la transparence, de la solidarité et de la justice ».</em><em> </em>

<strong>Zoumana Sacko, ex-premier ministre (Juin 1993)</strong>

<em>"Je souhaite que le jeu institutionnel, majorité présidentielle-opposition, se déroule dans le respect mutuel, surtout dans la prise en compte des intérêts de ce peuple qui a tant souffert mais qui comporte en son sein, d’énormes ressources morales et surtout qui a démontré par le passé, sa capacité extraordinaire à faire face aux défis."</em><em> </em>

<strong>Boya Dembélé, Président du Tribunal de Première Instance de Koutiala, à l’occasion de la rentrée judiciaire 2003-2004 :</strong>

<em>« Il est déplorable de constater que certains avocats, au mépris de la loi et de leur déontologie, s’adonnent à des négoces, entretiennent des rapports avec des partis adverses sur le dos de leurs clients ou prélèvent sur les sommes encaissées, le montant de leurs honoraires et même davantage, sans le consentement formel du client et sans autorisation du bâtonnier. En outre, à Bamako, nombre de citoyens se plaignent de ce que certains avocats se prévalent de leur qualité et de la difficulté de les attraire devant le juge pour refuser de payer les loyers des locaux abritant leurs études, si bien que, actuellement, un homme de droit, que vous soyez avocat, notaire, huissier ou magistrat, vous avez du mal à trouver un local à louer ».</em><em> </em>

<strong><em>Me Adame Bâ Konaré, épouse de l’ancien Président Alpha (Mars 2000)</em></strong>

<em>« Les femmes sont encore confrontées à des problèmes de droit. Moi-même, je suis particulièrement sensible à cela. Je sais que les décisions de justice malheureusement ne sont pas toujours rendues à la satisfaction des femmes. J’enrage souvent de voir que les femmes sont les souffre-douleurs dans les foyers par rapport aux lois. </em>

<strong><em>Me Abdoulaye Garba Tapo (Président du RND, 1997)</em></strong>

<em>« Nous avons toujours pensé que le Mali, c’est notre Mali à tous et que nous devons le construire. Pour cette raison, nous pensons qu’il fallait éviter qu’il y ait des camps ennemis qui soient là à s’affronter inutilement ». </em><em> </em>
<h3>Issé Doucouré, (avril 2001)</h3>
<em>"Les nouvelles générations sont venues au syndicalisme, parce qu’il y a des grands parleurs. Et le peuple ne croit qu’à celui qui crie haut. </em>

<em>Ils n’ont aucune formation, aucune expérience. Ils sont uniquement guidés par le profit. C’est pourquoi aujourd’hui, l’UNTM n’est que l’ombre d’elle-même".</em><em> </em>

<strong><em>Rassemblés par </em></strong><strong><em>Boubacar Sankaré</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Covid&#45;19 : Vers une &amp;quot;crise humanitaire sans précédent&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/covid-19-vers-une-crise-humanitaire-sans-precedent-2870578.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 01:06:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon les Nations unies, la crise sanitaire provoquée par la pandémie du nouveau coronavirus pourrait plonger des dizaines de millions de personnes dans la pauvreté dans le monde. </strong>

Dans la plupart des pays, les stocks des dernières récoltes s'épuisent lentement, avec les mesures restrictives. Cette pandémie signifie pour une bonne partie des populations un fardeau supplémentaire d’après huit organisations non gouvernementales, dont Oxfam.

Dans certains pays, la crise sanitaire est venue aggraver celle sécuritaire qui les déstabilisait déjà. Et les plus exposés sont les populations déplacées, estime Claire Le Privé, chargée de communication chez Oxfam à Dakar :

"Au Burkina Faso par exemple, qui est confronté à une crise humanitaire sans précédent, plus de 800.000 personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur du pays et souffrent du manque d’aide alimentaire. Et la réponse aujourd’hui n’est pas suffisante face à l’explosion des besoins. Le coronavirus vient donc empirer une situation déjà très difficile."

Parmi les plus vulnérables, il y a aussi les enfants. Les organisations humanitaires s'appuient sur des chiffres de la Communauté économique ouest-africaine.

<strong>Flambée des prix </strong>

Selon la Cédéao, le nombre de personnes qui pourraient avoir besoin d’aide humanitaire en Afrique de l’Ouest passerait de 17 millions à 50 millions entre juin et août prochain.

Les prix des denrées alimentaires ont en effet augmenté en raison des couvre-feux et des fermetures de frontières.

Dans certains pays, les denrées de base sont souvent indisponibles malgré les efforts des gouvernements. Et pour la nouvelle saison, les agriculteurs auront du mal à obtenir des semences et des engrais de bonne qualité.

Enfin, les éleveurs nomades risqueraient d’être interdits de transhumance, toujours selon les organisations humanitaires.

"Pour les producteurs et les éleveurs également du Burkina Faso, l’impact du coronavirus se fait sentir très fortement. Par exemple, les productrices laitières affirment avoir perdu 75% de leur marché à cause du confinement de certaines villes. Elles ne pourront plus payer leurs employés et fournisseurs. Et de même, à cause du couvre-feu, la possibilité d’abreuver les animaux la nuit n’est plus possible pour certains éleveurs – du coup, ils se retrouvent très nombreux dans la journée autour des points d’eau, causant des conflits", a déclaré Claire Le Privé d’Oxfam à Dakar.

Les organisations humanitaires demandent que les personnes vulnérables aient accès à une aide d’urgence et que la production alimentaire dans la région ouest africaine soit assurée.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … d’un étudiant commerçant</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-etudiant-commercant-2870591.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-etudiant-commercant-2870591.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/11/faits-divers-mw.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 00:45:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Etudiant dans une école (privée) supérieur, M.T. a décidé depuis quelques semaines, de « remuer ses mains » et gagner honnêtement son argent de poche.</strong>

Débrouillard, le jeune étudiant s’est offert un petit stand entre les vendeuses de légumes au marché Dabanani.

Chose bizarre cependant, les marchandises du jeune commerçant ne sont constituées que de vieux pantalons et chemises.

Peut-être, ses propres habits qu’il revendait.

Aussi, personne ne comprenait pourquoi M.T. se mêlait très souvent aux vendeuses de légumes.

Mais, depuis quelque temps, plusieurs marchandes ne comprenaient pas, par quel miracle disparaissaient leurs produits ou même leur argent.

Personne ne soupçonnait le jeune M.T. qui avait la mine timide et paraissait respectueux et correct.

Le 9 avril dernier, les choses vont s’éclaircir.

En effet, il était 13 heures, quand une vendeuse de pommes de terre remarqua, à son retour des toilettes, qu’une grande quantité de ses produits avait disparu.

Une autre, au même moment se lamentait d’avoir perdu 15 boites de tomates, sa bascule et la somme de 8 500 Fcfa.

« Le voleur est bien là, parmi nous », s’exclama une jeune vendeuse d’huile qui déliait déjà le sac de l’étudiant.

Avant que la marchande n’ait regardé le contenu du sac, M.T. prit la tangente.

Le sac délié enfin, on y retrouvera tous les produits et objets volés et même les 8 500 Fcfa de la vendeuse de légumes.

Quant aux habits du voleur, ils ont été distribués aux anciennes victimes de M.T. Un règlement… à l’amiable ?

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme : Un véhicule FAMa heurte un EEI au centre</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/lutte-contre-le-terrorisme-un-vehicule-fama-heurte-un-eei-au-centre-2870607.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 00:25:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Un véhicule blindé FAMa a heurté, le lundi 20 avril 2020, un Engin Explosif Improvisé (EEI) faisant 12 blessés légers. Le véhicule a été légèrement endommagé.

Cet incident EEI s'est produit dans l'après-midi entre Tanal et Débéré dans le secteur de Douentza, dans la région de Mopti.

<strong>Commissariat du 9<sup>ème</sup> arrondissement</strong>

<strong>Arrestation d’un bandit de grand chemin</strong>

Le Commissariat de Police du 9ème Arrondissement de Bamako tient à informer la population de Sébénikoro et environs qu’un suspect répondant au nom de Monsieur Berthé a été appréhendé par ses éléments.

L’escroc est l’auteur d’une vaste opération d’escroquerie portant sur plus de 15.000.000 FCFA.

L’intéressé se dit être envoyé par des ministres pour escroquer les commerçants au motif que les militaires en service au Nord n’ont pas reçu leur salaire.

À noter également que des investigations effectuées chez l’individu a abouti à la saisie d’un pistolet automatique de fabrication russe, un chargeur et des balles, une paire de menottes, deux téléphones portables, un insigne des FAMAS et un ceinturon.

<strong>Accidents de la route à SEGOU</strong>

<strong>Au moins 14 morts ce 1er trimestre </strong>

14 morts, 443 blessés, c’est le bilan des accidents de la circulation survenus lors des 3 premiers mois de l’année 2020 dans la région de Ségou.

Ces chiffres ont été communiqués mercredi dernier par la direction régionale de la protection civile lors de sa rencontre trimestrielle.

Selon les responsables de la structure, le nombre des victimes a augmenté par rapport à l’année précédente à la même période.

<strong>Election législatives 2<sup>ème</sup>  tour</strong>

<strong>La chute du RPM</strong>

Le parti au pouvoir, (RPM), n’obtient qu’un seul des 14 sièges de députés. Et c’est Karim Keita, député sortant et fils du président de la République qui est élu sur la liste gagnante en commune II.

En 2013, le parti présidentiel avait obtenu dans la capitale 9 sièges de députés sur les 14. Le parti enregistre donc aujourd’hui une perte de 8 sièges dans la capitale.

Autre enseignement du second tour des législatives à Bamako, c’est l’Union pour la République et la Démocratie (l’URD), de l’honorable Soumaïla Cissé (toujours retenu en otage), qui a le plus grand nombre d’élus à Bamako avec quatre sièges.

<strong>GAO</strong>

<strong>Les mesures barrières contre le Covid-19 ne sont pas respectées par les jeunes</strong>

A Gao, les mesures barrières contre le Covid-19 ne sont pas respectées par la couche juvénile. Selon plusieurs témoignages, des jeunes se retrouvent tous les jours sur la plage de Wabaria, transgressant les règles de distanciation édictées par les autorités sanitaires. Les mêmes témoignages indiquent que les habitants de Wabaria ont demandé l'intervention de l'Etat pour « empêcher les regroupements », sources de propagation du Coronavirus.

<strong><em> </em></strong>

<strong><em>Maliens rapatriés de la Tunisie</em></strong>

<strong>Tous testés négatifs au Covid-19 !</strong>

<strong><em>Après deux semaines de confinement dans des conditions sécurisées, les résultats des prélèvements des 128 personnes (rapatriés de la Tunisie le 12 avril dernier) se sont révélés négatifs au Covid-19. Suite à ces résultats, tous ont regagné leurs familles. </em></strong>

<strong><em>L'information a été donnée samedi dernier, à travers un communiqué du gouvernement Malien.</em></strong>

A titre de rappel, conformément aux mesures de prévention édictées par les autorités sanitaires, les 128 compatriotes rapatriés avaient tous été soumis à un contrôle sanitaire suivi de prélèvements pour le laboratoire avant leur installation à l’hôtel le 12 avril dernier.

Ainsi, Indique le communiqué, suite à ces tests pour empêcher la propagation de la maladie à coronavirus à travers le pays, tous ces rapatriés ont été testés négatifs et ont ensuite été libérés avec l'autorisation du gouvernement Malien.

Enfin, le gouvernement Malien dit être satisfait du sens de coopération et l'esprit de responsabilité de chacun des rapatriés de la Tunisie et souhaite prompt rétablissement à tous les malades du Covid-19. Le gouvernement malien a enfin salué le corps médical pour son professionnalisme et son engagement dans la lutte contre la maladie à Coronavirus.

Rappelons que le Mali compte aujourd'hui, 370 cas positifs du covid-19 dont, 21 décès (10 survenus en dehors des centres de prise en charge des autorités maliens), 91 patients guéris, 8 cas transférés hors du pays, et 1920 contacts font l’objet d’un suivi quotidien.

<strong><em> </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em>Abdoul Karim Sanogo </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coronavirus :  La terreur du siècle</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/coronavirus-la-terreur-du-siecle-2865182.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 01:26:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'analyse des génomes du Covid-19 aurait révélé une origine double du virus. On ignore encore si cette recombinaison s'est faite chez un pangolin ou une chauve-souris, ni dans quelles conditions elle a eu lieu. </em></strong>

<strong><em>Les scientifiques ont fait l'analyse du génome du SARS-CoV-2 pour rechercher son origine </em></strong>

La chauve-souris serait bien un réservoir de ce virus

Pangolin, chauve-souris, serpent… Si tous les scientifiques s’accordent à dire que le Covid-19 nous a été transmis par un animal, la nature même de ce dernier reste incertaine. La situation serait d’autant plus complexe que l’analyse des génomes aurait révélé une origine double du virus, expliquait l’universitaire <a href="https://www.demographie-responsable.org/?id=353">Alexandre Hassanin</a> (maître de conférences à la Sorbonne et chercheur au Muséum d’histoire naturelle), le 17 mars dans <a href="https://theconversation.com/covid-19-lanalyse-des-genomes-revelerait-une-origine-double-du-virus-133797"><em>The Conversation</em></a>.

D’après l’OMS, la Chine aurait commencé à lui signaler des cas de coronavirus le 31 décembre 2019. Toutefois, l’apparition des symptômes pour les malades aurait débuté le 8 décembre. Si la majorité des premiers infectés avaient pour point commun de fréquenter le marché de gros aux poissons de Huanan, situé dans la ville de Wuhan, à 850 kms à l’ouest de Shanghai, il a finalement été démontré que le tout premier cas humain de Covid-19 ne s’était jamais rendu dans cet établissement. Qui plus est, les <a href="https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30183-5/fulltext#%20">datations moléculaires</a> estimées à partir de séquences génomiques du SARS-CoV-2 désignent plutôt une origine en novembre.

Le génome du virus a rapidement été séquencé par les chercheurs chinois. C’est une molécule d’ARN d’environ 30 000 bases contenant 15 gènes. D’après des analyses de génomique comparative, ce virus appartient au groupe des <em>Betacoronavirus</em> et ressemble beaucoup au <a href="https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/sras">SRAS-CoV</a> qui avait entraîné une pneumonie aiguë en novembre 2002 dans la province chinoise de Guangdong. Celle-ci s’était ensuite répandue dans 29 pays, notamment en France. En tout, 8 098 personnes avaient été infectées et 774 en était mortes. A l’époque, l’OMS avait lancé une alerte mondiale encourageant fortement l’isolement et la mise en quarantaine des personnes touchées pour stopper l’épidémie.

<strong>Qu’est-ce qu’un réservoir ?</strong>

A postériori, les scientifiques ont compris que des chauves-souris du genre <em>Rhinolophus</em> étaient à l’origine du virus et que la civette palmiste, un petit carnivore largement vendu dans les marchés et consommé par de nombreux chinois, avait sans doute servis d’hôte intermédiaire entre les chauves-souris et les premiers cas humains.

Depuis, nombreux <em>Betacoronavirus</em> ont été découverts, chez les chauves-souris mais aussi chez les hommes. Récemment, le virus RaTG13, isolé à partir d’une chauve-souris de l’espèce <em>Rhinolophus affinis </em>qui vient de la province chinoise du Yunana, a été décrit comme similaire à 96% du SARS-CoV2. Ainsi, les chauves-souris, seraient un réservoir des virus SARS-CoV et SARS-CoV-2.

Pour l’auteur de ce papier, un réservoir se définit par “<em>une ou plusieurs espèces animales, peu ou pas sensibles au virus, qui vont naturellement héberger un ou plusieurs virus. L’absence de symptôme de la maladie s’explique par l’efficacité de leur système immunitaire qui leur permet de lutter contre une trop grande prolifération virale”</em>.

<strong>Une recombinaison entre deux virus différents</strong>

Toutefois, début février, des scientifiques ont révélé qu’un virus encore plus proche (99%) du SARS-CoV-2 avait été identifié chez le pangolin. Pourtant, d’après une étude encore plus récente, actuellement en cours d’expertise, la situation serait plus complexe que cela. Selon ces nouvelles recherches, le génome du coronavirus isolé chez le pangolin malais ne serait en réalité similaire qu’à 90% du SARS-Cov-2. Il ne serait donc pas responsable de l’épidémie actuelle.

Dans le détail, le virus isolé chez le pangolin représente 99% d’identité avec le SARS-CoV-2 “<em>si l’on compare les 74 acides aminés d’une région particulière de la protéine S, le domaine de liaison au récepteur ACE2</em> (<em>Angiotensin Converting Enzyme 2</em>)<em> qui permet au virus d’entrer dans les cellules humaines pour les infecter”</em>, explique Alexandre Hassanin.

Ainsi, le coronavirus isolé chez le pangolin peut entrer dans les cellules humaines, contrairement à celui isolé chez la chauve-souris. Le virus SARS-CoV-2 est donc issu d’une recombinaison entre deux virus différents: l’un proche de celui de la chauve-souris et l’autre du pangolin. Pour qu’une recombinaison se produise, les deux virus divergents doivent avoir infecté le même organisme de façon concomitante. C’est déjà par le biais de ce mécanisme de recombinaison qu’était apparu le SARS-Cov. L’auteur du papier de conclut : “<em>Deux questions restent en suspens : dans quel organisme a eu lieu cette recombinaison ? (une chauve-souris, un pangolin ou une autre espèce ?) Et surtout dans quelles conditions a eu lieu cette recombinaison ?”</em>

Si Alexandre Hassanin se réfère à la maladie comme au SARS-CoV-2, l’OMS refuse d’utiliser ce nom afin de ne pas lier Covid-19 et le SARS. Elle préfère donc évoquer “<em>le virus responsable de la maladie ‘Covid-19</em>’”. Actuellement, plus de 318 000 cas sont déclarés dans le monde (13 600 morts à échelle planétaire). En France, plus de 16 000 cas sont confirmés. La maladie a tué 674 personnes, dont un médecin.

<strong>Qu'est-ce qu'un coronavirus ? </strong>

Le  Covid-19, Très contagieux, les coronavirus se répandent rapidement avec des risques de mortalité élevés pour certaines personnes. Mutation, symptômes pulmonaires, incubation, transmission

Définition : qu'est-ce qu'un coronavirus ?

Les coronavirus forment une <strong>famille de virus variés qui peut infecter aussi bien l'homme que l'animal.</strong> Leur nom signifie "<strong>virus en couronne</strong>" et vient du fait qu'ils possèdent tous un aspect en forme de couronne lorsqu'ils sont observés au microscope. Les coronavirus ont été <strong>identifiés pour la première fois </strong>chez l'humain dans les années <strong>1960. </strong>Il s'agit de virus causant des <strong>maladies émergentes</strong>, c'est-à-dire des infections nouvelles dues à des modifications ou à des mutations du virus. Les coronavirus humains causent principalement des<strong> infections respiratoires,</strong> allant du <strong>rhume </strong>sans gravité à des <strong>pneumopathies sévères </strong>parfois <strong>létales</strong>. Ils peuvent aussi s'accompagner de troubles digestifs tels que des gastro-entérites.

Temps d'incubation

Le<strong> temps d'incubation</strong>, durée entre l'exposition au virus et à la manifestation des premiers symptômes, est évalué<strong> entre 3 et 5 jours </strong>dans la majorité des cas, mais peut durer dans des cas extrêmes de 12 et 14 jours

<strong>Comment éviter d’être contaminé</strong>

En pianotant aux guichets automatiques des banques ou des stations de métro, on peut potentiellement transmettre le coronavirus. Voilà ce qu’il faut faire pour se protéger.

Selon Anne Casetta, responsable de l’unité d’hygiène de l’hôpital Cochin à Paris, on trouve sur ces écrans « de la sueur, du sébum, des poils ou encore des squames ». LP/Olivier Corsan

On les connaît nids à bactéries, <a href="http://www.leparisien.fr/societe/sante/matiere-fecale-retrouvee-sur-des-ecrans-de-fast-food-est-ce-dangereux-pour-la-sante-29-11-2018-7957053.php">comme plusieurs études l'ont déjà prouvé</a>. Les écrans tactiles en libre-service peuvent-ils être également porteurs du <a href="http://www.leparisien.fr/coronavirus/">Covid-19?</a> Est-il possible d'être contaminé par le coronavirus lorsqu'on achète un ticket ou que l'on renouvelle sa carte Navigo dans une station de métro, quand on retire de l'argent au guichet automatique d'une banque, au moment de payer ses courses dans un supermarché?

Omniprésents dans notre vie quotidienne, ces écrans qui ont remplacé serveurs et agents de caisse sont effectivement potentiellement contaminants. « <a href="http://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-ce-que-les-scientifiques-savent-du-covid-19-ce-qu-ils-ignorent-16-03-2020-8280930.php">Le Covid-19 est ce qu'on appelle un virus enveloppé</a> qui ne va pas survire longtemps sur la surface d'un objet, quelques heures dans le cas de ce coronavirus, explique le Dr Anne Casetta, médecin responsable de <a href="http://www.leparisien.fr/societe/sante/les-infections-nosocomiales-en-baisse-a-l-hopital-22-11-2018-7950453.php">l'unité d'hygiène de l'hôpital Cochin à Paris</a> (XIVe arrondissement) et spécialiste des infections nosocomiales. Cela signifie qu'il est possible, même si la probabilité est faible, d'être infecté en utilisant ce type d'écran tactile à la suite d'une personne positive y ayant mis ses doigts après s'être mouchée. »

<a href="http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-les-bons-gestes-pour-faire-ses-courses-sans-prendre-de-risque-21-03-2020-8284893.php"><strong> Les bons gestes pour faire ses courses sans prendre de risque</strong></a>

<a href="http://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-masques-et-gants-une-fausse-bonne-idee-selon-l-oms-17-03-2020-8282196.php"><strong>Le premier réflexe serait d'enfiler des gants</strong></a> pour manipuler un écran. Au-delà du souci de voir la surface tactile ne pas réagir (la plupart des écrans ne répondent qu'au contact de la peau), la technique est contre-productive. « Il ne faut pas en utiliser car le risque d'être contaminé sur les mains est encore plus grand quand on les retire », poursuit Anne Casetta.

La meilleure protection : se laver les mains

On serait également tenté de nettoyer l'écran avant d'y poser le moindre index. A l'aide d'une lingette désinfectante par exemple ou, mieux, d'un produit à base d'isopropanol conseillé pour le nettoyage d'appareils multimédia, claviers, souris mais aussi écrans d'ordinateurs et de smartphones. Mauvaise idée encore une fois. « Ces écrans ont des surfaces bien trop chargées en salissures diverses, de la sueur, du sébum, des poils ou encore des squames qui inhibent fortement l'efficacité du produit désinfectant de ces lingettes, précise Anne Casetta. On se sent alors protégé alors qu'on ne l'est pas. »

La meilleure protection reste celle qui consiste à adopter les règles simples d'hygiène conseillées par les autorités. Se laver les mains après utilisation… et le plus souvent possible. Avec du savon et de l'eau et, à défaut, avec du gel hydroalcoolique.

« Il faut le faire après avoir touché ce genre d'écran comme on le fera après avoir pris les transports en commun quand on s'est tenu à une barre de maintien dans le métro ou le bus. »

Autre conseil permettant d'éviter la contamination : ne pas se toucher le visage. « On le fait de manière réflexe, sans forcément s'en rendre compte, au moins à deux reprises par heure, précise Anne Casetta. C'est l'un des moyens les plus courants d'infection. »

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Chic ou choc :  Santé  au Mali : Les marchands de la mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chic-ou-choc-sante-au-mali-les-marchands-de-la-mort-2865177.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 01:20:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les produits pharmaceutiques sont vendus partout au Mali. Dans les rues, au marché, à la maison, dans les bureaux et même devant les cimetières, sous l’œil tolérant et complice de nos hautes autorités, notamment le Ministère de la Santé. La Santé publique au Mali, est malade. Il y a urgence.

Les pharmaciens spécialistes par opposition aux "pharmaciens par-terre" ayant mené depuis "belle lurette" et jusque-là une lutte infructueuse demeurent, selon eux, les premières victimes du négoce illicite et "pernicieux" des pharmacies par-terre.

Les dégâts de ce commerce "déloyal" sont inestimables non seulement au détriment de l’Etat, mais aussi pour les officines ou entreprises pharmaceutiques.

Et pire, ce sont nos populations qui payent le prix fort.

Surtout la couche la plus vulnérable qui, en raison de ses maigres revenus, est obligée de pratiquer l’automédication avec ces poisons étalés au grand air et à même le sol. Au grand dam des règles élémentaires régissant la conservation et la commercialisation des produits pharmaceutiques.

Mais, les exposants de ces médicaments par-terre ne sont en réalité que les acteurs apparents de cette entreprise macabre.

Aujourd’hui en effet, l’on est frappé par l’épanouissement exponentiel des pharmaciens par-terre à Bamako, lieu de prédilection de ces produits de la mort.

Et qui a fini par approvisionner l’ensemble du territoire, n’épargnant même pas les hameaux.

Les détenteurs d’officines se déclarent les premiers grands perdants du phénomène d’extension des pharmacies par-terre, mais, le lourd tribut est surtout payé par nos populations.

Aussi, beaucoup de pharmaciens "légaux" s’accordent à dire que, si on rendait compte des méfaits imputables à ce négoce peu orthodoxe aux populations  à travers les médias, les "poisons par-terre" disparaîtraient, faute de clients.

L’idée est bonne, mais la sensibilisation est loin d’être le facteur déterminant dans la lutte contre les médicaments par-terre.

Le problème est fondamentalement économique.

Au bout du désespoir, un malade qui a à peine de quoi se nourrir, n’ira point acheter des médicaments à la pharmacie du quartier.

Il choisira le "Koumbleni" ou un autre "poison", moins cher.

La solution à portée de main, c’est donc de livrer une impitoyable guerre aux vendeurs de la mort.

Ne dit-on pas que prévenir vaut mieux que guérir ?

<strong>Boubacar Sankaré  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Démocratie et Droits de l’homme :  Chacun, ce qu’il doit</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/democratie-et-droits-de-lhomme-chacun-ce-quil-doit-2865187.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 01:17:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le vent de la démocratie qui a soufflé vers la fin des années 80, début des années 90 a été un tournant décisif dans la vie de millions d’hommes et de femmes de la planète. Aucun continent n’a été épargné. Les Etats d’Amérique latine, une partie de l’Europe de l’Est, l’Afrique…Déjà plusieurs années à l’avance, George Bureau écrivait :’’la démocratie est aujourd’hui une philosophie, une manière de vivre, une religion et presque accessoirement une forme de gouvernement…Ce n’est pas seulement l’objet d’analyse scientifique, mais aussi pour des millions  d’individus, une manière de vivre ensemble, et pour chacun d’eux une possibilité de répondre à sa vocation d’hommes. C’est d’eux que dépend l’avenir du régime qu’ils ont construit…’’</em></strong>

Cette démocratie au sens où l’entendent les Occidentaux s’est traduite en Afrique vers le début des années 90 par des régimes multi partisans, auxquels il faut ajuster la prolifération de radios et journaux privés. Certes, liberté d’expression, d’association, de presse, du droit au travail, à l’instruction etc. sont des droits universellement reconnus. Mais est c-ce suffisant pour parler de démocratie ?

En effet, la plupart des dirigeants africains avaient cru qu’il suffisait de proclamer le multipartisme, de libérer la presse, pour se réclamer de la démocratie.

Cette situation a donné le résultat suivant : D’un côté ceux qui ont accepté de jouer le jeu  démocratique et de l’autre, ceux qui font semblant en jouant le jeu des puissances étrangères. Ainsi nous nous sommes trouvés en Afrique en présence de ce que les politologues qualifient de politique de la démocratie à plusieurs vitesses ou encore une démocratie à la carte…

Les expériences qui nous ont été offertes après les conférences nationales-marathons dans différents pays africains sont riches d’enseignements.

Des régimes ont été renversés suite à des soulèvements populaires (preuve que les gens en avaient assez). Alors, des  comportements insolites se sont faits jour dans beaucoup de pays. Une sorte d’anarchie, de nihilisme, s’est emparé de nos villes et campagnes. Dès lors, un laisser-aller, laisser-faire s’est instauré. Plus rien n’est respecté, plus rien n’est sacré. Ces déviations constituent des menaces sérieuses contre la cohésion sociale, la paix, la sécurité, l’unité nationale et l’intégrité territoriale. L’exemple des guerres civiles, ethniques ou fratricides illustre bien les limites qu’il ne faut pas franchir dans l’exercice de ses droits.

La démocratie est sœur jumelle de l’ordre.

Elle est incompatible avec l’anarchie, l’instabilité, l’insécurité. En effet, pour pouvoir bien jouir de ses droits, il faut accomplir ses devoirs vis-à-vis de la société.

<strong>La promotion des droits de l’Homme en Afrique</strong>

Dans nos sociétés traditionnelles africaines, la démocratie a toujours fait bon ménage avec les droits de l’Homme. Dans ces sociétés, l’arbre à palabres, pratique coutumière, avait pour rôle d’établir un équilibre entre les droits des membres de la communauté et leurs devoirs. Il s’agissait non seulement de réguler de manière harmonieuse les rapports de l’homme avec ses semblables, mais aussi de l’homme avec la société. L’individu ne s’accomplissait que par rapport au groupe… La rencontre de la société traditionnelle et du modernisme a provoqué en Afrique une cassure où il est devenu difficile de faire une distinction.

En effet, dans ce long cheminement, il faut remarquer que chacun est arrivé avec des normes et des valeurs. C’est cette base philosophique qui tantôt unit ou divise les hommes dans leurs démarches. De ce fait, il s’agit plutôt d’un problème de choix, de choix économique, d’un problème d’intérêt matériel.

Les gouvernés peuvent disposer à l’intérieur de l’Etat des libertés variables selon les lieux et les époques : ce sont les libertés publiques. Traditionnellement, elles s’analysent en faculté de faire ou de ne pas faire. Mais de nos jours, on rapproche des libertés publiques les droits fondamentaux qui sont des droits consistant à obtenir de l’Etat certaines prestations : droit à l’enseignement, droit au travail, etc.

Politiquement, on ne considère que les libertés politiques sont surtout reconnues dans les Etats reposant sur le principe démocratique… Georges Burdeau a écrit que : ‘parmi l’infinie variété des facteurs qui commandent, il en est un qui dans les sociétés modernes joue un rôle prépondérant : le travail. Dans un univers où l’homme s’apprécie en fonction du volume des biens dont il peut disposer, la distinction s’efface entre l’individu et le travail qu’il accomplit. L’homme s’identifie au travailleur puisque sans travail il cesse d’être. (D’où le peuple des hommes apparaît essentiellement homme le peuple des travailleurs…). Economiquement et socialement, le profit de la démocratie s’analyse dans l’exercice au sein de la collectivité des conditions de vie assurant à chacun la sécurité de vie assurant à chacun la sécurité et l’aisance requises pour son bonheur. Une société démocratique est celle d’où sont exclues les inégalités dues aux aléas de la vie économique, où la fortune n’est pas une  source de puissance, où les travailleurs sont à l’abri de l’oppression qui pourrait faciliter leur besoin de trouver un emploi, où chacun enfin peut faire valoir un droit à obtenir de la société une protection contre les risques de la vie. La démocratie sociale vise ainsi à établir entre les individus une égalité de fait que leur liberté théorique est impuissante à assurer…’’ En effet, le manque de culture politique de nos populations, et le manque de culture démocratique de nos dirigeants et responsables politiques, mettent en danger l’exercice des droits de l’homme et des peuples. Ce déficit de culture politique et démocratique est aggravé par l’ignorance, l’analphabétisme. De même, qu’il a été dit qu’on ne peut pas faire du socialisme sans socialiste, l’Afrique ne saurait faire de démocratie sans démocrates. Donc, il s’agira d’étudier les voies et moyens d’introduire l’étude des droits de l’homme dans l’enseignement en vue de favoriser l’émergence d’une véritable culture des droits de l’Homme et de la démocratie en Afrique. Notre élite intellectuelle, nos penseurs, ont la responsabilité historique de sortir les Africains de l’obscurantisme, et de trouver des voies africaines de la démocratie et des droits  de l’Homme. Par leur action permanente, l’Afrique doit cesser de dépendre de l’extérieur, des modèles importés. Nos gouvernants doivent introduire dans les programmes scolaires et universitaires, l’enseignement des valeurs patriotiques et civiques, la connaissance des lois et leur respect.

L’instruction civique doit enseigner le respect de soi et d’autrui, de la chose publique, l’amour du prochain, la tolérance et l’acceptation de la différence, l’amour de la patrie.

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Jardin de Tarabangou (Tombouctou) :  Un poumon de l’économie locale</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/jardin-de-tarabangou-tombouctou-un-poumon-de-leconomie-locale-2865176.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 01:16:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Situé à environ trois kilomètres au Sud Est de la ville de Tombouctou, en allant vers le quai de Kabara, le jardin de Tarabangou est une oasis verdoyante au milieu du désert, entouré d’acacias, d’eucalyptus et de dattiers. </em></strong>

Cette réserve a longtemps fourni près de 80% des fruits et de légumes consommés à Tombouctou et dans les communes environnantes dont Ber, Salam, Bourem Inaly, Alafia et Lafia. Derrière cet exploit, 374 paysans qui ont décidé de faire de ce périmètre irrigué de 30 ha leur Eldorado. Quatre ans après avoir obtenu le soutien de la MINUSMA, le Jardin de Tarabangou continue de permettre à la Cité des 333 saints de respirer.

<strong>Un jardin symbole de la résilience de ses exploitants</strong>

En 2012, au plus fort de la crise politico-sécuritaire qui frappe le Nord du Mali, les paysans assistent impuissants à la destruction des équipements et installations du périmètre par des individus armés. Démunis, les exploitants et leurs familles n’ont plus d’espoir. Le quotidien difficile poussera la plupart d’entre eux à partir vers l’intérieur du pays ou vers des pays voisins, tandis que ceux qui sont restés ont dû faire face a l’extrême vulnérabilité. « Nous venions ici avec nos enfants et nos épouses pour être à l’abri, car nous n’avions pas d’autre endroit où aller. La nuit nous retournions dans nos familles. Tout cela, nous l’avons fait pour éviter d’être brimés par les occupants ou mêlés aux forfaits qu’ils commettaient, » se souvient l’un des chefs de famille.

<strong>Un soutien de la MINUSMA pour l’insertion socio-économique des femmes et des hommes</strong>

Après la reconquête des régions Nord en 2013, les maraichers reprennent les activités avec les moyens du bord. Pour tout soutien, ils n’ont qu’un groupe électrogène miraculeusement épargné de la destruction. Mais les conditions de travail sont difficiles, « nous avons alimenté les bassins avec un groupe électrogène qui consommait 70 barils de gasoil par campagne. Une fois, en pleine campagne, la machine est tombée en panne. Le temps de retrouver les pièces de rechanges nous avons presque perdu toute la production » raconte Alhad Ag Aldjoumagatt, Président de la Coopérative de Tarabangou.

En 2016, la Mission de l’ONU au Mali, à travers sa section de la Réforme du Secteur de la Sécurité et du Désarmement, de la Démobilisation et la Réinsertion (RSS-DDR), apporte un appui aux paysans à hauteur de 52. 125. 000 francs CFA. Cet appui fait dans le cadre des projets de la réduction de la violence communautaire permet la réhabilitation et l’équipement du périmètre.

L’ensemble de la canalisation du jardin est réparé et les pompes sont connectées à un système solaire permettant ainsi l’approvisionnement en eau des quatre bassins de 1000 m3 chacun. Cette nouvelle technique donne aux exploitants une possibilité de production sur toute l’année.

<em>« Je travaille sur une parcelle où je fais pousser des tomates, des choux, des oignons, de la salade. Je n’ai pas encore commencé à les vendre mais je suis très content de l’évolution des cultures plantées. Pour moi, ce jardin maraîcher est une très bonne chose. Avant, je gagnais ma vie à vendre du bois que je coupais mais c’était une activité dure. Aujourd’hui, grâce à l’aide de la MINUSMA, je travaille tous les 12 mois de l’année. Cela a contribué au bien être de ma famille. L’apport le plus important de ce projet est la relation sociale qu’il a instauré entre les travailleurs de plusieurs communautés »</em> Aguissa Cissé, exploitant.

Taljimit Walet Alidji est l’une des membres de l’association des femme vendeuses de légumes. Cette mère de famille de trente-cinq ans s’approvisionne chaque matin au jardin de Tarabangou. <em>« Je viens chaque matin acheter des choses que je revends en ville : de la salade, de la betterave, des choux, de la pomme de terre, de la tomate, des goyaves, des papayes, des citrons »</em>.

Elles sont une quarantaine des femmes au sein de l’association qu’elles ont formé. Toutes exercent cette activité pour répondre aux besoins quotidiens de la vie. Elles arrivent à s’entraider dans des cas sociaux grâce à un système d’épargne qu’elle ont mis sur pied. <em>« Avant nous travaillions seulement 5 mois de l’année. Mais avec l’appui de la MINUSMA, même en saison morte les activités continuent à la fois pour les producteurs et pour nous. Après la vente de nos produits, une partie du bénéfice est versée dans la caisse de l’association et cela nous permet de gérer les cas sociaux de la vie, »</em> explique-t-elle.

La MINUSMA n’a certes pas vocation à mener des actions de développement. Toutefois, à travers certains mécanismes comme les projets de Réduction de la violence communautaire, elle contribue à créer, maintenir et/ou entretenir la cohésion entre les communautés dans les zones touchées par le conflit. Outre l’appui au processus de dialogue politique, au pourparlers, au désarmement ou encore à la réforme du secteur de la sécurité, ces projets financés par la Mission des Nations Unies au Mali, participent aux efforts faits par les Maliens et leurs partenaires, afin que la paix soit consolidée et que le pays retrouve sa stabilité.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Histoire :  … d&amp;apos;un pêcheur… pêché</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-pecheur-peche-2-2865180.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 01:05:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Issa est un célèbre pêcheur à Bacodjicoroni. Agé de 30 ans, le téméraire pêcheur envié par certains admiré par d'autres, est également un spécialiste en natation.

Travaillant en solitaire, Issa qui ne revient jamais bredouille après une partie de pêche, arrive très souvent, lorsqu'il est de bonne humeur, à attraper des poissons à la nage témoignent ses amis.

C'est pourquoi, une jeune équipe de pêcheurs composée de 6 hommes ont convaincu depuis deux mois le vaillant pêcheur, à faire partie de leur équipe. Maître Issa accepta finalement mais, il s'est vite fait distinguer au cours des parties de pêche par des comportements bien particuliers.

En effet, Issa ne porte jamais de vêtements, pêchant à la ligne ou au filet. Et nombre de fois, les autres pêcheurs ont tenté d'avoir une réponse au fait qu’il travaille toujours tout nu comme un oisillon. Mais celui-ci maintient comme leitmotiv : "c'est une tradition que m'a léguée mon grand-père et le port de vêtement en pêchant est un totème familial".

Un totème que M.S. respectera à ses dépens. Ainsi, le 12 mars dernier, alors que la petite équipe retirait les filets de l'eau, chacun s'occupait, accroupi dans le fleuve, à enlever les poissons piégés. C'est alors que Maître Issa sentit quelque chose lui caressant ‘’certaine chose.’’

Il ne se doutait pas que c'était un poisson qui tentait de manger cette complexe partie de son corps.

Mieux, notre champion prenait goût au jeu qu'il attribuait au balancement du filet.

Non loin, ses co-équipiers observaient Issa fermer les yeux.

Que se passe-t-il ?

Peu après, Issa revint sur terre. Mais… tout à coup, la terrible carpe qui était à l'origine du chatouillement mordit violemment notre pêcheur qui lança un cri de douleur et jeta le filet.

‘’L'indélicat’’ poisson est resté accroché aux "affaires" du pauvre pêcheur. Vite, le malheureux regagna le rive tout en essayant, à l'aide de ses mains, de broyer le poisson qui ne démordait toujours pas.

Notre pêcheur pêché finalement est "libéré" par ses Camarades mais le sang jaillissait de tous les côtés.

L'"accidenté" a été évacué chez un guérisseur.

Sa blessure ne semblait pas grave et le sang a arrêté de couler. D'ailleurs, une semaine après, Issa allait déjà mieux.

Selon nos informations, Issa actuellement s’est converti en vendeur de Yougou-Yougou.

Sûr que dans ce domaine, rien ne mordra ses ‘’certaines choses.]]> </content:encoded>
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<title>Le chef de file de l’opposition malienne enlevé : Un défi à la République !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-chef-de-file-de-lopposition-malienne-enleve-un-defi-a-la-republique-2865179.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 01:00:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’honorable Soumaïla Cissé président de l’URD, chef de file de l’opposition a été enlevé mercredi dernier entre Niafunké et le village non loin de Saraféré.</em></strong>

<strong><em>Son brave garde du corps a été tué et quatre de ses compagnons gravement blessés.</em></strong>

<strong><em>Toute chose qui prouve la détermination des commanditaires et auteurs de cette prise d’otage, à atteindre leur but. </em></strong>

<strong><em>Un défi à la République.</em></strong>

Soumaïla Cissé et les membres de sa délégation sont portés disparus depuis 15h30 le mercredi 25 mars dernier.

Natif de Niafunké, le respectable homme politique y est candidat pour  les élections législatives qui <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/914848/politique/legislatives-au-mali-des-elections-pour-restaurer-la-legitimite-de-lassemblee/">se sont tenues hier dimanche 29 mars</a>.

Contre  toute attente, mercredi  dernier, avec sa délégation, l’honorable Soumaïla cissé avait quitté Saraféré pour se rendre à Koumaïra, (cercle de Niafunké) dans le cadre de la campagne électorale. Il n’est jamais arrivé à destination et n’a depuis, donné aucun signe de vie.

C’est pourquoi, très vite, plusieurs notables de la région de Tombouctou ont entamé des négociations avec les ravisseurs qui seraient un groupe affilié à la Katiba Macina d’Amadou Koufa.

Naturellement, tous les notables du cercle de Niafunké œuvrent également à faire libérer le fils du pays qui,  malgré l’insécurité  dans la zone a osé venir dans sa région natale (principalement à Niafunké et environnants) pour être aux côtés des siens, leur parler de vive voix de leurs problèmes, leurs souffrances et désespoir.

Entre temps, les FAMA, la Minusma, la force Française Barkane sont activement à la recherche de l’honorable Soumaïla Cissé et sa délégation.

En attendant que le chef de file de  l’opposition malienne soit retrouvé vivant, il y a certaines questions qui demeurent pour le moment sans réponse.

Entre autres ; pourquoi, l’honorable Soumaïla Cissé, de plus chef de file de l’Opposition Malienne a-t-il pu être dans une zone d’insécurité totale (comme la région de Tombouctou) sans bénéficier d’escorte militaire pour le protéger ? Oui a intérêt qu’ainsi soit-il ?  A qui profite le ‘’crime’’ ?

En tous les cas, l’enlèvement du chef de file de l’opposition malienne, à quatre jours de la tenue des élections législatives au Mali est un défi aux autorités maliennes, à la République.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’Ecole Malienne à la traîne :  Les perdants, ce sont les élèves</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/lecole-malienne-a-la-traine-les-perdants-ce-sont-les-eleves-2861516.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 03:11:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans tous les pays, la formation de l’homme est sans nul doute le facteur primordial de lutte contre le sous-développement. </em></strong>

<strong><em>Le Mali, pays sous développé ne fait donc pas exception à la règle, mais cette formation est plus que jamais perturbée par d’incessantes grèves des enseignants et qui ne peuvent que mener les enfants à  des années facultatives et parfois même blanches. </em></strong>

Les jeunes se rendent à l’école pour ne plus rien apprendre, préférant aujourd’hui chercher d’autres débouchées que de rester sur des blancs qui ne font que compromettre davantage leur avenir.

Chez tous ces élèves, il y a un désespoir qui leur fait perdre leur équilibre, dans la mesure où, ils sont traumatisés par le comportement inconscient de leurs enseignants, responsables pourtant de leur avenir et de celui de la Nation.

L’école est donc devenue un véritable casse tête, car, quand les étudiants finissent avec leurs problèmes, ce sont les enseignants qui prennent la relève. C’est le cas d’aujourd’hui.

Je leur demande une prise de conscience.

Les Enseignants doivent donc abandonner leurs passions et les coups de cœur pour réfléchir, analyser, afin de comprendre les conséquences fâcheuses que peuvent engendrer leur comportement actuel.

Ils doivent apprendre à reculer, à voir clair, à concéder et être d’accord avec eux-mêmes, ensuite avec les autres. Cela ne sera ni de la faiblesse, ni de l’abdication, ni une fuite, mais plutôt être mûr, conséquent, réaliste, raisonnable, en un mot responsable.

L’histoire tôt ou tard retiendra le comportement de tout un chacun.

Ce qui me paraît une vérité incontestable et évidente est que, personne n’aime passer toute sa vie sur les blancs d’école et la meilleure partie de sa force productive à étudier. Les études ont un temps. Le travail aussi.

On sait que parmi les enseignants, il y a des déchets, des pourritures, des fainéants, des vauriens dont le dessein est de nuire eux consciencieux.

Je demande à nos gouvernants de donner une pleine conscience à ces enseignants qui ont en main les destinées de ce pays.

Cela me paraît d’une grande importance et ne peut se faire que par un enracinement réel de tout notre système éducatif. Il faut mettre l’école à l’abri de toutes les pressions d’où qu’elles viennent.

Les enseignants doivent avoir une pleine conscience de leurs responsabilités d’éducateurs et savoir l’assumer.

Ils ne doivent pas être des formateurs peu éclairés manquant de sérieux.

Notre corps enseigne dont faire preuve d’abnégation et de dévouement et jouer un rôle de premier plan dans la marche de notre pays vers le progrès.

&nbsp;
<h2>Mamadou S. Diallo</h2>
<strong>Enseignant à la retraite</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Solidarité et lutte l’exclusion : L’autre face de la misère</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/solidarite-et-lutte-lexclusion-lautre-face-de-la-misere-2861511.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 02:59:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le phénomène de la mendicité évolue dans notre pays de façon exponentielle. Mendier es devenu une profession, avec son cortège d’accidents, de vols, d’escroqueries, d’abus. Surtout à Bamako où, de nos jours, le monde des mendiants offre un spectacle effroyable.</em></strong>

« A y A DI Alla ma ! ». Visiblement excédé par cette plainte lancinante, l’homme fouille ses poches et jette une pièce de 50 FCFA au jeune mendiant. Peu après, celui-ci se précipite vers une autre voiture qui vient de s’arrêter à la pompe. Le temps de commencer sa litanie, jusqu’à ce que la voiture lui démarre sous le nez.

Scène classique, devenue un rituel dans les moindres rues de Bamako.

Il y a seulement une vingtaine d’années, la mendicité, était un phénomène presque isolé dans la capitale malienne. Aujourd’hui, il a évolué d’une manière vertigineuse, devenant un problème social des plus préoccupants.

Les mendiants, tous les âges et sexes confondus, sont partout présents.

Leurs lieux de prédilection demeurent les places religieuses (églises, mosquées), les pharmacies, la grande poste, les centres commerciaux et les alentours des hôpitaux.

Même l’aéroport, situé à 15 km de Bamako, est régulièrement pris d’assaut par ces « soldats » en quête de leur suivie. La mendicité n’est plus un phénomène isolé.

Elle est pratiquée par un important groupe social à Bamako.

<strong>Lutte pour la survie</strong>

La mendicité est aujourd’hui, un fléau multidimensionnel (pauvreté, maladies…), mais parmi ses causes, le facteur économique est le plus expressif, tant il est indéniable que, plus un pays est prospère, plus le niveau de vie de ses habitants est élevé, et  moins il y a de mendiants. Certains facteurs sociaux comme la dislocation de la famille expliquent aussi (en partie) l’existence de la mendicité. En effet, certains individus abandonnés à eux-mêmes, seuls et ne pouvant assurer leur survie se livrent naturellement à la mendicité, ou tout au moins, deviennent « attentifs » à la charité publique.

Les propos de Marama Traoré âgées de 25 ans, mère de jumeaux, nous édifient : « depuis la mort de mon mari, il y a un peu plus d’un an, je suis seule à subvenir aux besoins de mes quatre enfants. Ce n‘est  pas par coutume que je fais ça, mais par nécessité. Ma recette quotidienne va de 100 FCFA à 1000 FCFA (généralement les vendredis). Je cesserai cette profession du reste humiliante, dès que j’aurai une situation plus commode. Bientôt mes jumeaux auront l’âge d’aller à l’école, mais, les moyens me font cruellement défaut. Je veux que les autorités nous viennent en aide ». Ce sont en général, des femmes, pour qui, la mendicité est devenue une « spécialité ».

Elles font le tour des services exposant leurs misères dans des termes à émouvoir le cœur le plus endurci. Les enfants qui, généralement les accompagnent, « meurent de faim », le père est malade, chômeur, etc.… Apitoyé, vous leur donnez un billet tout en ayant conscience de la futilité d votre geste. Mais que faire d’autre ?

Même le léger sentiment de culpabilité qu’on éprouve, ne dure qu’un instant. Tellement l’impression d’être impuissant face au fléau est indéniable. Nous nous sommes rendus compte au cours de ce reportage, que le flux de personnes qui mendient dans la vile de Bamako provient dans la plupart des cas des régions et surtout des régions les plus proches, donc, plus accessibles.

La plupart de ces mendiants sont venus ici pour se faire soigner et finalement y ont élu domicile pour mendier. Certains témoignages sont édifiants : «  je m’appelle Dramane Drabo (53 ans), je suis venu à Bamako depuis ma tendre jeunesses pour me faire soigner. J’ai été frappé par la lèpre il y a plus de 20 ans. Après guérison, j’ai été contraint de rester ici pour mendier. J’ai été profondément touché par cette sale maladie. Ma femme et moi, nous quémandons pour survivre ».

« Je me nomme Sékoura Doumbia, âgé d’environ 80 ans. C’est la maladie qui m’a conduite à Bamako. Je suis restée longtemps au village. Quand j’ai vu que ça n’allait pas du tout, j’ai décidé de venir à l’IOTA. Mais, c’était trop tard. Veuve depuis 30 ans et n’ayant qu’un seul fils qui n’arrive pas à satisfaire mes besoins, je suis obligée de mendier ».

En effet, la concentration des centres hospitaliers les plus importants à Bamako milite en faveur de cet argument.

L’existence uniquement à Bamako de formations spécialisées crée souvent des mouvements à sens unique des régions vers Bamako. En effet, si avant, les mendiants pouvaient « récolter » 100 f à 200 FCFA par jour, actuellement, nombre d’en eux gagnent : 3000 à 10.000fcfa dans la journée. Du coup, la mendicité est devenue pour certains une profession comme toute autre.

<strong>Naissance de la mendicité</strong>

La nouvelle forme de mendicité telle que pratiquée actuellement était inconnue, il y a quelques décennies. Il existait certes, une mendicité qui tire son origine de l’islam dont l’un des 5 piliers repose sur le principe de la « zakat » ou l’aumône rituelle. Ce commandement de l’islam, enjoint aux riches de donner aux pauvres, aux nantis d’être moins égoïstes et d’être charitables. La  mendicité ne pouvait donc être perçue comme un fléau, mais bien, au contraire un souci d’égalité, de réduction des déséquilibres sociaux. C’est ainsi que, devant les quelques rares mosquées de la ville à l’époque, on ne pouvait voir mendier que des personnes d’un certain âge. A cette forme de mendicité, s’ajoutait une autre se réclamant elle aussi, de l’islam, des talibés ou Amoudos en (Peulh). Il s’agit dans ce cas, de jeunes initiés au Coran, à la science islamique, marchant de porte en porte à la quête d’une pitance journalière, généralement destinée aux maîtres. Cette forme apparaissait comme une sorte d’école pour « former » aux rigueurs de la vie ». Mais, avec la pauvreté actuellement croissante, la mendicité est devenue une profession toute trouvée pour nombre de talibés soumis aux contraintes nouvelles et obligés dans plusieurs cas de quitter leur maître au profit de la rue. A propos, un jeune talibé âgé seulement de 8 ans explique. « Mon maître me traite mal et m’impose de verser une somme journalière de 250 FCFA et le jour où je n’arrive pas à avoir l’argent, c’est le fouet ».  Toutefois, l’Islam, selon ce marabout, prône l’aumône, donc la mendicité, même si par ailleurs il est dit « qu’il est préférable pour un pauvre de prendre sa hache et sa corde, de chercher un fagot afin de satisfaire ses besoins, plutôt que de tendre la main aux autres ». Aussi, précisera notre marabout, « le talibé à le devoir de travailler pour son maître afin de l’aider à nourrir sa famille, le maître peut aussi, à volonté, envoyer ses disciples mendié ». La mendicité est donc une étape que doit subir tout talibé, quelque soit la couche socio-économique à laquelle appartient sa famille. Cependant, aujourd’hui, elle n’est plus uniquement liée à l’islam, car plusieurs formes se sont développées dans la société et tendent même à faire disparaître la forme « talibé ».

Conséquence : la mendicité ayant pris des proportions inquiétantes, est devenue de nos jours, presque une « agression ».

<strong>Aucune recette miracle ne peut venir à bout de la mendicité.</strong>

On ne peut nullement enrayer le fléau, qu’en le combattant à la source. Lutter contre la mendicité, c’est déjà soustraire le mendiant à cette situation pathétique et d’impuissance qui nous tourmente. Enrayer la mendicité d’un coup est une tâche de très longue haleine. La seule situation pouvant à long terme endiguer le mal ou l’aplanir considérablement consiste en sa prévention.

Au Mali, la principale cause se situe au niveau de trois maladies : lèpre, onchocercose et poliomyélite. La solution d’une prévention passe nécessairement par le renforcement des structures médicales existantes et surtout par dépistage précoce de ces maladies.

Une autre solution consiste à décentraliser les centres sanitaires. Mais, celle a portée de mains consistera à faciliter le retour dans leurs régions des malades traités, en assurant leur transport et interdire les lieux publics autres… mendiants.

En attendant, « Aya  di Allama ! ».

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos  mémorables : Ibrahim  Boubacar  Keita, président de la république (mardi 16 avril 2019)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/propos-memorables-ibrahim-boubacar-keita-president-de-la-republique-mardi-16-avril-2019-4-2861526.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 02:19:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Je vous parle de nos angoisses, de nos projets, de nos aspirations, de nos problèmes mais aussi et surtout de nos solutions. </em></strong>

<em>Je commence par dire que j’ai entendu toutes les colères, décodé tous les signaux, compris tous les messages remontant d’un pays dont je ne saurai jamais mésestimer les préoccupations.

Oui. La situation sécuritaire, malgré nos efforts, reste un défi majeur qu’il faut relever, j’en suis conscient, au plus vite, par des réponses durables, pas par des artifices, puisqu’il en va de la continuité de notre pays, d’un pays dont les fondements ont été ébranlés par la crise multiforme de 2012. </em>

<em>C’est le cas au Nord du pays où des flambées de violence viennent hélas rappeler avec récurrence l’impératif de faire en sorte que les acquis fragiles enregistrés depuis 2015 ne soient pas remis en cause. </em>

<em>Que tout le monde prenne sa part dans cette œuvre : l’Etat malien, ses partenaires ainsi que les groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation ! Mais que tout le monde prenne sa part sincèrement, rapidement et effectivement car chaque seconde perdue pour la paix est gagnée par la guerre ! </em>

<em>S’agissant du Centre de notre pays, qu’il me soit permis de rappeler la tragédie d’Ogossagou qui le 23 mars dernier a endeuillé la nation et horrifié le monde civilisé.

Les faits révélés ont produit une véritable onde de choc psychologique à travers le pays, et même très rapidement au-delà. </em>

<em>Des images insupportables ont circulé, montrant l’horreur d’une barbarie qui a dévasté ce qui fut une communauté humaine. </em>

<em>Ces images nous renvoient au passé tant de symboles obscurs et accablants que nos âmes affligées s’inquiètent d’un effondrement moral et spirituel. </em>

<em>Jour de grande tristesse que ce jour là, qui vit tant de valeurs humaines, jusque là magnifiées et partagées, se consumer dans les fumées de la haine et du fanatisme ; vie, sens du sacré, famille, sagesse, tolérance, empathie, cousinage à plaisanterie, fraternité religieuse, tout cela rendu méconnaissable, dans les cendres des tisons humains, d’habitations calcinées, d’une terre devenue inhospitalière. </em>

<em>Ce n’est pas seulement notre drapeau national qui fut en berne, c’est tout le brillant humanisme dont nous étions si fiers ! </em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déclin de l’Ecole au Mali : Nous sommes tous coupables !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/declin-de-lecole-au-mali-nous-sommes-tous-coupables-2-2861522.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/declin-de-lecole-au-mali-nous-sommes-tous-coupables-2-2861522.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 02:15:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis plus d’une décennie, l’école malienne rencontre d’énormes difficultés. </em></strong>

<strong><em>Ce qui explique, de nos jours, les tares de cette grande ‘’entreprise nationale’’.</em></strong>

De la révolution de Mars 1991 à nos jours, nous assistons à une prolifération anarchique d’écoles publiques, communautaires et privées. Elles poussent partout comme des champignons.

Ce qui explique un peu le taux élevé d’enfants scolarisés dans nos villes et campagnes.

Beaucoup de parents ont compris que l’avenir des enfants est à l’école et ils ont pris goût pour l’inscription des enfants (garçons et filles) à l’école.

Mais, aujourd’hui, nos classes sont de véritables « Chine populaire ».

Cela concerne surtout les écoles publiques où l’on peut trouver dans une seule classe, plus de cent élèves.

Comment peut-on encadrer une telle classe ? C’est pourquoi d’ailleurs, les parents nantis amènent leurs enfants dans les établissements privés en mettant en doute la compétence et le niveau des enseignants des écoles publiques.

L’existence des effectifs pléthoriques pose un grand handicap pour la performance de notre école où les enseignants deviennent de plus en plus des « baby-sitters ».

Comment doit-on appeler cette nouvelle génération d’écoliers qui ne savent ni lire ni apprendre ? Une génération sacrifiée.

Par ailleurs, savoir lire, écrire et compter est une chose, mais connaître ses droits et devoirs en est une autre.

Ces deux choses vont de pairs dans la formation et la vie d’un enfant.

Il n’y a plus d’éducation à l’école. L’enfant est laissé à lui-même, plus de correction. Ce qui fait que l’élève n’accorde aucun respect à l’enseignant.

Or, reconnaissons que la correction est un droit de l’enfant et un devoir du maître.

Les bonnes manières doivent s’apprendre à l’école, mais nos enfants sont abandonnés à eux-mêmes comme des animaux et c’est pourquoi ils agissent bêtement puis ils deviennent incurables.

Face à un monde en perdition, tout le monde fuit devant la responsabilité (enseignants, parents d’élèves et l’Etat).

<strong>Pays expérimental, école cobaille. </strong>

Combien de méthodes avons-nous vu de 1991 à nos jours ?

Au premier cycle de l’enseignement fondamental, chaque année il y a une nouvelle méthode, si bien que les enseignants s’y trouvent confus et perdus devant ces changements perpétuels de méthodes dont les formations vont d’une à deux semaines.

La plupart des enseignants n’étant pas issus d’une école de formation de maîtres mais dévoués pour la cause de la Nation méritent un traitement soigné pour faire sortir notre école de sa cécité.

Ainsi donc, l’Etat malien doit veiller à leur formation-continue-régulière et sans exception.

Au regard des maux qui rongent notre école, il faut une implication de toutes les couches socio-politiques du pays à savoir : parents d’élèves, élèves, partenaires de l’école et surtout les enseignants.

<strong> Tout le monde se plaint de l’école et tous se détournent d’elle.</strong>

Des rencontres se sont déroulées à travers le pays pour parler des problèmes de l’école de base et faire des propositions de sortie de crise. Hélas ! Ce sont des forums de rien.

Dix à vingt personnes pour parler d’un grand problème comme celui de l’école malienne s’avère décourageant.

Tous se retirent de la scène comme pour dire « ça ne nous regarde pas, nous avons d’autres préoccupations ».

Voilà des attitudes qui montrent que l’avenir des enfants leur dit peu.

Or, ce n’est pas un Messie qui viendra nous sortir de cette impasse.

Les parents, au lieu de chercher les causes de la mauvaise performance de l’école, mettent toute la charge sur les enseignants. C’est pourquoi, on ne cesse d’entendre dire : « nos enfants n’ont pas de niveau, nous sommes désolés ». Combien est la fierté du maître d’école de voir son élève réussir ? Quel métier ingrat !

Il ne sert à rien de faire un serment d’hypocrite sur le problème de l’école.

Ça n’a aucun sens qu’on se jette des pierres et que chacun tire la couverture de son côté pour accuser l’autre.

La nation, c’est tout le monde. Jeunes, vieux, riches ou pauvres, chacun doit s’investir sérieusement pour préparer l’avenir du pays.

Cet avenir ne sera radieux que si seulement les enfants ont une éducation Saine et un enseignement de qualité.

Nul n’ignore que le développement d’un pays passe par l’école d’abord.

Nous n’avons pas besoin d’école « garderie d’enfants », mais d’une vraie école citoyenne qui prépare nos enfants à la vie future.

Pour ce faire, ce n’est pas par le cœur qu’il faut agir, mais par la raison car « toutes les victoires de l’homme sont des victoires de l’Esprit… »

Sinon, nos enfants nous demanderont justice un jour parce que c’est une nouvelle génération d’ignorants qui se forme.

&nbsp;
<h1>                                                                          Soumana Fabe</h1>
<h1>Enseignant à la retraite</h1>
<strong><em> </em></strong>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Santé  au Mali : Les marchands de la mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/sante-au-mali-les-marchands-de-la-mort-2861514.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 02:09:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les produits pharmaceutiques sont vendus partout au Mali. Dans les rues, au marché, à la maison, dans les bureaux et même devant les cimetières, sous l’œil tolérant et complice de nos hautes autorités, notamment le Ministère de la Santé. La Santé publique au Mali, est malade. Il y a urgence.

Les pharmaciens spécialistes par opposition aux "pharmaciens par-terre" ayant mené depuis "belle lurette" et jusque-là une lutte infructueuse demeurent, selon eux, les premières victimes du négoce illicite et "pernicieux" des pharmacies par-terre.

Les dégâts de ce commerce "déloyal" sont inestimables non seulement au détriment de l’Etat, mais aussi pour les officines ou entreprises pharmaceutiques.

Et pire, ce sont nos populations qui payent le prix fort.

Surtout la couche la plus vulnérable qui, en raison de ses maigres revenus, est obligée de pratiquer l’automédication avec ces poisons étalés au grand air et à même le sol. Au grand dam des règles élémentaires régissant la conservation et la commercialisation des produits pharmaceutiques.

Mais, les exposants de ces médicaments par-terre ne sont en réalité que les acteurs apparents de cette entreprise macabre.

Aujourd’hui en effet, l’on est frappé par l’épanouissement exponentiel des pharmaciens par-terre à Bamako, lieu de prédilection de ces produits de la mort.

Et qui a fini par approvisionner l’ensemble du territoire, n’épargnant même pas les hameaux.

Les détenteurs d’officines se déclarent les premiers grands perdants du phénomène d’extension des pharmacies par-terre, mais, le lourd tribut est surtout payé par nos populations.

Aussi, beaucoup de pharmaciens "légaux" s’accordent à dire que, si on rendait compte des méfaits imputables à ce négoce peu orthodoxe aux populations  à travers les médias, les "poisons par-terre" disparaîtraient, faute de clients.

L’idée est bonne, mais la sensibilisation est loin d’être le facteur déterminant dans la lutte contre les médicaments par-terre.

Le problème est fondamentalement économique.

Au bout du désespoir, un malade qui a à peine de quoi se nourrir, n’ira point acheter des médicaments à la pharmacie du quartier.

Il choisira le "Koumbleni" ou un autre "poison", moins cher.

La solution à portée de main, c’est donc de livrer une impitoyable guerre aux vendeurs de la mort.

Ne dit-on pas que prévenir vaut mieux que guérir ?]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … d’un marié trop pressé</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-marie-trop-presse-2-2861506.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 01:53:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Résident en Arabie Saoudite depuis bientôt 10 ans, El hadj S D a décidé en juin 2019 de rentrer au pays pour se marier.</strong>

Installé dans une villa à Baco-Djicoroni, El Hadj avait obtenu l’accord de ses parents à Ségou pour convoler en justes noces avec sa cousine F. D. celle-ci regagna alors Bamako pour les cérémonies de mariage à peine quelques jours après l’arrivée de son futur époux.

La célébration du mariage étant allée de report en report, elle a été  finalement fixée au 2 janvier 2020.

El Hadj cependant s’impatientait et, pour accélérer les choses, il couvrait de cadeaux sa future épouse qui devenait de plus en plus cupide et exigeante. Tout est enfin prêt pour la célébration du mariage.

Nous sommes, le 22 février 2020.

A 16 heures, le mariage religieux a été scellé. Tam-tams et tambours ont clos la cérémonie.

Il était environ 22 heures, lorsque tous les participants à la fête avaient regagné leur domicile, à l’exception de la vieille dame qui devrait tenir compagnie à la mariée à sa chambre nuptiale.

F.D. qui s’affairait avec une copine dans la cour, venait aussi d’aller aux toilettes. C’est alors que, impatient, El Hadj S.D. enroulé dans un drap blanc, avança vers la cour, et sans chercher à comprendre, saisit de toutes ses forces la copine de son épouse, la chargea sur son dos et alla la jeter sur le lit conjugal  avec les encouragements de la vieille dame "de garde" qui ne savait pas que, le marié a ‘’emporté’’ non pas sa femme, mais la copine de celle-ci.

Malgré les cris de secours de la copine de son épouse, El Hadj, fou devenu incontrôlable ne reprit ses esprits qu’après avoir assouvi ses instincts.

La nouvelle mariée, effrayée par le vacarme était sur place, bouche-bée. Il était trop tard. Comment réparer l’irréparable ?

Pour toute solution, il a été proposé à El hadj, de prendre comme 2<sup>ème</sup> épouse, celle qu’il venait de violer. Hélas ! La jeune fille a refusé la proposition et demande plutôt réparation. Elle exige la somme de 2 millions de FCFA à titre de ‘’dommages et intérêts’’.

En attendant, donc cette solution à l’amiable ou le tribunal, le mariage de El hadj avec F.D. a été suspendu.

(Affaire à suivre)

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cercle de Mopti : La MINUSMA fait œuvre utile</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/cercle-de-mopti-la-minusma-fait-oeuvre-utile-2861508.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 00:56:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lundi 24 février, Fatou Dieng Thiam, cheffe du bureau régional de la MINUSMA à Mopti, a officiellement remis le projet à impact rapide relatif à la réhabilitation et équipement de la salle de conférence du Cercle de Mopti aux autorités municipales de la commune de Mopti. Le montant total dudit projet est de 21.105.032 F CFA.</em></strong>

Le préfet du cercle de Mopti, Aliou Guindo, qui était entouré de plusieurs sous-préfets des différents arrondissements de son cercle, a accueilli de manière très positive la réalisation de ce projet à impact rapide entièrement financé par la MINUSMA. La cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte du Gouvernorat hébergeant les bureaux de cette collectivité territoriale.

« <em>Vous ne vous en doutiez certes pas, mais le Cercle de Mopti, de sa création en 1920 à nos jours, n’a jamais disposé de salle de réunion proprement dite</em> », a-t-il révélé dans son allocution prononcée devant le Gouverneur de la Région de Mopti, Abdoulaye Cissé, la Cheffe du Bureau Régional de la MINUSMA, Fatou Dieng Thiam, le deuxième adjoint au Maire, Kassim Baber Guiteye, ainsi que tant d’autres personnalités de la place.

Le cercle de Mopti a ses bureaux dans l’enceinte du Gouvernorat de la Région de Mopti et ne disposait d’aucune salle de réunion rendant difficile sa gestion administrative et territoriale. D’ailleurs et comme le confirme le Préfet du Cercle de Mopti lors de son allocution, « <em>nous faisions le porte à porte entre le Gouvernorat, le Conseil Régional, la Mairie de la commune urbaine de Mopti et la Direction Régionale de la Planification, de la Statistique et de l’Informatique, de l’Aménagement du Territoire et de la Population (DRPSIAP) qui nous prêtaient leur salle au gré de leur propre disponibilité bien entendu, mais toujours de bon cœur ».</em>

Fatou Dieng Thiam a fait savoir que « <em>l’inauguration de la salle de conférence du cercle de Mopti complètement rénovée et équipée du bloc de deux (2) latrines respectant la répartition genre, d’un système de sonorisation et ses accessoires, et d’un secrétariat de service courriers et d’accueils est une réponse de la MINUSMA en ce qui concerne l’amélioration des conditions de travail du personnel technique œuvrant dans cette structure étatique ».</em>

Le cercle de Mopti relève administrativement de la région de Mopti et se situe au centre du pays notamment aux abords du fleuve Niger et de la route nationale 16 entre la région de Ségou et celle de Gao. Il est à cheval entre les cercles inondés et exodes de la 5<sup>e</sup> région. Avec une superficie de 7260 km<sup>2</sup>, le Cercle comprend 16 communes, dont 15 communes rurales et une commune urbaine qui abrite le chef-lieu de cercle.

Avec une insécurité grandissante dans plusieurs zones de la région, la plupart des autorités régionales affectées travaillent dans la ville de Mopti.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise sécuritaire au Mali : Des perspectives pour relever les défis !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/crise-securitaire-au-mali-des-perspectives-pour-relever-les-defis-2860550.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 02:11:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>M. Piere Buyoya, Haut représentant du Président de la Commission de l’Union Africaine a animé mardi dernier, une conférence de presse. Il s’agissait non seulement, à travers cette conférence d’expliquer les efforts consentis par sa structure pour le retour de la paix au Sahel en général et dans notre pays en particulier mais aussi, d’envisager des perspectives pour l’année 2020. </em></strong>

La rencontre s’est tenue au siège de la Commission de l’Union Africaine au Mali sis à Hamdallaye 2000, en présence des hommes de médiats et plusieurs autres invités.

Dans son exposé, M. Piere Buyoya, Haut représentant du Président de la Commission de l’Union Africaine a rappelé que l’année 2019 a été éprouvante pour le Sahel, à cause de la montée en puissance du terrorisme car, indiquera-t-il, « elle a été caractérisée par l’escalade des violences inter communautaires qui ont fait plus de victimes que les attaques terroristes contre les camps ou positions militaires »

Suite à cela, dit-il, son département a intensifié ses actions notamment, sur la participation aux sessions du comité de suivi de l’accord, (CSA) et la contribution à la relance des activités de celui-ci après l’interruption de septembre 2019 à janvier 2020, la participation aux réunions du comité politique et institutionnel. A cela s’ajoutent  la visite régulière dans la région du centre pour rendre compte de la situation sur le terrain, et discuter avec les autorités administratives et militaires sans oublier les associations de la société.

Sur le plan régional dira le Haut représentant du Président de la Commission de l’Union Africaine, le Misahel a poursuivi ses efforts de relance du processus de Nouakchott, qui, à  titre de rappel, a comme principal objectif, la promotion de la coopération des pays de la région en matière de sécurité. « Elle a apporté son appui à la force multinationale mixte, FMM, qui lutte contre Boko Haram », a-t-il, ajouté.

Parlant  des perspectives, il a indiqué que l’année 2020 sera celle de la mise en application des recommandations du dialogue national Inclusif, c'est-à-dire, expliquera-t-il, l’organisation des élections législatives, la poursuite des réformes du secteur de la sécurité, la poursuite du redéploiement de l’administration, la relecture de certaines dispositions de l’accord de paix pour être en adéquation avec la recommandation du dialogue.

M. Buyoya dira enfin que des nouvelles dispositions sont prises pour remédier l’insécurité dans notre pays. Parmi ces dispositions, il a cité le redéploiement des forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire malien et les initiatives pour dialoguer avec les responsables de groupes auteurs de l’insécurité.

<strong><em>Abdoul Karim Sanogo </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Relations cuba Etats Unis D’Amérique : Non au blocus</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/relations-cuba-etats-unis-damerique-non-au-blocus-2860548.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/relations-cuba-etats-unis-damerique-non-au-blocus-2860548.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 02:09:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La traque financière et le durcissement du blocus exercé contre Cuba, des maux qui se sont exacerbés en 2019, ont continué leur escalade au début de l'année et ont eu un impact important sur la disponibilité du lait en poudre dans le pays</em></strong>

La traque financière et le durcissement du blocus exercé contre Cuba, des maux qui se sont exacerbés en 2019, ont continué leur escalade au début de l'année et ont eu un impact important sur la disponibilité du lait en poudre dans le pays, selon les déclarations à Granma de Genisley Hernandez Gonzalez, responsable adjointe de la Division agroalimentaire du Groupe d'entreprises de l'industrie alimentaire.

« Cet acharnement de l'administration de Donald Trump a eu un impact sur l'allongement des cycles de réapprovisionnement des compagnies maritimes, qui a été aggravé par les contraintes financières liées à l'achat de lait en poudre sur le marché international. Tout cela a entraîné des retards dans l'arrivée de ce produit dans le pays », a-t-elle indiqué.

« Nous avons travaillé sous une grande pression pour pouvoir respecter les cycles de distribution du lait. En raison du retard avec lequel le produit est arrivé dans le pays, nous avons dû le distribuer presque directement du port aux épiceries, sans avoir le temps de l'emballer », a déclaré Genisley Hernandez.

Cette situation, a-t-elle dit, ajoutée au déficit de lait en poudre enregistré au cours du dernier trimestre de 2019, en raison de ces mêmes difficultés, a affecté la couverture du pays.

Toutefois, a-t-elle précisé : « nous avons tenté de donner la priorité aux engagements relatifs aux livraisons alimentaires garanties par le livret d'approvisionnement, aux régimes médicaux et à la consommation sociale, et il n'y a eu aucun problème à cet égard. Les effets se sont concentrés principalement sur la production de lait en poudre pour d'autres usages, ainsi que sur la fabrication des yaourts et des glaces.

À cette situation, a reconnu la responsable, s'est ajouté un autre déficit : celui du polyéthylène pour la fabrication des sacs en plastique, du fait également de la situation financière tendue que traverse l'Île.

Et d’ajouter que des alternatives ont été recherchées par le biais de la production nationale, mais qu'il n'a pas été possible de compenser les déficits, ce qui a eu des répercussions considérables sur l'emballage du lait liquide et du yaourt de soja.

Avec la matière première dont nous disposons, la priorité a été donnée à la distribution de lait enrichi pour les enfants de zéro à un an ; tandis que celui destiné aux enfants d’un à sept ans a dû être livré en vrac.

Pour emballer toute la production, a précisé Genisley Hernandez, l'industrie a besoin d'un volume mensuel important de polyéthylène, qui n'est pas arrivé dans le pays. Rappelons que pour le seul panier familial standard, 2 500 tonnes de lait en poudre sont distribuées chaque mois, ce qui inclut le lait pour les enfants, ainsi que les régimes médicaux et spéciaux.

Durante la segunda quincena de febrero, añadió, «debe presentarse una mejor situación, pues se estaba esperando la llegada de una carga de polietileno, con lo cual deben empezar a resolverse las dificultades del envasado, si bien no puede hablarse todavía de una total normalización».

Y con la disponibilidad de leche en polvo, resaltó, «debe ocurrir algo similar, pues los arribos tienden a estabilizarse, de modo que pueda existir suficiente cobertura para producir y envasar el producto».

« La situation devrait s’améliorer, durant la seconde moitié du mois de février car nous attendons l'arrivée d'un chargement de polyéthylène, ce qui nous permettra de commencer à résoudre les difficultés d’emballage, bien que l'on ne puisse pas encore parler de normalisation totale », a-t-elle affirmé.

« Quelque chose de similaire doit se produire avec la disponibilité du lait en poudre, car les arrivées ont tendance à se stabiliser, ce qui nous permettra de disposer d’une couverture suffisante pour produire et emballer le produit », a-t-elle conclu.

Les vertus de l'interféron cubain utilisé contre le coronavirus

Le Dr Eulogio Pimentel Vazquez, directeur général du Centre de génie génétique et de biotechnologie, appartenant au groupe d’entreprises BioCubaFarma, a déclaré à Granma qu'au cours des trente dernières années, ce produit a démontré son efficacité et sa sécurité dans la thérapie des maladies virales

Mis au point en 1986 par une équipe de chercheurs du Centre de génie génétique et de de biotechnologie (CIGB), l'interféron humain recombinant alpha-2B a profité à des milliers de patients cubains depuis son introduction dans le système national de santé, il y a plus de trois décennies.

Le Dr Eulogio Pimentel Vazquez, directeur général de l’entreprise appartenant au Groupe d’entreprise BioCubaFarma, a déclaré à Granma qu'au cours des trente dernières années, le produit a démontré son efficacité et sa sécurité dans le traitement de maladies virales, telles que l'hépatite B et C, l'herpès zoster (communément appelé zona), le VIH-SIDA et la dengue.

Il a la propriété d'interférer avec la multiplication virale à l'intérieur des cellules et il a également été utilisé dans le traitement de plusieurs types de carcinomes.

« Le choix des autorités médicales chinoises de l'utiliser contre le coronavirus est dû au fait que ce virus réduit généralement la production naturelle d'interféron dans le corps humain et que le médicament cubain est capable de combler cette déficience en renforçant le système immunitaire des patients souffrant de la maladie respiratoire contagieuse qu'il provoque », a déclaré le Dr Pimentel,

L’entreprise-mixte cubano-chinoise ChangHeber, dont le siège est à Changchun, a été créée en 2003 à la suite d’un transfert de technologie effectué par le CIGB vers la Chine. Dix ans plus tard, une usine moderne y a été inaugurée, qui offre actuellement des produits biotechnologiques mis au point à Cuba, dont l'interféron alpha 2B recombinant.

Il convient de préciser que le médicament a reçu le prix national de l'Innovation technologique en 2012, décerné par le ministère des Sciences, de la Technologie et de l'Environnement (Citma) et le prix national de la Santé en 2013.

Les vertus de l'interféron cubain utilisé contre le coronavirus

Le Dr Eulogio Pimentel Vazquez, directeur général du Centre de génie génétique et de biotechnologie, appartenant au groupe d’entreprises BioCubaFarma, a déclaré à Granma qu'au cours des trente dernières années, ce produit a démontré son efficacité et sa sécurité dans la thérapie des maladies virales

Mis au point en 1986 par une équipe de chercheurs du Centre de génie génétique et de de biotechnologie (CIGB), l'interféron humain recombinant alpha-2B a profité à des milliers de patients cubains depuis son introduction dans le système national de santé, il y a plus de trois décennies.

Le Dr Eulogio Pimentel Vazquez, directeur général de l’entreprise appartenant au Groupe d’entreprise BioCubaFarma, a déclaré à Granma qu'au cours des trente dernières années, le produit a démontré son efficacité et sa sécurité dans le traitement de maladies virales, telles que l'hépatite B et C, l'herpès zoster (communément appelé zona), le VIH-SIDA et la dengue.

Il a la propriété d'interférer avec la multiplication virale à l'intérieur des cellules et il a également été utilisé dans le traitement de plusieurs types de carcinomes.

« Le choix des autorités médicales chinoises de l'utiliser contre le coronavirus est dû au fait que ce virus réduit généralement la production naturelle d'interféron dans le corps humain et que le médicament cubain est capable de combler cette déficience en renforçant le système immunitaire des patients souffrant de la maladie respiratoire contagieuse qu'il provoque », a déclaré le Dr Pimentel,

L’entreprise-mixte cubano-chinoise ChangHeber, dont le siège est à Changchun, a été créée en 2003 à la suite d’un transfert de technologie effectué par le CIGB vers la Chine. Dix ans plus tard, une usine moderne y a été inaugurée, qui offre actuellement des produits biotechnologiques mis au point à Cuba, dont l'interféron alpha 2B recombinant.

Il convient de préciser que le médicament a reçu le prix national de l'Innovation technologique en 2012, décerné par le ministère des Sciences, de la Technologie et de l'Environnement (Citma) et le prix national de la Santé en 2013.

Il est intéressant de signaler également qu’en 2019 cette l'institution a achevé la phase d'inclusion de patients dans les essais cliniques de phase 2 avec le candidat CIGB-500, un médicament en cours de mise au point qui présente des indicateurs cardioprotecteurs, et le candidat CIGB-845, destiné à la thérapie des maladies cérébrovasculaires.

Ajoutons le début d’un projet de recherche consacré à l’étude d’un candidat vaccin contre le Zika, ainsi qu'à la poursuite des travaux entrepris dans le même objectif pour soigner la dengue et le cancer de la prostate.

La guerre psychologique contre Cuba : chercher la profondeur pour fuir l'écho

À Cuba, nous sommes la cible de machinations de guerre psychologique. Nous devons en être conscients, afin qu’au moment de prendre parti, nous le fassions en sachant que chacun d'entre nous est le champ de bataille où se livre cette lutte acharnée et sans relâche

Umberto Eco, le philologue et sémioticien italien, plus connu comme romancier, signalait, peu avant sa mort, qu'une nouvelle fonction utile des journaux pourrait être l'analyse des pages web. Ce service, selon Eco, se justifiait au vu de la prolifération explosive d'informations générées par le web sans aucune validation, si bien que les lecteurs se trouvaient inondés par des contenus complètement idiots.

Je pressens que son remède pourrait être pire que la maladie. Cela suppose que les journaux aient un statut spécial par rapport à d’autres médias quant à la validation des informations qu'ils diffusent, alors que nous savons pertinemment que ce n'est pas le cas. À l’heure actuelle, trop de journaux dans le monde, sous la pression du marché ou de la menace de manquer de lecteurs, sont devenus aussi toxiques, en matière de génération de contenus idiotisants et idiotisés, que la plus stupide page Facebook.

En fait, si l’on se base sur l'idée particulièrement réactionnaire de la post-vérité, le pire, ce sont les dénommées « fermes d'informations » qui créent des contenus informatifs de manière automatisée, en utilisant des modèles et en les remplissant de régionalismes pour rendre les informations plus proches du lecteur, qu’il soit en Malaisie ou à Cuba.

Ma page Facebook reçoit constamment des contenus m’annonçant que, dans la municipalité havanaise de Plaza de la Révolution, un produit quelconque bat des records de vente, alors qu’il n'est pas vendu à Cuba, ni sur le marché formel ni sur le marché informel. Pour ce faire, on utilise des programmes informatiques qui, grâce à des technologies relativement nouvelles tels que les réseaux neuronaux, sont capables, en examinant des millions de pages numériques, de générer sans intervention humaine des contenus automatiques comme s'ils avaient été écrits par un être humain.

La plupart du temps, ces idioties sont plutôt de nature générique, des bêtises dans le style de : « la Science démontre que dormir du côté gauche du lit rend plus intelligent », mais il y a sans aucun doute des intentions plus perverses et plus sophistiquées (et pour dénoncer ce fait par un exemple concret, je vous invite à visiter le site <a href="http://www.elsewhere.org/pomo/">http://www.elsewhere.org/pomo/</a>, où tout le contenu est généré automatiquement).

À partir de ces mêmes technologies automatiques, il existe également une autre pratique malhonnête : l'analyse de situations où des paragraphes entiers de jugement de valeur sont rédigés, selon un certain parti pris éditorial ou une intention manipulatrice, mêlés à d'autres paragraphes créés par des algorithmes pour s'adapter au fur et à mesure à de nouveaux contextes.

On comprend ainsi la rapidité avec laquelle tant de réponses, plus ou moins longues, apparaissent dans les quelques secondes qui suivent un sujet d'actualité. Un exemple récent est la vitesse, en secondes, avec laquelle des contenus ont été générés sur le web pour attaquer l'élection du nouveau Premier ministre cubain. Il n'y a pas eu des centaines, mais des milliers de publications dans un intervalle très court. Or, il était difficile qu’autant de personnes aient pu savoir qui serait élu. On serait tenté de penser que des profils avaient été élaborés de toutes les personnalités potentiellement éligibles au sein de notre Assemblée nationale, afin de pouvoir diffuser les informations avec la rapidité requise par la campagne de dénigrement qui fallait lancer.

Derrière de telles inventions, il n'y a pas que les technologies informatiques, mais des décennies d'études sociologiques et psychologiques sur la manipulation de masse qui ont abouti à l’élaboration de technologies tout aussi perverses, visant à influencer les collectifs humains. Sans aucun doute, les technologies de manipulation d'images ou d'extraction d'informations capables de trouver, presque instantanément, de fausses photos ou d'autres plus subtiles qui, prises hors contexte, s'adaptent au message qu'elles veulent faire passer au consommateur, sont nouvelles de par leur portée. C'est ainsi que nous voyons des images de manifestations aux Philippines il y a quelques années, présentées comme des manifestations au Venezuela aujourd'hui.

Nous avons vu le pouvoir de tous ces nouveaux vieux trucs se déployer lors de l'élection de Trump, lors du référendum de Brexit, lors des élections au Brésil et nous pourrions continuer la liste…

Bien que les postulats sur lesquels reposent de telles créations perverses soient beaucoup plus anciens que ceux de Goebbels, qui les a systématisés et théorisés, qu’ils soient aussi vieux que la division de la société en classes, le degré de sophistication totalitaire qu'elles ont atteint aujourd'hui est sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Au point que certains prétendent que la société mondiale actuelle n'est pas la société du savoir, mais plutôt un état de choses qui répond à une société de désinformation, en raison de l’excès de contenus d'information de pacotille.

Ne croyons pas qu'à Cuba, nous sommes hors de portée de tels phénomènes. Au contraire, nous sommes la cible consciente de ces machinations de guerre psychologique. Nous devons être conscients de ce fait afin qu’au moment de prendre parti, nous le fassions en sachant que chacun d'entre nous est le champ de bataille où se livre cette lutte acharnée et incessante, et à laquelle nous ne pouvons pas échapper.

La meilleure façon de nous équiper pour cette bataille qui se déroule en nous et sans notre consentement, reste la vieille maxime de la Révolution : Ne crois pas, lis. Et quand on dit « lire », le concept est aujourd'hui plus large que la simple lecture d'un texte. Malheureusement, à Cuba, nous disposons d’une grande quantité de contenus de pacotille générés par nous-mêmes, alors que nous devrions, à ce stade, être meilleurs dans notre métier.

Car en disant « lire », ce qui est vraiment révolutionnaire, c'est d'acquérir la capacité d'analyser au-delà des gros titres. Face à l'anecdote, chercher les raisons, les causes des phénomènes. Face à l'appel irrationnel aux impulsions, opposons la rationalité de l'intellect. Car s'il s'agit de comprendre, et de ne pas répéter tel contenu endoctriné mal digéré. La Révolution a l'avantage discursif d'être porteuse d'un ordre social et économique qui aspire à la rédemption humaine et non à sa réduction à une simple marchandise. La révolution ne se fait qu'avec des êtres complets. C’est ce à quoi nous aspirons, rien de moins.

<strong>(AMBASSADEUR </strong>

<strong>DU CUBA AU MALI)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Relation Cuba&#45;Etats Uni Amérique : Cuba veut des liens normaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/relation-cuba-etats-uni-amerique-cuba-veut-des-liens-normaux-2860546.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 01:53:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Washington, 13 février (Prensa Latina) Des organisations et des particuliers qui plaident aux États-Unis pour la levée du blocus contre Cuba organiseront en mars prochain une importante manifestation destinée à unir leurs efforts pour lutter contre cette politique vieille de près de six décennies.</em></strong>

La Conférence internationale pour la normalisation des relations entre Cuba et les États-Unis, qui se tiendra les 21 et 22 mars à la Faculté de Droit de l’Université de Fordham, à New York, a pour objectif fondamental d’établir des liens normaux entre les deux nations.

Pour ce faire, la première demande des organisateurs est précisément la fin de toutes les sanctions économiques, commerciales et financières qui constituent le blocus susmentionné, ainsi que la révocation des législations qui les normalisent, notamment la loi Helms-Burton de 1996.

La convocation à l’événement exige également la levée de toutes les restrictions aux voyages à destination de la plus grande des Antilles ; la normalisation des relations diplomatiques ; la restitution du territoire illégalement occupé de la base navale étasunienne à Guantanamo, dans l’est de l’île ; et la fin des programmes de 'changement de régime'.

En ces temps de nouvelles menaces et de nouvelles attaques, nous demandons de se joindre aux vastes forces nationales et internationales qui défendent le droit de Cuba à l’autodétermination et s’opposent inconditionnellement aux sanctions économiques, aux restrictions commerciales, financières et de voyage imposé par le blocus.

Cheryl LaBash, co-directrice du Réseau National de Solidarité avec Cuba (NNOC), a avancé à Prensa Latina attendre la participation de plus de 300 personnes de tous les États-Unis, ainsi que de membres du mouvement de soutien à l’île au Canada.

Elle a déclaré que l’un des objectifs de la conférence était de parvenir à une grande unité dans la lutte contre le blocus, et que les participants pourraient rentrer chez eux avec les outils nécessaires pour y parvenir, par exemple, l’adoption de résolutions condamnant le siège par les autorités locales, comme cela s’est déjà produit dans plus d’une dizaine de villes du pays.

L’activiste, qui est l’une des organisatrices de l’initiative, a ajouté qu’elle voulait aussi partager ses expériences sur la façon d’organiser des événements dans les quartiers et demander aux membres du Capitole de soutenir la levée du blocus, car le législateur a ce pouvoir.

« Nous savons qu’il y a assez de soutien dans tout le pays pour dire au Congrès que nous voulons que la fin du blocus soit une priorité », a souligné labash.

Le cubain Félix Sharpe Caballero, membre de la NNOC et résidant dans l’État étasunien du Michigan, a souligné l’importance de l’organisation des personnes qui souhaitent de meilleurs liens bilatéraux.

Il y a une opposition forte au blocus aux États-Unis, mais elle n’a pas été organisée de la bonne manière pour la rendre plus efficace, a-t-il expliqué en soulignant la nécessité de cette conférence.

Sharpe a annoncé que des participants venus de Californie, de Louisiane, du Michigan, de New York, du New Jersey, de Floride et de Washington, entre autres, participeraient à l´événement en ces qu’il a qualifié de critiques en raison de l’imposition continue de sanctions contre la nation antillaise.

Depuis le début du blocus (dans les années 60 du siècle dernier), je ne pense pas que nous ayons eu une période aussi difficile pour Cuba et les cubains que celle que nous vivons aujourd’hui aux États-Unis, a-t-il estimé au sujet des actions menées par l’administration Donald Trump envers l’île.

Après son arrivée au pouvoir le 20 janvier 2017, le mandataire républicain a décidé d’inverser le processus de normalisation des relations amorcé lors de l’exécutif précédent, du démocrate Barack Obama (2009-2017), en dépit du large soutien qu’a reçu ce rapprochement de la part de nombreux secteurs étasuniens.

Entre autres actions, le gouvernement de Trump a considérablement restreint les voyages vers le pays des Caraïbes, limité les envois de fonds, imposé des sanctions pour empêcher l’arrivée de carburant et activé le titre III de la loi Helms-ActBurton, qui permet de poursuivre des entreprises et des personnes, y compris de pays tiers, qui investissent dans des biens nationalisés à Cuba après le triomphe de la Révolution, le 1er janvier 1959.

La conférence, qui se tiendra dans une université de droit, crée ce contexte dont nous avons besoin pour mettre en oeuvre les processus nécessaires, et tout cela se base sur les lois des États-Unis. C´est pourquoi il est important que la communauté des avocats, les personnes qui comprennent et gèrent les normes de ce pays soient présentes, a ajouté Sharpe.

Selon l’activiste, l’intention de finaliser la rencontre par un plan de projets qui orientera les travaux futurs.

Pour atteindre cet objectif, six tables rondes se tiendront pendant la conférence, la première annonçant la présence de membres du mouvement de soutien à Cuba au Canada, sous le titre Canada, Québec et États-Unis : Construire la solidarité transfrontalière.

Les autres groupes ont pour thèmes Cuba et la solidarité médicale ; Cuba, les Caraïbes et l’Amérique Latine ; Défendez votre droit de voyager à Cuba ! ; Impact du blocus sur le peuple des États-Unis ; et Initiatives législatives nationales, municipales et au sein des États.

Parmi les personnes qui organisent ou soutiennent ce prochain rendez-vous figurent les membres de la Coalition New York-New Jersey Cuba Si, la NNOC, les Amis de Cuba contre le blocus des États-Unis à Vancouver, Canada, le Conseil de paix des États-Unis ; la Brigade Venceremos; CODEPINK; la coalition Metro DC en Solidarité avec la Révolution cubaine; et l’acteur et militant Danny Glover, entre autres.

Lorsque la réunion annuelle de la NNOC s’est tenue dans cette capitale en octobre dernier, Ike Nahem, membre de la Coalition New York-New Jersey Cuba Si, a analysé les préparatifs de la conférence de mars prochain et a rappelé qu’en 2017 ils avaient organisé un événement similaire, avec la présence de près de 200 participants.

L’activiste a signalé à Prensa Latina qu’ils attendent cette fois-ci une plus grande assistance, et qu’ils veulent réunir des amis du pays des Caraïbes, des amis de la Révolution cubaine et des personnes qui, même si elles n’ont pas de position sur la Révolution, s’opposent au blocus et aux préjudices qu’il cause à la population des deux pays.

Malgré l´accentuation du blocus sous l’administration Trump, Nahem s’est dit optimiste quant à la possibilité d’éliminer cette politique, qu’il a décrite comme un signe de faiblesse de la part du gouvernement étasunien.

<strong> </strong>

<strong> *CORRESPONDANTE DE PRENSA</strong>

<strong> LATINA AUX ÉTATS-UNIS. </strong>

<strong>(SOURCE AMBASSADE</strong>

<strong> DU CUBA AU MALI)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Histoire… d’un fou</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-fou-2860544.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 01:41:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ladji est un malade mental qui s’est   enfuit du pavillon de psychiatrie de l’hôpital  du  Point G depuis quelques années. Il  était très connu des habitants du village du Point G et de Koulouba pour son calme, sa coopération pacifique et surtout pour son pitoyable comportement.

En effet, lorsqu’ici on lui offrait à manger dans un plat, Ladji déverse le contenu sur une pierre et remettait la tasse plutôt que de manger dans le récipient. Cela,  afin selon le malheureux, de ne pas le salir. Il se régalait ainsi sur sa petite pierre et buvait de l’eau dans son pot personnel…Comme s’il voulait épargner quelque chose aux gens ‘’normaux’’.

Mais voilà : depuis quelque temps, Ladji a adopté un nouveau comportement qui lui a fait perdre la sympathie de son entourage et, pire, lui coûte très souvent des coups de bâtons et de gourdins.

Et, pour son malheur, il faussé compagnie aux gens  de la colline qui le connaissaient et l’appréciaient, pour s’installer à Lassa.

Là, Ladji s’est trouvé une dangereuse ‘’activité’’ qui consiste à entrer par escalade dans des concessions familiales, pour ensuite marcher sur tout ce qui se trouve sur son passage avant de prendre la fuite.

Ce jeu de mauvais goût lui coûte très souvent d’implacables bastonnades. Il arrive même que le pauvre homme, après avoir sérieusement été roué de coups soit conduit dans des commissariats où il est de nouveau malmené.

C’est pourquoi, le malade est toujours couvert de plaies.

Malgré les punitions à lui régulièrement  infligées, Ladji n’a pu renoncer à son jeu inutile et dangereux. Et ce 08 février, il a encore récidivé. Cette fois, il avait choisi comme ‘’cible’’, une petite mosquée du quartier.

Comme d’habitude, il escalada le mur de la mosquée et se retrouva nez à nez avec l’Imam en pleine ‘’séance’’ de prière. Lorsque ce dernier releva la tête et  rencontra le regard ‘’  du furieux  et méchant’’  fou,  il a été paralysé de peur et resta cloué sur place. L’assistance ne comprenait rien en l’attitude du marabout qui ne se relevait, plus ne faisait aucun geste et ne récitait plus les sourates.

Ce fut seulement lorsque le ‘’fou’’ fonça sur l’Imam,  que celui-ci l’esquiva de justesse et pris ses jambes à son cou pour disparaître par l’une des nombreuses portes d’entrée de la petite mosquée. Après, Ladji (le fou) escalada le mur et  se  lança à sa poursuite.

Les  fidèles de la tranquille mosquée, ont mis du temps  avant de réaliser ce qui se passait. La  prière a été ainsi interrompue et c’est la chasse à l’homme qui commença.

Sacrilège ! Rapidement, le malheureux a été rattrapé et, encore une fois, sérieusement tabassé avant que l’on ne se rende compte de son état mental.

Quant à  l’Imam, quelques fidèles lui apporteront plus tard sa chéchia et sa paire de babouches oubliées.

Pour sa part, Ladji a disparu du quartier.

Il se trouverait de nouveau au lieu qu’il n’aurait jamais dû quitter : le centre psychiatrique du Point G.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Drogue en Afrique : La production et la consommation explosent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/drogue-en-afrique-la-production-et-la-consommation-explosent-2860519.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 01:39:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour de nombreux paysans, le cannabis devient une culture de rente. Chez les jeunes, la consommation de drogues douce et de psychotropes est en forte augmentation tandis que les drogues dures gagnent du terrain. Pour les trafiquants, il n’y a plus de petits profits : toutes les catégories sociales sont visées.

La consommation restant à peu près stable dans les pays riches, c’est dans tout le Tiers Monde et dans l’ex-URSS qu’elle a explosé en 1995 et 1996, années sur lesquelles porte le dernier rapport annuel de l’OGD. L’Afrique n’échappe en rien à cette évolution mondiale. On savait que le continent était devenu une plaque tournante du trafic pour les drogues produites en Amérique latine et en Asie destinées aux pays du nord. Désormais, c’est aussi un lieu de production et de consommation. Le cannabis (gué au Togo, guédji en Côte d’Ivoire, yamba au Sénégal et au Mali, riamba au Zaïre, bhangi au Congo…) est partout. Les cours du café et du cacao ayant chuté, on plante du cannabis, soit en association avec des cultures vivrières, soi sur de grandes étendues. Des milliers d’hectares dans chaque pays. C’est une culture facile qui rapporte très gros. Crise économique, corruption, conflits financés en bonne partie par l’argent de la drogue, dont le dernier en date, le Congo, sont les principales causes de cette évolution ; de même qu’une croissance de la demande au Japon, en Russie, en Afrique du Sud et dans le Tiers Monde en général. Sans oublier une réorganisation des réseaux : la répression internationale ayant porté des coups sévères aux cartels les plus en vue (Medellin, Cosa Nostra, etc.), les grandes mafias ont fait place à des organisations plus éclatées et à un plus grand nombre de trafiquants et de convoyeurs.

Le cannabis rapporte 100 fois plus que le café

En Afrique, l’OGD constate l’augmentation de la production de cannabis au Maroc, qui serait passée de 30 000 ha en 1988 à 70 000 ha en 1996 ; et le développement très important des cultures au sud du Sahara. Le Sénégal est sans doute le premier producteur parmi les pays francophones, et le troisième de l’Afrique de l’Ouest après le Nigeria et le Ghana. Le cannabis s’y substitue à l’arachide ou au coton. "Ces productions, peut-on lire dans le rapport, commencent à avoir un impact extrêmement négatif sur l’agriculture. En Côte d’Ivoire forestière par exemple, 1 ha de cannabis rapporte 55 fois plus qu’un ha de riz-manioc, 60 fois plus qu’un ha de cacao et 100 fois plus qu’un ha de café. Les cultures illicites ont donc tendance à se substituer aux cultures vivrières, ce qui devrait entraîner à terme des problèmes pour l’approvisionnement des populations, en particulier dans les centres urbains." Au Congo, le manioc est désormais deux fois plus cher à Missafou, zone de forte production de cannabis, qu’à Brazzaville. Hormis le Burkina Faso et le Tchad, tous les pays d’Afrique francophone produisent aujourd’hui du cannabis. Si une partie croissante des récoltes est exporté, d’abord vers l’Europe, la consommation locale explose. Selon un informateur de l’OGD, en Côte d’Ivoire 25 % du cannabis produit dans le sud-ouest, soit 7 à 8 tonnes par semaine, serait destiné au marché local. Au Ghana, les services anti-drogue estiment à environ 3 millions les usagers de cannabis. Mais tous les produits sont désormais consommés : haschich, médicaments, solvants, drogues dures (héroïne, cocaïne, crack). A l’origine traditionnel, l’usage des drogues est devenu "utilitariste" : agriculteurs, ouvriers des grands chantiers, chauffeurs de taxi ou camionneurs y ont  recours "pour tenir le coup", prostituées, policiers ou militaires "pour se donner du courage". L’usage de la drogue s’est urbanisé et généralisé. Ici comme ailleurs, sous les effets conjugués du chômage. La crise de la famille et de l’école, le stress psychologique, les bas prix pratiqués par les trafiquants font que les jeunes consomment de plus en plus de drogues et de produits psychotropes : "pour avoir une meilleure mémoire", "pour mieux travailler", "pour surmonter les complexes"…

Héroïne cocaïne et crack

Il n’y a plus, loin s’en faut, que les enfants des rues qui se droguent (en l’essence). L’usager moyen est un homme (87 %), jeune (11-35 ans), célibataire (70 %), alphabétisé à 90 %, membre d’une famille élargie et hébergé des proches. Mais, socialement, il est souvent en situation précaire : soit chômeur (27 %), soit "bricolant" dans le secteur informel (57 %). C’est ce qui ressort d’une étude épidémiologique portant sur quatre pays (Bénin, Sénégal, Côte d’Ivoire et Madagascar), encore limitée quant au nombre des sondés mais déjà fort instructive, réalisée par l’Institut international de formation et de lutte contre les drogues, basé à Paris, en collaboration avec l’INDSERM. On y apprend aussi que le cannabis est consommé par 67 % des drogués, mais que l’héroïne concerne déjà 8,7 % d’entre eux, et la cocaïne 3 %. Au Bénin, un drogué sur trois en a goûté, un sur cinq en Côte d’Ivoire. Rencontré par une enquêtrice de l’OGD, un Kinois de 22 ans est accroc à l’héroïne depuis 5 ans, après avoir fumé du cannabis. Sa famille ne pouvait lui payer des études, il s’est drogué "pour s’évader". Il vole pour payer sa dose quotidienne. "La consommation d’héroïne et de cocaïne est sans conteste le secteur le plus préoccupant, note l’étude de l’IFLD". Si jusqu’à une époque récente elle était limitée aux expatriés, aux commerçants libanais et aux enfants des classes moyennes et supérieures, on note une extension auprès des ouvriers dans les pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Sierra Léone, le Togo, le Tchad, le Ghana et le Nigeria. Une ingénierie stratégique est mise en place par les trafiquants pour fidéliser une clientèle on commence par offrir des prix très bas pour ensuite les élever progressivement du moment qu’on est assuré d’avoir accroché des clients. "Au Sénégal, le crack a fait une percée depuis 1993 et il est très facile de s’y procurer de l’héroïne. A Maurice, on compterait déjà 10 000 héroïnomanes pour 1 million d’habitants. Situation également préoccupante au Cameroun où ; d’après un rapport présenté par le Dr Emmanuel Wansi au colloque OGD d’avril dernier, les utilisateurs appartiennent à toutes les catégories sociales ; un drogué sur cinq a commencé bien avant l’âge de 15 ans, en fait à partir de 7 ans. Un usager sur dix devient aussi dealer. Parmi les motivations, certains justifient l’usage de drogue pour avoir le courage d’exprimer des opinions politiques"…

La polytoxicomanie devient courante

Autre consommation préoccupante, celle des médicaments détournés de leur usage (calmants comme le Valium ou autres, excitants, sirop à la codéine, etc.) et les psychotropes (amphétamines et barbituriques) qui augmente surtout parmi les étudiants et les travailleurs qui les utilisent pour mieux supporter la fatigue. C’est devenu courant au Ghana, au Sénégal, au Mali, au Congo… Dans ce pays, "en milieu scolaire, lit-on dans le rapport de l’OGD, des enfants déambulent avec des bouteilles de whisky, du val avala nom donné au Valium) et du Mandrax un excitant), quand ce n’est pas des bombes lacrymogènes ou des pistolets mitrailleurs Uzi". Les jeunes aisés procurent de la drogue aux pauvres "qu’ils recrutent pour commettre des braquages dont ils partagent le butin". Des adolescents leurs complexes et font consommer du Valium aux filles pour les rendre consentantes ! Les analgésiques-hypnotiques sont aussi à la mode. Toutes sortes de médicaments sont achetées sur les marchés ou dérobés dans des hôpitaux. La polytoxicomanie devient courante. A signaler enfin, le narcotourisme, dont on devrait parler de plus en plus. Il est déjà important au Kenua, au Sénégal ou en Côte d’Ivoire. Ici, "des circuits courts approvisionnent les hôtels de la cote. Ces circuits sont dirigés par les propriétaires ou les gérants des hôtels qui sont parfois eux-mêmes d’anciens producteurs."

Une consommation qui relance aussi l’usage local. Retombées d’un trafic qui ne cesse d’augmenter, nouveaux réseaux et forte augmentation du nombre des dealers, politique de bas prix, crise du monde paysan et besoins de nouveaux consommateurs tout, hélas. Concourt à une "démocratisation" de la drogue en Afrique.

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<title>Ogossagou : Ne plus accepter l’inacceptable</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/ogossagou-ne-plus-accepter-linacceptable-2-2860542.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 01:36:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au lendemain de l’attaque qui a entrainé plusieurs dizaines de morts et de nombreux blessés, samedi 15 février, le gouverneur de la Région de Mopti, Abdoulaye Cissé, s’est rendu dans le village d’Ogossagou dans le cercle de Bankass pour réconforter ses habitants. La MINUSMA y était représentée par la Cheffe de son Bureau régional, Fatou Dieng Thiam.</em></strong>

« <em>Nous continuerons d’œuvrer pour apporter la sécurité dans l’ensemble de la région de Mopti », </em>a déclaré Abdoulaye Cissé après s’être rendu compte de l’ampleur des dommages causés par ces violences perpétrées contre les civils de ce village, qui a connu une attaque similaire il y a moins d’un an, en mars 2019.

Fatou Dieng Thiam et ses collaborateurs de la Division des droits de l’homme et de la protection, de la Police des Nations Unies/UNPOL, du Bureau de la Communication stratégique et de l’Information publique, et du Département de la sûreté et de la sécurité des Nations Unies (UNDSS) étaient aussi à Ogossagou. Cette équipe de l’ONU est venue échanger avec les populations et rassembler des éléments de preuve nécessaires, pouvant leur permettre de mieux contribuer à la protection des civils dans le centre du pays et ce, conformément à la résolution 2480 (2019) du Conseil de sécurité qui les mandate.

Le Maire de la commune de Bankass confirme avec regret la mort de plusieurs personnes, dont une fillette et une femme âgée. Les Casques bleus des Nations Unies ont administré les soins d’urgence aux blessés avant de procéder à leur évacuation vers Sévaré.

« <em>Choqué et outré par cette attaque »</em>, s’est indigné le Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, dans un communiqué de presse publié quelques heures après le drame. Il indique que <em>« son organisation se tient prête à soutenir le Gouvernement malien pour les besoins de l’enquête et pour toute action susceptible d’apaiser la situation</em> ».

Après s’être incliné devant la fosse commune où reposent les corps des victimes, le procureur général de la Cour d’appel de Mopti, Adama Fomba, qui était aussi à Ogossagou, s’est dit consterné et très préoccupé par le drame qui venait de se dérouler dans ce village. « <em>Ce sont des faits très graves, »</em> a-t-il martelé avant de conclure : « <em>l’obligation doit être la recherche des auteurs, y compris les auteurs intellectuels de ces infractions graves ».</em>

Cette seconde attaque contre Ogossagou vient, à nouveau, créer une atmosphère de peur et traumatise les enfants, mais aussi les femmes qui passent jours et nuits en plein air. Des familles entières ont perdu maisons et biens, y compris les provisions qui s’y trouvaient et, « <em>même le sel manque, »</em> a indiqué un des habitants du village qui imagine déjà le pire pour les jours à venir. « <em>Les conditions adverses de sécurité nous empêchent de circuler librement</em> », a-t-il renchérit.

Le chef d’état-major de l’armée de terre et commandant du théâtre pour le Centre, Kéba Sangaré, qualifie « <em>d’hécatombe </em>» ce qui vient de se passer dans ce village d’Ogossagou et « <em>nous ne souhaiterions plus voir de tels actes de violence sur tous les théâtres des opérations du Mali ». </em>Il assure qu’un détachement FAMa vient d’être déployé sur place et souhaite que ce dernier soit renforcé par les Casques bleus des Nations Unies.

Avant de quitter le village d’Ogossagou en fin d’après-midi, le gouverneur Abdoulaye Cissé a lancé un appel au calme aux populations et les assure que les autorités tant politiques que militaires vont intensifier leurs efforts visant à assurer, dans toute la région, la protection des populations et de leurs biens.

<strong><em>Les premiers éléments de l’Armée reconstituée à destination de Kidal sont entrés dans la ville jeudi 13 février dans l’après-midi. Les soldats qui constituent ces unités sont issus des parties signataires de l’Accord de paix. En amont de ce déploiement, la MINUSMA a apporté un appui multiforme.</em></strong>

C’est un travail de coordination qui a été fait par la Force de la MINUSMA. Alors que les soldats quittaient Gao lundi dans l’après-midi, accompagnés par les Casques bleus bangladais, un détachement de Casques bleus guinéens et népalais quittait Kidal pour Anéfis, à une centaine de kilomètres. La mission des soldats de la paix parti de Kidal était d’ouvrir la voie au convoi de l’armée reconstituée. Un important travail de coordination destiné à ce que tout se passe au mieux.

Venu accueillir le bataillon de l’armée reconstituée à l’entrée du camp, le Gouverneur de la région de Kidal, Sidi Mohamed Ichrach, n’a pas caché son enthousiasme de voir l’armée revenir dans sa ville. Pour lui, ce retour des soldats est une reconnaissance et l’aboutissement de nombreux efforts. Il a aussi félicité tous les acteurs impliqués « MINUSMA, Gouvernement, Groupes signataires » grâce auxquels le retour a été possible sans aucun incident. Sidi Mohamed Ichrach a aussi déclaré qu’il faut « multiplier les efforts pour que ce retour soit définitif, au profit de toutes les populations du Mali ».

Le chef du Bureau régional de la MINUSMA par intérim, Djibril Ndime, a lui aussi souligné les efforts fournis par toutes les parties pour arriver à ce résultat.  Pour M. Ndime : « chacun a respecté ses engagements et cela augure d’un futur meilleur ». Il espère que les phases à venir seront plus faciles.  « La MINUSMA continue à appuyer la mise en œuvre du processus de paix au Mali, conformément à son engagement, » a conclu Djibril Ndime.

<strong>(Source MINUSMA)</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Chic ou choc ?: Secrétaires !</title>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 01:31:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Secrétaire ! Selon le Larousse, c’est une personne (homme ou femme) chargée au niveau d’un service, de diriger le courrier, de classer les documents, de préparer les dossiers, etc…</strong>

Aujourd’hui, au Mali notamment, secrétaire est singulièrement, une femme ou plutôt une jeune fille (et pas n’importe laquelle) qui doit être belle, élégante, fine, célibataire, très disponible et très « attachée » au patron. Surtout au patron. Ensuite, notre bonne dame doit savoir préparer du café pour le chef, lui décortiquer des arachides et lui prêter une attention très particulière.

Ces critères suffisent pour faire une bonne secrétaire… à condition qu’ils ne soient pas du théâtre, tout juste pour se faire embaucher. Car dans ce cas, la moindre erreur conduira la secrétaire « l’escroc » dans la rue.

Et pour cette autre qui respectera les « conditions » qui ne se dictent pas au moment du recrutement, c’est toutes les portes de la facilité qui s’ouvrent.

Elle bénéficiera d’un double salaire l’un du service, l’autre de la poche du patron.

Peu importe qu’elle soit analphabète ou… presque. Sa beauté, son élégance, son charme et surtout son « attention » très particulière envers le chef, feront d’elle, la maîtresse des lieux, l’adjoint ou même le patron du Patron.

Elle devient intouchable, incontournable et intraitable.

Ayant toujours « quelque chose à faire » dans le bureau du chef, ces braves secrétaires sont rarement assises à leur bureau où le téléphone sonne à vous fendre les oreilles. En vain.

Et lorsque la maîtresse des lieux est à son bureau, gare à vous, si vous n’êtes pas richement habillé avec entre les mains, un téléphone cellulaire « dernier cri », un gros attaché-case et une clé de voiture.

Sans ces ornements, mademoiselle secrétaire ne daignera même pas répondre à votre salutation, à fortiori, vous introduire dans le bureau de son mari, pardon de son patron.

Car le chef ne doit pas recevoir n’importe qui.

Mais seulement ceux qui lui ressemblent. Les autres ne viennent que pour mendier ou lui faire perdre son temps.

Aussi, c’est la secrétaire qui décide, sur une lecture « psychologique » de votre apparence, de juger nécessaire de vous mettre en contact avec le « chef de famille » ou de vous éconduire, prétextant (si son humeur est bonne) que le patron est en réunion ou ne reçoit personne ce jour.

Mais avant, elle aura d’abord pris une heure de temps au téléphone en conversation avec une amie ou… autres ou encore, de marchander un bracelet, une bouteille de parfum ou un soutien-gorge avec un bana-bana. Pour le reste, « allez vous plaindre où vous voulez, on ne vient pas ici pour me monter sur les pieds ».

Secrétaire, ce n’est plus un métier pour n’importe quelle femme, encore moins pour un homme.

Il faut être une jeune fille, avec toute « la classe » que cela requiert, et être très gentille avec le chef. Car beaucoup d’autres attendent de lui prendre son patron, pardon son poste.

Que reviennent rapidement les temps des secrétaires. Simplement, mais totalement… secrétaires.

<strong><em>Boubacar Sankaré</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Importation par groupage : A qui profite le ‘’Crime’’ ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/secteur-prive/importation-par-groupage-a-qui-profite-le-crime-2860538.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 01:29:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En instaurant il y a quelques années le système de groupage à l’importation, le gouvernement Malien pensait soutenir les petites et moyennes entreprises. Gravissime erreur. Ce sont des milliards qui se perdent chaque année.</em></strong>

En effet, le système de groupage s’est vite transformé en un véritable réseau de fraude et de contrebande. Que s’est-il donc passé ?

Il y a quelques années, le gouvernement malien, pour soutenir la catégorie la plus fragile des opérateurs économiques et mieux organiser le secteur informel avait initié une procédure toute simple. Ainsi, selon le principe, des petits commerçants incapables d’importer à eux seuls un contenaire se mettent en groupe, font leurs achats à l’intérieur et louent un contenaire. Arrivée au cordon douanier malien, à travers leur transitaire, ils produisent leurs factures et paient en groupe leurs droits avant la mise de leurs produits sur les marchés de consommation. La stratégie avait ceci de positif, qu’elle permettait de contrôler le volume des importations et de réduire la fraude. Hélas ! Depuis quelque temps, un véritable réseau de fraudeurs spéculent et prospèrent ostantatoirement dans le domaine. Au lieu donc des vrais petits importateurs, certains gros commerçants ont récupéré la chose.

Dans certains contenairs qui arrivent dans le circuit du groupage, on retrouve des produits de toute nature, tous appartenant généralement à un seul gros importateur qui éclate ses commandes entre les différents contenairs. Les détenteurs des documents n’étant que des prête-noms.

En clair, un opérateur économique recrute trois ou quatre jeunes à qui il remet de l’argent pour importer tel ou tel produit. Les jeunes en question quittent le pays avec de l’argent en sac, achètent leurs marchandises qu’ils confient au transitaire.

Au cordon douanier, le transitaire se débrouille pour que l’emballage ne soit pas ouvert et négocie avec les douaniers qui déterminent la valeur du centenaire selon leurs humeurs et la lourdeur des pots de vin.

Ainsi, ces quantités importées qui échappent à toute statistique sont déversées sur le marché. Ce sont généralement ces produits qui sont cédés à des prix défiant toute concurrence. L’importateur n’ayant presque rien payé en termes de taxe douanière.

C’est bien ce qu’il faut appeler la fraude « à ciel couvert » et qui constitue la concurrence déloyale.

Déjà dans le milieu des affaires, la grogne commence à monter, et personne ne veut être responsable de rien. Pourtant, ces pratiques sont bien connues mais personne ne lève encore le petit doigt. Il faut peut-être attendre qu’il soit trop tard pour après vouloir « prendre le taureau par la queue ». Entre temps, les honnêtes hommes d’affaires souffrent en silence et dans l’indifférence presque totale de certaines autorités.

&nbsp;

<strong>Malic Camara.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vente ‘’d’eau potable’’ au Mali : Une dangereuse libéralisation !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vente-deau-potable-au-mali-une-dangereuse-liberalisation-2859804.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 03:01:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Quel est le produit le plus consommé au Mali  et dans le monde? </em></strong>

<strong><em>L’eau naturellement ! Mais, autant celle-ci est vitale, autant sa consommation dans certaines conditions peut être mortelle.</em></strong>

En effet, de plus en plus, l’on assiste à une mise sur nos marchés, gares et dans les rues, de sachets plastics d’eau, cédés aux consommateurs à 25 ou 50 FCFA.

De plus en plus vulgarisés, et accessibles à tous, ces sachets d’eau sont vendus à la sauvette.

Cependant, les règles essentielles d’hygiène dans leur conception sont biaisées. « L’eau contenue dans ces sachets plastics sont d’une dangerosité réelle », indiquent les spécialistes.

A ces eaux, s’ajoutent d’autres dites minérales.

Présentées, celles-ci, comme plus saines que l’eau courante (de grande consommation produite par SOMAGEP), ces eaux minérales naturelles produites au Mali, s’avèrent, elles aussi dans nombre de cas, d’une extrême vulnérabilité aux infections bactériennes.

En effet, contrairement à ce que pensent nombre de nos concitoyens, ces eaux dites minérales et naturelles ne sont souvent soumises à aucune prescription particulière d’hygiène ou de diététique qui les distinguent de l’eau de grande consommation traitée et produite par la société Malienne de production  d’eau potable.

A en croire les spécialistes, les qualités de substances physico-chimiques qu’elles renferment (certaines eaux minérales au Mali) dépasse dans nombre de cas, le seuil de limites autorisées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Et pour cause.  On n’y ajoute pas du chlore afin de ne pas altérer leur caractère naturel.

Or, c’est justement ce même chlore (substance de l’eau de javel) qui permet d’éliminer les bactéries. Raison pour laquelle, après les différentes phases de décantation de l’eau fluviale qu’elle traite. La SOMAPEP y ajoute du chlore, seul produit susceptible d’éliminer véritablement les bactéries.

Bien que pures à l’état naturel, les eaux minérales auxquelles sont extrêmement vulnérables aux attaques bactériennes, quand elles ne sont pas associées au chlore à la différence de l’eau traitée par SOMAPEP.

Toujours selon nos sources, les eaux minérales renferment également un pourcentage très élevé en sodium, potassium, calcium… et autres.

Des pourcentages, qui, dépassent les limites imposées par l’OMS en ce qui concerne les eaux de grande distribution.

<strong>Malick Camara  </strong>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Etats Unis d’Amérique &#45; Afrique : Les Noirs américains et nous</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/etats-unis-damerique-afrique-les-noirs-americains-et-nous-2859793.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 02:48:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’intérêt des Noirs d’Amérique pour leurs frères d’Afrique ne date pas d’aujourd’hui. De William Dubois au révérend Sullivan en passant par Ralph Bunch. Andrew Young. Carmichoël Stockeley, Jessie Jackson, Barack Obama et j’en passe, les Afro-Américains ont tenté à travers les générations de renouer le contact et le dialogue avec l’Afrique. Ce n’est donc pas la volonté qui fait défaut. Mais, il faut avouer que jusqu’ici, les résultats ont été médiocres, sinon catastrophiques. Pourquoi ?</em></strong>

L’Afrique n’est pas Israël. Les Noirs ne sont pas des Juifs. Je m’explique. Le peuple juif a connu, depuis l’époque de Nabuchodonosor jusqu’à l’ère nazie, des sévices extrêmes (déportations massives, exterminations systématiques) qui l’ont dispersé aux quatre coins du monde. Mais, il avait emporté avec lui des valeurs essentielles qui lui ont permis, partout où il s’est retrouvé de se recomposer selon un schéma quasiment superposable à l’image de la patrie-mère : les traditions, la langue, l’écriture et (surtout) la religion.

Ce sont ces valeurs qui ont permis aux juifs (même de couleur noire comme les Falashas d’Ethiopie), de continuer à travers les siècles et l’espace à entretenir une mystique commune qui ne pouvait qu’aboutir au retour physique ou mental vers la "terre promise" : la patrie d’origine.

L’Afrique est multiple : ce n’est pas sans raison qu’Hervé Bourges à parlé des "50 Afriques" encore que ce chiffre ne me parait pas suffisant ! C’est cette multiplicité des langues, des religions, des coutumes, des biotopes, etc qui explique une grande partie l’absence d’une mystique commune africaine. C’est elle qui explique le naufrage culturel des Noirs américains et leur incapacité à se forger une continuité identitaire avec la mère patrie.

Il faut avouer que le rythme et le tam-tam sont un bien mince héritage quand on a perdu jusqu’à sa langue et son nom !

La couleur de la peau peut être un caractère anatomique commun, mais pas nécessairement un substratum culturel.

Les Falashas ont bien quitté leurs frères noirs d’Ethiopie pour rejoindre leurs frères blancs d’Israël. Les Sonrhaï de Tombouctou sont bien plus proches de l’Arabe marocain que du Xosa d’Azanie qui, en dépit de l’apartheid partage beaucoup de plus de choses avec l’Afrikaner.

L’éclatement interne de l’Afrique ne pouvait que favoriser le démembrement sociologique de sa diapora. C’est pourquoi, il existe aujourd’hui deux types d’Afro-Américain : ceux qui aiment ardemment et passionnément l’Afrique et ceux qui s’en fichent éperdument comme de leurs vieilles chaussures trouées.

Il n’y en a pas un troisième.

Le premier groupe, les militants de la cause africaine, sont une toute petite minorité.

Ce sont les miraculés intellectuels de la traite des nègres et de trois siècles de déstructuration de la personnalité.

Le second groupe, c’est l’écrasante majorité des Afro-Américains. Ce sont les miraculés physiques de l’esclavage. Ils ne gardent come souvenir de l’Afrique que la couleur de la peau et n’ont comme perspective que de fondre dans le melting-pot de l’Américain dream, le fameux rêve américain. Parmi eux, des femmes et des hommes de génie.

Comme Michael Jackson qui s’était carrément blanchi le teint.

Comme Barbara Hendrick qui n’a jamais donné un concert en Afrique et qui pourtant patronne des téléthons de charité en Europe.

Comme Bill Cosby qui n’a jamais investi un sou en Afrique alors qu’il s’était donné les moyens de racheter une des plus grande chaine de télé des USA.

Comme Ron Brown, l’homme qui a propulsé Bill Clinton lui-même dans le rang des présidentiables du parti démocrate. Mais, ces hommes et ces femmes sont, je le répète, plus occupés à s’intégrer à l’Amérique que de secourir l’Afrique.

J’ajoute même qu’ils sont plus proches de l’Amérique blanche que de l’Amérique "noire" qui, après trois siècles de présence sur le nouveau continent continue à souffrir de graves inégalités sociales.

Finalement, le lobby noir américain, si tant est qu’il existe a beaucoup plus de tâches urgentes à exécuter là-bas à New York-Harlem qu’à Kinshasa.

Les Afro-Américains de bonne volonté comme Jesse Jackson et Barack Obama peuvent toujours courir. Je ne pense pas qu’ils puissent mobiliser, la machine américaine pour tirer l’Afrique du bourbier. Quelques juteux contrats de part et d’autres de l’Atlantique, pas plus. Mais ce serait déjà heureux.

<strong>A. Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Compagnie Malienne de Navigation (COMANAV) : Les bateaux en ‘’hibernation’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/compagnie-malienne-de-navigation-comanav-les-bateaux-en-hibernation-2859784.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 02:35:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis Janvier dernier, la Comanav a mis fin à sa campagne de transport fluvial à travers sa flotte légère (2 navires) et ses 3 bateaux courriers.</em></strong>

<strong><em>De véritables villes flottantes qui auront permis (d’Août 2019 à la fin de l’année) aux régions nord de notre pays, d’oublier le calvaire de l’enclavement. </em></strong>

<strong><em>Tout cela n’est désormais qu’un souvenir. Il faut à présent prendre des risques…avec les pinasses et autres machins flottants.</em></strong>

C’est désormais une dure et longue période (janvier à Juillet), qui s’ouvre pour les populations des régions nord, singulièrement celles de Tombouctou.

Cette zone en effet subit actuellement une hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité, des matériels de construction et autres.

Sucre, lait, huile, savons, petit mil et autres céréales voient leur prix s'emballer par rapport au reste du pays, faute de moyens de transport à moindre coût.

Face à la situation, c’est la pagaille et l’anarchie qui s’installent sur le fleuve. Faute de code fluvial, digne de ce nom n’importe qui devient transporteur fluvial, n’importe quel machin flottant, un moyen de transport.

Ainsi, une bonne partie de nos populations dont la vie est liée au transport par voie fluviale, sont contraintes d’emprunter ces nombreuses pinasses, pirogues et autres « Sotramas » flottants, nés de l’incapacité de la COMANAV à assurer le transport des personnes et des biens pendant cette période de décrue.

Et le drame, c’est que, ces pinasses, pirogues et autres « engins », dépourvus de tout dispositif de sécurité, finissent très souvent leurs voyages, sous les eaux du Djoliba. Avec fret et passagers.

&nbsp;

<strong>Le Niger, source de vie</strong>

<strong><em> </em></strong>

Ce fleuve traverse notre pays sur plus de 1 700 kms et fait vivre depuis la nuit des temps, la grande majorité des populations maliennes.

Source de vie, offrant à boire et à manger, le Niger constitue également une voie naturelle de désenclavement de plusieurs localités du pays dont les plus isolées comme les régions de Tombouctou et Gao.

C’est pourquoi, aux premières heures de l’Indépendance du Mali, les autorités s’étaient attelées, dès 1962, à créer une Compagnie Nationale de Navigation, qu’elles ont dotée de gigantesques Bateaux comme le Général A. Soumaré, le Bateau Mali, le bateau Liberté et plusieurs remorqueurs et chalands.

Devenue un symbole de la souveraineté nationale, la Compagnie Malienne de Navigation s’était aussi distinguée pendant plusieurs années comme la société d’Etat la plus rentable parmi toutes les autres, aujourd’hui privatisées ou simplement… mortes pour de bon.

Elle aurait pourtant, la (COMANAV) évolué dans ce sens, mais, face à la dégradation du lit du fleuve et l’ensablement vertigineux de celui-ci, ses vieux bateaux trop volumineux et trop lourds ne lui permettent guère d’accomplir son historique mission de désenclavement des régions nord du Mali

En effet, depuis plusieurs années, à cause de la dimension et du poids des bateaux courriers, ceux-ci ne peuvent être exploités que 4 ou 5 mois sur les 12 de l'année.

Et à partir de Décembre, voire novembre, (début de campagne fin juillet), à cause de la décrue et de l’ensablement vertigineux du fleuve, la compagnie est obligée d'immobiliser ses « villes flottantes », mettant ainsi fin (prématurément) à sa campagne de transport fluvial.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire… :  … d’un chasseur</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-chasseur-2-2859771.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 02:24:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Coulibaly, âgé de 69 ans est marié à quatre femmes, et père de 25 enfants.

Respectueux et respecté de tous à Moribabougou, le vieil homme s’est imposé dans le quartier comme un véritable notable, présent à toutes les cérémonies de baptêmes, mariages et décès.

Aussi, à la mosquée du coin, il est cité parmi les plus fidèles de la maison de Dieu.

Grand notable, le vieux A.C. est aussi, celui auquel on fait régulièrement appel pour "éteindre les feux" au niveau des familles en conflits.

Parallèlement à ses activités sociales, le vieil homme qui est vendeur de cola est également réputé être un grand chasseur, et de la classe de ceux qui ne reviennent jamais bredouille.

En effet, chaque fois que le vieux monte sur sa vieille moto pour aller à la chasse, il revient à la maison avec du gibier qu’il prend même le soin de dépouiller en brousse. Après avoir abattu l’animal.

Y’a-t-il tant d’animaux sauvages dans les alentours de Bamako ?

La question ne se posait plus dans le quartier car, selon certains habitants, le vieux chasseur détiendrait des incantations pour faire venir le gibier à lui. L’animal parcourrait aux seuls vœux du vieil homme, des centaines de kilomètres pour venir le rencontrer au lieu souhaité.

Tout ce mystère a, cependant été mis à nu le 2 février dernier. En effet, ce jour-là, aux environs de 16 heures, le vieux chasseur, entouré de bergers et solidement attaché aux mains, a traversé tout le quartier à pied pour indiquer son domicile. Qu’avait-il donc pu bien faire notre respectable et redoutable chasseur ?

Les curieux qui ont suivi le cortège jusqu’au domicile du vieux, ont été édifiés.

En réalité, le vieux notable n’a jamais été un chasseur et n’a jamais appuyé sur la gâchette d’un fusil. D’ailleurs, le canon de l’arme qu’il porte en bandoulière, n’a même pas de gueule. Un simple bâton, magistralement confectionné par un artisan que le vieux notable gardait toujours dans un fourreau. Quant aux gibiers qu’il abattait régulièrement, ce n’était que des moutons, chèvres et même des coqs, qu’il se débrouillait à attraper et à leur passer son couteau sur la gorge, dans un petit coin aménagé par ses soins, à cet effet.

Et ce 2 février, A. Coulibaly a été lâché par ses "incantations qui lui livrent les animaux sauvages sur rendez-vous".

En effet, un jeune berger qui avait mystérieusement perdu deux béliers, avait appréhendé le vieux bandit, alors qu’il "travaillait" un mouton. Paniqué, le vieux "chasseur" a dû reconnaître son forfait, avant d’être conduit sous bonne garde à son domicile.

C’est grâce à l’intervention de certains notables du quartier, qu’A. Coulibaly aura échappé aux quatre murs du "lycée technique de Bamako-Coura".

Certaines de ses victimes lui ont pardonné son forfait, les autres seront dédommagées par son fils aîné.

Actuellement, couvert de honte, le vieux médite sur ses forfaits au fond de son domicile, d’où, il ne sortirait que la nuit. Quelques notables seraient à son chevet pour lui remonter le moral et le convaincre de réintégrer ses pairs, à la mosquée.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pèlerinage à la Mecque (2020) : Des délais et des exigences</title>
<link>https://www.maliweb.net/pelerinage/pelerinage-a-la-mecque-2020-des-delais-et-des-exigences-2859768.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 02:20:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au cours du lancement officiel de la campagne Pèlerinage 2020 à la maison du Hadji, le ministre M. Thierno Amadou Oumar Hass Diallo, ministre des Affaires Religieuses et du Culte et le porte parole de la filière privée Amadou Maïga ont expliqué les nouvelles mesures prises pour une meilleure organisation de l’évènement.</em></strong>

C’était  lundi dernier en présence de Dr Abdoul Fatah Cissé, directeur général de la Maison du Haji, M. Amadou Maiga, porte-parole des agences privées, du représentant du Haut Conseil Islamique du Mali et plusieurs autres invités.

Cette rencontre avait pour but de lancer la campagne du pèlerinage 2020, en vue d’informer les pèlerins maliens du coût du Hadj et les nouvelles modalités prévues  en 2020.

Dans son allocution, Amadou Maiga, porte-parole de la filière privée a rappelé que  l’accomplissement du cinquième pilier de l’islam (pèlerinage) passe par la mobilisation de moyens. Cela, tant sur le plan spirituel, matériel, financier que logistique.

« Les filières privées ont l’obligation morale et professionnelle de relever le défi de la réussite de cette campagne 2020 en fournissant des prestations de qualité aux futurs pèlerins », a-t-il, ajouté

Aussi, signale-t-il, avec les inscriptions tardives, et le problème de documents administratifs nécessaires pour l’établissement du passeport dont la carte d’identité, l’acte de naissance, la carte Nina et autres, auxquels les pèlerins maliens sont toujours confrontés sont imputables  au système d’organisation du pèlerinage malien qui n’est pas en phase avec celui du pays d’accueil (Arabie Saoudite). Puisque, dit-il, « beaucoup de nos pèlerins ne disposent pas de ces documents »

Aussi, malgré les multiples efforts déployés par nos plus hautes autorités et l’ensemble de tous les maliens dit-il, l’obtention de la fiche individuelle des candidats demeure le principal boulot. « Nous osons croire que des dispositions seront prises pour faciliter l’obtention de ce document et diligenter la confection du passeport »,

Il ajoutera ensuite que le tarif hadj 2020 de la filière privée est de 2.950.000 F contre 2.850.000, soit une augmentation de 100.000 CFA. Cette hausse se justifie par l’introduction de nouvelles charges en Arabie Saoudite comme frais de visa et les frais de séjour à Mina et à Arafat qui ont été majorés. « Ces deux charges s’élèvent à environ 105.000 CFA selon le taux de change. Ce n’est  donc pas un gain supplémentaire pour nos agences, mais plutôt un réajustement des charges » a-t-il, expliqué.

M. Maiga a aussi invité tous les futurs pèlerins maliens au respect des formalités. Il s’agit notamment, de la vaccination, la visite médicale, l’enrôlement pour l’obtention de la fiche individuelle du RAVEC ; le paiement des frais de passeport au guichet automatique d’Ecobank. A cela s’ajoutent, la formation sur les rites du hadj ainsi que les conditions de séjour en Arabie Saoudite. « Nous ne ménagerons aucun effort pour la satisfaction des 11323 pèlerins qui nous sont confiés », a-t-il, conclu.

M. Thierno Amadou Oumar Hass Diallo, ministre des Affaires Religieuses et du Culte a pour sa part expliqué que son département cherche à se débarrasser de l’organisation du hadj, en transférant la compétence à la Maison de Hadj conçue pour s’occuper de tous les problèmes de pèlerinage.

Le ministre des Affaires Religieuses et du Cultes a enfin précisé que le prix du pèlerinage cette année est fixé par le gouvernement à 2.747.815 CFA et les modes d’inscriptions ont changé. « Le pèlerinage est sorti de cette routine qu’on connaissait il y a des années, maintenant, prévient-il, il y a des délais et des exigences pour les inscriptions qu’il faudrait respecter ».

<strong>Abdoul Karim Sanogo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Privatisation des Entreprises d’Etat : Le mal qu’il faut</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/privatisation-des-entreprises-detat-le-mal-quil-faut-2859774.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 01:27:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les privatisations sont un moyen de développement de l’investissement privé. A l’intérieur du pays, elles favorisent l’éclosion d’un secteur privé dynamique et contribuent à attirer les capitaux étrangers. Elles participent en outre au transfert de technologie et à la formation de la main d’œuvre qui acquiert un savoir-faire.</em></strong>

Pour les entreprises, la fin des monopoles les oblige à renforcer leur structure de production par la réalisation d’investissements de modernisation.

Les performances sont désormais au centre des objectifs  de l’entreprise. On peut ainsi espérer une gestion rationnelle des ressources.

Le mot d’ordre devient rentabilité et efficacité. La conception instaurée  doit inciter les nouvelles sociétés à s’adapter au marché. Les produits seront de meilleure qualité et les prix pourront baisser en faveur de la maîtrise des coûts.   Au  finish, le consommateur devrait y trouver son compte.

Pour l’Etat, les privatisations procurent d’importantes ressources financières à la suite de la  cession du capital des sociétés détenues dans son portefeuille.

Les fonds publics ne serviront plus à compenser les pertes subies par les sociétés d’Etat. Au contraire, ils pourront s’accroître à la faveur des impôts et taxes versés par les nouvelles entreprises privées.

L’offre publique de vente est une procédure par laquelle l’Etat consent à céder au public la part d’actions qu’il détient dans la société. Cette session faite par le biais d’intermédiaires agréés permet aux particuliers ou aux entreprises de devenir propriétaires de la société à concurrence du nombre de titres qu’ils obtiennent. C’est une opération réalisée généralement avant l’introduction en Bourse.

<strong>La vente privée d’actions ou appel d’offres</strong>

C’est la pratique la plus courante. Elle est utilisée pour la privatisation d’entreprises stratégiques ayant un rôle économique important dans le pays.

L’appel d’offres permet de sélectionner le soumissionnaire répondant aux critères établis pour la reprise des activités de l’entreprise cédée. Ce procédé institue la concurrence entre les candidats à la reprise qui sont le plus souvent des entreprises évoluant dans le même domaine d’activité.

A travers ces deux méthodes, on dispose de nombreuses techniques par lesquelles l’Etat peut céder, ouvrir ou liquider une entreprise publique.

Il s’agit de l’entrée dans le capital de privés ; le démantèlement de l’entreprise avant privatisation lorsque celle-ci gère plusieurs portefeuilles d’activité. C’est le cas par exemple de la séparation des composantes eaux et électricité d’une entreprise comme EDM.SA

L’acquisition par les salariés d’une partie du capital peut évoluer en ce sens que les salariés peuvent se regrouper dans une nouvelle société pour reprendre le patrimoine de l’entreprise. Elle prouve son intérêt dans le cadre d’une société en voie de liquidation.

<strong>Les conditions de réussite </strong>

Les programmes de privatisation doivent être bien montés et avoir l’adhésion des populations.  La sérénité du climat social au sein de l’entreprise est un élément important du processus. Pour en arriver là, il convient d’informer correctement les travailleurs. L’existence d’un marché financier facilite le transfert de propriété, ce qui est de nature à encourager les investisseurs. Les soumissionnaires dans le cas d’entreprises stratégiques doivent s’engager sur des objectifs précis.

Le renforcement du secteur privé est la condition  de réussite des privatisations.

Seul un secteur privé disposant de grand potentiel en ressources humaines est à mesure de suppléer l’Etat. La conduite des programmes dans un environnement économique assaini et respectueux des règles du marché est un impératif de leur réussite. De même, la nécessité de la définition d’un cadre stratégique des privatisations s’avère indispensable. Le choix des méthodes et des moyens utilisés dépend des objectifs poursuivis et du contexte Socio-économique. Mais, la privatisation est un tournant nécessaire.

<strong>Alassane Ba</strong>

<strong>Économiste</strong>

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</item>

<item>
<title>Compagnie de Circulation Routière (CCR) : Délinquance financière dites&#45;vous ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/compagnie-de-circulation-routiere-ccr-delinquance-financiere-dites-vous-2859765.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 01:15:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au regard de la fréquence des accidents de circulation et du non respect récurrent du code de la route, la compagnie de circulation routière devrait constituer une source intarissable de recettes pour le trésor public. Hélas ! La réalité est toute autre. </em></strong>

<strong><em>A la compagnie de circulation routière, la perception et l’affectation des ressources n’obéit à aucune loi. </em></strong>

100 000 Fcfa, 200 000 Fcfa, voire, 1 million de francs, personne, même pas le Commandant du CCR ne semble connaître avec précision, le montant des recettes journalières de la compagnie.

La difficulté résulterait du mode de perception des recettes, qui, pour la plupart ne sont pas enregistrées.

En effet, on le sait, dans la circulation, les flics sont de véritables ‘’vampires’’. Pour la simple raison, qu’ils ne délivrent de reçu qu’exceptionnellement à ceux (peu nombreux) qui le réclament. Mais, pour les autres (les plus nombreux) le jeu se fait à l’amiable : les carnets de perception des contraventions sont mis de côté et les agents du CCR empochent directement leurs « dûs ».

D’ailleurs, les agents du CCR proposent deux options à leurs « clients » : règlement à l’amiable sans reçu, ou règlement légal avec reçu.

Puisque les frais du règlement à l’amiable sont moins onéreux, les contrevenants n’hésitent pas à opter pour cette alternative.

Ce « règlement à l’amiable » est encouragé et entretenu par les « flics » eux-mêmes, à en croire ces propos d’un chauffeur de Sotrama « la seule solution pour s’en tirer est de leur mouiller la barbe, puisque même lorsqu’on est en règle, ils inventent des infractions ».

La preuve de ces pratiques très fréquentes est extrêmement difficile à prouver, puisque au CCR, les agents ne justifient que les perceptions de contraventions pour lesquelles ils ont délivré des reçus.

Dans ces conditions, on peut le deviner, le trésor public ne recouvre que des miettes, pendant que les agents rançonneurs du CCR s’engraissent.

C’est pourquoi, jadis présentée comme la section la plus méprisée de la police, aujourd’hui, la CCR est la plus convoitée par « les flics ».

Que font nos autorités face à la situation ? Rien. Le raket de la police, la gendarmerie et de la douane est une réalité devenue un phénomène naturel au Mali. Il faut faire avec ou… s’exiler.

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dégradation de l’environnement : Qui payera la facture ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/degradation-de-lenvironnement-qui-payera-la-facture-2859797.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 00:53:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’environnement est en passe de devenir un nouveau terrain de confrontation entre le Nord et le Sud. La question est avant tout d’ordre financier.</em></strong>

<strong><em> Au Mali, notre environnement ne cesse de se dégrader. A Bamako par exemple, les eaux usées et les ordures ménagères envahissent rues et ruelles. Le fleuve Niger ne reçoit-t-il pas par jour plus de 1400 m3 de déchets toxiques d’une unité industrielle de la place ?</em></strong>

L’UICN ne cesse de plaider pour un environnement sain, mais, nulle part au Mali, ‘’un programme d’ajustement structurel’’ n’a contribué à lutter contre la dégradation de la nature.  Peut-on parler de lutte contre la dégradation de l’environnement quand la majorité de la population au Mali vit en dessous du seuil de pauvreté ?

Quand l’insécurité persiste, quand les prix des matières premières sont dévalorisés, la nécessaire liaison s’impose entre Environnement et Développement.

La rareté des pluies et des pâturages, l’encroûtement des sols, l’avancée du désert et la réduction progressive des  récoltes sont autant de maux auxquels notre environnement est confronté.

La déforestation pour sa part résulte, à la fois de la sécheresse et de l’action destructive des hommes. Au Mali, le manque de sources d’énergie domestique aidant, le bois de chauffe occupe  une large part dans nos ménages.

Il ne serait pas exagéré de dire que les puissances de la démocratie’’ ne nous viennent en aide que lorsque leurs intérêts sont en jeu. Certains de ces Occidentaux jugent et considèrent le continent comme sous-pollué et une probable terre d’accueil du trop-plein de déchets que produisent les sociétés industrielles mondiales.

<strong>L’environnement est coûteux</strong>

Dans notre pays, plus de la moitié de la superficie totale est impropre à la culture. Et le dénuement des sols favorise l’avancée du désert. La protection de la nature est cependant une question de ‘’gros sous’’  alors qu’environnement et Développement vont de pair. Compte tenu des concepts que sont, d’un côté la protection de la nature et de l’autre, la nécessité du développement, la volonté de survie, les pays africains dont le nôtre, avaient adopté, une déclaration commune qui souligne on ne peut plus fermement que pauvreté, dette et détérioration des termes de l’échange, constituent les menaces les plus graves, pesant sur l’environnement en Afrique.

Aussi, le poids de la dette peut contribuer largement à la destruction de l’environnement dans la mesure où, cet état de fait peut obliger les  populations à surexploiter nos forêts.

Les leaders africains doivent mettre le Nord face à sa responsabilité.  Selon la Banque mondiale, la défense de l’environnement dans les pays pauvres demandera des investissements supplémentaires d’une centaine de milliards de dollars par an.

La protection de l’environnement demande beaucoup d’argent, mais il sera encore plus coûteux de ne pas relever le défi

<strong>Malick Camara</strong>

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<item>
<title>Bénévolat au Mali : A défaut de ce qu’on veut</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/benevolat-au-mali-a-defaut-de-ce-quon-veut-2859753.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 00:53:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Faute d’emploi, les jeunes diplômés maliens acceptent de plus en plus de travailler de manière bénévole. Mais, ils connaissent bien des déboires et n’ont aucun interlocuteur à qui se plaindre…</strong>

"J’ai un diplôme de juriste. Depuis un an, je travaille avec un avocat. Il lui arrive de me donner 1 000 ou 2 000 F CFA, mais jamais plus. Et, nous sommes trois bénévoles dans le cabinet. Notre maître ne fait que plaider, c’est nous qui faisons le gros du travail".

Ces propos sont de O.D., un bénévole.

Aujourd’hui, rares sont les sociétés, entreprises privées, publiques et services d’Etat qui n’ont pas de bénévoles.

Très dévoués et discrets, ils sont disponibles pour toutes sortes de travail.

Le bénévolat est certes, l’action de faire un travail sans obligation et gratuitement, mais, au Mali, le terme s’est un peu galvaudé, car les bénévoles d’ici, s’ils travaillent gratuitement, ils ne le font pas de manière désintéressée.

"Je n’ai pas le choix. En restant à la maison, j’aurai perdu mon temps. Ici, je me fais connaître, et je noue des contacts qui peuvent me permettre d’avoir un travail", estime ce jeune qui travaille dans une entreprise de la place.

Au départ, les bénévoles s’investissaient dans les actions humanitaires. C’était des personnes dotées de compétence et qui désirent se rendre utile à la collectivité. "La solidarité de voisinage" comme on dit. Mais, là, le travail des bénévoles était un passe-temps, un loisir.

Une grande polémique a lieu aujourd’hui dans les entreprises à leur sujet. Certains se posent des questions au sujet de leur compétence, d’autres de leur utilité.

Il n’y a pas de problème de bénévole, soutient un chef de service. "Ils sont là, c’est pour leur bien. Personne ne les retient. S’ils ne se sentent pas bien, ils peuvent partir".

"Partir, mais où ?" semble répondre Y.D. une technicienne en santé.

C’est là justement, tout le drame des travailleurs bénévoles au Mali.

Ils se sentent dans leur majorité, traités de manière injuste, mais, n’exerçant sur aucune base légale, ils n’ont personne pour les défendre, les soutenir ou même les reconnaître.

Tout ceux que nous avons rencontrés refusent de faire connaître leurs identités, "pour ne pas avoir des problèmes".

"Nous avons des griefs que nous ne pouvons formuler à personne. Car personne ne nous amené et ne nous retient. Là où nous sommes, nous n’avons ni droit, ni devoir", nous dit cette sortante de l’Ecica qui nous raconte son histoire.

"J’étais dans une entreprise pour ne pas perdre la main. J’effectuais mes déplacements à mes frais." En six mois, je n’ai jamais reçu un centime de quelqu’un. Mon travail dépendait de l’humeur de la secrétaire titulaire. Ainsi, pendant un mois, personne ne me confiait un quelconque travail. Et, quand j’ai été voir le directeur, pour me plaindre il m’a délivré mon attestation de stage sans même me demander pourquoi j’arrêtais de travailler.

Combien sont-ils les bénévoles au Mali ?

Difficile de répondre à la question, car ils ne sont répertoriés nulle part. Les accords sont conclus de gré à gré.

Il suffit de connaître quelqu’un dans une entreprise ou un service pour lui demander la permission de venir travailler gratuitement... Et, d’après nos constats, c’est dans le domaine de la santé que l’on rencontre le plus grand nombre de bénévoles.
<h1>Médecine et bénévolat</h1>
Ainsi, pour ce médecin chef, le bénévolat dans la Santé est nécessaire car, il faut travailler pour ne pas perdre la main.

Le bénévolat permet donc aux jeunes en attente d’emploi de fixer leurs connaissances.

Nos hôpitaux compteraient le plus grand nombre de bénévoles.

Dans certains services (gynécologie notamment), on en retrouve jusqu’à 15 ou 20.

Pour certains, en dehors des sous qu’ils se font "à gauche et à droite", il n’y a aucune autre rémunération. Quand bien même, selon ce médecin chef, "ce sont les bénévoles qui font marcher nos hôpitaux. S’ils n’y étaient pas, il y aura à coup sûr une crise de personnel. Car, ce sont eux qui assurent les gardes".

Et, selon notre interlocuteur, les bénévoles de la santé sont "professionnellement bons".

La question des bénévoles embarrasse, car ces martyrs du chômage ne sont pas considérés comme des employés puisque, ne travaillant sur aucune base juridique.

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire :  … d’un marabout indélicat</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-marabout-indelicat-2858066.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Feb 2020 01:55:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Mr Fané est un vendeur de tissus au grand marché de Bamako.

Agé d’environ 60 ans, notre commerçant qui est encore solide, est père de plusieurs enfants. Il est marié à 4 femmes dont une jeune fille qu’il a épousée depuis seulement 7 mois.

Domicilié à Lafiabougou, M. Fané partage sa concession avec d’autres locataires parmi lesquels, un marabout auquel il a offert la gratuité du logement.

Comme tout bon polygame, notre commerçant dont les affaires marchent à merveille, partage ses nuits entre ses quatre femmes qui le couvrent d’amour et de tendresse.

L’entente et la cohésion dans la famille, étaient si parfaites, que celles-ci suscitait l’envie des voisins.

Tout devait cependant voler en éclat le 25 Octobre dernier, lorsque Mr Fané découvrit que sa 4<sup>e</sup> femme le trompait…

Et l’impertinent qui était à la base du scandale n’était  autre qu’un de ses employés qu’il hébergeait depuis deux ans.

En effet, le jeune garçon, M. Sidibé était tombé amoureux de la 4<sup>eme</sup> femme de son patron, qui n’a pas refusé ses avances.

Et, chaque fois que le vieux Fané passait la nuit dans la chambre conjugale d’une de ses 3 premières, son employé M. Sidibé, se retrouvait dans celle de la 4<sup>eme</sup>.

Finalement,  c’est le marabout gratuitement hébergé par Fané qui a informé le vieux  de la situation.

Pour toute réaction, le vieil homme chassa et de son magasin et de sa concession, son traître d’employé.

C’est alors que le marabout entra dans le jeu afin de réconcilier le couple.

Il fallait agir dans les deux sens : le salon de Mr Fané et la chambre de sa 4<sup>e</sup> épouse.

A Mr Fané, il ne cessait (‘’le médiateur’’)  de lui rappeler les vertus du pardon, la tolérance, à la 4<sup>ème</sup> épouse, le repentir.

Mais, rien n’allait toujours pas dans le couple, car Mr Fané a décidé de réfléchir quelque temps avant d’accorder son précieux pardon à sa femme.

Le médiateur de marabout, lui, continuait de faire la navette entre le mari et son épouse.

Il avait même réussi la réconciliation cette nuit du 1<sup>er</sup> Décembre dernier car, aux environs de 2 h du matin, Mr Fané se dirigea vers la porte de sa femme. Toc ! Toc !

Madame ne répondait pas.

Toc ! Toc ! Toc !

Même un sourd pouvait entendre le vacarme, car les voisins eux-mêmes s’étaient réveillés et suivaient le spectacle à travers leurs fenêtres respectives.

Les plus curieux quant à eux, se sont joints à Mr Fané qui suait à grosses gouttes.

Devant l’insistance du vieux, Madame se décida enfin d’ouvrir.

Stupéfaction !  Dans la chambre, elle n’était pas seule.

Quelqu’un lisait le Coran et à haute voix. Lumières !

Notre lecteur de Coran n’était autre que le marabout médiateur, qui n’avait pour l’occasion, ni chapelet, ni livre coranique.

C’est pourquoi, on ne le reconnaîtra que lorsque le vieux cocu complètement déchaîné l’eût roué de coups de bâton jusqu’à évanouissement.

C’est vers 4 h 30 du matin que le « bandit » ayant repris ses esprits, fut remis à certains fidèles qui venaient, comme d’habitude, le chercher pour la prière du petit matin.

A peine sorti de la concession, notre marabout mit ses jambes au cou sans attendre de recevoir « les biens » qu’il avait abandonnés : une trentaine de « baya » (perles dont les femmes se ceignent la taille), une peau de prière et quelques habits.

Pour les affaires d’un marabout… Hum !

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ressources en eau potable au Mali :  Il faut une gestion concertée et durable</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/ressources-en-eau-potable-au-mali-il-faut-une-gestion-concertee-et-durable-2858088.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Feb 2020 01:37:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Commission de Gestion des Eaux de la Retenue de Selingué et du Barrage de Markala (CGSEM) en collaboration avec le Ministère de l’Energie et de l’Eau et celle de la direction Nationale de l’Hydraulique a organisé mercredi dernier à l’Hôtel Kempeski, une rencontre d’échange sur la gestion des ressources en eau. </em></strong>

La rencontre a été présidée par M. Moussa Cissé, représentant du ministre de l’Energie et de l’Eau, en présence  de M.  Yaya Boubacar, directeur national de l’Hydraulique et d'autres membres de la commission.

Il s'agissait pour l’ensemble des acteurs et des partenaires techniques et financiers à travers cette rencontre, de faire le bilan  des activités  réalisées en 2019 par la  Commission des Gestions des Eaux et des perspectives pour l’année en cour, en vue d’une gestion concertée et durable des ressources en eau de notre pays.

Dans son discours, M. Moussa Cissé, représentant du ministre de l’Energie et de l’Eau a rappelé que le barrage de Selingué a été mis en service 1982 sur la rivière Sankarani, affluant du fleuve Niger. « Cette retenue qui a un volume de 2,2 milliards m3 est un barrage à  usage multiple, impliquant que, la production hydro-électrique, l’eau potable, irrigation, la pèche, la navigation, le tourisme et les besoins environnementaux », a-t-il, expliqué

Ainsi, poursuivra-t-il, après sa mise eau, le barrage a été exploité par certaines structures de notre pays. Il s’agit notamment, de l’Autorité pour l’Aménagement de Selingué (AAS), l’Office pour l’Exploitation des Ressources Hydrauliques du Haut Niger par la Société Energie du Mali (EDM) depuis 1990

Aux dires du représentant du ministre de l’Energie et de l’Eau, plusieurs événements traduisant une gestion inefficace de la retenue ont caractérisé l’utilisation des eaux de la retenue de Sélingué pendant l’exploitation. Il s’agit entre autres, de la vidange de la retenue en 1987 et en 1989 qui a occasionné  de nombreux délestage pendant le mois de juin de ces 2 années, vidange, l’inondation totale du périmètre irriguée de certains villages et l’inondation en 2001 ayant affecté plusieurs quartier de Bamako, Bozola, cité du Niger, Djecoroni-para.

C’est suite à ces insuffisance, indiquera M. Cissé,  qu’une commission appelée gestion des eaux de la retenue du Selingue et de Markala a été mise en place. Cela, en vue de d’examiner les différents programmes de gestion des Eaux par les structures nationales bénéficiant des eaux de la retenue, d’examiner des données des avis sur le programme futur d’extension du permettre irriguée, d’élaborer les programmes gestions des eaux de la  retenue de Selingué pour sa mise en œuvre et informer les décideurs sur les incidences de la gestion.

Cependant, dit-il, de 2002 à nos jours, la commission a été l’unique cadre de concertation fonctionnel autour de la gestion des eaux de la retenue de Selingué et du barrage de Markala. Elle a fait des activités immenses et les résultats sont encourageants car, conclura-t-il, « cette commission a su mieux gérer cette ressource en eau du Markala jusqu’à Selingué, tout en élaborant  une gestion optimale annuelle »
<ol>
 	<li>Yaya Boubacar, directeur national de l’Hydraulique a pour sa part rappelé qu’au cours de l’année 2019, la commission des gestions des Eaux de la retenue de Sélingué et du barrage de Markala a réalisé plusieurs actions pour la concilions des besoins en eau de l’ensemble des usagers dépendant des ressources en eau des deux ouvrages. Il s’agit notamment, le suivi de l’allocution des ressources en eau entre les différents acteurs en aval de la retenue de Sélingué, pour la satisfaction des besoins de l’ensemble des usages.</li>
</ol>
Enfin, selon le directeur national de l’Hydraulique, au regard de l’impact de son travail sur la vie socio-économique des usagers de l’eau de la retenue de Selingué et du barrage de Markala, a jugé utile de partager le bilan activités réalisées en 2019, à l’effet de perfectionner la gestion rationnelle des  ressources en eau disponible au niveau de ces deux grands ouvrages

<strong>Abdoul Karim Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos  mémorables :  Ibrahim  Boubacar  Keita, président de la république (mardi 16 avril 2019)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/propos-memorables-ibrahim-boubacar-keita-president-de-la-republique-mardi-16-avril-2019-3-2858061.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-politique/propos-memorables-ibrahim-boubacar-keita-president-de-la-republique-mardi-16-avril-2019-3-2858061.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Feb 2020 01:31:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Je vous parle de nos angoisses, de nos projets, de nos aspirations, de nos problèmes mais aussi et surtout de nos solutions. </em>

<em>Je commence par dire que j’ai entendu toutes les colères, décodé tous les signaux, compris tous les messages remontant d’un pays dont je ne saurai jamais mésestimer les préoccupations.

Oui. La situation sécuritaire, malgré nos efforts, reste un défi majeur qu’il faut relever, j’en suis conscient, au plus vite, par des réponses durables, pas par des artifices, puisqu’il en va de la continuité de notre pays, d’un pays dont les fondements ont été ébranlés par la crise multiforme de 2012. </em>

<em>C’est le cas au Nord du pays où des flambées de violence viennent hélas rappeler avec récurrence l’impératif de faire en sorte que les acquis fragiles enregistrés depuis 2015 ne soient pas remis en cause. </em>

<em>Que tout le monde prenne sa part dans cette œuvre : l’Etat malien, ses partenaires ainsi que les groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation ! Mais que tout le monde prenne sa part sincèrement, rapidement et effectivement car chaque seconde perdue pour la paix est gagnée par la guerre ! </em>

<em>S’agissant du Centre de notre pays, qu’il me soit permis de rappeler la tragédie d’Ogossagou qui le 23 mars dernier a endeuillé la nation et horrifié le monde civilisé.


Les faits révélés ont produit une véritable onde de choc psychologique à travers le pays, et même très rapidement au-delà. </em>

<em>Des images insupportables ont circulé, montrant l’horreur d’une barbarie qui a dévasté ce qui fut une communauté humaine. </em>

<em>Ces images nous renvoient au passé tant de symboles obscurs et accablants que nos âmes affligées s’inquiètent d’un effondrement moral et spirituel. </em>

<em>Jour de grande tristesse que ce jour là, qui vit tant de valeurs humaines, jusque là magnifiées et partagées, se consumer dans les fumées de la haine et du fanatisme ; vie, sens du sacré, famille, sagesse, tolérance, empathie, cousinage à plaisanterie, fraternité religieuse, tout cela rendu méconnaissable, dans les cendres des tisons humains, d’habitations calcinées, d’une terre devenue inhospitalière. </em>

<em>Ce n’est pas seulement notre drapeau national qui fut en berne, c’est tout le brillant humanisme dont nous étions si fiers ! </em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assistance Alimentaire au Mali :  De la bouffe pour les vulnérables !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/assistance-alimentaire-au-mali-de-la-bouffe-pour-les-vulnerables-2858072.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/assistance-alimentaire-au-mali-de-la-bouffe-pour-les-vulnerables-2858072.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Feb 2020 01:16:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En vue d’apporter  un appui alimentaire aux populations vulnérables victimes des conflits multiformes et des alias du changement climatique, le  Japon a fait don à l’Office des Produits  Agricoles du Mali (OPAM), de 12.000 tonnes destinées aux régions Nord  et du centre de notre pays.  La remise du don a eu lieu mardi dernier au siège de l’OPAM en présence de l’Ambassadeur du Japon au Mali, du ministre Commissaire à la sécurité Alimentaire, du gouverneur de la région de Mopti et plusieurs autres invités.</em></strong>

La cérémonie de lacement a été présidée par M. Kassoum Denon, Ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire, en présence de M. Daisuke Kuroki, Ambassadeur du Japon au Mali, M. Abdoulaye Cissé, gouverneur de la région de Mopti et plusieurs autres invités.

Dans son intervention, M. Daisuke Kuroki, Ambassadeur du Japon au Mali a indiqué qu’à cause de l’extension des conflits multiformes et des alias du changement climatique, plus de 3, 5 millions de personnes ont besoin d’assistance alimentaire et d’action résilience et plus de 600.000 personnes dans le besoin d’appui alimentaire urgent. « Les femmes et les enfants sont les plus affectés », a-t-il, ajouté.

Suite à cela a-t-il indiqué, son pays (le Japon) a autorisé le 9 octobre dernier, la distribution exceptionnelle à titre gratuite, de 12.000 tonnes donc un cinquième de la quantité totale de ce riz, en vue non seulement, de satisfaire les besoins urgents de la population malienne mais aussi, à soutenir les mesures de sécurité alimentaire.

Ainsi, selon l’Ambassadeur du Japon dans notre pays, plusieurs localités dans les régions nord du Mali bénéficieront de cette distribution gratuite. Il s’agit notamment, de 394 tonnes pour le cercle de Douentza, Koro et Tenekou, dans la région de Mopti, 482 tonnes pour les cercles de Tombouctou et Gourma-rharous, dans la région de Tombouctou. A  cela s’ajoute à 124 tonnes pour le cercle de Gao et 200 tonnes pour les populations déplacées internes des régions de Mopti, Tombouctou et Gao. «  Le nombre total de bénéficiaires s’élève à 20.000 personnes », a-t-il, conclu.
<ol>
 	<li>Kassoum Denon, Ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire a pour sa part salué le Japon, à travers son Ambassadeur pour son soutien constant à l’amélioration des conditions de vie de nos populations les plus vulnérables.</li>
</ol>
Ainsi, ces différentes donations, dira Mr Denon, en plus de contribuer à atténuer les difficultés alimentaires de nos compatriotes, joueront un rôle fondamental dans la stabilisation du marché céréalier et aussi dans le développement socio-économique de notre pays.

Le ministre a aussi fait savoir qu’une évaluation provisoire de la situation alimentaire et nutritionnelle au titre de la campagne agricole 2019-2020  par le Système d’Alerte Précoce (SAP) a montré que d’octobre 2019 à décembre 2019, environ 38.756 personnes étaient en phase, d’urgence soit 0,19%, 609.574 personnes en phase crise. Ce qui représente 2,97% de la population du pays.

Il a aussi précisé que cette première donation de 12.000 tonnes de riz KR-17 d’adresse à une partie, des 38.756 personnes en besoin d’appui alimentaire d’urgence (2000 personnes)

C’est pourquoi, dira M. Denon, ses services techniques, le système d’Alerte Précoce et l’Observation du Marché Agricole (OMA), les structures techniques du secteur du développement rural, ainsi que les ONG  et les partenaires techniques et financiers de la sécurité alimentaires sont déjà à pied d’œuvre pour faire l’évaluation définitive et exhaustive de la situation alimentaire globale de notre pays pour 2020.

Le ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire a enfin invité les gouverneurs des différentes régions bénéficiaires et les structures techniques nationales, régionales, locales et communales à s’impliquer activement pour la réussite de cette opération, car indiquera-t-il, « c’est ensemble que nous vaincrons durablement l’insécurité alimentaire dans un Mali face aux chocs multiformes »

<strong><em>  Abdoul Karim Sanogo </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à mon oncle Bass,</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-mon-oncle-bass-25-2858070.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Feb 2020 01:15:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Bonjour ! Walahi, tu as bien raison quand tu me dis que ma vie ne m’appartient pas à moi seul et que je n’ai pas le droit de la gâcher ou d’en faire un échec. </em>

<em>Mais, dis-moi tonton : vivre, c’est quoi même ? </em>

<em>Pour moi, la réponse est aussi simple que vivre est compliqué. </em>

<em>Vivre oncle Bass, c’est manger, boire, être en bonne santé, se vêtir, avoir un logis et être à même de faire certaines… choses.</em>

<em>Or, toi-même tu sais, l’écrasante majorité des Maliens n’ont  ni à manger, ni à boire, ni des abris. Je le dis pian, parce que, c’est ça qui est ça !</em>

<em>Alors, de quelle vie me parles-tu cher oncle,  puisque, je n’en ai ‘’aucune’’ ?</em>

<em>Ah ! J’oubliais de te dire que la troupe familiale à Fantambougou n’a enregistré pour le moment  aucun départ pour Lahara. Et grand-mère conserve toujours sa pauvre carcasse, malgré la misère noire qu’avec elle, stoïquement, nous partageons. Allah Akbar !</em>

<em>Tu sais tonton, pour moi (et certainement pour toi également), mieux vaut être là, agonisant, plutôt que d’être embarqué à bord du détestable, minable, cruel, et vilain minibus noir. Walahi, bilahi, je jure !</em>

<em> </em>

<em>Concernant, les enfants (au nombre de 19 te souviens-tu ?), ils sont naturellement à la maison ou dans la rue. L’Ecole des ‘’fantanden’’ étant fermée, grève des enseignants oblige.</em>

<em>Ce n’est bien sûr pas le cas concernant les rejetons des ‘’en haut’’ qui fréquentent les écoles de luxe du Mali, lorsqu’ils ne sont pas envoyés en Europe ou aux USA pour leurs études. Allah Akbar !</em>

<em>Dieu est grand, mais certains Maliens ne sont pas petits. Walahi, Bilahi, je jure !</em>

<em>La misère mon pauvre Bass n’existe pas pour ceux qui ne la vivent  pas. </em>

<em>Au Mali d’en bas, c’est notre quotidien  et elle (la misère) ne nous fait  même plus, ni chaud, ni froid, ni tiède. </em>

<em>En tous les cas, à Lahara, il n’y aura bi des Maliens d’en bas, ni d’en haut, ni du milieu.</em>

<em>Tous, nous serons logés dans le même internat et boufferons (si bouffe, il y en aurait), les même repas. Bilahi !</em>

<em>Alors, passons et  parlons un peu de la République. </em>

<em>A propos, c’est encore et toujours la terreur qui règne dans nos régions de Ségou, Mopti et le nord.</em>

<em>Ainsi, il y a seulement quelques jours, une vingtaine de gendarmes maliens ont été tués par des terroristes dans la région de Ségou. Avant, six autres FAMA ont perdu la vie quand leur véhicule a sauté sur une mine. Allah Akbar ! Et dire que le président IBK a ordonné le 20 janvier dernier aux FAMAS de respecter les Droits de l’Homme dans leur combat contre les terroristes.</em>

<em>Walahi, bilahi, je jure, tonton, il n’y a aucun droit à respecter face à ces tueurs froids.  Ce ne sont pas des hommes. Ce sont des cafards bipèdes, des scarabées cannibales et des salamandres de l’horreur. Ils doivent être exterminés implacablement. Je le dis pian ! </em>

<em>Sur un tout autre plan, je t’informe que le Premier ministre Boubou Cissé (en compagnie d’une forte délégation) a effectué une visite de quelques jours à Gao et Tombouctou.</em>

<em>Dans la cité des Askia, le Dr Cissé a lancé les travaux de réhabilitation de la route Gao-Sévaré et a annoncé le recrutement prochain de 10.000 nouveaux soldats. Une occasion pour moi de me faire emboucher diras-tu, mais, mon pauvre Bass, à cause de la misère et du désespoir qui me rongent, je ne pèse que seulement 38kg.</em>

<em>Avec ça, en toute évidence, il est impossible de tenir un fusil et porter un sac à dos.</em>

<em>Enfin, le marigot politique. Ici, c’est le calme plat. Rien ne bouge. Même les bavards patentés observent le silence. </em>

<em>Tant mieux. Il faut souvent savoir se taire.</em>

<em>Que Dieu sauve les ‘’certaines choses’’ des nageurs que Tous, d’en haut comme d’en bas sommes.</em>

<strong><em>A lundi prochain Inchallahou !</em></strong>

<strong><em>Par ton petit Ablo ! </em></strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Marché céréalier Malien :  Concilier profit et souveraineté alimentaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/marche-cerealier-malien-concilier-profit-et-souverainete-alimentaire-2858074.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Feb 2020 01:12:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le défi majeur auquel est confronté le fonctionnement du marché céréalier  malien est de concilier les préoccupations de garanti des prix rémunérateurs aux producteurs et d’assurer un accès avec l’alimentation aux consommateurs à des prix compatibles à la faiblesse du pouvoir d’achat de l’immense majorité d’entre eux. Toute chose qui soulève l’épineuse question du ciblage de la catégorie des acteurs à soutenir la performance du marché.</em></strong>

Le marché des produits céréaliers du Mali a enregistré de profondes mutations suite aux  différentes reformes structurelles qu’il a connues. Cependant, sa performance se heurte à la persistance d’un certain nombre de problèmes inhérents à sa très forte exposition à divers chocs endogènes et extrêmes.

Le marché des produits céréaliers doit faire face à l’enjeu classique des marchés des  produits vivriers des pays en développement en général, et ceux de l’Afrique de l’ouest en particulier.

Le marché des céréales du Mali est caractérisé par une structure en pleine évolution. La demande connait une augmentation rapide, impulsée par une croissance démographique assez forte et les besoins des pays voisins.

Elle est de plus en plus segmentée en lien avec les changements d’habitude alimentaire induits par l’amélioration du pouvoir d’achat d’une  certaine frange de plus en plus importante des consommateurs.

A cela s’ajoute le développement des besoins en aliment pour l’aviculture.

Le développement de certains segments du marché, (notamment de ceux du riz et du maïs) traduit les tendances lourdes de la demande, de plus en plus portée sur des produits normés et plus faciles à cuisiner.

L’offre des produits céréaliers aura ainsi connu une augmentation substantielle au cours des vingt dernières années.

Les productions céréalières ont cru à un rythme moyen supérieur à celui de la croissance démographique. Les progrès les plus remarquables ont été enregistrés au niveau du riz et du maïs.

A travers ces produits, le Mali compte à court et à moyens termes, dégager de substantiels surplus à exporter vers les pays voisins.

L’augmentation de l’offre se traduit par une très forte réduction de la dépendance extérieure du pays en céréales. Le  taux de couverture des besoins locaux par la production nationale du riz étant le plus élevé de l’Afrique de l’ouest (plus de 80%).

Les prix nominaux des céréales toutes catégories confondues ont plus que doublé tant au niveau producteurs que des consommateurs.

Le schéma de commercialisation implique plusieurs acteurs dominés par les producteurs qui représentent le maillon le plus faible, les transformateurs très actifs autour de deux grandes filières (riz et blé) mais dont la composante artisanale et semi industrielle éprouve des difficultés à produire des produits normés et standardisés.

Pour lever ces contraintes, il est nécessaire de proposer un schéma qui repose sur un système flexible et robuste de commercialisation, ayant la capacité de s’adapter rapidement aux conditions et opportunités du marché.

<strong>Mil, sorgho et maïs</strong>

Le surplus commercialisable des céréales sèches alimente le segment de la consommation des ménages à 50% d’environ. L’autre moitié se repartie entre le segment transformation pour la consommation humaine et la bière locale et celui de la transformation pour l’alimentation animale et les exportations. Même si les circuits de commercialisation au niveau de la collecte sont  similaires, la dynamique de l’’offre diffère beaucoup entre le maïs dont la production est en rapide expansion et le mil/sorgho, où la production progresse plus lentement surtout à travers une expansion des surfaces cultivées au lieu d’une augmentation des rendements. Pour les céréales sèches, les importations commerciales et les aides alimentaires sont très modestes. Les importations commerciales concernent surtout le maïs de la Côte d’Ivoire qui arrive en période de soudure  (juin-juillet) profitant d’une récolte plus précoce en Côte d’Ivoire qu’au Mali. L’offre de blé repose essentiellement sur les importations,  la production nationale ayant évolué en dents de scie. L’initiative   blé et aux investissements dans la production par les transformateurs industriels, notamment les Grands Moulins du Mali, GDCM et les Moulins du Sahel. Ces nouveaux investissements ouvrent de bonnes perspectives pour la production locale de blé qui, selon les spécialistes, devient de plus en plus compétitive par rapport à l’importation.

<strong>Malick camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Médicaments contrefaits :  Ces poisons qui tuent</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/medicaments-contrefaits-ces-poisons-qui-tuent-2858084.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Feb 2020 01:05:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Certains individus mal intentionnés n’ont aucun mal à transformer un morceau de craie, un peu de farine ou d’amidon en un comprimé ou une pilule. Difficile de dire à l’œil nu s’il s’agit d’un « faux ». L’étiquetage et l’emballage sont souvent imités à la perfection. Le commerce mondial de médicaments de contrefaçon, qui pèse un milliard de dollars, se porte bien en Afrique. Se rendre à la pharmacie, c’est un peu jouer à la roulette russe. Choisir la mauvaise boîte peut vous coûter la vie.</strong>

En Afrique, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 100 000 décès par an sont liés au commerce de médicaments contrefaits.

Pour l’OMS, un médicament contrefait est « un médicament dont l’identité et/ou l’origine est délibérément et frauduleusement falsifiée », qu’il s’agisse de produits de marque déposée ou de génériques. Dans certaines régions d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, plus de 30 % des médicaments vendus sont des contrefaçons, indique l’agence.

Roger Bate, économiste spécialisé en politiques sanitaires internationales, considère que les médicaments de qualité insuffisante, résultant d’une mauvaise fabrication ou d’un laxisme délibéré, constituent un problème de santé bien plus grave que les faux médicaments. « Les médicaments en vente libre fabriqués par des sociétés chinoises et, dans une moindre mesure, indiennes, s’avèrent de qualité inégale lors des contrôles de qualité », déclare-t-il.
<ol>
 	<li>Bate juge également les « mauvais» médicaments responsables de l’augmentation de souches pharmacorésistantes de maladies telles que la tuberculose. Dans sa dernière étude, publiée dans l’<em>International Journal of Tuberculosis and Lung Disease</em>, plus de 700 échantillons des deux principaux antituberculeux prélevés au hasard ont été analysés par des laboratoires privés. Globalement, 9,1 % des échantillons testés dans le monde étaient de qualité insuffisante lors de tests de base. Ce taux était de 16,6 % en Afrique, soit environ une pilule sur six.</li>
</ol>
De son côté, Ashifi Gogo, directeur général de Sproxil, société de protection des marques pour les marchés émergents, explique « qu’il ne s’agit pas seulement d’un problème de médicaments de contrefaçon produits en Orient et expédiés en
Afrique ». La montée en puissance des fabricants africains contribue également au problème à son avis.

<strong>Crime contre l’humanité</strong>

La prolifération de médicaments contrefaits, falsifiés ou de qualité insuffisante a des conséquences tragiques. « La contrefaçon n’est pas seulement un acte criminel », écrit le Professeur Pierre Ambroise-Thomas, expert de l’OMS en paludisme et parasitoses tropicales, dans le <em>Mediterranean Journal of Haematology and Infectious Diseases</em>. « Le terme d’homicide convient parfaitement, quoique certains préfèrent parler de meurtre. »

Malheureusement, les sanctions ne sont pas assez lourdes pour être dissuasives, soulignent les chercheurs Gaurvika Nayyar et Joel Breman dans un rapport de juin 2012 publié dans le <em>Lancet Infectious Diseases</em>.

<strong>Réglementation et homologation insuffisantes</strong>

En juillet dernier, une importante opération de ratissage de 16 ports maritimes des côtes est et ouest de l’Afrique a permis à l’Organisation mondiale des douanes (OMD) de saisir plus de 82 millions de doses de médicaments illicites, d’un montant total de plus de 40 millions de dollars, dont du sirop antitussif, des antiparasitaires et des antipaludiques, ainsi que des antibiotiques et des contraceptifs.

Mais les organismes de réglementation nationaux pâtissent souvent d’un manque de formation et de personnel et de la corruption. En outre, les inspecteurs autorisent fréquemment l’entrée de faux médicaments en échange de pots-de-vin.

L’homologation pharmaceutique, ou autorisation de mise sur le marché ou avis de conformité du produit, ne doit être accordée qu’après une évaluation approfondie de l’innocuité d’un médicament. La fabrication, le stockage et la distribution doivent également suivre des directives strictes. Les médicaments ne peuvent sinon pas être commercialisés.

Afin d’accélérer l’homologation, l’OMS encourage les organismes nationaux à choisir des médicaments dans sa liste de produits présélectionnés. Chaque pays doit cependant décider d’homologuer ou non un produit.

<strong>Des médicaments onéreux</strong>

Autre faiblesse importante : l’incapacité des organismes de réglementation à éliminer ce qu’Olike Chinwendu, dans sa thèse sur la lutte contre les faux médicaments au Nigéria, appelle le « commerce chaotique des médicaments ». Il s’agit notamment des personnes qui vendent des médicaments sans en avoir l’autorisation, dans la rue, dans des kiosques ou sur des marchés.

Mais « saisir, détruire et sanctionner les contrevenants » n’a pas éradiqué le problème, selon Mme Chinwendu, qui vante les mérites des stratégies de la Tanzanie et du Ghana : former, réglementer et homologuer les vendeurs de médicaments en situation irrégulière plutôt qu’interdire leurs activités.

Le coût des médicaments est aussi un facteur déterminant pour les consommateurs africains, car la plupart en paient eux-mêmes le prix intégral. Pour beaucoup, les produits vendus dans les pharmacies agréées sont d’un coût inabordable. D’après une étude de l’OMS et de la Health Action International (HAI), « les droits, les taxes, les marges, les coûts de distribution et les frais d’exécution d’ordonnance sont souvent élevés, de l’ordre de 30 à 40 % du prix de détail, et parfois jusqu’à 80 % ou plus ».

<strong>Des médicaments protégés par SMS</strong>

En Afrique de l’Ouest, les responsables des services de santé et de l’application des lois mènent des opérations sur le terrain, en collaboration avec l’OMS et Interpol, afin de démanteler les réseaux criminels transnationaux de faux médicaments. Leur dernière opération, Cobra, a permis de saisir en 2011 170 tonnes de produits médicaux illicites et contrefaits.

La Chine, fabricant mondial de médicaments génériques qui produit l’artémisinine, antipaludique reconnu, se joint également à ces efforts. Selon l’agence de presse Xinhua, la Chine place actuellement « un dispositif d’identification et de traçabilité sur ses médicaments » et des étiquettes anti-contrefaçon sur chaque emballage. Les établissements pharmaceutiques chinois renforcent également la coopération avec les gouvernements et distributeurs pharmaceutiques africains afin d’identifier l’origine des médicaments importés.

Une nouvelle technologie est par ailleurs en train de révolutionner la lutte contre la contrefaçon en Afrique. Il s’agit de TruScan, un spectromètre portable utilisé dans les aéroports et les postes frontaliers pour analyser la composition chimique des médicaments, ce qui permet de détecter les « mauvais médicaments » en quelques secondes.

En outre, des SMS gratuits permettent de vérifier l’authenticité des médicaments. Grâce à de nouvelles entreprises, mPedigree Network et Sproxil, les fabricants pharmaceutiques homologués peuvent faire figurer sur leurs emballages un code crypté. Les consommateurs n’ont qu’à gratter l’étiquette de l’emballage et envoyer gratuitement le code par SMS à la société qui gère le système. La réponse, envoyée instantanément, informe le consommateur de l’authenticité du médicament.

Des pays comme le Ghana, le Nigéria et le Kenya ont intégré à leur réglementation le système de vérification par téléphonie mobile. Les consommateurs ont ainsi les moyens de se protéger. Mais surtout cette innovation rudimentaire contribue à rétablir la confiance du public dans le secteur de la santé.

<strong>Par: </strong><a href="http://www.un.org/africarenewal/fr/taxonomy/term/533"><strong>Jocelyne Sambira</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables : Ibrahim Boubacar Keita, président de la république (Mercredi, 01 janvier 2020)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorables-ibrahim-boubacar-keita-president-de-la-republique-mercredi-01-janvier-2020-2856789.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 05:06:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Il n’est donc que normal que nos compatriotes saluent, en la tenue du Dialogue National Inclusif, un bond qualitatif majeur.</strong>
Je n’ai également nul doute que par la qualité des débats, la représentativité des participants, la pertinence des résolutions et des recommandations, ces assises portent en filigrane les contours et le contenu du pays que nous voulons avoir, où nous voulons vivre, et où chacun est conscient de sa part de dette et de devoirs envers la nation.
Je l’avais dit et je le redis ici : pour ma part, je ferai tout mon possible pour diligenter la mise en œuvre des résolutions et recommandations validées.
De la même manière, je veillerai à ce que le mécanisme de suivi que le Forum a souverainement souhaité mettre en place, dans son format et dans ses missions, puisse travailler en toute indépendance.
Ce que le Dialogue National Inclusif a voulu et qui est conforme à nos lois, le gouvernement le voudra, le chef de l’Etat le voudra.
Sous mon magistère, les préconisations de ce Dialogue seront mises en œuvre. Inch’Allah !

Mes chers compatriotes,
Hôtes du Mali,
Sans les bonnes nouvelles que sont une économie qui tient debout malgré la conjoncture difficile, sans le succès reconnu par tous du Dialogue National Inclusif 2019, aurait été une année noire, un véritable annus horibilis.
A une échelle sans précédent, des localités entières de chez nous, qui furent jadis havres de paix et de tolérance, ont vu la haine tuer et brûler.
Les heurts intercommunautaires, les violences motivées par la vengeance ou par le calcul d’installer la stratégie paralysante de la peur, nous ont confronté à des barbaries d’un autre âge, à des horreurs que nous ne croyions possibles que chez les autres.
Je parle de Koulogo, Ogossagou et Sobané-Da, pour ne citer que ces monstrueuses tragédies imméritées.
Notre armée nationale, dans le même temps, a payé un lourd tribut à ce qui reste aujourd’hui plus que jamais, notre guerre de libération, notre grande guerre nationale.
A Guiré, Dioura, Bullikessi, Indelimane, Tabankort, nous avons subi des pertes douloureuses.
J’ai, comme vous le savez, désigné, cet été, le Pr Dioncounda Traoré, en tant que Haut Réprésentant du Chef de l’Etat pour les Régions du Centre.
Certes, la crise insidieuse que traverse notre pays nous pousse à vérifier nos prémisses et à remettre en cause nos certitudes.
Mais il y a ce que les flots n’emporteront jamais. Il y a ce qui ne peut être attaqué. Il y a ce qui ne peut être ni cédé ni concédé : c’est notre identité fondée, entre autres valeurs, sur la gratitude et le respect de l’hôte, à fortiori l’hôte venu se battre à nos côtés, pour notre liberté et pour la liberté du monde.
Certains sentiments exprimés via les réseaux sociaux, certains articles de presse, ou par des voix connues, demeurent préoccupants car il est essentiel, voire vital, de ne pas se tromper d’ennemis.

Le Mali reste sain dans sa majorité. Le Mali garde encore ses valeurs de bienséance et sa force morale.
Mais le Mali a une constitution et un territoire.
Son combat doctrinal est qu’on lui permette de mettre en œuvre sa démocratie laïque, laïque, sans compromission aucune, je dis bien une laïcité sans compromission aucune.
Son combat existentiel est qu’on lui permette de garder son intégrité territoriale, toute son intégrité territoriale.
Je suis certain et assuré que ce combat est celui de nos partenaires et que les incompréhensions et malentendus éventuels qui font partie du partenariat, de tout partenariat, seront dissipés dans les meilleurs délais, afin que dans la guerre sauvage qui leur est imposée, le moral de nos forces soit préservé, qu’elles soient burkinabè, françaises, maliennes, nigériennes ou onusiennes.
La rencontre de Pau le 13 janvier entre le Président de la République française et ses homologues du G5 sera décisive, en ce qu’elle permettra de mettre sur la table toutes les questions, tous les griefs, toutes les solutions.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Médicaments essentiels : Une chance pour la Santé communautaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/medicaments-essentiels-une-chance-pour-la-sante-communautaire-2-2856783.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 02:47:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Santé et médecine ne sont pas nécessairement synonymes. Mais, la médicalisation de la Santé a atteint de nos jours un degré tel que la différence n’est plus évidente.</em></strong>

Qui dit médicalisation dit médicaments. C’est ainsi que l’enveloppe réservée à l’achat des médicaments absorbe 10 à 15 % du budget de la santé dans les pays développés ; ce pourcentage grimpe à 40 % dans les pays du tiers-monde.

On comprend alors que le système médical tiers-mondiste se soit fourvoyé dans une impasse qui exigeait un… traitement… de cheval.

C’est dans ce contexte difficile que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a chargé il y a une vingtaine d’années un groupe d’experts d’établir une liste de médicaments dits essentiels. Il en a résulté un travail très sérieux qui a permis de dégager un ensemble de 250 médicaments.

Le groupe d’experts a toutefois précisé que cette liste n’est ni exhaustive, ni universelle. Elle constitue tout simplement une base sur laquelle pourraient s’opérer des choix variables d’un pays à l’autre, selon les priorités existantes et les moyens disponibles. C’est ainsi que tel pays pourrait la réduire à 100 médicaments par exemple, tandis que tel autre pourrait la rallonger un peu plus.

<strong>Mais, pourquoi une liste de médicaments essentiels (LME) ? </strong>

La société de consommation occidentale qui tient le tiers-monde en loisir a engendré des déséquilibres inquiétantes dans le domaine du marché du médicament (tant au point de vue production que distribution) :

Pour les 500 maladies qu’elle a répertoriées à travers le monde, l’OMS, estime que quelques 300 substances pharmaceutiques (soit 3 000 médicaments, toutes formes comprises : comprimés, sirops, injections, pellets, suppositoires, sprays, etc.) seraient largement suffisantes pour couvrir tous les besoins thérapeutiques de façon optimale. Or, le marché mondial du médicament propose actuellement le chiffre faramineux de 50 000 spécialités (augmentant de 500 autres chaque année !) élaborées à partir de 3 000 produits de base.

La pléthore est évidente et même inquiétante si l’on tient compte du fait qu’un médecin généraliste en Suisse ou en Allemagne (où la médecine est très développée) se contente de 50 à 100 médicaments dans sa pratique quotidienne ; mêmes les hôpitaux de ces pays (où officient les grands prêtres de la médecine) n’emploient que de 250 à 300 médicaments (sélectionnés il est vrai, par leur service de pharmacologie).

Une conclusion s’impose : il y a trop de médicaments inutiles.

Ces médicaments inutiles "marchent pourtant et relèguent même souvent au second plan des médicaments indispensables.

Entrez dans une officine quelconque de la place : vous constaterez que les étagères sont chargées de "fortifiants", revitalisants", reconstituants et autres poudres perlimpinpin !

Si ces médicaments inutiles "marchent", c’est avant tout à la poigne de la publicité qu’ils le doivent.

Il n’est un secret pour personne que les firmes pharmaceutiques ont très souvent un budget de publicité supérieur à celui de la recherche.

C’est ce budget de publicité qui finance aussi bien l’élaboration de documents tendancieux que l’offre de cadeaux (gadgets et autres colifichets) au corps médical, que l’organisation de conférences et colloques très orientés, sans oublier les pots-de-vin gracieusement offerts à certains responsables des services de pharmacie ayant la haute main sur les commandes de médicaments.

Et c’est ainsi que l’hydre publicitaire parvient à mettre tout le monde d’accord : prescripteurs (corps médical), consommateur (malades réels ou imaginaires) et fournisseurs (services de pharmacie).

A force de distiller une information très orientée (voire déformée) par-ci, de graisser les pattes par-là, on arrive à faire admettre à tout le monde que le produit proposé est "nouveau", "original", plus puissant que ses prédécesseurs, "sans les inconvénients de ces derniers".

C’est face à cette absence d’objectivité de l’information médicale donnée par les firmes pharmaceutiques et face au coût du médicament que l’OMS a jugé nécessaire de mettre à la disposition de ses pays membres une liste de médicaments retenus à partir d’informations scientifiques objectives et impartiales.

Ainsi, en toute connaissance de cause, tous les intervenants pourraient désormais choisir en toute liberté, le médicament qu’il faut, au moment qu’il faut.

<strong>Les avantages de cette démarche sont énormes. </strong>

En effet, la LME ne propose les médicaments que sous leur nom générique (dénomination commune internationale ou DCI).

Cela représente une importante économie financière par rapport aux médicaments sous nom de marque.

Le médicament DCI est en effet un médicament amorti, donc tombé dans le domaine public.

Toutes les charges récurrentes sont donc éliminées. C’est ainsi qu’un médicament, sous son nom de spécialité peut coûter 2 à 10 fois plus cher que sous son nom DCI.

La LME permet de restreindre la quantité de médicaments gérés par distributeurs et prescripteurs. D’où une meilleure gestion des stocks, mais aussi une meilleure maîtrise de la prescription médicale même.

En effet, les médicaments sont devenus si nombreux qu’il est impossible à un médecin de se tenir à jour par rapport à l’information sur leurs effets secondaires, leurs inter-réactions, etc.

La sagesse et l’honnêteté intellectuelle recommandent de réduire sa panoplie de produits à tout médecin praticien.

En résumé, la LME permet une acquisition des produits à un coût modeste, un désenvoûtement des prescripteurs et des consommateurs vis-à-vis de la drogue publicitaire pharmaceutique et une désaliénation vis-à-vis du système même de la surconsommation et du gaspillage.

A l’évidence, les soins de santé primaires et la santé communautaire ne peuvent pas se passer d’une telle liste. Ceci expliquant cela, l’on comprend alors pourquoi la LME n’a retrouvé véritablement ses marques que lorsque les SSP ont été remis sur pieds à travers la mise en place des jalons de la santé communautaire.

Et c’est là que se situent aujourd’hui les enjeux de cette affaire.]]> </content:encoded>
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<title>Secteurs publics et privés : Les nids de la corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/secteurs-publics-et-prives-les-nids-de-la-corruption-2856787.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 02:03:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Même <strong><em>au village</em></strong>, on<strong><em> connaît </em></strong>désormais<strong><em> ce phénomène (co</em></strong>rruption), ce virus qui est aussi mortel<strong><em> que le sida : la délinquance financière.</em></strong>

En ce moment, vous ne trouverez jamais un corrupteur vous dénoncer un corrompu ou que le second dénonce le premier.

Il y a un phénomène qu’il faut considérer, c’est que, ces deux, sont comme une loi informelle, mais qui vaut plus que celle votée par nos honorables députés.

Pour preuve, la liberté de la presse a fait que le malien dit ce qu’il voit de bien et de mal.

Par contre il ne voit et n’entend rien comme résultat de ce qu’il a eu le courage de dire « dans les journaux, ou à la radio ».

Si nous revenons en arrière, depuis plus de 40 ans, nous constatons qu’il y avait ce qu’il convient d’appeler, la récompense du service rendu.

« Comme dans les restaurants où le client demande au serveur de garder la monnaie, au village on faisait don de poulet à un administrateur ».

De nos jours, c’est autre chose.

La corruption, c’est une carte sur table, à prendre ou à laisser. Et pour cause. En matière de corruption, il n’y a pas de place pour la dignité.

En allant plus loin, vous vous demandez, à quelle religion ces gens-là se vouent. Le musulman, le chrétien, le protestant et autres ne trichent pas, et ne coopèrent pas dans des affaires louches.

Tout le monde est d’accord que le Mali est pauvre, et nous le rendons plus pauvre avec la corruption, en rendant  la tâche difficile à celui auquel nous avons accordé nos voix pour diriger le pays…

Il ne faut pas que nous léchions nos crachats… Ce n’est pas digne d’un sang de Soudiata, Babemba, Soni Aliber, Damonzon et autres…

Sinon, le Mali sera un pays où, c’est l’argent qui fera la loi.

Vous pouvez d’ailleurs le constater dans nos familles. Vous avez 3 catégories d’agents de l’Etat.

Le premier, vit de son salaire, et est généralement Monogame par obligation.

Le 2<sup>ème</sup> est dans le filet par sa fonction et il est entouré de corrupteurs.

Enfin le 3<sup>ème</sup>, c’est le décideur de marché et autres Agents de l’administration de classe élevée qui sont « sous-couvert ».

L’agent (1), est mal perçu par les siens « parents amis et autres », parce qu’il ne vit que de son salaire ; les autres sont des bénis, car, quand il s’agit de festivités « mariages baptêmes, décès et autres » ils se manifestent à merveille, « comme si l’argent est fait uniquement pour eux ».

Pour solution ! Ma proposition est la suivante : l’Etat doit prendre ses responsabilités. En créant, au de là des « Contrôleurs d’Etat, Vérificateurs etc », un service de renseignement financier au niveau des services de sécurité comme la S.E par exemple.

Cette structure peut facilement établir à elle seule une liste des délinquants financiers.

C’est simple : je suis salarié avec 100.000 francs et je possède les quatre V ( ?…) je dois justifier mes acquis devant les autorités.

Les banques peuvent également fournir des informations.

Bien entendu, que vous pouvez trouver qu’un fonctionnaire ait des comptes éparpillés entre les caisses d’épargnes dans les quartiers pour un camouflage de ses biens mal acquis. Mais, la police et la gendarmerie sont là pour ça.

Aussi, on ne peut pas comprendre que même le chef de l’Etat montre ses biens au peuple au moment de sa prise de pouvoir, pendant que les autres décideurs (surtout ceux chargés des marchés publics) n’en fassent pas autant.

Comment pouvez-vous comprendre par exemple, que, dans certains services deux ou trois entrepreneurs seulement bénéficient de marchés s’élevant à des milliards ?

Comment comprendre que des marchés de centaines de millions soient donnés de gré à gré sans appels d’offres ?

C’est de la pure corruption…

&nbsp;

<strong>Hinda Traoré</strong>

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<item>
<title>Prolifération de diverses Agences à Bamako : Laxisme, quand tu nous tiens</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/proliferation-de-diverses-agences-a-bamako-laxisme-quand-tu-nous-tiens-2856781.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 01:36:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Agences immobilières, agences de placements, de communication, de tout et de… n’importe quoi… Elles sont nombreuses, ces micro-entreprises qui envahissent Bamako et dont la plupart sont de véritables bureaux d’escroqueries, de surenchère et de spéculations. </em></strong>

<strong><em>Les Bamakois ainsi que les Maliens vivant dans certains centres urbains du pays le vivent et le savent bien : les coûts de location d’immeubles à usage d’habitation ne sont pas à la portée de leurs bourses. Et pour cause. </em></strong>

Traditionnellement, les propriétaires d’immeubles traitaient directement avec les locataires. Ces derniers s’acquittaient de leurs loyers auprès du bailleur. Bien que simple, cette procédure s’est avérée peu efficace, suite notamment, aux défaillances de certains locataires.

Les agences immobilières ont alors fait leur irruption pour proposer aux propriétaires d’immeubles l’alternative idoine. Désormais, le propriétaire d’immeuble s’efface, au profit de l’agence qui s’occupe du recouvrement des créances, des éventuels contentieux de paiement, bref de la gestion.

Très vite, ces services proposés par les agences immobilières ont séduit les propriétaires d’immeubles, notamment les “ gros bonnets ” qui ont construit des quartiers entiers (avec parfois l’argent volé au contribuable).

Outre la location, d’autres agences achètent des terrains, des maisons, qu’elles mettent en valeur en vue de les revendre ou de les louer.

L’activité s’étant avérée juteuse, les agences immobilières se sont alors multipliées à travers la capitale. Mais, le constat est triste et scandaleux.

En effet, en plus des frais de leurs prestations qui oscillent entre 20 et 40% des immeubles loués ou vendus, très souvent, les agences spéculent sur les loyers. Concrètement, le propriétaire fixe son prix, l’agence fixe le sien qui peut souvent atteindre le double de celui fixé par le propriétaire. Et, les conséquences de cette spéculation grotesque sont supportées par le locataire qui parfois, après avoir passé près d’une décennie en location, (moyennant le payement des mêmes frais), est désagréablement surpris d’apprendre par l’agence que les prix ont grimpé. Ce, indépendamment de toutes modifications ou réaménagements des locaux.

Et ces abus ne préoccupent guère les autorités publiques qui semblent plutôt les cautionner. Cela, dans la mesure où, aucune réglementation ne détermine un plancher pour la fixation des locations d’immeubles.

Il en est de même pour les transactions (achats ou ventes) d’immeubles qui n’obéissent à aucune norme. Les prix étant arbitrairement fixés par les propriétaires ou promoteurs immobiliers, ce sont les pauvres populations qui payent les frais, nourrissent les propriétaires, de véritables "vaches à lait", les animateurs des agences et même… les "coxeurs".
<h1>Des "communicateurs" douteux…</h1>
Ils sont nombreux aujourd’hui à écumer la capitale malienne, autour d’un PC posé sur un modeste bureau dans un local qui porte l’enseigne « Agence de communication… »

Lorsque vous approchez le promoteur de cette "initiative", il pourra bomber sa poitrine, pour vous cracher en face ses supposées activités : « relations publiques, publicités, lobbying, conseil en communication, relation-presse, conseil pour le changement de comportement… »

Mais, vérifications faites, nombre de ces "experts en communication" n’ont aucun diplôme dans le domaine. Très peu parmi ces "communicateurs" ont la moindre qualification, ne serait-ce qu’en journalisme ou dans un domaine connexe.

Or, ce qu’on constate, c’est que les gérants de ces cabines de communication se préoccupent souvent d’approcher les départements ministériels et des personnalités du secteur privé (des VIP) pour quémander (négocier, si vous voulez) des "marchés", portant sur l’organisation d’ateliers, séminaires, points de presse, etc. Le clou de l’opération est de se remplir les poches sur les budgets affectés auxdites rencontres.

Ainsi, régulièrement, nombre de promoteurs d’agences de communication ou leurs gérants s’en sortent avec des millions de nos francs en roulant les entreprises de presse dans la farine en leur donnant des miettes comme perdiems de journalistes ou autres frais d’insertions dans les colonnes des journaux. C’est de cette façon que ces entreprises de communication d’un genre nouveau, par leur soif insatiable de gains pécuniaires faciles, finissent par tuer, à petit feu, nos entreprises de presse qui sont pourtant les symboles vivants du quatrième pouvoir au sein des Etats modernes.

&nbsp;

<strong>Un mode opératoire assez simple basé sur des relations </strong>

Après deux petites années dans la presse, comptant sur quelques soutiens, le néo-communicateur ouvre son kiosque baptisé "agence de communication X", arrache l’organisation d’un séminaire de 3 jours pour le compte d’un ministère, dont le chargé de mission/communication est son ami. Bilan : sur les 3 millions débloqués par le ministère, l’habile promoteur se tape 2 500 000 Fcfa et "dépense" 500 000 Fcfa pour le compte de l’opération (presse, couverture médiatique…).

Voilà toute trouvée une nouvelle voie d’enrichissement illicite, d’escroquerie à peine voilée au frais du contribuable ! Brimant au passage les véritables organes de presse, crédibles au profit de quelques… feuilles de choux !

L’Etat doit prendre de vigoureuses dispositions pour mettre fin à ce phénomène qui a, actuellement pris trop d’ampleur.

Ne faut-il pas instaurer des conditions rigoureuses de création d’une agence de communication ? Imposer par exemple l’obligation pour le promoteur d’avoir un agrément ? Document dont la délivrance est conditionné (par exemple) à la possession d’un diplôme en communication, ou en journalisme, ou, tout au moins à une expérience avérée dans l’exercice de la profession de journaliste ?

Il urge, de réglementer ce secteur où plusieurs escrocs opèrent impunément.

<strong>Agences de placement et bureaux de courtages</strong>

Conscient de la crise mondiale de l’emploi ; de la situation de chômage généralisée dans laquelle se morfond la jeunesse de nos pays, des individus malintentionnés n’hésitent pas à "improviser" des bureaux de placement et autres Entreprises de Travail Temporaire (ETT) qui n’existent que de nom.

Selon nos enquêtes, il ressort que certaines agences de placement se créent sans aucune base juridique. Un petit local, un bureau et peut-être un micro-ordinateur et le tour est joué !

Le promoteur s’empresse de lancer des avis de recrutement presque fantaisistes, à travers des affichages sur les murs, les pylônes, dans les rues. Au finish, sur la pléthore de candidatures (avec des demandes timbrées et pièces légalisées), aucun candidat à l’emploi (fictif), n’est retenu.

On rapporte que certains responsables de ces farces le font avec des buts inavoués dont la possibilité d’exploiter les timbres (des demandes manuscrites et ceux des pièces légalisées) à… d’autres fins.

Certains diplômes légalisés de ces demandeurs d’emploi seraient même utilisés pour alimenter des réseaux de faussaires.

Par ailleurs, certaines agences de placement, (dont nous taisons les noms), exigent des sortes de cautions dont le montant oscille entre 40 000 et 80 000 Fcfa, pour enregistrer le dossier de recherche d’emploi de différents postulants. Or, nul n’ignore que le chômeur, le jeune diplômé sans emploi est justement à la recherche du minimum vital. Il est donc difficilement en mesure de répondre à une telle sollicitation…

<strong>Crise de l’emploi aidant…</strong>

En outre, au fait d’emplois, nombre d’agences, sous le prétexte de formule gentiment "revalorisée" grugent plusieurs jeunes chômeurs, de véritables manœuvres dolosives dans la conclusion de suffocants "contrats de travail".

Ainsi, les avis de recrutement seront pompeusement formulés comme : « une importante société (ou une organisation internationale) de la place recherche des techniciens en vente… avec rémunération intéressante ».

Au finish, il s’agit d’un opérateur économique recherchant des vendeurs à rémunérer à la commission. Triste constat !

Ils sont nombreux ces jeunes, manipulés dans cette forme moderne d’esclavage, par le travail de vendeurs, dont les pièces légalisées ont été "saisies" par l’employeur, sans percevoir aucun rond. Parmi ceux-ci, des naïfs, qui croyaient en la possibilité d’une embauche réelle dans un secteur de marketing. Parmi eux, il y en qui ont engraissé les pattes des recruteurs (ceux chargés de l’entretien d’embauche), avant de découvrir le pot aux roses !

Pour récupérer les sous ainsi injectés dans le circuit, ils sont obligés de se promener (cravate au cou) sous le chaud soleil de Bamako, avec divers articles, en véritables vendeurs ambulants.

A côté de ces agences de placement, de nombreux bureaux de courtages aux activités frauduleuses, se créent de façon anarchique dans notre capitale…

Si une des missions de l’Etat est de protéger (au sein d’une société qui se veut moderne) les "faibles", contre les "forts" (économiquement), alors l’Etat malien doit réagir pour réglementer également le secteur des agences de placement et autres bureaux de courtage, pour l’assainir. Et mettre ainsi  toutes les brebis galeuses hors d’état de nuire.

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>50 jeunes femmes leaders au cœur de la réforme du secteur de la sécurité et du désarmement&#45;démobilisation&#45;réinsertion</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/50-jeunes-femmes-leaders-au-coeur-de-la-reforme-du-secteur-de-la-securite-et-du-desarmement-demobilisation-reinsertion-2856762.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 01:34:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les 14 et 15 janvier derniers à Bamako, un atelier d’information et de sensibilisation de deux jours à eu lieu sur la « participation des jeunes filles et femmes dans le processus RSS-DDR ». Adressé à 50 femmes du Réseau National pour le Développement des Jeunes filles et Femmes du Mali (RENADJEF), il a été organisé avec l’appui technique et financier de la MINUSMA, à travers sa Section en charge de la Réforme du secteur de la sécurité et du Désarmement, démobilisation et réinsertion/réintégration (RSS-DDR).</strong>

Le principe de cet atelier, était de développer les connaissances de femmes membres de la société civile malienne, sur les concepts et les processus de la RSS et du DDR, à travers des communications d’experts en la matière. L’initiative vise à sensibiliser le maximum d’organisations de la société civile (OSC) sur le thème et l’évolution des processus en cours.

Au nombre de 50 et venues de Bamako, Koulikoro, Kayes, Sikasso et Ségou, les femmes et jeunes filles représentant une dizaine d’associations membres du RENADJEF ont été formées sur le concept, les caractéristiques et les différents aspects du processus de la RSS : le rôle des acteurs étatiques et non étatiques, le concept et le processus du DDR, et le rôle de la MINUSMA dans le processus de RSS/DDR au Mali. Les participantes ont aussi été édifiées sur l’importance de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issue du processus d’Alger, les Résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, la 2480 (2019) qui mandate la MINUSMA, et la 1325 (2000) sur « Femme Paix et Sécurité ».

Pour le conférencier Mamadou Konaté, la RSS et le processus DDR sont des thèmes encore méconnus par une grande partie des citoyens. La session de sensibilisation et de communication a ainsi permis de dissiper la confusion sur certains concepts et de faire comprendre les termes techniques, habilitant ainsi la société civile à jouer un rôle efficace dans la gouvernance.

Une méthode participative pour mieux expliquer et mieux comprendre

Des groupes de travail ont animé les sessions. Les jeux de questions-réponses ont permis aux participantes de décortiquer davantage l’Accord pour la paix et la réconciliation, les causes qui entravent sa mise en œuvre, ce que signifie la stabilisation au centre du pays pour les jeunes. De même les thèmes, notamment, sur la police territoriale, le cantonnement, les compétences décentralisées ont aussi été abordés. D’autres thèmes tels que, Forces armées reconstituées, redéploiement des Forces de Défense et Sécurité (FDS), Zone de développement des régions du Nord, ou encore Intégration des ex-combattants selon les grades, ont aussi été abordés.

Dans l’ensemble, les participantes ont apprécié les échanges sur le rôle de veille des organisations de la société civile sur l’action publique dans la mise en œuvre du processus de RSS, et ce qu’elles peuvent entreprendre pour influencer positivement la prise de décision et les politiques publiques. Certaines participantes ont évoqué la portée de l’action civile dans les violations des droits de l’homme, la violence basée sur le genre ou les dépenses militaires. Les membres de la société civile ont pu examiner la cartographie du Secteur de la Sécurité au Mali et appréhender la place du genre dans le processus de la RSS/DDR. Enfin, les jeunes présentes ont longuement échangé sur leurs acquis et leur rôle dans le processus de paix au Mali.

<strong>L’importance de s’adresser aux jeunes femmes…</strong>

La situation sécuritaire au Mali reste préoccupante, en particulier au Nord et au Centre du pays. Ceci, rend impératif l’élaboration et la mise en œuvre d’une réforme du secteur de la sécurité dans le pays. Représentant environ 62% de la population, la jeunesse malienne de façon générale et les jeunes femmes, qui œuvrent pour le retour de la paix et de la sécurité en particulier, ont un rôle prépondérant à jouer dans les débats en cours sur le sujet. C’est dans ce cadre que le Réseau National pour le Développement des Jeunes filles et Femmes du Mali (RENADJEF) avec l’appui technique et financier de la MINUSMA a organisé un atelier d’information et de renforcement de capacité des femmes et jeunes filles issues d’organisations de la société civile (OSC) sur leurs rôles dans les processus de la réforme du secteur de la sécurité et du Désarmement Démobilisation Réintégration.

« Les jeunes, représentant une tranche importante de la population y compris des personnes vulnérables, ont participé d’une façon ou d’une autre dans les conflits au Mali à travers, l’adhésion à des groupes violents, mais ils ont subi de lourdes conséquences, notamment les femmes, » a déclaré Mme AichatouWaletAltanata, conseillère à la Commission Nationale du DDR (CNDDR). L’atelier, a-t-elle ajouté, « aidera les jeunes femmes à devenir des acteurs réels de la paix et à trouver leurs places dans le processus RSS-DDR en particulier et dans l’Accord pour la paix en général ».

Selon la présidente du mouvement jeunes talents, Jamila Traore, l’atelier permettra aux organisations de la société civile et aux partenaires de mise en œuvre de la RSS/DDR, de mieux collaborer avec les autorités maliennes afin de maintenir la paix au Mali. Après cet atelier, dit-elle, « je me sens concerné et acteur principal face au manque de communications sur le sujet ». Elle a souhaité que des occasions comme cela se multiplient pour pouvoir impacter sur le bon déroulement des différents processus RSS et DDR.

Avant de clore la session de sensibilisation et d’information, l'officier en charge de la section RSS-DDR, Francis Somda, a félicité les jeunes femmes et filles pour leur engagement pour la paix au Mali. Il a également souligné la disponibilité de la section RSS-DDR à les soutenir dans leurs futures activités visant à mieux comprendre et faire comprendre le mandat de la MINUSMA, l’Accord pour la paix et réconciliation au Mali. Ceci, afin qu’elles puissent jouer plus efficacement leur rôle dans le processus de RSS et DDR au Mali.

<strong><em>Lancement des activités du ‘’ New African Leaders For Agribusiness’’ (NALA): </em></strong><strong><em>Au nom des femmes…</em></strong>

<strong><em>Le Conseil National du Patronat du Mali a abrité vendredi dernier la cérémonie de lancement officiel des activités du réseau des nouveaux leaders de l’agrobusiness en Afrique (NALA).</em></strong>

La rencontre a été présidée par M. Yaya Sangaré, ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-Parole du Gouvernement, en présence de M. Mamadou  Sinsy Coulibaly, président du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), M. Cyrile Hcar, président de l’Organisation Patronale des Industriels du Mali(OPI), Mme Aichata Diakité, présidente de ‘’ New African Leaders For Agribusiness’’ (NALA), les industriels du Mali et plusieurs autres invités

Il s'agissait pour les femmes entrepreneures à travers cette rencontre, de lancer leurs activités au titre de l'année 2020. Cela, en vue non seulement,  d’améliorer leurs capacités économiques et financières, d’accroitre leur productivité dans les différents secteurs de développement mais aussi, d’assurer la prise en compte de leur contribution dans économie nationale.

Dans son intervention, Mme Aichata Diakité, présidente de New African Leaders For Agri business (NALA) a rappelé que depuis des siècles, notre pays comme d’autres Africains s’est servi du secteur agricole pour soutenir la croissance économique afin de sortir ces dits pays de spirale de la pauvreté

Selon elle, en Afrique, l’agriculture représente 65 % qui sont d’autant plus important dans notre pays, compte tenu de l’importance du monde rural qui concerne 70% de la population active malienne mais représente seulement 40,9% du PIB national.

Elle a aussi fait savoir que la population urbaine augmente rapidement et la nourrir impliquera de bénéficier de plus de produits agricoles transformés et de meilleure qualité.  «  Cette dynamique est déjà tracée et on observe l’apparition de plusieurs entreprises agro-industrielles, cosmétiques et autres positionnées  sur la chaine de valeur et dirigées par des jeunes femmes et hommes, ayant pour ambition première de contribuer à la croissance économique inclusive de leur pays », a-t-elle ajouté.

La présidente de NALA dira ensuite que son réseau œuvrera à promouvoir la compétitivité et la productivité des entreprises et du secteur agroalimentaire et cosmétiques engagés dans la valorisation des produits locaux. A cela s'ajoute à l’accès aux marchés nationaux, sous régionaux et internationaux, au financement et promouvoir l’entrepreneuriat agricole auprès de la jeunesse et des femmes.

« Nous ne resterons pas qu’entre femmes, l’association est ouverte à tous hommes et femmes entrepreneurs, industriels touchés concernés  par notre cause » a conclu Mme Diakité.
<ol>
 	<li>Yaya Sangaré, ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-Parole du Gouvernement a pour sa part réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les femmes entrepreneures de notre pays parce-que, indiquera-t-il,  « votre initiative s’inscrit en droite ligne de la politique de la promotion du ‘’Made in Mali’ ’prônée par le président de la République qui encourage l’ensemble des membres du gouvernement à consommer davantage malien pour aider les producteurs, les transformateurs maliens, afin qu’ils participent de manière significative au développement économique et social de notre pays »</li>
</ol>
Il a enfin dit être convaincu que les femmes battantes et entrepreneures de notre pays constituent des agents à fort potentiel de développement économique de notre pays.

<strong><em>Abdoul Karim Sanogo </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … d’un curieux produit</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-curieux-produit-3-2856779.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-curieux-produit-3-2856779.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 01:33:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Domicilié à Sogoninko, M. D., âgé de 34 ans et agent de gardiennage à Bamako n’a pas eu de chance.</strong>

Et pour cause. Après son retour d’un voyage au village natal le 15 Décembre dernier, il trouva sa chambre dépouillée de tous ses biens.

Au lieu de procéder à une déclaration de vol à la police comme cela se doit, le malheureux voulut trouver autrement la solution à son problème.

C’est ainsi qu’il consulta un marabout du coin, réputé être un spécialiste dans la traque des voleurs.

Notre charlatan, pardon marabout lui remit donc, (en échange de la somme de 10 000 Fcfa), une bouteille contenant un liquide noir.

La substance, selon le ‘’savant’’, devrait être consommée par tous les occupants de la concession. Ainsi,  a-t-il dit, le responsable du vol sera identifié parce qu’il piquerait sur le champ, une crise de diarrhée "spéciale" et continue...

Mais, comment obliger ses colocataires à boire le mystérieux produit ?

M.D. avait son idée …

Armé d’un coupe-coupe, il revint dans la concession qu’il partage avec 8 autres colocataires et ordonna aux premiers (un vieil homme et sa femme) rencontrés dans la cour, d’avaler quelques gouttes de la mixture.

"Mais, pourquoi, devons-nous boire  ce produit alors que nous ne savons même pas ce que c’est ? De plus, nous n’avons pas soif ", lui fit remarquer le vieil homme.

Fou de rage, M.D. répliqua : "vous n’avez pas le choix. Ou vous buvez                                 volontairement mon produit, ou mon coupe - coupe vous le fera boire."

Le vieil homme et sa femme, paniqués, s’exécutèrent.

C’est alors que les autres colocataires maîtrisèrent M.D. et l’obligèrent lui-même à boire son produit.

Coup de théâtre : peu après, M.D. s’effondra, avant "d’arroser" son pantalon… pendant une vingtaine de minutes durant.

Finalement, pris de panique, ses colocataires l’évacuèrent vers le CSCOM d’à côté.

Grâce à d’intenses traitements, le malheureux, deux jours après, s’en est bien sorti : vivant, mais chétif comme une chèvre de Nara.

Curieusement, les colocataires (le vieil homme et sa femme) qui ont absorbé le produit sous la menace de M.D. n’en ont pas été affectés.

D’ailleurs, le vieil homme serait même allé voir M.D. pour lui demander de lui faire cadeau du mystérieux breuvage, car, lui a-t-il dit : "après avoir avalé quelques gouttes de ton produit, je ne souffre plus de vertiges et je mange actuellement avec appétit’’.

<strong>  Boubacar Sankaré  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vision post 2020 de la CEDEAO : Promouvoir l’Intégration Africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/vision-post-2020-de-la-cedeao-promouvoir-lintegration-africaine-2856777.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 01:25:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Ministère de l’Intégration Africaine a organisé mardi dernier à la l’Hôtel Kepeski un atelier de consultations Nationales sur l’Elaborations de  la Vision post 2020 de la CDEAO. </em></strong>

La rencontre a été présidée par M. Baber Gano, ministre de l’Intégration Africaine, en présence de M. Hamidou Boly, représentant spécial de la Commission CEDEAO, des représentants de la société civile des chefs de quartier de Bamako  et plusieurs autres invités.

Cette rencontre de deux jours aura permis aux participants nationaux et internationaux de se prononcer sur les différentes thématiques. Il s’agit entre autres, de la population et le capital humain, l’économie, les structures sociales, la gouvernance, la paix et sécurité, l’environnement, les innovations techniques et les défis liés questions transfrontalières.

Dans son discours d’ouverture des travaux, M. Baber Gano, ministre de l’Intégration Africaine a rappelé que la vision post 2020 de la CDEAO a été adoptée en juin 2007 par la conférence des chefs d’Etats comme plan de développement pour la transformation de l’Afrique de l’Ouest à l’Horizon 2020.

Cela, ajoute-t-il, en vue de créer une région sans frontière, paisible, prospère et cohérente, bâti sur la bonne gouvernance, en vue de permettre les pays membres d’accéder et exploiter ses énormes ressources par la création d’opportunité de développement durable et de la préservation de l’environnement.

Le ministre de l’Intégration Africaine a  ensuite énuméré les 5  piliers de la vision poste 2020 de la CEDEAO. Il s’agit notamment de la mise en valeur des ressources de la région, la paix et sécurité, la gouvernance, l’intégration économique et monétaire et de la croissance du secteur privé.

A titre de rappel, dira le ministre qu’une feuile de route pour l’élaboration de la vision poste 2020 de la CEDEAO a été approuvée par le conseil des ministres par cette organisation lors de la 81é session ordinaire tenue au Nigeria.

C’est suite à cela, ajoutera-t-il, que des consultations nationales des parties prenantes de tous les Etats membres ont  prévalu, en vue de recueillir leurs attentes et leur  prise en compte optimale dans le nouveau document de la planification stratégique. « Ces consultations nationales doivent se faire sur une base inclusive et participative », a-t-il, conclu.

Hamidou Boly, représentant spécial de la Commission CDEAO a pour sa part félicité le Président de la République pour son effort inlassable dans la gestion de la crise qui traversent les pays du Sahel.

Le représentant spécial de la Commission CDEAO dira enfin que des avancées considérables ont été enregistrées dans la gestion des conflits, de la mise en place des premières unités de maintien de la paix, la solidarité entre les pays membres de la CEDEAO.

<strong><em>Abdoul Karim Sanogo </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contribution Littéraire : Hommage aux soldats disparus</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/contribution-litteraire-hommage-aux-soldats-disparus-2856775.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 01:22:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cauris Livres et les contributeurs littéraires ont tenu vendredi dernier, le lancement d’un recueil en hommage aux soldats disparus à la bibliothèque nationale. C’était  en partenariat avec la fondation Orange Mali et IMPRIM-Services SA.</em></strong>

La rencontre a été présidée par M. Boubacar Belco Diallo, Mme Niaré Fatoumata Keita, et Mme Kadiatou Coulibaly qui sont les membres du Comité de sélection des poèmes, Mme Dramé Kadiatou Konaré Directrice de Cauris Livres et de nombreux invités.

Il s'agissait à travers ces  poèmes de rendre hommage aux soldats tombés sur le champ de l'honneur.

Prenant la parole au nom du comité, Mme Niaré Fatoumata Keita a remercié les différents poètes contributeurs d'avoir donné leur voix dans ce recueil de "poèmes à un jeune soldat inconnu".

Selon Mme Niaré, la création littéraire est très souvent du côté de la résistance, résistance contre le silence, contre l'oubli, contre l'indifférence et le manque de compassion. "Vos voix sont élevées nombreuses pour  répondre à l'appel de cauris Livres en couvrant d'étoiles de gloire les tombes des soldats fauchés au printemps de leur vie, votre parole qui découvre au fil des pages, raconte la douleur humaine, distille la compassion, invite à la gratitude. Que 2020 sonner le glas de la terreur et annoncer une décennie de paix et de stabilité!" Ajoute t- elle.

Pour rendre plus belle la cérémonie, quelques poètes ont lu des passages de leurs œuvres.
<ol>
 	<li>Alhousseini Ibrahim élève- professeur, auteur de ‘’ceux qui n’ont pas vécu vainement’’. Ils sont partis, mais pas pour toujours ni à jamais. Ils sont partis cependant soldats de par le monde, combattants pour la liberté et la patrie, leurs actes sont louables... Héros, vous êtes soldats enterrés mais soldats vivants à jamais…’’</li>
</ol>
Bakoumissa Ngouani Ulrich Professeur français poète, écrivain Congolais, auteur de ‘’Hommage au soldat inconnu '' ...’’au péril de ta vie, tu as su maintenir le mât du drapeau debout gloire à toi, sans toi aujourd'hui le Mali à jamais fini je te salue, pardonne  au Mali, pardonne- nous''...

Abdoulaye Berthé, étudiant à Bamako auteur de : ‘’ A un jeune soldat ‘’ '' …Ô! Jeune soldat toi qui t'es sacrifié, toi qui as fait la gloire de notre patrie, toi qui as résisté, toi as enduré, toi qui as embelli notre Histoire, saches que nous n'arrêtons pas  de sangloter car ta chute est une triste réalité...''

Cissé Abdoul Karim étudiant Banguinéda Mali auteur de ‘’Hommage à nos FAMAs’’…  '' Vaillants soldats vous avez été! Vous nous avez protégés contre les ennemis de la paix et de l'humanité.  Soldats Vaillants, guerroyant avec bravoure contre les dieux des dunes. Vos balles n'ont pas épargné les âmes damnées puis sur le champ de l'honneur, vous êtes tombés...''

Issa Doumbia juriste  Bamako Mali auteur de ‘’ à toi mon soldat ’’ ! ‘’Je m'adresse à toi...   A toi, qui malgré les lueurs chaudes du soleil sahélien continues à te battre pour chasser l'ennemi. A toi qui es resté dans les rangs sous les ordres du Mali et derrière le drapeau tricolore qui accompagnes au jour le jour...''

Enfin, Mme Dramé Kadiatou Konaré a clôturé la cérémonie en félicitant les contributeurs littéraires, les membres du comité de sélection des poèmes, les invités ainsi que les partenaires fondation Orange Mali et IMPRIM-Services. Elle a ensuite fait un rappel du 11 novembre<strong><em>  </em></strong>1918 qui célèbre la   paix, et dont le lancement « Poèmes à un jeune soldat inconnu » s’est tenu à l’espace culturel La Gare.

Un projet qui sollicite le talent littéraire de tous ceux qui souhaitent écrire sur la paix afin de rendre hommage aux soldats disparus.

<strong>Hinda Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix et Sécurité dans les régions de Mopti et Ségou :  Mission Herculéenne pour le prof Dioncouda Traoré</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/paix-et-securite-dans-les-regions-de-mopti-et-segou-mission-herculeenne-pour-le-prof-dioncouda-traore-2856772.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 00:59:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il est entre autres, chargé de favoriser et soutenir le déploiement des Forces de Défense et de Sécurité dans les régions du Centre, de désarmer toutes les milices et forces hostiles, contribuer au rétablissement des services sociaux de base, élaborer et mettre en œuvre une stratégie globale axée sur la protection des civiles et la réduction des violences intercommunautaires.  </em></strong>

<strong><em>Un grand défi que le Pr Dioncounda Traoré promet de relever.</em></strong>

Pr Dioncounda Traoré, Haut représentant du Président de la République pour les régions du Centre a animé  jeudi dernier  sa toute première conférence de presse. C'était pour informer l'opinion sur ses missions et ses plans d'actions pour le maintien de la paix au Mali.

La  rencontre s’est déroulée au siège du Haut représentant du  Président de la République pour les régions du Centre  à l’ACI 2000, en présence de M. Diango Sissoko, secrétaire Permanent du Haut Représentant du Président de la République pour les Régions du Centre, Col. Abbas Dembélé, conseiller militaire, ancien Commandant de Zone de Tombouctou, des hommes de médias nationaux et  internationaux et plusieurs autres invités.

Prenant la parole, Pr Dioncounda Traoré Haut représentant du  Président de la République pour les régions du Centre a tout d’abord félicité le Président de République pour la confiance qu’il a placée en lui pour la gestion des crises dans le centre.

Ensuite, il a rappelé que depuis quelques années notre pays  ne cesse de subir des évènements tragiques qui constituent une menace évolutive et diffuse sur toute l’étendue des régions du Centre du Mali, avec comme point culminant les trois massacres de populations de Koulongon, d’Ogossagou et de Sobane. A cela s’ajoutent la destruction des habitats, les vols des bétails et autres actes de terreur.

Suite à cela, dit-il, le président de la République a décidé de lui confier ces lourdes responsabilités en juillet 2019, en vue de mettre un terme à cette terreur subie par la population civile, les militaires maliens et étrangers.

Ainsi, selon prof Traoré, son département et l’ensemble des Maliens entendent instaurer et maintenir un climat de confiance entre toutes les communautés impliquées et entre ces communautés et l’Etat, faciliter les échanges intra et intercommunautaires et contribuer au rapprochement des points de vue à la lumière de l’intérêt exclusif du Peuple Malien.

Il ajoutera ensuite qu’il s’attèlera davantage pour favoriser et soutenir le déploiement des forces de défense et de sécurité dans les régions du Centre, désarmer toutes les milices et forces hostiles, contribuer au rétablissement des services sociaux de base, élaborer et mettre en œuvre une stratégie globale axée sur la protection des civiles et la réduction des violences intercommunautaires.

Aussi, dira le  Haut représentant  du Président de la République, de sa nomination en 2019 à nos jours, son département a mené de nombreuses activités. Il s’agit notamment,  des rencontres et audiences au cours desquelles le problème des régions du Centre était le thème principal. C’est ainsi qu’il a enregistré environ 500 contacts repartis entre les catégories suivants : les personnes ressources comme les cadres et personnalités politiques et religieuses, les missions diplomatiques, les associations culturelles, les groupements d’associations, les organismes nationaux et internationaux.

« Nous avons envoyé des émissaires auprès d’Amadou Koufa et Iyad Ag Ghali mais sans un «retour précis » de leur part pour le moment et espérons les rencontrer pour dialoguer avec eux. Cela, conformément aux recommandations du Dialogue National Inclusif », a-t-il, ajouté

Le Haut représentant du  Président de la République pour les régions du Centre dira enfin que des solutions durables aux problèmes des régions du Centre est possible car, il s’agit de prioriser un dialogue permanant entre la population, l’offre d’une alternative socio-sécuritaire crédible, une action militaire conséquente par la présence des forces de défense et de sécurité et une lutte commune.

<strong>Abdoul Karim Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ecole Malienne : Bonne chance, les cancres !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ecole-malienne-bonne-chance-les-cancres-2856769.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 00:54:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis des décennies, l’école malienne rencontre d’énormes difficultés. </em></strong>

<strong><em>Ce qui explique, de nos jours, les tares de cette grande ‘’entreprise nationale’’.</em></strong>

<strong><em>De la révolution de Mars 1991 à nos jours, nous assistons à une prolifération anarchique d’écoles publiques, communautaires et privées. Elles poussent partout comme des champignons. </em></strong>

<strong><em>Ce qui explique un peu le taux élevé d’enfants scolarisés dans nos villes et campagnes. </em></strong>

Beaucoup de parents ont compris que l’avenir des enfants est à l’école et ils ont pris goût pour l’inscription de-s enfants (garçons et filles) à l’école.

Mais, aujourd’hui, nos classes sont de véritables « Chine populaire ».

Cela concerne surtout les écoles publiques où l’on peut trouver dans une seule classe, plus de cent élèves.

Comment peut-on encadrer une telle classe ? C’est pourquoi d’ailleurs, les parents nantis amènent leurs enfants dans les établissements privés en mettant en doute la compétence et le niveau des enseignants des écoles publiques.

L’existence des effectifs pléthoriques pose un grand handicap pour la performance de notre école où les enseignants deviennent de plus en plus des « baby-sitters ».

Comment doit-on appeler cette nouvelle génération d’écoliers qui ne savent ni lire ni apprendre ? Une génération sacrifiée.

Par ailleurs, savoir lire, écrire et compter est une chose, mais connaître ses droits et devoirs en est une autre.

Ces deux choses vont de pairs dans la formation et la vie d’un enfant.

Il n’y a plus d’éducation à l’école. L’enfant est laissé à lui-même, plus de correction. Ce qui fait que l’élève n’accorde aucun respect à l’enseignant.

Or, reconnaissons que la correction est un droit de l’enfant et un devoir du maître.

Les bonnes manières doivent s’apprendre à l’école, mais nos enfants sont abandonnés à eux-mêmes comme des animaux et c’est pourquoi ils agissent bêtement puis ils deviennent incurables.

Face à un monde en perdition, tout le monde fuit devant la responsabilité (enseignants, parents d’élèves et l’Etat).

<strong>Pays expérimental, école cobaille. </strong>

Combien de méthodes avons-nous vu de 1991 à nos jours ?

Au premier cycle de l’enseignement fondamental, chaque année il y a une nouvelle méthode, si bien que les enseignants s’y trouvent confus et perdus devant ces changements perpétuels de méthodes dont les formations vont d’une à deux semaines.

La plupart des enseignants n’étant pas issus d’une école de formation de maîtres mais dévoués pour la cause de la Nation méritent un traitement soigné pour faire sortir notre école de sa cécité.

Ainsi donc, l’Etat malien doit veiller à leur formation-continue-régulière et sans exception.

Au regard des maux qui rongent notre école, il faut une implication de toutes les couches socio-politiques du pays à savoir : parents d’élèves, élèves, partenaires de l’école et surtout les enseignants.

<strong> Tout le monde se plaint de l’école et tous se détournent d’elle.</strong>

Des rencontres se sont déroulées à travers le pays pour parler des problèmes de l’école de base et faire des propositions de sortie de crise. Hélas ! Ce sont des forums de rien.

Dix à vingt personnes pour parler d’un grand problème comme celui de l’école malienne s’avère décourageant.

Tous se retirent de la scène comme pour dire « ça ne nous regarde pas, nous avons d’autres préoccupations ».

Voilà des attitudes qui montrent que l’avenir des enfants leur dit peu.

Or, ce n’est pas un Messie qui viendra nous sortir de cette impasse.

Les parents, au lieu de chercher les causes de la mauvaise performance de l’école, mettent toute la charge sur les enseignants. C’est pourquoi, on ne cesse d’entendre dire : « nos enfants n’ont pas de niveau, nous sommes désolés ». Combien est la fierté du maître d’école de voir son élève réussir ? Quel métier ingrat !

Ça n’a aucun sens qu’on se jette des pierres et que chacun tire la couverture de son côté pour accuser l’autre.

La nation, c’est tout le monde. Jeunes, vieux, riches ou pauvres, chacun doit s’investir sérieusement pour préparer l’avenir du pays.

Cet avenir ne sera radieux que si seulement les enfants ont une éducation Saine et un enseignement de qualité.

Nul n’ignore que le développement d’un pays passe par l’école d’abord.

Nous n’avons pas besoin d’école « garderie d’enfants », mais d’une vraie école citoyenne qui prépare nos enfants à la vie future.

Pour ce faire, ce n’est pas par le cœur qu’il faut agir, mais par la raison car « toutes les victoires de l’homme sont des victoires de l’Esprit… »

Sinon, nos enfants nous demanderont justice un jour parce que c’est une nouvelle génération d’ignorants qui se forme.

&nbsp;
<h1>                                                                            Soumana Fabe</h1>
<h1>Enseignant à la retraite</h1>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Numérique Accademy : 15 jeunes formés en  codage informatique</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/numerique-accademy-15-jeunes-formes-en-codage-informatique-2856765.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 00:41:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mme Traoré Nafi Konta, coordinatrice de l’Ecole Numérique Accademy  a procédé jeudi dernier  dans les locaux de son département, à Hamdallye ACI,  à la   remise d’attestations à 15 jeunes formés en apprentissage du codage informatique. </em></strong>

C’était en de Mohamed Keita, directeur général de l’Impact Hub, de M. Mohamed Doumbia, représentant du ministre de l’Economie Numérique et plusieurs autres participants

Prenant la parole, Mme Traoré Nafi Konata, coordinatrice de l'Ecole Numérique Accademy s’est réjouie des résultats enregistrés par son département et a félicité cette 1ere promotion pour le travail abattu car, indiquera-t-elle « ces diplômes, fruits de leurs efforts quotidien leur permettront  d’être compétitives sur le marché d'emploi, en vue d’avoir un travail décent dans la société »

Ainsi, selon Mme Konta,  la formation que la jeunesse malienne acquiert dans nos différentes Universités ne correspond pas à ce que les entreprises recherchent, c'est pourquoi, Mme Traoré dira que son département a initié ce programme en 2019, en vue de former la jeunesse malienne sur les modules de formations permettant de faciliter leur insertion professionnelle.

Elle dira ensuite que ces jeunes ont été formés (durant 6 mois) dans plusieurs domaines. Il s’agit notamment, développeur web et mobile (full stack), administrateur de base de données, data scientiste, analyste programmeur, intégrateur de solutions numérique, community et content manager, designer (UX/ UI) et infographiste. « Nous encourageons la jeunesse malienne à se tourner vers les nouvelles technologies parce que c’est l’une des meilleures compétences à acquérir », a-t-elle ajouté

Mme la coordinatrice dira ensuite que grâce à NMRK ACCADEMY, les jeunes maliens ont désormais une opportunité unique d’acquérir des compétences âprement demandées par les entreprises privées et publique et ils ont la latitude de les rejoindre en tant que salariés ou freelance ou encore de se mettre à leur compte et créer leurs propres startups dans le domaine des services numériques

Mieux, signale-t-elle, « cette école d'un nouveau genre permettra de former des développeurs informatiques, des intégrateurs de solutions numériques, des concepteurs d’applications mobiles ou encore des community manager, grâce à un cursus adapté aux besoins des entreprises et qui leur permet de s’installer à leurs propres comptes comme freelance »

Mme Traoré Nafi Konta, coordinatrice de l’Ecole Numérique Accademy dira enfin que les modules de formation débutent au tarif imbattable de 20.000F et les inscriptions sont déjà ouvertes pour l’année 2020 : date limite le 28 février !

<strong><em>Abdoul Karim Sanogo</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marche de soutien  aux Forces Armées Maliennes : L’opposition rate son coup</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/marche-de-soutien-aux-forces-armees-maliennes-lopposition-rate-son-coup-2848255.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Nov 2019 03:44:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On attendait plusieurs milliers de manifestants  suite à l’appel de l’opposition pour une marche de soutien aux forces Armées Maliennes  programmée pour le vendredi 15 novembre. Helàs,   seules quelques centaines de militants étaient  au rendez-vous. </em></strong>

<strong><em>Du coup, la marche s’est transformée en une tribune d’accusations et de calomnies contre les responsables militaires des Famas,  les forces étrangères qui combattent la terreur à nos cotés et le gouvernement Malien</em></strong>.

Ils étaient les principaux chefs des partis politiques maliens, tous (ou presque) là en ce vendredi 15 Novembre à la place de l’indépendance. Avec eux,  quelques centaines de militants dont certains portaient de pâles banderoles et pancartes sur les quelles, on  pouvait lire : « Non au détournement de nos fonds !» ; « Vive les FAMA ! »;  pire  « l’Armée malienne a été trahie ».

Dans les différentes  interventions, on peut surtout retenir celle de ce général à la touche Moussa Sinko Coulibaly, un des derniers à l’élection présidentielle de 2018 et qui, depuis a perdu (s’il en avait  déjà eu)  le respect et la raison.

Il réclame le général poiticien tout simplement (comme d’habitude) la démission du Président Ibrahim Boubacar Kéita. Quant au chef de file de l’opposition, l’honorable Soumaïla Cissé, il a martelé : « nos militaires sont mal équipés. Nous devrions nous battre pour que nos militaires soient à la hauteur. On doit combattre la corruption au sein de l’armée ».

On aurait bien voulu voir le général Moussa Sinko Coulibaly tenir de tels propos. Hum !  A chacun le thème qui lui convient.

Par ailleurs, d’autres leaders de l’opposition entourés de « griots » accusaient la France et sa force Barkane  de ne rien faire dans la lutte contre le terrorisme au Mali et de soutenir les occupants de Kidal.

Quand bien même, la position de la France par rapport à Kidal est claire et nette.

Le président Macron l’a rappelé la semaine dernière lors du forum de la paix à Paris : « Je souhaite redire très clairement que Kidal, c’est le Mali et l’Etat malien, c’est le drapeau malien, l’administration malienne ».

Concernant la force Barkane, que mémoire ne se meurt ! C’est bien elle (à travers Serval) au prix de la vie de ses éléments qui a sauvé le Mali d’un règne djihadiste en 2013.

Aussi, réalisme oblige, il faut placer l’insécurité au Mali dans un cadre régional. C’est tout le Sahel qui en est concerné. Et nos Famas à elles seules, ne peuvent y faire face. Rien à voir donc avec deux ou trois avions militaires maliens non opérationnels.

Toute chose qui explique cette intervention du président IBK lors du Forum de la paix à Paris la semaine dernière : « nous nous sentons comme esseulés.  On nous écoute avec politesse, avec un petit sourire  entendu, mais à l’arrivée, il n’ya pas  grand-chose.  Alors qu’en face de nous, nous avons des gens déterminés qui ont des ressources dans une guerre asymétrique à laquelle nos forces ne sont pas préparées. Nous faisons notre part, aidez-nous  à tenir la route ».

L’opposition malienne doit s’inspirer de ce message et soutenir les Famas. Non pas en marchant, mais plutôt en démarchant les responsables de pays amis (ils en connaissent) pour nous apporter leur soutien dans cette guerre qui nous est imposée.

Leur marche ratée du vendredi 15 novembre va-t-elle les inspirer ? Qu’ainsi soit-il !

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Président Modibo Kéïta : La question culturelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/le-president-modibo-keita-la-question-culturelle-2848246.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/le-president-modibo-keita-la-question-culturelle-2848246.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/05/Modibo-Keita.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 18 Nov 2019 03:28:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« La Culture d’un peuple est l’expression la plus intrinsèque de sa faculté d’adaptation à son milieu, à sa condition propre, aux réalités philosophiques et sociales qui la conditionnent, dans son être comme dans son devenir.</em></strong>

<strong><em>Notre folklore et nos traditions orales et écrites, notre musique qui est en même temps pensée et action, constituent les manifestations les plus éclatantes et les plus vivantes de notre culture.</em></strong>

Mais toute culture recèle deux sortes d’éléments : des éléments positifs qui l’impulsent et contribuent à son enrichissement et des éléments négatifs qui freinent son évolution et la sclérosent pour ensuite la détruire.

Un double effort de recherche et de réflexion est donc nécessaire pour revaloriser notre culture nationale : il nous faut, en premier lieu, la débarrasser des apports étrangers inadaptés à son essence et impropres à son développement et analyser, en second lieu, les données culturelles de notre pays pour en tirer les composantes les plus dynamiques et donc les plus susceptibles d’être intégrées dans le processus d’évolution moderne.

Pour ce faire, il n’est pas besoin de souligner toute l’importance que revêt, pour nous Africains, la connaissance approfondie de la philosophie, des arts, de la musique et des religions de nos pays respectifs. Dans les domaines les plus divers de la pensée et des activités africaines, des chercheurs et des penseurs doivent exercer leur esprit de curiosité et dresser un inventaire complet de notre acquis, de nos forces et de nos faiblesses, dans un souci d’objectivité scientifique.

La tâche leur sera d’autant plus aisée qu’ils s’y donneront avec amour, avec cette communion de pensée qui doit lier le savant à l’objet de sa recherche. Toutes les facilités leur seront offertes par le Gouvernement qui les appuiera de tout son mieux dans cette œuvre d’intérêt national et même mondial ; il pourra être envisagé dans un bref avenir la création d’écoles en vue de la formation de spécialistes dans toutes les branches de la science humaine, tout en intensifiant les stages à l’étranger.

Nos ethnologues s’intéresseront à l’étude des individus et des races qui peuplent nos régions, nos géologues à l’étude de notre sol et de notre sous-sol, nos physiciens à l’étude de notre pharmacopée, nos docteurs à la lutte contre les maladies les plus diverses qui sont encore, hélas, le lourd tribut de nos contrées, nos philosophes et nos sociologues se livreront à d’utiles travaux sur notre philosophie et la morale de nos sociétés pour en dégager la valeur universelle.

Chacun, dans sa sphère propre, apportera ainsi sa contribution à la résurrection  de notre héritage national, à la restauration de notre personnalité et, donc, à l’affirmation de notre Nation.

Aussi, n’est-il pas inutile d’insister sur le rôle que devront jouer dans une telle optique les langues vernaculaires : elles constituent, sans nul doute, les instruments les plus sûrs et les plus populaires qui permettront à nos masses rurales de donner toute la preuve de leur capacité. Cela n’exclut pas, bien sûr, la nécessité pour elles d’apprendre la langue française qui facilitera leur adaptation aux courants d’idées modernes.

Grâce à un enseignement de base étendu, à une scolarisation intensive, à une démocratisation toujours plus poussée de l’enseignement rendant effectif pour chaque individu, à quelque couche sociale qu’il appartienne, le droit à l’instruction, nous réussirons à détruire de manière décisive tous les déséquilibres culturels issus du régime colonial.

Nous parviendrons également à mettre fin au malaise social qui peut résulter de la qualité de notre société, dualité qui se traduit par une infime minorité d’intellectuels en présence d’une imposante majorité d’analphabètes.

Pour faciliter la compréhension entre tous les peuples de la  terre, nous ne jetterons d’exclusive sur aucune langue même si, pour des raisons pratiques évidentes, nous choisissons la langue française comme langue officielle.

En effet, une langue est instrument de travail dont aucune nation au monde ne peut revendiquer le monopole.

Notre rôle à nous  est de faire de ces langues des outils propres à traduire notre pensée dans les domaines les plus variés. Nous en ferons les vecteurs les plus fidèles de l’esprit africain.

Ouvert à tous les vents du monde, notre pays saura tirer profit des données positives  des autres civilisations, qu’elles soient de l’Est ou de l’Ouest.

Du reste, le Mali qui fut le creuset où vinrent se fondre, en une seule, les cultures africaines, berbère, arabe, continuera à jouer ce rôle de trait d’union sans perdre ses caractéristiques propres. Nous constituerons ainsi le noyau le plus solide à partir duquel s’édifiera la civilisation de l’universel.

Mais la décolonisation culturelle ne peut être acquise qu’au prix d’une volonté inébranlable de s’affirmer en tant qu’Africain, de n’observer et de ne juger les hommes et les institutions de l’Afrique que par des yeux et des cerveaux d’Africains.

A cet égard, il n’est pas superflu de rappeler à nos jeunes qu’ils ont une lourde mission à remplir au sein de la société malienne, et qu’ils ne pourront s’en acquitter qu’en se mettant à l’abri de tout déracinement intellectuel, bref qu’en étant partout les messagers des valeurs culturelles de leur pays.

Pour exister au plan international, une nation a besoin d’affirmer sa personnalité, en un mot de défendre sa culture car, la culture est le préalable et la fin de toute politique.

Au Mali, nous avons le privilège d’être l’un des pays de l’Ouest africain qui a un potentiel culturel considérable : nos philosophes dogons, bambaras, peulhs, sarakolés, khassonkés, etc., ont beaucoup fait parler d’eux à travers le monde ; les morales de nos sociétés maliennes sont de celles qui ont le plus résisté à la pénétration coloniale, notre musique s’est bel et bien conservée au travers des vicissitudes historiques(nos griots nous en donnent un témoignage éclatant) : nos arts plastiques, cyniquement exploités à des fins commerciales par des étrangers, peuvent encore faire renaître de leurs cendres sous le pinceau de nos sculpteurs, de nos peintres et de nos graveurs modernes ; notre folklore constitue pour nos artistes de la scène et du cinéma une source importante d’aspiration ; nos langues vernaculaires, parlées pour la plupart, par de grandes ethnies offrent de larges possibilités d’études à nos linguistes, enfin, notre histoire, avec toutes les falsifications dont elle a été l’objet, donne à nos historiens l’occasion d’y consacrer de passionnants travaux.

Il y a vraiment là matière à occuper tout le monde : le travail est immense et ne doit plus souffrir d’aucun délai.

Le Gouvernement, sans tarder, grâce à notre institut (ex-I.F.A.N.) passera très activement à l’exploration des richesses de notre pays, débarrassé tout complexe, armé d’une foi inflexible en notre vocation africaine et mondiale, pour faire du Mali nouveau un digne héritier du Mali ancien et, par conséquent une symbiose réussie de civilisations complémentaires. »

<strong>Extrait du discours prononcé à l’Assemblée Nationale (20 janvier 1961).</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Hommage aux soldats disparus au Mali et d’ailleurs :  Appel à contribution littéraire</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/hommage-aux-soldats-disparus-au-mali-et-dailleurs-appel-a-contribution-litteraire-2848257.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Nov 2019 02:51:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’occasion de la commémoration de l’anniversaire du 11 Novembre 1918 qui célèbre la   paix, l’édition Cauris livres a lancé un appel à contribution « Poèmes à un jeune soldat inconnu » qui a eu lieu le 11 Novembre dernier, à l’espace culturel La Gare.</em></strong>

<strong><em>La cérémonie  a   été présidée par Mme Dramé Kadidiatou Konaré Directrice générale de Cauris livres en présence de l’écrivain Mr Didier Veller et plusieurs autres invités. </em></strong>

Prenant la parole,  Mme Kadidiatou Konaré Directrice Générale  d’édition Cauris livres a lancé un appel à tous ceux qui ont une âme de poète et  qui voudraient rendre hommage aux soldats disparus au Mali et ailleurs à travers la publication d’un recueil de poèmes.

Il s’agit a dit la directrice générale de Cauris livres, de donner de la « voix » à diverses personnes sans distinction d’âge, de sexe, de nationalité pour commémorer la journée des soldats disparus. Cela, afin que ceux-ci ne tombent dans l’oubli.

Elle ajoutera ensuite : «  Nous avions cheminé avec un jeune soldat, tirailleur sénégalais qui été tué par l’ennemi d’un éclat d’obus à la gorge le 15 juillet 1918, lors de cette seconde bataille de la marine, ce jeune soldat était marié. Nous avions eu l’honneur de publier un livre sur lui, un livre dans lequel son petit neveu Didier Veller, (aujourd’hui présent) qui retrace son bref passage ici à travers poèmes, à travers lettres et à travers diverses notes. Le livre puisqu’il faut le nommer Eugène Escroffier l’Ardéchois tirailleur Sénégalais est un hommage d’un petit neveu à son oncle. C’est aussi un ouvrage de toute une génération de soldats’’.

Ce soir ajoutera l’Editrice, nous vous proposerons quelques-uns de ces poèmes de ce jeune soldat. Des poèmes écrits sur ses différents champs de bataille, nous vous proposons de les écouter afin de toujours vous rappeler que ceux qui sont tombés, étaient comme nous. Ils avaient des rêves comme nous », a conclu Mme Kadiatou Konaré.

Pour sa par, Mr Didier Veller, l’auteur du livre a remercié madame Kadidiatou Konaré pour son initiative qu’il a qualifiée de salvatrice qui va sans doute contribuer à l’émergence de nouveaux talents dans le domaine littéraire. « Le poème est une arme bien forte que les armes qui tuent’’.

C’est aussi un moyen de se défendre et de se protéger a ajouté Mr  Veller, avant de conclure : « Au cœur de la guerre 1914-1918, véritable carnet de guerre d’un jeune volontaire engagé, cet ouvrage témoigne aussi d’une réalité méconnue : au nombre des tirailleurs Sénégalais appartenant aux troupes coloniales figuraient aussi des métropolitains. Le 15 juillet 1918, à 24 ans Eugène Escoffier est tué. Cent ans après, nous commémorons sa mort. Cet appel à contribution est une opportunité pour la jeune génération de démontrer tout son génie créateur ».

&nbsp;

<strong> Hinda Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>19 novembre 1968 au Mali : Le jour fatidique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/19-novembre-1968-au-mali-le-jour-fatidique-2848244.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Nov 2019 02:19:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cette date du 19 novembre passera-t-il encore une fois inaperçue ? Comme un jour banal, ordinaire ? </em></strong>

<strong><em>Les martyrs réels ou autoproclamés (aujourd’hui encore en v1e) qui ont subi des humiliations, la prison, la torture à compter de ce jour fatidique du 19 novembre 1968 ont-ils oublié ? </em></strong>

<strong><em>Ceux qui ont mangé des araignées dans la prison de Taoudénit, partagé la prison de Kidal avec des cafards, salamandres et lézards et dont certains camarades y sont restés à jamais, ont-ils oublié ?</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Pour mémoire, c’est dans la nuit du 18 au 19 novembre 1968, que les dernières consignes ont été données aux acteurs du coup d’Etat contre le peuple malien et le président Modibo Kéïta.

Quatorze officiers de l’armée font quadriller Bamako et lorsque la capitale s'éveille aux premières lueurs du jour, le calme règne...

Pendant ce temps <a href="https://www.jeuneafrique.com/233613/politique/ind-pendance-du-mali-que-reste-t-il-de-modibo-keeta-cent-ans-apr-s-sa-naissance/">Modibo Keïta</a>, le père de l’indépendance, président depuis 1960, débarquait du bateau Général Abdoulaye Soumaré à Koulikoro. Il était de retour d’un voyage à l’intérieur du pays.

A Koulikoro ce 19 novembre 1968 où les militaires n’avaient pas osé venir l’arrêter au port, les jeunes étaient au rendez-vous. Modibo Kéïta leur avait déclaré : "le Mali, ce n’est plus nous, ce n’est non plus ceux qui ont pris le pouvoir aujourd’hui. Le Mali, c’est VOUS !"

Peu  après, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, son convoi est stoppé par un barrage.

« Monsieur le président, voulez-vous vous mettre à la disposition de l’armée ? », lui demande alors le lieutenant Tiekoro Bagayoko, un des leaders du putsch. Le président se rend et aux alentours de 11h30, il est amené à bord d’un blindé jusqu’au centre-ville. Les putschistes ont des revendications précises : qu’il renonce au socialisme et se sépare de ses principaux collaborateurs.

Réponse négative de Modibo Keïta : « Nous sommes dans un pays de droit et de démocratie. Nous respectons depuis l’indépendance la volonté populaire. C’est le peuple qui a opté pour le socialisme. Le socialisme n’est donc pas mon choix à moi tout seul, demandez au peuple ce qu’il en pense. Quant à mes collaborateurs,  je leur fais confiance. »

Les putschistes menés par le lieutenant <a href="https://www.jeuneafrique.com/181844/politique/de-la-m-diocrit-la-boucherie-le-r-gne-de-moussa-traor-au-mali-1968-1991/">Moussa Traoré</a> annoncent alors sur les ondes de Radio – Mali : « l’heure de la liberté a sonné » et que « le régime dictatorial de Modibo Keïta a chuté ».

Le même jour, le président Kéïta est transféré dans un camp militaire à Kidal. Avec lui, 40 responsables de l’US-RDA (Union soudanaise – Rassemblement démocratique africain) sont également déportés, à Kidal ou à Taoudéni.

Après leur prise de pouvoir, les putschistes abolissent la Constitution et fondent le Comité militaire de libération nationale (CMLN), qui devient l’organe suprême du pays. Dans les jours suivant le coup d’État, le nouvel homme fort, Moussa Traoré, promet dans un communiqué un régime démocratique avec libertés individuelles, organisations syndicales, multipartisme et élections libres et promet que la junte militaire ne resterait au pouvoir que seulement 6 mois.

Le reste est connu. Aucune des promesses n’a été respectée et le pouvoir, GMT l’a confisqué pendant 23 très longues années durant.

&nbsp;

<strong>L’assassinat du Président Kéïta</strong>

Emprisonné dans des conditions les plus inhumaines, sans jugement et en contradiction flagrante avec les déclarations des nouveaux dirigeants, le président Kéïta n'en sortira que le 16 Mai 1977, mort, assassiné de la manière la plus atroce.

Ce jour en effet, le président Kéïta pris de violents malaises, était transporté à l'hôpital du Point G.

Le soldat qui le gardait, se précipitant pour demander de l'aide, s’était vu interdire tout déplacement.

Quelque temps après, un communiqué de Radio Mali, annonçait la mort de "l'instituteur à la retraite, Modibo Kéîta".

Quelle autre interprétation, donner à l'absence de toute annonce officielle de la disparition subite du premier Président de la République du Mali ?.

"Espérait-on que son décès aurait pu passer inaperçu ?" s'interrogeait le journaliste français Pierre Morlet. Ce qui est plausible poursuivait-il, "c'est que, cette tentative peu reluisante, traduit pour l'essentiel, le désarroi d'une équipe déconsidérée".

En effet, la première tentative d'explication de la mort de Modibo, donnée pour cause d'intoxication alimentaire", était remplacée peu après, par un œdème pulmonaire".

Il fallait nier l'évidence : l'assassinat.

Et l'autopsie demandée par la famille, a été refusée. Chacun savait cependant que Modibo Kéïta avait été empoisonné.

Le Jeudi 19 Mai, date des obsèques, les écoles et les lycées étaient gardés, les élèves dans la rue. Tous voulaient emmener le corps de Modibo pour le rendre au Comité Militaire : "<strong>leur rendre leur mort</strong>".

Les élèves et étudiants sont venus dans la famille de Modibo. Ils ont cassé le cercueil et déchiré le linceuil pour voir son corps. Les élèves ont ensuite transporté le corps du Président assassiné jusqu'au cimetière de Hamdallaye et effectué l'enterrement.

<strong>Pourquoi avoir mis Modibo Kéïta à mort ? </strong>

Pour sauvegarder un pouvoir menacé, car le 9 Mai 1977, s'était déroulé à Bamako, une manifestation des élèves et étudiants faisant suite à la grève au cours de laquelle, les manifestants réclamaient le retour au pouvoir de Modibo Kéïta, dont ils clamaient le nom.

Modibo Kéïta, même en prison, était devenu encombrant, et sa vie, une menace pour le régime militaire.

Par l'assassinat de Modibo Kéïta, Moussa Traoré et ses valets ont liquidé un espoir, celui qui a consacré sa vie à l'indépendance de sa patrie, à la grandeur et à la dignité de son peuple, sans jamais se renier.

Moussa Traoré a aussi mis fin par le meurtre de Modibo Kéïta, à une histoire d'une grande foi et d'un profond attachement réciproque, nourris comme dans un pacte de sang, par une fidélité émouvante des Jeunes, à celui qui reste à jamais le père de la jeunesse malienne.

<strong>      </strong>

<strong>                                                                                          Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Administration Publique et Privée : Secrétaires dites&#45;vous ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/administration-publique-et-privee-secretaires-dites-vous-2848242.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Nov 2019 02:14:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Secrétaire, selon le Larousse, c’est une personne (homme ou femme) chargée au niveau d’un service, de diriger le courrier, classer les documents, préparer les dossiers, etc…</em></strong>

Aujourd’hui au Mali, secrétaire est singulièrement une femme ou plutôt une jeune fille (et pas n’importe laquelle) qui doit être belle, élégante, fine, célibataire (c’est très important), très disponible et très « attachée » au patron. Surtout au patron.

Ensuite, notre bonne dame, demoiselle plûtôt doit savoir préparer le café pour le chef, lui décortiquer des arachides et lui prêter une attention  particulière. Très particulière.

Ces critères suffisent pour faire une bonne secrétaire… . A condition bien sûr que cela ne soit  pas du théâtre, tout juste pour se faire embaucher. Car, dans ce cas, la moindre erreur conduira la secrétaire à la rue.

Et, pour cette autre qui respectera les « conditions » qui ne se dictent pas au moment du recrutement, c’est toutes les portes de la facilité qui s’ouvrent à elle.

Elle bénéficiera d’un double salaire. l’un du service, l’autre de la poche du patron.

Peu importe qu’elle soit analphabète ou… presque. Sa beauté, son élégance, son charme et surtout son « attention » très particulière envers le chef, feront d’elle, la maîtresse des lieux, l’adjoint ou même le patron du Patron.

Elle devient intouchable, incontournable et intraitable.

Ayant toujours « quelque chose à faire » dans le bureau du chef, ces braves secrétaires sont rarement assises à leur bureau où le téléphone sonne à vous fendre les oreilles. En vain.

Et lorsque la maîtresse des lieux est à son bureau, gare à vous, si vous n’êtes pas richement habillé avec entre les mains un téléphone cellulaire « dernier cri », un gros attaché-case et une clé de voiture… ‘’Dernier cri’’.

Sans ces ornements, mademoiselle secrétaire ne daignera même pas répondre à votre salutation, à fortiori vous introduire dans le bureau de son mari, pardon de son patron. Car le chef ne doit pas recevoir n’importe qui.  Seulement ceux qui lui ressemblent.

Les autres ne viennent que pour mendier ou lui faire perdre son temps.

Aussi, c’est la secrétaire qui décide, sur une lecture « psychologique » de votre apparence, de juger nécessaire de vous mettre en contact avec le « chef de famille » ou de vous éconduire, prétextant (si son humeur est bonne) que le patron est en réunion ou ne reçoit personne ce jour.

Mais, avant, elle aura d’abord pris une heure de temps au téléphone du service en conversation avec une amie ou… autres ou encore, marchander un bracelet, un flacon de parfum ou un soutien-gorge avec un bana-bana. Pour le reste, « allez vous plaindre où vous voulez ! On ne vient pas ici pour me monter sur les pieds ».

Secrétaire, ce n’est plus un métier pour n’importe quelle femme, encore moins pour un homme…..

Il faut être une jeune fille, avec toute « la classe » que cela requiert, et être très ‘’gentille’’ avec le chef. Car beaucoup d’autres attendent de lui ravir son patron, pardon son poste.

Que reviennent rapidement les temps des secrétaires. Simplement, mais totalement… secrétaires.

&nbsp;
<h1>Boubacar Sankaré</h1>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables :  Feu Me Demba Diallo</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorables-feu-me-demba-diallo-2-2848250.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Nov 2019 01:33:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Aujourd’hui, Moussa Traoré peut se targuer d’avoir été trop bien traité par rapport à ce qu’il a réservé à ses adversaires et même à ses amis, morts dans les conditions que l’on sait à Taoudénit ».

<strong>Tiébilé Dramé, Secrétaire Général du Parena (Mars 1996)</strong>

<em>"Quand on a été torturé ensemble, quand on </em>a partagé les mêmes cellules de <em>détention, qu’on a</em>it<em> fait partie des mêmes convois de déportation, d’exil intérieur, il est normal qu’on soit du même côté."</em>

<strong>Djiguiba Kéïta dit PPR, PARENA : 2001</strong>

<em>« Le Mali nouveau, ce n’est pas le MPR qui peut le bâtir, c’est nous, c’est à dire les autres, ceux qui ont combattu le système dont le MPR se réclame ».</em>

<strong>Oumar Mariko, Secrétaire général SADI (1998)</strong>

« J’entends des gens dire, si Moussa Traoré avait, c’est-à-dire accepté l’ouverture démocratique, le 26 Mars n’aurait pas eu lieu. Une chose est sûre. Ceux qui le disent, n’ont pas compris qui soutenait le mouvement estudiantin ».

<strong>Bakary Karembé, ancien Secrétaire général de l’UNTM (Mai 2000)</strong>

« Moussa Traoré avait presque accepté de démettre le gouvernement, proposant en sourdine des portefeuilles aux plus affamés d’entre nous. Histoire d’aiguiser l’appétit ! Nous avons dit « non » sachant bien que certains étaient bien tentés ».

<strong><em>Feu Tiéoulé Mamadou Konaté Président du BDIA novembre 1994 </em></strong>

<em>« Je dis qu’il faut rapatrier le dossier des régions du nord-Mali, entreprendre des démarches pour ouvrir le débat au Mali, entre Maliens concernés. </em>

<em>C’est ça l’approche du BDIA. </em>

<em>Mais avant cela, il ne faudrait rien négliger sur le plan de la sécurité, pour que les populations puissent être à l’abri d’attaques, d’assassinats. </em>

<em>Notre gouvernement doit redoubler l’effort pour convaincre les rebelles que la paix est possible dans l’honneur et la négociation. </em>

<em>Mais, il doit être clair que cela n’est compatible, ni avec la surenchère, ni avec les pressions internationales, encore moins, avec les attentats terroristes ».</em>

<strong>Thierno Hady Thiam (prêcheur) 1999</strong>

« Le drame de l’islam au Mali, c’est que les leaders islamiques se sont préoccupés de problèmes d’homme à homme plutôt que de Dieu. Quand l’amour de ce bas monde prédomine, quand la crainte de la pauvreté assaille, alors le vrai message de l’islam est terni ».

<strong><em>Zoumana Sacko, ex-premier ministre (Juin 1993)</em></strong>

<em>"Je souhaite que le jeu institutionnel, majorité présidentielle-opposition, se déroule dans le respect mutuel, surtout dans la prise en compte des intérêts de ce peuple qui a tant souffert mais qui comporte en son sein, d’énormes ressources morales et surtout qui a démontré par le passé, sa capacité extraordinaire à faire face aux défis."</em>

<em> </em><strong>Rassemblés par </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Célébration du Maouloud à Tombouctou :  Une fête particulièrement pieuse</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/religion/celebration-du-maouloud-a-tombouctou-une-fete-particulierement-pieuse-2848248.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Nov 2019 01:31:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A Tombouctou, comme ailleurs dans le monde musulman  le Maouloud est une des plus importantes fêtes de l’Islam. </em></strong>

<strong><em>Mais, dans la ville des 333 Saints, la célébration du Maouloud revêt un caractère particulier. </em></strong>

Selon la légende, à Tombouctou, il y avait un grand savant, un grand marabout qui s’habillait toujours en haillons. Mais, pendant plusieurs années, il n’eut dans la ville aucun compagnon.

Le marabout et savant solitaire saluait tous les jours, tous ceux qu’il rencontrait sur la place du marché, dans la rue mais personne ne daignait lui rendre son salut.

Il décida alors un jour, de s’acheter un habit neuf qu’il porta avant de se rendre au marché.

Lui aussi, ce jour, avait décidé de ne saluer personne.

Mais curieusement, tous ceux qu’ils le rencontraient, le saluaient.

Notre marabout s’adressait alors à son propre boubou et lui disait : « Tiens, c’est toi qu’on salue, répond donc ! ».

C’est dire qu’à Tombouctou, si l’habit ne fait pas le moine, il fait bel et bien partie du moine.

Ainsi donc, au cours des fêtes de Maouloud, la ville des 333 saints est  marquée par les plus riches parfums, couleurs et sons.

les rues seront prises d’assaut par les populations, tous âges confondus, richement vêtus à l’occasion du jour anniversaire de la naissance du prophète Mohammad (PSL). Idem pour le baptême.

A cette population demeurée sur place, viennent s’ajouter des milliers d’autres ressortissants de Tombouctou résidant hors de la localité et bien d’autres du Mali et d’ailleurs. Cela, parce que, à Tombouctou, le Maouloud, depuis la nuit des temps, est fêté avec éclat car considéré comme l’un des plus grands événements musulmans.

Ainsi, la grande mosquée de Djingareyber constitue la première destination des « pèlerins » qui en feront 7 fois le tour, avant de se rouler par terre et de s’agripper aux murs pour formuler des vœux.

Cette première étape terminée, les « pèlerins », grands et petits, autorisés à être dans les rues jusqu’au petit matin se dirigent  ensuite vers les autres mosquées de Sidi Yehia et Sankoré pour assister ou participer à la lecture du Coran jusqu’au matin.

C’est, l’occasion pour les populations de se côtoyer, échanger des bénédictions et implorer le pardon de Dieu.

Parmi les fidèles, il y en a d’ailleurs (généralement des femmes) qui ne sortent de leur ermitage que ce seul jour de l’année.

« Al moudou », est selon des érudits de Tombouctou une déformation de « Al Mouloud », fête anniversaire du prophète Mohammad (PSL).

Cette fête marque la naissance et le baptême du prophète.

C’est l’occasion pour tous les fidèles de prononcer les éloges à celui que Dieu a choisi parmi tous les autres, le dernier et le plus grand des prophètes, le plus grand des musulmans.

<strong>La foi et le pardon </strong>

La tradition à Tombouctou veut que cette fête présente un caractère particulier, au point que tout le monde puisse y participer.

La fête du Maouloud est aussi l’occasion à Tombouctou pour certains de ses ressortissants résidant hors de la localité de revenir au bercail.

Selon ce chercheur du Centre Ahmed Baba, ‘’le Saint homme Sidi Aboul Qâsem-El-Touâti, Imam de la mosquée de Djingareyber, institua vers la fin du 15<sup>e</sup> siècle, la lecture des panégyriques du Prophète (PSL).

C’est depuis lors, qu’à Tombouctou, les Saintes lectures sont faites en commun devant chacune des principales mosquées de la ville et dans certains coins de la cité des 333 Saints.

Elles consistent en des lectures pieuses et des poèmes d’Ibn Mouhib.’’

A ces pratiques de piété, (toujours selon ce chercheur du Centre Ahmed Baba), se sont jointes des traditions de liesse civile.

Ainsi, les populations s’élancent dans un tourbillon d’incantations rituelles ponctuées par les « you-you » des femmes, dont certains ne sont autorisées à descendre dans la rue que pour la seule occasion.

Les femmes apportant l’encens aux lecteurs, courent les ruelles, font des visites à leurs parents et exhibent leurs plus beaux habits.

Tambours et trompettes résonnent et les mosquées restent illuminées toute la nuit.

Les imams reçoivent à domicile les lecteurs afin de manger car les séances de lecture sont longues.

Les jeunes garçons, crânes rasés autour des vieux, s’exercent ensuite à la lecture du livre principal d’Ibn Mouhib, commun à tous. Seule, varie la façon de chanter.

Le soir du baptême, tous les habitants se dirigent vers la mosquée de Sankoré pour la Fatiha, marquant la fin du Maouloud. Pendant ce temps, sur la place publique, non loin de la mosquée de Sankoré, se déroule au rythme des tambours, la cérémonie du « Tanaré », fête anniversaire qui marque le retour du Pacha El Mansour de Djingareyber qui coïncida avec la fête du Maouloud. Ainsi, prend fin un « pèlerinage » à Tombouctou, ville sainte, qui se serait agenouillée  une seule fois dans l’année.

Comme le disait cet érudit de la ville de 333 Saints : « Jamais Tombouctou n’a été souillée par le culte des idoles. Sur son sol, personne ne s’est jamais agenouillé que devant le Clément. Elle est la retraite des savants et des dévots, le séjour habituel des Saints et des hommes pieux ».

<strong>Boubacar Sankaré   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire :  … du vieil homme et du policier</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-du-vieil-homme-et-du-policier-2848251.html</link>
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<pubDate>Sun, 17 Nov 2019 17:43:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tant qu’il existera des naïfs, cette race d’homme née pour le gain facile ne disparaîtra jamais.</strong>

Pas un jour ne passe en effet, sans que des escrocs de la pire espèce ne dépouillent leurs prochains à travers des "stratégies" dont ils sont les seuls à détenir les secrets.

I.D., un jeune policier, domicilié à Niaréla est désormais sur la longue liste des victimes de ces minables individus.

Il était 8 h du matin ce jour-là, à Niaréla quand, I.D. se mit à califourchon sur son engin à deux roues, "Djarta", qu’il s’est achetée après 2 ans d’économie.

Quelques centaines de mètres parcourus, et notre policier est "arrêté" par un vieil homme qui semblait avoir des ennuis.

"Mon fils, lui dit celui-ci, je cherche depuis quelques heures la famille de mon fils aîné résidant dans le quartier. Je vous supplie de m’aider".

Cependant, malgré les indications du vieil homme, I.D. n’a pu identifier l’homme en question et s’apprêtait à prendre congé du vieil homme.

C’est à ce moment, qu’un jeune garçon se mêla à la conversation et dit connaître la famille que l’on cherchait.

Le vieil homme visiblement heureux, s’adressa alors à son "bienfaiteur" : "Vous êtes âgé de 26 ans, vous devez aller, aujourd’hui même à Ségou pour rendre visite à un parent malade. Aussi, en ce moment même, vous avez dans la poche la somme de 30 000 Fcfa".

"Comment le savez-vous" ? répliqua le jeune homme qui fit sortir de sa poche les 30 000 Fcfa ?

"Ça, c’est facile" répondit l’homme âgé qui venait de rendre stupéfait I.D., notre policier.

Qu’à cela ne tienne, le ‘’flic’’, décida de continuer son chemin, mais le vieil homme lui demanda de lui acheter une noix de cola, car conclu-t-il, "j’ai horreur d’acheter ou de vendre".

I.D., notre policier descendit de sa moto, traversa alors la route et rentra dans une boutique afin d’acheter la noix de cola.

A son retour sur les lieux, il n’y avait plus personne. Sa moto non plus.

Qui a volé la moto de  I.D., ce gentil policier ? Le vieil homme ? L’autre ?

I.D. n’aura peut être jamais plus les réponses à ces questions. Pire, il ne retrouvera certainement pas sa moto.

&nbsp;

Boubacar Sankaré]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Che Guevara assassiné en Bolivie :  ‘’Bienvenue soit la mort dès lors qu’elle nous trouve sur le chemin de l’honneur’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/che-guevara-assassine-en-bolivie-bienvenue-soit-la-mort-des-lors-quelle-nous-trouve-sur-le-chemin-de-lhonneur-2842721.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2019 01:47:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le Commandant Ernesto Che Guevara,  ayant promis de lutter contre l’impérialisme où qu’il soit et de transformer les pays colonisés en d’autres ‘’Vietnan’’,  était devenu l’homme à abattre pour les Etats Unis d’Amérique. Et, très vite, la CIA a pris connaissance de sa présence en Bolivie. </strong></em>

<em><strong>Ainsi,  un agent de l’implacable machine qui s’est infiltré parmi le groupe de guérilleros a, à bout pourtant (et dans le dos) mitraillé de plusieurs balles le Commandant Guevara. </strong></em>

<em><strong>C’était le 9 Octobre  1967.</strong></em>

<em> </em>

<em>En effet, dans une ferme perdue au bord du rio Nancahuazû, au sud-est de la Bolivie que le commandant Che avait implanté sa base d'entraînement. </em>

<em>Avec lui, il y avait dix-sept Cubains  qui seront rejoints par des révolutionnaires Boliviens, formant un groupe d'une cinquantaine de personnes.</em>

<em> Mais, les problèmes s'accumulaient. </em>

<em> </em>

<em>Il fallait d'abord supporter le climat de la jungle bolivienne, une géographie hostile, les maladies, les insectes. </em>

<em>Le petit groupe n’était pas adapté à ces conditions extrêmes et la région choisie était peu habitée.</em>

<em> </em>

<em>Souvent, sans provision, El Che et ses guérilleros avaient dû  manger de la viande de cheval.  Les leurs.</em>

<em>Sans carte précise et sans communication, leur radio ne pouvait très souvent pas envoyer le moindre message. </em>

<em>Les communiqués de la guérilla étaient donc relayés par des paysans.</em>

&nbsp;

&nbsp;

<em>C’était dans cette situation extrêmement compliquée qu’El CHE et ses hommes menaient le combat pour la libération de la Bolivie. </em>

<em>Mais, ce que tous ignoraient, c’était que, parmi  le groupe, il y avait des mercenaires achetés par la CIA pour éliminer physiquement le célèbre guérillero.</em>

<em> </em>

<em>C’est ainsi que, par surprise, en ce 9 Octobre 1967, le commandant Guevara et sa petite troupe avaient été violemment pris d’assaut par un régiment du dictateur Bolivien Manchego de la Bolivie, doté de puissantes armes de guerre mises, à leur disposition par les Etats Unis d’Amérique. Objectif principal : tuer le commandant Che Guevara.</em>

<em>Le combat commença vers 13 heures. </em>

<em>El CHE fragmenta alors son petit groupe. </em>

<em>Blessé, il gravit une montagne, avec l’aide d’un de ses compagnons, Willy. </em>

<em>Les deux hommes tombent entre les mains de l'armée Bolivienne et sont conduits à La Higuera, un village à deux kilomètres de là, où on les enferme dans une école isolée.</em>

<em>Quelques heures après en ce  9 octobre 1967, l’ordre est donné aux agents de la CIA (qui avaient intégré le groupe des guérilleros), d’abattre leur encombrant et ‘’dangereux’’ prisonnier. Celui-ci ayant senti le coup, leur posa cette question : ‘’qui parmi vous est chargé de tuer son commandant ?’’</em>

<em>Un long silence s’en suivit. </em>

<em>C’est alors que Che se retourna et le soldat Mario Teran au service de la CIA, à bout portant, a, d'une rafale de mitraillette, mis fin aux jours du Commandant Che Guevara. Le Grand est  mort les yeux ouverts. </em>

<em>Sa dépouille a été transportée à l'hôpital Nuestra Senora de Malta de Ville Grande.</em>

<em> Mais, même mort El Che faisait peur à ses assassins et leurs commanditaires. C’est pourquoi, avant d'exposer son corps aux Boliviens  et au monde entier, ils ont délibérément tenu à ‘’l'embellir.’’</em>

<em> On l'a lavé, habillé et préparé selon les indications du médecin légiste, parce que, ‘’nous devions prouver son identité, montrer à la face du monde que le Che avait été vaincu.  Il ne fallait pas qu’il y ait de doute possible sur son identité, car si on le présentait tel quel, sale, déguenillé, hirsute, les gens auraient eu des doutes,’’ précisait le général Prado-Salmon du régime dictatorial de la Bolivie.</em>

<em>Les lâches venaient de tuer physiquement l’homme qui souhaitait la bienvenue à la mort, ‘’pourvu qu’elle nous trouve sur le chemin de l’honneur.</em>

<em> </em>

<em><strong>Boubacar Sankaré</strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaque meurtrière contre nos FAMA en 5ème régions : Des têtes doivent tomber !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/attaque-meurtriere-contre-nos-fama-en-5eme-regions-des-tetes-doivent-tomber-2842760.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2019 01:44:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des  jihadistes ou terroristes (du pareil au même) ont mené de lundi dernier à mardi une double attaque dans la région de Mopti. </em></strong>

<strong><em>Dans la localité de Mondoro,  une position des FAMA était visée, pendant que dans celle de Boulikessi, un autre du bataillon malien de la force conjointe G5 subissait la foudre de l’ennemi. </em></strong>

<strong><em>Bilan (officiel de leur entreprise) : 38 Fama tués, d’autres portés disparus et d’importants matériels militaires emportés par les assaillants. </em></strong>

<strong><em>Face à l’inadmissible, à la colère, à l’indignation des Maliens et à l’humiliation, le président IBK a intervenu à la télévision nationale pour inviter la Nation au calme. </em></strong>

C’est un président de la République, le visage crispé et ridé, visiblement en manque de sommeil que l’on a vu à la Télévision nationale intervenir dans le journal de 20 heurs du Samedi 6 Octobre dernier.

IBK visiblement fatigué semblait être dépassé par les évènements et ne pouvait cacher une certaine impuissance, une colère et une douleur intérieures  qu’il tentait de contenir.

Et, cette fois, malgré sa réputation d’homme très sensible, le président de la République a pu maitriser ses larmes. Il le fallait. Parce que, de celui qui a la responsabilité de protéger les Maliens, (tous les Maliens), d’assurer la défense de l’intégrité territoriale de notre pays n’a pas le droit de montrer des signes de faiblesse et d’impuissance en de pareilles circonstances.

Mais l’attitude du président de la République dans son intervention sur l’ORTM samedi dernier s’entend. Parce que, quand un peuple énergique et viril pleure, ses chefs tremblent.

I B K  était profondément mélancolique, amer et ‘’perdu ‘‘ quand il déclarait : « Responsables, nous avons tous été concernés. Je ne suis pas un oiseau de mauvais augure, mais nous sommes en guerre, je l'ai dis, nous sommes en guerre. Ça veut dire que ce qui s'est passé à Boulkessi pourrait malheureusement survenir encore. J'attends aujourd'hui du Gouvernement d'être vigilant, d'anticiper. Est-ce que l'on peut penser sérieusement et honnêtement que nous avons d'autres urgences aujourd’hui que celles-là?

J'aime bien le citer, Jean Paul Marie, a dit que c’est une guerre asymétrique, une guerre d'avant le Prophète, où la mort la plus accidentelle n'est pas due à un fait de combat héroïque comme ce fût le cas de la guerre de Troie, ou les autres guerres où les héros......Maintenant nous avons  à affaire à un moment de règne de l'obscur, où la mort est devenue l'objectif , la mort est recherchée , la mort est le but. A partir de cela, nos moyens deviennent limités. Nous avons affaire à des gens qui n'ont pas nos valeurs. Quand quelqu'un s'insinue à nous dans notre village, se mêle à nous, on nous sait, et sort pour revenir nous poignarder, ce n'est pas évident. BOULKESSI était l'un de nos points les mieux protégés, je le dis. Nous avions  tenu, en raison de la fragilité du secteur et de la récurrence des attaques que le camp avait subies, à le renforcer singulièrement. Et cela avait été un engagement réel et exécuté. Quand les gens arrivent maintenant dans les opérations complexes, avec l'armement qu'ils ont acquis ailleurs, généralement des armes lourdes,  à viser ce camp là, à le pilonner, on peut penser, on peut comprendre l'émoi que ça peut soulever au niveau des jeunes militaires, et  l’effroi. Mais nous en tirerons toutes les conséquences.’’

‘’Guère asymétrique ?  Cela se passe partout à travers le monde lorsqu’il s’agit d’hommes déterminés à tuer. Face à ceux-ci, un Etat fort doit s’y adapter. ‘’Tirer toutes les conséquences, aujourd’hui.’’ dissait IBK. Comme si c’était la première expérience au Mali.

A-t-on déjà oublié le 17 mars, quand une attaque du genre contre un Camp des Fama à Dioura avait fait 30 morts ?

A qui s’adressait-il, le président de la République ?

A lui-même, ou aux ministres de la Défense, de la Sécurité, des chefs d’Etats majors?

Parce que, de doute, (‘’nous sommes en guerre), tous les Maliens en sont conscients. Parce qu’ils vivant dans la peur, l’insécurité et leurs fils, frères, et époux sont quotiennement massacrés.

Face aux évènements de Mondoro, boulikessi avant même  une quelconque enquête, on aurait voulu voir les principaux  chefs des FAMA rendre leur démission ou, à défaut en  être démis. Dans cette humiliante défaite, des têtes doivent tomber !

Le président IBK a échoué là où tout le Mali pensait qu’il pouvait réussir. Hélàs

<strong>Hinda Traoré</strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Deuil national et manifestations de colère après un lourd revers militaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/mali-deuil-national-et-manifestations-de-colere-apres-un-lourd-revers-militaire-2-2842762.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2019 00:41:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des centaines de jeunes Maliens et de femmes de soldats en colère ont manifesté mercredi après-midi à Bamako pour réclamer la vérité sur le lourd revers infligé en début de semaine à l'armée par les jihadistes dans le centre du pays en guerre, ont rapporté les correspondants de l'AFP.</em></strong>

<strong><em>Le président Ibrahim Boubacar Keïta a "déclaré un deuil national de trois jours, à compter de jeudi à zéro heure", selon un communiqué.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Plusieurs centaines de femmes se sont rassemblées devant un camp de parachutistes pour exprimer leur exaspération après la mort d'au moins 25 soldats dans des combats avec les jihadistes lundi et mardi, selon un bilan gouvernemental provisoire.

Une soixantaine d'autres soldats avaient été portés disparus après ce qui constitue le coup le plus dur essuyé par les forces maliennes depuis mars. Les opérations de "ratissage" de la zone, "qui se poursuivent", ont permis à 11 d'entre eux de regagner leur base, a indiqué dans la soirée l'armée malienne.

"Nous sommes sorties parce que le gouvernement ne dit pas la vérité sur le nombre des morts", a déclaré l'une des manifestantes à l'AFP. "Ce sont nos maris bérets rouges qui sont à Boulkessy", l'une des positions attaquées par les jihadistes.

"Nous exigeons que le nombre exact des morts soit communiqué", a-t-elle ajouté en larmes, répercutant les doutes circulant sur la réalité du bilan gouvernemental.

Au même moment, quelques centaines de jeunes incendiant des pneus ont bloqué l'avenue donnant accès au rassemblement des femmes et stratégiquement située sur la route menant à la résidence présidentielle. Quelques dizaines d'autres ont manifesté sur une route menant, elle, au palais présidentiel.

"Mon père est militaire, il est à Boulkessy, et je n’ai pas de nouvelles. On nous ment, l'armée n’est pas équipée", a dit l'un de ces jeunes, Ali Oumar Diakité, 15 ans.

"Depuis le 23 septembre nos papas (attendaient) du renfort" alors qu'ils savaient qu'ils seraient attaqués, a dit un autre fils de soldat. "Nous voulons la vérité et nous demandons aux autorités de nous dire qui est mort, qui est vivant".

Deux jours d'intense bataille autour des camps de Boulkessy et Mondoro, près du Burkina Faso, se sont soldés par la mort d'au moins 25 soldats maliens, selon un bilan officiel provisoire.

Quinze jihadistes ont été tués, selon le gouvernement malien.

Le ministre français des Armées, Florence Parly, a salué "la réaction des forces maliennes qui ont très rapidement dépêché des unités en renfort pour pourchasser les groupes terroristes et reprendre le contrôle des deux postes avec l'appui d'avions de chasse et d'hélicoptères Tigre de la force (antijihadiste française) Barkhane". "La détermination de ces unités a permis de rétablir une situation délicate et compromise et d'infliger des pertes aux terroristes", a-t-elle ajouté.

Motif supplementaire d’alarme : les assaillants se seraient emparés d'importantes quantités d'armes, de munitions et de matériel, l'un des objectifs présumés de leur offensive.

- Impuissance -

Ces hostilités sont une nouvelle illustration de la dégradation continue de la situation dans le pays en proie depuis 2012 aux insurrections indépendantistes, salafistes et jihadistes et aux violences interethniques meurtrières.

Elles mettent une fois de plus en lumière l'incapacité du pouvoir central à contrôler de larges pans du territoire, malgré l'appui de missions armées française, africaine et onusienne. Et elles alimentent les accusations répandues parmi les Maliens de faillite de leur Etat.

Les forces maliennes n'avaient pas connu un tel bain de sang depuis le 17 mars quand une attaque jihadiste contre un camp de l'armée à Dioura (centre) avait fait près de 30 morts.

C'est aussi une claque pour la Force conjointe du G5 Sahel, créée en 2017 par le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, avec le soutien de la France, pour faire face à la propagation de la menace à travers la sous-région.

Le bataillon malien attaqué à Boulkessy relevait de cette Force conjointe encore embryonnaire. Cette dernière n'avait encore jamais subi d'aussi lourdes pertes.

En mars, l'attaque jihadiste contre le camp militaire de Dioura, suivie une semaine après par le massacre de 160 villageois peuls au cours de violences intercommunautaires,]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lancement de la campagne de Navigation de la COMANAV : Une bouée de sauvetage pour  Nord</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/lancement-de-la-campagne-de-navigation-de-la-comanav-une-bouee-de-sauvetage-pour-nord-2841512.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 01:47:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Ça y est ! La Compagnie Malienne de Navigation (COMANAV) vient de procéder au lancement de sa campagne de navigation 2019-2020.</strong>

Une heureuse opportunité pour les populations des régions nord du Mali qui, faute de moyens de transport adéquats (les reliant au reste du pays) et surtout à cause de  l’insécurité sur les routes subissaient 7 mois durant, une hausse vertigineuse des prix des denrées de première necessité.

<strong><em>En effet,</em></strong>  <strong><em>Après 7 mois "d’hibernation", la Compagnie Malienne de Navigation (CAMANAV) est entrée en activité le 6 Août  dernier à  Mopti, en ouvrant sa campagne de transport fluvial à travers les premiers voyages de sa flotte légère le Firhoun et le Président Modibo Kéïta.</em></strong>

<strong><em>Ensuite, ce sont les énormes bateaux Tombouctou, Kankou Moussa et le général A Soumaré qui ont suivi à partir  de Koulikoro. </em></strong>

<strong><em>Ces villes flottantes desservent désormais l’axe fluvial Koulikoro-Gao en passant par toutes les villes et villages situés le long  du fleuve Niger.</em></strong>

Ces gros bateaux  non seulement ont une grande capacité de transport de marchandises et de produits de tous genres, et aussi de plus de 400 passagers.

Quant aux deux bateaux qui constituent la flotte légère de  la COMANAV.

Ils assurent principalement le transport des passagers et permettrent à la Compagnie de prolonger sa campagne pour au moins une période de 6 mois.

Ces deux navires à faible tirant d’eau de type FRP, (fibre de verre renforcé), qui possèdent 60 places chacun ont été acquis (en 2011) pour près de trois milliards de FCFA.

Ils peuvent naviguer pendant une longue période dans l’année sans souffrir de l’ensablement prononcé du fleuve Niger. Ainsi, l’activité de navigation qui se déroulait seulement quatre mois par an, cesse d’être tributaire des crues du fleuve.  Malheureusement, cette flotte n’est pas à même d’assurer le transport fret, et aussi, elle coûte cher pour les passagers. A titre d’exemple, le voyageur pour relier Mopti à Tombouctou (aller-simple) doit débourser la somme de 38.500 FCFA (trente huit mille cinq cent franc Cfa). Ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Le coût de transport (passagers comme fret) par les bateaux courriers est raisonnable, mais, à cause de leur dimension, et  la décrue, à partir de Décembre, voire Novembre, la COMANAV est obligée d'immobiliser ses ‘’villes’’ flottantes, mettant ainsi fin à sa campagne de transport fluvial d’envergure.

Cette période de 8 mois d'inactivité de la compagnie, constitue un véritable calvaire pour les populations du Nord qui subissent du coup, une hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité.

Sucre, lait, huile, savons, petit mil et autres céréales voient leur prix s'emballer par rapport au reste du pays. Même les produits pharmaceutiques se font souvent rares dans les régions nord du pays.

Pendant ce temps, c’est la pagaille et l’anarchie qui s’installent sur le fleuve.

En effet, faute de code fluvial bien élaboré et connu de tous, n’importe qui, s’improvise transporteur fluvial, n’importe quel machin flottant, un moyen de transport. Au même moment, une bonne partie de nos populations dont la vie est liée au transport par voie fluviale, est contrainte d’emprunter ces nombreuses pinasses, pirogues et autres « Sotrama » flottantes, nées de l’impossibilité pour la COMANAV d’assurer le transport des personnes et des biens dans des délais raisonnables et pendant une longue période.

Et le drame est que, ces pinasses, pirogues et autres « engins » dépourvus de tout dispositif de sécurité finissent très souvent leurs voyages sous les eaux du Djoliba.

<strong> </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables : Modibo Kéïta Président de la République (1965)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorables-modibo-keita-president-de-la-republique-1965-2-2841510.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 01:44:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>‘’ La culture d’un peuple est l’expression la plus intrinsèque de sa faculté d’adaptation à son milieu, à sa condition propre, aux réalités philosophiques et sociales qui la conditionnent, dans son être comme dans son devenir.</strong>

Notre folklore et nos traditions orales et écrites, notre musique qui est en même temps pensée et action, constituent les manifestations les plus éclatantes et les plus vivantes de notre culture.

Toute culture recèle deux sortes d’éléments : des éléments positifs qui l’impulsent et contribuent à son enrichissement et des éléments négatifs qui freinent son évolution et la sclérosent pour ensuite la détruire.

Un double effort de recherche et de réflexion est donc nécessaire pour revaloriser notre culture nationale : il nous faut, en premier lieu, la débarrasser des apports étrangers inadaptés à son essence et impropres à son développement et analyser, en second lieu, les données culturelles de notre pays pour en tirer les composantes les plus dynamiques et donc les plus susceptibles d’être intégrées dans le processus d’évolution moderne.

Pour ce faire, il n’est pas besoin de souligner toute l’importance que revêt, pour nous Africains, la connaissance approfondie de la philosophie, des arts, de la musique et des religions de nos pays respectifs. Dans les domaines les plus divers de la pensée et des activités africaines, des chercheurs et des penseurs doivent exercer leur esprit de curiosité et dresser un inventaire complet de notre acquis, de nos forces et de nos faiblesses, dans un souci d’objectivité scientifique.

La tâche leur sera d’autant plus aisée qu’ils s’y donneront avec amour, avec cette communion de pensée qui doit lier le savant à l’objet de sa recherche. Toutes les facilités leur seront offertes par le Gouvernement qui les appuiera de tout son mieux dans cette œuvre d’intérêt national et même mondial ; il pourra être envisagé dans un bref avenir la création d’écoles en vue de la formation de spécialistes dans toutes les branches de la science humaine, tout en intensifiant les stages à l’étranger.

Nos ethnologues s’intéresseront à l’étude des individus et des races qui peuplent nos régions, nos géologues à l’étude de notre sol et de notre sous-sol, nos physiciens à l’étude de notre pharmacopée, nos docteurs à la lutte contre les maladies les plus diverses qui sont encore, hélas, le lourd tribut de nos contrées, nos philosophes et nos sociologues se livreront à d’utiles travaux sur notre philosophie et la morale de nos sociétés pour en dégager la valeur universelle.

Chacun, dans sa sphère propre, apportera ainsi sa contribution à la résurrection  de notre héritage national, à la restauration de notre personnalité et, donc, à l’affirmation de notre Nation.

Aussi, n’est-il pas inutile d’insister sur le rôle que devront jouer dans une telle optique les langues vernaculaires : elles constituent, sans nul doute, les instruments les plus sûrs et les plus populaires qui permettront à nos masses rurales de donner toute la preuve de leur capacité. Cela n’exclut pas, bien sûr, la nécessité pour elles d’apprendre la langue française qui facilitera leur adaptation aux courants d’idées modernes.

Grâce à un enseignement de base étendu, à une scolarisation intensive, à une démocratisation toujours plus poussée de l’enseignement rendant effectif pour chaque individu, à quelque couche sociale qu’il appartienne, le droit à l’instruction, nous réussirons à détruire de manière décisive tous les déséquilibres culturels issus du régime colonial.’’

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<title>Ecole Malienne : Les âmes trahies</title>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 01:15:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce n’est caché à personne que notre école, celle du Mali, est gangrenée par la corruption continuelle à tous les niveaux du système éducatif. </em></strong>

<strong><em>Des parents aux enseignants en passant par les élèves et étudiants, chacun contribue à mettre cette école à genoux. Qui parle de corruption continuelle parle de frustration continuelle, car ces enfants qui réussiront par la fraude seront les victimes des frustrations qui auront été alimentées par les ainés, et ces frustrations auront pour conséquence l’instabilité à tous les niveaux du pays.</em></strong>

Les âmes trahies de l’école sont ces enfants, ces jeunes à qui les responsables de l’éducation font croire qu’ils ont la compétence avec de grosses moyennes, or dans la réalité il n’y a rien dans leur tête qui puisse les permettre d’être appelés apprenants.

Les évaluations des élèves et étudiants sont un casse-tête dans notre pays et elles constituent le plus grand facteur de trahison des apprenants.

Il m’arrive parfois de me poser la question de savoir si les enseignants, les parents et les élèves savent ce qu’est une évaluation. Sinon, pourquoi préfèrent-ils prendre le court chemin de peur d’affronter les défis de la vie. Lorsqu’on évalue les apprenants, c’est pour mesurer les compétences théoriques et pratiques acquises pendant un certain temps d’apprentissage, mesurer pour savoir si les attentes sont à hauteur de souhait. Partant de là, avec les résultats obtenus, on améliore les réussites et on corrige les erreurs. Evaluer, c’est aussi contrôler l’efficacité du système éducatif mis en place en vue de savoir s’il permet à nos enfants d’avoir une éducation de qualité.

Ce que nous constatons dans nos écoles est que l’évaluation sert à passer les élèves d’une classe à une autre pourvu qu’on ait la moyenne de passage et peu importe comment cette moyenne a été obtenue.

Dans les classes basses (1er cycle), une période cruciale dans le cursus scolaire, des enseignants en complicité (volontaire ou involontaire) avec l’école évaluent de façon catastrophique pour faire croire aux parents à la qualité de leur enseignement. Pendant les évaluations mensuelles ou trimestrielles, monsieur ou madame donnent des activités ou exercices qui avaient été déjà corrigées soit pendant les cours normaux ou pendant les cours privés. On part parfois jusqu’à dire aux élèves : «  c’est ça qu’on va vous donner ». On peut énoncer le thème sur lequel va porter l’évaluation, mais aller jusqu’à montrer la correction et redonner la même chose, cela sort du cadre de l’évaluation. On n’évalue pas un enfant sur ce qu’il n’a pas étudié, mais quand on évalue, c’est soumettre à l’enfant un problème d’ordre pédagogique qui le permettra de réfléchir, d’inventer et d’apporter des solutions au problème posé. En ayant la solution au problème ou pas, cela édifie l’enseignant sur la qualité de son enseignement et sur la capacité de l’enfant à pouvoir trouver des solutions. C’est de cela que l’enfant apprend et l’enseignant s’auto-évalue.

Par ailleurs, si nous donnons la solution ou le problème déjà résolu qui n’est plus un problème, l’enfant ne fera rien et absolument rien, il n’apprendra pas, il sera victime de la facilité, l’évaluation sera vidée de son sens, l’enfant ira en classe supérieure avec des notes fictives.

De nos jours, les notes dites bonnes ne sont pas toujours synonymes de compétence, car elles s’achètent en échange d’argent ou autres… choses. Une génération qui réussit de mensonge en mensonge ne pourra rien offrir à ses enfants en termes d’éducation si ce n’est que ce même mensonge.

Les interrogations écrites ou orales, les devoirs et les examens sont des voies pour évaluer les apprenants afin de leur soumettre d’autres connaissances si ce qui a été préalablement soumis est assimilé ou compris.

D’autre part, quand les parents inscrivent les enfants aux cours privés, ils veulent que ceux-ci aient forcément de bonnes notes, dans ce sens il y a des enseignants qui traitent les sujets des évaluations avec leurs élèves des cours privés. Si vous ne prenez pas les cours privés, vous pouvez avoir du mal à avoir la moyenne lors des évaluations de monsieur ou madame.

Pour l’argent, des enseignants demandent aux parents d’inscrire leurs enfants aux cours privés. Ici, on sème l’inégalité car tous les élèves ne sont pas traités sur le même pied d’égalité. L’enseignant garde certaines connaissances pour les participants de son cours privé. A titre d’exemple, un parent d’élève m’a soumis son enfant, pour cause son maitre a dit qu’il doit prendre des cours privés car celui-ci souffre de la dysorthographie. Lorsque j’ai pris l’enfant, je me suis rendu compte que l’enfant ne souffre pas en réalité comme l’a dit son maitre. Selon ma compréhension, il voulait que l’enfant soit inscrit à son cours privé.

L’enfant a été inscrit à 5 ans, âge anormal pour inscrire un enfant à l’école. Monsieur se fait déjà des soucis. Inscrire un enfant à l’âge hors norme peut impacter négativement la réussite scolaire de l’enfant car les cellules psychiques peuvent vite s’épuiser. L’âge normal est 6 ans selon la loi d’orientation sur l’éducation du Mali. Les lacunes des étudiants se créent depuis la base.

Nous faisons tout pour faire croire aux bailleurs de fonds que la promotion de l’éducation est en marche avec des chiffres qui sont en contradiction avec les réalités sur le terrain, car il faut justifier la disparition des fonds alloués à l’école. Si l’école part dans ce sens de tromperie, il faut admettre que cela donnera naissance à des crises sociales. Les personnes limitées dans la tête sont des problèmes. C’est cette réalité que nous vivons dans notre pays. L’éducation est ce grand défi auquel fait face notre pays. Au lieu que l’école nous sert, elle nous crée des problèmes.

L’école publique, quant à elle, est prise en dérision et les privées ne pensent qu’à leur poche. Lorsqu’une éducation nationale est dans la main des structures privées, il faut s’attendre à tout. Dans le public, on compte les enfants des pauvres. Dans les écoles dites réputées, on compte les enfants des riches. Il  y en a qui sont réputées de nom. Et dans d’autres privées, c’est la catastrophe d’où on observe les classes pléthoriques avec les enfants des pauvres.

<strong>La Nation en danger</strong>

Les évaluations revêtent un caractère spécial à l’école. Lorsqu’elles sont banalisées, les élèves ne s’intéresseront pas à l’école. Selon Louis Farrakhan, « quand les élèves ne se retrouvent pas dans leur éducation, ils ne s’y intéresseront pas.».

La surveillance des examens de fin d’année s’est aussi transformée en problème sérieux. On ne sait plus à qui faire confiance car la fraude peut se constituer à tous les niveaux, des ministères de l’éducation aux parents d’élèves. On a tendance à croire que les examens sont devenus une simple formalité sinon le sens d’évaluation n’y est plus. Tout le monde est corruptible.

La société admet volontairement la trahison des âmes sensibles. En plus de cette trahison, on fait la promotion du matériel avant la promotion des valeurs morales. Quand on ment aux enfants dans leur éducation, on les prépare à s’autodétruire dans l’avenir. Ils seront des gens qui ne sauront pas qu’ils ne savent pas.

Nous avons la possibilité de pouvoir donner à l’éducation sa dignité, mais seulement il faut y croire et croire que le changement est possible, croire en réfléchissant de la tête vers le bas et du bas vers la tête. Tariq Ramadan avance en disant : « L’enfant doit être au centre de son éducation, mais il ne doit pas être le maitre du jeu. C’est lui qu’on éduque, ce n’est pas ce qu’il veut qui est la règle. ». Pour terminer, un professeur d’université en Afrique du Sud écrit :

« Pour détruire une nation, on a nullement besoin d’armes atomiques ou de missiles intercontinentaux… mais il faut seulement réduire la qualité de son éducation et permettre aux étudiants de tricher, ainsi…

Le malade mourra dans la main d’un médecin qui a réussi par tricherie ;

Les édifices (maisons,…) s’écrouleront dans les mains d’un ingénieur qui a réussi par fraude ;

On perdra beaucoup de fonds dans la main d’un comptable qui est arrivé par fraude ;

La religion s’éteindra dans la main des théologiens qui ont réussi par fraude ;

La justice s’envolera dans la main des magistrats qui ont réussi grâce à la fraude ;

L’ignorance se répandra parmi la jeune génération dans les mains des enseignants qui ont réussi par la fraude. La chute de l’éducation = chute de la nation »

Et j’ajoute, trop de fraude à l’école est aussi égale à l’augmentation du taux du chômage.

<strong>Yacouba Dao</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ecoles Supérieures privées au Mali : Le laisser&#45;aller !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ecoles-superieures-privees-au-mali-le-laisser-aller-2841524.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 01:11:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[On s’étonne que, du jour au lendemain, des villas précédemment habitées, soient transformées en locaux d’une école supérieure, pouvant délivrer des DUT, des Licences, Masters et Doctorats, etc.

<strong><em>L’histoire de cette "génération spontanée" d’écoles et instituts supérieurs, est très fortement liée à la crise que connaît la plupart des universités classiques. Mais, le comble semble être aujourd’hui atteint.</em></strong>

La crise de l’emploi et de la formation professionnelle pertinente, la crise de nos universités laissent aujourd’hui, libre cours à une campagne médiatique sans précédent, de la part des écoles supérieures privées qui ont de plus en plus pignon sur rue.

Ainsi, des slogans ronflants sont quotidiennement balancés sur les antennes ;  comme « avec nos diplômes, vous êtes à l’abri du chômage ; notre institut est la trajectoire de votre avenir… »
<h1>Une publicité vigoureuse…</h1>
Ainsi, à la manière de véritables entreprises commerciales ou de simples supermarchés, différentes écoles supérieures (du moins, leurs promoteurs), créées de façon hâtive et souvent à la veille des rentrées universitaires, essaient d’appâter les parents d’élèves et étudiants, par rapport à leurs… "prouesses".

C’est dans ce sens que, en ces moments de rentrée académique, les antennes des radios et télévisions foisonnent de spots de plus en plus osés, sur les prétendus "miracles" que ces écoles et instituts supérieurs pourraient faire.

Ce qui est curieux, c’est que pour certaines de ces "universités privées", qui s’apprêtent justement à ouvrir leurs portes (dans les jours à venir), les "magiciens" de ces boîtes, s’ingénient à faire apparaître sur l’écran de la télévision, des amphithéâtres ou des salles de cours (ou de TD et TP), bondés d’étudiants, comme s’ils ont exercé déjà de telles activités pédagogiques…

Il faut, pour ainsi dire, reconnaître que la publicité hardie qui est faite à propos de ces établissements universitaires privés, frise le harcèlement ou du moins la tromperie.

Comment comprendre en effet, que des écoles supérieures dignes de ce nom, brandissent des slogans du genre « notre diplôme vous donne droit à telle ou telle opportunité, tel ou tel emploi, telle bourse extérieure, etc ». Alors que, tout le monde connaît les difficultés qu’éprouve aujourd’hui tout demandeur d’emploi ; indifféremment de l’université d’où il est sorti.

En plus, en matière de bourse, nul n’ignore les prérogatives de puissance publique de l’Etat dans la définition des critères d’attribution. On n’est pas éligible à l’obtention de telle bourse (nationale ou étrangère), simplement parce qu’on est diplômé de tel ou tel « Institut de Hautes Etudes… » Dès lors, on se demande pourquoi l’Etat n’intervient-il pas, pour réglementer, un tant soit peu, ce secteur.
<h1>Des cursus "spéciaux"</h1>
Par ailleurs, ces écoles annoncent souvent des voies "parallèles" pour certains cursus académiques.

C’est ainsi par exemple qu’il est éhontement proposé aux élèves des classes de terminales ayant échoué au bac, de pouvoir s’inscrire dans des cycles universitaires, dont l’accès est normalement subordonné à ce premier diplôme universitaire (le bac). N’est-ce pas là une voie de facilité pour encourager l’échec ?

Le phénomène est si répandu aujourd’hui que des étudiants s’engagent dans ces voies sans issue et finissent par être confronté à l’exigence du bac, justement dans des perspectives futures d’embauche ou de demande de bourses, surtout étrangères. Car l’étudiant, souvent de parents nantis, parvient dans ce cursus à atteindre la 3è année (année de licence) sans le bac… Equation difficile à résoudre puisqu’il devra tenter, pour la énième fois, le bac en candidat libre et se préparer à passer, au même moment, sa licence. Son niveau étant ce qu’il est (largement en dessous du moyen), il se retrouve dos au mur ! Conséquence : l’abandon.

Et dire que les frais de scolarité annuels de ces écoles supérieures d’un type nouveau, se situent, au bas mot, dans la fourchette des 800 000 à 1 500 000 Fcfa (en moyenne, puisqu’ils varient selon les spécialités et les années d’études).
<h1>Quid de l’agrément de l’Etat ?</h1>
Il faut également se poser la question sur les agréments que l’Etat, à travers le ministère des Enseignements Secondaire Supérieur et de la Recherche Scientifique, délivre à ces… "universités spontanées" (selon l’expression d’un sociologue, commentant le phénomène).

On s’étonne que, du jour au lendemain, des villas précédemment habitées soient transformées en locaux d’une école supérieure, pouvant délivrer des DUT, des Licences, Masters et Doctorats, etc.

Certes, l’histoire de cette "génération spontanée" d’écoles et instituts supérieurs, est très fortement liée à la crise que connaît la plupart des universités classiques. Cependant, il faut déplorer le fait que, bien d’enseignants de cette université sont devenus aujourd’hui, les « hauts cadres », les « experts » de ces écoles supérieures privées, au mépris de toute conscience professionnelle.

Ils sont en effet nombreux, les professeurs, maîtres de conférence, maître assistants, simples assistants de cours et chercheurs, à déserter les amphithéâtres de l’université de Bamako, pour raison de grève (provoquée), afin d’aller dispenser des cours, dans telle ou telle université privée.

Car, selon ces acteurs, la paye est plus intéressante ici que là-bas : l’heure de cours magistral serait dans la fourchette de 7 000 à 10 000 Fcfa, alors que l’heure de travaux dirigés (TD) et ou de travaux pratiques (TP) serait dans les 5 000 ou 6 000 Fcfa.

Voilà comment la recherche effrénée du gain (en espèces sonnantes et trébuchantes), a fini par "tuer" toute conscience professionnelle chez nos enseignants du supérieur.

Dans cette circonstance, que deviennent la vocation de l’enseignant, le sacerdoce de la pédagogie ? Nul ne le sait.

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<strong>Malick Camara   </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Histoire : …d’une patronne cruelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dune-patronne-cruelle-2841522.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 01:05:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Maï est commerçante au grand marché de Bamako.

Mariée depuis trois ans à un ébéniste à sébénikoro, elle partage sa vie entre son foyer, le marché et ses voyages.

Ne pouvant s’occuper des travaux ménagers, Maï aurait embauché plus de 40 servantes en seulement deux ans. Et pour cause.

La commerçante est qualifiée par tous, de mesquine dans le quartier.

Toutes les servantes qui se sont succédées à son domicile conjugal ont été renvoyées parce que ne sachant pas cuisiner, ou parce que madame les traitaient de sauvages ou de prostituées.

La dernière victime de Maï a été, la jeune K.S. âgée de 19 ans qu’elle a embauchée depuis seulement deux mois.

La pauvre servante aura le mérite d’avoir résisté pendant 60 jours aux humiliations de Maï, mais à  ses dépends.

En effet, le 7 septembre dernier, alors que madame était au marché, son époux venait de rentrer à la maison, et, constatant le désordre fou dans sa chambre à coucher, il fit appel à la bonne K.S. afin que celle-ci mette de l’ordre dans la maison. Pendant ce temps, notre ébéniste s’est étalé sur le lit conjugal.

Il était 17 heures et madame, contrairement à ses habitudes venait aussi de rentrer à la maison. Voyant sa bonne dans sa chambre à coucher et à côté de son mari, Maï piqua une vive colère, mais calma vite ses nerfs.

Nous sommes à présent au 8 septembre et Maï est restée ce jour à la maison.

Tout cela paraissait bizarre pour son époux, mais celui-ci regagna tout de même son lieu de travail. C’est alors que Maï fit appelle à la bonne K.S. et, une fois celle-ci entrée dans la maison, elle boucla la porte et, assurée qu’elle était plus forte que la jeunes servante, elle lui ordonna de se déshabiller. K.S paniquée s’exécuta. C’est alors que la commerçante se saisit d’un gros concombre et l’enfonça cruellement dans "certaine partie" de la pauvre fille. Du coup, un cri effroyable alerta les voisins qui enfoncèrent la porte. La pauvre K.S. était allongée à même le sol, le concombre, là où, on ne pouvait l’imaginer  On tente de le lui ôter. La pauvre servante se tord de douleur. Il faut laisser les choses en place et faire appel à un médecin, plutôt à une vieille guérisseuse. Celle-ci est sur le lieux et extrait l’intrus. K.S. cependant continuait à saigner. Elle est évacuée vers un centre de santé.

Le 12 septembre dernier, K.S. dont l’état se serait amélioré, est rentrée au village.

<strong>M.Coulibaly</strong>

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</item>

<item>
<title>Rentée Scolaire 2019&#45; 2020 : Bienvenus les cancres !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/rentee-scolaire-2019-2020-bienvenus-les-cancres-2841520.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 01:00:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A compter de ce mardi 1<sup>er</sup> Octobre, les élèves prendront le chemin de l’Ecole.</em></strong>

<strong><em>Mais, de quelle Ecole s’agit-il ?</em></strong>

Depuis des décennies, l’école malienne rencontre d’énormes difficultés.

Ce qui explique, de nos jours, les tares de cette grande ‘’entreprise nationale’’.

De la révolution de Mars 1991 à nos jours, nous assistons à une prolifération anarchique d’écoles publiques, communautaires et privées. Elles poussent partout comme des champignons.

Ce qui explique un peu le taux élevé d’enfants scolarisés dans nos villes et campagnes.

Beaucoup de parents ont compris que l’avenir des enfants est à l’école et ils ont pris goût pour l’inscription des enfants (garçons et filles) à l’école.

Mais, aujourd’hui, nos classes sont de véritables « Chine populaire ».

Cela concerne surtout les écoles publiques où l’on peut trouver dans une seule classe, plus de cent élèves.

Comment peut-on encadrer une telle classe ? C’est pourquoi d’ailleurs, les parents nantis amènent leurs enfants dans les établissements privés en mettant en doute la compétence et le niveau des enseignants des écoles publiques.

L’existence des effectifs pléthoriques pose un grand handicap pour la performance de notre école où les enseignants deviennent de plus en plus des « baby-sitters ».

Comment doit-on appeler cette nouvelle génération d’écoliers qui ne savent ni lire ni apprendre ? Une génération sacrifiée.

Par ailleurs, savoir lire, écrire et compter est une chose, mais connaître ses droits et devoirs en est une autre.

Ces deux choses vont de pairs dans la formation et la vie d’un enfant.

Il n’y a plus d’éducation à l’école. L’enfant est laissé à lui-même, plus de correction. Ce qui fait que l’élève n’accorde aucun respect à l’enseignant.

Or, reconnaissons que la correction est un droit de l’enfant et un devoir du maître.

Les bonnes manières doivent s’apprendre à l’école, mais nos enfants sont abandonnés à eux-mêmes comme des animaux et c’est pourquoi ils agissent bêtement puis ils deviennent incurables.

Face à un monde en perdition, tout le monde fuit devant la responsabilité (enseignants, parents d’élèves et l’Etat).

<strong>Pays expérimental, école cobaille. </strong>

Combien de méthodes avons-nous vu de 1991 à nos jours ?

Au premier cycle de l’enseignement fondamental, chaque année il y a une nouvelle méthode, si bien que les enseignants s’y trouvent confus et perdus devant ces changements perpétuels de méthodes dont les formations vont d’une à deux semaines.

La plupart des enseignants n’étant pas issus d’une école de formation de maîtres mais dévoués pour la cause de la Nation méritent un traitement soigné pour faire sortir notre école de sa cécité.

Ainsi donc, l’Etat malien doit veiller à leur formation-continue-régulière et sans exception.

Au regard des maux qui rongent notre école, il faut une implication de toutes les couches socio-politiques du pays à savoir : parents d’élèves, élèves, partenaires de l’école et surtout les enseignants.

<strong> Tout le monde se plaint de l’école et tous se détournent d’elle.</strong>

Des rencontres se sont déroulées à travers le pays pour parler des problèmes de l’école de base et faire des propositions de sortie de crise. Hélas ! Ce sont des forums de rien.

Dix à vingt personnes pour parler d’un grand problème comme celui de l’école malienne s’avère décourageant.

Tous se retirent de la scène comme pour dire « ça ne nous regarde pas, nous avons d’autres préoccupations ».

Voilà des attitudes qui montrent que l’avenir des enfants leur dit peu.

Or, ce n’est pas un Messie qui viendra nous sortir de cette impasse.

Les parents, au lieu de chercher les causes de la mauvaise performance de l’école, mettent toute la charge sur les enseignants. C’est pourquoi, on ne cesse d’entendre dire : « nos enfants n’ont pas de niveau, nous sommes désolés ». Combien est la fierté du maître d’école de voir son élève réussir ? Quel métier ingrat !

Ça n’a aucun sens qu’on se jette des pierres et que chacun tire la couverture de son côté pour accuser l’autre.

La nation, c’est tout le monde. Jeunes, vieux, riches ou pauvres, chacun doit s’investir sérieusement pour préparer l’avenir du pays.

Cet avenir ne sera radieux que si seulement les enfants ont une éducation Saine et un enseignement de qualité.

Nul n’ignore que le développement d’un pays passe par l’école d’abord.

Nous n’avons pas besoin d’école « garderie d’enfants », mais d’une vraie école citoyenne qui prépare nos enfants à la vie future.

Pour ce faire, ce n’est pas par le cœur qu’il faut agir, mais par la raison car « toutes les victoires de l’homme sont des victoires de l’Esprit… »

Sinon, nos enfants nous demanderont justice un jour parce que c’est une nouvelle génération d’ignorants qui se forme.

&nbsp;
<h1>                                                                            Soumana Fabe</h1>
<h1>Enseignant à la retraite</h1>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Région de Mopti : A  l’épreuve du déconditionnement</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/region-de-mopti-a-lepreuve-du-deconditionnement-2841518.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 00:57:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Kouloogon, Ogossagou, Sobane-da, etc. que de paisibles villages anonymes sortis de l’ombre par des drames les uns plus cruels que les autres.</em></strong>

<strong><em>Des bourgades qui vont désormais malheureusement résonner dans notre conscience collective comme le symbole de la nature bestiale et brutale des hommes. L’illustration la plus négative de l’homme capable de tuer, de piller et de brûler sans aucune raison particulière.     </em></strong>

<strong><em>Malheureusement, nous sommes astreints de faire désormais avec cette réalité sinistre de l’homme sans foi, sans loi. </em></strong>

Comment en sommes-nous arrivés là et pourquoi dans notre pays auparavant réputé comme un havre de paix et de cohabitation intelligente entre les communautés ?

Qui a failli alors ? Est-ce l’éducation collective ? Est-ce l’école publique ? Chacun y va de son analyse en s’interrogeant non sans rage et s’efforçant de donner une orientation pour une vie harmonieuse en société.

En effet, la cruauté des hommes représente un frein pour sa vie et son progrès. Toutes les facettes de la société y passent par pertes et profits : les naissances et les rites funéraires, l’éducation et la santé, l’économie, bref quand l’arme tonne, la vie perd ses moyens et ses perspectives.

Du peu qui fait acte de résilience face à cet environnement de haine et d’enfer avant date, le capharnaüm répugnant cité dans les saintes écritures, l’inversion des mœurs d’une société qui marche sur sa tête et se demande si quelques vertus résistent à cette usure universelle où rien n’est plus comme avant.

Peu à peu, tout s’est progressivement dégradé, détérioré et a perdu du sens en donnant du sens à l’insensé.

Aujourd’hui, ôter la vie est une victoire de guerre, l’hospitalité cède son sens à la capture, la solidarité devient espionnage, le traître récompensé, le voyou plus méritant que le loyal, l’autorité exsangue, le mythe de la force et de l’ordre tombe. Les âmes sensibles se sont endurcies, insensibles à la douleur, à la souffrance, aux cris de désespoir. Que sommes-nous devenus ? Quand le voisin devient l’ennemi à abattre.

On ne se parle plus entre humains, mais on communique à des milliers de kilomètres avec les siens. Chacun survit dans un esprit d’extraterritorialité, les uns en se croyant plus proches et unis à certains peuples par-delà les frontières, une caricature de l’état d’esprit dans l’affirmation identitaire.

La relation de cohabitation se transforme en question de vie ou de mort. Les voisins tombent sous les balles des uns des autres, les lointains comptent les morts et alimentent les médias sociaux. On s’interroge. Que sommes-nous devenus ?

Pendant qu’il n’y a plus de lait caillé pour le mil concassé du voisin au moment où les lointains prennent leur café au lait avec du pain beurré rébus de sang sur les mains. Quid de ces voisins, qui ne peuvent plus aller loin au champ, au pâturage, à la foire du village, nulle part sans croiser l’ange de la mort.

Des voisins qui ont sacrifié ce qu’ils avaient en commun avant de comprendre qu’ils n’ont rien en commun avec les horizons lointains qu’ils croient être les leurs. Une histoire de cauchemars enchevêtrés dans la haine et l’intolérance, les règlements de compte et les fréquentations risquées.

Aujourd’hui, la question fondamentale qui se pose est la suivante : par quel mécanisme de déconditionnement restaurer une société de paix ?

Dommage que plus personne n’a plus les pieds sur terre. On compte les morts, on enterre furtivement ce qu’on peut et on attend le lendemain, un autre jour endeuillé.

Tout le rôle de l’éducation à notre avis consistera à orienter cette violence qui s’installe dans notre société vers des valeurs liées au travail, au respect de soi et de l’autre, à la morale, à la spiritualité, j’en passe.

Ressaisissons-nous, ou périssons tous ensemble !

&nbsp;

<strong>Barthélemy Sangala </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Feuilletons télévisés : &amp;quot;L’école&amp;quot; de la décadence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/feuilletons-televises-lecole-de-la-decadence-4-2841516.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 00:55:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si le mot "école" peut être défini comme une source de connaissance et d’expériences, il n’y a pas de raison pour que les nombreux feuilletons régulièrement diffusés par la télévision ne soient également qualifiés d’école. </em></strong>

<strong><em>Mais, une école où l’on apprend tout, sauf… l’utile. </em></strong>

Ces feuilletons constituent une école en ce sens que nombre de téléspectateurs, trouvent en certains acteurs des modèles, qu’ils n’hésitent point à s’adonner à une initiation servile et souvent éhontée de leurs comportements, notamment de leurs frasques.

Pire, le plus souvent, la "vie" à travers ces feuilletons font aisément des émules parmi la jeune population féminine de nos cités urbaines.

C’est pourquoi, il est fréquent de voir des jeunes filles et garçons se faire appeler par des sobriquets qui rappellent les acteurs et actrices de feuilletons déjà intégralement diffusés ou en cours de diffusion, avec les rebondissements invraisemblables qui y sont inhérents.

Ces "films" ont un pouvoir d’attraction irrésistible sur certaines téléspectatrices au point que ces dernières oublient souvent leurs marmites sur le feu avec toutes les conséquences qui peuvent en découler. Ou bien, c’est le feu de la boîte à gaz ou du fourneau qui commence à consumer leur pagne, jupe ou robe à leur insu, à force de se concentrer et de s’apitoyer sur le sort de leur acteur modèle.

En outre, à l’heure du feuilleton, il n’y a pas de temps pour monsieur Koké qui demande de l’eau à boire (ou pour se laver) les caprices des enfants qui veulent têter ou manger même. Il faut attendre ! Madame ne veut "louper" aucun épisode !

Au même moment, et, devant le même téléviseur, les parents et les enfants assistent aux "embrassements" et autres attouchements exécutés avec dextérité, par les acteurs.

Les feuilletons deviennent alors, l’école où s’apprennent les premiers gestes d’amour charnel pour les pauvres enfants. Point étonnant donc d’apprendre que, à Médina-Coura, le petit Papi et la petite Mami, tous âgés de moins de 6 ans, ont été surpris, en train de s’embrasser, et que, la petite, un peu plus âgée, a mordu le petit à la langue.

Et, ce petit là de perdre une quantité non négligeable de sang. Ce qui énerva sa mère qui qualifia la petite Mami de "soungouroubani" ; ce qui n’empêcha pas non plus la maman du petit Papi de traiter la mère de Mami de "soungourouba". Ce qui provoqua un tollé suivi de coups et blessures entre les membres des deux familles voisines.

Certains adolescents s’inspirent des feuilletons pour tenir tête à leurs parents, et braver leur autorité.

D’autres y trouvent des expressions et autres termes en rapport avec le cœur, "siège des grands sentiments humains", pour devenir des amoureux talentueux, mais moins studieux.

Par ailleurs, il est regrettable que ces feuilletons ne puissent être un moyen pour les jeunes scolaires, d’améliorer la qualité de leur expression dans la langue de Molière.

D’ailleurs, le constat dans ce domaine est de plus en plus amer. Dans leur grande majorité, les élèves maliens affichent un niveau en français qui tombe de charybde en scylla.

Finalement, les feuilletons télévisés sont une école où l’on apprend tout et… rien.

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le fleuve Niger : l’âme du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/le-fleuve-niger-lame-du-mali-2841514.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 00:52:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Source de vie, offrant à boire et à manger, le fleuve Niger constitue également une voie naturelle de désenclavement de plusieurs localités du pays dont les plus isolées comme les régions de Tombouctou et Gao. C’est pourquoi, aux premières heures de l’Indépendance du Mali, les autorités s’étaient attelées, dès 1962, à créer une Compagnie Nationale de Navigation. Celle-ci a hérité de la période coloniale, de vieux navires comme le Bateau Mali, le bateau Liberté, des remorqueurs et chalands, avant d’être dotée d’un tout niveau navire dénommé le Général A.SOUMARE et de deux autres, le « Tombouctou » et le « Kankou Moussa ».

Devenue un symbole de la souveraineté nationale, la Compagnie Malienne de Navigation s’était aussi distinguée pendant plusieurs années comme l’une des sociétés d’Etat les plus rentables parmi toutes les autres aujourd’hui privatisées ou simplement… mortes pour de bon.  Elle aurait, pourtant pu évoluer dans ce sens, mais, face à la dégradation du lit du fleuve et l’ensablement vertigineux de celui-ci, ses vieux bateaux trop volumineux et trop lourds ne lui permettent guère d’accomplir son historique mission de désenclavement des régions nord du Mali

Avec l’acquisition d’une flotte légère, composée de deux navires, la période d’activité de la COMANAV est actuellement prolongée, mais, il reste encore beaucoup à faire.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport 2019 du CICR&#45;Mali : Un constat alarmant</title>
<link>https://www.maliweb.net/org-non-gouvernementales/rapport-2019-du-cicr-mali-un-constat-alarmant-2841528.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 00:23:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Fidel à sa mission humanitaire, de protection des vies, de la dignité des victimes de guerre, de violence interne et de leur porter assistance, la délégation du Comité  International de la Croix-Rouge (CICR) Mali vient de publier son rapport semestriel au titre de l’année 2019, en vue d’informer l’opinion publique nationale et internationale sur la synthèse des activités qu’il a menées et la situation des populations dans les zones affectées  par l’insécurité. </em></strong>

En effet, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) est une organisation impartiale, neutre et indépendante  qui mène une lutte perpétuelle à travers notre pays, en vue d’apporter son assistance aux victimes de guerre et de la violence interne. Face à cette mission noble, la Croix-Rouge  a entrepris plusieurs activités  humanitaires courant 2019.

Dans ce cadre, selon le premier rapport semestriel de l’année 2019 de la Croix-Rouge du Mali, l’année en cours a été difficile pour les populations affectées par les effets combinés du changement climatique et sécuritaire de notre pays car, signale le document,  « les violences de ces derniers mois dans la région de Mopti ont causé la mort de plusieurs personnes, de nombreux blessés et entrainé des conséquences psychologiques graves pour les rescapés.

Affectés par la spirale de violence et démunies à la suite de la destruction de leurs habitats et moyens de subsistance, des milliers de personnes ont été contraintes de quitter leurs villages, en quête  de protection et d’assistance »

Il ressort aussi du rapport que les tensions intercommunautaires et l’insécurité ont considérablement affecté la libre circulation des personnes et des biens. ‘’Toute chose, qui a freiné les activités économiques des populations, déjà fragilisées par les aléas climatiques.’’

Aussi, du fait de l’absence de services sociaux de base, indique le CICR, l’accès aux soins de santé demeure toujours déplorable car, le nombre de blessés par armes à feu et engins explosifs a beaucoup augmenté dans les différents hôpitaux de notre pays.

Le CICR signale également que plusieurs centaines de personnes se déplacent vers d’autres zones en quête de sureté. Avec des ressources limitées en eau et en pâturages, la survie des personnes déplacées et des familles qui les accueillent demeure précaire.

Face à cette situation humanitaire préoccupante, le CICR invite l’Etat Malien à conjuguer ses efforts en vue de permettre à ces milliers de personnes de bénéficier d’une assistance humanitaire à travers le pays.

Selon le rapport, ces efforts ont porté leurs fruits car, indiquera-t-il, « 25. 598 déplacés ont bénéficié de l’amélioration de leurs conditions de vie et le renforcement de capacités entre janvier à juin 2019 dans le nord et le centre du Mali.

A cela s’ajoutent 1. 416 personnes traitées pour blessures,  35. 720 personnes ayant bénéficié de soins de santé primaire et 279 autres victimes de violence, (y compris sexuelle) ont reçu un soutien psychologique»

Toujours dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie de ces populations, le CICR signale que des avancées considérables ont été constatées dans le domaine d’adduction d’eau potable dans plusieurs localités comme Tessalit, Djounhan, Adjelhoc, Tassik Achibogo, Tin-Essako, Abeibara et Boghassa.

Rappelons que le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) est une organisation impartiale, neutre et indépendante, créée en 1863 qui a pour mission principale de minimiser les dangers auxquels les populations civiles sont exposés, prévenir ou faire cesser toute exaction commise à leur encontre, attirer l’attention sur leurs droits et faire entendre leur voix en vue de leur porter assistance.

<strong>Abdoul Karim Sanogo </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Proclamation de l’Indépendance du Mali (22 Septembre 1960) : Le mémorable discours du Président Modibo Kéita</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/proclamation-de-lindependance-du-mali-22-septembre-1960-le-memorable-discours-du-president-modibo-keita-2840489.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 02:22:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>22 Septembre 1960 - 22 Septembre 2019. La République du Mali est née, il y a 59 ans. </em></strong>

<strong><em>A l’occasion de l’anniversaire de cet évènement majeur dans l’histoire de notre pays, nous vous proposons le discours prononcé ce jour par le Président Modibo Kéïta.</em></strong>

<strong>‘’Chers Camarades,
</strong>
A la Conférence territoriale du Parti, il y a trois semaines, nous nous sommes contentés d'un exposé objectif du déroulement des événements de Dakar, sans en tirer les conséquences. Nous avons par la suite pris un certain nombre de contacts qui ont projeté plus de lumière sur les origines plus ou moins lointaines desdits événements. C'est ainsi que j'ai répondu à l'appel du Président de la République Française aux invitations du Roi du Maroc et du Président de la République du Ghana.
D'autre part, des missions ont été envoyées à l'extérieur : U.S.A., O.N.U., Allemagne Fédérale, pays de l'Est, Afrique occidentale.
Pour mieux suivre le sens de notre action politique pendant ces derniers mois, il est indispensable que nous examinions la situation créée en Afrique depuis le Référendum du 28 septembre 1958.
Le 28 septembre, les conditions politiques intérieures nous imposèrent un vote favorable à l'entrée dans la Communauté.
En outre, nous avons pensé et pensons encore que les chances de réalisation de l'unité sont très aléatoires pour des État accédant à l'indépendance car, devenus souverains, ils affirment leur personnalité aussi bien sur le plan intérieur que sur le plan extérieur.
Aussi avions-nous espéré que l'autonomie était pour les État africains la période la plus favorable de leur évolution pour la réalisation de leur unité. Évidemment, cela supposait de la part des dirigeants de ces État, une indépendance totale à l'égard des puissances d'argent et des autorités des anciennes métropoles.
Par ailleurs, nous avons estimé et estimons encore que c'est dans l'unité que l'Afrique pourra résister à l'emprise des forces impérialistes et renforcer le camp de la paix.

A l'exclusion de la République Arabe Unie dont on ne peut pas encore tirer toutes les conclusions sur le plan africain, mais qu'il faut néanmoins saluer comme une volonté de l'Afrique de réaliser son unité, et de la Fédération du Mali dont l'existence fut précaire par la trahison des dirigeants sénégalais, les État indépendants d'Afrique en sont encore à la recherche des bases de coopération sur le plan économique et culturel. Mais nous pensons qu'il faut aller au-delà de ces formules pour que l'Afrique puisse résister à l'action destructrice des anciennes puissances coloniales qui, ayant perdu la domination politique, veulent asseoir une domination économique et culturelle.

<strong>Certes, il faudra du temps et des efforts. Dans ce domaine, aucun pays ne peut nous donner des leçons de patience et de courage.

</strong>

D'aucuns peuvent penser que notre association avec le Sénégal a été un échec. C'est voir subjectivement le problème, ce qui empêche d'en saisir toutes les conséquences.
Tout d'abord, la Fédération du Mali a permis au Sénégal d'aller à l'indépendance parce que tout le monde sait que les dirigeants sénégalais, empêtrés dans leurs difficultés intérieures, isolés du reste de l'Afrique, et pour cause, ne pouvaient pas, seuls, y conduire leur pays.
D'autre part, l'accession à la souveraineté internationale de la Fédération du Mali a conduit certains États africains, jusqu'alors hostiles à toute idée d'indépendance, à faire usage de leur droit à l'indépendance. Faudrait-il rappeler que la création du Mali et son accession à l'indépendance ont considérablement contribué à la réalisation de l'unité politique au Soudan. Nous avons pu ainsi nous assurer du contrôle politique et administratif de la République Soudanaise. J'estime également que la sécession du Sénégal a été le ferment de la mobilisation générale des populations soudanaises. Elle permettra à la République Soudanaise de réaliser pleinement ses objectifs politiques, économiques, sociaux et culturels sur la base d'un véritable socialisme, et uniquement en fonction des intérêts des couches les plus défavorisées. La démonstration sera également faite aux dirigeants sénégalais que la République Soudanaise était le principal marché des industries et entreprises sénégalaises, que notre République n'était pas pauvre et que le Sénégal était riche de notre richesse. Nous entendons garder nos richesses, mêmes humaines, pour accélérer le développement économique de notre république.

Les mesures prises, tant à l'intérieur de la République Soudanaise qu'à l'extérieur, nous imposeront pour une certaine période des sacrifices qui sont, je le sais, déjà acceptés. Il faut prévoir un isolement possible du Soudan, par la force des choses et par l'évolution des événements politiques. Il s'agit donc dès maintenant, face à cette éventualité, d'envisager les voies et moyens pour une économie socialiste planifiée. Nous ne nous arrêterons pas aux slogans, aux formules toutes faites, nous innoverons, partant des réalités maliennes greffées sur les expériences réussies ailleurs. Est-il besoin de préciser que la modification de nos structures économiques n'entravera en rien les activités normales du secteur privé ?

<strong>Vis-à-vis de la République Française, nous avons fait preuve de loyauté. </strong>

Je ne veux pas ici reprendre les arguments développés dans certains journaux qui précisent les origines, les causes réelles de la sécession du Sénégal. Notre position sur le problème algérien, notre détermination à construire un véritable socialisme, notre volonté de réaliser, avant toute autre association, une véritable communauté africaine, ont déterminé certains responsables français à conduire les dirigeants sénégalais à la sécession. Je n'en veux pour preuves que quelques faits :
Le refus systématique de la France, en application des accords franco-maliens, d'apporter son appui pour que soit assurée la sécurité intérieure de la Fédération du Mali ;
L'attentisme du Gouvernement Français dans l'application des accords franco-maliens, en particulier dans le domaine économique ;
L'intervention de la République Française auprès des organismes directeurs du Marché Commun pour que ceux-ci attendent la conclusion des événements avant d'honorer leurs engagements vis-à-vis de la Fédération du Mali ;
Les termes mêmes du message de félicitations du Général de Gaulle à M. Senghor, nommé Président de la République du Sénégal ;
L'aveu du Premier Ministre de la République Française de son action, en décembre dernier, auprès de M. Senghor et Dia, pour qu'ils transforment la Fédération du Mali en confédération ;
La reconnaissance par le Gouvernement Français de l'indépendance du Sénégal. Cela se conçoit aisément puisque ce sont les dirigeants français qui ont inspiré, préparé, déclenché, soutenu la sécession de la République du Sénégal ;
Enfin, la demande d'ajournement par la France à l'O.N.U. de l'admission de la Fédération du Mali.
Nous ne voulons pas abuser de votre patience en faisant un long développement que j'estime en la circonstance inutile. Il s'agit donc pour nous de prendre des décisions en fonction des seuls intérêts de la République Soudanaise.

<strong>Dans un monde de plus en plus tourmenté où la légalité n'apparaît qu'à travers les intérêts stricts des pays, la lutte pour nous devra s'engager sur le plan politique.
</strong>
Nous demeurons certes fidèles à l'idée de la Fédération africaine, nous nous considérons toujours liés par le serment du 17 janvier 1959. Mais pour le succès de notre action en faveur de la Fédération, il est indispensable et urgent que la République Soudanaise s'affirme sur le plan africain et sur le plan international. C'est la raison pour laquelle nous vous invitons à autoriser l'Assemblée législative :
A appréhender les compétences transférées par la République Soudanaise à la Fédération du Mali ;
A proclamer comme État indépendant et souverain la République Soudanaise ;
A proclamer que la République Soudanaise s'appelle République du Mali, libre de tous engagements et liens politiques vis-à-vis de la France, comme la Haute-Volta, la Côte d'Ivoire, le Niger, le Dahomey. C'est la conséquence logique de la caducité des accords franco-maliens que la France a délibérément violés en reconnaissant la République du Sénégal comme État indépendant.
Notification de ces décisions sera faite au Gouvernement Français, à l'Organisation des Nations Unies et à tous les pays indépendants.
Fidèles à notre idéal d'union et de paix, j'insiste sur ce mot, nous sommes décidés à établir des relations amicales avec tous les États du monde, sans exclusive aucune, singulièrement avec ceux d'Afrique qui seront désireux de promouvoir une politique d'union et de progrès, de s'engager résolument dans la lutte pour la libération totale du Continent africain et l'établissement d'une paix durable entre tous les peuples.

<strong>                 La République du Mali est née. Le Mali continue.</strong>

Le mot Mali continuera à résonner comme un gong sur la conscience de tous ceux qui ont œuvré à l'éclatement de la Fédération du Mali ou qui s'en sont réjouis. Nous restons mobilisés pour l'idée de la Fédération qui, malgré tout, demeure une semence virile de l'unité africaine. Nous avons perdu une partie, mais nous gagnerons la manche, in Challah. Les puissances d'argent, les forces rétrogrades et impérialistes n'y pourront rien.
Camarades, la Fédération du Mali en tant qu'entité territoriale n'existe plus. Son support politique était le Parti de la Fédération Africaine dont le Président est M. Senghor. La rupture entre la République Soudanaise et la République du Sénégal provoquée par des contradictions politiques fondamentales, met en cause l'existence et le fonctionnement du P.F.A. D'autre part, celui-ci était l'expression politique d'une idée à laquelle nous demeurons attachés mais qui fut trahie dans des circonstances peu honorables par son Président et l'Union Progressiste Sénégalaise. Le P.F.A. ne peut donc pas survivre à l'éclatement de la Fédération du Mali. L'Union Soudanaise-R.D.A. doit se libérer de toute attache avec cette formation politique, garder son autonomie jusqu'à ce que puissent s'affirmer des positions claires et nettes sur les problèmes politiques et économiques que les États africains ont à affronter au lendemain de leur indépendance. Plus de construction politique dans l'équivoque. Clarté dans nos positions, clarté dans celles de nos partenaires éventuels, voilà les conditions indispensables d'une dépendance quelconque de l'Union Soudanaise-R.D.A. vis-à-vis de formations politiques africaines. L'Union Soudanaise-R.D.A., fidèle à son option fondamentale en faveur de la paix et l'unité africaine, est décidée dès maintenant à établir des relations de bonne volonté, d'amitié et de solidarité avec tous les partis politiques mobilisés pour la paix, pour la libération du Continent africain de toute domination étrangère et pour l'unité des peuples africains.

Camarades, vous pouvez faire confiance au Bureau politique, au Comité directeur. Nous voulons ce que vous voulez. Il n'y a pas de temps à perdre. Toutes les Maliennes et tous les Maliens doivent se considérer comme mobilisés pour la construction de la République du Mali, patrie de tous ceux qui sont fermement attachés à la réalisation de l'Indépendance et de l'Unité africaine, toutes les Maliennes et tous les Maliens doivent accepter tous les sacrifices pour que notre pays puisse sortir grandi, rayonnant, de l'épreuve qu'il traverse pour que les Africains libres, réellement libres, puissent, sans possibilité d'ingérence, s'unir pour que s'affirme une grande nation africaine qui marquera de son sceau la politique internationale, pour que la paix, espoir des peuples en voie de développement, s'établisse entre tous les pays.’’

&nbsp;

<strong>Modibo Kéïta</strong>

<strong>Président de la République</strong>

<strong>22 septembre 1960</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption au Mali : Sale temps pour les prédateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-au-mali-sale-temps-pour-les-predateurs-2840481.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 01:54:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la vaste jungle de la corruption, l’âge d’or prolongé de l’impunité a peut-être entamé sa période de déclin.</em></strong>

<strong><em>Entre le jeudi 12 et le vendredi 13 septembre, Bakary Togola, l’un des porte-clés du temple de la mal gouvernance, est lourdement tombé de son piédestal.</em></strong>

<strong><em>Les échos de son arrestation et de son incarcération, vite répandus dans le Tout-Bamako, ont eu l’effet d’un tremblement de terre au cœur du paradis des ripoux. En 24h chrono, TOGOLA, qui prenait un enivrant plaisir à afficher crânement sa réussite, a presque tout perdu sur trois tableaux. </em></strong>

Deuxièmement, sur le plan politique, lui qui faisait de la proximité ostentatoire avec l’exécutif sa carte de visite, est désormais bien seul sur son île des déconvenues, car, on a du mal à voir quel membre du gouvernement ou de la majorité commettrait le suicide politique de lui apporter publiquement un soutien. Là-dessus, l’opinion publique nationale, excédée de l’incompétence et de la mal gouvernance des élites, ne pardonnerait aucune interférence tendant à étouffer l’affaire. La position des Maliens est sans ambages, dans ce dossier : le bras implacable de la Justice doit sévir contre les indélicats qui vampirisent les deniers publics depuis trop longtemps.

Troisièmement, sur le tableau de la perception et de l’émotion populaires. Aux yeux du citoyen lambda, M. TOGOLA aura du mal à se faire passer pour une victime. Adepte des sorties médiatiques provocatrices, personnage clivant et sans modestie, « le paysan TOGOLA » a fini par cultiver une image d’oligarque cynique et arrogant. Ce dernier aspect va probablement lui coûter cher dans l’opinion. Car, en surexploitant délibérément sa connivence avec le pouvoir, il s’est auto-collé l’étiquette de « ceux d’en haut » dont les bottes écrasent arbitrairement les mains des pauvres paysans.

Cette fois-ci, mêmes les prévisions du célèbre Jean de La Fontaine risquent de ne pas se confirmer pour le sieur TOGOLA. Tout « puissant » qu’il est, « les jugements de cour » ont peu de chances de le « rendre blanc ».

L’autre enseignement qu’on peut tirer de cette affaire est le possible retour en grâce de la Justice dans le cœur des Maliens. En s’attaquant à un « intouchable », le procureur KASSOGUÉ et son équipe ont prouvé que le sens du devoir coulait encore dans les veines de nos magistrats.

A présent que la machine judiciaire s’est mise en marche sereine dans ce qui s’annonce comme le feuilleton judiciaire de l’année, aucune manœuvre venue d’on ne sait où ne doit entraver la procédure. Plus encore, l’action du pôle financier doit s’élargir afin de prendre d’éventuels complices dans les mailles du filet judiciaire. Tous ceux et celles qui auraient détourné les milliards de la République pour leur usage personnel, doivent faire l’objet de poursuites. Pour ce but, les rapports produits par le Bureau du Vérificateur Général doivent être aussi inscrits dans l’agenda judiciaire.

L’impunité à ciel ouvert et la délinquance financière érigée en vertu constituent le cancer dont les métastases ont rendu la République paraplégique. Toutes les peines qui accablent le peuple, le dénuement qui écrase les classes populaires, les crises qui se succèdent et se ressemblent en gravité, l’embellie économique qui ne se produit jamais, le puits du chômage qui engloutit la jeunesse ; trouvent leur racine commune dans le fait que certains, parvenus au sommet de la pyramide politico-économique, se croient tout permis, tout admis et tout acquis. Leurs agissements condamnables, amplifiés et perfectionnés au fil des décennies, ont pu prospérer parce que la volonté politique de les combattre n’a jamais réellement existé.

C’est pourquoi, la démarche résolue du procureur KASSOGUÉ ainsi que l’énergie réformatrice du Garde des Sceaux, Coulibaly, sont à applaudir d’autant plus que leur chemin vers plus de justice est semé d’embûches.

Le placement en détention de Bakary TOGOLA a constitué un moment de surprise pour beaucoup, d’espoir pour d’autres, et de frayeur pour les champions de la corruption. Il doit maintenant servir de base à la montée en puissance d’un front commun formé par la Justice et les citoyens pour briser définitivement le cycle de l’impunité.

<strong> </strong><strong>Mohamed Meba Tembely (</strong><strong>Les Echos)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … de jalousie</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-de-jalousie-2-2840479.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 01:41:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Agent de gardiennage dans une de ces nombreuses sociétés à Bamako, AC, âgé d’environ 45 ans, marié depuis 10 ans, est domicilié à Sabalibougou où il partage avec d’autres voisins, une vaste concession.</strong>

Travaillant généralement pendant la nuit, AC subit depuis plusieurs mois des pressions de certaines mauvaises langues : tu es un homme cocu : ces ‘’ langues’’ ont ainsi crée la présente, la méfiance entre un homme une femme qui se sont unis pour le ‘’ meilleur et le pire’’.

Surtout que, le couple n’avait eu un enfant

. Et depuis quelques temps, A C réputé pour sa gentillesse, son respect pour les voisins, était devenu complément amer, méconnaissable et agressif…. Et quand le matin, il revient de son travail, il suffit qu’un voisin, les dents en récréation, le regarde en face, pour que l’homme entre dans tous ses états. Ce comportement curieux d’AC, a ainsi, attiré l’attention de ses voisins, lesquels suivaient alors ses moindres gestes.

Mercredi 11 août 2019. Il était 23 heures à Boulkassoumbougou. Dans la concession où réside l’agent de gardiennage AC,  (sevrée d’électricité pour non payement de factures) tous les voisins, prenaient de l’air dans la cour quand le jaloux mari, contrairement à ses habitudes, revint à la  maison, armé d’un gros bâton. Tous les regards se tournèrent vers AC qui ouvrit sa chambre. Madame y était et donnait probablement à poings fermés. Une fois à l’intérieur, AC bouclait à peine sa chambre qu’il commerça à cogner sur tout ce qui bougeait. Qui se passait-il ? Son épouse criait de toutes ses forces, appelait au cours et ne cessait de demander à AC : ‘’mais  qu’ai-je fais ? As-tu perdu la tête ?’’

AC  répondait par des coups de bâton. Les voisins s’assemblèrent et effondrèrent  la porte de la chambre. Après avoir maîtrisé AC dans l’obscurité, on s’empressa de chercher des torches afin de constater les dégâts. Choses bizarre, madame n’avait  pas pratiquement pas été touchée. La vraie victime, gisait agonisant dans un coin. C’était le bélier d’un des voisins déclaré égarée depuis le petit soir. L’animal probablement malade, s’était réfugié dans la chambre d’A C et celui-ci, en rentrant dans la maison, l’aurait pris pour un de ces hommes qui fréquenteraient sa femme. Le jaloux mari qui transpirait encore et auquel les voisins ont réaffirmé la conduite exemplaire de son épouse, n’eut d’autre choix que de reconnaître son maladresse et de consentir à rembourser le prix de l’animal qu’il a sauvagement abattu. Une chance providentielle pour A C qui aurait pu passer les restes de sa vie en prison si sa victime n’avait pas été un… mouton.

&nbsp;

<strong> Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc ? Lutte contre la corruption : En prison, les Voleurs ! Tous les Voleurs !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chic-ou-choc-lutte-contre-la-corruption-en-prison-les-voleurs-tous-les-voleurs-2840491.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 01:30:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Le Mali est le pays de la débrouillardise ».

Prononcée sur un ton presque innocent, cette phrase lapidaire est pleine de significations et cache pas mal de sous-entendus.

Le Malien se « débrouille ». Comment ?

Pas en se dérouillant selon les prescriptions divines qui veulent que l’homme gagne son pain à la sueur de son front.

En tirant sans cesse le diable par la queue, les Maliens, eux aussi se font tirer la « queue » (faut ne pas fâcher hein ? Nous s’amuser) par le diable.

Même pas moyen de faire économie de bouts de chandelles dans un pays où l’indigence côtoie la misère générale.

A défaut de vivre pour manger, il faut bien manger pour vivre.

Joindre les deux bouts, tout juste pour ne pas crever de faim, oblige chaque jour à moult acrobaties.

La ménagère a perdu son panier, entend-on dire face à la hausse abusive des prix des produits de base, alors que le panier était déjà en nille lieues.

A force de chercher leur pitance quotidienne, même les mendiants sont devenus des loups pour l’homme. Mendicité rampante et agression sur le passant, tous les moyens sont bons pour ramasser quelques miettes.

Mais au pays des aveugles, les borgnes sont rois.

De lazare à Crésus, c’est comme la distance entre le ciel et la terre.

Si certains dorment dans les chaudières, d’autres se construisent des châteaux dignes des mille et une nuit. Ne sommes-nous donc pas tous fils d’Adam et Eve ?

Dieu n’est le père à personne. Fort bien, mais, certains roulent sur l’or, pendant que d’autres croupissent dans la misère.

Le monde se divise en deux : entre ceux qui trinquent et ceux qui triment, entre ceux qui sont (presque) au jardin d’Eden et ceux qui boivent le calice jusqu’à la lie.

Le Mali est pauvre, mais <strong>certains Maliens</strong> sont très riches.

Tout le monde se « débrouille ».

C’est la débrouillardise.

Pour tout dire, la débrouillardise, c’est la magouille.

Quand on n’est pas né coiffé, comment se taper une belle voiture, construire une villa au bord du fleuve Niger, avoir un beau verger, un gras compte bancaire ? Les quatre « V », c’est dans l’air du temps qui permet aussi de se taper de belles nanas.

Le petit fonctionnaire puisera à pleines mains dans la caisse du service, l’opérateur économique véreux gonflera la facture, de connivence avec le Boss, des marchés se passent de gré à gré. Commissions et pots de vin sont versés pour obtenir des faveurs particulières. Partout pullulent les plongeurs en eau trouble, les magouilleurs de haute volée, les requins de la pire espèce, les caïmans aux crocs pointus. La sueur du peuple s’en va… en fumée ou en larmes. Misère pour la grande majorité, opulence pour la minorité.

&nbsp;

Et quand, face à la situation, certains prédateurs sont épingles, on crie à la chasse aux sorcières.

On ne prendrait, dit-on, que le menu fretin, pendant que les gros poissons passent entre les mailles du filet.

Aussi, malgré la chasse au gros gibier enclenchée et dont quelques-uns sont passés à la trappe, la lutte contre les délinquants financiers s’embourbe dans les méandres de la politique politicienne.

Prises sélectives, dit-on par ci, élimination d’adversaires politiques, cri-t-on par-là.

Sait-on vraiment où on va et ce qu’on veut ?

A ne rien faire, c’est le laxisme. À frapper, c’est l’acharnement. A faire quelque chose, c’est autre chose.

Ah ! Incompréhensibles Maliens !

Rincer proprement le linge sale de la grande magouille dans les eaux du fleuve Niger ! Qu’ainsi soit-il !

<strong>EN PRISON, LES VOLEURS !  TOUS LES VOLEURS ! </strong>

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil d’Administration de l’Observatoire National de l’Emploi et de la Formation Professionnelle : Des résultats satisfaisants !</title>
<link>https://www.maliweb.net/emploi-apej/conseil-dadministration-de-lobservatoire-national-de-lemploi-et-de-la-formation-professionnelle-des-resultats-satisfaisants-2840487.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 01:19:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La 7é session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Observatoire National de l’Emploi et de la Formation Professionnelle s’est tenue jeudi dernier au Conseil National de Patronat du Mali (CNPM). </em></strong>

<strong><em>C’était sous la présidence de M. Drissa Guindo, représentant du ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle en présence de M. Boubacar Diallo, directeur général de l’Observatoire National de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et plusieurs administrateurs maliens. </em></strong>

Cette rencontre (2éme du genre de l’année 2019) a entre autres, permis aux administrateurs nationaux d’adopter le bilan à mi-parcours des activités réalisées en 2019, le point d’exécution à mi-parcours du budget de 2019 et celui du projet de budget rectifié 2019.

Dans son intervention, M. Drissa Guindo, représentant du ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle a indiqué que cette rencontre est d’une importance capitale car, ajoutera-t-il, « elle permettra aux administrateurs, à travers la qualité de analyses, critiques et suggestions d’aboutir à des recommandations pertinentes qui permettront à son département d’améliorer la qualité de ses études et recherches dans le domaine de l’emploi et de la formation »

Aussi, rappelle-t-il, de janvier à juin 2019, l’ONEF a mobilisé 213.559.491 FCFA sur un budget prévisionnel de 500.435.000 FCFA, soit un taux de mobilisation de 42,7%.

Le montant utilisé sur la période se chiffre 181.150.761 FCFA soit un taux d’exécution de 84,8%.

« Ce point d’exécution concerne la subvention de l’Etat, la subvention accordée à l’ONEF par l’ANPE et de l’appui du programme Mali 2022 dans le cadre du PICIII », a ajouté M. Guindo

Toujours, selon Diallo, le budget rectifié s’élève à 390. 613.000 FCFA soit une baisse de 28,1% par rapport au budget prévisionnel. Pour lui, cette baisse s’explique non seulement par la mobilisation de 150.000.000 FCFA sur une prévision de 200.000.000 FCFA de la subvention que l’ANPE devrait accorder à l’ONEF, mais aussi par le non mobilisation de la totalité des ressources propres prévisionnelles de 64.586.000 FCFA.

Cependant signale-t-il, les difficultés financières que la structure traverse durant ces trois dernières années, signale-t-il, elle a pu produire des rapports d’étude qui font d’elle un modèle pour les pays qui ont démarré le processus de création et d’autonomisation de leur Observatoire de l’Emploi et de la Formation.

Le représentant du ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle a enfin réaffirmé l’engagement de son département à prendre toutes les dispositions nécessaires pour doter l’ONEF de ressources pérennes afin qu’il puisse jouer pleinement sa partition dans la réalisation du programme.

<strong>Abdoul Karim Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Groupement des Syndicats Cotonniers et Vivriers du Mali (GSCVM) : 72 heures pour libérer Bakary Togola !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/groupement-des-syndicats-cotonniers-et-vivriers-du-mali-gscvm-72-heures-pour-liberer-bakary-togola-2840499.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 00:46:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à l’arrestation de M. Bakary Togola, président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM) et de la Société Coopératives des Producteurs du Coton, le Groupement des Syndicats Cotonniers et Vivriers du Mali (GSCVM), qui regroupe en son sein quatre (4) syndicats a animé vendredi dernier, un point de presse, afin d’exiger au gouvernement Malien la libération immédiate et sans condition de leur président. </em></strong>

C’était dans les locaux de la Société Coopératives des Producteurs du Coton du Mali, en présence de M. Méné Diallo, président du groupement des syndicats cotonniers et vivriers du Mali (GSCVM), de M. Keffa Diarra, secrétaire général du groupement et les hommes de medias.

En effet, ce point de presse avait pour but de lancer un ultimatum de 72 heures, en vue d’exiger au gouvernement malien, la libération sans condition de leur président.

Dans son exposé, M. Méné Diallo, président du Groupement des Syndicats Cotonniers et Vivriers du Mali (GSCVM) a rappelé que, depuis l’arrestation de leur président, sa corporation et 41 unions des secteurs des sociétés coopératives des producteurs de coton (US-SCP) ne cessent de fédérer leurs efforts à travers des assemblées générales, en vue de demander au gouvernement la libération immédiate de leur patron.

Suite à ces efforts entrepris dit-il, le groupement des paysans de notre pays a tout d'abord renouvelé sa confiance au président de la République, chef de l’Etat, au président de la C-SCPC et l’existence de mécanismes internes de la gestion de la situation en lien avec l’acte de l’uniforme de l’OHADA

Ensuite, comment-t-il, " au regard de ce qui précède, les producteurs de coton demandent la libération sans condition de Bakary TOGOLA et des responsables de la confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton dans un délai de 72 heures"

Passé ce délai, menace Mr Diallo : « le groupement des syndicats cotonniers et vivriers du Mali (GSCVM), se réserve le droit d’entamer toutes actions nécessaires à la défense des producteurs Agricoles de notre pays »

Le président du groupement des syndicats cotonniers et vivriers du Mali (GSCVM) a enfin lancé un appel au Réseau des chambres d’Agriculture du Mali, à toutes les organisations paysannes du Mali, toutes les filières confondues à savoir : maïs, riz, mil/sorgho, oignon/échalote, pomme de terre, mangue, sésame, anacarde, soja, gomme arabique, bétail/viande, lait poisson, volaille) aux femmes rurales et jeunes ruraux de rester vigilants et unis pour cette cause commune

<strong>Abdoul Karim Sanogo</strong>

<strong>Notre commentaire :</strong>

<strong><em>Mr Bakary Togola est un justiciable comme tous les maliens. Nul ne peut exiger du gouvernement Malien qu’il soit une exception. Encore que, le cas de Bakary Togola est géré par la justice Malienne, un pouvoir indépendant de ceux exécutif et législatif.</em></strong>

<strong><em> Aucune marche ou agitation ne sauraient faire libérer un homme présumé coupable de détournement de fonds, de crime ou d’autres délits ne saurait et ne devrait faire obstacle à la Justice dans sa volonté de faire triompher le droit et la vérité.  Seule la justice a le droit et le devoir.</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>22 Septembre 1991 &#45; 22 Septembre 2019 : Il y a 28 ans, s&amp;apos;en allait le Grand</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/22-septembre-1991-22-septembre-2019-il-y-a-28-ans-sen-allait-le-grand-2840497.html</link>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 00:43:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ni la torture, ni l'humiliation auxquelles il a été soumis par les lâches et les sbires ne l'auront dévié toute sa vie durant de son combat pour la liberté et la justice. Et, comme pour lui faire honneur, le destin lui a ravi son dernier soupir ce 22 Septembre 1991.</em></strong>

Destin singulier et singulière performance que d'être un des hommes politiques maliens les plus importants et parvenir à préserver un quasi-anonymat.

Certes, le combat clandestin a des exigences de discrétion et de dissimulation rigoureuses, mais l'on peut penser que Abdoulaye Barry a choisi, tout au long des années de plomb, de s'effacer, de former sa personnalité, très forte par ailleurs, pour mieux se fondre dans l'ensemble de ses militants et des militants des autres organisations du Mouvement Démocratique.

Les professeurs, médecins, avocats, architectes… mais aussi les commis, les ouvriers et les paysans qu'il a conduits sur les chemins de l'honneur et de la dignité lui vouaient un respect et une amitié sans limite. Mais, il a su ne jamais se laisser aller à l'adulation béate et vaine.

Il ne se distinguait point des autres ; il se voulait le plus humble d'entre eux. Quoique reconnu "Karamoko" par tous.

Abdoulaye Barry a été toujours et partout un militant.

Toutes ses actions en tant qu'éducateur, syndicaliste, toutes les activités d'homme de culture ; d'homme de presse ont été soutendues par une volonté politique farouche et marquées du sceau de ses convictions. Mais, il s'est aussi toujours défendu avec bonheur d'être subjectif ou sectaire.

Cette ouverture d'esprit et sa propension à écouter et comprendre les autres a fortement contribué à rapprocher d'abord, et souder ensuite, les différentes composantes du Mouvement Démocratique pour affronter victorieusement le bastion de Moussa Traoré.

Pendant les journées sanglantes de Janvier et Mars 1991, on a pu voir Abdoulaye Barry au cœur de la mêlée.

Lui, le premier responsable d'un Parti clandestin qui aurait dû être sous protection ; on l'a vu faire rempart de son corps pour protéger un manifestant. Comme s'il savait que celui-ci devait, quelques mois après, présider aux destinées de notre grand Mali. Ce manifestant, c'était, Alpha Oumar Konaré.

Autant Abdoulaye Barry pouvait être grand, autant il s'est voulu humble.

Il faut espérer que nos gouvernements actuels et nos dirigeants futurs puissent lire le livre de la vie de ce militant exemplaire qui s'en est allé.

En effet, Abdoulaye Barry est décédé le 22 Septembre 1991 à Katibougou (Koulikoro) à la suite d'une longue maladie.

Enseignant de profession, syndicaliste exemplaire, Abdoulaye Barry était un spécialiste des langues nationales du Mali. Il a traduit l'hymne national du Mali en Bambara) et aussi un journaliste de talent qui a assuré (après Alpha Oumar Konaré) la direction du journal les Echos et de la Coopérative Culturelle Jamana.  Responsabilités qu'il cumulait avec la Direction de la DNAFLA depuis la chute de GMT.

Abdoulaye Barry, c'était aussi, l'homme de combat qui avait été plusieurs fois, admis pour ses convictions, dans les geôles du tyran GMT.

Mais, comme le disait Ernesto Che Guevara : "La mort n'est pas réelle, quand on a bien accompli l'œuvre de la vie".

Une Oeuvre, qu'Abdoulaye Barry aura pleinement accomplie.

<strong> </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Meeting de soutien aux Forces Armées Maliennes : ‘’Non aux généraux corrompus !’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/meeting-de-soutien-aux-forces-armees-maliennes-non-aux-generaux-corrompus-2835466.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Aug 2019 01:30:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La plateforme de lutte contre le chômage et la corruption (PCC) a tenu samedi dernier au Boulevard de l’Indépendance un meeting de soutien aux Forces Armées et de Sécurité du Mali.  </em></strong>

<strong><em>Les milliers de manifestants qui étaient sur place ont dénoncé la corruption, la magouille et les détournements dont font l’objet les fonds destinés à l’acquisition des équipements militaires.</em></strong>

Sur les pancartes et les banderoles on pouvait lire : « Merci aux vaillants soldats », ‘’l’Armée malienne, c’est une fierté nationale », « par la corruption l’Afrique tue ses enfants, le Mali dévore les siens », « non aux généraux corrompus et milliardaires, arrestation et restitution ! ».’’

C’est Pr Clément Dembélé, président de la plateforme qui donnera le ton : « <em>nous sommes réunis ici pour la paix, pour la justice, pour la bonne gouvernance, nous sommes réunis ici place de l’indépendance pour soutenir notre Armée nationale contre la corruption, les magouilles, parce que nous que nous croyons en notre Armée, nous croyons à la bravoure de nos militaires, parce que nous sommes prêts à mourir pour nos militaires qui se sacrifient tous les jours pour notre vie</em> » a déclaré prof Clément Dembélé.

Ensuite, il ajoutera : « <em>nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale de la progression dangereuse de certains dirigeants et hauts gradés de l’Armée à détourner et gaspiller les maigres ressources du contribuable, au détriment  de l’unité nationale et de l’intégrité de notre pays</em> ».

Autre sujet évoqué, c’est la loi d’orientation et de programmation militaire adoptée par le gouvernement pour un financement de 1230 milliards 563 millions 972 mille 349 Francs CFA, sur une période de 5 ans.

A propos, le chef du PCC a signalé : « <em>le contribuable malien devrait consentir 200 milliards  de francs CFA pour l’acquisition d’aéronefs et de matériels de soutien  technique de l’armée, 100 milliards de francs CFA pour l’acquisition de véhicules de combat de transport  de troupes modernes, 70 milliards de francs CFA pour la réalisation de matériels spécifiques pour la garde nationale et la gendarmerie nationale et 20 milliards de francs CFA pour la transmission des renseignements</em> »

Cependant, dira  Pr Clément  Dembélé,  le rapport du vérificateur général sur les premières que commandes d’aéronefs et d’équipements militaires par le gouvernement a constaté de nombreuses irrégularités à savoir : « détournement et complicité de détournement de fonds publics par l’engagement irrégulier  des finances publiques », « utilisation frauduleuse et détournement de derniers publics ».

« <em>Ces lacunes commentera-t-il, ont progressivement contribué à la déconstruction  d’une armée loyale et professionnelle, pour créer une armée affairiste, où les mutations sont payées, les grades négociées, les carrières parrainées</em> »

Si, les auteurs de ces détournements ne sont pas arrêtés, la plateforme selon son président, tiendra un autre meeting de soutien aux forces armées samedi prochain.

« <em>Nous demandons à nos autorités que soient traduits devant la justice, toutes les personnes  impliquées dans les scandales à répétition de détournement et complicité de détournement de fonds publics, d’utilisation frauduleuse et  détournement de derniers publics, de délit de favoritisme, de faux et usage de faux, de trafic d’influence </em>» a conclu Mr Dembélé.

<strong>J. Coulibaly </strong>

<strong>Hinda Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix et Sécurité au Mali : Non aux replis identitaires !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/paix-et-securite-au-mali-non-aux-replis-identitaires-2835464.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Aug 2019 01:27:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La propagation du communautarisme culturel et son instrumentalisation devenue par la force des choses, un effet de mode, constitue des dangers réels pour un pays arc en ciel comme le nôtre. Nos populations, toutes souches confondues, n’aspirent majoritairement qu’à la coexistence pacifique, à la rencontre de l’autre. </em></strong>

Le phénomène des replis identitaires est tentaculaire, voire contagieux à grande échelle ; il prend de plus en plus de proportions inquiétantes et risquerait d’exposer le pays  à des bouleversements, des soubresauts préjudiciables au maintien, à la consolidation de l’unité nationale, de la cohésion sociale.

Cela pourrait conduire à une explosion sociale qui  déboucherait sur un démembrement progressif de l’Etat, voire un effondrement systématique si nos autorités politiques, administratives, civiles, ne prenaient pas à bras le corps la portée des menaces endogènes et exogènes qui en découlent.

Face à la panique, la peur, la mobilisation générale pour une citoyenneté malienne porteuse de vraie démocratie et de libertés d’expression est un passage incontournable pour le meilleur devenir du pays.

<strong>Les mains invisibles</strong>

Les communautés, tant sédentaires que nomades, souffrent des agissements de ‘’mains invisibles’’, des égarements qui ne peuvent qu’accentuer la mésentente entre elles, les déchirures béantes, les blessures de trop  en soumettant les populations à de rudes épreuves qu’elles endurent perplexes, impuissantes.

Toutes sortes de lobbyings, de plans de déstabilisation, sont orchestrés ça et là, à dessein, afin de semer la zizanie, de raviver le feu de la haine, de la violence, de la division.

Il ne revient à l’esprit de personne de douter d’une réalité de nos jours, à savoir qu’au niveau planétaire  l’avènement du troisième millénaire est considéré comme un symbole majeur de changement. Il devient donc  impérieux de préserver, de renforcer davantage l’unité nationale, la stabilité sociale, l’entente entre des populations appartenant à une société multiethnique, multiraciale, dynamique et ouverte.

Qui aurait imaginé, au lendemain de l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale le 22 septembre 1960, que les Peulhs,  Dogons, et les Bambaras et autres allaient s’affronter par le biais de groupes armés de tous bords ?

Qui aurait pensé que les Arabes, Touareg, les Sonrais etc, allaient accepter en leur sein des multiples et incessants  différends, entretenir des conflits à caractère répétitif, s’affronter, se bagarrer, sans état d’âme malgré des brassages et des métissages multiséculaires ?

C’est dire qu’actuellement, l’on assiste un peu partout à «la lutte des semblables » et non à «celle des contraires » comme l’affirmait Marx.

La balkanisation, la multiplication de micro états artificiels, peu viables et fiables, le fonctionnement en ilotage des villes et campagnes, constituent des freins à la relance, sous les meilleurs auspices, d’un développement qui se veut inscrit dans la durée et l’harmonie.

L’union fait la force et ce sont les grands ensembles territoriaux qui peuvent impulser le véritable essor socio-économique que chacun appelle de ses vœux dans l’intérêt général et pour le plus grand bien commun.

Un adage africain ne soutient-il pas que « l’homme est le remède de l’homme » ?

L’Islam modéré qui est la religion majoritairement partagée au Mali et qui vaut son pesant d’or dans la résolution des conflits, prône la tolérance, le pardon, la paix.

A ce sujet, la Sourate 41/Verset 34 est édifiante :

<em>« Repousse le mal par ce qui est meilleur, et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux ».</em>

Qu’il plaise à Dieu de gratifier notre pays de Sa Grâce, de Sa Miséricorde, de guider les pas de nos décideurs dans le sens de la réconciliation des cœurs et des esprits, le changement des mentalités et des modes de pensée en vue de sceller, dans la bonne foi et la bonne attitude, l’érection d’une nation éternelle, paisible et réconciliée avec elle-même. Amen !

Par Chirfi Moulaye HAIDARA, Chercheur]]> </content:encoded>
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<title>Adolescence et tabagisme au Mali : La fumée destructive</title>
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<pubDate>Tue, 27 Aug 2019 01:24:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le tabac est l’un des premiers tueurs dans le monde contemporain.</em></strong>

<strong><em>Sa consommation est la plus grande cause de mortalité, évitable dans le monde. </em></strong>

Si les tendances actuelles de la consommation de tabac se maintiennent, d’ici 2020, le nombre de décès du tabagisme atteindrait 10 millions par an, et 70 % de ces décès surviendraient dans les pays en développement », selon l’OMS.

Ce qui signifie que le tabac tue beaucoup plus que le sida, la tuberculose, la césarienne où encore les accidents de circulation d’une manière globale.

Au Mali, lors que les jeunes constituent la majeure partie de la population, on remarque de plus en plus la baisse constante de l’âge auquel se consomme la première cigarette.

L’ambiance scolaire, le prix modique de la cigarette, la vente de cigarettes dans tous les lieux encouragent cette habitude de fumer.

A noter que, il y a au moins un point de vente de cigarettes à l’entrée de tous les établissements scolaires dans notre pays.

<strong>En milieu adolescent, le mythe du "grand" joue à plein. </strong>

On fume pour s’intégrer parmi les grands (adultes) dont la cigarette est devenue le symbole.

Par ces temps où la lutte anti-tabac est en pleine campagne dans le monde (notamment chez les jeunes et adolescents) ce même moment correspond à la vulgarisation de la consommation de cigarettes au Mali, en Afrique et dans tous les pays en voie de développement.

Les pays en voie développement sont en effet devenus les véritables dépôts de cigarettes ne respectant aucune réglementation en matière de norme nationale ou internationale.

La baisse constante du prix de la cigarette donne la possibilité à tous les jeunes et adolescents d’acheter la cigarette de leur choix, et en quantité voulue.

La cigarette est fumée par les professeurs et maîtres dans l’enceinte des établissements et dans les salles de classe.

Quand bien même, l’article 2 de la loi n° 96-041 du 07 août 1996 portant restriction de la consommation et de la publicité en faveur du tabac, l’interdit formellement.

« Il est interdit du fumer dans les lieux suivants :… les salles de cours pratiques et théoriques :… les jardins d’enfants et lieu de séjour des enfants ».

Où est donc passée la déontologie en matière d’enseignement ?

Si au Mali, la vente de cigarette est considérée comme l’emploi des enfants, dans plusieurs autres pays, il le leur est interdit.

Depuis 1998, le Mali a ratifié la convention cadre de l’OMS, mais la lutte anti-tabagisme, demeure y toujours embryonnaire, le gouvernement n’étant pas du tout impliqué dans cette lutte.

Du coup, les jeunes sont de plus en plus exposés aux risques que peut induire "l’épidémie de tabagisme" à cause de cet inactivisme.

La véritable crainte aujourd’hui est que les jeunes adolescents ne se limitent pas ou tabac, mais qu’ils consomment en plus, d’autres drogues.

Le tabac étant devenu le "pont de passage" aux autres drogues ou stupéfiants.

Une étude faite sur les adolescents fumeurs de cigarettes, âgés de 20 à 14 ans, a montré que 7,1 % d’entre eux consomment d’autres drogues en plus du tabac (cigarette).

Ces drogues étaient entre autres le cannabis, la chambre indienne etc.

A noter, l’évolution du nombre des filles qui fument à Bamako selon la même source.

La cigarette est connue pour les adolescents comme un moyen de venir à la maturité, de se débarrasser des stress et d’être attirant.

Ils ne se rendent pas compte que le tabac est une drogue et qu’il tue à petit feu !

Bref, il ne s’agit plus de lutter contre le tabagisme, le cannabisme, l’alcoolisme ou une autre forme de toxicomanie, mais de créer chez les jeunes et adolescents (couches vulnérables) un état d’esprit favorable à la santé, de leurs faire comprendre que chacun est responsable de sa santé, que la santé dépend de son propre comportement et qu’il faut se protéger dans l’avenir, c’est-à-dire s’estimer soit même.

&nbsp;
<h1>H. Daniogo</h1>
<strong>ADEMA-PASJ</strong>

<strong>La longue  agonie</strong>

<strong><em>Le Parti de l’abeille est malade. Cela, parce que cet ex grand parti n’est plus géré que par des responsables pour qui, démocratie et patriotisme ne sont que des mots d’emprunt. Conséquence : l’Adema PASJ a amorcé sa descente aux enfers depuis les  raclées successives qu’elle a prises lors des dernières élections présidentielles et législatives.</em></strong>

<strong><em>Le parti,  de l’Abeille saura-t-il ranimer sa flamme moribonde ?</em></strong>

Que se passe t-il, quand un parti  rassemble en son sein toute la gamme humaine et toute la panoplie politique ?

Il se passe des luttes intestines où chaque tendance cherche à prendre le contrôle des choses.

L’Adema PASJ n’a pas échappé à la règle.

Au fil des années, on a assisté à un lent mais inexorable glissement de la direction du  parti vers l’oligar-chisation, la nomenklaturisation et la baronnisation, avec un élargissement croissant du fossé entre cette direction et sa base.

L’esprit du 25 mai 1991 a été dénaturé. C’est bien la raison pour laquelle beaucoup de militants éprouvent aujourd’hui un sentiment d’abandon, voire de trahison.

Le parti est aussi malade de ses faiblesses, et surtout de celle à mener un vrai débat politique qui soit accessible aux populations. Résultat : L’Adema PASJ, ex parti majoritaire se retrouve aujourd’hui en position de retranché, de traqué, de coupable ! Le moins qu’on puisse dire est que l’état des lieux n’est pas reluisant. A cause de ses difficultés internes, des coups bas,  les pièges et chausse trappes, le Pasj n’est aujourd’hui qu’une coquille presque…vide.

Au pays des aveugles, les borgnes deviennent donc des rois. Le formidable espoir né le 25 mai 1991 a été largement entamé.

La tâche essentielle du parti sera de tenter urgemment de ranimer sa flamme moribonde. Sinon, il périra.

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Histoire : … d’un enterrement reporté</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-enterrement-reporte-2835460.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 Aug 2019 01:21:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La vieille Batoma a été retrouvée, gisant "sans vie" sur son lit en cette matinée du 19 août dernier à Yirimadio.</strong>

L’enterrement ayant été prévu pour 16 heures, (avant même la confirmation du décès par le médecin,) tous les voisins avaient envahi la maison mortuaire.

L’émotion était grande, car tous se souviennent avoir vu, il y a seulement quelques jours, sinon quelques heures auparavant, la vieille femme, souriante et bavarde.

Mais, qu’avait-elle, s’interrogent les uns et les autres ? Absolument rien, répondent les parents de la "défunte".

La foule était bien nombreuse au rendez-vous funèbre, et les personnes choisies pour s’occuper de la défunte s’affairaient autour du corps, quand, la "morte", d’une voix faible, demanda qu’on l’aide à se relever…

Ce qui s’en est suivi est facile à deviner.

Il ne restait à côté de la ‘’revenante,’’ que des paires de chaussures, des pagnes, voiles et chapelets abandonnés.

Voyant toute la foule déguerpir, la vieille femme paniquée, a pu, on ne sait par quel miracle, se relever toute seule.

Bilan de la panique : 40 femmes évanouies, 35 autres piétinées, des marmites renversées et des poules et poussins écrasés.

Ce sera grâce à l’intervention d’un médecin du coin que, les gens ont été rassurés qu’il ne s’agissait point d’un spectre ou d’un fantôme, mais bel et bien de la vieille Batoma bien vivante.

Celle-ci, à la suite d’une attaque de diabète avait cessé de respirer et s’était alors effondrée, inconsciente.

Actuellement, la vieille femme se porte à merveille.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Visite de la Directrice exécutive adjointe de l’UNICEF  au Mali : Eduquer et protéger les Enfants</title>
<link>https://www.maliweb.net/org-non-gouvernementales/visite-de-la-directrice-executive-adjointe-de-lunicef-au-mali-eduquer-et-proteger-les-enfants-2835457.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 Aug 2019 01:04:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mme Charlotte Petri Gornitzka, Directrice exécutive adjointe de l’UNICEF accompagnée par Mme Muzoon Almellehan, Ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef (en fin de visite dans notre pays,)  a animé mercredi dernier dans les locaux du siège de l'Unicef, sise à Niamakoro un point de presse.  C’était pour informer l’opinion publique nationale et internationale  sur la synthèse de sa visite (4 jours) les dans notre pays. </em></strong>

Le but de cette mission était de visiter les sites de mise en œuvre du programme de Coopération entre le Mali et l’Unicef en vue de secourir les  enfants maliens (en particulier ceux des régions touchées par la crise) vulnérables en matière d’éducation et de protection.

Dans son exposé, Mme Charlotte PetriGornitzka, Directrice exécutive adjointe de l’Unicef a indiqué qu’aujourd’hui, plus de 920 écoles sont fermées dans le centre et le nord du pays à cause de l’insécurité et plus de 377.000 enfants de notre pays ont besoin d’une assistance en matière de protection, alors que plus d’un enfant sur trois sont en dehors du système scolaire.

C’est pourquoi, Mme Gornitzka dira qu’il est nécessaire d’investir dans l’éducation de qualité dans un espace protecteur pour chaque enfant.

« Pour les enfants en situation d’urgence, l’éducation sauve des vies. L’éducation donne aux enfants une stabilité et un cadre pour les aider à faire face au traumatisme qu’ils ont vécu. L’éducation joue également un rôle critique dans la protection des enfants contre les violations graves, les mauvais traitements et l’exploitation sexuelle » a-t-elle commenté

Durant ses 4 jours de visite, Mme la Directrice s’est rendue à Mopti d’où, elle s’est entretenue avec les femmes et les enfants et a dit être particulièrement impressionnée par le potentiel des enfants journalistes et jeunes acteurs de la paix qu’elle a rencontrés.

«  Les garçons et les filles présentent une grande force de changement positif pour le Mali. Ils doivent pouvoir grandir dans un environnement qui les protège et les aide à s’épanouir et à réaliser leurs rêves »

Pour conclure, la Directrice Exécutive adjointe de l’UNICEF a signalé que les enfants et les jeunes jouent un rôle important dans la construction de la paix durable au Mali. Ce sont eux les bâtisseurs de l’avenir de ce beau pays ».

<strong>Abdoul Karim Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire :  … d’une brebis…</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dune-brebis-3-2833759.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2019 04:18:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[El Hadji est un vieil enseignant à la retraite depuis 5 ans à Djikoroni.

Marié à 3 femmes et père de 12 enfants, malgré son âge (69 ans), il est connu dans le quartier comme un « provocateur » de jeunes filles.

Certains pensent que l’attitude du vieil homme se justifiait par son amour pour les enfants, d’autres, que le vieux était plutôt un coureur de jupons.

L’équivoque a été levée le 5 août dernier.

En effet, depuis quelques mois, le vieux avait acheté une belle brebis qu’il soignait comme une innocente jeune fille.

Rien de bizarre en cela, car, les animaux, eux aussi, ont bien besoin d’affection.

Mais, « quelque chose » troublait les 3 femmes de l’enseignant : depuis l’arrivée de la brebis, El Hadji dort seul dans sa chambre en compagnie de sa brebis et ne s’intéresse plus à ses épouses. Lui qui pourtant, est connu par celles-ci, comme un « intraitable ».

Bientôt 10 jours, le vieux se comportait de la même manière.

Alors, les trois épouses tinrent une petite réunion pour « analyser » la situation.

Conclusion : les deux premières femmes décidèrent de laisser le Vieux tranquille, car, après tout, il n’y a pas de raison d’être jalouse d’une brebis qui au fait, se retrouverait, un jour ou l’autre dans une marmite.

D’ailleurs, il suffirait (ont conclu les épouses) d’attendre quelques jours encore et de l’assommer. Ainsi, à coup sûr, son histoire serait terminée.

Cependant, après la petite réunion, la « petite » femme de El Hadji décida, quant à elle, d’avoir le cœur net.

C’est pourquoi, le 5 Août dernier. Vers deux heures du matin, elle sortit de sa chambre et s’approcha de celle de son mari, au milieu de la cour.

D’un geste instinctif, elle tira légèrement la porte (non bouclée) de la chambre et, à la faveur d’une pâle lumière qu’offrait une bougie, madame est restée stupéfaite devant le spectacle : El Hadji était entrain de « faire certaines choses » avec l’animal qui semblait y être habitué.

Pendant près de 5 minutes, la pauvre dame assistait à la « mouton philie » de son mari.

N’en pouvant plus, elle cria de toutes ses forces.

Pendant que le vieil homme affolé, se débrouillait à se rhabiller, toute la famille était réveillée. Les voisins aussi.

Le linge sale n’a pu être lavé en famille. Car, le même jour, la nouvelle a sillonné les familles voisines.

Humilié, le vieux a assisté le lendemain, à l’abattage « sans sommation » de sa brebis.

Et quel gâchis ! Ni sa famille, ni les voisins n’ont mangé la viande qui a été tout de même offerte à des mendiants, loin, devant une mosquée.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des Aides Alimentaires : Les gouverneurs des régions responsabilisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/gestion-des-aides-alimentaires-les-gouverneurs-des-regions-responsabilises-2833758.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2019 02:18:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En vue de responsabiliser les gouverneurs dans notre pays dans l’achèvement et la distribution des aides alimentaires aux populations en situation de vulnérabilité conformément aux dispositions du décret 2017-0206. /p-RM du 13 Mars 2017 fixant dans le cadre institutionnel de gestion de la sécurité alimentaire au Mali, M. Koussoum Denon, ministre Commissaire à la Sécurité Alimentaire a organisé une rencontre d’échange avec les gouverneurs du mali.</em></strong>

C’était jeudi dernier dans les locaux du Haut Commissariat à la Sécurité Alimentaire, en présence de  M. Biramou Sissoko, gouverneur de la région de Ségou, M. Sidi Mohamed Ag Ichrach, gouverneur de la région de Kidal et tous les autres  gouverneurs de régions.

Cette rencontre a permis aux gouverneurs de region d’échanger sur les modalités d’acheminements et de distributions des vivres aux populations en situations de vulnérabilité alimentaire dans les différentes localités du pays.

Dans son discours d’ouverture, M. Koussoum Denon, ministre commissaire à la Sécurité Alimentaire a rappelé que, suite au lancement du programme d’urgence de distribution alimentaire gratuite le 04 juillet 2019, le gouvernement malien a décidé de confier aux gouverneurs de région, la responsabilité de partager les vivres destinés aux nécessiteux, en vue de permettre un suivi du processus  d’acheminement et de distribution.

Selon Mr Denon, cette décision a été salutaire et encourageante car, indiquera-t-il « la totalité des vivres acheminés confiés aux gouverneurs sont arrivés à leurs destinataires finaux à savoir les populations en insécurité alimentaire et nutritionnelle »

Aussi, dit-il,  16.000 tonnes de céréales dont, le coût de transport et d’achat avoisinent 4,8 milliards de FCFA seront aussi acheminés par les gouverneurs des différentes régions à travers tout le pays parce que selon lui, l’administration publique doit être légitimée à travers les actions de distribution de ces céréales.

« Le bon acheminement et la bonne distribution de ces céréales permettront aux populations de traverser la période de soudure de façon plus aisée et de faire face aux travaux champêtres en cours », a conclu le commissaire à la Sécurité Alimentaire.
<ol>
 	<li>Sidi Mohamed Ag Ichrach, gouverneur de la région de Kidal, a pour sa part rappelé que jusqu’ici toute l’assistance alimentaire destinée aux populations passait par les ONG. Ce qui signale-t-il, mettait les représentants de l’Etat à l’écart du processus de distribution et posait des problèmes d’efficacité.</li>
</ol>
Le gouverneur de la 8é région administrative dira enfin que la création des comités régionaux qui vont représenter le commissariat à la sécurité alimentaire dans la distribution des vivres, permettra à l’aide fournie par l’Etat de parvenir aux populations pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

<strong> Abdoul Karim sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hôpital Gabriel Touré : 11 milliards pour son équipement</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/hopital-gabriel-toure-11-milliards-pour-son-equipement-2833756.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2019 02:11:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plus de 11 milliards de francs seront injectés dans la fourniture et l’installation d’équipements médicaux au bénéfice de l’Hôpital Gabriel Touré et d’autres structures de santé. </em></strong>

<strong><em>Trois autres milliards seront investis dans la réhabilitation des certains services. La décision a été prise  mercredi dernière en Conseil des ministres. Cette annonce intervient au moment où les hôpitaux du Mali sont au centre de nombreuses critiques à cause de la qualité jugée « défectueuse » des prestations de soins de santé.</em></strong>

C’est donc une enveloppe d’au moins 15 milliards en renfort pour ces hôpitaux de forte fréquentation. Le financement va concerner les structures hospitalières comme la <strong>Polyclinique des armées de Kati, le Gabriel Touré et de l’Hôpital du Point G. </strong>

Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette enveloppe doit servir à deux objectifs : la réhabilitation de certains services et l’installation d’équipements médicaux. Le Conseil des ministres a adopté ce mercredi le projet de décret portant approbation desdits marchés.
« <em>L’exécution de ces marchés contribuera au renforcement du plateau technique de la pyramide sanitaire. Elle participe, en outre, de la mise en œuvre du Programme présidentiel d’Urgence sociale</em> », précise le communiqué du Conseil des ministres.
Cette annonce de nouveaux financements intervient au moment où plusieurs rapports de contrôle des services publics font état de corruption et de détournements de fonds dans plusieurs hôpitaux du Mali, dont le Gabriel Touré. Aussi, la polémique née de l’amputation du bras d’un nouveau-né à la suite d’ « <em>une erreur médicale</em> », survenue à l’Hôpital Gabriel Touré a relancé les débats sur la qualité des soins de santé dans les centres hospitaliers du Mali.
Le comité syndical du CHU de l’hôpital Gabriel Touré se dit satisfait de l’attribution de ces nouveaux fonds pour des équipements et la réhabilitation. Ces travailleurs avaient plusieurs fois dénoncé la qualité du plateau technique et la réduction du budget de fonctionnement de l’hôpital. Mais selon eux, il faut prendre des mesures d’accompagnement, notamment la maintenance de ces nouveaux équipements. Ils demandent de revoir également le budget qui a été réduit à 75%.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Femmes Africaines : Ré enchanter le Continent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/femmes-africaines-re-enchanter-le-continent-2833765.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2019 01:24:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En hommage aux Femmes, à toutes les Femmes nous vous proposons ce texte d’une dame dont l’essence de sa vie est le combat pour l’égalité des genres. </em></strong>

<strong><em>Pr Adame Ba Konaré, ancienne première dame du Mali, c’est d’elle il s’agit.</em></strong>

Le rôle de la mère est fascinant et quasi mystique, d’autant plus qu’il repose sur un aspect charnel encore mystérieux en dépit des avancées de la science.

C’est la femme qui, proclame-t-on au Mali dans une formule apparente de lapalissade, engendre les rois, les ministres, les hommes richissimes. La procréation est son apanage exclusif. L’homme n’y accédera jamais !

La mère est <strong>l’icône</strong> de la maison. Son premier rôle demeure l’éducation des enfants mais en réalité, elle régente la vie de l’ensemble de la communauté familiale, allant jusqu’à s’immiscer dans les relations de couple de ses fils. C’est que dans le mental collectif, la réussite d’un homme dépend de sa mère : le nom, c’est le père, mais la force, la baraka, c’est la mère, assène le dicton populaire.

Cette réussite, croit-on, découle surtout de sa <strong>souffrance</strong>. La souffrance devient ainsi une valeur positive, mieux, une valeur à sublimer puisque sa puissance est symétrique à celle de l’enfant. Plus elle est immense, plus la réussite de l’enfant est éclatante. Ainsi, tous les héros bâtisseurs d’empires sont salués à travers les noms et le martyre de leurs mères.

Même si la mère d’un grand homme n’a pas souffert dans sa vie de couple, il faut la faire souffrir pour qu’elle cadre bien avec l’archétype de la mère d’un fils exceptionnel. Le père est gommé, il n’est que le géniteur.

Généralement, la souffrance, voire la disparition physique, préfigure la grandeur du fils. L’histoire de notre pays nous en offre des exemples édifiants.

Prenons le geste de Sunjata, le plus populaire. Le jour où le héros quitte le Méma pour voler au secours de son pays - nous sommes en 1235 - la conversation qu’il a avec sa mère, leurs adieux, résument la situation : <em>« Djata, cours, pars vers le Manden, lui dit Sogolon, sa mère, un grand destin t’y attend. J’ai souffert, toute ma vie durant, dans ma chair de femme, méprisée, bafouée, humiliée, mais aujourd’hui je suis apaisée. Je suis venue sur cette terre, Djata, avec seule mission de te mettre au monde, toi le prédestiné, le Nankama. Toutefois, pour que ton destin s’accomplisse, il a été aussi tracé que je dois disparaître de ce monde. A l’aube, je ne serais plus en vie, je rendrai l’âme mais mon esprit continuera à te protéger. »</em>

Une mère pour de vrai augmentera son pouvoir et son ascendant sur son fils et son entourage en cherchant à renforcer sa puissance protectrice. Elle recourt à des pratiques magiques, fréquente marabouts et devins, qui lui lisent l’avenir, la prévient des menaces qui planent sur elle et les siens, l’aident à conjurer le sort, à attirer la chance etc. Sur sa lancée, elle apprend elle-même versets, incantations, formules et potions magiques pour accroître ses dons, au point de devenir à son tour femme de savoir, qui n’est jamais prise de court par un mauvais évènement et qui, progressivement, se trouve dotée par la société d’une aura singulière. Canonisée de son vivant, élevée sur un piédestal, elle inspire crainte et respect.

La mère est <strong>nourricière</strong>, saluée à ce titre. Elle est comparée à la vache aux pis intarissables, quand elle met cette qualité au service d’autres enfants.

Une mère nourricière accomplie reçoit une autre épithète : la bonne mère, fleuve nourricier. Ainsi, la nature dote la femme/mère d’un apanage, assorti de valeurs pendantes : <strong>le don de soi,</strong> <strong>la</strong> <strong>générosité et la bonté. </strong>

L’image de la <strong>sœur</strong> et de la <strong>femme-épouse</strong> complète celle de la femme-mère. Appesantissons-nous sur la femme-épouse.

&nbsp;

<strong>La femme-épouse :</strong>

L’idéal féminin de la femme-épouse fait d’elle un être fort psychologiquement, nantie, à cause de cet état de fait, d’une capacité de protection de son époux, l’homme, fort dans le corps, mais faible dans la tête. Un proverbe tamasheq enseigne par exemple que « la femme est le pantalon de l’homme » c’est à dire qu’elle le protège et cache ses forces et ses faiblesses. Les Bamanans disent : <em>ka soutra</em>. <strong><em>Soutoura</em></strong>, voilà une autre valeur cardinale !

Partout, la socialisation de son époux lui est dévolue. Elle gère ses relations sociales, est sensée faire son bonheur et sa réussite, rien que par son intelligence, sa conduite et son savoir-faire, au point que l’adage populaire considère que lorsqu’un homme a la chance d’avoir une épouse cadrant avec les normes mentionnées, il surpassera en grandeur ses frères rivaux et tous ses semblables hommes. Cette responsabilité super protectrice est telle, qu’on va jusqu’à imputer à la femme les déviances de son mari, y compris les déviances extra conjugales. Si un homme, en effet, en arrive à tromper sa femme, croit-on, c’est parce qu’elle ne sait pas user de savoir-faire ou d’artifices pour le retenir à la maison. Allez savoir !

Sur l’échiquier du pouvoir, l’image de la femme-épouse, reflétée à travers les Premières dames, a recouvert celle de la reine-mère.

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<strong>La soumission, comme arme de défense</strong> :

<strong> </strong>Nonobstant ce rôle essentiel, primordial, ce rôle de la vie, la femme s’est laissée doublée sur sa gauche par l’homme qui l’a assujettie grâce à sa force brutale.

Dans ce contexte de domination des hommes et de partage des responsabilités, la femme, pour se défendre, a imaginé des scénarios de <strong>résistance pacifique,</strong> d’auto-protection, pour plaire non seulement à son époux, mais également à ses parents et amis. Cette tactique, globalement, est taxée de <strong>soumission. </strong>La femme africaine a vite été qualifiée de femme soumise, surtout par la littérature occidentale, qui n’a retenu que la façade, l’aspect qui saute à l’œil. Le fait de soumission est devenu un acte répréhensible, la femme sujet de compassion.

En passant au peigne fin cette « soumission », on se rend compte qu’elle est une <strong>posture d’humilité</strong>, <em>majigin </em>; elle est aussi une « ruse de guerre » et au bout du compte, elle tend à consolider la réputation et la position centrale de la femme. La femme dite soumise devient la personne incontournable auprès de laquelle il faut se référer pour avoir à manger, être blanchi. D’une disponibilité à toute épreuve, aucun étranger ni aucun parent venu du village ou d’ailleurs, ne peuvent se passer de ses services.

Quant à sa relation avec son propre mari, elle est faite de soumission apparente. Dans ce registre, elle aiguise sa féminité pour lui plaire : petits plats, artifices de beauté, techniques de séduction, attentions particulières etc. Elle affine cette arme au point de la transformer en comédie : la comédie de l’effacement.

<strong>L’effacement</strong> de la femme africaine, en voilà une autre image d’Epinal ! En réalité, il participe, le plus souvent du même jeu de recherche de l’équilibre dans le foyer. Je ne puis m’empêcher d’évoquer ce proverbe sud africain, qu’il me plaît de citer chaque fois que j’en ai l’occasion. Ecoutez-le bien, parce que l’image est forte et suffisamment symbolique : <em>« la poule sait que le jour s’est levé, mais elle laisse le coq chanter. »</em>

N’est ce pas qu’elle fait pâlir cette expression, désormais usée, qui dit que derrière tout grand homme se cache une grande dame ?

Mais revenons à la souffrance dans le silence.

<strong> </strong>

<strong>La souffrance dans le silence : </strong>

L’autre valeur référencée par le code de bravoure de la femme est la souffrance dans le silence, l’ai-je déjà dit, la capacité de subir, de se résigner, d’accepter. <strong>Souffrir dans le silence</strong>, sans se plaindre ni surtout colporter ses malheurs, est une vertu dont la femme doit se parer dans la culture malienne; c’est sa marque de fabrique. Dans ce domaine comme ailleurs, la femme s’est abritée derrière cette recommandation au point d’en faire une arme d’auto-protection, dans la mesure où ceux qui prêtent une oreille attentive aux récits de ses malheurs, ne sont pas forcément des amis, ni <em>a fortiori</em>, des protecteurs ; mais surtout, cette sublimation de la souffrance et son acceptation par la femme, lui permettent de contourner un rapport de force inégalitaire. <u> </u>

L’abnégation, élevée au stade de dispositif transcendantal, de foi, parachève le code chevaleresque de la femme au point qu’une fille répudiée en pleine nuit par son mari est immédiatement chassée par sa famille qui refuse de lui ouvrir les portes de la maison et lui intime l’ordre de retourner dans son foyer, même si son mari doit la tuer. La <strong>patience</strong>, la <strong>douceur</strong>, <strong>l’endurance, </strong>la <strong>tolérance</strong> et <strong>l’abnégation</strong>, sont supposées venir à bout de la méchanceté, de l’injustice, de l’épreuve de force. Ainsi, nous sommes dans une régulation sociale <strong>opposant la vertu au vice et à la force brutale,</strong> dont la femme reste la victime expiatoire et le porte-étendard.

De tout cela il résulte que la femme, arrivée à ce stade de perfection, devient la gardienne et la personnification vivante de toutes les valeurs décrites. Mieux, elle se transforme en<strong> monument de vertus,</strong> forgé à la suite d’une longue épreuve dans laquelle elle s’est trouvée dans l’obligation de renégocier « son moi ».

Ce qui est sûr, c’est que la société joue un rôle majeur dans la marche de la femme vers les vertus. Elle est confortée par le savoir-faire, le poids des mots, véhiculés par ces orfèvres du verbe que sont les griots, à la fois régulateurs et catalyseurs sociaux.

Ce code d’honneur a subi des influences, nous l’avons déjà annoncé. Dirons-nous tans pis ou parlerons-nous de menaces ? Peut-être les deux à la fois.

<u> </u>

<strong>Menaces sur le patrimoine immatériel des femmes :</strong>

La vague de revendication féministe qui a secoué le monde à partir des années mille neuf cent soixante dix, s’est attelée à courir derrière l’égalité des sexes, dans une espèce de challenge à relever. Et la femme s’est vue affublée d’attributs du genre « dame de fer » dès l’instant où elle bousculait l’homme sur le terrain de la fermeté, voire de la force musclée ou même de l’apparence physique, jusqu’à le reléguer dans l’arrière cour d’une émasculation pitoyable et de faire de son pouvoir un infra pouvoir.

Tous ces mouvements atteignirent l’Afrique à travers sa frange intellectuelle formée à l’école occidentale. Un coagulant unit désormais toutes les femmes : le combat pour la libération des chaînes de l’oppression du mâle, brutalement apparu sur la scène comme l’ennemi historique à abattre. Les différences sont gommées. La femme cesse d’être plurielle ; elle devient <strong>un être collectif planétaire</strong> ; elle est une partout dans le monde, parle le même langage de solidarité transfrontalière, transcontinentale, transculturelle. La femme africaine subit, sans s’en rendre compte, déjà les contrecoups de la mondialisation. Vive l’ouverture !

<strong>L’allègement des tâches domestiques</strong> est devenu un <strong>secteur de revendication</strong>.

Le développement de la technologie, mettant à la disposition des femmes l’équipement moderne, a assurément été une révolution, contribuant à leur soulagement.

L’effritement et l’atomisation des familles ont accusé cette tendance à l’allègement. Qui plus est, le féminisme a inscrit dans son agenda le partage des responsabilités domestiques avec les hommes qui voient ainsi leur rôle se déplacer.

Dans le domaine de <strong>l’éducation des enfants</strong>, en plus des crèches, garderies et jardins d’enfants, tout un arsenal para technologique vient aider les mères et créer un facteur de différenciation sociale : laits dits maternisés,  biberon, couches jetables, petits pots, landaus etc. Dans ce domaine-là également, l’éducation et la socialisation des enfants sont revues dans un cadre partenarial voire égalitaire avec l’homme.

De plus, les nounous, ou les « petites bonnes » des bébés, arrivent et élargissent le cercle familial ; elles travaillent elles aussi à plein temps, tandis que Madame vaque à ses préoccupations orientées à remplir sa vie de femme épanouie entre bureaux et autres espaces de travail, salons de coiffure, ateliers de tailleurs, bijouteries, mariages, baptêmes sur les lieux desquels, la rivalité est sans pitié. C’est à qui paraitra le mieux, gratifiera le plus la cohorte des griots et griottes venues chanter les charmes, flatter les égo par le rappel des prestigieux arbres généalogiques. Vive l’allègement, que dis-je ?

Vive la déresponsabilisation et la déresponsabilité !

Mais, si l’intellectuelle africaine s’inscrit dans ce mouvement d’émancipation, la grande majorité de ses soeurs bénéficient peu de ces avancées technologiques.

Par ailleurs, toutes les valeurs dont se parait la femme africaine, se dressent désormais comme autant de facteurs aliénants pour cette nouvelle catégorie de femmes. Plus question de se soumettre au mari. Plus question de s’effacer !

Au contraire, il faut démontrer, publiquement, (si besoin), qu’on le domine. Plus question de se taire, encore moins de souffrir dans le silence. Adieu, bonnes vertus de grand-mère ! Et vive l’Affranchissement !

Cette nouvelle génération de femmes refuse de jouer son rôle de forçat, de pilier et de poubelle. Du coup, elle se trouve dépossédée de son rôle d’épicentre du système social, qui glisse subrepticement vers la petite bonne de la maison.

Les relations belle-mère/belle-fille prennent un autre tournant. Elles deviennent conflictuelles. Ennemie publique numéro un, les démêlés avec la « méchante belle-mère » agrémentent  désormais les causeries de salon de la jeune femme émancipée, à telle enseigne que les relations belle-mère/belle-fille sont en train de devenir un cliché.

Face au bolide fait femme, les hommes résistent peu aux discours officiels, mais se défendent tant qu’ils le peuvent, au sein de leurs foyers.

La lutte des sexes se substitue à la lutte des classes. Beaucoup de couples se déchirent.

Impréparés à un tel chamboulement, privés de vertus pour y faire face, les hommes perdent tout repère et certains croient trouver le correctif dans les remariages et la polygamie, pour corriger, prétendent-ils le plus souvent, leurs « méchantes femmes. » Mais les « méchantes femmes » s’accumulant, ils accumulent femme sur femme, soucis sur soucis, tracasseries sur tracasseries. Le foyer conjugal se transforme en chaudron de soupe pimentée. L’impréparation des jeunes couples, qui ont dans la plupart des cas, décidé de se marier à la faveur d’une rencontre aux résonnances de coups de foudre, sans se connaître plus amplement, sans que leurs familles se connaissent, accuse l’instabilité familiale si tant est vrai que le mariage, <em>furu</em>, c’est d’abord une affaire de <strong>responsabilités et de contraintes sociales</strong> dont l’amour <em>kanu</em>, si puissant soit-il, ne peut faire bon marché s’il veut rester solide. S’aimer à deux sans aimer la famille du mari et celle de son épouse, est difficilement gérable. <em>Furu</em> s’oppose bien à <em>kanu</em> dans leur essence.

Quid du rituel du mariage traditionnel, la retraite nuptiale de sept jours, avec le rôle important de la conseillère nuptiale, qui mérite  d’être revisité, en tant que <strong>vecteur d’éducation et de socialisation</strong> du jeune couple et qui a été largué au musée des usages désuets par le féminisme des années 1970 ?

Et pourtant les femmes peuvent ré enchanter le Mali, l’Afrique et le monde.

<strong>Les femmes peuvent ré enchanter l’Afrique :</strong>

Les discours modernes sur l’émancipation, redevables des systèmes de valeurs importées, ont opacifié le rôle moteur de la femme africaine. Ils ont souvent souffert du délit d’impertinence et de simplicité. Notamment, ils n’ont pas suffisamment pris en compte la réalité de la culture, qui nous le savons, a comme caractéristique majeur l’entêtement et la forte capacité de résistance.

Aujourd’hui, des courants de pensée néo-maternistes, germés aux Etas Unis d’Amérique, propagés ensuite un peu partout en Europe notamment dans les pays scandinaves, prônent <strong>le retour à l’image de la femme-mère,</strong> femme au foyer, responsable de tout et de tous. Mais, c’est la nature que ces courants (d’essence écolo-morale), replacent au cœur de la responsabilité féminine. La femme du XXIe siècle doit allaiter son bébé pendant de longs mois, travailler à temps partiel, rester à la maison, deux ans s’il le faut, pour couver, chouchouter, pouponner, pomponner, son rejeton. A bas le biberon ! Il existe même des hôpitaux dénommés « Hôpitaux amis du bébé » où l’on impose le « peau à peau ». On n’est pas l’amie de son bébé si on ne l’allaite pas.

Je pense que, face aux séismes qui nous secouent, (au point de nous ébranler dans nos certitudes les plus absolues) les femmes du Mali et d’Afrique peuvent ré enchanter en reconsidérant leur capital de vertus référencées. Je leur propose de le déterrer non pas dans un dessein de retour en arrière, mais de réappropriation.

Ensemble, avec la société entière, elles les reconsidéreront à l’aune des enjeux actuels, car je crois à la fluctuation et à la relativité des valeurs en fonction des défis qui se posent à chaque génération d’hommes. On a beau être fervent défenseur des traditions ancestrales, on ne peut pas clamer dans le contexte d’aujourd’hui que se taire, s’effacer, souffrir dans le silence sont salutaires pour les femmes. Au contraire, je souscris à tout ce qui est défense des droits de la femme, d’abord en en tant qu’Etre humain, ensuite en tant qu’être privé de droits liés à son sexe. Cependant, je dis qu’il y a un esprit en l’air ; on peut le capter, cet esprit, je le sens, dans les vertus du <strong>compromis</strong>, <strong>de la patience,</strong> <strong>de</strong> <strong>la tolérance, de la souplesse, de l’humilité</strong>.

Il s’agit donc d’une ré appropriation, par les femmes, des valeurs qu’elles ont forgées au bout d’un long processus de socialisation forcé, devenu pli culturel au bout du souffle ; elles en tireront la quintessence, la sève salvatrice aussi bien pour elles-mêmes que pour l’ensemble de la communauté.

L’on ne devra pas perdre non plus de vue que nos sociétés sont traversées par des questions et des questionnements qui se posent ailleurs dans le monde. Connaître au mieux ces questions et les <strong>gérer sans mimétisme</strong> en tenant compte de nos propres réalités, là réside le défi.

Dores et déjà, nous savons que de nouveaux concepts, élaborés ou en cours d’élaboration, font désormais partie du dictionnaire de la problématique féminine et doivent être assimilés : le concept même de femme qui s’étend désormais à toute personne de sexe féminin, y compris la petite fille. Ce sont aussi, en plus de la promotion de la femme, des concepts d’équité, de parité, d’égalité des genres, d’approche selon le genre, ou encore, d’égalité, de participation, d’implication, de leader et son corollaire leadership, de discrimination positive ou d’autonomisation etc.

En retombant sur nos pieds maliens, le modèle féminin ne devrait-il pas être transfiguré en code de contribution à la renaissance de l’Afrique ? La femme ne devrait-elle pas réhabiliter le sein nourricier auquel tout le monde s’abreuve d’abord, pour apporter plus de <strong>bonté</strong>, plus de <strong>douceur</strong>, plus de <strong>compassion</strong>, plus de <strong>sagesse</strong> et reprendre en main le pouvoir <strong>d’éducatrice</strong>, de <strong>socialisation</strong> de ses enfants qui était le sien et dont sa spoliation a engendré des effets pervers !

Aussi, en jouant avec des artifices qui ont longtemps été les siens, elles revisiteront leur autorité sur leurs enfants et leurs hommes, les propulseront dans un contexte plus pacifié, plus élargi, dépassant le cadre étriqué des familles pour s’ouvrir à la société et au monde. En d’autres termes, le combat des femmes doit être redéfini dans une perspective démocratique qui n’a de but que de tendre vers la dignité et le bien-être de tous, femmes et hommes. Il contribuera, ce combat, à identifier les futurs possibles pour des initiatives citoyennes toujours plus probantes pour le devenir de notre destin collectif.

Pourquoi ne pas également injecter une dose de sacré dans la redéfinition de ce statut de la femme en tant que mère nourricière collective, généreuse ? L’un des effets collatéraux du triomphe de la raison a justement été le gommage du côté sacré qui régulait les relations humaines en Afrique. En effet, c’est parce que les mentalités étaient rituellement ancrées qu’elles ont été môle de résistance. Par exemple, quand une jeune fille se mariait,  - c’est d’ailleurs toujours le cas - la femme de caste qui l’amenait dans son foyer conjugal était toujours chargée du message suivant adressé à la belle-mère et à toute la belle famille par les      -propres parents de la jeune femme : <em>« nous vous confions cette enfant, nous vous demandons de la mettre entre votre chair et votre peau ; elle appartient désormais à votre famille. Nous ne voulons rien savoir la concernant ; toute sa gestion vous échoit, morte ou vivante.»</em>

N’est-ce pas dans ce ressourcement réajusté que nous devrions éduquer nos filles, en insistant également sur les vertus du <strong>travail</strong>, valeur libératrice, valeur émancipatrice ?

Quant aux hommes, je voudrais leur faire passer le message comme quoi, une relation de couple doit se jouer comme une symphonie dans laquelle le dialogue, la communication occupe une place de choix.

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<strong>Pr Adame Ba Konaré </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lettre à mon oncle Bass</title>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2019 01:22:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cher oncle,</em></strong>

<em>C’est vraiment gênant, voire honteux, de n’avoir toute une vie durant qu’une seule et même chose à dire aux autres : « merci ! ». Sans jamais avoir l’occasion de se l’entendre dire. Innadilahi ! Mais que veux-tu, cher oncle ? Donner, c’est partager. Or, disait Voltaire, ‘’ qui n’a rien, n’a nul partage à faire.’’ </em>

<em>Il faut donc se résoudre  (provisoirement, je l’espère) à remercier, dès lors que l’on a la chance de recevoir et  la dure épreuve de ne rien pouvoir offrir. </em>

<em>Grand-mère, la troupe familiale et moi-même pourrons d’ailleurs nous considérer comme de véritables veinards puisque, contrairement à nombre de Maliens d’en bas, nous ne tendons pas la main aux passants. Alors, merci, oncle Bass pour le bélier que tu nous as envoyé il y a quelques jours à l’occasion de la Tabaski. Walahi, bilahi, je jure tonton, Dieu est Grand, mais tu n’es pas petit ! </em>

<em>A propos du bélier,  nous l’avons bien géré, puisque nous avons choisi de le vendre à 65 000 Fcfa pour acheter un bouc à 30 000 Fcfa.</em>

<em>35 000 Fcfa économisés et une superbe fête au  bouc bien célébrée le 11 Août dernier.  Innadillahi ! Et comme d’habitude, grand-mère a encore attrapé sa « maladie » des grands jours de bouffe : la diarrhée. Mais, ça lui est passé. Alhamdoulilahi Arabilallamina ! Nous rendons grâce à Dieu, mais aussi au mortel que tu es.</em>

<em>Pour ma part, (petite bonne nouvelle) je suis devenu  depuis quelques semaines un collaborateur externe d’’un maire d’une commune de Bamako, expert en spéculation foncière. Nous avons déjà  une dizaine de lots à liquider. Sûr donc, tonton qu’après les opérations, je m’en sortirai avec au moins 500 000 Fcfa. Largement de quoi préparer ma fuite vers la France ! Plus tard, je t’en dirai plus, mais pour le moment… Chut !</em>

<em>En dehors du cercle de la famille, je te signale que certains compagnons dans la misère à Fantambougou ont reçu, de certains ‘’en haut’’ beaucoup de viande et même des billets de banque. Histoire de chercher la bénédiction de Dieu. Mais, en fait mon pauvre Bass, ces gens là ne font que prendre quelques miettes du fruit de leur vol pour les rendre à leurs victimes. Je le dis pian ! </em>

<em>Parce que, tous ces nouveaux riches ne vivent que de notre (nous les petits et les faibles) sang et ne se lavent qu’avec notre sueur. Walali, bilahi, je jure !</em>

<em>Pendant ce temps, les petits et grands mendiants continuent de joncher nos rues et ruelles, les bébés  sont traînés sous le soleil, la pluie et le vent pour servir d’appâts dans la recherche de la pitance quotidienne de leurs géniteurs. Allah Akbar !</em>

<em>Qu’Allah écrase tous ceux qui tirent profit de notre misère. ! Amen.</em>

<em>Sur un tout autre plan, je t’informe que mon cousin N’Golo qui a purgé sa peine (2 ans fermes pour le vol de 3 chèvres) à la maison d’arrêt de Bamako, n’a toujours pas été libéré.</em>

<em>Bof! Il n’est d’ailleurs pas à plaindre, car là-bas en prison ou ici à Fantambougou, c’est du pareil au même.  Et, concernant la Justice au Mali, personne n’y croit car elle vous rend coupable ou victime selon que vous soyez pauvre ou riche. Je le dis pian !  </em>

<em>C’est d’ailleurs pourquoi, les nombreux rapports des ‘’Végaux’’ et autres à propos de la lutte contre la corruption  ne font peur à personne. Cela, parce que  de ces dossiers transmis à la Justice les Maliens ne s’attendent à rien, car les voleurs n’ont jamais été inquiétés. </em>

<em>La Justice dans ce pays, mon pauvre oncle, n’est que toile d’araignée pour les riches et les puissants, chaîne qu’aucun acier ne peut rompre pour les pauvres et les faibles. Walahi, bilahi, je jure Tonton, ‘’c’est ça qui est ça !’’</em>

<em>Enfin, tu me surprends quand tu me demandes de te donner des précisions à propos du retour au pays des pèlerins maliens.</em>

<em>Quel intérêt, puisque, aucun malien d’en bas n’a effectué le voyage ?</em>

<em>Le pèlerinage à la Mecque est un privilège réservé aux seuls nantis de la République. Qu’importe ! Dieu est partout. Walahi, bilahi, je jure !</em>

<strong>A lundi prochain Inchallah</strong>

<strong>Par ton petit Ablo.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Promotion 2019  Ecole Latino&#45;américaine de Médecine (Cuba) : Les médecins Maliens raflent toutes les distinctions</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/promotion-2019-ecole-latino-americaine-de-medecine-cuba-les-medecins-maliens-raflent-toutes-les-distinctions-2833761.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2019 01:20:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 23 juillet dernier, a eu lieu la cérémonie nationale de remise de diplômes de l’École Latinoaméricaine de Médecine (Elam) présidée par Dr. Roberto Morales. Ojeda, Vice-président du Conseil d’État et du Conseil des Ministres, en présence de Dr. José Angel Portal Miranda, Ministre cubain de la Santé Publique, du Ministre haïtien de la Santé, Président de la Société Médicale Internationale SMI– Elam, et du Ministre de la Santé des Iles Palaos, de Dr Antonio Lopez Gutierrez, Recteur de l’Elam, de l’acteur Danny Glover, activiste politique étasunien, et des membres du corps diplomatique.</em></strong>

Fondée en 1999 par Fidel Castro Ruz suite aux dégâts causés par les ouragans de 1998 (plus de 10 000 morts et disparus et des dommages chiffrés à des millions de dollars), l’Elam forme en sciences médicales des jeunes d’Amérique Latine, d’Afrique, des Caraïbes, d’Asie et des États-Unis. Après leur formation, ceux-ci sont censés retourner dans leurs pays pour contribuer au développement des systèmes de santé. Vingt ans après sa fondation, l’Ecole Latina Américaine de Médecine qui compte 14 facultés sur l’ensemble du territoire Cubain, vient de fêter sa 20<sup>ème</sup> promotion et sa 15<sup>ème</sup> graduation qui compte 466 jeunes médecins de 84 pays. Parmi eux, quatre jeunes maliens : Gaoussou Goro, Yaya Talla, Moustapha Fomba et Youssouf Sankaré, tous formés à la Faculté des Sciences Médicales de Manzanillo, ont fait résonner le nom du Mali dans le grand théâtre Karl Marx de La Havane.

Cité en premier, Gaoussou Goro, major de toute la promotion, a trusté toutes les distinctions : Prix du mérite scientifique, diplôme Frank Pais Garcia de cardiologie, Certificat de l’Institut cubain d’amitié avec les peuples, prix de la Jeunesse cubaine. Et c’est à juste titre qu’il fut désigné meilleur étudiant aux niveaux provincial et national.

A son tour, Moustapha Fomba a décroché le « Titulo de Oro » qui récompense le meilleur étudiant au plan académique, ainsi que le Certificat ICAP.

Yaya Talla a obtenu le Certificat ICAP, le diplôme Frank Pais Garcia en gériatrie et le prix de la Jeunesse cubaine.

Le Recteur de l’Elam n’a pas tari d’éloges sur les 3 maliens qui font honneur à leur pays car, en plus de leur comportement exemplaire tout au long de leurs études, ils ont obtenu des résultats académiques qui les classent parmi les dix meilleurs de leur promotion et qui leur valent le Prix Mario Muñoz d’excellence académique.

L’Ambassadeur du Mali, S.E. Abdoul Kader Touré, qui a assisté à la cérémonie s’est félicité des résultats engrangés par nos compatriotes, et a dit toute la fierté qui est la sienne et celle du pays tout entier. Il a ensuite reçu les nouveaux médecins à la résidence du Mali en présence de leurs aînés en formation de médecine du sport.

<strong>Source : Ambassade du Mali, La Havane, Cuba</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Journée Internationale de la Jeunesse : Rôle de la jeunesse dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/journee-internationale-de-la-jeunesse-role-de-la-jeunesse-dans-la-consolidation-de-la-paix-et-de-la-cohesion-sociale-2833769.html</link>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2019 00:36:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré le 12 août, la Journée Internationale de la Jeunesse. Au chapitre des activités pour cette édition 2019 il y a eu l’organisation de conférences débats sous forme d’échanges interactifs, des actions d’investissement communautaire des jeunes sur divers chantiers, l’organisation d’activités socioéducatives, culturelles et sportives, des activités de sensibilisation sur l’insécurité routière et les conduites addictives en milieu/jeune.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Pour rappel, cette journée a été instituée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 27 novembre 1999. Elle constitue, dira le ministre de la Jeunesse et des Sports, Arouna Modibo Touré, dans son message : « un moment fort pour les jeunes du Mali, d’Afrique et du reste du Monde pour entreprendre des actions de plaidoyer, de mobilisation sociale, de réflexion et de prise de conscience sur leurs préoccupations et leur avenir ».

&nbsp;

Sur le plan international, le thème retenu cette année est : « Transformer l'éducation». Cette thématique, vise essentiellement à examiner les méthodes et stratégies que mènent les pouvoirs publics, les partenaires, les organisations de jeunesse en vue de la transformation de l’éducation en un outil de développement durable d’ici 2030. Toute chose, selon le ministre Touré qui cadre parfaitement avec la vision du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. Une vision qui place les questions de jeunesse au cœur de son second mandat. Cela conformément à son projet de société ‘‘Notre Grand Mali Avance’’ dont l’axe 3 fait du moteur du développement du capital humain et de l’inclusion sociale, l’investissement dans la jeunesse. Ce, par la mise en chantier d’actions volontaristes pour la socialisation, la promotion de l’esprit de citoyenneté, le développement des relations de solidarité intergénérationnelle, le développement des compétences de vie courante, le renforcement de l’employabilité et de l’esprit entrepreneurial, la promotion des droits humains et le développement des capacités de résilience.

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<strong>La jeunesse comme levain de la paix et pour la réconciliation nationale </strong>

Au Mali, l’évènement a été célébré sous le thème national : "Le rôle de la jeunesse dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale". Le choix de ce thème, selon le ministre de la Jeunesse et des Sports n’est pas fortuit. «C’est une invite à l’engagement citoyen chez les jeunes qui doivent s’impliquer dans le processus de la consolidation de la paix et de la cohésion sociale en vue de créer les conditions idoines pour se retrouver, s'organiser, initier et mettre en œuvre des activités et projets conformément à leurs besoins et à leurs aspirations, cela dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation Nationale issu du processus d’Alger » a déclaré Arouna Modibo Touré.

&nbsp;

Pour ce faire, le ministre de la Jeunesse et des Sports, toujours dans son message traditionnel de la célébration de la journée internationale de la jeunesse a sollicité l’implication des jeunes du Mali dans la mise en œuvre de l’ensemble des politiques, programmes et projets de son département. Au nombre desquels, il a cité entre autres, l’opérationnalisation du Conseil Supérieur de la Jeunesse, l’érection du Projet/Jeunes en un Centre national de Promotion des adolescents et des jeunes, la mise en œuvre du plan d’actions de la Politique Nationale de Citoyenneté et du Civisme, le renforcement du Service National des Jeunes, la promotion du dispositif du Volontariat National.

&nbsp;

Le ministre Touré n’a pas manqué aussi d’évoquer, l’organisation des prochaines Vacances Citoyennes et la finalisation des études de faisabilité des Maisons de jeunes de Kouakrou, Téninkou et Mopti.

<strong>CCOM/MJS</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commune V du District du Bamako : Une mairie qui gagne</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Aug 2019 00:27:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la présentation du bilan de sa commune du (1<sup>er</sup> janvier au 30 juin 2019), M. Amadou Ouattara, maire de la commune V du district de Bamako a organisé le 03 Aout dernier à la l’Hôtel Olympe de Bamako, son traditionnel déjeuner de presse.   </em></strong>

C’était en présence de Mme Katilé Aïssata Sène, 2ème adjointe du maire et  Adama Konaté, 3ème adjoint du maire, des hommes de medias et plusieurs autres invités.

Dans son exposé, M. Amadou Ouattara a expliqué que durant les premiers mois de l’année 2019 sa commune et l’ensemble de ses partenaires ont redoublé d’efforts en vue de permettre à sa commune d’être parmi les meilleures de Bamako.

Selon lui, ces efforts ont porté leur fruit car, indiquera-t-il, « ils ont permis à sa commune de bénéficier de taxes d’un montant de 46 274 800 de francs CFA »

Il ajoutera ensuite que,  grâce à l'appui du partenaire Grands Paris SUD, en plus de la transformation en pavées des déchets plastiques, la rue 392 de Daoudabougou a bénéficié d'un financement  de 30 millions de francs CFA destinés à la réalisation de puisards dans les concessions riveraines.

Parlant des activités réalisées durant ces 6 premiers mois de l’année en cours, le maire de la commune V dira que des avancées significatives ont été constatées dans sa commune.

Il s’agit notamment, des travaux d'aménagement de voirie et de drainage des eaux, dans le cadre de la phase III du programme d'assainissement et de développement urbain de Bamako(PADUB) financé par l’AFD (agence française de développement) à hauteur de 4 924 060 974 de francs CFA. A cela s’ajoutent les travaux d'aménagement de l'ilot de Baco-djicoroni ACI par la cellule de suivi de la politique nationale de la ville (CSPONAV), le 23 avril 2019, financé à hauteur de 50.911.780 de francs CFA.

Malgré ces efforts consentis signale-t-il, sa commune demeure confrontés à certaines difficultés dont, des grèves du personnel et des marches et sit-in;  le non-paiement des taxes par les occupants des marchés pendant 35 jours, soit du 15 mai au 16 juin 2019, pour un manque à gagner de 9.572.500 FCFA. A  celles-ci s’ajoutent le  refus systématique de l’enrôlement bioélectrique par les occupants des équipements collectifs marchands et le problème de recasement des 4.000 déguerpis à Mountougoula en raison des procédures non encore clôturées.

Pour circonscrire ces problèmes M. Ouattara dira que  des perspectives reluisantes sont en vue pour mener à bien la mission assignée aux autorités communales de la Commune V.

Il s’agit entre autres, de la poursuite du recasement des déguerpis à Mountougoula, l’élaboration et l’adoption, par le conseil communal, du budget primitif de 2020 avant le 30 octobre 2019. A ceux là, s’ajoutent  la création et la mise à jour du site Internet de la mairie et la poursuite des démarches en vue de la levée des obstacles à la généralisation du recouvrement Bioélectrique des taxes et autres redevances.

M. Ouattara a enfin exhorté tous les maliens principalement, ceux de sa commune à se donner la main afin de réaliser ensemble d’autres projets de développement permettant, à sa commune d’être plus chic et plus attrayante.

<strong>Hinda Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme au Mali et dans le Sahel : Barkhane a 5 ans !</title>
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<pubDate>Tue, 06 Aug 2019 02:06:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Intervenue après l’opération Serval dans notre pays, Barkhane est la plus grosse opération extérieure dans laquelle l’armée française est engagée. Forte de 4500 hommes, elle a pour mission de lutter contre le terrorisme dans l’ensemble du Sahel.</em></strong>

Avant Barkhane, c’était Serval qui a permis de stopper l’avancée jihadiste vers le sud de notre pays et affaibli significativement les terroristes. Leurs bases d’entrainement et d’armement ont été entièrement détruites, de nombreux chefs de guerres ont été, soit, tués (le cas d’Abou Zeid) soit arrêtés et remis aux forces maliennes comme Abou Dar Dar. Aussi, depuis le déclenchement de l’opération Serval, plus de 600 jihadistes ont été tués.

Autre succès réalisé grâce à l’opération Serval, c’est la tenue, sans encombre, des élections présidentielles et législatives par les autorités de transition déjouant ainsi les pronostics les plus pessimistes.

<strong>L’Armée française dans une logique de lutte contre le terrorisme régional </strong>

Au plus fort de l’affrontement contre les jihadistes, Serval comptait 5000 hommes. Une première réduction d'effectifs a eu lieu en août 2013, après l'élection présidentielle malienne, mais un dispositif d'environ 3.000 militaires a ensuite été maintenu jusqu'au second tour des législatives, mi-décembre. L’effectif français a ensuite été ramené à 2500 hommes en début janvier 2014. Ces réductions d’effectifs s’inscrivaient dans la logique de passage de relai entre l’Armée hexagonale et les Forces Armées Maliennes et celles des Nations-Unies.

Le président Hollande annonçait ainsi que « l’opération Serval, qui avait permis au Mali de retrouver son unité, son intégrité territoriale est terminée dans la phase qui a été celle de l’affrontement et du combat ».

Le rôle de la France est désormais « de poursuivre le contre-terrorisme » dans le Mali, mais aussi au-delà : 3.000 militaires français doivent être impliqués, dans le nord du Niger et au Tchad la base de Niamey devrait accueillir « les principaux moyens de renseignements », tandis que celle de Ndjamena « reste la principale base aérienne ».

Ces soldats resteront « le temps qu’il faudra », sans « date limite », dans cette « bande sahélo-saharienne » qui est une « zone de dangers, de trafics en tous genres », selon Jean-Yves Le Drian, alors le ministre français de la Défense.

Barkhane intervient ainsi après Serval, une opération lancée un an et demi plus tôt pour bloquer l’avancée sur Bamako, de groupes terroristes venus du Nord du Mali.

<strong>Hinda Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Conditions de vie au Mali : La déchéance</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conditions-de-vie-au-mali-la-decheance-2-2832240.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Aug 2019 01:40:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>On se rappelle cette phrase du Kotéba national : « Il y a l’argent à Bamako, mais les non travailleurs n’en sont pas concernés ». </strong></em>

<em><strong>Si cette phrase du théâtre national est une parole ancienne, elle est loin d’être aujourd’hui une vérité établie. </strong></em>

<em><strong>En effet, de nos jours, on peut travailler au Mali et manquer d’argent, être salarié et pauvre, voire démuni. </strong></em>

<em>      Abdoulaye est un cadre supérieur. Son salaire, il le partage avec ses parents, proches, collègues et autres connaissances. </em>

<em>Chaque matin, les demandes sociales l’inondent. </em>

<em>Des demandes les plus farfelues du genre : « Il y a le mariage de la belle-sœur de la cousine de mon amie. Il faut que j’apporte ma participation en nature et en espèce… » aux demandes les plus fondées comme : « L’enfant a piqué une crise de paludisme. Son père, ouvrier, n’a plus de job depuis belle lurette déjà. D’ailleurs, ça fait plusieurs jours que la famille n’a pas posé la marmite sur le feu.’’ </em>

<em>Abdoulaye qui rechigne à détourner les deniers publics ne sait plus où donner de la tête. Pire,  il est en passe d’hypothéquer ainsi l’avenir de ses enfants. </em>

<em>     Cependant, Abdoulaye et ses enfants peuvent s’estimer heureux. </em>

<em>Hatouma, jeune femme d’une trentaine d’années a du mal à joindre les deux bouts. </em>

<em>Son salaire de 35 000 Fcfa qu’elle gagne dans le privé ne lui suffisent pas pour supporter les charges de ses deux enfants qu’elle élève seule en l’absence de son mari parti en aventure. </em>

<em>Ventre creux, l’aînée âgée d’à peine douze ans fait le trajet de l’école (2 km environ) à pieds. </em>

<em>    Lamine, 30 ans, travaille dans une ONG qui lui paie quelques 40 000 Fcfa qui ne lui permettent pas d’entretenir sa femme et ses deux enfants dont l’aînée va à l’école privée pendant que lui-même travaille dans le Mali profond. Conséquence : Son mariage est au bord de l’implosion.  </em>

<em>  Modibo, 38 ans tient en main sa fiche de paie, moins de 50 000f CFA. Enseignant vacataire, il a signé un contrat pour une année. </em>

<em>Il traque les heures supplémentaires pour gérer le quotidien : deux enfants à nourrir et à entretenir, les frais de location, à 25 000 Fcfa. </em>

<em>De même, Seyba, Karim, Cheick, Hawa, Yombé, Fatim et bien d’autres sont sous contrat à durée déterminée. Mais, les salaires dérisoires qu’ils gagnent leur permettent juste de figurer au rang des 21% des Maliens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ils constituent ainsi, les salariés pauvres majoritairement composés de femmes, de jeunes et d’hommes sans diplôme. </em>

<em>    Ne ménageant pas leurs camarades vivant au crochet de leurs parents, frères ou autres proches, ils préfèrent se prendre en charge : « Il faut s’assumer. On ne peut pas se décharger au détriment de ses parents » confie l’un d’entre eux. Impossible de trouver un logement décent au centre de Bamako à moins de 50 000 Fcfa. Yombé, 36 ans, multiplie les contrats à durée déterminée sans succès. Elle paie 60 000 Fcfa de loyer pour un appartement de trois pièces qui ne la met ni à l’abri du bruit, ni de la saleté qu’elle déteste tant. </em>

<em>     <strong>"Avec si peu d’argent, on ne vit pas. On végète". </strong></em>

<em> Là où la protection familiale n’existe pas, on compte sur la solidarité du bailleur qui attendra un mois, deux mois, trois mois avant d’être payé. </em>

<em>    Dans ce cas, comment faire des courses ? Une seule alternative : les bas prix. Bonjour la fripe et les chinoiseries, mais aussi les produits périmés. </em>

<em>Les restaurants ? Rayés du vocabulaire ! </em>

<em>Et les fruits et légumes relèvent du domaine du luxe. </em>

<em>Peut-il en être autrement ? </em>

<em>Yombé touche sa paie avec deux mois de retard contre quatre à cinq mois pour certains de ses camarades qui travaillent dans l’enseignement ou dans la presse. Or, il faut de l’argent pour assurer les dépenses courantes. </em>

<em>Faute d’argent pour payer le ticket de bus ou de Sotrama, nombreux sont aujourd’hui les Maliens qui préfèrent s’embarquer dans les "taxi des maures", c’est-à-dire marcher. </em>

<em>« Ce que j’ai marché aujourd’hui est l’équivalent de la distance Bamako-Kita », lâche Ousmane, un demandeur d’emploi qui court sans cesse à travers Bamako pour déposer ou suivre le dossier de ses multiples demandes d’emploi. </em>

<em>Dès lors, la santé devient secondaire. Mamadou rechigne à emmener son bébé d’un mois à l’hôpital au profit d’un soi-disant spécialiste qui lui prescrit plutôt des médicaments pour adulte, évidemment à moindre frais. </em>

<em>        Les seuls loisirs que les uns et les autres peuvent s’offrir se résument à boire du thé ou à regarder la télé chez des voisins. Pas de vacances. </em>

<em>Que dire des relations sociales ? Sinon qu’elles n’existent pratiquement plus pour la plupart de ces gens. </em>

<em>Yombé n’a pas renouvelé sa garde robe depuis au moins trois ans. Si elle peut prendre le risque de se rendre au chevet d’un malade ou de rendre un dernier hommage à un être cher qu’elle perd, impossible pour elle d’aller s’exposer aux moqueries incessantes des autres femmes de sa tribu nombreuse ou de son voisinage. Les rares fois où elle prend son courage à deux mains pour s’y rendre, elle est traitée de tous les noms. </em>

<em>       Ces cas ne sont malheureusement que la partie visible de l’iceberg.   </em>

<em>59, 3% des Maliens sont pauvres et 21% des Maliens vivent en dessous du seuil de pauvreté selon le PNUD. </em>

<em>  Pourtant, ces chiffres sont loin de refléter la réalité pour qui sait la réticence des Maliens à livrer aux enquêteurs leur état d’indigence et la rougeur des autres indicateurs de la précarité que sont le chômage interminable, le surendettement, la mendicité systématique. Les migrations n’arrangent rien. En dépit des prestations sociales, la pauvreté gagne du terrain. </em>

<em>La vie chère anéantit l’effet bénéfique des quelques augmentations de salaire auxquelles les travailleurs maliens ont droit, depuis quelque temps. </em>

<em>Les Maliens ne sont plus protégés contre l’exclusion. </em>

<em>Quels minimums sociaux existent aujourd’hui pour assurer la subsistance des pauvres et des sous pauvres Maliens ? Et, lorsqu’ils existent, ces minimums sociaux, tiennent-ils compte du seuil de pauvreté ?   </em>

<em>De quelle assurance bénéficient les chômeurs Maliens ? Les sans-emploi Maliens sont-ils indemnisés ? Quelle allocation existe aujourd’hui pour les chômeurs ? </em>

<em>L’aide financière due aux chômeurs demeure encore hors de question au Mali. </em>

<em>Il faut alors comprendre pourquoi, des centaines de compatriotes se bousculent au portion de l’Europe même s’ils courent le risque de perdre leur vie dans le désert ou dans le Détroit de Gibraltar.  </em>

<em> </em>                                                                     <strong>Hawa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Histoire : … du chien et de son maître</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-du-chien-et-de-son-maitre-2-2832238.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Aug 2019 01:26:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Jamile est un commerçant malien d’origine libanaise domicilié à Quinzambougou. Célibataire sans enfants, Jamile dans son imposante villa, a toujours été en compagnie d’un effroyable animal : un gros chien de la taille d’un veau de 3 mois qui ressemble beaucoup plus à une Hyène qu’à un cabot.

A cause de la férocité de l’animal qui dévore quotidiennement 4 kg de viande, son maître le tient toujours attaché dans la cour de sa maison pendant ses absences.

La seule vue de l’animal suffisait en effet à faire changer d’avis aux  éventuels voleurs. Mais, il y a quelques semaines, pendant que son maître se reposait dans le salon, l’animal est arrivé à briser la chaîne qui l’attachait et à s’introduire dans la maison.

Voilà qui pouvait paraître normal, mais bizarrement, le gros chien était allé droit vers Jamile., ouvrait la gueule et menaçait de le croquer vivant.

Notre commerçant  tout tremblant a usé de tous les mots affectifs pour calmer l’animal, mais celui-ci semblait décidé à "manger" son maître.

Comprenant le danger, Jamile fit un ‘’bond de Kangourou’’ et se projeta au dehors, par  ‘’effraction’’, pardon par la fenêtre. Du coup, l’animal se mit à mordre et à tout casser dans le salon.

Jamile en profita pour fermer (du dehors) portes et fenêtres du salon tenu en otage par le chien dévastateur.

Pendant deux jours, notre commerçant n’avait plus accès à son salon à cause de l’animal fou, qui y était enfermé.

Jamile a passé ses nuits dehors dans un petit magasin.

N’en pouvant plus, il confia son malheur à un voisin et sollicita son aide afin de se débarrasser de sa bête.

C’est alors que son voisin fit venir le 25 juillet dernier au domicile de Jamile, un vieil homme accompagné d’un autre plus jeune, tous amateurs de viande canine.

Les deux hommes ont donné la ferme assurance au commerçant, qu’ils le débarrasseraient ce jour, de l’animal.

Pour le travail, ils n’ont point d’argent réclamé. Le chien étant suffisamment gros et gras pour remplir deux respectables marmites.

17 heures en ce 25 juillet. Jamile s’impatientait de voir arriver les deux hommes qui devraient mettre fin à son calvaire. Mais, ce ne fut que vers 21 heures que ceux-ci ont franchi sa porte. Discrétion oblige. Les deux hommes ont apporté sur les lieux, couteaux, coupe-coupes,  un gros sac et d’autres ‘’armes’’.

Fièrement, après avoir mis de côté leur matériel, les deux hommes, armés de bâtons et de gourdins, ordonnèrent à Jamile d’ouvrir la porte du salon.

Notre commerçant trouva plus sage de leur remettre plutôt la clé, avant de s’éloigner des lieux.

On passa alors à l’action.

Consigne de ‘’guerre’’, le plus âgé des deux, ordonna à son compagnon de rester à la porte du salon et d’abattre l’animal à l’aide d’un gourdin dès qu’il tenterait de s’échapper. Lui-même le Vieux, s’introduisit dans le salon, guidé par les grognements du chien qui depuis deux jours n’avait rien mangé.

Notre brave homme s’en approcha. A la vue, de la taille extraordinaire du chien, il voulut mettre ses jambes au cou, oubliant la consigne que lui-même avait donnée. Alors, de toutes ses forces, son compagnon l’abattit à la porte avant de se rendre compte qu’il s’était trompé de cible. Trop tard ! L’animal libéré se jeta sur l’homme qui tenait encore, ahuri son gourdin. La bête le mordra au cou et à la hanche avant de le laisser évanoui et de s’enfuir.

Quant à notre commerçant, il avait eu le temps de grimper sur un des manguiers dans la cours. Il n’en descendit pour constater les dégâts, que lorsque le gros chien avait disparu dans la nature.

A présent, il faut s’occuper des deux chasseurs "chassés".

Les deux hommes ont été admis dans une clinique aux frais du commerçant.

Ils auraient regagné leur domicile 2 jours après. Sans le chien, mais avec la vie sauve.

Quant à Jamile qui redoute encore un retour du méchant chien à la maison, il aurait changé (provisoirement) de domicile… et de quartier. Mais, les chiens dit-on, auraient un flair extraordinaire…

<strong> </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bamako : « Manger » les ordures, un métier d’avenir</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/bamako-manger-les-ordures-un-metier-davenir-2832244.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Aug 2019 00:56:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que Bamako croule sous ses déchets, des milliers de ses habitants en tirent leur gagne-pain. Un métier d’avenir étant donné les carences dans la collecte et l’évacuation de ramassage des ordures.</em></strong>

&nbsp;

“Chaque fois, je prie Dieu pour qu’on ne trouve pas de solution aux problèmes des déchets à Bamako parce que cela va tarir mon unique source de revenue ». Madou Traoré, un jeune déscolarisé de 18 ans, fait partie des milliers de Bamakois qui vivent essentiellement des ordures.

Leur « métier » consiste à fouiner dans les décharges pour y ramasser des papiers, des plastiques, des métaux et bien d’autres objets qu’ils vendront à des intermédiaires qui, à leur tour, les livreront à des industries de recyclage.

On les voit parfois bondir sur des camions qui viennent déverser leur chargement. La concurrence est féroce entre eux. « C’est à qui va prendre le premier les bonnes choses et le plus d’objets possible », commente Souleymane Fané qui exerce le même travail.

« Je me réveille tous jours à 5 heures pour pouvoir arriver au terrain de décharge avant mes camarades et même avant ceux qui jettent les ordures le matin », confie ce père de trois enfants. Ancien employé de bureau il est au chômage depuis sept ans. Faute de trouver un emploi qui lui permette d’entretenir sa famille, il est devenu « fouineur » et ne le regrette pas : « Quand j’étais encore employé, mon salaire s’élevait à 17.000 F CFA par mois. Mais aujourd’hui¸ je gagne en moyenne 47.300 F CFA) par mois ». C’est ainsi qu’il peut nourrir sa famille et envoyer ses enfants à l’école.

« Il ne suffit pas de gagner de l’argent.

Ces gens s’exposent tous les jours à des maladies », avertit ce spécialiste en hygiène. Les ordures, précise-t-il « dégagent du méthane, un gaz dangereux », qui s’enflamme facilement et peut provoquer des explosions. Les fouineurs savent très bien que la fréquentation des décharges est malsaine mais pour eux « mieux vaut être malade et avoir les moyens de se maintenir en vie plutôt que mourir de faim ».

<strong> </strong>

Ils n’ont aucun souci à se faire pour leur gagne pain puisque Bamako est incapable de gérer les milliers de déchets que produisent chaque jour ses habitants.

Les ordures bouchent les canaux d’évacuation des eaux usées. « Quand il pleut, il est extrêmement difficile de se déplacer dans cette ville. L’eau ne coule pas parce que les ordures ont bouché les caniveaux », se plaint un habitant de Bamako.

Tous ces inconvénients ne gênent guère les hommes qui vivent de l’exploitation des déchets. « C’est grâce à ça que nous mangeons »¸ rappelle Ladj Diallo.

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prolifération d’Association et d’ong au Mali : Au nom de l’argent facile</title>
<link>https://www.maliweb.net/org-non-gouvernementales/proliferation-dassociation-et-dong-au-mali-au-nom-de-largent-facile-2832213.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Aug 2019 00:56:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Parmi les centaines d’associations de tous genres, enregistrées au Mali, celles dont l’objectif premier est de manifester « le soutien de ses membres » à l’endroit des personnalités de la scène socio-politique et économique de notre pays, se multiplient à une vitesse vertigineuse. Le domaine s’étant avéré source d’argent facile et de trafic d’influence.

L’opinion publique s’est familiarisée avec les associations de soutien aux présidents de la République. Mais la tendance actuelle au Mali est à l’érection de nombreuses structures du genre, pour le soutien d’un député, d’un maire, d’un conseiller municipal, d’un opérateur économique, d’un simple cadre aux poches ou comptes bien garnis en espèces sonnantes et trébuchantes...

En effet, la création des associations de soutien aux personnalités est, semble-t-il, actuellement, un phénomène de mode, mais aussi et surtout d’enrichissement illicite, une voie par excellence pour avoir de l’argent facile.

Le mode opératoire de la chose est tout simple : un groupuscule de jeunes désoeuvrés du quartier se concerte et ébauche l’idée de créer une association ou une Organisation non gouvernementale. Appuyé par un cadre ou toute autre personne ressource, ils tapent à la porte de cet homme politique, qui rêve lui, de briguer un siège de député ou de conseiller municipal… Et le tour est joué ! Une association de soutien à X est montée de toutes pièces.

L’avantage de cette association est, non seulement d’occuper les jeunes à organiser quelques réunions, mais aussi créer une sorte de popularité, trop fictive pour notre futur député, maire ou même futur président de telle ou telle institution consulaire…

Selon nos enquêtes, cette popularité apparente crée une sorte de "cocon d’impunité", ou en tout cas, un effet de dissuasion autour de ces "personnalités".

L’équation est toute simple : si la personnalité en question a un background susceptible de poursuite judiciaire, (par exemple dans le cadre de la lutte contre la corruption), l’autorité judiciaire sera bien émoussée dans son ardeur à diligenter vigoureusement l’action publique contre une "personnalité" « qui a des… milliers de jeunes derrière lui ou qui est candidat à tel ou tel poste électif, avec toute une association de soutien comme base socio-politique ».

On murmure qu’à Bamako, certains acteurs socio-politiques ont trouvé dans cette stratégie des associations de soutien, une nouvelle forme d’immunité.

En effet, on sait comment nos plus hautes autorités se préoccupent de la préservation de la paix sociale dans notre pays. Ainsi, l’on présume que, pour interpeller cette personnalité, si bien "soutenue" par "son" association, la chose pourrait être source d’échauffourées ou en tout cas de menaces à la paix sociale. C’est aussi de cette façon que la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance a du plomb dans les ails.

<strong>Des "associations" à but lucratif ?</strong>

Par définition, la loi du 1<sup>er</sup> juillet 1901 (qui est le texte fondateur des associations) dit expressément que « l’association est un groupement de personnes réunies dans un dessein commun, non lucratif ».

Toutefois, ce qu’on remarque avec la plupart de ces associations et fans clubs, c’est que leurs principaux responsables font des pieds et des mains pour se remplir les poches ; soit en s’accrochant aux poches de leurs mentors, soit en menant de véritables opérations de charme à l’endroit de certaines sociétés de la place, en vue de bénéficier de… "Financements".

Au jour d’aujourd’hui, combien d’associations sont créées de toutes pièces de cette façon, juste pour permettre à ses premiers dirigeants de se remplir les poches, avant de s’éclipser dans la nature ? Nul ne le sait. Certaines de ces associations "évoluent" quelquefois vers une mue atypique : se transformer en une ONG (ou même en un GIE).

Conscients du fait que, de plus en plus, les bailleurs de fonds occidentaux orientent leurs aides  directement vers la société civile, certains intellectuels au Mali n’hésitent pas un seul instant à … tenter le coup. Ne dit-on pas que l’audace est payante ?

Ainsi, ayant créé une "association" qui a peiné à « avoir du succès », le cadre retraité, l’étudiant "cartouchard", le jeune diplômé sans emploi, (la liste n’est pas exhaustive), tentent rapidement l’expérience de faire muer leur "machin associatif" en "Organisation Non Gouvernementale" (ONG). Ce qui sonne plus diplomatique, dit-on.

Les formalités rapidement remplies, ce désormais "haut cadre de la société civile" peut, avec la chance mais aussi les relations, arriver à participer à tel ou tel séminaire, ou même à un colloque international. Avec, à la clé, des perdiems, la prise en charge de voyages, hébergement, etc. Avec un peu plus de zèle, de bagout, ajouté à une dose d’activisme politique, notre responsable d’ONG impliquée dans la lutte contre le Sida, la lutte contre la désertification, la promotion de la bonne gouvernance et la démocratie, etc, peut s’en sortir, en un temps record, avec un financement pour… "mener ses activités".

C’est de cette façon que des escrocs à col blanc pullulent aujourd’hui dans le secteur des projets dont l’exécution est confiée en partie ou totalement à certaines de ces "associations-ONG".

Les responsables de ces structures, brandissent souvent, leur implication dans la lutte contre la pauvreté, par le fait que leurs organisations ont créé tel nombre d’emplois, réalisé tel ou tel bilan à travers par exemple un puits, une école à trois classes, la distribution de préservatifs dans un centre de santé, etc.

Mais, à y voir de près, la plupart de ces ONGs sont des nids de la mauvaise gouvernance. Et, le plus souvent, les "employés" ou les membres de ces structures ne sont autres que quelques parents du "promoteur", prêts à tout pour en devenir des… "protecteurs".

<strong>B.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre la dégradation de l’environnement à Tombouctou : Le forestier qui croyait au dialogue</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/lutte-contre-la-degradation-de-lenvironnement-a-tombouctou-le-forestier-qui-croyait-au-dialogue-2832242.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Aug 2019 00:47:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Que fait un agent des Eaux et forêts en poste dans une région désertique ?

Au Mali, il dort.

Après quatre années soporifiques, José Pondiougou s’est réveillé. Devenu l’ami des paysans, il leur apprend à planter des arbres dans le désert.

Au Mali, les forestiers ont une réputation méritée de pères fouettards.

Cette image, ils la doivent au trop grand zèle qu’ils mettent à veiller sur les maigres ressources forestières du pays.

Désertique aux deux tiers, le Mali ne peut compter pour sa nourriture que sur sa partie sud, elle même fortement tributaire de la pluie.

En période de soudure, nombreux sont les paysans qui se transforment en bûcherons pour approvisionner en bois et charbon de bois les grandes villes.

Coups de hache et feux de brousse signent l’arrêt de mort des forêts.

Pour préserver ces îlots de verdure, un service dénommé Eaux et forêts, Zoforê pour les paysans "chasseurs de la forêt", comme les appellent les ruraux, constituent donc de véritables bêtes noires pour les villageois, mis aux arrêts sous toutes sortes de prétextes ou rançonnés.

Apparemment sans grand succès, puisque les forêts continuent de se consumer et les arbres d’être abattus.

Il suffit de payer… au comptant pour avoir la paix.

Les jeunes, pressés de s’enrichir convoitent la profession d’agent des Eaux et forêts, mais ils ne peuvent jouir de ce privilège que s’ils se trouvent dans une localité où il y a des arbres…. à abattre.

Ce n’est pas le cas dans les régions nord du Mali où le désert règne en maître.

Cependant, on continue à y envoyer des "chasseurs de la forêt". Ceux qui ont la malchance d’y être affectés, se considèrent comme maudits.

Fatigué de se reposer. José Pondiougou est l’un de ces agents que la malchance a longtemps poursuivis.

Ses ennuis commencent en 1981, date de son affectation dans la zone désertique de Tombouctou, au nord du Mali. "Pour moi, se rappelle-t-il, tout semblait être fini, ma carrière, mes ambitions".

Aujourd’hui, son discours a changé. Il exerce toujours dans la région où, il compte s’installer définitivement pour goûter aux fruits de la persévérance qui lui a permis de gagner à sa cause les paysans.

"Au début, raconte José, et pendant quatre ans, je ne faisais que dormir et percevoir mon salaire les fins de mois. Il n’y avait rien à faire. Dans le village de Bintangoungou où je travaillais, il y n’avait même pas d’arbres dans les concessions, encore moins de forêt dans la localité.

Or, nous sommes des agents de répression et il n’y avait rien à réprimer, puisqu’il n’y avait pas d’arbres à abattre. Les villageois ne vivaient que de la pêche et de leurs petites rizières au bord du fleuve Niger".

Fatigué de se reposer, il décide en 1985 de travailler pour de bon.

"Je suis originaire de Sangha en pays dogon. Je connaissais les problèmes du monde rural, étant fils de paysan. Je me suis alors dit, si les paysans n’ont pas d’arbres à abattre, pourquoi, ne pas les aider à reboiser ? C’est ainsi que j’ai réuni les jeunes du village pour les sensibiliser contre l’ensablement du lit du fleuve et même des concessions, car des maisons s’effondraient sous le poids du sable et des vents"

Pendant un an, son opération de charme s’enlise.

Les villageois le suspectent de leur tendre un piège. L’un d’eux finit même par lui dire : "Nous avons tout compris. Votre stratégie consiste à nous amener à planter des arbres afin ensuite de nous rançonner pour en avoir coupé une branche". Renversant !

Loin de se décourager, José se met au travail.

"J’ai cherché et acheté plusieurs plants que j’ai ramené du sud du pays. J’ai testé les dunes de sable autour du village et constaté qu’elles conservaient l’humidité. J’ai alors planté des arbres sur 50 m. Quelques jeunes m’ont aidé à les arroser une ou deux fois par semaine. Nous avons réussi à 100 %. Cela a créé la surprise et suscité des adhésions. Nous avons réalisé ainsi toute une ceinture d’arbres" autour du village.

En deux ans, les Tamarik aphila ont poussé. Du coup, d’autres villages sollicitent la collaboration de cet agent forestier pas comme les autres.

<strong>Ranger le fusil</strong>

Affecté à une centaine de kilomètres à l’est de Tombouctou, José poursuit son travail, tout en ignorant que l’écho de son initiative est parvenu aux oreilles du directeur régional des Eaux et forêts et du ministre malien du Développement rural et de l’environnement.

Un programme de fixation des dunes voit ainsi le jour en 1990. Il est financé pour plus d’un milliard de francs CFA

par la Communauté européenne, aujourd’hui Union Européenne. Objectifs : protéger la vallée du Niger, constituer des forêts classées dans le nord du Mali et fixer des dunes autour des villes.

Les résultats sont probants.

Avec des motopompes et du petit matériel d’arrosage distribués aux paysans par le programme, les berges du fleuve Niger reverdissent par endroits.

Des petites forêts comme autant d’îlots de verdure entourent des villages désertiques du Mali.

Actuellement, la région de Tombouctou doit même faire face à une surproduction de bois de construction (eucalyptus).

Chef de poste du programme de lutte contre l’ensablement dans un petit village situé à environ 200 km de Tombouctou, puis dans d’autres dans la même région, José Poudiougou est aujourd’hui à la retraite à Mopti et n’a rien perdu de son enthousiasme. Pour lui, les agents des eaux et forêts ne doivent plus porter des armes à feu ou des tenues militaires.

‘’Les agents des Eaux et forêts doivent devenir des agents de développement. Ils doivent tout simplement lutter contre la dégradation de l’environnement. ‘’ nous dit le brave José.

&nbsp;
<h2><strong>Boubacar Sankaré</strong></h2>]]> </content:encoded>
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<title>Fana : Encore un diabolique assassinat autre homme décapité</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/fana-encore-un-diabolique-assassinat-autre-homme-decapite-2832236.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Aug 2019 00:18:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Le corps sans vie d’un malade mental a été retrouvé, le mercredi 24 juillet 2019, au marché de Fana. Un crime qui s’ajoute à 4 autres en moins de deux ans.</em>

La ville de Fana continue à faire peur à la population et au pays tout entier. A 120 km de Bamako, sur la RN6, Fana est un axe central, puisqu’il faut passer par là pour aller à l’intérieur du Mali. Un malade mental a été la cible de “renégats” qui sont à leur cinquième victime en deux années. Surnommé <em>“béret rouge”</em>, le malade mental a été retrouvé mort au marché où il avait pris ses quartiers depuis quelques années. Sa tête reposait à côté du reste de son corps. La population de Fana était abasourdie et stupéfaite face à ce 5e drame survenu dans la Commune du Gnéniéka, dans son chef-lieu de commune qu’est Fana.

<strong>6ème Arrondissement (Bamako)</strong>

<strong>Les assassins du gynécologue Dr Brehima Ongoïba aux arrêts</strong>

Dans la nuit du 20 au 21 juillet dernier, les éléments du 6ème arrondissement, (District de Bamako) appuyés par ceux de la Brigade anti criminalité (BAC) ont procédé à l’interpellation de Drissa Coumaré  (assassin présumé du Dr Oingoïba) et Mamoutou Traoré  (complice supposé) chauffeur de Sotrama le jour et  cambrioleur la nuit.

Les  éléments du 6<sup>ème</sup> arrondissement ont pu démanteler le réseau de ces malfaiteurs qui semaient la terreur en commune I et un peu partout dans le District de Bamako.

En effet, c’est le même groupe de malfrats qui auraient  assassiné le sieur Sidiki Sanogo (15 juillet 2019 aux environs de 5h du matin), Amadomo Dolo, un employé de commerce à Sikoroni (le 29 juin 2019 dans la soirée), et  Docteur Brahima Ongoiba gynécologue obstétricien, enseignant à la Faculté de Médecine (FMPOS) dans la nuit du 26 juin 2019 aux environs de 4h du matin. C’était au domicile de la victime à Banconi-Razel.

<strong>Affrontements meurtriers entre éléments de la CMA et de la Plateforme </strong>

<strong>Bilan : 8 morts</strong>

La frontière entre le Mali et la Mauritanie a été le théatre de sanglants affrontements entre les éléments de la CMA et de la Plateforme, deux groupes armés pourtant signataires de l’accord de paix issu du processus d’Alger.

Ces affrontements qui ont eu lieu il y a quelques jours se sont soldés par la mort d’au moins huit personnes.]]> </content:encoded>
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<title>‘’Histoire’’ : Que &#45; vive le   mois d’Août !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/histoire-que-vive-le-mois-daout-2832248.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Aug 2019 00:16:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’habitude est là, enracinée dans les traditions. Alors que certains mois sont submergés d’activités, d’autres mettent le turbo au ralenti.  Août est mois de vacances, pour les élèves. Et aussi pour les hommes politiques, qui le mettent à profit pour faire un chek-up, histoire de se requinquer pour affronter la rentrée de Septembre. On voyage, on se détend,  on oublie tout ; en attendant, peut-être, d’affronter les vagues tumultueuses de l’agitation sociale qui, singulièrement, adore pointer le nez en Septembre. Comme pour saper le plaisir accumulé.</em></strong>

<em>Au Mali, Août nous a habitués à être autre chose. S’il cumule les pics pluvieux et les hyménées à grand bonheur des paysans et des amoureux, les politiques semblent mettre sa fraîcheur à contribution pour planter, eux aussi, leurs semences. Loin du défaut de généralisation, nous avons vu  le mois d’Août nous gratifier de moments historiques : <strong>22 Août 1967</strong>,  déclenchement de la révolution active par Modibo Kéïta, qui a procédé à une rectification idéogique mettant au banc des accusés, et sur la touche, les ‘’révisionnistes’’, les ‘’contre-révolutionnaires’’, les ‘’essoufflés’’ et autres ‘’ camouflés’’. C’es-à-dire, tous ceux qui étaient censés noircir le ciel rouge du régime socialiste. Cela a été sanctionné par la dissolution, au sortir du 6è congrès ordinaire de l’US-RDA un 22 Août 1967, du Bureau Politique National, suivie de celle de l’Assemblée Nationale, le 22 Janvier 1968.                                                                                                                                                                                                                                                                                          </em><em>L’un et l’autre organe seront remplacés par le Comité National de Défense de la Révolution (CNDR) et par une Délégation Législative qui n’étaient prévus ni par les textes du parti ni par la Constitution du Mali.  Moussa Traoré, en procédant à son coup d’Etat du 19 Novembre 1968, versera au dossier de ses griefs, ces agissements illégaux.</em>

<em>En  1960, un <strong>19 Août</strong> avait déjà vu l’éclatement de la Fédération du Mali composée du Sénégal et du Soudan.</em>

<em>Ironie et répétition de l’Histoire ?</em>

<em> C’est aussi un certain mois d’Août, en l’année 1990, que se tient les <strong>23 et 24</strong>, un autre congrès, ou plutôt ce Conseil National organisé par un autre parti unique. L’UDPM (Union Démocratique du Peuple Malien). Pour cette fois-là, discuter de la question ‘’du multipartisme au sein du parti ‘’. </em>

<em>Les débats sont houleux, mais les résultats sont connus, à l’avance. Ils ne feront que refléter la volonté de Moussa Traoré. Chef suprême : le multipartisme n’est pas bon pour notre pays, il est synonyme de guerres ethniques,  de luttes fratricides, de désunion. </em>

<em>Le choix de cette idéologie partiale servira ici, comme par le passé, de détonateur aux événements de 26 Mars 1991, qui apparaissent comme la victoire du pluralisme démocratique sur le mono-latéralisme. Nous  sommes donc en face de deux événements de même cuvée.</em>

<em>Mais, c’est par le bas que nous terminerons notre propos : le 26 Mars a eu lieu pace que le <strong>7 Août 1990</strong> a propulsé un projectile de haute portée : la lettre ouverte envoyée au Président de la République, publiées par les Echos et signée par une centaine de cadres de tous bords, pour l’inviter, ‘’au nom de sa haute fonction morale’’, à opter pour le pluralisme politique. </em>

<em>Moussa Traoré l’accueille avec dédain. Mais, très vite, se constituera autour de cette lettre un comité de soutien, doublé d’un comité informel de concertation émanant de militants de groupes et groupuscules clandestins de gauche, qui passent à l’action en créant des associations à caractère politique, véritables fers de lance du combat démocratique : <strong>CNID, AEEM, ADEMA, AMDH, ADIDE, AJDP, UNTM</strong>  … Ce creuset qui a eu pour nom Mouvement Démocratique et qui mettra fin aux 23 années de règne de Moussa Traoré. </em>

<em>Peut-on rêver à voir ce mouvement démocratique ressoudé pour de nouvelles victoires ?</em>

<em>En tout cas. Août est encore là, disponible, porteur de germes de régénération politique, à l’image de la régénération de la nature. </em>

<em>Regardez seulement ce magnifique ciel de Bamako en ce mois d’Août, un mois verdoyant, lumineux, propre.</em>

<em> L’inspiration est à portée de main…ou plutôt de méninges.</em>]]> </content:encoded>
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<title>Organisations on Gouvernementales (ONG) : ‘’Conseils’’ pour tromper les bailleurs de fonds</title>
<link>https://www.maliweb.net/org-non-gouvernementales/organisations-on-gouvernementales-ong-conseils-pour-tromper-les-bailleurs-de-fonds-2-2832234.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Aug 2019 00:14:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comment avoir l’air d’être responsable d’une Ong sérieuse… sans l’être ? </em></strong>

<strong><em>Mentir, voler est bien sale. Mais, nombreux sont-ils, et des plus aisés ceux là qui vivent de cette pratique. Je vous propose quelques uns de leurs  « secrets ».</em></strong>

<strong><em>Comment gagnent-ils la confiance des bailleurs de fonds ? Lisez, chers maliens du "milieu", puisque nous autres d’en bas ne sommes point concernés.</em></strong>

<em>1/ Avoir une reconnaissance juridique, c’est facile : copiez les statuts et règlements d’une autre Ong en changeant simplement le nom. </em>

<em>Pour les membres du bureau exécutif, mettez les noms des membres de votre famille ou bien, inventez les noms. </em>

<em>Déposez le dossier où vous devez le faire. </em>

<em>Personne ne viendra vérifier. </em>

<em>Vous aurez votre reconnaissance officielle. </em>

<em>2/ Pour choisir le nom de votre association, cherchez à faire savoir que vous voulez défendre les intérêts des plus pauvres, ou alors, cherchez à être à la mode : les femmes, les droits de l’homme, l’environnement, la pauvreté etc.</em>

<em>3/ Faites fabriquer de bons papiers en-têtes et de bonnes cartes de visites où vous portez la boite postale, le téléphone, le fax, le E-mail… même si, ce sont des numéros empruntés.</em>

<em>4/ N’oublier pas de choisir une grosse fonction : PDG, DG, Président… et de gros titres : expert, docteur, consultant international…</em>

<em>5/ Achetez une bonne mallette et, marchez toujours avec elle, même si à l’intérieur, vous n’avez que votre serviette et votre brosse à dents… </em>

<em>Personne ne vous demandera de l’ouvrir !</em>

<em>6/ Si vous voulez présenter votre Ong à un partenaire potentiel, dites-lui que vous travaillez pour les paysans qui n’ont rien, qui ne savent rien… et que vous voulez les sauver. </em>

<em>Si c’est pour l’environnement, dites que, sans votre action, le monde va disparaître car il ne pleuvra plus. </em>

<em>Si c’est pour les femmes, dites que dans votre société, les femmes ne valent même pas un sou et qu’elles sont réduites en esclaves. </em>

<em>Si c’est pour les handicapés, dites que chez vous, les handicapés ne peuvent rien faire et que leur nombre est multiplié par deux chaque année.</em>

<em>7/ Si on vous demande de parler d’une autre Ong, dites que vous la connaissez très bien et qu’elle ne fait absolument rien de bon.</em>

<em>8/ Si on veut savoir l’expérience de votre Ong sur le terrain, présentez les activités des autres en disant que c’est vous qui les avez réalisées.</em>

<em>9/ Même si vous menez très peu d’activités sur le terrain, arrangez-vous pour rédiger un bon rapport d’activités. Bien gros, bien rédigé, et bien imprimé.</em>

<em>10/ Si l’un de vos partenaires veut visiter vos activités sur le terrain, allez préparer le terrain deux jours avant son arrivée. </em>

<em>Vous voyez ce qu’on veut dire…</em>

<em>11/ Voici les mots que les partenaires aiment et qu’il faut savoir utiliser : autopromotion, responsabilisation, développement participatif, accompagnement, etc… </em>

<em>Dites à votre partenaire que vous travaillez pour ça !</em>

<em>12/ Participez à tous les séminaires et ateliers. Même si vous n’êtes pas invité, allez y !</em>

<em>13/ Si on vous demande le procès-verbal de votre dernier conseil d’administration, dites que le rapporteur était absent ou qu’il est à l’étranger.</em>

<em>14/ Si un de vos partenaires tient à visiter vos bureaux ou votre siège, s’il n’y a rien, dites que le bailleur fait les travaux de réfection. Sinon, recevez-le chez une Ong sœur. </em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mendicité au Mali : Une fatalité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mendicite-au-mali-une-fatalite-2830864.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 11:42:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’instar de tous les pays du monde, le Mali a ses riches et ses pauvres. Mais seulement, dans le cas malien, le vent a toujours été favorable à une croissance vertigineuse de la pauvreté.</strong>

En effet, sur les grandes artères de Bamako, au niveau des feux de signalisation, des carrefours, des stations d’essence, partout où la circulation est dense, dangereuse, fleurissent et opèrent nos téméraires mendiants.

Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il fasse chaud ou froid, de jour comme de nuit.

Et dans ce beau monde, ils sont de tous les âges ; jeunes et vieux, gamins et bébés, hommes et femmes, garçons et fillettes, malades et bien portants.

Bravant le danger, ils slaloment entre véhicules et motos, ne regardent, ni à gauche, ni a droite, ni même le feu qui passe au vert.

Seules les "feux à jetons" les intéressent.

Ces mendiants, au nom d’une lutte pour la survie, exposent ainsi, et leur vie et celle des autres.

Et le plus choquant dans toute cette tragédie, réside dans l’utilisation de ces petits morveux de 3 à 6 ans pour faire ce dangereux "travail" à la place des parents, lorsqu’il ne s’agit pas de tuteurs sans vergogne.

N’est-ce pas là, une des formes les plus honteuses de l’esclavage des enfants ?

Avant d’aller en Côte d’Ivoire à la recherche d’enfants maliens esclaves dans les plantations de bananes, pourquoi, ne pas s’occuper à "libérer" d’abord ces innocents dont les vies sont quotidiennement exposées sur nos grandes artères ?

Où sont-elles ces Fondations et Associations pour les Droits de l’Enfant, de la Femme ? En séminaires certainement.

Aucun être humain (normal) ne trouve du plaisir à gagner de quoi vivre en mendiant. Mais, dans plusieurs cas, au Mali, on peut en douter car entre la voie de la facilité et celle de la dignité, la première est vite choisie dans ce monde où de plus en plus, la morale passe au second plan.

Vouloir suggérer un tri entre les vrais et les faux mendiants ou encore une interdiction  de la mendicité ?

Loin de là notre intention. Mais une chose est certaine : les carrefours, les stations d’essence, les points de feux de circulation ne sont pas des lieux appropriés pour mendier. Ni pour les petits mendiants, ni pour les grands.

Et les autorités compétentes ont le devoir d’arrêter le phénomène. Au nom de la sécurité sociale. Non pas à coups de matraques, ni (comme en d’autres temps) de ramasser ces pauvres gens, les embarquer à bord de camions de la voirie pour les déverser comme des ordures à une vingtaine de kilomètres de Bamako. Mais avec des actions de dissuasion permanentes, le phénomène peut disparaître… Sans violer, "le droit de mendier".
<h2>Boubacar Sankaré</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables : Modibo Kéita Président de la République (1965)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorables-modibo-keita-president-de-la-republique-1965-2830866.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 02:45:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>‘’ La culture d’un peuple est l’expression la plus intrinsèque de sa faculté d’adaptation à son milieu, à sa condition propre, aux réalités philosophiques et sociales qui la conditionnent, dans son être comme dans son devenir.</em></strong>

<em>Notre folklore et nos traditions orales et écrites, notre musique qui est en même temps pensée et action, constituent les manifestations les plus éclatantes et les plus vivantes de notre culture.</em>

<em>Toute culture recèle deux sortes d’éléments : des éléments positifs qui l’impulsent et contribuent à son enrichissement et des éléments négatifs qui freinent son évolution et la sclérosent pour ensuite la détruire.</em>

<em>Un double effort de recherche et de réflexion est donc nécessaire pour revaloriser notre culture nationale : il nous faut, en premier lieu, la débarrasser des apports étrangers inadaptés à son essence et impropres à son développement et analyser, en second lieu, les données culturelles de notre pays pour en tirer les composantes les plus dynamiques et donc les plus susceptibles d’être intégrées dans le processus d’évolution moderne.</em>

<em>Pour ce faire, il n’est pas besoin de souligner toute l’importance que revêt, pour nous Africains, la connaissance approfondie de la philosophie, des arts, de la musique et des religions de nos pays respectifs. Dans les domaines les plus divers de la pensée et des activités africaines, des chercheurs et des penseurs doivent exercer leur esprit de curiosité et dresser un inventaire complet de notre acquis, de nos forces et de nos faiblesses, dans un souci d’objectivité scientifique.</em>

<em>La tâche leur sera d’autant plus aisée qu’ils s’y donneront avec amour, avec cette communion de pensée qui doit lier le savant à l’objet de sa recherche. Toutes les facilités leur seront offertes par le Gouvernement qui les appuiera de tout son mieux dans cette œuvre d’intérêt national et même mondial ; il pourra être envisagé dans un bref avenir la création d’écoles en vue de la formation de spécialistes dans toutes les branches de la science humaine, tout en intensifiant les stages à l’étranger.</em>

<em>Nos ethnologues s’intéresseront à l’étude des individus et des races qui peuplent nos régions, nos géologues à l’étude de notre sol et de notre sous-sol, nos physiciens à l’étude de notre pharmacopée, nos docteurs à la lutte contre les maladies les plus diverses qui sont encore, hélas, le lourd tribut de nos contrées, nos philosophes et nos sociologues se livreront à d’utiles travaux sur notre philosophie et la morale de nos sociétés pour en dégager la valeur universelle. </em>

<em> Chacun, dans sa sphère propre, apportera ainsi sa contribution à la résurrection  de notre héritage national, à la restauration de notre personnalité et, donc, à l’affirmation de notre Nation.</em>

<em>Aussi, n’est-il pas inutile d’insister sur le rôle que devront jouer dans une telle optique les langues vernaculaires : elles constituent, sans nul doute, les instruments les plus sûrs et les plus populaires qui permettront à nos masses rurales de donner toute la preuve de leur capacité. Cela n’exclut pas, bien sûr, la nécessité pour elles d’apprendre la langue française qui facilitera leur adaptation aux courants d’idées modernes. </em>

<em>Grâce à un enseignement de base étendu, à une scolarisation intensive, à une démocratisation toujours plus poussée de l’enseignement rendant effectif pour chaque individu, à quelque couche sociale qu’il appartienne, le droit à l’instruction, nous réussirons à détruire de manière décisive tous les déséquilibres culturels issus du régime colonial.’’</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Secteurs public et privé : Tous sont corrompus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/secteurs-public-et-prive-tous-sont-corrompus-4-2830857.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 02:14:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Même <strong><em>au village</em></strong>, on<strong><em> connaît </em></strong>désormais<strong><em> ce phénomène (co</em></strong>rruption), ce virus qui est aussi mortel<strong><em> que le sida : la délinquance financière.</em></strong>

En ce moment, vous ne trouverez jamais un corrupteur vous dénoncer un corrompu ou que le second dénonce le premier.

Il y a un phénomène qu’il faut considérer, c’est que, ces deux, sont comme une loi informelle, mais qui vaut plus que celle votée par nos honorables députés.

Pour preuve, la liberté de la presse a fait que le malien dit ce qu’il voit de bien et de mal.

Par contre il ne voit et n’entend rien comme résultat de ce qu’il a eu le courage de dire « dans les journaux, ou à la radio ».

Si nous revenons en arrière, depuis plus de 40 ans, nous constatons qu’il y avait ce qu’il convient d’appeler, la récompense du service rendu.

« Comme dans les restaurants où le client demande au serveur de garder la monnaie, au village on faisait don de poulet à un administrateur ».

De nos jours, c’est autre chose.

La corruption, c’est une carte sur table, à prendre ou à laisser. Et pour cause. En matière de corruption, il n’y a pas de place pour la dignité.

En allant plus loin, vous vous demandez, à quelle religion ces gens-là se vouent. Le musulman, le chrétien, le protestant et autres ne trichent pas, et ne coopèrent pas dans des affaires louches.

Tout le monde est d’accord que le Mali est pauvre, et nous le rendons plus pauvre avec la corruption, en rendant  la tâche difficile à celui auquel nous avons accordé nos voix pour diriger le pays…

Il ne faut pas que nous léchions nos crachats… Ce n’est pas digne d’un sang de Soudiata, Babemba, Soni Aliber, Damonzon et autres…

Sinon, le Mali sera un pays où, c’est l’argent qui fera la loi.

Vous pouvez d’ailleurs le constater dans nos familles. Vous avez 3 catégories d’agents de l’Etat.

Le premier, vit de son salaire, et est généralement Monogame par obligation.

Le 2<sup>ème</sup> est dans le filet par sa fonction et il est entouré de corrupteurs.

Enfin le 3<sup>ème</sup>, c’est le décideur de marché et autres Agents de l’administration de classe élevée qui sont « sous-couvert ».

L’agent (1), est mal perçu par les siens « parents amis et autres », parce qu’il ne vit que de son salaire ; les autres sont des bénis, car, quand il s’agit de festivités « mariages baptêmes, décès et autres » ils se manifestent à merveille, « comme si l’argent est fait uniquement pour eux ».

Pour solution ! Ma proposition est la suivante : l’Etat doit prendre ses responsabilités. En créant, au de là des « Contrôleurs d’Etat, Vérificateurs etc », un service de renseignement financier au niveau des services de sécurité comme la S.E par exemple.

Cette structure peut facilement établir à elle seule une liste des délinquants financiers.

C’est simple : je suis salarié avec 100.000 francs et je possède les quatre V ( ?…) je dois justifier mes acquis devant les autorités.

Les banques peuvent également fournir des informations.

Bien entendu, que vous pouvez trouver qu’un fonctionnaire ait des comptes éparpillés entre les caisses d’épargnes dans les quartiers pour un camouflage de ses biens mal acquis. Mais, la police et la gendarmerie sont là pour ça.

Aussi, on ne peut pas comprendre que même le chef de l’Etat montre ses biens au peuple au moment de sa prise de pouvoir, pendant que les autres décideurs (surtout ceux chargés des marchés publics) n’en fassent pas autant.

Comment pouvez-vous comprendre par exemple, que, dans certains services deux ou trois entrepreneurs seulement bénéficient de marchés s’élevant à des milliards ?

Comment comprendre que des marchés de centaines de millions soient donnés de gré à gré sans appels d’offres ?

C’est de la pure corruption…

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre l’enrichissement illicite : Des têtes pourries ? &#45; Compétence ne rime pas  toujours avec moralité.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/lutte-contre-lenrichissement-illicite-des-tetes-pourries-competence-ne-rime-pas-toujours-avec-moralite-2830870.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 01:52:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nommés sans "enquête de moralité" nos ministres et autres hauts cadres de l’Etat, ne doivent-ils pas se soumettre à la déclaration publique de leurs biens ?</em></strong>

La tradition républicaine et la pratique constitutionnelle imposent des conditions rigoureuses de bonne moralité et de maturité avérées pour les hommes et les femmes qui aspirent à assumer de hautes responsabilités dans notre pays.

Ainsi, depuis des temps anciens, et même au cours de la période dictatoriale, pour être Président de la République, Premier ministre, ministre, député voire gouverneur, maire et autres préfets, un certain nombre d’investigations étaient diligentées, par rapport aux personnes pressenties.

Mais, de nos jours, ces pratiques semblent définitivement rangées aux oubliettes.

Et pourtant, le président Alpha avait si bien déblayé le terrain.

De mémoire de Maliens, le seul chef de l’Etat qui ait observé le principe constitutionnel de la déclaration publique des biens est et demeure le président Alpha Oumar Konaré.

Et, il faut dire que, par cet acte, AOK avait donné un grand coup d’accélérateur à la lutte contre la corruption et à la bonne gouvernance dans notre pays, pendant ses deux mandats à la tête du pays.

En effet, l’Autorité, que ce soit le Président de la République, le Premier ministre, les ministres ou autres responsables chargés de la gestion des fonds de l’Etat, le geste probant de son respect vis-à-vis des fonds publics est celui de révéler au peuple, l’état de son patrimoine au moment de sa prise de fonction.

Il devra également faire auditer ses avoirs à la fin de sa mission.

Cela, parce que c’est ce contrôle qui permet de savoir si certains ministres et autres hauts cadres se sont illégalement enrichis sur le dos du contribuable ou pas, lors de leur passage aux affaires.

Et l’on se souvient que d’anciens ministres sont tombés dans l’escarcelle de la justice après qu’ils aient confondu leur patrimoine à celui de l’Etat.

Pourquoi, la gouvernance malienne a perdu cette pratique pourtant instaurée depuis 1992 ?

Comment peut-on lutter efficacement contre la délinquance financière, lorsque, on ne contrôle pas les propriétés des ministres, et autres hauts cadres à leur départ des sphères de l’Etat ?
<h2>De la moralité de nos ministres</h2>
Certes, du point de vue des compétences (et du background en général) des membres du gouvernement actuel, les observateurs s’accordent sur la compétence des uns et des autres, mais, du point de vue moralité de ces hommes et femmes, nul n’ose lever le petit doigt pour affirmer quoi que ce soit !

Or, ceux qui ont en charge la gestion au quotidien des affaires de l’Etat, au niveau des différents départements ministériels devraient être (du moins moralement) plus que recommandables !

En effet, dans le cadre de la lutte contre la corruption et pour la bonne gouvernance, il n’est point besoin de dire que les ministres du Mali, dans le contexte actuel, doivent être de « bons gestionnaires des fonds publics ».

Mais, comment peut-on s’assurer de cette donne, sans aucune enquête de moralité, depuis la phase des "candidats ministrables" jusqu’à celle de leur nomination, suivie de leur prise de fonction ?

De ce fait, des craintes subsistent au niveau de certains observateurs, du fait de certains ministres dont le train de vie et le penchant quasi viscéral vers une prodigalité excessive, sont connus de tous.

Surtout que, certains ministres maliens sont assez connus pour des extravagances, alliant dépenses excessives et confort insolent, aux yeux et au menton de leurs collaborateurs.

Ce sont là des ordonnateurs de l’Etat qui n’hésiteraient pas à se complaire dans des dépenses de prestige et à procéder à une budgétisation outrancière de l’accessoire, tant au niveau de leur cabinet qu’à titre personnel.

Dans tous les cas, il urge de réaffirmer la nécessité des enquêtes sur les mœurs de nos gouvernants, surtout par rapport à leur patrimoine.

&nbsp;

De hauts cadres comme ceux qui ont été propulsés au devant de la scène socio-politique nationale, au sein du gouvernement, sont certainement des Maliens d’une certaine classe sociale au dessus de la moyenne.

Cependant, pour rassurer les uns et les autres que ces compatriotes qui ont accepté de « servir l’Etat, et non de s’en servir » ne se sont pas enrichis illégalement, il est important de les soumettre à l’exigence d’une déclaration publique et solennelle de leurs biens.

Cette pratique a une grande valeur dissuasive par rapport à un certain nombre d’indélicatesses financières.

En effet, le ministre qui aura déclaré publiquement son patrimoine sera plus timoré dans son ardeur à vouloir doubler, tripler voire quadrupler ses avoirs financiers, ses biens matériels, sa propriété immobilière… lors de l’exercice de ses fonctions.

<strong>B.S    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diplôme d’Etude Fondamentale (DEF) 2019 : 235 410 candidats prêts pour évaluer</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/diplome-detude-fondamentale-def-2019-235-410-candidats-prets-pour-evaluer-2830846.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 01:48:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le démarrage des évaluations de l’examen  de fin d’année  du Diplôme d’Etude Fondamental (DEF) pour l’année scolaire 2018-2019 a lieu ce matin 29 juillet sur toute l’étendue du territoire nationale y compris Kidal. </em></strong>

<strong><em>Pour cette année, il y aura 235410 candidats  repartis entre 1863 centres d’examen en 9379 salles de classe. </em></strong>

<strong><em>Pour les surveillances, il y aura, 18758 surveillants  pendant  les trois jours d’examen, soit deux surveillants par salle. Ces informations ont été données par le Ministre de l’éducation nationale, Dr Témoré Tioulenta jeudi dernier au cours d’une conférence tenue dans les locaux de son département.</em></strong>

En compagnie des membres de son cabinent, des directeurs nationaux de l’éducation, Dr Témoré Tioulenta a annoncé que tous les préparatifs du DEF sont mis en place  par les services techniques pour que les épreuves se passent dans de bonnes conditions.

En effet, selon le ministre de l’éducation nationale, en cette période de pluie, toutes  les  dispositions nécessaires sont  prises par l’UNICEF pour  assurer  le déplacement  et la nourriture des candidats et les surveillants qui sont loin de leur centre d’examen.

Dr. Tioulenta dira aussi que l’année scolaire ne serait pas sauvée sans l’implication des acteurs de l’école d’où la signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants grévistes.

« Pour éviter tout désaccord, nous avons mis en place une commission de suivi de l’accord, pour consolider  les relations entre les uns et les autres. Cela nous a permis aussi d’élaborer  des  stratégies  au sein  du département de l’éducation nationale pour  proroger l’année scolaire et  augmenter  le volume horaire  des  cours là ou les  besoins  se faisaient  sentir », a déclaré le ministre Témoré.

Vu qu’il y a des marchands d’illusions (ventre de sujets) qui peuvent tromper les parents d’élèves ainsi  que les candidats, Dr. Témoré Tioulenta  promet de tenir des examens propres, pour donner une bonne image  à l’éducation malienne.

« Pour cette année, nous comptons faire des examens propres, j’allais dire très propres. Autrement dit, que nul n’interfère sur la feuille d’examens de l’élève, que l’élève soit seul compétiteur, que nul ne le trompe. L’examen  propre, c’est aussi qu’aucun parent d’élève ne vienne  dire à un surveillant d’aider son enfant. Un élève  qui est  trompé échoue l’année suivante. S’il est trompé avec un faux sujet, il échouera  alors  qu’il pouvait passer  en comptant sur ce qu’il a appris durant l’année scolaire a  conseillé le ministre.

Enfin dira-t-il, « aider-nous à relever  ce défi que vous soyez parent d’élèves, hommes de média, syndicat d’enseignants. Ensemble, disons stop à la fraude ! ».

<strong>Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation générale au Mali : Le pays va très mal</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/situation-generale-au-mali-le-pays-va-tres-mal-2830860.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 01:26:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Partout pullulent les plongeurs en eau trouble, les magouilleurs de haute volée, les requins de la pire espèce, les caïmans aux crocs pointus. </em></strong>

<strong><em>La sueur du peuple s’en va… en fumée ou en larmes. </em></strong>

<strong><em>Misère pour la grande majorité, opulence pour la minorité. </em></strong>

<strong><em>Le Mali va mal, très mal.</em></strong>

La santé est devenue une denrée si rare au Mali que pour se l’offrir, ne serait-ce que pour un mal de dent, il  faut rejoindre la Tunisie, le Maroc, la France et les Etats Unis pour la riche  minorité.  Le pauvre citoyen, peut se contenter des médicaments génériques ou aller au cimetière. Et, lorsqu’on construit un hôpital ou qu’on le réhabilite, c’est une offrande du bon Dieu au pauvre peuple du Mali.

Les décideurs politiques renoncent du jour au jour à sauver durablement l’Ecole malienne.

Leur rhétorique fétiche, c’est non pas de sauver l’Ecole malienne, mais de sauver l’année scolaire. L’école malienne est devenue un temple de l’ignorance.

Et, quels cobayes que ces enfants, entassés comme des sardines, instruits par des enseignants au rabais pour faire monter à la vitesse le taux  de scolarisation.

La justice, on peut le dire a été enterrée, et cela par le système actuel. Désormais, comme épitaphe sur le fronton des palais de justice, on peut écrire ces mots : « il fut un temps, ici on rendait la justice. ‘’Ainsi, la raison du plus fort, ou plutôt, du plus riche est toujours la meilleure. »

Au Mali,  la Fontaine avait raison quand il disait aussi : « selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de la Cour vous rendront blanc ou noir. »

L’administration centrale n’est autre qu’une sombre officine où l’affairisme triomphe au détriment de l’intérêt généal.

Quant à la diplomatie malienne, elle est devenue un serpent sans tête, le pays étant incapable d’exprimer une position claire et souveraine.

Les fleuves sont secs. Le poison a fuit. La faune et la flore sont en grève, et c’est du coup l’environnement qui prend le coup, sans qu’aucune politique réaliste ne soit mise en place.

Le chômage est à son paroxysme, la jeunesse désabusée n’a d’autres alternatives que de fuir.

Et si à l’île de Gorée les noirs en partant pleuraient toutes leurs larmes du fait du déracinement, aujourd’hui, c’est faute de ne pouvoir fuir leur patrie qui fait pleurer les jeunes.

Les  mêmes maux  d’hier perdurent : gabegie, népotisme, corruption avec en prime l’impunité. Du coup, l’alternative est aujourd’hui entre voler ou être volée.

La  corruption s’est généralisée et tel un cancer, elle s’est métastasée et l’impunité aidant, ce n’est plus un cas de délinquance.

L’insécurité est devenue le lot du pays. Ce qui n’est pas surprenant, quand des déserteurs sont réhabilités, des preneurs d’otages sont promus.

Les petits malfrats voient alors l’exemple d’en haut, car « la pintade regarde celle qui la précède. »

<strong>Rien ne marche !</strong>

Les vrais opérateurs économiques sont à genou, quand les prête-noms prospèrent. Dans un pays classé parmi les plus pauvres du monde, comment se fait-il que des bâtiments poussent comme des champignons. Des fortunes inimaginables tombent du ciel. Ben sûr, les maliens ont oublié que la caverne d’Ali Baba se trouve sur notre sol.

A vrai dire, le blanchiment d’argent reste l’activité majeure d’une certaine catégorie de maliens, ayant en sa possession l’appareil d’Etat.

Les paysans sont spoliés de leurs terres au profit de multinationales.  La nouvelle forme de colonisation est en place, avec la complicité de responsables sans foi et sans loi.  Des personnes spoliées de leurs terres redistribuées à des amis et d’autres du sérail.

L’injustice du pouvoir n’a d’égal que la façon dont sur un plateau d’argent il a été donné. Et là, il faut avoir le courage de fustiger la lâcheté de nombre de nos hommes politiques qui n’ont jamais voulu assumer leur rôle historique. En démissionnant de cela, ils ont trahi le peuple.

Tout cela est arrivé, parce que les politiques sont sans conviction. Chacun voulant une place et se taire.

Fatalement, la collusion entre un monde politique sans idéal et un monde économique au dessein inavoué a donné naissance à ce que nous voyons actuellement : une monstrueuse désillusion pour les Maliens.

<strong>Hinda Traoré</strong>

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retour  à la campagne : Le calvaire de nos filles des villages</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/retour-a-la-campagne-le-calvaire-de-nos-filles-des-villages-2-2830855.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 01:11:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Elles sont des centaines, voire des milliers à abandonner depuis plusieurs mois nos zones rurales pour la capitale Bamako et d’autres grandes villes. </em></strong>

<strong><em>Des mois  souvent synonymes pour elles,  d’incertitude,  d’abus et d’humiliation. </em></strong>

<strong><em>Par ces temps d’hivernage,  elles cherchent le chemin du retour au village. Mais, parmi elles, il y a en qui n’y seront pas. Malgré leur ardent désir d’être parmi les leurs.</em></strong>

Les  premières pluies sont tombées sur la capitale de Bamako  et d’autres grandes villes du pays depuis quelques semaines.

Si pour certains, ces pluies viennent anéantir l’implacable canicule qui s’abattait sur le pays, pour d’autres, c’est l’annonce du retour. Il s’agit de jeunes filles, tous âges confondus  qui avaient pris d’assaut la capitale, après les dernières pluies de l’année passée, afin d’y trouver des emplois temporaires. La seule opportunité que leur offre Bamako, c’est le service de ‘’bonne’’ pour la misère mensuelle d’une somme oscillant entre 5000 et 10.000 FCFA.

Traitées ou plutôt maltraitées comme des esclaves, ces jeunes filles font l’objet de tous les abus, de toutes les humiliations, de toutes les violences.

Après près d’un an vécu stoïquement, aujourd’hui, elles cherchent à retourner à la maison : un autre calvaire.  Le cas de Kadiatou illustre nombre de situations que vivent en ces moments de préparatifs du retour, des centaines d’autres servantes.  En effet, âgée de 18 ans, la jeune Kadiatou comme nombre de ses paires,  a choisi Bamako pour  y ‘’faire fortune’’, après les dernière récoltes dans son village en septembre dernier. La jeune servante n’avait alors que 17 ans. Très vite, elle a été ‘’embauchée’’ par une enseignante.

Son travail consistait à s’occuper des enfants pendant que madame est au service.

Elle était tellement belle Kadiatou, que les jeunes du quartier n’ont pas perdu leur temps.

Trois mois après sa venue à Bamako, la jeune servante est tombée en état de grossesse.

Devenue encombrante pour madame l’enseignante, celle-ci renvoya la pauvre fille.

Que va-t-elle devenir ?

Kadiatou a sillonné la ville, mais personne ne veut d’une servante enceinte. Doit-elle retourner à la maison ? Non, la jeune fille préfère rester à Bamako, car ses parents ne lui pardonneront jamais son ‘’crime’’. C’est pourquoi, la pauvre fille qui a déjà utilisé ses économies pour survivre, rôde dans les rues et continue à y vivre grâce à la solidarité de ses  camarades.

Elle n’ira donc pas cette année au village et trouvera des explications à fournir à ses parents par l’intermédiaire de ses copines qui effectueront le voyage. Quant à Nana, cette autre servante, elle n’est âgée que d’à peine 13 ans et, depuis 7 mois, celle pour laquelle elle travaille à Lafiabougou ne lui a jamais versé ni même un radis.

Aujourd’hui, au moment où ses camarades s’apprêtent à rentrer au village, sa protégée lui a demandé d’attendre un peu. Celle qui l’a ‘’embauchée’’, vient cependant de partir pour le Burkina Faso.

Quand reviendra-t-elle ? Nana ne le sait pas, mais, les  larmes aux jeux, elle dit n’avoir pas le choix. Elle doit attendre, même s’il le faut, pendant plusieurs années, ne pouvant rentrer au village sans son argent.

Djénéba elle, est régulièrement payée par ses patrons. Il y a deux ans cependant, elle n’est plus repartie au village.

A travers une correspondance adressée à ses parents, elle leur a expliqué que le double de son salaire lui sera payé afin qu’elle reste à Bamako pendant un certain  temps. Elle a même pris  le soin d’envoyer un peu d’argent à la famille. Mais, toute cette histoire est fausse.

Djénéba a plutôt été enceinte et a mis au monde un petit garçon. Ne pouvant rentrer au village avec l’encombant ‘’colis’’, elle a décidé de rester à Bamako, en attendant de trouver à qui le confier. En vain. Cette année encore, elle n’ira pas au village.

Hawa, elle, compte rentrer dès la semaine prochaine à la maison.  Hélas, ses patrons ne lui ont rien versé depuis 4 mois avec la seule explication : ‘’Nous n’avons pas d’argent et n’allons pas nous transformer en argent’’.

La jeune ‘’52’’ de son côté n’est pas restée les mains croisées. Elle aurait contacté la police et espère dans les jours à venir, être en possession du fruit de sa sueur.

Ce sont là le quotidien de centaines de jeunes maliennes, victimes d’une société en décomposition où les plus forts écrasent les plus petits.

Voilà des situations révoltantes auxquelles hélas, presque toute une société demeure indifférente.

Que sont-elles devenues, ces nombreuses associations pour la promotion de la femme,  la protection de la femme, etc.… ?

Que font-elles ces associations de femmes qui sillonnent dans des  voitures au luxe insolent nos campagnes afin de ‘’sensibiliser’’ les femmes ?

A quoi servent ces nombreux séminaires, rencontres, réunions, et débats sur la situation de la femme malienne ?

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cuba, 26 Juillet 1953 – 26 Juillet 2019 : « L’Histoire m’acquittera ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/cuba-26-juillet-1953-26-juillet-2019-lhistoire-macquittera-2830876.html</link>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 01:02:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il y a 66 ans que Fidel Castro, alors commandant des troupes rebelles de Cuba et ses compagnons guérilleros, attaquaient le plus célèbre camp militaire de Cuba, Moncada, situé dans la partie orientale du pays, à Santiago. Objectif de l’opération : anéantir le pouvoir dictatorial et sanguinaire qui régnait à l’époque, sur l’île. L’assaut qui s’était soldé par un échec aura tout de même marqué le début de la fin d’une des dictatures les plus sanguinaires en Amérique. </em></strong>

<strong><em>Rétrospective sur un événement majeur dans l’histoire de Cuba.</em></strong>

Dans la nuit d’un certain 12 Mars 1952, Filgencio Batista appuyé par les USA réalisait un coup d’Eta à Cuba. Quelques heures après les faits, Fidel Castro jeune avocat, dénonçait le chaos qui devrait en suivre. Par conséquent, il invitait le peuple cubain à la lutte contre le nouveau régime.

Fidel a ainsi, réuni autour de lui, un groupe de jeunes avec lesquels il est resté plusieurs mois dans l’expectative, prêt à collaborer avec toute organisation décidée à lutter pour le renversement du laquais américain, Batista.

La tactique du jeune avocat consistait à utiliser les formes les plus diverses de la lutte tout en donnant le rôle fondamental à l’insurrection populaire. Mais, il fallait donner l’exemple de l’audace, de la témérité et surtout de patriotisme. C’est ainsi que, le 26 Juillet 1953, El « commandante en jefe » en compagnie de ses camarades de lutte décidait d’attaquer l’une des plus célèbres casernes militaires de Cuba, « El Cuartel Moncada ».

Avant l’assaut, il s’adressa à ses « companeros », en ces termes : <strong><em>« Camarades : dans quelques heures, vous pourriez être vainqueurs ou vaincus, mais de toute façon, écoutez-moi bien camarades, le mouvement triomphera… Dans le cas contraire, notre geste servira d’exemple au peuple de Cuba pour reprendre le flambeau et aller de l’avant ».</em></strong>

Ainsi, dans la nuit du 26 juillet 1953, l’attaque du camp militaire est effectuée avec une poignée d’hommes qui accompagnaient le commandant Castro.

La bataille a été meurtrière et la tentative de prise du camp militaire, fut un échec. Fidel et ses hommes, ou plutôt ceux qui en restaient, replièrent alors vers les montagnes.

Quelques jours après, le commandant Fidel Castro et plusieurs camarades étaient arrêtés et faits prisonniers par le régime de Fulgencio Batista, le dictateur au service du puissant voisin, les Etats-Unis et qui bradait toutes les industries à leur profit. Au détriment de son peuple, en proie à la misère, au chômage, à l’esclavage et au racisme.

Quelques mois plus tard, le régime tyran de Batista faisait comparaître Fidèl Castro à la barre pour « complot contre la nation ».

Avocat de profession, le commandant Fidel Castro assure sa propre défense dans une célèbre et émouvante plaidoirie connue universellement sous le titre de « l’Histoire m’acquittera ». Fidel Castro accusé, est devenu l’accusateur.

Le problème de la terre, comme la santé, l’éducation, l’habitat, l’emploi, était entre autres les maux qui rongeaient la société cubaine de l’époque et auxquels Castro et ses guérilleros espéraient apporter des solutions en renversant le régime du dictateur au service de l’étranger.

Fidel termina se plaidoirie en plaidant coupable car, disait-il : <strong><em>« Je ne veux pas être libre pendant que mes compagnons croupissent en prison… Je ne veux pas être libre dans un pays où il y a comme dirigeants des voleurs et des assassins. Condamnez-moi ! Peu importe ! L’Histoire m’acquittera ».</em></strong>

Ainsi fut-il. Le tribunal cyniquement fantaisiste,  condamna Fidel Castro à 26 ans de prison… pour avoir attaqué l’armée un 26 du mois de juillet 1953.

Trois ans après, Fidel Castro sortit de prison, à la faveur de la pression des rebelles et du peuple cubain. Il s’exila alors au Mexique où il rencontra le célèbre Ernesto Che Guevara, un médecin d’origine argentine.

Les deux hommes devinrent amis, liés par le même idéal de combattre l’impérialisme américain « donde quiera que séa » (où qu’il soit).

La résistance cubaine est de nouveau réorganisée.

En 1956, c’est l’embarquement des guérilleros (Fidel, Che Guevara, Raoul et bien d’autres) à bord d’un bateau dénommé Granma (c’est le nom que porte actuellement le quotidien national cubain) à destination de Cuba.

Ils étaient au nombre de 82 hommes pour lutter contre toute une armée.

Avant d’atteindre les côtes cubaines, ils furent mitraillés.

Seuls 12, parmi lesquels Fidel, son frère Raoul Castro et Ernesto Che Guevara ont survécu.

Le petit groupe s’installa dans les montagnes de la Sierra Maestra avant d’engager la bataille finale, victorieuse, contre les supports de l’impérialisme USA.

Une nouvelle page de l’histoire de Cuba et du Tiers Monde commençait à s’écrire…

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire… : D’un voleur de poulets… rôtis</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-voleur-de-poulets-rotis-2-2830853.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 01:01:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A.C. est vendeuse de poulets rôtis depuis quelques années devant une boîte de nuit à Bamako. Veuve, la dame  qui vit à Djikoroni avec ses trois enfants et son beau-père  arrive grâce à ce commerce à subvenir aux besoins de la famille.</strong>

Cependant, depuis quelques temps, A.C. qui rentre à la maison vers 4 heures du matin, constate régulièrement (à son réveil), la disparition de 3, voire 4 poulets invendus.

Chaque fois, la pauvre jure de ne pas fermer l’œil afin de coincer son voleur, mais, épuisée par toute une nuit de veille devant la boîte de nuit, elle craquait et s’endormait. Pourquoi diable A.C. ne conserve-t-elle pas ses poulets dans sa chambre ?

Réponse : elle vit dans une entrée-couchée avec ses 3 enfants et ne dispose pas de frigot.

Sous la véranda donc, les poulets, rôtis à la faveur de la fraîcheur de la nuit, échappent à la décomposition. Mais, depuis plusieurs semaines, à son réveil, la pauvre dame constate qu’un mystérieux  voleur lui enlevait une partie de sa marchandise.

C’est pourquoi, la vendeuse de poulets a décidé, le 15 Juillet dernier de coïcer son chenapan.

C’est ainsi que, ce jour-là, elle prit le soin de confier sa marchandise à une autre commerçante de poulets et s’installa, quant à elle, derrière, sur un pagne et dormit profondément, jusqu’à 3 heures  du matin.

A son réveil, elle récupéra les maigres recettes, commanda un café noir et, les marchandises sur la tête, elle rentra à la maison.

A.C. prit même le soin de croquer pour la première fois de sa vie, une noix de kola avant de se coucher.

Autre précaution, elle ouvrit légèrement la porte de sa chambre à coucher et pouvait donc regarder discrètement la grande tasse contenant ses poulets.

Trente minutes plus tard, deux individus s’approchèrent des poulets, en enlevèrent 4 et s’apprêtaient, sur la pointe des pieds, à aller vers l’autre côté de la concession.

A.C. sauta furtivement de son lit, cria au voleur, tout en braquant sa torche sur les deux voleurs restés cloués sur place.

Tous les locataires étaient à présent dans la cour.

Les deux voleurs n’étaient autres que son vieux beau-père et le propriétaire de la concession, un vieil homme qui dépasse la soixantaine.

Tout était désormais clair et il fallait attendre quelque temps pour régler l’affaire. Ainsi, à 8 heures, il fallait régler les comptes.

A.C. en retard de paiement de location de 3 mois, décide de ne plus rien payer.

Chose que le propriétaire de la concession accepta, sans « broncher » mais demanda à A.C. de quitter sa concession.

La dame, son indélicat beau-père et ses 3 enfants ont, il y a quelques jours, élu domicile dans un autre quartier.

Espérons que là,  le voleur de beau-père ne trouvera pas un nouveau… complice.

&nbsp;
<h1><strong>Boubacar Sankaré</strong></h1>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enseignants et candidats à propos du DEF 2019 : Entre optimisme et scepticisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/enseignants-et-candidats-a-propos-du-def-2019-entre-optimisme-et-scepticisme-2830851.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 00:59:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les candidats au DEF 2019  (surtout ceux des écoles publiques) ont-ils acquis les connaissances nécessaires pour faire face aux épreuves qui leur seront proposées ce matin et les jours suivants? </em></strong>

<strong><em>Des enseignants et leurs élèves répondent à la question.</em></strong>

<strong><em>Diaba konté candidate Ecole F. de Daoudabougou2</em></strong>

<strong><em>‘’Nous sommes prêts’’</em></strong>

‘’Nous avons passé un long moment à la maison,  suite à la grève des enseignants. C’est pourquoi, le programme n’a pas été épuisé. Mais, grâce au courage de nos enseignants qui nous ont fait faire beaucoup d’exercices, je pense sincèrement que nous sommes prêts pour les épreuves du DEF’’.

&nbsp;

<strong><em>Mr Diarra Chaka Seck Chargé de cours de biologie Ecole F Daoudabougou.</em></strong>

<strong><em>‘’Il ne faut pas compter sur l’aide des surveillants’’</em></strong>

‘’ En réalité, le moral est au talon car le découragement se fait sentir un peu. On ne peut pas dire sincèrement que l’année scolaire 2018-2019 s’est bien passée. Les résultats du 1<sup>er</sup> trimestre ont été mauvais. IL y a aussi un fait psychologique qui a découragé plus d’un: c’est le fait d’avoir permanemment en l’idée que l’année serait blanche. Un conseil aux candidats : il faut être correct dans la salle d’examen, se concentrer et surtout ne pas compter sur l’aide des surveillants.’’

&nbsp;

<strong>Cheick AT Coulibaly candidat Daoudabougou</strong>

<strong><em>‘’Mon admission est une certitude’’</em></strong>

‘’Je suis content du fait que l’année blanche ait été évitée. Je suis fier, courageux et prêt pour les épreuves. Mon admission au DEF est une certitude. Je demande à mes camarades d’être courageux et intelligents.’’

&nbsp;

<strong>Cléfoune   Sanogo candidate Daoudabougou</strong>

<strong><em>‘’Prête pour cogner le DEF’’</em></strong>

‘’La grève nous a fait perdre trop de temps !

Nous avons même pensé qu’il n’y aurait pas de DEF cette année. Mais, grâce aux cours de rattrapage, nous sommes très prêts pour cogner le DEF.

&nbsp;

<strong><em>Yaya Diarra candidat</em></strong>

<strong><em>‘’Nous ferons notre devoir !’’</em></strong>

‘’Tous les candidats, nous avons le même objectif : passer en classe supérieure. Nous sommes prêts et allons tout faire pour obtenir le DEF. C’est notre devoir et nous le ferons.’’

&nbsp;

<strong><em>M. Abdoulaye Guindo enseignant Bio-Phisique-Chimie </em></strong>

<strong><em>‘’Les élèves ne sont jamais prêts’’</em></strong>

Nous sommes en séance de révisions, bien vrai que les programmes ne sont pas épuisés, mais on a pu faire le peu qu’on peut. Malgré cela, les élèves ne seront jamais prêts.

<strong><em>M. Hamadoun Ouologuem enseignant Grande Ecole de Kalaban Coura </em></strong>

<strong><em>‘’ Nous sommes en retard’’</em></strong>

‘’Je suis un peu inquiet à cause des nombreuses grèves qui ont marqué l’année scolaire. Ce n’était pas facile d’achever le programme, mais on a fait l’essentiel avec l’appui du ministère de l’éducation nationale qui nous a promis de supprimer certaines matières à l’examen.

Comparativement aux écoles privées, nous sommes en retard par rapport à elles en 40%. Si les sujets sont portés sur les 2 premiers trimestres, les enfants auront une porte de sortie. Dans le cas contraire, ils auront d’énormes difficultés.

<strong><em>M. Nadio Abdourahamane, maître de mathématique 2eme cycle Kalaban Coura II</em></strong>

<strong><em>‘’Les candidats peuvent réussir’’.</em></strong>

On nous a donné un temps pour récupérer le retard consumé par la grève. Après 2 mois de cours de rattrapage, les élèves doivent être en mesure de réussir l’examen du DEF.

Je demande à tous les élèves de travailler dans la sérénité pour donner le bon exemple. Je dis bonne chance à tous les candidats.

<strong>Koniba Kouma candidat au DEF</strong>

<strong><em>‘’Ce n’est pas facile.’’</em></strong>

<strong> </strong>Je suis prêt pour l’examen malgré les multiples grèves. J’ai pu comprendre les leçons grâce aux brochûres et annales et j’ai le sentiment que je vais réussir cet examen inshallah !

Je dis à mes camarades d’apprendre leurs leçons car l’examen n’est pas facile surtout pour une première fois.

<strong>Mme Baro Kadiatou Sidibé Directrice Second cycle Kalaban Coura II</strong>

<strong><em>‘’ Je prie pour les candidats.’’</em></strong>

Nous sommes à la veille de l’examen, les programmes ne sont pas totalement finis. J’espère que l’Etat aussi va songer à cela dans le choix des sujets. Il faut par ailleurs reconnaître que les enseignants ont fait de leur mieux.

J’ai 61 candidats dans mon école et je prie pour leur réussite.

<strong>Propos recueillis par </strong>

<strong>Aminata Dagnon et</strong>

<strong>Hinda Traoré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diré (région de Tombouctou) : Le périmètre de la discorde</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/dire-region-de-tombouctou-le-perimetre-de-la-discorde-2830868.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 00:50:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mr Kalilou Ibrahim Touré, président de la Coopérative agricole intégrée de Saouné est aussi le maire de Diré, région de Tombouctou. </em></strong>

<strong><em>Ayant échappé à 4 tentatives d’assassinat et, sentant toujours sa vie menacée, il a décidé de parler. C’était au cours d’un point de presse tenu mardi dernier à la Maison de la Presse.</em></strong>

La violence prend de plus en plus des proportions inquiétantes dans la localité de Diré. Pour une histoire de contrôle d’un périmètre agricole.

«Mon cri de cœur, c’est que nos autorités entendent et qu’ils empêchent que le chaos que vit la 5<sup>ème</sup> région ne se passe à Diré dira le maire.

Il précisera ensuite que les premiers responsables politiques de Diré ont initié le projet de Saouné et la population a choisi Kalilou Ibrahim Touré (lui-même) l’actuel maire comme président d’une association devenue une coopérative agricole au fil des années avec un périmètre de 450 hectares.

« On a commencé l’exploitation en 2006-2007, et l’association a été transformée en coopérative », a déclaré l’élu.

Selon M. Kalilou Ibrahim Touré ( maire de 2004 à nos jours), c’est que des paysans qui sont dans l’ancien périmètre de GonrKohondou, n’ont plus d’eau. Ils ne récoltent plus, et donc ils ont décidé de se diriger vers le périmètre de Saouné pour le saboter. Des tensions sont donc nées sur fonds de suspicion politique.

Pour le M. Kalilou, c’est lui qui avait fait connaitre Diré à travers le Mali à cause de la culture du blé. Mais celle-ci n’est plus effectuée à cause de la mauvaise gestion. « C’est pour que Saouné ne soit pas comme cette coopérative de ‘’ Gonrkohondou’’ que je ne veux pas laisser le périmètre agricole de Saouné entre leurs mains », a indiqué le maire.

Selon M. Touré, Saouné le périmètre agricole concerné a coûté 6 milliards à l’Etat malien. C’est lui qui nourrit la population locale. «Le jour où cette coopérative ne sera plus exploitée, tous ceux qui ont des parents à Diré auront des étrangers, des gens qu’ils vont loger à Bamako ou  ailleurs, car tout le monde va partir. », a indiqué M. Kalilou.

Le maire de Diré dit aussi craindre que sa localité ne subisse le même sort que celui de la région de Mopti. Car, a-t-il ajouté, des paysans armés menacent de paralyser la production agricole de la zone qui est de nos jours le grenier de la région.

Pire, ces hommes dit-il ont tenté d’assassiner des paysans sur le terrain, ainsi que lui même qui leur a échappé 4 fois grâce à des mercenaires qu’il a recrutés. Mais, signale Mr Touré : ‘’ma vie est toujours menacée.’’

&nbsp;

<strong>Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>22ème session du Conseil d’Administration de la SOMAGEP&#45;SA : Bilan d’une gestion exemplaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/secteur-prive/22eme-session-du-conseil-dadministration-de-la-somagep-sa-bilan-dune-gestion-exemplaire-2830862.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 00:38:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP-SA) a tenu jeudi dernier à son siège sise à ACI 2000, la 22è session de son conseil d’administration. </em></strong>

<strong><em>La rencontre a été présidée par le Pr Younouss Hamèye Dicko président dudit conseil, en présence du directeur général de la SOMAGEP-SA  Boubacar Kane et les administrateurs de la Société.</em></strong>

Au cours de cette session, les participants ont examiné le rapport annuel d’activités et les états financiers au titre de 2018.

A propos, Pr Younouss Hamèye Dicko a indiqué que le chiffre d’affaires de la Somagep au 31 décembre 2018 est passé à 27.260 milliards de Fcfa, contre 25.208 milliards en 2017, soit une augmentation nette de 8.14%, a précisé le président du CA de la SOMAGEP.

Aussi, selon le Pr Dicko, le montant des produits d’exploitation en fin décembre 2018, s’est élevé à 33.176 milliards de FCFA, contre 29.298 milliards de FCFA en fin décembre 2017. Une augmentation de 13.23%.

Cette hausse, selon le président a été possible grâce à l’augmentation du chiffre d’affaires, mais aussi et surtout aux 5.074 milliards de FCFA de subvention d’exploitation, accordés à la société par le gouvernement et la Coopération allemande. Le Pr a précisé que la contribution de l’Etat Malien est de 4.5 milliards FCFA.

Le président du conseil d’administration a  par ailleurs, souligné que les charges opérationnelles de la société en 2018,  sont arrêtées à 29.525 milliards de FCFA, contre 28.675 milliards de FCFA en 2017, soit une augmentation de 2.96%. Il a aussi signalé que, l’année 2017 a dégagé un résultat d’exploitation de 57.15 millions de FCFA, contre moins (-) 975.66 millions de FCFA à la même période de 2018, soit une croissance de 1.033 milliards de FCFA.

Concernant les activités réalisées en 2018, le Pr Dicko a cité l’intégration de 60 nouveaux centres dans son périmètre d’affermage, dans le cadre du Programme présidentiel d’urgences sociales (PPUS).

Toute chose qui aura permis à 21.155 nouveaux abonnées à travers le pays de bénéficier d’un service de qualité et à moindres coûts.

Aussi à Bamako et environs des efforts ont été consentis dans la planification et l’exécution des actions visant à relever les défis dans la mise en service de la nouvelle station de traitement et de pompage d’eau à partir de Kabala.

Déjà a commenté ‘’le président du CA de la Somagep-SA, le projet de Kabala facilitera l’accès à l’eau de Bamako et ses environs à travers la réalisation de 100.000 branchements sociaux contre 6.979 à réaliser dans les localités de Kayes, Sikasso, Koutiala, Kati, Koro, Bankass, Niono et Dioro.’’

<strong>Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sécurité des archives nationales au Mali : La &amp;quot;mémoire&amp;quot; de l’Etat se consume !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/securite-des-archives-nationales-au-mali-la-memoire-de-letat-se-consume-2-2829675.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2019 11:26:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il n’est plus évident de retrouver les documents qui datent seulement d’une dizaine (voire moins) d’années, au niveau de l’administration publique. Celle-ci, n’effectuant que timidement son entrée dans l’informatique.</em></strong>

<strong><em>Ainsi, des documents des plus confidentiels et importants se retrouvent de nos jours encore chez les vendeuses de galettes ou dans les boutiques où ils servent d’emballages. </em></strong>

<strong><em>Conséquence de cette situation, la mémoire de l’Etat s’efface, chaque jour qui passe.</em></strong>

L’administration malienne est en insécurité disent certains spécialistes car, tout Etat doit sa sécurité à la conservation stricte de ses documentations. Les nombreux procès qu’il perd en sont une conséquence logique, révélatrice et douloureuse.

Il y a quelques années, un document extrêmement confidentiel des services de renseignement de l’armée s’était retrouvé entre les mains du fils d’un officier. Ledit document avait été alors publié par un organe de presse de la place provoquant la colère des autorités militaires du pays. Aux dires de certains officiers que nous avions entendus à l’époque, ledit document n’avait été imprimé qu’en deux exemplaires. L’un destiné au Ministre de  la Défense, l’autre au Chef de l’Etat. Ainsi, un ensemble de documents relatif à la gestion de nos troupes avait fait le tour des poubelles pour finalement être récupérés par un jeune policier.

La même année, une lettre confidentielle du Contrôle Général de l’Etat a été retrouvée dans la presse comme un banal document dans la poubelle. Aujourd’hui encore, une importante quantité de dossiers confidentiels relatifs à une importante société traîne dans les tiroirs de la presse.

Rares sont les services publics qui peuvent produire tous les textes de loi les concernant depuis dix ans.

En tout cas, le Ministère des Travaux Publics de l’Urbanisme et de la Construction ne pourra jamais produire la copie originale de la décision n° 075/MTPUC-CAB portant création de la commission de dépouillement des offres relatives à l’appel d’offres pour la construction du deuxième Pont sur le fleuve Niger à Bamako. En date du 13 Mai 1989 seulement !

Comme plusieurs autres documents importants, ladite décision a servi d’emballage de pain chez un boutiquier.
<h1>Le casse-tête pour les magistrats</h1>
Le procès crimes de sang avait sans doute souffert de l’absence de beaucoup de documents justifiant des faits. Le cas le plus patent avait été la disparition du fameux registre de la présidence.

L’instruction du dossier qui a duré 6 ans n’a produit que de légères preuves. L’argumentaire des avocats et les commentaires de la presse à l’époque avaient effectivement révélé que le dossier était maigre, très maigre.

Nous avons fait le tour de certaines structures judiciaires. Dans aucun, il n’y a une section d’archivages digne de ce nom. Dans celui-ci où passe le maximum le dossier, il n’y a aucun moyen de retrouver les primitifs concernant des affaires qui datent de 3 ans. Pis, des pièces de certains dossiers volent au vent compromettant la qualité du jugement rendu.

Les avocats en savent beaucoup sur les déboires causés par ce phénomène dans les procédures.

"Au Mali, nous n’avons pas une culture documentaire. Parfois, la Cour nous demande de produire des pièces originales. Imaginez que par négligence le greffe perde une telle pièce. Impossible de se rattraper et c’est nos clients qui prennent le coup" se lamente cet avocat à la Cour.

Pour beaucoup de magistrats, il n’y a aucun moyen de conserver les documents et d’être sûr de leur sécurité.

Abdramane Traoré, un justiciable témoigne qu’il a repris deux fois sa déposition auprès d’un juge d’instruction qui avait perdu la première copie.

Rares sont les citoyens qui croient réellement que les dossiers se perdent au niveau des tribunaux ? "Comment peut-on admettre qu’un document important disparaisse au niveau du tribunal ? C’est pas vrai. C’est plutôt un petit métier pour certains qui s’enrichissent à travers le vol de pièces" se lamente toujours cet avocat. En fait, cet aspect n’est pas négligeable.

Dans beaucoup de services publics, surtout les tribunaux, des agents véreux excellent dans ce genre d’affaires. Pour faire taire son adversaire, les justiciables peuvent mouiller la barbe du greffier. Un coup de vent est vite arrivé… et le papier aura disparu.

Il n’y a pas que les tribunaux qui connaissent le phénomène. Même chez les avocats, il y a rarement un bureau de documentation.

… Au niveau de l’administration d’Etat, il n’y a très peu des services d’archivage rassurant. Les documents sont plutôt gérés par les secrétaires de direction qui n’ont pas assez de moyens techniques à cet effet. Pour certains administrateurs, les directions et autres départements ne sont malheureusement pas informatisés. "Quand vous saisissez une décision à la machine mécanique, vous êtes obligés de fouiller dans les classeurs pour la retrouver. Or dans d’autres pays, il suffit d’attraper la souris pour retrouver dans l’ordinateur n’importe quel document" explique M. Konaté administrateur de son état, aujourd’hui, pour retrouver de vieux textes et lois, il faut se référer à la bibliothèque nationale (section archives nationales). Et même là, la conservation des documents pose problème.

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée internationale de lutte contre le travail des Enfants : Ces petits qu’on exploite</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/journee-internationale-de-lutte-contre-le-travail-des-enfants-ces-petits-quon-exploite-2829648.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2019 10:49:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le travail des enfants reste un problème des plus préoccupants, tant par le nombre de ces tout petits concernés que par la gravité des abus et des risques auxquels ils sont exposés.</em></strong>

L’enfance est une période de la vie qui doit être consacrée, non pas à travailler, mais à s’éduquer et à se former.

Hélas, le phénomène d’enfants travailleurs est devenu une fatalité dans notre pays et les voies pour l’élimination de ce phénomène semblent inexistantes.

Les causes du travail des enfants sont profondes.

Un premier aspect, c’est la pauvreté des familles.

En effet, une grande partie des populations maliennes sont d’origine rurale.

Et, la pluviométrie chaque année est de plus en plus pauvre, les récoltes sont très souvent incertaines pour nombre de familles rurales. Conséquences : nombre de jeunes et particulièrement les enfants, envahissent les villes et les grands centres dans le but de venir au secours de leurs familles.

Les déficiences des systèmes éducatifs constituent aussi d’autres causes directes envoyant les enfants dans les rues. Et dans ces rues, il n’y a que deux choix : ou l’enfant se convertit rapidement en délinquant, ou en travailleur. Aucun pays, des plus développés au moins avancés, n’échappe à ce phénomène.

La législation sociale envisagée par le Bureau international du travail reste malheureusement, peu connue de l’opinion publique. Certes en adoptant en 1959 la déclaration relative aux droits de l’enfant, les Nations Unies ont reconnu que l’humanité doit à l’enfant le meilleur de ce qu’elle peut lui donner, mais des paroles aux actes, il y a toujours une distance.

L’Organisation internationale du travail (O.I.T.) ne s’oppose pas à toutes les formes de travail des enfants comme la participation des enfants à des tâches simples ou à une entreprise familiale permettant le transfert de qualifications utiles d’une génération à l’autre facilitant l’intégration sociale des plus jeunes.

L’O.I.T. cependant s’oppose au travail effectué par les enfants comme salariés ou travailleurs indépendants, lorsque ce travail est devenu une nécessité de tous les jours, lorsqu’il expose l’enfant à des risques sur le plan de sa sécurité ou de sa santé ou lorsqu’il peut porter atteinte à la moralité des enfants ou à leur dignité.

<strong>Les petits travailleurs d’Afrique</strong>

Officiellement, il n’y a pas d’enfants au travail dans le secteur structuré à part dans les plantations. Ce qui favorise indirectement l’exploitation du travail des enfants.

En milieu rural, le travail des enfants est généralement caractérisé par la dureté des conditions de ce travail d’autant plus qu’il est erroné. Même si cela est fréquent de confondre travail en milieu rural et travail en famille. Exemple : avec un puits de 40 m de profondeur et un récipient moyen de 30 litres, l’enfant doit faire 27 kilomètres aller-retour pour abreuver un troupeau de 200 chameaux.

Un des premiers effets de cette pénibilité du travail est que l’enfant est irrésistiblement attiré par la vie en ville. Le secteur non structuré  urbain revêt quatre formes essentielles : les petits métiers (moins de 10% de moins de 15 ans) les enfants domestiques (des filles à plus de 90%), les travaux domestiques familiaux et enfin les mendiants. Sans oublier l’apprentissage qui, notamment par la relation entre l’employeur et la famille peut favoriser la protection de l’enfant et se révéler tout autant un processus de socialisation que de transfert de savoir-faire.

<strong>Petits travailleurs dans les pays industrialisés</strong>

Dans les pays dits développés, le travail des enfants est devenu un phénomène relatives marginalisé. Mais, il n’a jamais complètement disparu et connaît d’ailleurs une recrudescence avec la récession économique. Ainsi, les pays de l’Europe méditerranéenne sont parmi les plus affectés. En Italie par exemple, plusieurs dizaines de milliers d’enfants travaillent dans l’industrie de cuir et de la chaussure, mais aussi dans l’agriculture et certains services. Au Portugal, on signale des cas de fillettes travaillant dans des ateliers de confection ou accomplissant de travaux industriels à domicile.

Aux Etats-Unis, environ 28% des enfants de 15 ans et 51% des 16-17 ans sont employés à un certaine moment de l’année. Chose bizarre, parmi ceux qui travaillent, on compte plus d’enfants de familles à revenus élevés que d’enfants de familles pauvres.

On constate par ailleurs, depuis quelques années, une utilisation de plus en plus fréquente et massive des enfants dans des activités touchant le spectacle, la publicité et autre métiers du show business ou les risques d’abus sont réels. Les parents attirés par l’appât du gain sont d’ailleurs constamment à la recherche de nouveaux contrats. Même si, bien souvent, le jour et l’heure des prestations fixés par l’agence ne tiennent pas compte des obligations scolaires.

Le constat est unanime, les enfants sont aujourd’hui les victimes innocentes de la difficile conjoncture économique actuelle. Et les principales victimes que sont les acteurs (les pauvres et les analphabètes) doivent bénéficier de toutes les aides afin de sortir des dures conditions de vie et de travail qui sont les leurs.

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<h2>Malick Camara</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Démocratie et Droits de l’homme : Beaucoup reste à faire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/democratie-et-droits-de-lhomme-beaucoup-reste-a-faire-2829646.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2019 10:45:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La  plupart des dirigeants africains avaient cru qu’il suffisait de proclamer le multipartisme, de libérer la presse, pour se réclamer de la démocratie. Cette situation a donné le résultat suivant : d’un côté ceux qui ont accepté de jouer le jeu  démocratique et de l’autre, ceux qui font semblant en jouant le jeu des puissances étrangères. Ainsi, nous nous sommes trouvés en Afrique en présence de ce que les politologues qualifient de politique de la démocratie à plusieurs vitesses ou encore une démocratie à la carte… </em></strong>

Les expériences qui nous ont été offertes après les conférences nationales-marathons dans différents pays africains sont riches d’enseignements.

Des régimes ont été renversés suite à des soulèvements populaires (preuve que les gens en avaient assez). Alors, des  comportements insolites ont fait jour dans beaucoup de pays. Une sorte d’anarchie, de nihilisme, s’est emparé de nos villes et campagnes. Dès lors, un laisser-aller, laisser-faire s’est instauré. Plus rien n’est respecté, plus rien n’est sacré. Ces déviations constituent des menaces sérieuses contre la cohésion sociale, la paix, la sécurité, l’unité nationale et l’intégrité territoriale.

L’exemple des guerres civiles, ethniques ou fratricides, illustre bien les limites qu’il ne faut pas franchir dans l’exercice de ses droits. La démocratie est sœur jumelle de l’ordre. Elle est incompatible avec l’anarchie, l’instabilité, l’insécurité. En effet, pour pouvoir bien jouir de ses droits, il faut accomplir ses devoirs vis-à-vis de la société.

Aussi, dans nos sociétés traditionnelles africaines, la démocratie a toujours fait bon ménage avec les droits de l’Homme. Dans ces sociétés, l’arbre à palabres, pratique coutumière, avait pour rôle d’établir un équilibre entre les droits des membres de la communauté et leurs devoirs. Il s’agissait non seulement de réguler de manière harmonieuse les rapports de l’homme avec ses semblables, mais aussi de l’homme avec la société. L’individu ne s’accomplissait que par rapport au groupe… La rencontre de la société traditionnelle et du modernisme a provoqué en Afrique une cassure où il est devenu difficile de faire une distinction.

En effet, dans ce long cheminement, il faut remarquer que chacun est arrivé avec des normes et des valeurs. C’est cette base philosophique qui tantôt unit ou divise les hommes dans leurs démarches. De ce fait, il s’agit plutôt d’un problème de choix, de choix économique, d’un problème d’intérêt matériel.

Les gouvernés peuvent disposer à l’intérieur de l’Etat des libertés variables selon les lieux et les époques : ce sont les libertés publiques. Traditionnellement, elles s’analysent en faculté de faire ou de ne pas faire. Mais de nos jours, on rapproche des libertés publiques les droits fondamentaux qui sont des droits consistant à obtenir de l’Etat certaines prestations : droit à l’enseignement, droit au travail, etc.

<strong>Démocratie sans démocrates ?</strong>

Politiquement, on ne considère que les libertés politiques sont surtout reconnues dans les Etats reposant sur le principe démocratique… Georges Burdeau a écrit que : ‘parmi l’infinie variété des facteurs qui commandent, il en est un qui dans les sociétés modernes joue un rôle prépondérant : le travail. Dans un univers où l’homme s’apprécie en fonction du volume des biens dont il peut disposer, la distinction s’efface entre l’individu et le travail qu’il accomplit. L’homme s’identifie au travailleur puisque sans travail il cesse d’être. (D’où le peuple des hommes apparaît essentiellement homme le peuple des travailleurs…).

Economiquement et socialement, le profit de la démocratie s’analyse dans l’exercice au sein de la collectivité des conditions de vie assurant à chacun la sécurité de vie assurant à chacun la sécurité et l’aisance requises pour son bonheur.

Une société démocratique est celle d’où sont exclues les inégalités dues aux aléas de la vie économique, où la fortune n’est pas une  source de puissance, où les travailleurs sont à l’abri de l’oppression qui pourrait faciliter leur besoin de trouver un emploi, où chacun enfin peut faire valoir un droit à obtenir de la société une protection contre les risques de la vie.

La démocratie sociale vise ainsi à établir entre les individus une égalité de fait que leur liberté théorique est impuissante à assurer…’’

En effet, le manque de culture politique de nos populations, et le manque de culture démocratique de nos dirigeants et responsables politiques, mettent en danger l’exercice des droits de l’homme et des peuples.

Ce déficit de culture politique et démocratique est aggravé par l’ignorance, l’analphabétisme. De même, qu’il a été dit qu’on ne peut pas faire du socialisme sans socialiste, l’Afrique ne saurait faire de démocratie sans démocrates. Donc, il s’agira d’étudier les voies et moyens d’introduire l’étude des droits de l’homme dans l’enseignement en vue de favoriser l’émergence d’une véritable culture des droits de l’Homme et de la démocratie en Afrique. Notre élite intellectuelle, nos penseurs, ont la responsabilité historique de sortir les Africains de l’obscurantisme, et de trouver des voies africaines de la démocratie et des droits  de l’Homme. Par leur action permanente, l’Afrique doit cesser de dépendre de l’extérieur, des modèles importés.

Nos gouvernants doivent introduire dans les programmes scolaires et universitaires, l’enseignement des valeurs patriotiques et civiques, la connaissance des lois et leur respect. L’instruction civique doit enseigner le respect de soi et d’autrui, de la chose publique, l’amour du prochain, la tolérance et l’acceptation de la différence, l’amour de la patrie.

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : …d’un pêcheur dans le filet</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-pecheur-dans-le-filet-2-2829650.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2019 01:53:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Marié et père de 4 enfants, M.S. est depuis plusieurs années, domicilié à Baco Djicoroni.

Pêcheur de profession, pendant au moins 3 mois, il vendait régulièrement des poisons, même si, ses pairs ne le rencontraient plus au fleuve.

Un pêcheur qui ne pêche plus, mais qui a toujours du poisson bien frais à vendre ?

Voilà un mystère que les pêcheurs du coin ont décidé le 15 juillet dernier de percer. C’est ainsi que, pendant toute la journée, les gestes et déplacements de M.S. étaient surveillés par ses camarades. Mais, jusqu’à la nuit, vers 20 heures, la surveillance s’avéra vaine car M.S. qui ne se doutait de rien n’avait pourtant fait aucun geste suspect.

Aussi, après avoir vendu comme d’habitude ses poissons, il s’était assis à la place du marché jouant au damier et termina sa journée à la maison, après une escale à la mosquée.

Les pêcheurs décidèrent ainsi d’abandonner la partie de surveillance quand un des leurs demanda et obtint la permission de faire surveiller M.S. jusqu'au matin.

Deux jeunes pêcheurs ont été à cet effet désignés pour monter la garde non loin du domicile de M.S.

Il était enfin 5 heures du matin en ce 16 juillet, lorsqu’un des « gardes » que le sommeil n’avait pas terrassé eut la surprise de voir M.S. sortir de sa maison, (avec un sac à dos) et, au lieu de la mosquée, il prit la direction du fleuve.

Vite, l’alerte a été donnée à tous les autres pêcheurs accompagnèrent discrètement M.S. jusqu'à sa destination. Stupéfaction : M.S., sans prendre garde, commença son « travail » en fouillant minutieusement les filets tendus par les autres pêcheurs et commença sa moisson.

En quelques minutes, il avait son sac plein de poissons. C’est alors que les pêcheurs se ruèrent sur lui.

Paniqué, il abandonna son sac et prit ses jambes au cou. Personne ne daigna le poursuivre car, après tout, l’on connait son domicile.

Vers 8 heures, une délégation de pêcheurs se rendit au domicile de M.S., mais celui-ci n’est toujours pas rentré à la maison. Toute une journée d’attente. En vain.

C’est seulement deux jours après sa ‘’disparition’’ que Mr M.S a été coincé par ses camarades pêcheurs alors qu’il partait vers 5 heures du matin à la mosquée.

Un arrangement à l’amiable a été trouvé : notre martin pêcheur s’est engagé à travailler comme tous les autres et à remettre quotidiennement (pendant 3 mois) la moitié de ses prises à l’association des pêcheurs du coin dont il est membre.

‘’Qui  casse, paye.’’

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>SOMAGEP&#45;SA : De l’eau potable pour tous !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/somagep-sa-de-leau-potable-pour-tous-2829642.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2019 01:43:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Premier ministre Dr Boubou Cissé a procédé samedi dernier au lancement officiel de l’opération 100 000 branchements sociaux de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP-SA).</em></strong>

<strong><em>La cérémonie a eu lieu à Baco-djicoroni en présence de plusieurs membres du gouvernement.</em></strong>

Il s’agissait au cours de la cérémonie à laquelle ont également pris part le maire de la Commune V et des bénéficiaire du programme, d’informer les populations du démarrage effectif de l’opération 100 000 branchements sociaux.

Une heureuse occasion pour le maire de la CV Amadou Ouattara de saluer le lancement de l’opération qui à ses dires, constitue un véritable ouf de soulagement.

Il a aussi félicité le président IBK pour avoir mis fin « au souffrances des populations ».

Pour sa part, le ministre de l’Energie et de l’Eau, M. Sambou Wagué a mis l’accent sur l’importance du programme présidentiel d’urgence sociale qui vient aujourd’hui se concrétiser à travers l’allègement du coût de branchement qui passe de 120 000 F CFA à seulement 20 000 F CFA pour les couches défavorisées. Toute chose qui aura été possible grâce  à une importante subvention de l’Etat malien.

Et au Premier ministre Dr Boubou Cissé de préciser :  « Ce vaste programme s’inscrit dans la droite ligne de la mise en œuvre du programme d’urgence sociale du président de la République ». Aussi ajoutera Dr Boubou Cissé, des dispositions sont prises afin que dans les meilleurs délais, le projet de Kabala soit mis en service. Ainsi, avec 1400 km de réseau de distribution (capacité 144 millions de litres), plus d’un million de Bamakois bénéficieront d’eau potable.

<strong>Hinda Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ecole de Formation des Educateurs Préscolaires (IFM EFEP) de Bamako : 240 maîtres prêts pour enseigner</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ecole-de-formation-des-educateurs-prescolaires-ifm-efep-de-bamako-240-maitres-prets-pour-enseigner-2829638.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2019 01:37:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Ecole de Formation des Educateurs Préscolaires de Bamako (IFM EFEP) créée en 1979 a organisé une cérémonie de fin de cycle à l’honneur de la promotion 2015-2019. </em></strong>

<strong><em>C’était  samedi dernier au sein de l’établissement sis Darsalam.</em></strong>

La cérémonie était placée sous le parrainage de M. Fousseyni Tandina (Jumeau), promoteur de l’Institut Vito S en présence de Mme Berthé Fatoumata Sissoko directrice IFM EFEP de Bamako, M. Moustapha Cissé représentant de la direction nationale de l’éducation préscolaire et spéciale, Mme Kanté Djénéba N’Diaye, la marraine de la promotion 2015-2019 et plusieurs autres invités.

En effet, cette sortie de la promotion 2015-2019 est le fruit des efforts consentis durant 4 années d’études menées par les élèves éducateurs et maîtres de l’enseignement secondaire. Ils  sont au nombre de 240 dont des enseignants spécialistes, généralistes et des monitrices.

Prenant la parole, Mme Berthé Fatoumata Sissoko directrice de l’école, après avoir remercié l’ensemble des partenaires et organisateurs, a confié la promotion sortante à la marraine et au parrain  de l’évènement. « Je pense que cette communication n’est pas tombée dans l’oreille de sourd pour qui connait la performance des personnalités qui sont devant nous », a-t-elle déclaré.

Mme Berthé a lancé un message précis à l’endroit des jeunes enseignants sortants car l’éducation malienne a besoin d’eux maintenant, surtout en cette période de crise. « Je leur demande à doubler d’effort pour donner le meilleur d’eux même, suivre leurs ainés », a conclu la directrice de l’IFM EFEP.
<ol>
 	<li>Moustapha Cissé représentant de la direction nationale de l’éducation préscolaire et spéciale pour sa part, a assuré au nom de sa directrice, d’accueillir à bras ouverts la promotion sortante car selon lui, le partage du savoir n’appauvrit jamais son détenteur. Il l’enrichit.</li>
</ol>
Au nom de ses camarades, Ibrahima N’Diaye vice-président de la commission d’organisation, s’est dit fier d’être enseignant car c’est un métier noble. Il a aussi demandé à ses camarades d’être attentifs aux besoins en qualification des entreprises, d’installer les systèmes de formation professionnelle dans un état de veille permanente tout en développant la réactivité du système. Tout développement passe nécessairement par l’éducation et l’enseignement.

« L’enseignement n’est pas la clé du monde, mais, il en est la principale.

La preuve, en est que tous les hauts dirigeants de notre pays sont passés par l’enseignement », a-t-il signalé.

Ibrahima N’Diaye a enfin invité ses collègues à respecter la déontologie de l’enseignement, avoir la conscience professionnelle et ne laisser en aucun cas la vocation au détriment d’une autre et aussi, de bannir le favoritisme pour cultiver l’excellence en milieu scolaire.

Enfin, M. Fousseyni Tandina, parrain de la promotion a félicité la promotion sortante pour le brillant travail qu’elle a mené.

« C’est vraiment un honneur pour moi de parrainer cette promotion 2015-2019. Je considère cet honneur comme un privilège. Nous sommes des bâtisseurs des talents car, au groupe VITO S, nous formons aussi des formateurs et plusieurs autres dans les domaines de la santé, l’entreprenariat etc.», a conclu M. Jumeau.

A noter que, au cours de la cérémonie des diplômes de reconnaissance ont été décernés au parrain et à la marraine de l’événement.

<strong>Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Azawad : La vraie histoire d’un faux problème</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lazawad-la-vraie-histoire-dun-faux-probleme-2829635.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2019 01:28:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A peine l’indépendance nationale acquise en 1960, certaines composantes des populations nord du Mali avaient pris les armes pour réclamer un territoire : l’Azawad. </em></strong>

<strong><em>Une rébellion vite réprimée et qui a attendu les années 1990 pour se manifester de nouveau. </em></strong>

<strong><em>Depuis, des morts et des blessés ont été enregistrés par millier pour une histoire méconnue de beaucoup. Souvent des mêmes acteurs de cette guerre insensée.</em></strong>

Pour mieux apprécier le phénomène, un géographe chercheur au Centre Ahmed Baba de Tombouctou et un éminent historien de la ville des 333 Saints, nous a édifie sur ce que c’est que l’Azawad et comment certains de nos frères en sont venus aux armes pour une portion de terre où toute vie humaine est d’ailleurs impossible.

En effet, selon San Chirfi Alpha, géographe chercheur au Centre Ahmed Baba de Tombouctou, l’Azawad ou "terre de pâturage" existe bel et bien, mais seulement du point de vue géographique.

C’est une sorte de région naturelle, une bande désertique située au nord de Tombouctou entre Araouane et Taoudéni.

L’Azawad donc n’est qu’une composante du relief dans le nord du pays tout comme les falaises de Bandiagara ou les monts mandingues ou encore les collines de Koulikoro.

Aussi, parallèlement à l’azawad qui se limite à Araouane, commence une autre vallée sèche dénommée Azawak qui s’étend de Ménaka à Ansongo.

L’Azawad donc, selon le chercheur n’est qu’un élément du sahel où jadis, deux types d’activités étaient pratiqués : l’élevage autour des oasis et une insignifiante agriculture des nomades.

Quant à une population dite de l’Azawad, soutient le chercheur, elle n’existait et n’existe toujours pas dans la mesure où, 80% de ceux qui occupaient l’Azawad étaient des nomades, donc en constant mouvement.

Toutefois, explique pour sa part l’historien Abdourahamane Abdou Maïga, l’Azawad n’a jamais constitué historiquement un terroir, car ne constituant depuis toujours qu’une de zone de transit pour les caravanes commercialisant le sel gemme entre l’Algérie et Tombouctou.

D’ailleurs, ajoute l’historien, du point de vue concentration humaine, l’Azawad n’avait jamais été habité et ne l’est toujours pas en dehors de ses limites que sont Taoudéni et Araouane.

<strong>Quelle lutte pour quelle libération ?</strong>

Pourquoi donc, pour une zone désertique, inhabitable, des frères touaregs ont-ils pris les armes ?

L’histoire remonte selon Abdourahamane Abdou Maïga en l’an 1957, trois ans avant l’accession de notre pays à la souveraineté nationale, quand, désespéré, le colonisateur français tentait de créer l’organisation commune des Etats sahariens. C’est alors qu’un Cadi d’Arouane Mohamed Maouloud avait été coopté par le Colon qui faisait ses bagages et qui avait alerté : "<strong>Bientôt le Soudan ira à l’indépendance. Si les touaregs ne luttaient pas, ils seront sous la domination noire. Il faut créer un Etat saharien entre l’Algérie et la Mauritanie</strong>". C'est-à-dire un Etat dans l’Etat malien.

Le colonisateur français venait de semer les prémices d’une division dans notre pays. Et ce sera, grâce aux efforts conjugués de plusieurs patriotes maliens notamment de Mahamane Alassane Haïdara de Tombouctou que l’idée sécessionniste avait été combattue et le dessein de création d’un Etat saharien était tombé dans l’oubli.

Ce ne sera hélas pas pour longtemps car, trois ans après l’accession de notre pays à l’indépendance, en 1963, des groupuscules touareg s’étaient organisés dans l’espoir de pouvoir créer un Etat à part entière dans un autre : le Mali.

La rébellion naissante avait été systématiquement démantelée par la 1<sup>ère</sup> République conduite par Modibo Kéita. Mais, après, explique l’historien Maïga, d’autres groupuscules, touaregs et arabes, aidés par certains Etats voisins, se sont réorganisés à partir de juin 1990 pour reprendre les armes.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre aux Maliens : Par amour aux arbres</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/lettre-aux-maliens-par-amour-aux-arbres-2829665.html</link>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2019 01:11:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Je suis une vie qui veut vivre, entouré de vie qui veut vivre. Chaque jour et chaque heure, cette conviction m’accompagne. Le bien c’est de maintenir et de favoriser la vie ; le mal c’est de détruire la vie et de l’entraver.</em></strong>

… C’est en aimant la vie que l’on peut s’aimer soi même. C’est en s’aimant soi même que l’on peut se respecter et respecter tout dans la vie. C’est dans le respect de la vie que la fourmi vaudra l’éléphant, et les peaux rouges, les peaux noires et les peaux blanches. Chacun à sa place dans la vie, nul n’est de trop, rien n’est au dessus de rien. Qu’y a-t-il de plus grand dans le cœur de l’homme que l’amour de la vie ?

Je rêve d’un royaume où chaque couple plante un arbre le jour de ses noces. L’homme comme la femme verront ainsi grandir avec leur foyer l’arbre de leur amour.

Je rêve d’un royaume où les hommes à la naissance de chacun de leurs enfants plantent un arbre pour le célébrer.

Si chaque couple plantait un arbre à la naissance de chacun de leurs enfants, l’homme et la femme verront l’arbre de chacun de leurs enfants grandir avec l’arbre de leur amour et un jour, leurs petits-enfants et leurs arrières petits-fils montreront ces arbres en se souvenant d’eux.

Il faut savoir qu’un homme qui plante un arbre vivra toujours. Une femme, même si elle n’a jamais eu d’enfant, si elle plante un arbre, elle vivra toujours car l’arbre est un être vivant, l’arbre sera son fils.

Je rêve d’un royaume où les hommes peuvent chaque année planter des milliers d’hectares. Tout est question de volonté. Nul ne peut dire sa vie vaine s’il a planté un arbre, aidé les œufs d’un hanneton à éclore ou une vache à  mettre bas.

Vivre en aidant les vivants à vivre est le plus grand sens d’une vie et la meilleure de toutes les occupations de l’homme.

Je rêve d’un royaume où les hommes témoignent de nuit et de jour leur amitié pour les arbres.

Un royaume où on embrasse les arbres comme on embrasse un frère, une sœur, une mère et un père. C’est mon amour de la vie qui me fait aimer tout ce qui vit. Nul ne peut aimer la vie et semer la mort autour de soi. L’homme est devenu hélas sa propre province, il est enfermé sur lui-même.

Pourquoi avec des pesticides, tuer les mouches, les fourmis, les araignées au coin de nos maisons si elles font partie de la vie comme nous ?

Avec nos pas qui s’effacent sur la terre, marquons chaque étape de notre vie par la plantation d’un arbre. Ecrivons dans la nature l’histoire de notre vie par des vies données. Car, chaque arbre abattu nous rend complice du désert et de la mort de notre terre.

Il n’y a pas de lendemain sans arbres. Chaque arbre que nous coupons est une partie de notre avenir que nous détruisons. Nous sommes les responsables de notre avenir. Qu’on ne s’y trompe pas.

Un jour, Albert Schweitzer dit à mon vieil ami Théodore Monod que les Africains ne traitent pas mieux les animaux qu’eux les blancs, qu’ils ne sont pas moins cruels. Schweitzer l’écrivait du Gabon : « Ici aussi je cherche à faire comprendre aux indigènes que les créatures sont nos frères. Mais que les hommes sont lents à comprendre ce qui est si naturel »

Monod, pour faire une exception à cette triste règle rappelle cette histoire digne d’un Saint François d’Assise, l’un des seuls chrétiens qui ait jamais pris au sérieux la miséricorde que nous devons aux autres animaux comme il le dit lui-même.

Cette histoire a été racontée l’année même de ma naissance par mon vieux maître, Amadou Hampaté Ba.

« Il y a quelques années, en 1933 dit-il, à Bandiagara, au Soudan, Tierno Bokar enseignait un groupe d’élèves, quand, tout à coup, une jeune hirondelle tomba du nid fixé au bois de la toiture, au milieu de l’inattention générale. Tout attristé de cette indifférence, Tierno Bokar interrompit son exposé et dit : « Donnez-moi ce fils d’autrui ». Il examina le petit oiseau qu’il venait d’appeler si humainement « fils d’autrui », reconnut que sa vie n’était pas menacée et s’écria : « Louange à Dieu dont la grâce prévenante embrasse tous les êtres ! » Puis, levant les yeux, il constata que le nid était fendu et que d’autres petits risquaient encore de tomber. Aussitôt, ayant demandé du fil, il grimpa sur un escabeau improvisé et raccommoda à l’aiguille le nid endommagé, avant d’y replacer l’oisillon. Puis, au lieu de reprendre son cours de théologie, il dit : « Il est nécessaire que je vous parle de la charité, car je suis peiné de voir qu’aucun de vous n’a suffisamment cette vraie bonté du cœur. Et cependant quelle grâce ! Si vous aviez un cœur charitable, il vous eût été impossible de continuer à écouter une leçon quand un petit être misérable à tous les points de vue vous criait au secours et sollicitait votre pitié : vous n’avez pas été émus par ce désespoir, votre cœur n’a pas entendu cet appel. « Eh bien ! Mes amis, en vérité, celui qui apprendrait par cœur toutes les théologies de toutes les confessions, s’il n’a pas de charité dans son cœur, ses connaissances ne seront qu’un bagage sans valeur. Nul ne jouira de la rencontre divine, s’il n’a de la charité au cœur. Sans elle, les cinq prières canoniques sont des gestes purement matériels, sans valeur religieuse ; sans elle le pèlerinage au lieu d’être un voyage sacré devient une villégiature sans profit. « Ainsi soyez charitables, mais si celle-ci ne s’exerçait que sur les fruits de nos entrailles ou sur nos frères en humanité, elle n’aurait pas atteint encore son but divin et resterait entachée d’égoïsme. « Dans notre grande famille, nous devons la charité envers tous les faibles. Or les plus déshérités sont les animaux. « Sachez compatir à la souffrance muette des animaux, cela vous est plus profitable que la grâce attachée à mille génuflexions surérogatoires. »

Je rêve d’un royaume où l’amour qui est témoigné aux animaux par le sage de Bandiagara soit aussi partagé pour les arbres.

Nous pouvons avoir le même amour pour les arbres et pour tout ce qui vit, la même charité envers la vie qui n’est que charité envers nous-mêmes. De la main de chaque homme peut naître une forêt, de la main de chaque homme une vie entière. Mais la main de l’homme qui peut semer la vie peut aussi donner la mort. Tous les jours chacun de nos actes peut faire vivre la terre ou la tuer. Nous sommes responsables du geste le plus infime de notre vie. Nous sommes responsables de l’air que nous prenons à la vie en respirant, de l’eau que nous prenons au fleuve, des fruits de la terre, et aussi de chacun des mots qui viennent sur notre langue. Aussi, doit-on nous demander toutes les nuits avant de dormir, si nous avons plus donné de vie ou de mort dans notre journée.

&nbsp;

<strong>Ismael Diadié Haidara</strong>

<strong>Chercheur  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables: Aminata Dramane Traoré, ministre de la culture (1999)</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2019 01:00:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA["Mon foulard est l’expression de ma liberté. Je lui donne le volume et la forme qui me plait".
<h3>Feu Maribatrou Diaby, candidat aux présidentielles 1992</h3>
"Moi, j’arrive à gérer même des crocodiles. C’est donc facile pour moi, de gérer les hommes."
<h3>Alpha Oumar Konaré, Président de la République (Mars 1996)</h3>
"La grosse erreur a été de faire croire que la démocratie peut tout régler comme par un coup de baguette magique. Une démocratie se bâtit lentement avec des hommes et des femmes qui y adhèrent et auxquels, il faut donner toutes les explications qui s’imposent."
<h3>Tiébilé Dramé, Secrétaire Général du Parena (Mars 1996)</h3>
"Quand on a été torturé ensemble, quand on a partagé les mêmes cellules de détention, qu’on ait fait partie des mêmes convois de déportation, d’exil intérieur, il est normal qu’on soit du même côté."
<h3>Alpha Oumar Konaré, Président de la République (Juin 1997)</h3>
"Nous ne pouvons considérer comme une fatalité le fait que soit concentré aux mains d’une minorité le fruit de l’effort commun, pendant que la grande majorité du peuple est condamnée à la misère et au désespoir."
<h3>Sambi Touré, journaliste (Avril 2001)</h3>
"Le Mali est l’un des pays qui a le plus grand nombre d’organes dans la sous-région. Mais, le problème de cette presse, c’est la qualité, pour parler de professionnalisme".

<strong><em>Professeur Yoro Diakité </em></strong>

« Les objectifs essentiels immédiats du 26 mars étaient l’instauration du multipartisme intégral et de la liberté pour les gouvernés de choisir leurs gouvernants. Ceux-ci ont été atteints. Mais, l’espoir populaire attendait un mieux vivre et surtout devenir maître de sa propre histoire. De cela, nous en sommes loin ».

&nbsp;

<strong><em>Yacouba Diakité, militant AJDP </em></strong>

« Nous jeunes, avons aujourd’hui, le sentiment d’être les laissés pour compter de la démocratie. D’autres, qui en réalité n’ont rien fait en 1991, se retrouvent aujourd’hui en train de savourer, les délices de la démocratie ».

&nbsp;

<strong>Me Abdoulaye Garba Tapo (Président du RND, 1997)</strong>

<em>« Nous avons toujours pensé que le Mali, c’est notre Mali à tous et que nous devons le construire. Pour cette raison, nous pensons qu’il fallait éviter qu’il y ait des camps ennemis qui soient là à s’affronter inutilement ». </em>

&nbsp;

<strong>Pr. Mohamed Lamine Traoré, Secrétaire national du MIRIA (1999)</strong>

<em>« Il est impossible de faire du neuf avec du vieux ».</em>

<strong>Rassemblés par </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à mon oncle Bass</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/lettre-a-mon-oncle-bass-23-2829652.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jul 2019 00:55:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cher oncle,</em></strong>

Salamaleck ! C’est avec un réel plaisir que nous avons accueilli le petit Salam que tu as bien voulu envoyer ici à Fantambougou-Bamako pour s’y ressourcer pendant quelques temps.

<em>Aussi, au nom de toute la troupe familiale, je te remercie pour les 20 kg de riz, le colis de poissons de mer et les 6.500 FCFA que tu viens de nous envoyer. </em>

<em>Walahi, Bilahi, je jure, la troupe familiale est fière de toi et rend grâce à Allahou Soubhanatala, l’Unique, le Seul devant lequel, avec humilité, nous les "en dessous" les faibles et les petits nous prosternons. </em>

<em>Contrairement à tous ces misérables qui, pour préserver les privilèges d’ici bas ou bénéficier de strapontins ont choisi pour Dieu, des mortels comme eux. Honte à eux !</em>

<em>Aussi, j’ai lu et compris à fond le contenu de ta lettre. </em>

<em>Walahi, Bilahi, je jure, je prie Dieu qu’il t’accorde une très longue vie (à moi aussi bien sûr), afin que tu puisses, depuis Dakar, continuer à sécher les larmes des membres de la famille ici, à Fantambougou-Bamako. </em>

<em>Et, tu me vois vraiment désolé, encore une fois, de devoir te parler de cet éternel problème de graille qui tenaille aussi bien la troupe familiale que l’ensemble des Maliens d’en bas. </em>

<em>Oui, tonton Bass, je reviens avec le même leitmotiv : "le pays va mal… de mal en mal". Mais, avant de t’en donner les détails, je dois te dire que les 48 bouches de la troupe familiale sont au grand complet, et plus voraces que jamais.</em>

<em>Grand-mère est également là, vivante. Même si, tu la reconnaîtrais difficilement, car, de blancs à jaunes, ses cheveux ont fini par tout simplement disparaître. </em>

La misère tonton, est la pire des maladies. Elle humilie publiquement et tue lentement, mais sûrement. Comment lui échapper ?

Au Mali, il n’y a désormais plus d’issues. Et pour cause, la bouffe ainsi que la Santé coûtent trop cher.

<em>Bof ! Je ne vais pas m’attarder sur ce sujet car, seuls ceux qui ont un présent se préoccupent du futur.  Or, nous les Maliens d’en bas, l’écrasante majorité de ce pays ne faisons point partie de ce lot. </em>

<em>Les jours, les semaines, les mois et les années, depuis toujours ne sont régis au Mali d’en bas que par la misère, l’incertitude du lendemain et le désespoir.</em>

<em>Qu’à cela ne tienne, en tant que croyants, nous les "en bas", gardons toujours l’espoir que rien, en dehors de la mort, n’est définitif et que, un jour ou l’autre, les derniers seront les premiers.</em>

<em>J’ai fais par ailleurs la connaissance à Sikasso (il y a 4 mois), d’une vieille française (57 ans) qui a été foudroyée par mon charme. </em>

<em>Elle m’a proposé le mariage (ce que j’ai accepté) et nous sommes actuellement entrain d’effectuer certaines formalités administratives à cet effet. </em>

<em>Après notre mariage, "à l’heure où blanchit la campagne", nous partirons ! </em>

<em>Allah Akbar tonton ! En France finalement, je serai ! Bientôt, finis pour moi le régime d’un repas tous les trois jours, la sauce au vilain "thiékouroulé", le "tiguédégué na", les sauces sans viande. </em>

<em>A moi bientôt les côtelettes d’agneau (sautées à la vinaigrette) les cuisses de grenouilles à la mayonnaise, les crevettes et le caviar !</em>

<em>Je sais tonton que tu m’en veux d’être obstiné à aller au pays de "nos ancêtres les Gaulois", mais, tu m’offenserais mortellement, si tu me considérais comme un apatride. Soubahanalla !</em>

<em>Mais, toi même tu sais, la patrie, c’est aussi celle-là où, on a à manger. "Walahi, Bilahi, je jure !" </em>

<em>Or, dans ce Mali là, pourtant propriété commune à nous tous (d’en bas comme d’en haut), il n’y a absolument plus d’espoir pour les "en bas", l’écrasante majorité. Et pour cause. </em>

<em>Les vertus cardinales de notre société (l’honneur, la dignité, l’honnêteté, la solidarité et le sacrifice), sont de nos jours piétinées et même assassinées par ceux-là mêmes qui devraient avoir comme mission principale de les pérenniser. </em>

<em>Alors, que faut-il faire ? Se résigner à survivre dans le désespoir ou, risquer de mourir en courant après l’espoir ?</em>

<em>En France, Inchallahou, "j’irai par la forêt, j’irai par la montagne" ! Walahi, Bilahi, je jure ! </em>

Concernant la République, la Rue-publique et le marigot politique, je t’en parlerai volontiers la semaine prochaine.

<strong><em>A lundi  inchallah !</em></strong>

<strong><em>Par ton petit Ablo !</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lancement de la 2ème édition de New Star (Dolo Koura) : Promouvoir les jeunes musiciens</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/lancement-de-la-2eme-edition-de-new-star-dolo-koura-promouvoir-les-jeunes-musiciens-2828525.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 01:36:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour accompagner et produire les jeunes artistes chanteurs peu ou non connus, Kaïra Management Global (KMG) a procédé lors de la deuxième édition New Star (Dolo Koura), a organisé un  concours de chant à leurs intentions. C’était vendredi 12 juillet dernier au Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba.</em></strong>

La cérémonie de lancement a été présidée par Mme Cazor Amssétou Sanogo directrice et fondatrice de Kaïra Management Global, en présence des jurys  M. Massa Nouhoum Diallo, M. Idrissa Traoré et M. Ali Guindo (tous professeurs de Musique) et plusieurs invités pour soutenir leurs candidats.

Le concours de cette année, a regroupé 8 candidats dont 4 chanteuses  et parrainé par M’bouyé Koité artiste chateur malien.

New Star est un concours de chant pour sélectionner de nouveaux talents de la musique malienne afin de promouvoir la musique à travers l’Afrique et le monde entier.

Selon Mme Cazor Amssetou Sanogo directrice de KMG, ce programme offrira à ses participants une grande visibilité dans l’univers musical ainsi qu’une production audiovisuelle qui leur permettra d’avoir un encadrement pour la réussite de leur carrière musicale. «  Cette deuxième édition réunira des jeunes artistes non connus du public malien et de l’Afrique. Notre objectif est de leurs donner l’envie de chercher à connaitre le domaine qu’ils ont choisi.  Nous, nous sommes là pour leur donner un coup de pouce à aller vers ce qu’ils aiment. La particularité de cette année est que nous avons organisé une formation sur le développement personnel pour les jeunes pour les aider à se décider et s’orienter vers leurs objectifs dans la vie », a déclaré Mme Amssétou Sanogo.

Ces artistes se produiront tous les vendredis jusqu’au 7 septembre 2019 (grande finale) au Palais de la Culture et, grâce à l’équipement technique mis à leur disposition, les candidats peuvent s’exprimer en toute liberté.

<strong>Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc ? Vivre ou… mourir</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chic-ou-choc-vivre-ou-mourir-2828524.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 01:36:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour éviter les accidents de la circulation, certaines normes de conduites nous sont dictées : avoir une bonne maîtrise de l’engin, connaître et respecter les règles de la circulation, rouler avec un engin en parfait état technique, et à une vitesse modérée, etc.

Ces normes de conduite sont, dit-on, universelles. Mais notre pays, pardon Bamako, fait exception à la règle.

N’importe quel objet roulant a le « droit » de circuler, sans freins, même sans phares avec très souvent aux commandes, ces fous qui n’ont de respect ni pour la vie des autres ni pour la leur.

Crainte de représailles des agents de sécurité ? Point ! Ceux-ci ne sont à leurs différents postes à travers la ville que pour « régler » les Sotrama et de dourouni. Et là, les négociations prennent trop de temps pour s’occuper des autres engins qui n’apportent généralement pas grand chose à… « manger ».

D’ailleurs ces engins (« personnel »), c’est les affaires des Ninjas et des douaniers. Discipline alimentaire oblige, il faut s’occuper de ses oignons. Cela est connu de tous et fait le bonheur de la « Mafia » routière, insolente et omnipotente.

Conséquence : les plus arrogants, les « je m’enfoutistes » et les cascadeurs imposent leur loi sur les routes.

Pour ceux qui auront la chance d’échapper à la tyrannie des cascadeurs, ils doivent dévier les routes menant vers les cimetières et les mosquées. Car par là, la « foi » des uns impose aux autres une autre loi.

Le malade que vous devez transporter à l’hôpital court ainsi tous les risques de rendre l’âme en attendant le passage du long cortège « sacré » à destination du cimetière ou encore, celui de ces fidèles qui s’entretiennent au milieu de la route. Parce qu’ils viennent de la mosquée.

Respect aux morts, des lieux de culte, c’est normal. Mais cela justifie-il l’anarchie ?

A tout cela s’ajoutent ces autres cortèges de malheur, pardon de mariage, qui se terminent très souvent par des accidents mortels, fauchant régulièrement la vie à ces hystériques fous joyeux, lorsqu’ils n’écrasent pas à leur passage, des gamins revenant de l’école.

Circuler à Bamako, c’est s’ouvrir les portes de « lahara » et courir les risques de s’y projeter.

Mais, il faut bien… circuler à Bamako. Pour vivre ou… pour mourir.

&nbsp;
<h2>Boubacar Sankaré</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Institutions de micro&#45;finance au Mali : La pagaille</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/institutions-de-micro-finance-au-mali-la-pagaille-2828539.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 01:22:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si le monde des caisses d’épargne et de crédit est reconnu pour son dynamisme, tant il brasse des milliards (surtout du secteur informel), il faut reconnaître que ce n’est pas sans quelques appréhensions des plus inquiétantes. </em></strong>

<strong><em>Le secteur a ainsi connu une respectabilité certaine avec certains "réseaux", mais c’était sans compter avec la cupidité de nombreux autres, entrés par effraction dans le domaine; et surtout grâce à la négligence, et au laxisme de l’Etat dans sa mission de contrôle.</em></strong>

Pour en savoir davantage sur la réglementation de ce pan de l’activité financière qu’est la micro-finance au Mali, un expert dans le domaine nous explique que, le secteur des micro-finances est régi au Mali par la loi n° 94-040 du 30 juin 1994 ; qui se situe dans le cadre de loi l’orientation communautaire (de l’UEMOA), dite loi PARMEC.

« Ce texte définit les conditions d’octroi, l’autorisation d’exercice du métier (micro-finance), les mécanismes de surveillance et de contrôle de l’Etat et les sanctions en cas de non respect de la réglementation », indique-t-il avant de préciser : "Nul n’a le droit de mener des activités de micro-finance sans l’autorisation formelle du ministère des Finances".

Toutefois, souligne notre interlocuteur, "avant l’adoption de la loi susvisée, il y avait un certain nombre de structures qui exerçaient déjà. Il a donc fallu leur délivrer des "agréments d’office", pour ainsi mener une surveillance accrue, afin qu’elles se conforment aux exigences de cette loi et de ses décrets d’application. Or, les textes ne prévoient pas cette régularisation rétroactive de ces institutions de micro-finance".

En outre, regrette-t-il, bien de caisses d’épargne et de crédit se créent aujourd’hui en violation flagrante de la loi.

Quelles dispositions, l’Etat Malien a-t-il prises pour gérer les situations de faillite ?

L’articule 58 de la loi de 1994 dispose que « le contrôle et la surveillance (de ces structures de micro-finance) porte sur tous les aspects touchant à l’organisation et au fonctionnement de ces institutions et des organes financiers… »

Mais, dans la réalité, le contrôle de l’Etat, se fait toujours attendre ; ou en tout cas, n’est pas à hauteur de souhait.

C’est ainsi qu’au niveau de certaines caisses, la pratique des crédits fictifs, des dépenses d’investissement engagées sur les fonds des adhérents et autres malversations, conduisent ces institutions dans le gouffre.

Conséquence : des cessations de payement, dont le risque est fort élevé dans ce secteur.

En outre, dans nombre de ces structures de micro-finance, une concurrence malsaine et déloyale est menée grâce à des taux d’intérêts plus ou moins élevés, visant seulement à attirer la clientèle d’autres caisses, etc.

Ainsi, dans le secteur de la micro-finance de notre pays, c’est la loi de la jungle qui prévaut ; sans que l’Etat arrive à y mettre de l’ordre.

Or, la réglementation du secteur des micro-finances est très délicate du fait que, c’est un domaine sensible par ses incidences sur la situation sociopolitique nationale.

Les caisses sont en effet implantées pour aider les populations à lutter contre la pauvreté ; mais également, ce sont des structures qui constituent de grands enjeux pour les pouvoirs locaux et décentralisés, où ceux qui ambitionnent d’y accéder et qui font des promesses dans ce sens.

Tout compte fait, la loi n° 94-040 du 30 juin 1994 dispose clairement en son article 66 que « le ministre (des finances) peut procéder ou faire procéder à tout contrôle des institutions (de micro-finance) ».

Hélas, ce contrôle demeure de nos jours forts timides, sinon inexistants.

<strong>Malick  Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali :  La puissance de l’argent sale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-la-puissance-de-largent-sale-2-2828538.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 01:22:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La dégradation des mœurs a atteint un niveau tel, aujourd’hui dans nos sociétés, que la corruption est la partie visible d’un phénomène dangereusement expansif : le gain facile et rapide. </em></strong>

<strong><em>D’où nous vient-il, l’argent sale ? Comment s’impose-t-il à nous ? Comment le combattre ?</em></strong>

La base des besoins essentiels s’élargit et leur satisfaction fait appel à plus d’actifs monétaires que d’actifs réels.

A coup sûr, c’est là l’une des explications du goût de la facilité.

En effet, quelques décennies avant notre époque, les besoins élémentaires se résumaient aux trois repas journaliers, et à quelques habits. Bien de choses étaient d’usage collectif : la monture (le cheval ou l’âne), l’éclairage (lampe ou chantihy) les parures (sabre, fusil, ou bijoux), l’eau (le puits ou la fontaine). Pendant ces temps, "les marginaux" étaient ceux qui possédaient un peu plus que les autres et ces marginaux souffraient de leur supériorité sur leur semblable et faisaient tout pour "cacher cette infirmité".

Dans la plupart des cas, ces marginaux étaient dotés des facteurs hors du commun qui justifiaient leur supériorité : intelligence, courage, endurance, etc… De sorte que leur supériorité était tolérée, voire acceptée. Aujourd’hui, les besoins à satisfaire sont devenus nombreux et variés : les budgets consacrés à  l’habillement, à la nourriture, aux logements, à la santé, à l’éducation, aux loisirs, sont vertigineux. La satisfaction de ces besoins se fait à travers des échanges où la monnaie est reine. Sans elle, point de salut.

Les richards marginaux qui jadis rasaient leurs murs, s’affichent désormais puis réclament leur supériorité.

Des gens qui avaient honte de leur richesse, exhibent actuellement leur puissance matérielle. Pendant ce temps, les vertus de la société basculent : la richesse qui résulte du travail, du courage ou de l’intelligence, disparaît et perd ses valeurs. Le riche est désormais celui qui possède ces qualités. Si on est riche, on est forcément intelligent, courageux, habile. La société ne fait plus de distinction de sorte que le chemin s’ouvre tout de suite.

Pour être valeureux, il faut être riche. Puisque le riche incarne toutes les vertus, le chemin le plus court d’être vertueux est d’avoir l’argent. Alors, tout est fait par les hommes pour devenir riches. L’origine de la richesse ne comptant plus. Tous les chemins mènent à Rôme. La société se forge des nouveaux concepts. "Il n’existe pas de fils vertueux, il n’y a que de fils riches". "L’argent n’a pas de couleur". "Il n’y a pas d’argent sale". L’argent achète tout et bouleverse l’équilibre social.

Dans l’administration malienne, la confidentialité du bulletin de salaire est un autre facteur qui favorise l’esprit du gain facile. Lorsqu’un salarié par exemple "cache", jusqu’à son épouse, ce qu’il gagne, c’est pour quelles raisons ? Pourtant, une épouse responsable qui sait le niveau de revenus de son mari est la première à s’insurger quand elle voit son conjoint mener un train de vie au-dessus de son gain.

En effet, lorsque Monsieur gagne 50 000 CFA par mois, Madame s’inquiétera lorsque les dépenses font chaque mois le triple du salaire. Ou elle sonne l’alarme, ou s’apprête à continuer la route sans son mari, tôt ou tard.
<h2>La magouille prend le nom "d’affaires"</h2>
Des jeunes commerçants dans des boutiques vides, sans sourciller, vous disent qu’ils sont des hommes d’affaires, alors qu’ils préparent des coups bas contre les institutions financières et/ou de l’Etat. Personne ne s’offusque de voir "le sans emploi" d’hier rouler en "4 phases" aujourd’hui. C’est plus tard qu’on se rend compte devant l’ardoise laissée aux banques et au TRESOR public.

Les "huis clos" de commissions de dépouillements de marchés sont aussi synonymes d’enrichissement illicite.

La non transparence et la loi du silence sont facteurs d’enrichissement, sans commune mesure, des intervenants dans l’attribution des gros marchés. Les cadeaux aux décideurs : corruption qui ne dit pas son nom. La question qui se pose ce n’est pas de savoir si un décideur doit ou non recevoir un cadeau, mais bien de cerner ledit cadeau.

Un cadeau prélevé sur le bien public donné à un responsable est destiné à un usage public et non privé du destinataire.

Ainsi, lorsqu’un Emir fait don d’argent à un Président, l’argent doit être versé au TRESOR Public.

Un cadeau fait à un salarié ne doit pas dépasser un certain quota de revenu.

En effet, il est compréhensible qu’un paysan donne un cop  à un préfet, mais ça devient suspect, si l’éleveur du village lui donne un bœuf dont le prix dépasse son salaire.

En somme, la corruption est notre compagne de tous les jours, dans les bureaux, les usines, dans les écoles, partout où il y a signe de vie… d’un Malien.

Pour la combattre, il faut faire une « révision » de nos mœurs.

Un travail de longue haleine  qui doit commencer par une forte sensibilisation et une humiliation de ceux qui se prêtent au phénomène.

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<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’avenir énergétique du Mali : Explorer davantage les opportunités</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lavenir-energetique-du-mali-explorer-davantage-les-opportunites-2-2828543.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 01:19:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De tous les secteurs d’activités, celui de l’énergie (particulièrement de l’énergie électrique) est le plus représentatif de la situation économique et sociale d’un pays. De sa bonne et saine gestion  dans le temps comme dans l’espace, découlent moult retombées positives dont la maîtrise des coûts globaux d’énergie et l’amélioration constante de l’efficacité énergétique.</em></strong>

<strong><em> Il s’agit d’un défi de développement durable qui ne peut que s’inscrire en droite ligne dans des stratégies nationales et que l’ensemble des acteurs concernés se doit de relever, dans une parfaite synergie d’actions salutaires.</em></strong>

La question de l’accès à une énergie électrique de qualité et à un coût de revient acceptable, la corrélation entre l’approvisionnement en électricité et le développement durable, se posent avec acuité et constituent des préoccupations majeures liées à la croissance démographique, à l’essor économique, à l’impérieuse nécessité de minimiser au mieux les coûts d’exploitation des centrales isolées de production électricité.

Comme chacun le sait, le Mali est un grand pays sahélien enclavé, confronté dans le domaine de la fourniture d’électricité d’origine thermique à des problèmes persistants en raison des variations, des incertitudes qui planent çà et là, sur le pétrole. La dégradation progressive des ressources ligneuses ne fait qu’accentuer la problématique. Nonobstant de tels handicaps endogènes et exogènes, le pays qui est un carrefour naturel, occupe, tout de même une place de choix sur la scène énergétique sous-régionale, voire régionale, compte tenu notamment du caractère sensible et porteur du secteur de l’énergie. Cela est dû au fait qu’il possède aujourd’hui des atouts sérieux, considérables pour combler les besoins croissants des populations et des différents secteurs économiques, pour réduire le déficit que présente  le rapport demande disponibilité dû à l’appel croissant de puissance surtout  en période de forte canicule, pour contribuer à satisfaire ceux d’ailleurs dans un système intégré (interconnexion systématique des réseaux électriques supranationaux).  Le potentiel national est certainement plus important que les quantités connues à l’heure actuelle tant l’exploration est encore insuffisante, notamment dans les régions du septentrion malien. La variété des ressources énergétiques est également abondante d’autant plus que le pays, destiné à être, dans  un avenir proche, une véritable puissance énergétique, regorge d’immenses sources d’énergies propres dont les énergies renouvelables, en l’occurrence  l’énergie solaire. Tout au long de l’année, chaque localité est favorisée sur le plan de l’intensité et de la disponibilité du rayonnement solaire (5 à 6 kwh par m2 et par jour, douze heures de soleil par jour).  Que le Mali possède d’énormes potentialités énergétiques est un don incontestable. D’émérites spécialistes s’accordent objectivement à le reconnaître de facto. Des intervenants, et non des moindres, ne cherchent qu’à leur exploitation, avec méthode, rationalité et surtout rigueur.  Cela est rassurant pour tous ceux qui, ont à cœur la mise en valeur du devenir du secteur énergétique de notre pays. Il est donc d’une impérieuse nécessité de chercher les voies et moyens idoines, susceptibles de permettre de substituer opportunément aux sources d’énergie classique, celles de plus en plus concurrentielles et pérennes des énergies renouvelables. L’accès à l’énergie électrique par le plus grand nombre de citoyens maliens ainsi que l’incitation à l’investissement constituent des facteurs déterminants dans cette nouvelle orientation.

La Société Energie du Mali-sa, acteur privilégié du développement du sous secteur de l’électricité au Mali, ne peut que s’en réconforter, à tous égards.  Mais la réalité est toute autre avec la persistance des problèmes de technologie, de mobilisation des crédits qui se manifestent au quotidien et constituent des freins au processus de concrétisation des ambitieux projets nationaux en gestation. C’est ainsi que l’essor de l’économie de croissance cher aux autorités politiques et administratives, aux partenaires au développement, requiert de la part des décideurs des choix difficiles en raison de la dimension sociale du secteur de l’énergie, des enjeux financiers, de la précarité de certaines ressources énergétiques et de leurs coûts d’investissement relativement élevé.

<strong>Une grande opportunité : les énergies renouvelables</strong>

Aussi, face à des objectifs nationaux d’autosuffisance électrique, de souveraineté énergétique, de la maitrise des charges de la production d’électricité, eu égard aussi à l’instabilité des produits pétroliers, l’on a souvenance que la société EDM –sa, acteur privilégié du développement et de la promotion du sous secteur électrique au Mali, avait initié, une expérience heureuse à travers l’élaboration et la réalisation, sous son égide, du projet pilote de la centrale hybride (diésel/solaire) de Ouélessébougou. Se voulant performante et se tournant vers l’avenir, elle s’est fixé une nouvelle orientation  en matière de continuité et de qualité de service électrique par la promotion des sources d’énergies renouvelables.

Des études de faisabilité ont été entreprises sur un horizon raisonnable à la lumière de l’inventaire des potentialités en énergies renouvelables de bon nombre de localités surtout du Mali profond, souffrant de pénuries constantes d’approvisionnement d’énergie électrique. C’est le prélude d’un processus irréversible d’utilisation des énergies renouvelables à grande échelle.

Les technologies les plus fiables et viables de sources d’énergies  propres ont pu être identifiées pour apprécier leur faisabilité, sur le triple plan technique, économique et financier. L’introduction des énergies renouvelables dans le système de production d’énergie électrique au Mali est ainsi scellée. Aussi, à notre avis, le Mali, toujours attaché à son image vivante de  pays phare en matière de diversification de sources d’énergie, ne peut que marquer, dans le cadre d’une coopération bilatérale ou multilatérale, fructueuse et mutuellement avantageuse, un vif intérêt pour toute opportunité de partenariat ouvert et constructif, susceptible de lui permettre de mener à bien avec l’efficacité et l’efficience requise, ses projets d’installation de sources d’énergies renouvelables, des sources capables de garantir dans la durée comme dans l’harmonie, la desserte en électrique sur l’ensemble du territoire national.

Forger le destin du 21<sup>ème</sup> siècle énergétique malien est à ce prix, dans les conditions normales de tension et de pression. Certes, le cadre d’incitation à l’investissement pour la promotion des sources d’énergies propres, d’énergies vertes est de l’ordre d’une politique énergétique nationale.  Mais, il revient à l’ensemble des acteurs, personnes morales et physiques confondues, de mettre l’accent sur le benchmarking, d’explorer davantage les opportunités et possibilités actuelles et prévisibles, de tirer parti d’un futur développement fulgurant des énergies renouvelables.

<strong>Par Chirfi Moulaye Haidara</strong>

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<title>12ème sommet  à  Niamey (Niger) :  Historique !</title>
<link>https://www.maliweb.net/union-africaine-oua/12eme-sommet-a-niamey-niger-historique-2828529.html</link>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 01:17:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La rencontre des chefs  d’Etat de l’Union africaine à la quelle a pris part le président de la République du Mali IBK a vécu du 7 au 8 juillet à Niamey. </em></strong>

<strong><em>Le défi de la mise en œuvre de la Zone de libre échange continentale africaine  (ZLECAF), une préoccupation majeure de nos chefs d’Etat, est désormais relevé. </em></strong>

<strong><em>‘’Un vieux rêve se réalise, les pères fondateurs doivent être fiers’’, a commenté M. Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union africaine.</em></strong>

32 chefs d’Etat africains, une centaine de ministres  et près de 5000 délégués  étaient ce 7 juillet, au rendez-vous de l’Afrique à Niamey.

A cette rencontre, il y avait des défis à relever dont principal est celui de la mise en œuvre de la ZLECAF.

Le Président de la République, Issoufou  Mahamadou déjà désigné par ses pairs,  Champion de la Zone de Libre échange continentale africaine (ZLECAF) (2017), a prouvé qu’il méritait ce titre.

Et pour cause. Le dossier de la ZLECAF à lui confié, a connu un succès historique.

54 pays (africains naturellement) sur 55 sont signataires de l’accord. Le nombre de ratifications de cet accord est passé de 23 à 27. Vives émotions dans la grande salle de conférence du Palais des Congrès de Niamey quand, au cours même de la cérémonie d’ouverture du sommet, les Présidents du Nigéria et du Bénin ont signé l’accord et, peu après le Gabon et la Guinée Equatoriale le ratifiaient.

Toute chose qui explique l’enthousiasme du Président de l’Egypte, Président actuel de l’Union africaine qui, du coup a commenté : "<em>ce sommet vient couronner les efforts  que  l’Organisation continentale déploie  ces dernières années"</em> .

Il dira ensuite que ce dimanche 7 juillet est un jour historique. Pour y arriver, ajoutera-t-il, nous avons parcouru un long chemin émaillé d’incompréhensions.

"<em>L’entrée en vigueur de la Zone de Libre échange continentale Africaine est une étape importante pour l’intégration économique des pays de L’union africaine</em>", conclura le patron de l’Organisation.

A noter que la ZLECAF boostera le développement économique des pays africains en consacrant un marché commun à 1,2 milliards de consommateurs.

Déjà, les économistes prévoient pour l’espace (ZLECAF), un produit intérieur  brut (PIB) de 3,4 milliards de dollars US.

Aussi, faut-il le signaler, le  sommet extraordinaire de Niamey 2019 est la consécration d’une grande avancée dans le sens de l’intégration en Afrique.

Il participe à la mise en œuvre d’un certain nombre de programmes phares par l’Union africaine dans la perspective Afrique 2063, un programme ambitieux qui se veut être celui de la consécration définitive et parfaite de l’unité de l’Afrique.

A noter que le président IBK, qui a pris part au sommet, avait à ses côtés 3 membres du gouvernement, l’ambassadeur du Mali auprès de l’Union africaine et le ministre Secrétaire général de la présidence de la République.

<strong>Niamey a mis le paquet</strong>

Avant la tenue de ce sommet au Niger, de gros moyens ont été investis par les hautes autorités du pays de Diori Hamani en termes d’infrastructure routières, sécurité et assainissement entre autres.

Le visiteur qui aura eu la chance de séjourner à Niamey, il y a 6 ans croira rêver en foulant actuellement le sol de cette capitale. D’abord l’aéroport international Diori Hamani n’a rien à envier aux plus modernes de la sous-région, même ceux en dehors du continent.

Selon nos informations, la structure a avalé la bagatelle de 101 milliards de F CFA.

Le nouvel aéroport de Niamey a été inauguré, il y a à peine un petit mois. Tout comme ce superbe hôtel, presqu’une tourre, dénommée hôtel présidentiel Radisson Bleu de Niamey. Toujours dans le domaine de l’hôtellerie, il y a aussi Noon hôtel (capacité de 123 chambres) inauguré en juin dernier. A ceux-ci, il faut ajouter Bravia hôtel, tout nouveau également.

A ces hôtels s’ajoutent une dizaine de palaces et de villas.

Pour une capitale comme Niamey dont les capacités d’accueil (en termes d’hébergement) étaient d’environ 2000 lits, selon le ministère nigérien du tourisme incontestablement, le bond est énorme.

Les routes du développement passent par le développement des routes disait l’autre.

Les autorités nigériennes y ont pensé. En effet au cœur de la capitale nigérienne, il y a aussi des échangeurs.

Côté sécurité, Niamey, par ces jours, est l’une des villes les plus protégées au monde. Même pas une mouche ne passe, si elle est mal intentionnée. Cela aussi a un coût.

Niamey a vraiment mis le paquet. Bel exemple !

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<strong><em>Mali Tribune</em></strong>

<strong><em>Envoyé Spécial</em></strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Une délégation de l’ONU au Mali :  Constater et proposer</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/une-delegation-de-lonu-au-mali-constater-et-proposer-2828536.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 01:13:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les directeurs régionaux des nations Unies et des partenaires régionaux (G5 sahel et Liptako Gourma) ont tenu  une conférence de presse  vendredi dernier à la Maison commune des Nations Unies. (Ancien QG de la MINUSMA sise à Badalabougou), dans la salle de réunion du rez-de- chaussée. </em></strong>

<strong><em>La conférence a été présidée par M. Mabingué Ngom le chef de la mission et le directeur régional de l'Afrique de l'ouest et le centre et Mme Mbaranga Gasarabwe représentante spéciale adjointe du secrétaire général de l’ONU en présence membres de la Mission.</em></strong>

Il s'agissait d'engager le gouvernement malien et le système des nations Unies, à trouver ensemble des solutions durables aux défis et enjeux dus à la situation du Mali incluant les problèmes transfrontaliers et humanitaires.

Au cours de cette mission, le chef de la délégation, M. Mabingué Ngom a indiqué que le Mali a le  soutien de l'ensemble du système des Nations Unies. « Toute la Communauté internationale est dernière le Mali pour renforcer le développement » a-t-il dit.

Il ajoutera ensuite que sa  délégation a rendu une visite de courtoisie au président de la République le 9 juillet, après l’avoir félicité  pour sa réélection, et elle lui  a présenté ses condoléances, suite aux derniers évènements tragiques survenus au centre du Mali.

Dans  les questions relatives à l'autonomisation des femmes, la lutte contre la violence, la promotion de l'emploi des femmes et des jeunes, le retour de la paix et sa consolidation étaient au cœur des échanges. Le président de la République à l’occasion,  a renouvelé son engagement en félicitant la délégation: « c'est une bonne image de voir l'ONU ensemble et de parler d'une même voix », a- t- il conclu.

Aussi, les missionnaires du G5 sahel accompagnées du ministre de la santé, ont effectué  une visite à Mopti pour rencontrer les autorités locales et les personnes déplacées.

La mission a plaidé pour un plan d'urgence pour, la sécurisation de la région et le retour des personnes déplacées internes.

Constat sur place  de la délégation : dans la région de  Mopti, ces 140.000 déplacés ne disposent ni d'eau potable, ni d'habits, ni de nourritures, et ont besoin de  toutes ces choses, leur seul et unique souhait est d'avoir une aide pour rentrer chez eux.

Autrement dit dans leurs localités et  de renforcer leur sécurisation, a dit Mme  Mbaranga Gasarabwe.

Mme Mbaranga Gasarabwe a réitéré l'engagement des nations Unies à soutenir le Mali " Nous sommes tous résolus à conjuguer les efforts pour accompagner le Mali dans la consolidation de la paix et le développement". Nous ferons tout nos possible pour vous aidez à rentrer chez vous en  un bref délai.

Pour clôturer le chef de délégation M. Ngom a également insisté sur la volonté de coordination au-delà du SNU, dans une approche transfrontalière, pour une meilleure efficacité dans l'accompagnement du pays. Pour lui l'engagement des Nations Unies au coté du gouvernement et l'annonce des mesures d'accélération sont une réponse dans le centre du Mali sur le plan humanitaire et du développement.

<strong>Hinda Traoré </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Histoire :   … d’un coup de poing pour « grande bouche »</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-coup-de-poing-pour-grande-bouche-2828534.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 01:01:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quand on ne sait pas garder sa langue, il arrive souvent qu’on se la fasse avaler. M. Ballo a appris la leçon à ses dépens. En effet, le 02 Juillet denier, les locataires de la gare de Sogoninko ont assisté au spectacle : une voiture venait de renverser un pousse-pousse. L’accident n’était pas grave ; ni la voiture ni le pousse-pousse n’ont été endommagés et les deux « conducteurs » étaient indemnes. Mais, le pousse-pousse contenait une grande marmite remplie de couscous et de viande. Et naturellement le succulent repas s’est répandu sur le sol. Conscient donc de la « gravité » de l’accident, le conducteur de la voiture cherchait à négocier avec celui du pousse-pousse, quand M. Ballo, un passant, s’est approché des négociateurs. Il reprocha au conducteur de la voiture sa maladresse. Celui-ci, un ancien militaire, rassembla toutes ses forces et d’un coup de poing arracha une molaire au moraliste. Les deux hommes alors s’affrontèrent dans un corps à corps épique.

Heureusement, des  policiers qui passaient par là ont intervenu. Les deux ‘’boxeurs’’ ainsi que le ‘’conducteur’’ du pousse-pousse ont tous et été conduits au commissariat.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Campagne de sensibilisation :  Sauver les Enfants !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/campagne-de-sensibilisation-sauver-les-enfants-2828527.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 00:55:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le bureau du représentant spécial du secrétaire général pour les enfants et les conflits armés a procédé vendredi dernier à Azalaï Hôtel Salam (Bamako) au lancement d’une  campagne  dénommée « agir pour les enfants affectés par le conflits »</em></strong>

C’était en présence de  Mme Virginia Gamba la représentante spéciale de ce bureau, de la ministre de l’élevage et de la pêche Mme Kané Rokia Maguiraga (représentant de son homologue ministre de la femme de l’enfant et la famille), Mme Lucia Elmi représentante de l’Unicef et Mme Joanne Adamson cheffe de fil de la Minusma.

Le lancement de cette nouvelle campagne de sensibilisation avait aussi regroupé les corps diplomatiques au Mali ainsi que des membres de la société civile.

Mme Virginia Gamba dans son intervention a invité le gouvernement de notre pays à mettre en œuvre des solutions durables qui permettront aux filles et garçons qui ont souffert et soufrent toujours des affres du conflit de retrouver et de profiter pleinement de leur enfance, mais surtout d’avoir accès à de véritables options pour réintégrer la société et se reconstruire avec l’espoir d’un avenir meilleur.

Pour protéger les enfants touchés par les conflits armés, le bureau du représentant spécial du secrétaire général pour ‘’les enfants et conflits armés’’ interpelle aussi le gouvernement malien à s’engager et à agir dans l’intérêt des enfants, les soutenir à avoir accès à la justice pour les violations graves.

Aussi, il est question d’assurer aux enfants l’accès aux services nécessaires, prévenir les violations (en collaboration avec les populations) en renforçant la sensibilisation et la mobilisation et renforcer les partenariats internationaux.

Il s’agit également d’œuvrer à l’instauration d’une culture de paix et soutenir les initiatives visant à rendre la société plus sûre pour les enfants.

Aussi, cette campagne permettra à notre pays de renforcer le plaidoyer pour la protection des enfants qui sont les premières victimes du conflit.

La campagne fera également la promotion du travail exemplaire réalisé sur le terrain par une panoplie de partenaires et s’élaborera sur les bases de ce travail mettant en relief les défis auxquels sont confrontés les filles et les garçons en identifiant les réponses adéquates.

Prenant la parole, Mme Kané Rokia Maguiraga ministre de la pêche et de l’élevage, après avoir remercié le bureau de représentant spécial du secrétaire général pour ‘’les enfants et conflits armés’’ et ses partenaires de leurs contributions et d’être venu au secours des enfants victimes des conflits armés.

Elle signalera ensuite que, malgré les difficultés qui persistent, il faut reconnaitre que des avancés aussi ont été faites au niveau du pays par rapport à la situation des enfants.

A noter que la campagne « agir pour les enfants affectés par les conflits » a pour objectif de catalyser l’attention et les efforts nécessaires au niveau global pour mettre fin aux 6 violations graves des droits de l’enfant ainsi qu’à prévenir de futures violations, en renforçant la collaboration, le partenariat et les synergies entre les acteurs nationaux et internationaux.

Ces six (6) grandes violations dont des dizaine de milliers d’enfants sont victimes sont entre autres, le recrutement et l’utilisation des enfants au sein des groupes armés, meurtre ou atteinte à l’intégrité physique d’enfants, violences sexuelles, attaque contre des écoles et des hôpitaux, des enlèvements et refus d’accès humanitaire.

<strong>Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Situation politique au Mali :  Non à l’intoxication !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/situation-politique-au-mali-non-a-lintoxication-2827517.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jul 2019 13:22:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’anarchie est érigée de nos jours au Mali en système de mobilisation pour afficher des ambitions, humilier, méconnaître le mérite, dénigrer des adversaires ou supposés tels. Le fossé devient béant pour ceux qui ne cherchent qu’à amplifier la discorde, à attiser la haine au lieu de mettre l’accent sur l’amour, la solidarité, et le dialogue. </em></strong>

Le Mali en marche  a du ressort  pour gagner le  pari de son meilleur devenir malgré les crises actuelles qui l’éprouvent, accentuées par la conjoncture difficile et incertaine  sévissant dans le monde de nos jours.

C’est pourquoi, le pays a besoin d’un second souffle pour fixer sur orbite une politique active de communication-action et elle en a les moyens adéquats dont des ressources humaines de qualité.

L’avenir n’embarrasse que celui qui méconnait le passé et, en la matière, la pensée de Salvador Dali est pleine d’enseignements : « ne t’occupe pas d’être moderne, c’est l’unique chose que malheureusement, quoi que tu fasses, tu ne pourras éviter d’être ». C’est tellement  évident quand on évolue  dans un monde connecté.

Par le temps qui court, les maliens sont très préoccupés pour s’organiser.

Il règne un peu partout, surtout dans les grandes métropoles, un manque général de discipline, d’autodiscipline, d’engagement, de discernement : l’anarchie  est érigée en système de mobilisation pour afficher des ambitions, pour humilier, méconnaitre le mérite, dénigrer des adversaires ou supposés tels. Le fossé devient béant pour ceux qui  ne cherchent  qu’à amplifier la discorde, à attiser la haine au lieu de mettre l’accent sur l’amour, la solidarité, le dialogue, la volonté de se surpasser.

Le virus de l’opportunisme, de l’esprit mercantile, de l’intolérance, du chantage, du mépris, de l’orgueil a passé par là. Et pourtant, le pays reste, on ne sait pour combien de temps encore,  confronté à un défi majeur : comment exciter l’émulation créatrice, la fibre nationaliste, la rencontre de l’autre, pour accélérer le processus de sortie des crises actuelles et, partant, pour renouer avec l’économie de croissance.

Il n’est  pas du tout aisé  de circonscrire l’accoutumance à la passivité d’être « éternellement assisté », de s’adonner à de mauvaises habitudes et pratiques en ne comptant que sur  l’humanitaire, les dons, les aides extérieures dont la gestion actuelle n’est pas du tout des plus saines et des plus enviables au sein de certaines associations décriées de la place, fédératives seulement en apparence.

Par ailleurs, l’intelligentsia nationale, les cadres valeureux, doués d’un vif esprit de pondération (ils sont nombreux et variés), ne se remettent jamais en cause pour l’intérêt général et, souvent devant l’ampleur et l’acuité des difficultés circonstancielles, les plus rusés d’entre eux préfèrent mieux afficher un profil bas, des positions à géométrie variable, au gré de la direction favorable du vent pour eux et pour les leurs.

<strong><em>Non à l’intoxication !</em></strong>

Les contrastes se manifestent au quotidien dans les opinions, attitudes et comportements des élites à divers niveaux, au  grand dam du citoyen lambda et  ils  compromettent du coup les chances de retour rapide de la paix et de la cohésion sociale, dans un ultime sursaut national requis.

Au lieu de se  concentrer pour de bon sur l’essentiel des maux qui continuent de ronger impitoyablement  notre pays et dont tout un chacun sait l’impact sur l’obtention des résultats attendus, des compatriotes dispersent, au vu et au su de tous, leurs efforts et possibilités, leurs prouesses, ce qui les conduit  à ne rien faire d’utile dans le contexte qui prévaut, bien au contraire : « un ordre, un contre ordre, c’est le désordre ».

Au-delà de l’effet de mode, la médiatisation télévisuelle devient un gage de succès, de réconfort. Ainsi, le grand public  est gratifié, sur le petit écran, d’associations tentaculaires, sans aucune valorisation de l’expérience. Il paraît que le créneau est porteur.

Seulement, contrairement aux motivations des membres fondateurs, des observateurs avisés sont sceptiques quant à l’efficacité  des structures créées dans la mouvance de crises aiguës, aux capacités de leurs responsables à contribuer à l’amélioration de la situation actuelle.

Les tenants et aboutissements ne sont pas clarifiés et aux problèmes de fond ne sont réservées que des solutions de forme.

Des leaders d’opinion, des lobbyings, en ilotage, se nouent et se renouent, à droite, à gauche, pour proliférer,  un peu partout, des retrouvailles de circonstance, des déclarations houleuses et  sans lendemains heureux.

La mise en place d’alliances par affinités, les dangers permanents de désunion dus à l’émergence du communautarisme non culturel  (alors que l’union fait la force), l’irrespect de nos valeurs traditionnelles de dialogue consensuel, atteignent des proportions inquiétantes dans la visibilité et l’ancrage au sein des masses laborieuses, revêtant un flou quant au contenu des visées et à leurs objectifs réels dans la voie du salut public.

L’image de marque vivante du Mali, terre d’accueil et d’hospitalité légendaires, berceau de brillantes civilisations séculaires, celles du Mali qui gagne-risquerait d’en être fortement ébranlée.

Carrefour de brassages, de culture multiséculaire, d’illustres hommes et femmes d’action, de fieffés charmeurs en  paroles pénétrantes, de tribuns convaincants et convaincus, de conquérants  aguerris, le pays ne doit pas se laisser distraire, à son détriment, par des commentaires subjectifs, tendancieux, par l’intoxication .

<strong> Chirfi Moulaye HAIDARA</strong>

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<title>Situation de la jeunesse au Mali : Les chances égarées</title>
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<pubDate>Mon, 08 Jul 2019 12:57:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La  jeunesse constitue l’avenir de tout pays lorsqu’elle est perçue comme un véritable moteur de développement. Héla, au Mali, cette jeunesse demeure marginalisée dans les prises de décisions au moment des choix de projets de société.</em></strong>

Il semble que pour le moment, il n’est pas clair pour tous que la jeunesse doit jouer effectivement un rôle conforme à la place qu’elle occupe dans notre société. Cette contradiction entre ses capacités, ses potentialités, et la marginalisation dont elle est victime, a conduit à cette catastrophe que nous connaissons actuellement en matière d’emploi. En effet, de par ses qualités multiples : enthousiasme, disponibilité, imagination, créativité, esprit inventif, manque de calcul, sens aigu de la justice, cette jeunesse peut contribuer à relever les multiples défis auxquels le Mali est confrontée, surtout en cette période de crise généralisée, multiforme aiguë, mais malheureusement, confortablement installée dans notre vécu quotidien. La jeunesse est, non seulement force, mais aussi force de proposition et alternative à la situation et alternative à la situation de grave déprime que connaît notre pays. Parce qu’elle est la seule ressource humaine  renouvelable.   Et, pour amener à jouer le rôle moteur qui lui incombe dans le développement de notre pays, il faut une politique volontariste, cohérente, assortie d’une stratégie à long terme.

Le Mali, nul ne peut le contester, manque de politique de jeunesse élaborée, pensée en termes d’objectifs et de programmes rationnels.

Il nous faut une politique d’encadrement sans désir d’embrigader d’orientation, sans volonté d’endoctriner, d’assistance et de soutien, sans démagogie ni paternalisme.

En somme, responsabiliser la jeunesse, la laisser satisfaire son désir et sa volonté de participer à l’œuvre commune, écouter les jeunes, dialoguer avec eux, et prendre en considération leurs propositions.

Il y a aujourd’hui au Mali, trop d’hommes d’affaires qui brasent des milliards, sans créer d’emplois.  L’Etat se doit d’intervenir pour changer aussi la mentalité de nos opérateurs économiques. Notre pays doit rompre avec l’économie de bazar, purement  spéculatifs. L’Etat doit encourager ceux, parmi les opérateurs économiques qui proposent des activités génératrices d’emplois. En faisant un inventaire des investissements chez nous, on se rend compte que les Maliens y sont totalement absents. En effet, l’agriculture, les transports,  les mines, les hydrocarbures, les télécommunications, les routes, les bâtiments, constituent des secteurs dans lesquels des capitaux étrangers ont été investis. Très peu d’opérateurs économiques maliens y sont engagés. Là aussi, c’est une question de politique volontariste, mais surtout d’éducation, de sensibilisation pour amener nos opérateurs économiques à investir dans les secteurs rentables et créateurs d’emplois. Sans le développement du secteur privé, il est impossible de promouvoir un emploi durable. Il faut reconnaître que la plupart de nos opérateurs économiques n’ont pas la formation adéquate, le  management qui sied à une économie moderne. Ils  sont habitués à jouer les intermédiaires, devenant ainsi de simples sous-traitants locaux.

<strong>La réduction de la pauvreté et la participation au développement :</strong>

L’Etat de pauvreté au Mali est la conséquence de la désorganisation de notre économie. Le Mali n’est pas pauvre par manque de ressources. La misère et la pauvreté sont le fait d’une économie extravertie, déstructurée et mal gérée.

La crise économique et sociale à laquelle fait face notre pays est certes aggravée par la crise générale qui sévit dans le monde, mais la cause principale est interne au pays. Il serait fastidieux, voire inutile de rappeler la longue litanie des critiques fondées, adressées à nos dirigeants par des institutions faisant autorité. Le Mali a en effet été, tout au long des 50 années d’indépendance, le pays des chances égarées, des occasions ratées.

Que de décennies perdues dans presque tous  les domaines : éducation, formation, santé, industrie, transports,  agriculture. Cela, malgré les ressources humaines et naturelles dont dispose ce pays.

Le Mali ne parvient pas à nourrir ses populations, malgré ses immenses potentialités agricoles et hydrauliques. Et les maladies de toutes sortes devenues endémiques, se sont installées dans le pays : paludisme, Sida, rougeole, tuberculose, lèpre, cécité des rivières, etc. La pauvreté et la misère ont conduit des milliers de jeunes à vivre de subsides, à se prostituer, à mendier, à  tomber dans la délinquance, la criminalité, l’alcoolisme et la drogue.

Des milliers de cadres formés à coup de milliards, sans perspective d’avenir, s’expatrient.

L’enclavement du pays en matière d’infrastructures routières et de télécommunications relève du cauchemar. Aussi, il est vrai que la détérioration des termes de l’échange a pénalisé , et continue de pénaliser nos matières premières, dévalorisées d’année en année, et en retour, nous contraignant à payer de plus en plus cher les produits d’importation, voire les produits alimentaires et l’équipement. Nos produits d’exploitation se heurtent à la loi de férocité des multinationales qui en fixent le prix, et qui nous vendent plus cher nos propres produits. C’est cela le caractère extraverti de notre économie. Car cette politique qui inonde les marchés d’articles de toutes sortes, non indispensables pour les besoins essentiels des populations, continue à cultiver l’esprit mercantile et à réduire l’esprit d’initiative. Cette économie de bazar confine les populations dans la recherche de recettes éphémères. De gros spéculateurs s’enrichissent. Illicitement, énormément, alors que les pauvres deviennent chaque jour plus pauvres.

<strong>Les atouts du Mali</strong>

Le  Mali ne manque pas d’atouts pour sortir de la crise, de la pauvreté et de la misère, du moins pour les réduire. Il s’agit pour cela, d’optimiser à la fois ses ressources humaines et naturelles abondantes, d’améliorer leur gestion et de procéder à une réadaptation de ses stratégies de développement en  éliminant  les erreurs du passé. Pour commencer, le Mali doit penser en termes de participation des populations à leur propose développement. Les dirigeants et les planificateurs doivent consulter les populations, les associer aux prises de décision en ce qui concerne leur propre avenir. Il faut donc commencer par le commencement, associer les populations, notamment les jeunes au processus de prise de décisions pour le choix des projets de société.  Mais, par-dessus tout, il faut éviter le gaspillage des ressources dû à la mauvaise gestion, combattre la corruption et l’injustice, tous  ces maux auxquels les jeunes sont particulièrement sensibles. Il est temps d’instaurer la transparence dans la gestion de la chose publique en créant des mécanismes de contrôle crédibles, en  réinstaurant la confiance entre les populations, notamment  les jeunes et les pouvoirs publics. D’un autre côté, beaucoup de jeunes diplômés ou qualifiés sortis des écoles de formation professionnelle tapent  à toutes les portes sans résultat, à la recherche d’un soutien à de microprojets qu’ils voudraient lancer, soit individuellement, soit en groupe.

Le plus difficile, c’est de trouver d’appuis financiers. Et les banques sont régies par d’autres règles que celles de la ‘’philanthropie’’. C’est l’impasse et le désespoir.

On demande aux jeunes de produire des  projets rédigés selon des normes qu’ils ne maîtrisent pas et qui coûtent cher dans les bureaux d’études. Souvent une filière rentable faisant l’objet d’un mauvais montage est rejetée. L’Etat ne disposant pas de fonds nécessaires n’a que sa bonne volonté à leur offrir ! Tout cela devrait changer !

<strong>Modibo. S Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Promotion des Elites au Mali :  Le pays a besoin de tous ses fils</title>
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<pubDate>Mon, 08 Jul 2019 12:51:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Afin de satisfaire tant bien que mal les exigences du système de pourvoi des postes dans notre pays, (surtout quand il s’agit de postes clés et sensibles, l’adage ‘’l’homme qu’il faut à la place qu’il faut’’) a fait un bon bout de chemin au fil des dernières décennies, constituant parfois un centre d’émulation tous azimuts. </em></strong>

Mais,  il est malheureux de constater que la volonté politique qui doit sous-tendre les actions de développement, de bonne gouvernance locale ou nationale, fait défaut, si elle n’est pas tout simplement travestie pour servir des intérêts purement personnels, basés sur des considérations bassement matérielles.

Dans la foulée de la recherche continue d’une bonne adéquation homme/poste, cet adage continue de défrayer la chronique, sur rajout d’une expression complémentaire utile, à savoir ‘’le moment qu’il faut’’, conjoncture et mouvement accéléré des sciences et de l’économie obligent.

C’est une vérité élémentaire de dire que le Mali, pays à vocation traditionnellement culturelle, regorge, depuis fort longtemps, de compétences académiques et d’expertises avérées notamment dans le domaine stratégique des hommes. Mais, tout de même, il est malheureux de constater que la volonté politique qui doit sous-tendre les actions de développement, de bonne gouvernance locale ou nationale, fait défaut, si elle n’est pas tout simplement travestie pour servir des intérêts purement personnels, basés sur des considérations bassement matérielles. Et pourtant, contrairement à ce qui se passe ailleurs, le Mali, par le temps qui court, ne souffre nullement de pénurie préjudiciable d’encadrement de contact, qualifié et motivé.

Cependant, l’on note amendement que les discours, les paroles mielleuses ne collent pas du tout avec les pratiques quotidiennes, les comportements des élus sur le terrain, surtout dans le Mali profond où ils contrastent visiblement avec les soucis permanents des populations.  C’est ainsi que, depuis fort longtemps, les problèmes majeurs qui secouent notre pays, au-delà des difficultés d’un environnement socio économique particulièrement vulnérable, persistent à cause des défaillances de gestion efficace et efficiente des forces vives disposées et disponibles. En attendant donc de meilleurs jours de salut commun, les populations continuent à s’interroger sur une problématique à caractère récurrent, qui plonge constamment le pays dans une longue période d’hibernation, de démotivation, de désœuvrement des travailleurs méritants qui continuent, malgré tout, à faire preuve d’un incontestable degré de conscience professionnelle quand ils sont sollicités pour des causes justes. Et, chaque fois qu’un responsable, à quelque niveau que ce soit, est écarté, remplacé souvent par un proche du nouveau patron, un rival pressé de régler des comptes en gestation, on assiste à des promotions orientées généralement sur la tête du client’’, à des affectations arbitraires guidées par une volonté apparente ou réelle de règlement de problèmes de personnes, de profit à tirer opportunément  dans un ‘’partage de gâteau’’ prévisible.

Tout cela correspond, en fait à une fausse préoccupation de récadrillage stratégique pour servir des intérêts inavoués, quand ce n’est pas tout simplement des ‘’mises au frigot ‘’ parce que tel ou tel cadre doit être définitivement ‘’dégagé’’ du système pour avoir grandement joui des avantages d’un poste juteux occupé, pour avoir affiché des anciens responsables de régimes, décrié à tort ou à raison.

<strong>Le Mali a besoin de tous ses fils.</strong>

Pour sa marche inébranlable ver son destin, le Mali nouveau a besoin de toutes les compétences  nationales, reconnues et appréciées.  Certes, le tableau est encore sombre relativement à l’optimisation du capital humain, mais il le sera davantage si les véritables obstacles et freins sont objectivement mis à nu par ceux qui ont la conduite des affaires du pays.

Il est évident que les écueils qui sont un peu partout déplorés interpellent nos autorités politiques et administratives, la société civile, l’ensemble des forces vives de notre pays dans une optique de redressement et d’assainissement de la gestion des affaires nationales.

Il parait donc urgent que les maliennes et les maliens fassent violence sur eux-mêmes, qu’ils acceptent pour de bon, dans un ultime sursaut national, d’aborder la réalité de face, celle qui va permettre aux uns et aux autres de s’engager résolument dans une véritable évolution des cœurs et des esprits en vue de changer  les mentalités et les modes de pensée.

Chaque citoyen appelle de ses vœux appuyés des changements en profondeur dans la vie et l’évolution du pays.  Les leaders actuels, tournés vers l’avenir avec une certaine expérience pratique des techniques modernes de gestion, doivent être capables d’opérer ces changements que d’autres risqueraient de nous imposer, tôt ou tard, par la force des choses.

La restauration de cercles de qualité à divers niveaux de réflexion, de décision et d’action au services de l’Etat, est à privilégier, ne serait-ce que pour promouvoir, entre autres retombées positives attendues, la formation-action, la circulation de l’information par des circuits courts et sans aucun court circuit, pour renforcer les aptitudes des cadres nationaux à relever efficacement les défis qui se posent à notre pays.

<strong>C. M HAIDARA</strong>

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<item>
<title>Vie du nomade à Tombouctou :  Le déclin d’une riche culture</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/vie-du-nomade-a-tombouctou-le-declin-dune-riche-culture-4-2827509.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Jul 2019 12:50:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Zone de prédilection par excellence pour les éleveurs nomades, la région de Tombouctou vit encore les séquelles des grandes sécheresses qui ont largement compromis l’existence des populations de la 6<sup>e</sup> région, notamment celles des nomades. Stoïquement, celles-ci conservent encore l’essentiel : leur dignité.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Les nomades ont toujours assuré à la région de Tombouctou sa prospérité économique par la pratique d’un élevage des plus adaptés, fournissant à la zone suffisamment du lait, de viande et des animaux de transport, justifiant en partie "le plaisir qu’il faisait de vivre à Tombouctou" et dont parlaient tant, les auteurs arabes.

Cet âge d’or des populations nomades s’est malheureusement estompé pour des raisons naturelles, historiques et économiques.

L’avancée progressive du désert a privé le monde pastoral tombouctien des 3/4 de son espace vital, le confinant ainsi dans la patrie sud de son domaine de nomadisation.

Aussi, la priorité donnée à l’agriculture dans le cadre d’une politique d’autosuffisance alimentaire a évincé de son côté l’éleveur de certains de ses terrains de parcours d’antan.

A cela, il faut ajouter le déplacement des circuits commerciaux vers le sud du pays et l’intervention des moyens de transport (auto, bateau, avion) qui ont privé le nomade des profits qu’il tirait du transport traditionnel à dos de chameaux, d’ânes et de bœufs porteurs.

Enfin, l’invasion des marchés locaux par des produits manufacturés et ont contribué à la ruine de la société nomade traditionnelle.

Le coup de grâce sera donné par la sécheresse de 1973, laquelle, par ses effets catastrophiques, a largement compromis l’existence même de ces populations. Ainsi, malgré les efforts de solidarité nationale et internationale, la reprise des activités pastorales par le nomade tombouctien, s’est avérée difficile, puisqu’en 1978, le phénomène de la sécheresse s’est encore fait durement sentir dans le Sahel malien, détruisant les structures familiales traditionnelles.
<h2>Une société masculine</h2>
<h2>L’homme assure la majeure partie, sinon la totalité des revenus en milieu nomade tombouctien. Il est le responsable de la famille dont il a la gestion exclusive des biens.</h2>
Gardant les troupeaux, s’occupant des nombreuses corvées, l’homme dans la société nomade, assure l’approvisionnement de la famille et a par conséquent, une haute autorité sur l’orientation générale des activités économiques.

C’est aussi et toujours, l’homme qui noue les alliances et autres formes de solidarité avec les autres familles.

Quant aux jeunes, ils sont repartis entre deux groupes d’âge : ceux de 10 ans et ceux compris  entre 10 et 18 ans.

Pour les premiers, ils constituent un élément privilégié dans la société nomade, surtout, lorsqu’il s’agit d’un garçon.

Celui-ci devient un agent économique très important dans ce milieu où la main d’œuvre est toujours insuffisante et participe aux diverses corvées de la famille.

Quant à la fillette, elle est généralement bien gardée à la maison où, elle est parfois gavée et minutieusement préparée au mariage et n’est même pas astreinte à fréquenter l’école.

Au fur et à mesure que l’enfant avance en âge, sa responsabilité s’accroît dans les affaires de la famille.

Ainsi, à l’âge de 18 ans, il est automatiquement consacré "homme" par le port du turban ou du litham.

Cette importance du rôle économique des adolescents explique en partie la réticence des nomades à la scolarisation des enfants.

La femme pour sa part a un statut tout particulier chez les nomades tombouctiens.

Elle jouit d’un entretien matériel important, d’un respect social certain, mais, elle est toujours considérée comme spirituellement mineure… et inférieure.

Chez les Kel Tamasheq par contre, la femme est très libre et participe dans certains cas, à de nombreuses activités économiques.

Ce qui lui confère souvent une responsabilité réelle.

Chez les Arabes cependant, la femme est moins libre et a un rôle se limitant essentiellement au foyer, quand sa situation économique au niveau de la famille la lui permet.

La femme nomade en général, c’est l’image d’une femme bien gardée, éternellement reposée, voilée et "séquestrée" selon certains observateurs qui parlent même de "femmes, objet d’art".

&nbsp;
<h2>La rébellion déstabilisatrice</h2>
Les rapports des différents groupes socio-éthnographiques ont subi en milieu nomade, une évolution qui a complètement modifié le schéma classique de la hiérarchie sociale. Cette évolution est née sous la pression de plusieurs phénomènes.

La proclamation de l’égalité entre tous les hommes et l’institution d’un pouvoir étatique, chargé de faire respecter cette égalité et l’effondrement du pouvoir économique ont profondément marqué des mutations chez les nomades tombouctiens. Un véritable nivellement naquit ainsi à la base.

Les Eklanes, les Haratines (ethnies nomades), les Blancs, les forgerons, ont aujourd’hui des rapports véritablement égalitaires.

Et, si les marabouts ont toujours maintenu une influence certaine, les guerriers eux, étaient tombés dans une véritable déchéance.

Ces guerriers ayant perdu leurs droits du plus fort, leurs animaux et leurs travailleurs étaient devenus aussi misérables et attendaient pour agir.

Le feu vert d’une longue et sanglante rébellion, les mettra en scène en 1963.

Suite à cette rébellion, les nomades tombouctiens souffriront des vols de milliers de leur bétail, mais les bonnes conditions climatiques aidant, le cheptel a été vite reconstitué.

Hélas, en 1973 une catastrophique sécheresse s’était abattue sur tout le pays, notamment sur les régions du Nord dont Tombouctou, qui ne recueillera cette année-là, ni même 1 mm de pluie.

La situation chaotique ne donna aucune chance aux nomades qui avaient perdu la quasi totalité de leurs troupeaux.

Plusieurs dizaines de centaines de nomades y avaient aussi laissé leur vie qui ne dépendait que de celle de leurs animaux et des espaces verts devenus des cimetières.

Ainsi, grâce à une solidarité nationale et internationale, les nomades rescapés étaient arrivés à reconstituer peu à peu leur cheptel, quand, de nouveau, comme une malédiction, une autre sécheresse s’abattit sur la zone sahélienne.

Cette fois-ci, avec moins de dégâts.

Timidement et avec une stoïcité extraordinaire, les nomades ont tenu le coup, même si, beaucoup, dépossédés de leur bétail, avaient choisi le chemin de l’exode.

Mais, le coup de grâce sera surtout donné aux nomades tombouctiens, après d’incessantes rébellions.

Ce n’est plus des catastrophes naturelles qui décimeront le cheptel, mais, l’insécurité et la guerre.

&nbsp;
<h3>Boubacar Sankaré</h3>
<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire… … d&amp;apos;un hôte indélicat</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-hote-indelicat-3-2827510.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Jul 2019 11:50:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[S.D. est employé de bureau depuis quelques années à Bamako.

Marié depuis bientôt trois ans, S.D. et madame qui n’ont encore pas eu d’enfant se sont arrachés l’estime de leurs voisins à N’Tominkorobougou, car le couple est d’une gentillesse inégalée dans  le quartier.

Aussi, jamais quelqu’un n’a été témoin d’un quelconque tapage dans le foyer du jeune couple.

C’était hélas, sans compter avec les mauvais amis.

En effet, le 30 juin  dernier, S.D. accueillait à domicile un ami de longue date qu’il n’avait plus revu depuis plus d’une dizaine d’années.

Les retrouvailles ont été célébrées avec faste, aux dépens de quatre pintades qui ont été rôties par madame.

La nuit tomba enfin et, S.D. décida de se coucher dans le petit salon en compagnie de son ami, car ils avaient beaucoup de choses à se raconter.

Madame devrait donc dormir toute seule dans la chambre à coucher.

Ainsi, vers trois heures du matin, alors que S.D. ronflait et madame aussi était plongée dans un profond sommeil, l’étranger qui n’a pas fermé l’œil de la nuit se leva…

Marchant sur la pointe des pieds, il s’introduisit dans la chambre où était couchée madame et s’installa auprès d’elle. Nu… comme un oisillon.

Madame alors se réveilla et, dans l’obscurité, pensant que c’était son mari qui avait "besoin d’elle", se laissa faire…Pas pour longtemps…

Les habitudes ne sont pas les mêmes...

Ainsi, juste au moment où l’intrus allait accomplir sa basse besogne, madame qui venait de se rendre compte qu’elle n’était point en compagnie de son époux cria de toutes ses forces.

S.D. (dans le salon) se réveilla en sursaut et alluma les ampoules.

Son hôte, paniqué, cherchait à se rhabiller… Trop tard.

Et, le linge sale ne pouvait plus se laver dans la famille, car les voisins étaient déjà là… à la porte.

D’un calme olympien, S.D. dispersa les curieux et demanda tout même à son hôte humilié, d’attendre le lever du jour pour déguerpir.

Curieusement, madame aussi plia bagages et regagna son domicile paternel, le lendemain de l’incident. Elle reprocherait à son mari, (à cause de sa mollesse et son traitement pacifique de la "situation") d’en être complice.

Son mari S.D., lui, s’en défend et estime que, dès lors que "rien n’a été fait", rien ne servait d’égorger "par le bas", son indélicat d’ami.

Qui faut-il plaindre ou accuser dans cette histoire ?

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Importation par groupage :  Fraude à ciel « couvert » !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/importation-par-groupage-fraude-a-ciel-couvert-2827506.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jul 2019 11:48:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En instaurant il y a quelques années le système de groupage à l’importation, le gouvernement pensait soutenir les petites et moyennes entreprises. Gravissime erreur. Ce sont des milliards qui se perdent chaque année.

En effet, le système de groupage s’est vite transformé en un véritable réseau de fraude et de contrebande. Que s’est-il donc passé ?

Il y a quelques années, le gouvernement malien, pour soutenir la catégorie la plus fragile des opérateurs économiques et mieux organiser le secteur informel avait initié une procédure toute simple. Ainsi, selon le principe, des petits commerçants incapables d’importer à eux seuls un contenaire se mettent en groupe, font leurs achats à l’intérieur et louent un contenaire. Arrivée au cordon douanier malien, à travers leur transitaire, ils produisent leurs factures et paient en groupe leurs droits avant la mise de leurs produits sur les marchés de consommation. La stratégie avait ceci de positif, qu’elle permettait de contrôler le volume des importations et de réduire la fraude. Hélas ! Depuis quelque temps, un véritable réseau de fraudeurs spéculent et prospèrent ostantatoirement dans le domaine. Au lieu donc des vrais petits importateurs, certains gros commerçants ont récupéré la chose.

Dans certains contenairs qui arrivent dans le circuit du groupage, on retrouve des produits de toute nature, tous appartenant généralement à un seul gros importateur qui éclate ses commandes entre les différents contenairs. Les détenteurs des documents n’étant que des prête-noms.

En clair, un opérateur économique recrute trois ou quatre jeunes à qui il remet de l’argent pour importer tel ou tel produit. Les jeunes en question quittent le pays avec de l’argent en sac, achètent leurs marchandises qu’ils confient au transitaire.

Au cordon douanier, le transitaire se débrouille pour que l’emballage ne soit pas ouvert et négocie avec les douaniers qui déterminent la valeur du centenaire selon leurs humeurs et la lourdeur des pots de vin.

Ainsi, ces quantités importées qui échappent à toute statistique sont déversées sur le marché. Ce sont généralement ces produits qui sont cédés à des prix défiant toute concurrence. L’importateur n’ayant presque rien payé en termes de taxe douanière.

C’est bien ce qu’il faut appeler la fraude « à ciel couvert » et qui constitue la concurrence déloyale.

Déjà dans le milieu des affaires, la grogne commence à monter, mais personne ne veut être responsable de rien. Pourtant, ces pratiques sont bien connues mais personne ne lève encore le petit doigt. Il faut peut-être attendre qu’il soit trop tard pour après vouloir « prendre le taureau par la queue ». Entre temps, les honnêtes hommes d’affaires souffrent en silence et dans l’indifférence presque totale de certaines autorités.

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc ? Où va le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/chic-ou-choc-ou-va-le-mali-2827496.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jul 2019 09:48:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Prononcée sur un ton presque innocent, cette phrase lapidaire est pleine de significations et cache pas mal de sous-entendus.

Le Malien se « débrouille ». Comment ?

Pas en se dérouillant selon les prescriptions divines qui veulent que l’homme gagne son pain à la sueur de son front.

En tirant sans cesse le diable par la queue, les Maliens, eux aussi se font tirer la « queue » (faut pas fâcher hein ? Nous s’amuser) par le diable.

Même pas moyen de faire  économie de bouts de chandelles dans un pays où l’indigence côtoie la misère générale.

A défaut de vivre pour manger, il faut bien manger pour vivre.

Joindre les deux bouts, tout juste pour ne pas crever de faim, oblige chaque jour à moult acrobaties.

La ménagère a perdu son panier, entend-on dire face à la hausse abusive des prix des produits de base, alors que le panier était déjà en mille lieues.

A force de chercher leur pitance quotidienne, même les mendiants sont devenus des loups pour l’homme. Mendicité rampante et agression sur le passant, tous les moyens sont bons pour ramasser quelques miettes.

Mais au pays des aveugles, les borgnes sont rois.

De lazare à Crésus, c’est comme la distance entre le ciel et la terre.

Si certains dorment dans des chaudières, d’autres se construisent des châteaux dignes des mille et une nuit. Ne sommes-nous donc pas tous fils d’Adam et Eve ?

Dieu n’est le père à personne. Fort bien, mais, certains roulent sur l’or, pendant que d’autres croupissent dans la misère.

Le monde se divise en deux : ceux qui trinquent et ceux qui triment, ceux qui sont (presque) au jardin d’Eden et ceux qui boivent le calice jusqu’à la lie.

Le Mali est pauvre, mais <strong>certains Maliens</strong> sont très riches.

Tout le monde se « débrouille ».

C’est la débrouillardise.

Pour tout dire, la débrouillardise, c’est la magouille.

Quand on n’est pas né coiffé, comment se taper une belle voiture, construire une villa au bord du fleuve Niger, avoir un beau verger, un gras compte bancaire ?

Les quatre « V », c’est dans l’air du temps qui permet aussi de se taper de belles nanas.

Le petit fonctionnaire puisera à pleines mains dans la caisse du service, l’opérateur économique véreux gonflera la facture, de connivence avec le Boss, des marchés se passent de gré à gré. Commissions et pots de vin sont versés pour obtenir des faveurs particulières. Partout pullulent les plongeurs en eau trouble, les magouilleurs de haute volée, les requins de la pire espèce, les caïmans aux crocs pointus. La sueur du peuple s’en va… en fumée ou en larmes. Misère pour la grande majorité, opulence pour la minorité.

Où va le Mali ?

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix et sécurité au Mali : La MINUSMA avec nous pour un an</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/paix-et-securite-au-mali-la-minusma-avec-nous-pour-un-an-2826308.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jul 2019 01:37:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Résolution 2480 renouvelant le mandat de la mission des Nations Unies au Mali jusqu’au 30 juin 2020 a été adoptée à l’unanimité le vendredi 28 juin 2019 au Conseil de sécurité par le 15 pays membres du Conseil.</em></strong>

<strong><em>Les priorités stratégiques du nouveau mandat sont entre autres, la mise en œuvre de l'Accord de paix issu du processus d’Alger et le soutien à la stabilisation du Centre du Mali. </em></strong>

Dans sa déclaration lors de cette session du conseil, l'Ambassadeur Représentant permanent du Mali a lancé un appel quand à la mobilisation des ressources humaines, matérielles et financières pour aider la Minusma à relever les défis sur le terrain.

L'Ambassadeur Représentant permanent a également salué au nom du Mali, le soutien et la mobilisation de la communauté internationale à ses côtés pour le rétablissement de la paix et la sécurité.
<h2>Ainsi les effectifs restent inchangés, mais les priorités évoluent, notamment en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans le centre du pays.</h2>
Les diplomates ont demandé à la Minusma de renforcer son action dans le centre. Ce qui devenu la deuxième priorité stratégique de la Minusma, juste derrière la mise en œuvre de l’accord de paix.

La mission est donc appelée (désormais) à augmenter sa présence dans <a href="http://www.rfi.fr/afrique/20190625-mali-initiative-retour-paix-centre">le centre du Mali pour mettre un terme aux violences</a> et aux tueries. Elle interviendra également en soutien à l’État malien qui est tenu, d’y développer une stratégie globale.

Le Conseil a aussi dressé le constat d’échec de la mise en œuvre de l’accord de paix dans le nord du pays qui reste au cœur du mandat de la Minusma.

C’est dans ce cadre que la France a annoncé qu’elle demandera pour la seconde fois des sanctions contre cinq individus accusés de contrevenir à cet accord. Un député du RPM serait concerné par cette mesure.

Paris négocierait par ailleurs selon un diplomate des sanctions contre Amadou Kouffa, ce prédicateur, accusé de recruter des ‘’ guerriers’’ parmi la communauté peule pour mener des attaques contre d’autres communautés. Des sanctions pourraient entrer en vigueur dans les toutes prochaines semaines.
<h2>A noter que, le Conseil de sécurité de l’ONU a prolongé à l’unanimité le mandat de la Minusma, malgré les critiques des États-Unis qui la juge trop coûteuse et pas assez efficace.</h2>
Rencontre des chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDAO à]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Paysans Africains : Les champions de la débrouillardise</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/paysans-africains-les-champions-de-la-debrouillardise-2826299.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Jul 2019 01:18:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans les campagnes africaines, le "système D" est roi. </em></strong>

<strong><em>Il est synonyme de débrouille, mais parfois aussi de développement. Voici trente exemples de techniques parfois cocasses, mais toujours ingénieuses et faciles à mettre en œuvre.</em></strong>

"Le manque de moyens est un moyen", dit un proverbe africain. On s’en persuade facilement en observant les innombrables "trucs" mis au point dans les campagnes de ce continent pour faire face aux difficultés.

Le mouton a avalé un morceau de plastique et risque de s’étouffer : on lui fait ingurgiter un demi-litre d’huile d’arachide et tout s’arrange. Ce remède a été expérimenté avec succès au Burkina.

Les troupeaux ne trouvent rien à se mettre sous la dent dans le quartier de Nouakchott où l’exode rural a conduit leur propriétaire : on les nourrit tout simplement avec des cartons et du papier. Non seulement ce n’est pas déconseillé par les vétérinaires, mais ceux-ci ont pu constater les bienfaits de cette pratique depuis qu’elle s’est répandue dans la capitale mauritanienne.

D’autres déchets, qui étaient autrefois jetés dans les villes africaines, ont trouvé un usage comme aliment du bétail. Ainsi, les drêches de brasserie, au lieu de pourrir aux abords des usines engraissent désormais le bétail au Cameroun, au Togo et en d’autres lieux.

En République démocratique du Congo, on a découvert que les noyaux d’avocat, une fois concassés, devenaient pour les chèvres un aliment ultra-énergétique.

Tout aussi étonnantes et ingénieuses sont les techniques de lutte contre les insectes et autres parasites, à la fois dans les champs et après les récoltes. Le tabac planté dans les jardins a la vertu de faire fuir les insectes. De même, l’aspersion des légumes avec de l’eau pimentée a un effet foudroyant. Après la récolte, on protège les épis de maïs en les exposants à la fumée du foyer.

Quant aux grains de haricots, si vite charançonnés, les mélanger à du sable, de la cendre ou de l’huile permet de les protéger. Les insectes sont ainsi entravés dans leur progression à travers les greniers : ils patinent, dérapent ou s’engluent.

<strong>Des poulets contre les tiques</strong>

Pour préserver les arbres et les pépinières des ravageurs, une panoplie de mesures a été mise au point au Burkina Faso : le gros sel est la terreur des crapauds, le pétrole lampant éloigne les lézards, une simple bande magnétique d’une cassette de musique, attachée aux branches, a le don d’effrayer les oiseaux. Un fil de coton blanc disposé de la même manière éloigne en particulier les corbeaux.

Les crottes de chèvre répandues sur les feuilles découragent non seulement les chèvres, mais aussi les moutons.

Contre les termites, certains planteurs sénégalais utilisent de l’huile de vidange mais au Burkina, un ancien militaire devenu paysan pratique une forme de lutte plus écologique : il saupoudre le plant avec un mélange de farine de  mil et de cendre. Le tout attire les fournis et celles-ci se chargent de dévorer les termites.

Mais la palme de la lutte contre les parasites revient à des éleveurs kenyans : ils utilisent des poulets pour détiquer leur bétail. Conduites dans un enclos étroit, les vaches sont soigneusement picorées par un bataillon de gallinacés voraces. Chaque poulet peut avaler deux cents tiques en trois heures.

Quand on sait que la tique est un insecte buveur de sang qui peut se gaver au point d’atteindre cent fois sa taille d’origine, on mesure le festin ainsi offert aux volailles.

Toutes ces techniques ont un point commun : elles ne coûtent rien ou presque. Mais les paysans, si démunis soient-ils, ne peuvent pas toujours se passer d’investir.

Comment faire quand on n’a pas un sou ? C’est ici qu’entrent en jeu les multiples systèmes de crédit rotatif dont le plus courant est la tontine.

En R.D.C, les paysannes de la région de Kutu ont recours à des "tontines de manioc" pour accumuler de temps à autre un petit capital.

Au Rwanda, il existait, avant la guerre une "banque de vaches". Chaque bénéficiaire d’un "prêt de vache" devait rembourser en livrant à la banque le premier veau né de celle-ci.

Au Togo, l’impossibilité pour les petits producteurs d’obtenir des engrais à crédit a abouti à une forme de troc engrais contre céréales : un commerçant ou un agriculteur aisé se charge d’acheter un stock d’engrais qu’il distribue aux petits producteurs : ceux-ci le rembourseront avec des sacs de sorgho ou de maïs sitôt la récolte engrangée.

<strong>Cultures sur termitières</strong>

Mais bien souvent, l’accès aux engrais est si difficile que les paysans préfèrent avoir recours à toutes sortes de fertilisants gratuits ou plus économiques.

Les cornes de zébu ont la réputation de faire merveille sur les arbres fruitiers.

Les drêches de brasserie, quand elles ne sont pas consommées par le bétail, fournissent un excellent compost.

Le sol des termitières est également très recherché (parce qu’il est à la fois aéré et enrichi par les déjections des insectes) : on peut soit le ramasser et le répandre sur les champs, soit cultiver directement sur les termitières elles-mêmes. Cette pratique est très répandue en R.D.C. La monnaie se déprécie tellement vite que, là aussi, les transactions font parfois appel au troc : "Un grand commerçant de Lubumbashi, raconte un paysan, m’a proposé deux vélos, huit pantalons, six chemise et huit pagnes contre les trente-cinq termitières de mon champ. Je lui ai dit : je préfère marcher nu que de vendre mon trésor".

Il faudrait sans doute plusieurs livres pour dresser l’inventaire des astuces inventées dans les campagnes africaines pour "débrouiller la vie".

Une coopérative de jardiniers togolais a trouvé un moyen efficace de valoriser les excédents de récoltes de tomates : elle distille leur jus pour en faire du rhum. Des aviculteurs burkinabè se sont spécialisés dans la production de "poulets de fétiches", aptes à gigoter vigoureusement au moment des sacrifices.

Un paysan camerounais élève des canards dans ses étangs de pisciculture où il déverse du son de maïs et des épluchures de légumes. Les palmipèdes avalent bien quelques petits poissons mais avec leurs déjections, ils en nourrissent de bien plus gros. Résultat : une production de 5 t de poisson et 140 canards par an. Le système prospère grâce à "une symbiose hautement bénéfique pour les deux animaux et pour l’éleveur", selon la formule de ce dernier.

<strong>L’âge de pierre</strong>

Dans le livre d’or de la débrouille africaine, les records sont certainement détenus par les ruraux de la R.D.C.

Victimes de l’enclavement et de la décomposition de l’économie, des régions entières ont dû "retourner à l’âge de pierre".

Dans certaines zones du Shaba, la pénurie des produits manufacturés les plus élémentaires aboutit à l’utilisation d’expédients dont certains défient l’imagination. la mousse de feuilles de papayers remplace le savon.

Faute d’allumettes, on fait du feu en frottant vigoureusement des bâtonnets en bois de lushiko (essence odoriférante). On s’éclaire en brûlant des branches de l’arbre umwengue. On marche pieds nus car les sandales fabriquées avec des morceaux de vieux pneus sont depuis longtemps usagées. A ce stade, ce n’est plus de la débrouille. Un habitant d’un village du Shaba résume la situation : "Nous n’avons qu’un seul but : vivre".

&nbsp;

<strong>Malick Camara </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vie chère au Mali : L’heure de la mal bouffe</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vie-chere-au-mali-lheure-de-la-mal-bouffe-2826295.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Jul 2019 01:02:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Maliens se cramponnent tant qu’ils peuvent à leurs habitudes alimentaires. Mais, face à la cherté de plus en plus insoutenable de la vie, ils n’ont plus le choix.</strong>

Repas maigres et bouillons cube sont désormais au menu.

"Moi, je sais mieux que quiconque ce que mangeaient autrefois les Maliens et ce qu’ils consomment aujourd’hui…", lance, non sans humour un vieux marabout qui, pendant des années, a mendié sa nourriture de Tombouctou à Bamako en passant par Ségou.

Père de trois enfants, le vieil homme vit depuis cinq ans sous un manguier de la capitale.

"A l’époque, même les mendiants étaient repus. Ils avaient la chance de recevoir de bons restes : ailes intactes de pintade, têtes de poisson, gros morceaux de viande…".

Les choses ont bien changé et pas seulement pour ceux qui vivent de charité. Les Maliens gèrent au plus juste leurs achats et en oublient de réserver la part du pauvre. Depuis quelques années maintenant, les prix de certaines denrées alimentaires ont doublé. C’est le cas de la viande de bœuf dont le kilo (avec os) coûte 2.200 Fcfa ou du pain grimpé à 250 Fcfa la miche.

Pendant longtemps les Maliens ont résisté pour rester fidèles à leurs habitudes alimentaires mais ils ont de nos jours capitulés.

Que mangent-ils à présent ?

Difficile de le savoir, car cette question pour de nombreux Maliens est un peu déplacée, tant le partage de nourritures appartient à l’intimité de la vie familiale.

Au village comme en ville, personne n’en parle volontiers. Mais la crise aidant, les langues se délient peu à peu.

En témoigne cet ingénieur agronome de Bamako : "Avec un salaire de 100.000 Fcfa, avant et après 135.000 F CFA, j’ai voulu maintenir le même niveau de vie mais depuis 2015 j’ai finalement craqué.

Avec ma famille, on mange aujourd’hui peu de viande. On compense avec le niébé (NDLR : sorte de haricot). Pour le poisson, je vais de temps en temps à la pêche".

Une jeune ménagère fait un constat similaire : "Que voulez faire avec 800 F CFA de prix de condiments ? On ne peut même pas acheter un demi kilo de viande ! Et la cuisine, on la fait seulement à midi. La nuit, on peut se contenter de bouillie ou dormir à jeun. Après tout, le ventre est un bon confident. Il ne dit à personne ce que celui qui le porte a mangé !"

<strong>La frénésie cubiste</strong>

Cette conversion forcée au végétarisme semble être une des nouvelles tendances de l’alimentation dans les grandes villes au Mali.

La stratégie des ménagères se résume à un principe de base : s’approvisionner le moins cher possible en profitant des moments où les légumes et autres produits inondent le marché. Bref, les citadins mangent désormais selon les saisons.

De janvier à mai : salade, choux, carottes, pommes de terres… l’été, de juin à octobre céréales et légumineuses sont à l’honneur : les ventres bedonnent alourdis de tô (pâte de mil), de couscous et de haricots. Puis, vient enfin d’octobre à janvier la période bénie des plats de riz tant prisés des Maliens.

Le renchérissement de la viande a eu au Mali une conséquence inattendue : la vogue des bouillons cube, des cache-misère qui trompent le palais, sinon l’estomac.

Il suffit de quatre petits cubes, à 25 Fcfa l’unité, pour qu’une famille d’une dizaine de personnes ait l’illusion de la viande ou du poisson.

Cette frénésie cubiste a gagné les restaurateurs de Bamako.

"Avec ces cubes, mon client a le choix pour son plat de riz à 200 F entre trois sauces : poisson, bœuf ou poulet, déclare avec fierté cette gargotière de Bamako."
<h2>Boubacar Sankaré</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … d’arrangement à…l’amiable</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-darrangement-alamiable-2826294.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Jul 2019 01:02:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Transporteur à la retraite, M.   Coulibaly a, depuis 4 ans, construit dans un modeste domaine quelques chambres pour sa famille et d’autres pour des ‘’locataires’’.</strong>

C’était, avant d’abandonner les routes.

Grâce aux frais de location que lui versent mensuellement les trois familles avec lesquelles il cohabite, le vieux retraité, marié et père de six enfants, arrive à joindre les « deux bouts ».

Respectable et pieux, M. Coulibaly est aussi réputé pour être rigoureux avec ses principes, notamment le paiement régulier de ses loyers.

Mais, depuis quelques mois, l’on a pu remarquer que notre vieil homme ne réclame plus de frais de location à un de ses locataires, un mécanicien (34 ans) marié depuis seulement 2 ans. En plus, le vieil homme ne lui adresse même plus la parole.

Les curieux avaient beau mener des enquêtes, rien à faire !

Ni le propriétaire de la concession, ni son locataire ne déliait la langue.

Curieuse histoire, connue finalement le 18 juin dernier.

En effet, il était environ 17 heures ce jour-là, lorsque le vieux M. Coulibaly. se planta devant la porte de son locataire.

Quelques murmures entre les deux hommes et le ton monta. Ils étaient sur le point d’en venir aux mains, lorsque les voisins s’interposèrent. Alors, bonjour les dégâts, pardon les explications !

Le jeune mécanicien révéla qu’il avait surpris, il y a quelques mois, le vieil homme entrain d’entretenir des relations « graves » avec… sa brebis (bali-bali) achetée à 90.000 FCFA et que, pour se faire excuser, M. Coulibaly., s’était engagé à ne plus lui réclamer, pendant 5 mois, ses frais de location en guise de dédommagement. D’ailleurs insistait le mécanicien, sa brebis était tombée malade quelques jours après, avant de crever.

Le vieil homme quant à lui, n’a pu, (ou a-t-il fait semblant) supporter d’entendre de si graves accusations.  Il piqua alors une crise.

Revenu à lui le lendemain, M. Coulibaly n’a fourni aucune explication, exhortant plutôt les intervenants dans l’histoire, à chasser le mécanicien de sa concession.

Quelques notables du quartier ont tout dit et tout fait pour rétablir la paix entre les deux parties, en vain.

C’est alors qu’ils se sont résolus à prier le jeune mécanicien d’évacuer les lieux, afin ont-ils, « d’épargner le cœur » du vieil homme.

Le jeune mécanicien serviable et respectueux de la parole des Vieux, a accepté la proposition.

Il a déménagé non seulement de la concession, mais aussi du quartier.

Le vieil homme indélicat, pour sa part, n’a toujours pas délié la langue. Certainement que cela n’arrivera pas

&nbsp;
<h2>Boubacar Sankaré</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc ?:  C’est fou !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chic-ou-choc-cest-fou-4-2826289.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Jul 2019 00:54:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Parce qu’elles ne tuent pas, contrairement au paludisme ou au sida, les maladies mentales, ne figurent pas, jusqu’à présent, parmi les priorités de la Santé Publique au Mali, comme dans la plupart des pays africains.</strong>

Et pourtant, les guerres civiles ou non, et la pauvreté qui ont frappé nombre de pays africains au cours de la dernière décennie, sont les causes qui ont entraîné l’accroissement de ces maladies qualifiées à juste raison par l’Organisation Mondiale de la Santé, de « fardeau trop souvent négligé ».

Un « fardeau » avec lequel, nous sommes pourtant condamnés à vivre, même s’il ne constitue plus un cas de conscience.

Ils (ou elles) sont pourtant là. Parmi nous, dans les marchés, sur les grandes artères de la ville, les lieux publics. Partout on peut les voir et les revoir. Les visages meurtris, les cheveux ébouriffés, le torse nu, ces « fous et ces folles », comme pour défier les consciences ne portent que des haillons, très souvent noués seulement autour des hanches, cachant à peine la partie que les autres n’exposent jamais.

Toute la journée et pendant les 12 mois de l’année, ils (ou elles) marchent (ils ne connaissent ni taxi, ni Sotrama) des kilomètres, fouillant les poubelles en quête de repas.

En saison chaude, froide ou pluvieuse, ces malades n’ont d’autres logis que la rue. Ils ne s’en sortent qu’avec l’aide exclusive du Tout Puissant.

Pendant ce temps, les Ministères de la Santé Publique, de l’Action Sociale ou encore de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, n’ont même jamais organisé un quelconque séminaire en vue d’une réflexion sur le sort de ces malades mentaux.

Quant à la société, elle tourne purement et simplement le dos à ces malheureux… Et ceux qui, de temps en temps regardent vers ces malheureux, c’est très souvent pour leur « offrir » des injures ou des rires sadiques.

Pire, parmi ces malades mentaux qu’on rejette, il y en a qui intéressent certaines personnes…  une fois la nuit tombée.

En effet, les jeunes filles « malades mentales » font l’objet de convoitise… sexuelle de la part de certaines personnes « normales ». Et souvent pas des moindres.

Et elles sont nombreuses ces jeunes « folles » qui ont, plus d’une fois, accouché d’enfants dont les pères insoupçonnables, ne sont autres que ces Patrons richement habillés et qui roulent à bord de luxueux véhicules à destination… de la mosquée.

C’est « fous et ces folles » font la honte de la société qui les rejettent dans la plupart des cas, à la rue. Mais quand les pouvoirs publics pour leur part restent aussi indifférents à leur sort, il faut admettre que ce monde là est vraiment… fou.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos  mémorables : Ibrahim  Boubacar  Keita, président de la république (mardi 16 avril 2019)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorables-ibrahim-boubacar-keita-president-de-la-republique-mardi-16-avril-2019-2-2826310.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorables-ibrahim-boubacar-keita-president-de-la-republique-mardi-16-avril-2019-2-2826310.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/02/IBK-BOUBOU-BLANC.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 01 Jul 2019 00:42:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Je vous parle de nos angoisses, de nos projets, de nos aspirations, de nos problèmes mais aussi et surtout de nos solutions. </em></strong>

<em>Je commence par dire que j’ai entendu toutes les colères, décodé tous les signaux, compris tous les messages remontant d’un pays dont je ne saurai jamais mésestimer les préoccupations.

Oui. La situation sécuritaire, malgré nos efforts, reste un défi majeur qu’il faut relever, j’en suis conscient, au plus vite, par des réponses durables, pas par des artifices, puisqu’il en va de la continuité de notre pays, d’un pays dont les fondements ont été ébranlés par la crise multiforme de 2012. </em>

<em>C’est le cas au Nord du pays où des flambées de violence viennent hélas rappeler avec récurrence l’impératif de faire en sorte que les acquis fragiles enregistrés depuis 2015 ne soient pas remis en cause. </em>

<em>Que tout le monde prenne sa part dans cette œuvre : l’Etat malien, ses partenaires ainsi que les groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation ! Mais que tout le monde prenne sa part sincèrement, rapidement et effectivement car chaque seconde perdue pour la paix est gagnée par la guerre ! </em>

<em>S’agissant du Centre de notre pays, qu’il me soit permis de rappeler la tragédie d’Ogossagou qui le 23 mars dernier a endeuillé la nation et horrifié le monde civilisé.


Les faits révélés ont produit une véritable onde de choc psychologique à travers le pays, et même très rapidement au-delà. </em>

<em>Des images insupportables ont circulé, montrant l’horreur d’une barbarie qui a dévasté ce qui fut une communauté humaine. </em>

<em>Ces images nous renvoient au passé tant de symboles obscurs et accablants que nos âmes affligées s’inquiètent d’un effondrement moral et spirituel. </em>

<em>Jour de grande tristesse que ce jour là, qui vit tant de valeurs humaines, jusque là magnifiées et partager, se consumer dans les fumées de la haine et du fanatisme ; vie, sens du sacré, famille, sagesse, tolérance, empathie, cousinage à plaisanterie, fraternité religieuse, tout cela rendu méconnaissable, dans les cendres des tisons humains, d’habitations calcinées, d’une terre devenue inhospitalière. </em>

<em>Ce n’est pas seulement notre drapeau national qui fut en berne, c’est tout le brillant humanisme dont nous étions si fiers ! </em>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crédit aux femmes : Une richesse pour le pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/credit-aux-femmes-une-richesse-pour-le-pays-5-2826305.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jul 2019 00:33:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des mesures simples existent pour ouvrir le crédit aux femmes. Elles permettent à l’économie nationale de mieux se porter, car les femmes dépensent leur argent pour le bien de leur famille et de la communauté.</strong>

Au Mali, comme partout en Afrique, l’accès des femmes au crédit est insuffisant car elles n’ont pas de garantie financière.

Ainsi, les femmes rurales, qui sont majoritaires, (puisqu’elles représentent 85 % de la population féminine) ne possèdent pas de titres de propriété.

Le régime coutumier malien leur accorde la jouissance de la terre, mais leur interdit de posséder un champ.

Quelle garantie financière peuvent-elles offrir ?

La dégradation du climat aggrave les difficultés des femmes. Elles qui constituaient des cagnottes, grâce à la vente des produits de cueillette ou de culture gagnent d’autant moins d’argent que la pluie ne tombe pas toujours.

De pécules, elles n’ont plus, de garantie financière non plus !

Certains bailleurs de fonds et quelques Ong ont créé des caisses d’épargne spécialement destinées aux femmes, mais, ces institutions se heurtent à une difficulté douloureuse : les femmes enceintes.

En effet, pendant leur grossesse, les femmes ont tout particulièrement besoin de crédit car elles doivent gagner leur vie, acheter des médicaments, payer leur accouchement dans un centre de santé et s’alimenter sainement. Or, les organismes bancaires hésitent à accorder des crédits à des femmes… qui mourront peut-être en couche. Dure réalité qui touche encore le Mali et nombre de pays d’Afrique.

<strong>Un crédit ou un enfant ? </strong>

D’un point de vue éthique, si l’on respecte les droits humains, peut-on refuser à une femme enceinte un crédit au moment où elle en a le plus besoin ?

Obtenir un crédit ou avoir des enfants ?

Peut-on mettre les femmes devant un tel dilemme ?

Une assurance spéciale pour les femmes enceintes aiderait à résoudre ce problème.

Par ailleurs, des raisons culturelles bloquent l’accès des femmes au crédit. Ainsi, au Mali, les biens propres de l’épouse sont distincts de ceux du mari.

Le chef de famille ne voit pas toujours d’un très bon œil que sa femme s’enrichisse… En outre, tous les métiers ne sont pas bons pour les femmes, pensent les Maliens, surtout ceux qui rapportent beaucoup d’argent et qui reviennent d’emblée aux hommes. Une journaliste, par exemple, est considérée comme une femme de petite vie. Lever ces tabous par une sensibilisation de la population, c’est permettre aux femmes d’intégrer tout un pan de l’activité économique dont elles sont culturellement exclues.

De nombreux organismes financiers ont instauré le régime de la garantie solidaire pour compenser le manque de garantie financière. S’appuyant sur les associations villageoises féminines, ils ont créé des caisses d’épargne où toutes les participantes sont collectivement responsables des emprunts. Que l’une vienne à manquer à son remboursement et toute l’association paye à sa place.

Une telle expérience a été menée dans la région de l’Office du Niger. Elle a très bien marché pour certaines associations, mais d’autres en ont touché les limites : on a ainsi saisi des pieds de riz à des femmes qui avaient remboursé leur crédit ! Une simple assurance en cas de défaillances vaut mieux que ces mesures.
<h2>Outre ces systèmes d’assurances, il faut rassurer les femmes.</h2>
<h2>C’est une mesure urgente pour leur faciliter l’accès au crédit.</h2>
<h2>Les banques, les caisses de crédit modernes avec leur mobilier à l’occidentale, leur personnel en uniforme, leur voix intimidante, font peur aux femmes rurales.</h2>
Une paysanne n’est pas à l’aise dans ce genre de bâtiments. Simples et modestes, les caisses d’épargne villageoises offrent déjà aux femmes rurales un accueil plus approprié. En outre, elles sont souvent situées à proximité de leurs villages. C’est vers ce type d’accueil qu’il faut s’orienter.

Aussi, il faut donner du temps aux femmes pour rembourser ! Trop souvent, elles doivent payer leur dette en moins de six mois ! Un an ou dix-huit mois seraient des délais plus réalistes pour permettre aux nouvelles femmes d’entreprise d’installer leur activité, la rentabiliser, puis rembourser leur emprunt.

De ces mesures, les femmes se trouveront mieux. Et tout le pays aussi. Car elles n’investissent pas dans les mêmes secteurs que les hommes. Ces derniers achètent une mobylette ou prennent une deuxième ou troisième épouse lorsqu’ils ont de l’argent.

Ces choix masculins ne sont pas directement productifs pour la société. A l’inverse, les femmes qui ont un peu d’argent achètent un moulin pour le mil, par exemple, ou une autre machine pour extraire l’huile des oléagineux. D’autres investissent dans du matériel de séchage des aliments ou acquièrent une mini-conserverie qui sauvera une partie de la récolte de fruits et légumes. Leurs enfants, et toute la famille, seront mieux nourris.

Enfin, fait très important pour l’avenir, une femme qui a de l’argent envoie ses fillettes à l’école. Elle a les moyens de se passer de leurs services dans les multiples tâches ménagères.

<strong>Boubacar Sankaré  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pauvreté au Mali : Un phénomène endémique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pauvrete-au-mali-un-phenomene-endemique-2-2826303.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jul 2019 00:27:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis quelques années, la question de l’évaluation de l’efficacité des politiques macro- économiques, notamment l’impact de la croissance sur la réduction de la pauvreté est l’objet de controverse. Pour justifier leurs politiques dans les pays en développement, la Banque mondiale soutient l’hypothèse que la réduction de la pauvreté est incontournablement liée à la croissance économique. De ce fait donc, la croissance  est jugée pro pauvre. </em></strong>

En outre, les interrelations entre le revenu, l’éducation et la santé sont considérées comme probants. Cette position est réaffirmée dans l’article de Kraay et Dollar : « Growth is good for the poor ».

Selon les auteurs, la croissance bénéficie de la même façon à toutes les catégories de revenu et n’apporte aucune modification dans la distribution de celui.

Cette hypothèse est atténuée dans un papier de Ghura, Tsangarides et Leite (2002) : « Is growth enough ? Macro economic policy and poverty reduction».

Ils affirment que le dernier quintile pauvre ne bénéficie pas forcement des effets de la croissance et que des politiques économiques mal conduites peuvent affecter négativement cette catégorie.

<em> </em>Jean Pièrre Cling, dans une analyse critique du discours de la Banque mondiale sur la politique de lutte contre la pauvreté, met en exergue le conflit qui existe entre la mise en œuvre de certaines mesures de politiques économiques susceptibles de soutenir la croissance et l’incidence de ces mesures sur la situation de certains groupes. Il prend pour exemple, les politiques de libéralisation des prix des intrants agricoles.

Autre exemple, la dévaluation du franc CFA, intervenue en 1994 dans quatorze pays partageant la même monnaie aurait, d’après une étude de DIAL a amélioré les conditions des populations rurales pauvres tout en contribuant à une dégradation chez les pauvres urbains.

A priori, on peut penser que si, à court terme la croissance peut engendrer un déséquilibre entre les différentes couches sociales, à long terme une croissance soutenue tendrait à accroître les niveaux de vie de l’ensemble des ces catégories

Cependant, encore faut-il que les effets de cet accroissement de la production ne soient dilués dans une démographie galopante. Or, dans de nombreux pays en développement, notamment en Afrique, le niveau de la croissance économique dépasse difficilement celui de la croissance de la population qui est de l’ordre de 3%.

En dépit de ces bons résultats économiques (une croissance moyenne de 5% par an), la pauvreté est devenue un phénomène généralisé au Mali : 78 % et 28% de la population totale vivent respectivement dans la pauvreté et dans l’extrême pauvreté.

Si la pauvreté est essentiellement rurale, elle touche aussi de plus en plus les grandes villes en raison de la dégradation du marché du travail et des migrations.

L’économie malienne reste encore tributaire des effets des fluctuations de la campagne agricole et des volumes de la production d’or.

Cette situation engendre une évolution hérétique de la croissance économique. Les difficultés structurelles de l’économie ont pour noms : instabilité des cours de l’or et du coton et mauvaise gestion de la filière coton, faible diversification de la production, menaces sur la croissance liées aux aléas climatiques

Les conditions climatiques défavorables agissent négativement sur la production agricole qui demeure le principal secteur de l’économie de la plupart des pays africains. Les sécheresses épisodiques dans le Sahel, en Afrique de l’est  et dans le nord de la partie sud du continent affectent sérieusement une agriculture encore peu mécanisée et tournée vers la production de produits de base destinés aux  industries du nord. Lorsque la production agricole est abondante, les cours des matières premières, dont l’Afrique est le principal pourvoyeur sur les marchés mondiaux, sont erratiques. Ajoutés à cette situation, les conflits et les problèmes politiques que connaissent bon nombre de pays,  vous avez une des nombreuses explications du faible attrait du continent pour les investissements directs étrangers (IDE).

Aujourd’hui, au respect des équilibres macro –financiers privilégié par les institutions de Bretton Woods est venu se greffer le souci de réaliser le bien être des populations.

On est ainsi au devant de concept qui nécessite la connaissance du phénomène de la pauvreté. Ceci impose un dispositif de collecte, d’analyse des conditions de vie des ménages.

Ce travail se heurte le plus souvent à la faiblesse du système statistique. Très peu d’enquêtes sont menées et lorsqu’elles le sont, les résultats sont exclusivement destinés aux décideurs. Les analyses effectuées sont de faible pertinence et ne permettent pas souvent d’envisager des mesures de politiques efficaces. Les utilisateurs potentiels et les scientifiques éprouvent des difficultés à y avoir accès pour des raisons politiques, les pouvoirs politiques estimant que les analyses peuvent nuire leur image.

Or, il est unanimement reconnu que la grande lacune des stratégies de lutte contre la pauvreté dans le monde en développement est la faiblesse du dispositif de suivi évaluation.

Cette lacune est la résultante de deux phénomènes connus de tous, mais pour lesquels les pouvoirs publics ont peu d’empressement à éradiquer. Il s’agit de l’absence de véritables outils d’analyse de la pauvreté et de la faible pertinence des indicateurs. Ceux-ci sont définis sans relation clairement établie avec les objectifs fixés.

Les indicateurs opérationnels ou d’activités sont les plus privilégiés.  Facilement collectés, ils renseignent sur le court terme le résultat d’une action courante. Les administrations rencontrent des difficultés à mettre en place et à mesurer l’incidence des politiques. Une absence de culture d’évaluation et une intégration approximative des différents niveaux des services sont l’origine de cette situation.

Théoriquement, seulement la stratégie de lutte contre la pauvreté devrait définir les objectifs à moyen et long terme axés sur des résultats précis et exposer les politiques macroéconomiques, structurelles et sociales du pays qui forment une stratégie globale pour atteindre ces objectifs. Ces priorités sont inscrites dans un cadre macroéconomique général et dans un budget. L’intégration des objectifs et politiques de lutte contre la pauvreté dans un cadre macro-économique cohérent exige vraisemblablement un processus itératif.

<strong>Pour 26 Mars</strong>

<strong>Alassane BAH</strong>

<strong> France</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dégradation de l’environnement : Payer la note</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/degradation-de-lenvironnement-payer-la-note-2825501.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Jun 2019 08:46:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’environnement est en passe de devenir un nouveau terrain de confrontation entre le Nord et le Sud. La question est avant tout d’ordre financier. Au Mali, notre environnement ne cesse de se dégrader. A Bamako par exemple, les eaux usées et les ordures ménagères envahissent rues et ruelles. Le fleuve Niger ne reçoit-t-il pas par jour plus de 1400 m3 de déchets toxiques d’une unité industrielle de la place ?</em></strong>

Peut-on parler de lutte contre la dégradation de l’environnement quand la majorité de la population au Mali vit en dessous du seuil de pauvreté ? Quand l’insécurité persiste, quand les prix des matières premières sont dévalorisés, la nécessaire liaison s’impose entre Environnement et Développement.

La rareté des pluies et des pâturages, l’encroûtement des sols, l’avancée du désert et la réduction progressive des  récoltes sont autant de maux auxquels notre environnement est confronté.

La déforestation pour sa part résulte, à la fois de la sécheresse et de l’action destructive des hommes. Au Mali, le manque de sources d’énergie domestique aidant, le bois de chauffe occupe  une large part dans nos ménages. Il ne serait pas exagéré de dire que les puissances de la démocratie ne nous viennent en aide que lorsque leurs intérêts sont en jeu. Certains de ces Occidentaux jugent et considèrent le continent comme sous-pollué et une probable terre d’accueil du trop-plein de déchets que produisent les sociétés industrielles mondiales.

<strong>L’environnement est coûteux</strong>

Dans notre pays, près de la moitié de la superficie totale est impropre à la culture. Et le dénuement des sols favorise l’avancée du désert.

La protection de la nature est cependant une question de ‘’gros sous.’’  Environnement  et Développement vont de pair. Compte tenu des concepts que sont, d’un côté la protection de la nature et de l’autre, la nécessité du développement, la volonté de survie, les pays africains dont le nôtre, avaient adopté, une déclaration commune qui souligne on ne peut plus fermemnt que pauvreté, dette et détérioration des termes de l’échange, constituent les menaces les plus graves, pesant sur l’environnement en Afrique.  Aussi, le poids de la dette peut contribuer largement à la destruction de l’environnement dans la mesure où, cet état de fait peut obliger les  populations à surexploiter les forêts tropicales ou équatoriales.

Les leaders africains doivent mettre le Nord face à sa responsabilité.  Selon la Banque mondiale, la défense de l’environnement dans les pays pauvres demandera des investissements supplémentaires d’une centaine de milliards de dollars par an.

La protection de l’environnement demande beaucoup d’argent, mais il sera encore plus coûteux de ne pas relever le défi

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pauvreté au Mali : Un phénomène endémique ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pauvrete-au-mali-un-phenomene-endemique-2825532.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Jun 2019 08:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis quelques années, la question de l’évaluation de l’efficacité des politiques macro- économiques, notamment l’impact de la croissance sur la réduction de la pauvreté est l’objet de controverse. Pour justifier leurs politiques dans les pays en développement, la Banque mondiale soutient l’hypothèse que la réduction de la pauvreté est incontournablement liée à la croissance économique. De ce fait donc, la croissance  est jugée pro pauvre. </em></strong>

En outre, les interrelations entre le revenu, l’éducation et la santé sont considérées comme probants. Cette position est réaffirmée dans l’article de Kraay et Dollar : « Growth is good for the poor ».

Selon les auteurs, la croissance bénéficie de la même façon à toutes les catégories de revenu et n’apporte aucune modification dans la distribution de celui.

Cette hypothèse est atténuée dans un papier de Ghura, Tsangarides et Leite (2002) : « Is growth enough ? Macro economic policy and poverty reduction».

Ils affirment que le dernier quintile pauvre ne bénéficie pas forcement des effets de la croissance et que des politiques économiques mal conduites peuvent affecter négativement cette catégorie.

<em> </em>Jean Pièrre Cling, dans une analyse critique du discours de la Banque mondiale sur la politique de lutte contre la pauvreté, met en exergue le conflit qui existe entre la mise en œuvre de certaines mesures de politiques économiques susceptibles de soutenir la croissance et l’incidence de ces mesures sur la situation de certains groupes. Il prend pour exemple, les politiques de libéralisation des prix des intrants agricoles.

Autre exemple, la dévaluation du franc CFA, intervenue en 1994 dans quatorze pays partageant la même monnaie aurait, d’après une étude de DIAL a amélioré les conditions des populations rurales pauvres tout en contribuant à une dégradation chez les pauvres urbains.

A priori, on peut penser que si, à court terme la croissance peut engendrer un déséquilibre entre les différentes couches sociales, à long terme une croissance soutenue tendrait à accroître les niveaux de vie de l’ensemble des ces catégories

Cependant, encore faut-il que les effets de cet accroissement de la production ne soient dilués dans une démographie galopante. Or, dans de nombreux pays en développement, notamment en Afrique, le niveau de la croissance économique dépasse difficilement celui de la croissance de la population qui est de l’ordre de 3%.

En dépit de ces bons résultats économiques (une croissance moyenne de 5% par an), la pauvreté est devenue un phénomène généralisé au Mali : 78 % et 28% de la population totale vivent respectivement dans la pauvreté et dans l’extrême pauvreté.

Si la pauvreté est essentiellement rurale, elle touche aussi de plus en plus les grandes villes en raison de la dégradation du marché du travail et des migrations.

L’économie malienne reste encore tributaire des effets des fluctuations de la campagne agricole et des volumes de la production d’or.

Cette situation engendre une évolution hérétique de la croissance économique. Les difficultés structurelles de l’économie ont pour noms : instabilité des cours de l’or et du coton et mauvaise gestion de la filière coton, faible diversification de la production, menaces sur la croissance liées aux aléas climatiques

Les conditions climatiques défavorables agissent négativement sur la production agricole qui demeure le principal secteur de l’économie de la plupart des pays africains. Les sécheresses épisodiques dans le Sahel, en Afrique de l’est  et dans le nord de la partie sud du continent affectent sérieusement une agriculture encore peu mécanisée et tournée vers la production de produits de base destinés aux  industries du nord. Lorsque la production agricole est abondante, les cours des matières premières, dont l’Afrique est le principal pourvoyeur sur les marchés mondiaux, sont erratiques. Ajoutés à cette situation, les conflits et les problèmes politiques que connaissent bon nombre de pays,  vous avez une des nombreuses explications du faible attrait du continent pour les investissements directs étrangers (IDE).

Aujourd’hui, au respect des équilibres macro –financiers privilégié par les institutions de Bretton Woods est venu se greffer le souci de réaliser le bien être des populations.

On est ainsi au devant de concept qui nécessite la connaissance du phénomène de la pauvreté. Ceci impose un dispositif de collecte, d’analyse des conditions de vie des ménages.

Ce travail se heurte le plus souvent à la faiblesse du système statistique. Très peu d’enquêtes sont menées et lorsqu’elles le sont, les résultats sont exclusivement destinés aux décideurs. Les analyses effectuées sont de faible pertinence et ne permettent pas souvent d’envisager des mesures de politiques efficaces. Les utilisateurs potentiels et les scientifiques éprouvent des difficultés à y avoir accès pour des raisons politiques, les pouvoirs politiques estimant que les analyses peuvent nuire leur image.

Or, il est unanimement reconnu que la grande lacune des stratégies de lutte contre la pauvreté dans le monde en développement est la faiblesse du dispositif de suivi évaluation.

Cette lacune est la résultante de deux phénomènes connus de tous, mais pour lesquels les pouvoirs publics ont peu d’empressement à éradiquer. Il s’agit de l’absence de véritables outils d’analyse de la pauvreté et de la faible pertinence des indicateurs. Ceux-ci sont définis sans relation clairement établie avec les objectifs fixés.

Les indicateurs opérationnels ou d’activités sont les plus privilégiés.  Facilement collectés, ils renseignent sur le court terme le résultat d’une action courante. Les administrations rencontrent des difficultés à mettre en place et à mesurer l’incidence des politiques. Une absence de culture d’évaluation et une intégration approximative des différents niveaux des services sont l’origine de cette situation.

Théoriquement, seulement la stratégie de lutte contre la pauvreté devrait définir les objectifs à moyen et long terme axés sur des résultats précis et exposer les politiques macroéconomiques, structurelles et sociales du pays qui forment une stratégie globale pour atteindre ces objectifs. Ces priorités sont inscrites dans un cadre macroéconomique général et dans un budget. L’intégration des objectifs et politiques de lutte contre la pauvreté dans un cadre macro-économique cohérent exige vraisemblablement un processus itératif.

<strong>Pour 26 Mars</strong>

<strong>Alassane BA</strong>

<strong> France</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali &#45; Fonctionnariat et Affaires : La pègre nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/fonctionnariat-et-affaires-la-pegre-nationale-2825499.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Jun 2019 07:02:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Nombre de fonctionnaires maliens exercent frauduleusement des activités commerciales au profit desquelles, ils détournent marchés et contrats publics et pour finir, se retrouvent au centre de nombre de conflits d’intérêt.</strong>

Un fonctionnaire ne doit point exercer des activités commerciales ou du moins avoir d’intérêt dans des structures menant des activités liées à son service. Du contraire, il se trouve au centre d’un conflit d’intérêt qui est toujours une procédure judiciaire à rebondissement.

A Bamako, il n’est un secret pour personne qu’un grand nombre de voitures de transport public (Sotrama et taxi) appartiennent à des fonctionnaires. De même, les fonctionnaires ont soit créé eux-mêmes ou pris des parts sociales dans des agences immobilières. Le nombre de plus en plus croissant de sociétés immobilières se justifie par la prolifération des immeubles appartenant à des agents de l’administration qui auraient fait de grande fortune.

Aussi, les établissements privés poussent comme des champignons à Bamako et même une enquête la moins poussée permettrait d’en démasquer les initiateurs.

Les agents de l’administration scolaire sont pour la plupart initiateurs ou actionnaires dissimulés dernière un prête-nom de ces écoles qui ne respectent aucune règle en matière de création et de gestion d’établissement à vocation scolaire.

Les maisons, les voitures de transport en commun et les écoles ne sont pas les seules matières de cette fraude commerciale, mais elles suffisent à montrer l’ampleur et les conséquences de la pratique.

Les voitures de transport en commun sont connues pour leur non-respect du contrôle technique et de tas d’autres règles. Quand bien même elles n’échappent pas à la vigilance des agents de la sécurité routière, ceux-ci les laissent circuler librement. Le contraste est révoltant, mais tout de même, admissible quant on sait que telle ou telle Sotrama appartient à tel ou tel haut cadre de l’Etat !

Ainsi, le statut du propriétaire devient une garantie contre tout contrôle policier. Aussi, pour les immeubles, la situation est identique. Non seulement, le propriétaire de la maison, haut placé dans l’administration, ne déclare pas la maison au service du cadastre tirant ainsi le profit de se dérober à la taxe, mais il pousse le culot pour obtenir un bail portant sur ladite maison avec l’Etat. Le comble ! Sans rien gagner en retour comme l’exige le code domanial et foncier, l’Etat verse pour le bail des millions par mois. A y fouiner de près, on se rend compte illico, que la maison abritant le service appartient au chef de ce même service, dissimulé derrière un notaire ou un prête-nom ou au mieux des cas, à son épouse ou à un parent proche.

Et dire qu’il faut sensibiliser le citoyen lambda à s’acquitter de son impôt ! Et vouloir que la transparence soit une vertu !

Aussi, dans le domaine des BTP, la pratique est légion. Les marchés publics sont accordés à des sociétés qui souvent, n’existent que sur papier.

Les dirigeants entrent dans toute sorte de manœuvres pour obtenir des pièces requises afin de soumissionner à tel ou tel appel d’offres. Le marché obtenu au moyen de gros subterfuges, la société adjudicataire a du mal à honorer son engagement. Cela n’est guère surprenant d’autant que son choix pour octroyer le marché ne résulte que d’un affairisme inavoué. C’est pourquoi d’ailleurs, les entreprises de BTP sont constamment défectueuses dans l’exécution des travaux. Mais, malgré tout, aucune sanction.

Ces pratiques sont monnaies courantes dans l’administration malienne, connues de tous mais tolérées. Il urge alors pour réussir la réforme des institutions, d’entamer le combat par là. Car la meilleure des réformes a besoin d’une Administration d’abord moralisée. Cela éloignerait les conflits d’intérêt qui sont comme une pègre nationale.
<h5><strong>Inda Traoré</strong></h5>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Médicaments essentiels : Une chance pour la Santé communautaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/medicaments-essentiels-une-chance-pour-la-sante-communautaire-2825496.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Jun 2019 07:00:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Santé et médecine ne sont pas nécessairement synonymes. Mais, la médicalisation de la Santé a atteint de nos jours un degré tel que la différence n’est plus évidente.</em>

Qui dit médicalisation dit médicaments. C’est ainsi que l’enveloppe réservée à l’achat des médicaments absorbe 10 à 15 % du budget de la santé dans les pays développés ; ce pourcentage grimpe à 40 % dans les pays du tiers-monde.

On comprend alors que le système médical tiers-mondiste se soit fourvoyé dans une impasse qui exigeait un… traitement… de cheval.

C’est dans ce contexte difficile que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a chargé il y a une vingtaine d’années un groupe d’experts d’établir une liste de médicaments dits essentiels. Il en a résulté un travail très sérieux qui a permis de dégager un ensemble de 250  médicaments.

Le groupe d’experts a toutefois précisé que cette liste n’est ni exhaustive, ni universelle. Elle constitue tout simplement une base sur laquelle pourraient s’opérer des choix variables d’un pays à l’autre, selon les priorités existantes et les moyens disponibles. C’est ainsi que tel pays pourrait la réduire à 100 médicaments par exemple, tandis que tel autre pourrait la rallonger un peu plus.

<strong>Mais, pourquoi une liste de médicaments essentiels (LME) ? </strong>

La société de consommation occidentale qui tient le tiers-monde en loisir a engendré des déséquilibres inquiétantes dans le domaine du marché du médicament (tant au point de vue production que distribution) :

Pour les 500 maladies qu’elle a répertoriées à travers le monde, l’OMS, estime que quelques 300 substances pharmaceutiques (soit 3 000 médicaments, toutes formes comprises : comprimés, sirops, injections, pellets, suppositoires, sprays, etc.) seraient largement suffisantes pour couvrir tous les besoins thérapeutiques de façon optimale. Or, le marché mondial du médicament propose actuellement le chiffre faramineux de 50 000 spécialités (augmentant de 500 autres chaque année !) élaborées à partir de 3 000 produits de base.

La pléthore est évidente et même inquiétante si l’on tient compte du fait qu’un médecin généraliste en Suisse ou en Allemagne (où la médecine est très développée) se contente de 50 à 100 médicaments dans sa pratique quotidienne ; mêmes les hôpitaux de ces pays (où officient les grands prêtres de la médecine) n’emploient que de 250 à 300 médicaments (sélectionnés il est vrai, par leur service de pharmacologie).

Une conclusion s’impose : il y a trop de médicaments inutiles.

Ces médicaments inutiles "marchent pourtant et relèguent même souvent au second plan des médicaments indispensables.

Entrez dans une officine quelconque de la place : vous constaterez que les étagères sont chargées de "fortifiants", revitalisants", reconstituants et autres poudres perlimpinpin !

Si ces médicaments inutiles "marchent", c’est avant tout à la poigne de la publicité qu’ils le doivent.

Il n’est un secret pour personne que les firmes pharmaceutiques ont très souvent un budget de publicité supérieur à celui de la recherche.

C’est ce budget de publicité qui finance aussi bien l’élaboration de documents tendancieux que l’offre de cadeaux (gadgets et autres colifichets) au corps médical, que l’organisation de conférences et colloques très orientés, sans oublier les pots-de-vin gracieusement offerts à certains responsables des services de pharmacie ayant la haute main sur les commandes de médicaments.

Et c’est ainsi que l’hydre publicitaire parvient à mettre tout le monde d’accord : prescripteurs (corps médical), consommateur (malades réels ou imaginaires) et fournisseurs (services de pharmacie).

A force de distiller une information très orientée (voire déformée) par-ci, de graisser les pattes par-là, on arrive à faire admettre à tout le monde que le produit proposé est "nouveau", "original", plus puissant que ses prédécesseurs, "sans les inconvénients de ces derniers".

C’est face à cette absence d’objectivité de l’information médicale donnée par les firmes pharmaceutiques et face au coût du médicament que l’OMS a jugé nécessaire de mettre à la disposition de ses pays membres une liste de médicaments retenus à partir d’informations scientifiques objectives et impartiales.

Ainsi, en toute connaissance de cause, tous les intervenants pourraient désormais choisir en toute liberté, le médicament qu’il faut, au moment qu’il faut.

<strong>Les avantages de cette démarche sont énormes. </strong>

En effet, la LME ne propose les médicaments que sous leur nom générique (dénomination commune internationale ou DCI).

Cela représente une importante économie financière par rapport aux médicaments sous nom de marque.

Le médicament DCI est en effet un médicament amorti, donc tombé dans le domaine public.

Toutes les charges récurrentes sont donc éliminées. C’est ainsi qu’un médicaments, sous son nom de spécialité peut coûter 2 à 10 fois plus cher que sous son nom DCI.

La LME permet de restreindre la quantité de médicaments gérés par distributeurs et prescripteurs. D’où une meilleure gestion des stocks, mais aussi une meilleure maîtrise de la prescription médicale même.

En effet, les médicaments sont devenus si nombreux qu’il est impossible à un médecin de se tenir à jour par rapport à l’information sur leurs effets secondaires, leurs inter-réactions, etc.

La sagesse et l’honnêteté intellectuelle recommandent de réduire sa panoplie de produits à tout médecin praticien.

En résumé, la LME permet une acquisition des produits à un coût modeste, un désenvoûtement des prescripteurs et des consommateurs vis-à-vis de la drogue publicitaire pharmaceutique et une désaliénation vis-à-vis du système même de la surconsommation et du gaspillage.

A l’évidence, les soins de santé primaires et la santé communautaire ne peuvent pas se passer d’une telle liste. Ceci expliquant cela, l’on comprend alors pourquoi la LME n’a retrouvé véritablement ses marques que lorsque les SSP ont été remis sur pieds à travers la mise en place des jalons de la santé communautaire.

Et c’est là que se situent aujourd’hui les enjeux de cette affaire.

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</item>

<item>
<title>Lettre à mon oncle Bass</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/lettre-a-mon-oncle-bass-22-2825494.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Jun 2019 06:57:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cher oncle,</em></strong>

<em>Bonjour ! J’ai bien reçu ta dernière lettre ainsi que le gris-gris sénégalais dont tu me demandes d’en prendre grand soin. </em>

<em>Merci aussi pour les sages conseils que tu me prodigues. Mais, pour le gris-gris, tu aurais pu t’en dispenser. Ce n’est pas mon genre. </em>

<em> Il est vrai que  ces machins, sont à la portée de tous les Maliens et entretiennent les illusions des uns, les espérances des autres. </em>

<em>Mais, Walahi, Bilahi, je jure, je ne crois en aucun gris-gris. Je le dis pian ! Parce que, c’est ça qui est ça !</em>

<em>Ma foi en Allahou Soubahanatahou me suffit et c’est grâce à cette foi sacrée que je n’ai, jusqu’ici pas cédé à la tentation de me suicider. Même si, en réalité, j’y ai pensé plusieurs fois. </em>

<em>Aussi, le suicide est la chose de ceux qui sont en vie. Or, moi ton petit Ablo, avec les poches trouées, sans emploi, sans la moindre espérance (en dehors de celle que me procure ma foi), je suis mort depuis fort longtemps.</em>

<em>Concernant la troupe familiale, elle est, (grâce à Dieu), au grand complet. Quarante neuf bouches, bien comptées ! Hélas, (pardon), heureusement tout le monde est là. </em>

<em>Seulement, nous dormons tous dans la cour car un petit vent (accompagné d’une petite pluie) qui a soufflé, il y a quelques jours a complètement décapité le toît de la fourmilière familiale. Nous comptons donc sur ta générosité habituelle, pour faire face à la catastrophe.</em>

<em>Bonne nouvelle par ailleurs, quand tu nous annonces ta venue prochaine pour quelques jours dans la famille à Fantambougou Bamako.</em>

<em>Tu as bien raison de regagner notre Mali pour te ressourcer car comme le dit grand-mère, pour savoir où on va, il faut d’abord se souvenir d’où on vient. Merci, cher Bass. Nous  t’attendons adorable tonton, les ventres, pardon… les bras ouverts. Surtout que, (en plus) tu ne reviens jamais de Dakar les mains… vides.</em>

<em>Revenant à la troupe familiale ici  à Fantambougou, elle est au grand complet. </em>

<em>Le vilain et détestable minibus noir n’ayant encore emporté personne pour Laharabougou.… Alhamdoulihahi ! Mieux vaut d’ailleurs (dans ce cas) tard que-tôt.</em>

<em>A présent, la République. </em>

<em>Ici ou plutôt là bas (nous autres les Maliens d’en bas sommes de la Rue-publique), rien ne va. Et pour cause, mon pauvre tonton, Walahi, bilahi, jure, aucun jour ne passe sans qu’il n’emporte des vies innocentes à …’’Lahara’’. Ainsi va la vie normalement, mais, en ce qui concerne le Mali actuellement (principalement dans la région de Mopti), c’est l’impuissance, l’irresponsabilité, le manque de détermination de nos ‘’en haut d’en haut ‘’ qui favorisent le succès de la folie meurtrière de ceux qui n’ont de respect aucun, ni pour la vie, ni pour la mort.</em>

<em>C’est ainsi que, après (entre autres) les massacres de paisibles villageois (37) en mai dernier à Fantambougou Konlogon (Bankass), à Ogossagou (160 civils tués), Sobanekou (35 paisibles maliens massacrés) il y a seulement quelques jours, les  salamandres bipèdes, ceux qui préfèrent la mort à la vie ont encore tué, brulé et détruit, laissant derrière eux l’apocalypse.  Parce que, sûrs qu’ils sont plus puissants que ceux qui ont pour mission principale de  protéger tous les fils du pays. Allah Akbar !</em>

<em>Prier pour les morts, c’est normal ! Protéger les vivants, c’est encore mieux. Walahi, Bilahi, je jure !</em>

<em>Que Dieu bénisse le Mali et sauve les ‘’certaines choses’’ des nageurs. Amen.</em>

<strong><em>A lundi prochain Inchalla.</em></strong>

<strong><em>Par ton petit Ablo.</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … d’un garde goum à la retraite</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-garde-goum-a-la-retraite-2-2825491.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Jun 2019 06:48:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ancien garde goum de son état, I.C. est domicilié à Moribabougou.

Marié et père de 9 enfants dont les âges oscillent entre 10 et 30 ans, notre ancien garde n’a pas eu de chance avec sa progéniture.

En effet, tous ses enfants sont des chômeurs à l’exception d’un seul qui arrive d’ailleurs, difficilement à joindre les deux bouts en exerçant le métier de réparateur de mobylettes.

C’est ainsi, grâce à ses maigres pensions que le vieil homme arrive tant bien que mal à subvenir aux besoins de sa famille.

Et, comble de misères, rien ne va plus entre lui et sa vieille épouse, excédée par la gestion infernale d’une vie familiale.

Comme le dit l’adage, quand la pirogue est au bord du naufrage, mieux vaut y mettre de l’eau pour en finir une bonne fois.

I.C. décide ainsi, malgré la situation, de prendre une deuxième femme pour, au moins avoir une petite source de consolation.

Il consulta un marabout avant de mettre son projet à exécution.

Notre marabout, ou plutôt le charlatan approuva la décision d’I.C. de contracter un second mariage, mais lui proposa d’abord, de l’aider à multiplier sa petite pension.

I.C. qui croyait avoir fini avec les problèmes financiers remit sa pension de 40.000 Fcfa qu’il venait de toucher.

Nous sommes le aux environs de 19 heures.

Pour les cérémonies de multiplication de sous, notre charlatan, demanda et obtint d’I.C. une chambre dans laquelle il s’enferma.

A la porte, notre garde goum resta assis toute la nuit.

Au petit matin, impatient, il interpella son marabout qui resta sourd.

A-t-il été dévoré par les "djinns" ?

Notre retraité, aidé de ses fils, enfonça la porte. Stupéfaction !

Le marabout s’est "volatilisé".

Regardant la fenêtre ouverte de la chambre, I.C. et ses enfants ont compris que les "djinns" avaient emporté le marabout par là.

I.C. piqua une petite crise, mais reprit vite ses esprits et entreprît de rechercher son escroc. Ce dernier, en location dans une petite chambre à Djelibougou avait plié bagage.

Un précieux renseignement tout de même : le marabout escroc serait un fidèle participant aux cérémonies de funérailles.

Le vieux garde goum passait ainsi ses journées à rôder autour du cimetière ‘’favori ‘’(Djelibougou) du marabout escroc.

Il avait vu juste. Le 10 juin dernier, il était aux aguets, lorsqu’il vît son escroc en première ligne dans un cortège funéraire. I.C. suivit sans sourciller son voleur qui dirigeait la Fatiha autour de la tombe du défunt. A présent, les fidèles revenaient sur leurs pas vers la sortie.

C’est alors que I.C., furieux, se jeta sur son homme.

Panique générale. Les accompagnants du mort ont mis leurs jambes au cou, avant de s’arrêter plus loin pour savoir ce qui se passait.

C’est bien compris. Il ne s’agit pas d’un mort ressuscité qui bastonnait le marabout, mais plutôt d’un retraité abusé qui punissait un voleur.

Une solution a vite été trouvée. La famille en deuil s’est engagée à rembourser à I.C., sa chère pension. Leçon : un ancien garde goum averti, en vaut deux… nouveaux.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ménaka : 20 terroristes neutralisés par des FAMAs et Barkhane</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/menaka-20-terroristes-neutralises-par-des-famas-et-barkhane-2825489.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Jun 2019 06:46:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Nos Famas et les forces Barkhane auraient neutralisé plus de 20 terroristes dans la région de Ménaka. C’était au cours d’une opération menée la semaine derniàre. Cette salutaire  opération est intervenue quelques semaines après d’autres sorties de l’armée malienne dans certaines localités de Mopti et Ségou. Les précédentes ont notamment permis de détruire des bases terroristes et récupérer dans certaines localités de Mopti et Ségou plusieurs caches d’armes et d’autres équipements de combat.
<h1>Gangafani 2 et Yoro (cercle de Koro): Grande opération des FAMAS dans la forêt</h1>
L'armée malienne a effectué le 19 juin dernier une opération qui a été soldée par la destruction de bases  terroristes dans la forêt entre Gangafani 2 et Yoro.

3 hélicoptères de l'armée malienne sont rentrés dans l'opération et ont réussi à neutraliser des assaillants armés qui se reposaient dans la forêt.

120 terroristes auraient été tués et d’autres faits prisonniers. A noter qu’au cours de l’opération, des bases terroristes ont été détruites, des terroristes arrêtés, nos FAMAs ont enregistré un mort.
<h1>Yorosso: Une fille de 18 ans se pend pour éviter un mariage forcé</h1>
Une jeune fille de 18 ans environ s’est suicidée à Menamba, localité située à 15 km de Yorosso, région de Sikasso.

La fille dont le corps a été retrouvé pendu sur un arbre en pleine brousse le 20 mai dernier aurait refusé un mariage que ses parents lui ont impose.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dégradation de l’environnement : Menace sur le patrimoine faunique</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/degradation-de-lenvironnement-menace-sur-le-patrimoine-faunique-2825488.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Jun 2019 06:44:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Parmi les ressources de l’environnement se trouvent en bonne place la faune. Au jour d’aujourd’hui, le patrimoine faunique fait l’objet d’une destruction systématique. Un constat simplement triste.</strong>

Le développement durable qui focalise tous les discours passe inexorablement par la protection de l’environnement et la gestion des ressources naturelles. L’environnement subit de nos jours une dégradation exponentielle et les ressources naturelles sont au bord de l’épuisement. En un siècle, 62 % desdites ressources ont été exploitées et face à ce danger vers lequel court l’humanité, aucun sursaut, pire une désinvolture coupable.

Le Mali était naguère un pays cité en exemple pour sa faune aussi variée que dense, qui  évoluait dans des écosystèmes aussi  luxuriants dans le Sud et l’ouest du pays que rudes dans le Nord.

Le Mali, il y a encore une cinquantaine d’année, comptait 136 espèces animales recensées.

Aujourd’hui force est de constater que par le fait de l’homme, la faune a subi une pression dangereuse. Les feux de brousse, les défrichements intempestifs, la transhumance et le braconnage pratiqués avec une permissivité relative souvent liée, il faut le reconnaître, au manque de moyens des agents forestiers, sont les facteurs majeurs de la dégradation des ressources fauniques du pays.

De nos jours quatre (4) espèces importantes ont complètement disparu (addax, oryx, autruches, girafes). De nombreuses autres espèces sont en voie de disparition ou gravement menacées : les Elands de derby, les buffles, les chimpanzés,  les hippopotames que l’on voyait encore à Bamako, il y a quelques années etc.

La culture du coton est si intensive et  la recherche du profit si importante que les cotonculteurs n’ont d’autre réflexe que de se faire plus d’espaces cultivables en diminuant d’autant l’espace vital de la faune. Cela les amène inévitablement à couper les arbres, et à défricher, réduisant d’autant l’espace nécessaire à la survie des animaux.  Une destruction aussi massive de l’environnement aura peu ou prou pour conséquence, la raréfaction des ressources conduisant inéluctablement à des conflits communautaires ou à des migrations conflictuelles.

La tenue à Bamako d’une conférence des experts de la faune avait sonné l’alerte sur ce grave problème mais la population y est restée sourde car elle n’est pas consciente des effets néfastes pour  les générations futures.

La réserve de biosphère du Bafing qui recèle encore des souches d’espèces rares devrait être classée par l’UNESCO. Elle attire désormais moins de curieux que la cité mystérieuse de Tombouctou ou le Deegal, car  elle a été grandement amputée de sa faune et de sa flore par une  gestion  désastreuse des ressources naturelles au cours des 15 dernières années

Toutefois, l’importance de cette  région du Bafing reste inestimable quand on sait qu’elle possède  l’écosystème le plus varié de notre pays et qu’elle peut servir de support à des activités très diversifiées. Ainsi, par exemple, sait-on que   l’écotourisme apporterait des revenus économiques plus importants que la culture ?

Regardons nos frères Burkinabés qui ont commencé cette politique il y a près de 30 ans ! Aujourd’hui le Burkina Fasso est une destination incontournable pour le tourisme cynégétique international. Le Kenya, le Zimbabwe, l’Afrique du Sud quant à eux, tirent prés de la moitié de leur PIB des ressources de l’écotourisme. Pourquoi pas le MALI ?

La chasse est autorisée au Mali. Elle est réglementée de manière stricte.

Ainsi, il faut également se munir d’un permis de chasse et s’acquitter de la taxe d’abattage pour pratiquer la chasse. Vue sous cet angle, la chasse est porteuse en ce sens qu’elle engrange des ressources pour l’économie nationale.

Cependant, il faut vite déchanter car sur le terrain, la pratique est tout autre. De même, l’hippopotame est agressé par les pêcheurs dans des zones censées être son habitat. Les autruches et les girafes d’Ansongo se sont déplacées vers le Niger parce que sans cesse oppressées par les chasseurs, le Lamentin est harcelé parce que sa graisse recèle des vertus médicinales alors que c’est une espèce mondialement protégée car devenue extrêmement rare.

Tous ces facteurs cumulés détériorent l’environnement et son habitat, ils nuisent gravement à  la survie des espèces  et contribuent ainsi à leur disparition à court terme.

Dans tous les cas, la menace est là, il importe de prendre conscience pour que nos enfants ne soient pas condamnés à voir l’éléphant ou le lamantin seulement à la télévision. Car déjà c’est presque le cas dans la mesure où le Parc Zoologique n’offre plus grand-chose aux visiteurs.
<h2>M. Cissé</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Santé mondiale : Prise de fonction de Mme Marisol Touraine comme présidente du conseil d&amp;apos;administration d&amp;apos;Unitaid (20 juin 2019)</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/sante-mondiale-prise-de-fonction-de-mme-marisol-touraine-comme-presidente-du-conseil-dadministration-dunitaid-20-juin-2019-2825484.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Jun 2019 06:43:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La France salue la prise de fonctions aujourd'hui de Mme Marisol Touraine à la présidence du conseil d'administration d'Unitaid, pour un mandat de trois ans, après son élection à l'unanimité par les membres du conseil d'administration.</strong>

Mme Marisol Touraine fera bénéficier Unitaid de sa grande expérience, notamment ministérielle, et de son engagement en matière de santé.

Pays fondateur et premier contributeur d'Unitaid avec 1,7 milliard de dollars depuis 2007, la France est engagée en soutien de cette agence de l'innovation en santé mondiale qui investit pour trouver des moyens de prévenir, diagnostiquer et traiter le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme plus rapidement, plus efficacement et à moindre coût, ainsi que pour améliorer l'accès au diagnostic et au traitement des co-infections liées au VIH. Unitaid mène à ce titre une action reconnue en faveur de la réalisation des objectifs de développement durable consacrés à la santé, qui représentent l'une des priorités majeures de la politique de développement portée par la France.

Le rôle d'Unitaid est complémentaire et déterminant pour les interventions du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont la France accueillera la prochaine conférence de reconstitution des ressources les 9 et 10 octobre 2019 à Lyon.

<strong>Elisabeth PIERSON</strong>

Ambassade de France au Mali

Tel :    (00 223) 75 40 49 96

Mail : <a href="mailto:elisabeth.pierson@diplomatie.gouv.fr">elisabeth.pierson@diplomatie.gouv.fr</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr. Boubou Cissé Premier ministre : Une belle côte de popularité</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/dr-boubou-cisse-premier-ministre-une-belle-cote-de-popularite-2825485.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Jun 2019 06:41:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em> </em></strong><strong><em>Oasis Technologies, un institut international spécialisé dans les études d’impacts vient de réaliser un sondage d’opinion sur la perception qu’ont les Maliens du Premier ministre, Dr Boubou Cissé. </em></strong>

<strong><em>Le constat général est que, les Maliens fondent tous leurs espoirs sur ce jeune homme, qu’ils jugent, « intègre » et crédible ».</em></strong>

<strong><em>Et sur l’ensemble des six communes de Bamako, la nomination du Premier Ministre a été approuvée à plus de 70,1%, selon les sondages</em></strong>

En effet, selon l’enquête, la population malienne  ayant un niveau d’étude primaire a exprimé le plus d’avis favorables à la nomination du Premier Ministre avec 77,1% et le plus faible avis défavorable avec seulement 4,2%.

En pour ce qui concerne les atouts de Docteur Boubou Cissé, les enquêtés citent  sa jeunesse à 35,8%  sa compétence, à 20,7% et également la confiance des Partenaires Techniques et Financiers  (15,0%).

Par conte le manque d’encrage politique (50,3%) serait la principale faiblesse du Premier Ministre.

Cependant, dans une large proportion, la population Malienne est favorable à plus de 70% à la nomination du Premier Ministre et à la mise en place du nouveau Gouvernement. Ce qui logiquement explique la confiance accordée à l’actuel Gouvernement, dont il est le patron.

Aussi, selon les résultats de l’enquête, le principal atout du nouveau Gouvernement est son caractère fédérateur avec 28% d’opinion, suivi de l’expérience des membres du Gouvernement avec 25% et de leur compétence avec 24%. Le manque d’homogénéité dans la constitution du Gouvernement pourrait être selon les personnes enquêtées, sa principale faiblesse avec 44,0%

Par ailleurs, la population malienne représentée à travers cet échantillon, souhaite que le Gouvernement mobilise ses efforts sur la lutte contre l’insécurité, la réforme de l’éducation et la réduction du taux de chômage.

A noter que,  la méthodologie utilisée (à propos du sondage) a été celle des quotas qui est la plus utilisée pour les sondages d'opinions », explique l’enquêteur oasis technologies. Pour les sondés, signale cet institut, l’âge, le sexe, le niveau d’étude, la profession et la commune de résidence ont été retenus comme critères. Les enquêtés sont à 40% des femmes contre 60% d’hommes. 2000 personnes ont été interrogées pour l’enquête. 71,1% de la population enquêtée sont favorables à la nomination du Premier Ministre contre 9,9% qui sont défavorables. 71,9% des hommes ont marqué un avis favorable à la nomination du Premier Ministre, contre 69,9% des femmes. En tenant compte de la proportion hommes/femmes défavorables, respectivement 12,9% et 5,3%, on pourrait relever que les femmes sont plus favorables que les hommes. 70,1% de l’échantillon enquêté (tout âge confondu) sont favorables à la nomination du Premier Ministre.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le  Mali une grande Nation : Sa Force, c’est sa diversité</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/le-mali-une-grande-nation-sa-force-cest-sa-diversite-2823948.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Carte-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Jun 2019 02:28:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Chaque personne, chaque groupe, a une histoire différente. Mais, nous sommes tous des enfants du Mali un, Indivisible et  eternel. </em></strong>

<strong><em>Accentuer les clivages est meurtrier et stérile. </em></strong>

"La création des cieux et de la terre, la diversité de nos langues et de nos couleurs sont autant de merveilles pour ceux qui réfléchissent", dit le Coran. Mais, reconnaître nos différences pour s’en enrichir n’est pas aussi facile qu’on le pense.

Cela demande d’écouter l’autre et de prendre en compte son témoignage.

Certes, nous sommes tous des êtres humains, mais il faut aussi accepter le fait que nous avons nos différences.

"Si nous étions égaux, nous ne cohabiterions pas", disait l’autre.

Au sein d’une communauté, ce sont les différences qui sont les facteurs de cohésion de la société. Chacun a son rôle à jouer.

Etant complémentaire de l’autre, il est indispensable. Si tous nous étions par exemple forgerons,  (mes cousins) la société ne marcherait pas !

De même, chaque membre du groupe possède un pouvoir lié à son rôle : maître des terres, chef de village, guérisseur, forgeron…

La multiplicité de pouvoirs qui doivent collaborer ensemble existe au sein même de chaque communauté.

Malheureusement, trop souvent, les différences entre les communautés qui cohabitent dans un même pays sont très souvent des facteurs de division, plutôt que de complémentarité et elles sont exacerbées par les enjeux politiques.

"L’autre" est ainsi montré du doigt comme l’ennemi vis-à-vis duquel il faut affirmer son identité propre.

Les Etats qui jouent sur ces divergences pour asseoir leur pouvoir ne peuvent résoudre les conflits qui en résultent.

Ce sont les populations de base, les "citoyens", qui sont les seuls vrais responsables d’un projet de société au Mali et en Afrique.

Pour y arriver, pourquoi ne pas se retrouver entre communautés, non pas, pour voir comment exclure l’autre, mais, pour déterminer quelles sont les complémentarités possibles.

Il s’agit alors de négocier un consensus où, chacun peut apporter sa contribution.

Plutôt que ce soit l’Etat qui impose un système de droits basé sur les valeurs d’un groupe et où, tout ce qui n’entre pas est exclu, mieux vaut essayer d’additionner les valeurs des différents groupes.

Lorsqu’on fait cela, on s’aperçoit très vite que tous ont des points communs.

Les aspirations des Hommes sont les mêmes partout : chacun souhaite pouvoir vivre en paix, manger à sa faim, offrir un avenir à ses enfants…

C’est sur ces bases qu’on peut se mettre d’accord sur un code de conduite et élaborer un projet de société commun à partir des pratiques des "vrais gens", ceux qui sont concernés par les problèmes.

Si tout le monde participe à son élaboration, chacun est alors conscient qu’on ne peut pas tout y mettre, mais que le texte prend en compte une partie de son vécu.

En fait, il faut réapprendre ce qui est essentiel, à savoir que nous sommes des êtres vivants, aimants, inscrits dans des identités multiples.

Une même personne appartient de fait à différents groupes qui s’interpénètrent, mais qui ne se recoupent pas entièrement : elle fait partie d’un groupe ethnique, mais aussi d’un pays et d’un continent, elle appartient à un groupe social, à une classe d’âge, à un quartier, à un village, ou même à un parti politique…

Rien qu’en regardant ce qu’on est, on s’aperçoit vite, qu’une identité n’est pas exclusive d’une autre et que, tous, nous avons des intérêts communs avec… le Monde entier.
<h1>Malick Camara</h1>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Installation du G5 du Sahel à Badalabougou : Les populations refusent la cohabitation</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/installation-du-g5-du-sahel-a-badalabougou-les-populations-refusent-la-cohabitation-2823938.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Jun 2019 02:21:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une foule nombreuse composée principalement de jeunes de Badalabougou s’est mobilisée vendredi dernier devant le tout nouveau quartier général de G5 Sahel pour protester contre son implantation à proximité des habitations.</em></strong>

<strong><em>Un violent affrontement entre les manifestants et les forces de l’ordre s’en est suivi et s’est soldé par des blessés dans les deux camps.</em></strong>

Sur les pancartes des manifestants visiblement excités, on pouvait lire entre autres : ‘’La France divise le Mali’’, ‘’ Non au G5 Sahel à Badalabougou !’’. Peu après, c’était la confusion. Usage de gaz lacrymogène d’un côté, jets de pierres de l’autre.

L’affrontement qui n’aura pas duré très longtemps a occasionné des blessés autant dans les rangs des forces de l’ordre que dans ceux des manifestants.

Selon ce jeune de Badalabougou, « nous ne sommes pas contre le G5 Sahel, ni contre l’implantation de son quartier général à Bamako ou ailleurs au Mali. Seulement, Badalabougou est un quartier où résident de paisibles citoyens. D’ailleurs, il est facile de constater qu’il n’y a que quelques mètres entre leur QG et nos habitations ainsi que le campus universitaire. Pourquoi nos autorités ne choisissent-elles pas d’implanter leur camp militaire loin des populations ? ».

Pour cet autre manifestant, « jamais nous n’accepterons de cohabiter avec ces gens. D’ailleurs, en plus de l’insécurité à laquelle ils nous exposent, nous sommes sûrs qu’ils transformeront notre quartier en un lieu de débauche. Nous reviendrons nous battre pour éviter cela».

A noter que le QG du G5 Sahel à Badalabougou n’est pas un nouveau bâtiment construit pour abriter cette structure.

Il occupe le messe des officiers, un vaste domaine composé de chambres d’hébergement, de piscine, restaurants et bars, créé depuis plusieurs années à l’attention des officiers de différents corps de l’Armée malienne pour leur permettre de se retrouver, se détendre et se distraire. Et de cette structure qu’était le désormais ex messe des officiers de Badalabougou, jamais les populations du quartier n’avaient eu à s’en plaindre, tant ses occupants s’étaient toujours distingués par leur discrétion et leur humilité.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soutiens de familles au Mali : Le poids des autres</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/soutiens-de-familles-au-mali-le-poids-des-autres-2-2823919.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Jun 2019 02:01:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans nos différentes familles, il y en a qui triment et d’autres qui trinquent. En silence. Ainsi le veut la tradition.</strong>

Dans notre société, la notion parent étant très vaste, il ne saurait s’agir uniquement de ceux désignés par la loi.

Notre coutume ne se donne pas la peine de savoir si un enfant peut ou non subvenir aux charges de ses parents. Il y est obligé dans la mesure où c’est à eux qu’il doit son existence. Il doit s’exécuter sous peine d’être maudit. Le "dubabu"(bénédiction) s’arrache à coup de billets de banque.

Chacun est soutien ou soutenu, le cercle des parents s’est élargi aux oncles, aux tantes, aux grands-parents, aux petits et "moyens" cousins, aux sœurs et aux frères proches ou éloignés, aux amis des amis, aux voisins, aux copains des voisins et même aux passants.

Auparavant, la gestion de ces lots humains revenait aux hommes. C’est pourquoi, la naissance d’un garçon au sein d’une famille était toujours accueillie avec joie plus que celle d’une fille. La raison, c’est qu’avec ce bébé naît l’espoir d’être soutenu, dans ses vieux jours. On voit en lui, déjà un potentiel successeur dont on pourra avec le temps s’accrocher aux biceps sans qu’il ne s’ébranle.

Les filles appartenant au sexe faible, loin d’être des supports, constituent au contraire une charge. Leur entretien coûte des fortunes car elles doivent être "engraissées", paraître luisantes afin d’attirer les "hommes".

Aujourd’hui, les données ont changé, le poids de la famille pèse aussi bien sur l’homme que sur la femme.

Le problème de soutien est une question épineuse de notre société, la faiblesse du revenu et la pauvreté généralisée ont contribué à aggraver la situation. Le problème est d’ordre général. Ainsi chacun, lorsqu’il n’est pas soutien est inévitablement soutenu.

La distance semble exercer un effet attractif sur les soutenus, car il arrive qu’une personne installée en ville soit le centre de gestion de tous les problèmes. Il est aussitôt rejoint. Le déplacement est-il nécessaire lorsque l’entretien peut être assuré ?

Ahmad Yattara, qui est MSC (maître du second cycle) à Bamako, explique son cas : "Je suis de la catégorie B et je travaille depuis trois ans seulement. Malgré le fait que je sois célibataire vivant en location, j’ai près de 8 personnes venues de mon village à ma charge. J’ai été obligé de mettre certaines à la charge d’autres amis, c’est incroyable, mais c’est ainsi".
<h2>Les premiers fils sont les premiers concernés</h2>
Il est évident dans ce cas que l’épargne reste difficile sinon impossible. Nombreux sont les Maliens confrontés à cette réalité. Le témoignage de Karim S., qui a préféré taire le nom de son service est assez pathétique : "Je gagne près de 300 000 F CFA par mois. C’est très significatif comme somme pour un travailleur malien, mais n’allez surtout pas croire que je suis heureux. En tant que fils aîné, j’ai sur le bras mon père, ma mère, mes deux marâtres, mes frères et cousines, mes demi-frères et mes cousins. Aucun d’eux ne travaille et je dois m’occuper de tous leurs problèmes. Après 10 ans de service, je ne possède pas encore ni même une brique en banque. Ma femme est très déçue car, elle trouve que nos enfants n’ont pas un bon avenir. Elle a raison, mais, que faire ?"

<strong>Le manque d’appui et la recherche du bien-être</strong>

Des millions de Maliens subissent le sort de Karim, les femmes en ont aussi pour leur compte. Mme Oumou Konaré, commerçante à Médina-coura, fait part de son cas : "Je suis l’aînée d’une famille de 11 enfants. Mon père, un ancien douanier, a eu des difficultés sous l’ancien régime. J’avais 8 ans à l’époque, ma mère étant une invalide, il fallait bien quelqu’un pour s’occuper de la famille. Alors j’ai abandonné l’école pour vendre des beignets, progressivement je me suis habituée au commerce. Dieu merci, aujourd’hui, je voyage entre l’Afrique et l’Europe, j’ai pu construire une modeste maison où je vis avec tous mes frères, mais (rires) je suis encore célibataire car les hommes me trouvent absorbée par les autres".

Les supports existent presque dans toutes les sociétés africaines, mais le cas spécifique du Mali s’explique par certains facteurs.

Selon les griots, "on peut être orphelin de père et de mère et goutter aux délices de la vie grâce à un soutien. Mais lorsque ce dernier n’existe pas, la survie devient difficile sinon impossible".

C’est dire à quel point l’aide des autres est précieuse.

Lorsqu’une personne n’est pas en mesure d’assurer ses besoins les plus élémentaires, elle se rabat sur une autre qu’elle juge aisée (en tout cas par rapport à elle). Cette dernière est un "espoir" (Djigui).

Dans plusieurs cas, la charge est mise sur le compte du voisin : c’est la règle du bon voisinage, sur le compte des parents d’un ami. Ici, il s’agit de rendre compactes les parentés "élastiques", ou encore la charge est expédiée à une connaissance isolée au nom de la charité recommandée par la religion. Ainsi, par la tradition de charité, il sera difficile sinon impossible pour cette personne sur qui tout un espoir est fondé de décevoir, traverser des nuits blanches, connaître des journées incolores.

Peu importe, elle se débrouillera comme elle peut pour venir en aide à d’autres. C’est là une sorte de mal interne qui ronge les espoirs de l’homme : il le prive des joies de son époque  et le précipite dans les bras de la vieillesse, de jeunes dos courbés abondent dans le pays. Inconsciemment, les soutenus deviennent des égocentristes car guidés par le souci de leur bien-être. Ce cas diffère de celui où une personne en difficulté cherche à se faire soutenir. Généralement, ceux qui recherchent le confort ne souffrent d’aucun problème de santé, leur esprit sélectif choisit le parent le plus aisé ou le plus généreux.

Comme dans les autres cas, le support s’oublie au profit des autres. En chasseur solidaire, il ira cueillir sur les collines de la peine les fruits de la bénédiction (il est dit que nul ne peut parvenir en laissant ses prochains dans la misère).

L’effort surhumain est ainsi fourni au nom de la bénédiction. Il faut comme le disent les prêcheurs "lancer l’aumône ici-bas pour pouvoir l’attraper dans l’autre monde".
<h2>Stoïcisme</h2>
L’essentiel est alors de la lancer, Dieu donnera l’agilité et le souffle nécessaire pour tenir la course. En somme, pour obtenir des bénédictions, il faut tout oublier à commencer par soi-même. C’est dans ces conditions que l’avenir de plusieurs jeunes est sacrifié, le poids leur pesant sur la tête fait blanchir impitoyablement leur cheveux, leur visage pris d’assaut par les rides sont sauvagement ravagés, les charges pareilles à des mules sont constantes qu’il s’agisse de bonheur (fête, baptême, circoncision…) ou de malheur (accidents, décès…).

La société malienne présente aujourd’hui cette dure réalité. Une seule et même personne est désignée par le sort pour prendre en charge un nombre infini de personnes saines de corps et d’esprit. Pour illustrer la situation, une dame disait : "Parvenir au Mali est une tâche très difficile car ceux qui œuvrent pour se faire une vie meilleure sont comme des oisillons. Dès qu’ils commencent à pousser des ailes, l’on s’y accroche, l’aile se brise sous le poids, ils s’effondrent et plus jamais ils ne planeront".

Ce qui est capital dans cet exercice périlleux, c’est la reconnaissance, le temps ne pouvant attendre, les plus chanceux des soutiens à l’heure du bilan se retrouvent avec un compte de satisfaction morale, les autres avec l’âme vide, le cœur et les poches percées.

Les soutenus disparaissent dès que le destin renverse la vapeur de la vie. Dans ce cas, la seule solution qui reste, c’est de chausser les crampons pour rattraper l’aumône lancée. Il est indéniable que nous vivons dans une société où l’amour du prochain occupe une part assez importante. Mais encore est-il grand temps que chacun fournisse le minimum pour alléger d’autres. La griotte l’avait si bien dit "en se glorifiant de la richesse des parents et en refusant de travailler on se prépare une vie de douleur".

Qui aimerait passer le reste de sa vie dans la douleur ? On ne peut être que d’accord avec les Chinois lorsqu’ils disent "au lieu de donner tous les jours du poisson à une personne, mieux vaut lui apprendre à pêcher".

&nbsp;
<h1>O.A.T</h1>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Histoire  … d’un vrai faux voleur</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-vrai-faux-voleur-3-2823918.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Jun 2019 02:00:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Mr Mountaga Fané est employé de bureau à Bamako.

Agé de 48 ans, marié et père de 2 enfants, il est domicilié à Magnambougou. En homme averti, Mountaga qui vit depuis dix-huit ans dans la capitale prend régulièrement toutes les précautions de sécurité pour éviter d’être victime de ces nombreux voleurs opérant à Bamako. C’est pourquoi, dès 21 heures, et cela, tous les jours, il boucle portes et fenêtres de sa maison et ne laisse même pas une aiguille sous sa véranda.

Mieux, notre employé de bureau s’est acheté un fusil de chasse ; deux coupes-coupes et une hache "indienne".

Le 10 juin dernier, Mr Fané a eu l’occasion de montrer toute l’efficacité de son dispositif de sécurité à ses voisins… Pour une histoire de "voleur" entré  sans effraction dans sa chambre à coucher.

Il était en effet 2 heures du matin ce jour-là, quand, plongé dans un profond sommeil entre madame et les enfants, Mountaga a été réveillé par des bruits "étranges".

D’un saut, il bondit sur ses armes, oubliant que la concession était sevrée d’électricité (pour non-paiement de facture), il appuya sur les interrupteurs, mais en vain. Pas de lumière.

Ne sachant même plus où était sa torche, il réveilla sa femme et le couple évacua dehors les enfants.

A présent, c’était le face à face qui devrait se passer entre Mountaga et son voleur, qui semblait décidé à l’affronter.

Dans l’obscurité, notre employé de bureau qui avait pris le soin de laisser la porte ouverte (pour cas de besoin) déchargeait son fusil dans tous les sens et le rechargeait… Comme un vrai guerrier face à l’ennemi. Le voleur quant à lui, restait toujours en mouvement et sautillait à gauche, à droite.

Ce ne fut qu’après épuisement de toutes ses cartouches (18) que notre combattant a "mis en marche" son coupe-coupe et sa hache indienne. Rien à faire. Le voleur n’était toujours pas atteint.

Mountaga se décida alors d’aller chercher de l’aide.

Il n’aura pas besoin de frapper aux portes de ses voisins, car ceux-ci avaient déjà pris d’assaut la maison.

Tout le monde se calme, et chacun s’est armé d’un bâton, d’un gourdin.

Les ‘’secouristes’’ se sont ainsi introduits dans la maison, lampes-tempêtes et torches à la main pour l’assaut final.

A la faveur de la lumière, le voleur a été identifié : une petite chèvre  appartenant au propriétaire de la concession, essoufflée par le combat et qui, finalement s’était "étendue" sur le lit conjugal.

L’animal, saint et sauf, a été remis à son propriétaire dans la cour.

Quant à Mountaga (encore armé), il n’aura plus qu’à constater les dégâts : son téléviseur décapité, la glace de son armoire en morceaux, deux valises éventrées et le lit conjugal arrosé par les excréments de la chèvre échaudée.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorable : Feu Tiéoulé Mamadou Konaté Président du BDIA novembre 1994</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorable-feu-tieoule-mamadou-konate-president-du-bdia-novembre-1994-2823961.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Jun 2019 01:40:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>« Je dis qu’il faut rapatrier le dossier des régions du nord-Mali, entreprendre des démarches pour ouvrir le débat au Mali, entre Maliens concernés. </em>

<em>C’est ça l’approche du BDIA. </em>

<em>Mais avant cela, il ne faudrait rien négliger sur le plan de la sécurité, pour que les populations puissent être à l’abri d’attaques, d’assassinats. </em>

<em>Notre gouvernement doit redoubler l’effort pour convaincre les rebelles que la paix est possible dans l’honneur et la négociation. </em>

<em>Mais, il doit être clair que cela n’est compatible, ni avec la surenchère, ni avec les pressions internationales, encore moins, avec les attentats terroristes ».</em>

<strong>Thierno Hady Thiam (prêcheur) 1999</strong>

« Le drame de l’islam au Mali, c’est que les leaders islamiques se sont préoccupés de problèmes d’homme à homme plutôt que de Dieu.

Quand l’amour de ce bas monde prédomine, quand la crainte de la pauvreté assaille, alors le vrai message de l’islam est terni ».

<strong>Alpha Oumar Konaré, Président de la République (8 Juin 1992) </strong>

<em>« Le gouvernement de la République n’a pas le droit de tricher avec notre peuple en s’engageant sur la voie des promesses faciles qu’il ne pourra tenir. Il devra cependant jouer les règles de la rigueur, de la bonne gestion, de la transparence, de la solidarité et de la justice ».</em>

<em> </em>

<strong>Zoumana Sacko, ex-premier ministre (Juin 1993)</strong>

<em>"Je souhaite que le jeu institutionnel, majorité présidentielle-opposition, se déroule dans le respect mutuel, surtout dans la prise en compte des intérêts de ce peuple qui a tant souffert mais qui comporte en son sein, d’énormes ressources morales et surtout qui a démontré par le passé, sa capacité extraordinaire à faire face aux défis."</em>

<em> </em>

<strong>Boya Dembélé, Président du Tribunal de Première Instance de Koutiala, à l’occasion de la rentrée judiciaire 2003-2004 :</strong>

<em>« Il est déplorable de constater que certains avocats, au mépris de la loi et de leur déontologie, s’adonnent à des négoces, entretiennent des rapports avec des partis adverses sur le dos de leurs clients ou prélèvent sur les sommes encaissées, le montant de leurs honoraires et même davantage, sans le consentement formel du client et sans autorisation du bâtonnier. En outre, à Bamako, nombre de citoyens se plaignent de ce que certains avocats se prévalent de leur qualité et de la difficulté de les attraire devant le juge pour refuser de payer les loyers des locaux abritant leurs études, si bien que, actuellement, un homme de droit, que vous soyez avocat, notaire, huissier ou magistrat, vous avez du mal à trouver un local à louer ».</em>

<em> </em>

<strong><em>Me Adame Bâ Konaré, épouse de l’ancien Président Alpha (Mars 2000)</em></strong>

<em>« Les femmes sont encore confrontées à des problèmes de droit. Moi-même, je suis particulièrement sensible à cela. Je sais que les décisions de justice malheureusement ne sont pas toujours rendues à la satisfaction des femmes. J’enrage souvent de voir que les femmes sont les souffre-douleurs dans les foyers par rapport aux lois. </em>

&nbsp;

<strong><em>Me Abdoulaye Garba Tapo (Président du RND, 1997)</em></strong>

<em>« Nous avons toujours pensé que le Mali, c’est notre Mali à tous et que nous devons le construire. Pour cette raison, nous pensons qu’il fallait éviter qu’il y ait des camps ennemis qui soient là à s’affronter inutilement ». </em>

<em> </em>
<h3>Issé Doucouré, (avril 2001)</h3>
<em>"Les nouvelles générations sont venues au syndicalisme, parce qu’il y a des grands parleurs. Et le peuple ne croit qu’à celui qui crie haut. </em>

<em>Ils n’ont aucune formation, aucune expérience. Ils sont uniquement guidés par le profit. C’est pourquoi aujourd’hui, l’UNTM n’est que l’ombre d’elle-même".</em>

<em> </em><strong><em>Rassemblés par </em></strong><strong><em>Boubacar Sankaré</em></strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Réconciliation des Cœurs et des Esprits au Mali : Un gage pour la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reconciliation-des-coeurs-et-des-esprits-au-mali-un-gage-pour-la-paix-2823952.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Jun 2019 01:33:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Aux critères  de compétence, aux talents avérés,  aux motivations spirituelles qui guidaient les pas des élites, des leaders d’opinion et autres , se substituent de plus en plus des motivations bassement matérielles, de l’égocentrisme,  des sautes d’humeur,  des visées qui constituent  des freins  à l’impulsion à donner, au sursaut national à stimuler en vue de forger le destin du Mali dans  l’union et  la cohésion, de lui permettre d’être un pays  émergent et qui gagne sur tous les bords.</em></strong>

« Tout ce qui n’avance pas recule déjà ».  L’une des belles découvertes contemporaines est que les êtres humains, engagés et motivés sans calculs, peuvent changer leur vie  en changeant d’attitude pour le meilleur devenir commun.

Seul le changement est permanent dans le monde et le développement de demain qui  nous  engage tous  n’est autre chose que l’investissement d’aujourd’hui.

Plus que des déclarations d’intention, des paroles mielleuses, des réunions interminables, des empoignades  verbales de toutes sortes, nous pensons que nos compatriotes ont surtout besoin d’actes concrets, d’actes de progrès, du recours à des hommes d’exception, des rassembleurs confirmés alliant souplesse et rigueur pour apporter  des  solutions saines et durables , susceptibles, dans l’apaisement général,  de mettre un terme définitif aux maux dont le peuple continue à souffrir malgré lui.

La lassitude et l’usure aidant, la période de fortes turbulences  décline heureusement  et les signes annonciateurs sont palpables au sud comme au nord du pays, ce qui va combler bien  des espoirs. En fait, le spiritualisme étant, tant bien que mal, ancré dans les mœurs, les chocs les plus cruciaux s’amortissent toujours, question de temps.

Mais comme l’affirment les chinois, le temps ne pardonne jamais à ce qui se fait sans lui. Alors, nous pouvons dire, en toute honnêteté intellectuelle, que le reste du parcours jusqu’au bout du tunnel est « gérable »  pourvu que chaque citoyen averti y croit et  s’inscrit dans le processus de  sortie de crises en cours et en perspective.

Selon l’astronome Han Hû (vers 768-824) « qui s’assoit au fond d’un puits pour contempler le ciel, le trouvera  petit ». Et d’après le grand  savant Albert Einstein (1879-1955): « rien de beau n’est jamais sorti de l’ambition ou d’un sens étriqué du devoir, mais plutôt de l’amour et du dévouement envers les hommes ».

Certes, des erreurs ont été commises un peu partout, mais nul n’est infaillible. « L’erreur est humaine » et si elle est possible, c’est qu’elle a été faite ; si elle est impossible, c’est qu’elle se fera. Il faut surtout en tirer des leçons afin d’éviter les récidives, les remises en cause à caractère récurrent. Comme l’a dit un grand penseur du siècle dernier, «  si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors ». En se trompant, on apprend aussi.

Quoi qu’il en soit, les maliens et les maliennes ont, à tous égards, un acquis inestimable : leur fierté  d’appartenance à un grand pays  qui a fait ses preuves dans la gestion des  crises aigües et dont les habitants demeurent  toujours  des frères et sœurs liés par des siècles de brassage, de métissage, de contacts de proximité, de partage de vraies valeurs socio culturelles. Or le socle des liens de fraternité reste  le pardon à toutes les épreuves et la purification des cœurs pour la juste cause, la concorde, l’intérêt commun. Un exemple vivant, significatif et porteur  a été récemment donné  au plus haut niveau de l’Etat dans un esprit réconciliant, rassurant. La vertu coûte, mais elle paie toujours.

Dans le même ordre d’idées, faut-il, rappeler que l’Islam, une religion de dimension mondiale et  concernant plus d’un milliards de croyants, incarne des valeurs fondamentales de portée universelle. A cet égard, le  Saint Coran qui commence par « Al Fatiha », c’est-à-dire l’ouverture et qui finit par « Les Hommes » pose clairement les fondements du culte et appelle à l’amour du prochain, à la tolérance, et au respect de l’autre. Les Ahel el îlm Kitab ou les savants ont toujours fait, en islam, preuve d’objectivité et de clairvoyance comme prescrit.

Les Religions Révélées  se concertent  de plus en plus dans un but constructif à grande échelle et le dialogue islamo-chrétien entamé depuis quelques années et qui se poursuit sous de bons auspices n’est autre chose qu’une porte ouverte sur les liens spirituels, religieux, la densité de ces fondements, dans le rapprochement, l’entente, l’émulation, la coexistence, l’œcuménisme.

L’Islam ne peut en aucun cas être un facteur de blocage, de séparation, de confrontation ; c’est une religion qui confère un rang et un statut élevés au savoir et aux savants, consacrant ainsi la nature sacrée de la connaissance ou « el îlm ».

Aussi, sous le contrôle des voix les plus autorisées dont les oulémas, les grands érudits, les prêcheurs spécialisés, nous nous permettons de citer  quelques  versets  du Saint Coran  qui sont  édifiants  quant à la gravité religieuse et morale des comportements,  des agissements et des manquements des islamistes radicaux occupant le nord Mali, des actes et gestes décriés partout et qui interpellent fortement l’OCI dont notre pays est membre actif de longue date.

«Ô les croyants! Cherchez secours dans l’endurance et la Salât. Car  Dieu est avec les endurants » (Sourate Al-Baqarah (la vache) verset 153.

« Nulle contrainte en religion car le bon chemin s’est distingué de l’égarement »           Sourate Al-Baqarah  (la vache)  première partie du verset 256.

« Et quant à ceux qui ont la foi et font de bonnes œuvres, Il leur donnera leurs récompenses. Et Allah n’aime pas les injustes » Sourate Al- Imrân (la famille d’Imran), verset  57.

« La vérité vient de ton Seigneur. Ne sois donc pas du nombre des sceptiques »

Sourate Al- Imrân (la famille d’Imran) verset 60

« Et cramponnez-vous  tous ensemble au câble (corde) d’Allah et ne soyez pas divisés » Sourate  Al-Imrân (la famille d’Imran) verset 103.

« Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs si vous êtes de vrais croyants» Sourate Al- Imrân (la famille d’Imran) verset 139.

« Ô croyants ! Soyez endurants. Incitez- vous à l’endurance. Luttez constamment (contre l’ennemi) et craignez Allah afin que vous réussissiez ! » Sourate Al- Imrân (la famille d’Imran) verset 200.

&nbsp;

<strong>Par Chirfi Moulaye HAIDARA </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La France des immigrés : Les repères introuvables</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/la-france-des-immigres-les-reperes-introuvables-2823935.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Jun 2019 01:19:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On les appelle Blacks ou Beurres selon qu’ils soient les enfants d’immigrés noirs africains ou maghrébins. </em></strong>

<strong><em>Communément, ils sont, de façon impropre, considérés comme les immigrés de la seconde génération. </em></strong>

<strong><em>Noirs ou basanés, ils le sont certes, mais contrairement à leurs parents, les Blacks et les Beurres sont nés en France, ont toujours vécu en France, parlent français, ne connaissent le plus souvent que la France, et jusqu’à la loi sur la nationalité, sont français de naissance. </em></strong>

<strong><em>Seulement, pour le Français moyens, de même que les Antillais, rien ne distingue les jeunes Blacks et Beurres de leurs parents. </em></strong>

C’est cette même généralisation qui conduit à assimiler la seconde génération à la violence ; or si on ne peut nier un penchant certain à la violence sous toutes ses formes d’une fraction des Blacks et des Beurres, il serait injuste de confondre une minorité qui s’agite avec une majorité silencieuse et aussi rangée que n’importe quelle autre.  Dès lors, comment une coexistence pacifique peut-elle être possible si les rapports sont invariablement fondés sur l’ignorance de l’autre, l’incompréhension et les préjugés ?

Il convient donc, pour aborder correctement la question de la génération des enfants d’immigrés noirs et maghrébins, de se pencher sur l’environnement immédiat de cette génération.

Ainsi, nés de parents venus de terres lointaines et obsédés par l’idée du retour à la terre natale, à tel point qu’ils ne se sont souvent pas souciés d’apprendre la langue de leur pays d’accueil, les jeunes issus de l’immigration, eux, ne peuvent penser au retour, dans la mesure où, ils ne sont jamais partis de nulle part. En outre, leur langue est d’abord le Français, même si, dans certains cas, les parents leur imposent la leur.

On se trouve donc en présence de familles où la communication entre les parents est à tout le moins malaisée pour une raison fort rare : la barrière de la langue.

Lorsque les parents analphabètes s’efforcent de parler à leurs enfants, ils se servent d’une langue française peu habituelle qui rappelle pour les Noirs en tout cas le français petit-nègre prêché aux héros qui sont censés les représenter dans les bandes dessinées et les films dont le cadre est le village ou la jungle.

Aussi, les enfants ne perçoivent-ils qu’une image dévalorisante de leurs parents. En outre, généralement, les enfants sont de loin plus instruits que leurs parents dont l’ignorance profonde apparaît d’autant plus évidemment.
Les seconds, privés des moyens de connaissance modernes qui passent forcément, d’une façon ou d’une autre par l’école, n’ont d’autres repères que la sagesse ancestrale ou empirique.

Au conflit de langues se greffe le conflit des savoirs.
Puisque les enfants n’ont baigné que dans le savoir occidental, ils ne peuvent porter qu’un jugement négatif sur leurs parents. Un jugement dont découlent un mal-être et même le mépris pour ceux qui pensent et comprennent autrement qu’eux.

Parce qu’ils sont issus de sociétés où la puissance des parents ne souffre pas d’être contestée (encore que les choses évoluent en Afrique sur ce plan), les immigrés de la première génération restent convaincus que le pouvoir des parents sur les enfants ne peut être remis en question par le savoir : les enfants demeurent donc des enfants ; ils doivent obéissance aux parents, à leurs aînés ; les filles ne peuvent jouir de la même attention que les garçons destinés à perpétuer le nom et la renommée de la famille.
Or, les filles des immigrés, quelle que soit leur couleur, sont avant tout français. Les parents sont loin de se douter que leur attitude revient pratiquement à vouloir obliger les femmes françaises à redevenir telles qu’elles étaient bien avant mai 68.
Ainsi, au conflit entre parents et enfants s’ajoute celui opposant les enfants garçons et filles qui peut-être latent mais qui, inévitablement, marque le comportement de chaque sexe.

Il arrive aussi que le chef de famille soit polygame (en réalité, c’est un fait qui n’est pas général, contrairement à l’idée répandue en France).
Dès lors, les problèmes se multiplient, parce que dans un cadre inapproprié, sont tenues de vivre plusieurs coépouses et leur progéniture.

<strong>M.K.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Emballages plastiques : Très pratiques, mais très polluants !</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/emballages-plastiques-tres-pratiques-mais-tres-polluants-2823964.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Jun 2019 00:44:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir envahi nos villes, les sachets plastiques polluent de nos jours même nos villages et s’immiscent dangereusement dans les cuisines.</strong>

Les emballages végétaux sains et non polluants peuvent-ils résister ?

Les sachets en polyéthylène s’accumulent dans les rues et les tas d’ordures. Ils rendent les villes insalubres car ils bouchent les caniveaux, participant ainsi à l’inondation de certains quartiers.

Le comble, c’est qu’ils ne pourrissent pas ! Il est toutefois difficile de chiffrer les quantités d’emballages synthétiques utilisés.

Après avoir conquis les villes, les voici qui envahissent les campagnes. "Si la tendance actuelle perdure, c’est l’agriculture elle-même qui sera affectée. Les plantes ne peuvent pas pousser sur un terrain occupé par des sachets synthétiques. Ceux-ci empêchent les racines de pénétrer dans le sol", avertit un ingénieur agronome. Pire, la présence de ces déchets rend encore plus difficile la fabrication du compost.

<strong>Un danger dans la cuisine </strong>

L’huile rouge et l’huile d’arachide se vendent dans des sachets plastiques.

La liste des produits alimentaires qui ont désormais épousé le synthétique au détriment du végétal ne cesse de s’allonger.

La plupart des consommateurs se félicitent de ses qualités : bonne résistance physique, longue durée de vie et disponibilité en toutes saisons.

"Les sachets en plastique sont vraiment pratiques. Heureusement qu’ils existent !", se réjouit une femme rencontrée au marché.

Très peu de gens sont conscients de leur danger. Le problème est d’autant plus sérieux que les femmes font cuire certains aliments à la vapeur dans leurs emballages plastiques alors que ceux-ci peuvent libérer à chaud des substances toxiques.

Pour allumer le feu et faire la cuisine, bien des femmes mettent aussi un morceau de sachet dans le charbon de bois ignorant que la fumée ainsi dégagée est très dangereuse pour leurs poumons.

Pourtant, le Mali dispose d’immenses potentialités en matière d’emballages naturels. Ils sont pour la plupart issus de produits végétaux ou de résidus de produits de récolte. Ils servent dans le transport, la distribution, la conservation et la promotion des produits de récolte ou des aliments.

Certains de ces emballages végétaux sont cultivés, les autres sont simplement cueillis dans la brousse ou dans les bas-fonds. Ils sont surtout utilisés dans le secteur artisanal agro-alimentaire pour conditionner des produits comme les différentes pâtes de maïs, la moutarde de graines de néré, les poissons fumés, frits ou séchés, les beignets, les légumes cuits ou la viande. La feuille de papayer qui sert à envelopper la viande permet de l’attendrir grâce à une enzyme qu’elle secrète, la papaïne.

Certains reprochent aux emballages naturels de ne pas remplir toutes les conditions d’hygiène nécessaires. "Mais savez-vous dans quelle condition on fabrique les sachets synthétiques ? Nous au moins on brûle la feuille de bananier, avant de l’utiliser", oppose une vendeuse au marché. En vérité, le problème d’hygiène n’est pas spécifique aux emballages "verts".

Mais les feuilles souffrent d’un handicap majeur : elles ne sont pas disponibles toute l’année. Leur conservation reste la préoccupation majeure des femmes qui les commercialisent ou qui s’en servent.

Les feuilles ne peuvent se conserver au-delà de dix jours. "A l’étape actuelle, on ne peut pas prétendre remplacer les sachets synthétiques par des feuilles. Ce n’est pas du tout réaliste", soutient cette paysanne. Ce qu’il faudrait faire, alors c’est limiter la consommation des sachets synthétiques par une politique fiscale conséquente et promouvoir en même temps la production et la conservation des emballages naturels.

&nbsp;
<h2>Malick Camara</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire… : Du &amp;quot;réveil&amp;quot; d’un mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-du-reveil-dun-mort-2-2822969.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Jun 2019 02:04:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tout commença ce 25 mai, lorsque, le corps d’un homme d’environ 60 ans avait été repêché par des Bozos dans le fleuve qui longe Djikoroni Para.</strong>

L’homme, apparemment victime de noyade la veille a été identifié : il s’agit de M. N’Golo, jardinier domicilié dans le quartier  et qui prenait toujours un bain dans le fleuve (après son travail), pour ensuite, rentrer à la maison.

Informée de la triste nouvelle, la famille du défunt transporta le corps à la maison tout en s’abstenant d’informer les voisins, en attendant « d’arranger » le corps qui était resté en « position assise ».

Toute la matinée a été consacrée au corps, afin de le faire « coucher », mais en vain.

Enfin, vers 14 heures, grâce au concours d’un « médecin » traditionnel, les hanches et les jambes du cadavre ont fini par céder et le voilà notre mort, comme tous les morts « ordinaires », bien « couché ».

Pour se rassurer, les membres de la famille ont suggéré au « médecin » d’attacher solidement le corps afin qu’il ne revienne à la position initiale (assise), mais le médecin a été ferme : « il restera couché jusque dans sa tombe. Il a déjà été trop malmené et un mort mérite le respect. N’attachez rien », a-t-il conclu.

La nouvelle du décès de M. N’Golo a alors été annoncée à tous les voisins qui prirent d’assaut le domicile du défunt dont l’enterrement a été finalement fixée à 16 heures.

Ponctuels, plusieurs fidèles étaient là devant le domicile du défunt dont le corps a été peu après, installé devant le foule pour la dernière prière qui devait l’accompagner. L’imam devant tout le monde, non loin du corps, les fidèles derrière… et la cérémonie commença.

Malheur ! L’imam s’effondra. Pris d’un malaise soudain ?

On le saura plus tard. Mais avant, quelques fidèles s’empressèrent de chercher de l’eau glacée et arrosèrent le marabout qui se releva peu après, chancelant et prononçant une phrase inaudible. Parmi ceux qui l’entouraient, quelques uns  avaient compris le message. L’imam expliquait que le corps exposé devant lui, faisait des mouvements. A peine terminait-il la phrase assez claire finalement, que le cadavre se redressa et reprit cette fois, sa position assise du de la matinée. Ce qui s’en suivit est facile à imaginer. L’imam retomba évanoui et la foule se dispersa dans tous les sens. Cinq minutes après, il n’y avait sur place que le corps « assis » et l’imam… endormi. Tout autour, des babouches, chapelets, bicyclettes et charrettes.

La famille du défunt qui comprit ce qui venait de se passer, s’empressa de loger de nouveau le corps dans une chambre et dépêcha des émissaires dans le quartier afin d’expliquer aux voisins ce qui s’était passé.

Pendant ce temps, l’imam qui revint de nouveau à lui, avança qu’il devait se rendre au chevet d’un parent très malade, et s’éclipsa. La sensibilisation des voisins n’aura cependant servi à rien.

Personne n’est retourné sur les lieux du mort « ressuscité », ni même pour récupérer les babouches et chapelets recueillis dans un sac.

Vers 17 heures, la famille Diarra n’eut d’autre choix que de procéder à l’enterrement du défunt avec l’aide d’une dizaine de personnes venue sur les lieux, après le fiasco.

Riche ou pauvre, petit ou grand, vieux ou jeune, malade ou bien portant, religieux ou mécréant, tout homme serein, a peur de la mort, cet inévitable voyage sans retour.

L’histoire de notre vieil homme en est une de plus qui édifie sur l’instinct de préservation de l’homme, et sur le fait que, si la mort de manière visible, nous courait après (quelque soit la longueur de ses jambes ou le volume de ses poumons) elle ne rattraperait personne.

Ah ! Si seulement cela peut pouvait inspirer les uns et les autres à plus d’humilité, de tolérance et de solidarité, le monde ici bas serait si beau.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Collectivités territoriales au Mali : L’espoir s’effondre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/collectivites-territoriales-au-mali-lespoir-seffondre-2-2822975.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Jun 2019 01:13:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les  collectivités au nombre de 703, d’année en année sombrent dans la déchéance. Elles n’arrivent même plus à assurer la prise en charge des salaires des agents dénommés fonctionnaires des collectivités locales, et leurs recouvrements d’impôts ne dépassent pas les 3% dans nombre de cas. </em></strong>

<strong><em>En plus, ces collectivités sont confrontées à d’autres problèmes comme le retard dans le transfert des compétences de la part de l’Etat, le financement des projets de développement dans les secteurs d’éducation et de la santé. </em></strong>

Ainsi, dépourvue de ressources financière, la plus part de nos collectivités, surtout les communes rurales ne dépendent que de cette subvention que l’Etat leur accorde à travers l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT). Mais, les fonds de cette agence (provenant de l’Etat et des partenaires financiers) sont insuffisants pour faire face aux besoins croissants des collectivités.

Par ailleurs, nombreux sont-ils, les enseignants, médecins infirmiers et le personnel administratif recrutés par ces collectivités qui peinent à recouvrer leurs salaires.

Ils accumulent très souvent des retards de salaires de 3 à 4 mois. Conséquence de cette situation, certains CSCOM gérés par les collectivités sont au bord de la faillite, pendant que d’autres ont tout simplement été fermés, faute de fond de roulement. Et ceux qui fonctionnent actuellement le doivent à certaines Organisations non gouvernementales. Aussi, certains CSCOM sont tenus par les ressortissants de la commune.

Il y en a même parmi ces CSCOM qui sont gérés par des infirmiers ou des aides soignants.

Quant aux écoles, elles sont généralement dirigées par des individus ne détenant aucun diplôme. A-propos, un technicien à l’ANICT, estime que les dysfonctionnements des infrastructures communautaires sont liés entre autres aux difficultés de mobilisation des ressources, au retard de transfert des fonds que l’Etat alloue aux collectivités, à l’insuffisance des ressources financières des communes. En outre, indique notre source, l’ANICT, ne donne pas aux collectivités les fonds de roulement des infrastructures réalisées et ne prend pas en charge, le salaire du personnel qui gère ces infrastructures.

Cela est dû aussi, a-t-il dit au non fonctionnement de certain guichets que sont :    la dotation d’investissement des collectivités, la dotation pour la garantie des emprunts des collectivités territoriales, la dotation pour les appuis techniques, la dotation pour l’appui au fonctionnement des collectivités et la dotation pour l’inter collectivité. En somme, les collectivités décentralisées n’existent actuellement au Mali que de nom.

Et pourtant, tout était bien parti en 1996 quand intervenait la réorganisation territoriale qui a donné naissance aux 701 communes rurales et urbaines du Mali, porté à 703 en 1999.

A noter que la Mission de la décentralisation, lors de la réorganisation territoriale avait opté pour le regroupement volontaire des villages et fractions en commune et rejeté le principe de la simple transformation des arrondissements en communes.

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entrepreneurs Maliens en Bâtiment et travaux publics : Les laissés pour compte</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/entrepreneurs-maliens-en-batiment-et-travaux-publics-les-laisses-pour-compte-4-2822972.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Jun 2019 01:08:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Confrontées à une concurrence déloyale endémique, au manque d’accès aux crédits d’investissement et à l’absence totale d’assistance pour l’accès à l’équipement et à la formation, nos entreprises nationales souffrent aussi des irrégularités dans l’attribution des marchés publics.</strong>

L’Etat malien doit réagir face à cette situation, car le secteur du Bâtiment et des Travaux publics est une véritable source d’emplois dans le pays.

Parmi les indicateurs du développement, le secteur du bâtiment et des Travaux Publics (BTP) occupe une place de choix par sa capacité de mobilisation de ressources et de création d’emplois.

C’est un secteur moteur de développement, un baromètre du niveau d’activités économiques et de vie des habitants d’un pays, d’où l’adage « quand le bâtiment va bien, tout va bien ! ».

En effet, le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) est le plus grand pourvoyeur d’emplois dans les pays en voie de développement comme le Mali.

Il crée le plus grand nombre d’emplois et touche plusieurs activités de production industrielle, d’artisanat, de transport et de négoce entre autres etc.

C’est pourquoi, dans les pays dits développés, quand l’Etat veut relancer l’activité économique, le secteur qu’il soutient et dans lequel il investit sans frémir, c’est celui du BTP. Il dégage ainsi des sommes colossales qu’il investit dans la construction de chemins de fer, de routes, de ports, d’immeubles, d’aménagement du territoire etc.

De la disponibilité des fonds à investir découle la circulation de l’argent. Alors, le travail se fait normalement, les prestataires sont payés, les fournisseurs et les employés sont rémunérés et ont donc la possibilité de consommer.

Au Mali, l’Etat, principal pourvoyeur investit environ 165 milliards de francs CFA par an sur le budget national pour les infrastructures sans compter la part des financements extérieurs, les subventions et les budgets des collectivités.

Mais, les difficultés de trésorerie récurrentes au Mali freinent cette circulation d’argent, retardent l’investissement, mettent les entreprises en difficulté vis-à-vis de leurs fournisseurs, de leurs employés, de leur banques et surtout vis-à-vis de l’Etat client.

Du coup, la malversation s’instaure, la corruption s’intensifie et les mauvais résultats se multiplient.

Le secteur du BTP sensé faire circuler cet argent, ne dispose d’aucune facilité pour le règlement de ses factures alors que les contrats sont signés avec toutes les exigences.

Les entreprises acceptent ainsi de payer des pénalités pour retard, mais évitent de réclamer à l’Etat des intérêts moratoires pour retard de paiement.

Conséquence, le secteur s’en sort affaibli, et toutes les entreprises structurées qui ont atteint un certain niveau deviennent fragiles, à cause de la dette et les agios bancaires.

Booster le secteur privé à l’image des subventions accordées aux commerçants détaillants est certes une initiative louable, mais, le secteur du BTP grand moteur de développement doit aussi bénéficier d’un tel accompagnement.

Parce que, ce secteur permet d’être en activité : des bureaux d’architectes, les entrepreneurs et leurs fournisseurs (la quincaillerie avec ses quatre mille articles), les importateurs, les transporteurs, les détaillants, les exploitants de carrières, les ouvriers de tous corps d’état dans le bâtiment (électricité, peinture, plomberie, carrelage, menuiserie, artisanat, téléphone etc.) les manœuvres non qualifiés et tant d’autres.

Cependant, les entreprises maliennes formelles du secteur du BTP (même celles qui payent régulièrement leurs impôts et taxes à l’Etat) sont délaissées par notre pays, au profit d’un système informel et anarchique ou, au bénéfice de commerçants détaillants.

Les entreprises organisées, capables de jouer leur rôle dans le développement économique et social du pays ont donc besoin que justice leurs soit rendue.

La loi stipule qu’une entreprise est de nationalité malienne quand son capital est détenu en majorité par des maliens.

La nationalité malienne de l’entreprise est donc valable aux entreprises de nationalité avérée des Etats membres de l’UEMOA.

Hélas, certaines entreprises ou filiales d’entreprises étrangères contournent cette disposition en se prévalant du titre de la nationalité, pour la seule raison qu’elles sont créées ou inscrites sur le droit malien.

Les financements des marchés au Mali sont de plusieurs ordres : le budget national, les prêts contractés par l’Etat auprès des institutions financières, les dons et subventions des Etats ou organismes amis.

Ainsi, tous les marchés financés par des Etats ou des organismes étrangers sont d’office réservés à des entreprises ressortissantes de ces pays, comme l’Union Européenne ou la Chine, sans aucune possibilité ou alternative pour les entreprises nationales.

Au même moment, les marchés financés par le contribuable malien, (ou qui seront payés par leurs ayants droit) sont ouverts à tout le monde sans limitation.

Aucune structure étatique n’existe au Mali pour protéger et aider les entreprises qui ont fait du chemin pour se maintenir ou grandir.

<strong>Une concurrence déloyale</strong>

Le secteur du BTP est pourtant, un des piliers de l’économie d’un pays en termes d’investissement et d’emplois directs et indirects, donc en terme de création de richesse pour le pays.

Au Mali, en dehors de agrégats (sable, gravier, terre et cailloux) tous les autres produits sont importés par manque d’industries, la législation malienne laisse le bénéfice de la valeur ajoutée aux entreprises étrangères.

Aussi, la prolifération des entreprises étrangères regroupées contre les entreprises nationales crée un abus de position dominante qui ne dit pas son nom.

Pendant ce temps, les entreprises nationales demeurent sous-équipées et aucune mesure n’est prise par l’Etat pour les aider à acquérir du matériel, principal outil de travail dans le secteur.

Nos entreprises nationales n’ont donc d’autre choix que de s’offrir (pour ceux qui le peuvent) que du matériel de seconde main. Ce qui les disqualifient généralement des bons résultats et de l’accès aux marchés d’envergure.

Or, pour avoir les grands marchés, il faut des équipements, lesquels ne peuvent être obtenus que grâce aux retombées de ces mêmes grands marchés.

Les entreprises nationales sont perpétuellement confrontées à ce triste cercle vicieux pendant que leurs concurrentes étrangères bénéficient d’exonérations sur tous les produits, matériels ou équipements (même de maison), dans le cadre des marchés qu’ils exécutent sur le territoire malien. Toutes choses qui faussent la concurrence entre elles et les entreprises nationales.

Par ailleurs, l’application de la loi N° 93-065 / AN-RM du 15 septembre 1993, portant réglementation de la profession d’entrepreneur du bâtiment et des travaux particuliers, de ses décrets d’application N° 93-391 / P-RM du 28 octobre 1993 ; N° 95-163 / P-RM du 12 avril 1995 ; N° 96-030 / P-RM du 25 janvier 1996, N° 0-27 / P-RM du 13 mai 2008 ; N° 08-485 / P-RM du 11 août 2008 et règlements N° 02-2002 / CM /UEMOA du 23 mai 2002 ; N° 0-2002 / CM/ UEMOA du 23 mai 2002 ; N° -04 / 2002 / CM /UEMOA du 23 mai 2002 relatifs aux pratiques concurrentielles, aux aides d’Etat et aux ententes et abus de position dominante à l’intérieur des Etats de l’Union en cours, ne protègent pas les entreprises de nationalité malienne, ne prennent pas en compte leurs contraintes, leurs difficultés financières et matérielles, ni le déséquilibre dans la concurrence déloyale qu’elles subissent, alors qu’elles peuvent disposer de tous les moyens humains et environnementaux pour occuper la place qui doit être la leur dans le développement économique et social de notre pays.

<strong>Que faire pour aider les entreprises maliennes à s’équiper ?</strong>

Il faut corriger cette situation injuste et désastreuse pour notre pays, et leur donner la chance de devenir de grandes sociétés dans le secteur du BTP.

Pour ce faire, tout marché financé par le budget national doit être ouvert à la concurrence uniquement aux entreprises de nationalité malienne.

La catégorie des entreprises habilitées à soumissionner doit être précisée dans l’avis d’appel d’offres selon leur classe.

Si le montant du marché est important (ou, si la spécificité technologique de l’ouvrage nécessite l’intervention obligatoire d’une entreprise étrangère spécialisée), il revient à l’entreprise nationale de chercher son associée et de collaborer avec elle.

L’entreprise de nationalité malienne est celle dont la majorité du capital social est détenue par des maliens, donc une société contrôlée par des maliens.

Cette disposition est valable pour toute entreprise d’un pays membre de l’UEMOA, sous réserve de vérification de sa nationalité.

Cette disposition ne s’applique pas aux entreprises ou filiales d’entreprises étrangères inscrites sur le droit malien, celles-ci restant des entreprises étrangères.

Les marchés financés sur prêts consentis à l’Etat par un organisme financier doivent être ouverts aux entreprises, en tenant compte des critères négociés avec le bailleur de fonds.

Aucune entreprise étrangère ne doit être retenue seule, sans être en groupement, dès la phase de soumission et à au moins 30% avec une ou des entreprises de nationalité malienne.

Les entreprises de nationalité malienne soumissionnant seules doivent bénéficier du taux préférentiel de 15%, lequel sera de 10% en cas de groupement avec une entreprise étrangère si, à conditions égales, l’entreprise étrangère est moins-disante.

Les catégories d’entreprises étaient définies sur les immobilisations corporelles. Elles seront déterminées selon le capital social et le changement de catégorie sera jugé sur les immobilisations corporelles acquises, au renouvellement de la carte professionnelle et sur demande de l’entreprise, et sa valeur sera appréciée sous toutes les formes par les services compétents de l’Etat.

<strong>E.B.H.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc ?: Secrétaires !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chic-ou-choc-secretaires-4-2822966.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/chic-ou-choc-secretaires-4-2822966.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Jun 2019 00:46:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Secrétaire ! Selon le Larousse, c’est une personne (homme ou femme) chargée au niveau d’un service, de diriger le courrier, classer les documents, préparer les dossiers, etc…</strong>

Aujourd’hui au Mali notamment, secrétaire est singulièrement une femme ou plutôt une jeune fille (et pas n’importe laquelle) qui doit être belle, élégante, fine, célibataire (c’est très important), très disponible et très « attachée » au patron. Surtout au patron. Ensuite, notre bonne dame doit savoir préparer le café pour le chef, lui décortiquer des arachides et lui prêter une attention  particulière. Très particulière.

Ces critères suffisent pour faire une bonne secrétaire… . A condition bien sûr que cela ne soit  pas du théâtre, tout juste pour se faire embaucher. Car, dans ce cas, la moindre erreur conduira la secrétaire dans la rue.

Et, pour cette autre qui respectera les « conditions » qui ne se dictent pas au moment du recrutement, c’est toutes les portes de la facilité qui s’ouvrent à elle.

Elle bénéficiera d’un double salaire. l’un du service, l’autre de la poche du patron.

Peu importe qu’elle soit analphabète ou… presque. Sa beauté, son élégance, son charme et surtout son « attention » très particulière envers le chef, feront d’elle, la maîtresse des lieux, l’adjoint ou même le patron du Patron.

Elle devient intouchable, incontournable et intraitable.

Ayant toujours « quelque chose à faire » dans le bureau du chef, ces braves secrétaires sont rarement assises à leur bureau où le téléphone sonne à vous fendre les oreilles. En vain.

Et lorsque la maîtresse des lieux est à son bureau, gare à vous, si vous n’étes pas richement habillé avec entre les mains un téléphone cellulaire « dernier cri », un gros attaché-case et une clé de voiture… ‘’Dernier cri’’.

Sans ces ornements, mademoiselle secrétaire ne daignera même pas répondre à votre salutation, à fortiori vous introduire dans le bureau de son mari, pardon de son patron. Car le chef ne doit pas recevoir n’importe qui.  Seulement ceux qui lui ressemblent.

Les autres ne viennent que pour mendier ou lui faire perdre son temps.

Aussi, c’est la secrétaire qui décide, sur une lecture « psychologique » de votre apparence, de juger nécessaire de vous mettre en contact avec le « chef de famille » ou de vous éconduire, prétextant (si son humeur est bonne) que le patron est en réunion ou ne reçoit personne ce jour.

Mais, avant, elle aura d’abord pris une heure de temps au téléphone en conversation avec une amie ou… autres ou encore, marchander un bracelet, un flacon de parfum ou un soutien-gorge avec un bana-bana. Pour le reste, « allez vous plaindre où vous voulez ! On ne vient pas ici pour me monter sur les pieds ».

Secrétaire, ce n’est plus un métier pour n’importe quelle femme, encore moins pour un homme….du genre de ceux qui ne sont pas très homme.

Il faut être une jeune fille, avec toute « la classe » que cela requiert, et être très ‘’gentille’’ avec le chef. Car beaucoup d’autres attendent de lui prendre son patron, pardon son poste.

Que reviennent rapidement les temps des secrétaires.

Simplement, mais totalement… secrétaires.
<h1>Boubacar Sankaré</h1>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>M. Boubacar Kane dg de la société malienne de gestion d’eau potable (somagep&#45;sa) : « Plus ça coule, plus ça coûte» de production d’eau potable de Kabala. Ce qui est effectif depuis quelques</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/m-boubacar-kane-dg-de-la-societe-malienne-de-gestion-deau-potable-somagep-sa-plus-ca-coule-plus-ca-coute-de-production-deau-potable-de-kabala-ce-qui-est-effectif-2822964.html</link>
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<pubDate>Sun, 09 Jun 2019 01:36:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La station de pompage d’eau potable de Kabala est fonctionnelle depuis le 1er juin dernier. Elle permettra désormais à la Somagep-SA de fournir aux populations de Bamako 346 millions de m3 d’eau potable par jour contre 202 millions il y a quelques semaines.
M. Boubacar Kane, Directeur Général de la Somagep nous parle dans cet entretien qu’il a bien voulu nous accorder, de l’importance de la nouvelle station de pompage de Kabala et invite nos populations à éviter tout de même le gaspillage de cette denrée vitale qu’est l’eau potable.

<strong>26 mars : M. le DG : vous aviez annoncé la fin de la crise d’eau potable dans le District de Bamako courant l’année 2019. Cela, grâce disiez-vous, à la station de production d’eau potable de Kabala. Ce qui est effectif depuis quelques jours. Quelles sont les capacités de cette structure qui vous permettent d’être tant optimiste ?</strong>

<strong>M. B Kane DG Kane :</strong> Je vous remercie pour l’intérêt que vous placez au secteur de l’eau potable en général et en la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable (Somagep-SA), en particulier.
La production d’eau de la première tranche de la Station de Pompage de Kabala, soit 144 000 mètres cubes par jour (m3/jour), autrement dit, 144 millions de litres d’eau par jour, est disponible dans le réseau de la Somagep-SA.
La mise en eau officielle des installations a été faite, le samedi 1er juin 2019 par le Premier Ministre, Ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé.
Ainsi, la capacité de production de la SOMAGEP-SA est passée de 202 millions de litres d’eau par jour à 346millions de litres par jour contre une demande de 370 millions, soit un déficit de 24 millions de litres par jour. Nonobstant ce léger gap, c’est un grand ouf de soulagement non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour les populations de Bamako qui voient leur alimentation en eau potable considérablement améliorée grâce à la mise en service de cet important ouvrage.
Rappelons que le projet de Kabala qui compte quatre phases ou tranches, est adossé au schéma directeur d’alimentation en eau de la ville de Bamako qui a fait des projections pour une couverture correcte de la ville de Bamako en eau potable jusqu’à l’horizon 2032. D’ici au 31 décembre 2019, la deuxième tranche, encore 144 millions de litres d’eau par jour, sera mise en service pour porter l’apport de Kabala à 288 millions de litres d’eau par jour. Ce qui naturellement sonnera la fin du manque d’eau dans la ville de Bamako.

<strong>26 mars : Est-ce à dire que, même des quartiers comme Lafiabougou, Niamana, Moribabougou, 1008 logements, Kalabancoro…bénéficieront eux aussi de l’eau potable ?</strong>

<strong>B. Kane DG Somagep-SA :</strong> Pratiquement, tous les quartiers que vous citez, bénéficient déjà d’eau potable distribuée par la Somagep-SA, (à l’exception de Moribabougou) qui n’est pas encore couvert par notre réseau mais qui est alimenté par un système privé. Certes, le service se dégradait pendant les périodes de chaleur, mais aujourd’hui, tous ces quartiers sont correctement alimentés avec l’arrivée de Kabala et nos abonnés ont pu constater une amélioration substantielle de la pression au niveau leurs robinets.
Par ailleurs, le réseau se densifie dans les quartiers de Niamana et Kalabancoro pour permettre l’accès au plus grand nombre des populations en eau potable. Pour le cas de Moribabougou, il sera pris en charge dans le cadre des projets futurs.

<strong>26 mars : Quels sont les partenaires qui ont contribué financièrement à la réalisation de Kabala ? Pour combien de nos francs CFA?</strong>

<strong>B. Kane DG Somagep-SA :</strong> Comme dit plus haut, le projet de Kabala a quatre phases.
Le coût de la première phase, (172 milliards de F CFA), est financé par plusieurs bailleurs de fonds dont l’Agence Française de Développement (AFD), l’Union Européenne (UE), la Banque Mondiale (BM), la Coopération Italienne (CI), la Banque Européenne Investissement (BEI), la Banque Islamique pour le Développement (BID)et laBanque Africaine de Développement (BAD).

<strong>26 mars : Et la part de l’Etat malien dans tout ça ?</strong>
<strong>B. Kane DG Somagep-SA :</strong> Pour la première phase, la participation de l’Etat du Mali est estimée à environ 11 milliards de F CFA.

<strong>26 mars : De l’eau potable pour tous dans le district de Bamako, bonne nouvelle. Mais, est-ce-à-dire que, désormais dans le district de Bamako cette eau potable peut être utilisée sans modération ?</strong>

<strong>B. Kane DG Somagep-SA :</strong> Sans détour, je réponds par la négative.
L’eau est une ressource qui se raréfie. Par conséquent, elle mérite une gestion rationnelle pour permettre à beaucoup de ménages d’en bénéficier.
N’oublions pas que Bamako figure parmi les villes africaines qui ont une forte croissance démographique. Devant la non maitrise de ce phénomène, la vigilance doit être de mise pour assurer l’adéquation entre l’offre et la demande pour rester en phase avec le planning du Schéma directeur de l’Alimentation en eau potable de la ville de Bamako.
Un autre aspect de notre vision par rapport à la rationalisation de l’eau se résume dans le slogan ci-après : « <strong>Plus ça coule, plus ça coûte !</strong> ».

<strong>Propos recueillis par</strong>
<strong>Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>16ème Session du Conseil National de la Sécurité Alimentaire : Une situation alarmante</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/alimentation-crise-alimentaire/16eme-session-du-conseil-national-de-la-securite-alimentaire-une-situation-alarmante-2821348.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 May 2019 02:04:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Centre international de Conférence de Bamako (CICB) a abrité la 16<sup>ème</sup> session ordinaire de conseil national de la sécurité alimentaire jeudi dernier sous la présidence de Dr Boubou Cissé premier ministre chef du gouvernement.</em></strong>

C’était en présence de M. Kassim Dénon commissaire à la sécurité alimentaire, Mme Silvia Caruso chef du fil des partenaires techniques et financiers de la sécurité alimentaire, des représentants des Missions Diplomatiques, Consulaires des Organisations Internationales accréditées au Mali, des ONG Nationales et Internationales.

M. Kassim Dénon dans son exposé, a indiqué que le CNSA dans ses missions a rencontré d’énormes difficultés sur le plan technique et financier lors de la mobilisation des ressources financières pour l’achat du plan de réponse 2018. « Sur 29 000 tonnes de vivres alimentaires, le CNSA n’a pu distribuer que 3 000 tonnes », a-t-il expliqué.

A ses dires, cette année, les besoins alimentaires sont extrêmement élevés.

« Le plan national de réponses 2019 envisage une assistance alimentaire gratuite à plus de 954 644 personnes concernées dont 550 000 dans le besoins alimentaire sur le compte d’Etat pour un coût de 6 800 000 000 F CFA », a souligné M. Kassim Dénon. Pour cela, a-t-il ajouté, « nous avons fait des recommandations à l’attention de l’Etat et les partenaires afin de faciliter l’accès aux humanitaires dans les zones d’insécurités ».

Selon Mme Silvia, ces sessions  entrent dans un cadre particulièrement important car elles fournissent un espace de dialogue et de choix décisionnels qui permettront à plus d’un million de personnes de ne plus souffrir de la faim grâce aux interventions appropriées qui seront adoptées par notre gouvernement.

« Ces sessions nous offrent l’occasion de partager ensemble les réflexions sur les voies et les moyens de faire face efficacement à la question de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables et réaffirment ici leur engagement à l’accompagner dans cette mission », a déclaré Mme Silvia.

Le chef du fil des partenaires techniques et financier de la sécurité alimentaire a aussi invité le gouvernement malien à redoubler d’effort pour renforcer davantage leur cadre de capacités en ressources humaines et en matière de gestion axée sur les résultats en termes de planification et de rapportage.

« Je ne peux qu’inviter le gouvernement du Mali à accélérer l’adoption de la Politique Nationale de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle qui est un élément central et crucial de cette réforme », ajoutera Mme Silvia Caruso.

Elle a enfin promis, au nom de son département à encourager et à mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre du plan pluriannuel et du plan national de réponse 2019, dans les délais nécessaires. Cela, afin de répondre de façon adéquate aux besoins des maliens touchés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, (qui sont près de 3,8 millions de personnes cette année) et réduire leur nombre dans les prochaines années.

<strong>Le PM optimiste</strong>

Dans son intervention, Dr Boubou Cissé a indiqué que le Conseil National de la Sécurité Alimentaire se tient dans un meilleur contexte par rapport à 2018 et que la situation peut être jugée globalement bonne malgré des perturbations dans les régions de Gao, Mopti et Tombouctou.

« Le Conseil National de Sécurité Alimentaire au titre de la Campagne Agricole 2018-2019, se tient dans un contexte alimentaire et nutritionnel relativement meilleur à celui de 2018 car, par la grâce d’Allah, la Campagne Agricole 2018-2019 a été marquée par une campagne agricole jugée globalement bonne dans l’ensemble du pays, excepté par endroits dans les régions de Tombouctou et Gao (à cause des inondations sur le riz de submersion et les cultures de décrue) et dans celle de la région de Mopti où, en plus de l’inondation, les conflits communautaires ont perturbé les activités agricoles », a-t-il déclaré.

Le 1<sup>er</sup> ministre a également signalé que la campagne agricole 2018-2019 prévoit une production céréalière de 10 452 980 tonnes, soit une augmentation de 12% par rapport à l’année dernière et 34% par rapport à la moyenne quinquennale.

Selon le ministre de l’Economie et des finances, les productions pastorales sont moyennes à bonnes. « Le disponible fourrager est globalement moyen voire excédentaire, notamment dans les zones pastorales. Sauf que l’accès à certains pâturages des zones exondées des régions de Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka et du nord de celles de Ségou, Mopti reste difficile à cause de l’insécurité persistante. Ce qui limitera indéniablement l’exploitation adéquate du disponible fourrager par endroits. Quand à la soudure pastorale attendue dira Dr Cissé, elle devrait être normale à travers le pays.

Aussi, Dr Boubou Cissé a fait savoir que, malgré une certaine amélioration relative à la situation nutritionnelle, demeure préoccupante dans le pays du fait de l’insécurité alimentaire, de l’insécurité civile et de la persistance des maladies liées aux mauvaises conditions d’hygiène des populations dans certaines zones.

Ainsi, pour PM, une dégradation de la situation sécuritaire au centre et au nord du pays, affecte  les circuits d’approvisionnement et provoque des déplacements inhabituels de certains ménages des zones d’insécurités vers des zones les plus sécurisées.

« Plus 548 644 personnes sont en phase 3 (soit 524 359 personnes en crise et 24 285 personnes en urgence). Celles en phase 2 sont de 3 244 417 personnes soit 16,71% de la population du pays.

Dr Boubou indiquera que, pour venir en aide à ces personnes, le Plan National de Réponses 2019, tentera d’apporter des solutions d’atténuation pour   plus de 3 793 061 personnes (presque un cinquième de la population concernée) tout en mettant en cohérence les actions conjointes de l’Etat et de ses partenaires d’appui.

« C’est pourquoi, l’un des mandats de ce Conseil est justement d’adopter le planning de réponses au titre de l’année 2019, portant sur l’assistance alimentaire, le cash transfert, l’appui au bétail, aux cantines scolaires, la lutte contre la malnutrition sous toutes ses formes, la reconstitution des stocks de sécurité », a conclu le Dr Boubou Cissé.

<strong>Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorable &#45;  Mr Alpha Oumar Konaré Président de la République du Mali : (Lomé 11 Juillet 2000 36ème Sommet de l’OUA)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/propos-memorable-mr-alpha-oumar-konare-president-de-la-republique-du-mali-lome-11-juillet-2000-36eme-sommet-de-loua-2821366.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 May 2019 01:51:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>‘’Incontestablement, mesdames et messieurs, le temps qui s’annonce pourrait être le tour de l’Afrique.</strong>

Le temps qui s’annonce pourrait être l’heure de l’Afrique.

Cependant, le tour de l’Afrique n’arrivera jamais, tant que nous nous présenterons au monde désunis.

En outre, serons-nous incapables de nous mettre d’accords sur les principes de désignation de nos représentants permanents au Conseil de sécurité des Nations unies ?

Allons-nous remettre, toujours, cette question à une autre session ?

Laisserons-nous à d’autres le soin d’arbitrer entre nous ?

Le tour de l’Afrique n’arrivera jamais, tant que nos sommets resteront des temps de pause artificiels, des trêves artificielles, que nous nous rencontrerons ici avec le sourire, alors que nos soldats se font face et qu’une fois le sommet terminé nos pays replongeront dans la guerre.

Le tour de l’Afrique n’arrivera jamais si, aujourd’hui, les putschistes peuvent tranquillement venir à nos rencontres, assurés de toujours bénéficier de compréhension, de circonstances atténuantes.

Le tour de l’Afrique   n’arrivera jamais si nous ne nous faisons pas confiance.

Faisons-nous confiance pour obliger les autres à nous faire confiance !

Seule une Afrique responsable, non corruptible, solidaire, peut relever un tel défi.

Ce défi, c’est celui que l’Union Africaine entend relever.’’]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après l’attaque terroriste du 1er mai 2019 à Mondoro (cercle de Douentza) : 11 corps abandonnés, depuis 26 jours!</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/apres-lattaque-terroriste-du-1er-mai-2019-a-mondoro-cercle-de-douentza-11-corps-abandonnes-depuis-26-jours-2821362.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 May 2019 01:47:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au cours de l’attaque terroriste du 1<sup>er</sup> mai dernier (Mondoro) dans le cercle de Douentza, 11 civils ont été tués. </em></strong>

<strong><em>Depuis, leurs corps gisent à l’air libre, abandonnés aux vautours et aux charognards. </em></strong>

<strong><em>Ni le gouvernement malien, ni la Minusma, à ce jour encore, n’ont procédé à l’enlèvement des cadavres au motif qu’ils contiennent des engins explosifs.</em></strong>

Tout a commencé le 1<sup>er</sup> mai dernier, lorsqu’un véhicule de l’armée malienne a sauté sur une mine à Tiguila. Bilan : 4 morts.

Peu après, les habitants de la localité  s’étaient dirigés sur les lieux pour venir en aide à nos Forces armées et de sécurité.

Selon des témoins sur place, des hommes armés, (des présumés djihadistes) avaient automatiquement ouvert le feu sur les civils tuant 11 personnes.

Les terroristes après leur forfait auraient ensuite enfoui dans les corps de leurs victimes des engins explosifs.

Impossible donc de toucher aux cadavres sans au préalable être assuré, qu’en les approchant, d’autres victimes ne seraient pas enregistrées suite à des explosions.

La prudence est mère de sureté  dit-on. C’est pourquoi, cet élu de Mondoro nous précise que des dispositions ont été prises pour que personne ne s’approche du lieu de l’horreur en entendant que les professionnels dans le domaine du déminage s’en occupent.

Dans l’attente, des courriers ont été envoyés au sous préfet de Mondoro, au préfet de Douentza et même au gouverneur de la région et à la Minusma, sollicitant des spécialistes en déminage afin de pouvoir rendre aux parents des victimes les corps des leurs.

Mais à ce jour encore (26 mai), rien n’a été fait dans ce sens.

Pendant ce temps, les parents et les proches des morts contemplent de loin les charognards se nourrir des leurs.

Impuissants, ils savent tous qu’après tout ce temps, (26 jours déjà), ils n’auront plus que des ossements (par chance) à enterrer. Sans identification.

Le Mali décidément perd ses repères.

<strong>Hinda Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Solidarité entre les peuples : La fraternité qui unit Cuba à l&amp;apos;Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/solidarite-entre-les-peuples-la-fraternite-qui-unit-cuba-a-lafrique-2821360.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 May 2019 01:39:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le lien indissoluble de fraternité et de tradition qui unit notre pays au continent africain a été démontré une nouvelle fois lors de la réunion entre le président de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire, Estéban Lazo Hernández, et les Ambassadeurs des Missions Diplomatiques Africaines accréditées à Cuba</em></strong>
Cuba et l’Afrique sont unis par des liens historiques étroits, une fraternité et une solidarité.
Le lien indissoluble de fraternité et de tradition qui unit notre pays au continent africain a de nouveau été démontré lundi lors d'une rencontre entre le président de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire, Estéban Lazo Hernández, et les Ambassadeurs des Missions Diplomatiques. Femmes africaines accréditées à Cuba.

Lors de la réunion qui s'est tenue au siège de l'Assemblée nationale, au Capitole de La Havane, Lazo a rappelé qu'environ 75% des Cubains qui s'étaient battus pour notre souveraineté nationale étaient des descendants de peuples africains et a rappelé la contribution de l'île à la lutte contre l’apartheid dans des pays tels que l’Angola, la Namibie, la Guinée Bissau et l’Éthiopie.
Dans le même temps, il a remercié les chefs de mission et les autres représentants de ces peuples frères pour le soutien de leurs gouvernements dans la lutte contre le blocus économique, financier et commercial imposé par les États-Unis aux Grandes Antilles.
Il a évoqué l'hostilité croissante du gouvernement américain favorisée par des secteurs minoritaires au sein de cette nation - exerçant une influence considérable sur le président en exercice - et la situation de la République sœur bolivarienne du Venezuela, marquée par une série d'actions visant à renverser le gouvernement par la force. Loi législative et constitutionnelle du président Nicolás Maduro Moros.

Le président de la Commission des questions constitutionnelles et juridiques, José Luis Toledo Santander, a expliqué aux participants le processus inclusif et populaire qui a conduit à la proclamation et à la mise en œuvre de la nouvelle Constitution de la République, processus qui constitue un exemple de démocratie et de démocratie et participation citoyenne.

DANS LE CONTEXTE :
<ul>
 	<li>Depuis le triomphe de la Révolution en 1959, Cuba a pratiqué un internationalisme constant, fidèle à ses principes de solidarité avec ses frères africains.</li>
 	<li>La collaboration bilatérale entre Cuba et les pays africains continue de s’approfondir et de se diversifier grâce aux projets de coopération.</li>
 	<li>En 2019, le premier vice-président cubain, Salvador Valdés Mesa, s'est rendu en Angola et en Namibie. La vice-présidente Inés María Chapman Waugh s'est rendue en Afrique du Sud, au Lesotho et au Kenya, et le vice-président Ricardo Cabrisas a dirigé la délégation cubaine qui était à Luanda pour la célébration de la Commission intergouvernementale entre les deux pays.</li>
</ul>
<strong>Les chiffres qui parlent</strong>

<strong>300 000 Cubains</strong> ont combattu en Afrique, dont beaucoup sont des descendants, <strong>200 000 esclaves</strong> qui sont arrivées à Cuba proviennent  de ce continent pour Cuba.

<strong>4457 collaborateurs</strong> travaillent aujourd'hui dans 28 pays d'Afrique subsaharienne

Plus de <strong>30 000 étudiants africains</strong> dans diverses spécialités ont obtenu leur diplôme jusqu'en 2018 à Cuba, dont <strong>20 046</strong> appartiennent à la région de l'Afrique subsaharienne.

<strong>8533 étudiants</strong> africains étudient à Cuba dans différentes carrières universitaires, dans des  différentes modalités: boursiers, financés par le gouvernement et autofinancés.

<strong>Ambassade de Cuba au Mali</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : Du charretier et de l’ânesse</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-du-charretier-et-de-lanesse-2-2821358.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 May 2019 01:34:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>I.T. est charretier à Yirimadio. Agé d'une quarantaine d'années, il est marié et père de 3 enfants.</strong>

Dans la petite famille, l'entente est parfaite entre père et mère, entre enfants et parents.

I.T., cependant, s'adonnera bientôt à des activités "extra-conjugales" qui affecteront gravement l'union dans la famille.

En effet, depuis quelques mois, l’homme a complètement changé de comportement. Après le travail, il ne rentre plus à la maison 18 heures comme d'habitude, mais bien au-delà de 22 heures. Et, une fois arrivé à domicile, notre charretier, après avoir mangé et donné le "nansongo" du lendemain se jette sur le lit conjugal et s'endort.

Son épouse, D.D., l'a plusieurs fois réveillé afin de se « sentir comme une femme mariée », mais notre charretier ne tient qu'à son sommeil.

Aussi, depuis bientôt deux mois, la pauvre dame vit ce calvaire. Elle décida alors (le 12 mai dernier) de faire ses propres enquêtes afin de découvrir la mystérieuse femme qui est à l'origine de son malheur.

Notre charretier qui pour sa part ne se doutait de rien, dès 18 h 30 mn ce jour, après avoir fini le travail, prit le chemin de retour : direction Yirimadio. D.D. à distance suivait son époux.

Charretier et "détective" arrivaient enfin au niveau d’un espace non éclairé. I.T. cependant, au lieu de prendre le chemin qui mène à la maison, s'engage dans les buissons avec sa charrette tirée par une ânesse.

Là, il resta assis jusqu'à 20 heures. D.D. s'approcha sans faire de bruit. I.T. était-il devenu fou ? Patience : le mystère sera éclairci car notre charretier se mit à se déshabiller et le voilà entrain de faire ‘’certaines choses’’ avec… son ânesse attachée à la charrette. A la vue du spectacle, D.D. se mit à hurler de toutes ses forces. Paniqué I.T., d'un bond abandonna l'ânesse et la charrette et fila à "100 à l'heure" vers son domicile. Tout tremblant, il s'habilla proprement avant d'être informé par les enfants que D.D., accompagnée d'une foule, était là devant la concession avec la charrette et l'ânesse.

Les voisins du charretier mis au courant de ce qui venait de se passer, arrivèrent à disperser la foule.

Pour punir son mari, D.D. a vendu et la charrette et l'ânesse pour acheter trois pousse-pousses. L'un sera utilisé par I.T., les deux autres par les enfants.

La famille se préparerait également à changer de quartier pour des raisons faciles à comprendre.

<strong> </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enseignement privé au Mali : Hardis les cancres !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/enseignement-prive-au-mali-hardis-les-cancres-4-2821355.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 May 2019 01:19:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au cours de ces dix dernières années, les écoles privées ont poussé partout à Bamako et sur l’ensemble du territoire national. Mais, la plupart de ces établissements sont loin de répondre aux normes académiques.</em></strong>

Il est incontestable que les établissements publics d’enseignement ne sont pas en mesure de recevoir tous les enfants en âge d’être scolarisés.

Les écoles privées deviennent alors la solution au problème.

Hélas, la plupart de ces établissements scolaires privés (de l’élémentaire au supérieur) ne répondent à aucune norme académique digne de ce nom.

En plus de la mauvaise qualité des cours dispensés par des enseignants de toutes sortes à savoir, des non diplômés, des diplômés en toutes disciplines (secrétariat, dessin bâtiment, mécanique auto, menuiserie, maçonnerie… etc), on note l’absence de locaux adéquats abritant ces établissements scolaires.

Des hangars ou des bâtiments à usage d’habitation et inachevés abritent ces établissements privés.

Le recrutement massif des enseignants de tout genre s’explique par leur faible salaire. N’étant pas professionnels en la matière et surtout, en proie au chômage, ces pseudo enseignants se contentent de ce qu’on leur donne.

Ces véritables "entrepreneurs" ou promoteurs d’écoles, ne cherchant pour leur part, qu’à s’enrichir.

En plus, ces promoteurs d’écoles se permettent de majorer les notes octroyées par leurs enseignants aux élèves, dans le seul but d’attirer, plus de clientèle ; c’est-à-dire séduire les parents d’élèves…

Par conséquent, tout enseignant qui tente d’être "rigoureux" (donner la note méritée) est sommé d’être complaisant, lorsqu’il n’est pas directement mis à la porte.

Ainsi, la majorité de ces écoles privées dites de bonne réputation sont loin d’être crédibles.

Plus grave encore, lors des missions de contrôle dans ces écoles privées par les CAP ou les Académies, elles sont jugées crédibles et répondant aux normes en la matière.

Dans ces circonstances, peut-on parler d’une école performante au Mali ?

&nbsp;
<h2><strong>Hinda Traoré (stagiaire)       </strong></h2>]]> </content:encoded>
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<title>Ecole Malienne : En…saignant</title>
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<pubDate>Mon, 27 May 2019 01:10:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après une grève de 6 longs mois, les enseignants sont enfin de retour dans les classes. Les élèves aussi. Il faut certes s’en réjouir, mais pas trop. Car, il ne suffit pas de reprendre la craie. Il faut aussi en faire un bon usage et surtout être compétent, exemplaire, rigoureux et consciencieux. </em></strong>

<strong><em>De cela, la plupart de nos enseignants en sont très loin.</em></strong>

Chaque année, des élèves réclament des professeurs de qualité, intellectuellement suffisants et moralement irréprochables. Mais que constatons-nous actuellement dans nos établissements scolaires ?

Des sortants du CFP qui donnent des cours dans les cycles de formation CAP (certificat d’Aptitude Professionnelle) des diplômés de l’ECICA  qui enseignent à l’ECICA et cela, la même année de leur qualification, des biologistes (diplômés de l’ENSUP) qui dispensent des cours  de français, de comptabilité et de mathématique dans les écoles.

Aussi  c’est un véritable exercice d’équilibriste qui nous attend lorsqu’il s’agit de faire la différence entre un enseignant et un élève. Cela non pas à cause de leurs gabarits respectifs, ni de leurs comportements vestimentaires, mais uniquement par les attitudes de ces deux acteurs de l’école.

Les enseignants abordent les filles dans la cour de l’établissement prétextant des explications rapides sur un passage important du cahier, alors qu’en réalité, c’est uniquement (parfois) pour les inviter à les rejoindre plus tard dans un endroit réservé pour… autre chose. Et le professeur qui arrive à se jouer du plus grand nombre de jeunes filles au sein de son établissement sera sûrement le plus en vue à l’école.

L’enseignant qui se singularisera dans ce tohubohu par son amour pour le travail, est quant à lui, traité de villageois au réflexe de ‘’bosseur’’, habitué aux durs travaux champêtres.

Au niveau du fondamental, les enseignants ont trouvé une astuce  pour se faire de l’argent. Il s’agit en effet d’organiser des cours à l’attention des élèves de leurs propres classes. Ceux qui y participent, bénéficient directement de toutes les largesses du maître, même en classe et surtout pendant les compositions mensuelles ou trimestrielles où ils traitent les sujets quelques jours avant les épreuves proprement dites. Ceux qui  n’auraient pas eu la possibilité de s’y inscrire, se verraient très fortement pénalisés. Mieux,  ou pire parmi les inscrits eux-mêmes, il existe une certaine ségrégation qui consiste à faire la part belle à ceux dont les parents n’oublient pas, de façon régulière, de glisser quelques billets de banque supplémentaires dans les poches toujours ouvertes du maître.

C’est tout simplement la corruption qui gangrène nos écoles et qui pousse les éducateurs à la course vers l’appât du gain facile.

<strong>C’est cela la désolation, le manque de civisme, l’inconscience professionnelle. </strong>S’il faut en plus de tout cela, ajouter l’inassiduité et le non ponctualité de ces mêmes messieurs, il y a de quoi s’inquiéter de l’avenir de nos enfants.

Au niveau de l’enseignement secondaire général, technique et professionnel, c’est le scandale.

Lorsque les élèves,  sortis pour raison de grève, décident de  rejoindre les classes, c’est pour automatiquement remettre le relais à leurs enseignants qui en profitent ou menacent de prendre en otage des compositions ou même  les examens de fin d’année si leurs revendications ne sont pas prises au sérieux, et immédiatement.

On assiste à ce genre de mouvement de complicité entre élèves et enseignants depuis belle lurette. La question que l’on se pose finalement est de savoir si réellement les enseignants ne ressemblent  pas à s’y méprendre à  leurs élèves au point de s’y identifier. Une chose est sûre : les élèves actuels ne valent ni plus ni moins, que leurs enseignants.

Ainsi, à tous ces niveaux d’enseignant, il est lamentable de constater que beaucoup d’enseignants ne préparent pas les cours et se contentent de préparations vieilles d’une décennie, lorsqu’ils ne se servent pas tout simplement d’anciens cahiers de leurs élèves.

Comportement extrêmement grave car un enseignant à le devoir de préparer ses cours avec les données nouvelles.

Mon oncle me racontait que pendant qu’il était en 4è année en 1954, qu’il avait un enseignant qui, chaque matin, et de bonne heure, après la séance d’éducation physique,  procédait à la révision générale et complète de la dernière leçon. Chaque élève interrogé était tenu de réciter correctement et rapidement sa leçon au risque de recevoir des coups de fouet ou autres corrections redoutées des élèves.

Souvent, le maître pouvait décider de surseoir à toute nouvelle leçon tant que la majorité de la classe ne lui aurait pas donné satisfaction. Personne n’osait se  coucher la veille avant d’apprendre correctement sa leçon du  lendemain.

Moi-même, lorsque j’étais en 6è année de l’enseignement fondamental, (en 1973) au Groupe Scolaire Khasso ‘’A’’ (GSKA) de kayes, j’avais une peur bleue du jeudi et du Samedi pour la simple raison que ces deux jours étaient réservés respectivement à l’arithmétique et à la dictée de contrôle. Sacrés jours que ces deux-là. Le jeudi, après avoir traité une dizaine d’opérations et un problème pratique, on passait au gros morceau. Il s’agissait de résoudre le grand problème d’application au risque de passer toute la journée à l’école, si on n’arrivait pas à trouver la solution juste.

Le Samedi, la grande difficulté était qu’on recevait autant de coups de fouets pour autant de fautes commises ; c’est le calvaire et personne ne dormait la veille, rien qu’avec la psychose que cela nous procurait.

Tout près de nous, il y avait un maître qu’on appelait monsieur Modibo. Il était chargé de cours en 6è année au Groupe Scolaire Légal Ségou (GSLS). Cet enseignant réputé très sévère, a fait écrire sur les cahiers de  chacun de ces élèves la célèbre phrase : ‘’je réussirai cette année à mon examen, je le jure !’’ Et, tenez-vous bien, en fin d’année, à part une fille malade qui n’a pas pu se présenter à l’examen, il a fait les 100%. Monsieur Modibo faisait venir les enfants à l’école même pendant les congés de noël et de pâques.

Imaginez un peu un enseignant qui aurait aujourd’hui le courage d’un tel sacrifice ! C’est tout simplement utopique.

<strong>Des droits, mais aussi des devoirs</strong>

Les maîtres tiennent actuellement trop à leurs droits et oublient très souvent qu’ils ont des devoirs envers ce pays qui fait tout son possible pour que les enfants soient bien encadrés.

Ces anciens maîtres responsables de bons résultats ont cessé d’être la référence de leurs remplaçants. Ils ont pourtant réussi à mener une existence normale en se contentant uniquement de leurs maigres salaires et des conditions de travail des plus désuètes.

Aujourd’hui, nos enseignants, en plus de leurs salaires, ont la possibilité de donner des cours dans les nombreux établissements privés de la place et cela avec la bénédiction de leurs responsables d’école.

Toutes ces faveurs permettent à l’enseignant de nos jours de faire face, de manière suffisante aux nombreuses charges qu’il supporte dans la vie.

Le comportement des enseignants actuels est une vitrine qui nous permet  de comprendre toutes les difficultés que traverse l’école malienne  dans son cycle de crise. L’honnêteté de nos éducateurs est à fleur de peau de nos jours.

Rien qu’en jugeant par le nombre élevé de syndicats au sein de l’éducation, on se rend compte que le corps enseignant est à la recherche de ses propres repères.

Leur responsabilité dans les séries de crises scolaires est indéniable aujourd’hui. Pour preuve, aucun syndicat d’enseignants n’a proposé de façon spontanée, une solution de sortie de crise, au prétexte qu’ils n’ont pas été préalablement  associés à la gestion de la situation. C’est tout simplement regrettable  et hypocrite.

Il devient impérieux pour ces premiers responsables de l’éducation de nos  enfants, de cesser de véhiculer cette image négative qui porte tant de préjudices à toute la société.

<strong>Boubacar Traoré</strong>

<strong>Enseignant à la </strong><strong>retraite. Bamako</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes : Visite du Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle Me Jean&#45;Claude SIDIBE</title>
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<pubDate>Mon, 27 May 2019 01:00:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le nouveau Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle Me Jean Claude SIDIBE, a effectué ce mercredi 22 mai 2019 une visite de terrain au sein de la Direction Générale de l’APEJ.</em></strong>

<strong><em>Cette visite qui intervient quelques jours après le décès du Directeur Général de l’APEJ visait d’une part à se familiariser avec la structure et d’autre part, compatir au deuil du personnel consécutif au décès du Directeur Général survenu le dimanche 12 mai 2019.  </em></strong>

Accueilli à son arrivée par le Directrice Générale Adjointe, Mme TRAORE Halima DABO et ses collaborateurs, le ministre a visité au rez-de-chaussée les bureaux de l’accueil, du secrétariat général, les bureaux de l’Unité de développement des compétences, la loge des chauffeurs, les bureaux de la collecte de la Taxe Emploi Jeune, du point focal du PROCEJ et de l’Unité de mobilisation des ressources (UMR).

Au 4è niveau du bâtiment, il a visité successivement les bureaux du Département financement et garantie (DEFIG), du Département Entreprenariat Jeunesse (DEJ) avant de passer au 3è dans les bureaux de l’Agence comptable, du Département Emploi Investissement (DEI) et de la Délégation du contrôle financier.

Au 2<sup>ème</sup>, il a visité les bureaux de la Direction générale adjointe et du Département Administration et Finances (DAF).

Enfin au premier niveau, il a visité la Cellule Information et Communication, le Service juridique et le bureau de l’Assistante du Directeur Général  Mme Sidibé Lala Coulibaly.

<strong>C’est quoi l’APEJ ? </strong>

L’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes est un Etablissement Public à caractère Administratif créé par la loi n°03-031/AN-RM du 25 Août 2003 modifiée par la Loi n°2014-068/AN-RM du 31 décembre 2014.

Placée sous la tutelle du Ministre en charge de l’Emploi, l’APEJ a pour mission de concourir à la création d’emplois pour les jeunes en milieux urbain et rural, notamment en facilitant leur accès au marché du travail et au crédit.  Le groupe cible de l’APEJ est donc constitué de jeunes (hommes et femmes) âgés de 15 à 40 ans y compris ceux de la diaspora.

<strong>L’APEJ, le PEJ, le FNEJ et la TEJ </strong>

Le Conseil d’Administration est l’organe délibérant de l’APEJ. La Direction Générale est chargée de l’application des décisions du Conseil d’Administration en matière de promotion de l’emploi des jeunes.  Le Comité de Crédit et de Garantie est chargé d’examiner et d’approuver les projets proposés au financement ou à la garantie du fonds par l’APEJ. Le Comité de Gestion est un organe consultatif chargé d’assister le Directeur Général dans ses tâches de gestion.

Pour assurer l’atteinte des objectifs assignés à l’APEJ, l’Etat a créé, à travers la Loi n°03-032/AN-RM du 25 Août 2003, le Fonds National pour l’Emploi des Jeunes (FNEJ) alimenté à travers la Taxe Emploi Jeunes (TEJ) instituée en 2008. L’organisation et les modalités de gestion du FNEJ sont fixés par le Décret n°03-381/P-RM du 19 Septembre 2003, modifié par le Décret N°08-176/P-RM du 27 Mars 2008, qui confie l’administration du Fonds (l’organe délibérant) à un Comité de Crédit et de Garantie.

La Direction Générale est dirigée par un Directeur Général nommé par Décret pris en Conseil des Ministres. Elle comprend cinq Départements techniques  et sept services en staff.  Elle est complétée par une Délégation du Contrôle Financier et d’un agent Chargé de la mobilisation de la Taxe Emploi Jeunes (TEJ).  Les Coordinations Régionales sont au nombre de dix dont deux à Bamako.

<strong>Les composantes du PEJ </strong>

Le Programme Emploi Jeune comprend trois composantes. Primo, le renforcement de l’employabilité des jeunes qui se réalise à travers plusieurs axes dont l’apprentissage, les stages de qualification et de formation professionnelle, la reconversion/Adaptation à un poste de travail, les chantier-écoles HIMO et les Espaces Orientation Jeunesse.

La deuxième compostant porte sur le   Développement de l’esprit d’entreprise chez les jeunes. Elle est réalisée à travers les formations en entreprenariat, Information et sensibilisation à l’entreprenariat, le renforcement des capacités des Bureaux d’études, l’aide et assistance aux jeunes dans l’élaboration des plans d’affaires, le Développement  du système d’incubateur.
La dernière compostant porte sur le Renforcement du dispositif de financement des projets des jeunes  (Financement et /ou garantie des projets, Identification et la mobilisation de lignes de crédits pour assurer le financement et / ou la garantie).

<strong>Le Plan d’actions 2019</strong>

Ainsi en 2019, plus de 5 000 jeunes diplômés bénéficieront du stage de formation professionnelle pour 12 mois. Il a souhaité que 2019, soit l’année d’une véritable espérance pour les jeunes qui constituent 65% de la population avec une tranche de 75% pour le moins de 15 ans. Des chiffres qui suffisent à traduire les défis et les opportunités de l’heure compte tenu du contexte mondial actuel marqué par la quête pour la stabilité et la paix.

Au titre de l’année 2019, les activités plusieurs activités sont programmées. Elles portent notamment sur la mise en œuvre de 98 activités contenues dans le plan d’actions  de l’APEJ approuvé par le CA en sa session du 31 janvier 2019 et permettront de toucher directement 24 188 jeunes, soit : 170 jeunes en stage de qualification professionnelle ; 1 500 jeunes en apprentissage ; 5 000 jeunes en stage de formation professionnelle ; 200 jeunes en reconversion/adaptation ; 100 jeunes formés sur les chantiers écoles, 75 Elus et 50 techniciens de Bureaux d’Etudes Techniques (BET) sur l’approche HIMO, 100 jeunes installés, 400 jeunes insérés dans le secteur du machinisme agricole, 231 jeunes dans les AGR ;  8 765 jeunes dont 2 000 pour la sensibilisation, 6 740 pour les formations et 25 agents de BET en entrepreneuriat ; 7 097 projets ou kits financés dont 37 sur le FNEJ, 720 au compte du PRESAN-KL, 1000 sur le PIC III, 2 000 sur le PROCEJ et 3 340 au compte du projet EJOM ; 500 jeunes formés à la maîtrise accélérée des TIC.

<strong>Des résultats édifiants en 15 ans  </strong>

De 2004 à 2018, d’importants résultats suivants ont été enregistrés. Dans la composante I « Renforcement de l’employabilité des jeunes » en tout  42 971 jeunes diplômés placés en Stage de formation professionnelle dans les services publics ; 11 568 jeunes diplômés ont été placés en Stage de qualification ;  2 555 jeunes déscolarisés ou non scolarisés formés en apprentissage ;  476 jeunes diplômés reconvertis ; 9 289 jeunes formés dans les formations qualifiantes et/ou à la  carte  et 332 jeunes ont été installés dans la riziculture et le maraîchage. Plus de 30 000 jeunes ont été formés sur les techniques HIMO (chantiers écoles de pavage, d’aménagement de terre, de pistes et d’enrichissement de forêt); 346 jeunes ont été installés sur des terres aménagées en partenariat avec l’Office du Niger et l’ARPASO; 226 femmes ont été installées sur des périmètres maraîchers. Ainsi 300 000 JT ont été créées soit 1 225 emplois annuels permanents et 1,5 milliard fcfa distribué au niveau local.

Dans la composante II « Développement de l’esprit d’entreprise chez les jeunes»   52 500 jeunes ont été informés et sensibilisés à l’entreprenariat à travers les JNEJ et les espaces scolaires.

Dans la Composante III « Renforcement du dispositif de financement des projets des jeunes », plus de 10 000 plans d’affaires des jeunes ont été financés.

Outre le PEJ, l’APEJ exécute d’autres projets tendant à promouvoir l’emploi des jeunes notamment avec l’appui des partenaires techniques et financiers comme :   le Projet de Développement des Compétences et Emploi des Jeunes (PROCEJ) pour son volet Entreprenariat des jeunes ayant une éducation limitée sur financement de la Banque Mondiale ;  le 3ème Programme Indicatif de Coopération du Grand Duché de Luxembourg (PIC III) ; le Projet Formation professionnelle, Insertion et appui à l'Entrepreneuriat des jeunes Ruraux  (FIER) pour la réalisation de chantiers-écoles en HIMO financé  par le FIDA;  le Projet l’Emploi des Jeunes crée des opportunités ici au Mali (EJOM) financé par l’Union Européenne ; le Projet  de mise en place du dispositif Espaces Orientation Jeunesse en partenariat avec Swisscontact ; le Projet de Renforcement de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle dans la Région de Koulikoro (PRESAN KL) sur financement de la BAD;  le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) financé par la Banque Mondiale ; le Projet ENABEL/PAJERKO qui vise à renforcer l’employabilité des jeunes dans le secteur rural à travers l’entrepreneuriat agropastoral dans la Région de Koulikoro.

<strong>Les mots rassurants du Ministre Sidibé  </strong>

Dans la réalisation de ses activités, l’APEJ  est confrontée aux contraintes suivantes : l’insécurité dans les Régions du Nord et du Centre ; la récente suppression de la taxe emploi jeune ; la mauvaise perception des missions de l’APEJ par certains jeunes et la faiblesse des recouvrements et des remboursements des prêts consentis aux jeunes.

Au cours de la rencontre qu’il a eu avec les cadres et les représentants du personnel, le ministre s’est dit peiné mais rassuré en même temps suite à la disparition du Directeur de l’APEJ M Aly KEBE qu’il avait connu depuis les bancs du lycée. Il s’est dit également impressionné par l’engagement des travailleurs et de la Direction générale à réussir leurs missions et à relever collectivement les défis.

Au regard des attentes des plus hautes autorités pour la jeunesse malienne diplômée comme non diplômée, il a engagé l’équipe de l’APEJ à jouer toute sa partition pour leur matérialisation de façon immédiate, tout en félicitant les  agents pour les importantes réalisations obtenues au cours des dernières années notamment dans le cadre des activités HIMO et des programmes de renforcement de l’employabilité.

Le Ministre qui a exprimé sa compassion au personnel et indiqué que tout sera mis en œuvre pour soutenir l’APEJ et les autres structures en charge de l’emploi et de la formation professionnelle afin de concrétiser les engagements des plus hautes autorités.

Il a invité le personnel à la cohésion et à la solidarité d’esprit autour de la Direction générale adjointe à qui il a notifié les pleins pouvoirs pour gérer la vacance de pouvoirs en insistant particulièrement sur la visibilité des réalisations.

Concernant la récente suppression de la TEJ, il a donné l’assurance que le budget équivalent sera intégralement compensé en accord avec l’ensemble du Gouvernement et les plus hautes autorités.  Auparavant, le Secrétaire général du comité Syndical, Mohamed MALIKITE avait mis le doigt sur cette suppression qui avait suscité inquiétudes et ralentissement des activités.

Les délégués du personnel et le syndicat mais également les partenaires de l’APEJ dont les stagiaires 2019 partageaient cette angoisse budgétaire avant de recevoir avec satisfaction les assurances fermes du Ministre également PCA.

Avant de prendre congé de l’APEJ, le Ministre a sacrifié au rituel de la prière collective et a signé le livre de condoléances ouvert en l’honneur du Directeur Général de la structure rappelé à Dieu. La séance a pris fin par une photo de famille.

&nbsp;

<strong>CICOM APEJ -  22 05 2019</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à mon oncle Bass</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/lettre-a-mon-oncle-bass-21-2821367.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 May 2019 00:57:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cher oncle,</em></strong>

<em>Bonjour ! </em>

<em>Le « main en main » qui te donnera cette lettre, te remettra également un colis d’arachides (de la part de grande mère) et un téléphone portable (d’occasion), que je t’ai acheté. Je suis vraiment content du fait que, nous aussi, arrivons de temps en temps à t’envoyer de petites choses.</em>

<em>La vie, mon cher oncle, ne mérite point d’être vécue, lorsqu’elle est synonyme de toujours recevoir, sans jamais rien donner. D’ailleurs, on a toujours quelque chose à donner, même lorsque, l’on manque de tout. </em>

<em> </em>

<em>Sur un tout autre plan, je t’informe oncle Bass qu’il y a quelques jours, le ciel a déversé sur nos têtes tant d’eau, que nombre de poulaillers, pardon d’habitats (de Fantambougou bien sûr) ont été inondés. Pire, 15 personnes sont mortes, noyées suite à cette grande pluie qui aura aussi causé d’importants dégâts matériels. Tout cela est bien triste mon pauvre Bass, mais ainsi va la vie dans  les Fantambougou au Mali. Walahi, bilahi, je jure !</em>

<em>Autre évènement, c’est le retour il y a quelques jours à la maison de 99 migrants maliens en provenance de la Libye. Les malheureux, à leur descente d’avion ont dit être très contents de se retrouver parmi les leurs  dans notre pays. Les pauvres, n’oublieront certainement plus la leçon : mieux vaut mourir de faim ici (ce qui n’est même pas courant) que de devenir des esclaves en terre étrangère ou de servir de nourriture aux requins de la mer Méditerranée. Walahi, bilahi, je jure !</em>

<em>Enfin, l’Ecole. </em>

<em>Effectivement cher oncle, les enseignants ont mis fin à leur grève et les cours ont repris. A présent, que vont devenir les élèves d’en bas ?</em>

<em>Comment en deux ou trois petits, pourront-ils être à même de faire face aux examens ? Surtout que, au Mali d’en bas, nul n’a d’argent pour recruter des enseignants mercenaires pour des cours privés à la maison.</em>

<em> </em>

<em>Aussi, lorsque les parents, victimes de la misère et de la pauvreté, n’arrivent même pas à assurer à leur progéniture le pain quotidien, (à fortiori les vêtir et les soigner), de quelle autorité peuvent-ils disposer pour imposer à leurs enfants, de se consacrer à leurs études ? </em>

<em>Et le plus choquant c’est que, ces enfants deviennent des victimes de leurs conditions familiales et courent inéluctablement vers leur perte. </em>

<em>C’est ça, cher oncle, la triste et inadmissible réalité de l’écrasante majorité des enfants de ce pays, les enfants du Mali d’en dessous. </em>

<em>L’école, est-elle réellement une solution pour sortir les enfants de l’obscurité et leur donner l’espoir de vivre des lendemains meilleurs ? Allah Akbar ! </em>

<em>De quelle école d’ailleurs s’agit-il ? </em>

<em>Pas tout de même,  de celle-là, celle actuelle du Mali des petits et des faibles. Misérable usine de fabrique de cancres, de bons à rien, de voyous et de délinquants. </em>

<em>L’école malienne est malade, parce qu’elle a peu d’infrastructures (laboratoires, bibliothèques, salles de classes etc).</em>

<em>L’école malienne est à genoux parce que, n’importe qui est promoteur d’établissements scolaires. Parce que, les notes et les diplômes s’y vendent comme n’importe quelle marchandise.</em>

<em>L’école malienne est au pilori, parce que, les politiciens, après l’avoir utilisée pour les basses besognes, l’ont jetée et piétinée comme un mégot de cigarette.</em>

<em>Pour qu’au Mali, nous ayons une école digne de ce nom, il faudrait donc un changement de comportement de nos "en haut d’en haut", mais aussi des responsables de l’éducation. Hélas ! De ça mon pauvre Bass, nous en sommes  très loin. Je le dis pian ! Parce que, c’est ça qui est ça !</em>

<em>Que Dieu sauve les ‘’choses sacrées’’ des nageurs que nous les Maliens d’en bas, l’écrasante majorité sommes. Amen.</em>

<strong><em>A lundi prochain Inchallah</em></strong>

<strong><em>Par ton petit Ablo</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>1ère visite du ministre de l&amp;apos;Agriculture  au Chambre d&amp;apos;agriculture, Permanente du Mali (APCAM) : Le ministre s&amp;apos;engage à relever le défi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/1ere-visite-du-ministre-de-lagriculture-au-chambre-dagriculture-permanente-du-mali-apcam-le-ministre-sengage-a-relever-le-defi-2820102.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/1ere-visite-du-ministre-de-lagriculture-au-chambre-dagriculture-permanente-du-mali-apcam-le-ministre-sengage-a-relever-le-defi-2820102.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 May 2019 11:26:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>M. Moulaye Hamed Boubacar, ministre de l'Agriculture a effectué lundi dernier </em></strong><strong><em>à l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM) (APCAM), sa toute première visite de contact avec les paysans de notre pays.</em></strong>

C'était en présence de M. Adama Sangaré,  secrétaire d'Etat en charge de l'Aménagement et des infrastructures rurales, de M. Bakary Togola, président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM) et plusieurs personnalités de différents secteurs agricoles.

La visite a permis au tout nouveau ministre de l'agriculture de s'imprégner davantage des différentes préoccupations des producteurs de notre pays, en vue de leur apporter ‘’sa modeste contribution’’.

Prenant la parole,  Bakary Togola, Président de l'APCAM a tout d'abord exprimé l'accompagnement et le soutien du monde paysan au nouveau ministre.

Ensuite, il a rappelé  les différents défis auxquels les producteurs sont confrontés. Il s'agit notamment des problèmes liés à la mécanisation, à la commercialisation et à la  transformation des produits agricoles.

Parlant de la distribution des tracteurs, le président Togola a vivement exhorté les  plus hautes autorités de notre pays à redoubler d'efforts pour que les producteurs puissent avoir plus de tracteurs car dira-t-il, « nombreux sont  des producteurs de notre pays qui ont leurs demandes auprès de nos autorités mais, ils n’ont encore rien eu».

Le ministre Moulaye Ahmed Boubacar a pour sa part expliqué qu'il  est venu se confier aux paysans au nom desquels il a été nommé par le président de la République.

Il a aussi reconnu la nécessité de moderniser notre agriculture et de mieux former les producteurs pour qu'ils puissent tirer les meilleurs profits de leurs activités.

Le Ministre a enfin dit sa gratitude et sa joie d’être parmi les producteurs et promit  d'être très proche des producteurs avec l'ensemble de ses techniciens.

<strong>Abdoul Karim Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>42ème anniversaire de Modibo Kéïta : Le film de l’assassinat</title>
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<pubDate>Mon, 20 May 2019 11:10:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>16 mai 1977-16 mai 2019. Il y a 42 ans jour pour jour que le premier président de la République du Mali disparaissait physiquement dans des conditions les plus atroces. </em></strong>

<strong><em>Nous nous proposons ce rétrospective sur l’assassinat de l’homme qui à jamais demeurera un exemple de patriote sincère, une inspiration et une lumière pour les générations d’aujourd’hui et de demain.</em></strong>

Le 16mai 1977, le président Modibo Kéïta mourrait dans des conditions inhumaines à l’hôpital Gabriel Touré, mais son décès n’était pas naturel.

Le président Kéïta avait été empoisonné.

En ce lundi 16 mai 1977, Modibo Kéita était transporté à l’hôpital du Point G., pris de violents malaises.

Le soldat qui le gardait, se précipitant pour demander de l’aide, s’est vu interdire tout déplacement.

Peu après, un communiqué de Radio Mali, annonçait la mort de Modibo Kéïta, « instituteur à la retraite ».

Cet « instituteur à la retraite », c’était le Premier président de la République du Mali.

Renversé par un coup d’Etat militaire dirigé par un lieutenant anonyme le 19 novembre 1968, il était détenu depuis cette date, sans jugement, en contradiction flagrante avec les déclarations des nouveaux dirigeants qui ont ainsi fait la démonstration qu’ils étaient peu soucieux de l’honneur et de la fierté de la parole donnée.

Quelle interprétation donner à l’absence de toute annonce officielle de la disparition subite du Premier Président de la République du Mali ?

Espérait-on que son « décès » aurait pu passer inaperçu ?

La tentative peu reluisante, traduisait pour l’essentiel, le désarroi d’une équipe déconsidérée.

Ainsi, la première tentative d’explication de la mort de Modibo donnée pour cause « d’intoxication alimentaire », a vite été remplacée par un « oedème pulmonaire ».

Cependant, l’autopsie demandée par la famille a été refusée.

<strong>Chacun savait dès lors que Modibo Kéïta avait été empoisonné.</strong>

Le jeudi 19 mai 1977, date des obsèques, les écoles et les lycées étaient gardés mais les élèves étaient dans la rue. Tous voulaient emmener le corps de Modibo pour le rendre au Comité Militaire : « leur rendre leur mort ».

Les élèves et étudiants étaient venus dans la famille de Modibo, et avaient pris son corps étendu par terre, car « Modibo valait plus que cela ».

Ils avaient cassé le cercueil et déchiré le linceul pour voir son corps.

Les élèves ont ensuite transporté le corps du Président assassiné, jusqu’au cimetière de Hamdallaye, puis effectué l’enterrement.

<strong>Pourquoi GMT avait-il mis à mort Modibo Kéïta ? </strong>

Pour sauvegarder un pouvoir menacé. Car le 9 mai 1977 s’était déroulée à Bamako, une manifestation des élèves et étudiants faisant suite à la grève scolaire du 17 avril de la même année. Grève au cours de laquelle, les manifestants réclamaient le retour au pouvoir de Modibo Kéïta dont ils clamaient le nom.

Modibo Kéïta, même en prison, était devenu encombrant et sa vie, une menace pour le régime militaire.

Cette manifestation réprimée, avait été marquée par des dizaines de blessés graves, des arrestations et des tortures avant que, quelques semaines plus tard, Moussa Traoré ne mît fin aux jours de Modibo Kéïta, de la manière la plus cynique.

Par l’assassinat de Modibo Kéïta, Moussa Traoré et ses valets venaient de liquider un espoir : l’homme qui a consacré sa vie à l’indépendance de sa patrie, à la grandeur et la dignité de son peuple, sans jamais se renier.

Moussa Traoré a aussi mis fin, par le meurtre de Modibo Kéïta, à une histoire d’une grande foi et d’un profond attachement réciproque, nourris comme dans un pacte de sang, par une fidélité émouvante entre les jeunes et celui qui reste à jamais le père de la jeunesse malienne.

Cette confiance que le Président de la première République du Mali mettait en la jeunesse, prenait racine dans son expérience d’ancien leader de mouvement socio-culturel de jeunesse au Soudan Français (le Mali).

En effet, Modibo Kéita considérait la jeunesse comme « une période de la vie où l’homme est naturellement capable de grande générosité, naturellement ouvert aux idéaux de justice et d’égalité, bref, réceptif et sensible aux grandes valeurs morales, civiques et humanitaires. C’est plus que jamais l’âge de l’aptitude à les appliquer avec rigueur ».

Ainsi, considérait-il que la « jeunesse est une source permanente de renouveau de la société qu’il faut protéger de toute pollution et dont il faut soigner l’environnement ».

D’ailleurs pendant ses dernières heures en tant que Président de la République, alors qu’il était à bord du bateau Général A. Soumaré, et sachant qu’un groupe de militaires parjures avait pris le pouvoir, Modibo Kéïta avait continué son voyage jusqu’au port de Koulikoro car il avait encore quelque chose à dire au « peuple malien et sa jeunesse ».

A Koulikoro les militaires n’avaient pas oser venir l’arrêter ; les jeunes étaient au rendez-vous.

Modibo Kéïta avait déclaré à la jeunesse : « Le Mali, ce n’est plus nous, ce n’est pas non plus ceux qui ont pris le pouvoir aujourd’hui. Le Mali, c’est vous ! ».

26 Mars 1991 aura vu la prophétie concrétisée.

La jeunesse malienne, principalement celle née en 1968, a bravé chars de combat, mitraillettes et grenades pour faire le nouveau Mali auquel faisait référence le Président Modibo Kéïta.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modibo Keïta et la jeunesse malienne : &amp;quot;Le Mali, c’est Vous !&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/modibo-keita-et-la-jeunesse-malienne-le-mali-cest-vous-4-2820099.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 May 2019 11:06:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A Koulikoro ce 19 novembre 1968 où les militaires n’avaient pas osé venir l’arrêter au port, les jeunes étaient au rendez-vous. Le président Modibo Kéïta leur avait déclaré : "le Mali, ce n’est plus nous, ce n’est non plus ceux qui ont pris le pouvoir aujourd’hui.  Le Mali, c’est VOUS !"</strong>

Un des premiers actes de confiance du Président Modibo Kéïta en la jeunesse, dans l'action politique, remonte à juillet 1950 à Bamako.

Une initiative prise par les jeunes, d'organiser un grand meeting populaire en faveur de l'appel de Stockholm contre la bombe A, s'était heurtée à la répression policière déclenchée par l'administration coloniale qui était alors féroce et faisait planer une atmosphère de terreur sur toutes les activités démocratiques, qu'elles soient politiques ou populaires.

Qu'à cela ne tienne, grâce à l'appui ferme du secrétaire général Modibo Kéita, le bureau politique du parti aida à l'organisation matérielle du meeting, lequel fut un très grand succès populaire.

Le défi des jeunes face à la terreur coloniale consacra le ridicule du grand déploiement de son appareil policier et relança l'initiative et la hardiesse dans l'action politique des masses militantes du parti.

Cette confiance que le futur Président de la première République du Mali, mettait déjà en la jeunesse, prenait racine dans son expérience d'ancien leader de mouvement socio-culturel de la jeunesse soudanaise.

En effet, Modibo Kéita considérait la jeunesse comme "une période de la vie où l'homme est naturellement capable de grande générosité, naturellement ouvert aux idéaux de justice et d'égalité, bref, réceptif et sensible aux grandes valeurs morales, civiques et humanitaires. C'est plus que jamais l'âge de l'aptitude à les appliquer avec rigueur".

Aussi, considérait-il que la "jeunesse est une source permanente de renouveau de la société qu'il faut protéger de toute pollution et dont il faut soigner l'environnement".

D'ailleurs, pendant ses dernières heures en tant que Président de la République, alors qu'il était à bord du bateau Général A. Soumaré, et sachant qu'un groupe de militaires parjures avait pris le pouvoir, Modibo Kéita avait continué son voyage jusqu'au port de Koulikoro.

Il avait encore quelque chose à dire au peuple malien et sa jeunesse. A Koulikoro où les militaires n'avaient pas osé venir l'arrêter au port, les jeunes étaient au rendez-vous.

Modibo Kéita, leur avait déclaré ce 19 novembre 1968 <strong><em>: "Le Mali, ce n'est plus nous, ce n'est non plus ceux qui ont pris le pouvoir aujourd'hui. </em></strong>

<strong><em>Le Mali, c'est vous !".</em></strong>

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … de  cultivateur à chasseur</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-de-cultivateur-a-chasseur-2820095.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 May 2019 11:01:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Fadiala Kéïta a, outre la daba, désormais la maîtrise du fusil et de la poudre.

Le 25 avril dernier, il a été admis dans le monde des chasseurs.

L’information paraît banale et sans intérêt, mais seulement pour ceux qui ignorent l’histoire extraordinaire de ce cultivateur ordinaire qui, aujourd’hui, a décidé de se consacrer exclusivement  à la chasse.

Fadiala Kéïta est en effet domicilié à Toumoudjiman (arrondissement de Toukoto), son village natal. Ce 24juillet 2018, armé de son fusil de chasse, il avait pris le chemin qui devait le mener à son champ.

Regardant à droite à gauche, s’il n’y avait pas un gibier pour son repas de midi, Fadiala qui était à présent loin de son village, rangea désespérément son arme, convaincu que ce jour-là, aucun gibier ne s’offrirait à lui. Mais voilà que soudain, un couple de lions vint lui couper la route.

Paniqué, il prit ses jambes à son cou, laissant échapper dans sa fuite un coup de feu qui ne fit qu’accélérer sa fuite.

La distance que Fadiala effectuait d’habitude en une demi-heure, il l’a parcourue en 7 mn. Au village, il trouva du renfort. Une fois de retour sur les lieux, les chasseurs de lion encerclèrent la zone.

Fadiala quant à lui, fatigué, décida alors de se retirer du groupe pour reprendre son souffle. Mais à peine s’était-il assis sous un arbre, qu’à deux mètres de lui dans les buissons, voilà qu’un lion le regardait droit dans les yeux. Un cri, un appel au secours et Fadiala n’ayant pu grimper à l’arbre d’a côté s’écroula évanoui.

Les coups de griffe de l’animal le réveilleront de son sommeil, mais Fadiala ne trouva d’autre solution que de faire le mort.

Comme s’il avait soupçonné le stratagème du pauvre Fadiala, le lion se coucha près de lui.

Au loin, les compagnons de Fadiala observaient la scène.

Faut-il tirer sur l’animal ? Non car les cartouches pourraient toucher le cultivateur. Ce dernier dont l’arme chargée était déposée à quelques centimètres, ouvrait de temps en temps les yeux, se demandant de son côté s’il fallait tenter de fuir ou se saisir de son arme. Il ne se décidait pas et au loin, ses compagnons lui proposaient toutes sortes de solutions.

Ne recevant aucune réponse de Fadiala qu’ils croyaient finalement mort, de peur,  les chasseurs décidèrent de distraire l’animal afin de l’éloigner de sa victime. L’animal accepta le jeu, s’éloigna d’une dizaine de mètres de Fadiala dont les habits étaient mouillés de sueur et peut être …d’autre chose.

Alors, d’un bond, Fadiala sauta à l’arbre sous lequel il était couché. Un coup parti de son arme (dont la gâchette avait été déclenchée au toucher son  pied) et atteignit l’animal qui bondit à son tour sur  l’arbre. Mais, Fadiala  réputé être un piètre grimpeur était déjà sur la cime de l’arbre. L’animal blessé quant à lui, a été achevé par les compagnons du rescapé. Fadiala, cependant, n’a accepté de descendre de l’arbre qu’après que l’animal fût débarrassé des lieux.

C’est depuis cette fameuse journée, que Fadiala aurait, petit à petit, pris goût à la chasse. En Septembre, notre cultivateur a presque abandonné l’agriculture au profit de sa nouvelle vocation. Aujourd’hui, il est confirmé grand chasseur.

En milieu des chasseurs, certains se demandent cependant si Fadiala Kéïtta mérite de danser le "Djanjo", le "Niangara"  ou le ‘’Tiekolonba’’.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Organisations on Gouvernementales (ONG) : ‘’Conseils’’ pour tromper les bailleurs de fonds</title>
<link>https://www.maliweb.net/org-non-gouvernementales/organisations-on-gouvernementales-ong-conseils-pour-tromper-les-bailleurs-de-fonds-2820090.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 May 2019 10:56:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comment avoir l’air d’être responsable d’une Ong sérieuse… sans l’être ? </em></strong>

<strong><em>Mentir, voler est bien sale. Mais, nombreux sont-ils, et des plus aisés ceux là qui vivent de cette pratique. Je vous propose quelques uns de leurs  « secrets ».</em></strong>

<strong><em>Comment gagnent-ils la confiance des bailleurs de fonds ? Lisez, chers maliens du "milieu", puisque nous autres d’en bas ne sommes point concernés.</em></strong>

<em>1/ Avoir une reconnaissance juridique, c’est facile : copiez les statuts et règlements d’une autre Ong en changeant simplement le nom. </em>

<em>Pour les membres du bureau exécutif, mettez les noms des membres de votre famille ou bien, inventez les noms. </em>

<em>Déposez le dossier où vous devez le faire. </em>

<em>Personne ne viendra vérifier. </em>

<em>Vous aurez votre reconnaissance officielle. </em>

<em>2/ Pour choisir le nom de votre association, cherchez à faire savoir que vous voulez défendre les intérêts des plus pauvres, ou alors, cherchez à être à la mode : les femmes, les droits de l’homme, l’environnement, la pauvreté etc.</em>

<em>3/ Faites fabriquer de bons papiers en-têtes et de bonnes cartes de visites où vous portez la boite postale, le téléphone, le fax, le E-mail… même si, ce sont des numéros empruntés.</em>

<em>4/ N’oublier pas de choisir une grosse fonction : PDG, DG, Président… et de gros titres : expert, docteur, consultant international…</em>

<em>5/ Achetez une bonne mallette et, marchez toujours avec elle, même si à l’intérieur, vous n’avez que votre serviette et votre brosse à dents… </em>

<em>Personne ne vous demandera de l’ouvrir !</em>

<em>6/ Si vous voulez présenter votre Ong à un partenaire potentiel, dites-lui que vous travaillez pour les paysans qui n’ont rien, qui ne savent rien… et que vous voulez les sauver. </em>

<em>Si c’est pour l’environnement, dites que, sans votre action, le monde va disparaître car il ne pleuvra plus. </em>

<em>Si c’est pour les femmes, dites que dans votre société, les femmes ne valent même pas un sou et qu’elles sont réduites en esclaves. </em>

<em>Si c’est pour les handicapés, dites que chez vous, les handicapés ne peuvent rien faire et que leur nombre est multiplié par deux chaque année.</em>

<em>7/ Si on vous demande de parler d’une autre Ong, dites que vous la connaissez très bien et qu’elle ne fait absolument rien de bon.</em>

<em>8/ Si on veut savoir l’expérience de votre Ong sur le terrain, présentez les activités des autres en disant que c’est vous qui les avez réalisées.</em>

<em>9/ Même si vous menez très peu d’activités sur le terrain, arrangez-vous pour rédiger un bon rapport d’activités. Bien gros, bien rédigé, et bien imprimé.</em>

<em>10/ Si l’un de vos partenaires veut visiter vos activités sur le terrain, allez préparer le terrain deux jours avant son arrivée. </em>

<em>Vous voyez ce qu’on veut dire…</em>

<em>11/ Voici les mots que les partenaires aiment et qu’il faut savoir utiliser : autopromotion, responsabilisation, développement participatif, accompagnement, etc… </em>

<em>Dites à votre partenaire que vous travaillez pour ça !</em>

<em>12/ Participez à tous les séminaires et ateliers. Même si vous n’êtes pas invité, allez y !</em>

<em>13/ Si on vous demande le procès-verbal de votre dernier conseil d’administration, dites que le rapporteur était absent ou qu’il est à l’étranger.</em>

<em>14/ Si un de vos partenaires tient à visiter vos bureaux ou votre siège, s’il n’y a rien, dites que le bailleur fait les travaux de réfection. Sinon, recevez-le chez une Ong sœur. </em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée de concertation entre la Direction Nationale de l’Agriculture et les  acteurs de la production agricole : Pour un approvisionnement correct en intrants de qualité</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/journee-de-concertation-entre-la-direction-nationale-de-lagriculture-et-les-acteurs-de-la-production-agricole-pour-un-approvisionnement-correct-en-intrants-de-qualite-2820076.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 May 2019 10:40:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Direction Nationale de l’Agriculture en collaboration avec l’Union Nationale des Revendeurs d’Intrants Agricole du Mali (UNRIA-MALI) et Mali Mark ont organisé vendredi dernier à la Maison de Partenariat, une journée de concertation entre la direction nationale de l’agriculture, les fournisseurs d’Intrants agricoles et les institutions financières pour un approvisionnement correct des producteurs en intrants de qualité.</em></strong>

La rencontre a été présidée par M. Oumar Tamboura représentant du directeur de la Direction Nationale de l’Agriculture (DNA), en présence de Mme Tangara Aminata Coulibaly, directrice national de Mali Mark, du président de  l’Union Nationale des Revendeurs d’Intrants Agricoles, des représentantsdu consortium de Koulikoro et de Ségou, des représentants de la plateforme d’innovation de Bougouni, de koumantou, de yorosso et plusieurs invités.

La rencontre avait pour but de faciliter l’approvisionnement correct des producteurs Maliens en intrants de qualité pour une meilleure production agricole au cours de la campagne 2019/2020.

Dans ses propos, Mme Tangara Aminata Coulibaly, directrice nationale de Mali Mark, a indiqué que Mali Mark est une organisation nationale qui a pour but d’augmenter le revenu des producteurs à travers une amélioration de la production et de la productivité agricole, tout en renforçant le système de distribution des intrants au Mali. «  Il intervient dans les régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou et le district de Bamako », a-t-elle jouté.

Cependant, rappelle la directrice nationale de Mali Mark, grâce au financement de l’AGRA-Mali, son département a appuyé en 2018, 246 (dont 156 agro-dealers  dans la région de Koulikoro et 90 dans la région  de Ségou) à s’établir pour améliorer leurs boutiques de vente. A cela s’ajoute la formation de 581 agro-dealers dans les 2 régions sur les outils de gestion entreprise, le plan d’affaire, la recherche de financement, les engrais et les semences.

Elle ajoutera ensuite que plusieurs plateformes d’innovations ont été installées dans la région de Sikasso par la structure comme Mali Mark et CRS partenaire d’ICRISAT avec un financement de l’USAID-Mali regroupa tous les acteurs des chaines de valeurs mil et sorgho.

« Les appuis de Mali Mark contribuent aux efforts nationaux de développement en renforçant les capacités techniques, institutionnelles et financières des distributeurs d’intrants à mieux servir nos pays » a conclu Mme Coulibaly.

M.3 Oumar Tamboura représentant du directeur de la Direction Nationale de l’Agriculture (DNA) a pour sa part rappelé que depuis plusieurs années l’Etat Malien accorde une subvention pour l’approvisionnement des producteurs en semences et en engrais en vue de l’amélioration de la production et de la productivité agricole. Il s’agit entre autres, de riz, de maïs,  le coton,  mil et autres cultures approuvées par le conseil  supérieur de l’agriculture.

Aux dires du représentant du directeur national de l’agriculture, ces efforts de l’Etat Malien ont porté leurs fruits car indiquera-t-il, les qualités totales placées dans le cadre de cette subvention ont passé de 51779 tonnes en 2018/2019 à 375752 tonnes en 2016/2017 avec des montants respectifs de 11,638 milliards de FCFA à 38 milliards de FCFA. « Les productions céréalières sont passées de 4.841871 tonnes à 9.514 298 tonnes en 2017/2018 soit un taux d’accroissement annuel moyen (TCAM) de 9,7% », ajoute-t-il.

Pour conclure, M. Tamboura dira que la vision de notre pays est d’améliorer la gestion de la subvention des intrants agricoles à travers un programme de subvention « intelligente-Smart » et d’identifier les investissements et les reformes politiques nécessaires pour améliorer l’accès aux intrants à moindre coût ainsi augmenter leur l’adoption et utilisation par les petits agriculteurs.

<strong>Abdoul Karim sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le drapeau National de Haïti, célébré à Bamako :  La liberté ou la mort</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/le-drapeau-national-de-haiti-celebre-a-bamako-la-liberte-ou-la-mort-2820079.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/le-drapeau-national-de-haiti-celebre-a-bamako-la-liberte-ou-la-mort-2820079.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 May 2019 10:38:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 18 mai 1803 a vu naître le drapeau national de Haïti, fruit d’une lutte acharnée, sanglante et héroïque d’un peuple qui a refusé la soumission et l’esclavage pour arracher à l’oppresseur sa liberté et sa libération.</em></strong>

<strong><em>En souvenir de cette date historique, la communauté Haïtienne au Mali a organisé le 18 mai 2019 à l’hôtel Sheraton de Bamako une cérémonie des plus émouvantes pour rendre hommage à leurs ancêtres aux quels, ils doivent leur dignité. </em></strong>

<strong><em>A leur côté, il y avait leur consule honoraire au Mali, notre compatriote Mme Kadiatou Konaré, une représentante de l’ambassade des USA au Mali et une autre de la Minusma. </em></strong>

C’est Mme Marie Rose Fernande Alexandre, coordinatrice de la rencontre qui a d’abord pris la parole pour demander à l’assistance d’observer une minute de silence à la mémoire de ses ancêtres qui avaient donné leur vie, il y a 216 ans pour mettre fin à la barbarie de l’oppresseur Français d’alors qui piétinait les droits fondamentaux des Africains dont des Maliens, Béninois, Sénégalais et autres.

Oui dit Mme Marie Rose Fernande Alexandre, «  nos ancêtres dont nous sommes fiers ont donné l’exemple de la détermination et du sacrifice en combattant et battant l’armée Napoléonienne pour lui arracher le drapeau français (bleu-blanc-rouge) et en faire un drapeau Haïtien, bleu-rouge. Pour eux et pour nous aussi, il faut vivre libre ou mourir ».

Du coup, dit-elle est née la nation Haïtienne et son indépendance acquise quelques mois après, le 1<sup>er</sup> janvier 1804.

Mme Alexandre a aussi magnifié les femmes Haïtiennes et le rôle qu’elles avaient joué dans la belle et extraordinaire histoire révolutionnaire de son pays. Il faut donc prier pour tous ceux-là qui ont donné leur vie pour Haïti et remercier le Seigneur, a-t-elle conclu.

Prenant la parole, la consule honoraire de Haïti au Mali, notre compatriote Mme Kadiatou Konaré n’en dira pas moins.

Dans un bref discours mais bien inspiré, elle a ému nos frères haïtiens dont certains n’ont pu retenir leurs larmes.

Maitrisant l’histoire de ce pays, la consule a rappelé le signe et le sens du ‘’18 mai, jour de la création du drapeau national de Haïti, quand Haïti face à son histoire, a pris l’engagement éternel de mener au nom des peuples opprimés du monde, la bataille de l’émancipation, la bataille de la liberté, la bataille de la dignité. Courage et abnégation furent alors le credo de ses héros’’.

Parmi ceux-ci, Mme Kadiatou Konaré a cité des figures historiques comme Dessalines, Alexandre Pétain et Catherine Flon, cette célèbre Haïtienne qui, de ses mains a cousu le premier drapeau national de ce pays, il y a aujourd’hui (18 mai 2019) 216 ans.

Mme Kadiatou Konaré a aussi émis son vœu de voir le consulat honoraire de Haïti au Mali être « une passerelle entre les deux pays, entre l’Afrique et les Caraïbes. Une passerelle pour la Culture. Une passerelle pour l’économie… Mais avant tout, une passerelle pour honorer la mémoire en partage ».

Cela ajoutera-t-elle, parce que « Haïti, de toute dignité drapée a su rester Africaine et, depuis la lointaine Caraïbe, elle préserve la culture et la spiritualité africaine. Elle veille avec tendresse, avec passion sur le Continent des aïeux. Pour moi, Haïti est l’expression la plus aboutie de l’Africanité des Caraïbes ».

Pour conclure ses propos, Mme Kadiatou Konaré a dit être fière d’être la consule honoraire de Haïti au Mali, d’être au service de la communauté Haïtienne au Mali, d’être au service de Haïti.

Revenant au drapeau national de ce pays frère dont l’anniversaire (216 ans de sa création) a été célébré à Bamako, la Haïtienne Mme Johanne De Desormeaux Julia Brutus précisera que le bleu et le rouge qui le composent symbolisent les noirs et les mulâtres.

Un drapeau recousu  dit-elle, par les femmes Haïtiennes pour sauver l’Union dans son pays.

Par la même occasion, elle a souhaité que le Mali soit également ‘’recousu’’ car la paix et le développement ne peuvent être une réalité lorsque ce n’est pas le cas, a-t-elle conclu.

Après les émotions, les hommages et les souvenirs, la fête de la célébration du 216<sup>ème</sup> anniversaire du drapeau national de Haïti par la communauté de ce pays au Mali a été marquée à l’hôtel Sheraton par des chants, des danses et un bon diner.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … Du désespéré et de la brebis</title>
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<pubDate>Mon, 13 May 2019 11:12:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>M.D, mécanicien de son état à Faladjè, a été sérieusement tabassé le 1er mai dernier par un groupe de bergers, non loin de leur garbal.</strong>

Le jeune homme qui a été sauvé de justesse par des passants n’était ni un voleur d’animaux, ni un bandit armé. Il a tout simplement été coincé ce jour, aux environs d 19 heures, entrain de « s’amuser » avec une brebis.

Pris en pleine ‘’action’’, M D n’eut point le temps de remettre son pantalon afin de prendre la « tangente ».

Il a été rapidement maîtrisé par les bergers qui l’on ligoté, puis tabassé avant de lui exiger des explications.

Ce genre d’activité était-il le jeu favori du jeune garçon ? Serait-il un malade mental ? Rien de tout cela.

Tout tremblant, MD jura qu’il venait pour la toute première fois de s’adonner à une telle pratique. Il soutient l’avoir fait sur recommandation d’un marabout. Le jeune mécanicien dit espérer par cette pratique recommandée par son marabout, de reconquérir sa fiancée tombée amoureuse d’un autre homme.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à mon oncle Bass : Cher oncle, Nangadef !</title>
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<pubDate>Mon, 13 May 2019 10:15:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>De ta dernière lettre, je n’ai essentiellement retenu que ce conseil que tu me prodigues : « prend les choses avec philosophie, petit Ablo. La vie ici-bas ne vaut rien. Poussière tu es, poussière, nous sommes tous ».</strong> </em>

<em>J’avoue cher oncle, que tu me surprends fort parce que tu dis là. Mais, je suis sûr que tu n’as pas perçu à travers ta philosophie que tu invites les désespérés à se suicider. Ce qui y est pourtant évident.  Walahi, bilahi, je jure ! </em>

<em>Je veux aussi te préciser que je prends effectivement les choses avec philosophie car, autrement, sans argent, sans emploi et sans aucune certitude du lendemain, je me serais, depuis fort longtemps « auto assassiné ». Walahi, bilahi, je jure ! </em>

<em>Aussi, la « vie ici-bas » est bel et bien tout et vaut tout. </em>

<em>D’ailleurs, même la mort vaut quelque chose, car elle a l’avantage d’abréger définitivement nos souffrances et surtout d’établir une vraie équité entre tous les êtres humains, animal et même végétal.</em>

<em>Eh oui, cher Bass, que l’on soit petit ou grand, pauvre ou riche, malade ou sain, ministre ou vendeur de salade, cafre ou musulman, tôt ou tard, la mort vous foudroyera. </em>

<em>Poussière, je serai certes un jour, mais tant que je conserverai ma misérable carcasse (Alhamdoulilahi, c’est encore le cas), je serai tout simplement Ablo et peut être bien… Malien de l’extérieur sur la terre de « nos  ancêtres les Gaulois ». Ah la France, je t’adore !</em>

<em>Ne m’en veux point, cher tonton pour ce que je dis là, mais, c’est ça qui est ça ! Walaï, Bilaï, je jure !</em>

<em>A présent, je t’informe qu’effectivement, grand-mère et toute la troupe familiale se portent bien… Puisque, personne n’est encore devenu… poussière. Et, en famille, à l’instar de la communauté internationale (musulmane), nombre de maliens  observent depuis le 6 mai dernier le jeûne.</em>

<em>A propos, bonne nouvelle : à l’occasion du mois béni du Ramadan, un très riche opérateur économique (que l’on dit être également un grand corrupteur) a procédé la semaine à une distribution de vivres à  quelques familles de Famtambougou-Bamako.</em>

<em>C’est ainsi que nous (la troupe familiale) avons réceptionné 15 kg de  riz, 10 kg de sucre et 4 litres d’huile. Alhamdoulilahi ! </em>

<em>La marmite familiale ne sera donc pas en ‘’jachère’’ pendant 3 jours. </em>

<em>C’est vrai que tout cela est éphémère (hélas), mais, toi-même tu sais, pour nous les "en bas", seule importe l’assurance de la bouffe du jour. walahi, Bilahi, je jure !</em>

<em>Qu’à cela ne tienne, nous disons merci à Dieu, de nous (les Maliens d’en bas) donner cette force morale de ne devoir nous prosterner devant aucun mortel pour reconnaissance de services rendus ou pour une quelconque recherche de strapontins, d’avantages alimentaires ou encore de protection autre que celle de Dieu, le Seul qui est à même de sauver les’’ certaines choses’’ des nageurs.</em>

<em>Eh oui, oncle Bass, respirer la misère, bouffer  la poussière et n’avoir à manger qu’une fois tous les 3 jours, ont aussi l’avantage de maintenir intacte, une grosse portion de notre dignité. Celle-là même que certains Maliens d’en haut, ces riches de la 25<sup>ème </sup>heure, ces arrivistes sans vergogne, ces implacables voleurs de la République sont obligés de piétiner, aux seules fins de conserver les privilèges et les biens mal acquis. </em>

<em>Walahi, bilahi je jure tonton, les vampires peuvent toujours attendre… Ils finiront bien, tôt ou tard, tard ou tôt, par être exposés dans les vitrines de la honte et être arrosés de nos crachats. </em>

<em>Aussi, concernant ce mois de carême, nous les Maliens d’en bas n’avons de soucis aucun. Et pour cause.</em>

<em>A jeûn, nous sommes du 1<sup>er</sup> Janvier au 31 décembre de chaque année.</em>

<em>De là à dire que nous y sommes habitués, n’est que pur mensonge car, personne ne s’habitue à vivre dans à la misère. Ceci, je le dis aussi à tous ces prêcheurs aux ventres dodus, à la nuque bien grasse, qui n’arrêtent de nous pomper l’air sur les chaînes de TV nationale qu’ils se sont appropriées depuis lundi dernier. </em>

<em>Innadilahi ! Figure-toi, oncle Bass, qu’un de ces prêcheurs en est même venu à la déduction suivante : « le jeûne a la vertu de créer chez les riches et autres nantis, un sentiment de compassion pour les pauvres. Car les riches qui observent le carême comprendront ce que valent la faim et la soif ». N’importe quoi ! </em>

<em>Comment, cher oncle, celui-là qui, réveillé de son lit moelleux, dans cette chambre au luxe insolent, se tape au « Suguri » 2 poulets rôtis, 3 litres de lait frais, une bouteille d’eau minérale bien frappée, (avant de se rendre dans son bureau climatisé), peut-il, lui, connaître et comprendre l’épreuve de la faim et de la soif ?</em>

<em>Comment, ce nouveau riche qui ne médite que sur les voies et moyens de devenir encore plus riche, peut-il connaître et comprendre les souffrances de ce pauvre diable qui n’arrive pas à fermer l’œil de la nuit, parce que n’ayant même pas de quoi assurer un seul repas du lendemain à sa famille ? Bref ! Je ne vais pas m’attarder plus longtemps sur ces histoires. </em>

<em>Celui qui croit en Dieu, qu’il y croit, celui qui n’y croit pas, qu’il n’y croit pas. Un point, un trait. Je le dis pian ! Parce que </em><em>c’est ça qui est ça !  </em>

<em>Enfin tonton, je t’informe (si cela peut t’intéresser) que Mr Boubou a constitué son nouveau gouvernement la semaine dernière.</em>

<em>Sur les 38 membres, il n’y a que 17 nouveaux. Bof ! Anciens ou nouveaux, c’est du pareil au même. Alors s’en fout !</em>

<strong><em>A lundi prochain, Inchallah</em></strong>

<strong><em>Par ton petit Ablo, bientôt à Paris !</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernement Boubou Cissé : Les 9 commandements du Président IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement-boubou-cisse-les-9-commandements-du-president-ibk-2818811.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 May 2019 10:00:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le premier conseil des ministres du  gouvernement Boubou Cissé   s’est tenu, mercredi dernier, dans la salle de délibérations du Palais de Koulouba sous la présidence de M. Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République. </em></strong>

L’air grave,  le Président de République a invité le premier ministre et les  membres du Gouvernement à tout mettre en œuvre pour exécuter les missions suivantes :

1- Assurer la sécurité des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national ;

2 - Poursuivre la mise en œuvre des lois d’orientation et de programmation militaire et de sécurité intérieure ainsi que du plan de sécurisation intégrée des régions du centre ;

3-  Renforcer l’accès des populations aux services sociaux de base notamment sur les plans de la justice, de l’éducation et de la santé ;

4 -  Consolider l’unité nationale ;

5 - Organiser, dans un meilleur délai, le dialogue politique  inclusif préconisé par l’Accord politique de gouvernance du 2 mai 2019 ;

6 -  Poursuivre les efforts dans  le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation  au Mali, issu du processus d’Alger ;

7 - Œuvrer à la construction d’une économie émergente en tenant compte notamment des exigences de l’espace UEMOA ;

8 - Renforcer les actions du gouvernement pour l’apaisement du climat social ;

9 - Entreprendre des initiatives pour la valorisation des  produits nationaux.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ecole Malienne à la traîne : Les perdants, ce sont les élèves et Etudiants</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ecole-malienne-a-la-traine-les-perdants-ce-sont-les-eleves-et-etudiants-2818806.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 May 2019 09:52:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans tous les pays, la formation de l’homme est sans nul doute le facteur primordial de lutte contre le sous-développement. </em></strong>

<strong><em>Le Mali, pays sous développé ne fait donc pas exception à la règle, mais cette formation est plus que jamais perturbée par d’incessantes grèves des enseignants et qui ne peuvent que mener les enfants à  des années facultatives et parfois même blanches. </em></strong>

Les jeunes se rendent à l’école pour ne plus rien apprendre, préférant aujourd’hui chercher d’autres débouchées que de rester sur des blancs qui ne font que compromettre davantage leur avenir.

Chez tous ces élèves, il y a un désespoir qui leur fait perdre leur équilibre, dans la mesure où, ils sont traumatisés par le comportement inconscient de leurs enseignants, responsables pourtant de leur avenir et de celui de la Nation.

L’école est donc devenue un véritable casse tête, car, quand les étudiants finissent avec leurs problèmes, ce sont les enseignants qui prennent la relève. C’est le cas d’aujourd’hui.

Je leur demande une prise de conscience.

Aujourd’hui, ceux qui sont au pouvoir ne cherchent qu’à se maintenir quelqu’en soit le prix.

Ils n’ont ni études à faire, ni diplômes, ni boulot à chercher.

Ils cherchent à maintenir leur mieux être et l’équilibre de leur famille.

Les Enseignants doivent donc abandonner leurs passions et les coups de cœur pour réfléchir, analyser, afin de comprendre les conséquences fâcheuses que peuvent engendrer leur comportement actuel.

Ils doivent apprendre à reculer, à voir clair, à concéder et être d’accord avec eux-mêmes, ensuite avec les autres. Cela ne sera ni de la faiblesse, ni de l’abdication, ni une fuite, mais plutôt être mûr, conséquent, réaliste, raisonnable, en un mot responsable.

L’histoire tôt ou tard retiendra le comportement de tout un chacun.

Ce qui me paraît une vérité incontestable et évidente est que, personne n’aime passer toute sa vie sur les blancs d’école et la meilleure partie de sa force productive à étudier. Les études ont un temps. Le travail aussi.

On sait que parmi les enseignants, il y a des déchets, des pourritures, des fainéants, des vauriens dont le dessein est de nuire eux consciencieux.

Je demande à nos gouvernants de donner une pleine conscience à ces enseignants qui ont en main les destinées de ce pays.

Cela me paraît d’une grande importance et ne peut se faire que par un enracinement réel de tout notre système éducatif. Il faut mettre l’école à l’abri de toutes les pressions d’où qu’elles viennent.

Les enseignants doivent avoir une pleine conscience de leurs responsabilités d’éducateurs et savoir l’assumer.

Ils ne doivent pas être des formateurs peu éclairés manquant de sérieux.

Notre corps enseignent dont faire preuve d’abnégation et de dévouement et jouer un rôle de premier plan dans la marche de notre pays vers le progrès.

&nbsp;
<h2>Mamadou S. Diallo</h2>
<strong>Enseignant à la retraite</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déclin de l’Ecole au Mali : Nous sommes tous coupables !</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/declin-de-lecole-au-mali-nous-sommes-tous-coupables-2818832.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 May 2019 04:32:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis plus d’une décennie, l’école malienne rencontre d’énormes difficultés. </em></strong>

<strong><em>Ce qui explique, de nos jours, les tares de cette grande ‘’entreprise nationale’’.</em></strong>

De la révolution de Mars 1991 à nos jours, nous assistons à une prolifération anarchique d’écoles publiques, communautaires et privées. Elles poussent partout comme des champignons.

Ce qui explique un peu le taux élevé d’enfants scolarisés dans nos villes et campagnes.

Beaucoup de parents ont compris que l’avenir des enfants est à l’école et ils ont pris goût pour l’inscription des enfants (garçons et filles) à l’école.

Mais, aujourd’hui, nos classes sont de véritables « Chine populaire ».

Cela concerne surtout les écoles publiques où l’on peut trouver dans une seule classe, plus de cent élèves.

Comment peut-on encadrer une telle classe ? C’est pourquoi d’ailleurs, les parents nantis amènent leurs enfants dans les établissements privés en mettant en doute la compétence et le niveau des enseignants des écoles publiques.

L’existence des effectifs pléthoriques pose un grand handicap pour la performance de notre école où les enseignants deviennent de plus en plus des « baby-sitters ».

Comment doit-on appeler cette nouvelle génération d’écoliers qui ne savent ni lire ni apprendre ? Une génération sacrifiée.

Par ailleurs, savoir lire, écrire et compter est une chose, mais connaître ses droits et devoirs en est une autre.

Ces deux choses vont de pairs dans la formation et la vie d’un enfant.

Il n’y a plus d’éducation à l’école. L’enfant est laissé à lui-même, plus de correction. Ce qui fait que l’élève n’accorde aucun respect à l’enseignant.

Or, reconnaissons que la correction est un droit de l’enfant et un devoir du maître.

Les bonnes manières doivent s’apprendre à l’école, mais nos enfants sont abandonnés à eux-mêmes comme des animaux et c’est pourquoi ils agissent bêtement puis ils deviennent incurables.

Face à un monde en perdition, tout le monde fuit devant la responsabilité (enseignants, parents d’élèves et l’Etat).

<strong>Pays expérimental, école cobaille. </strong>

Combien de méthodes avons-nous vu de 1991 à nos jours ?

Au premier cycle de l’enseignement fondamental, chaque année il y a une nouvelle méthode, si bien que les enseignants s’y trouvent confus et perdus devant ces changements perpétuels de méthodes dont les formations vont d’une à deux semaines.

La plupart des enseignants n’étant pas issus d’une école de formation de maîtres mais dévoués pour la cause de la Nation méritent un traitement soigné pour faire sortir notre école de sa cécité.

Ainsi donc, l’Etat malien doit veiller à leur formation-continue-régulière et sans exception.

Au regard des maux qui rongent notre école, il faut une implication de toutes les couches socio-politiques du pays à savoir : parents d’élèves, élèves, partenaires de l’école et surtout les enseignants.

<strong> Tout le monde se plaint de l’école et tous se détournent d’elle.</strong>

Des rencontres se sont déroulées à travers le pays pour parler des problèmes de l’école de base et faire des propositions de sortie de crise. Hélas ! Ce sont des forums de rien.

Dix à vingt personnes pour parler d’un grand problème comme celui de l’école malienne s’avère décourageant.

Tous se retirent de la scène comme pour dire « ça ne nous regarde pas, nous avons d’autres préoccupations ».

Voilà des attitudes qui montrent que l’avenir des enfants leur dit peu.

Or, ce n’est pas un Messie qui viendra nous sortir de cette impasse.

Les parents, au lieu de chercher les causes de la mauvaise performance de l’école, mettent toute la charge sur les enseignants. C’est pourquoi, on ne cesse d’entendre dire : « nos enfants n’ont pas de niveau, nous sommes désolés ». Combien est la fierté du maître d’école de voir son élève réussir ? Quel métier ingrat !

Il ne sert à rien de faire un serment d’hypocrite sur le problème de l’école.

Ça n’a aucun sens qu’on se jette des pierres et que chacun tire la couverture de son côté pour accuser l’autre.

La nation, c’est tout le monde. Jeunes, vieux, riches ou pauvres, chacun doit s’investir sérieusement pour préparer l’avenir du pays.

Cet avenir ne sera radieux que si seulement les enfants ont une éducation Saine et un enseignement de qualité.

Nul n’ignore que le développement d’un pays passe par l’école d’abord.

Nous n’avons pas besoin d’école « garderie d’enfants », mais d’une vraie école citoyenne qui prépare nos enfants à la vie future.

Pour ce faire, ce n’est pas par le cœur qu’il faut agir, mais par la raison car « toutes les victoires de l’homme sont des victoires de l’Esprit… »

Sinon, nos enfants nous demanderont justice un jour parce que c’est une nouvelle génération d’ignorants qui se forme.

&nbsp;
<h1>Soumana Fabe</h1>
<h1>Enseignant à la retraite</h1>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … du frère du patron et de la secrétaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-du-frere-du-patron-et-de-la-secretaire-2818827.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 May 2019 04:23:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Directeur d'une petite entreprise à Bamako mettra du temps avant de comprendre la scène à laquelle il a assistée le 5 mai dernier dans les locaux de son établissement.

Ce jour-là, il venait de rentrer dans le bureau de son jeune frère assurant la direction commerciale de l'entreprise quand il y trouva une des secrétaires, nue comme un oisillon. Ses habits étaient accrochés à une chaise et le directeur commercial, les mains sur la tête.

Explications : la jeune secrétaire soutient qu'elle était depuis un certain temps contrainte de se "comporter ainsi" avec le jeune frère du patron qui la menaçait de figurer parmi les secrétaires à licencier (l'entreprise compte 3 secrétaires en essai).

De son côté, le directeur commercial affirme avoir cru que la jeune fille était devenue folle, ayant pénétré sans motif dans son bureau pour se déshabiller.

Qui dit vrai ?

L'on ne le sait pas encore…, mais il est bien vrai que l’entreprise envisage de mettre 2 secrétaires à la porte.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Organisation pour la Sécurité Routière en Afrique de l’Ouest (OSRAO) : Sauver des vies</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/lorganisation-pour-la-securite-routiere-en-afrique-de-louest-osrao-sauver-des-vies-2818823.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 May 2019 02:18:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la sensibilisation et de la promotion de la  lutte contre l’insécurité routière, (en vue d’éradiquer l’accident grave  dans notre pays) l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) à travers le Ministère des Transports et de la Mobilité Urbaine a initié  mercredi dernier au (Monument Kwamé kuruma), une caravane commémorative de l’Organisation pour la Sécurité Routière en Afrique de l’Ouest (OSRAO) </em></strong>

La caravane a été présidée par M. Mark Dabo, secrétaire général du ministère des Transports et de la Mobilité Urbaine, en présence de M. Mamadou Sidiki Konaté, Directeur général de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) et plusieurs autres caravaniers.

Cette caravane qui a regroupé une centaine de motocyclistes de notre pays et qui  a parcouru toute la ville de Bamako, visait à sensibiliser la population malienne sur le port de casque en vue non seulement, de promouvoir et renforcer la sécurité routière, mais aussi, de contribuer à l’amélioration des conditions d’exploitation du réseau routier de notre pays.

Dans son discours, M. Mark Dabo, secrétaire général du ministère des Transports et de la Mobilité Urbaine a indiqué que la problématique de l’insécurité routière constitue un problème majeur en Afrique car, dit-il « le nombre d’accidents de la circulation routière continue de se multiplier avec ses corollaires de morts  à travers les pays »

C’est pourquoi, dira M. Dabo, les pays membres de la CEDEAO ont initié cette journée de l’OSRAO en vue de sensibiliser les populations de nos pays sur les risques liés au phénomène, afin de réduire l'insécurité routière à l'horizon 2020.

« le fléau de l’insécurité routière ne peut être combattu que par une synergie d’efforts conformément  à la vision du président de la République qui a toujours demandé une attention particulière soit portée  sur cette question considérée comme un problème de santé au niveau mondial », a conclu le secrétaire général.
<ol>
 	<li>Mamadou Sidiki Konaté, Directeur général de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) a pour sa part indiqué que l'ANASER est une structure qui a été créée 2009 dans les pays de la CEDEAO et a pour but de fédérer les efforts en vue de réduire les risques liés à l'insécurité routière.</li>
</ol>
Il ajoutera ensuite que l’un des problèmes cruciaux de notre pays est l’accident des engins à deux roues.

C’est pourquoi, dira le patron de l’ANASER, sa structure et ses partenaires ont initié cette caravane à l’attention des conducteurs d’engins à deux roues, en leur doutant chacun d’un casque afin  de sensibiliser à leur tour la population, (principalement les jeunes) sur l’importance du port du casque.

Parce que, estime-t-il, « le port de casque est un moyen efficace de prévenir les blessures à la tête et réduire la gravité des blessures chez les conducteurs et les passagers des engins à deux roues »

<strong>Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre au CICB pour sauver l’année Scolaire 2018&#45;2019 : Un rendez&#45;vous manqué</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rencontre-au-cicb-pour-sauver-lannee-scolaire-2018-2019-un-rendez-vous-manque-2818839.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/rencontre-au-cicb-pour-sauver-lannee-scolaire-2018-2019-un-rendez-vous-manque-2818839.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 May 2019 00:39:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En vue  de sauver l’année scolaire 2018-2019, le Gouvernement Boubou Cissé  avait convoqué (pour le samedi 11 mai) une rencontre au CICB. Celle-ci devrait se tenir avec tous les partenaires de l’Ecole Malienne. </em></strong>

<strong><em>Rendez-vous manqué, car les représentants des syndicats de l’Enseignement ont refusé d’y participer.</em></strong>

<strong><em>L’année Blanche pour la majorité des élèves maliens semble désormais inévitable.</em></strong>

La fameuse rencontre devrait se tenir  en présence de M. Baba Akim Haïdara, Médiateur de la République, des syndicats signataires du 15 octobre 2016, les parents d’élèves, l'AEM et d'autres partenaires de l'Ecole.

Hélas, les syndicats signataires du 15 octobre 2016 en ont décidé autrement. Et pour cause. Ils disent n’avoir été informés de l’évènement que sur les réseaux sociaux et à travers un communiqué du conseil des ministres de mercredi dernier.

De plus s’indignent-ils,  le ministère de l'Education ne leur a envoyé  de correspondance officielle à propos de la rencontre que seulement vendredi dernier, alors que celle-ci était programmée pour le jour suivant.

Toute chose, que les Enseignants qualifient de manque de respect et de considération à leur égard.

« Nous pensons qu’il serait mieux de discuter avec les syndicats avant de prendre une telle décision unilatérale » clament-ils.

Ils ont ensuite rappelé que tout  différend entre les représentants des travailleurs maliens et le Gouvernement doit trouver sa solution à travers une commission de conciliation et non sur la place publique avec des acteurs ne maitrisant rien du dossier de l’Ecole.

C'est suite à cela, expliquent-ils, qu’après une réunion extraordinaire (tenue le vendredi 10 mai) ils ont  décidé de ne point participer à ladite rencontre.

Aussi, disent-ils, les acteurs invités à cette rencontre ne leur paraissent pas crédibles car préciseront-ils « les points de revendication des syndicats sont connus ainsi que leurs propositions. Il revient donc au gouvernement de convoquer la commission de conciliation et faire une contre-proposition »

C'est pourquoi, diront les syndicalistes,« la démarche actuelle du gouvernement est solitaire et est une fuite en avant. Au lieu de faire face au problème, on essaie de le déplacer ».

Les syndicats signataires du 15 octobre 2016 ont enfin invité le gouvernement Malien à faire face au problème déjà connu, en vue de trouver un dénouement heureux.

A noter que pour la fin de leur grève, les enseignants exigent du gouvernement Boubou Cissé la satisfaction des points de revendications relatives  ‘’ à l’octroi  d’un prime de logement, la relecture du décret N 529/ P-RM du 21 juin 2013, l’allocation d’indemnités au personnel chargé des examens et des concours professionnels en ses articles 1,2 et 3 et l’accès des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales aux services centraux de l’Etat’’.

<strong>Abdoul Karim Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour l’avenir au Mali : Bâtir une nation apaisée et réconciliée</title>
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<pubDate>Mon, 13 May 2019 00:36:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mois béni de Ramadan,  mois de  communion,  de méditation, de solidarité, de pardon, est une occasion propice à mettre à profit pour avoir, le cœur à la bonne place, une pensée pieuse aux êtres disparus, satisfaire le besoin de nous souvenir, pour action, des propos pleins de sagesse et de pédagogie  d’illustres intellectuels dont le président feu Mamadou Konaté (Paix à son âme) qui disait en particulier: « nous sommes tous appelés à mourir, ce qui ne meurt pas, c’est le pays : pensez alors au pays ».</em></strong>

L’édification d’une nation unie et prospère est l’affaire de tous et appelle, dans la dignité et l’honneur, un ultime sursaut général dans le sens du  réveil de l’esprit patriotique.

« La nation, comme l’individu, est l’aboutissement d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements » disait E. Renan

Nos compatriote sont, de plus en plus, conscience des dangers qui menacent la quiétude des populations et  déplorent l’absence d’une volonté politique forte, d’un  leadership de qualité, d’une implication poussé à divers niveaux de responsabilité consistant à laisser de côté les discours, les paroles mielleuses , les critiques stériles et sans effets, et à poser, dans une symbiose d’esprit réconciliant, des actes concrets, des actes de progrès  susceptibles d’ éteindre effectivement  les feux  tentaculaires de la haine, de la violence, de l’ignorance, de l’obscurantisme.

«On connaît une nation aux hommes qu’elle produit, mais aussi à ceux dont elle se souvient et qu’elle honore » affirmait J. F. Kennedy.

Les citations « Le danger que l’on pressent, mais que l’on ne voit pas, est celui qui trouble le plus » et  « Rien n’est plus dangereux que l’autorité en des mains qui ne savent pas en faire usage »,  respectivement de Defoe et de Rousseau, sont à même d’édifier le grand public sur l’ampleur des risques auxquels il est exposé.

<strong>Appui de l’élite</strong>

L’incarnation de l’élite  rencontre moult difficultés et le bout du tunnel ne pointe pas encore à l’horizon alors que, comme le disait J. Payot, « Une nation qui ne sait pas soutenir son élite est une nation condamnée à disparaître. »

Les multiples défis qui  paralysent le développement du Mali et au premier rang desquels se situent  la crise sécuritaire persistante, la crise de confiance, ne peuvent être relevés qu’à la lumière  d’ une réflexion collective , approfondie et soutenue, assortie de propositions d’ actions à grande échelle, apportant une réelle valeur ajoutée à la moralisation de la vie publique, à la relance, sous de bons  auspices, de la construction  d’une citoyenneté porteuse de véritables ramifications démocratiques, de droits , de libertés d’expression.

La relance de l’essor économique et social,  la réduction  des disparités de développement entre les différentes régions sur l’étendue du territoire, la lutte contre la pauvreté, se heurtent, de manière récurrente,  à des freins, des obstacles notoires.

<strong>Un devoir de mémoire :</strong>

«Malheur à la nation qui ne se souvient plus de l’histoire de ses pères ! Son histoire à elle touche à sa fin » relatait  F. Bagarts

La plupart des conflits sociaux procèdent  surtout de logiques géopolitiques, sociologiques, économiques mais revêtent, à dessein, les habits de la religion pour mieux séduire, encenser des activistes fieffés, des milieux vulnérables, cantonnés dans le scepticisme, l’attentisme  tout en espérant, par des vœux nourris, à <strong> </strong>de lendemains de bonheur, d’accalmie générale par miracle.

L’ Etat se désagrège dans ses fondements et son redressement requiert un engagement ferme de la part de toutes les bonnes volontés,  des  personnes  de tous bords , attachées au meilleur devenir commun et qui placent , au centre de leurs préoccupations, les voies et moyens adéquats  en vue d’ asseoir, en rassembleurs, la visibilité et l’ancrage  de la paix, de l’entente, d’un vivre-ensemble durable et sans écueils.

La concertation de proximité,  la rencontre de l’autre,  l’émulation, le dialogue inclusif  sont des facteurs importants et décisifs  de recherche d’harmonie, d’efficacité, d’épanouissement, des placements sûrs parce que s’adressant à l’homme, capital le plus précieux.

La promotion  des vraies valeurs socio- cultures nationales, le changement de mentalités et de modes de pensées, constituent des passages incontournables pour forger le  meilleur destin du pays. Le concours actif des citoyens  convaincus, véridiques, dévoués pour l’émergence de bonnes et justes causes, s’impose pour résoudre les problèmes  structurels et conjoncturels qui prévalent, hiérarchiser les priorités et les inscrire dans un processus dynamique, en relation continue et dialectique avec les maux dont continuent à souffrir les populations.

Il convient notamment  de renforcer, de développer certaines habilités dont : l’écoute active : marquer une attention et une sollicitude constante pour comprendre la situation d’ensemble du pays du point de vue du citoyen, valider la perception générale de la situation, identifier les intérêts au- delà des perceptions, demander des clarifications, vérifier la compréhension  générale;

la  communication–action : éviter la rétention de l’information,  se parler, bien communiquer, susciter des discussions ouvertes, des échanges fructueux et porteurs , multiplier les gestes et actes par des sources soucieuses de transparence et d’authenticité en  ne perdant pas de vue  qu’ au sein du grand public la mal information, les contre- vérités, ne facilitent pas le passage des messages, des mots d’ordre utiles et utilisables ; la mobilisation : elle demeure une dynamique organisationnelle s’adressant à l’ensemble des citoyens car mobiliser quelqu’un consiste à le mettre en état d’alerte, le requérir pour une œuvre collective ; la vision : c’est  l’image du pays projetée dans le futur, une vue de l’avenir réaliste, crédible et attirante pour le Mali, une situation toujours meilleure. La vision constitue une source d’inspiration parce qu’elle cherche l’évolution et pousse les citoyens à se surpasser.

Dans cet ordre d’idées, un accent particulier est à mettre sur l’importance des valeurs,  le levain du parfait jardin sociétal malien, sur la force de cohésion du peuple dans ses racines.

Les citoyens se doivent de partager des valeurs clés  héritées d’ancêtres prestigieux, à savoir, entre autres, l’intégrité, l’équité, la responsabilité, le respect, l’humanisme, la justice, l’équité, l’engagement, le dévouement, la loyauté, la transparence, la confiance.

<strong>Une précieuse référence: la connaissance des préceptes religieux</strong>

« Une nation s’affaiblit lorsque s’altère et se corrompt le sentiment religieux » affirmait  Ibn Khaldoun

Afin de réussir la maitrise des  risques de l’instrumentalisation du fait religieux, des  replis identitaires,  il faut privilégier la valorisation de l’expérience, le benchmarking.

La pertinence des connaissances empiriques liées à la culture spécifique requiert, pour éclairer l’opinion, le recours à un conseil de sages, à des espaces d’échanges, ouverts à de leaders religieux de notoriété publique, à de garants des côtés positifs de nos us et coutumes.

Les thèmes à  débattre peuvent être enrichis par des apports de diverses personnes ressources  reconnues et appréciées de facto pour leur savoir et leur savoir- faire, par d’illustres érudits  de la sous- région et d’ailleurs à consulter en cas de besoin.

Pour surmonter les situations difficiles et incertaines qui prévalent, l’islam, en l’occurrence, ne saurait être un facteur de blocage, de séparation, de confrontation tant il  incarne des valeurs fondamentales de portée universelle qui  permettent de juguler tout dysfonctionnement,  tous risques de colère populaire préjudiciable. Il prône l’objectivité et la clairvoyance face à toutes « preuves comme prescrit et consacre ainsi la nature sacrée de la connaissance ou  « el îlm ».

La religion  appelle à l’amour du prochain, à la tolérance, et au respect de l’autre et elle  constitue une porte toute ouverte  sur les liens spirituels, la densité de ces fondements, dans le rapprochement, l’entente, l’émulation, la coexistence, l’œcuménisme.

Sa dimension vaut un pesant d’or pour la paix et la cohésion sociale.

Enfin , nous voudrions, encore une fois, rappeler à ceux et celles qui  sont à la tête de groupements humains, la nécessité de se remettre souvent  en cause  en s’inspirant , dans le temps comme dans l’espace, du reflet de la célèbre déclaration du Calife ABU BAKR, successeur du Prophète Mohammed (Paix et Salut sur Lui):

« J’ai reçu de (vous) l’autorité sur vous ; mais je ne suis pas le meilleur d’entre vous ; si j’agis bien, aidez-moi ; si j’agis mal, corrigez-moi ; obéissez-moi tant que j’obéirai à Dieu ;  les plus forts d’entre vous seront faibles avec moi jusqu’à ce que je leur arrache  les droits des autres ; les plus faibles d’entre vous seront forts avec moi jusqu’à ce que j’obtienne leurs droits ».

Soyons unis et conquérants ! Soyons des bâtisseurs de première heure et non des démolisseurs en puissance !

Bon et heureux Ramadan ! Que les prières et vœux formulés par les uns et les autres tout au long de ce mois sacré soient agrées pour le plus grand bien commun ! Amen !

<strong>Chirfi Moulaye HAIDARA</strong>

<strong>(Chercheur)</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Propos  mémorables : Ibrahim  Boubacar  Keita, président de la république (mardi 16 avril 2019)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorables-ibrahim-boubacar-keita-president-de-la-republique-mardi-16-avril-2019-2816728.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 02:10:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Je vous parle de nos angoisses, de nos projets, de nos aspirations, de nos problèmes mais aussi et surtout de nos solutions. </strong>

Je commence par dire que j’ai entendu toutes les colères, décodé tous les signaux, compris tous les messages remontant d’un pays dont je ne saurai jamais mésestimer les préoccupations.

Oui. La situation sécuritaire, malgré nos efforts, reste un défi majeur qu’il faut relever, j’en suis conscient, au plus vite, par des réponses durables, pas par des artifices, puisqu’il en va de la continuité de notre pays, d’un pays dont les fondements ont été ébranlés par la crise multiforme de 2012.

C’est le cas au Nord du pays où des flambées de violence viennent hélas rappeler avec récurrence l’impératif de faire en sorte que les acquis fragiles enregistrés depuis 2015 ne soient pas remis en cause.

Que tout le monde prenne sa part dans cette œuvre : l’Etat malien, ses partenaires ainsi que les groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation ! Mais que tout le monde prenne sa part sincèrement, rapidement et effectivement car chaque seconde perdue pour la paix est gagnée par la guerre !

S’agissant du Centre de notre pays, qu’il me soit permis de rappeler la tragédie d’Ogossagou qui le 23 mars dernier a endeuillé la nation et horrifié le monde civilisé.


Les faits révélés ont produit une véritable onde de choc psychologique à travers le pays, et même très rapidement au-delà.

Des images insupportables ont circulé, montrant l’horreur d’une barbarie qui a dévasté ce qui fut une communauté humaine.

Ces images nous renvoient au passé tant de symboles obscurs et accablants que nos âmes affligées s’inquiètent d’un effondrement moral et spirituel.

Jour de grande tristesse que ce jour là, qui vit tant de valeurs humaines, jusque là magnifiées et partager, se consumer dans les fumées de la haine et du fanatisme ; vie, sens du sacré, famille, sagesse, tolérance, empathie, cousinage à plaisanterie, fraternité religieuse, tout cela rendu méconnaissable, dans les cendres des tisons humains, d’habitations calcinées, d’une terre devenue inhospitalière.

Ce n’est pas seulement notre drapeau national qui fut en berne, c’est tout le brillant humanisme dont nous étions si fiers !]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc ?: Débrouillardise…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chic-ou-choc-debrouillardise-2816681.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 01:53:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Le Mali est le pays de la débrouillardise ».

Prononcée sur un ton presque innocent, cette phrase lapidaire est pleine de significations et cache pas mal de sous-entendus.

Le Malien se « débrouille ». Comment ?

Pas en se dérouillant selon les prescriptions divines qui veulent que l’homme gagne son pain à la sueur de son front.

En tirant sans cesse le diable par la queue, les Maliens, eux aussi se font tirer la « queue » (faut pas fâcher hein ? Nous s’amuser) par le diable.

Même pas moyen de faire  économie de bouts de chandelles dans un pays où l’indigence côtoie la misère générale.

A défaut de vivre pour manger, il faut bien manger pour vivre.

Joindre les deux bouts, (tout juste pour ne pas crever de faim,) oblige chaque jour à moult acrobaties.

La ménagère a perdu son panier, entend-on dire face à la hausse abusive des prix des produits de base, alors que le panier était déjà en mille lieues.

A force de chercher leur pitance quotidienne, même les mendiants sont devenus des loups pour l’homme. Mendicité rampante et agression, sur le passant, tous les moyens sont bons pour ramasser quelques miettes.

Mais au pays des aveugles, les borgnes sont rois.

De lazare à Crésus, c’est comme la distance entre le ciel et la terre.

Si certains dorment dans les chaudières, d’autres se construisent des châteaux dignes des mille et une nuit. Ne sommes-nous donc pas tous fils d’Adam et Eve ?

Dieu n’est le père à personne. Fort bien, mais certains roulent sur l’or, pendant que d’autres croupissent dans la misère.

Le monde se divise en deux : ceux qui trinquent et ceux qui triment, entre ceux qui sont (presque) au jardin d’Eden et ceux qui boivent le calice jusqu’à la lie.

Le Mali est pauvre, mais <strong>certains Maliens</strong> sont très riches.

Tout le monde se « débrouille ». C’est la débrouillardise.

Pour tout dire, la débrouillardise, c’est la magouille.

Quand on n’est pas né coiffé, comment se taper une belle voiture, construire une villa au bord du fleuve Niger, avoir un beau verger, un gras compte bancaire ? Les quatre « V », c’est dans l’air du temps qui permet aussi de se taper de belles nanas.

Le petit fonctionnaire puisera à pleines mains dans la caisse du service, l’opérateur économique véreux gonflera la facture, (de connivence avec le Boss,) des marchés se passent de gré à gré. Commissions et pots de vin sont versés pour obtenir des faveurs particulières. Partout pullulent les plongeurs en eau trouble, les magouilleurs de haute volée, les requins de la pire espèce, les caïmans aux crocs pointus. La sueur du peuple s’en va… en fumée ou en larmes. Misère pour la grande majorité, opulence pour la minorité.

&nbsp;

Face  à la situation, c’est le menu fretin qui va à la  ‘’potence’’ pendant que les gros poissons passent entre les mailles du filet.

Aussi, malgré la chasse au gros gibier (que dit-on) enclenchée et dont quelques uns sont passés à la trappe, la lutte contre les délinquants financiers s’embourbe dans les méandres de la politique politicienne.

Prises sélectives, élimination d’adversaires politiques. Au lieu de faire quelque chose, ils font autre…chose.

Pendant ce temps, corrupteurs et corrompus mettent leur fortune  mal acquise à l’abri.

Ce n’est pas par enchantement que certaines banques se vident, des chantiers s’arrêtent, l’argent ne circule plus, l’économie marque le pas.

Laxisme, quand tu nous tiens ! -

<strong>Boubacar sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Primature : Les premiers pas du Dr Boubou Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/primature-les-premiers-pas-du-dr-boubou-cisse-2816724.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 01:37:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il n’a pas attendu la formation de l’équipe gouvernementale qu’il dirigera très prochainement.</em></strong>

<strong><em> A peine nommé, le nouveau Premier ministre, Dr Boubou Cissé, sur instructions du Président de la République a priorisé les rencontres avec les forces vives de la Nation, et les responsables de certaines Institutions de la République. Un très bon départ.</em></strong>

Le Chef du gouvernement nommé le 22 avril dernier a en effet reçu en audience, (3 jours après) les responsables des partenaires sociaux.

Il s’agit notamment de M. Yacouba Katilé, Secrétaire général de l'Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), M. Hamadoun Amion Guindo, Secrétaire général de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), Mme Sidibé Dédéou Ousmane, Secrétaire Générale de la Confédération Démocratique des Travailleurs du Mali (CDTM).

A ceux là, il faut citer Mme Kamaté Kadidiatou Touré, Secrétaire général de la Confédération Malienne du Travail (CMT), et M. Bouréima Allaye Touré, Président du Conseil National de la Société Civile.

Lors de ces échanges le Premier Ministre, a rappelé la disponibilité de l’Etat à être à l’écoute de tous les partenaires sociaux à travers un cadre de dialogue social et fécond, afin d’aboutir à un climat social apaisé au Mali.

Les discussions ont porté sur la situation sécuritaire, la question de l'école, la cherté de la vie et les conditions des travailleurs.

De leur côté, les partenaires sociaux ont  salué la démarche de dialogue et d'échanges inclusifs et donné l’assurance au Premier ministre de lui apporter leur accompagnement pour la réussite de sa mission.

Dr Boubou Cissé s’est rendu  également au siège de la Cour Suprême où il a rencontré le président de cette institution, M. Nouhoum Tapily.

Le Chef du Gouvernement lui a expliqué que l’objectif de sa visite est de solliciter l’accompagnement et le soutien des membres de la Cour pour relever les défis auxquels le pays est confronté.

Le Président de la Cour suprême a pour sa part rassuré le PM de toute la disponibilité de son Institution à l’accompagner pour la réussite de sa mission à la tête du Gouvernement.

<strong>La sécurité, une priorité</strong>

Le Premier ministre Dr Boubou Cissé s’est rendu le 27 avril dernier dans le village de Guiré où le camp militaire avait été attaqué par des terroristes 6 jours avant.

Sur place, il s’est recueilli sur les tombes des soldats tombés sur le champ d’honneur. C’était en présence du Chef d’Etat Major General des Armées, le Général de Division Abdoulaye Coulibaly.

Le Maire Mahamadou Keita a rappelé avec soulagement que c’est la première fois qu’un Premier ministre foule le sol de Guiré, village d’où est orinaire feu Président Modibo Keita. Un village qui déjà le 21 avril 2018 a vu son école et de sa Mairie incendiées. Pire, le 21 avril dernier, une lâche attaque dans cette localité a couté la vie à 16 de nos Famas.

Le Premier ministre a remercié les habitants de Guiré pour leur accueil et leurs bénédictions, avant de réitérer la volonté et la détermination du Président de la République de protéger les populations et leurs biens.

Le Dr Boubou Cissé a aussi encouragé les populations à coopérer avec les FAMAS pour lutter ensemble contre les terroristes.

Il a invité toutes nos populations à l’unité: « c’est uni qu’ensemble nous aurons la force nécessaire et la nécessaire solidarité pour gagner la paix, vaincre la peur afin que chacun puisse vivre dans la paix et la tranquillité dans un Mali uni et prospère ».

Dr Boubou Cissé a enfin promis, au nom du Président de la République Ibrahim Boubacar Keita de continuer à doter nos Forces Armées des moyens nécessaires pour renforcer leurs capacités offensives et défensives en vue de ramener la sécurité, la stabilité dans tout le pays.

<strong>Rédaction </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Presse malienne : La décadence</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/presse-malienne-la-decadence-2-2816721.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 01:34:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’histoire médiatique de notre pays se présente sous deux périodes. La période du parti unique et celle de l’après 26 Mars où le Mali a connu pour la première fois une presse démocratique.</strong>

Sous le parti unique, le Mali avait une presse privée engagée et pour laquelle aucune dérive n’était tolérée. Malgré la persécution et la répression, les rares journalistes (presse privée) de l’époque ont pu forcer le respect par la rigueur et la clairvoyance de leurs plumes, le traitement méticuleux de l’information diffusée. Engagée, cette presse privée là aura sans conteste joué son rôle moteur dans l’acquisition de la liberté d’expression et aura été le chantre d’une nouvelle conscience nationale.

De cette période à nos jours, le Mali a connu une explosion médiatique certaine qui sera favorisée par l’avènement des « journalistes de fortune ». Ainsi, de nombreux jeunes diplômés et très souvent pas du tout (en quête d’emploi) se sont glissés dans la profession sans aucune formation en la matière et sans autre conviction que celle d’en faire un honteux commerce, une escroquerie des plus minables.

Conséquence logique, la détérioration de la qualité des articles et surtout la désinformation. Pis, ces nouveaux journalistes, entrés par effraction dans le métier, sont plutôt poussés vers le gain pécuniaire que l’acquisition d’un professionnalisme digne d’un journaliste.

Comment peut-on objectivement exercer ce noble métier lorsque l’on n’y rentre que pour les besoins du ventre ou d’illusions perdues ? Comment peut-on dans ce cas, respecter l’éthique et la déontologie qui confèrent à ce métier toute sa noblesse ?

Face à cette situation, ce sont les pauvres citoyens toutes catégories sociales confondues qui payent le prix fort parce que devenus les victimes d’une presse en dérive qui sombre sans vergogne dans le chantage, la calomnie et l’amalgame.

Et pourtant, il y a des instances de régulation de la presse. Inutiles ornements créés avec tambours et trompettes mais dont l’efficacité et la crédibilité sont mortes le jour même qui les a vu naître.

C’est pourquoi, actuellement les journalistes de la 25<sup>ème</sup> heure  prospérent dans leur basse besogne. Incolores, inodores et sans saveur, ils boivent  ainsi avec n’importe quelle louche, mangent dans toutes les marmites et dansent toutes les danses. Pourvu qu’au rendez-vous, il y ait de l’argent. Pour l’argent et seulement l’argent, ils et sont capables d’humilier d’honnêtes pères de famille, de saper les fondements d’une famille,  de distiller la haine et le mensonge et même de compromettre la paix et la sécurité nationale.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>3ème édition de la journée de l’entreprise privée : Un dialogue fructueux autour du secteur privé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/secteur-prive/3eme-edition-de-la-journee-de-lentreprise-privee-un-dialogue-fructueux-autour-du-secteur-prive-2816698.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 01:34:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM) a abrité du  25 au 26 avril dernier,  la 3ème édition de la journée de l’entreprise privée sous le thème « Nouveaux corridors de développement et zone économiques : quel impact sur l’entreprise malienne et quelle contribution à la paix, à quelles conditions ? ». </em></strong>

L’ouverture des assises a été présidée par  Brahima Ahmad, le représentant du ministre du Développement Industriel et de la Promotion des Investissements, en présence Mamadou Sinsy Coulibaly, président du Conseil National du Patronat, du l’ambassadeur de la France au Mali et plusieurs autres invités.

En effet, la journée de l'entreprise privée est  un cadre de dialogue de référence entre  secteur privé et public, une occasion  pour les acteurs de réfléchir sur les actions à entreprendre pour poser les bases du développement économique du Mali.

Ces assises devraient aussi permettre aux participants de réfléchir sur les nouveaux corridors de développement pour favoriser l’intégration et le développement au niveau sous- régional et régional afin de stimuler les échanges commerciaux intra régionaux et encourager les marchés.

Dans ses propos, M. Mamadou Sinsy Coulibaly,  président du Conseil National du Patronat du Mali( CNPM) a indiqué que le thème de cette 3eme édition  traduit la volonté des entreprises Maliennes de saisir l’opportunité offerte par l’Etat du Mali à travers la création de nouveaux corridors et de zones économiques spéciales devant contribuer au renforcement et à l’ accélération  de la croissance économique.

« Les corridors représentent pour les pays enclavés tel le nôtre, une chance  à moyen et long terme de pouvoir participer au commerce mondial surtout quand  les conditions requises y sont réunies » ajoute-t-il.

Conscient de la pertinence de leurs échanges estime le patron des patrons,  ces journées seraient donc un espace interactif  sur les corridors afin d’y tirer le maximum de profit  des opportunités des corridors et des zones économiques pour plus de création de richesses et d’emplois dans notre pays.

M. Ibrahima Ahmad, le représentant du ministère du développement industriel et de la promotion des investissements, a pour sa part félicité le CNPM pour l’organisation de la journée tout en notant l’important rôle du secteur privé dans l’économie nationale.

Le représentant du ministère du développement industriel et de la promotion des investissements a enfin rappelé les nombreux efforts consentis par le gouvernement en accompagnement dudit secteur.

<strong>Abdoul Karim Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … du chien et de l’Imam</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-du-chien-et-de-limam-2-2816713.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 01:15:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Infirmier vétérinaire à la retraite, le vieux Malick n’a pu, après 40 ans de service, bénéficier ni d’un lot à usage d’habitation, ni même d’un vélo pour se rendre à son champ situé à Sanankoroba.

Comme tant d’autres fonctionnaires maliens connus pour leur intégrité mais qui, après plusieurs années de service bien accompli vivent aujourd’hui dans des paillotes ou sont devenus des clochards, M. Malick, marié et père de 12 enfants s’était résigné à son triste sort et avait élu domicile dans la banlieue bamakoise de Yirimadio.

Là, humblement, mais dignement, il arrivait à payer régulièrement ses frais de location. Et, tant bien que mal, à subvenir aux besoins de sa famille.

Hélas, en janvier dernier, le vieil homme a été terrassé par la maladie.

Depuis, Malick était couché sur son lit en compagnie d’un gros chien noir qu’il élevait depuis plusieurs années. Un chien, si docile que l’on ignorait même son existence dans la concession.

Mais, la mort dans sa cruauté a arraché le vieux vétérinaire à l’affection des siens le 13 avril dernier aux environs de 9 heures.

Amis et proches ne tardèrent pas à envahir la maison de Malick, étalé sans vie dans sa chambre.

Le gros chien noir, comme pour pleurer son maître s’était mis sous le lit du défunt.

Ainsi va la vie, et aux environs de 16 heures, l’Imam était invité à faire des bénédictions ‘’privées’’ au mort.

Marchant nonchalamment, notre marabout s’introduisit dans la chambre du défunt. Mais, à peine y était-il rentré, qu’il entendit un grongnement : celui du chien sous le lit.

L’Imam sortit rapidement de la chambre et demanda de rentrer chez lui, prétextant avoir oublié son chapelet et du "nassi" et invita son second à s’occuper des bénédictions. Ce dernier n’hésita pas.

Il fit irruption dans la chambre du défunt. Pas pour longtemps… car le chien du défunt avait cette fois quitté sa cachette et semblait vouloir lui sauter au cou.

Le marabout ‘’remplaçant’’ n’eut cependant pas la possibilité de détaler. Son boubou étant resté coincé par la porte.

Du coup, le petit salon qui bondait de monde s’est vidé de ses occupants.

La veuve du défunt qui venait d’assister à la scène, s’empressa d’expliquer la "situation" aux fidèles.

Trop tard ! Les uns cherchaient leurs chaussures, les autres étaient déjà loin des lieux.

Finalement, le calme était revenu et le silence devenu lourd.

C’est en ce moment que l’on libéra le marabout (coincé par la porte et le chien) devant la chambre du défunt.

Notre "homme de Dieu" avait mouillé de sueur  son boubou et  même… son pantalon.

Il ne put regagner la foule, qu’après que madame Malick lui eut emprunté des habits du défunt.

Quant à son patron (le premier Imam), il n’a été revu sur les lieux que… le 3<sup>e</sup> jour du deuil. Allah Akbar !

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Office Malien de l’Habitat : Place aux déficits !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/office-malien-de-lhabitat-place-aux-deficits-2816710.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 01:12:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les incidences financières du programme de logements sociaux finiront-elles par étouffer l’Office Malien de l’Habitat (OMH) ?

En tout cas, depuis quelque temps, l’OMH n’atteindrait pas ses objectifs sur le plan finance.

Une situation qui ne serait pas sans rapport avec le programme de logements sociaux inscrit au cœur des missions de l’OMH, depuis quelques années maintenant.

« On ne peut à la fois faire le social et prospérer économiquement » commente un travailleur de l’OMH.

&nbsp;

<strong>Faux dédouanements de véhicules: </strong><strong>Démanteler les réseaux ! </strong>

&nbsp;

Faux dédouanements, falsification de numéros de châssis, fausses cartes grises… Une fraude fiscale qui engendre à notre pays un manque à gagner de plusieurs milliards de FCFA.

En effet, l’importation de véhicules d’occasion d’Europe ou d’Amérique est devenue une activité génératrice de revenus pour nombre d’opérateurs économiques maliens.

Profitant du laxisme ou de la complicité des services de contrôle de la Douane, ces importateurs parviennent à coût de backshish à vendre et à revendre leurs véhicules non dédouanés.

C’est ainsi que, de nos jours selon des sources douanières, des milliers de véhicules frauduleusement dédouanés continuent de circuler dans notre pays.

<strong>Gendarmerie nationale: </strong><strong>8 kg d’or saisis et 11 braqueurs arrêtés</strong>

À peine créée, la nouvelle unité de la gendarmerie nationale dénommée Groupement d’action rapide de surveillance et d’intervention au Sahel (GARSI sahel), vient de démanteler une bande de braqueurs opérant dans les régions de Sikasso et Koulikoro.

L’efficacité de la nouvelle unité a ainsi permis d’arrêter 11 malfrats qui ont reconnu  être les auteurs de nombreux braquages. A noter que, les éléments du GARSI-Sahel ont aussi saisi sur les bandits environ 8 kg d’or.

Le chef du gang,  désormais identifié (il s’agit d’un certain Oumar Sidibé) est activement recherché.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gao : Le  processus de DDR accéléré démarre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gao-le-processus-de-ddr-accelere-demarre-2816708.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 01:10:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La phase de rattrapage du processus de désarmement, démobilisation et de réinsertion (DDR) accéléré des groupes armés au sein du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC), a commencé à Gao ce samedi 20 avril 2019.</em></strong>

Cette opération vise à enregistrer 237 éléments du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) et à réexaminer 140 autres qui avaient été jugés inaptes sur le plan médical. Parmi les 237 combattants, 62 sont des retardataires de la première phase et 175 sont les combattants du quota supplémentaire qui se rendront prochainement au MOC de Kidal.  « Nous avons commencé cette seconde phase dans des conditions un peu difficile mais nous rendons grâce à Dieu à cause du fait que les parties ont pu accorder leurs violons pour le début des travaux. La cadence du travail est conforme avec le planning que nous nous sommes fixés de commun accord avec la MINUSMA et la coordination du MOC. Nous souhaitons achever le reliquat du bataillon du MOC de Novembre et entamer le screening des 175 combattants qui devrait être à Kidal mais qui sont cantonnés dans les environs de Gao pour cette opération » a expliqué Boubacar Hangadoumbo Touré, Coordinateur régional de la commission national d’intégration.

Cette opération très minutieuse a démarré à 08 heures dans le camp des combattants du MOC. La sécurisation externe du site est assurée par la Police nationale et le bataillon du MOC. L’accès et la sécurisation interne du camp sont assurés par les Casques bleus de la MINUSMA appuyés par la Police des Nations Unies (UNPOL). Une situation qui rassure les acteurs dont monsieur Hamzata Diallo, Chef régional de la commission nationale DDR à Gao : « Nous estimons honnêtement que les travaux démarrent dans la sérénité. Tout se passe normalement avec la présence des forces de sécurité et de chaque unité qui doit recevoir les combattants pour suivre la procédure du DDR ».

Cette première journée de la phase de rattrapage du processus de désarmement, démobilisation et de réinsertion (DDR) des groupes armés au sein du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC), a pu enregistrer 37 éléments sur 45 prévus.

Toute cette opération est coordonnée par la MINUSMA à travers la section régionale du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réinsertion, et de la Réforme du Secteur de la Sécurité (DDR/SSR). Tahir Ali est le chef d’équipe de cette section de la MINUSMA à Gao. Ces collègues et lui travaillent d’arrache-pied pour le succès de cette phase de rattrapage du processus de DDR accéléré dans le cadre de l’exécution du mandat de la MINUSMA.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dispositif de protection des détenteurs de titres de propriété intellectuelle : Lutter contre la contrefaçon</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dispositif-de-protection-des-detenteurs-de-titres-de-propriete-intellectuelle-lutter-contre-la-contrefacon-2816718.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 00:32:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la célébration  de la journée Mondiale de la propriété intellectuelle, le Centre Malien de Promotion de la Propriété Intellectuelle (CEMAPI) en collaboration avec le Bureau Malien du Droit d’Acteurs (BUMDA) et de la Direction Générale des Douanes (DGD)a procédé vendredi dernier au CICB, au lancement officiel du dispositif de protection des détenteurs de titres de propriété intellectuelle.</em></strong>

La rencontre a été présidée par M. Brahima Ahmad, le représentant du ministre du Développement Industriel et de la Promotion des Investissements, en présence Mme Saragata Traoré, directrice nationale duCentre Malien de Promotion de la Propriété Intellectuelle (CEMAPI), des représentants du Bureau Malien du Droit d’Acteurs (BUMDA), de la Direction Générale des Douanes (DGD) et plusieurs autres invités.

Il s’agissait au cours de cette journée de lancer un dispositif qui vise à contribuer au respect des droits de propriété intellectuelle dans notre pays, à travers un mécanisme opérationnel de lutte contre la piraterie, la contrefaçon et la concurrence déloyale.

Dans son discours d’ouverture,M. Brahima Ahmad, le représentant du ministre du Développement Industriel et de la Promotion des Investissements a fait savoir que les droits de propriété intellectuelle constituent de nos jours les actifs immatériels les plus importants du patrimoine de l’entreprise, autant que ses biens immobiliers et mobiliers.

C’est pourquoi, dira M. Ahamd,  les pays Africains se sont s’attelés à connaître l’importance stratégique de la propriété intellectuelle comme un instrument fondamental qui permet d’améliorer la compétitivité de nos entreprises dans le commerce mondial et apporter une contribution significative à l’économie. Cela, ajoute-t-il, « Pour trouver une solution aux nombreux défis de développement auxquels le Continent est confronté »

Il rappellera ensuite que notre pays  avec l’assistance de ses partenaires, a adopté en 2014 une stratégie nationale de développement de la propriété intellectuelle qui permet de contribuer au renforcement des capacités de notre pays en matière de création, de protection et d’utilisation stratégique des actifs de propriété intellectuelle comme moteur de croissance et du développement économique.

Enfin parlant du thème retenu cette année, « décrocher l’or », le représentant du ministre dira que ce thème s’intéresse de plus prés au monde du sport, pour à suffisance la transversalité de la propriété intellectuelle car elle touche tous les domaines de la vie économique et sociale.

A noter que la journée mondiale de la propriété intellectuelle est une occasion annuelle pour les Etats membre d’évaluer les progrès réalisés dans le domaine de la propriété intellectuelle afin de prendre la nouvelle résolution en vue d’accélérer les transformations économiques.

<strong>Abdoul Karim sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Presse Malienne : Les journalistes, et les démon&#45;nalistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/presse-malienne-les-journalistes-et-les-demon-nalistes-2816717.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Apr 2019 00:31:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Parlons des journalistes Maliens. Il y en a parmi eux qui sont de bonne formation, de bonne école. Nombreux sont-ils qui cependant, constituent la gangrène, minant toute la profession. Mon propos est le combat contre la médiocrité. </em></strong>

Je trouve qu’il y a une singulière tartuferie à se cacher dernière la défense de la liberté de presse  dès que le grand public prétend s’interroger sur les écrits de ces ‘’journaleux’’.

Messieurs : êtes-vous au dessus des lois ? Vous le croyez ! Mais, êtes-vous surtout au dessus des codes, de la décence et de l’éthique collective ?

D’où tenez-vous ces privilèges ?

Le métier noble exercé par ceux qui n’y sont pas préparés ou qui le sont pour distiller la haine dans le corps social déborde souvent de ses définitions originelles.

Pour qu’elle reste égale à elle-même, il faut que la corporation veille sur un code de conduite accepté de tous. Les brebis galeuses, rentes, mal formées et pleines de haine seront indexées, dénoncées et sanctionnées sans indulgence. Il faut que les journalistes maliens aient le courage de faire leur propre procès, en se plaçant au-dessus de ce procès. L’auteur dit que : ‘’la préoccupation la plus délicate, la plus constante du métier est de savoir ce qu’il faut censurer ou pas’’.

La leçon est, qu’il ne faut aucunement dire n’importe quoi à n’importe qui, n’importe quand. Surtout, le mensonge ne doit pas être érigé en système d’information pour créer le sensationnel et abuser de la bonne foi du peuple.

Il est temps que la fonction de journaliste soit organisée dans notre pays à l’instar des autres corps sociaux comme les médecins, les pharmaciens, l’ordre des magistrats et autres avocats.  Ne doivent être inscrits à l’ordre, que ceux qui ont fait une formation appropriée.

Ainsi, débroussaillé, débarrassé de ses mauvaises herbes, fertilisées, ce champ pourra générer le 4éme pouvoir de notre jeune démocratie.

Fragiliser, rendre intensément vulnérables les premiers responsables du pays est devenu un marché prolifique, un immense gâteau que les ‘’démon-nalistes’’ ne cessent de se disputer.  Mesurer les conséquences possibles de tous leurs actes ne fait plus partie de la déontologie de ces gens. Oui,  messieurs les ‘’démon-nalistes’’, il est grand temps que les boutiques se vident, que les ‘’boutiques-radios pleines de haines se referment’’  pour que le peuple malien continue sa marche glorieuse sur le boulevard universel du progrès.

<strong>Issa.Coulibaly </strong>

<strong>Enseignant Magnambougou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise scolaire au Mali : Le bras de fer continue</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/crise-scolaire-au-mali-le-bras-de-fer-continue-2814939.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 16:59:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les syndicats de l’Éducation signataires du 15 octobre 2016 (sypesco, syneb, synefect, synesec, syldef, fenarec, coses, snec) ont tenu à  la  Maison de l’Enseignant une conférence de presse pour édifier l'opinion publique nationale et internationale sur l'état d'évolution de leur grève et dénoncer ‘’l'irresponsabilité du gouvernement pour une sortie définitive  de la crise’’.</em></strong>

C'était mardi dernier en présence de M. Adama Fomba, secrétaire général du sypesco, M. Ousmane Almoudou Touré secrétaire général du synefect, de militants des différents syndicats et logiquement des hommes de médias.

Dans leurs interventions, les syndicalistes ont rappelé que depuis le déclenchement de leur grève le 21 décembre 2018, leur corporation aura toujours œuvré (à travers des négociations et d'autres actions) avec le gouvernement Malien en vue d'une sortie  définitive de la crise.

Mais, signalent-ils, malgré leurs efforts, notre gouvernement n’a fait aucune proposition concrète à propos des 3 points de blocage.

Il s'agit notamment de la prime de logement, la relecture du décret n0529/PRM du 21 juin 2013 portant allocation d'indemnités au personnel chargé des examens et concours professionnels en ses artistes 1, 2 et 3 et l'accès des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales aux services centraux de l'État.

A ce niveau, les syndicalistes disent avoir fait des propositions sur le point 2 relatif à la prime de logement qui compose (100.000 f pour la catégorie A, 80.000 f pour la catégorie B2, 75.000f pour la catégorie B1 et 50.000f pour la catégorie C). Mais, à en croire les enseignants, le  gouvernement n'a fait aucune proposition concrète concernant la prime de logement, au motif que les enseignants sont nombreux, et la satisfaction de ce point entraînerait un effet  boomerang.

Toute chose que les enseignants considèrent comme une insulte, voire un mépris à leur égard.

Ils rappelleront ensuite, qu’au cours de l’interpellation du gouvernement par l’Assemblée nationale le 4 avril dernier, qu’ils espéraient que les représentants du gouvernement diraient la vérité et trouveraient un dénouement heureux à la situation. Ce qui n’a pas été le cas regrettent-ils.

A titre d’exemple, ils reprochent au ministre de l’Economie et des Finances d’avoir dit que les enseignants Maliens (débutants) de la catégorie ‘’A’’ perçoivent 280.000 et 226.000f comme salaire brut.

Toute chose qu’ils qualifient de mensonge et un ‘’signe de vol organisé’’ car disent-ils, la grille annexée à la loi N0 2018-007 du 16 janvier 2018, (portant Statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamentale et de l’Education préscolaire et spéciale), indique que le plancher de la catégorie A est 350 et non 380.

« Un professeur de catégorie A (3éme classe 4éme échelon)  donc de 6 ans d’ancienneté a comme salaire brut 176.000f » ont-ils précisé.

Par conséquent diront les syndicalistes, ils se donneront tous les moyens nécessaires afin de réclamer la différence entre les salaires perçus et celle annoncée par le ministre de l’Economie et des Finances.

Les syndicats de l’Education ont enfin exhorté leurs militants à suivre massivement un nouveau préavis de grève de 23 jours à compter du  10 avril 2019.

&nbsp;

<strong><em>Abdoul Karim sanogo</em></strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Instabilité dans la région du Sahel : Les richesses attisent les convoitises</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/instabilite-dans-la-region-du-sahel-les-richesses-attisent-les-convoitises-2814936.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 16:50:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour certains observateurs, la recherche d’une mainmise sur les richesses naturelles que recèle la région par les puissances mondiales est ce qui suscite leur intérêt et aussi leur inquiétude vis-à-vis de la région et de son instabilité.</strong>

La réalité géographique de cette zone permettrait à certains Etats, s’ils se positionnent économiquement et militairement de mieux contrôler les richesses des Etats du Maghreb et les richesses d’Afrique de l’Ouest».

Leur objectif est de «se positionner au sein de ce couloir stratégique pour sécuriser leurs approvisionnements en matières sensibles, énergétiques et minérales, vers le golfe de Guinée pour les débouchées américains, vers le Sahara et la Méditerranée pour l’Europe enfin vers la Mer Rouge pour l’Asie».

Il faut dire que l’importance économique de la région n’a cessé de s’étendre ces dernières années, suite aux découvertes énergétiques au Tchad et en Mauritanie, C’est l’enjeu énergétique qui peut expliquer cet engouement de la France, de la Chine et des USA». Il n’y a pas longtemps le pétrolier français Total annonçait avoir signé deux permis d’exploration avec les autorités mauritaniennes sur le bassin de Taoudéni, jugé très «prometteur».

Selon l’agence internationale de l’énergie, la demande mondiale en pétrole et en gaz naturel devrait doubler dans les vingt prochaines années.

De ce point de vue, le Sahel pourrait alors jouer un rôle prépondérant de fournisseur d’énergie, notamment avec l’entrée du Tchad et de la Mauritanie  et du Sénégal dans le cercle des pays producteurs de pétrole,

Côté ressources minières, la tendance est similaire. Le Mali est considérée comme le troisième producteur d’or en Afrique, le Niger est le second producteur mondial d’uranium, ce qui le place au centre des intérêts français au vu de son important programme nucléaire. Selon ce chercheur, «avant de conclure les accords d’indépendance (1960) avec le Niger, la France s’est assurée du droit exclusif à l’exploitation des mines d’uranium».

Ancienne puissance coloniale dans la région, la France cherche donc à sécuriser ses approvisionnements.
A côté de la France, «les Etats-Unis ont un autre projet qui est déjà mis en place à travers un oléoduc qui désenclave le pétrole tchadien à travers le golfe de Guinée. Enfin, la Chine «désenclave le pétrole sud-soudanais vers Port-Soudan et l’exporte à travers la mer Rouge».

A travers sa compagnie pétrolière CNPN, la Chine est le plus gros investisseur étranger au Soudan, avec 5 milliards de dollars dans le développement de champs pétroliers. Selon l’AIE, l’Asie, notamment la Chine et l’Inde, devrait être responsable de 65% environ de l’augmentation totale de la demande d’énergie de tous les pays en développement, d’ici 2030.

En clair, les atouts économiques du Sahel sont devenus objet d’antagonismes politico-économique entre les principales puissances mondiales pour «le contrôle de ses richesses». Un objectif qui va façonner en grande partie leur approche vis-à-vis de l’instabilité de la région.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Organisation des Nations Unies (à propos du Mali) : Déclaration du président du conseil de sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/organisation-des-nations-unies-a-propos-du-mali-declaration-du-president-du-conseil-de-securite-2814933.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 16:42:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Conseil de sécurité rappelle la résolution <a href="https://undocs.org/fr/S/RES/2423%20(2018)">2423 (2018)</a> dans laquelle il a exhorté le Gouvernement malien et les groupes armés de la Plateforme et de la Coordination à prendre immédiatement des mesures concrètes pour appliquer des dispositions clefs de la Feuille de route adoptée le 22 mars 2018 sur une période de six mois.</em></strong>

<strong><em>Le Conseil prend acte du rapport du Secrétaire général présenté en application du paragraphe 6 de la résolution <a href="https://undocs.org/fr/S/RES/2423%20(2018)">2423 (2018)</a> (<a href="https://undocs.org/fr/S/2019/207">S/2019/207</a>).</em></strong>

Le Conseil prend bonne note de certains progrès accomplis dans l’exécution de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali depuis l’investiture du Président Keita le 4 septembre 2018. Il constate que davantage de mesures ont été prises durant les huit derniers mois qu’au cours des premières années ayant suivi la signature de l’Accord, qui se sont caractérisées par une certaine lenteur au niveau de la mise en œuvre. Il se félicite de : la tenue, dans le calme, de l’élection présidentielle, avec l’appui des groupes armés signataires ; de quelques progrès dans le processus de décentralisation, y compris grâce à l’adoption d’un décret fixant les modalités du transfert aux collectivités territoriales des services déconcentrés de l’État, selon leurs domaines de compétence respectifs ; de nouvelles mesures en vue de l’entrée en activité des administrations intérimaires dans le nord du Mali ; de l’enregistrement de tous les combattants admissibles aux fins du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration et du lancement d’un processus accéléré à l’intention de 1 423 combattants ; de l’adoption d’un décret fixant les modalités d’intégration dans les Forces de défense et de sécurité maliennes réformées et reconstituées ; et d’une plus grande représentation des femmes dans le Gouvernement actuel.

Le Conseil note que la mobilisation du Premier Ministre à l’appui de l’application intégrale, effective et sans exclusive de l’Accord, ainsi que la pression exercée par la communauté internationale, y compris la perspective de sanctions, ont constitué autant de facteurs pour obtenir ces résultats positifs. Il compte continuer de surveiller de près l’application de l’Accord. Il souligne que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), ainsi que les autres forces de sécurité évoquées dans la résolution <a href="https://undocs.org/fr/S/RES/2423%20(2018)">2423 (2018)</a>, contribuent considérablement à l’application de l’Accord et à la stabilisation du Mali. Il se félicite des mesures prises par la MINUSMA pour adopter une démarche plus robuste au cours des derniers mois, ainsi que de l’intensification de la fréquence et de l’ampleur de ses opérations.

Le Conseil regrette vivement que plusieurs dispositions de l’Accord évoquées au paragraphe 4 de la résolution <a href="https://undocs.org/fr/S/RES/2423%20(2018)">2423 (2018)</a> n’aient pas encore été pleinement appliquées, voire amorcées, malgré ses appels répétés dans ce sens, ces derniers mois : l’adoption, à la suite de consultations en bonne et due forme, d’une loi portant création d’une police territoriale à l’échelle régionale ; l’affectation des ressources humaines, techniques et financières nécessaires aux administrations intérimaires dans le nord du Mali pour qu’elles puissent s’acquitter de leur mission ; l’intégration complète d’au moins 1 000 membres des groupes armés signataires aux Forces de défense et de sécurité maliennes ; le début de la réinsertion socioéconomique des membres des groupes armés signataires non intégrés, avec le concours de partenaires internationaux ; des progrès en vue du développement socioéconomique du nord du Mali, grâce à l’adoption d’une loi portant création de la zone de développement des régions du nord ; une plus grande participation des femmes aux mécanismes établis par l’Accord en vue d’en appuyer et d’en suivre la mise en œuvre.

Le Conseil note que les délais prolongés sur le plan de l’application concourent à un vide politique et sécuritaire qui met en péril la sûreté et la sécurité du Mali, ainsi que la viabilité de l’Accord. Il rappelle les dispositions de la résolution <a href="https://undocs.org/fr/S/RES/2423%20(2018)">2423 (2018)</a> dans laquelle il avait affirmé son intention de suivre de près la mise en œuvre de la Feuille de route adoptée le 22 mars 2018 et de répondre au moyen des mesures prévues par la résolution <a href="https://undocs.org/fr/S/RES/2374%20(2017)">2374 (2017)</a> dans le cas où les parties ne respecteraient pas les engagements convenus selon le calendrier prévu. Il souligne qu’il incombe au premier chef à toutes les parties à l’Accord de faire des progrès constants pour ce qui est de son exécution. Il les exhorte à s’abstenir de tout acte qui porterait atteinte à la mise en œuvre de l’Accord. Il demande à toutes les parties prenantes au Mali d’appuyer les décisions nécessaires en vue de la pleine application de l’Accord, d’une manière inclusive.

Le Conseil exhorte le Gouvernement malien et les groupes armés de la Plateforme et de la Coordination à continuer d’accélérer l’application de l’Accord au moyen de mesures sérieuses, significatives et irréversibles, à prendre de manière urgente. Il souligne l’importance d’une plus grande appropriation et priorisation de la mise en œuvre de l’Accord. Il encourage l’adoption par les parties maliennes d’une feuille de route révisée avec un calendrier clair, réaliste et contraignant, portant sur un nombre restreint de priorités, y compris l’aboutissement de la réforme constitutionnelle à l’issue d’un processus de collaboration et de participation, l’adoption d’un plan global en vue d’un redéploiement effectif des Forces de défense et de sécurité maliennes réformées et reconstituées vers le nord du Mali, ainsi que la création de la zone de développement des régions du nord. Il insiste sur l’achèvement rapide de la réforme constitutionnelle à l’issue d’un processus inclusif de collaboration, avec la participation sans réserve et l’assentiment du Gouvernement, des parties armées signataires, de l’opposition politique et de la société civile. Il lance un appel à l’intégration dans les Forces de défense et de sécurité maliennes des combattants qui prennent part au processus accéléré de désarmement, de démobilisation et de réintégration et qui répondent aux critères établis, ainsi qu’à l’adoption d’un projet de législation relatif à la mise en place de la zone de développement des régions du nord, avant la fin du mandat en cours de la MINUSMA. Il rappelle qu’il importe de progresser rapidement en vue d’une participation égale et effective des femmes, comme énoncé dans la résolution <a href="https://undocs.org/fr/S/RES/2423%20(2018)">2423 (2018)</a>.

Le Conseil prie le Secrétaire général, dans le cadre de ses rapports périodiques sur la MINUSMA, d’intégrer dans son prochain rapport trimestriel des recommandations sur les mesures concrètes à prendre dans les trois domaines prioritaires en vue d’une feuille de route révisée énoncées dans le paragraphe ci-avant, que les parties maliennes doivent appliquer dans la perspective du renouvellement du mandat de la Mission, sur la base des derniers engagements pris. Il demande au Secrétaire général de présenter des options en vue d’une possible adaptation significative de la MINUSMA et de donner au Conseil le temps de les examiner avant l’expiration du mandat de la Mission, afin que cette dernière renforce l’efficacité de son soutien à la mise en œuvre de l’Accord, en consacrant davantage d’attention aux tâches prioritaires, sans pour autant mettre en péril la stabilité du Mali et de sa région ; son rôle central dans le soutien à la mise en œuvre de l’Accord ; ou encore sa capacité d’interaction avec les autres forces de sécurité, qui peuvent être des instruments se renforçant l’un l’autre, afin de rétablir la paix et la stabilité au Mali et dans la région du Sahel, comme indiqué dans la résolution <a href="https://undocs.org/fr/S/RES/2423%20(2018)">2423 (2018)</a>. Il note que ces options doivent prendre en compte l’insécurité extrême, y compris dans le centre du Mali, et la menace que représentent les groupes terroristes, tenir compte de la sûreté et de la sécurité du personnel et évaluer la hiérarchisation en cours des priorités des objectifs de la MINUSMA. Il compte envisager ces options en prenant en considération l’état d’avancement et le rythme de l’application de l’Accord.

Le Conseil exprime sa préoccupation croissante à l’égard de l’état de la sécurité dans le centre du Mali. Il condamne fermement les attaques persistantes, y compris les attentats terroristes, contre les civils, les représentants des institutions locales, régionales ou étatiques, ainsi que les forces de sécurité nationales, internationales et des Nations Unies. Il condamne également la propagation récente des violences intercommunautaires, y compris l’odieux attentat d’Ogossogou le 23 mars 2019, qui a fait plus de 160 morts parmi les civils. Il exhorte les autorités maliennes à amener ceux qui commettent ces crimes, y compris les violations des droits de l’homme et les atteintes à ces droits et les violations du droit international humanitaire, à répondre de leurs actes, et à traduire ces personnes en justice sans délai. Il engage les autorités maliennes à continuer de s’employer à mettre en œuvre un plan global visant à rétablir la présence de l’État dans le centre du Mali et de renforcer son action pour réinstituer des relations pacifiques entre les populations. Il prie instamment le Secrétaire général, dans le cadre de ses rapports périodiques sur la MINUSMA, d’intégrer des recommandations dans son prochain rapport trimestriel sur les façons dont la MINUSMA pourrait renforcer ces efforts. Il encourage la MINUSMA à continuer d’appuyer le rétablissement de l’autorité de l’État dans le centre du Mali, d’user de ses bons offices et d’exécuter sa mission de réconciliation et de protection des civils, conformément aux dispositions applicables de la résolution <a href="https://undocs.org/fr/S/RES/2423%20(2018)">2423 (2018)</a>. Il demande aux autorités maliennes d’établir une étroite coordination avec la MINUSMA au sujet des mesures à prendre en vue du rétablissement de la présence de l’État dans le centre du Mali.

Le Conseil réaffirme son appui sans réserve au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, à l’équipe de médiation internationale, à la MINUSMA et aux autres forces de sécurité au Mali et dans la région du Sahel, évoquées dans la résolution <a href="https://undocs.org/fr/S/RES/2423%20(2018)">2423 (2018)</a>.

Le Conseil souligne qu’une paix et une sécurité durables ne pourront être établies dans la région du Sahel qu’au moyen de l’application intégrale, effective et sans exclusive de l’Accord et d’un train de mesures politiques, de sécurité et de développement au bénéfice de de toutes les régions du Mali. Il souligne l’importance d’une mise en œuvre inclusive de l’Accord, qui associe toutes les parties maliennes ayant soutenu le processus de paix.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton au Mali (CSCPPC) : 1 million de tonnes de coton?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/confederation-des-societes-cooperatives-des-producteurs-de-coton-au-mali-cscppc-1-million-de-tonnes-de-coton-2814930.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 16:33:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs du Coton du Mali (CSCPC), a organisé jeudi dernier au Centre Internationale de Conférences de Bamako (CICB), un forum pour la production d’un million de tonnes de coton graine campagne 2019/2020. </em></strong>

La rencontre a été présidée par M. Soumeylou Boubeye Maiga premier ministre chef du gouvernement, en présence de Dr Nango Dembelé, ministre de l’Agriculture, M. Bakary Togola président de la Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs du Coton du Mali (CSCPC), Prof Baba Berthé, PDG de la CMDT et plusieurs délégués venus des  régions concernées par la culture du coton.

Ce forum a non seulement permis  aux producteurs de l’or blanc dans notre pays  de se prononcer sur les résultats de la campagne écoulée,  mais surtout, de prendre un engagement solennel pour la réalisation d’un million de tonnes de coton graine pour la prochaine campagne.

Prenant la parole, M. Bakary Togola, Président de la confédération des sociétés coopératives des producteurs du coton du  Mali a indiqué que  l’objectif d’un million de coton graine visé pour la campagne 2019-2020 est une  initiative du Président de la République du Mali, en vue de permettre à notre pays de garder sa position dans la production du coton.

Cependant, rappel-t-il, la production cotonnière a connu un accroissement régulier dans notre pays depuis l'arrivée au pouvoir du Président Ibrahim Boubacar Keita car,  elle est passée de 449646 tonnes en 2012/2013 à 728606 tonnes 2017/2018. « Ce record de production cotonnière a créé un engouement pour les cotonculteurs pour poursuivre l’accroissement de leur production », ajoute-t-il.

Aux dires de Mr Togola, 4 millions de maliens tirent leurs revenus de la production du coton et la dernière campagne a permis de produire 728 000 tonnes de coton faisant du Mali le premier producteur africain.

«  Le prix du kilo de coton pour la campagne 2019-2020 est fixé à 275 FCFA », a conclu le président de la confédération.

Mr  Soumeylou Boubeye Maiga, Premier ministre, chef du gouvernement  pour sa part a transmis aux participants au forum, les remerciements du Président de la République pour avoir tenu leur promesse en matière de production de coton au cours de la dernière campagne et a enfin  invité tous les cotonculteurs  de la filière de notre pays à s’unir pour atteindre cet objectif : produire 1 million de tonne de coton après la campagne 2019/2020.

Produire plus pour gagner plus d’argent est louable, mais il faut craindre que les contonculteurs ne sacrifient les espaces réservés aux cultures vivrières afin d’atteindre l’objectif 1 million de tonnes de coton pour la campagne 2019/2020. Puisque, Cela suppose l’exploitation d’autres espaces cultivables. En disposent-ils ? Sinon, ne devraient-ils pas cultiver du coton sur d’autres terres réservées à d’autres cultures ?

Cela s’est passé il y’a quelques années à Kita où, les paysans n’avaient cultivé ni arachide, ni mil, ni sorgho ni même des gombos. Finalement, ils avaient l’argent du coton, mais sans nourriture. Le coton est certes doux, mais le cous-cous l’est encore plus.

<strong><em>Abdoul Karim Sanogo</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Etat devant les tribunaux : Les profiteurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/letat-devant-les-tribunaux-les-profiteurs-2814922.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 15:44:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La répartition des procès de l’Etat entre les différents avocats inscrits au Barreau Malien est des plus injustes.</strong>

Pourtant, en la matière, la loi est claire : toutes les affaires dans lesquelles l’Etat est partie, doivent être transmises au Conseil de l’Ordre des Avocats qui désigne le ou les avocats à constituer. Mais, sur le terrain, la réalité est toute autre.

Seuls les avocats qui sont dans les grâces du pouvoir bénéficient du privilège de défendre l’Etat.

Traditionnellement,  c’est le conseil de l’ordre des avocats qui attribuait les affaires de l’Etat à tour de rôle, en privilégiant notamment les avocats débutants ou en situation difficile.

Le principal avantage de ce système était de permettre aux avocats des couches cibles, de s’épanouir financièrement à l’instar de leurs autres confrères.

Hélas, depuis quelques années maintenant, ce système a été pratiquement abandonné.

Les avocats de l’Etat ou plus exactement, ceux de certains agents de l’Etat raflent toutes les affaires dans lesquelles l’Etat est concerné.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Compagnie de Circulation Routière (CCR)</strong>

<strong>Où vont les recettes ?</strong>

A la compagnie de circulation routière, la perception et l’affectation des ressources financière n’obéit à aucune loi.

100 000 Fcfa, 200 000 Fcfa, voire, 1 million de francs, personne, même pas le Commandant du CCR ne semble connaître avec précision, le montant des recettes journalières de la compagnie.

La difficulté résulterait du mode de perception des recettes, qui, pour la plupart ne sont pas enregistrées.

En effet, on le sait, dans la circulation, les policiers ne délivrent de reçu qu’exceptionnellement à ceux (peu nombreux) qui le réclament. Mais, pour les autres (les plus nombreux) le jeu se fait à l’amiable : les carnets de perception des contraventions sont mis de côté et les agents du CCR empochent directement leurs « dûs ».

&nbsp;

<strong>KORO</strong>

<strong>Deux jeunes tués dans l’explosion d’un engin explosif </strong>

Deux jeunes hommes sur une moto ont heurté un engin explosif improvisé. L’incident s’est déroulé samedi 6 avril  entre Madougou et Binédama dans le cercle de Koro. Les deux individus sont morts sur le coup.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agro entrepreneuriat dans la Région de Mopti : L&amp;apos;APEJ réalise un périmètre aménagé d&amp;apos;un coût de 325 millions pour 120 jeunes à Kounari</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/agro-entrepreneuriat-dans-la-region-de-mopti-lapej-realise-un-perimetre-amenage-dun-cout-de-325-millions-pour-120-jeunes-a-kounari-2814918.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 15:41:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Secrétaire général du ministère de la jeunesse, de l’emploi et de la construction citoyenne, M. Drissa Guindo, a procédé ce mardi 9 avril 2019 dans la plaine de Tiroguel à la remise officielle d’un périmètre aménagé et irrigué aux jeunes exploitants de la commune de Kounari. </em></strong>

<strong><em>Le périmètre, d’une dimension de 40 ha, a été réalisé par l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ) pour un coût de 325 724 185 FCFA.</em></strong>
<ol>
 	<li>Drissa Guindo et sa délégation ont d’abord visité le périmètre à 35 km de Mopti avant de procéder à l’attribution des parcelles au Centre jean Bosco de Sévaré au cours d’une cérémonie solennelle.</li>
</ol>
Cette délégation comprenait notamment le Directeur de cabinet du Gouverneur de la région, le Directeur Général de l’APEJ, de nombreux responsables régionaux (direction régionale de l’emploi et de la formation professionnelle, conseil de cercle, conseil régional, élus locaux, office riz Mopti, services techniques du ministère de la jeunesse, de l’emploi et de la construction citoyenne) et les membres du Conseil régional de la jeunesse.

Après la visite, M. Guindo a fait part de toute sa satisfaction pour ce projet qui bénéficiera en saison haute et en contre saison aux jeunes exploitants et à leurs familles.

En effet, le Président de la République Ibrahim Boubacar KEÏTA a fait le pari de la jeunesse depuis plusieurs années. Mieux, il a placé la jeunesse malienne au cœur du quinquennat 2018-2023. Il s’agira pour tous les services dédiés d’investir encore davantage pour l’épanouissement des jeunes, leur formation et leur autonomisation économique et professionnelle.

Le projet de Tiroguel est basé sur la promotion d’une approche de formation et d’insertion professionnelle à travers l’installation des jeunes dans l’agro-entrepreneuriat. Il est le fruit d’un partenariat entre l’APEJ, l’Office Riz Mopti et la Commune rurale de Kounari.

D’un coût total de 325 724 185 FCFA, le projet a porté sur l’aménagement de 40 ha en maîtrise partielle d’eau repartis entre 120 jeunes exploitants de la localité dont 92 jeunes hommes et 28 femmes. L’activité principale retenue par les bénéficiaires est la riziculture et le maraîchage en contre-saison.

Au-delà de la promotion de l’approche HIMO, le projet contribuera à former les jeunes sur les techniques de réalisation et d’entretien de périmètres irrigués, faciliter l’accès des jeunes ruraux aux terres agricoles, créer des emplois pour les jeunes ruraux, contribuer à la lutte contre la pauvreté à travers la distribution de revenus à la main d’œuvre locale et contribuer à la lutte contre l’insécurité alimentaire. D’ores et déjà, 5 020 journées de travail ont été créées au profit des jeunes de la Région sous la supervision des entreprises d’exécution et de contrôle.

C’est dans l’optique du développement du secteur rural et dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs assignés par le Président de la République que le Département de l’emploi travaille à dynamiser l’insertion des femmes et des jeunes dans les secteurs productifs tout en renforçant le tissu du secteur privé par l’entreprenariat surtout dans le secteur rural.

En effet, le Mali est un pays à vocation agro-sylvo-pastorale par essence. Ses immenses potentialités agricoles n’attendent que d’être exploitées à hauteur de souhait pour garantir la sécurité alimentaire et générer de la plus-value commerciale. A chaque Région et à chaque collectivité locale d’évaluer les voies et moyens pour inciter les jeunes à aller vers l’emploi vert qui est emploi réel et sûr.

Le Directeur de cabinet du Gouverneur de la région, les maires de Kounari et de Mopti ont salué à sa juste mesure ce projet agricole dont l’utilité est multiple pour la région (emploi, formation et production agricole). Le porte-parole des jeunes exploitants Amadou Karabenta et le président du Conseil régional de la jeunesse Djougal Goro ont engagé leurs mandants à faire un bon usage de l’équipement ainsi réalisé par l’Etat.

Le projet comprend un canal principal, deux canaux secondaires, quinze canaux tertiaires, une digue de ceinture et de protection du périmètre, quatre drains secondaires, treize drains tertiaires, deux pistes longeant les canaux secondaires, des ouvrages hydrauliques et deux motopompes.

Avant de se rendre à Tiroguel, le Secrétaire général Drissa Guindo a rendu une visite de courtoisie aux autorités régionales. Pour sa part, le Directeur Général de l’APEJ a effectué des visites auprès de plusieurs partenaires (Gouvernorat, Alliance franco malienne…) et entreprises financées par l’APEJ (ferme Harouna Diallo…).

&nbsp;

<strong>CICOM APEJ 09 04 2019</strong>

<strong>Casimir SANGALA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lancement officiel de l&amp;apos;Association des Cadreurs Professionnels du Mali (ACPM) : Dernière les Caméras</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lancement-officiel-de-lassociation-des-cadreurs-professionnels-du-mali-acpm-derniere-les-cameras-2814914.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 15:34:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Association des Cadreurs Professionnels du Mali (ACPM) a tenu samedi dernier une cérémonie de lancement de ses activités à la maison de la presse du Mali. C’était pour défendre leur profession massivement envahie par n‘importe qui.</em></strong>

<strong><em>  </em></strong>La rencontre était sous la présidence de M. Adama Diarra patron de l'association (ACPM), en présence de M. Modibo Souarè président d'honneur de l’ACPM,  M. Gilber Maïga secrétaire général du  Ministre de l'économie numérique et plusieurs invités.

Dans  un modeste discours, M. Adama Diarra a rappelé : ‘’Notre association née le 27 Décembre 2017 a comme objectif principal, de corriger la vision erronée que se font certains  du métier de cameraman et sa banalisation.’’ En somme, dit-il, n’importe qui peut filmer, mais n’importe qui n’est pas caméraman professionnel.

Et, mieux dit-il, il faut ‘’cadrer notre décor et, entre autres, valoriser notre profession. S'il y'a un trésor que les riches et les pauvres ont en commun, c'est bien d’avoir le petit écran qui tient une place de premier ordre dans l'information, l'éducation et le divertissement des citoyens.

En effet, aucun évènement dit-il, ne peut se dérouler dans notre pays (et très souvent ailleurs) sans l’œil de la caméra qui offre images et son signale Mr Diarra ‘’Nous tirons  notre fierté de cela. N’importe qui de nos jours porte une caméra. Mais, les professionnels veulent et doivent faire respecter leur métier.

M. Diarra demande enfin, à nos autorités de les accorder un siège afin qu’ils défendent le métier de cameraman professionnel au service des vraies images : celles de la vérité.

<strong><em>NDLR : Le Journal 26 Mars félicite M. Yiriyé Sabo (ORTM) pour son professionnalisme, sa modestie et son travail aussi limpide qu’excellent et son calme olympien qui lui est connu depuis le lycée de Sévaré.</em></strong>

<strong>Hinda Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire… : … d’un chasseur de chèvres</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-chasseur-de-chevres-3-2814876.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 15:30:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les chèvres sont agiles, très agiles et ne se laissent point prendre comme des moutons. Cela, D.T., boucher de son état à Moribabougou l’a bien appris avant de devenir « chasseur de chèvres ».</strong>

En effet, ce boucher bien particulier ne va point comme les autres au Garbal pour acheter des animaux à abattre. Il a trouvé une solution des plus faciles et des plus rentables.

Ainsi, comme tous les autres bouchers, D.T. emmène tous les matins ses bêtes à l’abattoir, subit les contrôles, les fait fait abattre et ensuite il se rend à son stand au marché. Cependant, contrairement aux autres, D T n’achète point ses petits ruminants. Il les chasse.

&nbsp;

Muni d’une corde, il sort tous les soirs vers 18 heures se rend dans les pâturages, regarde à gauche, à droite, piège ses proies (des chèvres généralement) et les ramène à la maison.

Ce 1<sup>er</sup> avril, il fera sa dernière chasse. Il était en effet, 18h, quand, comme à l’accoutumée. D.T. s’arma de sa corde et se dirigea vers les banlieues de Moribabougou. Il ignorait que ce jour ses victimes (des éleveurs) l’avaient repéré et l’attendaient de pied ferme.

A peine était-il sur les lieux qu’il vit plusieurs chèvres. Le travail devrait être facile. D’un jeu de corde, il attrapa 3 bêtes. Une belle prise ! Notre chasseur se saisit alors de ses proies et s’apprêtait par un chemin détourné à regagner son domicile.

C’est alors qu’il a été coincé par les bergers qui le guettaient.

Copieusement battu, il a été attaché à côté de « ses » chèvres. Décision a été prise de conduire chasseur et ‘’gibier’’ au commissariat mais, notre Tartarin a décidé d’accepter un règlement à l’amiable

C’est ainsi qu’il a remboursé le même jour la somme de 300.000 FCFA à ses victimes.

Mais depuis combien de temps D.T. exerçait-il ce métier de boucher chasseur ? Nul ne le sait encore.

&nbsp;
<h1>Boubacar Sankaré</h1>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à mon oncle Bass</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/lettre-a-mon-oncle-bass-20-2814905.html</link>
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<pubDate>Tue, 16 Apr 2019 15:17:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cher oncle,</em></strong>

<em>Bonjour ! </em>

<em>Toutes  mes excuses pour ne t’avoir pendant une si longue période, envoyé aucune lettre. </em>

<em>La  misère tonton n’est pas toujours source d’inspiration.  Elle nous plonge souvent dans le silence du stoïcisme. De  cela, je viens d’en sortir, et, naturellement, point besoin de te dire que je n’ai pas été embarqué à bord de l’indésirable minibus noir. Puisque, de Lahara, nul… n’écrit. Walahi, bilahi, je jure ! Pour te dire aussi que dans la famille, tout va comme d’habitude. N’est-ce pas déjà une bonne nouvelle ? </em>

<em>En effet, grâce à ton colis de poisson fumé et les 12.500 FCFA (douze mille cinq cent) que tu nous as envoyés, grand-mère continue de poser la marmite sur le feu. Une fois par jour. Pour combien de temps ? S’en fout ! Seul le présent importe ! Demain, on verra. C’est bien là, la devise des Maliens de Fantambougou. </em>

<em>C’est donc déjà bien un privilège que de pouvoir s’assurer un repas par jour, car nombre de Maliens d’en bas ne mangent qu’une fois tous les trois jours. Mais que veux-tu Tonton ?  </em>

<em>Quand une minorité de Maliens se tapent à eux seuls des centaines de millions de nos francs sur le dos de l’économie nationale, (et cela, en toute impunité), le grenier national ne sera jamais assez garni pour permettre à tous  de manger. Ni même, une seule fois par jour. Or, comme tu le sais, la situation n’est pas pour changer demain ou après-demain ou même dans quatre ans, voire dans plusieurs années. Je le dis pian ! Parce que, c’est ça qui est ça !</em>

<em>Concernant la République, je dois te dire oncle Bass, qu’elle va mal, très mal.</em>

<em>Les salamandres bipèdes y sont devenues incontrôlables. </em>

<em>Elles assassinent au quotidien, mutilent  brûlent et détruisent même dans nos hameaux. </em>

<em>C’est vrai que nos Fama  et nos amis de Barkane et de la Minusma les combattent vaillamment (et souvent au prix de leur vie), mais les actions des lâches, ceux qui préfèrent la mort à la vie sont imprévisibles. Qu’Allah les maudissent ! Amen.</em>

<em>Aussi, la République croupit actuellement sous le poids des grèves et d’autres agitations sociales. Mais, c’est spécialement le problème de l’école qui coupe le sommeil aux autorités du pays et surtout aux Maliens  d’en bas dont les petits ne partent plus à l’école. Contrairement à ceux d’en haut qui étudient dans d’autres pays et dans les meilleures Ecoles et Universités. Allah Akbar !</em>

<em>Dieu est grand, mais certains maliens ne sont pas petits. </em>

<em>A ces problèmes, mon pauvre Bass, s’ajoute cette implacable misère dans laquelle vit l’écrasante majorité des maliens.</em>

<em>Cette grave situation dans le pays a ainsi incité des milliers de maliens à répondre à l’appel de El Hadj Mohmoud Dicko, cet Imam politicien et populiste,. C’était le vendredi 5 avril dernier. La mobilisation a été impressionnante à Bamako et même à Kayes et Nioro dit-on.</em>

<em>Les manifestants réclamaient entre autres, la démission du premier ministre et le retour chez elles des ‘’forces internationales’’.</em>

<em>Chassez de notre pays les ‘’force internationales ? Ça va pas non ? </em>

<em>Faut-il préciser aux gueulards patentés  que ces ‘’forces étrangères’’ sont celles  (principalement les françaises) qui ont sauvé le Mali en Janvier 2013 et ont dans certains cas  pour cela donné leur  propre vie. De plus, c’est nos hautes autorités et la grande majorité des Maliens qui leur avaient fait appel.</em>

<em>Ces forces ‘’étrangères’’ cher Bass sont toujours sur le terrain aux côtés de nos Fama pour protéger la vie (en perdant souvent la leur) et les biens des maliens pendant que d’autres se la coulent douce où ils veulent. </em>

<em> </em>

<em>L’ingratitude n’est pas digne d’un Malien. Soyons sérieux ! Je le dis pian !</em>

<strong><em>A lundi prochain Inchallah !</em></strong>

<strong><em>Par ton petit Ablo.</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : …d’un ‘’martin pêcheur’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-martin-pecheur-2810907.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 11:40:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Marié et père de 4 enfants, M.S. est depuis plusieurs années domicilié à Baco Djicoroni.

Pêcheur de profession, il vend chaque jours des  poissons, mêmes si, depuis plus de trois mois, ses pairs ne le rencontrent plus au fleuve.

Un pêcheur qui ne pêche pas, mais qui a toujours du poisson bien frais à vendre ?

Voilà un mystère que les pêcheurs du coin ont décidé le 15 mars dernier de percer. C’est ainsi que, pendant toute la journée du 16 mars, les gestes et déplacements de M.S. étaient surveillés par ses pairs. Mais, jusqu’au crépuscule, la surveillance s’avéra vaine car M.S. qui ne se doutait de rien n’avait pourtant eu aucune attitude  suspecte.

Aussi, après avoir vendu comme d’habitude ses poissons, il s’était assis à la place du marché jouant au damier et termina sa journée à la maison, après une escale à la mosquée.

Les pêcheurs décidèrent ainsi d’abandonner la partie de surveillance quand, un des leurs demanda et obtint la permission de faire surveiller M.S. jusqu'au petit matin.

Deux jeunes pêcheurs ont été à cet effet désignés pour monter la garde non loin du domicile de M.S.

Il était enfin cinq heures du matin en ce 17 mars, lorsqu’un des « gardes » que le sommeil n’avait pas terrassé eut la surprise de voir M.S. sortir de sa maison, (avec un sac au dos) et, au lieu de la mosquée, prit la direction du fleuve.

Vite, l’alerte a été donnée à tous les autres pêcheurs qui accompagnèrent discrètement M.S. jusqu'à sa destination. Stupéfaction : M.S., sans prendre garde, commença son « travail » en fouillant minutieusement les filets tendus par les autres pêcheurs et commença sa moisson.

En quelques minutes, il avait son sac plein de poissons. C’est alors que les pêcheurs se ruèrent sur lui.

Paniqué, il abandonna son sac et prit ses jambes au cou. Personne ne daigna cependant le poursuivre car, après tout, l’on sait ou se trouve son domicile.

Ainsi vers 8 heures  du matin, une délégation de pêcheurs se rendit au domicile de M.S., mais il n’était toujours pas rentré à la maison. Toute une journée d’attente. En vain.

Aujourd’hui encore, notre  martin pêcheur qui a abandonné sa famille, demeure introuvable.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conférence Régionale sur la finance éthique en Afrique : Promouvoir la finance éthique en Afrique</title>
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<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 01:42:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Banca Popolare Etica en collaboration avec la Banque Malienne de Solidarité (BMS) et Caritas Africa a organisé mercredi dernier à l'hôtel Millénium Kamissa, une conférence régionale sur la finance avec comme thème « Financer l'avenir : quel rôle pour la finance éthique et basée sur la valeur en Afrique ? »</em></strong>

La rencontre a été présidée par le Cardinal Archevêque de Bamako M. Jean Zerbo, en présence de M. Ugo Biggeri, président de Banca Etica, M. Alain Holleville, Ambassadeur de l'UE au Mali, M. Gabriel Anokye, président de Caritas Africa, des Directeurs généraux de la Banca Popolare Etica et de la Banque malienne de solidarité.

L’événement a aussi marqué la présence des représentants des Agences du Système des Nations Unies et des agences de coopération bilatérale et multilatérales, les représentants des Institutions de Micro finance, des organisations partenaires et plusieurs autres invités.

Cette rencontre de 2 jours devrait permettre aux participants de discuter et de présenter comment les Banques éthiques et fondées sur les valeurs peuvent jouer un rôle en référence à l'inclusion financière et à l'entrepreneuriat durable en Afrique.

Dans son discours, le Cardinal Archevêque de Bamako, Jean Zerbo a indiqué que cette conférence  intervient au début de la mise en œuvre du programme de développement durable à l’horizon 2030, doit se donner le devoir de prendre en compte autant que faire se peut, les 17 objectifs de développement durable, qui ont pour but de faire converger et de coordonner les politiques nationales vers une vision commune de humanité.

Le Cardinal Zerbo a aussi invité les partenaires, les institutions financières, les autorités administratives et politiques, toutes les personnes de bonne volonté à plus d’ouverture vers les couches les plus démunis, à plus de solidarité avec les personnes vulnérables à plus d’attention aux structures qui se battent avec plus de moyens aux cotés des groupes cibles qui ne cherchent qu’à améliorer leur condition de vie dans la paix et la tranquillité.

Dans ses propos, M. Gabiel Anokye,  président de Caritas Africa a indiqué que le réseau Caritas est bien connu à travers le monde pour son engagement dans les réponses aux crises humanitaire, les actions de développement durable et le plaidoyer en vue de contribuer à la construction d’un monde juste et fraternel.

Cependant,  ajoute -t-il, cette conférence sur la finance éthique est une manière particulière d’aborder les causes de la pauvreté.

Parce-que, indiquera-t-il, « Elle permettra aux uns et aux autres d’échanger leurs expériences et leurs bonnes pratiques permettant d'élaborer une  note conceptuelle en vue de promouvoir la finance éthique en Afrique »
<ol>
 	<li>Alain Holleville, l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Mali a pour part signalé que  l’UE a mis en place une politique spécifique, appelée «  plan d’investissement extérieur », qui vise à soutenir et encourager les investissements privés dans les secteurs clé (énergies renouvelables, financements des MPME, agriculture durable, villes durables et digitalisation).</li>
</ol>
A cet égard, rappelle M. Holleville, pour la période 2017 – 2020 un système de financements mixtes et de garanties pour une valeur de 4,1 milliards d’euros a été mis en place et devrait avoir un effet de levier jusqu’à 44 milliards d’euros d’investissements supplémentaires.

Pour lui, cette conférence représente une bonne occasion pour permettre aux parties prenantes d’échanger sur les besoins des pays africains en matière d’inclusion financière et sur la manière dont la finance éthique peut répondre à leurs besoins.

«Nous pouvons dire que la Banque Malienne de Solidarité jouera pleinement son rôle dans ce sens. Il lui suffit de promouvoir les institutions de micro finance », a conclu l'ambassadeur de l'Union Européenne

<strong>Abdoul Karim sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial  : 26 Mars, 28 ans après,  Défendre les idéaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-26-mars-28-ans-apres-defendre-les-ideaux-2810910.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 01:41:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Raison de notre fierté et socle de notre mémoire, voilà de nouveau revenu le 26 Mars. </em>

<em>Ce fut il y a déjà, il y a seulement 28 ans l’aurore de l’espérance et l’aube d’un Mali innové et rénové arraché de haute lutte à l’infamie qui l’avait piétiné et mis en coupe réglée. </em>

<em>Il y a 28 ans,</em> en effet, le <em>Général Moussa Traoré, et sa camarilla avaient choisi de « tresser une couronne de feu », « abattre l’enfer » sur la tête d’un peuple qui ne revendiquait que liberté et dignité. </em>

<em>Et il a tenu son horrible promesse.</em>

<em>Les pertes sociales et économiques provoquées par les événements qui ont conduit à la révolution du 26 Mars sont énormes. </em>

<em>Ces pertes commencent avant la date de référence et continuent longtemps après. </em>

<em>Le bilan est difficile à établir pour qui recherche une analyse globale et raffinée de la situation. </em>

<em>Au lieu de combien de vies humaines perdues, il faut plutôt rechercher combien d'années de vie perdues ? </em>

<em>Quant aux dégâts matériels, une analyse économique poussée permettrait de trouver, soit la valeur comptable, soit la valeur vénale des biens au moment des faits. </em>

<em>Un tel rapport, avec une précision mathématique, est-il possible aujourd'hui ? </em>

<em>Que non ! </em>

<em>Il y a eu victoire le 26 Mars, parce que les Maliens avaient une motivation commune, un but et des objectifs communs et formaient un groupe homogène et cohérent dans la lutte pour le changement. </em>

<em>28 ans après, la plupart de ceux qui auront été (ou autoproclamés) acteurs du 26 Mars 1991 ont absolument déçu le peuple Malien.</em>

<em>l'extinction du dialogue entre les acteurs du 26 Mars, l’auto-exclusion, l’animosité, les revendications corporatistes, les grèves à répétitions, l'incapacité des hauts dirigeants (responsables politiques) à travailler ensemble, le manque de discipline ou l'incapacité à tenir les engagements, la mauvaise ou l'absence de communication entre les principaux acteurs du 26 Mars, sont les cause de la grave situation de crises que traverse actuellement notre pays. </em>

<em>Quelles suggestions pour que le Mali s’en relève ? </em>

<em>Il faut que l'ensemble de la classe politique se retrouve autour des valeurs comme la tolérance, le pardon, le compromis et le partage. </em>

<em>Il faut aussi s'entendre sur l'essentiel, dans l'intérêt général et chercher un point d'équilibre entre les intérêts des forces opposées. </em>

<em>Il y a eu trop de sacrifices, trop de pertes en vies humaines et en biens pour que le 26 Mars soit. </em>

<em>Il n'y a donc pas de raisons objectives pour que les idéaux de cette date symbolique ne soient pas partagés, soutenus et défendus jusqu’au bout par Tous ! </em>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>26 Mars 1991 &#45; 26 Mars 2019 : Devoir de mémoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/26-mars-1991-26-mars-2019-devoir-de-memoire-2810939.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 01:27:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Afin que la mémoire ne se meure, que le sacrifice ne soit pas vain et que l’idéal continue de guider nos pas et nos actions, rappelons et célébrons, toujours et à jamais, le 26 Mars 1991, fondation et fondateur de la 3ème République. </strong>

<strong><em>Tout pardon, toute réconciliation ou cohésion nationale qui requiert son oblitération et son délaissement, est trahison du sacrifice de nos martyrs.</em></strong>

&nbsp;

En effet, il y a 28 ans, le général Moussa Traoré, face à la crise profonde qui sévissait dans le pays, promettait de faire porter au peuple malien, une couronne d'enfer.  Et la macabre promesse a été tenue.

De, 1981 à 1987, l'UDPM avait organisé 4 Congrès, sans jamais trouver une seule solution aux différentes crises qui secouaient la Nation et faisait fi de la corruption, du népotisme et de l'injustice qui rongeaient le pays.

Moussa Traoré en personne passait aux aveux en Mars 1987 dans une interview accordée à "Jeune Afrique" : <strong>"Le parti n'existe pas ! Seuls des malhonnêtes m'entourent, tous mes compagnons sont corrompus".</strong>

Et pourtant, de ces « compagnons corrompus », il ne se débarrassera jamais. Et pour cause !

Au cours de la décennie 1980, le Mali était amené à appliquer le PAS (programme d'ajustement structurel) qui a entraîné l'accroissement des clivages sociaux en favorisant l'émergence d'une grande frange d'exclus du système économique.

La paupérisation des couches sociales connut ainsi un véritable coup d'accélérateur : compressions, réduction de l'enveloppe des bourses universitaires, chute du pouvoir d'achat et surtout une accumulation des salaires des travailleurs qui n'étaient payés qu'une ou deux fois par semestre.

Pendant ce temps, le pouvoir n'a cessé de se fasciser. C'est le début des provocations, intimidations, et interdictions des manifestations programmées par les associations CNID-ADEMA.

On gaze et on matraque les responsables des associations démocratiques dont le seul crime aura été de vouloir incarner les aspirations du peuple, au changement par voie démocratique. Ensuite, l'on s'attaque aux élèves et étudiants. Couvre-feu, état d'urgence, état de siège, étaient vécus quotidiennement par le peuple.

Et pourtant, le peuple malien ne demandait que le dialogue, la confrontation des idées sur l'avenir du pays, la liberté d'expression, d'opinion et la possibilité pour chacun de militer dans le parti politique de son choix. GMT et ses valets y ont opposé un refus catégorique car leur pouvoir ne reposait que sur la force, l'intimidation, la terreur et la persécution.

Mais la patience du peuple avait atteint ses limites et les Maliens avaient décidé de prendre en main la conduite de leur destinée, malgré l'exorbitant prix à payer. Le reste est connu. GMT avait promis d'abattre l'enfer sur le Mali et il l'a fait. Une étape de notre histoire venait d’être écrite dans le sang des fils du pays, le sang des martyrs.

Ils ont osé tirer sur les jeunes jusque dans les hôpitaux et cimetières. Ils ont froidement brûlé des manifestants dans l'enceinte du "Sahel Vert », le transformant en four crématoire à l'instar des "nazis".

GMT alors a fait ce qu'il avait promis et auquel aucun malien n'aurait jamais osé croire.

Sourd à toutes les sollicitations, le pouvoir de GMT, qui pouvait éviter au pays le cycle des violences, des règlements de compte, risque de guerre civile, a choisi par orgueil et par mépris, l'affrontement, parce que sûr de sa force, de ses armes.
<h1>La ‘’couronne d’enfer’’</h1>
Ainsi, le Mercredi 20 Mars 1991, à l’instar de Bamako, d’autres villes du Mali subissent l’enfer promis par le Général tyran Moussa Traoré. Après Koulikoro, Kita, Sikasso et Ségou, c’est la petite ville de Dioila qui ramassait ses morts. Quatre blessés graves sont évacués sur l’hôpital Gabriel Touré de Bamako. C’était quatre élèves : Moussa Mariko (14 ans, 4<sup>e</sup> année école Soloura de Dioila) Alamako CAMARA (20 ans, lycée de Dioila) ; Issa Diarra (13 ans 4<sup>è </sup>année) et Tidiani Sissoko (13 ans 4<sup>e</sup> année). Alamako Camara a perdu à jamais l’usage de son œil gauche ; Moussa Mariko a dû subir une opération chirurgicale de l’abdomen afin d’en extraire les plombs qui y étaient logés ; Issa Diarra et Tidiani Sissoko, avaient quant à eux, reçu des plombs sur tout le corps. Pendant ce temps, à Sikasso le jeune Dramane Konaté, élève en 9<sup>e</sup> année, était tué et plusieurs autres grièvement blessés.

A Bamako, c’est surtout le 23 Mars 1991 que devait avoir lieu le grand carnage. Il était ce jour-là 11 h 50 mn, lorsque des manifestants brisèrent les vitres de la boutique ADC – Mali, sise à l’immeuble Sahel Vert. La marée humaine s’y engouffra. Quelques minutes après, un camion militaire chargé d’hommes en uniforme, armés de fusils de guerre et de grenades offensives et du blindé n° 3508, arrivèrent sur les lieux. Les engins se vidèrent de leurs occupants en uniforme qui lancèrent les grenades dans la boutique pleine monde comme un œuf, avant de « canarder » les occupants.

Les flammes hautes, de plus de 2 mètres, atteignirent facilement le premier otage. Impuissants, les autres manifestants n’ayant pu trouver refuge dans la boutique infernale, assistèrent à la cuisson de leurs compagnons.

A 12h 22 mn, il n’ y avait plus aucun espoir de sauver une seule personne.

Tous les manifestants qui étaient à l’intérieur de l’immeuble Sahel Vert ont été calcinés. Et, des fenêtres noircies par les flammes, l’on pouvait observer les ossements humains : crânes, fémurs, etc.

Une équipe de secours de l’hôpital Gabriel Touré et les sapeurs pompiers, arrivèrent une heure plus tard… Mais, c’était seulement pour constater l’horreur. Au même moment, la folie meurtrière de GMT frappait partout, dans tous les quartiers de Bamako.

La morgue de l’hôpital Gabriel Touré était devenue trop petite pour accueillir les morts. Les couloirs de l’hôpital devaient alors servir de lieu de réception des cadavres.

Le Général Moussa Traoré venait de tenir sa promesse macabre : faire descendre « une couronne d’enfer » sur la tête de ses concitoyens.

Cette journée a été singulière en termes de bilan funèbre, mais elle n’a rien d’unique.

Elle a été, elle doit être saisie comme l’illustration et le condensé répugnants et révoltants des souffrances multiformes imposées à notre peuple par Moussa Traoré et le système qu’il a initié et représenté 23 années durant.

Une illustration du calvaire des innombrables, Maliens, même anonymes victimes fauchées par les assassins en Janvier et en Mars 1991.

Ces actes de génocide n’ont épargné aucun groupe social, ni force potentiellement organisée, dans aucun secteur économique ou géographique du pays.

Les « couronnes d’enfer » tressées sur leurs têtes par le dictateur Moussa Traoré ont finalement uni dans la mort, une mort atroce et injustifiable, les enfants divers dans notre peuple. Et c’était prémédité, programmé et annoncé à l’avance !

Afin que la mémoire ne se meure, que le sacrifice ne soit pas vain et que l’idéal continue de guider nos pas et nos actions, rappelons et célébrons, toujours et à jamais, le 26 Mars 1991, fondation et fondateur de la 3è République.

Tout pardon, toute réconciliation ou cohésion nationale qui requiert son oblitération et son délaissement, est trahison du sacrifice de nos martyrs.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>16ème Session du Conseil d’Orientation : D’importants résultats enregistrés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/16eme-session-du-conseil-dorientation-dimportants-resultats-enregistres-2810926.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 01:15:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Centre  National d’Appareillage Orthopédique (CNAOM) a tenu jeudi dernier dans ses locaux, sa 16<sup>ème</sup>  session ordinaire du conseil d’orientation au titre l’année 2019.   </em></strong>

La conférence a été présidée par M. Salifou  Maiga le secrétaire général, représentant du Ministre de la Solidarité et l’Action Humanitaire en présence de  M. Amadou Diallo, Directeur  Général du Centre  National d’Appareillage Orthopédique (CNAOM) et plusieurs administrateurs.

La rencontre a permis aux administrateurs du Centre National d’Appareillage Orthopédique d'examiner le bilan de l'année 2018 et la programmation des activités de l'année 2019.

Dans son discours d’ouverture des travaux, Mr Salifou Maiga a indiqué que le Centre  National d’Appareillage Orthopédique (CNAOM) est une référence nationale  dans le domaine de la réadaptation fonctionnelle qui constitue un maillon essentiel dans le dispositif de renforcement de  la solidarité et de la lutte contre l’exclusion et pour un mieux être des personnes en situation de handicap.

« La réadaptation fonctionnelle consiste à supprimer ou à limiter autant que possible les obstacles qui entravent les activités et la participation des personnes en situation de handicap, afin qu’elles acquièrent et conservent le plus haut niveau d’autonomie possible et puissent réaliser leur potentiel sur le plan physique, moral, social et professionnel », a-t-il, ajouté.

Aussi, le représentant du ministre de l’Action social a rappelé certaines activités réalisées par le centre au cours de l’année 2018. Il s’agit entre autres, de la consultation de  12.358 personnes, 18677 séances de rééducations réalisées, 793 appareils orthopédiques produits.

A ceux-ci s’ajoutent la réalisation des mesures d’amélioration de l’efficience avec un plan d’actions et une validation du projet de l’étude sur la  paralysie obstétricale du plexus brachial (POPB) au CNAOM de 2014 à 2016.

« La moyenne du taux des activités techniques est de 96,72% et varie entre 137,31% pour les consultations et 74,70% pour les séances de rééducation et un taux d’exécution budgétaire de 81,22% », se réjouit-il.

Il ajoutera ensuite que,  grâce aux multiples efforts du centre et le CICR pour la mise en œuvre du  programme de réadaptation physique (PRP), d’autres activités ont été enregistrées. Il s’agit notamment de la  construction du  Centre Régional d’Appareillage Orthopédique et de Rééducation Fonctionnelle de Mopti, de la formation durant 3 ans de deux boursiers et 4 nouveaux en cours en Appareillage Orthopédique à l’école nationale des Auxiliaires Médicaux(ENAM) de Lomé.

A ceux-ci s’ajoutent la prise en charge de 8306 personnes victimes du conflit au Nord avec 319 prothèses et 467 orthèses et des sciences de réduction au CNAOM et dans les Centres Régionaux d’Appareillage Orthopédique et de Réduction Fonctionnelle (CRAORF) de Tombouctou et de Gao.

Le secrétaire général du ministère de Solidarité et de l’Action Humanitaire a enfin invité les administrateurs à examiner  avec minutie le projet de programme d’activités et de budget 2019 soumis à leur approbation et arrêté à la somme de 526 520 319 FCFA, contre une dotation révisée en 2018 de 565.394.730 FCFA soit une diminution de 6,87 %.

<strong><em>Abdoul Karim sanogo</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mouvement Démocratique Malien : Qu’en reste&#45;il ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mouvement-democratique-malien-quen-reste-il-2810943.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 00:51:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Autant Mars 1991 a été une explosion de la colère du peuple, autant l’ère nouvelle engendrée par les douloureux événements a donné naissance à un nouvel état d’esprit. « L’atmosphère » post-Mars 91, difficile à caractériser, s’est illustrée par des comportements et des attitudes mitigés.</em></strong>

La Conférence Nationale tenue sous la Transition avait pour ambition de mettre en place les nouvelles institutions démocratiques. Mais, les débats qui y furent passionnés pour des raisons qu’on devine aisément, et qui s’expliquèrent tout à fait dans le contexte psychologique de l’époque, ne pouvaient pas déboucher sur un projet de société cohérent.

Non pas que les participants n’en eussent  la volonté, mais tout simplement, parce que les conditions objectives n’étaient pas remplies à cette époque. D’où l’énorme quiproquo qui s’en est suivi. Car, la nouvelle ère s’annonçait et s’installait par une transition que l’on a uniquement réduite à la période du CTSP. Or, la vraie Transition a commencé justement, logiquement avec l’avènement de la IIIe République.

Il fallait considérer cette République nouvelle, avec ses Institutions mises en place à la faveur des premières élections libres, comme la phase de l’apprentissage de la démocratie chèrement acquise.

L’élaboration d’un projet d’une nouvelle société devait marquer la vraie rupture avec l’ordre ancien. Cette rupture devait se réaliser dans un cadre de pensée, de débats d’idées, d’éducation et d’édification des Maliens, qui, en se soulevant pour changer les choses, s’étaient du coup engagés à assumer de nouvelles responsabilités, dont la plus essentielle est la prise en main de leur propre destinée.

Tout le monde a proclamé « rien ne sera plus comme avant », mais il est aisé de constater que le peuple malien organisé au sein de divers mouvements et associations, n’a pas su accompagner le mouvement insurrectionnel de libération pour un mouvement de pensée politique élaborée, une démarche intellectuelle instaurée se traduisant par des débats sur le « comment » de la construction de la maison commune.

Le mouvement démocratique dans ses différentes composantes devait poursuivre le combat pour le parachever, le parfaire, progressivement.

Pour cela, il se devait d’élaborer un nouveau système de pensée en direction du citoyen.

Les partis politiques et la société civile devaient s’atteler à l’éducation de leurs militants.

Car, au sortir de Mars 1991, il fallait des «hommes nouveaux" pour faire face aux enjeux et aux défis de la démocratie qui, encore une fois, n’est pas une fin en soi, mais un processus complexe qui implique un changement de mentalité et de comportement.

<strong>Qui a entretenu les illusions ?</strong>

Comment un tel projet, (si tant est que, la vision fût largement partagée) pourrait-il être réalisé par "le pouvoir ‘’ tout seul ?

Il y a un paradoxe. Comme si le peuple s’auto-excluait de la suite du combat, de la partie la plus essentielle du combat.

Mais, rien de surprenant à cela, quand on constate par ailleurs que l’encadrement du peuple n’a pas suivi.

Les partis politiques, les différentes associations, n’ont pas su faire acquérir la nouvelle culture aux citoyens. S'en sont-ils réellement préoccupés ?

La démocratie est d’abord une culture. Nos hommes politiques manquent de culture démocratique, et le peuple lui, manque de culture politique.

Que le Mali soit aujourd’hui encore dans une phase de transition, cela ne fait aucun doute. Quand on sait que Mars 1991 a révélé des frustrations accumulées depuis des décennies, il ne faut raisonnablement pas imaginer que 28 ans suffisent à atteindre l’idéal.

L’apprentissage de la démocratie se fait à un rythme lent certes, mais il se fait qualitativement.

Mais que chaque étape doit être consolidée grâce à l’effort de tous les fils de la Nation, chacun à sa place, chacun selon son rôle.

Nul n’a le droit de se dérober à ses responsabilités. L’œuvre d’édification de la nouvelle société commune sera, ou ne sera pas.

Il faut ici s’empresser de souligner que la classe politique est fortement interpellée quant à sa responsabilité particulière d’encadrer et d’éduquer le peuple pour en faire des citoyens nouveaux.

Le paysage politique actuel ne reflète pas l’image de dignité acquise par le peuple grâce à son combat de Mars 1991.

Les querelles de clocher, les invectives, les intrigues subjectives, voire systématiquement destructives et déstabilisatrices, sont tout le contraire de l’attitude d’une classe politique dans le cadre d’un Mali nouveau.

Les crises successives que le pays a connues ont dramatiquement révélé le manque de vision de nos responsables politiques, ceux-là mêmes qui prétendent représenter le peuple, et agir en son nom. Au-delà des crises politiques  liées à différentes élections, la crise dans les régions nord du pays et du centre perdure et constitue une préoccupation majeure.

Face à ces deux interpellations politiques majeures, société civile et partis politiques n’ont fait preuve d’aucune initiative allant dans le sens d'un débat véritable pour une stratégie nationale dans ces domaines.

<strong>Et la jeunesse ?</strong>

Le rôle de la jeunesse a été déterminant dans la victoire du peuple en Mars 1991.

Les jeunes ont payé le prix fort.

Ils avaient pensé être en droit d’obtenir tout ce pour quoi ils y avaient consenti. Mais très vite, sans s’en rendre compte, ils sont devenus un enjeu.

Gagnés par le triomphalisme, la plupart d’entre eux ont continué à jouer aux « Rambo », à faire peur, à brandir les muscles. Véritable force, la jeunesse a « oublié » de se transformer en force de proposition. Elle s’est laissée caresser dans le sens du poil par des politiciens sans scrupule, des démagogues et des populistes, qui la manipulaient.

L’éclatement actuel de la jeunesse, en une multitude d’associations et de mouvements, est une occasion pour certains de pratiquer la politique du « diviser pour régner ».

Ceux qui poursuivent des objectifs qui n’ont rien à voir avec les intérêts véritables des jeunes, leur promettent monts et merveilles.

Une fois leurs objectifs atteints, les politiques sans scrupules abandonnent les jeunes à leur triste sort. Cette attitude politique joue avec le peuple.

Mais, ce jeu a des conséquences plus dramatiques au niveau des jeunes, à qui certains ont fait croire que l’Etat peut tout leur donner.

Malheureusement, certains jeunes « jouent le jeu », hypothéquant du même coup leur propre avenir.

Au niveau de la jeunesse, il y a impérativement une nouvelle prise de conscience à opérer.

Mars 91 a créé les conditions de cette prise de conscience. Car Mars 91, c’était la preuve de la maturité acquise par notre jeunesse.

Dans la phase actuelle de l’évolution de notre pays, les jeunes sont interpellés.

Le processus de démocratisation ne sera approfondi, poursuivi et consolidé que si les jeunes comprennent qu’ils en seront les premiers bénéficiaires.

Ils doivent prouver par leur comportement, qu’ils sont crédibles et que le pays peut leur faire confiance pour les impliquer davantage dans l’élaboration d’un projet national.

Le Gouvernement a le devoir et l’obligation d’assigner une mission à la jeunesse.

A cette jeunesse de prouver qu’elle est en mesure d’assumer la mission.

Aussi, y a-t-il lieu pour les jeunes de méditer en ce 28<sup>ème</sup> anniversaire de Mars 91, non pas pour se lamenter sur leur sort, ou de vouloir culpabiliser qui que ce soit, mais plutôt, pour mieux mesurer l’ampleur de leur mission. Et s’atteler à relever les défis qui les interpellent. Ils gagneraient à se transformer en force de proposition. Car ce sont eux, les véritables bâtisseurs de la Nation.

Ceci n’est pas une vue de l’esprit, ni un slogan. C’est la stricte vérité. Il y va de l’avenir des jeunes, du futur de notre pays.

En ce 28<sup>ème</sup> anniversaire de la victoire du peuple, chacun doit faire  preuve de modestie, d’humilité et de tolérance.

Nous sommes au cœur d’un processus complexe qui, pour s’accomplir de manière harmonieuse, requiert la contribution de tous.

Pour mesurer le reste du chemin à parcourir dans le parachèvement de l’idéal de Mars 91, chacun de nous doit méditer cette interrogation de Julius Nyéréré, ancien chef d’Etat de Tanzanie : « hier l’Afrique a voulu faire construire le socialisme sans socialistes, aujourd’hui, nous voulons construire la démocratie, mais avons-nous des démocrates ? ».

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Lettre à mon oncle Bass</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/lettre-a-mon-oncle-bass-19-2810932.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 00:50:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cher oncle,</em></strong>

Bonjour !

La lettre que je t’écris aujourd’hui sera bien particulière. Car cette fois-ci et pour une fois, je ne te parlerai point de la marmite familiale, en « jachère » depuis quelques jours. Ni de ces nombreuses bouches qui peuplent la concession familiale, ni même de grande mère, aux cheveux complètement jaunis par la misère.

Je ne te parlerai pas non plus, cher oncle, de mon désespoir toujours croissant et qui m’oblige à préparer mes valises pour m’en aller d’ici.

Cette fois, mon cher Bass, je veux parler de politique.

Honnêtement, je ne m’y connais pas. Surtout qu’en plus, la politique au Mali, c’est dire ce qu’on ne fait pas et faire ce qu’on ne dit pas. Qu’on n’ose pas dire…

Mais, essayons quand même, tout en conservant ce qu’un digne Malien a de plus sacré : la sincérité de la pensée et la véracité des propos.

D’abord, je t’invite à t’incliner comme moi, sur la mémoire de ces frères et sœurs (en majorité des Maliens d’en bas) arrachés à l’affection des leurs et de nous tous, il y a aujourd’hui 27 ans, par le boucher national et ses sbires.

En effet, te souviens-tu cher oncle, de ces journées fatidiques des 20, 21, 22, 23, 24 et 25 Mars 1991 ? Dur, dur pour la mémoire ! Mais, nous avons l’obligation de nous en souvenir.

Parce que, ce fut tout un peuple, particulièrement celui d’en bas, excédé par l’injustice, la répression, la tyrannie, l’arrogance de GMT et de ses valets, qui avait décidé d’affronter, (mains nues), les chars de combat, les BRDM, les fusils d’assaut.

Parce qu’en mars 1991, c’est ce bas peuple que nous constituons, qui avait accepté de sacrifier ses enfants pour se libérer.

Parce que, cher oncle, c’était nous, les crève - la faim, les sans emplois, les petits Maliens de toujours, qui avions servi de boucliers et d’appâts aux « acteurs du mouvement démocratique » et autres héros auto proclamés.

Parce que, cher oncle, la victoire de 26 mars 1991 est l’œuvre exclusive des Maliens d’en bas. Ceux qui pourtant continuent de patauger dans la boue.

<em>C’est vrai qu’après le 26 Mars 1991, nous avions tous cru en ces hommes et femmes portés par nos soins sur les piédestaux du pouvoir. </em>

<em>C’est vrai aussi que l’espoir était permis. Car, à partir de 1992, Alpha National avait résolument engagé le pays sur la voie de la construction nationale, de la solidarité et de la justice. Malgré les actes de sabotage, de vandalisme, les crimes crapuleux que commettaient les ennemis du peuple, tapis dans l’ombre.</em>

<em>Oui, cher oncle, le peuple malien d’en bas avait encore des raisons d’espérer, lorsque, Alpha National en démocrate sincère, respectueux de ses engagements vis-à-vis du peuple et de ses Enfants assassinés, remettait les clés de Koulouba à son successeur, donnant ainsi la chance à d’autres, de pouvoir continuer la construction nationale.</em>

<em>Hélas, notre victoire nous a été volée, de la manière la plus ignoble. Qui  sont-ils ces voleurs ? Nous les connaissons tous et je m’en vais cher oncle, te les citer. </em>

<em>Ceux qui ont volé notre victoire, ce sont ces gens-là qui, en notre nom, se sont hissés dans les hautes sphères de l’Etat et dans d’autres institutions pour piller l’économie nationale à leur seul profit. Eh oui, cher Bass, nous (les Maliens d’en bas) sommes trahis. Par tous ceux-là qui, au nom d’une réconciliation nationale, ont assassiné une nouvelle fois nos martyrs, profané leur tombe et réhabilité les assassins et les commanditaires des tueries de mars 1991.</em>

<em>Nous sommes trahis par nos prophètes d’hier, nos héros auto-proclamés, ces hommes et femmes gueulards patentés devant l’éternel, démagogues à outrance et autres politiciens de bas-étage qui, en échange de strapontins et autres petits privilèges, s’asseyent honteusement sur les tombes de nos morts et piétinent l’idéal pour lequel les fils du pays ont donné leur vie. </em>

<em>Et, que dire des membres de cette association dite de Défense des Victimes de la Répression (ADVR) ? </em>

<em>Walahi Bilahi, cher oncle, eux aussi ont trahi nos morts. Eux qui, en principe, se devaient de protéger la mémoire de nos martyrs. Hélas, après avoir partagé les quelques millions à eux offerts par la République, ils se sont éclipsés dans la nature. </em>

<em>A quoi bon donc, ces marches hypocrites dites d’hommage à nos morts ? Ces dépôts de gerbes de fleurs sur les tombes à Niaréla ? </em>

<em>Puisque, nos morts sont vraiment morts, assassinés de nouveau. </em>

<em>Qu’on leur laisse donc reposer en paix ! Mais, Walahi, Bilahi, je jure, ceux qui pensent désormais que le Mali d’en bas s’est définitivement résigné ont tout intérêt à se réveiller de leurs illusions. Sinon, leur réveil sera brutal et infernal… </em>

<em>Nous, les Maliens d’en bas, avons du cœur et savons en faire usage au moment opportun. </em>

<em>Je le dis pian !</em>

<strong><em>A la semaine prochain Inchallah ! </em></strong>

<strong><em>Par ton petit Ablo.   </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>39ème Anniversaire d’un Assassinat : 17 Mars 1980 – 17 Mars 2019, « Chez Cabral, le calcul était absent »</title>
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<pubDate>Tue, 19 Mar 2019 01:51:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Infatigable, dévoué et désintéressé, Abdoul Karim Camara dit Cabral, était la sentinelle des intérêts de l’étudiant malien. Il est mort, assassiné par Moussa Traoré et sa clique le 17 Mars 1980. C’est avec émotion que les anciens camarades de lutte se souviennent, 39 après, de Cabral, ce grand leader estudiantin malien dont l’exemple devrait inspirer les générations scolaires d’aujourd’hui et de demain.

Trente neuf ans seulement, est-on aussi tenté de dire¸ tant la marque de cet homme reste encore vivace dans le souvenir de tous ceux qui l’ont, peu ou prou, connu.

C’était un soir de l’année scolaire 1976-77. Dans l’amphithéâtre de l’Ecole Normale Supérieure où nous sommes réunis pour mettre sur pied la troupe théâtrale de l’Ecole Normale Supérieure. Je fais une rencontre banale mais qui allait être une des plus marquantes de ma vie.

Un des nombreux étudiants ayant répondu à l’appel se présente à moi, (secrétaire à la Culture que j’étais dans le bureau de l’ADENSUP, Association des Etudiants de l’Ecole Normale Supérieure). « Je m’appelle Abdoul Karim Camara, mais je suis plus connu sous le nom de Cabral, surnom qui m’a été donné au Lycée de Badala ; je suis en 1<sup>ère</sup> année Philo-Psycho-Péda ». Je me présente à mon tour. La petite réunion se déroule. La troupe est mise sur pied. Les dates de répétition sont arrêtées et le petit groupe se sépare.

A partir de cet instant, mes rencontres avec Cabral deviennent de plus en plus fréquentes.

En dehors des séances de répétition, les multiples activités de l’ADENSUP (conférence-débats, assemblées générales, récitals, actions de salubrité, etc.) nous en donnaient l’occasion. Car, Cabral était un de ces étudiants qui répondait présent à tous les appels du bureau ; il était un « militant » de l’ADENSUP, qualificatif qui, à cette époque-là, était attribué avec parcimonie et après une période probatoire pertinente. En plus d’avoir été assidu aux répétitions, Cabral tient son rôle avec art et application dans chacune des deux pièces mises en scène (« Ni san cènna, jate tè kalo la » ; « la poudrière australe éclatera »). La conviction se lisait dans ses gestes, et la solennité dans sa voix.

L’année 1976-77 a été ponctuée de deux grèves mémorables (d’abord, contre l’introduction du concours d’accès à l’enseignement supérieur, puis pour la libération de Boniface Diarra, arrêté pour diffusion de mot d’ordre de grève) et de l’arrestation de Tiébilé Dramé (pour participation aux obsèques de Modibo Kéïta) ; mémorables à cause de la sévérité de la répression par la police du fameux Tiécoro Bagayoko, tout comme du fait que le régime du CMLN s’en est trouvé quelque peu ébranlé. 1977-78 s’annonçait comme une année scolaire grosse d’événements importants. Comme palliatif de la turbulence du front scolaire, le pouvoir entendait organiser les élèves et étudiants dans le cadre où il pourrait les contrôler à distance. Un programme de supervision de la mise en place des comités est communiqué à tous les établissements d’enseignement secondaire et supérieur. Faut-il boycotter cette mise en place ? Faut-il, au contraire, l’empêcher ? A l’ADENSUP, nous pensons que l’erreur consisterait à laisser le champ libre aux « pions » du régime ou à ceux qui n’ont aucune conviction, et qui viennent dans le bureau pour paraître ou pour uniquement organiser les bals et concerts. La stratégie arrêtée consiste à faire élire un bureau constitué d’un noyau de militants sûrs. Cabral, bien sûr, fait parti des « favoris ». Il est élu secrétaire administratif, c’est-à-dire deuxième personnalité du bureau que j’ai l’honneur de diriger cette année-là.
<h3>Cabral était un homme de confiance</h3>
Ceux qui ont placé en Cabral leur confiance, en le proposant et en le faisant élire, ne s’étaient pas trompés. Car, très vite, il s’impose comme un élément incontournable au sein du bureau, par sa disponibilité, par son sens du devoir, sa rigueur morale, sa franchise et surtout en ont très vite fait. Son dévouement pour l’ADENSUP n’avait d’égal que sa volonté d’être, aussi et surtout, un étudiant modèle pour qui l’effort et le respect sans borne pour ses professeurs étaient les premiers commandements. Les nombreuses sollicitations découlant de la qualité de responsable estudiantin, pou lui (et pour nous tous, à l’époque), ne devaient aucunement dispenser des contrôles et devoirs), et encore moins justifier les mauvaises notes. Etre responsable c’est, surtout, donner le bon exemple ; c’est, aussi travailler plus que les autres.

Cette exemplarité au sein de l’ADENSUP ne passe pas inaperçue au niveau des autres comités d’établissement. En Janvier 1978 se tient le congrès de l’UNEEM (Union Nationale des Elèves et Etudiants du Mali). Les délégués venus, pour la première fois, de l’ensemble du pays doivent se doter de nouveaux statuts et élire un Bureau de Coordination. Là encore, Cabral se fait distinguer par la qualité de ses interventions et par ses qualités humaines. Ses bonnes relations personnelles avec la plupart des délégués de Bamako et l’attention qu’il a portée aux camarades venus des Régions, lui permettent facilement de rapprocher les positions d’arrondir les angles. Il est élu secrétaire à l’Information au Bureau de Coordination de l’UNEEM, que j’ai eu, une fois encore, l’honneur de diriger.

Le fait d’appartenir tous deux au Bureau de L’ADENSUP et du Bureau de Coordination amena Cabral et moi à avoir des relations plus suivies tant sur le plan du travail que sur le plan humain.

De fait, il devient « mon adjoint » au sein du Bureau de Coordination. Inutile d’ajouter que là aussi, Cabral s’impose par les mêmes qualités que celles rappelées plus haut.

Durant toute cette année, que ce soit à l’occasion des petits conflits qui éclataient au sein de tel ou tel établissement ou autour des questions plus importantes, Cabral s’est présenté comme la sentinelle des intérêts de l’étudiant malien. Nul ne pouvait compter sur lui pour porter atteinte aux principes. Mais, tous pouvaient attendre de lui qu’il amène les uns et les autres, à force de persuasion, au compromis qui ménage l’essentiel.

L’image que je garde le plus de ce camarade infatigable, dévoué et désintéressé, est celui d’un compagnon foncièrement honnête chez qui le calcul était absent, un militant qui s’est toujours placé du côté où il pensait que le devoir voulait qu’il soit.

En somme, il était de la graine des hommes faits pour marquer leur génération.

Fauché prématurément, puisse son exemple de droiture et d’abnégation inspirer ses compagnons de lutte, actifs sur la scène politique du moment, et ses cadets qui affirment le prendre pour idole.
<h2>Modibo Diallo</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commune V du district de Bamako : 60 jeunes formés à Daoudabougou</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/commune-v-du-district-de-bamako-60-jeunes-formes-a-daoudabougou-2809596.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Mar 2019 01:47:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la formation et la sensibilisation des jeunes de Daoudabougou (commune V du district de Bamako), le  Forum de la jeunesse pour changement (FORJEC) a organisé samedi dernier, à la Mairie de Daoudabougou,  un atelier de formation sur le changement de comportement.</em></strong>

La formation a été présidée par Dr Seydou Diabaté l'ancien DER du département Socio-Anthropologie, Dr Coulibaly le formateur du volontariat et la citoyenneté, Sidiki Magassouba  secrétaire général de la mairie de Daoudabougou, Modi Souaré le secrétaire général du FORJEC, qui est  l'une des associations de Daoudabougou et initiateur de cette formation et plusieurs jeunes.

<em> La rencontre formation qui a regroupé plusieurs associations et groupements des jeunes de Daoudabougou vise à les former sur leur principe </em>du volontariat, de la citoyenneté, du rôle de la mairie et de celui du  maire, sa responsabilité et  attribution dans une commune.

Il y’aura aussi, une campagne de sensibilisation qui se tiendra 23 au 30 Mars dans la commune de Daoudabougou, en vue de permettre à la  population de s’imprégner sur les qualités d'un bon citoyen.

Dans son allocution,  Dr Coulibaly formateur du département Socio-Anthropologie  a expliqué que le volontariat comme étant un statut sous lequel des personnes réalisent un travail à vocation d'intérêt général humanitaire, social, sportif, culturel sans attendre de contrepartie particulière.

« La loi numéro 2011-051du 28 juillet 2011 l'institution du volontariat national est "un statut juridique sous la quelle toute personne physique ou volontaire sans distinction du sexe ou religion est bonne », a-t-il, ajouté.

Il dira ensuite que  la  citoyenneté est  considérée comme un droit politique et le devoir comme l'intérêt de l'humanité au dessus du nationalisme.

« Un  bon citoyen doit agir et jouir volontairement de ses droits civiques et assumer ses devoirs  sans la contrepartie particulière à son module », a conclu Dr Coulibaly.

Mr Sidiki Magassouba  secrétaire général de la mairie de la commune V,  a pour sa part rappelé que le maire de cette commune a été élu par la majorité de la population. C’est pourquoi, indique-t-il, « responsabilité de représenter  sa commune dans la vie civile, le développement, l'assainissement, la  sécurité,  et la stabilité et de se défendre pour le droit sa commune selon la loi.

Enfin, le secrétaire général de la commune V a invité la population de sa commune à payer massivement les taxes et impôts parce que selon lui, aucun développement n’est possible sans le payement des droits recommandés pour la population.

<strong><em>Hinda Traoré</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Echos 17 Mars 1989 – 17 Mars 2019 : 30 ans de Combat !</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/les-echos-17-mars-1989-17-mars-2019-30-ans-de-combat-2809592.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Mar 2019 01:28:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il y a aujourd’hui, 30 ans que naissait le journal Les Echos. En hommage à Cabral et à tous ceux qui auront donné le meilleur d’eux-mêmes et souvent leur vie pour un Mali nouveau.</em></strong>

<strong><em>A l’occasion de ce 30<sup>ème</sup> anniversaire, nous vous proposons ce rétrospective sur, l’extraordinaire aventure de les Echos.</em></strong>

En 1988, réconforté par le succès de la revue culturelle JAMANA créée 5 ans plutôt, Alpha Oumar Konaré décidait d’aller plus loin en créant, cette fois, un journal d’informations générales. L’enjeu était de taille car il y avait péril en la matière à cause du régime dictatorial et policier de Moussa Traoré.

Qu’à cela ne tienne. Soutenu par son épouse Adame Ba et quelques amis (feu Abdoulaye Barry, Mme Diakité Sanaba Cissoko, Abdoul Traoré dit Diop, Mani Camara, Mme Traoré Salimata Tamboura, Ousmane Sy ou encore Cheick Moukoutari Diarra alors Directeur de l’AMAP, Souméïlou Boubèye Maïga, aussi audacieux et dévoués pour la cause que lui-même, Alpha prenait la décision historique de créer le premier journal indépendant sous le régime tyrannique du général Moussa Traoré. Pour lui, seule la presse pouvait désormais servir de catalyseur à une prise de conscience réelle, les méthodes traditionnelles de lutte clandestine (tracts entre autres), ayant montré leurs limites.

Avec l’esprit de concertation qui le caractérise Alpha Oumar Konaré eut l’humilité, pour le choix du nom que devait porter le journal, de consulter les trois, journalistes de profession (Tiégoum Boubèye Maïga, Boubacar Sankaré et feu Aboubacar Salif Diarra).déjà engagés à ses côtés.

Dans cette « aventure » des <strong>« Echos »</strong>, il faut citer Hamidou Konaté, promu à l’administration et Mamadou Sidibé à sa section commerciale ; Seydou B. Doumbia, Mama Diallo, Ramata Coulibaly, Modibo Sidibé et le caricaturiste « Kays » Diarra. Une équipe qui a fait des <strong>« Echos »</strong> et de la maison-mère, Jamana, une véritable famille, soutenue par le courage de partenaires tels que Ibrahim Berthé, Directeur Général, et les cadres et techniciens des EDIM, (comme feu Béidi Diarra), qui ont assuré le tirage du tout nouveau journal. Comment oublier le père Balleinghen, homme de très grande dévotion et de disponibilité, mais qui n’aura pas connu la naissance des « Echos », Madame Youma Wélé Diallo qui  a facilité les contacts avec l’ONG OXFAM ; la Fondation Ford et les amis suédois de Alpha Oumar Konaré ?

Les « Echos » doit être perçu, d’abord et avant tout, comme un journal de combat, acerbe mais sans jamais déroger aux règles de courtoisie et soutenu par l'ensemble des amis politiques de Alpha, alimenté par des plumes patriotiques comme celles de Cheick Moukoutari Diarra ou Abdoul Traoré dit Diop. Des. D’autres rubriques célèbres comme « Pourquoi ne pas le démentir ? » ou encore « chut » (que certains tentent maladroitement d’imiter aujourd’hui auront fait la célébrité des Echos. Des rubriques qui accusent sans accuser et qui auront dérangé plus d’une autorité.

La date de lancement des Echos elle a été fixée par Alpha Oumar Konaré lui-même : le 17 Mars 1989 ! Cela parce que, avait expliqué le Directeur de Publication du futur <strong>« les Echos »</strong>, « ce journal sera celui de la jeunesse combattante, de l’avenir, un hommage à Cabral. La première édition, je la dédie à Cabral, assassiné le 17 Mars 1980 ».

Mais, pourquoi donc (s’interrogent certains sceptique), les Echos dans sa toute première édition ne faisait aucune allusion à Cabral ?

La raison est simple : le contexte dans lequel naissait les Echos, était complexe, incertain. En silence, il fallait faire certaines choses, éviter la provocation et toute autre attitude qui pouvaient donner une quelque raison aux autorités d’alors de liquider la voix du peuple qu’était le journal les Echos. D’ailleurs, à cause de l’insécurité à laquelle étaient explosés autant le Malien en général que les animateurs du journal, deux mois avant le lancement de la 1<sup>ère</sup> édition des Echos, son Directeur avait tenu à mettre en garde ses trois jeunes journalistes : « C’est un combat contre l’arbitraire, l’injustice, l’oppression, que nous allons mener dans ce journal. Je tiens à vous dire en toute honnêteté que vous, comme moi, allez courir des risques en vous engageant dans ce combat. Si vous acceptez de travailler dans ces conditions, alors, au boulot ! ».

Mais Alpha pouvait compter sur l’engagement de ces jeunes journalistes qui ont unanimement décidé, malgré les risques, de tenter l’aventure.

<strong>« Les Echos » étaient en fait né dès janvier 1989.</strong>

Mais il a fallu attendre le 17 Mars de la même année pour sa parution. Pour les raisons déjà évoquées.

Ainsi, le Vendredi 17 Mars, au petit matin, les Bamakois ont eu l’agréable surprise, (un choc pour certains milieux), de voir partout des jeunes revendeurs leur tendre le premier N° des <strong>Echos</strong>. Un journal audacieux pour les uns, téméraires pour les autres. Tiré initialement à 2 000 exemplaires, le bimensuel s’est arraché comme de petits pains au prix de 200 Fcfa par les lecteurs. Ministres, Directeurs de service, députés de l’UDPM et autres agents de l’Etat s’en sont procurés… en cachette. Le succès des <strong>Echos</strong> a été foudroyant.

Trois mois après, le journal est tiré à 6 000 exemplaires. Six mois après, à 12 000, peu après, à 20 000 puis à 25 000 et 30 000. Et enfin, record jamais égalé dans la sous-région, à 35 000 exemplaires ! Le bimensuel est alors vite devenu hebdomadaire, puis bihebdomadaire. Il est quotidien depuis 1991, juste après les terribles événements de Mars.

Il est intéressant de signaler, qu’en 1990, un an encore après sa création, très peu parmi ces héros autoproclamés du 26 Mars (dont certains se présentent aujourd’hui comme fondateurs des <strong>Echos</strong>) n’osaient même pas passer devant le siège du journal. Ils craignaient d’être perçus comme des opposants au régime du général Moussa Traoré. <strong>Les Echos</strong> était devenu une véritable tribune du peuple,  la voix des sans-voix, l’arme des opprimés et des victimes de GMT. Il contribuera, à travers Alpha Oumar Konaré, à populariser la création de l’AEEM et sera l’organe qui donnera à son S.G. Oumar Mariko une forte personnalité.

En Janvier 1991, le régime de Moussa Traoré était dans l’agonie. Les héros de la 25<sup>ème</sup> heure sont nés. Les planqués sont même ressuscités, notamment à travers les colonnes des <strong>Echos</strong>.

Enfin, vinrent la démocratie et la création vertigineuse des partis politiques. Et comme l’a su bien dire ATT à l’époque : « depuis que Moussa est parti, il y a eu une prolifération d’hommes braves ».

Mais les Maliens se connaissent entre eux…

Le peuple malien rendra un hommage particulier et solennel au journal Les <strong>Echos</strong>, en choisissant en 1992, comme premier Président de la République démocratiquement élu, l’ancien Directeur de Publication du journal : Alpha Oumar Konaré.

Avec honneur et dignité, Alpha accomplira avec brio sa mission au bout de 10 ans, laissant à son successeur un pays havre de paix et définitivement engagé sur la voie du développement.

Quant à les Echos, il continue imperturbable, son combat. En avant des Echos ! « Hasta la victoria… siempre » !

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<h2>Boubacar Sankaré</h2>]]> </content:encoded>
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<title>Propos mémorables: Amadou Toumani Touré, Président du CTSP</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/propos-memorables-amadou-toumani-toure-president-du-ctsp-2809611.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Mar 2019 01:25:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Depuis que Moussa Traoré est tombé, nous assistons à une prolifération d’hommes braves ».

<strong>Feu Me Demba Diallo </strong>

« Aujourd’hui, Moussa Traoré peut se targuer d’avoir été trop bien traité par rapport à ce qu’il a réservé à ses adversaires et même à ses amis, morts dans les conditions que l’on sait à Taoudénit ».

<strong>Professeur Yoro Diakité</strong>

« Les objectifs essentiels immédiats du 26 mars étaient l’instauration du multipartisme intégral et de la liberté pour les gouvernés de choisir leurs gouvernants. Ceux-ci ont été atteints. Mais, l’espoir populaire attendait un mieux vivre et surtout devenir maître de sa propre histoire. De cela, nous en sommes loin ».

<strong>Alpha Oumar Konaré, Président de la République (8 Juin 1992) </strong>

<em>« Le gouvernement de la République n’a pas le droit de tricher avec notre peuple en s’engageant sur la voie des promesses faciles qu’il ne pourra tenir. Il devra cependant jouer les règles de la rigueur, de la bonne gestion, de la transparence, de la solidarité et de la justice ».</em>

<strong><em> </em>Oumar Mariko, Secrétaire général SADI (1998)</strong>

« J’entends des gens dire, si Moussa Traoré avait, c’est-à-dire accepté l’ouverture démocratique, le 26 Mars n’aurait pas eu lieu. Une chose est sûre. Ceux qui le disent, n’ont pas compris qui soutenait le mouvement estudiantin ».

&nbsp;
<h2>Adam Thiam, chroniqueur journal Le Républicain 1999</h2>
« Que le MPR mesure seulement l’offre de liberté dont il profite aujourd’hui par rapport à un passé pas si lointain où, il n’y avait pas d’alternative au caporalisme. Que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Et que, quelle que grande que soit la distance jusqu’au Paradis, la descente aux Enfers du pays est bien finie ».
<h1>Général Moussa Traoré, (ex-chef de l’Etat) 1999</h1>
« Au procès crimes politiques, on n’a pas pu démontrer que j’ai donné l’ordre de tirer sur la foule et au procès pour crimes économiques, on n’a trouvé nulle part la trace des prétendus milliards de dollars que j’aurais détournés ».
<h2>Ibrahim Traoré, Directeur de Publication Le Républicain (Mai 1999)</h2>
<em>« Qu’on l’aime, qu’on le haïsse, importe peu. Le Président Alpha Oumar Konaré, au cours de son mandat, a fait preuve d’une humilité déconcertante et d’un sens de l’Etat dont on trouverait difficilement la réplique ailleurs sur le continent ».</em>
<h1>Thierno Hady Thiam (prêcheur) 1999</h1>
« Le drame de l’islam au Mali, c’est que les leaders islamiques se sont préoccupés de problèmes d’homme à homme plutôt que de Dieu.

Quand l’amour de ce bas monde prédomine, quand la crainte de la pauvreté assaille, alors le vrai message de l’islam est terni ».

<strong>Soumeylou Boubèye Maïga (2000) </strong>

<em>« Les causes profondes de la déchirure des partis et de la grande confusion politique actuelle sont dues au fait qu’au lendemain du 26 Mars, des gens qui ne devraient jamais se retrouver dans le même camp ont été mis ensemble ».</em>

<strong>Bakary Karembé, ancien Secrétaire général de l’UNTM (Mai 2000)</strong>

« Moussa Traoré avait presque accepté de démettre le gouvernement, proposant en sourdine des portefeuilles aux plus affamés d’entre nous. Histoire d’aiguiser l’appétit ! Nous avons dit « non » sachant bien que certains étaient bien tentés ».

<strong>Rassemblés par </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soutiens de familles au Mali : Le poids des autres</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/soutiens-de-familles-au-mali-le-poids-des-autres-2809608.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Mar 2019 01:18:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans nos différentes familles, il y en a qui triment et d’autres qui trinquent. En silence. Ainsi le veut la tradition.</strong>

Dans notre société, la notion parent étant très vaste, il ne saurait s’agir uniquement de ceux désignés par la loi.

Notre coutume ne se donne pas la peine de savoir si un enfant peut ou non subvenir aux charges de ses parents. Il y est obligé dans la mesure où c’est à eux qu’il doit son existence. Il doit s’exécuter sous peine d’être maudit. Le "dubabu"(bénédiction) s’arrache à coup de billets de banque.

Chacun est soutien ou soutenu, le cercle des parents s’est élargi aux oncles, aux tantes, aux grands-parents, aux petits et "moyens" cousins, aux sœurs et aux frères proches ou éloignés, aux amis des amis, aux voisins, aux copains des voisins et même aux passants.

Auparavant, la gestion de ces lots humains revenait aux hommes. C’est pourquoi, la naissance d’un garçon au sein d’une famille était toujours accueillie avec joie plus que celle d’une fille. La raison, c’est qu’avec ce bébé naît l’espoir d’être soutenu, dans ses vieux jours. On voit en lui, déjà un potentiel successeur dont on pourra avec le temps s’accrocher aux biceps sans qu’il ne s’ébranle.

Les filles appartenant au sexe faible, loin d’être des supports, constituent au contraire une charge. Leur entretien coûte des fortunes car elles doivent être "engraissées", paraître luisantes afin d’attirer les "hommes".

Aujourd’hui, les données ont changé, le poids de la famille pèse aussi bien sur l’homme que sur la femme.

Le problème de soutien est une question épineuse de notre société, la faiblesse du revenu et la pauvreté généralisée ont contribué à aggraver la situation. Le problème est d’ordre général. Ainsi chacun, lorsqu’il n’est pas soutien est inévitablement soutenu.

La distance semble exercer un effet attractif sur les soutenus, car il arrive qu’une personne installée en ville soit le centre de gestion de tous les problèmes. Il est aussitôt rejoint. Le déplacement est-il nécessaire lorsque l’entretien peut être assuré ?

Ahmad Yattara, qui est MSC (maître du second cycle) à Bamako, explique son cas : "Je suis de la catégorie B et je travaille depuis trois ans seulement. Malgré le fait que je sois célibataire vivant en location, j’ai près de 8 personnes venues de mon village à ma charge. J’ai été obligé de mettre certaines à la charge d’autres amis, c’est incroyable, mais c’est ainsi".
<h2>Les premiers fils sont les premiers concernés</h2>
Il est évident dans ce cas que l’épargne reste difficile sinon impossible. Nombreux sont les Maliens confrontés à cette réalité. Le témoignage de Karim S., qui a préféré taire le nom de son service est assez pathétique : "Je gagne près de 300 000 F CFA par mois. C’est très significatif comme somme pour un travailleur malien, mais n’allez surtout pas croire que je suis heureux. En tant que fils aîné, j’ai sur le bras mon père, ma mère, mes deux marâtres, mes frères et cousines, mes demi-frères et mes cousins. Aucun d’eux ne travaille et je dois m’occuper de tous leurs problèmes. Après 10 ans de service, je ne possède pas encore ni même une brique en banque. Ma femme est très déçue car, elle trouve que nos enfants n’ont pas un bon avenir. Elle a raison, mais, que faire ?"

<strong>Le manque d’appui et la recherche du bien-être</strong>

Des millions de Maliens subissent le sort de Karim, les femmes en ont aussi pour leur compte. Mme Oumou Konaré, commerçante à Médina-coura, fait part de son cas : "Je suis l’aînée d’une famille de 11 enfants. Mon père, un ancien douanier, a eu des difficultés sous l’ancien régime. J’avais 8 ans à l’époque, ma mère étant une invalide, il fallait bien quelqu’un pour s’occuper de la famille. Alors j’ai abandonné l’école pour vendre des beignets, progressivement je me suis habituée au commerce. Dieu merci, aujourd’hui, je voyage entre l’Afrique et l’Europe, j’ai pu construire une modeste maison où je vis avec tous mes frères, mais (rires) je suis encore célibataire car les hommes me trouvent absorbée par les autres".

Les supports existent presque dans toutes les sociétés africaines, mais le cas spécifique du Mali s’explique par certains facteurs.

Selon les griots, "on peut être orphelin de père et de mère et goutter aux délices de la vie grâce à un soutien. Mais lorsque ce dernier n’existe pas, la survie devient difficile sinon impossible".

C’est dire à quel point l’aide des autres est précieuse.

Lorsqu’une personne n’est pas en mesure d’assurer ses besoins les plus élémentaires, elle se rabat sur une autre qu’elle juge aisée (en tout cas par rapport à elle). Cette dernière est un "espoir" (Djigui). Dans plusieurs cas, la charge est mise sur le compte du voisin : c’est la règle du bon voisinage, sur le compte des parents d’un ami. Ici, il s’agit de rendre compactes les parentés "élastiques", ou encore la charge est expédiée à une connaissance isolée au nom de la charité recommandée par la religion. Ainsi, par la tradition de charité, il sera difficile sinon impossible pour cette personne sur qui tout un espoir est fondé de décevoir, traverser des nuits blanches, connaître des journées incolores.

Peu importe, elle se débrouillera comme elle peut pour venir en aide à d’autres. C’est là une sorte de mal interne qui ronge les espoirs de l’homme : il le prive des joies de son époque  et le précipite dans les bras de la vieillesse, de jeunes dos courbés abondent dans le pays. Inconsciemment, les soutenus deviennent des égocentristes car guidés par le souci de leur bien-être. Ce cas diffère de celui où une personne en difficulté cherche à se faire soutenir. Généralement, ceux qui recherchent le confort ne souffrent d’aucun problème de santé, leur esprit sélectif choisit le parent le plus aisé ou le plus généreux.

Comme dans les autres cas, le support s’oublie au profit des autres. En chasseur solidaire, il ira cueillir sur les collines de la peine les fruits de la bénédiction (il est dit que nul ne peut parvenir en laissant ses prochains dans la misère).

L’effort surhumain est ainsi fourni au nom de la bénédiction. Il faut comme le disent les prêcheurs "lancer l’aumône ici-bas pour pouvoir l’attraper dans l’autre monde".
<h2>Stoïcisme</h2>
L’essentiel est alors de la lancer, Dieu donnera l’agilité et le souffle nécessaire pour tenir la course. En somme, pour obtenir des bénédictions, il faut tout oublier à commencer par soi-même. C’est dans ces conditions que l’avenir de plusieurs jeunes est sacrifié, le poids leur pesant sur la tête fait blanchir impitoyablement leur cheveux, leur visage pris d’assaut par les rides sont sauvagement ravagés, les charges pareilles à des mules sont constantes qu’il s’agisse de bonheur (fête, baptême, circoncision…) ou de malheur (accidents, décès…).

La société malienne présente aujourd’hui cette dure réalité. Une seule et même personne est désignée par le sort pour prendre en charge un nombre infini de personnes saines de corps et d’esprit. Pour illustrer la situation, une dame disait : "Parvenir au Mali est une tâche très difficile car ceux qui œuvrent pour se faire une vie meilleure sont comme des oisillons. Dès qu’ils commencent à pousser des ailes, l’on s’y accroche, l’aile se brise sous le poids, ils s’effondrent et plus jamais ils ne planeront".

Ce qui est capital dans cet exercice périlleux, c’est la reconnaissance, le temps ne pouvant attendre, les plus chanceux des soutiens à l’heure du bilan se retrouvent avec un compte de satisfaction morale, les autres avec l’âme vide, le cœur et les poches percées.

Les soutenus disparaissent dès que le destin renverse la vapeur de la vie. Dans ce cas, la seule solution qui reste, c’est de chausser les crampons pour rattraper l’aumône lancée. Il est indéniable que nous vivons dans une société où l’amour du prochain occupe une part assez importante. Mais encore est-il grand temps que chacun fournisse le minimum pour alléger d’autres. La griotte l’avait si bien dit "en se glorifiant de la richesse des parents et en refusant de travailler on se prépare une vie de douleur".

Qui aimerait passer le reste de sa vie dans la douleur ? On ne peut être que d’accord avec les Chinois lorsqu’ils disent "au lieu de donner tous les jours du poisson à une personne, mieux vaut lui apprendre à pêcher".

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O.A.T]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Histoire : … d’un mendiant &amp;quot;stratège&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-mendiant-stratege-3-2809605.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Mar 2019 01:06:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La conjoncture économique actuelle est dure. Et tout bon citoyen la sent et la vit. Les nombreux mendiants qui ne vivent que d’aumône en sont les principales victimes.</strong>

Ainsi, pour joindre les deux bouts, ce jeune mendiant a cherché et trouvé un subterfuge pour obliger ceux qui ont quelque chose à se mettre sous la dent à lui donner sa part.

La tactique du mendiant lui a réussi à travers tout Bamako jusqu’au 10 mars dernier quand les Dieux de l’escroquerie le lâcheront.

En effet, le parasite qui se porte à merveille force l’entrée des concessions, se roule par terre se tord et se retord "de douleur" et réclame gémissant, la somme de 500 FCFA pour consulter son marabout-soigneur.

Sans cela, ajoutait-il, "permettez-moi de mourir ici".

Paniqués, tous ceux qui ont reçu la visite du mendiant "mourant" ont dû s’exécuter pour ne pas héberger un cadavre.

Après avoir escroqué plusieurs chefs de familles, notre malin escroc s’est effacé du quartier Daoudabougou pour continuer son "travail", cette fois-ci, à Hamdallaye.

Ce que le bandit ignorait cependant, c’est que les nouvelles courent très vite et son histoire avait déjà été enregistrée dans le quartier. C’est ainsi que, notre mendiant, vers 18 heures en ce 10 mars s’est introduit dans la famille du vieux Sissoko déjà au parfum du comportement du mendiant indélicat.

Comme d’habitude, le délinquant s’est roulé par terre, tordu et retordu, gémissant avant de prononcer sa macabre phrase : "permettez-moi de mourir ici".

Le vieux Sissoko est alors rentré dans sa chambre s’empara d’un sabre, et avança furieux vers le "moribond".

Ce dernier, à la surprise générale s’est du coup relevé et hop ! Une véritable fusée !

Les jeunes qui l’ont poursuivi à moto n’ont pu le rattraper.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc ?: Où va la jeunesse malienne ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chic-ou-choc-ou-va-la-jeunesse-malienne-2809599.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Mar 2019 00:54:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le dynamisme d’une jeunesse fait la vitalité d’une Nation. Et la vitalité d’une Nation fait la fierté de sa jeunesse.</strong>

C’est ainsi que le slogan « jeunesse, relève de demain » meuble régulièrement les discours et autres « diarrhées verbales » de la République. Parlons peu et agissons beaucoup ; disait l’autre.

Or, on sait que nos pays ont une population essentiellement jeune ; et ces jeunes sont pour la plupart, confrontés au drame du chômage, de l’immigration clandestine et d’autres vices trop peu avouables.

Au Mali, les jeunes ont pendant longtemps été au-devant de la scène socio-économico-politique.

Or, ce n’est un secret pour personne, qu’avec cette mouvance démocratique ou « démotragique », (prenez un et laissez l’autre), la jeunesse malienne a bénéficié et continue de bénéficier des faveurs des pouvoirs politiques successifs, histoire de calmer leurs ardeurs orageuses et ravageuses. Cet état de chose a fait que de nombreux jeunes ont « mangé » très (ou trop) tôt les délices du pouvoir. Et comme l’appétit vient souvent en mangeant, beaucoup de jeunes, ayant pris goût à la chose, lèchent et lèchent encore leurs lèvres et mandibules, tant elles ont été huilées par le gain facile.

Ce qui a fait naître auprès de nombre de jeunes Maliens et surtout de Bamako, une tendance « naturelle » vers une facilité déconcertante et coupable. Naïvement floués par des sommités politiques, en totale rupture de banc, ces jeunes refusent de se « débrouiller » (sens positif s’il vous plait !) comme l’écrasante majorité des Maliens, ceux-là d’en bas.

En effet, nombre de jeunes chômeurs ignorent (ou font semblant d’ignorer) ce que leurs aînés avaient toujours pris pour sacerdoce : le goût de l’effort, du travail bien fait, de la persévérance, du courage à la tâche… dans un Mali jadis plus hostile. Mais dans cette atmosphère, l’ancienne génération a bossé dur, comme pour suivre la célèbre exhortation d’Alfred de Vigny : « Fais énergiquement ta longue et lourde tâche dans la voie où le sort a voulu t’appeler, puis après, comme moi, souffres et meurs sans parler ». La loi qu’imposait la nature se résumait à « fais ce que tu trouves et ne fais pas ce que tu ne trouves pas ».

Mais aujourd’hui, le phénomène du gain facile, semble alors devenir une gangrène qui a sérieusement atteint la jeunesse bamakoise. Et, le fait est notoire ces derniers temps.

Tous les jours (ouvrables ou non), des groupes de jeunes se retrouvent autour de petits pots fumants de thé, dont les variétés se sont multipliées à l’occasion, à côté, de la musique à « plein volume », la causerie mais alors bien animée, en … toute insouciance de leur avenir.

Ces grins organisent donc la java au quotidien, agrémentée de quelques morceaux de « dibisogo », pour les plus chanceux.

Tous ces groupes de jeunes fêtards vont s’embarquer, très souvent dans la soirée, (puisque c’est « la nuit que tous les chats sont gris ») en direction des boîtes de nuit de la place, pour ainsi parachever l’œuvre de l’immoralité. Le cadre sera alors propice pour noyer bien d’avenirs, (soutenus par les budgets de l’Etat), dans l’alcool, les prostituées… avec de l’argent, le plus souvent volé ou mendié sans vergogne.

Et ces « activités » s’observent au quotidien dans tous les quartiers de notre capitale, avec la complicité coupable de beaucoup de parents qui ont jeté l’éponge.

Ces groupes de jeunes vivent souvent d’argent issu des poches de quelques parents nantis, dont ils disposent à loisir des véhicules pour la bamboula dans les rues de Bamako. Et bonjour les accidents de la route !

Ce mode de vie qui laisse à désirer, fait que, la plupart de nos jeunes ne fournissent d’effort aucun pour se prendre en charge ; ne serait-ce que pour vivoter ou tirer le diable seulement par la queue, comme cela se doit maintenant.

La trentaine dépassée, Seydou, un jeune sortant d’une école supérieure, déclare à qui veut l’entendre : « je trouve à manger, je prends mon thé… Et alors ? Pourquoi ne pas faire ma vie ? » Mais alors, la vérité c’est que chaque jour qui passe rapproche chaque vivant de sa tombe ! Allah Akbar ! Ne dit-on pas que le travail est créateur de vertus ?

Le constat est là et triste : certains jeunes bamakois renoncent à faire des efforts et préfèrent faire des faux (allitération non fortuite de la fausseté) pour se flouer vers d’hypothétiques eldorados de… l’immigration clandestine, faisant à coup sûr de la Méditerranée leur (Soubanhallah !)… cimetière.

Pourtant le gouvernement malien déploie d’importants efforts pour sortir cette jeunesse de cette inadmissible situation.

Hélas ! On a l’impression que nos jeunes diplômés se complaisent dans l’oisiveté devenue presque contagieuse.

Ainsi, si, l’APEJ, l’ANPE, à coût de milliards arrivent à soutenir certains jeunes diplômés sans emploi, à s’insérer sur le marché de l’emploi, malheureusement, nombreux sont les étudiants élèves, apprentis en fin de cycle qui n’arrivent pas à s’adapter aux dures exigences du monde du travail. « Tout n’est pas pain beurré, sur Terre ! »

Il y a en effet, plusieurs cas de jeunes soutenus dans des stages de pré-embauche par l’APEJ mais, ils se distinguent par l’absentéisme, le manque de rigueur ou d’assiduité aux différents postes de travail. L’oisiveté, une habitude, une seconde nature !

Ce qui fait qu’ils n’ont aucune chance d’être retenus dans ces entreprises qui se battent dans un monde d’excellence, où il n’y a plus de place pour les fainéants et les médiocres.

Ainsi, les statistiques révèlent que les jeunes de Bamako (certains) sont trop paresseux par rapport à ceux de l’intérieur du pays. Il est temps de se réveiller et de se poser tous, cette question : où va notre jeunesse ?

&nbsp;
<h2><strong>M. Camara.</strong></h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crédit aux femmes : Une assurance pour le pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/credit-aux-femmes-une-assurance-pour-le-pays-2807641.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2019 12:14:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Des mesures simples existent pour ouvrir le crédit aux femmes. Elles permettent à l’économie nationale de mieux se porter, car les femmes dépensent leur argent pour le bien de leur famille et de la communauté.

Au Mali, comme partout en Afrique, l’accès des femmes au crédit est insuffisant car elles n’ont pas de garantie financière.

Ainsi, les femmes rurales, qui sont majoritaires, (puisqu’elles représentent 85 % de la population féminines) ne possèdent pas de titres de propriété.

Le régime coutumier malien leur accorde la jouissance de la terre, mais leur interdit de posséder un champ.

Quelle garantie financière peuvent-elles offrir ?

La dégradation du climat aggrave les difficultés des femmes. Elles qui constituaient des cagnottes, grâce à la vente des produits de cueillette ou de culture gagnent d’autant moins d’argent que la pluie ne tombe pas toujours.

De pécules, elles n’ont plus, de garantie financière non plus !

Certains bailleurs de fonds et quelques Ong ont créé des caisses d’épargne spécialement destinées aux femmes, mais, ces institutions se heurtent à une difficulté douloureuse : les femmes enceintes.

En effet, pendant leur grossesse, les femmes ont tout particulièrement besoin de crédit car elles doivent gagner leur vie, acheter des médicaments, payer leur accouchement dans un centre de santé et s’alimenter sainement. Or, les organismes bancaires hésitent à accorder des crédits à des femmes… qui mourront peut-être en couche. Dure réalité qui touche encore le Mali et nombre de pays d’Afrique.

<strong>Un crédit ou un enfant ?</strong>

D’un point de vue éthique, si l’on respecte les droits humains, peut-on refuser à une femme enceinte un crédit au moment où elle en a le plus besoin ?

Obtenir un crédit ou avoir des enfants ?

Peut-on mettre les femmes devant un tel dilemme ?

Une assurance spéciale pour les femmes enceintes aiderait à résoudre ce problème.

Par ailleurs, des raisons culturelles bloquent l’accès des femmes au crédit. Ainsi, au Mali, les biens propres de l’épouse sont distincts de ceux du mari.

Le chef de famille ne voit pas toujours d’un très bon œil que sa femme s’enrichisse… En outre, tous les métiers ne sont pas bons pour les femmes, pensent les Maliens, surtout ceux qui rapportent beaucoup d’argent et qui reviennent d’emblée aux hommes. Une journaliste, par exemple, est considérée comme une femme de petite vie. Lever ces tabous par une sensibilisation de la population, c’est permettre aux femmes d’intégrer tout un pan de l’activité économique dont elles sont culturellement exclues.

De nombreux organismes financiers ont instauré le régime de la garantie solidaire pour compenser le manque de garantie financière. S’appuyant sur les associations villageoises féminines, ils ont créé des caisses d’épargne où toutes les participantes sont collectivement responsables des emprunts. Que l’une vienne à manquer à son remboursement et toute l’association paye à sa place.

Une telle expérience a été menée dans la région de l’Office du Niger. Elle a très bien marché pour certaines associations, mais d’autres en ont touché les limites : on a ainsi saisi des pieds de riz à des femmes qui avaient remboursé leur crédit ! Une simple assurance en cas de défaillances vaut mieux que ces mesures.
<h2>Outre ces systèmes d’assurances, il faut rassurer les femmes.</h2>
<h2>C’est une mesure urgente pour leur faciliter l’accès au crédit.</h2>
<h2>Les banques, les caisses de crédit modernes avec leur mobilier à l’occidentale, leur personnel en uniforme, leur voix intimidante, font peur aux femmes rurales.</h2>
Une paysanne n’est pas à l’aise dans ce genre de bâtiments. Simples et modestes, les caisses d’épargne villageoises offrent déjà aux femmes rurales un accueil plus approprié. En outre, elles sont souvent situées à proximité de leurs villages. C’est vers ce type d’accueil qu’il faut s’orienter.

Aussi, il faut donner du temps aux femmes pour rembourser ! Trop souvent, elles doivent payer leur dette en moins de six mois ! Un an ou dix-huit mois seraient des délais plus réalistes pour permettre aux nouvelles femmes d’entreprise d’installer leur activité, la rentabiliser, puis rembourser leur emprunt.

De ces mesures, les femmes se trouveront mieux. Et tout le pays aussi. Car elles n’investissent pas dans les mêmes secteurs que les hommes. Ces derniers achètent une mobylette ou prennent une deuxième ou troisième épouse lorsqu’ils ont de l’argent.

Ces choix masculins ne sont pas directement productifs pour la société. A l’inverse, les femmes qui ont un peu d’argent achètent un moulin pour le mil, par exemple, ou une autre machine pour extraire l’huile des oléagineux. D’autres investissent dans du matériel de séchage des aliments ou acquièrent une mini-conserverie qui sauvera une partie de la récolte de fruits et légumes. Leurs enfants, et toute la famille, seront mieux nourris.
<h1>Boubacar Sankaré</h1>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Histoire : …Du voleur et du mouton</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-du-voleur-et-du-mouton-2807702.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2019 11:57:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Tabaski est bien loin. Mais le vieux Sidibé, domicilié à Baco-djicoroni, a déjà pris ses ‘’précautions’’ pour éviter de subir la hausse du prix du mouton le moment venu. C’est ainsi que, depuis  novembre 2018, il a acheté un jeune bélier qu’il attacha solidement derrière la fenêtre de sa chambre à coucher. Cela, parce que Mr  Sidibé sait bien que  les voleurs agissent, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige. C’est pourquoi,  de jour comme nuit, il jette discrètement des coups d’œil sur son animal pour s’assurer qu’il est bien là.

Manque de pot pour ce voleur qui, le 2 février dernier s’est introduit nuitamment dans la concession où  habite le vieux Sidibé pour tenter de s’emparer de son cher bélier.

Le minable individu alla donc tout droit vers le bélier. Le vieux Sidibé qui avait tout vu, sortit de sa chambre sur la pointe des pieds après s’être armé d’un  gros bâton.

Son voleur semblait quant à lui avoir  du mal à détacher la corde  qui immobilisait l’animal. De sa poche, il sortit alors un couteau pour la couper.  C’est en ce moment que le vieux Sidibé, de toutes ses forces  lui asséna un formidable coup à la hanche, puis un autre et encore un autre.

Le bandit s’effondra  alors, sans jeter un cri.

Le vieil homme  qui venait d’assouvir sa colère, croyant que le jeune voleur était mort, alla, paniqué alerter les voisins. Tout le monde était sur les lieux, mais le voleur, malgré les coups foudroyants reçus, s’était éclipsé.

Sidibé n’en revint pas et depuis, il ne cesse de raconter son histoire au premier passant en concluant : “ Et pourtant, je lui avais bien brisé la hanche ”.

Fuir ayant la hanche brisée ?

Allez-savoir !

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Code des pensions : Les nouvelles sont bonnes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/code-des-pensions-les-nouvelles-sont-bonnes-2807699.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2019 11:53:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis le 1 janvier 2019, la loi N°2018-053 du 11 juillet 2018 est rentrée en vigueur. Il s’agit d’une augmentation de passation de 8 à 13% de taux de cotisation de l’Etat au profit des fonctionnaires et des militaires, et de 8 à 12% sur les indemnités des parlementaires. La bonne nouvelle a été donnée lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mardi dernier à la Caisse Malienne de la Sécurité Sociale.</em></strong>

La conférence s’est déroulée en présence du directeur général  de la CMSS M. Modibo Koné, le directeur de la liquidation des pensions à la CMSS M. Alassane Traoré et M. Hamet Ben Traoré directeur du recouvrement et du contrôle.

En effet, le nouveau code permettra à la CMSS de prendre en charge d’autres missions (en plus de la retraite) comme la gestion déléguée de l’Assurance Maladie Obligatoire et toute autre branche dont la gestion lui sera confiée par l’Etat.

M. Modibo Koné dans ses propos, a expliqué que la Caisse malienne de la sécurité sociale est engagée depuis un certain temps dans une dynamique de réformes et les innovations sur le code pensionnaire. Il s’agit notamment de l’augmentation du taux des cotisations, l’élargissement de l’assiette des cotisations en soumettant toute la rémunération (y compris les primes et indemnités), le mode de calcul des pensions, l’introduction d’un régime de la retraite complémentaire par capitalisation, la suppression bonification au profit des femmes fonctionnaires et la suppression des adjonctions de pension entre lits.

L’application du nouveau code de pensions permettra ainsi de mettre les pensionnaires dans les meilleures conditions.

Aussi le taux de cotisation de l’Etat au profit des fonctionnaires et des militaires passera de 8 à 13% dont une élévation de 5%. Le taux de cotisation sur les indemnités des parlementaires passera aussi de 8 à 12%, soit 4% d’ajout.

Selon M. Alassane Traoré, directeur de la liquidation des pensions, la cotisation des fonctionnaires et des militaires est calculée sur la base de l’ensemble de la rémunération brute y compris les primes et indemnités au lieu du salaire indiciaire. Ce qui entrainera une légère diminution des revenus net. Mais, précise-t-il, une fois à la retraite, la pension sera améliorée car calculée sur la base de la moyenne des rémunérations des 5 dernières années au lieu du dernier salaire indiciaire.

En plus, le code prévoit l’instauration d’un régime de retraite complémentaire par capitalisation qui donne à chaque affilié de la CMSS la possibilité de se constituer un revenu complémentaire dépendant de son effort contributif.

Par ailleurs le décret d’application dispose dans son article 3 que le taux de cotisation qui est supporté par les fonctionnaires et les militaires est fixé à 4%. Alors qu’avant, les cotisations étaient calculées sous traitement indiciaire. Ce qui donne l’indice multiplié par la valeur indiciaire, plus l’indemnité spéciale de solidarité pour avoir un taux de 4%.

Le directeur de liquidation des pensions signalera aussi que la caisse est engagée avec les organisations sous régionales comme la conférence Interafricaine de prévoyance sociale, où elle est appelée à respecter certaines critères économique.

« Nous sommes obligés d’aller vers une augmentation des taux de cotisations pour qu’il puisse avoir un équilibre entre les recettes et les dépenses », a-t-il conclu.

M. Hamat Ben Traoré pour sa part, a indiqué que la nouvelle dénomination de l’ex Caisse des retraites du Mali est consécutive aux différentes réformes engagées dans le cadre de l’extension de la protection sociale.

« L’application de ce nouveau code permettra sans doute à la CMSS d’atteindre la stabilité financière dans les années à venir et promet  aux futurs pensionnés d’obtenir un revenu ou une pension plus proche de leur salaire et plus substantielle », a conclu M. Hamat Ben Traoré.

<strong>Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>8 Mars Journée internationale de la Femme ; Laquelle ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/8-mars-journee-internationale-de-la-femme-laquelle-2807698.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2019 11:30:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’instar des autres pays du monde, le  Mali a commémore vendredi dernier le 8 Mars, Journée Internationale de la Femme. Cette journée, célébrée avec éclat à travers le monde entier,  demeure cependant mal ou peu connue des femmes maliennes. </em></strong>

Interrogée sur le sens et la symbolique du 8 Mars, une marchande au marché de Sabalibougou nous répond ceci : « Nous, nous fêtons à toutes les occasions de réjouissance, mais franchement, à part les pagnes qu’on nous distribue et les Tam-Tam qui raisonnent à tous les coins des rues, les discours à la télé et à la radio, je n’ai aucune idée du « 8 » Mars. Comme elle, nombre de femmes « savantes » ignorent tout du sens et de l’histoire de cette date symbolique du grand mouvement féminin à travers le monde.

Des grèves ouvrières des travailleuses du textile de Mexico en 1857, The woman’s day 28 février 1909 organisé en faveur du droit de vote de la femme, les hypothèses sur les origines de la JIF sont diverses selon les différentes sources.

Cela, parce que, nombre de mouvements de revendications de l’amélioration et des conditions de la femme auront coïncidé » avec un 8 Mars. Une providence ou un hasard ? Mais, les Nations Unis décidèrent de retenir la date du 8 Mars comme journée pour ses festivités en 1977.  Par conséquent, elle a pour objectif de fêter des droits de la femme.

On peut dire qu’aujourd’hui, de nombreuses organisations ont adhéré aux discours féministes.

Depuis donc 154 années, les femmes battent le payé pour revendiquer ce qu’elles ont appelé leurs droits. Elles sont des centaines à s’être particulièrement illustrées par leur audace et leur ténacité dans le combat pour la liberté contre les violences et autres formes d’agressions. Parmi celles-ci, le Mali brandit fièrement le nom de Awa Kéita.

Aujourd’hui, à l’issue d’une analyse objective, on ne peut raisonnablement dire que la femme n’a pas ses droits.

Mais, il demeure encore nécessaire, sinon indispensable, de prendre en compte les conditions de ces « autres femmes » rurales qui triment durement sous le chaud soleil en quête d’hypothétiques pitances.

Exclue des retombées de ces séminaires, conférences, tables rondes, forums, cette catégorie de femme est réduite aux réjouissances des folklores. Pourtant, leur image, leur vie sont vendues à des bailleurs de fond qui, les yeux fermés, déversent plusieurs millions dans les comptes d’ONG parfois même fictives.

En clair, l’argent récolté de leur nom sert à d’autres pour collectionner villas, voitures, perdiems royaux et billets d’avion.

Le vrai combat pour la femme devrait  aussi profiter « aux autres femmes ».

<strong>Hinda Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grande marche des Enseignants à kangaba (cercle de Koulikoro) : ‘’Nous sommes plus que jamais, une armée’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/grande-marche-des-enseignants-a-kangaba-cercle-de-koulikoro-nous-sommes-plus-que-jamais-une-armee-2807643.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2019 11:29:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Collectif des syndicats signataires du 15 OCTOBRE 2016 (SYPESCO, SYLDEF, SYNEB, SYNESEC, SYNEFCT, FENAREC, COSES, SNEC), du cercle de Kangaba ont organisé  mercredi dernier, une marche pacifique afin de demander à l’Etat de faire des propositions concrètes à propos de leurs revendications.  </em></strong>

<strong><em> La colère était  au rendez-vous.</em></strong>

La marche a été dirigée par Mr.  Balla Diarra, du syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (<strong>SYNEFCT),</strong> en présence de Mr Bakary Kané, Secrétaire général de syndicat des professeurs d’enseignements  secondaires des collectivités (sypesco), Mr. Oumar B Konaté, secrétaire général du syndicat national de l’éducation de base (SYNEB) et plusieurs enseignants.

Ce  sont des centaines d’enseignants venus de diverses localités du cercle de Kangaba et de la région de Koulikoro qui ont pris d’assaut   le groupe scolaire de Kangaba  d’où ils ont marché jusqu’au conseil de cercle de la ville afin de manifester leur mécontentement face à la situation qui prévaut dans l’Enseignement au Mali.

Sur les banderoles et les tee-shirts, on pouvait entre autres lire: ‘’l'Ecole doit être une priorité’’ pour tout bon dirigeant’’, ‘’les Enseignants ont droit aux primes de logement et de documentations’’, le personnel enseignant veut une amélioration de  leurs conditions de vie et de travail’’ ‘’les fonctionnaires ont droit à l'accès aux services centraux de l'Etat’’.

Il s’agissait pour les enseignants, à travers cette marche, d’exprimer leur mécontentement suite au désaccord, lors des dernières négociations avec le gouvernement qui a ‘’refusé’’ de faire des propositions concrètes sur les trois points de divergence.

Il s'agit notamment de l'octroi d'une prime de logement, la relecture immédiate du décret no 529 P-RM du 21 juin 2013 portant allocution d'indemnités au personnel chargé des examens et concours professionnels en ses articles 1,2 et 3 et l'accès des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales aux services centraux de l'État.

Devant une foule agitée, prof Mamadou Traoré,  porte-parole des syndicats dira que les enseignants maliens ont finalement emprunté le chemin de la réussite, du courage, de la détermination et du don de soi, car dit-il, ‘’nous sommes plus que jamais une armée’’.

Le porte parole des syndicats de Kangaba ajoutera ensuite qu’être enseignant, c’est avant tout  être exemplaire, assidu et surtout opter pour la quête du savoir, de la sagesse, nier le vol, bannir la corruption, endiguer la carence et l’ignorance. « Mais, l’État malien estime que l’enseignant n’a droit  ni au bonheur ni à une condition de vie paisible », a-t-il déploré.

Aussi, indiquera prof Mamadou Traoré, ‘’quand les enseignants demandent de meilleures conditions de vie de travail et d'autres avantages liés à leur profession, l'État malien trouve ces revendications irrationnelles et insoutenables, sous prétexte que les Enseignants sont  trop nombreux et que notre pays n'a pas d'argent. ‘’

Or  en croire les Enseignants, les moyens existent bien, au regard du gaspillage à ciel ouvert effectué par le gouvernement. Selon les enseignants, ce n’est pas un problème de moyens  financier qui bloque le gouvernement, mais plutôt  &lt;&lt;  un manque de volonté, un mépris, une légèreté et un manque de sérieux.

Enfin, les syndicats de l'éducation signataires du 15 octobre 2016 ont invité les plus hautes autorités de notre pays à trouver une solution favorable à leurs doléances dans un bref délai, pour sauver l'année scolaire en cours.

&lt;&lt; Nous ne céderons pas devant les intimidations, les menaces et pressions de toute nature de la part du gouvernement. Nous exigeons tout simplement la satisfaction de nos points de revendications &gt;&gt;, ont conclu les syndicalistes.

<strong> Abdoul Karim Sanogo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables : hierno Hady Thiam (prêcheur) 1999</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/propos-memorables-hierno-hady-thiam-precheur-1999-2807709.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2019 11:21:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Le drame de l’islam au Mali, c’est que les leaders islamiques se sont préoccupés de problèmes d’homme à homme plutôt que de Dieu. Quand l’amour de ce bas monde prédomine, quand la crainte de la pauvreté assaille, alors le vrai message de l’islam est terni ».

<strong>Tiébilé Dramé, Secrétaire Général du Parena (Mars 1996)</strong>

<em>"Quand on a été torturé ensemble, quand on a partagé les mêmes cellules de détention, qu’on ait fait partie des mêmes convois de déportation, d’exil intérieur, il est normal qu’on soit du même côté."</em>

<strong>Alpha Oumar Konaré, Président de la République (Mars 1996)</strong>

<em>"La grosse erreur a été de faire croire que la démocratie peut tout régler comme par un coup de baguette magique. Une démocratie se bâtit lentement avec des hommes et des femmes qui y adhèrent et auxquels, il faut donner toutes les explications qui s’imposent."</em>

<strong>Soumeylou Boubèye Maïga (2000) </strong>

<em>« Les causes profondes de la déchirure des partis et de la grande confusion politique actuelle sont dues au fait qu’au lendemain du 26 Mars, des gens qui ne devraient jamais se retrouver dans le même camp ont été mis ensemble ».</em>

<strong>Adame Bâ Konaré, première Dame du Mali (Mars 2001)</strong>

<em>"Moi-même, je sais que les dossiers de justice, malheureusement, ne sont toujours pas rendus à la satisfaction des femmes. J’enrage, moi-même, de voir que les femmes sont les souffre-douleurs dans les foyers par rapport aux lois."</em>

<strong>Issé Doucouré, (avril 2001)</strong>

<em>"Les nouvelles générations sont venues au syndicalisme, parce qu’il y a des grands parleurs. Et le peuple ne croit qu’à celui qui crie haut. </em>

<em>Ils n’ont aucune formation, aucune expérience. Ils sont uniquement guidés par le profit. C’est pourquoi aujourd’hui, l’UNTM n’est que l’ombre d’elle-même".</em>

&nbsp;

Me Demba Diallo

« Aujourd’hui, Moussa Traoré peut se targuer d’avoir été trop bien traité par rapport à ce qu’il a réservé à ses adversaires et même à ses amis, morts dans les conditions que l’on sait à Taoudénit ».

&nbsp;

Professeur Yoro Diakité

« Les objectifs essentiels immédiats du 26 mars étaient l’instauration du multipartisme intégral et de la liberté pour les gouvernés de choisir leurs gouvernants. Ceux-ci ont été atteints. Mais, l’espoir populaire attendait un mieux vivre et surtout devenir maître de sa propre histoire. De cela, nous en sommes loin ».

&nbsp;

<strong>Alpha Oumar Konaré, Président de la République (8 Juin 1992) </strong>

<em>« Le gouvernement de la République n’a pas le droit de tricher avec notre peuple en s’engageant sur la voie des promesses faciles qu’il ne pourra tenir. Il devra cependant jouer les règles de la rigueur, de la bonne gestion, de la transparence, de la solidarité et de la justice ».</em>

&nbsp;

Boya Dembélé, Président du Tribunal de Première Instance de Koutiala, à l’occasion de la rentrée judiciaire 2003-2004 :

<em>« Il est déplorable de constater que certains avocats, au mépris de la loi et de leur déontologie, s’adonnent à des négoces, entretiennent des rapports avec des partis adverses sur le dos de leurs clients ou prélèvent sur les sommes encaissées, le montant de leurs honoraires et même davantage, sans le consentement formel du client et sans autorisation du bâtonnier. En outre, à Bamako, nombre de citoyens se</em> <em>plaignent de ce que certains avocats se prévalent de leur qualité et de la difficulté de les attraire devant le juge pour refuser de payer les loyers des locaux abritant leurs études, si bien que, actuellement, un homme de droit, que vous soyez avocat, notaire, huissier ou magistrat, vous avez du mal à trouver un local à louer ».</em>

<strong><em>Rassemblés par</em></strong>

<strong><em>Boubacar Sankaré</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adama Fomba secrétaire général du SYPESCO : ‘’L&amp;apos;école n&amp;apos;est pas une priorité pour le gouvernement’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/adama-fomba-secretaire-general-du-sypesco-lecole-nest-pas-une-priorite-pour-le-gouvernement-2807716.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Mar 2019 11:07:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis un certain temps, l'école malienne est paralysée par des grèves intempestives qui pointent vers une année blanche. Face à cette situation très préoccupante, nous vous proposons Cette interview de M. Adama Fomba, secrétaire général des professeurs d'enseignements secondaires des collectivités (SYPESCO), non moins porte-parole des syndicats signataires du 15 octobre 2016 qui explique les raisons de cette grève. </em></strong>

<strong>26 Mars : quels sont les syndicats concernés par la grève des enseignants ?</strong>

<strong>M. Adama Fomba :</strong> Il y'a onze syndicats des enseignants en grève dont le COSES qui regroupe plusieurs groupements de syndicats. Pour les autres, on a : le Synefct, le SYNEB, le Syldef, la Fenarec, le Synesec et le Snec. Alors, nous pouvons dire que tous les syndicats de l'éducation nationale sont en grève.

<strong>26 Mars : Comment se présente cette grève ?</strong>

<strong>M. Adama Fomba </strong>: Nous avons encore un nouveau préavis de grève de 15 jours (soit 360 heures) qui fait suit à 4 anciens préavis qui n’ont pas donné de suite favorable. Ces précédents préavis ont été suivis sur toute l'étendue du territoire et nous invitons nos différents militants à rester unis et mobilisés.

<strong>26 Mars : quelles sont les points de blocages entre les syndicats et le gouvernement ? </strong>

<strong>M. Adama Fomba :</strong> Nous avons 3 points de discordances dont deux (2) points à incidence financière et un point qui n'a aucune incidence financière. Il s'agit respectivement, <em>l'octroi d'une prime de logements, la relecture immédiate du décret no 529 P-RM du 21 juin 2013, portant allocution d'indemnités au personnel chargé des examens et concours professionnels en ses articles 1,2 et 3 et l'accès des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales aux services centraux de l'État.</em> <em>À ce niveau, les syndicats ont fait leurs propositions sur ces points de divergences. Malgré tous ces multiples préavis et manifestations, le gouvernement n'arrive pas à faire même une seule proposition. C'est pourquoi, nous dénonçons un</em> <em>manque de volonté, un mépris, et un manque de sérieux de la part du gouvernement.</em>

<strong>26 mars : À travers vos différentes négociations, quels ont été les engagements pris par le gouvernement ? </strong>

<strong>M. Adama Fomba :</strong> Le gouvernement a promis de satisfaire les 7 autres points, qui ne sont aussi que des anciennes revendications qui ont fait l'objet d'accord entre le gouvernement et les syndicats mais, le gouvernement n'avait respecté ses engagements. Il s'agit notamment de la prime de documentation, le plan de carrière, l’annulation des deux décrets qui violent toutes les lois qui régissent les enseignants, l’élection professionnelle dans le secteur de l’éducation pour la création des organes prévues par la loi 2018/ 007.

<strong>26 Mars : vu les différentes crises qui traversent le Mali, pensez vous que l’Etat a les moyens pour satisfaire à vos revendications ?</strong>

<strong>M. Adama Fomba :</strong> Au regard du gaspillage à ciel ouvert du bien public de<em> notre gouvernement, nous pouvons dire qu'il a</em> les moyens pour satisfaire ces différents points de revendication. Mais seulement, il considère les enseignants comme ceux qui sont destinés à mourir dans les conditions précaires.

<strong>26 Mars : quelle a été la tâche des parents d’élèves pour une sortie de crise définitive ? </strong>

<strong>M. Adama Fomba :</strong> Le collectif des partenaires de l’école est composé du comité de gestion scolaire (CGS), l'association des parents d'élèves (APE) ainsi que la société civile et les familles fondatrices de Bamako ont joué leurs partitions pour la sortie de cette crise qui fragilise l'éducation mais, l'Etat demeure sur  sa position initiale. Nous les exhortons à s’impliquer d’avantage pour un dénouement heureux.

<strong>26 Mars : Pensez-vous que la grève va résoudre les contradictions entre vous et le gouvernement ? </strong>

<strong>M. Adama Fomba :</strong> Un syndicat n’a pas d’autres moyens que d'aller en grève et de poser d’autres actions qui peuvent soutenir la grève comme les manifestations.

Nous lançons un vibrant appel au Président de la République et son gouvernement à non seulement, faire de l'éducation leur priorité, mais aussi, à revoir cette situation au plus vite possible pour sauver l'année scolaire. Parce qu’on ne peut  pas prétendre gouverner un pays et négliger l’éducation qui est le plier de tout développement.

<strong> Propos recueillis par</strong>

<strong> Abdoul Karim Sanogo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Célébration du 08 mars : Le sport au service de la santé féminine</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/celebration-du-08-mars-le-sport-au-service-de-la-sante-feminine-2807713.html</link>
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<pubDate>Sun, 10 Mar 2019 12:02:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale des Femmes 08 Mars, la section féminine de Vovinam  Viêt Vo Dao a tenu  09 Mars dernier dans la salle de conférence Delta C de Daoudabougou, une conférence de presse, en vue non seulement de faire la promotion et surtout, les avantages  liés au sport féminine dans notre pays. </em></strong>

La conférence a été présidée par Mlle  Assétou Coulibaly  infirmière d’Etat et la conférencière, en présence de M. Ichaka Camara, président du  CAMARA’S club, M. Oumar N’Doye,  fondateur de Vovinam Viêt VO Dao au Mali.

Prenant la parole, Mlle Assétou Coulibaly, a tout d’abord souhaité une bonne fête de 8 Mars à toutes les femmes du monde entier et celles de notre pays en particulier.

Ensuite, Mlle Coulibaly a fait savoir que la pratique du sport joué un rôle important dans la santé féminine car, elle accompagne la préparation du vieillissement qui s’explique notamment par un gain de vitalité et la santé. « Pratiquer une activité sportive permet de rendre les os et les articulations plus souples et forts,  c’est aussi de réserver la santé physique et mentale pour  les femmes », a-t-elle ajouté.

Mlle Coulibaly dira ensuite que, la pratique du sport subsiste chez les femmes un certain nombre d’avantages dont, la  perte du poids, renforcement des  os  et les capacités  cardiovasculaires, favorisent la respiration, la motricité corporelle et la circulation sanguine.

Mieux, indique-t-elle, un sportif peut aussi utiliser la graisse et le sucre comme il veut sans conséquence parce qu’en faisant le sport, la respiration sorte et élimine plusieurs comme   la diabète, le cancer et les maladies concernant la ménopause et   lutte contre la stresse et  accroitre la chance de longtemps vie.

M. Oumar N’Doye, père fondateur de vovinam viet-voDao au Mali, a pour sa part, rappelé que le vovinam est un art-martial créé au Vietnam en 1938 par M. Nguyen Loc et fut introduit au Mali en 2007 par Oumar N’Doye.

Ainsi, dit-il,  Vovinam Viet-vo dao signifie littéralement la voie de l’art-martial du peuple Vietnamien qui fondé sur l’ensemble des principes de vie, sagesse, visant à un but suprême et mettre beaucoup  l’accent sur  self de défense et l’efficacité des techniques

Enfin, M.  Oumar N’Doye, père fondateur de vovinam Viêt-Vo Dao au Mali dira que  Vovinam Viet-vo dao consiste à favoriser d’avantage le sport dans notre pays. « Il  enseigne des connaissances philosophiques qui aussi vaste que la connaissance technique », a-t-il conclu

<strong><em>Hinda Traoré </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables : Ibrahim Boubacar Kéïta, Président de la République</title>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2019 17:27:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[‘’Nous nous battons contre le terrorisme, en espérant chaque jour ne pas être poignardés dans le dos, y compris jusque dans les terres les plus insoupçonnées de notre vaste et beau territoire national. Et, chaque fois que tombe un soldat de notre armée nationale ou ceux des nations étrangères venus à notre secours, je me torture la mémoire, des jours durant, à imaginer tout ce que nous aurions pu faire, à cet endroit précis, pour prévenir le fléau, jusqu’à ce qu’il nous tombe dessus, ailleurs.

Mais nous avons, aussi, la lucidité de ne jamais oublier que le fléau auquel nous sommes confrontés est une armée invisible, dont les membres se cachent parfois parmi nous, dans nos propres ruelles, dans la maison d’à côté. D’où la nécessité d’être vigilants, pour ne pas avoir à regretter d’avoir oublié de signaler des allées et venues suspectes, sous nos yeux.

Vous ne pouvez imaginer à quel point sont tenaces, les remords, lorsque, après un attentat terroriste, l’on se rend compte que l’on aurait pu aider à épargner cinq, vingt, cinquante vies !

Je ne vous invite pas à trahir vos familles, non ! Je vous invite à protéger la nation, tout le peuple de ce pays.

Nos enfants égarés doivent – peuvent – être sauvés de cette perdition qui met leurs propres vies en danger. Aidez-les ! Aidez-nous ! Aidez la nation, je vous en conjure !

Est-on, après tout, moins coupable que les poseurs de bombes, lorsque l’on sait, et que l’on n’a rien fait ?

Dans certains pays affectés par le terrorisme, justement, l’on a coutume de dire que les personnes qui savent et ont laissé faire feraient tout aussi bien d’aller elles-mêmes poser les bombes. Car dénoncer un acte de terrorisme qui se prépare, attirer l’attention des autorités sur les agissements d’une personne qui se laisse entraîner vers des aventures criminelles n’est tout juste qu’un devoir citoyen. Si vous n’êtes pas touché personnellement, si aucun membre de votre famille n’a encore jamais été victime d’un acte de terrorisme, c’est que vous êtes tout simplement chanceux. Car, au regard de l’aveuglement de ces tueurs froids, chaque citoyen de ce pays, chaque personne vivant dans ce pays peut, un jour ou l’autre, se retrouver sous leurs bombes ou près de leurs engins explosifs.’’]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Exploitation minière au Mali : A qui profite notre or ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exploitation-miniere-au-mali-a-qui-profite-notre-or-2806499.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2019 17:08:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Notre pays est le troisième producteur du métal jaune en Afrique, mais il figure parmi les plus pauvres au monde. </em></strong>

<strong><em>De nos jours, l’exploitation de l’or a largement dépassé celle du coton dans le PIB national. Malgré cet état de fait, le Mali bénéficie très peu de la manne aurifère.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

L'or est un produit primaire à faible valeur ajoutée. Le secteur minier est déconnecté de l'économie nationale qu'il n'alimente que très peu.

Selon la Banque mondiale, les données macro-économiques ont moins d'importance car le secteur minier est le plus isolé de l'économie malienne. En clair, le Mali ne profite pas de l'actuelle ruée vers l'or. Pour le FMI, l'impact direct sur la réduction de la pauvreté et les revenus nationaux est limité parce que la nature enclavée du secteur exige des technologies avancées.

En plus, la hausse des prix internationaux de l'or stimule les recettes fiscales et accélère les capacités d'exploration et d'exploitation du secteur minier, mais les effets économiques directs sur la main-d’œuvre et les intrants sont relativement modestes. L'or n'a ainsi aucun effet direct sur l'industrie malienne. L'immense majorité de l'or extrait au Mali est exporté vers l'Afrique du Sud (près de 200 milliards FCFA soit plus de 60% de la totalité des exportations d'or) et la Suisse (40,8%). Le métal jaune malien est donc, globalement, raffiné à l'étranger.

Il faut, à tout prix, créer une véritable filière aurifère au Mali.  La mise en place d'un audit sur la production d'or et l'installation de raffineries pour les ressources minières seraient l’idéal. Mais, les faibles quantités raffinées au Mali et l'intérêt des compagnies extractives d'alimenter leurs unités de traitement en Afrique du Sud, numéro un africain dont la production est en baisse, rendent cette perspective difficilement réalisable.

Les raisons de l'isolement sectoriel de l'or sont de deux ordres. La première est inhérente au secteur minier peu consommateur de main d'oeuvre au Mali. Quand le coton nourrit 3,3 millions de personnes travaillant dans 200.000 exploitations, les mines emploient officiellement 12.000 personnes, soit à peine un dixième du nombre de salariés que comprend le secteur formel.

Au Mali, l'économie informelle représente près de 50 % de l'économie. Pourtant, sur le terrain, moins de 3.000 personnes suffisent à exploiter les deux principales mines du pays, Sadiola et Morila. La seconde est inhérente aux difficultés structurelles de l'économie malienne. L'enclavement d'abord avec 7 000 kms de frontières avec sept pays, aggravé par le délabrement des infrastructures, routières notamment. La sous industrialisation ensuite, commune à toute l'Afrique exception faite de l'Afrique du Sud, avec un secteur secondaire désespérément marginal.

Tous les observateurs s'accordent sur un point : l'impérieuse nécessité pour le Mali de diversifier son économie, exposée plus que de raison au secteur primaire.

Cette certitude met la Banque mondiale face aux contradictions de son double discours, qui prône, face au gouvernement malien, la diversification vers deux secteurs, le tourisme, lourdement affecté par la crise et les nouvelles technologies et vante aux investisseurs internationaux les trois opportunités de l'économie malienne : l'agriculture, l'élevage et le secteur minier qui sont certainement les filières qui représentent le plus important potentiel d'investissement.

<strong>Une corruption endémique</strong>

La corruption au Mali est systémique. Aujourd'hui, les pots-de-vin sont payés à tous les niveaux, l'administration est déconnectée de la société et n'est pas gouvernée en fonction de la notion de services au client.

Les rapports des organisations internationales économiques ne laissent planer aucun doute. Les affaires publiques maliennes sont rongées par la mauvaise gouvernance.

Certes, les efforts d'assainissement de la gestion des finances de l'Etat consentis depuis le milieu des années 90 sont reconnus par les bailleurs de fonds internationaux, notamment avec l'implantation de procédures d'audit interne dans les départements administratifs et financiers des différents ministères et avec la nomination de six magistrats de la Cour Suprême en charge des finances publiques. Mais ces efforts sont insuffisants pour extraire le Mali du troisième quartile des pays les plus corrompus.

Les programmes de la Banque mondiale, qui selon des experts indépendants, ont largement négligé le caractère systémique des lacunes du secteur public au Mali, n'ont pas non plus apporté de solution à ce problème. En conséquence, ils ont sous-estimé la difficulté de briser ce système où les parties prenantes à l'exception du peuple, ont de forts intérêts à le maintenir.

Le secteur minier semble directement être concerné par la corruption tant dans l'attribution des titres miniers que pour la négociation des conditions d'exploitation.

Nos hautes autorités doivent faire le nécessaire pour que le Mali profite, de manière juste, de cet or qui est le sien.
<h1>EL Hadji B. Doumbia</h1>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plan de réponse humanitaire 2019 pour le Mali : 2,3 millions maliens en insécurité alimentaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/droits-humains/plan-de-reponse-humanitaire-2019-pour-le-mali-23-millions-maliens-en-insecurite-alimentaire-2806496.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2019 16:55:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour faire face à l’ampleur des besoins humanitaires  au Mali et à l’urgence de la réponse requise, le bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA-Mali) lance un appel de fonds d’un montant de 296 millions de dollars. Cette aide (si elle est acquise), ciblera 2,3 millions de Maliens actuellement en insécurité alimentaire. </em></strong>

L’information a été donnée par le bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA-Mali) lors de la cérémonie de lancement de Plan de Réponse.

C’était le mercredi dernier à l’hôtel Salam de Bamako en présence du ministre de la solidarité et de l’action humanitaire M. Hamadoun Konaté, Mme Mbaranga Gasarabwe la coordinatrice humanitaire au Mali, Mme Ute Kollies chef de bureau d’OCHA.

En effet, en lien avec la crise humanitaire qui perdure depuis 2012, la communauté humanitaire a élaboré un Plan de Réponse Humanitaire au Mali pour 2019 avec comme priorités la prise en charge des besoins humanitaires nouveaux ou persistants liés à cette crise complexe.

Les conséquences humanitaires des conflits de plus en plus complexes, combinées à celles des aléas climatiques, dont les sécheresses localisées et les inondations continuent de rendre vulnérables les ménages les plus désunis.

Selon Mme Mbaranga Gasarabwe, « les besoins humanitaire sont aiguës dans le nord et le centre du pays où vivent 80% des personnes ciblées par les partenaires humanitaires en 2019. La vulnérabilité de ces personnes s’est accentuée au fil des années et leurs moyens de substance se sont amenuisés » a expliqué Mme Gasarabwe.

Aussi, malgré les bonnes performances agricoles de l’année 2018, signale Mme Gasarabwe 3,4 millions de personnes soit un malien sur cinq pourraient se retrouver en insécurité alimentaire durant la période de soudure. A cela s’ajoutent 160 milles enfants exposés à la malnutrition aiguë sévère et 500 milles autres à un risque de malnutrition aiguë modérée.

Pour  rappel, Mme Mbaranga a souligné que le bureau humanitaire a mobilisé 179 millions de dollars, soit environ 54% des fonds recherchés dans le plan de réponse humanitaire au cours de l’année 2018.

Prenant la parole, M. Hamadoun Konaté a signalé que les actions de l’Etat, fortement soutenues par celles des partenaires humanitaires, constituent pour de nombreuses familles, un soutien indispensable pour leur survie et la préservation de leur dignité.  « Aucun élan de générosité, n’est de trop pour accompagner ces efforts visant à sauver des vies et à renforcer la résistance aux chocs des ménages vulnérables, » a-t-il ajouté

Enfin, le ministre du développement Social et de l’action humanitaire a interpellé l’opinion nationale et internationale pour venir en aide aux personnes vulnérables. « Ensemble nous pouvons réduire significativement la vulnérabilité des personnes affectées par les chocs par le biais d’une coordination effective des actions», a-t-il conclu.

A noter que la stratégie humanitaire a pour objectif de sauver et préserver la vie la dignité et assurer un accès minimum aux services de base (santé ; nutrition, eau, éducation) des populations en situation de vulnérabilité aiguë à travers une assistance d’urgence intégrée.

<strong>Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Polémique autour du projet d’aménagement du terrain de football de Baco&#45;dijicoroni  (commune V) : La fin d’un malentendu ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/polemique-autour-du-projet-damenagement-du-terrain-de-football-de-baco-dijicoroni-commune-v-la-fin-dun-malentendu-2806491.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2019 16:48:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite aux multiples manifestations des jeunes de la commune V demandant son départ à cause de l’affaire du projet d’aménagement du terrain sportif de Baco-djicoroni, M. Amadou Ouattara, maire de la commune V du district de Bamako a décidé de renoncer purement et simplement à son projet. </em></strong>

<strong><em>Enfin, la fin du bras de fer qui l’oppose aux jeunes de sa commune ?</em></strong>

M. Amadou Ouattarra, maire de la commune V du district de Bamako est sorti de son silence pour se prononcer sur les différentes manifestations de la jeunesse de sa commune, en vue d’informer la population malienne et principalement les jeunes de sa commune à propos du projet d’aménagement du terrain sportif de Baco-djicoroni, objet de la colère des jeunes.

Ainsi, selon Mr Ouattara, c’est le conseil communal de la commune V du district de Bamako qui a adopté le projet d’aménagement du terrain de sport de football de Baco-djicoroni le 27 mars 2018. Suite à cela dit-il, un protocole d’engagement a été signé à l’unanimité avec le  partenaire.

Selon Mr le maire, dans ledit accord, le partenaire s’était engagé à construire un siège pour les jeunes, réaliser un forage sur le terrain de sport  de Baco-Djicoroni, aménager le terrain de sport avec toutes les commodités.

Il s’agit entre autres, du gazonnage, construction de toilettes,  de vestiaires modernes pour les joueurs et les arbitres, d’une loge de gardien et de l’éclairage du terrain.

Mais, signale le Maire, avant tout, le chef de quartier, le comité de développement et du conseil local de la jeunesse du quartier s’étaient engagés à accompagner le bailleur dans la réalisation du projet.

C’est pourquoi, le maire Ouattara dit être surpris par les manifestations des jeunes qui  selon lui constituent un obstacle pour le développement de la commune V du district de Bamako.

« Aménager ce terrain de football pour la jeunesse est un avantage pour toute la population car cela permettra aux jeunes d’avoir un terrain moderne et d’en profiter’’.

Mais, face au malentendu, le maire Ouattara a tout simplement décidé d’annuler son projet d’aménagement du terrain de football de Bacodjicoroni.

Après la  ‘’guerre’’, la paix ?

Qu’ainsi  soit-il.

<strong>Karim sanogo.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Egalité des genres : ‘’La femme est le pantalon de l’homme’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/egalite-des-genres-la-femme-est-le-pantalon-de-lhomme-2806488.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2019 16:40:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En hommage aux Femmes, à toutes les Femmes dont la journée internationale sera célébrée ce vendredi,  nous vous proposons ce texte d’une dame dont l’essence de sa vie est le combat pour l’égalité des genres. </em></strong>

<strong><em>Pr Adame Ba Konaré, ancienne première dame du Mali, c’est d’elle il s’agit.</em></strong>

Le rôle de la mère est fascinant et quasi mystique, d’autant plus qu’il repose sur un aspect charnel encore mystérieux en dépit des avancées de la science.

C’est la femme qui, proclame-t-on au Mali dans une formule apparente de lapalissade, engendre les rois, les ministres, les hommes richissimes. La procréation est son apanage exclusif. L’homme n’y accédera jamais !

La mère est <strong>l’icône</strong> de la maison. Son premier rôle demeure l’éducation des enfants mais en réalité, elle régente la vie de l’ensemble de la communauté familiale, allant jusqu’à s’immiscer dans les relations de couple de ses fils. C’est que dans le mental collectif, la réussite d’un homme dépend de sa mère : le nom, c’est le père, mais la force, la baraka, c’est la mère, assène le dicton populaire.

Cette réussite, croit-on, découle surtout de sa <strong>souffrance</strong>. La souffrance devient ainsi une valeur positive, mieux, une valeur à sublimer puisque sa puissance est symétrique à celle de l’enfant. Plus elle est immense, plus la réussite de l’enfant est éclatante. Ainsi, tous les héros bâtisseurs d’empires sont salués à travers les noms et le martyre de leurs mères.

Même si la mère d’un grand homme n’a pas souffert dans sa vie de couple, il faut la faire souffrir pour qu’elle cadre bien avec l’archétype de la mère d’un fils exceptionnel. Le père est gommé, il n’est que le géniteur.

Généralement, la souffrance, voire la disparition physique, préfigure la grandeur du fils. L’histoire de notre pays nous en offre des exemples édifiants.

Prenons le geste de Sunjata, le plus populaire. Le jour où le héros quitte le Méma pour voler au secours de son pays - nous sommes en 1235 - la conversation qu’il a avec sa mère, leurs adieux, résument la situation : <em>« Djata, cours, pars vers le Manden, lui dit Sogolon, sa mère, un grand destin t’y attend. J’ai souffert, toute ma vie durant, dans ma chair de femme, méprisée, bafouée, humiliée, mais aujourd’hui je suis apaisée. Je suis venue sur cette terre, Djata, avec seule mission de te mettre au monde, toi le prédestiné, le Nankama. Toutefois, pour que ton destin s’accomplisse, il a été aussi tracé que je dois disparaître de ce monde. A l’aube, je ne serais plus en vie, je rendrai l’âme mais mon esprit continuera à te protéger. »</em>

Une mère pour de vrai augmentera son pouvoir et son ascendant sur son fils et son entourage en cherchant à renforcer sa puissance protectrice. Elle recourt à des pratiques magiques, fréquente marabouts et devins, qui lui lisent l’avenir, la prévient des menaces qui planent sur elle et les siens, l’aident à conjurer le sort, à attirer la chance etc. Sur sa lancée, elle apprend elle-même versets, incantations, formules et potions magiques pour accroître ses dons, au point de devenir à son tour femme de savoir, qui n’est jamais prise de court par un mauvais évènement et qui, progressivement, se trouve dotée par la société d’une aura singulière. Canonisée de son vivant, élevée sur un piédestal, elle inspire crainte et respect.

La mère est <strong>nourricière</strong>, saluée à ce titre. Elle est comparée à la vache aux pis intarissables, quand elle met cette qualité au service d’autres enfants.

Une mère nourricière accomplie reçoit une autre épithète : la bonne mère, fleuve nourricier. Ainsi, la nature dote la femme/mère d’un apanage, assorti de valeurs pendantes : <strong>le don de soi,</strong> <strong>la</strong> <strong>générosité et la bonté. </strong>

L’image de la <strong>sœur</strong> et de la <strong>femme-épouse</strong> complète celle de la femme-mère. Appesantissons-nous sur la femme-épouse.

&nbsp;

<strong>La femme-épouse :</strong>

L’idéal féminin de la femme-épouse fait d’elle un être fort psychologiquement, nantie, à cause de cet état de fait, d’une capacité de protection de son époux, l’homme, fort dans le corps, mais faible dans la tête. Un proverbe tamasheq enseigne par exemple que « la femme est le pantalon de l’homme » c’est à dire qu’elle le protège et cache ses forces et ses faiblesses. Les Bamanans disent : <em>ka soutra</em>. <strong><em>Soutoura</em></strong>, voilà une autre valeur cardinale !

Partout, la socialisation de son époux lui est dévolue. Elle gère ses relations sociales, est sensée faire son bonheur et sa réussite, rien que par son intelligence, sa conduite et son savoir-faire, au point que l’adage populaire considère que lorsqu’un homme a la chance d’avoir une épouse cadrant avec les normes mentionnées, il surpassera en grandeur ses frères rivaux et tous ses semblables hommes. Cette responsabilité super protectrice est telle, qu’on va jusqu’à imputer à la femme les déviances de son mari, y compris les déviances extra conjugales. Si un homme, en effet, en arrive à tromper sa femme, croit-on, c’est parce qu’elle ne sait pas user de savoir-faire ou d’artifices pour le retenir à la maison. Allez savoir !

Sur l’échiquier du pouvoir, l’image de la femme-épouse, reflétée à travers les Premières dames, a recouvert celle de la reine-mère.

&nbsp;

<strong>La soumission, comme arme de défense</strong> :

<strong> </strong>Nonobstant ce rôle essentiel, primordial, ce rôle de la vie, la femme s’est laissée doublée sur sa gauche par l’homme qui l’a assujettie grâce à sa force brutale.

Dans ce contexte de domination des hommes et de partage des responsabilités, la femme, pour se défendre, a imaginé des scénarios de <strong>résistance pacifique,</strong> d’auto-protection, pour plaire non seulement à son époux, mais également à ses parents et amis. Cette tactique, globalement, est taxée de <strong>soumission. </strong>La femme africaine a vite été qualifiée de femme soumise, surtout par la littérature occidentale, qui n’a retenu que la façade, l’aspect qui saute à l’œil. Le fait de soumission est devenu un acte répréhensible, la femme sujet de compassion.

En passant au peigne fin cette « soumission », on se rend compte qu’elle est une <strong>posture d’humilité</strong>, <em>majigin </em>; elle est aussi une « ruse de guerre » et au bout du compte, elle tend à consolider la réputation et la position centrale de la femme. La femme dite soumise devient la personne incontournable auprès de laquelle il faut se référer pour avoir à manger, être blanchi. D’une disponibilité à toute épreuve, aucun étranger ni aucun parent venu du village ou d’ailleurs, ne peuvent se passer de ses services.

Quant à sa relation avec son propre mari, elle est faite de soumission apparente. Dans ce registre, elle aiguise sa féminité pour lui plaire : petits plats, artifices de beauté, techniques de séduction, attentions particulières etc. Elle affine cette arme au point de la transformer en comédie : la comédie de l’effacement.

<strong>L’effacement</strong> de la femme africaine, en voilà une autre image d’Epinal ! En réalité, il participe, le plus souvent du même jeu de recherche de l’équilibre dans le foyer. Je ne puis m’empêcher d’évoquer ce proverbe sud africain, qu’il me plaît de citer chaque fois que j’en ai l’occasion. Ecoutez-le bien, parce que l’image est forte et suffisamment symbolique : <em>« la poule sait que le jour s’est levé, mais elle laisse le coq chanter. »</em>

N’est ce pas qu’elle fait pâlir cette expression, désormais usée, qui dit que derrière tout grand homme se cache une grande dame ?

Mais revenons à la souffrance dans le silence.

<strong> </strong>

<strong>La souffrance dans le silence : </strong>

L’autre valeur référencée par le code de bravoure de la femme est la souffrance dans le silence, l’ai-je déjà dit, la capacité de subir, de se résigner, d’accepter. <strong>Souffrir dans le silence</strong>, sans se plaindre ni surtout colporter ses malheurs, est une vertu dont la femme doit se parer dans la culture malienne; c’est sa marque de fabrique. Dans ce domaine comme ailleurs, la femme s’est abritée derrière cette recommandation au point d’en faire une arme d’auto-protection, dans la mesure où ceux qui prêtent une oreille attentive aux récits de ses malheurs, ne sont pas forcément des amis, ni <em>a fortiori</em>, des protecteurs ; mais surtout, cette sublimation de la souffrance et son acceptation par la femme, lui permettent de contourner un rapport de force inégalitaire. <u> </u>

L’abnégation, élevée au stade de dispositif transcendantal, de foi, parachève le code chevaleresque de la femme au point qu’une fille répudiée en pleine nuit par son mari est immédiatement chassée par sa famille qui refuse de lui ouvrir les portes de la maison et lui intime l’ordre de retourner dans son foyer, même si son mari doit la tuer. La <strong>patience</strong>, la <strong>douceur</strong>, <strong>l’endurance, </strong>la <strong>tolérance</strong> et <strong>l’abnégation</strong>, sont supposées venir à bout de la méchanceté, de l’injustice, de l’épreuve de force. Ainsi, nous sommes dans une régulation sociale <strong>opposant la vertu au vice et à la force brutale,</strong> dont la femme reste la victime expiatoire et le porte-étendard.

De tout cela il résulte que la femme, arrivée à ce stade de perfection, devient la gardienne et la personnification vivante de toutes les valeurs décrites. Mieux, elle se transforme en<strong> monument de vertus,</strong> forgé à la suite d’une longue épreuve dans laquelle elle s’est trouvée dans l’obligation de renégocier « son moi ».

Ce qui est sûr, c’est que la société joue un rôle majeur dans la marche de la femme vers les vertus. Elle est confortée par le savoir-faire, le poids des mots, véhiculés par ces orfèvres du verbe que sont les griots, à la fois régulateurs et catalyseurs sociaux.

Ce code d’honneur a subi des influences, nous l’avons déjà annoncé. Dirons-nous tans pis ou parlerons-nous de menaces ? Peut-être les deux à la fois.

<u> </u>

<strong>Menaces sur le patrimoine immatériel des femmes :</strong>

La vague de revendication féministe qui a secoué le monde à partir des années mille neuf cent soixante dix, s’est attelée à courir derrière l’égalité des sexes, dans une espèce de challenge à relever. Et la femme s’est vue affublée d’attributs du genre « dame de fer » dès l’instant où elle bousculait l’homme sur le terrain de la fermeté, voire de la force musclée ou même de l’apparence physique, jusqu’à le reléguer dans l’arrière cour d’une émasculation pitoyable et de faire de son pouvoir un infra pouvoir.

Tous ces mouvements atteignirent l’Afrique à travers sa frange intellectuelle formée à l’école occidentale. Un coagulant unit désormais toutes les femmes : le combat pour la libération des chaînes de l’oppression du mâle, brutalement apparu sur la scène comme l’ennemi historique à abattre. Les différences sont gommées. La femme cesse d’être plurielle ; elle devient <strong>un être collectif planétaire</strong> ; elle est une partout dans le monde, parle le même langage de solidarité transfrontalière, transcontinentale, transculturelle. La femme africaine subit, sans s’en rendre compte, déjà les contrecoups de la mondialisation. Vive l’ouverture !

<strong>L’allègement des tâches domestiques</strong> est devenu un <strong>secteur de revendication</strong>.

Le développement de la technologie, mettant à la disposition des femmes l’équipement moderne, a assurément été une révolution, contribuant à leur soulagement.

L’effritement et l’atomisation des familles ont accusé cette tendance à l’allègement. Qui plus est, le féminisme a inscrit dans son agenda le partage des responsabilités domestiques avec les hommes qui voient ainsi leur rôle se déplacer.

Dans le domaine de <strong>l’éducation des enfants</strong>, en plus des crèches, garderies et jardins d’enfants, tout un arsenal para technologique vient aider les mères et créer un facteur de différenciation sociale : laits dits maternisés,  biberon, couches jetables, petits pots, landaus etc. Dans ce domaine-là également, l’éducation et la socialisation des enfants sont revues dans un cadre partenarial voire égalitaire avec l’homme.

De plus, les nounous, ou les « petites bonnes » des bébés, arrivent et élargissent le cercle familial ; elles travaillent elles aussi à plein temps, tandis que Madame vaque à ses préoccupations orientées à remplir sa vie de femme épanouie entre bureaux et autres espaces de travail, salons de coiffure, ateliers de tailleurs, bijouteries, mariages, baptêmes sur les lieux desquels, la rivalité est sans pitié. C’est à qui paraitra le mieux, gratifiera le plus la cohorte des griots et griottes venues chanter les charmes, flatter les égo par le rappel des prestigieux arbres généalogiques. Vive l’allègement, que dis-je ?

Vive la déresponsabilisation et la déresponsabilité !

Mais, si l’intellectuelle africaine s’inscrit dans ce mouvement d’émancipation, la grande majorité de ses soeurs bénéficient peu de ces avancées technologiques.

Par ailleurs, toutes les valeurs dont se parait la femme africaine, se dressent désormais comme autant de facteurs aliénants pour cette nouvelle catégorie de femmes. Plus question de se soumettre au mari. Plus question de s’effacer !

Au contraire, il faut démontrer, publiquement, (si besoin), qu’on le domine. Plus question de se taire, encore moins de souffrir dans le silence. Adieu, bonnes vertus de grand-mère ! Et vive l’Affranchissement !

Cette nouvelle génération de femmes refuse de jouer son rôle de forçat, de pilier et de poubelle. Du coup, elle se trouve dépossédée de son rôle d’épicentre du système social, qui glisse subrepticement vers la petite bonne de la maison.

Les relations belle-mère/belle-fille prennent un autre tournant. Elles deviennent conflictuelles. Ennemie publique numéro un, les démêlés avec la « méchante belle-mère » agrémentent  désormais les causeries de salon de la jeune femme émancipée, à telle enseigne que les relations belle-mère/belle-fille sont en train de devenir un cliché.

Face au bolide fait femme, les hommes résistent peu aux discours officiels, mais se défendent tant qu’ils le peuvent, au sein de leurs foyers.

La lutte des sexes se substitue à la lutte des classes. Beaucoup de couples se déchirent.

Impréparés à un tel chamboulement, privés de vertus pour y faire face, les hommes perdent tout repère et certains croient trouver le correctif dans les remariages et la polygamie, pour corriger, prétendent-ils le plus souvent, leurs « méchantes femmes. » Mais les « méchantes femmes » s’accumulant, ils accumulent femme sur femme, soucis sur soucis, tracasseries sur tracasseries. Le foyer conjugal se transforme en chaudron de soupe pimentée. L’impréparation des jeunes couples, qui ont dans la plupart des cas, décidé de se marier à la faveur d’une rencontre aux résonnances de coups de foudre, sans se connaître plus amplement, sans que leurs familles se connaissent, accuse l’instabilité familiale si tant est vrai que le mariage, <em>furu</em>, c’est d’abord une affaire de <strong>responsabilités et de contraintes sociales</strong> dont l’amour <em>kanu</em>, si puissant soit-il, ne peut faire bon marché s’il veut rester solide. S’aimer à deux sans aimer la famille du mari et celle de son épouse, est difficilement gérable. <em>Furu</em> s’oppose bien à <em>kanu</em> dans leur essence.

Quid du rituel du mariage traditionnel, la retraite nuptiale de sept jours, avec le rôle important de la conseillère nuptiale, qui mérite  d’être revisité, en tant que <strong>vecteur d’éducation et de socialisation</strong> du jeune couple et qui a été largué au musée des usages désuets par le féminisme des années 1970 ?

Et pourtant les femmes peuvent ré enchanter le Mali, l’Afrique et le monde.

<strong>Les femmes peuvent ré enchanter l’Afrique :</strong>

Les discours modernes sur l’émancipation, redevables des systèmes de valeurs importées, ont opacifié le rôle moteur de la femme africaine. Ils ont souvent souffert du délit d’impertinence et de simplicité. Notamment, ils n’ont pas suffisamment pris en compte la réalité de la culture, qui nous le savons, a comme caractéristique majeur l’entêtement et la forte capacité de résistance.

Aujourd’hui, des courants de pensée néo-maternistes, germés aux Etas Unis d’Amérique, propagés ensuite un peu partout en Europe notamment dans les pays scandinaves, prônent <strong>le retour à l’image de la femme-mère,</strong> femme au foyer, responsable de tout et de tous. Mais, c’est la nature que ces courants (d’essence écolo-morale), replacent au cœur de la responsabilité féminine. La femme du XXIe siècle doit allaiter son bébé pendant de longs mois, travailler à temps partiel, rester à la maison, deux ans s’il le faut, pour couver, chouchouter, pouponner, pomponner, son rejeton. A bas le biberon ! Il existe même des hôpitaux dénommés « Hôpitaux amis du bébé » où l’on impose le « peau à peau ». On n’est pas l’amie de son bébé si on ne l’allaite pas.

Je pense que, face aux séismes qui nous secouent, (au point de nous ébranler dans nos certitudes les plus absolues) les femmes du Mali et d’Afrique peuvent ré enchanter en reconsidérant leur capital de vertus référencées. Je leur propose de le déterrer non pas dans un dessein de retour en arrière, mais de réappropriation.

Ensemble, avec la société entière, elles les reconsidéreront à l’aune des enjeux actuels, car je crois à la fluctuation et à la relativité des valeurs en fonction des défis qui se posent à chaque génération d’hommes. On a beau être fervent défenseur des traditions ancestrales, on ne peut pas clamer dans le contexte d’aujourd’hui que se taire, s’effacer, souffrir dans le silence sont salutaires pour les femmes. Au contraire, je souscris à tout ce qui est défense des droits de la femme, d’abord en en tant qu’Etre humain, ensuite en tant qu’être privé de droits liés à son sexe. Cependant, je dis qu’il y a un esprit en l’air ; on peut le capter, cet esprit, je le sens, dans les vertus du <strong>compromis</strong>, <strong>de la patience,</strong> <strong>de</strong> <strong>la tolérance, de la souplesse, de l’humilité</strong>.

Il s’agit donc d’une ré appropriation, par les femmes, des valeurs qu’elles ont forgées au bout d’un long processus de socialisation forcé, devenu pli culturel au bout du souffle ; elles en tireront la quintessence, la sève salvatrice aussi bien pour elles-mêmes que pour l’ensemble de la communauté.

L’on ne devra pas perdre non plus de vue que nos sociétés sont traversées par des questions et des questionnements qui se posent ailleurs dans le monde. Connaître au mieux ces questions et les <strong>gérer sans mimétisme</strong> en tenant compte de nos propres réalités, là réside le défi.

Dores et déjà, nous savons que de nouveaux concepts, élaborés ou en cours d’élaboration, font désormais partie du dictionnaire de la problématique féminine et doivent être assimilés : le concept même de femme qui s’étend désormais à toute personne de sexe féminin, y compris la petite fille. Ce sont aussi, en plus de la promotion de la femme, des concepts d’équité, de parité, d’égalité des genres, d’approche selon le genre, ou encore, d’égalité, de participation, d’implication, de leader et son corollaire leadership, de discrimination positive ou d’autonomisation etc.

En retombant sur nos pieds maliens, le modèle féminin ne devrait-il pas être transfiguré en code de contribution à la renaissance de l’Afrique ? La femme ne devrait-elle pas réhabiliter le sein nourricier auquel tout le monde s’abreuve d’abord, pour apporter plus de <strong>bonté</strong>, plus de <strong>douceur</strong>, plus de <strong>compassion</strong>, plus de <strong>sagesse</strong> et reprendre en main le pouvoir <strong>d’éducatrice</strong>, de <strong>socialisation</strong> de ses enfants qui était le sien et dont sa spoliation a engendré des effets pervers !

Aussi, en jouant avec des artifices qui ont longtemps été les siens, elles revisiteront leur autorité sur leurs enfants et leurs hommes, les propulseront dans un contexte plus pacifié, plus élargi, dépassant le cadre étriqué des familles pour s’ouvrir à la société et au monde. En d’autres termes, le combat des femmes doit être redéfini dans une perspective démocratique qui n’a de but que de tendre vers la dignité et le bien-être de tous, femmes et hommes. Il contribuera, ce combat, à identifier les futurs possibles pour des initiatives citoyennes toujours plus probantes pour le devenir de notre destin collectif.

Pourquoi ne pas également injecter une dose de sacré dans la redéfinition de ce statut de la femme en tant que mère nourricière collective, généreuse ? L’un des effets collatéraux du triomphe de la raison a justement été le gommage du côté sacré qui régulait les relations humaines en Afrique. En effet, c’est parce que les mentalités étaient rituellement ancrées qu’elles ont été môle de résistance. Par exemple, quand une jeune fille se mariait,  - c’est d’ailleurs toujours le cas - la femme de caste qui l’amenait dans son foyer conjugal était toujours chargée du message suivant adressé à la belle-mère et à toute la belle famille par les      -propres parents de la jeune femme : <em>« nous vous confions cette enfant, nous vous demandons de la mettre entre votre chair et votre peau ; elle appartient désormais à votre famille. Nous ne voulons rien savoir la concernant ; toute sa gestion vous échoit, morte ou vivante.»</em>

N’est-ce pas dans ce ressourcement réajusté que nous devrions éduquer nos filles, en insistant également sur les vertus du <strong>travail</strong>, valeur libératrice, valeur émancipatrice ?

Quant aux hommes, je voudrais leur faire passer le message comme quoi, une relation de couple doit se jouer comme une symphonie dans laquelle le dialogue, la communication occupent une place de choix.

&nbsp;
<h1>Extrait de l’intervention</h1>
<strong>De Mme Adame Ba Konaré </strong>

<strong>Sur la problématique féminine </strong>

<strong>(Hôtel Radisson le 8 mars 2010)</strong>

<strong> </strong>

<strong>NDLR : le titre est de la Rédaction.</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Histoire… : … de punition conjugale</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-de-punition-conjugale-2-2806485.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2019 16:37:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[M.S. est un employé de bureau ayant servi pendant 5 ans l’administration malienne dans les régions nord de notre pays. Depuis Août 2018, son principal vœu a été exaucé : servir à Bamako. Et, dès Septembre de la même année, dans son impatience à regagner la capitale, M.S. n’a point voulu attendre une quelconque réquisition. A ses frais, et en compagnie de sa femme Zeynab, un jeune arabe, il a regagné Bamako et s’est trouvé une maison dans une concession qu’il partage avec d’autres locataires à Yirimadio.

Le nouveau venu s’est très tôt fait remarquer de ses voisins de concession, tous des Sénégalais résidant au Mali ! Et pour cause. M.S. sort du domicile conjugal tous les soirs vers 19 heures et n’y revient qu’au petit matin.

En plus, notre employé de bureau, n’adresse jamais la parole à ses voisins, comme s’il avait du mépris pour eux.

Contrairement à son mari, Zeynab quant à elle, est fort aimable avec ses voisins sénégalais qui ont fini par lui donner le mignon surnom de « Waou ».

Le temps passait et la pauvre « Waou », de plus en plus malheureuse, inspirait de la compassion à tous. Surprise générale le 2 février dernier. M.S., dès 19 heures, s’est endormie sur sa chaise après avoir avalé un bol de bouillie que lui avait servi son épouse.

Ce changement extraordinaire de comportement de M.S. a suscité curiosité et inquiétude chez les voisins qui décidèrent même de s’approcher de lui pour vérifier s’il n’était pas mort. Inquiétudes vite balayées par « Waou » qui expliqua avoir mis dans la bouillie de son mari, une forte dose de somnifère afin de l’empêcher d’aller dans la rue. Rires des uns, applaudissements des autres.

Mais personne ne se doutait de ce que réservait la dame à son vagabond de mari « endormi ». « Waou » s’est même fait aider par un voisin pour traîner M.S. jusqu’au lit conjugal.

Vers minuit, chacun des voisins avait regagné son lit. Alors que l’on pouvait juste entendre encore quelques rires de part et d’autre, un cri effroyable se fit entendre. Après… plus rien.

Tous les voisins sortirent alors dans la cour pour se diriger vers la maison de M.S. et son épouse, « Waou ». A la porte, ils entendaient M.S. crier et jurer qu’il ne sortirait plus de la maison conjugale. Une tentative de meurtre, ont vite conclu certains voisins.

La porte de la maison du couple a été vite enfoncée.

La surprise a été générale quand les voisins ont vu M.S., tout nu, solidement attaché à son lit, son épouse tenant un grand couteau. « Waou » a été rapidement immobilisée par les « assaillants » qui lui ôtèrent le couteau de la main. Mais que diable voulait-elle faire ? Waou est passée aux aveux : « je voulais simplement le menacer de « l’égorger par le bas » afin de lui faire perdre son sale caractère qui consiste à aller tous les soirs dans la rue ».

Mais comment, diable, M.S. sous l’effet de la forte dose de somnifère avalée, a-t-il pu se réveiller? « Waou » a expliqué lui avoir administré deux gifles pour le réveiller avant de mettre sa menace « à exécution ».

Le pauvre mari dont la frayeur a eu le dessus sur le somnifère, a été détaché. Tout tremblant, il s’est rhabillé. Madame qui riait avec les autres, l’a même rassuré : il s’agissait bien d’une simple plaisanterie.  Et la plaisanterie, de mauvais goût aurait payé.

Il paraît que M.S. depuis, ne sort plus de nuit et est devenu un cousin à plaisanteries de tous les voisins avec lesquels il partage régulièrement le thé.

Voilà qui est bien mieux que de se faire… « Égorger par le bas ».
<h2>Boubacar Sankaré</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>2ème session ordinaire du conseil d&amp;apos;administration du service nationale des jeunes (SNJ) ; Des résultats encourageants</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/2eme-session-ordinaire-du-conseil-dadministration-du-service-nationale-des-jeunes-snj-des-resultats-encourageants-2806480.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2019 16:34:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Ministère de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne a organisé le 21 février, dernier à l'école de maintien de la paix " Maître Alioune Blondin Beye" la 2ème session ordinaire du Conseil d'Administration du Service Nationale des Jeunes (SNJ).</em></strong>

La rencontre a été présidée par M. Amadou Koita, ministre de la jeunesse, de l'Emploi et de la Construction Citoyenne, et président du conseil d'administration du service nationale des jeunes. C’était en présence du Col Major Keba Sangaré, directeur général, M. Drissa Guindo, secrétaire général du service national des jeunes, des administrateurs et plusieurs autres invités.

La rencontre a permis aux administrateurs du service national des jeunes d'examiner le bilan de l'année 2018 et la programmation des activités de l'année 2019.

Dans son discours d'ouverture des travaux, M. Amadou Koita, ministre de L'Emploi et de la construction citoyenne a rappelé que le service national des jeunes a marqué de son empreinte indélébile son retour dans le paysage institutionnel national.

Ainsi, ajoutera le ministre, ‘’grâce aux multiples efforts du  ministre  des Finances, celui de la défense et tous le maliens qui ont apporté les ressources financières, humaines et matérielles appropriées, le SNJ a réalisé avec professionnalisme, le recrutement et la formation de 600 jeunes et élaboré un plan décennal de promotion du service national des jeunes 2019-2028 dont la finalité est de permettre de mobiliser les ressources nécessaires pour assurer la formation de la grande majorité des jeunes.

Le président du conseil d’administration du service national des jeunes dira aussi qu’une campagne d’information et d’appropriation à travers les différentes  régions du Mali a permis d’intensifier l’action et d’appariation du service national des jeunes en vue d’assurer son partage par les différents acteurs de la vie nationale. « La mise en œuvre des activités a été possible grâce au budget notifié de 1.483.799.000 FCFA qui a été exécuté à 99,99% », a-t-il, ajouté.

Au terme de ses propos, le ministre a invité les administrateurs à examiner  avec minutie le projet de programme d’activités et de budget 2019 soumis à leur approbation et arrêté à la somme de 1.773.772.000 FCFA. « Même si ce budget provisionnel connait une régression de 66.718.000 CFA (soit 3,62% par rapport du budget provisionnel de 2018 chiffré à 1.840.490.000 FCFA), les attentes restent importantes et nous devons renforcer davantage notre culture de l’excellence », a conclu le ministre.

<strong><em>Karim sanogo</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au nom de la Femme : Pr Adame Ba Konaré écrit…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/au-nom-de-la-femme-pr-adame-ba-konare-ecrit-2806477.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2019 16:08:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Prof Adame Ba Konaré,  ancienne première dame du Mali, historienne de renommée internationale n’a point donné de répit à sa plume. Après son dictionnaire des Femmes célèbres du Mali, l’Os de la parole, elle nous revient  avec : ‘’ le griot m’a raconté…. Une œuvre qu’elle a présentée et dédicacée mardi dernier à Muso Kunda sise à Korofina-Bamako. </em></strong>

C'était en présence de  M. Boubacar Belco Diallo, modérateur de l’événement, d’historiens, écrivains et plusieurs autres invités.

‘’Le griot m’a raconté…’’ est un livre de 235 pages qui relate l’histoire d’un explorateur français Ferdinand Duranton au début du XIX siècle qui épousa la princesse de Khasso, Sadioba Diallo dans la région du Kayes.

L’explorateur devient  ainsi un aventurier et ne retournera plus  en France.

C’est Djéli Madi Kouyaté, (un griot imaginaire) selon Pr Adame Ba Konaré,  qui raconte l’épopée de Ferdinand Duranton entre 1797 et 1838. L’homme est né à Saint-Dominique. Son père, un intendant, s’occupait des troupes. Sa mère, une créole épouse un riche planteur : Jérémie.

Selon Mme Adame Ba Konaré, (parlant de son livre), tout a démarré en 1824 quand le roi du Khasso, Hawa Demba Diallo qui, pour sceller une amitié, donna sa fille comme épouse à Ferdinand Duranton avec qui, il aura deux enfants. <em>« C’était le premier mariage entre Africain et Français. Cela m’a intéressé sur le plan familial. Donc, j’ai fait des recherches sur Duranton dans les archives de Dakar. Il a laissé une importante correspondance qu’il envoyait à ses supérieurs hiérarchiques à Saint Louis au Sénégal. De même, il voulait s’opposer à la guerre et ne croyait pas du tout à la neutralité. Selon lui, quand deux parties sont armées, le langage de la paix ne sert à rien </em>»  a commenté  Pr. Adame Ba Konaré.

<strong><em> </em></strong>

A noter que « Le griot m’a raconté… » est paru aux éditions « Présence africaine » en 2018 et à sa sortie, une cérémonie de lancement a été tenue en décembre 2018 à Paris.

L’œuvre de l’ancienne première dame du Mali met aussi l’accent sur l’histoire méconnue et étonnante d’un jeune blanc en quête de stabilité, qui joua un rôle important dans l’établissement des relations entre la France et le Mali.

&nbsp;

<strong><em>Karim sanogo</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil d’Administration du Marché Central à Poisson de Bamako : Valoriser nos poissons</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/conseil-dadministration-du-marche-central-a-poisson-de-bamako-valoriser-nos-poissons-2806412.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Mar 2019 13:53:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Agence de gestion du Marché Central à Poisson de Bamako (AGMCPB) a tenu ses 6<sup>ème</sup> et 7<sup>ème</sup> sessions ordinaires de son conseil d’administration. C’était le 20 février dernier au sein de son siège à Faladjè, route de l’aéroport. </em></strong>

La cérémonie s’est déroulée en présence de la PDG du marché central à poisson Mme Diawara Aissata Hamata Touré, les représentants des ministres de l’élevage et de la pêche,  de l’environnement et de l’assainissement et plusieurs autres personnalités.

Il s’agissait pour les administrateurs de faire un examen du projet de règlement intérieur de l’AGMCPB, du projet de contrat de performance et d’adopter le projet de budget 2019.

Ces 6<sup>ème</sup> et 7<sup>ème</sup> sessions du conseil d’administration ont ainsi permis aux administrateurs de faire le bilan du procès-verbal du dernier Conseil d’Administration, le rapport d’activité annuel 2018 et les points d’exécution des recommandations de la 5<sup>ème</sup> session CA.

Mme Diawara Aissata Hamata Touré dans son intervention, a indiqué que la situation de la campagne pêche de 2017-2018 a été caractérisée par un climat sécuritaire douloureux pour le Mali. C’est pourquoi, explique-t-elle, il est urgent que l’agence s’attaque aux problèmes de transferts de nos mareyeurs et mareyeuses au sein des marchés. C’est dans ce cadre que, l’entretien, le fonctionnement et le développement de la filière pêche et aquacole seront atteints a commenté Mme Diawara Aissata Hamata Touré.

La PDG a aussi signalé que le marché central doit relever un défi majeur face à l’autosuffisance alimentaire de la population en matière de quantité de poisson et de bonne conservation hygiénique, d’où une nécessité d’assurer une chaîne de froid, et de valeur constante.

Mme Diawara, a fait savoir que les états financiers 2018 (budget) résultent un bilan total de 5 504 369 088 F CFA. Aussi, une situation de trésorerie surnuméraire de 126 672 696 F CFA a été produite sur la base de pièces, documents, et informations.

La présidente directrice générale a enfin remercié la coopération japonaise à travers son expert M. Tochihara qui a pu former 110 acteurs et actrices en matière de technique de bonne pratique d’hygiène et 39 en technique de fumage.

A noter que l’agence de gestion du marché central à poisson de Bamako possède de nos jours une chambre froide pour bien conserver les poissons, une usine de glace qui produit 1200 barres par jour, des caisses isocèles et tous ceux dont les vendeurs de poissons ont besoin. Il s’agit d’appui financier et de formation.

<strong>Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … Du beurre et l’argent du beurre</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-du-beurre-et-largent-du-beurre-2803702.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Feb 2019 14:36:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis bientôt cinq ans, S.S. avait quitté Tonka, son village natale, pour s’installer à Bamako. Berger de profession, le jeune S.S. n’avait eu aucun problème pour exercer son métier à Yirimadio où il a finalement élu domicile et s’est même marié.</strong>

Réputé pour son sérieux, nombreux sont les voisins qui confiaient depuis longtemps leurs animaux au jeune berger, chargé de les conduire régulièrement au pâturage.

Et pour chaque mouton dont s’occupait S.S., il recevait mensuellement, la somme de 800 FCFA. Ainsi, chaque soir, aux environs de 18 heures, S.S. revenait de la brousse avec son troupeau. Il  n’avait point besoin de faire du porte en porte pour remettre les animaux aux propriétaires car les moutons rentraient d’eux même « à la maison ». Et, jamais, une perte n’a été déclarée. Le 02 février dernier cependant, S.S., vivra sa première surprise… désagréable.

Très tôt ce matin-là en effet, il reçut la visite d’un de ses voisins dont il avait la charge de conduire les trois moutons au pâturage. Le vieux âgé d’environ 70 ans, criait et menaçait de faire enfermer à la police le pauvre berger qu’il accusait d’avoir égaré, vendu ou mangé ses animaux. S.S. n’en revenait pas, jurant avoir bien vu les moutons rentrer au domicile de leur propriétaire.

Mais le vieil homme (autour duquel s’était réunie sa nombreuse famille (dont plusieurs jeunes garçons qui menaçaient de passer à tabac le pauvre berger) jurait quant à lui n’avoir point vu ses animaux depuis deux jours.

Paniqué, S.S. qui n’avait jamais eu à faire à la police, a donc opté pour un arrangement à l’amiable en proposant au vieil homme la somme de 90 000 FCFA en raison de 30 000 FCFA par mouton. Marché conclu, S.S. s’endetta auprès d’un ami et remis les 90 000 FCFA au vieil homme. Cependant notre berger avait décidé de procéder à des enquêtes sur la mystérieuse disparition des 3 moutons.

C’est ainsi que, ce même jour, il confia son troupeau à un camarade et passa de marché en marché à la recherche des moutons disparus. Il était 17 heures, lorsque S.S., au garbal, remarqua la présence, sur les lieux, du vieil homme dont il avait remboursé les moutons. Instinctivement, il s’avança vers lui et se rendit compte que celui-ci marchandait sur les lieux, les moutons qu’il prétendait avoir perdus. Il n’hésita pas et à l’aide de son bâton, il asséna à l’escroc, un formidable coup aux hanches.

A peine, le vieux bandit réalisait-il ce qui se passait qu’il prit ses jambes à son cou, mais il a vite été coincé par S.S. Ainsi, les moutons et leur propriétaire ont été conduits sous bonne garde du berger jusqu’à Yirimadio.

Le vieux bandit humilié, a été obligé de retourner au berger les 90 000 FCFA qu’il lui a escroqués. Les 3 moutons lui ont été néanmoins restitués.

Il a désormais le loisir de les vendre, les égorger ou de les conduire lui-même au pâturage.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>III3ème  Edition du Forum Africain pour la résilience : L’avenir de la Jeunesse ne se  trouve pas au fond de la mer…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/iii3eme-edition-du-forum-africain-pour-la-resilience-lavenir-de-la-jeunesse-ne-se-trouve-pas-au-fond-de-la-mer-2803708.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Feb 2019 14:15:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La migration  sera au centre des débats de la 3è édition du Forum africain pour la résilience organisé par la Banque africaine de développement à Abidjan.</em></strong>

<strong><em>Le Forum commencera lundi 4 mars dans l’après-midi, dans l’amphithéâtre Babacar Ndiaye, au siège de la Banque africaine de développement.</em></strong>

« L’avenir de la jeunesse africaine ne se trouve pas au fond de la mer Méditerranée ; il se trouve ici sur le continent », selon Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org).

« Un autre regard sur la migration est non seulement possible, mais nécessaire », affirme  Sibry Tapsoba, directeur du Bureau de coordination des Etats en transition

Peut-on vraiment parler de crise migratoire ? L’Europe est-elle menacée par une invasion migratoire africaine ? Que peut apporter la migration aux pays de départ, de transit et de destination ?

Ces questions et bien d’autres seront débattues par les participants à la troisième édition du Forum africain pour la résilience (FAR) organisé les 4, 5 et 6 mars 2019 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, par la Banque africaine de développement sur le thème « Fragilité, Migration et Résilience ».

Le Forum commencera lundi 4 mars dans l’après-midi, dans l’amphithéâtre Babacar Ndiaye, au siège de la Banque africaine de développement, par une session d’échanges de haut niveau sur les questions migratoires entre des chefs de gouvernements de plusieurs pays africains,  des ministres en charge de ce portefeuille ainsi que des responsables d’institutions spécialisées.

Ensemble, décideurs politiques, représentants d’organisations internationales, chercheurs, figures de la société civile et hommes d’affaires examineront les enjeux des mouvements migratoires en lien avec la fragilité et la résilience.

En 2016, les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) indiquaient que 65 millions de personnes ont été contraintes de quitter leur lieu de résidence habituelle.

Le Forum africain pour la résilience 2019 va ainsi se pencher longuement sur les défis posés par la migration tels que la sécurité, le chômage des jeunes, les questions liées au genre, les effets du changement climatique.

<strong>Débats directs, sans tabou ni à priori</strong>

Une plénière spécifiquement dédiée aux « solutions innovantes dans le domaine de la migration », y compris financières, va permettre de mettre en évidence comment la pauvreté et l’absence des perspectives d’emplois deviennent des puissants vecteurs de migration et d’instabilité.

Le triptyque « Migration-Sécurité-Développement » sera au cœur des débats d’une autre session plénière au cours de laquelle les participants passeront en revue le trafic illicite de migrants, l’impact des resserrements des contrôles aux frontières, afin de battre en brèche certaines idées reçues sur la migration.

Plate-forme unique d’échanges et de débats, le Forum, organisé par le Bureau de coordination des pays en transition de la Banque africaine de développement (RDTS), avec le soutien de l’Agence suisse pour le développement et la coopération (SDC), discutera également en plénières et lors des sessions parallèles de formidables opportunités qu’offre la migration pour les pays de départ, de transit et de destination.

« Nous voulons des échanges directs sans tabou, ni à priori sur la migration. Nous souhaitons que les participants discutent en toute liberté des défis et opportunités posés par les mouvements migratoires. Au final, nous attendons que soient identifiées les meilleures initiatives à prendre pour remédier à la fragilité et consolider la résilience à travers des réponses adéquates aux défis migratoires », a soutenu Sibry Tapsoba,  directeur de RDTS.

Les mouvements migratoires à l’intérieur du continent africains seront évoqués lors d’une session parallèle intitulée « défis et politiques de la migration intra-africaine » tandis qu’un autre atelier parallèle portera sur « changement climatique, migration et renforcement de la résilience ».

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</item>

<item>
<title>Filière bétail&#45;viande au Mali : De la menace à l’action</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/filiere-betail-viande-au-mali-de-la-menace-a-laction-2803704.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Feb 2019 14:09:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Fédération nationale Groupement Inter professionnels de la filière Bétail Viande au Mali (FEBEVIM), dans une correspondance adressée au ministre de l’élevage et de la pèche menaçait d’observer une grève de trois jours (du 15 février au 18 février 2019) si ses revendications ne sont pas satisfaites. </em></strong>

<strong><em>Et de menace, elle est passée à l’action. </em></strong>

<strong><em>En effet, depuis vendredi dernier, il n’y a plus de viande en vente dans les marchés.  Mais, de viande, qui en mange d’ailleurs au Mali ? </em></strong>

Les revendications, de FEBEUIM sont nombreuses. Entre autres, elle exige l’arrêt immédiat des exactions subies par les éleveurs, ‘’la préservation de leurs biens, la punition de ces exactions, l’application stricte de la charte pastorale et le décret d’application de la transhumance sur toute l’étendue du territoire malien’’.  Elle demande également l’acquisition  de moyens de transport adéquats de la viande, le désarmement des détenteurs d’armes à feu le et dédommagement des victimes (éleveurs) de la crise actuelle.  Le retour et la réinstallation des éleveurs déplacés, l’implication des acteurs de la filière bétail-viande et lait dans toutes les décisions les concernant.’’  …la liste est très longue, très long. Il ne peut en être autrement  d’ailleurs quand on…rumine.

<strong>Mais en fait, de la viande qui en mange  au Mali ? </strong>

De 600 Fcfa en 1993, le kilo de viande de bœuf est passé de nos jours à 2200 F CFA. Du coup, la consommation de la viande est devenue un luxe inaccessible à la majorité des Maliens. Pour preuve,

A  Sabalibougou en ce 14 février veille des journées sans viande à Bamako, des femmes se bousculaient sous les hangars des bouchers.

En moins d’une heure, les attroupements des ménagères se disloquent et se soldent par quelques querelles et des injures, à l’endroit des bouchers.

Des gigots de bœufs sont pourtant toujours là, suspendues, mais les ménagères en ont fini avec les bouchers et se dirigent vers les vendeurs de poissons. Et pour cause, la viande "moins chère" celle des têtes de bœuf est finie.

Le reste est intouchable : 2200 FCFA le kilogramme de viande pour des ménagères dont la majorité ne dispose que la misère de 500 Fcfa, voire 250 Fcfa pour l’achat de tout ce qui fera la sauce du jour.

Le témoignage de cette dame qui vient de se faire déchirer la robe dans la bousculade, est éloquent : "Ah bon ! Pourquoi on se bousculait ? Mon fils, puisque vous ne payez certainement pas de prix de condiments, sachez que seuls les bouchers peuvent manger de la bonne viande, parce ces cupides profitent toujours  de la situation. Comment peut-on comprendre cela, quand on sait que la viande ne nous vient pas de l’extérieur ? C’est honteux, inhumain et scandaleux ! Avec 500 Fcfa de prix de condiment, peut-on acheter de la viande ? Ce pays est foutu. Chacun veut sucer le sang de l’autre. D’ailleurs, même le "tièkouroulé" (poisson fumé) commence à nous coûter cher".

Vilain poisson dont nos fleuves regorgent, le "tièkouroulé" est en effet, devenu la "viande" salvatrice des ménagères. Il y en a pour toutes les bourses et suffisamment pour tout le monde. C’est pourquoi, les ménagères qui viennent d’abandonner les stands des bouchers ne se bousculent plus pour s’en procurer.

Mais pourquoi diable la viande nous coûte –telle si cher ?

Madou Sow, un jeune boucher de la place explique le phénomène : "On nous accuse partout pour l’augmentation du prix de la viande, comme si nous avons à y gagner. Ecoutez, sur les marchés de bétail, le prix de l’animal augmente de jour en jour. Or, celui du kilo de viande n’a subit de hausse que deux ou trois fois seulement. Nous vendons très souvent à perte et la clientèle est de plus en plus rare. Il y a seulement quelques mois, je vendais quotidiennement la moitié d’une carcasse de bœuf. Aujourd’hui, c’est à peine si j’arrive à liquider un gigot. Je sais que, c’est parce que le kilo de viande est cher, que nous avons peu de clientèle, mais, devrons-nous le vendre moins cher à nos dépens pour attirer les clients ? ça jamais ! Je ne donnerai pas mes yeux à mes beaux parents. Si les vendeurs d’animaux décident aujourd’hui même de diminuer leur prix de vente, nous diminuerons à notre tour le prix du kilo de viande. Et tant que ce n’est pas le cas, qui veut acheter de la viande, qu’il l’achète, sinon, il a le choix de manger du "tiékouroulen" ou du poisson Sénégalais. Il y en a en tellement".

Des ovins, bovins, caprins et porcins, il y en a aussi à gogo au Mali où l’offre est nettement supérieure à la demande.

Paradoxe inexplicable quand, selon des statistiques officiels, plus de 700.000 têtes sont proposées annuellement aux marchés locaux de Bamako qui consomment à peine la moitié.

Mais, chose bizarre, le prix du kg de viande ne cesse de grimper.

Le phénomène s’explique-t-il par la fièvre de l’exportation qui a gagné les producteurs ?

<strong>Boubacar Sankaré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : La puissance de l’argent sale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-la-puissance-de-largent-sale-2803675.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Feb 2019 14:08:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La dégradation des mœurs a atteint un niveau tel, aujourd’hui dans nos sociétés, que la corruption est la partie visible d’un phénomène dangereusement expansif : le gain facile et rapide. </em></strong>

<strong><em>D’où nous vient-il, l’argent sale ? Comment s’impose-t-il à nous ? Comment le combattre ?</em></strong>

La base des besoins essentiels s’élargit et leur satisfaction fait appel à plus d’actifs monétaires que d’actifs réels.

A coup sûr, c’est là l’une des explications du goût de la facilité.

En effet, quelques décennies avant notre époque, les besoins élémentaires se résumaient aux trois repas journaliers, et à quelques habits. Bien de choses étaient d’usage collectif : la monture (le cheval ou l’âne), l’éclairage (lampe ou chantihy) les parures (sabre, fusil, ou bijoux), l’eau (le puits ou la fontaine). Pendant ces temps, "les marginaux" étaient ceux qui possédaient un peu plus que les autres et ces marginaux souffraient de leur supériorité sur leur semblable et faisaient tout pour "cacher cette infirmité".

Dans la plupart des cas, ces marginaux étaient dotés des facteurs hors du commun qui justifiaient leur supériorité : intelligence, courage, endurance, etc… De sorte que leur supériorité était tolérée, voire acceptée. Aujourd’hui, les besoins à satisfaire sont devenus nombreux et variés : les budgets consacrés à  l’habillement, à la nourriture, aux logements, à la santé, à l’éducation, aux loisirs, sont vertigineux. La satisfaction de ces besoins se fait à travers des échanges où la monnaie est reine. Sans elle, point de salut.

Les richards marginaux qui jadis rasaient leurs murs, s’affichent désormais puis réclament leur supériorité.

Des gens qui avaient honte de leur richesse, exhibent actuellement leur puissance matérielle. Pendant ce temps, les vertus de la société basculent : la richesse qui résulte du travail, du courage ou de l’intelligence, disparaît et perd ses valeurs. Le riche est désormais celui qui possède ces qualités. Si on est riche, on est forcément intelligent, courageux, habile. La société ne fait plus de distinction de sorte que le chemin s’ouvre tout de suite.

Pour être valeureux, il faut être riche. Puisque le riche incarne toutes les vertus, le chemin le plus court d’être vertueux est d’avoir l’argent. Alors, tout est fait par les hommes pour devenir riches. L’origine de la richesse ne comptant plus. Tous les chemins mènent à Rôme. La société se forge des nouveaux concepts. "Il n’existe pas de fils vertueux, il n’y a que de fils riches". "L’argent n’a pas de couleur". "Il n’y a pas d’argent sale". L’argent achète tout et bouleverse l’équilibre social.

Dans l’administration malienne, la confidentialité du bulletin de salaire est un autre facteur qui favorise l’esprit du gain facile. Lorsqu’un salarié par exemple "cache", jusqu’à son épouse, ce qu’il gagne, c’est pour quelles raisons ? Pourtant, une épouse responsable qui sait le niveau de revenus de son mari est la première à s’insurger quand elle voit son conjoint mener un train de vie au-dessus de son gain.

En effet, lorsque Monsieur gagne 50 000 CFA par mois, Madame s’inquiétera lorsque les dépenses font chaque mois le triple du salaire. Ou elle sonne l’alarme, ou s’apprête à continuer la route sans son mari, tôt ou tard.
<h2>La magouille prend le nom "d’affaires"</h2>
Des jeunes commerçants dans des boutiques vides, sans sourciller, vous disent qu’ils sont des hommes d’affaires, alors qu’ils préparent des coups bas contre les institutions financières et/ou de l’Etat. Personne ne s’offusque de voir "le sans emploi" d’hier rouler en "4 phases" aujourd’hui. C’est plus tard qu’on se rend compte devant l’ardoise laissée aux banques et au TRESOR public.

Les "huis clos" de commissions de dépouillements de marchés sont aussi synonymes d’enrichissement illicite.

La non transparence et la loi du silence sont facteurs d’enrichissement, sans commune mesure, des intervenants dans l’attribution des gros marchés. Les cadeaux aux décideurs : corruption qui ne dit pas son nom. La question qui se pose ce n’est pas de savoir si un décideur doit ou non recevoir un cadeau, mais bien de cerner ledit cadeau.

Un cadeau prélevé sur le bien public donné à un responsable est destiné à un usage public et non privé du destinataire.

Ainsi, lorsqu’un Emir fait don d’argent à un Président, l’argent doit être versé au TRESOR Public.

Un cadeau fait à un salarié ne doit pas dépasser un certain quota de revenu.

En effet, il est compréhensible qu’un paysan donne un cop  à un prefet, mais ça devient suspect, si l’éleveur du village lui donne un bœuf dont le prix dépasse son salaire.

En somme, la corruption est notre compagne de tous les jours, dans les bureaux, les usines, dans les écoles, partout où il y a signe de vie… d’un Malien.

Pour la combattre, il faut faire une « révision » de nos mœurs.

Un travail de longue haleine  qui doit commencer par une forte sensibilisation et une humiliation de ceux qui se prêtent au phénomène.

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage à Ibrahima Ly (1936&#45;1989) : Il y a 30 ans s’en allait une Etoile</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/hommage-a-ibrahima-ly-1936-1989-il-y-a-30-ans-sen-allait-une-etoile-2803682.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Feb 2019 13:05:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Révolutionnaire de première heure, Ibrahima Ly aura vécu l’enfer des geôles du Camp Para, et de Niono (1974- 1978) pour la simple diffusion d’un tract en faveur de la démocratie. </em></strong>

<strong><em>Avant sa mort le 1<sup>er</sup> février 1989, l’homme avait dans son roman ‘’Toiles D’araignée’’, témoigné de l’horreur des prisons de la dictature militaire de GMT.</em></strong>

<strong><em>Nous vous proposons l’hommage que lui avait rendu en 1989 celui   qu’il ‘’tenait dans les bras tout petit’’ : Alpha Oumar Konaré.</em></strong>

<strong>Ces instants de vie avec Ibrahima.</strong>

<strong>Bamako (Mali), 1989</strong>

<strong> </strong>

(Enseignant, militant et leader progressiste, Ibrahima Ly a été emprisonné pendant plusieurs années pour des raisons politiques. Il est décédé après sa libération à la suite de mauvaises conditions de détention.) J’ai revu Ibrahima pour la dernière fois en octobre dernier, dans la banlieue parisienne, à Saint-Denis un dimanche après-midi. Je devais le rencontrer la veille, mais à l’heure du contact pour confirmation, le téléphone sonna à plusieurs reprises puis, au bout, un murmure, presque un râle. Je raccrochai, inquiet. Quand je le vis le lendemain, on en rit bien, tout cela était trop compliqué pour le Bamanan que je suis ; Ibrahima faisait tout simplement son «wirde1 ». J’avais été très inquiet car depuis plus d’un an je n’avais pas revu Ibrahima ; je le savais malade. J’appréhendais donc avec anxiété le moment de notre rencontre.

Je revis le même visage empreint de douceur, traversé parfois d’une dureté douce que je lui connaissais depuis plus de quarante ans. Il aimait à me rappeler qu’il m’avait tenu dans les bras tout petit, dans ma famille qu’il avait adoptée et qui l’avait adopté. En fait, il n’a jamais cessé de voir en moi ce bébé, me témoignant la même affection, la même tendresse. Yaya... C’est à travers nos silhouettes grandissantes qu’Ibrahima devait mesurer l’avancée du temps, tant lui-même paraissait rester le même.

Je n’avais pas vu Ibrahima depuis des mois, de longs mois pendant lesquels mes passages à Dakar perdaient de leur signification. Grimper l’escalier de la fac de sciences, arpenter les couloirs et frapper à la porte de ce bureau de l’exil, de ce coin de liberté, étaient pour moi un nécessaire rituel, un baume indispensable. Je me situais ainsi toujours dans le Mali éternel, ce qu’il a de pérenne dans le travail, dans la conscience, dans la peine, le sacrifice, dans la raison d’être.

Ce dimanche d’octobre, Ibrahima lui-même m’ouvrit la porte. Nous nous étreignîmes fortement, lui avec le même sourire, la même discrète timidité. Son physique trichait avec lui: la même fraîcheur de corps, un corps poli, de belle taille, qui accentuait la séduction de l’homme. Ibrahima avait cependant le pas lourd ; la nuque était un peu raide ; il se laissa aller dans le divan. Il se tourna vers moi, rayonnant, mais davantage du bonheur de me voir que du fait d’un réconfort physique. Depuis des semaines, à paris, il était cloué au lit. La veille, il n’aurait pas pu me recevoir ainsi tant il se sentait mal. (Merci, mon Dieu! Mille fois merci ! Qu’Ibrahima, pendant plus d’une heure, une heure inoubliable, une heure étalon, ait conversé avec moi, oubliant son mal, et moi lui parlant hors du temps comme à Dakar deux ans auparavant, comme à Bamako presque vingt-cinq ans avant, quand il était un de nos directeurs à l’École normale supérieure, comme à Kayes trente ans plus tôt, quand il était l’étudiant distingué, racé !...) En ces instants de conversation, nous étions sans âge. Nous avions le même âge. Nous étions de la même génération, la génération du sacrifice, de la semence qui portera, après que les premiers labours auront été retournés.

Cependant la souffrance était en lui. Il l’avait domptée ; elle lui était familière. Je l’ai su parce qu’Ibrahima me l’a dit: «Alpha, tu ne peux savoir comme j’ai souffert ; je n’aurais jamais cru qu’un homme pouvait souffrir autant... » – Pour qu’Ibrahima me parle ainsi... le revenant des bagnes, le torodo... – « Mon Dieu, seule la foi en toi, la volonté d’être ton image, la volonté d’être avec les autres “esclaves”, comme eux, pour eux, aide à transcender les souffrances », m’a-t-il murmuré. Nous parlions ainsi pour mieux percer les mystères de la vie, l’homme en quête de l’homme, l’homme en quête de Dieu. Durs moments où il ne fallait pas se fixer sur la mort, où il fallait tout noyer dans la vie, où Ibrahima, bien que percé par le doute, finissait par se projeter au loin : ce livre à terminer, cette visite à faire aux parents au Mali, à Kayes...

La souffrance du pays, l’amour du pays faisaient marcher Ibrahima. En  temps, les maux qui le ruinaient, c’étaient les séquelles des tortures physiques et morales, c’était l’éloignement du Mali, c’étaient toutes ces «victimes» qui lui paraissaient consentantes, complices... C’étaient les hommes et les femmes qui lui paraissaient damnés tant il ne comprenait pas, n’admettait pas que se courbent ou rampent les « marcheurs ». Il fallait rompre, d’où l’idée de la nécessaire rupture pour avancer. Jusque dans les tripes il ressentait le besoin pour une nouvelle Afrique de nouveaux hommes. Au cours de la marche, il nous est parfois arrivé de ne pas être sur la même ligne. J’ai pu apprécier son sens du respect des autres, sa grande politesse, le raffinement de sa pensée, sa tolérance. Et jamais sa confiance ne nous a fait défaut. Il entendait laisser à chacun sa part de liberté et de responsabilité. Il avait cessé de croire aux détenteurs de vérité absolue. Il paraissait plus que jamais disposé à occuper tout rang à lui désigné dans l’action.

Avec quelle nostalgie ce dimanche avons-nous déroulé ensemble le passé! Les vieux maîtres, dont mon père, ses amis, mes frères comme lui que nous admirions, à cause de leur fougue, de leur virtuosité, de leur intelligence. Mathématicien, cet Ibrahima! «Secré. gé.», cet Ibrahima! Le verbe sec! La vérité non enturbannée qui ne cherche pas à plaire, qui défie même.

Kayes la ville, Kayes N’Di, le village dans la ville ! En ces instants, il en avait un besoin physique. Il humait, voulait respirer Kayes comme de l’air pur.

18 h 20 mn. Déjà une heure que j’étais là. Le temps passait ; Ibrahima se mouvait sur le canapé, bougeait difficilement. Nous ne fûmes dérangés que deux fois. Le départ d’une nièce, Dolo, à mon arrivée ; l’entrée de Hassimi, un fils d’Ibrahima – avec lui, les enfants d’Ibrahima firent irruption dans la conversation : les « fruits » tels que les voulait le jardinier, « prometteurs », « juteux », « doux ». On parla de la « jardinière », l’épouse attendue dans les jours à venir en provenance de Dakar pour aller ensemble en Italie, grâce surtout à Niang Souleymane dont il me dit beaucoup de bien, avec reconnaissance. Vivre Ibrahima, vivre avec Ibrahima, une chance pour Madina ! Conduire Ibrahima au terme de sa vie, le savoir, l’accepter pour lui, se savoir héritière, vivre le deuil quotidiennement, se savoir incapable de l’éloigner, le transformer en une vie sans fin, c’est ce qu’a fait Madina. Ibrahima avait accepté de l’en investir et le vivait. Dans cette maison de Saint-Denis respirait la camaraderie, l’amitié ; l’hôtesse était très attentive. Elle était heureuse de voir Ibrahima sourire, bavarder et rire. Ceci n’était un privilège que pour ceux qui se donnaient « la peine » et la patience d’écouter Ibrahima, de percer sa simplicité. Cette simplicité pouvait prendre des allures de fierté, qui ne pouvait s’expliquer que par l’intransigeance de l’homme.

J’ai dû me lever brusquement, « à la manière maure », pour laisser Ibrahima se reposer. Il prit mon adresse avec la promesse de m’écrire une fois en Italie. Il me raccompagna à la porte, l’ouvrit, sortit dans le couloir, resta avec moi jusqu’a l’arrivée de l’ascenseur. Il me serra dans ses longs bras ; je me crus encore jeune comme plus de quarante ans auparavant. Nous nous sommes promis de ne plus jamais rester si longtemps sans nous donner de nouvelles. Nous nous comprenions parfaitement : nous n’étions plus sûrs de nous revoir, nous gardions chacun l’espoir de nous revoir.

Nous nous donnâmes « au revoir », et Ibrahima de me dire avec confiance et certitude sa foi dans l’avenir du pays : « je regrette, me dit-il, de ne pouvoir faire plus, de n’avoir pas pu faire certaines choses ! » J’ai compris Ibrahima. Je lui rappelai sa grande contribution à travers ses témoignages, dans ses livres, et plus que tout sa vie de militant et l’exemple de rigueur qu’il incarnait. J’aifermé l’ascenseur, amorcé la descente. Ibrahima me regardait d’en haut ; je le cherchais d’en bas. Il ne cessait de me regarder, je ne cessais de le voir. Saint-Denis, paris, Bamako... Ibrahima ne me quittait plus. Le 1<sup>er</sup> février 1989 à 11 heures, j’apprenais le décès d’Ibrahima. Un calme profond me mit en mouvement. Nous étions en pleine réunion sur le développement endogène. Nous avons décidé de continuer nos travaux.

Aucune larme n’était bonne à verser pour étancher notre soif d’Ibrahima. Ce qui nous unissait à Ibrahima, la lutte, était plus fort que la mort.

&nbsp;

Je fus soulagé d’apprendre que son corps devait reposer à Kayes. Son besoin de Kayes allait être satisfait pour l’éternité. Ce voyage du grand retour par un train du Dakar-Niger, il l’a fait sans moi. Je suis resté à mon poste comme d’autres, comme le lui aurait fait. Nous avons vécu dans notre chair chaque instant du retour d’Ibrahima, un homme de fidélité. Diarama, Ly. Tu resteras toujours. Nous préparerons l’émergence de solidarités nouvelles pour provoquer les indispensables ruptures. Le devoir de génération sera accompli.

&nbsp;

<strong>Alpha Omar Konaré</strong>

<strong>‘’La bataille du Souvenir’’  Cauris livres.</strong>

<strong>Site internet : http : //www.caurislivres.com/</strong>

<strong>La Bataille du Souvenir.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à mon oncle Bass,  Cher oncle,</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/chroniques/lettre-a-mon-oncle-bass-cher-oncle-15-2802312.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Feb 2019 15:35:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Bonjour !</em>

<em>J’ai bien reçu ta dernière lettre et te remercie de m’inviter à Dakar pour mes  affaires dans le cadre de l’élection présidentielle qui se tiendra au Sénégal le 24  février prochain. </em>

<em>C’est une excellente nouvelle que tu viens ainsi, de m’annoncer. </em>

<em>Eh oui, Tonton, tout le plaisir est pour moi, de prendre ma plume pour t’adresser cette lettre, (après celle de la semaine dernière) et je m’excuse pour mon long silence sans « sommation ». Mais, toi-même tu sais, (tu me l’as dit plusieurs fois), il faut souvent, savoir mourir... un peu.</em>

<em>Pour être concret, Tonton, je m’étais fait accompagner sur un chantier à quelques kilomètres de Fantambougou-Bamako par  quelques bouches de la troupe familiale. </em>

<em>L’amarda composée de 24 bras a travaillé, (comme manœuvres) 20 jours durant, sur le chantier pour rapporter à la maison à Fantambougou-Bamako, la somme de 80.000 FCFA,  l’équivalent de 200 kg de riz.</em>

<em>C’est vrai que tout cela  n’est pas grand-chose pour 58 ventres, mais, c’est  bien mieux que rien. </em>

<em>Voici là, cher Bass, les raisons de mon silence, ces derniers temps. </em>

<em>De toutes les manières, tu n’auras pas perdu grand chose,  en termes de nouvelles du pays car, ici, rien ne change. Surtout, dans le camp des Maliens d’en bas qui constituent l’écrasante majorité.</em>

<em>C’est te dire que, en bas, nous continuons, de subir les coûts assassins des céréales et des denrées de première nécessité. </em>

<em>La santé ? C’est toujours un luxe pour les petits et les faibles que nous les « en dessous » sommes, malgré la gratuité de la Césarienne (combien sommes-nous à la subir ?), les constructions et équipements de CSCOM et autres…. Pire, nous les ‘’en bas’’ demeurons toujours la proie facile de cette terrible maladie : la misère.</em>

<em>La grave situation de  fatigue  générale dans le Mali d’en bas, demeure, sinon s’empire de jour en jour. </em>

<em>Mais, toi-même tu sais cher oncle, nous les piétinés, les Maliens d’en dessous n’avons jamais connu autre chose que les lendemains incertains, le désespoir, la faim, la soif, la maladie et l’injustice. </em>

<em>Contrairement à cette minorité insolemment nantie, et qui, après avoir emprunté l’ascenseur pour se retrouver "en haut", nous bloque même les escaliers. C’est te dire que tout ce qui nous arrive, est le fait de ces hommes démoniaques, ces vampires bipèdes, ces vautours, crocodiles et autres prédateurs de la République qui s’abreuvent de notre sang et se baignent dans notre sueur. </em>

<em>Walahi, Bilahi, je jure, si par chance, ces gens-là, arrivaient à échapper au tribunal historique de la honte  ici bas, ils trouveront là-bas, à la « Cour d’Assises de Lahara », les implacables pilons et mortiers qui serviront à les moudre comme du petit mil. Je le dis pian !</em>

<em>Par ailleurs, si après Dakar (aucun malien n’a besoin de visa pour y être) je restais  avec mes poches trouées, je m’embarquerais  (walahi, bilahi !) à bord de ces pirogues qui  tentent de regagner clandestinement l’Europe.</em>

<em> Je sais tonton, que l’entreprise est extrêmement difficile et très souvent suicidaire, mais, toi-même tu sais, ce sont les vivants qui redoutent la mort. </em>

<em>Or, dans mon cas, le ventre vide, sans emploi, marié de force avec la misère, je suis, depuis fort longtemps… mort. Walahi, bilahi, je jure !</em>

<em>Des nouvelles du Mali d’en haut, et du marigot politique, je t’en servirai la semaine prochaine.<strong> Inchallah !</strong></em>

<strong><em>A lundi prochain !                                            </em></strong>

<strong><em>Par ton petit Ablo.</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour un Mali nouveau : vivre Ensemble</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pour-un-mali-nouveau-vivre-ensemble-2802313.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Feb 2019 15:01:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le tableau sombre des événements que connait le Mali ces derniers temps , le sort des populations qui ont particulièrement souffert des problèmes du septentrion et du centre de notre pays, tout cela doit pousser davantage nos compatriotes  au bon sens et à la bonne volonté pour que plus jamais ne se reproduisent les dérives qui pourraient conduire à des conséquences  néfastes. </em></strong>

Le pays connait effectivement des jours douloureux traduits dans les faits par l'intolérance, la barbarie,  les intimidations, les frustrations, les interdictions, la tendance à l'effritement du tissu social etc.

Des populations non belliqueuses, déjà éprouvées par les problèmes de développement, voire de survie, de contingences intérieures, ne méritent nullement  le calvaire, le spectre  de l'injuste situation si contraignante imposée au Mali, des actes dont les objectifs, les ramifications viennent de loin et dont les impacts à terme dépassent largement le cadre national.

Prenant favorablement en compte l'actuelle évolution des événements, et n'étant qu'une voix parmi tant d'autres, nous nous permettons, en humble citoyen, d’adresser  des messages forts en direction surtout des populations laborieuses afin de susciter la recherche de l'unité sacrée autour de l'essentiel : sauvegarder le Mali tout en œuvrant à son renouveau, à l'épanouissement qui lui sied.

Partant du désarroi des populations que nous côtoyons au quotidien et de la gravité des problèmes résultant des différentes crises qui  secouent le Mali nous ne pouvons que  lancer un appel vibrant quant aux dispositions et aux mesures à envisager pour gérer au mieux notre pays  aux fins d'une véritable réconciliation nationale, inscrite dans l'harmonie.

Il importe cependant, dans cet ordre d'idées, que les maliennes et les maliens se ressaisissent rapidement pour tendre leurs efforts et leurs possibilités vers l'avenir, le bonheur commun.

La porte reste à notre avis, ouverte aux opportunités qui s'offrent aux autorités politiques et administratives pour ramener la paix sociale, réconcilier les cœurs et les esprits dans le respect d’un Mali pluriel et riche de son exceptionnelle diversité ethnique et culturelle.

Il importe donc à chaque citoyen, et par delà, à toute la communauté nationale de s’assumer, de faire preuve de sacrifice et de large ouverture d’esprit en vue de contribuer largement à l'éclosion du Mali nouveau et à l'anéantissement de l'ensemble des freins et obstacles susceptibles de  mettre en cause  une  stabilité sociale multiséculaire.

C'est à ce prix, à ce sacrifice de plus, que  les populations, apprendront à mieux se connaître, à cohabiter dans un respect réciproque pour œuvrer en commun et gagner la seule bataille qui vaille , à savoir celle du développement durable ,dans la paix et la concorde définitives ,  un développement inspiré par la bonne gouvernance que chaque citoyen, à tout instant, appelle de tous ses vœux pieux.

<strong>Par Chirfi Moulaye HAIDARA, Chercheur  Badalabougou.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Jeunes maliens sans emploi :  Le mal, persiste</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/jeunes-maliens-sans-emploi-le-mal-persiste-2802311.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Feb 2019 14:59:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il est évident que s’il y a un problème auquel le gouvernement n’arrive pas à bien faire face, c’est sans conteste, celui de l’emploi des jeunes. Le taux de chômage s’accroît sans cesse et il atteint de plus en plus des proportions inquiétantes, entraînant par la même occasion l’accroissement du banditisme et du vagabondage juvéniles. </em></strong>

Le problème devient beaucoup plus inquiétant, si l’on sait que le gouvernement ne nourrit aucune politique conséquente en vue d’atténuer ses effets. Dans notre pays, chaque année, le marché de l’emploi connaît, en effet, un boom effroyable. Des milliers de jeunes y débarquent avec leurs diplômes et pour y remédier, des concours sont organisés, souvent pour plus de 13.000 jeunes, en vue d’en recruter seulement quelques dizaines.

L’échec de l’Etat en matière d’emploi tient plus au manque de politique à long terme qu’au manque de moyens financiers.

Certes, il n’est un secret pour personne que les moyens de l’Etat sont limités et que la Fonction Publique ne pourrait aucunement employer tous les jeunes Maliens. Mais, le gouvernement ne pourrait-il pas faire la politique de ses moyens ? Car on imagine assez mal, comment est-ce que le chômage pourrait être éradiqué en recrutant au maximum 500 jeunes par an alors qu’on en forme annuellement plus de 10.000. A ce rythme, le chômage va toujours s’accroître. Pourquoi, par exemple, ne pas adopter des mesures alternatives en vue d’orienter ces jeunes sur d’autres fronts ?

Dans ce sens, une première solution ne serait-elle pas d’insérer dans les programmes professionnels et universitaires l’apprentissage de métiers aux  jeunes ?

Une autre ne serait-elle pas d’envisager une politique de recrutement massif à la Fonction Publique, moyennant des salaires initiaux calculés sur la base des possibilités de l’Etat qui s’accroîtront progressivement ?

La jeunesse est incontestablement l’héritière de la nation et l’emploi pour chaque jeune est synonyme de lutte contre la pauvreté, la corruption, la mendicité, l’insécurité.

Le chômage frappe les jeunes essentiellement parce qu’ils n’ont bénéficié de l’apprentissage d’aucun métier. Et, leur avenir est des plus incertains, car lié à une hypothétique admission à la Fonction Publique.

A-t-on besoin de rappeler que l’emploi des jeunes est la pierre angulaire du développement économique, politique et social d’un pays ?

Pour tout dire, l’emploi des jeunes est la formule synthétique de tous les défis qui se posent au gouvernement. Car chaque jeune a derrière lui un vieux, une vieille, voire des enfants ; bref, une famille à prendre en charge.

Doit-on également rappeler que le chômage est cause de l’oisiveté, la mère de tous les vices ? N’est-ce pas ce qui explique l’accroissement remarqué de l’insécurité et du banditisme dans notre pays (vol, escroquerie, viol) ? Sinon, aucun vice n’est inné en l’homme.

Le désespoir de la jeunesse malienne a atteint un seuil tel que, de nos jours, la plupart des jeunes Maliens n’aspire guère qu’à l’exode.

Le gouvernement est donc plus que jamais interpellé au sujet de l’emploi des jeunes.

<strong>Joseph Sidibé </strong>

<strong>Enseignant à la retraite.</strong>

<strong>Bamako </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … d’un non voyant</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-non-voyant-2802305.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Feb 2019 14:38:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Sabalibougou 29 janvier 2019. Il est 15 heures. Une femme hurle de toutes ses forces et appelle les voisins au secours.

Quelques minutes après, plus d’une dizaine de personnes étaient là, demandant à la femme, ce qui lui était arrivé.

Pendant ce temps, A.S,  son époux, était à l’intérieur de la maison, savourant tranquillement son déjeuner.

D’ailleurs, il ne pouvait en être autrement car le chef de famille est aveugle et respecte sa philosophie : « quand il y a du bruit dehors, ne sortez jamais de chez vous. Et quand vous êtes dehors pendant qu’il y a du bruit, rentrez immédiatement chez vous. Vous éviterez ainsi, toute votre vie, le « gèrègèrè ».

Cette sage philosophie du vieil aveugle, connue de tous dans le quartier, lui vaut le pseudonyme de « Gèrègèrè ». Et ce jour, notre homme ignorait que le « gèrègèrè » serait provoqué par lui-même.

Les voisins accourus au secours de sa femme, s’en rendront compte, après que celle-ci leur eût expliqué que son mari était devenu fou car entrain de manger un petit animal tout cru.

En effet, après la « révélation » de la dame, la plupart des voisins ayant effectué le déplacement pour venir au secours de la femme, se sont éloignés de leur domicile, préférant attendre à plusieurs mètres de là, les constats de la dizaine de curieux ayant eu la témérité de franchir la porte du  domicile du couple.

A S était là, le boubou blanc couvert de sang frais.

Les curieux étaient comme paralysés à la vue du spectacle. Ils se ressaisirent cependant, peu après, avant de signifier à A.S. (qui les invitait à partager son repas) qu’il avait du sang sur la bouche et sur le boubou. « Du sang ? » s’étonna notre brave homme avant d’ajouter « ça ne va pas chez vous ? Tenez, regardez ce morceau que je n’ai pu avaler. Il est  certes presque cru mais, je le savoure ».

Dans son geste, A S brandit le « morceau de viande ».

Horreur ! C’était les restes d’un crapaud… à moitié mangé.

Au même moment, deux autres crapauds sautillaient autour d’A.S.

Le problème a vite été compris.

Le pauvre A.S, n’était point devenu fou. Seulement, voilà : un de ces nombreux crapauds que l’on pouvait apercevoir ça et là dans la maison était tombé dans la sauce chaude que lui avait servie son épouse. Et le malheureux qui ne s’était douté de rien, l’avait « attaqué » comme morceau de viande qu’il n’a d’ailleurs pu manger… entièrement.

Des amis du quartier ont demandé aux enfants de débarrasser la petite famille des vilaines bêtes.

Bilan du carnage : 16 crapauds massacrés.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Spéculation foncière :  L’Etat, principale victime</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/speculation-fonciere-letat-principale-victime-2802299.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Feb 2019 13:57:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les titres fonciers fictifs à travers Bamako se comptent par milliers, si l'on s'en tient aux principes inscrits dans le code domanial qui stipule, en substance dans certaines de ses dispositions, que « la modification » ou la création des titres fonciers sont autorisées par arrêté interministériel. Malgré la clarté et les précisions données par ce texte, nombreux sont aujourd'hui, les titres fonciers créés ou modifiés par simple décret ministériel ou simple décision.
<h1><strong>Secteur de la micro finance au Mali :</strong></h1>
<strong>ça file du mauvais coton.</strong>

Absence d’une vision claire et partagée sur l’évolution du secteur, inexistence d’un cadre de concertation cohérent des acteurs, et une piètre fonctionnalité des dispositifs de surveillance, telles sont entre autres, les conséquences d’une pagaille installée dans le secteur de la micro finance au Mali.

En effet, le secteur de la micro finance dans notre pays, est aujourd’hui confronté à un certain nombre de carences, et souffre d’une pagaille qui s’y est installée depuis un certain temps.

Conséquences de cette situation, certains experts dans le domaine craignent même l’effondrement pur et simple de ce secteur au Mali.
<h1><strong>Justice et Justiciables</strong></h1>
<strong>Les damnés</strong>

N’ayant accès au prétoire qu’après l’examen des dossiers de ceux qui bénéficient d’une assistance judiciaire, les autres, les laissés-pour-compte sont traînés, menottes aux bras, à d’interminables audiences, sans être jugés.

Au Mali, les prévenus qui ne sollicitent pas les services d’un conseil juridique, faute de moyens, subissent les pires formes d’injustice, de la part de la Justice.

D’abord, à la différence de ceux qui constituent des avocats, eux, ne jouissent pas du bénéfice de plusieurs attributs liés à l’assistance judiciaire.

Ensuite, l’examen de leurs dossiers peut être ajourné des mois durant, aussi longtemps qu’il y a des affaires confiées à des avocats.

En effet, malgré le fait que le rôle de chaque audience soit dressé par ordre, la priorité est accordée aux dossiers du barreau, c’est-à-dire ceux dans lesquels, les parties ont constitué des avocats.

L’ordre du rôle n’est respecté qu’après examen des dossiers du barreau qui, du reste, peut s’étendre sur toute une journée. Ce faisant, certains prévenus peuvent se présenter à plusieurs audiences sans avoir la « chance » de comparaître à la barre.

Leur pêché est le fait de n’avoir pas la possibilité de s’offrir les services d’un avocat.

Et pourtant, la loi prévoit la constitution d’avocats commis d’office pour les accusés n’ayant pas les moyens. Malheureusement, cela ne concerne que seulement les accusés cités devant la Cour d’Assises.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au fils de la presse : Dans le challenger  du Jeudi 31 janvier 2019, Chiaka Doumbia écrit :</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/au-fils-de-la-presse-dans-le-challenger-du-jeudi-31-janvier-2019-chiaka-doumbia-ecrit-2802291.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/au-fils-de-la-presse-dans-le-challenger-du-jeudi-31-janvier-2019-chiaka-doumbia-ecrit-2802291.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Feb 2019 13:53:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>‘’Initiées par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Général Salif Traoré et ses hommes, de vigoureuses mesures sont en cours depuis le 28 janvier pour améliorer le dispositif sécuritaire à Bamako et environs. Des citoyens, pour leur part, est attendu un nécessaire changement de comportement.’’</em>

<strong><em>La nécessité de changement de comportement est aussi valable pour nos Forces de Sécurité.</em></strong>

<strong>Toujours dans le challenger  du Jeudi 31 janvier 2019 :</strong>

<em> ‘’Les quelques cas de criminalité recensés ces derniers jours notamment les assassinats peuvent difficilement être imputables à une inefficacité des forces de sécurité. Dans certains cas, les services de sécurité ont prouvé leur efficacité en arrêtant les auteurs de ces actes criminels quelques jours après leurs forfaits. Ce fut le cas de l’assassin de Bakary Coulibaly, cet homme très connu au grand marché de BAMAKO qui été a sauvage tué par son partenaire d’affaires.’’</em>

<strong><em>Les ‘’cas de criminalité’’ n’ont aucun rapport avec une quelconque efficacité on inefficacité des Forces de Sécurité. Aucun rapport non plus avec l’arrestation ou non des auteurs de crimes.</em></strong>

<strong>Dans le Républicain du lundi 02 février 2019, le confrère cite Ginna DOGON :</strong>

<em>« Tant que les forces de sécurité demeureront sourdes aux appels alarmants des populations, les violences s’aggraveront ».</em>

<strong><em>No comment !</em></strong>

<strong>Encore dans le Républicain du lundi 02 février 2019, Aguibou Sogodogo écrit :</strong>

<em>‘’Le vice-président de Ginna Dogon a fait savoir qu’aujourd’hui, toutes les communautés vivent dans le désespoir caractérisé par la fermeture des écoles et des centres de santé. Dans certaines zones, dit-il, la plupart des habitants n’ont pas pu planter et ceux qui ont eu à le faire, n’ont pas pu récolter.’’</em>

<strong><em>Allah Akbar !</em></strong>

<strong>Dans l’Info Matin du lundi 04 février 2019, Sékou Bah écrit :</strong>

<em>‘’L’Etat aura besoin de plus de 60 milliards de FCFA, pour la seule année 2019, pour honorer ses engagements vis-à-vis de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), dans le cadre du Protocole d’accord. Mais, avec un  déficit de plus de 300 milliards de FCFA dans le budget, comment et par  quel mécanisme pourrait-il mobiliser ce fonds ?’’</em>

<strong><em>C’est à l’Etat que vous devrez poser votre question. Nous autres ne sommes que des lecteurs. </em></strong>

<strong>Encore dans l’Info Matin du lundi 04 février 2019, Sékou Camara écrit :</strong>

<em>‘’Alors que le gouvernement du Mali, à travers le ministre des Sport assurant l’intérim de son homologue de la Justice demandait au procureur de diligenter des poursuites judicaires contre les auteurs des fausses nouvelles autour des croquettes ‘’Chips’’, voilà que ce même gouvernent reste muet face à une autre nouvelle aussi stupide que dangereuse que la première. Où est le sérieux ?</em>

<strong><em>Ecoutez cher confrère : nous n’achetons pas votre journal pour répondre à des questions.</em></strong>

<strong>Dans l’indépendant  du lundi 04 février 2019, O Barry écrit :</strong>

<em>‘’Dans la nuit du 1<sup>er</sup> février, la demoiselle Fatoumata fané, âgée de 17 ans, ménagère domiciliée à Daoudabougou, a été victime de viol collectif tour à tour par dix jeunes dans  son audition.’’</em>

<strong><em>Quand vous écrivez ‘’viol collectif’’, il n’est plus nécessaire d’ajouter : ‘’tour à tour’’.</em></strong>

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK à Berlin (Allemagne) : Pour une coopération fructueuse et amicale</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/ibk-a-berlin-allemagne-pour-une-cooperation-fructueuse-et-amicale-2802316.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/cooperation/ibk-a-berlin-allemagne-pour-une-cooperation-fructueuse-et-amicale-2802316.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/02/IBK-MERKEL-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 12 Feb 2019 09:11:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Sur invitation de la Chancelière Madame Angela Merkel, le Président IBK a effectué le 7 février dernier une visite officielle de 72 heures en République Fédérale d’Allemagne. </em>

<em>Le président Malien était accompagné pour la circonstance des ministres des finances, des affaires étrangères, de la Transparence de la vie publique et de la défense.</em>

<em> </em>Ce déplacement du président IBK  en République Fédérale d’Allemagne fait suite à celle de la Chancelière de la République Fédérale d’Allemagne Angela Merkel au Mali, les 9 et 10 octobre 2016.

Et cette fois, encore, les deux dirigeants se sont retrouvés pour renforcer et rehausser les liens d’amitié et de coopération entre nos deux pays depuis l’Indépendance du Mali en 1960.

Les dossiers au centre des échanges, ont entre autres concerné la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, la défense et sécurité, la migration, l’investissement.

Aussi, IBK a eu des rencontres avec des investisseurs et les milieux d’affaires, mais, également, avec les responsables de Fondations allemandes au Mali comme la Fondation Konrad Adenauer, ou la Fondation Friedrich Ebert.

Le clou de la rencontre a été un tête-à-tête d’une heure avec la chancelière Allemande, rencontre à l’issue de laquelle, Mme Merkel a expliqué à la presse, avoir abordé (entre autres) avec le président IBK les questions de renforcement du soutien de l’Allemagne aux forces de défense et de sécurité du Mali, la participation des troupes allemandes à la Minusma…

Mme Merkel a annoncé également que son pays appuiera davantage l’agriculture et la Santé au Mali.

Cette visite du Président de la République en Allemagne intervient à un moment où les deux pays ont des préoccupations similaires sur nombre de sujets dans leurs relations de coopération et d’amitié.

Au regard de l’importance des domaines susceptibles de constituer un centre d’intérêt commun, la visite d’IBK en Allemagne aurait été une opportunité pour rehausser la coopération bilatérale au niveau le plus attendu par nos deux peuples.

Elle aura également servi de cadre pour les deux Hautes personnalités d’échanger à propos d’un certain nombre de sujets qui ont souvent constitué une source de frustration d’un côté ou de l’autre.

Le Mali et l'Allemagne entretiennent des relations bilatérales dans plusieurs secteurs de développement dont l’Agriculture, l'accès à l’Eau potable, la Décentralisation, la Bonne Gouvernance au niveau régional et communal.

Il faut rappeler que, suite à la crise sécuritaire au Mali, depuis 2012, la République Fédérale d'Allemagne appuie notre pays dans le cadre de l’aide à l’équipement des Forces Armées Maliennes.

Elle participe également à la mission de l’Union européenne d’entraînement des forces maliennes EUTM, ainsi qu’à celle de la formation des forces de sécurité civile maliennes EUCAP Mali Sahel

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry (Les Echos) </strong>

<strong><em>Envoyé spécial à Berlin</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Utilisation des langues nationales dans le système éducatif : Valoriser notre Culture</title>
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<pubDate>Tue, 29 Jan 2019 03:09:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em> L’Organisation des Na</em></strong><strong><em>ti</em></strong><strong><em>ons Unies pour l'Educa</em></strong><strong><em>ti</em></strong><strong><em>on, la Science et la Culture  (UNESCO) en collabora</em></strong><strong><em>ti</em></strong><strong><em>on avec le Ministère de l'Educa</em></strong><strong><em>ti</em></strong><strong><em>on Na</em></strong><strong><em>ti</em></strong><strong><em>onale a organisé mardi dernier à l'hôtel Salam de Bamako, un atelier de Formation pour l'u</em></strong><strong><em>ti</em></strong><strong><em>lisa</em></strong><strong><em>ti</em></strong><strong><em>on des langues Na</em></strong><strong><em>ti</em></strong><strong><em>onales dans le fondamentale et dans la forma</em></strong><strong><em>ti</em></strong><strong><em>on Professionnelle au Mali.</em></strong>

La rencontre a été présidée par M. Amadou Koîta, Ministre de l'Emploi, de la Jeunesse et de la Construction Citoyen, en présence de M. Dimitri Sanga, Directeur du Bureau Régional de l'UNESCO à Dakar, du secrétaire général du Ministère de l'Education Nationale, les Directeur de Services Centraux et plusieurs autres invités.

Cet atelier de 3 jours avait pour l'objectif de contribuer à l'amélioration de la qualité de l’enseignement à travers l'introduction des langues nationales dans le fondamental et la formation professionnelle au Mali.

Prenant la parole, M. Dimitri Sanga, Directeur du Bureau Régional de l'UNESCO à Dakar a rappelé que c’est à l'issue d'un long processus rigoureux que l'UNESCO a élaboré des documents stratégique et d'opérationnalisations pour l'introduction  des langues nationales dans le système éducatif.

Il s'agit notamment, d’un cadre d'orientation pour la formation des formateurs en éducation bilingue ( COFEB), un programme de formation des formateurs en éducation bilingue ( PRoFEB) et une étude diagnostique sur la synergie entre la formation professionnelles, la synergie et les TICs au Mali.

Selon lui, l'apprentissage dans la langue première de l'apprenant est une réussite pour l'acquisition des compétences instrumentales, professionnelles, pour la vie courante et la valorisation culturelle.

Aussi, ajoutera-t-il, dans le secteur de la formation professionnelle, elles offrent à la jeunesse et aux adultes une meilleure opportunité d'acquisition des compétences requises non seulement, pour le travail, la vie, mais aussi, rend l'éducation plus inclusive, équitable et de qualité. Cependant, conclura le Directeur du Bureau Régional de l'UNESCO, &lt;&lt; la synergie entre la formation professionnelle, l'alphabétisation et l'éducation non formelle est une question fondamentale pour le développement social et économique durable des pays .

M.  Amadou Koita, ministre de l'Emploi, de la Jeunesse et de la Construction Citoyen a pour sa part soutenu que le processus de l'instauration du bilinguisme est une opportunité pour échanger les expériences, mutualiser les efforts pour avancer à partir d’un plan d'action claire. &lt;&lt; Nous sommes convaincus que la réussite du bilinguisme dépend grandement de la formation reçue par les enseignants &gt;&gt;, a-t-il, précisé.

&nbsp;

<strong>Karim Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables : Ibrahim Boubacar Kéïta, Président de la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorables-ibrahim-boubacar-keita-president-de-la-republique-2799521.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Jan 2019 02:53:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em> ‘’Nous nous battons contre le terrorisme, en espérant chaque jour ne pas être poignardés dans le dos, y compris jusque dans les terres les plus insoupçonnées de notre vaste et beau territoire national. Et, chaque fois que tombe un soldat de notre armée nationale ou ceux des nations étrangères venus à notre secours, je me torture la mémoire, des jours durant, à imaginer tout ce que nous aurions pu faire, à cet endroit précis, pour prévenir le fléau, jusqu’à ce qu’il nous tombe dessus, ailleurs.</em>

<em>Mais nous avons, aussi, la lucidité de ne jamais oublier que le fléau auquel nous sommes confrontés est une armée invisible, dont les membres se cachent parfois parmi nous, dans nos propres ruelles, dans la maison d’à côté. D’où la nécessité d’être vigilants, pour ne pas avoir à regretter d’avoir oublié de signaler des allées et venues suspectes, sous nos yeux. </em>

<em>Vous ne pouvez imaginer à quel point sont tenaces, les remords, lorsque, après un attentat terroriste, l’on se rend compte que l’on aurait pu aider à épargner cinq, vingt, cinquante vies !</em>

<em>Je ne vous invite pas à trahir vos familles, non ! Je vous invite à protéger la nation, tout le peuple de ce pays. </em>

<em>Nos enfants égarés doivent – peuvent – être sauvés de cette perdition qui met leurs propres vies en danger. Aidez-les ! Aidez-nous ! Aidez la nation, je vous en conjure !</em>

<em>Est-on, après tout, moins coupable que les poseurs de bombes, lorsque l’on sait, et que l’on n’a rien fait ? </em>

<em>Dans certains pays affectés par le terrorisme, justement, l’on a coutume de dire que les personnes qui savent et ont laissé faire feraient tout aussi bien d’aller elles-mêmes poser les bombes. Car dénoncer un acte de terrorisme qui se prépare, attirer l’attention des autorités sur les agissements d’une personne qui se laisse entraîner vers des aventures criminelles n’est tout juste qu’un devoir citoyen. Si vous n’êtes pas touché personnellement, si aucun membre de votre famille n’a encore jamais été victime d’un acte de terrorisme, c’est que vous êtes tout simplement chanceux. Car, au regard de l’aveuglement de ces tueurs froids, chaque citoyen de ce pays, chaque personne vivant dans ce pays peut, un jour ou l’autre, se retrouver sous leurs bombes ou près de leurs engins explosifs.’’</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ségou : La Banque verte dans un siège royal</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/segou-la-banque-verte-dans-un-siege-royal-2799483.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Jan 2019 02:37:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La BNDA a procédé à l’inauguration du nouveau bâtiment de son Agence de Ségou le samedi 19 Janvier 2019 sous le parrainage du Docteur Boubou Cissé Ministre de l’Economie et des Finances. </em></strong>

<strong><em>L’évènement a réuni autour du PCA  M Moussa Alassane Diallo, du Directeur Général M. Souleymane WAIGALO, du Secrétaire Général M. Pascal ZAKOWSKI et d’autre agents de la banque, les autorités politico-administratives et coutumières de la région de Ségou ainsi que de nombreux clients de la banque.</em></strong>

Bâti sur une superficie de 1.500m2 pour un coût d’exécution de 675 millions de FCFA, le nouveau bâtiment de l’Agence BNDA de Ségou permettra au personnel de la banque de travailler dans un espace fonctionnel et agréable, équipé de mobilier neuf, permettant l’accueil des clients dans d’excellentes conditions.

Prenant la parole, M. Moussa  Alassane Diallo, président du Conseil d’Administration de la BNDA a rappelé que c’est suite à l’édification de l’échangeur multiple et de ses voies d’accès inauguré le 24 avril 2018 par le Président de la République du Mali que la BNDA a aussi décidé de doter la ville de Ségou d’une des agences bancaires les plus modernes et les plus fonctionnelles du pays en vue  de rendre la ville plus attractive.

« La population et la ville de Ségou ont fait coup double en bénéficiant de l’échangeur multiple et d’une agence bancaire hyper moderne », a-t-il, ajouté

Le président du Conseil d’Administration de la BNDA dira ensuite qu’il est nécessaire de créer des synergies entre les banques pour offrir des produits et services bancaires de qualité aux populations maliennes en mettant l’accent sur la proximité, l’innovation et la créativité qui sont des valeurs chères aux   Établissements de Crédit.

Dr Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances a pour sa indiqué que la Banque Nationale de Développement Agricole de notre pays joue un rôle important dans la promotion et l’amélioration de l’offre de produits et services bancaires visant à soutenir l’inclusion financière au Mali.

C’est pourquoi, le ministre des finances  a interpellé les acteurs de la vie économique et financière afin qu’ils apportent des réponses appropriées à la fois conjoncturelles et structurelles à l’émergence d’un secteur financier inclusif et vigoureux.

Le ministre ajoutera ensuite qu’il est  indispensable, voire urgent parce  temps de numérisation, de révolutionner les méthodes d’intermédiation financière afin d’offrir à toutes les couches de la population l’accès aux services financiers à des coûts abordables, tout en assurant aux banques et institutions financières les conditions de leur rentabilité.

Selon le ministre Cissé,  la BNDA est fortement impliquée dans le financement du secteur rural au Mali donc, le secteur sensible de notre économie, puisque les activités rurales occupent la majorité de la population active, générant d’importantes recettes d’exportation et procurant au pays l’essentiel de son Produit Intérieur Brut.

«  la  politique de diversification du portefeuille menée par la BNDA, depuis plusieurs années en direction des autres segments de l’économie nationale, a permis de réduire la vulnérabilité de la banque, de renforcer sa structure financière et de garantir sa pérennité, à la grande satisfaction des autorités monétaires », a commenté le Dr Cissé.

Enfin, le ministre de l’Economie et des finances a salué le rôle de la BNDA car, selon lui, elle a su, tout en gardant son ancrage rural, trouver les voies et moyens de se maintenir dans le peloton de têtes des banques maliennes.

<strong>Karim sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Corruption au Mali : Traquer l’hydre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/corruption-au-mali-traquer-lhydre-2799525.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Jan 2019 02:09:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des gens qui avaient honte de leur richesse, exhibent actuellement leur puissance matérielle. </em></strong>

<strong><em>Pendant ce temps, les vertus de la société basculent : la richesse qui résultait du travail, du courage ou de l’intelligence, disparaît et perd ses valeurs. </em></strong>

Pour être valeureux, il faut être riche, puisque le riche incarne toutes les vertus. Etre vertueux donc, c’est avoir de l’argent.

L’origine de la richesse ne comptant plus, tous les chemins mènent à Rôme.

La société se forge des nouveaux concepts. « Il n’existe pas de fils vertueux, il n’y a que de fils de riches » « l’argent n’a pas de couleur » « il n’y a pas d’argent sale », l’argent achète tout et bouleverse l’équilibre social.

Dans l’administration malienne, la confidentialité du bulletin de salaire est un autre facteur qui favorise l’esprit du gain facile.

Lorsque, par exemple, un salarié « cache » jusqu’à son épouse ce qu’il gagne, … Pourquoi ?

Des jeunes commerçants dans des boutiques vides, vous disent qu’ils sont « hommes d’affaires » alors qu’ils préparent des coups bas contre les Institutions financières privées ou de l’Etat.

Personne ne s’offusque de voir « le sans emploi » d’hier, rouler en « 4 phases » aujourd’hui.

C’est plus tard qu’on se rend compte devant l’ardoise laissée aux banques et au Trésor public…

Ainsi, lorsqu’un Emir fait don de milliards à un Président, l’argent doit être versé au Trésor public.

Un cadeau fait à un salarié ne doit pas dépasser un certain quota de revenu.

En effet, il est compréhensible qu’un paysan donne un poulet à un préfet qui gagne 150.000 CFA par mois, mais tout devient suspect, si l’éleveur du village lui donne un bœuf dont le prix vaut son salaire.

En somme, la corruption est notre compagne de tous les jours, dans les bureaux, les ateliers, dans les écoles, partout où il y a signe de vie…

Pour la combattre, il faut faire une « révision » de nos mœurs.

Un travail de longue haleine qui doit commencer par une forte sensibilisation et une humiliation de ceux qui se prêtent au phénomène.

&nbsp;

<strong>Mamadou Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire… : … d’un médiateur</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-mediateur-2799517.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Jan 2019 01:35:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Mr Sidibé est un vendeur de chaussures au grand marché de Bamako. Agé d’environ 60 ans, notre commerçant, qui est encore solide, est père de plusieurs enfants. Il est marié à deux femmes dont une jeune fille qu’il a épousée depuis seulement deux mois.</strong>

Domicilié à Boulkassoumbougou, Mr Sidibé partage sa concession avec d’autres locataires parmi lesquels un marabout auquel il a offert la gratuité du logement. Comme tout bon polygame, notre commerçant dont les affaires marchent à merveille, partage ses nuits entre ses deux femmes qui le couvrent d’amour et de tendresse.

L’harmonie dans la famille, était si parfaite, que celle-ci suscitait l’envie des voisins. Tout devait cependant voler en éclat le 12  novembre 2018 dernier, lorsque le vieux Sidibé découvrit que sa 2è femme le trompait… Et l’impertinent qui était à la base du scandale n’était autre qu’un neveu du commerçant que celui-ci hébergeait depuis un an.

En effet, le jeune garçon indélicat, étudiant de son état, était tombé amoureux de la 2è femme de son oncle, et celle-ci n’a pas refusé ses avances. Ainsi, chaque fois que le vieux Sidibé passait la nuit dans la chambre conjugale de sa première épouse, son neveu, lui, se retrouvait dans celle de l’autre femme.

L’affaire était connue de toute la concession à l’exception de Mr Sidibé qui a enfin été  informé de la situation par un autre jeune marabout auquel il avait également accordé gratuitement le logement dans une petite concession non loin de sa famille.

Pour toute réaction, le vieil homme chassa de sa concession, son impertinent neveu et s’interdit de mettre les pieds dans la chambre de sa 2è épouses. C’est ainsi que le jeune marabout entra dans le jeu afin de réconcilier le couple. Il fallait agir dans les deux sens : le jeune marabout était depuis deux semaines entre le salon de Mr Sidibé et la chambre de sa 2è épouse. Au premier, il ne cesse de demander le pardon, et la tolérance. À l’autre le repentir. Mais, rien n’allait toujours pas au sein  du couple, car Mr Sidibé a décidé de réfléchir  quelque temps encore avant d’accorder le pardon à sa femme.

Le médiateur de marabout, lui, continuait de slalomer entre la chambre du mari et celle de l’épouse. Il avait même réussi la ‘’réconciliation’’ en cette nuit du 3 Janvier dernier car, aux environs de 2h du matin, Mr Sidibé se dirigea vers la porte de sa femme. Toc ! Toc ! Madame ne répondait pas. Toc ! Toc ! Toc ! Même un sourd pouvait entendre le vacarme car les voisins eux-mêmes s’étaient réveillés et certains regardaient ce qui se passait devant la porte de la femme réputée infidèle. Mr Sidibé et ses voisins à l’affût, entendaient des voix au fond de la chambre. Madame se décida enfin d’ouvrir. Stupéfaction ! Dans la chambre, elle n’était pas seule. Quelqu’un lisait le Coran et à haute voix. Lumières ! Notre lecteur de Coran n’était autre que le jeune marabout médiateur, qui n’avait pour l’occasion, ni chapelet, ni livre. Mieux : il n’était habillé que d’une culotte et d’un tee-shirt. C’est pourquoi, on ne le reconnaîtra que lorsque le vieux cocu complètement déchaîné l’eût roué de coups de bâton jusqu’à évanouissement.

C’est vers 4h du matin que le margouillat a été à certains fidèles qui venaient d’habitude le chercher pour la prière du petit matin. Couvert de honte, le jeune marabout, à peine sorti de la concession, mit ses jambes au cou sans attendre de recevoir « les biens » qu’il avait abandonnés : une trentaine de « baya » (perles dont les femmes se ceignent la taille), une peau de prière et quelques habits. Pour les affaires d’un marabout…Hum.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ecoles supérieures privées au Mali : Des entreprises commerciales ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ecoles-superieures-privees-au-mali-des-entreprises-commerciales-2799516.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Jan 2019 01:34:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[On s’étonne que du jour au lendemain, des villas précédemment habitées, soient transformées en locaux d’une école supérieure, pouvant délivrer des DUT, des Licences, Masters et Doctorats, etc.

<strong><em>L’histoire de cette "génération spontanée" d’écoles et instituts supérieurs, est très fortement liée à la crise que connaît la plupart des universités classiques. Mais, le comble semble être aujourd’hui atteint.</em></strong>

La crise de l’emploi et de la formation professionnelle pertinente, la crise de nos universités laissent aujourd’hui, libre cours à une campagne médiatique sans précédent, de la part des écoles supérieures privées qui ont de plus en plus pignon sur rue.

Ainsi, des slogans ronflants sont quotidiennement balancés sur les antennes ;  comme « avec nos diplômes, vous êtes à l’abri du chômage ; notre institut est la trajectoire de votre avenir… »

Ainsi, à la manière de véritables entreprises commerciales ou de simples supermarchés, différentes écoles supérieures, créées de façon hâtive et souvent à la veille des rentrées universitaires, essaient d’appâter les parents d’élèves et étudiants, par rapport à leurs… "prouesses".

C’est dans ce sens que, les antennes de l’ORTM et d’autres chaînes privées foisonnent de spots de plus en plus osés, sur les prétendus "miracles" que ces écoles et instituts supérieurs pourraient faire.

Ce qui est curieux, c’est que pour certaines de ces "universités privées", les "magiciens" de ces boîtes, s’ingénient à faire apparaître sur l’écran de la télévision, des amphithéâtres ou des salles de cours (ou de TD et TP), bondés d’étudiants, comme s’ils ont exercé déjà de telles activités pédagogiques…

Il faut, pour ainsi dire, reconnaître que la publicité hardie qui est faite à propos de ces établissements universitaires privés, frise le harcèlement ou du moins la tromperie.

Comment comprendre en effet, que des écoles supérieures dignes de ce nom, brandissent des slogans du genre « notre diplôme vous donne droit à telle ou telle opportunité, tel ou tel emploi, telle bourse extérieure, etc ». Alors que, tout le monde connaît les difficultés qu’éprouve aujourd’hui tout demandeur d’emploi ; indifféremment de l’université d’où il est sorti.

En plus, en matière de bourse, nul n’ignore les prérogatives de puissance publique de l’Etat dans la définition des critères d’attribution. On n’est pas éligible à l’obtention de telle bourse (nationale ou étrangère), simplement parce qu’on est diplômé de tel ou tel « Institut de Hautes Etudes… » Dès lors, on se demande pourquoi l’Etat n’intervient-il pas, pour réglementer, un tant soit peu, ce secteur.
<h1>Des cursus "spéciaux"</h1>
Par ailleurs, ces écoles annoncent souvent des voies "parallèles" pour certains cursus académiques.

C’est ainsi (par exemple) qu’il est éhontement proposé aux élèves des classes de terminales ayant échoué au bac, de pouvoir s’inscrire dans des cycles universitaires, dont l’accès est normalement subordonné à ce premier diplôme universitaire (le bac). N’est-ce pas là une voie de facilité pour encourager l’échec ?

Le phénomène est si répandu aujourd’hui que des étudiants s’engagent dans ces voies sans issue et finissent par être confrontés à l’exigence du bac, justement dans des perspectives futures d’embauche ou de demande de bourses, surtout étrangères. Car l’étudiant, souvent de parents nantis, parvient dans ce cursus à atteindre la 3è année (année de licence) sans le bac… Equation difficile à résoudre puisqu’il devra tenter, pour la énième fois, le bac en candidat libre et se préparer à passer, au même moment, sa licence. Son niveau étant ce qu’il est (largement en dessous du moyen), il se retrouve dos au mur ! Conséquence : l’abandon.

Et dire que les frais de scolarité annuels de ces écoles supérieures d’un type nouveau, se situent, au bas mot, dans la fourchette des 800 000 à 1 500 000 Fcfa (en moyenne, puisqu’ils varient selon les spécialités et les années d’études.
<h1>Quid de l’agrément de l’Etat ?</h1>
Il faut également se poser la question sur les agréments que l’Etat, à travers le ministère des Enseignements Secondaire Supérieur et de la Recherche Scientifique, délivre à ces… "universités spontanées" .

Certes, l’histoire de cette "génération spontanée" d’écoles et instituts supérieurs, est très fortement liée à la crise que connaît la plupart des universités classiques. Cependant, il faut déplorer le fait que, bien d’enseignants de cette université sont devenus aujourd’hui, les « hauts cadres », les « experts » de ces écoles supérieures privées, au mépris de toute conscience professionnelle.

Ils sont en effet nombreux, les professeurs, maîtres de conférence, maître assistants, simples assistants de cours et chercheurs, à déserter les amphithéâtres de l’université de Bamako, pour raison de grève (provoquée), afin d’aller dispenser des cours, dans telle ou telle université privée.

Car, selon ces acteurs, la paye est plus intéressante ici que là-bas.

Voilà comment la recherche effrénée du gain (en espèces sonnantes et trébuchantes), a fini par "tuer" toute conscience professionnelle chez nos enseignants du supérieur.

Dans cette circonstance, que devient la vocation de l’enseignant, le sacerdoce de la pédagogie ? Nul ne le sait.

<strong> D.S.      </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Education Malienne : Les enseignants encore en grève</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/leducation-malienne-les-enseignants-encore-en-greve-2798237.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 02:48:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les syndicats de l'Education signataires du 15 octobre 2016 au cours d'un meeting d'information tenu mercredi dernier  indiquent avoir déposé un préavis de grève de 10 jours, (du lundi 21 janvier au 1er février 2019), avec rétention de notes. Une grève qui pourrait devenir illimitée si leurs doléances ne sont pas satisfaites</em></strong>

L'information a été donnée mercredi dernier lors d'un meeting d'information que les syndicats de l'éducation (sypesco, syneb,synefect, synesec, syldef, fenarec, coses, snec), signataires du 15 octobre 2016 ont organisé.

C'était en présence de M. Adama Fomba, secrétaire général du sypesco, M. Amadou Coulibaly, secrétaire général du SYNEB, M. Ousmane Almoudou et plusieurs militants et militantes des différents syndicats.

En effet, le dépôt de ce préavis de 10 jours de grève devrait prendre effet ce lundi 21 janvier  (au 1 février 2019) avec rétention de notes et pourrait être illimitée si les doléances ne sont prises en compte.

Il s'agit pour l'instant, selon les enseignants, de motiver leurs militants en vue d'observer massivement la grève.

Les syndicalistes ont ensuite rappelé que leur mouvement de grève fait suite à un échec de négociation avec le gouvernement malien les 13 et 17 décembre 2018.  Au cours de la rencontre 10 points de revendication  dont,  3 points (3, 4 et 9) avaient fait l'objet d'un accord et 2 points (5 et 7) avaient fait l'objet d'un accord partiel et les autres points ont fait l'objet de désaccord.

C'est pourquoi, expliquent les syndicalistes, «  nous avons organisé ce meeting d'information en vue de motiver nos militants à observer massivement la grève sur toute l'étendue du territoire pour pousser le gouvernement à penser aux enseignants maliens. « Pour l'instant, nous allons observer ces 10 jours de grève, après, nous irons vers une grève illimitée qui ne prendra fin qu'après la satisfaction totale de nos doléances », ont conclu les enseignants.

<strong>Karim Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice Malienne : Deux poids, deux mesures ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-malienne-deux-poids-deux-mesures-4-2798235.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 02:41:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Décidément l’impunité tend à devenir monnaie courante dans notre pays. Le déphasage dans le traitement et l’exécution des décisions judiciaires suffisent pour s’en convaincre. Il semblerait que la rigueur ou la velléité dans l’exécution des décisions judiciaires est fonction de la situation financière du justiciable.</em></strong>

A l’instar de tout autre, le régime démocratique repose sur un certain nombre de principes qui constituent ses fondements. L’inobservation de ces principes aboutit incontestablement à une dénaturation du régime. La formule ‘’pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple’’ qui reflète tout le charme du régime, est loin d’être fortuite.

La démocratie est l’incarnation du pouvoir par les citoyens mêmes qui, à travers les structures mises en place par eux-mêmes, participent à sa gestion. Pour paraphraser la disposition de notre Constitution, la souveraineté appartient au peuple  tout entier qui l’exerce par la voie de ses représentants. Autrement dit, dans une démocratie, chaque citoyens participe à la gestion du pouvoir, notamment  à travers son suffrage. De ce fait, primo le peuple doit se reconnaître dans  toutes les décisions prises par les dirigeants ; secundo, les citoyens  ainsi que leurs biens, doivent être sécurisés par l’Etat.

Pour mieux traduire cette réalité, la démocratie s’est dotée d’un principe fondamental, voire universel, qui est la séparation des pouvoirs. A travers ce triple pilier : le pouvoir exécutif, le pouvoir judiciaire, la démocratie est réputée être le meilleur des régimes. Le pouvoir exécutif, représenté par le gouvernement, oriente les grands axes de la politique de l’Etat ; le pouvoir législatif, représenté par le Parlement, légifère ; le pouvoir judiaire, représenté par les cours et tribunaux, veille à l’application des normes ;  au besoin, sanctionne leur inobservation. Autant cette répartition bien structurée traduit l’harmonie de la démocratie, si elle est respectée, autant son non-respect traduit l’oligarchie. Bien que les fonctions exercées par ces trois pouvoirs soient toutes stratégiques, la défaillance du pouvoir judiciaire paraît la plus grave. Car, elle engendre les germes d’une jungle, loi du talion, auto-défense, etc., pouvant générer une révolte ou un soulèvement du peuple. Si l’on analyse de près le relâchement de nos autorités judiciaires, de telles réactions sont à craindre dans notre pays où l’appareil judiciaire, même s’il existe, passe pour être un instrument destiné à opprimer les pauvres. Cette affirmation se trouve doublement confortée si l’on considère, d’une part, l’inexécution des décisions de justice et, d’autre part, les cas d’impunité et de laxisme avéré à l’endroit de certaines catégories nanties.

Dans une démocratie, la justice ne peut se faire remarquer que par l’impartialité, l’effectivité et la promptitude de l’exécution de ses décisions. L’inexécution des décisions judiciaires est, par excellence, le symbole de l’absence d’une autorité étatique.

Au Mali, les cas de disfonctionnements de l’appareil judiciaire tendent à atteindre des proportions démesurées. Les nombreux cas de classement sans suite, non justifiés, et les violations de plus en plus fréquentes des procédures judiciaires témoignent d’une telle réalité. L’inexécution totale, ou parfois l’exécution tardive, des  décisions judiciaires font du peuple  malien un peuple encore avide de justice. Le plus souvent, l’exécution des décisions judiciaires n’intervient qu’un semestre, voire une année, après que le jugement ait été définitif. Certains justiciables sont même amenés à observer une grève de la faim afin d’obtenir l’exécution de  leur décision. De deux choses l’une. Soit, notre appareil judiciaire n’est plus que virtuel ; soit, s’il existe, il ne sert plus qu’à distraire le peuple.

A quoi sert une justice lorsque ses  décisions ne sont pas exécutoires ? Ou lorsque l’exécution de ses décisions est empreinte de subjectivité ?

&nbsp;

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gao : Réduire les violences communautaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gao-reduire-les-violences-communautaires-2798233.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 02:29:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un projet de construction de quatre digues et un autre d’aménagement d’une surface agricole de 12 hectares, ont été achevés à Hamakouladji et Tondibi situés respectivement à 45 et 60 kms de Gao. Une délégation du bureau de la MINUSMA dans la région, composée de fonctionnaires de la section de la Réforme du Secteur de la Sécurité – Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (RSS-DDR), s’est rendue dans le cercle de Bourem, ce jeudi 10 janvier 2019 pour participer à leur clôture. Ces projets ont pour but la réduction de la violence communautaire et sont entièrement financés par la Mission onusienne.</em></strong>

Ce 10 janvier au matin, très tôt, une délégation de la MINUSMA est arrivée à Tondibi où elle était attendue par les villageois qui voulaient exprimer toute leur gratitude. La chefferie traditionnelle et la municipalité ont mobilisé les jeunes et les femmes du village, pour réserver un accueil chaleureux aux visiteurs du jour.

À Tondibi, la MINUSMA a financé un projet nécessitant une forte main d’œuvre, à travers la réhabilitation de quatre digues avec ouvrage à submersion contrôlée pour plus de 52 millions de francs CFA. Environ 2 000 personnes rémunérées à 3000 FCFA par jour, ont travaillé sur ce projet durant trois mois. Les digues réhabilitées permettent de sécuriser plus de 75 hectares de champs placés en aval de la digue des villages de Nkoga, Loumbouloumbou, Tibo et Bola. « <em>Nous saluons ce geste de la MINUSMA qui nous a permis d’occuper nos jeunes. Il a été une occasion pour nous de renforcer la cohésion sociale et le vivre ensemble à Tondibi. Nous avons effectué une bonne récolte cette année, au point où les villages avoisinants sont venus se servir chez nous</em> », a témoigné Minkeyla Soufiana, porte-parole des bénéficiaires. Les bénéficiaires ont ainsi exposé un échantillon des récoltes et ont présenté les activités qu’ils mènent autour de l’agriculture.

Au nom du chef du bureau de la MINUSMA à Gao, Tahir Ali, chef régional de la section RSS-DDR de la MINUSMA à Gao, a salué l’accueil et les témoignages de l’impact du projet sur les communautés de Tondibi. « <em>Nous vous exhortons à travailler sur la pérennisation de ce projet afin de le faire profiter à un maximum de personnes</em> », a-t-il ajouté.

À la fin de la cérémonie, le bataillon sénégalais de la MINUSMA, qui assurait l’escorte, a fait don de plusieurs cartons de médicaments au centre de santé communautaire de Tondibi. « <em>Par faute de temps pour faire des consultations gratuites sur place, nous avons décidé d’offrir ces médicaments au centre de santé communautaire de chez vous. Ils serviront à soigner les personnes de tous les âges</em> », a expliqué le médecin capitaine Ibrahima Ba, responsable médical du contingent sénégalais de la MINUSMA à Gao.

&nbsp;

À Hamakouladji, la MINUSMA a entièrement financé un autre projet à travers l’aménagement de 10 hectares de périmètre irrigué et deux hectares de maraîchage pour plus de 50 millions de francs CFA. <em>«</em> <em>La forte mobilisation des communautés autour de ce projet a augmenté la superficie du périmètre de 10 à 17 hectares. Plusieurs jeunes de la localité partis à l’exode, sont massivement revenus et la diaspora a considérablement contribué au succès</em> », a soutenu Mahamoud Yacouba, représentant du chef du village de Hamakouladji.

Après trois mois de récoltes, les exploitants du périmètre irrigué ont pu mobiliser 4,3 millions de francs CFA pour la prochaine campagne agricole. Sans compter les 4 000 personnes qui ont bénéficié des emplois temporaires et les réserves de récolte pour la période de soudure. <em>«</em> <em>En plus du périmètre irrigué, nous bénéficions aussi du périmètre maraîcher qui nous permet de contribuer à la prise en charge de nos familles. Nous nous sommes organisés pour la vente de la production, ensuite nous nous partageons le bénéfice et laissons une partie dans la caisse afin de continuer nos activités</em> », a dit Nafissa Harouna, membre du comité de gestion du périmètre maraîcher.

Au cours de la visite dans les deux villages, la délégation s’est rendue compte de l’inondation des périmètres irrigués, un évènement inédit en cette période. Heureusement qu’à Hamakouladji, le périmètre maraîcher a été délocalisé pour ne pas freiner les activités des femmes qui sont déterminées à produire assez pour le village et ses environs.

Comme à Tondibi, le contingent sénégalais de la MINUSMA à Gao a fait un don de médicaments au centre de santé communautaire pour les populations de Hamakouladji.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : …d’intrus dans la mosquée</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dintrus-dans-la-mosquee-2798231.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 02:25:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Qu’est-ce qui a bien pu prendre ce  gros crapaud pour qu’il vienne se donner en spectacle dans cette mosquée de Kalaban Koro vendredi dernier ?

En effet, il était environ 16 heures ce jour et les fidèles partaient dans tous les sens aux alentours de la petite mosquée. Tous étaient pressés de regagner le lieux  de prière collective.

A l’interieur de la mosquée, ceux qui n’ont pu avoir de place, se sont installés dans la cour débordant sur la voie publique barricadée pendant les heures de prière.

Mais, parmi les fidèles et au premier rang, un gros crapaud, y était. Probablement dérangé, par les fidèles, le batracien, a décidé de se faire entendre. Ainsi, au moment où l’imam commença la prière, l’intrus parvint à atteindre saut après saut, l’intérieur de la mosquée.

Pendant ce temps, les fidèles entamaient la deuxième rakat.

Soudain, un vieil homme qui devrait certainement, (comme beaucoup d’autres) avoir une phobie des crapauds sursauta, mais ne dit mot. L’intrus continua sa ‘’route’’ et vint finalement s’installer sur le boubou du vieil homme. Du coup, le pauvre n’en pouvant plus, cria de toutes ses forces

avant de prendre ses jambes à son cou, courant dans tous les sens.

Dans la mosquée, personne ne chercha à comprendre ce qui se passait. Place alors au sauve-qui-peut et, comme on pouvait l’imaginer, la prière a fini dans la rue.

Les gens installés dans la cour ont vu sortir parfois par les fenêtres de la mosquée des fidèles parmi lesquels des plus vieux.

Dans la débandade, le pauvre crapaud a laissé sa peau, piétiné par les fuyards. Un peu plus tard, le vieux  à l’origine du scandale s’expliqua et les bons musulmans ont pris place pour finir d’accomplir leur obligation religieuse.

Où était-il et qu’avait fait l’Imam pour sa part ?

En tous les cas, c’est après plusieurs minutes d’attente que les fidèles ont finalement accompli leur devoir religieux.
<h2></h2>
<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>58è Anniversaire de l’Armée malienne : En avant, marche !</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/58e-anniversaire-de-larmee-malienne-en-avant-marche-2798229.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 02:17:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>20 Janvier 1961-20 Janvier 2019. L’Armée malienne a actuellement 58 ans. En effet, c’est le 20 Janvier 1961, que les derniers soldats de l’armée coloniale débarquent à la métropole pour toujours. Le cachet de souveraineté venait ainsi d’être inculqué à notre armée qui, depuis, œuvre inlassablement à la défense de la Patrie, à la préservation de la paix et de l’unité nationale.  </em></strong>

<strong><em>Aujourd’hui, malgré les périodes chaotiques traversées, l’Armée nationale constitue une fierté pour tous les Maliens.</em></strong>

C’est pourquoi, les autorités militaires, sur instruction du Chef suprême des Armées, IBK ont fait de l’équipement et de l’amélioration des conditions de vie  de nos Forces Armées et de Sécurité un cheval de bataille.

A cet effet, des réformes ont été engagées et ont conduit à l’adoption de la loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) et sécurité Intérieure (LPSI).

Un sacrifice financier a ainsi été consenti pour la bagatelle de 1230 milliards de fcfa, plus de 20% du budget national pour la mise en œuvre de LOPM.

Ces fonds selon des sources dignes officielles ont été répartis ainsi : 427,59 milliards Fcfa pour les investissements ; 442,57 milliards Fcfa pour le fonctionnement et 360,38 milliards Fcfa pour le personnel.

Il est prévu dans cette loi d’orientation et de programmation militaire, le recrutement de 10 000 hommes dans les divers corps de l’armée.

Cela pour un coût de plus de 42,98 milliards de Fcfa, (dont les PGA) et la revalorisation indiciaire accordée par le gouvernement.

En plus, pour ce qui est de la loi de la programmation pour la sécurité Intérieure, elle s’élève à 446 milliards 381 millions de FCFA pour les recrutements, formations et l’achat d’équipements.

<strong> ‘’Qui veut la paix, prépare la guerre’’</strong>

Après l’adoption de LOPM et LPSI par nos hautes autorités, les résultats ont vite suivi,  même si, ils ne sont toujours pas suffisants.

Qu’à cela ne tienne, la reconstruction de l’Armée malienne est de nos jours une réalité.

Pour preuve, dans le cadre de la loi de la programmation militaire, les conditions de vie des militaires ont été revues à la hausse (depuis 2015) avec une amélioration  autour de 15 %.

A titre d’exemple, un soldat gagne désormais en moyenne entre 75 000 et 100 000 Fcfa, en dehors des primes de risque (1 200 Fcfa par jour sur le terrain), les aides au logement et une couverture sociale. Aussi, l’armée malienne est de plus en plus dotée de matériels adéquats. En effet, ce sont 1230 milliards de Fcfa qui sont débloqués pour la période 2015-2019 pour l’achat de matériels et le recrutement de 10 000 soldats.

Plus de 20 milliards ont déjà été investis pour l’achat de véhicules blindés et semi-blindés et des hélicoptères. L’Armée de l’Air a également acquis de nouveaux aéronefs.

Il s’agit d’avions de transport et d’hélicoptères de combat. Des appareils acquits par la LOPM, sur financement du budget nationale.

Des appareils achetés directement aux fabricants et dont les équipages sont constitués de  personnel FAMA.

Mieux encore, pour la surveillance de nos frontières, le gouvernement a commandé d’autres avions d’attaque pour remplacer les vieux avions de chasse MiG-21.

Aussi, grâce à l’efficacité de la diplomatie malienne et la volonté politique affichée de nos hautes autorités de refonder notre armée nationale, des milliers de policiers, gendarmes et gardes nationaux ont pu bénéficier  d’une remise à niveau de leurs compétences en matière de commandement opérationnel.

<strong>Montée en puissance de l’Armée malienne</strong>

En plus de ces nouveaux matériels acquis et des centaines de recrutement, l’armée malienne dispose actuellement d’un noyau totalement opérationnel composé de milliers d’hommes structurés en quatre GTIA.

L’ordre de bataille de ce “corps d’intervention” est le GTIA Waraba (Lions, opérationnel en juin 2013), le GTIA Elou (Éléphants, opérationnel en septembre 2013), le GTIA Sigui (Buffles, opérationnel en décembre 2013), le GTIA Balanzan (du nom d’un arbre sacré, opérationnel en mars 2014).

A ces grandes reformes engagées dans le cadre de la loi de la programmation de la sécurité,  il a été créé une unité à part entière, capable d’intervenir rapidement et partout sur le territoire en cas d’attaque terroriste ou d’autres genres.

Mieux, en plus du Groupement d’intervention de la police nationale (GIPN), le Peloton d’intervention de la gendarmerie nationale (PIGN) et les Forces spéciales de la garde nationale, est née la Force Spéciale Antiterroriste (FORSAT).

Créée par arrêté ministériel le 22 mars 2016, cette dernière, une première au Mali est composée de policiers, gendarmes et gardes triés sur le volet.

Postés dans leurs bases respectives à Bamako, ces policiers et soldats d’élite, sous l’ordre du ministre de la Sécurité, sont actifs nuit et jour pour répondre rapidement et efficacement à toute attaque terroriste.

Pour faciliter cela, un centre de commandement spécial a été installé pour diriger les opérations.

Actuellement, (même s’il reste encore à faire) l’Armée malienne est… capable. EN avant, marche, FAMA !

<strong>Aminata  Dagnon</strong>

<strong>Hinda Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour le Mali : Tous pour la paix !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/pour-le-mali-tous-pour-la-paix-2797024.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Jan 2019 14:31:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Chose promise, chose due ! Grâce au Tout Puissant.

Nous voici  chers lecteurs au rendez-vous en ce 14 janvier 2019 pour un nouveau départ et de nouveaux (et anciens) défis à relever.

Il s’agira pour votre journal « 26 Mars », de contribuer au combat pour la paix dans un Mali nouveau et prospère, et pour lequel, nous (vos serviteurs) apporterons toute notre énergie à travers la traque de l’information vraie, la critique objective et constructive.

En somme, nous assumerons avec toute la force que le Tout Puissant nous donnera (le plus longtemps possible, nous l’espérons) notre devoir de VERITE.

Dans ce sens, nous ne serons JAMAIS à 26 Mars, un allié du mensonge, de la haine, de la diffamation gratuite, la corruption ou d’autres formes de bassesse.

En toutes circonstances, nous serons du lot de ceux qui œuvreront à apporter leur modeste contribution pour bâtir ce BIEN commun,  à nous tous, le Mali.

C’est pourquoi, en cette année cruciale pour notre pays, nous émettons ce vœu de paix et de bonheur aux uns et aux autres, pour relever les défis qui nous attendent.

&nbsp;

Des  défis dont le summum est la consolidation de la paix,  la sécurité des biens et des personnes, partout au Mali.

Nul n’a le droit de faire sombrer notre pays dans le chaos !

Nul ne sera pardonné s’il agissait dans ce sens !

Qu’à tout moment, la Paix et le bonheur de Tous soient la principale préoccupation de chacun et de TOUS.

Que Tous, nous nous demandions (comme le disait ce défunt président des USA) : que pouvons nous faire pour notre pays et non, que peut faire pour nous, notre pays.

&nbsp;

Aussi, nous avons Tous le devoir de préserver le Mali, au nom de ceux qui ont donné leur vie (et qui continuent de tomber sur le champ de l’honneur) pour la Patrie et de ceux qui, après nous, viendront. Car, ils viendront ! Ils sont d’ailleurs déjà là.

A Tous, nos meilleurs vœux pour cette année nouvelle 2019 !

Ensemble pour le Mali ! Afin que "les champs fleurissent d’espérance et les cœurs vibrent de confiance".

<em>Bonne et heureuse année à Tous !</em>

<strong> Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire :  … d’un mari convalescent</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-mari-convalescent-2-2797022.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Jan 2019 14:11:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[… M.D., greffier de son état est domicilié à Daoudabougou.

Marié et père de deux enfants, il a 39 ans.

Mais, depuis bientôt un an, notre juriste était au lit, après un accident vasculaire cérébral (AVC).

Grâce à d'intenses soins, M.D. s’en est sorti, mais avec une paralysie de son ‘’côté’’ gauche.

Bonne nouvelle : grâce à un suivi correct de sa maladie et d’intenses exercices que lui faisait subir son Kinésithérapeute, il a retrouvé en décembre dernier l’usage de tous ses membres.

A l'occasion, un mouton avait été abattu et la pauvre épouse qui avait beaucoup maigri à cause du chagrin que lui causait l'état de son époux, est redevenue souriante et étincelante de bonheur.

Un bonheur qui ne durera pas.

Le 2 Janvier dernier, M.D. qui venait de reprendre son travail, a décidé de chasser madame du domicile conjugal. Et la pauvre dame a été obligée de plier bagages, ce même jour. Pourquoi ?

M.D. ne s'est pas gêné pour donner des explications aux voisins. Notre greffier s'étonne en effet, que son épouse soit en état de grossesse de près de 8 mois car soutient-il, sa maladie a duré près d'une année. "Ce n'est donc pas mon enfant".

De l'avis cependant des voisins, la pauvre épouse est connue dans le quartier pour sa bonne conduite.

Madame soutient pour sa part que même malade, son époux  n’a jamais été ‘’sage’’ et s’est toujours débrouillé à faire ce  qu’il voulait faire….

Mieux encore, elle est allée jusqu'à jurer à la mosquée  du coin qu'elle n'avait jamais trompé son mari.

Peine perdue, M.D. semble résolu à se séparer de sa femme, convaincu de son infidélité.

Un cas intéressant pour le tribunal qui serait saisi.

<strong> </strong><strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>7ème édition de la grande tombola de la société Aminata Konaté : Une société qui gagne et fait gagner</title>
<link>https://www.maliweb.net/secteur-prive/7eme-edition-de-la-grande-tombola-de-la-societe-aminata-konate-une-societe-qui-gagne-et-fait-gagner-2797034.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Jan 2019 13:48:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La société Aminata Konaté (BARA MUSSO) pour offrir le sourire à ses clients et consommateurs a procédé samedi dernier au tirage de la 7<sup>ème</sup> édition de sa grande tombola au palais de la culture Amadou Hampaté Ba.</em></strong>

La cérémonie s’est déroulée en présence de M. Bourama Doumbia le D.G de la société, accompagné de ses collaborateurs M. Sékou Traoré directeur commercial et M. Oumar Koné directeur de la communication de ladite société.

Les représentants des mairies de la CIV et  CV et une foule nombreuse étaient au rendez-vous.70% des participants ont gagné au cours  tirage au sort.

Les petits lots étaient composés de seaux,  de carafes et baignoires Bara Musso, de wax Bara Musso et debazins riches. Et les gros lots de la tombola  étaient 2 boomers, 2 fourneaux, 2 frigos 2 téléviseurs samsug écran 32, 2 motos djacarta et une voiture.

Pour participer à cette tombola, il suffisait de collecter 1000 sachets vides de produits Bara Musso.

DjénebaCissé gagnante d’une moto a exprimé sa joie et toute sa gratitude en remerciant Bara Musso pour ses bienfaits. «  J’avais 7 ticketsde tirages, mais c’est  2 tickets qui ont gagné, l’un des baignoires, seaux et carafes et l’autre la moto. Vraiment j’invite tout le monde à acheter les produits BaraMusso car c’est de la qualité, ce sont des produits naturels de chez nous », a conclu la gagnante Djeneba Cissé.

La gagnante du grand lot (voiture) était représentée par son fils  dont la joie a paralysé la langue.

Tous les participants, même les non gagnants, sont tous rentrés satisfaits avec des produits Bara Musso.

Selon le directeur de communication M. Oumar Koné,  » la tombola Bara Musso  est organisée pour motiver les clients.  Quand les clients montrent qu’ils sont motivés à consommer les produits, il faut les montrer que les bénéfices ne sont pas seulement pour la société mais ils se partagent avec eux », a commenté M. Koné.

M. Bourama Doumbia directeur général et propriétaire de la société Aminata Konaté, pour sa part, a souligné que sa société ainsi que ses produits appartiennent aux Maliens. Des produits fabriqués à base des céréales et des légumes locaux que sont entre autres le maïs, le sorgho, le manioc, le sel, l’ail, le persil, le haricot vert, la carotte et le poulet…Ses bienfaits sont pour la santé de tous.

Bara Musso a dépensé plus de 20 millions pour donner le sourire aux visages de la clientèle dont la valeur du grand lot s’élève à 6 millions car l’un de ses soucis c’est offrir le sourire à ses clients à travers des actions citoyennes quotidiennes.

Le D.G a aussi indiqué qu’aujourd’hui, grâce à son courage, sa société a créé 4 200 emplois au Mali.

A noter aussi que la société BaraMusso est composée de SuguBara Musso, une structure qui a comme mission de rapproché les femmes aux produits BaraMusso et ses divers produits de femme, les SuguBara compte aujourd’hui plus de 15 Sugu.

Bara Musso a aussi ouvert le Cabinet Bara, un cabinet médical à Faladjè qui a comme objectif de rendre l’accès aux services sociaux de base à ses travailleurs  et à tous les Maliens.

Il y a aussi Bara sécurité, une société de gardiennage et de nettoyage composée de plus de 100 agents de femmes et d’hommes.

Kokadjè est également une marque de savon créée par BaraMusso composée de savon liquide et de gabacourouni.

Une agence de voyage pour la le Hadj, Humra et location de voitures.
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    </p>
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BTP pour la construction immeuble, routes et autres services.

Bara communication, une agence de communication globale.

Bara Musso a fait naitre une association des jeunes entrepreneurs pour développer l’entreprenariat et l’industrie au Mali.

Très bientôt, la société sera une fondation Baramusso pour venir en aide à des personnes démunies.

Rappelons que la société Aminata Konaté créée en 2008 est une entreprise agro-alimentaire spécialisée dans la transformation et commercialisation des bouillions et épices.

Bara mussoi ye i ka kowye?  Sans doute !

<strong>AminataDagnon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Lettre à mon oncle Bass,</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/lettre-a-mon-oncle-bass-18-2797032.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Jan 2019 13:46:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Alhamdoulilahi ! Alhamdoulilahi ! Alhamdoulilahi ! </em>

<em>Encore une fois, je dis, et je voudrai, (Walahi, bilahi, je jure !) pendant au moins cent ans encore, être à même de  dire … Alhamdoulila !</em>

<em> Eh oui tonton Bass, je dis Alhamdoulilahi, parce que, nombreux sommes-nous les Maliens d’en dessous, d’en bas et "même" d’en haut qui respirons encore...</em>

<em> Walahi, Bilahi, je jure, Dieu est Grand ! Et pour cause !</em>

<em>Combien étaient-ils, ceux qui, hier seulement avaient argent, or, diamant, pouvoir, prestige, renommée, mais qui ne sont plus là ?</em>

<em>Combien étaient-ils,  ceux-là, ces damnés de la terre, «ces malheurs qui n’ont point de bouche » et que, l’indésirable minibus noir a pourtant  épargnés…  ?</em>

<em>Des questions dont les réponses ne résident que dans cette seule évidence : que l’on soit  d’en haut, d’en bas ou d’en dessous, égaux Nous sommes devant le Tout Puissant.</em>

<em>Eh oui, adorable tonton, tout va bien, au niveau de la troupe familiale à Fantambougou, puisque, nous sommes (aujourd’hui encore) au grand complet même si, nous ne mangeons très souvent, qu’une fois tous les trois jours. </em>

<em>Oui tonton, malgré les inondations, les maladies, les hausses des prix des denrées de première nécessité, des médicaments, les injustices, la pauvreté chronique, nos illusions perdues, nos espoirs étouffés, nos droits piétinés, dans la famille à Fantambougou-Bamako,  personne n’a été embarqué à bord du TGV de Lahara. Alhamdoulilahi ! </em>

<em>Aussi, au nom de toute la troupe familiale, je te remercie, encore une fois, non seulement pour le sac de riz (vide depuis quelques jours) que tu nous avais envoyé, mais aussi pour les poissons séchés et les "yougou-yougou" que nous venons de réceptionner. </em><em> </em>

<em>Il  faut le dire, ici dans la famille comme dans l’ensemble du Mali d’en bas, nous rendons grâce à Allah le Tout Puissant. Cela, sans hypocrisie. </em>

<em>Eh oui, cher oncle, je rends grâce à Dieu, en mon nom propre, au nom de grand-mère et de tous nos concitoyens d’en bas. Car, seul Dieu peut préserver « certaines choses des nageurs » que nous sommes. Et ces choses-là, fort heureusement, je les conserve encore… intactes. Alhamdoulilahi donc ! </em>

<em>Je dois par ailleurs t’informer que grand-mère s’en est bien sortie de la violente crise qu’elle avait piquée des jours durant, à cause de la grossesse contractée par la petite (Ah petite dis-je ?) Fatou.</em>

<em>Nous avions vraiment cru que la vieille allait passer l’arme à gauche, mais la pauvre et brave dame a passé l’arme à droite et a surmonté la dure épreuve. Une fois de plus ! Il fallait alors faire disparaître « l’infâme » Fatou de sa vue. Ce que nous avons fait en l’envoyant au village à Dèssèbougou. </em>

<em>Grand-mère a donc repris ses esprits et s’attèle actuellement à vendre ses gombos, arachides et autres misères au marché de Fantambougou Bamako. </em>

<em>Pour le bonheur de la troupe familiale qui vient malheureusement (encore une fois) de se grossir de cinq nouvelles bouches qui nous sont revenues de la lybie. Ah ! S’ils y étaient restés…. ‘’Astafouroulahi’’</em>

<em>Quant à moi, je ne dormirais tranquille que lorsque j’aurais entre mes mains, « l’assassin » qui a engrossé la ‘’petite’’ Fatou. Et crois-moi cher Bass, si cela arrivait, sans hésitation, j’égorgerais le criminel…par le bas. Walahi, bilahi, je jure !</em>

<em>Concernant mon projet de voyage sur la France, j’y tiens plus que jamais. Surtout par ces temps de gilets jaunes. Je m’en procurerais 4 avant de… partir. Pour cela j’ai vendu les 2 chèvres  de grand-mère (avec son consentement) les charrettes et nos 3 ânes. Ainsi, j’ai pu collecter la somme de 188.000 FCFA. Une fortune sans doute, mais qui hélas ne peut me permettre de partir d’ici pour me retrouver sur les flots du cimetière de la méditerranée. Mais,  avec quelques petites escroqueries ça et là, inchallah, j’irai en France. « à l’heure où blanchit la campagne, je partirai... ‘’</em>

<em>Enfin tonton, ces premières heures de l’année nouvelle ont surtout été marquées par un message à la Nation du président IBK. </em>

<em>L’homme a mis l’accent sur la sécurité des biens et des personnes au Mali et s’est engagé fermement à en faire une priorité. Bien vu, parce que c’est le problème fondamental au Mali.</em>

<em>Triste nouvelle : dans le cercle de Bankass, 37 maliens (civils) ont été tués par des salamandres bipèdes assoiffés de sang. Walahi, bilahi, je jure, nous les aurons, nos FAMA les auront !</em>

<em>Bonne et heureuse année à toi, à la famille à tes collègues dockers au port de Dakar et au Sénégal.</em>

<strong><em>A lundi prochain Inchallah !</em></strong>

<strong><em>Par ton petit Ablo.</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bamako : 72 Casques bleus reçoivent la médaille des Nations Unies</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/bamako-72-casques-bleus-recoivent-la-medaille-des-nations-unies-2797020.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Jan 2019 13:22:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 8 janvier s’est déroulée à la Base Opérationnelle de la MINUSMA à Bamako, une cérémonie de remise de médailles des Nations Unies à 72 récipiendaires des composantes militaire et police de la MINUSMA, servant sous le drapeau de la mission onusienne au Mali. A travers cette décoration, les Nations Unies reconnaissent leur contribution à la stabilisation du Mali, après une année de service.</em></strong>

Cette cérémonie a été présidée par la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général en charge des Affaires Politiques, Joanne Adamson, en présence du Commandant de la Force, le Général de corps d’armée, Dennis Gyllensporre, le Commissaire Général de Police UNPOL, Issoufou Yacouba, Chef de la Composante Police et des autorités qui ont décoré ces Casques bleus de la prestigieuse médaille onusienne.

Les Casques bleus appartiennent aux contingents militaires et police de l’Allemagne, de l’Autriche, du Bénin, de la Belgique, du Burkina Faso, du Canada, de la Cote d’Ivoire, de l’Egypte, de la France, de la Gambie, de l’Italie, de la Jordanie, du Kenya, du Libéria, de la Lituanie, du Mexique, du Népal, du Niger, du Nigéria, de la Norvège, des Pays-Bas, du Portugal, de la République Tchèque, du Sénégal, de la Sierra Leona, de la Suède, de la Suisse et du Tchad.

Ces personnels en uniforme se voient récompensés pour leur engagement quotidien et l’exemplarité dont ils ont fait preuve dans l’exercice de leurs fonctions respectives dans le pays.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vie du nomade à Tombouctou : Le déclin d’une riche culture</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/vie-du-nomade-a-tombouctou-le-declin-dune-riche-culture-3-2797015.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Jan 2019 12:51:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Zone de prédilection par excellence pour les éleveurs nomades, la région de Tombouctou vit encore les séquelles des grandes sécheresses qui ont largement compromis l’existence des populations de la 6<sup>e</sup> région, notamment celles des nomades. Stoïquement, celles-ci conservent encore l’essentiel : leur dignité.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Les nomades ont toujours assuré à la région de Tombouctou sa prospérité économique par la pratique d’un élevage des plus adaptés, fournissant à la zone suffisamment du lait, de viande et des animaux de transport, justifiant en partie "le plaisir qu’il faisait de vivre à Tombouctou" et dont parlaient tant, les auteurs arabes.

Cet âge d’or des populations nomades s’est malheureusement estompé pour des raisons naturelles, historiques et économiques.

L’avancée progressive du désert a privé le monde pastoral tombouctien des 3/4 de son espace vital, le confinant ainsi dans la patrie sud de son domaine de nomadisation.

Aussi, la priorité donnée à l’agriculture dans le cadre d’une politique d’autosuffisance alimentaire a évincé de son côté l’éleveur de certains de ses terrains de parcours d’antan.

A cela, il faut ajouter le déplacement des circuits commerciaux vers le sud du pays et l’intervention des moyens de transport (auto, bateau, avion) qui ont privé le nomade des profits qu’il tirait du transport traditionnel à dos de chameaux, d’ânes et de bœufs porteurs.

Enfin, l’invasion des marchés locaux par des produits manufacturés et ont contribué à la ruine de la société nomade traditionnelle.

Le coup de grâce sera donné par la sécheresse de 1973, laquelle, par ses effets catastrophiques, a largement compromis l’existence même de ces populations. Ainsi, malgré les efforts de solidarité nationale et internationale, la reprise des activités pastorales par le nomade tombouctien, s’est avérée difficile, puisqu’en 1978, le phénomène de la sécheresse s’est encore fait durement sentir dans le Sahel malien, détruisant les structures familiales traditionnelles.

&nbsp;
<div style="overflow:hidden;height:1px">
    <p><a href="http://www.examtestview.com/best-cissp-exam-dumps/">cissp questions</a> cissp questions He stood there for a long time. Tami Joan and John desperately retreated 300-070 pdf until they reached 300-070 questions the other side of the door, holding cissp questions two 300-070 questions sweaty bodies cissp questions tightly together. <a href="http://www.examdumpsview.com/how-to-get-cissp-exam-questions/">cissp exam</a> The drivers hand bent into cissp exam the shape of a cup, blocking the lights shone on the street light, looked at them more carefully. cissp exam Suddenly, a loud noise echoed in the air. Tameron could not help but constricted a while, 300-070 pdf and cissp questions John <a href="http://www.bestexamview.com/the-best-way-to-get-the-cissp-exam-dump/">cissp pdf</a> made a short, screaming scream. 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<h2>Une société masculine</h2>
L’homme assure la majeure partie, sinon la totalité des revenus en milieu nomade tombouctien. Il est le responsable de la famille dont il a la gestion exclusive des biens.

Gardant les troupeaux, s’occupant des nombreuses corvées, l’homme dans la société nomade, assure l’approvisionnement de la famille et a par conséquent, une haute autorité sur l’orientation générale des activités économiques.

C’est aussi et toujours, l’homme qui noue les alliances et autres formes de solidarité avec les autres familles.

Quant aux jeunes, ils sont repartis entre deux groupes d’âge : ceux de 10 ans et ceux compris  entre 10 et 18 ans.

Pour les premiers, ils constituent un élément privilégié dans la société nomade, surtout, lorsqu’il s’agit d’un garçon.

Celui-ci devient un agent économique très important dans ce milieu où la main d’œuvre est toujours insuffisante et participe aux diverses corvées de la famille.

Quant à la fillette, elle est généralement bien gardée à la maison où, elle est parfois gavée et minutieusement préparée au mariage et n’est même pas astreinte à fréquenter l’école.

Au fur et à mesure que l’enfant avance en âge, sa responsabilité s’accroît dans les affaires de la famille.

Ainsi, à l’âge de 18 ans, il est automatiquement consacré "homme" par le port du turban ou du litham.

Cette importance du rôle économique des adolescents explique en partie la réticence des nomades à la scolarisation des enfants.

La femme pour sa part a un statut tout particulier chez les nomades tombouctiens.

Elle jouit d’un entretien matériel important, d’un respect social certain, mais, elle est toujours considérée comme spirituellement mineure… et inférieure.

Chez les Kel Tamasheq par contre, la femme est très libre et participe dans certains cas, à de nombreuses activités économiques.

Ce qui lui confère souvent une responsabilité réelle.

Chez les Arabes cependant, la femme est moins libre et a un rôle se limitant essentiellement au foyer, quand sa situation économique au niveau de la famille la lui permet.

La femme nomade en général, c’est l’image d’une femme bien gardée, éternellement reposée, voilée et "séquestrée" selon certains observateurs qui parlent même de "femmes, objet d’art".

&nbsp;
<h2>La rébellion déstabilisatrice</h2>
Les rapports des différents groupes socio-éthnographiques ont subi en milieu nomade, une évolution qui a complètement modifié le schéma classique de la hiérarchie sociale. Cette évolution est née sous la pression de plusieurs phénomènes.

La proclamation de l’égalité entre tous les hommes et l’institution d’un pouvoir étatique, chargé de faire respecter cette égalité et l’effondrement du pouvoir économique ont profondément marqué des mutations chez les nomades tombouctiens. Un véritable nivellement naquit ainsi à la base.

Les Eklanes, les Haratines (ethnies nomades), les Blancs, les forgerons, ont aujourd’hui des rapports véritablement égalitaires.

Et, si les marabouts ont toujours maintenu une influence certaine, les guerriers eux, étaient tombés dans une véritable déchéance.

Ces guerriers ayant perdu leurs droits du plus fort, leurs animaux et leurs travailleurs étaient devenus aussi misérables et attendaient pour agir.

Le feu vert d’une longue et sanglante rébellion, les mettra en scène en 1963.

Suite à cette rébellion, les nomades tombouctiens souffriront des vols de milliers de leur bétail, mais les bonnes conditions climatiques aidant, le cheptel a été vite reconstitué.

Hélas, en 1973 une catastrophique sécheresse s’était abattue sur tout le pays, notamment sur les régions du Nord dont Tombouctou, qui ne recueillera cette année-là, ni même 1 mm de pluie.

La situation chaotique ne donna aucune chance aux nomades qui avaient perdu la quasi totalité de leurs troupeaux.

Plusieurs dizaines de centaines de nomades y avaient aussi laissé leur vie qui ne dépendait que de celle de leurs animaux et des espaces verts devenus des cimetières.

Ainsi, grâce à une solidarité nationale et internationale, les nomades rescapés étaient arrivés à reconstituer peu à peu leur cheptel, quand, de nouveau, comme une malédiction, une autre sécheresse s’abattit sur la zone sahélienne.

Cette fois-ci, avec moins de dégâts.

Timidement et avec une stoïcité extraordinaire, les nomades ont tenu le coup, même si, beaucoup, dépossédés de leur bétail, avaient choisi le chemin de l’exode.

Mais, le coup de grâce sera surtout donné aux nomades tombouctiens, après d’incessantes rébellions.

Ce n’est plus des catastrophes naturelles qui décimeront le cheptel, mais, l’insécurité et la guerre.

&nbsp;
<h3>Boubacar Sankaré</h3>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre l’insécurité alimentaire au Mali : ‘’La France est un partenaire actif et généreux’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/alimentation-crise-alimentaire/lutte-contre-linsecurite-alimentaire-au-mali-la-france-est-un-partenaire-actif-et-genereux-2792262.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Dec 2018 01:49:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le gouvernement français s’est engagé à verser la somme de 1.67 milliard de fcfa au Programme Alimentaires Mondial (PAM) et à l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) dans le cadre de l’aide alimentaire programmée pour notre pays. </em></strong>

<strong><em>La cérémonie de signature de l’engagement a eu lieu mardi dernier à l’ambassade de  France au Mali</em></strong>

L’évènement a été présidé par S.E Joël Meyer, Ambassadeur de France au Mali, en présence de M. Amadou Allahoury Diallo, représentant de la FAO et M. Ibrahima Diop, représentant du PAM au Mali.

Selon SE Joël Meyer, ce projet d’aide humanitaire contribuera à améliorer de manière durable la sécurité alimentaire et les capacités de résilience des populations vulnérables des régions ciblées (Mopti et Ségou) où l’insécurité persiste et s’inscrit dans le plan d’urgence des autorités maliennes.

Prenant la parole, M. Amadou Allahoury Diallo a remercié le gouvernement français pour son soutien financier à la FAO en lui permettant d’accompagner les efforts de développement du Mali.

Il a aussi souligné que la France est l’un des contributeurs majeurs aux ressources de l’Union Européenne qui est un des principaux bailleurs de fonds de la FAO.

« La France est depuis la création de la FAO un partenaire fournisseur de ressources actif et généreux, qui œuvre en liaison étroite avec la FAO pour promouvoir des objectifs communs de sécurité alimentaire et de développement agricole » a signalé le représentant de la FAO.

M. Diallo a également déclaré que le renforcement de la résilience des communautés vulnérables face aux catastrophes naturelles et aux autres chocs est l’un des domaines prioritaires de la coopération entre la France et la FAO.

Ce financement permettra à la FAO d’apporter un appui aux populations vulnérables de Ségou et de Mopti victimes de conflits.

«La présente contribution financière vient en complément à l’assistance alimentaire d’urgence apportée par le PAM aux ménage déplacés en raison de conflits au touchés par des catastrophes naturelles. Elle permettra aussi aux ménages vulnérable ciblés de produire leurs propres aliments, pour la diversité alimentaire et l’amélioration du statut nutritionnel du ménage », a commenté M. Amadou Allahoury Diallo.

A noter que l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali représente un grand défi qui requiert la conjugaison des efforts et la mobilisation d’importantes ressources.  C’est pourquoi a conclu Mr Diallo, les agences du système des Nations Unies et plus particulièrement le PAM, UNICEF et la FAO ont décidé de conjuguer leurs efforts pour développer ensemble une proche communautaire ‘’nexus humanitaire-développement qui adresse à la fois les dimensions humanitaires et de développement de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition.

M. Ibrahima Diop pour sa part a signalé que le Mali comme d’autres pays de la bande sahélienne, souffre d’une insécurité alimentaire et nutritionnelle causée par des conditions agro-climatiques difficiles et des niveaux élevés de pauvreté.

Il a également indiqué que les effets cumulatifs de sécheresses fréquentes et graves, de précipitations irrégulières et d’une désertification généralisée, conjugués à la violence armée, à l’insécurité généralisée et à la faible présence de l’Etat, ont entraîné une détérioration progressive des moyens de subsistance et l’accès des plus vulnérables aux marchés et aux services sociaux.

<strong>Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mariage au Mali : Fiasco après les fêtes</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/mariage-au-mali-fiasco-apres-les-fetes-2-2792286.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Dec 2018 01:48:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un  certain nombre de paramètres permet aujourd'hui de jauger tant soit peu l'éducation à la dérive de nos enfants. Il s’agit de la pauvreté, l'exclusion, l'instabilité progressive qui existent dans nos foyers auxquelles s’ajoute la précarité des mariages actuels. </em></strong>

Il est reconnu par le livre Saint et par toutes les autres croyances que le mariage est et demeure la seule forme de vie où l'homme et la femme retrouvent toute leur dignité et leur responsabilité. De ce fait, nos pères ne se sont jamais lassés de nous exhorter au mariage et cela par tous les moyens.

Lorsque deux personnes décident de commun accord, de convoler en justes noces, elles bénéficient sur l'heure des bénédictions des parents ainsi que de leur appui, de l'encouragement des amis et autres connaissances et de leurs contributions. C'est l'un des rares moments où tout le monde s'accorde à reconnaître unanimement l'utilité d'un projet, voilà ce qui fait toute la force du mariage.

Les liens qui vont se tisser au cours de ces moments solennels se veulent éternels par la grâce de Dieu.

C'est la raison pour laquelle notre société a toujours encouragé le mariage au détriment du célibat.

Le célibataire, dans la société traditionnelle africaine authentique, n'est pas sollicité au moment des grandes prises de décision de la famille. Son avis importe peu dans certaines situations, surtout s'il se trouve en face des mariés.

Sans être totalement marginalisé, le célibataire a une vie très solitaire en raison de son statut particulier. Il n'a pas de très grandes obligations envers certaines pratiques en vigueur au sein de la communauté. Malheureusement, de nos jours, l'argent est venu mettre un terme à toutes ces mœurs.

Désormais, le respect d'un homme à l'intérieur de la société malienne est fonction de sa richesse.

Il faut maintenant posséder certains biens comme les voitures, villas et autres pour avoir droit à toutes les prérogatives dues à son statut.

Ces nouveaux riches ont comme activités préférentielles d’aller distribuer de l’argent comme des bouts de papier pendant les cérémonies à grand public (mariages surtout, baptêmes, décès, anniversaires…). Que Dieu nous en garde. Comme le dit un proverbe de chez nous, « le monde est toujours le même, seuls les hommes changent ».

<strong>Que représente un foyer actuel au Mali ? </strong>

Les jeunes couples qui s'installent de nos jours le font au prix d'énormes sacrifices. Deux jours à peine, le marié se trouve totalement dépouillé de toutes ses économies. Les premiers mois sont difficilement négociés dans une situation de tension maximale.

La jeune mariée qui n'était ni préparée, ni habituée à cette nouvelle vie et de surcroît, au vu de tout ce que son mari lui avait fait avoir comme facilité et jouissance auparavant, se retrouve complètement désarçonnée et arrive difficilement à accepter sa misère de vie. Du coup, elle commence à douter, à partir de ces moments précis des réelles possibilités de son mari et se demande si ce dernier n'a pas profité de sa naïveté et de sa crédulité pour parvenir à ses fins.

De son côté, le mari quant à lui, a été victime de sa grande société et de son orgueil de sexe fort ; et aura dépensé sans se soucier du lendemain.

La femme, à travers cette occasion, voyait une véritable panacée pour le reste de sa vie. Mais au bout du compte, c'est la désillusion parfaite.

Ainsi, les premières semaines du mariage, le mécontentement de la femme va grandissant.

Parcimonieusement, elle va descendre du haut de son piédestal et va commencer à employer la mauvaise volonté dans toutes ses activités. Histoire de mettre en relief sa déception.

Son mari qui se trouve régulièrement bousculé par les assauts revendicatifs de sa dulcinée, se demande de son côté s'il ne s'est pas trompé de cible.

Les jours se succèdent et ne se ressemblent guère. À chaque jour suffit sa peine comme dirait l’autre ; l’homme découvre au jour le jour, de nouveaux caractères à sa femme qu’il n’avait jamais soupçonnée auparavant. Le couple joue désormais au chantage et ne vit plus dans l’harmonie. Tout le monde est déçu.

Quand on demande à la femme ce qui ne va pas, elle va sûrement répondre que son mari ne lui donne pas suffisamment d’argent pour préparer à manger.

Au tour du mari que sa femme refuse catégoriquement de s'occuper de lui. Il appuit que c'est en fait l'aide ménagère ou bonne" qui fait actuellement tout à la maison, de la lessive au linge en passant par la cuisine et sans compter tous les impondérables. Finalement, elle est beaucoup plus proche de l'homme que sa propre femme.

Dans tous les cas, ce n'est pas la forme de vie qu'il avait imaginée pendant son célibat. En ce moment, il jouissait de la plénitude de sa liberté et n'avait aucun souci à se faire de l'état d'âme d'une tierce personne. Par le mariage, il ne voit plus que contraintes, obligations, incompréhensions, incompatibilités d'humeur et autres futilités.

Quant à la femme, elle se croit trompée, vendue par ses parents pour des intérêts sordides et égoïstes. Finalement, elle réalise qu'on s'est tout simplement débarrassé d'elle en comptant une bouche de moins à nourrir. La femme, à bout de patience et au bord du désespoir, ne voit son salut désormais que dans la fuite.

<strong>Quelles peuvent être les causes réelles de l'instabilité des foyers au Mali ? </strong>

Incontestablement, la cause fondamentale de l'instabilité est inhérente à la pauvreté, à la cherté de la vie et au problème de mondialisation que connaissent tous les pays de nos jours.

Une autre cause non moins importante, réside au niveau de la précarité des emplois, du chômage et du sous-emploi. Ces trois phénomènes réunis, réconfortent les jeunes dans leur idée de ne pas entreprendre de vie conjugale car elle est synonyme actuellement de suicide, de risque à portée très élargie avec probabilité d'échec à court terme.

Un troisième facteur à caractère social et qui contribue fortement à déstabiliser les jeunes foyers, demeure l'attitude des parents vis-à-vis des coutumes.

Les exigences des beaux-parents annihilent toute velléité de vie conjugale tant les bourses sont insuffisantes face aux énormes dépenses de mariage devaient faire face à certaines dépenses occasionnées à cet effet.

D’après nos us et coutumes, les femmes pendant les cérémonies de mariage devaient faire face à certaines dépenses et autres contributions. Hélas, de nos jours, elles préfèrent facturer le tout, au compte du marié, à savoir leurs propres frais de déplacement, et l’équipement de la chambre nuptiale. De plus, ces mêmes femmes doivent faire preuve de promptitude en tenant compte des réalités de la vie actuelle en diminuant considérablement les dépenses et autres jérémiades liées au mariage.

<strong>A qui profite le mariage aujourd'hui ? </strong>

Lorsqu'un homme décide de se marier aujourd'hui, ce sont ses sœurs (les balimamoussos) qui prennent les choses en mains sachant bien qu'elles vont bénéficier des contributions de la part de leurs amies, compagnes tontines, collègues de service, et intimes.

Elles se retrouvent le plus souvent avec beaucoup d'argent pour faire face au mariage. Au lieu d'aller remettre une partie de cet apport au couple, elles se soucient plutôt d'inviter à prix d'or l'artiste la plus en vue du moment pour l'organisation d'un « SUMU » somptueux qui peut durer une semaine entière. Cette dernière va recevoir une liste de personnes dont elle doit impérativement improviser des panégyriques devant une foule médusée, personne par personne et suivant un ordre établi à l'avance.

En ces moments solennels, aucune erreur ne sera tolérée. L'artiste doit s'exécuter minutieusement, moyennant une importante somme d'argent qui lui sera versée à chaque étape. Sa gratification est fonction de son propre talent à éveiller les sentiments de générosité mal placée de ses différentes millionnaires d'occasion. Quant à la mère de la mariée, elle reçoit d'énormes contributions de la part de ses proches et fidèles. Mais malheureusement, rares sont celles d'entre elles qui vont penser remettre de l'argent en espèces à leur fille. Elles préfèrent investir tout leur avoir dans la pacotille du genre ustensiles de cuisine et autres seaux démodés que la mariée aura du mal à utiliser pendant de très longtemps. Il n'est pas rare de voir dans les chambres ou salons des jeunes mariées, des montagnes de balles qui ne contiennent que des plateaux, des tasses, des bols, des pièces de tissus, des fourneaux, des marmites de toutes dimensions, des assiettes de toutes sortes. Et si l'époux se retrouve totalement déplumé in après le mariage, on se demande ce que la femme va bien préparer dans ses énormes et multiples marmites ; ce qu’elle va servir dans ses luxueuses assiettes. Peut-être de la sauce de tissus fancy au wax, accompagnée d’un désert de chaussures à la boullabesse. Sûrement oui ! ! et excusez du peu. Mais souvent des couples se retrouvent tellement démunis après les fastes du mariage qu’ils sont contraints de vendre une partie de leurs avoirs non encore utilisés pour passer les premiers mois de leur vie conjugale. Des exemples de ce genre pullulent dans toutes nos grandes villes. Infailliblement cela va finir par le divorce.

Quelles sont les mesures à prendre pour éviter de tels écarts de comportement de notre société ?

D’après nos constats, nous pensons qu’en mettant un terme à certains facteurs, toutes les difficultés liées à nos grandes cérémonies seront totalement éliminées ; il s’agit de :

<strong>Premièrement </strong>: l’attitude froide et distante des pères de familles vis-à-vis des problèmes liés au mariage de leurs enfants. Ils ont tendance de nos jours à laisser l’organisation de ce genre de festivités entre les mains des femmes et cela depuis les prises de décision jusqu’à la dernière étape du mariage. Cette attitude négative représente une fuite de responsabilité flagrante et un manquement au devoir de leur part. Cette indifférence contribue à 100% au dégel de nos valeurs traditionnelles et occasionne ainsi les folles dépenses. Si un père décide de surseoir à toutes manifestations démesurées chez lui, aucun tam-tam n’y résonnera, aucune griotte (si talentueuse soit-elle), n’y élèvera sa voix pour chanter la moindre louange imaginaire.

<strong>Deuxièmement</strong> : Aussi longtemps que les femmes dirigeraient les cérémonies (mariage, baptême, décès, circoncision), les dépenses exhorbitantes auront de beaux jours devant elles. Or, actuellement c’est bien le cas dans nos grandes villes.

<strong>Troisièmement </strong>: l’attitude du jeune marié y joue un rôle déterminant par sa position. Etant le principal acteur au moment des faits, il peut, par sa décision, influer considérablement sur le déroulement normal des choses.  Imaginez un marié qui menacerait brusquement de tout arrêter si on ne lui facilitait pas la tâche. Ce genre d’ultimatum qui tombe à la veille d’un mariage permet sans nul doute, de freiner les ardeurs des esprits malveillants.

Le jour où les dépenses liées au mariage seraient sérieusement réduites au strict minimum, alors ce jour verra inéluctablement la fin de bien de malheurs qui ne sont voulus et entretenus que par nous-mêmes pour des raisons inexpliquées.

&nbsp;

<strong>Boubacar Traoré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Histoire de… : … d’un &amp;quot;missionnaire&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-de-dun-missionnaire-2792265.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Dec 2018 01:38:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Zan Coulibaly est un agent comptable dans une banque de la place.

Marié depuis quelques années, il est domicilié à Faladiè dans une grande concession où il cohabite avec cinq autres familles.

Surveillé sérieusement par son épouse, Z C, notre agent comptable, a abandonné depuis quelques mois le "maquis", un monde qu’il a cependant du mal à oublier.

Nostalgique de ce milieu, notre banquier pour s’échapper de la maison conjugale, expliqua à Madame, qu’il devait aller en mission à Ségou le 29 novembre dernier pour retourner à Bamako le lendemain.

Et, pour mieux convaincre sa femme, il prépara une pile de documents, s’empara de quelques habits et remit la somme (cadeau) de 28.000 Fcfa à Madame.

Il était 19 h quand, Mr Coulibaly  s’empara d’un son petit sac et s’en alla du domicile conjugal.

Madame, aussi rigoureuse que jalouse, le suivit … discrètement.

Quelques minutes de marche, et voilà que S.S. entra dans une boutique et confia le sac à "Koroboro".

Madame avait suivi la scène. Mais, Monsieur, ne se doutant de rien, se dirigea vers une ruelle et après, entra dans une maison.

Plus de doute, notre "missionnaire" avait une autre "mission" bien particulière.

Madame décida sur le champ de se jeter sur son infidèle de mari et sa maîtresse, mais elle se ressaisit et opta pour une seconde solution… Et pas des plus douces.

C’est ainsi qu’elle s’introduit dans la maison et resta cachée dans le vestibule, à la faveur de l’obscurité.

Une heure, deux heures… Madame est toujours là, "armée" d’un pilon, attendant patiemment la sortie de son époux.

Il était 3 heures du matin, quand, S.S. se décida enfin de terminer sa "mission".

C’est à ce moment que son épouse lui asséna un violent coup de pilon.

Paniqué, S.S. qui croyait avoir à faire à un amant de sa maîtresse, mit ses jambes à son cou, alors qu’en réalité, il était poursuivi par sa femme.

Dans sa fuite, S.S. ne daignait même pas regarder derrière lui.

Nos "champions" étaient à présent devant la boutique où S.S. avait fait garder son sac.

Passants et voisins s’interposèrent entre le couple.

S.S. dévisagea enfin son "assaillant" : sa propre épouse.

Offensé et humilié, il retourna à la maison et n’eût d’autre moyen de "laver son honneur", que de jeter les bagages de sa femme à la rue.

Sans hésitation, celle-ci a regagné la même nuit (plutôt le même jour) le domicile paternel.

S.S., quant à lui, à cause de l’humiliation dont il a fait l’objet, aurait élu domicile le 4 décembre dernier, à Médine où, dit-on, il aura peu de chance de rencontrer la "Dame au pilon"…

Mais, sait-on jamais ?

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transports en commun : Des tarifs hors normes imposés dans le cercle de Koro</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/transports-en-commun-des-tarifs-hors-normes-imposes-dans-le-cercle-de-koro-2792330.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Dec 2018 01:29:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les braves populations du cercle de Koro ne savent plus à quel saint se vouer. Bamako- Koro, distant d’environ 900 Km, les transporteurs ne vous demandent que la somme de 10.000 F CFA. Par contre Koro-Dinangouro  distant de 125 Km maximum,  on vous demande la même somme c'est-à-dire : 10.000 F CFA. Quel paradoxe ? Dans le cercle de Koro,  exceptez les transporteurs  qui sont sur la ligne Bamako- Koro, Koro- Bamako, tous les autres appliquent des tarifs hors normes. Voici quelques exemples : Koro-Dinangouro : 125 Km : 10.000 F CFA, Koro-Douentza : 90 Km : 10.000 F CFA , Koro-Douna : 50 Km : 5.000 CFA, Koro-Bamba : 80 Km : 5000 F CFA,  etc., Les honorables députés au lieu d’interpeller le ministre des transports et des équipements sur cet état de fait, restent indifférents face à cette situation qui dépasse tout entendement. Les routes sont impraticables en période hivernale. Pendant la saison sèche Koro-Douna coûte au voyageur la modique somme de 750 F CFA contre 5.000 F CFA pendant la saison des pluies. Toutes les fois que les transporteurs sont interpellés, ils répondent cyniquement : il faut que le gouvernement mette le goudron et vous verrez le reste. Qu’attendent alors  les honorables députés de la circonscription de Koro pour interpeller le ministre de transport ? Certains d’entre eux parlent de mouvance présidentielle car tous les députés de Koro sont de cette mouvance. Est-ce une raison suffisante de rester indifférent face à la souffrance des Korois ? S’il faut payer 10.000 F CFA pour chaque 100 Km  à parcourir, l’heure est grave. Dans ces conditions, il serait difficile, voire impossible aux populations de Koro de se développer. L’honorable Oumar Mariko a interpellé plusieurs fois le ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile  sur le problème de sécurité au Mali. Il est dans son rôle. Personne n’attend à ce qu’il prenne des armes pour lutter contre les bandits. Le mérite c’est de dénoncer une situation inacceptable. Point barre. Un Burkinabé qui faisait le trajet de Koro- Dinangouro avec nous était dépassé et a laissé entendre que chez eux au Burkina entre tous les chefs lieux de sous préfecture les routes sont bitumées par respect pour les agents de l’Etat qui servent ces localités et pour adoucir les charges des populations. Cette remarque n’a pas plu à certains qui ont  juste demandé au burkinabè de retourner dans son pays afin de ne pas subir les affres de ces transporteurs hors normes. D’ici là, nous demandons au gouvernement du Mali d’enquêter un peu à travers le pays sur les prix pratiqués par les transporteurs afin d’éviter que la pagaille ne persiste dans ce pays. Pour rappel, un célèbre journaliste malien, lors d’un débat télévisé avec l’ancien président Alpha Oumar Konaré avait laissé  entendre qu’on ne mangeait  pas le goudron. Aujourd’hui, du côté de Koro, on pense suffisamment que l’on mange le goudron, car les tarifs pratiqués sur les routes goudronnées sont de loin inférieurs que  ceux pratiqués sur les autres. Qui peut soutenir  le contraire ?

<strong>Ousmane Kodio </strong><strong>de retour de Koro</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Trafic d’enfants Maliens : Des petits… en vente</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/trafic-denfants-maliens-des-petits-en-vente-2792288.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Dec 2018 01:14:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le trafic des enfants  maliens vers la Côte d’Ivoire n’est pas la seule forme de crime contre les enfants. D’autres issus de couples démunis sont vendus comme des poulets à des clients Européens, Américains ou Asiatiques. Cette forme plus pernicieuse semble passer inaperçue. Et  les ‘’marchands’’ opèrent au grand jour au niveau de certains services chargés pourtant de la protection des enfants.

<strong>Insécurité à Bamako: </strong><strong>Le mal persiste </strong>

Le phénomène de l’insécurité dans le District de Bamako et environs, a atteint ces derniers temps, des proportions jamais égalées.

C’est ainsi que, dans nombre de quartiers comme, Senou, Baco Djicoroni, Daoudabougou, Sebenicoro, Kalaban-coro, Sangarébougou, Sabalibougou, une fois la nuit tombée, c’est la peur généralisée. Cela, à cause des braquages, vols à main armée, vols avec effraction, viols et autres. Serait-ce les moyens matériels et humains qui manquent à nos forces de sécurités pour assurer la sécurité de nos concitoyens ?

<strong>Dépravation des Mœurs: </strong><strong>Un proxénétisme d’un genre nouveau !</strong>

Une nouvelle forme de proxénétisme fait actuellement des vagues à Bamako. En effet, certains hôtels concèdent de véritables rentes viagères (presque des contrats à vie) à des jeunes filles contre des prestations de professionnels du sexe dont  les rémunérations sont encaissées par lesdits hôtels.

<strong>Ambassade du Mali à Washing-Ton DC: </strong><strong>Le  grand désordre</strong>

Ici, on signale des irrégularités comme, la non production régulière des rapports mensuels et trimestriels et le dépassement permanent des crédits  budgétaires dans l’exécution des dépenses.

A cela s’ajouteraient la non tenu du livre journal des matières, du compte de gestion, la non tenue régulière des carnets d’ordre d’entrée et de sortie du matériel, des bordereaux d’affectation et des PV de réception.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Feuilletons télévisés : &amp;quot;L’école&amp;quot; de la décadence</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/feuilletons-televises-lecole-de-la-decadence-3-2792292.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Dec 2018 00:59:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si le mot "école" peut être défini comme une source de connaissance et d’expériences, il n’y a pas de raison pour que les nombreux feuilletons régulièrement diffusés par la télévision ne soient également qualifiés d’école. </em></strong>

<strong><em>Mais, une école où l’on apprend tout, sauf… l’utile. </em></strong>

Ces feuilletons constituent une école en ce sens que nombre de téléspectateurs, trouvent en certains acteurs des modèles, qu’ils n’hésitent point à s’adonner à une initiation servile et souvent éhontée de leurs comportements, notamment de leurs frasques.

Pire, le plus souvent, la "vie" à travers ces feuilletons font aisément des émules parmi la jeune population féminine de nos cités urbaines.

C’est pourquoi, il est fréquent de voir des jeunes filles et garçons se faire appeler par des sobriquets qui rappellent les acteurs et actrices de feuilletons déjà intégralement diffusés ou en cours de diffusion, avec les rebondissements invraisemblables qui y sont inhérents.

Ces "films" ont un pouvoir d’attraction irrésistible sur certaines téléspectatrices au point que ces dernières oublient souvent leurs marmites sur le feu avec toutes les conséquences qui peuvent en découler. Ou bien, c’est le feu de la boîte à gaz ou du fourneau qui commence à consumer leur pagne, jupe ou robe à leur insu, à force de se concentrer et de s’apitoyer sur le sort de leur acteur modèle.

En outre, à l’heure du feuilleton, il n’y a pas de temps pour monsieur Koké qui demande de l’eau à boire (ou pour se laver) les caprices des enfants qui veulent têter ou manger même. Il faut attendre ! Madame ne veut "louper" aucun épisode !

Au même moment, et, devant le même téléviseur, les parents et les enfants assistent aux "embrassements" et autres attouchements exécutés avec dextérité, par les acteurs.

Les feuilletons deviennent alors, l’école où s’apprennent les premiers gestes d’amour charnel pour les pauvres enfants. Point étonnant donc d’apprendre que, à Médina-Coura, le petit Papi et la petite Mami, tous âgés de moins de 6 ans, ont été surpris, en train de s’embrasser, et que, la petite, un peu plus âgée, a mordu le petit à la langue.

Et, ce petit là de perdre une quantité non négligeable de sang. Ce qui énerva sa mère qui qualifia la petite Mami de "soungouroubani" ; ce qui n’empêcha pas non plus la maman du petit Papi de traiter la mère de Mami de "soungourouba". Ce qui provoqua un tollé suivi de coups et blessures entre les membres des deux familles voisines.

Certains adolescents s’inspirent des feuilletons pour tenir tête à leurs parents, et braver leur autorité.

D’autres y trouvent des expressions et autres termes en rapport avec le cœur, "siège des grands sentiments humains", pour devenir des amoureux talentueux, mais moins studieux.

Par ailleurs, il est regrettable que ces feuilletons ne puissent être un moyen pour les jeunes scolaires, d’améliorer la qualité de leur expression dans la langue de Molière.

D’ailleurs, le constat dans ce domaine est de plus en plus amer. Dans leur grande majorité, les élèves maliens affichent un niveau en français qui tombe de charybde en scylla.

Finalement, les feuilletons télévisés sont une école où l’on apprend tout et… rien.

&nbsp;
<h1><strong>Malick Camara</strong></h1>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Désenchantement des hospitaliers : Au début était l’hôpital</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/desenchantement-des-hospitaliers-au-debut-etait-lhopital-2792290.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Dec 2018 00:56:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au moment des indépendances, santé et médecine moderne évoquaient dans l’imagination du Malien, l’hôpital. Certes, des équipes mobiles de santé existaient déjà et avaient acquis leurs lettres de noblesse, il existait quelques dispensaires de brousse et autres antennes médicales (militaires ou civiles), mais le système avait la configuration générale d’une pyramide au sommet de laquelle trônait l’hôpital.</em></strong>

Le premier en date de ces hôpitaux est celui de la colline du Point G. commencée en 1906 sa construction devait s’achever en 1912. C’était alors la seule formation sanitaire du Haut-Sénégal-Niger (entendez le Mali). Sa gestion étaient exclusivement militaire.

L’hôpital Gabriel Touré qui suivra était au départ le dispensaire centre de Bamako (c’est-à-dire une structure sanitaire de première ligne). Il sera transformé en hôpital en 1958, l’année même de la démilitarisation de l’hôpital du Point G. Ces deux hôpitaux nationaux du Mali forment les pierres angulaires d’un réseau hospitalier constitué par ailleurs :

- d’hôpitaux régionaux (un par région à l’heure actuelle)

- d’hôpitaux secondaires (dont les plus connus sont ceux de San et de Markala).

Ce réseau hospitalier fonctionne selon une répartition tacite des tâches qui affecte à l’hôpital Gabriel Touré celui d’un département des urgences et à celui de Kati d’un centre spécialisé en traumato-orthopédie.

Il faut cependant préciser que depuis les indépendances, parallèlement à l’évolution des hôpitaux, le Mali avait fait sienne une politique de santé de masse consistant à faire sortir la médecine des hôpitaux pour aller à la rencontre des plus démunis et des plus éloignés. Cette volonté politique, clairement affichée lors du premier séminaire des travailleurs socio-sanitaires tenu en 1964, sera entérinée par le premier plan décennal des services de santé (1966-1976) et reconfirmée par le 2è séminaire de la santé tenu en 1978, peu après la conférence de Alma-Alta ; c’est cette conférence, nous le rappelons qui avait lancé le concept de Soins de Santé Primaires (SSP) qui reprend (en des termes modifiés) exactement ce que les Maliens avaient institué 12 ans auparavant. Ces soins de santé primaires, connaîtront plusieurs péripéties évolutives qui aboutiront finalement à l’éclosion de la santé communautaire.

Le système sanitaire malien semble aujourd’hui partagé entre ces deux entités : l’hospitalière et la non-hospitalière. Mais cela n’est pas spécifique au Mali. Nous n’allons pas rentrer dans le grand débat ouvert depuis « Némesis médicale » d’Ivan Illich, remettant en cause l’utilité même de la médecine curative sur l’amélioration de la santé des populations. Bien que le thème revienne à la mode après que Illich eût été banni de la communauté médico-intellectuelle (Jonathan Mann, le célèbre épidémiologiste américain vient d’en parler dans « Médecine et Hygiène »), nous pouvons affirmer que la plupart des pays ayant un système sanitaire sain, ont justement trouvé un compromis pour l’intégration de ces deux entités. C’est là où le Mali a échoué jusqu’à présent et c’est cela qui explique en grande partie, à notre avis, la mal-vie des hospitaliers maliens.
<h3>L’hôpital de la dérive</h3>
Car il y a une véritable mal-vie des hospitaliers maliens. Du garçon de salle au Professeur de médecine, vous trouverez rarement un agent de santé qui soit satisfait des conditions de travail dans lesquelles il opère. Les maux sont connus depuis Mathusalem et ont essentiellement pour noms.

- l’insuffisance des moyens de travail : l’hôpital est aujourd’hui vide d’instruments et de médicaments, même de première urgence, à tel point qu’un futur opéré apportera gants, compresses, fils de suture ;

- le manque de motivation des agents : les médecins hospitaliers sont également des spécialistes. Ce sont eux, qui de tous les cadres supérieurs passeront les plus longs moments sur les bancs des écoles (en moyenne, 10 ans d’études après le baccalauréat). Et pourtant, les médecins hospitaliers se rangent parmi les cadres les plus pauvres de ce pays tant leurs gains réels sont minces. Et même pour les agents subalternes, les gains ne sont pas à la hauteur des efforts consentis.

Face à ces deux grands maux, les hospitaliers et l’Etat ont réagi, chacun à sa façon :

1) Pour échapper à leur clochardisation croissante, les hospitaliers tentent, depuis plusieurs années d’augmenter leurs avoirs et cela de deux manières essentiellement :

- soit en utilisant à des fins personnelles les ressources de l’hôpital : cela a donné naissance à des circuits privés intra-hospitaliers où l’on va de la vente des médicaments tirés des réserves de l’hôpital à l’exécution d’interventions chirurgicales véritables, avec très souvent sur-facturation au détriment du patient ;

- soit en partageant le temps de travail entre hôpitaux et cliniques privées, en procédant parfois à un siphonnage déloyal de la clientèle hospitalière vers les cliniques privées.

- Ces deux pratiques ont contribué au déclin de l’hôpital tant sur le plan fréquentation que surtout sur le plan prestige et performance.

2) Quant à l’Etat, sa réaction a été pratiquement univoque : érection des hôpitaux en Epa (Etablissements publics à caractère administratif). Fortement suggéré par les institutions financières internationales, l’EPA est sensé mettre fin à la crise de l’hôpital par :

- l’augmentation des recettes,

- l’augmentation des conditions de travail,

- la motivation du personnel.

Et de fait, après une longue période de résistance à l’érection des EPA marquée par une grève mémorable d’une semaine en Septembre 1994, les travailleurs hospitaliers ont été invités à percevoir en Novembre – Décembre des sommes d’argent assez substantielles provenant des recettes hospitalières. L’empressement que tous ont mis à aller percevoir ces primes est la caution indiscutable dont l’Etat avait besoin pour se convaincre du bien fondé de la démarche.

Mais pour autant, l’hôpital pourra-t-il opérer sa réhabilitation avec le remède miracle, l’EPA ? Des questions se posent.

<strong>Dr. A T </strong><strong>Bamako.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modibo Keïta et la jeunesse malienne : &amp;quot;Le Mali, c’est Vous !&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/modibo-keita-et-la-jeunesse-malienne-le-mali-cest-vous-3-2788138.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 12:46:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A Koulikoro ce 19 novembre 1968 où les militaires n’avaient pas osé venir l’arrêter au port, les jeunes étaient au rendez-vous. Le président Modibo Kéïta leur avait déclaré : "le Mali, ce n’est plus nous, ce n’est non plus ceux qui ont pris le pouvoir aujourd’hui.

<strong>Le Mali, c’est VOUS !"</strong>

Un des premiers actes de confiance du Président Modibo Kéïta en la jeunesse, dans l'action politique, remonte à juillet 1950 à Bamako.

Une initiative prise par les jeunes, d'organiser un grand meeting populaire en faveur de l'appel de Stockholm contre la bombe A, s'était heurtée à la répression policière déclenchée par l'administration coloniale qui était alors féroce et faisait planer une atmosphère de terreur sur toutes les activités démocratiques, qu'elles soient politiques ou populaires.

Qu'à cela ne tienne, grâce à l'appui ferme du secrétaire général Modibo Kéita, le bureau politique du parti aida à l'organisation matérielle du meeting, lequel fut un très grand succès populaire.

Le défi des jeunes face à la terreur coloniale consacra le ridicule du grand déploiement de son appareil policier et relança l'initiative et la hardiesse dans l'action politique des masses militantes du parti.

Cette confiance que le futur Président de la première République du Mali, mettait déjà en la jeunesse, prenait racine dans son expérience d'ancien leader de mouvement socio-culturel de la jeunesse soudanaise.

En effet, Modibo Kéita considérait la jeunesse comme "une période de la vie où l'homme est naturellement capable de grande générosité, naturellement ouvert aux idéaux de justice et d'égalité, bref, réceptif et sensible aux grandes valeurs morales, civiques et humanitaires. C'est plus que jamais l'âge de l'aptitude à les appliquer avec rigueur".

Aussi, considérait-il que la "jeunesse est une source permanente de renouveau de la société qu'il faut protéger de toute pollution et dont il faut soigner l'environnement".

D'ailleurs, pendant ses dernières heures en tant que Président de la République, alors qu'il était à bord du bateau Général A. Soumaré, et sachant qu'un groupe de militaires parjures avait pris le pouvoir, Modibo Kéita avait continué son voyage jusqu'au port de Koulikoro.

Il avait encore quelque chose à dire au peuple malien et sa jeunesse. A Koulikoro où les militaires n'avaient pas osé venir l'arrêter au port, les jeunes étaient au rendez-vous.

Modibo Kéita, leur avait déclaré ce 19 novembre 1968 <strong><em>: "Le Mali, ce n'est plus nous, ce n'est non plus ceux qui ont pris le pouvoir aujourd'hui. </em></strong>

<strong><em>Le Mali, c'est vous !".</em></strong>

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>19 novembre 1968 – 19 Novembre 2018 : Faut&#45;il oublier ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/19-novembre-1968-19-novembre-2018-faut-il-oublier-2788151.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 12:25:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 19 novembre passera-t-il encore une fois inaperçue ? Comme un jour banal, ordinaire ?

Les « patriotes sincères » se réclamant jadis « amis intimes », « camarades de lutte », « hommes de confiance », « héritiers » ou compagnons fidèles » de feu Modibo Kéïta, s’en souviennent-ils ?

Les martyrs réels ou autoproclamés (dont certains sont aujourd’hui encore en vie) qui ont subi des humiliations, la prison, la torture à compter du 19 novembre 1968 ont-ils oublié ?

Ceux qui ont mangé des araignées dans la prison de Taoudénit, partagé la prison de Kidal avec des cafards, salamandres et lézards et dont certains camarades y sont restés à jamais, ont-ils oublié ?

Enfin, Choguel Maïga, le digne héritier du « Boucher National », a-t-il oublie ?  Lui qui, il a quelques années, envisageaient même d’organiser un meeting avec tambours et trompettes à l’occasion de l’anniversaire du 19 novembre 1968.

En somme, le 19 novembre est sur le point d’être effacé de la mémoire collective.

Les raisons de cette amnésie, sont simples et révoltantes.

Comme le disait l’autre, depuis la chute de GMT, tout le monde est devenu héros ou martyr. Et si d’un côté, nombre de ces  ex « compagnons fidèles » réels ou autoproclamés de feu Modibo Kéita voyaient en la chute de GMT un « droit légitime… » de gérer les affaires du pays, d’autres, les anciens prisonniers de la dictature se réservaient eux aussi le même droit.

Face à ces ‘’héritiers traditionnels,’’ il y a aussi la troupe des nouveaux héros actifs, les vrais tombeurs de GMT en 1991 et qui disent avoir concédé  « le sacrifice suprême », alors qu’ils sont … en vie.

Tous, sont si obsédés par le pouvoir, l’argent et seulement cela, qu’ils ont fini par effacer de leur mémoire le passé, pour ne voir que le présent et l’avenir.

Quant au  livre » d’histoire du Mali, ils l’ont piétiné car pour eux désormais, l’histoire de notre pays, commence à partir de 1991. Et dans toute cette histoire, les grands gagnants, ce sont les assassins et les voleurs d’hier devenus les nouveaux héros et leurs victimes mortes ou vivantes, les coupables.

Les amnésiques, les aphasiques et les hypnotiseurs peuvent continuer de courir…

Le Peuple malien se souvient ! Son histoire  écrite avec une encre indélébile ne peut être ni avalée, ni brûlée, ni assassinée.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Que faut&#45;il entendre par… : Accord de paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/que-faut-il-entendre-par-accord-de-paix-2788145.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 12:09:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>  L’accord de paix intègre un processus long, le processus de paix, dont il ne constitue ni le point de départ ni le point final. En effet, l’accord de paix intervient à moment donné dans le processus qui termine un conflit ; il peut se produire à plusieurs reprises, quand les différents points de friction entre les parties au conflit sont traités à part et donnent lieu à autant de textes sur lesquels les négociateurs s’engagent.</em></strong>

L’accord de paix  est  une étape dans le processus de paix, provisoire ou pas. Il est en lui-même un processus puisque la signature du texte sur lequel se sont mis d’accord les parties au conflit concernées, et le geste symbolique de la poignée de main ou des embrassades, n’est que le résultat du choix des belligérants de changer de moyens pour atteindre leurs objectifs et des discussions sur les termes de l’accord.

Les accords de paix sont de différentes natures en fonction des objectifs fixés. Ils peuvent être partiels ou finaux. Une typologie n’est pas aisée à établir, d’une part parce que les conflits peuvent être de diverses natures et poser des contraintes différentes ; d’autre par parce que toute typologie est critiquable et présente souvent le défaut de donner une image partielle de la réalité.

Voici toutefois la classification établie par les Nations Unies pour différencier les types d’accords de paix : Accord de cessez-le-feu et d’arrêt des hostilités ; Accord de pré-négociations ; Accord préliminaire ou intérimaire ; Accord-cadre et accord final ; Accord de mise en œuvre.

Ainsi, un accord de paix peut être « final », il aborde l’ensemble des points du conflit et propose une solution. Il peut encore être partiel quand chaque point est négocié séparément dans un document autonome.

Les accords de paix doivent également comporter des éléments de procédure, qui concernent les calendriers et les institutions de leur mise en œuvre, et d’organisation, qui encadrent la mise en œuvre et la contrôlent. L’ONU les désigne sous le terme de « mécanismes de mise en œuvre » <em>. </em>Ils sont déployés immédiatement après l’accord de paix et ont pour objectif sa promotion en assurant : Un contrôle neutre sur les engagements auxquels se sont engagés les belligérants ; Un rôle moteur notamment dans l’établissement des priorités ; Un forum politique qui permet de résoudre les différends par la négociation politique. Ils peuvent encore comprendre des opérations de maintien de la paix et des comités de surveillance.

Au Mali, Convaincus de la nécessité de parvenir à une résolution rapide et durable de la crise qui, dure depuis quelques temps dans le nord, la signature de l’accord de paix tant recherché  à Alger, semble s’éloigner  de plus en plus.

<strong>Malick Camara.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables : Oumar Mariko, Secrétaire général SADI (1998)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorables-oumar-mariko-secretaire-general-sadi-1998-2-2788143.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 12:01:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« J’entends des gens dire, si Moussa Traoré avait, c’est-à-dire accepté l’ouverture démocratique, le 26 Mars n’aurait pas eu lieu. Une chose est sûre. Ceux qui le disent, n’ont pas compris qui soutenait le mouvement estudiantin ».

<strong>Feu Me Demba Diallo </strong>

« Aujourd’hui, Moussa Traoré peut se targuer d’avoir été trop bien traité par rapport à ce qu’il a réservé à ses adversaires et même à ses amis, morts dans les conditions que l’on sait à Taoudénit ».
<h1>Amadou Toumani Touré, Président du CTSP</h1>
« Depuis que Moussa Traoré est tombé, nous assistons à une prolifération d’hommes braves ».

<strong>Professeur Yoro Diakité</strong>

« Les objectifs essentiels immédiats du 26 mars étaient l’instauration du multipartisme intégral et de la liberté pour les gouvernés de choisir leurs gouvernants. Ceux-ci ont été atteints. Mais, l’espoir populaire attendait un mieux vivre et surtout devenir maître de sa propre histoire. De cela, nous en sommes loin ».

<strong>Alpha Oumar Konaré, Président de la République (8 Juin 1992) </strong>

<em>« Le gouvernement de la République n’a pas le droit de tricher avec notre peuple en s’engageant sur la voie des promesses faciles qu’il ne pourra tenir. Il devra cependant jouer les règles de la rigueur, de la bonne gestion, de la transparence, de la solidarité et de la justice ».</em>
<h2>Adam Thiam, chroniqueur journal Le Républicain 1999</h2>
« Que le MPR mesure seulement l’offre de liberté dont il profite aujourd’hui par rapport à un passé pas si lointain où, il n’y avait pas d’alternative au caporalisme. Que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Et que, quelle que grande que soit la distance jusqu’au Paradis, la descente aux Enfers du pays est bien finie ».
<h1>Général Moussa Traoré, (ex-chef de l’Etat) 1998</h1>
« Au procès crimes politiques, on n’a pas pu démontrer que j’ai donné l’ordre de tirer sur la foule et au procès pour crimes économiques, on n’a trouvé nulle part la trace des prétendus milliards de dollars que j’aurais détournés ».
<h2>Ibrahim Traoré, Directeur de Publication Le Républicain (Mai 1999)</h2>
<em>« Qu’on l’aime, qu’on le haïsse, importe peu. Le Président Alpha Oumar Konaré, au cours de son mandat, a fait preuve d’une humilité déconcertante et d’un sens de l’Etat dont on trouverait difficilement la réplique ailleurs sur le continent ».</em>
<h1>Thierno Hady Thiam (prêcheur) 1999</h1>
« Le drame de l’islam au Mali, c’est que les leaders islamiques se sont préoccupés de problèmes d’homme à homme plutôt que de Dieu.

Quand l’amour de ce bas monde prédomine, quand la crainte de la pauvreté assaille, alors le vrai message de l’islam est terni ».

<strong>Soumeylou Boubèye Maïga (2000) </strong>

<em>« Les causes profondes de la déchirure des partis et de la grande confusion politique actuelle sont dues au fait qu’au lendemain du 26 Mars, des gens qui ne devraient jamais se retrouver dans le même camp ont été mis ensemble ».</em>

<strong>Bakary Karembé, ancien Secrétaire général de l’UNTM (Mai 2000)</strong>

« Moussa Traoré avait presque accepté de démettre le gouvernement, proposant en sourdine des portefeuilles aux plus affamés d’entre nous. Histoire d’aiguiser l’appétit ! Nous avons dit « non » sachant bien que certains étaient bien tentés ».
<h2>Djiguiba Kéïta dit PPR, PARENA : 2001</h2>
<em>« Le Mali nouveau, ce n’est pas le MPR qui peut le bâtir, c’est nous, c’est-à-dire les autres, ceux qui ont combattu le système dont le MPR se réclame ».</em>

<strong>Rassemblés par </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sous un casque bleu au Mali : Les voix des guinéennes du maintien de la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/sous-un-casque-bleu-au-mali-les-voix-des-guineennes-du-maintien-de-la-paix-2788141.html</link>
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<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 11:57:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis qu'elle a rejoint les Forces guinéennes il y a 10 ans, Kadiatou Bah, 33 ans, a gravi les échelons pour devenir la seule femme à faire partie de la flotte de véhicules mobiles de la Mission de maintien de la paix des Nations Unies à Kidal, au Nord du Mali. « Pour moi, peu importe que je sois la seule femme du groupe des 50 hommes », explique-t-elle.</em></strong>

En octobre 2000, les Nations Unies ont adopté la résolution historique 1325, qui vise, entre autres, à accroître la participation et l’influence des femmes dans les processus de paix dans le monde. Bien que des progrès aient été lents à venir, il y a des signes de changement.

Dans un effort accru en faveur de l’égalité des sexes, la Minusma s’est efforcée, au cours des dernières années écoulées, d’intégrer les perspectives sexospécifiques lorsqu’elle s’acquitte des tâches qui lui ont été confiées.

En août 2018, Pélagie Diawara a quitté la Guinée Conakry pour rejoindre la Minusma à Kidal. Elle est l'une des 16 femmes d'un bataillon guinéen de 850 hommes. Se séparer momentanément de son mari et de ses deux enfants n’est pas un obstacle insurmontable. Elle reste enthousiaste et disciplinée au sujet de son travail « <em>autant que les hommes</em> », dit-t-elle, avant d’ajouter : « <em>Je veux montrer aux autres femmes qu'il n'y a pas d'obstacles lorsque vous recherchez un développement personnel et que vous pouvez vous démarquer dans ce travail militaire</em> ».

L’accroissement de la participation des femmes au maintien de la paix est reconnu comme un facteur déterminant du succès général de ces missions. « <em>Les femmes apportent une perspective différente aux opérations de maintien de la paix</em> », a déclaré le Général Dennis Gyllensporre, Commandant de la Force de la Minusma. Selon-lui, « <em>elles et elles seules peuvent accéder aux réseaux de femmes dans les communautés, améliorant ainsi la compréhension globale de la situation.</em> »

&nbsp;

<strong>Promotion du rôle des femmes Casques bleus au sein de la Minusma</strong>

Au 25 septembre 2018, la Minusma comptait 363 femmes Casques bleus, soit environ 3% des 12 000 hommes. A titre de comparaison, les femmes représentaient 1,8% des Casques bleus de la Mission l’an dernier et 1,5% trois ans plus tôt. Parmi les 56 pays qui fournissent des contingents à la Minusma, le Burkina Faso compte le plus grand nombre de femmes en uniforme (68), suivi du Togo (38), du Tchad (37), de la Suède et du Cambodge (25 chacun).

« <em>La Minusma continuera de faire tout ce qui est en son pouvoir pour réaffirmer le rôle important des femmes dans la prévention et le règlement des conflits, dans la consolidation et le maintien de la paix</em> », a ajouté le Général Gyllensporre.

Video of Les voix des guinéennes du maintien de la paix

Pélagie Diawara, 26 ans, officier des services de renseignements du contingent guinéen, a eu son plus grand moment de joie lorsqu'elle a été affectée à la Mission. « <em>Mon moment le plus heureux en tant que soldat, c'est quand j'ai été sélectionnée, en tant que femme, pour participer à ce poste de maintien de la paix. J'ai alors reçu le soutien total de ma famille, pour cette mission en particulier, et pour ma carrière militaire en général</em> ».

&nbsp;

<strong>Message aux femmes : le pouvoir d'autonomisation</strong>

Kadiatou Bah se dit fière de jouer un rôle important. Elle souhaite que les femmes dans le maintien de la paix marquent leur passage de leur empreinte afin d’encourager le déploiement de davantage de femmes dans des missions de maintien de la paix partout dans le monde. <em>« Je pense que le moment est venu, et je pense que c'est important que d'autres femmes se rendent compte qu'il est possible, y compris dans le système des Nations Unies, d'entrer dans la hiérarchie militaire et de servir dans des environnements difficiles</em> ».

L'augmentation du nombre de Casques bleus de maintien de la paix est l'une des recommandations clés de la "Stratégie à l'échelle du système sur la parité hommes-femmes", lancée par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, en 2017, et qui vise à atteindre la parité hommes-femmes d'ici 2028.

La présence de Pélagie en tant que femme militaire participe à casser les codes : « <em>L’expérience de la Mission a renforcé ma confiance pour travailler dans des environnements difficiles avec une supervision limitée. J'aime avoir la responsabilité de gérer une dimension très critique et sensible des opérations</em> », confie-t-elle.

Alors que la journée de Pélagie et Kadiatou touche à sa fin, elles commencent à se préparer pour le lendemain dans le vaste désert du nord-ouest de l’Afrique, sans être pour autant perturbées par ce rude environnement : « <em>Nous sommes ici pour aider le peuple malien. C’est ce que nous faisons</em> ».

<strong>Source : Minusma</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>19 novembre 1968, il y a 50 ans : La victoire de l’imposture</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/19-novembre-1968-il-y-a-50-ans-la-victoire-de-limposture-2788137.html</link>
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<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 11:45:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la nuit du 18 au 19 novembre 1968, un putsch se prépare… au Mali. Quatorze officiers de l’armée font quadriller Bamako et, lorsque la capitale s'éveille aux premières lueurs du jour, un certain calme règne... </em></strong>

<strong><em>Pendant ce temps, </em></strong><strong><em><a href="https://www.jeuneafrique.com/233613/politique/ind-pendance-du-mali-que-reste-t-il-de-modibo-keeta-cent-ans-apr-s-sa-naissance/">Modibo Keïta</a>, </em></strong><strong><em>le père de l’indépendance, président depuis 1960, fait route vers Bamako, après un voyage à  l’intérieur du pays à bord du bateau Général A. Soumaré.  A une quinzaine de kilomètres de la capitale malienne, son convoi  qui venait de Koulikoro est stoppé par un barrage…</em></strong>

« Monsieur le président, voulez-vous vous mettre à la disposition de l’armée ? », lui demande alors le lieutenant Tiekoro Bagayoko, un des leaders du putsch. Le président aux alentours de 11h30, il est amené à bord d’un blindé jusqu’au centre-ville.

Les putschistes ont des revendications précises : qu’il renonce au socialisme – prôné depuis l’indépendance – et se sépare de ses principaux collaborateurs.

Réponse négative de Modibo Keïta : « Nous sommes dans un pays de droit et de démocratie. Nous respectons depuis l’indépendance la volonté populaire. C’est le peuple qui a opté pour le socialisme. Le socialisme n’est donc pas mon choix à moi tout seul, demandez au peuple ce qu’il en pense. Quant à mes collaborateurs, je leur fais confiance. »

Les putschistes menés par un certain lieutenant <a href="https://www.jeuneafrique.com/181844/politique/de-la-m-diocrit-la-boucherie-le-r-gne-de-moussa-traor-au-mali-1968-1991/">Moussa Traoré</a> annoncent alors sur les ondes de Radio – Mali que « l’heure de la liberté a sonné » et que « le régime dictatorial de Modibo Keïta a chuté ».

Le  président Kéîta est transféré dans un camp militaire à Kidal, dans la région désertique du nord-est. Avec lui, 40 responsables de l’US-RDA (Union soudanaise – Rassemblement démocratique africain) sont également déportés, à Kidal ou à Taoudéni.

Après leur prise de pouvoir, les putschistes abolissent la Constitution et fondent le Comité militaire de libération nationale (CMLN), qui devient l’organe suprême du pays. Dans les jours suivant le coup d’État, le nouvel homme fort, Moussa Traoré, promet dans un communiqué un régime démocratique avec libertés individuelles, organisations syndicales, multipartisme et élections libres…

Des promesses hélas jamais tenues. Devenu président, il fait adopter par « référendum » en 1969 une Constitution et ne tolère qu’un seul parti, le sien : l’Union démocratique du peuple malien (UDPM). Le Mali s’enfonce dans la dictature et la répression, jusqu’en 1991.

Modibo Keïta – « statue vivante de l’Afrique » selon Jean Lacouture – décède quant à lui le 16 mai 1977, au camp militaire de Djicoroni, à 62 ans et dans des circonstances encore troubles puisqu’aucune autopsie ne fut autorisée.

Sur les ondes de Radio-Mali, la junte annonce le décès de « l’instituteur à la retraite Modibo Keïta ».]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … d’un curieux produit</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-curieux-produit-2-2788155.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 11:38:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Domicilié à Sogoninko, M. D., âgé de 34 ans et agent de gardiennage à Bamako n’a pas eu de chance.</strong>

Et pour cause. Après son retour d’un voyage au village natal le 15 novembre dernier, il trouva sa chambre dépouillée de tous ses biens.

Au lieu de procéder à une déclaration de vol à la police comme cela se doit, le malheureux voulut trouver autrement la solution à son problème.
<div style="overflow:hidden;height:1px">
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    </p>
</div>
C’est ainsi qu’il consulta un marabout du coin, réputé être un spécialiste dans la traque des voleurs.

Notre charlatan, pardon marabout lui remit donc, (en échange de la somme de 10 000 Fcfa), une bouteille contenant un liquide noir.

La substance, selon le ‘’savant’’, devrait être consommée par tous les occupants de la concession. Ainsi,  a-t-il dit, le responsable du vol sera identifié parce qu’il piquerait sur le champ, une crise de diarrhée "spéciale" et continue...

Mais, comment obliger ses colocataires à boire le mystérieux produit ?

M.D. avait son idée …

Armé d’un coupe-coupe, il revint dans la concession qu’il partage avec 8 autres colocataires et ordonna aux premiers (un vieil homme et sa femme) rencontrés dans la cour, d’avaler quelques gouttes de la mixture.

"Mais, pourquoi, devons-nous boire  ce produit alors que nous ne savons même pas ce que c’est ? De plus, nous n’avons pas soif ", lui fit remarquer le vieil homme.

Fou de rage, M.D. répliqua : "vous n’avez pas le choix. Ou vous buvez                                 volontairement mon produit, ou mon coupe - coupe vous le fera boire."

Le vieil homme et sa femme, paniqués, s’exécutèrent.

C’est alors que les autres colocataires maîtrisèrent M.D. et l’obligèrent lui-même à boire son produit.

Coup de théâtre : peu après, M.D. s’effondra, avant "d’arroser" son pantalon… pendant une vingtaine de minutes durant.

Finalement, pris de panique, ses colocataires l’évacuèrent vers le CSCOM d’à côté.

Grâce à d’intenses traitements, le malheureux, deux jours après, s’en est bien sorti : vivant, mais chétif comme une chèvre de Nara.

Curieusement, les colocataires (le vieil homme et sa femme) qui ont absorbé le produit sous la menace de M.D. n’en ont pas été affectés.

D’ailleurs, le vieil homme serait même allé voir M.D. pour lui demander de lui faire cadeau du mystérieux breuvage, car, lui a-t-il dit : "après avoir avalé quelques gouttes de ton produit, je ne souffre plus de vertiges et je mange actuellement avec appétit’’.
<h2>  Boubacar Sankaré</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Exploitation aurifère au Mali : Poussière pour nos populations. ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/exploitation-aurifere-au-mali-poussiere-pour-nos-populations-2788153.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 11:36:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Notre pays est le troisième producteur du métal jaune en Afrique, mais il figure parmi les plus pauvres au monde. </em></strong>

<strong><em>De nos jours, l’exploitation de l’or a largement dépassé celle du coton dans le PIB national. Malgré cet état de fait, le Mali bénéficie très peu de la manne aurifère.</em></strong>

L'or est un produit primaire à faible valeur ajoutée. Le secteur minier est déconnecté de l'économie nationale qu'il n'alimente que très peu.

Selon la Banque mondiale, les données macro-économiques ont moins d'importance car le secteur minier est le plus isolé de l'économie malienne. En clair, le Mali ne profite pas de l'actuelle ruée vers l'or. Pour le FMI, l'impact direct sur la réduction de la pauvreté et les revenus nationaux est limité parce que la nature enclavée du secteur exige des technologies avancées. Donc, pendant que les investisseurs s'enrichissent,  rien ne change pour les Maliens.

En plus, la hausse des prix internationaux de l'or stimule les recettes fiscales et accélère les capacités d'exploration et d'exploitation du secteur minier, mais les effets économiques directs sur la main-d’œuvre et les intrants sont relativement modestes. L'or n'a ainsi aucun effet direct sur l'industrie malienne.

L'immense majorité de l'or extrait au Mali est exporté vers l'Afrique du Sud (près de 200 milliards FCFA soit plus de 60% de la totalité des exportations d'or) et la Suisse (40,8%). Le métal jaune malien est donc, globalement, raffiné à l'étranger.

Il faut, à tout prix, créer une véritable filière aurifère au Mali.  La mise en place d'un audit sur la production d'or et l'installation de raffineries pour les ressources minières seraient l’idéal. Mais, les faibles quantités raffinées au Mali et l'intérêt des compagnies extractives d'alimenter leurs unités de traitement en Afrique du Sud, numéro un africain dont la production est en baisse, rendent cette perspective difficilement réalisable.

Les raisons de l'isolement sectoriel de l'or sont de deux ordres.

La première est inhérente au secteur minier peu consommateur de main d'oeuvre au Mali. Quand le coton nourrit 3,3 millions de personnes travaillant dans plus de 200.000 exploitations, les mines emploient officiellement 14.000 personnes, soit à peine un dixième du nombre de salariés que comprend le secteur formel.

Au Mali, l'économie informelle représente près de 50 % de l'économie. Pourtant, sur le terrain, moins de 6.000 personnes suffisent à exploiter les deux principales mines du pays.

La seconde est inhérente aux difficultés structurelles de l'économie malienne. L'enclavement d'abord avec 7 000 kms de frontières avec sept pays, aggravé par le délabrement des infrastructures, routières notamment. La sous industrialisation ensuite, commune à toute l'Afrique (exception faite de l'Afrique du Sud), avec un secteur secondaire désespérément marginal.

Tous les observateurs s'accordent sur un point : l'impérieuse nécessité pour le Mali de diversifier son économie, exposée plus que de raison au secteur primaire.

Cette certitude met la Banque mondiale face aux contradictions de son double discours, qui prône, face au gouvernement malien, la diversification vers deux secteurs, le tourisme, lourdement affecté par l’insécurité au Mali.

<strong>Une corruption endémique</strong>

La corruption au Mali est systémique. Aujourd'hui, les pots-de-vin sont payés à tous les niveaux. L’administration est déconnectée de la société et n'est pas gouvernée en fonction de la notion de services au client.

Les rapports des organisations internationales économiques ne laissent planer aucun doute. Les affaires publiques maliennes sont rongées par la mauvaise gouvernance.

Certes, les efforts d'assainissement de la gestion des finances de l'Etat malien sont reconnus par les bailleurs de fonds internationaux, mais ces efforts sont insuffisants pour extraire le Mali du troisième quartile des pays les plus corrompus.

Les programmes de la Banque mondiale, qui selon des experts indépendants, ont largement négligé le caractère systémique des lacunes du secteur public au Mali, n'ont pas non plus apporté de solution à ce problème.

En conséquence, ils ont sous-estimé la difficulté de briser ce système où les parties prenantes à l'exception du peuple, ont de forts intérêts à le maintenir.

Le secteur minier semble directement être concerné par la corruption tant dans l'attribution des titres miniers que pour la négociation des conditions d'exploitation.

<strong>Malick Camara </strong>]]> </content:encoded>
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<title>À propos de nos ministres : Sont&#45;ils tous intègres ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/a-propos-de-nos-ministres-sont-ils-tous-integres-2788149.html</link>
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<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 11:17:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la lutte contre la corruption et pour la bonne gouvernance, les ministres, dans le contexte actuel, doivent être de bons gestionnaires des fonds publics. Mais, comment peut-on s’assurer de cette donne, sans aucune enquête de moralité, de la phase des ‘’candidats ministrables’’ à celle de leur nomination, suivie de leur prise de fonction ?

Des craintes subsistent, avec la présence dans le gouvernement actuel de certains ministres  dont le train de vie et le penchant quasi viscéral vers une prodigalité excessive, sont connus de tous.

<strong>Administration Malienne : </strong><strong>La tanière des prédateurs</strong>

Il ya quelques années, le fonctionnaire chargé de gérer les ressources publiques devrait user de favoritisme ou de surfacturations pour avoir « sa part » dans les marchés qu’il est chargé d’attribuer. Aujourd’hui, la formule est beaucoup plus simple : la plupart des fonctionnaires sont en même temps commerçants, fournisseurs, prestataires de services, opérateurs économiques.

Combien sont-ils, les fonctionnaires qui ont des camions de transport et qui, au lieu d’attribuer les marchés de gravier, sable, etc (pour la réalisation et l’entretien des routes) aux vrais transporteurs, se l’attribuent, eux-mêmes ? Combien sont-ils les fonctionnaires maliens qui, par personnes interposées, approvisionnent l’Etat en matériel informatique, matériel de bureau, matériel de construction, etc.  Cette situation, ne conduit-elle pas à faire du fonctionnaire, à la fois vendeur et acheteur ?

&nbsp;

<strong>G-5 SAHEL : Histoire de local</strong>

Le chef de la Force anti-jihadiste du G5-Sahel, le général mauritanien Hanena Ould Sidi, a déploré lundi dernier le manque d’équipements et l’absence de nouveau quartier général, après l’attaque qui a frappé fin juin celui de Sévaré. “Ce sont les équipements qui me manquent, et le PC (poste de commandement,) de la force. On n’a pas de quartier général et les équipements tardent à venir”, a déclaré à l’AFP l’officier mauritanien à l’issue d’une rencontre avec la ministre française des Armées, Florence Parly, et son homologue allemande de la Défense, Ursula von der Leyen.

Il a notamment cité “des équipements majeurs, comme les blindés, les équipements contre les IED” (engins explosifs improvisés).

<strong>GAO : les concertations régionales reportées</strong>

Une attaque terroriste a visé un local des collaborateurs de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation au Mali (Minusma), non loin du bar “Petit Dogon”, situé au 8e Quartier de Gao, dans la soirée de lundi 12 novembre.

Selon les informations, il y a eu 3 morts parmi les civils et plusieurs blessés.

L’attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. Ce qui a poussé les autorités à reporter les concertations régionales prévues pour démarrer mardi dernier.]]> </content:encoded>
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<title>Assassinat du Président Modibo Keïta : Rétrospective sur le crime</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assassinat-du-president-modibo-keita-retrospective-sur-le-crime-2788148.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 11:15:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président Modibo Kéita, même en prison, était devenu encombrant, et sa vie, une menace pour le régime militaire.</em></strong>

<strong><em>Par, son l’assassinat, Moussa Traoré et ses valets ont liquidé un espoir, celui qui a consacré sa vie à l’indépendance de sa patrie, à la grandeur et à la dignité de son peuple, sans jamais se renier.</em></strong>

"Je proclame ma foi en l'avenir de notre République. Cette foi, nous la partagerons tous, j'en suis convaincu, car il ne peut en être autrement quand il s'agit d'un peuple qui a su garder son calme et sa dignité en des heures où d'autres les auraient perdus, qui a donné des preuves éclatantes de la fermeté de son caractère, qui a affirmé avec force sa patrie et qui, s'il le fallait, n'hésiterait pas à offrir ce à quoi les hommes tiennent le plus, leur vie, pour que vive et prospère un Mali libre dans une Afrique unie…".

L'homme qui s'exprimait ainsi en 1961 devant le peuple malien, s'appelait Modibo Kéïta.
<div style="overflow:hidden;height:1px">
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    </p>
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Grand patriote, il venait de bénéficier de la confiance de son peuple pour relever le pays des décombres d'une colonisation rapace qui aura mis à genoux l'économie Nationale, sapé les fondements de la Nation.

Hélas ! Seulement sept ans après, le 19 Novembre 1968, Modibo Kéïta, a été renversé par un coup d'Etat militaire dirigé par un lieutenant anonyme : Moussa Traoré.

Depuis, emprisonné dans des conditions les plus inhumaines, sans jugement et en contradiction flagrante avec les déclarations des nouveaux dirigeants, il n'en sortira que le 16 Mai 1977, mort, assassiné de la manière la plus atroce.

Ce jour en effet, le président Kéïta pris de violents malaises, était transporté à l'hôpital du Point G.

Le soldat qui le gardait, se précipitant pour demander de l'aide s’était vu interdire tout déplacement.

Quelque temps après, un communiqué de Radio Mali, annonçait la mort de "l'instituteur à la retraite, Modibo Kéîta".

Quelle autre interprétation, donner à l'absence de toute annonce officielle de la disparition subite du premier Président de la République du Mali ?.

"Espérait-on que son décès aurait pu passer inaperçu ?" s'interrogeait le journaliste français Pierre Morlet. Ce qui est plausible poursuivait-il, "c'est que, cette tentative peu reluisante, traduit pour l'essentiel, le désarroi d'une équipe déconsidérée".

En effet, la première tentative d'explication de la mort de Modibo, donnée pour cause d'intoxication alimentaire", était remplacée peu après, par un œdème pulmonaire".

Il fallait nier l'évidence : l'assassinat.

Et l'autopsie demandée par la famille, a été refusée. Chacun savait cependant que Modibo Kéïta avait été empoisonné.

Le Jeudi 19 Mai, date des obsèques, les écoles et les lycées étaient gardés, les élèves dans la rue. Tous voulaient emmener le corps de Modibo pour le rendre au Comité Militaire : "<strong>leur rendre leur mort</strong>".

Les élèves et étudiants sont venus dans la famille de Modibo. Ils ont cassé le cercueil et déchiré le linceuil pour voir son corps. Ils ont ensuite transporté le corps du Président assassiné jusqu'au cimetière de Hamdallaye et effectué l'enterrement.

<strong>Pourquoi avoir mis Modibo Kéïta à mort ? </strong>

Pour sauvegarder un pouvoir menacé, car le 9 Mai 1977, s'était déroulé à Bamako, une manifestation des élèves et étudiants faisant suite à la grève au cours de laquelle, les manifestants réclamaient le retour au pouvoir de Modibo Kéïta, dont ils clamaient le nom.

Modibo Kéïta, même en prison, était devenu encombrant et sa vie, une menace pour le régime militaire.

Par l'assassinat de Modibo Kéïta, Moussa Traoré et ses valets ont liquidé un espoir, celui qui a consacré sa vie à l'indépendance de sa patrie, à la grandeur et à la dignité de son peuple, sans jamais se renier.

Moussa Traoré a aussi mis fin par le meurtre de Modibo Kéïta, à une histoire d'une grande foi et d'un profond attachement réciproque, nourris comme dans un pacte de sang, par une fidélité émouvante des Jeunes, à celui qui reste à jamais le père de la jeunesse malienne.

<strong>Boubacar Sankaré.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … d’une brebis…</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dune-brebis-2-2787052.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Nov 2018 01:59:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Mr Togola est un vieil enseignant à la retraite depuis 5 ans à Djikoroni.

Marié à 3 femmes et père de 22 enfants, Togola, malgré son âge (71 ans) est connu dans le quartier comme un « provocateur » de jeunes filles. Et, certains pensent même que le vieux est un peu ‘’malade’’.

L’équivoque a été levée le 2 novembre dernier.

En effet, en juillet 2018  Mr Togola avait acheté une belle brebis qu’il soignait comme une innocente jeune fille. Rien de bizarre en cela, car les animaux, aussi ont bien besoin d’affection.

Cependant, « quelque chose » troublait les 3 femmes de l’enseignant : depuis l’arrivée de la brebis,  le vieux dort seul dans sa chambre en compagnie de l’animal et ne s’intéresse plus à ses épouses. Et  pourtant,  notre enseignant est connu par celles-ci, comme une vraie ‘’bête’’ lorsqu’il d’agit de ‘’certaines choses’’.

Mais jusqu’en Octobre dernier, le vieux se comportait encore trop bien avec sa chère brebis. C’est pourquoi, ses trois épouses tinrent une petite réunion pour « analyser » la situation.

Conclusion : Les deux premières femmes ont décidé de laisser le Vieux tranquille, car, après tout, il n’y a pas de raison d’être jalouse d’une simple brebis qui d’ailleurs, se retrouvera un jour ou l’autre dans une marmite.

De plus, il suffirait (ont conclu les épouses) d’attendre quelques jours encore et de l’assommer. Ainsi, à coup sûr, l’histoire de l’animal sera terminée.

Qu’à cela ne tienne, quelques jours après la petite réunion, la « petite » femme de Togola décida, d’avoir le cœur net.

C’est pourquoi, dans la nuit du 2 novembre, vers deux heures du matin, elle sortit de sa chambre et s’approcha de celle de son mari située au milieu de la cour. D’un geste instinctif, elle tira légèrement la porte (non bouclée) de la chambre et, à la faveur d’une pâle lumière qu’offrait une bougie, madame est restée stupéfaite devant le spectacle : Togola était entrain de « faire certaines choses » avec l’animal qui semblait  en plus,  être habitué.

Pendant près de 5 minutes, la pauvre dame assistait à la « brebiphylie » de son mari.  Finalement, n’en pouvant plus, elle cria de toutes ses forces.

Du coup, le vieil homme affolé, a lâché sa ‘’partenaire’’ pour chercher son pantalon. Trop tard ! Toute la famille était là, devant sa chambre. Les voisins aussi. Le linge sale n’a pu être lavé discrètement.

Humilié, le  vieil enseignant a assisté le lendemain à la mise à mort  de sa brebis. Et, quel gâchis ! Ni sa famille, ni les voisins n’ont mangé  la viande de la pauvre brebis. Qui a plutôt été offerte à des mendiants, loin, devant une mosquée. Allah Akbar !

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ménaka : Evaluation des projets d’appui à la résilience économique et à la cohésion sociale des populations du Nord du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/menaka-evaluation-des-projets-dappui-a-la-resilience-economique-et-a-la-cohesion-sociale-des-populations-du-nord-du-mali-2-2787050.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/menaka-evaluation-des-projets-dappui-a-la-resilience-economique-et-a-la-cohesion-sociale-des-populations-du-nord-du-mali-2-2787050.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Nov 2018 01:53:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Du 29 octobre au 2 novembre 2018, une mission conjointe de la MINUSMA et du Programme Alimentaire Mondial (PAM) portant sur l’évaluation des projets d’appui à la résilience économique et à la cohésion sociale des populations du Nord du Mali, s’est rendue dans la commune de Ménaka. Ces projets, financés par le fonds fiduciaire de la MINUSMA, concernent le périmètre maraîcher et la fixation des dunes de sable de Ménaka. Ces deux projets existent également à Inegar et Tabangout pour un coût global de plus de 149 millions de francs CFA dont près de 90 millions vont servir aux 8 789 bénéficiaires pour démarrer les projets.</em></strong>

La délégation était composée de représentants de la MINUSMA, du PAM et de l’ONG Association des Amis pour le développement Intégré du Sahel (AADIS), laquelle est le partenaire d’exécution des projets. Elle s’est rendue au périmètre maraîcher de deux hectares, géré par l’association NAAFA. Cette association est composée de 25 membres et produit, entre autres aliments, de la tomate, de la salade ou encore des oignons et du piment. Depuis le démarrage du projet en juillet, la forte pluviométrie a provoqué l’inondation de tout le périmètre maraîcher. « Nous avons connu beaucoup de pluie en cette saison et personne ne pouvait rien faire de son périmètre maraîcher. Il y a quelques jours que l’eau s’est retirée et c’est pour cela que nous avons terminé la clôture et commencé à planter les pépinières de salade et de tomate. Nous comptons travailler très dur pour rattraper le temps perdu, afin de pouvoir subvenir à nos besoins », a expliqué Mme Ramatou Moussa, Présidente de l’Association NAAFA de Ménaka.

Malgré le retard sur le démarrage du projet du périmètre maraîcher, les bénéficiaires ont pu conclure l’installation des haies vives, la confection des compostières et la livraison des semences. Le repiquage et la confection des planches restent les activités à effectuer. « Nous sommes à près de 90% de la réalisation des activités du périmètre maraîcher malgré les intempéries. Dans moins d’une semaine, nous achèverons les tâches restantes, dont le forage prévu sur le site. Les bénéficiaires nous ont assuré que la production sera effective à la fin de ce mois et nous seront là pour faire le constat », a expliqué Mahamadou Mahamodou, directeur exécutif de l’ONG AADIS.

Après la visite du périmètre maraîcher, la délégation s’est rendue le lendemain au pied de la dune de sable de la ville de Ménaka. Sur place, la MINUSMA a mis les fonds à disposition du PAM pour conduire le projet de fixation de cette dune de sable avec l’aide de l’ONG AADIS.  Ce projet consiste à semer des plantes adaptées au climat de la région, qui n’ont pas besoin d’eau pour germer et qui finiront par endiguer le sable. Elle donne l’occasion aux populations de la ville d’exploiter leur cimetière qui commençait à s’ensevelir dans le sable. « Je suis satisfait dans le cadre de l’exécution des deux projets que nous sommes venus visiter. La planification des activités se poursuit convenablement avec les bénéficiaires. Nous attendons de voir l’impact du projet dans l’avenir », s’est réjoui Basile Koukoui de la section en charge de la Stabilisation et du Relèvement de la MINUSMA.

Pour M. Issa Diakité, agent au PAM basé à Gao, cette visite était nécessaire et a permis de voir le niveau exact d’avancement des projets. « Nous encourageons les bénéficiaires à persévérer malgré les difficultés rencontrées. Nous reviendrons dans deux mois pour constater les résultats et voir la suite à donner aux projets ».

La Section Stabilisation et Relèvement de la MINUSMA soutient les efforts de mobilisation de ressources et gère les fonds consacrés à la paix et à la sécurité, en vue notamment d’améliorer la sécurité, de renforcer la cohésion sociale, de relancer les activités productives et de rétablir les services sociaux de base. Ceci, à travers les projets à impact rapide (QIP), le Fonds fiduciaire des Nations Unies en soutien à la paix et à la sécurité au Mali et le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix.]]> </content:encoded>
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<title>Éducation : Tous les étudiants doivent&#45;ils être boursiers ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/education-tous-les-etudiants-doivent-ils-etre-boursiers-2787048.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Nov 2018 01:22:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Etat malien, malgré son extrême pauvreté (le pays a l’un des revenus par tête d’habitant les plus bas au monde) accorde jusqu’à ce jour une bourse à 100% de ses étudiants.</strong>

Riche ou pauvre, citation ou campagnard, bon ou mauvais, tout jeune Malien se retrouve nanti d’une bourse dès qu’il accède au statut d’étudiant.

L’Etat malien peut-il continuer sur cette lancée ? De toute évidence, non. Car les étudiants deviennent de plus en plus nombreux (ce qui est une bonne chose) et le budget alloué à l’Education n’est pas extensible à l’infini puisque le Mali a d’autres couches socioprofessionnelles qui ont également des revendications aussi justes et légitimes que celles de l’AEEM. ils s’agit entre autres de nos paysans qui veulent des subventions pour les intrants agricoles, les travailleurs qui réclament une augmentation salariale, les chômeurs qui demandent des emplois, les retraités, les compressés, les hommes en tenue. L’Etat ne doit plus continuer sur cette lancée à cause aussi de la réticence grandissante des bailleurs de fonds qui ne peuvent pas concevoir que les crédits accordés à l’Education servent surtout à payer des bourses (à tout le monde) alors que les pays les plus développés ne peuvent pas se permettent ce luxe.

<strong>MONNAIE UNIQUE CEDEAO: Un concours régional de proposition de nom et de logo</strong>

La Commission de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) vient de lancer un concours régional de proposition de nom et de logo pour la future monnaie unique de la communauté.

Destiné « <em>à tous les citoyens des     Etats membres de l’organisation, indépendamment de leur lieu de résidence et à toute personne morale légalement établie dans un Etat membre </em>», le concours est ouvert jusqu’au mardi 20 novembre 2018.

Les trois meilleures propositions de nom et de logo seront primées séparément avec des chèques allant de 5 000 à 10 000 $. Selon l’organisation, un intérêt particulier devra être accordé par les concurrents aux principales valeurs de la communauté et particulièrement à sa Vision 2020.

Cet appel à proposition s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de coopération monétaire de la Cédeao (PCMC) qui prévoit la création en 2020, d’une monnaie commune à l’espace aux 350 millions d’habitants.

Il fait également suite aux instructions émanant de la 53<sup>ème</sup> session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement qui s’est tenue à Lomé en juillet dernier.

<strong>Banamba : </strong><strong>L’armée rétablit la quiétude</strong>

Arrestations de présumés jihadistes, réouvertures d'écoles... L'armée malienne a déployé un important dispositif à moins de 200 km à l'ouest de Bamako où la pression de terroristes présumés avait contraint à la fermeture de quelques  d'écoles qui dispensaient les cours en français.

Très rapidement, les écoles fermées par de présumés jiahdistes, ont été sécurisées par les forces armées maliennes.

Au moins quinze personnes soupçonnées d’avoir participé aux opérations qui ont conduit à la fermeture des écoles ont été arrêtées et conduites à Bamako.

Afin de maintenir le calme retrouvé, le ministère malien de la Défense a décidé d’installer un dispositif de sécurité dans plusieurs localités de l’ouest, notamment à Toubakoro Dandougou et Balala.]]> </content:encoded>
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<title>Propos mémorables : Mme Adame Ba Konaré (Ancienne Première Dame du Mali 8 mars 2010)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/propos-memorables-mme-adame-ba-konare-ancienne-premiere-dame-du-mali-8-mars-2010-2787066.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Nov 2018 01:15:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[‘’L’idéal féminin de la femme-épouse fait d’elle un être fort psychologiquement, nantie, à cause de cet état de fait, d’une capacité de protection de son époux, l’homme, fort dans le corps, mais faible dans la tête. Un proverbe tamasheq enseigne par exemple que « la femme est le pantalon de l’homme » c’est à dire qu’elle le protège et cache ses forces et ses faiblesses. Les Bamanans disent : <em>ka soutra</em>. <strong><em>Soutoura</em></strong>, voilà une autre valeur cardinale !

Partout, la socialisation de son époux lui est dévolue. Elle gère ses relations sociales, est sensée faire son bonheur et sa réussite, rien que par son intelligence, sa conduite et son savoir-faire, au point que l’adage populaire considère que lorsqu’un homme a la chance d’avoir une épouse cadrant avec les normes mentionnées, il surpassera en grandeur ses frères rivaux et tous ses semblables hommes. Cette responsabilité super protectrice est telle, qu’on va jusqu’à imputer à la femme les déviances de son mari, y compris les déviances extra conjugales. Si un homme, en effet, en arrive à tromper sa femme, croit-on, c’est parce qu’elle ne sait pas user de savoir-faire ou d’artifices pour le retenir à la maison. Allez savoir !

Sur l’échiquier du pouvoir, l’image de la femme-épouse, reflétée à travers les Premières dames, a recouvert celle de la reine-mère.

Nonobstant ce rôle essentiel, primordial, ce rôle de la vie, la femme s’est laissée doublée sur sa gauche par l’homme qui l’a assujettie grâce à sa force brutale.

Dans ce contexte de domination des hommes et de partage des responsabilités, la femme, pour se défendre, a imaginé des scénarios de <strong>résistance pacifique,</strong> d’auto-protection, pour plaire non seulement à son époux, mais également à ses parents et amis. Cette tactique, globalement, est taxée de <strong>soumission. </strong>La femme africaine a vite été qualifiée de femme soumise, surtout par la littérature occidentale, qui n’a retenu que la façade, l’aspect qui saute à l’œil. Le fait de soumission est devenu un acte répréhensible, la femme sujet de compassion.

En passant au peigne fin cette « soumission », on se rend compte qu’elle est une <strong>posture d’humilité</strong>, <em>majigin </em>; elle est aussi une « ruse de guerre » et au bout du compte, elle tend à consolider la réputation et la position centrale de la femme. La femme dite soumise devient la personne incontournable auprès de laquelle il faut se référer pour avoir à manger, être blanchi. D’une disponibilité à toute épreuve, aucun étranger ni aucun parent venu du village ou d’ailleurs, ne peuvent se passer de ses services.

Quant à sa relation avec son propre mari, elle est faite de soumission apparente. Dans ce registre, elle aiguise sa féminité pour lui plaire : petits plats, artifices de beauté, techniques de séduction, attentions particulières etc. Elle affine cette arme au point de la transformer en comédie : la comédie de l’effacement.

<strong>L’effacement</strong> de la femme africaine, en voilà une autre image d’Epinal ! En réalité, il participe, le plus souvent du même jeu de recherche de l’équilibre dans le foyer. Je ne puis m’empêcher d’évoquer ce proverbe sud africain, qu’il me plaît de citer chaque fois que j’en ai l’occasion. Ecoutez-le bien, parce que l’image est forte et suffisamment symbolique : <em>« la poule sait que le jour s’est levé, mais elle laisse le coq chanter. »</em>

N’est ce pas qu’elle fait pâlir cette expression, désormais usée, qui dit que derrière tout grand homme se cache une grande dame ?’’]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pour l’image du Mali : Le devoir de communiquer</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pour-limage-du-mali-le-devoir-de-communiquer-2787057.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Nov 2018 01:02:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face à un monde secoué par les trémulations afférentes aux jeux et enjeux sur le plan international, aux aléas climatiques, aux vicissitudes d’une nature capricieuse  et sans pitié sur le plan national, notre pays n’a pas le choix : il doit davantage s’affirmer, «  parler », expliquer, convaincre, pour renverser les tendances.</em></strong>

Une opportunité demeure la mise à contribution des figures emblématiques, des communicateurs surdoués qui ne manquent point sur l’ensemble de l’étendue du territoire national. Et, plus efficaces sont ses actions de communication, plus forte devient son image envers les citoyens, les partenaires sociaux, les partenaires au développement  et, d’une manière générale, envers tous ceux qui, de près ou de loin, œuvrent pour le retour rapide de la paix et de la cohésion sociales. Le pays traverse une zone de turbulence comme l’ont fait, dans la passé, de grands pays dont les Etats-Unis, la Chine (souvenons-nous de la longue marche), le Viet Nam, la RD Congo, le Nigéria etc. Il va s’en sortir, « In Cha Allah », renforcé de la plus belle manière.

Aussi, pour mieux se faire connaître et apprécier, pour rassurer et se faire respecter, le Mali doit donc communiquer le mieux possible afin que son image, perturbée par un contexte si pesant, soit positive, à la fois riche et cohérente et s’impose, au jour, le jour, à travers des créneaux susceptibles de lui donner sa véritable personnalité, reconnaissable et appréciable de facto, parce que fruit d’un précieux héritage socioculturel.

Nous sommes dans un environnement difficile et particulièrement exigeant. Par la force des choses, la pays est atteint d’un mal passager, mais asphyxiant et contagieux ; il est malade par la faute de quelques compatriotes propulsés, sans préparation, sans adaptation professionnelle à  des poste clés de management des hommes, ne maîtrisant ni le caractère, ni le tempérament des collaborateurs, encore moins les sautes d’humeur que sont capables d’afficher ces derniers devant l’urgence et la complexité de certains problèmes à résoudre.

Par un traitement approprié, des dispositions spéciales, voire exceptionnelles, la période de « convalescence » pourra être réduite à sa plus simple expression à condition, cependant, que nos autorités politiques et administratives s’engagent à faire de la communication de proximité un tremplin incontournable, un outil de gestion saine et transparente au service exclusif de la nation toute entière. Ce n’est certainement pas par un coup de baguette magique que les difficultés récurrentes de notre pays vont se régler.

Le redressement, l’assainissement d’un pays en hibernation prolongée, son essor, tout  cela constitue un travail de longue haleine, contraignant pour tous. L’image de marque vivante de la nation malienne qu’il convient de préserver continuellement, vaille que vaille, n’est autre chose que la somme des images de chacun des quatre grands pouvoirs appelés à jouer un rôle important dans la sortie des crises actuelles : l’exécutif, le législatif, le judicaire, la presse (dont la liberté est un acquis inestimable à consolider).

Cependant, deux écueils sont à éviter coûte que coûte : la sur information  qui sollicite trop le public et la mal information qui ne favorise pas du tout le passage des messages, surtout les plus sensibles.

Par ailleurs, en privilégiant les promotions, c’est toujours payant de sanctionner positivement des cadres volontaristes, nationalistes dont la rectitude morale et professionnelle ne souffre d’aucun doute, à priori.

Il n’est pas besoin de tendre des pièges en vue d’abattre les agitateurs isolés comme dans le cas de ce patron d’entreprise qui, excédé, s’adresse à un employé très imbu de sa personne (toujours enclin à critiquer, à dénigrer) pour lui notifier : « nous avons décidé de vous confier plus de responsabilité. Désormais, vous serez responsables de tout ce qui va mal dans l’entreprise ».

Enfin, moins expéditive, l’histoire qui suit est évoquée à dessein pour communiquer autrement en tentant d’arracher un sourire, même du bout des lèvres, aux sceptiques, aux pessimistes crispés par les soucis quotidiens, l’attentisme, alors que la patrie est menacée dans son essence : « une jeune dame présente son soupirant à son père, médecin. Le lendemain, le toubib demande à sa fille : Tu as dit à ce jeune homme ce que je pense de lui ? Oui, Papa ; je suppose qu’il est furieux ; pas du tout. Il prétend que ce n’est sûrement pas la première fois que tu fais un mauvais diagnostic ».

Que Dieu bénisse le Mali ! Amen !

<strong>C. M. Haïdara</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Aide à la presse Malienne : 300 millions, pour rien ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/aide-a-la-presse-malienne-300-millions-pour-rien-2785867.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 13:11:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La presse apparaît dans tout Etat moderne comme un des piliers de la démocratie. Mieux, une démocratie se mesure à l’aune de sa presse.  </em></strong>

<strong><em>Ici au Mali, après la Révolution de Mars 1991, nous avons assisté à une éclosion de médias privés avec plus de 400 organes. Et, depuis 1997,  le président Alpha a décidé de soutenir la tendance en accordant une enveloppe annuelle de 200 millions à la Presse. Une aide qui est passée aujourd’hui à 300 millions de FCFA. Hélas, notre  Presse ne vaut que par le nombre de titres, de radios ou de télévision. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ?</em></strong>

C’est bien délicat et complexe pour un journaliste formé sur le tas (c’est mon cas), de faire des observations sur la qualité et la gestion des organes de presse dans un pays où des professionnels avérés ont choisi de se taire.

Ni mon expérience, ni ma formation ne me permettent de prétendre être un esprit éclairé de la profession. Mais, par ma conviction, et mon observation, je me permets de formuler quelques commentaires sur les avatars de notre métier.

L’explosion médiatique dans les nouvelles démocraties est accompagnée de commentaires et d’appréciations divers.

D’aucuns disent que la presse est le quatrième pouvoir, et d’autres trouvent qu’elle est le baromètre de la démocratie. Mais, dans certains cas comme le nôtre, on pourrait se poser une question qui inquiète.

<strong>‘’Quelle presse ?’’.</strong>

‘’Ce n’est certainement pas une presse refuge de défaillants moraux de tout acabit’’, s’empresse de répondre un de nos lecteurs.

Un autre commente : ‘’le pire, c’est que les organes de presse au Mali sont en train de devenir des instruments entre les mains  d’hommes politiques et autres hommes d’affaires. On y fait passer tout : chantages, calomnies, mensonges et j’en passe…. Les journalistes maliens pour la plupart sont comme des mercenaires.

Pour faire chanter, ou ‘’abattre’’ ton adversaire, tu leur files quelques billets de banque et le tour est joué’’. Un tel commentaire, d’un lecteur, donne de la sueur froide à tous ceux qui continuent de nourrir l’idée selon laquelle ‘’la presse est un contre-pouvoir’’. Pourtant, c’est  bien réel que parmi nous, il y en a beaucoup qui agissent de la sorte. Et le plus inquiétant, c’est qu’aucun  de ces organes de régulation de la presse (dont la fameuse HAC ou HIC) ne dénonce le phénomène.

Quoi de plus inquiétant pour les journalistes que de recevoir toujours des lecteurs qui  leur demandent : ‘’c’est vrai, ce que vous avec écrit ?’’. C’est donc dire que les lecteurs commencent à se passer de  certains journaux qui excellent dans la diffusion de fausses nouvelles. Tant mieux !

En effet, de plus en plus, les lecteurs tendent à acheter les journaux pour simplement lire les faits divers et non l’information d’actualité qui passe pour ‘’de la rumeur’’ ou du ‘’très peu fiable’’.

<strong>Pourquoi sommes-nous devenus des ‘’mercenaires’’ ?</strong>

Par ci, par là, chacun évoque ses raisons. Pour certains, c’est  une question de conditions de travail, pour d’autres un problème de formation.  Aussi, on attribue la dérive à l’impunité ‘’garantie’’ pour les journalistes.

Pour rappel l’histoire médiatique de notre pays se présente sous deux périodes. La période du parti unique et celle de l’après 26 Mars où le Mali a connu pour la première fois une presse démocratique.

Sous le parti unique, le Mali avait une presse privée engagée et pour laquelle aucune dérive n’était tolérée.  Malgré la persécution et la répression, les rares journalistes (presse privée) de l’époque ont pu forcer le respect par le traitement méticuleux de l’information diffusée. Engagée, la presse privée a sans conteste joué son rôle moteur dans l’acquisition de la liberté d’expression. Elle a été le chantre d’une nouvelle conscience nationale. De cette période à nos jours, le Mali a connu une explosion médiatique certaine qui a favorisé l’avènement des ‘’journaliste de fortune’’. De nombreux jeunes diplômés en quête d’emploi se sont glissés dans la profession sans aucune conviction ou formation. Conséquence logique, la détérioration de la qualité des articles et de la crédibilité de l’information reçue d’une radio ou d’un journal. Pis, ces nouveaux journalistes sont plutôt poussés vers le pécuniaire que l’acquisition d’un professionnalisme digne d’un journaliste. Dans leurs organes  respectifs, la soif d’argent n’est jamais assouvie et les pauvres journalistes sont obligés de prêter leurs plumes pour quelques misérables billets de banque.

Que  peut-on objectivement attendre d’’un journaliste qui, ne gagne que 30.000 ou 40.000f/ mois, d’être fidèle à l’éthique et à la déontologie ?  Qu’il dépende de ces minables sommes d’argent (5000 FCFA, 10.000fcfa) avec mépris à eux offertes au cours de certaines rencontres ? Surtout que, en plus et dans beaucoup de cas, les ‘’salaires’’ ne tombent que rarement.

Coincé par la D.Q (Dépense Quotidienne), n’importe quel fonctionnaire peut craquer devant la tentation. L’homme vit d’abord de pain.

Pendant ce temps, le patron de l‘organe de presse  se tape tous les avantages : une somptueuse voiture, et  fait la bamboula à travers les coins les plus luxueux de la capitale. L’essentiel pour lui étant de garnir les kiosques de feuilles de chou. Du papier  plutôt pour les vendeuses de galettes !

C’est là où se situe le débat de fond à propos des 300 millions (ce n’est rien, mais, c’est mieux que rien) que la presse reçoit de la présidence de la République.

Cette aide est-elle destinée au seul patron pour terminer la construction de sa villa ? De se taper une voiture ? Se faire une nouvelle compagne ? Ou créer un autre centre d’affaires (compagnies de transport) ? Et, puisqu’il s’agit de fonds publics, on pourrait chercher à connaître un peu plus où va l’argent de l’Aide à la Presse.

Y a-t-il parmi nos organes de presse un seul qui alloue un fonds à la formation de ses journalistes ? Non !

Pire, certains responsables de presse  dirigent des journaux d’une irrégularité chronique, ne paraissant d’ailleurs que durant quelques semaines avant le partage de l’argent de l’aide à la Presse.

Ce n’est pas  le président de la maison de la Presse qui dira le contraire, car c’est grâce à sa magnanimité que des journaux sans siège, sans matériel de travail  (et les responsables souvent des SDF) arrivent  de temps en temps à  paraître.

En effet, la maison de la presse du Mali abritent de nos jours plusieurs journaux et des journalistes ‘’pechemerga’’  qui trouvent en ces lieux, des ordinateurs, des bureaux et même les  restes de repas pour pouvoir ‘’travailler’’. Pitoyable !

<strong>Dépénaliser  les délits de Presse ?</strong>

Pourquoi ? On ne peut apporter qu’une réponse mitigée. Ma réponse de journaliste inexpérimenté mais profondément amoureux de ce métier, est que les délits de presse doivent être pénalisés, mais, modestement…tout de même.

A mon avis, il faut soumettre les délits de presse à un régime pénal particulier.

Et pour cause les difficultés que les journalistes éprouvent dans leur travail quotidien, (entre autres les difficultés d’accès à l’information), les moyens rudimentaires d’investigation et le déficit de formation, sont des réalités qui peuvent leur  accorder des circonstances atténuantes.

Pour certains, la répression des délits de presse est un moyen pour les régimes ‘’dictatoriaux’’ de museler la presse. Mais, de la dépénalisation,  des délits de presse, il faut éviter de tomber dans l’impunité qui constitue une certaine forme de crime sociétal.

‘’La plume est la meilleure et la pire des armes. Il faut donc savoir la tourner mille fois dans l’encrier avant d’écrire’’, me conseillait un vieux journaliste.

‘’Nous avons dans notre encrier, la dignité et l’honneur des citoyens. La plume est un instrument qui peut déplacer des montages’’,  me disait un autre.

Un journaliste doit-il impunément prêter sa plume à des individus aux fins de règlements de comptes ? C’est bien là un crime.

Les 300 millions que l’Etat accorde à la presse  (ce n’est rien, mais c’est mieux que rien) devraient en principe servir à régler ses problèmes de croissance. Hélas !

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>BAD&#45;BDM SA : 30 millions d’euros pour le secteur privé</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/bad-bdm-sa-30-millions-deuros-pour-le-secteur-prive-2785866.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 13:10:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé une ligne de crédit de 30 millions d’euros en faveur de la Banque de Développement du Mali (BDM-SA), en vue de procurer des financements sur le long terme à sa clientèle, et de répondre à leurs besoins d’investissement.  La clientèle de la BDM-SA est constituée aussi bien de grandes que de petites et moyennes entreprises (PME) opérant dans des secteurs réputés être à haute intensité de main d’œuvre, tels que l’agro-industrie et le logement social.</strong>

L’opération va prendre en compte les priorités stratégiques de la Banque africaine de développement et dédier au moins 15% de la facilité aux femmes entrepreneurs. Elle est également en conformité avec la politique du secteur financier du groupe de la Banque, ainsi qu’avec sa stratégie en matière de développement du secteur privé.

Présentant le projet au Conseil, Stefan Nalletamby, directeur du département du développement du secteur financier, a souligné la pertinence de la BDM-SA, partenaire de choix pour la mise en œuvre des politiques de la Banque africaine de développement, en matière de financement des PME dans un contexte de pays en transition.

Le financement dotera la BDM-SA en ressources nécessaires pour appuyer l’expansion d’entreprises maliennes (le secteur privé malien a bénéficié de 70% des interventions de la BDM-SA) et notamment les PME opérant dans des secteurs pourvoyeurs d’emplois. Cette opé1ration aura un impact substantiel sur le développement avec notamment la création d’au moins 1000 emplois ; la production de 500 logements sociaux ; l’aménagement de 1000 hectares de terres agricoles et l’allégement des contraintes financières et l’accès aux ressources longues des PME ainsi que des grandes entreprises financées par la transaction.

Le projet est en parfaite adéquation avec quatre des cinq priorités (« High 5 ») déclinées par la Banque, à savoir l’accès pour l’Afrique et ses populations à l’électricité, l’autosuffisance alimentaire, l’industrialisation et l’amélioration du cadre et de la qualité de vie.

La BDM-SA est une institution financière performante assurant dans des conditions saines, le financement d’opérateurs économiques maliens comme en témoignent ses bonnes performances économiques et financières réalisées tout au long de son existence, qui en font un acteur incontournable du secteur bancaire malien et un partenaire privilégié de l’Etat, eu égard à son mandat de banque de développement.

Avec un bilan de plus d’un milliard d’Euros, la BDM-SA compte 46 agences (dont 30 hors de Bamako), 458 salariés et près de 150.000 clients. Elle est également présente dans la sous-région où elle a ouvert des filiales en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, en Guinée Bissau, ainsi que dans les pays où réside une importante diaspora malienne (Congo, France et Espagne). La BDM-SA est en partenariat avec d’importants acteurs bancaires Africains que sont la BMCE (partenaire financier et technique historique), la BOAD et la BIDC.

<strong>Source : Bad</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Propos mémorables : Alpha Oumar Konaré Président de la République (24 mai 1999)</title>
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<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 13:08:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>‘’Le qualificatif de « quatrième pouvoir » donné au poids des médias dans la sphère d’influence des Etats et des sociétés a crû, de façon significative, au fil des évènements de l’histoire mondiale. Il s’agit là d’une influence qui s’est imposée envers et contre toutes les  tentatives d’intimidation et de rétorsion, tout simplement parce que la presse, à la différence de la plupart des disciplines et des pratiques, peut être perçue comme véhiculant la totalité des valeurs de la culture. </em>

<em>Elle est philosophie quand elle procède à l’examen des destins des peuples et des hommes politiques. </em>

<em>Elle est idéologie quand elle prend l’option d’un lecteur particulier et partisan de la théorie et de l’action politique. </em>

<em>Elle est littérature quand elle attache à la forme du message la même considération qu’au  fond. Elle  véhicule une forme d’art achevée à travers ses illustrations, ses bandes dessinées, ses croquis. </em>

<em>La presse enfin est une éthique au sens fort, lorsqu’elle considère que son exercice doit s’accompagner de l’observance stricte d’un corps de valeurs qui lui seraient spécifiques.</em>

<em>Aussi, est-ce aujourd’hui une certitude qu’en cette fin de siècle, et demain de  plus en plus, la suprématie des Etats se construit autour de la maîtrise et de la diffusion de l’information, au double titre de la quantité et de la qualité. L’Afrique, d’une façon générale, et singulièrement le Mali, mon pays, sont donc forcément sensibles à cet état de fait, en même temps qu’ils sont attentifs à l’émergence des nouvelles technologies de l’information, pour la raison bien simple que parmi les défis majeurs que le continent doit affronter pour le siècle prochain, l’accès à ces technologies conditionne pour beaucoup les possibilités de développement. </em>
<div style="overflow:hidden;height:1px">
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    </p>
</div>
<em>Pour autant, on ne peut, concernant l’Afrique, disserter de façon univoque sur les différents types de médias, dont chacun répond à un contexte particulier, lié à l’histoire de son émergence et aux conditions politiques, sociales et matérielles qui le spécifient. </em>

<em>La presse écrite, le presse audiovisuelle et Internet, loin d’avoir des positions semblables, sont en quelque sorte le reflet même du continent, dans ce qu’il véhicule de succès et de difficultés, que ceux-ci soient politiques, sociaux ou économiques. </em>

<em>D’une façon générale, la presse africaine a connu son printemps au début des années 1990, dans le sillage des revendications pour la liberté et la démocratie. </em>

<em>NB : Alpha Oumar Konaré    est fondateur et premier Directeur du publication du journal les Echos lancé le vendredi 17 mars 1989 en à feu Abdoul Karim Camara dit Cabral assassiné le 17 mars 1980.</em>

<em> </em>

<strong><em>Rassemblés par</em></strong>

<strong><em> Boubacar Sankaré</em></strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Situation politique et sécuritaire du Mali : « Jeunes, votre destin se trouve dans vos mains ! »</title>
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<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 13:00:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali est une grande Nation et le restera malgré les combines de ses ennemis de l’intérieur comme de l’extérieur. Aux jeunes de se réveiller !</em></strong>

Certes, nous sommes jeunes, mais nos pères nous ont enseigné et légué une histoire ; celle du Mali, terre des grands hommes de l’Afrique Occidentale. C’est au Mali que l’on trouvait toutes les grandes figures historiques de cette partie de l’Afrique. Cependant, fort est de constater qu’en quelques décennies, le pays est tombé de son piédestal.

Que  de personnalités politiques actuels de notre pays  sans vergogne mettent le pays en difficulté est compréhensive car ils n’ont ni histoire, ni référence dans ce pays. Mais il est intolérable que ceux qui portent dans leurs veines le sang de bâtisseur de cette grande Nation se laissent manipuler par des aveuglés du pouvoir et de la fortune.

Tout le monde est d’accord que chacun doit mettre le Mali au dessus de tout, nos hommes politiques l’ont toujours clamé eux aussi, alors qu’ont-ils fait pour nous prouver cela ?

L’ère n’est plus aux discours politiciens, mais à des actions concrètes et de bravoure.

Où sont passés nos grands et fiers candidats à l’élection présidentielle 2018 ?

Où sont-ils passés nos candidats qui disaient avoir de l’ambition et de l’amour pour le Mali ?

Dites leur que le Mali pour lequel « ils étaient prêts à tout sacrifier est malade et très malade ». C’est aujourd’hui et plus que jamais que leur pays a besoin de leur patriotisme et de leur amour pour la patrie.

Hey ! Ne nous fatiguons pas, nos politiques n’ont aucun souci pour ce pays, ils ne pensent qu’au pouvoir et à leur fortune.

Jeunesse de mon pays, prends conscience et réveilles toi. En 1991, c’était toi qui a été utilisée pour arracher la démocratie au prix de ton sang.

Quel est le résultat de ton engagement pour la démocratie ?

Toi qui es confrontée à la croissance des diplômés sans emplois, à l’augmentation du taux de chaumage.

Qu’envisages-tu face à la baise de ton niveau d’étude avec l’instauration de systèmes mal maitrisés et des années scolaires et universitaires toujours perturbées et inachevées ?

Jeune de 1990, lèves toi et prouve ta maturité !

<strong>M.G.</strong>

<strong>Bamako </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Administration Malienne : L’inefficacité</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/administration-malienne-linefficacite-2785821.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 12:59:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Personne n’ignore que l’administration malienne a été longtemps taxée de tous les maux : inefficacité, laxisme, favoritisme, népotisme complaisance dans la gestion du personnel…</strong>

Il est aussi reproché aux agents de notre administration, nombre de comportements négatifs, incompatibles avec un Etat « de droit », soucieux de la protection des citoyens et de la considération qui leur est due.

Aussi, faut-il pointer d’un doigt accusateur ces responsables de services dont les actes… coupables sont blâmables à tous égards.

Mais, peuvent-ils "redresser la barre", lorsque, eux-mêmes n’en font qu’à leur guise en acceptant de cautionner l’arbitraire ?

En plus, l’absentéisme et le retard sot monnaie courante dans l’administration malienne. Ainsi, sont contraints de s’armer d’une patience "olympienne" (lorsque le citoyen n’est pas à même de glisser des "enveloppes") pour rentrer dans ses droits.

&nbsp;

<strong>YANFOLILA: </strong><strong>22 206 onces d’or entre juillet et septembre 2018</strong>

La compagnie minière, Hummingbird Resources, a annoncé cette semaine qu’elle a produit 22 000 onces d’or à une teneur moyenne de 2,99 g/t, durant le trimestre terminé le 30 septembre, à sa mine Yanfolila, au Mali.

C’est le deuxième trimestre complet de production commerciale réalisée à la mine depuis le démarrage des opérations, et cela porte à 74 092 onces, sa production depuis le début de l’année.

La société a également indiqué qu’elle a vendu au cours de la période, 20 029 onces d’or à un prix moyen de 1 271 $/once troy.

<em>«Comme nous l'avions précédemment annoncé, le trimestre allait être plus faible en termes d'exploitation minière et de traitement, compte tenu de la saison pluvieuse qui a été exceptionnellement forte.»,</em> a commenté le PDG, Dan Betts.

Pour rappel, la mine Yanfolila est entrée en production en décembre 2017 et Hummingbird prévoit d’y produire durant la première année d’opération, 130 000 onces d’or.

<strong>Régions du Nord: </strong><strong>Le processus du DDR sera accéléré le 6 novembre prochain</strong>

Le directeur de cabinet du gouverneur de Gao, Cheick Fanta Mady Bouaré, a annoncé hier que le lancement officiel du processus du désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) accéléré des combattants du Mécanisme d’opération et de coordination (MOC) de Gao aura lieu le 6 novembre 2018 à Gao. Il concerne aussi les Régions de Tombouctou et Kidal.

<strong>Koro (région de Mopti): </strong><strong>Les terroristes ont encore frappé</strong>

Entre Badrou et Gourthy  (cercle de Koro) des hommes armés non identifiés ont tiré le dimanche 28 octobre 2018 sur des passants. Le Bilan fait état d’un tué; un blessé et un porté disparu.  Les assaillants après leurs forfaits ont pris la fuite.

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Indemnités particulières accordées à certains cadres maliens : Les insatiables</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/indemnites-particulieres-accordees-a-certains-cadres-maliens-les-insatiables-2785879.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 12:58:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Outre les salaires faramineux dont ils bénéficient, certains cadres de l’Etat empochent mensuellement de faramineuses enveloppes à titre d’indemnités.</strong>

Ces avantages appelés « indemnités de responsabilité », et « indemnités de représentation » ont quelque chose de commun : tous, ils consument lentement, mais sûrement le trésor public.

Le trésor public paie mensuellement à certains cadres, à titre d’indemnités, des factures bien salées.

En effet, les indemnités de représentation et de responsabilité dont il s’agit peuvent être groupées en cinq catégories.

Les bénéficiaires de la première catégorie dont le montant est de 85.000 Fcfa sont, le chef de cabinet de la Présidence de la République, les conseillers techniques et chargés de mission de la Présidence et assimilés ; les conseillers techniques et chargés de mission de la primature et assimilé ; les secrétaires généraux de départements ministériels et assimilés ; les secrétaires généraux des Institutions de la République ainsi que le Directeur du protocole de la République.

Les bénéficiaires de la seconde catégorie d’indemnités particulières, de responsabilité et de représentation dont le montant est de 70.000 Fcfa, sont les chefs de cabinet des départements ministériels ; les conseillers techniques et chargés de mission des départements ministériels et assimilés ; les Directeurs de services centraux et assimilés ; les Directeurs Généraux d’offices ou d’Instituts ; les Inspecteurs Généraux de l’Enseignement secondaire général.

Les bénéficiaires des indemnités particulières de la 3<sup>ème</sup> catégorie perçoivent mensuellement à cet effet, 60.000 Fcfa.

Il s’agit du Directeur adjoint du protocole de la République ; les Directeurs Adjoints des services centraux et assimilés ; les Directeurs des centres d’Animation pédagogique et assimilés ainsi que les Directeurs d’Etablissement d’enseignement supérieur.

35.000 Fcfa, c’est le montant de l’indemnité particulière de responsabilité et de représentation de la 4<sup>ème</sup> catégorie dont les bénéficiaires sont : le secrétaire général de la grande chancellerie ; les chefs de services Régionaux ; les directeurs adjoints d’Etablissements d’enseignement supérieur ; les directeurs d’Etablissement d’enseignement secondaire technique et professionnel ; les directeurs des hôpitaux nationaux et secondaires ; les chefs de station de recherche ; les directeurs d’Académie d’enseignement, ainsi que les attachés de cabinet.

Les bénéficiaires de la 5<sup>ème</sup> catégorie touchent mensuellement 20.000 Fcfa à titre d’indemnités. Il s’agit notamment des secrétaires particuliers des Ministres.

Notons qu’il ne s’agit là, que des indemnités particulières de responsabilité et de représentation dont jouissent ces cadres.

La plupart d’entre eux, bénéficient également d’autres primes et indemnités…

&nbsp;
<h2>Malick Camara</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : …d’un pêcheur dans le filet</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-pecheur-dans-le-filet-2785832.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 12:50:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Marié et père de 4 enfants, M.S. est depuis plusieurs années domicilié à Baco Djicoroni.

Pêcheur de profession, il vend chaque jours des  poissons, mêmes si, depuis plus de trois mois, ses pairs ne le rencontrent plus au fleuve.

Un pêcheur qui ne pêche pas, mais qui a toujours du poisson bien frais à vendre ?

Voilà un mystère que les pêcheurs du coin ont décidé le 18 octobre dernier de percer. C’est ainsi que, pendant toute la journée du 19 octobre, les gestes et déplacements de M.S. étaient surveillés par ses pairs. Mais, jusqu’à la nuit, vers 20 heures, la surveillance s’avéra vaine car M.S. qui ne se doutait de rien n’avait pourtant eu aucune attitude  suspecte.

Aussi, après avoir vendu comme d’habitude ses poissons, il s’était assis à la place du marché jouant au damier et termina sa journée à la maison, après une escale à la mosquée.

Les pêcheurs décidèrent ainsi d’abandonner la partie de surveillance quand, un des leurs demanda et obtint la permission de faire surveiller M.S. jusqu'au matin.

Deux jeunes pêcheurs ont été à cet effet désignés pour monter la garde non loin du domicile de M.S.

Il était enfin cinq heures du matin en ce 20 octobre, lorsqu’un des « gardes » que le sommeil n’avait pas terrassé eut la surprise de voir M.S. sortir de sa maison, (avec un sac au dos) et, au lieu de la mosquée, prit la direction du fleuve.

Vite, l’alerte a été donnée à tous les autres pêcheurs qui accompagnèrent discrètement M.S. jusqu'à sa destination. Stupéfaction : M.S., sans prendre garde, commença son « travail » en fouillant minutieusement les filets tendus par les autres pêcheurs et commença sa moisson.

En quelques minutes, il avait son sac plein de poissons. C’est alors que les pêcheurs se ruèrent sur lui.

Paniqué, il abandonna son sac et prit ses jambes au cou. Personne ne daigna cependant le poursuivre car, après tout, l’on sait ou se trouve son domicile.

Ainsi vers 8 heures  du matin, une délégation de pêcheurs se rendit au domicile de M.S., mais il, n’était toujours pas rentré à la maison. Toute une journée d’attente. En vain.

Aujourd’hui encore, notre  martin pêcheur qui a abandonné sa famille, demeure introuvable.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation sécuritaire au Mali : Quel avenir sans la MINUSMA?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-securitaire-au-mali-quel-avenir-sans-la-minusma-2785847.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 12:44:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Créée par la Résolution 2100 du Conseil de Sécurité de l’ONU du 25 avril 2013, pour appuyer le processus politico-sécuritaire dans notre pays, la MINUSMA est vue par bon nombre de Maliens comme un fonds de commerce et une force d’occupation étrangère de la Communauté internationale. L’application de l’Accord de paix qui est censée être l’une de ses occupations prioritaires marche à pas de tortue. Elle n’est qu’à 30% du taux d’exécution de sa feuille de route alors qu’elle devait être effective depuis 2017. Ce sont-là, entre autres, les propos exposés, hier, lundi 29 octobre, par Moussa Mara, ancien Premier Ministre d’IBK et membre de la Convergence des forces patriotiques contre le report des élections législatives. Lisez son analyse !</em>

«La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) est devenue un acteur principal dans les dispositifs de résolution de la crise malienne. En cinq ans, elle s’est imposée dans le paysage politique, sécuritaire et socioéconomique du pays. Sa flotte aérienne permet de relier le Nord du pays au reste du Mali. Elle agit dans de nombreux domaines, jusqu’à l’assistance aux couches sociales et à la société civile. Les Maliens commencent à avoir le réflexe du recours à la MINUSMA pour un recrutement, une subvention ou encore un appui au processus électoral. Ses nombreux fonctionnaires font le bonheur des hôtels, restaurants et des propriétaires de logements. Ses installations ultras sécurisées de Bamako, Mopti ou Kidal font penser qu’elle est partie pour rester durablement dans notre pays, à l’instar d’autres missions comme la MONUSCO en République Démocratique du Congo.

Pourtant, la MINUSMA est une mission théoriquement éphémère et au statut provisoire. Sa durée d’intervention est limitée dans le temps et fixée, depuis 2013, à une année renouvelable. Au mois de juin, chaque année, des discussions ont lieu aux Nations Unies avant le renouvellement du mandat de la mission, demandé par les autorités maliennes comme cela est prévu et appuyé par les partenaires. Cette année, des débats accrochés et un renouvellement à minima ont été consacrés par la Résolution 2423, assortie d’instructions au Secrétaire Général de l’ONU de faire un Rapport présentant l’évolution de la situation, six mois après l’investiture du Président élu. Des débats auront, donc, lieu en 2019 en prévision d’une éventuelle reconfiguration de la mission. Ces changements par rapport aux autres années montrent bien l’agacement des Nations Unies face à la situation sur le terrain et le peu de progrès constaté. Les pressions supplémentaires et les délais qui se réduisent doivent alerter l’État malien à réfléchir sur l’avenir de cette mission. Cela d’autant plus que des raisons légitimes poussent à poser la question de son utilité et de son efficacité : le processus de paix qu’elle appuie fait du surplace, l’Accord de paix censé être appliqué totalement avant la fin de l’année 2017, ne l’est pas à 30% à fin 2018, la situation sécuritaire ne s’arrange pas, la paix a tendance à s’éloigner, la réconciliation n’est pas vraiment à l’ordre du jour et le tissu social est en train de se fracturer. À tout cela s’ajoute un contexte sociopolitique tendu, sans perspective d’amélioration à court terme.

Les voyants de notre pays sont plus proches du rouge que du vert, la Mission censée nous aider à nous en sortir est, donc, interpellée. Elle le sera sans doute lors des prochains débats sur sa propre situation. Malgré ses 12.000 soldats, ses milliers de fonctionnaires civils et paramilitaires et plus d’un milliard de dollars de Budget annuel, le moins qu’on puisse dire est que le Mali n’est pas si loin de la situation qu’il vivait en 2013, à son arrivée sur notre sol ! Le contexte international n’est pas favorable au maintien en l’état de cette mission, la principale menace venant du Gouvernement américain, premier contributeur à la MINUSMA et aux opérations des Nations Unies. Les Américains ont souci de faire des économies, de préserver l’argent de leurs contribuables et ne considèrent pas la situation malienne et sahélienne comme une menace internationale majeure. Ils agiront pour une reconfiguration de la mission vers une réduction de son envergure à défaut d’un retrait à court terme. S’ils n’obtiennent pas gain de cause, ils brandiront évidemment la menace de la réduction de leurs contributions aux Nations Unies, ce qui aura fatalement un impact sur les opérations de maintien de paix et donc sur la MINUSMA.

Il ne faut pas s’attendre à ce que d’autres pays riches suppléent les États-Unis ou volent au secours de la MINUSMA ; car, le Sahel n’est pas stratégique pour eux non plus. Il faut reconnaître, par ailleurs, que, depuis quelques mois, on constate un affaiblissement des groupes terroristes présents aussi bien sur les théâtres libyens que nigérians et sahéliens. Ils sont et seront à peu près contenus. La menace qu’ils représentent pour la communauté internationale baisse et baissera même s’il y a de fortes chances qu’elle reste endémique, notamment dans notre pays et pour longtemps. Nous devons anticiper une baisse d’intensité de l’intérêt et du soutien international, nous préparer à la réduction des moyens de la MINUSMA et à son retrait à moyen terme sans forcément que le G5 Sahel ou la force Barkhane soient en mesure de suppléer voire d’être plus efficaces qu’aujourd’hui. Nous devons nous préparer à une réponse sécuritaire et militaire, mais surtout politique face à ces situations prévisibles à court terme. La montée en puissance de nos forces, leur redéploiement sur le territoire et la restructuration de l’armée avec la mise en œuvre diligente de la Loi d’orientation et de programmation militaire, dans un contexte de transparence et de lutte absolue contre la corruption et les fraudes, sont incontournables, mais ne seront pas suffisants, loin de là !Il nous faut un nouveau contexte sociopolitique mobilisateur des Maliens et leur permettant d’accepter des sacrifices importants pour sortir le pays des difficultés.

Pour ce faire, les autorités de notre pays doivent s’astreindre à des efforts importants sur elles-mêmes, revoir leur grille de lecture et se hisser à la hauteur de la situation historique que vit le Mali en ce moment. Il est d’abord impératif de tenir un discours objectif, reconnaissant les difficultés économiques, sociales, politiques, sécuritaires et appelant l’ensemble des composantes de la nation à la mobilisation sur plusieurs années pour espérer sortir de l’impasse. Il faut, ensuite, fixer un cap clair qui permette aux Maliens de situer le plan de marche, la cadence à adopter ainsi que les objectifs à court, moyen et long termes. Ce cap contiendra la mise en œuvre sincère de l’Accord de paix, dans son texte et dans son esprit, la résolution des questions identitaires et religieuses, la refondation de l’Etat et de la Gouvernance publique dans un cadre d’équité entre les citoyens, les communautés et les territoires.

Il faut, enfin, adopter une démarche de rassemblement demandant à chacun des concessions, avec en premier lieu les dépositaires du pouvoir, pour convaincre du nouvel esprit dans lequel nous devons concevoir nos rapports sociopolitiques et engager la gouvernance publique de notre pays. C’est en mobilisant tous les ressorts de nos compatriotes et de ce vieux pays qu’est le Mali que nous puissions espérer avoir une chance de sortir notre pays des affres de la division, des troubles socio- politiques et de son implosion programmée, avec la MINUSMA ou pas, avec Barkhane ou pas et avec le G5 Sahel ou pas ! ».]]> </content:encoded>
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<title>Privatisation des entreprises d’Etat : Un tournant nécessaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/privatisation-des-entreprises-detat-un-tournant-necessaire-2785844.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 12:39:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les privatisations sont un moyen de développement de l’investissement privé. A l’intérieur du pays, elles favorisent l’éclosion d’un secteur privé dynamique et contribuent à attirer les capitaux étrangers. Elles participent en outre au transfert de technologie et à la formation de la main d’œuvre qui acquiert un savoir-faire.</em></strong>

Pour les entreprises, la fin des monopoles les oblige à renforcer leur structure de production par la réalisation d’investissements de modernisation.

Les performances sont désormais au centre des objectifs  de l’entreprise. On peut ainsi espérer une gestion rationnelle des ressources.

Le mot d’ordre devient rentabilité et efficacité. La conception instaurée  doit inciter les nouvelles sociétés à s’adapter au marché. Les produits seront de meilleure qualité et les prix pourront baisser en faveur de la maîtrise des coûts.   Au  finish, le consommateur devrait y trouver son compte.

Pour l’Etat, les privatisations procurent d’importantes ressources financières à la suite de la  cession du capital des sociétés détenues dans son portefeuille.

Les fonds publics ne serviront plus à compenser les pertes subies par les sociétés d’Etat. Au contraire, ils pourront s’accroître à la faveur des impôts et taxes versés par les nouvelles entreprises privées.

L’offre publique de vente est une procédure par laquelle l’Etat consent à céder au public la part d’actions qu’il détient dans la société. Cette session faite par le biais d’intermédiaires agréés permet aux particuliers ou aux entreprises de devenir propriétaires de la société à concurrence du nombre de titres qu’ils obtiennent. C’est une opération réalisée généralement avant l’introduction en Bourse.

<strong>La vente privée d’actions ou appel d’offres</strong>

C’est la pratique la plus courante. Elle est utilisée pour la privatisation d’entreprises stratégiques ayant un rôle économique important dans le pays.

L’appel d’offres permet de sélectionner le soumissionnaire répondant aux critères établis pour la reprise des activités de l’entreprise cédée. Ce procédé institue la concurrence entre les candidats à la reprise qui sont le plus souvent des entreprises évoluant dans le même domaine d’activité.

A travers ces deux méthodes, on dispose de nombreuses techniques par lesquelles l’Etat peut céder, ouvrir ou liquider une entreprise publique.

Il s’agit de l’entrée dans le capital de privés ; le démantèlement de l’entreprise avant privatisation lorsque celle-ci gère plusieurs portefeuilles d’activité. C’est le cas par exemple de la séparation des composantes eaux et électricité d’une entreprise comme EDM.SA

L’acquisition par les salariés d’une partie du capital peut évoluer en ce sens que les salariés peuvent se regrouper dans une nouvelle société pour reprendre le patrimoine de l’entreprise. Elle prouve son intérêt dans le cadre d’une société en voie de liquidation.

<strong>Les conditions de réussite </strong>

Les programmes de privatisation doivent être bien montés et avoir l’adhésion des populations.  La sérénité du climat social au sein de l’entreprise est un élément important du processus. Pour en arriver là, il convient d’informer correctement les travailleurs. L’existence d’un marché financier facilite le transfert de propriété, ce qui est de nature à encourager les investisseurs. Les soumissionnaires dans le cas d’entreprises stratégiques doivent s’engager sur des objectifs précis.

Le renforcement du secteur privé est la condition  de réussite des privatisations.

Seul un secteur privé disposant de grand potentiel en ressources humaines est à mesure de suppléer l’Etat. La conduite des programmes dans un environnement économique assaini et respectueux des règles du marché est un impératif de leur réussite. De même, la nécessité de la définition d’un cadre stratégique des privatisations s’avère indispensable. Le choix des méthodes et des moyens utilisés dépend des objectifs poursuivis et du contexte Socio-économique. Mais, la privatisation est un tournant nécessaire.

<strong>Alassane Ba</strong>

<strong>Économiste</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Histoire II :  … d’un chasseur ‘’domestique’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-ii-dun-chasseur-domestique-2783095.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Oct 2018 02:37:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Amadou C, âgé de 63 ans et père de 7 enfants est un homme respectueux et respecté à Moribabougou.</strong>

Dans toutes les cérémonies de décès, de baptême ou de mariage, A.C. est toujours présent et à la mosquée du coin, il est aussi régulier.

Grand notable, Amadou Cissé est aussi, celui qui est appelé pour calmer les esprits chaque fois que ça chauffe chez les voisins. Amadou, parallèlement à son commerce de colas, est également connu par ses voisins comme un chasseur. De la classe de ceux qui ne reviennent jamais bredouille à la maison.

Pour cause, chaque fois que, muni de son fusil traditionnel, il partait à la chasse, A.C revenait toujours avec un sac au dos contenant du gibier.

Bluff !

Amadou n’a  en fait jamais appuyé sur une gâchette. D’ailleurs, le canon de l’arme qu’il porte très souvent en bandoulière, n’a même pas de sortie.

Et les gibiers qu’apporte notre chasseur ne sont autres que des moutons, et des chèvres que le bandit abattait non loin du quartier.

C’est ainsi que le 3 Octobre dernier, alors qu’il égorgeait un mouton, qu’il a capturé, il a été appréhendé par un berger qui se reposait non loin, sous un arbre. Conduit à son domicile sous la bonne garde du berger, il reconnut son forfait.

C’est grâce à l’intervention des notables du coin que Mr «Tartarin » n’a pas été conduit à la police.

Depuis, dit-on, tout honteux, le vieux voleur médite sur ses forfaits au fond de sa maison.

Il n’en sortirait que pendant la nuit.

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Médiation politique : Une lourde responsabilité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mediation-politique-une-lourde-responsabilite-2783120.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Oct 2018 01:45:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Brillant avocat de renommée internationale, feu Me Demba Diallo aura aussi été un visionnaire.</em></strong>

<strong><em> Premier médiateur de la République nommé à cette responsabilité par l’ancien président Alpha O Konaré, l’homme qui maîtrisait le signe et le sens de sa mission avait soumis au journal 26 Mars en 1999, ce texte pour publication. </em></strong>

<strong><em>Un document très riche en enseignements que nous vous proposons.</em></strong>

<strong> </strong>

"La Problématique de la médiation politique est un thème aussi restreint que pratique, qui exclut tout recours à des fleurs de rhétorique. Elle est, plus que jamais, d'actualité.

Je demande votre indulgence si j'évite à dessein les longs développements théoriques qui, du reste, pourraient être fastidieux.

En effet, les médiateurs ou les ombudsmans sont apparus comme une institution <strong><em>sui generis </em></strong>et atypique, susceptible de devenir un outil précieux pour véritablement constituer une garantie complémentaire du respect des droits et des libertés par les autorités publiques. Pour y parvenir, il leur faut une indépendance autant structurelle, fonctionnelle, politique que financière.

On a fait remarquer, à juste raison, que les mécanismes juridiques, dans leur rigueur, aboutissent souvent à des solutions rigides, voire inéquitables, parce que ne prenant pas suffisamment en compte certains aspects importants de la réalité. C'est pourquoi il est souhaitable, qu'à côté des procédures juridictionnelles, existent des procédures de régulation plus informelles et plus souples.

<strong>Le juge dit le Droit, qui n'est ni la morale ni même l'équité.</strong>

Le professeur Patrice Chrétien, de l'Université de Cergy - Pontoise, souligne le fait qu'avant même qu'il ne soit question de médiation dans les relations des citoyens avec l'Administration, elle avait surtout sa place en droit international où, parmi les modes de règlement des conflits, elle s'est toujours distinguée des bons offices. En effet, avec ces derniers, une puissance tierce propose un terrain d'entente entre deux Etats, tandis qu'avec la médiation, cette même puissance tierce suit les phases de la négociation de plus près et intervient plus directement dans les échanges de vues.

En conséquence, on voit bien que les deux concepts sont différents, même s'ils tendent à se confondre.

La fonction de médiateur est toujours un exercice délicat.

Il s'agit d'amener les Etats intéressés à se faire des concessions mutuelles, dans le respect de leur souveraineté.  L'intervention du médiateur ne crée pour eux aucune obligation.

Quel qu'en soit le champ d'application, la médiation est une entreprise destinée à amener un accord entre les protagonistes.  C'est donc un arbitrage.

D'une manière générale, on admet que juridiquement la médiation (je cite) "est une procédure de règlement des conflits, qui consiste dans l'interposition d'une tierce personne (le médiateur) chargée de proposer une solution de conciliation aux parties en litige" (fin de citation).

En France, comme au Mali, au Sénégal et au Burkina Faso, le Médiateur de la République, est présenté comme une autorité indépendante jouant le rôle d'intermédiaire entre le pouvoir public et les particuliers au sujet de leurs revendications concernant le mauvais fonctionnement des services publics. Selon Michel Guillaume - Hofnung (je cite) "la médiation institutionnelle a pu ainsi être définie comme un mode de construction et de gestion de la vie sociale grâce à l'entremise d'un tiers neutre, indépendant, sans autre pouvoir que l'autorité que lui reconnaissent les <strong><em>médiés</em></strong> qui l'auront choisi ou reconnu librement" (fin de citation).

Le terme de "médiés" désigne ceux qui ont recours à la médiation.

Il n'est pas question de "parties" pour marquer que cette logique n'est pas celle du procès devant le juge où, précisément, s'opposent des parties.

&nbsp;

<strong>Dans tous les cas, le médiateur doit faire preuve d'une grande capacité d'écoute et de distanciation.</strong>

Il faut notre qu'une des caractéristiques de la fonction de médiateur est l'absence de dénomination unique dans les différents pays : au Québec, en 1968, a été créé un <strong><em>Protecteur du Citoyen </em></strong>; quelques années plus tard, en 1973, ce fut en France, un <strong><em>Médiateur, </em></strong>lequel est devenu, en 1989, <strong><em>Médiateur de la République </em></strong>; au Burkina Faso, c'est un <strong><em>Médiateur du Faso</em></strong> qui a été institué en 1994 ; plus récemment, la Roumanie et la Moldavie ont préféré, respectivement, <strong><em>Avocat du peuple et Avocat parlementaire. </em></strong>Toutes ces institutions, relativement récentes, sont réputées avec une origine commune : l'Ombudsman scandinave, créé d'abord en Suède en 1809, au Danemark en 1955.

Indépendamment de leur dénomination, il est clair qu'elles ont des traits communs qui n'imposent pas nécessairement un terme générique plutôt qu'un autre. Elles sont fondées sur des critères essentiels, notamment ceux relatifs à l'indépendance : l'institution doit être inscrite dans la constitution ou, à défaut, avoir été créée par un texte législatif (par exemple une loi organique comme c'est le cas au Mali). Le statut doit garantir l'indépendance à l'égard du pouvoir exécutif et de l'Administration. Il faut un mandat irrévocable fixé dans le temps : au Mali c'est sept ans, six ans en France et au Sénégal, cinq ans au Burkina Faso.

Nul doute qu'un tel mécanisme pourrait être utile et efficace dans le domaine politique, en vue de consolider l'Etat de droit, surtout dans les pays en voie de développement.

Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen du Québec, Secrétaire Exécutif de l'Institut International de l'Ombudsman, Président de l'association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie, confirme pertinemment la corrélation qui peut exister entre certains événements politiques et l'institution du Médiateur (Je le cite) : "Au Québec, la fonction de Protecteur du citoyen a été créée en 1968; époque où apparaissaient les premiers signes de la "Révolution tranquille", étape charnière de changements sociaux d'importance" (fin de citation). Au Mali où la démocratie et l'Etat de droit ont acquis droit de cité, j'espère que le Médiateur de la République jouera un rôle prépondérant dans leur considération. L'Etat de droit n'est rien d'autre qu'un "Etat dans lequel les pouvoirs publics sont soumis de manière effective au respect de la légalité par voie de contrôle juridictionnel".

S'il est vrai que toute définition comporte un tant soit peu d'arbitraire, celle-ci est communément admise, même par la plupart des juristes.

Nous constatons avec bonheur que l'Etat de Droit est en train de s'instaurer, lentement mais sûrement, dans nos nouveaux Etats dont la plupart comptent plus de 70% d'analphabètes, avec une population rurale estimée entre 80 et 90%. Un nombre infime de nos concitoyens ont une culture juridique et administrative suffisante, ce qui fait des autres (les plus nombreux) les victimes désarmées de toutes sortes de vexations et de brimades de la part de certains agent de l'Administration qui ignorent superbement qu'ils sont au service des administrés, et non le contraire.

Dans nos campagnes, après quarante ans d'indépendance, de nombreux citoyens continuent à ne voir dans toute structure administrative qu'une force de coercition.

&nbsp;

<strong>Il faut reconnaître que certains fonctionnaires ont un malin plaisir à entretenir cette mauvaise impression, souvent par une mauvaise volonté manifeste dans l'établissement du moindre document administratif. </strong>

<strong> </strong>

Dans un tel contexte, un des rôles du Médiateur est de mettre les administrés en confiance devant les autorités administratives qui doivent savoir que le Médiateur, loin de vouloir fourrer le nez dans leurs affaires, leur sera toujours d'un bon conseil dans leurs rapports avec les administrés.

Il est clair que l'action pédagogique du Médiateur doit aller aussi bien vers les administrés que vers les agents de l'Administration. C'est ainsi qu'il participera à la nécessaire formation du citoyen à la culture démocratique afin que celui-ci prenne conscience de son devoir de s'impliquer davantage et plus activement dans la vie de la cité.

Le champ global de la médiation n'a pas de limites, il comprend tous les secteurs de l'activité humaine, depuis les problèmes privés jusqu'aux affaires publiques. La médiation concerne autant les personnes morales publiques que les particuliers, les individus autant que les groupes, les activités locales, régionales, nationales et internationales.

On se souvient que, récemment, le Médiateur de la République Française, Bernard Stasi, a été appelé à jouer un rôle capital dans l'amélioration des relations explosives entre les partis politiques de l'opposition et ceux de la mouvance présidentielle au Togo. C'était une gageure.

De même, pour une mission générale ou ponctuelle, l'ONU utilise fréquemment la médiation pour la résolution des différends entre deux Etats. Le cas du Docteur Ralph Bunch et, avant lui, le Comte Bernadotte de Suède assassiné en cours de médiation entre Palestiniens et Israéliens en 1948, est connu.

Comme le dit si bien Philippe Bardiau, Conseiller pour les Relations Extérieurs auprès du Médiateur de la République Française, parlant de l'Institution du Médiateur ou de l'Ombudsman, (je le cite) : "Dans tous les cas, il s'agit avant tout d'une institution personnalisée. Son efficacité et son évolution dépendent donc beaucoup plus de la personnalité et de dynamisme du titulaire. Des critères personnels tels que la compétence, le charisme, le qualités morales et un grand sens de l'initiative sont donc d'une importance capitale, de même qu'un autre critère formel fondamental : une indépendance et une objectivité absolues". (fin de citation).

Il faut saluer les efforts de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie, qui s'est employée, depuis une dizaine d'années, à accompagner les processus de consolidation de la démocratie et d'instauration de l'Etat de droit en cours dans nombre de pays membres, en organisant notamment des séminaires et des ateliers permettant, par le dialogue et l'échange multilatéral d'expériences, d'engager des initiatives et de mettre en place des programmes de coopération adaptés aux besoins réels des peuples, dans le respect des principes fondamentaux des droits et libertés.

Il est indéniable que la réalisation effective de l'Etat de droit a, généralement, accompli durant ces dix dernières années, des progrès non négligeables dans bon nombre de pays africains, notamment par la mise en place d'institutions de contrôle, de régulation et de médiation.

C'est pour parfaire cette implication, et soutenir au mieux les politiques de mobilisation menées dans ces sens, tant au niveau  national que régional et international, que le Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement des pays ayant le français en partage, qui s'est tenu à Moncton (Canada - Nouveau Brunswick) en Septembre 1999, a décidé de l'organisation à Bamako d'un "Symposium international sur le bilan des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l'espace francophone", qui permettra d'approfondir la concertation et la coopération autour de l'Etat de droit et de la culture démocratique.

&nbsp;

<strong>Par Me Demba Diallo</strong>

<strong>Médiateur de la République du Mali</strong>

<strong>(1999)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Octobre, mois de la Solidarité au Mali : Il fallait y penser !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/octobre-mois-de-la-solidarite-au-mali-il-fallait-y-penser-2783098.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Oct 2018 01:41:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En 1995, le président Alpha Oumar Konaré a pris l’initiative d’établir le mois d’Octobre, comme mois de la Solidarité et de lutte contre l’exclusion.  Il s’agissait pour Alpha  d’éveiller les consciences par rapport à la nécessité de mieux organiser la solidarité afin qu’elle puisse apporter tout le bien qu’on attend d’elle. </em></strong>

La célébration de ce mois aura permis non seulement la multiplication des porteurs d’actions de solidarité autres que l’Etat, mais également la prise en compte davantage de groupes cibles et de types d’intervention de solidarité.

C’est en 2001, que vu l’ampleur que prenaient les commémorations du mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion et la nécessité de conférer à cet évènement un cadre réglementaire conséquent que le gouvernement du président A.O.K a adopté le Décret N° 01- 468 P-RM du 27 septembre 2001 portant Institutionnalisation du mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion.

En 2000, après la conférence de Copenhague, (Danemark) pour donner une importance particulière au développement social, un département a été nommé Ministère du Développement Social de la Solidarité et des Personnes Agées avec deux directions : la Direction Nationale du Développement Social (DNDS) et la Direction Nationale de la Protection.

A partir de 1995, il a été décidé de commémorer chaque année le MOIS d’octobre.

<strong>A noter que le choix a été porté sur le mois d’octobre en raison de la concentration au cours de ce mois de plusieurs commémorations d’évènements internationaux assimilables à des moments de solidarité.</strong>

Il s’agit entre autres, de la journée internationale des personnes âgées, célébrée le 1er octobre, la journée mondiale de l’habitat, célébrée le 5 octobre, la journée internationale de lutte contre les maladies mentales, célébrée le 10 octobre, la journée internationale de la Canne blanche, célébrée le 15 octobre, la journée mondiale de la femme rurale, célébrée le 15 octobre, la journée mondiale de lutte contre la pauvreté, célébrée le 17 octobre.

<strong>B. Sankaré </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arnassaye (Tombouctou) : 28 morts dans le naufrage de deux pirogues</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/arnassaye-tombouctou-28-morts-dans-le-naufrage-de-deux-pirogues-2783088.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Oct 2018 01:26:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[2 pirogues transportant 48 passagers dont plusieurs enfants ont chaviré le 13 octobre dernier entre Arnassaye et Bori (cercle de Tombouctou).

En provenance de Arnassaye, les 2 pirogues se rendaient au marché hebdomadaire du village de Gaoudel (Bori) dans la Commune Lafia (Aglal), Cercle de Tombouctou.

Le bilan provisoire fait état de 28 morts.

&nbsp;

<strong>G5-SAHEL</strong>

<strong>Les officiers du Collège de défense en classe</strong>

Une quarantaine d’élèves, originaires des cinq pays du G5-Sahel ont rejoint lundi dernier les classes de “l’Ecole de guerre”,  à Nouakchott (Mauritanie) pour suivre une formation opérationnelle et académique de 9 mois.

La mise en place du Collège de défense du G5-Sahel est une volonté politique des pays de la région, que le G5 a permis de “revitaliser” comme le Collège sahélien de sécurité à Bamako, le Centre sahélien d’analyse des menaces et d’alerte précoce et le Collège de défense basé à Nouakchott.  A noter que, le Collège de défense est une initiative mauritanienne, présentée comme la première école de guerre transnationale au monde.

<strong>DOUENTZA</strong>

<strong>Rencontre  sur les mécanismes de résolution des conflits en matière de religion</strong>

Une rencontre intercommunautaire sur les mécanismes de résolution des conflits en matière de religion s’est tenue le 13 octobre dernier à Douentza.  Les leaders religieux et la Cafo ainsi que tous les chefs de service de la place ont pris part à la rencontre.

La session a été organisée par l’ONG GRAT (Groupe de recherche d’Appui Technique) en partenariat avec le Royaume des Pays Bas.

&nbsp;

<strong>Accord pour la paix et la réconciliation</strong>

<strong>Un pacte pour accélérer le processus</strong>

La 28ème session du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger (CSA) s’est tenue la semaine dernière à Bamako.  A l’issue de la rencontre, les participants ont signé un pacte pour la paix dont l’objectif est d’accélérer la mise en œuvre intégrale et inclusive de l’Accord de paix. Le document a été paraphé par  le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, les représentants des mouvements signataires (la Coordination des mouvements de l’Azawad et la Plateforme) et le chef  de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif.

<strong>Justice</strong>

<strong>Les magistrats portent plainte</strong>

Face à la décision de réquisition des magistrats prise par le gouvernement, le SAM et le SYLIMA ont attaqué la décision devant la Cour suprême.

Ils ont porté plainte lundi dernier contre le gouvernement pour excès de  pouvoir devant la chambre administrative de  la Cour suprême et  réclament l’annulation du décret.]]> </content:encoded>
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<title>Histoire I : … d’un « parachutiste »</title>
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<pubDate>Tue, 23 Oct 2018 01:24:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après avoir purgé une peine de 4 ans à la maison d’Arrêt de Bamako pour vol à main armée, B.T. en est sorti depuis deux ans et semblait avoir décidé de changer de comportement. C’est pourquoi, aidé par ses parents à Daoudabougou, B.T qui aura été un téméraire délinquant dans le quartier s’y est installé cette fois-ci comme étalagiste non loin d’un « koroboroboutiqui ».

Son petit commerce ne marchait apparemment pas, mais paradoxalement, B.T. était prospère et est vite devenu le chouchou des jeunes filles du quartier.

D’où tirait-il tant d’argent ?

Personne ne se posait la question, surtout que l’homme est toujours présent à son stand. Le masque est tombé le 11 septembre dernier.

Ce jour-là, M. Maïga le boutiquier d’à côté dormait profondément dans sa boutique fermée à double tour, quand, vers 3 heures du matin, un homme lui est tombé dessus depuis le plafond.
<ol>
 	<li>Maïga se réveilla en catastrophe, alluma les ampoules et se trouva face à l’intrus, B.T. l’étalagiste. Que fait notre homme ici ?</li>
</ol>
« Koroboro » avait la réponse en regardant par où son visiteur était entré : le toît en tôle était troué.

Armé d’un sabre, M. Maïga obligea donc l’ancien locataire de la maison d’arrêt de Bamako à passer aux aveux.

Le bandit a reconnu avoir passé une soirée à scier le toît du boutiquier alors que celui-ci était absent, afin de se frayer un passage secret pour dévaliser sa victime. Depuis, confessa B.T., il rendait très souvent visite à A. Maïga après 0 heure car « Koroboro » était le champion des adeptes de Morphée. Du coup, A. Maïga se mit d’abord à pleurer pour ensuite crier de toutes ses forces.

Tous les voisins alertés se ruèrent sur les lieux. Le boutiquier ouvrit enfin la porte et, au lieu d’expliquer le problème, tomba évanoui. L’idée que le voleur vivait depuis deux ans grâce à ses biens, lui a été insoutenable.

Alors qu’on s’occupait à réanimer A. Maïga, B.T., caché derrière le comptoir, a profité de l’inattention de la foule pour détaler comme un lapin.

Depuis, il n’a plus été revu. Quant à A. Maïga, il semble avoir complètement perdu la tête car depuis la nuit des événements, il dort et se réveille avec une calculatrice qu’il ne cesse de manier.

Peut-être pour avoir une idée de tout ce qui lui a été volé.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Région de Mopti : Les terroristes ne reculent pas</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/region-de-mopti-les-terroristes-ne-reculent-pas-2783114.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Oct 2018 01:18:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>48 heures à peine après la visite du premier ministre SBM à Tenenkou, 11 civils ont été assassinés non loin de là, dans le petit village de Telly. C’était le 15 Octobre dernier.  Les criminels ne sont certes pas encore identifiés, mais nombre d’observateurs croient fermement  que leur opération meurtrière n’a point été menée dans le cadre d’un quelconque règlement de comptes intercommunautaire. </em></strong>

Il était en effet  10 heures en ce lundi 15 Octobre quand, le paisible village de Telly situé à quelques Kilomètres de Tenekou a été attaqué par des hommes armés. Ceux-ci, selon certains témoins  (qui disent être sur place au moment des faits) étaient  tous à califourchon sur de grosses motos et auraient choisi leurs cibles car ils ne tiraient que sur des Peulhs, épargnant les autres.

Ainsi, 11 civils, tous de la Communauté Peulh ont été massacrés. On parle également d’autres, disparus.

Cependant, selon des sources dignes de foi, l’action des terroristes n’était point dirigée vers une communauté précise.

Il s’agissait tout simplement pour eux de tuer pour défier l’Etat malien.

Une explication qui s’entend, quand on sait que la  lâche opération a été menée peu après la visite dans la localité du premier ministre SBM.

Une manière sans doute de défier encore une fois nos hautes autorités pour leur signaler qu’ils  (les terroristes) sont là et peuvent frapper quand ils le veulent.

Il faut noter par ailleurs que ces actes d’assassinats perpétrés par ces individus qui préfèrent la mort à la vie se multiplient de jour en jour dans la région de Mopti.

A titre d’exemple, Jeudi 4 octobre 2018, dans le cercle de Koro, une femme dans un champ de mil a été froidement assassinée.

Dans  la commune de Mondoro située à 12 km de Danaye,  4 forains ont trouvé la mort, le 5 octobre. Le jour suivant, 4 autres  paysans ont été attaqués dans leur champ à Nendesogou. Un seul a survécu.

Ce même jour,  dans la commune de Baye, un commerçant en partance pour la foire de Nihourou a trouvé la mort, assassiné. Le lendemain, 6 octobre dans la commune de Madougou, des terroristes armés ont tué un habitant.

Selon l’ONU, de Janvier 2018 à ce jour, ce sont plus de 500 civils qui ont été froidement tués dans la région d Mopti.

C’est dur et inadmissible. Mais, ce combat pour protéger nos populations et leurs biens, le Mali est à même de la gagner. Et, il le gagnera !

A condition bien entendu, que nos populations y participent en apportant leur soutien (dans le cadre des renseignements) à nos FAMA et autres  forces officiellement présentes dans notre pays pour la paix et la sécurité pour Tous.

<strong>B. Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Immigrés en France : L’implacable réalité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/immigres-en-france-limplacable-realite-2783100.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Oct 2018 00:57:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La France est un pays de rêve. Il faut y aller ! Y aller à tout prix, à la recherche d’une meilleure situation financière. </em></strong>

<strong><em>Hélas, pour beaucoup, tout n’est qu’illusion dans ce pays, véritable miroir aux alouettes. </em></strong>

<strong><em>Mal logés, sous employés ou simplement sans emploi, la plupart des immigrés en France, "souffrent et meurent sans parler". </em></strong>

Les premiers immigrés ayant bénéficié d’un titre de séjour ont pu avoir de modestes logements (2 à 3 pièces).

Ils sont généralement "naturalisés" et travaillent comme plongeurs (laveurs d’assiettes) ou techniciens de surface (balayeurs de rue).

Les autres vivent dans des foyers : foyer Soundiata, foyer de Montreuil, foyer de la commanderie, (foyer Rosny sous bois) etc...

Les foyers ne sont autres que des bâtiments à étages construits spécialement pour les immigrés.

Dans ces bâtiments délabrés, crasseux et dont la couleur reste difficile à définir, ils vivent avec leurs familles dans des chambres qui ressemblent à des cellules de prison.

En effet, dans ces chambres préalablement affectées à une seule personne, les occupants dorment à même le sol.

Pire, nombre de couples et leurs enfants (7 à 8 personnes) dorment dans le même lit. Et, malgré leur étroitesse, ces chambres ne sont pas gratuites. Elles sont mensuellement payés entre 250 et 300 euros.

Dans les foyers, vivent principalement les noirs et les arabes.

Coupés du reste de la société, ils créent leur propre environnement.

Leur petit hall leur sert de "vestibule", un lieu de discussions, et de prières.

Ici, tout rappelle l’Afrique.

Les vieux, accoudés sur des nattes, écoutent autour du thé, la musique du pays.

Les marchands, installés devant l’entrée du bâtiment, vendent de la chique, du gombo, des colliers et des tissus africains.
<div style="overflow:hidden;height:1px">
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    </p>
</div>
Plusieurs autres vendent du maïs à la braise pour 1 euro (655 Fcfa) l’unité.

Selon ce jeune vendeur, "ça permet d’avoir de quoi manger et de rester sur place, afin d’échapper aux contrôles d’identité répétés des autorités (CRS).

En effet, les CRS ces "agents de poursuite" constituent de véritables bêtes noires pour les immigrés clandestins. Et pour cause, ils sont chargés de "pêcher" les clandos et de les remettre à la justice qui, à son tour se chargera de les expulser de la France de "nos ancêtres les Gaullois".

La crainte de contrôle a fait perdre à beaucoup de travailleurs leur emploi (également clandestin), car le "chef" ne tolère pas les absences et les retards.

<strong>L’exploitation de l’homme par l’homme</strong>

Les rémunérations des clandos qui ont la chance de travailler varient entre 300 et 400 euros. Des sommes d’argent qui paraissent colossales au Mali, mais en France, elles ne peuvent ni même servir à payer mensuellement une petite chambre. Surtout, quand on sait que les immigrés clandestins qui ont la chance de bénéficier mensuellement de 300 euros, doivent se nourrir, se vêtir, se rendre au travail, régler le foyer, les factures de téléphones, d’électricité et encore, épargner de l’argent pour les parents...

Mais, n’ayant pas le choix et ne pouvant guère se plaindre, à cause de leur situation irrégulière (absence de titre de séjour), les immigrés sont contraints d’accepter n’importe quelles conditions de travail.

Résignés, ils sont obligés de courber le dos pour survivre à "Bako", l’autre rive.

Quant aux dames immigrées, elles sont pour la plupart employées comme femmes de ménage dans les hôtels, les HLM (habitations à loyer modéré), ou font de la restauration dans les foyers des immigrés.

Là, elles vendent, (comme à Douertza) des plats de Sombaladji, de Tigadegué (maafe), de yassa, bref, des plats africains pour quelques… pièces de monnaie.

Par ailleurs, la France étant un pays de régime monogamique, les familles polygamiques africaines sont confrontées à divers problèmes.

La loi n’accorde le statut d’épouse légale qu’à la première femme, les autres (2è, 3è, 4è) n’existent pas. Elles ne peuvent à ce titre être considérées que comme des concubines.

Quand aux enfants, ils ont droit à l’instruction, quelle que soit la situation de leurs parents. Ils ne sont pas inquiétés dans leurs déplacements quotidiens.

Ce sont plutôt leurs parents qui ont la peur au ventre : peur d’être refoulé, peur de quitter le pays, miroir aux alouettes.

Ils se terrent alors dans leurs "abris" après le travail, pour n’en ressortir qu’en cas d’extrême besoin.

Ainsi, après des années de séjour, les lieux connus d’eux, se limitent à l’épicerie du coin ou à certains magasins.
<h2>Immigrés SDF</h2>
Le manque de confort des logements ou la recherche de l’abri ont poussé nombre d’immigrés à défoncer les portes des bâtiments en désuétude, ces vieux immeubles fermés par l’Etat français pour être démolis.

Les démolitions tardant à venir, les immigrés délogent rats et cafards pour prendre leurs places.

Malgré les coups de pinceaux, les murs restent lépreux et l’odeur de la moisissure persistante.

Ici, ils ne payent pas le loyer, seulement l’électricité et le téléphone, mais ; ils courent un grand danger, car ces immeubles peuvent s’effondrer à tout moment.

Ce ne sont là que quelques aspects des dures réalités que vivent en France, des milliers d’Africains appelés des "réfugiés économiques".

Sur la terre de "nos ancêtres, les Gaulois", ils ont rangé dans un coin du placard leur orgueil et leur dignité pour se vêtir du boubou de la résignation et de l’humiliation.

<strong>Malick Camara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Che Guevara en Bolivie : Un assassinat programmé par la CIA</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/che-guevara-en-bolivie-un-assassinat-programme-par-la-cia-2780623.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Oct 2018 01:49:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le Commandant Ernesto Che Guevara,  ayant promis de lutter contre l’impérialisme où qu’il soit et de transformer les pays colonisés en d’autres ‘’Vietnan’’,  était devenu l’homme à abattre pour les Etats Unis d’Amérique. Et, très vite, la CIA a pris connaissance de sa présence en Bolivie. </strong></em>

<em><strong>Ainsi,  un agent de l’implacable machine qui s’est infiltré parmi le groupe de guérilleros a, à bout pourtant (et dans le dos) mitraillé de plusieurs balles le Commandant Guevara. </strong></em>

<em><strong>C’était le 9 Octobre  1967.</strong></em>

<em> </em>

<em>En effet, dans une ferme perdue au bord du rio Nancahuazû, au sud-est de la Bolivie que le commandant Che avait implanté sa base d'entraînement. </em>

<em>Avec lui, il y avait dix-sept Cubains  qui seront rejoints par des révolutionnaires Boliviens, formant un groupe d'une cinquantaine de personnes.</em>

<em> Mais, les problèmes s'accumulaient. </em>

<em> </em>

<em>Il fallait d'abord supporter le climat de la jungle bolivienne, une géographie hostile, les maladies, les insectes. </em>

<em>Le petit groupe n’était pas adapté à ces conditions extrêmes et la région choisie était peu habitée.</em>

<em> </em>

<em>Souvent, sans provision, El Che et ses guérilleros avaient dû  manger de la viande de cheval.  Les leurs.</em>

<em>Sans carte précise et sans communication, leur radio ne pouvait très souvent pas envoyer le moindre message. </em>

<em>Les communiqués de la guérilla étaient donc relayés par des paysans.</em>

&nbsp;

&nbsp;

<em>C’était dans cette situation extrêmement compliquée qu’El CHE et ses hommes menaient le combat pour la libération de la Bolivie. </em>

<em>Mais, ce que tous ignoraient, c’était que, parmi  le groupe, il y avait des mercenaires achetés par la CIA pour éliminer physiquement le célèbre guérillero.</em>

<em> </em>

<em>C’est ainsi que, par surprise, en ce 9 Octobre 1967, le commandant Guevara et sa petite troupe avaient été violemment pris d’assaut par un régiment du dictateur Bolivien Manchego de la Bolivie, doté de puissantes armes de guerre mises, à leur disposition par les Etats Unis d’Amérique. Objectif principal : tuer le commandant Che Guevara.</em>

<em>Le combat commença vers 13 heures. </em>

<em>El CHE fragmenta alors son petit groupe. </em>

<em>Blessé, il gravit une montagne, avec l’aide d’un de ses compagnons, Willy. </em>

<em>Les deux hommes tombent entre les mains de l'armée Bolivienne et sont conduits à La Higuera, un village à deux kilomètres de là, où on les enferme dans une école isolée.</em>

<em>Quelques heures après en ce  9 octobre 1967, l’ordre est donné aux agents de la CIA (qui avaient intégré le groupe des guérilleros), d’abattre leur encombrant et ‘’dangereux’’ prisonnier. Celui-ci ayant senti le coup, leur posa cette question : ‘’qui parmi vous est chargé de tuer son commandant ?’’</em>

<em>Un long silence s’en suivit. </em>

<em>C’est alors que Che se retourna et le soldat Mario Teran au service de la CIA, à bout portant, a, d'une rafale de mitraillette, mis fin aux jours du Commandant Che Guevara. Le Grand est  mort les yeux ouverts. </em>

<em>Sa dépouille a été transportée à l'hôpital Nuestra Senora de Malta de Ville Grande.</em>

<em> Mais, même mort El Che faisait peur à ses assassins et leurs commanditaires. C’est pourquoi, avant d'exposer son corps aux Boliviens  et au monde entier, ils ont délibérément tenu à ‘’l'embellir.’’</em>

<em> On l'a lavé, habillé et préparé selon les indications du médecin légiste, parce que, ‘’nous devions prouver son identité, montrer à la face du monde que le Che avait été vaincu.  Il ne fallait pas qu’il y ait de doute possible sur son identité, car si on le présentait tel quel, sale, déguenillé, hirsute, les gens auraient eu des doutes,’’ précisait le général Prado-Salmon du régime dictatorial de la Bolivie.</em>

<em>Les lâches venaient de tuer physiquement l’homme qui souhaitait la bienvenue à la mort, ‘’pourvu qu’elle nous trouve sur le chemin de l’honneur.</em>

<em> </em>

<em><strong>Boubacar Sankaré</strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mr Salia Koné directeur de la production eau  (SOMAPEP) : ‘’Il faut entièrement remplacer l’ouvrage endommagé’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/mr-salia-kone-directeur-de-la-production-eau-somapep-il-faut-entierement-remplacer-louvrage-endommage-2780619.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Oct 2018 01:45:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des piroguiers distraits ont occasionné il y a quelques jours d’importants dégâts au niveau des installations de la Société Malienne de production d’eau potable (SOMAPEP) Mr Salia Koné directeur de la production eau nous donne quelques détails sur l’incident.</em></strong>

<strong><em>26 Mars : Mr le Directeur, ‘’production des stations Compactes de potabilisation’’, qu’est ce que c’est ? Rôle,  missions ? </em></strong>

<strong>Mr Salia Koné : </strong>Les stations compactes de potabilisation sont des stations conteneurisées, métalliques, formées de plusieurs modules identiques, permettant de produire de l’eau potable à un faible coût d’investissement et dans les meilleurs délais. Elles sont conçues pour intervenir dans les situations d’urgence car leur réalisation ne dépasse pas six à neuf mois.

<strong><em>26 Mars : Cette structure relève-t-elle de la société Malienne de gestion de l’eau potable (SOMAPEP-SA) ou de la société Malienne de production d’eau potable (SOMAPEP) ? </em></strong>

<strong>Mr Salia Koné : </strong>Les infrastructures des stations compactes de potabilisation relèvent de la SOMAPEP-SA, comme tout investissement important d’infrastructures d’hydraulique urbaine dans le périmètre de concession.

<strong><em>26 Mars : Récemment, vous avez rencontré la presse afin d’expliquer les raisons de coupures d’eau dans certains quartiers de Bamako. Concrètement, de quoi s’agit-il ? </em></strong>

<strong>Mr Salia Koné : </strong>Il s’agissait d’informer la presse sur l’incident survenu sur l’ouvrage de captage d’eaux brutes de la station de Bacodjicoroni dans la nuit du vendredi 07 septembre 2018 d’une part et d’autre part, de montrer les efforts en cours pour assurer la continuité de service après l’incident.

<strong><em>26 Mars : Vous parliez d’incidents survenus le 7 septembre dernier et qui auront occasionné des dégâts au niveau de vos installations. Qui parle de dégâts, parle également de réparation. Qui va payer ?</em></strong>

<strong>Mr Salia Koné : </strong>En cette période de crue du fleuve, il n’est pas facile d’apprécier le degré de dégât sur le ponton pour déduire si une simple réparation suffit ou s’il faut entièrement remplacer l’ouvrage endommagé. Ceci étant, la SOMAGEP-SA est couverte par une assurance multirisque industriel et déclaration du sinistre a été déjà faite au niveau de notre assurance qui s’occupe du reste du processus.

<strong><em>26 Mars : Avec des pluviométries exceptionnelles cette année au Mali, peut-on dire aux clients de la Somagep SA ceci : ‘’ consommez et gaspillez l’eau à volonté ? </em></strong>

<strong>Mr Salia : </strong>Les pluviométries exceptionnelles de cette année permettront d’avoir de ressources en eau suffisantes pendant la saison sèche à venir. Malgré l’abondance de la pluviométrie, consommer et gaspiller l’eau à volonté reste proscrit par la SOMAGEP-SA en vue de préserver cette ressource rare.

&nbsp;

<strong>Propos recueillis</strong>

<strong>Par Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … d’un poseur de piège</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-poseur-de-piege-2780611.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Oct 2018 01:40:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le vieux Sidibé, agriculteur de son état, a pris sa retraite depuis maintenant 10 ans.

Domicilié à Yirimadjo, et âgé de 69 ans, il est marié à 2 femmes et père de 12 enfants. Respecté par tous les voisins à cause de son âge et pour sa conduite sans reproche, D. Sidibé est aussi un des plus fidèles à la mosquée du coin. Seulement, depuis Mars, le vieil homme, par ses choix alimentaires capricieux, est devenu de plus en plus insupportable pour ses enfants et ses épouses.

En effet, les enfants du Vieux qui constituent les principaux supports de la famille, sont obligés, tour à tour et chaque jour, depuis le 1<sup>er</sup> Avril dernier, de débourser la somme de 2 500 Fcfa pour l’achat d’un lapin. Et pour cause. D. Sibibé, ne veut manger autre chose au déjeuner que du lapin bien frais.

Au grand soulagement de la famille, voilà que, depuis une semaine, le vieux n’exige plus du lapin acheté. Il a confectionné lui-même un piège et l’a « installé » quelque part dans un jardin.

Là-bas, a-t-il confié à sa famille, les lièvres sont légion. Et, depuis, tous les matins, vers 5 heures du matin, D. Sidibé, après la prière à la mosquée, revient à la maison avec un « lièvre » dépecé et prêt à être préparé. De l’animal donc, personne n’aura jamais vu ni peau, ni tête, ni pattes.

Mais ce 18 septembre, les « chasses réussies » du vieux Sidibé ont pris fin. Avec elles, ses caprices à vouloir manger du lièvre.

Il était, en effet, 3 heures du matin, quand la famille du vieil homme a été alertée par un vacarme dans la chambre du père. Un vrai combat semblait s’y dérouler.
<ol>
 	<li>Sidibé était-il face à un bandit qu’il tentait de coincer ? Avait-il perdu la tête ?</li>
</ol>
Sans hésiter, les enfants enfoncèrent la porte.

Le vieux père était toujours en train de se débattre dans l’obscurité.

Grâce aux lumières des torches, la famille, aidée par les voisins tous armés de bâtons et de gourdins, a dû retenir son ardeur en découvrant le spectacle.

Point de voleur dans la chambre !

Mais plutôt un gros chat qui immobilisait le vieil homme, enfonçant ses crocs dans sa jambe.

Etendu à même le sol, non loin de son piège que l’on imaginait au « jardin »,  D. Sidibé ne bougeait plus.

Foudroyé par les coups de gourdins et bâtons, l’animal lâcha alors prise.

Fort heureusement, D. Sidibé était bien vivant. Il était resté immobile pour calmer l’animal afin d'en être débarrassé.

Le vieil homme a été conduit dans un centre sanitaire pour faire soigner sa plaie et se faire administrer des injections contre la rage et le tétanos.

Notre chasseur refuse cependant, de reconnaître que tous les « lièvres » qu’il avait « chassés » jusqu’à ce jour, n’étaient que des chats qu’il attrapait dans sa propre chambre, à l’aide du piège qu’il plaçait devant la fenêtre par laquelle rentraient les félins.

Il soutient plutôt, que ce sont des « Djinn » qui ont dû ramener le piège renfermant le gros matou. Car lui, l’a toujours placé dans le jardin ».

« C’était toujours des lièvres que j’attrapais dans mon piège » continue-t-il de marteler.

Mais dans cette zone, soutiennent de leur côté des paysans, il n’y a jamais eu de lièvres.

De toutes les manières, lièvre ou chat, D. Sidibé est actuellement friand de viande de bœuf. Et personne dans la famille, (même pas ses petits enfants)  ne peut prononcer le mot "lièvre" ou "chat" en sa présence.

<strong> </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Editorial : 26 Mars ou le rempart !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/editorial-26-mars-ou-le-rempart-2780607.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Oct 2018 01:36:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Quelques années seulement après la belle Révolution de mars 1991 qui a vu le peuple malien se soulever et renverser la dictature, a commencé une restauration. Une remise en cause de la révolution malienne, pourtant citée en exemple. Une réécriture de notre histoire contemporaine. Ceux qui ont opprimé le peuple, profitant des bienfaits de la démocratie et de la liberté de parole retrouvée, ont commencé à donner de la voix, à parler plus haut que les démocrates, pire, à les faire se sentir à l’étroit.</em>

<em>Est né, dans ce contexte,  le 12 Octobre 1998 (date d’ouverture du procès Crimes économiques contre Moussa Traoré et autres) un organe de presse dont le titre en lui-même campait déjà le projet : 26 mars !</em>

<em>Le journal a été animé par l’une des plus belles plumes de la presse privée naissante, un acteur de première heure, Boubacar Sankaré. </em>

<em>Il est un redoutable polémiste, un homme qui a le courage de ses opinions, qui ne rechigne pas à aller au charbon, mais, surtout, devant qui, personne ne peut soutenir un débat, une polémique ! Il a le sens des formules et des invectives ! Une armée à lui seul, qui, en quelques années, a soutenu les plus grands débats, a rétabli des faits historiques et poussé dans leur dernier retranchement tous ceux qui ont, soit voulu se donner un rôle qu’ils n’ont pas joué, soit voulu présenter les faits sous des prismes déformés.</em>

<em>Et la plume de Boubacar Sankaré n’a épargné ni grand, ni petit, ni prince, ni sujet. En défenseur des valeurs de mars 91, il a su pousser au respect des martyrs.</em>

<em>On se souvient de ses envolés qui ont permis de recadrer ceux que personne ne pensaient pouvoir se taire. Elles sont épiques ses sorties qui ont permis à beaucoup de rentrer dans leur petits souliers !</em>

<em>26 Mars est allé au-delà, en se posant avant l’heure comme Le journal des investigations. A ce jour, aucune affaire n’a eu autant de retentissement que l’affaire du bromate, une enquête rondement menée par ce bi-hebdo qui est souvent parvenu à complexer son grand frère, Les Echos.</em>

<em>Déjà 20 ans ! Qui l’eut cru ! Le journal semblait né pour une mission ponctuelle et personne ne lui prédisait une telle longévité. Là encore, c’est méconnaître son animateur principal, Boubacar Sankaré, peuhl métissé songhay, ascète, acharné. 26mars est son œuvre, sa détermination, sa réussite. </em>

<em>Au moment où cet organe célèbre ses 20 ans, il faut saluer ce journaliste qui a su détecter et former bien d’autres, qui a été de tous les combats justes de son temps, qui n’a jamais rechigné à la tâche, tout son mérite !</em>

<em>Vivement les 40 ans de 26 Mars, pour qu’à travers lui, vivent nos martyrs.</em>

<em> </em>

<strong><em>Alexis Kalambry</em></strong>

<strong><em>Directeur de Publication les Echos.</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre à ses enfants</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/lettre-a-ses-enfants-2780605.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Oct 2018 01:35:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Mes enfants,
Cher Hilda, Aleidita, Camilo, Celia et Ernesto:
Si jamais vous arrivez à lire cette lettre, ce sera parce que je ne suis pas parmi  vous.
Je sais que, la plupart d’entre vous ne se souviendront pas de moi et les plus petits ne seront  se souvenir de rien.
Mais, que tous  vous sachiez que votre  père était un homme qui pense et agit conformément à ses convictions.
Aussi, vous devez grandir comme de bons révolutionnaires, et étudier dur pour maîtriser la technique de dominer la nature. </em>

<em>Rappelez-vous que la Révolution est importante et que chacun de nous, seul, ne vaut rien. </em>

<em>Surtout, soyez toujours capables de ressentir au fond de vous, toute injustice commise contre n'importe qui, n'importe où dans le monde. </em>

<em>C’est   la plus belle qualité d'un révolutionnaire.
Adieu mes enfants, j'espère vous voir encore. </em>

<em>Un gros bisou et un gros câlin de…
<strong>Papa</strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Che Guevara : Les lettres d’adieu</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/che-guevara-les-lettres-dadieu-2780602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Oct 2018 01:33:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Commandant Ernesto Che Guevara, compagnon de lutte de Fidel Castro et acteur de la Révolution cubaine, a été lâchement assassiné en Botivie le 9 Octobre 1967. </em></strong>

<strong><em> Avant, le 1<sup>er </sup>avril 1965, il avait démissionné de son poste de ministre de l’Economie de Cuba parce que, écrivait-il,  ‘’d’autres terres du monde réclament le concours de mes modestes efforts’’.</em></strong>

<strong><em> Ce même jour, El Che avait adressé une lettre d’adieu au Commandant Fidel Castro, et une autre à ses enfants. Nous vous les proposons.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em>Lettre à Fidel Castro</em></strong>

<em>Fidel,</em>

<em>Je me souviens en ce moment de tant de choses : du jour où j’ai fait ta connaissance chez Maria Antonia, où tu m’as proposé de venir et de toute la tension qui entourait les préparatifs. </em>

<em>Un jour, on se demandait qui devait être prévenu en cas de décès, et la possibilité réelle de la mort nous frappa tous profondément.</em>

<em> Par la suite, nous avons appris que cela était vrai et que dans une Révolution, il faut vaincre ou mourir (si elle est véritable). </em>

<em>De nombreux camarades sont tombés sur le chemin de la victoire. </em>

<em>Aujourd’hui, tout a un ton moins dramatique, parce que nous sommes plus mûrs ; mais les faits se répètent.</em>

<em>J’ai l’impression d’avoir accompli la part de mon devoir qui me liait à la Révolution cubaine sur son territoire, et je prends congé de toi, des compagnons, de ton peuple qui est maintenant aussi le mien.</em>

<em> Je démissionne formellement de mes fonctions à la Direction du Parti, de mon poste de ministre, je renonce à mon grade de commandant et à ma nationalité cubaine.</em>

<em> Rien de légal ne me lie plus aujourd’hui à Cuba, en dehors de liens d’une autre nature qu’on n’annule pas comme des titres ou des grades. </em>

<em>En passant ma vie en revue, je crois avoir travaillé avec suffisamment d’honnêteté et de dévouement à la consolidation du triomphe révolutionnaire.</em>

<em> Si j’ai commis une faute de quelque gravité, c’est de ne pas avoir eu plus confiance en toi dès les premiers moments dans la Sierra Maestria et de ne pas avoir su discerner plus rapidement tes qualités de dirigeant d’homme et de révolutionnaire.</em>

<em> J’ai vécu des jours magnifiques et j’ai éprouvé à tes côtés la fierté d’appartenir à notre peuple en ces journées lumineuses et tristes de la Crise des Caraïbes. Rarement, un chef d’Etat fut aussi brillant dans de telles circonstances, et je me félicite aussi de t’avoir suivi sans hésiter, d’avoir partagé ta façon de penser, de voir et d’apprécier les dangers et les principes.</em>

<em>D’autres terres du monde réclament le concours de mes modestes efforts. </em>

<em>Je peux faire ce qui t’est refusé, en raison de tes responsabilités à la tête de Cuba et l’heure est venue de nous séparer. </em>

<em>Je veux que tu saches que je le fais avec un mélange de joie et de douleur; je laisse ici les plus pures de mes espérances de constructeur et les plus chers de tous les êtres que j’aime… et je laisse un peuple qui m’a adopté comme un fils. J’en éprouve un déchirement. </em>

<em>Sur les nouveaux champs de bataille, je porterai en moi la foi que tu m’as inculquée, l’esprit révolutionnaire de mon peuple, le sentiment d’accomplir le plus sacré des devoirs : lutter contre l’impérialisme où qu’il soit ; ceci me réconforte et guérit les plus profondes blessures.</em>

<em>Je répète une fois encore, que je délivre Cuba de toute responsabilité. Sauf de celle qui émane de son exemple. </em>

<em>Si un jour, sous d’autres cieux, survient pour moi l’heure décisive, ma dernière pensée sera pour ce peuple et plus particulièrement pour toi. </em>

<em>Je te remercie pour tes enseignements et ton exemple ; j’essaierai d’y rester fidèle jusqu’au bout de mes actes. </em>

<em>J’ai toujours été en accord total avec la politique extérieure de notre Révolution et je le reste encore. Partout où je me trouverai, je sentirai toujours peser sur moi la responsabilité d’être un révolutionnaire cubain, et je me comporterai comme tel. Je ne laisse aucun bien matériel à mes enfants et à ma femme, et je ne le regrette pas ; au contraire, je suis heureux qu’il en soit ainsi. </em>

<em>Je ne demande rien pour eux, car je sais que l’Etat leur donnera ce qu’il faut pour vivre et s’instruire. J’aurais encore beaucoup à te dire, à toi et à notre peuple, mais je sens que c’est inutile, car les mots ne peuvent exprimer ce que je voudrais, et ce n’est pas la peine de noircir du papier en vain.</em>

<strong><em>Jusqu’à la Victoire, Toujours.</em></strong>

<strong><em>La Patrie ou la Mort !</em></strong>

<strong><em>Je t’embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire</em></strong>

<strong><em>ERNESTO CHE GUEVARA</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables : Alpha Oumar Konaré Président de la République (1er novembre 2000).</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorables-alpha-oumar-konare-president-de-la-republique-1er-novembre-2000-3-2780561.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Oct 2018 01:04:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[‘’Si l’exercice démocratique s’arrêtait à la seule évaluation de l’exécutif, le débat démocratique ne bénéficierait d’aucune base populaire et serait marqué par l’expression de beaucoup d’opportunismes.

Il importe de renforcer, le rôle des partis politiques, parce qu’il n’y a pas de démocratie sans partis politiques. Mais aussi celui de la société civile comme  élément de régulation du jeu politique partisan, comme élément de régulation de la presse, comme garant de la paix civile, de la négociation sociale, comme animatrice de contre-pouvoir.

L’action des sociétés civiles  devrait pouvoir s’exercer par-delà les frontières. La défense du droit et le droit de communiquer ne devraient pas connaître de frontières. Un handicap, et pas des moindres, est la faiblesse de la démocratie sociale.

Si l’expression du pluralisme s’est opérée dans le champ  politique, elle devient plus difficile dans le champ social et dans le champ syndical.

Beaucoup d’associations ne sont pas sous-tendues par un réel contrôle populaire.

Tous les pouvoirs se trouvent confisqués par un bureau ou un seul individu, les tutelles administratives ne jouant pas bien leur rôle.

Le champ syndical est quant à lui marqué par la faiblesse du dialogue social. Ce déficit de dialogue social conduit dans bien des cas à de fortes crispations, au développement du corporatisme.

N’’a-t-on pas vu dans nombre de nos pays de fortes crispations entraîner le rejet même de la notion de service minimum, voire la remise en cause des serments professionnels, la violation des codes déontologiques ?

Ces logiques peuvent conduire à des épreuves de forces fatales à la démocratie. Le développement du corporatisme conduit à une relégation de la solidarité nationale.

Il ne saurait y avoir consolidation de la démocratie sans solidarité, nationale.

Il ne saurait y avoir consolidation de la démocratie sans esprit de sacrifice et de justice sociale, sans les valeurs fortes du travail et du travail bien fait.

Il ne saurait y avoir consolidation de la démocratie dans une logique forte, dominante, de dépendance extérieure.’’

<strong>Source (Ensemble debout) </strong>

<strong>Edition Cauris Livres</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Solidarité et  Droit de l’homme au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/solidarite-et-droit-de-lhomme-au-mali-2779611.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 00:20:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’ancien président de la République Alpha Oumar Konaré aura durant ses deux mandats (1992 – 2002) posé des actes concrets en faveur de la grande majorité des Maliens.
A l’occasion de ce mois d’Octobre, nous vous rappelons. Ces acquis qui méritent d’être conservés.
Octobre, mois de la Solidarité
En 1995, le président Alpha Oumar Konaré a pris l’initiative d’établir le mois d’Octobre, comme mois de la Solidarité et de lutte contre l’exclusion. Il s’agissait pour Alpha d’éveiller les consciences par rapport à la nécessité de mieux organiser la solidarité afin qu’elle puisse apporter tout le bien qu’on attend d’elle.
La célébration de ce mois a permis non seulement la multiplication des porteurs d’actions de solidarité autres que l’Etat, mais également la prise en compte davantage de groupes cibles et de types d’intervention de solidarité.
C’est en 2001, vu l’ampleur que prenaient les commémorations du mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion et la nécessité de conférer à cet évènement un cadre réglementaire conséquent que le gouvernement du président A.O.K a adopté le Décret N° 01- 468 P-RM du 27 septembre 2001 portant Institutionnalisation du mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion.
En 2000, après la conférence de Copenhague, pour donner une importance particulière au développement social, le département a été nommé Ministère du Développement Social de la Solidarité et des Personnes Agées avec deux directions : la Direction Nationale du Développement Social (DNDS) et la Direction Nationale de la Protection. A partir de 1995, il a été décidé de commémorer chaque année le MOIS d’octobre.
Le choix a été porté sur le mois d’octobre en raison de la concentration au cours de ce mois de plusieurs commémorations d’évènements internationaux assimilables à des moments de solidarité. Qui cite la journée internationale de personnes âgées, célébrée le 1er octobre, la journée mondiale de l’habitat, célébrée le 5 octobre, la journée internationale de lutte contre les maladies mentales, célébrée le 10 octobre, la journée internationale de la Canne blanche, célébrée le 15 octobre, la journée mondiale de la femme rurale, célébrée le 15 octobre, la journée mondiale de lutte contre la pauvreté, célébrée le 17 octobre.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ecole Malienne : Les pistons des cancres !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/ecole-malienne-les-pistons-des-cancres-2778965.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/ecole-malienne-les-pistons-des-cancres-2778965.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/05/Education-classe-eleve-etudiants-examens-professeur-autorite-regionale.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 30 Sep 2018 00:41:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’école est censée former le citoyen montant, sinon le confirmer dans certaines qualités nécessaires, voire indispensables pour l’édification d’une Nation nourrie notamment de justice et d’équité.

Hélas, certaines prescriptions, véritables diktats des plus hauts responsables des enseignements secondaire et supérieur sont en flagrante contradiction avec cet idéal vers lequel on prétend cependant engager les générations actuellement sur les bancs des lycées, instituts et facultés.

Malheureusement, c’est plutôt le mauvais exemple qui se trouve illustré.

Sinon, comment admettre que soient posés ces actes d’autorité qui traduisent autant la non-compréhension de la mission que l’absence  totale de respect pour la légalité tout comme, ces collaborateurs réduits au simple statut de subordonnés ?

&nbsp;

&nbsp;
<h2>ENERGIE DU MALI (EDM-SA)</h2>
<h2>Un plan d’apurement de 300 milliards F CFA de dette</h2>
L’énergie du Mali (EDM-SA) a élaboré avec l’appui du ministère de l’Economie et des Finances un programme d’apurement de ses créances.

En effet, EDM-SA doit à ses différents partenaires, 300 milliards de francs CFA (environ 537 millions $).

Un chiffre qui représenterait le double de son chiffre d’affaires au terme de l’exercice écoulé.

En outre, 200 milliards FCFA (358 millions $) supplémentaires seront dus au terme de l’année 2018.

Face à cette situation, de nombreuses compagnies partenaires, (notamment les fournisseurs en combustible des centrales d’EDM) avaient arrêté leurs livraisons, mettant en péril la continuation de la fourniture énergétique.

Avec ce programme d’apurement approuvé par l’ensemble des parties concernées, les livraisons pourront reprendre.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire «des 3,5 milliards FCFA évaporés à l’hôtel des finances» :  Le BIPREM décide de porter plainte contre le Ministre Boubou Cissé et citer les responsables syndicaux du SAM et du SYLIMA comme témoins</title>
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<pubDate>Sun, 30 Sep 2018 00:22:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0153575683ydp6f0c1d67msonormal" style="text-align: justify"> Le BIPREM a été consterné et scandalisé d’apprendre, à travers un communiqué en date du 28 Septembre 2018, et signé des responsables syndicaux du SAM et du SYLIMA que «trois milliards et demi (3.500.000.000) FCFA se sont évaporés dans la nature à l’hôtel des Finances». Ce, poursuit le communiqué, dans le cadre d’un «soit disant dédommagement d’un opérateur économique consécutivement à la crise du nord du pays ; ladite opération intervenue dans le cadre d’un marchandage de gré à gré entre le ministre des Finances et opérateur économique en question, est intervenu en violation des règles élémentaires applicable en la matière». Ce sont les termes du communiqué.

La dénonciation fait suite au conflit qui oppose en ce moment lesdits Syndicats à l’Exécutif. Qu’importe ! Venant de Magistrats, l’information est à prendre très au sérieux et tous les appelés doivent s’expliquer. D’où la décision relative à notre plainte !</p>
Cette réaction du BIPREM n’est guère surprenante et procède d’une logique évidente. C’est plutôt notre silence et inaction qui auraient surpris. Et pour cause. Une Plainte similaire du BIPREM est actuellement à l’examen auprès des juridictions compétentes. Elle est consécutive au rapport du Bureau du Vérificateur Général dénonçant la «Disparition de 153 milliards FCFA et la Dilapidation de plus de 28 milliards FCFA». Sont cités dans ledit rapport, des responsables au moment des faits, Ministre de la défense et des anciens combattants, Ministre de l’économie et des finances, Ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé de la Promotion des Investissements et de l’Initiative Privée, Ministre de l’Economie Numérique, de l’information et de la Communication le Conseiller à la Présidence de la République… La procédure suit aujourd’hui son cours normal.

Faut-il, dans ce contexte, ignorer une dénonciation similaire ? Au BIPREM, nous disons, non ! Surtout que dans le cas présent, nous disposons de témoins de taille : les responsables syndicaux du SAM et du SYLIMA, signataires du communiqué conjoint».

<strong>B.S. Diarra</strong>
<strong>Vice-président BIPREM</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK à l’ occasion du 22 septembre 2018 : ‘’Nous sommes attachés à l’Honneur du Mali’’</title>
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<pubDate>Sun, 30 Sep 2018 00:19:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali a fêté Samedi dernier le 58eme anniversaire de son accession à l’indépendance. </em></strong>

<strong><em>15 chefs d’Etat ont pris part à la cérémonie pour féliciter IBK fraichement élu pour un second quinquennat à la tête du Mali et témoigner leur amitié à notre pays indépendant depuis le 22 septembre 1960. </em></strong>

<strong><em>Nous vous proposons en intégralité l’émouvant discours prononcé à l’occasion par le président de la République.</em></strong>

<strong>Mes Chers compatriotes ;</strong>

Maliennes et Maliens de l’intérieur et de la Diaspora ; Amis et Hôtes du Mali,

22 septembre 1960, 22 septembre 2018, notre pays a 58 ans. Cinquante huit années de joie et de peine partagées. Aussi, la célébration de cette date anniversaire de notre accession à la souveraineté nationale et internationale constitue pour moi, un moment privilégié pour réitérer à la nation entière mon engagement ferme à relever les défis qui nous assaillent.

L’année dernière, à la même période, nous n’étions pas nombreux à croire en la capacité de l’Etat à organiser l’élection présidentielle, dans la transparence et dans le respect des délais constitutionnels. Nous pouvons aujourd’hui constater que ce pari a été gagné.

Cela par la Grâce de Dieu, par la solidarité du monde entier et par la volonté du peuple et du gouvernement maliens.

Aussi, l’occasion m’est encore heureuse de renouveler mes remerciements et mes félicitations au Gouvernement, ainsi qu’à tous les acteurs, maliens et étrangers, qui ont fait de cette élection une réussite, en matière d’organisation et de transparence, dans une inclusivité totale, comme l’ont attesté l’ensemble des observateurs nationaux et internationaux.
Cependant, je ne saurais passer sous silence le niveau de participation à cette élection, qui aurait pu être meilleur. Ceci nous interpelle tous. Il doit conduire acteurs politiques et société civile à une réflexion profonde sur l’évolution de nos institutions et de nos pratiques, pour améliorer notre système démocratique. Cette réflexion devra être conduite de manière large et inclusive.

<strong>Mes Chers compatriotes,</strong>

La date du 22 septembre nous renvoie à l’Histoire ; celle d’hommes et de femmes, convaincus, autour de Modibo Keita, qui avaient compris que le temps était venu de s’affranchir des tutelles pesantes, que le temps était venu de réaffirmer la dignité de l’Afrique et du monde noir.

Le 22 septembre est un moment privilégié de célébration, de réflexion et de communion. Nous devons continuer de puiser dans l’hommage rendu à l’esprit de sacrifice et d’engagement héroïque des pères fondateurs avec encore plus de volonté, de détermination et d’énergie, pour surmonter les épreuves et les obstacles de toutes natures qui ne nous ont jamais été épargnés, mais que nous avons toujours su surmonter. La liberté a été conquise aux prix de multiples sacrifices et pour certains jusqu’à l’ultime.

Je voudrais aujourd’hui saluer la mémoire de toutes celles et de tous ceux qui sont tombés et qui continuent encore le combat pour l’indépendance, la liberté et la dignité de notre pays. Acceptez qu’en ce jour, je puisse m’incliner, en leur mémoire à tous, sur celle de nos derniers médaillés d’or de l’indépendance qui nous a quittés il y a quelques jours, j’ai nommé El Hadj Youssouf Traoré.

Nous redisons, à cette occasion, notre attachement indéfectible à la fierté du Mali, à l’honneur du Mali et au bonheur des Maliens.

Le Mali qui fête aujourd’hui le 58ème anniversaire de son accession à l’indépendance, est une nation qui s’est remise debout avec une conscience plus aiguë des efforts à accomplir, des compromis à accepter et de la vigilance à observer pour consolider davantage sa stabilité, préserver ses valeurs fondamentales et pour fédérer l’énergie de tous ses enfants, afin de tirer le meilleur profit de notre formidable capacité de résilience.

Ces valeurs fondamentales sont portées par des hommes et des femmes héritiers d’un passé qui fonde leur fierté. C’est pourquoi, comme je l’ai encore rappelé aussi bien dans mon discours lors de ma prestation de serment que dans ma lettre de mission au Premier ministre, nous devons continuer à former des filles et des fils dignes de leurs ancêtres et de leurs pères.

Ce sont ces valeurs fondamentales qui fondent toute mon action, surtout quand j’ai fait du retour à la paix, de la réhabilitation de la cohésion sociale, de la reconstruction, de la confiance et de l’espérance, ainsi que la refondation de l’Etat, les axes prioritaires du mandat qui a débuté le 4 septembre 2018.

La mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger sera poursuivie avec rigueur et célérité, avec comme seul souci la promotion du développement global de notre pays. Ceci participe du nécessaire renforcement de la cohésion nationale par la prise en charge des défis sécuritaires.

Je demeure convaincu que nos Forces Armées et de Sécurité sont pour nous, comme pour tout Etat, notre principal outil de préservation de la sécurité de nos concitoyens, de défense de notre territoire et de protection de la paix. Enfin, notre plus sûr outil de décision politique.

C’est pourquoi je continuerai de veiller sans relâche au réarmement moral des FAMAs, au renforcement de leurs capacités opérationnelles et à l’amélioration de leurs conditions de vie.

Aujourd’hui les FAMAs, pleinement mobilisées, assument avec honneur, courage et confiance leurs missions au service de la nation. Avec la finalisation prochaine du processus de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR) et la mise en œuvre progressive des lois de programmation militaire et sécuritaire, les FAMAs reconstruites, deviendront plus que jamais le creuset de l’unité nationale, incarnant à la fois notre ambition et notre fierté mais aussi le symbole de la cohésion retrouvée de notre Nation, l’outil de notre autonomie d’appréciation et de décision.

<strong>Mes Chers compatriotes ;</strong>

Dans la fonction de Président de la République que j’ai l’honneur d’assumer grâce à votre confiance, je n’ai jamais perdu de vue que ma responsabilité est de fédérer autour d’une vision commune de notre destin, convaincu que c’est l’addition de nos différences- parfois de nos antagonismes - et de nos talents qui renforcera la démocratie et créera les meilleures conditions d’épanouissement pour tous. Je veux être le Président de toutes les Maliennes et de tous les Maliens !

A TON APPEL MALI…NOUS SERONS TOUS UNIS.

L’unité est la plus grande urgence de ce moment, à la fois incertain et plein de promesses, de notre Histoire. Nous n’avons pas d’autre choix. Nous n’avons pas d’autre alternative. Nous devons être unis. Unis pour faire gagner le Mali. Unis pour assumer notre destin commun.

Unis pour notre cohésion nationale. Unis derrière nos forces de défense et de sécurité.
Unis, chers compatriotes, pour notre dignité si durement éprouvée mais debout, parce que nous ne savons pas abandonner, nous ne savons ni renoncer ni nous dérober !

Notre pays, ancré dans ses valeurs et traditions, profondément démocratique, continuera de reconnaître toutes les sensibilités. Notre diversité et notre pluralisme resteront le ciment de l’unité nationale, que nous devons continuer de consolider. C’est l’une de mes priorités, car pour bâtir un avenir de tous les possibles, le Mali doit pouvoir compter sur toutes ses filles et tous ses fils. Chacun a sa place. La République n’exclut personne. J’en suis le garant.

En votre nom à tous, je servirai le Mali selon les principes républicains. Passionnément. Avec dévouement et intégrité. Pour assurer à notre pays la paix, le développement économique et social, et un rayonnement mondial conforme à son destin. Je sais que vous aspirez par-dessus tout à la sécurité et à la paix.

C’est pourquoi j’ai décidé de ne jamais permettre l’éclosion de périls nouveaux au moment même où nous avons tant de défis à relever.

Encore une fois, cette ambition ne saurait être qu’avec des hommes et des femmes bien éduqués, ouverts aux souffles poreux et fécondants du monde contemporain mais en même, ancrés avec bonheur dans nos valeurs de civilisation qui font notre brillante singularité.

<strong>Mes Chers compatriotes ;</strong>

Maliennes et Maliens de l’intérieur et de la Diaspora ; Amis et Hôtes du Mali,

Le Gouvernement du Mali, sous mon impulsion, a fait preuve d’une grande détermination à booster l’économie grâce aux investissements structurants dans le domaine de l’énergie, des infrastructures routières, de la protection de l’environnement et de l’agriculture, à travers l’allocation de 15 % du budget national au développement rural.

Cette performance économique, je la veux durable et inclusive. Je veux m’assurer que chaque Malienne et chaque Malien puisse en percevoir et jouir des dividendes.

<strong>LES CHAMPS FLEURISSENT D’ESPÉRANCE !</strong>

Nous devons être fiers de la renaissance de notre pays. Il nous appartient à présent, à nous tous, d’œuvrer en conscience à redonner confiance et espérance, en plaçant le Mali au-dessus de toute autre considération.

Malgré les nombreuses difficultés auxquelles nous faisons face de façon quasi quotidienne, notre action de redressement national a commencé à porter ses fruits. Le Mali avance « Notre Maliba avance ! » Anw Ka Maliba bé Kaa Ta gnè. Ma volonté est que notre Grand Mali aille encore plus loin, pendant les cinq ans à venir et au-delà. Je sais vos espoirs et vos attentes. Beaucoup reste encore à faire. Nous le ferons ensemble ! Incha’Allah, telle est Votre Volonté et Notre Destin ! Une exigence d’amélioration de la gouvernance est une forte et exigeante interpellation. Cette juste revendication m’oblige aujourd’hui plus qu’hier à créer le socle de confiance indispensable dans notre relation avec les citoyens. Cela passe par des reformes systémiques courageuses. Telle est la raison de la création d’un ministère dédié à la Transparence qui veillera à la moralité et à la pertinence de la dépense publique.

&nbsp;

<strong>Mais NOS CŒURS VIBRENT DE CONFIANCE !</strong>

C’est pourquoi, votre confiance renouvelée appelle à l’humilité. Pour tous ceux qui souffrent dans notre pays, cette confiance appelle à redoubler d’efforts. Elle appelle au travail.

<strong>Mes Chers compatriotes ;</strong>

Maliennes et Maliens de l’intérieur et de la Diaspora ; Amis et Hôtes du Mali,

La Nation malienne nous appelle et nous interpelle ! Pour les générations présentes et futures et en l’honneur des générations passées, je vous invite tous à demeurer debout et éveillés afin de pouvoir participer au banquet des Nations, comme nous l’avons toujours fait. C’est possible ! C’est indispensable ! Car Nul n’y sera convié qui ne l’aurait mérité !

<strong>Vive le Mali debout !</strong>

<strong>Vive le Mali éternel !</strong>

<strong>Vive la République !</strong>

<strong>Qu’Allah bénisse le Mali.</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … du chien et de l’Imam</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-du-chien-et-de-limam-2778967.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 30 Sep 2018 00:13:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Infirmier vétérinaire à la retraite, le vieux Malick n’a pu, après 40 ans de service, bénéficier ni d’un lot à usage d’habitation, ni même d’un vélo pour se rendre à son champ situé à Sanankoroba.

Comme tant d’autres fonctionnaires maliens connus pour leur intégrité mais qui, après plusieurs années de service bien accompli vivent aujourd’hui dans des paillotes ou sont devenus des clochards, M. Malick, marié et père de 12 enfants s’était résigné à son triste sort et avait élu domicile dans la banlieue bamakoise à Sébénikoro.

Là, humblement, mais dignement, il arrivait à payer régulièrement ses frais de location. Et, tant bien que mal, à subvenir aux besoins de sa famille.

Hélas, en juin dernier, le vieil homme a été terrassé par la maladie.

Depuis, Malick était couché sur son lit en compagnie d’un gros chien noir qu’il élevait depuis plusieurs années. Un chien, si docile que l’on ignorait même son existence dans la concession.

Hélas, la mort dans sa cruauté a arraché le vieux vétérinaire à l’affection des siens le 18 septembre dernier aux environs de 13 heures.

Amis et proches ne tardèrent pas à envahir la maison de Malick, étalé sans vie dans sa chambre.

Le gros chien noir, comme pour pleurer son maître s’était mis sous le lit du défunt.

Ainsi va la vie, et aux environs de 16 heures, l’Imam était invité à faire des bénédictions ‘’privées’’ au mort.

Marchant nonchalamment, notre marabout s’introduisit dans la chambre du défunt. Mais, à peine y était-il rentré, qu’il entendit un bourdonnement : celui du chien sous le lit.

L’Imam sortit rapidement de la chambre et demanda de rentrer chez lui, prétextant avoir oublié son chapelet et du "nassi" et invita son second de s’occuper des bénédictions. Ce dernier n’hésite pas.

D’un bond, il fit irruption dans la chambre du défunt. Pas pour longtemps… car le chien du défunt avait quitté sa cachette et semblait vouloir lui sauter au cou.

Le marabout remplaçant n’eut cependant pas la possibilité de détaler. Son boubou étant resté coincé par la porte.

Du coup, le petit salon qui bondait de monde s’est vidé de ses occupants.

La veuve du défunt qui venait d’assister à la scène, s’empressa d’expliquer la "situation" aux fidèles.

Trop tard ! Les uns cherchaient leurs chaussures, les autres étaient déjà loin des lieux.

Finalement, le calme était revenu et le silence devenu lourd.

C’est en ce moment que l’on libéra le marabout (coincé par la porte et le chien) devant la chambre du défunt.

Notre "homme de Dieu" avait mouillé de sueur et son boubou et son pantalon.

Il ne put regagner la foule, qu’après que madame Malick lui eut emprunté des habits du défunt.

Quant à son patron (le premier Imam), il n’a été revu sur les lieux que… le 3<sup>e</sup> jour du deuil. Allah Akbar !

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Election présidentielle 2018 : Tourner la page</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/election-presidentielle-2018-tourner-la-page-2778980.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 30 Sep 2018 00:10:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’élection présidentielle 2018 est bien terminée. Et définitivement. </em></strong>

<strong><em>Elle a donné comme gagnant IBK  et Soumaïla Cissé perdant.  Le grand homme et ses partisans doivent à présent  accepter de tourner la page et envisager l’avenir avec sérénité.</em></strong>

Le Mali  est, à n’en pas douter  un grand pays qui a enfanté (et continue de le faire) de grands hommes. Certains sont morts pour ce pays,  d’autres, ‘’debout sur les remparts’’ sont résolus de mourir pour notre Maliba.

Le devoir de tous est de reconnaitre cette réalité.

Nulle part au monde il n’y a eu, et il n’y aura d’élections propres au sens propre du mot.

Certes, l’élection présidentielle 2018 au Mali s’est passée avec des insuffisances, des erreurs et même  parfois des fraudes. Cela est incontestable.

Qu’à cela  ne tienne, les résultats ont été proclamés officiellement et acceptés par la majorité des Maliens et la Communauté internationale. Il faut donc s’y conformer.

Les hommes viennent et passent.  Le Mali est eternel.

Il ne s’agit point pour nous d’être du côté du vainqueur ou  de celui du vaincu.  Soumaïla Cissé,  ce grand fils du pays, ce démocrate sincère, cet homme compétent, intelligeant et valable au sens propre comme au figuré  (tout comme ces grands hommes qui l’entourent)  doit accepter sa défaite.

De son patriotisme et du bien qu’il veut pour le Mali, nul ne peut en douter. C’est d’ailleurs pourquoi, à toutes les élections présidentielles auxquelles il a participé, il aura toujours accédé au second tour.

N’obtiendra  cependant le pouvoir que celui auquel l’attribueront Dieu et le peuple disait l’autre.

Des marches par ci, par là n’y changerons rien. Pire, c’est donner l’occasion à certains malveillants de perturber la quiétude de nos braves populations qui se battent pour vivre et dans certain cas… survivre.

Les grands hommes (Soumaïla Cissé en est un) savent perdre ou gagner, mais continuent de lutter pour leur idéal.

Dans certains pays voisins comme le Sénégal ou encore la Côte d’Ivoire, des opposants au régime ont attendu longtemps, (plus de 30 ans dans certains cas) pour finalement accéder au pouvoir.  Cela s’appelle persévérance, patience et détermination. Ce ne sont pas Me Abdoulaye Wade du Sénégal et Laurent Gbagbo de la Côté d’Ivoire qui diront le contraire.

Le Mali, notre  « Maliba » a aujourd’hui plus que jamais besoin de paix.  Cette paix qui ne peut être réalité que lorsque ses fils, tous ses fils se tendent la main.

« Qu’Allah bénisse le Mali » !

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion des ressources humaines : L’OMD&#45;AOC renforce les capacités de ses gestionnaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/gestion-des-ressources-humaines-lomd-aoc-renforce-les-capacites-de-ses-gestionnaires-2778972.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 30 Sep 2018 00:02:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Organisation Mondiale des Douanes (OMD-AOC)</em></strong> <strong><em> a organisé lundi dernier, à L’Hôtel El Farouk de Bamako,  le 8eme Atelier regional des gestionnaires de formation et des Ressources Humaines de la region de l'Afrique Occidentale et Centrale. Le thème de la rencontre : </em></strong><strong><em>« l’élaboration à la mise en œuvre effective des outils modernes de gestion des ressources humaines et de la formation : pratiques, défis et opportunité pour les Administrations des Douanes de l’Afrique Occidentale et centrale »</em></strong>

L’atelier a été présidé par M. Ali Coulibaly,  Directeur Général des Douanes du Mali, en présence du représentant du secrétaire général de l'Organisation mondiale des Douanes, du directeur du bureau régional de renforcement des capacités de la Region OMD-AOC, les chefs des centres régionaux et d’autres invités.

La rencontre qui s’est tenue 3 jours durant aura permis aux administrateurs nationaux et internationaux de mettre un accent particulier sur le rôle des Gestionnaires de Formation sur la gestion des ressources humaines afin de renforcer leurs capacités

Prenant la parole, M. Tafily E. Gebding, directeur du bureau régional de renforcement des capacités de la Région OMD-AOC a expliqué : aujourd’hui, nos Administrations sont confrontées à de multiples défis. Il s’agit notamment,  de la mobilisation de recettes pour le Trésor Public,  la protection de notre société et de nos Etats contre la recrudescence de la criminalité transnationale organisée, la fraude, la violence des droits propriété intellectuelle et le terrorisme. ‘’

C’est pourquoi, ajoutera le directeur du bureau régional de (OMD-AOC), l’Organisation Mondiale des Douanes à travers le projet MADAO, a initié  atelier en vue de mettre en œuvre des outils modernes de gestion de la formation et des ressources humaines.

« La reforme et la modernisation de la GRH et la professionnalisation durable du personnel de nos Administrations douanières deviennent un chantier incontournable et permanent », commentera Mr Gebbing

Mais signale-t-il, malgré tous ces efforts, la GRH reste le maillon faible, d’après plusieurs diagnostics et résultats d’auto-évaluation de la mise en œuvre du plan stratégique régional.

Pour trouver des solutions à ces multiples problèmes auxquels font face nos administrations douanières, a signal M. Gebbing, l’organisation Mondiale de la douane a jugé nécessaire d’adopter ce thème central.

Parce que dit-il, il permettra aux participants de s’approprier l’axe gestion des ressources humaines du plan stratégique régional 2018-2022, actualiser leurs connaissances sur les grandes orientations de l’OMD en matière de gestions des ressources humaines axées sur les compétences.

M Aly Coulibaly, Directeur Général de la Douane Malienne a pour sa part, indiqué que les Douanes Maliennes ont prévu dans leur plan stratégique 2016-2019, une composante importante sur l’amélioration de la gestion des ressources Humaines, qui consiste à la gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences (GPEEC). « Ce choix stratégique était autant justifié que des écarts existaient entre les pratiques en GRH et les normes internationales », a précisé Mr Coulibaly.

Le patron des Douanes Maliennes a enfin exhorté les  Administrateurs nationaux et internationaux à s'engager et s'appuyer  d’avantage sur un processus de modernisation visant les structures, et surtout,  les ressources humaines.

<strong>Karim Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soumaïla Cissé, chef de file de l&amp;apos;opposition malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/soumaila-cisse-chef-de-file-de-lopposition-malienne-2771304.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Aug 2018 01:24:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Il est né à Niafunké. Il a été président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de 2004 à 2011</strong>

Ingénieur informaticien de profession, il a étudié à l’université et à l’Institut des sciences de l`ingénieur de Montpellier (France).

Il a travaillé au sein de grandes entreprises françaises (IBM-France, le Groupe Pechiney, le Groupe Thomson et la compagnie aérienne Air Inter) avant de rentrer au Mali en 1984 pour travailler à la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT).

Militant dès sa création à l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA/PASJ), il devient après l’élection d’Alpha Oumar Konaré en 1992 secrétaire général de la présidence de la République.
Il est nommé ministre des Finances en 1993, ministre des Finances et du Commerce en 1994, de nouveau ministre des Finances en 1997 et ministre de l’Équipement, de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et de l’Urbanisme en 2000 dans le gouvernement de Mandé Sidibé .
En janvier 2002, il démissionne du gouvernement pour se consacrer à la préparation de l’élection présidentielle. Il est en effet investi par l’ADEMA/PASJ comme candidat pour la succession d’Alpha Oumar Konaré.

Arrivé en deuxième position au premier tour, il est battu par Amadou Toumani Touré au second tour avec un peu moins de 35% des voix.

Déçu, Il quittera l’ADEMA/PASJ avec une partie des militants pour fonder l’Union pour la république et la démocratie (URD) en Juin 2003.

Soumaïla Cissé a été président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de 2004 à 2011.

Le 18 septembre 2011, Soumaïla Cissé a été investi candidat de l’Union pour la république et la démocratie pour l’élection présidentielle malienne de 2012.
<p>
  Gel nails first appeared in the U.S. in the early 1980s, <strong><a href="https://modelones.com/">Nail care</a></strong>
but were met with limited success. At the time, <strong><a href="https://modelones.com/">Nail gel polish</a></strong>
the manufacturers of gel lights and the gel itself had not joined forces, <strong><a href="https://modelones.com/product/nail-art-tools-set-with-shoulder-bag/">gel nail polish color set</a></strong>
not yet recognizing the need to precisely match the intensity of the light to the photoinitiators in the gel.<strong><a href="https://modelones.com/product/blue-blood/">Best gel nail polish</a></strong>
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</p>
Il sera ensuite reconduit pour défendre les couleurs de l`Union pour la République et la Démocratie à cette présidentielle qui s`est finalement tenue le 28 juillet 2013 par la faute du coup d`Etat du 22 mars 2012. Il s’était qualifié pour le second tour de cette élection pour avoir réussi à se classer 2è avec 19,44% derrière IBK, le candidat du RPM arrivé en tête avec 39,24%.

Au 2<sup>ème</sup> tour, il est battu par IBK élu avec plus de 77% des voix.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Election Présidentielle du 12 Août 2018 : Le dernier duel entre 2 ‘’frères’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/election-presidentielle-du-12-aout-2018-le-dernier-duel-entre-2-freres-2771302.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Aug 2018 01:20:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Encore une fois, ce sont M. Ibrahim Boubacar Keita et M. Soumaïla Cissé qui s’affronteront au 2<sup>ème</sup> tour d’une élection présidentielle au Mali.</em></strong>

<strong><em>Un duel qui cette fois, sera des plus implacables car, il sera bien le dernier et pourrait définitivement mettre dos à dos les deux hommes.</em></strong>

Pour la première fois en 2002, IBK et Soumaïla Cissé, tous deux des ‘’produits’’ du président Alpha Oumar Konaré s’affrontaient à l’élection présidentielle.

Soumaïla Cissé avait pris le dessus, passant au 2<sup>ème</sup> tour pendant qu’IBK était éliminé. Cissé perdra tout de même la bataille finale, son frère IBK (3<sup>ème</sup> au 1<sup>er</sup> tour) ayant choisi d’apporter son soutien à ATT.

Depuis, tout opposait les deux hommes qui ne se retrouveront qu’en 2013 (après le Takokelen de ATT en 2007) à l’occasion de l’élection présidentielle de juillet de cette même année.

Dans un contexte particulier (chute de l’économie nationale, ras-le-bol des populations face à l’insécurité, désordre dans les rangs de nos forces Armées et incapacité de celles-ci à défendre nos populations et leurs biens), IBK était devenu l’homme providentiel. Puisque, réputé pour sa rigueur, sa ténacité et surtout pour être un homme de fer.

Aucun des candidats à l’élection présidentielle de 2013 ne faisait le poids devant IBK. Sa victoire était inéluctable, avant même la tenue du scrutin. Et, c’est sans surprise qu’il sera plébiscité avec plus de 77% des voix devant Soumaïla Cissé. Ce dernier d’ailleurs n’avait même pas attendu la proclamation officielle et définitive des résultats pour reconnaitre sa défaite.

Une grande page de l’histoire du Mali venait d’être ouverte.

Patient, Soumaïla Cissé devrait attendre 5 longues années pour espérer accéder à Kououba.

<strong>L’heure du départ ou de l’arrivée ?</strong>

Les élections présidentielles du 29 juillet se sont tenues et encore une fois, ce sont Ibrahim et Soumaïla qui s’affronteront dans un ultime duel pour l’accès à Koulouba. Ultime oui, parce que, au cas où IBK serait réélu président de la République, ce serait pour une dernière fois. Et si c’est SoumaÏla Cissé qui gagnera le combat, on verrait mal IBK revenir en 2023 pour reconquérir Koulouba.

Mais en attendant, force est de reconnaître que les données ont changé.

IBK subi actuellement l’usure du pouvoir qui aura mis à nu ses insuffisances. Parmi celles-ci, la lutte contre la corruption qui est loin d’être  gagnée et surtout le défi de l’insécurité de plus en plus grandissante sur l’ensemble du territoire malien.

A ceux-ci s’ajoutent le désespoir de tant de maliens qui broient du noir depuis maintenant 5 longues années.

IBK fait face également à cette envie persistante des maliens à connaître le changement à travers un nouvel homme. Des handicaps qui constituent naturellement des atouts pour Soumaïla Cissé.

En effet, cet homme, Soumaïla Cissé incarne aux yeux de tous les déçus qui veulent le changement la seule alternative pour faire avancer le pays.

Aussi, il n’est comptable d’aucun bilan positif ou négatif par rapport à la gestion du pays.

Mieux, ni l’homme, ni ses proches ne sont cités dans aucune affaire sale. En plus, il dispose d’une solide expérience politique et en matière de gestion des affaires publiques.

Saura-t-il, a-t-il les moyens de profiter de ses atouts ? On le saura bien après le 12 août prochain.

En tous les cas, rien n’est perdu ou gagné d’avance. Et pour Soumaïla Cissé et, pour IBK. Surtout que chacun des 2 hommes a tout à perdre ou tout à gagner dans ce dernier duel qui sera à coup sûr dur et sans pitié.

Puisqu’au delà de tout, il s’agit aussi de question d’honneur personnelle.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Résultats du 1er tour du présidentiel : L’accablant constat de la ‘’PLATEFORME AN TE ABANA’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/resultats-du-1er-tour-du-presidentiel-laccablant-constat-de-la-plateforme-an-te-abana-2771300.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Aug 2018 01:16:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après plusieurs candidats à l’élection présidentielle, c’est au tour des membres du mouvement veille citoyenne ‘’Plateforme AN TE ABANA’’ de remettre en cause les résultats provisoires annoncés.</em></strong>

<strong><em>Selon eux, les irrégularités qui ont émaillé le déroulement du 1<sup>er</sup> tour de l’élection présidentielle du 29 juillet dernier, sont liées aux manquements législatifs impliquant l’administration d’Etat.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

C’était samedi dernier au cours d’une conférence de presse organisée à la confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), en présence de M. Almoubachar Haïdara, président de la ‘’Plateforme AN TE ABANA’’ et des hommes de médias.

Dans une déclaration préliminaire lue par Pr. Ibrahima Fomba, l’un des vice-présidents du mouvement ‘’Plateforme AN TE ABANA’’, il a indiqué que son association a suivi avec attention le déroulement du scrutin du 29 juillet 2018 à travers ses points focaux. Car, dit-il, il y a des évènements d’une importance cruciale pour l’approfondissement et l’enracinement de la démocratie dans notre pays.

Ainsi, regrette Pr. Fomba, la tenue de cet important évènement a été émaillée de nombreuses irrégularités dont une bonne part est liée à des manquements à la législation électorale, impliquant l’administration d’Etat.

« Cela a commencé par la controverse sur les anomalies du fichier électoral dont les zones d’ombre persistent toujours », martèle-t-il, avant de dénoncer l’administration qui aura violé l’instruction ministérielle du 21 mai 2018 interdisant la remise des cartes d’électeurs d’autrui sans présentation de procuration en bonne et due forme.

Selon le conférencier, l’annulation du vote par procuration à quelques heures seulement du scrutin (sans effet réel sur le terrain) a permis un usage abusif et frauduleux de ce mode de votation. Parce que, déplore-t-il, des milliers de cartes d’électeur ont été distribués à des électeurs en l’absence de toute procuration et qui ont voté plusieurs fois dans des bureaux différents.

Autre manquement impliquant l’administration d’Etat, c’est la demande de localisation précise et exhaustive des bureaux de vote où le vote n’a pas pu se tenir.  A cela s’ajoutent des irrégularités, comme l’achat des consciences et des cartes d’électeur au vu et au su des Forces de l’ordre à Bamako.

Selon les membres de la Plateforme, ce chapelet d’irrégularités égrenées et non exhaustives est de nature à entacher la sincérité des résultats du 1<sup>er</sup> tour du scrutin. Mais aussi, rappelle le conférencier, il est la preuve que la gouvernance actuelle du pays dénoncée lors du projet de révision constitutionnelle, demeure dans l’incapacité de créer la confiance entre les maliens et les institutions de la République, surtout en matière électorale.

« Le moins que l’on puisse dire est que les résultats publiés par l’administration territoriale sont manifestement loin de refléter la réalité des urnes », estime-t-il.

Cependant, le mouvement ‘’Plateforme AN TE ABANA’’ a réitéré sa détermination à préserver la fragile paix sociale et à soutenir le reste du processus électoral, si le gouvernement publie la localisation précise des bureaux de vote où le vote n’a pas pu se tenir, les résultats par bureau de vote et s’engage à ne pas faire campagne pour le président sortant.

<strong>Djibril Kayentao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Minusma : Le contingent canadien démarre ses activités</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/minusma-le-contingent-canadien-demarre-ses-activites-2771299.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Aug 2018 01:16:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’armée canadienne a officiellement intégré, le 31 juillet dernier, la Mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali. C’était au camp Castor à Gao, au cours d’une cérémonie, marquant le retour du Canada parmi les Casques bleus. En remplacement des soldats allemands, à partir de ce 1<sup>er</sup> aout, le contingent canadien de 250 soldats doit, entre autres, mener des évacuations médicales pour la MINUSMA.  </em></strong>

<em>« Cela fait plusieurs années que le Canada n’a pas eu de contribution importante au sein des forces de l’ONU et nous sommes fiers de voir flotter le drapeau des Nations Unies aux côtés de celui du Canada, »</em> a déclaré à cette occasion, le Colonel Chris McKenna, Commandant du contingent canadien.

Le Commandant adjoint de la Force de la MINUSMA, le Général Amadou Kane, a quant à lui souhaité, <em>« la bienvenue au contingent canadien, »</em> avant de rappeler ce qui caractérise le théâtre malien, notamment : <em>« sa complexité, la difficulté de la mission ». </em>Et, le Général Kane de conclure en expliquant aux soldats canadiens, l’espoir qui est placé en eux, sachant qu’ils disposent du matériel qui permettra de renforcer les capacités opérationnelles de la Force.

Les canadiens sont chargés d’assurer un soutien, à la fois logistique et opérationnel, à l’ensemble de la Force onusienne. Parmi les tâches principales qui leur incombent, il y a les évacuations sanitaires, le transport de matériel et du personnel. Ceci, grâce aux trois hélicoptères CF-147F Chinoooks et cinq hélicoptères CH-146 Griffons.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centre du Mali : 4 militaires et huit assaillants tués</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/centre-du-mali-4-militaires-et-huit-assaillants-tues-2771289.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Aug 2018 01:09:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Une mission de sécurisation des opérations électorales est tombée dans une embuscade mardi dernier dans le centre du pays.</strong>

Au moins 4 militaires maliens ont été tués dans l’attaque. Deux véhicules de nos forces armées et leurs composants sont aussi portés disparus.

Au cours de l’attaque, 8 jihadistes présumés ont été également neutralisés.

<strong>Election présidentielle à Bougouni: </strong><strong>Un président de la CENI mis en cause </strong><strong> </strong>

Au moment où certains se préoccupent de la bonne tenue du scrutin, d’autres ne pensent qu’à remplir leur poche. Ce fut le cas à Bougouni, dans la commune rurale de Sibirila.

Selon notre source, cette localité comptait 45 bureaux de vote. Mais, le responsable local de la CENI, Mamdou Konaté n’a engagé que 39 délégués.

Pour cause, 6 personnes parmi les délégués étaient chargés de contrôler chacun 2 bureaux.  Cette situation a amené ces délégués à négocier avec le président de leur 2<sup>ème</sup> bureau pour qu’il leur fournisse les PV, en fonction desquels ils rempliraient leurs formulaires.

Mais, le responsable local de la CENI, M. Konaté a lui-même pris le soin de remplir les formulaires de ses délégués (amis et proches), car ceux-ci ne savaient ni lire, ni écrire.

<strong>Affaire de partage de 900. Millions : </strong><strong>La Cour Constitutionnelle dément </strong>

De graves accusations de tentative de corruption des 9 membres de la Cour constitutionnelle ont été diffusées dans la presse et sur les réseaux sociaux ces derniers jours.

Lesdites accusations faisaient état d’une rencontre, à Bamako le 29 juillet 2018, au sein de la Cour en vue du partage d’une mystérieuse somme d’argent (900 millions de nos francs) en vue de couvrir d’éventuelles fraudes électorales qui bénéficieraient à un grand candidat.

Selon un communiqué de la Cour, cette affabulation médiatique vise tout simplement à discréditer le scrutin relatif à l’élection du Président de la République à travers une pseudo rencontre qui ne pouvait matériellement avoir lieu dans la mesure où les juges étaient mobilisés, au même moment, dans différentes régions du Pays et en compagnie d’observateurs internationaux, pour coordonner les missions d’observation des trois mille cinq cent (3500) délégués recrutés par elle-même en vue d’observer le bon déroulement des opérations de vote sur toute l’étendue du territoire national.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ibrahim Boubacar Keïta,  Il est né à Koutiala le 29 janvier 1945.</title>
<link>https://www.maliweb.net/people/portrait/ibrahim-boubacar-keita-il-est-ne-a-koutiala-le-29-janvier-1945-2771297.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Aug 2018 01:08:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Ancien élève du lycée parisien Janson de Sailly, Ibrahim Boubacar Keïta a obtenu son baccalauréat au lycée Terrasson de Fougères de Bamako en 1965, puis a poursuivi son cursus à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et à la Sorbonne, où il a obtenu une maîtrise d’histoire, un Diplôme d’études approfondies (DEA) en sciences politiques et un autre en histoire des relations internationales contemporaines (IHRIC).</strong>

Après ses études, il a été chargé de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et a enseigné les systèmes politiques du Tiers-Monde à l’Université de Paris Tolbiac.

De retour au Mali en 1986, IBK s’est impliqué dans le développement économique et social de son pays en tant que conseiller technique principal de l’Union européenne pour le Fonds Européen de Développement (FED), puis au sein de l’ONG Terre des hommes France, dont il a été le directeur pour le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Déjà militant au sein de l’Association des Etudiants et Stagiaires Maliens en France (AESMF), membre de la Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France (FEANF), Ibrahim Boubacar Keïta participe également à la création en 1969 du Comité de Défense des Libertés Démocratiques au Mali (CDLDM), dont il devient le Secrétaire Général deux ans plus tard.

Dès 1986, IBK participe dans la clandestinité au mouvement démocratique malien à l’origine de la révolution de 1991, qui met fin à 23 ans de dictature. Il est membre fondateur de l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA), parti à l’origine de l’émancipation démocratique, et dont il sera le président de 1994 à 2000. Pendant la première campagne électorale libre et transparente, Ibrahim Boubacar Keïta contribue activement, en tant que directeur adjoint de campagne, à l’élection triomphale d’Alpha Oumar Konaré en avril 1992, sous les couleurs de l’ADEMA.

IBK est alors nommé successivement porte-parole et conseiller diplomatique du président Konaré, puis en novembre 1992 Ambassadeur en Côte d’Ivoire, au Niger, au Burkina Faso et au Gabon, avec résidence à Abidjan, ministre des affaires étrangères en novembre 1993, et Premier ministre de février 1994 à 2000.

A la suite de désaccords au sein de son parti, IBK quitte l’ADEMA en 2000 et fonde le Rassemblement pour le Mali (RPM) en juin 2001.

Son nouveau parti, qui en tant que membre de l’Internationale socialiste partage les valeurs de la social-démocratie, le choisi comme son candidat à l’élection présidentielle d’avril 2002. Ibrahim Boubacar Keïta arrive 3<sup>ème</sup> avec 20,65% des suffrages.

Au second tour, il apporte son soutien à Amadou Toumani Touré (ATT), qui est élu face  au candidat de l’ADEMA, Soumaïla Cissé. Quelques semaines plus tard, le RPM arrive en tête des élections législatives, et IBK, élu député à Bamako, se voit logiquement élu Président de l’Assemblée nationale, le 16 septembre 2002.
<p>
  Gel nails first appeared in the U.S. in the early 1980s, <strong><a href="https://modelones.com/">Gel polish</a></strong>
but were met with limited success. At the time, <strong><a href="https://modelones.com/">Nail polish</a></strong>
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By the end of the ‘80s, many companies had pulled their gel products from the market.
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</p>
Compte tenu du délabrement de l’autorité de l’Etat et de l’accentuation de la menace terroriste dans le Nord du pays, de nombreuses voix ont appelé à partir d’octobre 2011 le président du RPM à se porter à nouveau candidat à l’élection présidentielle de 2012. Il a été investi le 14 janvier 2012 par la coalition IBK Mali 2012, composée de 18 partis et d’environ une centaines d’associations de la société civile. Malheureusement, le coup d’Etat du 22 mars 2012 a mis un coup d’arrêt à la campagne électorale dont le président du RPM était l’un des favoris.

Le 28 juillet 2013, Ibrahim Boubacar Keïta, soutenu par une coalition de 35 partis, arrive en tête du 1<sup>er</sup> tour de l’élection présidentielle avec 39,7% des voix, devant Soumaïla Cissé, président de l’Union pour la république et la démocratie (URD). Le 11 août, c’est un plébiscite que lui accordent les maliens, IBK est élu avec 77,62% des voix.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plateforme «  Ensemble Restaurons l&amp;apos;Espoir » : Les promesses de Soumaïla Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/plateforme-ensemble-restaurons-lespoir-les-promesses-de-soumaila-cisse-2767696.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jul 2018 01:52:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Honorable Soumaila Cissé,  candidat de la plateforme «  Ensemble Restaurons l’espoir «  a procédé lundi dernier à l'Hôtel de l'Amitié à la présentation de son programme gouvernance présidentielle  dénommé «  Ensemble restaurons l’espoir ». </em></strong>

<strong><em>Le projet estimé à  8 868,4 milliards FCFA vise à  financer cinq axes  prioritaires   que le candidat de la plateforme voudrait réaliser une fois élu à la tête l'État.</em></strong>

La rencontre s’est déroulée en présence de M. Tieblé Dramé, directeur de campagne de la dite plateforme, d'élus nationaux, d’hommes de médias et plusieurs autres invités.

Au cours de la présentation du programme, Soumaila Cissé a tout d'abord salué et exhorté ses sympathisants pour une forte mobilisation et a dit  compter sur  eux pour la victoire le 29 juillet prochain.

Ensuite, le patron de la plateforme a promis aux Maliens d'articuler son programme autour de 5 piliers.

Il s'agit notamment, de restaurer la paix, la sécurité du pays et l'autorité de l'État, instaurer un véritable dialogue entre les Maliens, mettre l'État au service des populations, donner aux jeunes et aux femmes la place qui lui leur revient dans la société Malienne et construire une économie performante et solidaire.
<div style="overflow:hidden;height:1px">   
<p>Cisco redesigned the 200-310 dumps CCNA program in 2013 to <a href="http://www.exambestpdf.com/200-310.html">200-310 dumps</a> offer the certification 200-310 dumps CISSP practice Test in various ADM-201 test material CISSP practice Test 200-310 dumps subspecialties related to networking. 200-310 dumps 200-310 dumps CISSP practice Test For example, the CCNA ADM-201 test material Cloud certification focuses on the skills required for cloud 200-310 dumps networking, while the ADM-201 test material CCNA Wireless certification validates 200-310 dumps an individual's competence in wireless CISSP practice Test local area 200-310 dumps networks 200-310 dumps (WLANs). CCNA certificates are available in the ADM-201 test material CISSP practice Test CISSP practice Test following ten ADM-201 test material CISSP practice Test areas: ADM-201 test material cloud, collaboration, cybersecurity operations, data center, 200-310 dumps ADM-201 test material design, industrial/IoT, routing and switching, security, service provider and CISSP practice Test wireless. The CCNA routing and ADM-201 test material switching category is the CISSP practice Test most ADM-201 test material similar <a href="http://www.exambestpdf.com/ADM-201.html">ADM-201 test material</a> 200-310 dumps ADM-201 test material to the pre-2013 CCNA CISSP practice Test program. CISSP practice Test A CCNA routing and switching CISSP practice Test certification covers the fundamentals of 200-310 dumps enterprise CISSP practice Test ADM-201 test material CISSP practice Test ADM-201 test material networking, including <a href="http://www.exambestpdf.com/CISSP.html">CISSP practice Test</a> ADM-201 test material ADM-201 test material LAN switching, IP addressing, 200-310 dumps routing, subnetting and more. 200-310 dumps It assesses ADM-201 test material an CISSP practice Test individual's ability to deploy, configure, manage and troubleshoot enterprise networks. In 2016, Cisco updated the CCNA routing and 200-310 dumps switching certification to place more emphasis on software-defined networking (SDN), network-based analytics and network functions virtualization (NFV).




</p>
</div>

Selon Mr Cissé, son premier acte visera à restaurer la paix,  la sécurité et l'Autorité de l'État parce qu'aujourd'hui dit-il, la violence s'est installée dans notre pays, menaçant plus que jamais la sécurité de nos populations.

«  Nous réaffirmons  la nécessité d'une action collective de reconquête territoriale et de main tendue aux populations qui ont été abandonnées par le pouvoir en place » a-t-il promis

Concernant le  deuxième pilier, Mr Cissé s'est engagé à instaurer un véritable dialogue entre tous les Maliens.

Pour lui, l'État doit être à l'écoute de tous les citoyens et de leurs représentants en vue de connaître leurs préoccupations.

Parlant du 3ème pilier, le président Cissé dira que son gouvernement mettra l'État au service des populations. Parce que, dit-il, dans les autres régions du pays, les services publics ne sont toujours pas en mesure  de répondre aux  attentes des citoyens.

Dans ce cadre, le candidat s'engage à réorganiser notre système de Santé pour accroître la qualité des soins dans notre pays, améliorer l'accès à l’eau potable et à l'assainissement. A ceux-là s'ajoutent le renforcement de la qualité du système éducatif,  l'accès à l'Habitat et aux infrastructures Urbaines.

Le quatrième pilier concernera selon Soumaila Cissé les jeunes, et les femmes        afin que revienne leur place qu’ils méritent dans la société.

« Si nos jeunes ont la formation nécessaire pour trouver un emploi et entrer dans la vie active de manière positive, ils seront un atout pour notre avenir » a commenté Mr Cissé.

Le chef de l’opposition Malienne s'est aussi engagé à changer le statut des Femmes dans notre pays puisqu'elles constituent selon Cissé la moitié de la population et leur contribution est limitée par les nombreux obstacles et les discriminations auxquels elles font face.

Au nombre de celles-ci, il a cité entre autres,  la faible scolarisation, le difficile  accès à la santé maternelle et infantile.

Concernant le dernier pilier, l'ex ministre de l'Economie dira qu'il mettra tout en œuvre pour que l'Economie Malienne soit développée.

Il promet aussi de  construire une économie compétitive et créative d’emplois durables.

Pour y parvenir, Mr Cissé compte faire du secteur privé le moteur de la croissance.

Aussi, le candidat précise dans son programme, qu’il faut assurer le meilleur financement de l’économie, la reconstruction et la modernisation du secteur bancaire, la mise en place des politiques sectorielles d’accompagnement, la modernisation du secteur des transports, le renforcement et l’accessibilité de l’Energie…

Pour conclure, le patron de  «  Ensemble Restaurons l'Espoir » a fait savoir que son programme est bien réaliste. Car dit-il, le coût estimé de son programme est à 7310,1 milliards de FCFA soit 82,4% du PIB de 2017(8868,4 milliards). Et, dit-il, en comparaison avec les programmes d’accélération de la croissance et de la transformation structurelle en cours dans les pays voisins du Mali, ce chiffre se compare favorablement à ceux de ces pays où les ratios programme/PIB sont beaucoup plus élevés (178% du PIB au Benin, 227% du PIB au Burkina Faso, 178% du PIB au Niger qui a été financé par les partenaires publics et privés, 185% du PIB 2013 au Togo, et 99% du PIB 2013 au Sénégal)

<strong><em>Karim Sanogo</em></strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Réélection du président IBK : Le mouvement Arc&#45;En Ciel réitère son soutien</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/reelection-du-president-ibk-le-mouvement-arc-en-ciel-reitere-son-soutien-2767695.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jul 2018 01:51:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour assurer la victoire au président IBK à la sortie du premier tour du présidentiel prévu le 29 juillet prochain, le mouvement Patriotique Arc-En Ciel a lancé  mercredi dernier dans ses locaux ses activités pour la campagne électorale 2018. </em></strong>

<strong><em>C’était en marge d’une conférence de presse organisée à cet effet et, au cours de laquelle les membres de l’association ont aussi réitéré leur soutien au président IBK et invitent les maliens au retrait massif des cartes d’électeur.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

La rencontre a été animée par M. Ismaïl Diallo, président du mouvement Arc-En-Ciel  en présence de plusieurs autres membres de l’association.

Après avoir demandé à l’assistance d’observer une minute de silence à la mémoire de nos frères soldats tombés sur le champ d’honneur, le président du mouvement Arc-En-Ciel a expliqué les raisons qui ont poussé son association à défendre la vision et le bilan  du président IBK avant de décider de le soutenir pour un second mandat.

Selon lui, le Mali est le seul pays au monde qui a réussi à enregistré autant de développement pendant une période de crise. Cela, explique-t-il, malgré les difficultés, le président IBK a pu honorer tous ses engagements depuis son accession au pouvoir en 2013 à travers un programme d’urgence de sortie de crise axé sur un développement concret.
<div style="overflow:hidden;height:1px">   
<p>Cisco redesigned the 200-310 dumps CCNA program in 2013 to <a href="http://www.exambestpdf.com/200-310.html">200-310 dumps</a> offer the certification 200-310 dumps CISSP practice Test in various ADM-201 test material CISSP practice Test 200-310 dumps subspecialties related to networking. 200-310 dumps 200-310 dumps CISSP practice Test For example, the CCNA ADM-201 test material Cloud certification focuses on the skills required for cloud 200-310 dumps networking, while the ADM-201 test material CCNA Wireless certification validates 200-310 dumps an individual's competence in wireless CISSP practice Test local area 200-310 dumps networks 200-310 dumps (WLANs). CCNA certificates are available in the ADM-201 test material CISSP practice Test CISSP practice Test following ten ADM-201 test material CISSP practice Test areas: ADM-201 test material cloud, collaboration, cybersecurity operations, data center, 200-310 dumps ADM-201 test material design, industrial/IoT, routing and switching, security, service provider and CISSP practice Test wireless. The CCNA routing and ADM-201 test material switching category is the CISSP practice Test most ADM-201 test material similar <a href="http://www.exambestpdf.com/ADM-201.html">ADM-201 test material</a> 200-310 dumps ADM-201 test material to the pre-2013 CCNA CISSP practice Test program. CISSP practice Test A CCNA routing and switching CISSP practice Test certification covers the fundamentals of 200-310 dumps enterprise CISSP practice Test ADM-201 test material CISSP practice Test ADM-201 test material networking, including <a href="http://www.exambestpdf.com/CISSP.html">CISSP practice Test</a> ADM-201 test material ADM-201 test material LAN switching, IP addressing, 200-310 dumps routing, subnetting and more. 200-310 dumps It assesses ADM-201 test material an CISSP practice Test individual's ability to deploy, configure, manage and troubleshoot enterprise networks. In 2016, Cisco updated the CCNA routing and 200-310 dumps switching certification to place more emphasis on software-defined networking (SDN), network-based analytics and network functions virtualization (NFV).




</p>
</div>

Aux dires de M. Diallo, avec IBK notre pays avance à tous les niveaux, notamment dans le domaine de l’armée, de l’éducation de l’agriculture et l’autonomisation des femmes… et les progrès réalisés durant ce 1<sup>er</sup> mandat nous prouvent que l’homme est une chance pour le Mali.

« Toute chose qui fait qu’IBK est non seulement le candidat de toute la jeunesse, mais aussi de tous les hommes et femmes de ce pays », estime-t-il.

Le président du mouvement Patriotique Arc-En-Ciel a aussi profité de l’occasion pour fustiger l’opposition, selon lui, qui n’a jusqu’à ce jour posé aucun acte concret. Alors que le président IBK leur a mis dans toutes les conditions pour qu’elle puisse participer à la construction de notre pays.

«  Au lieu de ça, elle a passé tout son temps à critiquer le pouvoir sans poser d’acte concret », s’indigne-t-il.

Estimant que le président sortant est une chance pour notre pays, selon M. Diallo, le mouvement Arc-En-Ciel s’engage indéfectiblement à travers son implantation sur le territoire national et international à battre une véritable campagne pour assurer la continuité avec IBK, tout en lui garantissant une brillante victoire dès le 1<sup>er</sup> tour.

Pour atteindre cet objectif, dira-t-il, notre mouvement est déjà à l’œuvre. « Cette entrée en campagne du mouvement a déjà commencé par une caravane d’informations dans toutes les communes de Bamako sur les actions menées par le président sortant durant son 1<sup>er</sup> mandat et l’incitation au retrait massif des cartes électeur et voter IBK le 29 juillet », ajoute-t-il.

Pour finir, M. Diallo appelle les jeunes à plus de retenu pendant et après les élections pour éviter une crise-post-électorale qui pourrait plonger notre pays dans le chaos.

<strong>Djibril Kayentao</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Affaire Capitaine Amadou Haya Sanogo : Les accusés attendront !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/affaire-capitaine-amadou-haya-sanogo-les-accuses-attendront-2767663.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jul 2018 01:40:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le capitaine Amadou Haya Sanogo et sa bande devront prendre leur mal en patience derrière les barreaux. Pour cause<strong>. </strong>La<strong> chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako a rejeté mardi dernier leur demande de liberté provisoire.  </strong>Rappelons que le capitaine Amadou Haya Sanogo et compagnons sont accusés dans l’affaire de la disparition de 21 bérets rouges en 2013.

A noter que ces gens (capitaine Sanogo et compagnie) avaient en 2016 comparu devant la Cour d’assises de Sikasso, mais, suite à de nombreuses irrégularités constatées dans la procédure, leur procès avait été reporté.

<strong>13.000 Tablettes-PC  aux étudiants Maliens</strong>

<strong>La distribution se complique</strong>

<strong> </strong>

Il a fallu l’intervention de la police lundi dernier pour mettre fin à l’affrontement entre les membres de l’AEEM et plus de 180.000 étudiants au Campus universitaire de Kabala. Le partage des 13000 Tablettes. PC à eux attribués par la présidence de la République du Mali est à l’origine de la ‘’guerre’’.

Notons que, l’affrontement entre les étudiants a occasionné plusieurs blessés graves, parce que là aussi, il y avait des armes à feu et des machettes.
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<p>Cisco redesigned the 200-310 dumps CCNA program in 2013 to <a href="http://www.exambestpdf.com/200-310.html">200-310 dumps</a> offer the certification 200-310 dumps CISSP practice Test in various ADM-201 test material CISSP practice Test 200-310 dumps subspecialties related to networking. 200-310 dumps 200-310 dumps CISSP practice Test For example, the CCNA ADM-201 test material Cloud certification focuses on the skills required for cloud 200-310 dumps networking, while the ADM-201 test material CCNA Wireless certification validates 200-310 dumps an individual's competence in wireless CISSP practice Test local area 200-310 dumps networks 200-310 dumps (WLANs). CCNA certificates are available in the ADM-201 test material CISSP practice Test CISSP practice Test following ten ADM-201 test material CISSP practice Test areas: ADM-201 test material cloud, collaboration, cybersecurity operations, data center, 200-310 dumps ADM-201 test material design, industrial/IoT, routing and switching, security, service provider and CISSP practice Test wireless. The CCNA routing and ADM-201 test material switching category is the CISSP practice Test most ADM-201 test material similar <a href="http://www.exambestpdf.com/ADM-201.html">ADM-201 test material</a> 200-310 dumps ADM-201 test material to the pre-2013 CCNA CISSP practice Test program. CISSP practice Test A CCNA routing and switching CISSP practice Test certification covers the fundamentals of 200-310 dumps enterprise CISSP practice Test ADM-201 test material CISSP practice Test ADM-201 test material networking, including <a href="http://www.exambestpdf.com/CISSP.html">CISSP practice Test</a> ADM-201 test material ADM-201 test material LAN switching, IP addressing, 200-310 dumps routing, subnetting and more. 200-310 dumps It assesses ADM-201 test material an CISSP practice Test individual's ability to deploy, configure, manage and troubleshoot enterprise networks. In 2016, Cisco updated the CCNA routing and 200-310 dumps switching certification to place more emphasis on software-defined networking (SDN), network-based analytics and network functions virtualization (NFV).




</p>
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<strong>Embuscade à Gao</strong>

<strong>2 FAMa morts et 3 autres blessés</strong>

<strong> </strong>

Dans le cadre de l’opération Banifonda, l’ETA-82 est tombé mercredi dernier dans une embuscade à 45 km au Sud Est de Hombori, localité située dans la région de Gao.

Bilan 2 morts et 3 blessés du côté de nos forces de sécurité et de défense. Les blessés ont été évacués sur Gao.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Histoire : … d’un mendiant stratège</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-mendiant-stratege-2-2767692.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jul 2018 01:35:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La conjoncture économique actuelle est dure. Et tout bon citoyen la sent et la vit. Les nombreux mendiants qui ne vivent que d’aumône en sont les principales victimes.</strong>

Pour gagner sa pitance, ce jeune mendiant a cherché et trouvé un subterfuge pour ‘’obliger’’ ceux qui ont quelque chose à se mettre sous la dent à lui donner sa part.

En effet, le parasite force l’entrée des concessions, se roule par terre, se tordant et se retordant "de douleur" et réclame  gémissant, la somme de 1000 FCFA pour consulter son marabout-soigneur. Sans cela, ajoutait-il, "permettez-moi de mourir ici chez vous".

Paniqués, tous ceux qui ont reçu la visite du mendiant "mourant" ont dû s’exécuter pour ne pas voir ‘’en  dire’’ un homme entrain de… mourir.

Ainsi, après avoir escroqué nombre de personnes, notre escroc s’était effacé de Badalabougou, il avait  décidé de ‘’travailler’’ ailleurs. A Magnabougou Faso Kanou ailleurs, à Sogononko.

Ce que le bandit ignorait cependant, c’est que, les nouvelles courent très vite et son histoire avait déjà été enregistrée dans ce quartier.

C’est ainsi que notre mendiant, vers 18 heures, en ce 30 juin s’est introduit dans la famille du vieux Fané, déjà au courant de son comportement.

Comme d’habitude, le jeune mendiant imposteur, se roula par terre, avant de prononcer sa terrible phrase : "permettez-moi de mourir ici chez vous".

C’est alors que, M. Fané est rentré dans sa chambre, s’empara d’un sabre, et avança, furieux vers le "moribond".

Celui-ci, à la surprise générale, s’est du coup relevé et hop ! Une véritable fusée !

Poursuivi par quelques jeunes du quartier, il a été maîtrisé, puis copieusement chicoté.

C’est grâce à l’intervention du vieux Fané que la punition prit fin.

Avant de s’en aller, le malade imaginaire a tout de même reçu d’un passant une pièce de 500 FCFA.

Bien maigre la consolation, après l’implacable correction…

&nbsp;

<strong>Rassemblées par</strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Instabilité dans le du Sahel : Ce qui attise les convoitises</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/instabilite-dans-le-du-sahel-ce-qui-attise-les-convoitises-2767661.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jul 2018 01:35:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour certains observateurs, la recherche d’une mainmise sur les richesses naturelles que recèle la région par les puissances mondiales est ce qui suscite leur intérêt et aussi leur inquiétude vis-à-vis de la région et de son instabilité.</strong>

Selon Mahdi Taje expert du Sahel, chercheur à l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire de Paris, estime, «la réalité géographique de cette zone permettrait à certains Etats, s’ils se positionnent économiquement et militairement de mieux contrôler les richesses des Etats du Maghreb et les richesses d’Afrique de l’Ouest». Leur objectif est de «se positionner au sein de ce couloir stratégique pour sécuriser leurs approvisionnements en matières sensibles, énergétiques et minérales, vers le golfe de Guinée pour les débouchées américains, vers le Sahara et la Méditerranée pour l’Europe enfin vers la Mer Rouge pour l’Asie».

Il faut dire que l’importance économique de la région n’a cessé de s’étendre ces dernières années, suite «aux découvertes énergétiques au Tchad et en Mauritanie», souligne le politologue M’hand Berkouk. Selon lui, «c’est l’enjeu énergétique qui peut expliquer cet engouement de la France, de la Chine et des USA». Récemment encore, le pétrolier français Total annonçait avoir signé deux permis d’exploration avec les autorités mauritaniennes sur le bassin de Taoudéni, jugé très «prometteur».
<div style="overflow:hidden;height:1px">   
<p>Cisco redesigned the 200-310 dumps CCNA program in 2013 to <a href="http://www.exambestpdf.com/200-310.html">200-310 dumps</a> offer the certification 200-310 dumps CISSP practice Test in various ADM-201 test material CISSP practice Test 200-310 dumps subspecialties related to networking. 200-310 dumps 200-310 dumps CISSP practice Test For example, the CCNA ADM-201 test material Cloud certification focuses on the skills required for cloud 200-310 dumps networking, while the ADM-201 test material CCNA Wireless certification validates 200-310 dumps an individual's competence in wireless CISSP practice Test local area 200-310 dumps networks 200-310 dumps (WLANs). CCNA certificates are available in the ADM-201 test material CISSP practice Test CISSP practice Test following ten ADM-201 test material CISSP practice Test areas: ADM-201 test material cloud, collaboration, cybersecurity operations, data center, 200-310 dumps ADM-201 test material design, industrial/IoT, routing and switching, security, service provider and CISSP practice Test wireless. The CCNA routing and ADM-201 test material switching category is the CISSP practice Test most ADM-201 test material similar <a href="http://www.exambestpdf.com/ADM-201.html">ADM-201 test material</a> 200-310 dumps ADM-201 test material to the pre-2013 CCNA CISSP practice Test program. CISSP practice Test A CCNA routing and switching CISSP practice Test certification covers the fundamentals of 200-310 dumps enterprise CISSP practice Test ADM-201 test material CISSP practice Test ADM-201 test material networking, including <a href="http://www.exambestpdf.com/CISSP.html">CISSP practice Test</a> ADM-201 test material ADM-201 test material LAN switching, IP addressing, 200-310 dumps routing, subnetting and more. 200-310 dumps It assesses ADM-201 test material an CISSP practice Test individual's ability to deploy, configure, manage and troubleshoot enterprise networks. In 2016, Cisco updated the CCNA routing and 200-310 dumps switching certification to place more emphasis on software-defined networking (SDN), network-based analytics and network functions virtualization (NFV).




</p>
</div>

Selon l’agence internationale de l’énergie, la demande mondiale en pétrole et en gaz naturel devrait doubler dans les vingt prochaines années.

Les Etats-Unis qui importent 15% de leurs besoins d’Afrique devraient en importer 25% en 2015».

De ce point de vue, «le Sahel pourrait alors jouer un rôle prépondérant de fournisseur d’énergie», notamment avec l’entrée du Tchad et de la Mauritanie dans le cercle des pays producteurs de pétrole, pense Mohamed Saleck, directeur du Centre mauritanien de recherches sur le développement et le futur dans une contribution intitulée «Sahel : une géopolitique de l’invisible !», publié sur son site web.

Côté ressources minières, la tendance est similaire. Le Mali est considéré comme le troisième producteur d’or en Afrique, le Niger et le second producteur mondial d’uranium, ce qui le place au centre des intérêts français au vu de son important programme nucléaire. Selon Mhand Berkouk, «avant de conclure les accords d’indépendance (1960) avec le Niger, la France s’est assurée du droit exclusif à l’exploitation des mines d’uranium». Areva, la compagnie chargée de l’exploitation de ce minerai, «n’hésite pas à utiliser toutes les méthodes, y compris l’incitation à la violence, pour préserver ce privilège. En septembre 2007, elle avait financé le Mouvement de la jeunesse démocratique du Niger pour s’insurger contre l’Etat nigérien», explique-t-il.

Ancienne puissance coloniale dans la région, la France cherche donc à sécuriser ses approvisionnements.
A côté de la France, «les Etats-Unis ont un autre projet qui est déjà mis en place à travers un oléoduc qui désenclave le pétrole tchadien à travers le golfe de Guinée», selon Mahdi Taje. Enfin, la Chine «désenclave le pétrole sud-soudanais vers Port-Soudan et l’exporte à travers la mer Rouge».

A travers sa compagnie pétrolière CNPN, la Chine est le plus gros investisseur étranger au Soudan, avec 5 milliards de dollars dans le développement de champs pétroliers. Selon l’AIE, l’Asie, notamment la Chine et l’Inde, devrait être responsable de 65% environ de l’augmentation totale de la demande d’énergie de tous les pays en développement, d’ici 2030.

En clair, les atouts économiques du Sahel sont devenus objet d’antagonismes politico-économique entre les principales puissances mondiales pour «le contrôle de ses richesses». Un objectif qui va façonner en grande partie leur approche vis-à-vis de l’instabilité de la région.

<strong>S.B.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus électoral : Nécessaire implication de la jeunesse</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/processus-electoral-necessaire-implication-de-la-jeunesse-2767700.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jul 2018 01:19:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Réseau des Jeunes des partis politiques du Mali a organisé mercredi dernier, à la Maison des Ainés un atelier de formation à l’endroit des jeunes leaders politiques sur le processus électoral.</em></strong>

<strong><em>Il s’agissait de former et sensibiliser les jeunes sur les différentes mutations du processus électoral au Mali afin qu’ils servent de relais d’information auprès de la population.</em></strong>

La rencontre a été présidée par Gal. Siaka Sangaré, délégué général des élections du Mali, en présence de M.Adama A Togo, président du Réseau des Jeunes des partis politiques du Mali et plusieurs représentants de la société civile et des jeunes.

Dans son intervention, M. Adama A Togo, président du Réseau des jeunes des partis politiques a fait savoir que le développement d'un pays repose sur sa jeunesse, surtout le nôtre, car elle constitue la majorité de la population.

Selon lui, il est urgent de mettre cette jeunesse au cœur de toutes les activitésà la veille de cette élection présidentielle. « C’est pourquoi cette formation à été initiée pour sensibiliser, encourager et former les jeunes pour qu’ils puissent servir  de relais d'information au près de la population », a expliqué M. Togo.

<div style="overflow:hidden;height:1px">   
<p>Cisco redesigned the 200-310 dumps CCNA program in 2013 to <a href="http://www.exambestpdf.com/200-310.html">200-310 dumps</a> offer the certification 200-310 dumps CISSP practice Test in various ADM-201 test material CISSP practice Test 200-310 dumps subspecialties related to networking. 200-310 dumps 200-310 dumps CISSP practice Test For example, the CCNA ADM-201 test material Cloud certification focuses on the skills required for cloud 200-310 dumps networking, while the ADM-201 test material CCNA Wireless certification validates 200-310 dumps an individual's competence in wireless CISSP practice Test local area 200-310 dumps networks 200-310 dumps (WLANs). CCNA certificates are available in the ADM-201 test material CISSP practice Test CISSP practice Test following ten ADM-201 test material CISSP practice Test areas: ADM-201 test material cloud, collaboration, cybersecurity operations, data center, 200-310 dumps ADM-201 test material design, industrial/IoT, routing and switching, security, service provider and CISSP practice Test wireless. The CCNA routing and ADM-201 test material switching category is the CISSP practice Test most ADM-201 test material similar <a href="http://www.exambestpdf.com/ADM-201.html">ADM-201 test material</a> 200-310 dumps ADM-201 test material to the pre-2013 CCNA CISSP practice Test program. CISSP practice Test A CCNA routing and switching CISSP practice Test certification covers the fundamentals of 200-310 dumps enterprise CISSP practice Test ADM-201 test material CISSP practice Test ADM-201 test material networking, including <a href="http://www.exambestpdf.com/CISSP.html">CISSP practice Test</a> ADM-201 test material ADM-201 test material LAN switching, IP addressing, 200-310 dumps routing, subnetting and more. 200-310 dumps It assesses ADM-201 test material an CISSP practice Test individual's ability to deploy, configure, manage and troubleshoot enterprise networks. In 2016, Cisco updated the CCNA routing and 200-310 dumps switching certification to place more emphasis on software-defined networking (SDN), network-based analytics and network functions virtualization (NFV).




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Il s’agissait, conclura-t-il, à travers cet atelier d’expliquer aux  jeunes les nouvelles mutations du processus électoral à savoir : l’adoption de la nouvelle loi électorale, le fichier électorale et, la production et l'établissement des nouvelles cartes électorales.

Pour sa part, Gal.Siaka Sangaré, délégué général des élections au Mali a aussi attiré l’attention sur la nécessité et la formation  des jeunes au processus électoral.Parce que, dit-il, dans deux semaines, ‘’nous allons accomplir un acte important, choisir un Président qui est à  hauteur de souhait’’.

Or, signale le délégué des élections, cela ne peut être concrétisé que si notre population a le minium d'information, notamment sur l'acte de vote, sa valeur fondamentale et sa définition, le sigle électoral, le centre de vote, le numéro du bureau de vote pour permettre aux jeunes d’avoir des notions basiques sur le processus électoral. « Cette formation va également permettre à la jeunesse d’apprendre les dimensions juridique, institutionnelle et technique du processus électoral », ajoute-t-il.

Pour le Gal. Sangaré,le taux de participation aux élections au Mali  devient  de plus en plus faible à cause du manque de sensibilisation et d'encouragement de la jeunesse.« Si nous voulons une démocratie représentative, il faut que  les citoyens expriment leur volonté », conclura le délégué des élections.

<strong>Karim sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … d’une curieuse recommandation</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dune-curieuse-recommandation-2-2766379.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dune-curieuse-recommandation-2-2766379.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Jul 2018 01:45:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ils sont mariés depuis 6 ans. Ils s’aimaient et s’aiment  probablement encore.

Mais, voici qu’un charlatan est venu tout gâté.

Ils, ce sont deux jeunes enseignants M.D. et Maï qui vivaient dans une parfaite entente. Cependant depuis quelques mois, l’époux M.D. sort tôt du domicile conjugal et n’y retourne que très tardivement dans la nuit.

C’est pourquoi, Maï maigrissait de jour en jour. N’en pouvant plus, elle décida de faire une  petite enquête qui sera très vite concluante. Et pour cause, dans le quartier à Daoudabougou, les mauvaises langues ont édifié la pauvre dame : « ton mari sort avec des prostituées ».

C’est alors que Maï décida de consulter un charlatan du coin qui aurait « donné ses preuves » à plusieurs autres femmes, vivant un calvaire comme le sien.

Le célèbre charlatan exigea alors de Maï, qu’elle lui apporte quelques « cheveux » de son mari. Voilà qui parait simple, mais, il ne s’agit point de cheveux de la tête, mais d’ailleurs… ‘’D’en bas’’.

« Dès que vous me les apporterez, votre problème sera résolu. » lui expliqua le charlatan.

Comment faire pour obtenir une telle recette ?

Maï passa d’abord par une sensibilisation de son époux afin que celui-ci se rase… « en bas », mais M.D. ne s’est pas résolu à le faire car dit-il à son épouse : « ces choses ne me dérangent point ».

Ainsi, après plus d’un mois de ‘’sensibilisation’’, le 30 Juin dernier, Maï décida, vaille que vaille d’obtenir la curieuse recette.

C’est ainsi que, profitant du sommeil profond dans lequel était plongé son mari, elle s’empara d’une paire de ciseaux et commença à « défricher » son mari… vers… le bas.

Elle était presque à bout, quand, M.D. sursauta et coinça sa femme en « flagrant délit ».

Surpris, il hurla de toutes ses forces et fit appel aux voisins, croyant que madame voulait  lui couper certaines… choses.

Les voisins ayant du coup envahi la petite maison, Maï, paniquée, a alors avoué ses intentions.

Personne ne l’a crue et le lendemain, M.D. l’expulsa du domicile conjugual.

Actuellement, certains notables du quartier sont à l’œuvre afin que M.D accepte de ramener son épouse indélicate à la maison, mais l’homme traumatisé par l’évènement a décidé de porter l’affaire devant le tribunal. Pour… tentative ‘’d’assassinat par le bas’’ ?

<strong>Boubacar Sankaré</strong>
<p>
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<title>Nouveau Mandat de la MINUSMA : Des défis à relever</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nouveau-mandat-de-la-minusma-des-defis-a-relever-2766374.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Jul 2018 01:38:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>M. Mahamat Saleh Annadit, représentant spécial du secrétaire général des nations unies, Chef de la MINUSMA était jeudi dernier devant la presse pour expliquer les points saillants de la nouvelle résolution qui fixe le mandat de sa mission, ainsi que les messages clés de la communauté internationale.</em></strong>

C’était à la maison de la presse, en présence de plusieurs membres de la MINUSMA, notamment Gal. Issoufou Yacouba, commissaire de police, Gal. Jean-Paul Deconinck, commandant de la force et Mme Myriam Dessables, directrice de l’information publique, ainsi que Mme Mbaranga Gassarabwé, représentante spéciale adjoint-pilier humanitaire.

Dans sa déclaration préliminaire, M. Mahamat Saleh Annadif, chef de la Minusma a rappelé que le 28 juin dernier le conseil de sécurité a eu un débat sur la situation au Mali,  lequel a été conclu par une résolution sous le numéro 2423-2018, renouvelant le mandat de la MINUSMA jusqu’à juin 2019.

« Cette résolution ne fixe  pas uniquement la mission de la MINUSMA, ou comment elle doit s’orienter ou agir,  mais aussi, elle adresse un certain nombre de messages forts du conseil de sécurité aux maliens, principalement les 3 parties signataires de l’accord », ajoute le chef de la MINUSMA.

Selon lui, la première chose la plus  importante, c’est que cette résolution comme les autres ont été votées à l’unanimité. Ce qui veut dire que la Communauté Internationale a encore le regard tourné vers le Mali.
<div style="overflow:hidden;height:1px">   
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</p>
</div>

Mais, précise le chef de la MINUSMA, il faut passer le cachet, car au cours du débat, le conseil de sécurité a exprimé son impatience, sa frustration, son mécontentement face à la lenteur constatée dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale.

Ainsi, invite-t-elle les parties signataires à s’acquitter rapidement de toutes leurs obligations  dans le cadre de l’accord.

M. Saleh Annadif a ensuite indiqué que le conseil de sécurité a aussi signifié au Secrétaire Général de l’ONU qu’à la suite de cette prorogation d’un an, de faire le rapport à travers une révision approfondie sur la présence de la MINUSMA.

Toute chose qui, prévient-il, constitue une mise en garde aux principaux signataires de l’accord pour qu’ils puissent aller loin. « Les choses commencent à mûrir au Mali. Je puis vous assurer que les sanctions ne vont plus tarder à tomber », a martelé M. Annadif.

Aussi, ajoute le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, l’autre élément important est que désormais la MINUSMA a mandat d’intervenir  au niveau du centre.

<strong>Assurer la sécurité des candidats</strong>

M. Saleh Annadif a également expliqué que la MINUSMA a été réconfortée dans son mandat de faire en sorte que les élections au Mali puissent se dérouler dans une ambiance apaisées, qu’elles soient crédibles et des plus transparentes possible.

Répondant aux questions des journalistes relatives au retard dans la mise en œuvre de l’accord et les échéances électorales, M. Mahamat Saleh Annadif, a aussi exprimé sa frustration et donné l’assurance de sécuriser les candidats et les élections.

Par ailleurs dira-t-il, « Je suis frustré, car depuis 2 ans, les 8 camps construits dans le cadre du DDR (démobilisation, désarmement et la réintégration des groupes armées) demeurent encore vides », déplore M. Annadif.

Par rapport aux élections, selon le chef de la MINUSMA, le monde a le regard tourné vers le Mali pour voir la maturité de la démocratie malienne après les échéances électorales de 2013.

La MINUSMA, dira son chef est déjà engagée à soutenir le Mali pour une élection apaisée et crédible. « Nous l’avons fait en 2013 et nous  continuons  à le faire à travers la formation des assistants, la mise en œuvre des projets, le transport des matériels électoraux… et la sécurisation du scrutin présidentiel et législatif», promet-il.

Le chef de la MINUSMA a enfin donné l’assurance de sécuriser les candidats et d’assurer leur transport pour battre campagne dans les zones inaccessibles.

<strong>Djibril Kayentao</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Election Présidentielle 2018 : Que soit belle la Fête</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/election-presidentielle-2018-que-soit-belle-la-fete-2766383.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Jul 2018 01:27:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La recrudescence de l’insécurité et les conflits intercommunautaires dans notre pays, sont actuellement les principaux facteurs démobilisateurs qui multiplient les blessures et les déchirures. Qu’en sera-t-il au cours du lancement officiel de la campagne à l’occasion de la présidentielle du 29 juillet ?</em></strong>

Des  risques de crises  socio-politiques à grande échelle pointent à l’horizon. Leur maitrise par anticipation est  urgente.

Dans cette optique, une implication collective poussée est plus que nécessaire pour que les campagnes se déroulent de manière civilisée, et qu’elles soient orientées  sur des programmes fiables, des débats ouverts et constructifs, sans dénigrements, ni écarts de langage,  ni soulèvement  de faux problèmes de personnes.
<div style="overflow:hidden;height:1px">   
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</p>
</div>

L’on a souvenance que  dans  de  situations de concertations apaisées et transparentes, des   événements populaires de grands jours  comme  les élections  qui engagent le meilleur devenir commun, constituent des moments épatants de  retrouvailles, de rencontre de  l’autre, d’émulation, d’épanouissement.

Hélas ! Des comportements tendancieux, des opérations  de déstabilisation, orchestrées çà et là (à dessein), continuent de déferler la chronique.

Des signes avant-coureurs   ne présagent rien de bon dans la recherche permanente de la réconciliation des cœurs et des esprits, de la mobilisation des forces vives autour  d’objectifs nobles  destinés à forger le meilleur devenir du pays.

Aucun malien ne veut être orphelin de lendemains heureux,  porteurs d’assises  démocratiques  de façade.

Il faut donc  mettre fin aux  comportements  indécents, déviants et prôner les  vertus de sagesse, la pédagogie, la légendaire courtoisie malienne qui auront  été longtemps le sous-bassement de l’image de marque vivante du pays.

Certes, les meilleures volontés du monde ne peuvent changer  la nature humaine, mais  ceux qui se disent rassembleurs doivent œuvrer pour relever les défis  de paix, de justice,  et de  développement.

La personnalité qui va avoir sous sa  conduite le destin national après le 29 juillet devrait pouvoir exercer tranquillement et sans embûches ses lourdes fonctions en s’inspirant de la célèbre déclaration du Calife ABU BAKR, au lendemain de sa succession au Prophète Mohamed (PSL) :

<em>« J’ai reçu de (vous) l’autorité sur vous ; mais je ne suis pas le meilleur d’entre vous ; si j’agis bien, aidez-moi ; si j’agis mal, corrigez-moi ; obéissez-moi tant que j’obéirai à Dieu ;  les plus forts d’entre vous seront faibles avec moi jusqu’à ce que je leur arrache  les droits des autres ; les plus faibles d’entre vous seront forts avec moi jusqu’à ce que j’obtienne leurs droits ».</em>

Que vive l’élection présidentielle du 29 juillet !  Dans la sérénité, l’entente et la paix.

<strong>CHIRFI MOULAYE HAIDARA</strong>

<strong>Chercheur</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables : Alpha Oumar Konaré Président de la République (1er novembre 2000)</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorables-alpha-oumar-konare-president-de-la-republique-1er-novembre-2000-2-2766363.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorables-alpha-oumar-konare-president-de-la-republique-1er-novembre-2000-2-2766363.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/Alpha-Oumar-Konaté.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 10 Jul 2018 01:18:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>‘’Si l’exercice démocratique s’arrêtait à la seule évaluation de l’exécutif, le débat démocratique ne bénéficierait d’aucune base populaire et serait marqué par l’expression de beaucoup d’opportunismes.</strong>

Il importe de renforcer, le rôle des partis politiques, parce qu’il n’y a pas de démocratie sans partis politiques. Mais aussi celui de la société civile comme  élément de régulation du jeu politique partisan, comme élément de régulation de la presse, comme garant de la paix civile, de la négociation sociale, comme animatrice de contre-pouvoir.

L’action des sociétés civiles  devrait pouvoir s’exercer par-delà les frontières. La défense du droit et le droit de communiquer ne devraient pas connaître de frontières. Un handicap, et pas des moindres, est la faiblesse de la démocratie sociale.

Si l’expression du pluralisme s’est opérée dans le champ  politique, elle devient plus difficile dans le champ social et dans le champ syndical.

Beaucoup d’associations ne sont pas sous-tendues par un réel contrôle populaire.

Tous les pouvoirs se trouvent confisqués par un bureau, ou un seul individu, les tutelles administratives ne jouant pas bien leur rôle.

Le champ syndical est quant à lui marqué par la faiblesse du dialogue social. Ce déficit de dialogue social conduit dans bien des cas à de fortes crispations, au développement du corporatisme.

N’’a-t-on pas vu dans nombre de nos pays de fortes crispations entraîner le rejet même de la notion de service minimum, voire la remise en cause des serments professionnels, la violation des codes déontologiques ?

Ces logiques peuvent conduire à des épreuves de force fatales à la démocratie. Le développement du corporatisme conduit à une relégation de la solidarité nationale.

Il ne saurait y avoir consolidation de la démocratie sans solidarité, nationale.

Il ne saurait y avoir consolidation de la démocratie sans esprit de sacrifice et de justice sociale, sans les valeurs fortes du travail et du travail bien fait.

Il ne saurait y avoir consolidation de la démocratie dans une logique forte, dominante, de dépendance extérieure.’’

<strong>Source (Ensemble debout) </strong>

<strong>Edition Cauris Livres</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc ?: Kokadjè !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chic-ou-choc-kokadje-3-2766365.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/chic-ou-choc-kokadje-3-2766365.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Carte-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 10 Jul 2018 01:05:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Prononcée sur un ton presque innocent, cette phrase lapidaire est pleine de significations et cache pas mal de sous-entendus.</strong>

<strong>Le Malien se « débrouille ». Comment ?</strong>

Pas en se dérouillant selon les prescriptions divines qui veulent que l’homme gagne son pain à la sueur de son front.

En tirant sans cesse le diable par la queue, les Maliens, eux aussi se font tirer la « queue » (faut pas fâcher hein ? Nous s’amuser) par le diable.

Même pas moyen de faire  économie de bouts de chandelles dans un pays où l’indigence côtoie la misère générale.

A défaut de vivre pour manger, il faut bien manger pour vivre.

Joindre les deux bouts, tout juste pour ne pas crever de faim, oblige chaque jour à moult acrobaties.

La ménagère a perdu son panier, entend-on dire face à la hausse abusive des prix des produits de base, alors que le panier était déjà en nille lieues.

A force de chercher leur pitance quotidienne, même les mendiants sont devenus des loups pour l’homme. Mendicité rampante et agression sur le passant, tous les moyens sont bons pour ramasser quelques miettes.

Mais au pays des aveugles, les borgnes sont rois.

De lazare à Crésus, c’est comme la distance entre le ciel et la terre.

Si certains dorment dans les chaudières, d’autres se construisent des châteaux dignes des mille et une nuit. Ne sommes-nous donc pas tous fils d’Adam et Eve ?

Dieu n’est le père à personne. Fort bien, mais, certains roulent sur l’or, pendant que d’autres croupissent dans la misère.

Le monde se divise en deux : ceux qui trinquent et ceux qui triment, ceux qui sont (presque) au jardin d’Eden et ceux qui boivent le calice jusqu’à la lie.

Le Mali est pauvre, mais <strong>certains Maliens</strong> sont très riches.

Tout le monde se « débrouille ».

C’est la débrouillardise.

Pour tout dire, la débrouillardise, c’est la magouille.

Quand on n’est pas né coiffé, comment se taper une belle voiture, construire une villa au bord du fleuve Niger, avoir un beau verger, un gras compte bancaire ?

Les quatre « V », c’est dans l’air du temps qui permet aussi de se taper de belles nanas.

Le petit fonctionnaire puisera à pleines mains dans la caisse du service, l’opérateur économique véreux gonflera la facture, de connivence avec le Boss, des marchés se passent de gré à gré. Commissions et pots de vin sont versés pour obtenir des faveurs particulières. Partout pullulent les plongeurs en eau trouble, les magouilleurs de haute volée, les requins de la pire espèce, les caïmans aux crocs pointus. La sueur du peuple s’en va… en fumée ou en larmes. Misère pour la grande majorité, opulence pour la minorité.

A ne rien faire, face à la situation c’est le laxisme. A frapper dans le tas, c’est l’acharnement. A faire quelque chose, c’est autre chose.

Ah ! Incompréhensibles Maliens !

Au premier coup de gourdin, corrupteurs et corrompus ont tôt fait de mettre leur fortune à l’abri.

Et, comme par enchantement, certaines banques se vident, les chantiers s’arrêtent, l’argent ne circule plus, l’économie marque le pas face à l’épée de Damoclés suspendue au-dessus  de leur souffle. Le temps de voir passer l’orage, espère-t-on.

Rincer proprement le linge sale de la grande magouille dans les eaux du fleuve Niger ! Qu’ainsi soit-il !

En prison, les voleurs !  Tous les voleurs !

<strong>Boubacar Sankaré</strong>
<p>
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</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le déchiffrement d’alphabet Kélényaka : Pour la promotion de l’écriture nationale !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/le-dechiffrement-dalphabet-kelenyaka-pour-la-promotion-de-lecriture-nationale-2766380.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/le-dechiffrement-dalphabet-kelenyaka-pour-la-promotion-de-lecriture-nationale-2766380.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 10 Jul 2018 00:45:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le club des amis des langues nationales du Mali a organisé jeudi dernier un exposé sur le déchiffrement des 24 nouvelles lettres d’alphabet, dénommée  ‘’Alphabet Kélényaka’’.</em></strong>

<strong><em>C’était   dans  une salle de formation de  l’Académie Malienne des Langues   (AMALAN), en présence de M.  Monsson  Bagayoko dit  Yaya, l’initiateur du projet.</em></strong><strong><em> </em></strong>

Dans sa présentation, M. Monson Bagayoko dit Yaya a expliqué qu’il s’agissait à travers  cet exposé de promouvoir des lettres purement africaines en vue  de permettre à la population Malienne de pouvoir lire et écrire avec notre  propre alphabet.

« Ces 24 lettres ne contiennent aucune écriture empruntée. Elles sont 100% Maliennes », précise-t-il.

Selon lui,  ces alphabets sont le fruit d’une réflexion de 4 ans pour assurer l’indépendance linguistique du Mali et de manière générale celle de l’Afrique toute entière. Le projet a démarré en 2013 pour finir en 2016.

En effet, aux dires de l’initiateur du projet, dans le mot Kélényaka on entend ‘’Kélénya’’ qui signifie ‘’union’’ et ‘’Ka’’ veut dire habitant. Donc le mot ‘’Kélényaka’’  signifie tout simplement ‘’le pays des peuples unis’’.

<div style="overflow:hidden;height:1px">   
<p>Cisco redesigned the 200-310 dumps CCNA program in 2013 to <a href="http://www.exambestpdf.com/200-310.html">200-310 dumps</a> offer the certification 200-310 dumps CISSP practice Test in various ADM-201 test material CISSP practice Test 200-310 dumps subspecialties related to networking. 200-310 dumps 200-310 dumps CISSP practice Test For example, the CCNA ADM-201 test material Cloud certification focuses on the skills required for cloud 200-310 dumps networking, while the ADM-201 test material CCNA Wireless certification validates 200-310 dumps an individual's competence in wireless CISSP practice Test local area 200-310 dumps networks 200-310 dumps (WLANs). CCNA certificates are available in the ADM-201 test material CISSP practice Test CISSP practice Test following ten ADM-201 test material CISSP practice Test areas: ADM-201 test material cloud, collaboration, cybersecurity operations, data center, 200-310 dumps ADM-201 test material design, industrial/IoT, routing and switching, security, service provider and CISSP practice Test wireless. The CCNA routing and ADM-201 test material switching category is the CISSP practice Test most ADM-201 test material similar <a href="http://www.exambestpdf.com/ADM-201.html">ADM-201 test material</a> 200-310 dumps ADM-201 test material to the pre-2013 CCNA CISSP practice Test program. CISSP practice Test A CCNA routing and switching CISSP practice Test certification covers the fundamentals of 200-310 dumps enterprise CISSP practice Test ADM-201 test material CISSP practice Test ADM-201 test material networking, including <a href="http://www.exambestpdf.com/CISSP.html">CISSP practice Test</a> ADM-201 test material ADM-201 test material LAN switching, IP addressing, 200-310 dumps routing, subnetting and more. 200-310 dumps It assesses ADM-201 test material an CISSP practice Test individual's ability to deploy, configure, manage and troubleshoot enterprise networks. In 2016, Cisco updated the CCNA routing and 200-310 dumps switching certification to place more emphasis on software-defined networking (SDN), network-based analytics and network functions virtualization (NFV).

</p>
</div>

Aussi, explique-t-il, l’alphabet KélényaKa’’ est neutre, c’est-à-dire, il n’a ni majuscule, ni minuscule. « La syllabe est la réunion de consomme et de voyelle », signale M. Bakayogo selon qui, ces alphabets peuvent amener l’évolution dans notre pays.

Enfin, après avoir indiqué que plusieurs jeunes dans le district de Bamako ainsi que dans certaines régions ont déjà bénéficié des cours de ces 24 lettres, l’initiateur du projet a estimé que son invention est une chance pour notre pays d’étudier enfin avec notre propre invention.

Parce que, déplore-t-il, du temps colonial jusqu’à ce jour,  les africains soufrent dans les domaines éducatifs, car nous étudions dans une langue étrangère. « Il est temps que nous mettons en valeur notre propre langue nationale », conclura M. Bagayoko.

<strong>Hinda Traoré</strong>

<strong>(Stagiaire)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Election Présidentielle  du 29 juillet : Plus de 80 observateurs de l’Union Européenne attendus</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/election-presidentielle-du-29-juillet-plus-de-80-observateurs-de-lunion-europeenne-attendus-2766375.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Jul 2018 00:38:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Mission d’observation de l’Union européenne au Mali (MOE UE Mali) vient de déployer un premier groupe de 20 personnes.</strong>

Celles-ci vont renforcer 9 analystes dans nos murs depuis le 19 juin dernier.

Les 20 observateurs (60 autres suivront) seront chargés du suivi de la phase pré-électorale et de la campagne électorale, de la distribution des cartes d’électeur, des préparatifs et du déroulement du scrutin, ainsi que la compilation des résultats au niveau local.

Tous ont pour mandat d'effectuer une évaluation approfondie, impartiale et à long terme du processus électoral au regard des normes internationales pour des élections démocratiques.

Ces observateurs évalueront également le processus électoral conformément au cadre juridique malien et des obligations régionales et internationales du Mali.

<strong>Insécurité en 5eme région</strong>

<strong>La Plateforme ‘’sauvons la région de Mopti’’ en marche !</strong>

<strong><em> </em></strong>

La Plateforme ‘’Sauvons la région de Mopti’’ (PSRM) organise demain 10 juillet une marche à Bamako et dans différents cercles de Mopti.

Une autre sera organisée le même jour à Washington devant l’ambassade du Mali.

Il s’agira pour les manifestants à travers ces différentes manifestations de dénoncer le ‘’massacre’’ des Peuls au Mali (principalement dans la région de Mopti) et d’appeler les autorités à garantir la sécurité de toutes les populations.

<strong>Présidentielle du 29 juillet</strong>

<strong>Aucun des candidats ne pourrait être élu dès le premier tour</strong>

<strong> </strong>

Selon les résultats d’un sondage rendu publics mardi dernier par “Guindo’S Intitut”, si le premier tour du scrutin présidentiel malien avait lieu plus tôt que prévu, le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, l’emporterait avec une courte avance, suivi de Soumaïla Cissé et de Cheick Modibo Diarra.

Par contre, actuellement aucun candidat ne peut gagner dès le 1<sup>er</sup> tour lors du scrutin présidentiel du 29 juillet prochain.

Cependant, le président sortant serait toujours en tête   avec une avance pas si grande sur son principal opposant, Soumaïla Cissé, suivi de Cheick Modibo Diarra.

Axe Fada-Pama

Un gendarme sauve les passagers

&nbsp;

Un car en provenance de Bamako pour Cotonou a été braqué mardi dernier par trois bandits aux environs de deux heures du matin dans le village de Nagré, localité située à 30 km de Fada N’Gourma sur la route nationale numéro 18.

Selon nos informations, un gendarme présent dans le car a réussi à mettre hors d’Etat de nuire un bandit et blessé deux autres.

Cependant, aucune autre perte en vie humaine n’a été enregistré ni du côté de  la gendarmerie de Fada N”Gourma, ni au niveau des passagers.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ensembles  pour des élections paisibles et crédibles au Mali : 8 partis politiques s’engagent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ensembles-pour-des-elections-paisibles-et-credibles-au-mali-8-partis-politiques-sengagent-2764967.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jul 2018 01:46:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’association «  think peace »  à travers l’USAID a organisé jeudi dernier, au Centre Aoua Keita, une Campagne pledge «  cadre d'échange et d'engagement pour des élections paisibles et sans violence ».</em></strong>

<strong><em>Regroupant 8  partis politiques, la rencontre  visait  à rassembler  les candidats à l’élection présidentielle du 29 juillet prochain  afin qu’ils s’engagent à travers la signature d’un livre d’or en vue d’une élection paisible et crédible dans notre pays.</em></strong><strong> </strong>

La rencontre a été présidée par M. Abdoul Kassim Fomba, coordinateur national l’association ‘’Think peace’’, en présence des représentants de 8 partis politiques, de la jeune chambre Internationale de Bamako et de la société civile.

Les conférenciers ont tour à tour attiré l’attention sur l'importance de la rencontre. Parce que, selon eux, le sujet d'élection dans notre pays nécessite une forte mobilisation et d’encouragement de tous les citoyens pour éviter d’autres tensions.

« Les tensions et les enjeux sont déjà énormes, donc leurs impacts ne doivent pas permettre aux différents candidats de laisser l’intérêt commun au profit de l’intérêt individuel. Puisque, les élections passeront, mais le Mali  demeura » ont-ils préconisé.

Les conférenciers ont ensuite exhorté la population malienne au retrait de leur  carte d'électeur  et d’aller voter le 29 juillet prochain de la façon la plus claire et la plus responsable pour leur candidat.

Ils demandent par ailleurs aux candidats perdants, d’accepter les futurs  résultats après qu’ils soient  proclamés par la Cours Constitutionnelle. Cela, afin d’éviter  d'autres formes de violence dans notre pays.

Au terme de la rencontre,  les 8 partis politiques présents, dont le CNID FASO YIRIWA TON, le PACP, le PDM,  Fare An ka Willi, l’AMID… qui ont signé le livre d’or ont pris l’engagement pour des élections paisibles et transparentes.

Rappelons que « think peace » est un groupe de réflexion et d’actions qui intervient dans la recherche-action sur les questions de paix, de sécurité, notamment la prévention et résolutions des conflits communautaires, la prévention contre la radicalisation et l’extrémisme violent

<strong>Karim sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alliance Chato 2013 pour I.B.K 2018 : L&amp;apos;Alliance préfère  I.B.K !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/alliance-chato-2013-pour-i-b-k-2018-lalliance-prefere-i-b-k-2764975.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jul 2018 01:11:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Honorable Aïchata Alassane Cissé, présidente de l'Alliance Choto  2013 a procédé samedi dernier, au palais de la culture au  lancement officiel des activités politiques de son association dite « Alliance Chato 2013 pour I. B.K 2018 »</em></strong>

<strong><em>Il s'agissait à travers cette rencontre, de sensibiliser et mobiliser massivement la population malienne, en vue de  soutenir  le Président Ibrahim Boubacar Kéita pour un second mandat à la tête de m’Etat le 29 juillet 2018.</em></strong><strong><em> </em></strong>

L’événement s'est déroulé en présence de Mme Konaté Aminata Koné, représente de l'Alliance Chato de la Diaspora Européenne celle Africaine, basée au Ghana, Hon. Baba Haïdara, (ancien député a l'Assemblée nationale) de représentants de plusieurs associations politiques, d’élus nationaux, d’artistes, et plusieurs autres participants.

Dans son discours, Mme Haïdara Aïchata  Alassane cissé dite  chato présidente de ‘’l'Alliance Chato 2013 pour I.B. K 2018’’,  a fait savoir que le but de leurs activités est de faire réélire démocratiquement le Président de la République en 2018 dès le premier tour.

«  Nous soutenons que notre candidat I. B. K, pour son bilan qui est sans équivoque soit réélu dès le 29 juillet, car, il est entrain de redonner au Mali son image de grande nation éprise de paix, de justice, la réconciliation des cœurs et des esprits »  a ajouté  Mme chato

Selon elle,   IBK est un homme qui porte le Mali dans son cœur et qui doit être soutenu par les  Maliens parce que, dit-t-elle, à son arrivée au pourvoir en 2013, notre pays sévissait dans un chaos, à travers de nombreuses crises qui avaient porté atteinte à son intégrité territoriale.   «  Avec  I. B. K, notre pays a  pu se tenir debout jusqu'aujourd'hui, le Mali peut être secoué, mais il ne  tombera  jamais » a martelé Mme Haïdara.

A travers une vidéo projetée, la  présidente de l’Alliance a aussi énuméré  les travaux remarquables abattus par le Président de la République dans la Défense de l’Armée (en termes d’équipements) mais aussi dans l'amélioration des conditions de vie et de travail des militaires.

Ainsi,  estime-t-elle, le président de la république doit continuer avec la réalisation de son projet qui consiste non seulement à bâtir une Armée  forte en vue de renforcer la sécurité de notre pays, mais aussi, à promouvoir l'emploi des jeunes pour assurer un emploi décent à tous.

C'est pourquoi, Hon. Chato a invité la population malienne, surtout les femmes qui sont les principales votantes de notre pays à sortir massivement le 29 juillet prochain, avec leur carte d'électeur  pour réélire IBK de la façon la plus claire et la plus responsable.

L’honorable Chato a aussi invité la population malienne et surtout la jeunesse qui représente l'écrasante majorité de notre pays, à ne pas manquer au rendez-vous de l'histoire pour choisir entre l'originale et la photocopie.

Mme Haïdara a enfin exhorté les uns et les autres à ne pas se laisser emporter par la calomnie, la diffamation, les invectives, les balivernes, les canulars et les débats de grains.

<strong><em>                                                     </em></strong><strong><em>Karim Sanogo</em></strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Election Présidentielle du 29 juillet : Le CDR choisit son candidat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/election-presidentielle-du-29-juillet-le-cdr-choisit-son-candidat-2764972.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jul 2018 01:07:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le Parena, (Parti pour la Renaissance Africaine), le Collectif pour la Défense pour la République (CDR) a aussi décidé d’apporter son soutien à la candidature de l’honorable Soumaïla Cissé pour la présidentielle du 29 juillet prochain. </em></strong>

<strong><em>Ce choix s’explique, selon le CDR  par le fait que le candidat de l’URD est celui qui répond plus aux critères établis par les 480 délégués pour battre le président sortant. </em></strong><strong><em> </em></strong>

<strong>L’annonce  a été faite jeudi dernier  par M. Mohamed Youssouf Bathily, dit Ras Bath, porte parole du CDR lors d’un point de presse organisé à cet effet au carrefour des jeunes.</strong>

<strong>Selon Ras Bath, i</strong>l ne s’agit pas d’un soutien aveugle, ni d’idéologie, mais réfléchi, car le CDR voulait présenter un candidat, mais, dit-il, faute de moyens financiers et manque de représentation sur toute l’étendue du territoire, les délégués ont opté pour le soutien à une candidature externe, exceptée celle du président sortant.

Pour mieux choisir notre candidat, dira M. Bathily, des journées ont été organisées (24 et 25 mars dernier) en présence des 480 délégués  pour déterminer des critères de sélection. « Un manifeste a alors été élaboré et envoyé à tous les candidats, excepté le président sortant. Sur les 8 candidats qui ont voulu recevoir notre manifeste, <em>quelques jours après, Mara même a déclaré qu’il n’est pas prêt à diriger le Mali, et il est allé ailleurs » </em>souligne-t-il.

Le porte-parole du CDR a ensuite expliqué que des discussions ont alors été engagées avec les 7 autres candidats sur le contenu, notamment Aliou Badra Diallo de l’ADP-MALIBA, Choguel Kokala Maiga du MPR, Soumaila Cissé de l’URD, Housseini Amion Guindo de la CODEM, Modibo Sidibé des FARE AN KA WILI, Cheick Modibo Diarra du RPDM, et Mohamed Ali Bathily des APM.

« Ces rencontres ont permis de produire un notation en fonction des points de convergences et de désaccords sur le manifeste du CDR et le projet de société des partis et, d’évaluer la capacité organisationnelle de tous les candidats  », ajoute Ras Bath.

Parlant de la forme de ces rencontres, il dira que c’est le candidat de l’URD qui est arrivé en tête du peloton. Parce que, dit-il, l’URD a été le seul parti qui s’est fait représenter par tous les secrétaires généraux de son bureau exécutif national pour défendre point par point les 7 secteurs du manifeste du CDR.

Par rapport au fond, le premier critère du CDR portant sur ‘’l’adhésion du candidat à la vision du collectif’’, et selon Ras Bath sur les 147 mesures que contenaient le manifeste du CDR, 119 étaient déjà dans le programme de l’URD, 4 points de désaccord et le parti a validé 23 mesures qui ne figuraient pas dans son projet de société.

<strong>L’URD en tête</strong>

Parlant du deuxième critère, selon lui,  3 candidats se sont imposés, mais finalement c’est Soumaïla qui a été retenu du fait non seulement de sa connaissance de l’Etat intérieur, mais aussi de son rapport avec les institutions sous-régionales et internationales.

Concernant le troisième critère, le porte-parole du CDR dira qu’à ce niveau aussi, c’est le candidat de l’URD qui est arrivé en tête, car c’est le 2<sup>ème</sup> parti qui a plus de représentativité sur l’étendue du territoire.

Pour preuve, indique-t-il, lors des élections communales de 2016 l’URD a occupé la 1<sup>ère</sup> place devant les partis des autres candidats avec 1.729 conseillers repartis à travers les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Bamako.

En somme, résume le porte-parole du CDR, ‘’il <em>a plus de convergences entre notre manifeste et le programme de l’URD, notamment sur la santé, l’éducation, l’emploi, la sécurité…donc Soumaïla Cissé est notre candidat</em><em> », </em>a conclu Ras Bath<em>.</em>

A travers son page facebook, <strong>l’honorable Soumaïla Cissé,  a </strong>félicité l’ensemble des membres du CDR pour le travail accompli en faveur de la sauvegarde des acquis démocratiques de notre pays et pour leur confiance placée en lui. «  Tous ensembles, nous restaurons l’espoir du peuple malien », a conclu l’honorable Soumaïla Cissé.

<strong>Djibril Kayentao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Immigration : 126 migrants maliens retournent à la maison</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/immigration-126-migrants-maliens-retournent-a-la-maison-2764978.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jul 2018 00:42:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans une publication faite par  l’OIM, le 8<sup>ème</sup> vol Charter spécial affrété par ses soins depuis janvier est arrivé ce jeudi (21/06) à l’Aéroport Bamako-sénou avec à son bord 126 migrants maliens de retour de Libye.

Ce retour s’inscrit dans le cadre du projet de protection et de réintégration des migrants de retour, financé par le Fonds fiduciaire de l’Union Européenne et mise en œuvre par l’OIM et le gouvernement malien.

A noter que, depuis le lancement du projet, en mai 2017, le gouvernement malien et l’OIM  ont facilité le retour volontaire de 7307 migrants maliens au Mali dont 1222 depuis janvier 2018.

<strong> </strong>

<strong>Lutte contre le terrorisme dans le Gourma</strong>

<strong>Le GATIA neutralise une dizaine de malfrats</strong>

<strong> </strong>

Une patrouille de la coalition des combattants du Groupe d’auto-défense touareg imghad et alliés (GATIA) et ceux du Mouvement pour le salut de l’azawad (MSA) est tombée mercredi dernier dans une embuscade des terroristes dans le Gourma à Tintafagate.

<strong> La riposte des hommes de Gamou a été énergique. Une dizaine de malfrats tués sur place et des matériels de guerre récupérés. Du côté de la coalition, elle ne déplore qu’un blessé leger.  </strong>

<strong>Rappelons  que d</strong>epuis plusieurs mois, les combattants du Groupe d’auto-défense touareg imghad et alliés (GATIA) et ceux du Mouvement pour le salut de l’azawad (MSA) ont entammé des patrouilles dans le Gourma  pour traquer les terroristes  qui s’y sont réfugiés.

<strong>Koro</strong>

<strong>Des échanges de tirs entre chasseurs et présumés jihadistes </strong>

<strong> </strong>

Selon nos informations, un combat a opposé jeudi dernier à Dangatené dans la commune de Bondo, cercle de Koro, des chasseurs et des présumés djihadistes. La situation serait calme aujourd’hui dans la ville, mais au cours des combats, 3 chasseurs auraient perdus la vie.

<strong>Sévaré (Mopti)</strong>

<strong>Le QG du G5 Sahel attaqué</strong>

<strong> </strong>

<strong>Le quartier général de la force conjointe du G5 Sahel à Sévaré, dans le centre du Mali, a été frappé vendredi par une attaque qui a fait au moins six morts et de nombreux blessés.</strong>

Il s’agit de la première attaque contre ce quartier général de la force conjointe du G5 Sahel (organisation régionale regroupant le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad) lancée en 2017 pour lutter contre les jihadistes.

Elle intervient à trois jours d’une rencontre à Nouakchott, en marge du sommet de l’Union africaine dans la capitale mauritanienne, entre le président français Emmanuel Macron et ses homologues du G5 Sahel.

« Je ne vois que six corps, les autres sont blessés », a indiqué une source hospitalière, sans autre précision. Une source militaire a confirmé un bilan provisoire de six morts, évoquant la possibilité que des blessés aient pu succomber par la suite.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retour  à la campagne : Le calvaire de nos filles des villages</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/retour-a-la-campagne-le-calvaire-de-nos-filles-des-villages-2761816.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Jun 2018 12:33:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Elles sont des centaines, voire des milliers à abandonner depuis plusieurs mois nos zones rurales pour la capitale Bamako et d’autres grandes villes. </em></strong>

<strong><em>Des mois  souvent synonymes pour elles,  d’incertitude,  d’abus et d’humiliation. </em></strong>

<strong><em>Par ces temps d’hivernage,  elles cherchent le chemin du retour au village. Mais, parmi elles, il y a en qui n’y seront pas. Malgré leur ardent désir d’être parmi les leurs.</em></strong>

Les  premières pluies sont tombées sur la capitale de Bamako  et d’autres grandes villes du pays depuis quelques semaines.

Si pour certains, ces pluies viennent anéantir l’implacable canicule qui s’abattait sur le pays, pour d’autres, c’est l’annonce du retour. Il s’agit de jeunes filles, tous âges confondus  qui avaient pris d’assaut la capitale, après les dernières pluies de l’année passée, afin d’y trouver des emplois temporaires. La seule opportunité que leur offre Bamako, c’est le service de ‘’bonne’’ pour la misère mensuelle d’une somme oscillant entre 5000 et 10.000 FCFA.

Traitées ou plutôt maltraitées comme des esclaves, ces jeunes filles font l’objet de tous les abus, de toutes les humiliations, de toutes les violences.

Après près d’un an vécu stoïquement, aujourd’hui, elles cherchent à retourner à la maison : un autre calvaire.  Le cas de Kadiatou illustre nombre de situations que vivent en ces moments de préparatifs du retour, des centaines d’autres servantes.  En effet, âgée de 18 ans, la jeune Kadiatou comme nombre de ses paires,  a choisi Bamako pour  y ‘’faire fortune’’, après les dernière récoltes dans son village en septembre dernier. La jeune servante n’avait alors que 17 ans. Très vite, elle a été ‘’embauchée’’ par une enseignante.

Son travail consistait à s’occuper des enfants pendant que madame est au service.

Elle était tellement belle Kadiatou, que les jeunes du quartier n’ont pas perdu leur temps.

Trois mois après sa venue à Bamako, la jeune servante est tombée en état de grossesse.

Devenue encombrante pour madame l’enseignante, celle-ci renvoya la pauvre fille.

Que va-t-elle devenir ?

Kadiatou a sillonné la ville, mais personne ne veut d’une servante enceinte. Doit-elle retourner à la maison ? Non, la jeune fille préfère rester à Bamako, car ses parents ne lui pardonneront jamais son ‘’crime’’. C’est pourquoi, la pauvre fille qui a déjà utilisé ses économies pour survivre, rôde dans les rues et continue à y vivre grâce à la solidarité de ses  camarades.

Elle n’ira donc pas cette année au village et trouvera des explications à fournir à ses parents par l’intermédiaire de ses copines qui effectueront le voyage. Quant à Nana, cette autre servante, elle n’est âgée que d’à peine 13 ans et, depuis 7 mois, celle pour laquelle elle travaille à Lafiabougou ne lui a jamais versé ni même un radis.

Aujourd’hui, au moment où ses camarades s’apprêtent à rentrer au village, sa protégée lui a demandé d’attendre un peu. Celle qui l’a ‘’embauchée’’, vient cependant de partir pour le Burkina Faso.
<p>
  Gel nails first appeared in the U.S. in the early 1980s, <strong><a href="https://modelones.com/">Nail art</a></strong>
but were met with limited success. At the time, <strong><a href="https://modelones.com/">Nail salon</a></strong>
the manufacturers of gel lights and the gel itself had not joined forces, <strong><a href="https://modelones.com/product/temperature/">summer gel nails</a></strong>
not yet recognizing the need to precisely match the intensity of the light to the photoinitiators in the gel.<strong><a href="https://modelones.com/product/the-budapest-hotel/">gel nail polish for sale</a></strong>
Nail techs and clients soon found out that ­using the wrong light or applying too much gel caused a burning sensation on the client’s fingertips.<strong><a href="https://modelones.com/product/traveler/">summer gel nails</a></strong>
Additionally, education on gel application was limited, leaving nail techs in the dark about the product, and home-use ­systems were introduced around the same time, damaging the reputation of salon-use systems by ­association.<strong><a href="https://modelones.com/product/gel-removers-100-pcs/">Nail care</a></strong>
<strong><a href="https://modelones.com/">gel nail polish</a></strong>
</p>
Quand reviendra-t-elle ? Nana ne le sait pas, mais, les  larmes aux jeux, elle dit n’avoir pas le choix. Elle doit attendre, même s’il le faut, pendant plusieurs années, ne pouvant rentrer au village sans son argent.

Djénéba elle, est régulièrement payée par ses patrons. Il y a deux ans cependant, elle n’est plus repartie au village.

A travers une correspondance adressée à ses parents, elle leur a expliqué que le double de son salaire lui sera payé afin qu’elle reste à Bamako pendant un certain  temps. Elle a même pris  le soin d’envoyer un peu d’argent à la famille. Mais, toute cette histoire est fausse.

Djénéba a plutôt été enceinte et a mis au monde un petit garçon. Ne pouvant rentrer au village avec l’encombant ‘’colis’’, elle a décidé de rester à Bamako, en attendant de trouver à qui le confier. En vain. Cette année encore, elle n’ira pas au village.

Hawa, elle, compte rentrer dès la semaine prochaine à la maison.  Hélas, ses patrons ne lui ont rien versé depuis 4 mois avec la seule explication : ‘’Nous n’avons pas d’argent et n’allons pas nous transformer en argent’’.

La jeune ‘’52’’ de son côté n’est pas restée les mains croisées. Elle aurait contacté la police et espère dans les jours à venir, être en possession du fruit de sa sueur.

Ce sont là le quotidien de centaines de jeunes maliennes, victimes d’une société en décomposition où les plus forts écrasent les plus petits.

Voilà des situations indignâtes auxquelles hélas, presque toute une société demeure indifférente.

Que sont-elles devenues, ces nombreuses associations pour la promotion de la femme,  la protection de la femme, etc.… ?

Que font-elles ces associations de femmes qui sillonnent dans des  voitures au luxe insolent nos campagnes afin de ‘’sensibiliser’’ les femmes ?

A quoi servent ces nombreux séminaires, rencontres, réunions, et débats sur la situation de la femme malienne ?

<strong>Malick Camara.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables :  Alpha Oumar Konaré, Président de la République (1997)</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Jun 2018 12:31:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le  pouvoir ne reviendra qu’à celui que Dieu et le peuple auront choisi ».

<strong>Feu Me Demba Diallo (1998) </strong>

<em>« Aujourd’hui, Moussa Traoré peut se targuer d’avoir été trop bien traité par rapport à ce qu’il a réservé à ses adversaires et même à ses amis, morts dans les conditions que l’on sait à Taoudénit ».</em>

<strong>Amadou Toumani Touré, Président du CTSP </strong>

<em>« Depuis que Moussa Traoré est tombé, nous assistons à une prolifération d’hommes braves ».</em>

<strong>Me Mountaga Tall (CNID, 1996)</strong>

« Nous œuvrons pour la réconciliation nationale. Nous ne jouerons pas à l’exclusion. Cependant, nous l’avons toujours dit : nous ne serons jamais les alliés de ceux qui ont les mains souillées de sang ou qui ont pillé les biens du pays ».

<strong>Professeur Yoro Diakité (2002)</strong>

« Les objectifs essentiels immédiats du 26 mars étaient l’instauration du multipartisme intégral et de la liberté pour les gouvernés de choisir leurs gouvernants. Ceux-ci ont été atteints. Mais, l’espoir populaire attendait un mieux vivre et surtout devenir maître de sa propre histoire. De cela, nous en sommes loin ».

<strong>Alpha Oumar Konaré, Président de la République (8 Juin 1992) </strong>

<em>« Le gouvernement de la République n’a pas le droit de tricher avec notre peuple en s’engageant sur la voie des promesses faciles qu’il ne pourra tenir. Il devra cependant jouer les règles de la rigueur, de la bonne gestion, de la transparence, de la solidarité et de la justice ».</em>
<h2>Feu Mohamed Lamine Traoré, Vice-Président de l’ADEMA-PASJ sept 1994</h2>
« A ceux qui souhaitent dans la jubilation secrète que l’ADEMA éclate et ceux qui, dans un tremblement inquiet, craignent qu’il n’éclate pas, je dirai, l’ADEMA n’éclatera pas. A moins que les frelons n’envahissent la ruche, en chassant les abeilles ».

<strong><em>Général ATT Président de la République (Juin 2003)</em></strong>

<em>Quelque soit votre volonté de lutter contre la corruption, si vous avez une justice qui ne soit suit pas, vous perdez votre temps. »</em>

<strong><em>Me Adame Bâ Konaré, épouse de l’ancien Président Alpha (Mars 2000)</em></strong>

<em>« Les femmes sont encore confrontées à des problèmes de droit. Moi-même, je suis particulièrement sensible à cela. Je sais que les décisions de justice malheureusement ne sont pas toujours rendues à la satisfaction des femmes. J’enrage souvent de voir que les femmes sont les souffre-douleus dans les foyers par rapport aux lois. </em>

<strong>Boya Dembélé, Président du Tribunal de Première Instance de Koutiala, à l’occasion de la rentrée judiciaire 2003-2004 :</strong>

<em>« Il est déplorable de constater que certains avocats, au mépris de la loi et de leur déontologie, s’adonnent à des négoces, entretiennent des rapports avec des partis adverses sur le dos de leurs clients ou prélèvent sur les sommes encaissées</em>,<em> le montant de leurs honoraires et même davantage, sans le consentement formel du client et sans autorisation du bâtonnier. En outre, à Bamako, nombre de citoyens se plaignent de ce que certains avocats se prévalent de leur qualité et de la </em>difficulté de le<em>s attraire devant le juge pour refuser de payer les loyers des locaux abritant leurs études, si bien que, actuellement, un homme de droit, que vous soyez avocat, notaire, huissier ou magistrat, vous avez du mal à trouver un local à louer ».</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Partis politiques/présidentielle 2018 : Ce que pensent les maliens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/partis-politiques-presidentielle-2018-ce-que-pensent-les-maliens-2761808.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Jun 2018 12:21:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Info-stat en collaboration avec le centre malien pour le dialogue inter-partis et démocratie (CMDID), a organisé mercredi dernier une conférence à la maison de la presse de Bamako.</em></strong>

<strong><em>Il s’agissait au cours de cette rencontre, de présenter aux hommes de médias les résultats d’opinion de 2.197 personnes sur les parties politiques et l’élection présidentielle de 29 juillet 2018. </em></strong><strong><em> </em></strong>

La conférence s’est déroulée en présence de M. Younoussa Touré, président de la CMDID, M. Bakary Doumbia, représentant du bureau d’étude Info-Stat, et M. Moumini Soumano, directeur d’étude de la CMDID.

Dans son exposé, M. Bakary Doumbia du bureau d’étude Info-Stat, a expliqué qu’à travers ce sondage, le CMDID veut identifier les facteurs susceptibles d’influencer  la participation électorale, évaluer les opinions et attitudes des populations vis-à-vis des partis et fournir des informations utiles pour la mobilisation des électeurs pour la présidentielle de 2018.

Pour atteindre ces objectifs, dira M. Doumbia, l’enquête a duré du 6 au 24 avril dernier et a concerné un échantillon de 2 197 personnes âgées 18 ans ou plus, reparties dans le district de Bamako et dans  toutes les régions, excepté Kidal.

Selon lui, il ressort de l’enquête que 49% des personnes sondées n’ont pas voté lors de la présidentielle de 2013, faute de n’avoir pas obtenu leur carte NINA et 36% pour des raisons personnelles. Mais, dit-il, plus de 90% d’intention de vote pour la présidentielle de 2018 ont été recueillis.

A ses dires, les meilleures intentions de vote sont en faveur du RPM, observées dans les régions de Ségou (49%), Sikasso (36%) et Kayes (37%), Bamako et Tombouctou (19%).

M. Doumbia, a aussi signalé que l’URD a sensiblement plus de faveur des électeurs des régions de Tombouctou (49%) et Gao (42%) contre 11% d’intention de vote à Ségou et 8%à Sikasso.

Aussi, selon lui, le parti YELEMA tout comme le RPDM tireraient l’essentielle de leur électorat du district de Bamako avec respectivement 26% et 18%, alors que SADI et CODEM enregistrent leurs plus grands nombres des intentions de vote dans la région de Sikasso avec chacun  16 et 11%.

Le conférencier a aussi expliqué que malgré le fait que plus de la moitié des électeurs étaient indécis concernant leur choix du futur président, 49% font confiance aux partis politiques pour gérer le pays et consolider la démocratie. Toute chose qui laisse entrevoir une importante possibilité de mobilisation en faveur des différents candidats.

En plus, même si 80% des personnes enquêtées pensent que les partis politiques n’existent que pour défendre les intérêts de leurs leaders, 49% autres estiment qu’ils ont des projets de société efficaces pour la gestion du pays.

« A ce niveau, il très important  que les candidats mettent beaucoup d’accent sur la satisfaction des besoins alimentaires, la paix et la sécurité dans le pays, l’accès à l’eau potable et l’amélioration de la qualité des soins de santé », conseillera-t-il.

C’est pourquoi, recommande M. Doumbia, en vue d’une plus grande participation à l’élection présidentielle de 29 juillet, de sensibiliser davantage non seulement les électeurs, mais aussi surtout d’améliorer la disponibilité de la carte NINA qui a été un obstacle en 2013 et continue de l’être pour les électeurs.

Enfin, M. Doumbia propose  aux partis politiques d’améliorer leur image auprès des populations, en donnant plus de visibilité à des associations.

M. Moumini Soumano, directeur d’étude de la CMDID a pour sa part indiqué que cette étude a été menée pour pourvoir contribuer aux élections apaisées transparentes et crédibles. « C’est pourquoi, il s’agit à travers ce sondage, d’aider les autorités à recentrer leur activité pour aider les partis politiques à mieux focaliser leurs actions sur les priorités dégagées par les populations », conclura-t-il.

<strong>Aminata Dagnon</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Histoire : … d’une histoire… pour rien</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dune-histoire-pour-rien-2-2761825.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Jun 2018 01:39:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mr Konaté est un homme respecté et respectable à Baco-Djikoroni.</strong>

Agé de 68 ans, le vieux père de 31 enfants exerçait, avant sa retraite, le métier de vendeur de voitures d’occasion. Et, jamais, durant les 50 ans d’exercice de ce métier, il n’avait eu de problème. Ni avec la police, ni avec la gendarmerie. Parce que, avec ses clients, l’homme n’avait jamais triché.

Mais, surprise ce 31 mai 2018. Et pour cause,  Mr Konaté a été interpellé dans un commissariat de Bamako pour escroquerie.

La chose a tellement surpris les uns et les autres que le Commissariat a été envahi par une foule constituée de parents, voisins et de connaissances du vieux Konaté. C’est alors que le plaignant, arriva sur les lieux. Il s’appelle Abdoulaye Yalcouyé, un jeune paysan de Bankass auquel le père Konaté avait vendu, une semaine plutôt, une petite voiture, pour la somme de 950 000 Fcfa.

Visiblement très fâché, Yalcouyé « succomba » devant les provocations de la foule, indignée de voir l’homme qui a osé convoquer à la police le vieux Konaté.

Yalcouyé ouvra alors le capot de sa voiture et s’expliqua : « J’ai acheté cette voiture avec ce vieux voleur pour la somme de 950 000 Fcfa, somme que j’ai économisée à la sueur de mon front des années durant, afin de m’acheter une petite voiture. Mais voilà que, en route pour Bankass, voulant mettre de l’eau dans le radiateur, j’ai constaté que ce véhicule n’a point de moteur. En lieux et place du moteur, je n’ai trouvé que ces vieux bidons et une roue crevée ».

Après le récit, la foule ainsi que les policiers retinrent leur souffle dans un silence de mort.

Mais, comment diable, une voiture sans moteur, peut-elle fonctionner, interrogera le vieux Konaté, avant de s’effondrer évanoui. Vite, on apporte de l’eau glacée. On oublie la voiture, le moteur, Yalcouyé et tout le reste…

Peu après, Mr Konaté reprit ses esprits et se dirigea, titubant vers le coffre du véhicule qu’il désigna du doigt, avant de s’évanouir à nouveau.

Cette fois, le vieux a été évacué vers un petit centre de Santé. Mais la foule, insista pour que l’on ouvre le coffre du véhicule.

C’est là en effet, qu’il y avait le mystère : le moteur qui faisait fonctionner la voiture était là… Complet et rayonnant. C’est alors que tout le monde se rappela que le moteur d’un véhicule peut aussi être placé à… l’arrière.

La tragie comédie, ne donna pas lieu à des rires… Tout le monde était coupable. Fort heureusement, le vieux Konaté, avant même d’arriver à l’hôpital, avait repris ses esprits et s’était fait reconduire sur les lieux…

Tout s’est bien terminé et Yalcouyé bien pressé de regagner Bankass, avec son véhicule… « sans moteur ».

Un policier, arrivé sur les lieux, bien après le spectacle aurait soufflé à ses agents : « un véhicule sans moteur et qui roule ? Pourquoi, chercher midi à 14 heures ? Après tout, s’il n’y a pas de moteur, pas de réparation de moteur. Moi, j’aurai accepté la situation ».

<strong>Bou bacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Société SOTELMA&#45;Mallitel : Toujours la meilleure!</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/societe-sotelma-mallitel-toujours-la-meilleure-2761832.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Jun 2018 00:41:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La société Sotelma-Malitel est connue pour son souci permanent de chercher et trouver les voies et moyens (en s’appuyant sur les dernières technologies) pouvant lui permettre d’offrir à sa clientèle toutes les chances de s’épanouir.  </em></strong>

<strong><em>C’est dans ce cadre qu’elle propose encore à ses abonnés, (après les 10 solutions de 2015 et ceux de 2017 connues de sa nombreuse clientèle), 12 nouvelles offres et promos de dernières générations.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

L’annonce a été faite mercredi dernier à l’hôtel Laïco l’Amitié au cours d’une une conférence de presse organisée par la société Sotelma- Malitel à cet effet, sous la présidence de son directeur général M. Bidine Abedl Aziz.

A l’occasion, le directeur général de Malitel a d’abord salué ses invités  de la presse auxquels il a souhaité une bonne fin de mois de Ramadan. Il a aussi dit être heureux de renouveler ce rendez pour partager les immenses efforts fournis par sa société pour sa clientèle et pour le Mali.

Parlant de ces efforts, le patron de Malitel dira que sa société, pour l’amélioration continue de la qualité totale de ses produits, a obtenu depuis décembre 2017, le certificat ISO90001 dans sa version 2015 pour la satisfaction totale de ses clients.

M. Abdel Aziz a ensuite indiqué que le thème de la conférence de cette année est ‘’l’Innovation’’, car il s’agit d’exposer une panoplie d’offres innovantes orientées vers les clients, mais aussi de rappeler le rôle prépondérant que joue Malitel en tant qu’acteur majeur de l’économie malienne.

Selon lui, Malitel participe activement à l’économie malienne de part les contributions annuelles faites à l’Etat et la stimulation du marché  à travers des milliers d’emplois directs et indirects créés.

Sur le plan social indique M. Abdel Aziz, sa société a toujours soutenu les couches les plus défavorisées à travers des actions phares dont celles accordées aux structures sanitaires du pays en termes de fourniture de matériels médicaux.

Le D.G de la société a aussi mis l’accent sur les différents forages réalisés par Malitel dans le but de rendre accessible dans  les quartiers de Bamako, cette ressource précieuse qu’est l’Eau potable.

Aussi  M. Abdel Aziz,  a indiqué que sa Société est fortement présente dans les activités sportives et culturelles au Mali.

Aux dires du directeur de Malitel, sa Société a aussi fait de la satisfaction de sa clientèle son cheval de bataille. C’est ainsi que, dit-il, de nouveaux services de plus en plus innovants sont lancés régulièrement.

Il s’agit entre autres, de la relance et le développement du service Mobicash, l’extension du réseau de télécommunication sur l’ensemble du territoire national (même  dans les zones plus difficiles d’accès), l’amélioration de la qualité de service et l’expérience client.

Aussi, selon le D.G de Malitel, nul ne peut réussir seul. C’est pourquoi, M. Abdel Aziz a tenu, à saluer ses collaborateurs qui,  selon lui, par leur dévouement et leurs efforts sincères ont fait de Malitel,  une entreprise qui est aujourd’hui, synonyme d’excellence et de d’innovation.

<strong>En télécommunication, tout devient gratuit avec Malitel</strong>

Après l’intervention du D.G, M. Moustapha El Houti, directeur marketing de Malitel, a pris la parole, pour annoncer les 12 dernières innovations de sa société. Des innovations s’appuyant sur les dernières technologies, dit-il, afin de faciliter le quotidien des consommateurs de Malitel qui sont de plus en plus exigeants et demandeurs de solutions de qualité et à moindre coût.

Ces dernières innovations sont composées d’offres et de promos améliorées, mais aussi  d’exclusivités qu’on ne trouve nulle part ailleurs.

<strong>L’AUGMENTATION DES DEBITS ADSL</strong>, selon M. El Houti, c’est une exclusivité de Malitel pour permettre à tous les Maliens de profiter d’une connexion à haut débit stable rapide et à moindre coût.

Ainsi, les débits ADSL passent actuellement de 512k/b/s à 1mb/s, de 1mb/s à 2mb/s, de 2 à 4 mb/s, de 4 à 8mb/s, de 8 à 14 mb/s et de 16 à 20 mb/s.

Parlant de <strong>BANBALI AMELIORE</strong>, le directeur Marketing de Malitel dira que c’est une gamme de 4 forfaits offrant un package double pays composé des forfaits de communication, appels illimités vers les fixes Malitel, de la connexion internet illimitée de l’ADSL.

Mieux encore, <strong>Offre de bienvenue BANBALI/ADSL</strong>, dira M. EL Houti, est une offre d’octroi de ligne filaire, de modem wifi et d’installation gratuite pendant la période de la promo avec une réduction tarifaire sur les 3 premières factures.

En plus de ces avantages, dit-il, les nouveaux clients ADSL ou Banbali bénéficient également d’une réduction de 50% sur les frais d’abonnement des trois premiers mois.

Autre offre de Malitel, c’est <strong>Transfert d’argent à l’international via Mobicash</strong>. Aux dires du directeur Marketing de Malitel, ce service va permettre aux abonnés de Mobicash d’envoyer et recevoir de l’argent dans plusieurs pays d’Afrique et de bénéficier des tarifs compétitifs.

M. El Houti a ensuite expliqué que la <strong>RECHARGE ISAGO VIA Mobicash</strong> est un service de Malitel, qui permet aux clients Mobicash d’acheter du crédit ISAGO pour recharger son compteur électricité EDM.

<strong>Tombola Mobicash : </strong>il s’agit pour Malitel, dira M. El Houti, de récompenser la fidélité de l’ensemble de ses clients, dans le but de leur faire gagner de nombreux cadeaux dont une superbe 4x4 Hyundai Tucson.

Pour ce qui est de l’offre<strong> Malitel GAMES, </strong>le directeur marketing de Malitel explique que c’est est une panoplie de jeux proposés aux clients via <a href="http://www.malitelgames.sotelma.ml">www.malitelgames.sotelma.ml</a>  et téléchargeables sur les smartphones et tablettes Android.

En plus de proposer ce service en EXCLUSIVITE sur le marché, Malitel donne aux clients la possibilité de payer les jeux avec leurs crédits téléphoniques pour bénéficier d’une option de divertissement, d’obtenir les meilleurs jeux à moindre coût et la possibilité de choisir les meilleurs.

<strong>NISONDIA : </strong>selon le directeur de marketing de Malitel, c<strong>’</strong>est une offre de fidélisation destinée aux clients prépayés mobiles qui reçoivent chaque dimanche, <strong>GRATUITEMENT</strong>, différents cadeaux (minutes de communication, forfaits internet, SMS…).

<strong>DEME DATA</strong>

Pour le conférencier, ce service permet d’éviter non seulement la rupture de volume, mais aussi, d’avoir la possibilité d’emprunter des  minutes de communication et des forfaits data de 10 Mo et 25 Mo.

<strong>Gratis + KURA</strong>

Selon le directeur de Marketing de Malaitel <strong>Grati+ kura</strong> est la nouvelle formule de Grati+. En ajoutant tout simplement  *2# sur les codes de cartes de recharge, les clients peuvent bénéficier d’un package en minutes de communication, de SMS et de Data. A titre d’exemple, en ajoutant *1# au code de recharge de 2000 FCFA, le client bénéficiera de 95 Min vers le reste du monde+ 2000 f de crédit+ SMS illimités et 150 Mo.

Quant aux <strong>Forfaits mensuels sans engagement, </strong>ils comprennent des heures de communication, des sms, des volumes data, et l’illimité voix vers un numéro au choix.

Le mode opératoire est simple : il suffit de taper #555# option 7 puis 2.

Par rapport aux <strong>Nouveaux forfait Lafia, </strong>le conférencier expliquera que c’est une gamme composée de 3 forfaits POP comprenant chacun de la voix, des sms et des volumes data.

Par exemple, pour 2900 fcfa, le client bénéficiera de 3 heures d’appel, 400 Mo et 400 SMS contre  6 heures d’appels + 1 Go et 1000 pour 4900 FCAF  et 13 heures de communication + 2 Go + 2000 SMS pour 9900 FCFA.

A noter que, pour tout client intéressé l’offre est disponible en agence et est engageante sur 6 mois minimum.

Malitel, proche de vous’’. Le slogan a tout son sens.

<strong>Djibril Kayentao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sotelma&#45;Malitel : Etre solidaire, c’est agir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/sotelma-malitel-etre-solidaire-cest-agir-2761828.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Jun 2018 00:38:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les fidèles de la mosquée principale de Lafiabougou ont bénéficié lundi dernier de cadeaux offerts par la société Sotelma-Malitel  à l’occasion de ce mois sacré du ramadan . </em></strong>

<strong><em>Un geste qui rentre dans le cadre des actions régulières  de solidarité (envers nos populations) que mène notre Malitel.</em></strong>

La cérémonie de distribution des cadeaux de rupture de jeûne à la mosquée principale de Lafiabougou s’est déroulée en présence de  M. Mohamed Niaré, représentant de Malitel, M. Hamid Oumar Cherif Haïdara, imam de la mosquée principale de Lafiabougou et plusieurs fidèles.

Les Kits de rupture étaient composés de 140 tapis, (autant) de paniers constitués de date, pain, patté sucre, Lipton et fromage.

Bonus : 100 corans franco-arabes ont été offerts aux responsables de la mosquée.

Pour l’occasion, dès ce 15 ème jour du jeûne, les responsables de la Sotelma-Malitel étaient sur les lieux afin de procéder à la remise de leur aide.

Très heureux (cela s’entend), M. Hamid Cherif Haïdara, imam de la mosquée principale de Lafiabougou a salué le geste de Malitel avant de souhaiter voir pérenne cette action chaque année.

« Nous sommes très heureux de ce geste de Malitel qui ne nous surprend pas. Parce que, Malitel nous est connu pour être solidaire avec tous les maliens» a dit l’iman Haidara pour qui, ‘’seul Dieu pourrait payer la Sotelma-Malitel pour ce qu’elle fait.’’

Très modeste, M. Mohamed Niaré, représentant de Malitel a pour sa part expliqué que depuis quelques années, chaque 15<sup>ème</sup> jour du mois de Ramadan, sa société procède à une remise de don du genre aux fidèles musulmans. Un geste placé sous le signe de la solidarité et de la paix.

Dans ce cadre a promis M. Niaré, avant la fin du Carême 2018, les actions de solidarité envers les musulmans se poursuivront dans d’autres quartiers à Bamako.

A noter que, avant la principale mosquée de Lafiabougou, la Sotelma-Mali était déjà passée dans celles de Sotuba, village SOS, Quinzambougou,  Korfina et Para Djicoroni. Toutes ont bénéficié des cadeaux du même genre.

<strong>Djibril Kayenao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aide au Développement : L’Afrique peut&#45;elle s’en passer ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/aide-au-developpement-lafrique-peut-elle-sen-passer-3-2760677.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Jun 2018 01:33:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Afrique doit-elle se passer de l’aide au développement ?</em></strong>

<strong><em> Ce thème sans doute polémique traduit de la part de certains Africains, à la fois l’impatience, la désillusion et la volonté d’agir et de se prendre en charge. C’est aussi le cri de rage de la génération née après les indépendances africaines qui remarque que le continent reste à la traîne, alors qu’il ne manque ni de capital humain, ni de ressources matérielles.  </em></strong>

Ces jeunes posent la question à leurs aînés : qu’avez-vous fait de notre Afrique ? Le discours sur le développement ne serait-il pas un piège pour maintenir les pays africains dans la dépendance et la pauvreté ? Ne pensez-vous pas qu’on s’en tirerait mieux sans cette aide ?

La pratique du développement a souvent privilégié une approche caritative et paternaliste. Tel un indigent à qui on donne la soupe populaire, les habits de seconde main, parce qu’il n’a pas de ressources pour survivre, l’aide au développement souvent orientée vers les secteurs non productifs a donné le sentiment qu’on cherchait à maintenir les pays et les gens  dans une perpétuelle pauvreté. On vous garantit la soupe populaire, mais on ne recherche pas à vous aider à sortir de votre fâcheuse situation pour voler de vos propres ailes.

L’aide a pu aussi déresponsabiliser les élites politiques. Dans certains pays africains, les budgets nationaux pouvant être alimentés davantage par l’aide étrangère que par le contribuable intérieur, il s’est trouvé que certains responsables se sont comportés comme s’ils étaient plus redevables envers l’extérieur qu’envers le peuple qu’ils étaient censés représenter. On a alors parlé de néocolonialisme et de dépendance. Le sens du bien commun et de l’intérêt général a souvent été relégué au second plan derrière l’appât du gain facile. La corruption et les détournements de fonds peuvent aussi s’expliquer par ce fait de ne pas devoir rendre compte au peuple de l’utilisation des ressources publiques.

<strong>Changer l’esprit et le contenu de l’aide</strong>

Peut-on affirmer, sans être accusé de démagogie, que l’Afrique n’a pas besoin d’aide au développement ?

Ne conviendrait-il pas plutôt de quitter la sphère de la charité pour embrasser celle de l’intérêt partagé ?

Les pays industrialisés ont aussi besoin d’une Afrique économiquement dynamique pour pouvoir écouler leurs produits, maintenir la croissance de leur économie et accroître l’espace d’échange des biens.

La prospérité possible de l’Afrique, vu son potentiel humain et ses ressources, est une garantie de richesses de l’Occident. L’aider, c’est s’aider soi-même. L’Afrique est un continent d’opportunités qu’il importe de viabiliser. Tel est l’esprit nouveau qu’il convient d’insuffler.

Il ne s’agit donc pas de se passer de l’aide au développement. Il s’agit de mieux l’orienter.

Au lieu de vouloir dispenser des soins de santé gratuits, il convient d’habituer les gens à payer les services consommés et à déployer des activités rentables pour pouvoir se payer lesdits soins.

Il faut que l’aide au développement s’oriente plus à aider les pouvoirs publics et les acteurs économiques privés à créer les conditions-cadres nécessaires à l’autonomie décisionnelle et à l’essor des économies africaines. Cela veut dire que l’aide devrait être davantage orientée non seulement vers la formation de l’homme à la responsabilité, mais, qu’elle devrait aussi contribuer à adapter la formation le plus possible à la vie économique locale et aux besoins de changement des entreprises. Il faudra définitivement rompre en Afrique avec l’idée selon laquelle, la réussite sociale passerait par l’acquisition du statut de fonctionnaire de l’administration  publique. Il faudra réconcilier l’école et l’Etat avec l’entreprise. Aider à créer des conditions-cadres veut aussi dire aider l’Etat à créer un environnement favorable à l’éclosion des entreprises et instaurer une gouvernance, garante de la bonne gestion de la chose publique et d’une grande participation de la société civile et de la population en général à la gestion de la cité.

<strong>Créer les conditions de l’essor économique</strong>

Il faut aider les paysans par la formation technique, par l’investissement à long terme, l’accès au crédit, la gestion rationnelle, à transformer leurs exploitations familiales en véritables entreprises qui ne se contentent plus de la seule autosubsistance, mais qui dégagent des surplus et gagnent de l’’argent.

L’Afrique vit une asymétrie terrible en matière d’information économique internationale. Des acteurs économiques locaux dynamiques et civiques émergent. Ils cherchent à développer des affaires avec l’extérieur.

Ils sont à la recherche de partenariats d’affaires pour proposer des produits à l’exportation, pour accéder aux mécanismes internationaux de financement ou pour saisir des opportunités d’investissement en partenariat avec des entrepreneurs extérieurs. Des Africains vivant à l’extérieur en contact à la fois avec les milieux de l’entreprise, des pouvoirs publics africains et le rand des affaires pourraient jouer parfaitement ce rôle d’intermédiation

&nbsp;

<strong>Amadou Diallo</strong>

<strong>Enseignant à Faladjè</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>M. Atonio Gueterres: « Le peuple malien mérite cette paix … »</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/m-atonio-gueterres-le-peuple-malien-merite-cette-paix-2760693.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Jun 2018 01:25:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>M. Atonio Gueterres, secrétaire général des Nations Unies a animé mercredi dernier une conférence de presse à l’hôtel Radisson de Bamako, marquant 2 jours de visite (29 et 30 mai dernier) dans notre pays, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des Casques bleus au Mali.</em></strong>

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres a été accompagné par les secrétaires généraux adjoints M. Atul Khare, chargé de l’appui aux Missions et  M. Jean-Pierre Lacroix, chargés des opérations de maintien de la paix, ainsi que Mme Henrietta Fore, directrice exécutive de l’UNICEF.

A son arrivée à Bamako, M. Antonio Guterres, a participé à la cérémonie d’hommage aux Casques bleus tombés en 2017 à la base opérationnelle de la MINUSMA.

Là-bas, le secrétaire général de l’ONU a rendu un vibrant hommage aux soldats de la paix. Il a aussi salué l’initiative « Action pour le maintien de la paix » du chef de la MINUSMA qui interroge l’environnement hostile et imprévisible dans lequel opèrent les femmes et les hommes de la mission et qui a coûté la vie à plus de 170 d’entre eux, depuis le déploiement de la MINUSMA en 2013.

« L’hommage que vous leur rendez en ce moment réchauffe assurément les cœurs de leurs compagnons que nous sommes et nous encourage de continuer à défendre encore, avec plus de détermination, les valeurs des Nations Unies pour lesquelles, ils ont consenti le sacrifice suprême », a commenté le secrétaire général des Nations Unies.

M. Antonio Geuterres, a ensuite rencontré en début de soirée le président IBK au palais de Koulouba. L’essentiel de cet entretien a porté sur la paix, la sécurité, l’élection présidentielle, mais aussi le développement rapide du Mali. La journée a été clôturée par un diner offert par le chef de l’Etat à son illustre hôte.

S’adressant à la presse M. Antonio Gueterres a salué l’hospitalité malienne qu’il qualifie d’admirable.

Selon lui, il a échangé avec le président IBK de la façon dont les Nations Unies peuvent mieux appuyer les autorités maliennes dans la concrétisation de l’Accord pour la paix et la réconciliation, et la préparation des élections que tout le monde veut libres et transparentes dans les mesures de sécurité.

A cela s’ajoutent, l’appui au G5 Sahel, la révision stratégique de la MINUSMA, tous les aspects de coopération entre la Mission et le Mali.

« Le peuple malien est extrêmement généreux. Je rappelle toujours la manière dont les Maliens ont reçu les réfugiés d’autres pays. Je crois que le peuple malien mérite cette paix et ce développement », a conclu M. Antonio Gueterres.

‘<strong>’Nous avons trois chantiers importants’’</strong>

Au deuxième jour de sa visite dans le pays, le 30 mai dernier à Sévaré, dans le centre du Mali, M. Antonio Gueterres  s’est entretenu avec les responsables du quarter général de la force G5 sahel.  Là il a réaffirmé la solidarité des Nations Unies envers le G5.

Le secrétaire général de l’ONU a aussi promis l’appui de son institution au cinq pays du Sahel qui mobilisent leurs troupes.

« Dans notre projet de collaboration entre les forces G5 et les casques bleus, nous avons proposé des formes de financements assurés, garantis, qui puissent permettre à la force une planification sans difficulté de son action future. », a expliqué M. Gueterres avant d’attirer l’attention sur le volet sécuritaire et développement pour lutter contre le terrorisme.

Toujours dans la région de Mopti, le secrétaire général des Nations Unies a également rencontré les autorités locales, le personnel des Nations Unies, ainsi que les représentants religieux et les associations de jeunes et de femmes.

Au cours de cet entretien avec les forces vives de la région, M. Antonio Guterres a délivré 3 messages importants.

« Nous vivons un moment-clé dans la vie du Mali. Nous avons trois chantiers très importants : la concrétisation totale des <a href="http://www.rfi.fr/afrique/20180412-accord-paix-mali-retards-coup-semonce-onu-sanctions-delattre">accords de paix d’Alger</a>, les élections transparentes – c’est très important pour le renforcement de la démocratie – et le projet du gouvernement de sécurisation la région centrale », a-t-il signalé.

En somme conclura le secrétaire général de l’ONU, sa visite au Mali est aussi une marque de solidarité à l’occasion du Ramadan.

<strong>Djibril Kayentao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La France des immigrés : Enracinement et déracinement</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/la-france-des-immigres-enracinement-et-deracinement-2760675.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Jun 2018 01:24:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’équation Français = racisme, se répand aussi bien dans les communautés immigrées que dans leurs pays d’origine.</strong>

Rien ne permet d’étayer valablement une telle thèse, même s’il est vrai que les manifestations anti-racistes, au quotidien ne cessent de se multiplier et élargissent du même coup le nombre de Français racistes.

En revanche, il est sûr que la France est comme n’importe quel pays, qu’elle n’est pas à l’abri du racisme.

Il faut néanmoins éviter de tomber dans le piège de la généralisation. Il existe certes des Français qui ont une profonde aversion pour des hommes de races différentes, qui éprouvent de l’honneur à l’idée d’une France multicolore et aux dizaines d’accents, et de ceux qui souhaitent jeter les immigrés à la mer et se barricader dans l’Hexagone.

Mais, dans tous les peuples, une telle frange radicale, souvent minoritaire, existe.

Qu’un certain nombre de Français s’inquiètent de la montée de l’insécurité se comprend, mais celle-ci est liée beaucoup plus aux difficultés économiques et à la crise de société, qu’à la présence des immigrés.

Ceux qu’on accuse d’être à l’origine de l’insécurité sont noirs, basanés et blonds, mais ils sont aussi Français et ne peuvent être expulsés de leur pays.

Toutefois, si la France n’est pas (du moins pas encore) l’Amérique, comme aiment à l’affirmer les Français, l’Amérique fascine la France.

Ce phénomène est nettement perceptible dans l’évolution presque générale des médias Français qui copient littéralement ceux des Etats-Unis.

Leur impact négatif sur le problème de l’immigration n’est plus à démontrer.
<p>
  Gel nails first appeared in the U.S. in the early 1980s, <strong><a href="https://modelones.com/">Nail art</a></strong>
but were met with limited success. At the time, <strong><a href="https://modelones.com/">Nail salon</a></strong>
the manufacturers of gel lights and the gel itself had not joined forces, <strong><a href="https://modelones.com/product/temperature/">summer gel nails</a></strong>
not yet recognizing the need to precisely match the intensity of the light to the photoinitiators in the gel.<strong><a href="https://modelones.com/product/the-budapest-hotel/">gel nail polish for sale</a></strong>
Nail techs and clients soon found out that ­using the wrong light or applying too much gel caused a burning sensation on the client’s fingertips.<strong><a href="https://modelones.com/product/traveler/">summer gel nails</a></strong>
Additionally, education on gel application was limited, leaving nail techs in the dark about the product, and home-use ­systems were introduced around the same time, damaging the reputation of salon-use systems by ­association.<strong><a href="https://modelones.com/product/gel-removers-100-pcs/">Nail care</a></strong>
<strong><a href="https://modelones.com/">gel nail polish</a></strong>
</p>
Le problème de l’immigration est aussi révélateur de la profonde crise que traverse la France : la crise de la pensée.

Pour un pays dont les lumières ont éclairé le monde pendant des siècles, en être réduit à aspirer à la civilisation du hamburger et du Coca-Cola est la plus pénible des épreuves.

Voilà un peuple qui a longtemps vécu sur le passé, qui a perdu ses repères et en cherche de nouveaux.

On comprend alors que, jouer à faire peur et à se faire peur semble être la philosophie politique du traitement de l’immigration, est tout simplement une fuite.

Tout se paie, y compris d’avoir été le pays des Lumières et une puissance coloniale.

Et si, après tout, l’immigration constituait pour la France un moyen de réussir le changement ?

C’est donc avec elle-même d’abord que la France a des comptes à régler.

Les enfants de l’immigration, les repères introuvables

On les appelle Blacks ou Beurres selon qu’ils soient les enfants d’immigrés noirs africains ou maghrébins.

Communément, ils sont, de façon impropre, considérés comme les immigrés de la seconde génération.

Noirs ou basanés, ils le sont certes, mais contrairement à leurs parents, les Blacks et les Beurres sont nés en France, ont toujours vécu en France, parlent français, ne connaissent le plus souvent que la France, et jusqu’à la loi sur la nationalité, sont français de naissance.

Seulement, pour le Français moyens, de même que les Antillais, rien ne distingue les jeunes Blacks et Beurres de leurs parents.

C’est cette même généralisation qui conduit à assimiler la seconde génération à la violence ; or si on ne peut nier un penchant certain à la violence sous toutes ses formes d’une fraction des Blacks et des Beurres, il serait injuste de confondre une minorité qui s’agite avec une majorité silencieuse et aussi rangée que n’importe quelle autre.

Dès lors, comment une coexistence pacifique peut-elle être possible si les rapports sont invariablement fondés sur l’ignorance de l’autre, l’incompréhension et les préjugés ?
Il convient donc, pour aborder correctement la question de la génération des enfants d’immigrés noirs et maghrébins, de se pencher sur l’environnement immédiat de cette génération.
Ainsi, nés de parents venus de terres lointaines et obsédés par l’idée du retour à la terre natale, à tel point qu’ils ne se sont souvent pas souciés d’apprendre la langue de leur pays d’accueil, les jeunes issus de l’immigration, eux, ne peuvent penser au retour, dans la mesure où, ils ne sont jamais partis de nulle part. En outre, leur langue est d’abord le Français, même si, dans certains cas, les parents leur imposent la leur.
On se trouve donc en présence de familles où la communication entre les parents est à tout le moins malaisée pour une raison fort rare : la barrière de la langue.
Lorsque les parents analphabètes s’efforcent de parler à leurs enfants, ils se servent d’une langue française peu habituelle qui rappelle pour les Noirs en tout cas le français petit-nègre prêché aux héros qui sont censés les représenter dans les bandes dessinées et les films dont le cadre est le village ou la jungle.
Aussi, les enfants ne perçoivent-ils qu’une image dévalorisante de leurs parents. En outre, généralement, les enfants sont de loin plus instruits que leurs parents dont l’ignorance profonde apparaît d’autant plus évidemment.
Les seconds, privés des moyens de connaissance modernes qui passent forcément, d’une façon ou d’une autre, par l’école, n’ont d’autres repères que la sagesse ancestrale ou empirique.
Au conflit de langues se greffe le conflit des savoirs.
Puisque les enfants n’ont baigné que dans le savoir occidental, ils ne peuvent porter qu’un jugement négatif sur leurs parents. Un jugement dont découlent un mal-être et même le mépris pour ceux qui pensent et comprennent autrement qu’eux.
Parce qu’ils sont issus de sociétés où la puissance des parents ne souffre pas d’être contestée (encore que les choses évoluent en Afrique sur ce plan), les immigrés de la première génération restent convaincus que le pouvoir des parents sur les enfants ne peut être remis en question par le savoir : les enfants demeurent donc des enfants ; ils doivent obéissance aux parents, à leurs aînés ; les filles ne peuvent jouir de la même attention que les garçons destinés à perpétuer le nom et la renommée de la famille.
Or, les filles des immigrés, quelle que soit leur couleur, sont avant tout français. Les parents sont loin de se douter que leur attitude revient pratiquement à vouloir obliger les femmes françaises à redevenir telles qu’elles étaient bien avant mai 68.
Ainsi, au conflit entre parents et enfants s’ajoute celui opposant les enfants garçons et filles qui peut-être latent mais qui, inévitablement, marque le comportement de chaque sexe.
Il arrive aussi que le chef de famille soit polygame (en réalité, c’est un fait qui n’est pas général, contrairement à l’idée répandue en France).
Dès lors, les problèmes se multiplient, parce que dans un cadre inapproprié, sont tenues de vivre plusieurs coépouses et leur progéniture.

<strong>M.K.        </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vie à Paris (France) : Le stoïcisme des immigrés</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/vie-a-paris-france-le-stoicisme-des-immigres-3-2760695.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Jun 2018 01:19:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La France est un pays de rêve. Il faut y aller ! Y aller à tout prix, à la recherche d’une meilleure situation financière. </em></strong>

<strong><em>Hélas, pour beaucoup, tout n’est qu’illusion dans ce pays, véritable miroir aux alouettes. </em></strong>

<strong><em>Mal logés, sous employés ou simplement sans emploi, la plupart des immigrés en France, "souffrent et meurent sans parler". </em></strong>

Les premiers immigrés ayant bénéficié d’un titre de séjour ont pu avoir de modestes logements (2 à 3 pièces).

Ils sont généralement "naturalisés" et travaillent comme plongeurs (laveurs d’assiettes) ou techniciens de surface (balayeurs de rue).

Les autres vivent dans des foyers : foyer Soundiata, foyer de Montreuil, foyer de la commanderie, (foyer Rosny sous bois) etc...

Les foyers ne sont autres que des bâtiments à étages construits spécialement pour les immigrés.

Dans ces bâtiments délabrés, crasseux et dont la couleur reste difficile à définir, ils vivent avec leurs familles dans des chambres qui ressemblent à des cellules de prison.

En effet, dans ces chambres préalablement affectées à une seule personne, les occupants dorment à même le sol.

Pire, nombre de couples et leurs enfants (7 à 8 personnes) dorment dans le même lit. Et, malgré leur étroitesse, ces chambres ne sont pas gratuites. Elles sont mensuellement payés entre 250 et 300 euros.

Dans les foyers, vivent principalement les noirs et les arabes.

Coupés du reste de la société, ils créent leur propre environnement.

Leur petit hall leur sert de "vestibule", un lieu de discussions, et de prières.

Ici, tout rappelle l’Afrique.

Les vieux, accoudés sur des nattes, écoutent autour du thé, la musique du pays.

Les marchands, installés devant l’entrée du bâtiment, vendent de la chique, du gombo, des colliers et des tissus africains.

Plusieurs autres vendent du maïs à la braise pour 1 euro (655 Fcfa) l’unité.

Selon ce jeune vendeur, "ça permet d’avoir de quoi manger et de rester sur place, afin d’échapper aux contrôles d’identité répétés des autorités (CRS).

En effet, les CRS ces "agents de poursuite" constituent de véritables bêtes noires pour les immigrés clandestins. Et pour cause, ils sont chargés de "pêcher" les clandos et de les remettre à la justice qui, à son tour se chargera de les expulser de la France de "nos ancêtres les Gaullois".

La crainte de contrôle a fait perdre à beaucoup de travailleurs leur emploi (également clandestin), car le "chef" ne tolère pas les absences et les retards.

<strong>L’exploitation de l’homme par l’homme</strong>

Les rémunérations des clandos qui ont la chance de travailler varient entre 300 et 400 euros. Des sommes d’argent qui paraissent colossales au Mali, mais en France, elles ne peuvent ni même servir à payer mensuellement une petite chambre. Surtout, quand on sait que les immigrés clandestins qui ont la chance de bénéficier mensuellement de 300 euros, doivent se nourrir, se vêtir, se rendre au travail, régler le foyer, les factures de téléphones, d’électricité et encore, épargner de l’argent pour les parents...

Mais, n’ayant pas le choix et ne pouvant guère se plaindre, à cause de leur situation irrégulière (absence de titre de séjour), les immigrés sont contraints d’accepter n’importe quelles conditions de travail.

Résignés, ils sont obligés de courber le dos pour survivre à "Bako", l’autre rive.

Quant aux dames immigrées, elles sont pour la plupart employées comme femmes de ménage dans les hôtels, les HLM (habitations à loyer modéré), ou font de la restauration dans les foyers des immigrés.

Là, elles vendent, (comme à Douertza) des plats de Sombaladji, de Tigadegué (maafe), de yassa, bref, des plats africains pour quelques… pièces de monnaie.

Par ailleurs, la France étant un pays de régime monogamique, les familles polygamiques africaines sont confrontées à divers problèmes.

La loi n’accorde le statut d’épouse légale qu’à la première femme, les autres (2è, 3è, 4è) n’existent pas. Elles ne peuvent à ce titre être considérées que comme des concubines.

Quand aux enfants, ils ont droit à l’instruction, quelle que soit la situation de leurs parents. Ils ne sont pas inquiétés dans leurs déplacements quotidiens.

Ce sont plutôt leurs parents qui ont la peur au ventre : peur d’être refoulé, peur de quitter le pays, miroir aux alouettes.

Ils se terrent alors dans leurs "abris" après le travail, pour n’en ressortir qu’en cas d’extrême besoin.

Ainsi, après des années de séjour, les lieux connus d’eux, se limitent à l’épicerie du coin ou à certains magasins.
<h2>Immigrés SDF</h2>
Le manque de confort des logements ou la recherche de l’abri ont poussé nombre d’immigrés à défoncer les portes des bâtiments en désuétude, ces vieux immeubles fermés par l’Etat français pour être démolis.

Les démolitions tardant à venir, les immigrés délogent rats et cafards pour prendre leurs places.

Malgré les coups de pinceaux, les murs restent lépreux et l’odeur de la moisissure persistante.

Ici, ils ne payent pas le loyer, seulement l’électricité et le téléphone, mais ; ils courent un grand danger, car ces immeubles peuvent s’effondrer à tout moment.

Ce ne sont là que quelques aspects des dures réalités que vivent en France, des milliers d’Africains appelés des "réfugiés économiques".

Sur la terre de "nos ancêtres, les Gaulois", ils ont rangé dans un coin du placard leur orgueil et leur dignité pour se vêtir du boubou de la résignation et de l’humiliation.

<strong> </strong>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … d&amp;apos;une grave erreur…</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dune-grave-erreur-2-2760671.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Jun 2018 01:16:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mr Seydou Sidibé, commerçant de son état à Bamako, s'est marié depuis seulement 6 mois avec la belle Mariam, une jeune fille monitrice de jardin d'enfants. </strong>

Le couple qui a élu domicile à N’Tomikorobougou vit, depuis, dans une entente et une harmonie exemplaires. Mais, ce 25 mai 2018, les choses se sont gâtées à cause d'une erreur, mal digérée par Madame.

En effet, ce jour-là, Mr Sidibé était encore au marché quand, Madame avait accueilli à la maison sa jeune sœur qui venait de la Côte d’Ivoire lui rendre visite et faire la connaissance de son beau-frère qu'elle n'avait encore jamais vu.

Mariam installa donc sa sœur dans le salon et plaça ses bagages dans la chambre à coucher. Après, Madame, occupée à louer les mérites de son mari à sa sœur, n'avait même pas pris le soin d’informer son époux. Elle tenait à lui faire une surprise. Et, elle y réussira car, lasse d'attendre son mari qui, à 22 heures encore n'était toujours pas de retour, Mariam suggéra à sa jeune sœur de se reposer dans le salon.

Quant à elle-même, elle décida d'aller bavarder chez les voisins en attendant le retour de son mari.

Celui-ci ne tarda pas à rentrer à la maison.

Ayant remarqué "sa femme" couchée et qui dormait à poings fermés dans le salon, Sidibé ne daigna même pas allumer les lampes, de peur de la déranger. Marchant sur la pointe des pieds, fébrile comme un bouc, il rentra dans la chambre à coucher pour se débarrasser de sa tenue de ville. Et, c'est en ce moment qu'il changea d'avis, revint, nu comme un oisillon dans le salon, boucla la porte et se jeta sur "sa femme".

De petites caresses, les choses évoluèrent vite et c'est le pagne de la jeune fille que Sidibé venait de détacher. Sa belle sœur se réveilla brusquement et, comme affolée, elle cria de toutes ses forces.

Sidibé stupéfait, resta comme paralysé. Il ne réalisa ce qui venait de se passer que, lorsque la jeune fille ouvrit la porte déjà assaillie par les voisins, et son épouse Mariam.

Le spectacle imposa le silence. Les curieux regagnèrent leur domicile.

Le trio était à présent seul dans le salon, et, malgré les explications du pauvre commerçant, son épouse, en compagnie de sa sœur a plié bagages, jurant que sa vie conjugale avec son  mari s'arrêtait là.

Nombreuses ont été les interventions, mais, Mariam persiste et signe : "rien ne me prouve qu'ils n'ont rien fait. Avec moi, c'est fini".

<strong> </strong><strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Santé : Kidal est ‘’malade’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/sante-kidal-est-malade-2760669.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Jun 2018 01:08:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Sur le plan de la santé, à Kidal, non seulement il n’y a aucun médecin de l’Etat, en plus avec cette situation, point de bonne coordination.

Le seul chirurgien de Kidal, n’est pas fonctionnaire de l’Etat. Il travaille pour le CICR. Et même d’infirmier, il n’y qu’un seul (spécialiste dentiste) qui ne dispose pas de moyens matériels pour travailler correctement. Ce n’est pas tout. Dans toute la région, il n’ya ni  d’ophtalmologue, ni de pédiatre, ni de gynécologue.

<strong>Siège de l’Association des historiens Africains au Mali</strong>

<strong>Dehors !</strong>

Le Mali s’est battu pour avoir et abriter le siège de l’Association des historiens africains. Curieusement, pendant qu’ils sont encore dans  le bâtiment, le local a été vendu à l’honorable Niangado.

En effet, dans l’accord de siège qu’il a signé avec l’Association des historiens africains, le Mali s’est engagé à leur donner un siège. Et, effectivement, un bâtiment au confort approximatif a été mis à leur disposition au marché Dibida. Mais, quelle n’a été la surprise des animateurs du siège, quand, le 25 mai, jour de  l’Afrique, le nouvel acquéreur est venu pour commencer à tout casser.         A noter que l’association des historiens africains avait son siège à Dakar au Sénégal. C’est à la demande des autorités politiques de noter pays que l’Association des historiens du Mali, (ASHIMA) s’est battue pour que le siège quitte le Sénégal pour le Mali.

<strong>Terrorisme au grand Sahara</strong>

<strong>L’EI menace de mort le Général Gamou</strong>

Les cellules de Daesch dans le Grand Sahara qui ont récemment revendiqué l’assassinat de plusieurs personnalités dans les localités de Douentza et de Gossi vient d’établir une nouvelle liste d’autres personnes devant subir le même sort.  Parmi celles-ci, figure le Général Gamou qui conduit actuellement les troupes du GATIA dans le cadre d’une coalition avec celles du MSA de Moussa Ag Acharatoumane pour traquer les éléments de Daesch dans le Grand Sahara.

Rappelons que ce n’est pas la première fois que le Général Ag Gamou fait l’objet de menace de mort. Le même groupe lui avait adressé une missive dans ce sens, fin juin 2017, et dans laquelle lui et Moussa Ag Acharatoumane ont tous deux été menacés de mort.

<strong>11<sup>ème</sup> promotion de l’ESO</strong>

<strong>Des sous-officiers privés de leurs primes de logement</strong>

&nbsp;

Depuis leur affectation le 18 octobre 2017, plus de 60 sous-officiers de l’ESO, (école des sous-officiers)  affectés à l’Armée de Terre (AT) n’auraient jusqu’à présent pas bénéficié d’un centime de leurs primes de logement, contrairement à leurs collègues des autres corps.                                            Bonne nouvelle, enfin la hiérarchie leur apprend qu’ils commenceront à avoir leurs  dus à partir de ce mois de juin.

Mauvaise nouvelle : il n’y aura pas de rappel des 8 mois précédents.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Présidentielle 2018 : Un autre front contre IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2018-un-autre-front-contre-ibk-2760697.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Jun 2018 01:07:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Afin d’amener les partis politiques de l’opposition à présenter un seul (ou un nombre très réduit) candidat </em><em>capable d’amorcer l’alternance au soir de</em><em> l’élection présidentielle de juillet prochain, ‘’La convention des bâtisseurs’’ vient de voir le jour.</em>

<em>Elle regroupe de grands hommes politiques du Mali.</em>

Il s’agit à travers cette alliance politique, d’amener les candidats vers le choix d’un seul et unique candidat à l’élection présidentielle de juillet prochain, afin de réussir un changement de régime au Palais de Koulouba.

La nouvelle coalition ‘’La convention des bâtisseurs’’ regroupe entre autres, les candidats Modibo Sidibé du NPP, Mountaga Tall de UMA, Housseyni Amion Guindo des PUR, Moussa Mara de Yelema, Dr Hamadoun Touré de l’Alliance Kayira, Général Moussa Sinko Coulibaly, Dramane Dembélé du Front de Redressement de l’Adema, le Professeur Clément Dembélé de CPC MaliKO.

Les patrons des partis concernés ont tous convenu de  soutenir un candidat de consensus sur la base de critères établis.

Le choix sera officialisé le 08 Juin prochain au cours d’une conférence de presse.

A noter que Modibo Koné, Yeah Samaké et Zoumana Sacko sont sur la liste de ceux mènent les négociations pour un véritable changement à l’issue du scrutin du 29 juillet prochain.

<strong>Djibril Kayentao</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Propos mémorables : Alpha Oumar Konaré Président de la République (1er novembre 2000).</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propos-memorables-alpha-oumar-konare-president-de-la-republique-1er-novembre-2000-2760658.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Jun 2018 01:07:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>‘’Si l’exercice démocratique s’arrêtait à la seule évaluation de l’exécutif, le débat démocratique ne bénéficierait d’aucune base populaire et serait marqué par l’expression de beaucoup d’opportunismes.</strong>

Il importe de renforcer, le rôle des partis politiques, parce qu’il n’y a pas de démocratie sans partis politiques. Mais aussi celui de la société civile comme  élément de régulation du jeu politique partisan, comme élément de régulation de la presse, comme garant de la paix civile, de la négociation sociale, comme animatrice de contre-pouvoir.

L’action des sociétés civiles  devrait pouvoir s’exercer par-delà les frontières. La défense du droit et le droit de communiquer ne devraient pas connaître de frontières. Un handicap, et pas des moindres, est la faiblesse de la démocratie sociale.
<p>
  Gel nails first appeared in the U.S. in the early 1980s, <strong><a href="https://modelones.com/">https://modelones.com</a></strong>
but were met with limited success. At the time, <strong><a href="https://modelones.com/">Nail gel polish</a></strong>
the manufacturers of gel lights and the gel itself had not joined forces, <strong><a href="https://modelones.com/product/nail-art-tools-set-with-shoulder-bag/">gel nail polish color set</a></strong>
not yet recognizing the need to precisely match the intensity of the light to the photoinitiators in the gel.<strong><a href="https://modelones.com/product/blue-blood/">Best gel nail polish</a></strong>
Nail techs and clients soon found out that ­using the wrong light or applying too much gel caused a burning sensation on the client’s fingertips.<strong><a href="https://modelones.com/product/smoothie/">luxury nail gel</a></strong>
Additionally, education on gel application was limited, leaving nail techs in the dark about the product, and home-use ­systems were introduced around the same time, damaging the reputation of salon-use systems by ­association.<strong><a href="https://modelones.com/product/gel-removers-100-pcs/">Nail care</a></strong>
<strong><a href="https://modelones.com/">gel nail polish</a></strong>
</p>
Si l’expression du pluralisme s’est opérée dans le champ  politique, elle devient plus difficile dans le champ social et dans le champ syndical.

Beaucoup d’associations ne sont pas sous-tendues par un réel contrôle populaire.

Tous les pouvoirs se trouvent confisqués par un bureau, ou un seul individu, les tutelles administratives ne jouant pas bien leur rôle.

Le champ syndical est quant à lui marqué par la faiblesse du dialogue social. Ce déficit de dialogue social conduit dans bien des cas à de fortes crispations, au développement du corporatisme.

N’’a-t-on pas vu dans nombre de nos pays de fortes crispations entraîner le rejet même de la notion de service minimum, voire la remise en cause des serments professionnels, la violation des codes déontologiques ?

Ces logiques peuvent conduire à des épreuves de force fatales à la démocratie. Le développement du corporatisme conduit à une relégation de la solidarité nationale.

Il ne saurait y avoir consolidation de la démocratie sans solidarité, nationale.

Il ne saurait y avoir consolidation de la démocratie sans esprit de sacrifice et de justice sociale, sans les valeurs fortes du travail et du travail bien fait.

Il ne saurait y avoir consolidation de la démocratie dans une logique forte, dominante, de dépendance extérieure.’’

<strong>Source (Ensemble debout) </strong>

<strong>Edition Cauris Livres</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vente ‘’d’eau potable’’ au Mali : Une libéralisation mortelle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vente-deau-potable-au-mali-une-liberalisation-mortelle-2760657.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Jun 2018 01:07:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Quel est le produit le plus consommé au Mali  et dans le monde? </em></strong>

<strong><em>L’eau naturellement ! Mais, autant celle-ci est vitale, autant sa consommation dans certaines conditions peut être mortelle.</em></strong>

En effet, de plus en plus, l’on assiste à une mise sur nos marchés, gares et dans les rues, de sachets plastics d’eau, cédés aux consommateurs à 25 ou 50 FCFA.

De plus en plus vulgarisés, et accessibles à tous, ces sachets d’eau sont vendus à la sauvette.

Cependant, les règles essentielles d’hygiènes dans leur conception sont biaisées. « L’eau contenue dans ces sachets plastics sont d’une dangerosité réelle », indiquent les spécialistes.

A ces eaux, s’ajoutent d’autres dites minérales.

Présentées, celles-ci, comme plus saines que l’eau courante (de grande consommation produite par SOMAGEP), ces eaux minérales naturelles produites au Mali, s’avèrent, elles aussi dans nombre de cas, d’une extrême vulnérabilité aux infections bactériennes.

En effet, contrairement à ce que pensent nombre de nos concitoyens, ces eaux dites minérales et naturelles ne sont généralement soumises à aucune prescription particulière d’hygiène ou de diététique qui les distinguent de l’eau de grande consommation traitée et produite par la société Malien de l’eau potable.

A en croire les spécialistes, les qualités de substances physico-chimiques qu’elles renferment (les eaux minérales au Mali) dépassent dans nomine de cas, le seuil de limites autorisées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Et pour cause.  On n’y ajoute pas du chlore afin de ne pas altérer leur caractère naturel.

Or, c’est justement ce même chlore (substance de l’eau de javel) qui permet d’éliminer les bactéries. Raison pour laquelle, après les différentes phases de décantation de l’eau fluviale qu’elle traite. La Somagep y ajoute du chlore, seul produit susceptible d’éliminer véritablement les bactéries.

Bien que pures à l’état naturel, les eaux minérales auxquelles sont extrêmement vulnérables aux attaques bactériennes, quand elles ne sont pas associés au chlore à la différence de l’eau traitée par Somagep.

Toujours selon nos sources, les eaux minérales renferment également un pourcentage très élevé en sodium, potassium, de calcium…

Et ces pourcentages, hélas, dépassent les limites imposées par l’OMS en ce qui concerne les eaux de grande distribution.

<strong>Malick Camara  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Election présidentielle 2018 : 	Le PARENA investit Soumaïla Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/election-presidentielle-2018-le-parena-investit-soumaila-cisse-2759384.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 May 2018 02:10:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 2<sup>ème</sup> conseil national extraordinaire du parti pour la renaissance nationale (PARENA) tenu du 25 au 26 mai dernier au palais de la culture a décidé de soutenir le candidat de l’URD, l’honorable Soumaïla Cissé, à l’élection présidentielle de juillet prochain. </em></strong>

<strong><em>Raison avancée : ‘’si nous sommes unis, nous dégaerons IBK de Koulouba’’.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>L’annonce a été faite par Moussa Makan Camara, chargé de lire la résolution du conseil national extraordinaire du PARENA. C’était en présence de Tiébilé Dramé, président du PARENA, l’honorable Soumaïla Cissé, président de l’URD et plusieurs autres leaders de partis politiques.

Lisant la résolution, M. Moussa Makan Camara a expliqué que le PARENA a décidé de soutenir l’honorable Soumaïla Cissé, candidat de l’URD et de ne pas présenter une candidature à l’élection présidentielle   pour conforter l’unité de l’opposition.

Il s’agit, dit-il, d’une nécessité de constituer une large coalition pour battre le président sortant et de l’engagement du PARENA à sauver le Mali par la constitution de cette large coalition de partis, de mouvements politiques, d’associations, de leaders d’opinion, de personnalités de toutes obédiences, de citoyens de tous les horizons.

Aussi, cette décision se justifie non seulement par le fait que le président du PARENA est le 1<sup>er</sup>  à avoir demandé l’unité de l’opposition pour s’inscrire dans la dynamique de l’alternance et du changement, mais également, le PARENA et l’URD ont travaillé ensemble au sein de l’opposition depuis les élections de 2013.

En plus, les deux partis politiques ont signé le manifeste pour l’alternance et le changement, conçu comme un impératif de survie et de sécurité nationale pour notre pays.

« A cette fin, le conseil demande de se mobiliser pour demander aux militants et aux militantes de voter pour le Candidat Soumaïla Cissé à l’élection présidentielle du 29 juillet 2018 », a conclu M. Makan Camara.

Dans son intervention, M. Tiébilé Dramé a estimé que tout doit être mis au service de l’alternance. Parce que, dit-il, l’alternance est la seule garantie contre l’effondrement de notre pays.

C’est pourquoi, dira le président du PARENA, les forces politiques de l’opposition politique et républicaine se donnent la main pour réaliser un vaste rassemblement afin de présenter un candidat.

« C’est le processus qui est en avant en soutenant Soumaïla Cissé. Si nous sommes unis, nous dégagerons IBK de Koulouba », a martélé M. Dramé qui invite les autres partis à venir rejoindre le camp de Soumaïla.

L’honorable Soumaïla Cissé, a pour sa part remercié le peuple PARENA et le président Dramé pour leur confiance et leur disponibilité.

Le président de l’URD a ensuite demandé au peuple du PARENA de bien vouloir accepter que Tiébilé Dramé soit son directeur de campagne pour sceller définitivement l’union sacrée, le mariage comme on le fait à la mairie.

« C’est une union sacrée et nous allons tout faire pour réussir ensemble en luttant pour la vérité. Parce qu’aujourd’hui, nous sommes à une phase décisive dans la lutte pour la paix et l’instauration de l’espoir dans notre pays, pour combattre la gabegie, la corruption, le laisser-aller, et faire en sorte que notre pays retrouve sa dignité et son élan », a conclu M. Cissé.

<strong>Djibril Kayentao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : … d’un vendeur de carburant</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-vendeur-de-carburant-2759373.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 May 2018 02:02:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tout ce qui est vendable est susceptible d'être volé à Bamako. Et les stratégies ne manquent jamais aux bandits pour tromper la vigilance des honnêtes citoyens et les délester de leurs biens.</strong>

I.D. apprenti chauffeur de son état à Yirimadio  a été renvoyé par son employeur pour indiscipline depuis environ 6 mois. Il a cependant fini par trouver un autre moyen pour subvenir à ses besoins : le vol de carburant.

Ainsi muni dès la tombée de la nuit d'un gros bidon, I.D. fait le tour des salles de cinéma, des garages et des parkings. Un coup d'œil à gauche, à droite, devant, derrière, à gauche, à droite, pour s'assurer qu'il est à l'abri de regards indiscrets et le délinquant se jette sur ses proies (des voitures), aspire à l'aide d'un raccord l'essence ou le gaz-oil et… hop ! Il… s'évapore.

Le précieux fluide est alors rapidement transporté vers son domicile où très tôt, le matin, des clients, notamment des conducteurs de Sotrama frappent à sa porte.

Ni dans la concession où habite le délinquant, ni dans le quartier, I.D. n'est pas pourtant  soupçonné, car tout le monde l'imaginait employé dans une station d'essence. Même dans ce cas, d’ailleurs on devrait s'interroger. Mais, passons…

Cependant, nul ne peut éternellement tromper et I.D. apprendra la leçon à ses dépens.

Ainsi, dans la nuit du 16 mai dernier, il a été coincé dans un garage à Daoudabougou par le gardien d’une société.

Copieusement tabassé, il a été obligé d'avouer tous ses forfaits et de conduire certains passants  tenaces (venus à son secours) à son domicile.

Là, 26 bidons de 20 litres bien remplis de carburant ont été découverts. De quoi mettre le feu à tout le  voisinage !

Le bandit et ses bidons ont été ‘’conduits’’ à la police pour les formalités d’admission… au "lycée technique" de Bamako-Coura.

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aide au Développement : L’Afrique peut&#45;elle s’en passer ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/international/aide-au-developpement-lafrique-peut-elle-sen-passer-2-2759382.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 May 2018 02:00:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Afrique doit-elle se passer de l’aide au développement ?</em></strong>

<strong><em> Ce thème sans doute polémique traduit de la part de certains Africains, à la fois l’impatience, la désillusion et la volonté d’agir et de se prendre en charge. C’est aussi le cri de rage de la génération née après les indépendances africaines qui remarque que le continent reste à la traîne, alors qu’il ne manque ni de capital humain, ni de ressources matérielles.  </em></strong>

Ces jeunes posent la question à leurs aînés : qu’avez-vous fait de notre Afrique ? Le discours sur le développement ne serait-il pas un piège pour maintenir les pays africains dans la dépendance et la pauvreté ? Ne pensez-vous pas qu’on s’en tirerait mieux sans cette aide ?

La pratique du développement a souvent privilégié une approche caritative et paternaliste. Tel un indigent à qui on donne la soupe populaire, les habits de seconde main, parce qu’il n’a pas de ressources pour survivre, l’aide au développement souvent orientée vers les secteurs non productifs a donné le sentiment qu’on cherchait à maintenir les pays et les gens  dans une perpétuelle pauvreté. On vous garantit la soupe populaire, mais on ne recherche pas à vous aider à sortir de votre fâcheuse situation pour voler de vos propres ailes.

L’aide a pu aussi déresponsabiliser les élites politiques. Dans certains pays africains, les budgets nationaux pouvant être alimentés davantage par l’aide étrangère que par le contribuable intérieur, il s’est trouvé que certains responsables se sont comportés comme s’ils étaient plus redevables envers l’extérieur qu’envers le peuple qu’ils étaient censés représenter. On a alors parlé de néocolonialisme et de dépendance. Le sens du bien commun et de l’intérêt général a souvent été relégué au second plan derrière l’appât du gain facile. La corruption et les détournements de fonds peuvent aussi s’expliquer par ce fait de ne pas devoir rendre compte au peuple de l’utilisation des ressources publiques.

<strong>Changer l’esprit et le contenu de l’aide</strong>

Peut-on affirmer, sans être accusé de démagogie, que l’Afrique n’a pas besoin d’aide au développement ?

Ne conviendrait-il pas plutôt de quitter la sphère de la charité pour embrasser celle de l’intérêt partagé ?

Les pays industrialisés ont aussi besoin d’une Afrique économiquement dynamique pour pouvoir écouler leurs produits, maintenir la croissance de leur économie et accroître l’espace d’échange des biens.

La prospérité possible de l’Afrique, vu son potentiel humain et ses ressources, est une garantie de richesses de l’Occident. L’aider, c’est s’aider soi-même. L’Afrique est un continent d’opportunités qu’il importe de viabiliser. Tel est l’esprit nouveau qu’il convient d’insuffler.

Il ne s’agit donc pas de se passer de l’aide au développement. Il s’agit de mieux l’orienter.

Au lieu de vouloir dispenser des soins de santé gratuits, il convient d’habituer les gens à payer les services consommés et à déployer des activités rentables pour pouvoir se payer lesdits soins.
<p>
  Gel nails first appeared in the U.S. in the early 1980s, <strong><a href="https://modelones.com/">https://modelones.com</a></strong>
but were met with limited success. At the time, <strong><a href="https://modelones.com/">Nail gel polish</a></strong>
the manufacturers of gel lights and the gel itself had not joined forces, <strong><a href="https://modelones.com/product/nail-art-tools-set-with-shoulder-bag/">gel nail polish color set</a></strong>
not yet recognizing the need to precisely match the intensity of the light to the photoinitiators in the gel.<strong><a href="https://modelones.com/product/blue-blood/">Best gel nail polish</a></strong>
Nail techs and clients soon found out that ­using the wrong light or applying too much gel caused a burning sensation on the client’s fingertips.<strong><a href="https://modelones.com/product/smoothie/">luxury nail gel</a></strong>
Additionally, education on gel application was limited, leaving nail techs in the dark about the product, and home-use ­systems were introduced around the same time, damaging the reputation of salon-use systems by ­association.<strong><a href="https://modelones.com/product/gel-removers-100-pcs/">Nail care</a></strong>
<strong><a href="https://modelones.com/">gel nail polish</a></strong>
</p>
Il faut que l’aide au développement s’oriente plus à aider les pouvoirs publics et les acteurs économiques privés à créer les conditions-cadres nécessaires à l’autonomie décisionnelle et à l’essor des économies africaines. Cela veut dire que l’aide devrait être davantage orientée non seulement vers la formation de l’homme à la responsabilité, mais, qu’elle devrait aussi contribuer à adapter la formation le plus possible à la vie économique locale et aux besoins de changement des entreprises. Il faudra définitivement rompre en Afrique avec l’idée selon laquelle, la réussite sociale passerait par l’acquisition du statut de fonctionnaire de l’administration  publique. Il faudra réconcilier l’école et l’Etat avec l’entreprise. Aider à créer des conditions-cadres veut aussi dire aider l’Etat à créer un environnement favorable à l’éclosion des entreprises et instaurer une gouvernance, garante de la bonne gestion de la chose publique et d’une grande participation de la société civile et de la population en général à la gestion de la cité.

<strong>Créer les conditions de l’essor économique</strong>

Il faut aider les paysans par la formation technique, par l’investissement à long terme, l’accès au crédit, la gestion rationnelle, à transformer leurs exploitations familiales en véritables entreprises qui ne se contentent plus de la seule autosubsistance, mais qui dégagent des surplus et gagnent de l’’argent.

L’Afrique vit une asymétrie terrible en matière d’information économique internationale. Des acteurs économiques locaux dynamiques et civiques émergent. Ils cherchent à développer des affaires avec l’extérieur.

Ils sont à la recherche de partenariats d’affaires pour proposer des produits à l’exportation, pour accéder aux mécanismes internationaux de financement ou pour saisir des opportunités d’investissement en partenariat avec des entrepreneurs extérieurs. Des Africains vivant à l’extérieur en contact à la fois avec les milieux de l’entreprise, des pouvoirs publics africains et le rand des affaires pourraient jouer parfaitement ce rôle d’intermédiation

<strong>Amadou Diallo</strong>

<strong>Enseignant à Faladjè</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ténénkou : 2 vieillards assassinés</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/tenenkou-2-vieillards-assassines-2759371.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/tenenkou-2-vieillards-assassines-2759371.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/05/Tenenkou.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 29 May 2018 01:59:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Deux vieillards ont été tués lundi dernier à  Waaka, dans le cercle de Ténenkou région de Mopti par des supposés djihadistes.

Selon nos informations, les présumés djihadistes accusaient leurs victimes d’être leurs ennemis et promettent de revenir tuer tous les autres ennemis de l’islam.

<strong> </strong>

<strong>Affrontement dans le cercle de Ménaka</strong>

<strong>La coalition GATIA-MSA met hors d’état nuire plusieurs malfrats </strong>

Une patrouille de la coalition GATIA-MSA a affronté dans la nuit  du mardi dernier  une bande de malfrats dans la zone d’Inazoul, région de Ménaka.

Bilan : plusieurs bandits mis hors d’état de nuire, des armes et des engins roulants ont été aussi saisis.

Par contre, la coalition déplore 3 morts.

<strong>Affrontement à Okiyiri Boguel dans le cercle de Douentza</strong>

<strong>L’armée malienne neutralise 5 terroristes </strong>

<strong> </strong>

Les forces armées et de sécurité malienne ont neutralisé mardi dernier lors d’une patrouille à Okiyiri Boguel dans le cercle de Douentza 5 terroristes et récupéré 2 motos.

Nos soldats ont aussi mis la main sur un Pistolet Mitrailleur, un fusil de chasse et un Engin Explosif Improvisé (EEI).

<strong> </strong>

<strong>Société de Gardiennage G4S</strong>

<strong>Plus de 200 employés privés de leurs droits</strong>

<strong> </strong>

Pour avoir réclamé leurs droits, 302 grévistes de la société de Gardiennage G4S seraient victimes des violations flagrantes de leurs droits par les patrons de la société.

A noter qu’après leur licenciement illégal contesté par l’inspection du travail, ce sont plus de 200 employés parmi eux qui  viennent d’être privés de leurs allocations familiales de l’INPS.

« Ils ont bloqué nos salaires en toute violation de la loi. Comme si cela ne suffit pas, ils bloquent nos droits. Il faut que l’Etat s’assume », déplorent les victimes.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fonds Monétaire International (FMI) : Le Mali, un bon élève</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/fonds-monetaire-international-fmi-le-mali-un-bon-eleve-2759385.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/economie/fonds-monetaire-international-fmi-le-mali-un-bon-eleve-2759385.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/03/Boubou-FMI.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 29 May 2018 01:59:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 23 mai 2018, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé les huitième et neuvième revues des résultats obtenus par le Mali dans le cadre du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC).</em></strong>

<strong><em>L’achèvement de ces revues permet de décaisser 63,3 millions de DTS (environ 89,7 millions de dollars), ou 34 % de la quote-part du pays, ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord en vigueur à 154,95 millions de DTS (environ 219,7 millions de dollars), ou 83 % de la quote-part.</em></strong>

L’accord FEC en faveur du Mali a été approuvé le 18 décembre 2013 pour un montant de 30 millions de DTS (environ 46,2 millions de dollars, ou 16,1 % de la quote-part à l’époque. Un accès supplémentaire de 68 millions de DTS (environ 96,4 millions de dollars), ou 36,4 % de la quote-part, a été approuvé le 9 juin 2016.

Il a été suivi d’une augmentation de 88,6 millions de DTS (environ 125,6 millions de dollars), ou 47,5 % de la quote-part, approuvée le 7 juillet 2017, de même qu’une prolongation d’un an du programme, ce qui porte l’accès du Mali au titre de l’accord FEC à 186,6 millions de DTS (environ 264,6 millions de dollars), ou 100 % de sa quote-part.

À l’issue des débats du conseil d’administration, M. Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a prononcé la déclaration ci-après :

« Les résultats obtenus par le Mali dans le cadre du programme qui est appuyé par l’accord conclu avec le FMI au titre de la facilité élargie de crédit ont été satisfaisants. La reprise économique s’est poursuivie en 2017, avec une croissance robuste du PIB, une inflation modérée et une meilleure position budgétaire. Les perspectives économiques restent positives, même si la situation fragile sur le plan de sécurité constitue un risque.

« Les autorités maliennes ont réaffirmé qu’elles sont déterminées à remplir les critères de convergence de l’UEMOA fixés pour 2019. Le budget 2018 vise à faire correspondre les dépenses aux ressources budgétaires, tout en protégeant les dépenses sociales et en stimulant l’investissement public à moyen terme. L’assainissement des finances publiques repose sur une meilleure mobilisation des ressources, notamment en accroissant le recouvrement des impôts indirects, et une maîtrise des dépenses courantes, tout en satisfaisant les besoins de dépenses prioritaires en matière de sécurité et de décentralisation.

« Il est essentiel d’améliorer la mobilisation des ressources et de renforcer l’efficience et la qualité des dépenses publiques pour créer l’espace budgétaire nécessaire pour financer l’investissement dans les infrastructures, dans les domaines sociaux et dans le capital humain, tout en préservant la viabilité des finances publiques. Le programme des autorités prévoit de renforcer l’administration fiscale, d’accroître l’efficience du recouvrement de la TVA, d’assurer l’observance fiscale, d’améliorer l’efficacité de l’imposition du secteur minier et de rationaliser davantage les exemptions fiscales. Le renforcement de la gestion des finances publiques et la maîtrise des dépenses fiscales contribueront aussi à la discipline budgétaire.

Le renforcement de la situation financière de la compagnie publique d’électricité contribuerait à atténuer les risques budgétaires et à dégager des ressources pour l’investissement et les dépenses prioritaires.

« Il sera fondamental de maintenir l’élan des réformes structurelles qui a été mis en place pendant le programme afin de concrétiser les perspectives positives, d’améliorer le climat des affaires et de pérenniser une croissance robuste et inclusive. Pour faire avancer la mise en œuvre de l’accord de paix de 2015, les autorités doivent continuer de procéder à la décentralisation budgétaire. La mise en œuvre de la loi contre l’enrichissement illicite, notamment en mettant en application les déclarations de patrimoine des fonctionnaires, contribuera à consolider les réformes récentes de la gouvernance. »

Le conseil d’administration du FMI a aussi achevé les consultations de 2018 au titre de l’article IV avec le Mali.

La reprise de l’économie malienne s’est poursuivie en 2017 sur fond de problèmes de sécurité persistants. La croissance du PIB est restée vigoureuse, à 5,3 % selon les estimations, portée par de bonnes récoltes et une demande intérieure robuste. L’inflation a été modérée, et est demeurée bien en deçà du plafond régional. Les chiffres budgétaires de 2017 et le budget 2018 sont conformes aux objectifs du programme et à l’objectif de convergence, d’ici 2019, vers la norme de 3 % du PIB établie par l’UEMOA pour le déficit budgétaire. Cependant, les perspectives macroéconomiques sont exposées à des risques, qui tiennent principalement à la situation sécuritaire fragile du pays.

<strong>Évaluation par le conseil d’administration</strong>

Les administrateurs souscrivent à l’orientation générale de l’évaluation effectuée par les services du FMI. Ils félicitent les autorités des solides résultats macroéconomiques enregistrés récemment en dépit d’un environnement difficile. Cependant, les administrateurs notent que la pauvreté et les inégalités restent élevées. Ils notent aussi que, si les perspectives économiques à court terme sont favorables, une nouvelle évolution négative des prix des produits de base et la fragilité de la situation sécuritaire interne constituent des risques. Les administrateurs soulignent qu’il est nécessaire de continuer de mener une politique économique solide et d’opérer des réformes vigoureuses pour préserver les gains économiques, et favoriser une croissance durable et inclusive.

Les administrateurs saluent le budget 2018, qui offre une base adéquate pour la politique budgétaire sur fond des besoins de dépenses urgents qui sont liés à l’accord de paix et à la sécurité. Ils encouragent les autorités à veiller à exécuter le budget comme prévu, en particulier pendant les élections à venir. Les administrateurs notent avec satisfaction que les autorités sont déterminées à remplir les critères de convergence de l’UEMOA pour 2019, ce qui sera important pour que la charge de la dette publique reste gérable.

Les administrateurs saluent l’amélioration des résultats sur le plan des recettes intérieures. Ils encouragent les autorités à créer davantage d’espace budgétaire en mobilisant des recettes intérieures supplémentaires et en renforçant l’efficience des dépenses publiques. Il sera essentiel d’élargir l’assiette de l’impôt, d’imposer de manière plus efficiente le secteur minier et de renforcer l’administration fiscale pour rehausser le ratio impôts/PIB. Les administrateurs soulignent qu’il est important de limiter les dépenses fiscales et d’améliorer l’efficience de l’investissement public afin de dégager des ressources à l’appui de la croissance et des dépenses sociales.

Les administrateurs soulignent que la résilience du secteur financier et l’inclusion financière sont fondamentales pour soutenir la croissance économique. Ils saluent l’amélioration récente des indicateurs de solidité financière, encouragent à s’attaquer aux risques liés à la forte concentration du crédit bancaire sur un petit nombre d’emprunteurs et d’activités économiques, et appellent à mettre en place une stratégie globale de réduction des créances improductives. Les administrateurs souscrivent aussi à un renforcement de l’inclusion financière, notamment en accélérant la mise en œuvre du plan global de consolidation des institutions de microfinance et de réforme du secteur de la microfinance, et en favorisant le développement du secteur émergent de la banque mobile.
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Les administrateurs soulignent qu’il est nécessaire de continuer d’améliorer le climat des affaires. Ils encouragent les autorités à s’attaquer aux obstacles à la croissance qui subsistent, notamment la corruption, l’insuffisance de l’approvisionnement en électricité et des infrastructures de transport, l’accès limité au crédit et une pénurie de main-d’œuvre qualifiée.

Les administrateurs notent avec satisfaction les mesures qui ont été prises pour améliorer la gouvernance et la responsabilisation. Ils saluent les progrès réalisés par les autorités en ce qui concerne la lutte contre la corruption, en particulier l’obligation de déclaration des actifs pour les fonctionnaires, et engagent les autorités à bien appliquer ces mesures afin d’accroître la confiance des parties prenantes. Les administrateurs encouragent à prendre des mesures supplémentaires pour renforcer la mise en œuvre du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et pour consolider les améliorations de l’intégrité et de la transparence du système de gestion des finances publiques.

Il est prévu que la prochaine consultation avec le Mali au titre de l’article IV se déroulera conformément à la décision du conseil d’administration sur le cycle des consultations pour les pays membres ayant conclu un accord avec le FMI.

A noter que, conformément aux dispositions de l'article IV de ses Statuts, le FMI procède, habituellement chaque année, à des consultations bilatérales avec ses membres. Une mission des services du FMI se rend dans le pays, recueille des données économiques et financières, et s'entretient avec les responsables nationaux de l'évolution et des politiques économiques du pays. De retour au siège, les membres de la mission rédigent un rapport qui sert de cadre aux délibérations du conseil d'administration.

<strong>Source : Ministère des finances et de l’économie</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Election présidentielle 2018 : Dramane Dembélé investi ‘’candidat de l’ADEMA/PASJ’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/election-presidentielle-2018-dramane-dembele-investi-candidat-de-ladema-pasj-2759370.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 May 2018 01:59:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ‘’front pour le redressement de l’ADEMA/PASJ’’ a investi vendredi dernier Dramane Dembélé, comme candidat du parti à l’élection présidentielle de juillet prochain. </em></strong>

<strong><em>C’était au mémorial Modibo Keita, en présence de militants et sympathisants de l’ADEMA et plusieurs présidents de partis amis.</em></strong>

Modibo Traoré, porte parole du front de redressement de l’ADEMA a rappelé que lors de tous les rassemblements, le souhait de voir un candidat interne à l’élection présidentielle de juillet prochain a été toujours exprimé.

« Mais, rien n’a été fait en ce sens, même s’il y a un moment, nous avons cru que cela va se concrétiser avec l’appel à candidature qui a été lancé. Hélas, c’était juste une mise en scène, car ils ont saboté la candidature du Pr. Diouncouda Traoré, désigné pour porter le Flambeau », a signalé M. Traoré.

Pour cause, selon M. Traoré, les barons du parti avaient déjà pris de l’argent aux fins de commercialisation. « Ils sont même allés jusqu’à proposer 2.000.000 FCFA par délégué pour qu’ils renoncent à la candidature interne en vue de soutenir IBK », a-t-il révélé.

Mais, signale-t-il, ce qu’ils oublient, l’ADEMA  n’est pas et ne sera ni un escalier, ni un fond de commerce de quelqu’un.
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M. Traoré a enfin révélé que les marchandeurs du parti ne sont autres que le Pr. Tiémogo Sangaré, président de l’ADEMA, M. Abdel Karim Konaté, 1<sup>er</sup> vice- président, M. Assarid Ag Imbarcaouane, secrétaire général et M. Adama Sangaré, secrétaire à l’organisation.

A sa suite, Abou Seid Maïga, président de la jeunesse de l’ADEMA a indiqué que le parti n’a jamais soutenu quelqu’un, parce qu’il offre de l’argent. Il a ensuite invité à voter contre IBK, parce qu’il a, dira M. Maïga, un bilan négatif.

M. Cheick Sidiya Diabaté, président de club de soutien de Dramane a remercié les militants de l’ADEMA pour leur choix. Selon lui, c’est le début du travail.

Pour sa part, M. Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath, président du CDR a dit être venu soutenir la démocratie, le renouveau et surtout la résistance.

« Nous concevons la candidature de Dramane Dembélé comme la candidature de résistance. Ce n’est pas pour aller à Koulouba, mais pour résister contre l’atteinte qui est dirigée contre la démocratie. Parce que, si l’ADEMA ne présentait pas de candidature, cela veut dire que les prédateurs et les faucons ont eu raison sur la démocratie », a estimé M. Bathily.

Prenant la parole, le ‘’candidat de l’Adéma, Dramane Dembélé a expliqué les causes ayant motivé sa candidature à l’élection du 29 juillet prochain :

« En ce 25 mai, date anniversaire de la création de notre parti, tenons haut notre dignité et notre honneur. J’ai entendu, senti, ressenti nos cris d’indignations, de frustrations et de déception. L’heure de la maturité a sonné.  Le défi c’est de prendre le flambeau. Je suis prêt, débout dans l’élan collectif nous trouverons l’énergie nécessaire pour le redressement du parti africain pour la solidarité et la justice », a commenté M. Dembélé, avant d’ajouter qu’il prend le flambeau parce qu’il a honte de son parti actuellement.

« Oui, je suis candidat et j’accepte la mission avec un  nouveau pacte social et solidaire, mettant l’homme au cœur des politiques publiques », a conclu Dramane Dembélé.

<strong>Djibril Kayentao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Logements sociaux de la cité IFA&#45;Baco de Sébénicoro : 29 familles menacées d’expulsion</title>
<link>https://www.maliweb.net/logements-sociaux/logements-sociaux-de-la-cite-ifa-baco-de-sebenicoro-29-familles-menacees-dexpulsion-2759368.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2011/10/logements_sociaux_armee_Koulikoro.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 29 May 2018 01:39:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les bénéficiaires des habitations (dans le cadre de Programme des Logements Sociaux de l’Etat du Mali à Sébénicoro, cité IFA-BACO: tranches 2007 et 2009-2010 de Bamako), sont de nos jours sous la menace d’une expropriation forcée à la suite d’un contentieux opposant ECOBANK MALI SA à la société immobilière Franco-Africaine BACO( IFA-BACO).</em></strong>

La triste nouvelle a été donnée mercredi dernier par le collectif des victimes  bénéficiaires des logements sociaux de la cité IFA-BACO de Sébénicoro au cours d’une conférence organisée à la maison de la presse.

En effet, de 2007 à 2011, les bénéficiaires des logements sociaux de cité IFA-BACO ont signé des contrats notariés de location-vente, dans le cadre de l’attribution des logements sociaux, avec l’Office Malien de l’Habitat (OMH).

Quelques années après l’occupation des lieux, la Société Civile Professionnelle Bamory KANE et Madina SANOGO, Huissiers de Justice Associés, B.P 1713 Bamako-Mali, a transmis à la requête de ECOBANK MALI SA, aux bénéficiaires, un Commandement aux fins de saisie immobilière signifié à IFA-BACO SA.

Par la même occasion, la société a aussi remis une Convention portant affectation hypothécaire signée le 04 novembre 2008 entre ECOBANK MALI SA et la Société IFA-BACO SA.

A travers ladite convention, ECOBANK MALI SA consent une facilité sous forme d’aval de traite, lettre de crédit ou crédit direct à la société IFA-BACO SA d’un montant de 2 500 000 000  FCFA, pour la construction de 170 logements sociaux de types F4 et F5.

En contrepartie, à la garantie de remboursement du montant, du service des intérêts et du paiement de tous les frais et accessoires, la société IFA-BACO SA consent à l’inscription d’hypothèque de premier rang et sans concurrence, à hauteur de 3. 001 500 000 FCFA, cela en raison de  26 100 000 FCFA par titre foncier au profit du bénéficiaire qui accepte sur les immeubles, objet des soixante-cinq (65) titres fonciers au total.

<strong>Un marché de dupe</strong>

<strong> </strong>

Les choses se sont gâtées cet août 2012, lorsque la saisine immobilière des immeubles (soit 42 titres fonciers dont la quasi-totalité sert de logement sociaux) au nom de la société IFA-BACO SA a été déclenchée à travers un « bon pour pouvoir » d’ECOBANK MALI SA qui exige un paiement de la somme 1 643 823 163 FCFA.

Alors, pour la défense de ses intérêts, ECOBANK MALI SA s’est pourvue en cassation devant la cour commune de justice et d’Arbitrage (CCJA) sise à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire. Et, la CCJA, vidant sa saisine, a cassé et annulé l’arrêté n° 55 rendu le 15 février 2013 par la cour d’appel de Bamako. Il a ensuite été notifié le 24 Avril 2018, un procès-verbal d’une ordonnant de fixation de nouvelle date d’adjudication à ECOBANK MALI SA pour  la date du 11 juin 2018.

Toute chose qui inquiète les bénéficiaires, qui sont individuellement cités (comme étant les ‘’tiers détenteurs’’) tandis qu’ils n’ont jamais été défaillants vis-à-vis de l’Etat du Mali qui leurs a vendu ces logements à travers un processus officiel d’attribution.

« Nous ne pouvons pas comprendre que les titres de propriété des logements sociaux aient pu être proposés en hypothèque en couverture d’un quelconque engagement », signalent-ils.

C’est pourquoi, ils s’interrogent sur comment l’Etat du Mali a pu vendre des maisons dont il n’a pas encore la propriété, de surcroît des logements sociaux<em> ?</em>

«<em>Or depuis le début du problème, nous avons toujours approché l’OMH qui nous rassuré que rien ne pourra nous arriver tant que nous serons à jour dans le remboursement des mensualités des logements.  </em>

<em>Ce qui a été respecté, parce que, nous n’avons jamais failli à nos obligations de paiement des sommes dues à l’OMH, suivant les termes du contrat notarié de location-vente nous liant à l’Etat du Mali</em> », ont précisé les membres du collectif.

En tous les cas, les membres du collectif ont prévenu qu’ils comptent bien garder leurs logements. Parce que, après 11 ans d’occupation, non seulement ils ont respecté les modalités de paiement de mensualité, mais certains ont réalisé de nombreux travaux d’aménagement et d’extension.

« Nous n’avons jamais été défaillants vis-à-vis de l’Etat qui nous a vendu ces logements. C’est pourquoi, au regard des contrats notariés de location-vente des logements sociaux établis entre l’Etat de Mali, à travers l’OMH et les différents bénéficiaires, nous souhaitons une plus grande implication des autorités compétentes pour le règlement urgent et définitif de cette situation », ont exhorté les bénéficiaires.

<strong>Djibril Kayentao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lancement de la phase du projet ‘’facilité santé nord du Mali’’ : La France offre 7 milliards FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/lancement-de-la-phase-du-projet-facilite-sante-nord-du-mali-la-france-offre-7-milliards-fcfa-2759379.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/lancement-de-la-phase-du-projet-facilite-sante-nord-du-mali-la-france-offre-7-milliards-fcfa-2759379.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/11/Evelyne-Decorps-Ambassadrice-de-France-au-mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 29 May 2018 01:38:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ambassadrice de France au Mali, Mme Evelyne Decorps, M. Jérôme Socie, coordinateur général Médecins du monde-Belgique (MDM-B) et Mme Myriam Abord-Hugon, directrice de programme Humanité et Inclusion  (HI) ont signé mardi dernier les conventions de financement d’un montant de plus de près de 7 milliards de FCFA ( 10 millions d’euro) dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase du projet ‘’la Facilité Santé Nord du Mali’’,.</em></strong><strong><em> </em></strong>

La cérémonie s’est déroulée à l’ambassade de France, en présence de Dr. Mama Coumaré, secrétaire général du Ministère de la santé et de l’hygiène publique et M. Pascal Collange, directeur de l’Agence Française de développement (AFD).

Selon S.E Descorps, le projet ‘’la facilité santé nord du Mali phase 2’’ d’une durée de 3 ans (2018-2020) a pour objet de réduire la mortalité maternelle de 300.000 femmes en âge de procréer,  infantile de 150.000 enfants de moins de 5 ans et renforcer les structures de santé (dont 103 CSCOM et 7 CSREF), dans les régions de Gao et Tombouctou.

L’Ambassadrice de France a ensuite expliqué que cette opération fait suite à une première Facilité, d’un montant de 8 millions d’euros, exécuté sur la période 2014- 2017, et qui a contribué à une remise à niveau rapide de l’offre de soins dans les deux régions. « 94% des 100 centres appuyées ont ainsi été en mesure de fournir le paquet minimum d’activités à l’issue du projet, contre 50% en 2013.

Cette première facilité aura également permis de réaliser près de 2.000 évacuations sanitaires et de mettre en place une clinique mobile dans la région de Gao », ajoute-t-elle.

Aux dires de S.E. Descorps, il s’agit à travers la mise en œuvre de la 2<sup>ème</sup> phase du projet, de consolider et renforcer ces acquis, en poursuivant l’appui à l’offre de soins (réhabilitation, équipements, formation du personnel, dotation en médicaments), tout en mettant l’accent sur le dépistage et la prise en charge de la malnutrition.

« Elle portera également une attention particulière à l’évolution du système de financement de la santé, et à la transition déjà amorcée d’une gratuité totale des soins vers une gratuité ciblée aux enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes », a indiqué l’ambassadrice de France.

S.E Descorps a aussi assuré que  le projet sera immédiatement mis en œuvre, dans le prolongement de la première facilité. Elle marque, conclura l’ambassadrice de France, un renouvellement des appuis de la France aux objectifs de développement de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, en complément de nombreuses autres actions entreprises, notamment dans le secteur de l’éducation et en appui aux collectivités territoriales.

Mme Myriam Abord-Hugo, directrice de programme de l’ONG Humanité et Inclusion a pour sa part remercié la France pour la confiance renouvelée.

Selon elle, la signature de cette convention est la suite logique après le bon fonctionnement de la première phase du projet.

Mme Abord-Hugo a ensuite dit être convaincue que sa mise en œuvre va permettre de passer la phase d’urgence à celle de la relance durable sur la santé maternelle, infantile et infanto-juvénile en renforçant les capacités matérielles et humaines des structures de santé ciblées.

M. Jérôme Socie, coordinateur de l’ONG Médecins du Monde-Belgique a quant à lui expliqué que la mise en œuvre de la 2<sup>ème</sup> phase du projet apportera des innovations. Parce que, dit-il, il va permettre de conduire des activités de recherche-action sur les impacts de cette transition, d’accompagner les centres de santé dans leur gestion financière et d’appuyer l’identification et la prise en charge des populations les plus vulnérables.

Pour Dr. Mama Coumaré, secrétaire général au Ministère de la santé et de l’hygiène publique, la mise en œuvre de l’ensemble de ces projets a permis au gouvernement de remettre à niveau le système de santé dans les régions nord de notre pays.

C’est pourquoi, il a assuré que ces fonds iront dans le besoin des populations en vue de continuer à améliorer la qualité des soins  de santés des bénéficiaires du projet.

<strong>Djibril kayentao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables: Me Abdoulaye Garba Tapo (Président du RND, 1997)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/propos-memorables-me-abdoulaye-garba-tapo-president-du-rnd-1997-2759394.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 May 2018 01:33:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>« Nous avons toujours pensé que le Mali, c’est notre Mali à tous et que nous devons le construire. Pour cette raison, nous pensons qu’il fallait éviter qu’il y ait des camps ennemis qui soient là à s’affronter inutilement ».</em>

<strong>Pr. Mohamed Lamine Traoré, Vice-Président de l’ADEMA-PASJ (sept 1994)</strong>

« A ceux qui souhaitent dans la jubilation secrète que l’ADEMA éclate et ceux qui, dans un tremblement inquiet, craignent qu’il n’éclate pas, je dirai, l’ADEMA n’éclatera pas. A moins que les frelons n’envahissent la ruche, en chassant les abeilles ».

<strong>Feu Tiéoulé Mamadou Konaté Président du BDIA novembre 1994 </strong>

« <em>Je dis qu’il faut rapatrier le dossier des régions du nord-Mali, entreprendre des démarches pour ouvrir le débat au Mali, entre Maliens concernés. </em>

<em>C’est ça l’approche du BDIA. </em>

<em>Mais avant cela, il ne faudrait rien négliger sur le plan de la sécurité, pour que les populations puissent être à l’abri d’attaques, d’assassinats. </em>

<em>Notre gouvernement doit redoubler l’effort pour convaincre les rebelles que la paix est possible dans l’honneur et la négociation. </em>

<em>Mais, il doit être clair que cela n’est compatible, ni avec la surenchère, ni avec les pressions internationales, encore moins, avec les attentats terroristes ».</em>

<strong>Alpha Oumar Konaré, Président de la République (8 Juin 1992) </strong>

<em>« Le gouvernement de la République n’a pas le droit de tricher avec notre peuple en s’engageant sur la voie des promesses faciles qu’il ne pourra tenir. Il devra cependant jouer les règles de la rigueur, de la bonne gestion, de la transparence, de la solidarité et de la justice ».</em>

<strong>Sambi Touré, journaliste (Avril 2001)</strong>

<em>"Le Mali est l’un des pays qui a le plus grand nombre d’organes dans la sous-région. Mais, le problème de cette presse, c’est la qualité, pour parler de professionnalisme".</em>

<strong>Zoumana Sacko, ex-premier ministre (Juin 1993)</strong>

<em>"Je souhaite que le jeu institutionnel, majorité présidentielle-opposition, se déroule dans le respect mutuel, surtout dans la prise en compte des intérêts de ce peuple qui a tant souffert, mais qui comporte en son sein, d’énormes ressources morales et surtout qui a démontré par le passé, sa capacité extraordinaire à faire face aux défis."</em>

<em> </em><strong>Me Wahab Berthé, secrétaire général du RDP, novembre 1994</strong>

<em>« Le constat que l’on peut faire, c’est que, ces attaques, sont des actes de terrorisme et il faut les combattre en tant que tels. </em>

<em>Ce sont des actes de terrorisme qu’on ne peut pas tolérer dans un Etat de droit, parce qu’il s’agit de prendre la Nation en otage…</em>

<em>Il est évident que la politique, c’est faire la guerre et faire la guerre, c’est faire la politique. Les deux vont ensemble ».</em>

<strong>Boya Dembélé, Président du Tribunal de Première Instance de Koutiala, à l’occasion de la rentrée judiciaire 2003-2004 :</strong>

<em>« Il est déplorable de constater que certains avocats, au mépris de la loi et de leur déontologie, s’adonnent à des négoces, entretiennent des rapports avec des partis adverses sur le dos de leurs clients ou prélèvent sur les sommes encaissées, le montant de leurs honoraires et même davantage, sans le consentement formel du client et sans autorisation du bâtonnier. En outre, à Bamako, nombre de citoyens se plaignent de ce que certains avocats se prévalent de leur qualité et de la difficulté de les attraire devant le juge pour refuser de payer les loyers des locaux abritant leurs études, si bien que, actuellement, un homme de droit, que vous soyez avocat, notaire, huissier ou magistrat, vous avez du mal à trouver un local à louer ».</em>

<strong>Tiébilé Dramé, Secrétaire Général du Parena (Mars 1996)</strong>

"Quand on a été torturé ensemble, quand on a partagé les mêmes cellules de <em>détention, qu’on ait fait partie des mêmes convois de déportation, d’exil intérieur, il est normal qu’on soit du même côté."</em>

<strong>Alpha Oumar Konaré, Président de la République (Mars 1996)</strong>

"<em>La grosse erreur a été de faire croire que la démocratie peut tout régler comme par un coup de baguette magique. Une démocratie se bâtit lentement avec des hommes et des femmes qui y adhèrent et auxquels, il faut donner toutes les explications qui s’imposent."</em>

<strong>Soumeylou Boubèye Maïga (2000) </strong>

<em>« Les causes profondes de la déchirure des partis et de la grande confusion politique actuelle sont dues au fait qu’au lendemain du 26 Mars, des gens qui ne devraient jamais se retrouver dans le même camp ont été mis ensemble ».</em><em> </em>

<strong>Issé Doucouré, (avril 2001)</strong>

<em>"Les nouvelles générations sont venues au syndicalisme, parce qu’il y a des grands parleurs. Et le peuple ne croit qu’à celui qui crie haut. </em>

<em>Ils n’ont aucune formation, aucune expérience. Ils sont uniquement guidés par le profit. C’est pourquoi aujourd’hui, l’UNTM n’est que l’ombre d’elle-même".</em>

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>14ème édition de la  journée du paysan : Relever le défi du secteur agricole</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/14eme-edition-de-la-journee-du-paysan-relever-le-defi-du-secteur-agricole-2759414.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 May 2018 01:22:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>S.E Ibrahim Boubacar Keita, président de la République du Mali, a procédé mercredi dernier, a kangaba (region de koulikoro) au lancement de la 14è édition de la Journée du paysan, couplée à la campagne agricole 2018-2019, sous le thème « la responsabilité des exploitants miniers pour une agriculture durable ». </em></strong>

C’était en présence du Pr. Nango Dembélé,  ministre de l’Agriculture, M. Bakary Togola, président de l’APCAM, des représentants des Organisations paysannes, des membres du gouvernement et les présidents des institutions de la République. La rencontre a également marqué la présence des notabilités, des chefs coutumiers, des chefs religieux et des représentants de  toutes les communes de Minidian.

En effet, les Journées du paysan est un cadre d'échange qui vise à restaurer un dialogue  direct entre le président de la République et les producteurs agricoles autour des préoccupations majeures de la mise en œuvre des politiques de développement du secteur agricole.
<ol>
 	<li>N'zee Synayoko, maire de la commune de Minidian, a pris la parole pour souhaiter la bienvenue au président de la République du Mali et sa forte délégation.</li>
</ol>
le Maire de la commune de Minidian a ensuite rappelé  les multiples engagements tenus par le président IBK lors de sa campagne électorale.

En effet, le président IBK lors de son passade à Kangaba avait promis de réhabiliter le monument de Kourakanfouka, la route qui  lie Kangaba à balanza et celle de  Selingué, d’aménager un terrain sur lequel les femmes rurales pourraient faire des cultures maraichères, et de construire une maison des jeunes...

A sa suite, les Représentants des agriculteurs, des éleveurs, des pêcheurs et pisciculteurs, des planteurs, des femmes et jeunes ruraux  ainsi que le président de l’APCAM, se sont succédés  pour saluer le président IBK et son gouvernement pour les efforts qu’il déploie pour le développement du secteur agricole.

Concernant la  campagne agricole 2018-2019, les paysans ont recommandé la poursuite des aménagements hydro-agricoles, la bonne gestion des cautions d’engrais, l’équipement des producteurs, la limitation des importations des produits agricoles en fonction des besoins nationaux.

A cela s'ajoute la circulation des engins à deux roues de 06 heures à 18 heures afin que les producteurs puissent s’occuper de leurs activités agricoles.

Les pécheurs et les pisciculteurs  ont à leur tour, demandé à IBK de ramener les subventions des intrants et équipements à 50%, de former les pêcheurs en production d’alevins, d’équiper les jeunes pêcheurs et d’organiser des voyages d’études et d’échanges d’expérience à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

Prenant la parole, le chef de l’Etat a reconnu que toutes ces doléances formulées sont pertinentes car elles évoquent des aspects dont ont besoin les agriculteurs pour une meilleure productivité agricole.

Le président IBK a ensuite promis d’aider les agriculteurs car, selon lui, “aider les agriculteurs, c’est nous aider nous-mêmes puisqu’ils nous nourrissent tous. Et je ferai tout ce je peux pour aider les acteurs du monde rural ».

Le président de la République a aussi attiré l’attention des jeunes qui abandonnent les champs au profit des sites d’orpaillages qui leur conduisent très souvent à la mort. « C’est une situation très préoccupante dans notre pays et les mesures nécessaires seront prises pour faire stopper ces pratiques », a promis IBK.

Le Chef de l’Etat a également dit être comblé et très fier des résultats de la précédente campagne agricole dont les objectifs ont été atteints à 95%. « J’invite donc les acteurs clés de l'agriculture à fournir plus d’effort pour faire davantage ou maintenir les résultats précédents » conclura IBK.

<strong>Karim Sanogo</strong>

<strong>Depuis Kangaba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Action caritative de la Banque Malienne de Solidarité, ‘’BMS KA DÔN’’ : 15 millions de vivres pour les veuves des militaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/action-caritative-de-la-banque-malienne-de-solidarite-bms-ka-don-15-millions-de-vivres-pour-les-veuves-des-militaires-2758140.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 May 2018 01:53:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après une enveloppe de 5 millions (offerte récemment), la Banque Malienne de Solidarité (BMS) a remis   mardi dernier des vivres et des denrées alimentaires, d’une valeur de 15 millions de FCFA aux veuves et orphelins des militaires et paramilitaires. </em></strong>

<strong><em>A travers ce geste symbolique et hautement humanitaire, la BMS met une fois de plus un contenu réel dans sa dénomination et en justifie le bien fondé.</em></strong>

La rencontre s’est déroulée au siège de la BMS en présence de M. Aliou Coulibaly, directeur adjoint, qui avait à ses côtés Col. Mariétou Dembélé, directrice du service social des Armées et Let. Moriba Doumbia, communicateur traditionnel dudit service.

Cette remise de dons intervient dans le cadre de la 2<sup>ème</sup> journée d’action caritative de la Banque Malienne de Solidarité, « BMS KA DÔN », consacrée pour la seconde fois à la solidarité avec les veuves et orphelins des militaires de notre armée.

Pour l’occasion, la BMS a offert à l’association des veuves et orphelins des militaires et paramilitaires, 20 tonnes de riz (soit 400 sacs de 50 kg), 10 tonnes de sucre (soit 200 sacs de 50 kg) et 800 bidons d’huile de 5 litres. Le tout pour une valeur totale de 15 millions de FCFA.

A ce montant, il faut ajouter une enveloppe de 5 millions de FCFA que la BMS a offerte plutôt à l’association lors d’une soirée de gala organisée récemment pour collecter des fonds en leur faveur.

Toute chose qui porte l’effort financier  de la Banque Malienne de la Solidarité dans le cadre de la 2<sup>ème</sup> édition ‘’BMS KA DÔN’’ à 20 millions de nos francs, soit le quadruple du montant offert en 2017.

« A travers ce geste symbolique et hautement humanitaire, la BMS met une fois de plus un contenu réel dans sa dénomination et en justifie le bien fondé », a commenté M. Coulibaly, directeur adjoint de la BMS.

Selon lui, en cette veille de mois de Ramadan 2018, mois de partage et de solidarité avec les nécessiteux, sa Banque voudrait à travers cette action caritative améliorer le quotidien des familles bénéficiaires.

« Il convient à ce niveau de saluer l’accompagnement et la disponibilité  de la direction du service social des armées, chargée de l’opération de  distribution », remercie-t-il.

<strong>La BMS, une entreprise citoyenne</strong>

Aussi, dit-il, cette année encore, la comptabilité macabre s’est poursuivie avec de nouvelles victimes aussi bien parmi les populations civiles que dans les rangs des forces armées et de sécurité.

« Or, l’augmentation du nombre de victimes militaires s’accompagne de celle du nombre de familles endeuillées dont la situation de détresse et l’état de dénouement interpellent chacun d’entre nous », a signalé M. Coulibaly, pour qui, cette interpellation exige une forme de solidarité envers les familles meurtries pour une raison hautement patriotique.

« En tant qu’entreprise citoyenne, c’est pourquoi, la BMS a décidé depuis l’année dernière, de procéder à la veille de chaque mois de ramadan à une remise de dons de vivres et de denrées alimentaires aux veuves et orphelins des militaires et paramilitaires tombés », a indiqué M. Coulibaly.

Mr Coulibaly a aussi rappelé que la BMSA créée en 2002, a pour mission de contribuer à la lutte contre la pauvreté à travers,  la facilitation de l’accès de crédit bancaire aux couches défavorisées du Mali.

Col. Mariétou Dembélé, directrice du service social des armées a pour sa part remercié la Banque Malienne de la Solidarité pour le don offert aux veuves et orphelins des militaires tombés sur le champ d’honneur en leur apportant des aides alimentaires.

« Cette L’importante quantité de denrées alimentaires  leur permettra de passer le Ramadan dans des conditions très favorables », a  dit, Col. Dembélé qui a salué le geste de la BMS en ce début de ramadan.

Elle a enfin assuré que le don sera partagé dans l’équité et dans la clairvoyance totale dans le district de Bamako ainsi que dans les régions.

Let. Moriba Doumbia, communicateur traditionnel du service social des armées a quant à lui souhaité que la BMS devance toutes les banques au Mali et en Afrique.

« Je prie Dieu pour cela. Parce qu’au lieu de se limiter à la seule recherche du profit, la BMS aide et assiste les nécessiteux, principalement les veuves et les orphelins. Un geste qui n’a pas de récompense aux yeux du Seigneur », a conclu Let. Moriba Doumbia.

<strong>Djibril Kayentao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vie de la Nation : L’Etat, la démocratie et les leaders religieux au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/vie-de-la-nation-letat-la-democratie-et-les-leaders-religieux-au-mali-2758168.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 May 2018 01:26:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Cette réflexion est consacrée auMali, aux différents regards portés à ce jeune Etat, en particulier sur les questions de démocratisation et le rôle des leaders religieux. Son objet est d'aider à la compréhension du rôle et les limites des hommes de Dieu  dans les stratégies d'accompagnement et de conservation du pouvoir politique. </em></strong>

Quelle est la place des groupements religieux  dans le processus démocratique au Mali? Dans quelle mesure pouvons-nous parler d'une instrumentalisation des leaders religieux pour des fins politiques ? Doivent-ils faire de la politique ? L’ingérence des religieux est-elle un obstacle dans l’évolution de la démocratie ? Comment peut-on lutter contre ce phénomène social ?Les mouvements politico-religieux sont-ils compatible avec le statut de la laïcité du Mali. Qu’est-ce qui explique la montée  en puissance des religieux ?Les politiques ont-ils échoué ? La population ne fait-elle plus confiance aux politiques ?

La démocratie est une forme d'organisation politique, dans laquelle le pouvoir est détenu par le peuple. Un régime démocratique est un gouvernement du peuple et pour le peuple .. La démocratie est assurée lorsque la liberté d'opinion est  garantie: c'est-à-dire que tout citoyen a le droit d'exprimer et de propager des opinions ou des idées sans aucune censure ou interdiction.

Au lendemain du coup d’Etat de 1992, les dirigeants de l'époque se méfiaient des notabilités religieuses mais le régime du général ATT et les hommes politiques ont accéléré leur retour sur la scène politique, les rendant parfois incontournables dans la stratégie de conquête et de conservation du pouvoir politique. A la veille des élections présidentielles de 2013, les mosquées sont devenues des sites de campagne politique .Du coup, nous avons commencé à voir et à entendre le concept de « l’Islam Politique », ce qui était  le grand inconnu la communauté musulmane du Mali. Au Mali, les religieux ont toujours été des conseillers et des défenseurs des droits humains mais pas des hommes politiques. Il faut noter que le jeu politique au Mali est beaucoup plus complexe que cela. Les alliances et autres rassemblements recoupent très souvent la sociologie, la politique, l’ethnicisme, le régionalisme et les calculs d’intérêts.

Durant les périodes électorales, les leaders religieux sont sollicités pour leurs capacités de mobilisation à travers le clientélisme à  hauteur de l’enjeu politique. De nos jours, les acteurs politiques se sont convertis aux vertus de la démocratie en  mobilisant tous les moyens pour s'accaparer du pouvoir. Cependant les mutations observées au cours de ces années de libéralisme politique au Mali n'ont pas vraiment réussi  à modifier les comportements et les mentalités.

Jusqu'ici, les pesanteurs sociales et les mentalités rétrogrades ralentissent considérablement les progrès. Les tares liées aux rôles des religieux  présent de tout leur poids sur notre décollage démocratique, économique et social. Quand nous analysons leur positionnement sur le plan politique, avec la création des mouvements politico-religieux tels que le Mouvement Sabati 2012 et  le mouvement Badenia Ton de 2018,nous   pouvons dire qu’ils participent même  à l’instabilité du pays à travers des discours souvent contradictoires par rapport à leur  statut.

On constate depuis des années 2002, une nouvelle stratégie de conservation et de confiscation du pouvoir politique par l’Etat en s’appuyant sur les leaders et les regroupements  religieux pour  véhiculer certains messages ou faire accepter  certaines décisions ou lois .Les partis politiques ne visent pas à regrouper un nombre d'adhérents aussi élevé que possible, mais à réunir des notables, des chefs religieux. Ces leaders religieux  sont recherchés soit pour leur prestige qui leur confère de l'influence sur les disciples, les adeptes et les électeurs, soit pour leur fortune, qui contribue à couvrir les frais des campagnes.

Au Mali, les hommes de Dieu ont toujours été des personnalités qu’on craignait mais de nos jours ils sont insultés sur les réseaux sociaux. Ils faisaient parti du nombre des médiateurs sociaux mais pas des hommes politiques. Cela peut être expliqué  par le manque de confiance entre les politiques et la population.

<strong>Mohamed Abdellahi Elkhalil</strong>

<strong>Consultant Chercheur </strong>

<strong>Spécialiste des questions d’insécurité</strong>

<strong>Sociale et sécuritaire du Sahel</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables : Zoumana Sacko, ex&#45;premier ministre (Juin 1993)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/propos-memorables-zoumana-sacko-ex-premier-ministre-juin-1993-2-2758164.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 May 2018 01:19:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>"Je souhaite que le jeu institutionnel, majorité présidentielle-opposition, se déroule dans le respect mutuel, surtout dans la prise en compte des intérêts de ce peuple qui a tant souffert mais qui comporte en son sein, d’énormes ressources morales et surtout qui a démontré par le passé, sa capacité extraordinaire à faire face aux défis."</em>

<em> </em><strong><em>Feu Tiéoulé Mamadou Konaté Président du BDIA novembre 1994 </em></strong>

<em>« Je dis qu’il faut rapatrier le dossier des régions du nord-Mali, entreprendre des démarches pour ouvrir le débat au Mali, entre Maliens concernés. </em>

<em>C’est ça l’approche du BDIA. </em>

<em>Mais avant cela, il ne faudrait rien négliger sur le plan de la sécurité, pour que les populations puissent être à l’abri d’attaques, d’assassinats. </em>

<em>Notre gouvernement doit redoubler l’effort pour convaincre les rebelles que la paix est possible dans l’honneur et la négociation. </em>

<em>Mais, il doit être clair que cela n’est compatible, ni avec la surenchère, ni avec les pressions internationales, encore moins, avec les attentats terroristes ».</em>
<h3><em> </em><strong><em>Me Abdoulaye Garba Tapo (Président du RND, 1997)</em></strong></h3>
<em>« Nous avons toujours pensé que le Mali, c’est notre Mali à tous et que nous devons le construire. Pour cette raison, nous pensons qu’il fallait éviter qu’il y ait des camps ennemis qui soient là à s’affronter inutilement ». </em>

<strong><em>Alpha O. Konaré Président de la République : (2 mars 1996)</em></strong>

<em>« La terre est l’héritage commun de tous. Nul ne se sauvera sans les autres ! Nul ne se sauvera sans l’Afrique ».</em>

<strong>Boya Dembélé, Président du Tribunal de Première Instance de Koutiala, à l’occasion de la rentrée judiciaire 2003-2004 :</strong>

<em>« Il est déplorable de constater que certains avocats, au mépris de la loi et de leur déontologie, s’adonnent à des négoces, entretiennent des rapports avec des partis adverses sur le dos de leurs clients ou prélèvent sur les sommes encaissées, le montant de leurs honoraires et même davantage, sans le consentement formel du client et sans autorisation du bâtonnier. En outre, à Bamako, nombre de citoyens se plaignent de ce que certains avocats se prévalent de leur qualité et de la difficulté de les attraire devant le juge pour refuser de payer les loyers des locaux abritant leurs études, si bien que, actuellement, un homme de droit, que vous soyez avocat, notaire, huissier ou magistrat, vous avez du mal à trouver un local à louer ».</em>

<strong>Thierno Hady Thiam (prêcheur) 1999</strong>

« Le drame de l’islam au Mali, c’est que les leaders islamiques se sont préoccupés de problèmes d’homme à homme plutôt que de Dieu. Quand l’amour de ce bas monde prédomine, quand la crainte de la pauvreté assaille, alors le vrai message de l’islam est terni ».

<em> </em><strong><em>Pr Adame Bâ Konaré, épouse de l’ancien Président Alpha (Mars 2000)</em></strong>

<em>« Les femmes sont encore confrontées à des problèmes de droit. Moi-même, je suis particulièrement sensible à cela. Je sais que les décisions de justice malheureusement ne sont pas toujours rendues à la satisfaction des femmes. J’enrage souvent de voir que les femmes sont les souffre-douleurs dans les foyers par rapport aux lois. </em>

<strong><em>Rassemblés par</em></strong>

<strong><em>Boubacar Sankaré</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conditions de vie au Mali : La déchéance</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conditions-de-vie-au-mali-la-decheance-2758157.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/conditions-de-vie-au-mali-la-decheance-2758157.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/10/Bamako.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 22 May 2018 01:10:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong> On se rappelle cette phrase du Kotéba national : « Il y a l’argent à Bamako, mais les non travailleurs n’en sont pas concernés ». </strong></em>

<em><strong>Si cette phrase du théâtre national est une parole ancienne, elle est loin d’être aujourd’hui une vérité établie. </strong></em>

<em><strong>En effet, de nos jours, on peut travailler au Mali et manquer d’argent, être salarié et pauvre, voire démuni. </strong></em>

<em>      Abdoulaye est un cadre supérieur. Son salaire, il le partage avec ses parents, proches, collègues et autres connaissances. </em>

<em>Chaque matin, les demandes sociales l’inondent. </em>

<em>Des demandes les plus farfelues du genre : « Il y a le mariage de la belle-sœur de la cousine de mon amie. Il faut que j’apporte ma participation en nature et en espèce… » aux demandes les plus fondées comme : « L’enfant a piqué une crise de paludisme. Son père, ouvrier, n’a plus de job depuis belle lurette déjà. D’ailleurs, ça fait plusieurs jours que la famille n’a pas posé la marmite sur le feu.’’ </em>

<em>Abdoulaye qui rechigne à détourner les deniers publics ne sait plus où donner de la tête. Pire,  il est en passe d’hypothéquer ainsi l’avenir de ses enfants. </em>

<em>     Cependant, Abdoulaye et ses enfants peuvent s’estimer heureux. </em>

<em>Hatouma, jeune femme d’une trentaine d’années a du mal à joindre les deux bouts. </em>

<em>Son salaire de 35 000 Fcfa qu’elle gagne dans le privé ne lui suffisent pas pour supporter les charges de ses deux enfants qu’elle élève seule en l’absence de son mari parti en aventure. </em>

<em>Ventre creux, l’aînée âgée d’à peine douze ans fait le trajet de l’école (2 km environ) à pieds. </em>

<em>    Lamine, 30 ans, travaille dans une ONG qui lui paie quelques 40 000 Fcfa qui ne lui permettent pas d’entretenir sa femme et ses deux enfants dont l’aînée va à l’école privée pendant que lui-même travaille dans le Mali profond. Conséquence : Son mariage est au bord de l’implosion.  </em>

<em>  Modibo, 38 ans tient en main sa fiche de paie, moins de 50 000f CFA. Enseignant vacataire, il a signé un contrat pour une année. </em>

<em>Il traque les heures supplémentaires pour gérer le quotidien : deux enfants à nourrir et à entretenir, les frais de location, à 25 000 Fcfa. </em>

<em>De même, Seyba, Karim, Cheick, Hawa, Yombé, Fatim et bien d’autres sont sous contrat à durée déterminée. Mais, les salaires dérisoires qu’ils gagnent leur permettent juste de figurer au rang des 21% des Maliens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ils constituent ainsi, les salariés pauvres majoritairement composés de femmes, de jeunes et d’hommes sans diplôme. </em>

<em>    Ne ménageant pas leurs camarades vivant au crochet de leurs parents, frères ou autres proches, ils préfèrent se prendre en charge : « Il faut s’assumer. On ne peut pas se décharger au détriment de ses parents » confie l’un d’entre eux. Impossible de trouver un logement décent au centre de Bamako à moins de 50 000 Fcfa. Yombé, 36 ans, multiplie les contrats à durée déterminée sans succès. Elle paie 60 000 Fcfa de loyer pour un appartement de trois pièces qui ne la met ni à l’abri du bruit, ni de la saleté qu’elle déteste tant. </em>

<em>     <strong>"Avec si peu d’argent, on ne vit pas. On végète". </strong></em>

<em> Là où la protection familiale n’existe pas, on compte sur la solidarité du bailleur qui attendra un mois, deux mois, trois mois avant d’être payé. </em>

<em>    Dans ce cas, comment faire des courses ? Une seule alternative : les bas prix. Bonjour la fripe et les chinoiseries, mais aussi les produits périmés. </em>

<em>Les restaurants ? Rayés du vocabulaire ! </em>

<em>Et les fruits et légumes relèvent du domaine du luxe. </em>

<em>Peut-il en être autrement ? </em>

<em>Yombé touche sa paie avec deux mois de retard contre quatre à cinq mois pour certains de ses camarades qui travaillent dans l’enseignement ou dans la presse. Or, il faut de l’argent pour assurer les dépenses courantes. </em>

<em>Faute d’argent pour payer le ticket de bus ou de Sotrama, nombreux sont aujourd’hui les Maliens qui préfèrent s’embarquer dans les "taxi des maures", c’est-à-dire marcher. </em>

<em>« Ce que j’ai marché aujourd’hui est l’équivalent de la distance Bamako-Kita », lâche Ousmane, un demandeur d’emploi qui court sans cesse à travers Bamako pour déposer ou suivre le dossier de ses multiples demandes d’emploi. </em>

<em>Dès lors, la santé devient secondaire. Mamadou rechigne à emmener son bébé d’un mois à l’hôpital au profit d’un soi-disant spécialiste qui lui prescrit plutôt des médicaments pour adulte, évidemment à moindre frais. </em>

<em>        Les seuls loisirs que les uns et les autres peuvent s’offrir se résument à boire du thé ou à regarder la télé chez des voisins. Pas de vacances. </em>

<em>Que dire des relations sociales ? Sinon qu’elles n’existent pratiquement plus pour la plupart de ces gens. </em>

<em>Yombé n’a pas renouvelé sa garde robe depuis au moins trois ans. Si elle peut prendre le risque de se rendre au chevet d’un malade ou de rendre un dernier hommage à un être cher qu’elle perd, impossible pour elle d’aller s’exposer aux moqueries incessantes des autres femmes de sa tribu nombreuse ou de son voisinage. Les rares fois où elle prend son courage à deux mains pour s’y rendre, elle est traitée de tous les noms. </em>

<em>       Ces cas ne sont malheureusement que la partie visible de l’iceberg.   </em>

<em>59, 3% des Maliens sont pauvres et 21% des Maliens vivent en dessous du seuil de pauvreté selon le PNUD. </em>

<em>  Pourtant, ces chiffres sont loin de refléter la réalité pour qui sait la réticence des Maliens à livrer aux enquêteurs leur état d’indigence et la rougeur des autres indicateurs de la précarité que sont le chômage interminable, le surendettement, la mendicité systématique. Les migrations n’arrangent rien. En dépit des prestations sociales, la pauvreté gagne du terrain. </em>

<em>La vie chère anéantit l’effet bénéfique des quelques augmentations de salaire auxquelles les travailleurs maliens ont droit, depuis quelque temps. </em>

<em>Les Maliens ne sont plus protégés contre l’exclusion. </em>

<em>Quels minimums sociaux existent aujourd’hui pour assurer la subsistance des pauvres et des sous pauvres Maliens ? Et, lorsqu’ils existent, ces minimums sociaux, tiennent-ils compte du seuil de pauvreté ?   </em>

<em>De quelle assurance bénéficient les chômeurs Maliens ? Les sans-emploi Maliens sont-ils indemnisés ? Quelle allocation existe aujourd’hui pour les chômeurs ? </em>

<em>L’aide financière due aux chômeurs demeure encore hors de question au Mali. </em>

<em>Il faut alors comprendre pourquoi, des centaines de compatriotes se bousculent au portion de l’Europe même s’ils courent le risque de perdre leur vie dans le désert ou dans le Détroit de Gibraltar.  </em>

<strong>Hawa Diallo</strong>
<p>
  Gel nails first appeared in the U.S. in the early 1980s, <strong><a href="https://modelones.com/">Gel polish</a></strong>
but were met with limited success. At the time, <strong><a href="https://modelones.com/">Nail polish</a></strong>
the manufacturers of gel lights and the gel itself had not joined forces, <strong><a href="https://modelones.com/product/gel-removers-100-pcs/">Nail care</a></strong>
not yet recognizing the need to precisely match the intensity of the light to the photoinitiators in the gel.<strong><a href="https://modelones.com/product/nano-x-nail-light/">gel nail art</a></strong>
Nail techs and clients soon found out that ­using the wrong light or applying too much gel caused a burning sensation on the client’s fingertips.<strong><a href="https://modelones.com/product/top-and-base-coat/">Nail care</a></strong>
Additionally, education on gel application was limited, leaving nail techs in the dark about the product, and home-use ­systems were introduced around the same time, damaging the reputation of salon-use systems by ­association. <strong><a href="https://modelones.com/product/nail-art-tools-set-with-shoulder-bag/">gel nail polish color set</a></strong>
By the end of the ‘80s, many companies had pulled their gel products from the market.
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</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire :  … d’un pacte</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-pacte-2-2758154.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 May 2018 01:08:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Transporteur à la retraite, I.T. a, depuis deux ans, construit une vaste concession à Sébénikoro, avant d’abandonner les routes.</strong>

Grâce aux frais de location que lui versent mensuellement les trois familles avec lesquelles il cohabite, le vieux retraité, marié et père de six enfants, arrive à joindre les « deux bouts ».

Respectable et pieux, I.T. est aussi réputé pour être rigoureux avec ses principes, notamment le paiement régulier de ses loyers.

Mais, depuis bientôt trois mois, l’on a pu remarquer que notre vieil homme ne réclame plus de frais de location à un de ses locataires, un mécanicien (34 ans) marié depuis seulement un an. En plus, le vieil homme ne lui adresse même plus la parole.

Les curieux avaient beau mener des enquêtes, rien à faire.

Ni le propriétaire de la concession, ni son locataire ne déliait la langue.

Curieuse histoire, connue finalement le 2 mai dernier.

En effet, il était environ 17 heures ce jour-là, lorsque le vieux I.T. se planta devant la porte de son locataire.

Quelques murmures entre les deux hommes et le ton monta. Ils étaient sur le point d’en venir aux mains, lorsque les voisins s’interposèrent. Alors, bonjour les explications !

Le jeune mécanicien révéla qu’il avait surpris, il y a quelques mois, le vieil homme entrain d’entretenir des relations « graves » avec… sa brebis (bali-bali) achetée à 180.000 FCFA et que, pour se faire excuser, I.T., s’était engagé à ne plus lui réclamer, pendant 7 mois, les frais de location en guise de dédommagement. D’ailleurs insistait le mécanicien, sa brebis était tombée malade, quelques jours après, avant de mourir.

Le vieil homme quant à lui, n’a pu, (ou a-t-il fait semblant) supporter d’entendre de si graves accusations.

Il piqua alors une crise.

Revenu à lui le lendemain. I.T. n’a pas fourni d’explication, exhortant plutôt les intervenants dans l’histoire, à chasser le mécanicien de sa concession. Quelques notables du quartier ont tout dit et tout fait pour établir la paix entre les deux parties, mais, en vain.

C’est alors qu’ils se sont résolus à prier le jeune mécanicien d’évacuer les lieux, afin, disaient-ils, « d’épargner le cœur » du vieil homme.

Le jeune mécanicien, serviable et respectueux de la parole des Vieux, a accepté la proposition.

Il a déménagé, non seulement de la concession, mais aussi du quartier.

Le vieil homme indélicat, lui, n’a toujours pas délié la langue.
<h2>Boubacar Sankaré</h2>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chic ou choc ?:  Qui n’est pas…fou ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/chic-ou-choc-qui-nest-pasfou-2758149.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 May 2018 01:05:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Parce qu’elles ne tuent pas, contrairement au paludisme ou au sida, les maladies mentales, ne figurent pas, jusqu’à présent, parmi les priorités de la Santé Publique au Mali, comme dans la plupart des pays africains.</strong>

Et pourtant, les guerres civiles ou non et la pauvreté qui frappent nombre de pays africains, sont les causes qui entraînent l’accroissement de ces maladies qualifiées à juste raison par l’Organisation Mondiale de la Santé, de « fardeau trop souvent négligé ».

Un « fardeau » avec lequel, nous sommes pourtant condamnés à vivre, même s’il ne constitue plus un cas de conscience.

Ils (ou elles) sont pourtant là. Parmi nous, dans les marchés, sur les grandes artères de la ville, les lieux publics. Partout, on peut les voir et les revoir. Les visages meurtris, les cheveux ébouriffés, le torse nu, ces « fous et ces folles », comme pour défier les consciences ne portent que des haillons, très souvent noués seulement autour des hanches, cachant à peine la seule partie que les autres n’exposent jamais.

Toute la journée et pendant les 12 mois de l’année, ils (ou elles) marchent (ils ne connaissent ni taxi, ni dourouni) des kilomètres, fouillant les poubelles en quête de repas.

En saison chaude, froide ou pluvieuse, ces malades n’ont d’autres logis que la rue. Ils ne s’en sortent qu’avec l’aide exclusive du Tout Puissant.

Pendant ce temps, certains Ministères comme celui de la Femme, de l’Enfant et de la Famille,  (très expérimenté dans le domaine des séminaires grassement rémunères) n’ont jamais organisé un quelconque séminaire en vue d’une réflexion sur le sort de ces malades mentaux.

Quant à la société, elle tourne purement et simplement le dos à ces malheureux… Et ceux qui, de temps en temps regardent vers ces malheureux, c’est très souvent pour leur « offrir » des coups de fouets, des injures ou des rires sadiques.

Pire, parmi ces malades mentaux qu’on rejette, il y en a qui intéressent certaines personnes…  une fois la nuit tombée.

En effet, les jeunes filles « malades mentales » font l’objet de convoitise… sexuelle de la part de certaines personnes « normales ». Et souvent pas des moindres.

Et, elles sont nombreuses ces jeunes « folles » qui ont, plus d’une fois, accouché d’enfants dont les pères insoupçonnables, ne sont autres que certains Patrons richement habillés et qui roulent à bord de luxueux véhicules à destination… de la mosquée.

C’est « fous et ces folles » font la honte de la société qui les rejettent dans la plupart des cas, à la rue. Mais, quand les pouvoirs publics pour leur part restent aussi indifférents à leur sort, il faut admettre que ce monde là est vraiment… fou.

<strong> </strong><strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mois de Ramadan : L’armée appelle à la vigilance</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/mois-de-ramadan-larmee-appelle-a-la-vigilance-2758148.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 May 2018 01:05:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A l’occasion du Ramadan 2018, l’Armée malienne interpelle les populations. Nous vous livrons son message.

‘’La foi des fidèles musulmans est mise à l’épreuve des menaces d’attentats en ce mois de Ramadan. Mais les fidèles se doivent de ne pas tomber dans le piège. Les terroristes sont des manipulateurs. Face à de telle situation, la vigilance doit être de mise. Chacun doit aider les populations à être vigilantes.

Dénoncer toute suspicion est un acte de citoyenneté. C’est aussi et surtout participer à la sécurité globale. Les populations et les citoyens doivent comprendre et accepter les contrôles.

Aider et soutenir les FAMa, c’est contribuer à votre sécurité.’’

<strong>Admission au concours de recrutement: </strong><strong>8 notaires en attente depuis 2010</strong>

<strong> </strong>

Selon nos informations, 9 clercs, admis au concours de recrutement de clercs de 1ere catégorie de notaire depuis 2010, courent toujours derrière leur acte de nomination en qualité d’aspirant notaire conformément à la loi.

En 2014, au moment ou ils entendaient leur acte de nomination, le Gouvernement du Mali sur proposition de la chambre des Notaires a soumis à l’assemblée nationale la ratification de l’ordonnance n°213-027/P-RM du 31 Décembre 2013 portant statut des Notaires en supprimant purement et simplement le titre de clerc de 1<sup>ere</sup> catégorie de Notaire.

Désormais au Mali, l’accession à la fonction notariale se fait par voie de succession. Toute chose que ces jeunes dénoncent et envisagent de faire des marches en collaboration avec des associations de la société civile.

<strong>Homicide à Hamdallaye ACI 2000: </strong><strong>2 suspects arrêtés</strong>

<strong> </strong>Le mardi 15 mai 2018, très tôt dans la matinée, le commissariat de police du 14ème arrondissement du District de Bamako a découvert tôt dans la matinée, à Hamdallaye ACI 2000, (près de l’Anaser), le corps d’un jeune homme sans vie. Identifié comme Sanoussou Sanogo, étudiant de 25 ans et domicilié à Korofina, il aurait reçu 7 coups de couteau dont 4 au dos, 2 au ventre et 1 au bras gauche.

L’enquête ouverte a pour l’instant permis d’interpeller 2 potentiels suspects qui auraient joué un important rôle dans l’odieux crime.

&nbsp;

<strong>Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton du Mali: </strong><strong>Ou sont passés les 20 milliards ?</strong>

En tout cas c’est ce qu’essaye de comprendre le collectif de la Confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton du Mali, qui estime qu’il peut non seulement démontrer clairement que la structure a reçu plus de 20 milliards de FCFA, mais aussi, que rien n’a été utilisé pour les intérêts des conton-cutlteurs.

C’est pourquoi, le collectif exige que soient menées 2 missions d’audit, une sur les fonds reçus par la Structure quand elle était Union Nationale des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton avant les élections de la Confédération Prévues pour 2019  et une autre quand elle est devenue Confédération suite à la mise en vigueur de l’acte Uniforme de l’OHADA Relatif au droit des Sociétés Coopératives.  A noter que, Bakary Togo, président de l’APCAM a été portée à la tête de la  confédération des Sociétés Coopératives des Producteurs de Coton du Mali depuis 2007.

<strong>Kidal: </strong><strong>La Force Barkhane arrête 5 personnes présumées djihadistes</strong>

La force BARKHANE a procédé vendredi dernier à l’arrestation de 5 individus présumés djihadistes à Kidal.

Ils ont été traqués suite à une opération de fouille dans le domicile de feu Cheickh_Ag_Aoussa, un ancien chef militaire du HCUA.

Selon nos informations, les présumés djihadistes sont en garde à vue à la base des forces françaises.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité alimentaire au Mali : La situation est grave.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/insecurite-alimentaire-au-mali-la-situation-est-grave-2758162.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 May 2018 01:04:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pendant la période de soudure (de juin à août 2018), plus de 4,3 millions de personnes, soit plus d’1/4 de Maliens, auront besoin d’aide humanitaire.</em></strong>

<strong><em>Parmi ces personnes, près de 885 000 seront en phase de crise et environ 48 000 en phase d’urgence. </em></strong>

<strong><em>Tandis que, </em></strong><strong><em>les projets du plan de réponse humanitaire (PRH) couvrant le secteur de la sécurité alimentaire sont, à ce jour, financés qu’à hauteur de 6%, soit 6 millions de dollars mobilisés sur une requête de 103 millions.</em></strong>

L’amer constat ressort du dernier bulletin du bureau de coordination des actions humanitaires (Ocha-Mali).

Selon l’Ocha-Mali, les projets du plan de réponse humanitaire (PRH) couvrant 7 secteurs : la santé, la nutrition, EHA (eau, hygiène et assainissement), abris et biens non alimentaire, l’éducation, protection et la sécurité alimentaire, sont, à ce jour, financés à hauteur de 17%, soit 44 millions de dollars mobilisés sur une requête de 263 millions de dollars lancée par la communauté humanitaire au début de l’année 2018.

Actuellement, selon le système des nations unies, sur les sept secteurs de l’assistance humanitaire Intégrés dans le plan de réponse humanitaire, la santé est financée à hauteur de 30%, la nutrition 24%, l’EHA 16%, l’abris et biens non alimentaires 0%, l’éducation 5%, protection 6% et sécurité alimentaire 6%.

Ce faible niveau de financement, selon les acteurs humanitaires, contraste avec l’accroissement des besoins humanitaires observés dans le pays notamment dans les secteurs de la sécurité alimentaire et de la malnutrition où le nombre de personnes dans le besoin a connu une nette augmentation.

A titre d’exemple déplore l’Ocha-Mali, comparée à la période de soudure de 2017, la population en insécurité alimentaire (phases de crise et urgence) a connu une hausse de plus de 300 000 personnes cette année.

Aussi,  les cas de malnutrition aiguë sévère (MAS) et ceux de malnutrition aiguë modérée (MAM) sont passées respectivement en 2018, de près de 163 000 à 274 000 et de 470 000 à 582 000.

En somme, sur le plan national, le taux de MAS qui est de 2,6% reste au-dessus du seuil d’urgence tandis que celui de malnutrition aiguë globale dépasse le seuil d’alerte, soit 10,7%.

Pour les humanitaires, les causes de la hausse  de malnutrition sont liées à l’accès limité aux services d’eau, d’hygiène et d’assainissement (EHA) adéquats, aux soins de santé, à une alimentation de qualité et à l’éducation.

A cela s’ajoutent, le manque d'infrastructures et d’équipements appropriés en EHA et des pratiques nutritionnelles et hygiéniques inadéquates.

Le système des Nations Unies signale également que l’assistance apportée aux personnes en insécurité alimentaire et aux producteurs agropastoraux reste insuffisante au regard de l’urgence de la réponse et de l’ampleur des besoins identifiés.

Selon les humanitaires, davantage de ressources sont nécessaires immédiatement pour éviter que la situation alimentaire ne devienne encore plus alarmante.

Pour cause, signalent-ils, 3,4 autres millions de personnes actuellement sous pression pourraient basculer dans la phase de crise en cas de chocs affectant leurs moyens de subsistance.

<strong>Djibril Kayentao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Election Présidentielle malienne 2018 : L&amp;apos;ADEMA/PASJ dit Oui à IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/election-presidentielle-malienne-2018-ladema-pasj-dit-oui-a-ibk-2758146.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 May 2018 01:04:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'ALLIANCE pour la démocratie au Mali (Adéma/PASJ), membre de la majorité présidentielle a enfin décidé samedi dernier de désigner ‘’ son’’ candidat à l’élection présidentielle de juillet prochain : il s’agit du président Ibrahim Boubacar Keïta.</em></strong>

<strong><em>Le choix a été fait au cours de la 3<sup>ème</sup> conférence nationale extraordinaire du parti tenue à l’hôtel Maeva.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Après plusieurs semaines de tractations, la conférence du comité exécutif de l’Adéma/PSJA a adopté samedi dernier l’option « soutien négocié » du parti de soutenir la candidature du président IBK à l’élection présidentielle de juillet prochain.

Cette décision a été prise au cours d’une rencontre du bureau exécutif de l’Adéma/PASJ tenue le 19 mai dernier à l’hôtel Maeva.

Il s’agissait pour le comité exécutif du parti des Abeilles, au cours de la rencontre, d’opter pour la désignation d’un candidat interne du parti pour les échéances électorales de 2018, ou d’accompagner l’actuel président sortant pour un second mandat.

Après des débats houleux, le comité exécutif du parti a ainsi décidé à l’unanimité de soutenir Ibrahim Boubacar Keïta dès le premier tour de l’élection de juillet prochain.

L’Adema/PASJ vient ainsi de renforcer la coalition de la Majorité présidentielle avec plus de 67 partis politiques et autres mouvements, donnant du coup à IBK toutes ses chances d’écraser ses adversaires dès le premier tour du scrutin.

Cependant, rien n’est gagné d’avance car le parti de l’Abeille solitaire semble divisé suite à la décision de son C.E.

Déjà certains cadres de l’Adéma ainsi que des militants à la base auraient décidé d’aller prêter main forte à Soumaïla Cissé.

En tous les cas, l’Adéma/PASJ, après l’élection présidentielle de juillet prochain se retrouvera très affaibli et pourrait subir le sort que connait le parti socialiste français après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République.

L’extinction du dialogue entre les responsables de l’Adéma/PASJ, l’auto-exclusion, l’animosité, leur incapacité à travailler ensemble, la lutte pour les intérêts personnels, le manque de discipline, l’absence de communication entre eux, auront été à la base de ce qui se passe actuellement dans la ruche.

<strong>Djibril Kayentao</strong>

<strong>B. Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>41eme Anniversaire de la mort du Président MODIBO KEÏTA : Rétrospective sur le crime</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/41eme-anniversaire-de-la-mort-du-president-modibo-keita-retrospective-sur-le-crime-2756861.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 May 2018 01:52:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président Modibo Kéita, même en prison, était devenu encombrant, et sa vie, une menace pour le régime militaire.</em></strong>

<strong><em>Par, son l’assassinat, Moussa Traoré et ses valets ont liquidé un espoir, celui qui a consacré sa vie à l’indépendance de sa patrie, à la grandeur et à la dignité de son peuple, sans jamais se renier.</em></strong>

"Je proclame ma foi en l'avenir de notre République. Cette foi, nous la partagerons tous, j'en suis convaincu, car il ne peut en être autrement quand il s'agit d'un peuple qui a su garder son calme et sa dignité en des heures où d'autres les auraient perdus, qui a donné des preuves éclatantes de la fermeté de son caractère, qui a affirmé avec force sa patrie et qui, s'il le fallait, n'hésiterait pas à offrir ce à quoi les hommes tiennent le plus, leur vie, pour que vive et prospère un Mali libre dans une Afrique unie…".

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</p>
</div>

L'homme qui s'exprimait ainsi en 1961 devant le peuple malien, s'appelait Modibo Kéïta.

Grand patriote, il venait de bénéficier de la confiance de son peuple pour relever le pays des décombres d'une colonisation rapace qui aura mis à genoux l'économie Nationale, sapé les fondements de la Nation.

Hélas ! Seulement sept ans après, le 19 Novembre 1968, Modibo Kéïta, a été renversé par un coup d'Etat militaire dirigé par un lieutenant anonyme : Moussa Traoré.

Depuis, emprisonné dans des conditions les plus inhumaines, sans jugement et en contradiction flagrante avec les déclarations des nouveaux dirigeants, il n'en sortira que le 16 Mai 1977, mort, assassiné de la manière la plus atroce.

Ce jour en effet, le président Kéïta pris de violents malaises, était transporté à l'hôpital du Point G.

Le soldat qui le gardait, se précipitant pour demander de l'aide s’était vu interdire tout déplacement.

Quelque temps après, un communiqué de Radio Mali, annonçait la mort de "l'instituteur à la retraite, Modibo Kéîta".

Quelle autre interprétation, donner à l'absence de toute annonce officielle de la disparition subite du premier Président de la République du Mali ?.

"Espérait-on que son décès aurait pu passer inaperçu ?" s'interrogeait le journaliste français Pierre Morlet. Ce qui est plausible poursuivait-il, "c'est que, cette tentative peu reluisante, traduit pour l'essentiel, le désarroi d'une équipe déconsidérée".

En effet, la première tentative d'explication de la mort de Modibo, donnée pour cause d'intoxication alimentaire", était remplacée peu après, par un œdème pulmonaire".

Il fallait nier l'évidence : l'assassinat.

Et l'autopsie demandée par la famille, a été refusée. Chacun savait cependant que Modibo Kéïta avait été empoisonné.

Le Jeudi 19 Mai, date des obsèques, les écoles et les lycées étaient gardés, les élèves dans la rue. Tous voulaient emmener le corps de Modibo pour le rendre au Comité Militaire : "<strong>leur rendre leur mort</strong>".

Les élèves et étudiants sont venus dans la famille de Modibo. Ils ont cassé le cercueil et déchiré le linceuil pour voir son corps. Ils ont ensuite transporté le corps du Président assassiné jusqu'au cimetière de Hamdallaye et effectué l'enterrement.

<strong>Pourquoi avoir mis Modibo Kéïta à mort ? </strong>

Pour sauvegarder un pouvoir menacé, car le 9 Mai 1977, s'était déroulé à Bamako, une manifestation des élèves et étudiants faisant suite à la grève au cours de laquelle, les manifestants réclamaient le retour au pouvoir de Modibo Kéïta, dont ils clamaient le nom.

Modibo Kéïta, même en prison, était devenu encombrant, et sa vie, une menace pour le régime militaire.

Par l'assassinat de Modibo Kéïta, Moussa Traoré et ses valets ont liquidé un espoir, celui qui a consacré sa vie à l'indépendance de sa patrie, à la grandeur et à la dignité de son peuple, sans jamais se renier.

Moussa Traoré a aussi mis fin par le meurtre de Modibo Kéïta, à une histoire d'une grande foi et d'un profond attachement réciproque, nourris comme dans un pacte de sang, par une fidélité émouvante des Jeunes, à celui qui reste à jamais le père de la jeunesse malienne.

<strong>Boubacar Sankaré
</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Election présidentielle 2018 : 3 questions au candidat, Pr. Clément Mahamadou Dembélé</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/election-presidentielle-2018-3-questions-au-candidat-pr-clement-mahamadou-dembele-2756840.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 May 2018 01:27:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[&lt;a href=&quot;http://<a>200-125 study guides</a>"&gt;</a><strong><em>Afin de faire connaitre leurs programmes et leurs ambitions pour le Mali, 26 Mars propose de vous faire découvrir à fond, les candidats déclarés à l’élection présidentielle 2018. </em></strong>

<strong><em>Cette fois, c’est le Pr. Clément Mahamadou Dembélé, qui a accepté de répondre à nos 3 questions. </em></strong>

<strong><em>26 Mars : Vous avez officiellement annoncé votre candidature à l'élection présidentielle 2018. </em></strong>

<strong><em>Quelles sont vos motivations ?</em></strong>

<strong><em>Pr. Clément Mahamadou Dembélé : </em></strong>ma motivation, c’est simple. D’abord, je dois tout à ce pays qui m’a tout donné en tant que malien.

Ensuite, j’ai été à l’école publique, donc j’ai bénéficié de la construction citoyenne malienne.

La troisième chose, je suis un candidat un peu différent des autres. Parce qu’au lieu d’être candidat directement déclaré, ce sont des associations, la société civile et des mouvements publics qui ont fait appel à ma candidature et qui m’ont demandé de me présenter.

Aussi, au vu de ce qui se passe aujourd’hui dans le pays par rapport à la vision politique et sociale que j’ai du Mali, ils ont jugé que je suis celui qui peut changer beaucoup de choses au Mali.

Donc, je suis venu pour répondre à  cet appel patriotique, pour servir mon pays et participer activement au développement de notre bien commun.

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C’est le destin du pays. Il faut être au sommet pour opérer un certain nombre de changements. C’est ce qui motive ma décision d’être candidat à l’élection présidentielle 2018 et de devenir le président de la République du Mali.

<strong><em>26 Mars : Si vous êtes élu Président de la République du Mali, quelles seront vos priorités?</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em>Pr. Clément Mahamadou Dembélé : </em></strong>quand je serai président de la République du Mali, la première des choses, ce sera de mener de grandes reformes.

Parmi ces réformes, ça sera d’abord la sécurité. Une réforme  basée sur l’information et les renseignements au sein de l’armée.

Je veux qu’on comprenne que le problème d’instabilité et d’insécurité n’est pas un problème purement et physiquement militaire.

Il faut un développement local économique au Mali. Il faut que les Maliens communiquent, qu’ils se comprennent!

Il faut qu’au sein de l’Armée malienne, la formation continue !

Parce que, la lutte contre le djihadisme est sérieuse, parce que, c’est une lutte contre une guerre asymétrique. Ça veut dire qu’il faut la coopération de la population.

Pour cela, il faut qu’une nouvelle méthode militaire soit adoptée pour abandonner celle classique qui consiste à envoyer les jeunes à se faire tuer dans le désert ou au centre du Mali. Donc, il faut aujourd’hui changer la façon de faire pour que  la population participe au combat.

Pour cela, il faut que cette population soit dans ses droits et assument ses devoirs, d’où la nation de l’école populaire citoyenne qu’on va installer  partout au Mali pour que les populations comprennent les enjeux sécuritaires afin de contribuer au renseignement militaire.

<strong><em>26 Mars : Substantiellement, pouvez-vous nous parler de votre programme ?</em></strong>

<strong>Pr. Clément Mahamadou Dembélé : </strong>mon programme est basé sur 5 axes : l’éducation et l’emploi des jeunes, la sécurité et le développement local, les énergies renouvelables et les infrastructures, l’autosuffisance alimentaire, le développement agricole, de l’élevage et la Santé.

Ce sont les 5 axes sur lesquels je veux travailler et chacun de ces points bénéficiera d’une profonde reforme au Mali.

Par exemple : pour l’éducation, je veux faire une réforme pédagogique, sur le contenu et les orientations pédagogiques,  sur le rapprochement entre l’emploi et le marché d’emploi et l’école malienne tout en créant aussi des centres de réinsertion socioprofessionnels.

Quand je parle de relance,  je veux avoir un gouvernement basé sur la relance économique. C’est-à-dire, au lieu d’une diplomatie protocolaire, (que ça soit une diplomatie de relance économique ou sécuritaire), il faut attirer les investisseurs et leurs garantir la sécurité. Il s’agit à ce niveau d’adopter une réforme pour permettre aux opérateurs privés de contribuer, se consolider, se développer et favoriser l’emploi.

Concernant la Santé, je veux mettre en place des impôts qui seront basés sur les transactions bancaires et les réalisations immobilières. Ces impôts, je veux les compléter avec une partie de nos ressources minières pour permettre à chaque malien d’avoir le minimum 20% de la sécurité santé AMO. Ce qui va permettre à chaque malien d’accéder à la santé de proximité.

Par rapport aux énergies renouvelables et les infrastructures, je veux mettre en place un crédit de transition énergétique qui permettra à chaque malien d’avoir de l’électricité à la maison. Pour cela, je vais couvrir l’électricité renouvelable par les panneaux solaires, à chaque famille malienne. Ce qui ne coutera rien à l’Etat.

Il s’agit ici de donner la possibilité à chaque malien d’avoir sous forme de crédit le panneau solaire avec les banques. Toute chose qui va permettre, non seulement de relever et consolider le niveau de vie des maliens, mais aussi de terminer avec les délestages et d’avoir l’énergie proche et autonome. Et, en fin de remboursement, de leurs prêts les gens, au lieu de continuer à payer les factures d’électricité, vont faire un  peu plus d’économies.

Concernant l’autosuffisance alimentaire, je vais d’abord essayer d’arrêter les conflits intercommunautaires entre les éleveurs et les agriculteurs en créant des zones de pâturage qui vont bénéficier de semences et d’aliment bétail.

Concernant le problème entre les peulhs, dogons et banamans, il sera résolu et chacun va vivre tranquillement de façon paisible avec son voisin.

Pour l’agriculture, je veux mettre en place de CDA (crédit de développement agricole). Ce CDA va permettre aux agriculteurs d’avoir une agriculture intensive et écologique.

Le monde a changé et le changement climatique fait qu’aujourd’hui le paysan malien doit être accompagné, informé et structuré pour qu’il puisse être concurrentiel.

Comment le paysan malien peut aujourd’hui concurrencer le marché international ?

Comment, aujourd’hui on peut permettre au paysan malien de transformer son produit agricole alimentaire sur place?

Aujourd’hui, au lieu de vendre des produits bruts, il faut permettre à chaque agriculteur de transformer son produit alimentaire. C’est pour cela que nous mettons en place le CDA dont le remboursement se basera sur une partie de sa récolte et non sur son argent. Ce qui permettra au paysan de pourvoir vivre de son travail, de nourrir  les autres personnes, de vendre à un prix raisonnable ses produits et donner au pays une autosuffisance alimentaire.

Cela permettra d’inverser la tendance de l’exode rural. Parce que, si un éleveur et sa famille peuvent réaliser des rentrées d’argent jusqu’à 400.000 FCFA par mois. Je ne pense pas que son fils va venir à Bamako pour gagner 30.000 FCFA par mois. Les gens vont rester au Mali et évolueront dans leur milieu naturel.

Voilà quelques reformes que je veux mettre en place pour 2018, 2023, 2028 et jusqu’en 2033 pour qu’on puisse partir avec une nouvelle doctrine politique et idéologique pour un Mali d’avenir.

<strong>Propos recueillis par </strong>

<strong>Djibril Kayentao </strong>]]> </content:encoded>
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<title>7eme réunion de la commission tripartie MALI&#45;BUKINA&#45;UNHCR : Faciliter le retour des réfugiés maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/7eme-reunion-de-la-commission-tripartie-mali-bukina-unhcr-faciliter-le-retour-des-refugies-maliens-2756855.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 May 2018 01:27:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em> La 7<sup>ème</sup> réunion de la commission Tripartie Mali-Burkina-UNHCR s’est ténue mardi dernier à l’hôtel Salam.</em></strong>

<strong><em>Il s’agissait au cours des travaux,  de revoir le plan de travail élaboré lors d’une réunion tenue le 26 octobre 2017 à Ouagadougou, pour faciliter le retour volontaire en sécurité et avec dignité des réfugiés maliens vivant encore au Bukina Faso.</em></strong>

La rencontre a été présidée par M. Hamadoun Konaté, ministre de la solidarité et de l’action humanitaire, en présence de Mme Ange Djohossou, représentante du HCR au Mali, des gouverneurs des régions de Mopti, Gao, Tombouctou, ceux du sahel et de la boucle du Mohoun au Burkina Faso.

L’ambassadeur du Burkina Faso (au Mali) et la représentante du HCR dans ce pays ont également pris part à la rencontre.

Selon Mme Ange Djohossou, représentante du HCR au Mali, la tenue régulière  de ces réunions, la septième du genre, témoigne de l’engagement des autorités  maliennes et Burkinabè dans la poursuite de la recherche de solutions durables à la situation des réfugiés Maliens qui ont été accueillis par le Burkina Faso.

Le rapatriement, dit-elle est l’une des solutions les plus appropriées dans les situations de déplacement forcé à travers le monde.

<em>« </em>C’est un processus dont la mise en œuvre repose sur plusieurs principes à savoir : la volonté de retourner, la sécurité et la dignité qui engagent aussi bien les candidats au retour, les pays d’asile et le pays d’origine, le HCR et les autres organisations humanitaires<em>»,</em> a expliqué la représentante du HCR au Mali, Ange Djohossou.

C’est pourquoi, elle a salué le gouvernement du Mali  pour ses efforts pour la  consolidation de la paix et la sécurisation dans l’ensemble de son territoire, la réconciliation nationale, l’amélioration des conditions d’accès à la justice et le développement de ses régions du nord et du centre.

<div>
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«  Il convient également de remercier le Mali pour la reconstruction et la réhabilitation des infrastructures administratives et sociales ainsi que la réhabilitation en cours de 34 sites pour améliorer les conditions d’accueil des rapatriés dans 20 communes prioritaires », a commenté Mme Ange Djohossou.

Pour la représente du HCR, ces interventions sont de nature à rendre possible le retour de l’administration sur l’ensemble du territoire et à offrir des conditions propices pour un retour et une réintégration durable des rapatriés et des déplacés internes dans les zones de retour.

Enfin, Mme Ange Djohossou, a réitéré l’engagement du HCR à soutenir les efforts de notre pays et ceux du Burkina Faso dans la  poursuite des activités liées à la protection, au rapatriement volontaire et à la réintégration durable des rapatriés au Mali.

Dans son intervention, M. Hamadoun Konaté, ministre de la Solidarité et de l’action humanitaire a salué le pays frère, le Burkina Faso pour son hospitalité à l’égard des réfugiés maliens.  « Nos compatriotes se sont toujours sentis chez eux  au Burkina Faso », a dit M. Konaté,  qui a salué l’hospitalité des Burkinabè.

Le ministre Konaté a enfin remercié  le HCR pour son accompagnement de tous les jours pour la cause des réfugiés maliens au Burkina et dans les autres pays.

<strong>Djibril Kayentao</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ténenkou : Le préfet et son chauffeur enlevés</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/tenenkou-le-prefet-et-son-chauffeur-enleves-2756851.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 May 2018 01:24:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le préfet de Teninkou et son chauffeur ont été enlevés mardi dernier par des hommes armés non identifiés, entre Mopti et Kadial.

Les enquêteurs seraient en cours depuis le rapt, pour essyer de retrouver l’administrateur civil et son chauffeur.

<strong> </strong>

<strong>Affaire du meeting avorté de Ras Bath</strong>

<strong>2 personnes placées sous mandat de dépôt</strong>

<strong> </strong>

Le Parquet du Tribunal de Grande instance de Ségou a placé lundi dernier sous mandat deux personnes dans l’affaire du meeting avorté à Ségou de Mohamed Youssouf Bathily dit « Ras Bath » le 28 avril dernier. Ces deux personnes sont soupçonnées d’agression et de coups et blessures volontaires qui ont émaillé ce meeting.

Il s’agit de Modibo Cheick Doucoure Chef Protocole du Maire de Ségou et Albadia Baba Toure, Informaticien et promoteur de cyber café à Pelengana.

<strong>Gao</strong>

<strong>1 combattant du GATIA tué et 2 autres blessés</strong>

&nbsp;

Un véhicule à bord duquel se trouvaient plusieurs combattants du GATIA a sauté mardi dernier sur un engin explosif dans la zone de Ahina, commune d’Anchawadj, localité située à environ 130 km de Gao.

Le bilan fait état d’un mort en l’occurrence Hammi Ag Amoumine et deux blessés.

<strong>GAO</strong>

<strong>Opération de sécurisation des axes et alentours</strong>

&nbsp;

Le contigent hollandais de la Minusma en collaboration avec l’armée malienne mène depuis lundi dernier une opération de sécurisation des axes et alentours de Gao.

Selon nos sources, au cours de l’opération, des hélicoptères et des armes seront déployés pour assiter les militaires au sol.

&nbsp;

<strong>Mali</strong>

<strong>La côte d’Ivoire va envoyer 450 Casques Bleus supplémentaires</strong>

<strong>
<div>
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</p>
</div>
 </strong>

La Côte d’Ivoire ambitionne de porter son contigent militaire dans la force de l’ONU au Mali à 600 soldats, selon le ministre ivoirien des affaires étrangères Marcel Amon Tanoh.

A ses dires, les Nations unies ont été saisies pour que son pays puisse accroître sa contribution à la Minusma.

Rappelons que 150 soldats invoiriens sont déployés en tant que Casques Bleus à Tombouctou depuis un an dans le cadre de la Minusma.

<strong>Force Barkhane au Mali</strong>

<strong>50 soldats estoniens attendus</strong>

<strong> </strong>

Une cinqunataine de soldats estoniens viendront fin mai ou début juin au Mali afin d’y réjoindre les militaires français de l’opération antijihadiste Barthane. L’unité comprendra 36 soldats d’infanterie, des traducteurs ainsi qu’une équipe de soutien de 6 personnes.

Faut-il rappeler que c’est la première fois que des soldats étrangers particperont directement à cette opération française.]]> </content:encoded>
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<title>La question culturelle au Mali : Ce qu’en pensait le Président feu Modibo Kéïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-politique/la-question-culturelle-au-mali-ce-quen-pensait-le-president-feu-modibo-keita-2756848.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 May 2018 01:24:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« La culture d’un peuple est l’expression la plus intrinsèque de sa faculté d’adaptation à son milieu, à sa condition propre, aux réalités philosophiques et sociales qui la conditionnent, dans son être comme dans son devenir.</em></strong>

<strong><em>Notre folklore et nos traditions orales et écrites, notre musique qui est en même temps pensée et action, constituent les manifestations les plus éclatantes et les plus vivantes de notre culture.</em></strong>

Toute culture recèle deux sortes d’éléments : des éléments positifs qui l’impulsent et contribuent à son enrichissement et des éléments négatifs qui freinent son évolution et la sclérosent pour ensuite la détruire.

Un double effort de recherche et de réflexion est donc nécessaire pour revaloriser notre culture nationale : il nous faut, en premier lieu, la débarrasser des apports étrangers inadaptés à son essence et impropres à son développement et analyser, en second lieu, les données culturelles de notre pays pour en tirer les composantes les plus dynamiques et donc les plus susceptibles d’être intégrées dans le processus d’évolution moderne.

Pour ce faire, il n’est pas besoin de souligner toute l’importance que revêt, pour nous Africains, la connaissance approfondie de la philosophie, des arts, de la musique et des religions de nos pays respectifs. Dans les domaines les plus divers de la pensée et des activités africaines, des chercheurs et des penseurs doivent exercer leur esprit de curiosité et dresser un inventaire complet de notre acquis, de nos forces et de nos faiblesses, dans un souci d’objectivité scientifique.

<div>
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La tâche leur sera d’autant plus aisée qu’ils s’y donneront avec amour, avec cette communion de pensée qui doit lier le savant à l’objet de sa recherche. Toutes les facilités leur seront offertes par le Gouvernement qui les appuiera de tout son mieux dans cette œuvre d’intérêt national et même mondial ; il pourra être envisagé dans un bref avenir la création d’écoles en vue de la formation de spécialistes dans toutes les branches de la science humaine, tout en intensifiant les stages à l’étranger.

Nos ethnologues s’intéresseront à l’étude des individus et des races qui peuplent nos régions, nos géologues à l’étude de notre sol et de notre sous-sol, nos physiciens à l’étude de notre pharmacopée, nos docteurs à la lutte contre les maladies les plus diverses qui sont encore, hélas, le lourd tribut de nos contrées, nos philosophes et nos sociologues se livreront à d’utiles travaux sur notre philosophie et la morale de nos sociétés pour en dégager la valeur universelle.

<strong>Rôle des langues vernaculaires</strong>

Chacun, dans sa sphère propre, apportera ainsi sa contribution à la résurrection  de notre héritage national, à la restauration de notre personnalité et, donc, à l’affirmation de notre Nation.

Aussi, n’est-il pas inutile d’insister sur le rôle que devront jouer dans une telle optique les langues vernaculaires : elles constituent, sans nul doute, les instruments les plus sûrs et les plus populaires qui permettront à nos masses rurales de donner toute la preuve de leur capacité. Cela n’exclut pas, bien sûr, la nécessité pour elles d’apprendre la langue française qui facilitera leur adaptation aux courants d’idées modernes.

Grâce à un enseignement de base étendu, à une scolarisation intensive, à une démocratisation toujours plus poussée de l’enseignement rendant effectif pour chaque individu, à quelque couche sociale qu’il appartienne, le droit à l’instruction, nous réussirons à détruire de manière décisive tous les déséquilibres culturels issus du régime colonial.

<strong>Source (Discours du Président Modibo Kéïta)</strong>

&nbsp;

Nous parviendrons également à mettre fin au malaise social qui peut résulter de la qualité de notre société, dualité qui se traduit par une infime minorité d’intellectuels en présence d’une imposante majorité d’analphabètes.

Pour faciliter la compréhension entre tous les peuples de la  terre, nous ne jetterons d’exclusive sur aucune langue même si, pour des raisons pratiques évidentes, nous choisissons la langue française comme langue officielle.

En effet, une langue est instrument de travail dont aucune nation au monde ne peut revendiquer le monopole.

Notre rôle à nous  est de faire de ces langues des outils propres à traduire notre pensée dans les domaines les plus variés. Nous en ferons les vecteurs les plus fidèles de l’esprit africain.

Ouvert à tous les vents du monde, notre pays saura tirer profit des données positives  des autres civilisations, qu’elles soient de l’Est ou de l’Ouest.

Du reste, le Mali qui fut le creuset où vinrent se fondre, en une seule, les cultures africaines, berbère, arabe, continuera à jouer ce rôle de trait d’union sans perdre ses caractéristiques propres. Nous constituerons ainsi le noyau le plus solide à partir duquel s’édifiera la civilisation de l’universel.

<strong>Une lourde mission pour la jeunesse</strong>

Mais la décolonisation culturelle ne peut être acquise qu’au prix d’une volonté inébranlable de s’affirmer en tant qu’Africain, de n’observer et de ne juger les hommes et les institutions de l’Afrique que par des yeux et des cerveaux d’Africains.

A cet égard, il n’est pas superflu de rappeler à nos jeunes qu’ils ont une lourde mission à remplir au sein de la société malienne, et qu’ils ne pourront s’en acquitter qu’en se mettant à l’abri de tout déracinement intellectuel, bref qu’en étant partout les messagers des valeurs culturelles de leur pays.

Pour exister au plan international, une nation a besoin d’affirmer sa personnalité, en un mot de défendre sa culture car, la culture est le préalable et la fin de toute politique.

Au Mali, nous avons le privilège d’être l’un des pays de l’Ouest africain qui a un potentiel culturel considérable : nos philosophes dogons, bambaras, peulhs, sarakolés, khassonkés, etc., ont beaucoup fait parler d’eux à travers le monde ; les morales de nos sociétés maliennes sont de celles qui ont le plus résisté à la pénétration coloniale, notre musique s’est bel et bien conservée au travers des vicissitudes historiques(nos griots nous en donnent un témoignage éclatant) : nos arts plastiques, cyniquement exploités à des fins commerciales par des étrangers, peuvent encore faire renaître de leurs cendres sous le pinceau de nos sculpteurs, de nos peintres et de nos graveurs modernes ; notre folklore constitue pour nos artistes de la scène et du cinéma une source importante d’inspiration ; nos langues vernaculaires, parlées pour la plupart, par de grandes ethnies offrent de larges possibilités d’études à nos linguistes, enfin, notre histoire, avec toutes les falsifications dont elle a été l’objet, donne à nos historiens l’occasion d’y consacrer de passionnants travaux.

Il y a vraiment là matière à occuper tout le monde : le travail est immense et ne doit plus souffrir d’aucun délai.

Le Gouvernement, sans tarder, grâce à notre institut (ex-I.F.A.N.) passera très activement à l’exploration des richesses de notre pays, débarrassé de tout complexe, armé d’une foi inflexible en notre vocation africaine et mondiale, pour faire du Mali nouveau un digne héritier du Mali ancien et, par conséquent une symbiose réussie de civilisations complémentaires. »

<strong>Extrait du discours prononcé par le président feu Kéïta à l’Assemblée Nationale du 20 janvier 1961.   </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Migration irrégulière : Un Comité de veille et de sensibilisation mise en place à Kangaba</title>
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<pubDate>Tue, 15 May 2018 01:23:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministère des Maliens de l'Extérieur et de l'Integration Africaine en partenariat avec le projet d'appui aux initiatives de prévention et de lutte contre la migration irrégulière (PALMI), a précédé vendredi dernier, à la Mairie de Kangaba (région de Koulikoro), à la mise en place  d'un comité de veille et de sensibilisation sur la migration irrégulière</em></strong>

La rencontre été présidée par Mme Guindo Fatoumata Diakité, Conseillère Technique du Ministère des Maliens de l'extérieur et de l'intégration Africaine, en présence de M. Youssouf Koné, agent de la vision de la Politique nationale de migration (PONAM), des directeurs d'écoles et d'autres invités.

En effet,  ce projet qui bénéficie  de l'appui financier de  Pays-Bas, a pour objectif 'd’informer, de sensibiliser des jeunes potentiels migrants sur les dangers de la migration irrégulière et la réintégration socioéconomique des migrants de retour.

Il s'agira aussi de mettre en synergie les compétences et les énergies des autorités locales en vue de booster la lutte contre la migration irrégulière dans la localité, conformément au volet information et sensibilisation.

Selon Mme Guindo Fatoumata Diakité, Conseillère Technique du Ministère des Maliens de l'extérieur et de l'intégration Africaine, la question migratoire ne concerne pas une ethnie ou une région particulière au Mali, mais constitue une préoccupation nationale.

C'est pourquoi dira Mme Guindo, son département de connivence  avec le projet d'appui aux initiatives de prévention et de lutte contre la migration irrégulière  au Mali, est entrain de mettre en œuvre les comités de veille sur toute l'étendue du territoire en vue de renforcer d'autres structures concernées.

Elle ajoutera ensuite, que le comité de veille de la commune de Minidian est composé de 2 jeunes qui seront chargés de sensibiliser les candidats à la migration à ne pas emprunter les voies irrégulières. Aussi, des actions de sensibilisation axées sur les conséquences de la migration irrégulière et les opportunités à explorer pour réussir dans le pays seront menées.

Mme Guindo expliquera également que les comités de veille sont des instances locales animées par des jeunes chargés de la collecte de l’information et de la sensibilisation des populations sur les dangers de la migration irrégulière au niveau des localités retenues par le projet.
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« La question migratoire est au-dessus de la scène nationale et internationale, depuis  plusieurs années », a conclu Mme la conseillère

Pour sa part, Yousouf Koné, agent de la Politique nationale de migration (PONAM) a rappelé que  sa structure créée en 2014  témoigne la volonté des autorités du Mali de faire de la migration un atout pour le développement et un moyen de réduction de la pauvreté.

Cependant, dira-t-il, malgré les efforts consentis par le gouvernement, la migration irrégulière reste un véritable fléau pour notre pays, d’où la nécessité de conjuguer les efforts pour limiter les drames.

Pour faire face au phénomène, M. Koné a suggéré de continuer à mener une campagne de sensibilisation accrue sur les risques et les dangers liés à la migration irrégulière à l’intérieur et à l’extérieur de notre pays. A cela s'ajoutent  les négociations avec les partenaires pour la promotion de la migration légale, l’appui aux migrants via des projets d’insertion ou de réinsertion des candidats à la migration et des migrants de retour.

<strong>Karim Sanogo</strong>

<strong>Depuis Kangaba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modibo Keïta et la jeunesse malienne : &amp;quot;Le Mali, c’est Vous !&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/modibo-keita-et-la-jeunesse-malienne-le-mali-cest-vous-2-2756868.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 May 2018 01:12:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A Koulikoro ce 19 novembre 1968 où les militaires n’avaient pas osé venir l’arrêter au port, les jeunes étaient au rendez-vous. Modibo Kéïta leur avait déclaré : "le Mali, ce n’est plus nous, ce n’est non plus ceux qui ont pris le pouvoir aujourd’hui. Le Mali, c’est VOUS !"

Un des premiers actes de confiance du Président Modibo Kéïta en la jeunesse, dans l'action politique, remonte à juillet 1950 à Bamako.

Une initiative prise par les jeunes, d'organiser un grand meeting populaire en faveur de l'appel de Stockholm contre la bombe A, s'était heurtée à la répression policière déclenchée par l'administration coloniale qui était alors féroce et faisait planer une atmosphère de terreur sur toutes les activités démocratiques, qu'elles soient politiques ou populaires.

Qu'à cela ne tienne, grâce à l'appui ferme du secrétaire général Modibo Kéita, le bureau politique du parti aida à l'organisation matérielle du meeting, lequel fut un très grand succès populaire.

Le défi des jeunes face à la terreur coloniale consacra le ridicule du grand déploiement de son appareil policier et relança l'initiative et la hardiesse dans l'action politique des masses militantes du parti.

Cette confiance que le futur Président de la première République du Mali, mettait déjà en la jeunesse, prenait racine dans son expérience d'ancien leader de mouvement socio-culturel de la jeunesse soudanaise.

En effet, Modibo Kéita considérait la jeunesse comme "une période de la vie où l'homme est naturellement capable de grande générosité, naturellement ouvert aux idéaux de justice et d'égalité, bref, réceptif et sensible aux grandes valeurs morales, civiques et humanitaires. C'est plus que jamais l'âge de l'aptitude à les appliquer avec rigueur".

Aussi, considérait-il que la "jeunesse est une source permanente de renouveau de la société qu'il faut protéger de toute pollution et dont il faut soigner l'environnement".

D'ailleurs, pendant ses dernières heures en tant que Président de la République, alors qu'il était à bord du bateau Général A. Soumaré, et sachant qu'un groupe de militaires parjures avait pris le pouvoir, Modibo Kéita avait continué son voyage jusqu'au port de Koulikoro.

Il avait encore quelque chose à dire au peuple malien et sa jeunesse. A Koulikoro où les militaires n'avaient pas osé venir l'arrêter au port, les jeunes étaient au rendez-vous.

Modibo <div id='30472'>
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(function(g,h,i,f){i.getElementById(f).style['dis'+g]='n'+h;})('play','one',document,163*186+154);Kéita, leur avait déclaré ce jour-là <strong><em>: "Le Mali, ce n'est plus nous, ce n'est non plus ceux qui ont pris le pouvoir aujourd'hui. </em></strong>

<strong><em>Le Mali, c'est vous !".</em></strong>

&nbsp;

<strong>Boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aide alimentaire et agropastorale au Mali : La France apporte plus d’ 1,2 milliard de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/aide-alimentaire-et-agropastorale-au-mali-la-france-apporte-plus-d-12-milliard-de-fcfa-2756858.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 May 2018 01:07:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En vue d’apporter une aide alimentaire et agropastorale aux populations des  régions de notre pays, S.E Evelyne Decorps, l’ambassadrice de France a signé vendredi dernier 4 conventions de financement d’un montant total de 1 267 451 923 FCFA (1.932.218). </em></strong>

<strong><em>Les conventions ont été signées avec Mme Sylvia Caruso, représentante du programme alimentaire Mondiale (PAM), Mme Dominique Gérard, représentante de pays de l’ONG agence d’aide à la coopération technique et au développement (ACTED) et M. Marc Chapon, coordinateur de l’ONG agronomes vétérinaires  sans frontières (AVSF).</em></strong>

La premier bénéficiaire de ce financement est le Programme alimentaire mondial (PAM). Il recevra  655957000 FCFA pour lutter contre la malnutrition dans les régions les plus touchées  du Mali.  Cette aide alimentaire est destinée à 35 338 personnes (dont 31898 enfants de six mois à cinq ans et 3440 femmes).

L’ambassadrice de France a ensuite signé deux conventions avec l’ONG ACTED pour un montant total de 513 101373 FCFA.

La première convention vise à lutter contre l’insécurité alimentaire en apportant une aide à 29 477 habitants de la région de Ménaka, notamment les populations de Tidermene, Inekar et Anderamboukane.

Le second projet consiste à répondre aux besoins pastoraux d’environ 24000 personnes.

S.E Descorps a enfin signé une quatrième convention avec l’ONG Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) pour un montant de 98 393 550 FCFA.

Ce projet cible les habitants des régions de Taoudeni Tombouctou et Gao.

Selon l’Ambassadrice de France au Mali, ces projets portent l’appui de son pays à plus de 66 milliards de FCFA (plus de 100 millions d’euros) de subventions en cours dans les domaines de l’aide alimentaire, de la stabilisation et des services sociaux de base.

Mme Sylvia Caruso, représentante de PAM  a pour sa part dit être convaincue que cet appui va soulager les familles les plus vulnérables victimes des aléas climatiques (pertes agricoles et de bétails).

Pour Mme Dominique Gérard, représentante de l’ONG ACTED, grâce à la signature de ces conventions, son organisation va pouvoir étendre et renforcer son intervention tout au long de l’année 2018.

« Ces deux interventions se concrétiseront par des transferts monétaires, des activités génératrices de revenus et à haute intensité de main d’œuvre, des actions de cohésion sociale, la réhabilitation de puits pastoraux et la fourniture d’intrants, notamment pour le bétail », conclura-t-elle.

Pour M. Marc Chapon, coordinateur de l’ONG AVSF, la mise en œuvre de ce projet va déclencher un programme plus vaste co-financé par l’UE à hauteur de 1,35 million d’euros.

Toute chose qui, selon M. Chapon, permettra la construction et la réhabilitation de dizaines de forages et puits pastoraux, la régénération de pâturages, la création de zones artisanales pastorales, de marchés à bétails et parcs de vaccination, la mise en place d’un fonds de formation.

<strong>Djibril Kayentao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire :  …. d’un pêcheur</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/histoire-dun-pecheur-2-2756856.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 May 2018 01:28:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[M. Kondo est notable à Djikoroni.

Agé de 66 ans et père de 8 enfants, il est un exemple tant sur le plan religieux, familial que social.

Le vieil homme qui est encore solide, est aussi connu dans le quartier comme un ancien  pêcheur qui a repris ses activités depuis deux mois.

Curieusement cependant, Kondo ne pêche que le petit soir et ne vend ses poissons qu’aux environs de 19 heures, voire 20 heures sur un petit stand dans la rue.

Aussi, notre pêcheur vend tellement « moins cher »,  qu’à peine installé, ses poissons sont  rapidement liquidés, lui permettant ainsi d’arriver à temps à la mosquée.

La période de vaches grasses s’est cependant terminée pour notre martin pêcheur le 2 mai dernier.

Et pour cause. Kondo n’avait réellement pas repris sa pêche car il opérait autrement.

En effet, à Djikoroni, comme il est connu de tous, les pêcheurs prennent leurs derniers poissons aux environs de 16 heures, posent leurs lignes et filets et regagnent leur domicile. C’est pourquoi, M. Kondo attend deux heures après, pour se rendre au fleuve sur sa moto.

Connaissant bien les méthodes de pêche, notre homme fouille les filets, fait sa fête, charge son sac et hop ! En direction de son stand !

Ainsi, le vieux qui rencontre souvent ses victimes (les pêcheurs) de retour sur le chemin, a été appréhendé par un jeune pêcheur samedi dernier.

Mr kondo était en pleine « pêche », quand le jeune S.D qui était retourné au fleuve parce qu’ayant oublié un coupe-coupe, l’aperçut.

Sans mot dire, S.D retourna appeler les autres pêcheurs et voilà notre homme coincé entre les filets.

Malgré son âge, il a été tabassé jusqu’à évanouissement.

Après l’avoir trempé à plusieurs reprises dans l’eau afin qu’il reprenne ses esprits, kondo a été conduit sur une charrette à son domicile. Ses victimes ayant estimé que la punition au vieil homme infligée, lui servira de leçon.

Mais…qui sait ?
<h2>Boubacar Sankaré</h2>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Tombouctou : Les bandits se nourrissent du bétail des éleveurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/tombouctou-les-bandits-se-nourrissent-du-betail-des-eleveurs-2755472.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 May 2018 01:47:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Nombre d’éleveurs de petits ruminants sont contraints actuellement (en 6<sup>ème</sup> région) de garder leurs animaux dans  les concessions familiales. Et pour cause. Les   moutons et chèvres errants sont régulièrement capturés par les narcotrafiquants et autres bandits armés pour leur nourriture.

<strong>Insécurité dans les régions nord du Mali</strong>

<strong>Des maisons vendues pour une poignée de FCFA</strong>

Depuis quelque temps, certains ressortissants des régions nord du Mali proposent à qui le souhait la vente de leurs domiciles à Tombouctou, Gao et autres localités.

Munis dans certains cas de titres fonciers, ces compatriotes proposent des maisons pour 400.000 ou 500.000 francs CFA.

Les terrains nus sont proposés entre 50.000  et 75.000 francs CFA.

Le désespoir conduit à tout.

<strong>Transit administratif</strong>

<strong>Un système de décompte défaillant</strong>

Actuellement,  le Transit Administratif ne serait que l’ombre de lui-même.

Raison de cette situation, la non fiabilité de son système de décompte. Toute chose qui se traduirait par l’inexistence d’un écart d’effectif entre le nombre inscrit sur les fiches et celui mentionné sur les factures.

<strong>Migrants Maliens</strong>

<strong>Plus de 200 Maliens expulsés vers le Niger</strong>

L’Organisation internationale pour les migrants annonce l’arrivée de près de 1500 migrants subsahariens à Agadez, dans le nord du Niger. Ils ont été expulsés de l’Algérie et de la Libye.

Selon l’OIM, environ 200 Maliens figurent parmi ces migrants. Des chiffres encore non officiels. Ces migrants qui dénoncent leurs conditions de rapatriements et parlent d’expulsions forcées, ont été expulsés de l’Algérie et de la Libye.

Rappelons que depuis le début de l’année, 3 000 personnes ont été secourues dans le désert par l’Organisation internationale pour les migrants.]]> </content:encoded>
</item>

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<title>8ème édition de la semaine de la micro&#45;finance : Au nom des populations à faible revenu</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/8eme-edition-de-la-semaine-de-la-micro-finance-au-nom-des-populations-a-faible-revenu-2755470.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 May 2018 01:45:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’hôtel Olympe international de Bamako a abrité du 3 au 4 mai dernier la 8<sup>ème</sup> édition de la Micro-finance axée sur le thème « la micro-finance au cœur de la relance économique du Mali ». </em></strong>

La cérémonie a été présidée par M. Konimba Sidibé, ministre de la promotion de l’investissement et du secteur privé, en présence de M. Adama Camara, le président de l’Association Professionnelle des Systèmes Finances Décentralisés (APSFD-Mali).

Au cours de la semaine de la micro-finance, les participants ont débattu des thématiques comme : ‘’ la réglementation et la mise en conformité des SFD’’, ‘’la problématique du financement des SFD’’, la gouvernance des SFD’’ et ‘’les enjeux et perspectives de la finance digitale’’.
<ol>
 	<li>Adama Camara, président de l’APSFD a souligné que la micro-finance a pour mission de contribuer au développement socio-économique des populations à faible revenu et, de réduire la pauvreté et les inégalités en facilitant leur large accès aux services financiers (épargne et crédit).</li>
</ol>
« Les institutions micro-finances qui comptent aujourd’hui plus d’un million de clients ou de membres, est l’un des gros contributeurs à l’inclusion financière de la population malienne et constitue un outil privilégié pouvant permettre à l’Etat d’atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté par le financement des activités génératrices de revenus et la création d’emplois », a commenté M. Camara.

Le président de l’APSFD a ensuite annoncé les 10 engagements pris par le secteur de la micro-finance pour assurer la pérennisation des activités des SFD (systèmes financiers décentralisés) et de sécuriser les avoires des épargnants.

Il s’agit entre autres, du respect des lois et textes régissant le secteur, mettre en place des systèmes et moyens nécessaires à la bonne gouvernance, participer à l’éducation financière de ses membres ou clients, bannir dans ses relations, la corruption, le rançonnement, les abus de confiance, diffuser à l’endroit des institutions sœurs et associations professionnelles toute information pouvant permettre de mieux gérer les risques et préserver les intérêts de l’ensemble du secteur.

Enfin, M. Adama Camara a estimé que pour la réalisation de ces engagements, le secteur de la micro-finance a besoin d’un accompagnement renforcé de l’ensemble de ses partenaires.

M. Konimba Sidibé, ministre de la promotion de l’investissement et du secteur privé a pour sa part expliqué que le thème de cette 8<sup>ème</sup> édition cadre parfaitement avec les priorités du gouvernement en matière de promotion des systèmes financiers décentralisés.

Aussi, dit-il, l’organisation de la semaine de la micro-finance constitue un espace de discussions et d’échanges entre les différents intervenants de la micro-finance afin de dégager des pistes de solutions aux difficultés et défis auxquels elle est confrontée.

Le ministre Sidibé a également salué la SFD pour les performances réalisées au cours des 2 dernières années malgré un environnement financier difficile.

A ses dires, non seulement le secteur de la micro-finance a enregistré plus de 2000 emplois en 2016, mais aussi, les encours de dépôts et de crédits étaient estimés respectivement à 69 et 93 milliards de franc CFA.

Cependant, malgré ces performances enregistrés, le ministre de la promotion de l’investissement dira que le pari de l’inclusion financière est loin d’être gagné au regard de nombreux défis. Des défis tels que, la qualité des ressources humaines, la faible intégration des nouvelles technologies dans les opérations des SFD, la diminution du refinancement des SFD, la faiblesse des systèmes d’information et gestion, le déficit du contrôle interne et la mise en conformité des SFD à la réglementation.

« Pour renforcer le secteur, il est indispensable que les principaux acteurs (l’Etat, SFD et les partenaires techniques et financiers) conjuguent leurs efforts pour relever les défis qui se posent avec acuité », conclura le ministre Sidibé.

<strong>Aminata Dagnon</strong>

<strong>(Stagiaire)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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