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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le Prétoire</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Le Prétoire</description>
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<title>Réformes politiques et institutionnelles au Mali :  La Modèle&#45;Mali et la COCEM saluent les avancées et plaident pour la publication en ligne des résultats des scrutins par Centre et Bureaux</title>
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<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 15:57:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre du suivi des actions de reformes politiques et institutionnelles, la Mission d’observation électorale au Mali (Modèle-Mali)  et la Coalition pour l’observation Citoyenne des élections au Mali étaient face à la presse, le samedi 04 décembre 2021, à l’Hôtel Maeva Palace. Au cours de cette rencontre, ils ont exprimé leur satisfecit par rapport à certaines reformes et d’interpeller par ricochet les Autorités à prendre en compte certaines préoccupations spécifiques.</strong>

Ils étaient face à la presse la Mission d’observation des élections au Mali (MODELE Mali) et la Coalition pour l’Observation Citoyenne des Elections au Mali (COCEM) pour se prononcer sur l’évolution des reformes politiques et institutionnelles. Au Présidium : Dr . Ibrahima Sangho, Chef de mission de Modele- Mali, Adam DICKO de l’AJCAD, membre de la Modèle et Salia Kariba Traoré, de la COCEM.

Dans son intervention, Dr . Ibrahima Sangho, Chef de mission de Modele- Mali, a , au nom du Consortium, indiqué de prime abord , qu’ils ont pris acte de l’adoption en Conseil des ministres, le 24 novembre 2021, du projet de Loi électorale. <strong>« </strong><em>La MODELE Mali et la COCEM ont noté dans le projet de loi électorale, et d’après ce qui nous est parvenu, des avancées significatives. Il s’agit globalement, entre autres, de la création de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE), de l’instauration du mode de scrutin proportionnel en lieu et place du scrutin majoritaire pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale, de la possibilité de vote électronique, de la prise en compte des Maliens établis à l’extérieur, du renforcement du Genre, etc</em> », a-t-il déclaré. Partant, il a précisé que <strong>c</strong>es changements sont spécifiquement consacrés dans les dispositions suivantes : L’article 3 qui crée une autorité administrative indépendante dénommée Autorité indépendante de Gestion des Élections en abrégé « AIGE » ; l’article 4 qui prévoit que l’AIGE a pour missions l’organisation et la gestion de toutes les opérations électorales et référendaires et qui peut également organiser, à leur demande et à leurs frais, les élections des ordres professionnels, des organisations faîtières des Maliens établis à l’extérieur et des chambres consulaires ; L’article 99 qui porte sur le délai de convocation des électeurs à quatre-vingt-dix (90) jours au moins avant la date du scrutin ; l’article 102 suivant lequel le vote peut être manuel ou électronique ; l’article 151 qui prévoit un plafonnement et un contrôle des dépenses de campagne électorale, les articles 157, 171 et 179 qui consacrent la publication en ligne des résultats, bureau de vote par bureau de vote, du Référendum, de l’élection Présidentielle et des élections Législatives ; l’article 170 qui élargit la circonscription électorale aux Maliens établis à l’extérieur ;

l’article 173 qui instaure la représentation proportionnelle pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale, en vertu de laquelle l’attribution de siège se fera selon la règle de la plus forte moyenne ; l’article 81 qui renforce la Loi 052 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives en prévoyant que la liste de candidatures se présente de façon alternée entre les sexes.  L’occasion pour lui de rappeler que ces changements font parties de leurs recommandations. «  La MODELE Mali et la COCEM rappellent que ces changements interviennent suite aux recommandations formulées et réitérées par nos organisations à plusieurs occasions », a précisé Dr. Sangho.

<strong>Recommandation  d’amélioration </strong>

Cependant, le Chef de mission de la Modele-Mission et porte-parole, estime  qu’il ya des améliorations à faire au niveau du projet de Loi .

« En vue d’améliorer le projet de loi électorale, la MODELE Mali et la COCEM recommandent au Conseil National de Transition (CNT) : 1-De prendre en compte la publication en ligne des résultats des scrutins par centres et bureaux de vote, au fur et à mesure de la proclamation des résultats provisoires et non après les 5 jours contenus dans les articles 156, 171 et 179. Elle permet d’éviter les conflits et d’éventuels tripatouillages des résultats pendant la remontée et la centralisation des résultats ; contribuant ainsi à la transparence et à la crédibilité des élections. Elle permet également d’obtenir les résultats par bureaux de vote avant le début légal du contentieux ;

De mieux définir les attributions de l’observation électorale (organisations de la société civile et organismes internationaux) prévues à la section 5, article 41 dudit projet, en permettant aux observateurs d’être présents à toutes les étapes du processus électoral ; y compris les différents niveaux de centralisation des résultats provisoires et définitifs ; 3.d’ajouter aux attributions de l’AIGE la proclamation des résultats définitifs ; 4. D’assurer un large consensus autour de l’adoption du projet de loi électorale au niveau du Conseil National de Transition (CNT). « <em>La MODELE Mali et la COCEM invitent l’ensemble des acteurs politiques et les forces vives de la Nation à privilégier l’intérêt supérieur du pays en renforçant le dialogue, le consensus et l’inclusivité », con</em>
<ol start="2">
 	<li><strong> SIDIBE / Collaborateur extérieur</strong></li>
</ol>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>journée internationale de l’abolition de l’esclavage :  « MSDH plaide pour l’adoption d’une loi spécifique pour l’abolition de l’esclavage sous toutes ses formes au Mali »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/journee-internationale-de-labolition-de-lesclavage-msdh-plaide-pour-ladoption-dune-loi-specifique-pour-labolition-de-lesclavage-sous-tou-2955558.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 14:50:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage, célébrée chaque année le 02 décembre, le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH), a organisé une conférence débat sur le thème : « L’esclavage par ascendance, un frein pour la paix et la cohésion sociale ». A cette occasion, ils ont plaidé en faveur de l’adoption d’une loi spécifique pour mettre fin à l’esclave sous toutes ses formes au Mali. C’était à l’Hôtel Radisson Blu.</strong>

Le Mouvement pour la Sauvegarde des droits de l’Homme ( MSDH) a réuni, le 02 décembre 2021,  les défenseurs des droits Humains à l’Hôtel Radisson Blu pour célébrer la journée internationale des Droits de l’Homme.  Cette deuxième édition de la célébration de cette journée  par le MSDH, était placée sous la présidence du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux ;

Diakariyao Doumbia, Représentant le Ministre de la justice, a , dans son discours d’ouverture de la journée, indiqué que  l’esclavage par ascendance est une pratique dénoncée dans tous les rapports des organisations des défenses des droits de l’homme et constitue un phénomène qui sape les efforts de l’Etat en matière de protection des Droits de l’Homme. Il estime que tout doit être entrepris en vue de le combattre sous toutes ses formes pour l’éradiquer. <em>«  Le Département de la Justice en fera une priorité</em> », a-t-il affirmé. Avant de rassurer que dans le cadre de la relecture du Code Pénal, la question de l’esclavage sera débattue et intégrera l’arsenal juridique du Mali. En attendant, dans le cadre des affaires en lien avec l’esclavage par ascendance, le Ministre de la justice, Garde des Sceaux a instruit, à travers une lettre circulaire, aux Procureurs Généraux de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue d’engager des poursuites contre toutes personnes impliquées dans les actes en lien avec  le phénomène.

Pour le Président du Mouvement Pour la Sauvegarde des droits de l’Homme ( MSDH), Boubacar Djim, l’objectif de cette journée  vise à accentuer la communication pour lutter efficacement contre toutes les formes de contemporaines d’esclavage, l’exploitation sexuelle et traite des êtres humains, le travail des enfants, les mariages forcés, et le recrutement d’enfant dans les conflits armés. L’esclavage a évolué et s’est  manifesté sous différentes manières à travers l’histoire. Certaines formes traditionnelles de l’esclave demeurent. L’occasion pour lui de faire le point des actions menées en prélude de cette journée. « <em>Le Mouvement pour la Sauvegarde des droits de l’Homme a lancé une campagne digitale de 7 jours  d’information et de sensibilisation ainsi que des actions de plaidoyer via les réseaux sociaux, les organes de presse et la communauté des blogueurs du Mali</em> ».

Se prononçant sur le thème : « l’esclavage au Mali, un frein pour la paix et la cohésion sociale », il dira que  l’esclavage par ascendance est la forme d’esclavage la plus répandue au Mali et a pris une autre tournure dans la région de Kayes  avec plusieurs assassinats qui n’honorent pas le Mali. A l’en croire, cette pratique est également présente au Nord et au Centre du Mali. « <em>Cette conférence a pour objectif d’ouvrir le débat sur la problématique de l’esclavage par ascendance tout en informant , sensibilisant l’opinion publique nationale et internationale sur l’existence de cette pratique et formulé des recommandation à l’endroit de l’ensemble des décideurs , leaders d’opinion  en faveur de l’adoption d’une loi contre cette pratique au Mali</em> »,

Il a lancé un appel à tous les acteurs gouvernementaux,  ONG, les médias à s’investir  en faveur de l’adoption d’une loi spécifique contre toutes les formes d’esclavage au Mali. Partant, il a salué la circulaire du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, ordonnant aux procureurs de prendre en charge la problématique de l’esclavage par ascendance.

Pour sa part, Salif Fofana, Coordinateur Campagne et Mobilisation d’Amnesty Internationale,  a noté que les victimes de l’esclavage par ascendance ont besoin  aujourd’hui de deux choses : l’assistance et la protection. L’occasion pour lui de plaider en faveur de la mise en oeuvre d’un Bureau d’assistance auprès du Tribunal de Grande Instance de Kayes.

Quant au Résepresentant de la CNDH<em> </em>, Diawoye Magassa, chargé de la question de l’esclavage s’est dit consterné par la résurgence du fléau de l’esclavage par ascendance dans certaines parties de notre pays, notamment la Région de Kayes. «  <em>La pratique de l’esclavage est interdite dans notre pays depuis 1222, date d’adoption de la charte des chasseurs du Mandé. Les dossiers relatifs à ce phénomène, ce fléau, ce mal à éradiquer au plus vite, au niveau de nos juridictions, doivent recevoir un traitement diligent dans un délai raisonnable</em> », a-t-il déclaré. Un panel débat a mis fin à cette journée

&nbsp;
<ol>
 	<li><strong> SIDIBE, Collaborateur extérieur</strong></li>
</ol>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Air Ivoire : Lourde condamnation pour l&amp;apos;homme d&amp;apos;affaires malien qui a tenté de bloquer un avion ivoirien</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/affaire-air-ivoire-lourde-condamnation-pour-lhomme-daffaires-malien-qui-a-tente-de-bloquer-un-avion-ivoirien-2955576.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 14:00:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Oumar Diawara, homme d'affaire maliano- congolais, a été condamné à Abidjan à 20 ans de prison et 50 milliards F Cfa d'amende avec confiscation de ses biens pour complicité d'abus de biens sociaux et blanchiment de capitaux. Il a été condamné lors d'un procès, le 2 décembre 2021, selon le journaliste ivoirien Steven Ibrahim de @Informateur.info. Il y a quelques semaines, le grand public malien a pris connaissance d’Oumar Diawara lorsqu’il a essayé de saisir à Bamako, le 22 novembre dernier, un avion appartenant à la compagnie Air Ivoire.</strong>

Dans un communiqué le 26 novembre, le gouvernement malien tenait à préciser qu'il n'a été ni informé ni associé à une telle entreprise; que les recoupements effectués lui ont permis de comprendre que la tentative de saisie, qui constitue à tous égards une entorse à la loi, a été fort opportunément interrompue sur intervention de l'ordre des Huissiers-Commissaires de Justice.

Le ministre de la Justice malien rassurait dans le communiqué que toutes les conséquences juridiques attachées à cette affaire seront tirées en temps opportun et que toutes les mesures seront prises pour éviter la survenue à l'avenir de tels incidents. Le gouvernement malien avait présenté ses regrets aux autorités et au peuple ivoiriens pour les désagréments causés par l'incident.

<strong>Les faits</strong>

Tout serait parti d’une frustration de l’homme d’affaires malien. Selon des sources crédibles, la tentative du blocage de l’avion ivoirien est la conséquence d'un litige qui oppose Oumar Diawara à l'Etat ivoirien. En effet, la Cour de justice de la CEDEAO a condamné la Côte d'Ivoire à payer à Oumar Diawara 1,25 milliards de francs CFA au titre de dommages et intérêts pour avoir violé ses droits après lui avoir confisqué en 2020 près de 50 hectares de terrains sur décision du tribunal de première instance d'Abidjan.

Face au refus de la Côte d'Ivoire d'exécuter cette décision, Diawara a entrepris de saisir les avoirs de l'Etat ivoirien. C’est ainsi que le gouvernement du Mali a été surpris d'apprendre que le lundi 22 novembre 2021, un Huissier-Commissaire de Justice a tenté de saisir un aéronef de la Compagnie Air Côte d'Ivoire à l'aéroport international Modibo KEITA de Bamako-Sénou.

La question est de savoir maintenant si l’Etat malien a été tenu informé du sort judiciaire d’un de ses ressortissants qui a des problèmes en Côte d’Ivoire.

<strong>Ismael Diarra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tueries des 10&#45;11&#45;12 juillet :  Le ministre Imam Diarra annonce des indemnisations et la prise en charge des blessés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tueries-des-10-11-12-juillet-le-ministre-imam-diarra-annonce-des-indemnisations-et-la-prise-en-charge-des-blesses-2955566.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 13:59:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre délégué de l’Action humanitaire, de la Solidarité, des Déplacés et des Réfugiés a fait de forte annonces concernant les tueries des 10-11-12 juillet 2020. C’était lors d’une audience avec le collectif des victimes des 10-11 et 12 juillet à son département. Pour une première fois, depuis le drame survenu en pleine manifestation contre l’ancien régime d’IBK, le ministre Diarra a donné des assurances aux victimes et à leurs familles.</strong>

Le ministre Imam Oumarou Diarra a reçu ses anciens camarades de lutte du mouvement M5-RFP dans une émotion très vive la semaine dernière. Une soixantaine de personnes toutes victimes des tueries des 10,11 et 12 juillet 2020. Des parents, des frères et des proches des personnes décédées et des blessés, tous sous l’égide de leur président Seydou Doumbia et leur porte-parole, Abdoulaye Sidibé, ont eu à échanger avec le ministre Imam Diarra.

Les échanges ont porté sur la situation des victimes et les actions que le gouvernement envisage pour panser les plaies. Selon le ministre Diarra, une loi d’indemnisation est en cours d’élaboration pour prendre en charge toutes les victimes du Mali, aussi bien celles des 10, 11 et 12 juillet 2020. La prise en charge financière et autres seront effectuées par le ministère de la Réconciliation et de la Paix au Mali, a précisé le ministre.

Le ministre Diarra a aussi instruit aux responsables du collectif, de dresser une liste définitive des victimes. Après études et examen, la loi d’indemnisation sera prise sur la base d’une liste définitive, selon Imam Diarra. Il a requis aussi le bilan des cas d’urgence de traitements en cours. Cela, pour une prise en charge rapide et effective des cas de traitement au Mali et faciliter leur évacuation s’il y a besoin. Pour ce faire, des instructions seront données aux différentes structures en charge des indigents. « Le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta et son Premier ministre Choguel Kokalla Maïga sont tous engagés dans ce sens », a rassuré le ministre.

De leurs côté, les victimes à travers leur président Seydou Doumbia ont remercié le ministre Imam Oumarou Diarra pour cette initiative et le gouvernement pour la loi d’indemnisation en cours. Lesvictimes ont assuré que le ministre Diarra a déjà participé à l’évacuation et la prise en charge en Tunisie d’un blessé pour une opération à hauteur de plusieurs millions de nos Francs CFA sur fonds propres. Il a aussi initié à son département le financement de projet pour les familles qui ont perdu un membre lors de l’évènement. Des financements à hauteur de 2 millions de F CFA et aussi des motos taxi, des dons de vivres et autres actes de bienfaisance à l’endroit des victimes.

Le ministre qui n’a pas oublié son arrestation par l’ancien régime qui l’avait torturé dont il traine des séquelles de problèmes respiratoires aujourd’hui. Les échanges ont été clos par des prières et des bénédictions à l’endroit des défunts et blessés.

<strong>Binadjan Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assises nationales pour la refondation :   De nouvelles dates fixées pour le 27 au 30 décembre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/assises-nationales-pour-la-refondation-de-nouvelles-dates-fixees-pour-le-27-au-30-decembre-2955564.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 13:58:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les assises nationales pour la refondation (ANR) à l'issue desquelles les autorités de la transition promettent de fixer une date pour la tenue d'élections vont se tenir du 27 au 30 décembre, a annoncé vendredi l'organe chargé de leur organisation.</strong>

Préalablement fixées du 21 au 26 décembre, la structure officielle de ces assises appelle "à se mobiliser et à participer de manière massive et constructive aux débats pour répondre aux ambitions légitimes du peuple malien et bâtir un avenir meilleur", dans un communiqué publié, le vendredi 3 décembre. Les assises prévues du 27 au 30 décembre, au niveau national, seront précédées de rencontres séparées, respectivement au niveau des communes, des cercles, des régions et des Maliens à l'étranger à partir du 11 décembre. Ces rencontres vont durer jusqu'au 23 décembre, selon le communiqué. La junte avait précédemment annoncé que ces assises se tiendraient du 21 au 26 décembre, avant un nouveau report annoncé le 23 novembre.

Cette annonce a suscité une large levée de boucliers au sein de la classe politique malienne. Le 19 novembre, une coalition de partis politiques, le "Cadre d'échange", avait indiqué son refus d'y prendre part au colonel Assimi Goïta, au pouvoir depuis le putsch du 18 août 2020. Cette coalition réunit plusieurs partis et regroupements de partis, dont le Rassemblement pour le Mali (RPM) de l'ancien président, Ibrahim Boubacar Keïta, renversé le 18 août 2020, du PARENA et Yéléma, de l'ancien Premier ministre Moussa Mara. Le Premier ministre installé par la junte, Choguel Kokalla Maïga, insiste sur la tenue de ces Assises pour décider des suites de la transition. Dans plusieurs interviews, il a notamment posé leur tenue comme préalable à l'organisation d'élections censées garantir un retour à un pouvoir civil. Bamako a récemment notifié à la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) que le Mali serait dans l'incapacité d'organiser ces élections d'ici février 2022, évoquant notamment l'insécurité criante dans les régions.

Depuis 2012, le Mali traverse une profonde crise avec des attaques répétées de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique, doublées de violences contre les civils perpétrées par des groupes armés, certains autoproclamés d'autodéfense.

Lors de ses prises de paroles publiques, Choguel Kokalla Maïga a plusieurs fois indiqué vouloir créer via ces assises les conditions idoines pour que les élections ne soient pas contestées. La question est de savoir si les nouvelles dates pour la tenue des assises seront-elles respectées ?

<strong>Binadjan Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition politique au Mali :  Certains propos de Mahamoud Dicko démentis  par certains ténors du  Comité Stratégique du M5&#45;RFP</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-politique-au-mali-certains-propos-de-mahamoud-dicko-dementis-par-certains-tenors-du-comite-strategique-du-m5-rfp-2955583.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 13:57:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la sortie médiatique de l’Imam Mahmoud DICKO pour, dit-il, clarifier certaines choses, d’autres membres du Comité Stratégique du M5-RFP sont revenus à la charge pour « rétablir la vérité des faits » et soutiennent que l’Imam a dit certaines contrevérités et se disent obliger s’exprimer à leur tour pour mettre les points sur les i . Il s’agit de Me Mountaga TALL et   Abdoul Kader Maïga, tous membres du Comité stratégique du M5- RFP.</strong>

<strong> </strong>Quand les amis se disputent, les secrets pleurent, dit une sagesse populaire. Tel semble être la tournure des évènements  après la sortie médiatique de l’Imam de Badalabougou la semaine dernière. Depuis cette reprise de parole en public de l’Imam Mahmoud DICKO après un long moment d’absence sur l’échiquier,  certains compagnons au temps fort de la contestation du régime défunt, réuni aussi au sein du Comité stratégique du Mouvement du 05 juin, Rassemblement des forces Patriotiques  ( M5- RFP), ne se sont pas fait prier pour réagir  pour , dit-il, rétablir la vérité des faits.

Le premier, Me Mountaga Tall, l’un des membres influent du Comité stratégique du M5-RFP, non moins Président du CNID-Faso Yiriwaton est sorti de sa réserve  en prenant sa plume  pour rétablir sa part de vérité. Il l’a fait savoir via son compte Facebook sous le titre ‘’Mise au point après certains propos contraires à la vérité tenus par Mahmoud Dicko le 27 novembre dernier’’.  Il réagissait ainsi aux propos tenus  par rapport à la désignation d’un Premier ministre au sein du M5- RFP qui a soutenu qu’il n’a pas été consulté lorsque les membres du Comité stratégique envoyaient leur CV  pour le poste du Premier Ministre de la Transition. « <em>C’est le cœur meurtri, moralement forcé et politiquement contraint que je fais cette mise au point après certains propos contraires à la vérité tenus par Mahmoud Dicko le 27 novembre dernier. Je ne suis pas moins croyant, ni moins pratiquant ni moins légitime que Dicko pour adopter certaines postures. Et je suis fermement convaincu que tout, dans la vie, procède de la volonté d’ALLAH SOUBHANA WATAALA, l’Omniscient, l’Omnipotent ! C’est donc à Lui Seul que je me confie. Jamais à un simple mortel », </em>a-t-il affirmé. Avant de rappeler<em> qu’il a eu </em>une rencontre avec l’Imam lorsque lui, travaillait sur la structuration d’un gouvernement. Lui, Me Mountaga Tall, dit avoir évoqué le cas spécifique du Ministère des Affaires Religieuses et du Culte  avec proposition d’élargissement du champ de compétences.

« M’interrompant au cours de mon exposé Dicko me dit exactement ceci  » Bouranké (je suis en effet son bel oncle), je sais que tu peux faire ce travail mieux que quiconque et je n’ai rien à y redire. Cependant j’aimerai discuter avec toi d’un autre sujet plus important.  D’accord mais lequel répondis-je ?  Pourquoi tu ne prendrais pas la tête de la Transition qui s’ouvre ?– Moi ? Je n’y ai jamais pensé. Je ne me suis pas battu pour cela et j’ai un autre agenda.  Tu sais bien que tu as le meilleur profil pour cette mission : l’expérience, la connaissance du Mali, la légitimité, le désintéressement, la probité, l’éthique… Je ne vois que toi. Tu dois accepter. Et tu ne peux pas mettre ton agenda personnel au-dessus du Mali. » Ne pas mettre son agenda personnel au-dessus du Mali » : ceux qui me connaissent bien savent que c’est un argument auquel je ne peux résister. Le Mali ! Voilà comment et pourquoi je me suis retrouvé sur une liste de candidats à la Primature », a-t-il déclaré. Et d’ajouter qu’il va se taire sur le reste et ce qui s’est passé à Kati. «  <em>En clair, tout le discours de Mahmoud Dicko sur le choix du 1er Premier ministre de Transition est truffé de contre-vérités »,</em> a-t-il soutenu. Et avance comme preuve : « <em>La preuve ? Mahmoud Dicko, lui-même, a dit à une délégation du M5-RFP dont Hamadoun Amion Guindo, Tahirou Dicko, Imam Oumarou Diarra qui l’ont répété en Comité Stratégique qu’il a fait du tort à Mountaga Tall et qu’il lui doit des excuses. Il a redit la même chose à une autre délégation conduite par Jeamille Bittar. Il m’a d’ailleurs présenté des excuses lors d’une brève et fortuite rencontre au dernier Forum de Bamako le 18 février 2021. Les images de cette séquence ont d’ailleurs abondamment circulé sur les réseaux sociaux. C’est cela la vérité. J’en sais plus mais n’en dirais pas davantage. Sauf si je suis à nouveau contraint »,</em> affirme Me Mountaga Tall.

Le second membre du M5-RFP, Abdoul Kader Maïga,  s’est dit contraint à faire des clarifications à cette période cruciale. «<em> Des propos tenus n’auraient dû pas se tenir. Cela m’oblige aussi à me clarifier </em>», a-t-il affirmé.  Il soutient que les affirmations selon lesquels Mahmoud Dicko dit n’avoir pas été consulté au moment de l’envoi des CV du M5-RFP pour le poste du Premier ministre sont, dit-il, des contre-vérités.  <em>«  Avant l’envoi des CV, une délégation du M5-RFP, composée de :  Tiemoko Maïga,  Aliou Sangaré, Bouba  Traoré sont partis chez l’Imam Dicko pour l’informer solennellement de la volonté du M5- RFP d’envoyer des noms pour la Primature. Ils l’ont demandé est ce qu’il a un candidat pour la Primature. Il leur a répondu qu’il avait démarché Abdoulaye Idrissa Maïga et que ce dernier a décliné. La délégation l’a répondu qu’ils ont un candidat : Cheick Oumar Sissoko. Il dit que ce n’est pas possible. Car, la femme de ce dernier n’est pas une musulmane. Il les a invités à chercher un candidat qui n’est  pas issu du M5-RFP. Parce que lui, il ne voit personne au M5-RFP qui puisse tenir la Primature </em>….»

<strong>B. SIDIBE/ Collaborateur extérieur</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Cheick Oumar Diallo, président du mouvement «Nouvel horizon Faso Jo Sira » : « Il y a un doute sur la capacité de Choguel à remplir sa mission »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/cheick-oumar-diallo-president-du-mouvement-nouvel-horizon-faso-jo-sira-il-y-a-un-doute-sur-la-capacite-de-choguel-a-remplir-sa-mission-2955584.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 13:56:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président du Mouvement « Nouvel Horizon Faso Jo Sira », Cheick Oumar Diallo (COD) ne croit pas aux efforts de réduction du train de vie de l’Etat annoncés par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Il croit aussi que le Premier ministre est dans le dilatoire pour s’éterniser au pouvoir avec son fameux projet d’Assises nationales de la Refondation du Mali. En conclusion, le président du Mouvement «Nouvel Horizon Faso Jo Sira invite Choguel Kokalla Maïga à changer de stratégie ou à quitter la Primature.  C’était au cours d’une conférence de presse tenue le mardi 30 novembre 2021, à leur siège à Bamako pour faire des propositions de sortie de crise aux autorités de la transition.</strong>

Selon <strong>Cheick Oumar Diallo, </strong>il n’y a aucune garantie qu’en maintenant Choguel Kokalla Maïga qu’il remplira sa mission. « <em>Le programme d’action gouvernementale proposé par Choguel aurait pu être un bon programme en temps normal. Mais, il passe très mal pendant une période transitoire </em>», estime-t-il.

Il en veut pour preuve que le programme de Choguel s’adapte au gré de la pression sociale, politique et internationale. Toute chose qui le rend illisible. Ce n’est pas tout.

Le leader <strong>du Mouvement « <em>Nouvel Horizon Faso Jo Sira</em> » reproche aussi au chef du gouvernement de la transition des discours agressifs et isolationnistes, des agissements clivant qui divisent l’opinion nationale, la politisation de la lutte contre la corruption. </strong>

<strong>Sur ce dernier, il en veut pour preuve la procédure judiciaire engagée contre l’ancien patron de l’APCAM, Bakary Togola qui s’est terminée en queue de poisson devant la cour d’assises de Bamako. </strong>

Aussi sur la question de l’organisation de l’élection présidentielle, <strong>Cheick Oumar Diallo se dit également très confus par la posture prise par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. « <em>Le mouvement Nouvel Horizon Faso Jo Sira ne comprend toujours pas que le gouvernement continue à conditionner la tenue de l’élection à l’organisation des Assises nationales de la Refondation. Il y a un doute</em> <em>sur la capacité de Choguel à remplir sa mission »</em>, estime Cheick Oumar Diallo.   </strong>

<strong>Pourtant l’impasse est surmontable ! </strong>

<strong> Ce</strong>pendant, le conférencier trouve que cette impasse est surmontable si des décisions fortes sont prises par le Président de la Transition. Pour lui, l’ouverture d’un dialogue direct entre le Président de la Transition et les Forces Vives est un pas dans la bonne direction. Il devrait être suivi, ajoute-t-il, d’un recadrage de la Transition autour des missions essentielles suivantes : la recherche d’un plus large consensus autour des missions urgentes du moment ; la définition d’un plan d’action clair et réaliste ; la mise en œuvre stricte dudit plan d’action. « Nous estimons que ces propositions, loin d’être exhaustives, concourent, d’une part, à stabiliser nos relations internationales et définir un plan de sécurisation du territoire et de retour de l’administration; d’autre part, à apaiser le front sociopolitique et à lutter contre la cherté de la vie ; ensuite, à recenser les réformes prioritaires et à les mettre en œuvre ; enfin, à organiser les scrutins marquant la fin de la Transition », a-t-il dit.

En outre, Cheick Oumar Diallo (COD) a souhaité la mise en place d’un Gouvernement d’union nationale conjuguant inclusivité et compétences techniques. Pour cela, il a indiqué qu’il est nécessaire d’ouvrir un dialogue avec les Forces Vives pour le choix d’un Premier Ministre; de donner une nouvelle crédibilité au Gouvernement ; d’assurer une plus grande inclusivité; de mettre un terme au bras de fer actuel entre, d’une part, le Gouvernement et une partie des Forces Vives et, d’autre part, entre le Gouvernement et la Communauté internationale. Cheick Oumar Diallo évoque aussi la nécessité de préparer un nouveau PAG (Plan d’action du gouvernement), d’élargir le CNT (Conseil national de transition).

<strong>Youssouf Z </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transmission entre mère et enfant du VIH :  L’ASACO  Banankabougou Faladié armée par le ministre Diéminatou Sangaré</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/transmission-entre-mere-et-enfant-du-vih-lasaco-banankabougou-faladie-armee-par-le-ministre-dieminatou-sangare-2955556.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 12:56:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette année au Mali, la première semaine du mois de lutte contre le VIH et le SIDA (décembre au Mali) a été dédiée à la lutte contre la transmission entre mère et enfant du VIH. Et c’est l’Association de santé communautaire (Asaco) Banankabougou Faladié en commune VI du District de Bamako qui a été choisie par Mme la ministre de la Santé et du Développement social, Diéminatou Sangaré pour engager ce combat. La campagne de sensibilisation a été couplée avec la cérémonie de remise de 90 motos aux autorités  sanitaires de l’Asaco. </strong>

Par la même occasion, Mme la ministre a reçu des engagements formels de la part des autorités traditionnelles et politiques de la commune VI du District de Bamako sur leur disponibilité à aider les agents sanitaires de la commune dans leur lutte contre la transmission entre mère et enfant du VIH.

Selon Dr Nana Sy, Médecin chef du CScom de la CVI, la transmission entre mère et enfant du VIH (PTME) est la principale cause d'infection à VIH chez l'enfant. « Sans intervention, 30 à 40% des nouveaux nés de mères séropositives contracteront le VIH », explique-t-elle.

Cependant, poursuit-elle, ce risque peut être réduit à moins de 5% avec des interventions efficaces de la Prévention de la Transmission Mère/ Enfant du VIH (PTME). « La PTME a démarré au Mali en 2001 avec le site IMAARV de l'hôpital Gabriel TOURE (Initiative Malienne d'Accès aux Antirétroviraux) avec l'appui de l'UNICEF », rappelle-t-elle.

Pour rappel, le ministère de la Santé, à travers sa Cellule Sectorielle de Lutte contre le Sida, la tuberculose et les Hépatites Virales, a initié un plan d'élimination de la transmission Mère/Enfant du VIH.

Ce plan PTME(2019-  2021), cherche à toucher toutes les femmes enceintes qui vivent avec le VIH ainsi que leurs enfants, depuis la grossesse jusqu'à la fin de l'allaitement, dans le but de satisfaire les besoins des mères et des enfants en matière de prévention, de traitement, de soins et de soutien liés au VIH pour arriver à l'objectif d'élimination du Sida à l'horizon 2030. « <em>L'élimination de la transmission mère/enfant est l'un des piliers de la réponse VIH/Sida. Nous devons y arriver pour offrir aux futures générations un monde sans Sida. Le pays compte actuellement 1149 sites PTME, cela a permis de conseiller 592911 femmes enceintes en consultation prénatale dont 441014 ont fait le test et 1635 ont été diagnostiquées séropositives au VIH soit un taux de 0,37%. 898 enfants ont bénéficié de la PCR1 dont 683 enfants de moins de 2 mois avec 51 positifs soit 7,47% de positivité. De janvier à octobre 2021, ASACO BAFA dans ces activités de CPN a conseillé et dépisté 3736 femmes enceintes dont 42 positives soit 1,12% de séropositivité Ces résultats nous interpellent tous à une plus grande implication afin qu'aucun enfant ne naisse avec le VIH. Je saisis donc cette opportunité pour exprimer mes vifs remerciements aux responsables politiques et administratifs, aux personnels  socio sanitaires, aux Partenaires bilatéraux et multilatéraux, aux ONG et Associations participatives et à tous les invités ici présents pour leur participation à la mise en œuvre du plan d'élimination de la transmission mère/ enfant du VIH dans le District de Bamako. Tous les agents socio sanitaires de la communauté s'engage</em> », rassure le Médecin chef du CScom de la commune VI.

<strong>Youssouf Z</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Élections 2021 :  Les chantiers électoraux, les défis</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/elections-2021-les-chantiers-electoraux-les-defis-2912764.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Jan 2021 10:09:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En dehors de quelques annonces médiatiques, la révision générale des listes électorales en cours ne fait l’objet d’un grand enthousiasme de la part des politiques. En ce moment très critique du processus de la reconquête du pouvoir, on constate que les partis restent peu actifs dans la sensibilisation et la mobilisation des citoyens. Le gros du travail repose sur les mairies et l’administration dont les responsables étaient en grève illimitée depuis plusieurs mois.</strong>

Le Mali chemine vers une année électorale chargée, avec près de six scrutins qui vont se tenir au cours de l’année 2021. Pourtant, le pays est loin de réunir les conditions nécessaires. Le ministre de l’Administration territoriale qui a récemment rencontré les partis politiques autour de ce sujet inquiétant sait que le temps lui est compté. Les partis qui sont incontournables dans le processus savent aussi que les urgences sont nombreuses. Pourtant, on n’a pas senti les hommes politiques dans la révision générale des listes électorales.

C’est depuis octobre dernier que la révision des listes électorales avait commencé dans l’indifférence générale. La grève des administrateurs civils avait porté un coup d’arrêt au processus. Dans les mairies, qui relèvent des administrateurs civils, on a été obligées de suspendre le travail. En ce moment, il y a une reprise des activités de révision, mais cela reste loin d’être l’affaire de tous les citoyens. C’est à peine si certains ont entendu parler de l’importance du travail en question.

Les défis sont énormes. Les jeunes qui n’avaient pas l’âge de voter il y a quelques années doivent être encouragés par les partis politiques à aller s’enrôler. C’est d’ailleurs l’occasion pour les partis de renouer avec la base et les citoyens dans un cadre indépendant des campagnes électorales. Des observateurs estiment qu’en restant immobiles, les partis perdent l’occasion plus près de la population.

En dehors des jeunes, les catégories plus âgées sont concernées, notamment les adultes qui ont changé de résidence et qui souhaitent transférer leur bureau de vote. Ce que l’on ne doit pas oublier dans les états-majors politiques, c’est que les Maliens sont aussi devenus très mobiles, particulièrement dans les villes comme Bamako. Au gré des lieux de travail et des changements de résidence, beaucoup d’électeurs sont découragés par l’éloignement de leurs premiers centres de vote.

La révision générale des listes est donc l’occasion de permettre à ces électeurs de pouvoir voter dans les centres de vote plus proches d’eux. Pour un peu rehausser le taux de participation, il suffit que les partis ou l’administration expliquent aux citoyens qu’il est possible de rapprocher son centre de vote à l’occasion de la révision générale des listes électorales.

<strong>Soumaila DIARRA</strong>

<strong>Source : L'Alerte</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Démolition dans la zone aéroportuaire :   Les occupants n’ont que leurs yeux pour pleurer</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/demolition-dans-la-zone-aeroportuaire-les-occupants-nont-que-leurs-yeux-pour-pleurer-2912759.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Jan 2021 09:09:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Libérer la zone aéroportuaire, telle est la quintessence de la démolition des constructions illicites dans la zone aéroportuaire. Une démolition qui intervient après une première il y a de cela dix ans. Ladite opération de démolition a enregistré la présence du ministre du Domaine, des Affaires foncières et de l’Habitat, Dionké Diarra qui avait, à ses côtés, ses homologues de la Sécurité et de la Protection civile Modibo Koné,   de l’Equipement et des Transports, Makan Fily Dabo. Nous sommes le jeudi 14 janvier 2021. </strong>

&nbsp;

Sur les réseaux sociaux, Issa Kaou Djim s’insurge contre le ministre du domaine et des affaires foncières pour avoir démoli sa villa. Selon lui, il a injecté plus de 30 millions pour la construire et promet de porter l’affaire devant les tribunaux. A tort ou à raison, ils sont nombreux à assister avec impuissance à la démolition de leur Maison. La zone aéroportuaire qui couvre une superficie de 7194 hectares, après plusieurs opérations de démolition, a fait l’objet de lotissement et d’occupations illicites.  A travers une lettre confidentielle datant du 12 octobre 2020, les autorités de transition ont instruit la démolition des occupations illicites.  Elle concerne la zone trouée l’Est et l’Ouest.  Le ministre du Domaine, des Affaires foncières et de l’Habitat, Dionké Diarra n’a pas manqué d’évoquer les motivations de cette opération. Selon lui, l’aéroport Modibo Kéita risque de perdre sa licence suite à cette occupation illicite. Pour éviter cette perte de licence la nécessité de démolir se posait. « Certains occupants, après avoir été indemnisés  sont retournés pour vendre ils ont su que la zone est en train d’être morcelée par les autorités communales. D’autres se sont entêtés de rester.  Des maisons finies et celles  en chantier, aucune construction ne sera épargnée par cette opération de démolition » dira Makan Fily Dabo, ministre en charge de l’Equipement et des Transports. « Nous allons poursuivre cette opération pour la préservation de cette zone aéroportuaire », martèle le ministre Dabo. Pour lui force doit rester à la loi  « Il faut que les Maliens acceptent de se soumettre à la loi. Les textes sont faits par nous et pour nous, chacun de nous doit respecter ces textes » dira le ministre Dabo. C’est pourquoi il a sollicité l’accompagnement de la population.  Cette opération se déroule sous l’œil vigilant des forces de sécurité déployées en nombre pour la circonstance qui ont eu des consignes fermes de Modibo Koné, ministre de la Sécurité et de la Protection civile.

Qui des spéculateurs fonciers ou des occupants illicites ont raison ? Difficile de répondre à cette question car tous les deux savent que cette zone n’appartient qu’à l’Anac. De toutes les façons, les occupants illicites n’ont que leurs yeux pour pleurer car ils se retrouvent sans abri avec leurs effets dans les rues.  Cette opération de démolition a été confiée à l’entreprise Africa construction corporation. Elle a coûté à l’Anac la bagatelle de 320 888 628 FCFA.

A noter que la zone aéroportuaire est classée suivant le décret N° 99-252/P-RM du 15 septembre 1999 portant classement d’une parcelle de terrain à usage d’entreprise aéroportuaire

<strong>Bissdi SIMPARA</strong>

<strong> </strong>

<strong>Démolition des maisons dans la zone aéroportuaire : </strong>

<strong>Issa Kaou Djim dans la dynamique de traîner le ministre devant la justice</strong>

<strong>Le ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dionké Diarra risquerait gros si Issa Kaou Djim arrive à respecter l’engagement qu’il a pris devant Dieu et les hommes.  </strong>

En réaction à la démolition des maisons dans la zone aéroportuaire de Bamako, le coordonnateur de la Cmas, est résolument engagé pour envoyer l’affaire en justice. Faut-il le rappeler, la semaine dernière, des caterpillars ont pris d’assaut les maisons construites sur l’aire de la zone aéroportuaire.

Avec ces machines, des concessions ont été démolies faisant de plusieurs personnes des sans-abris à Bamako. L’action ayant fait le tour des réseaux sociaux, le coordonnateur de la Cmas, Issa Kaou Djim n’est pas resté les bras croisés. Après s’être rendu sur les lieux, il a exprimé son ras-le-bol au micro des journalistes.

Pour lui, cette action du ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dionké Diarra, devrait intervenir dans la cadre de la loi. Il envisage, à cet effet, de mettre en place un collectif d’avocats qui défendra le dossier avec les papiers d’authentification des différentes constructions.

Les témoignages qui parvenaient de certains occupants des maisons de la zone aéroportuaire confirment que beaucoup sont locataires et non de vrais propriétaires. La question qui taraude les esprits est claire comme l’eau des roches. Est-ce que Issa Kaou Djim s’agite de cette manière par pitié pour les victimes de la démolition ou pour ses propres intérêts ? Il y a lieu de se poser la question parce que lui-même dispose d’une maison qui fait partie de celles qui ont été démolies.

Pour rappel, monsieur Djim affirme que le ministre a fait une des choses pour lesquelles « Tchiédo bouranké » (IBK) a été victime de coup d’Etat. A noter aussi que Kaou Djim ne s’est pas montré opposant à la démolition mais  dénonciateur de la manière qui, de son point de vue, est aux antipodes de la règle de l’art.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Situation  humanitaire au Mali : • Le nombre de déplacés en hausse •  Plus de 1000 écoles toujours fermées</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/situation-humanitaire-au-mali-le-nombre-de-deplaces-en-hausse-plus-de-1000-ecoles-toujours-fermees-2911533.html</link>
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<pubDate>Mon, 11 Jan 2021 11:45:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son  dernier rapport trimestriel sur la situation humanitaire au Mali ; rendu public le 28 décembre 2020, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres,  dresse un bilan quelque peu sombre.</em></strong>

Situation des droits de l’Homme ; mise en œuvre de l’Accord ; la situation sur le plan régional sont, entre autres des points saillants du dernier rapport trimestriel du Secrétaire général de l’ONU sur la situation humanitaire au Mali. Le document de 21 pages traite des principaux faits survenus dans le pays depuis le précédent rapport, le 29 septembre 2020.

<strong>Sur le plan  humanitaire</strong>

Il ressort de ce rapport que la situation humanitaire reste très préoccupante. La pandémie de maladie à coronavirus (Covid-19), la violence à l’intérieur des communautés et entre elles, ainsi que les effets des changements climatiques ont encore accru les besoins humanitaires. Selon Antonio Guterres, le nombre de personnes déplacées au Mali a augmenté, passant de 287 496 en juillet 2020 à 311 193 en octobre, et quelque 143 301 réfugiés maliens étaient toujours présents dans les pays voisins. La sécurité alimentaire s’est aussi fortement dégradée au cours de la période considérée, durant laquelle les partenaires humanitaires se sont mobilisés pour venir en aide à trois millions de personnes. En octobre, les intervenants humanitaires en ont aidé 2,35 millions, soit 78 % du total.

Toutefois, sans financements supplémentaires, cette aide ne peut être maintenue.

Au vu de la pandémie de Covid-19, note le Secrétaire général de l’ONU, les partenaires humanitaires ont revu à la hausse le nombre d’enfants âgés de 6 à 59 mois dont on estime qu’ils pourraient souffrir de malnutrition aiguë sévère. Ce chiffre, qui était de 166 000 plus tôt dans l’année, est maintenant de 188 000.

Si la plupart des écoles du pays ont rouvert à la rentrée scolaire, le 14 septembre, 1 261 écoles sont néanmoins restées fermées en raison de l’insécurité, principalement dans le centre et le nord. Les intervenants humanitaires ont continué d’aider le Gouvernement à établir des protocoles de lutte contre la Covid-19 dans les écoles et à les équiper en matériel de prévention et de contrôle. Les partenaires humanitaires sont venus en aide à 274 489 personnes de cette façon.

Selon les données officielles, les inondations saisonnières ont touché 80 760 personnes, en ont tué 18 et en ont blessé 25, endommageant 6 478 maisons, détruisant 7 030 tonnes de nourriture et emportant 274 hectares de cultures. Malgré l’aide déjà fournie par les autorités maliennes et les partenaires humanitaires, de graves lacunes subsistent. Les stocks d’urgence qui avaient été placés à l’avance dans les régions en cas d’inondations ont été utilisés pour faire face à la pandémie de Covid-19, ce qui a réduit les capacités d’intervention.

Au 1er décembre, sur les 474 millions de dollars demandés dans le cadre du plan de réponse humanitaire révisé, un montant de 214,1 millions (soit 45,1 %) avait été financé.

<strong>Mise en œuvre de l’Accord pour la paix</strong>

La mise en place des institutions de transition a contribué à détourner encore davantage les parties prenantes maliennes de la mise en œuvre de l’Accord, mais la transition a néanmoins fait apparaître de nouvelles possibilités de faire avancer l’application dudit Accord.

En octobre, pour la première fois, des représentants des groupes signataires ont rejoint le Gouvernement de transition, avec la nomination de quatre ministres, à savoir Harouna Toureh et Alhamdou Ag Ilyene, de la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014, une coalition de groupes armés, et Mossa Ag Attaher et Mohamed Ould Mahmoud, de la Coordination des mouvements de l’Azawad. En outre, pour la première fois également, neuf femmes ont intégré le Comité de suivi de l’Accord en tant que représentantes des parties signataires.

Après une interruption de cinq mois, le Comité de suivi de l’Accord a repris ses réunions ; sa quarante et unième session s’est tenue le 16 novembre. La délégation malienne, composée de neuf ministres, était dirigée par le M. Ouane. Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, les envoyés spéciaux de l’Union européenne pour le Sahel et des représentants du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord étaient présents, et le Ministre algérien des affaires étrangères a participé par visioconférence. Le Premier Ministre a réaffirmé la volonté des autorités de transition de mettre en œuvre l’Accord. Toutes les parties signataires ont convenu de revitaliser le cadre de concertation intermalien. Comme suite à la recommandation du Comité de suivi de l’Accord, les parties signataires ont organisé un atelier de quatre jours, du 24 au 27 novembre, visant à établir un plan révisé des mesures prioritaires à mettre en œuvre pendant la transition.

<strong>Redéploiement des forces de défense et de sécurité</strong>

Au cours de la période considérée, les parties signataires sont convenues de lancer la deuxième étape du processus accéléré de désarmement, de démobilisation et de réintégration d’ici la fin de l’année. À l’issue de cette étape, 1 687 combattants auront été intégrés dans les forces de défense et de sécurité en vue d’atteindre le plafond autorisé, fixé à 3 000 combattants. Au 24 novembre, 1 313 combattants avaient été intégrés et 451 avaient été enregistrés dans le cadre de la phase de « rattrapage », et tous attendaient d’être transférés du nord au sud du Mali pour recevoir une formation préalable à leur intégration et à leur redéploiement. Des délibérations sont en cours entre des parties signataires pour résoudre la question des quotas d’intégration, qui retarde les processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration. Le programme socioéconomique relatif aux combattants non intégrés devrait démarrer au cours du premier trimestre de 2021 avec l’appui de la Minusma et de la Banque mondiale.

Par ailleurs, le rapport a noté, sur le plan des réformes politiques et institutionnelles qu’après des mois d’inaction, la mise en place, début décembre, du Conseil national de transition, le parlement de transition, devrait permettre de progresser dans la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles ainsi que dans l’organisation des élections législatives dans les régions de Ménaka et de Taoudenni, dans le nord du Mali.

<strong>Situation des droits humains</strong>

Il ressort du rapport de M. Guterres que la Minusma a<strong> </strong>relevé de graves violations de ces droits et atteintes à ces droits commises dans le cadre d’opérations militaires, des activités des groupes armés et des accords d’échange de prisonniers, qui sapent les efforts de lutte contre l’impunité.

La Mission onusienne a recensé 483 violations des droits humains (88) et atteintes à ces droits (395), soit 237 de moins que pendant la période précédente. Il s’agissait d’exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires (29 victimes), d’autres meurtres (96), de violations du droit à l’intégrité physique ou d’atteintes à ce droit (123), de disparitions forcées (2), d’enlèvements (111), d’actes de torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants (15), de détentions illégales, y compris de détentions prolongées et de violations des garanties d’une procédure régulière (107), ainsi que de nombreux cas de destruction de biens et de pillage, d’attaques contre le personnel humanitaire et d’atteintes à la liberté de conscience par des groupes extrémistes violents.

Les auteurs présumés étaient les forces nationales (29), les autorités judiciaires (50), les groupes armés qui ont signé l’accord ou coopérant à son application (74), les groupes armés et milices communautaires (157) et les groupes extrémistes violents (173). Comme lors des périodes précédentes, la plupart des violations et atteintes ont été recensées dans le centre du Mali : 202 dans la région de Mopti et 71 dans la région de Ségou. D’autres ont également été constatées dans les régions suivantes : Gao (36), Kayes (6), Kidal (57), Koulikoro (1), Ménaka (26), Sikasso (5), Taoudenni (3) et Tombouctou (26), ainsi qu’à Bamako (50).

On rapporte, selon le Secrétaire général de l’ONU, que des membres des forces armées maliennes auraient été impliqués dans de graves violations des droits humains : au moins 24 membres de la communauté peule auraient été sommairement exécutés et 3 autres auraient été blessés à Libé, dans la région de Mopti, le 22 octobre. Ce jour-là, soutenus par des chasseurs traditionnels de la communauté dogon (dozos), ces membres des forces nationales auraient en outre brûlé des habitations et des greniers, pillé du bétail et détruit un réservoir d’eau.

Les civils restent, dit-il, les principales victimes de l’extrémisme violent. La plupart des attaques sont survenues dans le centre, mais d’autres ont été enregistrées dans différentes régions du pays. Le 13 octobre, 13 civils ont été tués par des combattants du GSIM le long de l’axe Parou-Songobia dans la région de Mopti.

Dans le centre du Mali, la dynamique changeante et la hausse de la violence intercommunautaire ont continué de compromettre l’exercice des droits humains et des libertés dans les zones touchées, comme l’illustre la situation à Farabougou, dans le cercle de Niono (région de Ségou).

<em>« La Minusma a recensé 225 violations graves commises contre 155 enfants, un chiffre en légère baisse par rapport aux 230 violations commises contre le même nombre d’enfants au cours de la période précédente. Si les auteurs de nombreuses violations (99) n’ont pas été identifiés, 41 violations ont été attribuées à la Coordination des mouvements de l’Azawad, 28 à la Plateforme, 19 à la Katiba du Macina, 17 à Dan Nan Ambassagou, 9 aux dozos, 6 à des groupes armés peuls, 5 aux armées maliennes et 1 à l’EIGS. Au total, 102 enfants (79 garçons et 23 filles) âgés de 12 à 17 ans ont été recrutés dans les régions de Ménaka (45), Mopti (31), Kidal (23) et Tombouctou (3), notamment par la Coordination des mouvements de l’Azawad (41), la Plateforme (28), la Katiba du Macina (18), Dan Nan Ambassagou (11), les forces armées maliennes (2) et les dozos (2) »</em>, détaille le rapport.

La Minusma a recensé 10 cas de violence sexuelle liée aux conflits (contre 5 au cours de la période précédente), qui comprennent des cas de viol et de viol collectif perpétrés par des membres de groupes armés communautaires et des individus armés non identifiés contre neuf femmes et une fille dans les régions de Gao, de Ménaka et de Mopti. Pour enrayer ce phénomène, la Minusma et l’équipe de pays des Nations Unies ont mobilisé des soutiens à l’échelle du système, notamment un appui à un centre de services intégrés dans la région de Mopti où les rescapé(e)s de violences sexuelles et fondées sur le genre reçoivent des soins complets.

La Minusma a continué d’offrir un soutien logistique et technique et un soutien en matière de renforcement des capacités à la Commission vérité, justice et réconciliation, qui à ce jour a enregistré 18 722 dépositions, dont celles de 7 482 femmes et de 790 enfants. La Commission a tenu sa deuxième audience publique à Bamako le 5 décembre.

<em>« Au sein de la Minusma, la Division des droits de l’homme et de la protection continue de surveiller la situation, sur le plan des droits humains, de l’ancien Président, Ibrahim Boubacar Keïta, et des autres membres du gouvernement évincés par l’armée le 18 août, qui ont été libérés après avoir été détenus arbitrairement »</em>, souligne le patron de l’ONU.

Le document prend aussi en compte l’évolution de la situation politique dans le pays ; le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans le Centre ; les progrès dans la mise en œuvre des mesures prioritaire ; l’évolution de la situation régionale ; la situation régionale, etc.

<strong>Synthèse par Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition politique mali 2020&#45;2022 :  Option délibérée pour le scénario du pire à nouveau ?</title>
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<pubDate>Mon, 11 Jan 2021 11:35:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les autorités de transition auraient-ils opté à nouveau pour le scénario du pire pour le pays qui est de focaliser la transition sur la seule mise en selle d’un président de la République et de députés « démocratiquement élus » quelle que soit la qualité du processus électoral et des hommes qui en sortiront « vainqueurs » ? Ce serait malheureusement une répétition des erreurs commises lors des transitions de 1990-91 et 2012-13 dont on connait la suite. Et c’est quoi cette suite ?</strong>

Cette suite, c’est le retour au pouvoir des acteurs clés du régime renversé par une insurrection populaire et/ou un coup d’état militaire à travers des processus électoraux qui n’ont de démocratiques et justes que son aspect formel, des élections à « l’africaine » pour reprendre ce terme méprisant et insultant pour l’Afrique utilisé par le Ministre français des affaires étrangères Jean Yves Le Drian pour justifier le volte-face des dirigeants français au sujet des dernières élections présidentielles en RDC.

La suite, c’est donc la garantie de la continuité du système de gouvernance décrié et la poursuite de la descente aux enfers du pays : un Mali encore plus dévasté à la population meurtrie par des attaques terroristes qui endeuillent nos familles et celles de soldats étrangers au chevet du Mali ; des armées étrangères qui finiront par plier bagages un jour sous la pression de l’opinion publique dans leurs pays pour nous laisser avec notre problème comme les grandes puissances du monde en ont l’habitude.

Les Etats Unis d’Amérique s’apprêtent à quitter l’Afghanistan après 20 ans de présence dans ce pays et cela est plus qu’une probabilité aujourd’hui en ce qui concerne Barkhane si l’on s’en tient à la tournure prise récemment par le débat sur le sujet en France.

Toute une propagande médiatique est orchestrée pour faire croire aux maliennes et aux maliens qu’une transition ne doit avoir comme unique objectif que l’organisation d’élections et que les nouvelles autorités issues de ces élections feront les réformes nécessaires. On fait fi du fait que cela n’a jamais marché nulle part en Afrique depuis son entrée dans l’ère démocratique il y’a maintenant une trentaine d’années.

Tout se passe comme si l’on voulait prendre coûte que coûte les peuples de vitesse pour une transition bâclée assurant la pérennisation du système de mauvaise gouvernance profitable aux réseaux qui nous gouvernent.

Dans le cas présent du Mali, cette suite est déjà là sous nos yeux.

Examiner à la loupe la composition du CNT et vous y trouverez en grand nombre et jusque dans son Bureau, ceux que le peuple malien, sous la direction M5-RFP, a chassé du pouvoir. Qui sont-ils ? Des sirènes dont les chants avaient rendu IBK sourds aux cris du peuple malien (les mêmes qui ont conduit le Président ATT sur la voie de la chute de son régime). Ceux sont aussi des députés auxquels le peuple a retiré le mandat de représentant dont ils s’étaient frauduleusement accaparés lors des élections législatives calamiteuses de 2020. Jetés dehors par les fenêtres de l’Assemblée nationale par le peuple, ils ont fait un retour triomphal au CNT qui fait office d’une nouvelle Assemblée nationale en narguant le peuple.

Ce sont enfin des hauts cadres de l’Administration publique si habiles en retournement de vestes et autres opportunistes en tout genre toujours prêts à se mettre au service du tenant du pouvoir du moment pour des raisons faciles à deviner.

Un simple coup d’œil sur les nominations faites par les autorités de transitions dans la haute administration publique et aux postes de commandement militaires et vous édifiera.

Certains de ces anciens députés et hauts cadres de l’Administration publique qui ont outrageusement pillé les caisses de l’Etat sont à la recherche d’un refuge solidement adossé à l’immunité de membre du CNT. Des membres d’un organe législatif tous nommés par le Chef du pouvoir exécutif !!! Une nomination qui casse l’un des piliers majeurs de tout régime démocratique : l’équilibre des pouvoirs, transformé de facto en complicité des pouvoirs.

Et on s’attend à ce qu’un tel régime de transition consolide la démocratie et l’Etat de droit au Mali !!! Un régime qui piétine chaque jour un peu plus les textes législatifs et règlementaires qu’il a lui-même pris !!! Il y a de quoi avoir de sérieux doutes et de légitimes inquiétudes. Notre gouvernance serait-elle irrémédiablement inscrite dans un cycle infernal de « on reprend les mêmes fossoyeurs du pays et on remet en selle les mêmes mauvaises pratiques de gouvernance pour aboutir aux mêmes résultats » ? Non, assurément non, les patriotes maliens n’accepteront jamais un tel sort. La jeunesse malienne en quête d’avenir non plus, le peuple malien non plus. Jamais au grand jamais !!! Ce serait faire preuve d’une lâcheté collective sans précédent dans l’histoire millénaire de cette grande nation, de l’empire de Wagadu (du 3ème au 8ème siècle) à ce jour. Il est de la responsabilité des maliennes et des maliens de remettre le Mali débout contre vents et marées car nous sommes les premiers responsables de la situation de notre pays.

Ils l’assumeront cette responsabilité conformément à notre engagement collectif inscrit dans notre hymne national en ces termes : « Débout sur les remparts, nous sommes résolus de mourir, pour l’Afrique et pour toi Mali ». Nous le ferons pour tous ceux qui se sont sacrifiés pour cette grande nation depuis des millénaires, nous le ferons par devoir de reconnaissance envers un pays qui a tout donné à ma génération, nous le ferons par devoir envers les générations futures. Le Mali ne disparaitra pas sous les coups de pioches de ses fossoyeurs regroupés en associations de malfaiteurs, nous les vaincrons, nous les mettrons hors d’état de nuire. Il y va de notre honneur !!! Nous nous battrons pour que notre transition soit une transition de rupture pour poser des bases solides à la refondation de notre pays.

Que doivent faire les autorités de la transition pour éviter une confrontation avec les forces patriotiques engagées pour une transition de rupture ? Les autorités de transitions doivent prendre des mesures convaincantes d’engagement du pays sur la voie de la gouvernance vertueuse, de la paix et de la sécurité, de la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit.

La première de ces mesures : nettoyer les écuries d’Augias de la gouvernance passée et présente du pays pour rendre simplement possible la rupture avec leurs mauvaises pratiques de gouvernance. Il s’agit très clairement de traquer tous les fossoyeurs du pays et leur faire rendre compte devant les tribunaux. Qui sont-ils ces fossoyeurs ? Ceux qui ont tué, blessé et embastillé des manifestants aux mains nues, les grands prédateurs de la république qui ont dévalisé nos caisses pour s’enrichir, convaincus que l’impunité dont ils ont bénéficié sera éternelle. Que tous ces gens se convainquent qu’ils finiront par rendre compte tôt ou tard car le peuple malien n’oubliera jamais les crimes qu’ils ont commis qui ont mis notre pays dans le chaos et privé notre jeunesse d’avenir.

Les jours de l’impunité des dirigeants du Mali sont comptés. Il importe donc que les patriotes s’opposent à la propagande visant à nous imposer le scénario du pire pour notre transition : la réduire à l’organisation d’élections qui ne feront que reproduire le système qui nous y a conduit et que nous combattons.

Encore une fois, c’est d’une transition de rupture avec ce système qu’il nous faut. Elle passe par la prise d’autres grandes mesures présentées dans mes publications suivantes :-Lettre ouverte à Monsieur Bah N’Daou, Président de la transition (journal Malikilé n°721);-Mali : Gagner la bataille de la transition (journal L’indépendant du 09 septembre 2020)-Les grands chantiers de la transition(journal L’indépendant du 10 septembre 2020);-Combattre l’argent sale dans les élections :l’un des enjeux majeurs du régime de transition(journal l’Essor N°19232 du 26 août 2020).Le scénario du pire pour notre transition, c’est aussi la décision de la junte militaire de faire cavalier seule pour conduire la transition en essayant de marginaliser les forces vives de la résistance malienne qui ont conduit à la chute du régime de IBK et en pactisant avec leurs adversaires qui ont été des soutiens inconditionnels de ce régime. Le scénario du pire c’est aussi la nouvelle doctrine de confrontation des syndicats de Monsieur Bah N’Daou : « an bè nyongona».

Il est encore dans la culture de « l’exécution des ordres sans murmures, ni hésitations » qui l’a façonnée dans une vie professionnelle précédente, mais qu’il se souvienne qu’il est maintenant le Chef

de l’Etat qui doit avoir un autre type de rapport avec toutes les composantes de la nation malienne. C’est l’une des exigences d’une transition réussie.

Le scénario du pire, c’est enfin l’autisme des autorités de la transition (« les chiens aboient, la caravane passe ») et les violations systématiques et délibérées de l’Etat de droit en gestion des affaires publiques (« la fin justifie tous les moyens »).Nous savons où tout cela nous a conduit par le passé, sachons en tirer les leçons avec lucidité. Si les autorités de transition continuent dans ces voies, elles conduiront à nouveau au pire pour elles-mêmes et pour le pays.

Il est plus qu’urgent qu’elles rectifient la trajectoire de la transition, sinon ce sera trop tard.

<strong>Konimba Sidibé,</strong>

<strong>Président du parti Modec</strong>

<strong>Membre du Comité Stratégique du M5-RFP</strong>

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</item>

<item>
<title>Transition :   Le CNT désigne ses représentants aux parlements internationaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/transition-le-cnt-designe-ses-representants-aux-parlements-internationaux-2911538.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Jan 2021 10:24:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la reprise des travaux du Conseil national de transition (CNT) en début de la semaine dernière, les représentants du Mali au sein des parlements internationaux ont été désignés. Au Parlement panafricain, les membres retenus sont : Salif Keïta, Aly Koné, Moctar Mariko, Amina Fatima Ibrahima Fofana, Haïdara Aïssata Cissé. Quant au Parlement de la Cedeao, Hamèye Founè Mahalmadane, Mohamed Ould Sidy Mohamed, Abdoul Karim Daou, Nana Aïcha Cissé, Koné Mariam Koné, Seydou Badini ont été nommés.</strong>

En ce qui concerne le Comité interparlementaire de Ueumoa (CIP-Uemoa), sont désignés membres : Abdoul Madjid dit Nasser Ag Mohamed Ansary, Marimanthia Diarra, Boubacar Amadou Coulibaly, Salif Doumbia, Fatoumata Namory Keïta. Par ailleurs, ceux qui représentent le CNT au Comité interparlementaire du G5- Sahel sont: Bajan Ag Hamatou, Moustapha Sangaré, Moussa Ag Acharatoumane, Abdoulaye Gakou, Akly Ag Souleymane, Lassine Tounkara, Abdallahi Mouhamedoun  Alansari, Amadou Keïta, Zeïnabou Diawara et Hawa Macalou .

La séance a été mise à profit pour adopter le règlement intérieur. Ainsi, le CNT est doté désormais de ses organes importants que sont le bureau et les commissions. Le président du CNT, le colonel Malick Diaw, s’est réjoui du bon déroulement de l’ensemble des opérations et a souhaité que cet esprit de bonne collaboration puisse toujours régner au sein du CNT. Pour lui, le CNT est dorénavant bien structuré et est prêt à amorcer pleinement toutes ses activités pour le bonheur des Maliens.
Par ailleurs, le président du CNT a appelé à la cohésion et à l’union sacrée autour du Mali qui a des objectifs de paix et de stabilisation qu’on ne doit jamais perdre de vue.

Le colonel Diaw a aussi invité les membres de l’organe à plus d’engagement patriotique comme ils en ont déjà fait montre et à surtout plus de responsabilité pour relever les nombreux défis qui attendent le CNT. Il a indiqué que le CNT constitue la vitrine et l’épine dorsale de la Transition et que ses membres sont désormais scrutés par les Maliens et la communauté internationale. « Pour cela, nous n’avons qu’une seule option : celle de réussir», a-t-il déclaré.

En outre, le colonel Malick Diaw a ensuite annoncé que par le décret n° 2021-0001/PT-RM du 4 janvier 2021, le CNT a été remembré après la démission d’un de ses membres. Par ce décret présidentiel, Haïdara Aïchata Cissé dite Chato, ex-députée de Bourem dans les 4è, 5è et 6è législatures de l’Assemblée nationale, est nommée en remplacement de l’imam Oumarou Diarra qui a démissionné.

<strong>ND</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Retour de l’administration  au Nord et au Centre : Le gouvernement s’engage à accélérer le processus</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/retour-de-ladministration-au-nord-et-au-centre-le-gouvernement-sengage-a-accelerer-le-processus-2911535.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Jan 2021 10:21:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil national pour la réforme du secteur de la sécurité (CN-RSS) a tenu, ce vendredi 8 janvier 2020, à la Primature, sa première session ordinaire sous la présidence du Premier ministre</strong> <strong>Moctar Ouane. Le chef du gouvernement avait à ses côtés son conseiller spécial, Dr Ibrahim Maïga, et le commissaire par intérim à la RSS, colonel-major Philippe Sangaré.</strong>

Deux  points  étaient inscrits à l’ordre du jour: l’état des lieux de la mise en œuvre de la Réforme du secteur de la sécurité (RSS) et la note conceptuelle du plan de retour de l'Administration et des services sociaux de base dans les régions du Nord et au Centre.

A l’ouverture de cette première session, le Premier ministre a édifié les participants sur l’évolution de l’insécurité qui impose aux décideurs d’adapter l’outil sécuritaire aux besoins et au contexte du moment. Selon lui,  l’évolution de l’insécurité classique et l’apparition de nouvelles formes de criminalité justifient aujourd’hui que de nouvelles orientations soient données à la  Politique  sécuritaire  du  pays  en  vue  de  satisfaire  les  besoins légitimes de sécurisation des personnes et de leurs biens.

A en croire le chef du gouvernement, face à cette nécessité  soutenue  par la volonté politique, le gouvernement s’emploie à recentrer l’agenda stratégique autour de la protection des populations civiles, en orientant toutes les ressources et les énergies nécessaires vers leur sécurisation.

L’engagement du gouvernement pour le retour de l’administration dans les régions du Nord et du Centre  se traduit par  la mise en œuvre des recommandations du Dialogue national inclusif.

C’est pourquoi, selon  Moctar Ouane, le gouvernement a instruit  au  Commissariat  de  mener la réflexion  sur l’élaboration d’un plan de retour de l’Administration et des services sociaux de base dans les régions du Nord et du Centre qui font face à une insécurité persistante depuis  des  années. « La restauration de l’autorité de l’État passe également par le renforcement de son utilité sociale. La Note conceptuelle, qui sera soumise à votre appréciation, est la première étape d’un processus devant permettre l’élaboration d’un  plan holistique de  retour  qui impliquera l’ensemble des parties  prenantes concernées. Pour  y  parvenir,  il vous faudra faire preuve d’esprit d’ouverture, d’audace, de créativité, et d’imagination. Cette crise nous offre l’opportunité de réinventer un nouveau contrat social, en droite ligne des aspirations profondes de nos concitoyens à la refondation.»

L'accélération de l’adoption en conseil des ministres de la stratégie nationale de la réforme du secteur de la sécurité et son plan d’actions et l’élaboration d’un plan opérationnel pour le retour de l’administration et des services sociaux de base dans les régions du Centre et du Nord, en vue de l’organisation des futures échéances électorales, conformément à la feuille de route de la Transition sont les principales recommandations formulées par cette première session ordinaire du Conseil national pour la réforme du secteur de la sécurité.

La rencontre a également recommandé de mettre l’accent sur la l’appropriation de la RSS par les membres du conseil et la société civile, entre autres.

Par ailleurs, il faut noter que conformément au cadre institutionnel de la réforme du secteur de la sécurité, le Conseil national pour la RSS doit évaluer périodiquement la mise en œuvre de ce chantier majeur pour le Mali.

<strong>N.D</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire dite « atteinte à la sureté de l’état » :  Des avocats français et maliens dénoncent l’insuffisance de preuves et des violations graves des droits de la défense</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-dite-atteinte-a-la-surete-de-letat-des-avocats-francais-et-maliens-denoncent-linsuffisance-de-preuves-et-des-violations-graves-des-droits-de-la-defense-2911530.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Jan 2021 10:15:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Kassoum Tapo dénonce une « procédure inquisitoire » </strong>

<strong><em>Les avocats de l’ancien Premier ministre Boubou Cissé et ses coaccusés ont révélé que le dossier contre leurs clients ne repose que sur du vide. Face à la presse le vendredi dernier à Bamako, l’avocat français Me. Marcel Ceccaldi a affirmé n’avoir jamais traité un dossier aussi absurde de toute sa carrière d’avocat. Selon Me. Kassoum Tapo, avocat de Aguibou Tall, cette affaire va bien au-delà de la personne des mis en cause. Il s’agit du glissement du Mali vers un danger qui pourrait frapper n’importe quel autre Malien.</em></strong>

&nbsp;

Dans la salle de conférence de la Maison de la presse, les avocats maliens et français ont surpris les journalistes avec des détails sur les ratés du dossier. Kassoum Tapo a pointé du doigt une ‘’procédure inquisitoire, une justice’’, rappelant les procès en sorcellerie du Moyen Age. Selon lui, il s’agit de défendre la justice, les plus faibles contre les dérives autoritaires.

Quant à Me Ceccaldi, l’avocat de Boubou Cissé, a indiqué qu’il n’est pas étonné de voir de graves violations des droits des personnes poursuivies dans la procédure. La première chose est que la Constitution malienne de 1992 garantie des droits d’assistance des personnes inculpées par un avocat.

Mais ce droit est violé par ceux qui accusent Boubou Cissé de vouloir déstabiliser la transition à travers un complot présumé. Selon Me. Ceccaldi, les accusés devraient être entendus d’abord par un magistrat au lieu d’être enlevés par des hommes cagoulés. C’est là le danger pour tous les citoyens maliens, estime l’avocat français, soulignant la possibilité que d’autres citoyens soient poursuivis sur la base de simples soupçons.

Tour à tour, les avocats se sont relayés au micro pour expliquer les conditions dans lesquelles leurs clients sont privés de liberté en violation flagrante des lois de la République. A en croire l’avocat français de Vital Robert Diop, son client n’a jamais déboursé de l’argent pour un quelconque projet de trouble à l’ordre public. L’avocat s’est particulièrement dit surpris de constater que le dossier n’apporte aucune preuve de l’implication de son client dans une transaction douteuse.

Même son de cloche de la part de l’avocat de Sékou Traoré, le secrétaire général de la Présidence de la République. Le plus choquant dans cette histoire est la manière dont Sékou a été enlevé, déshabillé et mis en isolement par des hommes qui sont censés être sous sa responsabilité en tant que collaborateur direct du président de la République, chef des renseignements généraux.

L’avocat du secrétaire général de la présidence de la République a été on ne peut plus clair sur le fait que son client est accusé à tort par les autorités. « On lui reproche d’avoir transmis des confidences de la présidence à Ras Bath, c’est faux. Sékou n’a jamais rencontré Ras Bath », a raconté l’avocat de Sékou Traoré. Cet avocat est en effet le trait d’union entre Ras Bath et son client, puisqu’il a appelé le chroniqueur au début de la transition lorsque ce dernier s’était attaqué au secrétariat général de la présidence.

L’avocat a affirmé que Ras Bath s’était attaqué à son client à cause des décrets de nomination signés par le président. Par ailleurs, il a été clair que les enquêtes des gendarmes et de la Sécurité d’Etat n’apportent aucune preuve des allégations sur l’implication de son client dans un complot contre la transition. Pour lui, l’offense au chef de l’Etat est un délit de presse et devrait faire l’objet d’une plainte de la part du président contre le chroniqueur.

La même vacuité du dossier a été constatée par les avocats des accusés Mamadou Koné et Souleymane Kansaye qui ont aussi été traités sur la base du faux. Leurs avocats estiment que la moindre des choses serait de présenter des preuves ou des témoins de l’implication de leurs clients dans le présumé complot contre la transition. En attendant la suite, les avocats préviennent que ces violations graves des droits de l’Homme ne resteront pas impunies.

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<strong>Me Marcel Ceccaldi : « Quand la politique se mêle de la justice, c’est la catastrophe »</strong>

<strong>Pour la première fois depuis l’éclatement de l’affaire dite complot contre le gouvernement, les 13 avocats (maliens et français) des six personnes accusées avec comme principal présumé instigateur Dr Boubou Cissé, ancien Premier ministre, étaient face à la presse le vendredi 8 janvier 2021, à la Maison de la presse pour partager avec les journalistes leur lecture de l’affaire. Cette première sortie des avocats des accusés met fin au monopole de la guerre médiatique sur cette affaire  pleine de zones d’ombre.</strong>

Le vendredi matin, ils étaient au total treize avocats à répondre présents à la Maison de la Presse, tous prêts à engager la bataille judiciaire auprès de leurs différents clients. Parmi les avocats présents dans la salle, on peut citer, entre autres, Me Kassoum Tapo, Me Marcel Ceccaldi et Me Eric (avocats français), Me Abdourahamane Ben Mamata Touré, Me Mamadou Traoré.

Tour à tour, ces éminents avocats ont fait un décryptage complet de l’affaire qui continue de défrayer la chronique au Mali.

Dans son mot introductif, Me Kassoum Tapo a d’abord tenu à préciser que les avocats de la défense sont au même niveau d’information que la presse à ce jour sur cette affaire. « <em>Nous n’avons pas plus d’éléments que vous dans ce dossier. Notre analyse d’avocat se fonde sur le communiqué du Procureur de la République sur l’affaire qui a ouvert une information pour complot contre le gouvernement. L’auteur principal de ce complot serait Dr Boubou Cissé qui aurait des ambitions présidentielles qu’il n’a d’ailleurs partagées avec personne. Et le premier élément contradictoire vient justement de là. Car on ne peut pas avoir des ambitions présidentielles et vouloir s’en prendre aux institutions chargées d’organiser ces élections. Cela est absurde », </em>s’étonne le conférencier.

Selon Me Tapo, on accuse aussi Boubou Cissé d’avoir tenu des réunions secrètes avec ses coaccusés. « <em>Ce qui est faux aussi. Aucune réunion secrète n’a été faite entre lui et ces personnes. Aguibou Tall est le demi-frère de Boubou Cissé. Va-t-on lui reprocher d’avoir rencontré son frère ? Quant à Ras Bath, il n’a jamais rencontré Boubou Cissé. Ses rapports avec Boubou remontent à trois ou quatre ans. S’agissant du juge Sékou Traoré, il est accusé d’avoir introduit de la viande sacrificielle au palais, sur recommandation du marabout Lassane Kané qui n’est autre que son oncle. Depuis des années, Sékou Traoré, en croyant pieux, se rend au zihara de son oncle. Le juge Sékou est aussi accusé d’avoir empêché le chef de l’Etat de rencontrer des personnes. Mais ce que le Procureur ne sait peut être pas, c’est que ce n’est pas le Secrétaire général qui gère les rendez-vous du président. Vital, Koné, Kansaye et  Aguibou seraient les bras financiers de ce complot. Ils sont accusés d’avoir donné une prime d’adhésion de 200 millions de F CFA. Mais, toujours est-il qu’il n’y a aucune trace de ces 200 millions de F CFA à ce jour. Et les personnes à qui les fonds ont été remis sont restées non identifiées », </em>commente l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali.

A sa suite, Me Ceccaldi  signale qu’il n’y a rien dans le dossier qui fonde la culpabilité des accusés. « <em>C’est la première fois dans ma carrière que je vois une telle procédure.</em> <em>Ce dossier est scandaleux. Quand l’action politique se mêle de la justice, c’est la catastrophe</em> <em>», </em>qualifie l’avocat français.

Selon lui, les garanties d’une procédure pénale équitable, comme prévues dans le code de la procédure pénale malienne, ont été violées. « <em>L’avocat doit être présent au moment de la garde à vue de son client. Mais nos clients ont été détenus et séquestrés pendant 8 jours dans un lieu tenu secret. Pire, le principe selon lequel la personne arrêtée a le droit de se faire examiner par le médecin de son choix a été violé. On ne peut pas parler de justice sans l’impartialité », </em>a dénoncé Me Ceccaldi.

Selon Me Eric, les avocats ne savent rien de l’enquête faite par la Sécurité d’Etat. « <em>Nos clients sont détenus ; ce qui doit supposer l’existence de preuves précises et graves contre eux. Or il n’en est rien. Il y a une absence totale d’éléments probants dans ce dossier. Il faut qu’ils nous disent quand et où ont été tenues les réunions nocturnes et avec quels témoignages ? Les éléments qui motivent la détention provisoire ne sont pas réunis </em>», explique Me Eric.

Selon Me Abdourahamane Ben Mamata Touré, les questions qui ont été posées par les agents de la Sécurité d’Etat à son client Sékou Traoré prouvent à suffisance que le dossier est vide et qu’il n’y a que des questions et des affirmations. « <em>Lors de son interrogatoire, il lui a été posé les questions suivantes : « Savez-vous pourquoi vous êtes là ? La réponse de mon client était naturellement non. Les agents de la Sécurité d’Etat continuent : vous n’avez pas vu ce qu’on vous reproche sur les réseaux sociaux ? Réponse : non. Les agents continuent : Sur les réseaux sociaux, on vous accuse de complot contre le gouvernement. Ensuite  les questions se suivent : Est-ce que vous avez un lien avec Boubou Cissé ? Comment avez-vous été nommé au poste de Secrétaire général de la Présidence ? Voilà comment notre Sécurité d’Etat financée à coût de milliards enquête sur une affaire de déstabilisation des institutions</em> », ironise l’avocat.  <strong> </strong>

A en croire le conférencier, dans l’imaginaire des agents de la SE le lien entre Sékou Traoré et Boubou Cissé est la position administrative du premier à la Présidence et le fait d’avoir travaillé un moment avec Boubou Cissé au ministère de l’Economie et des Finances. « <em>Donc, dans leur imaginaire si Boubou Cissé est candidat, il pourrait se faire</em><strong>  </strong><em>aider par Sékou Traoré.</em><strong> </strong><em>Cela nous amène à poser la question si les autorités de la transition veulent vraiment organiser des élections propres à la fin de la transition. Il est aussi reproché à Sékou Traoré d’avoir introduit de la viande sacrificielle au Palais. Mais la nature de la viande n’a pas été précisée. Nous demandons à la justice malienne de rendre au Mali sa dignité. Car la transition passe, mais la justice demeure », </em>a demandé l’avocat.

Selon Me Mamadou Traoré, le cas de Ras Bath est une violation flagrante de la loi spéciale des délits de presse qui exige un traitement judiciaire spécial. « Au-delà, la poursuite en matière de délit de presse nécessite la plainte de la victime des propos offenseurs », signale le conférencier.

Me Tapo poursuit en disant qu’il est inadmissible que la SE poursuive un délit de presse dans un Etat de droit, dans un Etat démocratique.

Selon lui, jusqu’à ce jour Dr Boubou n’a pas été ni convoqué ni interpellé par la justice malienne.

Interrogé sur la question de savoir si Boubou est dans une situation de fuite, Me Tapo explique qu’il n’en est rien. « <em>Il n’est pas en fuite. Il est en sécurité pour sa vie. Sa vie était en danger</em> », a-t-il dit sans donner plus de détails.

Selon Me Ceccaldi, il n’a pas rencontré son client Boubou Cissé à son arrivée à Bamako. <em>« Et je ne compte pas le faire. Si la SE s’attend à ce que je le rencontre pour le retrouver, elle perd son temps »</em>, a-t-il dit.

<strong>Ismael Diarra</strong>

<strong>Birama Fall</strong>

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<title>Gestion des fonds COVID&#45;19 :  Le vilain  combat du Pr Akory Ag Iknane</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Jan 2021 16:04:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Incapable même de maîtriser son propre personnel dont certains se livrent à des actes de détournement des frais de test Covid-19 au détriment du Trésor public, le Directeur de l’Institut national de la santé publique, le Professeur Akory Ag Iknane, est désormais en campagne pour se faire confier la gestion des fonds Covid-19. Pour arriver à ses fins,  il est désormais engagé sur le terrain  de dénigrement contre son ministre de tutelle et multiplie des tracts de désinformation vivant à discréditer injustement l’image du Dr Fanta Siby.</span></b></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Après avoir murmuré longtemps son intention de voir les fonds Covid-19 confiés à l’Insp dont il est le directeur, le Professeur Iknane a visiblement décidé de se battre à visage découvert pour se les faire confier. Pour ce faire, il a choisi l’option facile qui consiste à discréditer son ministre de tutelle auprès du Premier ministre Moctar Ouane. Pour les besoins de cette cause, des lettres très critiques, sévères contre le ministre Fanta Siby, mais dénudées de tout fondement sont concoctées par lui et envoyées à la Primature. Si ces lettres anonymes ne sont pas signées par lui en personne, tout porte à croire qu’il en est l’instigateur. Et pour cause, il est de notoriété publique que la gestion des fonds Covid-19 a tout le temps été sa chasse-gardée. Mais aussi, tous ceux qui le connaissent savent qu’il n’a jamais digéré la nomination du ministre Fanta Siby à un poste qu’il guettait lui-même.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En effet, la méchanceté des mots employés dans la lettre adressée au chef du gouvernent font croire simplement à la thèse de la méchanceté gratuite. « <i>Vous avez nommé une ministre de la santé qui, semble-t-il, attend de voir clair dans les histoires avant de commencer à travailler</i> », retrouve-t-on dans la troisième phrase de la lettre.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Comme un acharnement, la lettre commence par des critiques sans faire référence à aucun fait incriminant la ministre. Mieux encore, dans leurs propositions, les initiateurs de la lettre suggèrent au Premier ministre « que la gestion de la pandémie soit exclusivement confiée à l’Insp, sous la supervision de la Primature, et que le ministère de la santé s’occupe des autres problèmes (mise en œuvre du Prodess) ».
Enfin, ils incitent le Premier ministre à agir rapidement en mentionnant dans la lettre ceci : « <i>de</i> <i>grâce, faites nous sentir que vous êtes là pour nous</i> ». </span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En clair, l’intention du Pr Akory Ag Iknane est clairement affichée dans cette lettre qui relève de la méchanceté gratuite à l’endroit de son ministre de tutelle.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Mais ce qu’il oublie dans son vilain combat est que tous les Maliens savent que lui Iknane n’est pas un bon chef, à plus forte raison un bon gestionnaire.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour rappel, tout récemment, notre confrère de L’Actu-Economie avait dénoncé le comportement de certains de ses agents spécialisés dans le détournement des frais du test Covid-19. Alors, il se leurre car le Premier ministre Moctar Ouane est loin d’être naïf pour lui faire plaisir.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Birama Fall      </span></b></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Boubacar Diawara, membre de la Cam&#45;Malick en commune II :  « Malick Coulibaly a montré à tous les Maliens sa capacité de résister à l’argent sale »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/boubacar-diawara-membre-de-la-cam-malick-en-commune-ii-malick-coulibaly-a-montre-a-tous-les-maliens-sa-capacite-de-resister-a-largent-sale-2911046.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Jan 2021 14:01:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Admirateur de longue date de l’ancien ministre de la Justice, Me Malick Coulibaly, Boubacar Diawara, un ancien fonctionnaire de la gendarmerie s’apprête à installer, le samedi 9 janvier 2021, un bureau de la Convergence d’actions pour le Mali (CAM-Malick) en commune II. Dans l’entretien qui suit, il explique ses motivations à adhérer au mouvement de Me Malick Coulibaly. Lisez !  </strong>

<strong>Le Prétoire : <em>Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?</em></strong>

<strong>Boubacar Diawara :</strong> Je m’appelle Boubacar Diawara. Je suis un ancien officier supérieur  de la gendarmerie nationale.  Je suis à la retraite depuis dix ans. J’ai fait plus de douze ans de ma carrière à Abidjan, à l’Accord de non agression.

<em><strong>Vous vous apprêtez à lancer le samedi prochain « La Convergence d’Actions pour le Mali » en commune II. Pouvez-vous expliquer vos motivations ?</strong></em>

Nous sommes motivés par l’incertitude quant à l’avenir du Mali. Notre pays, le Mali est agressé actuellement de partout. Aucun secteur n’est épargné. Qu’il soit de l’éducation, de la sécurité, de l’économie ou de la santé rien ne fonctionne au Mali présentement. En tant que Malien et fier de l’être, je me couche souvent sans parvenir à dormir. Et comme par providence, deux individus sont venus me voir tout récemment à mon domicile. Il s’agit de Hama Dolo, président de la CAM et de Zoumana Diawara, Secrétaire général du même mouvement. Ils sont venus avec la bonne nouvelle que l’ancien ministre de la Justice Me Malick Coulibaly a créé son mouvement : <em>« La Convergence d’Actions pour le Mali</em> », dans le but de sortir le Mali dans l’impasse. Je me suis vite reconnu dans le mouvement dès l’annonce du nom de Malick Coulibaly qui est un homme digne de confiance. J’attendais impatiemment quelqu’un comme lui pour m’engager sur le terrain de la citoyenneté active.

<em><strong>En quoi Me Malick Coulibaly vous inspire-t-il confiance ?</strong></em>

Son passé ! Il est l’un des personnalités maliennes propres et honnêtes. Les Maliens se souviennent encore comment il a sacrifié sa carrière de magistrat pour s’opposer à l’injustice. Il a été trois fois ministre, et personne n’a entendu citer son nom dans une quelconque affaire de corruption. Mieux, lors de son dernier séjour dans le gouvernement, les Maliens l’ont vu se dresser farouchement contre le fléau de la corruption au Mali. Il s’agit du fléau le plus dangereux du Mali. Pour ce faire, il a même osé toucher aux intouchables vu leurs moyens financiers et leur degré de protection par le haut sommet de l’Etat malien. Il a mené ce combat contre la corruption le plus proprement possible. Il pouvait faire comme d’autres l’ont fait en se faisant riche dans cette affaire. Mais non ! Il a montré à tous les Maliens sa capacité de résister à l’argent sale et à privilégier le bien-être de tous les Maliens. Dans sa façon de voir les choses, la corruption est à la base de tous les problèmes du Mali. La corruption crée des frustrés et des rebelles, la corruption affame et fait révolter, la corruption crée le chômage, la corruption tue l’éducation et la santé, la corruption fait fuir les investisseurs. Je fais confiance à Malick parce qu’il est anticorruption, parce qu’il est un patriote, parce qu’il est juste. Il mérite d’être aidé dans ses actions.

Je vous informe au passage que le bureau que nous comptons mettre en place compte déjà plus 200 militants.

<strong>Réalisé par Birama Fall</strong>

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<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bureau Veritas BIVAC Mali : Le comité syndical dénonce la politique du diviser pour régner de la direction</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/bureau-veritas-bivac-mali-le-comite-syndical-denonce-la-politique-du-diviser-pour-regner-de-la-direction-2911039.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Jan 2021 13:41:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Après une première grève de trois jours suivie à 90%, le Comité syndical de Veritas-Mali, non satisfait, ne décolère pas. Il menace de déposer un autre préavis de grève de 5 jours.  </span></b></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A l’annonce du préavis de sa première grève, la Direction du Bureau Veritas Mali n’a fait que satisfaire les revendications insignifiantes portées par le comité syndical, explique une source syndicale. « <i>Les points importants ont été ignorés </i>», indique la même source. </span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Il s’agit de l’harmonisation des salaires (travail égal, salaire égal) et l’augmentation à 20% des salaires du personnel de Veritas-Mali.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour rappel, cette dernière revendication faite suite à l’augmentation de 20% des salaires, obtenue à la faveur de la lutte syndicale de l’Untm en 2016. « <i>Pratiquement toutes les entreprises privées du Mali ont attribué cette augmentation à leur personnel depuis 2018 avec rappel. Mais, au Bureau Veritas-Mali, les responsables refusent de le faire</i> », avait regretté Mme Bagayoko Mariam Camara, Secrétaire générale adjointe du Comité syndical, lors d’un précédent article.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Selon nos sources, la Direction de Veritas fait preuve de mauvaise foi. « <i>La doléance que nous avons faite n’est au-dessus des moyens de la société française. La valeur du contrat qui lui a été accordé par l’Etat malien à travers le Cnpm le prouve à suffisance. Il est question de 70 milliards de F CFA.</i> <i>Nous ne demandons pas à être gâtés. D’ailleurs, nous sommes très loin de l’être. Ce que nous demandons, c’est le minimum pour vivre dignement de notre travail. A Veritas, les mieux payés se limitent aux membres de la Direction, leurs copines et leurs pions », </i>dénonce une autre source syndicale, avant d’ajouter que la grille salariale en vigueur à Veritas a été imposée au personnel. « <i>Nous exerçons dans le commerce international, mais la direction nous a affiliés à la convention métallurgie 7 pour mieux nous exploiter</i> », critique la source syndicale.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Tentative de sabotage !</span></b></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Selon nos sources, la direction a également tout fait pour saboter en vain la première grève décrétée par le comité syndical. « <i>Pour ce faire, elle a même fait recours à des personnes extérieures pour insulter et menacer les grévistes. Et au lieu de faire face à la revendication du comité syndical, la direction a fait venir des membres du personnel de l’intérieur pour remplacer les grévistes durant les trois jours de grève.</i> <i>C’est des dépenses de plus et inutilement créées dont les ressources pouvaient servir à mettre les grévistes dans les meilleures conditions de travail »</i>, regrette le syndicaliste.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A l’en croire, pour oser revendiquer ses droits, le chef de site de Mayina mine a été calomnié par un autre collègue manipulé par la direction de Veritas. « <i>Nous demandons l’implication du Conseil national du Patronat malien qui a négocié le contrat de Veritas au Mali </i>», demande une source syndicale.    </span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Birama Fall   </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Boubou Cissé :  L’avocat français Me Ceccaldi devant la presse demain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/affaire-boubou-cisse-lavocat-francais-me-ceccaldi-devant-la-presse-demain-2911040.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/affaire-boubou-cisse-lavocat-francais-me-ceccaldi-devant-la-presse-demain-2911040.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Me-Ceccaldi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 07 Jan 2021 13:34:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L’arrivée aujourd’hui à Bamako de Me. Marcel Ceccaldi, conseil de Boubou Cissé, renforcera la défense de l’ancien Premier ministre. Il sera accompagné de Me Kassoum Tapo, l’avocat de Aguibou Macky Tall. Ceccaldi sera face à la presse le vendredi matin à la Maison de la presse pour annoncer sa mission en compagnie des avocats maliens des coaccusés dont Cheick Oumar Konaré, Badian Hagge, Me. Bobo Diallo, Me Lala Gakou et Me. Bassalifou Sylla, etc. Boubou est prêt à répondre à la justice, selon son avocat, mais les conditions doivent être réunies pour un processus crédible.</span></b></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Mali est en passe de vivre un procès retentissant dans l’affaire concernant l’ancien Premier ministre Boubou Cissé et les six personnes mises en cause dans une présumée tentative de déstabilisation de la Transition. Selon une source proche du dossier, l’avocat parisien, attendu à Bamako ce jeudi, cherchera à coordonner ses actions avec celles de Me. Tapo et les conseils des coaccusés de Boubou Cissé. Mais pour enfoncer le clou, le Parquet soutient que les investigations menées par le Service d’investigation judiciaire confirment les dénonciations de la Direction générale de la sécurité d’Etat (Dgse). Faux, rétorquent Boubou et ses avocats.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les conseils de l’ancien Premier ministre veulent prouver à la face du monde que leur client fait l’objet d’une cabale purement et simplement politique.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La même source indique que Boubou Cissé est prêt à être entendu par la justice malienne à condition que les conditions d’une enquête juste et équitable soient clairement établies.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Par ailleurs, l’ancien Premier ministre veut que ceux qui ont été arrêtés soient libérés pour qu’ils prouvent leur innocence. La bataille judiciaire en cours mobilise déjà des avocats rompus à la défense des causes difficiles. Les six coaccusés de Boubou Cissé sont en effet défendus par des avocats bien connus du public malien.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath et Madou Koné, le trésorier payeur général, sont défendus par Me. Cheick Oumar Konaré. Me. Badian Hagge et Me. Bobo Diallo sont les avocats de Souleymane Kansaye, le Receveur général du district de Bamako. Me Lala Gakou et Me. Bassalifou Sylla défendent quant à eux la cause de Vital Robert Diop, le Directeur général de PMU Mali.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dans son réquisitoire en date du 29 décembre 2020, le Procureur de la République fait savoir que les accusés ont fait l’objet d’une dénonciation par la Dgse auprès du parquet. Il leur était ainsi reproché « des faits d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». La Dgse explique avoir démantelé une entreprise de déstabilisation des institutions de la Transition par les accusés.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le réquisitoire introductif du Parquet indique qu’il ressort des termes de la dénonciation de la Dgse que « l’ancien Premier ministre Boubou Cissé, qui nourrit des ambitions présidentielles, a entrepris avec les susmentionnés des actes de nature subversive tendant à jeter le discrédit sur les actions des autorités de la Transition, en vue de créer une situation de trouble à l’ordre public et précipiter la chute du régime ».</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Chargeant les accusés, le Parquet ajoute que ces derniers ont effectivement tenu des réunions nocturnes et clandestines de planification et de coordination du projet de déstabilisation tant au domicile de Boubou Cissé qu’en d’autres endroits dont une mosquée située au quartier 1008 logements de Bamako, sur la rive droite.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Procureur ajoute aussi que les mis en cause ont mobilisé environ deux cent millions (200 000 000 F CFA) à travers Vital Robert Diop, le patron de PMU Mali, Mahamadou Koné et Souleymane Kansaye du Trésor, et Aguibou Macky Tall, directeur adjoint du Fonds d’accès universel (Agefau) qui fait également partie des accusés.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Autre accusé : Sékou Traoré, le secrétaire général de la présidence, qui aurait entrepris des déplacements à l’intérieur du pays, notamment en prenant attache avec un puissant marabout de Ségou, répondant au nom de Lassina Kane. Il lui est même reproché d’avoir introduit au sein de la présidence de la viande sacrificielle dans le but de nuire à la Transition. On lui reproche également de s’être érigé en obstacle entre Bah N’Baw et les citoyens dans le but de braquer les gens contre le président.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Quant au chroniqueur Ras Bath, la Dgse n’a pas aimé ses chroniques enflammées contre le président Bah N’Baw lors de ses dernières émissions. Selon la Dgse, certains des mis en cause fournissaient au chroniqueur des informations de première main sur la présidence en vue de les utiliser dans ses chroniques enflammées. Pour la défense, ces accusations font évidemment rire. Ces civils ne sauraient aucunement renverser un régime.</span></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ismael DIARRA</span></b></p>
<p class="yiv9386825659msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arcanes politiques : Soumaïla Cissé au centre du jeu</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/arcanes-politiques-soumaila-cisse-au-centre-du-jeu-2906565.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 16:32:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Libéré après six longs mois de captivité dans le Sahel, le président de l’Union pour la République et la démocratie (URD) réfléchit désormais à son futur  rôle sur la scène politique nationale. C’est du moins l’analyse de Jeune Afrique.</em></strong>

Dan sa parution n°3094 de novembre 2020, le magasine international revient sur le rôle que  Soumaïla Cissé, ancien chef de file de l’opposition malienne, pourrait jouer sur une scène politique qui se recompose. D’ailleurs, l’ex-otage, qui dit vouloir s’informer ‘’humblement et prendre le recul nécessaire’’, y réfléchirait déjà. Il a été libéré en octobre dernier, après six mois de captivité dans le Sahel. «Six mois, cela n’est pas rien. Les lignes ont bougé. Je dois voir le positionnement des uns et des autres pour comprendre la recomposition de la scène politique », confie Soumaïla Cissé à Jeune Afrique, en marge de son séjour parisien, quelques semaines après sa libération.

Quel rôle veut-il désormais jouer, en tant que chef de file d’une opposition qui n’explique plus ? La famille politique de Soumaïla Cissé, selon le magasine, a enchaîné des coups durs : dissolution de l’Assemblée nationale installée à l’issue des législatives de 2020, départ  de plusieurs cadres du parti, etc. Pire, le succès du Mouvement du 5 juin, le M5, a confirmé le désamour des Maliens pour la classe politique traditionnelle au profit de personnalités « inclassables », tel l’imam Mahmoud Dicko.

Malgré tout, le parti de la poignée de mains n’est pas resté inactif, analysent nos confrères de Jeune Afrique, selon  qui l’URD a su se repositionner et trouver sa place au sein du mouvement de contestation. Notamment à travers Demba Traoré, porte-parole de l’URD, qui était membre du Comité stratégique d Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). Aussi, le magasine estime que si Choguel Kokalla Maïga, président du MPR, a pu présider ledit comité, c’est parce qu’il assurait l’intérim de Soumaïla Cissé à la tête de la coalition du Front de sauvegarde de la démocratie (FSD).

Il ressort de l’analyse de Nicolas Normand, ancien ambassadeur français cité par Jeune Afrique, que l’avantage du président de l’URD, c’est qu’on ne peut pas lui faire le reproche d’avoir voulu interrompre un processus démocratique. « Il revient dans un contexte où le M5 est divisé et la classe politique assez discréditée. Il n’a pas de véritable rival politique. Sa captivité a attiré les projecteurs sur lui et renforcé sa stature internationale. Cela pourrait un jour être un tremplin pour lui vers la présidence », poursuit le diplomate.

<strong>Est-il trop tôt pour envisager l’avenir ?</strong>

<strong> </strong>A Soumaïla Cissé, Choguel Kokalla Maïga affiche clairement son soutien. « Il a l’intelligence, la compétence et la capacité de mobilisation. Il fait partie des hommes politiques à même de résoudre les difficultés auxquelles fait face notre pays », soutient le président du MPR.

Pour Demba Traoré, tout a changé parce qu’il n’y a plus d’opposition, ni de majorité. L’heure est donc à la réorganisation au sein du parti. « (…) Mais nous allons produire des idées et nous répondrons présents chaque fois que les autorités de transition nous solliciteront », confie-t-il.

L’évidence pour nos confrères, c’est que son enlèvement fait de Soumaïla Cissé un homme politique au destin singulier. « Ancien ministre au profil de technocrate, plusieurs fois candidat à la magistrature suprême, il pourrait transformer cette terrible épreuve en atout », analyse le magasine. Clément Dembélé, un autre leader du M5-RFP, a un son de cloche bien différent de celui de Choguel et de Nicola Normand. « Soumaïla Cissé est perçu comme un homme compétent, mais il fait partie de la même vieille génération politique qu’IBK », souligne M. Dembélé, par ailleurs président de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage. Et d’ajouter : « Ce que nous voulons, c’est un renouvellement de la clase politique. A sa libération, il a été considéré comme un héros. Mais son avenir est plus celui d’un conseiller ou d’un faiseur de rois que celui d’un président », conclut Clément Dembélé.

<strong>BS avec Jeune Afrique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Me Mamadou Ismael Konaté :  « Le Cnsp doit cesser de cheminer à tue&#45;tête »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/me-mamadou-ismael-konate-le-cnsp-doit-cesser-de-cheminer-a-tue-tete-2906563.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 14:30:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En répondant aux questions de Kassim Traoré au cours de l’émission ‘’Débat politique’’ sur la radio ‘’Klédu’’, l’ancien ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a martelé que la marche unilatérale du Comité national pour le salut du peuple (Cnsp) n’aboutira à rien. En revanche, il pense que les militaires doivent forcément composé avec le M5-RFP.</strong>

<strong> </strong>De la composition du gouvernement de la transition au quota réservé aux partis politiques, l’ancien ministre de la Justice, Mamadou Ismaël Konaté, qualifie l’attitude des membres du Cnsp de marche à tue-tête. Chose qui, dit-il, poussera à monologuer. Ce qui, de son avis, est assimilable à la folie. Il a déclaré que personne ne restera au pouvoir et qu’il faudra aussi regarder en face le peuple qu’on dirige.

Concernant la composition du Conseil national de transition (CNT), il demande au Cnsp de le faire de commun accord avec le peuple malien. « <em>Chacun peut faire ce qu’il veut. Mais si on agit au nom des Maliens, il faut le faire en accord avec ce peuple-là. Même si on ne veut pas des hommes politiques dans le Comité national de transition, il faut les concerter pour sa mise en place. Il ne faut pas que cela se fasse à l’insu des hommes politiques </em>», a conseillé Me Konaté pour qui il n’est pas possible de raser la tête d’une personne en l’absence de ce dernier.

En parlant du M5-RFP, Me Konaté dira que c’est la force qui a secoué le cocotier pour baliser le terrain sur lequel le Cnsp est venu achever le reste du travail. Donc, pour le brillant avocat, le Cnsp doit travailler avec les hommes politiques du M5-RFP si vraiment il ne veut pas se retrouver seul devant une situation qu’il ne pourra pas gérer seul.

S’agissant de la lutte contre la corruption, il sollicite l’apport de tous les Maliens. A l’entendre, chacun doit dénoncer les actes de corruption dans le pays. « <em>Au Mali, les 42% des deniers publics vont dans les poches de certaines personnes. Les gens volent au niveau de la douane, des impôts, des marchés, partout où ils sont en mesure de le prendre</em> », a-t-il asséné. Et d’ajouter que la moitié des 42% sont dans les poches des hommes politiques pour assurer leurs campagnes électorales.

L’interlocuteur de Kassim Traoré s’est également prononcé sur le non respect de la loi au Mali. Pour lui, la loi est au-dessus de tous, qu’on soit puissant ou misérable.

En se prononçant sur les attentes de la transition, il parlera de la stabilisation du pays par la fin des attaques et antagonismes au nord et au centre. Pour y arriver, Me Konaté trouve que la voie de la concertation entre tous les fils du pays est la meilleure des manières. Il s’agit, à ses dires, de privilégier le dialogue comme porte de sortie. Il pense aussi qu’il faut assainir la manière dont l’élection se tient au Mali. « <em>L’avancée du pays dépend de la bonne justice et la bonne élection</em> ».

A entendre l’orateur de l’émission, il aura prévenu le président Ibrahim Boubacar Kéita de beaucoup de choses lorsqu’il était ministre  jusqu’à sa démission.

<strong>Bazoumana KANE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Élimination des aiglons de la CAN U&#45;20 Mauritanie 2021 :  Le coach des Aiglons pointe le secrétariat de la Femafoot du doigt</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/elimination-des-aiglons-de-la-can-u-20-mauritanie-2021-le-coach-des-aiglons-pointe-le-secretariat-de-la-femafoot-du-doigt-2906588.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 14:27:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’équipe nationale U20 de football du Mali ne défendra pas son titre à la prochaine édition de la coupe d’Afrique des moins de 20 ans, prévue en Mauritanie en mars 2021. Mamoutou Kané, entraîneur des Aiglons maliens a, dans une interview, pointé du doigt Ibrahima Sangaré, secrétaire général de la fédération et Moussa Kanouté, chargé des compétitions internationales. </em></strong>

<strong> </strong>

L’équipe nationale U20 du Mali a été éliminée au premier tour des éliminatoires du tournoi U20 de la zone Ufoa A (20-29 novembre 2020 au Sénégal).

<strong>Les faits</strong> : à l’occasion de ce tournoi zonal de l’Union des fédérations ouest-africaines de football  (Ufoa A), le Mali a disputé deux matchs sur le terrain sur trois possibles (une défaite sur tapis vert, une défaite sur le terrain face à la Guinée (1-3) et une victoire face à la Mauritanie (1-0). Au lieu de 30 joueurs autorisés par la CAF (nouvelle disposition pour cause de Covid-19), le Mali a voyagé avec 20 joueurs sur Dakar. Et, il ne fallait pas s’attendre à un cadeau de la part des médecins sénégalais. Conséquence : 8 joueurs ont été testés positifs et le Mali perd son premier match d’entrée. Pour cause, les 12 autres joueurs ne pouvaient pas permettre au Mali de jouer ce match.

A cet égard, on peut dire que l’amateurisme a prévalu dans l’organisation du voyage des Aiglons. Ainsi, Mamoutou Kané, entraîneur des Aiglons a affirmé que <em>« le secrétariat de la Fédération à travers Ibrahima Sangaré (le secrétaire général) et Moussa Kanouté (chargé des compétitions internationales) ont été informés de l’élargissement de la liste à 30 pour éventuellement changer les malades de Covid-19. Nous ne choisissons pas le nombre de joueurs en fonction du règlement. Le secrétaire général nous a instruit de choisir 20 joueurs et que la Fédération ne peut pas prendre les joueurs supplémentaires. Après, Lamine Soumaré, le médecin des U20, a insisté sur le nombre de 30 à cause de la situation sanitaire, mais finalement le secrétaire général réplique en lui disant qu’il ne peut rien pour nous. Les principaux responsables sont Sangaré, Kanouté et Bathily. Je défie quiconque par rapport à mes propos</em>», a expliqué Mamoutou Kané Mourlé.

De toute façon il l’assume. « <em>Nous n’avons pas pu jouer avec notre équipe. Nous étions confinés ici à Dakar. Je savais que si notre équipe type avait joué, ça n’allait pas être le même résultat. Nous avons une responsabilité. On savait que si tout le monde avait fait son travail, on allait se qualifier. Il fallait s’y attendre. Je présente nos excuses aux Maliens et nous remercions Dieu », a-t-il ajouté.</em>

Comme le mal est déjà fait, il faut situer les responsabilités pour que cela ne se reproduise plus. En attendant, les Aiglons ne défendront pas leur premier titre continental acquis à l’occasion de la CAN U20 Niger 2019.

<strong>Par Yacouba TANGARA </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Spéculation foncière mairie de la commune VI :  4. 500.000 FCFA chipés à Moustapha Diawara pour un terrain vendu à l’imam de Sénou</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/speculation-foncier-mairie-de-la-commune-vi-4-500-000-fcfa-chipes-a-moustapha-diawara-pour-un-terrain-vendu-a-limam-de-senou-2906568.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 13:39:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mairie de la commune VI du district de Bamako, dirigée par Boubacar Kéita, sorti de la prison il y a une semaine, fait encore parler d’elle en matière de spéculation foncière. El Hadj Diawara s’est fait soutirer la somme de 4.500.000 FCFA pour un terrain déjà vendu. Qui des deux vendeurs a raison ?</strong>

Des  spéculations foncières ne cessent de se perpétrer sous nos cieux. Le vieil El Hadj Moustapha Diawara, qui a acheté un terrain pour son fils Ganda Diawara, vient d’en être victime en commune VI. L’informaticien de la mairie, Adama Fané, atteste par une décharge remise à El Hadj Moustapha Diawara qu’il a reçu des mains de ce dernier la somme de 4.500.000 FCFA.

La dite décharge indique que la somme-là représente le prix de vente de la parcelle n°978 sise à Sénou dans la Purge CR 360. Elle a fait l’objet de la notification n°104 suivant décision n°0617/M CVI-DB du 22 juillet 2014.

Ce qui est marrant dans cette affaire,  quand le vieux Diawara a payé son argent le matin, l’imam de Sénou s’est présenté le soir. C’était pour construire sur le terrain. Or le contentieux de la mairie avait témoigné que le terrain était propre.

Cette précipitation de l’imam serait préparée par le jeune frère cocceur du 2<sup>ème</sup> adjoint au maire. Le maire Sanou aurait vendu le terrain à l’imam. De sources bien introduites,  l’imam, en manque d’argent, aurait cherché la dette de 150.000 FCFA pour mettre en œuvre la volonté du jeune frère de Sanou. Ce, sachant bien que le papier qu’il possède a été annulé.

Voici qu’un litige foncier s’est déclenché entre ces deux personnes. Dans le besoin de recoupement, Adama Fané qui a reçu le prix du terrain des mains d’El Hadj Diawara, a fait savoir qu’il est en train de conduire. Il promettra qu’il rappellera dès qu’il aura garé la voiture. Du moment de l’appel jusqu’au samedi soir, il ne nous est plus revenu. Adama Fané se reproche-t-il quelque chose ? C’est la question que l’on se pose.

Joint également par nos soins, le contentieux de la mairie de la commune VI, Modibo Coulibaly, a été on ne peut plus clair. Selon lui, chacun des deux personnes se réclamant propriétaire du terrain, a le papier de la mairie. A ses dires, un autre terrain avait été proposé à El Hadj Moustapha Diawara. Pour conclure cela, la mairie a pris du retard, reconnait-il. « <em>Le litige foncier existant déjà, la mairie a ordonné à l’autre parti de surseoir à la construction sur le terrain. Ce dernier n’a pas respecté cette décision. Donc le vieux Diawara a toutes ses raisons de réagir à cet effet</em> », a expliqué le contentieux Coulibaly.

Il précisera aussi que le maire principal Kéita lui a dit de trouver une solution à ce litige. Toujours, selon lui, il procédera à l’amorce du processus ce lundi 30 novembre 2020, dans les locaux de la mairie. Il s’agit donc de désamorcer la bombe avant les premières déflagrations.

A noter que la mairie dont il s’agit était décapitée car le maire Boubacar Kéita, pour sortir du noir, aurait payé 35.000.000 de FCFA, à en croire nos sources. Spéculation foncière, quand tu nous tiens !

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Soumeylou Boubeye Maiga :  «Ceux qui doivent prêcher mettent le feu aux poudres»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumeylou-boubeye-maiga-ceux-qui-doivent-precher-mettent-le-feu-aux-poudres-2906559.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 13:30:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion de la cérémonie de clôture de la journée de réflexion et d’échanges du Mouvement national de la jeunesse Alliance pour la solidarité au Mali Convergence des forces patriotiques (Asma-CFP), le Tigre a lancé des piques et des flèches aux religieux qui sont entrés dans la danse pour faire tomber le président IBK. C’était ce samedi 28 novembre, au siège du parti en commune III.</strong>

Comme à son habitude, le Tigre a haussé le ton encore pour dire plus haut ce que les autres pensent plus bas. Ce sont des piques mortelles qu’il a envoyées aux religieux qui ont mouillé le maillot pour la démission du président IBK.

Ces religieux au Mali, selon SBM, sont déviés de leur rôle principal qui est d’appeler les gens à la prière. Le Tigre pense que ceux-ci  enflamment toujours la situation au lieu de l’apaiser comme la religion le demande.

Soumeylou Boubèye Maïga dit avoir la tête haute car, selon lui, ils sont le seul parti dont le langage n’a pas changé en fonction des postes occupés. A l’opposé de beaucoup d’hommes politiques du M5-RFP, le président de, l’Asma-CFP dit que personne ne les a vus cracher dans la soupe.

Une manière de dire que le parti Asma-CFP ne change pas de couleur au gré des intérêts.

Par ailleurs, SBM a affirmé que le parti soutient la transition pour qu’elle prenne fin à la date indiquée.

Là, à ses dires, lorsqu’on publiera la liste du Conseil national de la transition (CNT), la surprise sera grande. De son avis, il y aura un grand fossé entre ce qu’on dit et la réalité.

En s’adressant à sa jeunesse, SBM dira que la seule voie d’arriver au pouvoir est l’élection.

De ce fait, il galvanisera sa troupe de s’organiser et mériter la confiance des citoyens. « Notre tâche principale est de nous organiser pour les élections à venir », a-t-il affirmé.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Restriction des libertés en période exceptionnelle : Les éclaircissements de Boya Dembélé à la  rentrée  des Cours et Tribunaux</title>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 14:15:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La grande salle de la Cour suprême a servi de cadre à la rentrée 2020 des Cours et Tribunaux. Cette année, le thème retenu était « La restriction des libertés en période exceptionnelle ».</strong>

Placée sous la présidence du président de la transition, chef suprême des Armées et chef de l’Etat, Bah N’Daw, la cérémonie a rassemblé la famille judiciaire malienne. Le Procureur général de la Cour suprême de la Cour suprême, Boya Dembélé, s’est dit honoré de la présence du vice-président, Assimi Goïta, du premier ministre, Moctar Ouane ainsi que de toutes les hautes personnalités nationales et amis du Mali.

Dans son réquisitoire, Boya Dembélé a affirmé que la rentrée des Cours et Tribunaux est l’occasion pour la famille judiciaire de se retrouver pour jeter un regard critique sur l’année judiciaire écoulée et envisager ensemble les perspectives pour la nouvelle année, sans occulter les forces et les faiblesses du fonctionnement de l’appareil judiciaire.

Après avoir rappelé l’historique de la rentrée des Cours et Tribunaux, le premier responsable des lieux a déclaré que c’est une lapalissade de dire que le Mali est en crise depuis les événements de 2012. De son point de vue, la Mali vit dans cette période exceptionnelle depuis ce moment. Il citera l’état d’urgence et des mesures administratives comme les mesures exceptionnelles qui ont été prises pendant cette période.

Partant, le Procureur général de la Cour suprême Dembélé a cité des passages du philosophe des Lumières, Jean Jacques Rousseau. Il le citera dans le Contrat social en ces termes : « <em>L’homme est né libre, mais partout il est dans les fers </em>». Comme commentaire de cette citation, Boya Dembélé dira qu’on est obligé, pour rendre possible le vivre ensemble, d’abandonner une parcelle de nos libertés naturelles au profit de la société.

Citant toujours Rousseau dans le même ouvrage, il enchaîne : « <em>Ce que l’homme perd par le contrat social, c’est sa liberté naturelle et un droit illimité à tout ce qui le tente et qu’il peut atteindre ; ce qu’il gagne, c’est la liberté civile et la propriété de tout ce qu’il possède</em> ».

Il n’a pas manqué de citer aussi un article de la Charte de Kouroukan Fouga qui dit que « <em>chacun dispose désormais de sa personne, chacun est libre de ses actes, dans le respect des ‘’interdits’’ des lois de sa patrie</em> ».

A l’entendre, l’état d’urgence et l’état de siège sont des possibilités par lesquelles, les libertés publiques sont restreintes. « A côté de ces deux mesures prévues par les articles 49 et 79 de la Constitution, le président peut prendre des mesures exceptionnelles sur le fondement des articles 29 et 50 de la Constitution lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la nation, l’intégrité du territoire national, l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu et qu’il faille assurer la continuité de l’Etat et la fonctionnement régulier des institutions conformément à la Constitution », a-t-il expliqué.

Le bâtonnier l’Ordre des avocats du Mali, Maître Moustapha Cissé, a eu, à l’entame de ses propos, une pensée pieuse à l’endroit de certains membres du barreau malien  arrachés à leur affection.

Pour lui, la rentrée judiciaire 2020-2021 est l’occasion pour le Conseil de l’Ordre et l’ensemble des avocats du barreau du Mali d’apporter une fois de plus leur contribution à l’enrichissement de cette cérémonie solennelle. A l’en croire, les libertés publiques sont nées de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. « <em>Elles pourraient être définies aujourd’hui comme les droits de l’homme juridiquement protégés et classés de façon générale en trois catégories : les droits individuels, les droits politiques, les droits sociaux et économiques</em> ». L’avocat étayera son argumentation avec des citations du juge sénégalais, Kéba M’Baye, Réné Cassin et la Charte des Nations-Unies.

<strong>Bah N’Daou demande une trêve sociale</strong>

Pour sa part, le président de la Transition, Bah N’Daw, a rappelé qu’une crise sans précédent traverse le Mali. Pour lui, le couvre-feu et l’état d’urgence sont deux mesures exceptionnelles de même que toutes les autres non encore utilisées au Mali, mais toutes contraignantes, ne sont dictées ni par insouciance ni par amateurisme encore moins par esprit despotique.

Il a saisi l’occasion pour demander une trêve sociale à tous ceux qui ont des revendications catégorielles. Depuis un certain temps, des grèves ne cessent de voir le jour. C’est dans cette circonstance que le président de la transition a lancé un appel au sens patriotique des différentes corporations professionnelles du Mali.

L’occasion a été propice pour lui d’inviter la justice à plus de rigueur et de courage dans la lutte contre la délinquance financière et le terrorisme.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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<item>
<title>Lettre de condoléances à la famille de son cousin feu ATT :   Lanceni Balla Keita parle de l’homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-de-condoleances-a-la-famille-de-son-cousin-feu-att-lanceni-balla-keita-parle-de-lhomme-2905430.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 13:09:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mon cher cousin, tout juste après que tu sois couché définitivement sous cette terre d’Hamdallaye à Bamako, je tiens à faire savoir au peuple ce que tu fus pour nous tes nombreux cousins et pour tout le peuple malien, pendant ta présence à la tête de l’Etat du Mali.</strong>

Cher cousin, tu viens de rejoindre ta dernière demeure après avoir reçu l’hommage de la nation, de l’Afrique et du monde. Les griots nous ont appris que ‘’le monde vivant n’est pas une demeure’’. Je me rends compte de cela avec ta disparition. Nous nous attendons un jour ou un autre à cette mort, cher cousin. « On a beau être l’Imam de la Mecque, on n’échappe pas à son destin », disent les hommes de parole. Dieu a fait le monde ainsi. Cependant tant qu’on vit ici-bas, il faut faire son devoir avec abnégation. C’est ce que tu as fait et bien fait. Mais malgré cela voici ce qui t’est advenu!

Nous nous demandons est-ce donc là ce qui attend les bons ? La question mérite d’être posée, car tu n’as fait que du bon pour le Mali. Tu nous as amené la démocratie en 1991. Tu as créé le multipartisme au Mali, jusqu’à ce que aujourd’hui, nous comptons 217 partis politiques, même si certains chefs de parti n’ont que leurs familles comme militants. Tu nous as amené l’Assurance Maladie Obligatoire, que les travailleurs ont rejeté dans un premier temps avant de revenir sur leurs pas.

Cher cousin, comme vous le savez Gallilée a été le premier scientifique à dire que la Terre est ronde. Il a été décapité pour cela. Tu t’es trouvé dans la même position que Gallilée en ce qui concerne l’AMO. Tu as rendu la césarienne gratuite car pour toi, une mère ne devrait plus mourir en donnant la vie.

Mon cher cousin, ton exemple n’est pas nombreux en Afrique. Tu as doté le Mali du nord au sud, d’est en ouest de voies de communication. Tu as compris tôt que les voies terrestres sont pour un pays ce qu’est le réseau sanguin de l’homme, qui irrigue tout le corps de sang. Tu as apaisé le climat politique au Mali, un autre exemple, pas courant en Afrique. Tu as réveillé la diplomatie malienne à travers le monde. Tu as su exploiter le Sanankuyaou, la plaisanterie à cousinage, pour faire passer les messages qui construisent et renforcent la cohésion sociale, même si notre grand-frère commun, t’a rejeté avec ce concept qui a existé sous l’empire du Ouagadou, puis institutionnalisé dans la Charte de Kurukanfuga en 1236.

Cher cousin, j’ai noté un fait, très important dans ton parcours d’homme d’Etat. C’est le fait de te mettre au même niveau que ton peuple, comme le recommande Portalis, le père du code civil napoléon. Ce qui t’a permis de faire de grandes choses immortelles pour ton pays. Egalement, lors de tes nombreux voyages dans le monde rural, tu tendais la main lors de tes déplacements aux paysans, aux enfants, aux femmes, aux éleveurs, aux bouchers, aux pêcheurs, aux batteurs de tam-tam contrairement à notre grand-frère commun, qui une fois dans la foule, mettait le mouchoir blanc sur le nez pour ne pas respirer l’odeur de ces catégories de gens toujours en sueur.

Autant, tu tendais la main à tous, surtout le bas peuple, autant notre grand-frère commun repliait sa main pour ne pas prendre de microbes. Je te qualifie d’homme d’Etat, parce que durant toute ta présence à la tête de l’Etat, tu n’as rien pris pour toi-même dans les deniers de l’Etat. Tu as toujours appliqué le concept « le Mali d’abord » et non « Lobo, mes enfants et petits-enfants d’abord ». Tu n’as pas eu besoin de chanter cela sur les toits, mais tu as agi contrairement à notre grand-frère commun qui a prôné et rassurer les maliens du concept ‘’le Mali d’abord’’, alors qu’en réalité c’est le contraire qui s’est passé. ‘’Ma famille d’abord’’ a primé sur le Mali d’abord’’. Les preuves crèvent d’œil. Tu as remplacé la daba du paysan par le tracteur moderne.

Mon cher cousin, en venant au pouvoir en 1991, tu n’avais aucune expérience de la gestion politique d’un Etat. Malgré cela, tu as été meilleur aux professionnels de la politique. Par exemple notre grand-frère commun a eu un parcours élogieux sur papier :Conseiller diplomatique du Président, Ambassadeur, Ministre des affaires étrangères, Premier ministre, vice-président de l’international socialiste, président de l’Assemblée Nationale puis Président de la République. Avec tout ce parcours politique, le Mali ne pouvait trouver mieux pour le tirer du sous-développement.

Malheureusement, ça été le contraire d’une manière désastreuse, car en plus de la corruption, la concussion et la prévarication personnifiées, l’Etat malien a signé sous sa gestion un Accord dit d’Alger qui divise le pays désormais. Cet accord a été pour les maliens, la plus grande bêtise humaine. Si mon cousin a été accusé par notre grand-frère commun d’avoir laissé des groupes terroristes entrer sur le territoire malien, ce n’est qu’à même pas ATT qui a divisé le Mali en deux territoires ou chaque territoire à son armée, son hymne, son drapeau, son chef d’Etat, son territoire et sa capitale ?

C’est de là que les Maliens ont compris désormais qu’un président de la République doit être tout d’abord patriote, et n’avoir qu’une seule nationalité. N’a-t-on pas l’habitude de dire que le temps est le meilleur juge. Mon cher cousin tu as été même inculpé sur initiative du grand-frère commun et une procédure a même été déclenchée pour t’extrader afin de te juger. Pour répondre à tes détracteurs, j’ai dit que si tu es inculpé pour ta gestion, alors notre grand-frère commun n’y échappera pas, car il avait fait plus grave que toi.

Mon cher cousin, tu t’en es allé avec tous les honneurs, ton histoire s’est arrêtée ce jour 17 novembre 2020. Ce malheur national malheureusement, a trouvé notre grand frère-commun en détention sous surveillance des militaires. J’ai l’impression que les rôles ont changé. Celui qui n’avait pas atteint l’autre rive, s’est moqué de celui qui semblait se noyer. Mon cher grand-frère souvent l’histoire devient une répétition. La manière dont les choses se sont passées, tu risques  le même sort que le Maréchal Pétain, car ta gouvernance a été des plus malheureuses et une trahison pour le peuple malien. Sous d’autres cieux, c’est la guillotine qui est en vigueur.

Cher cousin pas plus loin que le mois de juin 2020, j’ai passé 45 mn à causer avec toi et ton serviteur loyal, Cissouma, dans ton bureau à la fondation. J’ai senti en toi un peu de fatigue, avec la chaleur qui prévalait. Au cours de cette rencontre, nous avons parlé de l’opération ‘’retour des dogons’’ à Nana-Keniéba au Mandé. Alors tu m’avais promis d’y faire un tour pour voir tes oncles dogons. Cela n’est plus possible avec ton départ prématuré.

Merci pour la médaille que tu m’as décernée en janvier 2009, après celle du Président Alpha en 1996.

Cher cousin dors en paix, tu es à jamais vivant dans le cœur du peuple malien qui n’a jamais été ingrat en général. Que ta fidèle compagne Lobo qui a été non seulement admirable de dévouement, mais également elle a été la Maman de toutes les mamans du Mali, du village jusqu’à la ville. Elle continuera à jouer ce rôle à travers la fondation pour l’enfance.

Ton Mandé te remercie cher cousin pour lui avoir donné une route bitumée qui a accru l’économie locale. Il te dit Adieu. Quant à Lobo, elle demeura toujours la meilleure première dame de l’ère démocratique. Que le peuple malien se souvienne de cela pour toujours.

Dors en paix, apôtre de la paix.

<strong><em>Bamako, le 23 Novembre 2020</em></strong>

<strong>Ton cousin, Lanceni Balla KEITA</strong>

<strong>Ancien Député National</strong>

<strong>Ancien Député Panafricain</strong>

<strong>Ancien Ministre</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ébullition  du front social :  Les mises en garde des magistrats contre l’Untm</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ebullition-du-front-social-les-mises-en-garde-des-magistrats-contre-luntm-2905420.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 13:01:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Certains responsables de la Centrale syndicale(Untm) sont désormais  dans la ligne de mire des  magistrats à travers le Sylima et le SAM. En effet, ces derniers qui voulaient faire profil bas lors de la grève de 72 heures de l’Union nationale des travailleurs  du Mali(Untm), ont été  acculés  jusque dans leur dernier retranchement.</strong>

En effet, lors d’une émission sur les antennes d’une radio de la place, un responsable de l’Untm   avait longuement  épilogué sur l’indemnité de judicature  accordée aux magistrats  lorsque les autres corps rasaient le mur. D’autres  parts, il a fait référence aux cas des  préfets, des enseignants du supérieur ainsi  qu’à la non application  de l’article  39 pour légitimer leur grève.

Toutes choses qui ont poussé les deux syndicats des magistrats à hausser véhément le ton. Dans un communiqué conjoint N°009/2020 en date du 20 novembre 2020, le président du comité directeur  du SAM, Mamadou  Kassogué et le président  du bureau exécutif du Sylima, Macky Sall ont, dans un langage  discourtois empreint d’un style va-t-en guerre,  adressé un avertissement sévère aux hommes de Yacouma Katilé avec des menaces à peine voilées.

En sept points, ils feront un réquisitoire accablant contre les attitudes et les propos de certains responsables de l’Untm.

D’entrée de jeu, ils  feront  remarquer qu’ils constatent depuis un certains temps l’exaspération des attaques à l’encontre de la magistrature, par plusieurs organisations  syndicales sœurs dans le cadre des mouvements de grève que ces dernières poursuivent ces temps-ci au Mali.

Une attitude qui ressemble fort  curieusement à du ‘’Hassi diya’’ et qui stupéfait  plus d’un au Mali. Pour les hommes en robe, l’Etat du Mali, républicain et démocratique, fonctionne sur la base de la Constitution du 25 février 1992. Tout en rappelant qu’aux termes de l’article 81 de ladite constitution, les magistrats incarnent le pouvoir judiciaire et bénéficient à ce titre, d’un statut autonome lié aux exigences  de leur fonction tel que le stipule  le statut  universel du juge.

<strong>Un pacte de non  agression</strong>

A en croire, les deux responsables syndicaux, le SAM et le Sylima se sont  gardés, jusqu’ici, de se comparer  aux agents relevant  du statut général de la fonction publique  ou de dénigrer d’autres  corporations à l’occasion  de  leurs différentes  actions syndicales. Ils suggèrent aux autres d’observer cette même posture vis-à-vis d’eux.

<strong>De l’acharnement inutile</strong>

La stigmatisation incessante et les attaques gratuites à l’encontre de la magistrature  partant curieusement des camarades syndicaux ne sont pas  de nature à préserver et à consolider les rapports traditionnels de courtoisie et de non agression qui, jusqu’ici, les liés.

Le SAM et le Sylima feront,  hélas, remarquer que la  calomnie et la haine, loin  d’être   des moyens de lutte syndicale, desservent leurs auteurs puis qu’elles peuvent exposer ces derniers à des conséquences graves.

Contrairement à ce qui se dit, le magistrat débutant n’est pas payé à 1.500.000FCFA et ne bénéficie ni de meilleures grilles de la République, ni  d’heures  supplémentaires  encore moins de ristournes. Il n’a pas non plus de meilleures primes  de la République  et les augmentations en cours en faveur de la magistrature ne porteront pas sur le salaire du magistrat débutant à 250.000FCFA. Selon eux, les augmentations en cours de l’indemnité de judicature découlent de la loi N°2019-072 du 24 décembre 2019 portant loi d’orientation  et de programmation pour le secteur de la justice qui est l’aboutissement  d’un long processus   remontant à 2014. Et de rappeler que la grève est, certes, un droit mais elle doit s’exercer dans le strict cadre de la légalité aux risques pour les grévistes d’enfreindre la loi, ce qui a des conséquences certaines qui seront tirées, nul n’étant au-dessus des lois de la République.

Au bénéfice de ces différentes observations, les Syndicats de magistrats rappellent gravement, à nouveau, que le magistrat est ce qu’il est dans l’Etat, non pas par son diplôme, mais du fait de son statut. La conséquence de cette exigence statutaire explique qu’un député, même illettré, bénéficierait des droits et privilèges constitutionnels découlant de son rang.

<strong>La mise en demeure</strong>

Le SAM et le Sylima invitent les uns et les autres à intégrer, dès à présent,  le Pouvoir judiciaire, qui était jusqu’ici brimé voire ignoré, entendent résolument occuper, à l’avenir, le rang constitutionnel qui lui sied dans l’animation de la vie publique. Il le fera avec humilité, sans cependant la moindre pusillanimité.

Ils font savoir que les fonctions judiciaires sont délicates et graves. Que ceux qui les exercent doivent bénéficier, ici comme ailleurs, d’un traitement spécifique. La magistrature est ouverte à ceux qui l’envient à condition, pour ceux-là, de remplir les conditions exigées pour y accéder.

Les Syndicats de magistrats, gardiens de l’honneur et de la dignité du sanctuaire judiciaire, exerceront, désormais, leur droit de légitime défense contre ceux qui, qui qu’ils soient, en appellent à la haine et à la violence à leur encontre. Aussi saisissent-ils la présente occasion pour conseiller à ceux  qui en veulent à des magistrats, pris individuellement, d’emprunter les voies de droit pour demander justice. Ils ne toléreront plus jamais d’attaque publique de magistrat qui rejaillirait sur toute la corporation.

Le SAM et le Sylima, tout en appelant les uns et les autres à la plus grande orthodoxie, invitent leurs preux militants à se tenir prêts pour les actions imminentes à intervenir dans la consolidation de l’Etat de droit dans notre pays.

Cet avertissement sonne comme une mise en demeure contre Yacouba Katilé, secrétaire général de l’Untm et ses hommes.

C’est la façon pour les magistrats  de dire aux autres syndicats qu’ils peuvent toujours continuer à réclamer leurs droits sans pour autant franchir une ligne rouge : ni dénoncer ni remettre en cause l’indemnité de judicature. A défaut, des poursuites pourraient être engagées.

<strong>Birama FALL </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CGS du second cycle de Ouenzzindougou : Passation bloquée entre l’ancien et le nouveau bureau</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/cgs-du-second-cycle-de-ouenzzindougou-passation-bloquee-entre-lancien-et-le-nouveau-bureau-2905428.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 12:48:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le moment où le choix a été porté sur des hommes et des femmes pour remplacer valablement l’ancien bureau du Comité de  gestion scolaire (CGS) du second cycle de Ouenzzindougou, un épais  brouillard plane et cache mal des réalités.</strong>

Au sujet du Comité de gestion scolaire du second cycle de Ouenzzindougou, des phénomènes se passent au point où on risque de tomber en syncope. L’ancien bureau du Comité de gestion scolaire se mêle toujours aux affaires car il n’a pas pu ou voulu passer le témoin au nouveau bureau. Celui-ci reste sans information souvent du fait de l’entretien du doute sur certains aspects de la gestion des choses. Ils sont restés patients pour sauver ensemble la situation et que la maison commune ne brûle.

Faut-il le rappeler, il fut un moment où la disparition miraculeuse des ordinateurs offerts par l’ONG ‘’Agir’’ a défrayé la chronique. Et dans les précédentes parutions, le journal ‘’ Le Prétoire’’ avait levé le lièvre sur cette question des ordinateurs disparus.

Pour calmer le tollé soulevé, il a été raconté de façon laconique, que les ordinateurs n’ont pas disparu, mais qu’on les a transportés dans un autre lieu pour les sécuriser. C’est une très bonne initiative qui est d’ailleurs à saluer, mais les élèves étaient de retour à l’école un moment, les ordinateurs sont restés sans nouvelle. Ce, devant l’Eternel. Où sont-ils sécurisés ? C’est la question que l’on se pose enfin. Jusque-là aucune réponse n’a été trouvée à cette question. Ils ont été tellement sécurisés au point où  il est facile de boire la mer que de les retrouver.

S’il est vrai que ces outils sont sécurisés et s’ils existent pour la formation des enfants, ils doivent occuper leur emplacement initial au plus tard le 4 janvier, date de la reprise de la nouvelle année scolaire. A quand donc la passation de service entre l’ancien  et le nouveau bureau du Comité de gestion scolaire du second cycle de Ouenzzindougou ?

Dieu veille !

<strong>Bazoumana KANE </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Révision annuelle des listes électorales 2020 :  La Coper investit le terrain de la mobilisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/revision-annuelle-des-listes-electorales-2020-la-coper-investit-le-terrain-de-la-mobilisation-2905423.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 12:45:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Coalition des organisations partenaires du Pnud pour des élections réussies au Mali (Coper), créée à la veille des élections générales de 2013 en vue relever le taux de participation,  veut rééditer son exploit ou même faire mieux en cette période de révision annuelle des listes électorales 2020 (Rale). Ce, en appelant les Maliens à une inscription massive sur lesdites listes. </strong>

Pour ce faire, la Coalition s’apprête à investir le terrain à travers l’organisation des activités de sensibilisation et de mobilisation dans toutes les grandes villes du Mali afin d’inciter les Maliens à participer aux opérations de la Rale. En prélude à cette vaste campagne, la coalition a organisé, le mardi 17 novembre 2020, dans la salle de réunion du Pace, une conférence d’information à l’endroit des journalistes.

Selon le président de la Fondation Cmdid, Moumouni Soumaré, les actions de sensibilisation et de mobilisation de la Coper viseront essentiellement les femmes, les jeunes, les leaders communautaires, les personnes vivant avec handicap, les déplacés, les radios de proximité, les partis politiques, les pionniers… « <em>Les activités qui se dérouleront lors des différentes interventions des OSC auront trait aux : campagnes médiatiques (télévisuelles, radiophoniques), à travers les représentations théâtrales, les causeries débats, les séances d’animations de focus groups en public, mais aussi dans les vestibules des autorités coutumières, sur les terrains de foot, aux marchés et foires hebdomadaires </em>», précise le conférencier.

A l’en croire, les activités de sensibilisation toucheront le district de Bamako, les chefs-lieux des régions, les cercles.

Le choix des grandes villes pour concentrer les opérations a une explication pour les membres de la Coper.

Selon Mamadu Fadiala Kéita, membre de la coalition, cela s’explique par le fait que c’est généralement dans les grandes villes que les électeurs ne se mobilisent pas suffisamment pour participer aux opérations de la Rale. « <em>La question des  élections n’interpelle pas seulement les structures institutionnelles. Les organisations de la société civile ont un grand rôle à jouer. La spécificité de notre coalition est que chacune de ses OSC a une compétence avérée dans un domaine. Nous sommes une coalition qui a des représentants partout sur l’ensemble du territoire national. Notre rôle est et sera éducatif lors de cette campagne afin d’encrer dans la conscience publique les valeurs électorales </em>», précise Mamadou Fadiala Kéita.

Pour rappel, la Coper œuvre inlassablement à rendre le processus électoral malien plus inclusif, plus participatif. Elle est composée, entre autres, des associations comme ADC, Acpm, Adefmi, Adico, Afad, Ampmr, ASD, Cmdid, Comed, Remajef, Graddhe.

<strong>ND</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Compte déclassé à la BCEAO : Les abus d’une banque qui viole les conventions</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/compte-declasse-a-la-bceao-les-abus-dune-banque-qui-viole-les-conventions-2905461.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 12:11:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’opérateur économique Bassam Azar est victime d’abus et d’atteinte grave à ses intérêts économiques. Le déclassement sans avertissement préalable ni suivi de procédure d’un de ses comptes, en violation de la convention de crédit signée avec sa banque, en est la preuve. Son banquier à l’origine de ce scandale est cité devant le Tribunal du Commerce. </em></strong>

La presse en a fait l’écho, il y a quelques jours. Bassam Azar, promoteur de la chaine d’alimentation et de froid Azar Libre Service (ALS) et d’autres entreprises comme la Pâtisserie Amandine, Sibem-SA (fabricant de l’eau minérale Kati) et Azar Center a subitement constaté le déclassement de son compte N°20401040805-27 API dans la catégorie des comptes <em>"douteux et litigieux"</em> au niveau de la Bcéao.

Bassam Azar a contracté une dette de 1,6 milliard de F CFA. Ce crédit est soutenu par l’apport d’une garantie hypothécaire de plus de 8 milliards de F CFA, constituée de Sibem-SA, Azar Libre Service et Azar Center en plus du compte personnel et solidaire de M. Bassam devant intervenir après tout recours de poursuites sur ces 3 garanties. Les remboursements se sont poursuivis normalement même s’il y a eu des retards de paiements dus à des difficultés économiques liées à la crise sécuritaire et Covid-19, qui a impacté la clientèle d’A L S. En dépit de cette conjoncture, il ne reste à ce jour que 10 % du montant dû, soit 190 millions de F CFA à apurer sur A L S.

Auparavant, entre la banque et son partenaire régnait la symbiose. D’ailleurs Sibem-SA de M. Bassam a bénéficié de plusieurs financements depuis de longues années. C’est ainsi que Sibem-SA a vu le jour en 2015 grâce à un crédit à hauteur de 1,100  milliard de F CFA de la même banque dont il reste 160 millions à rembourser.

Selon nos investigations, un froid est survenu dans leurs relations en 2018, suite au refus de sa banque de satisfaire à des demandes de fonds dont un de 500 millions de F CFA. Des prêts qui devraient aider à éviter la rupture de stock à A L S et la baisse de ses chiffres d’affaires. Buté à ce refus, malgré des lettres de relance de sa part sans réponse, M. Bassam s’est retourné vers une société financière de la place pour solliciter un crédit de 300 millions de F CFA. Après un accord verbal, ladite société y a renoncé sous prétexte que le compte de M. Bassam est déclassé au niveau de la Bcéao parce que qualifié de <em>"douteux et litigieux"</em> par sa propre banque.

Une procédure de déclassification qui n’a pas respecté la règle ni la convention signée entre les deux parties. Dans ladite convention, il avait été convenu que <em>"à défaut de paiement à bonne date de toute somme due, 30 jours après mise en demeure restée sans effet, par lettre recommandée avec accusé de réception […]"</em>. Or le client n’a été informé qu’après coup de la clôture du compte courant N°20401040805-27 API et saisi de son compte personnel. C’est après référé devant la justice qu’il a obtenu main levée.

Bassam Azar est sous le coup d’énormes préjudices subis par ses autres sociétés dont les comptes sont aussi touchés par ricochet de même que son propre honneur entaché. Lors d’une rencontre de conciliation, le 10 septembre 2020, la banque a tacitement reconnu son tort indiquant que <em>"les informations par rapport à cette situation ne sont pas remontées comme il faut sinon on n’allait pas s’y retrouver aujourd’hui, c’est tout dernièrement que nous avons reçu les informations et nous avons pris l’initiative avec le directeur général de vous rencontrer et vous êtes venu, nous vous en remercions beaucoup"</em>. Cette rencontre n’a pas donné les effets escomptés. Les responsables de la banque ayant refusé le règlement à l’amiable qui leur a été proposé sur la base du paiement d’un dommage et intérêts de 500 millions à M. Azar.

<strong>Acharnement </strong>

Selon des sources proches du dossier, M. Azar a été victime d’acharnement de la part de sa banque, en particulier sa nouvelle direction. Tout s’est passé comme si quelqu’un ayant des vues sur son patrimoine se trouverait à la manœuvre pour la liquidation d’Azar Libre Service. Pourtant, cette banque n’est pas n’importe laquelle puisque ayant comme actionnaire majoritaire une grande banque marocaine, dont la vocation est d’aider le secteur privé malien.

Avec sa chaîne d’alimentation, A L S, Bassam Azar a pignon sur rue dans notre pays depuis plus de 40 ans. Il est l’un des pionniers dans son domaine et travaille avec sa banque depuis qu’il a ouvert son commerce.

Ce droit qu’a une banque de déclasser le compte de son client n’a cependant pas été utilisé à bon escient et a sérieusement affecté ses affaires.

Déclasser le compte  d’un client est un acte de dernier recours utilisé par une banque en cas de difficulté manifeste pour le paiement d’un emprunt. Avant d’en arriver-là, l’instruction n°026-11-2016 de la Bcéao, relative à la comptabilisation et à l’évaluation des engagements en souffrance a prévu une série de mesures visant le règlement à l’amiable entre le client et sa banque. Parmi ces mesures il y a la restructuration ou la renégociation du crédit en vue des concessions envers une contrepartie qui éprouve ou qui est sur le point d’éprouver des difficultés à honorer ses engagements financiers. Cela se traduit par la modification d’une ou de plusieurs conditions d’un contrat que la contrepartie ne peut pas respecter. En plus, selon un juriste réputé de banque, <em>"entre un client et sa banque, c’est une relation de confiance. Avant le déclassement, le client est informé tout au bout de la chaine depuis son gestionnaire de compte"</em>.

Tout se passe comme des individus voudraient faire main basse sur les ressources de M. Bassam en profitant de cette affaire. Dans nos investigations, nous avons appris que ce contentieux pouvait être géré sans en arriver-là vu que M. Azar n’a jamais arrêté de payer. La preuve il ne reste que 10 % des 3 milliards de F CFA. En plus, dans le cadre de la gestion de la crise de Covid-19, la Chambre de Commerce et d’industrie du Mali (Ccim) et le Conseil national du Patronat du Mali (CNPM) ont initié des actions combinées auprès des décideurs pour trouver des mécanismes de financements et un moratoire  de rééchelonnement des dettes avec les banques en faveur des entreprises. La Bcéao a adhéré à cette démarche donnant des directives aux banques dans ce sens. Parmi ces mesures, il y a la prorogation des échéances, la baisse du taux d’escompte de 2 % (il était de 4,5%). En plus, la Bcéao a procédé à la mobilisation de l’épargne pour aider l’Etat à financer l’économie. Ce qui s’est traduit par l’augmentation du volume de prêt aux banques.

Ce qui est incompréhensible dans cette affaire, un client disposant de plusieurs entreprises est l’objet d’acharnement de sa banque quand bien même il n’a jamais arrêté de payer. En plus la banque a 30 fois plus le montant restant dû en garantie. Et qui n’est pas capable de lui prêter à nouveau ni répondre à ses courriers. La banque en question va jusqu’à refuser de répondre à la demande de la restitution d’une partie des garanties pour qu’il aille voir auprès d’une autre banque. Qui veut la mort programmée des entreprises de Bassam Azar dans cette banque ?

En tout état de cause, pour se faire justice de cet énorme préjudice doublé de manque de professionnalisme de la part d’une banque, M. Azar a fait une plainte en réparation de préjudices, déposée au Tribunal du Commerce de Bamako qui va bientôt statuer.

<em>Affaire à suivre.</em>

<strong>Ousmane Mohamed Diarra</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Paix et cohésion sociale :  La communauté Idnane et Alliés unissent leurs forces</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/paix-et-cohesion-sociale-la-communaute-idnane-et-allies-unissent-leurs-forces-2905421.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 12:09:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La deuxième édition de la rencontre des communautés Idnanes et alliés de la région de Tombouctou sur la cohésion sociale et le vivre-ensemble s'est tenue les 14-15 et 16 novembre 2020, à Acharane II. Elle a rassemblé plus de mille participants venus de toutes les localités du nord et des pays voisins.</strong>

La rencontre a été saisie par les élus communaux d'Alafia, d'Esaken, de Douckiré, d'Aglal, de Gagando et autres pour véhiculer des messages  de paix et de cohésion sociale. Ils ont fait des appréciations positives sur les résultats obtenus durant le mandat écoulé du président de la communauté. Il s'agit de Hamma AG Mohamed qui a su bien diriger la faîtière avec succès. Au regard du travail abattu durant ce mandat, les participants à la rencontre lui ont renouvelé leur confiance.

C'est une qualité qui équivaut à Amenocal et le désigne désormais  porte-parole de la communauté auprès des pouvoirs publics dans la région de Tombouctou. Houka Houka AG Alhousseny a été aussi désigné  cadi suprême de la région de Tombouctou.

Cette rencontre a été  mise à profit pour parler de la sécurité dans la région. La communauté des Idnanes et alliés décident de s'impliquer dans la sécurisation des axes routiers. Ils apportent leur soutien aux autorités de la transition et sont prêts à les accompagner afin qu'elles réussissent la transition.

La rencontre a, par ailleurs, soutenu le  projet de dialoguer avec Iyad AG Agaly et Amadou Kouffa.

Il a été question aussi de désarmement de tous les mouvements armés de la région. La communauté des Idnanes demande aux autorités d'accélérer le processus de désarmement, démobilisation et insertion qui pourrait faire régner la paix dans les localités du nord.

Les résolutions de la rencontre portent sur la fourniture en eau potable,  l'opérationnalisation de la région de Taoudéni et le retour  des réfugiés maliens. Ils ont opté pour la justice traditionnelle dirigée par des cadis et interpellé les autorités sur le développement des régions de Tombouctou et  Taoudéni.

Signalons qu’un des temps forts de la rencontre a été la reconduction de Hamma AG Mohamed à la tête  de la coordination.

<strong>ND</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Front social   : Le Syltae et le Stmmeia projettent une grève de 168 heures</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/front-social-le-syltae-et-le-stmmeia-projettent-une-greve-de-168-heures-2905413.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Nov 2020 12:07:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans leur préavis, les deux syndicats soumettent six points de revendication au gouvernement dont ils dénoncent ‘’l’inertie’’.</strong>

Dans une correspondance déposée sur la table du ministre du Travail et de la Fonction publique le 20 novembre 2020, le Syndicat libre des travailleurs des affaires étrangères (Syltae) et le Syndicat des travailleurs du ministère des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine (Stmmeia) menacent d’observer un débrayage du lundi 14 au mardi 22 décembre 2020, soit 7 jours. Dans leur préavis de grève, les deux syndicats soulignent l’échec des négociations du 6 novembre, dû notamment ‘’à l'inertie du gouvernement’’ dans la mise en œuvre du procès-verbal de conciliation en date du 21 octobre 2019. Ils dénoncent également le ‘’manque de volonté du gouvernement à mettre en œuvre le protocole d'entente du 21 octobre 2019. Dans ledit protocole, rappellent-ils, figure une revendication qu’ils partagent à travers la relecture des décrets portant octroi d'indemnités d'équipement aux agents du département. <em>« Il s'agit du décret n°01-531/P-RM du 1<sup>er</sup> novembre 2001 portant octroi d'une indemnité d'équipement au personnel du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et du ministère des Maliens de l'extérieur modifié par le décret n°02017-0814/P-RM du 26 septembre 2017 portant allocation d'une indemnité annuelle d'équipement aux fonctionnaires et agents de l'Etat en service dans les deux département, afin d’en faire un paiement mensuel à compter du 1<sup>er </sup> janvier 2020 </em>», soulignent-ils dans leur préavis.

En effet, cette menace de grève du Syltae et du Stmmeia se fonde sur six points de revendication: l'examen et l'adoption du projet de Statut du corps diplomatique ; la relecture du décret n°96-044/P-RM du 08 février 1996 fixant les avantages accordés au personnel diplomatique, administratif et technique dans les missions diplomatiques et consulaires du Mali ; la relecture du décret n°05-464/P-RM du 17 octobre 2005 fixant la valeur du point d'indice de traitement des personnels occupant certains emplois dans les missions diplomatiques et consulaires du Mali ainsi que leurs primes et indemnités. S’y ajoutent la relecture des décrets portant octroi d'indemnités d'équipement aux agents du département central ; la relecture de la loi n°05-39/AN-RM du 22 juillet 2005 relative aux indices spéciaux accordés au personnel diplomatique, administratif et technique dans les missions diplomatiques et postes consulaires et du décret n°05-464/P-RM du 17 octobre 2005 portant sur la valeur du point d'indice de traitement ; l'octroi de frais forfaitaire de mission au personnel du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et du ministère des Maliens de l'extérieur lors des formations à l'extérieur à compter de la date de signature du présent protocole.

Les deux syndicats se réservent le droit de reconduire leur mouvement de grève jusqu’à la satisfaction totale des points ci-dessus mentionnés.

<strong>BS</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Fraude sur le dédouanement des véhicules :    Les milles combats du Guichet unique de la douane</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/fraude-sur-le-dedouanement-des-vehicules-les-milles-combats-du-guichet-unique-de-la-douane-2903298.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 Nov 2020 02:15:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>De toutes les marchandises que traitent les services des douanes, le véhicule est l'un des plus sensibles. Pour cause, presque chaque famille ou chaque citoyen désire avoir un moyen de déplacement, surtout dans les grandes villes où disposer d'un tel moyen n'est plus un luxe. </strong>

Des besoins professionnels tels que le transport des personnes et des marchandises, outils d'exécution des travaux publics et miniers... justifient aussi l'utilisation des véhicules automobiles.

Dans les cas, les véhicules à acquérir sont importés et soumis à l'application de la législation et de la réglementation en vigueur ou achetés sur le marché national après accomplissement des formalités douanières et d'immatriculation.

<strong>Les rumeurs... </strong>

De persistantes rumeurs de durcissement de dédouanement des véhicules circulent dans le milieu du commerce de ces engins à quatre roues. Pour en savoir davantage, notre rédaction a décidé d'y voir plus clair. Histoire de démêler le vrai du faux.

Au Guichet Unique de dédouanement des véhicules où notre équipe de reportage s'est rendue, les gabelous, droits dans leurs bottes, sont surpris de ce prétendu excès de zèle dans l'application de la réglementation douanière qu'on leur prête.

"La base taxable est connue de tous les acteurs du processus, y compris les commissionnaires en douanes agréés avec lesquels nous partageons toutes les informations" déclare un douanier qui traite une pile de dossiers de déclarations de mise en consommation de véhicules.

<strong>Où se situe donc la frustration ?</strong>

"En réalité, toutes nos astuces qui nous permettaient de tirer un plus grand profit ont été découvertes et bloquées par les douaniers. Voilà tout le problème" confie sous anonymat un déclarant au Guichet Unique.

Créé en Décembre 2004, le Guichet Unique a pour vocation de faciliter l’application des procédures relatives au dédouanement et à l’immatriculation des véhicules destinés au District de Bamako et à la région de Koulikoro.

A ce titre, il regroupe l’ensemble des services qui interviennent dans la mise en œuvre desdites procédures, à savoir : la Douane, le Trésor, les Impôts, les Transports, le Commerce et la Concurrence. Chaque service exerce ses activités dans le cadre de ses attributions.

Aussi, participe-t-il à la réalisation des objectifs de recettes, à la lutte contre la fraude, à la facilitation des opérations de dédouanement et prête son concours aux autres administrations. La lutte contre la fraude, en particulier, constitue une activité majeure des agents des douanes du Guichet Unique.

<strong>Lutter contre la fraude </strong>

Les résultats obtenus à mi-parcours, au cours de l’exercice 2020 sont révélateurs de l’ampleur de la fraude sur les opérations d’importation et d’exportation des véhicules.

Ainsi, au cours des neuf (09) premiers mois de l’année 2020, le Guichet Unique a enrôlé quatre cent quatre-vingt-neuf (489) affaires contentieuses dégageant un montant brut de trois cent quatre-vingt-deux millions deux cent vingt-neuf mille huit cent quarante Francs CFA (382 229 840 F CFA).

A la question de savoir pourquoi une telle levée de bouclier malgré ces cas contentieux, un gabelou répond : "l'application de la réglementation et la lutte contre la fraude".

Quelles sont donc les infractions relevées ? Selon nos investigations, elles sont constituées essentiellement par l’importation sans déclaration, l’importation en contrebande, le non-respect des engagements souscrits en matière de régimes économiques (aquits à caution et soumissions), le non-respect du Programme de Vérification des Importations.

Les modes opératoires utilisés pour enfreindre la réglementation douanière sont multiples et variés (fausses déclarations de valeur, d’espèce tarifaire, de première année de mise à la circulation, de type, de marque…).

<strong>Dura lex sed lex </strong>

Face à cette déperdition de recettes fiscales par la fraude, les douaniers ont décidé de mettre de l'ordre et d'imposer la discipline. Dura lex sed lex. Pour faire face au fléau,  la Douane a multiplié les contrôles physiques, documentaires et les patrouilles.

Au regard de l’importance de la fraude sur les véhicules, et aux fins de préserver les intérêts du Trésor public, le Guichet Unique a instauré un cadre de dialogue permanent avec les usagers. Parce que l’atteinte des objectifs de recettes est tributaire des efforts fournis pour lutter contre les pratiques illicites.

A la Direction générale des Douanes, d'autres mesures sont prises pour casser les ardeurs des fraudeurs de carrière. Et dans l'unique but de moraliser le dédouanement des véhicules.

Ces mesures concernent entre autres, l’informatisation des exonérations et des régimes d’Importation Temporaire (IT) et d’Admission Temporaire (AT), l’extension de la consignation des droits et taxes aux véhicules conteneurisés, la mise en œuvre d’un cadre d’évaluation des véhicules neufs et usagés, la Décision de classement tarifaire contraignant des véhicules  Pick-Up double cabine.

<strong>Sadio KEITA, correspondance particulière</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Front social en ébullition : Les raisons de la colère de la centrale syndicale</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/front-social-en-ebullition-les-raisons-de-la-colere-de-la-centrale-syndicale-2903299.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Nov 2020 01:35:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Rien ne va plus à la bourse du travail. Effet, depuis  quelques temps, Yacouba Katylé, secrétaire  général de l’Union nationale des travailleurs du Mali  et les membres du bureau exécutif  de la dite centrale  ne décolèrent plus contre les autorités de la transition. Ces dernières, depuis la chute  du président IBK, ne fournissent aucun  effort pour maintenir la trêve sociale. </strong>

Conséquence, un préavis de grève vient d’être déposé  sur la table du gouvernement. Qu’est-ce-qui  explique la colère des syndicalistes ?

<strong>Le non respect des engagements pris par l’Etat</strong>

Pra rapport aux travailleurs de l’huicoma ainsi que les partants volontaires  à la retraite, l’Etat n’a  honore aucun de ses engagements.

Aussi, par rapport à l’harmonisation  des grilles indiciaires, a en croire les responsables de l’Union  nationale des travailleurs du Mali(Untm), le lendemain de l’acceptation par l’ex président  IBK, de l’application de l’article 39 au corps enseignant, ce dernier  a reçu une délégation du bureau  exécutif  de l’Untm, devant laquelle  il s’est engagé  à étendre  les différentes augmentations à tous les fonctionnaires  relevant du statut général  de la fonction publique.

Les militaires du conseil national  du salut du peuple Cnsp ainsi que le gouvernement de la transition que dirige Moctar Ouane avaient été informés de ceux-là par non, seulement  l’Untm mais aussi par les proches collaborateurs  qui étaient en poste sous IBK.

Depuis 2017, suite à un préavis  du Syndicat national  des travailleurs  de l’administration d’Etat (Syntade), il a été convenu entre le gouvernement  et  le syndicat de l’arrêt de toutes les activités publiques de l’Office centrale de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei).

Mais les individus de mauvaise foi essayent  de  distiller dans l’opinion publique  que les syndicalistes   seraient opposés à la lutte contre la corruption. Ce qui  est faux  et archi-faux.

En  vérité, le Syntade, selon l’un de ses responsables que nous avons  pu joindre, avait relevé  des incohérences graves dans cette loi. A titre d’exemple, notre interlocuteur nous fait remarquer  qu’au niveau des assujettis,  tous les hauts fonctionnaires du cabinet  présidentiel, des cabinets ministériels, les députés  ne sont pas concernés. Alors que le petit  fonctionnaire est  concerné. Quelle aberration ?

En outre, le FMI, le gouvernement du Mali et tous les experts en matière de lutte contre la corruption  ont  donné raison aux syndicats.

C’est à ce cet effet que le gouvernement du Mali   a mis en place une commission  pour relire cette loi anticonstitutionnelle.

L’Etat du Mali a choisi un expert indépendant en la personne du magistrat Hamèye Founé Mahalmadane  et le  Syntade également a choisi  comme expert indépendant le Professeur agrégé  des Universités de France Abdoulaye Coulibaly.

Suite aux travaux de ces deux experts sur l’Oclei, la commission de relecture composée de sommités du droit à savoir l’ancien président de la Cour constitutionnelle, feu Hamady Tamba Camara ; l’ancien ministre de la Justice, Hamidou Maïga ; l’ancien  juge malien de Haye, Mme Diarra Fatoumata Dembélé ; le directeur  de l’école  de la magistrature, Dr Toubaye Koné, l’actuel ministre secrétaire  général  de la présidence de la République, le magistrat Sékou Traoré ; le conseiller du ministre de la Justice, le magistrat  Mathieu Traoré  ainsi que le conseiller  du ministre  de la Fonction publique, l’administrateur-civil Mamadou Konaté a fini la relecture. Il ne restait plus que la promulgation de la loi qui est sur la table du gouvernement depuis quelque temps.

Cette promulgation  doit être faite soit par un  vote à l’Assemblée nationale ou par une ordonnance par les autorités  de la transition.

Mais force est de constater  que l’attitude des  responsables  de l’Oclei pose problème, leur cible privilégiée est devenu  les responsables syndicaux.

Ils racontent en effet partout que ce sont les syndicalistes qui sont opposés à l’Oclei. Ce qui est faux. Pourquoi le Vegal et le Centif ne sont-ils pas  leur ligne de mure ? Allez savoir!

<strong>Birama FALL</strong>

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<title>Chantiers des infrastructures routières à Sikasso :  Le ministre Dabo insiste sur le respect des délais contractuels</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/chantiers-des-infrastructures-routieres-a-sikasso-le-ministre-dabo-insiste-sur-le-respect-des-delais-contractuels-2903301.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Nov 2020 01:27:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre des   Transports  et des Infrastructures, à la tête  d'une forte délégation, a   effectué une visite de 72 heures dans la région de Sikasso. Une première sortie à l’intérieur  consacrée à la visite des chantiers routiers dans la ville Sikasso. Objectif : constater l’état d’avancement des travaux,  mais aussi et surtout insuffler la dynamique nécessaire au respect des calendriers établis entre l’Etat et les différentes entreprises en charge de la réalisation des chantiers.</strong>

«Le respect du délai, la qualité des travaux  sont des points sur lesquels  je suis intransigeant». Tel est le message principal que le ministre Makan  Fily Dabo a adressé aux responsables des différentes entreprises  en charge de ce vaste projet routier à Sikasso. Cela, dans le souci, selon lui,  de restaurer  la confiance entre les autorités  et la population qui avait  perdu tout espoir quant à la réalisation  de ces projets. En effet, les chantiers ont connu un démarrage  tardif.  Les responsables des entreprises  justifient ce retard par les difficultés d’installation  et la non-libération de l’emprise des différents chantiers. L’illustration parfaite est sans nul doute le cas de l’échangeur, au  niveau du camp militaire, qui peine à atteindre sa vitesse de croisière puisque  certaines  parties  du chantier sont  toujours occupées.  D’ailleurs,  un petit groupe de manifestants  était  sur les lieux pendant que le ministre visitait le chantier. Ils se réclament  du collectif  des victimes de la construction de l’échangeur  qui se bat pour  l’indemnisation des déguerpis.

Malgré les difficultés,  la volonté politique  du gouvernement à travers le Département des Transports et des Infrastructures  fait renaître l’espoir dans la cité du Kénédougou.

Aujourd’hui, la ville  de Sikasso  a totalement changé de physionomie au grand bonheur de la population. Cette impulsion entre dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Programme du projet d’aménagement structurant, lancé par le gouvernement du Mali.
Pour le ministre Makan Fily Dabo, la mise en œuvre de cet ambitieux programme reste un véritable défi à relever pour les autorités de la transition.

<strong>La traversée de la ville de Sikasso  et les 10 km de voies urbaines </strong>

Cette première étape a concerné les travaux d'aménagement en 2x2 voies de la traversée de la ville de Sikasso, et les rues pavées réalisées, le drainage des eaux usées.  Malgré les gros moyens déployés  sur le terrain par la Compagnie  sahélienne d’entreprises  pour accélérer le  chantier, le ministre n’a pas été tendre avec ses interlocuteurs du jour. « <em>Je ne suis  pas satisfait de l’état d’avancement des travaux. Le retard enregistré dans l’exécution des travaux  par rapport  au délai contractuel est énorme. Il faut plus d'effort pour finaliser ces chantiers routiers qui n'ont que trop duré</em> », a-t-il indiqué.

L’intransigeance  du ministre sur le respect du délai  a  porté fruit  avec l’engagement  de l'entreprise CSE de  boucler ce chantier d'ici le 31 décembre 2020. Ces dix km contribueront à l’amélioration de la mobilité urbaine et au cadre de vie  des populations. Ces rues aménagées seront directement liées à la route nationale,  RN7.  Le financement est assuré par la banque ouest-africaine de développement et le Budget national, pour un délai d’exécution 27 mois. Ce projet porte,  entre autres, sur le dédoublement en 2x2 voies de la section urbaine de RN7 sur une distance de 4,6km ; l’élargissement de l’avenue  Loury sur 1,7km ; la réalisation  des caniveaux et des éclairages publics sur l’ensemble des rues, etc.

<strong>Le chantier de l’échangeur et du viaduc</strong>

Le deuxième jour de cette visite du ministre  Makan Fily Dabo  dans la capitale du Kénédougou a été consacré  au site abritant l’échangeur, au vaste  chantier du viaduc  (une première au Mali)  et les travaux de la rue 100 à Wayerma.

Contrairement au chantier  d’aménagement en 2x2 voies de la traversée de Sikasso, le ministre a exprimé sa  satisfaction sur l’évolution normale des travaux de l’échangeur, du viaduc et de la rue 100. Malgré le démarrage tardif, les trois chantiers ont atteint un taux d’exécution satisfaisant.

Il faut noter que l’état d’avancement global des travaux est de 18,22% pour un délai consommé de  29,63%.

Ainsi, au niveau de l’échangeur, le taux d’exécution est de 9,35%. En ce qui concerne le viaduc, le taux d’exécution est de 19,32%.

Malgré des petites difficultés pour la libération de l’emprise au niveau du site de l’échangeur, l’entreprise  EGK, détentrice dudit marché, s’engage à respecter le délai contractuel en mettant un accent particulier sur la qualité des travaux,  sous le contrôle du bureau d’études Cira.

Le financement est assuré par  le budget national  et la Banque ouest-africaine de développement pour un d’exécution de 27 mois.

Ces infrastructures permettront d’éviter les croisements des différents flux de trafic et limiter les embouteillages dans la ville, tout en lui donnant une fière allure. L’échangeur de type trompette concerne les trois branches principales du croisement. Le tronçon est dénivelé par un pont dalle en béton armé. Différentes voies  d’accès d’environ 1220 mètres seront également aménagées. Des bretelles unidirectionnelles à une voie sont aménagées au sol pour permettre tous les mouvements.

Quant au viaduc, il préservera ainsi la tranquillité de la ville en permettant, aux gros porteurs de relier Bamako sans passer par les artères. Ce qui va réduire considérablement les risques d’accident au niveau de cet important carrefour situé en plein centre de la ville de Sikasso. La longueur totale du viaduc est de 450 m. Il se termine aux deux extrémités par des murs de rampe. Six voies latérales d’un linéaire total de 1345m  seront aussi créées.

Le ministre a clôturé sa mission de supervision par une  réunion technique  avec les responsables des différentes entreprises et le bureau de contrôle.

Avant cette rencontre technique, le chef du département des Transports et des Infrastructures  a visité les différentes structures relevant de sa compétence. Il s’agit, entre autres, de la direction régionale des transports ; de l’antenne régionale de l’Anaser ; de la direction régionale des routes, etc.

<strong>Nouhoum DICKO, de retour de Sikasso</strong>

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<title>Crise post&#45;electorale au CNPM :   Des négociations à huis clos entre les deux camps</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-post-electorale-au-cnpm-des-negociations-a-huis-clos-entre-les-deux-camps-2903293.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Nov 2020 15:06:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>N’a-t-on pas l’habitude de dire ‘’qu’un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon jugement’’. C’est cet adage célèbre  qui est aujourd’hui  privilégié par les camps opposés  pour le contrôle du Conseil national du patronat du Mali. A savoir  d’un côté  celui du président sortant  Mamadou Sinsy Coulibaly  d’une part et Diadié dit Amadou Sankaré d’autre part. </strong>

Ces deux patrons qui se regardent aujourd’hui en chiens de faïence  sont en passe de signer une paix des braves. Un accord que s’il est approuvé, permettra de sauver la maison commune, à savoir le Conseil national du patronat du Mali.

Il nous revient en effet  de  sources proches du dossier  que pour en arriver là, certains patrons venant des deux bords ont suggéré cette démarche afin de sauver les meubles. Une initiative qui a été approuvée par les patrons du Mali. C’est ainsi que chaque camp a choisi son négociateur dans le dossier.

Le camp  du président sortant  Mamadou Sinsy Coulibaly a jeté son dévolu sur  le patron  de l’agence de communication  Spirit MC Cain, Sidy Dagnoko. Un communicateur  dans l’âme  qui est parvenu à s’imposer  dans son domaine  d’intervention à cause de son talent propre et de sa force de persuasion.

Quant au camp de Diadié dit Amadou Sankaré, le choix s’est porté sur le jeune milliardaire Ibrahim Diawara dit Diawara Stone. En plus de ses multiples activités industrielles, Diawara s’est fait surtout connaitre dans l’humanitaire  à travers son mouvement ‘Maliens Tour court’. Qui ne se rappelle pas ses actions au Centre et au Nord  du Mali, Bandiagara, Goundam, Tombouctou, etc.

Des investissements sur fonds propres  auprès  de nos compatriotes martyrs. Une initiative qui a attiré  spontanément beaucoup de nos compatriotes et dont l’écho a résonné jusqu’à l’Unesco, à Paris.

Ce sont donc ces deux jeunes  loups aux dents longues qui sont parvenus à jeter un pont entre les  deux camps.

<strong>Des résultats probants</strong>

Nos sources nous informent qu’en un laps de temps,  un travail  remarquable  a été abattu. En effet,  indiquent-elles, sur onze points   de  négociation, les négociateurs  désignés sont bloqués sur un seul, à savoir la durée de la transition.

Selon les indiscrétions, le camp Diadié dit Amadou Sankaré  demande une transition d’un an. Contrairement à son adversaire, Mamadou Sinsy Coulibaly, et ses partisans qui proposent une transition de deux ans.

A part ce seul point, des accords ont été enregistrés sur la mise en place  d’un bureau consensuel ; la limitation de la durée du mandat à 5 ans non renouvelables ; la création d’un poste de président d’honneur pour les anciens présidents du Cnpm.

<strong>Des procédures judiciaires en cours</strong>

Malgré les négociations en cours, les avocats  continuent d’affuter leurs armes.

Les avocats en présence sont, entre autres, le Cabinet  Tapo comme chef d’équipe ; Me Guindo ; Me Badian Haage ; Me Cheick Oumar Konaré et le cabinet de Me Djénéba Diop.

Tous constitués pour la défense des intérêts de Diadié dit Amadou Sankaré.

De l’autre côté, le camp Mamadou Sinsy Coulibaly est assisté  de cinq avocats dont Me Mamadou Sylla et Me Barry.

Touts ce beau monde se retrouvera le 19 novembre 2020 à la barre  du Tribunal de grande instance  de la commune IV du district  de Bamako pour en découdre.

A cette audience, il sera demandé la jonction  des deux procédures, à savoir  l’annulation  de l’élection du 08 octobre  dernier et l’assignation  en annulation  de l’assemblée générale du 26 septembre 2020.

Parallèlement à cette procédure, nous informe-t-on, des plaintes d’une douzaine  de patrons  auraient été déposées devant le doyen des juges d’instruction  du Tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako  contre Mamadou Sinsy Coulibaly  pour « faux et usage de faux ». Un crime au regard  du droit pénal général malien, susceptible de lourdes peines.

Néanmoins, nos sources indiquent qu’en cas d’accord total entre les deux camps, toutes les plaintes seront retirées.

<strong>Birama FALL  </strong>

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<title>Conservatoire Balla Fasseké : La ministre Konaré au contact du temple de la culture malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/art-culture/conservatoire-balla-fasseke-la-ministre-konare-au-contact-du-temple-de-la-culture-malienne-2900664.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 12:02:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la prise de contact avec le personnel du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, la ministre Konaré  a mis le cap sur le conservatoire Balla Fasséké pour sa toute première visite depuis sa nomination. C’était ce vendredi 16 octobre 2020.</strong>

Sachant que le temps n’est plus un allié sûr pour relever les défis qui se posent à la culture malienne, la patronne du ministère a choisi cette université exclusivement dédiée à la culture pour sa toute  première visite de terrain.

L’occasion a été saisie par Kadiatou Konaré pour s’enquérir des difficultés et défis de cet établissement. A son arrivée à 9 heures sonnantes, elle n’a pas tardé à se rendre compte du savoir-faire des étudiants du département de la danse qui l’ont accueillie avec des pas bien mesurés au rythme du tam-tam.

Le directeur du Conservatoire Balla Fasséké, Boureima Fofana, a, dans son intervention, exprimé un grand honneur et un immense bonheur d’accueillir la ministre dans son établissement. Il n’a pas manqué de mentionner la confiance des plus hautes autorités en Kadiatou Konaré. Toute chose, dit-il, qui a prévalu sa nomination au poste clé de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.

Rappelant le statut de femme de Lettres de la ministre Konaré, le directeur Fofana citera Nelson Mandéla : « <em>Une nation qui lit est une nation qui gagne</em>». En faisant le lien entre cette citation et la vocation d’écrivain de Kadiatou Konaré, on peut dire, sans risque de se tromper, qu’avec elle, c’est la nation malienne qui gagne.

Le directeur a évoqué la formation de plus de 600 acteurs par l’université. Avant de se prononcer sur les difficultés de l’établissement. Il citera, entre autres, les difficultés liées aux ressources humaines, l’insuffisance de matériels adéquats, la vétusté des véhicules etc. Au titre des défis, il a avancé le besoin de l’adoption par l’Assemblée des textes du Conservatoire, le renforcement des capacités des formateurs, la consolidation et la pérennisation des formations etc.

Pour sa part, la visiteuse du  jour, a affirmé avoir prêté une oreille attentive aux préoccupations du directeur et son équipe. Elle s’est montrée totalement satisfaite de l’hospitalité offerte au département, avant de louer les talents de l’orchestre et des danseurs. Pour la première responsable du département de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, l’héritage millénaire est revisité tous les jours à Balla Fasséké. Elle a salué la fraternité et le courage de Cuba. Un pays, à l’entendre, engagé aux côtés des Maliens depuis la création de cette université.

Quelques scènes d’une pièce de Younoussa Touré ont été jouées par la Licence 1 de la filière dramaturgie. Et cela, sous la direction du grand comédien, écrivain et journaliste Magma Gabriel Konaté. Les thèmes de la mère, la guerre et la paix ont été abordés.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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<title>Aménagement du tronçon Kanadjiguila&#45;pont de Samanko : Cido soulage les populations</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/amenagement-du-troncon-kanadjiguila-pont-de-samanko-cido-soulage-les-populations-2900662.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 11:05:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Comité d’initiatives pour le développement de Ouenzzindougou (Cido) met les bouchées double afin de diminuer le calvaire que les populations de la zone vivent à cause de l’état de dégradation avancé des routes.</strong>

Après avoir gagné la lutte contre la prédation foncière, le comité d’initiatives pour le développement de Ouenzzindougou pose des actions de développement au grand bonheur des populations du Mandé. Le ton a été donné ce dimanche 11 avril 2020 au terrain de l’école publique de Ouenzzin. La cérémonie a enregistré la présence des autorités politiques et coutumières.

Cette initiative est née d’un constat alarmant fait par les responsables de Cido. Après avoir quitté le goudron, pour arriver chez soi, c’est la croix et la bannière. « S’il y a une difficulté sur les populations aujourd’hui, c’est l’état des routes. Nous avons pensé à faire ce travail pour permettre aux populations d’avoir accès facilement à leurs maisons », a notifié le Président du Comité d’initiatives pour le développement de Ouenzzindougou, Boubacar Tangara. Il précisera que cet aménagement concerne le tronçon entre Kanadjiguila et le Pont de Samanko en commençant par la pharmacie Faran Dabo au bord du goudron.

Le Président Tangara a affirmé que cet aménagement de la route est une des raisons d’être de leur association qui, dit-il, est ouverte à tous. Il s’était, par ailleurs, attelé à saluer l’Autorité intérimaire, les chefs de villages et la gendarmerie de Ouenzzindougou.

Partant, il martèlera que Cido est une  association qui a vu le jour pour la sauvegarde des espaces publics. Avant de promettre qu’ils feront ce travail dans le cadre de la loi. Ce, dit-il, tout en restant à la disposition des autorités intérimaires.

Cette route a été choisie pour des raisons que le Président Tangara a égrenées. Il s’agit de son accès facile, sa fréquentation, son passage par des services publics et le moindre coût de son aménagement. Le devis de l’entreprise qui s’occupe du travail ayant dépassé les 5 millions de FCFA, Cido sollicite la contribution de toutes les bonnes volontés.

La Présidente des femmes, Mme Kéita Fanta Alimatou Coulibaly, pense que cette initiative est l’affaire de tous en général et celle des femmes en particulier. Car, déclare-t-elle, on construit la route pour les femmes. « <em>Si la femme est en paix, tout le monde en profitera </em>», a-t-elle conclu.

A noter qu’une lecture du coran a ouvert les activités et le coup d’envoi de la réhabilitation de la route a été donné par le Président Tangara et celui de l’Autorité intérimaire, Mamourou Balla Kéita.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Développement en Afrique :  Impact des envois de fonds des diasporas</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/developpement-en-afrique-impact-des-envois-de-fonds-des-diasporas-2900660.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 11:02:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les envois de fonds ont connu un essor remarquable ces quarante dernières années et apporté un appui financier à d’innombrables familles dans le monde entier. Selon la Banque mondiale, les envois de fonds en Afrique ont atteint 85 milliards $ (44 8800 milliards FCFA, 1$=560 FCFA) en 2019. Toutefois, la baisse de la croissance économique dans tous les pays du monde suite à la pandémie de la Covid-19 pourrait faire baisser d’environ 21%, soit 18 milliards $ (10 080 milliards FCFA), pour atteindre 67 milliards FCFA (37 520 milliards FCFA) selon la Commission Economique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA).</strong>

Les transferts des migrants constituent une source cruciale de revenu pour certains pays africains. Selon <em>le </em><strong>Directeur du Groupe des indicateurs mondiaux de la Banque mondiale</strong><em> : « Les envois de fonds des migrants constituent une source importante et relativement stable de revenu pour des millions de familles, mais aussi de réserves de change pour de nombreux pays en développement</em>. <em>Si le montant de ces transferts continue de baisser, surtout de façon aussi spectaculaire que dans les pays d’Asie centrale, des familles pauvres du monde entier seront confrontées à des problèmes graves de malnutrition et d’accès aux services de santé et à l’éducation »</em>.

La diaspora africaine est actuellement composée d’environ 30 millions d’adultes et envoie des ressources financières considérables par an aux familles et aux communautés locales dans les pays d’origine. Les transferts des migrants constituent une source importante et stable de financement pour le développement de l’Afrique. Ces envois de fonds des migrants constituent pour les pays africains en grande partie une source de financement extérieur d’une importance considérable comparable aux investissements directs étrangers et l’aide publique au développement. Selon certaines études de la Banque mondiale et de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (Ocde), les transferts des migrants constituent la deuxième source de capitaux étrangers vers l’Afrique au Sud du Sahara, derrière l’Investissement étranger direct (IDE) et devant l’aide publique au développement (APD).

En effet, non seulement les montants en jeu sont très importants en termes absolus et relatifs, mais les migrants sont en réalité des  véritables « acteurs du développement » à travers le financement de projets individuels et collectifs grâce à leurs envois de fonds réguliers. Les transferts effectués de manière informelle vers l’Afrique, correspondraient à un chiffre supérieur ou égal aux transferts officiels. Ces importantes sommes d’argent acheminées par des canaux informels ne sont pas comptabilisables au niveau des comptes nationaux macroéconomiques ; par conséquent, il devient difficile d’estimer leurs valeurs réelles.

Au Mali, pays enclavé, à faible revenu et à vocation agro-pastorale, la diaspora est plus concentrée et la migration reste majoritairement d’origine rurale. Les systèmes de transferts informels y sont donc à priori très développés et bien organisés. Ce marché est qualifié par les banques commerciales à tort  de faiblement rentable. Les Nations-Unies estimaient les transferts de la diaspora vers le Mali à environ 900 millions $ (540 milliards FCFA) par an en 2013. La Banque mondiale, dans une étude sur les migrations et le développement, estimait que le Mali occupait la dixième place en Afrique dans le montant des transferts de la diaspora en Afrique en 2017 avec environ 538 milliards. Quant à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), elle estimait les transferts unilatéraux au Mali à 565 milliards FCFA en 2018.

Les sociétés de transferts d’argent, présentes depuis la fin des années 90 en Afrique, de même que le mobile-banking et la monnaie électronique  (e-money) ont permis de résorber en un délai très court une grande partie des flux informels et de répondre aux besoins des bénéficiaires, largement sous bancarisés, par les transferts en cash. Toutefois, à  l’échelle mondiale, selon la Banque mondiale (2020), les frais de réception d’un transfert en Afrique ont un coût moyen de 8% contre 5% en Asie du Sud-est. Par ailleurs, l’Afrique reste à cet égard la région la plus chère, avec un coût moyen de 14% pour les envois d’argent.

Enfin, il est important de rappeler l’imprécision de ces chiffres (officiels ou informels). Nombreux sont en effet les pays africains qui ne disposent pas d’agences et/ou d’instruments statistiques adaptés pour évaluer avec précision ces transferts d’argent de façon régulière et/ou rigoureuse. Selon l’interprétation du Fonds monétaire international (FMI), les transferts de fonds sont comptabilisés dans trois parties différentes de la balance des paiements. Ce qui ne facilite pas non plus la comparabilité des flux financiers entre pays au niveau de la balance des paiements.

Diverses études indiquent que les transferts de fonds des migrants prennent une importance croissante dans les économies des pays à forte migration et font ressortir l’importance sociale, économique et financière des transferts de migrants dans les pays récipiendaires. Cependant, malgré leur poids, les flux financiers générés en direction des pays africains demeurent mal connus.   Leur volume représente entre 9 et 24% du PIB des pays étudiés. Les pays à  forte migration comme le Mali pourraient profiter de cette opportunité pour utiliser les transferts des migrants comme catalyseur du développement de leur secteur financier, mais aussi de l’investissement, de la croissance et de l’emploi.  Plusieurs pays d’Afrique cherchent à exploiter cette manne avec des ≪ obligations de la diaspora ≫ pour financer des projets dans les pays d’origine pour les migrants (logements, écoles, centres de santé ou infrastructures rurales).

Dans le même temps, compte tenu de l’ampleur et de la stabilité de ces flux, des États et des institutions financières ont conçu des instruments financiers destinés à mettre l’épargne et les envois de fonds des diasporas au service du financement du développement. Les diasporas conservent une grande proportion de leur épargne sous forme de dépôts bancaires. Les taux d’intérêt sur les dépôts étant proches de zéro dans les banques des pays d’accueil, les travailleurs migrants peuvent préférer d’autres instruments d’investissement, notamment les obligations-diaspora, à savoir « des titres de dette émis par un pays souverain pour lever des fonds en les plaçant auprès de sa population expatriée » (Unctad, 2012b). Plusieurs pays africains, y compris le Nigéria et le Ghana, utilisent les ≪ obligations de la diaspora ≫ pour financer des projets dans les pays d’origine. L’argent ainsi mobilisé pourrait financer des projets prioritaires non seulement pour les migrants mais aussi pour les pays ; logements, écoles, hôpitaux et autres infrastructures socio-économiques. Selon la Banque mondiale, les obligations-diaspora pourraient permettre de mobiliser environ un dixième de l’épargne annuelle des diasporas – soit plus de 50 milliards de dollars – pour financer des projets de développement (World Bank, 2015).

Lorsque des données fiables sont disponibles au sujet des envois de fonds, elles sont utilisées pour évaluer le risque de surendettement. De surcroît, les envois de fonds (envois de fonds des travailleurs et rémunération des salariés) ont une incidence positive sur le compte courant de la balance des paiements. Ils réduisent donc le déséquilibre de la balance des paiements des pays déficitaires. Par ailleurs,  la Banque africaine de développement (BAD) estime que l’Afrique pourrait lever 17 milliards U$D (9520 milliards FCFA) supplémentaires par an en utilisant ces transferts comme garanties. Malgré la présence de nombreux obstacles, les pays africains pourraient tirer  un très grand avantage de la manne financière que constituent les transferts de la diaspora en la prenant en compte dans les mesures de relance de l’économie pour pallier la crise socio-économique engendrée par la pandémie de la Covid-19.

&nbsp;

<strong>Bamako, le 18 octobre 2020</strong>

<strong>Modibo Mao MAKALOU</strong>

<strong>MBA /Gestionnaire Financier et Economiste</strong>

<strong>Ancien Sherpa de la Commission de l’Union Africaine et du NEPAD</strong>

<strong>Ancien membre du Groupe de Travail sur l’Efficacité de l’Aide de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques (OCDE)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Libération de Soumaila Cissé :  L’ex&#45;patron de la Dgse, Lassana Doumbia, a pesé lourd dans la balance !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/liberation-de-soumaila-cisse-lex-patron-de-la-dgse-lassana-doumbia-a-pese-lourd-dans-la-balance-2900659.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/liberation-de-soumaila-cisse-lex-patron-de-la-dgse-lassana-doumbia-a-pese-lourd-dans-la-balance-2900659.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 11:01:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Nommé Directeur de la Sécurité d’Etat en remplacement du général Moussa Diawara, juste quelques jours après le coup d’Etat, le Colonel-major Lassana Doumbia a pesé de tout son poids dans les négociations de dernières minutes dans le cadre de la libération du chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé. En clair, il a été celui qui a marqué le but décisif, comme aime le dire l’opposant malien, en accélérant la procédure de libération des otages malien, français et italiens. </strong>

Avec la chute brutale du régime IBK, le contact était presque rompu entre les ravisseurs de Soumaïla Cissé et le gouvernement malien.  Mais très vite après sa nomination par la junte, le Colonel-major Lassana Doumbia a rétabli le contact. Mieux, il a su convaincre les preneurs d’otage qu’ils pouvaient faire confiance aux nouveaux maîtres du pays. La tâche n’a pas été facile, mais il a su relever le défi en très peu de temps. Cela, à travers la mise en place rapide d’un réseau sécuritaire et de renseignements efficace.

En effet, dès sa prise de fonction, l’officier supérieur de l’armée malienne a fait de la libération de Soumaïla Cissé un défi personnel. Il a mis en branle sa troupe avec à sa tête le chef des opérations, en l'occurrence le Colonel Sanogo, salué à juste titre par l'otage Soumaïla Cissé, désormais jouissant de toute sa liberté.

Le Colonel-Major Lassana Doumbia n'a ménagé ni son temps, ni ses efforts. Il ira jusqu'à mettre en branle ses propres réseaux de relations humaines pour faire aboutir cette mission combien noble et exaltante.

Le Colonel Doumbia a parachevé avec brio l'œuvre entamée par ses prédécesseurs en ayant à l'esprit que l'administration est une continuité. Il faut rappeler que le Colonel-major Doumbia a une longue expérience dans la libération d'otages depuis que Soumeylou Boubèye Maïga était le DG de la Dgse.

Il a ainsi rétabli en sa manière l'honneur et la dignité du Mali qui a été souillé pendant 6 mois à cause de cette prise en otage rocambolesque du président de l'URD, qui avait mis en émoi tout un peuple.

Pour rappel, l'ex-Président IBK avait jeté les bases de cette libération en mettant en place une cellule chargée de le libérer.

<strong>ND</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Diadji Sacko, directrice générale de l&amp;apos;Anaser :   « On envisage d&amp;apos;instituer l&amp;apos;éducation à la sécurité routière dans le système éducatif»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/diadji-sacko-directrice-generale-de-lanaser-on-envisage-dinstituer-leducation-a-la-securite-routiere-dans-le-systeme-educatif-2900658.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/diadji-sacko-directrice-generale-de-lanaser-on-envisage-dinstituer-leducation-a-la-securite-routiere-dans-le-systeme-educatif-2900658.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 10:58:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une interview exclusive qu’elle nous a accordée, la directrice de l’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser) revient sur les missions et les perspectives de sa structure. Diadji Sacko se prononce également sur les relations de l’Anaser avec d’autres services impliqués dans la lutte contre l’insécurité routière au Mali.</em></strong>

<strong>Le Prétoire : <em>Pourquoi une structure dédiée à la sécurité routière et quelles sont ses missions ?</em></strong>

<strong> </strong><strong>Diadji Sacko :</strong> L'Agence nationale de la sécurité routière (Anaser) est un établissement public à caractère administratif créé par l'Ordonnance n°09-003/P-RM du 9 février 2009 ratifiée par la Loi n°09-006 du 5 juin 2009.

L'Anaser a pour mission de promouvoir et renforcer la sécurité routière et de contribuer à l'amélioration des conditions d'exploitation du réseau routier. A ce titre, elle est chargée: de participer à la définition des règles en matière de circulation et de sécurité routière et veiller à en assurer le respect ; de veiller au maintien des véhicules routiers en bon état technique ; de contribuer à l'application des normes d'exploitation des véhicules routiers ; de contribuer à l'exploitation optimale et sécurisante des voies routières ouvertes à la circulation publique ; d'entreprendre toutes études nécessaires à l'amélioration de la sécurité routière ; d'entreprendre toutes actions de formation, d'information, de communication et de sensibilisation des usagers de la route ; de gérer la banque des données de la sécurité routière.

<strong><em>Depuis votre arrivée à l'Anaser, on a constaté que vous avez privilégié le terrain, qu'est-ce qui peut expliquer cette situation ?</em></strong>

La proximité avec les usagers de la route nous permet de communiquer directement avec eux, de comprendre leurs préoccupations et d'en tirer les enseignements.

Ainsi, à chaque veille de fête, l'Anaser mobilise ses agents sur le terrain pour les actions de sensibilisation et de contrôle en rase campagne avec la Gendarmerie ; et dans le district de Bamako, avec la Police. Deux conventions de partenariat pour le dernier semestre ont été signées avec ces deux corps considérés comme les partenaires naturels de l'Anaser dans la lutte contre l'insécurité routière.

Après les campagnes de sensibilisation en rase campagne avec la Gendarmerie, nous venons juste de débuter une série de contrôles routiers dans le district de Bamako avec la Compagnie de la circulation routière (CCR). Cette campagne va se poursuivre au-delà de la ville de Bamako, singulièrement au niveau des antennes régionales de l'Anaser.

L'hivernage qui tire vers sa fin a été l'occasion de mener des activités sur le terrain avec le déploiement des équipes sur le terrain pour sensibiliser directement les usagers de la route le long des axes routiers. Ces opérations se sont déroulées avec l'accompagnement de la Gendarmerie. Ensuite, les mass media ont été mis à contribution pour sensibiliser les populations à l'observation des règles de prudence quand il pleut. La portée de ces moyens est telle que les populations, même les plus reculées, ont pu être sensibilisées.

Nous allons également sensibiliser à l'occasion de la rentrée des classes. Il s'agit d'accompagner les enfants à mieux se comporter sur le chemin de l'école. Mieux, on envisage d'instituer l'éducation à la sécurité routière dans le système éducatif malien. Et pour ce faire, un vaste programme de formation des formateurs vient de se dérouler pendant ce mois d'octobre 2020 au niveau des académies d'enseignement du district de Bamako et des régions de Kayes, Koulikoro Sikasso et Ségou. Il est même prévu le jour de la rentrée des classes une leçon modèle en sécurité routière sur l'ensemble du territoire national.

<strong><em>Comment avez-vous géré la pandémie du Covid-19 ?</em></strong>

Au-delà de sa mission de promouvoir et renforcer la sécurité routière au Mali, l'Anaser joue sa partition dans la lutte contre la propagation du Covid-19.

Dès l'avènement de cette pandémie, nous nous sommes souvent rendus sur le terrain, en compagnie de la Gendarmerie, pour sensibiliser les usagers de la route au respect des mesures barrières. Nous avons même offert des kits sanitaires, des masques de protection, des thermomètres, des flacons de gel hydro-alcoolique et des dépliants aux chauffeurs et leurs passagers.

Dans le district de Bamako, les mêmes opérations ont été effectuées avec la CCR à l'endroit des chauffeurs de Sotrama et leurs passagers et à la Maison de la presse avec les journalistes.

<strong><em>Quelles sont vos relations avec les autres structures ?</em></strong>

L'Anaser n'est pas seule dans sa mission de promouvoir et renforcer la sécurité routière. Nous avons la Police et la Gendarmerie que j'ai toujours considérées comme des partenaires naturels de la lutte contre l'insécurité routière. C'est pourquoi, nous avons signé avec ces deux structures des conventions de partenariat pour les contrôles routiers. Je puis vous dire que ce partenariat se déroule à la satisfaction de toutes les parties.

Nous avons aussi des associations de sécurité routière qui nous accompagnent, car l'Anaser seule ne peut gérer la sécurité routière. Nous nous apprêtons à former les élus locaux que dans certaines localités sur les enjeux de la sécurité routière. Les élus locaux, au premier rang desquels les maires, occupent une place primordiale dans l'amélioration de la sécurité de ceux qui circulent dans leurs communes. Il est de leur responsabilité de veiller au respect du code de la route et de la bonne sensibilisation des usagers de la route dans leurs communes.

Bien sûr, je n'oublie pas les médias. Cette presse écrite et audiovisuelle qui nous appuie tous les jours joue un rôle majeur dans la sensibilisation des usagers de la route. C'est le lieu de les remercier pour l'intérêt qu'ils accordent à la sécurité routière et en même temps solliciter leur accompagnement afin de juguler l'insécurité routière devenue un problème de santé publique, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

<strong><em>Les perspectives de l'Anaser ?</em></strong>

Notre vision pour I'Anaser, c'est de réduire sensiblement le nombre d'accidents sur la route et par ricochet, le nombre de tués. L'accent sera mis sur les campagnes de proximité et les contrôles routiers. Et pour ce faire, tous les accompagnements seront les bienvenus parce que la sécurité routière est un sujet passionnant et concerne tout le monde. C'est donc par une synergie d'idées et d'efforts qu'on va arriver à bout du fléau qui a, hélas, trop endeuillé nos familles.

La Semaine nationale de la sécurité routière qui est aussi un évènement de la sensibilisation en sécurité routière aura lieu cette année, courant novembre 2020. La promotion du port du casque de protection sera placée au cœur de cette campagne qui envisage d'impliquer les associations et groupements de jeunes.

La Journée mondiale du souvenir des victimes d'accidents de la circulation routière, en hommage aux victimes des accidents de la-route et à leurs familles, sera célébrée le troisième dimanche de novembre 2020. Cette journée est couplée à la Journée africaine de la sécurité routière. Plusieurs activités sont prévues à l'endroit des victimes et de leurs proches.

Comme vous le remarquez, nous allons continuer sur le registre de la sensibilisation jusqu'en fin d'année.

Les activités de sensibilisation à l'occasion des fêtes de fin d'année vont concerner la plupart des sensibilités socioprofessionnelles, singulièrement la couche juvénile qui est la plus exposée au fléau. « La nuit sans accident » que nous avons célébrée en 2019 avec la participation de trois membres du Gouvernement, une grande première, et du Conseil National de la Jeunesse et plusieurs associations de jeunesses, sera l'évènement phare de la Saint Sylvestre.

<strong><em>Un message pour les usagers de la route ?</em></strong>

Je remercie le journal « Le Prétoire » pour cette opportunité qu'il nous offre pour parler de la promotion de la sécurité routière à laquelle tient nos plus hautes autorités. Je lance aussi un appel à l'endroit des usagers de la route pour plus de prudence et de courtoisie dans la circulation routière.

<strong>Propos recueillis par Birama FALL</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Ministre Sanou à la Douane : Le Patron de l’hôtel des Finances félicite et encourage les soldats de l’économie</title>
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<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 09:08:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour une première visite, dite visite de prise de contact, le ministre de l’Economie et des Finances Alousséni SANOU s’est montré pragmatique lundi après-midi. En bon financier, il s’en tient aux résultats ! C’est justement ce qui explique la satisfaction du tout nouveau patron de l’hôtel des finances : « Vous avez tout le soutien de mon département » et de toutes les autorités de la Transition.

Au regard des résultats obtenus par les services douaniers  (dans la fourchette de 42 à 51 milliards par mois), malgré le contexte de crise sécuritaire, la pandémie du Coronavirus et plus récemment l’embargo infligé par la Cedeao à notre pays, le ministre de l’Economie et des Finances a félicité et encouragé les soldats de l’économie à garder les manches retroussées.

« Je vous félicite pour le travail abattu malgré la situation difficile que traverse notre pays » a dit le ministre aux cadres des douanes, tous réunis dans la salle de conférence de la DGD à Faladie. Il a aussi vivement invité les agents des douanes à tout mettre en œuvre pour l’atteinte voire  le dépassement des objectifs de recettes assignés à la Dgd.

Le directeur général des Douanes a rappelé que les résultats obtenus tant du point de vue des recettes fiscales que dans le cadre de la lutte contre la fraude sont les fruits d’une série de réformes ambitieuses.

Le sait-on, le cordonnier est toujours mal chaussé. De même, la Douane manque de moyens roulants pour mieux investir les pistes de fraude et de délinquance transnationale. En homme d’actions, le ministre SANOU a rassuré que tout sera mis en œuvre, dans les limites des prévisions budgétaires, pour mettre les gabelous dans les conditions optimales de travail.

A l’issue de cette première visite, les douaniers se sont vus requinqués et davantage motivés dans la poursuite de la réalisation des objectifs de recettes assignés.

&nbsp;

<strong>Adam DEMBÉLÉ</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>204 terroristes en liberté contre la  libération de Soumaïla Cisse : Le président de la Cndh dénonce l&amp;apos;impunité et la justice à deux vitesses</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/204-terroristes-en-liberte-contre-la-liberation-de-soumaila-cisse-le-president-de-la-cndh-denonce-limpunite-et-la-justice-a-deux-vitesses-2899324.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 10:35:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dans un entretien exclusif qu’il a bien voulu  nous accorder, le président de la Cndh s’insurge contre la libération de plus de 200  terroristes pour obtenir  l’élargissement  de Soumaila Cissé et la française  Sophie Pétronin.  En plus de ce sujet d’actualité, Aguibou  Bouare  s’est prononcé sur la libération des politiques et militaires détenues à Kati depuis le 18 Août 2020 et la formation du gouvernement de  transition.</span></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Prétoire : <em>Les autorités actuelles du Mali viennent de faire libérer plus de 200 terroristes détenus dans les prisons maliennes pour obtenir la libération de Soumaïla Cissé et l’otage française. Un tel deal est-il saint dans un Etat de droit ?</em></span></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Aguibou Bouare :</span></b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> Cette nouvelle m'a imposé un oxymore ! J'éprouve ainsi un sentiment de "joie-triste". Me réjouissant de la libération de l'honorable Soumaïla Cissé et de Sophie Pétronin ainsi que toute autre personne victime d'enlèvement ou de disparition forcée, je ne demeure pas moins préoccupé par l'impunité accordée aux suspects terroristes et autres criminels. Il est évident que les otages sont victimes de violations graves de leurs droits fondamentaux (disparition forcée, séquestration, torture...) méritant d'être sanctionnées. Au même moment, je suis attristé par l'impunité dont viennent de bénéficier les personnes suspectées de terrorisme, de crimes contre l'humanité violant ainsi gravement les droits des victimes du terrorisme et d'autres atteintes au droit à la vie, à l'intégrité physique. En plus de l'impunité condamnable, je déplore cette sorte de justice à deux vitesses exemptant de potentiels criminels de poursuites judiciaires, pire libérant purement et simplement des coupables purgeant leurs peines. Il s'agit véritablement d'une situation cocasse incompatible avec le respect et la protection des droits humains. L'on me rétorquera que ce n'est pas la première fois, mais pour autant l'incompatibilité de ces pratiques avec le respect des droits humains ne saurait être occultée. Il revient à l'État débiteur principal en la matière de protéger les personnes et leurs biens sur l'étendue du territoire national.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><em><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le vice-président de la transition vient d’annoncer l’élargissement des personnalités politiques et militaires détenues à Kati depuis le 18 Août 2020. Quelle analyse faites-vous de cette mesure ?</span></b></em></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La Cndh se réjouit de la fin de cette privation de liberté extrajudiciaire. Tard vaut mieux que jamais ! La Commission nationale des droits de l'homme, en sa qualité d'Institution nationale de protection, de promotion des droits fondamentaux, en même temps Mécanisme national de prévention de la torture ne se lassera jamais d'être à l'avant-garde de la protection des droits de toute personne vivant sur le territoire malien, conformément à son mandat légal. Cette libération aurait pu intervenir plus tôt à partir du moment où l'attention des autorités a été attirée sur la violation des droits depuis notre passage à Kati et les différentes missives y afférentes. Le message subordonnant le respect des droits fondamentaux au Mali à la pression d'organisations internationales, tout de même salutaires, sans tenir compte de l'avis des mécanismes nationaux de protection des droits humains, ne me paraît pas rassurant. Or comme je le rappelle souvent, nous avons toujours défendu les droits fondamentaux de toute personne résident sur le sol malien, y compris les personnalités puissantes ou se croyant l'être à un moment de leur parcours, avant qu'elles ne se retrouvent de l'autre côté de la barre. Les exemples sont légion dans l'histoire très récente de notre pays. Il est important que tous comprennent que nul n'est à l'abri de la violation de ses droits et que cela n'arrive pas qu'aux autres !</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><em><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Que pensez-vous des membres du premier gouvernement de l’ère Moctar Ouane ?</span></b></em></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Je suis optimiste par rapport à cet attelage gouvernemental comprenant des personnalités crédibles et compétentes. À commencer par le Premier ministre lui- même qui jouit d'une aura certaine et dont la compétence technique ne peut être mise en doute. Surtout, je me fonde sur l'espoir que le Président et le Premier ministre ont une forte personnalité chacun les mettant à l'abri des influences négatives, des trafics d'influence surtout des manipulations pernicieuses. L'humilité et les compétences militaires avérées du Vice-président pourraient aider à la réussite de cette équipe. Malheureusement, je déplore que la loi 052 sur le genre n'ait pas été respectée. En tout état de cause, le maçon est jugé au pied du mur. Je souhaite bonne chance à ce gouvernement dans sa difficile et exaltante mission. Nous avons tous intérêt à la réussite de cette transition pour sortir notre patrie meurtrie de l'impasse. J'invite les autorités à inscrire les questions de protection des droits humains au cœur des priorités de la Transition. La protection des droits de l'homme est une responsabilité partagée. Dieu préserve notre patrie !</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Réalisé par Nouhoum DICKO</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Appui aux centres de gestion agrées :  Le Comité de crédit  valide 78  dossiers de demande de prêt</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/appui-aux-centres-de-gestion-agrees-le-comite-de-credit-valide-78-dossiers-de-demande-de-pret-2899319.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 10:31:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><em><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228;font-style: normal">Se sont tenues,  le mercredi 7 octobre 2020, dans la salle de conférence du Fare sise à l’ACI 2000, les 17<sup>ème</sup>, 18<sup>ème</sup> et 19<sup>ème</sup> sessions  du comité de pilotage du projet de formalisation des acteurs du commerce de détails (Profac). Au cours de ces sessions cumulées, le comité de crédit a décidé de répondre favorablement à 78  demandes de crédit sur les 89 dossiers soumis à son analyse.</span></b></em></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A l’ordre du jour de ces sessions était inscrit l’examen de 89 dossiers de demande de prêt du Profac. Dans le lot, Niono avait présenté 10 demandes, Mopti 19, Tombouctou 20, Sikasso 20 et Ségou 20.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour l’analyse des 89 dossiers, le président a donné la parole à un membre du comité pour les présenter. Pour ce faire, la méthodologie adoptée a consisté  à présenter  les dossiers un par un suivi des analyses et débats des membres du comité.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Sur les 89 dossiers examinés par le comité, des remarques et observations ont été faites pour s’assurer du respect des critères d’admission au prêt.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En effet, le postulant devait être commerçant détaillant assujetti à l’impôt synthétique et à la patente du tableau des patentes du code général des impôts, être déclaré au registre du commerce et de crédit mobilier, avoir un numéro d’identification fiscal,  une carte d’identité à jour et une fiche d’analyse de crédit bien remplie.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Après délibération, le comité a retenu 9 dossiers sous réserve de fournir la patente 2020 sur les 10 demandes de Niono, 18 sur 20 de Sikasso, 12 sur les 19 de Mopti, les 20 de Ségou et 19 sur les 20 de Tombouctou.  </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Chaque dossier validé recevra un financement de 500 000 F CFA.      </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La mise en œuvre du projet de formalisation des acteurs du commerce de détails est en phase avec le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable(Credd) et la loi d’orientation du secteur privé (Losp).<em><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';font-style: normal"> Le coût total du projet est de 5 milliards 78 millions pour une durée de 5ans.</span></em></span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Profac prend en compte la préoccupation des objectifs du gouvernement dans le domaine prioritaire du Credd et la loi d’orientation du secteur privé. Cela, pour permettre de réguler les activités commerciales en général, d’organiser et renforcer les acteurs du commerce intérieur, de développer  les échanges commerciaux avec l’extérieur. Mais aussi de mettre  l’accent sur la migration rapide du secteur informel vers le secteur moderne structuré.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour ce faire, des centres de gestion agréés ont été créés. Ils ont pour missions d’assister leurs adhérents en matière de gestion d’une comptabilité saine.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A travers ces centres, le gouvernement du Mali vise la mise en place des services non financiers pour permettre aux CGA de générer des ressources pérennes, d’améliorer les  conditions d’accès de leurs adhérents aux prêts bancaires et de faciliter la commercialisation de leurs produits.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Y.K</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre l’enrichissement illicite :  Le Syntade s&amp;apos;insurge contre la junte et l’Oclei</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-lenrichissement-illicite-le-syntade-sinsurge-contre-la-junte-et-loclei-2899317.html</link>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 01:44:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dans une correspondance adressée au ministre en charge de la Fonction publique, le Syndicat national des travailleurs des administrations d’Etat (Syntade) demande, sur un ton menaçant, notamment l’arrêt immédiat des procédures judiciaires initiées par l’Office national de lutte contre l’enrichissement illicite contre des fonctionnaires.</span></i></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A peine installé dans son fauteuil  que le nouveau  ministre du Travail, de la Fonction publique, Porte-parole du gouvernement, Me Harouna Toureh, tient une patate chaude. En effet, dans une correspondance à lui adressée ce 09 octobre 2020, le Syndicat national des travailleurs des administrations d’Etat revient à la charge dans le dossier de la lutte contre l’enrichissement illicite au Mali. « Harcèlement des militants » ; tel est l’objet de ladite lettre signée du secrétaire général adjoint du Syntade et dont les autorités de transition (président, vice-président, Premier ministre et ministre de la Justice) sont ampliatrices. Le Syntade y regrette la poursuite des activités de terrain de l’Office national de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei). <i>«Pire, avant même d’attendre la nouvelle loi, beaucoup de nos militants font de nos jours l’objet de poursuites judiciaires initiées par l’Oclei. Cette situation déplorable nous parait comme une licence à la violation des accords signés et devrait être décriée avec la plus grande vigueur»</i>, dénonce le syndicat dirigé par Yacouba Katilé, non moins secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm).  Face à cette situation, le Syntade demande au ministre en charge de la Fonction publique non seulement d’instruire l’arrêt « immédiat » des procédures judiciaires contre des fonctionnaires, mais aussi de faire prendre les dispositions « diligentes » en vue de l’adoption du projet d’ordonnance portant modification de la loi n°2014-015 du 27 mai 2014. Les administrations d’Etat menacent par ailleurs de prendre leurs responsabilités « en tirant toutes les conséquences  de droit», au cas où ‘’cette ‘’fâcheuse’’ situation perdurerait.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Mise au point</span></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Contactées par nos soins relativement à cette dernière correspondance du Syntade, des sources proches de l’Oclei relèvent qu’une simple lecture attentive du procès-verbal auquel le syndicat fait allusion ne permet pas de relever la suspension « des activités de terrain » de l’Oclei. « La suspension des activités publiques » qu’invoque le procès-verbal de novembre 2017 pourrait s’entendre plutôt de la non-médiatisation des activités de l’Oclei. Ce que cette structure s’est évertuée à faire jusqu’à présent, soulignent nos sources.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Elles notent en outre qu’aucune disposition du même procès-verbal ne mentionne que la loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite est suspendue ou abrogée. Par conséquent, ladite loi demeure applicable jusqu’à l’adoption d’une éventuelle loi devant la remplacer ou la modifier.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Il importe de souligner que le Syntade n’est pas à sa première levée de bouclier contre l’Oclei.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Déjà en 2017, le même syndicat avait observé une grève de 72 h pour protester contre la loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite qu’il jugeait ‘’sélective et injuste’’. Toute chose qui avait abouti à la signature, en novembre 2017, d’un procès-verbal de conciliation entre le gouvernement et le Syntade. Le régime d’alors s’y était engagé à suspendre toutes les activités de terrain de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite. Il avait aussi promis de mettre en place une commission d’identification et de correction des difficultés et insuffisances des la loi portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. Les travaux de ladite commission avaient servi de base pour l’élaboration du projet d’ordonnance portant modification de la loi n°2014-015 du 27 mai 2014. L’Office national de lutte contre l’enrichissement illicite avait tout de même poursuivi ses travaux sur le terrain, et avait remis son premier rapport aux autorités maliennes en décembre 2019. Dans ledit rapport, l’Office épingle trois fonctionnaires (deux Inspecteurs des finances et un Inspecteur des services de la sécurité sociale), dont les dossiers sont remis à la justice. Furieux, le Syntade adresse une correspondance au ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique le 13 décembre 2019. Il y dénonce la poursuite des activités de l’Oclei et invite le ministre «d’instruire, en sa qualité de garant des accords, l’arrêt immédiat des manœuvres de l’Oclei qui donne l’impression de non protection aux fonctionnaires».</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Fuite en avant ?</span></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Selon des observateurs avisés, ce énième agissement du Syntade pourrait s’expliquer par la volonté affichée des autorités de transition de mener une lutte implacable contre la corruption. Des fonctionnaires chercheraient ainsi les voies et moyens d’entraver les actions de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite. Pour arriver à leurs fins, c’est-à-dire bloquer les dossiers qui sont en cours d’investigations au niveau de l’Oclei, ils mettent la pression sur les nouvelles autorités pour l’adoption d’une ordonnance devant modifier la loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. Aussi, accusent-ils l’Oclei de ne pas respecter le procès-verbal de conciliation entre le Gouvernement et le Syntade, signé en novembre 2017. En attendant, les Maliens se demandent où est-ce que la justice en est avec les trois dossiers déjà transmis au procureur du Pôle économique et financier du Tribunal de grande <a name="m_-3883202994337846625__GoBack"></a>instance de la commune III de Bamako en janvier 2019.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Bakary SOGODOGO</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Action gouvernementale :  Le ministre  de l’Environnement  à la Dnacpn et  à l’Angesem</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/action-gouvernementale-le-ministre-de-lenvironnement-a-la-dnacpn-et-a-langesem-2899325.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 01:00:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pas de temps à perdre. C’est justement la philosophie de la nouvelle ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Haidara  Bernadette Keïta.</span></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> Juste après la passation de service avec le Secrétaire général, elle a entamé une visite de terrain pour prendre contact avec le personnel de la Dnacpn et  de l’Angesem, des structures affiliées à son département. C’était le vendredi dernier.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">De la Direction nationale de l’assainissement et du contrôle des pollutions des nuisances (Dnacpn) à l’Agence  nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (Angesem), la ministre a échangé, sans langue de bois, avec ses interlocuteurs.  Il s’agissait, non seulement pour le ministre de faire connaissance  avec les dites structures, mais surtout  d’exposer sa vision et  recenser les difficultés que ses structures connaissent.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Cette démarche  traduit  la détermination de Mme Haïdara  Bernadette Keïta,  malgré le temps très court de la transition, pour  répondre aux attentes  de ses concitoyens. «<i>La mission du Département est transversale  et la tâche est lourde.</i>  <i>Certes,  la période de transition est courte, mais une synergie d’actions nous permettra de réaliser beaucoup de choses  pour gagner le combat contre l’insalubrité et la protection de l’environnement </i>», a-t-elle indiqué.  Dans cette course contre la montre, le ministre de l’environnement,  de l’Assainissement et de Développement durable met un accent particulier sur l’assainissement de la ville de Bamako.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A l’Angesem, le ministre et ses collaborateurs ont été accueillis par la directrice générale, Mme Touré Assitan Sima et un personnel fortement mobilisé pour la cause. Le ministre et sa délégation ont été aussitôt conduits sur le site abritant les stations d’épuration. Avant la visite des installations, la directrice de l’Agence a édifié son hôte du jour  sur les missions de sa structure.  Selon elle,  l’Angesem constitue un maillon important dans la politique d’assainissement du pays. Elle dispose de 9 stations à Bamako et dans les régions pour le traitement des eaux usées.  Cette structure connait des difficultés. Il s’agit notamment des difficultés pour obtenir des parcelles pour la construction des stations et l’acheminement des eaux usées pour le traitement.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Prenant la parole, Mme Haïdara  Bernadette Keïta a expliqué les raisons de sa présence  dans ce service. « Ce service constitue un maillon important dans la politique d’assainissement du pays. C’est pourquoi, il est nécessaire de venir voir comment elle fonctionne et s’entretenir avec le personnel afin de travailler pour apporter des solutions. Ce qui permettra à l’Angesem de  répondre favorablement aux attentes de la population. »</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">N.D</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Renouvellement du bureau du CNPM :  Mamadou Sinsy Coulibaly reconduit à la tête du patronat malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/renouvellement-du-bureau-du-cnpm-mamadou-sinsy-coulibaly-reconduit-a-la-tete-du-patronat-malien-2899322.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 00:57:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Après l’élection de Diadié dit Aamadou Sankaré, le  26 septembre 2020, le président sortant Mamadou Sinsy, a convoqué une Assemblée générale le jeudi 8 octobre 2020 à issue de laquelle il  fut reconduit à la tête du Cnpm pour un second mandat.</span></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ils étaient 155 délégués à répondre à la convocation pour la tenue de l’Assemblée générale du Conseil national du patronat du Mali, ce jeudi 8 octobre 2020 dans la salle de conférence de ladite organisation.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> C’est dans une atmosphère électrique que Mamadou Sinsy Coulibaly a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux. En effet, les partisans du principal adversaire du président du Cnpm ont investi la devanture du patronat avec des slogans  antithétiques   aux occupants du jour.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Comme disait l’autre, un homme averti en vaut deux. Cette  assertion  n’a nullement échappé  aux organisateurs de cette Assemblée générale de renouvellement du bureau du Cnpm.  Mesurant  la taille de la crise autour de ce processus depuis des semaines, les organisateurs ont décidé de mettre en place un dispositif sécuritaire pour la bonne tenue des opérations de vote.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le ton de cette journée électorale sans  suspense fut  donné par le discours du président sortant  et candidat à sa propre succession.  Ainsi, Mamadou Sinsy Coulibaly,  en exposant le bilan du mandat écoulé, a expliqué à l’assistance le contexte  d’incertitude et la crise  dans laquelle se tient cette Assemblée générale. « <i>Ces assises se tiennent à un moment assez difficile, marqué par des incompréhensions internes, liées au processus de renouvellement des instances de notre organisation </i>», a-t-il indiqué.  Conscient des conséquences de cette crise sur le climat des affaires, le patron des patrons du Mali a invité  les acteurs du monde économique à une unité d’action face à l’adversité. « Pour ma part, je suis d’avance persuadé qu’avec la sagesse et le sens des responsabilités qui caractérisent les hommes et les femmes de notre organisation, nous saurons traverser, sans encombre, ces vents contraires », a  souligné Mamadou Sinsy Coulibaly. </span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Parlant du bilan du son mandat  de 2015 à 2020 à la tête de l’organisation patronale,  Mamadou Sinsy Coulibaly  a cité des résultats  sur le plan politique. Il s’agit  de  l’institution de rentrée  économique ;  l’instauration des discussions sectorielles et   l’organisation des  journées de l’entreprise. En plus de ces résultats, le  bureau sortant a  obtenu du   gouvernement la suppression de la taxe emploi jeune (TAJ) et de la  taxe de formation professionnelle (TFP), l’adoption du décret n°2018-043/PM du 28 mai portant l’adoption des mesures d’orientation de la commande publique vers les petites et moyennes entreprises et la production nationale, l’institution d’une autorité nationale de conciliation fiscale, etc.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Selon lui, les résultats obtenus ont renforcé la crédibilité de l’organisation auprès de ses partenaires. Toute chose qui fait du Cnpm l’acteur majeur et incontournable de la chaine économique du Mali.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Un vote sans suspense</span></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Avec le quorum largement dépassé, après vérification des mandats, les 155 délégués ont voté sous la supervision de deux cabinets d’huissiers.  Ainsi, avec la seule candidature du jour, les journalistes et autres observateurs  n’ont nullement été surpris de la reconduction de Mamadou Sinsy Coulibaly  à la tête d’une liste de 20 membres plus un comité statutaire de 7 membres pour  un second mandat de 5 ans.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A la lecture du constat d’huissier, il a été réélu avec 102 voix, 5 bulletins nuls, 48 abstentions.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Juste après la proclamation des résultats, le président reconduit a présenté les membres de son bureau.  Dans la même foulée, il a indiqué que ce second mandat sera celui du renforcement des acquis et de la continuité. Selon lui, il s’agit d’achever les chantiers déjà engagés.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ainsi, Mamadou Sinsy Coulibaly a fixé le cap de ce second mandat sur trois axes majeurs. Il s’agit des réformes économiques, un appui accru aux groupements professionnels, aux conseils patronaux régionaux ; le plaidoyer pour la bonne gouvernance politique et économique.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Selon lui,  ces actions visent uniquement la défense du secteur privé.  Pour atteindre l’objectif, le nouveau bureau mettra au centre de la transition politique le secteur économique.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« L’économie doit être le pivot central si l’on veut que la transition soit une réussite. Ce nouveau bureau va mettre tout en œuvre pour fédérer  le secteur privé », a indiqué Mamadou Sinsy Coulibaly.</span></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">N.D</span></b></p>
<p class="yiv0714405398msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assemblée générale du 8 octobre au CNPM :  Un scrutin aux antipodes des textes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/assemblee-generale-du-8-octobre-au-cnpm-un-scrutin-aux-antipodes-des-textes-2898366.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 14:47:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans sa contestation de l’élection de Diadié dit Amadou Sankaré, le Président sortant, Mamadou Sinsy Coulibaly, vient de convier en Assemblée générale tous les délégués des groupements professionnels et des conseils patronaux des régions. Ainsi il foule au pied les textes du renouvellement des instances du Cnpm.</strong>

L’élection du nouveau Président du Conseil national du patronat du Mali (Cnpm), continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Et pour cause, le Président sortant, Mamadou Sinsy Coulibaly, est dans la dynamique de l’organisation d’une nouvelle élection du nouveau Patron des Patrons.

Faut-il le rappeler, ce dernier a été battu par son challenger, Diadié dit Amadou Sankaré, avec l’extraordinaire score de 89 voix sur les 155 délégués qui votent. Le quorum étant dépassé avec 107 votants, le jeudi 26 septembre 2020, Mamadou Sinsy est sorti vaincu avec une seule maigre voix. Pour ce faire, le Comité statutaire qui a organisé l’élection a déclaré Diadié dit Amadou Sankaré vainqueur. La fermeture des portes et fenêtres n’aura servi à rien car cela n’a pas pu empêcher l’élection qui s’est tenue sous la tente à la porte du Cnpm.

Depuis la tenue de cette élection, ne pouvant pas s’insurger contre la légitimité d’une élection organisée par le Comité statutaire, Mamadou Sinsy ne manque pas d’arguments pour la contester. Il s’est basé sur le critère des doublons pour vaquer à sa protestation contre ce scrutin qu’il trouve illégal. Des noms de délégués sur sa liste de candidature figureraient également sur celle de Diadié Sankaré.

Dans cette contestation, il crée, à son tour, une autre illégalité. Ce, en conviant en Assemblée générale de renouvellement des instances du Conseil national du patronat du Mali, tous les délégués des groupements professionnels et des conseils patronaux des régions. La convocation en date du 1<sup>er</sup> octobre fixe la date de l’Assemblée générale au jeudi 8 octobre 2020 à 10 heures. Donc, dans un intervalle de huit jours. Or l’article 6 des textes portant sur la composition et les réunions du Cnpm stipule : « <em>L’Assemblée générale se réunit au moins une fois par an sur convocation du Président adressée quinze jours à l’avance. Le Président peut également convoquer l’Assemblée générale après avis du bureau. L’Assemblée générale peut être également convoquée sur demande adressée au Président et signée au moins par la majorité des membres du bureau</em> ».

S’il est de notoriété que la convocation doit être adressée au moins quinze jours à l’avance, cette Assemblée générale prévue pour le jeudi 8 octobre ne devrait jouir d’aucune légalité. Parce que, entre le 1<sup>er</sup> qui est la date de l’adresse de la convocation et le 8, on compte moins de quinze jours. Donc un simple exercice de numération met les choses au clair. Il y a huit jours au lieu de quinze. S’il faut obligatoirement quinze jours, le renouvellement des instances du 8 octobre apparaît illégal au vu et au su de tous.

L’histoire du Cnpm retiendra que le Président sortant, Mamadou Sinsy Coulibaly a fermé toutes les portes pour empêcher la tenue de l’élection à bonne date. Et que la contestation de l’élection de son challenger l’a poussé à organiser une autre Assemblée générale en vue du renouvellement des instances du Cnpm. Cela aussi en violation flagrante des textes qui régissent la composition et les réunions du Cnpm. Cette échéance prévue pour le jeudi prochain sera-t-elle la tasse de thé de tous les délégués et de tous les candidats pour la présidence du Cnpm ?

<strong>Bazoumana KANE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En pleine opération dans la forêt classée de Frentoumou : Les gendarmes font fuir les coupeurs de route</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/en-pleine-operation-dans-la-foret-classee-de-frentoumou-les-gendarmes-font-fuir-les-coupeurs-de-route-2898369.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 13:13:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des éléments de la Brigade de Ouenzzindougou en patrouille conjointe avec ceux de la Brigade de Bamako-Coura ont mis en débandade les coupeurs de routes qui avaient forcé deux minibus de s’arrêter. Pendant la fouille des passagers, ces malfrats ont été désagréablement surpris par les carabiniers qui veillaient au grin.</strong>

Cette nuit du mardi au mercredi n’a pas été ordinaire dans la Forêt classée de Ferentoumou sur l’axe Bamako-Guinée. Cette nuit-là, le tronçon entre Sôbè et Faraba  a servi de théâtre d’opérations de banditisme orchestrées par les malfrats. Les patrouilleurs ont intervenu à 3 heures 30 du matin. Le bilan est lourd du côté des bandits. Même si les bandits armés ont pris la tangente, les cavaliers de la Brigade territoriale de Ouenzzindougou ont neutralisé un et arrêté un autre qui, selon eux, n’était pas en possession d’arme. Etant resté incessamment muet, il a été déféré à la MCA le vendredi 2 octobre 2020.

<strong>Les faits</strong>

Dans le besoin de recoupement de cette information, une équipe du journal s’est rendue à la gendarmerie de Ouenzzindougou. Les informations recueillies ont été des plus édifiantes. Le Commandant de la Brigade territoriale de Ouenzzindougou, Demba Tounkara, a affirmé que ces bandits se renseignent toujours sur le mode de travail des patrouilleurs pour accomplir les sales coups aux chauffeurs et leurs passagers.

Cette fois-ci la malchance leur a souri et leur sixième sens leur a menti. Et pour cause, ayant très mal pensé leur coup, cette nuit du mardi, après avoir arrêté les minibus, ils se sont seulement concentrés sur le côté du goudron en direction de la ville de Bamako. Les voyageurs ont été forcés de se coucher à même le sol et à plat ventre par les maîtres jurés filous. Ce, pour s’adonner à leur sale besogne : dépouiller  les voyageurs de leurs biens en argent, téléphone et autres.

Les éléments de la patrouille conjointe n’ayant jamais somnolé  une seconde et n’ayant de cœur qu’à la traque des gangsters dans la commune, les ont surpris au sale boulot en venant du côté de Badougou Faraba, premier village en allant vers La Guinée.

Les malfrats les croyant vers Mamaribougou leur ont fait signe de s’arrêter en faisant trembler la lumière de la torche devant eux. Dès que les gendarmes ont su que ce sont des bandits, ils ont ouvert le feu sur celui qui montait la garde de ce côté pour informer les autres. Etant touché à la tête, le forban est allé s’écrouler dans les herbes. La découverte de son corps ne sera faite qu’à 6 heures du matin par le Commandant de la Brigade de Ouenzzindougou.

<strong>Le mérite de la gendarmerie de Ouenzzindougou</strong>

Depuis sa mutation à la gendarmerie de Ouenzzindougou, Demba Tounkara et ses hommes, en parfaite harmonie, sont loin de se reposer sur les lauriers. Leurs courage et veille font que les brigands décampent. Cette intervention du mardi est l’illustration parfaite de leur engagement pour assurer la sécurité des populations et de leurs biens dans la commune du Mandé.

<strong>Ce qu’il faut pour la gendarmerie de Ouenzzindougou </strong>

Pour permettre à ces brigadiers de mener à bien la lutte contre le dragon de l’insécurité dans cette commune, les plus hautes autorités doivent les doter en moyens adéquats de déplacement et renforcer l’effectif. Cela, à cause la densité de la commune dont ils ont en charge la sécurité. Plusieurs autorités ont effectué le déplacement sur le lieu y compris le Procureur.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Congrès et renouvellement des comités : Les abeilles annoncent les dates</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/congres-et-renouvellement-des-comites-les-abeilles-annoncent-les-dates-2898367.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 12:32:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une circulaire en date du 1<sup>er</sup> octobre 2020, adressée aux secrétaires généraux des sections, le secrétaire général de l’Adéma-Parti africain pour la solidarité et la justice (Pasj), Assarid Ag Imbarcaouane, informe ses camarades de la Ruche de la tenue prochaine des différents congrès du parti.</strong>

Dans les mois à venir, la ruche sera remplie de bourdonnements. Les abeilles envisagent le renouvellement des comités et la tenue des congrès. Il s’agit du 2<sup>ème</sup> congrès du Mouvement des femmes, le 4<sup>ème</sup> du Mouvement des jeunes et le 6<sup>ème</sup> du parti.

Dans la lettre dont nous nous sommes procuré une copie, le secrétaire général de la Ruche informe que les décisions concernant les dates des congrès et le renouvellement des comités ont été adoptées lors de la réunion ordinaire du Comité exécutif, le mercredi 30 septembre 2020. Il précise que conformément aux dispositions des Statuts et du règlement intérieur, un registre des militants et les cartes de membre seront mis à la disposition de tous les comités.

Suivant le chronogramme qui a été adopté, le renouvellement des comités est prévu pour les mois de novembre et décembre 2020.Les sous-sections seront renouvelées en janvier 2021 et les sections en février 2021.

Par ailleurs, le Secret-G Imbarcaouane  martèle que le Comité exécutif a retenu des dates pour la tenue des congrès. Le 2<sup>ème</sup> congrès du Mouvement des femmes est prévu du 20 au 21 mars 2021. Le 4<sup>ème</sup> du Mouvement des jeunes aura lieu du 22 au 23 mars 2021 et le 6<sup>ème</sup> du parti vivra du 26 au 28 mars 2021.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éducation civique/ instruction morale :  Doit&#45;on les mélanger ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/education-civique-instruction-morale-doit-on-les-melanger-2898371.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 12:30:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de l’enseignement de l’éducation civique et morale dans les classes du cycle primaire jusqu’au secondaire, ils ne sont pas nombreux, les enseignants qui classent bien le thème selon l’appartenance de la leçon à l’éducation civique ou à celle morale</strong>

Une des plaies de l’éducation malienne est que les enseignants, pour la plupart, mélangent ces deux disciplines : l’éducation civique et l’instruction morale. Selon nos recherches, même si elles sont mises ensemble dans le programme officiel du Mali, les opérations pédagogiques opérationnelles ne sont guère identiques. Ce qui est civique ne peut, en aucune manière, être moral.

Par exemple, lorsqu’on dit à l’enfant que le mensonge n’est pas bon, cela n’a rien de civique. Ou quand on dit à l’enfant qu’il n’est pas bon de détruire le bien public, c’est l’éducation civique. Pour enseigner ces leçons, écrire toujours ‘’Education civique et morale’’ relève de l’ignorance de la part de l’éducateur.

Alors questions : comment permettre à l’enfant de faire la différence entre les deux termes si le formateur l’ignore ? Que dira-t-il à l’apprenant pour susciter son intérêt pour la leçon dans la persistance dans l’ignorance ? Il faudra donc que les enseignants se ressaisissent en cherchant à se former pour ne pas faire consommer aux enfants du n’importe quoi. Qu’est-ce que l’équipe pédagogique d’auparavant est devenue au Mali ?

<strong>Bazoumana KANE</strong>

&nbsp;

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</item>

<item>
<title>Campagne de désinformation contre Moctar Ouane : A qui profitent les manœuvres cavalières ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/campagne-de-desinformation-contre-moctar-ouane-a-qui-profitent-les-manoeuvres-cavalieres-2898361.html</link>
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<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 12:12:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour exécuter les programmes de la transition politique désormais effective au Mali, le Président, Bah N’Daw, n’a pas hésité à porter son choix sur l’ancien ministre des Affaires étrangères, Moctar Ouane. Ce choix porté sur l’homme est doublement motivé. C’est un diplomate chevronné et sa personne très respectée presque par tous les chefs d’Etats actuels de la Cedeao.</strong>

La nomination de Moctar Ouane sonne comme le début de la réconciliation entre le Mali et cette institution sous-régionale qui lui impose un embargo depuis le mois d’août, suite à la chute du Président IBK. Mais, ce n’est pas tout. Le choix de Moctar Ouane s’est imposé du fait qu’il est l’un rares cadres maliens à ne pas être impliqué dans les scandales financiers, contrairement à ce que certains de ses détracteurs tentent de faire croire aux Maliens.

D’abord le parcours professionnel de Moctar Ouane pousse même le plus  sceptique  à lui accorder la confiance.

Nommé Premier ministre de la transition le 27 septembre, Moctar Ouane, est un diplomate reconnu et respecté. Sa neutralité politique sera un avantage pour former un gouvernement consensuel. À 65 ans, il a été préféré à un membre du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), qui avait proposé pas moins de quatorze noms pour le même poste.

Fonctionnaire, aucun régime, de Moussa Traoré à ATT, n’a pu se passer de ses qualités de diplomate. Il fut Conseiller diplomatique des Présidents Moussa Traoré de 1990 à 1991 et Amadou Toumani Touré de 1991 à 1992.  En 2004, il renforce sa confiance auprès du président ATT qui le met à la tête de la diplomatie malienne pendant sept ans.

Il avait auparavant exercé diverses fonctions au sein de l’État, notamment en tant que conseiller puis en tant que chef de cabinet au secrétariat général de la présidence. Bref, il connait l’administration malienne comme la paume de sa main.

<strong>Les institutions internationales et sous-régionales aussi !</strong>

Dans le domaine de la diplomatie, les compétences de Moctar Ouane ont aussi franchi les frontières maliennes.

De 1995 à 2002, il fut Représentant permanent du Mali auprès des Nations- Unies où il  a représenté le groupe africain auprès du Conseil de sécurité. Ces années à New York, ajoutées à son expérience au ministère des Affaires étrangères, lui ont permis d’établir un carnet d’adresses important à l’international.

Diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA) de France, Moctar Ouane a également été délégué général à la paix et à la sécurité de la Commission de l’Uemoa de 2016 jusqu’à sa présente nomination.

Pour rappel, la nomination d’un Premier ministre civil qui n’a aucun lien avec l’armée constituait une exigence de la Cedeao en vue de lever les sanctions imposées au Mali depuis la chute de l’ex-Président, Ibrahim Boubacar Keïta alias IBK.

<strong>Un exemple de bonne gouvernance  </strong>

Victime à tort de tirs croisés depuis sa nomination  au motif d’un scandale financier relevé par le Bureau du Vérificateur général, certains détracteurs mal intentionnés tentent d’affaiblir l’homme avant même qu’il ne commence à travailler.

Pour salir ce cadre valeureux, ses détracteurs n’ont trouvé mieux que de brandir un vieux rapport du Vérificateur général et qui date de 2007 à 2009.

Dans leur vilain combat, ils attribuent à l’homme un détournement de fonds de 64,9 milliards de F CFA. Mais, la mauvaise foi des auteurs de telles fourberies apparaît au grand jour.

En effet, une lecture rectiligne dudit rapport du Végal ne fait jamais mention de détournement de 64,9 milliards de F CFA.  Au contraire, il est clairement dit que les 64,9 milliards de F CFA représentent le budget total du ministère des Affaires étrangères (salaires, loyers des ambassades, etc.). Selon le rapport, sur cette somme, 150 millions de F CFA (avances faites aux familles des diplomates, locations des véhicules, etc.), n’ont pas été justifiés par le DFM sur une période de 3 ans. Ce qui représente 0,002 % du budget de département.

<strong>N.D</strong>

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</item>

<item>
<title>Décès du régisseur de la DGI : Le Procureur de la République met fin à la thèse d’un complot</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/deces-du-regisseur-de-la-dgi-le-procureur-de-la-republique-met-fin-a-la-these-dun-complot-2896531.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 10:58:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le feuilleton judiciaire dans l’affaire des « produits des pénalités » a connu son terme. Le procureur de la République a enfin émis un classement sans suite. Pour dire ainsi qu’il n’ya pas d’infraction à la loi pénale</strong>

L’affaire du régisseur de la Direction générale des Impôts (DGI) connaît enfin son épilogue. Suite au PV n°230/6è, le Procureur de la République a émis un avis de classement sans suite à la date du 24 août 2020. Motif : « <em>Pas d’infraction à la loi pénale</em> ».

Cette décision de justice est tombée comme un couperet et met enfin un terme à ce débat. Ce classement sans suite du parquet démontre s’il en était besoin que le décès du regretté Régisseur de la DGI n’est pas suspect. Toute chose qui met fin à la thèse d’un prétendu complot que les thuriféraires avaient inventé pour faire de cette affaire tout un feuilleton.

Rappelons qu’en plein dans l’affaire dite des « <em>produits des pénalités », </em>le Directeur général des Impôts avait précisé que les sous relatifs aux produits des pénalités étaient mis à la disposition du régisseur par l’agent comptable central du Trésor (Acct) et non pas par la DGI. Qu’il appartenait ensuite au régisseur de retirer le montant du chèque du compte de l’Acct ouvert auprès de la banque et de verser les parts revenant aux structures bénéficiaires. Cela se faisant sur la base des états de pénalités établis par ces structures bénéficiaires.

Son adjoint, est resté formel :<em> « Il n’y a pas de caisse ou de fonds logés à la DGI. Tous les fonds spéciaux (Fonds d’équipement, fonds communs, produits des pénalités et majorations) sont domiciliés dans un compte ouvert auprès de l’Acct.S’agissant des produits des pénalités et majorations, le Régisseur reçoit le chèque établi à son nomdes mains de l’Acct, retire le montant auprès de la banque et le verse directement aux structures bénéficiaires. Les cadres de la DGI qui en sont bénéficiaires, reçoivent également leurs parts de pénalités des mains du même régisseur ».</em>

Ayant constaté le retard dans le paiement des deux derniers états de pénalités, la hiérarchie de la Direction générale des Impôts a, dans le cadre de ses prérogatives, demandé au défunt Régisseur des explications par rapport à la non mise à disposition du montant desdites pénalités aux structures bénéficiaires. Ce dernier qui avait évoqué des blocages fictifs au niveau du Trésor, finira par reconnaître qu’il avait encaissé les chèques établis par l’Acct.

Aussi, la situation des paiements avec les références des chèques communiquée par l’Acct, à la demande de la DGI, atteste effectivement que les chèques relatifs aux produits des pénalités ont fait l’objet de retrait.

C’est dans ces circonstances que le regretté Régisseur de la Direction générale des Impôt (DGI) est décédé le 18 juin dernier à son domicile. Décès autour duquel la justice avait ouvert une enquête au terme de laquelle l’affaire a été classée sans suite.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Funérailles  nationales du General Moussa Traoré :  Alpha Oumar Konaré  a brillé par son absence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/funerailles-nationales-du-general-moussa-traore-alpha-oumar-konare-a-brille-par-son-absence-2896522.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 10:47:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le  Mali dans  sa diversité  était mobilisé,  ce vendredi 18 septembre 2020, pour rendre un dernier hommage de la nation à  l'ancien président de la deuxième République qui s’est éteint le mardi  15 septembre. C’était  sur la place d’armes du Génie militaire. Moussa Traoré a dirigé le pays de 1968 à 1991.</strong>

Ils étaient tous  là :  Assimi Goïta, président du Comité national pour le salut du peuple (Cnsp), des  anciens  présidents de la République,  des anciens Premiers ministres, des anciens collaborateurs du défunt président, sa famille biologique et politique, des simples concitoyens  et même des adversaires  politiques pour accompagner l’enfant de Sébétou  à sa dernière demeure, au cimetière de Hamdallaye.   Une fois encore, le premier président démocratiquement élu  dans l’histoire politique du Mali, Alpha Oumar Konaré a brillé  par son absence.

Comme pour  dire aux Maliens que la  réconciliation et le pardon ne sont pas pour demain.

Une fanfare mortuaire a marqué l'arrivée du corps drapé aux couleurs du Mali, en présence d’un piquet d’honneur, constitué des soldats des  différentes unités de l’armée malienne, en tenue d'apparat. Le  corps  de l’ancien  secrétaire général de l’Union démocratique du peuple  malien (Udpm)  a été placé près de la tribune présidentielle,  sous le regard impuissant  du secrétaire exécutif du BEC, Djibril Diallo, l’un des fidèles compagnons du défunt général. L’émotion  et la tristesse étaient au rendez-vous.  Ce  n’est pas Abraham Doua Cissoko dit « Ramos », beau-frère de Moussa Traoré, qui dira le contraire.  Le porte-parole  de la famille  du défunt   n’avait ni la force  pour des témoignages sur l’homme.   Ce beau-frère  qui, d’ailleurs, fut directeur général des douanes du Mali sous le règne de Moussa Traoré  a  insisté sur  son  l’intégrité morale, sa pratique de la religion  et son souci pour le devenir de son pays.

A la suite de Ramos, le secrétaire exécutif du BEC de l’Udpm, Djibril Diallo,  a planté le décor  d’un témoignage   élégant  pour étaler  aux yeux  de ses concitoyens les actions  du régime de l’Udpm, sous la conduite de Moussa Traoré. Comme pour dire aux détracteurs  de  son  compagnon politique que le général Moussa Traoré   n’est pas  le monstre. Mais un patriote qui, durant 23 ans à la tête du Mali,   a engagé des actions de développement  qui sont aujourd’hui au service de la nation.   C’est le cas des barrages     de Sélingué et de Manantali, la route Sévaré-Gao, l’organisation du monde rural pour le développement de l’agriculture,  le renforcement de l’éducation,  la sauvegarde de la souveraineté nationale et l’intégrité du territoire national avec  la construction d’un outil de défense répondant aux besoins du moment. Djibril Diallo n’a pas manqué d’évoquer  le bilan de Moussa Traoré sur le plan  de la diplomatie.

Avant de mettre le corps à la disposition de la famille et le défilé militaire, le grand chancelier des Ordres nationaux a porté les condoléances du Cnsp, au nom  du colonel Assimi Goïta, en tenue de camouflage et béret vert.

<strong>Ex-présidents présents à la cérémonie</strong>

L'ancien président Amadou Toumani Touré (1991-2012), qui a renversé, en 1991, le président Moussa Traoré ; le dirigeant de la transition en 2012, Dioncounda Traoré, ainsi que  des anciens  Premiers ministres  dont  Cheik Modibo Diarra, également beau-fils du défunt, étaient présents à la cérémonie.  La seule personnalité publique  qui a brillé par son absence est sans  nul doute  cet autre ancien président de la République. Il s’agit  d’Alpha Oumar Konaré.

L'ancien président Amadou Toumani Touré dit ATT a salué  ‘’un homme de confiance’’ qu'il a servi notamment comme chef de la garde présidentielle, avant que les évènements ne décident autrement en 1991, suite au soulèvement populaire de mars.

Le vieux général repose désormais au cimentière de Hamdallaye. Il était devenu durant  les dernières années de sa vie un sage que des politiciens allaient consulter.

&nbsp;

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Manœuvre de rectification :   La glace est brisée entre le Cnsp et le M5&#45;RFP</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/manoeuvre-de-rectification-la-glace-est-brisee-entre-le-cnsp-et-le-m5-rfp-2896521.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 10:46:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Maliens ont les nerfs à fleur de peau. Normal en raison de l'embargo de la Cedeao et les incertitudes qui planent sur la mise en place des organes de la Transition. Pour beaucoup de nos concitoyens, les trois journées de concertation des 10, 11 et 12 septembre 2020 n'auront servi qu'à exacerber les divergences entre les citoyens fortement échaudés par l'eau bouillante des ruses politiciennes. Les plus pessimistes redoutent même que le pays est cette fois-ci tombé irrémédiablement bien plus bas qu'on ne pouvait l'imaginer. </strong>

&nbsp;

L'humour étant la politesse du désespoir, le doyen Magma Gabriel Konaté a même conçu une vidéo dans laquelle il s'est autoproclamé président de la République afin de fustiger les désespérantes manœuvres politiques en train d'alourdir le climat de suspicion enveloppant la vie nationale. Puisque, à son avis, comme le pensent aussi tous les Maliens, l'heure étant grave, il n'a pas fait dans la dentelle, dénonçant l'imbroglio avec des mots parfaitement choisis.

Lion du moment, le Cnsp se voit défini comme étant la Compagnie nationale des Sciences poudrières en raison de ses tergiversations et de son manque de pragmatisme. On est effectivement dans l'angoisse depuis le retour des colonels de la junte à Bamako, après leur rencontre à Accra les 14 et 15 septembre avec les chefs d'État de la Cedeao. Ces derniers n'ayant pas bougé d'un iota quant à leurs exigences d'un Président et d'un Premier ministre, tous civils, pour diriger la Transition malienne, la charte concoctée à cette fin par la junte devenait ipso facto caduque. On semblait bien revenu à la case de départ, comme si les concertations nationales n'avaient effectivement servi à rien. Mais ce sont surtout les militaires qui étaient désormais mis devant une seule alternative, douloureuse pour eux : se plier à la décision de la Cedeao  et nommer un président et un Premier ministre civils, ou se  rebeller carrément et appliquer leur charte de transition, avec le risque de prolongation des sanctions édictées par l'organisation sous-régionale. Nous étions donc en pleine impasse, soupiraient bien des Maliens.

Mais « à quelque chose malheur est bon », vieux dicton. Le médiateur attitré de la Cedeao dans la crise malienne, Goodluck Jonathan, devrait être illico à Bamako pour observer si les injonctions de son organisation seront respectées. Cette énième mission, sans avoir fait l'objet d'une annonce officielle, a été ajournée, signe que les lignes bougent dans le bon sens. En effet, le Cnsp semble bien être revenu au salutaire realpolitik en prenant vite langue avec le M5-RFP, mouvement qui a réussi à ébranler les fondements du régime d'IBK et qui garde ses bases intactes, organisation politique incontournable donc. La glace est ainsi brisée par la force des choses entre le Cnsp et le M5-RFP et les colonels sont même apparus comme engagés dans une volonté, non plus de confiscation du pouvoir, mais de manœuvre de rectification de la tendance qu'ils avaient imprimée au cours des événements dès le lendemain de l'arrestation du président Ibrahim Boubacar Kéita, en tentant de confiner le M5-RFP dans un isolement assassin. Est-ce parce qu'ils s'étaient laissés envahis par de vieux vautours de la politique malienne qui avaient su les manipuler ou est-ce parce qu'ils ont été tout simplement de vrais complices des fripouilles de politiciens qui ont cru qu'ils pouvaient prendre le pouvoir et se mettre à l'abri des conséquences de leurs nombreuses turpitudes ? Question difficile à répondre pour l'heure, mais bien de délinquants à col blanc ont été observés dans les allées de Kati, nuitamment surtout.

Tout compte fait, le vendredi et le samedi derniers, deux rencontres entre les deux tombeurs du régime d'IBK, le M5-RFP et le Cnsp, même si rien n'a filtré, ont suscité beaucoup d'espoir quant à un gentlemen's agreement. Aucun clash n'ayant été entendu, encore moins d'étalage de divergences entre les deux parties, tout porte à croire que les échanges ont été civilisés et prometteurs. Du reste, le M5-RFP, s'il avait été contrarié, l'aurait fait savoir. On peut donc légitimement croire qu'un accord de taille est dans l'ordre des choses et qu'il faut bien aider le Cnsp à lever le pied sur ses velléités de conservation du pouvoir. Le comité stratégique du M5-RFP est suffisamment expérimenté pour conduire à une sortie de crise qui ne déshonore point les militaires. Condition idoine qui permettra au colonel Assimi Goïta d'honorer sa promesse faite sur sa page officielle Facebook : "<em>Sur mon honneur, je ne trahirai jamais mon insigne, mon intégrité, mon caractère ou la confiance du public. J'aurai toujours le courage de me tenir responsable de nos actes et des autres.</em>

<em>Que Dieu bénisse le grand Mali</em>!"

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Intégration régionale en Afrique :    La Cedeao vue par Modibo Mao Makalou, économiste</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/integration-regionale-en-afrique-la-cedeao-vue-par-modibo-mao-makalou-economiste-2896526.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 09:54:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le processus d’intégration régionale est plus que jamais au cœur de l’agenda politique et économique africain. L’Union africaine en a fait le pivot de sa vision 2063 pour bâtir une Afrique en paix, unie et prospère. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) est  l’organisation régionale dotée d’une identité supranationale afin de  mener le processus d’intégration en Afrique de l’Ouest. </strong>

Depuis sa création en 1975 pour favoriser l’intégration régionale, le mandat de la Cedeao a beaucoup évolué. L’organisation a été au cours des trois dernières décennies souvent sollicitée comme instrument de gestion politique dans la sous-région. Ce fut le cas notamment au Sierra Leone, au Libéria, en Côte d’Ivoire, au Togo, en Gambie, en Guinée, en Guinée Bissau et actuellement au Mali. Aussi, la Cedeao a, au-delà de son mandat original, été chargée de la mise en œuvre régionale du Nouveau  partenariat pour le développement en Afrique (Nepad)  et de l’Accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne.

La Cedeao a enregistré de nombreux succès dans plusieurs domaines de son mandat, notamment en matière d’intégration des marchés, d’intégration monétaire, de développement d’une base de production régionale, et de la paix et la sécurité régionales. Parmi les huit principales communautés économiques régionales (CER) reconnues par l’Union africaine, la Cedeao fait figure de leader. C’est en mai 1991 que les chefs d’État et de Gouvernement africains ont promulgué le Traité d’Abuja instituant la Communauté économique africaine (CEA). Les communautés économiques régionales (CER) sont des regroupements régionaux d’États africains et sont les piliers de l’Union africaine (UA). Toutes ont été constituées avant le lancement de l’UA, se sont développées individuellement et ont des rôles et des structures différents. Elles ont pour but de faciliter l’intégration économique régionale entre les membres de chacune des régions et au sein de la grande Communauté économique africaine (CEA). Le Traité d’Abuja qui prévoit que les CER seront les piliers de la mise en place de l’union économique est entré en vigueur depuis 1994, et ambitionne en définitive de créer un marché commun africain en utilisant les CER comme éléments de base. L’UA reconnaît huit CER suivants : L’Union du Maghreb arabe (UMA) ; le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa) ; la Communauté des États sahélo sahariens (CEN–SAD) ; la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) ; la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Ceeac) ; la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ; l’Autorité intergouvernementale sur le développement (Igad) ; et la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc).

La révision du Traité de Lagos de 1975 en 1993 a aussi introduit les principes primordiaux que sont la supranationalité de l’application des décisions communautaires et le financement autonome des budgets des institutions. Le rôle de pionnier qu’a joué la Cedeao dans la promotion de la paix et de la sécurité régionales a été reconnu par les Organisations Internationales. La paix et la sécurité sont les piliers du développement économique ; en effet, sans stabilité politique, il ne peut y avoir de développement significatif. A cet effet, une Déclaration des principes politiques a été adoptée en juillet 1991 par la Cedeao. Cette déclaration, qui constitue un appel à l’application de principes démocratiques dans la région, condamne clairement toute prise du pouvoir par les armes.

Aussi, elle détient à son actif la création de nombreuses institutions communautaires telles que le Parlement et la Cour de Justice, les institutions supranationales ouest-africaines dédiées à l’adoption des lois et à l’arbitrage de l’application des décisions et lois de la Communauté, la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc), l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOS), et l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Amao).

Le rôle de la Cedeao en tant que structure régionale complémentaire des niveaux local et national devient alors incontournable pour le développement économique et politique de l’Afrique de l’Ouest actuellement. Le Mali est un membre fondateur de la Cedeao et possède sa cinquième plus importante économie après le Nigéria, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Selon la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), les exportations totales du Mali en 2018 se chiffraient à 1 991 milliards FCFA (dont 15% dans la Cedeao) et les importations totales à 2203 milliards FCFA (dont 42% dans la Cedeao) soit un déficit commercial de 212 milliards FCFA en 2018. Rappelons que la Cedeao compte 15 pays  membres, couvre une superficie de 5,1 millions km2 et possède un produit intérieur brut d’environ 620 milliards $ (2019).

<strong>Bamako, le 21 septembre 2020</strong>

<strong>Modibo Mao Makalou</strong>

<strong>MBA</strong>

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</item>

<item>
<title>Modibo Mao Makalou, économiste :  « Il faut que nous sortions de ce régime de sanctions de la Cedeao»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/modibo-mao-makalou-economiste-il-faut-que-nous-sortions-de-ce-regime-de-sanctions-de-la-cedeao-2896524.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 07:54:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Invité à l’émission ‘’Au cœur de l’économie’’ enregistrée au Centre national du patronat du Mali (Cnpm), l’économiste malien, Modibo Mao Makalou, a fait savoir que le Mali a intérêt à sortir de l’embargo à lui imposé par la Cedeao. C’était ce jeudi 17 septembre 2020. Une initiative de l’Ortm.</strong>

Ce débat dirigé par Sidiki Dembélé et Nianian Alou était placé sous le thème <em>« la douane malienne face aux défis de l’heure</em> ». Modibo Mao Makalou avait comme codébatteurs le directeur des recettes et de la planification des programmes de vérification, Amadou Konaté et le Président de la fédération des transitaires du Mali, Souleymane Traoré. Il ressort des débats que malgré l’accumulation des crises, les gabelous mouillent le maillot afin de renflouer les caisses du Mali.

Interrogé sur l’état de santé de l’économie malienne, l’économiste Makalou a affirmé qu’elle ne se porte pas bien. De son point de vue, cet état de fait est aggravé par le Covid-19 et la crise politique ayant à son tour engendré l’embargo. Il pense que depuis l’indépendance de 1960, la Mali n’a jamais eu un budget équilibré.

Vu la situation économique difficile à tenir par le Mali du fait de la mauvaise santé de l’économie, Modibo Mao Makalou trouve nécessaire de sortir de ce régime de sanctions de la Cedeao. Comme corroboration de cette idée, il dira que l’enclavement du Mali fait qu’il dépend du commerce extérieur. Pour lui, le secteur informel qui est de 60 à 80% se porte très mal au Mali. A cause de l’embargo, dit-il, il n’ya pas grand-chose qui rentre. Ainsi, le Mali ne pourra pas tenir car il importe beaucoup. A entendre l’économiste, l’incertitude ne favorise pas l’investissement en économie. « <em>Quand on exporte, on s’enrichit ; quand on importe, on s’appauvrit</em> », dit-il, avant d’ajouter qu’on se trompe en disant qu’on peut quitter la Cedeao sans problème.

En parlant du code des Impôts et des douanes, il a martelé que cela doit être simplifié pour le rendre facile à comprendre. <em>« En dépenses publiques, sur les 2600 milliards FCFA du budget de l’Etat, la Douane et les Impôts fournissent les 200 milliards FCFA ».</em>

A entendre l’économiste, l’Etat doit apporter le soutien au secteur formel et informel. Il précisera que cinq millions de Maliens n’arrivent pas à se nourrir et quatre millions d’enfants ne vont pas à l’école. Et d’ajouter qu’il faut aller à l’industrialisation des produits maliens pour les vendre à l’extérieur. En clair, pour lui, c’est la voie par laquelle il faut passer pour rehausser l’économie malienne.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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</item>

<item>
<title>Détention extrajudiciaire des anciens barons du régime IBK :  La Cndh et un avocat français épinglent le Cnsp</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/detention-extrajudiciaire-des-anciens-barons-du-regime-ibk-la-cndh-et-un-avocat-francais-epinglent-le-cnsp-2896517.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 07:45:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Où sont passés l’ancien Premier ministre Boubou Cissé et l’ancien Président de l’Assemblée nationale Moussa Timbiné ? Il en est aussi du cas de Boubacar Keïta, l’un des fils du Président déchu, et  hauts gradés de l’armée qui seraient aussi détenus à Kati. Ces détentions sont-elles légales ? Les détenus bénéficient-ils d’une assistance judiciaire ? Sont-ils dans les conditions idéales de détention ? Autant de questions qui taraudent des Maliens épris de justice. Pour éclairer vos lanternes, ‘’Le Prétoire’’ a recueilli les avis de Aguibou Bouaré, Président de la Commission nationale des droits de l’homme (Cndh)  et de Marcel Ceccaldi, célèbre avocat au Barreau de Paris.</strong>

<strong> </strong>

<strong>AGIBOU BOUARE, PRESIDENT DE LA CNDH</strong>

<strong> </strong>

<strong>« Toute privation de liberté, hors du cadre légal, constitue une détention extrajudiciaire »</strong>

<strong> </strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em>Le Prétoire : Avez-vous des informations sur les personnalités politiques et militaires dont l’ancien Premier ministre et l’ancien président de l’Assemblée nationale, détenues depuis le 18 août 2020 suite au coup d’Etat contre le président IBK ? </em></strong>

<strong>Aguibou Bouaré : </strong><strong>Merci</strong> de nous interpeller sur cette préoccupation majeure. Comme vous le savez certainement, la Cndh est l'institution nationale des droits de l'homme du Mali, chargée de la protection, de la promotion des droits humains et de la prévention de la torture. À l'instar des institutions nationales des droits de l'homme d'autres pays fondées sur les résolutions pertinentes de l'ONU, et conformément aux principes de Paris, la Cndh du Mali est chargée de recevoir des plaintes individuelles ou collectives sur toutes allégations de violation des droits humains, de mener des investigations, d'établir les faits et de tout entreprendre, en vue de mettre fin aux violations constatées. Elle a également le mandat légal de visiter tous les lieux de privation de liberté, en vue de s'assurer du respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté, d'humaniser les conditions de détention. Autorité administrative indépendante, la Cndh joue aussi le rôle de Conseil auprès des autorités par rapport à toutes les questions de droits humains. C'est ainsi que vous assistez régulièrement à nos sorties dans le cadre de la mise en œuvre de notre mandat légal. Il est important de rappeler que la Cndh est une institution indépendante, impartiale à l'avant-garde de la protection des droits de l'homme dont la seule préoccupation est de veiller au respect des droits fondamentaux de toute personne vivant sur le territoire malien, en tout temps, en toute circonstance et en tout lieu. Pour mémoire, sous le régime déchu, nous avons pleinement joué notre rôle à travers notamment des dénonciations, des rappels de l'État à ses obligations, des visites aux détenus politiques du M5-RFP en son temps, etc. Nous continuerons à jouer toute notre partition pendant cette période transitoire, une période de pouvoir d'exception constituant, du reste, un terreau favorable aux violations des droits humains. D'où l'impérieuse nécessité de redoubler de vigilance. Cela dit, pour revenir à votre question, depuis le lendemain de l'interpellation des personnalités politiques, en lien avec les événements du 18 août passé, nous sommes montés à Kati pour nous acquitter de notre mandat légal. Nous avons eu droit à un accueil courtois de la part des responsables de la junte, même si nous n'avons pu rendre visite aux personnes privées de liberté ce jour ; l'engagement a été pris de nous rappeler. Nous avons dû envoyer plusieurs courriers de relance et passer par divers voies et moyens, avant d'être reçu le 27 août par la président du Cnsp, Colonel Assimi  Goïta, qui nous a rassurés que la longue période d'attente était loin d'être un signe de mépris. Ainsi, ce jour, nous avons pu rendre visite aux personnes privées de liberté dont l'ancien Président de la République à son domicile, les autres à Kati dont l'ancien Premier ministre et l'ancien Président de l'AN. À part la violation du droit à l'information, du droit à des visites extérieures, les conditions de détention étaient globalement satisfaisantes à notre passage. Cependant, nous avons noté que certaines personnes privées de liberté assimilaient leur statut à celui d'otages.

<strong><em>Quelle est la situation du fils de l’ancien président de la République, Bouba, séquestré à Sébénikoro ?</em></strong>

<strong>
</strong>J'avoue que nous n'étions pas au courant de la privation de liberté de M. Bouba Keïta, pour la simple raison que le jour de notre visite, on nous a rassurés que les personnes auxquelles nous avons eu accès étaient les seules privées de liberté, sous la responsabilité de la junte. Nous ignorons à quand remonte la privation de liberté de M. Keïta. En tout état de cause, étant une personne humaine disposant de droits, nous solliciterons à nous enquérir de ses conditions de privation de liberté si sa détention est avérée.

<em>
<strong>Qu’est-ce que votre structure a fait pour que leur dossier soit judiciarisé ?</strong></em><strong>
</strong>Comme je vous l'ai dit, nous avons une haute conscience de notre mandat légal. Je puis vous assurer que beaucoup de puissantes personnalités, en son temps, ont bénéficié de notre assistance lorsqu'elles sont passées de l'autre côté de la barre. Les exemples sont légion, je ne citerai pas de nom, il s'agit de l'histoire très récente de notre pays. Du jour au lendemain, l'on peut changer de statut. Du plus puissant, on peut se retrouver le plus vulnérable, victime d'abus. C'est pourquoi, nous ne nous lasserons jamais de rappeler que "nul n'est à l'abri de la violation de ses droits " et que "la protection des droits de l'homme est une responsabilité partagée ". Je pense que beaucoup de nos concitoyens commencent à comprendre et à en prendre conscience grâce à nos efforts de sensibilisation, de formation, de communication et d'information. Notre mandat est de rappeler l'obligation de l'État du Mali à respecter ses engagements, à savoir les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux, auxquels notre pays a souscrit en toute souveraineté, en matière de droits humains. Si les personnes privées ne sont pas détenues pour des raisons et sur des fondements juridiques ou judiciaires, un terme doit être mis à leur privation de liberté. C'est ce que la loi recommande.
En notre qualité de conseil sur les questions des droits humains, nous avons rappelé cela par la voie appropriée, et espérons que les autorités en tiendront compte.

<strong> </strong>

<strong><em>Ne sont-ils pas victimes d’une  détention  extrajudiciaire et d’une violation  flagrante de leurs droits de défense ?</em></strong>

Il est évident que toute privation de liberté, hors du cadre légal, constitue une détention extrajudiciaire, en violation des droits fondamentaux des personnes détenues. Nous continuerons à appeler l'attention des autorités sur cette situation.
Vous savez, la mission de défense des droits humains a ceci de particulier que vos mérites ne sont souvent reconnus par les régimes que lorsque les puissants d'aujourd'hui deviennent des victimes du lendemain. Au sommet de leur gloire, les dirigeants ont souvent une perception négative des organisations de défense des droits de l'homme, lesquelles n'ont pourtant ni camp ni clan. Le seul parti pris qu'elles font est celui exclusif de l'humain. Mettons donc les droits de l'homme au cœur de nos préoccupations afin que notre pays sorte de l'impasse.
Comme qui dirait " une injustice faite à un individu est une menace faite à l'humanité".
Nul n'est à l'abri de la violation de ses droits. La protection des droits humains est une responsabilité partagée.

Dieu préserve notre pays !Il est temps que dans notre pays, les conseillers et autres conseils quittent la posture de courtisans thuriféraires pour rendre service à la fois aux dirigeants et au pays, en conseillant ce qui est réaliste, légal et bon pour le pays dans le respect des droits de toute personne humaine.

<strong>Réalisée par BF</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;

<strong>Marcel Ceccaldi, avocat au Barreau français :</strong>

<strong>« Ceux qui sont à l’origine de cette détention se placent en marge de la communauté internationale »</strong>

<strong> </strong>

<strong>Le Prétoire : <em>Depuis le 18 août dernier, certaines personnalités de l’ancien régime tant civiles que militaires sont détenues au camp Soundiata Kéita de Kati. Est-ce légal si on sait que Kati n’est pas un lieu de détention ?   </em></strong>

<strong> </strong>

<strong>Me Marcel Ceccaldi</strong>: L’Etat de droit n’est pas l’Etat de n’importe quel droit.

En d’autres termes, il ne suffit pas d’édicter des règles ; encore faut-il que les règles soient conformes à des impératifs de justice qui se ramènent essentiellement à des droits fondamentaux de l’homme, droit à la vie, liberté d’expression et de réunion, droit à la vie privée, ou à des grands principes de démocratie, élections libres et régulières notamment.

A l’aune de ce rappel, la détention infligée à certaines personnalités viole les principes reconnus des droits de l’homme et ceux qui sont à l’origine de cette détention se placent en marge de la communauté internationale.

&nbsp;

<strong>Cette détention extrajudiciaire est-elle légale ? Que dit la loi en la matière ?  </strong>

Cette situation est une situation de fait et non de droit, celle que vous rencontrez dans les Etats où l’arbitraire règne sans partage.

Le droit en la matière, au Mali comme ailleurs, est clair et sans équivoque : une personne ne peut être détenue qu’en vertu d’une décision rendue par l’autorité judiciaire.

C’est en ce sens que cette détention est particulièrement préoccupante car elle signifie que le but des militaires est de s’approprier tous les pouvoirs.

Aujourd’hui, ils usent du pouvoir d’arrêter, sans base légale, qui bon leur semble ; demain, accepteront-ils de se démettre et de se soumettre à la volonté du peuple ?

&nbsp;

<strong><em>Ces anciens dirigeants surtout Boubou Cissé, Moussa Timbiné respectivement ancien Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale ont-ils bénéficié de l’assistance d’un avocat comme l’exigent les dispositions de notre  code de procédure pénale ? </em></strong>

Un des grands acquis de la révolution de 1991 est la constitution adoptée le 12 janvier 1992 dont le préambule indique notamment que le peuple malien souscrit à la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 est à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples du 27 juin 1981.

Ces textes fondamentaux stipulent que tout individu a droit à la liberté et à la sûreté, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal impartial et que nul ne peut être détenu arbitrairement.

J’ajoute que dans le domaine des droits de la défense, droit d’être assisté par un avocat et libre choix de l’avocat, communication de la procédure, information dans le plus court délai de la nature et de la cause de l’accusation, le Mali a montré l’exemple et que sur bien des aspects sa législation était très largement en avance sur celle de la France  par exemple.

Priver donc les personnalités détenues de ces droits inscrits dans la constitution et dans la loi est une régression dramatique des droits fondamentaux de la personne et de l’Etat de droit qui n’augure rien de bon pour l’avenir car l’arbitraire n’est pas divisible.

<strong> </strong>

<strong><em>Qu’en est-il aussi du sort fils de l’ancien président aujourd’hui séquestré à son domicile à Sébénicoro ?</em></strong>

De quoi les militaires ont-ils peur ?

Craignent-ils une mutinerie dans leurs rangs ?

Il n’y a pas d’explication rationnelle à un comportement qui souffre à l’évidence de lignes directrices fermes.

L’impression qui domine est celle de l’improvisation au service d’ambitions personnelles.

Ce qui conduit à la situation du fils du Président.

On ne sait pas trop quoi faire alors on le séquestre à son domicile, sur le thème il sera toujours temps de voir plus tard !

Permettez-moi de vous dire que le Mali et son Peuple méritent bien autre chose.

Le Mali recèle suffisamment d’intelligences et de personnalités pour s’engager dans une autre voie et c’est pourquoi il ne faut pas désespérer de l’avenir.

<strong>Réalisée par BF</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CRI&#45;2002 :  20 ans de présence pour distinguer le Bon, la Brute et le Truand au sein de l’association</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/cri-2002-20-ans-de-presence-pour-distinguer-le-bon-la-brute-et-le-truand-au-sein-de-lassociation-2896532.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 00:20:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce septième (7<sup>ème</sup>) article Cri-2002de l’an 2020 est consacré au parcours de Cri-2002 ainsi qu’à la nature des personnalités qui ont l’animé de sa création à travers le Manifeste lancé le 24 avril 2000 sous l’éclairage de notre DEVOUE et DEMOCRATE 1<sup>er</sup> Président feu Maître Abdoulaye Sékou SOW  aux  jours sombres sous la manipulation de Sallet ses trois zélés, laudateurs, suivistes aveugles accrochés aux avantages financiers et foulant aux pieds les règles de conviction.</strong>

Comme décrit dans les deux (2) précédents articles des 13 juillet et 10 août 2020, ni Abdoulaye  Sékou-SOW, Président fondateur<strong>ni le trio initiateur auquel Sall est étranger</strong> encore moins les jeunes engagés  autour du visionnaire Maître SOW n’ont fait de l’appât du gain la raison de leur engagement à Cri-2002, loin s’en faut.

A contrario, depuis l’effectivité de la passation entre Maître SOW et Sall en janvier 2004, les principes fondateurs de Cri-2002 ont été progressivement et allégrement foulés au pied par Sall et acolytes, nouveaux adhérents sous sa botte à tel point que le PRESIDENT FONDATEUR Maître SOW  en était dégoûté et, conséquemment,  a rompu toute collaboration avec Sall qui, à son tour n’a pas daigné présenter ses condoléances à la famille SOW au décès de Maître en mai 2013(veuve SOW et enfants) jusqu’à ce jour.  <strong>Voilà le comportement de quelqu’un qui a beaucoup de penchant pour les postes publics au sommet de l’Etat, d’où mon qualificatif de simple prétentieux à son égard.</strong>
<ol>
 	<li><strong><em>Le dévouement et la culture générale de feu Maître Abdoulaye Sékou SOW le BONont crédibilisé Cri-2002 </em></strong></li>
</ol>
Sans l’ombre de doute, Maître SOW occupant le rang<strong> numéro 1 du TOP 10 de Cri-2002 </strong>peut aisément être<strong> qualifié de BON en référence au film western culte des années soixante.</strong>

En effet, <strong>ce film germano-hispano-italien</strong> sous la férule du réalisateur Sergio Léone avec le grand Clint Eastwood et d’autres, a mis en scène le trio célèbre possédant chacun des traits de caractères différents sous les qualificatifs de BON, BRUTE et TRUAND ; ce qui convient réellement à trois acteurs de l’Association Cri-2002 <strong>de la part du très présent</strong>, <strong>observateur et analyste perspicace</strong>Secrétaire Permanent/Secrétaire à l’Organisation.

Feu Maître SOW  s’est évertué, avec l’appui des jeunes qu’il estimait tant, à asseoir la crédibilité de l’association Cri-2002 dans la panoplie d’organisations de la société Civile. <strong>A ce titre, il a servi Cri-2002 et par-delà, sa patrie afin que notre démocratie se consolide !</strong>
<ol start="2">
 	<li><strong><em>L’appât du gain facile couplé au suivisme aveugle ont fait la sinistre réputation de Modibo koly kéïta la BRUTE</em></strong></li>
</ol>
<strong>Modibo est indubitablement la Brute au sein de Cri-2002</strong> alors qu’il est venu cinq (5) bonnes années après la création. Il acquit au fil des ans cette triste réputation à cause de son amitié bidon (à sens unique) avec <strong>Sall le RETORS</strong> qui le manipule à souhait pour réaliser ses coups foireux contre les autres sociétaires de Cri-2002. A titre illustratif, l’agression du clerc huissier dans la salle de réunion de Cri-2002 est l’œuvre de Modibo koly de l’ANPE, <strong>pitoyable secrétaire</strong> Général (PV d’huissier en atteste).<strong>Modibo est tout sauf raffiné autant dans ses verbes que dans ses actes. Son mentor Sall le considère d’ailleurs comme le gros malinké </strong>qui a le verbe difficile mais a la facilité d’exécution des directivesquel qu’elles soient.

<strong>En effet, sur instigation de Abdoulaye Sall, Modibo Koly s’est jeté sur mon huissier comme un chien dressé par son maître pour attaquer une cible.</strong>C’est la énième fois que ce gros malinké (pas seulement en esprit, physiquement aussi) se fait duper par le soi-disant « malin peulh ». Le terme n’est pas inventé, Sall se définit comme tel alors qu’en réalité, il est tout le contraire avec ses méthodes brusques, choquantes et expéditives<strong>. Irréfléchi !</strong>
<ol start="3">
 	<li><strong><em>La critique est un plat indigeste pour Salle TRUAND alors que lui-même ne s’en prive guère en ciblant tout et n’importe qui</em></strong></li>
</ol>
Sall est allergique à toute critique sur ses faits et gestes. <strong>Pur produit de l’ère du parti unique, il est foncièrement hostile aux principes et valeurs démocratiques issues du multipartisme.</strong> L’homme pense et agit en porte à faux avec les règles démocratiques propagées par Cri-2002. <strong>Ces règles sont destinées aux autres, lui Sall a le droit de s’y soustraire allègrement.</strong>

Pour son seul bénéfice, Sall a vraiment du répondant à travailler<strong>. A titre illustratif, Sall seul court passer les contrats avec les imprimeurs pour la production des répertoires des chefs de villages, fractions et quartiers sur fonds tant de la coopération suisse que de celle luxembourgeoise.</strong>Par contre pour l’intérêt  de Cri-2002, il manipule, s’esquive et disparait.C’est un secret de polichinelle que l’homme a un agenda politique personnel au sein de Cri-2002 qui lui sert de tremplin.<strong>Selon le baromètre Top 10 Cri-2002, Sall est juste 10<sup>ème</sup> sur 10en termes de mérite alors qu’il tire plus de bénéfices </strong>avec amis et proches que quiconque.

Sall est le seul responsable de la déliquescence de Cri-2002 alors que <strong>sans l’association, il mendierait ; sa pension ne suffisant pas à couvrir son train de vie.</strong> Pire, il tombera dans l’oubli  car ses proches et laudateurs suivistes qui gravitent autour sont <strong>uniquement attirés par l’argent acquis suite à l’effort collectif des sociétaires de Cri-2002 mais dépensé comme un patrimoine personnel par Sall.</strong>

<strong>Sall a de la chance qu’il a en face des gens indulgents</strong>. Mais lui croit que c’est la peur de ses méthodes expéditives et choquantes qui le sert. Il n’a rien compris et ne comprendra jamais, car les collaborateurs lui appliquent <strong>cette maxime de Napoléon</strong> 1<sup>er</sup> « <strong><em>N’interrompez jamais un adversaire qui fait une erreur »</em></strong>et qui, comble du ridicule, aime nager à contrecourant.

<strong>A titre illustratif, sur instigation de Abdoulaye Sall, le clerc huissier fut agressé par Modibo koly,  Hamidou Ly comptable et le fils benjamin de Sall Mamadou Sall </strong>en stage bien rémunéré à Cri-2002 à l’époque des gros financements car actuellement Cri-2002 se meurt.

<strong>Après ce forfait, Sall s’excuse pitoyablement à mon autre huissier venu lui servir lacitation</strong> à comparaitre en bégayant qu’il n’avait pas été averti de la venue d’huissier ; ce qui sauva la rédaction du soi-transmis au procureur préparé par le Commissaire huissier (le principal) pour se concentrer sur la procédure judiciaire à l’encontre de <strong>la frauduleuse Assemblée Générale et les sales décisions de Sall. </strong> Et Dieu merci, Sall fut désavoué par la Cour d’Appel. Véritablement Sall me fait pitié.<strong> L’homme n’est pas intérieurement solide parce que simplement il se reproche mille choses en âme et en conscience. Il est artificiel, superficiel et calculateur de la tête aux pieds.</strong>

<strong>Autre exemple : </strong>le bureau frauduleux mis en place par Sall <strong>relève de la pure arnaque</strong>. Aperçu rapide sur les membres du bureau fantoche ne respectant aucune règle de Cri-2002.
<ol>
 	<li>Abdoulaye Sall, l’éternel combinard qui se prend pour le Président fondateur de Cri-2002 n’est plus à présenter</li>
 	<li>Modibo Koly Kéïta <strong>: </strong>agent ANPE ami de Sall avant de nous rejoindre à Cri-2002 5 ans après la création et qui, au nom de cette amitié, se prend pour le propriétaire de Cri-2002 avec la bénédiction de Sall. <strong>Le gros malinké est visiblement dupé par le peulh à l’esprit retors.</strong></li>
 	<li>Mahamadou Maguiraga: ex employé à l’OPAM au temps du PDG Sall, il doit sa venue à Cri-2002 grâce à Sall 5 ans après la création de Cri-2002 avec le départ de notre cher 1<sup>er</sup> Président feu Maître SOW.</li>
 	<li>Issa Dembélé : venu en décembre 2012 soit 12 ans après la création de Cri-2002 <strong>est en réalité l’officier de liaison entre Cri-2002 et l’ORTM pour faire passer aisément nos éléments à la Télé a</strong>vec le concours de son frère ainé Sidiki Dembélé ;Sall étant un accro aux médias à la recherche effrénée de poste public de responsabilité, un agenda qui, bien que personnel,  passe par Cri-2002.</li>
 	<li>Bassala K. Touré : autre agent ANPE et <strong>ami du zélé Modibo Koly</strong>, bras droit de Sall est un cas typique de violation de nos statuts.</li>
 	<li>Adama Diarra : méconnu des annales Cri-2002. Et connu du seul Sall. Un énième cas d’infraction en termes de parrainage.Inimaginable dans une organisation sérieuse !</li>
 	<li>Moussa Traoré : le <strong>retraité qui rêve de préparer sa retraite à Cri-2002.</strong> Pour lui, la fin justifie les moyens quels qu’ils soient. <strong>Mais, comme le disent les chrétiens<em>, les voies du Seigneur sont impénétrables. </em></strong>Il semble se buter à la volonté divine qui résiste à sa voracité anéantissant le schéma lugubre de son mentor Sall.</li>
 	<li>KadidiaDjitteye : méconnue des annales Cri-2002. Et connue du seul Sall. Un autre cas d’infraction en termes de parrainage.</li>
 	<li>BouaréAssétou Coulibaly : AgentOPAM depuis le temps du PDG Sall,<strong> notre lugubre trésorière, cosignataire des chèques avec Sallne peut avoir la conscience tranquille si conscience elle a dans la gestion Cri-2002</strong>. Un dossier spécial de la gestion avec un Permanent que l’on court-circuite pour plaire à son ex patron  à l’OPAM !</li>
 	<li>Hamidou Ly : ce n’est pas pour rien que le nom de ce comptable s’est retrouvé dans le PV d’agression d’huissier. Allez-y savoir. <strong>Les finances Cri-2002 sont en jeu avec les critiques acerbes du Permanent.</strong></li>
 	<li>Mamadou Sacko : le <strong>contrôleur de gestion que Sall ne voulait point voir</strong> et qu’il a transformé en médiateur entre nous. <strong>Je l’ai éconduit</strong>. Et il s’est fâché. <strong>Le seul ancien dans le frauduleux bureau,Maître SOW serait très déçu</strong> de lui s’il vivait.</li>
 	<li>NohanSow : un autre zélé dans la salle d’AG, illustre inconnu des annales Cri-2002, cas d’entorse à nos textes</li>
 	<li>Nana k. Sidibé : illustre inconnu des annales Cri-2002, cas d’entorse à nos textes</li>
 	<li>Oumar Sanogo : illustre inconnu des annales Cri-2002, cas d’entorse à nos textes.</li>
</ol>
<strong>Conclusion :</strong>

Cri-2002 n’a pas été créé pour assouvir les ambitions de Sall qui n’a ni passion de servir  ni vision futuriste mais qui se sert à volonté et se contente du présent qu’il manipule à souhait.

En résumé<strong>, Sall n’a que faire du bon sens car cela l’empêcheraid’agir comme bon lui semble</strong>, Ainsi, il mépriseles textes fondateurs de Cri-2002 pour sauvegarder ses intérêts personnels au détriment de ceux associatifs.<strong>Son désaveu judiciaire de mai 2020 en dit long.</strong>

<strong>Pour preuve, les anciens membres fondateurs</strong> sont d’abord <strong>exclusde fait</strong> (pas invités aux réunions, ignorés aux activités et dénigrés verbalement  sans aucune raison valable si ce n’est le désir de mettre sa petite personne en vedette),<strong>puis de droit</strong> (noms enlevés du bureau en catimini). Chers lecteurs, jugez-en vous-mêmes de quelle moralité et de quelle éthique un tel personnage peut-il se prévaloir pour s’exhiber devant les médias dont il raffole avec des ambitions démesurées ?<strong>Encore une fois, Sall est son propre bourreau de par son comportement  singulièrement néfaste.</strong>

<strong>Depuis le début de sa présidence en janvier 2004, il n’agit que pour le succès de ses visées personnelles et la sauvegarde des intérêts des siens</strong> en lieu et place de l’association Cri-2002 ; ce qui a d’ailleurs inspiré le titre du 12<sup>ème</sup>article de presse en2019  comme suit<strong><em>« </em></strong><em>Cri<strong>-</strong>2002 : 19 ans d’existence avec 2 Présidents aux styles diamétralement opposés »</em>en référence à notre DEVOUE et DEMOCRATE <strong>1<sup>er</sup> Président Maître</strong> Abdoulaye Sékou <strong>SOW  leBON</strong> et le <strong>2<sup>ème</sup> Président Sall le retorsau comportement de TRUAND</strong> qui se fait aidé dans ses sinistres initiatives par son bras droit et  Secrétaire Général Modibo <strong>kolykéïta la BRUTE.</strong>

<strong>Ainsi sont identifiés à Cri-2002 le Bon, la Brute et le Truand</strong> par celui qui a donné vingt (20) ans de sa présence et de son abnégation à l’association et <strong>qui n’entend point se faire voler par des opportunistes et TAGNININAW à cols blancs.</strong>

<strong>Bamako,  le04 septembre 2020</strong>

<strong>Mamadou  F. KEITA, Secrétaire à l’organisation depuis août 2000</strong>

<strong>Secrétaire Permanent  depuis février 2010</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Qui pour diriger la transition ? : Me Moustapha Cissé, un pur&#45;sang bien indiqué</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/qui-pour-diriger-la-transition-me-moustapha-cisse-un-pur-sang-bien-indique-2895373.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 02:13:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les journées de concertation nationale sur la Transition ont vécu. S'il y a une question qui a le plus préoccupé les participants à travers cinq groupes de travail, c'est bien celle du profil de l'homme ou de la femme, civil ou militaire, à qui doit être dévolue la lourde charge de présider la République et qui doit veiller à la bonne tenue des futures élections générales devant permettre au Mali d'avoir un fonctionnement normal de ses institutions afin de reprendre l'initiative historique, sa marche en avant.

Ce profil a été dégagé, tout le monde s'accordant sur un citoyen honnête, intègre, compétent, sans antécédents judiciaires fâcheux. Chacun y va de ses propositions, depuis bien avant les concertations nationales. Parmi les personnalités dont les noms circulent le plus, en raison de leur solidité intellectuelle et de leur probité morale à toutes épreuves, figure Me Moustapha Cissé, l’actuel Bâtonnier de l'ordre des avocats du Mali depuis 2019. Né à Niamey (République du Niger) en 1958, il s'appelle à l'État civil Moustapha Sidi Mahamane Cissé. Après de brillantes études scolaires, il obtient son Baccalauréat (1ère et 2ème parties en série Philo-langues) au Lycée franco-arabe de Tombouctou en 1978. Ce qui lui ouvre les portes de la prestigieuse École nationale d'administration de Bamako (E.N.A.) Il y décrochera la Maîtrise en Droit avec mention "assez bien" en 1984. Le voilà qui, après consolidation de son bagage intellectuel, s'inscrit au Barreau du Mali le 11 février 1987, non sans se soumettre la même année au nécessaire stage au cabinet de Maître Bécaye N'Diaye, avocat, ancien magistrat et ancien premier Président de la Cour suprême du Mali, puis dans le cabinet du célèbre avocat Me Demba Diallo dit "Ça goloba" de 1988 à 1989.

Il deviendra ainsi, de 1990 à 1994, avocat associé au cabinet du même Me Demba Diallo qui fut Bâtonnier et Médiateur de la République. Il faut signaler que c'est en France qu'il passera son stage de perfectionnement au Barreau de Paris. Depuis, Me Moustapha Cissé gravira les échelons de l'Ordre et il jouera des rôles de premier plan dans plusieurs organisations humanitaires et de défense des droits de l'homme. Membre du Conseil de l'Ordre des avocats, président de la Commission des droits humains (2013), avocat fondateur en 2010 du Scpa Ke Sankoré (Cabinet d'avocats associés), membre du Conseil de l'Ordre des avocats du Mali... Ce sont les expériences professionnelles de Me Moustapha Cissé au service du Mali et de l'Afrique. Il est consultant/participant à l'élaboration du rapport intitulé : "État de la gouvernance au Mali ", document du Pnud, Mali en 2004. Ce qui le fera remarquer et lui valoir expert électoral international auprès du Bureau de l'Envoyé spécial de la Cedeao au Togo du 08 mars 2005 au 04 juin 2005. Une confiance qui le conduit à devenir, du 09 au 16 novembre 2005, membre de la mission francophone d'observation du premier tour de l'élection présidentielle (13 novembre 2005) au Burkina Faso. Depuis, il est sur les marches des missions et médiations partout où la compétence, la rigueur et l'honnêteté sont les critères d'invitation. Me Cissé dirigera la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) du Mali du 06 juin 2001 au 29 novembre 2002. De l'avis de tous, c'est son savoir-faire et sa droiture qui ont permis la réussite parfaite des élections de cette période, les plus saluées de l'histoire démocratique du Mali. Bref, Me Moustapha Cissé est un pur-sang, de la race recherchée des hommes d'une intégrité incontestable, à la conduite quasi angélique. Il est marié et père de trois enfants.

<strong>Birama FALL</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Charte de la transition : Le M5&#45;RFP rejette et crie à la confiscation du pouvoir par la junte</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/charte-de-la-transition-le-m5-rfp-rejette-et-crie-a-la-confiscation-du-pouvoir-par-la-junte-2895370.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 02:00:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Organisées à l’initiative des membres du Comité national pour le salut du peuple (Cnsp), les concertations nationales ont accouché de l’adoption d’une charte de transition, le samedi 12 septembre 2020. Cela, après trois jours de discussions houleuses entre les forces vives de la nation au Centre international de conférence de Bamako (Cicb). Mais, dès les premières heures de la publication de la charte, des voix de désaccord ne font  que monter en provenance des acteurs principaux de la chute du président IBK, à savoir le M5-RFP dont certains membres influents crient déjà à un deuxième coup d’Etat fait contre le peuple malien par le Cnsp. Faudra-t-il craindre le retour du M5-RFP dans les rues dans les prochains jours ?

C’est fini la collaboration pacifique entre les deux principaux auteurs de la chute du président IBK, à savoir le M5 et le Cnsp. La guerre semble être bel et bien déclarée entre les camps qui s’affrontent, d’ores et déjà, autour du butin du coup d’Etat du 18 août 2020. En effet, la collaboration pacifique entre les tombeurs du régime d’IBK a été rompue depuis le samedi 12 septembre 2020 suite à la publication de la charte de la transition dont la durée a été finalement arrêtée à 18 mois à compter de l’investiture du président de la transition par les concertations nationales tenues les 10, 11 et 12 septembre 2020.

Dès les premières heures de la publication des conclusions desdites concertations, le M5-RFP  est monté sur le ring et crie à un tripatouillage de ses conclusions dans une déclaration rendue publique.

Dans cette déclaration, le M5-RFP dénonce des déformations des conclusions, des rajouts et l’élaboration unilatérale de certaines dispositions du document.  « Le Mouvement du 5 Juin -Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) constate, au terme des concertations nationales des 10, 11 et 12 septembre 2020 sur la transition, que le document final lu lors de la cérémonie de clôture n’était pas conforme aux délibérations issues des travaux des différents groupes, notamment sur les points suivants : la reconnaissance du rôle du M5-RFP et des martyrs dans la lutte du peuple malien pour le changement ; le choix majoritaire d’une transition dirigée par une personnalité civile ; le choix d’un Premier ministre civil. », regrette le Comité stratégique du M5-RFP.

Le M5-RFP dénonce également les rajouts à la Charte qui n’ont jamais été soumis à débats notamment les prérogatives du Vice-président de la transition ; la composition et le mode de désignation des membres du collège de désignation du Président de la transition; l’acte fixant la clé de répartition entre les composantes du Conseil national de transition.

Enfin le M5-RFP condamne la non prise en compte unilatérale de  nombreux points du document qui n’avaient fait l’objet ni de rejet ni même de réserve dans aucun groupe. Il s’agit entre autres des Assises nationales pour la refondation ; de l’organe de gestion du mécanisme de veille sur la transition ; de la Cour constitutionnelle ; du Haut conseil consultatif ; de la Cour des comptes ; des dispositions à valeur constitutionnelle en faveur de l’accès des femmes et des jeunes aux fonctions électives et nominatives et en faveur des personnes vivant avec un handicap ; de l’autorité unique indépendante assurant la régulation de la communication audiovisuelle ; de la prolongation des délais de garde à vue en cas de présomption de terrorisme et d’atteinte à la sûreté nationale.

Pour rappel, les concertations ont concerné les points suivants : les valeurs, principes et missions de la transition, les organes de la transition, la durée de la transition et les modalités de révision de la charte de la transition.

Pour l’instant,  le M5-RFP ne décolère pas. Il apparaît clairement que les exigences de la Cedeao par le passage du pouvoir à un civil ont été prises en compte.

Dans l’article de la charte, il est dit que le président de la transition sera désigné par un collège mis en place par le Cnsp.

Ce privilège accordé uniquement aux membres du Cnsp fait aujourd’hui douter de l’influence qu’ils exerceront sur la mission du futur président. D’où la colère du M5-RFP qui  crie à une volonté d’accaparement et de confiscation du pouvoir au profit du Cnsp.

En clair, le M5-RFP se démarque du document produit qui ne reflèterait pas, selon lui, les points de vue et les décisions du peuple malien. Alors question, les concertations nationales censées donner des organes de gestion au Mali pour sortir du vide constitutionnel vont-elles tourner en fiasco ? Wait and see !

<strong>ND</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Concertation nationale sur la transition :  Du grand bluff de la junte au hold&#45;up !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/concertation-nationale-sur-la-transition-du-grand-bluff-de-la-junte-au-hold-up-2895366.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 01:51:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Et si les journées des 10, 11 et 12 septembre n'avaient d'autre but que de provoquer un grand bavardage national pour légitimer l'accaparement du pouvoir par le Cnsp? La question taraude l'esprit de nombre des participants aux assises qui ont été sanctionnées par une Charte de la Transition dénoncée avec vigueur par plusieurs acteurs considérables du landerneau politique national.

Si l'on mesure avec justesse les énergiques réactions de certaines grosses pointures de la vie politique nationale et de la société civile, les concertations dites nationales n'auront été qu'un gigantesque bonneteau. C'est tout comme si les militaires avaient déjà leur miroir aux alouettes qu'il leur a simplement suffi de remuer pour faire accourir le Mali entier vers eux et ainsi prendre tout le monde dans leur piège. En fait, un grand bluff pour perpétrer un hold-up absolu sur les futurs organes de la Transition.

Cette idée fait son chemin d'autant que, déjà le coup d'État, fin et parfait du 18 août dernier, demeure dans les analyses comme un deal qui aura permis  d'arrêter le président Ibrahim Boubacar Keïta et des piliers de son régime tout en les soustrayant à la nécessaire justice.

Madame Sy Kadiatou Sow, égérie de la lutte démocratique, a dressé un réquisitoire fort contre les manœuvres des colonels qui ont mobilisé le peuple dont ils ont ignoré superbement les recommandations après deux jours d'intenses travaux, pour produire une Charte de Transition de toute évidence préconçue. Elle a beau jeu de décrier le caractère anti-démocratique qui a prévalu et a prévenu que le M5-RFP n'acceptera pas les conclusions édulcorées, donc violant l'avis des groupes de travail. Message fort qui sera amplifié par l'ancien Premier ministre, Moussa Mara, appelant à la correction du document final qu'il ne juge pas mauvais en tous les points, mais qui mérite quand même d'être nettoyé pour être conforme aux aspirations formulées par le grand nombre de participants à travers les groupes de travail.

Certes, le document final qui doit avoir valeur de Charte de la Transition a été accueilli par un standing-ovation dans la salle donnant à faire croire que la majorité des Maliens avaient approuvé la synthèse faite par une certaine commission indépendante. Mais l'ancien Premier ministre Moussa Mara a pointé méticuleusement de petites trahisons qui sont en réalité des grandes. Et, vu le feutré harcèlement dont il a fait l'objet pour qu'il termine vite son intervention, il a dû promettre de faire parvenir ses observations par écrit au Cnsp ; ce qui montre qu'il ne s'agit pas de détails futiles.

Dans la journée du 12 septembre, quelques heures après la clôture des assises, le M5-RFP a rendu publique sa déclaration n°008 qui ne laisse aucun nuage sur les manœuvres considérées traîtresses du Cnsp. Après avoir fait le constat de toutes les tricheries opérées par le Cnsp, le mouvement qui a mené la contestation populaire à partir du 05 juin 2020 a dénoncé jusqu'à la déloyauté de la junte au pouvoir. En conséquence, le M5-RFP dénonce les intimidations, les pratiques anti-démocratiques et déloyales dignes d’une autre époque contre lesquelles la lutte pour le changement et la refondation a été enclenchée. Pour lui, la volonté d'accaparement et de confiscation du pouvoir au profit du Cnsp ne saurait justifier les méthodes employées qui affaiblissent le processus de transition.

En conclusion, le M5-RFP se démarque du document produit qui ne reflète pas les points de vue et les décisions du peuple malien.

Comme on le voit, il y a du grabuge politique dans l'air. À moins que le Cnsp et le M5-RFP trouvent vite ensemble un gentlemen’s agreement. Mais l'approfondissement du fossé déjà creusé entre les deux groupes est ce qui est le plus à redouter.

<strong>Amadou N'Fa DIALLO</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éducation nationale :  Les élèves du public retrouvent le chemin de l’école ce matin</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/education-nationale-les-eleves-du-public-retrouvent-le-chemin-de-lecole-ce-matin-2895375.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 01:18:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après moult échecs des négociations depuis l’année dernière à nos jours entre les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 et les autorités maliennes, un accord a enfin été signé concernant l’application du procès verbal de conciliation du 17 juin 2020.

La cloche a enfin sonné ce matin dans les établissements scolaires publics au Mali. Ce, pour toujours, à en croire la conclusion des discussions tenues entre les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 et le gouvernement de la République du Mali.

Les négociations des 28 et 31 août, 1er, 10 et 11 septembre 2020  avaient comme ordre du jour « l’application du procès verbal de conciliation du 17 juin 2020 signé entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 (Sypesco, Syneb, Synefct, Synesec, Syldef, Fenarec, Coses) » relatif à « l’application immédiate de l’article 39 de la Loi n°2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale ».

Selon le communiqué dont nous nous sommes procuré une copie, après les discussions, il a été convenu de la signature d’un projet d’ordonnance relatif à la modification de la Loi n°2018-007 du 16 janvier 2018 ainsi que du projet d’arrêté interministériel relatif à la transposition du personnel concerné ; l’alignement de l’indice plafond de la catégorie A à 1267 sur le salaire du mois de novembre 2020, le payement des arriérés des mois de janvier à octobre 2020 sur le salaire du mois de novembre 2020, le payement de la première moitié des arriérés de 2019 sur le salaire du mois de décembre 2020. En outre, ils ont convenu du payement de la seconde moitié des arriérés de 2019 sur le salaire du mois de mars 2021. Et enfin l’alignement de l’indice plafond de la catégorie A à 1382 pour compter du 1er janvier 2021.

Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, les représentants du Comité national pour le salut du peuple (Cnsp) et les représentants de l’administration scolaire ont participé à la série de réunions autour de la crise scolaire dans la salle de réunion du Prytanée militaire de Kati.

Pour rappel, les syndicats de l’éducation étaient réduits à sept à cause de la tentative de reprise des cours par le secrétaire général du syndicat national pour l’éducation et la culture (Synec) sur demande de son secrétaire général, Moustapha Djittèye. Une attitude compris comme une trahison par les autres secrétaires généraux des syndicats de l’éducation.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise scolaire au Mali :  L’année 2019&#45;2020 doit&#45;elle être validée?</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/crise-scolaire-au-mali-lannee-2019-2020-doit-elle-etre-validee-2895372.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 01:13:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au moment où les élèves manifestent leur mécontentement de la situation scolaire chaotique, les  principaux acteurs ont durci le ton. Vu le temps que le débrayage a pris, il ya lieu de se demander si l’année doit être validée.

Le spectre d’une année 2019-2020 blanchie a longtemps plané sur l’école malienne. Si les examens ont pu se tenir l’année dernière dans un véritable bricolage qui n’a pas dit son nom, cette année, tout porte à croire que le bout du tunnel est loin d’être atteint. Car il sera très difficile de fermer les yeux pour valider une année suffisamment handicapée

Faut-il le rappeler, depuis l’année dernière, la non-application de l’article 39 a posé d’énormes difficultés à l’école malienne. Ce qui a d’ailleurs continué cette année. Les syndicats signataires du 15 octobre en ont fait un passage obligatoire pour que les élèves retrouvent le chemin de l’école.

Le Cnsp, par la voix du secrétaire général du ministère de l’Education nationale, a fait des premières propositions qui n’ont pas été la tasse de thé des enseignants.

L’école malienne a fait face à l’échec des négociations entre les autorités et les syndicats de l’enseignement. Les enseignants ont pensé que toute la légitimité du Cnsp réside dans l’application pure et simple de l’article 39. De son côté, le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Iknane Gadega a qualifié le comportement des enseignants de rébellion  contre l’Etat du Mali.

Une sortie qui a mis les nerfs des enseignants à fleur de peau. En témoignent les différentes réactions  sur la toile rappelant au secrétaire général Gadega certains faits de son passé. Au regard de tout cela, on peut affirmer sans risque de se tromper que les antagonismes entre les acteurs de l’école ont eu des effets néfastes sur l’éducation des enfants. Une situation qui n’arrange personne dans ce pays.

Dans la mesure où on cherche à sauver les années et non l’école malienne, l’âge d’or n’est donc pas pour demain. Avec un accord trouvé ce vendredi, place maintenant au bricolage de l’année scolaire 2019-2020. Certes, les arguments ne manqueront pas. On comptera sans doute sur les cours à la télévision, la radio et sur les réseaux sociaux pour voiler la face aux gens. Or on ne doit pas s’amuser avec l’éducation.La politique de l’autruche, quand tu nous tiens !

Dieu veille !

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La question ouighours :   Réalité ou simple propagande anti pouvoir communiste chinois ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/la-question-ouighours-realite-ou-simple-propagande-anti-pouvoir-communiste-chinois-2895378.html</link>
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<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 01:09:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À la Une de certains médias occidentaux et centre d’intérêts particuliers de certains leaders politiques et personnalités sportives du monde occidental, la question de la « défense des droits fondamentaux des Ouighours » est devenue le sport favori de certains milieux. Il n’est pas rare de voir certains journaux parler de « persécution des Ouighours musulmans », d’autres « d’internement massif de populations innocentes » et d’autres crèvent l’abcès en diffusant des documentaires sur « les camps de concentration des Ouighours ». Réalités, simple propagande anti pouvoir communiste chinois ou manœuvres dilatoires pour ternir l’image de la Chine auprès des pays musulmans ?

Les Ouighours, une minorité ethnique turcophone musulmane de la Chine, constituent une des 55 minorités ethniques les plus importantes de la Chine. Ils vivent majoritairement dans les provinces du Xinjiang et du Yunnan, mais aussi dans toutes les grandes villes de la Chine. Ils sont identifiables par leur mode vestimentaire et exercent essentiellement des activités commerciales et de restauration. Partout en Chine on peut trouver des restaurants des Ouighours qui sont très réputés pour leur art culinaire basé sur la viande de moutons et de bœufs. Et chaque fois qu’ils commencent à être nombreux dans une localité, les autorités politiques locales et/ou nationales, sur leur sollicitation, les aident à construire des mosquées non seulement pour qu’ils aient un lieu de culte, mais aussi et surtout pour éviter les infiltrations des fonds étrangers des réseaux extrémistes et terroristes de certains pays arabes et musulmans.

Au début des années 1980, on assista à la formation de groupes irrédentistes et communautaires ouighours qui prônent la haine des Han (ethnie majoritaire qui fait 94,6% de la population totale de la Chine) dont la présence dans le Xinjiang est considérée comme une colonisation territoriale et une politique d’assimilation culturelle. Ces groupes extrémistes et minoritaires parmi les Ouighours mènent depuis des compagnes de refus de parler la langue officielle du pays et celui d’apprendre l’hymne national de la Chine sous prétexte qu’il est en mandarin, langue de l’ethnie majoritaire. Dans quel pays au monde une telle attitude est tolérée ? Comment construire une citoyenneté nationale quand le repli communautaire est érigé en valeur absolue ? Lorsque les autorités politiques chinoises combattent et arrêtent les leaders de tels groupes et leurs complices, certains milieux politiques et intellectuels crient à la persécution générale des Ouighours parce qu’ils sont musulmans. Et pourtant sous la présidence de François Hollande, quand le président élu du parlement annonça qu’il allait faire son discours d’investiture en langue corse, le Premier ministre d’alors, Manuel Valls, fut dépêché pour empêcher le président  du parlement de tenir son discours en corse et le rappeler que la seule langue officielle de travail en France est la langue française et qu’il est tenu de prononcer son discours dans cette langue. Et il en fut ainsi et aucun média n’a parlé de persécution des corses.

A la fin des années 90 et le début des années 2000, ces groupes extrémistes irrédentistes et communautaires s’allièrent avec les groupes terroristes et commanditèrent plusieurs attentats terroristes qui ont fait des centaines de victimes civiles et militaires. Lorsque ces criminels et leurs complices sont arrêtés et placés en détention pour les plus dangereux et dans les centres de rééducation pour ceux qui sont enrôlés à cause de leur précarité, les anti-pouvoir communiste chinois parlent de violation des droits de l’Homme et de maltraitance de la minorité musulmane. Mais quand les Etats-Unis d’Amérique et leurs alliés envahissent l’Irak, destituent et pendent un président d’un pays étranger et tuent des milliers de civils, créent un centre de détention de centaines de musulmans afghans, d’irakiens, etc., à Guantanamo, ils justifient cela par la lutte contre le terrorisme et la défense de la sécurité nationale. Certains pays ont-ils le droit de protéger leur sécurité nationale, même en allant faire la guerre chez les autres, plus que d’autres ?

La République populaire de Chine garantit constitutionnellement la liberté de culte à tous ses citoyens et les mouvements de repli identitaire et communautaire d’une minorité d’Ouighours sont des difficultés inhérentes au long processus de construction de l’identité nationale que rencontrent tous les pays du monde entier dont la résolution relève de la souveraineté des nations.

<strong>Bamako, le 31 août 2020</strong>

<strong>Le Bureau de l’Association d’Amitié Mali-Chine</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Cabale médiatique contre l’UNTM : Le cerveau, Issa Sinayogo, mis hors d’état de nuire !</title>
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<pubDate>Tue, 08 Sep 2020 01:57:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Issa Sinayogo, Inspecteur du Trésor en service à la Direction des ressources humaines du ministère de l’Equipement, paie cash, à la Maison d’arrêt de Bamako, depuis le mercredi soir, pour sa rancune mal  placée et sans fondement contre l’actuel bureau de l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm).</em></strong>

Sa soif de bâtir sa renommée sur le terrain dangereux de la dénonciation calomnieuse contre plusieurs membres de l’Untm  l’a conduit directement  dans les filets du Procureur de la République de la commune III. Ce dernier l’a placé sous mandat de dépôt pour dénonciation calomnieuse et diffamation.

En posant son acte abject, Issa Sinayogo se classe parmi  les fonctionnaires maliens qui cherchent à ternir injustement l’image d’honnêtes responsables du pays, dans le vil dessein de leur piquer leurs places.

Le Secrétaire administratif de l’Untm, Issa Bengaly, et Aguibou Bouaré, Trésorier général de l’Untm et non moins actuel président de la Cndh, ont aussi fait les frais de ce nouveau mode opératoire des fonctionnaires arrivistes.

Dans l’une de ses récentes interventions sur les réseaux sociaux, Issa Sinayogo a pris violemment pour cible ces deux figures  connues du grand public, en faisant recours à la dénonciation calomnieuse et à la diffamation.

Dans la plainte déposée contre lui par Issa Bengaly et dans la sommation interpellative établie par voie d’huissier à la requête du président de la Cndh, il ressort que l’Inspecteur du Trésor Issa Sinayogo accuse le Secrétaire administratif de l’Untm de complicité avec les terroristes et affirme la démission d’Aguibou Bouaré de l’Untm, après son départ pour la Cndh. « …<em>Prenons l’exemple sur le secrétaire administratif de l’Untm. Celui-ci est accusé de grande complicité avec le terrorisme. C’est lui qui fait sortir l’argent de la main d’œuvre pour financer l’achat des explosifs et pour doter nos djihadistes</em> », diffamait Issa Sinayogo sur la page facebook de Kati 24, selon le procès-verbal de l’huissier Noumoukè Camara, ayant fait le constat.

Quant à Aguibou Bouaré, il est accusé de se maintenir au poste de Trésorier général de l’Untm après y avoir démissionné au profit de la Cndh. Toute chose qui se révèle fausse. Car, selon nos informations, il n’en est rien de cela.

De sources sûres, il nous revient que Aguibou Bouaré a été envoyé à la Cndh sur recommandation de l’Untm et n’a guère rendu une quelque démission.

Et cette information est confirmée par le procès-verbal de la sommation interpellative adressée à l’Untm par Aguibou Bouaré et sur la question de savoir celle-ci a reçu  de sa part une lettre de démission.

Selon le procès-verbal de cette sommation,  l’Untm a répondu en ces termes : « <em>Non, parce que c’est nous-mêmes qui l’avons envoyé à la Cndh en tant que représentant de l’Untm</em> ».

Dans ses discours méchants et sans fondement à l’endroit de ces deux personnalités, il apparait clairement que le vilain combat d’Issa Sinayogo a pour but de jeter du discrédit sur tout le bureau actuel de la première centrale syndicale du Mali, dirigée par Yacouba Katilé.

Du coup, depuis ses déclarations vidéo sur le site de Kati24, beaucoup d’observateurs avertis se posent les questions suivantes : à qui profite la chute de Yacouba Katilé ? Issa Sinayogo est-il dans sa propre guerre de positionnement, ou roule-t-il pour quelqu’un d’autre?

En tout cas, au regard de la ténacité de sa rancune envers l’Untm, il est fort probable qu’il ne soit pas seul dans sa tentative de coup de force médiatique contre les membres du bureau de Yacouba Katilé.

De toute évidence, la stratégie adoptée par les acteurs de la fronde contre l’Untm est de fragiliser la base du bureau actuel de l’Union, pour détruire Yacouba Katilé qui semble bien être leur objectif final.

Au moment où nous mettions cet article sous presse, deux autres plaintes, différentes de celle d’Issa Bengaly qui lui a valu  la prison, étaient aussi en cours de préparation contre Issa Sinayogo. Il s’agit de celles d’Aguibou Bouaré, déjà très avancée, selon nos sources, et de l’Untm dont l’image a été sérieusement écorchée auprès de ses partenaires à travers cette cabale médiatique gratuite et méchante contre certains de ses membres.

Affaire à suivre…

<strong>BF</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>CAA de Samanko :  Qui morcelle et vend le titre foncier ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/habitationsparcelles/caa-de-samanko-qui-morcelle-et-vend-le-titre-foncier-2894467.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 Sep 2020 01:35:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le titre foncier du Centre d’apprentissage agricole (CAA) serait en voie de dilapidation à des fins purement personnelles. Or cet espace, depuis l’indépendance du Mali en 1960, était resté la propriété du Centre en vue de la pratique des théories enseignées en classe par les professeurs. Au lieu d’être protégé pour l’épanouissement de l’école, hélas ! Le titre foncier serait l’objet de morcellement et de vente en catimini par certains dinosaures fonciers en commune du Mandé.

De sources concordantes, ces spéculations foncières seraient l’œuvre d’un politicien très connu dans le marigot politique de la commune du Mandé.

Le ministère de l’agriculture doit faire face à la prédation foncière au sein de cette école qui a produit, au fil des années, moult techniciens agricoles qui font la fierté du Mali.

Nous y reviendrons dans nos prochaines parutions avec plus de détails.

Dieu veille !

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Concertations nationales :  Bien de zones d’ombre à éclairer</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/concertations-nationales-bien-de-zones-dombre-a-eclairer-2894461.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 Sep 2020 01:24:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La journée du 05 septembre 2020 n'a pas donné à croire que l'on prépare avec sérieux la période transitoire que tout le monde appelle de ses vœux. À Bamako comme dans les régions, la pagaille qui a prévalu lors des travaux préparatoires est très mauvais signe.</strong>

Si les 10, 11 et 12 septembre accouchent d'une souris, en tout cas de conclusions sinon suspectes, du moins décriées, ce ne serait pas une trop grande surprise. La faute sera d'abord imputée au Cnsp qui a d'évidence conçu les assises en solitaire pour les lancer dans une impréparation indéniable. Ensuite, on en voudra, dans une certaine mesure, au peuple malien, notamment le M5-RFP, de n'avoir pas su convaincre le Cnsp de surseoir au lancement des concertations jusqu'à ce que les meilleures conditions optimales soient réunies.  Il est vrai qu'il urge de mettre en place les organes de la Transition pour permettre au pays de fonctionner normalement, mais agir pour ce faire dans une rapidité aux relents de légèreté n'est pas la voie royale pour sortir le Mali de la nasse dans laquelle il se trouve pris depuis sept ans.

Or, de toute évidence, les colonels sont en train d'agir en vainqueurs peu soucieux des poids des différentes forces qui se disputent l'échiquier sociopolitique. Cette erreur, grave en soi, se trouve malheureusement accentuée par les forts soupçons sur les hommes en treillis que l'on croit désireux de garder le pouvoir pour une durée considérable, de deux à trois ans, inacceptable pour la Cedeao et nombre de Maliens. Les deux dernières semaines ont en tout cas donné à constater que les militaires accélèrent la consolidation de leur pouvoir par le renforcement de leurs assises. Tout part vite, en effet, chez eux; ils n'ont pas de temps à perdre. Or, leur coup d'État est un modèle nouveau qui intrigue toujours par bien de non-dits.

Tout compte fait, les concertations populaires, citoyennes si l'on veut, en vue de concevoir l'architecture de l'indispensable  Transition ont vécu dans un désordre démocratique. Peu importe de savoir qui ont élaboré les termes de référence et dans quel délai, l'essentiel est que tout le monde est conscient que la période transitoire, qu'elle dure douze, dix-huit ou trente-six mois, ne doit pas être un moment de bâclage et qu'il faut donc qu'elle soit assise sur de bases solides. Alors, ce qui s'est passé au Cicb, baromètre fiable qui a aussi mesuré à Kayes comme à Gao et Tombouctou, ne rassure point. Le Cicb a été le théâtre d'un cirque démocratique, une sorte  de bazar pour bavards professionnels venus vendre des illusions de dernière génération. Les salles ont été prises d'assaut, dès les primères heures de la matinée du  samedi, par les roquets qui aboyaient jusqu'au 17 août qu'ils étaient les défenseurs d'Ibrahim Boubacar Keïta et de son régime, qu'ils étaient foncièrement pour le statu quo, donc qu'ils sont contre le changement qui n'était rien d'autre que l'exigence d'épuration des mœurs politico-financières abâtardies durant sept ans calmée par les contestataires. Au même moment, il a fallu que les molosses de la jeunesse du M5-RFP viennent arracher leurs places dans les différentes commissions de travail où le mouvement de la contestation qui a ébranlé de lutte farouche les fondements de la dictature prédatrice d'IBK était exclu, en tout cas ignoré. On se demande bien avec qui le Cnsp veut traiter. Avec ceux qui ont lutté pour la rupture ou avec les complices de la démolition nationale, restaurateurs comme ils ne veulent pas l'entendre? Pire, alors que le Cnsp a fait l'impasse sur le M5-RFP, la CMA, mouvement armé ouvertement indépendantiste qui s'est réjoui d'avoir renvoyé l'armée malienne à 1.500 kilomètres de Kidal, était valablement représentée dans toutes les commissions quand bien même elle était absente de toutes.

Bref, quelles recommandations seront-elles soumises aux concertations nationales des 10, 11 et 12 septembre ? Quel président de la Transition, un civil ou un militaire ? Quel Premier ministre, un civil ou un militaire ? Les résolutions ne sont-elles pas biaisées à l'avance? Les dés ne sont-ils pas pipés depuis le jour du 18 août, sinon avant l'action décisive de cette journée ? Six jours après le 18 août, le 24, les militaires avaient fini d'élaborer leur Acte fondamental qui range la constitution de 1992 dans les tiroirs.

La Cedeao exige un président civil au-dessus duquel il ne doit pas avoir une structure militaire. Les opinions nationales, à admettre qu'elles ne sont pas biaisées, sont tout de même partagées sur la question cruciale du président de la Transition. Avec de telles pesanteurs, il semble bien que la mise en place de la Transition va aller en duel avec le maintien du Cnsp. Kati demeure pour le moment le centre de gravité du pouvoir. Il y a bien de zones d'ombre à éclairer.

<strong>Amadou N'Fa DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Tentative de séduction à Kati :   Mamoutou Koné dit Wesh  démasqué et chassé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/tentative-de-seduction-a-kati-mamoutou-kone-dit-wesh-demasque-et-chasse-2894465.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 Sep 2020 01:21:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le trafic d’influence, la médisance gratuite sur les autres, l’autopromotion  sont l’apanage des hommes nuls pour d’abord  attirer l’attention des autres et se faire importants.  C’est cette stratégie propre aux faibles et aux petites personnes à laquelle fait recours, aujourd’hui, le chef de bureau des Colis postaux des Douanes du Mali, le Commandant Mamoutou Koné alias Wesh, auprès du Comité national pour le Salut du Peuple (Cnsp). Pour ce faire, il prend pour cible le Directeur général des Douanes du Mali, le brave Inspecteur général Mahamet Doucara. Il embarque dans son coup d’autopromotion un puissant transitaire du nom d’Abdoulaye Coulibaly qui a fini par se désolidariser en dévoilant les vraies motivations de son projet mafieux auprès de la junte.  </strong>

Les faits remontent aux premières heures qui ont suivi l’arrestation du président de la République Ibrahim Boubacar Kéita. Visiblement pressé d’occuper le poste de Directeur général des Douanes en passant par le raccourci, l’on voit dans une vidéo de moins d’une dizaine de minutes le Commandant Wesh pavané en tenue douanière dans la cour du quartier général du CNSP, à Kati.

Pour se faire voir, il se fait filmer par un puissant transitaire de la place, du nom d’Abdoulaye Coulibaly. Dans sa vidéo d’autopromotion, le Commandant, arrivé à la dernière minute parmi les mutins, se fait passer pour l’un de ses commanditaires et appelle les douaniers à le rejoindre dans le CNSP. Dans l’élément vidéo, il se fait prendre aussi pour le saint Martin Lutter King et informe que son combat est dédié à la lutte contre la corruption et l’injustice dans les douanes maliennes. Ce faisant, il s’en prend au passage à l’actuel Directeur général des Douanes, l’Inspecteur Mahamet Doucara qu’il accuse de ‘’mutation abusive et de détournement des ristournes des douaniers’’. Une manière de dresser les membres du Cnsp contre l’actuel DG des Douanes, dont les efforts consentis en faveur de l’alimentation du Trésor public ces dernières années ont permis  au régime IBK de ne pas cautionner la rupture des salaires des fonctionnaires et de faire face à plusieurs grands chantiers de développement.

Comme si cela n’était pas suffisant pour attirer suffisamment l’attention des membres du Cnsp sur lui, le Commandant Wesh invite son cameraman circonstanciel, c’est-à-dire le transitaire Abdoulaye Coulibaly, à faire un peu son apologie. Toute chose qui a été exécutée par ce dernier  pris au dépourvu, sans chercher à connaitre les vraies intentions du commandant Wesh. D’ailleurs, quelques heures après la diffusion de l’élément vidéo par le Commandant Wesh, le transitaire Abdoulaye Coulibaly regrettera son intervention après avoir découvert les vraies intentions de ce dernier qui est juste dans une posture de dénigrement gratuite contre Mahamet Doucara, dans le but de se faire nommer à la tête des Douanes.

Dans une autre vidéo de riposte, le transitaire Abdoulaye Coulibaly étale sur la place publique le projet mercenaire et arriviste du Commandant Wesh qu’il dit n’avoir jamais rencontré auparavant si ce n’était que dans la cour du QG du Cnsp. « <em>Je présente mes excuses à tous les douaniers pour mon apparition dans la vidéo du Commandant Wesh que je n’avais jamais rencontré avant ce jour. Il m’a invité de lui faire une vidéo et je le lui ai fait par gentillesse. Pas plus ! Mais j’étais loin de connaitre ses vraies intentions. J’ai juste dit sur lui ce qu’il m’a dicté lui-même. J’ai été piégé </em>», explique le transitaire dans une autre vidéo pour se désolidariser  du Commandant Wesh.

C’est dire à quel point le Commandant Wesh est déterminé pour rentrer dans les grâces des nouveaux maîtres du Mali. Il est même prêt à montrer une scène de théâtre pour se rapprocher des membres du Cnsp, dans l’espoir d’obtenir une promotion en retour. Bref, c’est un profiteur dangereux auquel les leaders du Cnsp doivent faire énormément attention, au risque qu’il les induise en erreur en les poussant à s’attaquer à des personnalités importantes et patriotiques, capables de les aider à mener efficacement leur combat d’un Mali nouveau et prospère.

Selon nos informations, les membres du Cnsp n’ont accordé aucun crédit aux propos de dénigrement du Commandant Wesh qui, aux dernières nouvelles, aurait été  chassé sans management, en le mettant en garde de ne plus mettre les pieds à Kati.

La Direction des Douanes aurait porté plainte contre lui pour diffamation et acte de vandalisme, destruction des biens publics et d’agression d’agents. Car, il est aussi pris en flagrant délit d’acte de vandalisme dans les domiciles des plusieurs hauts cadres de la douane lors des évènements du 18 aout 2020 en incitant des jeunes à s’en prendre à eux.

Selon nos sources, les caméras de surveillance ont filmé toute la scène.

<strong>YK      </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Géopolitique : La Chine, victime de ses succès économiques, technologiques, commerciaux et diplomatiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/geopolitique-la-chine-victime-de-ses-succes-economiques-technologiques-commerciaux-et-diplomatiques-2894471.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 Sep 2020 01:11:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Aujourd’hui, sur fond d'un regain de tensions commerciales et politiques, la dynamique de la tension géopolitique entre les États-Unis, l’Union Européenne (alliée naturelle des USA) et la Chine ne cesse d'accélérer et le périmètre des secteurs stratégiques s'élargissent (économie, télécommunication, finances, santé, espace, politique interne, etc.). Cette tension devient une composante permanente et perturbe l’économie mondiale.</strong>

Disons que cela n’est pas une surprise en soi, si l’on sait que les relations sino-américaines sont des liens, à la fois de concurrence et de coopération. La plupart des analystes constatent que ces relations sont complexes et à multiples facettes : les deux pays ne sont ni alliés ni ennemis, mais sont néanmoins deux grandes puissances aux économies liées. L'exécutif américain ne considère pas la République populaire de Chine comme un adversaire, mais un concurrent dans certains domaines et un partenaire dans d'autres.

En outre, depuis deux décennies déjà, l’inquiétude des Américains est d’autant plus grande que l’opinion est très largement persuadée que la Chine "jouera dans les dix années à venir un rôle plus important qu’aujourd’hui". C’est l’avis de 69% des sondés dans une enquête réalisée en 1999 pour le Chicago Council on Foreign Relations. Une majorité absolue (57%) considère le pays de Mao-Zé-Dong comme "une menace potentielle pour les intérêts vitaux des Etats-Unis".

Tout récemment, selon une étude publiée ce mardi, de plus en plus de Français considèrent la Chine comme la puissance la plus influente du monde, tandis que l'influence des États-Unis décline, dans le contexte de crise sanitaire et économique liée au coronavirus.

Au mois de mai, plus d'un quart des Français interrogés voyaient en la Chine la puissance la plus influente du monde, contre seulement 13% d'entre eux en janvier. La tendance était similaire en Allemagne (de 12% en janvier à 20% en mai) et aux États-Unis (de 6 à 14 %).

Le cap est clair, la Chine ambitionne de dépasser les États-Unis en 2049, année du centième anniversaire de la mort de Mao Zedong.

La détermination des dirigeants chinois paraît néanmoins inébranlable et on ne voit pas en quoi les problèmes commerciaux et sanitaires du moment pourraient altérer la marche en avant de la Chine. Les progrès technologiques réalisés par la Chine lui permettant de dominer les technologies de télécommunication expliquent les inquiétudes des pays occidentaux qui s'alarment des risques de mainmise de Pékin sur des infrastructures vitales pour la sécurité des États.

En effet, la cible est la cinquième génération des technologies mobiles (5G), appelée à devenir la colonne vertébrale de la transition numérique des économies. Autant de domaines où Pékin ambitionne de devenir numéro un mondial. Chose tout à fait normale et compréhensive.

Mais Washington redoute qu'avec la 5G, Pékin puisse perturber ses communications militaires. Et l'administration Trump voit dans Huawei un cheval de Troie. Mais, "Ils ne produisent pas la moindre preuve qui démontrerait comment Huawei nuit à leur sécurité nationale", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères de la République Populaire de Chine, Lu Kang.

C’est également dans ce contexte de concurrence et surtout à quelques mois de la présidentielle américaine qu’il faut situer aussi les cas de TikTok, l'application la plus utilisée par les jeunes américains et la signature d'un décret présidentiel mettant fin au statut commercial préférentiel de Hong Kong ainsi que la promulgation d'une loi ouvrant la voie à des sanctions contre la Chine.<em> « Hong Kong va désormais être traitée de la même manière que la Chine : pas de privilèges spéciaux, pas de traitement économique spécial et pas d'exportation de technologies sensibles »</em>, a énuméré le président américain, dans une conférence de presse aux allures de meeting électoral.

Un autre casse-tête diplomatique de Donald  Trump  est Taïwan l’ouverture d’une nouvelle «ambassade». Cet affront pour Pékin ne peut passer et passera pas au regard de la vigoureuse réaction du Gouvernement Chinois. En effet, jamais depuis son arrivée aux affaires en 2012, Xi  Jinping  n’avait adressé une telle mise en garde à Taïwan. «<em>Tous les actes et tous les stratagèmes visant à séparer la Chine sont voués à l’échec et s’exposeront à la condamnation populaire et à la punition de l’Histoire</em>», avait-il sèchement prévenu. Cette nouvelle passe d'armes intervient alors que les tensions sont au plus haut entre les deux premières économies mondiales, et que Donald Trump cherche à rendre Pékin responsable de la pandémie de Covid-19 qui a fait plus de 100.000 morts aux Etats-Unis.

Pourtant, il convient de saluer l'effort louable entrepris par le gouvernement Chinois dans le cadre de la coopération, pour venir à bout de cette pandémie dans le monde en général et en Afrique en particulier à travers l'envoi de matériels et de ressources humaines compétentes, mais aussi et surtout l’investissement et la recherche pour la mise au point d’un vaccin qui est au stade des tests. C'est le lieu également de saluer l'Ambassadeur de la République Populaire de Chine au Mali qui mène une véritable diplomatie de proximité dans tous les domaines (santé, éducation, sécurité et j’en passe) qui agit au quotidien pour le renforcement des liens diplomatiques entre nos deux pays et nos deux peuples.

<strong>Face à un tel géant autant économiquement, politiquement, diplomatiquement que militairement, plutôt que d’avoir peur l’Occident ne devrait-il pas plutôt chercher à entretenir de bonnes relations géopolitiques avec la Chine, même si cette</strong> Chine bouleverse les schémas de pensée dans le monde occidental. En effet, elle ne saurait être montrée du doigt comme un « ennemi » à l’instar de ce que fut l’Union soviétique, et elle ne peut non plus, du fait de la nature de son régime politique, être considérée comme un allié. Cette situation paradoxale s’interprète en termes géopolitiques par la nécessité séculaire du pouvoir chinois de sauvegarder l’intégrité d’un immense territoire pluriethnique par une politique de centralisation tenant compte des spécificités des régions et des peuples.

Déterminés, les Chinois ne confondent pas modernisation avec occidentalisation. Tout en s’inscrivant dans la mondialisation des échanges, ils préserveront leur identité culturelle. Encore une fois, les puissances occidentales ne doivent pas oublier que si elles restent des acteurs incontournables des relations internationales, elles doivent aussi désormais compter sur d’autres partenaires, et des rapports de force qui ne sont plus toujours à leur avantage.

La Chine ne doit pas faire peur car elle déploie une diplomatie axée sur <strong><em>la Paix, la Solidarité et le Développement </em></strong><em>.</em>En définitive, la civilisation chinoise a manifesté une détermination exceptionnelle pour faire sienne cette modernité étrangère sans pour autant renier les fondements de sa civilisation, sa tradition (confucianisme, taoïsme et bouddhisme) et son héritage historique. Elle a exprimé le besoin de paix et de cohésion sociale pour favoriser son développement économique, facteur indispensable pour hisser le pays au rang de grande puissance : théorie de l’économie socialiste de marché formulée lors du XIVème congrès du PCC en 1992.

<strong>Bamako, le 31aout 2020</strong>

<strong>Dr Djibrilla A. CISSE, professeur de Géographie, Chef de Département d’Enseignement et de Recherche (DER): Histoire et  Géographie/Ecole Normale Supérieure de Bamako/MALI</strong>

<strong>Dr Belko OUELEGUEME, professeur de philosophie au Département d’enseignement et de Recherche : Philosophie/Faculté des Lettres et Sciences Humaines /Directeur malien de l’Institut Confucius</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hassane Sidibé, Ancien Député de Yelema : « Il faut couper l’aide publique aux partis politiques »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/hassane-sidibe-ancien-depute-de-yelema-il-faut-couper-laide-publique-aux-partis-politiques-2894469.html</link>
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<pubDate>Tue, 08 Sep 2020 01:07:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Convaincu que des milliards sont partagés entre les partis politiques au Mali pour zéro résultat, l’ancien représentant de la commune IV à l’hémicycle, Hassane Sidibé appelle de tous ses vœux l’arrêt immédiat de cette distribution gratuite de l’argent du contribuable malien. </strong>

Solennel dans son boubou blanc ; à sa gauche l’écrivain Magma Gabriel Konaté et à sa droite le journaliste Robert Dissa d’Africable Télévision pour lui poser des questions, le jeune ancien député du parti Yelema, Hassane Sidibé n’a pas été avare en mots. C’était au cours de l’émission ‘’Politik invité’’ dénommée le ‘’Sincèromètre’’ autour du thème « <em>Etre député en seulement trois mois </em>» sur l’Ortm ce mercredi 2 septembre 2020.

Le jeune cadre de Yelema n’est pas allé avec le dos de la cuillère. Il pense, sans langue de bois, que les milliards du contribuable malien ne doivent pas être distribués gratuitement entre les partis politiques. De son point de vue, il faut couper cette aide aux partis politiques qui ne jouent aucun rôle dans le développement du pays.

En clair, l’ancien député trouve qu’avec la fin de cette distribution de milliards entre les partis politiques, il n’en restera peut-être que deux au Mali. Il précisera que si on lui donnait le pouvoir, il couperait la subvention aux 240 formations politiques au Mali pour l’investir dans d’autres secteurs de développement.

Pour lui, le court moment passé à l’hémicycle lui a paru trois ans. Et pour cause, Hassane Sidibé aura tout vu dans l’Assemblée nationale du Mali. <em>« Nous avons constaté avec surprise le partage des postes à l’hémicycle</em> », a regretté Hassane Sidibé qui a jugé légitime la lutte du M5-RFP. ‘’L’ancien nouveau député’’, comme l’appelait ainsi avec ironie Magma Gabriel Konaté,  a avancé que l’Assemblée ne doit pas être un soutien au président de la République.

Par ailleurs, Hassane Sidibé demandera aux militaires qui ont fait ‘’le coup d’éclat’’ de faire attention aux politiques qui, selon lui, ont échoué sur toute la ligne. « <em>S’ils pouvaient depuis 1991 à aujourd’hui, on en serait pas là. Une révolution achevée doit aboutir au développement, mais au Mali, les révolutions sont toujours volées par les politiques à la dernière minute. Tous les Maliens doivent se donner la main pour que cette révolution soit la dernière. C’est pour quoi je dis aux militaires de faire attention pour sortir par la grande porte</em> en devenant les dignes fils de Biton, Babemba, Samory, Soundiata etc», a laissé entendre l’interlocuteur de Magma et Robert.

Hassane Sidibé n’a pas paru comme un Malien qui désespère de son pays. Son optimisme est plus que jamais renforcé. A l’en croire, le Mali peut être un paradis au regard des richesses minières, fluviales et agro-sylvo- pastorales que le pays possède.

L’ex-député de Yelema, Hassane Sidibé puisque c’est de lui qu’il s’agit prône l’union sacrée autour de la construction du Mali avec un Malien nouveau.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pascal Kipret :   «Qui protège le tandem Ismaël Haïdara / Me Madina Dème Coulibaly?»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/pascal-kipret-qui-protege-le-tandem-ismael-haidara-me-madina-deme-coulibaly-2893680.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Sep 2020 10:17:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite à notre article intitulé : « </strong><strong>Pascal Kippret bénéficie d’une liberté en catimini », </strong><strong> paru dans le numéro 820 du journal ‘’ Le Prétoire’’ en date du lundi 24 août 2020, Pascal Kippret, que nous avions tenté de joindre en vain, nous est revenu avec des éléments de réponse concernant le dossier.</strong>

<strong> </strong>Les faits qui sont reprochables à Mr Haïdara, et compagnies sont d’une rare violence judiciaire. Faux, usage de faux falsification de documents, détournements de deniers publics, voix de faite  dépossession  frauduleuse  falsification  de signature, escroquerie, abus de confiance, en complicités Le 30 mai2007, le sieur Haïdara alors PDG de WAIC a signé deux promesses de ventes entre WAIC et Mr Pascal Kipret. Cette transaction, tout ce qu’il y’a de régulier, a été actée parle cabinet de Me Madina Dème Coulibaly notaire à la résidence de Bamako. Ces dits contrats, dénommés en droit strict, promesses de ventes synallagmatiques, ont une valeur de vente. Il s’agit:

<strong>1-Du titre foncier 2470CIV Vol. XIII, Fol.95 cédé pour un montant de 70.000.000Fcfa.</strong>

<strong>2-Du titre foncier, 2471 CIV Vol. XIII, Fol 96 cédé pour un montant de 80.000.000F.</strong>

Il  est  stipulé  dans  ces  documents  sus mentionnés, que Mr Kipret  s’engage à payer (pour le 2470), 24 mois a compter de la date de réception des  travaux entre  autres de viabilisation définitive,  dument  cités  dans  la promesse  de  vente,  et qui  incombent à la société WAIC. Idem, (pour le 2471), dont le délai de paiement est de 18mois, dans les mêmes conditions. Comme attesté dans ces documents, Mr kipret a payé entre les mains du PDG Ismaël  Haïdara et pour le compte de WAIC le montant de 10.000.000f, à déduire du reliquat restant dû.WAC avait aussi obligation, de remettre dans les meilleurs délais à Mr Kipret les copies légalisées des 2 titres fonciers: Ce qui n’a jamais été fait, jusqu’à ce jour. Moins d’une semaine après la signature des actes sus mentionnés, Mr Haïdara futmis en prison en même temps que l’ancien PDG de la BHM  Baba  Diawara,  pour  des  faits  de détournement et d’abus de biens de l’état. Cette détention, de 2007à 2010puis une cavale de 2010 à 2015 aura duré près de 8ans. Néanmoins, en 2010, alors que Mr Haïdara était encore en prison, Mr Kipret a souhaité rompre les contrats car, il ne voulait pas rajouter des problèmes en plus à Mr Haïdara qui, se trouvait déjà dans une position très inconfortable. Mr Haïdara qui communiquait au téléphone sans soucis depuis la maison d’arrêt, a demandé à Mr kipret de rencontrer Me Madina Dème Coulibaly,( la même notaire à l’origine des deux promesses de ventes)afin que cette dernière lui fournisse des attestations en bonnes et dues formes,  en  attendant  les  titres  encore  en formalisation aux domaines Ces  dites  attestations  sans  équivoque permettent explicitement à Mr Kipret d’avoir entre  autres, un droit  d’usage  exclusif De procéder à tous travaux de viabilisations de branchement EDM. D’avoir le droit de louer, percevoir des loyers et donner des quittances (Nous nous sommes procuré ces attestation, on ne peut plus claire et précises).Fort de ces documents, Mr Kipret procéda à la poursuite de ses travaux sans crainte. Alors encore dans ses démêlées judicaires, Mr Haïdara revint vers Mr Kipret pour lui demander d’effectuer a nouveaux des paiements. Mr Kipret refusa de lui verser aucun sous dans la situation telle qu’elle se présentait, tant que la société WAIC  n’avait  pas Honoré ses engagements comme stipulés dans les deux contrats.

5Notonsqu’a  ce même moment,  la  BHM menaçait Mr Kipret de la saisie de ses deux titres. Il donna néanmoins sa parole à Mr Haïdara, qu’il tient à sa disposition le reliquat restant dû de 80.000.000fcfa après déduction faite de toutes les charges de viabilisation et autres qu’il a assumé en lieu et place de WAIC.A ce moment, Mr Haïdara étant toujours en cavale est devenu furieux et a menacé Mr Kipret de représailles. En début mars 2015 Mr Haïdara de retour à Bamako alla voir Mr Kipret, pour mettre à jour  la situation. Toujours droit dans ses bottes, Mr Kipret lui rappela ses engagements et l’informa que le montant  restant dû était  disponible,  contre remise des titres fonciers chez la notaire. De suite, Mr Haïdara lui fit savoir que les deux promesses de ventes, n’avaient plus de valeur sur sa seule décision.

l réclama à Mr  Kipret  le  montant  de 200.000.000fcfa par maison, faute de quoi Mr Kipret  devait  vider  les  lieux  et  perdre  des dizaines de millions de francs investis par lui pour  reconstruire  ces  deux  bâtiments  qui n’étaient  que  ruines  lorsqu’il    en  a  pris possession. Le lendemain,  Mr  kipret  se  rendit  chez  la notaire, Me Dème Coulibaly pour lui faire part de  cette  situation,  en  lui  demandant d’intervenir afin de régler définitivement ce dossier, Me Dème Coulibaly, promit à Mr kipret de saisir Mr Haïdara pour le ramener à la raison.3 jours après sa visite chez la notaire, Mr Kipret reçut un commandement de la part de l’avocat Me Karamoko Coulibaly, lui  demandant  de verser  par  devers  lui,  le  montant  de 400.000.000fcfa dans les 72heures, faute de quoi, Mr Kipret se verrait expulsé des deux maisons.(Maitre Karamoko Coulibaly  n’est autre que le Mari de la notaire Me Madina Dème Coulibaly) Naturellement, Mr kipret, ne s’est pas exécuté. Une convocation en réfère pour expulsion s’en est suivit au tribunal de la commune IV. La société WAIC a été déboutée de sa demande. Suite à cela, Me Mamadou B Kéïta Le conseil de Mr  Kipret  se  rendit  chez  Me Karamoko Coulibaly, pour lui remettre un acte. C’est  Me  Madina Dème Coulibaly,  qui a déchargé cet acte adresse à son Mari. Suite à cela, la société WAIC qui se trouvait en redressement judiciaire depuis déjà un an, a été mise en liquidation judiciaire. De 2016 à 2018, alors que Mr Kipret se faisait balloter par le syndic en charge de la liquidation, Mr Haïdara a eu le temps de créer une nouvelle société, toujours par l’entremise de Me Madina Dème Coulibaly. Il se fit remettre les titres fonciers de WAIC que détenait la notaire, dont les deux titres destinés

à  Mr    Kipret et  qui  ont  fait  l’objet  d’une inscription au livre foncier de l’état du Mali Mr Haïdara transféra les titres à sa nouvelle société TIGER Sarl Mali, et en 2018, il les transféra en définitif à sa personne, au prix incroyable de 9.000.000fcfa pour le 2471, et 8.000.000cfa, pour le 2470.Rappelons que ces mêmes titres que sa société a  vendu  en mai  2007  80.000.000fcfa  et 70.000.000fcfa,  pour  lesquels,  en  2015,  il réclamait200.000.000fcfa par titre Depuis début2019, Mr Ismaël Haïdara utilise ses  titres  frauduleusement  acquits,  pour persécuter Mr Kipret à coup de procédures intempestives. Depuis 2007 à ce jour, aucun tribunal n’a remis en cause ces deux promesses de vente. Afin de rester dans le cadre de la loi jusqu’au bout, Mr kipret intentât une procédure contre la WAIC toujours entre les mains du liquidateur. Il créa un  compte séquestre de  140.000.000f pour le paiement des deux titres foncier avant réclamation des sommes trop perçues. WAIC  fut  condamnée  par  le  tribunal  de commerce à remettre à Mr kipret ses deux titres fonciers sous astreinte de 250.000fcfa par jour non obstat voies de recours Le  syndic chargé  de  la  liquidation, Abdourahmane  Touré expert-comptable. Dans l’incapacité de récupérer ces titres fonciers pour faire respecter la décision du tribunal, a préféré poser  sa démission,  en  accablant explicitement  Haïdara,  la  notaire Dème Coulibaly, le Procureure de la commune IV de l’époque Dramane Diarra. Selon le liquidateur Touré, ces derniers n’ont de cesse, par des méthodes très peu orthodoxes, entravé la bonne marche de sa mission. Nous détenons un document anti daté en avril 2007sorti par Mr  Haïdara de son chapeau pour justifier l’annulation unilatérale de la vente.

Ce contrat sous sein prive entre WAIC et Mr Pascal Kipret n’est autre qu’un texte sur une demi-page qui ne dit rien. Mr Kipret à la barre, martèle que ce document est un faux, réfute énergiquement et demande que l’original soit produit afin qu’une expertise soit faite. A ce jour, nul document original présenté à notre connaissance. Mr Kipret de confirmer qu’il ne peut avoir signé ce document en avril 2007, car, la 1ere foi qu’il a rencontré Mr Haïdara, c’était dans le courant du mois de mai 2007.Mr Kipret d’expliquer que pour des contrats de 140.000.000fcfa,  il  a  jugé  nécessaire  et obligatoire de les signer devant notaire. Alors comment  pourrait-il signer un contrat sous seing privé sur une demi-page, pour la finition de toute la cité composée de 20 villas construites sur des terrains d’environs 1000m2 au bas mot cela se chiffrerait à plus de 2 milliards de francs CFA Le 28/07/2020, le juge Nema Sagara  Tambadou, siégeant au tribunal de  la commune IV, dans le cadre  d’une  assignation  en  correctionnelle (toujours initiée par Ismaël Haïdara),condamne Mr Kipret à un an de prison avec mandat de dépôt à la barre. Mr Kipret, refusa de se soumettre et, par le biais de ses avocats, engageât une procédure pour suspendre ce fameux mandat de dépôt, dans l’attente de l’audience en appel. Le vendredi 08/08/2020, à la séance de délibéré dans  l’action  en référé pour expulsion entreprise à la cour d’appel de Bamako par Mr Ismaël Haïdara, le verdict est sans surprise. Le  tribunal  a débouté Mr  Haïdara  de  sa demande, ainsi, donné raison à Mr Kipret. Rappelons que Mr Haïdara alors PDG de la société WAIC avait engagé par le biais de son avocat  Me  Karamoko Coulibaly  (époux du notaire  Me Dème Coulibaly) la première procédure en référé pour  expulsion a  la Commune IV, en 2015, et il avait perdu. En mars 2019, fort de ses deux titres fonciers frauduleusement acquits en son nom propre, à l’insu de Mr Kipret il a renouvelé la même action. Il a de nouveau perdu. Il Interjeta appel. Il a perdu. Il saisit la cour suprême, qui ordonna que ça soit rejugé  à la  cour  d’appel  par  un  tribunal autrement composé. Sans surprise, la décision fut contre lui, Lundi 10/8/20 une action pour la levée du mandat  de dépôt émis  par  le  juge  Sagara Tambadou a été entreprise par les conseils de Kipret. Le dossier est actuellement en délibéré.

<strong>Par PAscal KIPRET</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Embargo de la CEDEAO sur le Mali : La plateforme Ac&#45;Aeem demande la levée immédiate de la mesure</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/embargo-de-la-cedeao-sur-le-mali-la-plateforme-ac-aeem-demande-la-levee-immediate-de-la-mesure-2893258.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 21:06:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La plateforme des Anciens camarades de l’Association des élèves et étudiants du Mali, membres du M5-RFP demande à la Cedeao la levée immédiate de l’embargo sous lequel le Mali se trouve depuis l’évincement d’IBK du pouvoir ce 18 août 2020. C’était ce jeudi 27 août 2020, au cabinet de Soumaïla Cissé sis à Badalabougou.</strong>

La plateforme des anciens camarades de l’Association des élèves et étudiants du Mali (Ac-Aeem) est prête à jouer son rôle dans l’apaisement du climat sociopolitique au Mali. Ainsi les anciens membres de l’Aeem appellent la communauté internationale à plus de retenue et au sens de la responsabilité en accompagnant le peuple malien qui, de leur point de vue, a trop souffert. De ce fait, ils demandent à l’organisation sous-régionale de lever l’embargo sur le Mali et immédiatement.

Les anciens camarades de l’Aeem sont conscients que les défis du Mali sont immenses. Pour les relever, ils ont décidé de s’engager auprès du Comité national pour le salut du peuple (Cnsp). Ils se sentent interpellés par l’occupation des 2/3 du territoire par les djihadistes,  narcotrafiquants et bandits armés. En outre, ils ont évoqué la cherté de la vie, le manque de soin équitable, le népotisme, la gabegie et la corruption généralisée.

Par ailleurs, la plateforme exhorte les autorités à mettre en place une structure nationale et indépendante pour enquêter sur toutes les malversations financières, les abus du pouvoir durant les sept années de gouvernance d’IBK et traduire les coupables devant les juridictions compétentes.

La plateforme salue l’engagement du Comité stratégique du M5-RFP et l’autorité morale en la personne de l’imam Mahmoud Dicko pour les efforts fournis afin de soulager le peuple malien.

La plateforme appelle toutes les composantes de la nation, la société civile et les partis politiques à accompagner le Cnsp dans le processus de transition. Une transition qu’ils veulent démocratique et populaire pour le retour à une vie constitutionnelle normale.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Acte fondamental du CNSP :   La nouvelle conjuration contre le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/acte-fondamental-du-cnsp-la-nouvelle-conjuration-contre-le-mali-2893269.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 20:00:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Certains ont estimé que ce document est le premier faux pas des militaires qui ont arrêté le président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août dernier. Pour d'autres, c'est carrément un deal bien ficelé entre IBK, la France et le quarteron de colonels désormais aux affaires.</strong>

Le 24 août 2020, le Cnsp a en effet rendu public un document dénommé ‘’Acte fondamental’’, qui reprend plusieurs dispositions de la Constitution encore en vigueur. Mais, même avec ce constat qui saute pourtant bien à l'œil,  on ne peut cependant pas affirmer sans retenue que la Constitution du 25 février 1992 est malicieusement suspendue. Toutefois, nombre de nouvelles formulations dans le document publié dans le Journal officiel donnent à comprendre que ‘’l'Acte fondamental’’ des militaires est, sinon une constitution-bis aux côtés de celle en vigueur jusqu'à leur prise du pouvoir, du moins un "machin" appelé à rendre caduque la Loi fondamentale qui ne peut manifestement pas faire leur affaire et qu'il leur convient de marcher dessus, à  défaut de la piétiner carrément. Le pouvoir rendant le plus souvent fou, les appétits ont dû trop vite provoquer des démangeaisons chez nos beaux et élégants colonels.

Dans l'article 32 et suivants de la Constitution spartiate (c'est bien cela) que le Comité national pour le salut du peuple a promulgué à la hussarde, on lit clairement qu'il   désigne en son sein un président qui assure les fonctions de chef de l'Etat et qu'à ce titre, ce dernier signe les ordonnances et décrets, nomme aux fonctions civiles et militaires, accrédite les ambassadeurs et envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères et reçoit les accréditations des envoyés extraordinaires et des ambassadeurs étrangers (articles 34, 35, 36). À partir de cet instant, il y a un hold-up sur toutes les autres  institutions de la République, il y a plus que le Cnsp dans la forme absolue des régimes militaires comme il en a existés dans un passé pas si lointain.

En effet, à première observation qu'on peut faire ici est qu'avant toute mise en place d'organes transitoires, le Cnsp a déjà choisi les autorités dirigeantes de la transition. L'article 30 dit, certes, que le Comité assure la continuité de l'État en attendant la mise en place des organes de transition, mais qu'est-ce qui justifie cette précipitation dès lors que les organes doivent être mis en place dans les plus brefs délais ?  Y a-t-il finalement une réelle volonté de mettre effectivement en place des organes transitoires ? Il ne faut pas se voiler la face, il y a une conjuration contre les autres composantes de la nation qu'on  appelle partis politiques et regroupements de partis politiques ou de société civile avec ses différentes organisations et associations. Ce qui indexe une trahison nouvelle qui ne dit pas son nom. À peine que l'on a fini d'applaudir les colonels pour la propreté de l'action de mise à l'écart d'IBK, on découvre sous leurs bérets les cornes du diable. D'où le malaise largement répandu que l'arrestation d'IBK n'est qu'un énième coup fourré  contre le peuple malien, un complot ourdi pour soustraire les prédateurs à la justice. Non seulement les militaires ont laissé filer Karim Kéita et le Général Moussa Diawara qui ont pu tranquillement quitter le pays, mais aussi ils semblent tout pardonner à IBK qui se la coule douce désormais.

Ensuite, si l'on regarde les dispositions transitoires de cet Acte fondamental, il est dit à l'article 41 que ses dispositions s'appliquent comme dispositions constitutionnelles, complètent, modifient ou suppléent celles de la constitution de 1992. Là, il y a un grave problème puisque la Constitution du 25 février 1992 n'a pas été suspendue et elle continue donc d'être la norme fondamentale au Mali. Si cela est, comment le Cnsp, qui n'est même pas encore une autorité législative de transition, peut édicter une norme dont le but est de s'appliquer comme une constitution ou de modifier ou suppléer les dispositions d'une constitution en vigueur ? Pire, à l'alinéa 2 de ce même article 41, on lit que toutes les dispositions de la constitution du 25 février 1992 s'appliquent tant qu'elles ne sont pas contraires ou incompatibles avec celles du présent ‘’Acte’’.

Nous sommes en plein pied dans la masturbation intellectuelle. Cet article 41 dissout de fait la Constitution de 1992 car un acte pris isolément sans se référer au peuple ne saurait supplanter une constitution en vigueur. La junte a donc pris la responsabilité de mettre notre Constitution de côté. Il faut maintenant en tirer les conséquences. En effet, si la constitution est de fait suspendue comme c'est le cas, il va s'en dire que toutes les institutions qui sont issues de cette constitution disparaissent du coup. Ainsi, nous n'avons plus ni Cour constitutionnelle, ni Cour suprême, ni Haut conseil des collectivités, ni Conseil économique et social, ni Haute Cour de Justice.

Par cet acte, la junte vient de faire son premier faux pas et les Maliens doivent avoir une réaction à la mesure de la gravité de l'acte posé. Le peuple n'a pas le droit à l'erreur en cette phase de la vie nationale que nous avons voulue rédemptrice.  Il n'a plus à galvauder nos acquis dès le départ. Ou le Cnsp retire son ‘’Acte fondamental’’ comme la bande à Amadou Aya Sanogo a été contrainte de rétablir la Constitution de 1992 qu'elle avait suspendue, ou la nation se  maintient debout sur les remparts. La réaction forte opportune de l'imam Mahmoud Dicko va dans le sens de la révolution déclenchée. Le Mali ne sera la poupée gigogne de personne. Ni de la Cedeao, du Cnsp.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Modibo Seydou Sidibé, professeur d’Economie : « On peut relier toutes les crises maliennes  à la corruption »</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/modibo-seydou-sidibe-professeur-deconomie-on-peut-relier-toutes-les-crises-maliennes-a-la-corruption-2893291.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/modibo-seydou-sidibe-professeur-deconomie-on-peut-relier-toutes-les-crises-maliennes-a-la-corruption-2893291.html</guid>
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<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 19:06:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une analyse de la crise sociopolitique qui secoue le Mali depuis juin 2020, Le professeur d’économie à Duke University, aux Etats-Unis, Modibo Seydou Sidibé pense que la nation malienne  souffre d’un mal particulier qui est la corruption durant les vingt dernières années.</strong>

Dans son numéro 3091 paru en août 2020, le journal ‘’Jeune Afrique’’ sous la direction de François Soudan, publie l’analyse d’un jeune universitaire qui dresse un tableau sombre de la gestion du Mali, avant de projeter une lueur d’espoir pour une sortie de crise. Toute chose qui veut dire que les Maliens à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur ont leur regard sur la gestion de leur patrimoine commun : le Mali.

De prime abord, Modibo Seydou Sidibé souligne le rassemblement sur la Place de l’indépendance des « <em>associations de la Société civile et de partis politiques</em> » pour créer un mouvement dénommé ‘’Espoir Mali-Koura’’ (nouveau Mali). L’objectif, dit-il, c’était de dénoncer « <em>la mauvaise gouvernance du pays</em> » et d’appeler à « <em>l’avènement d’une nouvelle République »</em>. Une initiative qui, de son point de vue, passerait par « <em>la démission de toutes les institutions de l’Etat : l’exécutif, le législatif et le judiciaire</em> ».

Le professeur d’économie, visiblement jeune en photo, est conscient que le Mali souffre de la décadence « réelle » causée par la corruption « depuis bientôt soixante ans ». A l’entendre, ce mal particulier engendre  toutes les difficultés économiques et sociales. « On peut relier toutes les crises maliennes des vingt dernières années au partage des fruits de la corruption », a affirmé l’universitaire qui cite comme illustrations de cette thèse: le coup d’Etat de 2012 perpétré par la junte militaire, la corruption dans tous les secteurs économiques et sociaux comme la douane, les impôts, les marchés publics, la police, la justice, les hôpitaux etc. « <em>La corruption ne conduit pas uniquement au gaspillage des maigres ressources publiques, elle asphyxie l’appareil productif et fait du Mali un paradoxe économique. Bien que très peu de personnes aient un travail stable, Bamako achète presque tout à l’étranger » </em>Et d’ajouter que la corruption a biaisé l’arbitrage des acteurs économiques, rendant l’importation presque toujours plus profitable que la production locale. C’est ce, continue-t-il, qui explique que la montée en puissance de l’Office du Niger, annoncée à maintes reprises, n’ait pas eu lieu et le gouvernement subventionne l’importation du riz. « <em>L’insuffisance des guichets pour payer une amende, la lenteur dans la délivrance d’un compteur électrique et le racket des policiers sont incompréhensibles</em> », selon monsieur Sidibé.

Malgré tout ce diagnostic macabre, le professeur d’économie ne perd pas l’espoir. Pour lui, pour désespérante que paraisse la situation malienne, elle n’est pas sans solutions. La lutte contre la corruption ne saurait être un slogan, mais plutôt un projet sociétal, un travail de longue haleine. « <em>Cette lutte suppose d’identifier les facteurs qui conduisent des individus à s’approprier le bien collectif »</em>, dit-il.

Partant, il invite de jouer simultanément sur deux leviers : sanctionner plus lourdement les agents publics corrompus et accroître les bénéfices de la non-corruption pour les usagers. De son point de vue, le Mali, berceau des grands empires, a besoin d’un leader déterminé à reprendre en main le destin du pays, conscient de sa riche histoire et à la hauteur des défis du monde moderne. Le professeur pense également que combattre les maux liés à la corruption offre une lueur d’espoir à cette jeunesse que le désarroi a poussée vers les extrêmes. « <em>C’est un préalable afin de bâtir une nation plus juste, plus solidaire, un pays qui offre une perspective à une génération n’aspirant qu’à l’émigration</em> », a conclu l’universitaire qui s’est montré convaincu que tout acte de corruption doit comporter un risque non négligeable de perte d’emploi.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assistance humanitaire au Mali : Ocha dresse une situation critique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/assistance-humanitaire-au-mali-ocha-dresse-une-situation-critique-2893292.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 17:07:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plus de six millions de personnes sont en besoin d’assistance. C’est du moins ce qui ressort du dernier rapport de situation sur le Mali du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha en anglais). L’Organisme onusien note par ailleurs que plus de 26 mille Maliens sont victimes des inondations.</em></strong>

Si l’on en croit au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, Ocha, il faut dire que la situation humanitaire du Mali est des plus critiques. Dans son rapport de situation en date du 28 août 2020, l’organisme onusien relève en effet que 6,8 millions de personnes, soit un tiers de la population malienne, ont besoin d’assistance humanitaire. Face à cette situation, les partenaires humanitaires, en coordination avec les structures étatiques, ciblent 5,5 millions de personnes correspondant à plus du double de la population ciblée au début de l’année.

Selon le rapport, l’augmentation de la population vulnérable s’explique par la persistance des besoins humanitaires liés aux conflits. A ces besoins, se sont greffés ceux en lien avec la pandémie de Covid-19 dans un contexte marqué par la période de soudure, ainsi que les conséquences des poches de sécheresse et des inondations saisonnières, regrette Ocha.

<strong>Faible mobilisation  des fonds</strong>

Selon l’organisme onusien, sur les 474 millions de dollars américains recherchés à travers le Plan de réponse humanitaire (PRH) révisé, seulement 166 millions de dollars étaient mobilisés au 24 août 2020. Soit un taux de financement de 35 pour cent. Le déficit de financement actuel s’élève à 308 millions de dollars. Avec les fonds reçus, les partenaires humanitaires assistent les populations les plus vulnérables dans tous les secteurs de l’assistance. Dans ce cadre, plus de 873 000 personnes ont reçu une assistance alimentaire en juillet dans les régions du centre, ainsi que celles du nord et dans la région de Kayes.

<strong>Plus de 26 mille personnes dans l’enfer des eaux</strong>

Selon le rapport, les inondations ont touché environ 3 993 ménages, soit 26 711 personnes dont 5 400 personnes déplacées internes dans les régions de Gao, Mopti, Ségou, Kayes, Tombouctou, Ménaka et Kidal. Ocha imputent ces chiffres aux données recueillies par les services techniques étatiques. Au total, 58 pour cent des personnes affectées vivent dans les régions de Mopti et Ménaka.

Et le document de relever que les dégâts matériels engendrés par les inondations incluent la destruction de 1 460 maisons et de plus de 100 tonnes de vivres, ainsi que la perte de 736 hectares de culture et de plus de 300 têtes de bétail.

En vue de faciliter une assistance rapide aux populations sinistrées, les partenaires humanitaires ont soutenu les directions régionales de la protection civile (Drpc) et les directions régionales du développement social (Drds) dans l’exercice de mise à jour des plans de contingence.

En outre, en appui aux efforts des autorités maliennes, les acteurs humanitaires ont, selon Ocha, assisté en vivres, en abris et en produits non alimentaires les familles les plus vulnérables. Mieux, ils contribuent aux séances de sensibilisation sur les risques de propagation de la Covid-19 dans les lieux de refuge des personnes sinistrées. Il s’agit notamment des écoles, infrastructures étatiques, etc.

<strong>Plus de 120 mille personnes à risque </strong>

Le rapport précise toutefois que cette assistance, bien que cruciale pour sauver des vies et préserver la protection et la dignité des personnes sinistrées, reste insuffisante par rapport aux besoins croissants liés aux inondations.

Selon l’organisme onusien, d’autres interventions sont à prioriser afin de briser le cycle récurrent des inondations, à savoir le curage des caniveaux pour l’écoulement des eaux de ruissellement, la construction des digues autour des agglomérations urbaines à risque et la sensibilisation de la population sur les risques de construire dans des zones inondables.

Cette année, plus de 121 300 personnes, dont 44 pour cent vivant dans les régions de Kayes, Gao et Mopti, sont à risque d’inondations, selon les projections du plan de contingence national.

Le document note par ailleurs que le nombre de cas de violences basées sur le genre (VBG) rapportés est passé de 2021 cas de janvier à juillet 2019 à 2981 cas de janvier à juillet 2020. Soit une augmentation de 47 pour cent. Ces données révèlent que 99 pour cent des personnes touchées sont des femmes et 36 pour cent des VBG sont des violences sexuelles.

Aussi, plus de 6 100 passagers ont été transportés par le service aérien humanitaire des Nations unies depuis le début de l’année.

<strong>Synthèse par Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Organisation de la transition au Mali : La junte joue en solo, le M5 proteste,  l’imam met en garde</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/organisation-de-la-transition-au-mali-la-junte-joue-en-solo-le-m5-proteste-limam-met-en-garde-2893271.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 14:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La gestion de l’après coup d’Etat s’annonce très difficile pour les militaires du Comité national pour le salut du peuple (Cnsp). En effet, les jeunes mutins de Kati ne cessent de commettre des erreurs depuis le lendemain de la démission du président de la République, Ibrahim Boubacar  Keïta.  La dernière en date est, sans nul doute, cette tentative avortée de la tenue d’une concertation entre les auteurs du coup de force, la Société civile et des partis politiques   sans tenir compte du M5-RFP, l’acteur majeur de la contestation du régime d’IBK.</strong>

<strong> </strong>Ils étaient tous là ce samedi  29 août 2020,  au Centre international de conférence de Bamako, sur l’invitation du président du Comité national pour le salut du peuple, Colonel Assimi Goïta.

Les partis politiques, les organisations de la société civile,  des signataires de l’Accord pour la paix  issu du processus d’Alger  attendaient tous avec impatience l’ouverture  d’un cadre d’échanges entre la junte et les forces vives de la nation sur l’organisation de la transition. C’était sans compter sur l’impréparation et l’amateurisme d’une junte qui n’avait d’autre choix  que d’informer les acteurs conviés du report de ladite concertation dans un communiqué signé du patron de junte, le Colonel Assimi Goïta.

Dans  ledit communiqué, la junte justifie le report de la  rencontre par un souci d’ordre organisationnel.  Cette version officielle ne peut nullement dissimuler la volonté manifestée du Cnsp d’ignorer le M5-RFP dans la tenue d’une rencontre aussi importante qui devait jeter les bases du futur pouvoir transitoire.

La junte avait d’ailleurs déjà donné le ton de ce mépris vis-à-vis du M5-RFP dans un communiqué officiel  en date du 28 août 2020, invitant, selon les termes dudit communiqué,  à des échanges  sur l’organisation de la transition des acteurs ci-après : le Conseil national de la société civile, le Forum des organisations de la société civile, le mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, le groupement des partis politiques de la majorité, le groupement des partis politiques de l’opposition politique, le groupement des partis politique du centre, et les partis politiques non alignés.

Selon certains observateurs, une telle démarche solitaire de la junte qui n’à d’autre objectif  que l’écarter le M5-RFP de l’organisation et de la gestion de la transition qui risque d’être un alliée encombrant dans un processus où le maitre mot demeure l’incertitude.

Face à ce comportement cont<strong>raire à la première déclaration  du Cnsp, le M5-RFP a décidé de prendre les taureaux par les cornes dans un </strong>communiqué signé de Choguel Kokalla Maïga du Comité stratégique du M5-RFP.

<strong>Le M5 s’indigne</strong>

Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) dit avoir pris connaissance de cette rencontre à travers les médias, et « regrette de n’avoir pas été invité à ladite rencontre ».

Dans ledit communiqué, le M5-RFP met en garde  la junte contre toute  action solitaire ou tentative de confiscation de la transition par les militaires. « Le M5-RFP rappelle la lutte patriotique du Peuple malien à travers les manifestations publiques durant plusieurs mois, dans le but de contribuer à l’émergence d’un Mali nouveau que les forces armées et de sécurité ont parachevée le 18 août 2020. A ce titre, le M5-RFP est et demeure un acteur majeur de ce changement et doit être associé au premier plan à la conception de l’architecture de la Transition avec l’ensemble des forces vives de la Nation. En conséquence, le M5-RFP invite le Cnsp à une concertation urgente entre les deux forces principales du changement que sont le M5-RFP et le Cnsp, comme cela avait été souhaité lors de la rencontre de prise de contact du 26 août 2020 », indique le communiqué.

<strong>Sortie musclée de l’imam</strong>

Avant ce communiqué, l’autorité morale du M5-RFP, l’imam Mahmoud Dicko,  avait donné le ton de la mise en garde. C’était le vendredi dernier, au palais de la culture Amadou Hampâté Ba de Bamako, lors d’un meeting  de prière pour les victimes  de la contestation. Dans un discours sans langue de bois, le leader religieux invite les militaires du Cnsp à privilégier le dialogue avec le M5-RFP. « J’ai un message clair à faire passer ! Désormais personne ne donnera un chèque en blanc aux jeunes [Cnsp]. Personne ne fera ce qu’il veut de façon anarchique dans ce pays ; c’est fini !  Permettez-moi de saluer les jeunes héros qui sont venus parachever les luttes de plusieurs jours. Je leur demande de tenir leur parole. Ce sont nos frères et nos enfants. Je leur demande de ne pas commettre les mêmes erreurs que les anciens. Qu’ils s’asseyent avec le M5 ainsi que toutes les forces vives pour parler dans la dignité et dans l’entente. Qu’ils arrêtent de se la jouer solitaire dans leur coin ! Ils sont enfermés là bas dans leur coin, les gens y font des va-et-vient.  Qu’ils facilitent la situation et allègent la souffrance des Maliens. Ils sont censés être la solution et non le problème. Je me dois de leur dire ce message. Ils ont du respect pour moi, mais cela ne m’empêche pas de leur dire la vérité. Qu’ils veillent à ce qu’on continue dans la dignité.  Je suis retourné dans la mosquée mais n’oublions pas que la mosquée est au Mali. Je suis retourné dans la mosquée mais je reste dans le Mali».

La mise en garde  de Mahmoud Dicko a été soutenue par un autre ton plus menaçant.  Le vrillant  Issa Kaou Djim est passé par là dans une vidéo où il met en doute la sincérité du Cnsp d’aller à une transition apaisée avec une large concertation des forces vives de la nation en générale et du M5-RFP en particulier. « <em>Le Cnsp doit inscrire ses actions dans l’inclusivité, puisqu’il a juste parachevé une révolution. Mais s’il tente de confisquer la transition par une action solitaire, ce groupe de militaires trouvera sur son chemin le peuple malien sous la conduite de l’imam Mahmoud Dicko</em> ».

<strong>Nouhoum DICKO</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sortie de crise au Mali : FPR demande la suspension de la Constitution</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/sortie-de-crise-au-mali-fpr-demande-la-suspension-de-la-constitution-2893273.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 09:47:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A la faveur d’une conférence de presse tenue, ce 27 août 2020, les Forces patriotiques pour la refondation du Mali (FPR) ont souhaité de tous leurs vœux la suspension de la Constitution et des institutions de la 3<sup>ème</sup> République afin de préparer une 4<sup>ème</sup>. C’était à la Maison des aînés.</em></strong>

<strong> </strong>Les responsables des Forces patriotiques pour la refondation du Mali sont dans la posture de la suspension de la Constitution et des institutions de la 3<sup>ème</sup> République pour refonder l’Etat malien qui, selon eux, depuis l’avènement de la démocratie en 1992 a été affaibli par le clientélisme, la corruption et toutes les mauvaises postures qui ont fini par avoir raison de lui.

Pour que le Mali sorte de la crise multidimensionnelle, ce groupement composé de partis politiques et associations de la société civile lance un appel solennel à tous les compatriotes et les forces vives de la nation à jouer leur partition. En outre, ils demandent la promulgation de l’ordonnance portant acte fondamental du nouvel Etat du Mali et la mise en place des institutions de la transition. Les Forces patriotiques pour la refondation du Mali se disent convaincues qu’une transition civile ayant à sa tête un militaire aura l’adhésion du peuple malien.

A l’entame de la cérémonie, une minute de silence a été observée en la mémoire de ceux qui sont tombés les 10,11 et 12 juillet 2020. Ce, à la demande d’Aboubacar Sidiki Fomba du Crsc. Partant, il dira que le combat que les FPR mènent concourt à la refondation du nouvel Etat malien. De son point de vue, il ne s’agissait pas de remplacer IBK par Moussa ou Jean, mais de refonder le Mali détruit pendant 28 années. « <em>Nous ne voulons pas revenir à mars 1991. Nous ne voulons pas reprendre le combat après IBK. Nous n’encourageons pas la prédation politique</em> », a laissé entendre monsieur Fomba qui pense que les militaires traînent à mettre en place le gouvernement de transition.

Etaient présents à cette cérémonie Baïla Niang du Cocirem, Mamadou Djigué du LR, Abdoulaye Traoré du MJ5, Mme Fofana Fily Traoré de Ferdi et Bandjougou Diawara du LR.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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<title>Condamné  à 12 mois d’emprisonnement : Pascal Kippret bénéficie d’une liberté en catimini</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/condamne-a-12-mois-demprisonnement-pascal-kippret-beneficie-dune-liberte-en-catimini-2892432.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Aug 2020 18:47:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Condamné par le Tribunal de la commune IV pour dépossession frauduleuse, le Sénégalo-Ivoirien, Pascal Kippret défile en liberté provisoire obtenue en cachette à la Cour d’Appel de Bamako. Ce, avec la complicité de certains magistrats.</strong>

La justice malienne fait, une fois de plus, parler d’elle d’une des manières les plus péjoratives. Il s’agit d’un fait grave commis par Pascal Kippret sur le bien d’autrui. Cet étranger sur le sol malien n’a eu froid aux yeux en violant la promesse de vente synagmaltique sous condition avec la société Waic-SA dont I H était le PDG. L’affaire concerne deux immeubles appartenant à IH qui les a achetés quand la société Waic a été radiée des livres du Tribunal de commerce de Bamako.

Cette promesse de vente établie depuis 2007 dit en son article 1<sup>er</sup> des conditions de vente que l’acquéreur sera propriétaire de l’immeuble objet de ladite promesse de vente seulement en cas de vente définitive. Pascal Kippret a occupé les immeubles sur la base de la promesse et une convention sous seing privé entre lui et la société Waic.

Il a violé cette promesse car il n’a payé un seul kopeck depuis 2007. Ce qui veut dire que la promesse était devenue caduque. Alors Pascal Kippret ne peut, en aucune manière, être le propriétaire des immeubles. Donc, c’est sur la base de cette caducité de la promesse de vente que I H a acheté les deux immeubles et a transféré les titres fonciers en son nom.

Pascal Kippret a profité d’un  problème que la société Waic a eu avec La BHM pour dire à tout bout de champ que les immeubles lui appartiennent. Non content de l’occupation illégale de ces titres fonciers 2470 et 2471, il a complètement démoli l’immeuble 2471 emportant tuiles, fenêtres et portes pour les vendre sur un chantier. En outre, il a donné les immeubles en gage à une banque de la place. Des particuliers qui les ont loués aussi lui donnent 1.500.000 FCFA par mois jusqu’aujourd’hui. Interpellé au Tribunal de la commune IV, Pascal Kippret a été condamné à 12 mois d’emprisonnement, à payer 135.365.535 FCFA de réparation de préjudices et 10.000.000 FCFA de dommages et intérêts. Il a tenté plusieurs fois de s’extirper à la justice malienne. Selon nos sources, son arrivée au Tribunal dans un taxi banalisé corrobore cela.

Le vendredi 14 août 2020, un document a été remis à IH pour lui faire savoir qu’un rabat de délibéré a été fait avec une demande de liberté provisoire. De sources sûres, les juges de la Cour d’Appel n’ont pas statué sur le dossier. Le hic dans cette affaire est que le lundi 17 août 2020, en l’absence d’IH et ses avocats, Pascal Kippret a été mis en liberté provisoire sans une caution.

Toujours, depuis ce jour, selon nos sources, Pascal Kippret fuit la décision de justice et défile dans la nature comme bon lui semble. Une violation grave de la loi qui n’honore guère la justice malienne. Pour que la justice malienne soit équitablement distribuée, il faut que les juges se ressaisissent pour donner raison à qui de droit et punir le coupable. Sinon de cette façon, l’âge d’or de la justice malienne n’est pas pour demain.

A noter que pour le besoin de recoupement de l’information, un juge de la Cour d’Appel, très connu dans le milieu, a été joint par nos soins. Mais il n’a pas voulu réagir.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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<item>
<title>Mahmoud Dicko aux militaires putschistes : « Le peuple vous observe dans ce combat pour le Mali »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mahmoud-dicko-aux-militaires-putschistes-le-peuple-vous-observe-dans-ce-combat-pour-le-mali-2892415.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Aug 2020 17:52:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion du meeting de remerciement du M5-RFP, l’imam Dicko prévient la junte militaire que le peuple a un œil vigilant pour les observer dans ‘’ ce combat ô combien important pour le Mali’’. C’était le vendredi 21 août 2020, à la Place de l’indépendance.</strong>

Des milliers de personnes sont sorties ce vendredi pour répondre à l’appel du comité stratégique du M5-RFP afin de manifester la joie du balayage du régime d’IBK.  Même si ‘<em>’le Très respecté et éclairé’</em>’ imam Mahmoud Dicko dit qu’il retourne dans la mosquée après la démission du président IBK et son régime, il ne semble pas qu’il ait totalement rengainé. La sentinelle restera aux aguets pour signaler tout dérapage. L’autorité morale du M5-RFP a martelé, dans son intervention, que le peuple observe ces militaires qui ont parachevé l’œuvre qui a fragilisé le pouvoir d’IBK. Il les a remerciés d’avoir été aux côtés du peuple malien pour remporter ‘’ce combat historique’’. «  <em>Je leur dis aussi que le peuple les observe dans ce combat ô combien important pour le Mali. Merci pour le parachèvement de notre combat commun</em> », a prévenu l’imam Dicko, solennel dans son boubou bleu et le turban blanc enroulé autour de sa tête.

Cet objectif étant atteint, l’imam Dicko se projette dans l’avenir pour la construction du pays. Pour cela, il a lancé un vibrant appel à l’endroit de plusieurs responsables religieux  en les invitant à la culture de la paix et la cohésion sociale. Il a cité, entre autres,  Chérif Ousmane Madani Haïdara, le président du Haut conseil islamique du Mali, le Chérif de Nioro, Cheichnè Ould dit Bouyé Haïdara, le cardinal Jean Zerbo etc.

En revanche, le véridique Dicko qui n’a jamais eu la langue dans la poche n’a pas caressé les destructeurs de biens publics et privés lors des manifestations. « <em>Je suis imam et je reste imam.  Je dois dire certaines choses ici. Ce que je vous demande, je l’ai dit et je le répète. Il y a eu des choses qui se sont passées que je n’ai pas aimées. Les saccages des maisons et des biens publics et privés ne sont pas une bonne chose. Ce n’est pas une question de vengeance. Il ne faut pas qu’on paye le mal par le mal. Ce que je souhaite, il faut qu’on arrête la vengeance</em> », a martelé Mahmoud Dicko. En outre, il a sollicité l’adhésion de tous à l’union sacrée autour des défis actuels. Pour vaincre ces dédis, l’imam appelle les uns et les autres à se donner la main pour construire la seule famille qui est le Mali.

Pour l’imam, les Maliens doivent s’unir pour combattre l’injustice, l’insécurité, la guerre contre le Mali. Il se préoccupe aussi du conflit intercommunautaire. C’est pour cela qu’il a demandé à tous les peuls et dogons de laisser les armes pour construire le Mali. S’adressant à la CMA et la plateforme, il les a rassurés que l’accord d’Alger est  celui de tous les Maliens. Tous, dit-il, doivent se retrouver pour l’application correcte de l’accord.

En réaction aux dénonciations proférées contre la France, l’imam Dicko a été on ne peut plus clair. Il dénonce le comportement des jeunes du M5-RFP à l’égard de l’étranger. L’imam ne veut plus voir ce qu’il a  lu sur les pancartes contre certains pays étrangers. «<em>Je ne veux plus que vous mettiez ce que j’ai vu sur vos pancartes. Je suis contre cette pratique. Donc je demande à mes enfants d’arrêter ces pratiques qui ne nous grandissent pas </em>», a-t-il conseillé.

Par ailleurs, l’autorité morale du M5-RFP a sollicité de la part du peuple malien le pardon pour IBK qu’il appelle “son grand- frère’’.

Pour rappel, la présence des militaires parmi la foule a sérieusement été acclamée par les manifestants.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : Quel impact économique et financier sur le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/sanctions-de-la-cedeao-contre-le-mali-quel-impact-economique-et-financier-sur-le-mali-2892418.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Aug 2020 17:15:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Communauté  Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a été créée le 28 mai 1975 par le Traité de Lagos regroupe quinze (15) Etats et a pour objectif de promouvoir la coopération économique et politique entre les Etats membres. Un des principes fondamentaux de la CEDEAO stipule la promotion et la consolidation d’un système démocratique de gouvernement dans chaque Etat membre tel que prévu par la Déclaration des Principes Politiques adoptée le 6 juillet 1991 à Abuja. </strong>

La CEDEAO a suspendu le Mali de tous ses organes de décision avec effet immédiat, suite aux événements ayant amené le Président Ibrahim Boubacar Keita à démissionner de toutes ses fonctions le mardi 18 août 2020. La décision de la CEDEAO inclut la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que de l'arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières à l’exception des denrées de première nécessité, des médicaments, du carburant, et de l’électricité  entre les autres pays membres de la CEDEAO et le Mali. De surcroit, elle invite tous les partenaires à faire de même, conformément aux articles 1 (e) et 45 (2) du Protocole additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance, et les dispositions de la Charte Africaine sur la Démocratie, les Elections et la Gouvernance et ce jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel.

Les mesures prises par la CEDEAO à l’encontre du Mali auront des impacts économiques, financiers et sociaux conséquents sur les populations déjà éprouvées par une crise multidimensionnelle (politico-sécuritaire, sociale, économique, alimentaire, et sanitaire). Selon la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEA0), l’économie du Mali en 2018 a connu un ralentissement de la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) réel qui mesure la valeur de l’ensemble des biens et services dans un pays. Le taux de croissance du PIB est ressorti à 4,7% contre 5,3% en 2017 et 5,9% en 2016. Cette évolution est imputable aux secteurs tertiaire (4,8%) et secondaire (5,5%) qui affichaient respectivement 5,2% et 6,8% de croissance en 2017.

En examinant les comptes macroéconomiques du Mali en général et la balance des paiements (qui enregistre l’ensemble des transactions économiques avec l’extérieur) en particulier, il ressort clairement que le Mali est assez dépendant du commerce international  même si la balance des paiements est déficitaire chaque année depuis l’indépendance en 1960. De même, la balance commerciale est constamment déficitaire, les importations (achats provenant de l’extérieur) sont plus importantes que les exportations (ventes à l’extérieur).

Aussi, le taux de couverture d'un pays qui correspond au rapport entre ses exportations et ses importations est relativement faible. Il se calcule en divisant le montant de ses exportations par le montant de ses importations, le tout multiplié par 100. Au Mali le taux de couverture des importations par les exportations était en 2015 (85,1%), 2016 (83,0%), 2017 (80,5%) et 2018 (90,4%). Par ailleurs le degré d'ouverture commerciale qui est un indicateur de la mesure des échanges extérieurs d'un pays et qui indique la dépendance du pays vis-à-vis de l'extérieur est insuffisant. Sa formule de calcul est la suivante : [(Exportations + Importations) /2]/PIB) x 100 était évalué pour  2015 (22,6%), 2016 (22,2%), 2017 (21,2%) et  2018 (22,0%)

Selon la BCEAO, en 2018  trois (3)  principaux produits dominent les exportations du Mali, à savoir l'or non monétaire (69,7%), le coton fibre (13,6%) et les animaux vivants (5,4%). Les exportations d'or non monétaire se sont accrues de 212.64 milliards FCFA (ou 18,1%) en 2018 en atteignant 1388 milliards FCFA. Les exportations de fibre de coton se sont, pour leur part, chiffrées à 271 milliards FCFA en 2018, en augmentation de 47 milliards FCFA ou 21,2% par rapport aux réalisations de l’année précédente. Les exportations d’animaux vivants sont ressorties à 108 milliards FCFA, pratiquement au même niveau que l’année 2017. Ces exportations de bétail sont constituées essentiellement de bovins et d'ovins à destination des pays côtiers de la sous-région. La Côte d’Ivoire et le Sénégal, principaux destinataires de ce produit, absorbent respectivement 25,5% et 41,2% des exportations d'animaux vivants.

Les exportations vers le continent africain se sont inscrites à 949 milliards FCFA en 2018 (47,6% du total), montant inférieur à celui de 2017 qui était de 1.044 milliards FCFA (61,9%). Ces exportations, constituées pour une grande part d'or non monétaire vers l’Afrique du Sud, ont baissé de 9,1% en 2018. La part des pays de l’UEMOA a progressé, avec une valeur de 280.658 millions (14,1% des exportations totales) en 2018, après un montant de 188.953 millions en 2017.  Les principaux pays partenaires du Mali pour les exportations sont l’Afrique du Sud (32,4%), le Sénégal (6,3%), la Côte d’Ivoire (2,9%) et le Burkina Faso (2,5%). Tandis que les principaux pays partenaires pour les importations sont le Sénégal (18%), la Côte d’Ivoire (14,’%), le Bénin (3,3%) et l’Afrique du Sud (2,9%).  Les importations d’origine communautaire ont porté essentiellement sur les produits pétroliers (20,3% des importations totales du Mali), les matériaux de construction (6,8%) et les produits alimentaires (4,4%).

Les sanctions économiques et financières c’est- à- dire  l'ensemble des restrictions de circulations de biens, de personnes ou de transferts financiers pourraient concerner les mesures suivantes; 1) Gel des avoirs des différentes autorités et de leurs associés dans les pays membres de la CEDEAO ; 2) Fermeture au Mali de l’accès des ports des pays côtiers de la CEDEAO ; 3) Gel des comptes du Mali à la BCEAO ; 4) Non approvisionnement des comptes de l’Etat malien dans les Banques privées à partir de la BCEAO ; 5) Gel des concours financiers à partir de la Banque Ouest Africaines de Développement (BOAD) et de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO.

De surcroit, la fermeture des trois agences de la BCEAO pourrait conduire à des fortes restrictions au système bancaire empêchant les Maliens de recevoir de l’argent de l’étranger, une manne importante pour les populations maliennes.

<strong>Bamako, le 23 Août 2020</strong>

<strong>Modibo Mao MAKALOU</strong>

<strong>MBA/Finance Internationale</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Gouvernement de transition : Omar Tatam Ly et Malick Coulibaly mieux indiqués !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gouvernement-de-transition-omar-tatam-ly-et-malick-coulibaly-mieux-indiques-2892412.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Aug 2020 15:45:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après le coup d’Etat, l’autre défi pour le Comité national pour le Salut du Peuple (CNSP) reste à remettre le pays marche à travers la mise en place d’un gouvernement de transition pour trouver des solutions aux problèmes des Maliens mais aussi pour doter le pays de nouvelles institutions démocratiques. Pour gagner ce pari, il est indispensable pour les membres du CNSP d’être prudents sur le choix des hommes en misant moins sur les hommes politiques maliens. </strong>

Les bousculades ont déjà commencé dans les QG des partis politiques maliens dont certains, lassés de leur traversée du désert, voient en cette transition un raccourci pour se rapprocher davantage de Koulouba. Comme exactement comme en 2012, certains partis politiques ont déjà la bouche remplie de salives et sont pressés de goûter à la sauce du pouvoir. Et le gouvernement de transition sera une occasion pour eux de pousser des pions. Ce qui se passera sans doute par l’occupation de certains postes stratégique de la transition pour pouvoir influencer le cours normal des élections démocratiques. L’on se souvient de tactique du Général Moussa Sinko Coulibaly lors de la proclamation des résultats provisoires du premier tour des élections présidentielles de 2013. Heureusement qu’il a regretté au fil des années sa partialité en tant que ministre en charge de l’Administration territoriale. C’est dire combien les membres du CNSP sont menacés d’infiltration des pions des partis politiques pour saboter au moment venu toutes les actions patriotiques qu’ils auront à poser durant cette transition politique. Et la meilleure façon de les repousser serait de les maintenir à distance autant que possible jusqu’à ce que les conditions soient réunies pour leur rendre le pouvoir après une élection libre et transparente.

Pour rappel, si nous en sommes là aujourd’hui, c’est la faute de certains partis politiques qui ont échoué à leur mission d’animation du débat politique en cautionnant l’injustice, la mal gouvernance et la corruption durant les sept ans règne chaotique d’IBK. Du coup à l’heure de donner un nouveau départ au Mali, certains d’entre eux doivent patienter dans le garage. Au moins le temps qu’on mette le pays sur les rails.

Pour rappel aussi, si nous assistons à ce deuxième coup d’Etat en  huit ans du fait aussi que la junte de 2012 s’est vite vue contrainte de remettre le pourvoir aux civils.

Du coup, le CNSP doit beaucoup miser sur des hommes et des femmes apolitiques qui n’ont nullement pas besoin de charmer qui que ce soit dans l’accomplissement de leur mission et qui ont déjà prouvé leur capacité de gestion des affaires publiques.

Parmi ces dignes fils du Mali prêts à se sacrifier pour le pays, figurent  Omar Tatam Ly et Me Malick Coulibaly. Ces deux personnes ont comme dénominateurs communs la loyauté à servir le Mali, la transparence dans la gestion des affaires publiques, le dévouement dans le travail et sans complaisance.

Mieux, aucun d’eux ne traine derrière lui la moindre casserole.

Qui ne se rappelle des circonstances de la démission d’Omar Tatam Ly qui a jeté l’éponge pour contester l’immixtion de la famille d’IBK dans la gestion des affaires publiques.  Il pouvait fermer les yeux dessus pour rester dans les grâces du pouvoir que tout le monde sait douces.

Que dire de Me Malick Coulibaly qui a livré une lutte implacable de nulle autre pareille contre la délinquance financière au Mali. Lui aussi a vite vu ses efforts douchés par l’interférence de la présidence de la République dans les affaires judiciaires. Toute chose qui lui a poussé à décliner l’offre de sa reconduction dans le gouvernement II de Boubou Cissé.

C’est dire que chacun de ces hommes peuvent être des ressources utiles au succès de cette transition déterminante pour le futur du Mali.

<strong>Youssouf Z KEITA    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aliou Diallo de l’Adp&#45;Maliba à propos du coup d’état :   «Les amis du Mali ne doivent pas se perdre en condamnations stériles»</title>
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<pubDate>Wed, 26 Aug 2020 15:07:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite à la vague de condamnations contre le coup de force des membres du Comité national pour le Salut du Peuple en provenance de la communauté internationale, le président d’honneur de l’ADP-Maliba, un parti de la Majorité présidentielle jusqu’aux tueries du 11 et 12 juillet 2020, Aliou Boubacar Diallao a décidé de les recadrer. </strong>

Selon le président d’honneur de l’ADP-Maliba, après l’indignation légitime au lendemain de ce qu’il faut appeler par son nom, un coup d’état militaire, les amis du Mali ne doivent pas se perdre en condamnations stériles mais tourner leurs regards vers l’avenir pour proposer une alternance véritable et commencer enfin la reconstruction d’un pays qui a trop souffert depuis 2012.

Dans sa déclaration publique, Aliou Boubacar Diallo se réjouit de la chute du président IBK.

Selon lui, son régime est tombé comme un fruit pourri et le départ d’IBK était devenu inéluctable. « <em>Les officiers qui sont venus l’arrêter à son domicile ne sont que l’expression d’un ras-le-bol généralisé et d’un blocage qui n’avait sans doute plus d’autre issue possible. En son temps, à de multiples reprises, j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour que la contestation demeure dans le cadre constitutionnel et institutionnel</em>», dit le richissime homme politique.

Il ajoute qu’on ne peut que regretter et condamner l’intrusion des forces armées dans le jeu démocratique malien, mais qu’on ne peut pas non plus ignorer que le peuple les soutient très massivement. « <em>L’intervention des militaires vient mettre un terme à une crise inextricable qui paralysait le pays depuis plus de deux mois et qui a coûté la vie à 23 de nos concitoyens tués par le régime d’IBK</em> », se réjouit-il.

A l’en croire, le président Keïta sort désormais par la petite porte. « <em>Il aurait pu se choisir un autre destin. Pour tous les Maliens, sa présidence a pris fin au terme des journées sanglantes de juillet. Lui, si fin stratège, n’a pas pris la mesure de l’indignation au sein d’un peuple qui a fini de lui tourner le dos devant les images des cadavres de nos frères. Comme l’adage populaire le dit, souvent le poisson pourrit par la tête. C’est tout un système de corruption et de népotisme que les maliens ont massivement rejeté. Un système qu’incarnaient depuis 2013 IBK et son entourage, mais qui, il faut être honnête, concerne en réalité l’immense majorité des élites politiques, qui se sont servies de notre pays depuis trente ans plutôt que de le servir. C’est contre eux qu’est orientée la colère du peuple »</em>, regrette Aliou Boubacar Diallo.

Pour lui, de 2013 à nos jours, le président, les ministres, les décideurs de tous poils n’ont jamais cherché à répondre aux angoisses et défis vitaux auxquels sont confrontés chaque jour les Maliens. A savoir, l’absence de perspectives pour la jeunesse, le poison du chômage de masse, l’échec de l’état à garantir à tous des services publics de base, qu’il s’agisse d’éducation, de santé ou d’infrastructures (routes, électricité, eau potable). « <em>Les leaders maliens ont trahi leur peuple ! IBK n’est qu’un énième symptôme de ce mal malien, où la crise sécuritaire puise ses racines et dont elle se nourrit, mais sa gestion clanique du pouvoir, ses tentatives pour miner les acquis démocratiques, et surtout sa gestion calamiteuse du mouvement de contestation qui secoue depuis deux mois le pays font que son départ était sans doute inéluctable</em> », estime le président d’honneur de l’ADP-Maliba.

Selon lui, depuis qu’il a fait tirer sur son peuple, IBK ne pouvait plus diriger le Mali. « Contrairement à ce qu’on peut entendre ces dernières heures dans les médias occidentaux, le risque d’une prise de pouvoir militaire est quasi-inexistant dans le contexte malien. Le coup de force de mardi peut au contraire être le vecteur d’un nouveau départ pour la démocratie malienne, débarrassée de ses embarrassants dinosaures et de leurs réflexes prédateurs », rêve Aliou Boubacar Diallo.

Par ailleurs, il estime que les alliés du Mali, nos amis, en Afrique de l’Ouest et dans le monde, ne doivent pas tourner le dos au Mali face à cette nouvelle épreuve, mais au contraire lui épauler plus que jamais pour vaincre l’hydre terroriste et ramener la stabilité dans notre pays.

<strong>ND</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agression de la CEDEAO contre le Mali :  Un coup de Jarnac mal pensé</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/agression-de-la-cedeao-contre-le-mali-un-coup-de-jarnac-mal-pense-2892398.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Aug 2020 15:03:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'armée malienne a proprement parachevé l'insurrection populaire en procédant sans bavure à l'arrestation du président de la République et des hommes clés de son régime. Les Maliens eux-mêmes, et le monde entier avec eux, ont été surpris de découvrir que la Grande Muette nationale regorge  d'hommes en treillis d'une telle efficacité et d'un tel haut degré de patriotisme. </strong>

&nbsp;

Mais la Cedeao, qui a le malheur d'avoir à sa tête le grand putschiste Mahamadou Issoufou et comme éminence grise Alassane Dramane Ouattara, a cru devoir se saisir de l'action salvatrice des militaires maliens pour déclencher un coup d'État contre le peuple du Mali. Mais le coup de Jarnac, mal pensé et inapproprié, n'a pas eu l'aval d'autres présidents plutôt attentifs aux souffrances des citoyens, c'est-à-dire  la nation meurtrie du Mali. Macky Sall, flegmatique et fin comme un sahélien vrai, a exclu de l'embargo de la cedeao les produits alimentaires, pharmaceutiques et d'hydrocarbures.

Quant à Emballo Oumarou de la Guinée-Bissau, il a carrément émis son veto en faisant prévaloir que si l'on devait agresser le Mali, il faut en même temps lever des troupes pour aller clouer au pilori tous les candidats à un troisième mandat dont la quête est une autre forme de coup d'État; il sous-entendait les deux plus présidents les plus âgés de l'organisation sous-régionale, en l'occurrence Alassane Dramane Ouattara de Côte d'Ivoire et Alpha Condé de la Guinée-Conakry, les deux crocodiles dans la mare Cedeao. Christian Roch Kaboré du pays des hommes intègres a eu, pour sa part, un langage sans fioritures : "Il est illusoire, voire utopique, de penser qu’il est possible de rétablir IBK au pouvoir. Diplomatiquement, c’est infaisable. Militairement, c’est aventureux et politiquement, ce serait une agression contre la souveraineté du peuple malien. Plutôt que de faire pleuvoir les sanctions sur le Mali, il faut aider le peuple malien à s’inscrire dans un schéma de sortie de crise pour le rétablissement rapide des institutions, dans l’intérêt de ce pays et de la sous-région". Mais si Ibrahim Boubacar Keïta en personne, si les propos qu'on lui prête sont avérés, qui aura été le principal dénonciateur du complot de certains de ses pairs : "Je renonce à mes fonctions.  Que nul ne fasse violence sur le peuple malien afin de satisfaire des ambitions autres que les actes posés par mes soins. Je ne retournerai pas aux affaires, même pas pour une seconde. Toutefois, je vous suis reconnaissant, je vous remercie".

Ces propos sont bien dans la forme de la syntaxe qu'IBK aime bien et ils semblent bien s'adresser principalement aux velléitaires Alassane Dramane Ouattara et Mahamadou Issoufou. Somme toute, la dernière délégation de la Cedeao conduite par Goodluck Jonathan et qui est arrivée à Bamako après les évènements du 18 août et la deuxième visioconférence des chefs d'État de la Cedeao tenue deux jours après, le 20 août, a soigneusement évité de mettre en avant la rhétorique et la menace militaires. Il n'a pas été question d'actionner la force en attente de la Cedeao.

Au contraire, Goodluck Jonathan et ses accompagnateurs ont été fair-play d'admettre au fond qu'il ne s'est pas agi d'un coup d'État au sens strict, aucune institution de la République n'ayant été suspendue à la suite de la mise à la touche d'IBK qui fut certes contraint de dissoudre lui-même l'Assemblée nationale, ce qu'il n'avait jamais accepté de faire malgré les demandes répétées de la Cedeao, de la communauté internationale, de la société civile nationale et par toutes les personnes de bonne foi au Mali et à ailleurs.

La Cedeao, il faut l'admettre, est dans son rôle de demander la libération d'Ibrahim Boubacar Keïta et des personnalités de son régime arrêtées. À elle comme à la France, il faut concéder ses réclamations de principe. Mais l'affaire est malienne, une question nationale, donc de souveraineté. Ce qui s'est passé au Mali n'est pas, de surcroît, une première dans la sous-région, loin s'en faut. Si l'on pousse loin la réflexion, Mahamadou Issoufou passera pour un putschiste pour avoir tant acculé à la démission le président nigérien, Mahamane Ousmane, que le pauvre président, le premier démocratiquement élu dans son pays, a fini par être balayé par un coup d'État. Alassane Dramane Ouattara a été indéniablement le principal financier de la sanglante rébellion ivoirienne et, qui plus est, il a été celui qui a soutenu devant le monde entier le coup d'État que le général Guéi Robert a perpétré contre le président Henri Konan Bédié. Qu'à rien de cela ne tienne, l'insurrection populaire a chassé Blaise Compaoré au Burkina Faso et ce dernier a trouvé refuge en Côte d'Ivoire, près de Alassane Dramane Ouattara; la Cedeao n'a décrété aucun embargo sur le Faso.

Et c'est à la même Cedeao que le président Amadou Toumani Touré, défait par un coup de force, a remis sa démission.

La Cedeao des chefs d'État se trompe donc de combat et d'adversaire dans le cas du Mali. Si Alasane Dramane Ouattara, Mahamadou Issoufou et Alpha Condé pensent qu'en faisant des Maliens leur mouton sacrificiel ils se mettront à l'abri de la bourrasque qui les guette, ils ont tout faux. Vent d’est, printemps arabe ou aube nouvelle africaine, désormais l'incurie au pouvoir et les comportements infâmes et indignes se paieront cash. Comme IBK aime à mentionner Allah, alors qu'Allah retourne contre tous les fantoches de présidents, sans dignité,  leur volonté de mettre le peuple digne du Mali à genoux. Où étaient-ils, ces coalisés, quand IBK, ses enfants, ses proches et des généraux apatrides dépeçaient le Mali comme un vulgaire gigot ? ADO et Alpha Condé ont la mémoire courte.

Le peuple malien a défendu en son temps l'intégrité et les droits de ces deux individus face à des régimes qui les connaissaient décidément mieux que nous. Mais l'histoire jugera. Qu'on se le tienne pour dit, le Mali demeurera envers et contre tout. En totale rupture avec l'histoire, ces deux-là ne l'emporteront pas en enfer. De par la justice immanente, leurs comptes seront aussi bientôt réglés par leurs peuples dans peu de temps.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>CSCOM de Mamaribougou : L’eau manque, les usagers souffrent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cscom-de-mamaribougou-leau-manque-les-usagers-souffrent-2890691.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 14:07:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Centre de santé communautaire de Mamaribougou,  en commune rurale du Manden, dans le cercle de Kati (région de Koulikoro), est dans un état de dysfonctionnement total du fait de la rareté de l’eau, source de vie et de santé. Si le centre dispose d’un puits récemment installé, celui-ci ne contient de l’eau que pendant la saison pluvieuse. </strong>

Le Centre de santé communautaire (Cscom) de Mamaribougou,  créé il y a  une décennie, a toujours un problème d’approvisionnement en eau potable. Les usagers du dit centre de santé  souffrent énormément du manque d’eau et vivent dans l’insalubrité totale.  Il s’agit notamment des femmes enceintes qui y séjournent pour se faire assister au moment de leur accouchement. Elles payent le plus lourd tribut. Souvent, ce sont des vieilles qui se déplacent pour chercher de l’eau dans les familles voisines afin de satisfaire les besoins des parturientes. Cela se fait généralement tard la  nuit. Conséquences, elles sont exposées à toute sorte de maladies, sans compter qu’elles se voient souvent refuser l’accès aux puits du voisinage.

Fatoumata Keïta est une habituée de ce centre. Elle raconte son histoire : « <em>J’allais me faire mordre par un chien quand j’étais à la recherche d’eau chez les voisins pendant un accouchement</em> », explique cette vieille qui assiste les femmes enceintes dans le quartier.

Salimata Coulibaly, elle aussi assistante d’une femme enceinte, affirme qu’un homme a essayé de le kidnapper  dans le quartier au moment de la recherche de l’eau, aux alentours du Cscom.

Même son de cloche chez Kadiatou Diarra qui affirme avoir été poursuivie par un jeune alors qu’elle essayait de se procurer de l’eau, à deux heureux du matin.

<strong>Faible intensité du courant aussi ! </strong>

La pharmacie du centre ne dispose pas de réfrigérateur à cause de la faible intensité de l’électricité. Toute chose qui oblige le personnel du Cscom à aller installer son réfrigérateur de conservation des produits pharmaceutiques au Cscom de Kanadjiguila.

Selon Dr Nawaly Keïta, responsable du Cscom, souligne que le bâtiment abritant son centre de santé ne répond plus aux besoins des travailleurs ni à ceux des populations.

<strong>Arouna Bagayoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coton malien et crise de la Covid&#45;19 : Le mérite du PDG de la Cmdt</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/cmdt-textile/coton-malien-et-crise-de-la-covid-19-le-merite-du-pdg-de-la-cmdt-2890690.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 14:04:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Comme tous les pays producteurs de coton, le secteur du coton au Mali a été fortement éprouvé cette année par la crise de la Covid 19 qui a entrainé une chute drastique du prix du coton de la campagne dernière. </strong>Cette dépréciation imprévisible, irrésistible et indépendante de la volonté des responsables de la Cmdt, de la valeur de l’or blanc est la conséquence directe de l’arrêt des grandes usines de transformation du coton en Chine, en Inde ou encore au Singapour.

Mais malgré cette crise sanitaire méchante qui n’a épargné aucun producteur du coton, la confiance n’a pas été rompue entre le Président Directeur général de la Cmdt et les paysans qui sont nombreux à accepter de cultiver en guise de reconnaissance aux énormes efforts consentis par Baba Berthé.

Même si certains paysans n’ont pas cultivé du coton lors de la campagne agricole en cours, la confiance est restée intacte et forte entre eux et le PDG de la Cmdt, chargée de la commercialisation du coton. En effet, la Cmdt et ses partenaires paysans ont été tous victimes de cette dévalorisation imprévisible du coton dont le seul fautif est et reste la pandémie de la Covid 19 qui a pris tout le monde au dépourvu.

Cette chute du prix du coton n’est pas seulement propre au Mali. Disons, c’est le risque du monde des affaires qui dépasse la seule et petite personne de Baba Berthé qui n’est pas un acheteur mais un intermédiaire entre les acheteurs et les producteurs. Et au regard de la gravité de la crise qui a vu beaucoup d’usines de transformation du coton fermées boutique,  il n’était même pas évident pour lui de trouver un acheteur au coton malien au moment où sous d’autres cieux les producteurs supplient les acheteurs en vain.

Le PDG de la Cmdt, Baba Berthé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a pas souffert à relever ce défi. Il a vite mis en jeu son carnet d’adresse et sa parfaite maîtrise du secteur du coton pour  mobiliser les acheteurs. Et le deuxième défi à relever pour lui était de décrocher le meilleur prix pour le coton malien. Malheureusement, c’est là où les discussions ont un peu trainé entre ses commis et les acheteurs qui n’étaient d’ailleurs, il faut le rappeler, pas très chauds à acheter de la matière première en pleine cessation de travail. Mais, c’était sans compter sur la détermination de Baba Berthé à mieux défendre les intérêts des paysans maliens.

Selon des sources proches des négociations, pour ne pas faire trop espérer les paysans et les maintenir dans le flou, chaque proposition de prix qui a été faite par les acheteurs a été communiquée aux paysans mais les tractations continuaient dans les coulisses sans succès.

Alors pour ne faire trop sentir aux paysans les conséquences de la chute du prix, le PDG Berthé n’a pas lésiné sur les moyens possibles. Mieux, il a même fait un grand sacrifice en utilisant la totalité les 10 milliards de FCFA de subvention des engrais octroyée par l’Etat à la Cmdt cette année pour rehausser un peu le prix du kilo du coton qui est passé de 200 FCFA à 250 FCFA contre 275 FCFA l’année dernière.

Et comme pour dire que cela n’est pas suffisant en termes de soulagement des paysans, le PDG de la Cmdt s’est aussi personnellement investi auprès du gouvernement malien  pour  que cet argent utilisé pour relever le prix du kilo du coton ne puisse pas faire flamber le sac des intrants. Et toutes les informations concernant le prix du coton et des intrants ont été données aux paysans à temps. Depuis le 25 juin 2020, le gouvernement et la Cmdt informaient les paysans que le prix des engrais était ramené à 11 000 FCFA au lieu de 18 000 FCFA initialement prévu.   C’est pour toutes ces raisons et malgré la campagne de dénigrement organisée par les détracteurs du PDG de la Cmdt qui veulent le faire passer pour un bouc émissaire dans cette crise, beaucoup de paysans ont décidé de cultiver juste en guise de reconnaissance des efforts consentis par la Cmdt en faveur de l’intérêt du monde des paysans. En un mot, beaucoup de paysans continuent à remercier le ciel que cette crise a trouvé Baba Berthé à la tête de la Cmdt. « <em>Toute autre personne à sa place pour gérer cette crise serait catastrophique </em>», confie un grand producteur de coton à Koutiala qui apprécie aussi fortement le fait que Baba Berthé a passé plus de temps auprès des paysans que dans son bureau.  Il a tout simplement mouillé le maillot !

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Odeur de tripatouillage du PV DU 17 juin 2020 : Les enseignants arrêtent activités pédagogiques ce lundi</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 13:49:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ayant respiré une odeur nauséabonde de tripatouillage du procès verbal de conciliation du 17 juin 2020, les syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016 ont décidé d’arrêter toutes les activités pédagogiques ce lundi.</strong>

Les enseignants ont décidé de débrayer ce lundi, le nerf à fleur de peau. Et pour cause, depuis la signature de l’accord avec le gouvernement, le 17 juin 2020, concernant l’application de la Loi N°2018-007 du 16 janvier 2018 en son article 39, la lenteur et la tentative de tripatouillage du procès verbal de conciliation tiennent les enseignants en haleine. Ce, malgré les instructions données par le président de la République pour une application immédiate, pleine et complète de l’article 39.

Dans le communiqué dont nous nous sommes procuré une copie, les syndicats précisent qu’ils constatent, d’ores et déjà, que pour le mois d’août l’alignement n’est plus possible et que si rien n’est fait dans une semaine le mois de septembre est sérieusement compromettant. Or, relève le document, les parties ont convenu de fixer la date de l’application de l’accord sur le salaire du mois d’août 2020 avec le rappel des arriérés de 2020. En cas de difficulté, le payement devait intervenir sur celui du mois de septembre 2020.

Les syndicats de l’éducation crient donc à la modification permettant l’intégration du personnel non enseignant en classe tout en  fixant l’intégration de ces agents. Ils dénoncent un article abrogeant les dispositions de l’article 39 et la modification de la grille 2019 annexée à la loi. Ils tiennent pour responsables certains administrateurs du ministère de l’Education nationale.

Pour l’application totale et complète de l’article 39, les syndicats décident, dès cette semaine, de l’arrêt des cours à partir de ce lundi sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à l’application de l’article 39, la suspension de toutes les activités pédagogiques et la fermeture de toutes les structures de l’éducation à partir de ce lundi 17 août 2020.

A noter que le feu qui semble éteint couve sous la cendre.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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<title>Le ministre de la justice, Me  Tapo, à cœur ouvert :  « J’ai trouvé des réformes en cours que je vais mener jusqu’au bout »… « Je ne suis pas pour la justice&#45;spectacle… » « J’appelle les manifestants à être raisonnables »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/le-ministre-de-la-justice-me-tapo-a-coeur-ouvert-jai-trouve-des-reformes-en-cours-2890682.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 13:10:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Juriste de haut vol, Me Kassoum Tapo est également un avocat de renom. En devenant, dans un contexte politique fortement heurté et crucial,  ministre de la Justice, Garde des Sceaux, dans le cadre d'un gouvernement restreint, il a une claire conscience des défis de l'heure, qui, par la quasi spontanéité des évènements, commandent une réactivité à toutes épreuves, sans perdre de vue l'exigence de respecter le citoyen et les droits de l'homme. L'ancien bâtonnier a accepté d'évoquer dans Le Prétoire les chantiers qu'il entend ouvrir et aussi à servir l'État sans a priori.</em></strong>

<strong> </strong><strong>Le Prétoire: <em>Vous devenez ministre de la Justice dans un contexte extrêmement difficile. Quels sentiments vous animent ?</em></strong>

<strong>Me Kassoum Tapo :</strong> Effectivement, le contexte est difficile, comme vous le dites. Mais il n’est pas plus difficile que celui qui a prévalu en 2012. Je suis donc dans le même combat, celui pour la liberté, la démocratie et l’ordre. C’est vrai que le contexte est particulier, où il est difficile de faire comprendre aux gens que la loi doit rester la même pour tous. Je m’évertue pour qu’il y ait de l’ordre. Je suis un militant des Droits de l’Homme, mais convenez avec moi que s’il n’y a pas d’ordre, il n’y a pas de droits humains. Quand j’étais en charge au département des Réformes institutionnelles dans le cadre du projet de révision constitutionnelle, j’avais proposé de supprimer le titre premier relatif aux droits de l’homme dans la constitution malienne pour le remplacer par le titre "De l’État et de la souveraineté". Parce que, pour qu’il y ait respect des Droits de l’Homme, il faut qu’il y ait État. Or, nous sommes à un moment où il n’y a pratiquement pas d’État. Donc, ma mission est de contribuer au rétablissement de l’autorité de l’État.

<strong><em>Quelles sont vos priorités à la tête du ministère de la Justice ? </em></strong>

Moi, particulièrement, je n’ai pas de priorités. Tout est prioritaire aujourd'hui. Nous sommes dans un pays où la justice est dans un état de délabrement total. Il n'y a pas mal de réformes à faire tant en matière pénale que civile. Hier (ndlr : lundi 10 août), je suis allé à la Direction de l’administration judiciaire et des sceaux, où il y a un comité de relecture des codes de procédure qui a assez avancé. Il s’agit du code de procédure pénale, du code civil et du code de procédure civile. Donc, ce sont des chantiers qui sont ouverts et nous bénéficions de beaucoup d’aides  au niveau international, notamment  de la part de l’Usaid, des Pays-Bas et du Canada dans le cadre du Prodej qui a changé de nom maintenant. Je vais donc prendre toutes les informations concernant ces projets pour essayer de transformer en profondeur la justice en matière pénale et en matière civile.

<strong><em>Monsieur le ministre, que pensez-vous du traitement réservé aux membres du M5-RFP arrêtés lors des manifestations? Qu’est-ce qui explique leur comparution immédiate ? </em></strong>

Il n’y a aucun traitement qui a été réservé aux manifestants du M5 arrêtés. Je tiens à le rectifier. C’est un traitement réservé à des délinquants pris en flagrant délit. Je ne connais pas leur origine, mais ce sont des gens qui ont commis des infractions et qui ont été pris en flagrant délit. Il faut que les gens comprennent ce que c’est que la comparution immédiate. J’ai été secrétaire de la conférence du barreau de Paris, où on organisait des comparutions immédiates le samedi et le dimanche; les secrétaires assuraient les permanences avec des jeunes avocats commis d’office par le Bâtonnier. Ils assistaient les prévenus qui sont pris en flagrant délit et qui sont jugés immédiatement. C’est pourquoi j’ai demandé au Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali de nous désigner des avocats pour assurer cette permanence. La comparution immédiate, c’est le jugement du flagrant délit. Cela permet au Procureur, dès qu’il arrête des gens pris en flagrant délit et après l’enquête préliminaire de 48 heures, de les faire juger. Pour les autres délits, il saisit un juge d’instruction. Les prévenus sont jugés par des juges au siège avec qui je n’ai aucun rapport hiérarchique. Je ne donne aucune instruction aux magistrats de siège. Ils sont saisis et ils statuent souverainement. Pour preuve, il y a eu des gens qui ont été relaxés, je n’ai pas réagi. Et il y a eu aussi des gens qui ont été condamnés, de 45 jours à un an ou six mois, là aussi je n’ai pas réagi. Ça ne me regarde pas.  J’ai simplement donné des instructions au Procureur de la République, après les interpellations, d’organiser des audiences pour que les gens soient rapidement jugés. Parce que c’est des faits sommaires et des flagrants délits. Il y a des procédures particulières prévues pour ces cas : poser des barrières, entraver la circulation, empêcher les gens d’aller travailler ou les faire sortir de leurs bureaux, casser  les services publics, agresser les citoyens paisibles, etc., sont des délits. Et ceux qui les commentent doivent en avoir conscience. Donc, force doit rester à la loi. Et, au lieu que ce soit les procureurs qui sont sous, entre guillemets,  mes ordres, j’ai préféré que ce soit les juges qui jugent en toute indépendance. Ce sont des procédures extraordinaires et nous ne les avons pas inventées. Elles sont dans notre code que nous avons hérité de la France.

<strong><em>Aujourd’hui, les Maliens ont soif de justice dont la saine distribution pose problème. On a l’impression que la présomption de culpabilité est devenue la règle et celle d’innocence l’exception. L’autre aspect est le problème de la surpopulation carcérale. Comment comptez-vous vous y prendre ? </em></strong>

Vous avez dû constater que, immédiatement après ma nomination, soit le jour même de la fête de Tabaski, je me suis rendu à Bollé Mineurs et Bollé Femmes. C’était un geste symbolique et j’ai donné instruction au Procureur de la République de la commune VI, qui est en charge de Bollé Femmes et au Procureur du Tribunal pour enfants, de voir la situation des mineurs qui sont incarcérés souvent très longtemps ou souvent pour des délits mineurs afin qu’ils trouvent des solutions alternatives à l’emprisonnement. Parce que, contrairement à ce que les gens croient, la prison ne fait qu’endurcir les jeunes délinquants qui y séjournent. Donc, il ne sert à rien de les garder longtemps en prison. Et j’ai donné les instructions  pour que tous ceux qui peuvent être libérés le soient. Ça, c’est ma conception des choses.  <strong><em>Evidemment</em></strong>, <strong><em>je ne suis pas pour la justice-spectacle, je suis un avocat, je le revendique et je l’assume</em></strong><em>.</em> Je suis pour la présomption d’innocence. Ce sont les infractions financières qui font beaucoup de bruit. <strong><em>J’ai trouvé des réformes en cours que je vais mener jusqu’au bout, c’est-à-dire privilégier le payement d’une caution substantielle en cas d’infractions financières</em></strong>.

Je préfère cela à l’option de détention. J’estime que quelqu’un qui détourne l’argent public, l’objectif premier le plus intéressant, c’est d’abord récupérer les biens publics, au lieu de mettre la personne en détention et lui donner l’occasion d’utiliser les deniers détournés pour acheter sa liberté. C’est pourquoi, toutes ces procédures se terminent en queue de poisson.  Depuis des années, on arrête des gens, on les met en détention et, après, on les humilie et bafoue leur dignité.  Après, ça se termine par un non-lieu. Je souhaite pouvoir mettre un terme à cela en faisant une réforme au fond. Ceux qui sont soupçonnés d’avoir détourné, s’ils ont des biens, on les saisit dès le début de la procédure en faisant payer une caution substantielle, on les laisse en liberté et on fait l’enquête. Et si, au bout du compte, ils sont condamnés, ils le seront à la peine d’emprisonnement prévue  et au remboursement qui aura été assuré dès le début de la procédure.  C’est cela ma conception des choses.

<strong><em>Au Mali, tout le monde crie à la corruption mais, apparemment, personne, y compris la justice elle-même, n’a le courage de lutter contre ce fléau. Seriez-vous assez courageux pour mener cette lutte ? </em></strong>

La corruption est une gangrène, pas seulement dans notre pays, mais dans tous les pays du monde. L’argent corrompt, l’argent tue. Ce problème n’est pas seulement l’affaire de la justice. Pour qu’il y ait des juges corrompus, il faut qu’il y ait des corrupteurs. Donc, c’est un ensemble d’éducation. Il faut éduquer les gens pour qu’on sorte de cela. Et le décret que j’ai fait passer récemment sur les indemnités de judicature  participe de cela. Je pense qu’en améliorant les conditions de vie et de travail des magistrats, on serait intraitable sur leur comportement. Je ne tolérerai pas conséquemment certains comportements de la part des magistrats. Quand j’étais Bâtonnier, les trois ans que j’ai passés à la tête de l’ordre, il n’y a pas eu un seul cas où l’avocat  a détourné l’argent de ses clients. Donc, à partir du moment où les magistrats sont dans les conditions, qu’ils ont une indemnité de judicature suffisante, je ne vois aucune raison d’accepter  qu’ils soient corrompus. Au-delà, je pense que ce qui facilite la corruption, c’est le défaut de formation. Quand on a un certain niveau de formation et de compétence, on ne peut pas accepter de prendre n’importe quelle décision de justice pour de l’argent. Il va falloir développer la formation et publier les décisions rendues par les juges  et les faire commenter. Cela peut contribuer à améliorer leur pratique et leur comportement quand ils sauront que dans l’espace Ohada, leurs décisions sont soumises à l’analyse de leurs pairs de la sous-région. J'espère que j’aurai le temps de mettre tout cela en œuvre.

<strong><em>Quelles sont les mesures-phares prises pour améliorer les conditions de vie des magistrats ? </em></strong>

Nous avons adopté l’indemnité de judicature. Le décret va être publié. Mais, je peux vous dire que les indemnités qui étaient versées aux magistrats étaient largement en deçà de ce que perçoivent leurs collègues de la sous-région. Vous savez que nous sommes dans un espace économique. L’Uemoa et la Cedeao sont des  espaces juridictionnels. Et, avec le nouveau décret que nous avons pris, nous ne sommes pas, là encore, au niveau des autres. Mais le niveau de vie des magistrats se trouvera sensiblement amélioré.  La nouvelle indemnité de judicature, qui conforte le juge dans l’exercice de sa mission, est assez substantielle  et permet au moins aux juges d’être à l’abri du besoin pour ne pas être tentés d’être corrompus facilement. Je ne dis pas que cette indemnité va empêcher définitivement la corruption, mais ça me permettrait désormais d’être exigent à l’égard d’eux et de ne plus accepter de la part d’eux certaines décisions.

<strong><em>La justice malienne n’est pas constituée que par des juges. Il y a aussi des greffiers, des gardiens de prison, des huissiers… Qu’est-ce que vous prévoyez pour ces autres membres importants de la justice malienne en termes d’amélioration des conditions de vie ?  </em></strong>

Il faut dire qu’on ne peut pas tout régler en un jour. Effectivement, j’ai été l’autre jour à la Cour d’appel et j’ai vu les difficultés dans lesquelles travaillent les greffiers, les secrétaires de parquet et les secrétaires d’audience. J’ai immédiatement instruit à mon DFM (directeur des finances et du matériel) de leur donner au moins des ordinateurs. Tous les ordinateurs qui sont à la Cour d’appel sont obsolètes. Les chaises sont cassées dans les salles d’audience, etc. L’exécution de ces instructions est en cours. Nous ferons la même chose dans toutes les juridictions du Mali. Nous le ferons étape par étape. Nous avons des partenaires et je vais les rencontrer tous pour que la justice soit vraiment mise à niveau avec tous ses auxiliaires. Evidemment, les greffiers sont des axillaires indispensables pour le travail des juges comme les secrétaires d’audience.

<strong><em>Quelles sont les réformes prévues pour les pôles économiques et financiers qui continuent à relever des tribunaux de grande instance ? </em></strong>

Je l’ai dit plus haut, il y a une réforme en cours du code de la procédure pénale et civile. L’idée forte à laquelle je tiens, c’est de créer un seul tribunal de grande instance à Bamako. Actuellement, on a six tribunaux de grande instance à Bamako. Ça n’a pas de sens dans une ville comme Bamako. Paris intra-muros, qui fait plus de douze millions d’habitants, n’a qu’un seul tribunal de grande instance avec vingt arrondissements.  Chacun a son tribunal d’instance pour gérer les petites affaires. Il ne doit y avoir qu’un seul tribunal de grande instance pour juger les affaires qui méritent vraiment d’aller en grande instance. Donc un seul tribunal de grande instance, que j’imagine,  constitué de six chambres territorialement compétentes pour chacune des communes de Bamako, plus des chambres matrimoniales, des chambres correctionnelles et des chambres sociales. Cela permettra d’uniformiser les jurisprudences au niveau de Bamako en première instance parce que nous avons des décisions contradictoires qui sont rendues dans le ressort de Bamako par six tribunaux de grande instance différents, alors qu’il n’ y a qu’une seule Cour d’appel qui va  juger dans certains domaines de décision dans les mêmes ressorts qui sont à l’extrême opposé de l’autre. Donc, il y aura unification de la jurisprudence en première instance et pareillement le parquet sera unifié. Il y aura un seul procureur à Bamako avec des substituts qui seront sous ses ordres pour chacune des communes. Cela rendra le travail judiciaire beaucoup plus efficace et évitera les fraudes à la juridiction. Actuellement, vous avez des justiciables, quand ils perdent en commune I, ils vont en commune IV, puis en commune III et après au tribunal du commerce. Il faut mettre un terme à tout ça. Evidemment, dans ce tribunal de grande instance, on pourrait loger un pôle économique et un pôle anti-terroriste. En ce qui concerne le pôle anti-terroriste, il sera question de supprimer la Cour d’assises. Là aussi, je suis favorable pour qu’il y ait des magistrats professionnels pour juger et ça ira beaucoup plus vite. Ça permet de gagner du temps. Donc, il y a des réformes qui sont en cours et je vais les surveiller de près et les réaliser avec l’ensemble de la famille judiciaire, pas seulement les magistrats, mais aussi le Barreau, les notaires, les huissiers.

Il y a une réforme de la carte judiciaire. Dans cette carte, nous verrons s’il faut un seul parquet national pour les crimes financiers ou s’il faut garder auprès de chaque Cour d’appel une juridiction spécialisée. Je ne peux pas préjuger, ça dépendra de l’étude qui sera faite par les spécialistes pour qu’on ait l’organisation judiciaire la plus efficiente.

<em> </em><strong><em>Votre prédécesseur, Malick Coulibaly, avait ouvert le chantier de la lutte contre la corruption. Cette croisade va-t-elle continuer ? </em></strong>

Moi, je ne suis pas un croisé et je ne fais pas de croisade. Il y a un bilan qui a été fait par mon prédécesseur lui-même dans un journal. Il n’y a pas un seul dossier qui a abouti. <strong><em><u>Je ne suis pas pour la justice-spectacle et médiatique</u></em></strong>. On ne fait pas la justice pour faire plaisir à qui que ce soit. C’est des humains qui sont en cause, il ne faut jamais l’oublier. Chaque dossier implique une personne qui a une famille, qui a des relations, qui a une place, qui a un honneur, qui a une considération à défendre. Même si la personne est coupable, une fois qu’il a payé sa dette vis-à-vis de la société, elle est réinsérée. Donc, il faut respecter la dignité humaine dans toute sa dimension. Ça, c’est ma conception philosophique et, à partir de cet instant, je n’aurai pas d’acharnement contre qui que ce soit. Je ne donnerai pas d’instructions particulières aux procureurs. Ils feront leur travail comme ils l’entendent. Et les juges du siège seront absolument indépendants. Je vous mets au défi de trouver un juge qui vous dira que je lui ai donné une instruction ou que je suis intervenu dans un dossier. Même les procureurs, je vais leur dire d’instruire et poursuivre en âme et conscience. Je ne vais pas faire leur travail à leur place.

En matière de crime financier, je vais privilégier le remboursement des biens détournés de l’État. Ça, c’est une question de principe. Cela évitera certains dérapages auxquels on a assisté et permettra de remettre l’État dans ses droits. Mieux, décourager ceux qui veulent s’adonner à ces pratiques car, ils savent que c’est des biens qui ne leur resteront pas acquis. Mais s’ils savent qu’ils peuvent utiliser ces biens pour racheter leur liberté, il sera difficile qu’on s’en sorte.

<strong> </strong><strong><em>Malgré l’installation de la Cour constitutionnelle, les manifestations contre le régime persistent. Comment comptez-vous vous y prendre pour apporter une réponse à la crise en tant que ministre de la Justice ? </em></strong>

Chacun a son domaine. Le domaine politique, c’est le Premier ministre qui s’en occupe et il est en train de faire ce qu’il faut. Quant à moi, c’est l’aspect institutionnel. Je crois que j’ai fait ce que j’avais à faire et le plus rapidement possible pour que les aspects institutionnels de la crise soient résolus. Cela est chose faite. Nous avons une Cour constitutionnelle qui est complète et installée. J’ai entendu que le médiateur de la Cedeao, le président Goodluck Jonathan, s’en est réjoui. Maintenant, le reste n’est plus de mon ressort. Je crois que c’est des hommes et des femmes qui sont crédibles et qui sont compétents, et je pense qu’ils vont accomplir leur mission dans l’intérêt du pays.

<strong><em>J’appelle les manifestants à être raisonnables</em></strong> <strong><em>en arrêtant de commettre des infractions</em></strong>.

Ils ont le droit de faire la politique comme ils l’entendent, mais pas en s’attaquant aux biens publics, en entravant les libertés de travail. Il faut respecter les libertés individuelles et collectives, c’est tout. J’espère qu’il n’y aura pas de dérapages.

<strong> </strong><strong><em>Avec les comparutions immédiates et les condamnations qui s'ensuivront, les prisons risquent d'être bondées. Cette situation fera-t-elle bon ménage avec la lutte contre la pandémie du Covid-19 ?</em></strong>

Ne vous inquiétez pas, il y a assez de prisons au Mali.

<strong>Propos recueillis par Birama FALL et Nouhoum DICKO</strong>

<strong> </strong>

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<strong> </strong>

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<title>Monstrueuse cabale contre les piliers du pouvoir malien :  Général Moussa Diawara et autres haut gradés dans le collimateur des coalisés</title>
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<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 12:57:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Maliens comprendront-ils à temps que leur pays est dans la ligne de mire de déstabilisateurs de tous poils qui ne visent qu'à désintégrer la République pour faire le lit à une entité forte de l'Azawad appelée à sortir du giron de l'État originel? Grave question existentielle. </strong>

Le Mali est dans la tourmente, c'est peu dire.  Le drame, c'est que les plus hautes autorités du pays sont prises dans la spirale des complotistes qu'elles croyaient être leurs alliés sur la scène internationale. Malheureusement, ceux-là qui ont donné à croire à Ibrahim Boubacar Keïta qu'ils le soutiendront envers et contre tout sont aujourd'hui ceux qui sapent son régime, avec la volonté manifeste de conduire le Mali à la partition pour parvenir, d'abord à accorder une large autonomie à l'Azawad, et ensuite à proclamer l'indépendance de ce territoire riche en ressources naturelles.

Et c'est au moment où le pouvoir malien est acculé par une fronde sociopolitique de plus en plus virulente, qu'il se trouve pratiquement pris à la gorge, qu'un lobbying international de mauvaise saison le prend pour cible aux fins de pressions et de chantages. À peine apprend-on, en effet, que deux principales branches de l'irrédentisme kidalois ont fusionné pour constituer un mouvement armé plus costaud et plus efficace, c'est la hiérarchie militaire malienne qui est prise pour cible. Les officiers supérieurs de l'armée nationale, à travers des figures respectées, sont présentés comme les complices actifs des milices qui font régner la terreur partout dans le pays.

Le très respecté Général Kéba Sangaré est ainsi indexé comme responsable de la deuxième tuerie massive d'Ogossago par négligence, si ce n'est pas par soutien tacite, et il aurait même fait à sa hiérarchie un rapport mensonger. De quoi discréditer pour de bon un officier considéré par ses troupes comme un chef militaire exemplaire qui a vissé à l'âme le serment de servir la patrie jusqu'au sacrifice suprême. Mais la cinquième colonne contre nos forces armées est au cœur même du système des Nations-Unies dont on connaît la volonté et la détermination de scinder le Mali comme ce fut le cas avec le Soudan. Le complot fomenté de l'extérieur ne souffre d'aucun doute. L'Accord d'Alger, cancer dans le poumon malien, doit s'appliquer, vaille que vaille.

La cabale vise singulièrement le Général Moussa Diawara, patron des services de renseignements du Mali, pour plusieurs raisons. L'homme est suffisamment informé de plusieurs intrigues internationales contre l'intégrité du territoire malien. En plus, de toute évidence, il est dorénavant l'unique pilier sur lequel reposent maintenant IBK et son régime. Abattre le Général Moussa Diawara est le moyen le plus efficace pour arracher à IBK, non plus une large autonomie pour Kidal, mais la pleine administration de cette région par les mouvements armés séparatistes et ouvertement indépendantistes. Général Moussa Diawara serait ainsi celui qui a mis pression sur le gouvernement souverain du Niger pour obtenir l'élargissement de malfrats qui lui payent mensuellement de substantiels émoluments. Un comble inimaginable.

Mais c'est aux Maliens d'ouvrir les yeux et de se rendre à l'évidence que l'on vise la destruction de leur pays à travers la culpabilisation et la  déstabilisation de l'institution militaire. Après les Généraux Moussa Diawara et Kéba Sangaré, les pamphlétaires serviront bientôt d'autres feuilles de choux pour saper le moral de tous. Il convient de s'y préparer.

<strong>Birama FALL</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Situation socio&#45;politique : Les concessions faites de part et d’autres depuis le début de la crise</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-socio-politique-les-concessions-faites-de-part-et-dautres-depuis-le-debut-de-la-crise-2890677.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/situation-socio-politique-les-concessions-faites-de-part-et-dautres-depuis-le-debut-de-la-crise-2890677.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 08:32:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Acculé par le M5-RFP, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, a fait des concessions pour apaiser la tension socio-politique. </em></strong>

<strong> </strong>Le Président de la République a pris son courage à deux mains pour abroger le décret de nomination des restants des membres de la Cour constitutionnelle.

Le Chef de l’Etat a usé de tout son pouvoir et en droite ligne des recommandations de la Cedeao et des exigences du M5, pour signer le décret de nomination des nouveaux membres de la Cour constitutionnelle, qui du reste ont pris fonction en début de semaine dernière.

Et c’est cette Cour constitutionnelle qui a la responsabilité de fixer le sort des 31 députés contestés par le M5-RFP. A ce niveau, le mouvement contestataire est en train de gagner son pari.

Pour les 9 sages, la première mission de la plus haute importance, dans le cadre de la stabilisation du pays, est la révision de l’Arrêt N°2020-04/CC-EL du 30 avril 2020 portant proclamation des résultats du deuxième tour de l’élection des députés à l’Assemblée nationale, en l’occurrence pour ce qui est du cas des 31 députés dont l’élection est contestée, y compris le Président de l’Assemblée nationale,  comme l’a souhaité la Mission de la Cédéao.

Comme on a pu le constater, dans la constitution, c’est le Président de l’Assemblée nationale qui désigne les 3 membres. Mais, poursuit-il, en raison de la situation de crise, le Conseil Supérieur de la Magistrature a proposé au Président de la République qui a accepté que le Président de l’Assemblée nationale ne désigne pas les 3 membres, mais qu’il les fasse choisir par le bureau de l’Assemblée nationale sur une liste proposée par la Commission de la société civile. Donc, une double restriction à la liberté de choix du Président de l’Assemblée nationale, « <em>qui de bonne grâce, s’est plié à ces exigences</em> », comme l’a dit le ministre de la Justice.

Aussi, comme le prévoit la Constitution, « <em>3 membres de la Cour qui ont été nommés par le Président de la République, ont été choisis sur une liste de 6 membres d’une commission de la société civile mise en place par la CEDEAO. L’on a vu que le chef de l’Etat a accepté de restreindre sa liberté de désignation ».</em>

Autre concession de taille faite par le pouvoir, c’est la promesse de mise en place d’un gouvernement d’union nationale, une autre exigence du M5. D’ores et déjà, le chef de l’Etat a satisfait une doléance du Chérif de Nioro avec la nomination de trois ministres sur les six ministres du gouvernement restreint. Ce n’est pas tout. Le fils du Président de la République, député à l’Assemblée nationale, qui était le Président de la Commission Défense de l’Assemblée nationale, a démissionné de son poste. Avec ce geste de Karim Keita, le Chérif de Nioro obtient satisfaction ne serait ce que partiellement, puisque Bouye Haidara voulait à tout prix la tête du fils d’IBK qu’il accusait de s’interférer dans les affaires dont la gestion relève du pouvoir discrétionnaire du Président de la République.

Du coté du M5-RFP ou du moins de la CMAS, on affirme avoir fourni beaucoup d’efforts avec le renoncement de la démission du chef de l’Etat et de son régime. En lieu et place, le mouvement piloté par Mahmoud Dicko, imam de la Grande Mosquée de Badalabougou, demande par contre la démission du Premier ministre Dr Boubou Cissé. Pour l’imam, Dr Boubou Cissé dont il est à l’origine de sa nomination à la Primature, n’a plus sa confiance. Si Mahmoud Dicko n’a pas donné d’éléments convaincants demandant le départ du Chef du gouvernement, toujours est-il, qu’il pense que l’enfant de Mopti n’a ni base politique, ni soutien de la majorité présidentielle encore moins de l’opposition. Et que s’il refuse de démissionner c’est qu’il y a un soutien extérieur à savoir la France.

<strong>Hamidou B Touré </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Cour Suprême :   Boya Dembélé, nouveau procureur général</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-supreme-boya-dembele-nouveau-procureur-general-2889584.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 01:42:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>« <em>Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des âges</em> », disait Corneille dans le Cid. A 54 ans, Boya Dembélé, ancien Secrétaire général de la Cour suprême, a été nommé, la semaine dernière, au poste de Procureur général, au sommet de la pyramide des institutions judiciaires du Mali. Cette consécration de l’homme n’est pas tombée du ciel. Elle est le fruit des efforts constants d’une vie consacrée à la recherche permanente du savoir pour mieux servir la nation malienne. Retour sur le parcours exceptionnel de ce magistrat de grade exceptionnel. </strong>

<strong> </strong>Né le 22 juillet 1966 à Bamako, Boya Dembélé était le Secrétaire général de la Cour suprême jusqu’à sa nomination au poste de Procureur général près la Cour suprême, la plus haute institution judiciaire au Mali. Né avec une intelligence hors du commun, il intègre la magistrature à l’âge de 24 ans et après un passage studieux remarquable à l’Ecole nationale d’administration du Mali (ENA).

Pour rappel, l’homme n’a pas connu le cancer actuel des jeunes maliens. Son chômage après l’ENA n’a pas duré plus d’une année. Il est de la promotion 1985-1989 de l’ENA. Il entre à l’Institut national de formation judiciaire (Infj) en  1990 pour en ressortir une année après, en 1991, en embrassant définitivement une très prometteuse carrière de magistrat.

Après vingt ans de bons et loyaux services rendus dans la justice, les autorités maliennes n’ont pas hésité à placer en lui la lourde charge d’occuper le poste de Procureur général près la Cour suprême du Mali. Cette nomination a été arrachée par l’homme du fait de sa soif constant pour la connaissance.

En effet, Boya Dembélé n’a pas trouvé une excuse dans les contraintes inhérentes à sa fonction de jeune magistrat pour dormir sur les lauriers.

Durant sa longue carrière de magistrat, il a toujours eu un temps pour la recherche. L’homme est passé par entre autres : l’Institut Asser à La Haye <strong> </strong>en 2018; l’Ecole nationale de la magistrature (ENM) de Paris-Section internationale en 2017 ; l’Ecole régionale supérieure de la magistrature (Ersuma) de Porto-Novo en 2003.

Parlant de sa carrière professionnelle, de novembre 2015 à 2018, Boya Dembélé était l’Avocat général à la Cour suprême avant d’accéder en août 2018  au poste de Secrétaire général de la même institution.

Depuis 2015, il est professeur de droit privé à l’Institut des hautes études en management (Ihem) de Bamako.

De novembre 2013 à mai 2015, il était Secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

De septembre 2012 à novembre 2013, il était Conseiller technique au Cabinet du Premier ministre, notamment la Cellule Gouvernance, Cellule affaires administratives, juridiques et judiciaires ; chargé des affaires juridiques et judiciaires.

C’est dire que le nouveau Procureur général près la Cour suprême connait, comme la paume de sa main, l’administration judiciaire malienne.

Il parle et écrit le français, l’anglais et l’allemand.

En termes de distinction honorifique, il est  Chevalier de l’Ordre national du Mali depuis janvier 2015.

<strong>ND </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour sortir de la crise :  Le Premier ministre reprend en main l&amp;apos;initiative politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/pour-sortir-de-la-crise-le-premier-ministre-reprend-en-main-linitiative-politique-2889581.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 01:16:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tout le monde est à présent conscient d'une chose : à force de perdurer, la crise pénalise de plus en plus dangereusement notre pays. Mais les solutions pour stopper la dégringolade divergent. Dr. Boubou Cissé avance, en ce qui le concerne, de nouvelles propositions qui méritent  de retenir l'attention nationale.</strong>

&nbsp;

En sa qualité de Premier ministre, chef du gouvernement, Dr. Boubou Cissé a une haute idée de sa charge. C'est cette claire conscience, portée du reste par une vue dégagée de tous nuages qu'il a sur les problèmes de la nation, qui l'a amené à élaborer un schéma de sortie de crise en dix points. Ce document n'est pas, loin s'en faut, une panoplie de plus de propositions nouvelles, ce qui aurait été ennuyeux, mais bien une intelligente exploitation des solutions sur la table, aux fins d'harmonisation des différentes formulations visant une réelle sortie de crise. La paix des braves restes à portée de main, c'est évident.

Certes, du côté du M5-RFP, les positions ont davantage été crispées suite aux regrettables bavures qui ont émaillé les journées des 10, 11 et 12 juillet. Dès le 16 juillet, après avoir pris des mesures conservatoires qui s'imposaient, Dr. Boubou Cissé a tenu à s'exprimer sur France24 et a nettement condamné les dérapages, tout en exprimant le regret et les excuses de l'État. C'est après que la délégation de cinq chefs d'État de la Cedeao est venue à Bamako pour entendre les protagonistes afin de pouvoir élaborer des propositions de sortie de crise de manière pertinente. Ce qui sera le clou de la visioconférence qu'ils tiendront quatre jours plus tard pour édicter les mesures fortes qu'ils ont prises en âme et conscience. Parmi celle-ci, il y a la dissolution de l'Assemblée nationale qui traîne encore au pied d'IBK comme un boulet. Pourquoi? Parce que la résistance la plus forte qui bloque tout le règlement de la crise est à ce prix, que ne veulent - justement- pas payer les députés, avec à leur tête le président de l'Assemblée nationale, Moussa Timbiné, lequel est ni plus ni moins dans la logique du chaos.

La récente proposition du Premier ministre, à travers le schéma qu'il a élaboré, met le doigt sur la question. Les conditions d'une bonne gouvernance, vertueuse même après tout ce qui est reproché au pouvoir, ne peut aller sans sacrifices, ce que tout le monde ne semble pas percevoir dans le camp des soutiens du président de la République.

<strong>Moussa Timbiné, âme damnée du président </strong>

En effet, Dr. Boubou Cissé, se conformant aux recommandations de la communauté internationale qui adoube les formulations de la Cedeao, propose la recomposition de la Cour constitutionnelle, ensuite de l'Assemblée nationale suite aux travaux de la nouvelle Cour constitutionnelle, l'élection d'un nouveau président de l'Assemblée nationale sur le principe d'une personnalité consensuelle; dans la même veine, il sera procédé au renouvellement des bureaux des commissions du Parlement.

Cette proposition hardie, frappée au coin du bon sens et apte à calmer substantiellement le courroux  du M5-RFP, a été très mal reçue par Moussa Timbiné, président par effraction de l'Assemblée nationale, qui ne cherche que la tête du chef du gouvernement comme possible rançon de son propre maintien à son poste. Curieuse inversion de culpabilité ; de vrai problème de tous les empêchements d'une réelle solution de sortie de crise, Moussa Timbiné se pose en solution tout en poussant dans le dos Dr. Boubou vers le fossé des problèmes. Non, l'opinion publique nationale et internationale n'est pas dupe, les négociateurs de tous bords sont suffisamment éclairés.

On se souvient que le journaliste Amadou N'Fa Diallo avait abondamment écrit sur les réseaux sociaux, il n'y a pas si longtemps, qu'il tenait en privé d'un diplomate occidental que Moussa Timbiné était l'âme damnée d'Ibrahim Boubacar Keïta qui avait fabriqué dans son propre laboratoire, à son insu, ce monstre qu'il ne pourra pas contrôler et qui provoquera à coup sûr sa déchéance. Prémonition ou révélation, c'est cette perspective qui se dessine en tout cas. Malgré toutes les propositions qui recommandent sans cesse la dissolution de l'Assemblée nationale, IBK continue de botter en touche sur cette nécessité désormais incontournable. Le Premier ministre qui est la digue qui préserve maintenant le président de la République du déferlement des eaux furieuses, n'aura donc fait que répéter une vérité d'airain. Mais Dieu seul sait ce que fera Ibrahim Boubacar Keïta, écartelé entre la nécessité d'accéder à la solution de son Premier ministre en prenant en compte tout le schéma élaboré par celui-ci, peut-être en concertation avec lui, et fermer les yeux sur les bravades d'un fils encombrant qu'il a porté à la tête de l'Assemblée nationale pour une fantomatique gestion d'un futur politique hypothétique. Sur Boubou Cissé reposent les piliers de l'État,  l'Exécutif, et sur Moussa Timbiné sont compromises les aspirations légitimes des populations par l'empêchement du  fonctionnement normal de l'institution législative.

<strong>Chef de gang plutôt </strong>

Il est notoirement admis que sans la caution et le coup de force d'Ibrahim Boubacar Keïta, un type comme Moussa Timbiné ne parviendrait jamais à se hisser au hait du respectable perchoir du Parlement malien. L'homme est suffisamment connu pour son impertinence, moindre adjectif, à la réputation pour le moins sulfureuse, avec vissé à sa personne le sobriquet de "Moussa Bessé", "Moussa au sabre", qualificatif qui le classe plutôt parmi les chefs de gangs que dans la catégorie de bonnes gens. Que ce type demande le départ de Boubou Cissé comme préalable à toutes les solutions possibles à la crise, c'est provoquer le vertige qui fera crouler le pouvoir d'IBK, une belle facilitation des ambitions du M5-RFP.

D'ailleurs, Moussa Timbiné aurait dû être, de façon honnête par reconnaissance de la générosité de son bienfaiteur IBK, bien inspiré en démissionnant le premier, entraînant par son départ la démission de toute l'Assemblée nationale pour permettre à IBK de respecter au moins une des recommandations majeures de la Cedeao et de la communauté internationale. Mais il a plutôt choisi de mordre la main qui le nourrit. Bien pire, on apprend que pour obtenir sa démission, il exigerait qu'il lui soit immédiatement payé cinq ans de salaires avec toutes les indemnités qui vont avec, sans compter des dommages, pour avoir été  obligé de quitter si prématurément ses fonctions, alors même qu'au regard de sa frauduleuse élection, c'est lui qui doit rembourser au peuple toutes les sommes d'argent qu'il a déjà perçues, argent indu. Tel est le personnage Moussa Timbiné, dont les milices ont tiré sur les manifestants le 23 juillet dernier, quand cinq chefs d'État de la Cedeao étaient présents à Bamako pour aider le Mali. Boubou Cissé reprend en main l'initiative politique, mais si IBK ne prend garde, la main de son Premier ministre sera coupée par le sabre de son président de l'Assemblée nationale.

<strong>ND</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Aguibou Bouaré, president de la CNDH : «Les droits humains ne sauraient s&amp;apos;accommoder de l&amp;apos;impunité face aux actes infractionnels»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/aguibou-bouare-president-de-la-cndh-les-droits-humains-ne-sauraient-saccommoder-de-limpunite-face-aux-actes-infractionnels-2889580.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 01:15:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une interview qu’il nous a accordée, le président de la Commission nationale des droits de l’Homme se prononce notamment sur les récentes manifestations du M5-RFP et les arrestations qui en ont découlé.</em></strong>

<strong> </strong><strong>Le Prétoire : <em>Quel est votre regard sur la répression sanglante des 10-11-12 juillet dernier des manifestants du M5-RFP ?</em></strong>

<strong> </strong><strong>Aguibou Bouaré : </strong>En ma qualité de responsable de l'Institution nationale des droits de l'homme et du mécanisme national de prévention de la torture du Mali, je ne peux que dénoncer et condamner tous les actes d'abus et/ou de violation des droits humains.

La Cndh a tiré la sonnette d'alarme sur les risques de violation des droits humains, dès le début de cette crise sociopolitique, laquelle est venue se greffer à la crise multidimensionnelle que notre pays traverse depuis près d'une décennie. Nous avons constamment attiré l'attention de l'État sur le respect des droits humains, notamment la liberté de manifester pacifiquement, sans troubler l'ordre public. Nous avons également insisté sur la nécessité du respect des principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité en matière de maintien d'ordre. Malheureusement, notre volonté de prévention n'a pas suffi à éviter des violations graves des droits humains, à la suite du dérapage des événements des 10, 11 et 12 juillet courant. Conformément à notre mandat légal, nous avons donc exigé des enquêtes approfondies sur les cas d'abus et de violation des droits humains. Récemment, nous avons été informés de l'ouverture d'enquêtes par le parquet. Toutes choses que nous saluons; parallèlement, la Cndh produit un rapport d'établissement des faits sur les mêmes allégations, l'objectif étant de lutter contre l'impunité, sève nourricière des violations des droits de l'homme.

<em><strong>Sur le plan pénal, avez-vous entrepris des démarches judiciaires pour la recherche des auteurs de cet acte criminel tant du côté des autorités que des manifestants ? </strong></em>

Nous avons invité les autorités judiciaires à rechercher, poursuivre et sanctionner les auteurs et complices de toutes les violations des droits humains. Nous avons un mandat qui nous charge de recevoir des plaintes individuelles ou collectives sur toute allégation de violation des droits humains, de mener des enquêtes afin d'établir les faits, et de tout entreprendre en vue d'y mettre. Nous avons entamé des missions de monitoring qui nous ont conduits partout où des allégations de violations des droits humains ont été notifiées et enregistrées. L'objectif pour la Cndh est de parvenir au respect des droits humains sur toute l'étendue du territoire national.

<em><strong>Que dit la loi en matière de désobéissance civile et surtout de la comparution immédiate des manifestants du M5-RFP devant les juridictions ? </strong></em>

La désobéissance civile est certes consacrée dans la constitution du Mali. Mais sous la condition de l'atteinte à la forme républicaine de l'État. Maintenant, que faut-il attendre par l'atteinte à la forme républicaine ? C'est là où nous assistons à toutes sortes d'interprétations, d'insinuations. Pour nous défenseurs des droits humains, nous défendons les droits résultants d'instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux clairement réglementés, notamment le droit à la vie, le droit de ne pas être soumis à la torture, aux traitements inhumains ou dégradants, le droit à l'intégrité physique, la liberté d'opinion, le droit de grève, la liberté d'association, la liberté de presse, la liberté de manifester sans troubler l'ordre public. Je note l'absence de texte spécifique règlementant le concept de désobéissance civile, les modalités de sa mise en œuvre. Il est important d'expliquer que les droits humains ne sauraient s'accommoder de l'impunité face aux actes infractionnels.

<em><strong>Avez-vous rendu visite aux personnes incarcérées et bénéficient-elles d’une assistance quelconque de la Cndh ?</strong></em>

Depuis les premières interpellations liées à la crise sociopolitique, nous avons mené des missions de monitoring pour nous assurer du respect des droits des personnes gardées à vue ou détenues. Je rappelle que la Cndh est le mécanisme national de prévention de la torture. À ce titre, elle est chargée d'effectuer des visites inopinées ou régulières au niveau de tous les lieux de privation de liberté. L'objectif est de veiller au respect des droits fondamentaux des personnes gardées à vue ou détenues. C'est ainsi que lors de notre visite au Camp 1 de la gendarmerie, nous avons dénoncé la violation de la loi lorsqu'au prétexte d'instructions de la hiérarchie, certains agents nous ont interdit l'accès aux cellules de garde à vue des personnes ayant allégué la violation de leurs droits à la dignité. Certaines personnes ont qualifié les circonstances de leur interpellation d'enlèvement, d'arrestation arbitraire. C'est le lieu de rappeler que les droits humains protègent toute personne, et la Cndh a veillé, en son temps, au respect des droits de certaines personnalités. Nul n'est à l'abri de la violation de ses droits, quel que soit son rang social. La protection des droits de l'homme est une responsabilité partagée.

La Cndh veille à ce que le droit des personnes, traduites en comparution immédiate, à l'accès à une justice indépendante, impartiale et équitable, respectueuse des droits de la défense, soit respecté.

Que Dieu préserve notre patrie !

<strong>Propos recueillis par Birama FALL</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Commissariat du 9eme arrondissement :  Fin de course pour six voleurs  de motos</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/commissariat-du-9eme-arrondissement-fin-de-course-pour-six-voleurs-de-motos-2889594.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 01:08:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le  Commissariat de police  du 9<sup>ème</sup> arrondissement dirigé par la Compol Kamissoko a fait une belle moisson. Et cela, en mettant hors d’état de nuire six voleurs de motos à Sébénicoro. C’était ce mercredi 5 août 2020, à Sébénicoro.</strong>

La vigilance des hommes du Commissaire Kamissoko a porté fruit pour les différents propriétaires de motos volés par les malfrats bien équipés pour leur sale besogne. Ils ont saisi une trentaine de motos Jakarta, plus de 200 pièces de motos, des équipements de vol, des cadenas et des factures de vente pour les nouveaux acheteurs. Du point de vue du commissaire Kamissoko, ces malfaiteurs opèrent en complicité avec certains réparateurs de motos dans la ville de Bamako.

C’est devant un kiosque, le lieu de vente des motos volées que les éléments du chef BR, le lieutenant Somita Kéita, ont mis fin aux actions crapuleuses d’un groupe de voleurs âgés de trente à quarante ans. Selon le Commissaire de police du 9<sup>ème</sup> arrondissement, ils opéraient sous les ordres du chef de la bande nommé OD. Le patron du commissariat explique que depuis la veille de la fête de tabaski, ils ont reçu de nombreux plaignants concernant des cas de vols de motos.

Selon lui, cela a encouragé les éléments de la Brigade de recherche à multiplier les contrôles et les investigations auprès des victimes pour d’éventuelles pistes. A l’entendre, le commissariat a fini par les cueillir et  mettre à la disposition du Procureur de la commune IV près le tribunal de Grande Instance de Bamako.

Pour rappel, quatre de ces malfrats sont de Sébénicoro, non loin du marché. Les deux autres sont de Fadjiguila.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accident de la circulation au Manden :  Un adolescent sans permis de conduire sème le bordel !</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/accident-de-la-circulation-au-manden-un-adolescent-sans-permis-de-conduire-seme-le-bordel-2889591.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 01:08:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A Mamaribougou Terminus dans la commune rurale du Manden (cercle de Kati), un adolescent automobiliste a renversé dans sa course folle, le samedi, le 8 août 2020 dans la matinée, cinq personnes dont trois enfants.</strong>

Sur la route RN5, un accident de la circulation routière s’est produit le samedi dernier dans la matinée. Le bilan est de cinq blessés graves et deux motos Jarkarta endommagées.

Cet accident a été provoqué par un adolescent de 15 ans sans permis de conduire.

Selon les informations que nous avons recueillies sur place, la cause de l’accident serait liée à un excès de vitesse cumulé avec la non-maitrise du véhicule par le chauffeur, à savoir un adolescent sans permis de conduire.

Parmi les victimes, il y avait trois motocyclistes et deux piétons. Heureusement, il y a plus de peur de que mal, car il n’y a pas mort d’homme. Toutefois, toutes les victimes  s’en sont sorties de l’accident avec de blessures graves. On déplore dans le lot des victimes la présence de deux enfants qui sont âgés de trois à six ans.

Selon les témoins, la promptitude de la réaction des soldats du feu sur les lieux a été déterminante dans la sauvegarde de la vie des blessés qui ont été rapidement admis aux soins à l’hôpital.

<strong>Arouna Bagayoko  </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dépigmentation des jeunes filles :  La beauté contre la maladie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/depigmentation-des-jeunes-filles-la-beaute-contre-la-maladie-2889597.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/depigmentation-des-jeunes-filles-la-beaute-contre-la-maladie-2889597.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 01:01:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>De nos jours, se dépigmenter devient de plus en plus fréquent chez les jeunes femmes maliennes, qui veulent à tout prix ressembler à des Européennes. Cependant, force est de reconnaitre que cette pratique a des conséquences sur la santé des amatrices.  </strong>

Selon M. Boré, sociologue à l’université de Bamako, « <em>la dépigmentation est l’action de traiter le corps par des produits techniques ou par des procédés chirurgicaux pratiqués par la majorité des jeunes femmes maliennes </em>».

A l’en croire, ce phénomène est causé entre autres par le complexe de la couleur noire provoquée par l’attirance de la peau blanche chez les hommes.

Ce constat du sociologue est partagé par l’élève Aminata Diassana, âgée de 20 ans. « <em>Pour moi, se dépigmenter, c’est avoir honte de la couleur de sa peau. Des fois, certaines filles imitent leurs amies alors que les conditions de vie sont totalement différentes. Se dépigmenter, ça demande des moyens et c’est dégradant physiquement. En plus, cette pratique est interdite par l’Islam</em>» explique-t-elle.

Contrairement à Aminata Diassana, Aminata Diakité, femme de foyer à Hamdallaye, soutient que la pratique de la dépigmentation fait des merveilles. « <em>J’utilise les produits cosmétiques pour avoir un teint magnifique. Ça me permet de me rendre coquette aux yeux de mon mari et de l’empêcher d’aller voir ailleurs </em>», se flatte notre interlocutrice. A l’en croire, ces produits lui coutent 3000 F CFA par mois.

Cependant, les conséquences de cette pratique sont énormes. La dépigmentation est à la source de plusieurs maladies de la peau suite à la destruction de la mélanine.

Selon Zeinabou Coulibaly, médecin à l’hôpital du Quartier Mali, la dépigmentation est une modification de la couleur de la peau qui se fait soit par la voie parentale (injections) ou bien par la voie locale (produits cosmétiques) selon que la dépigmentation soit localisée ou rependue sur le corps de la personne.

Pour elle, certaines femmes se dépigmentent en ignorant les conséquences. «<em>Il y a certaines femmes dont la peau devient multicolore plus précisément sur la zone ou le produit a été appliqué le plus. Ça entraîne les vergetures, des cancers, les atrophies cutanées et des brûlures cutanées, mais également ces effets sont causés par corticoïde lorsque leur utilisation est prolongée. On parle d’hyperpigmentation. En ce moment la peau devient plus noire et foncée qu’elle ne l’était avant. Dans ce cas, il est conseillé à la personne d’arrêter pour ne pas entraîner d’autres maladies</em>. <em>Des plaies; mycose; gales, des infections bactériennes, rendre la peau plus fine. La femme qui se dépigmente s’expose aussi au risque de diabète, ainsi que des problèmes de rein qui peuvent se transmettre de la maman a l’enfant </em>», explique Dr Zeinabou Coulibaly.

<strong>Safiatou Traoré, Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présentation de vœux au maire du district : Adama Sangaré engage les agents à mobiliser les ressources</title>
<link>https://www.maliweb.net/mairie-du-district-district-de-bko/presentation-de-voeux-au-maire-du-district-adama-sangare-engage-les-agents-a-mobiliser-les-ressources-2889588.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 01:00:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les travailleurs de la mairie du district de Bamako ont présenté leurs vœux au maire Adama Sangaré. Ce, à l’occasion de la fête de tabaski 2020.</strong>

<strong> </strong>

La traditionnelle présentation de vœux au maire du district de Bamako, Adama Sangaré, a été une fois de plus respectée. L’occasion a été saisie par le patron de l’hôtel de ville d’engager le personnel de la mairie à plus de mobilisation de ressources financières et de travailler avec NTA. Il s’agit pour lui de faire rentrer de l’argent dans la caisse. Cela, à l’en croire, n’est pas possible sans un véritable redoublement d’effort.

Malgré la sobriété de la cérémonie qui a enregistré la présence des chefs de service, certains conseillers et le Réseau des communicateurs traditionnels du Mali, les propos de remerciement à l’endroit du maire étaient aussi à l’ordre du jour.

Dans son intervention, le représentant du Récotrad a remercié le maire pour son geste à l’endroit des travailleurs pendant les fêtes de tabaski et le mois de carême.

A sa suite, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la mairie, Issa Sanogo, a remercié le maire pour les actions sociales envers les travailleurs pendant les fêtes de tabaski. A noter que  la cérémonie a pris fin par la bénédiction de l’imam.

<strong>BK</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CRI&#45;2002 : De la crédibilisation sous Me SOW au pourrissement sous Sall</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cri-2002-de-la-credibilisation-sous-me-sow-au-pourrissement-sous-sall-2889600.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 00:54:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dix-huitième  article au total et sixième de </strong>2020 relatif à ce qui convient d’appeler convenablement par  « <strong>la descente aux enfers de Cri-2002 suite à l’avidité de Sall et à son désir effréné d’assurer sa promotion personnelle par le truchement de notre patrimoine</strong> <strong>commun créé en 2000 sous l’éclairage de feu Maître Abdoulaye Sékou-SOW</strong>, Président fondateur, ancien premier Ministre et ancien Conseiller à la Cour Constitutionnelle.

Mais avant de relater les raisons et le processus de cette posture de Cri-2002 dont la crédibilité fut établie sous notre 1<sup>er</sup> Président feu Maître SOW avant d’être sérieusement mise à mal par la voracité et l’égocentrisme de Abdoulaye Sall, un c<strong>lin d’œil sur l’actualité relative à la gouvernance.</strong>

<strong> La méthode des manifestations </strong>qui secouent depuis juin notre capitale prend de plus en plus<strong> une allure d’illégalité en ce sens qu’elle s’autorise à la destruction des biens publics et privés. </strong>

Et le plus écœurant est que la première institution constitutionnelle (Président de la République) s’est mise dans ce tourbillon d’illégalité en abrogeant le décret de nomination des membres de notre auguste Cour Constitutionnelle avec le seul souci de plaire au fameux M5. Peine perdue ! Ledit M5 se radicalise.

<strong>A ce stade, l’on ne doit céder à aucun accommodage et raccommodage politique contraire à la loi, notamment la loi fondamentale, ensemble de règles pré établies. </strong>Et bien qu’étant dans son rôle de protection de l’ordre dans l’espace, la CEDEAO, dès  sa première mission a brillé par la non maîtrise du droit malien en demandant des élections partielles suite à l’hypothétique démission des 31 députés contestés, oubliant ou ignorant royalement que la démission est purement volontaire d’une part et que le droit est du côté des députés contestés n’en déplaise à leurs détracteurs. <strong>Ou faut-il suspendre le droit parce que le M5 est mécontent ? Absolument non. Et non ! D’autant que c’est l’Etat de droit qui leur permet de manifester mais pas de casser.</strong>

<strong>Bref, wait and see le développement de cette crise singulière aux relents rocambolesques pour revenir à Cri-2002.</strong>

<strong><em>A force de combines, Sall créée trois catégories de membres sociétaires : les inconnus notoires, les faire-valoir et les zélés au détriment des membres fondateurs</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Les inconnus notoires : Ils sont méconnus des annales Cri-2002 et connu du seul Sall. <strong>Un énième cas d’infraction en termes de parrainage. Ils sont 5 dans le bureau frauduleux de Abdoulaye Sall.</strong>
<ul>
 	<li>Les faire valoir ou béni oui oui qui suivent le moribond courant dessiné par Sall sans murmure pourvu qu’ils aient leurs avantages financiers. Ils sont aussi 5 dans le honteux bureau mis en place par Abdoulaye Sall.</li>
 	<li>Les zélés sont essentiellement son ami Modibo Koly Kéïta (secrétaire général) son ex employée de l’OPAM Assétou Coulibaly (Trésorière) et le retraité TAGNININA Moussa Traoré pour qui la fin justifie les moyens quel que soit la manière. <strong>De complicité avec Sall (le retors), il voulait la place du Permanent sans avoir ni le curricula ni la vocation, juste pour assouvir ses appétits financiers voraces en tant qu’enseignant retraité.</strong></li>
</ul>
<strong>Bon sang qu’est ce qui justifie le zèle de ce sinistre trio pris au piège irréversible de Sall ? La réponse simple se trouve dans la gestion des fonds Cri-2002 </strong> qui se fait par Sall seul comme en témoignent l’élaboration  et la validation de nos rapports financiers  en catimini (<strong>aucun rapport financier n’est connu</strong> <strong>du permanent</strong> du fait que le processus n’est jamais participatif). Sall s’en justifie toujours vaguement en bégayant que c’est l’affaire du comptable et de la trésorière alors qu’en réalité, il pilote les finances à un centime près.

<strong>Voilà à quoi rime le fonctionnement de Cri-2002 avec à la clé l’opacité, le népotisme débouchant d’une part sur la main mise programmée sur les finances Cri-2002 et d’autre part sur la propagande</strong> <strong>des idées rétrogrades , thématiques d’une pièce de théâtre et, fait inédit, mettant en scène un seul acteur : Sall.la stupeur est à son comble.</strong>

Vraiment, après le DEVOUE et DEMOCRATE feu Me SOW, la montagne Cri-2002 a accouché d’une souris sous la houlette de Sall.

<strong>Abdoulaye Sall a tout simplement trahi</strong> <strong>les valeurs fondatrices</strong> de l’Association Cri-2002 dont il ne <strong>figure guère, RAPPEL TRES UTILE,  parmi le trio initiateur. </strong>Désolant tout simplement !

<strong><em> </em></strong><strong><em>Les appétits gloutons ont dénaturé Cri-2002 sous la houlette du 2<sup>ème</sup> Président Sall</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Face à la contestation de ses rapports narratifs et financiers et même de son statut de Président, Abdoulaye Sall et ses acolytes rentrent dans une colère noire se traduisant par :
<ul>
 	<li><strong>L’agression du clerc huissier </strong>lors de la rocambolesque Assemblée Générale</li>
 	<li><strong>L’éviction forcée </strong>de la salle de réunion du Secrétaire permanent, membre fondateur de Cri-2002 au profit des tout nouveaux venus par les soins de Sall seul.</li>
 	<li><strong>L’adoption furtive des rapports</strong></li>
 	<li><strong>La rédaction des lettres d’exclusion</strong></li>
 	<li><strong>L’appropriation de fait des 2 véhicules Cri-2002 </strong>par Sall qui seul a le droit de les rouler comme un bien familial.</li>
 	<li><strong>La rétention des paiements des contestataires pendant que Sall paie sur fonds Cri-2002 ses amis, proches et enfants. Quelle moralité !</strong></li>
</ul>
Autant de comportements funestes de Sall qui ont conduit <strong>Cri-2002 à la barre devant le juge. Et tenez bien, Sall est judiciairement désavoué depuis ce 15 mai 2020 par la Cour d’Appel. </strong>

Préalablement à<strong> l’action judiciaire, Sall avait été averti que la bataille sera à la fois judiciaire et médiatique </strong>en ce sens que les citoyens responsables dans ce pays ne peuvent donner plus<strong> de 20 ans de leur vie à une organisation fondée par feu Me SOW avec dévouement et se laisser marcher impunément</strong> sur les pieds. <strong>Il a superbement ignoré l’avertissement se croyant au-dessus des textes de Cri-2002 et même des lois de la République.</strong>

<strong>Vouloir rester vaille que vaille</strong> <strong>Président de Cri-2002</strong> pour les délices  et non par dévouement, pour se servir et non servir  ne saurait prospérer pour la simple raison que bon nombre des membres fondateurs vivent encore, et Dieu merci.

Avec  le désaveu judiciaire subi, Sall perd toute légitimité de rester Président et pire, il perd toute tranquillité de conscience si conscience il a car, comme l’a si bien dit le 30<sup>ème</sup> Président américain Calvin Coolidge <strong><em>« la torture d’une mauvaise conscience est l’enfer des vivants »</em></strong>

<strong> </strong><strong><em>La crédibilité de Cri-2002 y compris de Sall s’est effondrée comme un château de cartes </em></strong>

Dans la manifestation de sa colère suite à la contestation de sa gestion aux antipodes des valeurs et principes de Cri-2002, Sall et ses 3 affidés perdent tout : légitimité, respect, honneur et tranquillité d’esprit.

Leur seule consolation reste l’argent qu’ils empochent indûment d’autant qu’ils s’attribuent le fruit d’efforts collectifs ignorant qu’on a beau aimer l’argent et la gloire, <strong>la fin de tels comportements</strong> <strong>est toujours pathétique.</strong> <strong>Il n’y a jamais d’échappatoire à cette évidence séculaire.</strong>

<strong>L’on a beau signaler à Sall son comportement iconoclaste (dans le mauvais sens), il persiste dans ses errements arguant ne jamais se tromper. Quel personnage ! L’homme n’écoute personne, n’a d’égards pour personne. Personnage singulier ! </strong>

<strong>Or chacun de nous, nonobstant nos spécificités,  ne peut se départir des convenances générales sinon universelles. Lui, Sall, non, simplement atypique. </strong>

<strong> </strong><strong>Conclusion</strong> :

Quelques faits notables !
<ul>
 	<li>Janvier 2016 : changement unilatéral du code de l’adresse e-mail de Cri-2002 en complicité avec son bras droit et zélé Modibo Koly (<strong>encore le gros malinké dans tous les coups tordus avec Sall)</strong></li>
 	<li>Septembre 2016<strong>: </strong>le Permanent ayant reçu  l’appel du nouveau partenaire ‘Coopération luxembourgeoise’ d’informer Sall (injoignable pour cause de réunion à l’Hôtel Columbus) de la signature de la convention, Sall s’y rend seul à notre grand désarroi comme si Cri-2002 se résumait à sa petite personne ; ce qui me fait dire que ce monsieur n’a d’égards pour personne.</li>
 	<li><strong>Les répertoires des autorités traditionnelles sont produits par un imprimeur connu de Sall seul pour raisons financières, le Permanent écarté sciemment</strong>. <strong>A l’arrivée de chaque nouveau partenaire de Cri-2002, Sall devient arrogant, fait cavalier seul et se rend indisponible pour rendre compte ; </strong>transparence et redevabilité méconnues des annales Cri-2002<strong>.</strong></li>
</ul>
<strong>Autant d’actes posés à travers lesquels, l’on peut aisément conclure que Sall se prend pour ce qu’il ne peut jamais être. Il est et reste un SIMPLE PRETENTIEUX.</strong>

En appui à cet article,  la photo de passation entre notre cher 1er Président Maître Abdoulaye Sékou Sow et  Sall sous l’œil vigilant de monsieur Mamadou F. KEITA en fin 2003 au Centre Djoliba.

<strong>Bamako, le 06 août  2020</strong>

<strong>Le Secrétaire  à l’organisation depuis août 2000</strong>

<strong>Secrétaire Permanent depuis février 2010.</strong>

<strong>Mamadou F. KEITA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scandale au ministère de la défense et des anciens combattants : Qui veut salir la réputation du DFM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/scandale-au-ministere-de-la-defense-et-des-anciens-combattants-qui-veut-salir-la-reputation-du-dfm-2888983.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 01:18:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Sous un autre ciel, le colonel major Abdoulaye Ibrahim Traoré aurait bénéficié de la reconnaissance de la hiérarchie militaire pour service-rendu.</strong></em>

N’eut été sa vigilance et son professionnalisme, on aurait jamais pu démanteler ce réseaux de faussaires conduit depuis des années par un individu de sinistre réputation à savoir Cheikne Sylla dit ‘’colonel’’. Ce frangin du richissime homme d’affaire Bakoré Sylla, un Sarakolé bon teint est un véritable bandit à col blanc qui n’a malheureusement pas le courage d’assumer ses forfaits ; et pourtant, sa capacité de nuire en jouant avec le faux est sans nul pareille. Son mode opératoire peut facilement tromper.

En effet, il procédait à l’initiation de signature de l’actuel ministre de la défense et des anciens  combattants et de son directeur administratif et financier, le colonel major Abdoulaye Ibrahim Traoré.

Ce comportement répréhensible consistait à établir un faux contrat de livraison de véhicules sur la période 2020 et à l’utiliser comme nantissement à la Banque commerciale du sahel (BCS).

Un bandit à col blanc toujours tiré à quatre épingles qui se faisait passer pour le PDG de Motors Leader Africa SARL, un des fournisseurs du ministère de la défense et des anciens combattants.

C’est qu’il avait ses entrées dans ce département bien avant l’arrivée du colonel major à la tête de la DAF.

<strong>L’homme à abattre</strong>

Tout le monde sait que la direction administrative et financière est la vache laitière de ce département stratégique.

Mettre un jeune officier sincère et honnête c’est pour déjouer tous les plans.

C’est ainsi que d’un faux accident de véhicule qui contenait des centaines de millions de FCFA on est passé à l’épisode du serpent boa qui l’a attaqué mortellement.

Toute cette stratégie était un scénario monté de toute pièce pour opérer tranquillement.

C’était mal le connaitre. Dès qu’il a eu connaissance des agissements de cet autre faux colonel, après avoir informé son patron de ministre il a porté plainte contre le faussaire ‘’colonel’’ et la BCS au niveau du pôle économique et financier de Bamako.

Le colonel major Abdoulaye Ibrahim Traoré est allé plus loin dans ses investigations en découvrant deux autres faux contrats qui ont été établis le 18 Février, par la livraison de véhicules du MDAC. Il s’agit d’un contrat global de 784 millions de FCFA composé comme suit= un faux contrat de 35 millions de FCFA.

<strong>Quand la justice se plante</strong>

Au lieu de chercher à faire toute la lumière sur cette affaire, le pôle économique et financier est tombé une fois de plus dans son sport favori à savoir la communication.

C’est le colonel major qui est pris aujourd’hui pour la cible principale. En effet, il  a été placé sous contrôle judiciaire sur la base des déclarations d’un faussaire. Or aucune preuve tangible n’a encore été retenue contre lui. Il est présumé coupable, il faut le faire taire.

Selon nos sources dignes de foi, il a failli être placé sous mandat de dépôt.

Il nous revient encore que d’autres éléments à charge perceraient contre l’auteur principal.

Birama FALL]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réalisations des présidents de la mission : Le M5&#45;RFP classe IBK dernier du rang</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/realisations-des-presidents-de-la-mission-le-m5-rfp-classe-ibk-dernier-du-rang-2888991.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 01:02:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le document qu’il a présenté aux cinq chefs d’Etat venus au Mali pour la médiation, le Comité stratégique du M5-RFP a classé le président IBK en dernière position. Il le montre incomparable aux autres en matière de réalisations.</em></strong>

Ce jeudi 23 juillet 2020, les cinq Chefs d’Etat de la Mission de haut de la Cedeao ont pris le chemin du retour avec une bonne note à eux offerte par le M5-RFP. C’est, en quelque sorte, le regard extérieur sur les hauts faits de leurs mandats dans les pays respectifs.

En faisant ce rappel important, Choguel Kokala Maïga a commencé par le président du Nigéria, Muhammadu Buhari. Il lui a dit que, quand il  est venu au pouvoir, il a chassé Boko Haram jusqu’à ce qu’il est parti faire la guerre ailleurs.

Concernant le président Mahamadou Issoufou, Choguel dit que ce dernier parle avec le cœur des Maliens. Les terroristes n’interviennent que sur une infime partie de son nigérien, soutient-il.

Pour Choguel, lorsque le président ghanéen, Nana Akufo Addo parle sur la scène internationale, tous les Africains sont fiers parce qu’il leur dit d’être indépendants, de ne pas compter sur les autres.

Parlant de Macky Sall du Sénégal, il dira que les grandes réalisations qu’il a faites font la fierté des Sénégalais. Et d’ajouter qu’Alassane Ouattara a pris la Côte d’ Ivoire au sortir de la guerre. Aujourd’hui, dit-il, c’est un taux de croissance, un pays émergent avec beaucoup d’infrastructures.

<em>« C’est ce que nous attendions d’IBK au Mali. Aujourd’hui, on ne peut rien montrer comme réalisation d’IBK au Mali »</em>, a enfoncé Choguel comme clou.

Même si les négociations n’ont pas abouti, les cinq chefs d’Etat de la Mission ont eu de quoi se gargariser. Ce, du fait que leurs réalisations crèvent les yeux même à l’extérieur de leur pays.
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><b><span style="font-size: 11.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">Bazoumana KANE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise sociopolitique au Mali : Appel de Lanceni Balla KEITA au M5&#45;RFP</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-sociopolitique-au-mali-appel-de-lanceni-balla-keita-au-m5-rfp-2888993.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 00:59:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Au commencement des activités du M5-RFP, j’ai bien conseillé à mon grand frère de Président de quitter le pouvoir si le peuple ton électeur ne veut plus de toi et que le M5-RFP est dans un combat pour la survie du Mali.</span></b></p>
<p style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les différentes sorties du M5 RFP ont permis de faire comprendre au peuple que la république est en danger et qu’il faille la sauver quel que soit la méthode.
C’est le lieu de remercier, les responsables du M5 RFP et sa jeunesse.
Je prie pour le repos éternel des martyrs du 19 juillet 2020.
C’est une première dans l’histoire du Mali que cinq chefs d’état Africains se retrouvent sur notre terre pour une quelconque médiation. Cela est déjà un mérite à prendre en compte dans le bilan du M5-RFP. Le syndicat des chefs d’état a mal apprécié la profondeur de la crise de gouvernance sous I.B.K C’est la raison pour laquelle, ils ont mordicus tracé une ligne rouge concernant la démission d’I.B.K. Par conséquent le M5 RFP doit voir ses ambitions à la baisse afin de se créer une entrée dans l’exécutif pour mieux le contrôler.
Le M5 RFP a été trop intransigeant sur sa revendication principale. Cela a été une erreur grave dans sa vision car une guerre se gagne en plusieurs batailles généralement. Et pourtant les acquis du M5-RFP n’ont pas été les moindres à savoir : Manassa et sa cour constitutionnelle sont parties en lambeau, de nouveaux membres de la dite cour sont en passe d’être nommés pour la vérification des scores de certaines circonscriptions électorales, le nouveau gouvernement comprendra 30% des membres du M5-RFP, les recommandations du dialogue inclusif serviront de plat du nouveau gouvernement, la seule volonté d’IBK ne sera plus imposée comme programme de travail gouvernemental.
Cependant il n’est pas tard pour le M5-RFP de corriger cette erreur dès l’instant où la main d’IBK reste toujours tendue.
Il faut la prendre car la nouvelle méthode de combat qui est la désobéissance civile ne nous amènera nulle part, si ce n’est de sortir par la petite porte.
Déjà la CMAS s’est désolidarisée de cette action, toute chose qui va affaiblir le M5-RFP.
Au bout de quelques jours la jeunesse qui a en charge cette mission, va s’essouffler, et le combat finira faute de combattants.
La méthode de désobéissance civile a rarement réussie comme méthode de combat.
Ce qui est sur rien ne sera plus comme avant. Cela constitue une grande victoire du M5-RFP et des démocrates soucieux du Mali.
Qui d’autres pouvaient faire cela excepté le M5-RFP ? BRAVO l’histoire retiendra cette autre lutte, chères patriotes Maliens, mais évitons d’aller au radicalisme destructeur !</span></p>
<p style="background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Lanceni Balla KEITA
Ancien Ministre
Ancien Député Militant du M5-RFP</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise socio&#45;politique : Dr Boubou Cissé, la cible impossible à atteindre</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-socio-politique-dr-boubou-cisse-la-cible-impossible-a-atteindre-2888984.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/crise-socio-politique-dr-boubou-cisse-la-cible-impossible-a-atteindre-2888984.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/07/Boubou-Cisse.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 00:58:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Il apparaît évident chaque jour que les enchères sur la tête du Premier ministre montent à mesure que la crise politique perdure. Majorité et opposition veulent se l'offrir coûte que coûte dans la perspective de rafler une mise incertaine. Mais charger Dr. Boubou Cissé de tous les maux d'Israël, pardon du Mali dans l'épreuve, ne sera pas chose aisée.</span></b></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En rempilant à la tête du gouvernement par décret présidentiel le 11 juin dernier, Dr. Boubou Cissé est apparu aux yeux de l'opinion publique nationale et internationale comme le remède de cheval, le seul, que le président de la République a en main. En effet, à cette époque, le pouvoir avait douloureusement subi un assaut foudroyant qui lui  avait été donné par la mobilisation gigantesque du 05 juin, qui finira par se structurer en un mouvement absolument insurrectionnel prenant le nom de M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques). Celui-ci réussit en plus le 19 juin, seulement huit petits jours après la reconduction de Dr. Boubou Cissé à la tête du gouvernement, une deuxième mobilisation beaucoup plus déferlante que la première. Ce qui fait que la République aurait pu sauter si le chef de l'État, Ibrahim Boubacar Keïta, n'avait pas une force sur laquelle il pouvait tenir bravement. Ce pilier de bon augure, c'est incontestablement son Premier ministre à qui il venait de renouveler sa confiance. Une première d'ailleurs en sept ans car, de 2013 à 2018, cinq Premiers ministres n'avaient pas pu résister aux difficiles épreuves auxquelles Ibrahim Boubacar Keïta a été régulièrement confronté, eu égard à plusieurs contingences nées du coup d'État de 2012 et les plâtrages plus ou moins inefficaces de la Transition qui s'en est suivie.</span></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Bref, Dr. Boubou Cissé est apparu, sinon la meilleure trouvaille pour le président de la République, du moins l'aubaine inespérée pour un IBK en mal de sainteté  auprès de son peuple et qui ne cesse d'ailleurs de booster avec constance le désamour populaire contre lui-même. C'est en ces moments extrêmement difficiles que son Premier ministre, la digue qui tienne encore pour protéger sa citadelle, est le point de mire de toutes les convoitises, de toutes les méchancetés et de toutes les perfidies aussi bien de la part des propres alliés du Président que des insurgés du M5-RFP. Si l'on peut comprendre l'inimitié politique des acteurs du M5-RFP contre le maintien de Dr. Boubou Cissé dans le cadre d'un gouvernement d'union nationale suggéré par la communauté internationale et par beaucoup d'intellectuels maliens fort avisés, il est difficile par contre de saisir le bien fondé d'une certaine fronde développée de moins en moins en sourdine par l'EPM (Ensemble Pour le Mali), autrement dit la majorité présidentielle sensée servir de garde prétorienne autour d'un président de la République malmené et traîné dans la boue par ses contestataires, et qui a grand besoin des siens. Malheureusement, Dr. Bocari Tréta et ses compères embouchent, à quelques nuances près, la même trompette que le M5-RFP contre le Premier ministre. Quand le M5-RFP exige un chef de gouvernement de plein pouvoir dans son Mémorandum, la majorité présidentielle demande à IBK la nomination d'un Premier ministre consensuel. Les deux formulations se valent, sauf que le M5-RFP est sincère et clair dans sa revendication tandis que les gars de la majorité présidentielle agissent comme des conjurés qui poignardent Ibrahim Boubacar Keïta dans le dos, un coup de Jarnac aux seules fins de voir leur "Premier ministre consensuel" choisi dans leur camps, peut-être des rangs du RPM, parti majoritaire qui n'a jamais eu le bonheur d'avoir été consulté pour le choix d'un chef de gouvernement, encore moins d'imposer au président de la République son candidat à ce poste prestigieux. On voit bien chez les amis du chef d'État l'expression d'indicibles rancœurs. Mais la faute n'est-elle pas à eux et à eux seuls? Le RPM n'a jamais été un foudre de guerre, pas plus d'ailleurs que les autres micro-partis de la galaxie IBK. Si l'ensemble avait été une réelle force de frappe, la contestation populaire ne serait pas arrivée jusqu'à la formation du M5-RFP, et encore. En plus, tous les supposés barons de l'EPM qui ont eu la chance d'avoir été appelés au gouvernement y ont laissé des plumes, des casseroles retentissantes et des trous noirs. L'affaire des engrais frelatés reste comme une balafre sur le visage du RPM à travers son tonitruant numéro 1, Dr. Bocari Tréta. Me Baber Gano ne brille ni ne reluit pas non plus.</span></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Malheureusement, il ne manque pas à la majorité présidentielle d'hommes au langage pervers, des bonimenteurs, diseurs de nouveautés et spécialistes des meilleures stratégies qui ne conduisent jamais à la victoire. Des séducteurs, qui sont toujours sujets d'erreurs. Mais les artisans d'erreurs, IBK les connaît bien dans sa famille politique. Il n'y a donc pas à aller les chercher chez les ennemis déclarés, c'est-à-dire au M5-RFP. Ils se cachent, mais ils ont déjà jeté le masque, dans le sein même et au cœur des dispositifs de défense du président de la République. C'est un sujet d'appréhension et d'angoisse pour Ibrahim Boubacar Keïta qui doit enfin montrer à ces ennemis-là, qui sont d'autant plus redoutables qu'ils le sont moins ouvertement, qu'il les connaît bien et qu'il leur dise de cesser leurs manœuvres de déstabilisation, en laissant Dr. Boubou Cissé tranquille dans sa tâche.</span></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le M5-RFP, lui, ne se fait plus d'illusion. Qu'il ait compris ou pas que ce n'est pas dans la rue qu'on impose un Premier ministre de plein pouvoir, il sait tout de même qu'Ibrahim Boubacar Keïta ne se séparera pour rien au monde de son Premier ministre dont il connaît la valeur intrinsèque. C'est d'ailleurs pour cette raison que quand le Président a invité le M5-RFP à le rencontrer le 05 juillet dernier, Boubou Cissé était à ses côtés. Comme pour dire à tous : cette cible doit cesser d'être visée, elle est impossible à atteindre. Il y a mille autres baudets sur lesquels crier haro, allez les chercher.</span></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">N.D</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Kassoum Tapo au ministère de la justice : Les défis qui l’attendent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/me-kassoum-tapo-au-ministere-de-la-justice-les-defis-qui-lattendent-2888982.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 00:57:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Depuis le 30 juillet 2020, date de la mise en place d'un gouvernement restreint de six membres dans l'attente de celui dit d'union nationale, Me Kassoum Tapo est le nouveau Garde des Sceaux du Mali. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce  sexagénaire fringant, connu pour son franc parler et ses prises de position en faveur du Président IBK, est attendu par l'opinion publique sur plusieurs dossiers brûlants.</span></b></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> Héritant d'un département ministériel  hautement sensible et réputé comme  étant à problèmes, le natif de Mopti a du pain sur la planche. Il aura en effet à relever de nombreux défis.  Sans prétendre à l'exhaustivité, citons- en quelques-uns.</span></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le défi de la préservation des acquis</span></b></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Longtemps décriée pour son inaccessibilité tant géographique que  fonctionnelle, et caractérisée par la faiblesse de ses ressources, d'importants progrès ont été enregistrés ces vingt dernières années dans la distribution de la Justice. En vue de créer les conditions d'un meilleur accès à la justice, l'Etat du Mali a consenti d'importants efforts pour recruter du personnel et construire des infrastructures. C'est ainsi que sur la période considérée des centaines  de magistrats ont été recrutes et formes tandis que le personnel d'appui (greffiers et secrétaires de greffe notamment, se voyait renforce. Dans la même lancée une nouvelle carte judiciaire destinée a rapprocher physiquement la Justice des justiciables a été dessinée avec la création des tribunaux d'instance, et de trois cours D’appel. Parallèlement aux transformations opérées en termes d'accès physique et d'orientation du justiciable, des améliorations notables ont été enregistrées en matière de formation des personnels judiciaires et de leur dotation en livres et manuels de droit.</span></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le nouveau Ministre de la Justice devra renforcer les acquis ainsi énumérés, lesquels sont le fruit de la mise en œuvre de plusieurs projets de développement de la Justice. Il s'agit  d'abord du Prodej (projet  décennal de développement de la Justice) finance pour partie par le Canada, et pour partie par le Mali. Il s'agit ensuite du projet suédois qui a pris le relais du Prodej.</span></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le défi de la crédibilité et de l'indépendance de l'institution judiciaire</span></b></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">De tous les défis qu'il aura à relever,  celui de la crédibilité et l'indépendance de la Justice apparait comme étant la priorité des priorités. L'action de Me Tapo sera d'autant plus scrutée sur ce terrain qu'il succède au ministère de la Justice a un certain Malick Coulibaly, dont l'engagement personnelle a grandement permis de redorer, aux yeux du public, le blason, longtemps terni, de la Justice malienne.</span></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Sous ce rapport, Kassoum Tapo devra lever, s'il entend réussir la mission délicate qui lui est confiée par le Président de la République, lever certaines contraintes. D'abord, il devra s'atteler à s'aménager une sphère d'autonomie face aux lobbies de la politique et de la finance, pour mener une politique efficace contre la corruption.</span></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ensuite, le nouveau garde du sceau  devra, dans la gestion dossiers brûlants de l'heure faire preuve à la fois de courage et de discernement. Au nombre de ces dossiers, il d'abord les enquêtes a mené sur les circonstances des tueries ayant eu le 10 juillet 2020 et jours suivants a l'occasion des manifestations organisées par le M5/ Rfp. Il y a aussi et surtout celui des poursuites judiciaires engagées suite aux scandales finances à l'achat de l'avion présidents et à la conclusion de plusieurs contrats.</span></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Kassoum Tapo, qui est un homme d'ambition et de volonté, a les ressources nécessaires pour surmonter les défis que voilà. Il pourrait agréablement surprendre les Maliens, tant il a horreur de passer pour un médiocre. Malgré les à priori, il ne manque pas d'atouts décisifs pour réussir. Outre qu'il bénéficie de la confiance du Chef de l'État, il a de l'entregent, ce qui n'est jamais négligeable dans un département tel que celui de la Justice, et une fine connaissance des difficultés qui l'assaillent.</span></p>
<p class="yiv5050507256msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">B. FALL</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>ANPE : Le CA planche sur les réalisations des activités du PTA 2020</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/anpe-le-ca-planche-sur-les-realisations-des-activites-du-pta-2020-2888990.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 00:40:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Programme de travail annuel (PTA) 2020 composé de 104 activités était au centre des discours du Conseil d’administration de l’Agence nationale pour l’Emploi (Anpe). C’était le 5 août 2020 au détour d’un point-presse, dans les locaux de la structure.</strong>

Les responsables de l’Agence nationale pour l’emploi sont dans la dynamique de poursuivre les actions de création d’emploi afin de lutter contre le chômage et l’émigration des jeunes du Mali. Pour cela, ils ont fixé comme objectif général de cette rencontre avec les hommes de médias d’informer les acteurs du marché du travail (employeurs, usagers, clients) et de façon générale la population sur le niveau d’exécution du PTA 2020 de l’Anpe à la date du 30 juin 2020 et les différentes réalisations en termes de création et de promotion d’emploi par l’Anpe.

Les organisateurs de la cérémonie s’attendent à des résultats comme l’information des usagers et clients, la mise en œuvre du plan de communication, l’information de l’opinion nationale et internationale, la connaissance des réalisations de l’Anpe en termes de contribution à la création et à la promotion d’emploi.

Dans son intervention, le président du Conseil d’administration, Issa Bengaly, a éprouvé un réel plaisir  de présider la cérémonie d’ouverture sur l’exécution du PTA au titre de l’exercice 2020. Pour lui, cet exercice résulte du souci de transparence de la direction générale pour montrer au public et aux usagers les réalisations effectuées durant l’exercice budgétaire en conformité avec le plan de communication adopté par le Conseil d’administration de l’Anpe.

Pour sa part, le directeur général de l’Anpe, Ibrahim Ag Nock, a souligné les résultats par domaines. Pour lui, au 30 juin 2020, au titre de l’intermédiation, le taux de réalisation est de 30% contre 70% au 30 juin 2019, 1635 demandes d’emploi et 899 offres d’emploi enregistrés soit en moyenne 2 demandes pour une offre, 778 placements ont été effectués au cours de la période concernée soit un taux de 86,5%, l’opérationnalisation de la plateforme « Baara Anpe » se poursuit, 902 visites ont été effectuées, 480 attestations d’ouverture d’établissement délivrées.

Parlant de la répartition par domaine d’intervention, le premier responsable de l’Anpe cite la coopération et migration (8%), l’administration (8%), études et production statistique (12%), la communication (13%), l’intermédiation (10%), le perfectionnement (30,8%), la promotion de l’emploi (18, 3%). A en croire monsieur Ag Nock, l’Anpe mène des activités dans toutes les régions du Mali. De son point de vue, elle participe aux foires pour se donner plus de visibilité.

Pour lui, le site web de l’Anpe est visité par 14000 personnes par semaine. L’inauguration du  joyau architectural flambant-neuf a clôturé les activités.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propositions de sortie de crise du M5&#45;RFP : Et si ibk refuse ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/propositions-de-sortie-de-crise-du-m5-rfp-et-si-ibk-refuse-2-2884151.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Jul 2020 10:12:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la crise politique qui tenaille le Mali depuis un mois, il y a désormais, fait rare, une belle unanimité à désigner le coupable. Acteurs maliens et médiateurs de la communauté internationale sont à l'unisson pour dire que les raisons qui ont amené les Maliens à se soulever sont incontestablement justes et que la mal gouvernance ne saurait être nulle part au monde une exception tolérable, encore moins acceptable. </strong>

Ibrahim Boubacar Keïta, aux yeux de l'opinion publique nationale et internationale n'est donc pas un bouc émissaire que l'on veut perfidement charger de tous les péchés du Mali. Il est bien le coupable de la démolition progressive de tous les acquis nationaux, de 1960 à nos jours. Entre autres crimes sur lesquels sa propre conscience l'interpelle en attendant les sanctions de l'histoire et les sentences de la justice immanente, la faillite de l'école publique et de l'éducation nationale, le démantèlement méthodique de la vaillante armée nationale du Mali qui, sans manquer d'humilité, pouvait partout bomber le torse dans la sous-région, la faillite de la sécurité dans les villes comme dans les campagnes au point que le Mali est devenu un cimetière à ciel ouvert, la dilapidation effrénée des biens et deniers de l'État, la justice sélective qui laisse en foire les délinquants à col blanc coupables de vertigineuses surfacturations pour s'agripper au cou de petits délinquants. Ce n'est pas tout. Le président de la République, après avoir prêté serment, au lieu d'être le garant de l'intégrité du territoire national et de la sécurité des personnes et de leurs biens, a préféré pactisé avec l'ennemi de la patrie par des compromissions avec la CMA ouvertement séparatiste, sécessionniste et indépendantiste. Un parjure inouï aux conséquences futures dramatiques car le retour de Kidal dans le giron souverain du Mali ne se fera qu'au prix de colossaux efforts diplomatiques et peut-être aussi, malheureusement, au prix de fâcheuses opérations de reconquête militaires. Chacune de ces fautes graves constituent des motifs de disqualification d'un homme à continuer d'assumer les plus hautes fonctions de l'État, mais aussi des raisons pour le confondre de parjures, avec tout ce que cela implique aux plans politique et judiciaire. Au regard de tout ce qui précède, la réclamation par les citoyens de la démission d'IBK et de son régime est largement justifiée et légitime. C'est loin d'être un geste de sacrifier un agneau pour une cause secondaire.

<strong>Un coupable face à son peuple</strong>

Il y a donc, très clairement, un coupable face à son peuple trompé, trahi, volé. La communauté internationale, dans l'affaire, a choisi de fermer les yeux sur les turpitudes du Président pour faire pression sur le peuple à travers ses leaders. On peut le comprendre, c'est au plus fort que l'on demande de faire preuve de flexibilité. Quitte à faire violence sur lui-même, le M5-RFP a donc accepté d'analyser les offres des négociateurs non maliens. Mais voilà, pour empêcher le diable d'effrayer afin d'agir comme il veut, il faut lui enlever ses cornes. Attitude sage certes, mais risquée puisque le diable a toujours plus d'une flèche à son arc. Au sein du M5-RFP, qui a majoritairement accepté de circonscrire les velléités d'IBK en lui ôtant toutes possibilités d'agir tel un demi-dieu lâché dans l'arène, il y a de fortes résistances. N'empêche, des propositions hardies ont été formulées. L'imam Mahmoud Dicko les a transmises. Mais IBK est dans sa logique de "seul maître à bord", "d'empereur de droit divin" et on ne sait pas quoi encore. Le M5-RFP n'a fait qu'accéder aux propositions de la communauté internationale : dissolution de l'Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle, notamment. Pour le reste, garde-fou nécessaire, le front patriotique exige de choisir un Premier ministre doté des pleins pouvoirs et qui représentera le Mali partout dans le monde alors qu'Ibrahim Boubacar Keïta se contentera d'être un fétiche pas tutélaire à Koulouba.

<strong>Le malfaiteur dicte sa sentence au tribunal </strong>

Malheureusement, selon les indiscrétions qui s'échappent des cercles du pouvoir, IBK ne veut rien de tout cela. Il veut demeurer tout puissant avec les prérogatives d'un président normal. C'est le malfaiteur qui dicte sa sentence au tribunal qui le juge. IBK est même à la manoeuvre pour déstabiliser le M5-RFP.  Ses équipes secrètes développent des actions d'intoxication véhémentes pour démoraliser les démocrates. Par exemple, on fait circuler que 16 mimliards de francs CFA ont été remis à des responsables du M5-RFP pour qu'ils laissent tomber la lutte. Tout est fait pour salir particulièrement le nom et l'honneur de l'imam Mahmoud Dicko. Ce coup de Jarnac, fort heureusement, ne fait pas mouche. Aux quelques nigauds qui balancent l'ineptie sur les réseaux sociaux, la réplique est vite donnée par divers moyens de communication par le front patriotique.

C'est sur ces entrefaites que la conférence de presse du M5-RFP est intervenue ce mercredi, 1er juillet, pour couper court à toutes les folles rumeurs. Pratiquement, une semaine est donnée à IBK pour répondre clairement aux Maliens et à la communauté internationale. Le peuple est invité, le cas échéant, à monter sur les remparts le vendredi, 10 juillet, pour une action plus décisive. Celle-ci consistera à occuper dans les villes comme dans tous les départements, les administrations, les préfectures et les sous-préfectures, les sièges du pouvoir, etc. Ibrahim Boubacar Keïta tombe ainsi dans son propre piège. Il croyait peut-être avoir le peuple à l'usure, peut-être aussi comptait-il sur de remuants boute-en-train jurant de le défendre avec son régime. À côté du fossé, la culbute, dit le proverbe français. Ce qu’Ibrahim Boubacar Keïta n'a pas compris, c'est que le peuple conscient, des multiples injustices contre lui, ne pouvait laisser aucune marge à l'imam Mahmoud Dicko et au M5-RFP pour abandonner la lutte de libération. Dans l'esprit de tous, prévalait le mot de l'illustre écrivain allemand, Johannes Wolgang Goethe : Ce n'est pas assez de faire des pas pour un jour aboutir au but, mais il faut que chacun des pas soit lui-même un but". Le but, c'est le Mali éternel.

<strong>Amadou N'Fa DIALLO</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dissolution de l’assemblée nationale :  La Plateforme  pour les valeurs sociétales et religieuses s’y oppose</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dissolution-de-lassemblee-nationale-la-plateforme-pour-les-valeurs-societales-et-religieuses-sy-oppose-2884148.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Jul 2020 01:19:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En donnant sa position sur les voies de sortie de la crise sociopolitique que connaît le Mali, la Plateforme des mouvements citoyens pour la défense des valeurs sociétales, religieuses et de la République s’opposent catégoriquement à la dissolution de l’Assemblée nationale.</strong>

Ce samedi 4 juillet 2020, la Maison des Aînés a servi de cadre à une Assemblée générale d’informations et d’échanges sur la situation actuelle du Mali. Le Président de la Plateforme, Moufa Haïdara non moins président du Conseil national des Chorfa de Bamako étaient accompagné de plusieurs membres pour les besoins de la cause.  Sans langue de bois, ils ont tenu à faire savoir qu’ils tiennent fermement à la préservation des institutions de la République.

C’est dans cette logique qu’ils se montrent opposés à la dissolution de l’Assemblée nationale du Mali. En revanche, la Plateforme des  mouvements citoyens pour la défense des valeurs sociétales, religieuses et de la République souhaite de tous ses vœux la restauration d’un dialogue franc entre les parties.

Elle ne se limite pas  seulement à cette opposition. Elle a une vision et des objectifs pour jouer sa partition dans l’équilibre sociopolitique du Mali. En ce qui concerne sa vision, elle porte sur le respect des valeurs religieuses, républicaines, sociétales et le respect du contexte social.

Du côté des objectifs généraux, la Plateforme des mouvements citoyens pour la défense des valeurs sociétales, religieuses et de la République se concentre sur deux points. Il s’agit de participer à la reconstruction d’une nouvelle société garantissant le bien-être de la population malienne. En outre, elle participe au plan d’actions de paix, réconciliation,  stabilité, bonne gouvernance, du développement économique, social et de la justice pour tous.

C’est ainsi que ces personnes religieuses, de la Société civile et des responsables d’associations sont décidés à jouer un rôle conséquent dans la vie de la nation malienne. Ce, conformément aux dispositions pertinentes de la Loi N°038 du 05 août 2004.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Face à la dégradation du climat sociopolitique : La Cocem invite à la réforme électorale et institutionnelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/face-a-la-degradation-du-climat-sociopolitique-la-cocem-invite-a-la-reforme-electorale-et-institutionnelle-2884137.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Jul 2020 00:54:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Coalition pour l’Observation citoyenne des élections au Mali (Cocem) a animé dans ses locaux une conférence de presse pour exprimer ses préoccupations vis-à-vis de la crise sociopolitique post-électorale en cours au Mali. </strong>

Consciente de son rôle de veille  citoyenne, la Cocem compte jouer pleinement sa partition dans la recherche de  solution à la crise sociopolitique qui secoue le Mali depuis la proclamation des résultats du 2<sup>ème</sup> tour  des élections législatives par la Cour constitutionnelle.

Accordant une importance particulière aux différentes propositions de sortie de crise, la Cocem,  par la voix de son président Drissa Traoré, met un accent sur la nécessité d’aller vers la mise en œuvre  des réformes électorales  et institutionnelles. «<em>Cette crise vient illustrer la nécessité  absolue d’aller vers des réformes consensuelles  du système électoral  que la Cocem  avait suggérée  depuis l’élection présidentielle  de 2018</em>», a indiqué M. Traoré.

Pour répondre à ce besoin de réforme du système électoral, la Cocem recommande au gouvernement  et l’ensemble des acteurs politiques des engagements sur certains points.

Il s’agit, dans un premier temps, de procéder  à une évaluation  inclusive de l’élection présidentielle  de 2018 et des élections législatives de 2020 par les acteurs impliqués dans le processus.

Après cette évaluation, la Cocem   demande entre  autres : la centralisation  de toutes les opérations électorales au niveau d’une structure unique ;   la légalisation  de la publication des résultats  bureau de vote par bureau de vote. Et cette publication doit se faire avant la fin  des délais de recours.  Elle préconise également  la création d’une juridiction intermédiaire en vue de se conformer aux pratiques internationales et de rendre moins opaque la procédure.

Parlant de la difficulté entre le pouvoir et le mouvement de contestation,  le président de la Cocem Drissa Traoré a invité les parties au dialogue politique en vue  de trouver une réponse politique à la crise actuelle.

La Cocem resté convaincue que  seules les réformes politiques et électorales permettront de rétablir la confiance entre les citoyens et les institutions.  Pour une sortie de crise, la Cocem  propose  ses services  sur toutes les questions  concernant la crise post-électorale.

<strong>N.D </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dans l&amp;apos;attente du vendredi, 10 juillet :   Les manœuvres  désespérées d&amp;apos;IBK</title>
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<pubDate>Tue, 07 Jul 2020 00:51:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la crise qui secoue fort, non pas le seul landerneau politique mais tout le Mali en tant que pays et nation depuis un mois déjà, les vendredis se succèdent avec leurs lots de révélations. Celui qui a été la journée du 03 juillet a dévoilé une grande vérité.</strong>

Nul doute désormais, pour les citoyens avertis, qu'ils soient les partisans farouches du M5-RFP ou de ceux qui déclarent urbi et orbi vouloir défendre le président de la République et les institutions, le diablotin de la discorde n'est autre personne qu'Ibrahim Boubacar Keïta lui-même. Le chef de l'État, vertement contesté par l'écrasante majorité du peuple malien qui réclame sa démission et avec lui tout son régime, est maintenant pleinement démasqué.  De plus en plus enferré dans les mailles de ses propres turpitudes, il croit pouvoir se libérer de l'étau par des manœuvres traîtresses malheureusement des plus désespérées. Avec une naïveté déconcertante, il procède par malices, ruses, intoxications, mensonges, alors que le niveau du soulèvement citoyen proportionnel à la déception populaire incite le peuple à la vigilance. Pour n'avoir pas compris cela, IBK a incidemment ruiné le dernier crédit qui lui restait aux yeux de la communauté internationale et de ceux qui ont encore pitié de lui.

<strong>Il s'agit du Mali, non de privilèges </strong>

La chronologie des derniers évènements nous révèle un IBK plus enclin à rouler tout le monde dans la farine, consolidant la triste réputation solidement ancrée chez nos concitoyens, qui le désigne comme étant incapable de respecter l'adversaire, encore moins d'honorer sa parole donnée.

En effet, dès son retour à Bamako le mardi, 30 juin, après avoir participé au sommet du G5 Sahel à  Nouakchott, l'imam Mahmoud Dicko l'a rencontré pour lui soumettre le Mémorandum qu'il a âprement arraché au M5-RFP. À la grande surprise de la haute autorité morale de la contestation du peuple malien, Ibrahim Boubacar Keïta s'est lancé dans une opération de séduction, comme il sait le faire, en proposant monts et merveilles à son interlocuteur. La scène, on l'imagine, est surréaliste. Mahmoud Dicko, en homme d'honneur respectueux des secrets de la rencontre, même peu loquace s'est trouvé contraint de lever un coin du voile : "J'ai rencontré le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, dès son retour de Nouakchott. IBK m'a demandé d'abandonner la lutte, de quitter le M5-RFP. Et il m'a proposé des départements ministériels et autres privilèges. J'ai refusé en lui disant qu'il ne s'agit pas d'une question de départements ministériels ou de privilèges. Je ne suis ni intéressé par des postes ministériels, ni de privilèges : je resterai imam. Il s'agit de la vie de la nation, il s'agit du Mali..."

Le contexte de cette révélation n'est autre que la rencontre de clarification sollicitée de l'imam Mahmoud Dicko par les familles fondatrices de Bamako, que ce dernier a acceptée et honorée le vendredi, 03 juin, en compagnie de certains responsables du M5-RFP dont Dr. Choguel K. Maïga. Devant l'auguste assemblée, Mahmoud Dicko, avec une admirable pédagogie, a longuement exposé les preuves de la désagrégation avancée du Mali, pays au bord de l'explosion, voire de la disparition. Ce que les Maliens doivent savoir, c'est que la fraternelle et patriotique convocation adressée à l'imam Mahmoud Dicko par les familles fondatrices résulte de la virulence de plusieurs fausses informations véhiculées par IBK et ses services pour semer le trouble dans les esprits de nos concitoyens. Ainsi, selon ces fakes news sortis des officines ibkistes, Mahmoud Dicko n'a jamais demandé la démission du Président, il a même reçu  5 milliards de francs CFA, en plus d'un domaine de 500 hectares, pour saboter la lutte citoyenne en travaillant à la dislocation du front patriotique. Quant au M5-RFP, ses responsables ont reçu 16 milliards de nos francs qu'ils se sont déjà partagés, après quoi ils ont envoyé leurs CV au Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, pour l'obtention des postes ministériels, etc. Ceux qui suivent ces politiciens, disent les mêmes désinformations, sont des nigauds à qui il faut dessiller les yeux. Bref, la manipulation a intrigué au plus haut point la notabilité de Bamako qui a eu, Dieu merci, la sagesse de mander les incriminés par la propagande mensongère du locataire du Palais de Koulouba pour les entendre. Encore Dieu merci, chat échaudé craint l'eau froide. La famille Touré a un contentieux de cinq ans avec IBK dont le fils est le grand présumé coupable de la disparition d'un des leurs, le journaliste Birama Touré.

Les échanges fructueux ont abouti à une conclusion inattendue : les familles fondatrices de la capitale se joignent dorénavant au M5-RFP et à la lutte du peuple contre toutes les injustices, les oppressions et les prédations qui tenaillent notre pays. L'imam Mahmoud, avec peine et amertume, a dit à l'appui de sa démonstration sa conviction qu'Ibrahim Boubacar Keïta n'a toujours pas compris son peuple. Autrement dit, il est dans la logique de continuer à  régner comme bon lui semble. "Il m'a dit que c'est par estime pour moi qu'il n'a pas encore formé son gouvernement et non pas parce que le M5-RFP fait des manifestations", conclut l'imam Mahmoud Dicko qui doit être tombé des nues en entendant ces propos pour le moins scandaleux au regard de la crispation exacerbée de la situation politique. On ne se fera pas payé pour admettre qu'en parlant ainsi IBK ment avec un aplomb extraordinaire. Mahmoud Dicko sait, et le Mali tout entier avec lui, qu'il n'a aujourd'hui aucune estime pour lui, pas plus qu'il n'a ni respect ni considération pour les Maliens. Le vieux Sioux tropical cherche seulement à doubler tout le monde sur sa droite, il ne veut s'arrêter à aucun feu rouge et il écrasera, s'il le peut, tous ceux qui se mettront au travers de sa route. Des propositions de la communauté internationale elle-même, il s'en fout comme de l'An 40.

<strong>Les lignes bougent, il ne voit pas</strong>

Il n'aura donc pas réfléchi au pourquoi de la rencontre, le mercredi 1er juillet (c'est-à-dire le lendemain de son entrevue avec Dicko) entre l'ambassadeur américain et une délégation du M5-RFP composée de Me Mountaga Tall et de Son Excellence Souleymane Koné. Il ne voit pas les lignes bouger.

Mais ce qui préoccupe désormais dans son propre camp, c'est le constat de l'inégalité des rapports de force. Même si personne dans les premiers cercles du pouvoir  n'évoque ouvertement la question, tout le monde est convaincu que le peuple est plutôt avec le M5-RFP qui voit ses rangs grossir de jour en jour. En face, il y a certes quelques remuants personnages servant tambour battant un discours qui n'effraie personne et qui ont absolument montré leurs limites lors du fameux meeting du vendredi, 26 juin, au Palais des sports de Bamako. Or, IBK, on ne sait pas pourquoi, ne dit pas à ses ouailles sur quelles forces précises il compte s'appuyer dans la perspective d'une confrontation décisive qui ne manquera pas de commencer dès ce vendredi, 10 juillet, s'il n'accepte pas dans son entièreté le Mémorandum du M5-RFP. Or, il est illusoire d'espérer que l'armée nationale, elle-même tristement trahie, en vienne à se faire le bourreau d'un peuple prêt au martyre. Ou peut-être ce sont les paras français, comme sur Kolwezi au Zaïre, qui auront à sauter sur Bamako, Kayes, Ségou, Mopti, Atlanta, Paris, Bruxelles, Berlin, Ottawa, partout où les Maliens entreront  en désobéissance civile et en résistance démocratique, jusqu'à ce que dégage le régime honni. Une telle trahison ne sera pas surprenante d'un IBK, on s'y attend.

<strong>Amadou N'Fa DIALLO</strong>

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<title>Mémorandum du M5 RFP :  Les  conditions  de la chute d’IBK du rônier au fond du puits</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/memorandum-du-m5-rfp-les-conditions-de-la-chute-dibk-du-ronier-au-fond-du-puits-2884141.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Jul 2020 00:28:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Conscient que la gouvernance d’un pays ne saurait, en aucune manière, être improvisée, les leaders du M5 RFP ont énuméré 9 conditions dont le respect strict videra le locataire de Koulouba de ses attributions présidentielles. Du coup, il se dépouillera pour paraître au grand jour comme une coquille vide.</strong>

Les points exigés par le M5-RFP comme les conditions d’un possible maintien d’IBK dans le fauteuil présidentiel sonnent comme le glas aux oreilles du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita et ses supporters qui s’inscrivent dans la dynamique de soutien aux institutions de la République. Ce, depuis l’annonce du meeting géant organisé par le M5 RFP qui fixe le curseur haut, mais d’une autre manière.

L’idée avancée par la fronde contre IBK fait défiler l’image d’un Dioncounda après le coup d’Etat à Amadou Toumani Touré en 2012. Ce dernier auquel les Maliens ont imposé un premier ministre de pleins pouvoirs est resté à la présidence sans jouer le rôle de Président de la République même s’il n’en avait pas pour longtemps. Pour son cas, c’était de la présidence de l’Assemblée nationale à celle de la République, cela se comprend car c’est, en quelque sorte, une promotion. Mais pour le cas d’IBK qui est Président par la voie des urnes, c’est une chute du faîte du rônier au fond du puits profond. Il sera moins qu’un Dioncounda bis au Mali. Autant dire un président non grata !

A l’annonce de ces conditions, les condamnations ont fusé de partout dans les journaux et sur la toile car elles ne sont pas tombées dans les oreilles de sourds. C’est dire qu’avant la prise de parole du Président IBK pour donner son avis, ses partisans montent déjà aux créneaux pour exprimer leur désapprobation en assimilant ces propositions à « <em>un coup d’Etat</em> ».

Ce mercredi, les ténors du M5 RFP et leurs ouailles ont tenu à mettre l’opinion nationale et internationale au parfum de ces mesures de dépouillement du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. La présidence et son actuel locataire rappellera cette anecdote selon laquelle Moussani a un komo ‘’masque agissant’’. Quand le Komo sort, on ne voit pas son propriétaire Moussani. Si les conditions du M5RFP viennent à avoir un traitement heureux, la voix du Président IBK ne franchira pas le seuil de son bureau.

Le point concernant la mise en place d’un gouvernement de transition lui arrache le droit de la nomination d’un premier ministre. Cette prérogative reviendra au M5RFP et IBK n’aura aucune pression sur lui pour la formation du gouvernement sans réception de curriculum vitae.

L’assassinat politique du Président IBK sera assuré par le point portant sur la dissolution immédiate de l’Assemblée nationale pour la mise en place d’un organe législatif de transition. Le M5 RFP exige également le remaniement de la Cour constitutionnelle dont le comportement serait à l’origine de cet imbroglio sociopolitique.

Le M5RFP exige aussi la libération du chef de file de l’opposition qui se trouve aux mains de ? L’élu de Niafunké reste toujours introuvable. Donc le M5RFP ne rigole pas avec cet enlèvement qui a toujours défrayé la chronique nationale et internationale. Il entend également poursuivre ses activités au Mali et dans la diaspora jusqu’à l’aboutissement total du combat. Il invite le peuple à la confiance, la vigilance, la détermination et la mobilisation.

Le M5RFP informe que si IBK ne tient pas compte de ce mémorandum, il ne le considérera plus comme son Président et la désobéissance civile sera à l’ordre du jour le vendredi 10 juillet, date de « <em>l’assaut final contre la citadelle</em> ».

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dans le dos du M5&#45;RFP et de la communauté internationale :  IBK manoeuvre discrètement</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/dans-le-dos-du-m5-rfp-et-de-la-communaute-internationale-ibk-manoeuvre-discretement-2884140.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Jul 2020 00:24:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La crise politique n'a pas encore connu son épilogue. Entre autres propositions de sortie de crise, la communauté internationale a mis sur la table la nécessité d'un gouvernement d'union nationale que le M5-RFP a reformulée en gouvernement transitoire piloté par un Premier ministre de son choix doté des pleins pouvoirs. Ibrahim Boubacar Keïta est, semble-t-il, dans la logique de n'accepter rien des deux alternatives. </strong>

<strong> </strong>Ce mercredi, 1er juillet, marquera une nouvelle étape dans l'évolution de la crispation politique au Mali. Les forces patriotiques ont fait savoir à l'opinion publique nationale et internationale qu'elles ne transigeront point sur les contre-propositions qu'elles ont faites au président de la République. Si ce dernier n'accepte pas de se confiner dans un rôle de représentativité honorifique en s'accommodant d'un chef de gouvernement qui assumera l'effectivité de la gouvernance, la rue reprendra ses droits dès le 10 juillet prochain par une manifestation maousse partout au Mali et dans tous les pays où nos concitoyens se trouvent. Ce message clair, sans ambiguïté aucune, fera quels effets sur IBK ?

C'est la grande question dont tout le monde attend fébrilement la réponse sans ambages d'Ibrahim Boubacar Keïta. Ce dernier, il faut le rappeler, joue la montre sur tout ce qui lui a été suggéré jusque-là comme possibles solutions de sortie crise, au point d'intriguer adversaires et alliés, notamment la communauté internationale. Depuis le 16 juin, il était en effet attendu de lui qu'il procède à la dissolution du Parlement et de la Cour constitutionnelle comme geste majeur pour favoriser l'accalmie et le dialogue. Il n'y fit rien. Bien au contraire, on apprendra, de façon insidieuse, qu'il est discrètement à la manoeuvre pour prendre à revers tous les acteurs. En effet, son Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, avec difficultés certes, continue ses consultations dans les milieux proches du Président pour la formation de son nouveau gouvernement. Ce qui revient à donner un pied de nez à la volonté farouchement exprimée par le M5-RFP en faveur d'un Premier ministre de son choix à lui. Le pot aux roses, si l'on peut l'appeler ainsi, a été découvert par une réaction militante d'un membre du parti COFOP. Dr. Laya Amadou Guindo, au nom du président de la formation politique, Dr. Abdoulaye Amadou Sy, a dû préciser sur les réseaux sociaux que les CV de candidats du parti pour des postes ministériels dans le futur gouvernement parviendront à qui de droit ce mercredi, 1er juillet 2020. Ce qui a relancé les doutes sur l'honnêteté d'IBK et sa sincérité à avoir compris son peuple comme il l'a prétendu dans son adresse à la nation le 14 juin dernier.

Tout compte fait, Ibrahim Boubacar Keïta est attendu. Il est rentré de la Mauritanie ce mercredi après avoir participé au sommet du G5 Sahel. Emmanuel Macron, le président français, a salué son courage, non sans rappeler le souhait de tous pour une solution négociée pour sortir de la crise politique au Mali. On imagine qu'IBK évitera de décevoir.

<strong>Amadou N'Fa DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de la crise sociopolitique : Quelques pistes de solutions juridiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/gestion-de-la-crise-sociopolitique-quelques-pistes-de-solutions-juridiques-2-2882933.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Jun 2020 15:43:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Traversé depuis plusieurs semaines par de fortes turbulences politiques, le Mali se présente désormais comme un pays profondément divisé, en quête d’une impossible cohésion nationale  alors que depuis près d’une décennie il est la proie de multiples crises.</strong>

En effet à la crise sécuritaire endémique que vit le pays depuis 2012 se sont progressivement greffées de nouvelles crises touchant pratiquement tous les secteurs d’activités : enseignement santé, gouvernance, économie.

Le rosaire des crises maliennes  pourrait  s’égrener sans fin, mais il suffit  de constater  qu’il s’est allongé avec l’élection présidentielle de 2018 et les dernières élections législatives, les deux scrutins n’ayant été, de toute évidence, ni sincères ni réguliers.

C’est dans ce contexte délétère,  marqué par un extraordinaire cumul de frustrations, par la marginalisation croissante  de l’opposition politique  et l’accaparement de tous les leviers de pouvoir par le Chef de l’Etat ; son parti, le RPM et son proche entourage, que survient l’actuelle crise politique.  Elle résulte, en réalité de chocs et de traumatismes successifs chocs provoqués par la mauvaise gouvernance et le manque de leadership  du Président IBK

Ces différents chocs et traumatismes sont à l’origine d’un phénomène qu’on peut observer dans de nombreux pays : le dépérissement politique de l’opposition institutionnelle qui, soupçonnée à tort ou à raison de connivence ou d’incompétence, a du mal à occuper le champ politique et à tenir la dragée haute au pouvoir en place.

La politique a horreur du vide, dit-  on,  et Mahmoud Dicko, face à ce qui ressemblait à un champ de ruine, a eu l’intelligence politiqu<strong>e </strong>de s’ériger en porte - voix des sans voix, en disant tout haut le ressenti de ses compatriotes et en devenant le pourfendeur attitré du régime d’IBK.

Fin stratège, et ne voulant pas s’enfermer  dans un projet qui n’inclurait que des préoccupations morales ou religieuses, il a réussi, à travers la Cmas, à convaincre les partis politiques de l’opposition  et d’importantes organisations de la société civile, de constituer un front commun contre la gestion du Président.

Face à la montée des périls qui se dessine avec l’organisation de manifestations constituant de véritables démonstrations de force, comme ce fut le cas les 5 et 19 juin, le pouvoir a jusque là donné l’impression d’être désemparé, voire tétanisé, n’opposant aux milliers de manifestants qui ont envahi la place de l’Indépendance qu’un silence embarrassé.  Le président a bien tenté de reprendre la main entre le 5 juin et le 19 juin en s’adressant à la nation à deux reprises. Mais le sentiment dominant est qu’il est à court de solutions face à la situation. De manière générale, en réponse à l’exigence de démission du Président de la République formulée par la Cmas et ses alliés regroupés au sein du M5 – RFP, le pouvoir paraît dangereusement en panne d’offre politique  et semble se rabattre sur des alliés de circonstance pour proposer des solutions à la crise.

Ainsi, le cadre de veille, d’action et de médiation formé du Haut Conseil Islamique et d’organisations de la société civile a t- il proposé  le remplacement des juges de la cour constitutionnelle, auxquels il impute la responsabilité du mécontentement actuel, tout en préconisant la tenue d’élections partielles dans des circonscriptions où les contestations ont été fortes.

Ainsi encore, la Cedeao, venue à Bamako pour offrir ses bons offices, a t- elle proposé l’organisation d’élections partielles dans des localités où la Cour constitutionnelle a modifié les résultats proclamés par le Ministère de l’Administration Territoriale, non sans avoir dressé un diagnostic occultant la responsabilité personnelle du chef de l’Etat dans la détérioration de la situation et rappelé  la nécessité de préserver les institutions.

Pour nombre d’observateurs, la gravité et la profondeur  de la crise politique que connait actuellement le Mali exigent que le Président fasse son deuil du recours à des expédients  pour la juguler. Il est en effet douteux  que la tenue d’élections partielles et le remplacement de quelques membres de la Cour constitutionnelle  certains membres de l’institution viennent de rendre le tablier -puisse satisfaire les revendications formulées par le M5 - RFP.

En effet, sur le plan juridique, et en particulier au regard de la loi électorale, l’on ne peut avoir recours à l’organisation d’élections partielles que pour des causes limitativement énumérées : annulation préalable des résultats dans une circonscription électorale ; vacance du siège d’un député en cas de décès, empêchement définitif, ou de démission.

Outre  la démission du Président de la République, la coalition réclame  la dissolution pure et simple de l’Assemblée nationale et celle de la Cour Constitutionnelle.

En l’état, sauf l’hypothèse d’un très large consensus des acteurs politiques autour de la question de la question, la Constitution malienne paraît exclure tout usage du pouvoir de dissolution en 2020.

La dissolution ne pouvant avoir lieu, selon la loi fondamentale malienne,  moins d’un an après la tenue des élections législatives.

La marge de manœuvre du Président IBK paraît dès lors bien étroite.

Le recours à l’article 50  de la Constitution, qui confère  au Président de la République des pouvoirs exceptionnels en cas de menaces graves et imminentes sur le fonctionnement des institutions, pourrait toutefois être utilement  exploré. Cette solution, qui a l’avantage d’offrir un fondement juridique à une éventuelle décision de dissolution de l’Assemblée nationale a été déjà été suggérée par de nombreux observateurs.

Pour ce qui est de la dissolution de la Cour Constitutionnelle, l’article 50 pourrait également être invoqué dans la mesure où le fonctionnement régulier de l’institution est actuellement compromis avec la démission collective de quatre de ses membres et le décès d’un autre. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la Cour, qui ne peut plus atteindre le quorum requis de cinq membres, ne plus valablement délibérer

Là encore le recours à l’article 50 apparaît comme la solution la plus simple. La loi organique relative à l’institution ne prévoit en effet, outre la démission volontaire et individuelle, que deux cas de figure : l’empêchement définitif et la révocation pour faute dont la procédure est déclenchée par le Président de l’institution. Mais il est parfaitement envisageable que dans le cadre de l’application de l’article 50, l’on mette également fin au mandat des membres de la haute juridiction.

Sur la question controversée de la démission du Président de la République en exercice, exigence formulée par les leaders du M5 – RFP, elle divise aujourd’hui la classe politique malienne et l’opinion publique. D’aucuns rejettent vigoureusement toute idée de démission du Président qui serait, à leurs yeux inconstitutionnelle. J’invite les uns et les autres à ce propos à faire une lecture attentive de l’article 38 qui, en énonçant les causes de vacance de la Présidence de la République, dispose, en son alinéa :

« En cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que ce soit, ou d’empêchement absolu ou définitif, constaté par la Cour Constitutionnelle, saisie par le Président de l’Assemblée nationale et le Premier Ministre, les fonctions du Président sont exercées par le Président de l’Assemblée nationale».

Au vu de la lettre de la disposition précitée, affirmer que la démission n’est pas prévue par la Constitution malienne, c’est faire fi de ce même texte qu’on agite toutes les fois que la question est abordée. Du reste, c’est le recours à l’article 36 de la Constitution, qui évoque la vacance pour « quelque cause que ce soit », qui a permis au Mali d’éviter à l’issue du coup d’Etat de 2012 d’éviter une crise institutionnelle, avec la décision prise par le Président ATT de remettre sa démission.

Toutefois, il est clair que le recours  éventuel à l’article 36 ne peut se faire qu’avec l’acceptation personnelle du Président de la République, ce qui ne semble pas encore à l’ordre du jour.

<strong>Me Mamadou Camara, </strong>

<strong>Avocat au Barreau du Mali</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>M5&#45;RFP :  Vers une véritable refonte de la République avec ou sans IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/m5-rfp-vers-une-veritable-refonte-de-la-republique-avec-ou-sans-ibk-2882930.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Jun 2020 15:39:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le M5. RFP est un mouvement de contestation dont les origines remontent de très loin. On va aller jusqu’aux closes secrètes et alliances nouées lors des tractions pour les présidentielles de 2013. </strong>

Les putschistes auraient cédé le pouvoir, non seulement aux responsables de la transition dirigée par le Professeur Dioncounda Traoré, sous l’égide de la Cedao, mais encore et surtout au Président démocratiquement élu avec la bénédiction des leaders religieux.

Dans les négociations pour la désignation de l’actuel PR par la junte comme candidat du prince du jour, les chefs religieux ont joué un rôle prépondérant. La close aurait été qu’IBK fasse un mandat et qu’il passe après la main aux ex-putschistes. Malheureusement, celui qui s’était engagé auprès de certains leaders religieux, une fois au pouvoir, aurait fait volte face. C’est peut être ce qui explique l’implication personnelle de la figure de Mahmoud Dicko et de celle du Chérif de Nioro, dans la contestation contre le pouvoir en place dirigé par IBK. En tout cas, on a vu l’Imam Dicko, non seulement se désigner ainsi que son grand allié, le très écouté, Bouillé, comme les premiers responsables de la catastrophe à tout égard dans laquelle le Mali se trouve plongé depuis l’arrivée d’IBK aux affaires, et l’entendre présenter publiquement leurs excuses aux maliens et maliennes pour le triste sort qui leur a été infligé par celui qui est surnommé Dio Brin et son pouvoir.

A plusieurs reprises l’Imam Dicko s’en est prie ouvertement au PR de n’avoir jamais respecté aucun de ses engagements. À plusieurs reprises, il a rappelé et avoué à ses compatriotes que ce sont eux qui l’ont fait élire. Ils pensaient qu’il allait redonner au pays son honneur, sa dignité, sa liberté perdues à cause de ce qu’il a subi de la part des groupes armés et autres ennemis déguisés en amis. Ils pensaient qu’ils allaient lutter contre la corruption et le népotisme. Ils ont été surpris désagréablement de voir des civils et militaires enlevés, obligés de se refugier pour les uns et de procéder au repli tactique pour les autres, s’ils ne sont pas tout simplement éventrés, égorgés comme des bêtes ou en tout cas fugués voire dynamités aux moyens des explosifs.

Aux mieux pour eux, ils sont dépouillés de leurs vivres, bétails, argents et de tout autre bien. Ils ont été déçus par le nombre et l’ampleur des scandales de  corruption qu’IBK et son régime se sont rendus coupables qui vont de l’affaire de l’avion présidentiel à celle des équipements militaires en passant par l’affaire des engrais frelatés, des tracteurs, des avions de guerre cloués au sol sans oublier les problèmes de surfacturations, de détournements des derniers publics, la délinquance financière et l’ingérence de la famille dans la gestion des affaires publiques pour ne citer que ces quelques exemples.  Il faut également ajouter le fossé criard entre le terrain de vie de l’élite dirigeante et la majorité des travailleurs. Tandis que la majorité des maliens et des maliennes de l’intérieur comme de l’extérieur sont obligés de vivre dans l’insécurité sociale à travers un système de santé, d’éducation défaillant pour ne pas dire inexistant, l’insécurité alimentaire, IBK et son régime baignent dans le luxe insultant. Pour boucler la boucle, ne voulant pas trouver aucune solution aux maux qui minent le pays, le régime se donne, sans gêne à la diversion voire au mensonge et au mépris de ses propres citoyens.

Ce mépris s’exprime dans des formes multiples et variées. Mais il vient surtout de la confiscation du vote des citoyens depuis les présidentielles de 2018 jusqu’à celle savamment organisée, orchestrée et mise en exécution lors des récentes élections législatives à travers le tripatouillage et la manipulation du ficher électoral et des résultats soldés par la nomination de certains députés et le bombardement de l’un d’entre eux comme le président de l’Assemblée nationale avec la complicité de la Cour Constitutionnelle et sous les ordres du prétendu prince du Mandé. Ainsi donc, contrairement à une certaine thèse qui veut, à dessein faire passer le M5. RFP pour un mouvement qui consacre la montée de l’islamisme, force est de reconnaître que ce mouvement est né, pour ma part, de la crispation des frustrations multiples et variées engendrées par la mauvaise gouvernance et donc de la défaillance de l’Etat de droit démocratique.

Il faut reconnaître que le régime a été son propre fossoyeur et avec lui, il a plongé le pays dans la pire des crises politiques de son histoire depuis 1991.Pour la résoudre, on ne saurait se cacher derrière un juridisme étriqué mettant en avant des dispositifs constitutionnels faisant le jeu du PR et de son régime. Il est évident que la crise est politique et la solution ne peut être que politique. Une exploitation du droit dans le contexte où se trouve le pays ne fera que le précipiter davantage dans  le gouffre.

La solution politique que je propose ne peut être réalisée sans un compromis.

Cependant, elle doit éviter toutes compromissions qui ne feront que disqualifier à jamais le M5. RFP dans le combat pour, non seulement la libération, mais encore la liberté du peuple malien. Elle suggère deux schémas. Le premier propose une transition avec le PR dont la durée reste à déterminer en fonction de l’ampleur du travail de refondation nécessaire susceptible de redonner aux maliens et aux maliennes de l’intérieur comme de l’extérieur l’honneur et la dignité perdus. Elle va fondamentalement reposer sur un PM de plein pouvoir dont les modalités de désignation restent à définir. Celui-ci va être chargé de conduire l’exécutif.

La transition politique proposée nécessite, par contre, la dissolution et de la Cour constitutionnelle et de l’Assemblée nationale. Une fois cela, il faut mettre en place une Constituante dont les modalités de nomination des membres vont être définies. Une nouvelle Cour constitutionnelle  sera mise en place sur la base des nouvelles modalités qui vont être fixées par les membres de la Constituante de telle sorte que la Cour constitutionnelle soit complètement indépendante du pouvoir exécutif. Pour tout dire, les organes de la transition dont le PR, le gouvernement et la Constituante vont travailler à une nouvelle constitution corrigée de tous les tares de l’ancienne de telle manière que les maliens et les maliennes se sentent enfin dans une république au sens propre du terme.

Le deuxième schéma qui est le pire des meilleurs, pour IBK et son régime, c’est de négocier une sortie honorable. Ces deux schémas mis ensemble nous conduisent à un dialogue entre les deux parties en conflit et donc à un accord politique. Si malheureusement, elles n’arrivent pas à trouver un compromis autour de ces deux plans politiques de sortie de crise, le rapport de force risque de prévaloir sur l’intelligence. Ce qui pourrait maintenir le pays dans l’impasse.

Pour combien de temps et surtout avec quel risque ?

<strong>Bakabigny KEITA </strong>

<strong>Professeur de philosophie politique </strong>]]> </content:encoded>
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<title>M5 RFP : Ahmadou N’Douga Maïga, l’apôtre du dérapage verbal</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/m5-rfp-ahmadou-ndouga-maiga-lapotre-du-derapage-verbal-2882928.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jun 2020 15:37:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’intraitable chargé de communication du M5 RFP, n’a rien compris de la leçon que l’imam Mahmoud Dicko lui a administrée ce 19 juin, à l’occasion de la 2<sup>ème</sup> sortie sur la Place de l’indépendance pour exiger la démission du locataire de Koulouba. </strong>

Ahmadou N’Douga Maïga reste, tel le sparadrap du capitaine Haddock, incorrigible de son verbe truffé d’écarts de langage. Lors du 2<sup>ème</sup> rassemblement du Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques,  il s’est écarté de la discipline en manquant le respect à la présidente de la Cour constitutionnelle, Manassa Danioko.

Du haut du podium dressé pour les besoins de la circonstance, le chargé de communication du M5RFP s’est laissé aller à une scène de rap au cours de laquelle il n’a pas pu s’abstenir de traiter Manassa Danioko de « <em>sorcière</em> ». Il a fallu l’intervention du pivot du M5 RFP, en la personne de Mahmoud Dicko, pour édulcorer ce terme malveillant à l’endroit de la présidente d’une institution, et pas des moindres.

C’est le bon sens de l’imam Dicko qui a amorti l’effet de cette bombe. « <em>Ce qui vient d’être dit à l’endroit de Manassa n’est pas bon. C’est la présidente d’une grande institution de la République. Elle mérite le respect. Nous devons condamner de tel propos</em> », a dit « <em>le très respecté et l’éclairé Mahmoud Dicko ».</em>

La nature étant ainsi faite de dualité, à côté de ce « <em>très respecté et éclairé Dicko </em>», au M5 RFP, brille dans le noir Ahmadou N’Douga Maïga, puisque c’est de lui qu’il s’agit, pour incompétence notoire en matière de gestion de la communication. Ce, lors des conférences de presse du M5RFP, au siège de la Cmas sis à Magnambougou.

N’ayant pas cherché à se rattraper après avoir reçu la leçon de morale de l’imam, le manque de respect du Ch. Com du M5RFP a eu comme 2<sup>ème</sup> cible les journalistes. C’était ce lundi 22 juin après la tenue  du point-presse pour le compte-rendu du rassemblement du 19 juin. Des hommes de médias qu’il appelle pour servir de trait d’union entre le mouvement et le monde entier. Ce ne sont pas des personnes à maltraiter pour quel que per diem que ce soit.

La manière d’ Ahmadou N’Douga Maïga est un amateurisme qui ne dit pas son nom. C’est une feuille bien numérotée qui circule pour l’inscription des journalistes.  Des heures d’attente après, pour que N’Douga donne ses 5000 FCFA, c’est la croix et la bannière. La liste d’inscription est très vite mise de côté pour faire autre chose.

Après avoir passé un bon bout de temps derrière son bureau en se faisant voir avec ses 5000 FCFA, il sort et se plante à la porte pour dire  et exhiber aux journalistes quelques billets : « Voici <em>ce qui est resté. Je vais donner ça au plus âgé. Si chacun arrive à avoir 1000 FCFA, c’est bon »</em>. Que de stupidité !

Il doit savoir que le mouvement dont il est le chargé de communication a vu le jour il n’ya pas longtemps. Une chose est sure, les journalistes avaient la dentition complète bien avant et s’ils devaient mourir, ils le seraient et le M5 RFP serait en retard. Que le chargé de communication Maïga sache que les journalistes ne sont pas des mendiants et que la sagesse recommande qu’il faille remuer la langue dans la bouche 7 fois avant de parler.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise sociopolitique : Le Président du Csdm dénonce l’attitude de la Cedeao</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-sociopolitique-le-president-du-csdm-denonce-lattitude-de-la-cedeao-2882926.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jun 2020 15:34:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil national de la  Société civile (Cnsc) était face à la presse le lundi 22 juin pour  la restitution de sa médiation dans la crise sociopolitique. Le Csdm est au centre de cette action citoyenne avec son président, Mohamed Chérif Haïdara. Occasion pour le chargé des questions de migration du Cnsc  de mettre sur la table le comportement peu respectable de la mission de bons offices de la Cedeao vis-à-vis de la Société civile malienne.</strong>

Pour défendre la patrie, le président du Conseil supérieur de la diaspora malienne n’a pas sa langue dans la poche. Il n’est pas rare de voir Mohamed Chérif Haïdara  recadrer certains partenaires s’il sent une volonté de torpiller l’intérêt du Mali.  Dans un langage très courtois, Mohamed Chérif Haïdara  refait surface en mettant la délégation de la Cedeao dans ses petits souliers.  «La Cedeao ne nous a pas appelés. Parce qu’il y a eu un cadre auquel nous  ne participons pas. Or, c’est grâce à la Société civile que les cinq points proposés par la cedeao ont été trouvés. « <em>Avant l’arrivée de la Cedeao, la société civile était déjà à la tâche. Ignorer le Conseil national de la société civile malienne est un comportement discriminatoire qu’il faut éviter dans la gestion de cette crise</em>», a-t-il prévenu.  Sans dire le mot, Mohamed Chérif met en garde les acteurs de la crise malienne contre la Cedeao, une pyromane qui cherche à se transformer en sapeur pompier.

C’est pourquoi, il estime que pour les prochaines étapes, une crise de confiance se posera avec  acuité  entre les Maliens et l’organisation sous- régionale. Ce, après la mauvaise expérience de 2012-2013 dans la gestion dossier après le coup d’Etat à ATT.  D’ailleurs,  on se rappelle encore le comportement d’Alassane Dramane Ouattara.  « Par ses prises de positions incohérentes ADO a affaibli le prestige de la Cedeao et ternit son image », a dit le président Haïdara.

Pour éviter une telle situation, Mohamed Chérif Haïdara préconise une solution malienne à la crise malienne qui exigera le recours à un cadre de dialogue entre les différents acteurs de la crise et des forces vives de la nation pour contrecarrer l’incapacité d’atteindre des consensus politiques en temps utile. C’est dans cette  dynamique que le Conseil national de la société civile a rencontré tous les acteurs  de la crise avec des propositions de sortie de crise. Il s’agit, notamment de la coalition de l’imam Dicko, le premier ministre et le président de la République, pour tenter de la désamorcer la crise.

Pour rappel, cette initiative de la Société  civile malienne a été inspirée par le président du Conseil supérieur de la diaspora malienne, Mohamed Chérif Haïdara.

Ces propositions  de la Société civile malienne se résument en cinq points à savoir  la démission de la Cour Constitutionnelle, la dissolution de l’Assemblée nationale, la satisfaction des revendications sociales, la mise en place d’un gouvernement d’ouverture et celle du dispositif de suivi du Dialogue national inclusif (DNI).

Ils ont été présentés par le président du Cnsc, Bréhima  Allaye Touré qui avait à ses côtés.

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La cour constitutionnelle au cœur d&amp;apos;une méprise :  Boua Tabla, Mâ Tèta ! An kataafè.</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-cour-constitutionnelle-au-coeur-dune-meprise-boua-tabla-ma-teta-an-kataafe-2882923.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jun 2020 15:32:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mauvaise compréhension ou proposition hâtivement formulée, la mission de la Cedeao a, peut-être, contribué à brouiller les pistes. La Cour constitutionnelle fait désormais l'objet d'un débat qui n'est pas utile. Au point 10 de leur communiqué du 18 juin formulant des propositions de solutions de sortie de crise, les émissaires de la Cedeao ont écrit : </strong>

« <em>La mission note que l'arrêt rendu par la Cour constitutionnelle dans le cadre du contentieux des dernières élections législatives est à la base de la crispation sociopolitique actuelle. Elle invite donc le gouvernement de la République du Mali à reconsidérer les résultats de toutes les circonscriptions ayant fait l'objet de révision par l'Arrêt de la Cour constitutionnelle. De nouvelles élections partielles pour les circonscriptions concernées devraient être organisées dans les meilleurs délais</em> ». Cette proposition, qui a ignoré que les avis émis par la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d'aucun recours, a aussi violé allègrement les dispositions légales au Mali.

Le M5-RFP s'est fait fort de le mentionner dans sa réplique. Mais, même à considérer que c'est un mal nécessaire pour sortir le Mali de la crise actuelle, la solution préconisée par la Cedeao ne pouvait arranger les tenants du pouvoir.

En effet, tout comme le président de la République ne tient pas à démissionner, l'Assemblée nationale frauduleuse mise en place avec sa bienveillante complicité n'est pas prête à être dissoute, pas même à être remembrée par de nouvelles élections partielles qui concerneraient au premier chef son président. Sinon, avec la mort d'un conseiller suivie de la démission de quatre conseillers, la Cour constitutionnelle s'est retrouvée de facto inopérante.

Si le régime avait accordé une oreille attentive à la proposition de la Cedeao, il aurait saisit l'opportunité de procéder au remplacement des cinq conseillers manquants dans un délai de 30 jours pour pouvoir envisager autre chose. Hélas, même "reconstituée", cette Cour constitutionnelle nouvelle n'aurait pas pu réviser les résultats des législatives dernières. On est comme dans un imbroglio qui confine à une méprise. C'est à travers ce prisme qu'il faut lire la résistance de Mâ (la mère), alter égo de Boua (le père), cette présidente toute puissante qui ne veut pas partir du tout à l'instar du chef de l'Etat qui ne veut pas lâcher. La nouvelle chansonnette sera bientôt "Boua tabla, Mâ tèta".

Manassa Dagnoko a dit à qui veut l'entendre qu'elle ne se soucie pas d'être compétente et que ce qui est sûr, elle demeure en poste jusqu'à la fin du mandat de sept ans renouvelable de la Cour constitutionnelle, c'est-à-dire jusqu'en décembre 2020. En réalité, au plan légal, elle n'a pas tort. C'est sans doute sa manière de le dire sans humilité, ce que son âge et son expérience ne lui pardonneront pas, qui l'ont indexée davantage à la colère publique.

Une attitude à ausculter en plus avec la réalité qu'aucune échéance électorale n'est programmée avant fin 2020. Il y a donc, semble-t-il, une controverse inutile autour de la Cour constitutionnelle. Le président de la République ne peut la dissoudre, comme le soutient Manassa Dagnoko.

Les décisions déjà rendues par la haute juridiction ne sont pas non plus susceptibles d'aucune révision. Dans ces conditions, aucune décision d'organisation de partielles pour corriger certains résultats n'est possible. Boua a les mains liées alors qu'il a le couteau à la gorge. Il ne peut pas dissoudre quoi que ce soit. C'est l'impasse qui renvoie à la demande du M5-RFP : la démission d'IBK et de tout son régime.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assemblée nationale : Nouveau centre du pouvoir ou la tour de Babel?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale-nouveau-centre-du-pouvoir-ou-la-tour-de-babel-2882919.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jun 2020 15:26:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Moussa Timbiné, ci-devant président de l'Assemblée nationale en mal de légitimité, se prend très au sérieux. Ce qui ne signifie point qu'il a une haute idée de la fonction qui est la sienne par effraction. Dans la vertueuse toge de député de la nation, il flotte, provoquant de grands rires chez les gens avertis.</strong><strong> </strong>

N'empêche, le nouveau Pharaon en sa pyramide s'octroie les premiers rôles de l'État. Les circonstances lui sont favorables dans ce jeu à se duper soi-même. Ibrahim Boubacar Keïta est dans une zone de turbulences et il n'est préoccupé que par le sauvetage de son pouvoir. Le pilote dans son avion ne sait même plus où se trouvent les manettes de l'appareil.

Le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, est certes, quant à lui, reconduit dans la formr à son poste, mais dans les conditions politiques actuelles, non seulement l'Accord politique du 05 mai 2019 n'est plus évocable, mais en plus la simple éventualité d'un gouvernement d'union nationale, même sans autres considérations, ne l'autorise pas à former un nouvel attelage gouvernemental. Il est dans la situation d'un réel chef militaire qui, malheureusement, cherche désespérément, des troupes.

Dans cette aventure quasi inédite au Mali, le centre de gravité du pouvoir s'est bien déplacé à l'Assemblée nationale dont la dissolution est réclamée à  cor et à cri par la communauté internationale comme faisant partie d'un panier de solutions de sortie de crise. Si le M5-RFP, le conseil de la diaspora et des juristes rejettent cette proposition pour des raisons de violation des dispositions constitutionnelles du Mali, Moussa Timbiné, dans une de ses formulations burlesques, va dans le même sens en soutenant qu'un député ne peut démissionner que par sa mort. On est bien servi là !

Ce tacle dur qui fait rouler tout le monde à terre, y compris Ibrahim Boubacar Keïta, lui permet de défendre sa chapelle avec énergie.

L'Assemblée nationale devient quelque chose d'hybride entre le siège du pouvoir et la nouvelle Tour de Babel de la République aux abois. Pour consolider pareil hold-up, il invite tour à tour en son bureau des officiels et grands commis de l'État, des syndicalistes, des diplomates et encore. La raison? Légitimer sa position qui ne peut être tenue que par l'échec de la contestation populaire, donc le maintien du système décrié.

Beaucoup de ses invités se laissent prendre à sa stratégie perfide. L'ambassadeur des États-Unis d'Amérique au Mali, Son Excellence Dennis B. Hankins, a ainsi surpris le monde entier par l'inintelligence de ses avis.

Le diplomate yankee, au grand mépris de la clairvoyance intellectuelle et de la pratique démocratique, a opiné en disant presque qu'il est criminel de destituer un président et que nul n'a le droit de demander la démission des institutions démocratiques. On ne sait pas si c'est à cause d'un égarement passager de sa part ou si c'est à cause de son inexpérience diplomatique qu'il a parlé ainsi.

Il a quand-même mis Moussa Timbiné aux anges, mais malheureusement, il a révélé qu'il ne connaissait rien à l'histoire des institutions et faits sociaux.

Un avocat malien, Me Maliki Ibrahim, en bon sauveur des peuples et en toute pédagogie, lui a administré une généreuse petite leçon, gratuitement en plus, par le rappel succinct des principes constitutionnels : enseignés dans toutes les écoles de droit public et facultés de sciences politiques : "Lorsque les lois de la République sont violées par les gouvernants, l'insurrection ou la désobéissance civile est, pour le peuple et pour chaque fraction du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des biens.

Ce principe est le fondement de toutes les révolutions, celles américaines, françaises de 1789, soviétique de 1917, et malienne de 1991".

En espérant que Son Excellence Dennis B. Hankins gardera la leçon à son chevet durant tout le reste de sa mission au Mali, il faut lui notifier qu'en seulement trente petites années de démocratie, les Maliens savent bien lire celle vieille de plus de deux ans des USA.

En effet, n'importe quel enfant aux bords des fleuves Niger et Sénégal sait que la démocratie yankee a tué quatre présidents élus dans l'exercice de leur fonction. Mieux, le 08 août 1974 à 21h01, le président Richard Nixon, démocratiquement élu, a démissionné de la présidence. C'est là que, par fair-play, nous accordons à Son Excellence Hankins le bénéfice de la naïveté en ce que le président américain confondu dans l'affaire du Watergate est plus démocrate qu'un président malien coupable de tous les parjures indéniables contre sa propre patrie. Ce n'est pas de l'ironie, ce qui est permis à Jupiter ne l'est pas au Taureau.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Face au peuple qui réclame sa démission : IBK, un président désespérément seul et berné</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/face-au-peuple-qui-reclame-sa-demission-ibk-un-president-desesperement-seul-et-berne-2882917.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jun 2020 15:24:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'étau se resserre de plus en plus autour du chef de l'État. À l'issue de sa réunion de ce vendredi, 26 juin, une semaine après la gigantesque mobilisation citoyenne du 19 juin qui a vu les Maliens se tenir debout sur les remparts dans tout le pays et partout où la diaspora est importante, le M5-RFP a maintenu sa revendication initiale : la démission d'IBK et de son régime.</strong>

Le M5-RFP tiendra cet après-midi une conférence de presse pour annoncer la date de sa prochaine offensive. Celle-ci, comme le 05 et le 19 juin, pourrait bien être le vendredi prochain, 03 juillet. Ce ne serait pas, comme le redoutent certains, une opération de radicalisation ou un geste de raidissement; l'imam Mahmoud Dicko et les responsables du M5-RFP ont déjà eu à prouver au monde entier que leur seule volonté est de nettoyer les écuries d'IBK pour le grand bonheur de la démocratie et du peuple malien qui, dans la discipline et avec une haute idée de la patrie, se reconnaît fortement en leur leadership. Il ne saurait être non plus question de saut dans l'inconnu, la contestation populaire a une parfaite maîtrise de son objectif et de son mode opérateur, au point de savoir déjouer à l'avance, sinon in extremis, tous les écueils et coups bas que fomentent des perturbateurs en mal de stratégie du camp présidentiel, on l'a vu. Le rythme des sorties est bien calé. Contrairement aux débrayages de week-end des Gilets jaunes en France ou la fronde de chaque vendredi, début de week-end en Algérie, l'insurrection malienne a choisi de secouer le vieux caïlcédrat de Koulouba toutes les deux semaines, précisément tous les 14 jours. Ainsi, si le 05 juin a été un test grandeur nature parfaitement réussi, le 19 juin a, lui, permis d'attirer l'attention de tous les observateurs sur la réalité que toutes les eaux salvatrices de la nation convergent et qu'aucune digue, fût-elle de la taille et de la solidité de la colline sur laquelle niche la présidence de la République, ne pourra bientôt pas résister à leur courant impétueux.

<strong>IBK, laisse- nous notre mali!</strong>

Le vendredi, 03 juillet, troisième sortie des révolutionnaires, va certainement constituer un épisode décisif. Comme le 19 juin a indéniablement fait montre de plus de forces et de détermination par rapport au 05 juin, le 03 juillet donnera sans doute à voir que quasiment tous les citoyens maliens, de l'intérieur comme de la diaspora, ont quitté la réserve pour monter au front. Que cela s'appelle "La patrie ou la mort, nous vaincrons!" ou "IBK, laisse-nous notre Mali!", le résultat sera sans nuance : ou Ibrahim Boubacar Keïta se maintiendra au prix du massacre d'un nombre impressionnant de ses  concitoyens, ou il fera place nette dans les jours suivants et dans les conditions que Dieu seul peut connaître à présent.

En face de ce peuple résolu à lui faire payer les errements de sa gouvernance calamiteuse, que peut désormais IBK ? Douloureuse question pour un oiseau nocturne  surpris par la lumière du jour et qui, comme un homme incapable de cerner les réalités qui l'enserrent, croit que le soleil apparu est à lui et à lui seul. Or, toutes les négociations pour une sortie de crise ont montré à présent leurs limites. Les propositions faites par la communauté internationale et aussi celles formulées par des politiques et intellectuels maliens ont été avec courtoisie mais fermement rejetées par le peuple trompé, volé, pillé, trahi. Adieu dissolution de l'Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle ! Adieu gouvernement d'union nationale et Premier ministre de pleins pouvoirs proposé par le M5-RFP ! Adieu président de la République confiné dans un rôle protocolaire !

À quoi aspire maintenant IBK ? Que, en raison de sa belle baraka, quelque chose de divin lui vole inattendument au secours? Il est désemparé, on le sait. Dieu, Allah de Son vrai nom, n'est plus avec lui, il le sent. Dans ce plein désarroi et de perte du nord, on peut s'accrocher à tout, hypothétique canot de sauvetage. Alors, une triste nouvelle, avec vidéos à l'appui, viole les pieuses âmes maliennes. Le fétichiste Moustapha Diallo de Farabana, localité des environs de Bamako, immole au feu, dans un grand trou aux contours d'une tombe, un bœuf vivant couvert de tissu rouge. On entend l'adepte de Satan, bien connu du reste, dire lui-même : "Si on fait un tel travail (sacrifice) pour un farfelu, on le regrettera. Y a-t-il pire mécréance que cet acte? Si l'on demandait aux marabouts de faire un tel sacrifice, cela coûtera au moins 200 millions. D'ailleurs, les marabouts ne feront rien..." L'opinion publique nationale se laisse vite convaincre que l'immonde immolation a été commandée par IBK pour sauver son fauteuil. Dans les heures suivantes, le sinistre Moustapha Diallo diffuse une vidéo dans laquelle, manifestement, il s'efforce d'éviter de parler du Président mais le mentionne quand-même furtivement  tout en réfutant être au service des politiques qu'il désigne par droite et gauche. Comme on dit, Dieu est parfaitement informé. Mais ce qui intrigue, c'est qu'on ne tardera pas à écouter  des audois expliquant que ce n'est pas IBK lui-même qui a commandé l'immonde sacrifice mais que ce sont sa femme et son fils Karim qui seraient intervenus pour la cause auprès de Moustapha Diallo de Farabana. Et une certaine plainte envisagée un temps contre le sacrificateur est abandonnée ! Seul Allah détient la vérité dans cette affaire, on s'abstiendra de médire. Les Tunisiens ont eu leur jeune qui s'est immolé par le feu déclenchant le printemps arabe, les Maliens ont désormais leur bœuf qui a  également péri par le fait exprès dans les flammes.

<strong>Qui peut sauver IBK à présent ?</strong>

La communauté internationale n'a plus de nouvelles idées et on la voit mal dépêcher des troupes pour tenir en respect le peuple malien. L'EPM (Ensemble Pour le Mali), majorité présidentielle, a peu de moyens politiques pour agir. Il se tient dans une attitude expectative. Quelques tonitruants personnages ont nourri l'illusion de monter aux avant-postes pour défendre le président et les institutions de la République. Mais autant le M5-RFP a la haute main sur le rythme de ses sorties, autant ces turbulents en face de lui étonnent par la cadence des annulations de leurs actions guerrières. On dirait de petits jaloux saboteurs aux yeux de crocodile, pour ne pas entonner le refrain du chanteur africain. À la veille du 05 juin, ils ont juré qu'ils empêcheront la contestation populaire et qu'ils viendront aussi célébrer la prière du vendredi  sur l'échangeur de la Cité administrative pour donner le change à l'imam Mahmoud Dicko et au peuple avec lui. Le jeudi, 04 juin, la décision de l'annulation est enregistrée au Journal Officiel de la République du Mali au motif qu'ils s'abstiennent de troubler l'ordre public. Les mêmes donnent rendez-vous pour le samedi, 13 juin, en promettant d'envahir le Boulevard du peuple avec trois millions de Maliens. Encore le jeudi, 11 juin, le bon prétexte est trouvé : El Hadj Ibrahim Boubacar Keïta, grand sage devant l'Éternel et non moins détenteur de la médaille du seul chef d'État au monde à organiser, contre le bon sens et le salut de son peuple, des élections en période critique de pandémie  du coronavirus, a dit qu'il ne veut pas que l'on expose pour sa défense les Maliens au Covid-19 ! Les agitateurs peuvent rester à leurs bases. Pas d'actions possibles.

<strong>Conseil de guerre sans effet</strong>

Last but not the least, les tapageurs impénitents jurent encore, renforcés cette fois-ci par le très versatile Amadou Koïta, qu'ils sortiront le samedi, 27 mars, pour soutenir et défendre le président et les institutions menacés par des djihadistes et des mercenaires. Un meeting préparatoire est convoqué au Palais des sports de Bamako le jeudi, 25 juin, dans l'après-midi. Dans cette enceinte pourtant officiellement fermée aux manifestations pour raison de Covid-19, ils acheminent des enfants à qui ils crient leur hargne d'en découdre avec les ennemis de Boua. La rencontre fut un vrai fiasco, une flope magistrale. Les journalistes ont noté qu'en lieu et place d'un meeting vrai et responsable, il  y a eu plutôt une kermesse mal préparée pour amuser les enfants ou que ce fut un parlement des enfants incontrôlables. Le plus marrant, c'est que le lendemain de ce conseil de guerre qui ne pouvait compter que sur des pétards mouillés, des blindés en carton, des hélicoptères sans appareils de vision plus ramassés dans les dépôts d'ordures du Brésil, les jaloux saboteurs annonceront à nouveau le lendemain, vendredi 26 juin, que la guerre du lendemain samedi, 27 juin, est reportée ! À la demande, cette fois-ci, de la Minusma, de la Cedeao et d’Ousmane Madani Haïdara qui avait pourtant invité ses adeptes de Côte d’ Ivoire à rejoindre Bamako pour lui sauver l'honneur dans cette grande guerre patriotique !

Non, IBK est seul, désespérément isolé, trompé et berné. Est-il comme Pierre Poujade pour s'accommoder de ces spectacles populistes de mauvais goût ? Charles Pasqua, alors ministre de l'intérieur français, dépité par de virulents personnages qu'il considérait comme des pagailleurs, a lâché : "Je n'aime pas les plaisantins. Ils font double emploi avec la politique".

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Convergence des forces républicaines : Une mobilisation pour se déshabiller soi&#45;même</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jun 2020 13:27:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un front hâtivement constitué pour faire effet de mode, c'est cela la CFR (Convergence des Forces Républicaines) qui prétend défendre le président et les institutions de la République. Mais le regroupement a tout l'air d'un épouvantail inutile.</strong><strong> </strong>

Le meeting préparatoire que cette pléiade a organisé ce jeudi, 25 juin,  au Palais des sports de Bamako a montré toute la faiblesse des partisans du Président Ibrahim Boubacar Keïta. Des lilliputiens inorganisés et sans arguments solides n'ont pu remplir la salle de 5.000 places de l'enceinte malgré une ahurissante débauche d'argent et de bons d'essence distribués à de jeunes motocyclistes qui en demandaient davantage. Triste spectacle animé dans une belle pagaille par des gens immatures transportés sur les lieux par des dizaines de Sotramas et autres engins à deux roues. Grâce aux médias qui ont relaté l'événement en direct, tout le Mali et le monde entier ont pu constater qu'en lieu et place des citoyens conscients, ce sont plutôt des flopées d'enfants qui ont été acheminées pour une cause impossible et qui ne se gênaient d'ailleurs pas de montrer leur joie pour les 2.000 FCFA ou 5.000 FCFA qu'ils ont reçus.

Ceux qui sont à la base de cette affaire se croyaient des géants, ils se sont révélés n'être que de nains politiciens sans vue et sans vision. Ce sont pourtant les mêmes qui, avant le 05 juin, avaient ameuté l'opinion publique nationale et internationale qu'ils s'opposeront résolument à la mobilisation citoyenne de ce qui deviendra le M5-RFP. Pour cela, ils ont distillé d'horribles mensonges tendant à faire croire qu'ils avaient les preuves irréfutables que la contestation populaire allait larguer sur Bamako des hordes de djihadistes et de Mercenaires pour déstabiliser les institutions. À deux jours de l'évènement, ils ont battu en retraite prétextant que le président IBK est opposé à ce qu'ils mobilisent leurs légions supposées efficaces en les exposant au coronavirus. Ils ont à nouveau entretenu la même illusion quant au  rassemblement citoyen du 19 juin, pour encore faire profil bas.

Est-ce à comprendre que leur sortie du samedi prochain, 27 juin, a l'aval du Président Ibrahim Boubacar Keïta qui ne se soucierait plus de Covid-19 pour ses ouailles? Ils ont en tout cas raté leur réunion préparatoire durant laquelle, en dehors des cris et des slogans naturellement propagandistes, aucun message consistant n'a pu être délivré. Au sortir, beaucoup d'entre eux, voire les gosses en atmosphère de récréation, se demandaient s'il ne fallait pas, une fois de plus, renoncer à manifester ce samedi. "Ce serait bête de se faire déshabiller devant tout le  Mali. Si je dois sortir absolument, ma famille restera en tout cas à la maison", fulmine l'un d'entre eux.

Mais le problème est que ces plaisantins de la République n'ont cure ni des regards moqueurs que le peuple porte sur eux, ni de la honte qui doit être la leur à cause de leurs multiples mensonges. Qu'à cela ne tienne, en ces temps d'appareils sophistiqués de filmage er de réseaux sociaux, comment peuvent-ils être aussi naïfs de ne pas savoir que leurs distributions d'argent et de bons d'essence soient partout publiées ? Autre question : combien de citoyens comptent-ils mobiliser par cette méthode éhontée ? On peut parier qu'en leur âme et consciences, ils savent pertinemment qu'ils ne pourront jamais mobiliser le millième de ce que peuvent l'imam Mahmoud Dicko et le M5-RFP, même si le régime obligeait tous les agents de la présidence de la République, tous les ministres, leurs épouses, maris, enfants, grands-pères, grand-mères, moutons, coqs... Il faut respecter l'État et la quiétude des citoyens.

<strong>Amadou N'Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>CRI&#45;2002 : De la rage égocentrique en janvier 2019 au désaveu judiciaire en mai 2020, 17 mois de tourmente.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cri-2002-de-la-rage-egocentrique-en-janvier-2019-au-desaveu-judiciaire-en-mai-2020-17-mois-de-tourmente-2881416.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 01:59:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Avant de développer ce quinzième  article et troisième de 2020 relatif à la contestation qui secoue le Cercle de Réflexion et d’Information pour la consolidation de la démocratie (Cri-2002) depuis fort longtemps découlant du leadership inique et égocentrique de Sall, mais dont le point culminant a été atteint  le 12 janvier 2019 suite à la tenue de la truquée et frauduleuse  Assemblée Générale ayant entériné tous les désidératas d’un seul homme : Sall, un clin d’œil sur l’actualité.</strong>

En effet, c’est avec un <strong>gros pincement au cœur que je constate qu’en lieu et place de l’arbre à palabre, </strong>l’intention du casser-brûler prend corps au Mali pour déstabiliser les institutions démocratiques. Cela est inadmissible, d’autant que certains rêvent chaque soir de rééditer le 22 mars 2012 empêchant le Président en fonction de terminer son mandat légal et légitime.

<strong>Je ne peux être amical avec ces quelques hors la loi</strong> <strong>incapables de mobiliser 5% de l’électorat </strong>mais capables de conduire des foules en délire pour attaquer le domicile de la 1<sup>ère</sup> institution de la République, d’autant que je suis le produit de multiples centres de consolidation de la démocratie  aussi bien au Mali qu’à l’extérieur sur presque tous les continents  et ce depuis 21 ans. Alors pour le Mali, faisons le débat et non le combat.

<strong>Je m’en arrête là pour aborder les dessous machiavéliques de la frauduleuse Assemblée Générale convoquée par Sall le 12 janvier 2019 avant de développer les récents rebondissements judiciaires désavouant l’égocentrisme et l’arbitraire de Sall.</strong>

En effet, ce 12 janvier 2019, Sall a étalé ses sombres desseins qui consistent à faire main basse sur l’association Cri-2002 allant jusqu’à gommer les noms des fondateurs, y compris<strong> notre cher DEMOCRATE et DEVOUE 1<sup>er</sup> Président en la personne de  feu Maître Abdoulaye Sékou-SOW (Président fondateur). Paix en son âme !</strong>

Le seul Permanent qui veille au grin et interpelle quotidiennement Sall pour rectifier ses incessants errements dérange <strong>; d’où le choix du chemin le plus court et le plus facile </strong>à savoir<strong> l’exclusion par Sall et ses acolytes </strong> qui mangent dans sa main mais oublient qu’ils sont venus me trouver à Cri-2002 5 ans auparavant (notamment Modibo Koly et Madame Bouaré)<strong>. </strong>

<strong>Une attitude qui démontre, si besoin est, que Cri-2002 sous la houlette de Sall  </strong> piétine les règles élémentaires de sa création dont la fondamentale est la <strong>réflexion</strong>. Croyez- bien, Sall n’est ni sociable ni professionnel. Et il est un <strong>éternel abonné à la négation des évidences</strong>.

<strong><em>En fait, nul membre fondateur de Cri-2002 n’est surpris du comportement acariâtre de Sall tant l’homme a l’esprit si retors</em></strong>

Sall a, indubitablement, le don de se faire détester en témoigne l’aversion à son égard de tous ceux qui ont eu à collaborer avec lui. N’importe qui s’en rendra compte avec une investigation à minima. L’homme n’en fait qu’à sa tête n’écoutant personne.

<strong>Sall a déçu tous les espoirs placés en lui depuis qu’on lui a confié les rênes de Cri-2002 en janvier 2004</strong> ; le succès lui ayant monté à la tête, il a pensé qu’il est dans une entreprise familiale <strong>bien qu’il ne figure guère dans le trio initiateur.</strong> Et il a fallu qu’on le lui rappelle de la manière la plus inattendue en contestant et son statut et ses rapports établis sans concertation (donc de façon cavalière) lors de la semblante Assemblée générale du 12 janvier 2019 (tant elle ne respecte ni la forme ni le fond). <strong>A vrai dire, Sall est son propre bourreau.</strong>

<strong><em>Sall, avec son sacré principe ‘n’être responsable d’aucun problème. Tout est de la faute des autres’</em></strong>

Voilà bien un personnage singulier tant il a le verbe accusateur, méconnaissant royalement la notion de mea culpa. <strong>Pointer du doigt l’autre est son jeu favori.</strong>

Avec un tel caractère, il est évident que l’on ne peut tirer rien de bien dans la collaboration quel que soit la durée.

Et comme l’a si bien écrit le <strong>42<sup>ème</sup> Président</strong> américain William Jefferson <strong>Clinton</strong> dit Bill dans son livre autobiographique  intitulé My life, « <strong><em>je n’ai pas été élevé en faisant porter sur les autres la responsabilité de mes problèmes</em></strong> ». Tel je suis, tel je demeure aux antipodes de la posture de Sall.

Et mieux,  comme Gavroche, le gamin de Paris dans l’œuvre de <strong>Victor Hugo intitulé les Misérables, symbolisant le courage et la liberté le 05 juin 1832, l’injustice ne me fait point baisser les bras.</strong>

<strong>Au contraire, </strong>c’est un facteur de motivation au combat,<strong> en l’occurrence à la lutte pour la fin de la suprématie de Sall sur notre bien commun qu’est Cri-2002 </strong>dont profitent actuellement bon nombre de ses proches et amis sans pour autant avoir sué et transpiré et sans même connaitre<strong> la vraie histoire de Cri-2002 qui leur est sciemment cachée ou pire, falsifiée à dessein.</strong>

<strong>Fort heureusement que le temple si joliment et solidement édifié par notre cher DEVOUE et DEMOCRATE 1<sup>er</sup> Président en la personne de  feu Maître Abdoulaye Sékou-SOW (Président fondateur) semble être protégé, bien plus que les falsificateurs ne le croient, car la VERITE triomphe toujours quelque répulsion qu’en aient certains.</strong>

<strong><em>Le marathon judiciaire entamé en février 2019 débouche sur le désaveu judiciaire  de Sall en mai 2020</em></strong>

<strong>Que prévale toujours la justice </strong>dans ce pays car  autrement, Dieu laisse comme sanction l’injustice engendrer la haine et la violence. C’est ce cri de cœur lancé durant ce saint mois de carême 2020 que le Tout puissant a entendu. Car la Cour d’Appel vient de casser le jugement du tribunal de la commune IV de Bamako et annulé toutes les sales  décisions de Sall prises  à l’encontre du secrétaire Permanent/Secrétaire à l’Organisation de Cri-2002 lors de la frauduleuse et truquée Assemblée Générale du 12 janvier 2019 avec un clerc huissier agressé par le secrétaire Général Modibo Koly (bras droit de Sall), le comptable Hamidou Ly et le fils Mamadou Sall, le tout sur instigation de Abdoulaye Sall. <strong>PV d’huissier en atteste.</strong>

Les textes fondateurs de Cri-2002 avaient été superbement foulés au pied par Sall et ses laudateurs/suivistes aveugles se croyant au-dessus de la loi. Cela se comprend dans une certaine mesure car bon  nombre de ses suivistes n’ont pas pris part à la rédaction de nos textes fondateurs sous la houlette de notre <strong>cher DEVOUE et DEMOCRATE 1<sup>er</sup> Président en la personne de  feu Maître Abdoulaye Sékou-SOW. </strong>

<strong>Conclusion</strong> :

Sall a intérêt à revenir à la raison. La tempête peut bel et bien faire des ravages insoupçonnables dans la durée.

Lui seul ne peut continuellement en imposer à tous.

C’est un secret de polichinelle que l’objectif visé par Sall est :
<ul>
 	<li>- d’une part de décapiter Cri-2002 avec sa récurrente tentative de se débarrasser des membres anciens  en vue de rester le seul maître à bord ;</li>
 	<li>- d’autre part de mettre Cri-2002 en coupe réglée  avec de nouveaux membres à sa merci afin de continuer à tirer les ficelles tant qu’il respire.</li>
</ul>
<strong>A la différence</strong> notable de notre <strong>cher DEVOUE et DEMOCRATE 1<sup>er</sup> Président en la personne de  feu Maître Abdoulaye Sékou-SOW qui a vécu 10 ans sans Cri-2002, Sall ne peut survivre 10 jours sans les fonds Cri-2002 ; </strong>ce qui justifie son acharnement  à exclure et sa tendance incorrigible à ignorer les anciens membres fondateurs <strong>pour gérer seul sans rendre compte</strong>. <strong>Le cas des 2 véhicules Cri-2002 est illustratif de l’opacité et de la non redevabilité qui prévalent ; toutes notions que Cri-2002 enseigne mais qu’il n’applique guère à l’interne. </strong>Oh Almighty God, quelle honte !

En appui à cet article,  la photo de passation entre notre cher 1er Président Maître Abdoulaye Sékou Sow et  Sall sous l’œil vigilant de monsieur Mamadou F. KEITA en fin 2003 au Centre Djoliba.

<strong>Bamako, le 12 juin  2020</strong>

<strong>Le Secrétaire  à l’Organisation depuis août 2000</strong>

<strong>Secrétaire Permanent depuis février 2010</strong>

<strong>Mamadou F. KEITA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise politique malienne : Des origines aux solutions alternatives</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-politique-malienne-des-origines-aux-solutions-alternatives-2881407.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 01:46:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis 2012, le Mali est plongé  dans une crise multidimensionnelle. On peut citer la rébellion touareg avec des objectifs indépendantistes  couplée de mouvements islamistes avec comme finalité, non pas la désintégration de l’Etat mais l’application de la loi islamiste. </strong>

Les deux alliés avec des objectifs différents voire opposés se sont confortablement installés dans les régions du Nord du pays en faveur de la désagrégation de la Lybie qui s’est soldé par la mort de Kadhafi avec le soutien des puissances occidentales au prétexte de faire respecter les droits de l’homme et la démocratie. Plusieurs mécanismes et dispositifs ont été mobilisés pour ramener la paix et la stabilité au sein du vivre-ensemble.

Entre autres, on peut citer l’accord signé entre la junte et la Cedeao, l’organisation des différentes échéances électorales : présidentielles, législatives de 2013, puis municipales de 2016. Aussi, il convient de rappeler l’Accord pour la paix et réconciliation nationale issu du processus d’Alger de 2015, l’accord politique de 2019 mis en place à la suite d’une très forte contestation des élections présidentielles de 2018 organisé et pour boucler la boucle le dialogue inclusif national avaient largement contribué à désamorcer la crise. Cependant, les grèves de la synergie associées aux conséquences dramatiques du confinement imposé par un couvre-feu irréfléchi prétendant minimiser le risque de contamination de la Covid  19 ont fini largement par raviver la tension sociale et politique. Il ne faut pas oublier les mobilisations pour la construction des routes qui ont gagnées l’ensemble du territoire nationale. Mais il est à reconnaître que c’est le trucage des élections législatives dans plusieurs circonscriptions électorales par la cour constitutionnelle sur ordre du PR dans le but non seulement d’assurer au RPM, le parti du PR, la majorité à l’AN, mais encore de s’assurer du contrôle du pouvoir pour le reste du mandat et de propulser ses hommes de confiance pour assurer ses arrières lors des prochaines présidentielles de 2023, qui a mis le feu à la poudre.

C’est dans ce contexte, pour me résumer qu’un large front s’est mis en place sous l’autorité morale et politique de l’influent Imam Dicko pour demander la démission du PR et de l’ensemble de son régime. Ainsi deux grands rassemblements populaires ont été organisés : le 05 Juin et le 19 Juin. Si le PR et son clan avait tenté d’ignorer leurs adversaires, des personnes physiques et morales les ont conseillés à ouvrir le dialogue. L’article 39 de la synergie que le gouvernement ne voulait pas appliquer a été cédé à qui de droit. Ce qu’il faut également noter, c’est que le régime est atteint jusque dans son cœur. Quatre juges de la cour constitutionnelle rendent le tablier. Ce n’est pas tout, le front a réussi à installer une fissure au sein des élus, entre ceux veulent l’organisation des élections législatives partielles et ceux qui proposent la dissolution pure et simple de l’AN.

Au regard de tous ces éléments, le problème malien a un seul nom à savoir la défaillance de l’Etat de droit démocratique. À l’origine donc de la crise à laquelle notre pays se trouve confronte, à mon avis, il y a la défaillance du système politique. Evidemment, pointer du doit la mauvaise gouvernance, pour dire autrement les choses, revient à remettre en cause le mode de gestion des affaires publiques en vigueur. Je n’ai pas la prétention de confondre la forme du pouvoir advenue au Mali au lendemain de ce qu’il est convenu de nommer la révolution démocratique et les régimes fondés sur le monopartisme qui l’ont précédée. Bien que distincts, ces deux formes de gouvernement ont fonctionné tous à partir de la centralisation et de la concentration du pouvoir même si elles ont été contraintes parfois à faire des concessions maigres au gré des circonstances historiques. Dans le fond, elles étaient toutes les deux bâties sur un mode de gouvernement qui ne tôlerait pas la libre expression des oppositions et des contradictions consubstantielles à la société elle-même. Si elles peinaient à les empêcher de s’exprimer, elles procédaient purement et simplement à vouloir désespérément à les supprimer. Ainsi n’étant pas arrivées à s’exprimer sur le plan politique, ces oppositions, contradictions et conflits culminent en violence ouverte. C’est ce qui va conduire au coup d’Etat du 19 Novembre 1968. C’est encore ce manque d’espace de liberté d’expression des conflits politiques et sociaux qui va conduire fondamentalement au renversement du régime du général Moussa Traoré en 1991. Je n’ignore pas que, pour expliquer la crise politique qui secoue notre pays, depuis des décennies, il est possible de mobiliser d’autres facteurs. Je sais également que corolairement d’autres solutions sont envisageables pour apporter la quiétude dans le pays. Je me réserve ici de les énumérer parce qu’ils sont, tout simplement, connus de tous. Je me borne à dire qu’à mon avis la cause et la solution au problème malien ne sont pas séparées. Elles forment une seule et même chose et celle-ci, en dernière instance, se nomme le fantasme de mettre fin à la politique.

On peut me reprocher que pourtant malgré l’avènement de la démocratie, le pays n’est pas toujours arrivé à mettre en place des institutions fortes sans lesquelles, il est impossible de parler de stabilité politique et sociale. Il est même possible de dire que l’instabilité n’a jamais été aussi grave que sous la démocratie. Je dirai tout simplement que si notre pays peine à sortir de la crise, malgré l’avènement de la démocratie, si elle s’y aggrave, c’est parce que la lutte pour la démocratie est restée une symphonie inachevée. Il se trouve que dans notre pays on a réduit la démocratie, non seulement à une affaire d’institutions, mais pire celles-ci, si elles sont démocratiques, ne le sont que de nom. Le pouvoir despotique, pour ne pas dire tyrannique, se déguise en démocratie parce qu’il écrase les faibles parfois même s’ils sont innocents et caresse, décore voire propulse les plus forts mêmes s’ils sont désignés criminels à tous les égards. L’affaire Birama Touré en est une illustration. Croyez-moi mes chers compatriotes, il en existe encore d’autres exemples comme le détournement des derniers publics, le vole du vote des citoyens lors des dernières élections législatives. Certainement, vous en connaissez d’autres vous-mêmes si vous n’avez pas vous-mêmes été victimes. Vous convenez, Mesdames et Monsieur, avec moi, n’est-ce pas, que dans une telle société, il est impossible de construire la stabilité, un pays où l’impunité est érigée en système, pire un pays où les innocents payent à la place des criminels. Un Etat démocratique est un Etat où règne, même pas seulement « <em>l’Etat de droit</em> » parce que certaines monarchies l’ont connu comme l’Ancien Régime balayé par la Révolution de 1789 en France, mais surtout un « <em>Etat de droit démocratique</em> ». Or là où il y a Etat de droit démocratique, tous les citoyens, qu’ils soient faibles ou puissants, riches ou pauvres jouissent des mêmes droits, c'est-à-dire égaux. Pour le dire autrement, dans l’Etat de droit démocratique, nul ne saurait être au dessus de la loi. On se souvient encore de l’affaire dite affaire D. S. K. Ce qui est remarquable dans ce dossier, c’est le fait qu’il oppose un puissant homme à une simple femme de ménage. Mieux encore ce qui y impressionne, c’est le fait qu’à la suite de la plainte de la femme de ménage pour tentative de viole, le grand Directeur général d’une des plus importantes institutions financières du monde, le Fonds Monétaire  international (F. M. I.), a été arrêté, puis emprisonné. Oui, c’est impressionnant pour nous autres parce que non seulement, un tel exemple ne s’est jamais produit dans notre pays à ce que je sache, mais pire on craint qu’il ne mette encore du temps à se produire. Ce qui revient à dire que la démocratie est un leurre chez nous parce qu’on ne saurait parler de démocratie véritable dans une société où il n’existe pas un minimum d’Etat de droit démocratique, ou bien, pour le dire comme Tocqueville, sans l’avènement de l’« <em>égalité de conditions</em> ». Il faut comprendre que la démocratie exige le droit à l’l’éducation, à la santé, au logement, à la sécurité des personnes et de leurs biens, pour tout dire au bien être et à la parole pour tous les citoyens. C’est pur dire que qu’un pays ne saurait accéder à la stable sans un véritable ancrage démocratique. Donc la stabilité et la démocratie vont de paire. Elles sont comme le recto et le verso d’une même feuille. On peut me reprocher le fait de réduire la stabilité exclusivement à sa forme intérieure et donc d’occulter l’instabilité venant de l’extérieur du pays et donc supprimer la question du terrorisme pour les uns et du néocolonialisme pour les autres. N’est-ce pas, on se souvient de ces mots de l’ancien président Amadou Toumani Touré qui disaient que la guerre au Mali est une guerre internationale et par conséquent, elle ne peut être gagnée qu’à la condition que les pays associent leurs efforts. Dans le même sens l’ancien PM, Moussa Marra après sa célèbre et controversée visite de Kidal disait ouvertement que ce qui se joue au Mali est purement politique et la solution pour en sortir ne peut être qu’également politique. Peut être par le terme politique, il entendait désigner le dialogue. Il n’a pas tort quant on sait qu’une crise d’une telle ampleur implique forcement des rapports interétatiques. Cependant, il est possible de lui compléter qu’elle implique forcement en dernière analyse une politique intérieure défaillante parce que réfractaire à l’Etat de droit démocratique surtout lorsque l’on sait que celui-ci ne désigne pas que le simple nivèlement de la société. Il suppose aussi l’expression libre des conflits qui opposent les individus et les groupes, les uns contre les autres.

Pour résoudre aujourd’hui la crise qui oppose le camp du PR et du M5 sous l’autorité morale de l’Imam Dicko, il faut sortir du juridisme étriqué pour s’inscrire dans la voie politique. Personne ne peut nier la réalité de la crise. Pour y remédier, il faut aller à un accord politique. Conformément aux objectifs du M5 cet accord peut consister à maintenir le PR jusqu’à la fin de son mandat, un président qui va se contenter d’un pouvoir consultatif. Ce qui implique qu’une transition de trois (3) ans va être entreprise avec un PM de plein pouvoir qui va être désigné par les forces vives de la nation. Il va être chargé de conduire l’exécutif. Toujours pour atteindre les objectifs du M5, il faut dissoudre la Cour Constitutionnelle et son remplacement par une nouvelle cour qui va être formée sur la base des nouvelles modalités qui vont être fixées par une Assemblée Constituante mise en place par les FV de la nation. Ce qui implique la dissolution de l’AN qui pose problème. Les organes de la transitions vont œuvrer à corriger tous les tares de notre système politique. Je reste convaincu que c’est ce qui est mieux aujourd’hui pour le PR et son clan ainsi que pour notre pays. Le pire des meilleurs pour le régime et le pays, c’est aussi négocier la sortie honorable du PR et de son régime.

Si les deux parties en conflit n’arrivent pas à se mettre d’accord sur ce double plan de sortie de crise, les rapports de force de risquent de continuer. Ce qui pourrait conduire le pays à un coup d’Etat pour le tirer ou replonger dans la crise. Ce coup d’Etat peut être porté par la partie des FAMa proche au PR et à son clan. Ce qui, au lieu de régler la crise, risque de l’accentuer au risque de sacrifier le PR, sa famille et certains de ses collaborateurs les plus radicaux. Le Coup d’Etat  peut venir de la partie des FAMA proche du M5. Il aura l’avantage de calmer le M5 mais cependant risque de transformer le camp du PR en opposition. Celle-ci pourrait également engager un bras de fer avec le pouvoir qui va être mis en place par et à partir du M5. Enfin, c’est également possible, que ce soit une partie patriotique et révolutionnaire des FAMa qui vont prendre le pouvoir. De toute manière le PR ne peut plus continuer à gérer comme le faisait auparavant. Pour ne pas tout perdre il est obligé désormais de faire de concessions larges.

&nbsp;

<strong>Bakabigny KEITA </strong>

<strong>Professeur de philosophie politique</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lettre ouverte d’un jeune frère Lanceni Balla Keita à son grand frère IBK : «L’intérêt familial a dominé l’intérêt national»</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 01:42:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Kôrô Bourama à l’occasion de la situation de crise qui prévaut, je m’adresse à toi. Tu as déçu le peuple malien pour plusieurs raisons pendant ton mandat.</strong><strong> </strong><strong>Pour cela je prendrai le temps ici d’expliquer ma position même si celle-ci s’interprétera de différentes manières.</strong>

Kôrô Bourama, tu as caché ta double nationalité au peuple malien, qui a cru en ton nationalisme et en ton patriotisme du fait que tu as été à différents postes sous Alpha Oumar KONARE. Cette expérience a fait que le peuple a cru en toi.

Kôrô, en tant que Français tu ne peux pas défendre les intérêts de la France et celui du Mali en même temps. Ces intérêts dans un contexte de crise sont à tout point de vue contraire. Kôrô, je répète l’Accord d’Alger que tu as fait signé sans se référer ni à l’Assemblée Nationale, ni au peuple directement a été un piège de la France pour détacher Kidal de la République. Tu l’as fait sciemment pour mettre le peuple devant les faits.

Le peuple ne te pardonnera jamais cela.

La loi d’entente que tuas fait voter à l’Assemblée Nationale, a été faite à desseins pour garantir une impunité aux auteurs de crimes perpétués lors de l’occupation des régions du Nord. Kôrô, dans ta gestion du pays, l’intérêt familial a dominé l’intérêt national, ton trésor personnel a été plus important que le trésor public, et cela du fait que tu t’es trouvé au début et à la fin de chaque opération d’achat public à travers des procédures mafieuses. Toutes les pertes subies par notre vaillante armée sont dues au manque de moyens en termes d’équipements militaires.

Kôrô, tu n’as pas compris qu’un responsable national doit se mettre au même niveau que son peuple et qu’il ne doit ni le devancer, ni trainer derrière lui.

Tu t’es considéré plus légitime que le peuple qui t’a élu.

Le Développement Socio-économique, l’équipement de l’armée nationale, le redressement de l’école n’ont aucunement été tes priorités.

Kôro, cela a été ton erreur monumentale. Et pourtant les conseils ne t’ont pas manqué j’en suis sûre. Voilà que tout est gâté maintenant. Il ne te reste plus qu’à aller dans le sens de la volonté du peuple représenté dans cette lutte par le M5-RFP, dont le fer de lance est constitué par des valeureux patriotes. Ce mouvement finira par gagner sur toi tôt ou tard. Kôrô, suite à tout ce que je viens de relater, je t’informe que je me suis rangé officiellement et désormais derrière ce mouvement patriote qui est en ce moment le seul qui pourra sauver le Mali. Kôrô, évite le cas d’un roi mandingue, un descendant de Soundiata KEITA du nom de Kalifa un faible esprit. En effet, faute de résultat sur tous les plans pendant son règne de 1274 à 1275, le peuple s’est révolté contre lui pour aller le tuer dans son palais. Epargne donc ta vie, celle de nos enfants et de notre chère épouse. Chaque jour ton espace de gouvernance se réduit. Ni Kidal, ni le Centre du pays ne font plus parti de ta gouvernance. Kôrô, tu n’es pas un roi, tu n’as reçu qu’un simple mandat du peuple. Si ton électeur qui est le peuple ne veut plus de toi, alors rend lui son mandat. C’est tout simple. Kôrô, je suis désormais dans l’incapacité de te sauver cette fois-ci, comme en 2002 je t’invite à regarder Dieu en face d’abord, puis le Mali, ensuite tes nombreux échecs en face et enfin démissionne pour sauver le Mali.

<strong>Lanceni Balla KEITA</strong>

<strong>Ancien Ministre</strong>

<strong>Ancien Député National</strong>

<strong>Ancien Député Panafricain en Afrique du Sud</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Médiation de la CEDEAO :  Entre sagesse et prudence</title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/mediation-de-la-cedeao-entre-sagesse-et-prudence-2881402.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 01:38:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Présente à Bamako dans le cadre d’une médiation voulue par les chefs d’Etat de l’organisation sous-régionale en vue de contribuer à la recherche des solutions pour une sortie de crise dans la difficile situation politique du Mali, la haute délégation de la Cedeao est pour le moins restée dans les limites de la bienséance. C’est tout à son honneur.</strong>

Il faut espérer qu’elle ne plonge pas dans les manigances après sa mission et qu’elle se tienne à égale distance des protagonistes de la crise malienne. Déjà, selon les témoins qui ont participé à la rencontre du jeudi à l’hôtel Salam, les émissaires de la Cedeao ont fait preuve d’une pédagogie salutaire. Certes, il a été noté chez eux une certaine volonté de sauver le fauteuil à IBK, mais l’exposé de la situation réelle dans laquelle patauge le Mali depuis sept ans, qui pousse le pays chaque jour vers précipice mortel, les a amenés, sinon obligés, d’admettre le bien fondé de l’impossibilité pour les responsables du M5-RFP de surseoir, voire d’annuler la mobilisation qui était prévue pour le lendemain vendredi, 19 juin. Somme toute, le Mali fait partie de la communauté internationale et celle-ci souffre ipso facto de tout ce qui peut affecter une composante, à fortiori un peuple soulevé dans son écrasante majorité pour réclamer la démission de son président coupable d’une gouvernance littéralement calamiteuse qui crève les yeux du monde entier.

La mission de la Cedeao a pris fin, du moins dans son volet de mission dépêchée au bord du Djoliba, par un communiqué qui formule des recommandations. Celles-ci peuvent être résumées en cinq points essentiels : le respect des institutions, l’organisation de législatives partielles partout où les résultats ont été faussés par la Cour constitutionnelle, la mise en place d’un gouvernement d’union nationale qui mettra en œuvre les recommandations du DNI (Dialogue National Inclusif), l’organisation de réformes institutionnelles et constitutionnelles révisant les pouvoirs de la Cour constitutionnelle, le Code électoral, etc. et, enfin, l’accélération de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger. Tout cela’ on le voit’ constitue une offre de dialogue entre les parties belligérantes pas nécessairement prêtes à des compromis.

C’est là où se situe le goulot d’étranglement. Le communiqué portant recommandations de la délégation de haut niveau de la Cedeao peut pécher par une certaine confusion par endroits. En effet, s’agit-il de laisser sur place le président en place en dépit de tout ce qui est porté contre lui ? Que signifie réformes institutionnelles et constitutionnelles dans le contexte ? En ce qui concerne le DNI, l a déjà dégagé le mécanisme de mise en œuvre de ses recommandations malheureusement foulé au pied par le président IBK, et encore. Quant à l’Accord d’Alger, ce piège déflagrateur du Mali original, faut-il homologuer son contenu et l’appliquer sans discernement, quitter à en finir avec l’Etat ?

Ce qui importe, c’est que le M5-RFP a administré aux yeux du monde les preuves incontestables de la pertinence de sa réclamation et la solidité de son organisation. Il faut avoir l’honnêteté de mettre IBK en face de ses méfaits et lui dire d’en tirer les conséquences afin de préserver son pays de quelques drames de plus.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gigantesque mobilisation citoyenne du 19 JUIN :  Quand le souverain honni ne comprend rien à l’histoire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gigantesque-mobilisation-citoyenne-du-19-juin-quand-le-souverain-honni-ne-comprend-rien-a-lhistoire-2881393.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 01:17:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour la deuxième fois en deux petites semaines, le peuple malien est sorti massivement, comme en grappes, pour réclamer la démission d’Ibrahim Boubacar Keïta. Ce second round du combat a tenu en haleine tout le pays, mais il a surtout mis à nue le pouvoir claudiquant contraint désormais à dévoiler sa vraie face, la répression. Au regard de l’égo démesuré du locataire du palais de Koulouba, les épisodes prochains s’annoncent rudes.</strong>

La déferlante humaine qui a occupé le Boulevard de l’indépendance ce 19 juin est l’expression claire que IBK et son régime sont non seulement vomis par les Maliens qui ne peuvent plus supporter leurs errements et multiples dérèglements innommables, mais qu’en plus le peuple, désormais debout sur les remparts, est résolu de mourir, s’il le faut, afin que la patrie soit libérée de la dictature prédatrice. C’est ce message sans ambiguïté qui a été délivré partout par nos concitoyens. A Sikasso, la nation, tel un essaim d’abeilles, est montée sur le tertre du Mamelon, haut lieu historique qui rappelle le sacrifice ultime des fils du terroir résolument engagé contre l’occupation étrangère qui a aujourd’hui le visage de l’autocratie qui s’est emparée du Mali depuis 2013.

La cité des rails, Kayes la première région administrative du pays, meurtrie par plusieurs douloureux évènements ( coronavirus, bavures policières…), a donné de la voix par une vigoureuse dénonciation des malheurs causés à la patrie malienne par un Mandé Mansa plus attaché à la flatterie et à son confort personnel qu’à la résolution des problèmes des citoyens, et encore moins soucieux du bonheur de ces compatriotes. Ségou et Mopti ne sont pas demeurés en reste. Aux U.S.A. comme en France, les Maliens ont dénoncé avec véhémence les crimes du régime d’IBK avec une colère forte qui montre leur désir ardent d’un changement radical dans la conduite des affaires du pays. Autant dire que les citoyens maliens, de l’intérieur comme de l’extérieur, aspirent à la gestion juste, égale et égalitaire de leur pays, condition du bonheur partagé malheureusement contrarié parce qu’une oligarchie vagabonde tient tout simplement les rênes de l’Etat.

Le 19 juin a administré des leçons que le président doit comprendre et faire l’effort d’assimiler pour ce qui lui reste à vivre sur cette terre d’Allah. Parmi ces bonnes leçons, il y a à savoir qu’il existe et qu’il existera toujours de bons Maliens qui, même si c’est la moelle de leurs os qui mal agit avec la patrie, ils l’enlèveront de leur corps ; ceux-là ne se laisseront impressionner par aucun fauve, ni par aucune répression. Ceci compris, la communauté internationale, à travers les médias et la haute délégation de la Cedeao ; aura noté que le M5-RFP est un mouvement patriotique vrai qui sait organiser une mobilisation d’envergure dans une parfaite maîtrise des citoyens pourtant remontés à bloc contre le régime incapable de se réformer.

Il n’y a eu ni casses, ni jets de  pierres, encore moins d’utilisation de manchettes, pour ne citer que quelques pratiques qui font la sinistre réputation de certains haut perchés qu’on n’a plus besoin de nommer. Au contraire, et c’est important à souligner, il y a eu,  pour le bonheur  des manifestants, des porteurs d’eau, des équipes de soignants, des femmes armées de balais pour nettoyer les ordures, tout pour montrer lutter pour la patrie ne s’accommode pas du répréhensible. Et pourtant, pour empêcher la réussite de la mobilisation citoyenne, ce ne sont pas les écueils et les provocations qui ont manqué. Dans sa panique, le pouvoir a fait en sorte que les Sotramas et autres véhicules de transport en commun ne roulent pas afin de ne pas avoir à transporter le peuple vers le monument de l’indépendance. Cet acte, qui ne va pas sans débauche d’argent comme le régime est habitué à le faire, a été nul et de nul effet sur la grandeur de la mobilisation. Juste le temps d’une étoile filante, de petits groupes stipendiés avec l’argent public ont été vus criant un soutien hypothétique à IBK et aux institutions.

Cette hilarante manœuvre ne pouvait pas prospérer puisqu’aucune tête d’affiche du camp présidentiel ne pouvait s’humilier de se montrer publiquement en dindon. Lorsque le souverain honni, vautré dans les lambris dorés du palais de la République, a fait barricader les voies menant à Koulouba pour empêcher la délégation du peuple de monter lui remettre

la lettre de demande de démission, il a peut-être cru qu’il envoyait par-dessus la tête des frondeurs une bombe démoralisante qui pouvait se révéler déstructurante. Inspiré par la sagesse malienne et par la foi en Dieu, sans doute parce que le Seigneur Très Haut témoigne de la pertinence du combat national, l’Imam a détruit le projectile perfide dans son vol en demandant au peuple, au nom de sa mobilisation au chevet du Mali, de se retirer tout bonnement en rentrant à la maison. Il venait de sauver la révolution en marche d’un enlisement qui aurait pu affecter son cours, mais pas anéantir son objectif. Cela est sûr, un peuple qui crie sa colère et tous les viols qu’il ne cesse de subir n’est pas un ours qui danse.

Dans l’attente des épisodes prochains de la lutte populaire, il faut se demander si l’historien Ibrahim Boubacar Keïta a bien appris ses leçons. Ou peut-être s’il n’est pas installé dans un ‘’Je m’en foutisme’’ suicidaire.

Pour l’heure, il donne en tout cas l’air de ne rien comprendre au sens de l’histoire. Il feint de ne pas savoir, et pourtant il est avisé, que chaque fois que les injustices, les trahisons et les oppressions atteignent un seuil insupportable, les peuples n’ont d’autre alternative que de chasser les souverains pour nettoyer leurs écries infestées outre mesure. Ces nettoyages prennent des formes diverses.

La belle France n’a pas hésité à guillotiner ses rois et ministres. Au Mali, l’histoire a aussi ses cahiers. Dans des conditions quelque peu semblables à celles d’aujourd’hui, Général Moussa Traoré, que l’on a empêché d’aller à son congrès extraordinaire de l’UDPM afin de décider de l’ouverture démocratique, a quand-même eu la politesse et la courtoisie de recevoir au palais de Koulouba la délégation citoyenne dépêchée pour lui remettre la lettre de demande de sa démission. Un dictateur d’un autre temps est certainement mieux qu’un démocrate frelaté des temps d’aujourd’hui. Sans aucun doute, Allah ou Dieu, ne soutient pas un injuste. IBK doit à présent méditer sur les démissions forcées de Robert Mugabé ou de Bouteflika, ou de se moquer du refus de démission du puissant général Hosni Moubarak, vieil homme de 90 ans qui n’a compris son erreur monumentale qu’au moment où on le déposait en prison. Là, il a pleuré à chaudes larmes, peut-être les larmes qu’il n’aurait jamais dû verser.

<strong>Amadou N’Fa Diallo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Situation sociopolitique au Mali : Les pistes de solutions proposées par la Cedeao</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/situation-sociopolitique-au-mali-les-pistes-de-solutions-proposees-par-la-cedeao-2881399.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 00:33:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En séjour au Mali, la mission ministérielle de l’organisation sous-régionale a rappelé l’importance du respect des institutions de la République, fondement de la stabilité nationale. Elle a par ailleurs fait des propositions pour une sortie de crise. </strong>

Une délégation ministérielle de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’est rendue au Mali du 18 au 20 juin 2020 pour une mission de bons offices dans le cadre de la situation sociopolitique du pays. Au cours de son séjour, la mission a rencontré les autorités maliennes, notamment le Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta et le Premier ministre Dr Boubou Cissé. Les émissaires de la Communauté ont aussi échangé avec différentes organisations de la société civile malienne, ainsi qu’avec des diplomates accrédités auprès du Mali, en l’occurrence les ambassadeurs de France, des Etats-Unis et de l’Union européenne. Dans son communiqué final, la délégation a estimé que la crispation de la situation sociopolitique au Mali a été principalement créée par l’arrêt de la Cour constitutionnelle relatif aux résultats des élections législatives de mars et avril 2020.

Elle affirme par ailleurs avoir noté une convergence de vues de tous les acteurs maliens sur les nombreux défis auxquels le pays est confronté, notamment les défis sécuritaire, sanitaire (Covid-19) et économique et la nécessité d’œuvrer, de toute urgence, à sortir de la situation actuelle. Tout en rappelant l’importance d’éviter une autre crise qui engendrerait des complications additionnelles, elle a invité les Maliens à privilégier le dialogue et la concertation comme modes de règlement des différends. Comme piste de solutions, la délégation ministérielle a appelé le Gouvernement malien à reconsidérer les résultats de toutes les circonscriptions ayant fait l’objet de révision par l’arrêt de la Cour.

« De nouvelles élections partielles pour les circonscriptions concernées devraient être organisées dans les meilleurs délais », a insisté la mission de la Cedeao.

En outre, elle souligne spécifiquement la nécessité d’œuvrer pour le rétablissement d’un climat de confiance renouvelée entre les parties maliennes ; éviter la violence comme moyen de règlement de crise et privilégier le dialogue ; préserver les Institutions de la République afin de maintenir la stabilité du pays et d’éviter le chaos institutionnel aux conséquences imprévisibles et désastreuses pour la paix et la stabilité du Mali et de la sous-région. Aussi,  milite-t-elle en faveur de la mise en place un Gouvernement consensuel d’union nationale tenant compte des recommandations du DNI; l’accélération de la mise en œuvre de l’Accord de paix ; la relecture des textes régissant la Cour constitutionnelle, entre autres.

Un mécanisme de suivi de la mise en œuvre des décisions et recommandations ci-dessus devrait être mis en place avec bien entendu la participation de la Commission de la Cedeao.

Faut-il rappeler que cette mission est intervenue sur instructions du président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Cedeao. Sous la conduite de Kalla Ankourao, ministre nigérien en charge des Affaires étrangères, elle était composée d’Ally Coulibaly, ministre des Affaires étrangères de la République de Côte d’Ivoire, Geoffrey Onyeama, ministre des Affaires étrangères de la République Fédérale du Nigeria. Jean Claude Kassi Brou, président de la Commission de la Cedeao et le Commissaire Affaires politiques, paix et sécurité ; Francis Behanzin ont également participé à cette mission.

<strong>BS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mahmoud Dicko lors du meeting du M5 RFP : « Cette tentative de nous décourager nous galvanisera »</title>
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<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 00:20:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au retour des émissaires empêchés de continuer  sur la route de Koulouba par les forces de l’ordre à coups de gaz lacrymogène, l’imam Mahmoud Dicko a soupiré que cette tentative de découragement ne les fera pas renoncer à l’objectif fixé : la démission du président Ibrahim Boubacar Kéita et son régime. C’était à la faveur de la 2ème sortie du Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques (M5 RFP), ce vendredi 19 juin 2020, une quinzaine de jours après la tenue du premier rassemblement.</strong>

La Place de l’indépendance, son boulevard et les rues voisines étaient noirs de manifestants venus répondre à l’appel du M5 RFP composé de partis politiques, associations de la société civile et syndicats. Beaucoup d’autres grandes figures du landerneau politique malien étaient présentes à savoir l’ancien premier ministre Modibo Sidibé, Madame Sy Kadiatou Sow, le cheval blanc Jeamille Bittar etc.

« <em>IBK, dégagez ; A bas IBK ; Forces vives engagées résolument pour la démission d’IBK ; Nous ne voulons plus un souverain despote ; Le Mali avant tout ; 7 ans de corruption, trop c’est trop »</em>, étaient entre autres les inscriptions que l’on pouvait lire sur les pancartes qui scandaient comme slogans « <em>IBK, Manassa, le gouvernement, l’Assemblée nationale, à bas</em> ». Le tout dominé par le son des trompettes qui ne connaissait aucune interruption. Aussi sous les notes musicales de Tara Bouaré dans ‘<em>’Sanounèkèni’</em>’ et Bazoumana Sissoko dans le morceau ‘<em>’Fanga kèra anw tayé’’</em>

La déclaration du M5 RFP au peuple malien lue par l’ancien premier ministre, Cheick Oumar Sissoko, considère la demande de démission des fonctions de président de la République adressée par le peuple malien à Monsieur Ibrahim Boubacar Kéita, lors du rassemblement historique du 5 juin 2020. Le mouvement pense aussi que le président Kéita a refusé d’écouter la voix de son peuple en s’obstinant à s’accrocher à un pouvoir qui fait peser des risques sur l’existence même du Mali. Il trouve que cette attitude témoigne d’un profond mépris à l’égard du peuple malien meurtri par les conséquences d’une gestion désastreuse de la crise multidimensionnelle: sécuritaire, politique, social, scolaire, sanitaire etc. Il considère l’échec de toutes les initiatives de dialogue, notamment les conclusions des dialogues lors des crises postélectorales de 2018 et  2020, l’Accord politique de gouvernance, les résolutions de la Conférence d’entente nationale de 2017 et du Dialogue national inclusif de 2019.

Après ces constats, le M5 RFP décide, en premier lieu, de maintenir la mobilisation de toutes les forces vives de la nation jusqu’à la démission du président Ibrahim Boubacar Kéita et son régime.  Deuxièmement, il décide de se rendre au Palais de la République à Koulouba pour remettre à M. Ibrahim Boubacar Kéita l’Appel à la démission. En troisième et dernier  lieu, à défaut d’une réponse dans le délai d’une heure, le peuple exercera son droit constitutionnel de la désobéissance civile et occupera tous  les ponts, ronds-points, sorties et entrées dans toutes villes du Mali et pratiquera partout toutes les actions nécessaires jusqu'à l’atteinte de l’objectif fixé.

<strong>La décision sage de  Mahmoud Dicko </strong>

A la Place de l’indépendance, après la lecture de la déclaration, l’Imam Dicko a écarté le déplacement de la masse vers Koulouba pour remettre l’Appel à la démission au président Ibrahim Boubacar Kéita. Séance tenante, en lieu et place de cette décision, l’imam Dicko a proposé le choix d’une délégation pour aller à Koulouba. De ce fait, elle a été composée de Choguel Kokalla Maïga du FSD, Issa Kaou Djim de la Cmas et Clément Dembélé de la PCC.

Partie pour Koulouba et aussi vite retournée à cause du blocage de la route par les forces de l’ordre qui ont utilisé les gaz lacrymogènes, la délégation avait irrité les manifestants avec le Compte-rendu. Mahmoud Dicko a su calmer les esprits et dégonflé les cœurs des manifestants qui étaient devenus sourds à tout propos. Parlant au nom de toutes les organisations réunies et du Rassemblement des forces vives de la nation, l’imam Dicko dit qu’ils prennent l’opinion nationale et internationale à témoin d’avoir usé de tous les moyens légaux.

Il pense qu’il ne faut pas se comporter comme les dirigeants actuels pour détruire le pays. « <em>Nous ne casserons pas, nous ne brûlerons pas notre patrie. Ils ont détruit le pays, c’est pour cela que nous nous sommes levés. Il ne faut pas les aider à la destruction du pays</em> », a martelé l’imam qui considère le Mali comme un peuple pacifique, un peuple  non violent.

<strong>Un peuple debout </strong>

Pour Mahmoud Dicko, la sagesse recommande un dépassement de soi. De ce fait, il défend de détruire, brûler<strong>  </strong>et insulter une personne. «  <em>Nous <strong> </strong>sommes debout. La tentative de nous décourager ne nous fera pas renoncer. Au contraire, elle va nous galvaniser. Nous allons nous organiser comme nous savons le faire. Mais, mettons la balle dans leur camp, la balle de la raison et de la sagesse</em> », a-t-il enseigné <strong> </strong>à sa troupe qui était dans l’effervescence.

<strong> L’élégance d’IBK mise en doute </strong>

Le fait que la délégation a été gazée par les forces de l’ordre témoigne, selon le pivot du M5 RFP, du manque d’élégance de la part du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. « <em>Je pensais qu’il était très élégant, qu’il allait prendre la lettre et dire qu’il va nous répondre après. Je pensais qu’il allait avoir la hauteur de recevoir les gens quelle que soit la nature de leur demande. C’était une manière élégante. On a empêché les gens d’aller à Koulouba qui appartient au peuple malien. Il doit respecter l’opinion du peuple parce que nous sommes en démocratie</em> », a balancé l’imam.

Il demandera au peuple la résignation qui, de son point de vue, arrive à bout de tout. L’orateur du jour ajoutera qu’il préfère être sacrifié pour son pays que d’y créer le désordre. Il a invité les manifestants à montrer qu’ils sont les fils d’un grand peuple, d’une grande nation. Sur ces mots, il leur demandera de rentrer à la maison.

Auparavant, le meeting avait commencé par l’exécution de l’hymne national du Mali et une minute de silence à la mémoire des soldats tombés sur le champ de l’honneur.

<strong>Bazoumana KANE  </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Projet ‘’transformons le Mali !’’ : Modibo Mao Makalou dévoile les maux de l’économie malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/projet-transformons-le-mali-modibo-mao-makalou-devoile-les-maux-de-leconomie-malienne-2881413.html</link>
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<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 00:06:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la faveur d’un panel sur la Covid et l’économie, Modibo Mao Makalou a mis à nu tous les maux dont souffre l’économie malienne. C’était ce samedi 13 juin 2020, au Conseil national du patronat du Mali (Cnpm).</strong>

<em>« L’après Covid-19 au Mali : cataclysme ou révolution socio-économique ?</em> » était le thème sur lequel les panelistes dans la salle virtuelle et par visioconférence ont échangé avec le public. L’économiste, Modibo Mao Makalou, non moins président-directeur de l’International business services (IBS Sarl) et le président du Cnpm, Mamadou Sinsy Coulibaly, se sont prêtés aux questions. Elles étaient posées par certains membres du directoire du projet ‘<em>’Transformons le Mali</em> !’’. Il s’agit du patron de Canal+Mali, Moussa Tiémoko Dao et Mme Dia Sacko.

L’économiste Makalou, tout en reconnaissant la résilience du Mali, pense que le pays possède une économie très spécialisée et très peu industrialisée. De son point de vue, l’économie malienne est très vulnérable à cause de l’exportation exagérée qui touche les domaines des mines, l’agro-pastorale, etc. « <em>Quatre millions de personnes vivent du coton au Mali et nous avons le plus important cheptel après le Nigéria et l’Afrique du Sud</em> », a martelé l’économiste qui ajoute que le Mali dépend des sociétés de raffinerie de Côte d’Ivoire et du Sénégal pour l’approvisionnement en pétrole.

Comme solutions aux problèmes de l’économie malienne, Modibo Mao Makalou conseille la transformation et la conservation des produits sur place. <em>« Il faut que les Africains commercent entre eux pour qu’il y ait plus de transformation au lieu de dépendre des pays de l’extérieur</em> », dit-il. Et d’ajouter que ce qui est valable pour le pétrole l’est aussi pour la tomate. Car, dit-il, ce sont les mêmes problèmes de transformation et de conservation qui se posent.

Concernant le salut par le confinement en cette ère de la Covid-19, le président-directeur de l’International business services a été on peu plus clair. Il trouve que cela n’est pas possible à cause de la paupérisation. Pour lui, 80% des entreprises sont endommagées à cause de la rupture d’électricité. Il demande aux Maliens d’être prudents. Parce que, ajoute-t-il, depuis l’annonce du premier cas de la Covid-19 par l’OMS, le 30 janvier 2020, tout le monde spécule. « <em>Personne ne sait quand cette maladie sera endiguée. Il faut la gérer à court, moyen et long terme</em> », a-t-il laissé entendre.

Pour rappel, le patron des patrons, Mamadou Sinsy Coulibaly, pour sa part, pense que depuis 1991, le Mali vit le cataclysme dû à la mauvaise gouvernance du pays. A l’en croire, la Covid-19 est une opportunité pour le Mali. Car, explique-t-il, ce mal frappe les personnes âgées qui occupent les administrations à la place des jeunes. « <em>C’est à la jeunesse de se lever et demander son dû. Personne ne la fera à sa place</em> », a-t-il conclu.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>École publique de Ouenzzindougou :  Où sont passés les ordinateurs offerts par l’ONG ‘’Agir’’ ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/ecole-publique-de-ouenzzindougou-ou-sont-passes-les-ordinateurs-offerts-par-long-agir-2878354.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 15:55:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les ordinateurs donnés par l’ONG ‘’Agir’’ dirigée par la première dame, Kéita Aminata Maïga, auraient disparu miraculeusement! </strong>

La tente érigée en salle informatique, à l’Ecole publique de Ouenzzindougou, semblerait désert d’ordinateurs. Où sont passées les machines ? C’est là le sexe des diables. Joint par nos soins, le formateur des élèves en outil informatique a précisé qu’on lui a demandé d’arrêter la formation après deux années de travail. L’informaticien, qui a requis l’anonymat, dit avoir arrêté la formation il y a trois mois de cela.

Il y a deux semaines de cela, les responsables du Comité de gestion scolaire se sont rendus compte de l’enlèvement des ordinateurs. Un fait assimilable au vol considéré comme un péché capital qui peut conduire une personne à l’enfer.

Voici ce qu’est le Malien. Les défauts des autres sur les lèvres, mais personne ne parle des siens. Même si c’est la femme du président qui a offert ces ordinateurs, cela ne donne le droit à personne de les voler. Ces machines ont été données pour permettre aux enfants d’être au rythme du monde moderne. Mais, on se permet de les faire disparaître.

Toutes choses qui soutiennent que les valeurs de dignité et d’honnêteté se sont effacées du comportement de beaucoup de Maliens. Voler les ordinateurs d’une école, c’est tout simplement faire reculer l’éducation des enfants à l’heure de l’informatisation des données. Ces larrons d’ordinateurs à Ouenzzindougou sont comparables aux criminels patentés. L’âge d’or pour le Mali n’est donc pas pour demain !

Pour rappel, lorsqu’on a voulu recouper l’information auprès du président  du Comité de gestion scolaire (CGS), notre tentative est restée vaine. Il a raccroché le téléphone aussi vite qu’il l’avait décroché, la bile apparemment échauffée. Qui sont donc les larrons des ordinateurs ? Bien malin celui qui peut le dire. Dieu veille !

Nous y reviendrons avec plus de détails dans les prochaines parutions.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Encore du fake news sur Africa&#45;Kibaru :  Konimba Sidibé apporte un démenti et blanchit  Salif Traoré</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/encore-du-fake-news-sur-africa-kibaru-konimba-sidibe-apporte-un-dementi-et-blanchit-salif-traore-2878357.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 15:20:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Comme à son habitude, le site médiocre persiste dans la bêtise et raconte des contre-vérités. Le très tristement célèbre site d’information, Afrika Kibaru, fait parler de lui  une fois de plus  avec la plus mauvaise des manières.</strong>

En effet, après la forte mobilisation du vendredi 5 juin des Maliens sur la place de l’indépendance à l’appel de l’imam Mahmoud Dicko, le site d’information non crédible n’a trouvé d’autres de faire buzz sur les réseaux sociaux que d’inventer des mensonges sur le ministre de la Sécurité, Salif Traoré.

Le fameux site, Afrika Kibaru, a servi encore de l’insulte à ses lecteurs, comme à son habitude, un grossier article truffé de contre-vérités visant à ternir l'image du  ministre de la sécurité et de la protection civile, le général Traoré.

Dans ce torchon de papier, on a accusé le ministre  d’avoir planifié une chasse à l’homme.

Dans son acharnement contre le ministre, il affirme que l’ordre a été donné aux Forsat d'encercler les domiciles de Mahmoud Dicko et de plusieurs personnalités à la tête de la manifestation dont l’ancien Konimba Sidibé, président de la formation politique Modec.

Malheureusement pour ce site en manque de crédibilité, se servir des autres pour régler des comptes  ne peut nullement prospérer au Mali.  Malgré l’adversité politique, ces cadres politiques à la tête de la contestation n’accepteront rien au monde de s’associer à un mensonge aussi indigné pour ternir l’image d’un simple citoyen à plus forte raison un ministre de la République.

C’est pourquoi le démenti cinglant ne sait pas fait attendre. Dans un langage clair sur sa page facebook,  Konimba Sidibé a blanchi le ministre  de la Sécurité et de la Protection civile.  « J’informe toutes et tous que ma maison n'est pas encerclée par la Forsat et que je n'ai pas été arrêté contrairement aux fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Je me porte très bien et la lutte continue de la plus belle manière. Soyez donc rassurés.» Pouvait-on lire sur sa page.

Ce n’est pas par le biais de la diffamation et de mensonges grotesques qu’on peut déstabiliser un régime et les institutions de la République.

Malheureusement pour le fameux site, l'information qui a fait le buzz est à classer dans la rubrique des Fake-news.

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Meeting de la coalition CMAS&#45;FSD&#45;EMK :  Mahmoud Dicko défie IBK et le met en demeure</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/meeting-de-la-coalition-cmas-fsd-emk-mahmoud-dicko-defie-ibk-et-le-met-en-demeure-2878336.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 15:10:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La forte mobilisation des Maliens à l’appel d’une coalition politico-religieuse sous la conduite de l'influent leader religieux l’imam Dicko pour demander le départ d’Ibrahim Boubacar Keïta a fait trembler le régime ce vendredi 5 juin 2020.  Dans un langage clair, l’ancien président du Haut conseil islamique invite le président de la République à redresser la barre en tirant les leçons de cette forte mobilisation.</strong>

Après le rassemblement du 29 février  dernier pour dénoncer la mauvaise gouvernance du régime, Mahmoud Dicko refait surface ce vendredi 5 juin 2020 à la place de l’indépendance.  Cette fois-ci,  la coalition Cmas-FSD-EMK met la barre très haut. Pour  tous, un seul mot d’ordre la démission du président IBK et la dissolution  des institutions de la République.

Le seul leader religieux capable de mobiliser  plusieurs milliers de personnes pour une cause politique a réussi son  pari  le vendredi dernier sur la place de l’indépendance. Ils étaient des milliers de personnes venues des 6 communes du district de Bamako, de l’intérieur du Mali et de la diaspora, sous un soleil de plomb pour écouter les messages des responsables de  la coalition Cmas-FSD- EMK et  surtout de l'influent leader religieux l’imam Mahmoud Dicko.

Dans une synergie d’actions, les hommes politiques  comme Oumar Mariko, Me Mountaga Tall, Choguel Kokala Maïga, Mohamed Aly Bathily, Cheick Oumar Sissoko, Moussa Sinko Coulibaly, Koniba Sidibé, Clément Dembélé, les représentants des syndicats comme la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (Cstm) et la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (Cdtm) ainsi que les manifestants ont exprimé leur ras-le-bol contre IBK, son gouvernement  et la présidente de la Cour constitutionnelle du Mali. Cette dernière est dans le collimateur des Maliens depuis la proclamation des résultats définitifs des législatives.  On pouvait lire sur les pancartes : « IBK  dégage ;  le Mali aux Maliens ; IBK où est Soumaïla Cissé ; IBK, vous avez déçu tout le peuple malien ; Nous disons non à la mauvaise gouvernance du pays, à la corruption, à l’injustice et à l’insécurité ; Un peu de dignité ; Non à la katiba de la SE, Trop c’est trop etc.»  Ces messages  renforcés avec le son des trompettes traduisent, non seulement le ras-le-bol d’un peuple en quête du bien-être, mais aussi la tension électrique qui régnait autour de cette manifestation  politico-religieuse.

Avant l’intervention du parrain de la Cmas, l’imam Mahmoud Dicko,  le président de la République  IBK a été bien servi  sous les ovations d’un public surexcité par les différents intervenants qui se sont succédé au pupitre.  Les uns et les autres ont été on peu plus clairs : <em>«Le temps de la dénonciation est passé. IBK est incapable  d’apporter une réponse  à la crise multidimensionnelle  du Mali. Après 7 ans d’incohérence, de tâtonnement, de mauvaise gouvernance, de corruption et d’insécurité, le peuple a décidé de retirer le permis à un chauffeur qui passe son temps à faire des accidents. Le président IBK doit tirer les leçons qui s’imposent  et quitter le pouvoir avec son régime pour que nous puissions aller de l’avant». </em>Me Mountaga Tall va plus loin. Selon l’ancien ministre  de la Communication d’IBK,  le Mali est un village dirigé par un chef qui ne contrôle plus rien. «<em>Il faut l’aider à se décharger du fardeau qu’il porte</em>».

L’intervention de ces leaders politiques n’était que l’avant-goût du procès de l’homme contesté, IBK dont le procureur n’est autre que son ancien ami, l’imam Mahmoud Dicko. Ce dernier n’a pas manqué de faire son mea culpa avant de demander le pardon au peuple malien d’avoir aidé IBK à venir au pouvoir.

La panique règne à Sébénicoro depuis  la rupture d’IBK avec l’ancien président du Haut conseil islamique du Mali. De plus en plus l’imam de Badalabougou empêche le locataire de Koulouba de dormir sur ses deux oreilles.  Et pourtant, les deux hommes se connaissent personnellement, le premier a aidé à faire élire le second en 2013. Conscient qu’il s’est trompé sur la personne d’IBK, l’imam Dicko n’a pas manqué de faire son mea culpa avant de demander le pardon au peuple malien d’avoir aidé IBK à venir au pouvoir.

<strong>Les griefs  et la mise en garde contre IBK</strong>

La gigantesque manifestation organisée  par la coalition politico-religieuse a tenu toutes ses promesses en termes de mobilisation. Malgré cela et le mot d’ordre des organisateurs, l’imam Dicko a gardé sa posture de leader modéré. Sans prononcer le mot «<em>démission</em>», le désormais ancien ami encombrant d’IBK n’a pourtant pas laissé de doute sur le fond de sa pensée. « <em>Bilahi ! Bilahi ! Bilahi</em> ! <em>Je le dis à qui veut l’entendre, cette mobilisation  n’est  qu’une première. Cela doit servir de leçon pour IBK. Et qu’il  gère ça dans la dignité sinon  la suite de l’événement fera date  dans l’histoire du Mali</em>», a mis en demeure l’imam.

Avec  un ton plus grave et surtout menaçant, le leader religieux  égraine la conséquence de la gouvernance du régime d’IBK depuis son premier mandat en 2013. Le parrain de la Cmas reste convaincu d’une chose. C’est que tout ce qui arrive au Mali résulte de la mauvaise gouvernance. La corruption est, dit-il, érigée en système de gouvernance. <em>« Il n’y a pas de sécurité, d’école. Il y a  trop de corruption et la goutte d’eau a été les résultats tronqués des élections législatives. Aujourd'hui, trop c'est trop. La mauvaise gouvernance, la délinquance financière, l'insécurité totale jusqu'à Bamako. Il faut redresser la barre pour que le navire ne chavire pas»</em>, a-t-il invité.

Avant de terminer son intervention, l’ancien président du Haut conseil islamique  a invité ses concitoyens à la mobilisation générale et à une prise de conscience pour sauver la patrie. Selon lui, la soumission et la résignation ne sauraient être en aucun cas une solution à la mauvaise gouvernance.  «<em>Nous sommes un peuple de la résistance, un peuple debout. Il est grand temps de mettre fin à la tergiversation et au tâtonnement. Il faut nécessairement que le peuple malien prenne son destin en main</em>».

<strong>Malgré la panique, le régime s'en sort bien</strong>

Un autre enseignement des événements de la journée du 5 juin 2020 est la gestion politique et sécuritaire de cette sortie de la coalition Cmas-FSD-EMK par le gouvernement.

Apres l’échec des négociations pour annuler le rassemblement et les menaces d’une contremarche des pro-régimes, le pouvoir a opté pour une posture défensive. Un important dispositif sécuritaire a été déployé pour encadrer les manifestants et sécuriser les institutions, singulièrement la résidence du président de la République à Sébénicoro.

D’un camp à l’autre, chacun est resté sur sa faim.  Dans cette guerre ouverte entre IBK et son ancien ami, chaque camp voulait pousser l’autre à la faute  pour empocher les points de cette première confrontation.

Ainsi, la coalition politico-religieuse sous la conduite de l’imam Dicko n’avait d’autre objectif  que de mettre en mal la sérénité apparente du régime et pousser ce dernier dans son dernier retranchement.  Même si l’objectif n’a pas été atteint, force est de reconnaitre qu’avec  cette démonstration de force  l’imam Dicko  a pris une avance sur son adversaire du jour. L’avantage psychologique et sa capacité de grande mobilisation fait de lui un acteur incontournable.

Du côté du pouvoir,  il s’agissait  de profiter  d’une petite faute pouvant  transformer la manifestation en violence  pour utiliser la manière forte  et si possible mettre la main sur certains leaders de la contestation.  Malheureusement, pour ses concepteurs, la stratégie est restée dans les tiroirs malgré la volonté de certains manifestants de mettre le cap sur la résidence du président de la République sise à Sébénicoro. Cette tentative a été dispersée par les forces de l’ordre à coups de gaz lacrymogènes. Dans un communiqué du gouvernement, le ministre de la Communication dresse le bilan de cet affrontement aux portes de Sébénicoro. Il se présente comme suit : 19 blessés dont quinze (15) parmi les forces de l’ordre ; 11véhicules des forces de sécurité endommagés par les manifestants, dont un totalement 1 incendié.  Il faut ajouter plusieurs  interpellations.

Ce qu’il faut tire comme enseignement de cette première partie, c’est que le locataire de Koulouba a pu tirer son épingle du jeu. Malgré la pression, le président bénéficie du soutien des  autres institutions de la République, celui de la majorité  politique et la Communauté internationale.

<strong>ND</strong>

*****

<strong>Place de l’indépendance</strong>

<strong>Les manifestants prient sans l’imam Dicko : </strong>

<strong>La prière collective annoncée par Mahmoud Dicko a été exécutée par les manifestants qui s’étaient massivement dressés à la Place de l’indépendance.</strong>

Les manifestants se sont finalement désillusionnés au sujet de la prière collective que le parrain de la Cmas, Mahmoud Dicko avait promise. Ce sur la Place de l’indépendance pour donner le ton au rassemblement massif qu’il organise avec les leaders du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) et de l’Espoir Mali Kura (EMK). Ce sont respectivement Choguel Kokala Maïga et Cheick Oumar Sissoko et autres briscards de la scène politique malienne.

Si la prière devrait être tenue avant 14 heures, Mahmoud Dicko n’était pas arrivés avant 15 heures. Conséquence : Certains manifestants prenaient déjà le chemin du retour avec leurs nattes sur la tête bien avant l’arrivée du leader religieux. Cet aspect est non négligeable pour une telle initiative. « <em>Nous partons à la maison parce que l’imam Mahmoud Dicko a pris du retard. Nous sommes ici depuis 13 heures</em> », a lancé un manifestant.

Un peu loin de ce dernier, un autre a témoigné que certaines personnes ont prié sur la Place de l’Indépendance. A l’entendre, Mahmoud Dicko n’a pas prié là-bas. Tant ces gens étaient déterminés pour la cause que la rage au cœur se constatait facilement. Chose qui a fait que les deux sens du goudron étaient mouvementés par les manifestants qui venaient et ceux qui partaient.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mission du député :   Ce qu’il faut savoir</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mission-du-depute-ce-quil-faut-savoir-2872036.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 May 2020 02:05:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le député est investi de deux missions principales. Il est avant tout le représentant du peuple (rôle national). Cependant, il est élu par une circonscription électorale à laquelle il doit rendre compte régulièrement. La restitution des débats à l’Assemblée nationale permet au député de rester en contact avec la base. Ce qu’on pourrait appeler le rôle local du député.</strong>

Un député est un élu qui, à l’Assemblée nationale, participe au travail législatif et au travail de contrôle du gouvernement.

Il appartient obligatoirement à l’une des commissions permanentes de l’Assemblée dont la fonction principale est de préparer le débat qui aura lieu en séance publique et qui aboutira au vote de la loi.

Au niveau national, le député fait des propositions de loi, des amendements (modification des lois) et vote des lois.

En outre, il exerce le contrôle de l’action gouvernementale dans le cadre du respect du principe de la séparation des pouvoirs pour atteindre l’objectif d’un équilibre optimal (le pouvoir doit arrêter le pouvoir).

Ce dernier rôle est fondamental dans une démocratie. A cet effet, le député dispose des outils pour exercer cette fonction de contrôle, notamment la « motion de censure » et « les questions orales au gouvernement ».

La motion de censure permet de retirer la confiance au gouvernement et de le renverser.

Les questions orales constituent des occasions d’interpellation des ministres sur des questions précises. Ces séances sont diffusées en direct sur les antennes de l’Ortm.

Le rôle local du député peut se résumer en deux missions essentielles : être à l’écoute de ses concitoyens et leur apporter autant que possible son aide dans leur vie quotidienne.

Le député s’efforce de trouver une solution aux problèmes personnels que les citoyens rencontrent en intervenant auprès des différentes structures. Le député recueille les doléances, les réflexions et les attentes des populations locales.

Il joue le rôle de représentant du peuple et de chaque citoyen dans le cadre de sa fonction de contrôle du pouvoir exécutif disposant de l’administration publique.

Défendre les dossiers de sa circonscription

Un député est un élu national, c’est-à-dire, le représentant de tout le peuple malien.

Toutefois, il est élu dans une circonscription déterminée. A ce titre, il s’attache à être un acteur local actif, en relation avec les autres élus de la même circonscription.

Ainsi, il devrait s’employer à susciter, faire avancer les projets déjà existants dans sa localité.

Pour ce faire, sa présence régulière sur le terrain est nécessaire pour une meilleure compréhension des problèmes et leur défense auprès des autorités administratives compétentes, notamment les ministères.

Bien qu’élu dans le cadre d’une circonscription, chaque député, compte tenu de la mission de vote de la loi et de contrôle de l’action du gouvernement dévolue à l’Assemblée nationale, représente la nation tout entière et est, à ce titre, détenteur d’un mandat national.

Enfin, le député est tenu de rendre compte des activités du parlement aux populations de sa circonscription. Le manque de restitution est reproché à beaucoup d’élus. La restitution permet de donner l’information aux populations surtout dans leur langue vernaculaire.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>CRI&#45;2002 : L’AG de janvier 2019 ou la tragique comédie digne d’un film western</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 May 2020 01:16:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Avant tout propos, je rends à travers ces lignes, un hommage appuyé  à feu Maître Boubacar SOW dit Boutiou qui vient de décéder. Il était notaire, a été un camarade au lycée Askia Mohamed et était l’un des trois fils du 1er Président de Cri-2002, Abdoulaye Sékou-SOW, ancien Premier Ministre. Que la terre lui soit légère. Amen !</strong>

Le présent article, 15ème du genre, constitue indubitablement une tribune destinée  à apporter au public l’information juste et réelle sur l’association Cri-2002 : ses nobles objectifs premiers, les valeureux premiers acteurs dont l’opportunisme et l’égocentrisme s’évertuent à gommer les noms au profit des derniers venus et chercheurs de postes de responsabilité publique. O quelle tribune !

A l’entame, il sied de signaler que Cri-2002 a la baraka  depuis sa création le 24 avril 2000 à travers le Manifeste lancé ce jour et sous la clairvoyance du DEVOUE et DEMOCRATE  feu Me A.S. SOW.

Que de chemins parcourus depuis ce jour béni jusqu’à la prise en mains de notre patrimoine commun par une clique au dessein inavoué certes mais obscur et personnel au détriment de la transparence et de l’intérêt général.

En effet, en ce jour du 12  janvier  de cette année 2019, au lieu d’accepter les critiques, se remettre en cause et avancer, non, Sall, se donne le droit de piétiner ses bienfaiteurs qui lui permis d’accéder à la présidence de Cri-2002 en janvier 2004, bien des années après le sacrifice consenti par le 1er Président feu Maître SOW entouré de jeunes volontaires et déterminés. L’argent est apparu au bout de ce sacrifice collectif d’un cercle restreint disponible et engagé. Sall n’était de ce cercle là tant l’homme amer est doublé d’une personnalité sèche, déplaisante, accentuée par son verbe choquant, démesuré et hautain ; touts traits que les multiples critiques devaient contribuer à améliorer ; mais non, Sall est réfractaire aux critiques. Il n’en a cure. L’homme persiste dans ses errements.

Franchement, quelle plus-value véritable  cet homme peut apporter au renforcement des principes et valeurs démocratiques, si ce n’est le vacarme et le tintamarre, et cela selon son humeur ou la direction de sa recherche de poste public  au lieu des dispositions conventionnelles qui lient Cri-2002 aux PTF ? Absolument aucune. VERITE DE LA PALICE !

Sall, inquiet de la contestation a imploré Modibo Koly (qui voulait démissionner)  de lui venir en aide et a mobilisé ses enfants et leurs copains pour intimider

Tel que décrit par le procès verbal d’huissier établi à cet effet, les hurlements dont Sall fait état de façon éhontée dans sa défense, proviennent de son bras droit Modibo Koly kéîta qui  s’en est pris  violemment au Permanent KEITA et au clerc huissier venu faire les constats des bavures programmées dans le seul but de rester Président de Cri-2002.

Le jeu en vaut la chandelle car sans Cri-2002, Sall sera aux oubliettes ; l’homme n’ayant jamais eu bonne presse  dans sa carrière professionnelle, Cri-2002 l’a sorti de l’ornière. Mais, cela, il semble l’oublier avec le succès qui lui est monté à la tête tout comme il a oublié comment et par qui il est devenu Président ? Son trio laudateur, suiviste  et tagnininaw (Modibo Koly, Mme Bouaré Assétou et Moussa traoré) n’étaient pas encore à Cri-2002 pour lui faire quelque éloge que ce soit.

A ces actes ignobles s’ajoute la maladresse de Sall de faire venir trois de ses fils (Cheick Sall, Bassirou Sall et Mamadou Sall) accompagnés de leurs copains pour intimider la contestation dont je suis le porte flambeau. C’est la présence du clerc huissier qui a douché leur ardeur belliqueuse sans pour autant empêcher Modibo Koly (encore lui, le gros grand malinké exécutant de basses besognes planifiées par le peuhl Sall, le fils benjamin Mamadou Sall et le comptable Hamidou Ly) d’agresser l’huissier venu à ma demande en le faisant sortir violemment de la salle. Cela reste un récit factuel consigné dans un PV d’huissier à l’encontre de Sall (instigateur) et des siens (exécutants) pour toujours.

Le comportement inédit de Sall découle du type de rancœur acquis depuis le bas âge du fait du manque d’affection partielle ou totale. Dans le dernier cas, c’est incurable.

Sinon, comment peut-on avoir la manie de mettre à son compte personnel tout fait positif d’une organisation par essence collective ?

Sall est adepte des phrases du genre « Tout ce qui est positif, c’est moi ; tout ce qui est négatif ou erreur, c’est les autres ». Trop simpliste non ?

En mon titre et qualité, je ne peux admettre les falsifications sur à la fois le parcours et l’histoire de Cri-2002, tout comme je ne peux me fatiguer de dénoncer les pratiques malsaines en cours du fait de la boulimie de pouvoir d’un seul homme, Sall.

En réalité, Sall n’a jamais été notre Préféré au sein du Cercle de réflexion du fait de son caractère hautement inamical, le moins qu’on puisse dire. J’en ai pour preuve : l’homme est toujours dans les critiques, les combines, les suspicions, les manigances et la pure subjectivité ; la sincérité et l’objectivité étant  inconnues de son vocabulaire de même que la notion d’écoute. Lui seul ouvre l’entretien, développe les débats et les termine laissant l’interlocuteur ou l’auditeur, selon le cas,  totalement médusé.

Le  rythme quotidien du travail de Sall en porte à faux avec les attributions de Cri-2002

A Cri-2002, le quotidien de Sall se résume à, d’une part tenir des audiences bidons  dans le seul but de se vanter aux yeux de ses interlocuteurs dont les plus perspicaces jurent de ne plus y foutre les pieds, et d’autre part, à engager des commérages sur le dos de ses critiques, honnêtes et valeureux fils/filles de ce pays.

Avec un tel comportement, l’homme est démesurément ambitieux.

La rationalité n’est pas son fort, loin s’en faut ; ce qui explique d’ailleurs son désir de rester coûte que coûte  Président de Cri-2002, organisation qu’il détruit progressivement de par sa vision étriquée des choses se résumant à « C’est moi, ou le chaos ». Or, contrairement à l’apparence, la capacité de réflexion de Sall ne dépasse pas l’ombre d’un pouce. L’homme aime discourir alors qu’il est si limité. Il aime justifier avec des arguments à te faire dormir debout.

C’est ainsi que Sall, dans sa démesure et sa transgression, il a ouvert la boite de pandore. En le faisant, il ne peut espérer s’en tirer à bon compte car, comme son nom l’indique, Dieu seul sait ce que contient et dévoile  en définitive une telle boite, si  énigmatique et si mystérieuse !

A moins qu’il ne démissionne de Cri-2002. Cela lui largement est attendu au lieu de s’imposer aveuglément aux gens.

Le travail, ce n’est pas le verbe ni les combines. C’est l’effort de production de résultat ; en l’occurrence résultats  par rapport aux Conventions de financements signés avec les partenaires techniques et financiers. A ce sujet, Sall sait pertinemment ce que pensent de lui  certains de nos partenaires. Mais, comme je le dis, l’homme n’en a cure. Se remettre en question est au dessus de ses moyens tant physiques que moral. Il n’en est tout simplement pas capable.

Conclusion

A Cri-2002, Sall fait ce qu’ il veut et comme il veut, comme s’il était le Président fondateur ou président autoproclamé de Gondouana. Toute critique correspond à un affront pour Sall alors qu’il ne pose aucun acte qui mérite applaudissement.

Il invoque son âge alors qu’il ne pose aucun acte digne de son âge.

Il invoque son diplôme alors qu’il ne peut tenir un débat  face à un lycée averti

Il invoque sa personne je je je ou moi moi moi alors que sa personnalité est négativement appréciée par le public

Que lui reste-il sans Cri-2002 ? Absolument rien. Même les deux voitures dans lesquelles il se change sont les propriétés de Cri-2002,  les bureaux sont payés par Cri-2002. Bref, qui ne sait pas que Sall doit tout, dans  les 16 dernières années, à Cri-2002 ? Lui seul parle de l’inverse, je dis bien parle parce qu’il ne  peut le penser  consciencieusement.

Et comme tel, en lieu et place de la reconnaissance envers Cri-2002, notamment les premiers acteurs tels feu Maître SOW, feu Sagaîdou F. MAIGA, feu Soumana TRAORE, Maître Moussa GOITA, Maitre Ahmadou TOURE, Maitre A W. BERTHE, Yéro DIALLO, Mory Kaba DIAKITE, Colonel Mohamed COULIBALY (l’initiateur du logo),  Mohamed TOURE, nos altruistes secrétaires des premières heures de Cri-2002 nommés Amady DIAL, Mamy DOLO, Mohamed TOURE et Kola KASSAMBARA…, Sall s’accapare indûment.

Dieu sait qui est qui à Cri-2002 et ne laisse guère de goutte d’eau dans le lait.<strong>                                                     </strong>

<strong>Affaire à suivre médiatiquement et judiciairement.</strong>

<strong>Bamako, le 30 avril 2020     </strong>

<strong>Le Secrétaire à l’Organisation depuis aout 2000</strong>

<strong>Et Secrétaire Permanent depuis  février 2010. </strong>

<strong>Mamadou F. KEITA.</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mobilisation à la rentrée politique d’ASMA à Ségou :  Abdine Koumaré jette la poudre aux yeux de SBM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/mobilisation-a-la-rentree-politique-dasma-a-segou-abdine-koumare-jette-la-poudre-aux-yeux-de-sbm-2872028.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 May 2020 01:13:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En rapprochant la grande mobilisation, ce samedi 22 juin 2019, à Ségou et le fiasco électoral qu’Abdine Koumaré a essuyé au sortir des urnes de l’élection des députés à l’hémicycle, il ya lieu de se questionner sur la capacité de  Pélé à permettre au Tigre d’atteindre les grands desseins politiques. </strong>

Incontestablement, Soumeylou Boubèye Maïga, après son départ de la Primature fondait son espoir sur le transfuge du RPM, Abdine Koumaré, le désormais secrétaire général de l’Asma-CFP à Ségou. D’ailleurs, c’est ce qui justifie le choix de la capitale des balazans par le Tigre pour sa rentrée politique.

Ce jour-là, la salle Tientiguiba Danté, pleine à craquer, ne désemplissait pas jusqu’au crépuscule, malgré la tempête suivie d’une pluie têtue à Ségou. C’est comme si les participants accordait un intérêt particulier à l’événement. Soit c’était un jeu préparé d’avance, soit Pélé a confondu le peuple et la foule. Il est chose claire que la vérité peut tarder, mais elle éclatera un beau jour aux yeux de tout le monde.

Abdine Koumaré s’est-il laissé tromper par son astuce ? C’est du moins la question que l’on se pose. ‘’Le Figaro’’, dans sa parution du 23 juin 2019, a informé que la majorité des participants à la rentrée politique de SBM, ont quitté Bamako pour grossir les rangs à Ségou. Selon le confrère, la mobilisation des Ségoviens serait très minime. Si le Tigre n’est de rien dans cette théorie de leurre, Abdine Koumaré, le Pélé qui marque contre son camp, en est le chef d’orchestre. Pour maintenir les participants dans la salle, il lui a fallu mettre une forte dose de divertissement. Ce qui a passé par l’invitation des artistes pour rehausser l’éclat de son vaudeville extraordinaire. Si ces artistes sont bien entretenus pour leurs prestations, les chants et danses sont des intrus, le jour du vote. Les électeurs n’en ont pas besoin.

En voyant la mobilisation massive, Soumeylou Boubèye Maïga a fait savoir ses ambitions politiques et sa force de frappe. Aussi l’occasion a été saisie par lui pour lancer des flèches à ses anciens alliés qui sont auteur du moratoire pour le faire démissionner.

Malgré tout cela, aux législatives, l’alliance de l’Asma-CFP-URD-Codem-UDD-MPM, dont la tête d’affiche est Abdine Koumaré, a enregistré un échec lamentable. Pour forcer l’élection de sa liste, Pélé a saisi la Cour constitutionnelle pour demander l’annulation de certains bureaux de vote et localités aux motifs de la fraude massive, la délocalisation des bureaux, la menace sur les électeurs, des dons de somme d’argent, des procès verbaux non signés, de bourrages d’urnes et des bureaux de vote irrégulièrement composés.

Ce fut l’ironie du sort car la Cour a jugé la requête de Pélé non fondée faute de supports probants. Ainsi elle l’a rejetée. De ce fait, il a 5 années de travail pour mériter un siège à Bagadadji. L’échec politique sans appel de Pélé laisse penser que son élection en 2013 a été gagnée par le parti au pouvoir. Ses efforts ont peu comptés. Pélé pratiquera-t-il le nomadisme politique comme en 2018 en fonction de la direction du vent ou restera-t-il Asma-CFP jusqu’à d’autres joutes électorales? Laissons le temps nous renseigner mieux.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Résultats définitifs du second tour des législatives :   &#45;.Les dessous d’un hold&#45;up électoral	.La Cour constitutionnelle s’enfonce dans le discrédit</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/resultats-definitifs-du-second-tour-des-legislatives-les-dessous-dun-hold-up-electoral-la-cour-constitutionnelle-senfonce-dans-le-discredit-2872020.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 May 2020 01:10:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cour constitutionnelle est-elle devenue une juridiction de réalisation des vœux du parti présidentiel à chaque joute électorale? Lors de la proclamation des résultats définitifs du second tour des élections législatives du 19 avril 2020, la Cour présidée par Manassa Danioko a encore volé à la rescousse du RPM en pleine disgrâce électorale. </strong>

Pour ce faire, les 9 sages de la Cour constitutionnelle n’ont pas hésité à aller en contradiction flagrante avec les résultats donnés par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation en procédant à l’annulation progressive des voix exprimées par les Maliens. Quel jeu politique se cache-t-il derrière ce hold-up électoral fomenté au plus haut sommet de l’Etat et entériné par la Cour constitutionnelle ? Avec 70 députés obtenus en 2013, le parti présidentiel, le RPM a beaucoup souffert lors des élections législatives de mars et avril 2020 pour obtenir 43 députés si l’on tient aux résultats provisoire donnés par le ministère de l’Administration territoriale. Mais la souffrance électorale du parti présidentiel a été vite adoucie par l’arrêt de proclamation des résultats définitifs de la Cour constitutionnelle sur le second tour des élections. En effet, les neuf sages ont bombardé le parti de 8 députés de plus en procédant à une annulation massive des voix exprimées par les électeurs maliens. Ainsi la Cour prend à contre-pied le ministère de l’Administration territoriale dans ses résultats et provoque un séisme électoral comme en 2013.

En effet, suite aux nombreuses requêtes d’annulation des voix de plusieurs bureaux et centres de vote introduites  par les candidats des tisserands à la Cour constitutionnelle,  des milliers de voix de l’alliance Yéléma –Prvm-Fasoko en commune I, de l’URD-LDC en commune VI et de l’Adema-URD et ADP-Maliba  en commune V, ont été purement et simplement annulées.  Même scenario  dans les circonscriptions de Kati avec la décente au enfer de l’alliance  Asma-CFP-UM-RDA-ADJ Honronyaton-Prvm Fasoko  et de Sikasso avec l’alliance  l’Adema-Asma- ADP-Maliba-FCD, où de nombreuses voix  des listes adverses du parti présidentiel et ses alliés  ont été annulées par la Cour.        Un verdict que beaucoup d’observateurs politiques contestent et qualifient de « hold-up électoral » de la part de la Cour constitutionnelle. Et des appels à manifestation pour dénoncer l’attitude des 9 sages sont lancés un peu partout dans les circonscriptions qui ont été victimes de ces annulations massives de voix.

<strong>La Cour  s’enfonce dans le discrédit ! </strong>

Frappée de discrédit  depuis 2018 à la suite de l’élection présidentielle, la Cour constitutionnelle continue d’exceller dans la médiocrité dans la mission de juge électoral.  Hier comme aujourd’hui, elle apparaît aux yeux du citoyen malien comme l’institution la plus discréditée et la moins républicaine de tous les temps.

Depuis la dernière tentative de révision constitutionnelle et même avant, la Cour constitutionnelle n’a cessé de faire preuve de sa soumission totale à IBK et à son parti en foulant au sol le principe de la séparation des pouvoirs. La proclamation des résultats définitifs du second tour des législatives vient, une fois de plus, de démontrer aux Maliens qu’ils ne peuvent plus s’attendre à une prise de conscience démocratique de la part de cette institution qui fait aujourd’hui honte à toute la République.

Après chaque élection législative, c’est le même scénario. Comment peut-on faire confiance à des autorités qui piétinent les lois de la République, qui s’arroge des députés extra électoraux, à chaque élection ?

<strong>Pourquoi ce hold-up arrange le RPM ?    </strong>

A l’issue des deux tours des élections législatives, le parti présidentiel arrive en tête avec au moins 51 députés. Mais il n’a pas la majorité des 147 sièges de députés et doit composer avec ses alliés notamment du parti Adéma-Pasj, qui arrive en seconde position avec 24 députés. Le jeu en vaut la chandelle. Car, face à l’incertitude politique et sécuritaire, le régime déjà mal en point se doit de conduire les destinés du Mali pour  trois ans encore au compte du deuxième mandat du Président IBK. Du coup, IBK ne peut nullement se permettre de perdre le contrôle du parlement.

Cette contrainte  politique se justifie par plusieurs raisons.  Il s’agit dans un premier temps de conduire à termes le projet de révision constitutionnelle qui est une exigence de l’accord d’Alger. Visiblement, le président IBK ne semble pas  digérer  son échec humiliant face à la Plateforme Antè A Bana et il s’entêtera de nouveau dans une nouvelle aventure de tripatouillage constitutionnel pour répondre aux caprices de la CMA et de la Communauté internationale dans le cadre la mise en œuvre de cet accord.

A cela, il faut ajouter d’autres  projets de réformes politiques, sociales et économiques qui ne peuvent s’opérer sans une majorité parlementaire.

Au-delà, IBK sait bien qu’il est un président de la République affaibli par son incapacité d’apporter une réponse claire à la crise sécuritaire et  conscient qu’il ne peut nullement se permettre de vivre une adversité politique au sein du parlement. Autre problème, à trois ans de la fin de son mandat, IBK  ne dispose aucune garantie qu’il terminera son second mandat avec le soutien de ses alliés traditionnels comme l’Adema et l’Asma-CFP. Au moment où cette incertitude politique plane et se renforce en plongeant déjà les uns et les dans les calculs pour 2023 dont certains tentent de se positionner en fonction de la direction du vent, le locataire de Koulouba est plus que jamais contraint de se faire entourer d’une majorité parlementaire. Mais, le président IBK et les partis alliés au RPM ne sont pas les seuls  à être dans ces calculs politiciens. Le RPM veille aussi sur ses intérêts de l’après IBK.

En effet, la fin du second mandat d’IBK  est un signe annonciateur de la fin de l’hégémonie politique du RPM. Mais comment compter parmi les forces politiques après 2023 ?  C’est l’épineuse question qui préoccupe les esprits des barons de ce parti qui n’avait obtenu qu’un seul député à Bamako avant le coup de pouce de la Cour constitutionnelle.

Malgré la crise qui secoue le RPM dans certaines circonscriptions électorales comme en Commune V, Tréta et ses camarades  veulent    maintenir leur position de  première force politique pour accompagner le successeur d’IBK  en 2023 qui va cohabiter avec les parlementaires de la sixième législature durant deux ans.

<strong>Bataille de positionnement entre les alliés          </strong>

La bataille pour 2023 a, en effet, déjà commencé. En témoigne la démission du premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga et la  motion de censure des députés du parti majoritaire et de l’opposition  contre le cinquième premier ministre d’IBK.

Ce dernier était devenu une vraie menace pour  le parti au pouvoir.

Etant l’architecte principal de  la victoire du candidat  IBK  pour son second mandat,  le président du parti Asma-CFP se croyait essentiel au système mis en place. Dans  cette dynamique, il met en branle sa machine politique pour  aspirer les députés et autres élus de  ses alliés politiques, surtout de son allié principal, le RPM qui sentira par la suite une manœuvre de déstabilisation.  Pour éviter toutes surprises, le parti au pouvoir  ne rate aucune occasion pour écraser un allié encombrant. Ainsi avec plus d’une vingtaine de députés lors la législature sortante, l’Asma se retrouve avec 4 députés dans celle qui va bientôt faire son entrée.            Dans ce combat de positionnement,  le célèbre  prisonnier candidat, Bakary Togola et le président sortant de la Commission des lois de la 5ème législature, Zoumana N’tji Doumbia, tous cadres du RPM  ont été lâchés par le régime au profit   d’un conseiller spécial du président de la République et du parti Adema. Il s’agit de Mamadou Blaise Sangaré.

Bakary Togola,  Zoumana N’tji Doumbia  ne constituent pas une force politique  comparativement  à l’Adema et la CDS du rouquin de  Bougouni.  Le scenario de Bougouni pouvait se reproduire en Commune IV. Malheureusement pour le candidat de la liste UDD-Psda, Hamady Sangaré. Ce proche du régime avait en face un poids lourd de la politique malienne. Il s’agit de l’ancien premier, Moussa Mara, un véritable allié du pouvoir même s’il tente souvent de noyer  le poison dans l’eau.

Dans ce calcul de positionnement pour un parfait contrôle de l’institution parlementaire, le ouf de soulagement du président de la République et du RPM vient, sans nul doute, de Kolondièba  où la Cour constitutionnelle confirme la victoire de Sidiki N’fa Konaté.

Cette défaite historique d’Oumar Mariko dans son fief électoral ôte une épine du pied  du régime. Puisque ni IBK ni ses ministres n’auront plus en face d’eux l’incontrôlable député qui se révolte contre la mauvaise gouvernance et la France, la deuxième patrie d’IBK.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gestion de la collectivité du cercle de Ségou :  Jean Marie Kéita épinglé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-collectivite-du-cercle-de-segou-jean-marie-keita-epingle-2872034.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/gestion-de-la-collectivite-du-cercle-de-segou-jean-marie-keita-epingle-2872034.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 May 2020 01:05:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au cours de la vérification de conformité et de performance de la gestion du Conseil de cercle de Ségou, le Bureau du vérificateur général du Mali, Samba Alhamdou Baby, a relevé de graves manquements. Et cela, concernant les activités sur la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2018. Maintenant, le Président des lieux, Jean Marie Kéita dort d’un seul œil.</strong>

La présente vérification intégrée de conformité et performance de la gestion de la Collectivité du cercle de Ségou a couvert les axes de gestion de bonne gouvernance, de gestion financière, de gestion du personnel et de gestion du patrimoine. Un ensemble d’anomalies, d’écarts, d’erreurs, de faiblesses et de dysfonctionnements sont décelés notamment le non-respect de certaines dispositions des codes des collectivités territoriales, des marchés publics, et de la comptabilité publique. Des irrégularités financières d’un montant total de 7 753 300 FCFA ont été constatées.

La mission a relevé le non-respect de la méthodologie d’élaboration des programmes de développement économique, social et culturel (Pdesc). En effet, les objectifs de la planification régionale ne sont pas tous pris en compte. Il s’agit notamment de conscientiser les populations et d’aboutir à un consensus de tous les groupes d’intérêt, des techniciens et des autorités administratives et coutumières sur un plan d’actions.

Elle a aussi relevé le non-respect de l’outil d’auto-évaluation de performance des collectivités territoriales. Cet outil est un instrument efficace permettant de prendre des décisions en s’appuyant sur un examen critique de la situation présente et sur les leçons tirées des expériences faites. Le moment de l’évaluation est un temps que se donne l’organisation pour s’informer, apprécier sur la base de constats, se questionner, réfléchir et tenter de se projeter dans l’avenir en prenant des décisions susceptibles d’améliorer la situation.

Ainsi, la mise en œuvre des recommandations formulées pour corriger les lacunes et  dysfonctionnements constatés au niveau de chaque acteur interpellé permettra d’améliorer la performance de la gestion de la collectivité du cercle de Ségou.

Transmission du dossier

Le vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, a transmis le dossier au Président de la section des Comptes de la Cour suprême et au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako, chargé du pôle économique et financier.

Les faits dénoncés sont relatifs aux dépenses antérieures aux décisions de mandatement pour un montant total de 3 204 825 FCFA ; aux dépenses irrégulièrement justifiées à la régie pour un montant total de 2 800 000 FCFA ;  au paiement à la régie des indemnités indues pour un montant total de 1 505 000 FCFA et au paiement à la régie de factures non certifiées et non liquidées pour un montant total 243 475 FCFA.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Verdict de la cour constitutionnelle :  30 députés ressuscités dans 7 circonscriptions électorales</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/verdict-de-la-cour-constitutionnelle-30-deputes-ressuscites-dans-7-circonscriptions-electorales-2872026.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 May 2020 01:01:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation à la Cour constitutionnelle, 30 candidats à l’élection des 147 députés à l’hémicycle savourent leur victoire. Ils sont de retour du cimetière électoral en remplacement du même nombre de députés qui n’ont que leurs yeux pour pleurer. Ce, à la faveur des requêtes dont les 9 sages ont jugées recevables. C’était le jeudi 30 avril, au siège de l’institution.</strong>

<strong> </strong>Les résultats définitifs tant attendus par les candidats à l’élection des députés à l’Assemblée nationale du Mali pour la 6ème législature et leurs militants sont finalement un secret de polichinelle. Et pour cause, la Présidente de la Cour constitutionnelle, Manassa Danioko et ses 8 conseillers ont rendu public le verdict des résultats définitifs des élections législatives dont le 1er tour a eu lieu, le 29 mars et le second, le 19 avril 2020, avec un taux de participation de 35,25%. Plusieurs des 79__ requêtes sur lesquelles ils se sont penchés ont fait l’objet de rejet par la Cour constitutionnelle. Elle a sévèrement puni les requêtes concernant les remplacements d’agents électoraux dans les bureaux de vote.

Les résultats de la Cour constitutionnelle se sont fortement joui de ceux proclamés par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Si 5 candidats ont été repêchés au 1er tour par les 9 sages pour compléter les 17 admis par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation à 22, cette fois-ci, l’écart entre les deux résultats est grand. Car le département de Boubacar Alpha Bah dit Bill avait déjà ajourné 30 candidats dans les 7 circonscriptions électorales que nous analysons. La décision de la Cour qui est incontestable a redonné le sourire à ces candidats qui n’ont pas dormi sur leurs lauriers.

A la suite de l’examen de la forêt de requêtes déposées au niveau de la Cour constitutionnelle, Manassa et ses collègues ont jugés certains recevables et d’autres irrecevables. Dans 7 circonscriptions électorales de Bamako et de l’intérieur, les résultats ont connu un grand changement. Les candidats déclarés élus par le ministre Bill se sont désillusionnés, le soir du jeudi 30 avril. Les manquements graves aux dispositions de la  loi électorale ont été décelés. « Des bourrages d’urnes, achats de conscience et  remplacement des agents électoraux sont passés par-là », si l’on en croit les sages de la Cour constitutionnelle.

Dans la circonscription électorale de la commune 1 du district de Bamako, l’alliance RPM-Adéma-Pasj qui était donnée perdante, est finalement déclarée victorieuse sur la liste Yelema Prvm-Fasoko avec 7.944 voix, soit 51,72%. Donc les députés qui vont représenter la commune 1 sont : Mamadou Frankaly Kéita et Oualy Diawara.

En commune 5 du district de Bamako, avec 17.280 voix, soit 50,32%, la liste de l’Alliance RPM-APR bat celle de l’URD-Adéma-Pasj-ADP Maliba. Cette victoire ouvre le chemin  de l’hémicycle au 1er vice-président de la 5ème législature, Moussa Timbiné, Ibrahim Bagayoko et Oumou Coulibaly.

Les résultats définitifs de la circonscription électorale de la commune 6 donnent Mariam Kagnassy, Mamadou Soumaoro et Maohamed Sanogo gagnants sur la liste de l’alliance Adéma-Pasj- RPM-PS face à l’alliance URD-LDC. Ils ont obtenu 5.179 voix, soit 54,76%.

Le chamboulement s’est fait constater aussi à l’intérieur du pays. Ainsi, dans la circonscription électorale de Kati, l’alliance RPM-URD-Adéma-Pasj gagne contre l’Alliance Asma-CFP-UM-RDA-ADJ Honronya ton-Prvm Fasoko avec 50.555 voix, soit 50,61%. Un résultat qui fait que Youssouf Camara, Domo dite Adama Sidibé, Siaka Batouta Bagayoko, Gouagnon Couliblay, Aïssata Maïga, Tiassé Coulibaly et Sadio Doumbia représenteront le cercle de Kati à Bagadadji.

Les 7 députés de la circonscription électorale de Sikasso sont élus sur la liste de l’Alliance RPM-Codem-URD avec 41.074 voix, soit 50,05% contre la liste de l’alliance Adéma Pasj-FCD-Asma-CFP-ADP Maliba. Ce sont : Mamadou Tangara, Hahoua Traoré, Chaka Traoré, Abou Bagayoko, Fatoumata Kanouté, Nouhoum Bocoum et Kadidia Ouologuem.

S’agissant de la circonscription électorale de Bougouni, les candidats de l’alliance CDS Mogotiguiya- Adéma-Pasj-Codem ont été repêchés contre ceux de l’Alliance RPM-URD-MPM avec 44.562 voix, soit 50, 10%. Les députés de Banimonotié pour les 5 ans à venir sont : Drissa Sangaré, Soungalo Togola, Maïmouna Marico et Dièminètou Fomba. Zoumana N’Tji Doumbia fait sa valise et Bakary Togola broie le noir dans sa cellule, l’immunité parlementaire est devenue pour lui comme les raisins pour le renard.

Dans la circonscription électorale de Koro, Marcelin Guiguéré, Hamidou Agouno Djimdé, Yogoïré Dougnon et Djouwaratou Zormé sont sortis entre les pattes de l’éléphant. Ils ont été repêchés avec 39.375 voix, soit 58,30%. Et cela, sur la liste « Le Mali qui bouge »  ‘’AMA KENE’’ contre la liste propre de la Codem. La quenouille a perdu ses fils à Koro.

Les performances des partis politiques

Un autre enseignement qu’on peut tirer de ces élections législatives, c’est qu’aucun parti n’a eu le nombre de député suffisant pour avoir la majorité absolue. Le parti au pouvoir, RPM s’arroge tout de même  la part du lion, mais en régressant  avec 51 députés contre 70 députés obtenus en 2013. Du coup, il perd 19__ sièges à l’Assemblée nationale. Il est suivi de l’un des  enfants fâchés de l’abeille solitaire, l’URD qui fait un léger progrès avec 19 députés contre 17 en 2013.

La mère de ses alliés dans la plupart des circonscriptions électorales, Adéma-Pasj,  progresse avec 24 députés contre 16 obtenus en 2013. Elle devient la 2ème force politique du Mali. Le MPM de Hady Niangadou, d’un député, réussit à se forger 10 sièges à l’hémicycle. Il est suivi d’ADP Maliba d’Aliou Boubacar Diallo qui met 6 députés dans sa poche. La déception s’éclate du côté de la Codem de Poulô avec 5 députés. Ce nombre est stagnant pour ce parti depuis 2013. L’Asma CFP de Soumeylou Boubèye Maïga qui avait plus de 20 députés, l’UDD de Tiéman Hubert  Coulibaly et le Mali qui bouge de Marcelin Guinguéré, se gargarisent avec 4 députés chacun. Yelema de Moussa Mara et Sadi d’Oumar Mariko obtiennent chacun 3 députés. Le Parena de Tiébilé Dramé, le CDS Mogotiguiya de Blaise Sangaré et l’Espoir d’Ansongo ont 2 députés chacun. En outre, il y a des partis qui ne sont sortis des urnes qu’avec un seul député. Il s’agit de Prvm Fasoko, UM RDA, MPR, PDS, PMK, Ufdp, PS Yelenkura et l’APR. Les Maliens attendent beaucoup de ces députés. Ils doivent tout faire pour être à la hauteur des missions à eux confiées. Il ne faudra pas que la montagne accouche d’une souris.

Après la tombée de ce verdict, les militants des candidats recalés dans les circonscriptions électorales de la commune V, Kati et  Bougouni ont déjà commencé à investir la rue pour manifester leur mécontentement des résultats<strong> officiels de la Cour constitutionnelle.</strong>

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bataille pour le perchoir :  Karim opte pour Timbiné, Baber en colère</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/bataille-pour-le-perchoir-karim-opte-pour-timbine-baber-en-colere-2872014.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 May 2020 01:00:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La bataille pour le perchoir a déjà commencé. Le parti présidentiel est au bord de l'explosion. Selon nos sources, Karim Kéita, beau-fils du président de sortant de l'Assemblée nationale, est en train d'imposer son ami, Moussa Timbiné. </strong>

A en croire nos sources, Baber Gano, secrétaire général du RPM, serait en colère après avoir appris l'imposition de Moussa Timbiné comme candidat du parti pour le perchoir.  Selon certaines indiscrétions, Karim est allé jusqu'à se designer comme directeur de campagne de Moussa Timbiné.

Si le RPM n'a pas encore choisi son candidat, Mamadou Diarrassouba serait déjà proposé contrairement à la volonté du fils du président de la République. Beaucoup de députés de la majorité comme de l'opposition seraient favorables à la candidature du député élu à Dioïla qui a amené avec lui quatre autres députés à l'Assemblée nationale.

<strong>N,D</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Second round des legislatives : Les recommandations de la synergie des OSC et la Cndh</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/second-round-des-legislatives-les-recommandations-de-la-synergie-des-osc-et-la-cndh-2869457.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 02:02:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après le premier tour de l’élection des députés à l’Assemblée nationale, la Synergie des organisations de la société civile (OSC) et la Commission nationale des droits de l’homme (Cndh) ont fait le point du 1<sup>er</sup> tour, avant de formuler de fortes recommandations pour le 2<sup>ème</sup> passage. C’était le samedi 18 avril, à l’Hôtel Radisson Blu, à la faveur d’un point-presse.</strong>

Des recommandations non négligeables et des défis à relever. Voilà les soucis majeurs de la Synergie des OSC et la Cndh qui se battent pour la réussite de l’élection des députés à Bagadadji.

Dans la déclaration, avoir pris acte de la proclamation des résultats des élections législatives du 29 mars  par la Cour constitutionnelle avec un taux de participation de 35,58%, la synergie et ses partenaires notent également qu’une partie de la classe politique et de la société civile ont démandé le report du deuxième tour des élections, en raison de l’insécurité et de la pandémie de Coronavirus. En outre, ils s’inquiètent de la non libération de l’honorable Soumaila Cissé, chef de file de l’opposition réélu dès le premier tour.

<strong>Les recommandations au gouvernement</strong>

La Synergie et ses partenaires demandent au gouvernement la prise des dispositions sécuritaires en vue de permettre aux candidats et  électeurs d’exercer leurs droits et devoirs civiques et politiques dans la sérénité ; la transparence du scrutin ; le renforcement de la confiance entre les principaux acteurs du processus ; l’accessibilité des bureaux de vote aux personnes vivant avec un handicap ; la prise des dispositions pour le respect des mesures sanitaires contre la pandémie du coronavirus, particulièrement dans les centres et bureaux de vote. S’y ajoutent la publication des résultats, bureau de vote par bureau de vote, au nom du principe de la transparence des élections ; la publication de la liste complète des bureaux de vote non fonctionnels et ceux ayant fermé avant l’heure normale lors du premier tour des élections législatives du 29 mars et prendre les mêmes mesures pour le deuxième tour  et l’extension des dérogations aux mesures de couvre-feu aux acteurs impliqués dans le processus électoral, notamment les agents électoraux, les observateurs nationaux et internationaux, les délégués de la Ceni et de la Cour constitutionnelle les 18, 19 et 20 avril.

<strong>Les recommandations aux acteurs du vote</strong>

La Synergie engage aussi la Ceni à veiller sur le bon déroulement du scrutin  et la publication de ses observations. A la Cour constitutionnelle, elle recommande le renforcement du mécanisme d’investigation en vue de la gestion du contentieux électoral.  Quant aux  partis politiques et  candidats, elle tient au respect scrupuleux de l’article 73 nouveau, concernant l’arrêt de toutes formes d’achat de conscience et l’utilisation des biens ou moyens de l’Etat.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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<title>500 milliards pour faire face au coronavirus :  Les enseignants du privé jetés aux oubliettes</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/500-milliards-pour-faire-face-au-coronavirus-les-enseignants-du-prive-jetes-aux-oubliettes-2869450.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 01:52:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les enseignants des établissements privés sont les grands oubliés du discours que le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a tenu pour faire face à la pandémie du Coronavirus, ce vendredi 10 avril 2020.</em></strong>

Exerçant un travail temporaire et précaire, les enseignants des écoles privées sont rangés dans la poussière des tiroirs de la République du Mali. Les différents gouvernements qui se sont succédé à cette ère de la démocratie n’ont cure de la souffrance qu’endure cette couche professionnelle laissée pour compte au Mali.

Sont-ils maliens ou étrangers, ces dits enseignants ? C’est du moins la question qui taraude les esprits. C’est un secret de polichinelle que les enseignants du privé sont sacrifiés sur l’autel des intérêts des promoteurs d’établissements privés. Et cela, bien avant le Coronavirus au su et au vu des plus hautes autorités de la République du Mali. Ces promoteurs privés, disons les commerçants scolaires, ont le plaisir d’exploiter comme bon leur semble les intellectuels formés par l’Etat du Mali. Quel paradoxe ! Ce type de travail dégradant rappelle celui de la classe des prolétaires des siècles derniers.

Si une décision est prise par le gouvernement de la République pour édulcorer les effets de l’arrêt des activités, les enseignants d’écoles privées ne doivent, en aucune manière, faire l’objet d’omission. Le hic est que l’enjeu que représente l’éducation, ces enseignants ne se sont pas reconnus dans le discours du premier Malien. Or leur place est capitale, car ils constituent la colonne vertébrale du secteur privé de l’éducation.

Le gouvernement doit se rendre compte que les enseignants des établissements privés vivent dans la grande poisse du fait qu’elles sont rares les écoles privées où les 50% du personnel bénéficient de la permanence comme l’exige le cahier de charge. De surcroît, ils se contentent du gain qu’ils arrachent au rythme des heures émargées. C’est dire que pour ces enseignants, s’il n’y a pas de travail, il n’ya pas de salaire. Alors c’est la croix et la bannière pour ces « bûcherons » de la fable de Jean de la Fontaine qui, en longueur de l’année, tirent le diable par la queue. Et souvent même, ils cherchent en vain la queue du diable. Le Coronavirus vient d’enfoncer le clou. Ils sont maintenus dans le cycle infernal de l’éternel recommencement avec des vacances sans salaire et le travail à salaire dérisoire.

Les enfants du même pays doivent être traités de la même manière. Au Mali, les enseignants d’écoles privées vivent au jour le jour. Ils souffrent énormément du manque d’application de la loi. Donc de l’injustice. Ils ont soif de la justice comme beaucoup d’autres couches professionnelles.

De toutes les manières, ils doivent compter parmi les fils du Mali et ce sont des Maliens à part entière, ces aventuriers sur leur propre territoire. La condition de ces enseignants mérite une profonde réflexion et une grande attention. La justice, « <em>Ce grand corps malade</em> » comme l’a dit Maître Konaté, l’ancien ministre de la Justice.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Deuxième tour des  législatives  en commune V et VI :  La psychose du Coronavirus fait fuir les électeurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/deuxieme-tour-des-legislatives-en-commune-v-et-vi-la-psychose-du-coronavirus-fait-fuir-les-electeurs-2869453.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 01:20:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La guerre, la pandémie du coronavirus, l’enlèvement du principal opposant au régime d’IBK. Voilà le contexte très  sombre avant le second tour des législatives tenues, le dimanche 19 avril 2020, sur toute l’étendue du territoire national.  Cette situation d’incertitude n’est nullement un fait nouveau pour les électeurs maliens. Elle était plus tendue bien avant le premier tour tenu, le 29 mars 2020. Malgré le  chaos sécuritaire et sanitaire, le gouvernement a choisi de maintenir le scrutin. Sur les 147 sièges de députés, 22 ont été pourvus au premier tour.</strong>

Malgré l'adversité, la majorité de la classe politique soutient le maintien de ce scrutin reporté à plusieurs reprises.

Ce soutien se justifie sûrement par l’enjeu de ce processus électoral. Il s’agit de renouveler un parlement élu en 2013 et dont le mandat devait s'achever en 2018, et faire enfin progresser, a en croire le gouvernement, l'application de l'accord de paix et de réconciliation issu du processus d'Alger.

Le Président  de la République avait pris l'engagement que « toutes les mesures sanitaires et sécuritaires requises seront appliquées ». Malheureusement pour les électeurs, l’engagement présidentiel  n'était pas au rendez-vous dans certains centres de vote le manche  29  mars 2020.

Certes, le vote est un devoir citoyen, mais la psychose du Coronavirus impacte dangereusement sur la  participation des électeurs à ce scrutin du 19  avril  2020 dans  les circonscriptions électorales des communes V et VI.

Malgré les assurances et dispositions prises (les kits de lavage des mains, des  gels hydroalcooliques)  par les autorités,  les populations des communes V et VI semblent toujours n’être pas intéressées par le scrutin vu l’affluence qui n’était pas au rendez-vous.

C’est le constat, ce dimanche 19 avril 2020 dans certains centres de vote des dites communes  par notre équipe de reportage où des alliances constitués des partis de la majorité et de l’opposition sont en compétion. Il s’agit  en commune VI du duel entre l’alliance Adema- RPM- PS et la liste URD-LDC. En Commune V l’alliance RPM-APR conduite par  le député sortant Moussa Timbiné croise le fer avec la liste  URD-Adema-ADP-Maliba.

<strong>Faladié-Sogoniko- Niamakoro, les électeurs boudent les urnes</strong>

En commune VI du district de Bamako, la conquête des trois sièges de député  à l’Assemblée nationale est très serrée entre les partis en lice  dans la plus grande indifférence des électeurs. La première impression qui se dégage est que ce scrutin s’est déroulé dans le calme  avec un accent particulier sur la sécurité et la mise en place des dispositions sanitaires pour respecter les mesures barrières contre la pandémie de Coronavirus.

Comme à l’accoutumée, la plupart des bureaux ont été ouverts à 8 heures.  Au centre de Faladié IJA, avec 22 bureaux, le scrutin a timidement démarré, les électeurs se faisant désirer.  Une heure après l’ouverture des bureaux, le bureau N°3 n’avait enregistré que 2 votants. Même si tout était fin prêt pour le bon déroulement du scrutin dans la plupart des centres en termes d’organisation technique et matérielle.

Au centre de Faladié progrès avec 22 bureaux, également considéré comme l’un des plus grands lieux de vote de la Commune VI, la participation demeure très faible. Le coordinateur de ce centre constate que malgré un léger retard, les électeurs viennent à compte goutte. De même qu’à Faladié groupe scolaire, Faladiè-Socoro, Niamakoro et bien d’autres centres de vote de la commune, les électeurs ne se sont pas bousculés devant les bureaux de vote.

Au centre du groupe I de Sogoniko, l'affluence était également faible. Le coordinateur Mamadou Sidibé estime que les électeurs viendront à la dernière minute. Selon lui, pour cette élection, la participation prendra un coup à cause de la pandémie de Coronavirus.  Dans ce centre  avec 14.880 inscrits, le bureau N°12 a enregistré son premier électeur à 8heures 30 minute. Trois heures après, ledit bureau n’avait enregistré que 12 électeurs.

<strong>Manque d’engouement à Daoudabougou-Kalaban-Coura-Badalabougou et au Quartier-Mali</strong>

A notre passage, aux environs de 11heures, au centre de vote  de l’école fondamentale MGS premier cycle de Badalagou, malgré la bonne organisation sous la conduite du coordinateur de centre, Mamadou Coulibaly, l’atmosphère était morose.

Conformément à la loi électorale, les bureaux de vote de  ce centre ont ouvert leurs portes à 8 heures. Deux heures après le début du processus, les assesseurs et  délégués de partis étaient plus  préoccupés par leur Smartphones que par l’opération de vote. Le bureau N°7  était à 12 votants  sur 488 inscrits à notre passage tout comme le bureau N°8   avec 19 votants sur 487 inscrits.

Pour les centres  de Kalaban-Coura public qui compte 75 bureaux, la situation est la même.Tout se passait sous la vigilance d’un important dispositif sécuritaire.

<strong>Nouhoum DICKO </strong>

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<title>Commune du Mandé : Les électeurs votent à leurs risques et périls</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/commune-du-mande-les-electeurs-votent-a-leurs-risques-et-perils-2869376.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 01:10:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Traités comme les Maliens de seconde zone, les électeurs au Mandé ont été, une fois de plus, exposés à la pandémie de Covid-19 à l’occasion du second round de l’élection des députés à l’Assemblée nationale. Ce, à cause de la tenue du scrutin aux antipodes des mesures sanitaires dans la commune.</strong>

Ce fut presque un remake du 1<sup>er</sup> tour au Mandé ! Si dans les centres des autres circonscriptions électorales les kits sanitaires et les masques étaient à la disposition des électeurs à suffisance ; au Mandé, les mesures de prévention du Coronavirus étaient insignifiantes. Du coup, cela permettrait au Covid-19 de se faire de nouveaux sujets à travers le pays. Et pour cause, lorsqu’on protège tout le Malien exceptant une zone, c’est comme si rien n’a été fait. C’est du moins le constat que notre équipe de reportage a pu faire dans certains centres de vote de la commune du Mandé.

8 heures sonnantes. Les 4 bureaux du centre de l’école publique de Ouenzzindougou ont ouvert leurs portes. La présence des forces de l’ordre se faisait remarquer. Pour les électeurs, les mesures de prévention contre le Covid-19 n’ont pas été respectées comme il se devait.

Au bureau n°004 de ce centre, à 8heures 30 minutes, il n’y avait que 3 bulletins dans l’urne. Le président du Bureau, Nawoye Sanogo, a signalé la présence des matériels et des agents électoraux au complet.

Un peu plus loin, au centre de vote de l’école communautaire de Ouenzzindougou, le président du bureau de vote n°001, Modibo Seck, a déploré l’absence des agents de sécurité et la liste électorale comme au 1<sup>er</sup> tour. Le masque de protection contre le Covid-19 n’était pas pour le moment à la disposition des agents électoraux à 8 heures passées de 50 minutes. Le président de bureau a précisé qu’il ya un seul bulletin dans l’urne. Pour lui, ce début du 2<sup>ème</sup> tour fait penser au 1<sup>er</sup> tour.

A 9 heures 17 minutes, au centre de l’école publique de Kanadjiguila où il y avait 19 bureaux de vote,  c’était le même son de cloche. La timidité de l’affluence éclatait aux yeux. Au bureau de vote n°003, l’urne ne contenait que 10 bulletins.

A Samaya, sur la route de Kangaba, aux environs de 11 heures, l’affluence était quasi-inexistante devant les 4 bureaux de vote. En se prononçant sur les raisons de cet état de fait, le chef de village de Samaya, Mady Koné, citera le coronavirus et le bras de fer qui oppose la mairie aux chefs de village de la commune du Mandé. Là, le délégué du parti RPM, Drissa Diawara s’est dit surpris par le non respect des engagements pris par les autorités du Mali pour sauver les citoyens.

Coïncidant avec notre passage à Samaya, le secrétaire général de la commune du Mandé, Moumouni Fofana, a martelé qu’ils sont mobilisés pour la réussite de l’élection des députés à l’Assemblée nationale. De son point de vue, la commune du Mandé compte 26 centres de vote, 76 bureaux de vote et 30. 352 électeurs. Pour lui, ils ont fait le tour des différents centres pour se rassurer de la présence des matériels de vote.

A noter que, du 1<sup>er</sup> au second passage des législatives en commune en commune du Mandé, les électeurs ont voté à leurs risques et périls. En outre, à Samaya, le manque de cartes d’électeur dans les bureaux de vote a fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Un fait que les mobilisateurs assimilaient au vol électoral mis en place par la nouvelle autorité intérimaire. A les en croire, c’est la conséquence directe de l’installation contestée de Mamourou Kéita par le ministre Boubacar Alpha Bah dit Bill de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Impact du COVID&#45;19 sur l’activité économique :  L’analyse de Modibo Mao Macalou</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/impact-du-covid-19-sur-lactivite-economique-lanalyse-de-modibo-mao-macalou-2869446.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 01:10:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 30 janvier 2020, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a jugé que la pandémie Covid-19 constituait une urgence de santé publique de portée internationale, conformément au règlement sanitaire international (2005). À la date du 19 avril 2019, le nombre de cas confirmés dans le monde se chiffrait à 2 343 293, celui des patients guéris à 602 793, et celui des décès à 161 330. </em></strong>

<strong> </strong>

Il s'agit donc pour les pouvoirs publics d'agir urgemment pour contenir et contrôler l'épidémie, c'est-à-dire "aplatir la courbe épidémiologique".  Cela se fait en ralentissant le taux d'infections par exemple en réduisant essentiellement les contacts de personne à personne par le biais de mesures barrières (fermetures d'écoles, de lieux de travail, de lieux de culte, spectacles, interdictions de voyager...) C'est l'approche adoptée à Wuhan en Chine,  où la maladie à coronavirus a débuté et qui est maintenant appliquée en Europe, aux États-Unis et en Afrique.  Une autre approche dépendant de la vitesse de propagation du Covid-19 consiste à identifier et à isoler les personnes infectées de la population en les mettant en quarantaine (quatorzaine).

Les politiques de prévention et de précaution (distanciation sociale) induisent délibérément un ralentissement de l'activité économique.  Une pandémie comme Covid-19 aurait un impact important sur l'activité économique pour des raisons évidentes.  Mais les politiques d'endiguement aggravent la récession économique, amenant ainsi les dirigeants des pays du monde entier  à mettre en place des politiques économiques et des mesures de relance économique, afin de juguler la récession économique et minimiser les effets dévastateurs causés par ce choc exogène sur les économies.

Ces politiques économiques préconisées sont de six (6) ordres: - Politiques budgétaires; - politiques monétaires; - politiques financières ; - politiques de protection sociale ; - politiques industrielles ; - et politiques commerciales.

En effet, les mesures mises en œuvre pour aplatir la courbe épidémiologique réduisent inévitablement l'activité économique. En encourageant les travailleurs à ne pas se déplacer vers leurs lieux de travail et les consommateurs éloignés des marchés de produits et services réduit fortement l'activité économique. La récession, ainsi induite est une résultante des mesures de santé publique nécessaires pour le succès de la stratégie de riposte contre le Covid-19.

Dans une économie circulaire, sous une forme simplifiée, les ménages possèdent du capital et du travail qu'ils fournissent aux entreprises, qui l'utilisent pour fabriquer des produits que les ménages achètent ensuite avec les salaires que les entreprises leur ont payé, complétant ainsi le circuit et permettant à l'économie de continuer à croître.

En fait, une interruption des flux dans une partie quelconque du circuit économique provoque un goulot d'étranglement et donc un ralentissement partout dans le circuit économique. Ainsi, quand les entreprises ont des difficultés de trésorerie, les employés et donc les ménages qui ne reçoivent pas de salaires connaissent des difficultés financières et ralentissent ainsi leurs dépenses de consommation. Ensuite, les chocs de la demande intérieure frappent les importations du pays et donc le flux d'argent vers l'étranger.  Bien que cela ne réduise pas directement la demande intérieure, cela réduit les revenus des partenaires commerciaux étrangers et donc leurs dépenses pour les exportations du pays vers les pays importateurs.  La réduction de la demande et/ou la baisse de l'offre peuvent entraîner une perturbation des chaînes d'approvisionnement internationales et nationales. Les deux entraînant une nouvelle réduction de la production, notamment dans les secteurs manufacturiers qui sont particulièrement vulnérables, car les contrats portant sur de nombreux produits manufacturés peuvent être reportés ou annulés.

Les faillites d'entreprises sont un autre point de perturbation. Les entreprises qui se sont endettées ces dernières années  sont particulièrement vulnérables à la baisse de leur trésorerie. Lorsque les créanciers et les travailleurs ne sont pas payés, ils dépensent et investissent moins. En effet, la faillite d'une entreprise peut mettre d'autres entreprises en danger.  Ce type de faillite en chaîne a été observé, par exemple, dans le secteur de la construction lors de crises du logement.

Enfin, il y a les licenciements, les congés de maladie, les quarantaines ou les congés pour s'occuper d'enfants ou de parents malades directement liés aux politiques de confinement ou à d'autres nécessités médicales.  Les travailleurs qui perdent leur emploi dépensent moins, de même que ceux qui sont menacés de perdre leurs emplois. Il est donc important que si quelqu'un perd son emploi, il lui soit garanti un revenu de subsistance pour le soutenir jusqu'à ce qu'il trouve un nouvel emploi.

Les mesures de soutien d'urgence généralisées sont élaborées pour diverses raisons. Tout d'abord, les dépenses de santé (installations temporaires, équipements, embauches, heures supplémentaires pour le personnel médical) et les dépenses connexes (sécurité, contrôle des mesures de verrouillage, etc.) doivent être considérablement augmentées.  Le coût ponctuel correspondant est difficile à évaluer, mais peut représenter une part non négligeable du budget national.

Ensuite, certains secteurs des services subiront des pertes permanentes de revenus plutôt que des difficultés de trésorerie. Les petites et moyennes entreprises (PME), en particulier, ont besoin d'un soutien financier important dans cette phase d'endiguement, sous la forme d'allégements fiscaux, de lignes de crédit concessionnelles et de subventions venant s'ajouter aux mesures précédentes afin de prévenir les faillites.  Une aide directe aux ménages, sous forme d'allègement des paiements en espèces (comme les exonérations fiscales ou l'allègement du paiement des factures d'électricité, et d'eau) ou de distributions de liquidités et de denrées alimentaires est souhaitable, ainsi que des transferts directs au secteur informel.

La pandémie Covid-19 affectera négativement l'économie réelle dans ses effets et ses impacts sur les pays. Il urge donc que les instruments de la politique budgétaire soient privilégiés dans un premier temps. Ces mesures comprennent, entre autres, des subventions au revenu pour les travailleurs concernés, des reports d'impôts, des reports ou des subventions de la sécurité sociale, des congés de remboursement de la dette, et des prêts ou garanties de crédit de l'État pour les entreprises.

Il est estimé que dans le cas d'un blocage d'un mois entraînant une baisse temporaire de 50% de l'activité du secteur privé que le coût des mesures de soutien exceptionnelles s'élèveraient à 0,5% à 1% du PIB annuel. Le coût direct des mesures discrétionnaires (mesures sanitaires d'urgence et de blocage plus secours économique) serait donc de l'ordre de 1 % à 1,5 % du PIB annuel.

<strong>Bamako, le 19 avril 2020</strong>

<strong>Modibo Mao MAKALOU</strong>

<strong>MBA Financier internationale</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ébullition  du front social :  Les syndicats des CHU et des hôpitaux  projettent une grève de 72 heures</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/ebullition-du-front-social-les-syndicats-des-chu-et-des-hopitaux-projettent-une-greve-de-72-heures-2869440.html</link>
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<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 01:04:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après les enseignants, les agents de santé haussent le ton. En effet, par un préavis en date du 17 avril 2020, les comités syndicaux des CHU, des hôpitaux de Bamako et Kati viennent de tirer la sonnette d’alarme en projetant d’observer une grève de 72 heures à compter du mardi 5 mai à 00 heure pour s'achever, le vendredi 08 mai 2020 à 00 heure.</strong>

Ce préavis de grève adressé au ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique fait suite  aux Assemblées générales des travailleurs  des différentes structures courant mars et avril 2020.

Ce projet d’arrêt de travail  dans les structures sanitaires de Bamako et de Kati est une  réaction des comités syndicaux  des établissements concernés  au non-respect des engagements pris par le gouvernement.

Les revendications, faut-il le rappeler, s’articulent autour de cinq points.  Il s’agit  de mettre le personnel bi-appartenant lésé dans ses droits avec le  Paiement intégral des arriérés d’émoluments ; l’intégration des dits émoluments ; les  salaires ; l’uniformisation des dits émoluments dans toutes les structures et la relecture de  la convention hospitalo-universitaire en  associant tous les acteurs. A ce premier point, il faut ajouter  quatre autres.    Ainsi, les syndicalistes  exigent le parachèvement  du processus d’intégration dans la fonction publique de l’Etat du personnel contractuel dont les dossiers ont déjà été traités en tenant compte de leur nouvelle situation administrative et en régularisant la situation de ceux   déjà intégrés ; la  prise en charge gratuite des soins médicaux et du médicament du personnel socio sanitaire assujetti à l’AMO conformément au décret 002 -311 du 04 juin 2012.

Les quatrième et  cinquième  points  portent respectivement  sur  l’amélioration des   conditions de travail des CHU et hôpitaux concernés (le recrutement du personnel qualifié  et l’amélioration  des plateaux techniques), l’octroi et l’augmentation de primes de fonctions spéciales, des primes de garde et de monture.

En cas de non-satisfaction des revendications  formulées, les  signataires  de ce préavis de grève à savoir : le SNS-AS-PF du CHU Gabriel Touré, le Symema de l’hôpital du Mali, le  synacam du CHU Gabriel Touré, le Synacam du CHU « Point G », le  Symema du CHU Kati, le SNS-AS-PF du CHU « Point G », le Synacam du CHU Kati, le SNS-AS-PF de l’hôpital dermatologique et le  Synathrass du CHU « Point G » se réservent le droit de poursuivre par une grève de 120 heures. Elle commencera du lundi 11 mai pour prendre fin le vendredi 15 mai 2020.

<strong>ND</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vaccination de la fille à Kanadjiguila :  Les contre&#45;vérités de la vétérinaire Nakani Diallo</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/vaccination-de-la-fille-a-kanadjiguila-les-contre-verites-de-la-veterinaire-nakani-diallo-2869448.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 01:00:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après les différents témoignages sur la vaccination de la fille de 7 ans par ses « élèves », le jeudi 9 avril, la doctoresse vétérinaire, Nakani Diallo, lève le ton pour nier le fait et se coule dans la dynamique de classer l’affaire dans la rubrique des faits divers !  </em></strong>

Assise dans son salon, le sourire aux lèvres, la doctoresse vétérinaire, Nakani Diallo, tente de nier l’évidence. Il s’est agi, pour elle, de démontrer la fausseté des informations diffusées sur les réseaux sociaux et dans les journaux de la place. Ce, à propos de l’administration d’un vaccin à une fille de 7 ans par « ses 3 élèves vétérinaires » à Kanadjiguila. De sources sûres, ils avaient un ordre de mission datant de février 2020 et délivré par le Sous-préfet de Kalaban-coro.

« <em>Ces vétérinaires étaient en train de faire leur travail. La vaccination de la fille n’est pas vrai</em> ». Ce sont les mots de la bonne dame qui dit avoir un doctorat et à son actif presque « 1000 stagiaires formés en 19 ans au Centre de formation pratique en élevage (Cfpe), l’ancien EIV».<strong>  </strong>En outre, sur les mêmes réseaux dont elle doute de la fiabilité, elle livre sur la place publique sa méconnaissance de l’affaire en se trompant du lieu et des personnages de l’épisode dramatique à la suite  duquel « ses  élèves vétérinaires» ont failli laisser leurs peaux.

En essayant de rendre faux les faits révélés par les témoins, elle donne des informations erronées. Elle cite Ouenzzindougou comme lieu, avant d’ajouter que ce sont les gendarmes, coïncidant avec l’événement malheureux ont empêché « <em>la foule déchainée</em> » de  lyncher ses disciples.  Ce qui est invraisemblable au sens plein du terme.

Ce raisonnement de la fameuse vétérinaire est non seulement « <em>marrant </em>», mais aussi abracadabrant. L’extravagance de sa déclaration crève les yeux. Pour elle, tout ce qui a été dit est faux. Donc ceux qui ont donné les premières informations sont des menteurs. Il s’agirait de la gendarmerie et la mairie d’Ouenzzindougou qui étaient au centre de cette affaire. La mairie n’était même pas informée du « contrôle » qu’ils étaient en train de faire. La bonne dame Nakani n’a pas hésité également de faire savoir que ceux qui sont proches de l’affaire n’ont pas dit réellement ce qui s’est passé. Mais, c’est elle, confortablement installée dans son salon, qui sait miraculeusement ce qui tout.

L’ubuesque est que ses élèves vétérinaires qui ont pour rôle de contrôler les produits provenant de l’espèce animal ont été retrouvés avec la piqûre. De sources bien introduites, le bras la fille portait les traces de la piqûre et son habit blanc, les taches de sang. A dire la vérité que Nakani ignore jusqu’à présent, c’est Nouhoum Kélépily, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD), non moins opposant de Mamourou Kéita, qui les a sauvés de la vindicte populaire. Et c’était à Kanadjiguila et non à Ouenzzindougou pour votre information la doctoresse Nakani.

Si la vétérinaire Diallo a trouvé des suivistes pour les amadouer, elle a raté le coche en essayant de convaincre tous les facebookers. Comme il n’est donné à personne de « <em>cacher le soleil avec sa main</em> », le jour de la vérité viendra. Mais en attendant, l’affaire est transmise à la justice et les présumés accusés sont placés sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Bamako.

Avant de faire un poste sur les réseaux sociaux, la doctoresse Diallo devrait, en vrai mère de tous les enfants du Mali, se rendre à Kanadjiguila pour découvrir les tenants et aboutissants de cette affaire. Si elle dit qu’il n’ya pas trop de communication sur le travail que ses élèves font, c’est un manque de volonté manifeste. Sinon tous les moyens de communication sont mis en place pour faire connaître son travail.

Dieu veille !

<strong>Bazoumana KANE         </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK après son vote hier :  «Nous ne pouvons pas confiner les Maliens, les condamner à la mort…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/ibk-apres-son-vote-hier-nous-ne-pouvons-pas-confiner-les-maliens-les-condamner-a-la-mort-2869438.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 14:44:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après avoir accompli son devoir citoyen ce dimanche, le chef de l’Etat a insisté sur le port du masque qui, dit-il, protège. Ibrahim Boubacar Keïta a par ailleurs eu une pensée émue pour le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, enlevé depuis le 25 mars dernier à Niafunké, où il était en pleine campagne électorale dans le cadre des législatives.</em></strong>

Dimanche 19 avril 2020. Jour de vote. Il est environ dix heures moins le quart. Le cortège présidentiel s’immobilise devant l’école AB de Sébénikoro, côté marché. Ibrahim Boubacar Keïta et son épouse, Aminata Maïga, se retirent de leur véhicule luxueux. Dans un contexte de lutte contre le Covid-19, le couple présidentiel se soumet aux exigences sanitaires à l’entrée du centre de vote. Quelques conseils pratiques relatifs à la prévention de la maladie à coronavirus, puis IBK accomplit son vote dans le bureau n°14, pendant que la première dame s’acquitte de son devoir dans le bureau n°18 (les deux bureaux de vote sont contigus). Après son vote, le président de la République, dans une déclaration à la presse, a insisté sur le port du masque. Et pour cause. Aussi, a-t-il prié pour la libération du chef de file de l’opposition. Nous vous proposons l’intégralité de la déclaration du chef de l’Etat.

« <em>Qu’il plaise à Allah que le second tour [des élections législatives, Ndlr] se déroule dans le cadre le plus parfait et dans les meilleures conditions démocratiques et surtout qu’il soit une journée de victoire sur le Coronavirus. C’est pourquoi j’exhorte beaucoup au port du masque. Nous ne pouvons pas confiner les Maliens, les bloquer à la maison, les condamner à la mort par la faim. Nous avons le devoir de les protéger. Pour ce faire, j’ai commandé vingt millions de masques. Dix millions sont arrivés hier. On a commencé les distributions depuis hier soir. Je souhaite que chacun comprenne là que ce n’est pas une plaisanterie. Qu’il comprenne que si l’Etat a fait un tel effort et que si je me suis prononcé à ce niveau, c’est que le jeu en vaut la chandelle. Le masque protège. Le masque a prouvé qu’il peut protéger. Si sur sept millions d’habitants de Hong Kong il n’y a eu que trois morts, c’est essentiellement dû au masque protecteur. Donc, le masque protège. Le masque vaut qu’on le porte. Il faut le porter pour vous, pour vos familles et pour nous autres aussi. Chacun a le devoir de protéger l’autre et l’Etat a le devoir de protéger tout le monde. C’est ce qu’il est en train de faire et c’est ce qu’il fera. C’est l’occasion aussi pour nous de faire en sorte que nos amis, nos parents tailleurs aient du travail. Les masques produits par nos tailleurs seront également de mise. Ils sont en train de produire. Et nous produiront autant de masques qu’il faudra pour que tous les Maliens en disposent. On n’a pas le droit de porter atteinte à la santé d’autrui. Le port du masque est obligatoire. C’est un devoir civique fondamental. En ce moment précis, j’ai une pensée pour mon frère Soumaïla Cissé qui est dans des conditions que nul n’aurait souhaitées. Hélas ! Je vais prier ceux qui le détiennent de faire en sorte que ce qu’ils nous disent correspondent à leur humanité réelle et qu’ils aient cette inclination en la Miséricorde et qu’ils libèrent notre frère aujourd’hui.  Nous le souhaitons de toute notre âme</em> ».

<strong>Bakary SOGODOGO   </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cercle de Kayes : Le président du conseil écroué pour détournement présumé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/cercle-de-kayes-le-president-du-conseil-ecroue-pour-detournement-presume-2868078.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 13:53:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A la faveur de la vérification de performance et de conformité de la Collectivité du cercle de Kayes, le bureau du vérificateur général a découvert une fosse profonde de 106,919 millions de FCFA. Ce qui a coûté au président, Modibo Timbo, le mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Kayes.</em></strong>

<strong> </strong>Dans leur mission, les vérificateurs ont  atterri  dans la cité des rails pour vérifier la gestion de la Collectivité du cercle. Ce, sur la période allant du 1<sup>er</sup> janvier 2016 au 31 décembre 2018. Là, ils ont mis la main sur un détournement financier important.

Ces irrégularités concernent des dépenses fictives de matériels informatiques pour un montant de 3 347 247 FCFA<strong> </strong>; les achats fictifs de tables-bancs pour le compte du lycée Dougoukolo Konaré pour un montant de 14 584 800 FCFA<strong> </strong>; l’installation indue de la vidéo surveillance pour le compte du Trésor pour un montant de 1 278 580 FCFA. S’y ajoutent les achats fictifs de carburant d’un montant de 28 923 619 FCFA<strong> </strong>; la non-justification de l’utilisation de carburant pour un montant de 58 784 919 FCFA.

<strong>Les causes des irrégularités</strong>

Les vérificateurs ont  relevé d’importantes insuffisances aussi bien dans le processus de contrôle interne que dans l’exécution des dépenses. Suite à ces insuffisances, la mission a identifié des constatations et formulé des recommandations visant à améliorer la gestion du Conseil de cercle.

Ils ont constaté le non-respect des dispositions des textes législatifs et règlementaires qui gouvernent les dépenses publiques, la méconnaissance des dits textes par les responsables des organes de gestion.

Aussi, dans le domaine de la performance, l’utilisation non efficiente des ressources du Conseil de cercle a été constatée.

A l’orée de la mise en œuvre de la politique de décentralisation, tant prônée par les autorités du Mali que par l’ensemble des partenaires techniques et financiers du Mali, la mise en œuvre des recommandations du BVG est capitale si l’on veut sa réussite de la dite décentralisation.

Le Vgal ne s’est pas limité aux simples constatations. il a procédé à la transmission et la dénonciation de faits au Président de la section des comptes de la Cour suprême et au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kayes chargé du pôle économique et financier.

Par la suite, Sina Moussa Samaké a mis le puissant Président du Conseil de cercle de Kayes, Modibo Timbo sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Kayes pour  dilapidation de plus d’une centaine de millions de FCFA.<strong>   </strong>

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives 2ème tour / Gao :  La victoire se dessine pour la liste RPM&#45;CODEM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-2eme-tour-gao-la-victoire-se-dessine-pour-la-liste-rpm-codem-2868052.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 13:42:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Arrivée deuxième lors du 1er tour des législatives à Gao après la liste Asma-Adema, l’alliance RPM-Codem aborde le second tour des législatives dans la plus grande sérénité. En effet, plusieurs partis et des associations de la cité des Askia ont manifesté leur soutien en faveur de la liste conduite par l’ancien maire de Gao, Sadou Harouna Diallo.</strong></em>

Après la proclamation des résultats définitifs du premier tour des législatives par la Cour constitutionnelle, la mobilisation dans les états-majors politiques reprend de la plus belle manière pour la conquête des électeurs.

La circonscription électorale de Gao n'échappe pas à cette réalité politique. Et pour cause, les électeurs retourneront aux urnes le 19 avril 2020 pour départager les listes Asma-Adema et RPM-Codem. Dans cette bataille électorale pour gagner les trois sièges à l'Assemblée nationale, le RPM et son allié travaillent pour renverser la situation face à lAsma-Adema. Déjà, le RPM et la Codem viennent de bénéficier du soutien de plusieurs formations politiques. Il s'agit de l’URD, de l’ADP- Maliba, du Cnid, des alliances MPR-RDS, Yelema- Rpdm et du Parti Lumière pour le Mali.

Ce soutien à la liste RPM-Codem traduit la volonté de la population et de la classe politique de barrer la route aux vieux loups. Une manière pour cette population d'ouvrir la porte de l'Assemblée nationale au trio constitué de Souleymane Ag Mehdi, Safiatou Touré et Sadou Harouna Diallo. Selon les responsables  politiques,  le choix en faveur de l’alliance RPM-Codem pour le  second tour des législatives est une décision objective et sans complaisance parce que la victoire de cette alliance à  Gao  est aussi celle de toutes les formations politiques qui optent pour le changement.

Une deuxième défaite profile à l’horizon pour la liste Adema-Asma de Gao. Après celle de 2013 de l'un des candidats de cette alliance, en la personne d'Assarid Ag Imbarcawane. D'où la panique au sein de la liste Asma- Adema.

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Résultats provisoires du scrutin du 29 mars :  Les bons points de Bill</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/resultats-provisoires-du-scrutin-du-29-mars-les-bons-points-de-bill-2868063.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 13:33:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>De l’organisation du scrutin à la proclamation des résultats provisoires, le ministre Boubacar Alpha Bah alias Bill de l’Administration territoriale et de la Décentralisation n’a exclu aucun journaliste sous prétexte des mesures préventives de Covid-19.</strong>

Le ministre Bah s’est brillamment illustré en cette période électorale en accueillant à bras ouvert la presse dans toute sa globalité pour lui permettre de relayer les résultats provisoires des législatives du 29 mars 2020. Sans être une Cour, la salle de réunion du département lui a suffi pour rassembler les gens pour lire les résultats pendant deux heures d’horloge. Ce, en présence des journalistes.

De l’alpha à l’oméga de cet exercice du ministre humain, aucun journaliste du Mali n’a fait l’objet de discrimination. Pourtant, il a fait ce travail dans le contexte de Coronavirus. Pour le faire, toutes les mesures de prévention étaient observées pour éviter de mettre la vie des gens en danger. La vidéo du journaliste de Maliweb, Seydou Diamouténé sur sa page facebook est tout à fait édifiante en la matière. De la sortie du ministère de l’Administration territoriale à aujourd’hui, aucune mauvaise nouvelle n’a filtré pour signaler un cas de contamination au Covid-19.

Le ministre avait en son pouvoir d’exclure la presse privée comme certaines personnalités de la République en ont l’habitude. Mais son penchant pour le respect des valeurs démocratique l’oblige à accorder le minimum de respect aux soldats de l’information. Il sait aussi que ces journalistes de la presse privée ont le devoir d’accompagner le gouvernement  comme l’Ortm et l’Amap pour relever les différents défis auxquels le Mali fait face.

L’acte du ministre est à saluer à plus d’un titre. Non seulement il fédère la presse malienne en supprimant la discrimination, mais aussi il donne aux journalistes leur valeur. C’est cela le point fort de cet abeille qui accueille les journalistes sans avoir un espace de la dimension de la Cour constitutionnelle.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Proclamation des résultats définitifs du premier tour des législatives : La presse privée victime de la rancune tenace de Manassa Danioko</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/proclamation-des-resultats-definitifs-du-premier-tour-des-legislatives-la-presse-privee-victime-de-la-rancune-tenace-de-manassa-danioko-2868081.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 13:00:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour la proclamation des résultats définitifs du scrutin du 29 mars, la présidente en charge de ce travail, Manassa Danioko, a interdit aux journalistes de la presse privée l’accès à la salle d’audience de la Cour constitutionnelle. Un acte assimilable à la discrimination pure et simple à l’égard des soldats de l’information. Ce, devant l’Eternel et les hommes.</em></strong>

Aigrie, rancunière, au soir de sa carrière de magistrat, la présidente de la Cour constitutionnelle, Manassa Danioko s’en prend à la presse privée dans son entièreté. Et cela, pour des raisons qu’elle n’a pas encore extériorisées. Au moment où les structures qui se soucient de la bonne tenue des deux tours des législatives en s’intéressant à la presse dans sa globalité, la présidente de la Cour constitutionnelle vient de jeter le caillou dans le jardin du 4<sup>ème</sup> pouvoir. Elle l’a acté ce jeudi 9 avril 2020.

Cette provocation a été envisagée par la présidente des 9 sages dans un communiqué en date du 7 avril 2020. Dans ce communiqué de presse amphigourique qui exclut toute la presse privée, elle invite solennellement les présidents des institutions de la République, certains ministres et les candidats au scrutin. En outre, l’Office de radio et télévision du Mali (Ortm) et L’Agence malienne de la publicité (Amap) ont été de la fête. Et la presse privée de briller par son absence.

La rancune de Manassa semble être aiguisée contre la presse. L’on se rappelle, lors de la présidentielle juillet-août 2018,  l’accusation portée contre elle. Manassa ne semble pas dire son dernier mot.

Le journaliste Boubacar Yalcouyé De <em>« Le Pays</em> » a révélé qu’elle serait mouillée avec un pot-de-vin de 900 millions de FCFA par le pouvoir pour qu’elle penche la balance de son côté. Ce qui a donné lieu à une bataille judiciaire. Manassa a-t-elle attendu ce moment très important pour la presse donc pour le Mali pour se venger ? C’est du moins la question que l’on se pose. <strong>Le Coronavirus comme faux-fuyant</strong>

Ecoutons Manassa dans son fameux communiqué discriminatoire qui bafoue en un clin d’œil la liberté dont le journaliste doit jouir dans l’exercice de son métier : « <em>Compte-tenu des mesures prises le 17 mars 2020 par le gouvernement à l’issue de la réunion extraordinaire du Conseil supérieur de la défense nationale et dans le souci du respect du droit à la santé, la Cour précise cependant que l’accès à la salle d’audience sera limité aux seules personnalités invitées et aux médias d’Etat (Ortm et Amap)</em>. » C’est cela la teneur du communiqué qui met la presse privée au banc de touche. Sinon le prétexte de Coronavirus est semblable à un faux-fuyant qui ne tient pas debout. Les agents de l’Ortm, l’Amap et des autres organes privés sont les mêmes du fait qu’ils sont tous appelés journalistes ni plus ni moins. L’unité de la presse malienne fait beaucoup penser au grand directeur Salif Sanogo de l’Ortm qui ne fait pas de différence entre les journalistes du même pays.

C’est le lieu de saluer le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah dit Bill qui n’a exclu aucun journaliste pour la lecture des résultats à laquelle il s’est attelé pendant deux tours d’horloge, les mesures préventives étant observées.

Pour Manassa Danioko, l’élection des députés et le Covid-19 font bon ménage pour se venger des journalistes, les sentinelles de la démocratie. En tout cas, les hommes de médias remercient Manassa de son mépris pour leur travail.

<strong>Manassa sans regret</strong>

Elle n’a aucun regret de cet acte qu’elle vient de poser. Et pour cause, avant de  rendre le verdict public, Manassa a dit à qui veut l’entendre qu’elle assume sa décision. « <em>Vous vous plaignez de ne pas être invités. On ne vous invitera pas ici </em>», a-t-elle balancé comme vomissure sur la presse privée. Où est passée la sagesse de la présidente des sages ? Cette déclaration de sa part est nulle et non avenue, car elle ne fera aucun effet sur la presse privée qui ne manquera jamais d’invitation pour informer les populations. Et la plupart des cas elle n’en a même pas besoin pour faire son travail.

Si Manassa assume la responsabilité de son acte en ignorant l’existence de la presse privée et laissant libre cours à sa rancœur, les journalistes aussi doivent montrer qu’ils sont maîtres d’eux-mêmes. Ce n’est pas la peine de polémiquer pour des résultats déjà communiqués par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. La lecture de la Cour constitutionnelle fait quelques corrections seulement.

<strong>La fierté des journalistes</strong>

Le rôle des journalistes pour des élections apaisées ne souffre d’aucun doute dans ce pays. Les journalistes doivent être fiers de leur travail, celui de servir la nation malienne. Comme Victor Hugo aimait le dire : « <em>Dieu le veut dans les temps contraire, chacun travaille et chacun sert</em> ». C’est dire que les journalistes de la presse privée travaillent et servent aussi. Aucun propos, acte ou comportement ne les détournera de leur mission indéniablement régalienne.

Que Manassa sache que « <em>Tout établissement vient tard et dure peu »</em>, selon Jean de la Fontaine dans sa fable ‘’Le Vieillard et les trois jeunes hommes’’. Ce qui veut dire que les hommes passent et les fonctions restent.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Couvre&#45;feu a Ségou et Sikasso :  Le ministre  Salif Traoré et ses hommes en voie de relever le défi !</title>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 12:52:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Si l’instauration du couvre-feu est une initiative du Conseil supérieur de la défense nationale du Mali pour éviter la propagation du Covid-19, son observation stricte sur le terrain est le fruit de l’engagement ferme du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Salif Traoré et ses hommes qui conduisent jusque-là l’opération avec professionnalisme et transparence. Tel est le constat général des journalistes qui ont participé aux patrouilles policières dans certaines régions du Mali. </strong>

Suivre l’application du couvre-feu décrété par les plus hautes autorités du pays est une initiative de certains journalistes et Directeurs de Publication. Ils sont une dizaine de journalistes de la presse écrite, des radios et des réseaux sociaux à avoir effectué le déplacement pour voir comment les policiers appliquent le couvre-feu et comment se comportent les citoyens dans les régions en cette période.

<strong> Le rapport des reporters ! </strong>

Nous sommes au commissariat de Ségou, le vendredi 3 avril 2020. Sur place, nous avons assisté au départ des agents de la police du 1<sup>er</sup> et du 2<sup>ème</sup> arrondissement de Ségou sur le terrain. Une équipe mixte a répondu présente au rassemblement. A 21 heures 00, des policiers, gendarmes et gardes étaient en place, respectant la distance réglementaire conformément aux mesures barrières. Après les consignes du chef de poste, nous avons accompagné les hommes du commandant Boubacar Traoré, chef de la Police Judiciaire du 1er arrondissement. Durant quatre heures d’horloge, nous avons sillonné la ville avec des agents professionnels et courtois. Les citoyens qui ne respectent pas le couvre-feu sont interpellés avec tact pour les conduire au commissariat. Parmi ces récalcitrants, certains prennent la tangente dès qu’ils aperçoivent les patrouilleurs. La police en ce moment ne fait que ramasser les chaises et théières qu’ils abandonnent dans leur fuite. C’est après que le commandant Boubacar M. Traoré, chef de la Police judiciaire, a répondu à quelques questions pour édifier les hommes de médias. D’après lui, le couvre-feu est une mesure de restriction de certaines libertés des citoyens pour l’intérêt national. Il dira que les instructions sont claires. A partir de 21 heures, tout le monde doit rester chez lui jusqu’à 5 heures, sauf ceux qui ont des dérogations. « Nous sommes obligés de faire respecter ce couvre-feu. Car, la vie de plusieurs personnes en dépend. Il fait partie des mesures barrières à respecter contre la propagation du corona virus», a-t-il dit. Selon l’adjoint au commissaire du 2<sup>ème</sup> arrondissement, le commissaire Adama Moussa Camara, ceux qui ne respectent pas le couvre-feu sont assujettis au payement d’une contravention qui varie de trente mille à dix huit mille FCFA. « Comme difficulté, c’est l’incivisme qui nous fatigue. Parce qu’il y a toujours des intervenants en faveur de ceux qui bravent la loi. Or, le social est très ancré dans nos cultures. Si les notables et les religieux pouvaient ne pas intervenir pour des récalcitrants, ça serait mieux », a-t-il expliqué. Tant bien que mal, la police de Ségou arrive à gérer la situation avec le professionnalisme demandé par la hiérarchie et la population commence à adhérer. De manière générale, le couvre-feu est respecté à Ségou. A Sikasso, la mesure est aussi appliquée à hauteur de souhait. Il y a cependant des militaires qui se promènent sans tenue et souvent sans la carte professionnelle. Ce qui rend le travail difficile pour la police. Le commissaire Bouba Samaké du 1<sup>er</sup> arrondissement de Sikasso a fait savoir que « ces mesures sont prises pour le bien-être de la population. Je demande aussi aux porteurs d’uniforme de nous rendre la tâche moins difficile. Ce qui est sûr, on fera respecter la loi ». A Sikasso, nous avons aussi assisté au rassemblement des troupes dans les mêmes circonstances qu’à Ségou dans la soirée du samedi 4 avril. C’était pratiquement les mêmes consignes. Nous avons aussi fait le tour de la ville avec les agents de patrouille de 21 heures à 2 heures. Le commissaire de police, Fousseyni Berthé du 2<sup>ème</sup> arrondissement de Sikasso dira que la situation est sous contrôle, mais il regrette le fait que ses agents n’ont toujours pas eu les bavettes et les gants pour être en conformité avec les mesures barrières. Le couvre-feu, d’après lui, « est une disposition de la constitution qui donne le droit au Président de la République de restreindre les libertés pour des besoins spécifiques, telle que la lutte contre la pandémie Coronavirus. L'objectif de ce couvre-feu est de protéger la population contre le virus. Il est à noter qu’il y a des catégories socioprofessionnelles qui bénéficient de dérogations au regard de la sensibilité de leurs activités».

Hormis cela, tous les citoyens doivent rester chez eux. « Personnellement, au 2ème arrondissement, on arrive à bien gérer ces mesures. Nous n’avons aucun cas de dérapage noté. Je fais tout pour éviter les bavures policières.

On ne frappe pas, on n'insulte pas, on est là pour la population. Toutes les personnes interpellées la nuit sont libérées le matin. Avant, on te verbalise et te conseille. D'autres payent les contraventions et ceux qui ont des antécédents seront déférés. Avec la pesanteur sociale, nous cédons souvent. On contribue à la sensibilisation et à l'éducation de la population », explique-t-il.

A Sikasso, nous avons aussi cueilli l’avis des populations sur la méthode des policiers. Pendant que les uns trouvent la mesure du couvre-feu opportune, d’autres disent ne rien comprendre. « Je n’aime pas ce couvre-feu. La police nous empêche de faire le ‘’grin’’. Or, la maladie n’est même pas encore arrivée à Sikasso. Vraiment, qu’elle revoit la situation », a laissé entendre B. Diamounténé. Pour Assan  Berthé, vendeuse, le couvre-feu est une bonne chose dans la mesure où ça permet de lutter contre la pandémie.

Selon le commissaire du 2ème arrondissement Fousseyni  Berthé, le couvre-feu est bien respecté à Sikasso. Seulement, il y a souvent de petites incompréhensions de la part de certains jeunes qui poussent à rafler et aussi, certains militaires qui ne comprennent pas qu’ils nous posent d’énormes problèmes. Je salue le sens de compréhension de la population de Sikasso pour l’observance de manière générale du couvre-feu et l’invite à rester sur cette voie », se félicite le commissaire.

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre le COVID&#45;19 :  EDM s’y met</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/energie-du-mali/lutte-contre-le-covid-19-edm-sy-met-2868066.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 12:40:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus au Mali, l’Energie du Mali (EDM) a pris des mesures fortes pour éviter la propagation de la maladie dans le pays.</em></strong>

L’Energie du Mali s’engage dans la guerre sans merci contre le dragon du Covid-19. Ce, en prenant de sérieuses dispositions pour mettre les clients à l’abri du mal. Un tour dans les locaux de la direction générale de l’EDM a suffi pour s’en rendre compte.

Les mesures-barrières crèvent les yeux dans cette structure qui accueille incessamment les clients. Dès l’entrée, la barrique d’eau et tous les ingrédients nécessaires permettent à tout venant de rendre les mains propres sous l’œil vigilant des gardiens. A l’intérieur, les murs sont arborés par les fiches qui renseignent sur les mesures simples pour éviter le Coronavirus.

Les responsables de l’EDM ne se sont pas limités à ces mesures seulement. Vu la situation de cette maladie, ils font des rencontres d’information journalières. Selon le chef de la communication à l’EDM, Bally Idrissa Sissoko, non moins ancien présentateur du journal télévisé à l’Ortm, a fait savoir qu’une réunion se tient chaque jour sur le Coronavirus à la direction générale. De son point de vue, une cellule de crise est mise en place depuis l’introduction de cette maladie au Mali.

D’ailleurs, pour sauver la clientèle, un communiqué de la direction générale de l’EDM l’invite à privilégier les moyens de paiement électroniques pour l’achat de crédit Isago et le règlement des factures. Il s’agit, à en croire le communiqué, du payement par Orange Money, Mobicash et autres. A cet effet, la direction générale a invité ses abonnés à éviter les attroupements devant les guichets et respecter les consignes sanitaires et d’orientation à l’entrée des services de l’EDM.

Donc, tout comportement s’écartant de ces dispositions préventives n’est assimilable qu’au manque de respect des mesures édictées par la direction de l’EDM-SA. Car le communiqué contenant toutes ces mesures a été envoyé à toutes les agences de l’EDM au Mali.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Coronavirus au Mali :  Deux hommes politiques testés positifs</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/coronavirus-au-mali-deux-hommes-politiques-testes-positifs-2868051.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 12:34:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La pandémie de Coronavirus continue à se répandre au Mali. Dans son évolution, elle élargit son champ de contamination en faisant irruption sur l’échiquier politique national. On  dénombre deux hommes politiques atteints par la pandémie.</strong>

Le Covid-19 a commencé à marquer des pas dans le landernau politique malien. A cet effet, il a attaqué deux personnalités dans les familles politiques de l’Union pour la république et la démocratie (URD) et du Mouvement pour le Mali (MPM). Il s’agit du 2<sup>ème</sup> vice-président du parti de la poignée de mains, Ibrahima N’Diaye dit Iba, et du candidat à sa propre succession à l’Assemblée nationale sur la liste RPM-MPM-Adema-Pasj en commune II, Hadi Niangadou alias Djo Walaki.

Dans un communiqué en date du 12 avril 2020 et publié sur sa propre page Facebook, le 2<sup>ème</sup> vice-président de l’Union pour la république et la démocratie (URD), Ibrahima N’Diaye, a annoncé sa contamination au Covid-19.  « <em>J'ai été testé positif au Covid-19</em> ». Ce sont ses propres mots. L’ancien maire du district de Bamako, très altier, remercie le bon Dieu. Dans le même document, il précise que sa prise en charge se passe très bien. Et d’exhorter tous à respecter les mesures barrières pour se protéger et protéger les autres.

Quant au président du Mouvement pour le Mali, Hadi Niangadou, il a affirmé, lui aussi sur sa page facebook, avoir  été testé positif au Covid-19. Dans le communiqué qu’il a rendu public et dont nous nous sommes procuré une copie, le député informe avoir été pris en charge dans les bonnes conditions par les services de santé.

En s’adressant aux militants du Mouvement pour le Mali (MPM), il leur demande d’être attentifs et de respecter les mesures barrières pour se protéger et protéger les autres. Partant, il les remerciera d’être sortis nombreux en commune 2 du district de Bamako et partout au Mali où le parti était présent pour  leur accorder leur confiance au premier tour de l’élection législative. Le colistier de Karim Kéita et d’Assitan Diallo galvanisera ses troupes d’être dévoués et motivés pour le deuxième tour de l’élection législative prévue pour le dimanche 19 avril prochain. Il ne manquera pas de leur  demander  de mettre le Mali au-dessus de tout pour l’avenir des enfants. C’est du moins ce que le candidat arrivé premier au 1<sup>er</sup> round des législatives demande aux militants du MPM comme compassion à sa maladie. Car pour lui, aucun sacrifice n’est de trop pour le Mali.

L’honorable Niangadou, qui dit se sentir mieux, est loin de perdre l’espoir. Il  souhaite être parmi les militants du MPM très prochainement dans la grâce d’Allah. Avant de souhaiter un Mali apaisé, réconcilié et béni.

Bien avant le cas de contamination de ces deux hommes politiques, l’Assemblée nationale et le ministère de l’Elevage et de la Pêche ont enregistré chacun un cas de Coronavirus. Le secrétaire général de l’Assemblée nationale du Mali, Modibo Sidibé, par un avis daté du 10 avril, informe les députés et le personnel parlementaire qu’un cas positif du Covid-19 a été enregistré, le jeudi 9 avril 2020 dans sa structure. Aussi, le secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche, par son avis du 12 avril 2020, annonce-t-il qu’un cas positif du Covid-19 a été enregistré au département, le vendredi 10 avril 2020.

Dans la mesure où le candidat Hadi Niangadou est testé positif au Covid-19, les personnes contacts sont innombrables. Surtout dans ce contexte de l’élection des députés à l’Assemblée nationale. C’est dire qu’un candidat qui a battu campagne au 1<sup>er</sup> tour était alors en contact avec des milliers de personnes. Cela commence d’abord par ses colistiers Karim Kéita et Assitan Diallo. En élargissant, on trouve le directoire de campagne et à la limite les militants les plus proches de l’alliance RPM-MPM-Adema-Pasj qui ne sont pas tous épargnés au regard de la vitesse de la contamination.

Le Covid-19 vient de mettre cette alliance en difficulté. Le spectre de cette maladie pourrait être la cause de la méfiance des militants et sympathisants avec lesquels les candidats ont travaillé pour arriver 1<sup>er</sup> dans la circonscription électorale de la commune II.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Législatives 2020 :  L&amp;apos;alliance Adema&#45;URD&#45;RPM sereine à Mopti</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-2020-lalliance-adema-urd-rpm-sereine-a-mopti-2866864.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Apr 2020 17:56:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Arrivée en tête dans les résultats provisoires des législatives du 29 mars 2020 avec 37,10 % des voix, la liste conduite respectivement par Moussa Allaye Cissé, Garba Samassékou et Belco Samassékou est en pole position.</em></strong>

La liste de l'alliance Adema-URD-RPM est sereine à Mopti après avoir remporté la première manche des législatives dans cette localité malienne. De fait,  Moussa Allaye Cissé, Garba Samassékou et Belco Samassékou ont d’abord apprécié le geste des populations de Mopti. « <em>Nous remercions d’abord tous ceux et toutes celles qui ont porté leur choix sur nous dans la Venise malienne. Nous remercions également nos délégués pour leur professionnalisme parce qu'ils ont travaillé avec loyauté durant la journée électorale </em>», nous a expliqué les membres de ladite liste. Cette victoire fait mal certainement aux adversaires. Bonjour les intoxications.

Face à cette situation regrettable, les<em> membres de</em> l'alliance Adema-URD-RPM ont<em> saisie cette occasion pour rappeler aux uns et aux autres de rester vigilant à propos des allégations et autres rumeurs non fondées qui circulent sur les réseaux sociaux. Même les auteurs de ces actes ignobles savent en toute honnêteté que leurs actes sont incohérents. « Cependant, nous sommes imperturbables pour cette noble cause, celle de nos populations</em> », ont-t-ils ajouté.

<strong>La grogne inutile des perdants à Mopti !</strong>

L'Alliance conduite par Belco Samassékou, candidate à sa propre succession, Moussa Allaye Cissé, président du conseil de cercle de Mopti, Garba Samassékou, conseiller communal à la mairie de Mopti fait trembler déjà. A cet égard, le RPM, l'Adema PASJ et l'URD sont tous des partis bien structurés et bien implantés dans la circonscription électorale de la Venise malienne.

Pourquoi ces trois grandes forces politiques du cercle de Mopti voleront ?

Une seule urne peut-il garantir l'élection de cette alliance ?

Y-a-t-il une autre alliance à Mopti pouvant gagner face à cette alliance ?

L'urne retrouvée avec l'enseignant président de bureau contenait il des bulletins déjà votés ?

Pourquoi faire de conférence de presse dénonçant un vol sans preuve palpable et concrète avant même la tenue des élections ?

Qui avait proposé 25000 f CFA à l'enseignant président de bureau de vote ?, sont entre autres des interrogations qui méritent d’être posées.

Enfin, il serait mieux de travailler sur le terrain car une élection ne se gagne pas dans le tohu-bohu.
<strong>Yacouba TANGARA</strong>

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</item>

<item>
<title>Législatives 2020 : 17 candidats passent en attendant le verdict de la Cour</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-2020-17-candidats-passent-en-attendant-le-verdict-de-la-cour-2866859.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Apr 2020 16:32:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des résultats provisoires proclamés jeudi par le ministère de l’Administration territoriale,  il ressort qu’il n’y aura pas de second tour dans les circonscriptions électorales de Kayes, Niono, Niafunké, Bourem, Ménaka, Kidal, Abeïbara, Tessalit et  Tin-Essako.</em></strong>

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a proclamé, le 2 avril, les résultats provisoires du scrutin du 29 mars 2020. Selon Boubacar Alpha Ba dit Bill, 2 738 428 sur les 7 663 464 électeurs inscrits se sont rendus aux urnes pour l’élection  des 147 députés. Ce qui représente 35,73% de l’électorat. Toute chose qui dénote, reconnait le ministre Ba, que le taux de participation reste un « défi à relever pour la démocratie malienne ».  De l’avis de certains observateurs de la chose politique, ce faible taux de participation s’explique par deux facteurs : la situation sécuritaire, notamment dans le centre et le nord du pays, et la psychose engendrée par la pandémie du Covid-19.

<strong>Le RPM et la part du lion</strong>

L’autre constat qui se dégage de l’analyse des résultats, c’est qu’il n’y aura pas de second tour dans une dizaine de circonscriptions électorales si les tendances dégagées par le ministère de l’Administration territoriale sont confirmées par le juge constitutionnel. Il s’agit de Kayes, Niono, Niafunké, Bourem, Ménaka, Kidal, Abeïbara, Tessalit et  Tin-Essako, où dix-sept députés ont été élus ou réélus dès le premier tour. Parmi eux, il y a Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition, Aliou Diallo, président d’honneur de l’ADP-Maliba,  Haïdara Aïchata Cissé dite Chato, Mohamed Ag Intalla, Mohamed Ould Mataly, Bajan Ag Hamatou.

Le Rassemblement pour le Mali (RPM), parti au pouvoir, enlève déjà huit sièges dont quatre dans la région de Kidal (aux mains des ex-rebelles). Le principal parti d’opposition, l’Union pour la démocratie et la République (URD,) obtient trois sièges.

Par ailleurs, ces résultats confirment, selon des observateurs, la percée de certains partis sur le terrain. Citons, côté majorité présidentielle et alliés, l’Asma de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, l’Adema, le Parena, ou encore l’UDD de Tiéman Hubert Coulibaly. Côté opposition, outre l’URD, il y a notamment l’ADP-Mali  (trois députés dès le premier parti) et le Sadi de docteur Oumar Mariko.

Il faut noter que ces résultats sont transmis à la Cour constitutionnelle qui, après avoir vidé le contentieux, procède à la publication des résultats définitifs.

<strong>BS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives à Gao :  Malick Alfousseiny accusé d’achat de conscience et de bourrage d’urnes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-a-gao-malick-alfousseiny-accuse-dachat-de-conscience-et-de-bourrage-durnes-2866857.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Apr 2020 16:15:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au cours du 1er tour des élections législatives à Gao, le président de la Fédération RPM de Gao, Malick Alfousseiny Maïga, suspendu de toutes les activités du parti par la section de Gao pour trahison, n’a pas fait que battre campagne à visage découvert en faveur de la liste de son épouse (l’alliance Adema-Asma) contre son parti, le RPM. Depuis le dimanche 29 mars 2020, il est aussi accusé de bourrage d’urnes et d’achat des voix à coup de plusieurs millions de F CFA dans plusieurs localités de Gao. </strong>

La section RPM de Gao fait face aux manœuvres solitaires de l’ancien ministre de l’Energie, Malick Alfousseiny Maïga, depuis la convocation du collège électoral par le gouvernement.

L’homme est plus que jamais déterminé à broyer tout sur son chemin pour aider sa femme, démissionnaire du RPM, au profit de l’alliance Adema-Asma. Même la rigueur, la bonne foi et l’engagement de ses camarades de section ne mettent pas un terme à ses desseins inavoués. Celui de souiller les bonnes actions des autres.

Le président de la République a salué l’engagement politique de la section RPM de Gao pour avoir réussi la forte mobilisation de la 7<sup>ème</sup> région administrative du Mali pour sa candidature. C’était lors de la campagne de l’élection présidentielle de 2018.

Cette union sacrée de la section de Gao pour la cause du RPM n’est qu’un lointain souvenir pour les militants du parti présidentiel.

En fin mars 2020, l’agoraphobie a atteint le plus haut sommet de la section avec la suspension de l’ancien ministre de l’Energie Malick Alfousseiny Maïga et quatre autres membres de ladite section. Il s’agit de Bossou, Secrétaire général adjoint; Rhissa Ag Mohamed, chargée des relations avec les élus et le Secrétaire à la Décentralisation, Boubacar D. Traoré, et de Abdel Kader Younoussa, chargé des relations avec les élus de la sous-section de Gounzouraye.

La nouvelle de la suspension des cinq personnes est tombée par voie d’une correspondance en date du 31 mars 2020 signée du Secrétaire général Abdrahamane Diakité, adressée aux instances et militantes du cercle de Gao. Cette décision de suspension est la conséquence du deuxième rang obtenu par l’alliance RPM-Codem dernière la liste Adema-Asma. Mais, ce n’est pas tout. En plus de ce climat défavorable marqué par un travail fractionnel et de soutien aux adversaires, Malick Alfousseiny Maïga, un déserteur du parti Pdes après le coup d’Etat de 2012, est aussi accusé d’achat de voix électorales et de bourrage d’urnes à Gao lors du premier tour des élections législatives. Sa femme, Fatouma Aliou Touré, démissionnaire du RPM, se trouve être le centre d’intérêt d’un film de fiction dont l’acteur principal n’est autre que Malick Alfousseiny. Cela n'est nullement surprenant, car l’homme est plus que jamais dans une posture malsaine. Celui de nuire aux réputations de ses camarades de section. Un véritable agenda personnel mal inspiré qui risque de détruire l’avenir politique d’un vieillard qui n’a de la place que dans un garage pour mieux cordonner ses actions de chef de village de Bangoudie dans la commune de Gounzouraye. En effet, affaiblir la section de Gao à la veille de la tenue des législatives et pendant les élections à travers l’achat des voix et le bourrage des urnes en faveur de l’alliance de sa femme est un acte de trahison envers le président IBK qui a besoin de la majorité parlementaire en vue de pouvoir travailler tranquillement.

Ses proches justifient sa démarche par le refus de la section de cautionner la candidature de Fatouma Aliou Touré et une alliance RPM-Adema et Asma.

C’est contre la volonté de la majorité des délégués qu’il a voulu imposer sa femme, de surcroit dans une alliance de son choix. Cette action solitaire fait suite à la conférence de section pour l’investiture.

En effet, la conférence d’investiture avait retenu Fatoumata Aliou Touré et Souleymane Ag Mehdi comme candidats du RPM, en alliance avec la Codem. Mais Malick Alhousseiny ne voulait pas de cette alliance. Conséquence logique, sa femme Fatouma Aliou Touré claque la porte du RPM le 13 février pour rallier la liste Adema-Asma, conformément à la volonté de son mari. Ainsi, elle a été remplacée par Safiatou Touré dite Sohaye. Selon certaines sources à la section de Gao, la logique de Malick Alfousseiny répondait au respect d’un protocole politique qui consistait à forcer la section de Gao d’aller avec un candidat sur la même liste que l’Adema et l’Asma. En contrepartie, les alliés de circonstance le soutiennent pour obtenir la présidence de l’Assemblée régionale de Gao lors des régionales. Malick Alfousseiny Maïga est reconnu pour son instabilité politique à l’Adema d’abord, au Mouvement citoyen, au Pdes et au RPM. Le président de la fédération RPM de Gao est connu en 7ème région pour être un homme de jeu d’intérêts personnels.

Imposant et usurpant la mairie de Gounzouraye au profit de son jeune frère Abdek Kader Yamoussa Maïga, maintenant il récidive dans cette pratique en imposant sa femme comme candidate du RPM et lui-même se positionne à la tête de la liste RPM aux futures élections régionales. Malick Alfousseiny Maïga résume tout à sa propre personne et sa famille. Transfuge du Pdes en 2013 pour rejoindre le parti présidentiel, il s’entoure de l’ex-secrétaire général de l’URD, Boussou Albachar Touré, et de l’ex-secrétaire général adjoint de l’Adema, Richa Ag Mohamed, tous venus au RPM à la même période pour contrecarrer les actions des véritables partisans et bâtisseurs du parti présidentiel. Un pétard mouillé qui est presque passé inaperçu dans la cité des Askias, puisque la section RPM de Gao, sous la conduite de son secrétaire général Abdrahamane Diakité, travaille depuis pour la victoire de l’alliance RPM-Codem.

Face à ces accusations en provenance de l’alliance RPM-Codem et dans le souci d’avoir sa version des faits, nous avons tenté en vain de rentrer en contact avec Malick Alfousseiny Maïga. Malgré notre insistance par appels téléphoniques, monsieur le ministre n’a pas daigné réagir.

<strong>N.D   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Participation au scrutin du 29 mars :  La Coper  impute le faible taux au Covid&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/participation-au-scrutin-du-29-mars-la-coper-impute-le-faible-taux-au-covid-19-2866858.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Apr 2020 15:55:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Conscients du faible taux de participation au 1<sup>er</sup> tour de l’élection des députés tenu le 29 mars dernier,   Les responsables de la Coalition des organisations partenaires du Pnud pour des élections réussies au Mali (Coper) a fait savoir que le contexte de Coronavirus et de démobilisation a joué sur le taux de participation. </strong>

Après avoir sensibilisé les populations sur l’utilité du vote et engagé ses structures sur l’ensemble du territoire national, les responsables de la Coalition des organisations partenaires du Pnud pour les élections réussies au Mali ont tenu une conférence de presse, ce samedi 4 avril 2020, à l’Hôtel de l’Amitié de Bamako.

L’objectif de la rencontre était d’informer l’opinion publique des constats qu’ils ont faits lors du 1<sup>er</sup> round des législatives du 29 mars. A les en croire, le faible taux de participation s’explique par la psychose du Covid-19 et la désinformation qui a fini par décourager les électeurs. Dans l’entre-deux-tours de ce scrutin, ils comptent mettre en œuvre les voies et moyens pour relever le taux de participation qui est de 35,73% à l’échelle nationale et 10% à Bamako.

Les interlocuteurs du jour ont salué la tenue des élections législatives dont l’utilité, selon eux, ne fait aucun doute. Ainsi, dans son intervention, le directeur exécutif de l’ONG Afad, non moins porte-parole de la Coper, Ahmed Sékou Diallo, s’est exprimé sur le retrait des cartes d’électeurs et leur disponibilité dans les bureaux de vote. A l’en croire, elles ont été retirées à 70% à l’exception de Bamako et des grandes villes. Partant, il déplorera l’absence de cartes non retirées dans certains centres. Chose qui, de son point de vue, est en contradiction avec l’article 62 de la Loi n°2016-048 du 17 octobre 2016 modifié par la Loi n°2018-014 du 23 avril 2018 portant Loi électorale.

Concernant les matériels de vote, le directeur Diallo a fait savoir qu’ils ont été acheminés avec l’appui de la Minusma. « <em>Des destructions d’urnes et des actes d’extrémisme violent empêchant plusieurs localités d’accomplir leur acte citoyen ont été constatés dans les zones sous dominance des groupes terroristes </em>», a laissé entendre Ahmed Sékou Diallo qui ajoute que les électeurs se présentaient sans grande affluence par peur du Covid-19. Il a déploré le nombre grandissant de bulletins nuls.

<strong>Les recommandations de la Coper pour le second round prévu au 19 avril</strong>

La Coper a adressé de fortes recommandations au gouvernement de la République du Mali pour une amélioration positive du taux de participation au second tour des législatives. Pour lui, la peur du Covid-19 ayant contribué à la démobilisation des électeurs, il sied d’agir instantanément afin de relayer les informations publiques diffusées par les autorités de la santé publique et encourager la participation au 2<sup>ème</sup> tour.

Tout en félicitant le gouvernement pour les efforts consentis dans le but de rendre à l’Assemblée nationale sa légitimité, la Coper condamne les enlèvements de candidats et leurs compagnons. Elle exhorte le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita à s’investir pour la libération du chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé et de tous les otages sans délai. Elle exhorte aussi le gouvernement à travers les spécialistes de la santé publique à communiquer davantage sur les moyens de voter sans mettre en danger la vie des citoyens dans ce contexte de Coronavirus.

A noter que Mamadou Fadiala Kéita était présent à côté du porte-parole de la Coper pour faire une brève historique de la création de la Coalition.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Elections législatives  en commune V et VI : Vers un taux de participation catastrophique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/elections-legislatives-en-commune-v-et-vi-vers-un-taux-de-participation-catastrophique-2865331.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 01:32:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les populations des communes V et VI semblent toujours n’être pas intéressées par le scrutin vu l’affluence qui n’était pas au rendez-vous. C’est du moins le constat, ce dimanche 29 mars 2020 dans certains centres de vote des dites communes  par notre équipe de reportage. Ce désamour  pour les urnes se justifie selon  certains citoyens par la psychose du Coronavirus. </em></strong>

Les présidents, les assesseurs, les délégués des partis politiques en compétition étaient visibles dans les différents bureaux de vote. Des éclaireurs de la Délégation générale aux élections (DGE) étaient aussi présents dans la cour du centre de vote afin de guider les électeurs. Selon les  coordinateurs de certains  centres, tout se déroule bien  malgré la non disponibilité des kits sanitaires dans certains centres. Selon eux, les assesseurs absents ont été remplacés.

<strong>Daoudabougou et Kalaban-Coura, le désamour pour les urnes</strong>

A notre passage aux environs de 8heures au centre de vote  de l’Ecole fondamentale de Daoudabougou, l’atmosphère était morose. Conformément à la loi électorale, les bureaux de vote de  ce centre ont ouvert leurs portes à 8 heures.

Sadou Haïdara, coordinateur dudit centre, confie que tous les présidents de bureaux de vote  ont répondu présent à l’appel. Ce centre compte 19 bureaux et le nombre inscrit  sur la liste varie entre 400 et 500,  selon les bureaux de vote.  Toutefois, il a déploré le manque d’intérêt des électeurs malgré la disponibilité des matériels  électoraux.

Pour les centres  de Kalaban-Coura public (75 bureaux), la situation est la même.

Il est utile de souligner que les  électeurs cherchaient désespérément leurs bureaux de vote.

Tout se passait sous la vigilance d’un important dispositif sécuritaire.

<strong>Manque d’engouement à Badalabougou et au Quartier-Mali      </strong>

Il est 10h, la devanture de l’Ecole fondamentale  Mamadou Goundo Simaga de Badalabougou grouille de monde avec des Sotrama pour transporter des électeurs.  Le constat   est amer. Il s’agit de la faible affluence des électeurs et la difficulté à retrouver les bureaux de vote. Dans l’ensemble, le processus se déroule dans le calme malgré quelques insuffisances d’ordre organisationnel.

Contacté par nos soins, un agent de la Ceni, dans ce centre, a confié que tout se passe dans les règles de l’art, malgré  la faible participation des électeurs. Il reste très dubitatif sur le taux de participation de cette élection.

Le constat est général, partout où se sont déroulées les élections. Les électeurs se font désirer. Les quelques rares qui ont fait le déplacement déambulent entre les bureaux de vote à la recherche de leurs noms ou ceux des proches.

<strong>Mobilisation morose en commune VI</strong>

En commune VI du district de Bamako, il y avait 23 listes  pour la conquête des trois sièges de député  à l’Assemblée nationale. La première impression qui se dégage est que ce scrutin s’est déroulé dans le calme à part quelques difficultés techniques qui ont été enregistrées dans certains centres. Les électeurs de la commune VI ont boudé les urnes.

Comme à l’accoutumée, la plupart des bureaux ont été ouverts à 8 heures.  Au centre de Faladié IJA, avec 22 bureaux, le scrutin a timidement démarré, les électeurs se faisant désirer.  Une heure après l’ouverture des bureaux, le bureau N°6 n’avait enregistré que 7 votants. Même si tout était fin prêt pour le bon déroulement du scrutin dans la plupart des centres en termes d’organisation technique et matérielle, certaines difficultés d’ordre matériel ont été enregistrées au centre de Faladiè IJA. Le coordinateur de ce centre, Chiaka Diabaté, dira qu’il s’agit du manque de cachet et d’encreur et la liste d’émargement au niveau de certains bureaux.

Au centre de Faladié progrès avec 22 bureaux, également considéré comme l’un des plus grands lieux de vote de la Commune VI, la participation demeure relativement faible. Le coordinateur de ce centre constate que malgré un léger retard, les électeurs viennent à compte goutte. De même qu’à Magnambougou, Faladiè-Socoro, et bien d’autres centres de vote de la commune notamment, Niamakoro et le centre de Socorodji, les électeurs ne se sont pas bousculés devant les bureaux de vote.

Au centre du groupe scolaire de Sogoniko II, l'affluence était également faible. Le coordinateur du centre  garde l’espoir. Il estime que les électeurs viendront à la dernière minute. Selon lui, pour cette élection, la participation prendra un coup à cause de la pandémie de Coronavirus.

<strong>Nouhoum DICKO </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Législatives/insécurité/coronavirus : Le gouvernement sur trois fronts</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-insecurite-coronavirus-le-gouvernement-sur-trois-fronts-2865325.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 01:26:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita et son gouvernement ont du pain sur la planche. Ils sont pris dans le feu d’une alliance diabolique des législatives, l’insécurité et le Covid-19. Tandis qu’ils envisagent un bon ménage du trio, les Maliens sont partagés entre le pour et le contre. La situation devient du fil à retordre pour l’instance dirigeante du Mali.</strong>

Les défis n’ont pas fait de cadeau au régime du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. Et pour cause, l’insécurité au nord n’a pas connu de répit depuis le coup d’Etat de 2012. Au cas du septentrion malien s’est ajouté celui du centre où les FAMa, leurs alliés et les populations civiles tombent sous les balles des terroristes.

Il n’est caché de personne que deux candidats aux législatives ont fait l’objet de rapt. Il s’agit de Mohamed Ag Ahmed alias Mohamed Dofana, maire de la commune de Soumpi et candidat sur la liste RPM aux législatives en cours à Niafunké. Il a été enlevé le 17 mars puis libéré quelques jours après. Dans la même circonscription électorale, le chef de file de l’opposition non moins Président de l’Union pour la république et la démocratie (URD), Soumaïla Cissé, est porté disparu depuis le mercredi 26 mars dans le cadre de sa campagne entre Saraféré et Koumaïra.

Dans le besoin de changer le visage de l’Assemblée nationale, la tenue des législatives est devenue une obligation pour le gouvernement qui a décidé de les maintenir même si le coronavirus entre dans le pays.  Dans la mesure où le dialogue national inclusif (DNI) en fait la vedette des recommandations, le Chef suprême des Armées, IBK, s’est engagé devant l’Eternel et le peuple malien à les appliquer à la lettre.

Pendant que les candidats sont en train de faire la cour au bétail électoral, le coronavirus s’y est greffé et continue de répandre la terreur partout dans le monde. Ce qui faisait la particularité du Mali, c’est que cette maladie n’y avait pas encore fait son introduction.  Maintenant, la Mali enregistre 18 cas du Coronavirus. Malgré ce constat amer, les hautes autorités maliennes ont tenu à ce que l’élection des députés se tienne à bonne date.  Malgré aussi les critiques de beaucoup de Maliens via les réseaux sociaux, le 1<sup>er</sup> tour des législatives a eu lieu ce dimanche 29 mars 2020.

Bien avant ce 1<sup>er</sup> tour, une campagne de découragement se tenait sur les réseaux sociaux. Pour beaucoup de Maliens qui s’expriment sur la toile, le Président de la République et son gouvernement tiennent plus à l’élection qu’à la vie des citoyens. Donc, voulant le triomphe du faible taux de participation, ils appellent les Maliens à rester chez eux le jour de l’élection pour éviter le Coronavirus.

Ces rebelles contre l’élection avancent comme raison la difficulté pour les  électeurs et agents du vote de respecter les mesures barrières. Surtout la même encre sert au vote de plusieurs personnes.

Le Covid-19 a marqué ses premiers pas déjà. Cela n’a pas pesé lourd dans la balance du gouvernement pour décider du report des législatives que beaucoup de Maliens appellent de leurs vœux y compris Moussa Mara, un candidat sur la liste Yelema. Il s’agit pour le moment d’attendre pour voir si dans l’entre-deux-tours, le Coronavirus commence à galoper dans le Mali (On ne le souhaite pas), ce que les gouvernants prendront comme décision. Sachant bien que la Métropole qui a démocratisé le Mali a reporté le 2<sup>ème</sup> tour des municipales pour épargner la population de la tragédie.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Législatives et coronavirus : Le geste « discriminatoire» de la première dame</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-et-coronavirus-le-geste-discriminatoire-de-la-premiere-dame-2865319.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 01:10:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au passage de notre équipe de reportage dans différents centres de vote de Sébénikoro, dans la matinée du dimanche, les bureaux de vote attendaient désespérément électeurs. Ici, un agent électoral a dénoncé le comportement de Keïta Aminata Maïga, qu’il a trouvé discriminatoire.</em></strong>

9h20mn. Notre équipe de reportage arrive au centre de vote du second cycle de Sébénikoro, près du centre d’état civil. Ici, il y a au total 21434 inscrits. Dispositif sécuritaire et kits sanitaires sont en place. Et les agents de sécurité qui y sont déployés sont stricts sur le respect des mesures-barrières dans un contexte de Covid-19. Dans la  cour, quelques potentiels électeurs errent, qui pour localiser son bureau de vote, qui pour récupérer sa carte d’électeur. Mais, Zoumana Diarra, délégué Ceni que nous avons rencontré devant le bureau de vote n°18, se dit optimiste quant à la mobilisation des électeurs. <em>« Au début, il n’y avait pas assez d’affluence. Mais à présent, nous ne sentons pas l’effet du Covid-19, du moins dans le bureau n°18 »</em>, confie notre interlocuteur. Seul bémol pour lui : les cartes d’électeur n’ont retirées avant le jour du vote ne sont pas présentes dans les bureaux. Le son de cloche est totalement différent chez  Kouloumbali dit Mamadou Camara, cet autre délégué Ceni qui trouve que l’affluence est médiocre. En effet, une heure après le démarrage des opérations de vote, il n’y a que 11 votants dans le bureau n°17.  Selon lui, la tendance peut être renversée à une seule condition : <em>« Que les partis politiques arrivent à convaincre les électeurs comme quoi ils sont moins exposés au Covid-19 dans les centres de vote que dans les marchés et les mosquées »</em>. Soumaïla H. Maïga est le coordinateur adjoint du centre. Selon lui,  aucune difficulté majeure n’a été rencontrée dans le centre du second cycle de Sébénikoro. Il a toutefois déplorée l’insuffisance des fiches de dépouillement.

<strong>Autre centre de vote, mêmes constats</strong>

Quelques minutes sont passées après 10 h quand notre équipe de reportage arrive au centre de l’école AB, côté marché de Sébénikoro. Impressionnant dispositif sécuritaire et kits sanitaires en place. Ici, viennent de voter le chef de l’Etat et son épouse.  Ibrahim Boubacar Keïta et Aminata Maïga ont accompli leur devoir citoyen respectivement dans les bureaux de vote n°14 et 19.

Dans ce centre, 12017 inscrits sont repartis entre 25 bureaux de vote. S’il n’a pas voulu se prononcer sur le niveau de la mobilisation, Ikaliloune Maïga, coordinateur du centre, se dit toutefois conscient d’une chose. C’est que ces élections interviennent dans un contexte particulier : frontières fermées, populations apeurées. Mais, pas de difficulté majeure en termes d’organisation matérielle du vote. Mais, si la distance d’un mètre est respectée dans le bureau n°14 où IBK a voté, la situation est différente dans les autres bureaux,  où les agents électoraux sont souvent au coude-à-coude. C’est d’ailleurs le même constat dans plusieurs bureaux de vote du centre du second cycle de Sébénikoro.

<strong>Le geste de la première dame décrié</strong>

Dans le bureau de vote n°19, un agent électoral, sous le couvert de l’anonymat, a dénoncé le fait que  Keïta Aminata Maïga est arrivée, dit-il, et avec son gel hydro alcoolique et son encre indélébile. <em>«Tous les Maliens devraient utiliser les mêmes kits »</em>, clame notre interlocuteur qui estime que le geste de la première dame est purement « discriminatoire ». Selon lui, la pandémie du coronavirus a indéniablement eu un impact sur la mobilisation populaire. En effet, deux heures après le démarrage des opérations de vote, le bureau n°19 n’avait enregistré que 19 votants.

<strong>BS</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adama Sangaré victime  d’un déni de justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/adama-sangare-victime-dun-deni-de-justice-2865344.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 01:10:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Toutes les tentatives entreprises tant par les avocats du maire  que par ses paires africains  pour obtenir sa libération  sont restées jusqu’à présent  vaines. Même  les leaders d’opinion, la classe  politique et d’autres couches  socioprofessionnelles du pays ont aussi  joué leur partition. Malgré tout,  la justice  malienne est restée sourde à tous ces appels.</strong>

En plus de ces appels,  il faut ajouter  des requêtes en cascade pour arracher Adama Sangaré  des griffes de la justice.  Ainsi, pas moins de cinq requêtes ont en effet été formulées par les avocats du maire du district de Bamako.

Une demande d’annulation des actes du premier juge d’instruction fondé sur la violation du privilège de juridiction lié à sa qualité de maire (article 623 du Code de procédure pénal). La chambre d’accusation  a été saisie  mais a rejeté la demande suivant l’arrêt N° 467 du 2 novembre 2019. Une demande curieuse de la part des hauts magistrats de la chambre d’accusation  si on sait qu’en matière pénale, les règles  en sont  d’interprétation stricte. Ce dossier  est devant la chambre criminelle de la Cour suprême du Mali  en attente d’être jugée pour la mise en état qui  est  terminée depuis plus de deux semaines.

Malgré ce rejet de la chambre d’accusation, il est évident  que  ce <strong>  </strong>privilège de<strong>  </strong>juridiction  devrait être mise en œuvre avant d’entamer  les poursuites devant le juge d’instruction  compétent  qui est forcément désigné  par la chambre criminelle et non par le président  du Tribunal de grande instance  de la commune III. Ceci est autant plus pertinent que la chambre  criminelle  a désigné le Tribunal de <strong> </strong>grande instance  de Koulikoro  et  cette mesure vient d’être confirmée par  la chambre d’accusation de la Cour d’appel  de Bamako.

<strong>Demande de mise en liberté depuis  le 25  et déposée le 28 octobre  au 9<sup>ème</sup> Cabinet d’instruction conformément à l’article 148 du Code de procédure pénale</strong>

Aucune réponse n’a été donnée à cette  requête ; d’où la saisine de la chambre  d’accusation le 5 décembre 2019 en application  de l’article 150 alinéa 3 du code  de procédure pénale. La chambre d’accusation  qui, en application de cette disposition,  devrait statuer dans un délai de 15 jours à  compter de sa saisine, faute de quoi, l’inculpé est mis en liberté d’office. Elle  n’a statué sur  la demande  que 11 jours après,  en violation du texte.

Suite à l’incompétence du juge d’instruction de Koulikoro,  une autre demande   est introduite le 13 décembre 2019 sur le fondement de l’article 151 du code de procédure pénale.

Les deux requêtes  ont été jointes et jugées le 24 décembre 2019. Elles ont été rejetées  et pourvoi est encore formé par saisine de la chambre criminelle de la Cour suprême.

La chambre d’accusation qui devrait examiner la requête  du 5 décembre 2019 dans un délai de 15 jours  faute de quoi l’inculpé  est mis en liberté  ne la fait que 19 jours plus tard.

L’incompétence  soulevée par le juge d’instruction  a créé un vide et aucun juge d’instruction  n’étant  saisi de l’affaire, les dispositions  de l’article 151 alinéa 4  autorisent  l’inculpé à saisir la chambre d’accusation pour sa mise en liberté.

Une dernière requête vient d’être déposée sur le fondement de l’article 151 alinéa 4. Dans cette  requête,  l’inculpé a offert un  cautionnement contre sa mise en liberté et un certificat  médical y est joint, l’inculpé souffrant  de lésion  au niveau du genou et d’hypertension artérielle. Le ministère public dans son  réquisitoire verbal est allé dans ce sens.  La chambre d’accusation  a suivi en ordonnant la mesure contre un cautionnement  de (120.00.000 FCFA) et sûretés (80.000.000FCFA).

<strong>Le dilatoire de la chancellerie et du Parquet général</strong>

On peut aujourd’hui affirmer  sans risque de se tromper que la phase judiciaire du dossier  Adama Sangaré  est désormais  close. Ce n’est pas le pourvoi en cassation  formulé par le Procureur général  près la Cour d’appel  de Bamako qui peut  faire obstacle   à sa mise en liberté. Ce pourvoi  n’a aucun caractère  suspensif  en matière de liberté,  contrairement à l’appel interjeté  par le Procureur  de la République.

En vérité, ce pourvoi n’est qu’un pur dilatoire qui s’inscrit parfaitement  dans la stratégie  adoptée par le Parquet  général  et son ministre depuis le début de cette affaire.

Il est en effet constant que le maire du district de Bamako  est aujourd’hui victime  d’un acharnement  judiciaire  sur  fond de déni de justice.

A  un moment ou un autre, la justice  doit lâcher prise dans cette affaire.

<strong>Birama FALL </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dossier Adama Sangaré : Du dilatoire au déni de justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/dossier-adama-sangare-du-dilatoire-au-deni-de-justice-2865342.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 01:07:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A quoi joue la justice malienne dans le traitement de l’affaire Adama Sangaré, maire du district de Bamako ? La question  vaut son pesant d’or si on sait que dans le droit pénal malien la liberté  est le principe  et la détention l’exception. </strong>

C’est sur la base de ce principe  universellement reconnu que les responsables  de la société  Energie du Mali,  à savoir le directeur général, Sékou Alpha Guittèye, et la responsable  des hydrocarbures, la dame Mafily Koné, ont été mis en liberté provisoire après paiement d’une caution  de 10 millions de FCFA pour la femme d’un responsable  syndical de l’Untm  et l’auteur principal dans ladite affaire, à savoir l’ancien patron de l’EDM,  Sékou Alpha Guittèye, un proche parent du président de la République  Ibrahim Boubacar Keïta. Curieusement, ce dernier contre lequel la démonstration a été  faite  est aujourd’hui en liberté  pour des raisons de santé. Selon nos sources, il aurait  été évacué à l’étranger. Or, une instruction  dans les règles de  l’art  nécessite sa présence qui est pour le moment incertaine.

Le même traitement de faveur  a été gracieusement accordé à la dame Mafily Koné, inculpée dans ladite affaire.

En effet,  après quelques séjours   à la prison pour femmes de Bollé,  elle a été  transférée dans une clinique médicale située sur la rive droite de Bamako, avant d’être mise en liberté provisoire.

Aujourd’hui, sur les quatre personnes inculpées  dans la fameuse affaire dite des hydrocarbures, il ne reste plus  que le maire du district de Bamako, Adama Sangaré  et le patron de la société  immobilière, Ifa-Baco, Mohamed Traoré.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire avion présidentiel et équipements militaires :  Des proches d’IBK devant la Haute cour de justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-des-proches-dibk-devant-la-haute-cour-de-justice-2865339.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 01:02:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Aujourd’hui,  on peut dire sans risque de se tromper  que la lutte contre la corruption a atteint sa vitesse de croisière. En effet, le juge anti-corruption vient de toucher  des  personnes très proches du président de la République dans le dossier portant sur l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires.</strong>

Après avoir fait la promesse aux Maliens de faire toute la lumière sur l’affaire avion présidentiel et l’acquisition de matériels militaires sur le plateau de l’Ortm1 où il était l’invité de la semaine le vendredi 24 janvier 2020, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Me Malick Coulibaly a tenu sa promesse.

Et cela, à travers le Procureur de la République près le tribunal de Grande instance de la commune III chargé du Pôle économique et financier de Bamako. Mamoudou Kassogué, qui, après avoir rassemblé des éléments de preuves, a transmis les résultats de ses enquêtes au Procureur général de la Cour suprême pour saisine de l’Assemblée nationale aux fins de la constitution de la Haute cour de justice pour juger les nommés Soumeylou Boubèye Maïga, Mme Bouaré Fily Sissoko et Moustapha Ben Barka tous ministres au moment des faits. Six autres personnalités de la République, parmi lesquelles des proches d’IBK, sont aussi citées dans cette affaire fumeuse qui avait fortement secoué la République en début du premier mandat du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita.

Il s’agit de Mahamadou Camara, Sidi Mohamed Kagnassy, Amadou Kouma, Nouhoum Kouma, Soumaïla Diaby et Marc Gaffajoli. Ils sont accusés de faux en écriture, usage de faux et complicité de ces faits, de complicité d’atteinte aux biens publics par usage de faux et autres malversations et de complicité de favoritisme. Parmi les accusés, l’ancien Directeur de cabinet du président d’IBK, Mahamadou Camara est le seul maintenu dans les liens du mandat de dépôt depuis le vendredi 27 mars 2020.

Dans un communiqué en date du 27 mars 2020, le Procureur anti-corruption, Mamoudou Kassogué, informe que cette mise en accusation a été facilité par des investigations menées par la Brigade économique et financière du pôle économique et financier de Bamako qui, selon lui, à permis de conforter les graves manquements à l’orthodoxie financière et comptable, relevés par le Bureau du vérificateur général avec des faits de détournements de deniers publics sur fond d’opérations frauduleuses pour un montant de 9 350 120 750 F CFA et de surfacturation pour faux et usage de faux pour un montant de 29 311 069 068 F CFA. Avec ce rebondissement dans l’affaire de l’avion présidentiel qui vise les gros poissons de la République, la lutte contre la corruption entamée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme rentre définitivement dans une nouvelle phase.

Cette procédure judiciaire contre des anciens ministres est conforme aux exigences constitutionnelles

Ainsi, l’article 95 de la Constitution  du 25 février 1992 stipule que  «La Haute cour de justice est compétente pour juger le Président de la République et les ministres mis en accusation devant elle par l’Assemblée nationale pour haute trahison ou à raison des faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’État (…) ».  Cette 6<sup>ème</sup> institution  mise en fonction depuis en mars 2014, est composée des députés.

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Scrutin du 29 mars/commune du Mandé : Violation flagrante des mesures préventives contre le Covid&#45;19</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/scrutin-du-29-mars-commune-du-mande-violation-flagrante-des-mesures-preventives-contre-le-covid-19-2865337.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 00:57:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour le 1<sup>er</sup> tour de ces élections législatives tenues dans une circonstance particulière, les mesures préventives contre la pandémie du Coronavirus se trouvent foulées au pied dans la circonscription électorale du Mandé. Négligence ou manque de moyens des autorités en charge des élections et de la santé des Maliens? C’est là la question.</strong>

Dans la commune rurale du Mandé, les électeurs sont dangereusement exposés au risque de Covid-19 qui rode déjà autour des populations. A l’instar de tous les pays touchés par cette maladie, le Mali a pris des mesures pour réduire les risques de propagation dans le pays. En témoigne le discours à la nation du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita.

C’est dans un contexte de grand risque que ces élections se tiennent au Mali. Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation avait informé toute l’étendue du territoire nationale que les matériels d’hygiène contre le Coronavirus seront envoyés dans tous les centres de vote. Sur le terrain, ces informations ne se sont pas révélées vraies. Dans les centres que nous avons sillonnés, aucune barrique, aucun savon, encore moins le thermo flash et les gants n’étaient visibles.

Huit heures 00. Au centre de l’école publique de Ouenzzindougou, les quatre bureaux ouvraient leurs portes. Le constat est qu’aucun électeur ne s’était présenté. Les présidents de bureaux, les  assesseurs, le délégué de Ceni et l’observateur de l’Ajcad étaient sur place. Les devantures des bureaux étaient désertes. C’est au environ de huit heures trente minutes qu’un organisateur de l’élection dans la commune, Sidi Samaké, à moto jakarta, a commencé à distribuer les gels dans les bureaux. De son point de vue, ils n’ont reçu que le gel.

C’est à cette heure qu’on est arrivé au centre communautaire de Ouenzzindougou où il y avait quatre bureaux de vote. Là aussi, c’était le même son de cloche. Sauf le gel, aucune autre disposition n’avait été prise pour protéger les électeurs contre le Covid-19. Dans ces deux centres de Ouenzzindougou, les assesseurs n’ont pas respecté la distance d’un mètre entre eux.

A neuf heures trente minutes, la distance d’un mètre a été plus ou moins respectée dans les 19 bureaux de vote que compte la centre de Kanadjiguila. Le même piétinement des mesures d’hygiène crevait les yeux. Là aussi l’affluence se caractérisait par la morosité.

A 10 heures, à Samaya, l’affluence était au point mort. Les électeurs ne sortaient pas comme s’ils boudaient cette élection. Aux dires de l’agent de sécurité, au bureau 4, le 3<sup>ème</sup> électeur venait de voter. Il était 10 heures passées. Si dans les autres centres il y avait le gel, au centre de Samaya, il a brillé par son absence. Donc, c’est l’un des centres les plus exposés au Coronavirus.

Un peu plus loin de Samaya, le centre de Kababougou a souffert de l’absence des mêmes mesures préventives. En outre, les agents de sécurité étaient absents, à en croire la déléguée de Ceni, Kadiatou Sangaré.

Les électeurs doivent se munir de leurs propres mesures de protection pour garantir leur propre santé. Sinon les dispositions qui ont fait l’objet de communiqué du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation n’ont pas été considérées par la suite. Ce qui risque d’ouvrir la porte à l’infection d’un nombre considérable de personnes.

La tenue de ces élections dans le contexte de Covid-19 doit nécessiter l’implication du ministère de la Santé et des Affaires sociales pour le strict respect des mesures comme le couvre-feu demande la participation effective des FAMas.

<strong>Bazoumana KANE </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives/ communes I et II :  L’affluence  morose</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-communes-i-et-ii-laffluence-morose-2865246.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 00:53:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il n’y avait aucune affluence lors de notre passage  au niveau de certains Centres de vote des Commune I et II de Bamako, le dimanche 29 mars 2020, à l’occasion du premier tour des élections législatives. </em></strong>

Le président du centre de vote de l’école Nelson Mandéla en commune II de Bamako n’était pas sur place au moment de notre passage entre 9h00 et 9h30, mais les bureaux de vote étaient ouverts en présence des assesseurs et délégués de Ceni et de parti politique. A l’entrée et à l’intérieur dudit centre, les forces de l’ordre étaient présentes et le soleil clément. Mais les gens ne se bousculaient pas  devant les bureaux de vote comme d’habitude. Le spectre de la pandémie mondiale de coronavirus serait à la base selon plusieurs personnes. Selon Adoul Karim Keita, il est<em> venu pour constater le déroulement des législatives en commune II. « Je vois que ça va très bien parce qu’il n’y a pas de dérapage, même s’il n’y a pas assez d’affluence. Il y a de l’accalmie. Je pense que les gens vont sortir petit à petit. Notre principal adversaire sera le taux de participation à cause de cette pandémie de Covid-19. Je pense que les gens viendront s’exprimer dans les urnes. Les mesures sanitaires sont respectées</em>.»

Par ailleurs, nous avons constaté la présence de certaines affiches de sensibilisation sur le covid-19, mais il n’y avait pas d’appareil de prise de température à la grande porte d’entrée en dépit de la présence du virus de covid-19 au Mali.

<strong>Le dysfonctionnement au centre de Banconi en Commune I</strong>

Il était 9h50 à l’école primaire de Banconi Plateau, un centre de vote de Flabougou en commune I de Bamako. En ce moment la majorité des bureaux de vote était fonctionnelle, mais 4 bureaux de vote n’étaient pas encore opérationnels, même si les travaux d’installation des 4 bureaux étaient en cours. Un témoin a affirmé que plusieurs électeurs de ces quatre bureaux en questions étaient rentrés à la maison après avoir fait le constat.

Il y a un peu plus d’affluence à ce niveau par rapport au Centre de vote de l’école Nelson Mandéla de la commune II. Au total, il y a 28 bureaux au Centre de Flabougou.  « <em>Nous avons commencé avec 16 bureaux. Ils sont en train de monter des tentes. Ces bureaux vont démarrer avec une heure de retard. Les autres matériels de vote sont sur place et le vote a déjà commencé dans les autres bureaux. Les mesures de prévention contre le Covid-19 sont appliquées. Je suis optimiste</em>», a-t-il affirmé.

Aly Karembé, premier vice-président du Rassemblement des jeunes patriotes du Mali a accompli son devoir civique malgré la présence de la maladie de Covid-19. « <em>Nous allons voter en dépit du risque du Coronavirus. Nous allons faire notre devoir pour changer les députés qui lèvent les deux bras sans réfléchir sur les projets de loi. Si les gens sont conscients de cette situation, ils vont sortir pour faire le changement malgré le Covid-19 </em>», a déclaré monsieur Karembé. A noter que trois sièges à l’Assemblée nationale sont en jeu en commune II  et deux en commune I.

<strong> Yacouba TANGARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Menace de la coronavirus : Le gouvernement avoue son impuissance et en appelle à la responsabilité citoyenne des Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/menace-de-la-coronavirus-le-gouvernement-avoue-son-impuissance-et-en-appelle-a-la-responsabilite-citoyenne-des-maliens-2864657.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 15:30:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les autorités ont beau avoir la volonté, les moyens restent très limités pour faire face à la pandémie. C’est du moins ce qu’on retient essentiellement de la conférence de presse animée, ce jeudi, par le Premier ministre et quelques membres de son gouvernement.</em></strong>

« Nous sommes en train de nous préparer au pire », a déclaré, jeudi 19 mars, le Premier ministre Boubou Cissé. Il s’exprimait ainsi sur les mesures prises par les autorités maliennes dans le cadre de la prévention du Coronavirus. Dans les locaux de la Primature,  c’est un chef du gouvernement conscient de la vulnérabilité de son pays qui s’est adressé à la presse.  Ce, d’autant plus que tous les pays limitrophes du Mali sont touchés par la pandémie. S’il s’est félicité du travail fait en amont pour que le Mali soit jusque-là exempt du virus, le Premier ministre Cissé avoue toutefois que le système de santé malien sera vite saturé si le Coronavirus entrait dans le pays. D’où la nécessité de mettre l’accent sur la prévention. <em>« Nous faisons ce que nous pouvons, mais le gouvernement n’a pas les moyens pour contrôler les 18 millions de Maliens. Il faut la responsabilité citoyenne de chaque Malien pour que les mesures prises soient suivies d’effet »</em>, a confessé Dr Boubou Cissé. A l’en croire, pour la prise en charge d’éventuels cas, Bamako a une capacité d’une vingtaine de lits d’hospitalisation, qui pourrait être étendue à une centaine, et même au-delà. Aussi dans le cadre de la prévention, a-t-il annoncé la création d’une brigade de vigilance et de sensibilisation au niveau des marchés et des gares routières.

<strong>« La vie de la nation doit continuer »</strong>

Si le conseil de défense a édicté des mesures de prévention, dont l’interdiction des rassemblements au-delà de cinquante personnes, le chef du gouvernement a indiqué que le scrutin du 29 mars reste maintenu, qu’il y ait de cas avéré de Coronavirus ou non. Aussi, a-t-il jugé nécessaire de ne pas fermer les marchés qui restent pourtant des espaces de forte contagion. <em>«Nous sommes face à une situation difficile, mais la vie de la nation doit continuer. Nous ne pouvons pas interdire que les marchés se tiennent. Mais, les comportements des uns et des autres doivent répondre aux recommandations faites par les experts »</em>, a-t-il rassuré. Et le Premier ministre Boubou Cissé, non moins ministre de l’Economie et des Finances, d’ajouter que la crise est à la fois sanitaire, financière et économique. Elle va donc inévitablement, dit-il, entrainer une baisse des recettes à laquelle il faut faire face dans les jours à venir. Pire, il faut se préparer aux mesures compensatoires qui seront mises en place.

« L’Afrique sera frappée », s’est alarmé Michel Hamala Sidibé, ministre de la Santé et des Affaires sociales, présent à la conférence de presse. Lui qui a insisté sur la faiblesse du dispositif sanitaire du Mali pour contrecarrer à ce virus « extrêmement contagieux ». Pour y faire face, conseille-t-il, il faut le leadership ; la mobilisation sociale ; la science et les équipements. Or, si le Mali dispose des ressources humaines de qualité, il reste que les équipements sont absents. «Nous  n’avons pas assez de respirateurs, d’extracteurs d’oxygène et de gèle», déplore Michel Sidibé.

Il faut souligner que le ministre en charge des Transports et celui de la Communication, Porte-parole du gouvernement ont pris part à ladite conférence de presse.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ségou : L’alliance Fare&#45;Cnid&#45;Prvm&#45;Pdes&#45;PSP&#45;PMK promet</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/segou-lalliance-fare-cnid-prvm-pdes-psp-pmk-promet-2864624.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 15:22:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A en croire les échos de la campagne électorale en provenance de Ségou, le parti de Me Mountaga Tall, le Cnid, appuyé par les Fare, le Prvm-Fasoko, le Pdes, le PSP et le PMK est en train de prendre du galon au fur et à mesure que l’on s’approche de la date du 1<sup>er</sup> tour des élections législatives. </strong>

<strong> </strong>En plus de la personnalité individuelle de ses candidats qui inspirent la confiance des Ségoviens, l’alliance Fare-Cnid-Prvm-Fasoko-Pdes-PSP-PMK est composée de formations politiques bien enracinées à Ségou.

Selon le candidat du Prvm-Fasoko, Tahirou Tangara, les perspectives de la campagne électorale sont très bonnes et promettent une victoire de leur alliance dès le premier tour. « <em>Notre alliance va faire le takokelen à Ségou. Nous n’avons aucun doute là-dessus. Nous avons occupé toutes les circonscriptions du cercle de Ségou</em> », dit avec confiance Tahirou Tangara.

En effet, si cette liste passe, les populations de Ségou ont la garantie que leurs préoccupations seront remontées au sommet de l’Etat et à qui de droit durant les cinq prochaines années. Et cela au regard de la qualité de ses membres.

L’alliance Fare-Cnid-Prvm-Fasoko-Pdes-PSP-PMK, encore appelée l’alliance de la surprise ou du changement, se caractérise d’abord par l’esprit jeune de ses membres. Elle est un symbole de la volonté désormais affichée par la jeunesse de Ségou de prendre son destin en main.

Mais ce n’est pas tout. L’alliance Fare-Cnid-Prvm-Fasoko-Pdes-PSP-PMK se distingue aussi par la capacité intellectuelle de ses membres. Comme pour dire que l’Assemblée nationale du Mali doit cesser d’être une caisse de résonance dès le 29 mars 2020, avec l’arrivée massive des intellectuels jeunes pour contrôler efficacement les actions du pouvoir exécutif.

<strong>N.D</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mairie de la commune du Mandé : Le bicéphalisme coûte cher aux enseignants</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mairie-de-la-commune-du-mande-le-bicephalisme-coute-cher-aux-enseignants-2864659.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 15:20:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Du fait de la situation boueuse dans la mairie de la commune du Mandé, les enseignants payent les frais. Et cela, sans être les auteurs de l’inimaginable imbroglio politique qui s’y est déjà enraciné.</em></strong>

Les enseignants en commune du Mandé sont devenus les dindons d’une farce qu’ils n’ont pas inventée. Depuis l’installation de la nouvelle autorité intérimaire contestée, des soulèvements contre elle ne connaissent pas de répit. En témoignent la déclaration des 25 chefs de village, les commentaires sur les réseaux sociaux et les marches de protestation.

Le hic est que les enseignants de la commune du Mandé se trouvent confrontés au sérieux problème de salaire. Le bras de fer entre les enseignants et l’Etat est un secret de polichinelle dans ce pays depuis l’année dernière. Le Premier ministre, non moins ministre des l’Economie et des Finances a ordonné de prélever les jours non travaillés sur les salaires des enseignants.  Les enseignants ont le droit d’aller en grève et l’Etat est aussi dans son rôle de faire le prélèvement.

De sources bien introduites, le reste du salaire sur lequel les enseignants comptent est devenu inaccessible pour les enseignants de la commune du Mandé. L’argent n’arrive pas à tomber dans leurs comptes bancaires à cause du bicéphalisme sordide à la mairie. La signature de l’état des enseignants revient au maire de la commune comme l’exige la décentralisation.

Pour le cas particulier de cette zone, on parlera du Président de l’autorité intérimaire, car les élections municipales de 2016 ont été annulées. Au Mandé, il y a deux camps : Nouhoum Kélépily et ses acolytes et Mamourou Kéita, alias Mamourouba et ses ouailles. De sources proches du dossier, chaque camp signe les papiers à son niveau.

Aux dernières nouvelles, la signature de Mamourou ne passe pas partout comme lettre à la poste. Et pour cause, quand l’état du  salaire des agents de santé a été signé par Nouhoum Kélépily, aucun problème ne s’est posé. Mais le secrétaire général de la mairie de la commune, Moumouni Fofana, a commis l’erreur de donner l’état du salaire des enseignants à Mamourouba pour signature. La perception de Kalabancoro l’a déclarée nulle et non avenue.

Donc les enseignants sont dans l’attente de leur salaire, pas du fait de blocage par le gouvernement, mais à cause de la signature de Mamourou Kéita que la perception refuse de reconnaître. La situation qui prévaut en commune du Mandé n’est pas favorable à la bonne marche de la décentralisation. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Ba dit Bill s’est-il reposé sur ses lauriers ? C’est du moins la question que l’on se pose.

<strong>Bazoumana KANE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives à Gao :  Panique dans les rangs de l’Adema&#45; Pasj</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-a-gao-panique-dans-les-rangs-de-ladema-pasj-2864655.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 13:53:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La section Adema  de Gao, avec toutes ses composantes, est aux abois  depuis l’ouverture de la campagne électorale, le 8 mars dernier. Les candidats  et les responsables du parti sont tous affolés, voire paniqués. </strong>

Cette situation se traduit par l’incapacité de la section  et de son candidat,  Assarid Ag Imbarcawane, de mobiliser  les électeurs pour les besoins de la cause.

Pour preuve, le candidat  et son équipe de campagne  profitent de l’appartenance de l’Adema à la majorité présidentielle  pour tromper les électeurs de la cité des Askia. L’ancien député de Gao ne sait plus sur quel pied danser. D’où des messages de propagande. Le nom du président de la République est devenu la clé magique pour eux.   Dans le QG de campagne de l’Adema, on utilise le président de la République  en indiquant qu’Assarid Ag Imbarcawane est le candidat d’IBK  pour être le futur président de l'Assemblée nationale.  Les responsables de la section Adema de Gao doivent comprendre  que l’actuel locataire de Koulouba n’est pas un homme  à soutenir une candidature.  Si c’était le cas, il apporterait son soutien  aux candidats du RPM. Il s’agit  du président sortant de l’Assemblée nationale, Issac, Abdramane Niang, Baber Gano  et Karim Keïta.

Pourquoi  sont-ils sortis de leur attitude en apparence sereine, parfois arrogante et pourquoi semblent-ils avoir perdu leur confiance en eux-mêmes  à deux semaines de la tenue du scrutin?

Nommé conseiller spécial  à la primature après 21 ans à l’Assemblée nationale,  Assarid Ag Imbarcawane veut refaire surface dans le parlement.

Député depuis 1992, date des premières élections pluralistes du Mali, sur une liste Adema, l’homme a connu sa première défaite  électorale en 2013.

Une deuxième défaite  profile à l’horizon  pour le spécialiste des questions ACP/UE, Touareg républicain.

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Législatives/Commune V :  Moussa Timbiné face à l’adversité  du maire et de Tréta</title>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 13:50:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que  les autres listes, en l’occurrence l’alliance  Adema-URD - ADP-Maliba, travaillent en synergie et dans la grande sérénité pour convaincre le maximum d’électeurs à voter en leur faveur le 29 mars 2020, la liste RPM-APR  est occupée  par autre chose que la campagne. Elle cherche en vain à déjouer les coups bas qui proviennent en son sein. Son ennemi est dans la famille RPM et n’a que l’ancien militant de l’AEEM, Moussa Timbiné, dans son viseur. </strong>

Cette adversité  politique a comme acteurs le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné,  et le maire de la commune V, Amadou Ouattara.  A cela, s’ajoute  la guerre de positionnement en sourdine entre le président du RPM  et Moussa Timbiné.

Toutefois, le paradoxe est que le maire, à travers le RPM, doit sa survie à l’engagement et à la popularité de Moussa Timbiné.  Alors questions : Pourquoi cette adversité  de la part de ses camarades du parti à la veille d’une élection aussi importante que les législatives ?   Moussa Timbiné paie t-il les conséquences de ses ambitions politiques ?  Moussa pourra-t-il résister à la double adversité politique qu’il subit actuellement ? Que reste-t-il encore de ses chances  pour gagner les élections législatives ? La liste est composée de  Moussa Timbiné, secrétaire général de la section RPM de la commune V, Ibrahim Bagayoko, du RPM, 4e adjoint au maire de la commune V et Oumou Coulibaly, 5e adjoint au maire du parti APR.

Sans doute, la course à l’Assemblée nationale s’annonce   rude en commune V du district de Bamako et très compliquer pour la liste RPM-APR pourtant donnée au départ comme gagnante à coup sûr. Cette complexité de la course lui a été imposée par des camarades proches à Moussa Timbiné.

Du coup, l’alliance RPM-APR  doit s’attendre  à la foudre  de guerre non seulement des autres listes  mais également à l’adversité de ses propres camarades  avec en tête de la rébellion le maire de ladite commune, Amadou Ouattara.

<strong>Les raisons du désamour </strong>

Le bras de fer entre le maire de la commune V, non moins secrétaire général sortant de la section RPM de ladite commune, Amadou Ouattara  et Moussa Timbiné, premier vice-président de l’Assemblée nationale  est née suite à la gestion du dossier portant sur l’aménagement du terrain de football de Baco-djicoroni  et la tentative d’imposition de Boucary Tréta comme  candidat en commune V lors des législatives avortées.

Le maire Amadou Ouattara, très mal en point  dans la gestion de ce dossier, accuse Moussa Timbiné d’être  le commanditaire  des manifestations de jeunes contre lui.

Pour rappel, c’est face à l’incohérence du maire que Moussa Timbiné avait décidé en son temps  de veiller sur le dossier.

Les révélations du député sortant de la commune V  traduit à quel point le torchon brûle entre les deux hommes. « <em>Le maire de la commune V a violé la délibération du conseil communal dans sa tentative d’aménagement du terrain de football de Baco-djicoroni. Dans la délibération du conseil municipal, il est mentionné des magasins démontables. Or, dans le contrat de bail signé par Ouattara, il est écrit : construction en matériels durables en étage de 65 magasins. J’ai demandé à Ouattara, en tant que musulman, de jurer s’il n’a pas pris d’argent. Il dit que c’était une question piège. J’ai insisté. Je lui ai demandé s’il pouvait jurer sur le Coran qu’il n’a pas pris d’argent. C’est là qu’il a dit qu’il a reçu un chèque de 5 millions et qu’il a refusé en disant que ce n’était pas un problème d’argent. Mais quand le monsieur a insisté, il les a pris. Il affirme avoir dit à ce dernier que si l’affaire n’est pas réglée, il va retourner l’argent au propriétaire. Je lui ai demandé s’il a versé l’argent dans la caisse de la mairie, c’est ‘’non’’… </em>», avait révélé le premier vice-président de l’Assemblée nationale du Mali, l’honorable Moussa Timbiné lors d’une conférence de presse.

En plus de ce dossier satanique, le malaise politique est né  lors du renouvellement du bureau de la section V  et l’établissement de la liste de candidature du RPM en commune V pour les législatives avortées.

En effet, la crise a atteint sa vitesse de croisière  quand le  maire  a été éjecté de son poste de secrétaire général du RPM en commune V au profit  de Moussa Timbiné.

Avant cette défaite, Moussa Timbiné et son clan avaient des dents contre Amadou Ouattara.

Ce dernier est accusé à tort ou à raison d’être le chef d’orchestre d’une tentative d’imposition de Tréta sur la même liste que Moussa Timbiné lors des législatives avortées.  Ce coup bas déjoué est resté en travers la gorge de Timbiné et de son clan.

Avec le report des élections, le vent a tourné en faveur de Moussa Timbiné. Le stratège de commune V a pu déjouer le plan de déstabilisation orchestré par le maire et certains barons du parti dans la commune.

Le président du parti Boucary Tréta est resté sans point de chute, ni possibilité de se porter candidat dans une circonscription. Un désaveu sanglant pour le président du parti au pouvoir qui en veut aussi à mort le célèbre député Moussa Timbiné.

Après avoir échoué à abattre son adversaire face à face et visage découvert, le  maire opte pour la stratégie de soutenir une autre candidature dont il est le principal initiateur.  Cela dans l’unique dessein de déstabiliser davantage sa propre formation politique.

Et des tractations sont, actuellement, en cours pour démobiliser les acteurs sur qui le 1<sup>er</sup>  vice-président de l’Assemblée nationale peut compter pour ratisser large.

<strong>Les abouts d’une candidature</strong>

Pour les observateurs politiques, l’alliance RPM-APR  dispose  des arguments politiques et sociaux pour contenir les autres listes et surtout déjouer le plan de déstabilisation orchestré par le maire Ouattara.

Déjà, dans la direction de campagne de l’alliance RPM-APR, on n’accorde pas d’importance à ses coups bas. Selon eux, une opération de dénigrement  ne saurait  être un facteur de  démobilisation d’une équipe  soudée et déterminée  prête à affronter tous ceux qui se mettront sur leur chemin à l’occasion de ces législatives.

En plus de son engagement politique  Moussa Timbiné bénéficie d’une très grande popularité au sein de la jeunesse et auprès des femmes de la commune V. Cette popularité sera surtout renforcée par la nature et la qualité des adversaires de Moussa Timbiné. Il s’agit de l’alliance contrenature constituée de l’Adema, de l’URD et de l’ADP-Maliba.

Mieux, sur le plan social, Moussa Timbiné n’est jamais resté en marge des problèmes auxquels les populations de sa commune ont été confrontées. Sans tenir compte des actions humanitaires qu’il a menées en faveur des couches démunies de la commune.

<strong>ND</strong>

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<title>Duel  à distance entre Moussa Mara&#45;Assetou Sangaré :  La bataille de la commune IV aura lieu</title>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 13:30:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une véritable bataille électorale se trouve annoncée en commune IV entre le candidat de Yelema, Moussa Mara et Assétou Sangaré sur la liste  PRD-MPC aux législatives du 29 mars. Ils ont respectivement comme colistiers Hassane Sidibé et Mamadou Abdoulaye Doumbia du Mouvement pour le changement (MPC).</strong>

Les législatives du 29 mars promettent d’être serrées en commune IV du district de Bamako. Et pour cause, si le candidat de Yelema en commune IV, Moussa Mara et la colistière de Mamadou Abdoulaye Doumbia du MPC, Assétou Sangaré soufflaient dans la même trompette à l’occasion des échéances électorales précédentes, il ya comme un air de défiance à distance entre les amis d’hier.

Entre l’ancien Premier ministre, Moussa Mara et la coéquipière de Mamadou Abdoulaye Doumbia, le courant ne passe plus comme avant. Un profond fossé s’est creusé entre eux, en témoigne leur appartenance à différentes formations politiques pour se faire une place à Bagadadji.

<strong>Ce qu’il faut savoir de Moussa Mara et Assétou Sangaré</strong>

Faut-il le rappeler,  Moussa Mara, porte-étendard de Yelema en commune IV est un ancien maire de ladite commune et ex-ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la ville dans le gouvernement de Tam Tam Ly auquel il a succédé comme Premier ministre de la République du Mali.

Avant sa démission de la Primature, il a effectué un voyage à Kidal. Cette initiative a été différemment commentée à travers le pays. Pendant que les uns lui donnaient raison, les autres l’accusaient d’être à l’origine du drame qui en est résulté. Il y en a qui sont allés jusqu'à utiliser le mot « <em>entêtement</em> » pour montrer à quel degré ils désapprouvaient ce voyage sur l’Adrar des Ifogas. Aussi la justification de l’achat de l’avion présidentiel face aux députés à l’Assemblée nationale a laissé beaucoup de Maliens perplexes. Des faits qui ont concouru à la perte de la popularité dont il jouissait non seulement en commune IV, mais aussi jusque dans les zones reculées du Mali. Cette aura politique s’est évaporée depuis longtemps avec l’espoir de toute une génération.

Pour ceux qui ne la connaissent pas, Assétou Sangaré était la secrétaire générale de Yelema en commune IV du district de Bamako. Aux législatives de 2013, elle a été finaliste avec le soutien de la base quand le Président Mara   lui a refusé son soutien, comme elle a laissé entendre. Le refus de l’expert - comptable de soutenir sa candidature aux législatives 2013 constitue la pomme de discorde qui les a mis dos à dos. Ce qui fait aujourd’hui que chacun cherche à siéger à l’hémicycle par ses propres moyens et astuces. Ce qui est sûr, c’est que la bataille qui aura lieu ne sera pas facile.

L’avantage d’Assétou est qu’elle est restée au contact des électeurs au moment où Moussa Mara était aux affaires. Elle peut compter sur une victoire avec le soutien de sa base comme elle l’a fait pour Ensemble pour le Mali (EPM) à l’occasion de l’élection du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita pour son second et dernier mandat.

C’est dire que la lutte sera extrêmement serrée. Elle laisse entrevoir un deuxième tour qui permettra à d’autres partis de les départager.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hamady Sangaré, candidat en commune IV : «La population a demandé que je vienne aux affaires…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/hamady-sangare-candidat-en-commune-iv-la-population-a-demande-que-je-vienne-aux-affaires-2864644.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 12:09:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Connu surtout dans le milieu associatif en sa qualité de président de l’Association jeunesse et alternance (AJA), Hamady Sangaré est le porte-étendard de l’UDD en commune IV du district de Bamako, en alliance avec le Pasda.  Dans un entretien qu’il a accordé à Le Prétoire,  ‘’Zé’’, ainsi l’appellent les intimes, parle des raisons de sa candidature, les chances de sa liste et lance un appel à la population. Lisez plutôt !</em></strong>

<strong><em> </em></strong><strong>Le Prétoire : <em>Qu’est-ce qui motive votre candidature dans le cadre de ces législatives ? </em></strong>

<strong>Hamady Sangaré :</strong> J’ai participé à beaucoup d’activités d’épanouissement de ma commune depuis belle lurette. C’est donc la population qui a demandé que je vienne aux affaires au regard de tout ce que j’ai fait pour cette commune, sans prétention et sans vanité. Ce ne sont pas des activités que j’ai menées dans un but électoraliste. La population s’est certainement dit que ce monsieur peut nous amener tout qu’il faut pour améliorer les conditions de vie dans la commune, lutter contre la précarité, notamment en termes de scolarisation des enfants et d’autonomisation  des femmes. Voilà des secteurs sur lesquels je voudrais m’appesantir.

<em><strong>Quelle chance pour une liste UDD-Pasda face à des partis traditionnels en commune IV, tels que Yèlèma, le RPM… ?</strong></em>

Ces élections se jouent sur la société civile. Les partis, avec tout le respect que leur doit, sont des structures qui sont là pour les campagnes électorales.  Après, ils ferment boutique. Je suis une association qui est restée constamment avec les populations, comme bon nombre d’associations. Même s’il est par ailleurs vrai que je suis de l’UDD. Mais, une chose est sûre, c’est que ce n’est pas les titres ronflants qui comptent. C’est nous qui avons bâti ces partis-là. Ils ne tirent pas leurs militants de la planète Mars. Ce sont les populations de la commune IV qui, aujourd’hui, ont compris que c’est un vote de proximité. Il s’agit donc de choisir qui peut faire l’affaire.  Ce n’est pas une question de coloration politique.

<em><strong>Si vous devriez vous adresser aux populations de la commune IV aujourd’hui, que leur diriez-vous ?</strong></em>

Je leur dirais de sortir massivement pour aller voter. Mais d’aller d’abord récupérer leurs cartes d’électeur pour se préparer pour le 29 mars, pour que ça soit le <em>‘’takokelen’’</em> (Ndlr, victoire dès le premier tour). La population elle-même dit qu’il est pratiquement impossible de battre Hamady Sangaré en commune IV.

<strong>Propos recueillis par Bakary SOGODOGO</strong>

<strong>Législatives en commune IV : </strong>

<strong>Ces réalisations qui parlent pour Zé</strong>

<strong><em>L’un des candidats les plus populaires en commune IV de Bamako, Hamady Sangaré, ‘’Zé la solution’’, est, depuis longtemps, engagé pour le développement socio-économique de sa commune. Ici, quelques réalisations qui en disent long sur cet engagement jamais démenti.</em></strong>

Don des tonnes de riz et de sucre lors du mois béni de ramadan; formation de 200 femmes en teinture, 200 femmes en couture; accompagnement financier de 500 jeunes dans le processus d’acquisition du permis de conduire; opération viande pour les démunis de la commune lors de chaque ramadan; offre d’une quarantaine de motos aux jeunes de la commune; don des tapis à des mosquées de la commune; aménagement des routes à Djicoroni-para, Sébénikoro, Kalabambougou; dons de plusieurs forages, des lampadaires; organisation de plusieurs éditions de coupe de football. S’y ajoutent des dons de véhicules à plusieurs jeunes de la commune; le parrainage de 32 mariages collectifs dans la commune, entre autres. <em>« Toutes les fois que les populations lui ont demandé quoi que ce soit, il s’est mis à leur disposition. C’est un plaisir pour lui de se rendre utile aux autres…»</em>, reconnait Sékou Keïta, un habitant de la commune.

<strong>BS</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assetou Sangaré, candidate de l’alliance PRD&#45;MPC :  « Nous nous battrons  pour que la Loi soit votée en faveur du peuple »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assetou-sangare-candidate-de-lalliance-prd-mpc-nous-nous-battrons-pour-que-la-loi-soit-votee-en-faveur-du-peuple-2863793.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 17:29:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La candidate du Parti  pour le renouveau et le développement (PRD), Assétou Sangaré, colistière de Mamadou Abdoulaye Doumbia du Mouvement populaire pour le changement (MPC) en commune IV du district de Bamako, livre son projet pour sa commune.</strong>

La porte-étendard du PRD en alliance avec MPC de Mamadou Abdoulaye Doumbia, Assétou Sangaré, se battra pour sa commune au cas où elle accédera à l’hémicycle.

En parlant de son programme pour ces législatives en commune IV, elle a martelé qu’il est basé sur la place du député. Cette place dont la candidate Sangaré parle sera créée pour permettre au député de rencontrer la population au moins deux fois par semaine. <em>« S’il ne travaille pas à lAssemblée, il s’assoit à cette place deux fois par semaine pour écouter les populations et recenser leurs doléances afin de plaider en leur faveur dans l’Assemblée nationale. Nous nous battrons corps et âme pour que la Loi des finances soit votée en faveur du peuple</em> », a affirmé la candidate du PRD qui lance l’appel à tous les membres et sympathisants du PRD et MPC d’aller retirer leurs cartes d’électeur pour sortir massivement et voter l’Alliance de l’espoir, le 29 mars. Et cela, dit-elle, pour donner un nouveau visage à la politique en commune IV.

<strong> Descente en force de l’Alliance PRD-MPC à Djicoroni-para.</strong>

Ce lundi  soir, l’Alliance PRD-MPC a été accueillie en grande pompe à Djicoroni-para Flabougou, dans la famille Diakité du coordinateur des quartiers. Tous les chefs de quartier étaient présents, du Motel jusqu’à Woyowayanko.

Après la présentation des deux candidats, le griot de La chefferie de Djicoroni-para les a remerciés pour leur considération envers les notables.

Dans leur intervention, les conseillers du chef de quartier se sont exprimés sur la gratitude de Assétou qui, depuis  les législatives  passées, participe activement à toutes les activités.   « <em>Assétou est une battante et  une femme exemplaire en commune IV. Elle mérite tout notre soutien et accompagnement ; elle respecte sa parole donnée  et aide les femmes et les couches vulnérables de la commune</em> », ont soutenu les hôtes du jour.

S’agissant de Mahamadou Abdoulaye Doumbia, Ils le considèrent comme  un leader sérieux et respectueux  qui est toujours au service de la communauté. Pour la chefferie de Djicoroni para,  l’Alliance PRD-MPC incarne les critères de bons représentants du peuple à hémicycle.

<strong>BK</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commune du Mandé :  Malourou chassé par les femmes par coups de  spatule</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/commune-du-mande-malourou-chasse-par-les-femmes-par-coups-de-spatule-2863800.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 16:32:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La spatule (mounouna) est connue comme un objet servant à malaxer la sauce dans la marmite, mais ce lundi 9 mars 2020, Sanaba Coulibaly en a révélé une autre utilité devant la mairie de la commune du Mandé. </strong>

A la faveur de la marche de contestation contre l’installation de l’ancien maire de la commune, Mamourou Kéita, la Présidente des femmes de Samaya, Sanaba Coulibaly, en a profité  pour se prononcer sur le rôle que joue la spatule en milieu malinké, s’il s’agit de combattre. Pour le besoin de la cause, des centaines de femmes avec chacune une spatule, ont pris d’assaut la mairie. Et cela, en compagnie des jeunes visiblement furieux contre la nouvelle autorité intérimaire.

Pour l’interlocutrice du jour, si l’arme de guerre des hommes est le fusil, pour les femmes, c’est la spatule. A l’entendre, cet objet est fatal à la virilité des hommes. « <em>Tout homme, quel que soit son rang social, si nous le touchons avec ces spatules, les bijoux familiaux ne fonctionneront plus »</em>, a balancé Sanaba Coulibaly sous l’acclamation des groupes de femmes venues pour déloger Mamourou Kéita. Du point de vue de la descendante de Biton Coulibaly, la population n’entend pas s’arrêter là. Elle a promis qu’une nouvelle marche se fera sur le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, s’ils n’obtiennent pas satisfaction dans un bref délai.

Le feu qui semble éteint couvent encore sous la cendre. En commune du Mandé, ce n’est jamais fini avec les problèmes. Faut-il le rappeler, depuis les élections municipales de 2016 annulées en commune du Mandé, rien ne marche, tout va à reculons. Car un véritable imbroglio politique s’est installé dans la zone. Les politiciens sont dos à dos et la situation fermente progressivement. La maison communale du Mandé est devenue un lieu d’arrangement politique. Ah les dirigeants ! A quand La commune du Mandé ?

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vols de motos à Sebenicoro : Fin de course pour deux larrons</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/vols-de-motos-a-sebenicoro-fin-de-course-pour-deux-larrons-2863795.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 15:34:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour cambriolage de motos, les limiers du commissariat du 9<sup>ème</sup> arrondissement sis à Sébénicoro ont mis la main sur les auteurs entre le lundi 2 et le vendredi 6 mars. Ils ont été présentés aux hommes de médias ce lundi 9 mars, au dit commissariat.</strong>

Les limiers du Commissariat du 9<sup>ème</sup> arrondissement ont attrapé deux voleurs dans leur filet à Sébénicoro. Selon la commissaire principale, Ténimba  Sangaré, ces deux poltrons sont âgés de 20 à 30 ans.

La cheffe du commissariat a fait savoir que le premier larron s’appelle Ibrahima Diallo. Partant, elle ajoutera qu’il est originaire de Guinée Konakry et réside à faladiè. Ce lundi 2 mars, le voleur Diallo a trompé la vigilance des pompistes de la station Shell à Sébénicoro pour prendre la jakarta neuve. Si l’on en croit la commissaire Sangaré, les enquêtes ont été menées grâce aux images de la caméra de la station. D’après les recherches, il s’est trouvé que le voleur est un réparateur de moto à Banantoukoro.

En ce qui concerne le deuxième larron, la patronne du commissariat a expliqué qu’il vient de Djicoroni-para. Ce dernier a cambriolé un apache neuf qu’il conduisait à pied dans la nuit du 5 au 6 mars à Sébénicoro Wèrèda. Au cours de la patrouille à Sébénicoro,  les hommes de Ténimba Sangaré l’ont soupçonné et l’interrogatoire a permis de découvrir que la moto est volée. Et cela, à partir de 3 heures du matin. Le cambrioleur Mamadou Traoré a reconnu l’avoir volée.

L’interlocutrice du jour a informé que ces deux dévaliseurs par instinct sont à la disposition du parquet. Avant de s’adresser à la population pour l’inviter à la vigilance et d’aviser les autorités compétentes de tous cas suspects.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives/Baroueli :  Le label SBM mobilise en faveur de la liste RPM&#45;Adema&#45;Asma</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-baroueli-le-label-sbm-mobilise-en-faveur-de-la-liste-rpm-adema-asma-2863781.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-baroueli-le-label-sbm-mobilise-en-faveur-de-la-liste-rpm-adema-asma-2863781.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/03/SBM-et-sa-délégation-accueillis-à-Somo.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 15:32:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La présence de Soumeylou Boubèye Maïga dans le cercle ce week-end a contribué à galvaniser davantage les populations autour du trio Mamadou Diao (Asma-CFP), Almoustapha Sanogo (Adema) et Aïssata Cissé (RPM). Lesquels candidats  jouissent déjà d’une popularité avérée dans la localité.</em></strong><strong> Retour sur une journée marathon.</strong>

Samedi 14 mars 2020. 9h environs. Soumeylou Boubèye Maïga quitte Bamako pour Barouéli. Ainsi commence une journée marathon pour le président de l’Asma. Objectif du périple : mobiliser les populations en faveur de la liste RPM-Adema-Asma. 10h53. L’ancien Premier ministre et sa délégation atteignent Dioforongo après quelques  minutes de piste à partir de Zambougou. Chez le maire de Sanando, Sassa Koné, où ils sont accueillis, maisons, greniers et arbres arborent les couleurs de l’Asma. De quoi rassurer le «Tigre» qui, après avoir présenté ses condoléances à son hôte du jour suite au décès d’un des siens, a confié à l’élu local et aux populations qui entouraient ce dernier les porte-étendards de l’alliance. En retour, Sassa Koné, très populaire dans sa commune, rassure la délégation de son soutien. SBM et sa suite reviennent alors sur leurs pas, et mettent le cap sur Dougoufé, un chef-lieu de commune.

12h17, ils sont  accueillis à l’entrée du village par une foule en liesse, partagée entre cris de joie et slogans admiratifs. Dans le vestibule du chef de village, les témoignages fusent sur  les actions de développement de SBM dans la commune. D’où la promesse ferme de l’imam, Bouya Traoré: <em>«  Dieu est témoin de tout ce que vous avez fait pour nous bien avant cette période électorale. Dieu sera également témoin ce que nous ferons pour vous le jour des élections »</em>. Ragaillardis par ces propos rassurants, les visiteurs du jour foncent, sous un nuage de poussière, sur Somo, à quelques km de Dougoufé. Dans la cour de l’école fondamentale, la population, sous les sons du « Bari (instrument de musique traditionnel», promettent la victoire à la liste RPM-Adema-Asma.

<strong>Promesse ferme de Tamani</strong>

Après une pause chaleureuse à Kota, village natal de Mamadou Diao, candidat de l’Asma, la délégation qui grossissait au fil de la tournée pose ses valises à Tamani vers 16h, après une brève escale à Boidiè. Chez le chef du village comme chez l’imam ou dans la grande famille des  chérifs (celle d’Ousmane Madani Haïdara), les populations n’ont pas tari d’éloges à l’endroit des candidats de la liste. Notamment Mamadou Diao et Almoustapha Sanogo, connus pour leur engagement jamais démenti dans les actions de développement local. Mais pas que. L’alliance peut aussi compter sur la popularité dont bénéficie l’ancien Premier ministre auprès des populations, décidées aujourd’hui à lui retourner l’ascenseur. En témoignent les propos de Ba Tata Fofana, chef du village de Tamani : <em>« Cet homme que vous venez de nommer (SBM, Ndlr) a posé des actes ici, avant même ces échéances électorales. Je prends donc l’engagement que ma communauté et moi-même voteront pour la liste RPM-Adema-Asma »</em>.

<strong>« Votre présence nos honore…»</strong>

Rassurés, le président de l’Asma et sa suite, dont des candidats, se dirigent sur Barouéli. A leur arrivée, quelques minutes sont passées après 18h. Sur l’espace public en face de la mairie, l’ambiance est à son comble. <em>« Votre présence ici nous honore ; elle renforce notre confiance et nous galvanise davantage »</em>, déclare Lassine Tangara, Directeur de campagne de la liste. Pour lui, l’alliance RPM-Adema-Asma est l’une des stables du cercle de Barouéli. Explications : tous les candidats qui la composent ont été désignés de façon consensuelle dans leurs partis respectifs. Et Tahirou Sylla, président de la sous-section Asma-CFP de Barouéli, d’enfoncer le clou en affirmant qu’il était impossible d’énumérer de façon exhaustive les actions de développement posées par SBM dans le cercle. <em>« Nous ferons en sorte que le jour de la proclamation des résultats, vous sachiez que vous ne vous êtes pas trompé de choix en venant à Barouéli</em> », a promis M. Sylla, non moins élu municipal. Après le tour des notabilités de la ville, la délégation arrive à Konobougou à 20 h moins. L’attente a été longue, mais cela n’a en rien entamé la détermination et l’enthousiasme des populations sorties très nombreuses. « Boubèye ! Boubèye ! Boubèye », scandait-on, posters des candidats en l’air, devant le siège de la sous-section Adema, où s’est tenu le meeting. Ici, comme ailleurs, on retient de Soumeylou Boubèye Maïga l’image d’un homme tolérant, audacieux, à cheval sur les principes et surtout ayant le goût de l’effort. Un label  qui a aussi joué dans la balance en faveur de la liste. La preuve : par les voix de leurs représentants respectifs, les jeunes et les femmes ont promis un vote massif en faveur du trio Mamadou Diao, Almoustapha Sanogo et Aïssata Cissé.

<strong>L’appel de SBM</strong>

Ici, comme partout où il s’est prononcé, le président de l’Asma a dit confier les candidats de l’alliance à la population. Partant, il a appelé les uns et les autres à aller retirer les cartes d’électeur, mais surtout à éviter le piège de l’achat des consciences. Seule conviction : <em>« Nous avons beau avoir les meilleurs candidats, nous ne gagnerons pas si nous n’avons pas plus de bulletins dans l’urne que les autres »</em>, a conclu M. Maïga, l’un des rares chefs de partis qui descendent sur le terrain sans être candidat aux législatives dont le premier est prévu le 29 mars.

<strong>Bakary SOGODOGO, de retour de Barouéli</strong>

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<title>Législatives à Nioro du Sahel : La bataille de Kingui aura lieu</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-a-nioro-du-sahel-la-bataille-de-kingui-aura-lieu-2863792.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 15:30:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>De toutes les circonscriptions électorales de Kayes /celle de Nioro du Sahel est attendue pour être la plus difficile en cette année 2020.  Ici en plus des retours de l'Adema et du Parena, à travers des anciens députés, les familles maraboutiques et les terroirs du Kingui et du Kaarta sont dans leurs soutiens, divisés. Les pronostics seront des plus hasardeux.</strong>

Les 16 communes de Nioro seront le centre d'un combat électoral âpre ce 29 Mars 2020. Excepté le jeune Mamadou A. Diallo du parti ADP -Maliba,'ses deux colistiers du. RPM soutenus par le Cherif à savoirs en son temps, Chieck Tahara Nimaga et Ousmane Bathily ne sont pas de la compétition cette année. Ainsi il y'a un chamboulement jamais vu dans la course pour l'hémicycle. C'est là une vieille habitude, la pratique politique à Nioro du Sahel n'est jamais lisible d'un coup.

Les 7 listes vont devoir batailler dur pour avoir l'adhésion des 114.000 électeurs, Le terrain électoral est bâti sur trois pilier : Nioro Commune le Kingui et le Kaarta.

Le Kingui avec le retour de Mahamed Diawara ancien député lors des périodes fastes du Parena dont il porte encore le flambeau .Très influent, il aura à faire face à Mahamadou

Diawara (<strong>RPM-ASMA CFP</strong>) et le revenant Mamadou N’diaye de l’ADEMA.

La bataille de Nioro du Sahel va sans doute être des plus coriaces. Chacune des listes ayant parmi les candidats les dossards de <strong>Sandaré et de troungournbé</strong>

Dans ce premier tour, il attendu des chaudes empoignades ADP-MALIBA. Il risque dé faire mal dans la zoné tampon avec Nioro ou le gros vivier électoral, la commune de Youri, n'a pas de ressortissant sur aucune des listes.

Généralement bastion des Hamallistes, ses votants peuvent être divisés dans leur vote entre <strong>le RPM - ASMA, l'ADEMA ADP¬Maliba -Yelema et le Parena MPR.</strong>

Tous ayant le douwaou, la bénédiction de quelques-uns de fils du Chérif.

C'est dire qu'un deuxième tour est largement envisageable et presque certain dans la région des saints. Selon les observateurs de la scène politique de Nioro le jeu est loin d'être fait en un premier tour, malgré le silence ou l'absence de consigne de vote du Cherif et du Khalif général de la famille Omarienne Amadou Hady TALL. Ce second round opposera sans nul <strong>doute</strong> soit

Les deux anciens députés, <strong>Parena -MPR</strong> (Bakary Sacko, Mohamed M. Diawara et Sokona Coulibaly) au <strong>ADEMA -ADP - Yéléma</strong> (Mamadou Ndiaye Mahamadou A. Diallo et Binta Diawara).

Le Parena pourra sortir du lot si <strong>le Ministre Tiébilé DRAME, président du parti et natif de Nioro du Sahel</strong> apportait par sa présence son appui à sa liste. Sinon, c'est la noyade du bélier dans le sable fin du sahel qui regrette son grand berger Moussa Camara décédé depuis.

L'Echec de ces hypothèses fera émerger des listes favorites mais cachée:le duo <strong>RPM - ASMACFP, UDD-FARE ANKA WULI-PMDS</strong> et <strong>l'Alliance FDP -Malikura et CODEM</strong> (une liste des Ministres Poulo et Thiam l'ancien président d'ADP Maliba).

Le parti présidentiel trainera un coup avec l'éclatement de son alliance avec <strong>ADP- Maliba mais surtout de s'être débarrasser de ses deux députés sortants (Nimaga et Bathily).</strong>

Demain à Nioro, les urnes vont parler. Les bénédictions des familles maraboutiques étant presque multidirectionnelles et équidistantes pour les fils des talibés, c'est <strong>le takokelen</strong>-taa banee- en soninké, qui sera la surprise. La bataille de Nioro du Sahel aura lieu et sera des plus épiques.

<strong>Hamady Coumba DIOP</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Hassane Sidibé, porte&#45;étendard de Yelema en commune IV : « Je suis candidat pour servir ceux qui souffrent aujourd’hui »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/hassane-sidibe-porte-etendard-de-yelema-en-commune-iv-je-suis-candidat-pour-servir-ceux-qui-souffrent-aujourdhui-2863254.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Mar 2020 16:15:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le colistier de Moussa Mara aux législatives du 29 mars sur la liste Yelema en commune IV du district de Bamako, Hassane Sidibé, se prononce sur le projet qu’il envisage mettre en œuvre au cas où ils seront à l’hémicycle. Lisez plutôt !</em></strong>

<strong><em>Le Prétoire : Qui est Hassane Sidibé ?</em></strong>

<strong><em> </em></strong><strong>Hassane Sidibé : </strong>Je suis Hassane Sidibé, je suis l’adjoint au maire chargé des Affaires foncières et domaniales de la mairie de la commune IV du district de Bamako. Je suis candidat aux législatives du 29 mars 2020 sur la liste Yelema, avec Moussa Mara, le Président du parti.

<em><strong>Qu’est-ce qui motive votre candidature ?</strong></em>

C’est pour pouvoir servir davantage ma commune, les sans voix, en un mot ceux qui souffrent aujourd’hui. Ma motivation est d’ordre social parce que je suis maire, j’ai eu à côtoyer la population. Je connais leurs souffrances et leur aspiration. C’est pourquoi nous voulons être leur porte-voix au niveau de l’Assemblée nationale pour aller lutter pour eux et leur garantir la prise en compte de leurs préoccupations.

<em><strong>Que proposez-vous aux populations ?</strong></em>

Cela fait sept ans que nous sommes dans la politique. Quand je dis la politique, il s’agit du développement social à travers des associations. Nous avons réalisé des dizaines de forages ; nous avons posé des actions de développement à travers des dons de sucre, de riz, de viande, des formations, créations d’emploi, de GIE pour les femmes et les jeunes. En un mot, il s’agit de la construction citoyenne. Ce que nous proposons aux populations, c’est que nous allons parler à leur place à l’Assemblée nationale. Nous avons un programme bien précis. Nous ne sommes pas des politiques de dernière minute. Nous avons proposé pas mal de projets sur lesquels nous allons passer notre mandat à l’Assemblée nationale. C’est la première fois, je pense, que les candidats renoncent à leur salaire au profit des populations. Nous allons créer une caisse de solidarité au niveau de la commune. Elle entre dans le cadre du développement local et la lutte contre la pauvreté. Nos salaires seront mis dans cette caisse et employés au service de la population. Mon colistier Moussa Mara et moi allons lutter contre la corruption, pour la dépolitisation de l’administration malienne. Le mérite doit aujourd’hui prendre le dessus sur le favoritisme. Nous allons lutter pour l’assainissement de notre commune. Tout le monde parle d’ordures, mais en réalité le fonctionnement de l’assainissement au niveau de notre commune n’est pas ce que nous souhaitons. Aujourd’hui, notre commune est confiée, tout Bamako d’ailleurs est confié à des étrangers. Les 9 milliards offerts à Ozone sont pour nous un gâchis parce que cette somme partagée, d’après nos calculs, chaque mairie pourrait avoir 125 millions de FCFA. Avec une telle somme, je pense que toutes les mairies peuvent organiser l’évacuation des ordures de leurs communes.

<em><strong>Quels sont vos atouts dans ces élections ?</strong></em>

Je dirai simplement notre passé. Dans le passé, on a travaillé. On a œuvré  dans le développement local. On a eu à faire des dons. Aujourd’hui notre passé est à notre actif. Notre passé parlera à notre place. Parmi tous les candidats, je pense que nous avons un programme cohérent, faisable. J’espère que la commune sera reconnaissante. Nous sommes les vecteurs de ceux qui souffrent, qui sont malades. Nous savons de quoi ils souffrent et nous sommes les mieux indiqués à apporter les solutions.

<em><strong>Qu’avez-vous comme conseils à votre électorat ?</strong></em>

Je lance un vibrant appel aux jeunes et femmes de la commune IV. Pour une fois, j’ose espérer que l’argent ne motivera pas les choix malencontreux. Les expériences des candidats doivent normalement parler à leur place. J’espère que les populations refuseront les billets de 2000 FCFA et de 5000 FCFA. Je lance un appel à la population de la commune IV de ne pas tomber dans la facilité avec des billets de banque et des propositions pour aller choisir de mauvais représentants à l’Assemblée nationale.

<strong>Réalisée par Bazoumana KANE  </strong>

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<title>Initiative spotlight :  Odeur de magouille autour de l’utilisation des fonds au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/initiative-spotlight-odeur-de-magouille-autour-de-lutilisation-des-fonds-au-mali-2863249.html</link>
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<pubDate>Thu, 12 Mar 2020 16:03:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’utilisation des 19 millions de dollars US (9 milliards 500 millions CFA) auxquels le Mali a eu droit en février 2018,  dans le cadre du programme quadriennale (2018-2022) de la lutte contre la violence  basée sur le genre laisse à désirer. A qui profitent les fonds ?</em></strong>

<strong> </strong>Accordé à huit pays africains, dont le Mali, par l’initiative de l’Union européenne et des Nations Unies lors de l’Assemblée générale ordinaire des Nations Unies de septembre 2017 à New York, l’initiative Spotlight n’a pas comblé les attentes.

A cet effet, 500 millions de dollars US avaient été votés pour financer la lutte contre la violence basée sur le genre dans le monde.

Le Mali, l’un des huit pays africains sélectionnés dans ce cadre, peine à utiliser ses fonds à bon escient. Disponibles depuis février 2019, les premiers fonds concernant les deux premières années ne profitent pas du tout au Maliens.

Pour comprendre cette besogne, passons à la loupe le comportement scabreux, voire ignominieux  de certaines actrices tapies dans l’ombre de certaines agences du Nations Unies (Unicef, Pnud, HCR, Fnuap, ONU-Femmes, entre autres) et ministères.

La question qui taraude les esprits est qu’en observant la mise en œuvre du programme Spotlight,  l’on sent aisément qu’il y a anguille sous roche, tant les intérêts voraces s’activent.

Cela n’est pas là une simple assertion, loin s’en faut. Beaucoup de pistes permettront d’en savoir davantage sur un programme qui réunit huit (8) pays en Afrique, dont le Mali est le dernier tant au plan de démarrage qu’au plan de l’identité des femmes responsables tapies soit dans certaines agences d’exécution qu’au sein du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

<strong>Spotlight, un programme bien ficelé mais mal enclenché </strong>

Mal enclenché pas seulement à cause du retard accusé mais aussi à cause des gloutons qui gravitent tout autour avec des stratégies pour étourdir les experts les plus calés du Secrétariat basé à New York.

Pour preuve,  le processus de sélection des OSC (organisations de la société civile) de mise en œuvre est buté à l’opacité la plus abjecte. Tout a commencé  en 2019 par le premier appel à propositions ; appel grippé par l’humeur du représentant (e) d’un des partenaires financiers qui décida unilatéralement de bloquer le processus parce que ne  sauvegardant pas ses intérêts inavoués, en lien avec des organisations de la société civile créées de toutes pièces.

Bref, le processus de sélection  fut lancé deux fois, prenant de cours la soixantaine d’organisations de la société civile engagée depuis avril 2018 dans le programme et pour la cause du Maliba.  Toute chose qui rappelle cette chanson de la célèbre Céline Dion : <em>« les derniers sont devenus les premiers ». </em>En ce sens que les OSC partisanes de moindre effort avaient la garantie de tirer leur épingle du jeu.

<strong>Quand des femmes se trompent de combat !</strong>

Tapies dans l’ombre de certaines agences, ces dames sont plus affairistes que promotrices des droits des femmes. Et le drame, c’est que ce sont les Maliennes  qui excellent dans ce jeu trouble. Elles sont plus nuisibles que les VBG (violences basées sur le genre)  qu’elles sont censées combattre et elles sont bien connues des acteurs  de la promotion des droits des femmes.

En somme, les morveuses se connaissent et se mouchent ostensiblement. Et les quelques responsables intègres, interloqués (es) se désolent lamentablement et impuissamment en invoquant le Tout-Puissant à la rescousse d’ici la fin du programme qui dure quatre ans.

Que Dieu aide notre Maliba à s’affranchir de cette énième déliquescence programmée  dans l’unique dessein d’assouvir les intérêts privés,  familiaux et claniques. Amen !

Parce que ce programme basé sur la participation active des organisations de la société civile a pris une autre tournure.

<strong>Yacouba TANGARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fissure a la coalition   du peuple pour l’Azawad :  Mohamed Ousmane Ag Mohamédoun chassé du mouvement</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/fissure-a-la-coalition-du-peuple-pour-lazawad-mohamed-ousmane-ag-mohamedoun-chasse-du-mouvement-2862754.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 15:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après plusieurs tentatives pour recadrer le désormais ancien camarade sans succès,  les pères fondateurs de la Coalition du peuple pour l'Azawad (CPA)  ont décidé, le 29 février 2020  au cours  d’une réunion extraordinaire, de la radiation du secrétaire général du mouvement. </strong>

C’est la principale information donnée par le secrétaire général adjoint de la CPA, Boubacar Hagadoumbo  Touré au cours d’une conférence, le 7 mars 2020, à la Maison de la presse.

Selon le conférencier, la radiation  de Mohamed Ousmane Ag Mohamédoun  est la conséquence logique des pratiques contraires à la vision de la CPA. «<em>Depuis les pourparlers  d’Alger à la date d’aujourd’hui, le camarade en cause n’a de cesse œuvré  de manière  à ridiculiser et affaiblir le mouvement.  Et cela, malgré notre force sur le terrain</em>», a expliqué le conférencier.

Boubacar Hagadoumbo  Touré va plus loin en accusant le secrétaire général exclu  de  mauvaise gestion et de malversations financières. «<em>La confiance  s’est dissipée entre les éléments de la CPA puisque Ag Mohamédoun  avait pour ambition de diviser pour  régner.  En plus de la mauvaise gestion, l’homme est le maître d’œuvre de la corruption. C’est pourquoi la crédibilité du mouvement   est entachée  auprès  des partenaires sur le plan national et international</em>».

L’ancien  leader de la CPA, faction politico-armée dissidente de la CMA, accusé d'avoir « <em>très activement contribué à retarder la mise en œuvre de la paix et la réconciliation »</em> dans les régions de Tombouctou et Gao.

Raison pour laquelle Mohamed Ousmane Ag Mohamédoun est inscrit  sur la liste  des sanctions  du Conseil  de sécurité des Nations-Unies conformément   aux dispositions  des paragraphes 1 et2  de la résolution  N° 2374 de l’ONU.

Pour les responsables de la Coalition du peuple de l’Azawad (CPA), le comportement  de leur ancien camarade discrédite les efforts inlassables que leur organisation effectue dans le domaine du maintien de la paix, de la sécurité et la réconciliation nationale.

La liste des griefs contre l’homme au double visage n’est pas exhaustive. C’est pourquoi les responsables de la CPA ont  décidé de le radier et de mettre en place  un bureau exécutif  provisoire  avant la tenue d’un congrès. Ce bureau provisoire de 18 membres est dirigé par  Mohamed Ould  Ahmed dit Harak.

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Commune du Mandé :  La nouvelle autorité intérimaire chassée à Samaya</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/commune-du-mande-la-nouvelle-autorite-interimaire-chassee-a-samaya-2862740.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 14:15:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>« La nouvelle autorité intérimaire » dirigée par Mamourou  Kéita, le protégé du ministre de l’Administration territoriale, Boubacar Alpha Ba dit Bill, vient d’échouer dans sa tentative d’installation du maire signataire au centre secondaire d’Etat civil de Samaya.</strong>

Les premières déflagrations de la bombe commencent à s’amorcer pour la nouvelle autorité intérimaire en commune du Mandé. Ce mercredi 4 mars fut un des jours les plus longs pour  ladite nouvelle autorité intérimaire. Et pour cause, après le tour de certains centres secondaires d’Etat civil dont Mamaribougou, Samanyana, Katibougou, etc où la cérémonie s’est déroulée comme sur les roulettes, la délégation de la nouvelle autorité intérimaire, avec à sa tête le 2<sup>ème</sup> adjoint, Bakary Kéita de Samalé, a trouvé une véritable rébellion qui a mis les bâtons dans les roues à Samaya. C’est à l’aide de matraques que Samaya a pu s’opposer à la décision. Ainsi l’a délégation a pris la tangente pour éviter tout endommagement.  Car, ce qui s’est passé dans ce village s’appelle le niet. Et ce jour-là,  tout était au mal dans le meilleur des mondes du refus possible.

La nouvelle autorité intérimaire  en commune du Mandé fut installée par le Préfet de Kati, Sadio Kéita  et le Sous-préfet de Kalabancoro, Dah Kéita, le lundi 3 février 2020 à 15 heures. Faut-il le rappeler,  la veille de l’événement, le  samedi 1<sup>er</sup> février, au cours d’une rencontre de la Société civile du Mandé dans l’enceinte de la mairie, les représentants de Samaya avaient notifié leur désamour pour le nouveau président, Mamourou Kéita, alias Mamourouba.

Parmi eux, le représentant des 25 chefs de villages du Mandé, Seydou Diakité a affirmé qu’ils ont dit au Sous-préfet à Kalabancoro qu’ils ne veulent pas de spéculateurs fonciers comme Président de l’Autorité intérimaire au Mandé. Aussi, le mardi 25 février, les 25 chefs de village se sont réunis à Samalé dans le vestibule du Chef de village sur le sujet.

Ce fut l’occasion pour le chef de village de Samaya et coordinateur des chefs de village de la commune du Mandé, Dramane Koné, de faire savoir qu’ils ne sont pas contre Mamourou Kéita, mais contre son comportement.

Ce rejet sans regret de la personne de Mamourou Kéita par  la population de Samaya et son refus catégorique de collaborer avec lui sont les signes avant-coureurs d’un feuilleton dont le premier épisode vient d’être joué.

Ce mercredi, c’était à Samaya, avant que les autres villages de la commune lui emboîtent le pas si les chefs des 25 villages ne mettent pas un peu d’eau dans leur vin.

De sources concordantes, furieux de cette attitude de Samaya, le « <em>Président de la nouvelle autorité intérimaire</em> », Mamourou Kéita aurait pris un arrêté pour fermer le centre d’Etat civil de Samaya, avant de le transférer à Kabalabougou par un autre arrêté. D’autres sources révèlent que Samaya dit ne plus avoir besoin de la mairie de la commune du Mandé tant que Mamourou se trouve aux commandes. Ce n’est jamais fini !

A suivre…

<strong>Bazoumana KANE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives 2020 :  Des parlementaires crapules s’annoncent !</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/legislatives-2020-des-parlementaires-crapules-sannoncent-2862734.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 14:15:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour la configuration prochaine de notre Assemblée nationale il, faut compter fort probablement sur l’arrivée d’un nombre important de fossoyeurs de notre économie si les électeurs se laissaient tromper par l’appât des billets de banque. La Cour constitutionnelle ayant  laissé filer  les voleurs impénitents comme candidats.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Décidément notre pays  est loin de sortir de l’auberge. L’argent fera le député. L’argent volé, blanchi et noyé à travers des coalitions contre-nature. Comme pour dire ‘’ <strong>Soyez nos complices pour dilapider les butins volés aux maliens’’</strong>.

C’est dans cette pénombre qu’il faut chercher l’aveuglement politique  de l’URD dans ses alliances. Se marier vaille que vaille même avec les gros bandits, des monstres sortis des villages. Ces nouveaux arrivants piétinent les valeurs républicaines  pour se hisser  là où les valeurs cardinales font le socle de la république. Jeunes ruraux pétris aux indécences bamakoises comme Rastignac chez Stendhal, Ils rêvent d’auréoles profitant de la convalescence de nos institutions au chevet d’une démocratie qui  cherche une thérapie. Hélas, malheur à ceux qui, par des canaux déloyaux, accaparent les biens communs !

Annoncés comme des sapeurs-pompiers, en fait ils  cherchent la protection par des festivals fanfaronnades .Une trouvaille peu porteuse.

Alors  demain, le soleil se lèvera à l’Ouest à Bougouni, Kolondiéba, Kayes  etc. Ainsi le magot  soustrait  frauduleusement à l’Etat ou soupçonné de l’être, arrosera le scrutin du 29 mars 2020 puis qu’aucune mesure de protection des mis en cause n’a été adoptée. Tant pis pour le trésor public !

<strong>Voler son pays et se présenter candidat à un des  scrutins les plus sérieux comme les législatives est un mépris, une foutaise impardonnable. Quelle indécence !</strong>

Ils arrivent donc  ces  prédateurs aux cols blancs sous le manteau de représentants de la Nation.

Déjà, lors des dépôts de candidatures à Kayes, le cachet  pour être investi était  de 50 millions pour chacun des trois (3) candidats alors que les femmes ont versé 20 millions individuellement. Une lourde munition capable de déstabiliser tout adversaire. En somme, un vote censitaire  s’y dessine.

Si l’argent n’est pas la cause fondamentale dans bon nombre de circonscriptions électorales en cette année  2020, la disgrâce de l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maiga n’a pas permis à ses hommes à continuer  avec l’Adema. Ce fut un lâchage.

Ici le jeu est loin d’être fini et la compétition risque de se jouer sur un fil de rasoir.

<strong>Les forces et les faiblesses</strong>.

La liste  des grosses pointures comme Aliou Boubacar Diallo, président d’honneur d’ADP-Maliba et le richissime homme d’affaires et l’honorable  Mahamadou Cissé en quête d’un quatrième mandat peut faire frémir tout adversaire .C’est vrai, leurs colistiers sont des gros outsiders sinon d’ illustres inconnus sortis des écuries sans renommée. Mais en politique,  le match se joue dans les urnes. Surtout que les Kayesiens ont en mémoire l’achat de conscience historique qui a noyé le même Aliou Boubacar Diallo lors des dernières présidentielles bien que donné comme favori en son temps.

<strong>La force de frappe prévue fera t-elle son effet ? Qui votera verra</strong>.

La liste ADP- Maliba, Adema, RPM, URD donnée favorite, sauf qu’elle   est essentiellement citadine et les deux pauvres dames qui complètent la liste  ne militent pas à Kayes étant, certes natives de Kakoulou (20m) dans le Logo et Bafarara (70 Km) dans le Guidimagan, mais installée en France donc de la diaspora. Le Diombokho et la vallée du fleuve ont été laissés en rade. Ce qui est géographique  une faute politique.

A coup sûr, les ex-amis d’Asma-CFP fort implantée au Gadiaga et du Pvrm maliko des pro-ancardines, dynamique dans les agglomérations, ne manqueront pas d’exploiter.

En tous les cas, la Cour constitutionnelle s’est lavée proprement  les  mains en autorisant les prétendants à aller en compétition. Vu la densité des candidatures, on s’interroge si certains  dossiers ont  coupé le sommeil aux sages ou excité un intérêt quelconque.

<strong>K.COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recrutement des 15 000 contractuels : Le processus grippé par le salaire frelaté</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/recrutement-des-15-000-contractuels-le-processus-grippe-par-le-salaire-frelate-2862751.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 14:04:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La volonté affichée par le gouvernement de la République du Mali de recruter 15 0oo enseignants contractuels pour suppléer les grévistes se trouve déjà affecté par les conditions défavorables en passe de décourager les fameux volontaires.</strong>

La liste des domaines du « frelatement » s’élargie en République du Mali. Les cas de l’engrais et des blindés  viennent d’être suivi du salaire qu’on réserve aux enseignants contractuels dont le recrutement est en cours pour six mois. Et cela, pour permettre aux élèves de reprendre le chemin de l’école en attendant la fin de la cessation de travail du Collectif des enseignants  qui exigent l’application pure et simple de l’article 39 de la loi  2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant du secondaire, du fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.

Le processus de recrutement des 15.000 enseignants contractuels « sortis des écoles des Instituts de formation des maîtres (IFM) ne semble pas avoir le vent en poupe au regard des informations qui circulent et qui font l’objet de débat dans les « grins »  huppés et boutiques du pays.

L’information concernant ce recrutement a été rendue publique à la faveur d’une conférence de presse animée par trois ministres du gouvernement, le jeudi 30 janvier 2020, au Centre d’information gouvernementale du Mali (Cigma).

C’était le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré qui était accompagné de son  homologue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, fraîchement nommé ministre de l’Education nationale, Mahamadou Famanta et celui du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Oumar Hamadoun Dicko.

L’initiative est prise, selon ces ministres, afin d’éviter à l’école malienne l’année bricolée de 2018-2019. Comme pour dire qu’il s’agit de faire revenir les enfants en classe par tous les moyens possible. Mais il ya de l’eau dans le gaz. Le moteur du processus est en mauvais état.

Le gouvernement du Mali fait semblant d’ignorer que « la fin justifie les moyens ». Les gros moyens pour une fin excellente et les faibles moyens pour une fin médiocre. En tous cas, avec ce qui est proposé à ces enseignants dits contractuels, l’objectif visé est loin d’être atteint. Car enfin après la  sélection et après avoir pris connaissance du contenu du document qu’on appelle le  contrat, beaucoup d’entre eux désisteront ou accepteront les clauses pour amuser la galerie dans les classes pendant ces six mois.

Dans le contrat d’engagement d’enseignants volontaires dont nous nous sommes procuré une copie, l’article 2 stipule qu’une indemnité forfaitaire mensuelle sera versée en monnaie locale au volontaire. La somme est de 75.000 FCFA pour le fondamental 1 et 2. 50.000 FCFA reviennent à l’enseignant volontaire, 15.000 FCFA pour frais de déplacement et 10.000 FCFA pour frais de communication.

En ce qui concerne les clauses du contrat, elles sont exigeantes pour le revenu du travail. Ces sauveurs qui acceptent de s’engager volontairement devraient avoir un traitement égal ou supérieur à celui des enseignants grévistes si le gouvernement veut vraiment trouver la solution à ce problème qui n’a que trop duré. Ce salaire de 50.000 FCFA pour une corvée écrasante est considéré par les volontaires comme une exploitation de l’homme par l’homme au 21<sup>ème</sup>  siècle.

Comme illustration à ces argumentations, à Fana, le jour de la formation, beaucoup de volontaires ont vidé la salle. Selon eux, dans les coulisses, les frais de formation, carburant et pause-café faisaient 100.000 FCFA. Ce qui les a motivés à déposer les dossiers. Mais à leur grande surprise, les formateurs ont dit le contraire. A les en croire, les formateurs ont fait savoir que la formation est gratuite et qu’il n’ya ni de frais de carburant ni pause-café. Toutes choses qui ont abouti à décourager les volontaires.

Aussi à l’Académie de Bamako Rive droite, beaucoup de volontaires ont refusé de signer le contrat car ils pensaient qu’ils devraient recevoir 100.000 FCFA, mais sur le contrat, ils ont vu 50.000 FCFA. Vu le nombre insuffisant des volontaires, le cabinet du ministère de l’Education a demandé aux agents de l’Académie d’occuper les chaises vides en s’ajoutant aux volontaires dans la salle. Ceux-ci ont répondu par la négative en disant que le cabinet de Boubou Cissé qu’ils surnomment l’éthiopien ou le haoussa est rempli d’enseignants. Donc, à les entendre, ceux-ci peuvent commencer à s’ajouter aux volontaires d’abord.

Dans plusieurs localités du pays, les comités de gestion scolaire, les associations des parents d’élèves et la Cafo disent n’avoir pas besoin de volontaires pour donner le cours à leurs enfants.

Déjà le processus de recrutement des volontaires rencontre d’énormes difficultés. Le nerf de la guerre prend une part importante. Les volontaires doutent de la crédibilité de la démarche.

Le plan ‘’b’’ étant déjà grippé, quel sera le plan ‘’c’’ que le Haoussa et son équipe proposeront aux Maliens pour une sortie définitive de cette crise scolaire qui gangrène l’éducation des enfants depuis l’année dernière ?

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sikorolé en commune du Mande :  Kélépily applaudi ; Mamourou conspué</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/sikorole-en-commune-du-mande-kelepily-applaudi-mamourou-conspue-2862742.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 14:04:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au détour de l’inauguration de 3 salles de classe et une mosquée à Sikorolé, la population du village a acclamé Nouhoum Kélépily tout en désavouant le Président de la nouvelle autorité intérimaire, Mamourou Kéita. C’était ce samedi 7 mars sous l’œil vigilant du Sous-préfet de Kalabancoro.</strong>

Depuis la tentative de remplacement de l’autorité intérimaire De la commune du Mandé, « l’ancien président », Nouhoum Kélépily et le « nouveau », Mamourou Kéita, ne s’étaient pas rencontrés. Car le jour n’était pas arrivé d’abord. Sauf les collines, les hommes sont destinés à se rencontrer un jour.

C’est à l’occasion de l’inauguration de trois salles de classe et une mosquée que les chemins de ces deux hommes se sont croisés. Tous munis de leur écharpe tricolore. C’était en présence du patron de la Sous-préfecture de Kalabancoro, Dah Kéita et du secrétaire général du ministère de l’Education nationale. Kinane Ag Gadeda a fini par reporter l’inauguration des infrastructures.

La population de ce village situé entre Badougou Nafadji et Samalé n’a pas fait de cadeau au protégé de Bill. Les habitants tout feu, tout flamme, le chef de village à leur tête, se sont insurgés contre la présence de Mamourou Kéita. Selon eux, la seule autorité qu’ils reconnaissent et qui vaille est celle de Kélépily.

La situation fut tendue entre les deux camps. Nouhoum Kélépily et Mamourou Kéita étaient  accompagnés de leurs éléments.  La situation aurait tourné au vinaigre n’eût été l’intervention prompte du commandant de brigade de la gendarmerie de Ouenzzindougou et ses hommes afin de dégonfler les cœurs et les esprits.

Ce bicéphalisme à la mairie de la commune du Mandé commence à être emmerdant, angoissant et frustrant. Le dossier sur cette affaire reste toujours pendant devant la justice et l’administration entretient le jeu opaque là-dessus. Après l’installation de cette nouvelle autorité au Mandé, l’administration qui est à l’origine est plus que jamais silencieuse. La position des chefs de village de la commune est un secret de polichinelle. Ils sont contre l’existence de l’équipe dirigée par Mamourouba. Comment une autorité va travailler dans la mesure où elle est décriée par les populations de sa propre zone.

La jeunesse, la société civile et les associations féminines organisent ce lundi matin une marche pour manifester leur mécontentement. Alors la situation ne fait que s’envenimer de jour en jour. En tout cas, Mamourou peine à marquer son territoire !

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité dans la ville de Bamako et ses environnants : Le nouveau mode opératoire des délinquants !</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/insecurite-dans-la-ville-de-bamako-et-ses-environnants-le-nouveau-mode-operatoire-des-delinquants-2862756.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 13:55:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La situation sécuritaire de Bamako affiche de plus en plus un autre visage. Les braqueurs appelés « les microbes » développent un nouveau mode opératoire pour piéger leurs cibles. Leur nouvelle méthode consiste à attaquer les boutiques qui ouvrent tôt le matin ou tard dans la nuit. </strong>

Pour appâter leurs cibles, les braqueurs, qui opèrent en groupe, envoient un élément en reconnaissance et qui se présente comme un client voulant acheter un produit dans la boutique. Quelques minutes  après, les autres membres le rejoignent successivement dans la boutique.

Une fois tous les membres du groupe de délinquants réunis dans la boutique, ils somment le  boutiquier, arme pointé sur la tête, de vider son coffre-fort de toutes les liquidités et objets précieux disponibles.

Dans  la soirée, les braqueurs ciblent les boutiquiers noctambules. Et la technique utilisée est la même.

Beaucoup de cas similaires ont été signalés ces derniers temps dans la ville de Bamako et témoignent du perfectionnement du mode opératoire des braqueurs.

Mais, les boutiques ne sont pas leur seule cible. Les guichets magnétiques des institutions bancaires sont également dans leur ligne de mire.

Les braqueurs pistent les  clients au moment de leur retrait  aux guichets magnétiques dans les banques.

Au moment où les clients font des retraits dans les guichets, les braqueurs  viennent se poster à la porte du guichet en faisant aussi passer pour des clients. Mais, ils sont loin d’être innocents, car sous leur chemise se cache des armes. A peine le client sort du guichet automatique, ils lui demandent de choisir entre sa vie et son argent.  Sous l’effet de la surprise, beaucoup de leur cible décident d’épargner leur vie en leur remettant toute leur fortune.

Les fournisseurs de pain qui évoluent sur moto tôt le matin sont aussi dans leur viseur. Ils braquent ces pauvres débrouillards et les dépossèdent  de leurs motos et parfois même la somme qu’ils ont  en poche au moment des faits.

La population malienne doit faire énormément très attention à cette nouvelle race de braqueurs qui mettent à profit la faible affluence dans les rues de la capitale pour commettre leur forfait criminel.

Quant aux autorités maliennes en charge de la sécurité des personnes et de leurs biens, ils doivent rapidement prendre des mesures adéquates à travers des patrouilles policières pointues aux alentours de certains commerces stratégiques qui ouvrent tôt ou ferment tard dans la nuit.

Arrêter le mal rapidement avant qu’il ne s’enracine !

<strong><em>Arouna Bagayoko, Stagiaire</em></strong>.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Adama Sangaré :  Le dossier  désormais confié à la juridiction Ouèlessebougou</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-adama-sangare-le-dossier-desormais-confie-a-la-juridiction-ouelessebougou-2862750.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 13:40:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la mise à l’écart du Pôle économique et financier  de Bamako dans le dossier du maire  du District de Bamako et le refus du juge d’instruction  du Tribunal de Koulikoro qui s’est rétracté pour se  saisir  de ce dossier, la Chambre d’accusation près la  Cour d’appel de Bamako vient de désigner le Tribunal   d’instance  de Ouèlessebougou  pour conduire l’instruction de ce dossier épineux qui ne cesse de défrayer la chronique au Mali depuis des mois.</strong>

Le soin revient donc désormais au président  de ladite juridiction  d’instance, Abdoulaye Sidibé  et  à son Procureur  de  la République  Broulaye Yalan Sidibé de faire diligence dans le traitement  dudit  dossier. Est-il besoin de rappeler  que le maire du district de Bamako  est incarcéré  à la Maison centrale  de Bamako depuis  octobre 2019 en violation  flagrante de toutes les dispositions  du code  de procédure  pénale. En outre, on a comme  l’impression  qu’il est victime  d’un acharnement judiciaire. En effet, il apparait comme un prisonnier  du Garde des Sceaux et de son Procureur général près la Cour d’appel de Bamako. Sinon comment comprendre qu’après  avoir bénéficié  légalement d’une mesure de liberté provisoire sous peine de payer  une caution de  cent  vingt millions (120000000) de FCFA, qu’il soit toujours  privé de sa liberté à cause d’un pourvoi  formulé par le Procureur général près la Cour d’appel de Bamako.

Et pourtant, dans le même  dossier, à part Mohamed Traoré, PDG de société  IFA-Baco, tous les cadre de la société énergie du Mali (EDM-SA) à savoir le patron Guetteyé et une de ses cadres, la dame Mafily Koné  ont bénéficié  de la clémence  de la juridiction  malienne.

Malgré la forte implication de ses paires africains auprès des plus hautes autorités  du Mali, Adama Sangaré  continue à être gardé à la prison centrale de Bamako.

Toutes choses qui ont fini par dégrader considérablement son état de santé.

Aujourd’hui, il est confronté à des  problèmes de genoux et souffre  atrocement  de ses épaules. D’où sa présence dans une  clinique Bamako pour des  traitements. Dire qu’il  est sorti de cette clinique une seule fois pour une prétendue invitation  chez lui n’est ni plus, ni moins qu’une fake-news.

Selon une source médicale, Adama Sangaré n'a pas quitté sa chambre d’hospitalisation depuis son admission à la clinique le 26 février 2020.

<strong>B.F</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Club Medias&#45;Elections :  Une initiative étranglée au berceau ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/club-medias-elections-une-initiative-etranglee-au-berceau-2862747.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 13:28:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Club médias-élection porté sur fonts baptismaux à la faveur de deux jours d’atelier semble tombé dans l’oubli. </strong>

Depuis la création du Club médias-élections, à la Maison des Aînés, il y a un silence de carpe extraordinaire qui règne autour de la chose. Financé par la Minusma pour permettre aux journalistes de produire des articles en période électorale dans un climat apaisé, les membres de ce club ne sont au courant de rien. Car rien n’a filtré. Y-a-il anguille sous roche ? Quand un club est créé pour des élections, le statu quo ne doit pas être maintenu quand celles-ci s’approchent. Les élections législatives du 29 mars s’approchent à grands pas, le club reste statique comme une pierre. Ne sont-elles pas de vraies élections au Mali ? Est-ce une initiative mort-née, ce club ou les journalistes sont devenus de simples jouets, des objets de moquerie pour la Minusma et ses autres partenaires ? C’est du moins la question que l’on se pose. La situation reste toujours opaque jusque-là. Que s’est-il donc passé ? De qui se moque-t-on dans ce pays ?

<strong>Bazoumana KANE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Toumani Djimé Diallo :  Provocation délibérée ou simple dérapage</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/affaire-toumani-djime-diallo-provocation-deliberee-ou-simple-derapage-2861683.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 15:20:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Invité par une commission du sénat français à s'exprimer sur la situation sécuritaire au Mali et la présence des troupes françaises dans le pays, Toumani Djim Diallo, l'ambassadeur du Mali en France, a tenu devant ses interlocuteurs ce mercredi  26 février 2020 des propos très peu diplomatiques. </strong>

A l'entendre, les troupes françaises, et notamment les éléments de la légion étrangère, auraient au Mali des comportements peu orthodoxes, véhiculant de l'armée française une image peu reluisante. Ces propos, tenus devant des parlementaires habitués à des interventions plus conventionnelles de diplomates étrangers ont, c'est le moins qu'on puisse dire, choqué et consterné. La répĺique, immédiate du sénateur qui présidait la séance d'écoute, traduit éloquemment l'agacement et l'incompréhension. Il reproche ouvertement au diplomate malien d'avoir exprimé ses critiques à l'encontre des forces d'intervention françaises présentes au Mali dans un cadre, en l'occurrence une écoute parlementaire, qui ne permet pas d'assurer la confidentialité des propos tenus.

<strong>Propos infondés</strong>

En outre, le contradicteur de Toumani Djimé Diallo lui fait grief de n'avoir pas utilisé, alors qu'il en avait la possibilité, les canaux diplomatiques habituels, pour informer les autorités françaises des faits dénoncés devant le sénat.

Le clash est inévitable. Il est d'autant plus inévitable que les sénateurs ont, à l'évidence mal pris certains mots prononcés, par maladresse sans doute, par l'ambassadeur. Qui s'est défini devant ses interlocuteurs comme un homme "franc", tenant en horreur la "langue de bois". Ces déclarations, d'une extrême témérité si l'on tient compte du contexte de l'audition, ont été très mal accueillies dans une ambiance devenue subitement glaciale. Elles ont été d’autant plus mal accueillies que les faits dénoncés sont, aux yeux des parlementaires, peu étayés et mal documentés.

<strong>Riposte immédiate et courroucée des sénateurs</strong>

Du côté des autorités françaises, la riposte est énergique et multiforme : Toumani Djimé Diallo est convoqué dès le lendemain au quai d'Orsay, et son rappel est sollicité du gouvernement malien. Son rapatriement sur Bamako est effectif dès vendredi, c'est à dire dès le lendemain de son entretien avec les autorités du ministère des affaires étrangères... Du côté du gouvernement malien, l'on s'active à éteindre le feu (involontairement allumé ?) par monsieur Toumani Djimé Diallo. Ainsi, Tiébilé Dramé, Ministre des affaires étrangères, s'envole le même vendredi pour Paris, pour colmater les brèches et tenter de recoller les morceaux.

<strong>Provocation délibérée ou simple dérapage</strong>

Si la mission de représentation confiée à l'actuel ambassadeur du Mali paraît définitivement compromise, le flou demeure total quant aux raisons pour lesquelles le diplomate a tenu des propos si polémiques devant les sénateurs français.  A Bamako, les opinions sont partagées. Pour les uns, les propos de Toumani Djimé Diallo procèdent d'une double méprise: sur la nature exacte de la légion étrangère et sur l'attachement des Français à leur armée en général. En effet, le diplomate confond, selon toute probabilité, légion étrangère à une force formée de mercenaires. D'ou l'aversion que lui inspire cette force. La seconde méprise de l'ambassadeur est d'avoir sous-estimé le lien affectif de ses interlocuteurs du sénat. Beaucoup d'entre eux sont en effet passés par la Légion étrangère pendant leur service militaire et considèrent comme totalement infondées les critiques portées contre ce corps.

Pour les autres, l'incident crée au sénat français n'a rien de fortuit. Il procéderait d'un calcul politique. Cette thèse part d'un double constat: le diplomate malien était très bien placé pour savoir que tout ce qui pourrait alimenter le sentiment anti - français serait très mal vécu par les autorités françaises. En se faisant le porte-parole des thèmes défendus par les opposants à l'intervention française au Mali, Toumani Djimé Diallo savait exactement à quoi s'en tenir. Le second constat sur lequel les tenants de la thèse de la provocation s'appuient est le suivant: le poste de secrétaire général de la présidence malienne est vacant depuis quelques semaines.

<strong>B.F</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Succession d’IBK  en 2023 :  Primature,  ce lieu qui fait rêver de Koulouba</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/succession-dibk-en-2023-primature-ce-lieu-qui-fait-rever-de-koulouba-2861686.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 15:15:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong> Au lendemain de la réélection d’IBK pour son second et dernier mandat à la tête du Mali, le ton d’une guerre de positionnement  pour 2023 a été donné par   certains politiques  qui pensent être des héritiers légitimes de l’actuel locataire de Koulouba. </strong></em>

<em>Ce combat de positionnement  n’est pas  nouveau   dans l’animation de la scène politique du Mali.  Les exemples ne manquent pas.  En 2002, IBK  a payé cash les conséquences de ses ambitions présidentielles. L’actuel président de la République a été débarqué de la primature et de l’Adema par Alpha Oumar Konaré.  Conséquences, le parti au pouvoir, Adema-Pasj,  qui ambitionnait de garder les clés de  Koulouba prend un coup dur. Le clan IBK claque la porte du parti et crée le RPM. </em>

<em>Un candidat indépendant,  auteur du coup d’Etat de 1991, Amadou Toumani Touré  profite de la situation avec la bénédiction de son prédécesseur pour  prendre le pouvoir.  </em>

<em>Qui ne se souvient pas encore du cas des frères Sidibé ?  En 2002, le successeur d’IBK à la primature, Mandé Sidibé, a jeté l’éponge pour se porter candidat à l’élection  présidentielle. Le grand-frère fut imité par le jeune frère.  A la fin du deuxième mandat  d’ATT en 2012, Modibo Sidibé quitte la primature  pour se consacrer  à la préparation de sa candidature.   </em>

<em>Le dernier en date est, sans nul doute, le cas de Soumeylou Boubèye Maïga qui a quitté la primature sur la pointe des pieds.</em>

<em>La bataille pour 2023 a déjà commencé. En témoignent la démission du premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga et le dépôt d’une motion de censure  contre son gouvernement par des députés du parti majoritaire et de l’opposition.</em>

<em>Même si les acteurs politiques justifiaient   la motion de censure  à l’époque par l’incapacité  du gouvernement d’apporter une réponse à la crise sociale pour les   analystes politiques, la coalition  entre la majorité  et l’opposition avait un double objectif. Il s’agissait d’une part, pour eux, de mettre fin aux agissements  politiques  d’un allié encombrant et d’autre part une manière indirecte  de répondre favorablement  aux exigences de certains acteurs politico-religieux  comme Mahamoud Dicko et le Chérif de Nioro.  </em>

<em>En effet, la nomination de  Soumeylou Boubèye Maïga à la tête du gouvernement avait suscité la colère et l’indignation  à Nioro  et chez le président du Haut conseil islamique d’alors.  Face à la pression sociale, l’adversité politique  et l’occupation  des rues de Bamako par le  mouvement des religieux aux   connotations politiques,  il a jeté l’éponge. </em>

<em>Ce bouleversement politique au sommet de l’Etat  est tombé comme un coup de foudre. </em>

<em>La raison  de  la surprise est toute simple. </em>

<em>L’architecte  de l’organisation de l’élection présidentielle de 2018  se croyait sur un terrain déjà conquis, surtout avec sa reconduction à la tête du gouvernement.  Et à l’époque Soumeylou Boubèye Maïga bénéficiait du soutien et de la confiance du président de la République. Ainsi, lors d’une rencontre avec les partis de la coalition             « Ensemble pour le Mali », IBK  réitère son soutien sans  détour à son Premier ministre. «Considérer le gouvernement comme le votre, le Chef du gouvernement, Soumeylou Boubèye Maïga, comme à votre  service, au service de la majorité présidentielle», avait instruit IBK à ses alliés.</em>

<em>Malheureusement pour lui et ses partisans, l’adversité politique et la tension sociale ont eu raison   du tigre  et de sa stratégie. L’euphorie  de la victoire  et le rêve  de se construire une base solide pour 2023 ont été brisés.</em>

<strong>L’odeur d’une candidature à la primature</strong>

Boubou Cissé sera-t-il victime de la mesure qui a frappé son prédécesseur Soumeylou Boubèye Maïga ? Rien n’est moins sûr.  Selon les informations captées par nos détecteurs, même si rien n’est encore peaufiné  entre Boubou Cissé et son entourage, sur le terrain, certaines actions sont organisées  pour soutenir une éventuelle candidature de l’actuel locataire de la primature.

Selon  certaines  sources de la majorité présidentielle, ce projet en gestation serait orchestré par  certains leaders religieux  et associations  comme le Front patriotique : les républicains.  Une organisation de la société civile conduite par Boubou Doucouré, avant sa nomination à la primature en qualité de conseiller à la communication du Premier ministre.

Certains alliés du président de la République soupçonnent  fortement Mamoud Dicko et Bouyé Haïdara d’être les maîtres d’œuvre du projet. Selon eux, c’est à partir de Nioro que le projet est né suite à une activité du Front patriotique.

Pour  vérifier le supposé  lien entre nos leaders religieux et le fameux mouvement de la société  civile qui serait  né depuis 2012, nous avons joint  l’un de ses initiateurs, en la personne de  Boubou Doucouré. Dans l’entretien  téléphonique, notre interlocuteur dément catégoriquement l’existence d’un projet de candidature de Boubou Cissé.

Le patron de la communication  de la primature  va plus loin en mettant quiconque  au défi d’apporter la preuve  de l’existence d’un lien entre son mouvement et le Premier  ministre. <em>« Le Front patriotique est né  en 2012 bien avant que Boubou Cissé ne rentre au Mali. Notre projet, c’est le Mali. C’est pourquoi le mouvement a sillonné 647  communes à travers le Mali. C’est pour vous dire que le Front patriotique est une organisation citoyenne  qui ne travaille pour personne. Notre organisation ne se prostitue pas.  Pour preuve, le Front était avec Soumaïla Cissé lors  de la présidentielle de 2018 pour combattre IBK</em>», a-t-il indiqué. Avant  de préciser qu’il a cédé son poste de coordinateur national du mouvement  à Youssouf Konté depuis sa nomination à la primature.

Ce démenti ne saurait être suffisant  pour camoufler les ambitions présidentielles de Boubou Cissé pour 2023.  Depuis sa nomination, l’homme ne rate aucune occasion pour s’illustrer de la plus belle manière.

Rien qu’à en juger par les actes qu’il pose, on peut dire, sans risque de se tromper,    qu’il  est en opération de séduction et pense déjà à la succession d’IBK en 2023.

Boubou Cissé qui, à peine nommé, a entamé des actions d’envergure au centre où il a effectué au moins trois  visites dans la région de Mopti en faisant dans chacune d’elles un long séjour.

Ensuite, il s’est rendu à Kayes, l’épicentre de la protestation contre le régime, pour une visite de quelques jours qui le conduira dans plusieurs cercles et avec une promesse de démarrage des travaux de la réfection de la route Kayes- Bamako. C’était les mêmes promesses à Gao et à Tombouctou. Bref, tout ce qu’il pose comme acte, au-delà de sa responsabilité à la tête du gouvernement, a une connotation politique.

Si rien n’empêche Boubou Cissé de nourrir une ambition présidentielle, la logique politique  voudrait qu’il donne d’abord une réponse  à certains défis.   Il s’agit de   rétablir  la confiance entre gouvernants et gouvernés ;  lutter contre l’insécurité ; <strong><em> </em></strong>satisfaire la demande sociale et  la lutte implacable contre la corruption et la délinquance financière.

Sinon  se mettre dans la peau de l’héritier légitime d’un président de la République  dont le mandat court  jusqu’en 2023 n’est que de l’utopie.

Etant l’un des plus anciens ministres du régime d’IBK, Boubou Cissé doit savoir calibrer  ses actions  pour mieux entretenir son ambition.  Sans une bonne méthodologie adaptée au contexte politique, l’actuel locataire de la primature risque de connaitre le même sort que son prédécesseur.

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commune du Mandé :  Mamourou Kéita vomi par les 25 chefs de village</title>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 15:07:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les 25 chefs de village du Mandé ont exprimé avec véhémence leur opposition à l’installation forcée de l’ancien maire, Mamourou Kéita comme Président de l’autorité intérimaire par le ministre Boubacar Alpha Bah. Ils l’ont fait savoir, ce mardi 25 février, dans le vestibule du chef de village de Badougou Samalé.</strong>

L’affaire dite de l’autorité intérimaire du Mandé a connu un nouveau rebondissement à Samalé, à une vingtaine de kilomètres de Bamako, dans le vestibule du Chef de village, Bamba Kéita. Tous les chefs de village, sans aucune exception, ont répondu présent à l’appel de leur aîné pour parler d’une même voix. Cette rencontre intervient après le message de Bamba Kéita adressé aux Niaré de Bamako.

Ainsi, les chefs de village restent campés sur la position qu’ils ont prise lors de la cérémonie de la Société civile tenue dans l’enceinte de la mairie de la commune, le samedi 1<sup>er</sup> février 2020. A cette occasion,  le représentant des 25 chefs de village de la commune du Mandé, Seydou Diakité, a affirmé qu’ils ont dit au Sous-préfet qu’ils ne veulent pas de spéculateurs fonciers comme Président de l’Autorité intérimaire au Mandé. Donc, ils déclarent Mamourou Kéita, l’ancien maire de la commune persona non grata.

D’entrée de jeu, le chef  du village le plus ancien  de la commune du Mandé et homonyme de Samalé Bamba, Bamba Kéita, a affirmé que lui et tous les autres chefs de village se dressent contre le projet d’installation de Mamourou Balla Kéita, alias Mamourouba à la mairie de la commune comme Président de l’autorité intérimaire. La raison que le vieillard a évoquée est que Mamourou a fait 7 ans à la mairie, au lieu de construire, il n’a fait que détruire. Il précisera que l’ex-maire n’a fait que  vendre les espaces. Et pour cela, aucun village n’a été épargné de ses spéculations foncières.

Dans son intervention, le chef de village de Samaya et coordinateur des chefs de village de la commune du Mandé, Dramane Koné, a martelé qu’ils ne sont pas contre Mamourou Kéita, mais contre son comportement. A l’entendre, tous les chefs de village le désavouent aujourd’hui parce qu’il s’est comporté très mal dans chacun des 25 villages.

Il pense que bill n’a pas fait ce travail dans le cadre de la réflexion. « <em>Nous ne sommes pas d’accord avec cette décision prise unilatéralement par le ministre Boubacar Alpha Bah. Nous ne sommes pas d’accord. Au sortir des élections municipales de 2016, Mamourou n’a même pas eu 3/10 voix</em> », a dit Dramane Koné qui ajoute que, malgré l’expression de leur refus catégorique et la grosse délivrée par la Cour suprême, Mamourou continue à aller à la mairie.

A sa suite, le premier conseiller du chef de village de Samanyana, Seydou Diakité, va plus loin. Il a fait savoir aux plus hautes autorités en général et bill en particulier que si Mamourou est maintenu à la mairie, il y aura mort d’hommes. <em>« Nous une voulons même pas que Mamourou soit candidat aux prochaines élections</em> <em>dans notre commune</em> », a-t-il conclu.

Pour rappel, de concert, les chefs de village de la commune ont maudit celui qui les trahira pour suivre Mamourou en souhaitant la ruine pour le village du traître. Ils ont informé que le Président de la république, Ibrahim Boubacar Kéita s’est présenté deux fois dans ce vestibule quand il cherchait le pouvoir.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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xxxx

<strong>AUTORITE INTERIMAIRE DU MANDE</strong>

<strong>Bernard met Kélépily au défi</strong>

<strong>Au détour d’une conférence de presse organisée dans la salle de réunion de la mairie, le troisième adjoint de la nouvelle autorité intérimaire, Bernard Dakouo, en a profité pour répondre à certaines « <em>diffamations</em> » de Nouhoum Kélépily en le défiant sur les allégations qu’ils qualifient de mensongères. C’était le samedi 29 février.</strong>

La nouvelle équipe dite entrante de l’autorité intérimaire de la commune du Mandé a brisé le silence pour s’exprimer sur la situation qui défraie l’actualité. Pour ce faire, face aux hommes de médias, Bernard Dakouo est revenu, de long en large, sur les raisons qui ont prévalu à l’installation de cette autorité intérimaire.

Très à l’aise, le verbe abondant et coulant, le secrétaire général de l’Alliance démocratique et populaire (ADP- Maliba) n’a pas tergiversé. D’entrée de jeu, il trouve curieux que Kélépily crie sur tous les toits, fait des campagnes médiatiques avec son cortège de mensonge contre leur ministre de tutelle, en passant par des plaintes contre l’arrêté n°2019-4599/Matd-SG, des réunions dans les villages et autres hameaux.

Dakouo pense que Kélépily a du mal à faire la passation parce qu’en deux ans, malgré les tapages médiatiques pour tromper les paisibles citoyens, sa gestion est catastrophique. L’orateur du jour a martelé que rares sont les marchés que Kélépily attribués dans les règles de l’art. Là, il souligne des surfacturations et même des détournements. Comme exemples, il citera l’achat du véhicule Toyota 4×4, de tables-bancs. Il n’a pas passé sous silence les spéculations foncières à Balandougou, Farabana, N’Tanfara, et N’Téguédo.

A entendre Bernad Dakouo, alias B, Kélépily a dit une contrevérité en disant qu’il a payé toutes les dettes  de la collectivité. Alors, il a affirmé que Kélépily a laissé 107.868.021 FCFA comme dette accumulée à la mairie depuis le temps du premier maire, Fanion Kéita. Pour lui, la voiture est le fonds donné par l’Anict à concurrence de 15 millions de FCFA. Et cela, au regard du papier qui leur a été donné. Le conférencier a mis Kélépily au défi de le contredire s’il le peut. En outre, il l’invite même à un débat contradictoire sur le sujet.

Concernant la réunion des chefs de village à Samalé, il a cité trois personnes qui embobinent les autres. Il s’agit, dit-il, du chef de village de Samaya ; de Ouenzzindougou qui cherche à camoufler ses spéculations foncières, et celui de Samanyana qu’il trouve extraordinaire. Car ce dernier, dit-il, est en conflit avec son village. De ce fait, précise-t-il, il ne peut même pas y mobiliser 10 personnes.

Pour l’interlocuteur du jour, ils poursuivront Kélépily jusque dans les feux de l’enfer pour qu’il s’explique sur les morcellements illicites et détournements de fonds. Avant d’informer qu’ils se sont installés confortablement.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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<em><strong> </strong></em>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Gouvernance : Mahmoud Dicko entre appels, propositions et menaces</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gouvernance-mahmoud-dicko-entre-appels-propositions-et-menaces-2861675.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 15:02:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Grève des enseignants, crise sécuritaire, dossier des faux blindés, élections législatives…Ce week-end, au Palais de la Culture, l’ex-président du Haut conseil islamique du Mali s’est lâché sur différentes questions de gouvernance.</em></strong>

Samedi 29 février 2020. Il est 10h40 au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba de Bamako. Mahmoud Dicko fait son entrée dans la salle mythique Banzoumana Sissoko. Il est accueilli par des cris admiratifs des milliers d’adeptes et de sympathisants qui avaient répondu présent  à son appel. Dans la loge des officiels, se côtoient responsables politiques, dignitaires religieux et leaders de la société civile, dont le leader du CDR, Ras Bath. Lecture de versets coraniques, chant de l’hymne national, puis Issa Kaou Djim, dans un style bref, campe le décor. Le coordinateur de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants (Cmas) de Mahmoud Dicko tient à exprimer une conviction : ‘’l’Imam Dicko est le recours du peuple malien’’. C’est du reste pour cela qu’ils restent, explique-t-il, lui et sa Cmas, derrière l’Imam pour la réaffirmation de leur dignité, leur foi et leur patrie.

Tout de blanc vêtu, écharpe au cou, Mahmoud Dicko a d’abord eu des mots de remerciement à l’endroit de l’assistance, tout en rendant un hommage appuyé au Chérif de Nioro. Lui qui, bien qu’absent de la salle, a tout de même avalisé la rencontre du jour, à en croire l’orateur. « Chers musulmans, j’ai promis de parler. Alors, je parlerai…», a lancé l’Imam Dicko, d’un ton ferme. Selon lui, le moment est enfin venu que les Maliens brisent la chaîne de la soumission et de la résignation. « Nous sommes un peuple de la résistance, un peuple debout. Il est grand temps de mettre fin à la tergiversation et au tâtonnement. Il faut nécessairement que le peuple malien prenne son destin en main », a suggéré le parrain de la Cmas. Lui qui estime que le changement ne doit être ‘’ni un slogan creux ni des promesses non tenues’’.

Pendant que la précampagne électorale bat son plein, l’ex-président du HCI du Mali s’est attaqué aux alliances contre-nature. Il a en effet dénoncé le fait que ceux qui n’ont pas réussi hier à cheminer ensemble dans l’intérêt du Mali aient, de façon spontanée et pour leurs intérêts personnes, nouer des alliances dans le cadre des élections législatives de mars-avril 2020. Une situation dont les Maliens devraient, dit-il, tirer toutes les Leçons.

Concernant la crise scolaire, Mahmoud Dicko, tout en reconnaissant le bien-fondé de leur revendication, a appelé les enseignants à reprendre le chemin de l’école pour l’intérêt des élèves et du Mali. « Le peuple souverain du Mali se portera garant pour que vous ayez vos droits », a-t-il promis, tout en soutenant que le dû n’était pas négociable. Pour faire face à la tension de trésorerie que le gouvernement évoque pour écarter l’application immédiate de l’article 39 du statut du personnel enseignant, l’Imam Dicko propose la suppression de certaines institutions ‘’budgétivores’’. Lesquels n’ont, selon lui, rien apporté dans l’amélioration de la gouvernance. Il s’agit notamment du Conseil économique, social et culturel ; du Haut conseil des collectivités ; de la Haute cour de justice ; du Bureau du vérificateur général ; du Médiateur de la République. Leurs budgets doivent être alloués, dit-il,  aux secteurs prioritaires, notamment la défense, la santé et l’éducation. Mieux, il propose que les budgets de la Présidence de la République et de l’Assemblée nationale soient réduits de moitié.

L’autre sujet qui explique l’indignation et la colère de l’Imam, c’est la crise sécuritaire  au centre du pays. Ainsi, Mahmoud Dicko appelle Iyad Ag Ghaly et Hamadoun Kouffa, deux chefs terroristes maliens, à observer une trêve afin d’ouvrir les voies des négociations pour espérer mettre un terme aux souffrances des populations. Il a adressé le même appel à la milice dogon Dan Na Ambassagou.

<strong>Ultimatum</strong>

L’affaire des faux blindés qui défraie encore la chronique n’a pas échappé à l’analyse de l’Imam Dicko. Selon lui, il est temps que certaines choses soient sues des Maliens car, le Premier ministre Boubou Cissé, qu’il affirme avoir rencontré sur ce dossier, s’étonne que le Mali ait été floué à l’achat de ces équipements militaires, alors que des officiers de l’armée malienne y ont été associés. Le parrain de la Cmas reste convaincu d’une chose, c’est que tout ce qui arrive au Mali résulte de la mauvaise gouvernance. La corruption est, dit-il, érigée en système, de façon à démotiver de nombreux citoyens, y compris des militaires au front. C’est pourquoi, il donne jusqu’au vendredi 6 mars au régime en place pour un changement de cap dans la gestion des affaires publiques. A défaut, il appelle à une grande mobilisation populaire afin que les Maliens prennent leur destin en main. «Je ne sais pas ce à quoi cela aboutira, mais je ne me préoccupe pas non plus de mon sort ou de ce qu’on dira de moi », a prévenu l’Imam Dicko.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>

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<title>Crise scolaire :  L’Assemblée nationale n’approuve  pas  la démarche du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/crise-scolaire-lassemblee-nationale-napprouve-pas-la-demarche-du-gouvernement-2861674.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 13:12:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Au lendemain de  la réunion du bureau de l’Assemblée nationale élargie à la conférence des présidents sur la crise scolaire, l’intercommission a rencontré la presse  pour exprimer  son désaccord avec l’exécutif.</strong></em>

La crise qui secoue l’école malienne depuis  des mois devient de plus en plus une préoccupation nationale. Pour cause, la non application  de l’article 39 de la loi portant statut du personnel enseignant  par le gouvernement.  Si rien n’est fait, ce bras de fer entre le gouvernement et le Collectif des Syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016 risque de dépasser le cadre syndical et politique. Consciente  des conséquences  de cette crise sociale et de sa responsabilité politique, l’Assemblée nationale décide de prendre les choses en mains pour apporter une réponse au plus vite.

C’est ainsi que sur demande du président de l’Assemblée nationale, l’honorable Issaka Sidibé,  une réunion  s’est tenue sur la crise scolaire, le jeudi 27 février 2020 dans la salle Aoua Kéita.

Au cours de cette réunion du Bureau de l’Assemblée nationale élargie à la Conférence des présidents a écouté l’inter commission mise en place, le 17 janvier dernier  qui avait pour mission  de  rencontrer les syndicats des enseignants  et les membres  du gouvernement.

Ce qui fut fait. Après sa rencontre avec les syndicats des enseignants, l’inter commission présidé par le président de la Commission de l’Education, de la Culture, des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, Siaka Sangaré, a rencontré trois membres du gouvernement concernés par la question, le 23 janvier 2020. Il s’agit des ministres du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, de l’Education nationale et celui chargé du Budget. A l’issue de cette rencontre, le gouvernement devrait faire une proposition à l’Assemblée. Ce qui n’a jamais été fait.

Très prochainement, l’inter commission déposera  son rapport sur le bureau de l’Assemblée nationale. La conclusion de ce rapport servira de fil conducteur pour les actions des parlementaires  pour un dénouement heureux de la crise scolaire.

Avant la finalisation de ce rapport, l’inter commission a rencontré la presse pour  exprimer sa vision de la crise. Ainsi, Siaka Sangaré et collègues  ont expliqué les contours de l’élaboration et l’adoption d’une loi. Dans un langage clair, les parlementaires pensent que le gouvernement doit respecter son engagement en appliquant l’article 39  de la loi portant  statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire,  fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Ladite loi a été adoptée par l’Assemblée nationale, le 16 janvier 2018 et le décret n° 2018-0067/P-RM, le  26 janvier 2018 fixant les modalités d’application. Selon eux, le gouvernement ne doit pas justifier sa décision par une contrainte budgétaire. Puisqu’il est inadmissible  de proposer un projet de loi sans tenir compte de l’incidence financière.  Le gouvernement,  pour éviter cette crise, devrait prendre en compte  lors de l’élaboration des budgets 2019 et  de 2020. Il n’en a pas été ainsi.

De toute façon, le gouvernement doit  s’attendre  d’ici la fin de la semaine à la colère des parlementaires. Selon une source parlementaire, dès réception du rapport de l’inter commission, le président de l’Assemblée nationale adressera une correspondance au Premier ministre pour exprimer l’indignation des députés  et surtout exiger du gouvernement de mettre les enseignants dans leur droit.

<strong>N.D </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise scolaire : La stratégie divise les syndicats et donne raison à Boubou</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/crise-scolaire-la-strategie-divise-les-syndicats-et-donne-raison-a-boubou-2860692.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 18:09:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour une rapide sortie de crise, le Syndicat national de l’éducation et de la culture (Snec) demande un changement de posture au collectif des syndicats signataires du 15 octobre 2016 pour obtenir satisfaction de l’article 39.</strong>

Au détour d’une réunion du Bureau exécutif national du Syndicat national de l’éducation et de la culture (BEN-Snec) tenue, le 17 février, les membres du dit Bureau se sont penchés sur la problématique « <em>l’école malienne, quelle proposition de sortie de crise, afin d’analyser la situation de blocage des négociations et proposer un plan de sortie de crise ?</em> »

Moustapha Guitteye, le secrétaire général du Snec, dans une lettre adressée à ses camarades du collectif, propose de privilégier la négociation pour  faire des propositions de sortie de crise à la partie gouvernementale.

Depuis l’année scolaire dernière, l’union du collectif des enseignants a permis des mobilisations inédites à travers le Mali pour deux manifestations récentes. Les grèves cycliques initiées dans le cadre de leur revendication sont également suivies unanimement grâce à la même convergence de vue qui prédominait jusque-là.

Mais le mur commence à se fissurer au regard de la proposition faite par le Snec. Il a fait savoir qu’il se soucie de préserver les intérêts des élèves  victimes  du bras de fer entre les syndicats et le gouvernement.

Moustaphe Djitteye trouve que face à la grave crise que traverse l’école malienne, avec son cortège de séries de grèves qui compromettent dangereusement l’avenir des enfants, le Snec malgré son profond attachement à la défense des droits des travailleurs, ne saurait être indifférent au sort des milliers d’élèves maliens victimes d’une situation dont ils ne sont en rien responsables.

Pour l’orateur du jour,  la négociation positionnelle a montré ses limites. Et d’inviter le collectif des enseignants à une concertation  urgente  en vue d’adopter une nouvelle stratégie.

Le Collectif reste sur sa position et la grève continue tant que l’article 39 n’est pas appliqué avec une rétroaction à partir de janvier 2019. Ils n’accordent pas de crédit au manque de fonds causé par les difficultés financière mis en avant par le gouvernement de la république du Mali. Les propositions n’ont absolument servi à rien. Les soldats de l’éducation savourent une de la série de la série de grève qu’ils ont envisagée.

Ce sont les enfants de parents pauvres qui paient les frais de ces années scolaires handicapées par des grèves infinitésimales auxquelles la solution ne semble pas pour demain.

Dieu sauve !

<strong>Bazoumana KANE </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives  du 29 mars 2020 : Ces candidats en quête d’immunité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-du-29-mars-2020-ces-candidats-en-quete-dimmunite-2860665.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 16:50:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les listes de candidatures pour les élections législatives prévues le 29 mars prochain sont maintenant définitivement arrêtées. Et la campagne du premier tour déjà lancée avant la date officielle fixée par le décret présidentiel de convocation du collège électoral. </strong>

Au sein des délégations envoyées sur le terrain par les Etats-majors des partis politiques en lice, figurent en bonne place une catégorie particulière de candidats faisant le plus souvent preuve d'un activisme débordant et d'une détermination sans faille. Il s'agit de cadres pour la plupart issus de l'Administration faisant l'objet de poursuites judiciaires ou se trouvant sous la menace de telles poursuites. Parmi eux figurent de grosses pointures. D'abord à tout seigneur, viennent et ce, sans jeu de mots, deux seigneurs de guerre du Nord, membres de la CMA : les sieurs Mohamed Alghabass Ag Intallah, fils de l'Amenokal, député sortant de la circonscription électorale de Kidal, et Ag Bibi, député d'Abeibara. Ils ont en commun d'être accusés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité et font l'objet de mandats d'arrêts internationaux lancés contre eux par la Justice malienne.

Vient ensuite un groupe constitué de hauts cadres de l'Administration et du privé. Parmi eux, on peut noter les candidatures de Sidiki N’Fah Konaté à Kolondiéba, et celle de Modibo Kane Doumbia, super promoteur de lycées et centres de formation professionnelle à travers le Mali. Il est candidat du RPM à Kayes.

L'un est ancien Directeur général de l'Ortm, et ancien ministre de la Communication. Sa gestion à la tête de la chaîne publique de radio - télévision a été épinglée par le Bureau du Vérificateur pour un détournement présumé de quatre milliards. Le BVG en a logiquement saisi le procureur du pôle économique et financier de Bamako.

L'autre, le nommé Modibo Kane Doumbia, fait l'objet de poursuites pour des malversations qui se chiffrent à plusieurs centaines de millions de nos francs. Aussi, le porte-étendard des tisserands est le fameux artisan de l’historique fraude au Baccalauréat de 2015 du temps de l’autre dame de couvent, Mme Jacqueline Nana Togola, alors ministre de l’Education.

A la suite du scandale mémorable, notre candidat  n’a trouvé son salut que par la fuite pour se terrer aux Etats-Unis en entendant que l’orage prenne fin. Pensant jouer avec le temps et l’oubli, il croit être à l’abri des yeux et des poursuites judiciaires.

Le candidat Doumbia figure à Kayes sur une liste d'alliance comprenant l'Adema, l'Urd, le RPM et l'ADP – Maliba dont le représentant n'est autre qu’Aliou Boubacar Diallo. Ancien candidat à l'élection présidentielle de 2018 et parrain d’ADP - Maliba, ce dernier fait l'objet de poursuites pénales pour blanchiment d’argent portant sur une affaire de 500 millions de FCFA.

Cette short list de candidats en quête d'immunité ne serait pas complète si elle ne comprenait pas le nom de Bakary Togola, Président de l'Apcam. Inculpé pour détournement de près  de dix milliards de francs CFA dans l'affaire dite des cotonculteurs et incarcéré depuis plusieurs mois à la maison d'arrêt de Bamako, il est présent sur la liste de candidature RPM de Bougouni, en compagnie du député sortant de ladite circonscription Zoumana  N'Tji  Doumbia.

La surprise du lecteur sera grande lorsqu’il apprendra que la quête effrénée d’un second mandat n’intéresse pas que les candidats indélicats : certains députés sortants, qui ont fait l’objet de demandes de levée d’immunité pendant la présente législature, sont candidats à leur réélection pour échapper à la Justice. Parmi eux, Seydou Coulibaly et Tiasse Coulibaly, élus Adema de Kati. Ils ont, semble-t- il,  joué un rôle capital dans les détournements de fonds opérés dans la  Fédération cotonnière de Fana et qui sont cités dans l’affaire des Cotonculteurs. Quoi qu’il en soit, le Président de l’Assemblée Nationale vient d’être récemment  saisi à leur sujet par la Cour suprême.

A la décharge des candidats en lice uniquement pour se prémunir d'éventuelles poursuites ou pour neutraliser des poursuites déjà engagées, on notera qu'en la matière, ils ont d'illustres devanciers. En effet, un certain Hady Niangadou, aujourd'hui député sortant de la Commune II et candidat pour le scrutin du 29 mars, en est la parfaite illustration. En 2007, il s'est fait élire sur une liste d'alliance formée notamment par le Cnid et le MPR. Motif de sa candidature d'alors? Il était impliqué dans une affaire d'atteinte aux biens publics et risquait d'aller en prison pour un bail de longue durée.

<strong>B.F</strong>

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<title>Élections au Mali : Pourquoi Salif Kéita n’est plus candidat</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/elections-au-mali-pourquoi-salif-keita-nest-plus-candidat-2860681.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 16:36:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au cours de la conférence sur l’organisation de la soirée de gala qui aura lieu le samedi 29 février 2020, à Djataland, Salif Kéita en a profité pour annoncer les raisons qui font qu’il n’est plus candidat aux différentes élections organisées au Mali.

En échangeant avec les hommes de médias, il leur a confié que les élections constituent une véritable mafia au Mali. Du point de vue du rossignol, pour se présenter aux élections au Mali, il faut payer les signatures des élus. Les conseillers communaux exigent la somme de 45.000 FCFA et les députés, 10 millions de FCFA.

En clair, le chanteur trouve que c’est un véritable marché auquel il n’est pas habitué. Donc, à l’entendre, il vaut mieux s’écarter de ces pratiques qui faussent la route avec la démocratie.

<strong>La Rédaction</strong>

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<item>
<title>Affaire Adama Sangaré :    Le parquet général va t&#45; il faire marche arrière ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-adama-sangare-le-parquet-general-va-t-il-faire-marche-arriere-2860680.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 16:33:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir relevé  pourvoi de l'arrêt rendu le 11 février 2020 par la Chambre d'accusation ordonnant la remise en liberté du maire du District Adama Sangaré, le parquet général peut-il se raviser et faire marche arrière ? Aussi invraisemblable que cette solution puisse paraître, c'est pourtant vers elle que s'achemine le volet détention provisoire de l'affaire ministère public contre Adama Sangaré et autres. </strong>

Si l'on en croit des sources très proches du dossier, la décision de former pourvoi contre l'arrêt précité de la Chambre d'accusation aurait été prise contre l'avis du Chef de l'Etat.

Rappelons que l'arrêt rendu le 11 février par la haute juridiction ordonne la remise de l'édile de Bamako sous condition de paiement d'une caution de cent vingt (120) millions francs Cfa, et que le recours exercé par le parquet général de la Cour d'appel suspend l'exécution dudit arrêt jusqu'à ce que la Chambre criminelle de la Cour suprême se prononce à son tour sur la décision querellée.

Si en théorie, il est difficile de concevoir qu'une rétractation ou un renoncement du parquet général à un pourvoi déjà formé puisse avoir des conséquences procédurales radicales telles que le dessaisissement de la Chambre criminelle, la pratique offre des voies de sortie concrètes. Le parquet général a, en effet, la possibilité de ne pas soutenir son pourvoi à l'audience, ce qui est la solution "a minima". Il peut également faire en soutenant que finalement il ne s'opposerait plus à l'arrêt dont pourvoi, au regard des évolutions survenues entre son recours et l'audience de la Chambre criminelle.

En clair, et pour autant que des instructions précises et fermes soient données dans ce sens par le Président de la République, la prochaine audience de la Chambre criminelle pourrait bien être  être l'occasion pour le parquet général de rectifier le tir. A ce propos d’ailleurs, il y a lieu de fracasser un mythe, celui qui veut que dans les matières comme celle dite Adama Sangaré les instructions au parquet général émanent du seul ministre de la Justice.

En réalité, et plus souvent qu'on ne le pense, la position du ministre n'est autre que celle du président de la République. Dans l'affaire qui nous occupe, il semble malheureusement que le ministre ait oublié d'observer cette règle de bon sens. Adama Sangaré, qui garde prison depuis plusieurs mois malgré l'existence dans le droit positif malien du principe fondamental de présomption d'innocence, présente - faut-il le rappeler - toutes les garanties de représentation devant la Justice.

<strong>B.F</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mamoud Dicko sur RFI :  «L’Etat a failli»</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/mamoud-dicko-sur-rfi-letat-a-failli-2860678.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 15:31:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Invité d’Alain Foka pour parler de la négociation avec les djihadistes, ce dimanche 23 février, l’imam Mamoud Dicko a saisi l’occasion pour lancer des flèches au pouvoir en place. C’était au cours de l’émission ‘’Débat africain’’ sur Radio France Internationale (RFI)  délocalisée dans l’Amphi 2000 de la Fseg, à Bamako.</strong>

L’ancien Président du Haut conseil islamique du Mali (Hcim), l’imam Mamoud Dicko non moins Président de la Cmas n’est pas allé avec le dos de la cuillère. En répondant aux questions d’Alain Foka sur la négociation de Bamako avec Iyad et Kouffa sur les antennes d’RFI, il a fait savoir que tout cela est la conséquence de la faillite de l’Etat du Mali.

Mamoud Dicko dit avoir envie de sourire quand il entend les jeunes autour de la table dire que la laïcité, l’intégrité territoriale  et la constitution du pays ne sont pas négociables en aucune manière. Pour lui, le pays ne peut jamais savoir ce que veulent ces deux chefs djihadistes tant qu’il n’engage pas avec eux un dialogue sérieux. D’ailleurs, il pense que la ligne rouge dont on parle doit être protégée par l’Etat. Cet Etat, selon lui, déroge à ses missions régaliennes. Il demandera aux jeunes si le Mali est un pays démocratique. Cette question est restée sans réponse.

Interrogé sur les manifestations demandant le départ des forces étrangères du Mali, l’imam Dicko n’est pas parti par mille chemins. Sans ambages, il a répondu qu’il n’a pas été consulté  au sujet de leur arrivée et que le peuple ne l’a pas aussi été. « <em>Si ces forces étrangères doivent partir ou rester, ceux qui les ont appelées sont des voix les plus autorisées pour le dire</em> », a renchéri l’invité d’Alain Foka.

Présent sur le plateau, l’ancien Premier ministre et Président du parti Yelema dont il est candidat en commune IV au législatives de mars-avril prochain, Moussa Mara a confirmé qu’ils sont tous responsables de ce qui se passe au Mali. Pour lui, il faut arrêter de jeter l’anathème sur les autres. De son point de vue, le mythe de la responsabilité d’autrui empêche de voir ses propres erreurs.

Pour rappel, le secrétaire général du RPM et actuel ministre de l’Intégration africaine, Baber Gano, était l’un des invités de marque d’Alain Foka.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Législatives 2020 à Bougouni : Le bilan du député Zoumana N’tji plaide en faveur de la liste RPM&#45; URD&#45;MPM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-2020-a-bougouni-le-bilan-du-depute-zoumana-ntji-plaide-en-faveur-de-la-liste-rpm-urd-mpm-2860673.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 14:04:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La bataille de Bougouni s’annonce dure. En effet, cette circonscription électorale qui dispose de 4 députés connaitra des duels,  d’une part entre la majorité et l’opposition  et d’autres parts entre  des partis de l’Ensemble pour le Mali (EPM). Il s’agit notamment du RPM et de la CDS-</strong> <strong>Mogotiguiya de Mamadou Blaise Sangaré.</strong>

Ce combat politique risque de se transformer en une guerre fratricide entre l’actuel président de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale, Zoumana N’tji Doumbia, transfuge de la CDS  et son ancien mentor, Mamadou Blaise Sangaré. Pour cause, la crise née à la veille des élections législatives avortées de 2019 entre les deux hommes.

<strong>Les raisons de  l’adversité </strong>

A l’époque, la décision du président de la CDS d’écarter  Zoumana N’tji Doumbia de la course pour l’Hémicycle avait alimenté le débat tant dans le cercle de Bougouni que dans le milieu politique à Bamako.  On se rappelle encore  que l’actuel président de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale avait été  désigné  tête de liste par la  conférence de la section CDS de Bougouni. Contre toutes attentes, l’homme fort de la CDS, Mamadou Blaise Sangaré  a décidé de tout chambouler. Pourquoi donc cette inopinée décision de se lancer dans la course ? C’est la question qui taraudait les esprits à l’époque. Alors que le rouquin Conseiller spécial du Président de la République criait sur tous les toits qu’il n’est pas intéressé par un poste de député. A l’époque les deux anciens complices s’accusaient mutuellement  de la responsabilité de la crise. Si le député Zoumana N’tji Doumbia accusait le président Sangaré de l’avoir poussé à la sortie, ce dernier minimisait les conséquences de cette démission pour son parti. Aussi, il pointait d’un doit accusateur des cadres du RPM qui, selon lui, étaient à la manœuvre pour déstabiliser la CDS et la majorité présidentielle.

Dans  ce combat entre les deux ex-alliés, les observateurs politiques donnent le jeune député favori pour plusieurs raisons. Le premier signe annonciateur de la défaite du vieux rouquin, c’est qu’il n’est plus partant. Il a cédé sa place à un recalé de la deuxième année de l’école fondamentale.

<strong>Alliance RPM-URD-MPM</strong>

Si le MPM n’est pas une véritable force politique, force est de reconnaître que  la conduite de la chose politique au Mali est détenue par le RPM, parti au pouvoir et l’URD, le principal parti de l’opposition. Cette alliance constitue sans nul doute une véritable force pour barrer la route à des petites formations politiques comme le parti de Mamadou Blaise Sangaré. L’alliance est conduite par Zoumana N’tji Doumbia qui milite pour le RPM depuis son départ de la CDS. Un autre poids lourd de la localité figure sur cette liste. Il s’agit de Bakary Togola qui bénéficie toujours de ses droits civiques même s’il est en détention préventive. Si le premier cité est un stratège politique, le second est un  agronome milliardaire et un véritable mobilisateur de l’électorat, surtout en milieu rural. En tout cas, ce n’est pas IBK qui pourra démentir cette affirmation après la forte mobilisation de la région de Sikasso lors de la présidentielle de 2018.

Quant au jeune député, il fait partie des  meilleurs  de la 5ème  législature. Elu lors des législatives de 2013, il s’est tout de suite révélé à l’Assemblée nationale par son éloquence et sa maîtrise des sujets juridiques. D’abord président du Groupe parlementaire APM, il a, par la suite, bénéficié la confiance  de ses homologues pour prendre les commandes  de la Commission des Lois. Un poste qu’il a assumé avec beaucoup d’habileté. Le transfuge de la CDS  s’est forgé  le respect  dans la sphère politique malienne.

En plus de cette force politique et financière, cette alliance bénéficie également de la présence de deux femmes. Il s’agit de Lalabou Fomba, maire URD, la seule maire de la région de Sikasso et  Mme Bagayoko  Rokia Coulibaly du MPM, agente de la banque de développement du Mali (BDM).

<strong>Les actions majeures du député </strong>

Le bilan du député  Zoumana N’tji Doumbia à l’Assemblée nationale plaide en sa faveur. Ce qui devrait être une raison de plus pour le laisser continuer afin qu’il accumule d’autres expériences dans le travail parlementaire. En effet, en tant que député et surtout président de la Commission des Lois, Zoumana N’Tji a beaucoup pesé  dans la balance pour orienter certaines actions de développement vers le cercle de Bougouni.  Il s’agit notamment du projet de construction de  la route Bougouni-Manankoro- frontière ivoirienne. Déjà, les études sont bouclées. Au niveau du gouvernement, le démarrage des travaux est prévu pour cette année 2020. Avant Zoumana N’tji, aucun de ses prédécesseurs  n’a  pu  réaliser ce projet. Cette route est une économie de plus de 400 km.

Grâce à ses efforts, le cercle de Bougouni sera doté très prochainement d’un hôpital de deuxième génération et d’une université.  D’autres actions non moins importantes sont inscrites sur le bilan de l’ancien secrétaire général de la CDS.  Il s’agit du projet d’électrification   des chefs lieux des communes  du cercle de Bougouni avec un accent particulier sur les communes à 25 km du goudron.

A ses actions politiques, le désormais candidat du RPM  était surtout présent sur le terrain humanitaire. En plus des dons, il a initié plusieurs formations  en faveur des femmes et jeunes pour faciliter leur insertion économique.

Le développement doit être organisé dans un cadre sécurisé. Cela est une réalité à Bougouni. Avec son statut de région, le Banimonotié dispose  désormais un camp militaire.

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Maouloud Ben Kattra, président du PMDS : « Si certains sont fous pour occuper des postes, nous sommes fous pour construire le Mali »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/maouloud-ben-kattra-president-du-pmds-si-certains-sont-fous-pour-occuper-des-postes-nous-sommes-fous-pour-construire-le-mali-2860677.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 13:55:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La salle de conférence de la mairie de Kati a servi de cadre à la rentrée politique du Parti malien pour la démocratie sociale (Pmds). Le Président de la formation politique, Maouloud Ben Kattra, en a profité pour lancer, de façon parabolique, des piques mortelles à ceux qui s’affolent pour occuper des places. C’était ce samedi 22 février.</strong>

Les responsables du Pmds ont jeté le dévolu sur la ville de Kati pour la rentrée politique du dit parti. Ainsi, ils font coup double car non seulement la rentrée politique a eu lieu, mais aussi le baptême de la section de Kati a été fait.

Pour la circonstance, les membres et sympathisants du Pmds venus de partout du cercle de Kati, ont réservé un accueil chaleureux au Président Maouloud Ben Kattra. A seulement une année sonnante, le Parti malien pour la démocratie sociale (Pmds) est en train de faire son petit bonhomme de chemin dans l’arène politique du Mali.

L’occasion a été propice pour Maouloud Ben Kattra de clasher, dans des circonlocutions, les vrais assoiffés du pouvoir. A l’entendre, les membres du Pmds ne sont pas de ceux-là qui sont pressés à aller aux élections pour des postes dans le pays. <em>« Si certains sont fous pour occuper des postes, nous sommes fous pour construire le Mali. Nous voulons de la politique politique et non la politique politicienne </em>», a martelé le premier responsable du jeune parti qui pense que les partis politiques ont oublié leur mission. A cet effet, il s’est interrogé sur l’importance de l’existence de 200 partis au Mali si les problèmes continuent à s’amplifier davantage.

Parmi les difficultés du pays que les partis politiques n’arrivent pas à solutionner, Maouloud Ben Kattra citera l’insécurité et la crise scolaire qui constituent une menace à l’éducation des enfants du pays. Sur le premier point, l’orateur du jour trouve que les autorités nationales doivent être soutenues par rapport aux actions qu’elles posent pour les FAMa. Il conseillera de ne pas démoraliser les troupes au champ de bataille.

S’agissant du second point qui est la situation de l’école malienne, l’interlocuteur du jour a affirmé que le Pmds s’inquiète. De son avis, ce bien commun doit être une priorité du gouvernement du Mali. « <em>Nous devons avoir le devoir d’aider le gouvernement à trouver la solution. Nous demandons au Premier ministre d’appeler les syndicats pour continuer à dialoguer jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. Nous voulons un dialogue franc et sincère entre les différents acteurs de l’école »,</em> a laissé entendre Maouloud Ben Kattra.

Un des sujets brûlants de l’actualité n’a pas échappé au Président Kattra. Il s’agit de la négociation que le Président Ibrahim Boubacar a préconisée avec Amadou Kouffa au centre et Iyad Ag Aghaly au nord. Le patron du Pmds dit se positionner derrière IBK, mais en émettant la réserve que la ligne rouge ne soit pas franchie et que le pays perde pas sa laïcité.

En s’exprimant sur ce thème de l’élection dans son discours fleuve, il confirmera que le parti a décidé de rester aux vestiaires des élections législatives de mars-avril. Selon lui, le nouveau bébé qu’est le Pmds doit se structurer et s’implanter sur toute l’étendue du territoire national afin d’affronter les élections à venir. De son point de vue, il ne s’agit pas de se présenter aux élections parce que les autres le font. En clair, le Président Kattra veut que le parti grandisse d’abord. Comme illustration de l’espoir qu’il nourrit, il a glissé la morale d’une des fables de La Fontaine qui dit : « <em>Petit poisson deviendra grand pourvu que Dieu lui donne longue vie</em> ».

A noter que l’ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle d’IBK a confié le nouveau bébé aux 50 autres partis du cercle de Kati en leur demandant d’en prendre soin.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Menace sur les législatives dans les régions du Nord :   Bill désavoué par la CMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/menace-sur-les-legislatives-dans-les-regions-du-nord-bill-desavoue-par-la-cma-2860674.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 13:30:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Décidément, l’ancienne rébellion ne manque pas d’imagination pour rendre la vie infernale au gouvernement et même à la communauté internationale. En effet, depuis la visite musclée de Moussa Mara, alors Premier ministre, à Kidal en 2014, le président Keïta et son gouvernement se plient toujours aux caprices de la  Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).</strong></em>

Au moment où tout le Mali se mobilise pour l’organisation des législatives, la CMA pond un communiqué en date du 16 février 2020 et met sur la table du gouvernement des conditions pour la tenue du scrutin dans les régions du Nord.

Cette décision est la principale information issue de la première session ordinaire  du comité directeur  de la CMA, tenue les 13, 14, 15 et 16 février, à Kidal sous la présidence de Bilal Ag Achérif.

Après analyse de la situation générale du mouvement politico-militaire, l’ordre du jour de cette première session  portait sur 7 points. Il s’agissait pour les responsables de la CMA d’examiner   le projet de la fusion des mouvements de la CMA ; la question de l'armée reconstituée ; le parachèvement du processus DDR accéléré et la prise en charge de l’intégration des cadres de la CMA dans la fonction publique ainsi que la réinsertion socio-économique des jeunes et des femmes. Il faut ajouter également la gouvernance de l’Accord ;  la mise en marche effective des services sociaux de base et l’organisation des élections législatives.

Pour la CMA, déclencher le processus électoral sans  la prise en compte des préoccupations majeures  relatives aux élections législatives, exprimées lors du CSA de haut niveau du 19 janvier 2020 est une volonté manifeste du gouvernement de mettre en mal l’Accord pour la paix et une violation  de la feuille de route signée  le 22 mars 2018  entre le gouvernement et les mouvements signataires de l’Accord.

<strong>Les exigences  de la CMA</strong>

La CMA exige du gouvernement de revoir sa copie pour éviter de bloquer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix.  Ainsi, l’ex-rébellion   demande à l’Etat et la communauté internationale la diligence d’engager le processus de la réorganisation territoriale et du nouveau découpage administratif ; la prise en compte et en charge dans le prochain processus électoral des régions de Taoudéni et de Ménaka en plus des cercles d’El-Moustarat et d’Achibogho.  Selon la CMA, Taoudéni, Ménaka et les cercles d’El-Moustarat et d’Achibogho ne doivent pas être en marge de ce processus électoral puisqu’ils bénéficient de l’organisation territoriale adoptée par le gouvernement en conseil des ministres du 28 février 2018. «<em>La CMA ne peut indéfiniment cautionner qu’une importante frange de la population puisse encore être privée pendant un autre quinquennat de ses droits civiques et de ses chances à participer à la construction législative de la nation</em>», indique le communiqué.

En plus de la prise en compte des nouvelles régions, la CMA  de Bilal Ag Achérif interpelle le gouvernement  sur la participation  des réfugiés et des déplacés  internes ; le recensement administratif à vocation électorale et la mise à jour du fichier électoral.

la CMA, tout en dénonçant le caractère unilatéral de l’établissement du calendrier électoral, s’oppose à la tenue des élections dans ce format et dans ces conditions qu’elle qualifie de violation grave de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger.

Selon les maîtres de Kidal, cette démarche qui n’augure pas un lendemain meilleur est une exclusion flagrante d’une frange importante des populations de l’Azawad à exercer leurs droits civiques.

<strong>Contre-pied</strong>

Cette décision de s’opposer à la tenue du scrutin dans les régions du Nord prend en contre-pied les assurances du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah alias Bill. En effet, le vendredi 14 février 2020, faisant le point  des préparatifs des législatives de mars prochain, le ministre avait indiqué aux journalistes  que toutes les conditions étaient réunies pour tenir les élections sur toute l’étendue du territoire national. «<em>Tous ceux qui comptent dans la République ont décidé de participer à ces élections. Il s'agit, entre autres, de la classe politique, la société civile, les groupements de partis politiques, l’opposition et la majorité… »</em>, a déclaré le ministre.

C’était sans tenir compte d’une éventuelle prise de position de l’ancienne rébellion après une rencontre avec les responsables des mouvements signataires de l’Accord le 12 février 2020. Selon le ministre, lors de cette rencontre, le seul point de blocage était la situation des refugiés. Sur ce point, selon lui, un terrain d’entente a été trouvé avec les groupes signataires de l’Accord.

Malheureusement pour le ministre, il risque d’essuyer un véritable camouflet. Car, à un mois de la tenue du scrutin, la surprise est au rendez-vous.  La CMA s’oppose à la tenue des élections législatives dans son Azawad.

<strong>Chantage </strong>

Le contenu de ce communiqué ne surprend guère pour qui connait la méthode  de ce mouvement et ses animateurs. Ce n’est ni plus ni moins  que  de la supercherie  des  enfants gâtés de la République pour se faire une santé financière sur le dos du contribuable.  Sinon comment comprendre qu’au moment où la CMA pose des conditions, certains leaders dudit mouvement politico-militaire déposent leur candidature à la députation ?

Faire du chantage auprès du pouvoir central pour  parvenir à ses fins est devenu le sport favori des maîtres de Kidal. Les exemples ne manquent pas pour montrer combien de fois le gouvernement  s’est plié aux exigences des responsables de la CMA pour exécuter leur décision.

Ces élections sont la réponse à la résolution N°1 du dialogue national inclusif, portant sur la nécessité d’organiser dans les meilleurs délais les élections législatives sur la base des circonscriptions électorales actuelles afin que la nouvelle législature commence au plus tard le 2 mai 2020.

Cette décision de s’opposer à la tenue du scrutin dans les régions du Nord intervient  à un moment décisif dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Il s’agit notamment du déploiement de l’armée reconstituée.

Lors cette première session ordinaire, la CMA a exprimé sa ferme volonté de veiller au respect des engagements pris dans le cadre de l’armée reconstituée lors de la réunion du CSA du 19 avril 2019. Les engagements portent sur la composition, la hiérarchie et la chaine de commandement au sein des forces armées et de sécurité. Elle exige également le respect du chronogramme du déploiement des unités de l’armée reconstituée dans les régions de Tombouctou, Gao et Ménaka conformément au calendrier établi par la CTS lors de sa 46<sup>ème</sup> session ordinaire du 6 février 2020.

Si l’Etat se plie aux exigences des ex-rebelles, les autres régions non opérationnelles comme Koutiala, Dioïla, Kita, Bougouni pourraient aussi réclamer la régularisation de leur situation.

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Recrutement des contractuels :  Les 501 agents réclament la validation de la décision d’affectation</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/recrutement-des-contractuels-les-501-agents-reclament-la-validation-de-la-decision-daffectation-2859761.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 02:07:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>501 contractuels sont toujours dans l’attente d’une suite favorable à la décision d’affectation qui souffre dans les tiroirs de la Primature depuis 2016, malgré leur répartition entre les différents services relevant de l’Hôtel des Finances. Cette situation a été perpétrée par l’ancien Premier ministre Kéita</strong>.<strong> L’omerta entretenue n’a que trop duré.</strong>

Depuis la signature de la décision d’affectation de ces agents contractuels, il y a un silence de mur auquel le Collectif des 501 agents contractuels se trouve buté. Ces agents ne savent plus à quel Saint se vouer, car ils n’ont eu satisfaction chez aucun des hauts cadres du pays.

Vu l’insuffisance du personnel au sein de son ministère, le ministre de l’Economie et des Finances, Boubou Cissé, avait exprimé des besoins nouveaux en personnel contractuel au titre de l’exercice budgétaire 2016 par la lettre n° 0024/ MEF-CAB le 26 juillet 2016 à Bamako. Et cela à l’adresse  du ministre du Travail et de la Fonction publique, chargé des relations avec les Institutions, Diarra Racky Talla, au moment des faits.

Cette dernière a répondu à la demande du gardien du denier public par la décision n° 2016-001035 MTFP-SG portant recrutement dans la fonction publique. Cette décision est signée et cachetée à Bamako le 09 septembre 2016. Elle stipule en son article 1<sup>er</sup> que les personnes (les 501 Ndlr) dont les noms suivent, de nationalité malienne, sont recrutées dans la fonction publique et mises à la disposition du ministre de l’Economie et des Finances pour servir dans les services où elles sont affectées.

Le contraire de cette décision n’a pas tardé à se réaliser. La décision n° 2016001241Mtfp-SG signée et cachetée par la même Diarra Racky Talla le 25 octobre 2016, à Bamako a tout retiré. Et cela, malgré la décision n° 2016000985 MEF-DRH-Sdef portant affectation d’agents contractuels signée et cachetée le 23 septembre 2016, à Bamako par le ministre et par délégation le directeur des Ressources humaines, Moussa Macalou.

Racky Talla a ainsi répondu à la lettre n° 760 PM-CAB envoyée par l’ancien Premier ministre, le 24 octobre 2016. Et par la lettre n° 754 PM-CAB, le même ancien ministre a demandé la mise à la disposition de la Primature des dossiers individuels des agents contractuels. Après ces lettres confidentielles, rien n’a filtré. Et de cela, il y a 4 ans.

La déception fut grande parce que, considérés comme des soutiens de leurs familles, ces agents ont vu leurs décisions de recrutement et d’affectation rangées dans la poussière  des tiroirs de la Primature. Depuis 2016, un silence de cimetière règne sur cette affaire qui commence à faire assez de mécontents.

La surprise fut désagréable pour les nouveaux contractuels qui se voient oubliés aujourd’hui par les autorités en charge de cette affaire. A cet effet, le Collectif interpelle le Président de la république, Ibrahim Boubacar Kéita, afin qu’il joue sa partition pour trouver un dénouement heureux de cette situation. Il n’entend pas croiser les bras. Des actions d’envergure sont envisageables pour obtenir satisfaction.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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<item>
<title>Kayes  2020 : Des législatives compliquées et mortelles pour l’Adema&#45;Pasj</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/kayes-2020-des-legislatives-compliquees-et-mortelles-pour-ladema-pasj-2859763.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 01:10:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les formations politiques ont fini de choisir leurs candidats à la députation du 29 mars 2020.Et ce jeudi 13 février était la date de clôture de dépôt des listes pour les aspirants à la noble mission de représentants du peuple à Bagadadji, siège du parlement national. Comme c’est devenu une coutume, cette étape déroule le tapis des coups bas, trahisons et ruptures de compagnonnage. Si, aller en compétition électorale reste une ambition légitime  à l’analyse, le cas de ceux-là qui veulent se soustraire   à la justice  mérite qu’on s’y attarde.</em></strong>

En attendant que la Cour constitutionnelle ne reçoive et statue sur les dossiers de candidature des futurs députés, nous souhaitons pour notre pays des hommes et des femmes dont le patriotisme  et la droiture ne souffrent  d’aucun soupçon. Ces élus, cuvée 2020, porteront la lourde responsabilité de ressouder l’unité nationale, aujourd’hui malmenée, en consolidant notre démocratie convalescente du fait de l’illégitimité maintes fois prolongée du mandat du parlement sortant.

A cette étape, le signal doit venir du tamisage des 9 sages de la Cour constitutionnelle. Ici, aucun dossier pour aucun calcul ou soutien politique ne doit  échapper ni à la vigilance de la sagacité de la loi ni à la morale républicaine.

Des candidatures concoctées pour le prochain scrutin législatif. Il se raconte déjà des tentatives très osées de certaines femmes et hommes à défier la république. Au lieu de vivre cachés le restant de leur vie après forfaits et  indélicatesses énormes, ils paradent sous l’étendard du parti présidentiel se croyant protégés devant Dieu et la nation à la recherche d’une immunité au cas de réélection.

<strong>Quelques cas illustratifs</strong>

Depuis l’avènement de la démocratie en 1992 à Kayes, l’Adema-Pasj a expérimenté et réussi des combinaisons  des listes  aux législatives.

Cette année, le parti de l’abeille piqué par quel complexe, s’est laissé entre les mains de certaines formations politiques dont le nombre de militants se limite à celui d’un Conseil de village. Donc, non représentatif dans une circonscription électorale. C’est pourquoi cette alliance est compliquée et mortelle.

C’est compliqué et mortel à cause de la présence d’un jamais gagnant et porteur de guigne qu’est le cheval du RPM  sur cette liste. Aussi, le porte-étendard des tisserands est le fameux artisan de l’historique fraude du Baccalauréat en 2015 du temps de l’autre dame de couvent, Mme Jacqueline Nana Togola, alors ministre de l’Education.

A la suite du scandale mémorable, notre candidat  n’a trouvé son salut que par la fuite pour se terrer aux Etats Unis en entendant que l’orage prenne fin. Pensant jouer avec le temps et l’oubli, notre bonhomme comme un moine pédophile croit être à l’abri des yeux et des poursuites judiciaires. Alors c’est un homme en sursis qui veut se cacher sur la liste, mais qui n’échappera en aucun cas Ce candidat est indigne de la confiance du peuple pour être député parce qu’il n’a rien d’honorable. Un destructeur moral du sacré temple scolaire. Le drôle est que le Tout-Puissant promoteur d’écoles et d’université n’a même pas  pu franchir le cap de la classe de 11<sup>ème</sup> du lycée. Sacré mégalomane pareil à un âne savant.

Aux cotés de ce cas atypique, il nous revient que d’autres  grands inintelligents tentent les mêmes stratagèmes de courtes échelles, de cache-cache.

Dans quel Etat sérieux  des personnes soupçonnées de malversation de plusieurs centaines de millions et de milliards de francs du trésor public  peuvent ou osent   se porter candidats à un mandat aussi important comme la députation ? Après des investigations sérieuses d’agents assermentés, ne peuvent-ils pas entaché l’honneur des concitoyens  au service de la communauté ? Je refuse de croire que ces hommes dédiés au contrôle ne perdent pas leur temps à des farces ou comédies républicaines.

Nommer  ces prédateurs ou délinquants à col blanc, c’est leur  faire trop d’honneur. Si par l’extraordinaire, ils arrivaient à  échapper au mailles des filets de la Cour constitutionnelle, aucun des 9 sages n’aura l’excuse du tribunal de l’histoire aux côtés d’autres dignes représentants à  l’Assemblée nationale.

Pour notre démocratie, il  est impérieux de donner du sang neuf à nos textes et que le courage investisse les robes de ceux  qui disent le droit. Et cela, pour  rendre les candidatures suspensives aux décisions de justice. Que nul n’ait l’opportunité de s’abriter sous une prétendue présomption d’innocence alors qu’il a bien avalé goulument le denier public.

A suivre

<strong>Karamoko COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commune du Mandé :  Le jeu trouble de Bill trouble la mairie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/commune-du-mande-le-jeu-trouble-de-bill-trouble-la-mairie-2859716.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Feb 2020 13:44:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mairie de la commune rurale du Mandé se trouve aujourd’hui dans un imbroglio total. Cela est dû à l’installation forcée de l’ancien maire, Mamourou Kéita alias Mamourouba par le ministre Boubacar Alpha Ba en lieu et place de Kélépily.</strong>

Rien ne bouge dans la mairie de la commune rurale du Mandé. Les activités sont au point mort. Après son installation par le lundi 3 février par le Préfet de Kati, Sadio Kéita accompagnée du Sous-préfet de Kalabancoro, Da Kéita, le processus de remplacement est resté sans suite.

La logique voudrait que le Préfet donne une suite à son travail en assistant au moins à la session inaugurale qui était prévue pour le vendredi 7 février. Il n’en a pas été ainsi, car si session il y a eu, ce fut entre les nouveaux locataires de la mairie.

Ce qui est bizarre dans cette affaire ubuesque, c’est que Mamourou et son équipe sont complètement bloqués. La passation n’étant pas faite entre lui et le Président sortant à cause de la bataille judiciaire auquel le processus de remplacement a donné lieu. S’il est vrai que le Président de l’Autorité intérimaire authentifie les papiers par sa signature, si celle-ci est en sa possession, il est obligé d’attendre la passation après que le contentieux est vidé.

De surcroît, l’ancien maire, Mamourou Kéita qui signe son retour ne semble pas bénéficier de la confiance si l’on s’en tient aux témoignages de la majorité de la population du Mandé de la banlieue bamakoise et du Mandé profond. Pour cause, la population de Samaya, qui a investi la rue pour la circonstance, l’aurait délogé n’eût été l’intervention du Commandant de Brigade de la gendarmerie de Oenzzindougou. Cette crise politique entretenue au Mandé risque de prendre une tournure dramatique, si on n’y prend pas garde.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nicolas Normand : « IBK a raison d’explorer toutes les options »</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/nicolas-normand-ibk-a-raison-dexplorer-toutes-les-options-2859732.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Feb 2020 13:12:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En répondant aux questions du journaliste d’RFI, Christophe Bois Bouvier,  ce vendredi 14 février, l’ancien ambassadeur de France au Mali, Nicolas Normand donne raison à IBK de discuter avec Iad Ag Ghaly et Amadou Kouffa.</strong>

Nicolas Normand est revenu sur l’ouverture d’un dialogue de discussion entre Bamako et les extrémistes violents. Pour l’ancien ambassadeur de France au Mali, la discussion de Bamako avec les deux seigneurs de la violence au nord et au centre n’est  vraiment pas une surprise.  Partant, il dira que c’est un souhait assez partagé.

L’interlocuteur de Bois Bouvier trouve qu’IBK a raison d’explorer toutes les options. « <em>Négociation ne signifie pas soumission. Elle peut signifier séparer les adversaires</em> », a-t-il laissé entendre. Si les négociations permettent d’avancer vers d’autres voies, ajoute-t-il, les autorités françaises ne pourront qu’accueillir cela favorablement.

L’ancien diplomate français pense qu’il faut distinguer négociation et dialogue. « <em>S’il s’agissait de religion, les choses seraient assez faciles à discuter. Mais le gangstérisme, les assassinats, les attaques contre les populations civiles</em>. <em>Iyad Ag Ghaly est l’homme de Kidal. On peut discuter  de ce qu’ils veulent</em> ».

L’interviewé croit que la discussion est positive. Car, de son point de vue, tout ce qui sort de la violence, de l’extrémisme et qui ressort du dialogue politique est une bonne chose.

A l’entendre, Iad Ag Ghaly s’est métamorphosé. Pour lui, ce n’est plus le même Iyad Ag Ghaly qu’il a connu autrefois au moment où il était un conseiller à la présidence. A l’en croire, Iyad  a évolué malheureusement vers un extrémisme religieux.

Quant à Amadou Kouffa de la Katiba du Macina, il pense que ce dernier  ne décide pas seul de la discussion avec Bamako.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maison centrale d’arrêt de Bamako :  20 détenus atteints de tuberculose</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/maison-centrale-darret-de-bamako-20-detenus-atteints-de-tuberculose-2859709.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Feb 2020 12:56:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il nous revient de sources concordantes que 20 prisonniers de la Maison centrale d’arrêt de Bamako souffrent de la tuberculose. Une maladie qui se transmet facilement. Selon nos sources, les soins ne sont pas administrés à ces patients dans le respect des règles de l’art.</strong>

Toujours, nos sources révèlent que des agents de certains centres de santé s’occupent de ces malades. Or, disent-elles, la logique voudrait qu’on les amène à l’Hôpital du Point-G pour les soigner gratuitement. Ce qui n’est pas en train d’être fait pour le moment.

Joint au téléphone par nos soins, le Président de l’Association malienne des droits de l’homme, Moctar Mariko, a confirmé la véracité de l’information concernant la présence des tuberculeux à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. Parmi eux, il y aurait un fou qui a été libéré.

Après avoir donné cette confirmation, il a ensuite fait savoir qu’il a informé le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, Malick Coulibaly au sujet de cette maladie qui frappe les détenus. Il ajoutera que le ministre a pris l’engagement de chercher la solution à ce problème.

Si rien n’est fait, les prisonniers tuberculeux contamineront ceux qui se portent bien. Les personnes qui rendent visite  aux détenus courent aussi le risque d’être contaminées par la tuberculose. Quand cette tuberculose prendra une allure décontractante face à la lenteur des prises de décision, le risque de sa propagation à l’intérieur et à l’extérieur de la prison sera considérable et coûtera cher.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Législatives/commune IV : Le député sortant, Moussa Diarra sûr de l’emporter sous les couleurs de la Codem</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/legislatives-commune-iv-le-depute-sortant-moussa-diarra-sur-de-lemporter-sous-les-couleurs-de-la-codem-2859714.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Feb 2020 12:47:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’honorable Moussa Diarra ne doute guère de sa réélection à l’hémicycle lors de la proclamation des résultats. Il l’a fait savoir à la faveur d’un point-presse, à la permanence des députés en commune IV.</strong>

Le député Diarra, après sa démission du RPM le 11 février pour des raisons internes au sein du parti, envisage une victoire au sortir des législatives pour se maintenir dans la 6<sup>ème</sup> législature.

Il voit toutes les chances de leur côté pour sortir vainqueur de cette joute électorale. « <em>Nous avons de grandes chances de remporter ces élections car nous sommes également audacieux</em> », a affirmé le prétendant à l’hémicycle.

Pour en arriver, Moussa Diarra, très audacieux, se présente aux élections législatives sous les couleurs de la Convergence pour la démocratie au Mali (Codem) de Housseïni Amion Guido. Sur cette liste en alliance avec la formation politique d’Aliou Boubacar Diallo, ADP-Maliba, l’ancien membre du RPM fera savoir qu’il est le colistier de Moussa Hassimi Sangaré.

Pour ce qui est la raison de sa démission du parti du tisserand, Moussa Diarra s’est dit privé de son droit absolu. A l’en croire, il a été empêché de se présenter aux échéances législatives dès les primaires au sein du parti. De son point de vue, les règles de l’art ont manqué de considération. Comme il a commencé un combat avec ses  sorties et interpellations des ministres pour servir le Mali, il n’entend pas s’arrêter en si bon chemin surtout avec son jeune âge.

Pour lui, sans langue de bois, comme le Président de la république Ibrahim Boubacar Kéita a placé son second quinquennat sous le signe de la jeunesse, l’honorable Diarra promet que ces élections seront placées sous le signe de la jeunesse.

Il pense que s’il y a un député qui peut s’estimer comblé et fier en commune IV, c’est lui Moussa Diarra au regard des missions qui lui a été confiées et auxquelles il a apporté la satisfaction.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Adama Sangaré : Les vraies raisons du maintien en détention du maire de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-adama-sangare-les-vraies-raisons-du-maintien-en-detention-du-maire-de-bamako-2859703.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Feb 2020 12:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong>

<strong>Le mardi 11 février 2020, la Chambre d'accusation de la Cour d'appel s’est prononcée sur le volet "détention préventive" de l'affaire Ministère public contre  Adama Sangaré et autres.</strong>

Lorsqu'à 10 heures sonnantes, les trois magistrats de la haute juridiction font leur entrée dans la salle, les conseils de Adama Sangaré, et le petit nombre d'amis du maire qui ont tenu à faire le déplacement, retiennent leur souffle. Le soulagement est visible dans l'assistance quand le Président annonce la décision de la Chambre de remettre l'édile de Bamako en liberté, sous condition de paiement d'une caution de 120 millions de francs Cfa. Rappelons que l'intéressé est sous le coup d'un mandat de dépôt délivré contre lui par le Juge d'instruction du 9<sup>ème</sup> cabinet d'instruction du Pôle économique et financier de Bamako. La Chambre vidait ainsi son délibéré, après avoir entendu les parties lors d'une précédente audience, sur l'appel interjeté par le parquet contre l'ordonnance de mise en liberté rendue le 22 janvier par le juge d'instruction en charge du dossier en faveur du prévenu. Le soulagement des amis de l'édile de Bamako n'aura été finalement que de courte durée puisqu'au cours de la journée, la nouvelle d'un recours du parquet général contre l'arrêt de remise en liberté rendu par la Chambre d'accusation fit le tour de la ville. Comme une trainée de poudre, elle se propageait dans toute la capitale, provoquant le désarroi chez les partisans du maire et un contentement non feint chez ses contempteurs.

<strong>Retour sur une journée mouvementée</strong>

Ce développement inattendu du dossier Adama Sangaré mettait brutalement ainsi fin à une séquence judiciaire et émotionnelle qui avait occasionné beaucoup d'espoir au sein de la défense du prévenu. Véritable coup de théâtre judiciaire, au regard du profil bas adopté par le parquet général toute la journée du 11 février, il fut perçu par beaucoup de personnes comme un coup de poignard donné à sa défense.

Ce mardi 11 n'aura pas été de tout repos tant pour les conseils du prévenu Adama Sangaré qui, après avoir plaidé le recours exercé par leur client contre la décision prise par le juge d'instruction en charge du dossier de s'en dessaisir en se déclarant incompétent, se précipitèrent au parquet général pour obtenir l'ordre d'extraction, en exécution de l'arrêt de la Chambre d'accusation. Ils feront le pied de grue toute la journée, avant d'apprendre que le fameux sésame ne sera pas obtenu. Le parquet général, après avoir laissé planer le doute sur ses intentions, avait en effet finalement décidé de se pourvoir en cassation contre la décision de remise en liberté prise en faveur du prévenu dans la matinée. Et malgré le fait que la haute juridiction avait assorti sa détention du paiement préalable par le prévenu de la somme de 120 millions de francs à titre de caution...

<strong>Coup de théâtre, coup de massue</strong>

Ce développement inattendu, qui a été vécu comme un véritable coup de théâtre par la défense, fit également l'effet d'un coup de massue sur la tête des proches du maire mobilisés pour sa cause.

Le profil bas adopté tout au long de cette journée du mardi 11 février, qui pouvait ressembler à du détachement vis à vis de l'affaire, avaient laissé croire à beaucoup que le Ministère public ne s'opposerai pas à l'exécution de l'arrêt rendu au profit du prévenu par la juridiction d'instruction du second degré qu'est la Chambre d'accusation en matière de détention préventive.

<strong>Les effets du pourvoi du parquet général</strong>

Aux termes de l'article 505 du Code de procédure pénale malien, le recours exercé par le parquet général contre un arrêt rendu par la Chambre d'accusation suspend l'exécution dudit arrêt. En clair, Adama Sangaré restera en détention jusqu'à l'examen par la Chambre criminelle de la Cour suprême du pourvoi formé par le parquet général. Cet effet suspensif s'attache par ailleurs, aux recours en appel exercé par les parquets d'instance contre les ordonnances rendues par les magistrats instructeurs. Comme ce fut précisément le cas lorsque le parquet de la Commune III a relevé appel de l'ordonnance de mise en liberté prise en faveur du prévenu Adama Sangaré par le juge d'instruction du 9ème cabinet. Le maintien en détention de l'intéressé, en dépit de cette décision du magistrat instructeur, s'explique par cet effet suspensif des recours exercés par le parquet en matière de détention, et plus généralement en matière de liberté.

<strong>Les vraies raisons du maintien en détention du maire de Bamako</strong>

La question que soulève le nouvel épisode des poursuites lancées par les autorités judiciaires ne relève que peu des préoccupations de légalité ou de justice. En effet, si nul ne conteste le droit du parquet général d'exercer un recours lorsqu'il l’estime nécessaire, dans le cas d'espèce, plusieurs raisons militaient en faveur d'une attitude de souplesse de sa part. Primo, le statut du maire de Bamako, le fait qu'il a toujours déféré par le passé à toutes les réquisitions de la Justice auraient dû inciter le ministère à plus de compréhension à son égard.

Qui peut croire à l'hypothèse hautement improbable de l'homme politique ? Secundo, la très forte caution fixée par la Chambre d'accusation était de nature à donner au parquet général un gage suffisant de remboursement des sommes dont le détournement est reproché à Adama Sangaré. Au regard de ce qui précède, le pourvoi formé contre l'arrêt de la Chambre d'accusation ne peut relever que d'une logique étrangère aux préoccupations de respect du droit et de la Justice. Il est hautement probable que l'auteur du pourvoi a agi sur instruction de la Chancellerie. Ce qui démontre, s’il en était besoin, le caractère éminemment politique que revêt, depuis son origine, l'affaire ministère public contre Adama Sangaré et autres.

<strong>Birama FALL</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Installation de la nouvelle autorité intérimaire du Mandé :  Violation flagrante de la décision de la Cour suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/installation-de-la-nouvelle-autorite-interimaire-du-mande-violation-flagrante-de-la-decision-de-la-cour-supreme-2858836.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 06:54:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Enfin, l’ancien maire de la commune du Mandé, Mamourou Balla Kéita, a été installé, lundi 3 février, dans le fauteuil de Président de l’Autorité intérimaire de la mairie de ladite commune. Et cela, malgré l’arrêt rendu par la Cour suprême qui, en son audience publique extraordinaire du 31 janvier 2020, a ordonné le sursis à l’exécution de l’arrêté ministériel portant nomination des nouveaux membres de l’autorité intérimaire de ladite commune. Ce, en attendant qu’elle se prononce sur le recours en annulation dudit arrêté dont elle est saisie.</span></b></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Nous vous annoncions dans le dernier numéro du journal que la nouvelle équipe qui était sur la voie d’être installée à la mairie de la commune du Mandé ne devrait pas avoir lieu à cause du feuilleton judiciaire.</span></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les raisons de notre affirmation trouvent leur corroboration dans l’arrêt n° 065 du 31 janvier 2020 de la Section administrative de la Cour suprême. Cette décision judiciaire est obtenue par Nouhoum Kélépily qu’on a remplacé par l’ancien maire, Mamourou Balla Kéita, alias Mamourouba. Le document est dûment cacheté et signé par le greffier en chef, Me Oulare Assanatou Sakiliba.</span></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">En la forme, selon le document, la Cour reçoit le recours comme légal. Au fond, selon le même document, elle ordonne le sursis à exécution de l’arrêté N° 2019-4599/ Matd-SG du 05 décembre 2019 du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation portant nomination des membres de la nouvelle Autorité intérimaire de la commune du Mandé ; ordonne la restitution de la consignation versée ; met les dépenses à la charge du Trésor public.</span></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Malgré cet arrêt, pour le moment, la volonté du ministre Bill est passée comme lettre à la poste à la mairie de la commune. Pour exécuter la décision de leur chef, le Préfet de Kati, Sadio Kéita, assisté par son jeune frère, Da Kéita, a régné en maître dans la commune, en installant Mamourou Kéita et son équipe. Les deux patrons du jour ont proféré des conseils, avant de faire savoir à la nouvelle équipe qu’il y a un jour pour l’installation et un autre pour quitter les lieux.</span></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le hic de cette nomination est qu’elle fait couler beaucoup d’encre et de salive dans la commune. Ce jour-là, toutes les dispositions ont été prises pour faire une cérémonie solennelle. Comme dans <i>« En attendant Godot</i> », Kélépily ne s’est pas présenté. Contacté par nos soins, il dira qu’il n’a pas succombé aux menaces du Préfet Sadio Kéita qui l’attendait à la mairie. Et pour cause, à l’entendre, passer le témoin à Mamourou est un acte contraire à la décision de la procédure judiciaire qui suit son cours.</span></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Finalement, ce que le Préfet ne voulait pas s’est passé. Il s’agit de l’installation du nouveau Président l’Autorité intérimaire, Mamourou, en l’absence de l’ancien, Kélépily. Le refus de se présenter de ce dernier a fait en sorte que la fameuse cérémonie s’est tenue jusqu’à 15 heures, au lieu de 9 heures comme c’était annoncé.</span></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">A noter que les chefs de village du Mandé avaient notifié leur désapprobation de cette nomination. Ils ont respecté la parole donnée en boudant la cérémonie d’installation de Mamourou Kéita. En outre, comme ironie du sort, la session inaugurale qui était prévue pour le vendredi dernier n’a pas eu lieu en raison de la bataille judiciaire qui se trouve engagée. En attendant la fin de ce feuilleton judiciaire qui ne fait que commencer ; dans les grins et salons du Mandé et partout ailleurs au Mali, chacun va de son commentaire.</span></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">A suivre</span></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Bazoumana KANE   </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mairie du district de Bamako :  Les manœuvres cavalières du 1er adjoint et son clan</title>
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<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 01:34:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Le maire du district de Bamako, Adama Sangaré, fait l’objet d’une véritable collusion au sein de la mairie. Des frondeurs sont dans la dynamique de lui couper de l’herbe sous les pieds en l’accusant de la gestion par personne interposée de la faramineuse somme de 35 milliards de FCFA.</span></b></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Depuis son incarcération à la Maison centrale d’arrêt de Bamako, le maire du district, Adama Sangaré n’a jamais cessé de se soucier de l’Hôtel de ville. Mais des agents de ladite mairie tels que le premier adjoint, Harry Makan Kéita, la cheffe de division Approvisionnement et marchés, Mme Doumbia et la directrice des Finances et du matériel, Mme Diawara Jeannett Ba, se sont transformés en fournisseurs en l’absence du maire. En outre, ils l’accusent de gestion, depuis sa cellule, de la somme de 35 milliards de FCFA. Une manière pour eux de lui jeter le discrédit.</span></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">De sources proches, ce sont eux qui accaparent actuellement tous les marchés de la mairie du district en la gérant comme une entreprise familiale. Quant au premier adjoint, Harry Makan Kéita qui assure l’intérim de Adama, nos sources indiquent qu’il a constitué un réseau de fournisseurs afin d’avoir des fonds suffisants pour financer la campagne de sa femme sur la liste de l’Asma-CFP à Kita.</span></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Les mêmes sources rapportent que Mme Doumbia aurait concocté une liste composée de ses fils et neveux pour leur donner certains marchés et contrats de la mairie à concurrence de 300 millions de FCFA.</span></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">A en croire toujours nos sources,  la directrice des Finances et du matériel, Jeannett Ba, elle aussi, donne des marchés à la limite de 498 millions de FCFA.</span></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Nos sources révèlent que la décision du maire du district n’arrange pas le 1<sup>er</sup> adjoint. Ce qui fait, disent-elles, qu’il ne signe pas les bons d’achat desquels il ne gagne pas sa part. Ce dernier foule au pied les priorités du maire Adama. Il refuse de payer les cotisations et assurances aux organismes comme Ozone-Mali, Garden Center, Exotica, la francophonie, l’Association des municipalités du Mali et autres.</span></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">A noter que ces agents profitent de l’absence du maire du district pour enfoncer la mairie dans le gouffre. Car, avec un tel comportement, la mairie du district risque d’être à l’asphyxie.</span></p>
<p class="yiv5873791535msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Bazoumana KANE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Laboratoire national de la santé : Le DG soupçonné de surfacturation</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/laboratoire-national-de-la-sante-le-dg-soupconne-de-surfacturation-2857070.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Jan 2020 15:25:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En plus d’acheter un équipement hors d’usage pour faute d’accessoires, le Directeur général du Laboratoire national de la santé (LNS), Pr  Benoît Yaranga Koumaré devra aussi justifier auprès de son personnel le prix d’achat réel de l’équipement spectro d’aspersion atomique du laboratoire appelé SAA. Le prix d’achat de l’appareil annoncé par la direction (183 millions de F CFA) est, aujourd’hui, fortement contesté par le syndicat du laboratoire.   </strong>

Selon nos sources dans le syndicat, le directeur Koumaré n’est pas à sa première tentative. Il a commencé avec l’achat de l’équipement spectro d’aspersion atomique du laboratoire appelé SAA. Cet équipement permettait de faire des prestations de contrôle relatives à la qualité et à l’analyse des eaux au niveau des mines, des hôtels. Par négligence, l’équipement a été détruit par les souris qui sont rentrées dans l’appareil et rongées les fils. « <em>Pour changer  cet appareil, le directeur a acheté un autre vieil appareil qu’il a peint et installé. Vu l’état de cet appareil dont la vétusté sautait à l’œil nu, le personnel a refusé de le réceptionner. Pire, après quelques investigations, nous avons découvert qu’il avait facturé à 23 millions de F CFA cet appareil</em>. <em>Nous disposons les bordereaux de livraison de l’appareil que le Directeur Koumaré a, lui-même, signés un jour férié, le 25 mai, la journée de l’OUA. Sans doute, une manière pour lui de camoufler son forfait</em>», témoigne notre interlocuteur en brandissant des documents.

A en croire notre interlocuteur, il est inadmissible et contraire à la transparence pour un directeur national de signer  les bordereaux de livraison d’un équipement pendant le week-end. Selon lui, c’est face au refus catégorique du personnel de réceptionner l’appareil que le directeur s’est résigné à  se débarrasser de l’appareil d’occasion repeint.

Mais c’était sans compter sur sa mauvaise foi. Car selon nos sources, le directeur Koumaré est revenu avec un autre appareil. Cette fois-ci avec une bonne dose de surfacturation.

A en croire une source syndicale du LNS, le coût du nouvel appareil acheté en remplacement de l’ancien par le directeur Koumaré a été facturé à 183 millions de F CFA. Or, selon eux, cela fait dix ans que cet équipement est sur le marché. Et son prix a considérablement chuté. « <em>A tout cassé, il ne dépasse pas les 50.000 000 F CFA. En plus, les procédures en la matière n’ont pas été respectées. Personne n’a vu l’appel d’offre  pour l’acquisition de l’équipement. Comment ont-ils choisi le fournisseur ? Celui qui a été choisi est suspect parce qu’il n’a pas d’expérience, ses papiers ne sont pas au complet. Nous ne sommes pas d’accord</em> », explique la source.   Cette crise de  confiance entre le directeur général et le syndicat  met en mal la bonne marche de la structure. « Il n’y a aucune transparente dans les bons de commande des matériels. Et à chaque fois que le syndicat se plait de ce fait, ça finit toujours par des menaces de la part de la direction. Depuis sa nomination aucun service de contrôle  n’a mis les pieds au laboratoire. C’est pourquoi, le syndicat avoir conçu un mémorandum sur  sa gestion qui sera remis bientôt à qui de droit. Objectif: dénoncer la mauvaise gestion du

Professeur Koumaré et les menaces qu’il profère, régulièrement, à l’adresse du personnel  sans motif valable», dit la syndicaliste, Mme Kéita Mariam Singaré.

Le syndicat exige le  départ  immédiat du poster de Directeur général, Pr  Benoît Yaranga Koumaré.

Affaire à suivre…

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Consulat du Mali au Bénin : La diaspora malienne proteste contre la désignation de Nouhoum Maïga</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/consulat-du-mali-au-benin-la-diaspora-malienne-proteste-contre-la-designation-de-nouhoum-maiga-2857098.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Jan 2020 15:12:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plus de 2 000 Maliens vivant au Bénin ont signé une pétition pour exprimer leur désarroi face au complot qui se peaufine pour désigner un certain Nouhoum Maïga comme consul du Mali au Bénin.   </em></strong>

La communauté malienne du Bénin traverse un dilemme face à la désignation du consul honoraire du Mali dans ce pays d’Afrique de l’ouest. A cet égard, Amadou Baba Diallo, président du conseil de base des Maliens du Bénin, reconduit en 2018, a au nom de ses concitoyens épuisé les voies habilitées à statuer sur cette affaire. «Nous avons appris que l’ambassade du Mali au Bénin a envoyé les dossiers d’un certain Nouhoum Maïga qui veut être consul du Mali au Bénin. La communauté malienne vivant au Bénin a protesté contre cette procédure moins judicieuse, en envoyant des lettres au ministère des Maliens de l’extérieur, a au ministère des Affaires étrangères, au Haut conseil social et culturel… »

<strong>Pourquoi une protestation comme cette procédure ?</strong>

« <em>Nouhoum Maïga, un opérateur économique qui n’a jamais volé au secours d’un compatriote en difficulté ne pourrait jamais faire l’unanimité au sein de la communauté malienne vivant au Bénin. Son dossier d’enquête de moralité n’a pas été établi dans la règle de l’art. Même en effectuant une enquête digne du nom, son dossier ne serait pas validé. Aujourd’hui sa désignation pourrait aboutir à une crise. On en a déjà vécu à l’intérieur, nous en avons plus besoin. Ceux-ci étant, nous alertons les autorités maliennes pour surseoir sur cette procédure et réaliser une enquête…</em>», a averti Amadou Diallo, président du conseil de base des Maliens du Bénin.

Le hic est qu’un autre dossier de candidature aurait été déposé à l’ambassade du Mali. Mais monsieur Serge Koné, premier conseiller de l’ambassade du Mali au Bénin, aurait refusé d’envoyer ce dossier à qui de droit, prétextant qu’un dossier est en cours. Personne ne sait à quoi ce choix arbitraire de la part de l’ambassade du Mali pourrait aboutir. Aussi, le nouvel ambassadeur malien au Bénin, un certain Touré, aurait reçu Nouhoum Maïga, puis lui aurait promis de l’aider.

Pour éviter un scénario désastreux, Amadou Diallo tire la sonnette d’alarme pour rebattre les cartes.

Rappelons que depuis 2018 jusqu’à maintenant (janvier 2020), il n’a pas de consul du Mali au Bénin. Par contre, ce rôle est volontairement assuré par Amadou Diallo, président du conseil de base des Maliens du Bénin depuis des années.

<strong>Par Yacouba TANGARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Éclatement de Dakar Bamako ferroviaire :  Les cheminots crient à un licenciement camouflé</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/eclatement-de-dakar-bamako-ferroviaire-les-cheminots-crient-a-un-licenciement-camoufle-2857092.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Jan 2020 15:03:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les locaux du Transrail Dakar-Bamako Ferroviaire ont servi de cadre à un point-presse au cours duquel le groupement des syndicats et associations des cheminots a crié à un licenciement camouflé de la part des autorités du Mali et du Sénégal. C’était le vendredi 24 janvier.</strong>

Le Mali et le Sénégal vient, une fois de plus, de redorer le blason de l’histoire de la dislocation. Après une première sur le plan politique appelée l’éclatement de la fédération du Mali qui a eu lieu du 19 au 20 août 1960, à Dakar, cette fois-ci, il s’agit de la crevaison de Dakar- Bamako Ferroviaire (DBF) dont l’acte de décès a été signé les 26 et 27 décembre 2019, au cours d’une réunion de travail tenue à Bamako. Ainsi les cheminots parlent d’un licenciement camouflé qui est en train d’être planifié par les autorités des deux pays.

Mahamane Tienta du Syndicat des travailleurs du rail affilié à la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (Cdtm) et Moussa Kéita, secrétaire général du Syndicat libre des travailleurs du Mali affilié à la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (Cstm) représentaient le Groupement des syndicats et associations des cheminots du Mali. Ils expriment leur inquiétude et déception de la mesure dont ils sont victimes et qui viole l’article 13 de la décision ainsi libellée « <em>Les missions de l’organe de gestion prennent fin à l’expiration de la période transitoire qui coïncide avec la signature d’une nouvelle concession des activités d’exploitation du chemin de fer Dakar-Bamako.» </em>

Dans son intervention, Mahamane Tienta a fait savoir que les ministres ont pris la décision machiavélique d’abroger la décision interministérielle-interétatique n° 2016/001/ MEF-Mefp-Metd-Mittd-SG du 26 mai 2016. De son point de vue, cette abrogation met en cause tout ce qui a été fait et décidé par les Etats du Mali et du Sénégal pour la relance et la mise en œuvre du nouveau schéma institutionnel.

Les bouts de bois de Dieu se disent plongés dans « un vide juridique » parce que, selon eux, ils ne sont dans aucune entreprise. Ce qui n’est pas compréhensible, aux dires de l’interlocuteur du jour, est qu’en aucun moment les cheminots, à travers les partenaires sociaux, n’ont été consultés pour cette prise de décision. Alors que, enchaine-t-il, c’est la vie de beaucoup de familles qui est en jeu.

A en croire l’orateur du jour, ils ne peuvent pas comprendre qu’au moment où la relance devrait être effective, ils migrent vers un nouvel horizon inconnu. « <em>On ne peut pas comprendre que là où on parle de DBF que les représentants des travailleurs ne soient pas associés comme nous l’avons souhaité, surtout que l’Etat du Mali voulait faire un licenciement au mois de juin 2019. Ce plan machiavélique a été contré par le Groupement (Gsacm) lors de la grève de faim. Nous ne comprenons pas qu’une décision signée par 4 ministres puisse être abrogée par un quelconque protocole signé par les ministres des Transports </em>», a laissé entendre cheminot Tienta.

Il relève le comble quand il s’est agi du règlement à l’amiable de l’indemnisation d’Abbas Jaber qui a mis l’entreprise à genou sans que les travailleurs soient mis dans leur droit, c’est-à-dire le payement intégral des salaires et autres passifs. Il dit avoir pris note de l’annonce de l’arrivée de six nouvelles locomotives avant fin mars, tout en espérant que ce ne serait pas de la poudre aux yeux.

Les travailleurs du chemin de fer interpellent les autorités, le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine ainsi que le Président de la république, Ibrahim Boubacar Kéita pour une clarification de la situation, surtout lui-même demande une trêve sociale. « <em>Nous attirons particulièrement l’attention du Président de la république sur le fait que des hommes accaparent le domaine foncier du chemin de fer et le lobbying qui est en train de se faire pour que le chemin de fer disparaisse. </em>», a-t-il lancé l’appel.

Les deux bouts de bois de Dieu présents à la cérémonie ont insisté sur l’administrateur général  du chemin de fer basé à Dakar, Kibili Touré, nommé par les Premiers ministres des deux pays. Ce dernier, disent-ils, n’a pas la main libre aujourd’hui pour faire son travail.

L’on se rappelle. Le ministre malien des Transports et de la Mobilité urbaine, Ibrahima Abdoul Ly fraîchement nommé dans le bateau Boubou Cissé, avait levé le camp des grévistes de la faim. A voir le statu quo, l’espoir d’un lendemain meilleur pour les cheminots est plus que jamais en train de s’amincir comme la peau de chagrin devant l’Eternel. La décision en l’occurrence vient de l’enterrer en mettant à sa place un sentiment de désolation et de nuit noire en perspective.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accusé de rétention du gaz butane : Le président du groupement réagit et réclame près de 7 milliards à l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/accuse-de-retention-du-gaz-butane-le-president-du-groupement-reagit-et-reclame-pres-de-7-milliards-a-letat-2855003.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2020 16:37:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Seul le gouvernement est responsable de la pénurie de gaz sur le marché depuis des mois. Depuis octobre 2018, les opérateurs de gaz  butane n’ont pas été payés, ce qui est à l’origine d’une crise de trésorerie. Le groupement des professionnels de gaz domestique réclame plus de 7 milliards de FCFA au gouvernement.</strong>

Pour mettre fin à la manipulation de l’information selon laquelle on accuse les opérateurs de gaz d’être à l’origine de la pénurie du produit sur le marché, le président du groupement des professionnels de gaz domestique, Oudiari Diawara a réagi, le jeudi 9 janvier 2020. <em>« </em><em>Nous ne sommes pas en grève et il n’y a ni de rétention de gaz ou encore moins de d’exportation de gaz dans la sous-région. Car dans la plupart des pays de la sous-région, le gaz est moins cher que le gaz subventionné du Mali. </em><em>Nous avons été forcés à arrêter le travail. L’Etat doit nous rembourser environ 7 milliards de F CFA pour nous permettre d’approvisionner le pays en gaz. Nous sommes en difficulté pour manque de fonds, d’argent. La pénurie de gaz au Mali a une seule explication. Elle est le résultat du non payement du différentiel de prix que l’Etat  doit aux opérateurs gazeux»,</em> a précise Oudiari Diawara, gérant de Sodigaz.

L’engagement de l’Etat  de subventionner le gaz butane s’inscrit dans la politique de la protection de l’environnement.  L’utilisation du gaz butane constitue un moyen palliatif pour soutenir la population et réduire l’utilisation du bois et du charbon. Malheureusement depuis deux ans, le gouvernement du Mali est  dans l’incapacité d’honorer son engagement  pour payer le différentiel de prix vis-à-vis des importateurs de gaz.  Selon les opérateurs de gaz, cet engagement n’est nullement un soutien pour les importateurs, mais pour la population.  « <em>Contrairement à ce que certains pensent, l’Etat ne soutient pas les opérateurs gaziers, mais plutôt les populations. Les opérateurs maliens achètent le gaz à Dakar, Abidjan ou ailleurs, puis ils le transportent en payant les taxes. Nous vendons le gaz ici à un prix moyen au profit de la population”, </em>explique M. Diawara. Avant d’ajouter qu’aucun opérateur gazier ne peut augmenter le prix. <em>« Seul l’Etat détermine la structure du prix et qui donne le kilo du gaz  à 1004 F CFA dont les six kilo non subventionnés font donc 6025 F CFA. Mais, ces bouteilles de six kilos sont vendues à 3500 F CFA sur la subvention de l’Etat malien qui se propose de rembourser 2 525 F CFA, appelé différentiel de prix ». </em>

Depuis octobre 2018, les opérateurs n’ont pas été payés, ce qui a provoqué une crise de trésorerie.  <em>“Nous avons donc arrêté nos activités vers  novembre 2019. Avant, nous avons informé le ministre du Commerce de cette décision. Il n’y a pas eu de solutions. Des mandats sont impayés, des factures ne sont pas encore traitées et nos partenaires ne peuvent plus aussi continuer à nous donner en crédit. Nous nous inscrivons en faux contre les rumeurs selon lesquelles nous exportons du gaz dans les pays voisins. C’est faux, car ici on vend 3500 F CFA contrairement chez nos voisins, où le six kilo varie entre 2000 F CFA et 2300 F CFA, selon les pays », </em>regrette M. Diawara.

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre l’enrichissement illicite :  Le faux&#45;bord de l’Oclei au  Syntade</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-lenrichissement-illicite-le-faux-bord-de-loclei-au-syntade-2855040.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2020 16:21:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Moumouni Guindo, président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite au Mali (Oclei), est-il en train de faire de la communication ? Tout porte à le croire vu le grand tapage médiatique qu’il a orchestré lors de la présentation du premier rapport de sa structure. Un résultat maigre au regard de l’ampleur du phénomène dans le pays. </strong>

Pourquoi alors jeter en pâture trois hauts fonctionnaires sachant bien que d’autres dossiers (une trentaine selon nos informations) sont en cours de traitement ?

Toujours est-il que la publication de ce premier rapport a aussitôt provoqué la colère des partenaires sociaux de l’Etat, particulièrement le Syntade (Syndicat national des travailleurs des administrations d’Etat).

<strong>Harcèlement de certains fonctionnaires par l’Oclei</strong>

C’est la qualification toute trouvée par le Secrétaire général du Syntade et non moins Secrétaire général de l’Untm, Yacouba Katilé, pour qualifier les agissements des agents de l’Oclei sur le terrain.

En effet, dans une correspondance datée du 13 décembre 2019 dont nous avons pu nous procurer une copie, Yacouba Katilé informe le ministre du Dialogue social, du Travail, de la Fonction publique que « <em>relativement à la suspension des activités de terrain de l’Oclei que les agents de cet office passent de service en service, munis de fiches de déclaration de biens qu’ils distribuent à des fonctionnaires ». </em>Il fera en outre savoir que «<em>la menace de poursuite judiciaire qu’il va initier à tout moment et à tout vent, nous parait comme une licence à la violation de nos accords. Cela est intolérable, surtout que nous nous apprêtons (la commission de relecture) à reprendre de façon pérenne les travaux programmés à cet effet</em> »

Il invitera enfin le ministre « d’instruire, en sa qualité de garant des accords, l’arrêt immédiat des manœuvres de l’Oclei qui donne l’impression de non protection aux fonctionnaires ».

Au regard de l’évolution de la situation marquée par la publication du premier rapport de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite au Mali (Oclei), on peut affirmer que l’excellent magistrat, Moumouni Guindo, fait fi des règles convenues.

<strong>Violation flagrante des accords du 3 novembre 2017</strong>

Cette date, il faut le rappeler, est la date de signature du procès-verbal de conciliation entre le Syntade et le gouvernement, sous le contrôle d’une commission de conciliation présidée par Mamadou Lamine Diarra. Dans ledit rapport, il ressort que  la gouvernement s’est engagé à mettre en place une commission de travail composée des représentants de la partie gouvernementale (sans l’Oclei), de la partie syndicale, de la commission de conciliation et des experts internationales, éventuellement pour identifier les difficultés et insuffisances issues ou constatées à l’occasion de la mise en œuvre de la loi 2014-015 du 27 mai 2014 afin d’arrêter les mesures correctives.

Le gouvernement s’est, en outre, engagé à suspendre les activités publiques de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite jusqu’à la promulgation de la nouvelle loi et des décrets y afférents éventuellement.

<strong>La fuite en avant du président de l’Oclei</strong>

Comment se fait-il alors qu’avant la promulgation de la nouvelle loi et des décrets y afférents, Moumouni Guindo s’est précipité pour publier le premier rapport de sa structure qui ne porte que sur trois dossiers. Une précipitation qui a eu pour corollaire d’ignorer superbement certains principes fondamentaux en droit à savoir le principe du contradictoire et celui de la présomption d’innocence.

Parlant du principe du contradictoire, il n’en a fait cas nulle part lors de son show médiatique. En effet, la version des trois personnes contrôlées ne ressort nullement. Est-ce à dire que ses agents travaillent sur la base des dénonciations ? C’est là toute la question.

Quant à la présomption d’innocence, elle a été allègrement violée. En effet, l’honneur de ces trois cadres mis en cause a été jeté en pâture. Il revient donc à l’Oclei de ne plus travailler dans la précipitation et d’attendre que le gouvernement lui donne le feu vert pour reprendre ses activités.

<strong>Birama FALL</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Laboratoire national de la santé : Pour mauvaise gestion, le syndicat réclame la tête du DG</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/laboratoire-national-de-la-sante-pour-mauvaise-gestion-le-syndicat-reclame-la-tete-du-dg-2855015.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2020 14:50:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le syndicat du Laboratoire national de la santé (LNS) et la Direction sont à couteaux tirés depuis, des semaines. Le syndicat reproche à la direction la mauvaise gestion et non transparence dans l’achat de matériels de fonctionnement de la structure.

Selon Mme Kéita Mariam Singaré, Secrétaire général du syndicat du LNS, contrairement aux années précédentes où les ristournes (30% des recettes du travail abattu par les travailleurs) étaient en début du mois de janvier, la direction du L.N.S a décidé cette année de ne verser les fonds qu’au premier trimestre de 2020. Ce n’est pas tout, le syndicat dénonce aussi l’achat d’un nouvel appareil appelé l’abstention atomique SAA (qu’il avait exigé depuis l’année) par la direction à coût de plus de 180 millions de F CFA sans les accessoires indispensables à son utilisation.

A en croire le syndicat, c’est cet appareil qui permet de contrôler la qualité de l’eau de consommation. « Pourtant les accessoires de l’appareil figuraient bel et bien dans le bon de commande. Nous avons rien compris dans le fait que l’appareil soit réceptionné par la direction du laboratoire sans ses accessoires », dénonce le Secrétaire général du syndicat.

A ces griefs du syndicat, s’ajoute aussi l’achat des réactifs à compte goutte par la direction entrainant de façon récurrente des ruptures dans le travail indépendamment de la volonté du personnel.

Selon Mme Kéita Mariam Singaré, le sit-in qui commence chaque jour ouvrable de 8 heures à 12 heures, va continuer jusqu’à la satisfaction des doléances formulées par le syndicat.

Selon Mme Sanogo Fatoumata Sangaré, la direction du laboratoire n’est pas à sa première tentative de sabotage des travaux du personnel de la LNS. «Elle a eu même acheté souvent des appareils vieux de 100 ans. Je me rappelle que lors d’une formation à laquelle je participais, nous n’avons pas pu tenir la formation malgré la disponibilité du formateur à cause de l’état défectueux du compresseur. La direction fait souvent gonfler les factures au moment de l’achat en ajoutant des matériels dont la liste disparait chez le fournisseur. Il n’y a aucune transparente dans les bons de commande des matériels. Et à chaque fois que le syndicat se plait de ce fait, ça finit toujours par des menaces de la part de la direction Il a eu même à me dire qu’il est du genre de chef qui ne revient pas sur sa décision après avoir sanctionné», dénonce Mme Sanogo, avant de solliciter l’intervention du ministre en charge de la Santé. « Nous demandons aussi aux contrôleurs financiers de faire un tour au Laboratoire national de la santé », dit la syndicaliste.

<strong>ND</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entretien exclusif avec Modibo Mao Makalou, économiste :   « La politique monétaire ne peut se substituer à une politique de développement »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/entretien-exclusif-avec-modibo-mao-makalou-economiste-la-politique-monetaire-ne-peut-se-substituer-a-une-politique-de-developpement-2855012.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2020 13:15:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien conseiller du président de la République dans le domaine du suivi-évaluation des politiques et stratégies de développement et de la gestion de l’aide extérieure au sein de la Mission de développement et de coopération, Modibo Mao Makalou, nous livre son expertise sur la réforme monétaire. Dans cet entretien exclusif, il épluche la problématique du franc CFA et démontre, arguments à l’appui, que la politique monétaire ne peut se substituer à une politique de développement. Notre interlocuteur du jour est  titulaire d’un MBA International Business obtenu  aux Etats-Unis d’Amérique, plus précisément à The American University de Washington, D.C et une Maîtrise en sciences économiques de l’Université de Montréal. Entretien !</strong>

<strong> </strong>

<strong>Le Prétoire : <em>La déclaration  du président Alassane Dramane Ouattara annonçant  la fin du FCFA répond-elle  aux aspirations  économiques des pays de l’Uemoa ?</em></strong>

<strong> </strong>

<strong>Modibo Mao Makalou :</strong> Le Président Alassane Dramane Ouattara, Président en exercice de la Conférence des Chefs d'État de l'Union économique et monétaire ouest africaine, annonçait en compagnie de son homologue français, Emmanuel Macron, le lancement en 2020 de la monnaie ECO en remplacement du franc CFA en Abidjan, le samedi 21 décembre 2019 en ces termes : "Par un accord avec les autres chefs d'État de l'Uemoa, nous avons décidé de faire une réforme du franc CFA avec les trois changements majeurs suivants :  Tout d'abord, le changement du nom de la monnaie du franc CFA à l'éco.

Deuxièmement, l'arrêt de la centralisation de 50% de nos réserves de change au Trésor et la fermeture du compte d'opération.

Troisièmement, le retrait des représentants de la France de tous les organes de décision et de gestion de l'Uemoa." Rappelons que l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) rassemble les 8 pays de l’Afrique de l'Ouest ayant en partage le franc CFA, a pour objectif principal l'intégration économique et financière des pays membres et l'amélioration des conditions de vie des populations.

<strong><em>Qu’est-ce que cette réforme va changer  pour les détenteurs du FCFA qui se demandent  depuis cette annonce  quelle sera la valeur de cette nouvelle monnaie vis-à-vis de l’euro ? N’est  ce pas une dévaluation  qui ne dit pas son nom ?</em></strong>

Cette réforme n'apportera aucun changement majeur dans l'immédiat pour les détenteurs de Franc CFA car les billets et pièces en F CFA restent valides et ceux de l'eco ne seront pas disponibles avant au moins 2 ans. Aussi, la parité fixe est maintenue 1 euro=655,957 F CFA=655,957 éco pour le moment. Ce qui permet aux pays de l'Uemoa d'échapper aux risques de change associés aux fluctuations des monnaies internationales, en l'occurrence l'euro qui est la monnaie de son 1er partenaire commercial, l'Union Européenne.

<strong><em>Les pays de l’Uemoa peuvent-ils garantir  la stabilité monétaire et la protection  contre l’inflation ?</em></strong>

Malgré un contexte international difficile, la croissance économique de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) s’est améliorée et constitue la deuxième meilleure performance en Afrique après la Communauté des États de l’Afrique de l’Est (CAE).   Elle a dépassé 6% en 2018 pour la septième année consécutive, malgré une détérioration des termes de l’échange (exportations des produits bruts et importation des produits manufacturés) et la persistance des défis multiformes dans certains pays membres. Toutefois, cette croissance doit être inclusive en vue d’améliorer le niveau de vie des populations.

Notons qu'en Afrique, à l’exception notable du franc CFA utilisé par 14 pays africains, dont le taux de change fixe est rattaché à l’euro, la plupart des monnaies africaines ont perdu 20 à 40% de leur valeur par rapport au dollar depuis le début de 2015 selon la Banque africaine de développement.

<strong><em>Parlant de l’indépendance monétaire, si les pays de l’Uemoa ne déposent plus des réserves au trésor français, pourquoi l’ancienne puissance coloniale  se propose de garantir la nouvelle monnaie ?</em></strong>

La  libre  convertibilité du FCFA était garantie  par  le  compte  d'opérations  ouvert auprès  du  Trésor français et  sur  lequel  la Bceao  avait un  droit  de  tirage  illimité  en  cas  d'épuisement de  ses réserves  de change.  En  contrepartie  de  ce  droit  de  tirage,  la Bceao devait déposer sur le compte d'opérations  50 % de ses avoirs extérieurs nets (réserves de change).

Les comptes macroéconomiques de l'Uemoa sont satisfaisants au regard des normes internationales. Selon le Fonds Monétaire International (FMI 2019), les termes de l’échange défavorables ont contribué à une hausse du déficit du compte courant extérieur de nombreux pays africains qui ont épuisé leurs réserves de change.

La dette publique et le service de la dette se sont accrus, reflétant les niveaux encore élevés des déficits budgétaires et d’autres opérations des trésors nationaux. Cependant, la couverture des réserves de change en mois d’importations est passée de 3,9 en fin 2017 à 4,3 en fin 2018 au sein de l'Uemoa, tandis que les normes internationales requièrent 3 mois d'importations pour indiquer la solidité d’une monnaie.

Depuis  la  mise  en  œuvre  des  accords  de  coopération monétaire  actuels  (1973),  le  compte  d'opérations n'a  été  débiteur  temporairement  que cinq fois depuis 1973,  le solde étant créditeur  de manière ininterrompue depuis janvier 1994, démontrant ainsi la solidité du franc CFA.

<strong><em>Cette garantie  ne donne-t-elle pas un droit de regard  à la France dans la gestion  de cette nouvelle monnaie ?</em></strong>

La Bceao est l’Institut d’émission commun des Etats membres de l’Umoa et de l'Uemoa, chargé notamment d’assurer la gestion de leur monnaie commune, le Franc de la Communauté Financière Africaine (FCFA), de leurs réserves de change et de mettre en œuvre la politique monétaire commune.

L'Accord de Coopération monétaire signé entre l'Umoa et la France en décembre 1973 est toujours en vigueur même si son contenu a fait l'objet de révisions ces dernières années y compris la fermeture récente du compte d'opérations de la Bceao ouvert auprès du trésor français. De plus, la France devient le garant de dernier ressort de l'éco actuel pour maintenir sa parité fixe avec l'euro même si les représentants français ne siègent plus dans les organes de gouvernance de la Bceao (conseil d'administration, comité de politique monétaire et commission bancaire).

La  pérennité  des  accords  de  coopération  monétaire  après la mise  en  place  de  l'euro  est  garantie  par  la décision  du  conseil  européen  du  23  novembre  1998  n°  98/683/CE  "concernant  les  questions  de  change relatives au  franc CFA  et au  franc comorien".

<strong><em>En quoi la réforme du F CFA peut-elle booster le développement économique de la zone Uemoa ?</em></strong>

Afin d’accélérer l’intégration régionale et le développement de leurs pays, la politique monétaire ne peut se substituer à une politique de développement holistique et durable. Les pays de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’ouest  (Uemoa) doivent donc continuer à améliorer la viabilité des finances publiques à long terme et financer davantage les économies nationales et les infrastructures.

<strong><em>Etant la troisième économie de l’espace Uemoa, quel comportement le Mali doit adopter pour faire face à  cette réforme pour maintenir sa position ?</em></strong>

Dans le cadre du pacte de convergence et de surveillance multilatérale de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) et de la Communauté économique des états de l'Afrique de l'ouest (Cedeao), le Mali respecte  3 critères sur 5 objectifs pour l'Uemoa et 4 critères sur 8 objectifs pour la Cedeao.

Les performances macroéconomiques au Mali étaient favorables en 2019. Le taux de croissance économique restait important en 2019, soit environ 5%, nonobstant un recul de 0,3 point de pourcentage par rapport à 2018 (5,3℅). Toutefois, sa forte croissance démographique (avec un taux de fécondité de 6 enfants par femme en 2017) et le changement climatique représentent des risques importants pour l’agriculture et la sécurité alimentaire du pays, selon la Banque Mondiale.

L’économie malienne fait montre de résilience et  le taux de croissance prévisionnel sera soutenu grâce aux secteurs agricole et tertiaire. Toutefois, la stabilité du cadre macroéconomique, les chocs exogènes, les effets néfastes du changement climatique et la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire resteront des défis importants pour le Mali à court et moyen termes.

<strong><em>Quelle stratégie  le gouvernement du Mali  doit mettre en place  avec cette réforme  pour soutenir l’économie nationale et promouvoir les investissements ?</em></strong>

Dans le cadre de la relance de l'économie, l'accent  devrait  être  mis  sur  les  stratégies  de  politique  économique suivantes: l'amélioration des facteurs de production (la formation des ressources humaines, les infrastructures de base et l'accès au crédit à un coût abordable du secteur privé), l'accroissement  de la base productive de l'économie et  la  diversification  des exportations dans  le  but  de  réduire  la  dépendance  du  pays  à  l'égard  des  secteurs minier  et  cotonnier (90℅ des exportations du Mali en 2018)  ; et enfin le  renforcement  des  actions  orientées  vers  l'amélioration  du  cadre  des  affaires  et de la sécurité judiciaire et juridique en vue d'inciter l'accroissement des investissements  directs étrangers et privés nationaux.

<strong>Entretien réalisé par Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Procès de Amadou Aya Sanogo et autres :  Chronique d&amp;apos;un report annoncé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-amadou-aya-sanogo-et-autres-chronique-dun-report-annonce-2855018.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2020 12:51:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Apres une longue suspension de plus de trois ans, faite de promesses non tenues et d'espoirs déçus, le gouvernement semblait s'être enfin résolu à rouvrir le procès dit de l'affaire des bérets rouges en annonçant la reprise des travaux à la date du 13 janvier 2020. L'on se rappelle que celui - ci avait dû être renvoyé par la Cour d’Assises, en octobre 2016, quelques heures à peine après son ouverture à Sikasso ou la juridiction s'était transportée. </strong>

Au grand dam des organisations de défense des droits de l'homme et, sans doute, au grand déplaisir de simples citoyens soucieux de justice et d'équité, ce nouveau rendez-vous judiciaire ne sera pas, non plus, tenu par le pouvoir. Les motifs invoqués par le gouvernement pour justifier la décision de reporter une nouvelle fois le procès semblent, à première vue, frappés au coin du bon sens. En effet, selon Yaya Sangaré, son porte-parole, le gouvernement a conclu à la nécessité du report en raison des exigences de préservation de "l'ordre public" et de la "cohésion au sein des forces armées".

Passons sur la maladresse consistant à faire état de motifs aussi graves pour justifier un simple report de jugement. Le porte - parole aurait pu simplement avancer la raison d'opportunité. Toutefois, à y regarder de près, l'on en arrive rapidement à se demander si, au fond, la décision de fixer au 13 janvier la reprise du procès intenté au chef de l'ex - junte et ses coaccusés avait fait l'objet d'une réflexion approfondie. Si ce préalable avait été accompli, le gouvernement se serait certainement rendu compte que cette décision posait problème à bien des égards. D'abord, on peut s'interroger sur l'opportunité de rouvrir un tel procès au moment où le pays est confronté à une crise sécuritaire sans précédent, avec de lourdes interrogations sur la pertinence des options stratégiques arrêtées pour y faire face.

Ensuite, et ce constat est véritablement affligeant, l'impact de la reprise du procès sur l'activité du pouvoir exécutif ne semble pas avoir été suffisamment mesuré alors qu'au moins un membre important du gouvernement était appelé à y comparaître comme accusé.

Cette lacune grave a d'ailleurs failli déboucher sur une grave crise gouvernementale avec la résolution ferme prise par le Général Ibrahim Dahirou Dembélé, actuel ministre de la Défense, de rendre le tablier si jamais il devrait être jugé par la Cour d'Assises. Il avait estimé en effet incompatible avec son statut de ministre le fait de devoir comparaître devant une juridiction pénale pour y répondre des faits criminels. Mais surtout, l'intéressé qui a toujours clamé son innocence par rapport aux faits ayant motivé les poursuites, croit profondément qu'un procès impliquant le ministre de la Défense entamerait profondément le crédit du Mali auprès de ses partenaires impliqués dans la résolution de la crise sécuritaire que traverse le pays.

Le Président de la République, en prenant la responsabilité d'un nouveau report (l’annonce de la décision par le parquet ne doit pas faire illusion), a pu éteindre l'incendie qui couvait en se ralliant à la position de son ministre et en désavouant implicitement celle du ministre de la Justice.

On le voit clairement, le Mali aurait pu faire l'économie de l'épisode qui précède en consacrant plus d'efforts aux aspects conceptuels de la réouverture du procès.

Mais au-delà de l'expression des regrets, l'on doit considérer que la question de la tenue du procès de l'affaire dite des bérets rouges reste toujours posée. Et qu'il va bien falloir y faire face dans les semaines et mois à venir. Le communiqué publié par l'Amdh, la Fidh et organisations, après l'annonce du nouveau report par le gouvernement en dit long sur l'attachement des parents des victimes à la tenue d'un procès équitable et juste. Pour faire la lumière sur les événements tragiques survenus suite au contre -coup d'Etat du 30 avril 2012.

<strong>Birama FALL</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Apres la tentative d’évasion de detenus à Niono : Les récompenses de Me Malick Coulibaly !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/apres-la-tentative-devasion-de-detenus-a-niono-les-recompenses-de-me-malick-coulibaly-2854234.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/apres-la-tentative-devasion-de-detenus-a-niono-les-recompenses-de-me-malick-coulibaly-2854234.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Jan 2020 01:11:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 2 janvier 2020, la prison de Niono (région de Ségou) a été visitée en pleine journée par des terroristes dans le dessein de faciliter l’évasion des prisonniers. Face à eux, ils ont trouvé sur place des gardiens de prison, des gardes et des gendarmes bien formés qui ont tenu en échec leur projet et neutralisé un assaillant. Pour saluer cet acte de bravoure des forces de sécurité de Niono et les rassurer de son soutien, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Me Malick Coulibaly, a séjourné, le 4 janvier 2020, à Niono, où il a discuté avec les autorités militaires et civiles sur les moyens de renforcement des mesures de surveillance autour de la prison.</strong>

Travailleur et brave lui-même, Me Malick Coulibaly aime aussi les gens braves et se bat pour les magnifier. C’est ce qui l’a conduit, le samedi 4 janvier 2020, à Niono, soit deux jours après l’attaque contre la prison de Niono réprimée par l’ensemble des forces de sécurité  présentes dans la ville.

D’ailleurs, cette solidarité entre frères d’armes dans la ville de Niono a été vivement saluée par le ministre Coulibaly. Et il a insisté sur la nécessité de l’entretenir pour faire de Niono un havre de paix.   « <em>Cette collaboration entre les forces de sécurité doit être de mise et entretenue. Car, la cause est commune. Il s’agit de défendre l’honneur et la dignité des Maliens. Pour cela, tout l monde, civil et militaire, doit être engagé</em> », encourage Malick Coulibaly.

Le ministre de la Justice était aussi porteur du message de fierté des plus hautes autorités maliennes qu’il a fidèlement transmis aux forces de sécurités de Niono.

Selon le ministre Malick, les surveillances de prison, appuyés par les forces de la gendarmerie et de la garde nationale, ont eu une attitude héroïque. <em>«  Le dispositif qui était en place a eu la réaction qu’il fallait </em>», félicite le ministre.

Mais, ne venant à Niono, Malick Coulibaly avait également dans sa bésace la nouvelle de la récompense des surveillants de prison de Niono.
A en croire le ministre, avec l’accord du président de la République et du Chef du gouvernement, ils seront tous promus aux grades supérieurs.

Au cours de sa visite, il a également rencontré plusieurs autorités militaires et civiles de la ville, avec lesquelles il s’est renseigné sur les mesures à prendre pour renforcer la sécurité autour de la prison de Niono qui est à son deuxième attaque terroriste.

En effet, en décembre 2016, la prison de Niono avait été victime d’une attaque qui avait enregistré l’évasion de 93 détenus.

Pour rappel, la Maison d’arrêt de la ville de Niono a été attaquée le 2 janvier 2020, par des hommes armés non identifiés.

Le but, semble-t-il, était de libérer des prisonniers.

Mais, les hommes en charge de la surveillance des lieux ne se sont pas laissés surprendre. Ils ont réagi énergiquement à l’attaque en abattant un assaillant et faisant fuir les autres.

On déplore trois blessés parmi les défenseurs de la prison, révèle l’Armée dans un communiqué. La situation est sous contrôle et aucun détenu n’a réussi à s’évader, assurent les autorités civiles et militaires de la ville.

<strong>Youssouf Z</strong>
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<title>Tieman Hubert Coulibaly : « Ce n’est pas parce que nous sommes de la majorité que nous allons être embrigadés »</title>
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<pubDate>Wed, 08 Jan 2020 01:08:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une interview qu’il a bien voulu nous accorder, le président du regroupement politique Action républicaine pour le progrès (ARP), non moins président de l’Union pour la Démocratie et le Développement (UDD), Tiéman Hubert Coulibaly, dévoile la voie dans laquelle il chemine pour soutenir le mandat d’IBK. L’ex-ministre de l’Administration territoriale n’a pas passé sous silence son point de vue sur la lutte contre la corruption, le dialogue national inclusif, le mode de scrutin aux législatives prochaines et  l’appel de Macron à l’endroit des présidents des pays du G5 Sahel. Interview !</strong>

<strong> </strong>

<strong>Le Prétoire : <em>Depuis que vous avez quitté le gouvernement, vous avez disparu des écrans radars. Peut-on savoir pourquoi ?</em></strong>

<strong>Tiéman Hubert Coulibaly :</strong> Depuis mon départ du gouvernement, j’ai été présent à plusieurs occasions. Je ne me suis pas perdu, peut-être que nous ne nous sommes pas croisés. Depuis septembre 2018, j’ai été très actif au plan national comme international. Au plan national, j’ai noté les évolutions que nous avons souhaitées pour nous-mêmes au sein de la majorité présidentielle par la création de l’ARP ( Action républicaine pour le progrès) qui est une coalition de quatorze partis politiques et associations dont certaines n’étaient pas du côté du président lors de son premier mandat. Mais, nous avons estimé que la pluralité était une vertu et estimé que malgré ce qui nous unit autour du président de la République pour la réussite de son mandat, nous avions des différences qui nous conduisaient à envisager la création d’une organisation tout en restant toujours membres de la majorité présidentielle, mais différentes ; et porté cette différence-là pour la mettre au service du succès du président de la République et au service du Mali. De ce point de vue, j’ai été très actif parce que la création d’un pôle regroupant des partis politiques et des associations n’est pas une tâche aisée. Finalement nous y sommes arrivés. Notre regroupement se développe, se consolide et permet de porter cette différence-là, ce qui a été d’ailleurs le cas lors de la séquence nationale du dialogue national inclusif. De vraies divergences ne nous ont pas échappées entre les membres de la majorité présidentielle.

<strong><em>Est-ce que vous pouvez nous parler de ces différences qui  ont  motivé la création de l’ARP ?</em></strong>

J’en arrivais au choix de l’agenda des élections législatives et celui de la révision constitutionnelle. Certains membres de la majorité militaient pour le recul des échéances concernant le mandat des députés en privilégiant une révision constitutionnelle. Nous l’avons refusé et nous l’avons fait savoir. Nous nous sommes battus pour que cette Assemblée nationale prolongée deux fois ne puisse plus l’être encore. Nous nous sommes battus afin que cette logique prévale, que chacun comprenne que les réformes qui attendent le Mali sont obligatoires pour la stabilisation et la pacification. Elles doivent s’adosser à une représentation nationale ayant une légitimité complète et agissant dans une parfaite légalité. Donc il faut que la prochaine Assemblée nationale ayant reçu mandat des maliens puissent agir et produire les lois nécessaires à la stabilisation et la pacification dans une situation de légitimité sans équivoque. Bien entendu, il faudra se battre pour que ces élections soient organisées dans un climat de paix et en faisant tous les efforts nécessaires pour que sur l’ensemble du territoire ces élections se tiennent. Quelques difficultés sont là auxquelles il faudra trouver des solutions. Je crois que le gouvernement et l’ensemble des acteurs politiques ayant signé l’Accord politique de gouvernance vont travailler pour que ces difficultés soient résolues. Oui, il y a des différences notamment le mode du scrutin. Aujourd’hui, nous militons pour que les députés soient élus selon un mode de scrutin proportionnel qui porte plus de justice électorale. Certains veulent soit maintenir le système majoritaire qui nous paraît très injuste ou alors proposer un scrutin à mi-chemin. Mais le Mali a besoin aujourd’hui que les forces politiques ayant peut-être une audience moyenne aient la chance de se faire entendre à l’Assemblée nationale et cela ne peut se faire que par le billet d’un mode de scrutin proportionnel. Cela est un débat qui divise y compris au sein de la majorité présidentielle. Ce n’est pas l’affaire du président. Le président a un mandat sans appel, sans équivoque, il est au dessus des partis politiques. Le débat entre les partis politiques, entre les acteurs politiques doit se faire dans un esprit républicain et en respectant toutes les opinions. Nous avons jugé nécessaire de porter ces différences-là. Et pour porter la différence, il faut s’organiser. Cela ne veut pas dire que nous sommes opposés à qui que ce soit au sein de la majorité présidentielle. D’ailleurs nous sommes une composante différente et nous voulons que certaines réformes se fassent pour conforter la démocratie malienne.

<strong><em>Justement, avec la création de ce regroupement au sein de la majorité présidentielle, on a une majorité dans une majorité. Cette situation n’est-elle pas défavorable à la mouvance présidentielle ?</em></strong>

Une majorité dans la majorité ! Est-ce que dans une famille tous les enfants portent le même nom ? Nous sommes une composante de la majorité. Il y a des partis politiques qui étaient de l’opposition qui ont rejoint le camp présidentiel mais qui ne font pas partie de l’EPM. Allez-vous leur refuser la qualité d’accompagnateur du président de la République parce que tout simplement ils ne font pas partie de l’EPM ? Non ! La pluralité est une vertu et nous sommes partie prenante et partie importante du camp présidentiel. Je vous ai parlé tantôt de la querelle de l’agenda des élections législatives et de la révision constitutionnelle lors du dialogue national inclusif. C’était une querelle importante et c’est notre point de vue qui a prévalu. Et si nous nous étions alignés sur l’autre point de vue, que se serait-il produit ? Et je crois savoir d’ailleurs que tel n’était pas le souhait du président de la République. Ce n’est pas lui qui me l’a dit, je vous rassure tout de suite. Son point de vue était en parfaite synchronisation avec le nôtre, mais nous ne nous sommes pas concertés. Si nous n’étions pas différents des autres, est-ce que ce point de vue allait prévaloir ? Non. C’est pour ça que je vous dis qu’il n’y a pas de majorité dans la majorité, seulement plusieurs voies dans la majorité. L’essentiel est que ces voies-là ne partent pas dans un sens contraire à celui que souhaite le président de la république. L’essentiel, c’est que le président de la république lui-même, à son tour, ait une oreille pour chacune des sensibilités qui soutiennent son mandat. C’est ça le plus important.

<strong><em>Certains au sein de la majorité présidentielle estiment que ce mouvement est plutôt personnel ?</em></strong>

C’est encore une différence. Vous confirmez bien ce que je vous dis. Eux ils estiment que toute initiative politique repose sur des questions personnelles. Vous confirmez bien que nous sommes différents. C’est aussi une philosophie. Nous sommes dans une aventure collective. Notre initiative est salutaire et vertueuse. Certains pensent que c’est pour une histoire de poste ministériel, d’autres pensent que nous sommes aigris parce que nous n’avons pas été appelés au gouvernement. Vraiment ça fait huit mois. En un moment donné, il faut savoir que ces arguments-là n’ont pas pu prospérer. Si nous étions fâchés ou aigris, aujourd’hui, nous ne serions pas là à soutenir de manière claire et nette l’action du gouvernement dirigé par Boubou Cissé et les orientations du président. Encore une fois, quand ils vont m’entendre dire cela, ils vont dire que parce qu’il y a un remaniement en cours qui nous intéresse. Nous n’avons aucun intérêt à faire ceci si ce n’est la stabilisation du pays.

<strong><em>A quel moment vous avez su que vous ne pouvez pas faire chemin avec l’EPM ?</em></strong>

Nous pouvons faire chemin. Je n’ai pas dit que nous ne pouvons pas faire chemin. Nous continuons à faire chemin avec l’EPM, mais tout en restant ARP. Je viens de dire que nous sommes tout simplement différents. J’ai parlé de deux éléments tout à l’heure. Le mode de scrutin  pour les élections législatives. Nous ne pouvons pas continuer dans ce système-là. De notre point de vue, il comporte une grave injustice électorale. Il faut donner la chance aux partis de moyenne audience d’être représentés à l’Assemblée nationale. Je vous ai dit tout à l’heure que nous avons eu une grande querelle lors du dialogue national inclusif pour que les élections législatives soient organisées avant toutes initiatives concernant la révision constitutionnelle. C’est une différence importante. Si nous n’étions pas ce que nous sommes, si nous n’avions pas affirmé cette différence, nous n’aurions pas pu faire prévaloir ce point de vue-là. Je vous fais cette démonstration pour qu’à postériori  vous compreniez que les arguments que certains journaux ou des radios qui nous ont fait un mauvais procès sachent aujourd’hui que nous avons raison.

<strong><em>Est-ce que votre soutien au président de la République, c’est pour soutenir son mandat ou  réconforter votre position en tant que chef de parti politique ? Vous voulez qu’à la suite des élections législatives les petits partis aient une assise alors qu’au niveau de l’EPM, c’est de permettre au président de terminer son mandat.</em></strong>

Que le président termine son mandat ne dépend pas de l’EPM. Le mandat du président est sans appel, il est sans équivoque. Il a été réélu. La terminaison de son mandat, son accomplissement ne dépend  d’aucun parti politique ou  groupement de partis politiques. Ce mandat est adossé au peuple malien. Vous savez ? Le président de la République est la clé de voûte  de nos institutions. Il est élu au suffrage universel direct. C’est un débat entre cet homme-là et son peuple. Nous sommes des organisations politiques qui soutiennent le président. L’alliance ne vaut pas allégeance. Ce n’est pas parce que nous sommes membres de la majorité présidentielle que nous allons être embrigadés. Nous sommes des forces politiques autonomes qui ont choisi délibérément et en toute connaissance de cause de soutenir le président de la République pour sa réélection et l’accomplissement de ce mandat-là. C’est un choix délibéré et avec des raisons objectives. Mais nous sommes différents des autres forces politiques qui accompagnent le président de la République. Pourquoi on voudrait nous interdire de faire prévaloir cette différence-là ? Nous sommes un pays qui a une expérience démocratique réelle. Souvenez-vous, en 1997, quand il s’est agi de la réélection du président Alpha Oumar Konaré, il y a eu ce qu’on a appelé le programme minimum commun. Le président Alpha a réuni dans son gouvernement des forces politiques qui ne l’avaient pas accompagné pour sa réélection et il a géré le Mali dans la stabilité jusqu’à son départ. Est-ce que les différences ont empêché cela de se faire ? Pourquoi en 2020 nous acceptons de taire nos différences, de nous asseoir sur elles et de les gommer au motif que nous sommes de la majorité présidentielle ? Encore une fois, je vous répète que dans une maison, les enfants portent des noms différents, ils ont des caractères différents, ils peuvent se ressembler, mais ils ne sont pas solubles les uns dans les autres.

<strong><em>Quel a été l’apport de votre groupement politique dans la tenue du dialogue national inclusif ?</em></strong>

On a eu un apport déterminant. Nous avons participé à tout le processus préparatoire, nous avons participé à l’atelier qui concernait la validation des termes de référence. Nous nous sommes employés, un moment donné, à rendre visite à quelques leaders de l’opposition. Pour ne rien vous cacher, nous sommes allés voir le FSD en délégation de l’ARP pour rencontrer l’honorable Soumaïla Cissé pour lui demander de participer à cet atelier-là, d’y contribuer. Ce qu’il avait accepté, mais par la suite les choses se sont passées autrement. Nous avons beaucoup apporté à ce processus-là. L’inclusivité était un objectif. Tout le monde a été invité malheureusement tout le monde n’a pas participé. Ce qui nous préoccupe aujourd’hui, c’est l’après-dialogue. Il y a eu quatre grandes résolutions qui ont été édictées. Il faut mettre en œuvre ces résolutions. Nous pensons que pour cette mise en œuvre, il faut continuer à faire appel à ceux qui n’ont pas participé car, ils peuvent contribuer à la mise en œuvre de ces résolutions dans un contexte de cohésion nationale. C’est vraiment cet appel que nous voulons lancer. Nous avons participé à ce dialogue comme toutes les autres organisations pour faire prévaloir notre point de vue. L’année 2020 sera une année de grands chantiers. Toutes les résolutions sont urgentes, mais le plus urgent c’est le retour de l’administration sur toute l’étendue du territoire national.

<strong><em>Quel crédit peut-on accorder au dialogue étant donné qu’une bonne partie de la société civile et de l’opposition l’a boudé ?</em></strong>

Vous dites qu’ils ont boudé. Moi je n’aime pas ce terme- là. Une partie de l’opposition et une partie de la  société civile se sont abstenues de participer au dialogue alors qu’elles avaient participé à la phase technique. Cela ne veut pas dire que les résolutions ne sont pas crédibles. Les résolutions sont parfaitement crédibles. Voulez-vous dire que tous ceux qui étaient au dialogue ne comptent pas au Mali ?

<strong><em>Ils comptent, mais la dimension inclusive n’est pas atteinte ?</em></strong>

On ne peut pas dire qu’ils comptent et dire mais. Soit ils comptent ou ne comptent pas. S’ils comptent, les résolutions sont forcement crédibles et seront mises en œuvre. Ceux qui étaient présents se battront pour cela. Le président de la République s’est lui-même engagé publiquement devant Dieu et les hommes à faire ce qui a été retenu. Nous devons quand même accorder un tout petit peu de crédit à ce que dit notre président qui est la clé de voûte du système. Alors l’inclusivité est un idéal, une intention, une volonté, un appel. Est-ce que nous pouvons obliger quelqu’un à être inclus ? Quand vous êtes invité, vous prenez la décision de votre participation. L’invitation a été faite. Je vais solder cet aspect-là. Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est l’après-dialogue. Nous avons les résolutions. Comment faire pour que la cohorte nationale importante, qui a même enregistré la participation des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation, ce qui n’était pas gagné, soit un événement important et des déclarations importantes ont été faites. Je sais qu’il est très difficile de satisfaire notre peuple. Mais il faut savoir apprécier ce qui a été fait. Ce qui s’est passé au dialogue national inclusif n’est pas anodin. N’essayons pas de passer à côté de ça. De grandes choses s’y sont produites et profitons-en pour atteindre nos objectifs de paix et de retour de la cohésion nationale. J’ai dit au premier ministre de faire beaucoup d’effort, d’aller vers ceux qui n’ont pas participé au dialogue et de leur demander de se joindre à la mise en œuvre. Il ne faut pas négliger les ressources d’une telle action diplomatique qui peut produire des effets que le peuple malien va apprécier.

<strong><em>Est-ce que le temps est un allié sûr pour la tenue des législatives en avril prochain et comment vous comptez aborder ces élections?</em></strong>

Evidemment le temps est serré pour ceux qui vont être candidats. Dans une élection, il y a deux parties. Il y a ceux qui organisent et ceux qui vont en compétition. Pour l’instant, je fais partie de ceux qui vont certainement en compétition en tant qu’organisation  politique. Nous essayerons d’occuper des sièges à l’Assemblée nationale. Il y a ceux qui organisent. J’ai une expérience de cela parce que je fus ministre de l’Administration territoriale et je sais que le ministre aura du pain sur la planche. Je sais aussi que notre administration est assez bien outillée. Quand j’étais à l’Administration territoriale, nous avions pu organiser non seulement nos structures à l’intérieur du pays, mais aussi approvisionner le pays en matériel électoral suffisant pour pouvoir tenir ces scrutins-là. Notre fichier ne fait pas l’objet de problème particulier parce que j’avais conduit une révision ordinaire et une révision exceptionnelle pour les nouveaux majeurs. Donc aujourd’hui notre fichier est excellemment géré par la DGE pour rendre hommage au travail du général Chaka Sangaré. Evidemment, il y a la donne sécuritaire. Il faut que ces élections se tiennent dans un environnement sécurisé. Nous avons quelques cercles où nous pouvons avoir quelques soucis de sécurité. Mais avec ce qui s’est produit au dialogue, avec les progrès que nous avons accomplis avec les mouvements signataires de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation, je pense qu’il nous sera possible grâce à l’effort des forces de défense et de sécurité et du fait même que les dirigeants de ce mouvement vont briguer les postes de député, nous allons pouvoir tenir les élections. L’équation à résoudre rapidement concerne la cartographie électorale. Il ne nous a pas échappé que des lois qui datent de 2012 introduisent une réorganisation territoriale qui a été difficile à mettre en œuvre.

<strong><em>Que pensez-vous du retour de l’ancien président de la République Amadou Toumani Touré ?</em></strong>

Le retour du général Amadou Toumani Touré est une excellente nouvelle. J’ai toujours considéré que ce n’était pas bien pour le Mali que l’ancien président fût retenu. Certains ont dit un exil. J’ai préféré un voyage qui commençait à être trop long. Ce n’était pas à l’honneur de notre pays d’autant que je considère que le pronunciamiento de mars 2012 a été un triste événement pour notre pays, mais ça fait partie de l’Histoire. Nous vivons notre histoire avec des événements positifs et négatifs. Faisons en sorte que nous ne puissions plus commettre ce genre de faute. Nous sommes une république. Nous avons décidé que le pouvoir s’octroie par élection et que son exercice soit républicain. Le coup d’Etat et les bousculades armées sont d’un autre âge.

<strong><em>Les chefs d’Etat du G5 Sahel vont répondre à une convocation en France pour clarifier leur position. Quelle analyse faites-vous de cette démarche de Macron ?</em></strong>

Je vais vous poser une question. Souvenez-vous que le président Macron, après son élection, a rendu visite à l’armée française à Gao et est venu au Mali pour participer au sommet du G5 Sahel au mois de juillet avec les 5 chefs d’Etat, au  Palais de Koulouba? Est-ce que les Français ont considéré que c’était une convocation ?

<strong><em>Mais le contexte est différent ?</em></strong>

Le président Macron a participé à plusieurs sommets avec nos chefs d’Etat. J’en ai couvert à Nouakchott, en marge du sommet de l’Union africaine en fin juin 2018. Vraiment, j’ai bien compris le sentiment qui a été exprimé lors de la première séquence. Je crois qu’il faut clore ce débat et savoir que la rencontre qui est prévue entre le président de la République française et nos chefs d’Etat est importante. Malheureusement, les terroristes se sont renforcés dans le Sahel. Vous avez vu les actions qu’ils ont portées contre chacune de nos armées. Cela nécessite une évolution dans la doctrine d’actions qui unit nos armées à celles de nos partenaires. Cette doctrine, il faut se mettre d’accord pour la clarifier. Bien entendu, les questions politiques surtout intérieures peuvent en effet devenir des sujets polémiques entre nos dirigeants. Je prétends que la menace terroriste est mondiale et il faut engager des actions pour notre sécurité collective. Je prétends aussi que ce phénomène a fait son chemin depuis les contrées très lointaines pour arriver chez nous. Les raisons de cette éclosion perfide du terrorisme dans notre sous-région sont localisées dans des pays souvent très loin de chez nous. Il est donc normal que ces pays nous aident à combattre le terrorisme. La France est l’ancienne puissance coloniale de notre pays. Il faut vider le contentieux colonial en essayant d’avoir des relations apaisées avec la France. Elle a été à nos côtés en 2013. Le premier militaire français tombé au Mali s’appelle Damien Boiteux. Tout le monde s’en souvient et nous ne pouvons pas gommer ce martyr de notre histoire. Nous avons des ancêtres qui sont morts sur le territoire Français, dans les tranchées européennes. Quand le président Hollande est arrivé ici le 2 février 2013, il a dit que la France était au Mali pour payer une dette de sang. Donc cette histoire commune militaire existe. Aujourd’hui, je n’ai aucun élément pour désigner la France comme l’ennemi du Mali. Je le dis et j’insiste, quand une nation est confrontée à son ennemi, il ne faut pas qu’elle le confonde avec ses amis. Il faut faire la différence entre ses ennemis et ses amis. Souvent la stratégie de l’ennemi consiste à intoxiquer la nation pour qu’elle confonde ses ennemis et ses amis. Les militaires français qui meurent au Mali constituent un sacrifice. Je ne pense pas que la France ait un intérêt quelconque à sacrifier ses enfants.

<strong><em>Quelle analyse faites-vous du combat contre la corruption ?</em></strong>

On ne peut pas se passer de telle mesure. La corruption favorise le terrorisme. La corruption du système profite au criminel. Un système corrompu où l’argent est plus fort que la loi favorise l’affaiblissement de l’Etat et le déni de droit. Il expose le pauvre et celui qui n’a pas accès à l’information ou à un certain niveau de connaissance. C’est un mal absolu et lutter contre ça, sans parler de la dimension spoliation des ressources publiques, est un renforcement du règne de la loi et du droit. Les arrestations et incarcérations sont appréciées par le juge. Il faut laisser la justice faire son travail, tirer ses conclusions.

<strong>Réalisée par Nouhoum DICKO et Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Procès du général Amadou Haya Sanogo et autres : Polémique autour du cas du général Dahirou Dembélé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-du-general-amadou-haya-sanogo-et-autres-polemique-autour-du-cas-du-general-dahirou-dembele-2-2854224.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Jan 2020 01:00:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le feuilleton judiciaire des putschistes du Comité national de redressement de la démocratie et de la Restauration de l’Etat (Cnrdre) va reprendre son cours le 13 janvier 2019, à Bamako.</strong>

Il nous revient de source judiciaire que toutes les personnes impliquées dans l’affaire dite de l’assassinat des bérets rouges ont déjà reçu notification de leur convocation à comparaître ce jour et les jours suivants à la barre des assises prévues à Bamako.

Cependant, contrairement  aux assises de Sikasso en 2017 où tous les accusés étaient présents à la barre, lors de ces présentes assises prévues à Bamako, l’un des accusés manquera à l’appel pour cause de mort naturelle. D’où l’abandon des charges contre lui.

D’autres, par contre, ont bénéficié d’une libération conditionnelle. Il s’agit d’abord de l’ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants et non moins chef d’Etat-major particulier du Président de la République en 2013. Il s’agit du Général Yamoussa Camara. Ce dernier a été mis en liberté provisoire depuis bientôt trois ans pour raison de maladie. Il a été convoqué par le parquet pour l’audience du 13 janvier prochain.

<strong>Dahirou Dembélé, victime ou coupable ?</strong>

Ce Général qui a tout donné à l’armée malienne et à son pays a été injustement impliqué dans ce dossier. Il nous revient qu’au moment du fameux coup d’Etat, il était en Indonésie. C’est la bande Amadou Aya Sanogo qui lui a demandé d’interrompre son stage  en Indonésie pour  venir reprendre le contrôle de l’armée   malienne qui traversait une période très difficile. En bon soldat, il accepte de relever le défi. C’est ainsi  qu’il  s’est retrouvé  sur le  champ  de bataille au Nord  du pays  aux côtés  de ses frères d’armes  sur la ligne de front pour faire face aux terroristes. C’est dire qu’il est complètement étranger  dans ce qui s’est réellement  passé lors des affrontements entre bérets rouges et bérets verts.

Raison pour laquelle les hommes  de rang se sont  fortement  opposés  à son incarcération.

Ce qui a amené le juge d’instruction  Karembé à le  placer  sous contrôle judiciaire. C’est  avec ce statut  qu’il s’est présenté  en 2017 à la barre de la Cour d’assises de Sikasso.

<strong>Rappelé à la rescousse</strong>

Au moment où le  pays  brûlait,  tant au Nord  qu’au Centre  du Mali,  c’est lui qui a été rappelé à la rescousse par le président de la République. En quelque temps seulement, il a pu ramener le calme.

Raison pour laquelle IBK  l’a nommé ministre de la Défense et des Anciens combattants.

Aujourd’hui, force   est de reconnaître que l’armée malienne  monte en puissance  et le moral des troupes est au beau fixe.

L’armée est sortie de sa réserve naturelle pour se mettre au service du peuple.

<strong>Démissionnaire de son poste</strong>

Après avoir reçu convocation à comparaitre à la barre des assises du 13 janvier, le Général Dahirou Dembélé a adressé au Premier ministre Boubou Cissé une lettre de démission signée le 19 décembre 2019. Ladite lettre n’a pas suscité la réaction des autorités politiques.

Toujours est-il que cette convocation ressemble au fait à un acte de trahison. Comment se fait-il, en effet, qu’au moment où il est adulé par les hommes de rang, qu’au moment où le Nord et le Centre du pays brûlent et qu’au moment où il tente de remonter le moral de la troupe qu’on veuille l’humilier de la sorte.

La nation malienne doit être reconnaissante à son égard. On ne devait pas le payer en monnaie de singe. Si c’est pour satisfaire des associations de défense des droits de l’Homme et les pays occidentaux, c’est raté. Les Maliennes tiennent à leur Dahirou Dembélé  dans le respect total. Il revient au président de la République de trouver une bonne formule pour corriger cette injustice.

<strong>Birama FALL</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>ADEMA&#45;PASJ :  Les législatives en ligne de mire</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/adema-pasj-les-legislatives-en-ligne-de-mire-2854229.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Jan 2020 00:45:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au cours de sa dernière conférence nationale, le parti de l’abeille n’a pas fait mystère de son ambition de reprendre sa place de leader sur l’échiquier politique malien au sortir des prochaines législatives.</em></strong>

L’Alliance pour la démocratie au Mali, Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-Pasj) a tenu, le samedi 28 décembre 2019, sa 17<sup>ème</sup> Conférence nationale ordinaire. Ce fut l’occasion pour le parti de faire le point des activités menées depuis la 16<sup>ème</sup> conférence nationale et de se projeter dans le futur, dans la perspective notamment des futures échéances électorales. L’Adema-Pasj, par la voix de son président, a en effet annoncé son ambition de redevenir la première force politique du Mali au sortir des prochaines législatives. Lesquelles devraient se tenir avant mai 2020, comme indiqué dans les conclusions du dialogue national inclusif tenu en décembre 2019.

A l’ouverture des travaux, à l’hôtel Maeva, Pr. Tiémoko Sangaré avait réservé une large part de son discours audit dialogue national inclusif qui a produit quatre conclusions majeures, dont  la tenue des élections législatives et du référendum constitutionnel. Selon lui, ces deux points interpellent l’Adema à un double titre. D’abord en tant qu’acteur majeur du dialogue national inclusif. Ensuite, en tant que parti qui entend assurer son retour au devant de la scène politique au sortir des élections législatives. C’est pourquoi il a appelé ses camarades à tourner la page des « querelles intestines » et à resserrer les rangs. Le président du Pasj a par ailleurs estimé que l’opposition, en choisissant de boycotter le dialogue national inclusif, a raté une belle occasion de s’exprimer sur les grands maux qui assaillent le Mali. Partant, il a lancé un appel aux leaders de l’opposition à venir occuper leur place dans la mise en œuvre des conclusions du DNI. Car, dit-il, au-delà des clivages, il s’agit de l’avenir du Mali.

Auparavant, Tiémoko Sangaré avait souligné que l’Adema reste attaché à ses engagements politiques dans le respect strict des idéaux qui sont les siens. <em>«Qu’il s’agisse du soutien au président de la République dont il a contribué à la réélection, de l’Accord politique de gouvernance dont il est signataire, des recommandations et résolutions du Dialogue national inclusif (DNI) dont il a été partie prenante»</em>, a-t-il développé.

Aux termes des travaux, la conférence a notamment invité le Comité exécutif à participer pleinement à la mise en œuvre des recommandations du Dialogue national inclusif et demandé à la communauté internationale l’intensification de la lutte contre le terrorisme. En outre, les participants ont adressé une motion de soutien au président de la République Ibrahim Boubacar Keïta.

<strong>BS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mairie de la commune du Mandé :  Le jeu trouble de Bill</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/decentralisation/mairie-de-la-commune-du-mande-le-jeu-trouble-de-bill-2853415.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Dec 2019 14:55:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La fin de l’imbroglio politique en commune du Mandé est loin d’être pour demain au regard de ce que le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Bah dit Bill, est en train d’y orchestrer.</span></b></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Devenu ministre dans le gouvernement de mission du Dr Boubou Cissé, le ministre Bah semble avoir oublié les raisons pour lesquelles il occupe son poste.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Au moment où les Maliens avaient les yeux rivés vers le dialogue national inclusif (DNI), le ministre Boubacar Bah dit Bill avait un agenda caché, celui de semer la zizanie à la mairie de la commune du Mandé.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Au lieu de se préoccuper de la réussite du dialogue, il organisait le remplacement de l’autorité intérimaire à la mairie de la commune du Mandé, une mairie confrontée à une instabilité du fait du manque de volonté politique des plus hautes autorités.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">C’est dans l’objectif de faire un arrangement politique au profit de l’ex-maire, appartenant à la même famille politique que lui, que Bill veut gâcher tout. Rien qu’à regarder de près, il saura que le jeu qu’il mène actuellement n’arrange pas les habitants du Mandé.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le ministre de l’Administration territoriale n’a qu’à jeter un regard rétrospectif sur son autre abeille solitaire, sur son aura en commune du Mandé. Les résultats des dernières échéances municipales sont édifiants. Car ce dernier a été battu à plate couture et n’était devenu que simple conseiller.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Cette abeille a fait sept ans à la tête de cette mairie qui regroupe 25 villages.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le septennat de l’abeille solitaire du Mandé ne l’aurait pas permis de laisser une bonne image. Les casseroles qu’il traînait auraient été commentées au-delà des frontières de la commune. Bill peut faire ce qu’il veut grâce à sa capacité de ministre, mais les règles qui régissent la mise en place d’une autorité intérimaire ne doivent pas souffrir d’aucun clientélisme, d’aucune considération partisane.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Bazoumana KANE</span></b></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></b></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> <i>            </i></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assemblée générale de l&amp;apos;Ordre des avocats du Mali : 18 membres ont été élus pour un mandat de 3ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/assemblee-generale-de-lordre-des-avocats-du-mali-18-membres-ont-ete-elu-pour-un-mandat-de-3ans-2853417.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Dec 2019 14:55:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Cette assemblée générale a officiellement noté l'installation de Maître Moustapha S M CISSE Bâtonnier dauphin élu le 26/12/2018 en qualité de Bâtonnier de l'Ordre des Avocats du Mali pour un mandat de trois (3) ans. Au cours de la même assemblée générale dix-huit (18) membres du Conseil de l'Ordre ont été élu :</span></p>
<p style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">1/ Me Tidiane Mangara
2/ Me AÏssata TEMBELY
3/ Me Mamadou DAFFE
4/ Me Moussa MAIGA
5/ Me Boulkassoum SIDALY
6/ Me Founeké TRAORE
7/ Me Abdoulaye SANGARE
8/ Me Mamadou TOUNKARA
9/ Me Souleymane Adamou CISSE
10/ Me Boubacar SOUMARE
11/ Me Ousmane B TRAORE
12/ Me Bakary SEMEGA
13/ Me Hamidou KONE
14/ Me Balla SEYE
15/ Me Abdoulaye Guimba OUANE
16/ Me Aboubacar S. DIARRA
17/ Me Moussa KEITA
18/ Me Drissa SAMAKE</span></p>
<p style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222"> </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Décongestion de la maison d’arrêt de Bamako :  Le rêve de Malick Coulibaly se réalise !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/decongestion-de-la-maison-darret-de-bamako-le-reve-de-malick-coulibaly-se-realise-2853411.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Dec 2019 14:25:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Tel un guerrier qui n’abandonne jamais une bataille avant de l’avoir gagnée,  le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Me Malick Coulibaly se promenait avec le souci permanent de décongestionner la Maison centrale d’arrêt de Bamako. Il a exprimé ce souci en dédiant sa première sortie, en tant que chef de département de la Justice, à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. Mieux, en l’espace de six mois, Me Malick Coulibaly a effectué plus de quatre visites au camp pénal de Kiénioroba, destiné à désengorger la prison de Bamako, en vue de galvaniser l’entreprise chargée des ouvrages.</span></b></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Après quelques mois d’efforts intenses et sans relâche, les résultats sont là ! Aujourd’hui, plus de 440 détenus condamnés purgent leurs peines dans le camp pénal de Kiénioroba, situé à 15 km de Kangaba. Un rêve se réalise certes pour le ministre Malick Coulibaly, mais il annonce d’ores et déjà les couleurs d’un autre défi. Celui de rendre à chaque incarcéré sa dignité. Une ambition de longue haleine que le ministre Malick Coulibaly a entamée avec plein d’entrain, le mardi 17 décembre 2019, à travers une visite de terrain dans le nouveau centre pénitencier.<a name="_GoBack"></a></span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour concrétiser ce vœu, il a parlé, sans témoin, avec tous les détenus de la prison de Kiénioroba désirant prendre langue avec lui, le mardi dernier. Accompagné de quelques membres de son cabinet, il a fait le tour des 16 cellules opérationnelles de la prison. Au cours de cette visite dirigée par le directeur, le Capitaine Amadou Alfousseyni Maïga, consigne a été donnée à ce dernier de s’effacer à chaque tête à tête avec les détenus, afin qu’ils puissent s’exprimer librement.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A la prison de Kiénioroba, qui a reçu ses premiers prisonniers, il y a deux mois, le premier constat qui frappe tout visiteur, c’est d’abord la propreté. Le cadre de vie des prisonniers est humain. Mieux, là-bas chaque prisonnier dispose d’un matelas en son nom. « <i>Tous les parents de prisonniers, qui ont viennent voir leurs enfants ou proches ici, expriment leur joie de voir leur cadre de vie s’améliorer</i> », nous confie une personne proche de la prison.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Avec le ministre Coulibaly, les détenus se sont confiés sur leurs difficultés quotidiennes qui sont, entre autres, liées au problème d’eau, de nourriture, de gestion des visites, de leurs prises en charge sanitaire et de dotation en savon. Aucune question n’a été occultée durant une heure d’horloge que le ministre a consacrée aux détenus. Et la parole était donnée à qui voulait la prendre.    </span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Averti des préoccupations des détenus, Me Malick, sans se fier aux réponses données par la Direction de la prison, entame, aussitôt, une visite générale qui l’a conduit dans tous les services de la prison de Kiénioroba.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour ce faire, il s’est rendu d’abord à la cuisine de la prison. Il ne regrettera pas d’avoir eu le reflexe de s’y rendre.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour preuve pendant 15 mn, le ministre est resté devant les tasses de riz en attente d’être mis dans la marmite à méditer sur sa qualité. Sentant le gêne qui se lisait sur son visage, un de ses proches collaborateur, présent à la scène, décide de se lancer et engage le débat autour des baignoires de riz en ces termes : « <i>Et pourtant la qualité de ce riz n’est pas si mauvaise </i>». Aussitôt, cette phrase lancée, le ministre sort de sa méditation et trouve sa réactivité. <i>« Et pourtant, ce n’est pas ce que tu manges chez toi</i> », a-t-il lâché de façon sèche.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A la cuisine, le ministre a aussi échangé avec les cuisiniers sur leurs difficultés. Ici aussi, c’est le même problème d’eau qui a été largement décrié.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Séance tenante, Malick ordonna d’installer un robinet dans la cour de la cuisine. Mais ce n’est pas tout. Auprès des cuisiniers, le ministre a aussi cherché à en savoir plus la variété des repas des détenus.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ensuite, la délégation du ministre s’est rendue à l’infirmerie de la prison. Le médecin de la prison était là. Mais comme décrié par les détenus, il n’est là que deux jours sur sept.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Auprès de lui, le ministre s’est renseigné sur les raisons de sa présence périodique.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Selon le médecin de la prison, il est confronté à un problème d’emploi du temps. Il doit faire la navette entre Kati et Kiénioroba. Face à cette difficulté, le ministre a promis de trouver une solution rapide.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Mais, Me Malick Coulibaly n’a pas abordé que cela avec son interlocuteur. Il s’est aussi renseigné sur les types pathologies dominantes chez les prisonniers. Il ressort de leurs échanges que c’est le paludisme qui domine à Kiénioroba. Avec le médecin, Malick a discuté des mesures de prévention.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La dernière étape de sa visite fut consacrée aux éléments de la Garde nationale appelés en renfort aux gardiens de prison.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dans l’interview livrée à la presse à la fin de visite, le ministre Malick Coulibaly dira que c’est au regard du record de la population carcérale de Bamako qu’il a jugé nécessaire d’opérationnaliser deux quartiers de la prison de Kiénioroba. « <i>Nous avons transféré à ce jour plus de 400 détenus</i>. <i>Après ce transfert, il est tout à fait normal que le Garde de Sceaux, que je suis, puisse effectuer le déplacement pour voir de visu les difficultés</i><b> </b><i>auxquelles sont confrontées les agents et les détenus. Cette démarche s’inscrit en droite ligne de la vision du président de la République du lieu carcéral. Il m’a au moins répété trois fois que les détenus sont privés de liberté, mais pas de dignité », </i>a indiqué Me Coulibaly.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Quant aux conditions de vie des détenus, Malick Coulibaly n’a pas caché ses sentiments profonds. « <i>En tant que Garde des Sceaux, je me garderai d’être satisfait des conditions de détention des incarcérés. Il y a et il y aura toujours des choses à faire.</i> <i>Mon devoir est de faire en sorte que leurs conditions de vie s’améliorent de façon constante.</i> <i>Il y a encore des efforts à faire en termes d’alimentation, de sécurité pour les agents et d’espace de vie pour les détenus. Nous avons des cellules vides, pourtant j’ai aussi le sentiment que les détenus sont en surnombre dans celles occupées. Il y a un réglage à faire. Et nous allons le faire dès aujourd’hui », </i>a dit le ministre.  </span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A l’en croire, la prison de Kiénioroba sera totalement opérationnelle d’ici juin 2020 et pourra accueillir plus 2000 détenus en respectant les normes internationales.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Malick a rassuré la population de Kiénioroba par rapport à un vœu qu’elle avait émise en promettant de la faire profiter des installations électriques de la prison. « <i>Des efforts seront faits pour que Kiénioroba et d’autres localités voisines puissent bénéficier d’électricité de qualité</i> », a promis Me Coulibaly.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Youssouf Z KEITA</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pénurie de gaz butane :    Les distributeurs réclament plus de 6 milliards F CFA à l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/penurie-de-gaz-butane-les-distributeurs-reclament-plus-de-6-milliards-f-cfa-a-letat-2853413.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Dec 2019 14:21:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">Depuis quelques jours, les distributeurs de gaz de chauffage sont en chômage. Ils ont été forcés à observer une trêve. Et cela, du fait du retard de paiement de subvention de plus de 6 milliards F CFA qu’ils cumulent auprès de l’Etat malien.</span></b></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">Les conséquences de ce retard de paiement de subvention de l’Etat malien affectent, aujourd’hui, toutes les sociétés de distribution qui manquent cruellement de liquidité pour renouveler leurs stocks.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">Selon nos sources, les arriérés de factures des opérateurs non soldées s’élevaient à 6 500 000 000 FCFA à la date du 30 octobre 2019. « <i>Nous avons bénéficié de l'accompagnement du FED (Fonds européen de développement) pendant 3 ans </i>» se souvient le président des opérateurs gaziers du Mali. « <i>Au début, poursuit-il, les pouvoirs publics ont honoré leurs engagements. Ces dernières années, nous avons malheureusement remarqué que des sérieuses difficultés persistent dans le règlement des factures</i> », regrette notre interlocuteur. </span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">Sur le terrain, l’inquiétude se lit sur tous les visages. Une seule question est sur toutes les lèvres : « à quand la fin ? ».</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">De sa fenêtre, Oudiary Diawara, le gérant de « Sodigaz », prend son mal en patience. Il se laisse consoler par la vue imprenable que lui offre les garages de gros porteurs des cours voisines. Il tourne en rond dans son bureau, situé à gauche et au-dessus des ateliers. "<i>Comme vous pouvez le constater, nous sommes en arrêt de travail. Nous n'avons plus de gaz. Les partenaires nous exigent du cash</i>", explique le distributeur de gaz, d’un ton découragé. </span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">A la question de savoir pourquoi il n'a pas de cash, le gérant répond: "Eh bien, parce que l'Etat nous doit beaucoup d'argent et il ne nous paye pas depuis plus d'une année".</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">Mais, les distributeurs de gaz de butane sont loin d’être les seuls à souffrir de cette rupture des stocks qui s’éternise. </span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">Fatouma est une femme de ménage dans une des nombreuses familles nucléaires de Bamako que nous avons rencontrée à la gare routière de Sogoniko, à la recherche du gaz. "<i>Depuis quelques années, j'ai arrêté l'utilisation abusive du charbon. Il coûte de plus en plus cher</i>", explique la jeune femme qui repart de la gare routière avec sa bonbonne de gaz vide.  </span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">Selon elle, cette rupture récurrente de gaz est un coup dur pour l’abandon des bois combustibles, jugés allant à l’encontre du changement climatique.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">Notons qu’en matière d’utilisation du gaz butane dans les foyers, le Mali n’occupe pas un rang glorieux, malgré les efforts et la multiplication des sociétés de distribution.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="text-align: justify;line-height: 11.75pt;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">ND</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des bérets rouges : Les principaux visages du procès</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-des-berets-rouges-les-principaux-visages-du-proces-2853407.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Dec 2019 14:11:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La reprise tant attendue du procès du Général Amadou Haya et co-accusés aura finalement lieu le 13 janvier 2020 à Bamako. Ouvert à Sikasso le 16 octobre 2016 à l'occasion du transport dans la capitale du Kénédougou de la Cour d'Assises de Bamako, le procès consacré à l'affaire dite des bérets rouges, avait dû être ajourné quelques heures à peine après le démarrage de ses travaux, suite à des moyens de procédure soulevés par les avocats de la défense.</span></b></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">
La cour avait ordonné alors le renvoi de l'affaire pour les besoins de réalisation d'une expertise destinée à déterminer l'identité des 21 corps exhumés à Diago, près de Kati, et présentés comme étant ceux des bérets rouges arrêtés après les événements du 31 avril 2012. C'est ainsi que depuis près de quatre années, la Cour d'Assises n'avait pu reprendre ses travaux.
Cette lacune sera désormais comblée et on pouvait déceler déjà une évolution sur la question avec la déclaration faite le mercredi 20 novembre 2019 par Idrissa Arizo Maïga, Procureur général près la Cour d’Appel de Bamako, lequel en procédant à la clôture de la deuxième session de la cour d’Assises de Bamako au titre de l’année judiciaire 2019, disait ceci: « il est urgent et impérieux que la prochaine session d’assises soit consacrée à l’affaire Amadou Aya Sanogo et autres. Simplement parce qu’il faut reconnaître que le dossier est en état d’être jugé depuis, et que la détention provisoire a franchi le seuil de tolérable et qu’enfin la crédibilité de la justice est en jeu».</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">
On peut supposer qu'en fixant et annonçant une nouvelle date de reprise du procès, le ministère de la Justice s'est assuré de la levée des obstacles qui en avaient motivé le report.
Du fait de l'extrême polarisation de cette affaire autour du personnage du Général Sanogo, les autres protagonistes de l'affaire dite des bérets rouges ont tendance à être relégués au second plan par les médias. Après un rappel sommaire des faits retenus dans l'arrêt de renvoi à la charge des accusés, le Prétoire dresse ici un portrait rapide des principaux d'entre eux.
<b>Les crimes reprochés aux accusés</b></span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">
Il est reproché au général et ses 16 co-accusés les faits d'enlèvement, de séquestration, d'assassinat et de complicité. Il s'agit bien entendu ici de faits qui sont tous criminels et passibles au Mali de la peine de mort.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">
Concrètement, la Cour d’Assises s'emploiera à déterminer quel a été le rôle précis que chacun des accusés a eu à jouer. Elle espère y parvenir en procédant à l'interrogatoire de chacun d'entre eux à l'audition des témoins, aux confrontations à la barre, par l'écoute attentive du réquisitoire du parquet général et des plaidoiries des avocats, parties civiles et défense.
<b>Les principaux accusés</b></span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">
<b>Amadou Haya Sanogo</b></span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">
C'est bien entendu le plus célèbre des accusés. Sans avoir été particulièrement en vue dans la conception et la préparation des événements ayant abouti le 22 mars 2012 au renversement du régime démocratiquement élu du Président ATT, il s'est retrouvé à la surprise générale à la tête du Cndre, la junte qui a pris le pouvoir à la suite de cette journée mouvementée. Celui qui n'était alors que le Capitaine Sanogo ne perdra pas de temps et fera vite de l'ombre aux vrais planificateurs du coup de force du 22 mars 2012. Devenu le principal bénéficiaire du putsch en un temps record, il va s'évertuer à concentrer à Kati tout le pouvoir entre ses mains. Au point que lorsque qu'éclateront le 30 avril les affrontements entre soldats, bérets rouges et bérets verts, et que sera connu par la suite le massacre des premiers par les seconds, sa responsabilité n'a guère semblé poser de difficultés.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">
<b>Général Yamoussa Camara</b></span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">
Après Amadou Haya Sanogo, il s'affirme très vite comme l'un des personnages les plus importants de la junte. Très écouté des jeunes putschistes, il ne tardera pas à s'affirmer comme l'homme lige du jeune capitaine auquel il obéit au doigt et à l'œil. Ministre de la défense au moment des faits, les poursuites engagées contre lui après l'assassinat des bérets rouges sont, aux yeux de beaucoup, davantage dues à sa proximité avec Sanogo qu'à son implication personnelle dans la tragédie.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">
<b>Général Dahirou Dembélé</b></span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">
Aux dires de nombreuses personnes proches du dossier, l'inculpation de l'actuel ministre de la Défense dans l'affaire dite des bérets rouges est tout simplement incompréhensible. En effet, selon des sources dignes de foi, en temps réel il n'a joué aucun rôle dans l’affrontement survenu le 30 avril 2012. Fraîchement rappelé de son poste à Djakarta (Indonésie) pour occuper les fonctions de chef d'état-major général des armées, le Général Dembélé n'avait en effet pas pris fonction au moment des faits. Selon de nombreux témoins, les combats du 30 avril l'ont surpris dans les locaux du ministère qu'il n'a pu quitter que le soir pour rejoindre son domicile.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Est-il  besoin de rappeler qu’une dizaine d’éléments des bérets rouges accompagnent ces trois généraux dans les box des accusés.</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les questions qui taraudent les esprits  sont aujourd’hui de savoir si l’actuel ministre de la Défense  répondra à l’appel le jour procès. Quel sera le sort  de Yamoussa Camara en  liberté depuis  deux ans sinon plus ?</span></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Birama FALL</span></b></p>
<p class="yiv0079097139msonormal" style="text-align: justify;line-height: 11.75pt;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rebondissement dans l’affaire Adama Sangaré : Le juge d’instruction de Koulikoro se déclare incompétent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/rebondissement-dans-laffaire-adama-sangare-le-juge-dinstruction-de-koulikoro-se-declare-incompetent-2852192.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Dec 2019 01:49:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Désigné par la Cour suprême du Mali pour instruire le dossier du Maire  du district de Bamako, Adama  Sangaré, le Juge d’instruction du Tribunal de Grande instance de Koulikoro vient de se  déclarer incompétent.</span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Un véritable imbroglio judiciaire. Cette décision du Juge d’instruction de Koulikoro  pose un problème de droit  d’autant plus que le même  Adama Sangaré avait été  confié à la même juridiction,  il y a quelques années dans une affaire  qui lui  a valu  une inculpation  et un mandat de dépôt à la Maison d’arrêt de Koulikoro. En son temps, on avait argué le privilège de juridiction dont bénéficient les officiers de police judiciaire. La loi et la pratique voudraient que les maires et les officiers de police judiciaire ne soient pas incarcérés dans   leurs circonscriptions respectives.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">C’est cette vérité juridique  et judiciaire  qui a amené la Cour Suprême  du Mali  à dessaisir  le Pôle économique  et financier  du Tribunal de Grande instance  de la Commune III  du district de Bamako pour confier tout le dossier des travaux d’embellissement de la ville de Bamako lors du cinquantenaire de l’indépendance  du Mali ainsi que celui de l’achat  de hydrocarbures de la société énergie du Mali.  La jonction de la procédure qui a été faite par les enquêteurs  du Pôle économique  et financier de Bamako a donné naissance  à ce qu’on appelle aujourd’hui le dossier  des hydrocarbures. Toutes les personnes impliquées dans ce dossier  devraient être  transférées à Koulikoro  pour les besoins de l’enquête.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Mais aujourd’hui avec cette décision  du juge d’instruction de Koulikoro, c’est le retour à la case de départ.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Quel sera alors le sort des personnes détenues à la MCA de Bamako ?</span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">On peut affirmer sans risque de se tromper que<b> </b>les personnalités en détention à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako  sont devenues depuis  lors  les otages  de la justice malienne.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Comment peut-il en être autrement  si on sait  que depuis  l’avis  de la Cour suprême  du Mali,  lesdites personnalités échappent à tout contrôle du Pôle économique et financier  de Bamako qui, il faut le rappeler, est à la base de leur incarcération.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Par ailleurs,  la direction de l’administration pénitentiaire,  particulièrement le Régisseur de Maison Centrale d’Arrêt de Bamako, n’a plus  aucune base légale pour faire une prise de corps des personnes  en cause. La conséquence  juridique  de la décision du juge d’instruction de Koulikoro est que le Maire Adama Sangaré  et ses codétenus doivent nécessairement bénéficier des mesures de liberté  provisoire en attendant l’issue de la bataille judiciaire qui est en cours.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Birama FALL</span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gestion de l’après congres du CNJ :  Le ministre Touré met en garde les fauteurs de trouble</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gestion-de-lapres-congres-du-cnj-le-ministre-toure-met-en-garde-les-fauteurs-de-trouble-2852208.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Dec 2019 01:41:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1880546315msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">C’est dans  un <i>langage </i>dépourvu de toute ambigüité que le ministre de la Jeunesse et des Sports s’est entretenu avec le nouveau bureau du Conseil national de la jeunesse le lundi dernier. Conduit par son président, Amadou Diallo, ce bureau de 45 membres est issu du 6<sup>ème</sup> congrès  du CNJ, tenu à Koutiala  les 26 et 28 novembre 2019.</span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">C’est à l’issue d’un congrès mouvementé à Koutiala que Souleymane Satigui Sidibé a passé le témoin à Amadou Diallo. Le consensus est passé par là, car les autres candidats ont opté pour une liste commune autour de sa personne. Au terme du vote, Amadou Diallo, seul candidat dans le starting block, a récolté 135 sur les 190 voix possibles. Ce consensus fait suite à la décision de certains candidats  dont Ousmane Diarra dit Gousno de bouder les travaux. Cette décision, selon les proches des fraudeurs, s’explique par la présence des candidats fictifs  déclarés dans la salle.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">C’est dans ce contexte très tendu  entre le nouveau bureau du CNJ et la tendance du président autoproclamé, Ousmane Diarra dit Gousno que le ministre de la Jeunesse et des Sports, Arouna Modibo Touré a rencontré le vainqueur du congrès de Koutiala, Amadou Diallo et son équipe. Une cérémonie sans exigence protocolaire,  les uns et les autres se sont tour à tour présentés pour permettre aux responsables du département de connaitre et de retenir quelques visages.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Très détendu et dans la plus grande courtoisie, le patron du Département de la jeunesse a échangé avec  ses interlocuteurs du jour durant une demi-heure.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les échanges  portaient sur deux dimensions.  Il s’agissait d’une part de féliciter le nouveau bureau, de recenser  les préoccupations des jeunes et d’autres parts  d’expliquer à l’équipe de  Amadou Diallo la vision du gouvernement  en faveur des jeunes. Ainsi, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Arouna Modibo Touré, en félicitant  le nouveau patron du Conseil national des jeunes pour son élection, a tenu à mettre les points sur les ‘’i’’ pour recadrer  certaines informations entretenues  autour de ce congrès.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour  certains candidats perdants,  Amadou Diallo est une imposition  de l’administration, avec la bénédiction du ministre Touré. En réaction à ces accusations sans fondement, le ministre a été  on ne peut plus clair. «<i>Depuis le début du processus, le gouvernement  a opté pour la neutralité  absolue. Ainsi, il a été instruit à toutes les structures d’observer l’impartialité  entre les différents candidats. Et cela dans le souci de préserver et de renforcer la cohésion  et l’unité entre les jeunes du Mali, de Kayes à Kidal.  Le Département n’a jamais été impliqué de près ou de loin à la victoire du candidat Amadou Diallo. Je mets quiconque au défi d’apporter la preuve d’une manipulation de ce congrès par le ministère</i>», a-t-il lancé.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le ton de cette neutralité avait été donné par le ministre bien avant la tenue du congrès  en invitant les jeunes à la maturité et à la responsabilité. «<i>A défaut de mettre en place librement un bureau national, le département prendra en main le Conseil national de la jeunesse. Ce message doit être clair pour tout le monde. Ces rencontres doivent se tenir dans l’union et dans la tranquillité. C’est une occasion de montrer à l’opinion nationale et internationale votre maturité. Maintenant, le pays n’a pas besoin de clivage surtout entre ses jeunes</i>», a indiqué le ministre des Sports et de la jeunesse, levant l’équivoque que le gouvernement n’a pas de candidat.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Après les élargissements, le ministre Arouna Modibo Touré a tenu à mettre en garde les fauteurs de trouble. Selon lui, le gouvernement n’acceptera  aucun désordre. «<i>Après les élections, les uns et autres doivent se mettre au travail pour le Mali et sa jeunesse. L’accompagnement ne fera pas défaut. Aujourd’hui, le gouvernement à travers mon Département reconnait un seul bureau sur la base du rapport produit  par ses représentants. Ce rapport me permet de valider le bureau conduit par Amadou Diallo. Donc  aucun désordre ne sera   accepté.  Je demande à la nouvelle équipe  de démancher tout le monde pour régler les divergences en toute responsabilité</i>», a  indiqué le ministre.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L’engagement du ministre à soutenir le CNJ  fait suite au discours  d’Amadou  Diallo.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le désormais successeur  de Souleymane Satigui Sidibé s’est engagé à gagner le pari de la mobilisation pour le Mali qui traverse depuis 2012 une crise multidimensionnelle. « <i>Cette rencontre est un cadre de reconnaissance  des efforts du  ministre pour la bonne tenue du renouvellement des instances du CNJ de la base au sommet. Cet accompagnement s’est traduit par une neutralité absolue de l’administration entre les différentes tendances</i> ».</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Il a rappelé que bien de choses ont été dites avant la tenue du congrès mais la jeunesse a prouvé sa maturité.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="line-height: 12.65pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">N.D</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK à  la réunion au niveau national du DNI :  « La diversité est notre plus grande richesse et l’unité, notre plus grand intérêt »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/ibk-a-la-reunion-au-niveau-national-du-dni-la-diversite-est-notre-plus-grande-richesse-et-lunite-notre-plus-grand-interet-2852163.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/ibk-a-la-reunion-au-niveau-national-du-dni-la-diversite-est-notre-plus-grande-richesse-et-lunite-notre-plus-grand-interet-2852163.html</guid>
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<pubDate>Tue, 17 Dec 2019 01:25:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A l’occasion de l’ouverture de la réunion au niveau national du DNI, le président de la république. Ibrahim Boubacar Kéita, en a profité pour  mettre l’accent sur la diversité culturelle  et l’unité nationale. C’était le samedi 14 décembre 2019, au Palais de la culture Amadou Hampaté Ba.</span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Dialogue national inclusif tant attendu par la majorité des maliens est en train de se concrétiser. Et pour cause, pour la réunion au niveau national, le Palais de la culture a fait son plein. Ainsi du 14 au 22 décembre, les maliens se parleront pour jeter les bases d’une société malienne véritablement apaisée et unifiée.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Placée sous la haute présidence du président de la république, Ibrahima Boubacar Kéita, la cérémonie d’ouverture a enregistré la présence des membres du gouvernement, de plusieurs anciens Premiers ministres, des leaders religieux, des présidents des institutions de la république du Mali, des représentants des organisations faîtières, des représentants des mouvements signataires de l’Accord d’Alger et des représentants de la CMA.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dans son intervention, le chef suprême des armées, IBK, a affirmé que ce samedi 14 décembre est un jour lumineux où chacun est plein de bon sentiment. « <i>Grâce au Tout-Puissant, nous nous retrouvons pour penser Mali, réfléchir Mali et parler Mali. Chacun est ce qu’il est et chacune pour ce qu’elle a ».</i> Convaincu que l’unité est salutaire, IBK dira qu’un doigt seul, quelle que soit sa puissance ne peut soulever la plus petite pierre, avant d’enchaîner qu’aucune montagne n’est plus forte que la force de tout un peuple. « La diversité est notre plus grande richesse et l’unité, notre plus grand intérêt », a-t-il martelé.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le président de la république n’a pas passé sous silence l’insécurité qui, selon lui a ébranlé le Mali dans ses fondements. Parlant de l’attitude de certains maliens à l’égard de la Minusma et la Force Barkhane, le chef de la Magistrature suprême pense qu’elle est inconfortable. Car, dit-il, ces soldats étrangers tombent comme les nôtres. Alors, ordonne-t-il, sachons raison gardée.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le maire de la Commune V, Amadou Ouattara, accueillant l’événement, trouve que le Dialogue National inclusif est la recherche d’une stratégie pour le développement du Mali. Il s’est réjoui du choix porté sur sa commune. L’élu communal pense que le Dialogue inclusif est la locomotive du train de la recherche de solutions aux problèmes du pays. Il remerciera les membres du triumvirat et promettra l’engagement de sa commune pour la réussite de ce dialogue. Avant de souhaiter une meilleure année 2020 pour le Mali.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Comme elle l’avait signalé, l’opposition n’a pas répondu à l’appel du président de la république. Depuis longtemps, elle avait fait savoir que le processus n’est pas sa tasse de thé. Ce qui explique l’absence remarquable de ses membres. Donc ce n’est pas surprenant qu’ils soient des non partant officiels à cette concertation nationale.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A noter que l’exécution de l’hymne national et les minutes de silence ont constitué des temps forts de cette cérémonie riche en couleurs.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Bazoumana KANE</span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Madame Sy Kadiatou Sow à propos du DNI : « Nous n’y croyons pas »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/madame-sy-kadiatou-sow-a-propos-du-dni-nous-ny-croyons-pas-2852215.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Dec 2019 01:23:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A la faveur d’une conférence de presse organisée au Mémorial Modibo Kéita, la présidente de la plateforme « Anw ko Mali Dron », Mme Sy Kadiatou Sow, en a profité pour exprimer le caractère incrédule du Dialogue en cours. C’était le mardi 10 décembre 2019</span></b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La plateforme « Anw Ko Mali Dron » reste en marge du Dialogue national inclusif. Sa présidente, Mme Sy Kadiatou Sow a fait savoir qu’ils ne croient pas au processus du dialogue en cours. A l’en croire, toutes les propositions qu’ils ont données au triumvirat ont été mises de côté.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dans la déclaration lue par Daba Diallo, la plateforme trouve que le seul objectif de ce dialogue est la révision constitutionnelle. «  <i>Les changements apportés à la question de l’accord pour la paix et la réconciliation et à celle de la révision de la constitution, les formulations y relatives dans les objectifs spécifiques dans les résultats attendus et dans la thématique n°1 laissent entendre que le seul objectif inavoué du dialogue n’est autre que la révision constitutionnelle</i> ».</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Parlant de la crise sécuritaire, la plateforme pense qu’elle a atteint son paroxysme avec son lot quotidien d’assassinats, d’enlèvements et de destruction de l’économie.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Tout en réaffirmant son  soutien aux fama, la plateforme veut que le gouvernement  les équipe en moyens adéquats et conséquents pour qu’elles accomplissent leur mission.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Bazoumana KANE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour vente de parking et cimetière : Le chef de village de Ouenzzindougou à la barre le 23 décembre prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-vente-de-parking-et-cimetiere-le-chef-de-village-de-ouenzzindougou-a-la-barre-le-23-decembre-prochain-2852223.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Dec 2019 01:11:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le chef de village de Ouenzzindougou, Mady Koné répondra de ses actes à la barre le 23 décembre 2019, au Tribunal de la commune IV du District de Bamako.</strong>

Suite à une plainte du Comité d’initiative pour le développement de Ouenzzindougou (Cido) déposée contre lui, le chef de village Mady Koné et deux de ses conseillers, Sékouba 17Koné et Lassi Diarra, comparaîtront devant le juge. Les accusations du Cido portent notamment sur le parking du marché et une partie du cimetière qui seraient vendus par le chef de village et sa suite logique.

Selon le président du Cido, Boubacar Tangara, au moment des faits, le chef de village a utilisé un faux-fuyant pour accaparer ces espaces qui ne lui appartiennent pas. « <em>Il a vendu le parking et une partie du cimetière sous prétexte qu’il va clôturer le cimetière. Rien n’a été fait. Le même cimetière n’a pas échappé à sa volonté de s’enrichir </em>», a expliqué le président Tangara devant le Tribunal de la commune IV, où une foule immense venue de Ouenzzin s’était massée avec des pancartes, ce lundi 9 décembre 2019. Sur celles-ci on pouvait lire : <em>« Le chef de village de Ouenzzindougou, notre parking et notre cimetière ne sont pas à vendre</em> »

Aux yeux du président du Cido, le conseil de village veut tout vendre à Ouenzzindougou. Ce qui, dit-il, a fait que nous avons porté plainte contre lui comme la loi l’autorise. « <em>Nous ne doutons pas du caractère noble de cette lutte pour le bien commun des populations. Nous ne doutons pas que nous aurons gain de cause dans cette affaire</em> », s’est réjoui monsieur Tangara.

Pour le besoin de la cause, le Comité s’est cherché un avocat  pour défendre le dossier au Tribunal. De l’avis de Me Hamidou Maïga, il est demandé au Tribunal de saccager les magasins construits sur la place du parking et les maisons qui occupent une partie du cimetière. A l’en croire, l’avocat de l’autre partie a demandé de lui accorder deux semaines pour lire ce qui est consigné dans la plainte afin de répondre. « <em>S’il plaît au bon Dieu, ils vont nous répondre le 23 de ce mois »</em>, a notifié l’avocat Maïga qui demande à tous de rester derrière la loi pour avoir satisfaction.

A noter que des voix se sont aussi levées pour dénoncer l’emprisonnement de deux jeunes  à la Maison Centrale D’Arrêt de Bamako à cause de leur détermination pour préserver les places publiques. Cette affaire, disent-elles, constitue une pomme de discorde entre la population de Ouenzzin et le Conseil de village.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Douanes maliennes :  Les quatre travaux d’Hercule de Doucara</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/douanes-maliennes-les-quatre-travaux-dhercule-de-doucara-2852218.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Dec 2019 00:55:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En cette fin d’année 2019, les réformes initiées par l’actuel chef des gabelous commencent  à produire ses effets.</span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Des nouveaux habits</span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dès sa prise  de fonction, l’Inspecteur Général des Douanes, Doucara  a tenu à se faire entourer des collaborateurs dignes de confiance, expérimenté et rompus à la pratique douanière.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ces deniers ont comme consignes  d’appliquer rigoureusement  le code des douanes, de renflouer les caisses de l’Etat en mobilisant correctement les recettes douanières.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Des réformes courageuses adoptées</span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En fin connaisseur de ses services et animé par le seul souci de faire face à l’obligation de résultat à lui assignée dans l’atteinte  des objectifs  budgétaires à savoir les 621 milliards de francs CFA de recettes annuelles, le chef des Gabelous a cependant tenu  à corriger certaines tares qui étaient devenues une pratique courante. C’est ainsi qu’il a décidé  entre autres : <b>De la fin  des  anticipations</b></span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En effet, désormais  aucun jour d’anticipation ne sera autorisé.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L’arrêt définitif du mois calendrier  douanier</span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le mois douanier est, en effet clôturé le 30 de chaque mois. Toute une révolution si l’on sait que le mois douanier pouvait  s’étirer  jusqu’à 15 jours après la clôture officielle du mois.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L’autre mesure phare est relative à l’apurement  des titres de transit (T1) et des manifestes des années précédentes.</span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les T1 sont des marchandises qui souffriraient  c’est-à-dire  des dossiers  régularisés qui étaient en souffrance des années précédentes.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Enfin, le retour du volume des contentieux  en douane.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Est-il besoin de rappeler que le propre des douanes,  c’est l’apurement des contentieux. Tout doit  être fait conformément  au code des Douanes qui est un code exceptionnel par rapport  au droit  commun. Opter pour le retour du volume  des contentieux, c’est sonner la fin de la corruption et des petits  arrangements.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">B.F</span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Salif Traoré sur Kledu : «Il faut que nous soyons au&#45;devant de notre situation et ne pas trop espérer sur quelqu’un d’autre.»</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/le-ministre-salif-traor2-sur-kledu-il-faut-que-nous-soyons-au-devant-de-notre-situation-et-ne-pas-trop-esperer-sur-quelquun-dautre-2852221.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Dec 2019 00:55:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour encore clarifier certaines mesures prises, évaluer la situation auprès des populations et inviter les populations à plus de citoyenneté et de coopération, le Général de Division Salif Traoré était sur le plateau de la radio Klédu le jeudi dernier</span></i></b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">De prime à bord, le ministre de la sécurité a salué le travail des médias. Pour lui, la sécurité est une question de perception que les médias doivent bien distiller auprès des populations. Ce travail de sécurisation, d’après lui, prend en compte le contexte et l’urgence. « Il implique des efforts permanents et discrets qui ne peuvent être révélés qu’après leur aboutissement. C’est donc une situation que dicte le contexte au regard de ce que le Mali vit. Malgré les efforts déployés, il n’est pas facile d’être partout en même temps car le pays vient de loin », ajoute le Général.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le principal chantier au niveau de la sécurité consiste à recruter des éléments, réussir leur équipement et leur formation, à travers la loi de programmation de la sécurité intérieure. C’est un combat qui a commencé en 2017 et qui se poursuivra jusqu’en 2021, assure le ministre de la Sécurité et de la Protection civile.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Quant à l’établissement des passeports, il ne saurait être le nid de la corruption car depuis quelques années déjà, les montants sont versés à la banque contre un reçu qui est joint au dossier déposé à la police des frontières. Le Ministre Salif Traoré a précisé que la confection du passeport coûte 55.000FCFA. Mais pour ceux qui espèrent l’obtenir en 24h, c’est la somme de 110.000FCFA. Les certificats sont gratuitement délivrés et aucun citoyen ne devrait se plaindre d’avoir payé de l’argent après la sortie publique du Directeur Général de la Police. Les cartes d’identité sont établies, dans toutes les préfectures, dans toutes les brigades et dans tous les commissariats, à 1.000FCFA.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La nouvelle loi sur la cybercriminalité est aussi une avancée notable que le département a défendue devant les députés qui l’ont adoptée. L’opportunité de ce nouvel instrument réside dans la force que prend l’utilisation des réseaux sociaux. Les publications pornographiques, la diffusion de vidéos et d’images faisant la promotion des terroristes, les insultes et les manquements sur les réseaux et d’autres infractions seront désormais réprimés. Le ministère de l’économie numérique, celui de la justice et enfin le département de la sécurité et de la protection civile sont les plus concernés.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Réagissant à la posture et au rôle de nos partenaires, le ministre clarifie qu’ils sont venus en soutien à notre pays. « Dans un tel contexte, il faut que nous soyons au-devant de la situation et ne pas trop espérer sur quelqu’un d’autre. Nous ne saurions laisser les autres se substituer à nous dans ce combat. Ces partenaires doivent nous aider là où ils peuvent le faire car le Mali aussi a aidé dans d’autres domaines…», a affirmé le Général de Division Salif Traoré<b>.</b></span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le ministre a souhaité que les gens ne partagent pas les informations à caractère propagandiste, il ne s’agit plus de tendance majorité ou opposition. Éviter les rumeurs et les informations insensées est un grand soutien à nos forces de défense et de sécurité.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Nouhoum DICKO</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kati : Le Collectif des femmes et jeunes exige le départ des  forces étrangères</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/kati-le-collectif-des-femmes-et-jeunes-exige-le-depart-des-forces-etrangeres-2852217.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Dec 2019 00:35:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> Les membres du Collectif des femmes et jeunes de Kati exige le retrait pur et simple des forces étrangères du sol malien. Ils l’ont fait savoir, ce jeudi 12 décembre, à la faveur d’un point-presse, à la Maison des jeunes de Kati.</span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les membres du Collectif des femmes et jeunes de Kati ne décolèrent pas. Et cela, disent-ils, à cause de l’attitude incompréhensible des forces étrangères présentes sur le territoire du Mali. Il s’agit, selon eux, de la Minusma et la Force Barkhane. Convaincus que celles-ci ne jouent pas leur rôle pour un Mali apaisé, le Collectif appelle de tous ses vœux leur départ immédiat.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les mots qu’on pouvait lire sur les banderoles étaient illustratifs de cette décision à laquelle ils tiennent courageusement. En les parcourant des yeux, on lisait « Minusma et Barkhane dégagées, il y a trop de morts ; déclaration de guerre à toutes les forces étrangères au Mali ». Ce Collectif composé des Mouvements « Il y en a marre » et « Ante seki a kan » ont fait également savoir qu’ils soutiennent les Famas en qui ils fondent leur espoir pour  la solution à cette insécurité.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">C’est ainsi que le Collectif livre un message fort en apostrophant le président de la République française, Emanuel Macron.<a name="_GoBack"></a> « <i>Nous nous présentons devant la presse aujourd’hui pour envoyer un message fort à Emmanuel Macron et ses homologues. Monsieur le président, s’ils vous disent le contraire de libérer nos pays, sachez que cela n’est pas notre volonté</i> », a lancé d’entrée, Adama Sanogo, membre du Collectif. Dans une détermination et avec une conscience de fer, le Collectif des femmes et jeunes de Kati est debout pour la cause de l’Afrique en général et celle du Mali en particulier. Dans ce message adressé au président de la République française, le Collectif lui demande de lever ses camps militaires au Mali le plus vite possible.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Monsieur Sanogo soulignera leur résolution de mourir pour l’Afrique et leur compréhension du « jeu de délinquance ». « <i>Plus jamais nous ne laisserons dominer ou laisser qui que ce soit venir se doter de nos richesses, oui de notre pétrole, diamant, cuivre, or, gaz, uranium, bauxite, fer, manganèse, phosphate, zinc, plomb, phosphate, nickel, platine, lithium et beaucoup d’autres pierres précieuses</i> », a mis en garde monsieur Sanogo.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L’interlocuteur du jour n’a pas manqué de faire savoir que le président Macron se cache derrière le peuple français que le Collectif admire et respecte beaucoup. Il ajoutera qu’ils ont ras-le bol de la politique de néocolonialisme, de pillage des ressources naturelles du Mali.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L’occasion a été saisie par lui d’inviter la jeunesse malienne à s’unir pour récupérer le territoire que « le Mali a tendance à perdre ».  Avant d’exprimer le soutien du Collectif à l’armée malienne, sa prière pour les soldats tombés sur le champ de l’honneur et son souhait de prompt rétablissement aux blessés.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Pour rappel, la cérémonie a mobilisé beaucoup de jeunes et responsables de la société civile de Kati et environs.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Bazoumana KANE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vers l’internationalisation du dossier Adama Sangaré : Cglua et Aimf à Bamako  pour s’enquérir de l’état de santé  et de détention du maire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/vers-linternationalisation-du-dossier-adama-sangare-cglua-et-aimf-a-bamako-pour-senquerir-de-letat-de-sante-et-de-detention-du-maire-2852201.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Dec 2019 14:11:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Près d’un mois après l’incarcération  du Maire du district de Bamako, Adama Sangaré pour une   sombre affaire  des hydrocarbures, la coopération décentralisée a pris le relais de la mobilisation à l’international pour sa libération immédiate  et sans condition.</span></b></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En effet, le week-end  dernier, une délégation  des Cités  et Gouvernements locaux-Unis d’Afrique, la section  Afrique de  Cglu-Monde et l’association  internationale des maires francophones(Aimf), ont envoyé une délégation  à Bamako pour s’enquérir de l’état de santé et de détention du maire du district de Bamako. Est-il besoin de rappeler  que Adama Sangaré  est membre  des directoires des dites associations.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ces trois organisations ont mandaté Saham Alwardini, maire de Dakar et Armand Bèonidin, maire  de Ouaga ainsi que le secrétaire général de Cglu-Afrique de l’ouest pour effectuer cette mission. Pour la circonstance, la délégation  comprenait aussi Khalifa Aboubacar Sall, ancien ministre et ancien maire de Dakar qui avait connu le même souci  dans son pays. Ladite délégation  conduite  par la maire de Dakar  a tenue  à rendre une visite de courtoisie  au ministre de l’Administration territoriale  et de la Décentralisation  après une visite  de courtoisie aux membres du conseil  du district de Bamako.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Avec les autorités maliennes, ils ont tenu à avoir  le maximum d’information sur le cas  Adama Sangaré.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La délégation  s’est ensuite rendue à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako  pour une visite de courtoisie  au maire du district de Bamako.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ensuite, ils ont tenu à avoir une séance de travail  avec le Comité Exécutif de l’Adema, la formation politique du maire détenu.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La délégation de Cglua et de l’Aimp  a clairement signifié son vœu d’engager des démarches au niveau international pour obtenir la libération  du maire du district de Bamako, Adama Sangaré.</span></p>
<p class="yiv1880546315msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Birama FALL </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire dite des bérets rouges :  Le général Amadou Haya Sanogo sera&#45;t&#45;il un jour jugé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-dite-des-berets-rouges-le-general-amadou-haya-sanogo-sera-t-il-un-jour-juge-2851361.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Dec 2019 14:12:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Aussi étonnante qu'elle puisse paraître, c'est la question que se posent de plus en plus d'observateurs de la scène politique. En effet, qu'ils soient journalistes, acteurs politiques, diplomates ou simples citoyens, ils sont de plus en plus nombreux nos compatriotes qui s'interrogent ouvertement sur l'avenir de celui qui fut le chef de l'ex-junte militaire ayant renversé un certain 22 mars 2012 le régime démocratiquement élu du Président ATT.</strong>

<strong> </strong>Mais comment en est-on arrivé là ? Qui aurait cru que le fringant tombeur d'ATT, quelques semaines seulement après avoir organisé des élections et la passation du pouvoir des autorités de la Transition au président nouvellement élu IBK, connaîtrait une telle descente aux enfers au point que trouver des juges pour connaître sa cause est devenue aujourd'hui son principal combat?

<strong>Retour sur une détention hors normes</strong>

Arrêté le 27 novembre 2013 pour enlèvement de personnes complicité d'enlèvement, d'assassinat et de séquestration dans le cadre de l'instruction de l'affaire dite des Bérets rouges, le Général Sanogo vit depuis cette date en résidence surveillée, à Sélingué, à l'écart de tout.

En 2016, le pouvoir a certes tenté de trouver une issue à cette bien encombrante affaire en organisant en octobre de cette année une session de la Cour d'assises chargée de la juger. Mal préparée car organisée à la va vite sous la pression des parents des victimes et des organisations .locales et internationales de défense des droits de l'homme le procès de Sikasso ne fera pas long feu. Il sera vite rattrapé par les insuffisances qui ont présidé à sa tenue et le gouvernement n'eut d'autre choix que de l'ajourner.

Officiellement, pour permettre que soit menée une expertise destinée à préciser l'identité de chacun des bérets rouges décédés ou disparus. Mais en coulisse, ce renvoi, décidé après que les avocats de la défense eussent rué dans les brancards, fut une véritable aubaine pour le pouvoir nouvellement installé du Président IBK. Ce dernier ne faisait, en effet pas mystère de son peu d'empressement à offrir un exutoire au Général Sanogo, lequel a toujours imputé son arrestation à ce qu'il appelle la trahison et le lâchage du Président IBK en personne.

En octobre 2016, un report, que les protagonistes espéraient de courte durée, faisait manifestement l'affaire de beaucoup de monde. En 2019, cette belle unanimité a tout simplement volé en éclat et l'incompréhension des proches d’Amadou Haya Sanogo est totale. Certains de ses avocats voient en l'incarcération prolongée de l'homme et en la non reprise de son procès un véritable déni de justice.

Lorsqu'on sait que le Code de procédure pénale ne permet au Mali la détention préventive d'une personne accusée de crime que pour une période maximale de trois ans, l'on comprend aisément le courroux des défenseurs du Général Sanogo et consorts. Dont une énième demande de mise en liberté a été rejetée le lundi 16 septembre 2019 par la Chambre criminelle de la Cour suprême. La haute juridiction statuait ainsi sur le recours formé par les avocats du célèbre détenu de Sélingué contre un arrêt de refus de mise en liberté rendu par la Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Bamako...

Plus grave, la non reprise du procès dit de l'assassinat des bérets rouges, alors que le motif de renvoi (l'expertise des corps des victimes) a, semble-il, été satisfait, constitue une atteinte grave au droit reconnu à chaque personne faisant l'objet de poursuites judiciaires, de bénéficier d'un procès équitable. Le procès est considéré comme définitivement inéquitable s'il ne se tient pas dans un délai raisonnable.

Quoi qu'il en soit, le Mali est en passe de réaliser, avec la prolongation injustifiée de la détention du Chef de l'ex-Cnrdre, l'un des plus tristes records des annales judiciaires du monde civilisé.

La question qui se pose désormais est de savoir comment sortir du statu quo actuel? Autrement dit existe t-il d'autres modes de traitement permettant au gouvernent de sortir par le haut du casse-tête judiciaire Sanogo?

<strong>Les pistes de solution possibles</strong>

Les instruments et mécanismes juridiques communautaires et internationaux.

Il existe de nombreux mécanismes et/ ou instruments juridiques susceptibles d'être utilisés pour mettre un terme à l'impasse à laquelle semble déboucher le traitement judiciaire de l'affaire dite des bérets rouges. Où l'on assiste à un tête à tête stérile et pesant entre les juridictions criminelles nationales et les défenseurs des accusés.

La saisine des cours communautaires de l'espace ouest-africain (Uemoa, Cedeao) et africaine (Instances juridictionnelles compétentes de l'Union africaine) pourrait permettre de briser ce tête à tête conflictuel et permettre un traitement plus objectif et plus apaisé de la question urgente de la détention illégale du Général Sanogo et de ses compagnons d'infortune. Force est de constater que cette option a peu ou prou été explorée par leurs conseils respectifs.

L'on a, bien au contraire, l'impression que rien a été fait de concret dans l'utilisation des moyens qu'offre le Droit international lorsqu’on met en parallèle les affaires Amadou Haya Sanogo et Karim Wade, dont les conseils sont allés jusqu'à saisir le Comité des Droits de l'homme de l'ONU.

<strong>Quid d’une solution politique?</strong>

En ces moments où le pouvoir tente de jeter les bases d'un nouveau partenariat au sein de la classe politique et avec la société civile, et après la constitution de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, il est peut-être temps d'en profiter pour trouver une solution définitive à l'affaire dite des bérets rouges. En la soumettant à la sagesse et la sagacité des délégués au Dialogue politique national inclusif dont le gouvernement s'apprête à tenir les assises.

<strong>Birama FALL</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Convocation des chefs d’etat du G5&#45;Sahel par Macron : Pourquoi IBK doit se rendre à Pau</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/convocation-des-chefs-detat-du-g5-sahel-par-macron-pourquoi-ibk-doit-se-rendre-a-pau-2851358.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Dec 2019 14:08:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis que le président français a convoqué ou invité (selon le côté ou on se place) les chefs d’Etats du G5 Sahel, nous avons réagi le plus souvent avec nos cœurs et notre orgueil de Maliens.</strong>

Descendants de Soundiata, de Firhoun, de Babemba etc., nous pensons que la manière de faire du Président Macron n'était pas la mieux indiquée; parfois même on pense au retour de la Françafrique.

C'est vrai, au prime abord, les propos du Président Macron font mal à notre orgueil; mais doit-on analyser ces propos avec notre fierté seulement ?

Le Président IBK doit partir ; pour le Mali il avalera encore beaucoup de couleuvres, le pauvre ; il est venu au mauvais moment.

Aujourd'hui, au lieu de faire parler nos cœurs passons aux actes. C'est la seule cause noble pour soutenir le président de la République car, il a besoin de sentir le peuple avec lui, tous les reproches que l'on fait à la France se font par les réseaux sociaux, combien de Maliens sont connectés ?

Si la France plie bagage aujourd'hui, combien serons-nous à nous mettre à la disposition de l'armée et du pays ? Nous avons pris le mauvais pli ; parler est devenu le propre du Malien or, parler ne résoudra pas ce problème. Combien de fonctionnaires ou de retraités, combien de paysans sont-ils prêts à donner le quart de leur salaire pour les uns, et des céréales et des animaux pour les autres au profit de notre armée ? C'est vrai que ce que nous recevons parait insuffisant, mais pour le Mali, quel sacrifice serait trop grand? Nous, fils de pauvres, du lycée aux études supérieures, le Mali nous a pris en charge ; Il est temps de donner en retour tout ce que nous pouvons en nous mettant tous debout sur les remparts. Les mariages pompeux, les boîtes de nuit, les bars et dancings doivent être mis en veilleuse. Chacun de nous peut mourir demain mais le Mali ne doit pas. Donc, si nous sommes prêts à ce sacrifice IBK n'ira pas à Pau. Je sais que l'on me rétorquera que c'est la mauvaise gouvernance; mais soyons honnêtes. IBK n'est pas l'Alpha et ne sera pas l'Omega des problèmes du Mali; le Général Moussa Traoré s'est exprimé sur les causes des faiblesses actuelles de l'armée malienne; il sait de quoi il parle. Alors mettons nous en tête que le Mali vaut mieux que chacun de nous pour ne pas faillir.

Et puis, il faut comprendre Macron, car cette intervention est venue après que lui-même ait été tancé par le Président des USA qui a qualifié l'économie française d'économie de désespoir dont les gilets jaunes sont la preuve.

Mais si Macron veut faire de nos présidents ses souffre-douleurs, il se trompe.

Aucun autre mandat ne lui sera donné tant qu'une évaluation objective des missions n'aura été faite.

En effet, il faut que l'on sache ce que Serval, Barkhane et la Minusma ont posé comme actes dans l'atteinte des objectifs qui leur étaient assignés; si cette évaluation est positive, alors on va devoir revoir ce qui n'a pas été fait conformément aux intérêts du Mali. Après ça, on va procéder au renouvèlement de leurs missions pour un Mali un et indivisible.

La France, le peuple français ne sauraient être nos ennemis, nous avons des parents qui y vivent dans la quiétude et nous n'avons jamais attaqué un Français dans la rue.

Seulement, nous voulons que les gouvernants de la France sachent que nous nous battons pour le Mali. Il est incompréhensible qu'avec tous les moyens dont disposent les troupes françaises, elles ne voient jamais arriver le danger et s'entêtent à sortir Kidal du giron malien.

Quant à M. le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, il faut qu'il sache que les Maliens comprennent français et qu'il doit plutôt condamner le nain intellectuel qui a tenu ses propos inadmissibles à Kidal pour mériter de la confiance placée en lui par les Nations unies.

C’est  pour dire ça à M. Macron qu’IBK doit se rendre à Pau et rester en phase avec son peuple.

<strong>Me Harouna Keïta</strong>

<strong>Avocat  au Barreau  du Mali</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme au Mali :    Les contre&#45;vérités de Me Hassane Barry sur Africable</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-le-terrorisme-au-mali-les-contre-verites-de-me-hassane-barry-sur-africable-2851362.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Dec 2019 14:05:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><b>Pris en flagrant délit de collusion avec des individus sans foi ni loi qui sèment la terreur et la désolation au centre du Mali et qui se préparaient à perpétrer des attentats à Bamako afin de faire évader leurs complices de la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako, leur avocat, Me Hassane Barry, qui a été interpellé pour les besoins de l’enquête, veut aujourd’hui s’attribuer le bon rôle dans cette affaire en manipulant l’opinion publique nationale.</b></em>

En effet, depuis qu’il a recouvré sa liberté après trois jours passés dans les couloirs du pôle judiciaire de la Sécurité d’Etat, les services de renseignement du Mali, il ne cesse de violer le secret de l’instruction en faisant des sorties intempestives sur certaines chaînes de télévision de la place. Force est de constater qu’il est résolument dans la communication. Comment peut-il en être autrement si on sait que son image a pris un sacré coup depuis la révélation de cette affaire ?

Ce qu’on peut dire et qu’il ignore peut-être, c’est que la Cour est suffisamment informée de ses petits jeux mercantilistes avec les criminels. Les Maliens sont loin d’être dupes et ont droit à l’information, à de l’information vraie dans cette histoire. C’est dire qu’aucune tentative de manipulation de l’information ne passera. Fort heureusement que notre avocat a commis l’erreur de parler au lieu de se taire comme le recommande si bien la tradition.

En voulant coûte que coûte se blanchir par presse interposée, qu’est-ce qu’il se reproche concrètement ? La réponse à cette question a été donnée par Barry lui-même.

<strong>Quelle est sa situation judiciaire réelle aujourd’hui ?</strong>

Lors de son interview, il fera savoir au journaliste de la chaîne Africable : « Je ne suis pas sous contrôle judiciaire ». Cette déclaration battue en brèche par une source judiciaire qui affirme que « Maître Hassane Barry est bel et bien sous contrôle judiciaire ». Il a été libéré sur demande de l’Ordre des Avocats du Mali, mais son passeport et d’autres documents de voyage ont été confisqués par la justice. La même source nous indique que les auditions des deux terroristes arrêtés à Bamako sont en cours. Tout en ajoutant que c’est à la suite de ces auditions que Me Hassane Barry sera entendu par le juge instructeur. C’est dire donc que bien qu’étant en liberté, Me Hassane Barry est sous contrôle judiciaire. Et cette affaire suit son cours.

<strong>Qu’en est-il de ses relations avec les deux terroristes arrêtés à Bamako et qui sont-ils réellement ?</strong>

L’un des terroristes, le plus dangereux, est l’assassin des chefs de villages de Hombori et Boulkessi. Ousmane Hama Diallo ou Ousmane Hama Bah faisait l’objet de suivi depuis quelques temps. Membre du Mnla au temps de la crise sécuritaire au Nord, il a fini par rejoindre les groupes terroristes pour s’occuper des cas d’assassinats ciblés. C’est lui qui est venu directement de Boulkessi d’où il est originaire. Il est impliqué dans les affaires d’assassinats, d’enlèvements des chefs de villages de Hombori et Boulkessi. Ils sont aussi impliqués dans l’assassinat des notabilités. Le jeune Ousmane Hama Diallo fait aussi partie des commandos qui ont enlevé des notabilités et les ont égorgées.

Quant au 2<sup>ème</sup> terroriste qui vit à Bamako, il a été engagé en amont. Une sorte de tête de pont qui tient une boutique dans la capitale.

Ce sont ces deux qui ont été envoyés en mission chez l’avocat, Me Hassane Barry par leur chef Jafar Dicko. Leur mission, commettre Me Hassane Barry pour défendre trois dangereux terroristes en prison, les parents de Jafar Dicko. Il est donc devenu l’avocat des terroristes.

<strong>Il a été commis par qui ? Peut-il dire publiquement qui l’a commis ? Est-ce qu’il connaissait par essence ces terroristes ?</strong>

Ce qui est sûr, les deux terroristes arrêtés à Bamako ne sont ni des parents proches à lui, ni ses amis. Ils sont tous deux dans le crime organisé. Raison pour laquelle ils étaient dans le viseur des enquêteurs de la Sécurité d’Etat. Et contrairement aux allégations de Me Barry, ils ont été pris en plein marché devant des vendeurs de motos qui leur ont d’ailleurs vendu deux motos à raison de 525.000 FCFA l’unité.

Ces mêmes individus devaient recevoir une arme collective à Bamako. C’est un monsieur qui devait leur livrer cette arme. Donc Me Hassane Barry ne peut pas apporter la preuve qu’il est ami avec ces deux dangereux terroristes.

De source judiciaire, ce sont eux qui ont remis la somme de trois millions de FCFA à Me Hassane Barry contre un reçu dûment signé par l’avocat. L’autre terroriste basé à Bamako aurait confié aux enquêteurs qu’il est le principal revendeur des animaux volés dans le secteur de Douentza. Il est aussi le responsable de l’enlèvement et de l’exécution des responsables du Gatia. Des enquêtes seraient en cours pour confondre cet avocat qui a occupé de hautes responsabilités den République du Mali.

<strong>Concernant sa prétendue mission auprès de Amadou Kouffa</strong>

Comment peut-on lui confier les négociations avec le terroriste ? A-t-il bénéficié du soutien financier de l’actuel Premier ministre Boubou Cissé pour les besoins de la cause ? Pourquoi n’a-t-on pas mis l’ancien directeur général adjoint de la Sécurité d’Etat, le général Ismaïla Cissé, spécialiste dans ce genre d’affaire ?

Autant de questionnements qui prouvent que Me Hassane Barry est en train de surfer sur cette affaire pour pouvoir rebondir à nouveau. Est-il besoin de rappeler que cet avocat de tous les terroristes est en perte de vitesse.

<strong>Relations Sécurité d’Etat- Sécurité militaire</strong>

Il n’a jamais été question de négocier avec Amadou Kouffa. Raison pour laquelle le service que dirige le Général Moussa Diawara a eu raison de ne pas collaborer avec Me Barry et consorts. Quant aux renseignements militaires, sa vocation est d’obtenir des renseignements opérationnels par les FAMa.

<strong>Pourquoi vouloir opposer aussi le corps des magistrats à la SE ?</strong>

La Direction générale de la Sécurité d’Etat plus connue sous l’appellation SE a toujours travaillé en étroite collaboration et en parfaite intelligence avec les magistrats. Surtout qu’en cette période de crise multidimensionnelle, la juridiciarisation des affaires est toujours difficile. Le rassemblement des preuves en la matière est compliqué. La SE est là pour faire ce travail. C’est dire qu’entre la SE et les renseignements militaires, il n’y a aucun problème. Il en est de même pour le corps des magistrats. C’est la complémentarité en un mot. La SE joue dans l’intérêt du peuple malien.

<strong>Me Hassane Barry, un nostalgique</strong>

Me Barry n’a pas été habilité à négocier avec Kouffa. Il s’est autoproclamé. Qui l’a sollicité ? L’enfant de Diagassabougou est un nostalgique de l’ancien régime dictatorial. Me Barry parle de Amadou Kouffa avec admiration. Sa seule motivation, c’est l’autopromotion.

<strong>Les confessions des deux terroristes</strong>

Les deux jeunes sont formels. « Me Hassane Barry connaît la nature criminelle de nos activités et l’origine criminelle de l’argent qui lui a été donné. Il savait bel et bien qu’on était à Bamako pour l’achat d’armes, de motos et casques avec caméras incorporées et des équipements qui leur servent à tourner des vidéos hollywoodiennes ». Toutes choses qui établissent clairement la nature des relations que Me Barry entretient avec ces terroristes.

<strong>Birama FALL</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Harouna Modibo Touré :  L’homme aux compétences sans limite!</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Dec 2019 01:11:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>S’il y a un ministre qui a la réputation d’avoir réussi partout où il est passé,  c’est sans doute Harouna Modibo Touré. Du ministère en charge de la Communication au département en charge des Sports, il a étonné plus d’un par sa capacité à faire révolutionner les secteurs à lui confiés par le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita.</strong>

Ayant comme seule assise la formation scolaire et universitaire bien réussie et son amour inconditionnel pour le Mali, Harouna Modibo Touré fait, aujourd’hui, honneur à toute la jeunesse malienne à travers ses compétences et qu’il sait valoir partout où il passe.

Fin innovateur qui n’a pas peur du changement et diplomate par excellence qui sait charmer tous ses interlocuteurs en vue d’atteindre ses objectifs, Harouna Modibo Touré est, sans doute, l’un des rares ministres d’IBK qui n’ont jamais eu d’incident ni avec lui ni avec la presse malienne. Il n’a que des amis qui l’admirent à cause de son travail bien fait, mais aussi à cause de son humilité qu’il exprime à l’égard de tous.

Comptable à l’Agence nationale d’Investissement des Collectivités territoriales (l’Anict), Directeur général de l’Agence  Nationale pour l’Emploi (ANPE) en 2014,  Directeur général du PMU-MALI en 2015 avant d’occuper d’abord  le très  stratégique département de  la Communication et de l’Economie numérique, Harouna Modibo Touré est l’auteur de la loi portant sur la création d’une agence de gestion des fonds d’accès universel (Agefau) en avril 2017. Et en mai 2017, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, il a  annoncé des réformes visant à améliorer les conditions de travail de la presse malienne. Dés le mois  de février 2018, il a entamé  une réforme  avec le lancement officiel de la   nouvelle carte de presse, dotée d’un code barre d’identification des journalistes, afin de lutter contre les contrefaçons et assainir la presse malienne en valorisant le journalisme au Mali. Ensuite, il  se verra confier  le ministère de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement du Premier ministre Boubou Cissé lors du dernier remaniement ministériel.

La nomination de Harouna Modibo Touré au département de la Jeunesses et des Sports en juin 2019 a sonné comme l’arrivée d’un sapeur-pompier sur un terrain en feu. Le football malien était plongé dans une crise sans précédent et qui a duré plus d’une année sans remède. Très vite, il réussit à mettre de l’ordre à travers l’organisation d’une assemblée élective dépourvue de toute contestation.

Le dernier exploit du ministre Harouna Modibo Touré est la réussite de l’organisation des élections du renouvèlement du bureau du Conseil national de la jeunesse du Mali, tenue le jeudi 24 novembre à Koutiala, en gardant la neutralité totale du gouvernement.

<strong>ND</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mairie de Kalaban&#45;coro :  Le Conseil communal répond aux frondeurs</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 00:39:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Longtemps dénigré par les maires dissidents, le Conseil communal brise le silence pour clamer haut et fort la fausseté des accusations portées contre lui. C’était le samedi 30 novembre 2019 à la faveur d’une conférence de presse tenue dans la salle de réunion de la mairie.</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Le Conseil communal de Kalaban-coro est sorti de son silence en vue de faire triompher la vérité sur le dénigrement dont il fait l’objet depuis longtemps. L’occasion a été saisie par le porte-parole du Conseil communal, Lamine Sangaré, non moins 3ème adjoint au maire, pour faire savoir que les frondeurs n’ont d’autres ambitions que d’éclabousser les autres responsables de la mairie afin de prendre leurs places.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Selon le conférencier, les maires dissidents ont juré d’atteindre leur objectif, celui de révoquer le maire principal comme il a été ainsi en commune VI du district de Bamako. A l’en croire, ces frondeurs sont au nombre de six dont les 1er et 2ème adjoints. L’interlocuteur du jour trouve que c’est une minorité qui a comme stratégie de relayer des informations erronées à tout bout de champ et par voie de presse.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Du point de vue de monsieur Sangaré, l’objectif de la rencontre est de faire comprendre aux populations le rôle néfaste que  ces frondeurs jouent. Le porte-parole du Conseil communal a clarifié l’histoire de morcellement, l’affaire Sibiri Coulibaly à propos des cinq hectares en titre foncier, l’achat d’engins lourds à plus de 99 millions FCFA.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Par ailleurs, sur sa lancée, il a énuméré quelques réalisations de la mairie de Kalaban-coro en deux années et demie. Pour lui, il s’est agi de travailler pour améliorer les recettes. Au nombre des réalisations, il a évoqué l’adduction d’eau potable par la réalisation de forages ; l’électrification de certaines artères pour lutter contre l’insécurité ; la réhabilitation des salles de classes, l’appui des centres de santé en les dotant de matériels, la construction de dix bureaux dans la cour de la mairie. S’y ajoute la construction de six salles de classes à Tiébani. A ses yeux, toutes ces réalisations ont été faites sur fonds propres de la mairie.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">A noter que le conférencier Sangaré n’a pas manqué d’inviter les adjoints dissidents à regagner les rangs du Conseil communal et de demander aux populations de leur faire confiance.                                    </span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Bazoumana KANE</span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Économie malienne :  Au milieu du chaos, les Douanes mouillent le maillot</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/economie-malienne-au-milieu-du-chaos-les-douanes-mouillent-le-maillot-2850254.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 15:12:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Malgré l’insécurité grandissante, les remous sociaux et autres facteurs liés au terrorisme, les services d’assiettes travaillent  à  fournir au budget d’Etat le minimum vital.  En tête de liste, les douanes qui affichent un gap positif de plus de  32 milliards de FCFA par rapport à l’année dernière  à la même période.</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">En effet, en cette fin  de l’année 2019, tous les services  d’assiettes de l’économie malienne sont des victimes collatérales de la grave crise sécuritaire  et multidimensionnelle qui frappe notre pays depuis 2011-2012. Les assauts répétés des bandits armés, les poses de mines et les prises d’otages ont fini par affecter le développement durable des régions du Nord  et du Centre du Mali. Toutes choses qui ont  poussé l’administration, les forces de sécurité et  de défense ainsi que  les opérateurs économiques à se replier vers le centre du pays qui est aussi devenu depuis lors une chaudière. Des centaines voir des milliers d’enfants ne vont plus à l’école, les bandits armés, avec le soutien des islamistes,  font désormais la loi dans ces contrées. Au Centre du pays, c’est désormais le chaos généralisé, avec des conflits intercommunautaires  entre Peulhs et Dogons. Les forces  armées maliennes, appuyées par les forces étrangères,  assistent impuissamment à cette scène macabre, ainsi qu’à la destruction en même tant du tissu social, économique qu’administratif de l’Etat du Mali.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">C’est dire qu’à part les régions de Kayes, Sikasso et le district de Bamako, toutes  les autres parties du Mali ne participent plus à  l’essor économique  du pays. Ils sont sous l’emprise  des djihadistes et terroristes de tous genres.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Ce sont là, entre autres, des facteurs exogènes qui affectent le fonctionnement normal de tous les services d’assiettes de l’Etat. Des facteurs qui ont empêché la mobilisation d’une bonne partie de nos recettes fiscales et douanières.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Cependant, d’autres raisons ont empêché certains services d’assiettes à faire face à leurs obligations. Il s’agit, entre autres, des Impôts et des Domaines de l’Etat.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Les hommes de Mathias Konaté, directeur général des Impôts, ont été tout récemment confondus à une tentative de détournement de la bagatelle de plus de cinq milliards de FCFA au profit d’une société liquidée.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Il a fallu toute la vigilance du ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, pour déjouer le piège. Depuis lors, le ménage a été fait dans tout le circuit de traitement des dossiers, ainsi qu’au niveau des chefs qui ont été relevés de leurs postes respectifs.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Une situation qui a été certes gérée à l’amiable, mais qui ne demeure pas moins une compromission en défaveur de l’Etat.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Quant aux Domaines de l’Etat, ce service est éclaboussé par le bradage à tour de bras de tout le patrimoine foncier de l’Etat. Tous les bâtiments publics ont été vendus en catimini à certains grands commerçants, parfois à vil prix.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">L’exception Mahamet Doucara</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Il est important de souligner que les Douanes maliennes sont confrontées aux mêmes problèmes que les autres services d’assiettes du Mali. Et à cause des effets combinés des facteurs exogènes et endogènes, elles risquent de ne pas atteindre le quota à elles attribué.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Malgré toutes les difficultés du moment, l’actuel patron des gabelous a su insuffler du sang nouveau dans ses rangs.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">D’entrée de jeu, malgré le quota de 681 milliards de F CFA qui lui ont été fixés, il a tenu à mettre fin à la pratique des anticipations qui était le fort de tous ses prédécesseurs.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Il a, en effet, décidé qu’aucun jour d’anticipation ne sera plus autorisé.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">L’autre mesure phare qu’il a prise est relative à l’arrêt du mois calendaire douanier.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Le mois douanier est, en effet, clôturé le 30 de chaque mois. Toute une révolution, si l’on sait que le mois douanier pouvait s’étirer jusqu’à 15 jours après la clôture officielle du mois. Sachant bien qu’il ne maîtrise pas toutes les données pour faire face à son obligation de résultat, à savoir mobiliser toutes les recettes à lui assignées, Doucara a opté pour le travail de terrain dans les régions qui sont restées opérationnelles, à savoir Kayes, Koulikoro, Sikasso, Bamako et une partie de Ségou.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Remettre les agents au travail afin de renflouer les caisses de l’Etat</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Les partenaires techniques et financiers, ayant bien compris le sens de sa pédagogie, ont accepté un rabattement et à 621 milliards de F CFA.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">A ce jour, malgré les différentes grèves des partenaires, à savoir les transitaires, les transporteurs et mêmes les menaces du syndicat des Douanes, entre autres, mais aussi et surtout l’état défectueux  des voies d’acheminement des cargaisons, la coupure des routes, les services des Douanes ont vraiment mouillé le maillot.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Les chiffres parlent d’eux-mêmes!</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Sur les 621 milliards de F CFA attendus en fin 2019, les Douanes sont aujourd’hui à 85% de réalisation en fin novembre.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">L’année dernière, au même moment, c’est-à-dire en septembre, elles étaient à 420 milliards de F CFA.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Aujourd’hui, en fin novembre, il ne reste plus que 150 milliards à recouvrer.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">A en croire un responsable douanier au fait des choses, tous les services sont mobilisés pour l’atteinte des objectifs budgétaires.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">C’est dire que même si l’actuel Directeur général des Douanes et ses hommes n’ont pas pu atteindre les 621 milliards de F CFA, il faut quand même leur tirer le chapeau. En effet, les réformes courageuses qui ont été entreprises, ainsi que le style managérial, donnent de l’espoir.                                               </span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Birama FALL</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption :  Le FMI encourage le gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/banque-mond-fmi/lutte-contre-la-corruption-le-fmi-encourage-le-gouvernement-2850258.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 15:00:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Le maître financier des pays pauvres,  le Fonds monétaire international (FMI), en mission d’évaluation de l’un de ses élèves, le Mali, ne pouvait rejoindre sa base de Bretton Woods sans dire un mot sur le vent de lutte contre la corruption qui souffle sur le Mali ces derniers temps.</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Une équipe du Fonds monétaire international conduite par Mme Boriana Yontcheva a effectué une mission à Bamako du 19 au 29 novembre 2019. C’était dans le cadre des discussions relatives à la première revue du programme économique et financier du Mali appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">L’objectif assigné à cette mission était d’appuyer l’économie malienne à travers l’accord de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) du FMI. Au cours de cette mission les deux parties (le FMI et le Mali) ont convenu d’un accord préliminaire sur un nouveau programme économique et financier du Mali soutenu par la FEC du FMI. Cet accord aura très certainement l’approbation de la Direction et le Conseil d’administration du FMI. L’examen du dossier par le Conseil d’Administration du FMI est prévu pour début janvier 2020.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Pour édifier l’opinion nationale sur les conclusions de cette mission de dix jours, Mme Boriana Yontcheva, la chef de mission et le ministre délègue en chargé du Budget ont animé une conférence de presse le vendre dernier. </span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Il ressort de la conclusion de cette mission conduite par Mme Boriana Yontcheva que la performance économique du Mali se traduit par une croissance de 5% en 2019 et dans le moyen terme, malgré le contexte sécuritaire difficile. Cette croissance dénote une résilience de l’économie malienne. La mission du FMI et les autorités ont examiné l’exécution budgétaire en 2019 et les mesures sous-tendant le projet de loi de finances 2020. Selon la conclusion de la mission, en plus de la croissance, le gouvernement maintient le cap  en respectant le critère de convergence de l’Uemoa en matière  de déficit budgétaire avec un taux de 3% du PIB en 2019.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Pour sa part, la ministre délégué du Budget auprès du ministère de l’Economie et des Finances, Mme Aoua Sylla, a réitéré l’engagement du gouvernement à respecter les mesures prises par le Fonds monétaire international.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Profitant de ce cadre d’échange avec les médias, la chef de mission Mme Boriana Yontcheva, s’est prononcée sur la lutte contre la corruption au Mali.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Sans parler explicitement de la corruption, elle a indiqué que le Fonds monétaire international encourage toute action allant dans le sens de la bonne gouvernance et la gestion efficiente du bien public.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">N.D</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modibo Kadjoké, président de l’APM&#45;Maliko : « Nous avons sous&#45;traité notre sécurité, notre diplomatie…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/modibo-kadjoke-president-de-lapm-maliko-nous-avons-sous-traite-notre-securite-notre-diplomatie-2850246.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 14:15:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">A la faveur de la première conférence  nationale de son parti, le président de l’APM-Maliko a fait une analyse critique de la situation sociopolitique et sécuritaire du Mali.</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Les premières assises de la conférence nationale de l’Alliance pour le Mali (APM-Maliko) se sont tenues ce samedi 30 novembre à la Maison des aînés, à Bamako.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Le président du parti a mis cette tribune à profit pour dépeindre la situation sociopolitique et sécuritaire du pays. Selon Modibo Kadjoké, le Mali, ce ‘’bien précieux’’, est  aujourd’hui en danger. « Oui, notre pays est en danger du fait de ses propres fils », a-t-il regretté. Selon le président du parti, l’ignorance,  la cupidité,  la mal gouvernance, le déficit de patriotisme, la paresse intellectuelle de l’élite, les calculs politiciens et l’impunité ont fini par saper les fondements même du pays au point de le menacer dans son existence. « Oui, avons trahi notre pays, nous avons trahi nos enfants et nous avons trahi leur avenir », a confessé le M. Kadjoké.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Sur le plan sécuritaire, il a fait remarquer la dégradation progressive de la situation. Ce, malgré, dit-il, les milliards engloutis dans la loi d’orientation et de programmation militaire et les nombreux efforts consentis par les partenaires étrangers.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Modibo Kadjoké a par ailleurs dénoncé la suppression de la taxe emploi jeunes, la récente suspension de l’AMO, ainsi que l’état actuel des structures de santé, affectées, selon lui, par la mal gouvernance et les coupes budgétaires. Toutes choses qui, de son avis, prouvent que les Maliens ont failli à mettre en place les conditions indispensables à leur développement par leur propre génie. « En effet, nous avons sous-traité notre sécurité,  notre diplomatie, la gestion de notre pays, la conception de nos stratégies, et tenez-vous bien la gestion de nos ordures », a déploré M. Kadjoké.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Auparavant, il avait appelé à un dialogue de refondation nationale, lequel devrait être un nouveau départ pour le Mali. « Mais hélas, les calculs politiques et les agendas autres que ceux du Mali nous éloignent progressivement de cette trajectoire », a regretté le président du parti.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Il importe de rappeler que ladite conférence a regroupé des délégués venus des quatre coins du Mali et même de l’extérieur, si l’on en croit les responsables du parti. Elle a planché sur les activités du bureau national, l’exécution du plan d’action, les résolutions et les décisions du congrès tenu il y a deux ans, ainsi que les doléances et orientations du parti.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Bakary SOGODOGO</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix :  Les reproches de Lanceni Balla à son ‘’kôrô’’, IBK</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 14:14:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Kôrô Bourama, bonjour ! C’est ton jeune frère Lanceni Balla Keïta. Kôrô, l’actualité m’oblige à te donner mon point de vue sur les conditions de la signature de l’Accord d’Alger, quatre ans après sa signature. Je l’avais fait avant, pendant et après la signature dudit accord d’Alger, source de tous les maux actuels de notre pays.</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Pour rappel les négociations d’Alger commencées en octobre 2014 et qui ont duré huit mois, n’ont été aucunement bien préparées par toi kôrô Bourama, ni par le Premier ministre Moussa Mara. Kôrô, Comment à un si haut niveau de responsabilité, peut-on envoyer une délégation constituée de novices dans les questions de rébellion au nord, au moment où certains responsables maliens en savaient beaucoup sur la question et leurs solutions.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Parmi ces responsables il y avait feu le Colonel Ousmane Coulibaly, l’Inspecteur général Mamadou Diagouraga, le Général Brahima Coulibaly et aussi d’autres cadres du ministère de l’administration. Ni le haut représentant du chef de l’Etat en la personne de Modibo Keïta, ni le ministre Hamadoun Konaté, ni l’actuelle ambassadrice du Mali en Allemagne n’avaient aucune expérience sur la question.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Disons également que, les directives données par toi kôrô Bourama à la dite délégation avaient l’air d’une capitulation totale sur le sujet. Les visiteurs nocturnes très nombreux qui t’ont fait savoir que la préservation de l’intégrité territoriale et de la forme républicaine et laïque de l’Etat étaient suffisante comme gage du rétablissement de la situation normale. En effet, ces visiteurs étaient en mission de partage du Mali au compte de la France.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Alors que l’opposition républicaine t’avait proposé kôrô Bourama de tenir des concertations nationales sur le sujet avant d’aller à Alger, car pour l’opposition, ces pourparlers d’Alger allaient engagé l’avenir du Mali et de la sous-région Ouest-africaine, toute entière.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Mais kôrô Bourama, tu n’avais rien voulu entendre et ce qui devrait    arriver est arrivée finalement. Allahou Akbar !</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">kôrô, si tu le savais pas l’accord taillé sur mesure pour la CMA afin de donner l’autonomie totale à la région de Kidal, épicentre des rebellions du Nord, a été  soumis à l’appréciation des deux parties.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">kôrô Bourama nous savons que vous avez été démarché nuitamment par les mêmes visiteurs pour valider le texte, en te faisant croire qu’il n’y a jamais d’accord parfait, tout en oubliant qu’il y a des accords non applicables tout de même. Kôrô Bourama tu n’as pas assez insisté afin que les observations formulées par les forces vives de la nation soient intégrées au texte de l’Accord qui faisaient 13 pages.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Cela n’a pas été non plus possible, parce que la France avait déjà plié le match, car ce sont les Français qui ont rédigé le texte en y mettant dans l’accord tous les germes de la dislocation du Mali.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">D’autre part kôrô Bourama tu as demandé au ministre des Affaires étrangères de parapher le document de l’accord sur place, sans demander l’avis du peuple qui est le seul à détenir la légitimité.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">kôrô, je crois que tu n’avais pas non plus ni lu le texte, ni faire lire le texte afin de t’imprégner de son contenu. C’est là que le peuple malien et les autres présidents africains ont été étonnés qu’un tel document engageant l’avenir de 17 millions de maliens et celui de toute la sous-région soit banalisé de la sorte ! Kôrô, voici donc pour rappel la liste des éléments en cause dans l’accord.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">1) L’Accord du 15 mai est reconnu fondamentalement insuffisant au regard des revendications du peuple de l’Azawad. En clair, ce que le Mali a signé le 15 mai 2015 n’engage que lui: les rebelles, eux, ne reconnaissent que les nouvelles clauses approuvées par l’Avenant du 20 juin 2015. Kôrô, cela veut dire que les rebelles choisissent ce qui les arrange tout simplement dans cet accord signé à la hâte.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">2) L’Azawad est reconnu comme entité politique, juridique et territoriale. Cette disposition  fait passer l’Azawad pour un mini-Etat fédéré ou, pour un territoire autonome. Ce n’est plus ce que le gouvernement a tenté de le faire croire, un simple terroir socio-culturel comparable au Banimonotié, au Ganadougou, au Kharta, au Khasso ou encore au Kénédougou. Kôrô comment cela est il possible sous ton magistère ?</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">3) Le Mali est engagé à reconnaître et à réparer les crimes qu’il a commis depuis 1963 dans l’Azawad. Bien entendu, aucune réparation n’est due par les rebelles séparatistes et terroristes azawadiens qui ont allègrement pillé, violé et amputé les pauvres citoyens maliens du nord depuis 1963! Kôrô comment le pays peut-il partagé en acceptant cette clause de culpabilité ?</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">4) La CMA est appelée à demeurer dans sa mission primordiale de défense et de lutte pour les aspirations du peuple de l’Azawad. En clair, la CMA est reconnue comme une armée légitime au service  de l’Azawad dont on sait qu’elle aspire à l’indépendance ! Non ! Non ! Kôrô je crois que le peuple malien n’acceptera pas cela !</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">5) Il est décidé de la création d’une assemblée régionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni dont les prérogatives relèvent des domaines spécifiques de l’Azawad : cette disposition regroupe tout le nord (deux tiers du Mali) pour le soumettre à l’autorité légale des groupes armés qui, du fait de leur supériorité militaire, ne manqueront pas de contrôler l’« assemblée régionale prévue dans l’accord. Kôrô es-tu encore au  Mali ou en France ? comment peu-tu accepter cela ?</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">6) Le Mali a accepté de surseoir à l’organisation de toute élection jusqu’au retour des réfugiés et jusqu’à la mise en œuvre du nouveau découpage territorial. On comprend maintenant pourquoi les rebelles s’opposent à toute élection dans le nord. Kôrô donc ya-t-il finalement deux pays à savoir le Mali du Sud et l’Azawad ?</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">7) Le Mali a accepté de prévoir et déterminer le quota qui sera affecté à l’Azawad pour les départements de souveraineté, les grands services de l’Etat, les représentations diplomatiques et les organisations internationales. Auras-tu noté que : les rebelles de l’Azawad ne se contentent pas de garder le nord sous leur coupe exclusive; ils auront aussi un quota d’ambassadeurs, de consuls et de ministres. Et pas n’importe quels ministres: il s’agit des ministres de souveraineté comme ceux de la Défense, de la Justice, des Affaires Etrangères ou de l’Administration Territoriale. Il ne faut donc plus exclure de voir un jour Algabass Ag Intallah  nommé ministre de la Justice ou de la Défense du Mali! Walahi Kôrô tu sera le seul à accepter cela !</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">8) Les forces de défense et de sécurité à l’intérieur de l’Azawad seront composées à 80% de ressortissants de l’Azawad ainsi qu’au niveau des postes de commandement. Cette disposition consacre la mainmise militaire de la CMA sur tout le nord. Avec 80% des soldats et chefs militaires, quel gouverneur élu pourrait-il leur tenir tête ? Comment parler d’« armée malienne quand le Mali  ne détient que 20% des effectifs et des commandants militaires déployés au nord? Kôrô en acceptant cela, étais-tu vraiment lucide ?</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">9) Pendant la période intérimaire, il sera mis en place des unités spéciales mixtes comprenant 80% de ressortissants de l’Azawad. Cela signifie qu’en attendant la mise en place effective de l’armée hégémonique azawadienne, des unités  militaires mixtes feront la loi au nord, composées de 80% de rebelles. Tu comprends donc maintenant pourquoi, malgré la propagande officielle, les patrouilles mixtes n’ont jamais pu fonctionner!</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">10) Les zones de défense et de sécurité seront sous le commandement d’un ressortissant de l’Azawad. C’est-à-dire que l’autorité militaire suprême du nord sera exercée par un officier issu des groupes armés rebelles! Kôrô et pourtant tu avais dit le 11 juillet 2013 que tu n’allais jamais trahir les FAMA lors de ton meeting à l’ACI-2000. Mais tu viens de le faire !</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">11) La CMA a défini elle-même la liste des combattants et a déterminé leur grade dans le cadre de leur intégration dans l’armée nationale reconstituée ». En clair, si la CMA veut ériger un berger touareg ou arabe au rang de général ou de colonel, elle n’aura qu’à le dire même sans insister. Kôrô, vraiment tu n’es pas seul dans ce combat, mais remue toi un peu!</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">12) Le fait de considérer la création et l’utilisation de milices comme un acte criminel cela autorise la CMA a engagé le Mali à livrer la guerre à tous les groupes d’autodéfense pro-Mali, en particulier le GATIA, le Ganda Koy et autres Ganda Izo. Cela revient à combattre ceux qui ont défendu le pays lorsque l’armée avait abandonné ces zones !</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Kôrô sais-tu que Gao a chassé avec les mains nues les djihadistes ?</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Jusque là Gao attend sa médaille de libération. Cela ne doit plus tarder, car n’oublie pas que Gao est notre ‘’Bourana’’ !</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">13) Le Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) sera présidé par la MINUSMA et coprésidé par les deux parties (Mali et CMA). Par conséquent, la CMA et le Mali font jeu égal ! Kôrô es-tu le même que nous avons connu entre 1992 et 2000 ? Cette question est importante pour te comprendre</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">14) L’affectation d’un fonds spécial pour l’Azawad sur le budget de l’Etat à hauteur de 40% sur une période de 20 ans en vue de résorber un retard de plus de 50 ans  revient à prouver que le Mali a accepté sa culpabilité. Ainsi donc, l’Azawad (1. 293. 000 habitants, soit 9% de la population nationale) raflera 40% du budget national pendant 20 ans ! A ce train, nous autres du sud (17, 2 millions d’habitants) finirons bien par brouter de l’herbe ! La CMA a gagné, en définitive, le beurre, l’argent du beurre, la vache et la laitière! et toi-même kôrô. Qui l’aurait cru sous ton magistère ?</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">15) L’exploitation des ressources minières et énergétiques de l’Azawad sera soumise à l’autorisation préalable de l’Assemblée inter-régionale, après avis de l’Assemblée régionale. Un quota de 20% de la production sera affecté à l’Azawad avec priorité à la région concernée. C’est-à-dire que : sans l’autorisation des rebelles, aucune ressource du nord ne peut être exploitée. Et s’ils donnent leur autorisation, le Mali devra reverser à la région concernée 20% des ressources exploitées. Alors, de quoi le budget national se nourrira-t-il ? Kôrô j’espère qu’il sera de même pour toutes les régions du Mali ?</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">En somme, les clauses de l’Accord sont si graves qu’on s’est gardé de les écrire noir sur blanc. On a plutôt tenté de les masquer en écrivant qu’elles seront « prises en compte dans le cadre de l’application ». Une manière de tenter une application en catimini. Or, lesdites clauses sont trop nombreuses et trop lourdes pour passer inaperçues. Elles donnent un alibi permanent à la CMA pour ne pas déposer les armes. Malheureusement, le Mali n’a pas assez de force pour la renégociation ! Kôrô as-tu donc vendu le pays des pères de l’indépendance à la France et à  la CMA ?</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Kôrô la CMA a refusé de signer l’accord d’Alger, au motif, qu’il faille au préalable le soumettre aux 40 000 âmes de cette zone. Comme on pouvait s’y attendre, cette population a dit ‘’niet’’. Elle a constaté, que leurs désiratas n’avaient pas été pris en compte. C’est pourquoi dans le texte subsidiaire élaboré après et favorisant la CMA, la démocratie dont le vote est l’élément fondamental a été supprimé dans les collectivités contrôlées par la CMA. Ha ! Kôrô est ce que le peuple malien tel que je le connais va-t-il accepté cela ?                     </span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Les organes élus dans cette zone ont déjà été remplacés par des rebelles désignés contrairement à l’article 98 de la constitution du 25 février 1990 qui consacre la gestion des collectivités. Kôrô, je t’informe que le peuple a compris maintenant ce qui at réellement changé dans ton comportement.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">En effet, kôrô, tu étais dans un dilemme total. Fallait-il accepter les propositions de la France et défendre ses intérêts qui résident dans le partage du Mali en tant que français d’origine malienne et décoré Commandeur de la légion d’honneur en 2005 par le président Jacques Chirac, ou fallait-il défendre le Maliba de nos pères, crée suite à de haute luttes contre la même France ? Kôrô ! Dia ! Dia ! l’homme est un inconnu connu et un connu inconnu selon le président Sékou TOURE.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Kôrô, tu as fait finalement le choix douloureux entre l’enfant adoptif (la France) et l’enfant légitime (le Mali).</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Körô pendant ta dernière séance publique de campagne à l’ACI 2000, as-tu fait savoir aux maliens que tu étais français et qui en t’élisant, le peuple allait élire un français à la tête de l’Etat du Mali ?</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">C’est Kôrô Salif qui m’a chuchoté à l’oreille que notre grand frère est aussi un Français. C’est pourquoi toutes les incompréhensions entre toi Kôrô Bourama et le peuple malien résident dans ce choix douloureux. En réalité avant de devenir président de la république, lorsqu’on te voyait sortir des larmes pour le Mali,  nous te considérions comme un responsable qui sent le Mali, qui respire le Mali ; qui vit le Mali, qui est prêt à se sacrifier pour le Mali, qui est prêt à mourir pour le peuple. Kôrô c’est d’ailleurs cette raison qui a fait que le peuple t’avait fait élire en 2002 avec 52,04% de suffrage exprimé.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">N’eut été la volonté d’Alpha Oumar d’amener ATT coûte que coûte, kôrô tu aurais été dès 2002 le président de la république du Mali.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Kôrô rappel-toi que c’est le peuple malien qui a pris tes charges pendant tout le long de votre cycle scolaire ? Kôrô, tu as mangé aux frais du peuple les plats délicieux de macaroni, des plats de ‘’comme de terre’’, comme le disent les paysans, des plats copieux de poulets, du petit déjeuner royal à l’époque composé de café au lait, d’omelette et de pains français.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Kôrô tes habits étaient lavés et repassés aux frais du peuple. Tu as bénéficié de tenues scolaires très jolies.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Kôrô tous ces sacrifices du peuple semblent être sans importance maintenant que tu es au pouvoir. Kôrô le peuple est déçu de ta gouvernance à causes de tes attitudes pro-françaises. Le savez-vous ?</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Kôrô tes analyses et tes discours donnent désormais de l’allergie au peuple actuellement, car ce peuple pense que tu ne vies pas dans le même pays que lui.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Kôrô, je viens d’appendre que tes parents Français ont perdu 13 hommes à Indelima le lundi 25 Novembre 2019. Je présente à toi et à ton président Macron mes condoléances. La mort nous attend partout et à chaque moment. Que Dieu ait pitié de leurs âmes.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Kôrô Bourama, il faut savoir que ni kôrô Salif, ni moi-même nous ne sommes pas tes ennemis. Nous te conseillons tout simplement. Mais kôrô, si tu ne veux pas de nos conseils, alors tue nous dès aujourd’hui. Tu auras tué des ‘’dogo’’ tout simplement, mais la grande honte sera pour toi au Mandé.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Kôrô, pour terminer, je paraphrase le philosophe SENEQUE que tu connais bien : « Connais-toi toi même et devient qui tu es ».</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Kôrô, il est temps de choisir entre ton mandat et le Mali éternel!</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Lanceni Balla KEITA</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Ancien Ministre</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Ancien Député à Assemblée Nationale du Mali</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Ancien Député au Parlement Panafricain</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Militant de l’ADEMA-PASJ</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Officier de l’Ordre National du Mali</span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Justice : Me Alhassane Sangaré relève les tares de l’assistance juridique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-me-alhassane-sangare-releve-les-tares-de-lassistance-juridique-2850242.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 13:51:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la table ronde de deux jours sur l’aide légale au Mali, le bâtonnier de  l’Ordre des avocats du Mali, Me Alhassane Sangaré, en a profité pour lever un coin de voile sur les insuffisances de l’assistance juridique aux plus pauvres et aux plus vulnérables. C’était le lundi 25 novembre 2019, à l’Hôtel Maeva Palace.</strong>

Le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali n’est pas allé avec le dos de la cuillère. Dans le discours qu’il a  prononcé lors de l’ouverture de l’atelier de deux jours sur l’aide légale au Mali, l’avocat a touché du doigt les causes qui font que les plus pauvres et les plus vulnérables n’ont pas accès à l’assistance juridique.

D’entrée, Me Alhassane Sangaré a rappelé que l’atelier a comme thème « L’avenir de l’aide légale au Mali face aux enjeux du pluralisme juridique ». Partant, il dira que cette initiative est partie d’un simple constat que le conseil et l’assistance juridique sont quasi inexistants dans les postes de police, les unités d’enquêtes, devant les parquets, les cabinets d’instruction et même devant les juridictions comme au niveau des maisons d’arrêt.

A ses yeux, cet état de fait contribue à engendrer des difficultés comme la prolifération du nombre de suspects et de prisonniers souvent détenus pour de longues périodes dans des cellules surpeuplées et dans des conditions inhumaines au niveau des postes de police, dans des établissements pénitentiaires et les maisons d’arrêt.

L’interlocuteur  pense aussi que les principes de base sont violés. A l’entendre, l’incarcération prolongée des suspects ou des prisonniers sans qu’ils puissent bénéficier d’une assistance juridique ou se faire entendre devant un tribunal constitue une violation des principes de base des droits de l’homme.

A titre d’exemple, il s’est référé à la déclaration de Lilongwe du 24 novembre 2004 dans ses principes et lignes directrices. De son point de vue, cette déclaration a fait l’objet de la résolution 67 187 du 20 décembre de l’Assemblée générale des Nations Unies qui réaffirme que tout gouvernement a pour responsabilité de reconnaître et de soutenir les droits de l’homme y compris la mise à disposition et l’accès à l’assistance judiciaire pour les personnes aux prises avec la justice pénale.

Pour lui, cette responsabilité doit encourager les gouvernements à adopter des mesures et allouer des fonds suffisants pour assurer que les plus pauvres et les plus vulnérables en particulier les femmes et les enfants bénéficient de façon plus transparente et efficace d’une assistance juridique qui garantisse ainsi leur accès à la justice. « L’assistance juridique prodiguée aux suspects et aux prisonniers procède au respect des droits de l’homme et est de nature à aider, à réduire les temps de garde à vue dans les postes de police, l’engorgement des tribunaux ainsi que la surpopulation carcérale, ce qui améliore les conditions de détention et réduit les coûts liés à l’administration judiciaire et pénitentiaire », a-t-il laissé entendre

L’orateur du jour n’a pas occulté la lenteur dans l’application du décret. Ainsi, dit-il, pour être conforme aux standards internationaux, l’Etat du Mali à son indépendance a mis en place un système d’assistance judiciaire suivant la loi 103 Amrm du 18 août 1961 remplacée par celle n°o1082 du 24 août 2001 dont le décret d’application n’a été pris qu’en 2006, soit 5 années après.

Il n’a pas manqué de déplorer la simple existence des lois qui restent dans les tiroirs. Ecoutons le bâtonnier Sangaré : « Force est de reconnaître aujourd’hui que ces lois ont juste eu le mérite d’exister, mais n’ont presque rien réglé dans l’amélioration de l’accès à la justice en faveur des couches défavorisées ».

L’interlocuteur du jour enchaînera que cette assistance judiciaire ne se manifeste que dans un système de commission d’office uniquement lors des sessions de Cour d’Assises. Parce que, ajoute-t-il, textuellement aucun accusé ne peut être jugé devant cette juridiction s’il n’est assisté par un avocat. « C’est en faisant participer un nombre important d’avocats au système d’assistance judiciaire que, de nos jours, l’assistance est reconnue comme faisant partie intégrante des obligations institutionnelles de l’Etat et une obligation liée aux professions juridiques », a-t-il expliqué.

Il estime que l’indemnité payée par l’Etat au titre de cette assistance judiciaire a été dérisoire voire insignifiante. En se prononçant sur la somme de cette indemnité, il précise que c’est 50.000 FCFA par personne dans les dossiers.

A l’en croire,  jusqu’à la dernière minute le Garde des Sceaux et le Premier ministre ont annoncé que l’Etat est d’accord à revoir cette indemnité en multipliant le coefficient de 1 à 5.  « Ce qui fait 250.000 FCFA par commission d’office. Cet effort mérite d’être souligner même si par ailleurs c’est bien en deçà des standards régionaux et sous-régionaux », a fulminé le bâtonnier Sangaré.

<strong>Bazoumana KANE   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rebondissement dans l’affaire Bakary Togola</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/rebondissement-dans-laffaire-bakary-togola-2850244.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 13:45:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Vers la levée de l’immunité d’un député proche de Koulouba nous revient de source judiciaire  qu’une demande de levée de l’immunité parlementaire d’un député  de la majorité présidentielle  a été adressée la semaine dernière  au président de l’Assemblée nationale, Issaka Sidibé. Selon la même source, le député visé par cette demande serait impliqué dans l’affaire Bakary Togola.</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">La demande a été accompagnée par un bordereau d’envoi signé par le 1er Avocat  général  près la  Cour suprême  du Mali. Ledit document, nous informe-t-on, atteste officiellement de la transmission du dossier au parlement.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Qui est ce député dans le viseur du procureur anti-corruption ?</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Pour le moment, on ne saurait  dévoiler  l’identité du député  en question  par respect au principe de la non violation de l’instruction du dossier. Nos sources nous indiquent cependant qu’il s’agirait d’un député  très haut placé dans les instances du Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti au pouvoir et qui se trouve aussi être  très  proche du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta. Selon  les mêmes sources, Bakary Togola  aurait fait beaucoup de révélations en dénonçant toutes les personnalités  avec lesquelles il a utilisé les fonds détournés tout au long de la dernière campagne électorale pour soutenir le candidat IBK.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Le Procureur Mamoudou Kassogué du Pôle économique  et financier qui a déjà inculpé Bakary Togola et certains  de ses proches collaborateurs  dans cette affaire  et décerner  mandat de  dépôt contre  ces derniers veut aujourd’hui étendre son champ d’investigation contre toute personne dont le nom a été cité dans cette sombre affaire. D’où la demande de levée de l’immunité parlementaire dudit député  considéré à tort ou à raison comme un cacique du parti au pouvoir.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">D’autres personnes seraient également visées par le Procureur anti-corruption.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Bakary Togola est en détention préventive depuis le 13 septembre dans le cadre d’une enquête portant sur le détournement de près de 10 milliards de francs CFA. De l’agriculture à la politique, l’homme,  devenu incontournable dans le secteur du coton malien, est accusé d’être au centre d’un système de corruption dont les ramifications pourraient s’étendre au monde politique.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Au total, ce sont 9,462 milliards de francs CFA qui auraient été détournés entre 2013 et 2019. Une somme ponctionnée sur un budget de 13,431 milliards mis à la disposition de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton du Mali (C-Scpc) par la Compagnie malienne pour le développement du textile (Cmdt). Cet argent était destiné à la formation et la mise à niveau des membres de 7 700 coopératives de cotonculteurs sur la période concernée.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Birama FALL</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Renouvellement du contrat du DG de  l’AGETIPE :  Des administrateurs dénoncent et accusent le PCA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nomminations/renouvellement-du-contrat-du-dg-de-lagetipe-des-administrateurs-denoncent-et-accusent-le-pca-2850260.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 09:18:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Malgré les griefs de certains administrateurs sur les irrégularités dans le fond et la forme pour le renouvellement du contrat du directeur général actuel de l’Agetipe, Boubacar Sow, le président du  conseil d’administration convoque les membres de l’association pour une assemblée générale ordinaire le vendredi 29 novembre 2019, au siège de l’Agetipe. Selon les détracteurs de M. Sow, cette démarche du président du conseil d’administration s’inscrit uniquement dans le but de renouveler illégalement son contrat pour un troisième mandat.</strong>

Un seul point était inscrit à l’ordre du jour : mesures conservatoires à prendre pour la poursuite de la mission du directeur général.

Selon certains administrateurs, le contrat du directeur général a pris fin le 24 novembre 2019 pour la deuxième fois. Et  c’est le 25 novembre 2019, après expiration du contrat, que le président convoque une session  pour des mesures qui devaient être prises en amont.  Pour eux, cette méthode est une astuce d’un vieil administrateur.

Pour contenir les arguments des administrateurs opposés au renouvellement du contrat, le PCA plaide qu’il a envoyé l’évaluation du directeur général au ministère de tutelle pour avis depuis le 11 octobre 2019. Malheureusement, cette correspondance est restée sans suite. Selon nos sources, le président du conseil d’administration, face au silence du département, a décidé de ne plus jamais relancer le ministre des Infrastructures et de l’Equipement et se propose de faire un projet de contrat pour la troisième fois.  «Cette manière est une  violation du caractère classique du contrat de travail. Et voilà la défiance du président face à l’autorité de l’Etat. Depuis la création de l’Agence, les directeurs généraux qui se sont succédé ont eu des contrats en bon et de la forme classique. Avec l’arrivée de Moussa Amion Guindo, nouveau président, et son Directeur général Boubacar Sow, le tricheur en matière de passation, il fallait trouver une astuce pour créer la convention de mandat au bénéfice toujours de leur forfaiture», s’insurgent-ils.

L’actuel directeur de l’Agetipe a fait deux mandats entre 2012-2019 et le troisième mandat se profile à l’horizon, sous la conduite du président du conseil d’administration.  Les détracteurs de M. Sow pensent que la complicité entre les deux hommes cache les traces de la mauvaise gestion. «Boubacar Sow est à l’Agetipe Mali depuis 2001. Donc, 18 ans de présence effective. Il doit suivre la trace de ses prédécesseurs, si ce directeur prétend dire que son évaluation est concluante en se vantant sur ses prédécesseurs. On se pose la question ou était M. Sow, directeur technique et conseiller technique,  quant à la gestion catastrophique. Le directeur actuel   dit que son évaluation par son conseil d’administration est concluante. Au cas où l’Etat ne va pas accéder à son renouvellement, il en fera pareil. Ce n’est pas étonnant car, les contentieux à l’Agetipe ont pour source Boubacar Sow  qui a été le manager d’Issabré de 2001 à 2005 et conseiller d’Arbi Hama de 2006 0 2011. L’agence a vu ses comptes vidés au profit des entreprises et bureaux d’études. Il doit se souvenir du cas de son mentor, Ousmane Issabré est sorti par la petite, en portant plainte contre le conseil d’administration en son temps. Pour lui, son contrat était lié au projet de décentralisation urbain et développement. Quelle illusion ! Et ces propos ont été tenus par Boubacar Sow à l’époque», ont prévenu certains administrateurs.

Dans le souci d’un traitement équilibré de l’information, nous avons contacté le directeur Boubacar Sow. Dans notre entretien téléphonique, M. Sow a indiqué que son contrat  a été renouvelé  par l’assemblée générale et le conseil d’administration après l’expiration de son deuxième mandat. Comme pour dire à ses détracteurs de se plier aux décisions de ces deux instances qui selon lui leur  souveraineté ne souffre d’aucune entorse.

<strong>Affaire à suivre</strong>

<strong>N.D</strong>

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</item>

<item>
<title>Suspension des services AMO par les pharmaciens privées :   La version des faits des deux syndicats!</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/suspension-des-services-amo-par-les-pharmaciens-privees-la-version-des-faits-des-deux-syndicats-2850249.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 08:59:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Après neuf ans de collaboration avec la Caisse nationale d’Assurance maladie du Mali (Canam) en vue d’améliorer les indicateurs de santé jusque-là préoccupants et étendre la couverture aux soins de santé, les deux syndicats des pharmaciens privés (Synapham et Synappo) ont décidé, en fin de la semaine dernière, de suspendre leurs prestations AMO jusqu’au paiement intégral de toutes les factures échues entre les mains des responsables de la Canam. Pour donner d’amples explications sur les motivations de leur décision, les responsables de deux syndicats étaient, le samedi 30 novembre 2019, face aux journalistes, à la Maison de la presse.</span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">D’entrée de jeu, le conférencier principal, Cheick Oumar Dia, a d’abord exprimé son regret que les pharmaciens soient poussés à prendre cette décision de suspension. “Nos entreprises ne peuvent plus supporter ces retards récurrents dans les règlements de factures. Notre outil de travail est nos médicaments. Tant que nous ne payons pas nos fournisseurs, nous n’avons pas accès aux médicaments. Nous ne demandons rien d’extraordinaire”, a-t-il déploré.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Par ailleurs, il a informé les hommes de médias que cela fait neuf ans que les pharmaciens préfinancent le service AMO, mais sont toujours confrontés à des retards récurrents de paiement des factures qui doivent, pourtant, intervenir selon l’article 40 qui les lie à la Canam dans un délai de 15 jours après dépôt des factures. Mais, ce n’est pas tout.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">A l’en croire, durant les neuf ans de collaboration, les pharmaciens privés ont été aussi confrontés à beaucoup d’autres difficultés  telles que la prescription de médicaments non conventionnés, la qualité insuffisante des feuilles de soin, les rejets et ajustements non justifiés et le contrôle imposé de la validité des feuilles de soin (cachet à sec, le code établissement, code du médecin, quantité des médicaments, les écarts de prix). “Pour pallier ces difficultés, une commission paritaire composée de la Canam, de la Cmss, de l’Inps et les représentants des pharmaciens a été mise en place. Malgré la résolution de certains problèmes telle que l’attribution d’un code prescripteur, cette commission a rapidement atteint ses limites surtout face au problème récurrent du retard de paiement des factures. Les retards de paiement ont créé des tensions de trésorerie qui fragilisent nos entreprises et entrainement pour certains une faillite programmée. Les multiples promesses non tenues ont finalement entrainé une crise de confiance avec la Canam qui a, aujourd’hui, débouché à la suspension du service AMO dans les pharmacies privées sur toute l’étendue du territoire, suite à l’assemblée générale extraordinaire du 28 novembre 2019”, relate le conférencier.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Selon Cheick Oumar Dia, le retard dans le paiement de facture accusé à la Canam varie entre 2 à 4 mois. “Depuis notre décision, le ministre de la Santé et des Affaires sociales s’est, personnellement, impliqué pour la résolution de la crise et promet un règlement des factures échues d’ici le mardi 3 décembre 2019. Nous saluons son engagement et lui renouvelons notre confiance. Un état des lieux sera fait le mardi 3 décembre 2019 pour donner suite au mouvement”, a indiqué le conférencier.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Par ailleurs, Cheick Oumar Dia a parlé d’une rencontre entre le ministre en charge de la Santé et les syndicats. “Au cours de cette rencontre, nous avons remis un cahier de charges des pharmaciens du Mali au ministre dans lequel nous demandons, entre autres, en plus du règlement de toutes les factures échues sans délai, l’arrêt du préfinancement de l’AMO par les pharmaciens, la dématérialisation des feuilles de soins, le paiement d’un forfait pour le traitement des feuilles de soin, l’instauration d’une pénalité en cas de retard de paiement”, a dit le conférencier.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Mandé Youssoufa</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Lemon Way : La BIM&#45;SA dans les mailles du filet du tribunal de commerce</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/affaire-lemon-way-la-bim-sa-dans-les-mailles-du-filet-du-tribunal-de-commerce-2850256.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 08:14:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Depuis octobre 2017, les fonds de Payme-S.A, des centaines de millions francs CFA d’avenant et plus d’un milliard de garantie, sont bloqués par la BIM-SA, banque avec laquelle la société avait conclu une convention d’affaires. Condamnée par le tribunal de commerce de Bamako, la BIM, a interjeté appel. </span></b></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Entre la BIM-SA et la Société Payme-S.A, l’idylle a tourné court. La convention d’affaires signée entre l’entreprise Payme, propriétaire de ‘’Lemon Way’’, s’est terminée par un procès. Tout commence en octobre 2017. Pour développer son projet de mobile money au Mali, Payme SA, à travers une convention signée avec la Banque internationale pour le Mali (BIM-S.A), demande un crédit (avenant) de 900 millions francs CFA à Ecobank Mali. « La société Payme s’est engagée à payer un billet à ordre d’un montant de 900 millions au terme d’un délai de 36 mois, soit trois ans, comme l’exige le billet à ordre. Mamadou Mariam Kanouté a tiré une lettre de change (traite) sur le compte de la Société Payme- SA. Laquelle a été avalisée le 31 juillet 2017 par la BIM afin qu’elle soit escomptée par Ecobank Mali », précise la grosse de justice du tribunal de commerce de Bamako. En contrepartie de ce prêt demandé, la société Payme a déposé des titres hypothécaires d’une valeur estimée à un milliard de francs CFA à la BIM-SA.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Ainsi, après la confirmation de la BIM, Ecobank Mali a crédité le compte de Mamadou Mariam Kanouté d’un montant de 590 000 000 francs CFA, après déduction de ses frais.  Mais à la grande surprise du responsable de Payme, la BIM a bloqué le compte de son entreprise.  Et cela, au motif que la société aurait tenté d’investir ce fonds au Sénégal. Alors, privée à la fois du fonds demandé et de ses garanties, Payme-S.A. A n’a eu d’autre choix que de saisir la justice.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Selon le tribunal de commerce, cette saisie conservatoire pratiquée par la BIM sur le compte de Mamadou Mariam Kanouté « viole allègrement le caractère d’exigibilité de la créance due ».</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228"> « Bloquer le compte de Payme-S.A avant le terme fixé constitue un abus de droit nécessitant la main levée sur le compte de la société Payme-S.A », tranche le tribunal. Avec à la clé une astreinte de dix millions francs CFA par jour de retard.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">Au cours d’une conférence de presse qu’il         a animée ce mercredi      27 novembre, Ibrahim Kanté, Directeur général de Payme-S.A, a décrié le comportement de l’établissement financier.</span></p>
<p class="yiv0483310301msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228">BS</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mairie de la commune du Mandé : L’Autorité intérimaire présente son bilan</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mairie-de-la-commune-du-mande-lautorite-interimaire-presente-son-bilan-2846564.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 15:15:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce samedi 26 octobre 2019, dans l’enceinte de la mairie,  l’Autorité intérimaire dirigée par Nouhoum Kélépily a respecté la tradition en présentant le bilan de son second mandat de six mois.</strong>

Les responsables de l’Autorité intérimaire de la commune du Mandé se sont donnés à l’exercice devenu désormais une tradition. Il s’agit de rendre public le bilan des activités que la mairie a pu réaliser pendant les six derniers mois.

La cérémonie a regroupé les autorités administratives et coutumières de la commune et ceux de la sous-préfecture de Kalabancoro.

Le bilan annuel présenté par le secrétaire général de la mairie, Moumouni Fofana, a concerné plusieurs domaines de développement.

Dans le domaine de l’agriculture, l’Autorité intérimaire a accompli des actions comme l’accompagnement des paysans détenteurs des parcelles dans le périmètre maraîcher de Samanko ; l’appui au recensement des paysans producteurs à l’occasion de la campagne agricole 2019, à la gestion des engrais subventionnés ; le suivi de l’aménagement des périmètres irrigués de Farabana et de Samanko.

S’agissant du domaine de l’élevage, l’Autorité intérimaire s’est attelée à la sensibilisation des éleveurs pour l’occupation du marché de bétail, la négociation de la délégation de gestion de l’air d’abattage. En ce qui concerne la santé, il s’agit de la mise en œuvre des obligations de la mairie définies dans les conventions d’assistance mutuelle avec les Asacos de Djoliba, Kanadjiguila, Ouenzzindougou, Kalabanbougou, Koursalé et Farabana. S’y ajoutent le contrôle de l’ouverture anarchique des cabinets privés de santé ; le don de kits et d’équipements sanitaires aux Cscoms ; l’organisation de la journée mondiale de lavage  des mains au savon à Kanadjiguila avec le don de 1000 kits scolaires aux élèves.

Dans la cadre de l’éducation, l’Autorité intérimaire a à son actif la dotation régulière des écoles en fournitures scolaires ; l’accord de la subvention à sept enseignants ; l’appui et l’accompagnement du CAP pour la réussite de l’examen du DEF ; l’appui à l’électrification du groupe scolaire de Kanadjiguila.

L’Autorité intérimaire du Mandé n’a négligé aucun domaine. Elle s’est intéressée à l’environnement, l’hydraulique et l’assainissement, la communication et le transport, l’urbanisme, l’énergie, la culture, la jeunesse et le sport, l’état civil, la sécurité et le développement social.

Les recettes encaissées sont dans l’ordre de 147.883.703 FCFA ; les dépenses engagées se chiffrent à 76.166.835 FCFA et l’état actuel de la caisse est 71.716.868 FCFA, selon le ségal de la mairie.

A noter que la cérémonie a pris fin par la remise d’attestations de reconnaissance à certaines personnes.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ecole Moriba Traoré :  Quand le promoteur monte un faux dossier contre son ancien directeur</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/ecole-moriba-traore-quand-le-promoteur-monte-un-faux-dossier-contre-son-ancien-directeur-2846570.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 15:00:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le conseiller juridique du promoteur Tiémokodjan Traoré confirme le montage d’un faux dossier contre l’ancien directeur, l’accusant de détournement de 26 millions de FCFA à l’école fondamentale privée « Moriba Traoré », sise à Sébénicoro</strong> <strong>Wèrèda.</strong>

« Le mensonge peut faire des distances, mais le jour où la vérité se lève, elle l’attrape un seul jour », dit la sagesse populaire. Elle convient bien à cette réaction du fameux Tiémokodjan Traoré qui a dressé un faux procès, d’ailleurs pour son malheur, contre son désormais ancien directeur.

Ce fut l’ironie du sort. Notre démarche de recherche de la vérité sur cette affaire nous a conduits à appeler le promoteur. Après un premier coup de fil, il nous a rappelés pour promettre une rencontre. Mais le rabatteur a eu le culot de donner le numéro à un certain Moussa Konaté qui serait son conseiller juridique. Ce dernier a confirmé devant nous qu’il n’ya rien dans le dossier pendant devant la justice. Donc il est faux.

Sans doute une astuce pour lui de se soustraire aux questions des journalistes. Quel manque de responsabilité ! Ce comportement aide mieux à comprendre que le fameux promoteur aux abois désormais renoue avec son incohérence sans limite.

Quelle mouche a piqué le promoteur de l’école fondamentale privée « Moriba Traoré » ? C’est du moins la question que l’on se pose au regard de son comportement absurde envers son ancien directeur, disons son bienfaiteur et la quasi-totalité de son personnel enseignant qui ont fait de cette école l’une des plus commentées du quartier de Sébénicoro.

Vraiment la moutarde lui est monté au nez. Car on peut ne pas être instruit et avoir l’esprit de compréhension des choses. Et cela, pour pouvoir faire la part des choses, discerner le bien du mal, savoir ce qui est bon ou mauvais pour sa personne.

Cet intrus dans le milieu scolaire, Tiémokodjan Traoré vient de gâcher une chance inouïe qu’il n’aura plus dans ce monde à moins qu’on aille et revenir de nouveau. Lui qui ne connait rien dans le domaine de l’éducation s’est procuré un agrément dans les conditions douteuses et fini par pourrir l’atmosphère pour les enseignants et leurs élèves.

Comme cela lui a fait chaud au cœur, il partait prendre l’argent à la fin de chaque mois. Quoi de plus normal! L’anormal est que Tiémokodjan en voulant trop gagner a cherché à nuire à son directeur en l’accusant de détournement devant les tribunaux.

A noter que c’est ce qu’il fallait déclarer du comportement de ce promoteur qui joue aujourd’hui sur cette école qui n’est plus comme avant. Tiémokodjan a tué la poule aux œufs d’or !

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dialogue national inclusif :  Le Pmds invite  les contestataires  à la maturité politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dialogue-national-inclusif-le-pmds-invite-les-contestataires-a-la-maturite-politique-2846569.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 14:41:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le lundi  dernier, le Parti malien pour la Démocratie sociale a animé une conférence de presse à son siège,  à l’ex lycée Kondoso  sis au quartier Djélibougou. L’Objectif était d’informer les hommes de médias sur la vie du parti, de la nation et les futures actions qui seront entreprises. Selon le premier responsable du parti, Maouloud Ben Kattra, le Pmds peut être classé comme étant le 208<sup>ème </sup>parti politique du Mali, mais qu’il ne sera pas un parti qui va simplement amuser la galerie. Au cours des échanges, Maouloud Ben Kattra a aussi évoqué tous les défis auxquels le Mali fait face actuellement, y compris le dialogue national inclusif. </strong>

« Le Pmds n’est pas un parti qui est venu pour amuser la galerie » a indiqué d’entrée de jeu Maouloud Ben Kattra. “<em>Nous sommes peut-être le 208<sup>ème</sup> parti politique, mais nous ne sommes pas tout de même un parti qui va amuser la galerie. Nous voulons marcher lentement, mais sûrement. Nous bâtirons un parti cohérent et constant”, </em>a-t-il dit.

Pour justifier son optimisme, M. Kattra dira que le parti, créé seulement en février 2019, compte à ce jour 37 sections à travers tout le Mali.

Selon le conférencier, le Pmds se caractérise par sa constance et sa cohérence. « <em>Il a déjà choisi sa ligne directrice qui est de soutenir le président de la République El Hadj Ibrahim Boubacar Keita par rapport à son programme « An ka Maliba be ka ta gnè. Nous avons soutenu le président IBK pour sa réélection le 29 juillet 2018 pour un second mandat à la tête du Mali ; nous ambitionnons de soutenir la deuxième mandature du président IBK à travers notre présence massive au sein de la future Assemblée nationale. Une Assemblée  nationale qui sera acquise à IBK et qui lui permettra d’exercer son deuxième mandat en toute tranquillité</em>», informe Maouloud Ben Kattra.

Par rapport au dialogue national inclusif, le conférencier a demandé au président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, de ne jamais se lasser de tendre la main à ceux qui ne veulent pas y participer.

Selon lui, la participation au dialogue national inclusif s’impose à tous les Maliens comme un devoir patriotique. « <em>Car, si le président et son gouvernement pouvaient résoudre seuls les problèmes actuels du Mali, nous n’allons pas nous retrouver à faire le dialogue. Voilà pourquoi, nous voulons que tous les Maliens participent au dialogue pour résoudre définitivement les problèmes. Nous invitons tous ceux qui refusent d’y participer à faire preuve de maturité et de patriotisme. Le président et les ministres peuvent partir même demain, mais le Mali restera</em> »,  a dit Maouloud Ben Kattra.

Par rapport à la situation de l’école, le président du Pmds  a appelé l’État à s’impliquer davantage pour que les jeunes bénéficient de formations de qualité. Pour ce qui est de  l’emploi des jeunes, il a indiqué que du temps où il était ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, il a initié des mesures, qui en principe, devaient  réduire le taux de chômage au Mali.

S’agissant de la lutte contre la corruption, le patron du Pmds  a affirmé son soutien à la justice, mais qui, selon lui, doit tenir compte du respect de la présomption d’innocence.

Au cours de la rencontre, Maouloud Ben Kattra n’a pas manqué aussi de lancer des flèches aux anciens opposants d’IBK venus grossir le rang de ceux qui émargent à Koulouba. « <em>Notre parti se caractérise par sa constance et sa cohérence.  Nous avons aidé IBK pour sa réélection. J’ai aidé IBK et il a été élu quand bien même son élection a été contestée, quand bien même  ceux qui le combattaient hier sont, aujourd’hui, plus proches de lui que ceux qui ont travaillé à sa réélection. Mais, c’est son choix et je le respecte. Nous sommes signataires de l’accord politique. Mais, nous l’avons signé après la formation du gouvernement pas parce que nous ne pouvions pas le faire avant. Mais pour éviter qu’on dise que nous nous sommes empressés de signer pour être dans le gouvernement »</em>,  a-t-il précisé.

<strong>ND</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des hydrocarbures à l’EDM :  Le procureur anticorruption doit revoir le cas  Mafily Koné</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-des-hydrocarbures-a-ledm-le-procureur-anticorruption-doit-revoir-le-cas-mafily-kone-2846550.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 14:30:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancienne cheffe des Services des hydrocarbures  de la société Energie du Mali est-elle victime d’une erreur judiciaire ? Tout porte à le croire si on sait que depuis quelques temps, elle est incarcérée à la prison pour femmes de Bollé pour atteinte aux biens publics et délit de favoritisme. </strong>

Une accusation qui fait sourire beaucoup de Maliens qui la connaissent comme  un cadre  compétent sérieux dans le travail  et surtout honnête.

Dans le service où elle travaille c’est-à-dire EDM-SA, elle vient dans l’ordre protocolaire en 8<sup>ème</sup> position  loin donc derrière le directeur général, son chef hiérarchique, le directeur  des approvisionnements qui lui donne directement des ordres par rapport à la marche de son département n’a jamais été inquiété. Pourquoi vouloir la tenir responsable  de la bonne exécution  des décisions reçues.   Son tort,  c’est d’avoir évité aux villes,  villages et autres contrées  du Mali  des délestages au moment  où son entreprise traversait  la pire difficulté financière  de son existence, où son pays sombrait dans le chaos généralisé avec son lot d’insécurité, de coup d’Etat et autres insurrections.

Comment trouver alors du carburant pour faire fonctionner les centrales ?

Etant en cessation de paiement, la société  EDM-SA pouvait-elle  se permettre  de l’extension  de son réseau  d’électricité qui nécessite  de grosses dépenses d’investissement, notamment l’acquisition des  groupes pour le fonctionnement des centrales, l’achat d’énergie avec les producteurs indépendants  et des sociétés d’électricités étrangères, la construction et l’exploitation des barrages hydro-électriques autant de contraintes qui ont poussé  les responsables de l’EDM-SA en son temps d’opter  pour les achats  de spots.

Une décision qu’elle a correctement appliquée. D’ailleurs, elle a collaboré efficacement avec les enquêteurs  en apportant toutes les preuves. Malgré tout cela, elle a été  jetée en prison  la faisant  passer  pour une bandite à col blanc. Mais à y voir  de près, c’est une provocation de l’Untm qui est engagée dans un bras de fer avec le Cnpm, le gouvernement et même  les services des douanes pour le renouvellement du Programme  de vérification des importations (PVI). Un programme qui  vaut 45 milliards de FCFA et qui risque de leur échapper à  cause de la rigidité du négociateur de l’Untm, le secrétaire chargé des questions économiques, Ousmane Traoré.  Ce dernier n’est  autre que l’époux de la dame Mafily Koné de l’EDM-SA. Y-a-t-il  une relation  de cause à effet entre ces deux faits ? La question reste pendante. Toujours est-il que  pour le moment il y a plus urgent  à gérer. En effet, incarcérée à la Maison d’Arrêt pour femmes de Bollé, Mme  Traoré Mafily Koné  est gravement malade. Elle est sous traitement   à vie pour des problèmes au niveau de ses deux reins. Rien ne l’empêche de bénéficier  des mesures de liberté provisoire  si on sait que  premièrement  elle  bénéficie de la présomption d’innocence    et que  deuxièmement,  elle a toutes les garanties de représentativité  pour répondre à toutes les convocations de la justice de son pays.

Sa détention  est devenue  un cas social, une question  humanitaire sur laquelle les associations de défense des droits humains doivent méditer.

<strong>Birama FALL</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour la libération des maires détenus : Le Syndicat mixte de l’inter collectivité en grève d’une semaine à partir de ce matin</title>
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<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 14:26:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Syndicat Mixte de l’Inter collectivité ‘’Grand Bamako’’ déclenche une semaine de grève à partir de ce lundi jusqu’au dimanche prochain. L’information a été donnée au détour d’un point-presse ce samedi 2 novembre 2019, dans la salle de conférence de la mairie du District de Bamako. </strong>

A l’occasion de l’arrestation de certains de ses militants, le Syndicat Mixte de l’Inter collectivité du ‘’Grand Bamako’’, après avoir constaté avec amertume les interpellations et mises sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’Arrêt de Bamako des maires du District, Adama Sangaré, de Baguineda, de Mountougoula et de deux élus de la Commune I, a décidé de déclencher un mouvement de grève dans toutes les mairies relevant de sa compétence à partir de ce lundi 4 jusqu’à dimanche 10 novembre 2019 à minuit.

Cette révélation a été faite par madame Karembé Rokia Diarra, 1<sup>ère</sup> vice-présidente du dit Syndicat lors d’un point-presse qui s’est tenue le samedi dernier dans la grande salle de conférence de la mairie du District de Bamako.

A l’occasion, tous les maires membres de l’Inter collectivité ‘’ Grand Bamako’’ ont tenu à être présent au dit point-presse. Une façon pour eux de magnifier tant leur soutien au maire du District ainsi qu’aux autres maires incarcérés dans le cadre de ladite croisade.

<strong>Les mairies qui seront paralysées</strong>

La grève qui vient d’être déclenchée va considérablement impacter sur la marche de toutes les mairies des six communes du District de Bamako et celles des communes environnantes. Il s’agit entre autres de Tienfala à Bamako, côté Koulikoro en passant par Moribabougou jusqu’à Bamako. De l’autre côté, il y a le Mandé, côté Kati. En plus des mairies citées, il y aura Kati, Safo et Kalabancoro.

<strong>Une grève civilisée !</strong>

Le Syndicat Mixte de l’Inter collectivité ‘’ Grand Bamako’’ ne veut pas d’une grève violente, anarchique. C’est pour cette raison, il a décidé que toutes les mairies seront ouvertes. Seulement, il n’y aura pas de signatures ni de mariages du lundi 4 au dimanche 10 novembre prochain à minuit. Il se propose en outre de faire une évaluation de son mouvement tous les deux jours.

<strong>Le ras-le-bol des maires</strong>

Cette radicalisation de nos élus locaux est un signe de désapprobation de certaines décisions judiciaires derrière lesquelles se cachent les responsables politiques qui ont un autre agenda caché.

La vice-présidente du Syndicat Mixte de l’Inter collectivité, Madame Karembé Rokia Diarra, fera savoir que l’arrestation du maire du District de Bamako, Adama Sangaré, présente plus d’inconvénients que d’avantages.

En effet, Adama Sangaré est le président de l’Inter collectivité du ‘’Grand Bamako’’, président Afrique du Forum mondial de l’économie sociale et solidaire, coprésident mondial du même Forum, membre du bureau de l’Association Internationale des maires francophones, membre du Comité Exécutif Cités et Gouvernements locaux Unis d’Afrique, membre du Comité Exécutif du Métropolis, membre du Directoire des villes ensemble.

En outre, au moment où la mairie du District est engagée résolument dans la réalisation de nombreux projets structurants, tel que le projet de création de la Société de transport collectif  par bus ‘’ Baniaba’’, pour lequel, sur invitation du partenaire chinois, il devait conduire une délégation nationale à partir du 27 novembre 2019 dans le but de faire le choix de la gamme de bus pour Bamako.

Son incarcération représente en termes de création d’emplois et de retombées financières une perte considérable pour la Collectivité.

Est-il besoin d’ajouter qu’à travers la diplomatie des villes, Bamako attire de plus en plus la sympathie et la solidarité de beaucoup de partenaires, notamment dans les domaines de l’Assainissement, du changement climatique, de la mobilité urbaine etc. Avec son incarcération, tous ces efforts risquent d’être annihilés.

Le Syndicat Mixte de l’Inter collectivité ‘’ Grand Bamako’’ estime donc que la mise en liberté des maires du District de Bamako, Adama Sangaré, de Baguineda et de Mountougoula qui n’entrave en rien la manifestation de la vérité des affaires pendantes devant la justice de notre pays, rapporterait plus  aux Collectivités que leur détention.

<strong>Birama FALL</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Marché de Sebenicoro : Les commerçants crient au racket des policiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/marche-de-sebenicoro-les-commercants-crient-au-racket-des-policiers-2846545.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 14:22:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>A la faveur d’une cérémonie dans la salle de réunion de la mairie de la commune IV du district de Bamako, les commerçants dénoncent avec fracas le racket des limiers opérant entre les deux échangeurs de Sébénicoro. C’était le mercredi 30 octobre 2019. </strong></em>

La colère des commerçants est montée d’un cran au marché de Sébénicoro. Et pour cause. Selon une proportion importante des commerçfaitants et membres influents du CDR à Sébénicoro,   les policiers censés être les gardiens de la paix sont dans la dynamique de la violence et de l’intimidation. Et de ce comportement peu orthodoxe, à en en croire les interlocuteurs du jour, les commerçants à la limite les populations paisibles sont les véritables victimes.

Très courroucés, les responsables du marché dénoncent avec véhémence l’attribution de reçus qui faussent la route avec celui que le ministre de la Justice, Malick Coulibaly a publié pour la punition des infractions.

A les en croire, un autre comportement indésirable des limiers est l’extorsion illégale des sommes de 1500 FCFA, 1000 FCFA, 2000 FCFA aux usagers de la route sans reçu. Ce qui veut dire, de leur point de vue, que ces sommes vont tout droit dans la poche des policiers.

Dans sa prise de parole, Diakaridia Camara, un vendeur au marché de Sébénicoro, a confirmé l’attribution de reçus qu’il estime faux, avant de demander au  5<sup>è </sup>adjoint au maire de jouer son rôle dans cette affaire afin de trouver un terrain d’entente. Il précisera que ces limiers ont coupé la route le vendredi 25 octobre à partir de 13 heures.

Dans son intervention,  le président du marché, Boubacar Kéita, a notifié que l’interdiction de stationnement des véhicules est une menace pour les commerçants qui d’ailleurs fermeraient les boutiques dans un mois, si l’état actuel des choses est maintenu. Le président Kéita déplore le fait que le marché n’est plus accessible à leurs fournisseurs et clients. « <em>L’unique voie qui facilite l’accès au marché est celle sur laquelle les limiers procèdent à des violences sur les populations. Ils rackettent régulièrement les gens. Ce qui est pire, c’est que le reçu qu’ils donnent est loin d’être celui que le ministre Malick Coulibaly a exigé », </em>fulmine-t-il, visiblement remonté.

A noter qu’au cours de cette rencontre les débats étaient dirigés par Issa Sidibé, le 5<sup>ème</sup> adjoint au maire de la commune IV. Les faits sont têtus et « il vaut mieux prévenir que guérir », enseigne l’adage.

<strong>B.K</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte  contre l’insécurité :  Le ministre Salif Traoré fait l’état des lieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/lutte-contre-linsecurite-le-ministre-salif-traore-fait-letat-des-lieux-2846552.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 13:50:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un entretien accordé au  quotidien national l’Essor, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile donne des éclaircissements sur la situation sécuritaire du Mali et  dresse un bilan positif dans la lutte contre les réseaux criminels et terroristes. Ce résultat est le fruit de la loi de programmation du secteur de la sécurité  et la bonne collaboration  entre ses   services et la population.</strong>

Dans sa volonté d’informer le peuple malien sur la sécurité des citoyens, le ministre Salif Traoré s’est exprimé au micro des journalistes de l’Essor.

De prime abord, il a parlé des stratégies et moyens mis en place pour traquer les malfaiteurs. Sur ce thème, il dira qu’ils œuvrent   pour  le maillage du territoire. Le patron du ministère de la Sécurité et de la Protection civile citera les actions que le gouvernement du Mali a posées pour sécuriser les citoyens et leurs biens. « <em>Des commissariats de police, des brigades de gendarmerie, des postes de la garde nationale ont été créés. Au centre du pays, plus d’une vingtaine de postes de sécurité animés par des gendarmes et des gardes ont été créés. Cette présence physique peut être dissuasive avec beaucoup de patrouilles en tenue, à bord de véhicules, à pied ou même en tenue civile dans des endroits sensibles</em> », dit le général divisionnaire qui ajoute qu’il y a aussi la vidéosurveillance avec des centres de commandement qui leur permettent de recevoir des appels et de prendre les bonnes décisions.

L’interlocuteur du journaliste de l’Essor est conscient qu’il y a beaucoup de défis, mais qu’ils continuent à former et équiper les éléments afin qu’ils soient plus présents sur le territoire.

<strong>En évoquant le bilan de la lutte contre l’insécurité à Bamako et dans le reste du pays depuis 2018, le ministre Traoré s’est réservé de donner des chiffres. Il pense que cela est</strong> laborieux. Ce qui l’a amené à dire les prouesses des agents de sécurité. « <em>Au niveau de la police administrative et judiciaire, nous avons créé beaucoup d’unités qui contribuent tous les jours à démanteler des réseaux de criminels, de terroristes. Tout récemment, le cerveau de la bande qui sévissait sur l’axe vers la Guinée, Bougouni – Sikasso a été neutralisé. Il y a beaucoup de cas du genre. Généralement, on n’en parle pas pour ne pas compromettre la suite des enquêtes au niveau de la Justice</em> », a laissé entendre le premier responsable du département.

A en croire le général Salif, les auteurs de viols collectifs sont actuellement en prison ; les auteurs des cambriolages en plein jour, en face de Ecobank et au niveau de Sanankoroba ont tous été arrêtés, les auteurs des braquages entre Ouélessébougou et Bougouni, également.

Dans ce travail, il sollicite  la franche collaboration des populations. Parce qu’avec l’information et les renseignements, dit-il, on peut anticiper beaucoup de choses.

<strong>En répondant à la question sur le comportement indélicat de certains limiers, il a été on ne peut plus clair. Pour lui, c’est la police de tous les maliens</strong>. Car, ajoute-t-il, ceux qui y travaillent sont les enfants, les neveux et les frères des maliens.  Il  reconnaît que dans chaque groupe humain, il y a des gens qui s’écartent des règles et des normes. A l’en croire, la Police ne fait pas exception à cette règle. C’est pourquoi, continue-t-il, des structures comme les inspections ont été mises en place pour punir les fautifs.  «<em>Quand un policier commet une infraction avérée, il peut être sanctionné au 1er degré ou au 2ème degré. S’il commet un acte constitutif d’infraction pénale, il est mis à la disposition de la justice comme n’importe quel autre citoyen. Actuellement, il y a des policiers à la prison centrale</em>».

Le général divisionnaire a affiché leur volonté de construire une police responsable et professionnelle qui sache qu’elle est là pour la population. C’est ainsi que, dit-il, depuis l’année dernière, les recrutements sont déconcentrés au niveau des régions. A l’entendre, les candidats sont sujets à  une enquête de moralité, en plus, quel que soit le niveau du policier, il doit savoir écrire. « <em>Le niveau minimum pour les officiers est la licence et pour les commissaires qui sont les cadres supérieurs, la maîtrise ou le master</em> », a-t-il expliqué.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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<title>Affaire Adama Sangaré et autres  : Le jeu trouble du Procureur anti&#45;corruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/affaire-adama-sangare-et-autres-le-jeu-trouble-du-procureur-anti-corruption-2845598.html</link>
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<pubDate>Mon, 28 Oct 2019 12:50:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En pondant un communiqué de presse  le 25 octobre 2019, soit plus de quarante huit heures après l’ouverture  d’une information judiciaire contre les sieurs Sékou Alpha Djitèye, Adama Sangaré, Mohamed Oumar Traoré  et la dame Mafili Koné, le Procureur de la République  en charge du Pôle économique et financier  du tribunal de grande instance de la commune III du district de Bamako a délibérément violé certaines dispositions pertinentes du code de procédure pénale malien.</strong>

Une violation qui va sans doute bénéficier aux inculpés  si on sait qu’en la matière le respect  desdites dispositions  est d’ordre public. Toute violation  desdites dispositions  entraine l’annulation de toute la procédure par la chambre d’accusation. D’où  le rappel à l’ordre  du Collectif des avocats de Adama Sangaré, maire du district de Bamako. Ces brillants avocats  défenseurs, tous spécialistes  en la matière, savent  en effet qu’à partir du moment où le président du Tribunal  a saisi un juge d’instruction, le  procureur  est automatiquement dessaisi du dossier.

Etant partie au procès, il n’a en effet plus le droit de se prononcer encore sur cette affaire en instruction. Il se retrouve donc sur le même pied d’égalité que la défense.

La protestation des avocats de Adama Sangaré

Soucieux de la manifestation de la vérité ainsi que de toute la défense de leur client, le Collectif des avocats de Adama Sangaré a tenu à protester vigoureusement contre les violations répétées du procureur anti-corruption. Ils feront en effet savoir que le communiqué de presse du Procureur « procède d’une désinformation de la communauté nationale et internationale, en ce qu’il tend d’une part, à stigmatiser des personnes présumées innocents, et d’autre part, en ce qu’il constitue une violation manifeste du secret de l’instruction.»

Ledit collectif exige en outre le respect des principes cardinaux de la présomption d’innocence et du secret de l’information.

<strong>Les droits de la dame Mafili Koné violés</strong>

Cette intellectuelle de bonne facture qui a eu un cursus universitaire  exempt de tout reproche a été payée en monnaie de singe par les enquêteurs du Pôle économique. Elle ne se doutait nullement qu’après avoir collaboré avec la brigade de gendarmerie du Pôle économique, elle serait parmi les personnes inculpées. C’est elle en effet qui a tout mis en œuvre pour que nos villes ne soient pas dans l’obscurité. L’absence de délestage au Mali est due à elle.

En effet, en voulant faire face à l’urgence, elle est parvenue à contourner la procédure administrative pour ravitailler nos centrales électriques  en hydrocarbures. En son temps, elle n’était que la 3e personnalité. C’est elle aussi qui a apporté tous les justificatifs concernant le D.24. Tout ce travail accompli pour aider les enquêteurs avec des preuves.

L’issue de tout ce travail, c’est par un simple SMS qu’elle a été convoquée pour être inculpée  et incarcérée. Le fait de travailler pour les enquêteurs en charge de ce dossier et se voir inculpé à la dernière minute ne constitue-t-elle pas une violation flagrante des droits de la défense ?

Une question à laquelle les pénalistes du Mali doivent apporter une réponse.

<strong>Birama FALL</strong>

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</item>

<item>
<title>4ème semaine du mois de la solidarité :  Ibrahima Diawara choisi comme  parrain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/4eme-semaine-du-mois-de-la-solidarite-ibrahima-diawara-choisi-comme-parrain-2845593.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Oct 2019 12:44:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L’opérateur économique, PDG des usines Stone, Ibrahima Diawara a été choisi comme parrain de la 4ème  semaine de la 25ème édition du mois de la solidarité 2019.</span></b></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dans une demande de parrainage en date du 3 octobre et signée par le secrétaire général Salifou Maïga, le ministère de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté a jeté son dévolu sur la personne du président-directeur général des usines Stone.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Si le thème retenu pour cette 25ème édition est : « Contribuer à la sécurité nationale est une responsabilité citoyenne et un devoir de solidarité », cette 4ème semaine est dédiée à la jeunesse, à l’emploi et à l’entrepreneuriat.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le choix porté sur l’auguste personne d’Ibrahima Diawara n’est pas fortuit. Et pour cause, il vient honorer l’engagement du président du mouvement « Malien tout court » dans ces domaines. L’on se rappelle les gros efforts que le président Diawara a consentis pour l’instauration de la paix entre les ethnies au centre du Mali.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A noter que c’est une semaine chargée qui attend le président directeur général des usines Stone au Mali à cause de la multiplicité des activités inscrites dans l’agenda du dernier virage du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Entre le lundi 4 novembre et le mardi 12 novembre 2019, il s’agira de: le remise de kits d’insertion à 120 jeunes orphelins de militaires ; l’organisation d’un salon de l’économie sociale et sociale; l’atelier de lancement du processus du dialogue national pour la définition d’un socle de protection sociale au Mali; le don de kits mobilités-emplois (équipements/ matériels pour handicapés): appui aux AGR-emploi des femmes veuves et handicapées. Le tout sera parachevé par la journée de donation.                                                         </span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Bazoumana KANE</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption : Entre deal au sommet et poursuites sélectives</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/lutte-contre-la-corruption-entre-deal-au-sommet-et-poursuites-selectives-2845596.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Oct 2019 00:01:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La nomination de Maître Malick Coulibaly au poste de Ministre de la Justice dans le Gouvernement du Dr Boubou Cissé avait été saluée par l’opinion publique et la plupart des observateurs de la scène politique malienne, qui y voyaient le signe d’un engagement du Président IBK de lutter enfin contre la corruption et l’impunité au Mali. C’était au mois de mai 2019.</span></b></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Précédé d’une solide réputation de rigueur et de probité acquise lors de son passage au Gouvernement de Transition issu du coup d’Etat de mars 2012, l’intéressé, après plusieurs années de relâchement coupable marqué par de nombreux scandales de détournement de fonds publics, semblait avoir le profil parfait de l’emploi.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Plusieurs mois après cet évènement que d’aucuns n’ont pas hésité à qualifier de fondateur au regard de l’extraordinaire mansuétude dont ont fait preuve les gouvernements successifs du Président IBK en matière de lutte contre la corruption, l’on peut légitimement s’interroger sur le bien-fondé du crédit de rigueur et d’équité largement accordé à l’actuel Garde des Sceaux.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Maître Malick Coulibaly est- il le redresseur des torts tant attendu, le défenseur de la veuve et de l’orphelin, ou encore le Saint- Just d’une inéluctable révolution à laquelle les Maliens aspirent, après tant d’années de gabegie financière et d’injustice sociale ?</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le doute est permis lorsqu’on fait le parallèle entre les intentions affichées de l’homme, notamment lors des conférences de parquet tenues récemment sous son égide, et les résultats concrets obtenus.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les intentions affichées</span></b></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Il n’est pas inutile de rappeler les intentions affichées par le Ministre Malick Coulibaly au lendemain de sa nomination. Il ne s’agit ni plus ni moins que de mener une lutte implacable contre la délinquance financière et l’impunité qui en découle depuis plusieurs décennies pour ceux qui s’y adonnent. Les annonces faites par le Procureur en charge du Pool économique et Financier de Bamako complètent harmonieusement les professions de foi du Garde des Sceaux, qui redit à chaque sortie sa volonté d’en finir avec les pratiques du passé. Elles ont en outre l’avantage d’être précises dans la mesure où elles relèvent directement de l’autorité chargée de mener la nouvelle politique portée par le Ministre et définie par le Chef de l’Etat.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Ainsi, il a été publiquement affirmé qu’aucun secteur, aucun dossier sulfureux et aucune personnalité ne seront épargnés, bref que nul ne sera au-dessus de la loi. Selon le procureur, tout sera passé au peigne fin : du scandale de l’achat de l’avion présidentiel, au tout récent dossier des « avions cloués » en passant par l’affaire dite du contrat d’armement.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les résultats obtenus</span></b></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">S’il est sans doute prématuré de dresser un bilan de la croisade contre la corruption en cours, on peut d’ores et déjà faire une brève analyse des résultats obtenus et des cibles retenues.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La chasse aux « délinquants financiers » annoncée urbi et orbi se limite pour l’instant à des affaires qui tiennent dans une poignée de main : celle des ristournes dues aux cotonculteurs, celle du Conseil régional de Kayes, celle du Conseil du District de Bamako et celles des détournements frauduleux commis au sain de quelques conseils communaux (Commune de Baguinda et Safo).</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Avec un tel trophée de chasse, sur fond de sorties hyper médiatisées, peut- on sérieusement considérer qu’une lutte conséquente est actuellement menée contre la corruption et la délinquance financière dans le pays ?</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le Ministre a t- il les ambitions qu’on lui prête ou alors a-t-il des contraintes qu’il se garde bien d’évoquer, ce qui tendrait à mettre en cause l’apolitisme dont il se prévaut et plus profondément la sincérité de son action ? Il ne s’agit point pour nous d’intenter un quelconque procès à qui que ce soit, mais l’examen attentif des affaires ayant fait l’objet de poursuites judiciaires démontre à l’évidence que lesdites poursuites sont sélectives et fort troublantes.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Des poursuites sélectives et troublantes</span></b></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Rappelons que, contrairement aux annonces faites, aucun dossier politiquement sensible n’a, jusqu’à plus ample informé, fait l’objet de poursuites judiciaires. Ni celui de l’acquisition de l’avion présidentiel, ni celui des avions cloués au sol, ni celui des milliards volatilisés selon Choguel Maïga au cours de l’année 2018 au préjudice du Trésor public (190 milliards). Du reste, il se susurre depuis quelque temps, que certains des dossiers classés sensibles auraient fait l’objet d’un classement sans suite.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L’on a en revanche, côté parquet anti - corruption, mis en avant certaines affaires, en les sur médiatisant, comme pour jeter en pâture à la vindicte populaire des coupables soigneusement choisis à l’avance.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L’arrestation du Maire du district de Bamako Adama Sangaré, qui avait déjà fait l’objet d’un véritable acharnement judiciaire sous l’impulsion de Daniel Tessogué, autre magistrat proche de la junte militaire d’alors, semble à cet égard, procéder de considérations hautement subjectives et d’une véritable fixation sur la personne d’un homme incarnant pour certains à la fois le régime Adema et celui d’ATT.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Celle de Bakary Togola, proche du pouvoir actuel et des précédents, semble relever de la même volonté, mainte fois affirmée dans  certains cercles, d’en finir avec la classe politique actuelle qu’on voudrait renouveler au forceps, fût- ce en instrumentalisant l’appareil judicaire.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Celles de Madame Traoré Mafily Koné, ancienne responsable des hydrocarbures d’EDM et épouse du secrétaire général adjoint de I’Untm, en dit long sur les tentatives d’instrumentalisation de la Justice en cours. Elle a été embastillée, après avoir loyalement collaboré à l’enquête menée par le pôle économique sur la gestion de certains contrats de fourniture d’hydrocarbures à l’EDM sans qu’on lui notifie la moindre charge.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">C’est par un simple Sms qu’elle sera convoquée par la suite et présentée à un juge d’instruction qui la placera aussitôt sous mandat de dépôt. Cette arrestation intervient dans un contexte où le gouvernement est à couteaux tirés avec l’Untm sur le Programme de vérification des Importations (PVI)...</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Un deal au sommet  pour épargner les barons du régime</span></b></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Face à l’écart entre les ambitions de la lutte contre la corruption et les maigres résultats atteints, et surtout devant l’inaction du Ministre dans la gestion judiciaire des grands scandales financiers qui ont eu lieu ces dernières années, on peut se demander si un compromis n’a pas eu lieu entre ce dernier et le Président de la République. Tout se passe en effet comme si ce pacte, au terme duquel les barons du régime seraient épargnés et le ministre maintenu en fonction, a bien eu lieu.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Il expliquerait pourquoi l’affaire qui agite actuellement la Cmdt et qui fait les choux gras de la presse, n’a donné lieu à aucune arrestation. Il expliquerait également pourquoi les affaires de l’avion présidentiel, des avions cloués au sol et celle du contrat d’armement n’ont connu aucune suite judiciaire et ce, malgré les injonctions des PTF dont, excusez du peu, le FMI, la Banque Mondiale et l’Union Européenne. Excusez du peu.</span></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Birama FALL</span></b></p>
<p class="yiv2029111648msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CRI&#45;2002 : L’histoire, le trio initiateur et le classement du top 10 par ordre de mérite</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cri-2002-lhistoire-le-trio-initiateur-et-le-classement-du-top-10-par-ordre-de-merite-2844659.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Oct 2019 16:35:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans ce onzième  article relatif à la Crise qui secoue le Cercle de Réflexion et d’Information pour la consolidation de la démocratie (Cri-2002) depuis fort longtemps découlant du leadership inique et égocentrique de Sall, mais dont le point culminant a été atteint  le 12 janvier 2019 suite à la tenue de la truquée et frauduleuse  Assemblée Générale, le public saura davantage sur l’origine de Cri-2002, la qualité  indéniable des initiateurs  auxquels Sall est étranger et le classement par ordre de mérite des 10 hommes  qui ont sué et transpiré afin que Cri-2002 soit.</strong>

<strong> </strong>

<strong>On verra bien si Sall en fait partie  et à quel niveau  du baromètre ? -en haut, au centre ou à la queue. </strong>

Les arguments du connaisseur et dévoué Secrétaire à l’organisation depuis aout  2000 que Sall veut  congédier  du fait qu’il est critique sur sa gestion opaque , en complicité avec son ex employée de l’OPAM désignée Trésorière de Cri-2002 et qui lui doit son recrutement à l’OPAM- devinez le reste)  sont irréfutables tant il a marqué  de son empreinte, de sa détermination, de sa présence et de son amour pour le Cercle de Réflexion fondé sur des valeurs  nobles sous le leadership éclairé du Dévoué , Démocrate et Intègre feu Me Abdoulaye  Sékou-Sow, ancien Premier Ministre et membre de l’Auguste Cour Constitutionnelle.

Tenez-bien, ce que je dis de Me Abdoulaye  Sékou-Sow n’est pas un vain mot : une fois nommé à l’Auguste Cour Constitutionnelle par le Président de la République , son Excellence Amadou Toumani Touré en 2003, suite au décès du Président Abdramane Baba Touré, Me Sow a démissionné de Cri-2002 et a ouvert la voie , en conformité avec  les textes de Cri-2002, à une Assemblée Générale de  remembrement   y compris le poste de Président. Et là, ce fut l’aubaine pour Sall qui avait toujours maille à partir avec les autres sociétaires de Cri-2002 tant son caractère est acariâtre, d’autant que Sall nommé 32ème Ministre des 32 membres du Gouvernement Kaidama CISSE  a fait exactement le contraire de Me Sow. Il est resté Président de Cri-2002 et a continué à tirer les ficelles via son bras droit et zélé Modibo Koly, encore et toujours lui.

De plus, n’ayant jamais été le préféré des sociétaires Cri-2002 pour succéder au GRAND  Me Sow (à la fois par la taille et par l’esprit, l’homme acceptait la contradiction et je l’ai contredit à trois reprises sans qu’il en fasse une guerre comme Sall sait si bien le faire), Sall  a profité du désistement de nos deux préférés pour cause de santé et d’occupation professionnelle pour se faire hisser à la Présidence au grand étonnement de tous les observateurs externes de Cri-2002.  L’élection de Sall, j’y suis pour quelque chose, avec grand regret aujourd’hui. Et croyez-moi bien, Cri-2002 n’était pas une organisation comme les autres jusqu’à l’arrivée de Sall. La démocratie interne était la règle ainsi que  l’inclusivité, la participation de tous et surtout la liberté d’opinion. Certains enfants de Me Sow sont plus âgés que moi, mais cela ne comptait point, d’où  le fait de dire que Sall est le 1er fossoyeur de Cri-2002 du fait qu’il met des considérations secondaires en avant pour se soustraire aux règles élémentaires de gouvernance démocratique au sein de Cri-2002.

Il ne se passe pas un seul jour sans que les gens m’interpellent dans la ville pour dire  à part Sall qui d’autre est à Cri-2002 ? tant l’homme est hostile à la promotion  d’autres valeurs que lui au sein de l’organisation.  Critiquer Cri-2002, c’est critiquer la personne de Sall.  Il se prend pour le centre du monde alors que personne ne se préoccupe réellement de lui. Ah !, s’il le savait, il se tiendrait tranquille pour de bon.

Seulement, je suis d’accord que depuis la crise du 12 janvier,  tous nous observent, particulièrement lui tant le désir de le voir partir est partagé majoritairement (hormis le groupuscule  d’amis zélés tels Modibo Koly et Mme Bouaré, d’affidés nourrissant l’espoir de se faire pleine  la poche auprès de lui et de retraités oisifs ayant soif de poste rémunéré consistant simplement à  occuper un bureau immérité), Cri-2002 est malade agonisant.

Les partenaires doivent faire attention et ouvrir l’œil par ce que la procédure judiciaire continue et Sall sera congédié par l’Assemblée Générale  qui se tiendra en bonne et due forme  en  début 2020.

<strong>Le trio initiateur/concepteur de Cri-2002</strong>

En janvier 2000, l’idée a germé dans la tête à la fois bien faite et bien pleine de Maitre Abdoul Wahab Berthé, mon cher professeur à l’Ecole Nationale d’Administration   il y a plus d’une vingtaine d’années. Je sais l’homme humble et démocrate à l’image de feu Maitre Sow  et qui fait qu’il ne cherche nullement à  se prévaloir d’un droit qui est pourtant le sien.

L’homme s’en est ouvert à Maitre  Ahmadou Touré et à Maitre A. Sékou Sow.

Et c’est ainsi que le trio intellectuel, patriote, humble, Démocrate et Dévoué  à l’avancée des principes et valeurs démocratiques  du Mali s’est mis à la tache de conception. Où était Sall en ce moment crucial ?- Dans la nature, à ses occupations  personnelles.

A ce trio, un autre Maitre s’est  distingué par son dévouement, sa participation sans faille et sa présence indéfectible aux causes défendues par Cri-2002 : Maitre Moussa GOITA a assurément joué un rôle crucial dans l’émergence et la reconnaissance de Cri-2002 auprès de Maitre Sow qui a fait que Maitre Sow, fait rarissime, avait de l’estime et de l’admiration pour lui. J’étais là pour le savoir mieux que quiconque, y compris les opportunistes et TAGNININAW de grands acabits de l’heure actuelle qui pullulent en ces temps –là à Cri-2002. Mais, que Sall sache, que l’on ne met pas impunément à l’eau les efforts de 20 ans des gens dévoués à une cause.  Je suis sur son chemin et j’y reste jusqu’à sa démission de Cri-2002 pour aller à la maison quoiqu’il en ait une peur bleue, tout comme il a une peur bleue que le Permanent que je suis accède à une seule pièce comptable, hormis ma fiche de paie. De cela, tout le personnel peut témoigner  y compris ses zélés défendeurs et ex employés de l’OPAM ou son bras droit Modibo Koly qui est sur la pente destructrice de sa personnalité pour suivisme de Sall. Je suis désolé pour Modibo Koly de l’ANPE, une âme humaine qui s’égare pitoyablement et irréversiblement du fait de son amitié bidon à sens unique avec ce monsieur à l’esprit retors.

Qui a vu un ex collaborateur de Sall vanter ses mérites ? Ils sont nombreux à se plaindre de son désir ardent à toujours se mettre au cœur des belles initiatives (excluant les vrais auteurs) alors qu’il n’en est rien.

<strong>Le classement du TOP 10  par ordre de mérite</strong>

Dans l’ordre de mérite, voici le baromètre des  efforts fournis pour l’émergence et la consolidation des principes et valeurs démocratiques au sein du Cercle Cri-2002 depuis sa création le 24 avril 2000 sous l’éclairage de feu Maitre Sow, 1er Président.
<ol>
 	<li><strong> Feu Maitre Abdoulaye Sékou SOW</strong></li>
 	<li><strong> Maitre Abdoul W. BERTHE</strong></li>
 	<li><strong> Maitre Ahmadou TOURE</strong></li>
 	<li><strong> Maitre Moussa GOITA</strong></li>
 	<li><strong> Feu Sagaidou Fily MAIGA</strong></li>
 	<li><strong> Colonel Mohamed COULIBALY, initiateur du Logo</strong></li>
 	<li><strong> Mamadou Fadiala KEITA, le plus présent depuis la création</strong></li>
 	<li><strong> Badra Alou SACKO</strong></li>
 	<li><strong> Abdoulaye THIAM</strong></li>
 	<li><strong> Abdoulaye SALL, No more comment!</strong></li>
</ol>
Ce classement dénote, si besoin est, que Sall est de loin celui qui a fait la réputation objective de Cri-2002, je dis bien objective car Sall passe tout son temps à dire  le contraire soit disant qu’il est à l’origine de la création de Cri-2002. Je connais des gens auxquels il l’a dit. Et c’est archi faux.

Si Sall se prévaut de son âge pour refuser le respect des règles élémentaires inhérentes à toute organisation en disant qu’il ne saurait travailler pour les autres (ce qui est d’ailleurs inexact car lui profite de l’effort de tous les 9 autres ci-dessus mentionnés et qui sont plus méritants que lui), l’on a travaillé  avec plus âgés que lui : Maitre Sow et Dr Oumar Makalou sont de loin des personnalités  dignes de confiance, vertueuses et respectueuses des règles convenues dans un groupe. Pendant que Sall n’en fait qu’à sa tête  soit disant que sa tête lui parle. Pure Illumination !

Tous ceux qui ont côtoyé Sall sont imbus de son caractère fortement inamical et incorrect. L’homme ne collabore jamais, plutôt  il manigance et manipule à l’ombre.

La seule explication plausible à cette attitude de Sall semble être la cupidité et l’égocentrisme, tous deux  venant de loin car découlant  de la formation de  notre personnalité dès l’âge jeune, d’où  toute la difficulté de le réparer  entièrement pour se trouver dans la  normalité.

Désespoir depuis la fameuse AG du 12 janvier

Sall et Modibo comptaient sur la pression financière pour m’obliger. Car si Sall n’est rien sans Cri-2002. Il vit et respire de Cri-2002., le Permanent que je suis , éternel 1er de mes  classes, sagement épaulé par Me Sow et Dr Oumar  Makalou  sur les plans national et international, sait gagner son pain ailleurs qu’à Cri-2002. Seulement, je veillerai à ce l’injustice, toute l’injustice créée par Sall cesse à Cri-2002. Cela n’est possible qu’avec son départ car chassez le naturel, il revient au galop, dit-on.

Sall, Modibo Koly et Mme Bouré Assétou Coulibaly ont tiré à terre. Ils doivent avoir honte de leur comportement en y réfléchissant sérieusement. Nul d’entre eux ne peut valablement occuper ma place acquise au prix de la conviction, du labeur, du dévouement durant toute la durée de vie de Cri-2002 pendant que eux s’affairaient à autre chose, y compris Sall que j’appelais aux réunions et activités.

Autrement, le monde tournerait à l’envers.

Je comprends Sall qui ne peut vivre 5 mois sans recevoir quelque traitement de Cri-2002. Or moi, je viens de boucler mes 10 mois sevré de mes salaires que je ne désire plus jamais  recevoir via la signature de Sall. Je n’en suis pour autant pas mort. Contrairement à toute apparence, je suis financièrement mieux assis que lui, d’autant que même les véhicules qui lui servent de déplacement sont de la propriété de Cri-2002 en dépit du fait qu’il fait croire faussement que c’est à lui que la DDC  a attribué la Toyota 4.X4.

Pendant ce temps, il paie les nouveaux venus, les amis et  relations de famille.  Quelle leçon de morale une telle personne soit disant âgée peut-elle donner à la postérité ? Absolument aucune.

A la lumière de tout ce qui précède, il est impossible de laisser Sall continuer sur la pente de destruction des principes et valeurs fondateurs de Cri-2002 sous mes yeux et sous les yeux d’autres valeurs premières dégoutées de son comportement à tel point qu’elles ne veulent plus s’asseoir avec lui.

Conclusion :

Sall doit savoir permanemment qu’il a juste du répit et non du repos.

Le sort le jugera  irréversiblement et impitoyablement pour ce que ses deux mains ont accompli. Et nul lecteur de nos différents articles  ne le prendra  en pitié  car suffisamment informé sur la face réelle de l’homme, face réelle qui ne plaide guère en sa faveur.

En appui à cet article,  la photo de passation entre notre cher 1er Président Maître Abdoulaye Sékou Sow et  Sall sous l’œil vigilant de monsieur Mamadou F. KEITA en fin 2003 au Centre Djoliba.

<strong>Bamako, le 20 octobre  2019</strong>

<strong>Le Secrétaire  à l’organisation depuis aout 2000</strong>

<strong>Secrétaire Permanent depuis février 2010.</strong>

<strong>Mamadou F. Kéïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Burval Corporate&#45;SA : Le personnel contractuel sur pied de guerre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/burval-corporate-sa-le-personnel-contractuel-sur-pied-de-guerre-2844660.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Oct 2019 14:35:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un travailleur doit vivre de son service et non le contraire, a-t-on coutume d’entendre. Mais à l’entreprise de transport d’argent Burval, sis à Korofina, c’est le service et la direction de l’entreprise qui vivent des employés sur fond de maltraitance et de violation flagrante parfois de la législation malienne du travail. Face à cette situation, certains agents s’organisent pour déclarer la guerre à la filiale Mali de Burval Corporate.</strong>

Ces faits sont devenus le seul apanage de la Directrice de Burval, Mme Kayi Bibi D’Almeida qui s’emploie de toute sa force depuis son arrivée à la tête de l’entreprise (entre 2015 et 2016) à maintenir les employés de la structure dans la plus grande précarité financière.

A Burval, la motivation des travailleurs est en chute libre depuis l’arrivée de Mme Kayi Bibi D’Almeida. Et pour cause, les salaires des employés, majoritairement des chefs de famille, ne tombent plus à la fin du mois.

Selon les travailleurs rencontrés, il faut souvent attendre jusqu’au 15 ou 16 du mois pour se voir payé.

A cela, s’ajoute la baisse drastique et brutale des frais de mission des chauffeurs et des convoyeurs en dehors de la capitale malienne, lesquels sont passés de 20 000 F CFA à 13 000 F CFA.

Mieux, explique un des employés, il est presque impossible de mettre la main sur son contrat de travail. « <em>Les contrats sont donnés pour une durée de 6 mois renouvelables. Je suis à 12 mois de travail sans pouvoir mettre la main sur la copie de mon contrat de travail. Pourtant, au moment de la signature du contrat, Burval m’a fait signer deux copies dont une devait me revenir. J’ai cherché en vain de mettre la main sur mon contrat, mais rien à faire. Chaque fois, on me raconte des ragots</em> », s’indigne-t-il.

Ce n’est pas tout. Les travailleurs de Burval dénoncent aussi leur non-inscription à l’Inps et l’AMO, contrairement aux législations maliennes en matière de travail.

A cette situation de précarité dont ils subissent, les employés de Burval sont aussi réduits au silence et n’ont pas droit à la parole lors des rencontres avec la direction de l’entreprise. « <em>La directrice tient ses réunions mais ne donne jamais la parole aux travailleurs</em> », fustige un membre du personnel.

Au-delà de tout, les travailleurs dénoncent la discrimination dans les désignations pour les missions. « <em>Les agents de nationalité burkinabé sont plus favorisés. Nous avons exigé la rotation, en vain </em>», décrie le personnel de l’entreprise.

Pour rappel, Burval Corporate-SA est une entreprise multinationale créée au Burkina Faso et l’actuelle directrice générale est de nationalité burkinabé.

Malgré nos efforts pour avoir la version de la direction de cette société, nous avons malheureusement été butés à l’arrogance de certains agents de Burval. Il s’agit du chef du personnel, le secrétaire général du syndicat et de Ayao Tossou. Comme lors de notre première tentative de rencontrer les responsables de la société, notre équipe de reportage a été bloquée à la porte, sous prétexte que l’accès est interdit aux étrangers. Que cachent les responsables de cette société esclavagiste ? Cette interrogation doit pousser les services de l’Inspection du travail à mettre le pied dans cette société pour voir claire les conditions de travail des agents. Dans cette dynamique de l’exploitation de l’homme par l’homme, Burval bénéficie du soutien du secrétaire général du syndicat et du chef du personnel, tous deux de nationalité malienne. «<em> C’est ici qu’on peut te parler, non dans la cour. En plus, la directrice est en congé. Je vais vous mettre en relation avec le chef du personnel, c’est le seul qui peut apporter des réponses à votre préoccupation</em> ». C’est en ces termes qu’Ayao Tossou a bloqué notre équipe à la porte.

A la rencontre du chef du personnel, on pensait avoir un vrai interlocuteur. Malheureusement pour nous, notre surprise fut grande. Cet esclave moderne qui piétine les agents au profit de ses patrons du jour a enfoncé le clou avec une arrogance sans commune mesure. «<em> Vous êtes journaliste ? Donc, il faut écrire ce que tu veux.  Je n’ai rien à dire</em> »

Les partenaires de Burval doivent faire attention. Une société chargée de transporter les fonds des banques et autres institutions financières qui n’est pas en mesure de mettre ses agents dans les meilleures conditions de travail ne mérite nullement la confiance.

Burval Corporate-SA est une entreprise transporteuse de fonds en vue de permettre aux professionnels de la banque de maintenir la circulation des espèces et la disponibilité majeure de leurs services externalisés à l’ensemble de sa clientèle.

Ses activités sur le terrain consistent, entre autres : au transport de fonds, la gestion de caisse, la gestion des automates, la télésurveillance, la géo localisation, les conseils &amp;formations.

Burval réalise la majeure partie de ses activités au Burkina Faso et est également présente dans la sous-région : au Niger, au Togo, au Mali, en Côte d’Ivoire, en Centrafrique, en Guinée Conakry.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>SYNACODEM : Les bons points du président Cheick Oumar Sacko</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/synacodem-les-bons-points-du-president-cheick-oumar-sacko-2844665.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Oct 2019 14:31:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le tout-puissant patron  du Syndicat national des commerçants détaillants du Mali «(Synacodem) a de quoi se réjouir. En effet après seize ans  de combats acharnés pour acquérir une certaine légitimité parmi ses pairs et surtout  remporter les batailles de la légalité tant auprès  des instances consulaires que des autorités étatiques, le président Sacko a pu s’imposer comme le seul interlocuteur  crédible des commerçants détaillants du Mali.</strong>

Avec ses compagnons de lutte qui contrôlent toutes les places fortes des différents marchés de Bamako  et de ceux des autres régions, le Synacodem a su engranger  des résultats positifs qui ne laissent aucun observateur indifférent.

Aujourd’hui, aucune décision  importante ne se prend à l’insu de ce qu’on appelait le secteur informel ou plus précisément  ‘’Bana-bana’’. Leur contribution  dans l’économie  nationale n’est plus à démontrer. Certains d’entre eux sont parvenus  en effet à franchir le pas pour se retrouver de l’autre côté du mur c'est-à-dire dans le secteur formel.

L’Etat ayant bien compris le sens de la démarche des membres  du Synacodem            a décidé de les accompagner à les réorganiser pour en faire une force de proposition concrète. Tels sont quelques acquis engrangés par le président Cheick Oumar  Sacko en seize ans  de lutte.

Que de chemins parcourus ! En effet, aujourd’hui,  tout le monde  reconnait le leadership du président du Synacodem. A cause de sa personnalité,  son charisme et  son sérieux, les chargés d’affaires des ambassades de Chine, des pays de l’Asie du Sud-est, de la Turquie  et autres pays partenaires du Mali ne résistent plus aux actions et la vision de Cheick Oumar Sacko. Toutes choses qui permettent aux commerçants maliens de vaquer allègrement à leurs affaires dans lesdits pays.

<strong>Les mérites du président  Cheick Oumar Sacko</strong>

Son principal atout, c’est  d’avoir osé au moment où le Groupement des commerçants détaillants du Mali dirigé en son temps par feu le président  Hama Abba Cissé régnait sans partage  dans tous les marchés. Le président Sacko et certains de ses amis  ont daigné  se lever   pour proposer une autre alternative.

Que  la bataille a été rude ! Une véritable guerre des tranchées qui a fait tomber une à une toutes les places fortes.

Les nouveaux  venus dont certains  râlent aujourd’hui  ont été  coptés. De simples commerçants détaillants, certains se sont vus confier des postes de responsabilité.  Le président Sacko qui a été le catalyseur de tout ce changement  a été porté à la tête  de la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie de Bamako. Certains d’entre eux qui président dans les régions  ont aussi bénéficié  des mêmes avantages. D’autres  ont été désignés comme membres  de l’Assemblée consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie de Bamako.

Aucune mission consulaire  tant à l’intérieur qu’à l’extérieur ne se fait plus sans  la participation  des commerçants détaillants.

<strong>Les Synacodem à la croise des chemins</strong>

Le petit syndicat qui est né  il y a seize ans a aujourd’hui grandi. Certains de ses géniteurs veulent aujourd’hui la place du Calife. Mais est-ce la peine de vilipender le chef historique et charismatique à travers  la presse ?

Toute cette agitation  en cours est orchestrée à dessein pour préparer les assises  de décembre prochain. C’est ainsi que des associations et groupements sont créés tous les jours. Une  division qui ne profitera guère aux commerçants détaillants.  Les détracteurs  du président Cheick Oumar Sacko doivent donc se ressaisir rapidement dans l’intérêt  de tout le secteur informel.

<strong>Birama FALL </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Les défis économiques de l’État</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mali-les-defis-economiques-de-letat-2844655.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Oct 2019 13:45:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En 2019, le Mali présente un PIB (produit intérieur brut ou revenu national) par tête qui se monte à 934 dollars, soit un produit intérieur brut de 17,83 milliards de dollars pour 20 millions d’habitants. Aussi, l’indice de développement humain (IDH) établi en 2019 par les Nations Unies classe le Mali au 182e rang sur 188 pays selon la Banque Mondiale.</strong>

<strong> </strong>Après avoir augmenté entre 2011 en 2013 du fait de la crise sécuritaire et humanitaire, on estime que le taux d’extrême pauvreté a légèrement baissé, passant de 43,4 % à 41,3 % entre 2017 et 2019, grâce à la production agricole exceptionnelle de ces trois dernières années. Soulignons par ailleurs que l’incidence de la pauvreté est beaucoup moins élevée dans les zones urbaines, les populations pauvres se concentrant à 90 % dans les zones rurales du sud du pays, où la densité démographique est la plus forte.

Les performances macroéconomiques au Mali sont favorables en 2019. Le taux de croissance économique reste important en 2019, soit environ 5%, nonobstant un recul de 0,3 point de pourcentage par rapport à 2018 (5,3). Toutefois, sa forte croissance démographique (avec un taux de fécondité de 6 enfants par femme en 2017) et le changement climatique représentent des risques importants pour l’agriculture et la sécurité alimentaire du pays selon la Banque Mondiale. L’économie malienne fait montre de résilience et  le taux de croissance prévisionnel sera soutenu grâce aux secteurs agricole et tertiaire. Toutefois, la stabilité du cadre macroéconomique, les chocs exogènes, les effets néfastes du changement climatique et la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire resteront des défis importants pour le Mali à court et moyen termes.

Par ailleurs, dans le cadre du pacte de convergence et de surveillance multilatérale de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Mali respecte  3 critères sur 5 objectifs pour l’UEMOA et 4 critères sur 8 objectifs pour la CEDEAO.

Selon la loi de Finances 2019, s’agissant  des  dépenses  courantes,  elles  se  sont  chiffrées  à 1.105  milliards  en  2017,  dont  433  milliards  de  dépenses  de  personnel,  contre  1.012  milliards  et  401 milliards  une  année  plus  tôt.  Rapportées  aux  recettes  fiscales,  les  dépenses  courantes  sont  passées de  81,7%  en  2016  à  81,6%  en  2017.

Les  crédits  de  paiement  des  charges  salariales  du  personnel  civil  et  militaire  de  l’Etat  et  des fonctionnaires  des  Collectivités  Territoriales  sont  évalués  en  2019  à  595,600  milliards  de  FCFA  contre 516,409  milliards  de  FCFA  dans  la  loi  de  Finances  2018,  soit  une  augmentation  de  15,33%.

Cette augmentation  s’explique  globalement  par  l’augmentation  de  la  part  patronale  dans  le  cadre  de  la  Loi n°2018-053  du  11  juillet  2018  portant  Code  des  pensions  des  fonctionnaires,  des  militaires  et  des parlementaires,  les  recrutements,  et  les  avancements  statutaires  du  personnel  civil  et  militaire.

Les prix à la consommation (inflation) devraient varier de 0,1 point de pourcentage et atteindre 2,1%, ce qui permet de rester dans la norme communautaire de 3% par an, pourvu que la campagne agricole soit favorable.

En vue de réduire les dépenses publiques, le  nouveau Gouvernement devrait concentrer ses efforts sur la réduction des frais de fonctionnement improductifs et favoriser les dépenses en capital en vue d’augmenter le stock d’investissements.

Dans le cadre de la relance de l’économie, l’accent  devrait  être  mis  sur  les  stratégies  de  politique  économique suivantes  entre autres :  l’amélioration des facteurs de production (la formation des ressources humaines, les infrastructures de base et l’accès au crédit du secteur privé), l’accroissement  de la base productive de l’économie et  la  diversification  des exportations dans  le  but  de  réduire  la  dépendance  du  pays  à  l’égard  des  secteurs minier  et  cotonnier (90 des exportations du Mali en 2017)  ; et enfin le  renforcement  des  actions  orientées  vers  l’amélioration  du  cadre  des  affaires  et de la sécurité judiciaire et juridique en vue d’inciter l’ accroissement des investissements  directs étrangers et privés nationaux.

<strong>Bamako, le 20 octobre 2019</strong>

<strong>Modibo Mao MAKALOU</strong>

<strong>MBA</strong>

<strong>Économiste Financier</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Orientation des admis au DEF :  Odeur de corruption autour du processus</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/orientation-des-admis-au-def-odeur-de-corruption-autour-du-processus-2844648.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Oct 2019 13:36:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un véritable flou se trouve entretenu sur l’orientation des élèves admis au DEF au titre de l’année scolaire 2018-2019. Le processus sent le dragon d’une corruption qui ne dit pas son nom.</strong>

La course effrénée à la marchandise scolaire que constituent les élèves admis au DEF défraie actuellement la chronique au Mali. En plus, elle donne lieu aux sujets de causerie dans les « grins » et  boutiques dans tous les coins et recoins du Mali.

Depuis la rentrée scolaire au Mali qui est d’ailleurs effective sur toute l’étendue du territoire,  les admis au DEF de l’année scolaire 2018-2019 sont dans l’attente de l’orientation pour connaitre les écoles qui doivent les recevoir au titre de l’année scolaire 2019-2020.

L’on se rappelle qu’à l’occasion de sa rencontre avec les directeurs d’Académie, le ministre en charge de l’Education nationale, Témoré Tioulenta, avait jugé nécessaire de « faire le plein des établissements publics ». Le patron du département instruira aux DAE d’identifier les meilleures écoles privées pour loger le reste des admis au DEF, afin de leur permettre de poursuivre leur cursus scolaire.

Cette décision du premier responsable du département de  l’Education est prise dans l’objectif d’aider l’Etat à économiser sur les « 30 milliards de FCFA » donnés aux promoteurs privés  en guise de frais de scolarité des élèves orientés dans leurs écoles.

<strong>De l’eau dans le gaz !</strong>

Si la décision du ministre Tioulenta est louable selon beaucoup d’observateurs de la scène scolaire du Mali, ce qui est à déplorer, c’est la publication de la fameuse liste des établissements privés qui répondent aux critères d’éligibilité. Cette manière de procéder serait une alerte aux établissements inéligibles qui, se connaissant sevrés d’avance, entreprendront des démarches peu scrupuleuses pour se procurer des élèves.

Donc, ces promoteurs, pour avoir des élèves en 1ère année dans les centres et en 10ème commune dans les lycées, seront tentés de pratiquer le chemin court, celui de la corruption. Car, ils sont convaincus que l’argent corrupteur peut ouvrir beaucoup de portes au Mali.

Ce qu’il convient de signaler, c’est que ces promoteurs d’établissements illégaux savent qu’un centre sans 1ère année ou qu’un lycée sans 10ème commune n’aura pas à exister pour longtemps. Car enfin, ils savent aussi que leurs écoles ne répondant pas aux normes requises sont incapables d’être  indépendantes. C’est-à-dire sans les élèves de l’Etat, leurs établissements seront appelés à disparaître immédiatement. Ce qui fait que la majorité de ces établissements compte sur les élèves de l’Etat du Mali. La plupart de ces promoteurs se servent de ces marchandises humaines pour s’enrichir. Et cela, en foulant aux pieds le cahier de charges qui les autorise à ouvrir les écoles.

<strong>Le défi des promoteurs privés à Tioulenta</strong>

L’on se rappelle du défi que les promoteurs commerçants ont lancé au ministre Tioulenta. Ils ont catégoriquement refusé de maintenir les élèves en classe jusqu’au 31 juillet 2018 comme l’avait exigé le ministre Tioulenta. C’était une manière pour le chef du département de rattraper le temps perdu pendant la grève des enseignants. Si les Académies avaient bien suivi ces écoles récalcitrantes, aujourd’hui, elles seraient sur la liste noire. Au lieu d’être timorés, beaucoup de ces promoteurs ont opposé le niet de Molotov à la décision de Témoré !

Ces failles éloquentes font en sorte qu’aujourd’hui la procédure de l’orientation a du plomb dans l’aile. Et pour cause, la liste publiée jette la poudre aux yeux des Maliens. Ce semblant de transparence frôle l’incapacité du ministère à contraindre les promoteurs d’écoles privées à respecter  la convention de l’ouverture d’une école privée. Pour ce faire, l’objectif d’assainir l’école malienne est loin d’être atteint.

Pour corriger ces promoteurs dont les écoles sont en manque de critères d’éligibilité, il faudra parachuter la sanction au lieu de les avertir par la publication stratégique de la fameuse liste des établissements devant recevoir des élèves.

Aussi longtemps que l’école malienne battra de l’aile, l’insécurité intellectuelle sonnera le glas de la compétence et de l’excellence de façon systématique.

A noter qu’avec ces méthodes tonitruantes, le baccalauréat dans l’espace Uemoa prévu dans les années à venir promet au Mali l’opprobre nationale. L’école malienne restera-t-elle identique à « l’Albatros » de Charles Baudelaire ? En tout cas, l’oiseau lourd n’a jamais pris son envol !

<strong>Que Dieu nous en garde !</strong>

<strong>Bazoumana KANE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DRH&#45;SSDS : Le comité syndical en grève de cinq jours</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/drh-ssds-le-comite-syndical-en-greve-de-cinq-jours-2844644.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Oct 2019 13:31:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un préavis en date du 16 octobre et dont nous nous sommes procuré une copie, le Comité syndical de la direction des ressources humaines, secteur de la santé et du développement social (CS/DRH-Ssds) projette 4 jours de cessation de travail.</strong>

A cause du mépris  du directeur des ressources humaines à l’endroit du personnel en plus de la non satisfaction des points du PV de conciliation du 02 juillet 2019, le Comité syndical de la direction des ressources humaines, secteur de la santé et du développement social est dans la dynamique de croiser le fer avec la direction des ressources humaines.

Dans ce préavis signé par le secrétaire général du Comité syndical, Youssouf Traoré, non moins secrétaire d’administration, les futurs grévistes exigent la satisfaction de 8 points essentiels.

Le premier point concerne la diligence de l’acquisition d’un bâtiment pouvant abriter tout le personnel de la DRH-Ssds avant le 30 novembre 2019. Deuxio, il s’agit de la mise en œuvre sans délai des points 2.1, 3.1, 3.2, 5, 6.1 et 7 du PV de conciliation du 02 juillet 2019.

En troisième lieu, le Comité syndical veut l’amélioration des conditions de travail. Ce qui passe, selon le préavis, par la mise à disposition d’un logiciel de gestion des courriers à l’arrivée et au départ ; la maintenance des outils informatiques sans délai ; l’augmentation du carburant hebdomadaire et la maintenance sans délai des motos du service courrier.

Le quatrième point porte sur le renforcement de la communication. Sur ce point, le Comité syndical demande le respect des chefs de division dans la mise en œuvre des missions de leurs divisions ; l’instauration d’un cadre d’échange régulier entre le DRH et le personnel assorti d’un calendrier précis et l’implication du Syndicat dans les réunions de direction. Cinquièmement, il s’agit de l’arrêt immédiat du mépris à l’endroit des membres du Comité syndical et l’implication de tout le personnel aux activités de la DRH-Ssds sans délai.

Au point six, le Comité exige l’arrêt immédiat de l’utilisation du personnel extérieur pour les missions du service au détriment du personnel titulaire. Le septième point concerne l’équité dans le traitement des agents de la DRH-Ssds mis en congé de formation continue. En huitième et dernier lieu, le Comité syndical revendique l’implication du Syndicat dans la répartition des dotations destinées au personnel dans la plus grande transparence.

Pour rappel, le Comité Syndical fait savoir que si ces points ne connaissent pas un traitement heureux, une grève de 120 heures sera observée. Et cela, selon le préavis, à compter du lundi 04 novembre à 00 heure au vendredi 08 novembre 2019 à 00 heure.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maouloud Ben Kattra, Président du PMds : « Nous voulons être une alternative à cette classe politique venue depuis 1991 »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/maouloud-ben-kattra-president-du-pmds-nous-voulons-etre-une-alternative-a-cette-classe-politique-venue-depuis-1991-2843670.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Oct 2019 01:20:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Ancien ministre de son état, Maouloud Ben Kattra nous parle de son nouveau parti politique et les raisons qui l’ont amené à quitter le terrain syndical. Dans la même interview exclusive, le président du Parti malien de la démocratie sociale (Pmds) livre sa lecture de la situation sécuritaire du Mali, mais aussi  sa position par rapport au Dialogue national inclusif.</strong></em>

<strong> </strong><strong>Le Prétoire : <em>On vous a rarement vu au-devant de la scène publique depuis votre départ du gouvernement, peut-on savoir à quoi vous vous consacrez depuis ?</em></strong>

<strong>Maouloud Ben Kattra : </strong>Je vous remercie pour l’opportunité que vous m’offrez pour m’exprimer devant l’opinion nationale et internationale. La question que vous me posez est posée par beaucoup de Maliennes et de Maliens qui me connaissent et qui m’ont connu sur d’autres terrains. Dire qu’on me voit rarement sur la scène publique, c’est peut-être un peu trop dire. C’est comme pour dire que je n’apporte rien à mon pays en tant que Maliens en tant que fonctionnaire. Je suis enseignant. Je suis professeur d’enseignement secondaire, je suis un homme public. J’interviens beaucoup dans le domaine de l’éducation, d’ONG, d’associations. Je suis consulté sur le plan éducatif par des ONG et des associations. Je suis également présent dans beaucoup de foras pour présenter des thématiques relatives à l’éducation. Pour cela, je sors de Bamako pour aller à l’intérieur du pays, et souvent j’interviens sur les questions liées à l’éducation, notamment la fonction enseignante, surtout les enseignants des écoles communautaires. Je suis consulté à la maison, à l’intérieur du pays, j’interviens dans des rencontres, je suis invité à l’extérieur du pays par un certain nombre de partenaires qui m’ont connu sur le champ syndical pour  parler des questions liées à l’éducation.<strong>                              </strong>

<strong><em>Fervent syndicaliste hier, vous  avez aujourd’hui investi le terrain politique. Des observateurs en sont encore là à se demander qu’est-ce qui a motivé ce choix ?                             </em></strong>

Entre le syndicat et la politique, il n’ ya qu’un pas. Les organisations syndicales émanent du mouvement ouvrier du 18ème siècle. Notre bataille, notre combat en tant que syndicaliste, c’est surtout le bien-être non seulement des masses laborieuses, des travailleurs particulièrement. Le chemin que nous avons emprunté est un chemin social pour lequel nous nous sommes investis durant des années. Aller à la politique, à notre avis aujourd’hui, c’est un peu compléter la mission que nous avons faite au niveau du syndicat. Voilà pourquoi nous avons créé le Parti malien pour la démocratie et sociale. Le choix d’aller à la politique est motivé par l’homme que je suis. Jamais, depuis le premier cycle jusqu’à l’Ecole normale secondaire, je ne suis resté en dehors des mouvements politiques et sociaux. Je me suis dit qu’aujourd’hui, je ne fais plus de syndicat. Là où je peux m’exprimer librement, là où je peux me battre de façon très  franche, c’est surtout en créant un parti politique. Nous avons fait une analyse approfondie. Des hommes et des femmes qui m’ont suivi de la classe politique malienne. C’est une classe politique qui domine pratiquement le champ politique depuis 1991. Depuis trente années, ce sont les mêmes acteurs politiques. Cette classe politique a besoin d’un renouvellement. Nous avons dit que d’ici 2023, les Maliennes et les Maliens auront besoin d’une nouvelle classe politique, d’un rajeunissement de la classe politique. Nous nous sommes inscrits dans cette dynamique pour créer notre parti politique, pour être une alternative à cette classe politique venue depuis 1991 et celle qui doit émerger dans les années à venir. Si nous ratons le coche, après 2023 nous serons comme ceux qui nous ont précédé de 1991 à aujourd’hui. Riche en expérience sociale et politique, ayant côtoyé tous ces leaders politiques depuis 1991, ayant été moi-même acteur du mouvement démocratique lorsque j’étais dans le syndicat, ayant fréquenté tous ces leaders politiques, je pense que l’expérience que j’ai eue auprès d’eux peut être apportée à ceux qui sont encore plus jeunes que moi pour tenter une expérience politique et apporter des solutions aux problèmes qui minent aujourd’hui notre pays.  Le Parti malien pour la démocratie sociale, est-ce un parti de plus ? Sinon en  quoi se différencie-t-il des autres formations de l’échiquier politique national ?  Le Parti malien pour la démocratie et sociale dont nous avons eu le récépissé il y a trois ou quatre mois n’est pas un parti de plus. Il vient enrichir les autres partis qui sont sur le terrain, conformément à la charte des partis politiques et à la constitution de notre pays qui prône le multipartisme intégral. Sa mission  principale, c’est la conquête du pouvoir. C’est aussi de contribuer au développement économique, social et culturel de notre pays. C’est une tentative de notre part de venir dans le marigot politique pour se battre et se distinguer. Maintenant, à mon avis, il se différencie un peu des autres partis politiques parce que celui qui le dirige provisoirement avant notre prochain congrès, c’est moi-même. Personne ne m’a jamais vu à la tête d’un parti politique. En créant ce parti politique, à notre avis, c’est un nouvel espoir pour les Maliennes et Maliens qui m’ont connu pour avoir mené un combat qui n’est pas loin d’un parti politique. Ce combat qui défendait beaucoup plus des masses laborieuses. Sachant bien que la classe politique, d’une façon générale, est vieillissante, que ce que les Maliennes et Maliens veulent, c’est le rajeunissement de la classe politique. Connaissant l’homme que je suis qui n’a pas profondément milité et qui n’a pas acquis un poste de responsabilité de 1991 à nos jours, la grande différence entre nous, c’est que nous sommes un jeune parti politique. Nous sommes des leaders politiques beaucoup plus jeunes et ceux et celles qui sont à la tête constituent un nouvel espoir pour notre pays, pour la conquête du pouvoir en 2023 avec d’autres partis et les Maliens qui ont soif de changement de leaders politiques dans ce pays-là. Nous sommes inscrits dans cette dynamique-là et je pense que nous avons bien fait de créer le parti démocratique et social.

<strong>            </strong><strong><em>A quand le premier congrès ordinaire de votre parti, et sous quel signe entendez-vous le placer ?                               </em></strong>

Notre prochain congrès, si Dieu le veut, ce serait en fin décembre ou début janvier au plus tard. Ce congrès va être placé sous le signe de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale, de l’unité nationale de notre pays et le rajeunissement de la classe politique malienne. Toutes  les instances du parti sont inscrites dans cette dynamique-là.               Quelle analyse faites-vous de la situation sécuritaire actuelle du Mali, notamment au centre du pays, en votre qualité de responsable politique du pays ?                     Il est déplorable que le Mali, notre cher pays, puisse être dans une situation d’insécurité totale, particulièrement au centre et au nord. Il serait souhaitable aujourd’hui que le programme du président de la République puisse être appliqué dans un Mali apaisé sur le plan sécuritaire. Tel n’est pas le cas aujourd’hui. Cela est lié à plusieurs facteurs. Il y a une incompréhension totale entre les acteurs qui ont signé l’accord d’Alger. Nous avons pris trop de retard dû à cette incompréhension. C’est la seule solution pour aller vers la paix tant souhaitée par le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita. Le facteur principal de l’insécurité dans notre pays, c’est surtout l’inégalité qui se trouve entre les différentes régions de notre pays. Les régions du centre sont des régions aux potentialités économiques énormes comme les régions du nord. La principale cause, ce sont des questions de développement. Il fallait à nos prédécesseurs beaucoup plus d’écoles, de centres de santé, d’espaces sur lesquels sont installées les populations rurales. Il fallait beaucoup investir dans les espaces pastoraux, avicoles pour faire en sorte qu’on puisse freiner le départ des jeunes à l’extérieur et que ces jeunes ne soient pas utilisés par les djihadistes. C’est préoccupant ce qui se passe aujourd’hui. Nous condamnons toutes les attaques contre nos forces armées et de sécurité, contre nos paisibles populations. Elles sont dans leurs terroirs et sont fatigués par les attaques de toutes sortes, drainant du coup leur déplacement et laissant derrière eux leurs villages. A notre avis, la solution principale de cette insécurité, c’est d’entreprendre des actions de développement en faisant occuper les populations.

<strong><em>Quelle est votre position, vous et votre parti, par rapport au dialogue national inclusif. </em></strong>

<strong><em>Pensez-vous qu’il faille aller à cette concertation nationale même si la démarche du gouvernement n’est pas partagée par l’ensemble de la classe politique et la société civile ?                      </em></strong>

Je voudrais vous dire que nous, Parti malien pour la démocratie sociale, avons signé l’accord politique avec le gouvernement. Cela suppose ipso facto que nous devons aller au dialogue national inclusif. Je voudrais dire également que la proposition d’aller au dialogue national inclusif a été faite par la classe politique dans son ensemble, particulièrement par l’opposition, avant même le gouvernement Boubou Cissé. Cela a suscité beaucoup d’espoir et le président de la République a répondu favorablement à toute la classe politique dans son ensemble. Un schéma avait été tracé et tous les partis politiques avaient été appelés à signer l’accord politique de gouvernance. Notre parti fait partie de ceux qui ont signé. Ce n’était pas pour être dans le gouvernement, mais pour contribuer positivement à toutes les questions qui fatiguent les Maliens. Il s’agit des questions sécuritaires, de santé, d’école, de développement, de bonne gouvernance et d’institution. La société civile, les partis politiques de la majorité comme de l’opposition ont été invités. Les facilitateurs qui ont été mis en place ont écouté tous les partis et les termes de référence avaient été adoptés par toute la classe politique. Moi, je ne rentre pas dans les considérations politiciennes ou politiques de ceux qui librement ont fait le choix de ne pas  aller au dialogue politique national. Moi, Maouloud Ben Kattra, président du Pmds, ne serai pas interpellé par l’histoire pour des questions liées à la nation. Je ne vais pas au dialogue national inclusif pour dire ce qui plaît au gouvernement, mais pour apporter ma contribution par rapport aux questions qui sont primordiales pour la paix et la sécurité, le développement de notre Mali.

<strong><em>Pourquoi avez-vous choisi de participer au regroupement politique ARP ? </em></strong>

Quand j’étais ministre, j’ai participé très fortement à la réélection du président de la République avec des centaines de clubs qui me soutenaient et des mouvements politiques qu’on appelait « Alternative 2018 ». Jamais en tant que membre du gouvernement qui devrait avoir sa place dans le regroupement politique qui a été  créé pour lancer la candidature d’IBK. Je n’ai jamais adhéré à « Ensemble Pour le Mali ». Je n’ai jamais siégé à son quartier latin. Aucun Malien, aucune Malienne ne peut dire que Ben Kattra, avec ses clubs, n’a pas contribué à la réélection du président Ibrahim Boubacar Kéita. C’est à notre actif. Pour nous, ce qui compte au-delà des regroupements, c’est l’homme. Cet homme, c’est IBK. Il incarnait pour nous l’espoir parce qu’il avait déjà fait et nous l’accompagnons pour compléter son programme pour le Mali. Nous sommes restés après notre sortie du gouvernement, notre parti avait été déjà créé, nous n’appartenons à aucun regroupement politique. Nous avons fait le choix de l’Action républicaine pour le progrès (ARP) parce que les hommes et les femmes qui étaient dans ‘’Ensemble Pour le Mali’’ ne partageaient pas les mêmes points de vue que certains de leurs pairs. Nous n’avons pas voulu rentrer dans les considérations politiciennes et politiques. Nous, comme beaucoup d’associations, de mouvements, de partis politiques ne faisant pas partie de ‘’Ensemble Pour le Mali’’, trouvions en Tiéman Hubert Coulibaly des valeurs que nous n’avons pas vues ailleurs. Avec lui, nous pensons, en tant que nouvelle majorité présidentielle, qu’IBK mènera ce combat avec espoir. Tiéman incarne pour nous cet espoir avec ces autres partis politiques tels que le MPM de Hady Niangadou et plus tard, le Pids, beaucoup d’associations de mouvements qui étaient dans EPM et la Convergence dirigée par Moussa Diawara dit Baty, ancien député à l’Assemblée nationale. Ce regroupement  se revendique de la majorité présidentielle. Mais elle n’est pas dans l’EPM. À notre avis, nous avons fait ce choix par la qualité de celui avec qui j’ai beaucoup d’années devant moi politiquement pour faire changer beaucoup de choses dans notre pays. Nous avons tiré les leçons de cette guéguerre au sein de l’EPM dont nous n’entrons pas dans les détails. Nous avons créé l’ARP qui a signé l’accord politique, qui sera présent au dialogue national inclusif, qui avait répondu à l’appel du président IBK le 10 mars dernier à Koulouba. Mais qui n’a de sévérité contre quelque acteur politique que ce soit. Notre place n’est pas dans l’EPM, mais dans l’ARP. Les valeurs que nous incarnons pour le président IBK sont les mêmes que dans l’APR.  <strong>            </strong>

<strong><em>Enseignant que vous êtes, que pensez-vous de l’état actuel de l’école publique malienne ?                                </em></strong>

S’il y a une école de la République aujourd’hui, c’est bien l’école publique. On l’appelle de la République. Notre constitution dit bel et bien que l’école publique est gratuite et laïque. Tout enfant du Mali qui a l’âge d’aller à l’école doit y partir et doit avoir le soutien de l’Etat malien. Malheureusement, cette école qui, jadis, faisait la fierté de notre pays ; cette école dont les fruits sont ceux qui gouvernent aujourd’hui, n’est plus celle d’hier. Ce n’est pas dû à une négligence des gouvernements successifs, mais par la gestion de cette école-là. En 1992, le Mali faisait partie des pays qui ont bénéficié d’un Programme décennal pour le développement de l’éducation (Prodec). Pendant dix années, des milliards ont été injectés pour construire des écoles et recruter beaucoup d’enseignants. Tout ce qu’on avait espéré avoir pour cette école publique est passé à côté. Ce n’est pas par manque de volonté politique ou d’accompagnement des partenaires, mais par la mauvaise gouvernance qui a fait que cette école a véritablement échoué. La majorité des Maliens est pauvre. La place de leurs enfants n’est pas dans les écoles privées, mais dans les écoles publiques. Si nous voulons que notre école publique soit une véritable école, retrouve sa beauté d’antan, il faudrait songer à recruter véritablement des enseignants sortis des écoles de formation. Il faudrait que les enseignants aient un statut unique. On ne parlera plus d’enseignants d’écoles communautaires, des collectivités, mais d’enseignants du Mali sans faire la différence. Il faudrait qu’on suive ces enseignants depuis leur formation initiale et que ce suivi continue lorsqu’ils sont recrutés dans la fonction publique. Mais vous construisez beaucoup d’écoles, vous avez peu d’enseignants, vous avez des directeurs qui donnent des cours, cela ne peut pas donner des effets escomptés. C’est vrai, l’Etat n’a pas les moyens. Dans sa politique, il est autorisé à ouvrir des écoles privées. La majorité des écoles privées du supérieur, en passant par le secondaire jusqu’au fondamental, ceux qui donnent les cours ne sont pas, pour la plupart, sortis des écoles de formation. L’Etat doit amener son argent exclusivement à l’école publique pour l’investir dans les ressources humaines. Les enseignants doivent être dans toutes les conditions pour dispenser des cours à des enfants dont les parents sont pauvres. Il faut de bons enseignants, des bibliothèques, des terrains de sport pour les enfants, des latrines, tel que nous l’avons connu dans le temps. L’école privée devrait compléter les efforts de l’Etat qui n’a pas les moyens. Pour terminer, je dirais que l’école doit revenir à la République. Elle ne doit pas être du tout dans les programmes des partenaires techniques et financiers. L’école, c’est un aspect de notre souveraineté comme notre culture, notre eau, notre électricité. Elle doit rester à l’Etat malien, au gouvernement du Mali.      On assiste de plus en plus à la fabrication des chômeurs  par nos grandes écoles.<strong>          </strong>

<strong><em>Quelles en sont les raisons et quelles solutions l’Etat peut-il apporter ?      </em></strong>

Quand j’étais ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, j’avais entrepris un vaste programme de changement de mentalité des jeunes qui sortent de nos grandes écoles et des universités. J’ai trouvé sur le tas des jeunes qui sortent de l’université avec un diplôme en sciences de l’éducation, en sociologie, en archéologie, en droit. Beaucoup d’entre eux ne font pas partie du lot des besoins fondamentaux de l’Etat dans les concours d’entrée à la fonction publique. Les temps ont changé, l’Etat providence n’existe plus. Aujourd’hui, ce qui fait avancer beaucoup de pays comme la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, le Canada, la France, c’est beaucoup plus un accent particulier sur leurs besoins. Les grandes écoles et les universités devraient s’adapter aux besoins de l’économie de notre pays. Il doit y avoir une collaboration entre les ministères en charge de l’école pour interroger les programmes scolaires, pour que ce qui doit être enseigné à l’école. Des milliers d’enfants disposant des diplômes en sciences de l’éducation, en droit, en archéologie, en sociologie ont l’espoir que l’Etat malien va les prendre, mais les concours se font, on ne leur fait pas appel. J’ai dit à ces jeunes de s’interroger. Pendant cinq, dix ans, vous n’avez pas de travail avec votre diplôme, vous devez vous reconvertir dans un domaine de compétence qui est demandé par le secteur privé et par les opérateurs économiques. Heureusement qu’il y a l’Agence pour la promotion des jeunes (Apej), l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (Anpe). Donc, je faisais des reconversions au niveau communal et régional pour faire comprendre aux jeunes qui ont ces diplômes qu’ils vont continuer à être des éternels chômeurs s’ils ne se reconvertissent pas. Je leur disais de ne même pas compter sur l’Etat, mais de s’organiser pour être de jeunes employeurs. En terme clair, cela veut dire quoi ? Ceux qui ont un diplôme de droit, de gestion, d’économie devraient être ensemble pour créer une entreprise. L’Etat a facilité la tâche pour ces jeunes-là. Ils doivent tous se reconvertir dans un domaine spécifique par exemple dans la pisciculture et l’aviculture qui sont aujourd’hui des créneaux  utiles pour être entrepreneur conséquent. La politique de l’Etat va dans ces domaines-là. Mais des milliers de jeunes pensent que s’ils finissent, ils doivent passer au concours d’entrée à la fonction publique ou ils doivent donner leurs cv à un ministre pour avoir du travail, tel n’est pas le cas aujourd’hui. Il faut qu’ils comprennent que s’ils durent sans avoir du travail, ils devraient être ensemble. La solution, c’est un changement de comportement, de mentalité et se dire que l’Etat tel qu’il a existé hier n’est plus cet Etat qui est capable de recruter à la fonction publique tous ces jeunes sortis des grandes écoles. Les départements doivent aussi travailler de façon collégiale, surtout le secteur privé. Nous avons le Conseil national du patronat du Mali, une Chambre de commerce et d’industrie du Mali, l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali, la Fédération nationale des artisans du Mali, l’Association permanente des chambres de métiers du Mali. Ce sont des organisations faîtières qui peuvent travailler avec le département de l’Emploi et la Formation professionnelle, le ministère de l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, le ministère de l’Education, le Conseil national du patronat du Mali pour mettre en place une politique. Chacun va jouer pleinement son rôle. Cessons de former des chômeurs depuis l’université, voyons ce dont les Maliens ont besoin. On fait cela dans un plan de trois, quatre ou cinq ans. On doit travailler dans une synergie pour résorber le chômage et les jeunes comprendront qu’ils sont les maîtres d’eux-mêmes lorsqu’ils finissent l’université.

<strong>Réalisée par              </strong>

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Modibo Sidibé au sujet du dialogue national incluModibo Sidibé au sujet du dialogue national inclusif : « Nous avons eu raison de prendre notre distance… »sif : « Nous avons eu raison de prendre notre distance… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/modibo-sidibe-au-sujet-du-dialogue-national-inclumodibo-sidibe-au-sujet-du-dialogue-national-inclusif-nous-avons-eu-raison-de-prendre-notre-distance-sif-nous-avons-eu-2843665.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Oct 2019 01:11:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au cours de l’assemblée générale de « Anw Ko Mali Dron », tenue samedi, l’ancien Premier ministre a regretté le fait que le dialogue national inclusif, tel que conçu par les pouvoirs publics, ne place pas le peuple au cœur du processus.

Le Dialogue national, tel que conçu par le régime en place, ne répond pas aux aspirations du peuple malien. C’est du moins la conviction de la plateforme Anw Ko Mali Dron,  laquelle  s’est réunie en assemblée générale d’information ce samedi 12 octobre. C’était au Mémorial Modibo Keïta. Pour les membres de ladite plateforme, la démarche du gouvernement est d’autant plus biaisée que le processus se déroule ‘’dans une espèce d’indifférence générale’’. Pour l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, membre de Anw Ko Mali Dron, le Triumvirat,  en charge de la conduite du dialogue, est resté dans la ligne de l’Accord politique de gouvernance. Et l’ancien Premier ministre de regretter que ceux qui participent au processus ne sont pas les citoyens, mais plutôt des représentants d’organismes ‘’officiels et semi-officiels’’. Or, estime-t-il, le dialogue national inclusif devrait placer le peuple au cœur du processus. « Nous avons eu raison de prendre notre distance avec l’atelier de validation des termes de référence du dialogue national inclusif », a affirmé M. Sidibé, non moins président des Fare Anka Wuli.

Pour Mme Sy Kadiatou Sow, il est certes souhaitable que les Maliens aillent aujourd’hui à un dialogue national. Mais encore faudrait-il que le processus de ce dialogue soit endogène. « Nous sommes parmi les premiers à réclamer un dialogue national. Nous sommes partisans du dialogue pour analyser les vrais problèmes qui se posent au Mali et dégager des solutions consensuelles. Mais, on nous impose un agenda qui n’est pas celui du Mali », a affirmé Kadiatou Sow, présidente de la Plateforme.

Konimba Sidibé, président du Modec, a, lui, dit avoir le sentiment que les TRD bottent en touche les  problèmes majeurs qui se posent aux Maliens, notamment la gouvernance et la sécurité. Ils mettent au centre des débats plutôt la révision constitutionnelle et l’Accord pour la paix et la réconciliation. Le dialogue national inclusif en cours ressemble, selon lui, à un bavardage, où la majorité dialogue avec elle-même. Aussi,  M. Sidibé, après avoir qualifié le régime IBK d’incompétent, a-t-il plaidé en faveur d’une action commune avec d’autres organisations pour ‘’redonner espoir aux Maliens’’.

D’autres gros bonnets de la scène politique nationale, notamment Mountaga Tall du Cnid et Iba N’Diaye de l’URD, ont pris part à la rencontre.

Il importe de souligner que la plateforme Anw Ko Mali Dron regroupe plusieurs partis politiques et d’organisations de la société civile.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sécurisation des personnes et des biens : Konna loue les efforts du général Salif Traoré</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/securisation-des-personnes-et-des-biens-konna-loue-les-efforts-du-general-salif-traore-2843679.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Oct 2019 01:05:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La ville martyre de Konna renait de ses cendres après son occupation par les terroristes en 2013. Devenue par la force des choses la ligne de front entre l’armée malienne et les djihadistes, la commune de Konna amorce son développement  depuis  sa libération en 2013 grâce aux efforts du gouvernement, à travers le ministère de la Sécurité et de la Protection civile.</strong>

«L’amélioration progressive de la sécurité depuis l’arrivée des forces de l’ordre et de sécurité avec l’accompagnement  des partenaires  a entraîné une reprise de l’économie locale à Konna, ville isolée de 36 000 habitants. Cette reprise des activités économiques est sans nul doute le résultat des efforts du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré». C’est en ces termes que le conseiller communal, Hamadoun Daou  s’est adressé à son interlocuteur du jour.  Une manière pour le chef de la délégation venue de Konna d’exposer aux yeux de la communauté internationale comment le gouvernement du Mali  a abrégé la souffrance de Konna avec la construction du campement pour la Garde nationale et le retour de la Gendarmerie.

C’est en reconnaissance aux efforts du département de la Sécurité que la jeunesse de Konna a rencontré le général Salif Traoré le mardi dernier pour lui dire merci et surtout l’encourager à maintenir la dynamique de sécurisation de cette ville stratégique. Cette initiative est l’œuvre de l’Union des jeunes ressortissants de la commune de  Konna (Ujrck). « Monsieur le ministre nous sommes en face de vous non pour vous plaire ou déplaire. Mais plutôt une reconnaissance pour la mise en place d’un processus de sécurisation de notre commune. Konna n’est plus une ville fantôme. Grâce au retour des forces de l’ordre sous votre conduite, Konna renoue avec le reste du Mali. Depuis deux ans, beaucoup de visites ont été effectuées  par des personnalités, notamment celles de la Banque mondiale et le Premier ministre, sans compter des actions de développement posées dans la localité. Aujourd’hui, que le gouvernement est à nos côtés, alors qu’à certains moments, nous pensions qu’il nous avait délaissés, depuis les évènements de 2013  jusqu’en 2018. Nous sommes heureux de venir remercier le gouvernement et l’encourager à persévérer dans le travail à travers votre Département», s’est-t-il réjoui.

Avant de terminer, M. Daou a indiqué au ministre de la Sécurité et de la Protection civile l’engagement de la population de Konna  à soutenir les forces de l’ordre  dans leur mission de sécurisation. «Les activités menées à travers la commune de Konna ont redonné confiance à la jeunesse. C’est pourquoi nous sommes en train de tout faire pour qu’il n’y ait pas de place pour l’ennemi. Nous sommes en train d’œuvrer pour que la jeunesse soit encore soudée et qu’elle comprenne que la sécurité commence par elle-même». Cette  prise de conscience  s’est traduite par la mise en place d’une  brigade de surveillance. Il a témoigné de sa totale satisfaction face à la construction du campement qui renforce les missions militaires déjà déployées à Konna, une localité stratégique de par sa position. «Des patrouilles sont organisées pour rassurer la population, pour l’aider à surmonter son sentiment d’insécurité. Au début de la crise, les gens n’osaient pas sortir, craignant les groupes armés et les attaques, Konna retrouve de plus en plus sa stabilité», a déclaré Hamadoun Daou.

En réponse à cette marque de connaissance, le ministre de Sécurité a apprécié la démarche de la délégation de l’Union des jeunes ressortissants de la commune de  Konna à sa juste valeur. «Je suis très content que vous veniez nous encourager. Nous ne faisons que notre travail. La sécurisation des personnes et des biens est la priorité du président de la République. Certes cette mission est la nôtre, mais en matière de sécurité tout le monde a un rôle à jouer», a indiqué le général Traoré.  Cette rencontre a été l’occasion pour  Salif Traoré  de mettre en garde les jeunes contre des manipulations dont ils peuvent faire l’objet. «Un seul camp à Konna ne peut garantir la sécurité. Il faut que chacun se considère comme un agent de sécurité, en collaborant étroitement avec les forces de sécurité.  Quand nous travaillons ensemble, les terroristes, les bandits n’auront pas de place»,  a-t-il expliqué.

Avant de répondre favorablement à la sollicitation de la jeunesse de  doter le mouvement pionnier des instruments de fanfare, le ministre a informé  les visiteurs du jour de l’installation très prochaine d’une unité de la protection civile dans la ville de Konna.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Développement du transport urbain : La mairie du District lance le projet sans le Cmtr</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/transport/developpement-du-transport-urbain-la-mairie-du-district-lance-le-projet-sans-le-cmtr-2842583.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2019 16:18:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un entretien à bâtons rompus, le président du Conseil malien des transporteurs routiers, Youssouf Bani Traoré, s’est exprimé d’une part sur le projet de création d’une société mixte de  transport  collectif piloté par la mairie du district de Bamako. Et d’autre part sur les sinistres à répétions des camions citernes. </strong>

<strong> </strong>

Le jeudi 23 août 2019, au cours de la 3è session extraordinaire du conseil du district, le maire de Bamako, Adama Sangaré, a procédé à la signature de l’acte de création de la société mixte de transport collectif par bus à Bamako et ses environs. C’était en présence de Lui Yong, représentant de la société chinoise ZEV, concessionnaire et principal actionnaire de la société.  Ce vaste projet de modernisation du transport à Bamako se fait sans le Conseil malien des transporteurs routiers (Cmtr).

La facilitation de l’accès aux services sociaux de base est une impérieuse nécessité pour une ville comme Bamako, où seulement 5% de la population a accès à son lieu de travail en moins d’une heure. Cette volonté date bien avant le coup d’Etat de 2012 contre le président ATT. Selon le président du Cmtr, le développement de la mobilité urbaine est un vieux dossier  du gouvernement. « La mise en œuvre du projet a été bloquée suite aux événements politiques de 2012. Donc, c’est pour vous dire que le développement du transport urbain est un objectif pour le gouvernement et ses partenaires ».

L’atteinte de cet objectif exige une synergie d’action entre les autorités politiques, plus particulièrement la mairie du district de Bamako et les acteurs du  transport comme le Cmtr.

Certes la mairie, dans la conduite de son projet, a associé le syndicat des chauffeurs, mais il était souhaitable, selon le président du Conseil malien des transporteurs routiers, de consulter  sa structure.  Selon  Youssouf Bani Traoré, consulter le Cmtr est une exigence dans la mesure où c’est la principale organisation des transporteurs qui dispose de l’expertise qu’il  faut pour soutenir le projet. « Un projet conduit par la mairie sans le Cmtr ne peut nullement être un facteur de blocage.  Bamako est engorgé et le besoin de la population a augmenté. Face à cette problématique, il est important de mettre en place un mécanisme pour répondre aux besoins de cette population. Ce mécanisme n’est autre que la modernisation du parc d’automobiles pour le développement du transport urbain».

La mairie du District participe à la création de la société à hauteur de 20% dans le capital, dont 5% gracieusement offerts aux transporteurs, aux syndicats des chauffeurs de Sotrama.

Dans deux  mois, une cinquantaine de bus sera à Bamako pour une phase d’essai qui coïncidera avec la fin des études de faisabilité, puis suivront 500 bus, avant une rallonge de 1500 à 2000 bus.

Il faut noter que la société ZE opère avec ses bus à Accra, Kigali et Alger. Au Mali, elle assura le service après la vente par l’ouverture d’un garage à la périphérie de Bamako.

Le deuxième volet de notre entretien avec le président du Cmtr portait sur la circulation des camions à Bamako. Cette pratique n’est pas sans conséquence. L’incendie, le 24 septembre 2019, d’un camion-citerne qui s’est renversé sur l’avenue OUA, relance le débat sur la circulation des camions à Bamako. L’accident a entraîné la mort de plusieurs personnes, tandis qu’une quarantaine d’autres ont été blessées. Pour Youssouf Bani Traoré, les autorités et les organisations des transporteurs doivent travailler en concert pour apporter une réponse à cette  problématique qui très souvent est à l’origine des drames à Bamako. «Il faut réglementer la circulation des camions à Bamako. Pour ce faire, il y à deux possibilités. Il s’agit d’une part de créer des couloirs de passages des camions ;  ce qui permet de gagner du temps. Le temps accordé par les autorités pour la circulation des camions est insuffisant pour acheminer les produits et faire le déchargement. Et d’autre part, il s’agit de mettre à la disposition des transporteurs des espaces en dehors de Bamako. Cette deuxième proposition engendre forcément des coups supplémentaires sur le transport», a-t-il recommandé.

En plus du président du Cmtr, nous avons rencontré un expert des services techniques des transports qui souhaite garder l’anonymat. Contrairement à la vision du transporteur Youssouf Bani Traoré, notre expert du jour estime que l’accident des camions n’est  pas uniquement un problème d’engorgement de la ville de Bamako. Mais il y a également le non respect des normes techniques. Selon lui, plus de 60% des camions ne respectent pas les normes techniques. Selon lui, l’Etat est le seul responsable de cette situation. « Il est important de revoir le contrat de la société en charge de la visite technique. La société qui détient le contrat n’est pas en mesure de couvrir les besoins des Maliens. A part l’unité de Bamako, aucune région ne dispose des équipements en à la matière ».

<strong>Nouhoum DICKO </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>AGETIPE :  Boubacar Sow prépare un troisième mandat illégal</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/agetipe-boubacar-sow-prepare-un-troisieme-mandat-illegal-2842582.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2019 15:23:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors qu’il a 18 ans de présence effective à l’Agetipe-Mali, dont 8 au poste de Directeur général, Boubacar Sow entend désormais briguer un troisième mandat pour tomber dans un contrat à durée indéterminée. Ce, en violation flagrante des textes en la matière.</strong>

<strong> </strong>Selon certaines indiscrétions proches de l’Agence, le président Moussa Amion Guindo et son complice de directeur auraient convoqué une assemblée générale sans envoyer le moindre document relatif à l’ordre du jour. De la pure manipulation.

En effet, depuis 1991, les convocations a une assemblée  générale sont envoyées quinze jours à l’avance, avec accusé de réception. Elles contiennent l’ordre du jour, la date, l’heure et le lieu de la réunion et sont toujours  accompagnées des documents y afférents. L’une des vertus de l’Agence, notamment la transparence, est ainsi violée.  Pour  profiter de cette situation conflictuelle, le président et son directeur demandent à un administrateur de signer une procuration et déléguer tous ses pouvoirs à un autre pour leur forfaiture. Quelle tristesse ! Quelle gouvernance !  A présent, on comprend pourquoi le président Moussa Amion Guido est, lui aussi, en train de faire un second mandat. Complicité exige !

Face à cette situation gravissime, des observateurs estiment que le gouvernement malien doit procéder à un audit de la vente de l’ancien siège de l’Agetipe. Mieux, il faut, affirment-il, un audit sur les mains vidanges de l’Agetipe qui se chiffrent à plus d’un milliard de FCFA au profit des entreprises, des bureaux d’études qui ont gagné, devant les tribunaux, contre l’Agence dans la mauvaise gestion des marchés, sous la conduite de Boubacar Sow. Cette situation cumulée de main vidange ne sort   dan aucun rapport  du DG actuel

Ils souhaitent enfin un audit sur les marchés de réhabilitation des infrastructures du nord.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview exclusive du Général  Salif Traoré :	 • « Il ne peut y avoir antagonisme entre la population et la police » • « Ce n’est pas à moi de fuir ma mission »</title>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2019 15:19:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans  une interview qu’il a bien voulu nous accorder, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, général Salif Traoré dresse le tableau de la situation sécuritaire du Mali, la mise en œuvre de la  loi de programmation de la Sécurité intérieure (Lpsi) ainsi que les rapports entre forces de sécurité et populations. Le général Traoré a surtout été amené à répondre à ceux qui ont appelé à sa démission suite aux événements tragiques de Niono.</em></strong>

<strong>Le Prétoire : La situation sécuritaire dans le pays demeure préoccupante, particulièrement  au Nord et au  Centre. On assiste souvent à des attaques contre la population, des affrontements entre les communautés, n’est-ce pas la conséquence de l’absence de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national ?</strong>

&nbsp;

<strong>Général Salif Traoré :</strong> Effectivement, nous avons en charge la protection des personnes et de leurs biens. Il faut préciser que la sécurité par essence est transversale. Il ressort de la responsabilité de chacun.  Ainsi, au niveau du Gouvernement, un ministère a été créé  en relation pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national  avec le ministère de la Défense. Il est vrai que la situation est très critique aujourd’hui.

Notamment dans la partie centrale. Je veux parler de toute la région de Mopti et une bonne partie de la région de Ségou. A ce niveau, il est vrai que nous enregistrons régulièrement des attaques. Nous notons quelques conflits de coexistence.

Quand je parle de conflit de coexistence, il s’agit des communautés qui s’affrontent. Cela peut donner l’impression que c’est des conflits intercommunautaires, mais je crois que notre pays est au-dessus de tout cela. Nous préférons parler de conflits de coexistence, parce que nous voyons une main négative derrière tout ça.

Ces situations nous emmènent à dire que la situation est assez difficile. Il y a des efforts en cours pour décanter la situation et ces efforts seront maintenus.  Je pense que vous êtes des observateurs avisés. Vous savez d’où nous venons. Au moment où ce régime accédait au pouvoir, le pays était dans des difficultés extrêmement complexes. Au point que l’appareil de sécurité a été totalement débrayé.

Les services de sécurité avaient quitté une bonne partie du territoire. Alors, remettre tout cela en place demande du temps. Et malheureusement, nous sommes dans un contexte où le temps n’est pas notre meilleur allié.

Il faut faire en très peu de temps. Souvent avant même de préparer les gens, il faut les déployer pour qu’ils assument leurs fonctions. Nous sommes dans un environnement sécuritaire très hostile, car les terroristes et les bandits aussi s’organisent de mieux en mieux. Ils bénéficient de soutiens et de complicité.

Tout cela fait que le redéploiement des services sociaux de base et les services de sécurité ne sont pas à hauteur de souhait.

Certaines choses se sont passées parce que l’Etat n’était pas là. C’est une évidence, on ne va pas le nier. Il y a des endroits où il n’y avait plus de police ou de la gendarmerie, ni d’école. Mais vous avez pu le remarquer lors de l’élection présidentielle. Nous avons pu tenir les élections dans ces zones parce que l’Etat et les services de sécurité étaient là.

&nbsp;

<strong><em>Que peut-on retenir comme acquis dans la mise en œuvre de la  loi de programmation de la Sécurité intérieure ?</em></strong>

Effectivement, au niveau de ce département,  nous avons une loi d’orientation et de la programmation de la sécurité intérieure 2017-2021. Il s’agit d’une loi de planification des investissements, des acquisitions, la formation et le recrutement. Nous avons commencé en 2017. Et vous avez dû constater que chaque année nous faisons des recrutements au niveau de la police et de la protection civile. Ce qui nous a permis de multiplier notre effectif, pratiquement  par deux. Aujourd’hui, quand vous faites un tour au niveau des différents commissariats, des brigades ou des pelotons de garde, partout il y a des véhicules qui sont là. Parce que le gouvernement, à travers cette loi,  est en train d’investir dans les équipements. Aussi, je signale que presque tous les policiers ont, aujourd’hui, des armes individuelles. A noter aussi que beaucoup d’infrastructures ont été réalisées grâce à cette loi. Nous organisons aussi des formations pour les forces. Tout cela grâce à cette loi.

Par ailleurs, je rappelle que la loi nous exige de passer chaque année devant l’Assemblée nationale pour rendre compte de ce que nous faisons. Le Conseil supérieur de défense est aussi informé des avancées.

&nbsp;

<strong><em>Officiellement, le mouvement Dan na  Ambassagou n’existe plus, cette décision du gouvernement  semble être la pomme de discorde entre vous autorités et la population.  On a l’impression que la population accorde plus de crédit à ce mouvement qu’au gouvernement. Que pensez-vous de cette situation ?</em></strong>

Je ne pense pas tout cela. Parce que nous sommes régulièrement sollicités par les populations pour dire qu’il y a telle ou telle situation. C’est vrai que l’espace étant grand et le fait qu’il n’y ait pas de camps et de postes de sécurité en nombre suffisant, certaines populations éloignées peuvent se sentir abandonnées. Les groupes d’autodéfense étant plus proches d’elles, peuvent parfois se voir sollicitées. On peut comprendre. Mais de là à dire que ces populations font plus confiance aux groupes d’autodéfense qu’aux forces de sécurité.  Non,  pas du tout ! Un Etat doit s’affirmer, un Etat ne sous-traite pas sa sécurité. Ce dont nous faisons la promotion est que chacun soit un peu responsable de sa sécurité.  Que les populations nous aident avec des informations et des suggestions, mais pas en voulant se substituer à nous. Car cela crée beaucoup de confusion après et par la suite, favorise la prolifération des armes que nous cherchons à combattre aussi.

<strong><em>Le député de Niono et le président du parti Sadi, Dr Oumar Mariko vous accusent d’être le seul responsable des événements de Niono. Peut-on savoir ce qui s’est réellement passé à Niono ?</em></strong>

Je salue d’abord la mémoire du commissaire Tounkara. Je salue son attitude pendant les évènements. Je présente également mes condoléances  à la famille du civil qui est décédé.

Cette dramatique histoire est entre les mains de la justice. Ce qui s’est passé à Niono est très grave. C’est grave en ce sens que la population, pour laquelle nous sommes là, se retourne contre nous jusqu’à mort d’homme. Cela n’est pas compréhensible. C’est pourquoi dans la foulée, des renforts ont été envoyés pour rétablir l’ordre. Pour interpeller tous ceux qui peuvent être impliqués de près ou de loin dans cette histoire en les mettant à la disposition de la justice qui va faire le tri. Ce que je voudrais dire c’est que nous ne faisons pas d’amalgame.

Actuellement, il y a deux types d’enquêtes administratives qui sont en cours. Il y a une enquête au niveau de la police et une enquête au niveau de l’inspection des services de sécurité qui est aussi sur le terrain. La responsabilité administrative de tout un chacun va être dégagée en ce moment. S’agissant de la responsabilité du ministre, je rappelle que ma  responsabilité morale est engagée à chaque fois que je perds un élément. Mais, il faut comprendre que le ministre est à un niveau politique et stratégique et que certains détails ne sont pas de son ressort même s’il a la responsabilité globale de la gestion.

<strong><em>Les événements malheureux de Niono relancent le débat sur le rapport souvent très tendu entre la population et les forces de l’ordre, plus précisément la police. Quelles sont les actions que votre département envisage  pour éviter une telle situation à l’avenir</em></strong><strong> ?</strong>

C’est une question qui revient régulièrement. Même si à chaque fois que nous lançons les concours de recrutement  pour 2000 places, nous nous retrouvons avec 50 000 candidats.  Au-delà du chômage, le constat est qu’il y a beaucoup de citoyens maliens qui veulent intégrer la police. Mais il se trouve qu’il y a des cas pas très souhaitables dans chaque groupe de personnes. Certains policiers peuvent avoir des comportements qui peuvent énerver les populations. Ça on ne peut pas le nier. C’est pourquoi, nous avons des inspections au niveau de la police et au niveau du département qui sont là pour connaitre ces situations. Maintenant, elles dépassent le cadre purement administratif, les intéressés vont répondre devant la loi. Mais, ce n’est pas aussi une habitude de lâcher nos éléments à la première occasion. Nous cherchons à savoir ce qui s’est passé.

Nous avons également mis en place au niveau du département une stratégie nationale de renforcement des liens de confiance entre les forces de sécurité et les populations. Si vous vous  rappelez, l’année dernière, nous avons distribué dans plusieurs écoles des bandes dessinées qui retracent l’histoire des différentes forces de sécurité. Parce que nous voulons que les enfants comprennent dès le bas âge ce que c’est la police et ce qui la différencie avec la garde et la gendarmerie nationales. Qu’ils sachent que la police, la garde et la gendarmerie nationale sont leurs instruments. Une police n’existe que s’il y a une population. Donc, il ne peut pas y avoir antagonisme entre la population et la police. Ceux qui sont policiers aujourd’hui, sont des civils d’hier et vont être des civils demain. Donc, nous sommes condamnés à travailler ensemble.

C’est ce que nous essayons d’expliquer aux Maliens.

<strong><em>Que dites-vous à ceux qui réclament votre départ du gouvernement ?</em></strong>

Je n’ai pas de réaction à ce niveau. Vous savez moi, je suis militaire. Le chef suprême des Armées m’a mis ici. Ce n’est pas à moi de fuir ma mission. J’ai été toujours ouvert aux critiques et suggestions. Je veux que les choses changent et qu’il y ait de l’accalmie. Je suis conscient de la gravité de la situation actuelle, mais ensemble que nous pourrons relever le défi.

<strong><em>Où en sommes-nous avec les enquêtes ? Quels sont les enseignements que vous tirez du drame de Niono ?</em></strong>

Encore une fois, les enquêtes sont en cours. Et les enseignements à tirer sortiront de çà. Mais nous devons faire en sorte quelques-uns au niveau collectivité puissent être mécontents jusqu’à faire recours à la violence. Cela ne doit pas se faire. Et j’ai quitté Niono récemment, les discours qui ont été tenus étaient des discours forts. Les notables disent que c’est à eux la honte.

<strong><em>Il y a eu ces derniers temps des sinistres à répétition des camions citernes. Qu’est-ce qui explique tout ça ? </em></strong>

Je salue par cette occasion la mémoire de toux ceux qui ont perdu la vie lors de ces incendies. Mais c’est également l’occasion  pour moi de féliciter les sapeurs pompiers. L’enseignement à tirer est que les véhicules ne sont pas dans les normes. Cela nous interpelle tous. La question de sécurité étant transversale. Nous allons assumer les nôtres. Nous sommes mêmes en train d’aller vers l’enseignement des gestes de secours dans le cursus scolaire. Nous sommes en train de nous battre pour cela. Il faut préparer les populations. Car nous avons beau avoir la volonté, nous ne pouvons pas avoir un agent de sécurité pour chaque citoyen. Il y a eu des cas où la personne qui pouvait éviter cela à l’avance était le chauffeur. Difficile d’accuser le gouvernement pour des choses comme ça. Au-delà des considérations mystiques ou sociétales, tout le monde est interpellé.  Il faut que les uns et les autres, avant de monter dans le véhicule, s’assurent d’abord qu’il est en bon état. Nous sommes interpellés, chacun doit jouer sa partition.

<strong>Réalisée par               </strong>

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ibrahima Haïdara, candidat à la présidence de la jeunesse ADEMA&#45;PASJ : 	 « Notre objectif, c’est de mettre la jeunesse au service de l&amp;apos;Adema»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/ibrahima-haidara-candidat-a-la-presidence-de-la-jeunesse-adema-pasj-notre-objectif-cest-de-mettre-la-jeunesse-au-service-de-ladema-2842579.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2019 12:15:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Ils sont trois candidats pour briguer la présidence du mouvement des jeunes du parti Adema-Pasj. Il s’agit d’Ibrahima Haïdara,  Ben Maouloud et Isssouf Aya. Nous avons rencontré l’un d’entre eux. Il s’agit de l’actuel patron de la Poste malienne, Ibrahima Haïdara, communément appelé Papou. Le favori, selon les observateurs  de cette élection, expose les raisons de sa candidature, sa vision sur l’état du parti et sa méthode. Ce chantier porté par l’actuel secrétaire général de la jeunesse Adema en Commune V et le chargé des questions électorales  du bureau national des jeunes  traduit son engagement pour l’Adema-Pasj depuis les  comités de base jusqu’au niveau national. </strong></em>

<strong> </strong><strong>Le Prétoire :<em> Pourquoi voulez-vous être candidat à la présidence de la jeunesse de l’Adema ?</em></strong>

<strong>Ibrahima Haïdara</strong> :Merci pour cette question. Ma candidature a été mûrement réfléchie. Depuis un certain nombre d’années, je milite au sein de l’Adema Pasj. J’ai eu l’occasion de connaître et de comprendre le parti. J’ai eu aussi l’occasion de comprendre les difficultés auxquelles les jeunes sont confrontés. Mon parcours militant dans ce parti m’a amené à gravir les échelons un à un sans passer par les chemins courts. Je ne suis pas allé voir quelqu’un pour qu’il me mette au sommet des structures. Je suis entré dans ce parti en tant que simple membre, ensuite je suis devenu secrétaire général de comité, simple membre de sous-section qui regroupe les différents comités, secrétaire général de sous-section, membre de la section de la commune v, secrétaire général de la commune v, membre du bureau national. J’ai connu tous les niveaux en tant que simple membre et responsable. Le seul poste que je n’ai pas occupé au sein de cette structure des jeunes est celui de président. J’ai eu l’occasion de comprendre le fonctionnement des structures à tous les niveaux et de connaître les difficultés auxquelles on est confronté quand on est responsable. Fort de ce constat, j’ai aussi fait le tour du pays. J’ai été dans tous les cercles du Mali à la rencontre des camarades pour mieux comprendre leurs difficultés et ce qu’ils reprochaient au parti en plus de leurs aspirations. Je me suis dit que je suis capable aujourd’hui d’apporter une réponse aux difficultés auxquelles les jeunes sont confrontés au sein du parti. Voilà l’une des raisons principales qui m’ont amené à décider d’être candidat à la présidence au sein de notre mouvement. Il faut savoir aussi que nous avons identifié beaucoup de choses, beaucoup de difficultés et les problèmes auxquels les jeunes sont confrontés. Il ne s’agit pas seulement de dire qu’on a un parcours au sein du parti. Il s’agit de trouver la solution aux problèmes auxquels le parti est confronté et mettre la jeunesse au sein du parti. Aujourd’hui, la jeunesse est divisée entre les clans et les barons du parti. Aujourd’hui, la jeunesse ne répond plus à sa vocation naturelle. On s’est dit qu’il faut travailler sur les solutions pour corriger cet état de fait.

<em> <strong>Quels sont les axes prioritaires de votre programme en tant que candidat ?</strong></em>

Après avoir discuté avec les camarades sur toute l’étendue du territoire, nous avons jugé nécessaire de mettre en place un programme de travail. Ce programme de travail, nous l’avons voulu très ovationné et assez simple qui ne va pas demander beaucoup d’argent pour sa mise en œuvre. L’objectif que nous avons, la vision qu’on a pour la jeunesse, c’est de faire d’elle une force dynamique au service du parti. Pour cela, il faut dégager les axes stratégiques sur lesquels il faut travailler et atteindre cet objectif. Nous avons mis en place un projet basé sur trois axes prioritaires : deux axes très opérationnels et un axe qui amène la jeunesse à réfléchir. Parmi les trois axes qui sont les piliers principaux de notre programme, le premier est le renforcement du mouvement à la base. Il y a trois activités principales que nous avons identifiées dans ces piliers-là. La première est la formation politique des camarades jeunes. On s’est rendu compte que les camarades ont un gros problème de formation militant. Il s’agit de la formation à la chose politique. Aussi, la connaissance du mouvement. Nous souhaitons former les camarades sur la connaissance du parti, l’identité du parti, le parcours et  le bilan du parti ; ce que le parti apporte à ce pays-là. Une fois qu’on aura fait, on sera convaincu que nos camarades seront suffisamment outillés pour pouvoir aller à des débats, c’est un moyen aujourd’hui d’avancer.

Quand le camarade connaît suffisamment le parti, il pourra défendre le parti un peu partout. Nous souhaitons d’abord qu’il y ait la formation politique de nos camarades. Ensuite, nous souhaitons procéder à l’élargissement de la base. Ce qu’on appelle élargissement de la base sociale, c’est surtout aller à la recherche d’autres militants, convaincre d’autres jeunes pour qu’ils rejoignent notre mouvement. Quand les camarades sont logiquement bien formés, ils peuvent convaincre d’autres jeunes de rejoindre notre mouvement. La troisième étape est la consolidation de la base électorale.  Avec les jeunes qu’on a avec nous, on est capable de consolider notre base. Il ne faut pas oublier que nos camarades sont élus sur la base de projet de société. Les gens, à un moment donné, sont dans l’attente de bilan. Il faudra qu’on leur apporte des informations pour qu’ils continuent à nous faire confiance. Ce sont les trois activités que nous comptons faire. Le deuxième pilier, c’est l’animation et la mobilisation. On s’est rendu compte aussi que les structures à la base sont en mesure de faire les mêmes reproches aux structures du sommet. Les sections font beaucoup de reproches au bureau national, les sous-sections qui font beaucoup de reproches aux sections, les comités qui font des reproches aux sous-sections. Très souvent, les gens ne se réunissent pas beaucoup, les activités n’existent pas et les gens ont tendance à nous reprocher d’être là quand il y a des élections. Nous disons qu’il faut pallier cette situation. Pour cela, nous avons jugé nécessaire d’aller à la régularisation des activités statutaires. On est convaincu que si les activités statutaires sont régularisées, il y a toutes les chances que les structures soient animées convenablement. Aussi, il s’agit d’aller à la base. Que le bureau national ne soit plus un bureau qui s’assoit à Bamako pour donner des ordres, mais un bureau qui se déplace vers les sections, que les sections aussi se déplacent vers les sous-sections. Quand on est dans un schéma comme ça, on a toutes les chances que les structures soient animées et que les gens soient facilement mobilisables. Il s’agit aussi de pouvoir mobiliser au moment opportun pour aller aux élections. Ces deux piliers demandent à travailler sur les textes du parti. Le troisième pilier, c’est ce qu’on appelle la réflexion stratégique. Ce pilier va nous amener à mettre en place des initiatives qui sont des groupes de réflexion autour des questions concernant la jeunesse. Les questions d’emploi, de logement, de transport, etc. Aujourd’hui, il faut savoir que la jeunesse est confrontée à beaucoup de problèmes et personne ne peut mieux traiter ces problèmes que nous-mêmes. Il faut amener la jeunesse à réfléchir sur ces questions très importantes qui les concernent. L’idée pour nous, c’est de mettre en place les groupes de réflexion qui vont produire des documents que nous allons versés au comité exécutif comme une contribution de la jeunesse à la fois aux débats au niveau du comité exécutif et au projet de société. Comme je l’ai dit, le projet de société a besoin d’être revu parce que des années ont passé, on n’a pas relu ce document-là. Certes, il est d’actualité, mais il a besoin d’être toiletté. Ce sera l’occasion aussi pour la jeunesse de participer à ce toilettage du document qui est très important pour nous. L’idée pour nous, c’est de renforcer les relations avec les autres structures en créant des cadres de rencontre. Voilà les trois axes prioritaires qui constituent notre projet.

<em><strong>Au cas où vous serez élu président de la jeunesse, quelle sera votre touche pour la redynamisation du parti et le mouvement des jeunes ?</strong></em>

Notre objectif, c’est de mettre la jeunesse au service du parti. Nous sommes convaincus que l’homme doit être modelé surtout, pendant la jeunesse. C’est pour cela que nous avons mis l’accent sur la formation et l’information. Si vous regardez le programme, il y a beaucoup de formation et de sensibilisation. L’idée pour nous, c’est qu’aujourd’hui nous sommes convaincus que si les jeunes sont suffisamment imprégnés des textes du parti, il y a plus de chance  que beaucoup de dérives soient évitées. Ce vieux parti existe depuis l’avènement de la démocratie dans notre pays. Il a été sollicité par les différents régimes. C’est un parti qui regorge de beaucoup de cadres, de compétences et d’expertises. Nous pensons qu’aujourd’hui le comité exécutif doit montrer la voie. Je pense que c’est ce qui se passe. La jeunesse a besoin d’être unie, renforcée et mise au service de ce parti. Je suis convaincu que si la jeunesse joue pleinement son rôle, étant une force dynamique au service du parti, il y a plus de chance que le parti puisse repartir et gagner des échéances futures. C’est pour cela que nous voulons travailler à cela. Si on arrive à le faire, il n’y a pas de raison que le parti ne réussisse pas. Le reste se fait au niveau du comité exécutif et nous qui sommes le bras armé, nous devons mettre en œuvre sur le terrain les décisions du comité exécutif. Je pense que vous avez effectivement résumé notre inquiétude. L’idée pour nous, c’est de retrouver ce parti de masse. L’avenir de ce pays, quelque part, passe par l’Adema pour plusieurs raisons. L’Adema reste un parti démocratique et chacun a le droit de mener sa campagne telle qu’il l’entend et surtout de présenter aux camarades jeunes sa vision de la jeunesse. Il ne faut pas le nier. Il y a beaucoup de difficultés que nous essayons de corriger. Elles sont du fait d’un certain nombre de personnes du parti. Aujourd’hui, il faut le savoir. Je le dis et je le répète, notre objectif est d’unir, rassembler la jeunesse et la mettre au service du parti. Nous sommes convaincus que pour que le parti puisse se retrouver, pour qu’il puisse aller de façon sereine aux futures échéances électorales, il faut qu’il dispose de mouvements affiliés, définitivement acquis à sa cause. Le parti aura tout intérêt à doter ces mouvements affiliés d’équipes capables d’amener ces mouvements-là au service du parti. C’est extrêmement important. Il est temps qu’on sorte d’un certain nombre de choses. Il est temps pour nous de faire face à l’essentiel. Pour moi, l’essentiel, c’est de doter le parti d’équipes au niveau du comité exécutif. Il faut doter le parti d’équipes capables de rassembler, d’unir et d’aller à l’essentiel. Nous sommes convaincus que nous avons ce programme. La mise en œuvre de ce programme est aussi de mettre la jeunesse au service du parti.

<strong>Réalisée par             </strong>

<strong> Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prix africain de développement (PADEV) 2019 :   La BDU&#45;BF honorée par Karim Bagayoko, un Malien de la diaspora</title>
<link>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/prix-africain-de-developpement-padev-2019-la-bdu-bf-honoree-par-karim-bagayoko-un-malien-de-la-diaspora-2841473.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/distinction-prix-dexcellence/prix-africain-de-developpement-padev-2019-la-bdu-bf-honoree-par-karim-bagayoko-un-malien-de-la-diaspora-2841473.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2019 15:55:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Plusieurs Maliens viennent d’être récompensés à Kigali, au Rwanda, à l’occasion de la 14<sup>ème</sup> édition du Prix africain de développement (Padev). Parmi eux, on retrouve deux Maliens de la diaspora. Il s’agit du Directeur général de la Banque de l’union du Burkina-Faso, Karim Bagayoko,  et Amadou Soulalé, Ambassadeur du Mali au Burkina-Faso.</strong></em>

<strong> </strong>Les lauréats sont, entre autres, le  maire de Koulikoro, Eli Diarra ; le PDG du groupe Arc-ciel, Fousseyni Maïga ;  Mamadou Golfa, PDG de Golfa Transit et Transport; ainsi que Mahamadou Niangadou dit Mama Souraka de la Société Sodima, et les maires de Sanankoroba, Mamadou Zan Traoré, et de Mountougoula, Daouda Diarra.  Ils ont créé développé ou coaché des entreprises, des fonds, des organisations, des banques, des trésors publics, des ministères des Finances. Leur point commun, avoir changé la vie des centaines de milliers de personnes ou inventé des concepts, développé des idées capables de projeter l’Afrique vers son développement. Comme c’est le cas chaque année, la Fondation 225 présente les vrais acteurs du développement qui n’occupent pas forcément les premières pages des journaux, mais constituent à coup sûr la cheville ouvrière de la transformation économique et sociale de l’Afrique.

En marge d’une mission auprès de la communauté malienne à Ouagadougou, notre équipe de reportage a rencontré le Directeur général de la Banque de l’union du Burkina-Faso, Karim Bagayoko.

L’occasion a été saisie d’échanger avec lui sur sa distinction au Padev Kigali 2019  comme ‘’Meilleur manager des établissements financiers de la zone Afrique’’.

Depuis plusieurs années, cette distinction est décernée à des personnes physiques et morales  dont les actions dans leurs secteurs d’activités, leur qualité et l’impact de leurs actions  contribuent au développement social, économique et culturel du continent africain.           Ainsi, le patron de la filiale de la Banque de Développement du Mali au Burkina-Faso s’est vu décerner le prix  du meilleur manager des établissements financiers de la zone Afrique  à l’occasion de  la 14ème édition.

Pour rappel, la BDU-BF est la première de toutes les filiales de la BDM-SA en terme de performance.

Ouverte en janvier 2015, la Banque de l’union Burkina Faso (BDU-BF) fait partie d’un groupe bancaire présent dans six pays dont quatre de l’Uemoa : Mali, Burkina, Côte d’ivoire et Guinée-Bissau.

Karim Bagayoko a reçu son prix et celui de l’Ambassadeur du Mali au Burkina de la main du président de la Fondation 225, Koffi Kouadio, lors d’une cérémonie solennelle baptisée  Padev Kigali 2019. C’était le 31 août 2019 au Rwanda.                   Comme il fallait s’y attendre, le meilleur manager des établissements financiers de la zone Afrique a dédié  son prix à ses collaborateurs, aux partenaires de la BDU-BF. Le diplomate, lui aussi, a dédié sa distinction au Peuple malien dans  sa diversité.

Selon les deux lauréats, ce prix, sur le plan international, est un honneur pour le Mali d’une part et un défi  pour eux.     En effet, le bilan  des activités de la BDU-BF, au cours  du premier semestre de 2019  est le résultat du coach gagnant  de M. Bagayoko à la tête d’une équipe dynamique.

Selon les indicateurs,  les dépôts clientèles sont en hausse d’environ 40 à 50%. «Si on regarde au niveau de total du bilan, aujourd’hui nous sommes en augmentation d’environ 30% par rapport à la même période de l’année 2018. Nous sommes à un total de bilan de plus de 100 milliards de francs CFA, les dépôts clientèles sont aussi en hausse d’environ 40 à 50%, les prêts que nous faisons sont aussi en augmentation de 30 à 40%, les chiffres par rapport aux résultats de la banque sont assez satisfaisants car le résultat est bénéficiaire, et en augmentation par rapport à la même période de l’année 2018 », a indiqué le Directeur général de la BDU-BF.

Selon le lauréat du Padev 2019, sa distinction qui est le couronnement   de plusieurs années de travail. Elle impose à la  direction de la BDU-BF et au personnel le devoir de maintenir la dynamique de la  performance   pour relever les défis  et les attentes des premiers responsables de la maison mère de la BDU-BF.   La banque de l’Union Burkina Faso a comme mission de renforcer sa présence sur le plan national et d’assurer la proximité de ses produits et services au profit de sa clientèle. En effet, la BDU-BF, par l’ouverture de treize (13) agences, veut se rapprocher de sa clientèle comme en témoigne l’ouverture de huit (08) agences à ouagadougou, (c’est à dire l’agence principale dans le projet Zaca, celle de Ouaga 2000, de Pissy, de Sankaryaré, de la ZAD, de Kwame N’Krumah, de Hamdalaye et cinq (05) agences  à l’intérieur du pays (Bobo Dioulasso, Koudougou, Ouahigouya, Tenkodogo, Banfora).  En tant que banque de proximité, elle prévoit l’ouverture de six (06) autres agences d’ici fin 2019.

L’objectif étant de booster le taux de bancarisation des populations et de contribuer ainsi au financement de l’économie burkinabè par l’octroi de concours divers et variés à la clientèle, la proposition d’offres de services innovants et la mobilisation de ressources.   Le Prix africain de développement (Padev) a vu le jour en 2006 à Abidjan, à l’initiative d’organisations de la société civile de 12 pays africains réunis autour de la Fondation 225 du Burkina Faso et de Safam Com International de la Côte d’Ivoire. Il s’agissait de contribuer à booster le développement des pays africains à travers l’instauration d’une culture du travail, du mérite et de l’excellence, comme l’une des valeurs cardinales de la société africaine.                      Il s’agit aussi de susciter la prise de conscience autour de la responsabilité de chaque Africain comme acteur du processus de développement de son pays et non plus comme un spectateur passif des politiques gouvernementales en la       manière.   La première édition c’était  en 2007, à Lomé.

<strong>Qui est Karim Bagayoko ?</strong>

Né le 10 mars 1967 à Bamako (Mali), Karim Bagayoko est titulaire d’un Doctorat en Sciences économiques de l’Université de Grenoble, en France, et d’une Maîtrise en gestion de l’Ecole nationale d’administration du Mali (ENA) en 1990. Il est en outre nanti d’un diplôme d’études supérieures en banques et finances de l’Institut technique de banque (ITB) du Conservatoire national des arts et des métiers (Cnam) de Paris, en 1995. Il est également titulaire de plusieurs certificats de formation, dont celui de HEC/Paris-Bceao Cesa en management des activités bancaires.

Directeur général de la Banque de l’Union-Burkina Faso (BDU-BF) depuis le 14 août 2015, M. Bagayoko traine derrière lui 27 ans d’expérience, notamment dans le secteur bancaire.

Sur le plan professionnel, il a, avant d’être nommé à la tête de BDU-BF, occupé, entre 1992 et 2015, les postes d’Administrateur directeur général de la Société de gestion et d’intermédiation du Mali (SGI Mali) de 2009 à 2015 ; Président-directeur général de la SGO Mali Finance ; Directeur de l’Inspection générale de la BDM-SA (Inspecteur Général), responsable adjoint de pôle. Il a par ailleurs été Directeur de l’exploitation des agences du réseau de la BDM-SA (fusionnée) ; Directeur du Réseau et de la Monétique de la Bmcd (Banque malienne de crédit et de dépôts), Directeur de la gestion des prêts et des crédits par Signature de la BDM-SA (fusionnée) ; Directeur adjoint de l’exploitation et des agences Bmcd, etc.

Parallèlement à ses fonctions, Karim Bagayoko est  chargé de cours de vacation à l’Institut universitaire de développement territorial (Iudt) de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako (Ussgb) ; chargé de cours de vacation au Centre de formation bancaire        et de Microfinance (Cfbm) Bamako ;   chargé de Travaux dirigés à l’Ecole nationale d’administration du Mali (ENA).

<strong> </strong>

<strong>            Nouhoum DICKO</strong>

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<title>Assassinat crapuleux et injustifié du commissaire de police de Niono : De quoi accuse&#45;t&#45;on les autorités en charge de la Sécurité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/assassinat-crapuleux-et-injustifie-du-commissaire-de-police-de-niono-de-quoi-accuse-t-on-les-autorites-en-charge-de-la-securite-2841481.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2019 15:21:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les maliens, dans toutes leurs composantes, sont aujourd’hui dans l’émoi inhibant après l’assassinat lâche du Commissaire Divisionnaire de Police Issiaka Tounkara.</strong>

<strong> </strong>L’écho continue de retentir au-delà de nos frontières, car faisant les choux gras des réseaux sociaux avec, en toile de fond, des images dégradantes.

Mais,par-delà l’émotion générée,une analyse sereine de la situation vient conforter aisément la thèse d’un crime crapuleux dont le mobile est à rechercher ailleurs que dans une factice collaboration difficile avec le défunt Commissaire, pourtant réputé pour son professionnalisme et son sens de l’écoute et du discernement. N’a-t-il pas été félicité par ces mêmes populations pour sa bravoure  lors de l’évasion de prisonniers en 2017 ?

Malheureusement le pire est passé par Niono et l’heure est aux questionnements.

Comment une poignée d’individus, mus par des intentions inavouées, tentent d’imposer leur dictat dans une cité aussi émancipée que Niono et exiger le départ d’un fonctionnaire de Police. Auquel cas, c’est la boite de pandore qui serait ainsi ouverte, donc un effet de contagion qui pourrait inspirer d’autres contrées du pays. De là, c’est l’administration malienne qui en pâtira.

Est-ce de cela dont a besoin aujourd’hui notre pays ? Assurément Non !

C’est dire que ce genre d’exigence est insoutenable dans une République régit par des règles administratives. Pour le cas de Niono, la situation était bien prise en compte par les autorités, ce d’autant que le défunt Commissaire avait été appelé à Bamako dans le cadre d’une enquête administrative relative aux récents évènements dans sa ville. Et c’est seulement le lendemain de son départ de la Capitale qu’il fut sauvagement assassiné.

Les autorités étant dans leur rôle régalien, il est tout simplement irrévérencieux et malintentionné d’accuser le Directeur Régional de la Police de Segou ou le Directeur Général de la Police Nationale et, par ricochet, le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile de n’avoir pas anticipé les évènements en faisant muter le fonctionnaire de Police.

L’enquête administrative demeure pour ceux-ci le baromètre légal d’aide à la décision, ainsi pour mieux comprendre et agir légitimement. Mais malheureusement la violence gratuite s’est invitée mortellement dans la gestion administrative avant même la clôture de l’enquête précitée.

En tout état de cause, ce qui s’est passé à Niono ne devrait pas rester sans conséquence car l’Etat est tenu d’affirmer toute son autorité et ne saurait céder aux menaces, chantages et autres manipulations de quelles que entités sociales qu’elles soient.

Pour sûr, les vrais auteurs de ces actes ignobles et leurs complices, feignant trouver en les autorités en charge de la Sécurité des boucs émissaires, devraient être identifiés et traduits devant la justice afin que force reste à la loi.

<strong>N.D</strong>

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<title>Affaire des cotonculteurs : Panique dans les rangs des amis de Bakary Togola</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-des-cotonculteurs-panique-dans-les-rangs-des-amis-de-bakary-togola-2841476.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2019 15:04:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus d’une semaine après son inculpation et son incarcération à la prison centrale de Bamako  pour une sombre  affaire de détournement de  ristournes de la Confédération  des sociétés coopératives des producteurs  de coton (C-Scps) portant sur plus de 9 milliards de FCFA, on a comme l’impression que le coup a été durement ressenti par les amis et sympathisants  du tout puissant président de l’Apcam Bakary Togola.</strong>

En effet, depuis le début de cette affaire, nul ne peut affirmer s’il a connaissance ou non de l’existence d’un pôle d’avocats constitué pour la défense de l’inculpé Bakary Togola et ses codétenus.

Plus d’une semaine après son transfèrement à la prison centrale de Bamako, aucun avocat de la place n’a encore daigné pris la parole pour au moins tenter de disculper Bakary Togola et ses coïnculpés. Et pourtant  en la matière, l’assistance d’un avocat est obligatoire.  Dans cette affaire,  seul le Procureur  de la République  près le Pôle économique et financier du Tribunal de grande instance de la Commune III  du district de Bamako tient la vedette. Et  dans sa communication qui  est savamment orchestrée on a l’impression qu’une présomption de culpabilité pèse sur Bakary Togola.

A part quelques avocats dont les noms sont cités par ci par là comme faisant parti de son  pôle d’avocats  tels que maîtres Magatte Saye et Cheick Oumar Konaré, le désormais locataire de la prison centrale de Bamako  ne bénéficie  d’aucun soutien juridique et judiciaire de la part des défenseurs des droits humains tant au Mali  qu’ailleurs.

Le salut est dans le soutien de ses parents et amis

Le seul réconfort de Bakary Togola  est entre les mains de ses amis et parents.

En effet, après avoir exigé en vain sa libération  sous peine de bloquer  la bonne commercialisation  du coton, ces derniers ont compris que cette affaire n’est pas aussi simple comme ils la croyaient. C’est ainsi que désormais ils ont décidé de changer de fusil d’épaule.

Pour les besoins de la cause, une coordination nationale des Amis de Bakary Togola (CNA/BT) a été mise en place.

Lors d’un point-presse tenu le samedi 28 septembre, à la Maison de la presse, ladite coordination s’est voulue d’attaque pour la défense de son mentor. Elle a en effet tenu à faire savoir qu’elle dénonce les déclarations mensongères, pitoyables et honteuses diffusées par certains médias et par des réseaux sociaux tendant à porter atteinte à la dignité et à l’honorabilité du président Bakary Togola. Dans son intervention, le secrétaire général de la CNA/BT, moussa Z Coulibaly dira que « ces allégations font croire à prononcer le verdict avant le procès ».

Tout en déplorant la récupération politique de cette affaire par certains hommes politiques, il a en outre tenu à corriger le magistrat instructeur du Pôle économique de Bamako dans sa qualification juridique des faits.

En effet, selon Moussa Z coulibaly, « il y a plus de 10 ans, il n’y a plus de terme ristourne entre les cotonculteurs et la Cmdt ». A l’en croire, on parle plutôt de complément de prix.

Il tiendra aussi à faire savoir que le président Bakary Togola est poursuivi aujourd’hui pour la gestion d’un fonds qu’il n’a jamais géré. A ses dires, les prétendues ristournes auxquelles le dénonciateur anonyme fait allusion sont directement versées par la Cmdt aux coopératives.

La CNA/BT estime que son mentor doit bénéficier de la présomption d’innocence et demande à ce que justice soit faite.

<strong>Birama Fall</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour non&#45;exécution du procès&#45;verbal du 18 mai 2019 : Les syndicats de l’éducation menacent l’année scolaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/pour-non-execution-du-proces-verbal-du-18-mai-2019-les-syndicats-de-leducation-menacent-lannee-scolaire-2841475.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2019 14:30:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 sont prêts à appliquer tous les moyens pour obtenir gain de cause de leurs doléances contenues dans le procès verbal signé entre eux et le gouvernement du Mali. L’information a été donnée le samedi 28 septembre 2019, à la Maison des Aînés.</strong>

Désolés du « mépris et de la négligence dont le Premier ministre a fait preuve » vis-à-vis d’eux, les syndicats de l’éducation ont laissé entendre qu’ils ne manqueront pas de croiser le fer avec le gouvernement.

A leurs dires, le premier ministre Boubou Cissé a réservé un silence de cathédrale à leurs correspondances du 6 et 16 septembre 2019. Aux yeux des syndicats, le chef du gouvernement « étale à grand jour sa volonté de ne pas voir une école stable, apaisée et performante au Mali »

A l’en croire, pour éviter au Mali la situation de l’année scolaire 2018-2019, ils ont adressé deux correspondances au ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique. L’une, dit-il, le 30 mai et l’autre le 19 juillet 2019.C’est deux correspondances, ajoute-t-ils, ont été timidement répondues par le ministre. Avant d’affirmer qu’une rencontre sollicitée par eux avec les familles fondatrices de Bamako et les leaders religieux est restée sans suite.

Deux points étaient inscrits à l’ordre du jour. Il s’agissait de : le point d’exécution du procès verbal de conciliation signé le 18 mai 2019 entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ; la prise en compte des enseignants régis par la Loi N° 2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale conformément à la majoration intervenue sur la grille du statut général.

Selon les syndicats, loin d’être une prise en otage de la rentrée scolaire, l’objectif de cette conférence de presse est de mettre le gouvernement en garde par rapport à l’application des points restés dans les tiroirs. En se prononçant sur ces points, le secrétaire général du Sypesco, non moins porte-parole des syndicats signataires du 18 mai 2019, Adama Fomba, a annoncé que le procès verbal contient 10 points dont 8 accords, un accord partiel et un point concédé par les syndicats.

« Rien n’est exclu, même pire que l’année dernière, a fulminé M.Fomba, si les points non satisfaits ne connaissent pas un traitement heureux ».

Pour rappel, visiblement, l’orateur du jour fait confiance aux enseignants. De son point de vue, ceux-ci sont prêts à répondre à l’appel des syndicats.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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<title>Assassinat du commissaire Issiaka Tounkara : Les syndicats de la police crient à la trahison</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/assassinat-du-commissaire-issiaka-tounkara-les-syndicats-de-la-police-crient-a-la-trahison-2841479.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2019 14:00:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Syndicat national de la Police (Synapo) a crié à la trahison de leurs frères d’armes. Ils l’ont fait savoir à la faveur d’une conférence de presse, ce mardi 24 septembre 2019, à la direction générale de la police nationale.</strong>

Les raisons de la colère ont mûri du côté des syndicats de la police nationale. Avec un ton fulminant, les limiers ne sont pas allés avec le dos de la cuillère. En effet, ils pensent que le commissaire de Niono, Issiaka Tounkara, a été victime de trahison de la part de leurs frères d’armes et des autorités locales de Niono. Et pour cause. Lorsque la population prenait d’assaut le commissariat, expliquent-ils, la gendarmerie et le camp de garde ont été appelés. Malgré leur situation à quelques encablures du commissariat, les gendarmes et les gardes ne sont venus au secours.

Pour animer cette conférence de presse, le porte-parole des syndicats de la police nationale, Abdourahamane Alassane, non moins secrétaire général du Syndicat national de la Police (Synapo), avait à ses côtés Aboubacar Keïta, Tiékouta Kanté, Josué Kamaté, Attaher Ag Elmehdi, Cheickna H Diakité, Aïssata Touré, Coumba Traoré.

Aux yeux d’Abdourahamane Alassane, c’est une histoire banale qui les a conduits à cette situation. « C’était juste un contrôle de vignette organisé par la marie. La police est requise par d’autres services pour les appuyer et faire des interpellations, même dans les opérations de la douane », dit le conférencier, d’entrée.

Pour lui, tout est parti d’un contrôle de vignette au court duquel un motocycliste aurait son pied cassé par le fait d’un flic. Donc, ajoute-t-il, la population a exigé le départ du commissaire.

A en croire l’interlocuteur du jour, la population a pris d’assaut le commissariat et brûlé tous les matériels de l’Etat ; les badauds ont endommagé  les véhicules de l’Etat et ceux des particuliers en blessant des policiers.

Le commissaire principal Tounkara n’a pas omis les qualités du regretté commissaire « Ce commissaire est plus que patriote parce la population avait  tous les matériels de guerre, mais il a demandé à ses éléments de ne pas tirer, même quand il a été atteint par balle, il leur a intimé l’ordre de ne pas tirer pour le sens élevé du devoir envers la nation », a expliqué le conférencier.

Les syndicats de la police veulent que la justice soit rendue, que le droit soit dit pour la mémoire de « ce vaillant homme ». Pour cela, ils exigent qu’une enquête judiciaire soit ouverte pour que tous les coupables et complices de cet assassinat soient interpellés et envoyés devant les juridictions compétentes, la réhabilitation du commissariat, l’élévation du commissaire au grade supérieur conformément au statut. S’y ajoutent le dédommagement des matériels et des victimes, la reprise des activités au commissariat de Niono.

A noter que la marche qui était prévue pour le vendredi 27 septembre, en avortant s’est muée en sit-in au terme duquel les gardiens de la paix ont remis leur déclaration au directeur général de la police nationale, Moussa Ag Infahi.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire des ristournes des cotonculteurs :  Ce qui attend Bakary Togola et ses coïnculpés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-des-ristournes-des-cotonculteurs-ce-qui-attend-bakary-togola-et-ses-coinculpes-2840395.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 14:45:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le déclenchement des poursuites contre le Président de l’Apcam et son incarcération, les débats font rage, par médias et réseaux sociaux interposés, entre les pros et anti-Bakary Togola.</strong>

Pendant que les uns vont jusqu’à organiser des manifestations publiques pour apporter leur soutien à l’homme, les autres se réjouissent des ennuis judiciaires du natif de Niamala et ne font pas mystère de leur sentiment.

Tous, supporters convaincus comme adversaires irréductibles du Président de l’Apcam,         devront cependant s’armer de patience  jusqu’à l’issue  judiciaire finale de l’affaire dite du détournement des ristournes dues aux cotonculteurs.

En effet, avant que les pronostics d’innocence ou de culpabilité formulés contre Bakary Togola et ses éventuels complices ne soient confirmés ou infirmés, il y a des étapes judiciaires à franchir. Et elles ne le seront pas en un temps record. Quelles sont donc les étapes de ce temps judiciaire ?

<strong>L’étape de l’information</strong>

Nous y sommes depuis que Bakary Togola a été présenté au juge d’instruction du 8ème cabinet du Tribunal de Grande Instance.  Cette étape a été précédée de celle de l’enquête préliminaire qui s’est déroulée au pas de charge. La brigade du Pôle économique n’a pas eu besoin de solliciter un rallongement du délai de garde à vue et a bouclé son PV d’enquête en quarante huit heures. Après transmission du dossier au procureur, un juge sera saisi dans la même foulée, sur ordonnance de désignation rendue par le président du Tribunal de Grande Instance saisi. Si la phase d’enquête s’est déroulée relativement vite, celle de l’information prendra beaucoup plus de temps. En effet, obligatoire en matière criminelle et facultative en matière correctionnelle, l’information passe par de nombreux actes  de procédure.

A côté de longs interrogatoires de l’inculpé par le juge d’instruction, ce dernier a à sa disposition toute une série de pouvoirs qu’il peut mettre en œuvre.

Et qui sont  autant de causes de rallongement du temps de l’information. Il s’agit notamment des  confrontations et des auditions de témoins.

A ces actes qui consistent à entendre directement l’inculpé et témoins, il faut ajouter les mesures d’instruction et autres expertises que peut ordonner le juge d’instruction, soit de son propre chef, soit à la demande d’une des parties au procès pénal.

Ces mesures d’instruction peuvent se traduire en transports sur les lieux, perquisitions, reconstitution des faits, vérifications, etc.

La phase de l’information, qui s’achève soit par le renvoi de l’inculpé devant une juridiction de jugement, soit par un non- lieu total ou partiel, est donc raisonnablement longue. Ce qui se justifie pleinement dans la mesure où la mission confiée au juge de l’instruction est déterminante pour la manifestation de la vérité. A cet effet,  celui - ci est tenu d’instruire à charge et à décharge. Ce qui signifie qu’il a l’obligation de prendre en compte tous les éléments de l’affaire, qu’ils soient défavorables ou non à l’inculpé.

D’habitude, l’information est une phase éprouvante pour tous les acteurs d’une procédure pénale: juges d’instruction, ministère public, les parties et leurs conseils. Elle peut se boucler en un temps relativement réduit lorsqu’une affaire ne présente pas beaucoup de complexité.  Ou, plus fréquemment s’étaler sur plusieurs mois, voire plusieurs années, s’il s’agit d’affaires complexes. Or, tout porte à croire que l’affaire du ministère public contre Bakary Togola et autres relève de cette dernière catégorie.

Toutefois, et quel que soit le temps pris pour une information, le législateur a mis des garde - fous pour préserver les droits des personnes poursuivies.          Aussi, le code de procédure pénale du  Mali prévoit-il la possibilité pour l’inculpé de demander au  juge d’instruction les mesures qui lui paraissent utiles à la manifestation de la vérité.

L’inculpé placé en détention préventive peut également présenter une demande de mise en liberté en tout état, c’est à tout moment de la procédure, y compris au cours de l’information. Ces dispositions traduisent deux principes fondamentaux du procès pénal, ceux de la présomption d’innocence et du respect des droits de la défense. Ils ont été du reste fort opportunément rappelés par le Procureur anti- corruption, Mamoudou Kassogué, lors du point-presse que le magistrat a animé sur les poursuites en cours contre M. Togola et ses coinculpés.

<strong>L’étape finale du jugement</strong>

Elle intervient lorsqu’estimant que les charges pesant sur l’inculpé sont suffisamment graves et étayées. Le magistrat instructeur décide de renvoyer ce dernier devant un juge jugeant dont la compétence est fixée par la loi.

Dans le cas qui nous intéresse, si le juge estime que les faits reprochés à Bakary Togola et autres constituent un ou des crimes, les inculpés seront renvoyés devant la Chambre   d’accusation statuant comme juridiction d’instruction du second degré. Le cas échéant, l’inculpé est renvoyé devant la Cour d’assises au moyen d’un arrêt de renvoi.

Si la Cour estime que l’infraction n’est pas constituée ou qu’elle n’est plus poursuivable (en cas de prescription ou toute cause d’extinction de l’action publique), elle rend un arrêt de non-lieu. De cette qualification finale des faits retenus contre l’inculpé en phase d’instruction dépendent à la fois la détermination de la peine encourue et celle de la juridiction compétente.

<strong>Birama Fall</strong>

<strong> </strong>

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<item>
<title>APR&#45;CODEM :  Vers une fusion pour de meilleurs résultats</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/apr-codem-vers-une-fusion-pour-de-meilleurs-resultats-2840392.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 14:35:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la faveur d’un point-presse conjoint de l’Alliance pour la République (APR) et la Convergence pour le Développement du Mali (Codem), le président du parti du perroquet, Oumar Ibrahima Touré, a annoncé un projet de fusion entre les deux formations politiques. L’information a été donnée le samedi 21 septembre 2019, au siège de l’APR, à Yirimadio Zrny.</strong>

<strong> </strong>Les responsables du parti du perroquet et celui de la quenouille semblent  avoir les mêmes objectifs. De ce fait, ils regardent actuellement dans la même direction et projettent même de fusionner les deux formations politiques. Et cela, en vue d’obtenir de meilleurs scores électoraux aux prochaines échéances.

A l’entame de ses propos, le président de l’APR, Oumar Ibrahim Touré, a rappelé les événements tragiques survenus à Niono. Il n’a pas manqué de présenter les condoléances au nom des deux formations politiques.

Partant, il rappellera qu’une délégation de l’APR a été reçue par la Codem à son siège afin d’analyser la situation politique nationale et de leurs relations politiques bilatérales. « Il résulte de ces analyses qu’il existe, selon les statistiques du ministère de l’Administration territoriales, 207 partis politiques enregistrés au 31 août 2019 », a-t-il laissé entendre.

A ses yeux, pour éviter « pléthore de partis politiques » en République du Mali, la Codem et l’APR doivent cheminer ensemble.

Pour arriver à bon port, à l’en croire, la mise en place d’une commission paritaire s’est avérée nécessaire afin de mener une réflexion approfondie et faire des propositions concrètes. De la première étape, dit-il, la création d’une alliance électorale et politique entre les deux partis s’est dégagée. « De l’avis de la commission, la fusion au terme du processus aura l’avantage de faire des deux partis une seule formation avec une vision commune et la poursuite des mêmes objectifs, le développement du Mali. », a-t-il martelé.

A ses yeux, un approfondissement de l’analyse a révélé que les alliances politiques et électorales sont fragiles au Mali. Et cela, explique-t-il, à cause des difficultés liées au choix de candidats au nom de l’alliance et au partage du pouvoir après la victoire. Ce qui, ajoute-il, le plus souvent, aboutit à l’éclatement des alliances.

L’interlocuteur du jour a énuméré les huit recommandations formulées par la commission pour « la mise en œuvre effective, intelligente et réussie de l’alliance électorale et politique et du projet de fusion ».

Il s’agit de la diffusion imminente d’un communiqué de presse conjoint ; l’organisation d’une conférence de presse commune, la participation de l’un des partis à toute activité importante de l’autre à partir de la conférence de presse ; l’organisation de réunions communes fréquentes entre les deux directions ; l’organisation des missions communes sur le terrain.

S’y ajoutent la mise en place d’un plan de communication commun ; la sensibilisation des structures de base sur le projet de fusion en mettant en avant ses avantages et enfin la poursuite de la réflexion au sein de la commission paritaire.

A noter qu’auparavant, le patron du parti du perroquet avait souligné que leur alliance ne souffre d’aucun doute.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mamadou Minkoro Traoré au sujet du FIMA 2019 : « Nous sommes très optimistes, mais du côté des finances nous avons des inquiétudes »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/mamadou-minkoro-traore-au-sujet-du-fima-2019-nous-sommes-tres-optimistes-mais-du-cote-des-finances-nous-avons-des-inquietudes-2840391.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 14:22:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong><strong>Dans la perspective de la deuxième édition du Salon international de l’artisanat du Mali (Siama) qui se tiendra dans deux mois à Bamako, le président de l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (Apcm) a bien  voulu répondre à nos questions. Dans cette interview, Mamadou Minkoro Traoré, qui affirme n’avoir aujourd’hui aucune ambition politique, parle essentiellement de l’organisation du Siama 2019. Il y évoque également les élections au niveau de l’Apcm, prévues en 2020. Lisez plutôt !</strong>

<strong> </strong><strong>Le Prétoire: Vous vous apprêtez à organiser le Siama. Qu’est-ce que c’est ?              </strong><strong>Mamadou Minkoro Traoré :</strong> Le Siama, c’est le Salon international de l’artisanat du Mali. Il se déroulera du 07 au 21 novembre 2019. Nous serons à notre deuxième édition puisque la première, sous la férule de notre ministre, Nina Walett Intallou, a eu lieu en novembre 2017. Cette année, c’est l’Apcm qui l’organisera suite à la promesse de notre ministre, comme le Siagri est organisé par l’Apcam et la Febak par la Ccim. Cette seconde édition est une promesse tenue par notre ministre.

<strong><em>Croyez-vous à la réussite de cette édition dans la mesure où le Mali vit une crise sécuritaire et sociale très aiguë ?</em></strong>

Nous sommes très optimistes mais du côté des finances, nous avons des inquiétudes. Si ce n’est pas grâce à l’appui de vous hommes de médias au secteur de l’artisanat, nous n’avons pas les moyens de notre ambition puisqu’il fallait se lever tôt, communiquer afin que les artisans emboîtent le pas pour bien se préparer en créant. Mais à la date d’aujourd’hui, cette communication n’a pas pu être faite parce que nous n’avons pas les moyens. Mais, mieux vaut tard que jamais, puisque nous sommes à presque deux mois de cette deuxième édition du Siama qui se tiendra du 07 au 21 novembre prochain, au Parc des expositions, à Kalaban-Coura, sur la route de l’Aéroport.

<strong><em>Comment participe-t-on au Siama ?</em></strong>

Pour y participer, il faut être artisan malien ou étranger. Le règlement intérieur exige que ce soit des produits de l’artisanat malien. Les conditions d’accès, c’est de payer le stand. Il y   a le stand ordinaire qui coûte 300 000FCFA la location ; mais lorsqu’un artisan a la carte professionnelle du Mali, délivrée par les Chambres des métiers, l’Etat prend en compte 50% de la location du stand. 500 000 FCFA pour le stand dit  tapis rouge qui n’est pas subventionné par l’Etat.

Comment cette édition est-elle organisée ?

L’Apcm est en partenariat avec de grandes organisations professionnelles  patronales et syndicales comme la Fnam, Fmaga et tant d’autres organisations. Nous sommes divisés en huit commissions, ainsi que des sous-commissions. Chaque commission est à pied d’œuvre pour la réussite de l’événement. Malheureusement, toutes les commissions sont confrontées à un problème de budget.

<strong><em>Vous parlez de salon international. Est-ce que vous avez des invités au plan régional, sous-régional et même continental ? Quelles sont les parties étrangères qui se sont manifestées pour participer à ce deuxième salon ?</em></strong>

Le Sénégal est l’invité d’honneur qui sera représenté par son ministre, avec des surprises agréables ainsi que de nombreux artisans sénégalais et l’inscription de beaucoup de pays africains, tels que la Tunisie, le Maroc, l’Algérie qui a déjà réservé une dizaine de stands. Il y a aussi le Burkina Faso et d’autres pays voisins chez qui nous participons à des salons. Ils auront des artisans qui effectueront le déplacement de Bamako. C’est un salon international où les pays européens et américains seront présents.

<strong><em>Est-ce que vous avez eu de manifestations ? Combien d’exposants avez-vous prévus ?</em></strong>

Nous connaissons le nombre. Déjà les pavillons climatisés, il est prévu 1000 exposants parce qu’il y a un grand pavillon qui peut accueillir 100 exposants, les autres stands, 50 exposants. Donc, chaque stand accueillera 500 exposants, soit 1000.  En dehors des stands climatisés, il  y a des stands bâtis parce qu’il y a certains corps de métiers qui ont besoin d’espace, comme la menuiserie. Il y aura des espaces aménagés pour ce faire car,  ils fabriquent des produits, puis les exposent. Alors que nos stands sont de 3 m2. Nous avons prévu des places dehors pour accueillir ce corps de métier. Idem pour la construction métallique, les décortiqueuses. Donc, tous les métiers qui occupent de la place sont prévus dehors. La place ne fera pas défaut. Il y aura de la restauration qui fait partie de l’artisanat, les rôtisseries et autres. L’artisanat, c’est surtout lorsque le travail est à prédominance manuelle. On peut utiliser des machines mais actionnées par l’être humain. En se référant à cette définition, toutes les boulangeries pour la plupart sont artisanales.

<strong><em>Le salon sera placé sous quel signe ; avez-vous déjà choisi un slogan pour mieux  mobiliser les populations?</em></strong>

La présente édition est placée sous la présidence du Président de la République. Le thème choisi est: « L’accès des artisans, facteur de réduction de la pauvreté et moyen de créer la  richesse ».

Est-ce que vous avez pris attache avec les banques maliennes puisque celles de l’Uemoa sont très frileuses par rapport au financement des artisans locaux ?

Nous avons écrit  à toutes les banques de la place. Malheureusement, nous n’avons pas reçu à ce jour de réponse. Nous pensons avoir des sponsors, surtout officiels ; aucune réponse à ce jour ne nous est parvenue. Mais dans notre stratégie de démarche, nous allons les voir pour mieux leur expliquer. Nous avons commencé et continuions de les démarcher.

<strong><em>Est-ce à dire que le sponsor officiel n’est pas encore connu ?</em></strong>

Il y a des prétendants, attendons des réponses officielles.

<strong><em>Avez-vous un message particulier ?</em></strong>

Le salon est une occasion pour les talents cachés de se montrer, de se révéler. C’est aussi l’occasion de prouver à nos autorités que tout ce que nous importons comme meubles peut être fabriqué ici au Mali. Je prends comme exemple la première édition au cours de laquelle le Président de la République a été agréablement surpris de voir des produits tels que des salons et autres qui ont été fabriqués au Mali. Il suffit de nous faire confiance, nous ferons le reste. Je profite de cette occasion pour lancer un appel à tous les artisans, à  toutes les entreprises artisanales parce que ce secteur aussi est mal compris. Puisque lorsqu’on parle de l’artisanat, les gens pensent à l’artisanat informel, d’art. Malheureusement, ce n’est pas le cas car, nous avons des entreprises artisanales formelles  et nous avons des entreprises formelles. Certes, le secteur est dominé par l’informel, mais fortifié par 30 à 35% de formel. J’en appelle à la créativité et à l’innovation de tous les artisans pour montrer à nos autorités que nous pouvons fabriquer les produits qu’elles achètent ailleurs.

<strong><em>Où se font les inscriptions ?</em></strong>

Les inscriptions se font à l’Apcm, à Ngolonina, auprès de la comptabilité, au ministère de l’Artisanat et du Tourisme, auprès de la DFM. Pour ceux qui sont loin, ils pourront s’adresser à nos organisations professionnelles ou à nos Chambres des métiers de leur localité, puisque la Fnam est présente dans tous les cercles du Mali.

<strong><em>Comment êtes-vous arrivé à la tête de l’Apcm ?</em></strong>

Vous savez, être à la tête de l’Apcm n’est pas une chose facile parce que c’est le système des grands électeurs. D’abord, à la base, il y a les premières élections par branche d’activité ou catégorie. Il y avait sept (07) branches : bois et ameublement qui comportait dix-sept (17) métiers ; c’est-à-dire tous ceux qui font du bois-rotin, ou matière première semblable au bois. Donc, tous ceux qui travaillent dans ce métier votent pour quatre maîtres-artisans et leurs employés votent pour un représentant. Donc, par catégorie, il faut cinq représentants, alors qu’il y a sept catégories (cinq par sept, cela fait trente et cinq (35), et chacune doit voter pour ameublement-bois, cuir-textile, métaux, hygiène-soins corporels, art et divers, ainsi de suite. Toutes ces branches votent cinq (5) représentants. Donc, il fallait passer au premier filet qui est ta branche et les dix-sept métiers devraient faire confiance à cinq personnes et j’ai passé ce premier tour, Dieu merci, la tête haute. C’est après ce tour que les  cinq branches se retrouvent, soit cinq fois sept, trente et cinq. Et dans la commune, il fallait prendre les organisations professionnelles les plus représentatives qui sont au moins dans tous les quartiers, sinon dans trois quartiers. Ces cinq représentants plus trente et cinq votent pour les représentants des métiers au niveau de la commune. Après, au niveau régional, ce sont les représentants des différentes communes qui élisent le bureau de la  région. Ensuite, au niveau national, toutes les régions, tous les cercles envoient leurs représentants voter pour élire le président de l’Apcm. Voilà comment je me suis retrouvé à la tête de l’Apcm grâce à la confiance des cinq millions (5 000 000) d’artisans du Mali.

<strong><em>Depuis quand dirigez-vous l’Apcm ?</em></strong>

Je suis à la tête de l’Apcm depuis 29 décembre 2007. Mais j’ai pris fonction en 2008. Les mandats sont terminés. Nous devons procéder à leur renouvellement mais le nouveau code de l’Uemoa remet tout en cause, puisque les huit pays ont harmonisé les textes de telle sorte qu’il y avait les Chambres des Métiers  au Mali, alors que dans les autres pays de l’Uemoa, le modèle est là. Donc, le Mali est revenu à ce texte. En clair, il fallait maintenir ces anciens qui connaissent les textes qu’ils doivent relire afin de se conformer au nouveau Code. Ce qui a été fait, Dieu merci. Ce Code est passé au niveau de l’Assemblée nationale et le décret a été approuvé par le chef de l’Etat depuis le 03 juillet dernier. Maintenant, nous sommes fin prêts à  aller aux élections en 2020.

<strong><em>Seriez-vous candidat ?</em></strong>

Au moment opportun, je me prononcerai.

Avez-vous d’autres charges au-delà du Cesc et de l’Apcm ?

Je suis le président du Conseil africain de l’artisanat. J’ai été élu à Boulawaya, au Zimbawé. Cela n’a pas été facile puisque l’Afrique est divisée en quatre zones : Afrique de l’Ouest, de l’EST, du Nord et du Sud. Chaque zone vote son candidat. Je me suis retrouvé en compétition avec les représentants de trois zones, où le vote a été très houleux et au finish, j’ai eu la confiance de mes pairs. J’ai été membre également de la Chambre consulaire régionale et président de certaines commissions et seul représentant des artisans au Cesc. Ce n’est pas une revendication mais, l’Apcam est représentée par neuf (9) personnes, la Ccim par dix (10) personnes dont je suis le dixième. Aujourd’hui, nous les artisans avons notre groupe : Artisanat de profession, de transformation et d’art qui englobe cinq millions de personnes (5000 000). Je crois que nos autorités doivent être équitables en toute honnêteté pour que nous ayons le même nombre que les autres certes.

Je profite de l’occasion pour dire que l’artisanat doit être mieux représenté au Cesc que par une seule personne, avoir le même nombre que les autres regroupements.

<strong><em>Mamadou Minkoro Traoré a-t-il des ambitions politiques</em></strong><em> ?</em>

Très franchement, je n’ai pas aujourd’hui aucune ambition politique. Je n’ai pas envie de me jeter dans certains marigots, surtout politiques. Je suis apolitique. Le futur appartient à Dieu, je ne sais pas ce qui peut arriver après. Mais j’aimerais rester dans mon monde professionnel de l’artisanat.

<strong>Réalisée par N.D</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Adama Sangaré au pôle économique :  Les raisons d’une interpellation</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/adama-sangare-au-pole-economique-les-raisons-dune-interpellation-2840435.html</link>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 14:14:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce n’est plus un  secret. Le maire du district de Bamako a été entendu, la semaine  dernière, par les limiers du Pôle économique et financier de Bamako.</strong>

<strong> </strong><strong>Pour quelle raison ?</strong>

C’est là toute la question qui fait l’objet de commentaires tant dans les « grins » que dans les salons feutrés et sur les réseaux sociaux.

D’après nos investigations menées sur le terrain, nous sommes en mesure de donner un début de réponse, toute en respectant scrupuleusement le secret de l’instruction. C’est dire que nous nous limiterons aux faits, rien qu’aux faits. Les autres détails relèvent de la Brigade d’investigations judiciaires du Pôle économique et financier de Bamako.

<strong>Les faits</strong>

Il nous revient en effet de sources judiciaires que le maire du district de Bamako, Adama Sangaré, a été convoqué au Pôle économique de Bamako suite à une dénonciation faite par un responsable de la société Energie du Mali (EDM-SA) sur l’exécution des travaux d’embellissement  de la ville de Bamako à l’occasion des festivités du  Cinquantenaire du Mali. C’est le président de la République de l’époque, Amadou Toumani Touré, qui a ordonné au maire du District Adama Sangaré de piloter les travaux. C’est ainsi que la Mairie du District est devenue le maître d’ouvrage et la société Energie du Mali, maître d’ouvrage délégué. Un contrat de prestation a ainsi été signé avec l’Entreprise Sidi Oumar Traoré (ESSOT). L’objet dudit contrat portait sur l’éclairage public de Bamako et l’illumination de certains monuments et places publiques. Ledit contrat a été signé le 17 août 2010 pour un délai d’exécution de huit (8) semaines. En un laps de temps, notre capitale a changé de visage. Les populations de Bamako et les étrangers qui vivent par nous ne cachaient plus leur étonnement face à ce changement radical. Pour une  fois, le travail a été correctement exécuté et tout le matériel livré à temps entre fin août et début septembre. Des sous-traitants ont aussi été recrutés pour les besoins de la cause. C’est ainsi que l’Entreprise Emti a été choisie pour faire le boulevard de la Cedeao et le Pont Fahd. Des travaux qui ont été réalisés dans le délai contractuel.

Une deuxième entreprise a aussi été mise à contribution pour faire 18 monuments ciblés et le Pont des Martyrs, compte tenu du fait qu’il y avait une extrême urgence. En outre, la voie principale Aéroport international Bamako-Sénou/ Koulouba a été privilégiée. Il fallait aussi faire l’illumination en  chaussée et les piles, c’est-à-dire les supports et de reprendre la lumière.

Tous ces travaux d’Hercule ont été faits dans les délais d’exécution, au grand bonheur  de tous les Maliens. Le reliquat des monuments a été fait en 2010. Et malgré le retrait d’une entreprise sénégalaise à la faveur de la crise sécuritaire et politique qui a frappé le Mali, une autre entreprise malienne, ETE, a continué les travaux. A en croire l’un des acteurs de tous ces travaux d’embellissement, « le marché a été exécuté à 100% ».

Pourquoi cette interpellation aujourd’hui ?

Il faut le dire, les responsables qui sont convoqués aujourd’hui au Pôle économique         et financier pour un  prétendu détournement méritaient une reconnaissance de la patrie. Au lieu de cela, on se focalise sur une dénonciation calomnieuse pour les salir. La justice malienne ne doit pas accepter de se faire instrumentaliser par des gens dont la seule motivation est la vengeance.

<strong>Birama FALL </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>BVG :  Les contrevérités du rapport annuel 2018</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/bvg-les-contreverites-du-rapport-annuel-2018-2840426.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 14:01:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans l’histoire du Bureau du vérificateur général, jamais un rapport  de vérification n’a été autant remis en cause que celui  de 2018. En effet, depuis sa mise à la disposition du grand public, le débat s’est enflammé autour de ce rapport. La réaction de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga  en est l’illustration parfaite.  Pourquoi  tant de polémiques et de contestations ? Le Vérificateur général Samba Alhamdou Baby a-t-il violé les principes de la vérification ? La  contestation  n’est-elle pas synonyme de remise en cause des compétences   de l’actuel patron du BVG ? La réponse à ces questionnements permet  de mettre  sur la place publique les contrevérités du rapport 2018 du Bureau du vérificateur général.</strong>

&nbsp;

<strong>Une première au Mali</strong>

Pour la première fois  depuis  la création du BVG, toutes les structures contrôlées  dénoncent les insuffisances du travail et rejettent en bloc le rapport 2018. Ce rapport détient sans nul doute le record de la contestation.  Pour mieux édifier nos lecteurs sur les raisons de la contestation et la polémique autour du rapport 2018 du BVG, nous nous sommes intéressés au cas particulier de l’ambassade du Mali au Burkina Faso.

Dans  le rapport 2018 du BVG, la représentation diplomatique  du Mali à Ouagadougou  est épinglée   dans la gestion du budget de la construction de la Chancellerie et des logements de l’ambassade  de la République du Mali auprès au Burkina Faso. La vérification  porte sur les opérations de recettes et de dépenses effectuées par l’Ambassade dans le cadre de l’exécution du budget. La vérification a pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité desdites opérations. Les travaux de vérification ont porté sur : l’évaluation du contrôle interne; les opérations d’encaissement des recettes de chancellerie; les règlements des dépenses; la gestion de la trésorerie et des valeurs inactives; la gestion du patrimoine; la comptabilisation de ces opérations; les dépenses du personnel. Selon le rapport,  le  montant total des irrégularités financières constatées s’élève à 1 836 065 838 FCFA. Ce montant est le résultat  de toutes les opérations  de recettes et de dépenses.   Dans ses opérations,  nous avons examiné le volet construction de la gestion du budget de la construction de la Chancellerie et des logements.

<strong>Les insuffisances  du rapport</strong>

Du 30 novembre au 14 décembre 2018, une équipe du BVG  a séjourné à Ouagadougou  dans le cadre de la  vérification financière  de l’Ambassade  du Mali au titre des exercices 2015, 2016, 2017 et premier semestre 2018.

Contrairement à l’équipe de vérification qui a effectué  sa mission de trois semaines  dans un bureau de l’ambassade avec une photocopieuse  pour reproduire les documents comptables, sans soumettre à aucun agent de l’ambassade  des  questions  de vérification et d’éclaircissement; nous sommes allés à la rencontre des acteurs  sur le terrain.   Si l’ambassadeur  du Mali au Burkina Faso n’a pas voulu réagir  à notre sollicitation, nous avons rencontré  les responsables des différentes entreprises. Il s’agit  de l’Entreprise générale de construction du Burkina (Egcob/TD), de Dana  Architecture, de la Société africaine de contrôle de conseil et de coordination de l’établissement Ouédraogo Mohamed et frères.

La démarche adoptée par le BVG traduit une volonté de souiller  l’image et la réputation des entités contrôlées. Selon nos informations, l’équipe de vérification est arrivée à l’Ouagadougou au moment où l’Ambassadeur était en congé à Bamako. Si la vérification porte sur les recettes et dépenses, elle devrait mettre au centre l’ambassadeur et l’agent comptable de l’ambassade. Malheureusement, à Ouagadougou, on assiste à tout sauf au respect de ce principe. Les vérificateurs  ont fait un travail de bureau durant trois semaines  avec la reproduction  des documents comptables. L’agent comptable était sollicité seulement  lorsqu’ils avaient besoin d’un document. Selon nos sources, même la reproduction des documents était l’œuvre d’un jeune burkinabè recruté pour la circonstance. Peut-on produire un travail objectif  sans pour autant rencontrer les responsables des entreprises.  La réponse à cette question est sans nul doute négative. La rencontre de ces acteurs pouvait permettre à la mission de vérification de comparer les documents fournis par la comptabilité et les attestations de reconnaissance de paiement  des différentes prestations. Les différents  prestataires ont tous notifié à l’ambassadeur le paiement intégral  de leur prestation. Seule,  la principale entreprise qui avait en charge la construction du bâtiment principal et les 7 appartements attend encore  un reliquat de 85 millions de nos francs,  correspondant  à la retenue de garantie. Ce montant devrait être payé  dès la réception définitive des bâtiments.

Le non-respect du principe contradictoire constitue également une insuffisance du rapport. Selon certaines indiscrétions, après réception du rapport provisoire, l’ambassade a produit un document d’éclaircissement avec des pièces justificatives  et d’autres observations pour la production d’un travail objectif. Malheureusement,  la surprise fut grande de voir le Vérificateur général publier son rapport avec les mêmes incriminations. Un autre fait très grave, sur le tableau  de validation  du respect  de la procédure contradictoire, les  structures contrôlées ne  disposent  que d’une petite colonne  pour réagir  aux constatations et autres incriminations.  Permettre à la structure contrôlée  de fournir  sa réponse  de façon détaillée est une exigence de la vérification. Il faut ajouter également la violation de l’intimité des diplomates.

Les missionnaires du BVG à Ouagadougou voulaient  faire des investigations au domicile des agents de l’ambassade.  Pourquoi cette démarche, sachant bien que tout agent émergeant au budget de l’Etat  dispose d’un dossier  vérifiable au niveau  de la direction des ressources humaines.

La liste des insuffisances n’est pas exhaustive au regard des manquements constatés  dans ce travail qui, en principe, doit être objectif.  On est en droit de douter  tant de la crédibilité que  de la compétence de  Samba Alhamdou Baby.

<strong>La relance du chantier</strong>

[caption id="attachment_2840445" align="aligncenter" width="680"]<img class="size-full wp-image-2840445" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/Chancellerie-du-Mali-à-Ouagadougou.jpg" alt="" width="680" height="510" /> Chancellerie du Mali à Ouagadougou[/caption]

La rencontre des responsables d’entreprises  a permis à notre équipe de reportage de  connaitre les contours du projet de construction de la Chancellerie du Mali à Ouagadougou depuis la pose de la première pierre,  sous l’ancien président de la République Amadou Toumani Touré.  D’un montant de  près de deux milliards cinq cent millions de nos francs pour un délai d’exécution de 18 mois.

Malheureusement,  face à des difficultés  financières liées au faible taux de décaissement, soit 300 millions de FCFA par  an, le projet a connu un arrêt de plus deux ans. En plus de l’interruption des travaux, il faut retenir également le retrait du site par le gouvernement burkinabè.

Amadou Soulalé est le troisième ambassadeur du Mali à Ouagadougou, après le lancement des travaux de construction du chantier.  Dès sa prise de fonction en octobre 2015, il a mené une offensive diplomatique  non seulement pour la restitution du site mais également pour la reprise  des travaux après 4 ans d’arrêt. Au lieu de 18 mois, le  projet a été réalisé en sept ans. Ce retard a été un facteur déterminant dans la révision des contrats avec les entreprises.

Malgré toutes ces difficultés, le Mali dispose d’une Chancellerie  moderne au  cœur de Ouaga  2000. Elle est constituée d’un bâtiment principal, composé d’une vingtaine de bureaux, de salles de réunion, de toilettes, de restaurants et une salle de fête.  Le deuxième lot du projet est composé de 7 appartements dont un VIP R+I.

Face à l’engagement de l’ambassadeur Soulalé, les responsables des entreprises, et même la communauté malienne à Ouagadougou,  considèrent le contenu du rapport du Vérificateur général  à l’endroit du diplomate malien comme une insulte.

Le directeur général de l’Egcob/TD,  Dieudonné Tiendrébéogo, pense même que les incriminations contre l’Ambassadeur ressemblent plutôt  à un règlement de compte et non une vérification. « Malgré les difficultés de financement, l’entreprise principale en charge des lots 1 et 2 a tenu son engagement en contractant des prêts à la Banque de l’Union  (BDU). Avec un décaissement de 300 millions par an  pour un délai de 18 mois, il était impossible de faire ce travail ». Parlant de la vérification, M. Tiendrébéogo a été on ne peut plus clair. « Je n’ai jamais été contacté par une équipe de vérification  à  l’ambassade du Mali. Mais une chose est sûre, c’est que personne ne peut mettre en doute l’engagement  de l’ambassadeur. Face aux difficultés, il est parvenu à débloquer la situation. Le Mali dispose ce bâtiment grâce à son engagement. J’ai même accepté de  perdre  à cause de sa détermination pour l’honneur et la dignité de son pays. Je mets quiconque au défi  de venir faire une contre expertise. Le coût injecté   dans la construction de ce projet dépasse largement le montant initial. Aujourd’hui,  je dois aux fournisseurs, je demande au gouvernement du Mali  de payer les 85 millions de la retenue de garantie», a-t-il indiqué.

Les autres entreprises ont toutes  réagi, comme  le Directeur général de l’Egcob/TD,  Tiendrébéogo Dieudonné. Il s’agit de Massa Ouattara, Issouf Ouédraogo et Mohamadi Ouédraogo. Pour certains d’entre eux, il était même question de porter plainte contre le BVG pour avoir cité leurs noms dans son rapport qu’ils qualifient de règlement de compte. «C’est regrettable de voir ce rapport produit sans connaître la réalité du projet. Sans Soulalé, le Mali allait continuer de payer la location. Ce monsieur est une fierté. Il est le troisième ambassadeur  depuis le lancement de ce projet. Les services techniques peuvent venir faire la contre expertise».

Du côté de la communauté malienne, c’est la consternation. Pour le  président, Abdoulaye Farka Maïga, le plus important pour eux, c’est de disposer d’une Chancellerie.  «C’est une fierté pour nous. Pour votre information, Soulalé a été félicité par les chefs d’Etat du G5 lors de l’inauguration de l’ambassade du Mali en février 2019», soutient-il.

Dans le cadre  d’une vérification, il est important pour les vérificateurs d’avoir une parfaite connaissance des textes. Cela éviterait des incompréhensions entre l’équipe de vérification et la structure contrôlée. En effet, le Vérificateur général et ses hommes doivent  comprendre que  la publication d’un document ne tenant pas compte des observations des structures contrôlées n’est pas honnête.

Selon certains proches de l’ambassadeur, Amadou Soulalé préfère sa dignité à un poste d’ambassadeur. Entre les délices de la fonction, l’honneur du Mali et celui de sa famille en plus de la confiance du président de la République, l’ambassadeur réagit aux propos tenus dans le rapport du vérificateur général, selon une source proche.

<strong>Nouhoum DICKO,                </strong>

<strong>de retour de Ouagadougou (Burkina Faso)</strong>

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<title>RPM : Mamadou Diarrassouba annonce le 5ème congrès pour décembre prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rpm-mamadou-diarrassouba-annonce-le-5eme-congres-pour-decembre-prochain-2839179.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Sep 2019 15:57:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 5ème congrès ordinaire du Rassemblement pour le Mali (RPM) se tiendra courant décembre 2019. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Mamadou Diarrassouba, secrétaire à l’organisation du parti, lors de la conférence  régionale de la fédération des sections RPM de Ségou.  C’était ce samedi 14 septembre, à San.</strong>

San. Il est 10 heures moins. Une délégation du bureau politique national du RPM fait son entrée dans la grande salle de réunion du Centre d’animation pédagogique (CAP). A sa tête, Abdramane Sylla, secrétaire politique du parti. Dans la salle qui a refusé du monde, le mercure est monté d’un cran, mais l’engouement des délégués des sept sections de la région, plus une délégation de la section de Koutiala, reste intact. Deux thèmes sont à l’ordre du jour de cette deuxième conférence régionale de la fédération des sections RPM de Ségou: la vie du parti et le dialogue politique inclusif.

Les participants entonnent l’hymne du parti, puis le secrétaire général de la section de San souhaite la bienvenue à ses hôtes du jour. Dans son allocution, Adama Desse Coulibaly s’est félicité de la confiance que la Fédération régionale a placée en la section de San en lui confiant l’organisation de la présente conférence. Il a ensuite souligné la stabilité qui règne au sein de sa section. M. Coulibaly a conclu ses propos en remerciant le chef de l’Etat pour avoir, dit-il, tenu toutes les promesses qu’il a faites à San.

En l’absence de Zoumana Mory Coulibaly, président de la Fédération RPM de Ségou, Boubacar Touré alias Bouh, vice-président, a indiqué que la conférence régionale est l’occasion pour le parti de s’autoévaluer sans complaisance. Ce, pour faire face aux défis futurs: la participation du parti au dialogue politique inclusif; le renouvellement des organes; les législatives et la réussite du mandat du président IBK. Après avoir fait la cartographie du parti dans les sept cercles (Ségou, San, Macina, Barouéli, Bla, Niono, Tominian), Bouh est arrivé à la conclusion que le RPM est la première force politique dans la région. Il y compte en effet quatorze députés, plus de quatre cent vingt élus municipaux, dont  trente trois maires. Le parti doit toutefois faire face à un certain nombre de difficultés qui ont pour noms: la non régularité des réunions statutaires au niveau des comités et des sections; les P.-V de réunion ne sont pas acheminés le plus souvent au niveau du BNP; la faible mobilisation des jeunes; la faible mobilisation des cotisations, etc.

Mamadou Diarrassouba, membre de la délégation du BNP s’est, lui, félicité de la forte implantation du parti dans la région. Il a ainsi appelé les militants RMP de Ségou à renforcer les rangs, mais surtout à ne pas perdre de vue les défis liés aux futures échéances électorales. «Nous sommes le plus grand parti du pays. Pour maintenir cela, il faut de la cohésion ; il faut éviter  ‘’l’autochtonat’’», a conseillé le député élu à Dioïla, non  moins secrétaire à l’organisation  du bureau politique national du RPM. Mamadou Diarrassouba a ensuite annoncé le renouvellement des organes du parti. Ce, dans la perspective du 5ème congrès ordinaire qui, à le croire, se tiendra courant décembre 2019 avec 68 sections contre 57 lors du 4ème congrès.

Abdramane Sylla, chef de la délégation du BNP, a, pour sa part, souligné la nécessité de redynamiser les différents organes du parti dans le cadre du prochain congrès. Auparavant,  il avait attiré l’attention de ses camarades sur les difficultés qui sont celles du Mali: l’insécurité dans le centre et le nord du pays ; la récente crise des routes, etc.  Partant, M. Sylla a appelé les siens à se sentir concernés par cette situation et à faire preuve d’initiatives. « Pour sortir de la crise, nous militants du RPM devons faire preuve davantage de cohésion », a appelé l’ancien ministre des Maliens de l’extérieur. Pour lui, IBK est loin d’être le problème, contrairement à ce que certains feraient croire. Aussi, a-t-il largement expliqué les tenants et les aboutissants du dialogue politique national dont les termes de référence ont été validés ce 14 septembre.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Enseignement supérieur :  Le Snesup en grève les 15 et 16 octobre prochains</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/enseignement-superieur-le-snesup-en-greve-les-15-et-16-octobre-prochains-2839177.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Sep 2019 15:50:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Syndicat national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Snesup) projette une grève de 48 heures, allant du mardi 15 au mercredi 16 octobre 2019.</strong>

Dans un préavis en date du 12 septembre 2019, adressé au ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Oumar Hamadoun Dicko, Le Syndicat national de l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique (Snesup) est dans la dynamique d’une cessation de travail.

Si les 13 points de revendication suivants ne connaissent pas de traitement heureux, le syndicat observera ce débrayage. Il s’agit         de la matérialisation       du test d’intégration        de 502 travailleurs contractuels dans la fonction publique d’Etat prévu pour le 14 septembre 2019 ; la signature de l’arrêté de hiérarchisation de 34 agents fonctionnaires dans les fonctions d’Attaché de Recherche et d’Assistant ; l’application immédiate de l’augmentation de 20% de la grille indiciaire et de 3 ans l’âge de départ à la retraite aux enseignants-chercheurs.

Aussi le préavis de grève cite le payement des salaires des travailleurs contractuels de l’IER par la subvention de l’Etat ; la réintégration immédiate de 10 agents du Cerra de Sotuba licenciés pour faits de grève ; La construction d’une cité des enseignants au pôle universitaire de Kabala ; l’acquisition de navettes au profit des travailleurs du pôle universitaire de Kabala ; l’effectivité du fonds « Etudes et Recherches » pour les institutions d’enseignement supérieur et de recherche.

A ces points s’ajoutent : le payement immédiat des heures supplémentaires et des frais des tâches liées aux examens ; l’opérationnalisation du plan de sécurisation de l’espace universitaire ; l’attribution de passeports de service aux enseignants-chercheurs ; la construction et l’équipement de la bibliothèque universitaire centrale (BUC) ; la régularisation de la situation administrative et financière des agents de l’IER et du Cnts.

A noter que ce préavis de grève dont nous nous sommes procuré une copie est signé par le secrétaire général du Synesup, Dr Abdou Mallé.

Bazoumana KANE]]> </content:encoded>
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<title>Glissement d’ATTEL&#45;MALI à TELECEL : Attention à l’Arnaque !</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/glissement-dattel-mali-a-telecel-attention-a-larnaque-2839175.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Sep 2019 15:44:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus que jamais les Maliens sont habitués à avaler des couleuvres avant de se rendre à l’évidence qu’elles sont d’essence mortelles. Sinon que comprendre dans ce subtil jeu de chaises musicales qui propulse du coup Telecel au-devant de la scène médiatique, mettant subrepticement sous le boisseau, l’énigmatique Atel-sa, véritable dépositaire de la 3è licence. II y’ a matière à réflexion !</strong>

&nbsp;

A l’origine, le gouvernement du Mali, soucieux d’une large couverture du territoire en terme d’accessibilité téléphonique et à moindre coût, choisit l’opérateur téléphonique Alpha télécommunication–Atel.sa, du Burkinabé Apollinaire Compaoré. Notre compatriote Cessé Komé, en son temps, fit des vagues afin d’obtenir cette 3è licence mais rien n’y fit. On était à l’année 2013. Quatre ans passés, les choses s’acculèrent; un premier appel fut même émis courant l’année 2017 par le Ministre de l’Economie Numérique et de la Communication, Arouna Modibo Touré et puis, ce fut la cérémonie officielle de lancement, le jeudi 28 Décembre dernier à l’hôtel de l’Amitié du tout nouveau produit Atel-Mali,  pardon Telecel- Mali supposé être le nom commercial d’Alpha Télécommunications. Justement ! C’est à ce niveau que se trouverait l’énigme. Jamais auparavant, le vocable Telecel n’était apparu dans quelle que communication que se fût même si, il est connu de tous, qu’Alpha Télécommunications demeure une filiale du groupe Telecel. A ce niveau, ce que les Maliens devraient comprendre, c’est que Telecel, quelque fusse son statut de société- mère demeure, à tout point de vue, une personne morale au même titre que Alpha télécommunications et  ayant contracté avec d’autres Etats  sous son label originel Telecel, sans recourir à une filiale quelconque.       Alors question? Le gouvernement du Mali a-t-il contracté avec Atel-Mali ou Telecel, ou alors, la signature avec Atel-Mali fait foi de contrat systématique avec Telecel ?

Par ailleurs, il faut bien des arguties de valables pour faire admettre aux Maliens que Telecel  est le nom commercial d’Alpha Télécommunication d’autant que, de tout temps, c’est Atel-Mali qui aurait été annoncé comme étant le nom commercial d’Alpha Télécommunication.

Une véritable mise au point s’impose alors, afin d’épargner aux Maliens des cauchemars à venir car sur le plan juridique, tout semble éloigner Atel-Mali  de telecel. Et la difficulté risquerait bien de transparaître à la première anicroche entre l’opérateur Telecel-Mali et ses clients, car une action judiciaire engagerait plutôt Atel-Mali que Telecel qui tend à se substituer, voire à faire disparaître toute trace d’Atel-Mali à travers une campagne médiatique savamment orchestrée. En tous les cas, la subtilité est de taille et aux Maliens d’ouvrir grandement les yeux.

Atel-Mali ou Telecel-Mali ? Simple question mais question essentielle.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>

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<title>Interpellation dans l’affaire dite  des ristournes : Après Bakary Togola, à qui le tour?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/interpellation-dans-laffaire-dite-des-ristournes-apres-bakary-togola-a-qui-le-tour-2839171.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Sep 2019 15:41:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est la question que d’aucuns se posent désormais, après l’interpellation, suivie de l’incarcération de Bakary Togola, président de l’Apcam. L’intéressé avait été d’abord placé en garde à vue pendant quarante-huit heures par le commandant de la brigade du Pôle économique et financier pour les besoins de l’enquête, avant d’être présenté le vendredi 13 septembre au juge du 8ème cabinet d’instruction du Tribunal de grande instance de la commune III.

Placé sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur à l’issue de son interrogatoire de première comparution, le truculent président de l’Apcam fait partie depuis ce vendredi fatidique des pensionnaires de la Maison d’arrêt de Bamako.
Que reproche-t-on au fait à Bakary Togola et comment en est-on arrivé à une telle situation ?

<strong>Rappel sommaire des faits</strong>

Bakary Togola, président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam) a été cité dans plusieurs dossiers de détournement de fonds, notamment par voie de presse. Le tout Bamako était depuis plusieurs mois au parfum des frasques et prodigalités supposées ou réelles de celui qui est passé en un temps record du statut de paysan modèle enrichi à la sueur du front à celui de prédateur insatiable de fonds publics. L’arrogance, les largesses bruyantes et les fanfaronnades du natif de Koumantou ont, semble-t-il, fait le reste. En tout état de cause, le parquet du Pôle économique de la commune III, encouragé par la volonté affichée du nouveau Garde de Sceaux de mener une lutte implacable contre la corruption, s’est, pour ainsi dire, engouffré dans la brèche. En se saisissant de l’affaire de détournement des ristournes dues aux paysans, le Procureur Mahamoudou Kassogué, fraîchement nommé à la tête du parquet, tenait entre ses mains une occasion rêvée de crédibiliser les nouvelles orientations assignées à son parquet.

L’obstination du journal Mali Tribune a payé certes, mais il a surtout rencontré la compréhension d’un parquet désireux de redorer le blason terni de la justice malienne. Notre confrère, qui a levé le lièvre des détournements massifs commis au préjudice de l’Apcam par son président, aura involontairement servi, même l’on ne peut décemment l’en blâmer à mettre en route la nouvelle politique anti-corruption du gouvernement.

Mais, aux yeux de l’opinion publique, l’épilogue provisoire de l’inculpation et de l’arrestation de Bakary Togola ne permet pas, loin s’en faut, de mettre fin aux interrogations qu’ont suscitées les déclarations du Procureur Kassogué à propos de la croisade qu’il déclare, urbi et orbi mener contre la délinquance financière. Quelle est la suite du film, c’est la question qui revient sans cesse lorsque le Malien lambda s’exprime. C’est la même que se posent également les observateurs avisés.

<strong>La suite du film</strong>

Elle sera constituée d’abord par les développements de l’affaire dite des ristournes, et logiquement ensuite par les affaires portant sur les scandales déjà révélés.

Il s’agit, entre autres, des affaires dites des «avions cloués au sol»: de celle dite de l’engrais frelaté et de la fameuse affaire de l’avion présidentiel. La liste n’est pas exhaustive. Les Maliens et les partenaires au développement attendent non plus des mots, mais des actes concrets du pouvoir. Les prochains jours seront à cet égard un test pour les uns et les autres. Les déclarations faites mercredi par le Procureur Kassogué, lors d’une conférence de presse très suivie et abondamment relayée par la presse, se veulent rassurantes. A l’en croire, nul ne sera épargné par les investigations lorsque son implication dans des malversations sera établie. Six autres personnes seraient d’ores et déjà dans le collimateur du parquet de la commune III, toutes suspectées de complicité dans la commission des faits reprochés au toujours Président de l’Apcam. Wait and see.
<strong>Birama FALL</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soumaila Cissé au sujet des « avions cloués au sol » : « Aucune indiscipline ni délinquance financière ne doivent être tolérées »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-au-sujet-des-avions-cloues-au-sol-aucune-indiscipline-ni-delinquance-financiere-ne-doivent-etre-tolerees-2838199.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 Sep 2019 15:37:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au détour d’un point - presse tenu à la maison de la presse, le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé en a profité pour notifier aux tenants du pouvoir son engagement à combattre farouchement l’indiscipline et la délinquance financière. C’était le 3 septembre 2019.</strong>

Le patron de l’opposition, Soumaïla Cissé, non moins président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) va en guerre contre le dragon de l’indiscipline  et la délinquance financière au mali. Le moment n’a pas été choisi au hasard. Il coïncide avec l’an I d’IBK à la magistrature suprême de l’Etat du Mali.

Au titre des « graves préoccupations », il a évoqué dans son intervention l’affaire des « avions cloués au sol ».  Selon lui, le président Ibrahim Boubacar Kéita a encore une fois de plus donné raison à l’opposition en reconnaissant lors de sa dernière interview dans le journal Jeune Afrique daté du 30 juin 2019 que les deux hélicoptères Puma achetés pour l’armée « sont cloués au sol depuis leur acquisition faute de maintenance »

Citant toujours IBK, Soumaïla Cissé dira qu’il a clamé et martelé haut et fort à la Une dudit journal que le pays est en guerre.

Sur sa lancée, le chef de file de l’opposition relève au passage que le président de la Commission de la défense de l’Assemblée Nationale est allé jusqu’à se poser ouvertement la question de savoir si le pays « n’a pas été floué lors de l’achat de ces hélicoptères ».

En se prononçant sur la somme dépensée pour l’achat de ces « avions cloués au sol », il a parlé du décaissement de 7 milliards de francs CFA. « <em>Au moment où nos forces armées tombent quotidiennement sur le champ de l’honneur faute de moyens matériels adéquats et performants, il est inadmissible de tolérer de tels scandales. Affirmer sans ambages que notre pays est en guerre et utiliser ou laisser utiliser à d’autres fins les ressources destinées à équiper et à former l’armée pour qu’elle puisse faire face à l’ennemi et l’annihiler à tout moment et partout sur le territoire national, constitue un acte assimilable à de la haute trahison de la part du chef suprême des armées, susceptible d’ouvrir la voie à sa mise en accusation</em> », a-t-il laissé entendre.

« <em>Cet acte inadmissible</em> » a été une raison pour l’opposition, à en croire Soumaïla Cissé, pour saisir l’Assemblée Nationale d’une demande formelle à la date du 26 août 2019 afin qu’elle procède à toutes les investigations nécessaires et urgentes pour répondre aux questions à ce sujet. Il s’agit de : Qui sont les responsables de ces tragédies ? Qui a choisi et commandé les hélicoptères ? Qui a ordonné les achats et à quel coût ? Qui a procédé aux règlements et de quelle manière ?  Comment se sont opérées les transactions ? Pourquoi les hélicoptères Puma sont-ils cloués au sol ? Pourquoi les avions super Tucanos livrés n’ont-ils pas les équipements de combat appropriés ? Pourquoi deux avions Super Tucanos n’ont-ils jamais été livrés ?

Il demandera  à l’Assemblée Nationale du Mali de renvoyer devant les juridictions compétentes toute personne impliquée dans cette cascade intarissable de scandales.

Le premier responsable de l’opposition énumérera d’autres « scandales » du régime en place. Il fera cas de ceux relatifs à l'achat de l'avion présidentiel, d'équipements militaires, d’engrais frelatés, à la passation de marchés surfacturés, à la construction de logements sociaux. Avant d’ajouter que la liste n’est pas exhaustive.

« <em>Scandales, en toute impunité, touchant aux domaines sensibles de la sécurité, de l’éducation, de la santé, de l’aménagement routier parmi d’autres, sur fond de malversations financières, de fraudes fiscales et douanières, l’ensemble impactant gravement le quotidien tant social, économique que civique de nos populations</em> », a fait savoir Soumaïla Cissé qui ajoute que les scandales se sont multipliés tragiquement en phase avec les cortèges funèbres consécutifs aux violences meurtrières, mafieuses et terroristes grandissantes au nord et au centre du pays pour lequel les compatriotes, abandonnés par le pouvoir central, ont payé un trop lourd tribut.

Au sujet des dégâts de l’insécurité, il trouve que de 2013 à 2019, l’insécurité galopante et effrénée a frappé le pays et occasionné la mort de plus de 4000 civils et militaires, dont plus de 500 pour le seul premier semestre de 2019. Le chef de file de l’opposition trouve que cela est tout simplement inacceptable et intolérable.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Crise de la RN1 : Cafouillage et cacophonie au sommet de l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/crise-de-la-rn1-cafouillage-et-cacophonie-au-sommet-de-letat-2838193.html</link>
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<pubDate>Tue, 10 Sep 2019 01:20:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La dernière semaine du mois d’août aura été particulièrement éprouvante pour le gouvernement malien et son chef. Jugez - en plutôt : le 26 août 2019,  le Dr Boubou Cissé décide de s’attaquer personnellement au casse - tête chinois posé par des  centaines de jeunes qui, en guise de protestation contre l’état désastreux de la route, érigent des barricades sur la RN1, c’est-à-dire la principale voie d’approvisionnement qui va de Kati à Dakar, en passant par Didiéni et Dièma.</strong>

L’enjeu est crucial pour le gouvernement puisqu’il s’agit de rétablir la circulation et le trafic sur une route hautement stratégique pour l’économie malienne, le commerce et, surtout l’approvisionnement du pays en denrées de première nécessité et en hydrocarbures. Convoqués à la Primature, les délégués des associations occupant la RN1 exigent le démarrage des travaux de réhabilitation de l’axe routier.

La réunion ne donnera finalement rien car en face, les militants du Mouvement Sirako, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ont eu la désagréable surprise de ne recevoir du Premier ministre aucune proposition concrète, ni aucun schéma sérieux de sortie de crise.

Les promesses oiseuses et l’évidente impréparation du Dr Boubou Cissé ont visiblement convaincu les délégués de l’absence de volonté du pouvoir de trouver une solution viable au problème. Ils refuseront donc logiquement de lever les barrages  érigés sous les menaces à peine voilées de leur interlocuteur qui promet, en levant la séance, que le Gouvernement s’assumera et prendra ses responsabilités. Cette intervention inopportune, sinon maladroite, sera en quelque sorte la fin de l’acte I.

<strong>Acte 2:</strong> Ou quand le Directeur général de la Sécurité d’Etat entre dans la danse

Le lendemain de la rencontre entre le Premier ministre et les «barragistes» de la Rn1, le général Moussa Diawara s’invite dans le débat en rencontrant la délégation des protestataires, «accompagné» du Ministre, pour reprendre les termes de certains médias. Il affirmera, quelques heures plus tard, avoir obtenu la levée  des barrages et annonce dans la foulée la date de démarrage des travaux de réhabilitation qu’il fixe au 20 septembre 2019.

Le DG de la SE, qui ne s’embarrasse pas de fioritures, ne se prive pas d’ajouter une perle: «Nous intervenons en dernière position, après le gouvernement, lorsque la sécurité de l’Etat est menacée». En français facile, le Général Moussa Diarra déclare avoir pris acte de l’incapacité du Premier ministre à résoudre la crise des routes et avoir pris en conséquence, en lieu et place de l’intéressé, les mesures qui s’imposaient.

Fin du deuxième acte.

<strong>Acte 3: Revoilà Boubou Cissé </strong>

Quelques jours après l’irruption fort médiatisée du DG de la SE sur la scène gouvernementale, le Premier ministre, après avoir observé un temps de silence, tente d’exister face à une situation qui lui échappe et de reprendre la main sur un dossier dont il avait été  dessaisi selon toute vraisemblance. C’est du moins la version involontairement servie aux médias par le Général Moussa Diawara qui, pour justifier son intervention dans l’affaire, s’est publiquement prévalu d’un mandat spécial du Président de la République.

Le Premier ministre annonce une nouvelle date de démarrage des travaux plus rapprochée: une semaine. Ce qui fut fait puisque que les équipes de l’entreprise Satom seront vues sur la Rn 3 dès le 5 septembre, s’affairant autour de leurs engins.

<strong>Les enseignements d’une crise </strong>

La crise provoquée par l’érection de barrages par les jeunes des localités traversées par la RN 1 a certes créé beaucoup d’émoi au sein de l’opinion et dans les milieux d’affaires. Mais son impact sur les hautes sphères du pouvoir a été probablement sous-estimé. Sous cet angle, elle a été un véritable révélateur des insuffisances de l’attelage gouvernemental et des dysfonctionnements graves qui affectent celui - ci.

Primo, on peut, au regard des maladresses et des approximations faites par le Premier ministre lors de son intervention dans le traitement du dossier, si réellement il a l’étoffe nécessaire pour piloter, en ces temps agités, le gouvernement du Mali.  Première maladresse, qui frise le manque d’expérience pure et simple, Dr Boubou Cissé, au lieu de confier le règlement du dossier aux ministres en charge du dossier, a choisi de monter en première ligne. Un chef de gouvernement avisé aurait sans doute adopté une attitude différente, en veillant à s’aménager une possibilité d’arbitrage en cas de survenance de difficultés dans le déroulement des discussions avec les «barragistes». Le Premier ministre a ensuite fait la preuve, au cours de son entretien avec les délégués par lui reçus, qu’il ne maîtrisait pas son sujet, en se montrant incapable de se prononcer sur des questions aussi simples que le calendrier d’exécution des travaux sollicités, leur date de démarrage ou leur coût financier.

Pis, il commettra deux bourdes monumentales en estimant, à tort, devant ses  interlocuteurs les pertes provoquées quotidiennement par le blocage des routes à plus de deux milliards CFA, et en annonçant le démontage des équipes Satom sur la voie Léré - Tombouctou.

La réaction des jeunes de Tombouctou à cette déclaration ahurissante suffit à elle seule à prendre la mesure des effets désastreux de ces propos du Dr Boubou Cissé. Lequel, face au tollé suscité par une communication plus que désinvolte, s’emploiera à en atténuer les effets par des démentis peu convaincants.

Secundo, et cela interpelle au premier chef le Président de la République : le service public ne peut être efficacement mené que par des personnes bénéficiant de l’estime du public et d’un minimum de crédibilité. La crise de la RN 1  en a donné une parfaite illustration avec le refus des frondeurs de rencontrer la ministre en charge des Infrastructures. Celle-ci a été récusée à juste titre par les jeunes manifestants de la région de Kayes pour avoir faussement et ce, depuis un an, promis le démarrage des travaux de réhabilitation.

En somme, la séquence peu glorieuse que nous venons de vivre à travers la gestion de la crise de la RN1 aura permis de marquer les limites de la méthode IBK. Le président de la République procède en effet au choix des plus hauts responsables en tenant compte de critères de proximité personnelle. Le cafouillage et la cacophonie consécutifs à cette crise devraient lui permettre de rectifier le tir à l’avenir en privilégiant la compétence et l’expérience.

<strong>Birama FALL </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Visite du PM à Kayes :  L’injustice corrigée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/visite-du-pm-a-kayes-linjustice-corrigee-2838205.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2019 14:43:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le séjour du Chef du Gouvernement en première région a certainement ouvert les yeux au patron de l’Exécutif. Il a sans doute compris aussi que la région est le parent pauvre dans la clé de répartition des investissements socio -économiques du pays. Si les promesses annoncées tiennent, une grosse injustice serait corrigée.</em></strong>

La récente tournée de Dr Boubou CISSE dans la région de Kayes a permis au patron de l’Administration malienne de mesurer à sa juste hauteur  l’état piteux dans lequel notre pays a détourné son regard de Kayes. A preuve, le PM a trouvé lui-même le mot juste pour qualifier la route Kati-Kolokani-Didieni - Kayes :’’ <strong>C’est inhumain.’’</strong>

Sans langue de bois, DR CISSE  a laissé son cœur et ses yeux à travers son corps nous parler .C’est là un Aveu de taille après avoir parcouru une si courte distance Kati- Didieni  moins de 175 km en 5 heures. Même impression sur le tronçon Manantali –Tambaga route de Kita, l’autre enfer des populations des villages de Kita et de Bafoulabé menant au barrage de Manantali, ouvrage international. Une situation  qu’aucun des autres Etats de la nation OMVS n’aurait accepté.

En offrant du mil aux kayesiens, le PM a été mal inspiré. C’est pas là un besoin comme dans l’autre partie du Mali. A Kayes, les attentes sont les voies d’accès pour relier les agglomérations afin d’évacuer les productions de toute sorte qui pourrissent par faute d’évacuation.

Les kayesiens sont justement prêts et constants à soutenir le Gouvernement parce que patriotes. Faites un tour de la région, en profondeur, vous comprendrez que notre diaspora investit des milliards dans la prise en charge des villages  à travers coopératives et associations inter villageoises. Du Gadiaga au Diombougou en passant par le Guidimakha et le khasso ,le Bafing et le Maninkala  ,du Kaarta au Tooro etc …les fils de la région ,grâce à Dieu, font du terroir une préoccupation essentielle. C’est pourquoi, les Centres de santé communautaires ici ne vivent pas de subsides de l’Etat. Et devance l’Etat quant à la mise à disposition des infrastructures socio de base : Ecoles, centre de santé, bâtiments administratifs, stations de pompage etc. La forme de revendication que les populations ont mis au gout du jour est née , il ya longtemps. Souvenez-vous, lorsque en 1999, alors IBK, Premier ministre, le Gouvernement tenta d’y ’initier l’expérimentation, du  fameux péage sur le pont nouvellement acquis.  Ensuite la traversée de la ville par les camions chargés de cyanure en provenance de Dakar pour Sadiola .C’était sous la houlette de CASS dit Badjiry Bathily.

Des lors, il faut comprendre l’amertume kayesienne une attitude citoyenne forte, soudée et bien entendue partagée par tous pour que les dirigeants sachent le silence ici ne signifie pas  l’apathie. Enfin la sortie se résume en ces termes : Trop , c’est Trop !

Le nouvel esprit kayésien est une juste revendication  sans violence en prouvant que la région est une des grandes pourvoyeuses à l’économie nationale sans fausse modestie rien que par le riche sous -sol en exploitation et les recettes douanières.

Loin de nous une attitude régionaliste sinon les présidents Moussa Traoré et Alpha O. Konaré auraient fait de leur terre de naissance une des plus merveilleuses du Mali. Leur patriotisme les en interdit, moralement. A trop se taire la région a compris que seule la forme revendicative fera siffler  de nouveau le train pour assister les populations,  faire revivre les nombreux villages de la voie ferrée. Suite à cette tournée primatoriale, il est promis que dans six mois l’activité sur les rails, rependra. Attendons de voir.

Comme annoncé, les travaux de la route Kati –Didieni, le tronçon infernal, ont démarré plutôt que prévu le 4 septembre 2019. Pourvu que ce ne  soit pas un saupoudrage comme savent le faire certaines entreprises sur nos chantiers  pourtant, sérieux.

Aussi, le nouvel esprit a estimé que seul le bruit ouvrira le ciel kayesien aux avions  pour raccourcir à la  nombreuse diaspora, l’accès direct à leurs villages déjà enclavés. La parole gouvernementale a laissé entendre la création à court terme d’une compagnie.

Les doléances  kayesiennes ont eu un nouvel écho auprès  du régime IBK. <strong>Est-ce que Boubou CISSE sera une chance pour Kayes ?</strong> OUI certainement puisque il est le premier chef de Gouvernement à  y affronter la rudesse que vivent les populations par les pistes.  S’il réussit à corriger ces injustices, sa jeunesse étant un atout, le PM entrera dans l’histoire de la galerie des hommes crédibles.

<strong>Hugo Diarra.</strong>

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<title>Dialogue politique inclusif :  L’URD suspend sa participation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dialogue-politique-inclusif-lurd-suspend-sa-participation-2838201.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2019 14:38:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Union pour la République et la Démocratie (URD) a complètement suspendu sa participation au Dialogue politique inclusif.</strong>

Dans un communiqué en date du mardi 3 septembre 2019, adressé au président du Comité national d’organisation du dialogue politique inclusif, l’Union pour la République et la Démocratie (URD) a fait savoir sa suspension au Dialogue politique inclusif.

Ce communiqué dont nous nous sommes procuré une copie mentionne comme objet : « <em>Protestation contre les démarches confuses et non inclusives dans les préparatifs du dialogue politique inclusif </em>» annoncé. Le parti, par l’entremise de son président décrie une « <em>une sorte de cacophonie sans nom</em> » de l’initiative du ministre chargé des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, de l’initiative du Comité national d’organisation du dialogue et de l’initiative des services relevant du ministère chargé de l’administration territoriale et de la Décentralisation.

Fidèle au principe décliné dans leur document « Notre Vision » exigeant qu’ « <em>à tous les niveaux de préparation et de mise en œuvre, il faudra veiller au caractère inclusif de ce dialogue politique </em>», l’URD fait savoir qu’il proteste contre les initiatives décousues, unilatérales et non inclusives, qui sont de nature à amplifier la confusion et la méfiance des acteurs sur le format du dialogue tel que mis en œuvre depuis son initiation.

Le communiqué relève que déjà l’inclusivité tant prônée perd son sens avec les annonces successives de refus de participer exprimées çà et là par plusieurs partis et regroupements politiques. « <em>Dans l’attente d’une clarification de l’approche globale du dialogue politique inclusif, nous nous réservons le droit de suspendre notre participation au processus du dit dialogue tel que mis en œuvre actuellement</em> », lit-on dans ce document signé par le président du parti de la poignée de mains, Soumaïla Cissé.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Agetipe&#45;Mali : Haros sur les pratiques malsaines du DG et son CA dysfonctionnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/agetipe-mali-haros-sur-les-pratiques-malsaines-du-dg-et-son-ca-dysfonctionnel-2838196.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2019 14:30:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après nos articles intitulés : ‘’Mauvaise gouvernance à l’Agetipe-Mali’’  et la vente de l’ancien siège de l’Agetipe-Mali, nous vous proposons un troisième article portant sur les pratiques malsaines du DG et  son CA.</strong>

La presse fait parfois état de décisions de conseils  d’administration de certaines structures comme le cas actuel de  l’Agetipe-Mali  qui  surprenne, paraissent illogiques. Ou encore, la presse se fait- elle le relais de ces désaccords internes, à  l’occasion  de la corruption de certains membres face au renouvellement  du  contrat du directeur général qui arrive à terme !

Dans tous les cas, il est raisonnable d’en déduire que le conseil en question est dysfonctionnel.

Le président de l’association et le directeur général ont  formé un comité et créé «un conseil au sein du conseil» pour faire plier les autres membres parce qu’ils se considèrent supérieurs et plus compétents que ceux-ci. Quelle transparence!

Après analyse, cinq causes profondes caractérisent ce conseil dysfonctionnel : Il s’agit  de l’absence de respect mutuel ; le refus de toute responsabilité ; le rejet de la majorité et fuites : l’absence de réflexion sur son fonctionnement et le refus de toute évolution dans sa composition.

En plus de ces éléments, ce conseil est faible et composé de personnes ressources sinon des membres de plus de dix de présences inutiles.

En un mois et demi, l’Agetipe Mali  a payé à ses administrateurs  trois  sessions à  raison de 200.000 FCFA  de perdiem  par membre.

Il y a 16 membres, au total : 15 * 200.000* 3 = 9.000.000  FCFA  notez que le directeur général fait partie des 16 membres, mais ne perçoit pas de perdiem.

Chaque membre a empoché 600.000  CFA  pour fêter et digérer le mouton de la tabaski  à la douleur du personnel de l’Agence qui, à peine gagne son salaire.

Certains administrateurs en rentrant dans les bureaux de l’Agetipe pour les sessions posent la question au caissier si les jetons de présence sont prêts dans les enveloppes.

Ces trois sessions peuvent être débattues en une seule par rapport aux ordres du jour.

Mais ces membres administrés sont habitués aux sessions fictives pour se faire les poches.

Quoi de plus normal  quand on sait la mentalité d’un DG profiteur de situations confuses, comme il a été depuis son recrutement par effraction.

Le directeur Boubacar Sow  te dira dans ses rapports face aux entrepreneurs et autres prestataires qui  ont des factures impayées ;  l’Etat malien n’a pas payé, mais pour corrompre les administrateurs à sa cause, c’est parti !

Du jamais vu dans l’histoire des agences !

Nous publions l’attitude irresponsable de Boubacar Sow donnant une gifle à l’association. Lisez la lettre de réponse de ce monsieur désigné comme suit : V/L n°0072/2005/ASS/Amct relative à la désignation du directeur général intérimaire de l’Agetipe-Mali. Boubacar Sow refuse d’assurer l’intérim du directeur général en son temps parce que le Directeur sortant  a rendu une offre infructueuse dont  lui-même Boubacar Sow était rapporteur et nommé par la suite  directeur technique au prochain appel à candidature. ‘’Quelle malhonnêteté intellectuelle’’.      Les statuts de l’agence stipulent en leur article 48 : «En cas de révocation du directeur général en fin de contrat, un directeur intérimaire est désigné parmi le personnel dirigeant de l’Agetipe  sans que la durée de cet intérim ne puisse excéder trois mois en vue de recruter un nouveau directeur général par appel d’offres».

Sow défie l’Association par cette lettre citée ci-dessous en faisant des ampliations au ministère de l’Equipement et des Transports, à la Banque mondiale et au Directeur général de l’Agetipe.

Le mal moral est   que M. Sow  malgré cette lettre qui insultait l’association et son conseil d’administration en son temps témoignait du caractère  peu responsable de son auteur. Pire, Boubacar Sow voyant sa menace de licenciement à l’horizon par son acte devient le ‘’mouton’’ calme de l’agence, courant pour son forfait derrière certains membres du personnel pour s’apitoyer.  Dans une  telle situation, le mieux c’était de démissionner. Si les circonstances te nommant directeur général intérimaires ne sont claires pour honorer la tricherie de ton mentor ancien directeur. Cela va de soit pour  un homme responsable et honnête.  Malheureusement notre directeur général  a décidé autrement. Il est resté pour  quémander le poste de conseiller technique  avec le nouveau directeur Arbi  Hama.   Et par  la suite, il a détruit ce dernier avec sa présence au Département avec le ministre Sémaga en créant la zizanie entre ces deux responsables.

Malheureusement pour cette agence agonisante, c’est les pratiques qui règnent sous la conduite du DG et son conseil d’administration.                  Pour les connaisseurs de cette boîte, rien de surprenant de la part de Boubacar Sow  qui devient Moqadem  (pieux musulman)  selon les circonstances avec son slogan si la situation l’arrange : «je jure sur le coran». Mais dans le cas contraire, il dit être  sur la trace de ses prédécesseurs.

Doit-on se cacher  derrière la religion musulmane pour faire prospérer des pratiques malsaines ?

Après  18 ans d’ancienneté à  l’agence  dont 8 années de direction générale, il est temps pour M. Sow de  suivre la trace de ses prédécesseurs.

Ceux-ci ont travaillé pour que son mentor et lui bénéficient des actifs qu’ils dilapident à l’heure actuelle.

Le Moqadem et son conseil d’administration doivent faire un  examen de conscience. Des ingénieurs compétents ont prouvé leur savoir-faire (Cira, Betico, GIC, Hydropack, EGK  et autres).

Affaire à suivre avec d’autres révélations dans nos prochaines parutions.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’Imam Mahmoud Dicko : «Mon problème, c&amp;apos;est ceux qui ont trahi le peuple malien…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/limam-mahmoud-dicko-mon-probleme-cest-ceux-qui-ont-trahi-le-peuple-malien-2838195.html</link>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2019 14:27:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Comme à ses habitudes, l’ancien président du Haut conseil islamique, l’imam Mahmoud Dicko  a utilisé ses flèches contre le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta. C’était ce samedi  7 septembre lors du lancement de la ‘’Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko’’ (Cmas),  au Palais de la Culture devant le ministre  en charge des Réformes institutionnelles, Amadou Thiam.</strong>

Dans un discours vrillant,  l’imam Dicko a dressé un tableau sombre de la gouvernance actuelle du Mali, sous la conduite d’IBK et son gouvernement.

Des hommes politiques de l'opposition, mais aussi de la majorité ont également écouté l'influent prêcheur. Ancien président du Haut conseil islamique, l'imam Dicko a entretenu pendant des années des relations en dents de scie avec le président de la République.

En  dénonçant la "gouvernance catastrophique" du pays, lors de ce rassemblement est  considéré comme manifestant les visées politiques de ce tenant d'un islam rigoriste et bête noire du pouvoir  selon les observateurs politiques.  Sans risque de se tromper, ce mouvement à connotation politico-religieuse met en évidence les velléités présidentielles de l’Imam Mahmoud Dicko d’une part et d’autre part c’est un véritable défi lancé au président Ibrahim Boubacar Keïta, confronté depuis des années à une profonde crise sécuritaire au Nord et au Centre du Mali.

Dans sa logique de combattre la mauvaise gouvernance, le désormais Imam politique a été on ne plus clair : «Mon problème, c'est ceux qui ont trahi le peuple malien. C'est à eux que je m'adresse. Mon combat, c'est d’abord (contre) eux », a déclaré l'imam Dicko à la tribune du Palais de la culture de Bamako.

Sans détoure, il a fustigé la corruption à ciel ouvert  et la gouvernance qu’il qualifie de catastrophique. «Je ne suis ni faiseur de roi ni président, je veux faire la paix. Mes détracteurs sont en relation avec la France, l’Amérique pour dire que je suis leur ennemi, mais je ne suis pas un ignorant», a-t-il poursuivi sous les ovations de plus de 4000 partisans.

Le natif  de  Tombouctou  a évoqué ses efforts de médiation pour résoudre la crise quand le nord du pays était tombé aux mains des jihadistes en 2012. Il est revenu principalement sur les événements de Kidal.  «<em>Suite aux événements de Kidal, nous avons fait libérer 160 soldats maliens, mais n'avons reçu la moindre lettre de remerciement de la part de notre gouvernement. De surcroît, mon envoyé spécial à son retour avec les soldats libérés a été pendant 48 heures détenu dans un lieu secret à Bamako. Au lieu de lui décerner une médaille, on le met en prison. Il a fallu mon intervention pour qu'on le libère. Les frais de transport de ces soldats libérés ont été cherchés par lui.  On est dans quel pays...</em>». Le  combat contre Soumeylou Boubèye Maïga  a été également au cœur de l’intervention de l’imam Dicko. On  se rappelle que  le chérif  de Nioro, Bouyé Haïdara et l’imam Dicko  sont entrés en fronde contre le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, qui a fini par démissionner le 18 avril 2019.

En tout cas les spéculations vont bon train sur une éventuelle candidature de Mahmoud Dicko à l’élection présidentielle de 2023. Même si ce mouvement n’est pas officiellement un parti politique, le porte-parole de Dicko,  Kaou Djime,  a indiqué que  la Cmas a pour idéaux : les visions religieuses, sociétales et politiques de l'imam Dicko.

Dans une possible indication de la signification accordée à ce lancement, la Cour constitutionnelle avait publié par avance, vendredi, un communiqué prévenant que « les partis politiques ne doivent pas porter atteinte à la sécurité et à l'ordre public  et qu'aucun parti politique ne peut se constituer sur une base ethnique, religieuse, linguistique, sous peine de sanctions ». Le communiqué ne citait pas nommément la Cmas.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Examen du BT 2019 aux centres de l’AE de Kati :  Les surveillants attendent les per diem</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/examen-du-bt-2019-aux-centres-de-lae-de-kati-les-surveillants-attendent-les-per-diem-2836940.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2019 13:50:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus de deux semaines après l’examen du Brevet de Technicien 2019, les surveillants n’ont pas jusqu’à présent reçu les frais de surveillance.</strong>

<strong>Les frics de surveillance de l’examen du Brevet de Technicien sont restés impayés aux centres relevant de l’Académie d’Enseignement de Kati. Et cela, au titre de l’année 2018-2019.</strong>

En mettant au goût du jour son attitude peu catholique, cette Académie vient, une fois de plus, de se montrer incohérente et incompétente. Car enfin, elle fait planer un véritable flou sur les frais de surveillance des enseignants.

De sources concordantes, la nouvelle serait tombée après la dernière épreuve de l’examen. Le président qui doit disposer des sous, aurait informé les surveillants qu’il n’a rien reçu comme somme à partager. Donc les surveillants sont rentrés bredouilles. De ce jour à maintenant, rien n’a filtré de cette affaire. L’Académie de  Kati a-t-elle reçu les sous ou pas ? C’est du moins la question qu’on se pose.

Dans cette affaire, il y a de quoi perdre son latin. Et pour cause. D’habitude, les frics de surveillance sont payés le dernier jour des examens. Il en a été ainsi dans tous les centres des différentes Académies d’Enseignement du Mali sauf celle de Kati. C’est dire, qu’elle a de nouveau, renoué avec ses habitudes malsaines.

Des situations de ce genre collent à la peau de l’Académie de Kati. Avec une telle Académie, la réussite de l’éducation des enfants se trouve dans la fourchette. Vu la dimension de cette Académie, les objectifs du ministre en charge de l’Education malienne seront difficiles à atteindre. L’Académie de Kati, c’est l’Académie de la vingt-cinquième heure.

Dieu veille

Nous y reviendrons avec d’autres révélations !

<strong>Bazou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fraude massive au BAC 2019 :  Si les véritables responsables balayaient devant leurs portes !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/fraude-massive-au-bac-2019-si-les-veritables-responsables-balayaient-devant-leurs-portes-2836938.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2019 13:30:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le baccalauréat malien 2019 dont les résultats sont tombés le 31 août avec un taux inférieur à 30%, était déjà terminé pour certains candidats à cause de la fraude motivée par l’utilisation du téléphone dans la salle. Mais les vrais fraudeurs ne sont pas inquiétés !</strong>

Au lieu de s’attaquer à l’effet de la fraude, il faudra songer à déraciner le mal qui en est la cause. Dans des centres d’examen à Bamako, Tombouctou, dans le camp de réfugiés à M’Berra en Mauritanie, la fraude a fait parler d’elle.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les responsables de l’école malienne tournent en rond dans la recherche d’une solution définitive aux problèmes de l’éducation des enfants. C’est une soixantaine de candidats qui se sont vus exclus de la salle d’examen.

Ce que les donneurs de fraude n’ont pas compris ou on ne sait pas s’ils se voilent la face, c’est que les élèves, de la première année à la terminale, leurs élèves ne comptent que sur le vol. Ce sont ces élèves manipulateurs de téléphone dont une soixantaine a été chassée de la salle par fraude. Ce sont eux auxquels on a appris la facilité.

D’abord, la culture de la facilité a commencé par l’Etat lui-même qui a fait des élèves et leurs parents des commandants pour faire peur aux enseignants. Des enseignants dont l’autorité a été retirée pour que l’école malienne ressemble à d’autres sur d’autres terres lointaines.

« La violence, c’est le dernier recours de l’incompétence ». La fraude, pire que la violence, est un échec pédagogique.

Ensuite, les enseignants véreux qui offrent des notes pour l’argent ou des fesses. Ce sont des criquets pèlerins de l’école malienne. Donc beaucoup d’enseignants perdent toute leur crédibilité à cause de leur éconduite à l’école.

Enfin, les parents dans leur démission, ont contribué à la baisse vertigineuse du niveau de leurs enfants. Alors convaincus de cet état de fait, ils se battent, corps et âme, pour faire réussir les enfants par la tricherie. Quel comportement apocalyptique des acteurs de l’école et des parents d’élèves !

Ils doivent savoir que les enfants sont innocents et qu’ils ont duré dans la tricherie de telle sorte qu’elle est devenue une habitude. L’habitude étant plus forte que son maître, il est plus facile pour l’élève malien, en général, de se passer du manger et du boire que du vol pendant les examens.

Un phénomène qui s’est enraciné durant des années, n’est pas facile à déraciner en un laps de temps. Au Mali, la lutte contre des maux est éphémère, car on relâche vite ; or la lutte contre la fraude est un travail de longue haleine.

Pour réussir cette lutte contre le dragon de l’insécurité intellectuelle au Mali, contre cette bombe à retardement, il faut sanctionner les fraudeurs d’en haut sans lesquels l’élève n’a pas la capacité d’avoir les sujets.

Au regard de ce qui vient d’être dit, l’âge d’or de l’école malienne n’est pas pour demain. L’école a été désacralisée et dévalorisée, les enseignants sont devenus flexibles, les parents sont comparables au « Père Goriot », les apprenants évoluent au gré des plaisirs au détriment du sérieux. A quand le bout du tunnel ?

<strong>Bazou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Polémique autour du rapport du vérificateur général :  Des entités contrôlées dénoncent des violations et contestent avec véhémence</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/verificateur-general/polemique-autour-du-rapport-du-verificateur-general-des-entites-controlees-denoncent-des-violations-et-contestent-avec-vehemence-2836933.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2019 13:10:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour son premier rapport de vérification attendu tant par l’Etat malien, le citoyen malien que les partenaires techniques et financiers du Mali, on peut affirmer que le nouveau Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby n’a pas bénéficié du bénéfice du doute. La quasi-totalité des entités contrôlées  rejettent  en effet en bloc le fruit de son travail parce que n’ayant pas bénéficié du principe  du contradictoire comme l’exige la loi. D’autres plus acerbes vont jusqu’à mettre en doute sa probité  et ses compétences techniques en matière de l’audit.  Toutes  choses qui nous ont poussés à nous intéresser de très près à cette institution qui faisait un peu l’originalité du Mali en  la matière au grand dam  des autres pays  de l’Uemoa  qui exigent à ce que le Mali se conforme à sa directive communautaire qui prône la création dune Cour des comptes.</strong>

Après l’époque de Sidy Sosso Diarra où le sensationnel était de mise, l’ancien procureur  anti-corruption, Amadou Ousmane Touré qui a hérité du bureau  est parvenu à mettre  de l’ordre  dans   la maison  et à rassurer en se conformant scrupuleusement aux principes  qui régissent l’audit, le contrôle ou la vérification. Ainsi, les canadiens qui nous ont accompagnés, tout au long de cette noble entreprise,  nous ont fortement soutenus contre les velléités  des autres pays membres de l’Uemoa  qui ne voulaient que  la disparition pure et  simple du bureau du vérificateur général au profit d’une cour des comptes.

Mais aujourd’hui, force est de constater  qu’à peine après sa prise de fonction comme Vérificateur Général, Samba Alhamdou Baby, au lieu de consolider les acquis  de ses prédécesseurs,  s’est résolument  inscrit dans une dynamique sulfureuse et approche d’une autre ère qui frisent le règlement de compte ou une mission commandée.

<strong>Violation de la règle de confidentialité</strong>

Le bureau du  vérificateur général qui  a toujours prôné la confidentialité dans tout ce qu’il faisait  a décidé cette fois-ci de violer allègrement lui- même ce principe. En effet, l’actuel patron du bureau  à savoir Samba Alhamdou Baby,  tout en ignorant royalement les observations et réactions  des entités contrôlées,  a délibérément violé ce principe sur  les  réseaux sociaux  et pour la première fois dans l’histoire  du Mali  dans le journal Télévisé de l’Ortm  de 20 heures, les contenus sensibles  desdits rapports comme un trophée de guerre.

<strong>Violation du principe du contradictoire</strong>

Aussi, a-t-il violé le principe sacro-saint du contradictoire inhérent  à toute vérification ou tout audit ou contrôle qui exige de prendre en compte les observations légitimes de la structure vérifiée. Est-il en effet besoin de rappeler que dans le rapport  d’audit, un rapport provisoire est fait, envoyé à l’entité vérifiée qui en donne ses observations  et éclaircissements  à l’issue desquels un rapport définitif est établi ?

Fort curieusement, après investigation auprès  des différentes entités vérifiées, aucune  d’entre elles n’a jusqu’ici reçu le rapport définitif. Il faut noter à juste titre à ce niveau que ce rapport définitif  a plutôt un rôle pédagogique que répressif.

Les droits élémentaires des entités bafoués

Il faut donc penser à l’idée d’un ancien Vérificateur Général qui disait  que « le rapport de vérification n’est pas une Bible mais un avis de la structure  de vérification… ».

A quelle fin donc, l’actuel  Vérificateur  général s’est adonné à une telle communication ou pour quel intérêt roulerait-il ?

Toujours, est-il que le citoyen lambda  se demande pourquoi d’autres rapports de vérification n’ont jusqu’ici pas été publiés notamment les rapports de vérification du bureau du Vérificateur Général et  d’autres structures ? Des indiscrétions recueillies au niveau de ses services nous informent qu’une farouche opposition s’était dressée contre cette manière particulièrement non anodine et non sans partialité de communication du tout puissant Vgal.

<strong>Des interrogations sur l’actuel Vérificateur Général</strong>

Au regard de ce qui précède, il est légitime  de s’interroger  sur les critères  objectifs qui ont prévalu au choix de Samba Alhamdou Baby  pour le fauteuil du vérificateur général.

En effet, pour qui  sait que dans la déontologie du métier de l’audit, l’actuel Vérificateur Général  était le Secrétaire général au niveau du ministère de la Solidarité, donc signataire de beaucoup de décisions  de mandatement et autres instruments de gestion. Un Département qui se trouve être au cœur de beaucoup  de préoccupations de gestion financière notamment  au niveau de l’Inps et de la Canam. Il est donc évident que des conflits d’intérêts sont de façon ostentatoire loin d’être inimaginables.

<strong>Des insuffisances par rapport aux missions diplomatiques</strong>

Le Vérificateur Général  est-il suffisamment  outillé pour vérifier une mission diplomatique ?

Le Cas de l’ambassade du Mali au Burkina-Faso est révélateur en soi d’autant plus qu’après seulement  deux ans de gestion dans  ce pays, on impute à cette ambassade  un trou de gestion  de plus d’un milliard huit cent millions de Fcfa. Tout esprit éclairé qui aurait une petite idée des menus fretins du budget de nos ambassades s’interrogerait sur la crédibilité d’un tel chiffre effarant.

La question qui se pose  alors est de savoir si les textes ont été bien interprétés  par les équipes de vérification au regard des spécificités d’une mission diplomatique sachant bien que l’ambassadeur est le représentant du Chef de l’Etat.

Raison pour laquelle, il faut  veiller à ce que ce rapport ne donne pas l’impression de ne pas être susceptible  d’aucun recours c’est à dire d’avoir l’autorité de la chose jugée. En effet si on ne fait pas attention, cela pourrait ouvrir des brèches  à des  dérives de corruption ou de requêtes  malsaines ou de rackets de certaines équipes de vérification auprès des entités vérifiées.

<strong>Une légitimité de plus en plus compromise </strong>

Aujourd’hui plus que jamais se pose avec acuité la question de légitimité  du bureau du Vérificateur Général  à côté de la section des comptes. Cela fut et  est aujourd’hui d’ailleurs l’objet de  directives de l’Uemoa qui privilégie la création  d’une cour des comptes comme souligné plus haut. Surtout qu’on se demande, de plus en plus, si Samba Alhamdou Baby a  réellement les compétences  pour diriger le bureau du  Vérificateur Général. En effet, comparativement aux deux autres à savoir Sidy Sosso Diarra   et Amadou Ousmane Touré qui avaient des compétences techniques, morales et intellectuelles  avérées, M. Baby est loin de répondre aux attentes, non seulement des partenaires techniques et financiers du Mali mais aussi du citoyen Malien.

<strong>Birama FALL</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CRI&#45;2002 :  De vraies assemblées générales sous Me Sow à un club d’amis sous la férule de Sall</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/cri-2002-de-vraies-assemblees-generales-sous-me-sow-a-un-club-damis-sous-la-ferule-de-sall-2836935.html</link>
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<pubDate>Mon, 02 Sep 2019 13:08:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La descente aux enfers a commencé car le leadership de Sall n’inspire aucun partenaire ni dans la forme (gouvernance interne décriée) ni dans le fond (traitement insatisfait  des projets et programmes).</strong>

Le seul nouveau programme exécuté en 2019 relatif à Transparency International  est l’œuvre intellectuelle du Permanent que je suis. Nul ne saurait objectivement contester cela, à commencer par Sall.
<ol>
 	<li><strong> Au commencement était le semblant de conformisme sinon…</strong></li>
</ol>
Sall, en réalité, n’a jamais été un démocrate ni dans l’âme ni dans l’esprit encore moins dans l’étoffe qui lui semble si ample. Il est le pur produit d’une période de dictature dépassée, ajoutée  à cela sa personnalité fortement excentrique, ce qui justifie sa récurrente tendance à l’usage abusif du pronom personnel sujet  je je je ou tonique  moi moi moi ; même pour le travail collectif réalisé.

L’homme doit avoir réellement un problème de personnalité tant la sienne est mouvante aux grés de ses intérêts. Il fait un effort surhumain d’adaptation aux principes et valeurs démocratiques, mais hélas, chassez l’habitude, elle revient au galop, dit-on.

Sinon, comment comprendre son entêtement voire sa peur bleue de convoquer tous les anciens qu’il exclut progressivement à nos réunions et Assemblées générales si ce n’est son désir ardent de se soustraire aux règles de fonctionnement (transparence et redevabilité en tête) de toute organisation œuvrant sur le terrain de la gouvernance comme Cri-2002.

Je peux témoigner vaillamment que Sall n’est pas un être heureux, loin s’en faut. Et le drame, c’est que son leadership  singulièrement mauvais s’évertue à étendre son malheur à tout son entourage, entourage parmi lequel nul (y compris le zélé Modibo Koly qui se souvient certainement de s’être plaint de lui n fois) ne peut affirmer que Sall est un homme de bien tant il a une tendance pathologique à trouver anguille sous toutes les roches se faisant éternellement passer pour une victime publique alors qu’il est l’unique bourreau de son destin  marqué au fer rouge à force de dénigrement, de manigance, de manipulation à l’encontre de l’autre, avec le seul but de se faire valoir dans le cercle où il ne sait que dresser les uns contre les autres au lieu de rassembler, d’où mon qualificatif de leadership inique.
<ol start="2">
 	<li><strong> Le parcours inédit de Cri-2002 sous Me Sow saboté par Sall</strong></li>
</ol>
Initié en janvier 2000 par le trio formé d’un célèbre avocat et de deux notaires notoirement connus, Cri-2002, comme son nom ne l’indique pas,  est créé officiellement en avril  de la même année à travers le lancement d’un Manifeste. Et c’est par magnanisme et mieux par esprit démocrate que le trio a mentionné noir sur blanc dans nos textes que tous ceux qui ont adhéré au Manifeste  avant son lancement sont considérés comme membres fondateurs. N’importe qui ne peut faire preuve de telle grandeur d’âme à l’image de feu Maître Abdoulaye Sékou Sow et des deux autres qui sont vivants mais dégoûtés du comportement de Sall  envers  ceux et celles qui ont sué et transpiré  afin que Cri-2002 soit !

Voilà autant de raisons objectivement vérifiables, et nulle autre, qui font qu’il est difficile de laisser Sall faire comme bon lui semble en rassemblant des  amis méconnus des annales de Cri-2002 pour remplir la salle de l’AG,  foulant au pied les règles élémentaires de concertation et de considération vitales à la survie d’une association née et alimentée de la conjugaison d’efforts collectifs, autres que ses amis et sa famille aujourd’hui omniprésents pour cueillir les fruits. Car, depuis fort longtemps,  je peux affirmer en mon titre et qualité, que la conviction a foutu le camp de Cri-2002 pour faire place à l’opportunisme et à la manipulation érigées en mode de gouvernance comme si Sall a le droit de se soustraire aux règles qu’il propage.

Sall  n’a jamais su ce que c’est l’auto critique du fond de l’âme tant il a le verbe accusateur, sa gymnastique favorite pour se valoriser.

Voila résumée la pratique honteuse en cours tout au long du long  règne de 15 ans de Sall. Mais qu’il sache que son sinistre train est arrivé à destination  telle la puissante  et lugubre Wehrmacht stoppée par les Alliés  mieux organisés en  1945.
<ol start="3">
 	<li><strong> Le comble du ridicule à travers des actes qui n’honorent ni leurs auteurs ni leurs postérités</strong></li>
</ol>
L’indécence a atteint son comble à Cri-2002 et pour cause :
<ul>
 	<li>Les gens tels Modibo Koly, que l’on a accueillis tant d’années après la création de Cri-2002 et le sacrifice consenti, se comportent en propriétaires tant ils sont déconscientisés par l’appât du gain facile et de la gloire ; ce qui me fait douter de cette citation du 30ème Président américain Calvin Coolidge dit silent  Cal « La torture d’une mauvaise conscience est l’enfer des vivants » car qu’en ait –il de ceux qui n’ont pas de conscience ? comme ces opportunistes de grands acabits à cols blancs qui ne reculent devant rien pour s’arroger indûment les fruits de l’effort collectif ;</li>
 	<li>Sall qu’on a aidé à accéder à la présidence en janvier 2004 en dépit de son caractère acariâtre (après que deux de nos préférés aient décliné l’offre pour des raisons de santé ou professionnelles), s’arroge le droit de piétiner ses bienfaiteurs. Et il est démesurément ambitieux avec un tel comportement, comme si les gens ne le connaissaient pas. Erreur monumentale !</li>
</ul>
Mais qu’il sache, qu’assurément, ALLAH Soub’hanawatalah  abhorre l’ingratitude.

Pour son élection de 2004, ni le zélé Modibo Koly ni le mouton de panurge tokofobali (Traoré s’immisce dans cette crise par pur appât du gain car retraité sinon, il n’est en rien concerné) n’étaient là pour l’appuyer. Cela, il a vite oublié, atteint peut -être de ce que les anglais appellent « memory fade », traduction :  perte de mémoire. Je le lui rappelle donc pour la bienséance.
<ol start="4">
 	<li><strong> La boite de pandore ouverte par Sall par la tenue de la fameuse AG du 12 janvier 2019 en violation de tous nos textes fondateurs et dans la forme et dans le fond</strong></li>
</ol>
Depuis qu’il est à la tête de Cri-2002, Sall n’a jamais organisé  et tenu une Assemblée Générale dans le délai statutaire.

Pire, il n’a jamais convoqué la totalité des membres du bureau. Il envoie toujours des avis sélectifs aux membres et fait venir qui il veut comme nouvelle tête sans consultation ni considération pour les autres sociétaires ; ce qui me fait dire que c’est une main mise programmée sur Cri-2002 en écartant les esprits critiques au profit des bénis oui oui qui pullulent actuellement à Cri-2002. Vérifiez son entourage !

C’est au vu de tous ces actes déplorables, pas dignes d’un Président de Cri-2002, pas dignes d’un successeur du Dévoué feu Me Sow, immérités par les membres fondateurs que nous sommes, que j’invite Sall à faire hauteur de vue en démissionnant de Cri-2002 et pour conserver son titre statutaire de Président d’honneur. Mais, là aussi, il y a problème. Lui et moi savons que cet honneur de Président  d’honneur a été refusé à Me Sow de par la faute de Sall (je certifie que Me Sow ne voulait plus avoir à traiter avec Sall). Jugez-en vous-même. Encore une autre face lugubre, réelle mais cachée de Sall que je révèle pour avis public sur l’homme.

Cette AG du 12 janvier a fini par révélé le vrai visage de Sall de par sa tendance à diriger Cri-2002  vaille que vaille en invitant trois de ses fils accompagnés de jeunes inconnus (près de 20) pour intimider. C’est la venue de l’huissier invité par mes soins qui a douché leur ardeur belliqueuse sur instigation d’Abdoulaye Sall, chevalier de l’Ordre national grâce à Cri-2002. Cela ne l’a pas empêché d’inciter son bras droit Modibo Koly (encore lui et toujours lui), son fils Mamadou Sall et le comptable Hamidou Ly à agresser le clerc huissier dans notre salle d’AG. Cela reste un récit factuel consigné dans un PV  d’huissier à son encontre et pour toujours.

De plus, toutes les décisions issues de cette AG ont violé nos textes  fondateurs, d’autant que Sall se prévaut de l’unanimité des membres, quels membres invités !j’en ris. Des gens à sa botte. Cri-2002 est dévalorisé à jamais du fait de l’ambition d’un seul homme au détriment de l’intérêt général.

Et mieux, que fait-il des procurations des membres fondateurs empêchés et qui ont refusé de le recevoir, les ayant méprisés durant toute sa présidence  qu’il a invalidées arbitrairement ? L’on peut aimer l’argent et la  gloire, mais vraiment un minimum de décence s’impose, sinon bonjour la révolte.

Aussi, que fait-il de la procédure d’exclusion  qui requiert un rapport préalable du Comité scientifique à soumettre à l’AG tenue en bonne et due forme qu’il a allégrement foulée au pied car se croyant au-dessus de la loi ?

Vraiment, Sall est tombé assez bas pour se prévaloir de quoi que se soit en devenant le premier fossoyeur de Cri-2002 dans le seul dessein de sauvegarder ses intérêts personnels.
<ol start="5">
 	<li><strong> Sall, personnage indispensable à Cri-2002 ?</strong></li>
</ol>
L’homme fait croire (faussement)  que c’est  grâce à sa personne que les partenaires s’intéressent à Cri-2002., comme s’il en était le Président fondateur. Or, en réalité, il est et demeure le goulot d’étranglement de Cri-2002 qui a forgé son destin pendant que je l’invitais simplement à venir participer aux activités moyennant des indemnités.  Cela aussi est un pan de l’histoire de Cri-2002 qui ne me donne absolument pas le droit de courber l’échine devant  Sall comme le feraient les nouveaux venus et affidés.

L’attitude de Sall relève de la pure plaisanterie que de vouloir résumer l’effort collectif de 19 ans à sa personne, à ses amis et que sais-je encore ?

Sall oublie que nos chers serviteurs des journaux de la place ayant suivi les premiers pas de Cri-2002 sous Me Sow, savent qui est qui à Cri-2002, nonobstant quelques bribes qu’il peut offrir pour tenter de falsifier l’histoire en sa faveur.

L’homme aime  discourir alors qu’il ne sait pas parler tant il choque avec des propos du genre je suis le seul à…, j’ai dit cela  il ya un siècle, les gens ne m’aiment pas, ou le bas peuple, patati patata.

Il a beau être interpelé sur ces dérapages à maintes reprises, il n’en a cure. Il s’obstine car comme je l’ai dit, Sall ne fait jamais de l’auto critique pour la simple raison qu’il s’en fout éperdument.

Seulement, s’en foutre éperdument et vouloir grimper au sommet sont antinomiques. Car il y a une différence de taille entre servir et se servir. Et ce n’est pas nos chers politologues de Sorbonne qui diront le contraire.

<strong>Bamako, le 30 août 2019.</strong>

<strong> Le Secrétaire Permanent  Mamadou F. Kéïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fuite de sujets lors des examens : Le comble de l’irresponsabilité des acteurs de l’école</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/fuite-de-sujets-lors-des-examens-le-comble-de-lirresponsabilite-des-acteurs-de-lecole-2835451.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 16:38:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La fuite de sujets au Mali est devenue un phénomène ancré dans les examens. Cela dénote d’une véritable irresponsabilité des autorités scolaires, des surveillants et des parents d’élèves.</strong>

&nbsp;

«L’éducation est plus qu’un métier, c’est une mission qui consiste à aider chaque personne à reconnaître ce qu’elle a d’irremplaçable et d’unique afin qu’elle grandisse et s’épanouisse », disait le pape Jean-Paul II.  Les objectifs de l’éducation contenus dans cette pensée du dignitaire ecclésiastique sont loin d’être atteints au regard des fuites de sujets au Mali.

Le chemin le plus facile pour les élèves maliens est finalement le vol lors des examens. Ils en font leur matière principale. Victimes du système scolaire qui laisse à désirer, les apprenants innocents cherchent à réussir par tous les moyens possibles. Comme toute personne normale qui veut atteindre l’objectif qu’elle s’est fixé, ils pensent que le vol est un droit pour eux. Aberration ! Aberration !

La fraude massive au DEF 2019, qui est le résultat du comportement indélicat de certains acteurs scolaires est, chaque année pour se bourrer les tripes.

La fraude est devenue un secret de polichinelle au Mali. Qui organise les examens ? Qui surveille ? Qui encourage le vol qui chaque année se trouve camouflé ? C’est une véritable politique de l’autruche.

Tout le monde sait que les examens sont organisés par le ministère de l’Education, en amont et en aval. C’est le ministre en charge et ses suivants qui déploient les moyens pour permettre aux enseignants de travailler comme ils leur ordonnent. Donc ils ont le droit de travail et de sanction sur eux en cas de dérogation aux règles qui régissent les examens au Mali.

C’est ce même ministère qui choisit des gens pour mettre les sujets dans les enveloppes. Du choix des sujets à leur mise en enveloppe jusqu’à   leur acheminement aux centres d’examen, le bât blesse, car la chaîne regorge d’arrivistes.

Ils profitent de l’organisation des examens pour se remplir les poches, sans se soucier de l’honneur et la dignité devenus des denrées rares en milieu scolaire. Alors questions : Si toute la chaîne est correcte, comment les enfants innocents entrent en possession des sujets ? Après avoir eu les sujets, qui les traitent pour eux ?

Quand le ministère faillit à son devoir, les enfants en profitent pour satisfaire leur besoin de réussir sans effort. Même si on ne le dit pas, apparemment, c’est ce qui est visible pendant toute l’année scolaire.

Les sujets peuvent fuiter, mais les enseignants qui les traitent pour les enfants sont des bourreaux de l’éducation. Ils sont mordus par l’appât démesuré du gain, c’est-à-dire l’argent facile. Il manque de mots pour qualifier des enseignants qui traitent les sujets à la place des élèves auxquels ils ont donné le cours pendant neuf mois. Le ridicule ne tue pas au Mali !

Les parents d’élèves assaisonnent le tout par leur contribution abominable en espèces pour détruire l’avenir de leurs enfants. Connaissant la règle du jeu, la veille du DEF, ils cotisent chacun une somme qui est à remettre aux présidents du centre pour desserrer sa mine. Et cela aussi pour avoir la main mise sur les sujets afin de les traiter pour les enfants.

Les réussites et échecs à l’issue des examens sont à attribuer aux enseignants sans scrupule. Où est le sérieux ? Le serment de Socrate souffre de pratiques rétrogrades.

Ecoutons Victor Hugo : « L’éducation, c’est la famille qui la donne, l’instruction, c’est l’Etat qui la doit ». Ce que les élèves maliens reçoivent n’est-il pas loin de ces définitions ? Des comportements qui font tomber en syncope.

Dieu veille !

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance territoriale au Mali : « Il faut changer d’Etat », Dr Ousmane Sy dixit</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/gouvernance-territoriale-au-mali-il-faut-changer-detat-dr-ousmane-sy-dixit-2835446.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 15:52:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>S’il y a de plus en plus une demande d’Etat au Mali, il n’en demeure pas moins que l’Etat est rejeté dans sa forme actuelle. C’est du moins l’analyse de l’ancien  ministre Dr Ousmane Sy.</strong>

<strong> </strong>«Régionalisation et gouvernance territoriale ». Voilà le thème développé ce samedi par Dr Ousmane Sy, ancien ministre malien de la Décentralisation. Expert des questions de gouvernance locale, il intervenait en tant que paneliste dans le cadre de la journée de réflexion que le parti l’Asma-CFP organisait sur le dialogue politique inclusif, dont les préparatifs sont en cours. L’une des voix les mieux indiquées en matière de décentralisation au Mali,  M. Sy, dans son exposé, a d’emblée souligné que le Mali, comme beaucoup d’autres pays africains, est confronté à un certain nombre de défis internes et externes. Défis auxquels il est appelé à donner des réponses. Malheureusement, a regretté le conférencier, les Maliens sont confrontés à un immobilisme dû à deux facteurs : la faible intelligence stratégique et la faible intelligence historique. Conséquence : « Nous avons du mal à répondre à la mutation profonde dans notre pays », analyse Dr Sy, pour qui les crises sociopolitiques que le Mali a connues jusqu’ici sont la conséquence de cet immobilisme.

Il  a ensuite estimé, sur le plan de la gouvernance, que le Mali s’est jusque-là contenté d’administrer ses territoires, sans les gouverner. Administrer, explique-t-il,  c’est l’unilatéralisme alors que gouverner, c’est l’interaction. « De Bamako, on a décidé pour tout le pays. On a pris peu de temps à connaitre nos territoires pour en faire des instruments de travail. Nous avons eu beaucoup de mal à intégrer les territoires dans nos politiques publiques », analyse le conférencier.

Tout cela a eu pour conséquence une rupture profonde entre les communautés et les institutions. Ce, parce que beaucoup de Maliens ne se sentent pas concernés par une gouvernance à laquelle ils ne se sont pas associés. « Certes il y a une demande d’Etat, mais il y a aussi un rejet de la forme actuelle de l’Etat. C’est pourquoi il faut changer d’Etat », a suggéré Dr Ousmane Sy.

Régionalisation, un concept bien plus ancien

Selon le conférencier, la régionalisation au Mali, supposée contenir les germes de la division, est loin d’être un nouveau concept. « La régionalisation n’est pas une nouvelle réforme. Les premières études sur la régionalisation datent de 1994. Ce n’est pas quelque chose qui est lié à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Il faut faire revivre les territoires à l’intérieur du Mali. Les territoires se vident. On est en train de les appauvrir. On ne peut pas parler d’unité nationale en continuant à appauvrir les territoires régionaux et locaux », estime-t-il. Deuxième du processus de décentralisation, la régionalisation devrait en effet faire suite à la phase de communalisation. C’est pourquoi, le ministre Sy a souhaité que soient relativisés « les discours un peu catastrophiques des gens qui ne prennent pas souvent le temps d’approfondir les choses ».  Selon lui, la régionalisation est d’autant plus nécessaire aujourd’hui que les territoires ont été appauvris par le pouvoir central. « On a décentralisé le territoire, mais on a continué à maintenir l’Etat centralisé », regrette l’expert. Pour s’en convaincre davantage, il suffit d’analyser le Budget d’Etat, soutient-il, faisant remarquer que le Mali est encore loin des 30% des ressources budgétaires qui devaient alloués aux collectivités territoriales à l’horizon 2018.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enjeux géopolitiques de la crise malienne :  SBM prône la traçabilité des fonds extérieurs destinés à l’espace religieux</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/enjeux-geopolitiques-de-la-crise-malienne-sbm-prone-la-tracabilite-des-fonds-exterieurs-destines-a-lespace-religieux-2835445.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 15:47:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Convaincu que des biens reçus par des ONG douteuses ont souvent servi à créer des groupes radicaux dans certains pays, l’ancien Premier ministre estime qu’il est temps que nos Etats, le Mali notamment, pensent à organiser le champ religieux.</strong>

<strong> </strong>Fin connaisseur des questions sécuritaires dans le Sahel, Soumeylou Boubèye Maïga a fait une communication, samedi, sur les « enjeux géopolitiques de la crise dans le Sahel et en Afrique ». Thème que le président de l’Asma-CFP a développé dans le cadre de la journée de réflexion que son parti organisait, à l’hôtel Radisson, sur le cadre dialogue politique inclusif voulu par le président de la République. Une rencontre à laquelle l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (Asma-CFP) a promis, par la voix de son président, de participer, sans préalable et sans condition.

Face une assistance pluridisciplinaire, dont des experts des questions sécuritaires, Soumeylou Maïga avait fait remarquer que les mouvements affiliés aux groupes terroristes ont, de façon progressive, récupéré la fonction revendicatrice qui était dévolue aux partis politiques et aux syndicats. De fait, ils sont devenus « les porte-paroles » de la société. « Petit à petit, les associations islamiques récupèrent des fonctions qui revenaient à nos partis politiques. Ce sont des menaces pour nos institutions démocratiques surtout que leurs revendications ont pour but de remettre en cause, par la violation au besoin, nos valeurs démocratiques et républicaines sur lesquelles nos Etats essaient de se reconstruire. Parce que dans toutes ces zones, ils ont travaillé à détruite toute sorte d’économie légale »,  a analysé l’ancien Premier ministre.

Si l’on en croit le président de l’Alliance pour la solidarité au Mali, tous ceux qui sont dans les associations politico-religieuses dans la compétition pour le contrôle des institutions étatiques. Alors qu’objectivement, estime SBM, elles sont le complément des branches armées et violentes des groupes djihadistes. « Il y a une autre branche qui est au sein de la société civile mais avec les mêmes objectifs. Nos Etats ne peuvent pas ne pas gérer et administrer le champ religieux. On ne peut pas laisser l’espace religieux dans le désordre. Elles [les associations politico-religieuses, ndlr] sont le plus souvent intégrées dans des stratégies douteuses. Il y a des pays où ce sont les biens reçus par le biais d’ONG douteux qui ont contribué à créer des groupes radicaux chez eux », a souligné le président de l’Asma.  Partant, il a demandé que l’on légifère sur les flux financiers qui viennent de l’extérieur au bénéfice de certains acteurs religieux. » Surtout la traçabilité de l’utilisation de ces fonds », a-t-il insisté.

Auparavant, Soumeylou Boubèye Maïga  avait analysé les facteurs qui, de son avis, ont favorisé l’ancrage du terrorisme dans le Sahel. Phénomène dont les acteurs totalisent plus de 580 actions depuis le début de l’année. Au nombre de ces facteurs, il souligne notamment l’absence de l’Etat dans bien des zones du  Sahel. À titre d’exemple, SBM a fait remarquer que l’on peut aller, sans rencontrer le moindre obstacle administratif, de la Mauritanie au lac Tchad. A l’en croire, cet état de fait est dû à la faible densité démographique qui favorise les trafics économiques. « Les cinq régions nord du Mali, c’est 8800 km2, soit 62% du territoire pour moins de 10% de la population et moins de 10% du PIB. Et le problème est que c’est extrêmement difficile de voir un Etat aller s’installer dans une zone où il n’y a personne », explique le conférencier.

L’autre facteur structurel, souligne-t-il, c’est que ce sont des zones d’économies non formelles. « Mais, ce qui a changé depuis un moment c’est la nature des trafics économiques qui étaient pendant longtemps alimentaires. L’espace sert aujourd’hui de transit pour d’autres types de produits comme la drogue, le trafic humain… 30% des cocaïnes, qui partent en Europe, passent par Afrique. Les populations en proie à la précarité ont fini par se rendre compte que leur zone avait une valeur marchande», a indiqué le conférencier. Mais, ce n’est pas tout.  A ces facteurs, viennent se greffer, selon l’ancien Premier ministre, le chômage et la croyance musulmane des populations de cette zone en proie à la disparition des ressources économiques. Toutes choses qui ont aussi facilité le recrutement dans les mouvements terroristes.

C’est pourquoi, pour faire face aux défis liés au terrorisme, il propose la prise en charge des préoccupations de la jeunesse à travers l’éducation et l’emploi. Il appelle aussi à barrer la route à la nouvelle race de leaders religieux en gestation depuis le printemps arabe.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Agetipe&#45;Mali :  Odeur de magouille autour de la vente de l’ancien siège</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/agetipe-mali-odeur-de-magouille-autour-de-la-vente-de-lancien-siege-2835433.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 15:34:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La correspondance de Sékou Cissé en date du 30 juillet 2019, interpellant le président de l’Agetipe-Mali sur l’irrégularité sur la forme et le fond concernant le renouvellement de la convention du mandat du Directeur général de l‘Agetipe-Mali, a sans doute mis à nu des pratiques peu orthodoxes, entretenues par certains responsables de la boîte.</strong>

&nbsp;

Après notre article intitulé : ‘’Mauvaise gouvernance à l’Agetipe-Mali’’ : Le Directeur et les membres du Conseil  d’administration indexés, nous vous proposons un second article portant sur le processus de vente de l’ancien siège de l’Agetipe-Mali.

Cet article fait suite aux contenus de deux rapports d’expertise. Il s’agit du  rapport d’opinion de l’auditeur à l’assemblée générale de l’association exercice social clos le 31 décembre 2013 et le rapport d’expertise immobilière, dressé en mars 2002 par Hassoun Dicko, Expert immobilier.

L’ancien siège de l’Agetipe-Mali est  situé au quartier du fleuve, Avenue de l’Isère et contigu à Burotic service.

Cet immeuble qui fut jadis la fierté des entrepreneurs, bureaux d’études et autres prestataires maliens, se voit bradé par les responsables de l’agence : le directeur général Boubacar  Sow, le président de l’association, le conseiller juridique et le conseiller spécial chargé de la stratégie et du contrôle de gestion.

Le rapport d’expertise immobilière dressé en mars 2002 par l’expert immobilier dont copie  jointe donnait tous les détails conséquents et chiffrait l’estimation de l’existant à 403 366 800 FCFA ( Quatre cent trois millions trois cent soixante six mille huit cents francs CFA ).

Le notaire, Me Demba, fut commis et la conseillère juridique chargée de la vente de l’immeuble concerné.

De 2002 à 2013, ça fait 11 ans écoulés.

L’ancien siège a pris de la valeur  et devait être de nouveau expertisé  pour la vente qui était en cours et conséquemment, une nouvelle expertise s’imposait.  Ceci n’a pas été fait.

Quelle surprise ! Cet ancien siège aurait  été vendu à 400 000 000 FCFA (Quatre cent millions de francs FCFA).

Et voilà l’opinion de l’auditeur  à l’assemblée générale de l’association (exercice social clos le 31 décembre 2013). «L’Agetipe-Mali a procédé à la vente de son ancien siège à  400 millions dont  50 millions au titre des remboursements d’impenses et émoluments du notaire et des frais d’enregistrement.

Toutefois, il est à noter que l’acte de vente de cet immeuble n’a pas été mis à notre disposition».

Ainsi,  dans ce processus de vente de son ancien siège, l’Agence n’a bénéficié que de 350 000 000 CFA en net   en termes de produits de cession.

Un immeuble expertisé en 2002 pour  400 millions doit nécessairement avoir 800 millions après 11 ans,  car il prend de la valeur, surtout en plein centre-ville de Bamako.

Les langues se délient ! L’ancien siège est occupé par Métal Soudan, ancien employeur de l’actuel directeur général de l’Agetipe-Mali.  Quelle coïncidence !

Sans nul doute, selon certaines indiscrétions très proches du dossier, le processus a été conduit dans un flou total. Face à cette situation, le Département  en charge de l’Agetipe-Mali doit saisir qui de droit pour faire la lumière sur cette affaire pour permettre à l’Etat  de recouvrer  ses fonds car, les procédures n’ont pas été transparentes.

Affaire à suivre avec d’autres révélations dans nos prochaines parutions.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>

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<title>Espagne :  Les bons points de l’Ambassadeur Koumaré</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/diplomatie/espagne-les-bons-points-de-lambassadeur-koumare-2835441.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 12:35:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En effet, non seulement il est parvenu à prendre  en charge les préoccupations de la communauté malienne  vivant  dans le pays  Ibérique (près de 40.000 Maliens) mais  mieux il a su mobiliser toutes les expertises de ce pays pour venir en aide à sa patrie, le Mali qui traverse une crise sécuritaire depuis 2012.</strong>

Le militaire diplomate a en effet trouvé les mots justes pour convaincre les autorités espagnoles  d’intensifier la coopération  avec notre pays tant sur le plan sécuritaire  que dans le cadre  du co-développement  avec la région de Kayes.

Cette diplomatie  active  a permis au Général  Koumaré d’obtenir  de ses  hôtes l’équipement des Hôpitaux du Point-G,  de  Gabriel Touré ainsi que celui de Kati. Des  investissements  qui ont permis de renforcer les plateaux techniques des ses structures de santé.

Les espagnoles ont aussi investi dans la modernisation de la garnison de la gendarmerie de Bamako.

L’autre fait notoire est celui relatif  aux actions entreprises en direction de la communauté malienne  établie dans ce pays.

<strong>La réorganisation du service consulaire</strong>

Il s’agissait pour lui de réparer l’injustice sociale entre les travailleurs de son propre service. C’est ainsi qu’il procéda à la correction  des contrats de travail conformément à la législation espagnole en phase avec la sécurité sociale dudit pays. Ainsi, le personnel  local sous contrat  qui sert de personnel d’appui a vu sa situation améliorée. Tous les constats ont en effet  été corrigés par l’ambassadeur Koumaré.

Il a en outre nettement améliore l’organisation interne du  travail  en fixant  clairement les attributions  de chaque  personne avec à la clef une saine répartition des responsabilités et des tâches entre le personnel de l’ambassade.

<strong>Des aménagements salutaires </strong>

Dès sa prise de fonction, il a fait aménag2 la section consulaire dans un immeuble. Toujours dans le souci  de l’amélioration  des conditions de travail, nos compatriotes ont ainsi pu bénéficier d’un  cadre approprié. Toute chose  qui a permis de mettre fin à la complainte des voisins de l’ambassade. Désormais la communauté malienne  a trouvé un chez soi au près de l’ambassade.

<strong>Renforcement de capacités</strong>

Des formations ont été organisées à l’attention de tout le personnel d’appui.

Des initiatives  qui ont permis de booster  les recettes consulaires  de façon exponentielle.

<strong>Des nouveaux consulats</strong>

Cinq nouveaux consulats ont été  ouverts : Seville, Valence, Tenerife, Almeria entre autres. D’autres sont  en attente. Il s’agit de celui de Saragosse, Palmande et de Majorca. La désignation des consuls serait en cours.

<strong>Une approche de proximité</strong>

Pour s’enquérir des problèmes  et difficultés  de la communauté malienne, l’ambassadeur Koumaré a effectué  une quarantaine de missions  à l’intérieur de sa juridiction. Objectif, apporter  les nouvelles du pays à ses compatriotes et recenser les préoccupations

<strong>Des résultats probants</strong>

Les prestations consulaires sont devenues très abordables. La section  consulaire dispose  désormais de deux consoles pour faire les passeports  dans un délai de 30 à 35 jours.

Quant au Ravec, il se  fait désormais  tous les jours ouvrables. Les dossiers consulaires sont aussi traités  dans les meilleurs délais. Une prouesse qui pousse les maliens  d’autres juridictions européennes à venir en Espagne.

Le vieux Modibo Traoré  dit Modibo  Korobas qui vit en Espagne  depuis près d’une vingtaine d’années ne tarit pas d’éloge envers  cet ambassadeur qui  est aujourd’hui devenu un des leurs.

D’autres maliens de l’Espagne prient  Dieu pour qu’il reste à leur service.

<strong>Birama FALL</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mohamed Cherif Haidara à propos de l’axe Kayes&#45;Bamako :  «L’engagement du ministre Seynabou Diop s’est avéré infondé»</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/desenclavement-routes/mohamed-cherif-haidara-a-propos-de-laxe-kayes-bamako-lengagement-du-ministre-seynabou-diop-sest-avere-infonde-2835425.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 07:33:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au détour d’un point-presse tenu le 22 août au siège du Csdm, le président de la structure, Mohamed Chérif Haïdara, a fait savoir que les promesses du ministre de l’Equipement et des Infrastructures, Mme Traoré Seynabou Diop à propos de la réparation du tronçon Kayes-Bamako, sont restées dans les tiroirs.</strong>

&nbsp;

Le Conseil supérieur de la diaspora malienne n’est pas resté en marge de la manifestation des populations de la région de Kayes qui réclament du gouvernement la réfection totale du tronçon Kayes-Bamako. Pour les besoins de la cause, elles ont bloqué la circulation de véhicules sur la route nationale Bamako-Dakar.

Le président du Csdm, Mohamed Chérif Haïdara a rappelé l’engagement pris par le ministre de l’Equipement et des Infrastructures, Mme Traoré Seynabou Diop, à l’Assemblée nationale, lors de son interpellation dans la séance de questions orales adressées au gouvernement. « Son engagement, ce jour, portait sur un projet de démarrage des travaux, chiffré avec un agenda précis, concernant le délai d’exécution. Cet agenda, à la lumière des faits, s’est avéré lui aussi infondé ? Dès lors, que penser de la parole du gouvernement ? Pouvons-nous lui faire confiance ? Là aussi, nous sommes en droit d’en douter », a fulminé le patron du Csdm, qui répond par l’affirmative à la question sur la justesse de la bataille déclenchée par les populations de Kayes.

Le président Haïdara a exprimé le soutien du Csdm sans réserve à la mobilisation des populations, dans leur exigence de plus de désenclavement, de plus de considération. Pour lui, Kayes se trouve actuellement étouffé par l’attitude incompréhensible et inacceptable des autorités publiques. La région, continue-t-il, est prise en étau entre la paralysie engendrée par la dégradation de la voie terrestre, l’arrêt de l’aéroport ainsi que l’abandon inacceptable du trafic ferroviaire. « Dès lors, les populations n’ont d’autres choix que de s’organiser pour exiger ce qui paraît à leurs yeux comme un droit : le désenclavement de leur région », dit-il.

L’interlocuteur du jour ajoutera que le Csdm soutient fermement ce mouvement de protestation, réclame un désenclavement total de la région de Kayes, exige la reprise du trafic du chemin de fer et l’ouverture sans délai de l’aéroport Kayes Dag Dag.

A noter que le Csdm rassure les populations de Kayes de sa totale disponibilité et s’engage à les accompagner jusqu’au terme de leur combat.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

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</item>

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<title>Fédération des sections RPM du district de Bamako :  La 1ère conférence planche sur l’accord politique et le dialogue inclusif</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/federation-des-sections-rpm-du-district-de-bamako-la-1ere-conference-planche-sur-laccord-politique-et-le-dialogue-inclusif-2835436.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 07:08:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La fédération des sections RPM du District de Bamako a tenu sa première conférence. Les travaux avaient comme centre d’intérêt l’accord politique de gouvernance et le dialogue politique inclusif. C’était le samedi 24 août 2019, au Centre international de conférence de Bamako. </strong>

<strong> </strong>Les militants de la fédération des sections RPM du district de Bamako ont pris d’assaut le Cicb pour la première conférence, malgré la pluie interminable de ce samedi. Placée sous la présidence de Bocary Tréta, président du RPM, la cérémonie a enregistré la présence de moult cracks et sympathisants du parti.

Actualité oblige. L’accord politique de gouvernance et le dialogue politique inclusif étaient les thèmes des travaux de la conférence. Elle se tient le lendemain de la publication des termes de référence du dialogue politique inclusif par le triumvirat.

Dans son intervention, le président de la fédération des sections RPM du district de Bamako, Mamadou Frankaly Kéita, a exprimé une grande fierté et le souhait d’une chaleureuse bienvenue aux militants du Rassemblement Pour le Mali.

Partant, il fera savoir que cette conférence se tient au moment où le pays traverse une crise multidimensionnelle qui connaît une extension du nord vers le centre, engendrant de nombreuses victimes militaires et civiles.

En se prononçant sur la mobilisation du jour, le président de la fédération la trouve qualitative et quantitative. Il ajoutera que c’est le témoignage éloquent de l’estime que les militants manifestent pour le parti. De son point de vue, le RPM est un parti de masse dont les valeurs sont basées sur le renforcement de la démocratie, la cohésion et l’unité nationale.

Pour M. Kéita, cette conférence se tient dans le cadre des recommandations des troisièmes assises de l’Ensemble Pour le Mali (EPM). Et cela, en vue d’une appropriation par les militants du parti les propositions du Bureau Politique National (BPN) sur les questions de préoccupation nationale.

A en croire Mamadou Frankaly Kéita, cette conférence sera un espace idéal d’échanges, d’incubations d’idées et de propositions à verser dans les débats futurs. Pour atteindre cet objectif, ajoute-t-il, la fédération du District de Bamako a décidé d’exposer l’accord politique de gouvernance et le dialogue politique inclusif.

Le président Kéita n’a pas manqué de rappeler les différents scores électoraux et les difficultés du RPM dans le District de Bamako. « Le RPM a obtenu 65 élus communaux sur le total de 262 ; 3 maires sur 6 ; 5 députés sur 14 ; la réélection du président Ibrahim Boubacar Kéita avec plus de 67,10%. Malgré ces résultats élogieux, force est de reconnaître que le RPM est confronté à d’énormes difficultés qui sont : le manque d’emploi pour les jeunes, la faible promotion des cadres et une certaine dégradation de la cohésion au sein du parti », a-t-il laissé entendre.

Conscient de ces difficultés, le patron de la fédération  encouragera ses militants. « Nos valeurs fondatrices nous commandent de poursuivre le travail de  renforcement et d’ouverture du parti, afin de relever les énormes défis qui nous attendent. Nous devons encourager les nouvelles adhésions et maintenir l’animation du parti au niveau des structures de base. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons regarder devant nous et faire confiance en l’avenir qui est plein d’espoir. Notre statut de parti leader doit être maintenu et renforcé », a-t-il galvanisé.

De son côté, le président du RPM, Bocary Tréta a fait savoir qu’une place se mérite. Il ajoutera que la place de parti leader a été acquise à la sueur de leur front. De ce fait, il invitera la fédération à plus d’organisation, de méthode afin d’être plus efficace dans la sphère politique malienne.

Selon  Tréta, la conférence se tient à une période particulière de la vie de la nation. A l’en croire, pour résorber cette crise, il faut un dialogue inclusif entre les Maliens, auquel tient le président de la République. Alors, le président du parti du tisserand engagera les responsables de la fédération à se pencher beaucoup sur les thèmes de la conférence.

Pour rappel, le CDS, l’ARP et le PCR sont les partis amis qui ont marqué la conférence de leur présence.

<strong>Bazoumana KANE </strong>

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<title>Monnaie unique en 2020 : ÉCO: lueur ou leurre?</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/monnaie-unique-en-2020-eco-lueur-ou-leurre-2833983.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 01:12:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Thomas Jefferson, troisième président des Etats-Unis d’Amérique disait : celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation. La monnaie est donc un instrument de souveraineté. Ainsi, battre monnaie est un pouvoir régalien de l’Etat et seul un Etat souverain peut battre monnaie. </strong>

<strong>Lors de son Discours prononcé devant l’assemblée nationale à l’occasion de l’émission d’une monnaie nationale le 30 juin 1962, le 1er président Malien Modibo KEITA s’exprimait ainsi :</strong>

« L’histoire nous enseigne que le pouvoir politique s’accompagne toujours et nécessairement du droit régalien de battre monnaie, que le pouvoir monétaire est inséparable de la souveraineté nationale, qu’il en est le complément indispensable, l’attribut essentiel. Pouvoir politique et pouvoir monétaire ne sont donc, à dire vrai, que les aspects complémentaires d’une seule et même réalité : la souveraineté nationale. «

La gestion de la monnaie est éminemment politique parce que la politique monétaire fait partie de la politique économique générale. La politique monétaire et la politique budgétaire ou fiscale sont les deux leviers sur lesquels s’appuient un gouvernement, l’objectif étant l’amélioration des conditions de vie des populations, le plein-emploi, et la baisse de l’inflation, c’est à dire l’augmentation du pouvoir d’achat.

Le Comité Ministériel sur le Programme de la Monnaie Unique de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest  (CEDEAO) a formulé parmi ses recommandations :
<ol>
 	<li>Au titre du régime de change, il a été retenu un régime de change flexible assorti de ciblage d’inflation comme cadre de politique monétaire ;</li>
 	<li>S’agissant du modèle de la future banque centrale de la CEDEAO, il a été convenu l’adoption du Modèle de Système fédéral des Banques centrales.</li>
</ol>
iii. Sur le choix de la dénomination de la Monnaie Unique de la CEDEAO, le consensus s’est dégagé autour de la dénomination « ECO ».

Ainsi, dès 2020, les habitants d’Afrique de l’Ouest paieront leurs achats en «  ECO». Les chefs d’Etat et de gouvernement des quinze pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis samedi 29 juin à Abuja (Nigeria), ont adopté formellement ce nom pour le projet de monnaie unique. Le communiqué final adopté le samedi 29 juin 2019 à Abuja par les Chefs d’État et de Gouvernements de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest Afrique de l’ Ouest (CEDEAO) « réaffirme l’approche graduée [pour l’adoption] de la monnaie unique en commençant par les pays qui atteignent les critères de convergence » concernant l’inflation, le déficit budgétaire, etc.

Le principe d’un régime de change flexible basé sur un panier de monnaies et une politique monétaire centrée sur la maîtrise de l’inflation ont également été formellement adoptés.

Rappelons que les 8 pays membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine ((UMOA) ayant en partage le franc CFA font partie aussi de la CEDEAO remettant en cause les Accords de Coopération Financière entre la France et l’UMOA. « On peut discuter du CFA sans tabou, ni totem. C’est un sujet qu’on doit pouvoir ouvrir et qu’on a décidé d’ouvrir ensemble avec nos partenaires africains, de manière apaisée, sans culte du symbole, sans tabou ni totem» disait Emmanuel Macron, Président de la République Française à Paris, le jeudi 11 juillet 2019.

Ce à quoi enjoignait Alassane Dramane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire et Président en exercice de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) en Abidjan, le 11 juillet 2019 : « Aujourd’hui, le taux de change de l’euro par rapport au franc CFA est de 655,9. Et bien sûr, si les chefs d’État décidaient l’année prochaine de changer le franc CFA en ECO parce que nous avons respecté tous les critères de convergence, ce taux ne changerait pas dans l’immédiat. »

Toutefois, Mahamadou Issoufou. Président du Niger et Président en exercice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) affirmait dans l ‘hebdomadaire Jeune Afrique du 14 août 2019 : « Soyons clairs. La création de l’ECO signifie la sortie du franc CFA. Cette monnaie sera, je le répète, liée à un panier de monnaies, constitué des principales devises – euro, dollar, yuan… – avec lesquelles nous commerçons.

Ce ne sera donc pas le CFA sous un autre nom, ainsi que je l’entends parfois. Ce ne sera pas non plus une réforme contre la France, mais une réforme pour le développement de l’Afrique de l’Ouest, pour les investissements, pour la création d’emplois sur le continent et donc dans l’intérêt de tous. J’ajoute que toutes ces décisions ont été prises à l’unanimité des 15 États membres de la Cedeao, francophones et anglophones.»

Notons que la mise en œuvre de la monnaie unique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, donc la CEDEAO a déjà été reportée cinq fois. L’Union monétaire ouest africaine (UMOA) rassemble les 8 pays de l’ Afrique de l’Ouest ayant en partage le franc CFA fait partie de la CEDEAO. Le problème majeur dans l’harmonisation entre l’UMOA et la CEDEAO se trouve au niveau des convergences et politiques économiques. Cela pose beaucoup de difficultés, surtout avec le géant nigérian qui constitue 70% du PIB de la CEDEAO et qui devra fournir d’inlassables efforts pour la mise à niveau de  sa gouvernance économique et financière, mais aussi politique, en tant ce pays phare et leader naturel de la CEDEAO.

Le destin des Nations se joue sur la monnaie disait l’éminent économiste Français Jacques Rueff. La CEDEAO ira t-elle vers un sixième report du lancement de sa monnaie unique en 2020? Pourra t-elle surmonter les obstacles liés au manque de convergence de ses économies en dehors des pays qui utilisent le franc CFA? Les 8 pays de l’UMOA couperont t-ils le cordon ombilical avec la France en matière monétaire en 2020? &lt;&lt; Si l’on ne se sent pas heureux dans la zone CFA, on la quitte pour aller battre sa monnaie comme l’on fait la Mauritanie et Madagascar. Il faut arrêter les déclarations démagogiques qui font du CFA le bouc émissaire des échecs des politiques économiques.&gt;&gt; disait Emmanuel Macron. Président de la République Française lors du Sommet du G5 à Bamako, le 2 juillet 2017. Quid des dispositions transitoires pour adopter l’ÉCO que le Nigéria ne pourra adopter en 2020 pour des raisons de gouvernance économique et financière?

« La confiance est une institution invisible qui régit le développement économique. « selon Kenneth Arrow, économiste américain, co-détenteur du prix Nobel d’économie en 1972. La CEDEAO doit démontrer sa maturité et sa crédibilité dans la gestion de sa monnaie unique l’ÉCO.  L’intégration monétaire en Afrique de l’’Ouest aura t-elle lieu en 2020 réalisant par là un rêve des fondateurs du panafricanisme en 1963? L’’horizon 2020 n’étant qu’à quelques encablures nous édifiera.

<strong>Bamako, le 18 août 2019</strong>

<strong> </strong><strong>Modibo Mao  MAKALOU</strong>

<strong> </strong><strong>MBA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Destitution de Nouhoum Tapily : La défaite se prolonge pour Mamadou Sinsy Coulibaly</title>
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<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 01:11:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de la Cour suprême du Mali, Nouboum Tapily est toujours sans souci  5 mois après la promesse faite aux journalistes  par le parrain de la Plateforme de la Lutte contre la corruption, Mamadou Sinsy Coulibaly de le faire partir de gré ou de force. Malgré les campagnes de déstabilisation qui ont continué, dans l’ombre,  malgré la paix de brave arrachée entre les deux parties par le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement du Mali (Recotrade), le président de la Cour suprême continue de jouir de la confiance du président de la République, le seul capable de le relever. </strong>

Le leader de la Plateforme contre la Corruption (PCC), Mamadou Sinsy Coulibaly avait-il   d’accuser  le président de la Cour suprême de « fonctionnaire le plus corrompu du Mali» ? A défaut de voir la justice élucidée la question, la défaite de Mamadou Sinsy Coulibaly se prolonge sur le terrain de la lutte contre la corruption. Car, sa toute première cible (Nouhoum Tapily), à l’entame de son combat, demeure jusque-là inquiète.  Mieux, le ménage fait dans les sections de la Cour suprême, par le Conseil des ministres du 10 juillet 2019, l’a oublié volontiers. Selon des informations recueillies dans la haute sphère de l’administration malienne,  la destitution du magistrat de grade exceptionnel, qui a une vie plus longue à la Cour suprême que le président IBK à Koulouba,  n’est même d’actualité. Mais les faits sont très têtus ! Pourtant lors de sa conférence débat qui l’a vue accuser Nouhoum Tapily de « fonctionnaire le plus corrompu du Mali », le Patron des Patrons, Mamadou Sinsy Coulibaly donnait toutes les assurances aux journalistes présents qu’il avait les moyens de son combat contre sa cible. «Je vais commencer par le premier nom de fonctionnaire  le plus corrompu, le plus dangereux, un meurtrier reconnu de tous, un arnaqueur notoire, un racketeur qui a racketté nos entreprises, un individu infâme, la vertu, l’honneur et la dignité, il ne sait pas ce que c’est. C’est Monsieur le président de la Cour Suprême, Monsieur Nouhoum Tapily. C’est le plus grand danger de la République. Il faut demander le point de vue des avocats. Il a détruit le métier d’avocature dans ce pays. Il faut demander les magistrats, leur point  de vue sur son comportement. Et on va le demander  de partir de lui-même. S’il ne le fait pas, on a les moyens de le faire», avait promis le Patron des patrons lors de cette conférence de débat. A-t-il démissionné après la médiation du Recotrade ? Lui qui a crié sur tous les toits qu’il a adhéré à l’action de réconciliation du Recotrade malgré lui-même. Mieux,  au moment de ses accusations contre Nouhoum Tapily, il disait aussi avoir accès à toutes les responsables maliens quand il veut et comme il veut. Où sont partis tous ses soutiens ? En attendant, Nouhoum Tapily demeure sans souci et continue à crier victoire. Car jusque-là blanchi par la confiance du premier magistrat de la République !

<strong>N,D</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mauvaise gouvernance à l’Agetipe&#45;Mali ; Le Directeur et les membres du Conseil d’administration indexés</title>
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<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 00:57:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mauvaise gouvernance est devenue le quotidien de l’Agetipe-Mali. Cette situation suscite des grincements de dents au niveau de la structure. Le dernier en date est celui de Sékou Cissé représentant du Conseil national des jeunes, membre de l’Association Agetipe-Mali. Dans une correspondance en date du 30 juillet 2019, Sékou Cissé interpelle le président de l'association Agetipe-Mali sur l’irrégularité sur la forme et le fond concernant le renouvellement de la convention du mandat du Directeur Général de L'Agetpe-Mali.</strong>

L’Agetipe-Mali est une agence créée par la Banque mondiale en 1991.

Le processus a vite évolué après les événements du 26 mars 1991 par le gouvernement de transition mis en place par conséquent.

Ses objectifs sont, entre autres, de créer des emplois  à travers  la réalisation d’infrastructures communales, la création des petites et moyennes entreprises, la formation des entrepreneurs.

Le but essentiel était de faire baisser également la tension sociale suite à la mise en œuvre du programme d’ajustement structurel (P.A.S.).

Bref. Et voilà suite à la venue de l’actuel Directeur qui aurait été recruté par Ousmane Issabre  comme directeur technique sur du faux ;

Boubacar Sow était rapporteur de la commission et envoyé par l’ordre des ingénieurs conseils suivant appel d’offre n°14528 du 16/08/2001.

Ousmane Issabre aurait rendu infructueux cette offre et lance un nouvel appel d’offre. Boubacar Sow rapporteur de la commission devient candidat et passe directeur technique. Quelle forfaiture  intellectuelle connaissant les lettres de motivation des candidats de l’ancienne offre !

<strong>Les jours sombres ont  commencé pour l’agence </strong>

De 2001 à 2005, plus de 800.000.000 FCFA auraient été vidés des comptes de l’Agetipe –Mali au profit des entrepreneurs et bureaux  par les tribunaux de ce pays.

Quelle perte pour cette belle agence qui ne mérite pas cette  gestion catastrophique !

De 2001 à 2019, ce mauvais ingénieur à la commande de l’Agence depuis 18 années est cousu de mensonges à tous bords.

Depuis 9 ans, en tant que Directeur, il toucherait environ 4.5 millions de FCFA, selon certaines indiscrétions de la boîte. Il y a des vices de forme dans la gestion actuelle.

Ce qui est grave, certains membres du conseil d’administration séjourneraient depuis plus de 10 ans en permanence sans renouvellement.

Le président actuel Moussa Amion Guindo aurait fait un mandat. Il est parti et revenu pour un nouveau mandat. Ceci montre le  caractère de conflit d’intérêt au sein de l’Agetipe.

Ce Président a signé le contrat du directeur général le 24/11/2011 sans que les autres membres du conseil d’administration soient informés comme le stipule l’article 48 : « La rémunération du directeur général est fixée par le conseil d’administration et notifié par son président ».

Egalement, certains représentants des ordres professionnels dans le conseil d’administration se seraient tapés des marchés truqués à la suite d’un favoritisme criard.

La mission du Conseil d’administration est d’assurer une garantie de gestion saine, transparente et impartiale.

Actuellement, le commissariat au compte de l’agence est dans l’illégalité totale puisque ce cabinet est contractuel il y a plus de dix ans.

La durée légale est de 3 ans renouvelables.

Des rumeurs venant de l’Agetipe parlent du comportement de certains membres de l’association qui se précipitent pour le renouvellement d’un nouveau contrat du directeur pour un montant de 6 millions de FCFA.

<strong>Evaluation du directeur général actuel</strong>

Un plan stratégique aurait été élaboré non pas par la direction  en son temps, mais par un informaticien démissionnaire en 2011 puisque ce plan avait été discuté par l’intérimaire de Kassoum Diallo qui l’avait mis de côté.

Pour négocier son retour, ce revenant en la personne d’Adama, avait empoché 16 millions de FCFA après 6 mois à l’Amader. Il revient  pour prendre le contrôle des finances avec la complicité du directeur général qui est habitué aux faussetés notoires.

Aujourd’hui, ce plan stratégique élaboré par Bengaly Adama et évalué par ce dernier sert de base pour renouveler le mandat du directeur général.

<strong>Où est la déontologie ?</strong>

En rappel, le mandat du directeur général aurait été signé  pour la première fois pour trois ans le 24 novembre 2011. Ce contrat a été renouvelé pour la deuxième fois à 5 années et finirait le 31/12/2019.

La personne ayant élaboré le plan stratégique fait un rapport d’évaluation et le soumet au conseil d’administration.

Ce conseil se serait agité de nouveau pour un contrat encore ignorant qu’une fois signé, le directeur général tombe dans le contrat à durée indéterminée.

En somme,  Boubacar Sow est à l’Agetipe depuis 2001, soit 18 ans de service.

Tous les directeurs précédents se sont limités relativement à 8 ans.

Monsieur Sow,  ça suffit !

<strong>Correspondanc</strong><strong>particulière</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Politique promotionnelle personnelle : Tiéman H Coulibaly reprend service !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/politique-promotionnelle-personnelle-tieman-h-coulibaly-reprend-service-2833984.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 00:55:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Plusieurs fois ministres sous le régime du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita (ministre de la Défense et des Anciens combattants, ministre de l’Administration territoriale et ministre des Affaires étrangères), le président  du parti, l’Union pour la démocratie et le développement (UDD), Tiéman Hubert Coulibaly demeure toujours insatisfait. Depuis sa mise au garage lors de la formation du gouvernement Boubou Cissé, (une mise à pied qu’il reproche aux responsables de l’EPM), l’homme croit à un autre destin meilleur en dehors des responsables de l’Ensemble pour le Mali. C’est-à-dire, ceux-là même qui l’ont aidé à grimper au sommet en créant une autre coalition dénommée : Action républicaine pour le Progrès (APR) qui se propose de combattre l’EPM au sein de la Majoritaire présidentielle. Arrivera-t-il cette fois-ci à son vil dessein ?</strong>

&nbsp;

Plus malin que Tiéman Hubert Coulibaly, tu meurs ! Mécontent de son extirpation du gouvernement du gouvernement de Dr Boubou Cissé, Tiéman Hubert Coulibaly est devenu comme un loup affamé. Alors pour se faire un nouveau festin au sommet de l’Etat avec à la clé un portefeuille ministériel, Tiéman Hubert Coulibaly a trouvé une astuce digne de Polichinelle. Il veut mordre ses anciens camarades de l’EPM sans que ceux-ci ne se rendent compte. A savoir : concurrencer ce grand regroupement de la Majorité présidentielle sans l’avoir sur son dos.

Ses récentes déclarations publiques en disent long sur son dessein abject.

Parti de l’EPM avec une dizaine de partis politiques aphones, la nouvelle coalition créée par Tiéman Hubert Coulibaly se veut un nouveau pôle de soutien au président IBK, en dehors de l’Epm et propose une nouvelle respiration politique. « Les grandes questions politiques qui ne concernent pas seulement le nord du Mali, mais aussi le centre, et même le sud, des questions sociales qui méritent d’être traitées et faire en sorte que le gouvernement puisse être en meilleure posture afin d’y apporter des réponses, tout cet agenda nécessite beaucoup plus d’efficacité et nécessite beaucoup plus de cohérence », motive en ces  termes Tiéman Hubert Coulibaly le choix de la dizaine de partis politiques à partir de l’EPM.

Pire dans son vil dessein de politique promotionnelle personnelle, Tiéman Hubert Coulibaly essaie de salir l’EPM  aux yeux du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita qu’il croit même plus fort que Dieu. « Il est nécessaire aujourd’hui pour passer à l’étape suivante de la stabilisation, de la réalisation des réformes que des identités s’affirment dans la cohérence. Nous recherchons la cohérence, nous recherchons de l’efficacité, et c’est dans cela que nous situons notre action », attaque le plaignant qui ne se souvient plus du beau temps passé à l’EPM.

Mais hélas, qu’il se détrompe. Me Baber Gano l’a vu venir de très loin et il a été assez s’agissant les ingrats. « Ceux qui pensent qu’ils peuvent approcher le président de la République sans passer par le parti se trompent … », a-t-il averti lors du 18ème anniversaire du RPM le 30 juin 2019 au Cicb.

Pour rappel, Tiéman Hubert Coulibaly n’est pas à sa première expérience de salir ses anciens compagnons pour émerger seul et tout seul.

Les observateurs de la scène politique se rappellent encore de sa tentative de politique promotionnelle personnelle auprès du nouveau maître du jour en son début de son premier quinquennat. En effet, au mois de novembre 2016, le même Tiéman Hubert Coulibaly avait tenté un joli coup du genre, assénant un gros coup dans le dos de la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle dirigée par Boulkassoum Haïdara, avec le lancement de l’ « Alliance des forces démocratiques pour le Mali», devenue depuis un mouvement amorphe.  Cela malgré que ce nouveau front ait les mêmes objectifs et les mêmes missions assignées à la convention des partis politiques de la majorité présidentielle.

Le jeu est clair. Tous ces agissements incohérents  du président de l’UDD visent simplement à plaire au président de la République en contrepartie d’un clin d’œil pour mettre fin à sa retraite politique.  Ce que fait Tiéman Hubert Coulibaly est un jeu de chaise musicale ou encore du fonds de commerce pour faire simplement plaisir au chef du jour. Tout, sauf l’aider en ce moment où celui-là même est prêt à tout donner pour voir les Maliens se serrer les coudes face aux grand défis de l’heure ! Ni IBK ni l’EPM ne doit cautionner un tel comportement égocentrique !

<strong>Youssoufa </strong>]]> </content:encoded>
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<title>IBK à la sortie de la 40eme promotion de l’Emia : «Nous ne sommes pas en temps de paix, je l’ai dit et je le redis …»</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/ibk-a-la-sortie-de-la-40eme-promotion-de-lemia-nous-ne-sommes-pas-en-temps-de-paix-je-lai-dit-et-je-le-redis-2831078.html</link>
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<pubDate>Tue, 30 Jul 2019 01:28:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors de la sortie des tout nouveaux officiers de l’Emia, au nombre de 86 éléments, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, en a profité pour leur souhaiter une bonne carrière en cette période d’insécurité. C’était sur la place d’armes du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro.</strong>

Du sang neuf dans le dispositif des Famas. Ce jour, le samedi 27 juillet 2019 est témoin de la sortie des 86 nouveaux   officiers de l’Ecole militaire inter armes au Centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro. La promotion qui vient de prêter serment fut baptisée au nom du colonel Ousmane Coulibaly arraché à l’affection du peuple malien le samedi 22 décembre 2019.

Cette cérémonie, sous la haute présidence de son excellence, Ibrahima Boubacar Kéita, était placée sous le signe du renforcement des capacités des Forces Armées Maliennes sur le champ de l’honneur.

Elle a regroupé les membres du gouvernement de la République du Mali, les autorités administratives de Koulikoro, les ambassadeurs accrédités en République du Mali, des officiers de l’armée malienne et les parents des nouveaux officiers de la promotion Ousmane Coulibaly. A l’issue de la formation, Adama Tessougué a été déclaré major de la promotion avec la moyenne de 16, 37/ 20.

Selon les organisateurs de l’événement, ces 86 éléments sont repartis en trois catégories différentes. A les en croire, il s’agit du cycle ordinaire qui se taille la part du lion avec 58 éléments ayant suivi trois années de formation, du cycle spécial qui comporte dix hommes pour trois mois de formation et du cycle d’adaptation comptant 18 éléments qui sont au terme de neuf mois de formation.

La promotion Ousmane Coulibaly dénombre 10éléments de l’étranger dont deux pour chacun des pays suivants : le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Togo, la Guinée Conakry et le Niger.

Dans son intervention, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a fait part de sa grande émotion. Surtout quand il s’agit du baptême de la promotion au nom de l’illustre disparu.

Le Chef suprême des Armées a martelé : « <em>vous dire mon émotion, ma grande émotion. Notre armée nationale, aujourd’hui, a rendu hommage à un officier de mérite, officier hors pair, un homme tout de loyauté, d’un patriotisme ardent  qui, tout au long de sa vie, aurait été un modèle </em>».

Partant, Ibrahim Boubacar Kéita dira que ce serait l’honneur de la promotion qu’il soit fier, pour vu qu’elle soit digne de lui. Car, continue-il, il n’est pas facile d’être dans les traces du Colonel Ousmane Coulibaly.

«  <em>Cet homme fut un homme de bien, un homme de mérite avéré. Et aujourd’hui la jeune promotion qui a été baptisée sous nos yeux est de belle facture, je lui souhaite le plus bel avenir dans le métier des armes en un temps où le défi qui est fait aux enfants du Mali est singulier</em> », a-t-il laissé entendre.

Pour IBK, rarement des Forces Armées d’un pays auront été devant un défi aussi asymétrique, aussi planifié, aussi vicieux pour autant.

Sur sa lancée, il a suggéré que ces hommes et ces femmes se dédient chaque jour, chaque nuit dans l’obscurité la plus absolue, dans les conditions les plus improbables possibles à tenir leur rôle de défense territoriale et de défense de la patrie.

Il trouve que la sortie de ces jeunes sous- officiers est un signe de courage, de bonheur et d’espérance pour le Mali. A cet effet, il les a invités au respect de la hiérarchie et à la vigilance. <em>« Je leur souhaite donc d’être à l’écoute de leurs supérieurs, de savoir que ce métier qu’ils ont choisi, n’est pas un métier de tout repos, il leur faudra chaque jour se surpasser, chaque jour, se donner encore plus pour toujours être à hauteur des situations et de mérite. Nous ne sommes pas en temps de paix, je l’ai dit et je le redis encore. Il est des attitudes, des comportements que l’on pouvait avoir en temps de paix qui ne sont plus de mise aujourd’hui. Chaque seconde doit être de vigilance absolue, car celui qui nous guette, celui qui a le mauvais dessein, le porteur de mauvais projet est à l’affût de la moindre de nos faiblesses. Que donc à chaque instant, à chaque seconde l’on soit sur ses gardes, au-delà de cela, l’armée d’action du Mali est une armée qui se qualifie chaque jour davantage »</em>, a conseillé le Chef suprême des Armées.

Il a estimé que les famas sont à l’œuvre, qu’elles sont là pour rassurer les populations et qu’au lieu d’une armée d’occupation ou d’une armée d’agression, c’est une armée qui doit pacifier ,  une armée qui doit faire en sorte que l’aller et venir soient faciles , qui doit faire en sorte que le manger et le dormir soient paisibles, simplement que le vivre soit paisible.

Le président IBK a salué l’armée malienne qui, de son point de vue, s’acquitte de sa mission avec brio « <em>Cette armée, aujourd’hui, est commise à une mission des plus difficiles, mais elle s’en acquitte avec brio. C’est le lieu donc pour moi, Chef Suprême des Armées, de la féliciter encore, de lui dire bravo et la rassurer, une fois aussi, que nous ne ménagerons aucun effort d’ordre financière, quelque ordre qu’il fut, pour qu’elle soit à hauteur , à hauteur de situation, à hauteur d’engagement, à hauteur de capacité de défense territoriale et de défense nationale tout court »</em>, a galvanisé le président de la République.

De son côté, le commandant du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy, le colonel Yacouba Traoré a affirmé que le Centre est devenu un acteur important pour la formation d’officiers.

A l’entendre, au cours de la formation, la promotion Ousmane Coulibaly a travaillé nuit et jour. Il lui a demandé de ne jamais oublier la formation reçue. Il s’agit, dit-il, de la mettre au service de l’armée malienne dans son combat de tous les jours.

L’officier Traoré a témoigné sa satisfaction à l’endroit des jeunes pour le choix du métier des armes. Avant d’ajouter que la remise des épaulettes marque définitivement la fin de la vie d’élèves officiers.

Pour sa part, le chef d’Etat-major général des Armées, le général de division Abdoulaye Coulibaly, voit cette cérémonie de fin de formation comme un moment fort et solennel. Il a souligné le mérite et le courage que les élèves officiers ont affiché durant la formation, avant de se montrer heureux de partager ce moment avec eux.

Le général de division Coulibaly dira aux récipiendaires qu’ils participeront aux différentes opérations militaires pour défendre la patrie. « <em>Pour gagner une guerre, il faut des hommes forts. Sachez incarner le soldat bâtisseur tout en contribuant activement à la construction de la nation et à sa sécurité qui est la clé de voûte du développement d’une société »</em>, a dit le chef d’Etat- major.

Convaincu que l’essentiel est en jeu, il invitera le président IBK à œuvrer pour créer des conditions pour la stabilité du Mali. Il l’invitera aussi à la mise en œuvre intégrale de l’accord pour la paix et la réconciliation  nationale issue du processus d’Alger, ainsi que la préservation de la cohésion sociale.

Le général de division Coulibaly n’a pas manqué d’avoir une pensée pieuse à l’endroit des victimes d’attaques terroristes, avant de louer le professionnalisme des responsables du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy.

<strong>Bazoumana KANE</strong>

<strong>Envoyé spécial</strong>

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<title>Crise politique :  Mme Sy Kadidiatou Sow menace d’organiser un autre dialogue</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/crise-politique-mme-sy-kadidiatou-sow-menace-dorganiser-un-autre-dialogue-2831072.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Jul 2019 01:20:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9045275341msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> «Rien n’empêche d’organiser un autre dialogue si les citoyens maliens disent qu’ils ne sont pas d’accord avec le schéma du président IBK», c’est désormais la nouvelle dynamique  de Mme Sy Kadiatou Sow.</span></b></p>
<p class="yiv9045275341msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></b></p>
<p class="yiv9045275341msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La Pyramide des Souvenirs a servi de cadre, le samedi 27 juillet 2019, à la conférence débat organisée par la Plateforme Anw Ko Mali sur le thème : « Enjeux du dialogue national inclusif ». L’occasion a été saisi par les organisateurs avec à leur tête la présidente de l’Adema-Association, Mme Sy Kadiatou Sow, en présence des responsables politique comme Modibo Sidibé et Konimba Sidibé.</span></p>
<p class="yiv9045275341msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La coalition de veille citoyenne, qui regroupe en son sein l’Adema-Association, le Cstm, la FOSC, les Fare An ka Wuli, le Msr, le Fds, le Cnid-Association, ont fait part l’opinion nationale ses soucis relatifs à la dénomination du dialogue politique inclusif initié par le président IBK.</span></p>
<p class="yiv9045275341msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La plateforme, qui propose de se donner une stratégie de mise en œuvre du dialogue de façon à ce que l’atteinte de son objectif ultime qui est la sortie définitive du Mali de la crise en cours, a partagé ses préoccupations sur la dénomination du dialogue qu’elle a formulé sous forme d’interrogation. « <i>Cette dénomination politique ne crée-t-elle pas la confusion chez le simple citoyen ? De quel dialogue s’agit-il ? Quel en sera le format ? De quoi le dialogue va-t-il débattre et pendant combien de temps ? Quels seront les acteurs/participants ? Comment sera-t-il initié ? Quelle est la finalité du dialogue ? Quels en sont les enjeux</i> ».</span></p>
<p class="yiv9045275341msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Seelon Mme Sy Kadaitou Sow, la Plateforme Anw Ko Mali a pour objectifs de : analyser et influencer toutes les politiques et actions des autorités dans le sens des intérêts du pays, participer et engager les acteurs dans le processus de redressement de notre pays, renforcer la résistance  aux tentatives de partition du Mali.</span></p>
<p class="yiv9045275341msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">A en croire Mme Sy Kadiatou Sow rien n’empêche d’organiser un autre dialogue si les citoyens maliens disent qu’ils ne sont pas d’accord avec le schéma du président IBK.</span></p>
<p class="yiv9045275341msonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">N D</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nomination d’Ibrahim Dahirou Dembelé :   Un fait du Prince, insusceptible de recours</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/nomination-dibrahim-dahirou-dembele-un-fait-du-prince-insusceptible-de-recours-2819069.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 May 2019 01:20:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’accusé Ibrahim Dahirou Dembélé comparaîtra–t-il à la barre  à nouveau entendu dans l’affaire dite des bérets rouges qui a défrayé la chronique en 2012 au Mali ? Rien  n’est moins sûr si on sait que tout récemment il a été nommé ministre de la Défense et des Anciens  combattants  dans le gouvernement de Dr Boubou Cissé. Une  nomination du général  qui a suscité beaucoup de réactions et de commentaires sur le terrain. Et pourtant, à y voir de plus près, il n’y a pas lieu de secouer  toute une montagne.

En effet, à en croire un expert en droit, magistrat de profession et ancien juge d’instruction, «cette nomination  est un acte de gouvernement insusceptible  de  recours ». Il fera en outre savoir que le général  de division Ibrahim Dahirou Dembélé,  n’ayant pas encore  été  jugé,  « bénéficie de la présomption  d’innocence ».

Est-il besoin de rappeler  que  cette affaire n’a pas  encore été  définitivement tranchée. En effet, la  procédure en cours n’a pas connu son dénouement.

Cependant, notre interlocuteur, magistrat de son état,  tiendra à se demander  comment l’accusé  Ibrahim Dahirou Dembélé,  aujourd’hui ministre de la République, va-t-il répondre à l’appel de la justice  lors d’une une nouvelle session de la Cour d’assises,  programmée pour le besoin de la cause ? Une inquiétude   exprimée aussi par les familles endeuillées  des bérets rouges.

D’ailleurs, à l’occasion, un colonel-major de l’armée malienne  s’est s’exprimé sur le sujet  sur les antennes de RFI. « Nous ne sommes pas contre la nomination du général Ibrahim Dahirou…», a affirmé l’officier.

Toutes choses qui démontrent à suffisance  la complexité de ce dossier et le respect que les Maliens  vouent à cet enfant de Ségou,  chargé aujourd’hui d’exercer l’une des missions les plus cruciales du gouvernement Boubou Cissé. C’est-à-dire rétablir la sécurité  sur l’ensemble du territoire national en luttant  farouchement contre le terrorisme. Qui mieux que l’ancien  patron de l’unité spéciale de la Compagnie  d’intervention de Sévare pouvait relever ce défi ?   D’ailleurs, c’est le seul  ministre  dont la compétence  est unanimement reconnue par ses frères armes.

Cependant, certains défenseurs des droits de l’homme  pensent que  cette nomination  n’avait lieu d’être  car Ibrahim Dahirou Dembélé est encore  en liberté provisoire. Selon le président  de l’Association malienne  de défense des droits de l’homme (Amdh), Me Moctard Mariko, il n’a pas bénéficie de non-lieu dans cette affaire. A l’en croire, si  on avait  examiné  son cas  avant le procès  d’Amadou Aya Sanogo  et autres qui s’est  tenu le 30 novembre  2016  dans la salle LamissaBengaly de Sikasso  en le mettant hors de cause, on pouvait  le nommer sans problème. « Mais aujourd’hui,  force est de reconnaitre  qu’on l’a nommé pendant qu’il est à la disposition de la justice. ». Cette attitude, dira-t-il, va susciter des réactions. Et de se demander sur l’identité de celui qui peut l’appeler  devant une juridiction aujourd’hui.

Pour l’un de ses avocats, Me Mamadou Camara, son client  Ibrahim Dahirou Dembélé bénéficie de la présomption d’innocence. Tout en expliquant que tant qu’il  n’y a pas un jugement définitif et l’épuisement de toutes les voies de recours, il est présumé innocent. Ce principe est un principe fondamental de la constitution du Mali. Dans le cas précis de Dahirou, « juridiquement, il n’y a aucun obstacle pour sa nomination. Il bénéficie de tous ses droits politiques et civiques ». Pour le moment, il n’y a eu aucun jugement. Le général de division Ibrahima Dahirou Dembélé comme tout citoyen doit bénéficier de la présomption d’innocence. Sa culpabilité n’est pas établie. Il n’est coupable de quoi que ce soit. A en croire son avocat, Dahirou n’a jamais fait l’objet d’un mandat de dépôt. Donc, dire qu’il est en liberté provisoire est un abus de langage. C’est vrai qu’il a été placé sous contrôle judiciaire, mais le contrôle judiciaire en ce qui le concerne a été levé par un arrêt de la chambre d’accusation près la Cour d’appel de Bamako. Il ressort donc des éléments de notre enquête que sa nomination ne souffre d’aucune entorse judiciaire.

<strong>BiramaFall</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Améliorer les conditions d’abattage des animaux :  La commune de Sido dispose d’un abattoir semi&#45;moderne</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/ameliorer-les-conditions-dabattage-des-animaux-la-commune-de-sido-dispose-dun-abattoir-semi-moderne-2819071.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 May 2019 01:12:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les éleveurs de Sido ne seront plus contraints à vendre de la viande sur les abords du goudron et la population de Sido consommera désormais de la viande saine. Et pour cause: la commune de Sido dispose, depuis le vendredi 10 mai 2019, d’un abattoir semi-moderne, réalisé par l’Ambassade du royaume de Danemark. Ce mérite revient au maire de la commune, Kalilou Samaké, et au conseil de cercle de Bougouni qui ont su relever le défi de la mobilisation des partenaires techniques et financiers afin de donner à la commune la plus grande réalisation d’ouvrage économique de son histoire.

Si les maires doivent être notés par rapport à leur capacité de réalisation d’infrastructures économiques en faveur des populations, le nom du maire de Sido figurera sans doute parmi les meilleurs élus locaux  du cercle de Bougouni. Il vient d’enlever une grosse épine du pied des populations de Sido (majoritairement composées d’éleveurs) à travers la réalisation du premier abattoir moderne de la commune. L’infrastructure a été réalisée par l’Ambassade du royaume du Danemark à travers le programme d’appui à la croissance économique et à la promotion de l’emploi stimulée par le secteur privé du Mali (Pacepep). Les travaux ont coûté aux partenaires techniques et financiers une enveloppe de 179 047 387 F CFA.

La réalisation de l’infrastructure s’inscrit dans le cadre de l’appui aux collectivités pour la mise en place des infrastructures structurantes et économiques.

Le nouveau abattoir de la commune de Sido, inauguré le vendredi dernier, comprend, entre autres, une aire d’abattage semi-moderne (avec une entrée pour les gros ruminants et une autre pour les plus petits), une unité de séchage des peaux, un bloc administratif, des bacs de résidus (fumiers, cornes, sabots), un forage doté d’un château d’eau avec pompe solaire, un réseau sommaire de distribution d’eau, deux blocs de latrine, une loge gardien, un mur de clôture.

Selon le président du Conseil de cercle de Bougouni, la réalisation de cette infrastructure est une contribution de taille du Royaume du Danemark dans l’effort des autorités maliennes à lutter contre le chômage. Il a ensuite rassuré les partenaires du suivi et l’entretien périodique des infrastructures par la mairie de Sido et le conseil de cercle de Bougouni. « Aux gestionnaires délégués de l’abattoir, je vous demande de respecter scrupuleusement les clauses du contrat de gestion déléguée, gage de la pérennisation des infrastructures », a insisté le président du conseil de cercle de Bougouni.

Selon le représentant       de l’Ambassadeur du royaume du Danemark, la réalisation de l’abattoir moderne est la récompense du dynamisme qui caractérise les populations de Sido. « L’Ambassadeur a senti le bon dynamisme des acteurs de l’infrastructure. Ce qui est primordial pour son exploitation et sa durabilité. Il est de notre souhait que cette infrastructure puisse aider à accroître durablement l’économie locale de Sido et créer des emplois dans les secteurs bovin, ovin, caprin qui ont un si grand potentiel à Sido », a exhorté le représentant de l’Ambassadeur du Danemark au Mali.

S’adressant aux partenaires techniques et financiers, le maire de Sido, Kalilou Samaké indique que sa commune vit un moment  historique de son existence. « Les abords du goudron ont été de longues années le lieu de vente ou d’achat pour tous les consommateurs des axes Sido-Bamako.      Sido-Bougouni-Sikasso, et pour les consommateurs de viande de la commune. Les animaux étaient abattus dans des conditions  déplorables, malsaines exposant ainsi les consommateurs à toute sorte de maladie. Le besoin vital de l’abattage dans des conditions idoines restait pour nous un rêve. Grâce aux efforts conjugués du conseil régional de Sikasso, du conseil de cercle de Bougouni, de la mairie de Sido et bien entendu du Royaume du Danemark et de la composante 2 de la Pacepep, notre rêve est devenu une réalité. Mme l’Ambassadeur, votre appui et votre financement sauvera désormais des milliers, voire des millions de vies», a vivement salué le maire de Sido.

Il a bouclé son discours de remerciement par une autre doléance, celle relative à l’aménagement de la route qui passe devant le tout nouvel abattoir de la commune, longue de 200 mètres. Selon lui, l’aménagement de cette route sera d’un grand apport pour l’hygiène au sein de l’abattoir.

Pour rappel, la commune de Sido est constituée de 28 villages. Elle compte 33 207 habitants. L’agriculture, le commerce, l’artisanat et l’élevage sont les principales activités économiques de la commune.

<strong>Nouhoum Dicko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Modibo Mao Makalou, Economiste financier :			 «Il faut parvenir à une solution définitive à la crise politico&#45;sécuritaire»</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/modibo-mao-makalou-economiste-financier-il-faut-parvenir-a-une-solution-definitive-a-la-crise-politico-securitaire-2775327.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Sep 2018 11:50:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à l’élection présidentielle du 29 juillet et 12 août 2018, le Mali amorce une phase décisive de son processus démocratique entamé en 1992. Sur cinq ans qu’entreprendre en premier ? Qu’entreprendre plus tard ? Tout comme il y a des urgences et des priorités immédiates, il y a lieu de s’attaquer à certaines  problématiques  en début de quinquennat et d’autres qui peuvent attendre, ou même parfois auxquelles on ne peut s’attaquer avant que les premières aient été résolues. Qu’entreprendre pour commencer ? Où marquer d’emblée la volonté de l’Etat et son effort principal ?</em></strong>

Les défis sont nombreux et il importe de parvenir à une solution définitive à la crise multiforme politico-sécuritaire, sociale, alimentaire et nutritionnelle par des réformes politiques et institutionnelles, de défense et de  sécurité, ceci afin de parer à la crise humanitaire et de promouvoir le développement socio-économique, culturel, la justice, et la réconciliation.

Le succès de l’étape actuelle de la consolidation de la démocratie dépend en grande partie de la capacité des Maliens à résoudre les défis immenses de reconstruction politique, sécuritaire, sociale et économique du pays en diluant les séquelles laissées par des décennies de politique de rupture engendrée par les différents régimes au pouvoir depuis l’indépendance en 1960. Ainsi en tirant les enseignements du processus démocratique, les autorités maliennes doivent se doter d’un instrument-cadre, par exemple un livre blanc sur la paix, la gouvernance, la reconstruction et le développement. Les principes de base de ce programme national pourraient engendrer un plan d’actions global s’inscrivant dans la durée et devrait tenir compte des besoins immédiats de la population en s’appuyant  sur les forces vives de la société de manière inclusive.

Il importe de rappeler que changer le Mali ne saurait être le fait ni de l’Etat, ni d’une seule personne, mais que la participation de tous est indispensable pour atteindre les objectifs souhaités pour un développement durable. Un Etat se conduit, mais à cet effet une vision et une stratégie doivent l’inspirer. De ce fait, le projet de société qui a servi de base à la campagne électorale devrait désormais servir à poser des actes visibles de tous, susceptibles de toucher rapidement la vie quotidienne de chacun. Il s’agit de marquer immédiatement que le temps de l’action est arrivé. En outre, il y aura lieu de marquer l’autorité de l’Etat et de démontrer très concrètement l’état d’esprit qui désormais va présider à sa conduite par le Président de la République. Il s’agira entres autres priorités d’atteindre un développement équilibré du pays, de promouvoir une plus grande cohérence et des échanges accrus entre les régions du Nord, Sud et Centre du pays, et de renforcer la cohésion du développement du Mali au profit de l’ensemble de ses habitants. Il s’agira également de rattraper le retard des régions les plus défavorisées en termes d’investissements structurants (transports et télécommunication, environnement, agriculture…) et sociaux (santé, éducation…).

Aussi, la paix et la sécurité doivent être garanties à tous les citoyens sur toute l’étendue du territoire national. L’esprit de cohésion nationale doit être renforcé et étendu à l’ensemble du pays et la violence endémique qui sévit dans les communautés du Centre et du Nord doit être endiguée et éradiquée. Ce programme a besoin que le gouvernement mette en place des forces de sécurité formées et sensibilisées au respect des droits humains fondamentaux, bien équipées et motivées, contribuant à établir un climat apaisé et sécurisé pour les populations. En outre, des mesures pourraient être prises à la fois pour créer des conditions favorables à l’investissement et à la sécurité humaine. La réconciliation nationale, la refondation de l’Etat, l’amélioration du processus électoral et la mise en place d’un gouvernement représentatif, l’engagement de tous les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale en faveur du programme gouvernemental de paix, de reconstruction et de développement doivent favoriser cette réconciliation nationale.

Le programme aurait pour objectif de faire un lien entre la croissance, la gouvernance, le  développement, la reconstruction, et la réconciliation. Il s’agira essentiellement de fournir l’accès aux infrastructures et services modernes tels que l’électricité, l’eau, l’assainissement, l’irrigation, les télécommunications, les transports, la santé, l’éducation et la formation aux populations sur le territoire national. Ceci favorisera le développement économique dans son ensemble pour une prospérité partagée et équitable afin d’atteindre une cohésion nationale et une paix durable. Il s’agira en l’occurrence d’adopter une démarche stratégique évolutive et modulable visant à planifier et prioriser les politiques publiques en intégrant un processus d’évaluation. Véritable outil de gouvernance, le Plan Stratégique d’Actions  (2018-2023) devrait permettre d’anticiper les enjeux, de répondre aux besoins des populations et d’améliorer les relations de l’Administration avec les citoyens.

<strong>Modibo Mao MAKALOU</strong>

<strong>M.B.A./Economiste financier</strong>

<strong>Ancien Sherpa de l’Union Africaine et du NEPAD</strong>

<strong>Membre du Groupe d’Etudes sur l’Efficacité de l’Aide de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques (OCDE)</strong>

<strong>Membre du Comité Consultatif de l’Union Economique et  Monétaire de l’Afrique de l’Ouest sur les Partenariats Public-Privé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Présidentielle 2018 :  Ces alliés encombrants qui ont enfoncé SoumaïlaCissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2018-ces-allies-encombrants-qui-ont-enfonce-soumailacisse-2771386.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Aug 2018 01:20:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le premier tour de l’élection présidentielle a donné son verdict provisoire le 2 août dernier, mettant aux prises IBK et SoumaïlaCissé.  A y regarder de près, on déduit que SoumaïlaCissé a fait un score qui n’honore pas son statut, quand bien même il arrive deuxième au classement. Le chef de file de l’opposition, plutôt que de s’engouffrer davantage dans l’agitation et la contestation stérile, devrait rechercher l’explication de son échec dans ses propres errements politiques, notamment certaines de ses alliances qui lui auront été fatales</em></strong>.

Les directoires de campagne des deux candidats en tête du premier tour de l’élection présidentielle s’activent pour le second tour. Après un premier tour largement remporté par le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, avec 41,42% des voix, l’heure était au bilan dans le camp d’en face, avant d’entamer la phase fatidique qui devra permettre de désigner le président du Mali. Lors du premier tour de la présidentielle, le candidat de l’URD a bénéficié d’une avalanche de soutiens de partis, mouvements et associations politiques. Tous n’ont pas pour au tant servi SoumaïlaCissé qui a plutôt perdu du terrain à comparer son score de 2018 à celui de 2013.

<strong>La prétendue capacité de mobilisation de Ras Bath </strong>

L’un des soutiens les plus attendus du côté de Soumi champion fut le guide des jeunes du CDR, Ras Bath. Un choix diversement apprécié par les analystes et politologues, mais aussi par la presse et les religieux. L’homme qui se fait appeler “ Le guide’’ par ses fans est désormais le bras droit de SoumaïlaCissé. Chose difficile à comprendre, pour celui qui se souvient des diatribes distillés çà et là par le chroniqueur radio à l’endroit du candidat de l’URD et son directeur de campagne, TiébiléDramé, dans un passé relativement récent.

Courte fut la durée de la joie des militants et sympathisants de l’URD suite à l’annonce du ralliement du CRD de Ras Bath à l’URD le 28 juin 2018. Un mois après cette annonce, ce n’est plus en effet la même ambiance qui se dégage entre les deux hommes qui pensaient pouvoir changer le cours de la lutte politique au Mali. Car, selon les informations qui fuitent de l’entourage de l’homme fort de l’URD, Ras bath serait désormais un caillou dans les bottes de SoumaïlaCissé. Le mariage a du plomb dans l’aile: c’est le constat qui se dégage du bilan de ce premier tour. A en croire certaines sources très proches de l’URD, le mariage Ras Bath- SoumaïlaCissé a fait fuir l’électorat de Soumi champion qui était véritablement pressenti pour faire un bon score à ce premier tour de  l’élection présidentielle.

En dépit des insultes proférées à leur endroit, le duo SoumaïlaCissé et TiébiléDraméavité fait de pardonner le diable, comptant sur un prétendu électorat que drainerait Ras Bath. Même si tous les moyens sont bons pour parvenir à ses objectifs en politique, il est aussi important de peser ses choix. En hommes politiques avertis, le sens de l’anticipation devrait prendre le pas sur chaque action que pose Cissé et Dramé pour éviter de tomber dans les flatteries d’un jeune assoiffé, famélique et versatile comme Ras Bath, conseiller spécial du candidat de la Coalition pour l’alternance et le changement.  Ras Bath a réussi à anesthésier la conscience d’une certaine jeunesse malienne au détriment du bon sens. Ce que les religieux et sages n’ont jamais digéré. En cela, SoumaïlaCissé devrait éviter la sanction humiliante à lui infligée dans les urnes le 29 juillet dernier, s’il avait pris toute la mesure de la chose.

D’abord, pour le peuple, et particulièrement les dignitaires religieux, il ne serait pas loisible de confier la gestion d’un pays à un candidat qui côtoie un maître chanteur. Une personne qui ne reconnait ni ses maîtres ni les religieux et les sages qu’il vilipende sur des medias. Certaines de ses victimes se souviendront toujours de lui. Parmi elles, l’un est un ancien maire du Nord du Mali et un PDG d’une banque de la place, qui ont été vilipendés par ce chroniqueur d’une autre époque sur les ondes d’une radio de la place.

Ensuite, comme à ses habitudes, le supposé guide, au lieu de travailler à conquérir l’électorat pour son candidat, s’en est pris impunément à de dignes citoyens des localités de Kayes, KéniébaBagadadji…dont les populations ont choisi de censurer Soumi champion, peut-être à cause de lui Ras Bath. Le paradoxe enfin, c’est de voir un Ras Bath qui aime haranguer les foules et parader dans les rues  de Bamako briller par son absence sur le terrain de la campagne électorale, hormis ses quelques sorties médiatiques. Alors que selon des indiscrétions, il lui a été remis pour cette  campagne présidentielle des moyens matériels et financiers très colossaux  par le candidat SoumaïlaCissé pour mobiliser la jeunesse. Ce qui d’ailleurs avait créé des dissensions au sein du CDR, conduisant à la naissance du Cdrm par les dissidents.

Il nous revient de sources proches de l’URD que Ras Bath est devenu d’autant plus encombrant pour SoumaïlaCissé que leur union a causé plus de torts au candidat Cissé qu’elle ne l’a servi. Et la situation pourrait même empirer au second tour si SoumaïlaCissé ne prenait garde. Pour des observateurs avisés de la chose politique, maintenir cette alliance entre le candidat SoumaïlaCissé et Ras Bath est un choix délibéré pour plébisciter le Président Ibrahim Boubacar Kéita. Et le peuple semble bien comprendre la leçon avec les résultats du premier tour qui restent pour l’heure une réponse limpide.  Car, a-t-on coutume de dire, il vaut mieux se confier à un caillou qu’on connait mieux que d’espérer d’un dieu qu’on n’a jamais vu’’.

<strong>L’autre source du malheur du candidat Cissé</strong>

L’autre faute politique du candidat Cissé, qui n’échappe d’ailleurs pas aux critiques des analystes politiques, c’est le choix de TiébiléDramé comme directeur de campagne. En effet, les observateurs politiques les plus avertis conviennent que la désignation du président du Parena pour diriger le directoire de campagne de M. Cissé fut un choix erroné pour un certain nombre de raisons. La première tient au fait que TiébiléDramé, un politique aujourd’hui mal en point, n’a jamais excellé dans le rassemblement des hommes. Esseulé, politiquement parlant, le bélier en chef est ainsi passé maître dans l’agitation, sa seule arme pour se faire valoir. Aussi, au sein de son parti, M. Dramé ne semble pas suivi par les quelques rares cadres de son parti dans son choix de se rallier à la candidature de SoumaïlaCissé. En tout cas, du début de la campagne du premier tour à maintenant, des Maliens en sont là à se demander où est passé un politique aussi abonné au débat politique comme Djiguiba Keïta dit PPR.

L’autre raison, c’est qu’en jetant son dévolu sur TiébiléDramé pour la direction de sa campagne, SoumaïlaCissé a semé la frustration au sein de son parti, l’URD,  qui regorge suffisamment de cadres pour jouer ce rôle. Cela est d’autant plus vrai que des cadres aussi valeureux comme SalikouSanogo, Mody N’Diaye, Me Demba Traoré, Dr Madou Diallo, Alkeidi Touré n’ont pas été suffisamment visibles sur le terrain lors de la campagne électorale. Conséquence : Soumi Champion a lamentablement récolté un score en deçà des espérances. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le réveil risque d’être encore une fois brutal pour le candidat de l’URD le 13 août prochain. Et il n’aura qu’à s’en prendre qu’à lui-même, pour avoir privilégié les activistes et autres agitateurs au détriment de son parti.

<strong>K. Kévin </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Secousse a la compagnie d’assurances LAFIA&#45;SA :  Issa Mamadou Maïga Claque la porte</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/secousse-a-la-compagnie-dassurances-lafia-sa-issa-mamadou-maiga-claque-la-porte-2771387.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Aug 2018 00:58:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Issa Mamadou Maïga, Conseiller auprès du Président du Conseil d’Administration chargé du Développement et des relations Publiques des Assurances Lafia Sa, a annoncé vendredi 3 août 2018 sa démission, estimant que sa mission est totalement en déphasage avec le contenu du PV de la 79è Session du Conseil d’Administration tenue le 23 décembre 2017 et à celui de la lettre de nomination N° 03195. Une véritable perte pour cette compagnie</em></strong>.

C’est désormais officiel. Après plusieurs années de service rendu, Issa Mamadou Maïga démissionne de la Compagnie d’Assurance Lafia Sa. A travers une correspondance adressée au Président du Conseil d’Administration des  Assurances Lafia SA en date du vendredi 3 août 2018, il explique clairement les motifs de son départ. «<em>Constatant que la mission à moi confiée par le conseil d’administration des assurances Lafia sa en ces moments n’est plus en harmonie avec le contenu du PV de la 79ème Session du Conseil d’Administration tenue le 23 décembre 2017 et à celui de la lettre de nomination N°03195, je me retrouve dans l’obligation de vous remettre par la présente,  ma démission avec effet ce jour 03 août 2018</em>», peut-on lire sur ladite correspondance.

Recruté aux Assurances Lafia-SA en février 1993 sur appel à candidature comme Responsable de la gestion Administrative et comptable de la branche assurance Vie, Issa Mamadou Maïga a gravé tous les échelons pour être nommé en août 2017 Directeur Général par intérim de cette entreprise. Depuis janvier 2018, il est Conseiller auprès du Président du Conseil d’Administration chargé du développement et des relations publiques avec comme mission : élaborer une stratégie de développement de Lafia sa ; ouvrir de nouveaux axes de développement ; veiller sur le maintien des relations avec les gros clients et des partenaires extérieurs.

Il nous revient de source sures que le départ de ce cadre serait dû aux comportements peu orthodoxes du président du conseil de l’administration de ladite compagnie d’Assurance. Ce dernier n’est autre que l’opérateur économique de renom et non moins ancien Président du Conseil malien des chargeurs, Amadou Djigué. Il voudrait de par sa position d’actionnaire majoritaire de ladite compagnie entrainer ce jeune cadre émérite des Assurances à violer les règles élémentaires en la matière. Toute chose que son employé aurait refusée en démissionnant avec fracas. Aux dernières nouvelles, il serait très convoité par plusieurs sociétés d’Assurance de la place.

Issa Mamadou Maïga aime partager sa connaissance dans le domaine des assurances au Mali et ailleurs. C’est pourquoi il est aussi Professeur  chargé du cours de Contrôle de Gestion des Sociétés d’Assurance et Réassurances à l’Institut International des Assurances (IIA) de Yaoundé cycle Dess A au Cameroun.

De part sa détermination au sein de la Compagnie d’Assurance Lafia Sa et son parcours professionnel, tout porte à croire que cette boite vient de perdre une figure emblématique et un véritable stratège dans le domaine de l’Assurance. Déjà, cet administrateur chevronné en assurance est convoité par plusieurs Compagnie d’assurance de la place.

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Championnat d’Afrique de bras de fer : Le Mali termine deuxième</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/championnat-dafrique-de-bras-de-fer-le-mali-termine-deuxieme-2771399.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Aug 2018 00:53:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les Aigles du Mali sont montés sur la deuxième marche du podium de la  9ème édition du championnat d’Afrique de bras de fer qui s’est déroulé du 26 au 29 juillet 2018 à Accra au Ghana. 12 médailles (8 en or et 4 en argent), c’est le bilan de la participation malienne. La première place a été occupée par les Ghanéens qui se sont adjugé la première place de la compétition en faveur des 88 médailles (32 en or, 32 en argent et 25 en bronze). Par ailleurs, il est important de signaler que Mahamadou Kourékama du Mali a été élu meilleur combattant dans la catégorie des 70 kg.  Cette 9ème édition du championnat d’Afrique de bras de fer a enregistré la participation de six pays africains : le Ghana (pays hôte), le Mali, le Nigéria, l’Egypte, le Togo, le Cameroun. Le Mali abritera la 10ème édition du championnat d’Afrique de bras de fer en 2019. D’ici là l’équipe nationale malienne de bras de fer participera au mondial de la discipline à Ankara en octobre 2018.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Second tour de la présidentielle :    Le remake du duel de 2013</title>
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<pubDate>Tue, 07 Aug 2018 00:44:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’issue du premier tour de la présidentielle de juillet, le président sortant, Ibrahim Boubacar Kéita et le chef de file de l’opposition, SoumaïlaCissé se retrouvent au second tour prévu pour dimanche 12 août 2018</em></strong>.

Les secondes chances et  les outsiders de la course pour la colline du pouvoir n’ont pas pu créer la surprise devant les candidats donnés comme favoris par les sondages d’opinion. Le duel du second tour  est d’ailleurs un  secret de polichinelle. Il oppose l’actuel locataire de Koulouba, en la personne d’IBK, le tisserand en chef et SoumaïlaCissé, le porte-étendard de l’URD, parti de la poignée de mains. Lorsqu’ on interroge le passé de ces deux hommes politiques, il s’avère qu’ils ont, non seulement des points de ressemblance, mais aussi des points de divergence. D’abord, au titre des dénominateurs communs, il faut noter les études au Sénégal puis en France, avant d’appartenir, tous les deux à l’Adema, parti de l’abeille solitaire et premier parti du Mali démocratique, gouverné par Alpha Oumar Konaré. Dans le gouvernement de ce dernier, IBK a occupé le portefeuille du ministère des Affaires étrangères et celui des Finances est revenu à Soumaïla. Tous les deux ont claqué la porte de ce parti pour créer leurs propres formations politiques sous les couleurs desquelles ils se sont présentés aux différentes élections présidentielles pour la conquête du pouvoir. IBK deviendra l’artisan du Rassemblement Pour le Mali(RPM) et Soumi champion a forgé l’Union pour la République et la Démocratie(URD). Ensuite, parlant des différences entre les candidats au tour suivant, IBK est un homme de Lettres alors que son adversaire a choisi l’ingénierie et l’informatique. Soumi, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un champion  habitué de second tour et de défaite à quelques pas de la Magistrature suprême de la Nation. Il a perdu contre ATT en 2002, contre IBK en 2013 et cette année est sa 2ème tentative contre le  celui-ci qui a volé la vedette aux différents prétendants de Koulouba dans leurs propres fiefs en raflant 40,42% des voix au premier tour du scrutin présidentiel.     Comme en 2013, le candidat du RPM est suivi du chef de file de l’opposition avec 17,80%, selon les 9 sages de la cour constitutionnelle. Ces deux favoris ont maintenant le temps de faire la cour aux 22 autres candidats qui ont, pour la plupart, récolté d’importants taux d’échecs. A cet effet, la totalité de la caution payée pour l’acceptation de la candidature à l’élection est perdue avec les illusions. Les grands désespoirs sont donc nés de grands espoirs que les outsiders avaient vivement nourris. Présentement, l’heure est aux ralliements et chaque perdant regarde la direction du vent pour ne pas sortir bredouille de cette présidentielle de juillet 2018. L’espoir sur le pouvoir étant évaporé, il s’agira, dans l’entre deux tours, de courir vers ces deux prétendants pour une couronne.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Assemblée générale élective de l’ASSEP :  Alassane Maïga élu nouveau président !</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/assemblee-generale-elective-de-lassep-alassane-maiga-elu-nouveau-president-2771405.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Aug 2018 00:25:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Association des éditeurs de presse privée (Assep) a un nouveau Président. Il s’appelle Alassane Maïga, directeur de publication du journal « Le Matin ». Il a été élu, ce samedi 04 aout 2018,  à la faveur de l’Assemblée générale du renouvellement du bureau, tenue au Musée National de Bamako</em></strong>.

Sur convocation de son président sortant BiramaFall, l’Association  des éditeurs  de la presse privée du Mai (Assep) a tenu, ce samedi, son  assemblée générale de renouvellement de l’instance dirigeante. A l’issue de cette assemblée, Alassane Maïga  a été élu  Président de la nouvelle équipe, composée de 16 membres. « J’ai un sentiment de grande satisfaction dans la mesure où nous avons une soixantaine de Directeurs et de procurations qui m’ont placé à la tête de l’Assep », a annoncé le nouveau patron de l’Assep. Il a rappelé que l’Assep compte environ 80 membres. « Dans la mesure où tous les journaux ne sont pas automatiquement membres de l’association. On est membre de l’Assep suite à une demande d’adhésion d’un Directeur de Publication et que le journal soit à jour dans le payement des cotisations (voir statuts et règlement). Mais nous allons nous s’atteler à réunifier la presse malienne dans son ensemble », a averti Alassane Maïga.

Auparavant, BiramaFall, président sortant de l’Assep, a planté le décor dans son discours d’ouverture, en soulignant que le mandat du bureau sortant est fini. « Je ne suis pas candidat. Malheureusement, entre temps, il y a un groupe de journalistes qui ont fait une pétition au Carrefour des jeunes pour demander le renouvellement du bureau. Alors qu’on était déjà dans cette dynamique.  Le bureau qu’ils ont mis en place, dirigé par Bassiki Touré, est illégal.»

Ensuite, monsieur Fall a déclaré que le bureau sortant n’avait pas démissionné et détenait toujours le cachet et le compte de l’association avant la date de la tenue de l’assemblée élective de l’Assep du samedi 4 août 2018 ».

Par rapport au forcing de la porte du bureau de l’Assep, le Directeur de publication du journal Le Prétoire et non moins président sortant du bureau de l’Assep a affirmé que cette affaire sera tranchée par la justice malienne.

Il a ajouté que son mandat a pris fin le 8 juillet 2018. Avant d’ajouter qu’officiellement son bureau passe la main au bureau dirigé par Alassane Maïga.

Enfin, Birama Falla a conseillé au nouveau bureau de lutter pour l’unité de la presse. Une Assep divisée ne profite à personne.

Alpha Yaya Diallo, président de séance a signalé qu’il est important de réfléchir à comment s’entendre pour aller dans un bon train. Nous devons faire en sorte que nous ayons une équipe qui puisse représenter l’Assep. « C’est l’occasion au sortir de ce bureau que nous fassions tout pour que ceux qui sont de l’autre côté nous rejoignent afin d’effacer le faussé. Qu’Allah nous aide pour que cela soit un succès ».

Idrissa Maïga, Directeur de l’Agora, membre de la commission d’investiture, a avoué que le bureau sortant a été très sage en utilisant les moyens légaux pour régler ce problème.

Initialement  prévue pour le 14 juillet 2018, l’Assemblée générale de l’Assep a été reportée au 4 août 2018.

Quoi qu’il advienne, l’une des missions principales de ce nouveau bureau est d’unifier l’ensemble de la presse malienne.

Alassane Maïga, Directeur de publication du journal le Matin, a été élu nouveau président de l’Assep par acclamation. Il a été chargé de proposer un bureau consensuel.

« J’exprime mon soutien total à ce bureau. Je m’engage pour que la presse soit unie et qu’elle puisse profiter à d’autres personnes », a annoncé Ibrahima Coulibaly alias IC.

<strong>La composition du nouveau bureau de l’Assep :</strong>

Président : Alassane Maïga (Le Matin),

Vice-présidente : Saran Traoré (Le Soir de Bamako),

Secrétaire général : Lamine Diallo (Waati),

Secrétaire administratif : Idrissa Maïga (Le Répère),

Secrétaire administratif adjoint : NouhoumDicko (Le Prétoire),

Trésorier général : Ibrahim Yattara dit King (L’Informateur),

Secrétaire aux relations extérieures : Alou Badra Diarra (L’Enquêteur),

Secrétaire à l’organisation : Idrissa Maïga (L’Agora),

Secrétaire à l’organisation adjoint : Soumaïla T Traoré (L’œil du Mali),

Secrétaire au sport et à la solidarité : SadouBocoum (La Mutation),

Secrétaire au sport et à la solidarité adjoint : HamidouCissé (Le Jour),

Secrétaire à l’information : BocaryDicko (Mali Demain),

Secrétaire à l’information adjoint : Zie Ibrahim Coulibaly (Equipe Infos),

Secrétaire au conflit : Ibrahima Coulibaly dit IC (Nouvelle Tribune),

Premier Commissaire au compte : Alpha Yaya Diallo (A-Day)

Deuxième commissaire au compte : Yacouba TANGARA (Planète Sports),

<strong>K. KEVIN</strong>

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</item>

<item>
<title>Dossier de l’avion présidentiel : Moussa Mara reconnait avoir commis une erreur de communication</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dossier-de-lavion-presidentiel-moussa-mara-reconnait-avoir-commis-une-erreur-de-communication-2750383.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Apr 2018 01:23:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président du parti Yèlèma a officiellement déclaré sa candidature, lundi 9 mars, à la faveur d’une conférence de presse au cours de laquelle il a réaffirmé sa vision pour le Mali. Moussa Mara a été aussi amené à se prononcer sur le dossier de l’avion présidentiel qu’il a eu à gérer pendant qu’il était à la tête du gouvernement. Ce fut en présence de quelques membres de la Plateforme pour la présidentielle de 2018 à laquelle il appartient</em></strong>.

Après qu’il l’eut annoncée sur les réseaux sociaux quelques jours auparavant, l’ancien Premier ministre Moussa Mara a officiellement déclaré sa candidature, en début de semaine, à la Maison de la presse de Bamako.  A cette occasion, le président de Yèlèma a expliqué les raisons de ce choix. «C’est parce que le pays rencontre des difficultés importantes qui ont des causes profondes que j’ai décidé de me porter candidat», avait-il justifié, estimant que les Maliens n’ont plus confiance en eux-mêmes encore moins en leurs dirigeants.  Moussa Mara a ainsi suggéré que l’on dépasse enfin les mots et les slogans. Le Mali, de l’avis du candidat, est divisé par l’incapacité de l’Etat à remplir ses missions depuis les premières heures de l’indépendance. Et le président de Yèlèma de prôner un rajeunissement de la classe dirigeante, parce que convaincu que les Maliens n’auront le salut ni avec l’actuelle majorité présidentielle ni avec l’opposition. «J’espère que dans cette circonstance, quelqu’un qui a de l’expérience, qui est jeune, représentatif de la société malienne et qui n’est pas obnubilé par le passé est bien placé pour travailler à l’unité entre les Maliens par des actes…», a caricaturé Moussa Mara qui a insisté sur la nécessité d’aller vers une nouvelle voie. «Ceux qui partagent cette nouvelle vision doivent se retrouver. D’où la création de notre Plateforme», poursuivra-t-il.

Si l’on en croit l’ancien Premier ministre d’Ibrahim Boubacar Keïta, cette déclaration de candidature ne fait nullement voler en éclats les espoirs d’une candidature unique au sein de la Plateforme pour la présidentielle de 2018 à laquelle il participe aux côtés de Hamadoun Touré de l’Alliance Kayira 2018, Moussa Sinko Coulibaly de la Plateforme pour le changement, Jeamille Bittar du MC/ATT, Modibo Koné du Mouvement Mali Kanu, Kalfa Sanogo, Aliou Boubacar Diallo de l’ADP-Maliba, Moussa Diawara dit «Baty» et autres. La Plateforme existe toujours et  l’idée d’avoir un seul candidat dès le premier tour n’est, dit-il, pas abandonnée. A défaut, a poursuivi Mara, les membres de la Plateforme s’engagent à soutenir celui d’entre eux qui arrivera au second tour. Il a ensuite reconnu que les vicissitudes  de la vie politique malienne font qu’il est souvent difficile de s’entendre, certains leaders n’étant pas prêts à abandonner leurs ambitions.

Le président de Yèlèma a été par ailleurs amené à se prononcer sur la cohabitation de la carte Nina et de la carte d’électeur lors de la présidentielle de 2018. Selon lui,  la décision d’aller vers la carte d’électeur est justifiée au regard des nombreux avantages que ladite carte apporte aux électeurs. «Le délai n’est pas trop court pour que les cartes d’électeur soient imprimées et distribuées. Nous avons l’habitude de le faire 45 jours avant le vote», a souligné Moussa Mara qui estime que la carte d’électeur est un élément qui va augmenter le taux de participation qui reste l’une des plaies des élections au Mali.

Sur un tout autre plan, le président de Yèlèma a plaidé pour l’application de l’accord qui reste un préalable à la sécurité. Selon lui, le retard accusé dans la mise en œuvre dudit document est imputable aux autorités maliennes qui, dit-il, devraient conduire le processus et entrainer dans leur sillage les groupes armés. «Le niveau d’application  n’atteint pas 20% trois ans après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger», a      regretté le Premier ministre Mara, avant de souhaiter que l’on aille très rapidement vers l’opérationnalisation des lois d’orientation et de programmation militaire et sécuritaire.

<strong>Le « malheur » de Moussa Mara</strong>

Interpellé encore une fois par rapport au dossier du fameux avion présidentiel, M. Mara a estimé que des considérations d’ordre politique font que lui, il est beaucoup plus cité dans ce dossier que le chef de l’Etat lui-même. Or, «je n’ai été associé ni de près ni de loin à l’achat de l’avion », rappelle le président de Yèlèma qui explique son «malheur» par le fait qu’il a été nommé à la tête du gouvernement au même moment où l’avion présidentiel arrivait au Mali, soit respectivement les 5 et 7 avril 2014. Il a ensuite affirmé avoir livré à l’Assemblée nationale, lors de sa déclaration de politique générale, des données qui lui ont été fournies par les services étatiques, notamment les ministères de l’Economie et des Finances; de l’Equipement et des Transports et le ministère de la Défense. «Je n’ai toujours pas de preuve pour dire que ces informations sont fausses », a confessé Mara.

Selon lui, le chiffre, soit 20 milliards de francs CFA, qu’il a déclaré comme étant le prix de l’avion présidentiel ne contredit pas celui avancé par le chef de l’Etat, soit 18 milliards. Seulement, explique l’orateur, le chiffre annoncé par Ibrahim Boubacar Keïta ne concerne que le prix au fournisseur. Il ne prend pas en compte certains frais, notamment l’assurance et les frais de garage. Surtout quand on sait que l’avion, acheté en décembre 2013 en Californie (USA), y a passé quelques mois avant d’être acheminé à Bamako, selon Moussa Mara. L’ex-Premier ministre reconnait toutefois avoir commis une erreur de communication en ce que l’avion est une question de luxe. Or, les Maliens, au moment des faits, avaient des préoccupations bien plus urgentes que l’achat d’un avion présidentiel.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Assemblée générale élective de la FEMAFOOT :  L’espoir renait</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/assemblee-generale-elective-de-la-femafoot-lespoir-renait-2750396.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Apr 2018 01:21:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Comité de normalisation de la Fédération malienne de football (Conor) est le centre d’attraction des acteurs du football malien pour réaliser une bonne organisation de l’Assemblée générale élective de l’instance nationale du football malien. A quand la mise en place du nouveau Comité exécutif ?</em></strong>

La crise du football continue de pénaliser les vrais acteurs du sport roi évoluant en championnat national du Mali. Pour surmonter cette difficulté, le Comité de transition du football malien, mis en place le 10 janvier 2018 est à pied d’œuvre pour redresser le football malien. Ainsi, l’indexation des délégués légitimes à l’occasion de cette entrevue des acteurs du football malien est plus que nécessaire. Les Ligues de Bamako, Kayes, deux ligues régionales de football à problèmes ont été dotées d’un nouveau comité directeur. Le règlement du cas de la Ligue de Ségou, autre ligue à problème, est l’une des étapes cruciales de la mission de Daou Fatoumata Guindo, présidente du Conor, et les autres membres de son bureau. Aujourd’hui, la normalisation du football malien  passe sans doute par l’organisation d’une assemblée générale élective apaisée. A cet égard, le Conor est tenu d’effectuer tout ce travail  dans un délai de 4 mois comme indiqué par la feuille de route de la Fifa. Selon une source proche de la Fédération, l’actuelle patronne du football malien aurait signalé que son équipe fera tout pour légitimer les délégués dans le cadre de l’organisation d’une assemblée générale élective apaisée.

A noter que le blocage dans l’organisation du championnat national de première division du Mali (Ligue 1 Orange) est lié à la mise en place d’un Comité exécutif élu à la tête du football malien.  Conséquence, plus de la moitié des responsables de clubs de première division auraient décidé de ne pas participer à un championnat organisé par le Comité de normalisation (Conor). Donc, la mise en place d’un bureau légitime est plus que nécessaire pour le bonheur des milliers de jeunes Maliens.

<strong>Yacouba TANGARA</strong>

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<strong>TOUR DE CADRAGE DE LA COUPE CAF 2018: </strong><strong>Bonne opération du Djoliba AC</strong>

<strong><em>L’équipe des Rouges de Hérémakono a décroché une victoire précieuse (1-0), obtenue en déplacement face au MFM du Nigéria, le dimanche 8 avril 2018 au stade.</em></strong>

Le Djoliba AC de Bamako s’est imposé en déplacement devant le MFM FC du Nigéria sur le score d’un but à zéro, grâce à une réalisation de Mohamed Niapégué Cissé à la 80ème mn. Cette victoire met le Djoliba AC en bonne position en vue  d’accéder à la phase de poule de la Coupe CAF 2018.  Ainsi, les Rouges de Hèremakono représentent valablement le Mali en coupe de la Confédération africaine de football (Coupe CAF 2018). Après avoir éliminé les Rwandais de l’Armée patriotique rwandaise (APR), en seizième de finale, l’équipe de Faniéri Diarra, coach du Djoliba AC a bien abordé le tour de cadrage de la Coupe CAF. Cela, suite à sa victoire en déplacement, réussie face au MFM du Nigéria. Les Maliens accueilleront leurs adversaires du Nigéria.

Les résultats des manches aller du tour de cadrage de la Coupe CAF 2018 :

AL Hilal vs Akwa United 0-0,

MFM FC vs Djoliba AC 0-1,

Asec Mimosas vs CR Bélouizdad 1-0,

Aduana Stars vs Fosa Juniors 6-1,

Gor Mahia vs Super Sports United 1-0]]> </content:encoded>
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<title>Présidentielle de juillet : Pr Clément Dembélé sur la ligne de départ</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-de-juillet-pr-clement-dembele-sur-la-ligne-de-depart-2750395.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Apr 2018 01:20:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Appelé par les jeunes, hommes, femmes et les coordinateurs régionaux de la Convergence patriotique pour le changement (CPC –Maliko)  à être candidat à l’élection présidentielle de juillet,  Pr Clément Mamadou Dembélé a répondu favorablement à l’appel. C’était le dimanche 8 avril, au stade municipal de Korofina</em></strong>.

Le  voile se lève petit à petit  sur la  liste de ceux qui  vont s’affronter lors de la présidentielle de juillet. Pr. Clément Mamadou Dembélé a répondu, ce samedi 8 avril, à l’appel à candidature à lui adressé par les jeunes, hommes et femmes, réunis au sein d’un collectif dénommé Convergence patriotique pour le changement (CPC –Maliko). « Pour redonner la fierté d’être  malien,  pour bâtir ensemble  un Mali de justice, de prospérité, de chance et d’avenir, je réponds oui. Je suis candidat pour l’élection présidentielle de 2018. Oui j’accepte cette responsabilité pour être le candidat du peuple, des jeunes. Oui, je déclare ma candidature ici pour porter la voix de ces milliers d’hommes et de femmes qui ont tant souffert. Je vais porter la voix de ces milliers de Maliens de l’extérieur qui aiment tant le Mali et qui veulent s’investir pour un Mali d’avenir. Je porterais la voix de ceux, depuis Taoudéni jusqu’à Kayes, qui œuvrent pour la paix, le plein emploi, la justice sociale», a-t-il déclaré.

Auparavant, Salim Makadji, président de la Convergence patriotique pour le changement (CPC-Maliko), a, dans son intervention,  rappelé que la crise actuelle que traverse le Mali est riche en enseignement. A l’en croire, beaucoup ont été témoins de l’effondrement du Mali. Pour lui, le Mali a besoin d’homme de vision pour le conduire à bon port. « Nous demandons au Professeur Mamadou Clément Dembélé d’être la lumière  pour le Mali en acceptant d’être candidat aux élections présidentielles de 2018 afin de donner l’espoir au peuple malien », a-t-il sollicité.

Pour Amady Dicko, président des jeunes de la plateforme Convergence patriotique pour le Mali, l’existence du Mali est menacée. Le peuple, dit-il, est dans une situation de précarité  et dans un dénuement sans possibilité de croire en l’avenir. «La crise actuelle du Mali est la résultante de plusieurs décennies de mal gouvernance», a-t-il soutenu. Pour lui, le Mali d’aujourd’hui a besoin des hommes capables. «Nous soutenons les idéaux du professeur Clément Mamadou Dembélé. Ce n’est pas un choix fortuit et cela se justifie à travers ses qualités: le parcours de Clément Mamadou est exceptionnel, chaque année, il forme plus de 2000 jeunes au Mali. Il se bat pour la jeunesse malienne. Et que seule la jeunesse peut tirer le Mali vers le haut. Nous lui demandons d’être candidat à l’élection présidentielle afin de sauver le Mali », a-t-il affirmé.

A sa suite, les coordinateurs de la Convergence patriotique pour le changement (CPC-Maliko) des différentes régions et de la diaspora se sont succédé au pupitre pour appeler Clément Mamadou Dembélé à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2018.

<strong>Les ambitions du Pr Dembélé pour le Mali</strong>

S’adressant aux militants et sympathisants de la CPC-Maliko, le professeur Clément Mamadou Dembélé a, de prime abord, rendu un vibrant hommage  aux pères de l’indépendance  ainsi qu’à ceux de la démocratie malienne. « Certains des acteurs se sont véritablement battus et d’autres se sont sacrifiés. Ils se sont donnés au Mali. Le temps est venu de les remercier pour tous ce qu’ils ont fait pour le Mali », a-t-il affirmé. Toutefois, il a fait remarquer que le tableau d’espoir est un champ de désolation aujourd’hui. « Les 2/3 de notre territoire ne sont pas sécurisés. L’école malienne est malade. Il y a de la pénurie d’eau potable. L’autosuffisance alimentaire n’est pas assurée. Le taux de chômage frappe la majorité des jeunes maliens. Personne ne quitte le Mali parce qu’il veut quitter le Mali », a-t-il déploré.

Pour lui, le temps est venu d’apporter des vraies solutions à ces fléaux. « Le temps est venu pour rassembler, s’unir  et bâtir notre nation avec de véritables projets de société commun. Le temps est venu  de construire le Mali avec tous les Maliens. Il n’y aura jamais de Mali sans les Maliens. On      ne pourrait jamais construire le Mali sans les Maliens. Le Mali ne se construit pas à Koulouba. Le Mali ne se fera pas avec quelques experts. Aucun parti politique seul ne peut bâtir le Mali. Aucun homme seul ne peut faire ce pays », a-t-il martelé. A l’en croire, cela va au-delà du discours politique. Ainsi, il a lancé un appel à tous les fils du Mali de laisser de côtés les disparités politiques afin de soigner « notre maman ». Par ailleurs, il a estimé que le  temps est venu pour  permettre à chaque malien de se sentir dans un pays de justice, de stabilité, de respect, de transparence et de chance. Pour Clément Dembélé, cela ne doit plus être considéré comme un rêve mais une réalité construite par l’effort collectif à travers de véritables reformes du système éducatif, la santé, l’emploi des jeunes, l’épanouissement des femmes, de l’économie et la justice. Pour répondre à cette ambition « je réponds oui à l’appel patriotique pour construire  ensemble un Mali propre et riche. Ma candidature est la candidature du peuple malien qui montrera son unité, sa grandeur, son patriotisme  pour rompre enfin avec la vielle méthode et une école cadavérisante», a-t-il déclaré.

A noter que cet appel à candidature a enregistré la présence de plusieurs responsables politiques maliens ainsi que des militants et sympathisants venus de l’intérieur et de l’extérieur du Mali.

<strong>Boubacar SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abus d’autorité, entrave à la liberté de presse : La police fait parler d’elle</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/abus-dautorite-entrave-a-la-liberte-de-presse-la-police-fait-parler-delle-2750445.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Apr 2018 01:05:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Accusé à tort et à raison  par les populations d’agression et de zèle dans certaines de leur interventions, le comportement de quelques éléments de la police malienne laisse à désirer. Cette fois-ci la victime est un journaliste stagiaire du journal Le Prétoire. Mahamadou Sacko s’est vu dépossédé de son matériel de travail sur un lieu de travail, avant d’être écroué pendant quelques heures pour avoir filmer une scène de démolition d’un garage par quelques policiers</em></strong>.

Ces faits sont légion au Mali et bien connus de la hiérarchie policière, mais difficile de les éradiquer. Si votre serviteur décide d’en parler, c’est parce que d’une part le champ de la liberté d’expression est entamée  et se rétrécit au jour le jour à cause des comportements inappropriés de certains agents de la police.

<strong>Les faits</strong>

L’histoire se passent dans la Commune I, précisément à Boulkassoumbougou, où un garagiste se donne le vilain plaisir de démolir les ateliers contigus à son garage, prétextant être propriétaire du lopin de terre. Ce, en complicité avec la police. Nos investigations ont permis de découvrir qu’il n’en est pas propriétaire, mais il fait plutôt preuve de méchanceté. Nous sommes aux environs de 11 heures quand notre stagiaire était dans les parages, avec l’un de ses amis. Il aperçoit une scène inhabituelle de démolition. La présence policière aiguise davantage la curiosité du journaliste. Et dans le cas précis, seules les images demandent interprétation. Ce que le stagiaire à réussi à faire dans l’optique de passer au recoupement afin de comprendre les raisons pour lesquelles une telle démolition se fait en présence des forces de l’ordre. Sur place, un agent  de police avec un ton impératif avance vers le stagiaire, lui intimant l’ordre de remettre le téléphone utilisé pour faire les photos. Au cours des échanges, le stagiaire a fait savoir au policier qu’il était journaliste stagiaire, et qu’il était par conséquent dans l’exercice de sa fonction. Sans vérifier ses pièces, les policiers emportent, en plus de son téléphone, sa moto au commissariat du 6ème  arrondissement.  Le stagiaire se présente dans ledit commissariat pour le retrait de ses matériels retirés. Il a été reçu par un inspecteur de police. Après des échanges avec ce dernier, un rapport a été produit et présenté au commissaire qui, contre toute attente, ordonne de garder à vue le stagiaire, pour, disait-on, faute grave reconnue par la loi. Pis, le commissaire demande au jeune, contre sa libération, une rançon de 100 000 FCFA.

Le plus curieux dans cette affaire, c’est le fait que jusqu’alors où vous lisez cet article, aucun reproche n’est fait au stagiaire pour une infraction ou faute grave commise dans l’exercice de ses fonctions.

Loin d’en vouloir à qui que ce soit, l’autorité policière est une fois encore interpellée pour faire appliquer la loi dans toute sa rigueur afin d’épurer des rangs de la police ces individus indélicats qui pensent pouvoir se servir de la tenue pour se faire fortune.

Le commissaire s’est embourbé dans des considérations d’intérêts, foulant aux pieds la déontologie policière. Des comportements  de ce genre sont une entrave à la liberté de presse, soubassement de la démocratie chère acquise par le peuple malien. Si ceux qui sont censés faire respecter la loi dans la cité semblent pires que les bandits de grand chemin,  il y a de quoi s’inquiéter sur le type de démocratie que l’on prétend construire. Malheureusement, de tels comportements continuent à sévir en République du Mali et ne font que nourrir les soupçons selon lesquels, certains éléments des forces de l’ordre seraient à la solde du banditisme qui sévit dans certaines contrées du pays, créant l’instabilité que vit actuellement le pays. Ce qui donne lieu à craindre de pires scénarios dans le futur si rien n’est fait pour arrêter le phénomène.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mahamadou Djeri Maïga, vice&#45;président du MNLA : «Rien ne bloque le retour de l’Etat à Kidal…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mahamadou-djeri-maiga-vice-president-du-mnla-rien-ne-bloque-le-retour-de-letat-a-kidal-2750375.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Apr 2018 01:04:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un entretien qu’il a bien voulu nous accorder, Mahamadou Djéri  Maïga, ex-chef rebelle du Nord et non moins actuel vice-président du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla)  apporte des éclaircissements  sur certains sujets qui défrayent la chronique depuis une semaine. Il s’agit, entre autres, de la nomination du député RPM, Oumar Sididjè Traoré alias «Gaucher»  comme conseiller spécial du président du Mnla, la célébration du 6 avril comme date anniversaire de ‘’l’indépendance’’ de l’Azawad et le retour de l’Administration à Kidal</em></strong>.

L’installation des autorités intérimaires, la mise en place du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), le retour de l’Etat et des forces armées et de sécurité dans la région de Kidal et l’instauration d’un climat de confiance entre les différentes parties signataires de l’accord connaissent des difficultés.  Cette situation d’incertitude dans le processus de mise en œuvre de l’accord ne laisse aucun  acteur indifférent. C’est  ce que le vice-président du Mnla a compris  en décidant de briser le silence pour clarifier la position de son mouvement et appeler les autres signataires de l’Accord, notamment le gouvernement, au respect des engagements. Pour Mahamadou Djéri Maïga, le Mnla, à travers la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), n’a autre calendrier que la mise en œuvre de l’accord et cela souffre de certaines mauvaises volontés. «Notre volonté d’aller à la paix et l’unité nationale s’est traduite par la tournée de Bilal Ag Achérif dans les différentes bases du Mnla pour sensibiliser et unifier le mouvement qui  fait l’objet d’une tentative de division  de ceux- là qui ne veulent pas de la mise en œuvre de l’Accord».

Parlant de la mise en œuvre de l’accord, notre interlocuteur a été on ne peut plus clair.  «Depuis la signature de l’accord, le Mnla n’a posé aucun acte allant dans le sens de la        division. Nous sommes républicains et nous respectons nos engagements vis-à- vis du gouvernement et la communauté internationale. C’est pourquoi, nous exigeons l’exécution correcte du chronogramme du mois d’avril. On ne va plus nous distraire en disant que telle partie n’a pas honoré son engagement. La CMA ne sera pas responsable du blocage et j’ai informé la Minusma et le gouvernement lors d’une réunion».

Aux dires de Mahamadou Djéri Maïga, le respect du chronogramme du mois d’avril  constitue pour les responsables de la CMA des mesures de confiance. Le chronogramme du mois d’avril porte essentiellement sur la mise en place du MOC à Kidal et à Tombouctou, l’identification des combattants à travers une commission tripartite (gouvernement-Plateforme-CMA) et l’installation des autorités intérimaires dans certains cercles des régions du Nord.  « Notre bonne volonté ne souffre d’aucun doute. Nous avons accepté de donner les armes lourdes pour le MOC de Gao, nous acceptons également la mise en place du MOC de Kidal et de Tombouctou.  Nous exigeons des autorités intérimaires de  prendre en compte certaines dimensions du processus  parce que nous tenons  au respect de la date des élections pour éviter d’autres difficultés. Mais après, c’est dire que c’est la CMA qui refuse. Nous, on ne refuse rien. Il faut que le peuple le sache. Chaque fois qu’on signe des papiers, dès la signature jusqu’à l’expiration du chronogramme, on n’est plus consulté. Je pense que ces difficultés sont derrière nous depuis l’arrivée de l’actuel Premier ministre. Puisque toutes ses actions s’inscrivent dans la mise en œuvre de l’accord  et nous sommes à sa disposition pour mettre fin à cette situation qui n’a que trop duré».

Selon lui, l’exécution correcte de ces différents points permet non seulement de créer la confiance entre les parties,  mais également  de mener la réflexion sur quel type d’arme le Mali doit avoir  et surtout définir les modalités d’un retour des déserteurs dans les rangs des FAMa.

Profitant de ce cadre d’échange, Mahamadou Djéri  Maïga met quiconque à défi de prouver toute opposition  du Mnla à un retour de l’Etat dans la région de Kidal. «Rien ne bloque le retour de l’Etat à Kidal. En tout cas pas le Mnla ou la CMA. Si on avait un gouvernement qui se souciait de la mise en œuvre de l’accord, aujourd’hui on n’allait plus parler de l’Accord. Avec l’actuel Premier ministre, on a compris que le gouvernement est dans la logique de respecter ses engagements et on verra avec le temps qui bloque le processus. Désormais, un observateur indépendant  travaille avec  les acteurs et produira un rapport pour situer les responsabilités. Depuis combien de mois le gouverneur est à Kidal et il bénéficie de notre accompagnement. Malgré nos efforts,  rien ne bouge pour soulager les populations. Nous avons demandé au gouverneur de faire venir les services sociaux de base et les directeurs régionaux des différentes structures de l’Etat. Jusqu’à l’heure où je vous parle, rien n’est fait. Au lieu d’accuser le Mnla ou la CMA, il faut situer la responsabilité. Ils ne veulent pas venir à Kidal sinon le Mnla n’est nullement un blocage. Le Premier ministre était sur le terrain il a vu la réalité. En ce qui concerne l’armée  malienne, l’Accord fixe les conditions de son retour. Notre responsabilité historique est engagée, il faut mettre fin aux décisions unilatérales, le peuple doit voir les parties main dans la main pour construire la paix et l’unité nationale».

<strong>Le message d’apaisement</strong>

La fin de la semaine dernière a été marquée par deux faits dans la région de Kidal qui ont alimenté le débat autour du Mnla. Il s’agit de la célébration du 6 avril comme date anniversaire de l’indépendance de l’Azawad et la nomination du député RPM, Oumar Sididjè Traoré alias Gaucher  en qualité de conseiller  spécial du président de Mnla.

Suite à la polémique née de ces deux événements, le vice-président du Mnla a décidé de prendre le devant pour éviter tout amalgame et surtout donner des précisions sur la nomination  du député. Selon lui, le bureau exécutif du Mnla n’est nullement impliqué dans la célébration du 6 avril. «Depuis la signature de l’accord, le Mnla est resté fidèle         à son engagement. Nulle part, le Mnla n’a parlé d’indépendance ou autre chose qui va à l’encontre de l’Accord ou de l’unité nationale. Le peuple doit nous accorder le crédit et nous juger sur les faits. Aujourd’hui nous sommes dans la logique de construire un Mali uni dans la paix. S’il y a des gens qui fêtent le 6 avril, c’est à titre individuel et non  un mot d’ordre du Mnla ou de la CMA ».

Parlant de la nomination du député, Mahamadou Djéri Maïga  a indiqué que le Mnla de  2011 est différent de celui de 2018. Il n’est plus le même Mnla qui a proclamé l’indépendance mais plutôt le Mnla qui a signé l’Accord  et  qui se bat avec les autres frères du Mali pour servir la nation. Ce Mnla a besoin d’avoir toutes les bonnes volontés pour faire de l’Accord une portée nationale, ce n’est nullement le cas d’être contre la paix. La porte est ouverte à tous les citoyens dans la mesure où on ne parle plus de guerre ou d’indépendance mais du Mali. Dans cette logique de paix, pourquoi  ne pas solliciter les volontés surtout ce cas précis. C’est un  élu de la  nation, donc sa voix porte. Cela doit montrer aux Maliens que c’est le Mnla du Mali qui peut même se transformer en parti politique dans l’avenir».

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Impôts et taxes assimilées au titre de 2017 : Le Centre de Kayes appelé à justifier un écart de 2 milliards</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/impots-et-taxes-assimilees-au-titre-de-2017-le-centre-de-kayes-appele-a-justifier-un-ecart-de-2-milliards-2750400.html</link>
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<pubDate>Fri, 13 Apr 2018 01:00:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Contrôle général des services publics dresse, dans son rapport 2017, un constat inquiétant concernant la Direction Régionale des Impôts (DRI) de Kayes. De l’évaluation du système de contrôle interne jusqu’à l’analyse des contrôles sur pièces en passant par l’exhaustivité des recettes fiscales, les anomalies sont largement répandues et sans justification, indique ledit rapport</em></strong>.

Ayant contrôlé la gestion de 2017 de la Direction Régionale des Impôts (DRI) de Kayes, le Contrôle général des services publics a noté beaucoup d’irrégularités et d’insuffisances. Selon le rapport, la mission a relevé beaucoup d’anomalies par rapport à l’évaluation du système de contrôle interne.  Au niveau de la Direction Régionale des Impôts de Kayes, on peut noter la non-participation de la Direction Régionale des Impôts à l’élaboration de la prévision annuelle de Recettes fiscales à réaliser; l’inexistence d’états de rapprochements périodiques entre émissions et recouvrements de l’ensemble des centres des impôts de la Région; l’inexistence d’un registre des dossiers de réclamations des contribuables; le faible approvisionnement de la DRI de Kayes par la DGI en imprimés, pour élaborer les rôles et les états de liquidation; la non-participation de la Division Recherche et Vérification à l’élaboration du programme annuel de vérification de comptabilité de la DRI alors qu’elle rentre dans le cadre de ses attributions. En effet, les programmes annuels de vérification de comptabilité sont proposés par les Centres des impôts à la DRI et approuvés par la DGI; la faible utilisation de Sigtas pendant le processus de vérification (les mouvements des dossiers entre vérificateurs et Sdrav, absence de lien entre émissions et recouvrement d’une même année selon Sigtas 3.0) ; ce qui a pour conséquence l’absence de traçabilité ; la faible dotation par la DGI de la DRI de Kayes en véhicules, pour le recensement et le recouvrement des impôts et taxes dus. En effet, il n’existe que deux (2) véhicules : un véhicule de fonction pour le Directeur Régional et un véhicule pour le Centre des impôts de Kayes. Le constat est amer au niveau des centres des impôts. A ce niveau, la mission déplore la non-maîtrise de l’assiette fiscale en matière d’impôt sur le revenu foncier. A ce titre, il ressort que dans la plupart des cas, la valeur locative imposable est communiquée d’une façon verbale par les locataires aux agents chargés du recensement fiscal. D’autres anomalies soulignées au niveau des centres des impôts sont le non-dépôt, par les contribuables relevant de l’impôt synthétique, des documents requis auprès de l’administration fiscale conformément aux dispositions de l’article 53 du Livre de procédures fiscales (LPF) ; l’existence des déclarations mensuelles éditées et non enlevées sans aucune mise en demeure; l’inexistence d’un registre où sont consignées les demandes d’exonérations et d’exemptions accordées aux contribuables. S’y ajoute la non-maîtrise de la nouvelle version de Sigtas 3.0 par les agents ; le non-reversement journalier au Trésor des recettes encaissées par le Receveur des impôts de Kayes; le non-respect des dispositions du livre de procédures fiscales en matière de poursuite (Envoi des avis de paiement, mises en demeure, fermetures, saisies, ventes). En effet, durant la période, la mission a été surprise de n’avoir relevé aucune saisie ou de vente en matière de poursuite dans le cadre du recouvrement des arriérés d’impôts. En outre, ledit rapport met en exergue l’inexistence d’un registre ou d’une décharge attestant les versements effectués par les caissiers auprès du receveur;  le non-suivi régulier par le Receveur des valeurs détenues par les caissiers (vignettes autos, timbres fiscaux, etc.); le non rapprochement périodique par le receveur des valeurs livrées au niveau des guichets et les valeurs détenues par les caissiers (vignettes autos, timbres, etc.); l’absence d’arrêtés périodiques par le receveur du Registre des droits d’enregistrement.

<strong>De l‘exhaustivité des recettes fiscales</strong>

Par rapport à l’approbation des divers rôles d’impôts directs et Taxes assimilées, la mission a fait les constats ci- après: l’absence de décisions d’approbation des émissions d’impôts directs pour les centres des impôts de Diéma et Yélimané en 2014 ; l’absence de décisions d’approbation des émissions d’impôts directs pour les centres des impôts de Kayes, Kénièba, Bafoulabé, Yélimané et Diéma en 2015; l’absence de décisions d’approbation des émissions d’impôts directs pour les centres des impôts de Kayes et de Kita en 2016 ; l’absence, à la date du 06 septembre 2017, de décisions d’approbation des émissions d’impôts directs pour l’ensemble des centres des impôts relevant de la DRI de Kayes pour l’année 2017. A ce titre, le rapport indique que les montants recouvrés en 2017 ont été faits sans base juridique.

Au regard de ces insuffisances, et du poids du Centre des impôts de Kayes (plus de 90% des recettes fiscales intérieures de la Région) dans les prévisions annuelles de recettes de la DRI de Kayes, les travaux de la mission ont porté sur ce Centre où l’utilisation de Sigtas 10 g permet d’établir le lien entre émissions et recouvrements par année et par type d’impôt.

Le rapport indique que la vérification de la caisse du receveur du centre des Impôts de Kayes a fait ressortir la comptabilisation par avance d’un montant de 12 790 629 FCFA, sans encaissement, des droits de Timbres sur une attestation d’importation de véhicule particulier. « A la demande de la mission, le Receveur a régularisé cette situation en procédant au versement au Trésor dudit montant, suivant déclarations de recettes n° 032980 du 14 juillet 2017 et 013475 du 28 juillet 2017. Par rapport aux émissions, la mission a relevé, durant la période sous revue, une incohérence entre les émissions d’impôts au niveau de Sigtas, du Centre des Impôts et du receveur. Ainsi, le montant des émissions est de 13 662832 691 FCFA selon Sigtas; 14 731 131 623 FCFA selon le Centre des Impôts;13 173 103 778 FCFA selon le Receveur. En ce qui concerne les recouvrements, la mission a relevé une incohérence entre les recouvrements d’impôts au niveau de Sigtas, du Centre des Impôts et du receveur. Ainsi, le montant des recouvrements est de : 9 933 400 007 FCFA dans Sigtas ; 10 694 089 410 FCFA chez le Chef de Centre ; 11 588 503 980 FCFA chez le Receveur», peut on lire sur le rapport.

Concernant la vérification de la réalité des restes à recouvrer des impôts directs et indirects et Taxes assimilées du Centre des impôts de Kayes, la mission a relevé, durant la période sous revue, des restes à recouvrer dans Sigtas pour un montant de 3 729 432 674 FCFA contre des restes à recouvrer au niveau du Receveur d’un montant de 1 584 599 798 FCFA, soit un écart de 2 144 832 876 FCFA à justifier.

<strong>Quid des recommandations </strong>

Face à ces irrégularités, des recommandations ont été formulées par le Contrôle général des services publics.  A l’attention du Directeur Général des Impôts, le Contrôle recommande de : justifier la non approbation par décisions de la mise en recouvrement des impôts directs et taxes assimilées de Kayes, pour un montant de 4 706 060 750 FCFA; procéder à la mise en place d’une stratégie permettant une meilleure mobilisation de l’impôt foncier. A son tour, le Directeur Régional des Impôts de Kayes doit justifier la non mise en recouvrement par décision d’approbation des 5 567 175 642 FCFA d’impôts indirects, directs et taxes assimilées émis dans Sigtas ; approvisionner en imprimés les centres non informatisés, pour l’élaboration des états de liquidation.

Pour sa part, le rapport recommande au Chef de Centre des Impôts de Kayes de :adresser des lettres de mises en demeure aux contribuables dont les déclarations n’ont pas été enlevées ;régulariser dans Sigtas les émissions d’impôts d’un montant de 1 068 298 942 FCFA ;régulariser dans Sigtas le recouvrement de 1 655 103 973 FCFA effectué durant la période par le Receveur ; justifier l’écart de 760.689.403 FCFA représentant des montants d’impôts recouvrés sans émissions ;mettre en place un registre pour les exonérations ;procéder régulièrement au rapprochement des statistiques tenues par la division recettes et celles tenues par la section émission ;

Quant au Receveur du Centre des impôts de Kayes, la mission recommande de : justifier la non comptabilisation et la non mise en recouvrement d’impôts d’un montant de 489 728 903 FCFA émis dans Sigtas ;préciser les exercices et les numéros d’émissions des 17 163 045 821 FCFA d’arriérés d’impôts recouvrés durant la période sous revue ; justifier l’écart de 2 144 832 976 FCFA entre les restes à recouvrer dans Sigtas et ceux comptabilisés ; procéder à la signature d’un document matérialisant les échéanciers de paiement des impôts et taxes dus par les contribuables ; mettre en place un registre de suivi du mouvement des valeurs ; faire viser les états de versement des recettes par le chef de centre avant transmission au Trésor Public.

Après la Direction Régionale des Impôts (DRI) de Kayes à qui le tour ?

<strong>Wait and see</strong>

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Amader : Des dizaines de millions injustifiées pour l’entretien des véhicules</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption/amader-des-dizaines-de-millions-injustifiees-pour-lentretien-des-vehicules-2750422.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Apr 2018 00:58:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La gestion financière 2015-2017 de l’Agence malienne pour le développement de l’électrification rurale (Amader) n’a pas échappé à la vigilance du Contrôle général des services publics. Cette structure a relevé plusieurs dysfonctionnements et irrégularités financières de l’Amader, dont les dépenses non autorisées, notamment le dépassement des prévisions au titre de l’entretien et la réparation des véhicules et motos. S’y ajoute l’ouverture de 4 comptes bancaires sans l’autorisation du ministre de l’Economie et des Finances</em></strong>.

Conformément à son mandat, le Contrôle général des services publics a réalisé, en 2017, trente-quatre (34) missions sur trente-six (36) programmées, soit un taux de réalisation de 94%. Ce dernier rapport a fait cas de terribles dysfonctionnements et irrégularités financières au sein de l’Agence malienne pour le développement de l’électrification rurale (Amader).

Concernant la vérification de l’existence et de l’application des conventions, accords internationaux, des textes législatifs et réglementaires, ledit rapport indique que la mission a relevé l‘ouverture de 4 comptes bancaires sans l’autorisation du ministre de l’Economie et des Finances, en violation des dispositions de l’article 61 du décret n°2014- 0349/P-RM du 22 mai 2014. Le même document révèle que les ressources propres ont été minorées d’un montant de 7 100 000 FCFA. Ce montant correspond à la somme des versements de 600 000 F CFA, 3 400 000 F CFA et 3 100 000 F CFA effectués respectivement en 2015, 2016 et 2017 sur le compte n°002001200514-04 Bnda, comme ressources propres, et qui n’ont pas été comptabilisés. Concernant la vérification de l’achat des biens et services (contrats simplifiés), il ressort que la mission a constaté que l’Amader ne respecte pas systématiquement les dispositions du Code des marchés publics et de ses textes d‘application relatifs à: l’expression de besoins; la demande de cotation écrite; la notification des contrats d’un montant; l’établissement de contrats simplifiés; l’absence de PV de réception relatif à l’achat des fournitures de bureau pour un montant de 4 039 140 FCFA (contrat n°04/ME/Amader du 03/11/14). En outre, le Contrôle général des services publics indique dans le même rapport qu’en 2015, l’Amader a, dans un premier temps, procédé à l’achat de consommables de bureau pour un montant de 1 165 545 FCFA en dépit du marché à la clientèle F15-01/Amader signé le 18 juin 2015 à cet effet. Dans un second temps, le rapport précise que courant l’année 2015, l’Amader n’a pas respecté les prévisions budgétaires relatives à l’entretien et réparations de véhicules. En effet, les dépenses sur ce poste se sont élevées à 35 877 310 FCFA, contre une prévision budgétaire de 20 750 000 FCFA, soit un dépassement de 15 127 310 FCFA.

La gestion des ressources humaines laisse à désirer. A ce titre, il ressort du document que la mission a constaté d’une part l’inexistence de contrats de travail entre l’Amader et deux fonctionnaires en disponibilité. Il s’agit du chef de la Cellule suivi-évaluation et informatique et du chef de service Gestion durable des ressources bois, énergie. Leurs contrats ont pris fin en 2015. D’autre part, les auditeurs ont décelé le        non-reversement des prélèvements obligatoires (Inps et AMO) portant sur la somme de 1 837 443 F.CFA sur les prestations du consultant, M. Aliou Maïga. « En effet, 5 729 622 FCFA ont été versés contre 6 635 400 FCFA au titre des mois de novembre, décembre 2015, janvier, février, mars 2016 et 8 357 895 FCFA ont été versés contre 9 289 560 FCFA au titre des mois de janvier à juillet 2017 », indique le rapport.

C’est dans cette logique que des recommandations ont été formulées. A l’attention du Président-directeur général de l’Amader, le Contrôle général des services publics recommande de  régulariser en demandant l’autorisation préalable du ministre de l’Economie et des Finances l’ouverture des différents comptes bancaires de l’Amader; établir les contrats de travail entre l’Amader et les fonctionnaires en détachement; justifier les dépenses non autorisées d’un montant total de 15 127 310FCFA à savoir le dépassement des prévisions au titre de l’entretien et réparation des véhicules et motos en 2015; justifier le montant de 1 165 545 FCFA au titre des consommables de bureau alors qu’un marché à clientèle a été conclu; établir les expressions de besoin, les bordereaux de livraison ou d’attestation de services faits; établir des contrats simplifiés pour toutes les acquisitions de biens et services dont le montant est supérieur à 500 000 FCFA et inférieur au seuil de passation des marchés conformément au Code des marchés publics.

A l’agent comptable il recommande de recouvrir et reverser le montant de 1 837 443 FCFA concernant les prélèvements obligatoires (Inps et AMO) pour le consultant M. Aliou Maïga et enfin procéder à l’enregistrement de toutes les ressources propres.

<strong>Affaire à suivre                                          </strong>

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chronogramme de l’élection présidentielle : La date limite de dépôt des candidatures fixée au 29 juin</title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/chronogramme-de-lelection-presidentielle-la-date-limite-de-depot-des-candidatures-fixee-au-29-juin-2744757.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/elections-ceni/chronogramme-de-lelection-presidentielle-la-date-limite-de-depot-des-candidatures-fixee-au-29-juin-2744757.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Mar 2018 12:12:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A quelques mois de l’expiration du premier mandat du président Ibrahim Boubacar Keïta, on sait à présent quelles sont les dates auxquelles auront lieu les différentes opérations de l’élection du président de la République. Le gouvernement a en effet dégagé un chronogramme</em></strong>.

L’heure ne semble plus au scepticisme quant à la tenue de la présidentielle. La volonté maintes fois exprimée par les plus hautes autorités de respecter les délais constitutionnels se matérialise de plus en plus. En tout cas, l’on connait désormais le calendrier que le gouvernement Soumeylou Boubèye Maïga propose pour l’organisation du scrutin présidentiel. En effet,  il nous revient de sources proches du ministère de l’Administration de l’Administration territoriale et de la Décentralisation que, conformément aux dispositions légales et constitutionnelles, le décret  portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne du 1er tour sera pris le 7 mai. La date limite de dépôt des candidatures auprès de la Cour constitutionnelle est fixée au 29 juin. La campagne pour le premier tour s’ouvre le 7 juillet alors le scrutin est prévu le 29 juillet. Le second tour du scrutin, s’il y a lieu, se déroulera le 12 août. Nous vous proposons le tableau ci-contre qui retrace les différentes opérations de l’élection présidentielle et leurs dates.

En tout cas, depuis sa nomination à la tête du gouvernement, Soumeylou Boubèye Maïga n’a jamais fait mystère de sa détermination, conformément à la volonté du chef de l’Etat, à organiser les élections à bonne date. «Certains pensent que la vie du Mali s’arrête aux élections. Beaucoup de gens pensent qu’elles n’auront pas lieu parce qu’ils veulent être président de la République sans élections. Tant que nous serons aux affaires, il y aura des élections», avait insisté le chef du gouvernement au cours d’une tournée qu’il a effectuée dans la région de Ségou les 3 et 4 mars derniers. A  la même occasion, le Premier ministre s’était engagé, au nom du gouvernement, à organiser les élections les plus transparentes que le Mali ait eues.

Faut-il rappeler que dans la perspective de ladite élection, au moins cinq prétendants au fauteuil présidentiel ont été déjà investis par leurs organisations respectives. Il s’agit de Mamadou Oumar Sidibé du Parti pour la restauration des valeurs du Mali (Prvm Fasoko), Niankoro Yeah Samaké du Parti pour l’action civique et patriotique (Pacp), Modibo Koné du Mouvement Mali Kanu (MMK), Dr Hamadoun Touré de l’«Alliance Kayira 2018» et Aliou Boubacar Diallo du parti l’Alliance démocratique pour la paix (ADP-Maliba).

Plusieurs autres candidats potentiels, dont le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta, le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, et l’ancien Premier ministre Cheick Modibo Diarra du RpDM ont été appelés par différents mouvements ou leur parti à se porter candidat à ce scrutin très attendu par les Maliens.

L’idée de désigner un candidat unique au sein de l’opposition, portée par le président du Parena, Tiébilé Dramé, a fait, un moment, son petit bonhomme de chemin. Elle semble aujourd’hui vouée à l’échec, le président du Prvm et le président d’honneur de l’ADP-Maliba s’étant déjà lancés dans la course à la présidence de la République.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>

[caption id="attachment_2744759" align="aligncenter" width="650"]<img class="size-full wp-image-2744759" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/03/chronogramme-election.jpg" alt="La date limite de dépôt des candidatures fixée au 29 juin" width="650" height="674" /> Chronogramme de l’élection présidentielle[/caption]

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<title>Umrah 2018 : 46 pèlerins d’Al Omra s’envolent encore !</title>
<link>https://www.maliweb.net/pelerinage/umrah-2018-46-pelerins-dal-omra-senvolent-encore-2744756.html</link>
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<pubDate>Thu, 15 Mar 2018 11:30:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’avant dernier départ pour la Urmrah 2018 à la Mecque par le canal d’Al Ormra s’est déroulé le mercredi 14 mars 2018 à 23h00. Ce départ a concerné 46 personnes.</em></strong>

L’agence de voyage Al Omra en collaboration avec la compagnie Turkish Airlines, continue sa spéciale Umrah 2018 en Arabie Saoudite. Le troisième et avant dernier départ au prix exceptionnel de la somme d’un millions 500 000 francs  CFA, avec escale à Istanbul a eu lieu. Les 46 pèlerins du Mali passeront 2 jours à Istanbul avant de rallier la ville sainte de Médine, samedi 17 mars 2018.

Selon Bakary Demba Sylla, Directeur d’Agence Al Omra, la spécificité de la Umrah 2018 est que grâce à ce partenariat entre la première agence du Mali Al Omra-Turkish Airlines, nos voyageurs peuvent visiter les lieux touristiques emblématiques et symboliquement religieux de Turquie pendant ces 2 jours. Il y’a aussi la possibilité de faire des bilans de santé et achats des produits turcs à l’occasion de l’escale d’Istanbul selon la même source.

Signalons que ce spécial Umrah 2018 arrivera à son terme avec le dernier départ au prix exceptionnel d’un million 500 000 francs CFA, le 2 avril 2018. Les inscriptions pour le mois de carême en Arabie Saoudite et pour le Hadj 2018 ont démarré également au niveau d’Al Omra.

<strong> </strong><strong>Yacouba TANGARA</strong>

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<title>Régularisation effective de la situation des licenciés de l’Huicoma : L’Untm s’inscrit en faux</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/regularisation-effective-de-situation-licencies-de-lhuicoma-luntm-sinscrit-faux-2731314.html</link>
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<pubDate>Fri, 12 Jan 2018 01:23:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si le ministre du Travail et de la Fonction Publique, Diarra Raky Talla, se félicite de la régularisation de la situation financière des compressés de l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma-Sa), le Secrétaire générale de l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm), Yacouba Katilé note une approche plus ou moins négative dans la gestion globale. En clair, Yacouba Katilé reste convaincu que l’Etat du Mali doit encore de l’argent à ses travailleurs en termes de droits et d’indemnité et met quiconque au défi d’apporter la preuve contraire</em></strong>.

Pour informer les professionnels de medias sur la situation des travailleurs compressés de façon générale, l’Untm a organisé une conférence de presse, hier mercredi 10 janvier 2018, à la Bourse du travail. D’entrée en jeux, le Secrétaire générale, Yacouba Katilé dira que son bureau n’a jamais dissocié des travailleurs compressés de Koulikoro, Koutiala ou d’autres structures de l’Etat, notamment l’Hôtel Azalaï de Tombouctou et autres. Selon lui, il est déplorable de dire qu’on a payé et qu’on ne doit plus rien aux travailleurs compressés de l’Huicoma et qu’il n’y a pas de dette intérieure. Yacouba Katilé dira que cela est faux. Il rappelle que pendant qu’une commission est en place par rapport à la situation des compressés, il y a eu des missions à Koulikoro sans l’Untm qui est au cœur de l’action. A notre grande surprise, dit-il, on apprend que le gouvernement a demandé de donner les numéros de compte bancaire afin de faire le virement.

Pour la circonstance, Yacouba Katilé  se demande comment cela peut se faire sans informer officiellement l’Untm de cette situation. Ainsi, il a été on ne peut plus clair : «Par rapport à la situation des compressés de l’Huicoma, Koulikoro n’est pas le seul concerné dans la mesure où il y a Koutiala, Kita. La gestion des cas des compressés doit être faite de façon globale, parce que c’est ce qui a été conclu entre l’Untm et le gouvernement. Qu’on nous dise sur quelle base les 2 milliards 100 millions de F CFA ont été repartis. Ce n’est pas de façon unilatérale qu’on peut également imposer à l’autre partie son point de vue. Je le dis et je le maintiens. L’Etat du Mali doit encore à ses travailleurs en termes de droit et en termes d’indemnité. Après le cas de l’Huicoma qu’en est-il de la situation des compressés de Azalaï de Tombouctou, Itema et autres? On a pas voulu nous inviter à Koulikoro dans le seul but d’éviter un débat contradictoire», regrette le patron de l’Untm.

Abondant dans le même sens, le Secrétaire chargé de la syndicalisation, Seydou Diarra, déplore également qu’il ressort du rapport proposé par le gouvernement que dans le cas spécifique de l’Huicoma, l’Etat ne doit que 300 millions de nos francs. Seydou Traoré informe que les membres de l’Untm n’ont jamais voulu discuter de cette situation car ils s’en tiennent au document fournis par leur centrale qui fait ressortir 8 milliards de F CFA que le gouvernement doit aux travailleurs de l’Huicoma. «Dans la lecture du protocole d’accord du 30 mai 2010, l’Etat reconnaît qu’il doit des indemnités négociées à tout un paquetage de travailleurs. Donc, il s’agit de classer les travailleurs par catégorie. L’Etat doit de manière générale plus de 8 milliards de FCFA. Et tous les éléments d’appréciations sont là. Cette déclaration du gouvernement pour dire qu’il n’y a plus de dette intérieure par rapport  à la situation des compressés de Koulikoro est une façon d’orienter le débat ailleurs afin qu’il puisse souffler», a martelé Seydou Diarra. En outre, il informe que les 2 milliards 10 millions n’ont pas été gérés par l’Untm. La gestion a été faite, dit-il, entre le département ministériel et le budget de l’Etat.

Pour terminer, le Secrétaire générale de l’Untm, Yacouba Katilé dira que son équipe va mener cette lutte de façon progressive, professionnelle et linéaire dans le respect des normes syndicales afin de mettre intégralement tous les licenciés pour motif économique dans leurs droits, notamment les compressés et les partants volontaires à la retraite.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>

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<title>Football malien : Mme Dao Fatoumata Guindo à la tête du Conor</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/football-malien-mme-dao-fatoumata-guindo-a-tete-conor-2731310.html</link>
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<pubDate>Fri, 12 Jan 2018 01:17:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme ordonné par la lettre de la Fifa du 20 décembre 2017, la mission de la Fifa a désigné l’ex-ministre Dao Fatoumata Guindo pour diriger le  Comité de normalisation (Conor) de 5 membres, pour une durée d’un peu moins de 4 mois. C’était hier mercredi 10 janvier 2018 à l’hôtel Radison Blu de Bamako</em></strong>.

La mission de la Fifa conduite par  Veron Mosengo Omba, responsable des associations d’Afrique et Caraïbes de la Fifa, a installé un nouveau comité de normalisation au Mali. Contre toute attente, le Conor sera dirigé par une dame, en la personne de l’ancienne ministre chargée des relations avec les relations sous ATT, Dao Fatoumata Guindo. Elle sera aidée dans sa tâche par  quatre autres personnes, à savoir : Me Mamadou Gaoussou Diarra, ancien ministre des Sports, Mamadou Samaké dit «Samdièma», ancien président du Stade malien de Bamako, Losseni Bengaly et Issoufi Diallo.

Ce Comité aura la lourde tâche de sortir le football malien de la grave crise qu’il traverse depuis trois ans.

Pour ce faire, la mission conjointe de la CAF et la Fifa, composée par Veron Mosengo Omba, Segbé Pritchett, Jacques Anouma, médiateur Fifa-CFA,  El hadji Wack Diop, a travaillé durant deux jours (les 9 et 10 janvier 2018).

Les émissaires de la Fifa et la CAF ont rencontré d’abord Me Jean-Claude Sidibé, ministre des Sports, le mardi 9 janvier 2018, puis les sieurs Ségui Kanté, Secrétaire général de la Fédération malienne de football, Mamoutou Touré dit Bavieux et Salaha Baby, tous deux candidats à la présidence de la Femafoot, lors de l’Assemblée générale élective invalidée de la Femafoot des 8 et 9 octobre 2017.

Veron Mosengo Omba, chef de la mission de la Fifa au Mali, a avoué que «pour constituer ce Conor, nous avons  interpellé des hommes et des femmes de ce pays. Je ne vous cache pas, certains d’entre eux ont refusé. Mais d’autres se sont montrés prêts malgré le contexte difficile. Au terme de ce travail, cinq personnes ont été nommées. Je rajoute qu’aucune de ces personnes n’est habilitée à se porter candidat à l’élection de la Femafoot».

C’est une première dans l’histoire du football malien qu’un Comité de normalisation, installé par la Fifa, dirige le sport roi au Mali. Espérons que cela puisse être une porte de sortie pour la crise du football.

La feuille de route du Conor

Les tâches du nouveau comité de normalisation ont été déterminées dans la correspondance de la Fifa adressée au secrétariat général de la Fédération malienne de football. En effet, le Comité doit :

-gérer les affaires courantes de la Fédération malienne de football ;

-réviser, si nécessaire, les statuts de la Fédération malienne de football et  assurer leur conformité avec les statuts et exigences de la Fifa ;

-identifier les délégués légitimes à la prochaine assemblée générale élective de la Femafoot ;

-organiser des élections au sein des ligues régionales et de prendre toutes les mesures nécessaires afin de mener à bien l’élection du nouveau Comité exécutif de la Femafoot au plus tard le 30 avril 2018.

Composition du bureau du Conor :

Présidente: Mme Dao Fataoumata Guindo,

Vice-président: Me Mamadou Gaoussou Diarra

Membres : Mamadou Samaké,  Issoufi Diallo, Losseni Bengaly

<strong>Yacouba TANGARA</strong>

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<title>Soumeylou Boubèye Maïga et la question du centre ; «Il y a un risque réel de désagrégation du tissu social»</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/soumeylou-boubeye-maiga-question-centre-y-a-risque-reel-de-desagregation-tissu-social-2731309.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Jan 2018 00:50:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A la faveur d’une série de visites qui l’a conduit dans différentes institutions de la République mardi, le chef du gouvernement a évoqué la situation sécuritaire particulièrement dégradée dans le centre du pays</em></strong>.

Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, à la tête d’une forte délégation,  s’est rendu, ce mardi 9 janvier 2017, dans plusieurs institutions de la République dans le cadre de visites de prise de contact. De la Cour constitutionnelle au Conseil économique social et culturel en passant par le Haut conseil des collectivités territoriales, entre autres, le chef du gouvernement a sollicité la collaboration de ses interlocuteurs du jour. Ces derniers l’ont félicité pour la confiance méritée, avant de lui exprimer toute leur disponibilité à l’accompagner dans l’accomplissement de sa mission à la tête du gouvernement.

Au Conseil économique, social et culturel, où le périple du Premier ministre et sa suite a pris fin, Soumeylou Boubèye Maïga s’est montré fier de se retrouver entre les murs d’une institution qu’il a servie il y a des décennies, en sa qualité d’ancien membre de la toute première mandature du Conseil. Il a ensuite exprimé sa volonté à vouloir travailler en synergie avec toutes les autres institutions de la République. Il promet en tout cas d’essayer, au tant que faire se peut, d’avoir une démarche permanente de concertation, de manière à ce que l’action publique reflète le maximum de consensus. Partant, SBM a souligné les défis qui se posent à lui et son gouvernement, dont le relèvement nécessite une franche collaboration du Dr Boulkassoum Haïdara et son Conseil. Au nombre de ces défis, figurent les élections de 2018. Celles-ci, selon l’hôte du Conseil économique, social et culture, devraient servir à créer les bases de la légitimité pour gérer le pays. Et Soumeylou Boubèye d’ajouter que lui et son équipe travaillent à ce que ces élections soient transparentes, crédibles et apaisées. «Nous sommes preneurs de tout ce qui peut contribuer à améliorer le processus électoral», a-t-il sollicité.

Le Premier ministre Maïga a aussi évoqué la situation sécuritaire dans le centre du pays, qui constitue du reste l’un des axes prioritaires de la lettre de cadrage à lui adressée par le chef de l’Etat. «L’Etat est en perte de vitesse dans les régions dites du centre. Il y a un risque réel de        désagrégation du tissu social», a rappelé Soumeylou Boubèye Maïga. Selon lui, si on ne travaille pas à rétablir la  sécurité et l’ordre républicain dans le centre, « la stabilisation du pays peut se retrouver menacée». Et le Premier ministre de souligner que son gouvernement est déjà engagé dans la voie de la recherche d’un plan d’actions qu’il souhaite exécuter avec le concours de tous. «Le gouvernement est ouvert à toutes les contributions qui peuvent concourir à renforcer l’action publique», a-t-il dit.

Au terme de la visite, le chef du gouvernement a souligné la nécessité de sortir des postures mesquines pour faire face à l’essentiel, c’est-à-dire préserver la sécurité, la stabilité et la cohésion sociale dans le pays. L’essentiel, c’est aussi, dit-il,  la tenue d’élections transparentes et crédibles et faire en sorte que les actions du gouvernement puissent contribuer à améliorer les conditions de vie des populations, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, du désenclavement…

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mines d’or de Sadiola : Le ras&#45;le&#45;bol des travailleurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/mines-dor-societes/mines-dor-de-sadiola-ras-bol-travailleurs-2727576.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Dec 2017 01:08:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9862675581ydp77eb8b17msonormal"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Des travailleurs qui se disent licenciés par AngloGold Ashanti ont décidé de battre le pavé mardi à Sadiola (Kayes). Ces marcheurs ont exprimé leur ras-le-bol pour le ‘’non- respect’’ du protocole d’accord signé entre le gouvernement et les syndicats, notamment l’adoption de mesures d’accompagnement après licenciement</span></i></b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">. </span></p>
<p class="yiv9862675581ydp77eb8b17msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Sur les banderoles, ont pouvait lire : «AngloGold Ashanti, non à un licenciement sans mesure d’accompagnement !» ;  «Ashanti, nous exigeons le respect des engagements dans un pays de droit !» ; « Nous réclamons nos droits !». A en croire le porte-parole des personnes licenciées, Ousmane Berthé, l’objectif de cette marche est de dénoncer la mauvaise foi d’AngloGold Ashanti qui ne voudrait pas appliquer le protocole d’accord signé en novembre 2014. Selon lui, les 21, 22, 23, 24 novembre 2014, il y eut un accord entre le ministère des Mines, le Patronat et le Syndicat des mines (Secnami) qui dit : «chaque fois qu’une entreprise se propose de licencier des travailleurs pour motif économique, des négociations seront aussitôt engagées à l’interne pour l’adoption de mesures d’accompagnement ». Cet accord, dit-il, est violé par la société mère qui est une société d’AngloGold Ashanti. «Nous les travailleurs d’une société sous-traitante à Sadiola, LTA Mali SA, sommes au nombre de 291. Le contrat de notre société avec la société mère arrivera à l’échéance le 31 mars 2018. Nous ne sommes pas contre le licenciement, mais nous demandons que la forme y soit», souhaite Ousmane Berthé. En outre, ces licenciés informent qu’il y a eu d’autres victimes d’AngloGold Ashanti courant 2013 et 2014. </span></p>
<p class="yiv9862675581ydp77eb8b17msonormal"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Exhortant les plus hautes autorités à s’impliquer dans cette affaire, le porte-parole, Ousmane Berthé, dira que c’est le début d’un bras de fer qui s’annonce jusqu’à satisfaction des doléances. « Nous avons commencé et nous irons jusqu’au bout », prévient-il.                                                     </span></p>
<p class="yiv9862675581ydp77eb8b17msonormal"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">IMG</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Modibo Sidibé, president des Fare An Ka Wuli	:	 «S’il y a une démarche qui a manqué dans la gouvernance actuelle, c’est l’inclusivité».</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/modibo-sidibe-president-fare-an-ka-wuli-sil-y-a-demarche-a-manque-gouvernance-actuelle-cest-linclusivite-2727579.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/modibo-sidibe-president-fare-an-ka-wuli-sil-y-a-demarche-a-manque-gouvernance-actuelle-cest-linclusivite-2727579.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Dec 2017 01:06:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il a marqué le pouvoir d’Etat au Mali ces deux dernières décennies pour avoir occupé plusieurs postes de responsabilité sous les régimes successifs depuis les années 1990. Aujourd’hui à la tête des Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (Fare Anka Wuli), parti qu’il a créé en 2013, Modibo Sidibé, puisqu’il s’agit de lui, est  l’un  des acteurs les plus influents de la vie politique nationale. Au micro de votre journal, l’ancien Premier ministre, 65 ans, aborde des sujets relatifs à la vie de son parti, la situation d’ensemble du Mali et  les élections générales de 2018. L’un des leaders de l’opposition, il  se prononce également sur le retour annoncé de l’ancien président de la République Amadou Toumani Touré, dont il fut l’un des plus proches collaborateurs. Interview !</em></strong>

<strong>Le Prétoire :</strong> <strong><em>Dites-nous, Monsieur le Président, comment se porte votre parti, les Fare Anka Wuli, sur l’échiquier politique national, mais surtout au sein de l’opposition ?</em></strong>

Modibo Sidibé: Les 23 décembre prochain, les Fare An Ka Wuli, tiendront leur 3ème Convention nationale. Ces assises  du parti interviennent après les deux autres tenues respectivement en 2015 et 2016 et la tenue de conventions régionales. C’est dire que notre parti respecte ses instances statutaires depuis le premier Congrès des 15 et 16 mars 2014.

Et bien entendu, les Fare ont participé aux élections communales et ont enregistré des élus et des  maires. Cette vitalité est aussi portée par  les sorties sur le terrain, les rencontres citoyennes et de nombreuses adhésions.

Les Fare travaillent aussi à une dynamique de polarisation de notre paysage politique avec la création d’un Nouveau pôle politique (NPP) pouvant conduire à une réduction du nombre des partis politiques. Je tiens, sur ce plan d’ailleurs, à rappeler l’esprit qui fonde cette dynamique en faveur d’un pôle politique émergent (NPP), pôle de gauche. Oui effectivement, le parti  Fare a considéré que notre démocratie était à la croisée des chemins. En 2011-2012, nous avons développé, avec les associations, les mouvements et certains cadres, une réflexion sur l’état de notre démocratie et de nos institutions.  Nous en étions arrivés au constat que dans le cadre d’un processus de démocratisation initié il y a 21 ans et alors que Mali se prépare à entrer dans un cycle électoral qui constitue un tournant décisif pour son avenir, l’abstentionnisme croissant de l’électorat malien et la fragmentation en une multitude de partis ont rendu le champ politique illisible pour nos concitoyennes et nos concitoyens. Qu’il y avait un problème avec les partis politiques et un problème avec le citoyen. Ces éléments tendaient à démontrer que notre système  actuel avait atteint ses limites et qu’il existait à l’époque un risque de fracture totale entre le peuple et les élites politiques. On avait la démocratie et la République, mais le citoyen n’était pas au rendez-vous. Aussi, nous en avions conclu que notre système avait besoin d’un renouveau de la démocratie et  d’un renouveau citoyen. Dès lors, s’était imposée à nous la nécessité pour le devenir de notre démocratie, d’être porteurs d’un Pôle politique émergent (NPP)  à même de réconcilier nos compatriotes avec la politique, de favoriser une citoyenneté plus active, plus engagée ; une citoyenneté qui assume sa part dans la vie de la cité et qui est plus exigeante sur la gestion des affaires publiques. Le parti Fare a appelé et appelle encore tous ceux qui entendent et soutiennent une idée simple que la politique comme toute activité humaine à besoin de dambè. Une politique sans dambè, sans référence n’est que caricature, si elle n’est fondée sur une éthique, sur ces valeurs dont tous les Maliens doivent se sentir dépositaires, solidaires, et dont leurs enfants et petits-enfants seront les héritiers… Aussi, nous pouvons et souhaitons avancer avec tous ceux qui veulent ramener la politique à ses lettres de noblesse;  ceux qui veulent restituer au citoyen malien la transparence et le respect de son vote; ceux qui veulent contribuer à donner au paysage politique les couleurs permettant la compréhension des différentes visions et projets pour notre pays; et enfin avec tous ceux qui partagent l’exigence d’un renouveau démocratique et un renouveau citoyen, pour avancer sur les grandes valeurs qui devront refonder notre démocratie et notre République par une pratique en phase avec nos valeurs. Ainsi, nous voulons rassembler tous les patriotes pour aider notre peuple à redresser la tête, à reconquérir sa fierté, son identité et sa dignité. Telles sont les ambitions du Pôle politique émergent (NPP) pour lequel nous nous battons.      Comme socio-démocrates, nous avons eu à discuter avec d’autres partis. Il était effectivement venu à l’idée que le NPP pourrait être un pôle de gauche républicaine et démocratique avec ses différentes nuances, perpétuant  les idéaux de la révolution du 26 mars 1991. Aussi, une demi-douzaine de partis ont signé, le lundi 27 février 2017, la charte du nouveau pôle politique de la gauche républicaine et démocratique (NPP). Outre, les Fare, il s’agit du Pids, du PSR, du Prddm, de l’UPD et du FUAC. Et depuis, le Rassemblement écologiste du Mali (REM). Aujourd’hui nous sommes en discussion avec de nombreux autres partis. Le NPP s’inscrit, également,  dans une vraie  volonté d’unité et d’intégration africaine, que nous partageons tous. Comme aussi, la renaissance et le frémissement de valeur républicaine et démocratique sur le continent, la réponse qu’il faut construire avec la jeunesse pour bâtir l’Afrique de demain. En ce qui concerne notre apport dans l’opposition, en notant que le NPP est  membre de l’opposition, je voudrais  juste rappeler que l’opposition est plurielle dans une démocratie. Nous avons des convergences de point de vue, mais également des différences d’approche de fond sur des sujets qui nous préoccupent.            Certains pensent aujourd’hui à privilégier le marché, le libre jeu de la concurrence, le libre-échange, les intérêts privés... Or, les Fare pensent au contraire que nos pays ont besoin d’un Etat fort, d’un Etat stratège, d’un Etat solidaire et régulateur, qui dispose des leviers sur les potentiels de croissance, qui recherche l’efficacité économique, qui veille enfin à l’effectivité du progrès social en finançant fortement l’école, la santé, la culture, l’équité et l’égalité dans l’accès aux services, aux ressources et à leur distribution.  Cela n’occulte pas l’effort et le mérite individuel mais cela permet par le jeu de la solidarité que le progrès social soit diffusé sur l’ensemble de nos territoires. C’est pour cela que nous nous réclamons de la social-démocratie. Nous sommes dans l’opposition car nous ne soutenons pas l’actuelle majorité. Il y a des actions que les partis de l’opposition peuvent mener ensemble, et nous les menons ensemble. Il y a des actions  sur lesquelles nous avons des différences de fond et d’approche que la presse qualifie de « problèmes d’égo ». Mais en réalité, il s’agit des divergences politiques au sein même de notre opposition plurielle. Je prends le cas le plus patent: la question de l’accord pour la paix. II y a eu un positionnement différentiel de fond dans l’opposition. Certains ont pensé que l’accord n’était pas bon mais qu’il fallait en prendre acte. D’autres ont pensé, comme les Fare, que l’accord n’était pas bon car source de conflits ultérieurs et qu’il fallait s’en démarquer. Certains ont été à la Conférence d’entente nationale, d’autres pas. C’est le cas des Fare.  Ce sont bien  des positions politiques et non de querelles d’égo. Dans notre opposition, chaque fois qu’il est possible de trouver des convergences de point de vue - comme ce fut le cas  sur le retrait du projet constitutionnel - nous sommes ensemble et unis. A l’inverse,  lorsqu’il y a des divergences de point de vue, elles doivent s’exprimer et  nous les faisons prévaloir sans quitter l’opposition. Cette dynamique, cette vitalité est très importante pour que les confrontations se fassent uniquement sur les idées, les valeurs et pensées politiques, sur les méthodes ou sur une critique à émettre à l’égard du gouvernement.

<strong><em>Quatrième force politique nationale au sortir des élections générales de 2013,  les Fare An ka Wuli semblent avoir perdu ce rang avec notamment le départ de plusieurs de ses députés. Quelles explications donnez-vous à cette dégringolade et comment vous la vivez ?</em></strong><em>             </em>

Dégringolade ? Certainement  pas ! Je puis vous dire que les Fare maintiennent leur rang, mieux encore le Parti a gagné en cohésion, en dynamisme et surtout en clarté dans l’expression de sa vision  et dans ses démarches dans le pays. Ceux qui sont partis n’ont entrainé le départ d’aucune  section du parti, d’aucun militant ou cadre majeur du parti ainsi que le Congrès des 15 et 16 mas 2014 l’a démontré.  Bien au contraire, ces départs ont permis à des cadres de mieux exprimer leurs potentiels politiques en conformité avec les valeurs du parti, contenues dans le « Manifeste pour le Renouveau démocratique : Rebâtir l’Etat, Reconstruire la Nation ». Vous conviendrez avec moi que l’arithmétique électorale à montrer ses limites dans notre pays, autrement on n’expliquerait pas l’inefficacité et la déconfiture actuelle de la majorité présidentielle. Par son rayonnement, la pertinence de ses analyses sur la situation nationale, régionale et internationale, par ses contacts constants et permanents avec les populations, les Fare sont aujourd’hui plus qu’une quatrième force dans notre pays. Parce que les Fare, c’est une force politique d’un type nouveau. Une force politique qui ne cherche pas à acheter les consciences, mais à les convaincre. Une force politique qui respecte ses engagements. Une force politique suffisamment ancrée dans ses principes pour résister à la tentation des bons postes à tout prix. En effet, “faire de la politique autrement’’, loin d’être un slogan creux, formulé au détour d’une réunion de communicants, est un véritable sacerdoce. C’est un idéal qui doit habiter chacun et chacune de nos militants, et qui trace peu à peu son sillon à travers l’engagement et la détermination à tirer notre démocratie vers le haut, afin que nous soyons à la hauteur des générations futures.

Le citoyen nouveau, que nous appelons de nos voeux, naîtra de notre engagement sans faille à travailler au renouveau de notre démocratie. Aux Fare, nous nous efforçons d’incarner cette exigence car nous ne doutons pas que là réside les aspirations de notre peuple. Cela nous vaudra des incompréhensions, des difficultés de tous ordres, parfois des échecs, mais ne vous méprenez pas : l’avenir est de ce côté!

<strong><em>Vous avez récemment  rencontré les Maliens lambda en vous transportant  souvent sur les lieux de causerie. Quel est l’objectif visé à travers cette série de rencontres et quels enseignements en avez-vous tiré ?</em></strong><em>   </em>

Non, pas des « Maliens lambda », mais des citoyens ! Lorsque que j’ai quitté mes responsabilités gouvernementales, pour mieux  répondre à la demande de me porter candidat, pour me rapprocher davantage des Maliens, les  écouter, j’ai parcouru le Mali, ses villes, ses villages. Durant cette période, notre pays a montré de façon dramatique ses fragilités et ses faiblesses. J’ai compris que nous avons  besoin pour le soutenir et l’accompagner, de la mobilisation du Mali qui travaille dur et aspire à vivre honnêtement, du fruit de son travail. La poussière des pistes défoncées, les routes impraticables, la fatigue des longues distances, c’est cela le vrai pays. Celui qui aspire à diriger ce pays doit connaître cette poussière-là.

<strong>Pour nous, faire de la politique, c’est être avec les gens,  c’est sentir le pays.</strong>

Nous avons visité plus d’une soixantaine de «grins», à Bamako comme à l’intérieur du pays, pour aller à la rencontre de nos concitoyens de toutes catégories dans leur espace habituel, pour parler avec eux de leurs préoccupations, écouter leurs analyses et suggestions , partager avec eux notre vision et notre projet pour l’enrichir, parler du renouveau citoyen, de leur rôle incomparable dans la construction de note démocratie et de notre pays.

S’adresser aux coeurs et aux esprits de nos concitoyens. Bâtir un projet de société avec eux et non uniquement pour eux. Débattre d’une vision, d’un programme à travers des rencontres de proximité, humaine, digne, voilà notre credo. J’apprécie fortement ces moments de débats citoyens, simples et denses, empreints  de franchise et de chaleur. Merci, grand merci  à tous ces hommes et femmes, à ces jeunes qui nous ont accueillis chez eux.  Quel honneur pour nous !

<strong><em>Les hommes politiques accordent généralement beaucoup d’importance au social. Modibo Sidibé n’a pas toujours été bien apprécié sur ce plan, y compris au sein  de votre parti. Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent  de ne pas être sociable et comment vous y prenez-vous pour soigner cette image ?</em></strong>

Modibo Sidibé est un Malien, il est issu d’une famille assez bien connue au Mali.  La  solidarité sociale, l’entraide est une de nos valeurs sûres. Nous le faisons en préservant la dignité de ceux qui en bénéficient, nous le faisons parce que nous y croyons, c’est une des valeurs cardinales de notre société, nous ne le faisons pas pour qu’elle nous serve de dividende politique ou sociale, la discrétion est une valeur familiale dont j’ai héritée, le respect de la dignité de l’autre aussi. Ceux qui savent, ceux qui nous connaissent vous le diront, je n’ai rien à témoigner sur ce point.

<strong><em>En reportant les élections locales et régionales, le gouvernement a justifié sa décision par un souci d’inclusivité. Ne pensez-vous pas que ce serait laisser à la plaque certains acteurs majeurs du processus électoral en  faisant fi des propositions formulées par les mouvements signataires de l’Accord de paix ?</em></strong>

Le problème du pouvoir en place est qu’il n’a pas une lecture intelligente de la démocratie représentative, pour accéder au sentiment de ce prix Nobel qui  «soutient que l’essentiel de la démocratie réside non pas dans le vote, mais dans le débat  public pour l’action commune.»

Les Fare ont compris, dès le départ, la nécessité face à la grave crise vécue, d’une refondation par le dialogue national ; inventer un nouveau fonctionnement institutionnel, une nouvelle alliance entre les citoyens et leurs gouvernants est une exigence de  la reconstruction du Mali.

<strong>Sous cet angle, s’il y a une démarche qui a manqué dans la gouvernance actuelle, c’est l’inclusivité. </strong>

C’est en vérité tout le peuple malien qui est laissé « à la plaque », comme vous le dites, dans la gouvernance en cours. Aucune discussion sérieuse, aucune concertation inclusive n’a été menée avec les forces vives du pays sur la tenue des différentes élections ; cela est d’ailleurs vrai pour toutes autres questions importantes de la vie de la nation. Rappelez-vous les circonstances dans lesquelles l’accord d’Alger a été signé, ainsi que les circonstances de la tenue de la Conférence dite d’entente nationale et la façon dont ils ont voulu conduire le fameux projet de révision constitutionnelle.

Sans vision réformatrice, sans agenda stratégique de son mandat, le gouvernement du Mali est constamment dans une démarche unilatérale vis-à-vis des partenaires sociaux et politiques. Il avait unilatéralement fixé la date des élections, il les a unilatéralement reportées. C’est cela la vérité.

<strong><em>A moins d’un an de la fin du premier mandat d’Ibrahim Boubacar Keïta, quelle est votre lecture de la situation d’ensemble du Mali, notamment sur le triple plan politique, économique et sécuritaire ?</em></strong><em>                     </em>

Le Président IBK n’a pas de bilan, son mandat a davantage mis le pays en péril qu’il n’a consolidé la cohésion nationale. A moins de huit mois de la fin de son mandat,  le bilan du mandat d’IBK  se résume par  le manque de vision, le déficit de leadership  dans la mise œuvre  des accords de paix; l’absence totale de l’Etat dans le  Centre et au Nord du pays ; l’extension de l’insécurité sur l’ensemble du territoire ; l’incapacité de  proposer un chronogramme fiable des élections ; les impasses de la lutte contre la corruption au Mali ; la gestion patrimoniale des affaires publiques , l’incapacité de faire aboutir des réformes majeures pour le Mali. En somme, amateurisme  et absence d’anticipation dans la  conduite des  affaires publiques : c’est la faillite de l’Etat. A ceux-là s’ajoute la  faim qui étreint le peuple; la fin des logements sociaux ; le communautarisme qui prend le dessus sur la République, la détérioration des infrastructures sur lesquelles toute possibilité d’émergence du Mali devra s’appuyer. La reprise économique tant attendue peine à se réaliser  et se ressentir dans le quotidien de nos compatriotes. Cela tient au manque de vision politique structurée en programmes socio-économiques cohérents. Le pays interroge l’Etat et ses démembrements, leurs capacités à délivrer les services de base, sur les spoliations, les multiples tracasseries dont les citoyens sont l’objet et où les populations ne se reconnaissent pas dans l’Etat tel qu’il fonctionne. Les incantations ne peuvent en tenir lieu, comme les réalisations par ci par là, et dont certaines étaient dans le pipe,  ne peuvent non plus en tenir lieu parce que sans lisibilité. Voilà plus de quatre ans que notre peuple attend toujours que l’Etat affirme son autorité, qu’il prenne ses responsabilités, et d’abord ses responsabilités en matière de sécurité et de défense du territoire. Il réclame le respect des lois, une justice égale pour tous. Il souhaite que le pays connaisse la stabilité, que l’action des autorités publiques soit transparente et contrôlable. Il nous faut sortir de l’immobilisme actuel et redonner espoir à nos populations.         Que la majorité gouvernante cesse d’affaiblir la République, d’abaisser l’Etat.      Nous voulons un Etat qui ne soit plus le monopole d’un clan, ni l’affaire d’un seul homme. Disons-le clairement, ce que ni la France, ni la Minusma, ni les autres forces qui viennent en aide au Mali ne pourront solutionner, c’est l’équation de l’Etat au Mali : la question de la viabilité de l’Etat du Mali, son organisation, son fonctionnement sur des bases plus solides, sa gestion transparente et équitable. Nous allons y travailler avec détermination pour refonder un Etat solide, juste, efficace et protecteur de tous nos concitoyens.

<strong><em>Modibo Sidibé est de ces politiques qui appellent de tout leur vœu  à la tenue à date de la présidentielle de 2018, au même moment où certains acteurs politiques suscitent le débat autour de la faisabilité des élections générales de 2018. Une transition est-elle envisageable si la situation sécuritaire du pays ne s’améliorait pas entre temps ?      </em></strong><em>                        </em>

Après tout ce que nous venons de dire, il ne fait aucun doute que le Mali a besoin de nouvelle légitimité. Chacun convient que la légitimité relative  sortie des urnes en 2013 a été totalement dilapidée. Soyons net, il n’y aucune fatalité, aucune prédisposition qui rendrait le Mali incapable de se donner des institutions stables et durables, des alternances pacifiques, une maturité démocratique exemplaire. Notre pays n’est pas sorti de crise, il est même au bord du précipice. La phase de stabilisation est cruciale et nous l’avons mal entamée.    Sortons des spéculations et ayons confiance en notre démocratie en redonnant aux Maliens et aux Maliennes cette chance historique dès 2018 de faire le choix de ce qu’ils veulent construire pour leur pays en tant que nation, le choix de celui qui serait en mesure de conduire ce projet. Ils ont besoin de sortir de l’insécurité et des incertitudes. Retrouvons le chemin des électeurs par la tenue à date et de façon transparente des élections présidentielles. Il faut assigner à  notre gouvernement deux missions urgentes. La première c’est de prendre à bras le corps la question de la sécurité et y engager les moyens nécessaires. La seconde s’est de s’atteler avec tous les acteurs dans un processus électoral, transparent et à date. Parce que sur le plan de la démocratie, nous qui avons été avant d’autres et qui le sommes heureusement encore, avons besoin de conforter notre démocratie. Nous n’avons pas envie de revenir en arrière, nous voulons aller de l’avant et bâtir solidement notre avenir.

<strong><em>Des faits récents n’ont pas échappé aux commentaires des Maliens: le retrait de l’ancien Premier ministre Moussa Mara de la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle, la démission du général Moussa Sinko Coulibaly des forces armées et la polémique provoquée autour de l’octroi de 150 ha à Ousmane Madani Haïdara par le président de la République. Quels sont vos commentaires en tant qu’acteur politique majeur du Mali et officier général de votre état ? </em></strong>

Les personnes que vous citez ont tous été de la majorité présidentielle, à tout le moins elles ont aidé le pouvoir actuel à se mettre en place et l’ont soutenu jusqu’à ces derniers jours. Leur défection du camp présidentiel témoigne de l’effritement de cette entité qui, disons-le, à suffisamment malmené le peuple malien au cours de ce mandat. Nous attendons de voir la suite.

<strong><em>Vous avez été au cœur du pouvoir d’Etat pendant les deux dernières décennies. Qu’est-ce que vous regrettez aujourd’hui que vous aurez dû faire et que vous n’avez pas pu pendant le temps que vous avez passé dans la haute sphère de l’administration ?          </em></strong><em>                        </em>

Au cours de ces décennies écoulées, il y a eu certes des erreurs, des échecs, des contraintes, des difficultés; des objectifs désirés insuffisamment atteints ou d’autres qui auraient pu l’être.            Cependant que d’efforts et de progrès au prix du labeur des Maliennes et des Maliens !   Ces vingt dernières années, nous avons connu des avancées indéniables: la multiplication des routes et ponts, les Centres de santé communautaires, le triplement du taux de scolarité, la production de riz augmentée de moitié, les aménagements hydroagricoles, la capacité énergétique, les infrastructures de télécommunication, la couverture télévisuelle…         Des projets si essentiels et qui semblaient parfois mythiques pour certains d’entre nous, comme les barrages de Taoussa, Félou, certains ponts et  routes, de Kolondiéba à Gao ont été construits ou sont en chantier.     Pourquoi n’en serions-nous pas fiers ? Fier pour le peuple du Mali, le vrai artisan de ces succès. Autant dire que nous avons administré au cours de ces décennies, notre capacité à transformer notre pays. Fort de tout ce qui a pu être fait,  mesurant  tous les efforts à fournir en matière de santé, d’éducation, d’infrastructures économiques, de développement agricole durable, mesurant aussi les nouveaux défis notamment sécuritaires et  environnementaux, je demeure convaincu que nous avons les atouts de notre ambition d’un Mali prospère, que porte Mali Horizon 2030..

<strong><em>Comment accueillez-vous le retour annoncé de l’ancien Président de la République Amadou Toumani Touré dont vous avez été l’un des proches serviteurs pour avoir occupé plusieurs postes de responsabilité sous son règne ?</em></strong>

Depuis 2016, les Fare ont participé à des actions avec l’opposition et des associations concernant le retour du Président ATT. Nous nous sommes à l’époque réjouis de la décision de l’Assemblée nationale, qui a  ouvert  la voie à un retour de l’ancien président, dans des conditions conformes à son statut. Nous sommes heureux pour lui et  mesurons toute l’émotion qui sera la sienne  en foulant ce sol qu’il aime  par-dessus.

<em><strong>Si vous devriez vous adressez aux Maliens aujourd’hui, que leur diriez-vous ?</strong>    </em>

Nous avons frôlé le pire qui reste possible, malheureusement avec ce quinquennat raté. Mais nous avons les ressources qu’il faut pour construire le meilleur. Je le sais d’expérience. Avant tout la confiance en nous-mêmes, en nos capacités, en un futur prospère doit être notre credo ; parce que tout est possible pour un Peuple debout et confiant en son destin. L’exigence, c’est que le Mali reste en démocratie et comme je l’ai dit nous devons exiger de notre gouvernement qu’ il s’attèle à deux tâches urgentes et  impérieuses pour le devenir de notre pays : engager vigoureusement un programme sécuritaire de stabilisation et y consacrer les ressources nécessaires et, assurer à date et de façon transparente les élections présidentielles de 2018 pour que notre pays sous la direction d’une nouvelle légitimité, engage les réformes essentielles à la  stabilité structurelle du Mali. J’ai foi en notre peuple et «  nous ferons le Mali ».

<strong>Interview réalisée par Bakary SOGODOGO</strong>

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<title>Tensions à Konsiga : La contestation jusqu’aux portes de l’Assemblée nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/tensions-a-konsiga-contestation-jusquaux-portes-de-lassemblee-nationale-2727578.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 22 Dec 2017 00:56:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la mort d’un des leurs dans des affrontements meurtriers qui les ont opposés aux forces de sécurité le 15 décembre dernier, des ressortissants du cercle de Yélimané réclament justice et tiennent le député Mahamadou Hawa Gassama pour responsable de cette situation. Ils ont encore une fois exigé le départ du maire de Konsiga et sollicité l’implication du président de l’Assemblée nationale</em></strong>.

Ils étaient plusieurs dizaines de manifestants à prendre part au sit-in que l’Association cercle de Yélimané Dagakane (Acyd) a organisé, lundi 18 décembre, devant l’Assemblée nationale. Objectif: réclamer justice suite aux affrontements meurtriers qui ont opposé, le vendredi 15 décembre 2017, la population de la commune de Konsiga, dans le cercle de Yélimané, aux agents des forces de sécurité. Lesquels affrontements ont causé un mort parmi la population civile. «Ne nous tuez pas pour notre droit; nous sommes Yélimané; nous sommes déterminés», pouvait-on lire sur des banderoles tenues par des jeunes qui scandaient souvent à l’unisson: «Mahamadou Hawa Gassama, assassin !». A l’accueil des manifestants: Seydou Diawara, président de l’Assemblée nationale, le premier questeur Mamadou Diarrassouba, le député Moussa Coulibaly et le secrétaire général adjoint de l’hémicycle, Amadou Wagué, à qui une déclaration a été remise. Dans ce document, l’association exige l’ouverture d’une enquête et invite le président de l’Assemblée nationale au Mali à user des moyens à sa disposition afin que Yélimané recouvre la quiétude. Elle exige par ailleurs le départ du gouverneur de la région de Kayes et tient pour responsable le député URD Mahamadou Hawa Gassama, qui, estiment les manifestants, aurait mobilisé les forces de l’ordre contre la population. «Pour ce manquement au devoir premier de l’État qui est d’assurer la sécurité des populations, nous demandons de diligenter les enquêtes afin de situer les responsabilités et sanctionner les coupables, de lever l’humilité parlementaire du député Mahamadou Hawa Gassama, coupable à nos yeux de la situation qui prévaut à Yélimané et sa traduction devant la justice, la démission du maire de la commune de Konsiga du nom de M. Tamassa Kébé, le départ du Préfet du cercle de Yélimané, le départ du Sous-préfet de la commune de Tambacara et le départ du gouverneur de la région de Kayes. Nous sommes convaincus, Monsieur le Président, que les honorables députes de notre Assemblée nationale, sous votre haute clairvoyance prendront en compte nos doléances», a martelé le porte-parole de l’Association cercle de Yélimané Dagakane, Séga Doucouré.

Les représentants de l’Assemblée nationale, après avoir reçu la déclaration, ont dit avoir pris bonnes notes des doléances des manifestants à qui ils ont demandé de se référer toujours aux autorités. Ils ont par ailleurs promis de prendre les dispositions dans un plus bref délai pour faire face à la situation.

Il faut rappeler que  cet affrontement résulte des contentieux électoraux depuis 2009, lesquels n’ont jamais été vidés. Une frange de la population exige donc le départ du maire URD, Tamassa Kébé, qui aurait le soutien de son camarade de député Mahamadou Hawa Gassama.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Respect des droits fondamentaux : Des Maliens se confient à l’Odhp</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/respect-droits-fondamentaux-maliens-se-confient-a-lodhp-2659232.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Nov 2017 01:34:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme toutes les nations du monde, au mois de décembre, le Mali fera un clin d’œil aux droits de l’Homme. L’occasion pour l’Observatoire des droits humains et de la paix (Odhp) d’initier un micro-trottoir  des Maliens dans le cadre du respect des droits des individus surtout après une crise sécuritaire</em></strong>.

Les droits fondamentaux des citoyens sont-ils promus et protégés au Mali ? Quel regard sur le contexte sécuritaire du Mali en rapport avec les droits de l’homme ? Quelles solutions possibles pour une sortie de crise ? Voilà entre autres les questions sur lesquelles des Maliens se sont prononcés. Cette enquête initiée par l’Odhp s’inscrit dans le cadre de ses missions de promotion et de protection des droits humains.

Mamady Tounkara, magistrat en activité, pense que le respect des droits est une quête perpétuelle. Selon lui, aucun pays au monde ne peut prétendre que ces droits et libertés sont acquis. Parlant du contexte sécuritaire du Mali, le magistrat dira que les autorités sont amenées à poser des actes qui peuvent restreindre les libertés des Maliens. Il s’agit, selon lui, de l’Etat d’urgence dont l’esprit est de protéger les citoyens.

Abondant dans le même sens, une étudiante de la Faculté de médecine, Hawa Doumbia, estime que la crise sécuritaire oblige les autorités du Mali à prendre certaines mesures de restitution des libertés. Le justificatif, selon elle, est que dans la région de Ségou, il est interdit de circuler avec un engin à deux roux entre deux villages.  «Cette mesure a contribué à réduire les attaques et attentats contre les forces de sécurité», affirme Hawa Doumbia.

Pour sa part, Moussa Traoré, commerçant de son état, pense que les droits fondamentaux des citoyens sont promus et protégés au Mali seulement par les organisations de défense des droits de l’homme. Selon lui, les autorités du Mali ont toujours piétinés les droits des citoyens surtout dans les commissariats de police et dans les tribunaux. «Il suffit de se rendre dans les juridictions pour se rendre compte que les droits des Maliens ne sont jamais respectés surtout en matière pénale. C’est triste de le dire, mais le constat est clair. Une simple comparution vaut mandat de dépôt sans aucune assistance. Pensez-vous que dans ces conditions les droits de l’homme sont respectés ?», s’interroge Moussa Traoré.

Même s’il reconnaît que l’Etat du Mali fait beaucoup d’efforts pour la promotion et la protection des droits des citoyens, Ibrahim Sirima Keïta, enseignant, pense que beaucoup reste à faire. De son point de vue, le putsch du 22 mars 2012 a été provoqué suite à une injustice qui avait gagné du terrain. «Les pauvres étaient laissés à leur triste sort, surtout dans les juridictions. Les violations des droits se constatent également dans les commissariats de police. Le délai de garde à vue n’est jamais respecté», déplore Ibrahim Sirima Keïta.

Comme pistes de solutions pour le respect des droits humains, les interlocuteurs pensent que l’Etat du Mali doit mettre l’accent sur certaines règles. Il s’agit de préserver et promouvoir la dignité et les droits fondamentaux de l’individu; assurer la justice sociale; favoriser le développement économique et social de la collectivité; renforcer la cohésion de la société ainsi que la tranquillité nationale; créer un climat propice pour la paix. S’y ajoutent le renforcement des capacités des organisations de défense des droits de l’homme et surtout la protection des défenseurs des droits humains à travers l’adoption d’un texte de loi.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Jonas Komla : «Nous n’avons pas de préférence»</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/jonas-komla-navons-de-preference-2597142.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sports/jonas-komla-navons-de-preference-2597142.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Oct 2017 13:35:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En battant la Nouvelle-Zélande (3-1) lors de la 3ème journée du groupe B, l’équipe du Mali s’est hissée en huitièmes de finale de la 17ème édition de la coupe du monde U-17 Fifa Inde 2017. A ce stade de la compétition,  Jonas Komla, coach du Mali affirme qu’il n’a pas de préférence</em></strong>.

Le Mali, classé deuxième du groupe B (6 points+4), doit croiser le deuxième du groupe F, où se trouve l’Angleterre, leader après 2 journées (6 points+5), l’Iraq (4 points), le Mexique (1 point) et le Chili (0 point).

A cet égard, l’entraîneur malien a prévenu quelques minutes après la qualification de son équipe: «nous n’avons pas de préférence. Après notre début difficile, nous avons signifié aux joueurs que rien n’est  fait. Nous comptons jouer chaque match comme une finale. Maintenant, nous sommes admis pour le tour suivant. A ce stade, les matchs se jouent à élimination directe. Nous avons atteint notre premier objectif qui était de passer le cap du premier tour», a expliqué Jonas Komla, entraîneur des Aiglonnets du Mali.

Par ailleurs, le patron de la sélection cadette de football du Mali affirme que «l’état d’esprit du groupe est bien. Nous avons perdu notre premier match et après les jeunes ont eu le mental pour revenir dans la compétition. Nous allons continuer le travail pour améliorer nos forces et corriger les lacunes », a conclu Komla.

Signalons que l’équipe du Mali est arrivée à Goa le vendredi 13 octobre 2017 vers 15h00 locales (9h30 GMT). Dans cette ville indienne, le Mali jouera mardi 17 octobre 2017 contre le deuxième du groupe F (coup d’envoi 14h30 GMT).

Yacouba TANGARA, officier médias des Aiglonnets au Mondial U-17 ‘’Inde 2017’’]]> </content:encoded>
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<title>Fraude et mauvaise gestion des fonds publics : La Dngm épinglée à hauteur de plus de 1,6 milliard FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/corruption-lutte-contre-la/fraude-mauvaise-gestion-fonds-publics-dngm-epinglee-a-hauteur-de-plus-de-16-milliard-fcfa-2597102.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Oct 2017 13:30:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les constatations du Vérificateur général, Amadou Ousmane Touré, à travers son rapport 2015 démontrent à suffisance que la vérification de la conformité de l’attribution des titres miniers se rapportant à l’or par la Direction nationale de la géologie et des mines (Dngm) a relevé des dysfonctionnements et des irrégularités financières qui se sont caractérisés par des manquements relevés non seulement dans la délivrance des titres miniers, mais aussi dans la collecte des recettes minières</em></strong>.

70,13 milliards de FCFA dont 32,78 milliards par fraude et 35,5 milliards pour cause de mauvaise gestion; c’est le montant relevé par le Vérificateur général, Amadou Ousmane Touré, au titre des déperditions financières en 2015. Les faits dénoncés sont relatifs notamment aux manquements notoires dans les opérations de gestion des fonds publics et du patrimoine de l’Etat. Lors de la présentation de ce rapport, le mercredi 11 octobre 2017, Amadou Ousmane Touré a signalé que le document de 151 pages fait la synthèse de 16 vérifications financières. Selon lui, 23 structures dont une institution de la République, des services de l’administration centrale y compris des directions des finances et du matériel, des autorités administratives indépendantes, des organismes personnalisés et des sociétés à participation étatique ont été vérifiés.

<strong>La Dngm pointée du doigt </strong>

La Direction nationale de la géologie et des mines a été fortement montré du doigt dans le rapport 2015 à la fois pour des manquements relevés dans la délivrance des titres miniers et pour ceux relevés dans la collecte des recettes minières.

Cette structure, actrice centrale dans la mise en œuvre de la politique minière au Mali, intervient dans l’attribution et le suivi des titres miniers. «La vérification de la conformité de l’attribution des titres miniers se rapportant à l’or par la Dngm a relevé des dysfonctionnements et des irrégularités financières qui se sont caractérisés par des manquements relevés: dans la délivrance des titres miniers; dans la collecte des recettes minières», note le rapport qui fait mention de fraude s’élevant à 112 677 000 FCFA repartis comme suit: 45 millions pour les titres miniers signés par le ministre sans preuves de paiement des droits et redevances y afférents;  30 millions pour les conventions d’établissement irrégulièrement signées par le ministre; 30 millions pour les chèques de paiement de la signature des conventions admis, mais non encaissés pour défaut de provisions; 7 677 000 francs pour l’application de tarifs irréguliers de la redevance superficiaire par le régisseur de la Dngm. S’agissant de la mauvaise gestion, le rapport 2015 précise que la Dngm a enregistré un manque à gagner de 1 498 697 381 F CFA. Ce montant est reparti comme suit: 84 750 000 F CFA pour la non-application des mesures et sanctions prévues pour la non-fourniture de rapport annuel d’activités; 1 250 100 000 pour l’application de tarifs irréguliers de taxes de délivrance et de renouvellement par le directeur de la Dngm. S’y ajoute le non-recouvrement de 163 847 381 F CFA par le directeur de la Dngm de la redevance superficiaire due à l’Etat.

En définitive, il ressort que l’irrégularité financière constatée par le rapport 2015 s’élève à la somme de 1 611 374 381 F CFA pour la Dngm.

<strong>Des DFM écorchées </strong>

Cinq directions des finances et du matériel sont aussi cités par le rapport 2015 qui constate que la mission  a mis en exergue des dysfonctionnements et faiblesses liés au non-respect du dispositif de contrôle interne ainsi que des irrégularités financières. Les DFM citées sont celles du ministère chargé de la Solidarité; du ministère chargé de la Santé; du ministère de l’Artisanat et du Tourisme; du ministère en charge de l’Equipement et des Transports et du ministère chargé de l’Energie. Ces manquements, selon le rapport, ont porté sur les opérations de passation des marchés; les opérations d’exécution des marchés; les opérations de règlement des marchés; les opérations effectuées en régie.

<strong>Nous y reviendrons !                                              </strong>

<strong>Ibrahim M.GUEYE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>IBK lors du meeting d’IR GANDA : «La mise en œuvre de l’Accord a permis de déjouer beaucoup d’agendas»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ibk-lors-meeting-dir-ganda-mise-oeuvre-de-laccord-a-permis-de-dejouer-beaucoup-dagendas-2597062.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Oct 2017 13:19:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est un Président IBK bien en jambe qui a participé au meeting de lancement des activités de la Communauté de culture songhay en mouvement (IR Ganda), le samedi dernier. Selon lui, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix a permis de déjouer beaucoup d’agendas</em></strong>.

Toutes les sensibilités de la culture songhay s’étaient donné rendez-vous au Palais des sports pour le lancement officiel des activités du mouvement IR Ganda mis en place 5 mois plutôt à Gao. Ce fut un fort moment de parler de paix, de cohésion et de revivre ensemble. L’invité spécial de l’événement, le Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, en a profité pour faire un tour d’horizon des différentes questions liées à la paix. C’est ainsi qu’il a affirmé que «la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger a permis de déjouer beaucoup d’agendas». Il a soutenu qu’il connait bien la communauté songhay, car il a été à Gao avant de connaitre Gao. Après avoir écouté le président plébiscité du mouvement IR Ganda, Ousmane Issoufi Maïga, IBK a soutenu que l’esprit et la démarche du mouvement est historique et méthodique. Selon lui, l’accord cité ci-dessus est le seul outil capable de faire la paix et la réconciliation nationale, même si ce n’est pas le meilleur outil. Il ajoutera qu’ils n’ont aucune crainte de la manifestation de la diversité, car, c’est dans la culture du pays. Aussi,  le président de la République a indiqué que le développement du Mali passe par le développement de l’agriculture, d’où sa décision d’octroyer 15% du budget national à ce secteur. L’important pour lui est que ce pays retrouve la paix. «Donc, il faut arrêter les illusions, car qui qu’il soit, à ma place, ne réussira sans la paix. Il est venu le temps de se donner la main pour avancer».

Partant, IBK a égrené un chapelet de projets en cours pour booster le processus de la paix et la réconciliation nationale pour  le développement du pays. Il a cité, entre autres, le redémarrage des travaux du barrage de Taoussa pour lequel un premier chèque de la Banque mondiale est disponible; la reconstruction de la route Sévaré-Gao; la route de Kidal; la réhabilitation des aéroports de Kidal et de Ménaka et aussi et surtout la construction d’un nouvel aéroport pour Gao avec un standing international pour le coût de 12 millions de dollars. Il a annoncé la pose de la première pierre de cet édifice pour le lundi 16 octobre prochain.

Parlant du renouveau des FAMa, le chef suprême des armées a conclu que son objectif n’est pas de créer une armée orgueilleuse ou agressive, mais une armée qui dispose de réels moyens lui permettant de défendre l’ensemble du territoire national. IBK promet de ne pas arrêter cette nouvelle dynamique d’équipement de l’armée jusqu’à ce que cet objectif soit atteint.

<strong>IR Ganda contre l’émiettement de son territoire</strong>

Auparavant, Ousmane Issoufi Maïga, président d’IR Ganda, a soutenu que son mouvement est né d’un regain de conscience des filles et fils qui, lors de la rencontre organisée le 19 mai dernier, à Gao, se sont parlé et se sont dit les vérités, toutes les vérités à propos de la spirale de crise que connait leur territoire. Il estime qu’IR Ganda réunit toutes les sensibilités ayant en partagent la culture songhay.

A ses dires, le choix de Gao est dû au fait que c’est une ville historique et dès la tenue de la rencontre, ce fut l’émoi dans beaucoup de milieux. «Certains ont commencé à dire toutes sortes de choses sur les motivations du mouvement. Pour lui, ce sont des ignorants, car IR Ganda n’est  ni un pacte politique, ni un groupe armé encore moins une confession religieuse. Mais plutôt de regrouper des hommes et des femmes épris de paix et de justice, œuvrant pour le développement du Nord», dit-il.

Il poursuit son intervention en martelant que le peuple songhay a des valeurs de partage, de vivre ensemble et d’humanisme profond.

Pourquoi et comment en finir avec ce qui nous arrive, s’est interrogé le président. Avant de répondre qu’à l’issue de la rencontre de Gao, de fortes recommandations ont été formulées et qui expriment la grande attente des songhay.                         Le refus de l’émiettement du territoire d’IR Ganda et leur implication dans      la gouvernance locale sont, entre autres, les grandes recommandations issues du forum de Gao.

Partant, Ousmane Issoufi Maïga a indiqué qu’après la rencontre de Gao, IR Ganda a essayé d’harmoniser ses recommandations. C’est ainsi qu’ils ont engagé une série de rencontres avec les groupes armés et les autorités nationales et locales à tous les niveaux et que ces rencontres continuent.

En conclusion, il dira que désormais, le parler franc et le dire vrai seront les maîtres mots sur le territoire d’IR Ganda.

<strong>Harber MAIGA  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Youssouf Traoré sevré de pension après 28 ans de cotisation : Le mépris de l’Ambassade d’Iran envers la législation malienne du travail</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/youssouf-traore-sevre-de-pension-apres-28-ans-de-cotisation-mepris-de-lambassade-diran-envers-legislation-malienne-travail-2597032.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Oct 2017 12:24:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les 28 ans de loyaux services rendus par Youssouf Traoré à l’Ambassade de la République islamique d’Iran à Bamako ne lui profitent guère. Agé de 62 ans, l’ancien réceptionniste de l’institution diplomatique court après ses droits depuis 2015. A l’origine de cette injustice: la mainmise de son ancien employeur sur ses dossiers qui attendent d’être introduits dans le circuit de l’Institut national de prévoyance sociale (Inps) pour que M. Traoré puisse jouir de sa pension de retraite</em></strong>.

Youssouf Traoré ne bénéficie pas, aujourd’hui, d’une retraite paisible. Il n’a pourtant pas passé sa jeunesse à faire du thé ou à veiller inutilement dans les «grins». Il était au service de l’Ambassade de la République islamique d’Iran à Bamako. En effet, depuis le 5 novembre 1987, Youssouf Traoré est agent de l’institution diplomatique, où il a travaillé jusqu’en 2015, date de son renvoi sur fonds d’une incompréhension avec l’Ambassadeur, Aly Riza Kansaye (aujourd’hui rappelé), au sujet de l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Si l’agent est entré dans certains de ses droits suite à son licenciement, il rencontre aujourd’hui toutes les difficultés du monde à bénéficier des retombées de ses 28 ans de cotisation à l’Inps.

L’Inps n’est pas fautif, mais c’est son ancien employeur (Ambassade d’Iran) qui veut voir le vieux souffrir.

En effet, si la Direction de l’Inps reconnait à Youssouf Traoré son droit d’accès à la pension, l’Ambassade d’Iran traîne les pieds, depuis 2015, à fournir à M. Traoré les documents pour l’Inps, afin qu’il puisse bénéficier de sa pension.

Deux fois interpellée par le ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale qui l’a invitée à respecter la législation malienne en la matière, l’Ambassade d’Iran oppose une fin de non recevoir à la requête des autorités maliennes. Et depuis, Youssouf Traoré est resté sans soutien. Pire, sa précarité financière ne semble gêner personne.

«Le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale de la République du Mali présente ses compliments à l’Ambassade de la République islamique d’Iran à Bamako et a l’honneur de lui faire parvenir ci-joint, copie de la lettre n°0341 DRT-DB du 14 juillet 2015 de la Direction régionale du travail relative au paiement des droits et l’accomplissement des formalités pour la liquidation de la pension de retraite de Monsieur Youssouf Traoré, précédemment réceptionniste à ladite Ambassade. Il en ressort que les différents documents soumis à l’Ambassade à cet effet sont restés sans suite. En outre, le ministère         voudrait signaler que par note verbale n°000801/Maeiaci/DAJ-Daicc-Saci du 1er juin 2015, restée également sans suite, l’Ambassade avait déjà été saisie de la question. A cet égard, le ministère voudrait attirer l’attention sur le fait que cette situation parait aussi troublante que préoccupante dans la mesure où SEM l’Ambassadeur d’Iran, lors d’une audience à lui accordée le 16 mars 2015 par la Direction des affaires juridiques, a été largement sensibilisé et invité au respect de la législation malienne en la matière.  Par conséquent, le Ministère saurait gré à l’Ambassade des dispositions diligentes qu’elle voudrait bien faire prendre en vue d’un règlement définitif  de cette affaire et nous rendre compte des actions entreprises à cet effet. Par ailleurs, le Ministère invite l’Ambassade à veiller à l’avenir au respect strict de la réglementation nationale en matière de droit social et de sécurité sociale, conformément aux dispositions des articles 33, aliéna 3, et 41 aliéna 1 de la convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques », écrit le Directeur des affaires juridiques du ministère en charge de la Coopération internationale dans une correspondance adressée à l’Ambassade d’Iran le 27 juillet 2015. Mais, comme pour dire que le chien aboie la caravane passe, l’institution diplomatique est restée camper sur sa position de refus de remplir les formalités demandées pour l’Inps.

<strong>Triste remarque</strong>

Au-delà de la personne de Youssouf Traoré, l’Ambassade d’Iran à Bamako montre ainsi qu’elle n’a aucune considération pour les autorités maliennes. La preuve, après deux correspondances à elle adressées, l’Ambassade n’a jusque-là pas réagi. Le temps passe et l’ancien agent de l’Ambassade d’Iran s’appauvrit chaque jour un peu plus. Car, en plus de l’injustice dont il est victime, on le fait tourner en rond entre l’Inps, le bureau du médiateur de la République, l’Inspection de travail et le ministère des Affaires étrangères et la Coopération internationale. Mais, personne ne l’aide réellement à résoudre son problème. Alors question: Youssouf Traoré est-il devenu, aujourd’hui, orphelin sur la terre de ses ancêtres ?

Selon le vieil homme, par ses soins, il a été remis à l’Inps tous les documents demandés pour percevoir sa pension à l’exception de la lettre qui doit venir de l’Ambassade d’Iran. « Je dispose d’une carte d’assuré social depuis des années. J’ai présenté à l’Inps une attestation de travail dûment signée par l’Ambassade de la République islamique d’Iran. Et je suis assuré à l’Institut national de prévoyance sociale depuis le 31 février 1988, comme l’atteste la liste des consultations des assurés. J’ai commencé à travailler en 1987. Mais, selon la Direction de l’Inps, c’est le 31 février 1988, soit une année après ma prise de fonction, que mon employeur a commencé à verser ma contribution sociale à l’Inps. C’est dire que je suis à 27 ans de cotisation sociale. Et il n’y a aucune ambiguïté sur ça. Malgré toutes ces preuves, je suis à près de 3 ans sans pension», s’indigne le vieil homme. Toutefois, il entend maintenir son combat jusqu’à son rétablissement dans ses droits.

Affaire à suivre dans nos prochaines parutions !

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix et sécurité dans le sahel et en Afrique de l’ouest : Les acteurs de la région en quête d’une stratégie commune</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/paix-securite-sahel-afrique-de-louest-acteurs-de-region-quete-dune-strategie-commune-2597002.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Oct 2017 12:18:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’hôtel de l’Amitié de Bamako a abrité, le  samedi 14 octobre 2017, l’ouverture de la conférence régionale sur le terrorisme, la criminalité transnationale organisée, le narcotrafic et le trafic d’êtres humains. Organisée par la Cedeao,  en collaboration avec l’Union africaine, cette conférence sous-régionale était placée sous la co-présidence de  Faure Gnassingbé, Président de la République du Togo,  Président en exercice de la Cedeao et de la Conférence, et Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République du Mali, Président en exercice du G5- Sahel</em></strong>.

En vue de dégager une stratégie commune pour la sécurisation du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, les acteurs régionaux se sont retrouvés à Bamako, ce samedi 14 octobre 2017. Cette conférence régionale sur la situation sécuritaire dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest (lutte contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée, le narcotrafic et le trafic d’êtres humains) a pour objectif de procéder à une évaluation globale de la situation sécuritaire dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest. Elle vise également à déterminer les voies et moyens d’intervention les plus aptes à assurer une neutralisation optimale des organisations criminelles dans l’espace sahélo-saharien et leur expansion en Afrique de l’Ouest. Cette conférence permet aussi de préserver l’intégrité territoriale et la paix dans les pays concernés, gage du développement économique et social au profit des populations.    Dans son intervention, Ibrahim Boubacar Keïta a rappelé que la présente conférence intervient dans une conjoncture de mobilisation générale, tant au     niveau régional qu’international en faveur du rétablissement de la paix, de la sécurité et du développement dans notre espace Sahélo-saharien, et au-delà. Cette conjoncture se justifie, dit-il,  par la recrudescence de l’insécurité dans la région sahélo-saharienne, et l’extension progressive vers les côtes ouest-africaines, du terrorisme et de la criminalité transnationale organisée.

« Plus que jamais, ces phénomènes sécuritaires continuent de menacer gravement la paix et la sécurité au Sahel, en Afrique de l’Ouest, et dans plusieurs autres parties de l’Afrique, remettant ainsi en cause la survie même des États. Face à cette situation critique, l’Union africaine, les communautés économiques, régionales, et les mécanismes régionaux accomplissent des progrès remarquables dans leur coopération en appui aux actions régionales de mutualisation des efforts, visant à promouvoir la paix et la sécurité en Afrique », a fait remarquer IBK. A l’en croire,  la mise en cohérence et la maîtrise régionale des initiatives internationales, ainsi que celles d’organisations telles que la Cedeao, la Ceeac, ou celles menées dans le cadre du Processus de Nouakchott, et du G5 Sahel, s’avèrent, aujourd’hui, comme une exigence visant à permettre à l’Afrique et à la communauté internationale d’agir de manière adéquate face aux causes profondes de l’insécurité dans l’ensemble du Sahel.

<strong>IBK plaide pour l’opérationnalisation du G5 Sahel                                           </strong>

Le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar a mis à profit cette occasion pour inviter à nouveau la Communauté internationale  à  accompagner, de manière plus résolue, les efforts de la région. Pour ce faire, préconise- t-il, elle doit assurer un soutien prévisible et durable à l’opérationnalisation effective et au déploiement de la Force Conjointe du G5 Sahel.  « Dans la région du bassin du lac Tchad, l’ONU, l’Union africaine et d’autres partenaires internationaux ont soutenu l’action menée par la Force spéciale mixte multinationale pour la sécurité contre Boko Haram. Un appui substantiel et conséquent de la communauté internationale aux efforts déployés par les pays subissant les menées de Boko Haram demeure, toutefois, une urgence de premier ordre », a-t-il noté. Pour  IBK, il y a urgence  de disposer de mécanismes de financement stable, prévisible et souple pour appuyer les opérations de paix de l’Union africaine autorisées par le Conseil de sécurité, d’une part, et, d’autre part, d’engager une nouvelle réflexion stratégique sur la mise en cohérence des diverses opérations de soutien à la paix, et de consolidation de la paix dans le Sahel, en Afrique de l’Ouest, et sur l’ensemble du continent. Partant, il a réitéré l’engagement irréversible du Mali   à poursuivre résolument la lutte contre le terrorisme, la radicalisation et l’extrémisme violent aux côtés des Etats de la Cedeao, et les autres partenaires du monde, tant il est vrai qu’aujourd’hui que seule, une action internationale concertée peut enrayer ce fléau, véritable menace pour la stabilité des institutions démocratiques et pour un développement économique sain.

<strong>Les attentes à l’issue de cette conférence régionale                             </strong>

Le Mali et les pays de la région fondent beaucoup d’espoir sur  la déclaration finale  dite de Bamako qui devrait sanctionner les travaux. D’ores et déjà, le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar  a donné les  axes prioritaires et les fortes attentes des pays de la région. A l’en croire, la déclaration dite de Bamako  s’articulera  autour des éléments d’une stratégie régionale intégrative de prévention et de lutte contre le terrorisme, l’extrémisme         violent, le crime transnational organisé, le narcotrafic et le trafic humain dans l’espace sahélo-saharien et de la Cedeao. Faisant un aperçu des fortes espérances à l’issue de cette rencontre, il a noté  qu’elles sont de plusieurs ordres, et s’articulent, principalement, autour de  l’identification des forces et faiblesses des expériences et initiatives actuelles de lutte contre les menaces asymétriques en zone sahélo-saharienne et en Afrique de l’Ouest;   la formulation de projets d’actions concrètes de prévention et de lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent, le narcotrafic, le crime organisé transnational et le trafic humain;  la mise en place d’un mécanisme de coordination et de mise en cohérence des initiatives de lutte contre les menaces asymétriques et leurs auteurs dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest; le développement d’une synergie entre les Etats et les institutions du Sahel, d’une part, et ceux de l‘Afrique centrale et du Maghreb. Faure Gnassingbé, Président de la République togolaise, Président en exercice de la Cedeao, pour sa part, a exprimé toute sa compassion au peuple du Mali. Selon lui, il est regrettable que ce beau pays, riche d’une très grande histoire,  vive cette situation. Il s’est dit convaincu       que le Mali dispose des ressources pour transcender cette douloureuse  épreuve. Partant, il a invité les chefs d’Etat de la région à parler moins et à agir plus. Le président en exercice de  la Cedeao a invité les Maliens à l’union sacrée autour de la mère patrie.            Pour Mohamed Salah Annadif, chef de la Minusma et représentant  spécial du secrétaire général  de l’ONU, l’initiative des chefs d’Etat de la région du  Sahel d’organiser une rencontre  dans le contexte actuel caractérisé par le terrorisme, l’extrémisme violent, le radicalisme, mérite d’être saluée. A l’en croire, les valeurs de paix, de liberté, des droits de l’Homme, auxquelles l’ONU est fortement attachée sont gravement menacées par ces maux. Convaincu qu’aucun Etat n’est épargné par le phénomène, le chef de la Minusma  a noté que l’Afrique, et particulièrement dans l’espace sahélo-saharien, devient de plus en plus un lieu de prédilection pour le narcotrafic, terroristes et les crimes organisés. Partant, il a invité les chefs d’Etat africains ainsi que la communauté de redoubler pour cet espace ne devient un sanctuaire. C’est conscient de ces menaces, rappelle-t-il, que le  Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres a fait de la lutte contre le terrorisme l’une des priorités dès sa prise de fonction. Cependant, il a noté que les Nations Unies estiment que la lutte contre le terrorisme et l’économie criminelle  ne doit pas se limiter à ces dimensions sécuritaires, d’où la stratégie intégrée des  Nations Unies pour le Sahel.

<strong>Boubacar SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sècheresse à Gourma Rharous : Le président du conseil de cercle craint des conflits intercommunautaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/secheresse-a-gourma-rharous-president-conseil-de-cercle-craint-conflits-intercommunautaires-2596932.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Oct 2017 12:15:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le phénomène de la sécheresse se pose avec acuité à Gourma Rharouss. Ce qui constitue non seulement une menace pour la survie pour la population, mais aussi celle des animaux. C’est ce qui ressort de notre entretien avec le président du conseil de cercle de Gourma Rharous, Mohamed Youssouf AG Ghallas</em></strong>.

Pour faire l’état des lieux de la période hivernale dans le cercle de Gourma Rharous, une mission des responsables de la localité,  dirigée par le président du conseil de cercle, s’est rendue sur le terrain. Le constat est alarmant. Car selon l’équipe de prospection, une grave sécheresse a frappé toute la bande du fleuve du cercle de Gourma Rharous. Cette zone, explique Mohamed Youssouf AG Ghallas, est composée de quatre communes, à savoir Banikane, Rharous, Serere et Hamzakoma. Dans ces communes, regrette notre interlocuteur, la moindre herbe n’a poussé. Il n’y a pas eu non plus de céréales fluviales. Toute chose qui obligea les éleveurs à monter déjà sur les puits pastoraux.

Dans le cercle de Gourma Rharous  divisé en trois zones après la bande du fleuve, la zone du Ghourma intérieur composé de: la commune de Gossi, secteur de Indaki, secteur de Debang malan, secteur ďAgoufou, secteur de Imbossossotan, secteur de Gossi et la commune d’Adjora, c’est la panique totale.  Car, précise M. Mohamed Youssouf AG Ghallas, outre la grave sécheresse,  la zone de Gourma intérieur subit une décente massive de toutes les communautés vivant dans les zones frontalières Burkina Faso- Mali-Niger à cause des derniers affrontements entre les djihadistes, Barkhane et l’armée burkinabè. «La descente des Peuls-bergers du Burkina et du Niger  persécutés par les forces burkinabè et Barkhane parce que soupçonnés d’avoir des liens avec les djihadistes, constitue une menace et une charge pour Gourma Rharous», a déclaré le président du  conseil de cercle.

A en croire Mohamed Youssouf Ag Ghallas, à cause de la sécheresse, la zone des lacs composée de Haribomo,  et Bambara Maoude sera obligée d’accueillir les animaux de la bande du fleuve qui ne pourra pas les satisfaire à cause du surcharge. Ce qui risque de provoquer des conflits intercommunautaires. «Pour prévenir cette crise à des conséquences graves sur le vivre ensemble,  je lance un appel urgent à toutes les autorités locales, régionales, nationales, et internationales pour voir le terrain pendant qu’il est encore temps. Sinon, d’ici le mois de février 2018, il y aura des grands problèmes de survie. Car, ce phénomène constitue la plus grande insécurité qui n’épargne personne et qui ne fait aucune différence entre les populations et leurs biens et même les animaux sauvages», a déclaré Ag Ghallas. Pour se faire entendre, après avoir félicité  le Cicr qui a déjà envoyé une mission d’évaluation dans tous le Gourma et qui peut déjà confirmer  leur  rapport, il a lancé un appel aux médias nationaux et internationaux, pour la diffusion urgente et large de ces documents.

En attendant la réaction des autorités nationales et internationales, le président du conseil de cercle a salué les efforts des partenaires pour leur appui dans la gestion des conséquences de ces aléas qui secouent Gourma Rharous. «Nous remercions le gouvernement du Mali, le Comité international de la croix rouge (Cicr), le DRC, Islamique reliefs à travers le PAM. Particulièrement le  ministre-commissaire à la sécurité alimentaire, le ministre du Développement social et de l’Action humanitaire, qui ont répondu à notre cri de cœur du mois d’avril 2017 par rapport à la sécheresse et aux inondations», a conclu Mohamed Youssouf AG Ghallas.

Faut-il le rappeler, la mission de supervision sur le terrain à Gourma Rharous était composée de: Mohamed Youssouf Ag Ghallas, président du conseil de cercle; Mossa Ag Almoner, maire de la commune rurale de Gossi; Mohamed Ag Houd dit Atta, maire de la commune de Rharous, Mohamed El Medi Ag Rhissa dit Infonia, maire de Haribomo; Talkata Abdoul Hamid Maïga, maire de Banikane et Alla Ould Hamou, responsable de la communauté arabe.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Justice : Le ministre Konaté fait le bilan de ses 14 mois d’activités</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-ministre-konate-bilan-de-14-mois-dactivites-2573142.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Oct 2017 01:10:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>S’il se félicite d’une avancée majeure au sein de l’appareil judiciaire, le ministre de la Justice Garde des Sceaux, Me Mamadou Ismaïla Konaté, note toutefois que beaucoup reste à faire pour moderniser la justice malienne</em></strong>.

Le chantier de la réforme de la justice a été lancé par les plus hautes autorités depuis quelques années. Aujourd’hui, l’heure est au bilan. Ce dernier a été présenté, le lundi 2 octobre 2017, à la faveur d’un déjeuner de presse par le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Me Mamadou Ismaïla Konaté. La conférence a été l’occasion pour le ministre de la Justice d’exposer l’étendue de son projet de modernisation de la justice malienne, en présence des membres de son cabinet, des responsables des services rattachés, ainsi que des hauts représentants de la sphère judiciaire.

D’entrer de jeu, le ministre Konaté a fait l’état des lieux de la justice qui, selon lui, est loin d’être à hauteur de souhait. Avec ses 64 juridictions (35 Justices de paix à compétence étendue (Jpce), 17 tribunaux de grande instance (TGI), 3 trois tribunaux de commerce, 1 tribunal de travail, 1 tribunal pour enfants, 3 tribunaux administratifs, 3 cours d’appel, 1 cour suprême), Me Mamadou Ismaïla Konaté regrette que la justice malienne soit la moins dotée dans la sous-région ouest-africaine. «Les bâtiments en ruine, des prisons surpeuplées, des équipements désuets,  des acteurs de la justice démobilisés, des justiciables en perte de confiance en la justice, l’état de droit en question, … », a-t-il décrit.

<strong>Un budget en deçà des attentes   </strong>

Pour Me Mamadou Ismaïla Konaté, le ministère en charge de la Justice ne dispose que de moins de 1% du Budget national pour soigner tous les maux dont souffre la justice. En donnant des éléments de comparaison, il dira que le Niger consacre 2,5% du montant du budget total. La Côte d’ivoire et le Sénégal, dit-il, sont au tour de 3%. Pour l’orateur, dans le cadre de l’Uemoa et de la Cedeao, le Mali est le dernier pays qui consacre ce montant à la justice. Voilà pourquoi, dit-il, les bâtiments sont en ruine ; les revendications des magistrats, des greffiers et autres personnels de la justice peinent à voir le bout du tunnel. Selon lui, le ministère en charge de la Justice ne dispose cette année que d’un peu plus de quinze milliards de F CFA (15 280 370 000 F CFA), soit moins de 1% du budget national.  « Face a la multiplicité et à l’urgence des besoins, le budget alloué aux Gardes des Sceaux peut-il relever les défis à hauteur de souhait», s’interroge Me Konaté.

<strong>Ce qui a été fait </strong>

Le Ministre Konaté pense que malgré les maigres ressources allouées à son département, des efforts d’amélioration de la Justice ont été faits et beaucoup sont en cours. Parlant des conditions matérielles, il dira que le ministère de la Justice, avec ses partenaires, essaye d’apporter des solutions en construisant des bâtiments ou de remettre en ordre les anciens bâtiments. «Nous avons aujourd’hui le premier plus gros siège de la Cour suprême dans toute la sous-région ouest-africaine. L’Etat du Mali a consacré 13 milliards de nos francs», se réjouit Me Konaté. Devant l’évidence qu’on ne peut pas recruter autant de greffiers, dit-il, nous essayons de développer le système de dictaphone. A ce titre, il affirme qu’un seul dictaphone permet à une seule greffière de couvrir une audience en cabinet d’information et au niveau du parquet. De son point de vue, ce système permettra non seulement de rendre plus fiable le procès-verbal, mais aussi de faciliter les conditions d’archivages.

L’autre avancée est qu’à ce jour, les surveillants de prison disposent  d’un statut  et d’un cadre législatif règlementaire qui fait d’eux des fonctionnaires du ministère de la justice. Le Ministre Konaté rappelle également que son département dispose de près de 150 hectares à Kénioroba, sur lesquels il y aura bientôt la plus grosse ferme, les plus grosses activités de maraîchage et une école d’administration pénitentiaire.

En outre, l’orateur a précisé que des accords internationaux ont été signés dans le cadre de l’amélioration de la justice. « D’abord avec le Niger et le Tchad en matière de terrorisme. Ensuite, avec tous les pays de la sous-région nous avons mis en œuvre aujourd’hui une démarche  qui nous permette de réviser l’ensemble des conventions et des accords judiciaires », se réjouit-il.

<strong>Quid des chantiers  </strong>

Malgré les avancées au sein de l’appareil judiciaire, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Mamadou Ismaïla Konaté pense que beaucoup reste à faire pour moderniser la justice malienne. A ce titre, il dira que son équipe, depuis sa mise en place le 7 juillet dernier, tente d’identifier les problèmes et d’apporter les solutions au fur et à mesure en fonction des moyens très modestes dont elle dispose. Il a informé que son département essaye de mettre en place une politique carcérale qui consiste dans un premier temps à désengorger les prisons. Deuxièmement, il sera question progressivement de maintenir les bâtiments et construire lorsque c’est possible. «La prison de Bamako à Kénioroba pour un montant de 9 milliards est portée essentiellement par le budget national. Dans le cadre de la politique carcérale, nous tentons non seulement d’humaniser les conditions carcérales, mais aussi de mieux sécuriser à travers les vidéos surveillances», indique le Ministre.

Toujours dans le cadre des grands chantiers de la reforme de la justice, le ministre Konaté dira que son département est dans la dynamique de recruter le personnel de justice qui, selon lui, est très faible en terme de nombre. En outre, le ministère de la Justice, sous la direction de Me Konaté, tente de passer en revue l’ensemble des textes et des pratiques professionnels non seulement pour les adaptés, mais aussi et surtout dans le but de répondre aux attentes des justiciables. C’est sur cette base, dit-il, qu’une commission permanente législative a été mise en place au niveau de la Direction nationale de la justice et du sceaux (Dnajs), qui passe systématiquement en revue les textes lorsqu’ils sont désuets.

Pour que la critique de la justice ne soit pas une critique individuelle, mais collective, le ministre Konaté compte mettre en place des observatoires de la justice.

L’orateur a par ailleurs informé que plusieurs textes sont cours de révision. Selon lui, le processus c’est de moderniser la justice par les textes et les pratiques en donnant la possibilité aux justiciables d’accéder à des éléments dont ils ont besoin. Le justificatif, dit-il, est que pour avoir son casier judiciaire à Bamako, c’est la croix et la bannière. Selon lui, le système que son équipe tente de mettre en œuvre, dans le cadre de la coopération avec l’Algérie, va permettre à chacun, à partir de janvier 2018, de commander son casier judiciaire, son acte de naissance et son certificat de nationalité depuis une machine, et que ces documents vous arrivent faibles. Me Konaté informe également que le statut du magistrat est en relecture. «Le tout dans une seule et unique démarche qui consiste à replacer le justiciable dans son contexte réel», a conclu le Ministre Konaté.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>

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<title>Le président des parents d’élèves de Collège Horizon  au sujet de l’administration provisoire : «Nous sommes satisfaits de cette décision du gouvernement»</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/president-parents-deleves-de-college-horizon-de-ladministration-provisoire-sommes-satisfaits-de-cette-decision-gouvernement-2573132.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Oct 2017 01:07:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La cession de Collège Horizon à la Fondation Maarif qui avait créé de l’émoi chez les parents d’élèves a trouvé un dénouement heureux. Après plusieurs rencontres entre le nouveau preneur, les autorités nationales et les parents d’élèves, une décision salutaire a été prise. C’est du moins ce qui ressort dans notre entrevue avec le président des parents d’élèves, Boubacar Thiam</em></strong>.

<strong>Le Prétoire: <em>la fermeture du Collège Horizon a fait couler beaucoup d’encre et de salive, comment a-t-elle été ressentie chez les parents d’élèves ?   </em>                          </strong>

<strong>Boubacar Thiam</strong> : D’abord ce n’était pas une fermeture. C’était une cession de Collège Horizon à des repreneurs. Il s’agit de la Fondation Maarif. Naturellement, lorsque ce genre de situation se présente, elle suscite des inquiétudes. Cette nouvelle avait créé un grand émoi pour un certain nombre de raisons. Car, nous parents d’élèves connaissions déjà bien les Turcs du Collège Horizon pour avoir passé 15 ans  avec de très bons résultats. Dans ce contexte, quand on décide de céder cette école à des gens que nous ne connaissions pas, cela ne pouvait que susciter des interrogations. Car l’éducation des enfants étant une question sensible, la confier à quelqu’un qu’on ne connait pas, c’est difficile. C’est pourquoi les parents d’élèves étaient inquiets.

<em><strong>Le gouvernement, les autorités de la Fondation Maarif qui assurent la relève du Collège Horizon ainsi que vous, parents d’élèves, avez tenu une rencontre le 3 octobre. Que faut-il retenir de cette rencontre ?</strong></em>

Cette rencontre est la conclusion d’un ensemble de démarches au niveau des autorités administratives, religieuses, de la société civile et des parents d’élèves. Finalement, nous avons saisi le Premier ministre qui a bien voulu prendre ce dossier en main. Ainsi, il nous a reçus deux fois avant cette dernière rencontre. En un premier temps, il a reçu les parents d’élèves. A cette occasion, nous lui avons expliqué nos inquiétudes qu’il a attentivement écoutées. Cette capacité d’écoute du chef du gouvernement nous a réconfortés. Car, franchement, jusqu’à ce jour, nous n’avions pas senti cette capacité d’écoute chez certaines personnes que nous avions rencontrées. Après avoir noté nos préoccupations, il nous a notifié une nouvelle rencontre avec  le ministre de l’Education nationale chez  lui. Cette deuxième rencontre a permis à chacun de nous de donner son point de vue sur la question. A partir de là, il a décidé de tenir cette 3ème et dernière rencontre qui a regroupé  6 membres du gouvernement, Maarif et nous parents d’élèves. Chacun a développé ses arguments. Lors de la deuxième réunion, on avait déjà émis l’idée de la mise de l’école sous administration provisoire. Cette idée a été approfondie avant d’être définitivement adoptée par le gouvernement le 03 octobre. L’organe de gestion de cette administration provisoire comprendra 5 parents d’élèves, 5 professeurs, 1 représentant de la Fondation Maarif  et naturellement le gouvernement.

<em><strong>Êtes-vous satisfaits de cette décision ?</strong></em>

On était arrivé à un moment où il fallait trouver une solution. Même si ce n’est pas une panacée, il fallait une solution pour que les enfants ne perdent pas l’année scolaire. Nous pensons que cette solution est de nature à assurer l’année scolaire pour nos enfants. Et c’est tout ce que nous cherchions. Nous n’avons pas cherché plus. Parce que vous savez, chacun doit rester dans son rôle. L’Etat est dans son rôle. La grande décision est dans le domaine réservé de l’Etat. Notre domaine, c’est de défendre l’intérêt de nos enfants à travers la qualité de l’enseignement. L’objectif principal était de sauver l’année scolaire 2017-2018 pour nos enfants. Cela étant obtenu, nous ne pouvons être que satisfaits de cette décision. Aucune œuvre humaine n’est parfaite. Mais nous avons obtenu ce qu’on cherchait. Donc, nous sommes satisfaits de cette décision du gouvernement.

<em><strong>Avez-vous un appel à lancer aux parents d’élèves ?</strong></em>

J’invite les parents à la mobilisation. On s’est battu, on est arrivé à un résultat, nous devons rester mobilisés. Aujourd’hui, les parents ont été impliqués dans la gestion. Parce que s’il y a 5 représentants des parents d’élèves, c’est que nous nous participons activement  à la gestion cette fois-ci. Ce qui n’était pas facile à obtenir. Il faut que les parents d’élèves acceptent cette décision et restent mobilisés pour apporter leur contribution à la gestion de cette école. Aussi, j’exhorte à l’apaisement. Et que chacun sache que nous sommes concernés par la gestion de l’école et qu’on y participe activement.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>PPP dans l’espace UEMOA :  Le Mali désigné comme pays pilote par la BOAD</title>
<link>https://www.maliweb.net/uemoa/ppp-lespace-uemoa-mali-designe-pays-pilote-boad-2573622.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Oct 2017 00:58:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les Partenariats public-privé (PPP) font leur petit bonhomme de chemin au Mali et dans la sous-région. C’est ainsi que l’Unité de gestion du Mali de cette ambitieuse réforme a été retenue le 7 septembre dernier par l’Unité régionale de développement des Partenariats public-privé de l’Uemoa comme pays pilote d’un modèle d’évaluation préalable</em></strong><strong>.</strong>

C’est le siège de Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) à Lomé (Togo) qui a abrité le lancement du modèle financier d’évaluation préalable de PPP. C’était en présence des représentants des unités nationales chargés des partenariats public-privé des 8 pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Le Mali y était représenté par l’homme qui préside aux destinées de l’unité du Mali depuis sa création, il s’agit du Dr. Modibo Mao Makalou.

Ce lancement fait suite à la décision de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements, qui a créée l’Unité Régionale de Développement des Partenariats Public-Privé (URDPPP) au sein de l’UEMOA afin de promouvoir le développement des Partenariats Public-Privé (PPP) permettant ainsi de réaliser des projets sécurisés et pérennes en optimisant les ressources publiques tout en minimisant les risques associés aux différents projets PPP. En effet, la qualité de projets d’infrastructure prenant en compte les intérêts publics nécessite de la part des entités publiques une bonne anticipation de l’impact des risques dans un projet et une capacité de négociation avérée avec les entreprises privées.

L’URDPPP a décidé donc se doter des outils nécessaires à ces analyses afin de mettre en pratique ces méthodes et d’accompagner les unités PPP des États membres de l’UEMOA dans la sélection et la mise en place de projets en PPP.

L’analyse financière comparative est au cœur des évaluations comparatives nécessaires dans la démonstration du recours au PPP. C’est ainsi qu’au regard des avancées significatives que notre pays a fait dans le domaine des PPP depuis son initiation sous la conduite éclairée du Dr. Makalou, l’Unité PPP du Gouvernement du Mali a été désignée comme la première entité dans l’espace UEMOA à bénéficier du transfert de ce précieux outil d’aide à la décision pour la mise en œuvre des projets PPP par l’URDPPP durant la seconde moitié d’octobre 2017.

A noter qu’un modèle financier d’évaluation comparative permet de calculer le coût global d’un projet en fonction du mode contractuel choisi et s’articule autour de trois principales composantes :
<ol>
 	<li>un business plan spécifique par mode contractuel afin de calculer le coût global des projets grâce à la VAN (Valeur Actualisée Nette),</li>
 	<li>un module de gestion des risques,</li>
 	<li>des calculs probabilistes (simulations stochastiques) pour calculer le coût global des projets en intégrant le coût probable des risques grâce à la VaR (Value atRisk).</li>
</ol>
Cet outil qui a coûté plusieurs centaines de millions de F CFA permet de réaliser les analyses financières comparatives. Il décrit le fonctionnement du business plan permettant de calculer la Valeur Actualisée Nette du projet ainsi que les modalités d’utilisation du module de gestion des risques afin de calculer le coût  global du projet tout en tenant compte de l’impact financier des risque.

Faut-il rappeler qu’une dizaine de projets PPP au Mali dans les secteurs de l’énergie, des transports, et de l’environnement …. sont prêts à être testés à travers le modèle financier d’évaluation préalable durant la seconde moitié d’octobre 2017 grâce à l’assistance gratuite de l’URDPP à l’Unité PPP du Gouvernement du Mali et à l’appui constant des Chefs d’Etats de l’UEMOA de faire des PPP un instrument efficace de développement durable.

Toute chose qui constitue un challenge pour l’équipe du Dr. Makalou qui est à bien d’œuvre depuis relevé de défi. Conscient qu’un développement rapide et efficace d’un pays ne peut se réaliser qu’à travers des projets PPP, l’Unité PPP du Mali est depuis sa création au four et au moulin pour en une réalité. La confiance des pays membres de l’Uemoa en le Mali pour être le pays pilote témoigne de la qualité des hommes qui conduisent le projet. Toute chose qui prouve encore une fois leur leadership et confirme que les plus hautes autorités ne se sont pas trompées sur le choix du Dr. Makalou pour faire de notre pays un modèle dans la sous-région et dans le reste du monde. Une mission de la BOAD est attendue à Bamako à la fin de ce mois pour concrétiser le lancement du programme.

<strong>Harber MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Processus de DDR :	Guterres regrette le manque d’engagement chez les groupes armés</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-ddr-guterres-regrette-manque-dengagement-chez-groupes-armes-2573082.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 06 Oct 2017 00:49:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son dernier rapport sur la situation du Mali, le Secrétaire général de l’Organisation des nations unies  dresse un tableau des plus sombres sur un processus de paix qui, selon lui, n’a presque pas connu de progrès au cours de l’année écoulée. Antonio Guterres invite surtout les groupes armés à s’impliquer de façon active dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, notamment le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des ex-combattants</em></strong>.

Le rapport, publié en fin septembre dernier, est un document de quelques 28 pages, et traite de différents aspects de la mise en œuvre de l’Accord de paix: situation sécuritaire, celle des droits de l’Homme, les questions politiques et institutionnelles, le processus de Désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR), entre autres.

<strong>Nécessité de recréer la confiance entre les parties signataires                      </strong>

Parlant de ce dernier point, le Secrétaire général des Nations Unies s’est d’abord félicité de la signature d’une trêve entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme des mouvements d’autodéfense, avant de les appeler à prouver leur acquisition au processus de paix et de rétablissement de l’autorité et des services de l’Etat. Il les a ainsi exhortés de façon pressante à participer activement à l’application des dernières dispositions de l’Accord, notamment en proposant leurs listes définitives de candidats pour les processus de cantonnement et de désarmement, démobilisation et réintégration ‘’afin de mettre en route ces processus une fois pour toutes’’. «A défaut, la stabilisation et la consolidation de la paix dans le Nord du Mali resteront hors de portée, et les populations les plus vulnérables continueront de pâtir de l’absence de dividendes de la paix, pourtant attendues depuis longtemps», a déclaré Guterres selon qui, la reprise des hostilités a exacerbé les menaces sur la sécurité dans le Nord du pays. Et le patron de l’ONU d’affirmer que le refus des groupes armés signataires de remettre la liste de leurs combattants demeure le principal obstacle au processus de DDR qui doit débuter le 15 octobre 2017. Ces groupes ont, dit-il, exigé des quotas pour l’intégration de leurs membres à toutes les institutions chargées de la sécurité, et pas seulement aux forces armées, comme cela avait été décidé au départ. «Cette requête n’a pas encore été examinée par le Gouvernement. A Gao, les manquements et l’indiscipline des patrouilles mixtes ont contribué au mécontentement croissant de la population et, dans certains cas, à la création de groupes de justiciers », a-t-il souligné. Aux dires de M. Guterres, les progrès  accomplis dans l’application des mesures provisoires de défense et de sécurité ont été d’autant plus lents qu’il y  a un manque de confiance entre les parties signataires. Cette situation s’explique aussi, dit-il, par l’instabilité des conditions de sécurité et de l’absence de critères d’intégration clairement définis, y compris une décision quant à l’harmonisation des grades.

<strong>Les autorités intérimaires plombées par des rivalités internes           </strong>

Sur le double plan politique et institutionnel, le Secrétaire général de l’ONU a fait remarquer que les autorités intérimaires ne sont toujours pas pleinement opérationnelles du fait des  rivalités internes et de l’insuffisance des moyens administratifs et budgétaires et des capacités de planification. Si celles de Gao, Ménaka, Taoudenni et Tombouctou ont adopté un plan d’action prioritaire qui visait à permettre l’accès à des financements publics pour la fourniture de services de base, à Kidal, les désaccords entre groupes armés au sujet de la mise en place de patrouilles mixtes ont empêché le retour des membres des autorités intérimaires issus de la Plateforme, retardant ainsi leur entrée en fonction, a expliqué Antonio Guterres. Il a par ailleurs souligné qu’à cause de l’insécurité, le redéploiement de l’administration civile dans le Nord et le Centre du Mali n’a pas pu progresser. «Malgré une légère augmentation du personnel judiciaire, le faible taux de déploiement des agents de l’État a continué de peser sur la prestation des services sociaux de base et de saper la confiance des citoyens envers l’État », a déploré le diplomate qui s’est aussi alarmé du      retard constaté dans le redéploiement et l’extension de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et la baisse du nombre de représentants de l’État dans le Nord et le Centre du pays. « Je suis vivement préoccupé par l’augmentation des atteintes à la sécurité du fait d’éléments armés et de groupes armés extrémistes dans le Centre du Mali, en particulier dans les régions de Mopti et de Ségou, où l’apparition de groupes d’autodéfense pour parer aux risques résiduels en matière de sécurité, en particulier dans les zones reculées, est aussi inquiétante », a déclaré Guterres, tout en attirant les attentions sur le risque que cette situation alimente la violence et exacerbe les clivages intercommunautaires. Pour faire face à cette situation que connaissent les régions Nord et Centre du pays, le Secrétaire général de l’ONU a invité le gouvernement à renforcer la présence de l’administration civile et des forces de défense et de sécurité dans ces secteurs et à lutter contre l’insécurité naissante, tout en respectant ses obligations internationales relatives aux droits de l’homme. Toutefois, les mesures de  sécurité, seules, ne suffiront pas. Il a ainsi préconisé une stratégie multidimensionnelle,      englobant la justice, le développement, la sécurité, l’éducation et la création d’emplois, notamment pour les jeunes et en particulier ceux d’entre eux qui sont marginalisés.

<strong>150 mille enfants privés d’école                                        </strong>

La situation humanitaire au Mali est, selon le rapport d’Antonio Guterres,  peu flatteur. Cette situation a été aggravée par la détérioration des conditions de sécurité dans le pays. En effet, les besoins humanitaires sont persistants en raison non seulement de la faible présence de l’État, mais aussi faute de progrès en matière de développement durable dans le Centre et le Nord du pays. Il ressort aussi du rapport que les violences dans les régions de Kidal et Ménaka et celles intercommunautaires dans la région de Mopti ont entraîné des déplacements réguliers, portant à 55 400 le nombre de déplacés, qui s’établissait aux environs de 52 000 en mai dernier. Depuis janvier 2017, plus de 30 000 nouveaux déplacés ont été enregistrés, alors que  le nombre de réfugiés maliens présents au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger a baissé, passant de 141 500 à 140 900. La document rappelle par ailleurs que dans le cadre du plan d’intervention national dirigé par le Gouvernement pour remédier à l’insécurité alimentaire pendant la période de soudure, l’Organisation des Nations Unies s’est associée à des partenaires pour apporter une aide alimentaire à 267 500 des 601 000 personnes se trouvant en situation d’insécurité alimentaire grave dans les zones en crise. Elle a également fourni une aide alimentaire et nutritionnelle d’urgence aux nouveaux déplacés. Aussi, depuis le rapport précédent, le nombre total d’écoles fermées s’est maintenu à 500, privant ainsi 150 000 enfants de leur scolarité dans les régions de Gao, Kidal, Ménaka, Mopti, Ségou et Tombouctou. Les fermetures étaient dues principalement à l’insécurité et aux menaces pesant sur le personnel éducatif. Les besoins s’accroissent, le financement ne suit pas. Selon Antonio Guterres, le financement de l’action humanitaire est demeuré insuffisant pour répondre aux besoins actuels et fournir l’aide nécessaire à la survie. Le montant des dépenses à engager au titre du Plan d’aide humanitaire de 2017, qui prévoit de porter assistance à 1,56 million de personnes, a été revu à la hausse en août pour tenir compte des besoins accrus en termes de lutte contre l’insécurité alimentaire durant la période de soudure. Les besoins en matière de financement ont ainsi augmenté pour passer de 293 à 304,7 millions de dollars, dont seuls 26,3 % avaient été versés au 11 septembre 2017.

<strong>Course contre la montre </strong>

En termes d’observations, le Secrétaire général des Nations Unies s’est dit profondément préoccupé par les récents événements qui ont secoué le Mali, en particulier la reprise des affrontements violents entre groupes armés signataires ainsi que l’agitation politique qui a entouré le référendum sur la Constitution, toujours en veilleuse. Ces événements, affirme-t-il, sont symptomatiques de clivages profonds divisant la société malienne, qu’il convient de transcender pour donner un nouvel élan au processus de paix. «Malheureusement, presque aucun progrès n’a été fait dans l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali», note le rapport. Antonio Guterres a salué la décision du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta de maintenir le processus de révision constitutionnelle, afin d’apaiser les tensions sociales et d’empêcher la recrudescence des manifestations. Il incombe, dit-il, au Gouvernement de déterminer rapidement les modalités d’une révision de la Constitution globale et ouverte à tous. «Le processus de paix n’aboutira que si les Maliens se l’approprient entièrement et en assument la pleine responsabilité», a estimé le patron de l’organisation mondiale qui se reste convaincu d’une chose. C’est que si on ne consolide pas les acquis du processus de paix, ceux-ci pourraient se voir très facilement anéantis. «L’absence de progrès dans la mise en place d’autorités intérimaires et la création de mécanismes opérationnels de coordination à Kidal et Tombouctou envoient un message erroné. Les réformes des institutions ne permettent pas encore d’appliquer les dispositions clefs de l’Accord, comme une réforme globale de l’appareil de sécurité ou l’adoption d’une constitution révisée», a estimé le diplomate portugais pour qui, le temps presse.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire Collège Horizon :  Le Coordinateur de Maarif visé par une plainte</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/affaire-college-horizon-coordinateur-de-maarif-vise-plainte-2573062.html</link>
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<pubDate>Fri, 06 Oct 2017 00:47:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’affaire de la cession du Collège Horizon à la Fondation Maarif est loin de connaître son épilogue. L’avocat de Collège Horizon, Me Demba Traoré, a annoncé avoir porté plainte contre le coordinateur de la Fondation Maarif au Mali. C’était à la faveur d’une conférence de presse tenue le mercredi 04 octobre au siège dudit établissement</em></strong>.

Créé en 2002, l’établissement scolaire Collège  Horizon Education France au Mali est en passe de disparaître. Pour cause, l’Etat malien a décidé en 2017  de transférer l’actif dudit établissement à une Fondation dénommée Maarif. Ce qui n’est pas, du point de vue juridique, possible, selon Me Demba Traoré. A l’en croire, les établissements Collège Horizon respectent toutes les lois du Mali. Ils ont l’autorisation de création et d’ouverture. La dernière en date est de mars 2017. Mais, s’indigne-t-il, le gouvernement a subitement décidé de transférer l’actif du Collège Horizon à Maarif. Alors que ces biens n’appartiennent ni à l’Etat turc encore moins à l’Etat du Mali. Comment peut-on transférer les biens d’une tierce personne à une autre, s’interroge Me Demba Traoré. Même dans la rue, cela n’est pas admissible à fortiori en droit. Avant de laisser entendre que l’Etat malien n’a aucune qualité, aucune compétence de transférer Collège Horizon à Maarif dans les circonstances actuelles.

S’agissant de la fermeture d’un établissement scolaire, l’avocat dira qu’il faut que l’administration commette une faute grave. Il s’agit de la condamnation des administrateurs à des peines de prison ferme. Or, aucun membre de Collège Horizon n’a été condamné. L’Etat étant un sujet de droit a l’obligation de respecter la loi avant de la faire respecter par les citoyens.

Me Demba Traoré a justifié sa plainte contre le Coordinateur de la Fondation Maarif au Mali. Pour lui, après la tentative de corruption des propriétaires des maisons objet de baux conclus avec Collège Horizon de résilier leurs contrats pour en signer de nouveaux contrats avec lui, le coordinateur de Maarif a induit en erreur la Garde républicaine en se faisant accompagner par ces derniers dans les locaux du Collège. Pire, ajoute-t-il, Maarif a défoncé les portes du Collège Horizon de Korifina, brûlé les dossiers des élèves, volé les ordinateurs et les disques durs des ordinateurs. Jugez en vous-mêmes. Qui est là pour éduquer et qui est là pour le brigandage entre les deux protagonistes. S’il y a un briguant ou terroriste dans cette affaire, c’est bien Maarif, a-t-il ajouté.  Mieux, le Mali a violé le Pacte international du droit civil et politique qui indique qu’aucune personne ne doit être jugée pour son opinion politique. Encore qu’il n’y a aucune preuve que les responsables de Collège Horizon sont des partisans de l’opposant au régime turc. Pour ces manquements graves, «nous avons porté plainte contre le coordinateur de la Fondation Maarif au Mali au niveau de la commune IV. Les enquêtes sont en cours», a déclaré Me Demba Traoré.

L’autre fait saillant, indique l’avocat, c’est la décision du gouvernement de mettre  en place une administration provisoire pour diriger un établissement dont il ne reconnait pas l’existence.    «Je ne sais pas comment cette gymnastique est possible si ce n’est au Mali. Notre pays va perdre davantage en crédibilité dans cette affaire si l’Etat ne revient pas à la raison. J’ai honte de ce qui se passe chez nous. Le Mali n’a pas à se mêler de la politique politicienne de la Turquie. C’est pourquoi, nous avons décidé de déférer ce dossier devant les juridictions compétentes», a-t-il déclaré.

Du côté de l’administration, le DG de Collège Horizon Education France affirme qu’ils n’accepteront pas la mise en place d’une administration provisoire. Car non seulement elle n’est pas justifiée, mais aussi, elle a été décidée en leur absence. A l’en croire, Collège Horizon est là pour une bonne cause, combattre l’ignorance. Par contre, le dernier souci de la Fondation Maarif est l’éducation. Il est plutôt politique. «En 15 ans, nous n’avons créé aucun trouble au Mali. Seulement en 2 mois, Maarif a créé des problèmes à la Garde républicaine, aux procureurs», a-t-il argumenté.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Présumées exactions dans le centre du Mali : Le Ministre Tapo dément et met en garde contre les intox</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/droits-humains/presumees-exactions-centre-mali-ministre-tapo-dement-met-garde-contre-intox-2558112.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Sep 2017 14:02:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo, a contesté catégoriquement le rapport de Human Rights Watch, qui fait état des cas de violation des droits de l’Homme commis par les Forces armées maliennes (FAMa) au Centre du pays. Me Tapo estime que ledit rapport a été fait dans l’amateurisme total</em></strong>.

L’on se rappelle que l’organisation de défense des droits humains, Human Rights Watch, a publié un rapport soulignant que depuis fin 2016, « les forces maliennes se sont livrées à des meurtres extrajudiciaires, à des disparitions forcées, à des actes de torture et à des arrestations arbitraires… ». Human Rights Watch dit avoir mené une mission de recherche au Centre du pays, au cours de laquelle elle a interrogé des victimes d’abus et témoins, ainsi que des responsables des communautés peule, dogon et bambara, d’anciens détenus, des agents administratifs, des membres des services de sécurité et du système judiciaire et des diplomates étrangers.

Ayant pris acte du contenu de ce rapport et d’autres déclarations documentées faites par la Munisma et la CMA faisant état de cas de violation des droits de l’Homme commise au Centre du pays, le ministre des Droits de l’homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo, a décidé d’aller sur le terrain afin de vérifier ces informations. Accompagné d’une forte délégation, le Ministre Tapo vient de boucler 3 jours de visite dans la région de Mopti. Au cours de la restitution de son séjour à la presse, mardi 26 septembre 2017, dans les locaux de son département, il dit avoir rencontré les autorités administratives,  coutumières et religieuses de Douentza, Sévaré, Bandiagara et la ville de Mopti. A chacune de ces étapes, le ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, accompagné pour la circonstance par les membres de la Commission nationale des droits de l’Homme (Cndh), s’est rendu dans les commissariats de police, les maisons d’arrêt, les brigades de gendarmerie. Me Kassoum Tapo affirme avoir pu faire l’état des lieux dans les unités d’enquête et les maisons d’arrêt visitées.

<strong>Des enquêteurs fictifs de Human Rights Watch</strong>

Le Ministre Tapo a déploré le fait que le gouvernement malien n’a pas été saisi de ce rapport de Human Rights Watch, contrairement aux procédures normales. Selon lui, le projet de rapport aurait dû être communiqué au gouvernement du Mali pour ses observations, avant toute publication. Me Kassoum Tapo a ensuite remis en cause le rapport de Human Rights Watch qui, selon lui, a manqué de professionnalisme à tous les niveaux. Le Ministre Tapo explique que les autorités des localités mises en cause par Human Rights Watch ont toutes affirmé qu’elles n’ont reçu la visite d’aucun enquêteur de quelque bord que ce soit. L’orateur affirme n’avoir constaté aucun prévenu après leur visite dans les centres de détention. En outre, il dira que certaines autorités coutumières et religieuses ont témoigné n’avoir jamais vu de cas d’exaction, encore moins d’enquêteurs dans leurs localités.      Mieux, ils affirment que la présence des forces de sécurité les rassure.

En conclusion, le Ministre Tapo a été on ne peut plus clair : «Pour notre part, nous n’avons eu le moindre début de commencement de preuve de         la moindre exaction contre qui que ce soit, encore moins identifié des tombes où il y aurait des fausses communes».

<strong>Curieuse attitude de la CMA et de la Minusma</strong>

Le Ministre Tapo explique qu’au moment où il prenait fonction, il a  été saisi par la Munusma qui, dit-il, a fait cas de violation des droits de l’homme documentée dans la région de Mopti. Me Tapo ajoute qu’au même moment, la CMA aussi lui avait fait cas d’enlèvements, de tortures et de violences exercés sur leurs éléments, dont certains auraient été détenus illégalement. Pour le Ministre Tapo, ce séjour au Centre du Mali était l’occasion de vérifier ces informations.  C’est ainsi qu’il s’interroge sur l’attitude de la CMA et de la Minusma qui ont refusé d’effectuer le déplacement à Douentza et à Bandiagara. « J’ai proposé à la Munisma et à la CMA de venir avec nous sur le terrain. La Minusma qui devrait nous accompagner n’a pas effectué le déplacement ni de Douentza ni de Bandiagara. Je n’ai pas reçu d’explication sauf que ces zones sont classées par la Munisma, zones rouges. La CMA également n’a pas participé à cette mission en alléguant différents prétextes », déplore l’orateur.

<strong>Les mises en garde de Tapo</strong>

Même s’il reconnaît qu’il est indiqué dans le même rapport de Human Rights Watch qu’il y a eu des violations des droits de l’homme contre les forces armées, Me Tapo dénonce le manque de professionnalisme de cette organisation dans la mesure où il est indiqué, dit-il, que cela fera l’objet d’un rapport futur. «Je trouve cela inadmissible, car les droits humains sont indivisibles et nos militaires ne sont pas des hommes de seconde zone. Je trouve que cela n’est pas très professionnel et très sérieux», déplore Me Tapo. Pour terminer, le Ministre dira que le gouvernement malien ne toléra pas ces attaques sans fondements qui sont de nature à saper le moral des forces armées qui, au quotidien, exposent leur vie pour défendre les Maliens. « Si on continue de les attaquer de cette manière, ça ne peut conduire qu’à l’effet pervers. Le gouvernement malien ne l’acceptera pas», prévient Me Tapo.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Action gouvernementale : Le PM en tournée à l’intérieur du pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/action-gouvernementale-pm-tournee-a-linterieur-pays-2558052.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Sep 2017 13:52:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a entamé, hier mercredi, une visite de quatre jours qui doit le conduire dans les régions de Ségou et Sikasso</em></strong>.

Ce mercredi 27 septembre,  Abdoulaye Idrissa Maïga, à la tête d’une forte délégation, s’est rendu dans la région de Ségou, où il devrait procéder, ce jeudi, à l’ouverture des activités de la Mission des bons offices, et rencontrer ensuite les cadres de la Cité des Balanzans, quatrième région administrative du Mali. Le lendemain vendredi 29 septembre, le chef du gouvernement devrait, après la fin des travaux de la Mission des bons offices, prendre le départ pour Sikasso. Dans la capitale du Kénédougou, le Premier ministre procédera, le samedi 30 septembre, au lancement de la stratégie nationale pour le changement social et de comportement. Une conférence des cadres de la région mettra fin à ce  séjour sikassois. Il faut souligner que dès son arrivée à la tête du gouvernement, Abdoulaye Idrissa Maïga a tenté de donner un souffle nouveau au processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Il a ainsi proposé, dans sa Déclaration de politique générale, un canevas qui s’articule autour de trois actions: action Kidal, action Delta du Niger et action Boucle du Niger. Pour y parvenir, il a opté pour une mission des bons offices, dirigée par Mahamoud Dicko, président du Haut conseil islamique du Mali. Cette mission vise au retour de l’administration à Kidal, à contribuer à stabiliser le Centre du pays et surtout consolider le vivre ensemble. C’est dans ce cadre qu’une forte délégation conduite par l’Imam Dicko s’est rendue, en début de juillet 2017, à Kidal et à Gao pour        discuter du retour de l’Administration, puis l’installation du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) à Kidal. Mieux, un forum a récemment réuni à Bamako les maîtres coraniques du Delta et de la Boucle du Niger pour ramener la quiétude dans cette zone.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire Tiken Jah Fakoly&#45;Fimba «Nous ne faisons qu’exécuter une décision de justice», affirme Me Oumar Tounkara</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-tiken-jah-fakoly-fimba-ne-faisons-quexecuter-decision-de-justice-affirme-me-oumar-tounkara-2558082.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Sep 2017 13:51:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que l’affaire qui oppose le chanteur Tiken Jah Fakoly au Festival international de musique de Bamako (Fimba) anime les débats sur la toile, le cabinet d’huissier Maya a livré sa version des faits</em></strong>.

Hier mercredi 27 septembre, le cabinet Maya, en charge de l’exécution  d’une décision de justice au profit de Fimba dans l’affaire qui oppose les responsables de ce festival à  l’artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly, a rencontré la presse à la Maison de presse de Bamako. L’objectif de cette conférence de presse était, selon Me Oumar Tounkara, de ‘’mieux informer’’  l’opinion  sur ce dossier qui défraie désormais la chronique. Si l’on en croit le conférencier, dans le contrat de prestation de service qui l’a lié à Fimba en 2004, le reggae man ivoirien n’a pas honoré ses engagements. Les responsables du Festival l’ont alors attrait en justice, et le tribunal de la commune IV de Bamako a condamné l’artiste au versement de 9,6 millions de francs CFA à titre principal et cinq millions à titre de dommages-intérêts. Ce jugement sera ensuite confirmé en  2006 par la Cour d’appel de Bamako qui a condamné  l’appelant, en l’occurrence Moussa Doumbia dit Tiken Jah Fakoly, au paiement des 9,6 millions à titre de frais de cachet, de transport, d’hébergement et de sécurité, tout en déboutant comme mal fondé Fimba de sa demande de dommages-intérêts. «Tiken Jah Fakoly a présenté ses moyens de défense. Ce n’est pas une  conspiration, nous avons juste voulu exécuter une décision de justice contre laquelle il n’y a aucune voie de recours. Il a été défaillant. Il est un citoyen comme tout le monde et nul n’est au dessus de la loi», a martelé Me Oumar Tounkara qui accuse l’artiste de faire du chantage. Et le conférencier de mettre Tiken Jah Fakoly au défi d’apporter la preuve  contraire s’il n’est pas un débiteur de Fimba, représenté par Adama Koïté de l’Ortm.

Il a par ailleurs reconnu qu’il y a eu des intervenants qui avaient demandé à Fimba de retarder l’exécution de la décision de justice de condamnation de l’artiste chanteur, tout en s’engageant d’éponger la créance. «Mais, nous n’avons jamais renoncé à notre créance, puisque nous nous n’avons pas été payés», a affirmé Me Tounkara.

En effet, dans une vidéo récemment diffusée sur les réseaux sociaux, Tiken Jah Fakoly accuse les responsables du Fimba d’avoir violé certaines clauses contractuelles. D’ailleurs, cette affaire avait, dit-il, été réglée à l’amiable par Amadou Toumani Touré, alors président de la République. L’artiste accuse donc les responsables du Fimba de vouloir ‘’tomber sur lui’’, comme on le dit dans le jargon ivoirien.

<strong>Bakary SOGODOGO  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Projet de loi des finances 2018 : Le budget de la mise en œuvre de l’Accord doublé</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/projet-de-loi-finances-2018-budget-de-mise-oeuvre-de-laccord-double-2557952.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Sep 2017 13:48:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le conseil de cabinet de la Primature du lundi 25 dernier, sous la présidence du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, avait un seul point à son ordre du jour: le projet de loi des finances pour l’exercice 2018</em></strong>.

Selon le document de travail des membres du gouvernement,  il est envisagé la mobilisation de ressources à hauteur de 1 957,625 milliards de FCFA au titre des recettes budgétaires.

Contrairement au budget rectifié de 2017 (1 811,149 milliards de F CFA), on note une augmentation de 8,07%.  Le document explique cette augmentation par l’accroissement des recettes du budget général, des budgets annexes et des comptes spéciaux du Trésor public.

Pour ce qui est des ressources de trésorerie, elles sont évaluées à 297,437 milliards de nos francs, contre 318,728 milliards de FCFA dans la loi des finances rectificative de 2017, soit une baisse de 21,291 milliards de F CFA. Au niveau des charges, celles prévues aux dépenses budgétaires s’élèvent à 2 330,778 milliards de F CFA pour 2018, contre 2 167, 677 dans le budget rectifié de 2017, soit une augmentation de 7,52%.

Au regard de la nomenclature budgétaire sur la table des ministres, on peut aisément noter que la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale se taille la part du lion sur les autres secteurs. Ce budget connaitra une hausse de 106,81% en 2018. De 60,521 milliards de F CFA l’an dernier, les prévisions de ce vaste chantier national passeront à 125,166 milliards de F CFA cette année.

La mouture du projet de loi laisse paraitre qu’outre le budget de la mise en œuvre de l’Accord qui est revu à la hausse considérablement, d’autres rubriques telles que les salaires à travers l’harmonisation de certaines primes et l’octroi d’autres avantages connaitront une augmentation.

La prise en compte des engagements de l’Etat lors des  négociations avec les partenaires sociaux impactera le budget de 32,240 milliards de FCFA.

La mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation militaire dont le cumul des inscriptions budgétaires 2015-2018 s’élève à 1 044,442 milliards de F CFA contre 993,755 milliards de F CFA prévue dans la programmation, soit un effort de 50,687 milliards de F CFA. Il est également prévu, dans le cadre de la mise en œuvre de la loi de programmation relative à la sécurité intérieure, le rehaussement des crédits alloués au ministère de la Sécurité et de la Protection civile qui passeront de 63,356 milliards de F CFA en 2017 à 80,337 milliards de F CFA en 2018, soit une augmentation de 26,85%.

La part de l’agriculture et de l’investissement de 15% est maintenue.

Outre la loi des finances 2018, le Conseil de cabinet a également examiné un projet de texte relatif à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement ainsi qu’au délai de composition du Conseil supérieur de la jeunesse.

Pour sûr, l’augmentation conséquente du budget de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale prouve à suffisance tout l’intérêt que les plus hautes autorités accordent à l’aboutissement du processus.

<strong>Harber MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet de budget 2018 : 45 milliards FCFA pour l’organisation des élections</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/projet-de-budget-2018-45-milliards-fcfa-lorganisation-elections-2558002.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Sep 2017 13:38:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le traditionnel point-presse du porte-parole du gouvernement s’est tenu hier mercredi. Ce fut l’occasion pour le ministre de l’Economie et des Finances d’informer les hommes de médias des grandes innovations introduites dans le budget 2018 et les nouvelles initiatives pour la moralisation des finances publiques</em></strong>.

Le ministre  de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, dans son propos liminaire face à la presse, a informé que le Conseil des ministres du jour a adopté et approuvé le projet de loi des finances 2018. Lequel projet de loi passera sur la table de l’Assemblée nationale le lundi 2 octobre prochain.

A ses dires, il est inscrit dans le projet de loi la somme de 45 milliards de nos francs pour l’organisation des élections en 2018, à savoir la présidentielle et les législatives.

Parlant du contenu du projet de loi des finances 2018, Boubou Cissé a annoncé beaucoup d’innovations spécifiques et particulières. Selon lui, la première innovation est que le budget 2018 se présente en mode programme.    Toute chose qui est une première en Afrique, mais aussi une recommandation de l’Uemoa. Boubou Cissé estime que certains pays l’ont déjà essayé partiellement, mais que le Mali est le premier à l’appliquer intégralement.

Le ministre a insisté sur le fait que le présent projet de loi des finances est axé essentiellement sur la culture du résultat. Pour lui, il ne s’agit pas d’un budget de moyens, mais de résultats.

La deuxième innovation annoncée par le ministre Cissé est le vote et l’octroi des allocations de politiques de programme. Il soutient que désormais les budgets des différents départements ne seront plus alloués sur la base d’indicateurs, mais de programmes pertinents et viables. Aussi, lorsqu’un budget est alloué à un département et que ce dernier n’a pas pu atteindre les objectifs à lui assignés, il verra son budget à la baisse l’année suivante. Mais dans le cas contraire, il bénéficierait d’une augmentation de crédit, dit-il. Car, il estime que c’est une façon d’encourager ce département à l’atteinte des résultats fixés.

Comme troisième innovation, le patron de l’hôtel des finances informera qu’elle portera sur la nomination d’un responsable auprès de chaque ministre, différent du Directeur des finances et du matériel et qui est responsable de la gestion des crédits alloués aux différents départements. Boubou Cissé pense que c’est un mécanisme de moralisation efficace des deniers publics.

La quatrième innovation introduite, selon le ministre, portera sur la responsabilisation des acteurs publics en charge de la gestion des fonds publics.

Partant, il est persuadé que la mise en œuvre de ces différentes mesures permettra une transformation radicale  de la gestion des finances publiques.

Adoubé par toutes ces mesures, le ministre Cissé a avoué que le projet de budget 2018 a été élaboré dans un contexte assez favorable au Mali et dans la sous-région.    Toute chose qui permet, à l’en croire, de prévoir un budget chiffré à 1957 milliards de nos francs de recettes et de prévoir  des dépenses de 2330 milliards de F CFA, soit un déficit de 373 milliards F CFA. Ce déficit, indiquera le ministre, sera vite absorbé par l’aide publique au développement et les bons de trésor émis par l’Etat sur le marché régional et sous-régional.

Par ailleurs, le ministre  de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta, s’est largement appesanti sur la nouvelle Politique nationale de la jeunesse et de la reconstruction citoyenne adoptée par le Conseil des ministres du 20 septembre 2017.

Vivement les débats sur le projet de loi des finances 2018 à l’hémicycle.

<strong>Harber MAIGA</strong>

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<title>Hamady Sangaré,  président de « jeunesse et alternance » : « Les actes posés par IBK répondent à nos idéaux, malgré le contexte difficile»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/hamady-sangare-president-de-jeunesse-alternance-actes-poses-ibk-repondent-a-nos-ideaux-malgre-contexte-difficile-2544882.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Sep 2017 13:38:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Engagé dans les mouvements associatifs afin de promouvoir la réinsertion socioprofessionnelle des jeunes, Hamady Sangaré est déterminé à extraire la jeunesse des vendeurs d’illusions sur les réseaux sociaux à travers le mouvement «Jeunesse et alternance». Et soutient activement la réélection d’IBK en 2018. Seul gage de la stabilité du pays  et temps de préparation des jeunes à assurer la relève. Suivez son interview !</em></strong>

<strong>Le Prétoire: Voulez-vous vous présenter à nos lecteurs ?</strong>

Je m’appelle Hamady Sangaré, entrepreneur résidant à Sébénicoro, en commune IV du district de Bamako.

<strong><em>Pouvez-vous nous présenter votre mouvement ?</em></strong>

«Jeunesse et alternance» est un jeune mouvement né de la concertation entre jeunes de Bamako. Ces jeunes ont jugé nécessaire de se retrouver dans un mouvement crédible pour l’épanouissement de la jeunesse malienne. La création du présent mouvement est une manière de corriger le tir et de donner une autre image à la jeunesse. Car nous constatons sur les réseaux sociaux des attitudes qui ne ressemblent pas à la jeunesse malienne. C’est ainsi que nous avons senti la nécessité de la  recadrer, de la récupérer des griffes des marchands d’illusions qui voient tout en noir au Mali et de lui   donner une nouvelle orientation à travers notre mouvement. Egalement,  lui donner un élan plus sage et professionnel qui  puisse l’amener à assurer la relève. D’où le sens du mot Alternance. Contrairement à l’improvisation à laquelle certains s’adonnent, nous voulons une jeunesse bien préparée, s’inspirant de l’expérience des anciens qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes.

<strong><em>A quelques encablures de la présidentielle de 2018, vous parlez d’alternance. Est-ce à dire que vous préparez un candidat plus jeune où vous soutiendrez un expérimenté, le temps de vous organiser mieux pour assurer la relève ?</em></strong>

Nous regardons les choses en l’état. Nous sommes convaincus que le régime en place déploie d’énormes efforts malgré la complexité de la situation qu’a traversée le Mali. À ce titre, nous soutenons le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Parce que nous n’avons rien à redire de son bilan. Nous sommes une jeunesse consciente et républicaine. Nous ne sommes pas  des moutons de panurge. A la suite d’une analyse objective et minutieuse, nous sommes arrivés à la conclusion que tous les actes posés par le régime IBK répondent à nos idéaux et aspirations malgré le contexte difficile. Si on voudrait ignorer cette sagesse et prouesse du chef de l’Etat en procédant à la calomnie et à la diffamation, nous jeunes, conscients et républicains, ne cautionnerons pas cela. Nous supportons entièrement les efforts du gouvernement.

<strong><em>Qu’est-ce qui explique la création de Jeunesse et Alternance dans la mesure où vous étiez un membre très actif du Collectif-Action Vérité (CAV) ?</em></strong>

J’étais un membre très actif du CAV. Nous avons eu une très bonne collaboration avec le RPM et le pouvoir en place. Je l’ai dit dès le départ, malgré que je ne sois pas du RPM, j’ai toujours soutenu IBK et défendu le régime. Le CAV devrait rester dans cette même dynamique. Mais,  par la suite, nous avons des divergences. Celui que nous avons mis au devant des faits comme représentant de CAV, qui se trouve à un poste de maire grâce à la conjugaison de nos efforts, en complicité avec  Kaoural renouveau, s’est permis  de prendre une position solitaire, qui n’a pas été du goût de la base. Car on nous amenait sur un terrain incertain et cela n’était pas du goût d’une importante frange du mouvement. Alors, face à ce trouble, nous avons décidé de recadrer tout cela et donner une autre image à cette jeunesse que celle de se mettre sur les réseaux sociaux à insulter les responsables, sans réflexion aucune. Je profite de vos colonnes pour dénoncer les insultes gratuites sur les réseaux sociaux par des enfants qui oublient les ambitions pour les prétentions. Je trouve cela  excessif. Nous sommes jeunes, nous devons nous laisser grandir à l’ombre de nos aînés, apprendre d’eux pour une meilleure relève. Ce n’est pas dans une contestation stérile qu’on va atteindre ces objectifs. Alors, j’ai réuni autour de moi ces jeunes républicains qui veulent d’un Mali qui va de l’avant.

<strong><em>Vous avez effleuré  les objectifs de votre mouvement, mais voulez-vous les expliquer ?   </em></strong>

Une jeunesse bien préparée peut assurer la relève. On a vu aujourd’hui que lorsque nous ne sommes pas dans un regroupement dans la démocratie, nous n’arriverons pas à grand-chose. Seul le regroupement constitue la force. Cette jeunesse qui ne sait pas où donner de la tête, lorsqu’elle se trouve dirigée par des gens qui leur donnent des directives, elle saura où aller. Parce qu’il lui manque de petites choses, en l’occurrence des machines à souder, à coudre où même un moulin pour que tout un groupe puisse s’épanouir et sortir du chômage.

Dans le cadre associatif, voilà  des choses qu’on peut faire. Autre chose qui serait beaucoup plus intéressante que tout cela, c’est le devoir que nous nous donnons de former ces jeunes, afin qu’ils soient plus compétitifs sur le marché de l’emploi. Mais cela passe par une bonne conduite de base. Nous rappelons à chaque instant que pour que les gens vous fassent confiance, il faudrait que vous ayez une bonne conduite de base. Nous nous fixons ces objectifs d’éducation et de formation des jeunes pour les préparer à l’emploi. Nous allons aussi glaner   au niveau des différents services publics et privés pour voir comment faciliter l’embauche des jeunes organisés, qui savent ce que c’est la République.   Cela nous évitera aussi ce qui nous est arrivé lors du processus de révision constitutionnelle. Où   les enfants qui ne savent même pas ce que c’est une constitution ont été manipulés par certains politiques qui ont cru qu’une Constitution est sacrosaint comme le Coran ou la Bible.

<strong><em>Vous avez de grandes ambitions pour non seulement recadrer la jeunesse, mais aussi l’accompagner pour sa réinsertion socioprofessionnelle, avez-vous les moyens de cette politique ? </em></strong>

Oui, les moyens de cette politique ne sont pas à chercher loin.  Comme je l’ai dit, lorsqu’on forme les jeunes, on les aide à aller vers un service. C’est sûr que par leur première approche le pourvoyeur d’emploi sera séduit.   Nous allons chercher toutes les informations utiles auprès de l’Etat et des entreprises privées afin d’identifier les besoins et orienter les jeunes. En plus, nous allons constituer de garants. Il ne s’agit pas de trouver de l’emploi pour tous au niveau de la fonction publique. Il y a plusieurs choses qu’on peut développer dans le privé. Et mettre les jeunes à profit. Nous avons en notre sein des hommes d’affaires qui puissent aider à insérer un bon nombre de jeunes. Les femmes qui sont dans les groupements associatifs peuvent aussi bénéficier de l’accompagnement pour créer de petites entreprises génératrices d’emplois.

<strong><em>Avez-vous déjà posé des actes dans ce sens ?</em></strong>

Oui ! C’est pourquoi vous voyez une forte adhésion de la jeunesse  à ma cause. Quand j’étais à CAV-Kaoural, nous avons mené des actions du genre. Aujourd’hui, j’estime que la formation passe avant tout. Nous avons formé une centaine de jeunes pour une première phase. D’autres actions sont en cours. Nous sommes en train de faire une feuille de route pour réunir les différents qualificatifs afin de les orienter.

<strong><em>Peut-on savoir le degré d’implantation de  Jeunesse et Alternance ?</em></strong>

La commune IV est notre base. Nous avons un président d’honneur qui est en commune V. Nous avons des amis partout.  Nous sommes en train de créer des bureaux à travers tout le Mali. Nous étions à Kita il y a quelques jours, où nous avons été impressionnés par l’intérêt que la population nous a accordé à travers une très grande  mobilisation.  D’ici peu, nous allons être implantés sur toute l’étendue du territoire.

<strong><em>Êtes-vous en contact avec le RPM ?</em></strong>

Je ne suis en contact avec aucun parti politique. Je me bats pour une conviction. Je suis entouré des gens qui voient les choses de la même manière que moi. Le Président a été élu avec plus de 77% des voix. En plus de son parti, les associations et les sympathisants ont beaucoup contribué à cette victoire. Puisque le gouvernement ne peut pas s’échiner à répondre tous les jours aux accusations de l’opposition, il faut un mouvement regroupant les sympathisants du Président de la République pour porter de la voix et couper court à ces allégations infondées. Je veux donner de la voix pour dire que mon   choix premier est ce bon choix pour le Mali qu’incarne le Président IBK. Pour cela je n’ai pas besoin de me faire accompagner par un parti politique. Que ceux qui seront en clin à croire ce mouvement a été créer uniquement pour le Président IBK se détrompent. Car, IBK ne fera pas plus de deux mandats.  Peut-on réunir tous ces jeunes pour seulement les cinq années à venir ? Non !

<strong><em>Un appel à lancer à la population malienne ?</em></strong>

Je demande à la jeunesse d’ouvrir les yeux. De ne pas se laisser manipuler par les marchands d’illusions et alarmistes qui qualifient des attaques isolées comme une apocalypse qui secouent le Mali à dessein, de créer la paniquer générale; pire jeter le discrédit sur le Mali. Alors qu’en réalité, certaines attaques dont ils font allusions ne sont que des escarmouches qui n’ont pas le droit d’être rapportées. Ces méthodes diffamatoires ne doivent pas nous faire perdre de vue les efforts fournis par le régime.

<strong>Interview réalisée par Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Partenariat Public&#45;Privé : Le meilleur mécanisme pour optimiser la dépense publique</title>
<link>https://www.maliweb.net/lettres-ouvertes/partenariat-public-prive-meilleur-mecanisme-optimiser-depense-publique-2-2543212.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Sep 2017 06:11:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une interview à nous accordé, le coordinateur de l’Unité de Partenariat Public-Privé du Gouvernement du Mali, Modibo Mao Makalou, non moins membre du Comité Consultatif de l’Unité Régionale de Développement des PPP de l’Union Economique et Monétaire ouest-africaine (Uemoa) explique le nouveau concept de Partenariat public et privé (PPP) qui, selon lui, est le meilleur mécanisme pour optimiser la dépense publique.  Lisez !</em></strong>

<strong>Le Prétoire: Qu’est-ce qu’un partenariat public-privé ?                                               </strong>

<strong>Modibo Mao Macalou:</strong> Selon la Banque mondiale (2016), le partenariat public-privé (PPP) se définit comme un arrangement contractuel à long terme entre une entité ou une autorité publique et une entité privée afin de fournir un bien ou un service public et dans le cadre duquel la partie privée assume une part importante du risque et des responsabilités de gestion. In fine, il s’agit essentiellement de minimiser les risques de manière efficiente entre les parties et optimiser les ressources publiques. La partie privée est rémunérée par l’Etat (PPP à paiement public), par l’usager final (PPP à paiement par l’usager) ou par une combinaison des deux modes de paiement PPP.

<strong>Quels sont les objectifs visés par les PPP ?</strong>

Suite à une démographie galopante, le développement économique et social requiert la mise en place d’infrastructures modernes et adaptées dans tous les secteurs. L’Etat (et ses démembrements) offre des biens que la théorie des finances publiques classe en biens publics et en biens dotés d’externalités (non-privés) qui sont fournis par des modalités diverses de la commande publique (la passation de marché traditionnelle ou par le PPP).

Ainsi, lorsque l’État et ses démembrements sont soumis à des plafonds de dépenses ou à d’autres restrictions budgétaires, le mécanisme du PPP peut permettre d’entreprendre des projets qui n’auraient pu l’être avec la méthode traditionnelle de maîtrise d’ouvrage public (MOP). C’est seulement parce qu’il rend possible d’étaler les paiements sur la durée de vie du contrat et n’oblige donc pas l’État à effectuer des investissements importants en amont, lesquels pourraient lui faire dépasser les plafonds ou les dotations budgétaires en vigueur. En se concentrant sur la débudgétisation d’un projet pour assurer sa réalisation, on ne doit jamais prendre le risque de perdre de vue l’optimisation de la dépense publique (ODP), qui devrait être la principale raison de la mise en place d’un PPP  pour assurer plus d’efficacité et bénéficier de modes de fourniture différents pour la réalisation d’un ouvrage ou d’un service public.

<strong>Quels sont les facteurs de succès des PPP ?</strong>

Une gestion et répartition optimale du risque permettra d’obtenir le maximum d’Optimisation de la Dépense Publique (ODP) d’un projet PPP. Il ressort de l’analyse de transfert du risque que, faute d’un transfert suffisant au partenaire privé, le PPP est peu susceptible de produire les avantages qu’il promet sur le plan de l’ODP. En particulier, un transfert optimum du risque suppose de l’imputer à la partie – État ou partenaire privé – la mieux à même de l’assumer, c’est-à-dire à celle qui peut le gérer au moindre coût.

<strong>Pourriez-vous nous décrire le dispositif institutionnel des PPP au Mali ?</strong>

La mise en place de capacités institutionnelles appropriées pour créer, gérer et évaluer les PPP est un élément essentiel de la réussite du dispositif. La création d’une unité spécialisée dans les PPP (l’Unité PPP) suit souvent les principes directeurs d’un cadre de politique réglementaire, en ce qui concerne, par exemple, la fixation d’objectifs clairs, la gestion du risque politique et la responsabilité éthique.

Selon la Loi N°2016-061  du 30 décembre 2016 relative aux Partenariats Public-Privé, l’Unité chargée des PPP au Mali a pour principale fonction l’évaluation  et l’expertise pour la mise en œuvre du processus PPP.Aussi, le Décret No.2017-0050/PM-RM du 9 février 2017 portant création de l’Unité de Partenariat Public-Privé en son article 1er crée auprès du Premier ministre un organe consultatif dénommé « Unité de Partenariat Public-Privé ». Par ailleurs, l’article 8 mentionne que les avis de l’Unité sont soumis à un Comité d’Orientation présidé par le Premier ministre et composé du ministre chargé des finances, du ministre chargé des investissements, du ministre chargé du plan, du ministre sectoriel porteur de projet et du représentant de la présidence de la république.

<strong>Quelles sont les principales difficultés rencontrées en matière de PPP ?</strong>

Le PPP requiert une très grande attention en matière de pratiques comptables, notamment les difficultés qui peuvent surgir dans la prise en compte de la classification budgétaire, de la comptabilisation, du traitement des garanties, des engagements (explicites ou conditionnels), des risques budgétaires, des projections à long terme et de l’analyse de viabilité.

Une réglementation de grande qualité, la transparence, l’accès à l’information, la concurrence, le cadre juridique, des voies d’exécution appropriées et des procédures d’appel adéquates sont importants pour assurer le succès et la bonne utilisation des PPP, dans une perspective de politique publique. Ce sont des aspects essentiels pour garantir que l’intervention publique puisse pallier  les carences du marché, la condition du succès d’un PPP est que le contrat fasse converger les objectifs de l’État et ceux du secteur privé.

Aussi, La concurrence et la contestabilité sont des éléments essentiels pour assurer le transfert effectif du risque au partenaire privé. Il s’agit de la concurrence pour obtenir le marché (dans le cadre de la procédure d’appel d’offres) et de la contestabilité sur le marché une fois que le contrat est conclu et s’applique.

Cependant, la décision de recourir à une procédure de PPP oblige les pouvoirs publics à définir un cadre juridique et de politique clair, et aussi à s’assurer qu’ils disposent des capacités nécessaires pour lancer et gérer des PPP. Le fait de créer les conditions propices aux PPP a aussi des conséquences en matière de gouvernance, le secteur public devant s’affirmer comme un partenaire crédible en instituant des mécanismes appropriés de régulation et de supervision.

<strong>Réalisée par Harber MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Fermeture des écoles Collège Horizon au Mali : Deux membres de la majorité s’affrontent à l’hémicycle</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/fermeture-ecoles-college-horizon-mali-deux-membres-de-majorite-saffrontent-a-lhemicycle-2539102.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Sep 2017 01:19:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La cohésion au sien de la majorité présidentielle est plus que crispée. Après l’interpellation de l’ancien ministre du Développement rural, Dr Bocary Tréta sur le dossier des engrais frelatés par le député de l’Adema, Bakary Koné, le ministre de l’Education nationale Mohamed Ag Erlaf  était, le jeudi dernier, dans le collimateur d’un autre élu de la mouvance présidentielle dans l’affaire dite des écoles Collège horizon. Cette interpellation fait suite à plusieurs tentatives vaines de dissuader le député dans sa démarche, selon des sources proches de la majorité</em></strong>.

Le jeudi dernier, le député Zoumana N’Tji Doumbia s’est donné à cœur joie en malmenant le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ag Erlaf. Ce dernier a utilisé tout le tact nécessaire pour se sortir d’affaire, donnant du coup un débat très houleux. Dans ses prises de position, le ministre a tenté de couper court aux rumeurs sur l’Arrêté d’abrogation des autorisations de création des écoles Collège horizon au profit de la Fondation Maarif. «Le Collège Horizon ne dispose plus de statut légal pour exercer en République du Mali. Ce transfert fait suite à la signature d’un protocole entre notre pays et la Turquie.  En retirant à ‘’Collège Horizon’’ le droit d’exercer dans le secteur éducatif au Mali, aucune loi n’a été violée». C’est en  ces termes que le ministre a planté le décor du débat face à l’élu de Bougouni.       Une heure de débat très houleux entre deux personnalités politiques de la majorité, sous la conduite d’un arbitre bien inspiré pour assurer la police des débats, le président de l’Assemblée nationale Issaka Sidibé.  D’un côté comme de l’autre, chacun est resté sur sa position, avec l’argumentaire nécessaire  pour justifier le bien-fondé de sa démarche. Pour son premier passage au pupitre, le député de Bougouni a invité son interlocuteur d’apporter des éclaircissements sur certaines zones sombres qui entourent, selon lui, cette affaire.  Les préoccupations auxquelles le ministre Mohamed Ag Erlaf  devrait apporter des éléments de réponse pour édifier le parlementaire portaient essentiellement sur les raisons de la fermeture des écoles Collège Horizon, l’opposition des parents d’élèves à cette décision, le choix de la Fondation Maarif et le sort des  3 200 enfants. L’interpellateur, dans sa démarche, a estimé que le gouvernement du Mali  a violé la loi de 2012, relative à la création et à la gestion des écoles privées en retirant à Collège Horizon le droit de s’occuper de ses établissements scolaires au profit de la Fondation Maarif. Selon lui, rien ne justifie une telle décision qui met en péril l’avenir des milliers d’enfants. «Le Mali est un pays souverain. La Turquie ne peut pas dicter des ordres à l’Etat souverain du Mali. Le Mali n’est pas sous le protectorat de la Turquie. En République du Mali, toute société qui remplie les conditions est autorisée à ouvrir une école. Pourquoi la fondation Maarif n’ouvrirait-elle pas des écoles en République du Mali », a-t-il interrogé. Maitrisant bien son sujet, le  ministre a résumé les préoccupations du député en huit points.            Ainsi, il a apporté les éléments de réponse, tenant compte du protocole d’accord signé entre les deux pays, et la détermination du gouvernement, à travers le département de l’Education nationale,  à veiller au respect des engagements du partenaire turc. «La décision de fermeture des établissements Collège Horizon est un processus qui a commencé en 2016. Le protocole d’accord du 12 août 2017 a été signé entre le gouvernement de la République du Mali et celui de la Turquie, représenté par le président de la fondation  Maarif, en vue de matérialiser cet accord politique entre deux Etats souverains. Cette décision découle logiquement des dispositions du protocole d’accord. Elle est conforme en particulier à la loi de 2012 portant création des établissements d’enseignement secondaire en République du Mali», a expliqué Ag Erlaf. Pour le ministre,  la non acceptation des accords entre le Mali et la Turquie par les parents d’élèves est une réaction qui n’engage que certains parents d’élèves dans la mesure où toutes les dispositions sont prises pour assurer la formation des enfants conformément à la loi malienne et aux besoins du gouvernement. Le ministre va plus loin pour justifier le choix de la Fondation Maarif. « L’Etat turc a reconnu la fondation Maarif comme seule habilitée à ouvrir des établissements turcs à l’étranger. Donc, ce n’est pas une décision du ministère de l’Education nationale. Cette reconnaissance ne constitue nullement une entrave au développement économique de notre pays, dès lors que la République de Turquie s’engage à créer, gérer et administrer des établissements privés d’enseignement allant du préscolaire  à l’université, des centres culturels et artistiques, des laboratoires, des bibliothèques, des centres de recherches, des infrastructures de logements pour les élèves et les enseignants; toute chose qui conforte notre système éducatif national. Non, nous ne mettons en péril l’avenir d’aucun élève malien. Le département que je dirige s’est engagé à contrôler la qualification des membres de l’équipe Maarif», a-t-il soutenu. Insatisfait des réponses,  le député pulvérise son interlocuteur par une nouvelle série de questions. Ainsi, le débat prend une dimension politique. « Que deviendra la fondation Maarif si l’on s’en tient à ce qui est fait avec le Collège Horizon aujourd’hui, qui était cité en matière d’excellence dans la coopération maliano-turque?». Le député enfonce le clou en  abordant  la capacité de la Fondation d’être au rendez-vous du 2 octobre, date de l’ouverture des classes. Selon lui, la fondation Maarif s’engage à reprendre l’actif immobilisé des établissements Collège Horizon. Sans détoure, le ministre réplique avec civilité à la nouvelle série de questions en ses termes : «La nouvelle série de questions a déjà trouvé des réponses. Dans mon propos précédent j’avais souhaité, pour ne pas ennuyer les députés, qu’on reste sur le sujet de l’interpellation. En matière d’éducation l’Etat rencontre des problèmes, mais on ne peut pas dire qu’il a failli. Je pense avoir dit l’essentiel pour informer l’opinion de manière saine et positive. Le reste des questions commence à devenir un tribunal. Je ne suis pas à la barre pour pouvoir vous le donnez».Cette affaire est la conséquence du coup d’Etat manqué contre le président turc, RecepTayyip Erdogan. Ce dernier  soupçonne son ancien allié devenu adversaire, Fétoulah Goullen, promoteur des écoles ‘’Collège Horizon’’,  comme principal commanditaire.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>

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<title>Partenariat Public&#45;Privé : Le meilleur mécanisme pour optimiser la dépense publique</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/partenariat-public-prive-meilleur-mecanisme-optimiser-depense-publique-2539272.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Sep 2017 01:18:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une interview à nous accordé, le coordinateur de l’Unité de Partenariat Public-Privé du Gouvernement du Mali, Modibo Mao Makalou, non moins membre du Comité Consultatif de l’Unité Régionale de Développement des PPP de l’Union Economique et Monétaire ouest-africaine (Uemoa) explique le nouveau concept de Partenariat public et privé (PPP) qui, selon lui, est le meilleur mécanisme pour optimiser la dépense publique.  Lisez !</em></strong>

<strong>Le Prétoire: <em>Qu’est-ce qu’un partenariat public-privé ?                    </em>                           </strong>

<strong>Modibo Mao Macalou: </strong>Selon la Banque mondiale (2016), le partenariat public-privé (PPP) se définit comme un arrangement contractuel à long terme entre une entité ou une autorité publique et une entité privée afin de fournir un bien ou un service public et dans le cadre duquel la partie privée assume une part importante du risque et des responsabilités de gestion. In fine, il s’agit essentiellement de minimiser les risques de manière efficiente entre les parties et optimiser les ressources publiques. La partie privée est rémunérée par l’Etat (PPP à paiement public), par l’usager final (PPP à paiement par l’usager) ou par une combinaison des deux modes de paiement PPP.

<em><strong>Quels sont les objectifs visés par les PPP ?</strong></em>

Suite à une démographie galopante, le développement économique et social requiert la mise en place d’infrastructures modernes et adaptées dans tous les secteurs. L’Etat (et ses démembrements) offre des biens que la théorie des finances publiques classe en biens publics et en biens dotés d’externalités (non-privés) qui sont fournis par des modalités diverses de la commande publique (la passation de marché traditionnelle ou par le PPP).

Ainsi, lorsque l’État et ses démembrements sont soumis à des plafonds de dépenses ou à d’autres restrictions budgétaires, le mécanisme du PPP peut permettre d’entreprendre des projets qui n’auraient pu l’être avec la méthode traditionnelle de maîtrise d’ouvrage public (MOP). C’est seulement parce qu’il rend possible d’étaler les paiements sur la durée de vie du contrat et n’oblige donc pas l’État à effectuer des investissements importants en amont, lesquels pourraient lui faire dépasser les plafonds ou les dotations budgétaires en vigueur. En se concentrant sur la débudgétisation d’un projet pour assurer sa réalisation, on ne doit jamais prendre le risque de perdre de vue l’optimisation de la dépense publique (ODP), qui devrait être la principale raison de la mise en place d’un PPP  pour assurer plus d’efficacité et bénéficier de modes de fourniture différents pour la réalisation d’un ouvrage ou d’un service public.

<em><strong>Quels sont les facteurs de succès des PPP ?</strong></em>

Une gestion et répartition optimale du risque permettra d’obtenir le maximum d’Optimisation de la Dépense Publique (ODP) d’un projet PPP. Il ressort de l’analyse de transfert du risque que, faute d’un transfert suffisant au partenaire privé, le PPP est peu susceptible de produire les avantages qu’il promet sur le plan de l’ODP. En particulier, un transfert optimum du risque suppose de l’imputer à la partie – État ou partenaire privé – la mieux à même de l’assumer, c’est-à-dire à celle qui peut le gérer au moindre coût.

<em><strong>Pourriez-vous nous décrire le dispositif institutionnel des PPP au Mali ?</strong></em>

La mise en place de capacités institutionnelles appropriées pour créer, gérer et évaluer les PPP est un élément essentiel de la réussite du dispositif. La création d’une unité spécialisée dans les PPP (l’Unité PPP) suit souvent les principes directeurs d’un cadre de politique réglementaire, en ce qui concerne, par exemple, la fixation d’objectifs clairs, la gestion du risque politique et la responsabilité éthique.

Selon la Loi N°2016-061  du 30 décembre 2016 relative aux Partenariats Public-Privé, l’Unité chargée des PPP au Mali a pour principale fonction l’évaluation  et l’expertise pour la mise en œuvre du processus PPP.Aussi, le Décret No.2017-0050/PM-RM du 9 février 2017 portant création de l’Unité de Partenariat Public-Privé en son article 1er crée auprès du Premier ministre un organe consultatif dénommé « Unité de Partenariat Public-Privé ». Par ailleurs, l’article 8 mentionne que les avis de l’Unité sont soumis à un Comité d’Orientation présidé par le Premier ministre et composé du ministre chargé des finances, du ministre chargé des investissements, du ministre chargé du plan, du ministre sectoriel porteur de projet et du représentant de la présidence de la république.

<em><strong>Quelles sont les principales difficultés rencontrées en matière de PPP ?</strong></em>

Le PPP requiert une très grande attention en matière de pratiques comptables, notamment les difficultés qui peuvent surgir dans la prise en compte de la classification budgétaire, de la comptabilisation, du traitement des garanties, des engagements (explicites ou conditionnels), des risques budgétaires, des projections à long terme et de l’analyse de viabilité.

Une réglementation de grande qualité, la transparence, l’accès à l’information, la concurrence, le cadre juridique, des voies d’exécution appropriées et des procédures d’appel adéquates sont importants pour assurer le succès et la bonne utilisation des PPP, dans une perspective de politique publique. Ce sont des aspects essentiels pour garantir que l’intervention publique puisse pallier  les carences du marché, la condition du succès d’un PPP est que le contrat fasse converger les objectifs de l’État et ceux du secteur privé.

Aussi, La concurrence et la contestabilité sont des éléments essentiels pour assurer le transfert effectif du risque au partenaire privé. Il s’agit de la concurrence pour obtenir le marché (dans le cadre de la procédure d’appel d’offres) et de la contestabilité sur le marché une fois que le contrat est conclu et s’applique.

Cependant, la décision de recourir à une procédure de PPP oblige les pouvoirs publics à définir un cadre juridique et de politique clair, et aussi à s’assurer qu’ils disposent des capacités nécessaires pour lancer et gérer des PPP. Le fait de créer les conditions propices aux PPP a aussi des conséquences en matière de gouvernance, le secteur public devant s’affirmer comme un partenaire crédible en instituant des mécanismes appropriés de régulation et de supervision.

<strong>Réalisée par Harber MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sollicité pour se porter candidat à la presidentielle 2018 : Kalfa Sanogo s’en remet à la décision du CE de l’Adema</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/sollicite-se-porter-candidat-a-presidentielle-2018-kalfa-sanogo-sen-remet-a-decision-de-ladema-2539092.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Sep 2017 01:13:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Kalfa Sanogo, maire de la ville de Sikasso, vient de répondre à l’appel à candidature à lui adressé par des clubs de soutien réunis au sein d’une coalition dénommée Cercle des alternatives maliennes pour l’émergence (Came) et d’autres mouvements de la société civile. Il dit s’inscrire dans le processus de désignation du candidat, en cours au sein de son parti l’Adema/Pasj, tout en accueillant avec honneur l’appel de ses fans. C’était le samedi 16 septembre 2017, au stade Babemba Traoré de Sikasso</em></strong>.

Si au Pasj un flou artistique règne toujours quant au choix d’un candidat interne ou non  dans le cadre de la présidentielle de 2018, les choses s’accélèrent et se précisent de plus en plus. En effet, une coalition composée des organisations de la société civile et des partis politiques vient de proposer  Kalfa Sanogo, non moins un baron de l’Adema, comme porte-étendard du parti au scrutin présidentiel  de 2018. Pour matérialiser son soutiensans faille à l’homme, le Cercle des alternatives maliennes a appelé, samedi, l’ex-PDG de la Cmdt à se présenter à l’élection présidentielle. À cette occasion, le stade Babemba Traoré de Sikasso a drainé du beau monde.

<strong>Marque de confiance           </strong>

En réponse à l’appel de ses fans, le maire de la commune urbaine de Sikasso a exprimé toute sa gratitude et sa reconnaissance à toutes les formations politiques et les organisations de la société civile venues de toutes les régions du Mali et des pays limitrophes. Pour lui, l’appel à candidature pour la présidentielle de 2018 à lui notifié par les associations est une marque indiscutable de confiance. «C’est un redoutable honneur dont je mesure la portée. C’est donc en toute connaissance de cause que j’accueille votre appel. Comme vous le savez, le processus de désignation du candidat de mon parti est en cours. Je ne saurai par conséquent avoir de position définitive ici», a-t-il déclaré. Par ailleurs, M. Sanogo n’a pas manqué de souligner le trésor dont regorge le Mali. «Je crois fermement que pour aller de l’avant, nous devons faire appel à tous les enfants de ce pays, sans exclusive. Chaque fils de la nation, quel qu’il soit, avec ses défauts et ses qualités, peut contribuer positivement à l’édifice national. Il nous faut un nouveau départ, et sur des bases solides. Il nous faut une nouvelle espérance», a-t-il conclu.

<strong>Kalfa, le sauveur ?   </strong>

Auparavant, Mme Sanogo Kadidiatou Coulibaly, présidente du Came Wati Sera, avait rappelé que le Cercle des alternatives maliennes pour l’émergence à été créé il y a juste une année, avec comme ambition d’encourager, de soutenir et de magnifier toutes les bonnes actions d’une communauté, d’un groupement ou d’une personne. C’est dans ce cadre, dit-elle, que le Came a remis une distinction honorifique à Kalfa Sanogo pour son bref passage à la Cmdt. «Nous l’avons désigné président d’honneur du Came Wati Sera. Mieux, nous lui demandons, nous associations, clubs de soutien, amis, sympathisants et partis politiques ici présents, d’accepter solennellement de présenter sa candidature à la magistrature suprême du Mali en 2018», a-t-elle lancé. Avant de lancer un appel à tous les mouvements œuvrant pour la mère patrie. À l’en croire, le Mali n’a pas besoin de nos querelles, mais de notre union sacrée autour des idéaux de paix, d’amour, de prospérité, gages du développement. Pour sa part, Bandiougou Diawara, président du parti Apdm, a estimé que Kalfa Sanogo est l’homme providentiel dont le Mali a besoin pour retrouver le chemin de l’honneur et de la grandeur. Selon lui, tout cadre qui a pu bien gérer la Cmdt peut bien gérer le Mali, car «diriger la Cmdt, c’est faire face à tous les défis». Oumar Bassy Sanogo, porte-parole des mouvements associatifs de Bamako, a réaffirmé le soutien sans faille de ces regroupements à Kalfa Sanogo. «Le Mali traverse une période très critique de son existence. Nous pensons que Kalfa Sanogo a la capacité pour redresser le Mali. Donc, nous prions Kalfa Sanogo d’être candidat à la présidentielle de 2018, qu’il soit désigné par l’Adema /Pasj. Il  a notre soutien », a-t-il déclaré. À sa suite, des représentants des différentes régions administratives du Mali ont réaffirmé leur soutien à Kalfa Sanogo, avant de l’appeler à sauver le Mali en briguant la magistrature suprême en 2018.

<strong>Le CE sous pression ?        </strong>

La balle est enfin dans le camp du Comité exécutif de l’Adema/Pasj pour donner la chance à une candidature interne.  Des analystes politiques estiment dores et déjà que cette mobilisation en faveur du maire de Sikasso est une manière de mettre la pression sur le CE de l’Adema au moment du choix du candidat du parti à la présidentielle. Toute chose qui présage de chaudes empoignades au sein du Pasj,  quant on sait que d’autres cadres ambitionnent d’être le porte-étendard du parti en 2018. Wait and see !

<strong>Boubacar SIDIBE, envoyé spécial à Sikasso </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vol de moto à  Yelimane :  Un militaire pris en flagrant délit</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/vol-de-moto-a-yelimane-militaire-pris-flagrant-delit-2539152.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Sep 2017 01:02:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 septembre, un militaire a été appréhendé pour vol d’engin à deux roux. La moto a été dérobée lors d’une soirée de manifestation nocturne de balafon (Balanni) à Yélimané</em></strong>.

Notre source nous confirme que le voleur présumé qui n’est pas à sa première opération, s’appelle le Caporal Ousmane Samaké de l’Armée de terre. En effet, le sieur Samaké avait tout planifié avant de procéder à l’opération. Notre source indique que dans un premier temps, Ousmane Samaké s’est renseigné auprès des réparateurs de motos sur le mécanisme de mise en marche d’une moto Djakarta sans utiliser de clé. Après avoir compris le processus, il mettra en pratique son plan machiavélique en s’emparant illicitement d’une moto Djakarta lors d’une soirée de manifestation nocturne de balafon. Une heure plus tard, le propriétaire de la moto s’est rendu compte que son engin a disparu. Alertées, les autorités de Yélimané se sont rendues compte que le sieur Samaké avait pris la route de Kayes. Notre source affirme que le Caporal Samaké a été repéré dans un premier temps dans le village de Diouncoulané, où il s’est approvisionné en carburant. Une fois arrivé au village de Tambacara, il a été appréhendé suite à l’appel téléphonique qu’il a effectué. En tout cas, n’eussent été l’intervention et la vigilance des éléments du poste de gendarmerie de ce village, il aurait été brûlé vif par la population. Ainsi, la même nuit, il fut transféré à la brigade territoriale de Yélimané. Les enquêtes préliminaires ont vite permis de découvrir que la même personne est l’auteur du vol d’un autre engin à deux roues à Yélimané, dérobé il y a 20 jours.

Selon le même témoignage, ce porteur d’uniforme présumé voleur a avoué être l’auteur du vol de cette moto et a conduit les enquêteurs à l’endroit où il avait dissimiler l’engin volé. Cette moto disparue il y a 20 jours appartenait à l’ancien Commandant de Brigade (CB) de Yélimané.

Le triste constat est qu’on fait la guerre quotidiennement à des bandits armés, et les donneurs de leçon se laissent tenter par le côté obscur.

De tels comportements contribuent à ternir l’image de toute une corporation. Il y a pourtant des porteurs d’uniformes patriotes, dévoués à la protection des personnes et de leurs biens.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise au sein des partis politiques :  Les vraies causes de la tempête qui secoue les vieilles citadelles</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-sein-partis-politiques-vraies-causes-de-tempete-secoue-vieilles-citadelles-2539142.html</link>
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<pubDate>Tue, 19 Sep 2017 01:02:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un vent de division souffle sur les partis politiques. En si peu de temps, l’Adema/Pasj, l’URD, ADP/Maliba et même le RPM sont tous secoués par des querelles byzantines et des frondes de dissidents. D’un parti à un autre, les accusations et la stratégie des frondeurs présentent bien des similitudes, et confortent bien la thèse d’une vindicte présidentielle</em></strong>.

Depuis le debut de cette année 2017, une forte tempête souffle sur certains partis politiques. Du parti au pouvoir en passant par ses alliés de la mouvance présidentielle comme l’Adema, la Codem et au sein de l’opposition avec l’URD, l’ADP-Maliba… tous sont frappés de courants séparatistes. Les auteurs ne sont personnes d’autres que des responsables de ces partis, devenus tous ou presque, de manière contagieuse, des adeptes de la bonne gouvernance au sein des partis politiques. A l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema/Pasj), c’est le Pr Tiémoko Sangaré, son président, qui est contesté. Ses «bourreaux» sont une frange des militants et de certains barons du bureau exécutif du parti qui sont en train de le combattre pendant des années pour des raisons non encore élucidées. Certains acteurs de la scène politique soutiennent que le 2ème vice-président du parti, en la personne de Dramane Dembélé, rêve d’incarner le renouveau du parti, et l’on soutient qu’il est prêt à tout pour abattre le président de son parti. Intox ou réalité? L’histoire nous édifiera  sur la question. L’Union pour la République (URD), ancien parti de la majorité présidentielle sous Amadou Toumani Touré, a subitement retrouvé une nouvelle virginité dans sa posture de chef de file de l’opposition. Pour fragiliser le nouvel élan du groupe, une dissidence naît. Certains faucons de cette opposition comme le Fare Anka Wuli, l’ADP-Mali, n’ont pas les mêmes visions que leur mentor. Au même moment, des barons de ces partis ont décidé de faire dissidence et de rejoindre la majorité présidentielle. Le hic est qu’au sein des formations politiques, tout bord confondu, les dissidents agissent comme des « rebelles ». Pour la simple raison que les arguments sont presque identiques à ceux de leurs inspirateurs. « Gestion solitaire, manque de démocratie au sein du parti, non-respect des textes qui régissent le parti », c’était cela le refrain. A la tête des «bourreaux» des militants convaincus de ces partis, qui veulent avoir une place au soleil aussi.  Tous ces leaders politiques mis en difficulté dans leurs différents partis, ont quelque chose en commun. Que ce soit Pr Tiémoko Sangaré, Soumaïla Cissé, Modibo Sidibé…, tous ont en commun de souffler le chaud et le froid au sein des différentes sections et sous-sections de leur formation politique.         Lorsqu’on voit aujourd’hui le point de chute des rebelles, on peut bien se demander si tous ces contestataires subites ne sont pas manipulés par la même personne. Avec le recul, on peut comprendre comme une de ses maximes politiques. « Ce qui permet à un président d’être réélu avec assurance, ce n’est pas son mandat, ce n’est pas son résultat. C’est la manière dont il tient les grands électeurs, c’est la manière dont il tient tout le monde.»

<strong>Paul N’GUESSAN</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Service national des jeunes :  Le premier contingent attendu en 2018</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/service-national-jeunes-premier-contingent-attendu-2018-2531832.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Sep 2017 00:58:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon le  ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne qui a abordé avec la presse plusieurs sujets relevant de son département le lundi dernier, les 1000 premières recrues du SNJ, nouvelle version, feront leur entrée courant l’année prochaine. La formation durera 18 mois et concerne les jeunes âgés de 18 à 35 ans</em></strong>.

La relance du Service national des jeunes (SNJ), la Politique nationale de citoyenneté et de civisme, les Vacances citoyennes, etc. Voilà des sujets sur lesquels Amadou Koïta, ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, a entretenu la presse malienne dans les locaux de son département, à l’ACI 2000. Ce fut ainsi l’occasion pour le ministre Koïta de faire le bilan de la 8ème édition des Vacances citoyennes, de souligner les défis qui se posent à son département, mais surtout de rappeler quelques actions en perspective.

<strong>Interroger les textes du CNJ</strong>

En réponse à une question relative à  l’opérationnalisation du Service national des jeunes, un projet qui lui tient à cœur, le ministre Koïta a informé que le premier contingent du SNJ, nouvelle formule, est prévu pour 2018. Après l’adoption de la loi et la nomination d’un directeur national, en la personne du Col. Kéba Sangaré, un conseil d’administration devrait être mis en place dans les jours à venir pour définir le cadre organique du SNJ, si l’on croit le ministre. « Le budget pour le démarrage du Service national des jeunes est déjà prévu dans le Budget 2018 », a révélé le ministre Koïta, précisant que la nouvelle version du SNJ ne concerne pas que les nouvelles recrues dans la fonction publique, mais tous les jeunes maliens âgés de 18 à 35 ans, qu’ils soient diplômés ou non. La formation concernera trois volets: physique (ou militaire), professionnel et moral. Elle durera 18 mois à raison de 6 mois pour chaque volet, et touchera au total 1000 jeunes sur toute l’étendue du territoire national.

Au sujet du Conseil national de la jeunesse qui a vu récemment son président démissionner, Amadou Koïta a estimé qu’il n’est pas du devoir de son département de se mêler à la gestion interne des structures sous sa tutelle, notamment le CNJ avec lequel le ministère de la Jeunesse entretient un partenariat. Il a toutefois précisé avoir demandé au CNJ d’interroger ses textes afin de savoir ce qu’ils prévoient en la matière. Dès qu’il  aura les conclusions de ces travaux menés en collaboration avec la Direction nationale de la jeunesse, le département fera une communication verbale en Conseil des ministres pour envisager le renouvellement du bureau. Aussi, Amadou Koïta a-t-il  fait savoir que les expériences de certains anciens présidents du CNJ sont-elles mises à profit pour permettre de gérer la transition dans un climat serein.

<strong>Radicalisme et extrémisme violent: la lutte n’est pas que militaire, selon Koïta</strong>

Parlant notamment des défis auxquels lui et son équipe font face, le ministre a d’abord rappelé l’importance démographique de la jeunesse qui constitue, dit-il, 62% de la population malienne. «Comment faire en sorte que ces jeunes puissent se sentir à l’aise; comment faire face à leurs préoccupations en terme d’insertion socio-économique ?», a souligné M. Koïta, conscient que son département à le devoir d’encadrer, d’accompagner et d’orienter cette couche sociale. Mais,  les questions de jeunes sont transversales et nécessitent de ce fait, dit-il, une solidarité gouvernementale. C’est pourquoi, le ministère de la Jeunesse et de la Construction citoyenne travaillent en étroite collaboration avec d’autres départements, notamment celui de l’Emploi et de la Formation professionnelle, dans le cadre de l’appui aux jeunes porteurs de projets.

L’autre défi, c’est le rôle de la jeunesse dans la lutte contre l’extrémisme violent et le radicalisme, thème qui fut au cœur de la dernière édition des vacances citoyennes et qui a été retenu par les Nations Unies. «Notre pays vit aujourd’hui l’extrémisme et le radicalisme violent.  Malheureusement, ce sont les jeunes qui sont souvent manipulés, qui sont instrumentalisés…», a rappelé le ministre Koïta qui a insisté sur la nécessité d’encadrer les jeunes parce que, dit-il, la lutte contre le radicalisme et l’extrémisme violent n’est pas que militaire,  elle est aussi mentale et économique. Il en a ainsi profité pour informer ses interlocuteurs du jour de l’élaboration d’une Politique nationale de citoyenneté et de civisme, assorti d’un plan quinquennal 2017-2021, qui est soumise à l’appréciation du gouvernement. Selon le ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, aucun pays ne peut se développer sans une citoyenneté affirmée.

<strong>Le ministre de la Jeunesse salue la volonté politique du chef de l’Etat</strong>

Auparavant, Amadou Koïta s’était réjoui du succès de la 8ème édition des Vacances citoyennes qui a regroupé plusieurs centaines de jeunes du Mali et d’autres pays africains, notamment la Côte d’Ivoire, le Burkina, le Niger et la Mauritanie. « Les vacances citoyennes sont d’abord des moments d’intégration, de consolidation de l’unité nationale, de cohésion sociale et de brassage inter-jeunes », a estimé le ministre de la Jeunesse pour qui, l’édition 2017 a été fort utile à bien des égards. En effet, elle a permis aux jeunes du Mali de mener des activités d’intérêt communautaire sur les sites concernés, notamment Kita (dans la région de Kayes), Tominian et Mandiakuy (dans la région de Ségou). Il s’agit de la réhabilitation de la Maison des jeunes, l’assainissement de la ville et la plantation de 2000 plants  à Kita; l’assainissement du camp et la plantation de 200 plants de Toukoto. S’y ajoutent le reboisement et la rénovation d’infrastructures communautaires à Tominian et à Mandiakuy.  L’une des innovations de cette édition, c’est l’organisation des conférences débats sur nos us et coutumes, ainsi que des questions d’actualité telles que la révision constitutionnelle, les institutions de la République, entre autres. Selon Amadou Koïta, son département entend faire en sorte que les Vacances citoyennes apportent de la plus value aux localités d’accueil. Le ministre de la Jeunesse dit se battre pour l’institutionnalisation des Vacances citoyennes dont l’édition 2017 a été financée par le Budget national pour la première fois. C’est en cela que le ministre Koïta a salué la volonté politique des plus hautes autorités, notamment le Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta. Il a aussi fat savoir qu’une délégation malienne se rendra prochainement en Côte d’Ivoire qui a déjà pris contact avec le Mali, pour raffermir les liens de fraternité avec ce pays frère et avoir un brassage inter-jeunes au-delà de nos frontières.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>

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<title>CSRéf de Kangaba : Centre de soins ou d’achèvement des patients ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/csref-de-kangaba-centre-de-soins-dachevement-patients-2531842.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Sep 2017 00:58:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le nouveau Centre de santé de référence de Kangaba n’est plus que l’ombre de lui-même. Le bâtiment flambant neuf manque de personnel de santé qualifié. Tout est administré aux patients sauf des soins de qualité. Conséquence: la population meurt en silence. Le ministre de la  Santé, Pr Samba Sow,  est fortement interpellé pour y mettre de l’ordre</em></strong>.

Vu de loin, le nouveau local du Centre de santé de référence de Kangaba donne l’impression d’un  haut lieu de soulagement des patients. On croirait être  entre  de bonnes mains une fois admise dans ce  centre de santé. Tellement que le bâtiment a été  bien construit.  Mais on fait vite de déchanter une fois qu’on entre dans ce centre hospitalier pour y recevoir des soins. La beauté extérieure ne reflète pas la qualité des services rendus à l’intérieure.   La CSRéf n’est en réalité qu’une coquille vide. Car, c’est le désarroi et l’angoisse qui vous accueille lorsque vous vous retrouvez aux portes de ce centre hospitalier.

Les patients dans la quasi-totalité ne savent pas à quel saint se vouer. Les médecins censés s’occuper des patients sont permanemment absents des salles de patients. Il faut  sans cesse aller les chercher dans leur salle de garde, où ils passent le temps à papoter de tout et de rien. La situation est pire pour les patients qui ne sont pas lettrés. Les agents ne font que prescrire des médicaments qui n’ont rien avoir avec le mal dont souffre le malade. Conséquent: la maladie ne fait qu’empirer et le malade trépasse sous l’œil impuissant des parents. On est ébahi par une forte présence des stagiaires qui font la tâche du personnel recruté par l’Etat. Nul n’est contre le fait que les stagiaires apprennent la profession à côté du personnel aguerri. Mais il y a un pas à ne pas franchir. Le fait de  tout laisser aux stagiaires est dangereux, surtout s’il s’agit de la santé humaine.    Selon des sources concordantes, il y a parmi le personnel de la CSRéf de Kangaba des recalés du DEF qui n’ont pratiquement suivi aucune formation  en la matière. Ils doivent leur mérite au fait que leurs parents furent des médecins au Centre de santé.  « Mon père a été admis dans cet hôpital, pendant une semaine, on ne faisait que nous prescrire des ordonnances.  On achetait des médicaments et la maladie empirait. On a dû l’évacuer à Bamako. A l’Hôpital du Poing G, les médecins ont vérifié les ordonnances des médecins de Kangaba et nous ont fait savoir que ce sont ces médicaments qui ont aggravé la maladie. Malheureusement, mon père n’a pas survécu »,  fulmine un jeune qui a requis l’anonymat.

Pour Aboubacar Sidiki Traoré, cultivateur, Kangaba ne dispose pas de centre de santé. « Il n’y a que des stagiaires. Il n’y a qu’un seul médecin du nom de Kéita qui sait  ce qu’il fait», a-t-il lancé, avant de lancer un appel aux plus hautes autorités à envoyer des médecins qualifiés à Kangaba. Approchées par nos soins, plusieurs personnes dans les couloirs de la CSRéf de Kangaba, affirment que les médecins de ce centre sont sans qualification. Et ce qu’ils savent faire, c’est prescrire des médicaments qui, généralement, ne correspondent pas à la maladie dont souffre le patient.

Pire, il n’y a qu’une seule pharmacie à Kangaba, les autres ayant été fermées par l’Etat. Curieusement, l’unique  pharmacie ferme boutique à 22 heures. Comme si au-delà de cette heure les patients n’avaient plus droit aux médicaments. Alors, gare à ceux qui tombent malades à certaines heures de la nuit.

<strong>Le ministre de la Santé doit prendre ses responsabilités  </strong>

Il est nécessaire de construire des hôpitaux pour accroitre l’accès aux soins de santé des populations. Mais il est aussi impérieux de doter des structures sanitaires  d’équipements modernes et y déployer du personnel qualifié. L’état actuel du nouveau Centre de santé de référence de Kangaba est déplorable à tout point de vue. Des blocs toujours fermés à cause du manque de personnel, manque  d’équipements adéquats sont, entre autres des maux dont souffre la CSRéf.  Et pourtant, cette structure sanitaire est censée être une référence dans le cercle de Kangaba qui compte  près de 200 villages. Il urge que le département de tutelle prenne les dispositions qui s’imposent pour mettre fin  à cette situation qui n’a que trop duré. Car, il est inadmissible que l’accès aux soins de santé qui est l’un des droits fondamentaux l’homme soit pris à la légère.

<strong>Boubacar SIDIBE, de  retour de Kangaba</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Forum de la mission des bons offices : • Appel au dialogue avec les djihadistes  • Mahamoud Dicko mandaté à négocier avec les  groupes armés non signataires</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/forum-de-mission-bons-offices-%25e2%2580%25a2-appel-dialogue-djihadistes-mahamoud-dicko-mandate-a-negocier-groupes-armes-non-signataires-2531792.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Sep 2017 00:42:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les lampions se sont éteints, le 10 septembre 2017, sur les travaux du forum de la Mission des bons offices, organisé en collaboration avec le Haut conseil islamique du Mali et la Coordination générale des maîtres coraniques. Le thème de cette rencontre était: «la contribution des maîtres coraniques et notabilités traditionnelles au retour de la paix et de la quiétude dans le delta central et la boucle du Niger». C’était au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba</em></strong>.

Ce forum  de deux  jours a regroupé plus de 400 délégués venus  de la coordination des maîtres coraniques, de la Mission des bons offices, des notabilités traditionnelles, des chefs religieux du delta central et de la boucle du Niger, du Haut conseil islamique du Mali, des représentants du Gouvernement, des partis politiques, des organisations de la société civile, des familles fondatrices de Bamako.

Après d’importantes présentations et informations sur  le rôle des maîtres coraniques dans le retour de la paix et de la quiétude, l’importance de la réconciliation et du vivre ensemble par éminentes personnalités et érudits en vue de préserver et consolider la cohésion sociale et l’unité nationale, les participants ont formulé une série de recommandations:  l’envoi d’une mission urgente de la Mission des bons offices, de la Coordination des maîtres coraniques, du Haut conseil islamique du Mali avec les forces vives de la nation dans le delta central et la boucle du Niger afin d’apaiser le climat social; le renforcement des initiatives en cours dans le cadre de la médiation et de réconciliation entre les communautés; la mise en place d’un mécanisme national de prévention et de gestion des conflits; une plus grande implication de l’Etat conformément à sa mission régalienne dans la protection des populations et de leurs biens dans les zones concernées; la mise en place d’une politique efficace de communication afin d’éviter l’amalgame qui est fait sur les populations civiles selon leur apparence (facieste, habillement, religion, langue...); le désarmement de toute personne détenant illicitement des armes de guerre et en particulier les chasseurs traditionnels, plus connus sous le nom de ‘‘donsos’’, par le pouvoir public;  mettre en place un mécanisme de retour rapide des écoles, des services sociaux de base, notamment (les centres de santé, eau et électricité), dans le delta central et la boucle du Niger; créer des pôles économiques de développement et financer des activités génératrices de revenus dans la zone concernée; l’amélioration de la gouvernance et le retour rapide de tous les services de l’Etat;  le retour rapide des déplacés et des refugiés; l’instauration d’un dialogue avec les présumés djihadistes;  privilégier les canaux traditionnels de règlements de litiges; accélérer l’intégration des écoles coraniques au système éducatif national.

Faisant des recommandations spécifiques, le Forum demande au gouvernement, aux autres pays membres du G5 Sahel et aux partenaires financiers de consacrer 60% des ressources financières du G5 à la création de conditions de développement économique dans les zones fortement touchées par la crise.

En outre, il recommande à l’Etat de s’investir pour la libération de toutes les personnes détenues à la Maison d’arrêt sur la base de l’amalgame et diligenter les nombreux dossiers de crime et d’atteinte aux droits de l’homme en souffrance au niveau de la justice.

Le forum donne solennellement mandat au coordinateur de la Mission des bons offices,  l’Imam Mahmoud Dicko, d’entreprendre sans délai des négociations avec les groupes armés non signataires de l’Accord.

<strong>Pari difficile à tenir</strong>

L’espoir suscité avec la recommandation de négocier avec les groupes armés non signataires semble être le point de toutes les divergences depuis la Conférence d’entente nationale. L’on se souvient qu’à l’issue de ladite Conférence, tenue du 27 mars au 2 avril 2017, les participants ont recommandé de négocier avec les belligérants, du Centre en l’occurrence Ahmadou Koufa;  mais aussi avec les extrémistes religieux du Nord, en l’occurrence Iyad Ag Ghali, tout en préservant le caractère laïc de l’Etat. Cette option sera écartée d’un revers de la main par la France.  «Iyad Ag Ghali demeure l’une des cibles prioritaires dans la bande Sahélo- saharienne. C’est un terroriste. Notre objectif est de le neutraliser », a réaffirmé Jean Marc Ayrault, l’ancien  ministre des Affaires étrangère de la France lors de son passage à Bamako le 7 avril 2017.  Et  le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keïta  a réitéré cette position de ne pas négocier avec les groupes qualifiés de terroristes. Et pourtant,  la Conférence d’entente nationale  était le seul cadre idoine prévu dans l’Accord pour trancher définitivement la lancinante question de l’Azawad et de dégager  les éléments d’une solution devant permettre au Mali de transcender sa douloureuse épreuve.  Les observateurs de la crise malienne s’interrogent désormais si IBK va revoir sa copie en explorant cette voie afin de donner une chance à la paix. Wait and see !

<strong>Boubacar SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Commune II du district de Bamako :  Les détracteurs du maire réclament la recomposition du bureau</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/commune-ii-district-de-bamako-detracteurs-maire-reclament-recomposition-bureau-2477342.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Aug 2017 01:24:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la bataille judiciaire contre ses adversaires politiques (Adema, l’URD, alliance  MPR-APR et ADP-Maliba) à l’issue des élections communales de 2016, le maire Abba Cheick Niaré fait face à une autre adversité au sein de sa propre famille politique, le RPM</em></strong>.

L’euphorie de la victoire de l’alliance  RPM-Codem à l’issue des élections communales avec 19 conseillers n’a été que de courte durée. En effet, la composition du bureau communal  et la répartition des mairies secondaires ont été la pomme de discorde entre les candidats de la liste victorieuse en commune II du district de Bamako.

<strong>Violation du pacte ?</strong>

Les détracteurs du maire  Abba Cheick Niaré crient à la magouille, à l’affairisme et à la  trahison politique. Selon eux, Abba et certains cadres de la section II du RPM ont monnayé le poste de Bounafou Sylla en faveur de la Codem. Joint par nos soins, l’actuel locataire de la mairie secondaire de Bozola, Bounafou Sylla dénonce la violation du pacte signé entre le RPM et la Codem, avant de mettre en cause la légitimité du bureau communal composé sur fond de corruption et d’achat de conscience. «La composition du bureau ne reflète pas le principe de l’alliance entre les deux formations politiques. La corruption est passée par là! On m’a proposé de l’argent pour  renoncer à mon poste. Je ne m’inscris pas dans une telle logique. Tenant compte de ma position sur la liste, je devais être dans le bureau et non à une mairie secondaire où j’ai déjà occupé pendant un mandat sinon plus».

Les deux partis politiques avaient convenu de donner trois postes sur cinq au RPM dans la composition du nouveau bureau communal. Les deux postes restants devraient revenir  à la Codem. Il était également convenu entre les alliés de céder la gestion de quatre (sur les 11) centres secondaires d’état civil  à la Codem et le RPM gère les sept centres secondaires.

Ainsi, l’alliance avait   planifié la gestion de la commune II.  Malheureusement,  le jeu politique a eu raison du pacte signé avec la bénédiction  d’Abba Cheick Niaré et certains responsables de la section RPM de la commune II, selon nos interlocuteurs. «Les trois premières personnes en tête de liste du RPM devraient siéger automatiquement dans le bureau communal. Mais, la satisfaction des intérêts personnels passe forcément par la  trahison, les  magouilles et d’affairisme. Les candidats du RPM ont été sacrifiés au profit de la Codem. La corruption est parvenue à faire changer d’avis des responsables de la section de la Commune II. Nous exigeons une recomposition du bureau».

Pour mieux comprendre, les contours de cette crise qui risque d’affaiblir l’alliance RPM-Codem, nous avons joint le maire de la commune, Abba Cheick Niaré, tête de liste de l’alliance.

<strong>Contre-pied</strong>

Très serein dans son fauteuil de maire, Abba prend le contre-pied de toutes les accusations à son encontre. «Mon engagement politique ne me permet pas de  trahir mes engagements avec un allié. Aucun candidat n’a été sacrifié au profit de la Codem. Après la bataille judiciaire, place au travail pour répondre aux attentes de la population de la commune», affirme-t-il.

L’occasion fut bonne pour Abba Cheick Niaré  pour démentir  l’information selon laquelle l’alliance RPM-Codem a perdu la mairie à l’issue de la bataille judiciaire qui l’opposait à certains partis politiques comme l’Adema,  l’URD, alliance  MPR-APR et ADP-Maliba.

Selon lui, conformément au jugement rendu par la section administrative de la Cour suprême, l’alliance RPM-Codem a perdu deux conseillers au profit de l’alliance Cnid-Yéléma  et l’Adema. « Malgré cette décision de justice, notre alliance dispose toujours de la majorité avec 17 conseillers. Cette majorité se renforce davantage avec  la démission des conseillers de certains partis pour grossir nos rangs. Notre alliance compte aujourd’hui 29 conseillers sur 41.  A notre grande surprise, certains demandent la recomposition du bureau pour des intérêts personnels. Cette demande n’est pas recevable puisqu’elle est contraire à la loi.  Jusqu’à preuve du contraire, l’alliance RPM-Codem dirige la mairie de la commune II.  Nous sommes des républicains et nous faisons confiance à la justice de notre pays. Que les adversaires en font de même pour le confort de notre démocratie».

Notons que la configuration politique de la mairie de la commune II était composée de l’alliance RPM-Codem arrivée en tête avec 19 conseillers, l’Adema, deuxième avec 8 conseillers, alliance URD-Parena et le parti Jaama  occupe la troisième place avec 6 conseillers, l’alliance MPR-APR occupe la quatrième place avec 4 conseillers et en fin l’alliance Cnid-Yéléma et le parti UDD disposent chacun  de 2 conseillers.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Révision constitutionnelle :  Le camp du NON reporte sa marche ‘’citoyenne’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/revision-constitutionnelle-camp-non-reporte-marche-citoyenne-2477082.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Aug 2017 01:11:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après son ultimatum qui a expiré le 15 août, la Plateforme  ‘’Antè Abana’’ entendait  entrer dans la désobéissance civile à travers une marche grandiose prévue  hier mercredi. Mais avant la date butoir, la Plateforme  a été reçue par les autorités traditionnelles qui, après une rencontre assortie de garanties avec le chef de l’Etat, lui ont demandé  de surseoir à la marche. A l’unanimité, la Plateforme  a décidé, lors de son assemblée générale extraordinaire,  d’annuler sa marche par respect aux autorités traditionnelles, tout en fixant une échéance pour que le Président fasse une adresse à la nation</em></strong>.

La Plateforme  ‘’Antè Abana’’   a tenu, le mardi 14 août 2017,  une assemblée générale extraordinaire  au siège de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali  (Cstm). Cette assemblée qui intervient à la veille de l’ultimatum a été motivée  par une rencontre imprévue que la Plateforme a eue  avec les leaders religieux, les familles fondatrices et le réseau des communicateurs traditionnels du Mali.

Plantant le décor de l’ordre du jour, Amadou Thiam, vice-président de la Plateforme Antè Abana, a indiqué  que la Plateforme a été reçue, lundi 14 août 2017, par les chefs coutumiers de Bamako et les  leaders religieux à leur demande, chez le patriarche de Bamako, dans le vestibule des Niarés. Aux dires des autorités traditionnelles, il s’agit de leur initiative  que le Président de la République soutient. Partant,  ils ont affirmé qu’ils ont été reçus auparavant par le chef de l’Etat et qu’au terme des échanges, ils auraient obtenu du chef de l’Etat de surseoir   au projet de révision constitutionnelle; de rencontrer la Plateforme  et qu’ils feront médiation. Ils ont alors demandé à la plateforme de lever son mot d’ordre de manifestation du 16 août 2017. Pour sa part, indique Amadou Thiam, la Plateforme maintient sa revendication de voir le projet retiré et le référendum annulé en attendant la satisfaction  des conditions préalables  sur les plans sécuritaires, indispensables sur les plans sécuritaire, technique, matériel et de consensus. «La délégation a indiqué que  seule l’Assemblée est souveraine  pour lever le mot d’ordre », a affirmé le vice-président.

Ainsi, un débat intense a été engagé entre les leaders de la Plateforme afin de pouvoir trancher et de trouver un juste milieu. Il a      fallu quatre heures d’échanges houleux (16h-19h30)  pour accoucher une résolution commune.  A l’unanimité, la Plateforme a décidé ce qui suit : annuler la marche citoyenne du 16 août par respect aux autorités traditionnelles du Mali; en leur qualité de facilitateur d’aller dire au président  de la République  de retirer ce projet  de référendum en attendant la satisfaction  des conditions préalables  sur les plans sécuritaire, technique, matériel et de consensus avant le samedi  tout en faisant une adresse à la nation . A défaut de ces conditions, la Plateforme marchera  le samedi afin de remettre une lettre à l’Assemble nationale  pour traduire le président de la République  pour haute trahison.

<strong>Quelques points de vue exprimés</strong>

Pour Tiébilé Dramé, Président du Parena, le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keïta  n’a aucun respect pour son peuple. Pour preuve, dit-il, après deux marches historiques  jamais égalés au Mali, il s’est comporté comme si de rien n’était.  Il a engagé cette révision constitutionnelle sans consulter au préalable le peuple. «  Depuis son  retour de son périple à l’extérieur, il a reçu tout le monde sauf  ceux qui contestent son projet de révision constitutionnelle. Il n’existe aucun pays démocratique  au monde où un chef d’Etat se comporte de cette manière face à une grogne sociale », a-t-il déclaré. Avant de suggérer le maintien de l’ultimatum et d’annuler la marche  compte tenu  de tout ce qui a entouré et voir ce que les autorités coutumières peuvent faire.

Pour Master Soumi,  le plus important aujourd’hui, c’est la parole d’honneur de ces personnalités qui ont tenu à nous rencontrer.  On leur accorde notre confiance tout en leur demandant en qualité d’émissaires d’aller dire au chef de l’Etat  de retirer  « ce papier ».

Adam Dicko de l’Ajcad-Mali a estimé que la rencontre de la Plateforme avec les leaders religieux  est une invite à notre sens de responsabilité. Selon elle, on peut  donner un délai au chef de l’Etat afin qu’il fasse une adresse à la nation.

Plusieurs  autres membres de la Plateforme ont fustigé le comportement   du président de la République. Selon eux, IBK  n’est pas de  bonne foi. Il ne fait que  jouer  au dilatoire. Il ne tient jamais ses promesses. Cette démarche des leaders religieux et des autorités coutumières n’est qu’un piège du régime  pour diviser la Plateforme. Si la Plateforme refuse, ils veulent montrer au reste du peuple que les membres de la plateforme n’ont aucun respect pour les leaders religieux et les autorités coutumières.  D’autres n’ont pas manqué de dénoncer l’attitude des leaders religieux et les autorités coutumières  qui, selon eux,  bénéficient des largesses du président de la République  et ne peuvent aucunement dire certaines choses  au chef  de l’Etat.

<strong>Boubacar SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Dr Bocari Treta au sujet de la révision constitutionnelle : «Plus le texte est partagé…, mieux cela vaut pour IBK»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/dr-bocari-treta-de-revision-constitutionnelle-plus-texte-partage-mieux-vaut-ibk-2477072.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Aug 2017 01:11:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au cours d’un point-presse qu’elle a animé ce mardi 15 août, la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle a exprimé son ouverture au dialogue autour du projet de révision constitutionnelle. Tout en saluant la décision présidentielle du report de la date du référendum, Dr Bocari Tréta et les siens ont souhaité que ce temps soit mis à profit pour ramener le débat dans un cadre républicain. La CMP a aussi exprimé sa ferme conviction qu’il n’y a aucune alternative crédible au référendum</em></strong>.

Mardi dernier, les présidents des partis membres de la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle ont animé un point-presse au siège de la CMP, à Lafiabougou. Il s’agissait pour eux de partager quelques informations par rapport à la situation politique nationale du pays. Dr Bocari Tréta et les siens entendaient surtout échanger avec les médias autour de la rencontre qu’ils avaient eue auparavant avec les familles fondatrices de Bamako et les leaders religieux autour du processus de révision constitutionnelle toujours en berne. Ce fut l’occasion pour le Dr Tréta, président de la CMP, de revenir sur les péripéties de ce processus, de l’initiative de la révision jusqu’à la saisine de la Cour constitutionnelle par les partis politiques d’opposition, en passant par les consultations faites par la commission loi et le vote de la loi modificative de la constitution par l’Assemblée nationale.

Le conférencier, Bocari Tréta, a aussi informé ses interlocuteurs du jour qu’au cours des échanges avec la CMP, les familles fondatrices de Bamako et le groupement des leaders religieux ont fait part de leur volonté de nouer le dialogue entre l’opposition et la majorité présidentielle. Ils ont aussi exprimé des inquiétudes par rapport à l’évolution de la situation, craignant que des lignes rouges soient franchies. «Les familles fondatrices et les leaders religieux ont souhaité que la majorité les accompagne dans cette démarche. Qu’ensemble, nous contribuions au maintien d’un climat de paix, de sérénité et de stabilité du pays. Nous avons donné notre accord; nous avons exprimé notre dédicace pour la paix, pour la dignité des Maliens», a expliqué Dr Tréta.

<strong>Ni moins ni plus qu’un report</strong>

L’orateur a ensuite souhaité que les interventions des uns et des autres dans le cadre du débat sur le processus de révision soient à présent mieux cadrées, « parce que pour le président de la République, il n’y a aucun doute: il s’agit d’un report qui se justifie par un arrêt de la Cour constitutionnelle qui s’impose à tous les Maliens ».

Aussi, explique-t-il, au-delà des observations formulées par la Cour, la CMP a-t-elle reçu des demandes d’élargissement du texte voté par l’Assemblée nationale à d’autres dispositions qui ne sont pas visées  par l’arrêt de la Cour constitutionnelle. «La CMP est d’accord. Dans ses discussions internes, dans ses rencontres, la CMP a produit différents papiers dans lesquels elle s’est prononcée très clairement pour la mise en œuvre diligente de toutes les dispositions, de l’intégration de toutes les observations formulées par la Cour, mais l’examen de toute disposition de nature à rapprocher les Maliens et à élargir la base du consensus…», a souligné  Dr Tréta, non moins président du Rassemblement pour le Mali, parti au pouvoir.

<strong>Le référendum comme seule alternative</strong>

Si l’on en croit le conférencier, la CMP a rappelé aux familles fondatrices de Bamako et aux leaders religieux les enjeux de cette reforme constitutionnelle. «Pour la CMP, il n’y a pas d’alternative crédible à la révision constitutionnelle, au référendum», a-t-il estimé. Les débats peuvent porter sur les améliorations à apporter au texte, mais ‘’au fond, la révision elle-même, il n’y a pas d’alternative et nous souhaitons que cela soit compris, a-t-il affirmé, tout en invitant les Maliens « de bonne foi» à partager cette préoccupation fondamentale avec la majorité présidentielle.

<strong>Revenir dans un cadre républicain</strong>

Démocrate convaincue qu’elle se veut être, la Convention des partis de la majorité présidentielle a, par la voix de son président, souhaité que le débat, « quelle que soit sa gravité, reste républicain », parce que la loi reste, rappelle-t-il,  le seul cadre qui puisse mettre d’accord les fils et les filles du Mali. Selon Dr Tréta, certaines anticipations, qu’il a d’ailleurs regrettées, ont fait sortir du débat de son cadre républicain. « Alors que le débat n’avait même pas été amorcé à l’Assemblée nationale, il avait déjà gagné la rue du fait de certains compatriotes », a déploré le président du RPM, tout en souhaitant que ce report soit mis à profit pour ramener le débat là où il ne devrait jamais quitter, c’est-à-dire à l’Assemblée nationale du Mali.

<strong>La main tendue à l’opposition</strong>

Le Dr Tréta a par ailleurs exprimé la disponibilité de la CMP à discuter directement du Mali avec n’importe quel citoyen malien, y compris les membres de  l’opposition politique. En tout cas, le président de la CMP reste convaincu d’une chose. C’est que « plus le texte est partagé par le plus grand nombre de Maliens, mieux cela vaut pour le Mali et pour le président de la République » a souligné Tréta selon qui il  n’y a de choix que lorsque celui-ci est partagé par les Maliens.

Auparavant, il avait salué  la décision du report de la date du référendum qui s’explique par le souci du président de la  République Ibrahim Boubacar Keïta de se conformer au verdict de la Cour constitutionnelle, donc à la loi. Mieux, cela a permis au chef de l’Etat d’ouvrir des concertations en cours avec différentes catégories socioprofessionnelles du pays. « Nous saluons cet engagement du président de la République à chercher par tous les moyens à rassembler les Maliens et les Maliennes autour des grandes questions de la nation…», s’est félicité Bocari Tréta.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pour le retrait du projet de révision constitutionnelle :  La Plateforme “Antè A Bana” exige d’IBK une adresse solennelle à la nation</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/retrait-projet-de-revision-constitutionnelle-plateforme-ante-a-bana-exige-dibk-adresse-solennelle-a-nation-2477282.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Aug 2017 01:01:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à la rencontre entre les forces vives de la nation et les responsables de la Plateforme ‘’Antè A bana’’, le mardi dernier. La Plateforme a tenu une conférence de presse à la Maison de la presse, hier mercredi, pour exiger d’IBK une adresse solennelle à  la nation</em></strong>.

La conférence était animée par le Vice-président de la Plateforme, Amadou Thiam, assisté de Ras Bath et plusieurs autres responsables du mouvement.

Campant le décor, Amadou Thiam a soutenu que cette conférence fait suite à leur rencontre, la veille, avec les familles fondatrices de Bamako, les leaders religieux et les communicateurs traditionnels suite à laquelle une décision a été prise.

A ses dires, les leaders religieux leur ont affirmé qu’ils sont parvenus à avoir d’IBK 3 choses que la Plateforme partage au nom de nos valeurs coutumières.                      La première chose est qu’IBK a pris l’engagement de retirer son projet de révision constitutionnelle. La seconde, est qu’elles ont pu convaincre IBK de rencontrer la Plateforme et la troisième chose est que ces forces vives jouent les médiateurs entre les deux camps.

Pour le président Thiam, c’est cela qui a motivé la Plateforme à surseoir à son ultimatum qui a pris fin le mardi 15 juillet dernier et aussi que la marche projetée pour hier mercredi a été reportée pour le samedi 19 août prochain.

Il a informé l’assistance que la Plateforme a demandé aux médiateurs de s’impliquer pour que le Président IBK matérialise sa décision par une déclaration solennelle à la nation de retrait de son projet de révision. Pour lui, cela permet de lever toute équivoque sur ses intentions, car avec lui on ne sait jamais à quoi s’attendre.

A sa suite, Ras Bath, que le président Thiam a présenté comme le porte-parole de leur mouvement, dira qu’ils ont accepté les propositions faites par les médiateurs pour des raisons morales et humaines. Il ajoutera qu’ils sont des républicains et non des va-t-en guerre.

L’activiste affirme qu’ils se projettent dans l’avenir et que ce pays est dans le gouffre, mais aussi que personne n’a intérêt à ce qu’il prenne feu. C’est dans ce cadre qu’il dira que le retrait du projet présidentiel est salutaire.

Parlant de l’ultimatum, le rasta indiquera que c’est une forme de guerre comme n’importe quel autre moyen. Avant d’ajouter : « notre combat est l’alternance en 2018. Le référendum n’était qu’une étape dans leur combat ».

En conclusion, le Président Thiam réitère leur volonté de marcher le samedi et que l’itinéraire prévue ne sera pas changé. Toutefois, il demande aux religieux de savoir mériter leur respect en œuvrant à ce qu’IBK face sa déclaration solennelle de retrait de son projet avant le 19 août prochain.

<strong>Harber MAIGA    </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre les changements climatiques :  Le Mali s’attelle à la mise en œuvre de l’accord de Paris</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/lutte-contre-changements-climatiques-mali-sattelle-a-mise-oeuvre-de-laccord-de-paris-2477182.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Aug 2017 00:53:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mme Kéita Aïda M’Bo, ministre de l’Environnement, du Développement durable et de l’Assainissement vient de procéder au lancement des travaux de la mise en œuvre de la contribution déterminée au niveau national du Mali. C’était le lundi 14 août 2017 à l’hôtel de l’Amitié de Bamako</em></strong>.

Les 14, 15 et 16 août 2017, des experts ont échangé sur le processus d’élaboration de la feuille de route pour la mise en œuvre de la contribution déterminée au niveau national du Mali. A l’ouverture des travaux, le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé a mis un accent sur l’importance de cet atelier consacré à la problématique des changements climatiques et leur impact sur notre planète ainsi que les réponses et solutions pour y faire face. Selon lui, les changements climatiques constituent l’un des plus grands défis de l’humanité au cours du 21ème siècle. Le Mali, dit-il, a longtemps compris l’acuité d’un tel défi, d’où la ratification de l’Accord de Paris qui témoigne de sa volonté à mettre en œuvre les engagements pris et les mesures définies dans sa contribution déterminée au niveau national.

Pour Boubou Cissé, la haute priorité accordée au changement climatique par le Gouvernement, est reflétée dans le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (Credd 2016-2018) adopté en Conseil des ministres le 27 avril 2016. A ce titre, il dira que le premier axe stratégique du Credd intitulé ‘’Croissance économique inclusive et durable’’ retient la protection de l’environnement comme deuxième domaine prioritaire et définit un objectif spécifique visant à « promouvoir l’économie verte à travers une gestion rationnelle des ressources naturelles et une lutte efficace contre le réchauffement climatique». Pour terminer, il dira que son département jouera pleinement sa partition avec l’ensemble des départements ministériels concernés, pour assurer que les investissements dans la CDN soient identifiés, évalués et les dispositions prises pour leur meilleure intégration dans les programmes nationaux.

Pour sa part, le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de l’Assainissement, Mme Keita Aïda M’Bo est convaincu que l’un des succès de l’accord de Paris est la soumission des contributions déterminées au niveau national des pays membres de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Après avoir rappelé que le Mali fait partie des pays qui ont déjà ratifié l’accord de Paris, Mme Kéita Aïda M’Bo a informé que depuis plusieurs décennies déjà, le Mali avait conçu et mis en œuvre de nombreuses politiques et stratégies idoines visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et à accroître la résilience des populations face aux effets néfastes des changements climatiques. Elle a cité: la politique nationale de la protection de l’environnement, la politique et la stratégie nationale des changements climatiques, les plans d’actions nationaux d’adaptation, le cadre stratégique pour une économie verte et résiliente aux changements climatiques. « Ces actions d’atténuation et d’adaptation proposées totalisent un coût respectivement de 34,68 milliards de dollars américains et 1,062 milliards de dollars américains pour la période 2015-2020 », a-t-elle révélé. Avant d’ajouter que ces actions contribuent également au développement du pays, au renforcement de sa résilience et à l’amélioration des systèmes de production, notamment: l’accélération de l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique, l’amélioration des performances du processus de production agricole, la réduction du déboisement et le reboisement intensif. Pour terminer, elle dira que la mise en œuvre de ces actions est une nécessité et sa réussite demandera à la fois une organisation cohérente et adéquate, une implication de tous les acteurs et une mobilisation des financements tant au niveau national qu’au niveau international.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pèlerinage 2017 à la Mecque :  Les pèlerins d’Al Omra déjà à la Mecque !</title>
<link>https://www.maliweb.net/pelerinage/pelerinage-2017-a-mecque-pelerins-dal-omra-deja-a-mecque-2457372.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pelerinage/pelerinage-2017-a-mecque-pelerins-dal-omra-deja-a-mecque-2457372.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Aug 2017 00:55:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>700 pèlerins ont ralié les lieux saints de l’islamn par biais de l’Agence Malienne de voyages et de services du Mali ‘’Al Omra’’.  Le deuxième groupe a quitté Bamako, lundi 7 août 2017 via Turkish Airlines.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Le Hadj à la Mecque est l’un des cinq piliers de l’islam.   A l’instar des autres pèlerins du monde, les 700 pèlerins de la première agence privée de pèlerinage du Mali (Al Omra), accompliront cet important pilier de l’islam.

Pour le compte de ce Hadj 2017, les 700 pèlerins d’Al Omra ont été repartis en deux groupes. Le premier groupe, composé de 354 personnes s’est envolé le dimanche 6 août 2017, pour Médine, où débute la première étape des rites. Le second groupe de 354 personnes a voyagé sur Médine, le lundi 7 août 2017.

Signalons que les pèlerins passeront 8 jours à Médine et environ 20 jours à la Mecque pour cet effet.

Selon Bakary Demba Sylla, Directeur de l’Agence Al Omra, quelques difficultés ont été rencontrées au niveau de l’obtention des passeports biométriques en 2017. Ces difficultés étaient liées au manque de carte Nina au niveau de certains pèlerins Maliens.

Par ailleurs, le Directeur de ladite agence souligne que son agence est prête pour assurer une bonne participation des pèlerins qui ont placé leur confiance en Al Omra. «<em> Nous avons mis les chances de notre côté pour une que nos pèlerins fassent le pèlerinage 2017 au lieu saint de l’islam dans de bonnes conditions</em> inchallah », affirme Bakary Demba Sylla, Directeur général de l’Agence Al Omra.

Il convient de rappeler que la célébration du Arafat est fixé au vendredi 1<sup>er</sup> septembre 2017, selon un responsable de l’agence Al Omra. Le retour des pèlerins à Bamako se tiendra après la fête de tabaski.

<strong>Yacouba TANGARA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Relance des activités économiques de Koulikoro :   Le Premier ministre rassure la population</title>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2017 01:34:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En marge de l’inauguration du siège régional de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali,  le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a échangé avec les cadres et agents des structures administratives et techniques de la région</em></strong>.

Pour le chef du gouvernement la conférence des cadres avait pour but de recueillir les préoccupations de la région afin d’y apporter des solutions dans la mesure du possible.

Il s’agissait aussi, dit-il, d’informer les cadres administratives, politiques et économiques de la région, des  actions concrètes entreprises par le gouvernement pour la relance économique de Koulikoro. Selon le PM ce cadre d’échange permet de rassembler les Maliens autour de l’essentiel qui est le Mali  et surtout partager les informations.

Les échanges ont également porté sur la vie de la nation, notamment la situation sécuritaire, le développement du secteur industriel, la situation économique des femmes dans la région et le développement services sociaux de base. Au cours des échanges, il ressort que la principale préoccupation est la réouverture de l’Huicoma et la revitalisation des activités industrielles et économiques dans la ville. Toutes choses qui contribueront à la relance économique de Koulikoro, ont soutenu les différents intervenants.

En réponse aux différentes préoccupations à lui adressées, le Premier ministre  a indiqué que le gouvernement du Mali,  conformément aux instructions du président de la République,  s’inscrit dans une seule logique : répondre au plus vite aux besoins de la population.

Selon lui, cette volonté politique se traduit par les actions concrètes du gouvernement à travers le pays. «Cette rencontre citoyenne permet de mesurer les attentes et de corriger certaines situations tenant compte de la situation particulière de notre pays.» Parlant du dossier de l’Huicoma, le Premier ministre a soulagé les victimes de la fermeture de l’usine. Selon lui, le règlement du dossier  est la priorité du gouvernement à travers le ministère en charge de l’Industrie.  A la suite du PM, le ministre de l’Industrie et son homologue du Travail, Mme Diarra Raky Talla, ont expliqué à l’assistance l’évolution du dossier. Selon eux un comité interministériel, composé de 9 ministres, travaille sur le dossier. «Le gouvernement ne disposait pas toutes les informations sur le dossier Huicoma. Mais avec les instructions du PM, nous allons apporter dans un bref délai  une réponse aux préoccupations des uns et des autres en toute transparence».

Tandis que la revitalisation de l’économie locale incombera aux différents ministères sectoriels. «Des actions concrètes sont engagées par le gouvernement, notamment la construction de la route Bamako-Koulikoro, la rénovation des infrastructures socio-économiques, la revitalisation du commerce ainsi que la promotion d’activités génératrices de revenus. La disparité entre le cercle de Kati et la  commune rurbaine est une  interpellation de l’Agence de développement régional. C’est cette structure qui doit prendre en charge toutes ses questions pour faire face à la disparité. Le gouverneur doit travailler avec ce service avec l’accompagnement du Conseil de cercle de Koulikoro»,        a assuré Abdoulaye Idrissa Maïga.

Parlant de l’insécurité d’une manière générale et de façon particulière l’interdiction de circuler dans le centre du pays entre 18heures et 6heure du matin, le PM et son ministre de l’Administration territoriale ont été on ne peut plus clairs. «Nous sommes conscients de vos  difficultés par rapport à la mesure. Aujourd’hui, le ministre de la Sécurité travaille sur un plan de sécurité intégré des régions du centre du pays. Avec ce plan et      le renforcement des moyens matériels et humains, le gouvernement sera en mesure d’assurer la sécurité des populations et de leurs biens. Nous allons maintenir cette mesure pour limiter les attaques contre les positions des forces maliennes».

Cette conférence avec les cadres de la région de Koulikoro a été marquée également par la problématique du développement du commerce, la spéculation des prix des produits, le recasement des déguerpis des voies publiques et la construction du marché rose de Bamako.

A toutes ces préoccupations, le ministre du Commerce, Abdel Karim Konaté a apporté des réponses claires à ses interlocuteurs. «Le gouvernement, en partenariat avec la Ccim, a déjà entrepris la construction des magasins dans certaines communes de Bamako qui seront mis à la disposition des commerçants. A ce jour, il y a 3 milliards de nos francs sont disponibles pour la construction d’équipements marchands à Bamako. « Il suffit que les mairies nous identifient des zones pour les construire ». Le Premier ministre  a donné des instructions pour accélère la construction du marché rose de Bamako. Mais le marché est géré par la mairie du District ; donc les difficultés actuelles sont au niveau de la mairie. Il faut une discussion avec la mairie, sinon le financement est disponible et les études sont bouclées et une commission travaille sur la question. Pour ce qui est des déguerpis, le gouvernement à mis une commission en place et à mis à leur disposition 500 millions de F CFA pour les soulager.».

Avant de prendre congé de ses interlocuteurs, le Premier ministre a invité les uns et les autres à une synergie d’action pour le Mali.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Renouvellement de la licence d’Orange&#45;Mali :  Le ministre des Finances se prononce sur l’utilisation des fonds</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/renouvellement-de-licence-dorange-mali-ministre-finances-se-prononce-lutilisation-fonds-2448732.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2017 01:25:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On en sait désormais un peu plus sur l’utilisation des 100 milliards de francs CFA provenant de la vente de la licence d’établissement d’Orange Mali. Au cours de la cérémonie de remise du chèque géant au gouvernement malien par l’opérateur de téléphonie, le 2 août dernier, le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, a en effet levé un coint de voile sur les secteurs prioritaires, où seront injectés lesdits fonds</em></strong>.

Avec les 100 milliards de F CFA sur une durée de 15 ans, beaucoup d’observateurs voient en cette opération une très bonne affaire pour le Mali, et même une meilleure affaire parmi les opérations de renouvellement de licence de l’opérateur Orange sur le continent. Le Sénégal a, faut-il le rappeler, reçu 100 milliards de F CFA pour 17 ans, la Côte d’Ivoire a gagné la même somme pour 16 ans, avec le même opérateur. Seulement, ce montant tombe à un moment où les urgences sont très nombreuses pour l’Etat et la liquidité se fait de plus en plus rare. Mais, le plus heureux des ministres, Boubou Cissé qui recevait le chèque a juré la main sur le cœur d’utiliser ces fonds dans les secteurs prioritaires pour le Mali.

Pour son utilisation, le ministre de l’Economie et des Finances a indiqué que déjà, une grande partie de ces ressources est inscrite dans le collectif budgétaire récemment adopté en Conseil des ministres et que l’Assemblée nationale va examiner dans les prochains jours. Avant de préciser que «ces 100 milliards contribueront à réduire significativement la pauvreté et les inégalités dans notre pays avec des investissements dans des projets d’infrastructures importantes », dit-il. Aussi, a-t-il estimé que la conclusion de ce contrat le comble de joie, car il est gagnant-gagnant.

Mais tout laisse croire que l’utilisation de ces ressources exceptionnelles ne manquera pas de faire couler autant d’encre que de salive. Dans la mesure où l’opposition, à n’en pas douter, se montrera très critique d’abord quant à l’inscription d’une partie du montant dans le collectif budgétaire. Ensuite, elle va certainement vouloir acculer le ministre de l’Economie et des Finances pour l’utilisation du reste de l’argent.

Déjà, des voix se lèvent pour critiquer la gestion des fonds, soupçonnant le pouvoir de vouloir l’utiliser pour la campagne présidentielle. Toute chose qui promet de belles empoignades  lors des débats sur le collectif budgétaire.

Déjà le ministre, Boubou Cissé se veut rassurant, affirmant que l’argent sera bien utilisé pour le bonheur du peuple malien.

Par ailleurs, il n’a pas manqué d’affirmer que l’extension à la 4G va ouvrir au pays des perspectives qui vont contribuer énormément au développement du Mali. Elle donnera accès à des marchés estimés à des centaines de milliards de F CFA, dit-il. Pour lui, l’avènement de la 4G permettra cette transformation digitale, à travers la libération de ce type de fréquence. Cela va également donner un poids à un secteur tertiaire qui contribue de plus en plus à l’économie du pays et cela, en partie grâce aux investissements que la société Orange va faire.

Par ailleurs, Arouna Modibo Touré, ministre de l’Economie numérique et de la Communication, s’est  félicité du succès de cette négociation aussi bien en termes de finances que de développement de la communication. Pour lui, ce renouvellement a été fait sur la base d’un cahier de charges qui       engage l’opérateur Orange Mali à un large  développement de la télécommunication à travers une amélioration de la couverture géographique du pays ainsi que l’amélioration de la qualité de son service.  S’agissant de l’arrivée de la 4G, le ministre indiquera que cette nouvelle technologie permettra d’améliorer l’accès à l’Internet dans le pays, ce qui aura un impact direct sur notre économie.

<strong>Harber MAIGA</strong>

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<title>Insécurité dans le Gourma :  Pr Younouss Hamèye Dicko accuse les autorités et les forces armées maliennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/insecurite-gourma-pr-younouss-hameye-dicko-accuse-autorites-forces-armees-maliennes-2448802.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2017 00:57:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée ce samedi 5 août, le président du RDS a haussé le ton face à la dégradation de la situation sécuritaire dans le Gourma dont la pacification reste, dit-il,  l’une des solutions pour éviter la sécession du Mali.</em></strong>

Face à la presse à la Maison des aînés, où son parti a exprimé sa vision  des enjeux du référendum constitutionnel dont le projet est en berne, le président du Rassemblement pour le développement et la solidarité (RDS) a été très critique au sujet de l’insécurité qui sévit dans le Gourma, dans le Nord du Mali. En effet, Pr Younouss Hamèye Dicko, non moins une figure de la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle, s’en est pris aux forces armées maliennes, mais surtout aux autorités qu’il dit avoir toujours interpellées face à la situation sécuritaire dans cette zone. «Les autorités maliennes, d’hier à aujourd’hui, n’ont jamais pris à bras-le-corps  ce qui se passe dans le Gourma», a-t-il dénoncé, affirmant que la sécurité du Mali et celle dans bien d’autres pays de la sous-région dépendent en grande partie de la pacification de cette région. En vérité,  critique-t-il, les gens ne se donnent pas la peine de sécuriser le Gourma, et même la région de Mopti. «On a l’impression d’avoir les militaires partout, mais aucune sécurité malgré tout. Comment comprendre qu’on vienne assassiner nos militaires dans leurs casernes à 4 heures du matin alors qu’ils dorment tranquillement. Il faut qu’ils se lèvent», a tancé le Pr Dicko. Selon lui, Bamako ne sera sécurisé que si l’Etat arrive à pacifier le Gourma, même s’il doit  jeter toutes ses forces dans la bataille. Et le président d’ajouter que si on ne prend  garde, ‘’nous n’aurons plus un pays, mais plutôt un no man’s land où les seigneurs de la guerre vont faire la loi’’. Et la responsabilité appartiendra, selon lui, à l’armée malienne. Il a ensuite appelé les autorités maliennes à ne pas perdre de vue que notre sécurité ne peut être assurée que par nos propres forces. On ne peut pas, estime-t-il, confier notre sécurité ni à Barkhane ni à la Minusma.

<strong>Querelles de clocher</strong>

Si l’on croit Younouss Hamèye Dicko, le processus de révision constitutionnelle en cours  ne viole nullement la constitution due 1992 qui, rappelle-t-il, prévoit la procédure de sa propre révision. «Le président de la République a le droit d’initier la révision constitutionnelle. C’est ce qu’Alpha a fait; c’est ce qu’Amadou Toumani Touré a fait et c’est cela qu’Ibrahim Boubacar Keïta est en train de faire», soulignera le président du RDS. L’intoxication est, a-t-il affirmé, menée par des gens qui comprennent bien la situation, mais qui ne veulent pas l’expliquer au risque ne pas pouvoir mobiliser leurs militants. Les polémiques autour de la création d’un Sénat et la nomination par le chef de l’Etat du 1/3 des sénateurs et du président de la Cour constitutionnelle relèvent, selon Pr Dicko, de rivalités de clocher et des querelles électoralistes, pendant que d’autres sont en train de piller et de tuer dans le Nord du pays. En tout cas, le président du RDS dit avoir la ferme conviction que l’échec du processus référendaire entrainerait des troubles graves au Mali, voire l’éclatement du pays. Il n’y a, dit-il, que le référendum, combiné à l’action des forces armées de défense et de sécurité, qui peut nous conduire à la sécurité. Il a aussi proposé que le Mali ait une politique sectorielle de sécurisation. «Si on ne peut pas par exemple sécuriser Kidal, il faut nécessairement sécuriser le Gourma», suggère Pr Dicko.

<strong>Soutien à IBK </strong>

Dans une déclaration lue auparavant par le secrétaire politique du parti, le RDS a souligné ce qu’il pense être les bien-fondés de la révision constitutionnelle qui, de son avis, permettra au Mali d’honorer ses engagements vis-à-vis de son peuple et de la communauté internationale. Mieux, c’est un moyen pour le pays de faire face au terrorisme et au narcotrafic qui sont devenus des défis mondiaux. Partant, le parti a réaffirmé son soutien au président de la République et à son gouvernement, tout en appelant les acteurs politiques à jouer franc jeu. Ce, afin de permettre au Mali de retrouver toute sa place dans le concert des Nations et de l’épargner de ‘’l’isolement et de l’effritement’’.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>CCIM : Un siège flambant neuf pour la délégation régionale de Koulikoro</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/ccim-chambre-de-commerce/ccim-siege-flambant-neuf-delegation-regionale-de-koulikoro-2448772.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2017 00:35:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a inauguré, jeudi 3 août 2017, le nouveau siège de la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (Ccim) de Koulikoro</em></strong>.

La Chambre de commerce et d’industrie du Mali (Ccim) a désormais son bâtiment flambant neuf à l’entrée de la Cité de Méguétan (Koulikoro), à quelques 60 km de Bamako. Ce joyau architectural, bâti sur une superficie d’environ 300 m2, a été entièrement financé par la Ccim à hauteur de plus de 400 millions FCFA. Le bâtiment est composé d’une quinzaine de bureaux, d’une salle de conférence polyvalente de 300 places. L’infrastructure a été inaugurée par le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, en présence des commerçants détaillants, opérateurs économiques, chefs d’entreprises, industriels et plusieurs membres du gouvernement. Pour la circonstance, le maire de la commune urbaine de Koulikoro, Elie Diarra, notera que la cérémonie d’inauguration de ce joyau honore la ville à plus d’un titre. Elle vient, dit-il, à point nommé et constitue une occasion opportune pour les opérateurs économiques de la région d’accueillir les séminaires et même des sessions de l’assemblée consulaire nationale en transport à Koulikoro, mais aussi un cadre idéal de travail, source de motivations et de meilleur rendement.

Pour sa part, le président de la Ccim, Youssouf Bathily, a rendu un hommage au président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, pour son choix de mettre la relance économique au cœur des priorités du pays. Selon lui, la Ccim, conformément à cette vision, a inscrit dans son plan de mandature 2015-2020 la réalisation d’infrastructures parmi lesquelles les équipements marchands pour soulager les opérateurs économiques,  particulièrement les déguerpis des voies publiques. Aussi, Youssouf Bathily informe que la construction de siège pour les représentations régionales vise à mieux organiser et encadrer les opérateurs pour leur faciliter l’accès aux informations et même aux financements. Profitant de l’occasion, le patron de la Ccim a demandé au chef du gouvernement de bien vouloir débloquer le dossier du marché Rose dont la construction  a été confiée à la Ccim par la Primature. A ce titre, il dira que le financement est acquis, les plans disponibles, la Ccim n’attend que l’autorisation de construire.

A son tour, le Premier ministre a vivement apprécié le siège régional de la Ccim de Koulikoro qui, selon lui, offre à la fois le confort, la modernité, la sécurité et l’innovation technologique recherchés pour les opérateurs de la région pour mieux organiser leur corporation au service du développement du Mali. «Ce siège est tout simplement beau, moderne et fonctionnel surtout que son architecture soudanienne est inspirée de celle de la Ccim de Bamako construite en 1906. C’est une fierté pour moi d’inaugurer un bâtiment qui offrira aux agents et aux opérateurs un cadre de travail convivial et les conditions pour encore booster le financement de l’économie locale», a-t-il ajouté.

En réponse à la doléance faite par le président de la Ccim relative à l’autorisation de construction du Marché Rose, le chef du Gouvernement a assuré de la prise en charge urgente du dossier afin que les travaux de  reconstruction puissent démarrer dans les meilleurs délais.

<strong>IMG</strong>

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<title>Jeamille Bittar : « Nous ne sommes ni des partisans du ‘’OUI’’ ni du ‘’NON’’…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/jeamille-bittar-ne-sommes-partisans-oui-non-2418652.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Jul 2017 01:24:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Se prononçant sur le processus de révision constitutionnelle, le patron du Mouvement citoyen pour l’Alternance, le Travail et la Transparence (MC-ATT), Jeamille Bittar, et les siens pensent qu’il est temps que les Maliens se pardonnent et acceptent d’aller vers un consensus</em></strong>.

«La révision constitutionnelle, quel consensus pour une sortie de crise ?». Tel était le thème de la conférence débat organisée par le MC-ATT, le samedi 22 juillet 2017, au palais de la culture de Bamako. L’objectif de cette rencontre, selon eux, est  d’outiller les membres du comité directeur dudit mouvement. Pour la circonstance, les militants du Mouvement citoyen pour l’Alternance, le Travail et la Transparence (MC-ATT) ont donné leur point de vue par rapport à la réforme constitutionnelle proposée par le président Ibrahim Boubacar Keïta. Le président de MC-ATT, en la personne de Jeamille Bittar, a été on ne peut plus clair : « le MC-ATT n’est ni un partisan du ‘’OUI’’ ni un partisan du ‘’NON’’. Nous sommes pour le Mali ». En outre, Jeamille Bittar a profité de l’occasion pour informer que le MC-ATT est un parti politique qui n’est ni de la majorité politique ni de l’opposition et encore moins du centre. Le MC-ATT, dit-il, est engagé pour la gestion consensuelle du pouvoir.

A son tour, le conférencier, Me Amadou Tiéoulé Diarra, s’est d’abord prononcé sur la validité du projet de révision, quant à la forme. Même si l’avocat est d’avis que politiquement le moment est opportun pour réviser la constitution, surtout quand on s’en tient à l’accord, il reste tout de même convaincu que juridiquement il ne devrait pas y avoir de révision. Selon lui, l’article 118 n’interdit pas les élections, mais interdit plutôt de toucher la constitution. A la question de savoir s’il y a atteinte à l’intégrité territoriale, l’orateur dira que ce n’est plus une question de frontière, car dit-il, ceux qui nous attaquent sont à l’intérieur du pays. Me Amadou Tiéoulé Diarra pense que l’ambiguïté de la Cour constitutionnelle dans son arrêt est le fait de parler d’insécurité résiduelle. De son point de vue, le mot ‘’insécurité’’ dénote que le pays est loin d’être à l’abri. Parlant du contenu du projet de révision, le conférencier pense qu’on devrait rester avec la conception classique quant à la détermination de la politique de la nation. En clair, il affirme que c’est le chef du gouvernement qui doit déterminer et conduire la politique de la nation et non le Président de la République. Même s’il est d’accord avec la mise en place d’un Senat, Me Amadou Tiéoulé Diarra ne partage pas la mission qui lui est attribuée par le nouveau texte. Selon lui, le Sénat ne doit pas participer au vote de loi. A ce titre, il propose que le Sénat soit un organe de conseil et de veille de nos coutumes et de nos mœurs.  Les autorités coutumières et traditionnelles doivent être, selon lui, en dehors de toute activité législative. Ces autorités, dit-il, peuvent être logé au sein d’un conseil que l’on peut dénommer ‘’conseil des sages’’ ou ‘’Conseil de la République’’. Me Amadou Tiéoulé Diarra se dit inquiet par rapport à l’article 36 du nouveau texte relatif à la prorogation du mandat présidentiel. Selon lui, l’inquiétude réside du fait que la disposition clarifie le renforcement des pouvoirs du président de la République. En outre, le conférencier a également déploré le fait de sortir d’un système de constitution rigide à un système de constitution souple. «Avec ce système il faut retenir qu’une catégorie de personnes peut confisquer le pouvoir», prévient Me AT Diarra.

Me Amadou Tiéoulé affirme que si par extraordinaire on n’arrivait pas à tenir les élections en 2018, il faudrait, selon lui, trouver un consensus avec les politiques. Pour une sortie de crise, Me AT Diarra propose de coupler que le référendum à la présidentielle en 2018.

Pour terminer, le patron du MC-ATT, Jeamille Bittar dira que  la seule alternative pour une sortie de crise est que les Maliens acceptent de se pardonner. «De régime en régime nous avons compris qu’il y a eu beaucoup de rancœur. Il faut maintenant  accepter le pardon de l’autre et demander en retour pardon», exhorte Jeamille Bittar.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Brehima Silimana,vice&#45;president de l’UDD : «Les urnes doivent être les seuls lieux d’expression pour ceux qui contestent le référendum »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/brehima-silimanavice-president-de-ludd-urnes-doivent-etre-seuls-lieux-dexpression-contestent-referendum-2418592.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Jul 2017 01:22:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après une longue période de silence, l’Union pour la démocratie et le développement (UDD) se réveille. A travers un séminaire d’appropriation de la loi référendaire, tenu le 22 juillet à son siège, son 1er vice président, Bréhima Silimana  a exprimé son soutien sans faille au projet de révision constitutionnelle</em></strong>.

Soupçonnée de jouer au trouble fête ces derniers temps, l’Union pour la démocratie et le développement (UDD) clarifie sa position au sujet de la révision de la loi fondamentale. A travers un séminaire d’appropriation de la loi référendaire, le Conseil exécutif dudit parti a affirmé son engagement à réaliser le projet de  révision constitutionnelle. A en croire son premier vice-président, Bréhima Silimana, la présente activité décidée souverainement par le Conseil exécutif du parti par sa position clairement affichée dans la mouvance présidentielle.   Dont son ambition est de toujours œuvrer au renforcement de cette majorité dans la logique de donner au Président de la République les moyens de réaliser son ambitieux projet pour le bonheur des Maliens. Sans équivoque et sans murmures, la position de l’UDD est de soutenir le projet de révision de la loi fondamentale de notre pays pour l’adapter à l’évolution du monde, a indiqué Bréhima Silimana. Partant, il a exhorté les autorités du pays à la création des conditions pour permettre aux différents courants de s’exprimer sur la question et de départager par les urnes. «Tout en respectant la position et les avis de nos camarades politiques d’en face, l’UDD estime que les urnes doivent être les seuls lieux d’expression et de sanctions pour ceux qui contestent la pertinence d’une révision constitutionnelle. En tout cas, nous, nous voterons Oui», a déclaré le premier vice-président.

Sous forme de démenti, le président de séance martèlera que les mauvaises langues et les montages  grotesques qui prêtent main-forte à une entreprise de sabotage et de manipulation ne sauront nullement les distraire. Car, a-t-il expliqué, à l’UDD, responsables et militants sont convaincus de la pertinence de la révision constitutionnelle et useront de tous les moyens légaux pour sa réussite. Avant de poursuivre que le parti restera mobilisé pour ce projet dont il est également porteur dans le cadre de sa participation à l’action gouvernementale. Pour l’atteinte de cet objectif, Silimana soulignera que le présent séminaire leur permettra de débattre du projet et de se mettre au même niveau de compréhension et d’argumentation. Ce, afin de pouvoir convaincre les militants à la base sur toute l’étendue du territoire et au-delà.  En conclusion, il a exhorté les participants à plus d’assiduité   tout au long de cette journée animée par d’éminents experts. A leurs contacts, chacun de vous pourra renforcer ses capacités, se donner les meilleurs moyens de participer au débat démocratique.

<strong>Oumar KONATE  </strong>

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<title>Protestation populaire contre la révision constitutionnelle : IBK, victime de la déloyauté des partis alliés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/protestation-populaire-contre-revision-constitutionnelle-ibk-victime-de-deloyaute-partis-allies-2418582.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Jul 2017 01:21:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta est un homme presque isolé au Mali. Car, excepté sa formation politique, le Rassemblement pour le Mali (RPM), et trois autres partis, à savoir l’APR,  le PS Yelenkoura et la CDS, la soixantaine de partis alliés demeure silencieuse face au vent de contestation populaire de la tenue du référendum</em></strong>.

Plébiscité à plus de 77% lors de la présidentielle de 2013, le Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta fait face au mécontentement d’une bonne partie de la population malienne. Ce, à cause de la manipulation de l’opinion publique, orchestrée souvent par ses adversaires politiques. Cette situation a empiré ces derniers temps à cause de son initiative de réviser la loi fondamentale. Bien que cela soit une prérogative présidentielle, une partie de la société civile se dresse contre la réforme constitutionnelle. Car, pendant quelques années, elle a été instrumentalisée et endoctrinée par certains esprits malins à travers des commentaires biaisés, faisant croire à une mauvaise gestion des affaires publiques. Depuis lors, toute initiative venant du Président IBK, qu’elle soit bonne ou mauvaise, est systématiquement rejetée. Ayant des dents contre le chef de l’Etat, cette partie de la société malienne ne s’est pas fait priée pour s’opposer au projet de révision constitutionnelle. C’est du moins ce que l’on a pu constater lors des grandes manifestations des opposants à la tenue du référendum. A la marche du 17 juin, outre les slogans «Antè A bana» (ne touche pas à ma constitution), ils étaient nombreux, les marcheurs, à ne rien comprendre. Ceux-ci avaient leur propre slogan, à savoir: «IBK, an tè i fè», (IBK, on ne veut pas de vous).

Face à ce sentiment qui se généralise, le chef de l’Etat malien a besoin de la mobilisation générale de ses alliés. Malheureusement, tel n’est pas le cas. Seul le parti présidentiel, le RPM, longtemps ignoré par le Président de la République, et les partis comme l’APR d’ Oumar Ibrahim Touré,  le PS Yelenkoura d’Amadou Koïta et la CDS de Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise mouillent le maillot sur le terrain. Les députés du  Rassemblement pour le Mali ont fait la restitution du projet à leurs bases respectives. Le bureau politique, quant à lui, a tenu des meetings d’information dans les six communes de Bamako et entend l’élargir à d’autres localités du pays.

L’Alliance pour la République (APR) a organisé un meeting d’information et d’appropriation  du projet de texte de révision le 14 juillet, au Mémorial Modibo Keïta.  A cette occasion, son président, Oumar Ibrahim Touré, a exprimé en toute responsabilité son soutien à la révision constitutionnelle. Ce, après avoir convaincu l’assistance à voter pour le « OUI ».

<strong>Le silence coupable des partis alliés</strong>

A l’Adema, 2ème force politique du pays, il n’y a que quelques individus isolés, en l’occurrence le Ministre Abdel Karim Konaté, et le député Yaya Sangaré qui donnent le meilleur d’eux-mêmes. Et se battent tant bien que mal pour amener leur parti à saisir cette occasion pour exprimer leur loyauté envers le chef de l’Etat. Mais jusque-là, sans succès.

Quant au Cnid de Me Mountaga Tall, le MPR de Choguel Kokala Maïga et l’UM-RDA, ils jouent un jeu trouble. Dans les coulisses, il se murmure que les leaders de ces partis politiques susmentionnés n’ont aucune maîtrise de leurs troupes. Certains se sont confiés en affirmant qu’ils ne connaissent pas la position de leurs militants. Et que ce serait hasardeux de soutenir le « OUI », au risque de perdre des militants. Ce qui explique leur échec patent  sur le terrain politique, car incapables de convaincre les partisans de bonnes initiatives.

S’agissant de  l’UDD, dont le président, Tièman Hubert Coulibaly, est chargé de l’organisation du référendum, ce parti jouait au mort. Du bout des lèvres, le parti a affirmé son soutien à travers  un séminaire d’appropriation de la loi référendaire, tenu le samedi 22 juillet 2017, à son siège. Certains des cadres s’opposent au projet que le parti défend. Malgré ses tentatives de démenti à travers les réseaux sociaux, et la rencontre du samedi qui aurait dû prendre une dimension plus grande, il ne convainc personne. Car, il a un autre moyen plus approprié pour lui de le faire que de passer par les réseaux sociaux. Nul besoin de l’indiquer qu’il lui suffit d’organiser un grand meeting et saisir cette occasion pour exprimer la position de son parti. Mais le séminaire du samedi confirme les appréhensions. Car, initialement prévu au Palais de la Culture, le séminaire a finalement eu lieu dans une salle ne pouvant pas contenir plus de 45 personnes.

Le Mouvement pour un destin commun (Modec) du Ministre Konimba Sidibé qui ne s’est jamais montré sincère envers le régime est dans la contemplation. Malgré la suprématie du parti au pouvoir (RPM) dans son cercle natal, Dioïla, la mobilisation  du Modec peut aider à convaincre les quelques réticents  à embarquer le bateau de la «paix».

En ce qui concerne la Codem qui se vante d’être 4ème  force politique du Mali, ses actions ne sont pas visibles. La déclaration laconique de son président, Housseyni Amion Guindo, dans la région de Mopti, a laissé plus d’un sur sa faim.

Le parti Yelema de  l’ancien Premier ministre Moussa Mara, dans son ambiguïté, a, après avoir suspendu ses activités au sein de la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle,  commenté le bien-fondé de la révision constitutionnelle avec beaucoup de réserves.

Par contre, face à cette majorité timide, il y a une opposition virulente soutenue par une bonne partie de la société civile. Même les micros partis comme le Pids donne de la voix dans cette mouvance.

<strong>IBK est-il victime de son ouverture   ?</strong>

Faut-il le rappeler, après son accession au pouvoir IBK a déclaré à qui veut l’entendre qu’il n’a pas été élu par le RPM. Cela, malgré qu’il soit élu sous ses couleurs. Pour certains, c’était une manière d’exprimer son ouverture aux différentes compétences pour la construction du pays. Dans cette logique, il fait en sorte qu’on ne sente même pas que le candidat du RPM était pouvoir, car ses cadres étaient moins représentés dans la haute  sphère de l’Etat. Aujourd’hui, cette attitude lui coûte cher. Car même au sein dudit parti, certains cadres ne soutiennent son projet que sur le bout des lèvres et le fait incompréhensible en cela est l’attitude du premier responsable du RPM Bocari Tréta qui en principe devrait être en première ligne du front de la bataille de la sensibilisation. Curieusement, chaque fois qu’il s’agit d’un sujet portant sur la défense des idées ou projets d’IBK, Tréta se trouve miraculeusement en dehors du pays.  En cette période décisive de la vie de la nation les partis dits alliés jouent aux faux morts.

L’autre absence remarquable, c’est celle du Secrétaire général de la Présidence, Soumeylou Boubèye Maïga et son parti Asma CFP. Il brille de mille feux par son absence dans le débat sur le projet de révision. Personne à ce jour ne l’a entendu, ni lui ni son parti. Toute chose qui pousse certains à s’interroger sur sa sincérité ainsi que celle de certains proches de Koulouba. C’est quand même drôle de leur part de ne pas défendre un projet qui les engage tous dans la mesure où, ils ont bénéficié et continuent de bénéficier des largesses du régime. Ils oublient peut être qu’advienne que pourra, ils sont comptables de la gestion d’IBK à part égal de responsabilité. Le snobisme dans lequel, ils se terrent ne les dédouanera point et ne fera d’eux encore moins des innocents.

Malgré tout une grande majorité du RPM et quelques partis montent  au créneau pour tenter de sauver le régime à travers des campagnes qu’ils qualifient de désintoxication en sensibilisant la population sur le bien fondé de la révision Constitutionnelle.

Comme le dit un adage de chez nous «on ne peut pas aimer une chose et son contraire». Que les autres partis de la majorité s’affirment maintenant où qu’ils se taisent à jamais. Afin de permettre l’émergence des personnes de conviction pour une gestion harmonieuse du pouvoir.

<strong>Boubacar SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>BAC 2017 : 33 160 admis sur 101 599, soit 32,64%</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/bac-2017-33-160-admis-101-599-soit-3264-2411722.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 13:24:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mercredi 19 juillet 2017, les résultats du baccalauréat général et technique, session 2017, ont été proclamés sur toute l’étendue du territoire national. Sur 115 317 inscrits au baccalauréat général et technique, 101 599 candidats ont composé dont 33 160 déclarés admis. Soit un taux de réussite de 32,64%,  contre 24,28% l’an dernier. Donc, une nette progression de 8,36%.</em></strong>

Tenu en juin 2017, le baccalauréat malien  a livré ses résultats ce mercredi sans grande surprise. Sur 115 317 inscrits au baccalauréat général et technique, 101 599 candidats ont composé et 33 160 ont été déclarés admis. Soit un taux de réussite de 32,64%  contre 24, 28% en 2016. Donc, une nette progression de 8,36%.

Notons que le taux d’admission au baccalauréat général est de 32,20% en 2017 contre 24, 30% contre en 2016. Le bac technique est de 49,36% contre 23,74%   en 2016, soit une hausse de 25,62%.

Faut-il le rappeler, depuis 2012, d’année en année, nous assistons à une légère augmentation du taux de réussite au baccalauréat. Nous sommes ainsi passés de 12,36% en 2012 à 17,99% en 2015 et 24, 28% l’année dernière pour se retrouver à 32,64 cette année.

Classement des pôles de correction par ordre décroissant au bac général

Quand on prend le soin de classer les 10 pôles de correction, on se rend compte que c’est Bassiknou, en Mauritanie, pour  les candidats réfugiés,   qui arrive en tête avec 66,11%, suivi des pôles de Tombouctou avec 45,60% ; de Gao avec 35,05% et de la Rive Droite de Bamako avec 34,53%. Ségou se classe 5ème avec un taux de réussite de 34,33%, suivi de  Bamako Rive gauche qui enregistre 33,08%. Kayes et Sikasso ont respectivement 30,87% et 30,51%, suivis de Koulikoro avec 29,43%. Le Pôle de correction de  Mopti occupe la queue du classement en se contentant de 23,99%.

Du côté du ministère de l’Education nationale, le Directeur du Centre national des examens et concours de l’éducation  rassure que ce taux de réussite reflète le niveau réel de nos candidats et qu’il n’y a pas eu de repêchage, comme certains peuvent l’imaginer. Avant de préciser que  tous les admis ont une moyenne supérieure ou égale à 10. Et d’indiquer que l’Etat malien ne peut pas s’offrir le luxe de repêcher les candidats. Car, argumentent-ils, après l’harmonisation des dates des examens dans l’espace Uemoa, on s’achemine vers une harmonisation des épreuves. Donc, il est impérieux de préparer les enfants à cette expérience. Afin que nous ne soyons pas surpris par des taux de réussite humiliants, qui décrédibiliseront nos diplômes.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Enseignement supérieur : Le Snesup accuse le Doyen de la Fseg d’affairisme et réclame sa révocation</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/enseignement-superieur-snesup-accuse-doyen-de-fseg-daffairisme-reclame-revocation-2411672.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 13:21:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour assainir le milieu universitaire, le Syndicat national de l’Enseignement supérieur (Snesup)  demande la révocation du Doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion, Pr  Ousmane Papa Kanté. Le Snesup envisage aussi une grève illimitée à partir du 25 juillet. L’information a été donnée à la faveur d’une conférence de presse tenue le 19 juillet à l’Ensup</em></strong>.

Aujourd’hui, le Syndicat national de l’Enseignement supérieur (Snesup) est très remonté contre les ‘’pratiques anti-pédagogiques’’ du Doyen de la Fseg. Qui, selon eux, est en passe de transformer l’espace universitaire en un centre commercial. Pour rendre fonctionnels les organes de gestion de la faculté des Sciences économiques et de gestion, le Snesup va au-delà de la demande de suspension du «commerçant», Ousmane Papa Kanté. Il exige son départ immédiat.

pratiques ‘’anti-pédagogiques’’ Selon le  secrétaire général du Snesup, Dr Abdou Mallé, la fermeture des salles de classe en 2015-2016 durant 4 mois pour revendiquer plus d’enveloppe d’heures  supplémentaires ; l’organisation des examens oraux payant à 10 000FCFA par d’enseignement; l’usage de la police pour empêcher les enseignants permanents d’accéder aux salles de cours ainsi que le dysfonctionnement des DER et de l’Assemblée de faculté sont des motifs plus que valables pour révoquer le Doyen Kanté en toute urgence. Comme si cela ne suffisait pas, poursuit Dr Mallé, au cours de la grève illimitée du Snesup en avril 2017, M. Kanté a forcé les cours et les évaluations en remplaçant les enseignants permanents par les vacataires de tous bords. Pire, après la suspension du mot d’ordre de grève illimitée, il a utilisé la police pour empêcher les enseignants permanents d’accéder à la salle de concours au seul motif qu’ils ont observé la grève du Snesup, a-t-il ajouté. Aussi, indique le conférencier, suivant l’arrêté N°2017-2134/Mesrs-SG,  54% d’enseignants permanents ont été exclus de l’état de paiement des heures supplémentaires. Alors qu’au même moment, « sur l’état des heures supplémentaires du 1er semestre 2017, le Doyen Ousmane Papa Kanté et le Vice-Doyen, George Hady Keïta, se sont octroyés 540 heures supplémentaires, soient 5 400 000 FCFA en un semestre. C’est scandaleux qu’un tel arrêté soit signé par le ministre de tutelle », s’offusque le secrétaire général du Snesup. Pour lui, cela constitue un abus de pouvoir, une injustice qu’il faut corriger. Ces faits sont suffisamment graves pour révoquer immédiatement le Recteur et le Doyen afin d’engager une procédure judiciaire contre eux, déclare Mallé. Dans son intervention, le secrétaire général du Snesup, Dr Abdou Mallé, a dénoncé la complicité de Mme le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avec   le Doyen. Car, explique-t-il, après  avoir observé une grève de 48 heures pour la suspension du Pr Kanté, le Recteur a suspendu le Doyen de ses fonctions suivant la lettre circulaire N°2017-0234/Ussgb-R/SG le 12 juillet 2017. Cela, en  sachant qu’il n’avait pas compétence à le faire. Avant de notifier au ministre de tutelle le 14 juillet que seul le ministre en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est compétent pour suspendre un Doyen de ses fonctions conformément aux textes. «Malheureusement, Mme le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique n’a toujours pas signé la lettre de suspension du Doyen de la Fseg pour remplacer celle du Recteur. Afin d’être en phase avec les textes de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako», regrette Dr Mallé. Or, indique-t-il, cette gestion chaotique entretenue par la ministre de tutelle a des conséquences dramatiques sur le terrain, notamment en terme de sécurité.  «Au regard de l’inaction de Mme le ministre et l’indifférence du Premier ministre, le Snesup n’a d’autres choix que de déclencher une grève illimitée pour nettoyer la Fseg de cette administration pourrie et incompétente», a-t-il déclaré. Avant de poursuivre que si le ministre  continue de se montrer complice de ce réseau de mafia en refusant de le démanteler, le vent du mouvement va l’emporter.

Faut-il le rappeler, dans un préavis de grève daté du 4 juillet 2017, le Snesup   menace d’aller en grève illimitée à compter du 25 juillet s’il n’obtenait pas un début de satisfaction à ses revendications.   Il s’agit de la révocation du Doyen de la Fseg; la restitution immédiate des cours aux enseignants permanents de la Fseg, le paiement immédiat de 2 mois d’heures supplémentaires effectuées par les enseignants permanents de la Fseg ; la mise en place d’une administration provisoire à la Fseg; l’audit de la gestion du Doyen et du vice-Doyen de la Fseg. S’y ajoutent la prise immédiate d’une ordonnance pour l’application de la grille plancher 640 et plafond 1460 pour compter du 1er janvier 2018; la mise en place immédiate de la commission bipartite d’examen des dossiers des 502 travailleurs contractuels pour leur test de recrutement prévu pour le mois d’août 2017 ; la signature immédiate des arrêtés de hiérarchisation des omis du 16 juin 2015 et la capitalisation des publications des chercheurs de l’IER recrutés en 2008 pour leur juste transposition. Et enfin l’adoption immédiate du nouveau statut «Enseignant-Chercheur » et l’éradication de la violence dans l’espace universitaire.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grand marche de Djicoroni&#45;PARA : Des occupants s’opposent à l’exécution d’une décision du Gouverneur</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/grand-marche-de-djicoroni-para-occupants-sopposent-a-lexecution-dune-decision-gouverneur-2411702.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 13:19:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des commerçants, réunis en assemblée générale, ont opposé une fin de non-recevoir au projet de construction de voies d’accès à la route de Sébénikoro, via le marché principal du quartier</em></strong>.

La tension est montée d’un cran, mardi, dans la cour du Jardin d’Enfants ‘’Ba Bintou Keïta’’ de Djicoroni-para, où s’est tenue l’assemblée générale d’information de l’association ‘’Benso’’, regroupant certains commerçants du grand marché de Djicoroni-para. A l’ordre du jour de  cette rencontre: le projet de construction de trois voies d’accès qui devraient permettre que certaines rues du quartier ouvrent, via le marché principal, sur le boulevard Mohamed VI, c’est-à-dire le goudron qui relie Sébénikoro au centre-ville.

<strong>Risque </strong>

Si l’on en croit le président de l’association, Ousmane Samaké, le projet, ordonné à la mairie de la commune IV par le Gouverneur du district de Bamako, ferait suite à une pétition des habitants du secteur de Djènèkabougou. Ladite pétition serait initiée par quelques individus, dont un certain Lamine Coulibaly dit ‘’Los’’, un conseiller du chef de quartier qui serait impliqué dans beaucoup de combines liées à la gestion dudit marché. « Puisque nous avons été saisis par la mairie, j’ai alors décidé de vous appeler ce soir afin que l’on puisse échanger les idées et adopter une position commune », a expliqué le président de ‘’Benso’’, tout en insistant sur le risque de déguerpissement que le projet fait courir à plusieurs occupants du marché. A en croire Ousmane Samaké, les occupants ne refusent pas que le marché soit reconstruit ou réorganisé, mais ils souhaitent être impliqués dans le processus, du début jusqu’à la fin. «Qu’avons-nous fait à Lamine Coulibaly pour mériter un tel traitement de sa part», s’est interrogé Ba Fanta Sanogo, vice-présidente de l’association. Elle a ensuite appelé les commerçants du marché à resserrer les rangs et à ne laisser place à aucune espèce de peur.

D’autres intervenants ont regretté l’absence du maire de la commune IV à cette assemblée générale. Selon eux, les autorités municipales de la commune ne jouent pas pleinement leur rôle pour sauvegarder le marché.

<strong>Colère</strong>

Au nom du chef de quartier dont il est le 1er conseiller, Bourama Diakité a réaffirmé l’attachement des autorités coutumières aux intérêts des populations du quartier, tout en regrettant le manque de cohésion entre les habitants de Djicoroni-Para. Il a ensuite rappelé que lors d’une récente rencontre entre la chefferie de Djicoroni, la mairie et le gouvernorat, il a été convenu que cette affaire de construction de voies d’accès sera réglée en famille, c’est-à-dire entre la maire et la chefferie. «On nous dit qu’il y a un préalable: la délimitation du marché. Après cette étape, on verra ce qu’il y a lieu de faire», a expliqué M. Diakité. Il n’en fallait pas plus pour que des commerçants piquent une colère noire.

« Il n’est pas question que notre marché soit délimité. Si c’est le cas, c’en est fini pour nous, car ils le démoliront un jour », a assené un jeune, la trentaine. Une vielle a abondé dans le même sens, estimant que l’acceptation de la délimitation est suicidaire. «Nous ne savons pas ce que le Tout-Puissant décidera, mais nous savons ce que nous ferons le jour où des agents se présenterons pour délimiter notre marché », a-t-elle mis en garde. Malgré les nombreux appels au calme et à la retenue, la foule de commerçants, essentiellement des femmes, n’a voulu rien comprendre. La rencontre a ainsi pris fin dans cette atmosphère surchauffée. Si l’on en croit Ousmane Samaké, une rencontre est envisagée entre la chefferie du quartier et  les responsables de l’association Benso pour discuter de la question.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Exploitation du réseau 4eme génération :  La licence octroyée à Orange &#45; Mali pour 100 milliards FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/telecom/exploitation-reseau-4eme-generation-licence-octroyee-a-orange-mali-100-milliards-fcfa-2411682.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 13:12:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Conseil  des ministres s’est tenu hier à Koulouba sous la présidence du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga. Sur présentation du ministre de la Communication, le Conseil des ministres a approuvé le cahier des charges  relatif à la licence d’exploitation et d’établissement des réseaux  de 2ème  3ème  et 4ème  à la société Orange-Mali  ainsi que des services de transmission  des données internationales</em></strong>.

Le ministre du Commerce Abdel Karim Konaté  et ses collègues de la Sécurité, de l’Economie numérique   étaient face à la presse  pour faire le compte rendu du Conseil des ministres.

Faisant le point du cahier de charges qui va désormais lier  Orange-Mali à l’Etat, le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Arouna Modibo Touré a rappelé  que la société Orange, après ouverture du secteur des communications au Mali, le 30 novembre 1990,  a hérité d’une licence  en 2002,  qui était uniquement relative aux technologies de deuxième et troisième générations. Après 15 ans, explique-t-il, la société Orange devait, une année  avant l’expiration, saisir le gouvernement. « C’est ce que Orange-Mali a fait en 2016 », a-t-il précisé. A l’en croire, le ministre de l’Economie et des Finances avait la paternité  de conduire les négociations avec  la société. « Une commission impartiale pluridisciplinaire  de tous les ministères ainsi que l’Amrtp  qui pouvaient  se prononcer sur le renouvellement de cette licence a été  constituée par le  ministère des Finances », a-t-il ajouté.  Selon lui, à l’issue des négociations, un cahier des charges a été élaboré. «Le nouveau cahier de charges est amélioré  et il corrige les insuffisances  de l’ancien», a-t-il fait remarquer. A l’en croire,  contrairement à l’ancien qui ne faisait pas obligation  de couverture, le nouveau cahier de charges oblige la société  à couvrir jusqu’à  3 mille kilomètres  d’axes routiers. Ensuite, le nouveau cahier de charges oblige la société à offrir des services de qualité pour la connexion. C’est pourquoi, dit-il,  la licence a été spécialement étendue  à l’extension de 4ème  génération. Il a été imposé également  à Orange des critères de performance. En outre, le nouveau cahier de charges comporte des innovations à savoir la territorialité. Le titulaire de la licence ne peut, en aucun cas, passer ses services à un autre  sans autorisation  préalable de l’autorité  de régulation. A cela s’ajoute le « computing cloud » qui oblige la société à ne pas garder les données personnelles des gens dans un ‘’cloud’’, sans l’autorisation préalable des autorités. Il y a également  l’obligation faite au titulaire de ne pas installer un centre d’écoute  sans autorisation préalable de l’autorité de régulation. « Il est interdit formellement le jeux de hasard en ligne,  sans autorisation. S’agissant des aspects financiers, il  a noté  que les négociations ont été rudes. Après des études comparatives  des deux pays (le Sénégal et la Côte d’Ivoire),  la licence a été octroyée à Orange Côte d’Ivoire à 100 milliards de francs CFA pour une durée de 16 ans. Au Sénégal, la licence a coûté à Orange 100 milliards sur une durée de 17 ans. L’Etat a octroyé la licence à Orange à  100 milliards pour  15 ans qui seront décaissés très prochainement », a-t-il conclu.

<strong>Boubacar SIDIBE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affrontement intercommunautaire à Mopti : Préoccupé par un ‘’génocide’’, Issa Togo tire la sonnette d’alarme</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/affrontement-intercommunautaire-a-mopti-preoccupe-genocide-issa-togo-tire-sonnette-dalarme-2411642.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 13:09:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Tout a commencé le dimanche 18 juin 2017, après la découverte du corps sans vie d’un dogon tué à Douna, village situé à une quarantaine de kilomètres de Koro, dans la région de Mopti. Un conflit opposant des éleveurs peuls à des cultivateurs dogons a fait plusieurs morts (au moins 80 personnes auraient été tuées et/ou blessés). La tension est toujours très vive. Toute chose qui fait craindre le député Issa Togo qui appelle les autorités à avoir un œil sur cette situation, afin d’éviter un génocide qui se profile à l’horizon</em></strong>.

Les affrontements entre les deux communautés ont pour le moment cessé, mais la tension reste vive. Une mission des forces de sécurité a été dépêchée sur place par le gouverneur de Mopti. Les élus de la localité appellent au calme et dénoncent l’absence de l’Etat dans cette partie du pays. Le président du groupe parlementaire Adema/Pasj, Issa Togo, est en ce moment très préoccupé par la situation dans sa circonscription électorale. Pour essayer de parer à un éventuel génocide en pays Dogon, il souhaite que les autorités se saisissent de ce dossier pour en faire une préoccupation nationale. Ceci permettra de stopper le nettoyage ethnique en cours dans diverses régions du pays. La situation dans le cercle de Koro est très préoccupante. Issa Togo invite les autorités d’envisager les voies et moyens permettant de contenir la dégradation de la situation et surtout assurer la sécurité des populations civiles. «Tous les signes montrent que la haine ethnique et le ciblage des civils peuvent déboucher sur un génocide si rien n’est fait pour l’empêcher», a alerté un diplomate onusien pour qui le pays risque sérieusement de sombrer. Le président du groupe parlementaire qui est de la localité et qui a récemment séjourné dans le cadre de la restitution parlementaire, a pu rencontrer les principaux chefs coutumiers et tribaux, dresse un bilan sombre de la situation. « Partout où nous nous sommes rendus dans le cercle, nous avons entendu des villageois très en colère et prêts à tout pour sauvegarder leurs terres... ». Avant d’ajouter qu’il risque d’avoir «une répétition des conflits si l’administration ne fait pas son retour...Et cette situation risque d’empirer, notamment avec la faim extrême, pour cause de destruction des champs ». Selon lui, tout est réuni pour qu’une bonne partie de la région de Mopti s’engage sur le chemin emprunté par le Rwanda il y a un peu plus de deux décennies. Les conflits interethniques que vit le Mali trouvent aussi leur origine dans la crise sans précédent que connaît le pays depuis 2012. Selon un responsable humanitaire de l’ONU, «plus de 700.000 personnes se sont déplacées à l’intérieur du pays et 300 mille personnes se sont réfugiées dans les pays voisins : au Burkina-Faso, en Mauritanie et au Niger.»

Au moment où on continue de pleurer les victimes des affrontements interethniques opposant une partie de la communauté Dogon aux Peulhs à Koro, même son de cloche dans la région de Ségou avec le conflit entre Bambaras et Peulhs à Macina. Au moment où la bataille des idéologies a pignon sur rue à Bamako et dans les capitales régionales, à cause de la révision constitutionnelle. L’on oublie que les conflits intercommunautaires ou ethniques sont une véritable bombe pour la cohésion sociale au Mali. La multiplication des groupes armés et l’incapacité apparente de l’État à maintenir la sécurité renvoient à un débat plus général sur l’État dans notre pays.                                                                                                       Les conséquences sont énormes. Les risques sont devenus plus grands pour cette localité jadis pacifique. Y a-t-il des raisons à cette subite montée de la violence ? La gestion de la crise a-t-elle échappé aux autorités ?  En tout état de cause, le député Issa Togo sonne l’alerte. Il appartient aux autorités de s’assumer pour éviter un prochain bain de sang à Koro, pour ne pas dire un prochain conflit interethnique.

<strong>Paul N’GUESSAN</strong>]]> </content:encoded>
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<title>ADEMA&#45;PASJ : Rivalités de clocher dans la perspective de 2018</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/adema-pasj-rivalites-de-clocher-perspective-de-2018-2411622.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 13:07:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il y a un véritable chassé-croisé au Parti africain pour la solidarité et la justice depuis la dernière conférence nationale tenue à Bamako le 25 mars 2017. Depuis cette rencontre, les Abeilles ne bourdonnent plus dans la même direction. Et pour cause: le choix de la candidature du parti à la prochaine élection présidentielle, prévue en 2018</em></strong>.

Se faisant appeler réformistes, ces militants en veulent à leur président, le Pr Tiémoko Sangaré, pour son silence sur ce dossier qu’ils jugent très important.

Il est reproché au président une mauvaise gestion du parti, marquée par la violation répétée des textes. On lui reproche, à tort ou à raison, de vouloir confisquer le parti pour soutenir le président IBK en 2018. D’autres camarades réformistes soutiennent que leur président n’a pas de base politique, puisqu’il n’a pas pu avoir la mairie de sa propre localité et dans son cercle de Bougouni. Donc, il sera difficile qu’il conduise le navire Adema à bon port et sont prêts à le faire dégager par tous les moyens du perchoir de leur parti.

Même si le président du parti reçoit le soutien de certains barons, il faut reconnaitre que la tension est très vive au sein de la Ruche. Les réformistes, quant à eux, sont en train de peaufiner leur plan pour convoquer un congrès extraordinaire.

Comme une réponse du berger à la bergère, le Pr Tiémoko Sangaré a convoqué les membres du comité exécutif à une université d’été afin de discuter des sujets qui fâchent au sein du parti. Cette rencontre qui est prévue pour ce samedi permettra de couper court aux rumeurs et en finir avec les querelles de clocher et de minaret.  Mais, déjà selon les indiscrétions, malgré cette rencontre de haut niveau, l’on peut déjà conclure à un bicéphalisme à l’Adema/Pasj, avec deux ailes qui s’adonnent à une guerre médiatique pour se donner un bon moral.

<strong>Une crise aux causes lointaines                        </strong>

Malgré cette rencontre ce week-end, la scission au sein du parti est effective et consommée. Car, la cause de ce schisme vient de loin. Inutile alors de vouloir colmater les brèches maintenant. Le mal est fait. Car pour des ambitions inavouées tous les coups sont permis dans cette formation politique, qui a fait rêver les Maliens dans les années 1992. Le calice est plein. Il faudra le boire jusqu’à la lie. Après le coup de massue asséné au Pr Tiémoko Sangaré par certains membres du comité exécutif, l’on n’aurait pu être tenté de faire la politique de l’autruche. On aurait pu adopter la posture indifférente de ne pas « regarder » dans ce qui ne nous regarde pas. Tant cette crise lancinante a duré trop longtemps. Tant la saignée a été longue, et la liste des victimes, dinosaures politiques, sacrifiées sur l’autel interminable. Que de temps perdu pour les adémistes, de Bamako à Gao, en passant par les autres grandes villes ! Et pour cause. Cette nomination de leur président comme ministre est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Car pour les détracteurs du Pr Tiémoko Sangaré, l’homme n’aurait pas dû pas accepter ce poste. Il devrait rester au siège, afin de mieux s’occuper de la bonne marche du parti. Mais le hic pour les ‘’réformistes’’, dirigés de mains de maître par Dramane Dembélé et Mme Conté Fatoumata Doumbia, respectivement 2ème et 5ème vice-président du parti, est loin d’être une guerre pour la défense des idéaux du parti. Au contraire, c’est une fronde pour se faire une place au soleil. Alors que ce sont eux qui sapent les efforts de leur président pour un retour aux valeurs fondatrices du parti. Bien avant sa nomination au ministère des Mines, l’homme a effectué des tournées pour faire connaitre sa nouvelle vision du parti. Mais, on a été surpris que ce soit ces mêmes frondeurs qui soient allés prêcher en eau trouble pour désavouer sa vision. Pour la simple raison que son discours de vérité était un handicap pour des barons du parti, qui ont fait croire aux militants à la base que seul les plus nantis financièrement étaient ceux sur qui le parti pouvait compter. Voyant la mayonnaise montée, ils ont préféré se jeter sur le terrain lors des communales pour aller désinformer les militants. Toute chose qui a eu des effets très négatifs sur les résultats obtenus par le parti. Car des candidats du parti ont été malmenés par les autres partis adverses.           Aujourd’hui, il est amer et triste de constater qu’à force de vouloir imposer sa doctrine, pour ne pas dire ses idéaux personnels au parti, d’année en année, l’influence et le champ d’action de ce parti politique, ce sont irréversiblement réduits comme peau de chagrin sur l’échiquier politique national. Conséquence logique. Par exemple, par un passé récent dans les années 92, l’Adema était majoritaire au Parlement. Ils ne sont aujourd’hui que 17, depuis les législatives de 2013. Par ailleurs, les communes et fiefs auparavant considérés comme bastions inextinguibles du parti ont carrément été mis à sac par de petits partis satellites. La faute, certainement à une mauvaise stratégie politique, des barons, préférant s’enfermer, aux dires des militants, dans leurs certitudes personnelles. Résultat : la descente aux enfers. A chaque fois, ce sont les mêmes personnes qui grognent, et ce sont toujours des membres du comité exécutif qui viennent à la rescousse pour colmater les brèches et, surtout, sauver leur parti des eaux mouvantes. Mais, jusqu’à quand ce cirque devrait-il durer ?

<strong>Paul N’GUESSAN</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Conseil national des jeunes :  Qui en veut à Souleymane Satigui Sidibé?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conseil-national-jeunes-veut-a-souleymane-satigui-sidibe-2405172.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Jul 2017 12:12:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis la démission de Mohamed Salia Touré, Président du Conseil national des jeunes (CNJ) pour des  raisons personnelles, il y a quelques semaines, des esprits malins tapis dans l’ombre veulent diviser les jeunes du Mali</em></strong>.

Organe fédérateur des jeunes du Mali, le CNJ est une institution très convoitée par les politiques qui ambitionnent de l’utiliser à des fins inavouables pour servir leurs intérêts sordides et malsains de tout genre.

Voulant vaille que vaille caporaliser l’institution de la promotion de la jeunesse, des politiques  ont décidé de s’en prendre au premier vice-président qui assure l’intérim après le départ de Mohamed Salia Touré et conformément aux textes du CNJ.

Dans leur sale besogne qui n’honore personne, certains politiques véreux du parti présidentiel, le RPM dont  le chef de cabinet d’un ministre RPM, le président d’une très puissante commission de l’Assemblée nationale et un jeune « vieux » utilisent des jeunes béni-oui-oui qui les obéissent au doigt et à l’œil. Ces jeunes sont censés remettre en cause la légitimité de Souleymane Satigui Sidibé de diriger la structure jusqu’à un congrès extraordinaire devant élire un président.

Pour ce faire, ces jeunes utilisent toutes sortes de subterfuges, allant jusqu’à accuser Souleymane Sidibé de détournement de fonds d’un projet logé au CNJ et l’ouverture d’un compte parallèle, entre autres bassesses dont fait montre ces jeunes à la solde des barons du RPM.

Des sources proches du CNJ et du ministère de la Jeunesse que nous avons rapprochées, il nous revient que contrairement à tous ce qui se dit dans la rue et dans certains medias, que c’est sur initiative propre de Souleymane Satigui que le département de tutelle a accepté qu’il y ait l’audit des comptes du CNJ. Le rapport de cet audit, selon nos sources, serait très bientôt publié et devrait l’être avant le 20 juillet prochain.

L’on se demande comment un homme qui se reproche quelque chose puisse commanditer un audit indépendant ? Pourtant, c’est ce que le jeune Président est en train de faire. Nos sources sont formelles que l’homme est animé par un souci de transparence. Aussi, comment peut-on accuser quelqu’un d’une gestion dont il n’était pas ordonnateur au moment des faits?

Dans la hantise de toujours diviser les jeunes, les politicards ont tenté de saboter l’assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue à Sikasso la semaine dernière. Ils ont honteusement et lamentablement échoué dans leur mission comme dans toutes les autres.

Ces politiques, après avoir imposé 5 jeunes dans le bureau du CNJ, veulent désormais les imposer comme leaders des jeunes du Mali. Ces jeunes, sans légitimité aucune, veulent avoir la mainmise sur le CNJ et servir les intérêts diaboliques de leurs mentors. Ils n’hésitent pas à utiliser le nom du Président de la République à tout bout de champ pour influencer les jeunes.

D’autres jeunes que nous avons croisés dans les alentours du siège du CNJ confient que Souleymane Sidibé est le seul à même de conduire les destinées de l’organisation et aussi qu’il est légitimé par les textes du CNJ qui font de lui le président par intérim jusqu’à une nouvelle élection.

En tout cas, les jeunes du Mali doivent faire attention à ce que le seul cadre d’expression et de promotion qui leur reste ne soit sous l’emprise d’hommes politiques, comme ils sont parvenus à le faire avec l’Aeem qui n’est que l’ombre d’elle-même aujourd’hui.

Mais pourquoi Souleymane Satigui Sidibé dérange-t-il tant ? Allez-y savoir.

Harber MAIGA

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<item>
<title>Police Nationale : Un radié de l’OCS nommé à la tête de la brigade des stupéfiants</title>
<link>https://www.maliweb.net/police/police-nationale-radie-de-locs-nomme-a-tete-de-brigade-stupefiants-2390352.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 01:10:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’information a été donnée par le Directeur de l’Office central des stupéfiants du Mali (OCS), le Magistrat-lieutenant-colonel Adama Tounkara, répondant à la question d’un confrère. Selon lui, le Commissaire de police Mamatou Togola, qui servait à l’OCS, a été radié des rangs de cette unité pour collaboration avec des dealers et des trafiquants de drogue. Il s’est dit un peu gêné de la situation qui, dit-il, n’aurait jamais dû arriver. Le Magistrat-lieutenant-colonel affirme avoir, avant la nomination de l’intéressé, échangé avec sa hiérarchie et produit des rapports contre lui. Mais cela n’a rien servi.

A ses dires, l’une des choses qui compliquent le travail de l’OCS, c’est le manque de collaboration entre les différents corps. Il dit ne pas comprendre que quelqu’un qui a perdu la qualité et la caution morale d’intégrité pour mener à bien sa mission puisse se retrouver à la tête d’une brigade chargée de lutter contre les stupéfiants. Mais, le Directeur estime que cela relève de la police.

Il a estimé que le nommé Mamoutou Togola n’est pas le seul. Un autre, répondant au nom de Moussa H. Touré, qui dirigeait la brigade au niveau de l’aéroport de Bamako, a également été remercié pour les mêmes raisons. Et de conclure qu’à chaque fois que des cas pareils se présentent, il prend ses responsabilités. Aux autres unités de prendre les leurs.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali : La tension monte d’un cran</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-mali-tension-monte-dun-cran-2390782.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 01:03:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La journée du mardi 11 juillet a été très chaude dans le nord du Mali. En effet, plusieurs événements se sont succédé dans la même journée, avec leur lot de terreur et de mort d’hommes.

Ainsi, la ville d’Anéfif, dans la région de Kidal, a été prise  par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) depuis le matin, vers 10 heures, après un repli du Gatia. Aussi, des sources locales indiquent que la colonne de véhicules de la CMA se dirigeait vers Gao.

Dans cette même région, un véhicule de la Minusma a sauté sur une mine.

Il nous revient aussi que 4 Peulhs auraient tenté d’attaquer une position du Mouvement pour le salut de l’Azawad à Aderamboukane, dans la région de Ménaka. 3 seraient fait prisonniers et l’un tué. La veille, le Gatia aurait été délogé de Djounhan (Kidal), vers 18 heures sans résistance. Un convoi de la plateforme quittant Gao pour Anéfif aurait subi une embuscade à Abalbod, 30 km d’Almostarat, le même jour vers midi. Dans la région de Mopti, dans la commune de Kona, un engin explosif aurait occasionné un mort et fait deux blessés, tous des enfants, vers 13h dans la journée du lundi. Un homme de la communauté Idnane a été assassiné le 9 juillet, vers 16h, à environ 10 km de Tessalit, par ses compagnons. La motivation des auteurs de cet assassinat sont inconnus pour l’instant. Mais ils auraient été arrêtés. Une descente de Barkhane à Emin Aghata, près de l’école de Zarho, du côté ouest, aurait permis d’arrêter six personnes sur le lieu. Le marché de Taglalt, à 30 km d’anderamboukane, a été attaqué par des bandits.

Un vieux de la communauté Idaksahak du nom de Mahamad Ag Ahmad, et un Bellah, tous des forains, ont été tués. Les bandits ont emmené de l’essence, des vivres plus des motos abandonnées par les forains dans leur fuite. Egalement, des Peulhs auraient appelé au téléphone à Ménaka pour revendiquer  une embuscade informé qu’ils détiennent 9 prisonniers dont 3 Tamachek imouchagh!

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Tournée d’implantation du mouvement ‘’Mali Kanu’’ :  Le label Modibo Koné séduit à Sikasso et Koutiala</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/tournee-dimplantation-mouvement-mali-kanu-label-modibo-kone-seduit-a-sikasso-koutiala-2390702.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 01:01:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une délégation du Mouvement ‘’Mali Kanu’’ a sillonné, les 7, 8 et 9 juillet 2017, les localités de Koutiala et Sikasso. Conduite par Paul Ismaël Boro, la mission a eu pour principal objectif l’implantation du Mouvement politique ‘’Mali Kanu’’. Ce fut également l’occasion pour Paul Ismaël Boro et sa délégation de présenter la vision, les orientations et la structuration dudit mouvement aux militants de la 3ème région</em></strong>.

L’on se rappelle que des jeunes se sont récemment rassemblés pour mettre en place un mouvement politique transversal dénommé ‘’Mali Kanu’’. Pour la circonstance, les initiateurs ont porté leur choix sur l’ancien PDG de la Cmdt, Modibo Koné, pour assurer la direction  dudit mouvement. Ayant leur récépissé, les membres du Mouvement ‘’Mali Kanu’’ ont commencé une tournée d’implantation dans les régions du Mali. Ce périple les a déjà amenés à Koutiala  et à Sikasso, où ils ont été accueillis avec tous les honneurs.

<strong>L’étape inaugurale de Koutiala </strong>

Koutiala, première étape de la présente tournée dans la région du Kénédougou, a eu l’honneur de mettre en place le premier bureau de Coordination du Mouvement ‘’Mali Kanu’’. Le vendredi 7 juillet 2017, le président des commissions du Mouvement ‘’Mali Kanu’’, Paul Ismaël Boro et sa délégation ont été reçus par les notabilités de Koutiala. Cette rencontre très riche en échanges s’est soldée par une satisfaction totale de la chefferie traditionnelle de Koutiala qui s’est réjouie de voir l’ancien Directeur de la Cmdt, Modibo Koné, à la tête de ce mouvement. Pour la circonstance, les notabilités ont exprimé leur encouragement aux responsables du jeune mouvement.

La journée du 8 juillet a été consacrée à la mise en place du bureau de coordination dans les locaux du Conseil de cercle de Koutiala. A l’ouverture des travaux, le président de la Commission d’investiture de Koutiala, Pascal Zanga Goïta, dira que des enquêtes de moralité ont été menées en amont afin de choisir les personnes qui doivent composer le bureau. De son point de vue, l’honnêteté et l’intégrité doivent être les maîtres mots. Selon lui, la particularité de ‘’Mali Kanu’’ est la moralité des cadres qui le dirigent. C’est dans cette logique qu’il exhortera les militants et sympathisants d’éviter l’esprit        de domination. Pascal Zanga Goïta a profité de l’occasion pour parler des actes posés par le leader du mouvement ‘’Mali Kanu’’, Modibo Koné. Il n’a pas tari  d’éloge à l’endroit de ce dernier, au point de prédire son destin présidentiel. Selon lui, seul Modibo Koné peut ramener la paix et faire du Mali une référence dans le monde. «Modibo Koné est un exemple à suivre. Son bilan à la tête de la Cmdt durant 9 mois est sans précèdent. En 6 mois, il a fait des miracles que certains dirigeants n’ont pu réussir en 10 ans. Les populations de Koutiala n’oublieront jamais Modibo Koné pour la construction du pont. En outre, Modibo Koné a toujours eu la confiance et le soutien de ses collaborateurs, de Lomé à Dakar, en passant par Bamako», se réjouit le sieur Goïta.

Pascal s’est également dit convaincu que le fonctionnaire de la Boad, Modibo Koné, est aussi un model en matière de création d’emplois et de richesses. «Modibo Koné voulait mettre en place trois usines d’égrainage si on lui avait accordé le temps de continuer son travail à la tête de la Cmdt. Il voulait également exploiter 100 000 hectares pour le coton. Parmi tous les PDG de la Cmdt, qui a eu cette initiative », s’interroge-t-il.

Plusieurs autres témoignages ont été faits sur Modibo Koné par rapport à ses œuvres de charité, mais aussi et surtout pour son parcours professionnel sans faute et ses efforts inlassables pour le développement du Mali.

Au nom des femmes du Mouvement, Camara Aiché Sow, membre de la délégation, a invité ses sœurs à rompre avec les veilles méthodes et à jouer leur partition. «Les femmes sont au début et à la fin de la vie d’une nation. Nous sommes les piliers de ce pays donc, il est impératif de s’impliquer dans la gestion à tous les niveaux. Fini les campagnes de sensibilisation avec les T-shirts ou avec les sucres. Nous voulons des actes concrets et non de belle parole. C’est dans cette logique qu’il faut aujourd’hui un homme exemplaire comme Modibo Koné qui a fait ses preuves dans son village et partout où il a travaillé», exhorte Aiché Sow.

Abondant dans le même sens, le président des Commissions de ‘’Mali Kanu’’, Paul Ismaël Boro, a appelé l’assistance à une prise de conscience. Selon lui, Modibo Koné est un visionnaire et un patriote qui n’a jamais fait de la politique. A n’en pas douter, le message du chef de la délégation de la mission a été bien reçue, en témoignent le tonnerre d’applaudissements et les cris  admiratifs qui ont accompagné l’exposé de M. Boro. Après cela, les membres de la délégation ont, tour à tour, prête une oreille attentive aux préoccupations des militants. Préoccupations auxquelles ils ont apporté des réponses qui augurent des lendemains meilleurs.

Après les échanges, le bureau de coordination de Koutiala a été officiellement mis en place par le Président de la commission d’implantation du mouvement, Harouna Traoré. Ce bureau de 71 membres sera désormais présidé par El Hadj Hamadoun Abdoulaye Dicko qui se confiera à l’assistance en ces termes: «Le changement ne se fera pas à travers des belles paroles. S’il plait à Dieu, ce bureau sera à hauteur de souhait. Nous allons œuvrer afin que le mouvement soit largement représenté dans les 36 communes de Koutiala ».

<strong>La palme de la mobilisation revient aux Sikassoises </strong>

Après l’étape de Koutiala, le cap a été mis sur la ville de Sikasso. Là-bas, les militants réunis en grand nombre, malgré la longue attente, ont réservé un accueil chaleureux à la délégation. Les membres de la délégation ont été accueillis au siège du mouvement. Les femmes de Sikasso ont rehaussé l’éclat de cette rencontre à travers leur présence massive pour tirer ‘’le foulard’’, pour ne pas dire le chapeau à Modibo Koné et à sa délégation.

La mission, selon Paul Ismaël Boro, s’inscrit dans la dynamique de l’implantation du mouvement, car, a-t-il expliqué, très bientôt, se tiendra une rencontre à Bamako au cours duquel le format des différentes structures va être défini. Il était donc nécessaire, a-t-il confié, qu’ils préparent les esprits pour que les uns et les autres participent de façon active à cette rencontre.

La délégation a profité de cette visite pour saluer les notabilités de Sikasso. Elle y a été reçue dans le vestibule de la  famille Traoré, où tous les représentants de la chefferie traditionnelle de Sikasso ont salué les actes de Modibo Koné. Ainsi, des bénédictions ont été formulées pour la réussite de la mission du mouvement.

Les élèves de Bougouni, sur le chemin du retour, ont réservé un accueil chaleureux à la délégation.

Il faut noter que la sortie du Mouvement ‘’Mali Kanu’’ marque le début d’une vaste campagne d’implantation et de  sensibilisation sur tout le territoire national.

<strong>Ibrahim M.GUEYE,</strong>

<strong>De retour de Sikasso</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Me Baber Gano aux Opposants à la  tenue du Referendum :  «L’autorité de l’Etat doit et va s’affirmer»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/me-baber-gano-aux-opposants-a-tenue-referendum-lautorite-de-letat-va-saffirmer-2390522.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 00:58:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après sa réserve permettant au ministre porteur du projet de révision constitutionnelle, Me Kassoum Tapo, de mieux communiquer, la majorité est sortie de son silence. Elle entend investir le terrain pour démolir ce qu’elle appelle la désinformation de la campagne anticipée de l’opposition. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse le 12 juillet, au Patronat du Mali</em></strong>.

Cette semaine et celle prochaine seront décisives au Mali. Car les partisans  du «OUI» et du «NON» au référendum engageront une bataille rangée pour défendre leur position respective.  Restée longtemps silencieuse par rapport à la révision de la Constitution, la majorité présidentielle est dans une logique de reconquérir le terrain jusque-là dominé par l’opposition. C’est du moins ce qu’il faut retenir de la conférence de presse animée par les cadres de la majorité présidentielle.

Dans son intervention, le ministre des Transports, secrétaire général du Rassemblement pour le Mali, Me Baber Gano, a indiqué que l’initiative du projet de révision est une prérogative du Président de la République. Mais, depuis l’engagement de la procédure du référendum, a-t-il souligné, il n’y a eu que de la calomnie, la diffamation et la tentative de déstabilisation du régime par l’opposition qui tente de manipuler une partie de la société civile.  Le silence du gouvernement face à ces actes de sabotage n’était pas une peur encore moins une abdication. « Nous attendions que la population s’approprie le projet à travers la communication du ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo, porteur du projet. Ce, afin de respecter une certaine réserve qui s’imposer à nous. Nous sommes arrivés à une étape où nous n’avons plus cette exigence de réserve; nous allons descendre sur le terrain pour démolir les intoxications de l’opposition », fera-t-il savoir.

Après avoir salué la sagesse du parlement pour l’adoption du projet de révision de la loi fondamentale, Me Gano a rappelé les grandes lignes de la nouvelle loi. Qui, selon lui, corrige les insuffisances et renforce la démocratie. Aussi, elle satisfait nos engagements vis-à-vis de la communauté internationale tout en garantissant l’unité, l’intégrité territoriale, le caractère républicain et laïc de l’Etat. Aucune disposition fondamentale n’a été touchée. Partant, le principal conférencier rappelle que nous ne pouvons pas sortir de l’accord de paix qui a abouti au cessez-le-feu. Aussi, poursuivra-t-il, cet accord de paix issue du processus d’Alger est la suite d’une recommandation de celui de Ouagadougou qui prévoyait l’ouverture de dialogue avec les groupes armés juste deux mois après la prise de fonction du nouveau Président de la République.  Dans son argumentaire, la majorité estime que nous sommes tenus à respecter ses engagements       internationaux. Et qu’aucune malice ne doit nous distraire. Surtout qu’aucune contrainte ne nous empêche de réviser notre Constitution dont la nécessité a été maintes fois exprimée par tous les présidents de l’ère démocratique. Face à ce besoin cuisant, le secrétaire général du RPM s’indigne de « l’agitation stérile » de l’opposition. Estimant que ses arguments relatifs à la violation de l’article 118 et l’imaginaire promotion de l’homosexualité ne tiennent pas. Aucune disposition de la Constitution ne fait allusion à l’homosexualité. « Qu’on n’insulte pas notre intelligence», s’offusque-t-il. Sambi Touré, secrétaire à la communication de renchérir : « il n’y a pas de pédé au RPM ».

S’agissant de la constitutionnalité du projet, Me Gano dira que la Cour constitutionnelle ayant rendu son arrêt, affirmant sa conformité avec la Constitution, ce débat est clos. Les erreurs matérielles constatées par la Cour seront corrigées. « En républicain et démocrate, tout le monde doit respecter la loi en se soumettant à la décision de la Cour constitutionnelle qui est sans appel. Malheureusement, l’opposition est dans une logique insurrectionnelle et continue d’intoxiquer la population. Face à cela, l’autorité de l’Etat doit s’affirmer et va s’affirmer », a déclaré Me Baber Gano, secrétaire général du RPM.

<strong>Me Gano sonne la mobilisation </strong>

A en croire le secrétaire général du RPM, l’opposition est aussi dans une logique de un test de mobilisation. Elle veut tester notre capacité de réaction et de mobilisation face à son plan machiavélique. « Ne nous laissons pas faire. Je suis en première ligne de combat. Descendons sur le terrain pour démolir l’intox. Montrons leur que nous sommes là et que nous n’abdiquerons », galvanisera-t-il ses troupes. Partant, il a décliné les grandes lignes d’actions de la majorité pour la sensibilisation afin que le maximum de Maliens adhère au projet de révision constitutionnelle.

Faut-il le souligner, dans son intervention, Me Gano a fait un «clin d’œil» au chroniqueur Ras Bath. A l’en croire, comme  celui-ci n’a pas de personnalité, il s’attaque aux grandes personnalités pour ce faire un nom.  Il le fait, dit-il,  sur financement des réseaux que nous connaissons.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Incertitudes politiques à l’Adema :  Le parti tire&#45;t&#45;il vers son déclin?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/incertitudes-politiques-a-ladema-parti-tire-t-vers-declin-2390572.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 00:53:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Parti africain pour la solidarité et la justice va-t-il vers le déclin ? On est bien tenté de répondre à cette question par l’affirmative. Jadis rayonnant comme les rayons de soleil sur son logo aux couleurs rouge et blanc, le parti politique créé en 1992 par des opposants au régime du président Moussa Traoré connaît des moments difficiles.</em></strong>

A l’approche de 2018, année pour une nouvelle élection présidentielle au Mali, les abeilles, comme on les appelle, traverse de sérieux problèmes en leur sein. Les législatives de 2013 et les communales de 2016 n’ont pas été un succès pour ce parti, même si le parti a su se faire une place au soleil grâce à son engrange sur l’échiquier politique national.

Le président de ce parti et certains membres du comité exécutif sont dans le viseur de certains camarades du parti. Toute chose qui fait qu’ils évoluent sur une corde raide. Après une période de communion et de connivence avec les militants et cadres du parti, Pr Tiémoko Sangaré marcherait-il désormais sur des œufs ?

La question mérite son pesant d’or. Pour la simple raison qu’à l’approche des joutes électorales de 2018, des militants de ce parti, surtout des jeunes, commencent à se laisser influencer par le nerf de la guerre, en complicité avec certains barons du parti. Oui, ils sont prêts à user de tous les moyens pour semer le doute dans la tête des militants de leur parti via les réseaux sociaux et par une certaine presse. Mais comment expliquer que des militants qui, dans un passé récent, ont porté leur choix sur les membres de ce comité exécutif, puisse le vilipender aujourd’hui. Pour comprendre cela, il suffit de se référer aux articles de presse pour mieux comprendre. En effet, certains barons qui, dans un passé récent, ont joui des avantages du parti sous le régime Alpha Oumar Konaré, sont aujourd’hui devenus des pires ennemis.

Pour la simple raison qu’ils ne sont plus les invités de marque, des grands salons dorés du pays. Cela s’est empiré depuis la nomination du Pr Tiémoko Sangaré comme ministre des Mines. Belle occasion pour ces détracteurs, de lui enfoncer le clou, en le traitant de tous les noms du diable. Mais qu’à cela ne tienne, il urge pour les détracteurs du président du parti des abeilles et certains de ses proches camarades, de se ressaisir.

Pour la simple raison que ce comité exécutif présidé par le Pr Tiémoko Sangaré, est en mission sur avis favorable des militants qui ont donné leur quitus à ce comité au dernier congrès du parti. En plus, qu’ils sachent que leur président achèvera son mandat et partira, mais le parti demeurera. Il serait donc plus sage pour les détracteurs du président et de certains de ses collaborateurs qu’ils mettent un peu d’eau dans leur vin. Car l’Adema étant un parti très bien structuré, il urge pour eux de passer par les canaux comme les retraites politiques de leur parti, les conférences de sections ou régionales, pour exprimer leur désaccord. Cela, afin de laver le linge sale en famille, sinon cette démarche, pour laquelle les frondeurs du parti ont opté, fragilise plus leur parti plutôt que leur président. Car, manifestement, s’ils n’entendent plus continuer à faire de la figuration ou jouer les seconds rôles au sein de leur parti, qu’ils acceptent alors d’aller en compétition selon les textes qui régissent leur formation politique. Cela grandira plus le parti plutôt que de songer à leur intérêt personnel dévastateur.

<strong>Paul N’GUESSAN</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre le terrorisme : Une nouvelle armée malienne en gestation à Koulikoro</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/lutte-contre-terrorisme-nouvelle-armee-malienne-gestation-a-koulikoro-2390832.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 00:50:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ils sont 1200 soldats maliens formés en 6 mois en techniques de combat. C’est l’un des principaux résultats enregistrés par la Mission de formation de l’Union européenne au Mali, en abrégé Eutm Mali. Un premier bilan vient d’être tiré par le Colonel Erik Norika à l’occasion de la fin de sa mission. Il est remplacé par le Colonel Christiaan Vanhove. La cérémonie s’est déroulée, le lundi 10 juillet 2017, à la base militaire de Koulikoro. Selon le Colonel sortant, la formation dispensée aux éléments de l’armée malienne est de nature à renforcer leurs capacités opérationnelles sur le terrain. Les contingents formés tant à Koulikoro que dans plusieurs autres centres à l’intérieur du pays ont subi des entrainements sur les techniques pour déjouer ou faire face à des attentats et ou à des attaques terroristes.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Révision constitutionnelle : L’association nationale des chasseurs du Mali dit «OUI»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/revision-constitutionnelle-lassociation-nationale-chasseurs-mali-dit-oui-2390362.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 00:35:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, Zoumana N’Tji Doumbia, accompagné de ses collègues Mamadou Diarrassouba, Yaya Sangaré, Moussa Diarra et Boulkhassoum Touré, ont rencontré les chasseurs du Mali. L’objectif était de leur expliquer le contenu du projet de révision constitutionnelle. C’était le 12 juillet, au Palais de la Culture</em></strong>.

Dans le but d’informer le plus grand nombre de Maliens, le contenu du projet de révision constitutionnelle, l’Assemblée nationale a envoyé une délégation pour rencontrer l’association nationale des chasseurs du Mali. Pendant plus de 3 heures, les parlementaires ont détaillé le contenu de la loi portant révision de la Constitution et expliqué son bien-fondé.

En prélude de l’adoption du texte par l’Assemblée nationale, explique Zoumana N’Tji Doumbia, la commission des lois a consulté plus de 400 personnes ressources, et fait des auditions citoyennes dans toutes régions du Mali. Avant d’effectuer une  mission à Abidjan et à Dakar afin de s’inspirer de leur expérience. Au cours de l’adoption du projet, rappelle-t-il, la majorité et l’opposition a participé à travers le vote bloqué de 66 amendements et la formulation de 43 autres, dont 39 ont été adoptés. Un exercice, poursuivra-t-il, qui a permis d’enlever 7 dispositions susceptibles de faire l’objet d’interprétation liée à la partition du pays. Avant d’expliquer les innovations qui ont concerné 17 articles.  Ces innovations, précise l’honorable Doumbia, ont mis l’accent sur nos valeurs et notre culture. Aucune disposition du projet ne porte atteinte à la dignité et à l’honneur du peuple malien dans son ensemble. Tout en précisant que contrairement à des contrevérités distillées çà et là, la durée et le nombre de mandat du président de la Républiques et des élus nationaux ne peuvent être révisés que par voie référendaire.

Quant à Mamadou Diarrassouba et à Yaya Sangaré, le présent projet est en harmonie avec nos valeurs et us. « les échos relatifs à l’homosexualité sont sans fondement. Cela n’existe que dans l’imagination des auteurs de ces propos. Nous sommes tous issus des grandes familles avec des valeurs morales qui ne nous permettront pas de voter une loi faisant la promotion du mariage des homosexuels», a confirmé Mamadou Diarrassouba. Yaya Sangaré de renchérir que la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples à laquelle les marchands d’illusions font allusion existe dans la Constitution en vigueur. Mieux que cela, argumente-t-il, l’opposition qui crie sur tous les toits n’a jamais dénoncé cette charte pendant les 80 jours des travaux sur le texte. Cela met à nu la mauvaise foi des opposants.

Pour sa part, Boulkhassoum Touré  a déclaré : «nous préférons mourir que de voter une loi qui fait la promotion de l’homosexualité».

A la suite des explications des députés, les chasseurs ont salué cette marque de considération à leur endroit. Avant d’exprimer leur satisfaction. Le président de l’association des chasseurs, Diawoye Traoré, a été on ne peut plus clair : «nous avons compris le texte. Nous sommes d’accord et nous allons voter ‘’OUI’’. Nous avons compris que beaucoup sont à la recherche du pouvoir par tous les moyens. Ils sont de mauvaise foi. Et nous chasseurs, gardiens de la culture malienne, n’allons jamais accepter qu’on casse notre pays pour des intérêts politiques. Nous soutenons le Président de la République et les institutions. Nous respectons aussi les lois de la République».  A sa suite, les 200 autres chasseurs venus des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti ont tous abondé dans le même sens. Ils ont promis d’aller faire la restitution de cette rencontre dans leurs localités respectives.

<strong>Oumar KONATE   </strong>

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<title>Démenti de Diarrassouba suite aux allégations de Ras Bath : « Je ne suis pour rien dans l’interdiction de Dioïla à Ras Bath»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/dementi-de-diarrassouba-suite-aux-allegations-de-ras-bath-ne-suis-rien-linterdiction-de-dioila-a-ras-bath-2390342.html</link>
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<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 00:35:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le dimanche 9 juillet, Youssouf Mohamed Bathily, connu sous le sobriquet «Ras Bah», aurait été empêché par la population de Dioïla de fouler son sol. Ne pouvant pas justifier les sous qui lui ont été donnés par un responsable politique, il s’est déchargé sur le député Mamadou Diarrassouba</em></strong>.

Ras Bath est de plus en plus décrié dans plusieurs localités du pays, dont celle de Dioïla. Sachant qu’il ne pouvait pas mobiliser la population de Dioïla acquise à la cause de leur enfant chouchou, Mamadou Diarrassouba, le chroniqueur Ras Bath n’a trouvé autre moyen que de diffamer le député. En l’accusant d’avoir poussé les jeunes à lui interdire l’accès à la capitale du Banico, le député Diarrassouba a apporté un démenti formel à ses propos. «Personne ne peut dire à Dioïla que l’ai appelé pour faire quoi que ce soit contre qui ce soit. Si je le fais, cela prouverait que Ras Bath est plus écouté chez moi que moi-même», a-t-il déclaré. Partant, il se dit indifférent aux contrevérités de Ras Bath. Toutefois, ce qu’il ne tolère pas, c’est le fait qu’il traite les jeunes de Dioïla de drogués et d’ivrognes. J’ai quitté Dioïla le mardi dernier. La jeunesse est très remontée contre lui. Il faut qu’il présente ses excuses à cette jeunesse digne, souligne-t-il. La chefferie de Dioïla est aussi choquée. «L’autre fait qui me gène aussi dans les déclarations du jeune homme, c’est le fait qu’il insulte les enseignants à travers ma modeste personne. Il doit respecter ce corps et demander ses excuses aux enseignants», demandera-t-il.

En ce qui le concerne, Diarrassouba se satisfait des propos de Ras Bath qui confirme sa suprématie à Dioïla. Si je suis le seul responsable parmi 4 députés, des ministres et autres cadres du cercle à pouvoir l’empêcher d’aller à Dioïla, cela prouve que je maîtrise ma localité, que les gens me font confiance, a-t-il ajouté. L’autre aspect de satisfaction de Mamadou Diarrassouba est le fait que son diffamateur l’attribue 70 ans. Je serai content d’avoir 70 ans, car cela me permettra de réaliser beaucoup de choses.

Au sujet de l’étage auquel il fait allusion, le député RPM élu à Dioïla a fait de mise au point. «J’ai démangé dans mon étage à Yirimadji en 2008. Soit 5 ans avant que le RPM ne vienne au pouvoir.  Je suis à mon 3ème mandat à l’Assemblée nationale. J’étais au Parlement de la Cedeao avec les Aly Nouhou Diallo. Je sais ce je gagnais à ce niveau. En clair, mon étage n’a rien à avoir avec mon poste de questeur», précisera-t-il.

En conclusion, il dira qu’il n’en veut pas à Ras Bath qui, dit-il, commet des erreurs de jeunesse. Le jour où il sera grand, il comprendra.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Révision constitutionnelle : La Cour valide le texte de loi sous réserves</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/revision-constitutionnelle-cour-valide-texte-de-loi-reserves-2371822.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 08:32:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à une requête de l’opposition, relative au contrôle de constitutionnalité de la loi modificative de la constitution, la Cour constitutionnelle du Mali a livré son verdict ce mardi 4 juillet. Elle a ainsi déclaré la loi n°2017-31/AN-RM du 2 juin conforme à la constitution du 25 février. Le juge constitutionnel a toutefois émis un certain nombre de réserves et d’observations sur la mouture du texte modificatif de la loi fondamentale</em></strong>.

Le processus de révision constitutionnelle en cours viole-t-il ou non l’article 118 de la constitution en vigueur ? La polémique qui enflait depuis un certain temps ne devrait plus avoir lieu après l’arrêt n°2017-04/CCM/ de la Cour constitutionnelle.

En effet, suite à une requête en date du 14 juin 2017 formulée par 19 députés de l’opposition aux fins de déclarer la loi n°2017-31/AN-RM du 2 juin inconstitutionnelle , le juge a estimé que ladite loi est conforme à la loi fondamentale. Les élus de l’opposition avaient en effet jugé que le texte modificatif viole la constitution en son article 118 qui dispose : « Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie s’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire».

Si la plainte, sur la forme, a été jugée recevable, au fond, la Cour a estimé que l’inconstitutionnalité de la loi qu’elle soulève ne peut prospérer. Et pour cause. Selon le juge constitutionnel, l’insécurité à laquelle le Mali fait face est résiduelle en ce sens qu’elle persiste en certains endroits du territoire national. Elle est d’ailleurs de moindre amplitude par rapport à l’insécurité qui sévissait dans le Nord du pays en 2012, laquelle n’a du reste pas privé le peuple à voter lors des élections générales de 2013. La Cour estime que « le défi sécuritaire imposé au Mali étant contemporain, le fonctionnement régulier des institutions ne saurait être tributaire de la pacification absolue du territoire national, elle-même dépendante d’un environnement d’instabilité transnationale, au risque de freiner le processus démocratique et de plonger le pays dans l’impasse et le chaos… »

<strong>Incompétence ?</strong>

Si les requérants renvoient à l’article 47 du Code pénal pour bien cerner la notion d’atteinte à l’intégrité du territoire, les neuf sages rappellent que cette notion n’est pas définie par les dispositions textuelles du droit interne qui ne fait que cerner les différents comportements individuels ou collectifs susceptibles d’être punis comme tels, ainsi que les peines y applicables. L’intégrité du territoire s’entendant de l’entièreté d’une entité territoriale dans ses rapports avec les autres, indique le juge, il va de soi que cette notion relève du droit international public qui la définit comme étant le droit et le devoir inaliénable d’un Etat souverain à préserver ses frontières de toutes influences extérieures. « Dès lors toute référence au droit interne pour apprécier l’effectivité ou non de l’intégrité du territoire malien est impertinente encore que s’agissant de la loi, son interprétation relève d’une juridiction autre que celle constitutionnelle », déclare la Cour. Faut-il en comprendre l’incompétence de la Cour à apprécier l’effectivité de l’intégrité du territoire ?

<strong>Restrictions</strong>

Si la Cour constitutionnelle a validé la loi n°2017-31/AN-RM du 2 juin portant révision constitutionnelle, sa décision n’est toutefois pas un blanc-seing. En  effet, elle émet un certain nombre de réserves et d’observations sur la mouture de ladite loi, notamment en ses articles 37, 47, 48, 61, 110, 115, 119, 145 et 148. Elle indique que «l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national », ce membre de phrase qui a été occulté dans la formule du serment du président de la République et objet de l’article 37 de la constitution, soit réintégré dans la nouvelle loi. Au sujet de l’article 148 qui dispose que « la présente révision constitutionnelle n’emporte pas novation de République », le juge a souhaité que le terme « novation » soit remplacer par « changement ». L’autre réserve concerne l’article 145, où la nouvelle loi dispose : « la présente constitution sera soumise au référendum ». S’agissant d’une loi de révision, il convient, selon la Cour, de dire: « la présente loi portant révision de la constitution sera soumise au référendum », entre autres.

<strong>Un citoyen débouté</strong>

Il faut souligner par ailleurs que le sieur Ibrahim Sory Diawara, un électeur en commune V du district de Bamako, avait, lui aussi, saisi la Cour  constitutionnelle aux fins d’annulation du décret n°2017-0448/P-RM du 07 juin 2017, portant convocation du collège électoral. Sa requête a été jugée irrecevable au motif que la Constitution du 25 février, en déterminant les modalités ainsi que les personnalités habilitées à saisir la Cour, ne fait pas cas du citoyen. Or, si la loi reconnait le droit à toute personne inscrite sur la loi électorale le droit de saisir le juge constitutionnel, cette saisine n’intervient que dans un délai de 8 jours francs à compter de la date du référendum. Le référendum n’ayant pas encore eu lieu, la requête du sieur Diawara ne remplit donc pas les conditions de recevabilité.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Yaya Sangaré au sujet de la révision constitutionnelle : « Adhérer à la Charte africaine des droits de l’Homme n’a rien à avoir avec le mariage homosexuel »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/yaya-sangare-de-revision-constitutionnelle-adherer-a-charte-africaine-droits-de-lhomme-na-rien-a-mariage-homosexuel-2372232.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/yaya-sangare-de-revision-constitutionnelle-adherer-a-charte-africaine-droits-de-lhomme-na-rien-a-mariage-homosexuel-2372232.html</guid>
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<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 01:21:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face à la polémique qui entoure le projet de révision de la Constitution, le député Adema élu à Yanfolila, Yaya Sangaré, nous a accordé une interview exclusive. Dans cette entrevue, il explique le bien-fondé de cette révision, tout en battant  en brèche ce qu’il appelle  les inventions des opposants qui tentent d’intoxiquer la population. Interview !</em></strong>

<strong>Le Prétoire: Les Maliens sont aujourd’hui divisés au sujet de la révision constitutionnelle, quelle est votre position ?</strong>

Je pense que cela ne valait pas la peine. Parce qu’une constitution n’est ni un Coran ni une Bible. Face à l’épreuve du temps, il est tout à fait nécessaire qu’on puisse revisiter une Constitution, étant donné que la Constitution de 1992 clarifie les gens habilités à prendre l’initiative pour sa révision. Il s’agit du Président de la République et de l’Assemblée nationale. Après examen et analyse de la situation, ces autorités doivent voir si on peut aller à une révision constitutionnelle. C’est ce qui a été fait. Maintenant, la méthode  peut être mise en cause, mais cela ne veut pas dire qu’il faut remettre tout en cause. Si une méthode n’a pas été bien élaborée en amont et que l’Assemblée nationale a pris en compte certaines préoccupations, je pense qu’en ce moment, les gens devraient essayer d’aller aux arguments et laisser la consultation populaire se faire. Parce que, quels que soient  ce qui  peut être fait en amont et les propositions du Président de la République ou même les amendements  apportés par l’Assemblée nationale, il est dit qu’il faut aller en référendum pour que le peuple souverain du Mali se prononce par rapport à cela.  Donc, je pensais en ce moment qu’on devrait profiter de notre démocratie, laisser le peuple malien s’exprimer librement. Parce que je ne vois pas dans cette Constitution ce qui peut entrainer tous ces mouvements d’humeur. On doit laisser le peuple s’exprimer dans les urnes au lieu de les amener dans les rues.

<strong>De plus en plus chaque camp se radicalise. D’un côté le Président de la République réaffirme sa détermination à poursuivre le processus, alors que de l’autre côté  les partisans du ‘’Non’’ réclament le retrait pur et simple du projet. Comment imaginez-vous la suite du processus ?</strong>

Le Mali est un pays multiséculaire. Nous avons toujours des ressorts pour pouvoir surmonter les difficultés. Ce qui arrive aujourd’hui est vraiment déplorable. Car, il ne faudrait jamais rompre le pont de la discussion. Les gens devraient dialoguer. S’il s’agit du Mali  et que nous nous battons tous pour le Mali, il n’y a pas de raison que les gens soient dans des positions radicales. Aujourd’hui, dire «An tè A Bana», pour moi c’est rompre le dialogue avec ceux qui ont initié le projet. «Antè A Bana » veut dire : je refuse, je ne veux même pas écouter les autres. Je pense qu’on ne doit pas être dans cette logique dans un pays de dialogue, dans une démocratie, dans une République. On peut contester, mais rejeter tout en bloc, cela n’est pas une bonne position pour les gens qui sont appelés à gérer ce pays un jour. Cette position radicale ne permet pas aux Maliens de comprendre les enjeux de cette révision. Alors que les enjeux sont importants. Il s’agit  du confort de la démocratie et le respect des engagements internationaux pris par le pays. Nous devons aller dans ce sens en mettant l’accent sur les arguments. C’est pour dire qu’on ne doit pas être dans un « Oui » systématique ni dans un « Non » systématique. Chacun doit pouvoir développer des arguments pour parler du contenu du texte et non parler des choses qui n’existent pas dedans. Il ne faudrait pas continuer de raconter des contrevérités aux Maliens qui peuvent se retourner contre ceux qui le font aujourd’hui.

<strong>D’aucuns estiment que le projet fait la promotion du mariage homosexuelle, avez-vous la même compréhension du texte ?</strong>

Il y a des contrevérités que certains racontent aujourd’hui, desquelles il faut s’éloigner. La Constitution, c’est des grands principes. Il y a d’autres lois qui prennent en charge  les questions de mariage. Une Constitution ne parle pas de mariage. Le Mali étant membre de beaucoup d’organisations internationales, nous devons souscrire à des instruments internationaux. Parmi ceux-ci il y a la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples qui  parle des droits, des devoirs, et des libertés de chacun et de tous. Le Mali y a adhéré comme l’Egypte, la Tunisie, la Mauritanie, l’Algérie  et même le Zimbabwe qui a aujourd’hui une position intransigeante par rapport à cette histoire d’homosexualité. Il ne faudrait pas que les gens fassent l’amalgame. Adhérer à la Charte africaine des droits de l’homme n’a rien à avoir avec le mariage homosexuel. Ce sont des dispositions des lois que nous allons prendre comme le Code des personnes et de la famille et le  Code civil. Aujourd’hui, le Code civil est clair. Le mariage au Mali, c’est entre un homme et une femme. Certains évoquent l’adhésion du Mali à la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Mais cette Cour est une justice qui n’a pas de police, qui ne peut pas avoir une décision contraignante pour le Mali. Le Mali a adhéré à cette Cour en 2015,  c’était par rapport aux violences que nous avons connues en 2012. Mais cela  n’a rien à voir avec  le mariage homosexuel. Il faudra ajouter que cette même Charte existe dans la Constitution de 1992.

<strong>Est-ce à dire que ceux  qui défendent mordicus cette thèse n’ont pas bien compris le texte ?</strong>

Ils ont bien compris, ce sont des grands intellectuels. Mais ils sont en train de faire un faux procès. Ils jouent sur la fibre religieuse des Maliens pour révolter la population. Parce qu’ils n’ont pas d’argument contre le texte en soi. Donc, il faut inventer  des choses, jouer avec les mots et les expressions pour révolter les Maliens. Ce qui n’est pas responsable.

<strong>Des opposants au référendum estiment que la loi modificative viole l’article 118 de la Constitution en vigueur et qu’elle renforce les pouvoirs du Président de la République. Quel commentaire en faites-vous ? </strong>

L’article 118 de la Constitution stipule qu’aucune procédure de révision Constitutionnelle ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’une partie du territoire est occupée. L’article 94 de la  même Constitution dit que la Cour constitutionnelle doit statuer sur la constitutionnalité du texte.  Ses décisions sont sans appel. Pour autant, la Cour constitutionnelle a tranché, affirmant que l’intégrité n’est pas atteinte. En ce moment, pour moi le débat est clos à ce niveau. Si on doit respecter la Constitution, on la respecte dans son intégralité. A moins qu’on dise que la Cour constitutionnelle n’ait pas dit le droit. Je  dirais en ce moment que c’est ouvrir une boîte à pandore. Parce que c’est cette Cour qui fait que le Président de la République est installé et qui a validé l’élection des députés. Si on va dans ce sens, on va considérer que toutes  les décisions prises au Mali depuis 2014 sont nulles et de nul effet. Je ne suis pas juriste, mais il faudra mettre ces deux articles face à face. A partir du moment où la Cour constitutionnelle a tranché, je pense que le débat est clos pour tout républicain et pour tout démocrate. Je n’ai pas d’avis à donner après celui de la Cour constitutionnelle.

<strong>Face à une opposition virulente avec une certaine capacité de mobilisation, nous constatons en face une majorité timide. Est-ce à dire que vous manquez d’arguments pour convaincre le peuple ? </strong>

On n’utilise pas les mêmes méthodes de se faire entendre. L’opposition est dans son rôle en prenant la rue pour protester. La majorité doit-elle aussi prendre la rue pour s’expliquer, dans la mesure où elle est déjà au pouvoir. Nous n’avons pas la même méthode de combat. L’opposition, sa méthode, c’est la rue, les meetings et les envolées lyriques. Mais la majorité, en tant que responsable, doit pouvoir expliquer de façon sereine au peuple l’opportunité du projet. C’est ce que nous avons entrepris. Nous sommes en train d’expliquer à la population, catégorie socioprofessionnelle  par catégorie socioprofessionnelle. Nous avons rencontré une partie de la société civile déjà. Nous sommes en train de rencontrer les partis politiques, de plus en plus, nous passons sur les radios pour une large explication. Mais nous n’allons pas aller dans une forme de démonstration de force. Comme quelqu’un l’a dit : l’heure n’est pas de se compter, mais de se rassembler pour aller à l’essentiel. Et l’essentiel c’est de pouvoir donner au peuple malien une Constitution pour faire face à la crise. Egalement, conforter les institutions de la République. Nous allons au rassemblement, quel que soit ce que cela va coûter, en expliquant qu’il s’agit du confort de la démocratie et la résolution de la crise.

<strong>Y a-t-il, selon vous, un lien entre le présent projet et les élections de 2018, notamment la présidentielle ?</strong>

Les gens commencent à comprendre cela. Quand on regarde ce qui se passe surtout l’opposition politique qui cherche à récupérer le mouvement de ceux qui n’ont pas compris le projet. Et ce qu’on est en train de dire n’a rien à avoir avec le contenu du texte. L’opposition affirme qu’on est en train de renforcer le pouvoir du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Or, s’il est avéré que la gestion du pouvoir est désastreuse comme l’indiquent les opposants, normalement la fin du mandat d’IBK, c’est dans un an. Si on renforce le pouvoir de quelqu’un, c’est celui de l’opposant qui viendra au pouvoir. En réalité, ils se battent aujourd’hui, pensant que si le ‘’OUI’’ emporte le référendum, c’est  comme si IBK avait gagné la présidentielle de 2018. Estimant que les Maliens qui voteront ‘’OUI’’  sont du côté du chef de l’Etat. Chacun est en train de se battre pour son camp. Il faudrait quand même attendre 2018 pour faire ce combat. En 2017, on doit travailler sur la révision de la Constitution qui n’est pas pour le Président de la République encore moins pour un parti politique, mais pour l’ensemble des Maliens.

<strong>Un appel aux Maliens ?</strong>

Le Mali doit être au dessus de tout. Les politiques doivent avoir pitié de ce peuple et donner la vraie information. Il s’agit d’expliquer clairement les questions telles que posées. Ne pas penser que le peuple n’est pas mûr. Il ne faut   pas que  les gens se trompent. A ceux qui sont opposés et ceux qui sont pour, je voudrais que chaque camp puisse privilégier le dialogue et qu’on arrive à un consensus. Parce qu’une constitution est un consensus. C’est l’adhésion de la majorité. Il n’est pas dit que c’est l’unanimisme. Raison pour laquelle le référendum a été prévu.  Je voudrais que argument contre argument, les gens abandonnent les épreuves de force dans les rues et qu’ils aillent sur le terrain expliquer le contenu exact de ce texte. Afin que nous allions à un référendum organisé dans les meilleures conditions, où tous les Maliens auront la possibilité de s’exprimer librement entre le OUI et le NON. C’est cela la démocratie que nous avons choisie en 1991.

<strong>Réalisée par Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>COMATEX&#45;SA : L’usine au bord de la faillite</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/industries/comatex-lusine-bord-de-faillite-2372192.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 01:06:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Jadis fleuron du secteur industriel malien, la Compagnie malienne des textiles traverse des moments difficiles. En effet, elle croule sous le poids des dettes, le manque de liquidité financière pour acheter du coton et payer ses salariés. L’atelier de filature de l’usine est fermé depuis des semaines. Celui du tissage l’a été en début de semaine, selon de sources bien introduites. La section blanchissement opère à ce jour juste sur les pagnes du 31 juillet (Journée panafricaine des femmes) avant de fermer l’atelier. Les 1400 agents employés n’ont pas fêté le ramadan avec leurs salaires du mois de juin, rapportent nos sources. L’économie ségovienne s’est passée donc, malgré elle, de la faramineuse masse salariale (1,5 milliard F CFA) qui s’y injecte mensuellement.

Faut-il rappeler que la Comatex est aujourd’hui entre les mains des partenaires chinois. Cette usine est née le 21 mai 1968, puis devenue Comatex- SA en 1994. L’État malien ne dispose que de 20% des actions. Dans cette situation très difficile, ni le Directeur général ni les syndicats ne pipent mot. Chaque matin, les ouvriers en chômage technique dorment sous les manguiers, dans la cour, jusqu’à l’heure de la descente.

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<title>29EME sommet de l’UA : Le dossier de l’autofinancement de l’organisation divise</title>
<link>https://www.maliweb.net/union-africaine-oua/29eme-sommet-de-lua-dossier-de-lautofinancement-de-lorganisation-divise-2372212.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 00:10:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La taxe sur les importations des produits non africains pour financer l’UA ne fait toujours pas l’unanimité des chefs d’Etat du continent. Un an après son adoption, ce principe est demeuré la principale pomme de discorde du dernier sommet de l’organisation continentale</em></strong>.

Le 29ème sommet de l’Union africaine a pris fin ce mardi 4 juillet à Addis-Abeba. L’un des principaux enseignements que l’on peut tirer de ce rendez-vous, c’est que sur la question de l’autofinancement de l’organisation qui était l’un des dossiers au cœur de ce sommet, les chefs d’Etat présents dans la capitale éthiopienne semblent décidés à avancer, mais pas aussi vite. En effet, la taxe de 0,2% sur les importations des produits non africains pour financer l’organisation n’a pas eu l’unanimité des chefs d’Etat africains. Si ce principe a été adopté il y a un an afin de rendre l’UA moins dépendante des donateurs étrangers qui contribuent à hauteur de 73% au budget de l’Union, il reste que seulement une dizaine sur les 55 Etats membres de l’organisation serait prête à mettre en œuvre cette taxe. La résistance à la création de cette nouvelle taxe est conduite notamment par l’Afrique du Sud, l’Angola et l’Egypte. De vrais poids lourds qui, selon des observateurs, ne veulent pas contrarier leurs partenaires commerciaux non africains. Dans leur grande majorité, les Etats africains sont cependant favorables à cette nouvelle taxe, à l’origine portée par le Rwandais Paul Kagamé.      Ainsi, pour ne pas aller trop vite, l’Union africaine mettra en place un comité réunissant dix ministres africains des Finances qui seront chargés de trouver des accommodements.

<strong>Le bon exemple ivoirien </strong>

Le risque que la nouvelle taxe fait courir aux populations du continent, c’est qu’elle pourrait entraîner une hausse des prix des produits de grande consommation. La Côte d’Ivoire a ainsi choisi de prélever les 0,2% destinés à l’Union africaine sur une taxe existante. Faut-il rappeler que l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est en partie financée aujourd’hui par une taxe de 1% sur les importations que lui verse chacun de ses huit Etats membres. La Côte d’Ivoire récolte ainsi entre 5 et 9 milliards de francs CFA par an au profit de l’Uemoa. Le cinquième de cette contribution reviendra désormais à l’Union africaine. Cela est officiel depuis le 1er juillet 2017. Il faudra toutefois un temps d’adaptation aux services ivoiriens, notamment les douanes, pour que le prélèvement de la part destinée à l’organisation continentale soit effectif.

<strong>Points de satisfaction                   </strong>

Au-delà du dossier sur l’autofinancement de l’organisation, il faut retenir que certains chefs d’Etat sont repartis plutôt satisfaits de la rencontre d’Addis-Abeba. Au nombre de ceux-ci, il y a le Djiboutien Ismaïl Omar Guelleh. En effet, depuis que les troupes du Qatar se sont retirées de la zone tampon avec l’Erythrée, ce dernier réclame une démarcation de la frontière Djibouti-Erythrée. L’Union africaine a ainsi promis d’envoyer son Commissaire paix et sécurité, l’Algérien Ismaël Chergui, qui tentera une méditation, même si de l’autre côté, l’Erythrée ne semble toujours pas ouverte au dialogue. L’autre chef d’Etat qui tire bon compte de ce 29ème sommet, c’est le Congolais Joseph Kabila qui a obtenu de la part de ses pairs une résolution qui dénonce les sanctions ‘’unilatérales et injustes’’, parlant ainsi des sanctions individuelles que les Etats-Unis d’Amérique et l’Union européenne viennent d’infliger à une vingtaine de personnalités de la RDC.    Le Maroc a, lui aussi, retrouvé le sourire sur la question du Sahara occidental. Représenté par une délégation conduite par le prince Moulay Rachid, le Royaume chérifien a, quelques mois seulement après son retour au sein de l’UA, réussi à faire amender une résolution du Conseil des ministres qui parlait du Sahara occidental comme d’un territoire occupé.

<strong>Rassemblées par           </strong>

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Processus de révision constitutionnelle : Le front du ‘’NON’’ dénonce des violations des droits de l’homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/processus-de-revision-constitutionnelle-front-non-denonce-violations-droits-de-lhomme-2372172.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 00:03:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[C’est par le communiqué de presse n°0003-BC/Paatpmc que la Plateforme ‘’Anté Son A Bana’’ affirme ses inquiétudes quant à des ‘’violations’’ des droits de l’Homme au Mali. Par ledit communiqué, la Plateforme « Antè A Bana, Touche pas à ma Constitution ! » informe l’opinion nationale et internationale des risques accrus de violation des droits de l’Homme en République du Mali.

Il soutient que depuis la constitution de leur regroupement d’associations, de syndicats, de leaders d’opinion et de partis politiques, consécutif à l’adoption, par les députés de la majorité, de la loi référendaire, les intimidations et les menaces se multiplient pour empêcher ses membres d’exprimer librement leur opinion sur le projet de révision constitutionnelle.

Le communiqué ajoute aussi que depuis l’adoption de ce texte, les atteintes aux libertés fondamentales se sont multipliées. Elles ont débuté le jeudi 8 juin 2017 avec la répression de la marche organisée par le mouvement « Trop c’est trop », devant la Bourse du travail. A la suite de cette répression, le samedi 10 juin, les Maliens ont constaté l’interruption inexpliquée des        réseaux sociaux (Facebook et Twitter) qui coïncidait avec les appels à la mobilisation lancés par les membres de la plateforme pour une marche pacifique le samedi 17 juin contre la révision de la constitution.

<strong>POUR REPONDRE AU PRESIDENT IBK: </strong><strong>Le front du ‘’NON’’ prépare une riposte</strong>

Pour répondre au Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta qui réaffirme son refus catégorique de retirer le projet de révision constitutionnelle engagé, le front du ‘’NON’’ prépare une riposte. C’est l’objet de la réunion des leaders des associations et autres mouvements de jeunes qui s’opposent au projet, tenue le mercredi dernier à la Pyramide du souvenir. A en croire des participants, il s’agit pour eux de s’organiser et d’engager une riposte digne des propos « va-t-en guerre » du Président IBK.  Selon eux, le Président s’entête dans sa démarche et mieux, il va jusqu’à proférer des menaces à leur encontre. « Nous allons lui montrer que le pouvoir appartient au peuple », menacent-ils.

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<item>
<title>Rapport annuel 2016 du médiateur de la République :  56 affaires foncières sur 171 réclamations traitées</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/rapport-annuel-2016-mediateur-de-republique-56-affaires-foncieres-171-reclamations-traitees-2354692.html</link>
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<pubDate>Fri, 30 Jun 2017 01:15:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les réclamations relatives aux affaires domaniales et foncières occupent toujours le premier rang des préoccupations des citoyens qui sollicitent les services du Médiateur de la République. Elles occupent encore la tête du peloton avec 32% de l’ensemble des réclamations. C’est du moins ce qui ressort du rapport annuel 2016 du Médiateur de la République</em></strong>.

Après avoir présenté le rapport annuel 2016 au Président de la République, le Médiateur de la République était, hier mercredi 28 juin 2017, face à la presse pour parachever les exigences de la loi qui impose à l’institution de partager ledit rapport avec le public. C’était en présence de ses collaborateurs, dans les locaux de son institution. Ce document de 75 pages met l’accent sur l’instauration des relations confiantes entre les citoyens et l’administration, sur la promotion de l’esprit de service public et sur le renforcement d’une culture démocratique nationale. Parlant du traitement des réclamations, Baba Akhib Haïdara dira que du 1er janvier au 31 décembre 2016, son institution a accueilli et orienté 2 975 personnes provenant de toutes les régions et du district de Bamako. Il précise que les citoyens provenant du district de Bamako sont les plus nombreux. Ils représentent, dit-il, 47,9% de l’effectif total des personnes accueillies et orientées par le Médiateur de la République. En outre, on constate dans ledit rapport qu’au 31 décembre 2016, le Médiateur de la République a enregistré et traité 171 dossiers de réclamation. Sur les 171 dossiers, 106 ont été entièrement traités et clôturés et les 65 autres sont en cours de traitement. Par rapport aux tendances du passé, l’objet des réclamations n’a pas fondamentalement varié. Cela s’explique, selon le rapport, par la détermination du champ de compétence du Médiateur de la République aux termes de la loi qui l’institue. Les domaines concernés sont les suivants: affaires domaniales et foncières: 56, décisions de justice: 32, gestion des carrières : 26, protection sociale: 25, contrats et marchés publics : 6, éducation : 5, affaires privées : 01, autres: 10. Au regard du nombre d’affaires domaniales et foncières, tout porte  à croire que le foncier revient encore comme maître mot. Il occupe encore cette année la tête du peloton avec 32,75 % de l’ensemble des réclamations. Le même document précise que les réclamations relatives  la justice constituent la deuxième préoccupation des usagers des services publics. Elles constituent 18,71% de l’ensemble des réclamations. Le rapport 2016 fait cas de la gestion des carrières qui constitue 15,20%. A ce titre, Baba Akhib Haïdara dira que les réclamations se rapportant à la carrière sont formulées par des agents qui ont été admis à faire valoir leurs droits à la retraite ou des agents publics en activité. Certaines réclamations, selon le rapport, proviennent aussi des candidats admis au concours d’entrée dans la Fonction publique de l’Etat, dont les décisions d’admission ont été rapportées à la suite de la découverte de faux documents et de pièces inappropriées fournies lors de la constitution des dossiers de candidature pour lesdits concours. 14,62% constitue les réclamations relatives à la protection sociale. Les contrats et marchés publics occupent 3,51%. On constate également dans ledit rapport que l’éducation occupe 2,92%. A ce titre, ledit rapport précise que les réclamations relatives à l’éducation ont connu une légère baisse en 2016.

<strong>Résultat du dépouillement des dossiers d’interpellation</strong>

Le rapport 2016 indique que durant les quatre mois de campagne, les services du Médiateur de la République ont enregistré 234 dossiers contre 206 en 2015. Du 07 au 15 novembre 2016, la Commission Préparatoire a examiné les dossiers d’interpellation reçus. Ainsi, sur les 234 interpellations: 22 ont été retenues pour la lecture le 10 décembre 2016; 121 classées pour suite à donner; 91 rejetées pour non-conformité avec les critères de recevabilité fixés par le Règlement Intérieur de l’EID.

Par ailleurs, le Médiateur de la République a profité de l’occasion pour informer que son institution a décidé de reconstituer les actes depuis 1994 jusqu’à nos jours afin de les mettre à la disposition de tout le monde.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>

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<title>Interdiction des engins à deux roues à Ségou et Mopti :  Les populations dénoncent des abus des forces de sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/interdiction-engins-a-deux-roues-a-segou-mopti-populations-denoncent-abus-forces-de-securite-2354652.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Jun 2017 01:14:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le but d’améliorer la situation sécuritaire dans la région de Ségou et Mopti, le Chef  d’état-major général des armées du Mali, en coordination avec les autorités administratives, a décidé d’interdire temporairement, depuis le 20 février dernier, la circulation des engins à deux roues (tous cylindres confondus) d’un village à un autre dans les localités de Ké-Macina, Niono, les communes de Bellen, N’Komandougou,(arrondissement de Dioura) et le cercle de Ségou.  Après un constat satisfaisant sur la réduction du taux d’attaques terroristes pour la région de Ségou, un mois après la mise en œuvre de la mesure, le gouvernement, à travers une décision du gouverneur de la région de Mopti, a décidé d’étendre la même mesure dans la région de Mopti. La mesure pour la région de Mopti, contrairement à Ségou, concerne les engins de toutes catégories (véhicules, engins à deux et 3 roues). Et s’applique dans un intervalle de temps bien déterminé. C’est-à-dire de 18 heures à 6 heures du matin, selon un communiqué du gouverneur de la région de Mopti, Colonel Sidiki Samaké.  Cependant, les populations dénoncent des abus de certains éléments des forces de sécurité qui veillent à l’application de la mesure. En fait, les populations se plaignent que des éléments postés aux différents postes de contrôle, les rackettent. Ils leur feraient payer entre 25 000 et 30 000 F CFA par moto saisie. Toute chose qui, aux yeux des populations, constituent une véritable violation des droits des populations. A ce jour, la pratique honteuse continue. La hiérarchie militaire est vivement interpellée.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chu Gabriel Touré : Un mouroir à ciel ouvert</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/chu-gabriel-toure-mouroir-a-ciel-ouvert-2354602.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Jun 2017 01:09:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[On ne finit jamais de parler de l’Hôpital Gabriel Touré qui est supposé être un centre de santé de référence au Mali, voire dans la sous-région.  Ici, c’est la passion du service privé et tout le monde n’en fait qu’à sa tête. La semaine dernière, plus précisément le lundi dernier, après un long week-end, les malades et les parents de malades en ont vu de toutes les couleurs.

En effet, pour la grande foule qui se bousculait à la porte du bureau des entrées, il y avait qu’un seul guichet de paiement ouvert. Alors ce fut des files indiennes qui se prolongeaient jusqu’à une dizaine de mettre à l’extérieur. Il fallait prendre son mal en patience et attendre jusqu’aux environs de 11h et demi pour voir un second guichet s’ouvrir. Pendant ce temps, les malades gisaient à même le sol entendant que leurs parents puissent trouver un ticket de consultation. Les nerfs de la foule étaient à rude épreuve et le brouhaha qui s’en suivait pouvait réveiller les morts dans la morgue. Alors, où est le sérieux ? Les autorités sanitaires du Mali sont-elles au courant que le travail ne commence dans cet hôpital qu’à 11h? Dieu veille !

&nbsp;

<strong>Chu Gabriel Touré :</strong>

<strong>Le statut sérologique des patients divulgué</strong>

Le Centre hospitalier-universitaire Gabriel Touré est un drôle d’hôpital au Mali. Ici, le serment d’Hippocrate n’a aucune valeur. On se croirait sur la place publique. En effet, le statut sérologique d’un patient est secret et le médecin doit être la dernière personne à divulguer cela. Seul le patient, ou son conjoint, doit être informé de son statut sérologique. Mais, au Gabriel Touré, c’est tout le contraire. Tous ceux qui sont sur place ont droit de savoir votre statut sérologique. C’est ainsi que la semaine dernière, un fait insolite s’est produit et qui a laissé tout le monde sans voix. Tout est parti du fait qu’une accompagnatrice d’un patient s’est plaint de la disparition de certains de ses médicaments. Et pour ça, elle accusa et vociféra sur le corps médical. Il n’en fallait pas plus pour qu’un médecin, qui ne supportait plus les critiques de la plaignante, divulgue le statut sérologique du patient devant une foule d’accompagnateurs de malades. Ce médecin d’une autre époque justifie la disparition des médicaments par le fait qu’ils ont été utilisés pour nettoyer la patiente qui perdait beaucoup de sang dans la sale d’attente. Il indiqua à la dame: « si vous savez le statut de votre patiente vous ne parlerez pas ainsi. Nous faisons en sorte de vous protéger et de nous protéger. Savez-vous que votre patiente est séropositive ? »  Sur ce, un silence de deuil a suivi et les uns et les autres se dévisageaient, interloqués par les propos crus de ce phénomène de médecin. Hippocrate a dû se retourner 7 fois dans sa tombe à l’annonce de cette nouvelle. L’on se demande où est-ce que ce personnage a été formé.        Heureusement que les parents de la patiente n’ont pas vu la gravité des propos du médecin qui aurait pu se voir traduire en justice. Vivement la sauvegarde du secret médical.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Révision constitutionnelle :  Le front du «OUI» s’organise</title>
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<pubDate>Fri, 30 Jun 2017 01:04:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’appel de la Plateforme «An Son Na» (en français, nous sommes d’accord), des milliers de Maliens, plus de 300 associations, selon les organisateurs, ont répondu présent pour exprimer leur soutien à la révision constitutionnelle. C’était hier mercredi 28 juin 2017, au Palais des Sports</em></strong>.

Après la démonstration de force des opposants au projet de révision de la Constitution, le 17 juin 2017, le front du « Oui » s’organise. Plus de 300 associations et mouvements de jeunes se sont regroupés au sein d’une plateforme dénommée «An Son Na» afin de prouver que tout le monde ne dit pas non à la révision de la loi fondamentale au Mali. Pour ce faire, elles ont mobilisé des milliers de personnes pour tenir leur meeting dans la salle de 5 000 places du Palais des Sports.

A la suite du président de la Coordination nationale des associations des griots du Mali, Ben Chérif Diabaté, sous la houlette du président de  la Plateforme «An Son Na», Ismaël Diallo, le porte-parole, Mamadou N’Diaye a campé le décor.

Dans son intervention, il a indique que le présent meeting s’inscrit dans le cadre du lancement de la Plateforme qui se propose d’informer la jeunesse malienne sur les enjeux réels et supposés du contenu du projet de révision constitutionnelle. A l’en croire, les 300 associations et mouvements de jeunes constituant la Plateforme  ont  pris le temps de suivre les débats, d’écouter les intervenants de tous bords, de lire le document, de le confronter à la constitution du 25 février 1992 et au projet de révision constitutionnelle de 2011. Avant de suivre et d’analyser  les griefs faits à ce projet par les partisans de la Plateforme «Antè, A Bana». A la lumière de cela, la Plateforme «An Son Na» retient: «ce n’est pas tant le projet de révision constitutionnelle en l’état qui gène les partisans de la Plateforme «Antè A Bana », mais ce qui les gène, c’est l’homme IBK. Sinon comment comprendre que ceux et celles qui s’agitent aujourd’hui l’ont voulu et voté sous les anciens régimes ? C’est en cela que nous disons qu’il y a anguille sous roche».  Car, a-t-il expliqué, les griefs retenus, à savoir la violation de l’article 118 de la constitution du 25 février 1992, relatif à l’intégrité territoriale ; le renforcement des pouvoirs du président de la République ; la nomination du  président de la Cour constitutionnelle ; du président de la Cour suprême, la révision de la constitution à travers   le Congrès  et la création du  Senat    ne sont que des prétextes. Ce, dans la mesure  où toutes ces dispositions figuraient dans le projet de révision constitutionnelle du 2 août 2011, voté par tous les partis politiques, des opposants d’aujourd’hui. Mieux, ils étaient d’accord d’aller aux élections couplées (présidentielle et référendum) d’avril 2012 alors que Aguelhok et Tessalit étaient tombés. A la conclusion de cette analyse, le porte-parole des partisans du « Oui » affirme que les agitations contre le projet de réforme constitutionnelle relèvent plus de la politique politicienne qu’autres choses. C’est  pourquoi, dit-il, les jeunes, membres de la Plateforme « An  Son Na » « Conscients de la situation actuelle que vit le peuple malien ; soucieux de préserver la paix, l’unité et la cohésion sociale ; sachant que nous sommes les premiers concernés par cette révision, et qu’elle sera une avancée pour adapter notre Constitution aux réalités nouvelles, demandons expressément au Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, de continuer les reformes engagées, en l’occurrence le projet de révision constitutionnelle, qui va permettre à notre pays de retrouver définitivement sa place dans le concert des nations». Pour soutenir le président IBK dans ce projet, après ce lancement officiel, la Plateforme «An Son Na» ira à la rencontre de toutes les forces vives de la nation pour engager des actions de communication, de sensibilisation, d’information de proximité pour expliquer davantage la pertinence de ce projet de révision constitutionnelle. Partant, Mamadou N’Diaye a exhorté  l’ensemble de  la classe politique, les associations, mouvements syndicaux, diasporas à les rejoindre au sein de la Plateforme « An Son Na» pour défendre la stabilité et la prospérité du Mali.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Révision constitutionnelle : Quand la Cour constitutionnelle ignore l’importance de la loi fondamentale !</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/revision-constitutionnelle-cour-constitutionnelle-ignore-limportance-de-loi-fondamentale-2346762.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 13:54:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les voix qui s’élèvent contre la révision de la constitution du 25 février 1992, initialement prévue le 9 juillet (elle a été reportée à une date ultérieure), se multiplient au jour le jour. Cette protestation se fait sous diverses formes, soit à travers les marches (par exemple la marche du samedi 17 juin 2017 qui a regroupé des hommes politiques, des leaders de la société civile, des artistes,…), soit à travers les plumes ou les débats des universitaires (nous voulons donner comme exemple les écrits du constitutionnaliste, Dr Brahima Fomba, la conférence débat organisée le jeudi 15 juin 2017 à la Faculté de Droit public,…). Cependant, toutes ces contestations ont mis l’accent, d’une manière générale, sur la violation de l’article 118 de la constitution malienne du 25 février 1992. A la différence de ceux-ci, nous nous  appuierons sur l’article 26 de la même Constitution pour démontrer que la Cour a donné un coup fatal à la loi fondamentale en ignorant son importance. Nous démontrerons également que la Cour constitutionnelle n’avait pas besoin de faire recours au droit international et qu’il existe suffisamment de dispositions au niveau interne pour trancher sur la légalité de la tenue du référendum. Nous pouvons citer l’article 118 de la constitution et l’article 47 et suivant du Code pénal malien.</em></strong>

A la lumière de la problématique de la supériorité du droit international sur le droit interne, nous pouvons dégager deux solutions logiques: Celle retenue par le droit international et celle retenue par le droit interne. Visiblement, la Cour s’est rangée du côté de la première solution dans son Avis n°2017-01/CCM/REF du 06 juin 2017 qui indique en substance<em>: « L’intégrité territoriale, au sens du droit international, s’entend du droit et du devoir inaliénable d’un Etat souverain à préserver ses frontières de toute influence extérieure. En l’état, celle du Mali n’est pas compromise par l’occupation d’une quelconque puissance étrangère »</em>. La Cour a-t-elle raison de primer le droit international sur le droit interne ? Avait-elle besoin de faire recours aux dispositions internationales ? Suivez plutôt notre analyse !

<strong>La solution logique retenue par l’ordre juridique international </strong>

La solution prônée par le droit international est la suprématie des normes internationales sur les normes internes.

L’article 27 de la Convention de Vienne sur le droit des traités de 1969 dispose à cet égard qu’ <em>« une partie ne peut invoquer les dispositions de son droit interne comme justifiant la non-exécution d’un traité »</em>. Mais ce principe vaut pour l’ensemble du droit international (y compris les normes coutumières), qui l’emporte sur toutes les normes internes, quel que soit leur rang (constitutionnel, législatif, réglementaire ou judiciaire). Le préambule de la Charte des Nations Unies évoque, à cet égard, <em>« le respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international »</em>.

Il reste que si le droit international commande les deux extrémités de la chaîne puisque, d’une part, il impose sa suprématie et que, d’autre part, il en sanctionne le non-respect, il se garde bien de dicter aux Etats une règle commune touchant à ses modalités d’application dans l’ordre interne. S’il en avait été ainsi, ceci aurait d’ailleurs constitué une sérieuse limite à la souveraineté des Etats. Il appartiendra donc à ces derniers d’assurer concrètement, dans leur ordre juridique propre, la suprématie du droit international, et ce, selon les modalités de leur choix.

Pour démontrer que la Cour ignore l’importance de la Constitution et qu’elle a péché en s’appuyant sur le droit international, nous allons fonder notre argumentaire sur la solution retenue par le droit interne.

<strong>La solution logique retenue par le droit interne</strong>

Il ressort clairement de l’analyse qui va suivre que, contrairement à la logique retenue par le droit international, la constitution est supérieure aux normes internationales.

Ceci dit, la solution logique retenue par l’ordre juridique international (la suprématie du droit international sur le droit interne) est loin de coïncider nécessairement avec celles adoptées par les ordres juridiques nationaux. En pratique, toute une gamme de solutions sont envisageables : valeur infra-législative du droit international ? Égale à la loi ? Supra-législative et infra-constitutionnelle ? Supra-constitutionnelle ? Ceci montre qu’il existe à l’évidence un hiatus entre l’ordre international et l’ordre interne. Dans l’ordre international, les traités sont supérieurs à la Constitution d’un Etat, laquelle n’est pas opposable à un autre Etat; la Constitution est un simple fait qui n’est revêtu d’aucune autorité juridique particulière. Dans l’ordre interne, il en va, bien entendu, différemment puisque tout procède de la Constitution et que toutes les autorités de l’Etat tirent leur existence et leurs compétences de celle-ci ; dès lors, la suprématie de la Constitution dans l’ordre interne est une réalité incontournable.

En effet, le principe de la supériorité de la constitution sur le traité, si on peut s’exprimer ainsi, est admis dans le droit positif malien lorsque l’article 116 de notre constitution se borne à dire que les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve pour chaque traité ou accord de son application par l’autre partie. Nous remarquons que cette disposition ne parle que des lois, elle passe complètement sous silence la constitution. Cette suprématie de la norme constitutionnelle trouve sa justification dans le fait que la constitution est l'expression de la souveraineté nationale et, en tant que tel, un devoir de conformité s'impose alors à tout acte international intégrant l'ordonnancement juridique national.

<strong>La constitution, expression de la souveraineté nationale</strong>

Le mot constitution est formé à partir des éléments latins: <em>''cum''</em> qui signifie ensemble et <em>''statuo''</em>qui veut dire ''fixer''. D'après son étymologie, ce mot signifie donc le fait d'établir ou de fixer ensemble.

Cette définition intègre la notion de souveraineté nationale qui est l'expression ni d'un individu ni même d'une partie du peuple, mais plutôt de l'ensemble de celui-ci. La constitution malienne de 1992 en fait expressément mention à son article 26 lorsqu'il dispose<em>:« La souveraineté nationale appartient au peuple tout entier qui l’exerce par ses représentants ou par voie de référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. (...)».</em> La constitution, telle que présentée, traduit la volonté du peuple dans son ensemble, laquelle (volonté) est placée au sommet de la hiérarchie des normes sur le plan interne. Ce qui nous amène à dire que la constitution est l’expression du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

En effet, le principe des droits des peuples à disposer d'eux-mêmes est parmi ceux appelés à dominer la formation des Etats occupant ainsi une place prépondérante. Il est conçu comme celui selon lequel chaque peuple dispose du choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime ou son système politique. Ce principe est défini à l'article 1er du Pacte des droits civils et politiques (du 16 décembre 1966):<em>« tous les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel.» </em>Qualifié de principe self détermination, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes trouve son application dans des aspirations d'un peuple qui peuvent se faire jouir et produire des effets dont il faut tenir compte dans l'intérêt de la paix intérieure et extérieure des nations. Or, la constitution traduit bien ces aspirations.

Toutefois, il est aussi à noter que la réalité malienne, en matière d'adoption des constitutions, présente une approche très mitigée si l'on s'en tient au principe développé ci-dessus. En effet, l'analphabétisme, le manque de véritable culture démocratique font que la population ignore sa place dans un système politique, notamment dans la mise en œuvre du principe de la souveraineté. Du nombre des projets de lois constitutionnelles pour lesquelles l'opinion publique malienne a été mise en consultation par référendum, on constate que ces actes constitutionnels ont été votés sans pour autant que la population ait vraiment pris connaissance de leur contenu. On vote ''à la mode'' même ce qu'on ne connaît pas, au point d'approuver ce qui est contraire à sa propre volonté. Dans des circonstances pareilles, le peuple ne peut réellement s'approprier d’une constitution qu'il a votée.

Cet état des faits tend à remettre en cause la légitimité d'une constitution qui se veut être l'expression des droits des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Au demeurant, en dépit de ce formalisme constitutionnel, l'expression du suffrage universel prime sur toutes les considérations qui sont mises en jeu. La constitution ainsi votée devient la loi fondamentale de l'Etat car elle est l'émanation de tout un peuple. Elle se place, à ce titre, au sommet des normes sur le plan interne et international.

<strong>La supériorité de la volonté du peuple</strong>

Conformément à l'article 26 de la constitution malienne du 25 février 1992, la constitution est l'expression la plus authentique de la souveraineté nationale. Cette qualité, qui lui est reconnue, s'explique d'abord par sa genèse (issue d'un référendum) et ensuite par son contenu (elle établit un ensemble de règles de base qui fait l'objet d'un large consensus dans le temps). La légitimité de la constitution réside dans la volonté nationale exprimée dans le cadre du suffrage universel. Cette volonté, autrement appelée souveraineté, traduit l'identité du corps politique duquel émane la capacité à édicter les normes juridiques opposables à tous. Elle est conçue comme un pouvoir absolu, suprême et sans concurrent. Et c'est cette absence de concurrence qui rend légitime l'influence des normes constitutionnelles sur les dispositions des traités.

Le souverain (le peuple) est l'entité qui détient la réalité de la puissance de l'Etat. C'est d'ailleurs par le biais de la hiérarchie des normes qu'il détermine plus ou moins directement le contenu de toutes les normes juridiques de l'ordre interne. La constitution permet, en effet, de déterminer le contenu des normes de niveau inférieur.

Le gouvernement est-il en mesure d’organiser le référendum du 09 juillet prochain sur toute l’étendue du territoire ? <em>« Toutes les dispositions sont prises pour que le scrutin se déroule sur l’ensemble du territoire »,</em> a rassuré le gouvernement à plusieurs reprises.

La lecture de l’article 26 de la constitution du 25 février 1992 nous incite à poser la question suivante: Quel sort sera-t-il réservé audit référendum lorsque les autorités ne parviendront pas à l’organiser sur toute l’étendue du territoire ?

Dans tous les cas, le débat est ouvert et nous exhortons les neuf (09) sages de la Cour constitutionnelle, pardon ! Les éminents constitutionalistes à éclairer la lanterne des Maliens.

En fin, la spontanéité avec laquelle la Cour a donné son avis nous pousse à poser les questions suivantes :

Pourquoi la Cour constitutionnelle au lieu de s’appuyer intégralement sur les dispositions internes, notamment l’article 118 de notre constitution et l’article 47 de notre Code pénal s’est plutôt donnée à une interprétation fantaisiste du droit international ?

N’est-ce pas ridicule que la Cour constitutionnelle ignore l’importance de la Constitution dont elle est le garant ?

<strong>Dr Moussa Etienne TOURE, juriste-environnementaliste, enseignant-vacataire à l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako</strong>

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<title>Moussa Mara à propos de la révision constitutionnelle :	 « Il faut réengager le processus de consultation pour prendre en compte les avis de ceux qui sont opposés »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/moussa-mara-a-propos-de-revision-constitutionnelle-faut-reengager-processus-de-consultation-prendre-compte-avis-de-opposes-2346712.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 13:45:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le projet de révision constitutionnelle, adopté par les députés le 3 juin dernier, soulève un tollé tant au sein de la classe politique qu’au sein de la société civile malienne. Sur la question, nous avons tendu notre micro à l’ex-Premier Moussa Mara, non moins président du parti Yèlèma. Dans cette interview exclusive, il nous donne sa vision sur cette réforme et appelle les Maliens à dépassionner le débat. Moussa Mara invite par ailleurs le président de la République à réengager la consultation</em></strong>.

<strong>Le Prétoire:<em> Le projet de texte portant révision constitutionnelle a été adopté par les députés le 3 juin dernier. Est-ce à dire que la constitution de 1992 comporte des imperfections ?</em></strong>

<strong>Moussa Mara</strong>: Je pense que le fait que la constitution de 1992 comporte des imperfections est une réalité considérée par l’essentiel de nos compatriotes. Vous n’êtes pas sans savoir que cette constitution date de 25 ans ; elle n’a jamais été retouchée. Elle a fait l’objet de tentative par deux fois, en 2001 sous Alpha Oumar Konaré et en 2012, où le référendum a été stoppé par le coup d’Etat de 2012, sous Amadou Toumani Touré. Donc, par 2 fois déjà, cette constitution a fait l’objet de révision. Moi-même je me rappelle en tant que Premier ministre, dans ma déclaration de politique générale, j’avais annoncé la nécessité d’une révision de la constitution sous le mandat du Président IBK. Donc, que cette constitution contienne des insuffisances qui aient nécessité sa révision est quelque chose accepté par la population malienne. Maintenant, il y a une nouvelle donne qui a rendu nécessaire la révision de la constitution. C’est l’accord pour la paix ; la crise d’une manière générale, qui a d’ailleurs relevé quelques insuffisances de la constitution de 1992. Ensuite, à la suite de l’accord de paix issu du processus d’Alger, où certains éléments de l’accord manifestement rendent nécessaire de revoir la constitution. C’est pour toutes ces raisons que le processus actuel a été engagé par le pouvoir.

<em><strong>Quelle est votre compréhension globale sur ce projet ?</strong></em>

Justement, en rapport avec l’Histoire, le projet de révision comporte un certain nombre d’aspects. De manière générale, ces aspects ont été retenus comme étant incontournables depuis 2001. Les changements nécessaires depuis 2001 sont dans le changement de révision de 2012 et ont été donc pris en compte par cette révision. Il y a par exemple la création de la Cour des comptes. La Cour des comptes est une exigence de l’Uemoa (l’Union économique et monétaire ouest-africaine), dont l’un des textes rendent obligatoire pour chaque pays membre de l’Union de la création d’une Cour des comptes. Au Mali, on a une section des comptes qui fait partie de la Cour suprême. Et la Cour suprême étant une institution, si l’on doit reformer une institution, on doit réformer la constitution. Je pense que la création de la  Cour des comptes est une illustration claire des révisions indispensables déjà retenue en 2001 et 2012. Il y a la création du Sénat qui, bien que prévue par l’Accord de paix, avait déjà été envisagée par le Mali en 2001, sous Alpha Oumar Konaré. Dans la révision engagée sous ATT, il y avait déjà la création du Sénat que beaucoup de gens ne savent pas. Maintenant, ça a un peu évolué, compte tenu de la signature de l’Accord de paix. Nous avons aussi un certain nombre de règles concernant la candidature à l’élection présidentielle. Par rapport au délai du processus de vote dans le cas où le président de la République sera empêché. Vous vous rappeler, en 2012 avec la vacance de pouvoir, on a les fameux 40 jours pendant lesquels le président par intérim devra organiser les élections. Tout le monde savait que ce délai est très court, alors que le projet actuel augmente cela à 75 jours voir plus en fonction des situations. Il y a aussi la nationalité d’origine exclusive du candidat à l’élection présidentielle envisagée depuis 2012, rendue nécessaire par la pratique institutionnelle et actée par le passé. Ensuite, on a le second corps de changement qui est lié à l’Accord de paix. On a le Sénat, surtout un certain nombre de sénateurs nommés par le Président de la République. En 2001 et en 2012, on avait la création du sénat ou tous les sénateurs seront élus, comme c’est le cas dans certains sénats dans d’autres pays. Cette fois-ci, on a le Sénat, mais le président a le pouvoir de désigner le tiers des membres, ce qui n’était pas le cas dans les autres tentatives de révision. Cela s’explique par l’Accord de paix. Cet accord de paix nous demande de créer le Sénat. Vous savez, la vie politique a des exigences que beaucoup de personnes ne sont pas en mesure de satisfaire. Mais, ces personnes ne sont pas pourtant moins légitimes. Donc, il s’agissait de faire en sorte que le président puisse identifier des personnalités, autorités religieuses, traditionnelles voire même compétences extérieures à la vie politique, mais compétence réelle pouvant apporter une amélioration de notre fonctionnement administrative et institutionnelle. Que le Président de la République puisse les sélectionner et les nommer directement. Ça c’est clairement une interprétation de l’application de l’Accord pour la paix. Mais, l’accord ne dit pas un tiers, on pouvait faire 10% comme 40%. Dans certains pays comme la Côte d’Ivoire, où le Sénat a été récemment mis en place, nous avons la même disposition que ce pays. Il y a d’autres pays qui ont leur schéma pour élire ou désigner leur Sénat. Chacun essaye tant bien que mal de s’inspirer de son histoire, ses réalités et de ses préférences. Donc, on a ce second corps de révision de la constitution qui est un peu issu de l’Accord de paix. Maintenant, en plus de ces deux chapitres, on a un troisième chapitre qui est plus la compréhension de ceux qui ont rédigé le projet de constitution. Cette compréhension, c’est un peu renforcer le pouvoir présidentiel. Il faut quand même le dire même si c’est plus théorie que pratique car dans les faits, le président a déjà une bonne partie de ces pouvoirs. Mais, renforcer ou acter de manière formelle un certain nombre d’attributions du président, ce qui manifeste clairement le renforcement du pouvoir présidentiel. C’est là que nous avons la désignation du président de la Cour constitutionnelle par le président ; ce n’était dans aucune de nos modifications précédentes. Donc, il y a un certain nombre de changements qui font d’ailleurs partie de ce qui est contesté aujourd’hui en grande partie dans le projet de révision. Ce sont ces chapitres qui ont entraîné un certain nombre de changements dans la constitution de 1992 et qui fait l’objet de cette loi à soumettre au référendum.

<em><strong>La création du Sénat est l’une des réformes majeures attendues de ce processus. Est-ce un effet de mode ou une nécessité démocratique. Sinon, en quoi le bicaméralisme devrait-il contribuer au renforcement du travail législatif ?</strong></em>

Vous savez, on dit dans nos pays de manière générale : un homme un esprit, deux hommes deux esprits. Donc, si vous partez de ce principe, vous dites le parlement, qui est constitué de députés, regarde un texte, se prononce sur un texte ; sil y a d’autre relecture, notamment par une seconde chambre du parlement, ça peut emmener un mieux. Donc, on part de cette idée théorie que plus il y a de personnes qui regardent un texte, mieux c’est. Cela explique un peu la seconde chambre. Aujourd’hui, de par le monde, les pays qui ont le Sénat sont les plus nombreux que ceux qui n’en n’ont pas. En Afrique, il y a plus de pays avec des sénats. Malgré que certains le suppriment, d’autres en créent. Le second élément c’est que la composition du Sénat est un peu différente de celle de l’Assemblée nationale. A l’Assemblée nationale, ce sont des populations qui élisent des représentants. Au Sénat, généralement, ce sont des territoires qui élisent leurs représentants. Ça peut être aussi des leaders religieux, traditionnelles, des personnes qui de par leurs expériences et parcours peuvent emmener un mieux à la vie administrative et politique du pays. Donc, il y a une plus grande flexibilité pour choisir proportionnellement des personnes dont la compétence technique est souvent supérieure à celle des députés. Pour être député, on n’exige pas de compétence technique. Pour la petite histoire, à l’Assemblée nationale actuelle, sur 147 députés, on a 100 députés qui n’ont pas le baccalauréat. Donc, il y a la possibilité de faire en sorte que les insuffisances théoriques supposées des députés puissent être un peu corrigées par une sélection un peu plus directive des sénateurs. Donc, cela explique un peu le bicaméralisme. Le troisième élément qui est aussi une réalité, c’est que nous devons avoir des institutions représentatives, il se trouve que la vie politique a ses aspérités. Souvent on gagne les élections non pas parce qu’on est légitime, mais parce qu’on a plus d’argent. Donc, les gens peuvent se retrouver député sans forcément être représentatifs. Surtout que l’élection des députés, ce sont des élections de liste. Nous avons une circonscription déterminée qui élit sept députés, ça peut être deux ou trois députés qui tirent les 4 autres. Donc, la population ne se reconnait pas en ces quatre autres, donc pas représentatifs.  On se retrouve donc avec des députés qui ne sont pas représentatifs. Pour preuve, les députés ont voté le projet de loi portant révision de la constitution, les députés sont largement représentatifs du peuple. Mais aujourd’hui, est-ce que ce texte voté par les députés est supporté par l’ensemble des Maliens. Donc, nous pouvons avoir des députés qui ne nous représentent. A côté des députés, si on peut avoir d’autres représentants qui sont élus de manière à ce que les populations se sentent un peu plus représentées de par leur histoire, leur région, leur affluence, d’autres éléments qui ne sont pas la politique, ça peut être quelque chose qui renforce la représentativité de nos institutions. C’est pour toutes ces raisons que souvent on crée une seconde chambre.

<strong><em>En tant que citoyen et homme politique malien, qu’elle est votre position par rapport à cette réforme ?  </em>                       </strong>

La réforme de manière générale, c’est plus difficile. Par rapport au sénat en particulier, moi personnellement j’ai évolué. Car en 2012, j’ai appelé à voter non à la constitution que le président ATT avait proposée. Et pour justement à cause du Sénat. Car je pensais que ce n’était pas nécessaire, car coûteux, etc. Mais avec la crise, avec les réflexions que nous avons tous initiées à un moment où un autre, nous nous sommes rendus compte que beaucoup de personnes ne se retrouvent pas dans nos institutions classiques. Mais, si on peut faire en sorte de créer une institution supplémentaire à la place du Haut conseil des collectivités, il faudra savoir que le Sénat c’est juste un renforcement de l’institution.Car cela peut faire en sorte que des leaders se retrouvent dans les institutions et n’auront pas d’argument pour prendre des armes, pour d’autres aventures afin de trouver une place au sein de nos institutions. C’est donc le pragmatisme. Et aussi la volonté d’essayer autre chose. C’est ce qui m’a amené à dire d’accepter le Sénat, de le pratiquer et nous verrons cela à l’œuvre. Cette réforme constitutionnelle a associé la classe politique dont mon parti. Elle n’a pas associé suffisamment la société civile, ça c’est son insuffisance majeure, c’est une réalité. Mais la classe politique ne peut pas, ni de la majorité ni de l’opposition, dire qu’elle n’a pas été associée. Une illustration simplement de cela, c’est qu’au niveau de la majorité présidentielle dont le parti Yèlèma, mon parti fait partie, nous avions tenu des assises de deux jours sur le projet de la révision constitutionnelle et avions produit 80 amendements. Sur les 80 amendements, 75 ont été retenus, c’est-à-dire l’essentiel de ce que nous voulons comme corrections a été pris en compte. L’opposition a proposé 43 amendements à l’Assemblée nationale, dont 37 ont été retenus. Donc, il sera difficile à la classe politique tant de la majorité que de l’opposition de dire qu’elle n’a pas été associée. Pour la société civile, c’est autre chose.

Donc, dès lors que nous avons été associés, notre inclinaison naturelle c’était de dire oui votons ce projet. Il faut être honnête et responsable quand on est politique. Maintenant, nous avons vu à partir du vote de l’Assemblée nationale, le 3 juin dernier, les deux semaines précédentes qu’une bonne partie des Maliens se sentaient exclus : la société civile, d’autres acteurs, la diaspora. Donc, il y a eu une fronde qui a apparu. Quand on écoute, on s’est rendu compte qu’il y a des éléments objectifs, qui sont contestables, comme j’ai eu à l’écrire, à le dire. Et le fait que la société civile n’a pas été suffisamment associée et qui a été reconnue par le secrétaire général des Nations-Unies. Car dans son rapport de la semaine dernière sur la situation au Mali pour dire que le projet de révision  constitutionnelle peut amener le pays vers la paix, mais il faudra qu’il soit inclusif. Donc, devant cette situation, bien sûr que nous avons participé au processus. Nous avons souhaité que le gouvernement reporte le référendum prévu pour le 9 juillet. Réengage un processus de consultation pour prendre en compte les avis de ceux qui sont opposés pour que ce projet soit consensuel. Donc, c’est cela ma position, qui est de dire : nous avons bien travaillé, le projet n’est pas mal, mais le projet a encore des insuffisances et le processus n’est pas encore parfait, donc faite attention et revenons encore en arrière.

<em><strong>Vous proposez d’organiser le référendum le 26 novembre 2017 en même temps que les élections régionales et du District. N’est-ce pas trop pour une journée électorale ?    </strong></em>

Vous savez, le 9 juillet était prévu pour la tenue des élections régionales et du district et le référendum. Le gouvernement, face à un certain nombre de dispositions, a réuni la classe politique, il y a de cela un mois, pour dire que les élections régionales et du district seront reportées pour le 26 novembre prochain, mais le référendum, on le maintient.  Je me souviens même que j’avais dit au ministre de l’Administration que le 9 juillet me semblait être trop prêt. Car le texte n’était pas voté par l’Assemblée. Et après le vote, on allait avoir deux ou trois semaines pour l’expliquer aux Maliens, ce délai était trop juste. Mais le fait de faire le référendum en même temps que les élections à des avantages. Le premier avantage, c’est en termes de coût et cela fait des économies. Le deuxième avantage, c’est le taux de participation. La constitution, généralement, est un sujet qui n’intéresse pas, qui n’est pas connu des Maliens, y compris les élites. Et organiser une élection sur ce sujet, ça peut désintéresser les gens, surtout en période d’hivernage ; ça peut être compliqué. Par contre, organiser le référendum le même jour que les élections, au moins ceux qui votent pour les élections voteront pour le référendum. Donc, le côté positif, c’est qu’on fait des économies et en même temps on peut augmenter le taux de participation. En plus, on donne le temps pour s’écouter, discuter et à s’entendre sur une mouture qui sera plus consensuelle. je pense que le pays en gagnera.

<strong><em>Quel message avez-vous à lancer à l’endroit des Maliens ? </em>               </strong>

C’est juste demander aux uns et autres de faire preuve de moins de passion. Nous sommes un pays où on est assez passionné. Fondamentalement, c’est positif, parce que les gens sont au moins intéressés par les questions d’intérêt national. Mais faire moins de passion pour écouter les arguments contraires. On dit généralement : ma vérité est votre vérité, la vérité doit être au milieu de nous deux. Personne n’a la vérité absolue et toute œuvre humaine n’est parfaite comme par définition. Les jeunes, les organisations de la société civile, des jeunes, c’est bien d’être impliqués sur les réseaux sociaux, de s’exprimer sur les ondes. Moins de virulence, moins de passion, plus de réflexion, plus d’écoute, je pense que ce serait une bonne chose pour le pays. Personne d’entre nous aussi bien ceux de la majorité que de l’opposition n’a intérêt que le pays se déchire, c’est notre pays à nous. Ceux qui veulent être chefs, ministres, présidents demain, ont intérêt à faire en sorte que le pays soit en état; sinon ça ne sert à rien. Ceux qui sont de la société civile vivent dans ce pays ; donc nous avons tous intérêt à ce que le pays soit calme et stable et qu’il y ait de l’entente entre les Maliens et cela nécessite qu’on soit plus tolérant et constructif.

<strong>Interview réalisée par Paul N’GUESSAN </strong>

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<title>Le Ministre Maouloud Ben Kattra :  «Les 200 000 emplois seront atteints et présentés au moment opportun»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/ministre-maouloud-ben-kattra-200-000-emplois-seront-atteints-presentes-moment-opportun-2346672.html</link>
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<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 13:39:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les grands chantiers de son département, la réalisation du programme présidentiel en matière de création d’emplois. Voilà entre autres sujets abordés par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Maouloud Ben Kattra dans cette interview accordée à votre bi-hebdomadaire</em></strong>.

<strong>Le Prétoire : <em>Vous venez d’être nommé par le chef de l’Etat à la tête de ce département sensible. Quel sentiment vous anime ?       </em>                      </strong>

Le ministre : Je prends cette nomination du chef de l’Etat, qui a placé sa confiance en ma modeste personne, comme un appel au devoir. Comme vous le savez, j’étais dans un rôle de régulateur, médiateur de par mon passé, aujourd’hui, je suis dans un rôle opérationnel. Chaque jeune malien, quelle que soit, sa situation sociale, veut obtenir un emploi décent. Donc, le sentiment qui m’anime est un sentiment de devoir, de servir la nation malienne à travers le département qui m’est confié par le chef de l’Etat et je mettrai tout en œuvre à travers une synergie d’actions avec l’ensemble des partenaires sociaux pour contribuer à endiguer le chômage.

<em><strong>A peine vous avez pris fonction que vous avez mis le turbo en multipliant les contacts et les visites. Qu’est-ce qui explique cette ébauche d’énergie ?</strong></em>

A partir du moment où la responsabilité du département de l’Emploi et de la Formation professionnelle m’a été confiée, je dois être présent à tous les niveaux qui concourent à la création et la promotion de l’emploi. Je dois réunir autour de moi toutes les compétences intervenant dans le secteur de l’Emploi et de la Formation professionnelle, pour qu’ensemble on puisse travailler à atteindre, voire à dépasser les 200 000 emplois.

Cela passera nécessairement par des contacts réguliers avec les partenaires sociaux pour mettre en œuvre cette ambition et de faire en sorte que les populations, en particulier les jeunes, sentent une certaine amélioration dans le processus de création d’emploi qui est, plutôt, systémique et non du seul ressort de l’Etat.

<em><strong>Le Président de la République, dans son programme quinquennal, a promis la création de 200 000 emplois. Quel est l’état exact des lieux ?</strong></em>

Je vous rassure que sur les 200 000 emplois promis par El Hadj Ibrahim Boubacar Keïta durant son premier quinquennat, 160 000 ont déjà été créés. Il s’agit là des contrats dument enregistrés au niveau de l’inspection du travail. Ce chiffre ne prend pas en compte les appuis multiformes faits dans le cadre de l’Apej, du Fier, du Procej ou en encore de l’Acefor, j’en passe. Mon département travaille inlassablement non seulement pour atteindre les objectifs des 40 000 emplois restants, mais également sur une approche permettant d’absorber un maximum de jeunes mis sur le marché de l’emploi pendant et après le quinquennat. Vu sous ce prisme, la promesse présidentielle évolue convenablement.

<em><strong>Que comptez-vous faire maintenant puisque la présidentielle de 2018 s’approche à grands pas, vous qui êtes un syndicaliste chevronné, doublé d’homme très avisé?</strong></em>

Je vous remercie de reconnaître que je suis un homme avisé. Donc, j’observerai et je serai très attentif à l’atteinte efficiente des résultats. La mission qui m’est confiée va au-delà de ma modeste personne et je dois désormais engager mon département à jouer sa partition et lui signifier qu’on n’a pas le droit d’échouer.

Le département, qui est sous ma responsabilité, travaillera à développer le partenariat public-privé (PPP) en faisant davantage confiance au privé par les investissements. On ne peut plus continuer à penser que ce soit l’Etat, à lui seul, qui crée l’emploi.

Il faudrait sortir de cette assertion, car on ne pourrait pas atteindre à suffisance les objectifs à nous assignés sans impliquer les partenaires sociaux dans une synergie d’actions efficientes.

<em><strong>Comment voyez-vous la réalisation de ce vaste programme présidentiel de création d’emplois ? Est-ce possible avant la fin de ce mandat ?</strong></em>

Naturellement que oui ; les 200 000 emplois, en plus du réalisme du chiffre, seront atteints et présentés au moment opportun. On travaillera à ce que les résultats soient atteints et de façon pédagogique, expliquer à la population la méthodologie adoptée par le département pour l’atteinte desdits résultats.

<strong>La création d’emplois demeurant le credo de votre département, que comptez-vous faire d’ici à 2018 ?</strong>

Le leitmotiv de mon département reste d’atteindre l’objectif de création des 200 000 emplois. Il n’y aura que ce credo avant 2018.

Ce challenge qui consiste à créer 200 000 emplois au cours du quinquennat du Président s’achemine lentement. Vous arrivez à un moment où le pays est confronté à de sérieuses difficultés (insécurité, crise économique).

<em><strong>Avez-vous un plan, voir des stratégies pour atteindre l’objectif escompté ou du moins s’y approcher?</strong></em>

C’est vrai que nous sommes dans un contexte particulièrement difficile, c’est pourquoi nous allons nous atteler, en ne ménageant aucun effort, à l’atteinte des résultats et nous mettrons un point d’honneur sur les jeunes ruraux. Le pilotage à vue est d’une autre époque, le département interviendra à travers 5 axes stratégiques à savoir : le renforcement         de l’employabilité, l’apprentissage/formation professionnelle, l’intermédiation, l’appui à   l’entrepreneuriat, le financement. Ce qui cadre parfaitement avec la Politique Nationale de l’Emploi aussi bien que la Politique Nationale de la Formation Professionnelle mis en œuvre à travers le Programme Décennal de Développement de la Formation Professionnelle pour l’Emploi (Prodefpe). Pour évaluer notre intervention, nous nous appuierons sur l’observatoire national de l’emploi et de la formation à travers un dispositif de suivi mis en place à cet effet.

<strong>Propos recueillis par Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Révision constitutionnelle :  Des milliers de Maliens dans la rue pour dire NON</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/revision-constitutionnelle-milliers-de-maliens-rue-dire-non-2336252.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Jun 2017 01:18:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 17 juin 2017, de 10 heures à 12 heures, Bamako avait retenu son souffle. Pour cause, la Plateforme de la société civile  «Antè son, A bana», en partenariat avec des partis politiques de l’opposition  et certains leaders religieux, a mobilisé des milliers de Maliens pour dire Non au référendum constitutionnel du 9 juillet prochain. 400 000 pour les responsables de l’opposition, 3 000 selon des sources policières</em></strong>.

Quelques heures après l’adoption de la loi de révision de la Constitution de février 1992, la tension est vite montée d’un cran à Bamako et dans les capitales régionales. Les regroupements ont spontanément vu le jour. Il s’agit de ceux qui s’opposent à cette révision et ceux qui la défendent mordicus. Parmi ces regroupements, on peut citer la Plateforme «Antè son, A bana»  (en français : nous ne sommes pas d’accord, on en a pas besoin) et «An son na» (nous sommes d’accord). Tous ces regroupements qui se voient parrainés par la classe politique investissent le terrain pour gagner le rapport de force, en tentant de convaincre les indécis à adhérer à leur cause.

Dans cette optique, la Plateforme de la société civile «Antè son, A bana», soutenue par les partis politiques de l’opposition, a sorti ses muscles ce samedi 17 juin 2017 à  travers une mobilisation qui se passe de tout commentaire. Plus de 400 000 personnes, selon Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition. Des sources policières estiment pourtant le nombre de manifestants à 3 000 au maximum.

De la Place de la liberté à la Bourse du travail, ces milliers de manifestants, encadrés par un dispositif impressionnant des forces de l’ordre, scandaient : « An tè son, A bana », ne touche pas à ma Constitution ; carton rouge à IBK. Avant de lire leur déclaration devant la Bourse de travail pendant que le bout de la file indienne  des manifestants se trouvait au Monument de l’indépendance. Un peu désordonnés par la grande mobilisation, leur déclaration, qui devrait être lue par Mme Sy Kadiatou Sow, a été finalement lue par Amadou Thiam de l’ADP-Maliba. Car la dame n’a pu se frayer un chemin pour rejoindre le podium.

Dans cette déclaration,  il a exprimé sa satisfaction et sa fierté de cette mobilisation de la jeunesse contre l’injustice et la défense de la patrie. «L’envie de se battre contre l’injustice, l’envie de se battre pour sa patrie, l’intelligence de s’unir pour son avenir. Vive la démocratie, à bas la monarchie. Non au référendum constitutionnel. Antè, a bana. Touche pas à ma constitution. Aujourd’hui, comme un seul homme, ils sont là pour écrire leur histoire de leur propre main. Non à ce référendum qui va aliéner notre liberté. Parce que ce processus manque de consensus, d’inclusivité et de clairvoyance. Elaborée sans dialogue politique sans concertation avec l’opposition politique et les forces vives du pays, l’adoption de cette  loi est la résultante d’un passage en force du camp de la majorité présidentielle et précède du mépris de toutes nos valeurs démocratiques et républicaines», a-t-il déclaré. Nous avons marché à jeun pour prouver à ceux qui veulent prendre notre démocratie acquise au prix du sang que nous n’accepterons pas cette révision constitutionnelle.   Partant, il a remercié le sens patriotique de tous les manifestants pour sauver la démocratie malienne. «Restons mobilisés et vigilants pour faire échec à cette tentative de tripatouillage constitutionnelle», a-t-il conclu.

Pour sa part, Mamadou Hawa Gassama Diaby, le député tonitruant de l’URD, invite le chef de l’Etat à retirer ce projet de révision s’il aime le pays comme il le prétend. Il doit retirer ce projet comme l’ont fait ses prédécesseurs Amadou Toumani Touré et Alpha Oumar Konaré. Partant, il a exhorté les manifestants à s’inspirer de la révolution tunisienne et burkinabé pour faire échec à ce référendum au cas où le Président IBK insistait.

Quant à Ras Bath, il rappellera que suite au renforcement du Président de la République, le régime Moussa Traoré a été vomi. La nouvelle constitution, estime-t-il, prévoit l’instauration d’un roi en faisant allusion à une disposition du projet de nouvelle constitution qui prévoit le report de l’élection présidentielle en cas de force majeure. « Nous n’avons pas d’armes, pas d’autres moyens. Mais nous avons l’amour de cette patrie. Je demande à IBK de retirer ce projet de révision constitutionnelle. S’il ne le fait pas, sensibiliser vos proches et prenez vos cartes pour aller voter non le jour du référendum», a-t-il déclaré.

S’agissant de l’artiste Master Soumy, il a abondé dans le même sens que ses prédécesseurs.

Faut-il le rappeler, ils étaient nombreux les responsables politiques, religieux et de la société civile à prendre part à cette marche. Parmi ceux-ci, on note la présence du chef de file de l’opposition,  Soumaïla Cissé, Tiébilé Dramé du Parena, Modibo Sidibé des Fare, Amadou Thiam de l’ADP-Maliba, Zoumana Sacko de la Cnas Faso Hèrè, Nouhoum Togodu Pdes et Djibril Tangara. S’Y ajoutent le prédicateur, Chouala Bayaya Haïdara, Ras Bath et Master Soumi.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Déclaration de politique générale : L’opposition rejette et s’explique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/declaration-de-politique-generale-lopposition-rejette-sexplique-2336552.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Jun 2017 01:16:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>108 pour, 35 contre et zéro abstention. Voilà le verdict qui a sanctionné 9 heures de débats sur la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, le jeudi 15 juin 2017 à l’Assemblée nationale. Comme il fallait s’y attendre, l’opposition parlementaire a rejeté en bloc le document</em></strong>.

Le document de 33 pages que le PM a présenté à l’Assemblée nationale le 12 juin 2017 a fait l’objet de débats houleux, avant d’être soumis au vote. Parmi les députés votants, 108 ont voté pour, 35 contre et zéro abstention. L’Assemblée nationale compte 147 élus au total, avec une majorité absolue pour le RPM et ses alliés. Les députés ont touché toutes les questions portant sur la vie de la nation (la situation sécuritaire au Nord et au Centre, l’équipement et la formation de l’armée, la réconciliation, la justice, la cherté de la vie, l’école, l’énergie, l’accès à l’eau potable, la santé, l’économie, l’agriculture,  etc.).

Si la majorité présidentielle a salué la qualité du document, l’opposition parlementaire, vigilance républicaine et démocratique (VRD) n’a pas fait de cadeau à Abdoulaye Idrissa Maïga. Il a attaqué le document tant dans sa forme que dans le fond.

<strong>L’argumentaire de l’opposition </strong>

Pour l’opposition parlementaire, la DPG passe sous silence les questions brûlantes du moment. Ce document de 33 pages  donne l’impression d’un gros colmatage pour sauver le régime d’IBK, en mal de popularité, à 14 mois de la fin de son mandat. «La DPG n’assure nullement la prise en charge des préoccupations légitimes de nos populations. Elle manque d’ambition. Donc, aucune perspective crédible pour la  nation malienne. Ce qui indique que le changement attendu par notre peuple n’est manifestement pas votre priorité pour aujourd’hui. La présente déclaration engageant la responsabilité politique de votre gouvernement  pour une période maximale de 14 mois se présente comme celle où les préoccupations actuelles de notre peuple ne sont pas suffisamment prises en compte», a dit Mody N’diaye.

Et d’ajouter que  le désespoir du peuple malien s’explique par l’immobilisme du président de la République et de son gouvernement, soutenus par un manque de réponse aux besoins urgents du peuple. « D’abord, pour un Mali en paix, les mesures que vous préconisez sont tout simplement illusoires. En effet, que nous propose votre gouvernement? Rien que des missions de bons offices pour rendre effective la présence de l’État dans les zones du Nord, du Delta du Niger et de la boucle du Niger. Ceci dénote à suffisance l’inefficacité  des outils utilisés jusqu’à présent: un Accord pour la paix inopérant, une mise en œuvre de la loi d’orientation et de programmation militaire inefficiente malgré les moyens budgétaires  colossaux consentis ». Selon Mody N’diaye,  le référendum constitutionnel du 9 juillet prochain ne figure pas dans le document du PM. Cela prouve, dit-il, que ce processus n’est pas une priorité pour le gouvernement.

En plus des ces observations, dans son explication de vote, il  s’insurge contre ‘’l’inaction et le manque de vision’’ du gouvernement sur certains maux qui mine le régime d’IBK: la corruption, l’injustice, l’état de délabrement de l’armée, la no-modernisation de l’administration et de l’agriculture, la situation de la finance publique, etc.

Tout comme Mody N’diaye, Seydou Diawara et Amadou Cissé, tous du VRD, ont mis l’accent sur les insuffisances   du document du Premier ministre. Le premier a dénoncé le manque de résultats  des rapports  des différents services de lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance. Avant de rappeler le sulfureux dossier des « engrais frelatés ou engrais de mauvaise qualité » ayant ébranlé l’opinion nationale en général et le monde paysan en particulier. Le second s’est, lui, interrogé sur l’insécurité grandissante sur le territoire national. Selon lui, on ne sait plus sur quel pied danser. Partant, il s’est interrogé si l’Etat peut organiser le référendum  à Kidal le 9 juillet prochain?

<strong>Le satisfecit de la majorité parlementaire</strong>

Pour les députés de la majorité parlementaire, les axes prioritaires de la politique générale du Premier ministre sont de nature à répondre aux préoccupations des Maliens.

De Mme Haïdara Aïchata Cissé dite Chato  au président du groupe parlementaire Adema-Pasj, Issa Togo en passant par Zoumana N’Tji Doumbia,  Moussa Timbiné,  Fatoumata Niamaly, Moussa Diarra,  Mamadou Diarrasouba, Yiri Keïta,  les mots n’ont pas manqué pour saluer la qualité et la clarté du document présenté par le Premier ministre.

Pour le président de la Commission Travaux publics, Yiri Keita, les projets routiers retenus dans la DPG répondent à l’attente des objectifs de désenclavement intérieur et extérieur du Mali. Selon lui, le montant des projets de construction des routes s’élève à plus de 115 milliards de FCFA. A ce jour, 3400 logements sociaux sont disponibles.

Si Yiri Kéita  a salué les efforts en matière du désenclavement, le président de la commission des lois, Zoumana N’tji Doumbia,  a apprécié à sa juste valeur  l’engagement du président de la République et son gouvernement  pour le bien-être  et la sécurité des Maliens. Malgré cette volonté politique, le député de Bougouni attire l’attention du Premier ministre sur un certain nombre de dossiers. Ses préoccupations ont porté essentiellement sur le tard dans l’opérationnalisation des nouvelles régions administratives, le faible taux de présence des Maliens dans les organisations internationales, le problème du train voyageurs, la promotion des investissements et la sécurisation du cassier judiciaire.

<strong>Le Premier ministre rassure </strong>

Dans une démarche cohérente, le PM a répondu à toutes les préoccupations des différents intervenants en regroupant les préoccupations en 4 thématiques conformément à l’esprit de la DGP. Il a expliqué sa volonté d’améliorer la qualité des services publics pour une meilleure prise en charge des préoccupations de la nation, en droite ligne de la vision du président de la République.

S’il n’a pas donné de détails sur la politique sécuritaire, le Premier ministre a indiqué que l’Etat n’épargnera aucun moyen pour l’équipement et la formation des FAMa. Le PM reconnait que la situation sécuritaire au Nord et au Centre est grave. Il ne faut jamais dissocier cette situation du Centre de celle de Kidal. Il dit avoir entendu les cris de cœur de l’honorable Amadou Cissé de Téninkou, et a fait savoir que des dispositions sont prises pour assurer la sécurité de la population.

En réponse à la préoccupation de Mody N’diaye sur le projet de révision  constitutionnelle, Abdoulaye Idrissa Maïga  a fait savoir qu’il n’était plus nécessaire d’acter la loi portant révision de la constitution du 25 février 1992, qui a déjà fait l’objet de vote par l’Assemblée, à la DPG. Dans la même veine, il a invité la population à s’approprier le texte portant révision de la loi fondamentale. Le locateur de la Primature a assuré les députés que toutes dispositions seront prises pour la bonne organisation du référendum sur toute l’étendue du territoire national. A l’en croire, l’armée sera à Kidal, dans un premier temps sous forme de MOC (Mécanisme opérationnel de coordination) et progressivement, l’armée elle-même.

Après le vote, Abdoulaye Idrissa Maïga  a exprimé toute sa gratitude et a renouvelé l’engagement du gouvernement à travailler avec toutes les composantes politiques  pour le bien du peuple malien. Avant de rassurer les uns  et les autres que les préoccupations non contenues dans le document seront examinées par les différents départements ministériels et auront une réponse à la mesure du possible. Le Président de l’Assemblée nationale a réaffirmé sa confiance et celle de la majorité présidentielle au Premier ministre.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>

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<title>Interdiction de l’orpaillage pendant l’hivernage : Le ministre Tiémoko Sangaré opte pour une approche concertée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/interdiction-de-lorpaillage-pendant-lhivernage-ministre-tiemoko-sangare-opte-approche-concertee-2336502.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Jun 2017 01:14:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le point-presse hebdomadaire du porte-parole du gouvernement, Abdel Karim Konaté, du jeudi 15 juin dernier, avait trois projets de loi et une communication verbale détaillés. L’un des points essentiel évoqué reste l’interdiction de l’orpaillage pendant l’hivernage</em></strong>.

Deux ministres étaient invités par le porte-parole du gouvernement. Il s’agit de ceux en charge de la Décentralisation et de la Fiscalité locale, Alhassane Ag Hamed Moussa,  et des Mines, Pr Tiémoko Sangaré,  pour donner des explications aux journalistes sur trois projets de loi et une communication verbale adoptés en Conseil des ministres.

L’intervention du ministre des Mines avait attisé le plus les débats et les commentaires. Son intervention portait sur la fermeture des sites d’orpaillage du 15 juin au 30 septembre. Les raisons qui justifient cette mesure des autorités maliennes s’expliquent, selon Pr Tiémoko Sangaré, par l’augmentation des risques d’éboulement en période hivernale et le manque de bras valide dans les champs. Il a aussi souligné l’inquiétude des autorités par rapport à la multiplication des sites d’orpaillage dans ces dernières années.

Le ministre Sangaré s’inquiète de deux phénomènes. D’abord l’orpaillage qui, dit-il, connait une évolution exponentielle dans notre pays. Les sites s’ouvrent partout avec beaucoup de risques. Le premier responsable du département des mines estime aujourd’hui que c’est un phénomène qui constitue un quadruple défi pour notre pays : le défi économique, le défi environnemental, le défi social et celui sécuritaire.

L’autre aspect qui écœure le ministre, c’est l’orpaillage par dragage. Selon lui, il n’y a que 22 autorisations de dragage délivrées par le ministère, mais à ce jour, il y a plus de 4 000 dragues dans le lit du fleuve.

Le Pr Sangaré explique que ce phénomène est intolérable, car les dragues détruisent la nature. Pire, s’alarme-t-il, les orpailleurs par dragage utilisent du cyanure et du chlore que les poissons inhalent. Ces produits hautement dangereux peuvent être sans conséquence sur la vie des poissons qui restent tout de même impropres à la consommation. Ce qui est encore étonnant selon le ministre, est que ces dragues appartiennent soient à des maires, des sous-préfets ou des grands commerçants.

Comme mesures palliatives, le ministre explique qu’il a écrit à tous les gouverneurs de prendre leurs responsabilités de fermer toutes ses dragues et de ne laisser que les 22 autorisées.

Par rapport à l’application de la mesure d’interdiction de l’orpaillage, le ministre affirme que ce ne seront pas les forces de l’ordre qui vont être déployées sur le terrain, mais, les acteurs eux-mêmes. Sur ce plan, rassure-t-il, l’Etat a trouvé un terrain d’entente avec eux.

<strong>L’opérationnalisation de la police municipale</strong>

De son coté, le ministre de la Décentralisation et de la Fiscalité locale avait entretenu les journalistes sur la nécessité d’adoption du projet de loi déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales et de celles portant Code des collectivités territoriales et le statut particulier du district de Bamako.

Selon le ministre Ag Hamed Moussa, « depuis la tenue des états généraux sur la décentralisation, il y a eu un certain nombre de changements par rapport à ce texte dans le sens de l’approfondissement de la décentralisation. Avec la signature de l’Accord de paix issu du processus d’Alger au Mali, il s’est avéré nécessaire de revoir ces textes pour prendre en compte certaines dispositions de l’Accord », explique t-il.

Poursuivant, il soutient que ces projets de loi permettront de prendre en compte certaines préoccupations pour une meilleure gestion des collectivités territoriales. C’est ainsi que dans le projet de loi sur la libre administration des collectivités,  il est question du réaménagement des modalités de contrôle des collectivités territoriales, de transfert des services déconcentrés de l’Etat et de ressources pour renforcer la décentralisation dans cadre de la régionalisation. Dans ce même projet de loi est prévu, a précisé le chef du département de la Décentralisation et de la Fiscalité, la mise en place des comités locaux de sécurité (la police municipale) qui fonctionneront sous l’autorité du chef de l’exécutif local.

S’agissant du Code des collectivités, il prévoit l’élection du président du cercle au suffrage universel direct. Ce nouveau code, une fois adopté, a indiqué le ministre Alhassane Ag Hamed Moussa, permettra de mettre l’accent sur les modalités d’appui-conseil à la place de l’assistance-conseil, prévu par le texte précédent.

Le statut particulier du district de Bamako va permettre d’établir un système de contrôle de la mairie centrale, qui relève désormais du ministère chargé de la Décentralisation. Le même statut prévoit l’augmentation du nombre des adjoints au maire de deux à cinq.

<strong>Harber MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Révision constitutionnelle : Le Pids appelle ses militants à faire échec au référendum</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/revision-constitutionnelle-pids-appelle-militants-a-faire-echec-referendum-2336422.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Jun 2017 01:10:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour clarifier sa position au sujet de la révision de la loi fondamentale, le Bureau politique national du Parti de l’indépendance, de la démocratie et de la solidarité (Pids) a animé une conférence de presse. C’était le  15 juin 2017, sous la présidence de Daba Diawara, au siège du parti</em></strong>.

Au regard de l’importance de la révision constitutionnelle, les responsables du pays commencent à afficher leur position. C’est le cas de ceux du Pids.

Dans sa déclaration, le secrétaire général du Pids, Sorry Ibrahim     Dembéle, soulignera qu’après une analyse approfondie du projet de révision, le  BPN du Pids  a constaté que la loi n°2017-31/AN RM du 2 juin 2017 portant révision de la Constitution du 25 février 1992 n’a pas retenu les articles 92, 95 et 98 du projet de loi présenté par le gouvernement. Pour lui, le rejet de ces articles consacrés aux collectivités territoriales, traduit la volonté de la Représentation nationale de marquer  son refus d’entériner l’option de la partition du Mali. Cependant, le Pids soulève des inquiétudes qui menacent le bon fonctionnement de la démocratie susceptible de créer des troubles dans les jours à venir. Il s’agit, entre autres, de la violation de l’article 118 de Constitution qui stipule que lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du   territoire, aucune procédure de révision constitutionnelle ne doit être poursuivie ou engagée. Pour les cadres dudit parti, il est véritablement porté atteinte à l’intégrité du territoire national et l’avis de la Cour constitutionnelle qui fait état d’une insécurité résiduelle est d’une vacuité innommable. Le Code pénal, dans ses articles 47 et suivants, fait de l’emploi illégal de la force armée, de la dévastation et du pillage public des crimes constitutifs de l’atteinte à l’intégrité territorial, argumentent-ils. Ce qui fera dire Daba Diawara que la Cour constitutionnelle n’avait pas besoin de faire recours au droit international. «Il est patent qu’aujourd’hui, existent et se maintiennent sur une très grande partie du territoire du Mali des groupes qui, sans ordre ou autorisation du pouvoir légal, ont levé des troupes armées, engagé ou enrôlé des soldats et leur ont fourni des armes et munitions aux fins de conduire à la sécession d’une partie du territoire de la République», ont-ils précisé. L’autre grief du Pids contre le projet, c’est qu’il estime que le texte publié est inapproprié en la forme pour servir pour une révision de la Constitution. C’est le texte des amendements portés au projet gouvernemental par la Commission des lois de l’Assemblée nationale qui est soumis à référendum, alors même qu’il fallait, avant, en expurger toutes les dispositions qui ne sont pas modifiées ainsi que toutes les mentions superfétatoires. A cela s’ajoute « le projet prévoit que l’élection du président de la République peut être reportée à une date postérieure à l’expiration de ses pouvoirs pour cas de force majeure constaté par la Cour constitutionnelle saisie par le chef du gouvernement». Pour le Pids, cette innovation capitale étant inscrite à l’article 36 consacré principalement à la gestion de la vacance de la présidence de la République et à l’empêchement absolu et définitif du président de la République, cela peut faire croire que la prolongation du mandat ainsi ouverte ne concerne que le cas de l’intérim, comme on l’a vu après le coup d’État du 22 mars 2012. Mais, analyse-t-il, une lecture attentive de l’alinéa 6 dudit article 36 révèle que l’innovation concerne aussi un président en exercice. En effet, cet alinéa est ainsi libellé: «si l’application des dispositions du présent article a eu pour effet de reporter à une date postérieure à l’expiration des pouvoirs du Président en exercice, celui-ci ou son intérimaire dans les cas prévus aux aliéna 1 et 2 demeure en fonction jusqu’à l’investiture de son successeur». pour ces raisons parmi tant d’autres, expliquent les conférenciers, «le Pids a décidé d’appeler ses militants et sympathisants à prendre part, dans le respect de la légalité, à toutes actions et initiatives qui seront engagées pour faire échec à la révision constitutionnelle du régime IBK; à voter Non, le 9 juillet 2017».

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Révision constitutionnelle : Rudes batailles en vue sur la réforme constitutionnelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/revision-constitutionnelle-rudes-batailles-vue-reforme-constitutionnelle-2336402.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Jun 2017 01:09:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour l’heure, la bataille entre le oui et le non bat son plein à travers la capitale malienne. La veillée d’arme. Première du genre depuis le vote de la Constitution de février 1992, la révision constitutionnelle en cours est à l’initiative du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita. La loi fondamentale malienne n’avait plus ce caractère impersonnel qui doit la caractériser. C’est avec un soulagement certain que des Maliens ont accueilli l’annonce de cette révision, surtout au sein de la majorité présidentielle. Toutefois, la fin de son premier mandat exacerbe les enjeux de cette réforme</em></strong>.

Les fléchettes aux dards empoisonnés lancés ces derniers jours entre cadres de la majorité et de l’opposition indiquent la radicalisation des positions.

Ce référendum prévu pour le 9 juillet prochain pourrait prendre l’allure d’une campagne assez mouvementée. Si tous les partis politiques de la majorité présidentielle appellent tous à voter le texte, l’opposition par contre ne veut pas de cette révision. Des consignes sont distillées en ce moment dans les ‘’grins’’, une fois la nuit tombée. L’un des enjeux que renferme ce référendum sera l’unanimité des voix des partis politiques. Il pourrait, au regard de l’enjeu de positionnement individuel, se transformer en regroupement autour de personnes. Avec des partis divisés, les voix en seront de même. Là où le RPM dit soutenir la proposition de révision constitutionnelle, il faudrait compter avec son opposition interne dirigée par les irréductibles de l’URD pour lui opposer le « non ». Du coup, les politiciens feraient campagne avec en esprit, la recherche de la personnalité la mieux placée ou à placer en pôle position pour la présidence du Sénat. Toute chose qui favoriserait de nouvelles alliances politiques, plus entre individus qu’entre partis politiques. Le but, inviter certes au vote du texte de révision constitutionnelle, mais en ayant la tête la présidence du Sénat. Les jeux sont ouverts !

<strong>Enjeu politique national et local </strong>

La coalition au pouvoir, la CMP (Coordination des partis de la majorité présidentielle) pourrait pâtir de la bataille référendaire. Les cadres de la coalition n’ont pas la même lecture sur l’avenir. Pour certains, il est question de tailler le manteau du successeur d’IBK. L’équation sera à n’en point douter très difficile pour certains barons des formations politiques, qui doivent faire face à la grogne des militants à la base. Comment manœuvrer dans un nid d’ambitions afin de préserver l’unité nationale et la fragile cohésion sociale ? Voici la grande équation. Du choix du président du Sénat autour duquel les passions se cristalliseront, se dessinerait les options politiques d’avenir dans les régions. Les enjeux sont multidimensionnels. La bataille de générations sera sur la piste de cette salsa politique.

Le texte qui sera soumis au vote des Maliens devrait dégager plus de clarté. La création du Sénat qui est la nouveauté serait-il une récompense (encore) pour un parti ou pour un individu ? Les Maliens, suivant en cela le Président Barack Obama, voudraient des institutions fortes plutôt que des hommes forts. Cette réforme doit être l’occasion pour le peuple malien de redéfinir son régime politique et la forme de l’Etat. La recherche de la paix par le Président IBK, tout en se refusant aux contorsions politiques, n’augure rien de bon pour l’opposition. Celle-ci joue son avenir, empêtré dans des divergences internes autour de leur l’avenir.

<strong>Le taux de participation, la grande inconnue</strong>

De toute élection, le taux de participation est le véritable baromètre de l’acceptation ou non par le peuple de l’initiative du scrutin. L’élection législative de 2013 a révélé que les Maliens, désabusés par ce qu’ils estiment être une non-tenue des engagements politiques à leur égard ou une victoire certaine du parti au pouvoir, ne se sont pas bousculés devant les bureaux de vote. Il est une habitude bien malienne que les élections qui suivent la présidentielle ne bénéficie pas du même engouement. Dans le cas d’espèce, il s’agira de faire comprendre au peuple, à se reconnaître dans la loi fondamentale. Pas toujours facile pour un peuple en majorité analphabète. En ville comme dans les hameaux les plus reculés, le taux d’appropriation de cette initiative restera le grand défi à relever.

<strong>Paul N’GUESSAN</strong>

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<title>Référendum du 9 juillet prochain :  Des magistrats menacent d’aller en grève illimitée jusqu’au retrait du projet</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/referendum-9-juillet-prochain-magistrats-menacent-daller-greve-illimitee-jusquau-retrait-projet-2336362.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Jun 2017 01:08:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’issue de leur assemblée générale, tenue le vendredi 16 juin 2017 à la Cour d’appel de Bamako, certains magistrats ont marqué leur totale opposition à la tenue du référendum du 9 juillet prochain, au motif qu’il y a violation de l’article 118 de la constitution en vigueur. En clair, ils estiment qu’il est temps de commencer une bataille sans relâche pour le retrait pur et simple du projet de révision constitutionnelle en commençant par le dépôt d’un préavis de grève illimitée</em></strong>.

«Nous ne voulons pas d’un référendum qui est en violation flagrante avec la constitution». Voilà la position de certains magistrats qui comptent obliger par tous les moyens le président IBK à retirer son projet de révision constitutionnelle. En conviant, le vendredi dernier, tous les magistrats du Mali à une assemblée générale extraordinaire d’information, des magistrats de différents bords syndicaux ont montré leur détermination à entamer un combat non seulement pour la satisfaction de leurs doléances en souffrance, mais aussi et surtout pour le retrait du projet de révision constitutionnelle en cours. En effet, trois points étaient à l’ordre du jour de cette rencontre: faire le point sur l’état d’évolution des dolences, prendre des dispositions par rapport à la situation des collègues magistrats récemment agressés, donner leur point de vue sur le processus de la révision constitutionnelle.  Dans ses propos liminaires, Ibrahim Maïga du Syndicat autonome de la magistrature (SAM) a affirmé qu’il est triste de constater qu’après plusieurs mois, rien n’est encore fait ou concrétisé qui puisse donner espoir pour un lendemain meilleur pour la magistrature, dans la mesure où les délais promis sont expirés. Il regrette le silence radio des premiers responsables des deux syndicats (SAM et Sylima) face au non-respect du procès-verbal de conciliation signé depuis plusieurs mois. En outre, il dira qu’à ce jour, la partie gouvernementale fait cavalier seul. Le justificatif, selon lui, est qu’aucun syndicat de la magistrature ne peut expliquer ce qu’il en est par rapport à la grille salariale. Ibrahim Maïga déplore également les agressions physiques perpétrées contre ses collègues magistrats. «Si on ne réagit pas face à cette situation, chacun doit  préparer son cercueil, car notre tour viendra», prévient le syndicaliste. Par rapport à la révision constitutionnelle, la position du conférencier est on ne peut plus claire : «c’est le comble. Pourquoi changer la nature de la constitution si ce n’est pas une façon de banaliser la république ». En faisant une analyse approfondit, dit-il, on se rend compte que la justice est visée. A ce titre, il dira que le vrai problème sera la composition du Conseil supérieur de la magistrature, où le nouveau texte prévoit des corps étrangers. «Nous ne serons plus en mesure de pouvoir travailler avec ce nouveau principe. Qu’ils nous disent de quoi ils ont peur pour mettre fin carrément à notre existence juridique», déclare Ibrahim Maïga. Pour terminer, il invite ses collègues à prendre la relève pour défendre noblement la cause des magistrats à tous les niveaux.

Abondant dans le même sens, le doyen Lamine dit Lamber dira qu’il n’est nullement question d’ouvrir le Conseil supérieur de la magistrature à des corps étrangers. Selon lui, il faut tout mettre en œuvre pour barrer la route à ce projet de révision constitutionnelle. Car, il est convaincu que le ‘’Oui’’ pourrait l’emporter si on arrivait au stade du référendum.

La Coordination malienne des organisations démocratiques (Comod) a également pris part à cette assemblée. Le Président de ce mouvement, Boubacar Mintou Koné, a profité de l’occasion pour rappeler qu’il ne faut jamais accepter que la volonté clairement exprimée par le peuple malien en 1992 puisse être chamboulée ou mise en cause par la volonté des hautes autorités. La constitution du 25 février 1992, dit-il, a été le fruit d’une large concertation. Il propose de déclencher un mouvement d’ensemble de la société civile à travers une marche de protestation contre le nouveau texte.

<strong>Quid des recommandations </strong>

A l’issue des travaux de cette assemblée qui a mobilisé beaucoup de magistrats, la base a proposé certaines recommandations. Il s’agit d’ouvrir une pétition en ligne pour tous les magistrats du Mali; établir un rapport destiné au Président de la République pour le retrait du projet de révision; participer à toutes les marches de protestation contre le projet de révision avec la société civile; marcher en robe de la Cour d’appel de Bamako jusqu’à la Cour suprême; observer une grève illimitée jusqu’au retrait du texte.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soutien à la candidature d’Ibk en 2018 : Le député Hady Niangadou désavoué</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/soutien-a-candidature-dibk-2018-depute-hady-niangadou-desavoue-2336302.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Jun 2017 00:59:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[24 heures après que le député Hady Niangadou a annoncé lors d’une conférence de presse que son parti soutiendrait la candidature d’IBK en 2018, le Comité exécutif de son parti, la Codem, a publié un communiqué dans lequel il s’inscrit en faux par rapport aux propos de son député, non moins 3ème vice-président du parti. Dans ledit communiqué, le bureau exécutif du parti Convergence pour le développement du Mali (Codem) affirme ne pas se reconnaitre dans les propos attribués au parti par voix de presse par Hady Niangadou. Lors de ladite conférence de presse, l’élu a en substance affirmé que le bureau national de la Codem a décidé de soutenir le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita au-delà de 2018. Le Comité exécutif réaffirme son respect d’une résolution du 2ème congrès ordinaire, tenu les 13 et 14 mai 2017 à Bamako, et qui renvoie à une conférence nationale extraordinaire le choix du candidat de la Codem pour les élections de 2018. Donc, la Codem décide qu’avant la tenue de cette instance, toute déclaration contraire à la résolution du congrès n’engage que leurs auteurs, notamment Hady Niangadou. Toutefois, le communiqué souligne que la Codem reste engagée à respecter son contrat de mandature et continue à œuvrer avec loyauté au sein de la majorité présidentielle.

<strong>Déclaration de politique générale : </strong>

<strong>Des députés boudent la cérémonie</strong>

Mais quelle mouche a bien pu piquer les élus de la nation malienne. En effet, le lundi dernier, lors de la déclaration de politique générale du gouvernement, les députés ont brillé par leur absence. En effet, sur les 147 députés, 94 ont répondu présent à cette cérémonie. Avec ce comportement, on a l’impression que les élus avaient d’autres chats à fouetter plutôt que de se déplacer à la place de la République. Il urge que nos élus changent de comportement, car cela n’honore point notre pays, surtout concernant la 3ème institution du pays.

<strong>Assemblee Nationale : </strong>

<strong>Quand Gassama fait perdre à Tiéman Hubert ses moyens</strong>

On sait que Mamadou Hawa Gassama est imprévisible, virulent et direct dans ses prises de position. Mais son attitude du jeudi dernier, lors des débats sur la DPG, était grotesque et carrément sortie du cadre des débats. En effet, s’adressant au Premier ministre qui attendait de lui une proposition ou des critiques légitimes de l’opposition, le «député étrangleur» a pris tout le monde de court pour embarrasser le ministre de l’Administration territoriale, Tiéman Hubert Coulibaly. Contre toute attente, Gassama interroge : « Monsieur le Premier ministre, dites-nous comment avez-vous fait pour faire revenir Tiéman Hubert Coulibaly dans le gouvernement, lui qui a été congédié à cause des attaques à répétition dans le Nord et le Centre du pays.»  Il n’en fallait pas plus pour plonger la salle Modibo Keïta dans un silence de deuil. Le ministre indexé a ramené ses lunettes sur le bout du nez pour pouvoir bien voir celui-là qui le matraquait. Il n’en revenait pas qu’un député puisse dire de telles choses au sein de l’hémicycle. Il était tellement surpris par la question que l’on sentait sa mélancolie et son stress dans son regard. Il est resté coi et les yeux fixés vers le député imperturbable. Des Maliens n’en croyaient pas leurs oreilles. Mais, ce n’est quand même pas surprenant de la part du député élu à Yélimané, très connu pour être imprévisible et toujours hors sujet.

<strong>Assemblée nationale : </strong>

<strong>Débat de piètre qualité autour de la DPG</strong>

Pour la première fois, les Maliens ont assisté à un débat parlementaire plat et fade par rapport à l’adoption de la Déclaration de politique du Premier ministre (DPG). Le débat livré aux Maliens n’était pas digne d’un parlement. Au lieu de critiquer ou d’apporter des contributions au texte pour améliorer la qualité du débat, nos honorables députés se sont transformés en des phénomènes indescriptibles. La 5ème législature est la plus mauvaise que le Mali ait connue. C’est ainsi que face au comportement contraire à l’esprit du débat, les Maliens avaient l’impression d’assister à une présentation de bilan du Premier ministre. Cela est dû certainement au fait que certains députés ne font pas la différence entre une DPG et un bilan. Le simple fait de lire un texte de quelques phrases est pénible pour beaucoup de députés maliens. Cette attitude des députés a été critiquée même par certains d’entre eux qui reconnaissent que leurs homologues ont un niveau très bas et que le niveau de l’hémicycle actuel est le plus médiocre de tous les temps. En tout cas, à voir certains députés lire un texte, on a  l’impression d’être en face d’un élève de la 4ème année fondamentale.

<strong>ssemblée nationale ! </strong>

<strong>Tiéman Hubert plus occupé à manipuler son portable</strong>

Le ministre de l’Administration territoriale, le bouillant président du parti UDD, est un véritable phénomène. En effet, lors de la lecture de sa déclaration de politique générale devant les députés le lundi dernier. Un fait a attiré notre attention. Assis au premier plan sur les fauteuils moelleux de l’hémicycle, notre ministre a passé plus de 25 minutes à manipuler son portable, plutôt que de se concentrer sur le document de politique générale remis à chaque membre du gouvernement présent. Cela est dommage pour le pays, car quand des autorités se comportent de la sorte, que fera alors le bas peuple, si ce n’est qu’exceller dans l’abus d’utilisation du téléphone portable. Cela est un exemple à bannir surtout au niveau des ministres.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Processus de révision constitutionnelle : Les sages en déphasage avec les réalités du terrain</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/processus-de-revision-constitutionnelle-sages-dephasage-realites-terrain-2326272.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2017 01:55:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il est inconcevable que la  Cour constitutionnelle, une si haute institution de la République, interprète  la notion « d’atteinte à l’intégrité territoriale»  sans tenir compte de la situation réelle du pays. Les sages de la Cour constitutionnelle  auraient dû plutôt définir la notion d’atteinte à l’intégrité territoriale à travers la  notion d’Etat qui renvoie naturellement à la souveraineté et non en se référant sur une définition du droit international qui ne régit que les relations entre les Etats</em></strong>.

Le processus de révision constitutionnelle n’en finit pas de livrer tous ses secrets. Au regard de la violation flagrante de l’alinéa 3 de l’article 118 qui interdit toute procédure de révision constitutionnelle lors qu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire national. La Cour constitutionnelle  représentait le seul rempart des citoyens  contre  les desideratas du pouvoir en place de réviser la constitution afin de faire  échec à ce processus. Hélas ! La Cour constitutionnelle a donné carte blanche au régime en tranchant ainsi :  « La loi n° 2017-031/AN-RM du 2 juin 2017 portant révision de la Constitution du 25 février 1992 ne remet en cause ni la forme républicaine, ni la laïcité de l’Etat, ni le multipartisme. L’intégrité territoriale, au sens du droit international, s’entend du droit et du devoir inaliénable d’un Etat souverain à préserver ses frontières de toute influence extérieure. En l’état, celle du Mali n’est pas compromise par l’occupation d’une quelconque puissance étrangère.

Aussi, l’Etat, à travers ses représentants, les organes élus et les  autorités intérimaires, exerce la plénitude de ses missions régaliennes sur le territoire national. Dès lors, une insécurité résiduelle à elle seule, ne saurait remettre en cause la régularité d’un référendum. En conséquence, la présente loi est conforme aux dispositions des alinéas 3 et 4 de l’article 118 de la Constitution », déclare la  Cour. Certes, les décisions rendues par la Cour sont insusceptibles de recours  et s’imposent aux pouvoirs  publics, aux autorités administratives, juridictionnelles et à toutes les personnes physiques et morales, mais il n’en demeure pas moins que l’avis de la Cour n’est pas exempt de reproche. D’autant plus que nulle part dans l’article 118  portant révision de la constitution, il n’a été explicitement dit que la notion ‘’d’atteinte à l’intégrité du territoire ‘’  signifie uniquement une occupation étrangère. D’ailleurs, la définition donnée par la Cour   en se référant sur une définition du droit international convainc difficilement. Surtout quand on sait que le droit international  a été conçu pour régir la société internationale  et non les questions relevant de la souveraineté d’un Etat. L’interprétation donnée par l’organe de contrôle à cet égard n’est pas conforme à la réalité du terrain. Il faut le dire sans ambages, en l’absence de définition claire, le contenu de la constitution est susceptible d’interprétations larges voire contradictoires. Car, au regard de la manière dont la Cour a été saisie  pour donner son avis obligatoire et la décision qui a été rendue  en moins de 24 heures. En effet, la Cour a été saisie le 5 juin 2017 et elle a rendu sa décision le 6 juin. Cela prête à confusion. La célérité avec laquelle la Cour a rendu sa décision  atteste une sorte d’allégeance. Et pourtant, ce projet ne devrait pas passer comme lettre à la poste. Il ne faut pas perdre de vue également que l’avis de la Cour devrait être sollicité par le pouvoir avant toute convocation du collège électoral. C’est le contraire qui nous a été donné de constater, une première en République du Mali.  En clair,  au regard du droit international, l’Etat n’est assujetti à aucun Etat ni soumis à aucune obligation à laquelle il n’a librement souscrit. L’égalité souveraine des Etats est un principe fondamental du droit international. Il trouve son fondement juridique dans l’article 2, paragraphe 1, de la Charte de l’ONU. L’Etat est la seule entité jouissant de la plénitude de la souveraineté  en droit international.  Les sages de la Cour constitutionnelle  auraient dû plutôt définir la notion d’atteinte à l’intégrité à travers la  notion d’Etat qui renvoie naturellement à la souveraineté. Il est inconcevable que la Cour constitutionnelle interprète  cette notion sans tenir compte de la situation réelle du pays.

<strong>Que signifie la souveraineté  d’un Etat ? </strong>

« L’Etat est une personne morale de droit public, territoriale et souveraine. La souveraineté est une caractéristique essentielle de l’Etat dont elle est une condition nécessaire et  suffisante d’existence. La souveraineté confère à l’Etat un droit à l’autonomie de décision.  Il n’est soumis à aucun pouvoir politique de décision supérieure. Et dans ses relations avec les autres sujets du droit international à savoir, les  Etats, les organisations internationales, il jouit d’une indépendance complète qui est la condition de la souveraineté. En outre, il dispose d’une liberté absolue pour définir son régime constitutionnel. L’Etat seul dispose de la faculté de s’organiser comme il l’entend et d’organiser les groupements qui lui sont subordonnés. Sa liberté est totale, il n’a pas de rivaux. Il dispose l’exclusivité des pouvoirs dits de puissance publique qui l’autorise à intervenir quand il veut, où il veut et comme il veut», précise le Professeur de Droit constitutionnel Mohamed Fakihi de l’Université Sidi Mohamed Ben Bellah, Faculté des Sciences juridiques dans son ouvrage, Théorie général de Droit constitutionnel, édition 2014-2015.   Aujourd’hui, force est de constater que  l’Etat du Mali  n’est pas en mesure d’exercer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire. Kidal et une bonne partie des régions du nord échappent à tout contrôle de l’Etat. L’armée n’est pas présente à Kidal, le pouvoir judiciaire non plus. Alors que la matérialité de l’Etat est conditionnée par l’existence d’un pouvoir politique exercé sur une population et sur un territoire. Le pouvoir est l’élément essentiel de l’Etat. Il garantit son efficacité, tout en assurant sa cohésion et sa continuité  dans le temps et dans l’espace. Le Mali demeure toujours un Etat unitaire. Le pouvoir politique dans un Etat unitaire appartient aux seules autorités mises en place par la constitution. L’Etat unitaire ne partage pas sa souveraineté avec une entité quelconque  vivant sur son territoire. L’Etat en quelque sorte  est le maître des lieux sur son territoire. Il transmet sa volonté sur tout son territoire  et sur toute sa population qui est soumis à un même et unique pouvoir. L’Etat détient le monopole du pouvoir de coercition  qui lui permet de faire exécuter ses décisions et de faire prévaloir sur les autres. Il a le pouvoir de demander unilatéralement les prestations ou abstentions aux individus sur son territoire et de contraindre les gouvernés à s’exécuter  par la force si besoin.   La situation qui prévaut sur le terrain prouve à suffisance que l’Etat n’est pas le seul maître malgré la signature de l’Accord et la mise en place des autorités intérimaires de façade. En fait, les membres de la CMA  viennent d’opposer un niet catégorique aux velléités de l’Etat de matérialiser son retour triomphal le 20 juin prochain, date anniversaire de la signature définitive de l’Accord par tous les protagonistes. Dans un communiqué daté du 12 juin, Ilad Ag Mohamed, porte-parole des mouvements de la Coordination, informe que la CMA n’est nullement engagée par un document intitulé : « Chronogramme du retour de l’administration à Kidal avant le 20 juin 2017 », signé le 09 juin à Bamako. « Ce document est loin de refléter le résultat des pourparlers convenus entre la CMA et les différents acteurs impliqués dans l’établissement du programme du retour de l’administration à Kidal », explique Ilad Ag Mohamed, tout en dénonçant ce qu’il appelle « toute tentative de tripatouillage de la mise en œuvre de l’Accord et exhorte la médiation internationale, les parties signataires de  l’Accord et la communauté internationale à mener des actions consensuelles sans absurdité pour réussir une paix effective ». La position exprimée par la CMA est assez illustrative que l’Etat malien ne détient pas la réalité du pouvoir dans les régions du nord, nonobstant que les parties se sont engagées à reconnaitre l’intégrité et l’autorité de l’Etat. La reconnaissance de l’autorité de l’Etat affirmée par les autres parties maliennes ne doit pas rester à l’état de simple affirmation, mais elle doit être traduite dans les faits. L’urgence au Mali  dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord  n’est pas la révision de la constitution. C’est plutôt le processus de démobilisation, désarmement et réinsertion  (DDR). Les sites de      cantonnement sont construits, mais les signataires de l’Accord ne sont  ni cantonnés ni désarmés encore moins réinsérés. La révision de la constitution peut attendre jusqu’à ce que toutes les conditions soient réunies.

<strong>Boubacar SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Réconciliation entre IBK et le ministre Bathily : Le fils du chérif de Nioro attendu à Bamako, selon Niangadou</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/reconciliation-entre-ibk-ministre-bathily-fils-cherif-de-nioro-attendu-a-bamako-selon-niangadou-2326092.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2017 01:35:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le député Hady Niangadou est convaincu qu’à ce jour un litige oppose le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta au ministre en charge de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Affaires foncières, Me Mohamed Ali Bathily. Mieux, le député est persuadé que le fils du chérif de Nioro est attendu ce matin à Bamako pour éteindre le torchon qui brûle entre ces deux personnes depuis quelques temps. Cette révélation a été faite à la faveur d’une conférence de presse organisée mercredi 14 juin. Pour la circonstance, l’honorable Niangadou dira aux professionnels de médias que cette médiation sera comme un coup d’épée dans l’eau dans la mesure où le fils du chérif de Nioro sera déçu du comportement de Me Mohamed Ali Bathily.

Wait and see !

La Rédaction]]> </content:encoded>
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<title>Energies renouvelables à Zantiebougou :  Le système hybride réussi de Mali Folke Center</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/energies-renouvelables-a-zantiebougou-systeme-hybride-reussi-de-mali-folke-center-2327302.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2017 01:35:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ONG Mali Folke Center (MFC) a initié, le vendredi 9 juin dernier, une visite de terrain à Zantiébougou  où elle a implanté une centrale hybride pour fournir l’électricité à la population locale. C’était dans le cadre de la quinzaine de l’environnement</em></strong>.

L’objectif de cette visite était de s’enquérir des avantages des énergies renouvelables afin de susciter l’intérêt des populations et inciter les décideurs à investir davantage dans le domaine.

La dizaine de centrales hybrides réalisées par l’ONG Mali Folke Center à travers le pays s’inscrit dans le cadre du projet ‘’Accélérer la mise en œuvre des politiques régionales sur les énergies propres en Afrique de l’Ouest (ACE WA)’’. Le projet se donne comme objectif d’apporter une réponse aux effets néfastes des changements climatiques en mettant l’accent sur le développement des systèmes hybrides à sources d’énergies renouvelables.

Le directeur exécutif de l‘ONG Mali Folke Center, Ousmane Ouattara, a affirmé que la réalisation faite à Zantiébougou a un coût financier qui tourne entre 250 et 300 millions de FCFA. Une installation qui est composée d’un système photovoltaïque de 50 kW, avec une centrale thermique de près de 100 KW qui permet de mettre à disposition l’énergie aux populations locales.

Selon lui, le choix du système hybride se justifie par la volonté de faire face aux effets des changements climatiques et d’aller vers le développement avec un indice d’une empreinte carbone le plus faible possible. Pour Ousmane Ouattara, l’évolution doit être faite avec des stratégies de développement à faible émission de carbone.

« Notre ambition est de faire bénéficier aux communautés une approche qui permet de créer le découplage entre la génération d’un produit intérieur brut au niveau des pays et l’impact négatif de cette création de richesse qui doit être minorer le plus que possible. Les énergies renouvelables sont une réponse très évidente et très forte pour pouvoir permettre aux communautés d’entreprendre des actions de développement pour faciliter l’accès aux services de base comme la santé, l’éducation, la valorisation agricole…», affirme le directeur exécutif de l’ONG Mali Folke Center.

Le responsable du projet s’est dit convaincu qu’avec l’existence d’un système de production d’énergie propre, les communautés peuvent se sentir dans un début de modernité.  Ce, dit-il, en développant des initiatives pour rester chez eux et éviter d’aller exposer leurs vies sur l’océan.

Il a indiqué que le choix de Zantiébougou s’explique par le fait que c’est une zone agro-sylvo-pastorale où il est important d’apporter une solution qui permettra aux populations de mieux valoriser leurs productions et allonger le cycle de vie de certains produits.

Le directeur exécutif de l’ONG Mali Folke Center a fait comprendre que cette visite de terrain s’inscrivait dans une dynamique visant à faire entendre la voix des solutions de développement sobre en carbone. Il a souligné que Mali Folke Center, en partenariat avec le Reso climat Mali et leur coalition ACE WA, cherche à comprendre les attentes de la société civile par rapport à la valorisation et à la promotion des solutions sobre en carbone. Pour Ousmane Ouattara, les décideurs doivent comprendre qu’un certain nombre de travail doit être fait pour améliorer le cadre de l’expression de l’entreprenariat dans le domaine des énergies renouvelables. Un engagement qui permettra d’apporter une réponse évidente à la directive qui a été définie lors de l’accord de Paris qui vise la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour permettre au climat de retrouver son état qui est celui au-dessous de 2°.

<strong>IMG</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le député Hady Niangadou met le ministre Bathily au défi :  «S’il arrive à prouver que j’ai des titres fonciers dans la zone aéroportuaire, j’y renonce»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/depute-hady-niangadou-met-ministre-bathily-defi-sil-arrive-a-prouver-jai-titres-fonciers-zone-aeroportuaire-jy-renonce-2325942.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2017 01:30:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis un certain temps, on assiste à une passe d’armes entre le Ministre Mohamed Aly Bathily et certains cadres du pays dont  Hady Niangadou. Le député est sorti de sa réserve pour s’attaquer avec véhémence au Ministre Bathily. C’était ce mercredi 14 juin 2017, à la faveur d’une conférence de presse tenue à la Maison de la presse, où il a aussi annoncé le soutien de la Codem à la candidature d’IBK en 2018</em></strong>.

L’honorable Hady Niangadou, 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, non moins 3ème vice-président de la Codem,  et le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Affaires foncières, Mohamed Aly Bathily se regardent en chiens de faïence. Pour cause, lors de l’une de ses récentes sorties sur les logements sociaux de Tabacoro, le ministre Bathily aurait qualifié le député Niangadou de prédateur foncier, l’accusant d’avoir vendu une partie du site des logements sociaux à des députés. Dans cette interview réalisée par nos confrères du journal « L’Enquêteur », le ministre déclare : «Je pense que nous avons des problèmes à résoudre ici. Par exemple, quand j’ai été voir tout le chantier, en dehors de la destruction de la végétation, il y avait des choses à déplorer comme le fait qu’une partie du site des logements sociaux, d’une superficie de dix hectares, est expropriée pour cause d’utilité publique. Ce site-là a été vendu à des députés. Il va falloir éclairer cette situation. Parce que c’est un site qui appartient à l’Etat. Et l’Etat ne le construit pas. Mais il a été vendu par une société immobilière à des députés. Je ne le comprends pas.   J’estime que c’est une situation à éclairer. Et on a fait quelques titres de propriété privée sur ce site exproprié. On ne peut pas exproprier certains pour cause d’utilité publique et le redonner à des élus, pas par la voie de l’expropriation pour cause d’utilité publique mais par une cession privée alors que le site a été exproprié. Alors, là, il y a une démarche juridique que je ne comprends pas et j’aimerais savoir comment cela est intervenu. On m’a dit que c’est la société Banga immobilière de l’honorable Hadi Niangadou». Il n’en fallait pas plus pour que Hady Niangadou pique une crise de colère. Depuis ce jour, il prépare sa riposte.

Bathily, « l’ennemi numéro 1  du Mali »

C’est au cours d’une conférence de presse qu’il a animée hier pour se défendre. Traitant le Ministre Bathily  d’ennemi numéro 1 du Mali, le 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, Hady Niangadou  affirme que Bathily a aussi  menti sur lui  à l’Assemblée nationale, en l’accusant de détenir des titres fonciers dans la zone aéroportuaire. «Si Bathily est en mesure de prouver que j’ai des titres fonciers dans la zone aéroportuaire, j’y renonce. On n’est pas digne d’être ministre lorsqu’on est capable de mentir à la représentation nationale. C’est un vacancier qui a dû perdre ses repères. Car il est méchant, et égocentrique», s’est-il défoulé.   Pour enfoncer le clou, le conférencier indiquera que le Ministre est loin d’être propre comme il tente de le faire croire à travers ces discours ‘’populistes’’. Il a fait plus de 2000 dérogations pour légaliser la fraude. Car ces dérogations font plus de 10 milliards pour lui, soutiendra le 3ème vice-président du bureau national de la Codem. En plus, poursuivra-t-il, «Bathily a vendu les espaces verts de l’ACI 2000, les bâtiments étatiques. Je vous donnerai très prochainement le nom de tous les acquéreurs», a-t-il promis.

Réforme constitutionnelle

Au menu de la présente rencontre entre Niangadou et les medias figurait le processus de révision constitutionnelle. Après avoir réaffirmé son soutien à la révision de la loi fondamentale, il a salué l’opposition pour sa participation au vote de la loi à l’Assemblée nationale. «Elle a accepté la révision de la constitution à travers la formulation de 43 amendements et le vote bloqué de 66 amendements. Elle joue parfaitement son rôle en appelant à voter Non au référendum par formalité et non par conviction. Car, elle a accepté de se joindre au processus», argumentera-t-il.

Dans son argumentaire, Niangadou, alias « Djowalaki»,  indique que la révision constitutionnelle n’est pas une question de personne. Voter Oui ne signifie pas voter IBK. Voter Oui, c’est voter pour le Mali, pour la stabilité socioéconomique et le retour du Mali dans le concert des grandes nations, a-t-il ajouté.  Si on ne vote pas Oui au référendum, ceux qui comptent  sur un vote massif du Non pour déstabiliser le pays seront les premiers à fuir, avertira le conférencier.

<strong>Soutien de la Codem à la probable candidature d’IBK</strong>

Profitant de cette tribune, le 3ème vice-président de la Codem, non moins secrétaire général de la section II de Bamako, Hady Niangadou a annoncé que son parti soutiendra la candidature du président sortant IBK en 2018 si celui-ci venait à briguer un second mandat. «Si nous avons accepté de rester dans le gouvernement après avoir raté l’occasion de le quitter à la faveur du dernier remaniement ministériel, nous avons le devoir moral de soutenir la candidature d’IBK en 2018. A la Codem, nous ne sommes pas des caméléons. Nous allons rester cohérents avec nous-mêmes en soutenant la candidature d’Ibrahim Boubacar Keïta s’il déclare officiellement sa candidature », a précisé le député élu en comme II du district de Bamako.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Bakary Togola et les 2% du budget du secteur du monde rural :  Un chantage politique au sommet de l’Etat</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/agriculture/bakary-togola-2-budget-secteur-monde-rural-chantage-politique-sommet-de-letat-2327242.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2017 01:27:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La journée du paysan, édition 2017 à Ségou, était le théâtre d’une scène insolite et saugrenue pour le monde rural malien. C’est cette occasion que les paysans, sous la direction de Bakary Togola, ont choisi pour réclamer au Président de la République 2% du budget alloué au monde rural</em></strong>.

Cette demande n’a rien de surprenant du moins rien d’extraordinaire si elle était faite avant ou en d’autres circonstances. Mais, le moment et le cadre choisi par le « tout-puissant » Bakary Togola pour forcer la main au Président IBK était la journée paysanne. Et aussi, cette journée se tenait à quelques jours de l’adoption de la loi sur le référendum. Aussi, les joutes électorales de 2017 et de la présidentielle de 2018 ne sont pas loin.

Le poids du monde rural est très prisé et craint par les hommes politiques qui n’ont qu’une seule ambition : avoir les leaders de ce secteur avec eux pour drainer cette masse électorale.

Tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins et cela, Bakary Togola, tout-puissant Président de l’Apcam, a compris la leçon depuis longtemps que le régime en face est facilement influençable. Surtout en ce moment où le Président IBK semble au plus bas de sa popularité auprès de l’opinion publique nationale.

Alors à Ségou, Bakary Togola a décidé de demander à IBK d’accorder à l’Apcam, pour son fonctionnement, 2% des 15% du budget national, octroyés au monde rural. Les 15% du budget chantonnés partout comme le budget de l’Agriculture est loin d’être le budget du seul ministère de l’Agriculture, puisque ces 15% constituent en réalité la dotation budgétaire du secteur du Développement rural (ministère de l’Agriculture, ministère de l’Elevage et de la Pêche, ministère de l’Environnement et de l’Assainissement, Commissariat à la sécurité alimentaire, etc.). Cela représente beaucoup de « petits » milliards. Et si l’on sait que cet argent ne servira à rien d’autre que pour le fonctionnement d’un regroupement comme l’Apcam dont le rôle et la pertinence restent à prouver.

Cette structure déjà décriée par les acteurs du monde agricole qui ne voient en lui aucune importance. Il s’agit de certains cadres de l’Institut d’économie rurale (IER) ou encore la Direction nationale de l’agriculture. Selon eux, l’Apcam n’a même pas de raison d’être, car elle n’a jamais joué son rôle d’encadrement et de formation auquel elle est dévolue.

Mieux, ils reprochent aux responsables de cette entité de s’enrichir au détriment des pauvres paysans au nom desquels des dizaines de milliards de nos francs sont versés par les partenaires techniques et financiers, tel que le Papam dont l’Apcam assure la direction.

Aux dires des experts du monde rural, ces milliards du contribuable que le Président IBK s’apprête à donner à Bakary Togola pour seulement le fonctionnement d’une coquille vide comme l’Apcam n’a d’autres desseins que d’enrichir les responsables de la boîte qui, à leur tour, doivent renvoyer l’ascenseur en mobilisant le monde agricole pour eux au moment venu.

Cette crainte des acteurs du monde rural n’a même pas tardé à se concrétiser. Car, juste après la demande de l’Apcam, le Président IBK a décidé séance tenante d’en discuter avec le ministre de l’Economie et des Finances et dans l’après-midi, il nous revient que la demande est accordée.

Faut-il rappeler que l’Apcam bénéficie déjà d’une dotation budgétaire de prêt de 100 millions de FCFA pour son fonctionnement et le financement total par l’Etat pour l’organisation des salons et sa participation aux fora agricoles sur le double plan régional et international. Que dire donc de son fameux GIE qui continue de rançonner les fournisseurs d’engrais de la zone Cmdt qui constitue pour lui un pactole annuel. Comme si cela ne suffisait pas, il réclame la mise à sa  disposition du Fonds national d’appui à l’agriculture (Fnaa) soit un pactole de plus de 5 milliards de nos francs.

Pourquoi ne pas injecter cet argent dans la mécanisation ou la recherche agricole au lieu de le donner à des gens pour acheter des ordinateurs et des véhicules de luxe ?

<strong>Qu’est-ce qui fait courir Bakary Togola ?</strong>

C’est donc sous cette couverture que Bakary Togola qui, jadis, était le fils spirituel d’ATT, vice-président du mouvement citoyen et du parti Pdes, aujourd’hui membre actif du RPM et même « le N’Fatoma favori de IBK», a décidé de faire de l’Apcam une institution de la République et pourquoi pas un ministère de l’Agriculture bis afin de disposer du budget de l’Etat à sa guise.

Militant très dévoué du puissant parti présidentiel, le Rassemblement pour le Mali (RPM), Bakary Togola, même s’il n’a pas été à l’université Harvard, sait tirer son épingle du jeu. C’est ainsi qu’aujourd’hui, il fait la pluie et le beau temps. Au point où des ministres de la République lui prêtent allégeance. De l’ère ATT à aujourd’hui, Bakary Togola a toujours  su saisir le sens du vent, comme une girouette.

Il s’agit de celui là-même, à l’époque tout-puissant vice-président du Parti Pdes, qui avait décerné une médaille en or au président ATT, que ce dernier a déclinée par respect pour les pauvres concitoyens.  Depuis, Bakary Togola, comme par magie, est devenu militant dévoué et convaincu du très prisé RPM. Ici, il n’est pas seulement que militant, il est aussi « membre fondateur »  du RPM, du moins si l’on croit ce qu’il a confié à des confrères au début du régime du Président IBK.

L’on se rappelle que lors de la cérémonie de remise des tracteurs au monde rural sur les berges du Djoliba à Bamako, le même Bakary Togola avait affirmé publiquement au Président IBK que s’il s’occupe bien du monde rural, un second mandat est un acquis certain pour lui. A l’époque, ce dernier ne s’était pas encore prononcé publiquement pour un second mandat.

A Ségou, pour la journée paysanne, Bakary Togola réitère les mêmes propos, mais cette fois-ci il va plus loin en disant : « Monsieur le président, tout le monde rural est acquis pour votre cause. ». Aussi, le Président a déclaré à demi mot sa candidature sur Aljazira. Mieux, à une édition de cette même journée paysanne, Bakary Togola demande au Président IBK : « Occupez-vous seulement de l’armée. Le monde agricole, je m’en charge.»

Pour certains, cette manne financière que l’Etat s’attend à mettre à la disposition de Bakary Togola devrait servir au financement de la campagne pour relire IBK en 2018.

Si la journée paysanne de Ségou a sonné comme le début des précampagnes pour le Président IBK, la demande de l’Apcam est rocambolesque et irréaliste. Parce que pour des observateurs du monde agricole, une chambre consulaire ne peut en aucun cas émargé sur le budget de l’Etat dès l’instant que cela s’est opéré, la crédibilité et la neutralité de cette chambre sont fortement mises en cause.

Si l’Apcam parvient à émarger au budget d’Etat, la Ccim, la Chambre des métiers, la Chambre des mines, le Conseil malien des chargeurs, le Conseil malien des transporteurs et le Patronat, bref toutes les chambres consulaires du Mali doivent demander leur inscription sur le Budget d’Etat. C’est une très mauvaise jurisprudence que les plus hautes autorités, pour des raisons qui leur sont propres, viennent d’instaurer. Personne ne sera surpris si demain, la Ccim demandait à émarger au budget d’Etat pour son fonctionnement. Cela serait une demande légitime, pensent les observateurs.

Pour sûr, l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali est une chambre consulaire, créée en 1987 et qui a pour objectif de représenter la profession agricole auprès des pouvoirs publiques et de participer en son nom à la définition et la mise en œuvre des politiques et programmes de développement rural. Aujourd’hui, cette mission régalienne est tombée dans les oubliettes.

L’Apcam, malheureusement, est devenue aujourd’hui un instrument politique et économique aux multiples enjeux, se faisant passer comme le faiseur de roi. Ainsi, Bakary Togola veut être inscrit au budget d’Etat au même titre que les ministères et bénéficier de 2% du budget. Si cela se concrétisait, l’Apcam serait désormais mieux dotée que certains ministères de la République, comme celui de la Jeunesse et de la Reconstruction citoyenne ou celui de l’Artisanat et du Tourisme.

Qu’à cela ne tienne, l’octroi de ses 2% du budget de monde rural à l’Apcam ne saurait être fortuit. Cette opération, en tout cas, ressemble beaucoup à un chantage politique de haut niveau. Mais comme on le dit souvent, le « Diable est dans les détails » et aussi entre le réel et l’irréel, il y a que deux lettres de trop.

<strong>Harber MAIGA</strong>

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<title>Arcane politique : Combats et calculs politiques à l’approche de la présidentielle de 2018</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/arcane-politique-combats-calculs-politiques-a-lapproche-de-presidentielle-de-2018-2327132.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2017 01:13:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bientôt des démissions au sein des partis politiques, guerre d’égos dans l’opposition : à quelques mois de la présidentielle au Mali, petits calculs et grandes manœuvres ont déjà commencé à Bamako</em></strong>.

Dans quelques mois, ce sera la guerre d’idées au sein des formations politiques. Des figures emblématiques vont bientôt lâchés leurs camarades de lutte politiques pour se lancer dans la course présidentielle en indépendant.  Si au sein du Rassemblement pour le Mali il y’a une accalmie, tel n’est pas le cas à l’Adema, au Parena, Yéléma et autres. Car dans ces formations politiques, des figures politiques bien connues dans le pays sont prêtes à tout pour se faire une place au soleil. Donc, prêtes à démissionner pour tenter leur aventure politique.                  Dramane Dembélé et Kalfa Sanogo à l’Adema sont des principaux rivaux du président Ibrahim Boubacar Kéita, candidat à un deuxième mandat.                 Et dans cette guerre de positionnement, des députés sont aussi prêts à démissionner avec fracas de leurs formations politiques pour protester contre la vision de leur parti. Une manière pour eux de s’inviter à la mangeoire des différents candidats qui vont se déclarer dans cette course présidentielle de 2018.                        Ce courant va rassembler surtout des jeunes qui sont, eux, faciles à appâter avec de l’argent.               Une sorte d’asthénie va progressivement s’installer dans le pays, au cours des mois à venir. Des militants sont prêts à tirer à boulets rouges contre certains de leurs camarades de parti, les accusant de “mépriser les faibles et les moins nantis par une exhibition indécente des signes extérieurs de richesse” et de “corrompus pensant qu’à leur seul intérêt“. Certains partis créent en leur sein un “conflit de génération” en “désacralisant les rapports entre les aînés et les cadets”. Regardez les opposants maliens : ils ont tous passé au moins 20 ans au sein de leur parti. Si le pays va mal c’est en grande partie leur faute, alors quelle est leur crédibilité ?”, ironise une source. Signe que la sérénité n’est pas totale surtout au sein de la coordination des partis de la majorité présidentielle, et IBK est en train de travailler sur la question, car très bientôt, il va recevoir les responsables des partis de la majorité présidentielle, ainsi que les députés. Ceci afin d’éviter d’autres mauvaises surprises et s’assurer le soutien de sa majorité jusqu’à l’élection. “Il y a beaucoup de mécontents, de gens qui regrettent le temps d’ATT, au Parlement comme dans les instances dirigeantes des partis, ou au gouvernement”, explique un observateur averti de la politique malienne. Mais beaucoup savent aussi qu’ils ne doivent leurs postes qu’au boss de Koulouba, et n’osent pas claquer la porte. Du côté de l’opposition, l’ambiance n’est pas vraiment à l’unité non plus, malgré les promesses d’“Union sacrée”. Cette opposition aura du mal à parler un même langage pour espérer présenter une candidature unique à son sein. Depuis, les divisions n’ont cessé de se creuser. La liste de prétendants à la magistrature suprême devrait encore s’allonger dans les mois à venir. Dans le cadre d’une élection avec un enjeu très disputé, “plus il y a de candidats, plus ça profite à Ibrahim Boubacar Kéita... Mais les opposants sont pour l’instant incapables de s’unir, ils se connaissent bien et la plupart se détestent”, souligne l’observateur : “c’est une guerre d’égos”. Que dire alors de la mouvance présidentielle !

<strong>Paul N’GUESSAN</strong>]]> </content:encoded>
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<title>HADJ 2017 : Al Omra place la barre haute</title>
<link>https://www.maliweb.net/pelerinage/hadj-2017-al-omra-place-barre-haute-2327172.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2017 01:01:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après la réussite dans l’organisation de l’Umra 2017, l’Agence malienne de voyages et de services (Al Omra) envisage de conduire environ 600 personnes à la Mecque, à l’occasion du Hadji 2017, prévu à partir d’août 2017.

Pour faciliter et mieux organiser le Hadj 2017, la première agence privée de Hadj au Mali, Al Omra, s’est donné les moyens adéquats. Selon Bakary Demba Sylla, Directeur général de ladite agence, Al Omra, vient de trouver un accord avec Turkish Airlines, une compagnie aérienne turque qui effectue des vols réguliers à partir de Bamako. Cet accord mettra trois avions à la disposition des pèlerins de la célèbre agence malienne de voyages et de services. D’après la même source, deux sites sont acquis respectivement à Médine et à la Mecque pour accueillir leurs pèlerins.

Le Directeur général d’Al Omra poursuit en affirmant: «  les inscriptions pour le Hadj 2017 au niveau d’Al Omra ont démarré depuis janvier et s’achèveront le 25 juillet 2017. Les 6, 7 et 8 août 2017 sont retenus comme dates de départ pour le Hadj 2017. Les dates de retour sont estimées aux 6, 7 et 8 septembre 2017 ». Le montant du Hadj 2017 au niveau d’Al Omra est fixé à 2 750 000 francs CFA par pèlerin. Les pièces à fournir sont : la Carte d’identité en cours de validité, la carte Nina+, un extrait de naissance et 8 photos d’identité en couleur.

Signalons que 156 personnes ont pris part  à l’Umra 2017 avec Al Omra. Le dernier convoi composé de quarante personnes ont quitté Bamako le lundi 12 juin 2017 aux environs de 1h00 pour la Mecque.

Par ailleurs, l’agence Al Omra est spécialisée dans l’obtention des visas. Une chose qui a permis de faciliter la délivrance de plus de 800 visas vers toutes destinations confondues.

<strong>Yacouba TANGARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Déclaration de politique générale : Le PM expose les grandes lignes à l’Assemblée nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/declaration-de-politique-generale-pm-expose-grandes-lignes-a-lassemblee-nationale-2326172.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2017 00:59:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Deux mois après sa nomination, le 8 avril 2017 à la tête du gouvernement, le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga  a présenté, le lundi 12 juin 2017, un document  de 33 pages devant les parlementaires. Il a fallu une heure 15 minutes à l’orateur du jour pour décliner les axes prioritaires de la politique gouvernementale</em></strong>.

La Déclaration de politique générale  du Premier ministre conformément  à la lettre d’orientation du président de la République  s’article autour de 4 axes prioritaires.  Le parachèvement de la mise en œuvre de l’accord pour la paix issu du processus d’Alger, l’apaisement du climat social, la réalisation  du  programme présidentiel d’urgence  sociale  et le renforcement de la diplomatie en relation avec les questions régionales et internationales.   Relever ses défis à moins de deux ans de la fin du mandat du président de la République  dans un contexte où le temps n’est pas  allié le plus favorable pour Abdoulaye Idrissa Maïga et son équipe demeure une véritable  mission commando.  Conscient de l’urgence, le locateur de la primature  ne veut plus perdre le temps pour donner une réponse aux priorités du moment et assure les députés de l’engagement de son équipe de veiller à la satisfaction des aspirations des Maliens, de Kayes à Kidal. «Je vous donne l’assurance que la satisfaction des aspirations légitimes du peuple malien restera la boussole de mon équipe qui s’engage à accomplir la mission qui est la sienne», a indiqué Abdoulaye Idrissa Maïga. Avant de faire le point sur les priorités du gouvernement, le Premier ministre a indiqué que malgré certaines difficultés que beaucoup de progrès ont été accomplis depuis la prise  de fonction du président de la République le 4 septembre 2013.

Selon lui,  l’effort du gouvernement est soutenu  par un certain nombre d’acquis.  Il s’agit entre autres de la recherche de la paix et de la cohésion, la mise en place de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, l’organisation des états généraux de la décentralisation, suivie de celle des assises nationales sur le Nord, la mise en œuvre du Programme de développement accéléré des régions du Nord et la tenue récente de la Conférence d’entente nationale.

<strong>Le parachèvement de la mise en œuvre de l’accord</strong>

Donner un coup d’accélérateur à la mise en œuvre de l’accord pour la paix  demeure les préoccupations majeures d’IBK depuis la signature du document entre les parties en 2015.  Abdoulaye Idrissa Maïga dans sa déclaration de politique générale inscrit en priorité la concrétisation de cette volonté politique du chef de l’Etat.  Le PM s’engage dans sa déclaration de prendre toutes les dispositions la construction de la paix et le retour progressif de l’Etat dans les régions du Nord, notamment à Kidal. Selon lui, l’atteinte de cet objectif passe nécessairement par la mise en œuvre efficace de l’Accord pour la paix  issu du processus d’Alger qui constitue un pilier solide pour le retour à la paix, le renforcement de  la souveraineté nationale et le développement harmonieux de notre pays. Pour ce faire, le gouvernement compte mettre en œuvre un vaste chantier de reforme de notre outil de défense à travers la Loi d’orientation et de programmation de la sécurité. Ainsi, le gouvernement met un accent particulier sur  le renforcement des capacités en renseignements; la formation en vue d’une meilleure maîtrise de la conduite des opérations; la conduite des opérations de terrain;  la dotation en moyens de défense appropriés;  l’acquisition d’équipements militaires adaptés à nos besoins, d’armes et de minutions ainsi que le renforcement des capacités opérationnelles sur le terrain et la réhabilitation ou la construction d’infrastructures pour l’exploitation optimale des matériels et des équipements militaires. Ce volet équipement et formation permettra de lutter efficacement contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.

En plus de ce chantier, le gouvernement active  d’autres programmes et projets de  développement des régions du nord.  Ses actions seront soutenues par une mission de bons offices d’ici le 30 juin dans les régions de Kidal, le Delta intérieur et de la boucle du Niger. Selon le Premier ministre, l’objectif de cette mission est de rendre effective la présence de l’Etat à Kidal, de contribuer à stabiliser le Centre du pays.

<strong>L’apaisement du climat social</strong>

L’adaptation du Code du travail à l’évolution du contexte socioéconomique et institutionnel,  la création du Conseil national du dialogue social,  l’élaboration d’une politique nationale en sécurité et santé au travail; la poursuite de la révision des conventions collectives; la mise en œuvre du Programme pays pour le travail Décent.  Voilà, entre autres, points inscrits dans l’agenda du premier ministre pour obtenir un climat social apaisé. Pour ce faire, le gouvernement organisera une série de conférences sociales portant sur la  problématique salariale; l’éducation; la santé et  l’enseignement supérieur. Cette volonté politique traduit la détermination du  gouvernement à renforcer le dialogue avec l’ensemble des partenaires sociaux pour réussir sa mission de développement et répondre aux aspirations du peuple.

<strong>Le Programme présidentiel d’urgences sociales</strong>

Le Programme présidentiel d’urgences sociales est un vaste chantier du Président de la République, qui vise à réduire de façon significative les inégalités dans l’accès aux services sociaux de base pour la période 2017-2020.  Ce volet d’urgence sociale porte essentiellement sur le secteur de l’eau, la santé, l’énergie et la réalisation des pistes rurales. Selon le Premier ministre, à travers ce programme présidentiel, le gouvernement décide de  lutter contre les inégalités géographiques, régionales et locales à travers la réalisation d’un paquet d’interventions multisectorielles. L’effort budgétaire de 2013 à 2016 évalué à plus de 6 000 milliards de FCFA pour assurer la paix et la sécurité, le bon fonctionnement de la justice, la relance économique et le renforcement de la politique de décentralisation traduit l’engagement de l’Etat de donner un coup d’accélérateur au processus de développement.

En 2017, les dotations budgétaires ont été évaluées à près de 1 682,829 milliards de FCFA pour les mêmes domaines.

<strong>La diplomatie</strong>

Le volet diplomatie de la Déclaration de la politique générale du gouvernement porte essentiellement sur quatre  dimensions. Abdoulaye Idrissa Maïga  se donne comme mission de renforcer la présence du Mali sur la scène internationale, mobilise les partenaires bilatéraux et multilatéraux pour garantir la paix,  la recherche des opportunités économiques et commerciales pour rendre la destination Mali plus attractive et la protection des intérêts des Maliens vivant à l’extérieur. En plus de ses axes prioritaires, le gouvernement procédera à l’ouverture de nouvelles missions diplomatiques et consulaires. Pour donner plus de capacité à la diplomatie malienne,  le gouvernement portera ces actions pour la période 2017-2018, sur  la relecture de la carte diplomatique, la promotion des Maliens aux différents postes, au sein des organisations internationales, régionales et sous-régionales, la tenue de la 11ème Conférence des ambassadeurs et consuls généraux, le renforcement de la sécurité juridique de la diaspora malienne,  la poursuite du processus de déploiement de la force conjointe du G5 Sahel.

Lors de sa  grande orale devant le parlement, le  Premier ministre n’a épargné aucun secteur pour mieux séduire les députés. En attendant l’ouverture des débats sur le document ce jeudi matin, les différents groupes parlementaires travaillent dans la plus grande discrétion pour mieux aborder le sujet.

Déjà, le débat s’annonce houleux entre les trois parties : le PM, la majorité et l’opposition parlementaire. Selon certaines sources parlementaires, l’opposition décide de voter contre le document. Nos sources indiquent que l’opposition reproche au document le manque de clarté et la non-prise en compte des préoccupations majeures des Maliens.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Patrick Simo, porte&#45;parole de Barkhane :  « Iyad se réorganise, nous aussi »</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/patrick-simo-porte-parole-de-barkhane-iyad-se-reorganise-2326312.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2017 00:57:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que des Maliens s’interrogent sur le bien-fondé de Barkhane, cette opération française dans le Sahel, le Colonel Simo, son porte-parole, rassure quant à son utilité et son efficacité</em></strong>.

Au cours d’une conférence de presse qu’il a co-animée le lundi 12 juin avec le Colonel Diaran Koné, Directeur de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), le Colonel Patrick Simo est largement revenu sur les missions de l’opération Barkhane, dont il a magnifié le partenariat avec  les Forces armées maliennes (FAMa). Il avait ainsi rappelé que Barkhane repose sur une logique de partenariat avec les pays sahélo-sahariens, l’objectif étant de faire en sorte que les forces armées africaines, celles  des pays du G5 Sahel notamment, parviennent à faire face à la menace terroriste. Mais, ajoute-t-il, au-delà de cela, elle entretient des relations de coopération, notamment avec la Minusma et l’Eutm.

<strong>Barkhane en chiffres</strong>

Forte de quelques 4000 à 4500 hommes, l’opération Barkhane a, dit-il, un dispositif qui s’appuie sur trois points, à savoir le Mali (où elle a environ 1600 hommes à Gao), le Niger et le Tchad, où est basé son état-major.  Au moment où l’opération française fait l’objet de vives critiques au sein de l’opinion publique malienne, son porte-parole l’a juge ‘’utile et efficace’’. Il en veut pour preuve les opérations d’envergure que Barkhane a menées au cours des deux derniers mois, conjointement avec les forces armées maliennes et burkinabè. Lesquelles opérations ont été, estime-t-il, de réels succès. Patrick Simo est d’autant plus convaincu du bien-fondé de Barkhane qu’il a souligné que de la création de cette opération, en 2014, à nos jours, elle a conduit près de 4000 opérations, permettant ainsi de mettre hors de combat quelques 400 terroristes et de détruire 20 tonnes d’armes et de munitions. Mieux, elle a formé 5000 militaires maliens, nigériens et tchadiens dans 200 actions d’instruction dans 20 domaines. Selon le Col. Simo, en  3 ans d’existence, Barkhane a aussi mené 34000 consultations médicales au profit des populations et soutenu 80 projets.

<strong>Barkhane et Iyad Ag Ghaly</strong>

A la question de savoir ce que les forces françaises font pour neutraliser le Malien Iyad Ag Ghaly, patron du mouvement Ançar Eddine, le Colonel Simo a répondu que ce dernier reste un leader d’un groupe terroriste que Barkhane traite comme tel. « Lui [Iyad, Ndlr], il se réorganise. Mais, il faut qu’il sache que nous aussi on se réorganise avec le G5 Sahel », a-t-il affirmé. Il a ensuite rappelé que le seul objectif de la lutte anti-terroriste  qui reste l’une des missions premières de Barkhane, c’est de faire en sorte que les pays du Sahel arrivent à faire face à la menace.

Et le Colonel Simo d’ajouter que les multiplications des attaques contre les forces maliennes et étrangères s’explique par le fait que les terroristes sont aujourd’hui acculés. « On dérange l’ennemi, on le pousse à se dévoiler. Chaque attaque nous permet de connaître ce qu’il fait, comment il le fait et à partir d’où », explique-t-il.

Par ailleurs, Patrick Simo s’est félicité de la création de la force conjointe du G5 Sahel qui, dit-il, est aujourd’hui une réalité avec la nomination du Général Didier Dacko à sa tête. Il s’est toutefois montré conscient que les besoins restent énormes, notamment en termes de logistiques et de matériels.

Auparavant, le Colonel Diaran Koné, patron de la Dirpa, avait mis l’accent sur le partenariat entre les FAMa et l’opération Barkhane dont les forces armées maliennes bénéficient de l’appui en termes de logistiques, de matériels, mais surtout de renseignements. Tout en espérant que cette dynamique se poursuivra dans le cadre de l’opération ‘’Dambé’’, le Colonel Koné a invité les uns et les autres à se convaincre du bien-fondé de Barkhane car, aucun pays ne s’en sortira seul face au terrorisme.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Restitution parlementaire à Dioïla : Le projet de loi constitutionnelle expliqué à la population</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/restitution-parlementaire-a-dioila-projet-de-loi-constitutionnelle-explique-a-population-2-2326002.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2017 00:45:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec à leur tête l’honorable Mamadou Diarrassouba, les députés élus à Dioïla, excepté le seul de l’opposition, ont investi le terrain le week-end dernier. L’objectif  principal était d’expliquer à la population du Baniko le projet de loi constitutionnelle qu’ils ont adopté</em></strong>.

Fidèles à la tradition, les députés élus dans la circonscription électorale de Dioïla se sont rendus dans ladite localité pour faire la restitution à la base du projet de loi portant révision de la Constitution, adopté par l’Assemblée nationale le 3 juin.

Après les messages de gratitude du maire Yacouba Dowélé Mariko et du préfet Dédeou Maïga à l’endroit des députés pour leur engagement constant à informer la base sur les grandes décisions du pays, la délégation de Diarrassouba a décortiqué le sujet à l’assistance.

Saluant cette mobilisation de grand jour témoignant l’intérêt qu’accorde la population à la question, Mamadou Diarrassouba  a expliqué le bien-fondé de la révision constitutionnelle. Après 25 ans d’application, la Constitution de février 1992 a montré ses limites. Le besoin de son adaptation à l’évolution du monde s’est imposé à nous.  D’où l’impérieuse nécessité de sa révision pour corriger les lacunes et faire face aux défis cruciaux de l’heure.

Pour déminer le terrain, l’enfant chouchou du Baniko a démenti les intoxications auxquelles certains détracteurs de ce projet s’étaient livrés. «La révision constitutionnelle n’entraine pas un changement de régime. Le nombre et la durée du mandat du président de la République, des députés et des élus communaux n’ont pas été  modifiés », a-t-il rassuré.

Mieux, pour prouver l’inclusivité et la pertinence du processus de révision de la loi fondamentale, Diarrassouba a rappelé les auditions citoyennes dans toutes les régions du Mali,  permettant de prendre en compte les préoccupations de tous. Ainsi que celle de la participation de l’opposition au vote bloqué de 66/75 amendements et l’acceptation de 37 de ses 43 amendements. Un fait qui prouve que tout le monde approuve la légitimité de la révision constitutionnelle. Dans ces conditions, ajoute l’orateur, il est inutile de rappeler que les détracteurs de ce processus, qui tentent de faire croire qu’il y a violation de la constitution, sont en manque d’argument.    Contrairement à l’intoxication entretenue par certains, cette révision ne viole nulle part l’aliéna 3 de l’article 118 qui dispose qu’aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. Cet article, inspiré de la constitution française,  fait référence à une occupation des forces  étrangères. Or, argumente-t-il, «l’intégrité territoriale du Mali, au sens du droit international, n’est pas compromise par l’occupation d’une quelconque puissance étrangère. Les frontières du Mali restent intangibles. Donc, on ne saurait parler  de violation de la Constitution. Partant, il a invité ses interlocuteurs du jour à servir d’ambassadeurs pour relayer la bonne information au reste de la population du cercle.

Pour sa part,  Cheick Fantamadi Traoré, député Adema, a expliqué la procédure d’organisation du référendum. A l’en croire, les 75 amendements formulés par le parlement justifient l’attachement du Président de la République et des députés à la prise en charge des préoccupations soulevées par les citoyens. Le Président IBK nous a toujours demandé de « faire ce qui est bien pour le pays». Ce qui prouve que le texte révisé correspond aux attentes de la population, a précisé Cheick Fantamadi Traoré. Sur ce, il a détaillé les modifications apportées aux 17 articles sur les 122 anciens, sans oublier de présenter les nouveaux articles ayant abouti aux 148 articles pour la loi révisée.

Aux termes de la rencontre, les participants ont exprimé leur satisfaction. A les en croire, cette session leur a permis d’être édifiés et de s’approprier le projet de loi constitutionnelle. Avant de promettre de servir de relai auprès de leur base afin qu’elle ne soit pas la proie de ceux qui tentent d’intoxiquer les électeurs.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Eliminatoires Can Cameroun 2019 :  Entrée réussie par les Aigles du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/eliminatoires-can-cameroun-2019-entree-reussie-aigles-mali-2327342.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2017 00:40:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Yacouba Sylla, capitaine des Aigles du Mali, et ses coéquipiers ont réalisé une belle entrée dans les éliminatoires de la CAN Cameroun 2019, en battant les Panthères du Gabon par le score de 2 buts à 1. La rencontre s’est disputée le samedi 10 juin 2017 au stade du 26 mars de Bamako</em></strong>.

Les Aigles du Mali se sont imposés difficilement devant les Panthères du Gabon lors de cette journée inaugurale dans le groupe C. très limitée tactiquement, la sélection malienne a encaissé le premier but de la partie dès la 3ème mn. Oumar Sissoko, gardien de but malien, a été trop léger devant le tir d’Athanase Denis Bouanga au premier poteau.  Après cette ouverture matinale du score, les Gabonais ont obtenu une belle occasion à la 29ème mn, mais cette fois-ci le portier malien gagne son duel devant Aaron Salaem Boupendza. Les nôtres tentent de sortir la tête de l’eau et obtiennent leur meilleure  situation par Yacouba Sylla à la 39ème mn, sans succès. 1 but à zéro pour le Gabon, c’est le score à la pause.

En seconde période, il fallait attendre l’entrée en jeu d’Adama Traoré du TP Mazembé à la place d’Adama Niane pour que la partie bascule en faveur du Mali. Sa vivacité et ses débordements déstabilisent tout d’un coup la défense adverse. Ainsi, les  Aigles égalisent à la 54ème mn par le biais de Kalifa Coulibaly qui a réussi quasiment un exploit individuel suite à un long centre de Yacouba Sylla. Ça change tout. Très remontés par cette égalisation, les protégés d’Alain Giresse repassent définitivement en tête grâce à une réalisation d’Yves Bissouma à la 57ème mn. Le Mali s’impose par ce score de 2 buts à 1. L’essentiel a été fait, mais force est de reconnaitre qu’Alain Giresse peine à donner un fond de jeu à l’équipe. Au plan tactique aussi, le technicien français est très limité et n’arrive pas à aligner les joueurs dans leur poste de prédilection. Conséquences, le Mali a évolué avec 3 milieux récupérateurs en même temps, sans oublier  Hamari Traoré (latéral droit),  toujours sacrifié comme latéral gauche. Par contre, il y a des latéraux gauches de métier comme Cheick Keïta, Youssouf Koné, Bakaye Dibassy. Alain Giresse doit revoir ses choix des hommes et tactiques.

Ils ont dit…

Daniel Cousin, membre du staff des Panthères du Gabon : « Beaucoup de nos cadres ne sont pas là pour diverses raisons. Il y a des blessés. Ce soir, nous avons manqué d’expérience. Pour la suite, nous espérons récupérer le maximum de joueurs pour atteindre notre objectif. Il y avait de la place pour faire mieux. Le Mali a une très bonne équipe, mais nous avons manqué de concentration aussi parce qu‘en deux minutes l’équipe malienne a réussi deux buts».

Adama Niane, attaquant des Aigles : « la première période était difficile pour nous mais après en seconde période, l’équipe s’est ressaisie. Je me réjoui vraiment de cette victoire de 2-1 face au Gabon. Je suis content aussi d’avoir été titularisé ce soir. Que je sois titulaire ou remplaçant, je suis prêt à tout donné pour mon pays. Après c’est le sélectionneur qui décide, je suis vraiment content d’être là ».

La fiche technique du match

Stade du 26 Mars-le 10-06-2017

Arbitre : Daniel Frazer Bennet (Afrique du sud)

Assistant 1 : Lindikharaya Bolo (Afrique du sud)

Assistant 2 : Johannes Sello Moshidi (Afrique du sud)

Arbitre réserve : Tando Helpus Ndzandzeka (Afrique du sud)

La Composition des équipes

Mali : Oumar Sissoko, Salif Coulibaly, Mahamadou N’Diaye, Hamari Traoré, Ousmane Coulibaly, Yacouba Sylla (capitaine), Lassana Coulibaly, Tongo Ahmed Doumbia, Yves Bissouma, Adama Niane, Kalifa Coulibaly

Coach : Alain Giresse

Remplaçants : Aly Yirango, Adama Traoré, Moussa Doumbia, Mohamed Oumar Konaté, Bakaye Dibassy, Cheick Fanta Mady Diarra, Adama Traoré ‘’Noss’’.

Gabon : Yves Stéphane Btseki Moto ; Didier Ibrahim NDong (Capitaine) ; Yohan Claude Wachter ; Henri Junior N’Dong ; Franck Perrin Obambou; Obame N’Dong Ulysse Daryl; Serge Junior Bertil Nicolas; Martisson N’Gouali; Guelor kanga kaku; Athanase Denis Bouanga; Louis Ameka Autchanga; Aaron Salem Boupendza;

Coach : José Alfred Camacho

Remplaçants :Nze Donald ; Muller Dinda Kambambela ; Johan Diderot Lengoualama ; Boukamba ; Mbingui Samason ; Engongah Obame Franck ; Steven Lyck ; Junior Cedric Assoumou  Akue ; Loïc Cedric Mbang  Ondo ;

<strong>Yacouba TANGARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Énergies renouvelables :  Le Reso climat fait le point sur les potentialités du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/energies-renouvelables-reso-climat-point-potentialites-mali-2327312.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2017 00:36:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président du Reso climat Mali, Dr Ibrahim Togola, a fait, hier mercredi, un exposé sur les tenants et aboutissants de l’énergie domestique au Sahel. C’était au Mémorial Modibo Kéita, en présence des représentants de la Commission d’organisation de la Quinzaine de l’environnement</em></strong>.

Pour le président du Reso climat Mali, les énergies renouvelables concernent toutes les couches, y compris les animaux. L’option des énergies renouvelables, dit-il, consiste à aller vers une connexion énergétique plus décentralisée. Il a donné l’exemple de certains pays de l’Europe qui ont franchi des caps importants dans le domaine de l’implantation des énergies renouvelables.

Concernant l’Afrique, le Dr Togola a cité les cas du Maroc, de l’Afrique du Sud et du Kenya qui sont sur le bon départ dans le domaine des énergies renouvelables.

L’accès à l’énergie, a-t-il soutenu, est un catalyseur pour tout développement et que tous les pays font leur mieux pour améliorer l’accès à l’électricité au maximum de leur population afin de faciliter l’atteinte des OMD. Pour le conférencier, les énergies renouvelables sont moins chères que les énergies fossiles.

Pour accroitre l’implantation de cette source d’énergie, surtout au Mali, il pense que la solution passe par l’engagement politique. Le conférencier est convaincu que chaque village au Mali peut se transformer en générateur d’énergies renouvelables. Il a pris l’exemple sur certains pays européens où les toits des maisons sont faits avec des panneaux solaires. Or les 2/3 du Mali sont couverts par le désert. « Notre pays a toutes les potentialités pour être un grand générateur d’énergie, pour se servir et servir la sous-région», informe l’orateur.

Il a profité de l’occasion pour évoquer les projets réalisés ou en cours de réalisation par Mali Folke Center à travers les villages. Des projets qui, a-t-il rappelé, permettent de donner de l’eau et de l’énergie aux villageois et changer leur mode de vie.

«Les villageois sont entreprenants et ont de bonnes idées. Malheureusement, il leur manque les outils de production. Dans nos pays, la dynamique énergétique n’est pas prise en compte comme un vrai catalyseur du développement», déplore Dr Togola.

Pour lui, le principal frein se trouve au niveau du faible quota des étudiants qui optent pour les études scientifiques. Pour preuve: sur plus de 200 000 candidats au baccalauréat cette année, seulement 8 000 et quelques feront le bac scientifique, a-t-il noté. D’où l’insuffisance des scientifiques pour faire des études et des recherches sur les potentialités naturelles que dispose notre pays.

En plus du défi de la formation, il estime qu’il faut également une ambition et une vision réelle pour aboutir au développement du pays. Pour ce faire, dit-il, le rôle de la société civile est de faire la pression sur les décideurs.

Pour le président du Reso climat Mali, si le coton malien était transformé sur place et que le Mali disposait des abattoirs modernes pour exporter la viande des animaux, l’économie du pays serait mieux consistante.

Pour terminer, le Dr Togola dira qu’il reste persuadé que les énergies renouvelables sont capables de répondre aux préoccupations majeures qui inquiètent aujourd’hui l’humanité, à savoir la lutte contre les changements climatiques et la pauvreté.

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<title>Valorisation du lait cru local : Sanoussi Bouya Sylla en fait son cheval de bataille</title>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2017 00:30:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Président de la Chambre régionale d’agriculture du district de Bamako, Sanoussi Bouya Sylla est plus que jamais engagé pour la valorisation du lait cru local. A ce jour, son combat est axé non seulement autour de l’importation massive du lait en poudre au détriment du lait cru local, mais aussi et surtout de l’implication des producteurs dans la gestion de la filière lait</em></strong>.

Une année après son élection à la tête de la Chambre régionale d’agriculture du district de Bamako, Sanoussi Bouya Sylla veut donner un signal fort pour la valorisation du lait cru local. Pour la circonstance, il a décidé de partager avec les professionnels de médias la problématique du lait cru local tout en proposant des pistes de          solution pour le développement de la filière lait au Mali. C’était à la faveur d’une conférence de presse organisée, mardi 13 juin 2017, dans les locaux de la DFM du ministère de l’Agriculture.

Même s’il est convaincu que le gouvernement du Mali a fait un effort considérable pour le développement de la filière lait au Mali, Sanoussi Bouya Sylla pense que la menace pèse sur ce secteur. Cela s’explique, selon lui, par les importations massives du lait en poudre au détriment du lait local, c’est-à-dire l‘utilisation par les industries de transformation du lait en poudre au détriment du lait cru local en raison d’un tarif douanier très faible : 5% contre 20% des autres produits laitiers. De son point de vue, les suppressions du quota laitier, les fortes subventions accordées aux éleveurs européens et les APE (accords de partenariat économique) risquent de détruire toute la filière lait local par une taxation presque nulle sur l’importation de la poudre de lait. En outre, il déplore la baisse du prix d’achat du lait local par les industries de transformation qui, selon lui, risque de compromettre tous les efforts de développement de la filière lait. S’y ajoute la cherté de l’alimentation des bovins qui constitue, dit-il, une entrave sérieuse au développement et à la compétitivité du lait local.

<strong>Les pistes de solution </strong>

Pour la consolidation des acquis et le développement de la filière lait, les producteurs laitiers ont proposé quelques pistes de solutions. Il s’agit de mettre en place une stratégie de valorisation du lait local en        responsabilisant les producteurs de lait; construire au moins une unité de transformation de lait local avant décembre 2017,  mettre des quotas à l’importation de la poudre de lait en corrélation avec l’achat du lait cru local pour les unités de reconstitution du lait à l’image du sucre importé et de Sukala-SA ; augmenter le Tarif extérieur commun (TEC) pour financer la filière lait local; créer une interprofession de la filière lait au Mali.

« Si le Mali veut garder ses enfants, il doit protéger leur travail, notamment sur les filières agricoles, en particulier la filière lait, viande, avicole, poisson maraichage, etc.», conclu Sanoussi Bouya Sylla.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>

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<title>Révision de la constitution : Le ministre Tapo souligne les grandes innovations attendues</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/revision-de-constitution-ministre-tapo-souligne-grandes-innovations-attendues-2310022.html</link>
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<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 01:12:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre  des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo, a, à la faveur d’une conférence de presse tenue le mardi 6 juin 2017 souligné des innovations majeures prévues dans le cadre de la révision constitutionnelle</em></strong>.

Après l’adoption par les députés à la majorité des deux tiers des membres de l’Assemblée nationale, le projet de loi portant révision de la constitution, initié par le président de la République, doit être soumis au peuple lors d’un référendum le 9 juillet prochain. C’est dans cette logique que le ministre  des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo a convié les professionnels des médias au sein de son  département afin d’expliquer les tenants et aboutissants du processus de la révision constitutionnelle.

Il a souligné des innovations majeures apportées au nouveau texte. Selon lui, les principales innovations viennent d’abord du préambule de la constitution qui      a été simplifié. Comme conséquence des accords d’Alger, le préambule réaffirme, dit-il, l’attachement au principe de l’intégrité territoriale, de l’intangibilité territoriale et de la souveraineté nationale. Pour Me Kassoum Tapo, le préambule fait également référence aux grands textes relatifs au droit de l’homme. Il s’agit de: la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, la convention sur l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes, la convention contre la torture et autres peines de traitement dégradant et inhumain, la convention relative au droit de l’enfant et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Parlant de l’architecture de la constitution, le Ministre Tapo dira que les instituions de la république sont: le Président de la république ; le Gouvernement ; l’Assemblée nationale ; le Sénat ; la Cour constitutionnelle ; la Cour Suprême et le Conseil économique, social, culturel et environnemental. Ce nouveau paysage institutionnel, selon lui, prend en compte l’accord d’Alger puisse qu’il prévoit la création d’une seconde chambre dans le parlement qui est le Sénat, où seront représentées les Collectivités territoriales. Il ressort également des innovations que la Cour Constitutionnelle devient la 5ème institution de la République. Ainsi, elle prend donc rang avant la Cour suprême. «Le Président de la République prête désormais serment devant la Cour constitutionnelle et non plus devant la Cour suprême. Le Président de cette juridiction est nommé par le Président de la République et non plus élu par ses pairs», informe le Ministre Tapo. En outre, le conférencier précise que le Président de la République, au terme de cette révision, détermine la politique de la nation. Cette politique, selon lui, est conduite par le gouvernement qui demeure responsable devant l’Assemblée nationale de la mise en œuvre de la politique déterminée par le Président de la république. En cas de vacance ou d’empêchement définitif du président de la République, les délais pour procéder à de nouvelles élections ont été prorogés de 45 jours à 90 jours sur prorogation éventuelle de la Cour constitutionnelle, sans qu’on puisse dépasser ce délai de trois mois. L’intérim du Président de la République dans ces cas là est assuré par le Président de l’Assemblée nationale. Toujours dans le domaine des institutions, Me Tapo dira qu’il est prévu désormais au niveau de l’Assemblée nationale que tout député qui change de parti en cours de mandat perde son mandat de député. En outre, l’une des innovations majeures à retenir, c’est la participation des Maliens établis à l’extérieur aux élections législatives. L’orateur précise que le domaine de la loi a été élargi pour tenir compte de la création de nouveaux ordres de juridiction et du statut personnel des parlementaires et également prend en compte les lois de programmation qui déterminent les objectifs de l’action de l’Etat et les orientations pluriannuelles des finances publiques.

Mieux, les collectivités territoriales ont été constitutionnalisées. «La constitution énumère désormais les collectivités territoriales qui sont : la région, le cercle, la commune et le District. Ces collectivités territoriales s’administrent librement. Tout élu des collectivités territoriales qui démissionne de son parti est automatiquement déchu de son mandat et remplacer dans les conditions prévues par la loi organique», informe Me Tapo.

L’indépendance du pouvoir judiciaire est affirmée. La Cour des comptes a été créée. La Haute cour de justice reste toujours visée dans la constitution, mais elle n’est plus une institution de la République. Elle reste compétente pour juger le Président de la République et les ministres en cas de haute trahison. A ce titre, cette notion de haute trahison a été définie dans la nouvelle loi. Le Conseil supérieur de la magistrature reste présidé par le Président de la République sauf en matière disciplinaire. Ledit conseil est désormais composé pour moitié de magistrats et pour moitié de personnalités extérieures à la profession de magistrats. La procédure de révision de la constitutionnelle a été assouplie. Désormais, le Président de la République pourra, sur        proposition du gouvernement, initier une procédure de révision devant le Congrès (Le Sénat et l’Assemblée nationale réunis). Toutefois, cette procédure exclue la révision de la constitution elle-même ainsi que la révision du mandat et de la durée du mandat du Président de la république qui doivent être toujours soumis au referendum. Enfin, Me Tapo précise que cette révision constitutionnelle, bien que portant sur beaucoup de dispositions, n’entraine pas le changement de République. Il a été précisé que nul  ne peut exercer plus de deux mandats.

Pour terminer, Me Tapo a expliqué à ses interlocuteurs le caractère urgent de cette révision. «Contrairement aux processus inachevés de 2000 et 2011, qui étaient des révisions de confort pour notre démocratie,  la présente révision est devenue une exigence imposée par la situation politique du pays. C’est aussi une exigence de la communauté internationale dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation».

L’autre étape, selon Me Tapo, est de réussir le référendum prévu pour le 9 juillet prochain. A ce titre, il dira que le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour l’organisation matérielle dudit référendum. Mais avant, d’autres dispositions sont en cours pour interpréter le nouveau texte dans le maximum de langues nationales afin que tous les Maliens puissent comprendre le contenu. Me Tapo est convaincu que cette révision n’est définitive que si elle est adoptée par le peuple souverain.  Cela nécessite, dit-il, l’engament de tous pour qu’on puisse réussir cette deuxième étape.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>

<strong>SELON Me KASSOUM TAPO                                                                 </strong>

<strong>Le nouveau texte devrait limiter les pouvoirs du Président de la République</strong>

<strong><em>Le Mali est en passe de modifier sa constitution. Le nouveau texte de loi devrait réduire les pouvoirs du chef de l’Etat, a indiqué le ministre  des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo</em></strong>.

Le projet de loi portant révision de la constitution du 25 février 1992 vient d’être voté à 111 voix pour, 35 contre et zéro abstention ce samedi 3 juin. En conviant les professionnels de médias à son département le mardi 6 juin 2017, le Ministre Tapo a souligné que le texte de loi modificative devrait limiter les pouvoirs du Président de la République. Parlant des nouvelles dispositions relatives à la gestion du pouvoir du chef de l’Etat, le Ministre Tapo a été on ne peut plus clair. Selon lui, le nouveau texte prévoit que le Président de la République détermine la politique de la nation. Laquelle politique est conduite, dit-il, par le gouvernement qui élabore un programme sur la base de cette vision et sur la base duquel programme il est responsable devant l’Assemblée nationale. De son point de vue, c’est une question de cohérence politique et d’adaptation à la réalité de l’exercice du pouvoir. Me Tapo souligne également qu’il est prévu que le Président de la République mette fin aux fonctions du Premier ministre sans qu’il soit nécessaire que celui-ci lui présente sa démission. A ce titre, il dira que c’est pour éviter éventuellement des blocages.

Le Ministre Tapo est tout de même convaincu qu’il y a eu des limitations aux pouvoirs présidentiels. Il s’agit des pouvoirs exceptionnels du Président de la République. Ces pouvoirs, dit-il, sont exercés sans limites et sans contrôle par le Président de la République. « Quand le Président devient un monarque à une certaine occasion. C’est les conditions de l’article 16 de la constitution française qui, je pense, sont restées les mêmes que les dispositions de l’article 50 de notre constitution. C’est lui seul qui était juge de la mise en œuvre de cet article 16. A savoir lorsque les institutions de la République sont menacées et si l’intégrité du territoire est menacée, le Président de la République peut exercer les pouvoirs exceptionnels qui lui sont conférés», informe Me Kassoum Tapo.

A l’en croire, si on suit les raisonnements de certains, aujourd’hui, le Président de la République a les moyens de se transformer en dictateur au motif que l’intégrité du territoire est menacée dont il s’arroge des pouvoirs exceptionnels. Et ce n’est pas seulement l’Etat d’urgence, mais il va s’arroger les pouvoirs exceptionnels qui lui permettent de substituer à toutes les autorités et de faire ce qu’il veut. Pour Me Tapo, le projet de révision a limité ce pouvoir. Il est prévu, dit-il, dans le nouveau texte qu’au bout de 60 jours, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat peuvent saisir la Cour constitutionnelle pour voir si les conditions d’exercice de ces pouvoirs exceptionnels sont toujours réunies. En outre, la Cour constitutionnelle, au bout de 60 jours, peut s’autosaisir pour mettre fin à l’exercice de ces pouvoirs exceptionnels. «Donc, on a plutôt réduit les pouvoirs du Président de la République en cette matière», affirme Me Tapo.

Pour terminer, il dira d’éviter les faux débats car la nature du régime n’a pas changé. Selon lui, nous restons dans un régime semi-présidentiel.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’honorable Diarrasssouba se prononce sur le processus de révision constitutionnelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/lhonorable-diarrasssouba-se-prononce-processus-de-revision-constitutionnelle-2309882.html</link>
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<pubDate>Fri, 09 Jun 2017 00:58:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« Les gens ont brandi l’article 118, mais cela n’est pas en conformité avec la réalité »</em></strong>

<strong><em>Alors que le projet de texte portant révision de la constitution vient d’avoir le quitus des députés, nous avons tendu notre micro à l’honorable Mamadou Diarrassouba, 1er questeur de l’Assemblée nationale du Mali. Dans cette interview exclusive, il se félicite de l’adoption du projet de texte modificatif de la Loi fondamentale et bat en brèche les arguments qui font croire que le processus de révision constitutionnelle en cours est inopportun. Proche parmi les proches du président de la République, l’élu de Dioïla aborde aussi la candidature d’IBK en 2018 et lance un appel au peuple malien pour un « oui » massif lors du référendum constitutionnel du 9 juillet. Interview !</em></strong>

<strong>Le Prétoire :<em> L’Assemblée nationale vient de voter le projet de loi de révision constitutionnelle. Quel sentiment vous anime-t-il après l’adoption dudit texte qui était l’un des points essentiels inscrits à l’ordre du jour de la session parlementaire en cours</em> ?</strong>

<strong>Mamadou Diarrassouba:</strong> Le sentiment qui m’anime est plutôt un sentiment de satisfaction. Satisfaction d’abord parce que ce changement de constitution vient à point nommé. Cela constitue une occasion non seulement pour renforcer la démocratie, mais surtout pour consolider la paix qui n’a pas de prix. Le deuxième niveau de satisfaction, c’est que ça a permis un débat très serein à l’hémicycle. L’opposition et la majorité ont joué, chacun, son rôle. Et nous pensons aujourd’hui que c’est le Mali qui gagne. Au lieu de mener le débat dans la rue, on  l’a mené à l’Assemblée nationale. Cela me parait très important. On peut être d’accord ou non, mais cela ne vaut pas la peine de s’entredéchirer, parce que le pays nous appartient tous.

<em><strong>Vous disiez tantôt qu’avec l’adoption de cette loi c’est le Mali qui gagne. On sait pourtant que l’opposition parlementaire a voté contre le projet de texte, dénonçant notamment la violation de l’article 118 de la constitution actuelle. Cette remarque de l’opposition  ne vous semble-t-elle pas pertinente ? Selon vous, le contexte sécuritaire actuel du Mali se prête-t-il à la tenue d’élections aussi cruciales que celles référendaires ?</strong> </em>

En votant contre le projet de loi, l’opposition est dans son rôle. Mais, elle a, imagine, déposé quarante trois (43) amendements sur lesquels on a rejeté cinq (5). Tous les autres amendements ont été pris en compte par la majorité. Mieux, les amendements de la commission des lois étaient au nombre de soixante quinze (75). Sur ces 75 amendements, l’opposition a dit ne pas être d’accord avec douze (12). Tous les autres, c’est-à-dire soixante trois amendements, ont fait l’objet d’un vote bloqué et l’opposition a voté pour. L’opposition a pensé que le contexte ne s’y prête pas en évoquant l’article 118 de la constitution du 25 février 1992 qui parle de l’intégrité du territoire. Je ne pense pas que l’intégrité territoriale du Mali soit atteinte. Non ! Les gens font la confusion. On parle d’atteinte à l’intégrité du territoire lorsqu’il y a cession. Mais entre les fils du même pays, quand il y a des difficultés de compréhension dans une zone, ou quand des choses ne permettent pas le vote dans ladite zone, on ne parle pas d’atteinte à l’intégrité territoriale. Allez-y demander aux constitutionnalistes. Les gens ont brandi l’article 118, mais cela n’est pas en conformité avec la réalité. En 2013, il y a eu un compromis pour organiser les élections dans le nord du pays. Donc, nous aurons aussi des compromis. Les groupes armés ont demandé qu’on définisse les collectivités territoriales, cela a été fait. Ils ont aussi demandé qu’on crée le Sénat, cela a aussi été fait. Ils vont donc respecter leur parole donnée. Je crois que les aspirations de l’Accord pour la paix ont été prises en compte. Aucun Malien ne peut garantir aujourd’hui la sécurité totale dans ces zones-là. J’ai toujours dit que le Mali ne sera plus comme avant. Le terrorisme ne touchera pas que le Mali. Au Sénégal par exemple, il y a la question casamançaise, mais cela n’a jamais empêché les Sénégalais de voter. Peut-on dire que l’intégrité territoriale du Sénégal est atteinte ? Non ! A mon avis, l’intégrité territoriale du Mali n’est pas atteinte, mais les gens peuvent penser autrement.

<em><strong>La création du Sénat est l’une des réformes majeures attendues de ce processus. Est-ce un effet de mode ou une nécessité démocratique ? Sinon, en quoi le bicaméralisme devrait-il contribuer au renforcement du travail législatif ?      </strong></em>

La création du sénat va contribuer efficacement au travail législatif. Vous savez, il y a des légitimités qui ne sont pas élues. Quel Malien peut dire qu’Ousmane Madani Haïdara, le Chérif de Nioro, Mahamoud Dicko et Monseigneur Jean Zerbo ne sont pas légitimes. Ils ne sont pourtant pas élus. Pensez à des notoriétés pour venir aider, appuyer et donner de sages conseils aux élus qui sont là, je crois que cela n’est pas une mauvaise chose. Si on leur demande de venir donner leurs points de vue sur certains projets de loi par rapport à l’avancée sociale, démocratique et économique de ce pays, ils le feront sans arrière pensée. Mais, ils ne se feront jamais inscrire sur une liste de candidats. Je pense que cela peut bel et bien renforcer le travail parlementaire. Il ne faut pas voir que le coût de fonctionnement de cette institution. Il faut aussi reconnaitre que l’apaisement, la cohésion et le renforcement démocratique n’ont pas de prix. Donc, si ça peut amener l’apaisement, je ne vois aucun problème.

<em><strong>Le gouvernement vient de proposer de nouvelles dates pour les élections communales partielles, locales,  régionales et du district de Bamako. Avec quel état d’esprit votre parti, le RPM, les abordera-t-il ? </strong></em>

Ces élections, le Rassemblement pour le Mali est en train de les aborder comme il l’a fait lors des dernières élections communales. Inch’Allah, on n’en dira pas assez, le RPM les abordera avec la tranquillité  nécessaire et dans la plus grande transparence. Nous invitons tous les acteurs au respect des textes. Je le dis parce que la nouvelle loi n’a pas régi les dernières élections communales. Elle va s’appliquer cette fois-ci et nous pensons que tous les acteurs vont s’y conformer. Le RPM est en train de travailler sérieusement pour avoir des résultats à hauteur de souhait. Nous sommes aujourd’hui la première force politique et nous le resterons si les uns et les autres mouillaient le maillot.

<em><strong>Nous sommes à un peu plus d’un an de la fin du mandat d’Ibrahim Boubacar Keïta qui s’est récemment prononcé sur sa candidature en 2018 sur une chaîne de télévision étrangère. Le RPM portera-t-il, seul, une éventuelle candidature d’IBK, ou l’option d’une candidature unique est à l’ordre du jour au sein de la CMP ?</strong> </em>

Je l’ai dit plusieurs fois : IBK sera candidat. Là, il n’y a pas de doute. Mais ce n’est pas le RPM seul qui va porter cette candidature. Nous sommes dans une coalition, c’est-à-dire la Convention des partis de la majorité présidentielle (CMP). Donc, toutes les forces qui seront là vont porter sa candidature. Il y a les forces politiques et celles sociales. C’est cela qu’on appelle les leviers du soutien à la candidature d’Ibrahim Boubacar Keïta. Nous allons réveiller tous ces leviers de soutien, c’est-à-dire les partis politiques, les clubs de soutien, les associations. IBK a déjà dessiné le périmètre de sa majorité. Nous sommes en train de travailler pour que ce périmètre continue dans la même lancée qu’elle a commencé.

<strong><em>Depuis l’élection d’IBK à la magistrature suprême en 2013, le cercle de Dioïla est devenu une chasse gardée du RPM. Quel est le secret de cette percée dont vous êtes le principal artisan ?       </em>                     </strong>

C’est vrai, de 2001 à nos jours, aucun parti n’est venu premier à Dioïla si ce n’est le RPM. Il n’y a aucun secret à cela si ce n’est le travail. Quand vous travaillez avec des populations, il faut s’adapter à leur niveau et ne jamais leur mentir. C’est d’ailleurs le lieu de remercier la population de Dioïla d’avoir porter IBK dans son cœur depuis 2002. Cependant, nous avons deux préoccupations majeures. La première, c’est la route Dioïla-Massigui-Koualé. La deuxième préoccupation, c’est la route Fana-Bèlèko-Kignan. Ces deux routes constituent la colonne vertébrale du cercle de Dioïla. Elles font la jonction entre deux zones de production. Si les autorités pouvaient penser au bitumage de ces routes, tout le Baniko s’en féliciterait. Nous sommes derrière IBK et nous savons qu’il porte à cœur la réalisation de ce projet.

<strong><em>Si vous, en tant qu’élu de la nation, devriez adresser un message au peuple malien dans le cadre du processus de révision constitutionnelle en cours, que diriez-vous ?</em>            </strong>

Je lui dirais de voir les choses calmement, avec sérénité et responsabilité. Le Mali nous appartient tous. Ceux qui disent aujourd’hui «non ! » ont leurs raisons. Mais ils n’ont pas compris. C’est pourquoi je les invite aux échanges, à la communication et à la compréhension parce que nous sommes dans un pays fragile. Nous pensons que le « oui ! » va l’emporter avec un score à hauteur de souhait. Ceux qui ne sont pas d’accord n’ont pas cerné tous les contours du texte constitutionnel. Le jour où ils comprendront le contenu de ce texte, je suis sûr qu’ils reviendront sur leur décision.

<strong>Réalisée par Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Éducation malienne :  Les autorités lèvent le doute sur la tenue des examens</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/education-malienne-autorites-levent-doute-tenue-examens-2257592.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:13:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Même si à ce jour certains académies sont en retard par rapport aux préparations des examens, le Directeur national du centre des examens et concours de l’éducation, Mohamed Maïga a tout de même donné l’assurance que les examens de fin d’année 2016-2017 se dérouleront sur l’ensemble du territoire et aux dates prévues</em></strong>.

Hier mercredi 17 mai 2017, le Directeur national du centre des examens et concours, Mohamed Maïga, accompagné de ses collaborateurs, était face à la presse pour faire le point sur l’état de préparation des examens de fin d’année scolaire 2016-2017. A cette occasion, Mohamed Maïga a levé le doute sur la tenue des examens. Selon lui, toutes les dispositions financières et matérielles sont prises à ce jour pour la tenue des examens sur toute l’étendue du territoire national. Même s’il reconnaît que certaines académies ne sont pas à jour par rapport aux préparations, il est convaincu qu’ils pourront rattraper le retard d’ici les dates prévues. Parlant de la situation des écoles du Nord, il dira qu’il y a des établissements qui n’ont jamais suivi le mot d’ordre de grève. Comme méthode de rattrapage, le conférencier a précisé que les localités qui ne sont  pas à jour augmenteront les volumes d’heures dans la majorité des disciplines. Pour les cas de fraudes et de fuite de sujet, Mohamed Maïga dira que des dispositions ont été prises pour une large diffusion de la Police de surveillance et du règlement des examens. « Une mission de sensibilisation et d’information des acteurs et partenaires de l’école dans toutes les académies d’enseignement a été organisée par le cabinet. Pour amoindrir les effets des remous sociaux, des dispositions particulières ont été prises au niveau de chaque académie d’enseignement, pour exécuter convenablement les programmes et tenir à temps les évaluations de fin d’année », rassure Mohamed Maïga.

Au titre du budget 2017, le conférencier a été on ne peut être clair. Selon lui, les crédits budgétaires alloués aux examens et inscrits dans la loi de finances s’élèvent à 5 800 559 000 de F CFA.

<strong>Le calendrier des examens nationaux désormais connu </strong>

A cette rencontre, Mohamed Maïga a aussi annoncé les dates des examens de fin d’année scolaire 2016-2017. Les épreuves du DEF qui ouvrent le bal auront lieu du 5 au 7 juin 2017. Les épreuves anticipées du baccalauréat technique se sont déroulées du 15 au 17 mai 2017. Les épreuves écrites du baccalauréat général et du baccalauréat technique sont prévues du 19 au 22 juin 2017, en conformité avec la période unique du baccalauréat instituée par l’Uemoa. Les examens du Brevet de technicien, 1ère et 2ème parties, sont prévus du 12 au 16 juin 2017. Les épreuves écrites de l’examen du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) sont prévues du 29 mai au 2 juin 2017. Les examens des IFM, Efep et d’IFM-Hégire sont prévus du 19 au 23 juin 2017. Le nombre de candidats inscrits au DEF est de 258 102 contre 234 693 en 2016, soit une augmentation de 9,97%. Ceux inscrits au baccalauréat général sont de 112 115 candidats en 2017, contre 113 569 en 2016, soit une diminution de 1,28 %. Pour le baccalauréat technique, le nombre d’inscrits est de 2813 candidats, contre 2 941 en 2016, soit une diminution de 4,35 %.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Operations de maintien de la paix : Une force sénégalaise de réaction rapide bientôt déployée au centre du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/operations-de-maintien-de-paix-force-senegalaise-de-reaction-rapide-bientot-deployee-centre-mali-2257502.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:10:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le nouveau secrétaire adjoint des Nations Unies, chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre La Croix, a animé, hier, à l’hôtel  Salam, une conférence de presse. L’objectif était d’expliquer les missions à lui assignées dans le cadre  de la stabilisation du Mali</em></strong>.

Dès  sa prise de fonction, il y a de cela  six semaines, Jean-Pierre La Croix, secrétaire adjoint des Nations Unies a rencontré  successivement les différentes composantes  de la société malienne, à savoir le président de la République, l’opposition dans toute sa composante, les parties signataires. C’est pour faire le point des conclusions de ces échanges qu’il s’est entretenu, hier,  avec la presse, en compagnie du représentant du  Chef de la Minusma. Dans son intervention,  Jean-Pierre La Croix a indiqué que cette visite au Mali constitue une première depuis sa prise de fonction. Ainsi, il a salué les autorités maliennes  pour l’accueil qui lui a été réservé. Partant, il a noté que l’objectif de cette visite en Afrique, particulièrement au Mali,   est d’examiner  avec les autorités maliennes l’évolution de la situation politique et sécuritaire, la dimension régionale, recueillir les vues  ainsi que les prochaines étapes. Selon lui, l’objectif de la mission onusienne  est d’aider le Mali à retrouver la paix et la stabilité. Partant, il dira que cette visite intervient   d’une part, dans le contexte du renouvellement prochain du mandat de  la Minusma, et d’autre part, par la  situation au Mali marquée par la persistance des défis sécuritaires au Nord et au Centre du Mali et sur le plan politique par la mise en œuvre de l’Accord  de paix. Il n’a pas manqué de saluer la mise en place des autorités intérimaires, la tenue de la conférence d’entente nationale. Par ailleurs, il a fait savoir qu’au regard  de la situation sécuritaire, il a été question du renforcement des capacités de la Minusma. « Le mandat actuel  est robuste, mais il y a des manques en matière de capacités malgré les efforts consentis. Nous avons bon  espoir que prochainement, le mandat sera plus robuste pour mieux  répondre aux défis  pour le bonheur de la population », a-t-il déclaré. Avant de préciser qu’il  compte particulièrement sur le soutien d’un certain nombre de pays pour stabiliser le Mali. A l’en croire, une force de réaction rapide sera déployée  par le Sénégal prochainement dans le centre du Mali. Et d’ajouter qu’il y a aura  une  évolution de méthode  et la mise en place des moyens technologiques pour être plus présent dans  les zones de déploiement.

<strong>Boubacar SIDIBE </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Oumar Ibrahima Touré, président du Parti APR : .«La majorité présidentielle est plus que jamais soudée» .« Il faut boucler le processus électoral avant la fin de l’année…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/oumar-ibrahima-toure-president-parti-apr-majorite-presidentielle-plus-jamais-soudee-faut-boucler-processus-electoral-fin-de-lannee-2257382.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:10:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En cette période préélectorale, nous avons eu un entretien à bâtons rompus avec Oumar Ibrahima Touré, président de l’Alliance pour la République (APR). Au cours de cette entrevue, il a été question de l’ambiance au sein de la majorité présidentielle, les élections locales, la présidentielle, la recrudescence de l’insécurité au nord et au centre du pays...

Président de l’Alliance pour la République (APR), non moins président en exercice de l’Alliance pour le Mali (APM), Oumar Ibrahima Touré ne s’est pas fait prier pour donner son avis sur les questions d’actualité nationale. A l’en croire, son parti, APR, se porte très bien. Car il avance et enregistre d’adhésions massives et qualitatives au quotidien. « Nous constatons chaque jour sur le terrain l’engouement que les populations manifestent à l’endroit de notre parti. Aujourd’hui, le parti s’installe véritablement sur l’échiquier politique malien.  D’ailleurs, nous envisageons être à l’intérieur du pays cette semaine, parachever l’implantation du parti au niveau des régions de Ségou et de Mopti. Globalement, l’APR se porte à merveille. Les dernières élections communales attestent cela. Pour un jeune parti, les résultats des communales constituent une avancée avec des conseillers dans toutes les régions du Mali. Surtout que nous savons que les élections ne se sont pas tenues dans les communes que nous considérons comme de véritables bastions de l’APR, notamment dans les cercle de Mopti et Goundam. Si les élections avaient été tenues dans ces localités, cela nous réconforterait davantage », a indiqué Oumar Ibrahima Touré.

Majorité Présidentielle S’agissant de la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle, le président Touré a déclaré sans ambages qu’il se sent bien au sein de ce regroupement politique. « Nous n’avons pas de problème particulier au sein de la majorité. Notre regroupement, l’APM, accompagne et soutient les actions du Président de la République. Nous constituons une force de propositions et nos points de vue sont toujours pris en compte au sein de la majorité. Nous sommes dans un partenariat sincère qui a un contenu. Nous nous portons très bien. Les assises que nous venons de tenir nous permettent de dire que la majorité présidentielle est plus que jamais soudée. Surtout avec la participation de tous les chefs de partis membres.  Evidemment, il y a un certain temps, quelques frustrations avaient été exprimées. Cela est normal et même souhaité que de voix discordantes puissent apparaître de temps en temps. Car cela permet aux un et aux autres de se parler. Aujourd’hui, je peux dire que ces frustrations sont derrière», a-t-il dit.

Gouvernement AIM   Au sujet de la formation du gouvernement, notre interlocuteur précise que cela relève des prérogatives républicaines du Président de la République. En tout cas, ajoute-t-il, l’APM est là pour accompagner le Chef de l’Etat. «Nous avons les membres de notre regroupement qui sont dans le gouvernement. Même si quelque part nous constatons qu’il y a de moins en moins des membres de l’APM dans le gouvernement, cela ne remet nullement en cause notre soutien au Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta», a-t-il déclaré. Pour lui, le nouveau gouvernement est à la hauteur de conduire la politique présidentielle comme cela se doit. « Déjà, argumente-t-il, les premiers résultats enregistrés prouvent que nous avons un gouvernement qui est à la tâche, qui est conscient des missions qui lui sont assignées par le Président de la République. Notamment dans le cadre du dialogue social en cette période charnière où les revendications montent crescendo ». Aujourd’hui, le gouvernement a su apporter des solutions appropriées  aux débrayages des agents de santé, des syndicats de l’éducation et à la crise du football.  Partant, il a salué les efforts consentis par l’équipe gouvernementale dirigée par  Abdoulaye Idrissa Maïga.

En ce qui concerne la révision constitutionnelle, Oumar Ibrahima Touré adhère au projet. Estimant que la présente Constitution vieille d’un quart de siècle doit évoluer et nécessite une révision pour non seulement corriger les insuffisances, mais aussi l’adapter aux réalités de l’heure. « Au-delà de tout cela, nous sommes dans un environnement où nous avons signé l’accord pour la paix et la réconciliation nationale dont certaines dispositions exigent la révision de la Constitution. La révision est une œuvre humaine, donc, certainement il y a des préoccupations qui ne sont pas prises en compte.  Nous avons fait parvenir notre observation. Mais ce qui me parait comme une avancée, c’est la tenue des deuxièmes assises de la majorité présidentielle qui nous ont permis d’aborder la question de la révision constitutionnelle et du processus électoral. Au sujet de ces deux questions, nous avons pris d’importantes décisions que nous allons faire parvenir à l’Assemblée nationale et au gouvernement afin que les points de vue de la majorité soient pris en compte. Au regard des exigences de l’heure, nous pensons que cette réforme constitutionnelle initiée par le Président de la République est une avancée particulière. Il s’agit pour nous de faire en sorte que nous puissions, par nos propositions alimenter cela parce que c’est une œuvre humaine qui a besoin de cela», indiquera-t-il.

Quant à la recrudescence de l’insécurité dans le Nord et le Centre du pays, le Président de l’APR admet que cette situation est préoccupante et les interpelle. Toutefois, il se dit optimiste estimant que ce ne sont pas des difficultés au dessus de leurs compétences et de leurs moyens.  Il se dit convaincu qu’avec les efforts de renforcement  des forces armées en moyens adéquats, en l’occurrence la loi d’orientation et de programmation militaire, ainsi que la loi d’orientation et de la programmation du secteur de la sécurité, permettront de juguler le problème à long terme.  Les accalmies que nous constatons sont des signes précurseurs.

Pour la présidentielle de 2018, le Président du parti APR, Oumar Ibrahima Touré, après avoir    réitéré le soutien de sa formation politique aux actions du chef de l’Etat, s’est prononcé sur la question. « Aujourd’hui, nous avons tous à l’esprit qu’il faut boucler le processus électoral (élections communales partielles, locales,  régionales et référendaire) avant la fin de l’année. 2018 doit être consacrée aux élections présidentielle et législatives». Avant d’affirmer que l’élection du Président n’est pas encore d’actualité à l’APR. « J’appartiens à une formation politique. Nous avons décidé pour la présidentielle de 2018 de convoquer une conférence nationale d’ici  la fin de l’année. Et cette rencontre va décider de la conduite à tenir par rapport à cette élection. Donc, pour le moment, c’est une question qui n’est pas d’actualité à l’APR», a-t-il précisé.

<strong>Oumar KONATE </strong>

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<title>Droits de l’homme et réforme de l’Etat : Les conseils utiles de Me Tapo aux défenseurs des droits de l’Homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/droits-humains/droits-de-lhomme-reforme-de-letat-conseils-utiles-de-me-tapo-aux-defenseurs-droits-de-lhomme-2257692.html</link>
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<pubDate>Fri, 19 May 2017 01:08:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre des Droits de l’Homme et de la Reforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo estime que les organisations et associations de défense des droits humains doivent aller au delà des dénonciations et critiques. A la faveur de leur première prise de contact, l’Avocat a invité ses interlocuteurs du jour à prévenir en donnant des pistes de solution afin d’éviter des cas de violation des droits humains</em></strong>.

Le ministre des droits de l’Homme et de la Reforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo, a réuni, mardi 16 mai 2017, dans les locaux de son département, les représentants des organisations de défense des droits de l’Homme. L’objectif de cette rencontre était de prendre contact avec les organisations et associations de défense des droits de l’Homme afin de définir un cadre de travail pour la promotion et la protection des droits de l’Homme au Mali. Ainsi, le ministre Tapo a d’abord insisté sur la responsabilité des uns et des autres dans le cadre du respect des droits de l’Homme. Selon lui, les rapports doivent être rédigés sur la base de preuves tangibles et dans les règles de l’art. A ce titre, il souhaite que le pragmatisme soit au cœur de toutes les actions à entreprendre dans le cadre de leur partenariat pour la promotion et la protection des droits humains. En outre, il précise que les défenseurs des droits de l’Homme doivent mettre en place des systèmes d’alerte précoce avant de dénoncer les cas de violation. « C’est bien de dénoncer, mais il faut aussi donner des pistes. Cela permettra non seulement de prévenir, mais aussi et surtout d’éviter à l’avenir les cas de violation des droits de l’Homme », exhorte Me Kassoum Tapo.

La rencontre a été l’occasion pour les défenseurs des droits de l’Homme au Mali de faire part de leurs préoccupations. Le président d’Amnesty international Mali, Drissa Fomba, a ainsi fait remarquer que les défenseurs des droits de l’Homme sont confrontés à un manque d’accès aux moyens de communication via les medias d’Etat. Il a ensuite déploré le fait que leurs communiqués ne sont pas bien accueils à l’Ortm. L’autre préoccupation de M. Fomba est la montée du salafisme au Mali. De son point de vue, il faut l’accompagnement de l’Etat pour aider les défenseurs des droits de l’Homme à mener des campagnes de sensibilisation auprès des citoyens. Pour sa part, la présidente de la Commission nationale des droits de l’Homme (Cndh) souhaite qu’à la faveur du processus de révision constitutionnelle en cours, son organisation soit érigée en institution de la République.  D’autres préoccupations ont été évoquées au cours de cette rencontre, notamment le non-respect des conditions de détention provisoire et  des conditions de jugement des mineurs, du respect du droit à la défense (assistance judiciaire). S’y ajoute la nécessité d’adopter un projet de loi relatif à la protection des personnes handicapées au Mali.

Le ministre Tapo a, en retour, remercié les défenseurs des droits de l’Homme, tout en les rassurant de la bonne disposition de son département à travailler davantage sur les préoccupations soulevées. Selon lui, aucune demande adressée à son département ne restera sans réponse. Il a en outre promis d’accompagner les défenseurs ses interlocuteurs du jour, s’il le faut, dans les centres de détention ou dans les prisons afin que les droits de tous soient respectés.

Kassoum Tapo a aussi souligné l’impérieuse nécessité d’aller vers la formation  de tous les acteurs de ce domaine.

Il est ressorti des débats que cette concertation marque le début d’une collaboration franche et consacre la mise en place d’un cadre formel d’échanges et de propositions pour la promotion et la protection des droits de l’Homme au Mali.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>

&nbsp;

<strong>ME KASSOUM TAPO AU SUJET DU RESPECT DES DROITS DE L’HOMME</strong>

<strong>«Le Mali n’a de leçon à recevoir de qui que ce soit»</strong>

<strong><em>A la faveur du traditionnel point-presse hebdomadaire du porte-parole du gouvernement, le ministre des droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo, est revenu sur le sujet des prétendues exactions commises par les forces de défense et de sécurité maliennes</em></strong>.

Le ministre Tapo informe qu’il a présenté une communication en Conseil des ministres sur la question des droits de l’Homme dans notre pays. Selon lui, ils ont été saisis par l’Association malienne des droits de l’Homme (Amdh) et d’autres organisations œuvrant dans le même domaine. Leur rapport, commente le ministre, fait état de 75 cas de violation des droits de l’Homme au Mali et s’étend du 1er  janvier au 31 mars 2017. Le ministre informe que ce rapport fait état de détention arbitraire, de viol, d’exécution extrajudiciaire, d’usager excessif de la force, entre autres. Et ces manquements seraient commis par les forces  de sécurité et de défense maliennes, le Ganda Izo, la force Barkhane, la Minusma, etc.

Me Tapo soutient que le Gouvernement du Mali et le Président de la République sont très attachés à la question du respect des droits de l’Homme. Selon lui, si ces allégations sont fondées, son département prendra ses responsabilités. Cependant, il plaide pour un changement de méthodologie de travail des organisations de la société civile qui interviennent sur la question et qui, dans des rapports, accablent parfois l’Etat.

Pour lui, le respect des droits de l’homme pour un pays, même en temps de paix, n’est pas chose aisée, encore moins en temps de crise. Il a indiqué que le Gouvernement met tout en œuvre pour le respect des droits de l’Homme qui ne peut se faire sans l’accompagnement de tous et une formation adéquate de l’ensemble des acteurs.

Me Kassoum Tapo va plus loin en soutenant que le Mali est conscient que les droits de l’Homme sont universels et que même les terroristes ont des droits. C’est ainsi qu’il dit : « le Mali n’a de leçon à recevoir de qui que ce soit en matière de protection de droits de l’Homme ». A ce titre, il renchérit que le Mali n’a pas le complexe de parler devant personne de ce sujet. Aussi, le Secrétaire général de son département, Abraham Bengaly, est un acteur incontournable de la question au Mali et au-delà.

L’orateur rassure qu’ils comprennent les manipulations derrières certaines déclarations et ils ne tomberont pas dans le piège. Toutefois, il déclare : « notre objectif est qu’il y ait une impunité zéro pour les violations des droits de l’homme sur notre sol. Tous les acteurs de crimes seront traités sur le même pied d’égalité. Il ne faut pas affirmer n’importe quoi ».

<strong>Harber MAIGA</strong>

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<title>Protection civile au Mali : Acquis, défis et perspectives</title>
<link>https://www.maliweb.net/armee/protection-civile-mali-acquis-defis-perspectives-2257632.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 May 2017 00:58:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de communication  du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Seydou Doumbia, Directeur général de la protection civile, était face à la presse. L’objectif était  de passer en revue les différentes reformes intervenues dans le corps de la protection civile de 2015 à nos jours. C’était  hier mercredi 17 mai, dans la salle de conférence de la Direction générale de la protection civile</em></strong>.

Pour  informer l’opinion publique nationale  sur les missions des différents services rattachés, le ministère de la  Sécurité et de la Protection civile a instauré une conférence de presse tournante. C’est dans ce cadre que le Directeur  général de la Protection civile, Colonel Seydou Doumbia s’est entretenu, hier, avec les hommes de médias  sur la thématique : « Les reformes importantes à la protection civile de 2015 à nos jours ». Elle s’est déroulée en présence  des représentants du ministre de la Sécurité ; du  représentant du Maire de la commune IV et plusieurs partenaires de la protection civile.

D’entrée de jeu, le Directeur général de la protection civile a rappelé   que la Direction générale de la protection civile  a été créée par l’ordonnance n°098, modifiée. Elle est un service central du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, avec pour mission « d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de protection civile et de veiller à la mise en œuvre de cette politique ». A cet effet, elle est chargée d’organiser, coordonner et évaluer les actions      de prévention des risques et de secours en cas de catastrophe; participer à l’élaboration et à la mise  en œuvre des plans de secours et de protection et veiller à assurer la protection des personnes, des biens et de l’environnement en cas d’accidents, de sinistres et de catastrophes,   en liaison avec les autres services concernés ; veiller à la sensibilisation et à l’information du public ; participer aux actions en faveur de la paix et d’assistance humanitaire ; participer à la défense civile ; concourir à la formation des personnels chargés de la protection civile.

<strong>Les reformes importantes de 2015 à nos jours</strong>

Pour  le Directeur général de la protection civile, les reformes importantes intervenues à la protection civile sont difficiles à apprécier à leur juste valeur. A l’en croire, il y a une nette augmentation des véhicules et autres engins; les unités sont construites ou réhabilitées.  « Il est impossible de mesurer l’impact combien positif de ces changements sur le moral de la troupe ; toute chose qui se reflète  à travers la présentation physique, l’allure,   et   le rendement au service du sapeur-pompier malien d’aujourd’hui. Ces changements sont perceptibles dans tous les domaines de la vie du sapeur-pompier, au point que certains les qualifient comme une véritable ‘’révolution à la Protection civile ‘’ », a-t-il déclaré. Avant  d’énumérer quelques aspects  de ces réformes qui s’inscrivent en droite ligne du processus  global  de  réforme du secteur  de la sécurité, notamment son volet consacré aux services de sécurité et de protection civile.

Sur le plan de l’encadrement institutionnel, il dira que  la protection civile  a bénéficié d’un meilleur encadrement institutionnel grâce à l’adoption de certains textes majeurs dont  1 loi, 12 décrets, 15 arrêtés, et autant de décisions ministérielles. Parmi ces textes, il y a  la loi 002/du 30 janvier 2015 portant statut des fonctionnaires de la protection civile, le décret portant sur le plan d’organisation des secours, communément appelé plan Orsec, la stratégie nationale de gestion des risques des catastrophes, et le décret portant sur les dispositions particulières applicables aux différents corps de la protection civile. « L’adoption de ces textes majeurs a créé la confiance auprès de nos partenaires, et suscité leurs engagements de plus en plus accrus aux côtés de la Protection civile », a-t-il souligné.

Sur le plan de la restructuration   du service , il a fait savoir que la  protection civile a connu d’importantes réformes structurelles, qui ont porté sur la création  de 7 nouvelles sous-directions ou services, et de 3 nouvelles directions régionales  qui sont : le service d’audit et de contrôle interne ; le service des relations publiques et coopération ; la sous-direction de la santé et du secours médical ; la sous-direction des ressources humaines ; la sous-direction des finances et du matériel; le centre national des opérations d’urgence ; le laboratoire d’analyse et de recherche ; les directions régionales de la protection civile de Kidal, Ménaka et de Taoudéni. «  La création de ces 3 dernières  directions régionales consacre la présence de la protection civile dans toutes les régions administratives de notre pays », a-t-il précisé.

Concernant le  renforcement des capacités opérationnelles, le DG de la protection civile Colonel Seydou Doumbia a noté que les améliorations   ont porté sur le personnel, les équipements et les infrastructures.

S’agissant du personnel, il a fait remarquer que la protection civile comprend aujourd’hui quatre corps : le corps des administrateurs ;  le corps des techniciens ;  le corps des agents techniques ; le corps des sapeurs-pompiers. « Le dernier corps, celui des sapeurs-pompiers   a été créé par la loi n°2015-002 du 30 janvier 2015, portant statut des fonctionnaires de la protection civile. L’effectif   global   est   d’environ  1700  éléments  dont 12% de personnels féminins. Ces effectifs devront évoluer, pour atteindre à l’horizon  2021, un total de 4000,  grâce  à  la  mise en œuvre de la loi de programmation relative à la sécurité intérieure (Lpsi) », a-t-il précisé. Avant d’ajouter de les conditions  de vie du personnel ont été améliorées qui portent sur la dotation individuelle conséquente du personnel en effets d’habillement; adoption du décret          octroyant des primes et indemnités aux fonctionnaires de la protection civile.

Sur le plan des équipements: la Dgpc a bénéficié de 24 véhicules dont  des ambulances, des engins incendie, des camions de transports pour le personnel et le matériel, 13 motos, 2 zodiacs, 2 pirogues à moteur, 7 groupes électrogènes, et des matériels divers. Ces équipements ont permis d’optimiser les rendements de nos unités d’intervention, et améliorer la qualité de leurs prestations auprès des populations. Au niveau des infrastructures, il a noté l’ouverture de 4 nouveaux centres de Secours, à savoir : les centres de secours des 1008 logements, de Kati, de Kabala et Kita, celui de San devra suivre dans les prochains jours.

<strong>Défis et perspectives</strong>

Parlant des défis, le DG de la protection civile a indiqué que malgré le  tableau reluisant, la Protection civile malienne connait cependant quelques insuffisances qui sont, entre autres : l’insuffisance des effectifs et de formation ; l’insuffisance des infrastructures (Bureaux, Enpc, Cnou, unités d’intervention, infirmeries); l’insuffisance des équipements (équipements individuels et collectifs). Pour les perspectives, il dira qu’ils entendent réhabiliter les unités en état de dégradation ; poursuivre le maillage du territoire par la création de plus d’unités d’intervention en vue d’assurer des    secours de proximité à nos populations ;  entretenir et à développer davantage les rapports de partenariat et de coopération.

<strong>Boubacar SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>2eme congrès ordinaire de la CODEM :  &#45;Renouvellement du bureau sur fond de tension</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/2eme-congres-ordinaire-de-codem-renouvellement-bureau-fond-de-tension-2250552.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 May 2017 01:11:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>-Une conférence extraordinaire en vue pour décider de la candidature du parti à la présidentielle de 2018</strong>

<strong><em>A l’issue de son deuxième congrès extraordinaire tenu ce week-end, la Convergence pour le développement du Mali (Codem) s’est dotée, dans la douleur, d’un nouveau bureau politique national de 79 membres. Le parti de Housseini Amion Guindo a aussi saisi l’occasion de ces assises statutaires pour réaffirmer sa loyauté à la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle (CMP) et évoquer la présidentielle de 2018</em></strong>.

Hier dimanche 14 mai, les lampions se sont éteints sur le congrès ordinaire, deuxième du genre, de la Convergence pour le développement du Mali. Ces assises qui s’étaient ouvertes le samedi 13 mai au Pavillon des sports du stade Modibo Keïta, en présence plusieurs partis amis, avaient à leur ordre du jour le renouvellement du bureau politique national, la relecture des textes du parti et l’adoption des différents rapports. Au terme des deux jours qu’ont durés les travaux, le parti de la quenouille a mis en place un bureau de 79 membres, dirigé par Housseini Amion Guindo qui rempile ainsi à la tête du parti. Le poste de premier vice-président est occupé par Abdoul Kassoum Touré, pendant que Mamadou Konaké s’installe à la 2ème vice-présidence. L’honorable Hadi Niangadou alias ‘’Djo Walaki’’, député élu en commune II du district de Bamako, a été porté au poste de 3ème vice-président, alors qu’Abdel Kader Sidibé, ex-maire de la Commune II et transfuge de l’Adema-Pasj, s’est vu attribuer le poste de 6ème vice-président. Alassane Abba, ex-député élu à Goundam, a été porté au poste de secrétaire général.

Il y a cependant lieu de souligner que le nouveau bureau a été mis en place dans la douleur, quand on sait que plusieurs militants de la section de la commune II de Bamako ont vigoureusement protesté contre le poste attribué à leur mentor, en l’occurrence Hadi Niangadou, non moins 2ème vice-président de l’Assemblée nationale du Mali. Des heures de conciliabules n’ont vraisemblablement pas servi à calmer les ardeurs des contestataires qui ont d’ailleurs boycotté la cérémonie de clôture des travaux. Ils estiment en effet qu’au regard de son poids politique au sein du parti, l’honorable Niangadou, 2ème vice-président dans le bureau sortant, méritait bien plus que le poste qui lui a été attribué dans la nouvelle équipe.

Dans cette atmosphère quelque peu délétère, Housseini Amion Guindo, non moins ministre des Sports, s’est félicité de la forte implantation de la Codem et du rang qu’il occupe sur l’échiquier politique national. Il a ainsi encouragé ses camarades à poursuivre le travail de militant qui, de 2012 à nos jours, a, dit-il, fait de la Codem la quatrième force politique du Mali et la troisième force de la majorité présidentielle.

Il a par ailleurs réaffirmé la loyauté de la Codem à la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle, soulignant toutefois la nécessité d’améliorer la structuration, le fonctionnement et l’animation  de la CMP. « Le chemin est encore long, sachons marcher ensemble », a-t-il suggéré.

<strong>La Codem et la présidentielle de 2018</strong>

Au sujet des échéances électorales à venir, notamment les élections locales et régionales, Housseini Amion Guindo a engagé son bureau à suivre les directives du congrès. Conformément aux mêmes directives,  a-t-il annoncé, une conférence nationale extraordinaire sera convoquée à l’effet de décider de la candidature de la Codem à l’élection présidentielle de 2018. Partant, le président du parti de la quenouille a engagé les siens à accroitre davantage leurs capacités de mobilisation, d’implantation et d’animation. Il a particulièrement engagé les jeunes et les femmes du parti à persévérer, à renforcer leurs organisations respectives et à améliorer leur capacité de management pour la conquête te la gestion du pouvoir.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Amélioration de la situation du pays :  L’Untm plaide pour un autre échafaudage politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/amelioration-de-situation-pays-luntm-plaide-echafaudage-politique-2223282.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 May 2017 01:25:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A la faveur de son discours prononcé à l’occasion des festivités du 1er mai 2017, le Secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm), Yacouba Katilé, a fait une analyse globale de la situation du pays. Pour la circonstance, le patron de l’Untm a fait de pertinentes recommandations</em></strong>.

A l’instar des autres pays du monde, les travailleurs maliens ont magnifié, ce lundi, la fête international du travail, célébrée le 1er mai de chaque année. L’Untm a respecté la tradition en organisant un défilé sur le Boulevard de l’Indépendance. L’événement a réuni le ministre en charge du Travail et de la Fonction publique, Diarra Raky Talla, et deux de ses collègues.

Avant le défilé des différentes sections syndicales de l’Untm, Yacouba Katilé a été on ne peut plus clair sur la question de l’amélioration de la situation du pays. Il est convaincu que faire la politique de l’autruche ne convient plus quand les problèmes se densifient. Ainsi, Yacouba Katilé pense qu’il faut un autre échafaudage politique, car, dit-il, celui installé dans l’après 26 mars a vite montré ses limites, incapable d’assurer un avenir radieux à l’ensemble du peuple. En outre, Yacouba Katilé est convaincu que le Mali doit aller à des élections crédibles où véritablement le peuple sera édifié sur les programmes, sur les capacités intrinsèques des uns et des autres à gérer le pays, dans le respect des engagements et promesses, dans la probité et la rigueur intellectuelle; dans le souci de l’image de la patrie, de son honneur. Le patron de l’Untm pense également qu’il nous faut reconstituer les embryons de développement industriel que nous a légués la 1ère  République afin de nous propulser dans l’avenir, de faire agir notre génie national, aujourd’hui brimé, altéré ; et sortir par conséquent du statut de marché de consommation. Ce faisant, il propose de chercher à promouvoir la justice sociale à travers des dispositions établissant l’égalité de chance entre les enfants d’une même République par le renforcement d’une démocratie nationale en totale adéquation avec les réalités nationales, susceptible de répondre et de satisfaire les besoins du pays et de ses populations.

Yacouba Katilé est aussi convaincu que notre pays, en dehors des slogans, est dramatiquement en retard en matière de respect des libertés syndicales, de négociation collective, de tripartisme, et maintenant de dialogue social, réduisant ainsi le degré et la qualité du partenariat des organisations syndicales, dans le développement national.

A son tour, le ministre du Travail et de la Fonction publique, chargé des Relations avec les Institutions, Diarra Raky Talla, dira qu’il est grand temps de prendre le destin en main tout en mettant en exergue le dialogue social. Selon elle, c’est le dialogue qui doit prévaloir car, dit-elle, tous les acquis des travailleurs ont été obtenus dans ce sens.

<strong>Ce qu’il faut retenir de l’état d’exécution des revendications</strong>

L’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm) a sacrifié à la tradition en faisant le point sur le bilan de ses actions à la veille du 1er mai. A la Bourse du travail, le vendredi 28 avril 2017, Yacouba Katilé est revenu sur l’état d’exécution du protocole d’accord survenu entre le Cnpm, le Gouvernement et l’Untm le 28 octobre 2014. Même si Yacouba Katilé reconnaît que les conditions du travailleur malien ont connu des améliorations, il regrette que le problème des travailleurs compressés reste en souffrance. En outre, il déplore que certains travailleurs relevant du secteur privé attendent toujours de bénéficier des augmentations consenties transposées au terme de concertations avec les patrons. Il déplore également que la baisse de l’ITS ne soit pas encore appliquée, notamment dans le privé, en totalité. En clair, il dira qu’il y a plutôt une grande insatisfaction par rapport à l’exécution du PV de conciliation du 28 octobre 2014.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>

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<title>Me Tapo, ministre des droits de l’homme et de la réforme de l’Etat :  « Je vais reprendre le projet d’abolition de la peine de mort… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/me-tapo-ministre-droits-de-lhomme-de-reforme-de-letat-vais-reprendre-projet-dabolition-de-peine-de-mort-2223252.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 May 2017 01:17:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre Kassoum Tapo ne voit pas de contradiction entre les concepts de droits de l’Homme et de reforme de l’Etat. Dans une interview exclusive, Me Tapo, ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, explique sa mission et les grands chantiers auxquels il compte s’attaquer. L’Avocat édifie en outre sur son appartenance politique. Lisez !</em></strong>

<strong>Le Prétoire : <em>Vous êtes nommé à la tête d’un ministère qui n’a jamais existé au Mali. Pouvez-vous décrire votre domaine d’action ?</em> </strong>

<strong>Me Tapo :</strong> On ne peut pas dire que ce ministère n’a jamais existé au Mali. Les droits de l’Homme était rattaché au ministère de la Justice et la Reforme de l’Etat a été rattachée tantôt  à la Fonction publique, tantôt  à l’Administration territoriale et  la Décentralisation. Pour une fois, c’est un ministère spécifique qui a été créé et cela peut être paradoxal de joindre la Reforme de l’Etat et les Droits de l’homme. En réalité, ces deux concepts vont de paire. Ma mission, c’est le renforcement de la démocratie. Il faut reconnaitre que le renforcement de la démocratie passe par le respect des droits de l’Homme  et le renforcement des institutions démocratiques. Donc, en réalité, il n’y a pas de contradiction. Ce sont deux missions fondamentales pour un Etat de droit. Ce dont je suis en charge, c’est de préparer et de mettre en œuvre la politique nationale dans les domaines des droits de l’Homme et de la Reforme de l’Etat. Dans ce cadre, je suis chargé de l’élaboration et de la mise en œuvre des mesures de protection et de promotion des droits de l’Homme d’une part et d’autre part, l’élaboration et la mise en œuvre des mesures visant à la consolidation de la démocratie, le renforcement des institutions et la promotion de la gouvernance politique. Enfin, je suis chargé de la conduite des reformes politiques, administratives et institutionnelles concourant  à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. C’est un très vaste chantier qui devrait conduire à donner un visage nouveau à l’administration malienne et à nos institutions. Il s’agit de revoir toute la gouvernance politique.

<strong><em>Quels sont les grands chantiers auxquels vous allez vous attaquer ?</em></strong>

Il n’y a pas de priorité car toutes ces politiques vont être mises en œuvre à la fois. La priorité aujourd’hui serait la révision constitutionnelle. C’est sur cette base qu’on doit faire toutes les reformes. On ne peut pas faire les reformes qu’exigent l’accord de paix avant de changer certaines  dispositions constitutionnelles. Par exemple, on ne peut pas mettre en place une deuxième chambre où sont représentées les collectivités si on ne modifie pas la constitution. Donc, c’est cela le travail prioritaire. Le projet de loi de révision a été déjà déposé à l’Assemblée nationale qui est en train de faire un travail remarquable. Je vais avoir  à défendre ce texte devant l’Assemblée nationale.

<strong><em>La création de ce nouveau ministère suffira-t-elle pour résoudre les problèmes dans ce domaine, quand on sait qu’il y a eu beaucoup de violations de droits de l’Homme au Mali depuis le début de la crise en 2012 ?</em></strong>

Je l’espère bien ! En tout cas ce sera ma mission. C’est un signal très fort qui a été donné par le Président de la République en créant ce ministère-là.  Dans un pays comme le nôtre, où nous sommes en situation de guerre, où nous faisons face au terrorisme, la tentation est grande  de transformer l’Etat en Etat terroriste. C’est surtout cette situation qu’il faut éviter. Dans pareil cas, il est essentiel de protéger les droits de l’Homme. Il faut que les droits de l’Homme soient scrupuleusement protégés, y compris les droits des terroristes. Je pense que c’est ce signal que le président de la République a voulu donner au monde entier. Je pense que je suis en domaine connu. J’ai déjà été membre de la Commission nationale des droits de l’Homme. En tant qu’avocat, je veillerai à ce que les droits de tous les citoyens soit respectés.  Les droits humains sont des droits inhérents  à la personne humaine, quelque soit la situation dans laquelle elle se trouve.

<strong><em>Quelle place allez-vous accorder à la peine de mort ? </em></strong>

Je suis un militant de l’abolition de la peine de mort. Depuis 2000, j’avais déjà invité Robert Badinter, qui a fait abolir la peine de mort en France, à Bamako pour un colloque. Etant député, j’avais initié une proposition de loi et je crois que le gouvernement même, dans la dernière législature, avait déposé un projet d’abolition de la peine de mort. Je crois que très bientôt je vais reprendre ce projet et surtout discuter avec les acteurs intéressés. Autrement dit, ceux qui semblent s’opposer à cette abolition. C’est un combat d’arrière-garde. En abolissant la peine de mort, nous allons donner au Mali sa place dans les grandes nations démocratiques. Je vais m’atteler à prouver à  ceux qui s’opposent que la peine de mort dans le code pénal n’a rien à voir avec la peine de mort issue de la Charia qui, d’ailleurs, ne s’applique pas au Mali. Nous sommes un pays laïc. Je vais reprendre le débat pour montrer pourquoi aujourd’hui le Mali doit abolir cette peine qui n’a pas été appliquée depuis plus de trente ans.

<strong><em>Quels seront vos rapports avec les organisations de défense des droits de l’Homme ? </em></strong>

Ce seront mes partenaires privilégiés. Je vais m’appuyer beaucoup sur toutes les ONG qui se battent au quotidien dans le domaine des droits de l’Homme pour qu’ensemble, nous travaillions à la promotion des droits de l’Homme dans notre pays.

<strong><em>Quelle suite allez-vous accorder au projet de reforme de l’administration publique  en cours d’exécution?</em></strong>

Le Commissariat au développement institutionnel (CDI) a été rattaché à mon département. C’est un service très important par lequel passe toutes les décisions portant sur l’organigramme du travail de l’Etat. Tous les secteurs de l’Etat ou toutes les décisions visant l’organisation passent par le CDI. Donc, c’est un service transversal qui s’occupe de la reforme à tous les niveaux de l’administration. Donc, ce département me permettra de réunir toutes les synergies pour arriver à un changement de gouvernance. Reformer l’Etat, c’est le reformer sur les plans administratif, politique, institutionnel et financier. En clair, il nous faut un Etat moderne, avec une gouvernance indiscutable, démocratique et performante.

<strong><em>En vous confiant un tel poste, qu’est-ce qu’on peut décrypter comme message, sachant bien que vous n’avez jamais travaillé dans l’administration publique ? </em></strong>

Le Président de la République est très attaché au respect des droits de l’Homme même en cette période de lutte contre le terrorisme. Il est également attaché aux questions de gouvernance. J’ai senti ma nomination comme une très lourde mission et je vais m’y attacher. Peut-être que le fait de n’avoir pas travaillé dans l’administration  facilitera les choses, parce que reformer en tant qu’administrateur, c’est un peu plus difficile. Il faut savoir que depuis des années, on a essayé de rattacher la reforme de l’Etat tantôt  à la Fonction publique, tantôt  à l’Administration territoriale et la Décentralisation. Maintenant que c’est devenu un département à part entière, on n’a plus d’excuse.  Cela signifie que le Président nous a donné tous les moyens pour reformer véritablement l’Etat. La reforme de l’Etat va de paire avec le renforcement de la démocratie. Le renforcement de la démocratie exige le respect des droits de l’Homme. C’est dans ce sens que je vois cette mission.

<strong><em>Quels seront vos rapports avec le ministre de la Justice ? </em></strong>

Il est évident que je ne peux pas m’immiscer dans le domaine de la Justice dans la mesure où il y a un ministre pour cela.  Il faut retenir que la justice a ses prérogatives. Par contre, on peut réfléchir pour voir ce qu’il faut reformer pour améliorer la distribution de la justice.

<strong><em>Lors des législatives de 2013, vous vous êtes présenté sous les couleurs de l’UDD, ce qui a créé une confusion dans l’opinion publique. Peut-on affirmer que vous demeurez militant de l’Adema ?  </em></strong>

J’ai eu l’occasion de m’expliquer déjà sur ce sujet alors que je ne m’attendais pas à être membre du gouvernement. J’avais présenté ma candidature en 2013  à la députation sous les couleurs de l’UDD pour éviter les luttes fratricides au sein de l’Adema. Cette page étant tournée, je suis redevenu Adema si jamais je n’avais pas été. A mon avis il n’y a pas de problème à ce sujet. Je me considère comme un militant Adema. Et même si j’avais annoncé que j’ai pris ma retraite à un moment donné, ça aussi j’ai eu à l’expliquer. Je suis obligé maintenant d’aller sur le terrain et de reprendre le combat politique. D’ailleurs, je n’ai même pas enttendu aujourd’hui, car je me suis impliqué dans ma section à Mopti, lors des élections communales et la législative partielle qui a eu lieu à Mopti. Ma base sait très bien que je suis un militant à part entière de l’Adema.

<strong>Entretien réalisé par</strong>

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rentrée politique du RPM à Dioïla	 :La Ruée vers le RPM pour le triomphe final</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rentree-politique-rpm-a-dioila-ruee-vers-rpm-triomphe-final-2223292.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 May 2017 01:16:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ayant le vent en poupe dans le cercle de Dioïla, le Rassemblement pour le Mali (RPM)  est convoité par les partis de tous bords. C’est du moins ce qu’il faut retenir de la rentrée politique  dirigée par Mamadou Diarrassouba le 30 avril 2017 dans la salle de spectacle de Dioïla</em></strong>.

Permettre aux conseillers de se familiariser,  évaluer les forces et les faiblesses du parti aux sortir des dernières élections communales, envisager  les voies et moyens  afin d’assurer  des victoires  éclatantes aux prochaines échéances  électorales, étaient, entre autres, les objectifs visés par la présente rencontre. Pour la même circonstance, les délégués venus des 23 sous-sections du cercle et d’ailleurs ont été émerveillés par l’annonce des adhésions massives et de taille de plusieurs conseillers venus des partis de l’opposition et de la majorité. Ce qui donnera un éclat particulier à l’événement. En présence d’une forte délégation du BPN -RPM conduite par son président, Dr  Bocari Tréta, le secrétaire général de la section RPM de Dioïla, l’honorable Mamadou Diarrassouba a planté le décor. Après avoir exprimé sa satisfaction de la bonne santé de son parti dans le cercle à l’issue  des élections communales, il a salué ses camarades pour leur engagement sans faille à rassembler tous les fils de Dioïla autour des idéaux du RPM. Après cette prouesse, a-t-il estimé, il était nécessaire    de faire ensemble  le bilan des résultats ; de discuter des forces et des faiblesses du parti; mais aussi d’envisager les moyens permettant le  renforcement  des rangs du parti, la mobilisation et la cohésion du groupe pour bien amorcer les prochaines élections.        Diarrassouba,  rappellera que  le RPM a confirmé sa suprématie aux sortir des communales de 2016 à  Dioïla  avec 136 conseillers dont 13 maires. Avant d’ajouter  qu’à ces 136 conseillers communaux,  élus sous les couleurs  du parti, une vingtaine de conseillers venant des partis comme l’URD, le Modec, le Miria entre autres ont  regagné les rangs du RPM.  Ce qui confirme la draguée avec plus de 150 conseillers sur les 409 du cercle. Les démissionnaires du Modec toujours remontés contre leur ancien présidentFaut-il le préciser, au nombre de ces adhérents de taille figurent le maire sortant, Mamadou Konaté et ses 4 conseillers démissionnaires du Mouvement pour un destin commun (Modec) ; le maire URD du village de Dolendougou, Gnito Dembélé et 6 de ses conseillers; 2 conseillers démissionnaires du Village de Dolendougou dont Mamouni Sangaré, plus connu pour ses assises politiques dans sa localité. Si les autres démissionnaires ont affirmé leur engagement à fond pour soutenir le RPM, ceux du Modec ont tenu d’abord à souligner les raisons de leur départ du micro parti dirigé par le Ministre Konimba Sidibé. “Nous avons décidé de quitter le Modec parce que rien n’allait plus entre nous et le président qui n’écoute personne. Je suis venu dans la politique grâce à lui, mais chaque chose à une fin, surtout quand les problèmes n’en finissent plus. Konimba Sidibé ne parvenait plus à gérer les militants le parti créant ainsi frustration et mésentente à tous les niveaux”,  s’est défendu M. Konaté. Maire sortant de la Commune urbaine de Dioïla, le secrétaire général démissionnaire de la section Modec, a dit se sentir en famille au RPM. Car, expliquera-t-il, la mairie lui était revenue grâce au ralliement des conseillers de ce parti au sortir des communales de 2009 avec lesquels il a géré jusqu’en 2016 dans la plus grande cohésion. “Je suis très heureux d’adhérer au RPM avec tous mes sympathisants.   C’est un parti que je connais bien parce que j’ai collaboré avec tous ses cadres locaux. Nous sommes venus soutenir le RPM pour le triomphe final.  J’invite tous les autres qui hésitent encore à nous rejoindre au RPM afin de bâtir un Mali fort et prospère”, a affirmé le nouvel adhérent au RPM et d’ajouter qu’il se fixe désormais comme l’objectif la réélection du président IKB en 2018. “Avec l’adhésion de 14 conseillers au parti, il y a lieu de se réjouir. Nous sommes très contents aujourd’hui. La famille s’agrandit, c’est ce que nous souhaitons au quotidien”, a confié Mamadou Diarrassouba, secrétaire général de la section RPM de Dioïla.

<strong>Oumar Konaté</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le MODEC enterre à Dioïla : L’ancien maire et 4 autres conseillers virent au RPM</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/modec-enterre-a-dioila-lancien-maire-4-autres-conseillers-virent-rpm-2208552.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Apr 2017 10:58:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mouvement pour un destin commun (Modec), parti à l’allure du sectarisme, perd son fief. Il s’agit de Dioïla, où son maire sortant, Mamadou Konaté a démissionné avec 4 autres conseillers</em></strong>.

Le parti du ministre Konimba Sidibé, le Modec, meurt à petit feu. Sa descente aux enfers a commencé avec la composition des listes lors des communales de 2016 après sa débâcle aux législatives de 2013. En perte de vitesse, ce micro parti vient de subir une lourde perte. Ses conseillers issus des élections communales du 20 novembre dans la commune de Kaladougou (Dioïla) viennent de le lâcher. Il s’agit du maire sortant, Mamadou Konaté et ses 4 conseillers. Ce qui fera dire les observateurs politiques que le Modec est enterré dans cette localité, d’où est originaire son président. En tout cas, cet effondrement du Mouvement pour un destin commun fait l’affaire du Rassemblement pour le Mali (RPM) qui a le vent en poupe dans le cercle. Car, c’est au parti présidentiel qu’ils ont déposé armes et bagages.

Les motifs de cette débandade au sein du Modec sont presque connus de tous. Car, il y a de cela 3 ans que les militants ne comprennent pas la posture de leur Président        Sidibé. Il dénonce l’incohérence politique du fondateur du parti. Ils se disent déçu par Konimba Sidibé, de par son double langage.   Membre du gouvernement, le Ministre ne cache pas sa phobie  contre le RPM. Or, pour ses militants soit on est avec un système, ou on est contre. C’est pourquoi, ils s’insurgent contre le double jeu de leur mentor. Celui là même qui leur avait demandé de voter pour le candidat du RPM au second tour de la présidentielle de 2013. Pour eux, il est inconcevable qu’il soit avec IBK et nourrir de la haine contre le parti de celui-ci. Car, on ne saurait dissocier IBK du RPM.

Faut-il le rappeler, pour le même motif, le Modec a été vidé dans deux grandes communes du cercle de Dioïla, notamment  à Massigui et à Niantjila. C’était dans la foulée des préparatifs des élections communales de 2016 où le secrétaire général de la sous-section Modec de Massigui, Broulaye Sidibé, le président d’honneur, Adama Coulibaly et le secrétaire administratif, Boubacar Diarra dit Beken et les autres militants ont claqué la porte du parti. Au même moment, le maire de Niantjila, Amadou Togola a lui aussi démissionné du parti   pour adhérer au RPM.

A l’époque, le porte-parole des démissionnaires, Boubacar Diarra dit Beken,  reprochait au ministre  Sidibé son incongruité politique. «en 2004, il y a eu des incidents douloureux avec des   blessures graves entre nous à l’époque Parena  et le RPM. En la faveur de la création du Modec, nous l’avons suivi. Mais la tension est restée vive entre nous et le RPM. Heureusement, en 2013  après l’élimination de Konimba Sidibé au 1er tour de la présidentielle, il nous a appelé à voter pour le candidat du RPM, IBK. Ensuite, au cours d’une conférence de section à Dioïla dans les perspectives des communales, il nous a demandé de faire des alliances avec des formations politiques qui font notre affaire dans nos localités respectives. Ainsi, nous avons décidé d’aller avec le RPM. Mais, à la dernière minute, le Président Sidibé s’est opposé à cela avec un ton peu courtois.  Or c’est lui-même qui nous a appelés à voter IBK. Et maintenant il dit qu’il avait dit de voter IBK et non le RPM. Pour nous, on ne peut pas distinguer  IBK du RPM », avait-il soutenu.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<item>
<title>Besoins humanitaires 2017 au Mali : Environ 3,7 millions de personnes nécessiteraient une assistance</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/solidarite/besoins-humanitaires-2017-mali-environ-37-millions-de-personnes-necessiteraient-assistance-2208582.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/solidarite/besoins-humanitaires-2017-mali-environ-37-millions-de-personnes-necessiteraient-assistance-2208582.html</guid>
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<pubDate>Thu, 27 Apr 2017 10:51:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le bureau de Coordination des affaires humanitaires au Mali (Ocha) a fait son rapport trimestriel de janvier à mars 2017 sur la situation humanitaire ainsi que des besoins de notre pays courant 2017. Il ressort  de cette étude que L’insécurité alimentaire et nutritionnelle affecte plus de 3,53 millions de personnes au Mali, dont 18% sont situées dans les régions du nord (Tombouctou, Gao et Kidal)</em></strong>.

Le rapport trimestriel  du bureau de Coordination des affaires humanitaires au Mali (Ocha) a été publié il y a quelques jours. Il ressort de ce rapport qui couvre la période de janvier à mars 2017 que l’insécurité alimentaire et nutritionnelle affecte plus de 3,53 millions de personnes au Mali, dont 18% sont situés dans les régions du nord (Tombouctou, Gao et Kidal). L’accès aux zones agricoles et les mouvements de transhumance du bétail dans ces zones, indique le rapport,  sont encore perturbés par les mouvements des groupes armés. Par ailleurs, même si la campagne agricole est annoncée bonne, la déstructuration de certains marchés agricoles, la défaillance des services agricoles et d’élevage de proximité et la forte perturbation des approvisionnements en intrants agricoles restent des  facteurs qui pourraient empêcher les ménages ruraux de profiter de la bonne campagne agricole.

Le rapport note  aussi que l’insécurité alimentaire a été exacerbée par  l’accès inadéquat aux services de santé et à l’eau, l’hygiène et l’assainissement. « La malnutrition est un problème majeur de santé publique au Mali. 61 % des enfants de moins de 5 ans et près de la moitié des femmes en âge de procréer souffrent d’anémie. Près de 852 000 personnes ont besoin d’assistance préventive et curative, soit respectivement 680 500 enfants et femmes enceintes et femmes allaitantes (Fefa) touchés par la MAG et 171 278 enfants et FEA à risque dans les régions à forte prévalence de malnutrition (Gao, Tombouctou, Ségou,…) ».

Selon le Cluster eau, hygiène assainissement (EHA), près de 1,2 million de personnes ont besoin d’appui en eau, hygiène et assainissement. La situation est particulièrement préoccupante dans la région de Kidal où la  Société malienne de gestion de l’eau potable n’est pas présente depuis mai 2014 et où la recrudescence des branchements anarchiques nuit à l’approvisionnement en eau des populations. En 2016, précise le rapport, plusieurs localités notamment dans le Gourma (région de Tombouctou) ont connu des tarissements des ressources en eaux anormales, ayant causé des situations d’urgence localisées pour les populations et le bétail habitant dans ces localités.

Concernant le bilan des contraintes humanitaires, le rapport fait état  de 28 contraintes d’accès enregistrées dans le nord et le centre du pays. Environ 89% des cas ont été rapportés dans les régions du nord (Gao, Kidal, Ménaka, Taoudéni et Tombouctou). Les attaques contre le personnel, les biens et infrastructures humanitaires représentent 68% des incidents.

<strong>Une réponse humanitaire de 293 millions de dollars  attendue            </strong>

L’évaluation des effectifs des personnes dans le besoin au Mali, qui sous-tend la planification de la réponse, a été réalisée par secteur d’intervention. Il a été estimé qu’en 2017, environ 3,7 millions de personnes nécessiteraient une assistance (soit 20 % de la population malienne). Le Plan de réponse humanitaire  envisagé vise à apporter une assistance humanitaire aux plus vulnérables pour renforcer leur accès aux services sociaux de base, améliorer leurs moyens de subsistance et leur capacité de résilience et consolider la préparation aux urgences. Il comporte près de 140 projets présentés par 50 partenaires et requiert un financement de 293 millions de dollars (USD). Les actions proposées ciblent en priorité les zones touchées par le conflit dans le nord et le centre du pays, ainsi que les populations déplacées, retournées ou rapatriées. À travers ce plan, note le rapport,  1,36 million de personnes seront assistées par des interventions dans huit secteurs : la sécurité alimentaire, la nutrition, la santé, l’eau-hygiène-assainissement, l’éducation, la protection, les abris et biens non alimentaires, et le relèvement précoce. Le plan assurera aussi la coordination de la réponse.

<strong>Boubacar SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Crise du football : Vers un accord</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/crise-football-vers-accord-2208602.html</link>
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<pubDate>Thu, 27 Apr 2017 10:50:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La crise du football malien sera bientôt un mauvais souvenir. Le linge sale se lave en famille. Tout le monde peut se tromper. C’est ce qu’a compris le gouvernement malien qui a engagé des médiations entre les frondeurs et le comité exécutif de la fédération malienne de football</em></strong>.

Pour sortir le football malien de la crise qu’il traverse, des pourparlers entre les différents protagonistes de ladite crise ont démarré depuis le lundi 24 avril 2017 sous l’égide d’Abdoulaye Idrissa Maïga, Premier ministre malien, accompagné par Amadou Koïta, ministre de la Jeunesse et de la Reconstruction citoyenne, Abdel Karim Konaté, ministre du Commerce et porte-parole du gouvernement. La première journée des négociations a été moins fructueuse. La deuxième tentative s’est ouverte le mardi 25 avril 2017 dans la soirée et elle a été la bonne, selon notre source. La même démarche s’est poursuivie hier mercredi dans la soirée, juste pour parapher l’accord conclu. Selon une source proche du dossier, plusieurs propositions ont été faites de part et d’autre. Ainsi, une nouvelle assemblée générale extraordinaire sera organisée pour levée les sanctions qui frappent certains dirigeants. Parce que seule l’assemblée générale de la fédération malienne de football peut décider de lever les sanctions qui font l’objet de blocage, voire de prise d’otage du football malien. Quelque soit l’issue de cette assemblée générale élective, les responsables sont interpellés à mettre le Mali au dessus des considérations personnelles. Sans quoi, le développement du football malien en général sera très compliqué. Ensemble main dans la main pour le bien-être du football.

Rappelons que depuis bientôt 40 jours, la Fédération malienne de football est suspendue par la Fifa pour ingérence politique. Dès lors, le Mali a perdu tout droit au niveau de la Fifa, le championnat est bloqué et aucune sélection nationale du Mali encore moins un club malien n’est autorisé à prendre part à une compétition continentale ou internationale. Les enfants n’ont rien effectué pour mériter cette situation. Pourtant, l’espoir est toujours permis pour la sortie définitive de cette crise planifiée. D’énormes efforts ont été consentis face au même problème, à savoir l’augmentation des équipes de première division qui sont passées de 16 à 20 clubs et l’assemblée générale extraordinaire de la Femafoot tenue du 29  novembre 2016 à Sikasso. Cette assemblée s’est déroulée suite à la sentence du TAS du 4 octobre 2016. Elle a validé les neuf membres coptés après l’assemblée générale élective de tenue à Mopti en 2013 et allégé les sanctions infligées à certains dirigeants de football. Ensemble nous pouvons.

<strong>Yacouba TANGARA    </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion des fonds de SPANA &#45;MALI : Le festival des brigands !</title>
<link>https://www.maliweb.net/org-non-gouvernementales/gestion-fonds-de-spana-mali-festival-brigands-2208622.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Apr 2017 10:26:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si Spana, une organisation humanitaire britannique, vise à protéger les animaux et la nature, force est de constater qu’elle a aussi servi de vache laitière à certains, qui mobilisent des fonds à leur seul profit. Un vrai scandale !</em></strong>

L’ONG-Société pour la protection des animaux et de la nature (Spana) est une organisation humanitaire britannique lancée au Mali en 1996. Elle comporte 4 programmes, à savoir: le programme éducatif, le programme du nord, le programme vétérinaire et le programme épi-thérapie. Il nous est toutefois revenu de sources proches de cette organisation qu’une grande opacité entoure la gestion des fonds destinés à la protection des animaux et la nature. Notre source rapporte en effet que le Directeur de Spana-Mali, en l’occurrence Amadou Doumbia, ferait preuve d’amateurisme et baignerait dans une magouille à ciel ouvert. Conséquence: la gestion des fonds de cette organisation humanitaire britannique laisse à désirer.

Selon d’autres témoignages, un  réseau se serait formé autour des  fonds de l’organisation, avec la bénédiction de M. Doumbia qui gérerait le projet sans aucune mode opératoire de suivi. Il nous revient aussi que les bénéficiaires ne sont même pas informés de la présence de Spana au Mali.

Au regard de cette  situation qui frise le brigandage, certains observateurs en sont aujourd’hui à se demander si les autorités de tutelle sont régulièrement informées des activités de Spana-Mali.

L’autre scandale, selon notre source, c’est l’attribution, de gré à gré, des marchés de la restauration des sessions de formation organisées par Spana-Mali à la fille de M. Doumbia.  Notre interlocuteur de préciser: «Le restaurant en question est ‘’O Buffet’’, sis à Hamdallaye ACI 2000. C’est non seulement pour lui un moyen de remplir les caisses de sa fille, mais aussi et surtout de faire de la surfacturation».

<strong>Zones d’ombre !</strong>

A en croire notre source, à ce jour, beaucoup de zones d’ombre planent sur l’exécution des projets. Comment comprendre par exemple que les bénéficiaires ne soient pas régulièrement informés de l’existence du projet, alors qu’il y a un fonds spécifique destiné à la communication. Pire, le rapport de Spana-Mali n’aurait jamais fait l’objet d’une quelconque publication. «D’ailleurs, est-ce que Spana-Mali produit un rapport d’activités  annuel ?  Y a-t-il des retombées des activités de Spana-Mali de sa création à nos jours ? En 20 ans d’existence de Spana-Mali, le programme épi-thérapie a-t-il pu réellement soigner un handicapé au Mali ? Si oui, qui sont-ils ?», interroge notre interlocuteur qui affirme par ailleurs que le sieur Amadou Doumbia cumule trois fonctions. «Amadou Doumbia est professeur  à l’IPR de Katibougou. Il est vétérinaire au Parc national Zoo Aga Khan», confie-t-il. Comment donc gérer convenablement l’ONG Spana-Mali dans cette situation? Le sieur Amadou Doumbia ne tombe-t-il pas sous le coup de l’incompatibilité en cumulant trois fonctions, comme s’il n’y avait pas d’autres cadres valables au Mali ?

<strong>Amadou Doumbia, un DG allergique à la presse</strong>

Dans le souci de l’équilibre de l’information,  nous avons voulu rencontrer le Directeur de Spana-Mali. Curieusement, ce dernier n’a jamais voulu nous recevoir. A travers nos investigations, nous avons essayé de comprendre les contradictions et la légèreté qui émaillent ce dossier. Le triste constat en est que M. Amadou Doumbia se dit incapable d’apporter des précisions sans un écrit préalable ou un questionnaire préétabli, à lui adressé par nos soins. Malgré notre insistance pour qu’il nous envoie son adresse email afin de lui envoyer le questionnaire, M. Doumbia a tout simplement décidé de ne pas piper mot. Pire, il nous a envoyé balader, en nous disant par téléphone de faire notre travail et qu’il n’est pas obligé de nous répondre. Pourquoi n’a-t-il pas voulu nous recevoir ? N’est-ce pas là une raison de plus pour lui de camoufler ses manœuvres ? Et cela jusqu’à quand ? S’interroge-t-on.

En tout cas, les plus hautes autorités du Mali et les partenaires britanniques doivent faire preuve de diligence et tirer au clair cette affaire.

Il est temps de prendre des dispositions qui s’imposent pour freiner cette gestion opaque qui prend en otage les cibles du projet.

<strong>Nous y reviendrons </strong>

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sécurité intérieure : 446 milliards F CFA pour la reforme du secteur</title>
<link>https://www.maliweb.net/securite/securite-interieure-446-milliards-f-cfa-reforme-secteur-2208512.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 27 Apr 2017 10:04:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’information a été donnée hier, mercredi 26 avril, par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile lors du point de presse hebdomadaire organisé par le porte-parole du gouvernement, non moins ministre du Commerce, Abdel Karim Konaté</em></strong>.

Selon le ministre en charge de la Sécurité, Général Salif Traoré, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi de programmation relative à la sécurité intérieure sur la période 2017 à 2021. A ses dires, cette loi est une première en République du Mali. Il justifie la nécessité de cette loi par le constat selon lequel les forces de sécurité maliennes ne sont pas suffisamment outillées pour faire face aux défis qui se posent à elles.  Le ministre Traoré affirme que les menaces actuelles sont très complexes et ont pour noms le grand banditisme et le terrorisme,  entre autres. « Ces forces de menace doivent être maitrisées de façon différente », dit-il. Pour ce faire, il informe que la nouvelle loi va permettre une formation spécifique, adéquate et continuelle  de nos forces de sécurité. Au titre de cette formation, Salif Traoré insiste sur le fait que les forces de sécurité verront leurs capacités renforcées en termes de respect des droits de l’Homme. Aussi, il ajoutera que ladite loi va permettre l’amélioration des conditions de vie et de travail des forces de sécurité à savoir : la rénovation des camps, l’équipement et le traitement des hommes. « Voilà quelques axes qui ont permis d’évaluer les besoins. Pour cela le Gouvernement a décidé de faire un effort qui a consisté à envisager la somme de 446 milliards de nos francs. », précise t-il.

Le ministre de la Sécurité, parlant toujours des avantages de la loi, indique que sur les 5 ans qu’elle durera, il y aura des recrutements en nombre suffisant, des formations adéquates pour les hommes et des équipements de pointe leur permettant de faire face aux nouvelles formes de menace. Insistant sur le maillage du territoire, le Général de Brigade veut que les forces de sécurité soit plus proches des populations. Ainsi, il a annoncé la création de nouveaux commissariats de police pour certaines localités et des compagnies de gendarmerie pour d’autres localités, une façon, dit-il, d’être plus près des populations et de pouvoir sécuriser l’ensemble des citoyens et de leurs biens.

Quant au financement de l’ambitieux programme, le ministre a indiqué qu’il sera pris en compte à 100% par le budget national. Cependant, il a entionné que le gouvernement travaille avec des partenaires.

Du communiqué du Conseil des ministres, il ressort que cette loi vise à organiser le secteur de la sécurité qui connait des dysfonctionnements et des insuffisances, notamment, le manque de personnel, la faible capacité opérationnelle des forces de sécurité et de protection civile, le manque d’équipements et d’infrastructures adaptés.

Ainsi, le projet de loi vise à corriger ces disfonctionnements et insuffisances et à permettre aux forces de sécurité de mieux assurer la protection des personnes et de leurs biens et de participer à la défense de l’intégrité territoriale.

<strong>Recensement général de la population  et de l’habitat en vue                          </strong>

Pour sa part, le ministre de l’Aménagement du territoire et de la Population, Adama Tiémoko Diarra,  qui a aussi participé au point de presse, a tenu à informer de l’adoption par le Conseil des ministres du jour d’un projet de décret fixant les modalités d’application de la loi n°98-020 du 9 mars 1998 régissant le recensement général de la population et de l’habitat (Rgph).  Selon lui, le Rgph est institué par la loi du 9 mars 1998 dans la perspective de fournir des données sociodémographiques pertinentes et fiables et d’assurer une meilleure prise en compte des variables démographiques dans la formulation des programmes et stratégies de développement.    Le ministre Adama Tiémoko Diarra affirme que le décret du 27 mars 1998 fixant les modalités d’application de cette loi doit être relu en raison des mutations du cadre institutionnel de gestion du processus de recensement général de la population et de l’habitat. Parlant du projet de décret adopté dans ce cadre, il a indiqué qu’il institue tous les dix (10) ans le recensement général de la population et de l’habitat et prévoit au niveau national, régional et local les organes de supervision et de coordination des opérations de recensement.           Il justifie l’adoption du présent projet de décret par la nécessité de l’amélioration de l’organisation des opérations de recensement de la population et de l’habitat au Mali. A cet effet, le ministre ajoutera que le recensement annoncé est prévu pour 2018 et avec comme spécificité d’être biométrique comme au Sénégal et en Cote d’Ivoire et sera disponible dans un délai record de deux semaines. Contrairement au dispositif actuel dont les résultats durent deux ans.

<strong>IBK met les ministres en garde contre l’attentisme</strong>

A en croire le porte-parole du gouvernement, lors du Conseil des ministres du mercredi dernier, le Président IBK a été très ferme avec les membres du gouvernement quant au suivi des conventions signées avec les différents partenaires. Selon le ministre Abdel Karim Konaté, le Ibrahim Boubacar Keïta ne veut plus tolérer un manque de suivi d’un dossier de la part d’un ministre. Ainsi, il a intimé à tous les ministres concernés par les conventions de les suivre pas à pas. En tout cas, IBK ne voudrait plus les bailleurs attendent les ministres.

<strong>Vers la résolution de la crise du football malien</strong>

Le ministre Abdel Karim Konaté a par ailleurs informé les hommes de médias que le Premier ministre l’a désigné comme médiateur dans la crise du football que traverse notre pays actuellement. A ce titre, il dit avoir pu ramener les deux camps protagonistes autour d’une même table le mardi dernier. Ainsi, au cours d’une rencontre qui a duré de 17h à 1h, les deux camps sont parvenus à vider leur sac et se sont serrés la main. Ce qui, dit-il, est une avancée notable dans la résolution de la crise. Aussi, a-t-il affirmé que le gouvernement a convié les deux camps pour une autre rencontre ce mercredi et que sûrement, il y aura un dénouement de la crise.

<strong>Harber MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grogne sociale :  IBK à l’épreuve de l’histoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/grogne-sociale-ibk-a-lepreuve-de-lhistoire-2200382.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Apr 2017 13:29:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il y a quatre ans environ, il a été élu proprement, il faut le connaître, grâce au contexte national alimenté de coup d’Etat et de crise sécuritaire au double dessein indépendantiste et islamique voire terroriste. Mais, s’il est arrivé au pouvoir à la faveur de la crise politico-sécuritaire de laquelle notre pays peine encore à se remettre, c’est parce qu’il s’était forgé quelques années plutôt, c’est-à-dire pendant le temps qu’il a exercé la fonction de premier ministre, la réputation d’un homme de fermeté</em></strong>.

Ainsi, massivement, les maliens s’étaient mobilisés pour son élection. Les uns l’avaient juste voté. Les autres, ont également fait voter pour lui en plus de leurs propres votes. Sa légitimité ne souffrait pas de doute. Cependant depuis qu’il est arrivé au pouvoir, des événements n’ont pas cessé de la fragiliser. Au nom du réalisme politique, il a commencé par se rapprocher de l’ancien chef de l’Etat Moussa Traoré. On se souvient qu’il l’avait qualité d’homme d’Etat redoutable et de grand républicain. Ce qui me semble une insulte et de la mémoire des victimes des événements de 91 et des acteurs du mouvement démocratique. Certains disent qu’il voulait blesser l’ancien président Alpha Omar KONARE. De toute façon c’était une grave faute politique. Il aurait cherché à blesser son ancien ami autrement. Peut être qu’il a oublié qu’il a sacrifié le sort des milliers de jeunes maliens pour sauver le pouvoir de celui qu’il prétend combattre aujourd’hui en leur infligeant des années facultatives et pire des années blanches. En outre, il y a des personnalités politiques que la plus part de ses électeurs ne voulaient plus voir aux affaires. Au lendemain de son élection, elles étaient presque toutes revenues au pouvoir. Les motifs de la démission de son ancien premier ministre, Omar Tatam Ly a jeté sur son pouvoir un large discrédit. M. Ly dans sa lettre de démission aurait dénoncé le laxisme, le népotisme et la corruption qui mine le pays. En rendant le tablier, c’était une manière de dire qu’il n’en sera pas complice.

On croyait surtout qu’avec son arrivée aux affaires, il allait rétablir l’honneur et la dignité du Mali comme il l’avait promis pendant les campagnes présidentielles. Mais il n’en a rien été. Il avait promis de ne pas négocier avec les rebelles pendant les campagnes électorales présidentielles ainsi qu’au lendemain de son investiture. ATT avait suggérer commencer directement par la gestion politique de la rébellion touareg. IBK, pour se faire élire, avait promis aux maliens la guerre totale. Mais il a fini par négocier avec le couteau à la gorge.  Il a même osé dire une fois, pour se venger de son ancien Premier ministre, Moussa Marra qu’aucune fanfaronnade politique ne va l’emmener à Kidal. Le comble est qu’il se propose même de le poursuivre pour le fait que sa visite à Kidal s’était soldée de morts. Il doit être dans la diversion et le dilatoire. Il ne va pas oser le mettre en prison parce que personne ne va lui croire. Il n’ose pas dire que Marra est parti à Kidal contre son gré. Il y a forcement un autre motif pour son projet. Il ne peut être que politique. Il est électoral ou diplomatique. IBK peut vouloir mettre Marra en prison pour qu’il ne soit pas un obstacle en 2018. Il peut vouloir l’enfermer également juste pour faire plaisir à la communauté internationale. Si c’est au nom du réalisme politique qu’il veut sacrifier Marra, il est bien possible de dire qu’il est passé de la fermeté à la compromission.

Pourtant, la déception des gens ne vient pas tellement du fait qu’il a failli de fermeté dans la gestion de la crise. Si nombreux sont les maliens qui ne se reconnaissent plus en lui, c’est moins son échec dans la gestion de la rébellion que les scandales de corruption dans lesquels des éléments de son entourage immédiat sont impliqués. Il est su budgétivore, mais on ne pouvait pas croire qu’il pouvait oser se permettre ou même permettre à d’autres de voler l’argent public après la confiance et l’espoir que le peuple malien a placé en lui.

Il s’agit entre autres de l’affaire de l’avion présidentiel, l’achat d’équipements militaires, d’engrais frelaté et de tracteurs. La liste est loin d’être close.

Au fait, la grogne sociale qui ne cesse de se durcir n’est ni plus ni moins que l’expression de l’immense espoir déçu. Plusieurs syndicats, notamment la santé, la justice, l’Education, l’Enseignement supérieur, les collectivités territoriales, les inspecteurs de travail, les « diplomates », la magistrature ont décidé de se faire entendre. Ils ne cherchent pas à prendre le pouvoir, ils veulent juste l’amélioration des conditions de vie et de travail de leurs militants. Des grèves perlées, la grogne sociale est entrain de s’organiser. Peut être qu’elle va produire de l’inattendu et donc du miracle. On dit que la bourse du travail commence à être occupée par les organisations syndicales. Malgré « le changement de gouvernement », il faut craindre qu’elles ne finissent par se coordonner. La grève commence à prendre la forme de la contestation, de la protestation voire même de la mise en garde. Par le truchement des organisations syndicales, les Maliens se font de plus en plus entendre.

Ainsi, six syndicats de l’enseignement ont appelé leurs militants à une marche pacifique sur l’ensemble du territoire national. Une autre est prévue pour le 27 de ce mois. Objectif ? Donner de la voix face à un gouvernement dont la priorité semble ne pas être le bien être des maliens. Il est vrai que la grève illimitée du syndicat national de la santé et de l’action sociale a été levée grâce à la clairvoyance du tout nouveau premier ministre. Cependant pour l’enseignement supérieur, la grève n’est pas levée et donc les problèmes risquent de se compliquer. Ce qui fait planer le spectre d’une année blanche. Selon une source sécuritaire, des étudiants de l’école de médecine ont voulu marché sur Koulouba. Ce qui risque de se généraliser dans les jours à venir.

Il convient de noter que les gouvernants ne se soucient pas de la souffrance des citoyens. Ils n’ont pas conscience que dans les familles, les gens arrivent difficilement à s’offrir les (trois) repas quotidiens. Les Maliens ont faim ! Ce qui en rajoute au malaise social. A l’opposé, une minorité constituée autour du clan et de la famille, exhibe maladroitement ses butins et son luxe. Dans cette ambiance nauséabonde, les populations sont confrontées à une augmentation vertigineuse des prix des produits de première nécessité.

Pour gérer la grogne sociale et donc alléger la souffrance des populations, il fallait réduire considérablement la taille du gouvernement. Mais malheureusement, le partage du gâteau que le président a promis de combattre et donc le réalisme politique a prévalu sur le souci du développement du Mali. On scande que le Mali est pauvre et au même moment, dans les faits, on voit que la corruption, le népotisme ne cessent de cheminer jusqu’au plus haut sommet du pouvoir. Face aux revendications corporatistes, les autorités jouent au dilatoire, à la division et au mépris. Alors chaque année le Vérificateur Général publie dans son rapport une perte de plus de trois cents milliards de francs CFA. Et il faut être certain que son rapport est largement en deçà de la réalité.

Les gouvernants doivent comprendre que nous ne sommes plus au temps de la fondation, où il était possible de demander l’investissement humain. A l’époque, il était évident que le pouvoir politique, malgré toutes les critiques qu’il était possible de l’adresser, avait le souci du bien être de ses populations. Maintenant les choses ont radicalement changées. Les gouvernants n’ont que souci pour eux-mêmes. Malgré tout on veut nous faire revivre les principes du pouvoir de la fondation. Les populations ne vont jamais accepter ce jeu parce que l’inégalité du partage est flagrante. Le problème ce n’est pas la grogne sociale contrairement à ce que certains veulent faire passer dans l’opinion mais plutôt l’hypocrisie et le mépris des gouvernants vis-à-vis de la souffrance de leurs propres citoyens.

La vérité est que les gouvernants ne veulent rien céder sur les milliards qu’ils détournent chaque année au vu et au su de tout monde. Mais ont intérêt à comprendre que les temps ont changé. On est à un moment où les peuples ne veulent rien céder de leur droit à la vie et à la liberté. Ce qui est regrettable, c’est le fait que pour se faire entendre, il faut toujours recourir à la violence.  L’histoire va juger.

<strong>Bakabigny KEITA </strong>

<strong>Professeur de Philosophie politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Idrissa Tangara et les 13 autres contre le stade 26 mars :  L’avocat des plaignants demande 15 millions francs CFA/personne</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/proces-idrissa-tangara-13-autres-contre-stade-26-mars-lavocat-plaignants-demande-15-millions-francs-cfapersonne-2200472.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/faits-divers/proces-idrissa-tangara-13-autres-contre-stade-26-mars-lavocat-plaignants-demande-15-millions-francs-cfapersonne-2200472.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Apr 2017 13:25:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après 16 ans de loyaux services rendus au stade du 26 mars de Bamako, quatorze travailleurs ont été licenciés le 1er février 2016 par un communiqué de Alkaya Touré, directeur du stade. Me Modibo T. Doumbia, avocat d’Idrissa Tangara et autres, réclame 15 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts et 200 000 francs CFA de prime et par personne</em></strong>.

Ils sont deux plombiers, deux électriciens, quatre manœuvres, deux gardiens et quatre autres personnes travaillant au stade du 26 mars de Bamako depuis 2001. Ces chefs de famille viennent d’être remerciés par Alkaya Touré, directeur du Stade, sans droits.  Parmi les quatorze victimes, il y a des noms connus, à savoir Drissa Traoré dit Poker, ancien joueur de l’équipe nationale de football du Mali,  Moussa Diakité, Issiaka Keïta, tous des anciens footballeurs du Mali. Lésés par cette décision, les victimes ont intenté un procès contre le Stade du 26 mars de Bamako.  Alkaya Touré a pris cette décision quelques mois seulement après sa nomination à la tête de l’infrastructure.  Comme nous sommes dans un Etat de droit, actuellement l’affaire est pendante devant la Cour d’appel de Bamako. Modibo T. Doumbia, avocat du collectif des travailleurs licenciés,  propose quinze millions de francs CFA par personne en guise de réparation des dommages et intérêts et la somme de 200 000 francs par personne.  Reporté le 7 mars 2017,  le 26 mars 2017, le 11 avril 2017 puis le 18 avril 2017, le  délibéré est attendu à nouveau le 9 mai 2017.  Rappelons que le procès a démarré depuis le 3 mai 2016 au tribunal de travail qui leur a donné gain de cause, selon Idrissa Tangara.

<strong>Yacouba TANGARA</strong>

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<title>Crise du football malien : Les vrais acteurs exigent l’annulation des décisions ministérielles !</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/crise-football-malien-vrais-acteurs-exigent-lannulation-decisions-ministerielles-2200422.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Apr 2017 13:11:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les décisions n°0011-2017 et 0012-2017 de dissolution de la Femafoot et de mise en place du comité de normalisation prises par Housseini Amion Guindo dit Poulo, ministère des Sports sont décriées.  Elles ont occasionné la suspension du Mali par la Fifa. Les footballeurs, supporteurs, dirigeants et arbitres ont battu le pavé le jeudi 20 avril 2017 pour obtenir l’annulation de ces décisions</em></strong>.

«Non à la suspension de la Fédération malienne de football (Femafoot) par la Fifa, libérez notre football, non à la politisation du football, Poulo dégage ! ». Tels étaient les slogans de la marche des acteurs du football malien.  Ces messages étaient lisibles sur les banderoles et pancartes brandies en l’air par les footballeurs en activité, les supporteurs, les responsables de clubs et ligues, arbitres et amateurs du ballon rond tout court.

En dépit de la chaleur, plus 1 000 personnes selon la police, et 2000 personnes selon les organisateurs, se sont mobilisées pour demander l’annulation des décisions ministérielles afin d’obtenir immédiatement la levée de la suspension de la Femafoot par la Fifa. Les décisions n°0011 et 0012-2017 du ministre de Housseini Amion Guindo, ministre des Sports, ont occasionné la suspension du Mali par la Fifa et la mise en place d’un comité de normalisation non reconnu par les instances internationales du football que sont la Fifa et la CAF.

Au niveau de la Primature, sept personnes de la commission d’organisation de la marche ont été reçues par le chef du gouvernement. Après environ 30 minutes d’entretien, l’espoir renait.

Le Premier ministre a félicité la délégation pour l’esprit pacifique qui a entouré leur manifestation, ce qui dénote du sens de la responsabilité civique attendue de tout citoyen malien. Il s’est dit sensible à leur démarche. Il poursuit en affirmant: « la décision ministérielle a été prise en toute responsabilité et par conséquent que toute la suite de la gestion de cette affaire mérite de la patience et du respect de toutes les dispositions légales. Votre lettre est en de bonnes mains ». Pour finir, le chef du gouvernement leur a demandé de garder espoir pour la suite.

Selon Bissi Sangaré, président de la commission d’organisation de la marche : « le Premier ministre s’est réjoui de l’esprit de la marche. Il nous a confié qu’il a déjà échangé avec le président de l’Assemblée nationale. Nous lui avons demandé le retour du Mali dans le giron du football mondial. Nous pensons que le ministre des Sports est dans l’erreur. Nous avons évoqué l’urgence des doléances dans la mesure où l’ultimatum de la CAF par rapport aux U-17 expire dans quelques jours ».

Les marcheurs ont quitté la Bourse du travail, en passant par la place de l’Indépendance pour rallier la cité ministérielle, où se trouve la primature. L’anecdote de la marche fut le fait qu’en se rendant à l’Assemblée nationale,  le Premier ministre a croisé les marcheurs sur son chemin.  Les marcheurs ont remis une déclaration à Abdoulaye Idrissa Maïga, Premier ministre.

La marche a été bien encadrée par la Police. D’autres actions sont prévues si les choses ne bougent pas vite. Il est important de signaler que le comité de normalisation mis en place par le ministre des Sports n’a pas la solution dans la mesure où il n’est pas reconnu par les hautes instances : la Fifa, la CAF et encore moins par la majorité des membres de droit de la Femafoot. Certes les décisions ministérielles ont induit tout le gouvernement malien à l’erreur, mais sortir de cette erreur est un signe de grandeur.

<strong>Yacouba TANGARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Installation des autorités intérimaires à  Tombouctou et Taoudéni : A quel prix ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/installation-autorites-interimaires-a-tombouctou-taoudeni-a-prix-2200282.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Apr 2017 13:06:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Longtemps reportée sous la pression du CJA, l’installation des autorités intérimaires de Tombouctou et de Taoudéni a finalement eu lieu ce jeudi 20 novembre. Mais ce n’était pas sans contrepartie. Alors quel prix le gouvernement a-t-il payé ?</em></strong>

Si les autorités intérimaires de Gao, Ménaka et Kidal ont été installées en février et mars derniers, ce ne fut pas le cas de Tombouctou et de Taoudéni, où le Congrès pour la justice dans l’Azawad (CJA) a pris le processus en otage, dénonçant la non-inclusivité du processus de mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger.

Pour comprendre quel compromis ou « compromission » le gouvernement a trouvé avec ce groupe armé, il faut remonter au dernier Conseil des ministres tenu le mercredi 19 avril dernier. A l’issue de ce conseil, le porte-parole du gouvernement, Abdel Karim Konaté, a informé que le Conseil des ministres a été informé de la nomination non seulement des membres de la Commission désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) et ceux de la Commission réintégration. Mais aussi, de la nomination de Conseillers spéciaux auprès des gouverneurs de Gao, Tombouctou, Ménaka, et Taoudéni. A ses dires, ces nominations sont une façon pour le gouvernement d’intéresser les membres de certains groupes armés qui se sentent exclus du processus de mise en œuvre de l’Accord.

24 heures après ces nominations, le CJA a décidé de libérer le processus d’installation des autorités intérimaires de Tombouctou et de Taoudéni. Loin de nous l’idée d’être des partisans de la théorie du complot, mais quelque part un arrangement a été trouvé entre le gouvernement et le CJA. Les propos du ministre Konaté, en tous cas, confirment cela, même s’il n’a pas précisé de quel groupe il s’agit. L’on comprend aisément que le CJA qui vient d’avoir gain de cause. Alors, c’est le prix que le gouvernement a payé pour l’installation des autorités intérimaires de Tombouctou et Taoudéni.

Pour sûr, l’installation de ces autorités intérimaires vient parachever le processus qui n’a que trop duré. Et du coup, c’est la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger qui qui est boosté. Car, après la conférence d’entente nationale, l’installation des autorités intérimaires, l’opérationnalisation du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), la nomination des membres de la commission DDR et ceux de la commission réinsertion, tout laisse croire que le retour de la paix et la cohésion sociale est dans un processus irréversible. Alors, pour ce dernier, aucun sacrifice n’est de trop, quitte à faire saigner les caisses de l’Etat.

<strong>Harber MAIGA</strong>

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<title>Présidentielle de 2018 :  Le député Yaya Sangaré incite l’Adema à présenter un candidat</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-de-2018-depute-yaya-sangare-incite-ladema-a-presenter-candidat-2199882.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Apr 2017 13:03:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A quelques encablures de l’élection présidentielle prévue en 2018, l’incertitude règne au sein de l’Adema-Pasj. En effet, d’aucuns estiment que le parti doit soutenir un candidat unique de la majorité présidentielle. Pendant que d’autres, comme Yaya Sangaré, député élu à Yanfolila, préfèrent une candidature issue de l’Adema</em></strong>.

Aujourd’hui, plusieurs partis politiques de la majorité présidentielle œuvrent pour le soutien d’une candidature unique, en l’occurrence celle du Président Ibrahim Boubacar Keïta. Mais la question divise les responsables de l’Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-Pasj). Malgré la volonté affichée de plusieurs membres du comité exécutif pour l’accompagnement de la candidature d’IBK, des voix s’élèvent de plus en plus pour contester cette option. C’est le cas de Yaya Sangaré, l’élu Adema à Yanfolila.

Dans une de ses publications sur les réseaux sociaux, il affirme que L’Adema-Pasj a le devoir de redonner espoir au peuple malien. Pour ce faire, il doit capitaliser ses expériences pour faire du Mali un pays véritablement démocratique et progressiste. Au regard des derniers résultats  des communales de 2016 faisant du parti la deuxième force politique et de tout ce qu’apportent les cadres du parti dans la stabilité et la gouvernance du pays, l’Adema-Pasj incarne encore l’espoir, l’espérance des Maliennes et des Maliens, a-t-il soutenu. «Il suffit que l’Adema-Pasj assume courageusement ses erreurs et ses fautes pour attirer le maximum de Maliens autour de lui. Car le parti possède encore, malgré toutes les campagnes de dénigrement et de débauchages sauvages, des ressources humaines, morales et intellectuelles suffisantes pour le sursaut. L’Adema-Pasj a une mission historique dans l’ancrage et la consolidation de la démocratie dans notre pays, une mission qui est loin d’être achevée au regard de toute cette situation désastreuse à laquelle on assiste»,   pourfend l’honorable Sangaré.

L’Adema-Pasj ne doit et ne peut plus continuer à se complaire dans l’accompagnement sans “conditions”, dans le soutien aveugle, sans préalables ni réserves au prince du jour, précisera-t-il. Après dix ans de gestion du pouvoir presque 15 ans d’accompagnement, l’Adema-Pasj se doit d’avoir des ambitions légitimes avec des objectifs politiques clairs, encourage ainsi Sangaré. Il se doit de défendre âprement ses intérêts politiques et le devenir de la classe politique malienne dans son ensemble pour le confort de notre jeune démocratie. En faisant cela, laisse-t-il entendre, l’Adema aura satisfait à une des aspirations de ses militants qui réclament plus de considération et plus de respect.

Une autre tendance estime que la morale politique doit guider l’Adema à ne pas présenter un candidat face au Président Keïta. Car, explique-t-elle, non seulement l’Adema partage son  bilan, mais aussi le parti se reconnaît dans la politique du chef de l’Etat, d’où la présence de plusieurs de ses cadres dans le gouvernement. A ce titre, il serait plus cohérent pour la majorité présidentielle d’aller en rang serré à la présidentielle de 2018.

<strong>Oumar KONATE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pour outrage, menace et voie de fait : Le Directeur de cabinet du Président de l’Assemblée nationale sous mandat de dépôt</title>
<link>https://www.maliweb.net/faits-divers/outrage-menace-voie-de-directeur-de-cabinet-president-de-lassemblee-nationale-mandat-de-depot-2199982.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Apr 2017 13:01:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Décidemment rien ne sourit ces derniers temps au Directeur de Cabinet du président de l’Assemblée nationale, Madou Diallo, non moins secrétaire général RPM de la commune II.  Selon des sources bien introduites, le sieur Madou Diallo a été placé en garde-à-vue le jeudi 20 avril. Cela, suite à une plainte de l’épouse du ministre de l’administration territoriale, Mohamed AG Erlaf,  Madina Sylla, notaire, pour outrage, menace et voie de fait envers un officier ministériel dans l’exercice de ses fonctions. A en croire les mêmes sources, au regard de son appartenance à la même formation politique que le mari de la plaignante, des tractations ont été mené pour trouver un terrain d’entente. Mais sans succès. Le Ministre Mohamed AG Erlaf aurait personnellement demandé à Madou Diallo de présenter ses excuses à Mme Erlaf  Madina Sylla pour gérer à l’amiable cette affaire. Ce qui n’aurait pas voulu le Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée nationale. Alors arriva ce qui devrait arriver. Sur plainte de la dame Sylla, Madou Diallo a été placé en garde-à-vue le jeudi passé.  D’autres sources indiquent que Mme Erlaf Madina Sylla  a agit sans le consentement de son mari.

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<strong>LOGEMENTS SOCIAUX                                        </strong>

<strong>La chasse aux mauvais payeurs est engagée</strong>

Ils sont plus de 300 bénéficiaires des logements sociaux, qui sont des mauvais payeurs. Et pour se faire enttendre, le département administration des logements de l’Office malien de l’habitat (OMH) est prêt à utiliser les grands moyens. Pour la simple raison que certains bénéficiaires cumulent 12 mois d’arriérés, en violation du cahier de charges.  L’opération d’expulsion a commencé à Tabacoro et à Yirimandjo. Elle s’étendra aux autres logements sociaux de la capitale. Avis donc aux mauvais payeurs. Ceux-ci courent désormais le risque de se retrouver dans la rue. Un homme averti en vaut deux !

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<strong>SEPTENTRION MALIEN</strong>

<strong>Plus de 700 écoles fermées</strong>

Un rapport de l’Agence des nations unies chargée de coordonner les actions humanitaires révèle la dégradation de la sécurité dans le Centre du pays qui affecte directement l’accès des enfants à l’école. Au cours des derniers mois, les acteurs du secteur de l’éducation dans les régions de Mopti et Ségou ont rapporté un nombre croissant de cas d’individus armés ayant proféré des menaces et demandé la fermeture d’établissements scolaires ainsi que d’actes de banditisme contre des enseignants ou des écoles. Selon les données du « Cluster Éducation » la région de Mopti compte à elle seule 270 écoles actuellement fermées et des nouveaux cercles, Mopti. Dans les régions du Nord : Gao, Kidal et Tombouctou, le nombre d’écoles fermées s’est toutefois stabilisé. À l’échelle du pays, en mars 2017, plus de 500 écoles sont fermées dans les zones touchées par l’insécurité.

Selon le « Cluster Éducation », environ 150 000 enfants sont déscolarisés ou non-scolarisés du fait de ces fermetures d’écoles. Par ailleurs, environ 1 630 enseignants sont absents dans les zones touchées par l’insécurité.

&nbsp;

<strong>PAYSAGE POLITIQUE</strong>

<strong>L’ancien maire de la Commune III de Bamako, Abdel Kader Sidibé, débarque à la Codem</strong>

C’est ce 22 avril 2017 que l’ancien maire de la Commune III du district de Bamako, Abdel Kader Sidibé, a annoncé aux hommes de médias, au Grand Hôtel de Bamako, son arrivée au parti Convergence  pour le Développement du Mali (Codem), le parti de l’actuel ministre des Sports, Housseini Amion Guindo.

Devant plusieurs responsables de la Codem, l’ex-militant du Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-Pasj) aurait affirmé: « J’ai quitté l’Adema-Pasj il y a trois ans. C’est pourquoi je suis allé aux élections législatives comme candidat indépendant ».

Il faut rappeler qu’Abdel Kader Sidibé a été exclu de son parti (Adema-Pasj) depuis 2014 pour « travail fractionnel ». Il a été accusé non seulement d’avoir été candidat pour la présidence de l’Association des municipalités du Mali (AMM) contre la candidature de son parti, mais aussi d’avoir soutenu la candidature adverse au deuxième tour des élections législatives de 2013 dans la circonscription de la commune III du district de Bamako.

Pour les abeilles, c’est un non événement, car l’intéressé ne compte plus dans les rangs du parti.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Soumaïla Cissé a la commission loi de l’assemblée nationale :  «Nous sommes pour la révision constitutionnelle, mais le contexte n’est pas approprié»</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/soumaila-cisse-a-commission-loi-de-lassemblee-nationale-sommes-revision-constitutionnelle-contexte-nest-approprie-2199732.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Apr 2017 12:50:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre du projet  de révision constitutionnelle, la Commission loi de l’Assemblée nationale a reçu le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, le 20 avril pour recueillir son avis sur la question. A cette occasion, il s’est montré ouvert à l’évolution des textes avant de faire des réserves. Nous vous proposons les réponses qu’il a données à la Commission</em></strong>.

Après l’audition du chef de file de l’opposition sur le projet de révision constitutionnelle le 20 avril 2017 par la Commission loi de l’Assemblée nationale, nous avons contacté le Cabinet de l’opposition. Au cours de notre entretien, les conseillers techniques dudit Cabinet  ont  donné, dans les détails, cette rencontre.

En réponse à la question de l’appréciation qu’il fait de la révision de la Constitution du 25 février 1992,  Soumaïla Cissé a affirmé  que le monde évolue, les sociétés aussi. A ce titre, les textes doivent évoluer en fonction du temps. Une Constitution datant d’un quart de siècle doit être révisée, surtout dans le contexte actuel du Mali. Toutefois, souligne le patron de l’opposition politique,   si cette révision est nécessaire, c’est le moment qui ne s’y prête pas. Car, argumente-t-il, dans l’article 118 de la Constitution dispose que lorsqu’une partie du territoire est occupée, là où les symboles de l’Etat ne sont pas représentés, là où la sécurité n’est pas garantie, il n’est pas possible de convoquer une révision constitutionnelle. Et c’est le cas aujourd’hui au Mali. En proposant une révision constitutionnelle dans le contexte actuel, c’est une violation flagrante de la Constitution elle-même. Parce qu’elle va à l’encontre de la disposition susmentionnée. «Si la révision est nécessaire, demandée et souhaitée, le moment n’est pas propice  parce que les conditions pour qu’elle soit adoptée en référendum ne sont pas réunies», a déclaré Soumaïla Cissé, selon ses conseillers.

S’agissant de la question de savoir si un  candidat aux fonctions du Président de la République doit-il être de  nationalité malienne d’origine ou simplement de nationalité malienne, Soumaïla Cissé a indiqué que la question est complexe. Mais, de son avis, dès que le candidat est malien d’origine, de facto il peut prétendre aux fonctions de Président de la République.

En ce qui concerne la prestation de serment du Président de la République devant la Cour constitutionnelle  avant son entrée en fonction, M. Cissé a été on ne peut plus clair : «selon la hiérarchisation de nos institutions, la Cour suprême est au dessus de la Cour constitutionnelle. A ce niveau, le Président de la République doit continuer à prêter serment devant la Cour suprême».

Au sujet de la conduite de la politique de la nation par le Président de la République, Soumaïla Cissé a répondu favorablement. Estimant que c’est lui qui est élu sur la base de son projet de société. Sur cette base, la mise en route de sa politique, il l’a confie au Premier ministre pour l’exercer, mais en réalité c’est lui le responsable de cette République.

Quant à la suppression de la Haute cour de justice comme institution de la République, Soumaïla Cissé a jugé cette question sensible. Pour lui, cela nécessite un examen minutieux. Car, la Haute cour de la justice est une institution comme les autres. Il faudra voir son contenu, l’étendue de son pouvoir et sa formation.

L’autre sujet phare dans le projet de la nouvelle Constitution qui a fait aussi l’objet de critique du chef de file de l’opposition est la création d’un sénat. Dans son intervention, il a précisé que « l’institution d’un parlement bicaméral dans le contexte actuel du Mali n’est pas nécessaire. Parce que quant on prend  le projet de Constitution lui-même, il donne des pouvoirs exorbitants au chef de l’Etat.  Car c’est lui qui nomme le président de la Cour constitutionnelle, le Président de la Cour suprême, le Président du Sénat. Et puis, le Président de l’Assemblée nationale, comme on le sait, vient toujours de la majorité présidentielle. Donc, il a  un ascendant sur toutes ces institutions. Cela donne l’impression qu’on revenait à une monarchie.  Parce qu’il n’y aura aucune institution qui pourra destituer  le Président de la République. Ce n’est pas normal. Il faudrait qu’il y ait quelque part une institution qui puisse sanctionner le Président lorsque l’Assemblée aurait reconnu que le Président a commis des fautes lourdes…».  Pour lui, il vaut mieux renforcer les capacités de l’Assemblée nationale. Car le nombre  de députés est insuffisant, les dossiers sont trop importants. Aujourd’hui, il y a plus de 380 dossiers qui attendent d’être examinés. Au lieu de créer une deuxième chambre qui va surplomber l’Assemblée nationale, il serait mieux de donner plus de moyen à cette dernière. Et envisager la suppléance afin d’éviter les élections partielles à répétition.

Pour la mission d’évaluation de la politique publique du parlement, M. Cissé dira que cela cadre parfaitement avec le cadre organique du fonctionnement de l’Assemblée. Parce que le  Président est tenu de venir justifier sa politique  devant le parlement. Afin qu’il puisse être évalué.

<strong>Oumar KONATE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise du football malien : L’accusé de réception du TAS qualifié de reconnaissance par le Conor</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/crise-football-malien-laccuse-de-reception-tas-qualifie-de-reconnaissance-conor-2179272.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Apr 2017 13:07:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le samedi 8 avril 2017, un message du Comité de normalisation circulait sur les antennes des radios privées et de l’ORTM que « le Tribunal arbitral du sport (TAS) a reconnu le Comité de normalisation et que la sanction de la Fifa qui frappe le Mali sera levée dans les 72 heures ». C’était juste une désinformation</em></strong>.

Après la dissolution du comité exécutif de la Femafoot de Boubacar Baba Diarra par le ministre des Sports et la mise en place de son comité de normalisation (Conor), les informations de toutes natures sont véhiculées en longueur de journée. La « reconnaissance » du Conor par le TAS en est une belle illustration. Or, il s’agissait d’un accusé de réception du TAS (voir la lettre ci-dessous), en réponse à une lettre du Conor envoyée le 5 avril 2017 au sujet du litige opposant la Fédération malienne de football aux Yéli Sissoko et consorts. Le mot comité de normalisation n’a même pas été mentionné dans l’accusé de réception. Donc, c’est une mauvaise interprétation ou une intoxication qui n’est pas la solution au problème qui punit le football malien.

Le Mali est toujours suspendu par la Fifa. Le message de la Fifa est clair : « le Mali ne sera réintégré à la Fifa que lorsque les décisions ministérielles 2017-0011 et 2017-0012 seront annulées et que le comité présidé par Boubacar Baba Diarra serait réinstallé ».

Les conséquences se multiplient : le championnat est arrêté, les joueurs évoluant au Mali ne peuvent pas rejoindre d’autre clubs du monde, la Fédération malienne de football ne peut plus collaborer avec les autres.

La coopération entre le Mali et la Fifa est suspendue, nos arbitres ne peuvent plus officier à l’extérieur. C’est dommage ! Tout cela parce que les décisions politiques du ministre des Sports sont considérées comme une ingérence de la politique dans la gestion du football. Le hic est qu’après la disqualification des Onze Créateurs et du Djoliba AC de la Coupe de la Confédération africaine de football, l’équipe nationale cadette de football attend désespérément son sort.  Si jamais les décisions 2017-0011 et 2017-0012 du ministre des Sports ne sont pas annulées avant le 14 avril, les U17 seront disqualifiés à leur tour de la CAN U17 Gabon 2017. Quelque soit l’issue du procès au TAS, les équipes éliminées ne peuvent plus participer à des compétitions qu’elles auraient pu prendre part.

Aujourd’hui, le vrai problème est la levée de la suspension qui frappe le Mali.

Le ministre des Sports s’est engagé dans un conflit de personne qui peut plonger et détruire l’intérêt du pays.

En effet, Housseini Amion Guindo avait averti lors de l’installation de son Conor que : «  le nom du Mali est trimballé devant le TAS et la Fifa et ce qui n’est pas dit est l’incapacité du Mali a géré ses problèmes à l’interne… ». A peine installé, son Conor a déjà envoyé des avocats pour défendre leur projet machiavélique à des coûts de dizaine de millions de francs CFA. Ces genres de pratique ne marchent pas avec la Fifa qui a déjà des règles. Si à cause de ces décisions toutes les équipes du Mali sont ou seront disqualifiées quel sera l’importance de ces décisions ? Seule la Fifa est habilitée à reconnaitre une Fédération et c’est elle qui est chargée de mettre un comité de normalisation en place partout où besoin sera. Tel n’est pas le cas du Mali, car le Conor a été mis en place par Housseini Amion Guindo, ministre des Sports. C’est illégal. Seule l’annulation des décisions est la solution du problème. C’est tout.

<strong>Yacouba TANGARA</strong>

&nbsp;

<strong>CRISE DU FOOTBALL: </strong><strong>Non ! Non ! au Conor</strong>

<strong>« J’accuse réception ne veut pas dire reconnaissance »</strong>

Lors de son interview passée à la radio Klédu et les médias, M. Sidi Diallo, patron du Collectif pour la normalisation  (Conor) a affirmé que le TAS les a reconnus. Cette interprétation n’est pas du tout vraie. Le contenu de cette correspondance est relayé par beaucoup de médias dans la capitale or qu’en aucun moment on n’a parlé de reconnaissance. La réponse du Tribunal arbitral du sport est on ne plus clair: « j’accuse réception de votre lettre en date du… voir copie), veut dire je reconnais, confirme ou atteste avoir reçu votre lettre. Même si une personne anonyme écrit à cette grande institution sportive, elle lui répondra avec les mêmes termes de courtoisie. Il est inutile de faire du dilatoire. L’interférence du gouvernement dans le domaine du sport entraîne automatiquement la suspension du pays concerné. Sidi Diallo n’est pas sans savoir qu’il y a eu beaucoup d’antécédents ces dernières années (dont les récents sont le Nigéria, le Togo…) au lieu d’en vouloir au président de la fédération malienne de football, pourquoi pas le ministre des Sports qui a pris une décision irréfléchie en disloquant la Femafoot quand bien même le championnat se déroulait normalement, avec les équipes frondeuses dont le Djoliba, le COB…j’en passe. C’est le Conor qui est dans l’illégalité et non la Femafoot.

<strong>S.Keïta, Lafiabougou BP: 5058</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Victimes de l’opération Ami Kane : Les déguerpis redonnent de la voix</title>
<link>https://www.maliweb.net/non-classe/victimes-de-loperation-ami-kane-deguerpis-redonnent-de-voix-2179232.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Apr 2017 13:01:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Plusieurs syndicats déguerpis de la voix publique étaient face à la presse le samedi 8 avril dernier au siège du Synacodem pour demander leur recasement et leur dédommagement</em></strong>.

Faisant le point de la situation depuis les événements les responsables syndicaux avec Samba Siby, président du Synacodem, les déguerpis accusent les autorités et la Chambre du commerce et de l’industrie du Mali (Ccim) de ne pas tenir leur engagement pour mettre les déguerpis dans leurs droits. Ils prévoient d’organiser dans les jours avenir une assemblée générale pour dégager la voie à suivre pour être mis dans leurs droits.

“Nous espérons faire une assemblée générale dans les jours à avenir, mais avant d’aller à l’AG, nous avons jugé nécessaire de tenir une conférence de presse pour informer et sensibiliser la base”, a déclaré Bamba  Kanadji, 2e vice-président du Synacodem.

Les très fâchés de Bamako soutiennent que les autorités ne font qu’abuser de leur patience en les tournant en bourrique. “Nous avions été sollicités par le président de la Ccim et l’Assemblée nationale qui a mis en place une commission ad-hoc pour trouver une solution au problème des déguerpis. La commission a produit un rapport dans lequel des sites pour reloger les déguerpis sont identifiés. Dans la même dynamique, la Ccim a mis en place une commission pour une meilleure gestion de la situation des déguerpis. Malheureusement, nous avons constaté qu’on nous a appelés pour pouvoir calmer la situation. Aucune solution à ce jour n’est trouvée”, a regretté M. Kanadji.

Il a rappelé que la base est aujourd’hui désemparée par le comportement des leaders syndicaux à privilégier le dialogue avec la Ccim et les ministères concernés. Aussi, Samba Siby renchérit que sur tous les sites proposés par les autorités pour loger les déguerpis, rien n’a été fait. Ce comportement de la Ccim et des autorités met les victimes du déguerpissement dans une position très délicate.

Le 1er vice-président du Synacodem a accusé en premier lieu la Ccim. “J’étais convaincu depuis le début que la Ccim n’allait rien faire pour trouver une solution à ce problème. Elle est la seule responsable qu’on connait, car c’est elle l’intermédiaire entre nous et les autorités. Nous avons tout simplement été trahis par le gouvernement et la Ccim”, a-t-il déploré.

Par ailleurs, ils demandent aux autorités de prendre leurs responsabilités pour gérer leur cas.

<strong>Harber MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nouvel attelage gouvernemental : Ces ministres RPM qui payent cash leur manque de poids politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/nouvel-attelage-gouvernemental-ministres-rpm-payent-cash-manque-de-poids-politique-2179202.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Apr 2017 12:57:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Remerciés du gouvernement à la suite du remaniement du 11 avril dernier, des cadres du parti présidentiel payent de leurs fauteuils leur manque de résultats dans leurs bastions lors des communales du 20 novembre 2016</em></strong>.

Il s’agit de Mahamane Baby qui occupait le juteux portefeuille de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Ousmane Koné qui était à la tête du stratégique département de l’Urbanisme et de l’Habitat et Oumou Bah qui, depuis le premier gouvernement IBK, préside la destinée du département de la promotion de la Femme.

Le premier serait coupable de n’avoir pu engranger des résultats à hauteur de souhait dans le cercle de Goundam où il dirige la section RPM. Malgré les moyens (publics et privés) à sa disposition pour faire rayonner le parti dans cette partie du pays, il est sorti perdant avec une poignée de conseillers. Pourtant, dans la hantise et le doute, il est même allé jusqu’à faire une alliance qu’on peut qualifier « d’incestueuse » avec l’ennemi numéro 1 du RPM, l’URD. Aussi, notre puissant ministre était personnellement sur le terrain à Goundam pour coordonner les activités. Il s’était associé à des hommes qui n’ont pas de notoriété dans le cercle et a fini par créer une grande cassure au sein du parti. Avant son départ du gouvernement, déjà lors de l’avant dernier réaménagement du gouvernement, il a été affaibli lorsqu’on lui a retiré la jeunesse et la reconstruction citoyenne. Il faut croire que tous ces faits ont fini par avoir raison d’elle.

Le second, Ousmane Koné, natif de Sikasso, était chargé de coordonner les activités du parti dans la région lors des communales dernières. Dans sa tâche, il était assisté de tous les ministres RPM originaires de la région. Malgré les moyens colossaux et les descentes musclées sur le terrain, leur parti a été battu à plate couture dans la région et principalement dans la commune urbaine de Sikasso. Donc, en tant que chef d’orchestre de cette débâcle, il savait à quoi s’attendre. Son départ de ce point de vue n’est guerre surprenant. On peut dire que c’est un poids mort.

La troisième est l’une des doyennes du gouvernement, Oumou Bah, précédemment à la tête du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. Militante du parti présidentiel en commune II du district de Bamako, elle n’aurait pratiquement aucune base et son apport pour le parti ne serait pas aussi conséquent malgré la dimension de son portefeuille. Elle constituerait un poids mort aussi, car le parti serait dans la logique de trouver des hommes capables de préparer la présidentielle de 2018.

Pour sûr, le parti dans sa logique de faire réélire IBK en 2018 ne voit pas la nécessité pour que ces trois détenteurs de pouvoirs exorbitants continuent de siéger dans le gouvernement. Ils ont donc payé cash leur manque de poids.

<strong>Harber MAIGA </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gouvernement Abdoulaye Idrissa : Le choix du changement dans la continuité</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/gouvernement-abdoulaye-idrissa-choix-changement-continuite-2179162.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Apr 2017 12:50:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le nouveau gouvernement de 35 membres est composé à plus de 71% de l’équipe précédente qui en comptait 33. La gent féminine se contente de 8 portefeuilles, soit un de plus par rapport au gouvernement sortant. Ce chiffre viole la loi n°2015-052 relative à la promotion des femmes aux postes nominatifs et électifs, dite loi du quota</em></strong>.

Le suspens aura duré quatre jours après la nomination d’Abdoulaye Idrissa Maïga à la primature. Le nouveau gouvernement a été finalement formé ce mardi 12 avril, mais à l’analyse du nouvel attelage gouvernemental, les observateurs politiques conviennent d’une chose. C’est que le grand bouleversement que d’aucuns avaient prédit n’a pas eu lieu, le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keïta et son Premier ministre ayant vraisemblablement choisi de faire du nouveau avec du vieux.

<strong>Les rescapés</strong>

En effet, 25 ministres de l’équipe Modibo Keïta font leur retour dans le gouvernement Abdoulaye Idrissa Maïga, soit un peu plus de 71% de son effectif. Il y a eu seulement deux permutations: celles de Mohamed Ag Erlaf qui quitte l’Administration territoriale pour l’Education nationale, et du Dr Nango Dembélé qui laisse l’Elevage et la Pêche au profit de l’Agriculture. Aussi, aucun département dit de souveraineté, à une exception près, n’a changé de titulaire. Ainsi, le ministre Abdoulaye Diop garde les Affaires étrangères, Me Mamadou Ismaïla Konaté s’occupe toujours de la Justice, Dr Boubou Cissé reste à l’hôtel des Finances. Seul le département de la Défense et des Anciens combattants, précédemment dirigé par Abdoulaye Idrissa Maïga, celui là même qui est désormais investi des fonctions de Premier ministre, a été confié à Tiénan Coulibaly, jusque-là ambassadeur du Mali aux Etats-Unis d’Amérique. Parmi ceux qui ont gardé leurs portefeuilles et qui ont même gagné en galons, il y a Me Mohamed Ali Bathily. En plus des Affaires foncières, ce dernier s’occupe désormais de l’Urbanisme et de l’Habitat, même s’il est par ailleurs vrai qu’il perd les Domaines de l’Etat. En plus de lui, le Dr Abdrahamane Sylla, ministre des Maliens de l’extérieur, se renforce avec l’Intégration africaine, pendant que le ministre du Commerce, ‘’l’inamovible’’ Abdel Karim Konaté, se voit investi de la casquette de porte-parole du gouvernement. D’autres revenants ont, au contraire, perdu de leur domaine de compétences. Ainsi, Abdoulaye Diop perd l’Intégration africaine et Traoré Seynabou Diop, désormais ministre de l’Equipement et du Désenclavement, se voit retirer les Transports, érigé en département autonome. Aussi, Mamadou Ismaïla Konaté ne s’occupe plus de Droits de l’Homme qui, cumulé avec la Reforme de l’Etat, devient un département à part entière. Ceux qui ont gardé leurs départements en l’état sont: Hamadou Konaté, ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire; Général de brigade Salif Traoré, ministre de la Sécurité et de la Protection civile; Dr Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances; Pr Tiémoko Sangaré, ministre des Mines; Pr Assétou Founè Samaké Migan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique; Mohamed El Moctar, ministre de la Réconciliation nationale; Konimba Sidibé; ministre de la Promotion de l’Investissement et du Secteur privé. S’y ajoutent Mohamed Aly AG Ibrahim; ministre du Développement industriel; Diarra Raky Talla, ministre du Travail et de la Fonction publique, chargé des Relations avec les Institutions; Malick Alhousseini, ministre de l’Energie et de l’Eau; Keïta Aïda M’BO, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable; N’Diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la Culture; Nina Walett Intallou, ministre de l’Artisanat et du Tourisme; Housseïni Amion Guindo, ministre des Sports; Thierno Amadou Oumar Hass Diallo, ministre des Affaires religieuses et du Culte; et Amadou Koïta, ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne.

<strong>Mountaga, seul chef de parti éjecté</strong>

Parmi les 8 ministres de l’ancienne équipe gouvernementale qui ont fait leurs valises, celle de Me Mountaga Tall aura a été la plus remarquée. En effet, le président du Cnid Faso Yiriwa Ton, désormais ancien ministre en charge de la Communication, porte-parole du gouvernement, est le seul chef de parti à être débarqué. Des observateurs estiment que le départ de l’avocat s’explique par le fait que son parti perd de plus en plus du terrain. En effet, le parti du soleil levant n’a pas de député à l’Assemblée nationale. Pire, il a eu un score moins honorable lors des dernières élections communales.

Dans le lot des partants, se trouvent aussi Kassoum Denon, ministre de l’Agriculture; Ousmane Koné, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat; Sangaré Oumou Ba, ministre de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille; Togo Marie Madeleine Togo, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique,  Kénékouo dit Barthélémy Togo, ministre de l’Education nationale, Mahamane Baby, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et Sambel Bana Diallo, ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population.

<strong>Retour très remarqué de Tièman Hubert</strong>

Contrairement à Me Mountaga Tall, celui des  12 nouveaux arrivants dont le retour fait beaucoup plus parler de lui, c’est certainement Tièman Hubert Coulibaly, nouveau ministre de l’Administration territoriale. Il a suffit 7 petits mois pour que le président de l’UDD opère son retour au sein du gouvernement, après en avoir été éjecté en septembre dernier, et remplacé au poste de ministre de la Défense et des Anciens combattants par l’actuel Premier ministre. L’autre retour qui a été aussi remarqué, c’est celui de Tiènan Coulibaly qui dirige désormais le ministère de la Défense et des Anciens combattants. Ambassadeur du Mali auprès des USA jusqu’à sa nomination, M. Coulibaly, réputé pour sa rigueur, avait dirigé le département de l’Economie et des Finances sous la transition.

<strong>Les novices </strong>

A part les deux cités ci-dessus, tous les autres entrants participent à un gouvernement pour la première fois. Il s’agit de Me Baber Gano, tout puissant secrétaire général du parti présidentiel, le RPM, qui dirige le ministère des Transports; Maître Kassoum Tapo, ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’État. Jusqu’à sa nomination, ce dernier était conseiller à la présidence de la République. Aussi, Maouloud Ben Kattra, membre influent du bureau de l’Untm et membre du Conseil économique, social et culturel, fait son entrée au poste de ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, pendant que Samba Ousmane Sow, désormais ex-directeur du Centre national d’appui à la lutte contre la maladie (Cnam), prend les commandes du département de la Santé et de l’Hygiène publique. Selon beaucoup d’observateurs, ce dernier doit sa nomination à la bonne gestion de la question  Ebola, en sa qualité de chef de la cellule de lutte contre cette épidémie. En plus de ceux-ci, il faut citer Alhassane Ag Hamed Moussa, ministre de la Décentralisation et de la Fiscalité locale, Ly Taher Dravé, ministre de la l’Elevage et de la Pêche; Adama Tiémoko Diarra, ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population; Traoré Oumou Touré communément appélée ‘’Oumou Cafo’’, ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille;  Arouna Modibo Touré, ministre de l’Economie numérique et de la Communication. Ce dernier était jusque-là PDG de PMU-Mali.

<strong>La promesse non tenue d’IBK</strong>

Ce qu’il y a lieu à présent de souligner, c’est que le nouveau gouvernement compte 8 femmes. A analyser de près, on peut retenir que le chef de l’Etat a fait un effort, car l’équipe sortante en comptait 7. Sauf que le président IBK avait promis, lors de la cérémonie de célébration de la journée internationale de la femme, le 8 mars dernier, de tenir compte, lors de la formation du futur gouvernement, de la loi 2015-052 qui prévoit 30% des postes nominatifs et électifs pour les femmes. C’est ainsi dire que sur les 35 membres du nouveau gouvernement, la gent féminine devait occuper au moins 10 postes.

<strong>Au travail !</strong>

Au-delà de cette analyse, il importe de rappeler que les défis qui attendent la nouvelle équipe sont à la fois nombreux et urgents. En effet, la nomination du gouvernement Abdoulaye Idrissa intervient dans un contexte marqué par l’escalade de la demande sociale au Mali, avec notamment la  grève illimitée dans le secteur de la santé, et celle du syndicat des enseignants du supérieur qui a commencé depuis le 4 avril.

L’autre défi auquel la nouvelle équipe devra s’attaquer au plus vite, c’est l’épineuse question sécuritaire au Centre du pays, où la recrudescence des affrontements intercommunautaires devient de plus en plus inquiétante. S’y ajoute un accord de paix qui peine à être appliqué.  En rencontrant les centrales syndicales le mardi  dernier, on peut déduire que le gouvernement a conscience de l’urgence de la situation. Il ne lui reste plus donc qu’à se mettre au travail pour soulager les Maliens qui attendent beaucoup de lui.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Revendications tous azimuts au Mali : Le Premier ministre en appelle à la responsabilité des syndicats</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/revendications-azimuts-mali-premier-ministre-appelle-a-responsabilite-syndicats-2179142.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Apr 2017 12:42:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, Abdoulaye Idrissa Maïga, a pris ainsi les commandes de la Primature le mardi 10 avril 2017 dans un contexte difficile, marqué par la grogne sociale et la recrudescence de la violence au Centre et au Nord du pays. Abdoulaye Idrissa Maïga dit mesurer l’ampleur des défis qui l’attendent et appelle les syndicalistes au dialogue</em></strong>.

Dans son discours de prise de pouvoir, le nouveau locataire de la Primature a donné le ton. Pour lui, il faut faire face à la grogne sociale qui perdure dans le pays. « En ce moment précis, il y a de nombreuses attentes. Le contexte est aussi complexe que les problèmes. Certains problèmes restent encore à la surface. Aujourd’hui, il s’agit de prendre en compte le sort réel de nos populations. Ces populations qui ne sont pas dans les grands centres urbains. La voix du dialogue sera bien confortée. Les conciliateurs, nous irons à leur rencontre. Nous irons également à la rencontre de tous les acteurs sociaux politiques de manière à ce qu’ensemble nous puissions relever les défis du moment. Puisque la préoccupation a toujours été de faire en sorte que le front social soit apaisé », a lancé Abdoulaye Idrissa Maïga. Sur le plan du dialogue social, la disponibilité et la volonté du gouvernement d’entraîner un climat sain est affiché, selon le Premier ministre.  Et pour ce faire, le gouvernement va œuvrer d’arrache-pied à la mise en œuvre conséquente des engagements pris avec les syndicats à travers le protocole d’accord. Par ailleurs, il a annoncé la mise en place prochaine d’un cadre permanent de dialogue social et la tenue, dans les jours à venir, de la rencontre gouvernement-syndicats autour du cahier de doléances. Assurant que le gouvernement sait les conditions de vie difficiles des travailleurs, il a lancé un appel afin que, de concert avec les syndicats, ils puissent travailler à créer les conditions nécessaires à la relance économique et à la paix sociale; les seules voies, selon lui, pour l’épanouissement de la population en général et des travailleurs en particulier.   Selon le Premier ministre, cette rencontre entre les autorités et les syndicats leur permettra de réfléchir sur la façon de prévenir les mouvements de grève devenus fréquents. Ainsi, l’instauration d’un dialogue franc au profit des populations est proposée, comme gage de stabilité. Une manière pour le nouveau Premier ministre d’inviter les travailleurs maliens à une plus grande responsabilité sociétale.  Car nous sommes obligés d’avoir des rapports domestiques et de constituer une famille. Ce qui nous permettra d’aller de l’avant. Ce qui peut instaurer la paix dans une structure de santé est que le personnel puisse arriver à travailler convenablement. C’est-à-dire, que le matériel, les intrants et consommables soient disponibles. Abdoulaye Idrissa Maïga soutiendra qu’il est là pour une seule chose : trouver des voies et moyens pour mettre fin à la grogne sociale. Selon lui, les syndicats peuvent avoir des problèmes, des points à discuter, et le gouvernement peut détenir des solutions à certains points.

<strong>Paul N’GUESSAN</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Greve illimitée du secteur de la santé :  Les centrales syndicales menacent d’entrer dans la danse</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/greve-illimitee-secteur-de-sante-centrales-syndicales-menacent-dentrer-danse-2179082.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Apr 2017 12:38:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm) et la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (Cstm) sont dans la dynamique de prendre le relais pour défendre la cause des agents de la santé qui sont en grève illimitée depuis le 9 mars dernier. Pour ce faire, les deux centrales ont décidé d’accorder au gouvernement une semaine pour trouver une solution à cette situation qui, selon elles, cause d’énormes préjudices  à la population du Mali</em></strong>.

Les membres de l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm) étaient face  à la presse ce mercredi 12 avril 2017 pour donner leur avis sur la gestion des grèves relatives aux résolutions des travailleurs de la santé et de l’action sociale. Pour la circonstance, le Secrétaire général de l’Untm, Yacouba Katilé a, dans un premier temps, fait le point de l’évolution de la situation de la grève des agents de la santé. Selon lui, c’est le silence des autorités de la santé et des services de l’action sociale, qui a obligé les camarades à déposer un préavis de grève. A l’issue de la conciliation, dit-il, des points d’accord ont été obtenus. Pour Yacouba Katilé, malgré un chronogramme d’exécution détaillé, non seulement les ministres des départements concernés ne répondaient pas aux sollicitations écrites du Bureau national du syndicat de la santé, mais également ils refusaient toute audience à ses responsables. «Même au plus fort du régime dictatorial, des syndicats ont toujours eu des contacts fréquents et directs avec les ministres. Que veut dire notre démocratie, et surtout la démocratie participative qui appelle à des contacts, à des concertations, au dialogue social, si l’on ne discute pas, si négocier n’est qu’une formalité pour jeter de la poudre aux yeux des syndicalistes ?», s’interroge le Secrétaire général de l’Untm.

Revenant sur le cas de la grève illimitée de la santé, il dira que cela  fait mal à la population. Mais elle n’a nullement affecté les autorités, quand, en réponse à la grève illimitée, celles-ci disent que la fatigue et le découragement aidant, le travail sera repris de lui-même. « Est-ce ainsi qu’on règle les problèmes professionnels ? Est-ce ainsi qu’on montre qu’on est soucieux de la santé des populations ? L‘Etat, à travers trois (03) ministres, laissent perdurer la grève. A-t-il une idée des pertes en vies humaines, des dommages financiers, car les services de santé sont aussi de grands pourvoyeurs de fonds. Est-ce ainsi qu’on règle les problèmes professionnels ? Est-ce ainsi qu’on montre qu’on est soucieux de la santé des populations ?», déplore Katilé.

Cette grève, du point de vue de Yacouba Katilé, est légitime et légale. Selon lui, les irrégularités et illégalités se trouvent plutôt dans les attitudes de défis, de contre-vérités des autorités publiques. En clair, Yacouba Katilé  dira que les unions locales, régionales, les syndicats nationaux, même des centrales et syndicats non membres, ont tous été déçus par le bas niveau affecté à la grève des agents de la santé par les autorités publiques. Dans la même lancée, il ajoute que les populations souffrent, mais c’est l’entêtement des départements chargés de la Santé et des Affaires sociales à piétiner les travailleuses et travailleurs qui est à l’origine d’un ras-le-bol qui touche tous maintenant. Pour terminer, le patron de l’Untm a mis en garde le gouvernement afin qu’il trouve une solution à la grève dans le secteur de la santé. « Quand au bout des efforts, ils signeront un procès-verbal de non conciliation, alors et alors seulement, nous prendrons le relais. En le faisant, nous espérons que les pouvoirs publics afficheront toute la disponibilité nécessaire au succès d’une négociation. Le contraire serait extrêmement dangereux, très dangereux, et nous n’avons pas besoin de vous dire ce que signifie « extrêmement dangereux, très dangereux », prévient Katilé.

En clair, le patron de l’Untm demande aux autorités d’agir à temps, sinon, la centrale changera de fusil d’épaule. En plus du combat des agents de la santé, il informe que cette relève sera une occasion de soulever des doléances en souffrances, notamment la situation des compressés qui souffrent.

<strong>La Cstm plaide pour une unité d’action </strong>

La rencontre a été l’occasion pour le Secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (Cstm), Hamadoun Amion Guindo, de donner sa position sur la grève illimitée des travailleurs de la santé. Ainsi, l’invité d’honneur n’a pas manqué de rappeler le soutien de la Cstm aux agents de la santé. Selon lui, la Cstm partage avec l’Untm le secteur de la santé. Donc, une occasion, dit-il, de se donner la main afin d’en finir avec ce problème. A ce titre, il dira que la Cstm a adressé une correspondance à l’Untm depuis le 4 avril, sollicitant une unité d’action afin de trouver une solution  à la grève illimitée des agents de la santé. S’agissant de l’état d’évolution des négociations, il dira qu’à ce jour, sur les 8 points, seul celui relatif  à l’AMO a fait l’objet d’accord.

En plus de la grève de la santé, Hamadoun Amion Guindo informe que les syndicats des transports internationaux ont  aussi déposé un préavis de grève le 11 avril dernier. Selon lui, si rien ne bouge dans les jours  à venir, les frontières seront fermées.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nomination d’Abdoulaye Idrissa Maïga à la primature : .Le RPM récupère enfin ‘’son’’ pouvoir : .Vers la mise en place d’une équipe de campagne?</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/nomination-dabdoulaye-idrissa-maiga-a-primature-rpm-recupere-enfin-pouvoir-vers-mise-place-dune-equipe-de-campagne-2172632.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/nomination-dabdoulaye-idrissa-maiga-a-primature-rpm-recupere-enfin-pouvoir-vers-mise-place-dune-equipe-de-campagne-2172632.html</guid>
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<pubDate>Mon, 10 Apr 2017 14:30:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour faire face à la demande sociale de plus en plus pressante, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta a procédé à la nomination d’un nouveau Premier ministre ce samedi 8 avril 2017. En l’occurrence, Abdoulaye Idrissa Maïga, en remplacement de Modibo Keïta, démissionnaire</em></strong>.

Depuis son accession au pouvoir en 2013, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta avait toujours gardé la carte de son parti, considérée comme la grosse artillerie. Après les 7 mois d’Oumar Tatam Ly, les 10 mois de Moussa Mara et les 2 ans de Modibo Keïta, la demande sociale demeure forte. Les débrayages des syndicats des secteurs de la santé, de l’éducation, de l’enseignement supérieur en cours a créé un malaise général au sein de la population malienne. Face à cette ébullition du front social, il fallait passer à la vitesse supérieure. Ainsi, le chef de l’Etat a sorti  la grosse artillerie. Il est  naturellement revenu à sa formation politique,  le Rassemblement pour le Mali (RPM). Ce samedi 8 avril 2017, par  décret n°0315/P-RM du 08 avril 2017,  il a nommé  le 1er vice-président du parti présidentiel comme Premier ministre. L’officialisation de cette nomination qui avait fait le tour de la ville comme une trainée de poudre a été accueillie en fanfare par le RPM, parti au pouvoir. Ce matin, c’était la fête chez les tisserands qui se disent désormais être véritablement au pouvoir maintenant.         Pour beaucoup d’observateurs politiques, et même au sein du RPM, on estime que cette nomination est une récupération du pouvoir par le parti au pouvoir qui est longtemps resté en spectateur de la gestion  du pouvoir de son mentor. Quand bien même il sera la première formation politique à défendre son bilan. A ce titre, expliquent-ils, le RPM mérite ce poste. C’est à lui maintenant de faire preuve de rigueur dans la gestion des affaires publiques afin de réconcilier le Président IBK avec le peuple qui doute aujourd’hui de sa capacité à satisfaire les besoins de la nation. 2018, c’est maintenant ?  A travers cette nomination, les analystes politiques s’accordent à dire que la nouvelle équipe qui s’annonce sera un gouvernement de campagne pour 2018. Ils argumentent que le Président Keïta garde de bon souvenir du nouveau Premier ministre Maïga qui fut son directeur de campagne lors de la présidentielle de 2013. En plus, apprend-on, Abdoulaye Idrissa est réputé être un homme intègre qui ne mâche pas ses mots et il est politiquement irréprochable. Une qualité recherchée par IBK pour redorer son image auprès de la population  en vue de briquer un second mandat en 2018. Aussi, le nouveau gouvernement devrait-il s’ouvrir aux groupes armés signataires de l’Accord de paix en vue de la consolidation du processus de réconciliation nationale qui a connu un  tournant décisif avec la tenue récente de la Conférence d’entente nationale.        En plus des qualités personnelles du nouveau promu, l’occupation de la Primature donne plus de confiance aux cadres du parti au pouvoir qui ont toujours réclamé ce poste. L’obligation de résultat s’impose pour la direction du parti présidentiel qui nourrissait déjà l’ambition de faire réélire IBK en 2018.  En tout cas, pour réaliser cet objectif, la nouvelle équipe gouvernementale doit urgemment s’attaquer aux grands défis de l’heure. Car elle n’aura pas de délais de grâce. Il s’agit de la gestion des grèves des syndicats de la santé, de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Mais aussi et surtout la lancinante question de la sécurité. Notamment le redéploiement de l’armée malienne sur toute l’étendue du territoire afin d’assurer l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale. Condition indispensable à la réélection d’IBK. En clair, le temps joue contre le RPM d’IBK et son Premier ministre. Ils n’ont plus droit à l’erreur dans cette course contre la montre.

<strong>Le nouveau PM au siège du RPM </strong>

En attendant la passation de pouvoirs avec le Premier ministre sortant aujourd’hui, le nouveau chef du gouvernement a rencontré les siens hier matin.  En moins de 24 heures, il a réservé en toute logique démocratique sa toute première visite à ses camarades du RPM. En camarade irréprochable et politique très scrupuleux du formalisme, il est venu au siège du parti pour rencontrer et échanger avec le Secrétariat permanent du RPM, a-t-on appris. L’objectif visé, indiquent nos sources, était d’associer  le parti à la confiance et à la mission assignées au parti à travers sa modeste personne par le président de la République,  et solliciter son accompagnement.    Il nous revient qu’en l’absence du président du RPM, le Dr Bocary Tréta, en mission du parti en France, le 2ème vice-président, Nancouma Keïta, et le secrétaire général du parti, Me Baber Gano, entourés des principaux responsables du BPN-RPM dont Mamadou Diarrassouba  ont, au nom du parti, félicité le camarade Abdoulaye Idrissa Maïga et l’ont rassuré du soutien total et l’accompagnement militant de l’ensemble des responsables, militants et cadres du parti. Avant de lui prodiguer des conseils et de lui faire des bénédictions pour la réussite de sa mission. Dans la même démarche de rassemblement de tous les fils du pays, Maïga  n’exclut personne. Après la rencontre des cadres de son parti, il a rencontré les chefs de partis de la majorité présidentielle à leur siège, il s’est  rendu  également au siège de l’opposition où il a été reçu par le chef de file, Soumaïla Cissé.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La  majorité présidentielle au sujet de l’entente nationale : L’Azawad, « un abus de langage et une violation de conscience… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/majorite-presidentielle-de-lentente-nationale-lazawad-abus-de-langage-violation-de-conscience-2172782.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Apr 2017 14:26:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la tenue de la conférence d’entente nationale, la majorité présidentielle a animé une conférence de presse ce jeudi 6 avril 2017 à la Maison de la presse. L’objectif était de faire la restitution de leur participation.</em></strong>

Les six représentants de la majorité présidentielle à la conférence d’entente nationale dont Younouss Hamèye Dicko, Mamadou Kassa Traoré et Ibrahim Bocar Bah ont rencontré  les hommes de média.

A cette occasion, Pr Mamadou Kassa Traoré, président de Miria a exprimé la satisfaction de la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle (CPM) des résultats de la conférence d’entente nationale.

Pour sa part, Younouss Hamèye Dicko, président du RDS dira que la Conférence d’entente nationale est le départ de la vraie paix au Mali. Avant de déclarer: «L’Azawad ne peut pas avoir une connotation politique encore moins administrative. C’était un abus de langage et de violation de conscience pour amener les Maliens à accepter Kidal, Tombouctou, Gao et une partie de Mopti qui s’appelle l’Azawad. Les régions du nord du Mali ne sont pas Azawad». Pour lui, le mot Azawad a été inventé de toute pièce pour donner un territoire à des djihadistes et trafiquants de drogues. Une appellation locale ne peut pas s’imposer à tout le Mali. Nous ne reconnaitrons pas l’Azawad, ajoutera-t-il. « l’Azawad est géographique et non politique. S’ils veulent coûte que coûte qu’il y ait l’Azawad, il y aura des Maliens qui voudrons coûte que coûte qu’il n’ait pas l’Azawad», a déclaré Younouss Hamèye Dicko.

Mme Haïdara Aïssata Cissé dit Chato précisera que toutes les commissions de travail à la conférence d’entente nationale ont convenu que l’Azawad ne peut être connu que géographiquement. «La commission de paix dans laquelle j’ai travaillé, dirigée par la CMA, a reconnu que l’Azawad n’est que géographique et non politique. Il faut qu’on cesse de faire croire qu’il y a des régions qui s’appellent l’Azawad pour que la paix règne dans notre pays», indiquera-t-elle.

Le président de l’UM-RDA, Ibrahim Bocar Bah a salué la clairvoyance du Président de la République qui a permis la participation inclusive des Maliens à ces assises.  Partant, après avoir reconnu à demi-mot l’immobilisme de la CMP, il a annoncé que le regroupement politique de soutien à IBK doit renforcer ses activités. Et qu’elle passera à la vitesse supérieure pour appuyer le chef de l’Etat.

S’agissant des revendications sociales, la majorité présidentielle affirme qu’il n’y a aucune intention du gouvernement à ne pas satisfaire les revendications syndicales. Le gouvernement fait beaucoup d’efforts. Mais, expliquent les conférenciers, il arrive que certains problèmes d’ordre économique font qu’il n’arrive pas à satisfaire certaines revendications.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<item>
<title>Processus de paix au Mali	: Le ministre Diop appelle les partenaires à honorer leurs engagements</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/processus-de-paix-mali-ministre-diop-appelle-partenaires-a-honorer-leurs-engagements-2172702.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Apr 2017 14:20:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong></strong>

<strong><em>A la tribune du Conseil de sécurité des Nations Unies, le ministre malien en charge des Affaires étrangères a souligné les acquis, bien que fragiles, enregistrés dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la  paix. Toutefois, Abdoulaye Diop dit ne pas perdre de vue les défis qui restent à la fois ‘’réels et multiples’’</em></strong>.

Ce jeudi 6 avril 2017, le dernier rapport du Secrétaire général des Nations Unies était soumis à l’examen du Conseil de sécurité. A cet exercice, à pris part une délégation malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop. Ce fut une occasion pour ce dernier de noter  des progrès ‘’substantiels’’ enregistrés dans les domaines politique, sécuritaire, du rétablissement de l’autorité de l’Etat, de la protection des droits de l’homme, du développement et de l’action humanitaire. Il a en effet estimé que la Conférence d’entente nationale du 27 mars au 2 avril a tenu toutes ses promesses en ce qu’elle a été totalement inclusive. Mieux, les débats ont abouti à des recommandations pertinentes qui serviront de base, espère-t-il, à l’élaboration de la Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale.

<strong>Ces défis à ne pas perdre de vue</strong>

L’autre action majeure, selon le ministre Diop, c’est le compromis trouvé par les parties autour de la désignation des présidents des autorités intérimaires pour l’ensemble des régions du Nord du Mali. « Ces autorités intérimaires ont été effectivement installées le 28 février à Kidal, et le 2 mars à Gao et à Ménaka. A la faveur des consultations conduites par le Haut représentant du Président de la République pour la mise en œuvre de l’Accord avec l’ensemble des parties prenantes, il sera procédé, le 13 avril 2017, à l’installation de celles de Tombouctou et de Taoudénit », a-t-il rappelé.                  Le chef de la délégation malienne a, par ailleurs, souligné, dans le domaine de la défense et de la sécurité, la prise par le  gouvernement de certaines mesures nécessaires pour l’opérationnalisation des patrouilles mixtes. « La réforme du secteur de la sécurité est en chantier, tout comme les processus de cantonnement et de DDR. Parallèlement à ces actions, le processus de révision de la Constitution du Mali suit son cours; l’objectif étant de prendre essentiellement en compte les dispositions pertinentes de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, notamment la mise en place d’une deuxième chambre du Parlement », fera-t-il remarquer. Toutefois, le ministre Diop a reconnu que les acquis enregistrés ne doivent pas faire perdre de vue les défis auxquels le processus de paix est toujours confronté. Ces défis sont relatifs, dit-il, à la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre effective du processus de cantonnement et de DDR, à la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national et à la fourniture des dividendes de la paix aux populations des régions affectées par la crise.

<strong>Contrer les violences au Centre    </strong>

Aussi, la situation sécuritaire dans les régions du Centre du Mali constitue-t-elle une source de préoccupation pour les autorités maliennes. Pour y faire face, souligne le ministre Diop, le Gouvernement a adopté trois mesures importantes dont la réalisation requiert un appui conséquent des partenaires du Mali. Il s’agit de l’adoption d’un plan de sécurisation intégré des régions du Centre;  la mise en œuvre de mécanismes traditionnels de prévention et de gestion des conflits et enfin la mise en place d’un pôle de magistrats travaillant avec les leaders traditionnels dans le cadre de la justice transitionnelle.

<strong>La Minusma toujours en quête de sa pleine capacité opérationnelle</strong>

Le patron de la diplomatie malienne a aussi fait observer que près d’un an après l’adoption de la résolution 2295, les dispositions pertinentes de cette résolution peinent toujours à se matérialiser sur le terrain. Ce, à cause notamment des lacunes dans les capacités opérationnelles de la Minusma. Partant, il a insisté sur la nécessité pour le Conseil de sécurité de doter la Minusma de moyens adéquats lui permettant de s’acquitter pleinement de son mandat de stabilisation du Mali et d’accompagnement du Gouvernement dans ses efforts de rétablissement progressif de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.    « C’est le lieu de réitérer notre appel à tous les partenaires afin qu’ils honorent les engagements pris en faveur du processus de paix au Mali », a lancé Abdoulaye Diop.       Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et l’immigration clandestine dans l’espace G5 Sahel, il a rappelé la création d’une force conjointe dont le concept stratégique d’opération sera examiné le 13 avril 2017 par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Abdoulaye Diop a ainsi souhaité que le Conseil de sécurité de l’ONU, une fois saisi du dossier, autorise sans tarder le déploiement de cette force, avec le soutien financier des Nations Unies, nécessaire à son fonctionnement.

<strong>Prévenir et, au besoin, punir </strong>

Dans le domaine des droits humains, l’orateur a rappelé que la majorité des cas d’allégations de violation documentés que le rapport impute au Gouvernement sont commis dans des zones où les services judiciaires et d’enquêtes sont absents du fait de l’insécurité. Partant, le ministre Diop a réaffirmé la détermination des autorités maliennes à prendre les mesures appropriées pour prévenir, et au besoin, punir les cas avérés de violation des droits de l’homme. Le chef de la diplomatie malienne a insisté sur l’engagement du gouvernement à poursuivre la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, gage de stabilité et de développement au Mali.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Paix et réconciliation : La part d’engagement et de vérité des forces de défense et de sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/paix-reconciliation-part-dengagement-de-verite-forces-de-defense-de-securite-2158282.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Apr 2017 01:23:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Conscientes de leur devoir vis-à-vis de la nation malienne et de la signification politique de la conférence d’entente nationale, les forces armées ont livré un message hautement symbolique à la tribune de ladite conférence. C’était ce samedi 1er avril 2017, au palais de la Culture de Bamako.</em></strong>

Les forces armées de défense et de sécurité maliennes ont livré un message à la conférence d’entente nationale. Un message qu’elles ont lu, samedi, par le colonel Sidibé, en présence du Général Didier Dakouo, chef d’état-major général des armées.

Dans son intervention, le colonel Sidibé a rappelé que la  crise sécuritaire  sans précédent qui frappe le Mali depuis 2012 est douloureusement ressentie au sein des forces armées et de sécurité qui sont au cœur d’une fonction stratégique  de l’Etat, celle qui assure sur le long terme  la souveraineté et l’indépendance  de la nation. Selon lui, l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale   issu du processus d’Alger  fixe notamment comme principe l’unicité des forces armés et de sécurité du Mali, ainsi que la représentation significative de toutes les populations en leur sein. «  je m’en vais vous dire que s’il y a la paix aujourd’hui,  les premières bénéficiaires seront les forces de défense et de sécurité qui sont en train d’être tués à longueur de journée. Ce sont les forces de défense et de sécurité qui sont absentes de leurs familles durant de longs  mois », a-t-il déclaré. Les FAMa, par la voix du Col Sidibé, ont réaffirmé  leur ferme volonté de remplir leur mission envers la mère partie. « Que nul ne se méprenne, nous sommes pour la paix, mais rien ne nous détournera de notre mission sacerdotale  de défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale. Nous continuerons à défendre les  populations  et leurs biens sur l’ensemble du territoire,  quoi qu’il en coûte », a-t-il martelé.

Par ailleurs, il a noté les nouvelles orientations sur lesquelles fonctionnera le recrutement au sein de l’armée et qui les lient au processus de paix. A ses dires, le processus de sélection  reposera désormais  sur trois aspects, comme nous l’avons  conseillé nos devanciers. «D’abord  la transparence, car, nul ne doit bénéficier d’autres privilèges que ceux qu’ils méritent, ensuite  la rigueur dans la sélection,  pour donner une chance égale à tous les enfants du Mali. En troisième lieu, la décentralisation, pour redonner aux forces leur caractère fondamental de ciment de la nation. Il en sera ainsi désormais  pour la sélection des candidats  pour le  service militaire », a-t-il déclaré. Ainsi, il a invité les forces de défense et de sécurité à tous les niveaux de s’inscrire dans une nouvelle démarche qui , selon lui, consistera à estimer  que tant que nos enfants compteront plus sur leurs relations que sur leurs valeurs intrinsèques pour avancer dans la société, tant que nous ne lèverons pas nos regards sur nos propres enfants pour les poser sur l’ensemble des enfants du Mali et que nous devons considérer comme les nôtres; tant que nous n’envisageons pas ensemble un Mali meilleur, il n’y aura ni l’espoir de réussir la construction d’une nation  de  paix, il n’y aura aucune valeur morale à léguer à nos héritiers.

Partant, il soutiendra que les forces de défense et de sécurité ont un rôle particulier à jouer qui est  de bâtir et d’entretenir une armée forte, capable de défendre l’intégrité et la souveraineté du Mali. «  C’est cette image que nous comptons préserver à travers nos actes et nos attitudes », a-t-il souligné. Et d’ajouter que le deuxième lien qui caractérise les forces de défense et de sécurité   avec le processus de paix  est la nouvelle philosophie qui anime les membres des forces de défense et de sécurité. Cette philosophie considère que l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale  n’est pas la paix, c’est plutôt un chemin qui mène à la paix. Par conséquent, sa mise en œuvre ne doit pas être  elle-même porté par les germes d’une quelconque forme de discorde sociale.

Selon lui, il ne saurait  y avoir de véritable paix dans notre pays tant que toutes les composantes de la nation n’inscrivent sincèrement leurs faits et  gestes dans cette dynamique de paix. Et cela, par des actions concrètes, et non par des discours. « Une guerre par essence ne profite jamais aux populations, elle profite plutôt à un groupe d’individus qui vont prévaloir leurs intérêts en lieu et place de ceux de nos populations », a-t-il soutenu.

Il a lancé un vibrant appel aux mouvements signataires à se donner la main  pour permettre la mise en place rapide des bataillons prévus dans le cadre du Mécanisme opérationnel de coordination  (MOC) en vue d’élargir les patrouilles mixtes à toutes les régions du Nord. Ainsi, il a aussi demandé l’accélération du processus de DDR afin de fédérer l’ensemble des amis de la paix.

<strong>Boubacar SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conférence d’entente nationale :  .Le terme Azawad perd toute connotation politique .Les autorités invitées à négocier avec Iyad et Koufa</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/conference-dentente-nationale-terme-azawad-perd-toute-connotation-politique-autorites-invitees-a-negocier-iyad-koufa-2158272.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Apr 2017 01:23:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le train dont le chef de l’Etat a sifflé le départ le 27 mars dernier est enfin arrivé  à bon port avec  tous ses passagers à bord. En dépit de certaines récriminations et quelques couacs d’ordre organisationnel, cette conférence d’entente nationale a le mérite d’avoir réuni tous les Maliens autour de la même table pour la première fois depuis le début de la crise en 2012. Elle est surtout parvenue à des résolutions et recommandations qui ouvrent la voie à un nouveau départ pour le Mali</em></strong>.

C’est un président de la République Ibrahim Boubacar Keïta visiblement satisfait qui a présidé la cérémonie de clôture des travaux de la Conférence d’entente nationale ce dimanche 2 mars 2017. Satisfait en ce sens que le train qui avait  pris le départ le 27 mars dernier au palais de la Culture de Bamako, en l’absence de certains passagers, avait fait le plein entre temps. En effet, l’opposition politique et les mouvements de la CMA qui avaient boycotté l’ouverture de la conférence d’entente nationale pour des raisons diverses ont rattrapé le train à différentes gares, comme le chef de l’Etat l’avait espéré.

Sous l’arbre à palabre auquel l’emblématique salle Banzoumana Sissoko a servi, un millier de Maliens, pour 300 participants attendus, se sont rencontrés pendant une semaine pour discuter des questions qui ont profondément trait à la vie de la nation malienne: paix, réconciliation et unité nationale. Cette rencontre, émanation de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger, était importante pour l’avenir du Mali, en ce sens qu’il s’agissait là de la toute première fois que l’ensemble des Maliens se retrouvent autour d’une même table pour, peut-on dire, nouer un nouveau contrat social. Au terme de débats parfois houleux, mais empreints de patriotisme et du sens de la responsabilité, les participants ont d’abord identifié ce qu’ils croient être les causes profondes de la crise malienne, avant de formuler un certain nombre de résolutions et de recommandations.

Selon Nouhoum Sangaré, rapporteur général, les causes de la crise cyclique à laquelle fait face le Mali résident fondamentalement dans le déficit de la gouvernance, c’est-à-dire la corruption, le clientélisme et le népotisme. En plus, les participants ont retenu comme facteurs favorisant la crise l’absence de communication entre gouvernants et gouvernés; la mauvaise distribution de la justice; l’incapacité de l’Etat à gérer la porosité des frontières; la prolifération des associations à caractère ethnique ou régionaliste; l’instrumentalisation de la religion; l’insuffisance  de la mise en œuvre des accords précédents et le manque de leur suivi et évaluation. S’y ajoutent l’abandon des valeurs sociétales, la mauvaise répartition des richesses, l’insuffisance des services sociaux de base  et le problème de l’emploi des jeunes.

La conférence a par ailleurs fait d’importantes propositions relatives notamment à l’Azawad qui était une question  centrale de la rencontre. Ainsi, le terme Azawad,  selon les participants, ne doit plus renvoyer à un projet politique. L’appellation Azawad est désormais reconnue comme une réalité sociétale et mémorielle partagée par certaines communautés du Nord. Toutefois, l’Azawad ne peut aucunement englober toutes les régions dites du Nord du Mali.

Sur le plan de la gouvernance, la Conférence propose que l’on fasse l’évaluation et l’audit de toutes les ressources publiques destinées aux régions du Nord et l’accélération du retour de l’administration publique sur toute l’étendue du territoire national. Mieux, elle souhaite, pour parler de sécurité, la responsabilisation des populations à la base dans la prévention et la gestion des conflits, l’accélération du processus désarmement, démobilisation réinsertion (DDR) des ex-combattants ainsi que le redéploiement de l’armée reconstituée pour la sécurisation des personnes et de leurs biens.

Au chapitre de la paix, la Conférence a recommandé notamment que le gouvernement malien négocie avec les ‘’belligérants du Centre’’ du Mali, en l’occurrence Amadou Koufa du Front de libération du Macina, et l’extrémiste du Nord, Iyad Ag Agali, chef d’Ansar Eddine. S’y ajoutent l’instauration d’une journée  nationale de la réconciliation et de la paix, au cours de laquelle le chef de l’Etat devra adresser un message à la nation, ainsi que l’accélération de la mise en œuvre de l’Accord.

Sur le plan de la diversité et des formes d’exclusion, la Conférence propose l’intensification des échanges culturels entre le Nord et les autres régions du Mali, ainsi que l’élaboration d’une nouvelle charte pastorale.

Après avoir reçu les éléments de la future charte de la paix des mains du président de la Conférence d’entente nationale, Ibrahim Boubacar s’est félicité de la tenue de cet exercice ‘’indispensable’’. S’il estime que les appréhensions qui ont précédées la rencontre étaient légitimes, il espère à présent que les conclusions issues de ces échanges inter-maliens devraient contribuer au retour de la paix, à la reconquête de l’unité nationale et à la réussite de la réconciliation. Il a par ailleurs promis qu’une large vulgarisation sera faite des éléments qui concourent à la rédaction de la charte, afin  d’en faire un document le plus consensuel possible.

<strong>Bakary SOGODOGO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Suspension de la Femafoot par la Fifa : L’Unafam demande l’annulation des décisions ministérielles</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/suspension-de-femafoot-fifa-lunafam-demande-lannulation-decisions-ministerielles-2158302.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Apr 2017 01:22:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Par le biais d’une lettre, l’Unafam demande à Housseini Amion Guindo, ministre des Sports, d’annuler les décisions n°2017-0011 et 2017-0012 sans délais pour permettre à près de 8 000 jeunes de vivre de leur labeur et éviter l’élimination d’autres équipes maliennes</em></strong>.

L’Union nationale des footballeurs en activité du Mali (Unafam) a exprimé son inquiétude après la suspension du Mali par la FIFA pour ingérence politique. Après avoir tenu un meeting le samedi 25 mars 2017 sur le terrain de la commune III du district de Bamako, l’Unafam a adressé une demande d’annulation des décisions ministérielles n°2017-0011 et n°2017-0012 et la réinstallation du Comité exécutif présidé par Boubacar Baba Diarra.

«  Monsieur le Ministre,

Nous avons l’honneur de solliciter auprès de votre haute bienveillance, l’annulation, sans délais, de vos décisions n°2017-0011 et n°2017-0012 et la réinstallation du Comité exécutif dirigé par M. Boubacar Baba Diarra, afin de permettre à près de 8 000 footballeurs maliens de poursuivre leur rêve de devenir footballeurs professionnels.

Nous vous rappelons que vos décisions ont provoqué la suspension  du Mali de toutes les compétitions internationales du football. Cette situation impacte principalement l’évolution et la poursuite des carrières de nos membres.

Nous vous invitons par conséquent à reconsidérer votre position afin de permettre à ceux qui ont un contrat avec leur club de pouvoir honoré leur contrat et vivre du salaire de leur labeur. Il y a d’autres qui perçoivent des primes de match lors des compétitions officielles de la Femafoot qui en sont privés dès lors que le championnat est arrêté. Il y a également des joueurs qui sont en cours de négociation pour signer un contrat professionnel avec les clubs étrangers qui ne vont pas pouvoir les conclure avec cette suspension. Nous passons outre les conséquences déjà subies par le Mali à travers l’élimination de nos clubs en coupe de la confédération africaine de football et sans compter l’élimination éventuelle du Mali en éliminatoires de la coupe du monde sénior Russie 2018, à la CAN des U-17, prévue au Gabon en mai 2017, à la coupe du monde U-17 des U17, à la CAN senior Cameroun 2019.

Monsieur le ministre, l’ensemble des footballeurs du Mali vous exhortent à revoir votre position en respectant les conditions de la Fifa pour le retour du Mali dans le concert des nations du football mondial.

Dans l’attente d’une suite favorable ; veuillez agréer, monsieur le ministre, l’expression de nos sentiments sportifs », peut-t-on lire dans la demande signée par Faco Zerbo, président de l’Union nationale des footballeurs en activité du Mali (Unafam).

Signalons que l’Unafam continue avec ses démarches pour que le Mali puisse retrouver sa place sur l’échiquier international. Les jeunes footballeurs du Mali n’ont rien fait pour qu’ils méritent cette situation. Le train de l’histoire est en marche !

<strong>Yacouba TANGARA</strong>

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<title>L’opposition regagnant le  train de la paix :  «Cette  importante rencontre est déterminante pour l’avenir de notre pays»</title>
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<pubDate>Tue, 04 Apr 2017 01:15:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Montée tardivement à bord du train de la paix pour des raisons de mépris dit-on, l’opposition reconnait l’opportunité de la tenue d’une conférence d’entente nationale malgré les insuffisances à corriger. C’est du moins ce qu’on peut retenir de la déclaration du chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé  le 1er avril 2017 au palais de la culture</em></strong>.

Consternée par les «insuffisances» des termes de référence et le «mépris» du gouvernement à leur égard, l’opposition avait décidé de ne pas prendre part aux présentes assises, a expliqué le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé. «Malgré nos multiples correspondances contenant des propositions  pour améliorer les termes de référence adressées au médiateur, l’opposition jusqu’au jour de l’ouverture de la conférence n’avait reçu aucune réaction à ses propositions. Nous avons dépêché un émissaire par deux fois chez le médiateur pour avoir les termes de référence définitifs, connaître la liste des invités, le format de la conférence et la place réservée à l’opposition. Nous n’avons reçu à ce jour aucune correspondance répondant à nos demandes. C’était pour dire que la bonne foi de l’opposition ne peut être mise en cause. Car le mépris du gouvernement à l’endroit de l’opposition a fait que les offres d’un dialogue républicain ont toujours été rejetées», s’est-il plaint.

Aux dires de Soumaïla Cissé, la présence de l’opposition n’était pas souhaitée.   Selon lui, c’est seulement 3 jours, le mercredi 29 mars  après le début de la conférence qu’une délégation du bureau de la conférence d’entente nationale a été reçu par l’opposition les invitant à participer aux travaux. « Le mercredi 29 mars nous avons reçu une délégation du bureau de la conférence nous invitant à participer à la conférence.  C’est au cours de cette réunion, 3 jours après le début de la conférence que sur diligence d’un membre de la délégation que l’opposition a reçu les cartes d’invitations à la conférence, en début de soirée ».

Néanmoins, précise Soumaïla Cissé, nous avons continué à discuter avec les délégués et avons abouti à un accord en 8 points. Il s’agit de : l’organisation d’une conférence spéciale inclusive sur la paix et la stabilité au centre du Mali; l’organisation d’états généraux sur la défense et la sécurité nationale;  l’organisation d’états généraux sur le foncier; l’adoption d’une charte pour la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption ;  l’adoption, après la rédaction de la charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale, des réformes institutionnelles ainsi que de la révision constitutionnelle ; l’adoption urgente de mesures consensuelles pour l’organisation d’élections crédibles et transparentes. A cela s’ajoute l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ; la définition des étapes à venir c’est-à-dire: la mise en œuvre des résolutions et recommandations de la conférence notamment la phase de consultations de toutes les composantes de la nation, la rédaction et l’adoption de la charte pour la paix et la nature inclusive de la structure chargée des différentes étapes du processus.

A la suite de ce processus, l’opposition a rejoint la conférence d’entente nationale. Le samedi 1er avril, aux environs de 17h30, le chef de file de l’opposition a fait une déclaration qui reconnait le bien fondé des présentes assises.

Après avoir rendu grâce à Allah d’être à cette rencontre, il a déclaré «Je voudrais vous saluer tous et vous remercier d’avoir demandé à l’opposition politique de s’associer à cette si importante rencontre qui est déterminante pour l’avenir de notre pays, l’avenir de nos enfants, et même pour l’existence et la pérennité du Mali». Toutefois, le patron de l’opposition a des réserves et des inquiétudes.

<strong>Les inquiétudes de l’opposition</strong>

Malgré la reconnaissance de la nécessité d’une conférence d’entente nationale, Soumaïla Cissé  souhaitait qu’elle se fasse dans les conditions les meilleures pour une paix définitive dans un Mali Un, indivisible, républicain et laïc. C’est pourquoi,  a-t-il rappelé avec insistance que cet accord n’est pas un bon accord estimant qu’il comporte les germes d’une partition du pays. Car, argumente-t-il, l‘existence de l’accord de paix ne devrait nullement occulter la situation sécuritaire inquiétante dans le nord et le centre du pays.

<strong>La résolution de la crise requiert le nécessaire dialogue entre les différentes composantes de la nation.</strong>

L’immense campagne de sensibilisation organisée par le gouvernement autour de l’accord de paix issu du processus d’Alger, présenté comme étant le meilleur, n’a eu aucun effet bénéfique pour le pays. Bien au contraire, regrette le chef de file de l’opposition, nous assistons impuissants à une recrudescence de la violence avec son cortège d’attaques meurtrières contre les forces armées et de sécurité du Mali, les Forces de la Minusma et les populations civiles au nord, au centre et au sud du pays.

En 2016, commente-t-il, 396 personnes dont 207 civiles ont perdu la vie dans le centre et le nord du Mali. L’année 2017 a déjà enregistré au 31 Mars au moins 250 morts.

Sensée dégager des dynamiques consensuelles et convenir des éléments fondamentaux consécutifs d’une charte pour la paix, cette conférence, une émanation de l’accord de paix d’Alger peut-elle atteindre ses objectifs si des dispositifs essentiels de l’accord ne sont pas effectifs et respectés, s’interroge Soumaïla Cissé. Il s’agit entre autres, de la sincérité des parties : Première garantie de l’aboutissement de l’accord (article 50); la promotion d’une véritable réconciliation nationale (article 46) fondée entre autres sur :  la création d’une commission de lutte contre la corruption et la délinquance financière ; la création d’une Commission d’enquête internationale chargée de faire la lumière sur tous les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les crimes de génocide, les crimes sexuels et les autres violations graves de droit international humanitaire sur tout le territoire malien. A cela s’ajoute la réaffirmation du caractère imprescriptible des crimes de guerre et crimes contre l’humanité et l’engagement des parties à coopérer avec la commission d’enquête internationale  et la non amnistie pour les auteurs des crimes de guerre et crime contre l’humanité et violations graves des Droits de l’Homme.

L’opposition s’interroge également si cette conférence  peut atteindre ses objectifs alors que  ses termes de référence se référant à l’article 5 de l’accord d’Alger relatif à l’Azawad, occultent cette affirmation essentielle. Il s’agit, dit-il, «l‘appellation Azawad recouvre une réalité socio- culturelle, mémorielle et symbolique partagée par différentes populations du Nord Mali (et non le Nord du Mali) constituant des composantes de la communauté nationale. Une compréhension commune de cette appellation qui reflète également une réalité humaine, devra constituer la base du consensus nécessaire, dans le respect du caractère unitaire de l’Etat malien et de son intégrité territoriale». Pour l’opposition, ce débat doit avoir lieu en toute clarté, en toute vérité et concerne toute la nation. Partant, elle a réaffirmé que la seule solution pacifique viable et inclusive de résolution de la crise multiforme que connaît notre pays passe par la tenue d’une concertation nationale inclusive regroupant l’ensemble des forces vives de la nation autour des problèmes institutionnels, de Défense, de sécurité, de gouvernance et de développement.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Grève illimitée des médecins : L’armée appelée à la rescousse</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/greve-illimitee-medecins-larmee-appelee-a-rescousse-2158292.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Apr 2017 01:10:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Il y a environ un   mois,  le  Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF) a déclenché  une grève illimitée, paralysant du coup les hôpitaux et autres établissements de santé. Malgré les différentes négociations, l’Etat n’est pas parvenu à satisfaire les revendications du syndicat et le citoyen lambda assiste impuissamment à ce bras de fer. La chaleur aggravant  cette situation déjà intenable, le gouvernement a fait appel aux services de l’armée. Sur les antennes de la télévision nationale, le samedi 1er avril, il a appelé les médecins militaires  afin d’atténuer, un temps soit peu la souffrance des patients. Car, expliquent les autorités militaires, tout le monde peut partir en grève sauf  l’armée qui a une mission régalienne de sauver les vies des citoyens. Dans le communiqué, on invite les patients à aller se faire consulter dans les centres de santé des garnisons en attendant de trouver un terrain d’entente avec les civils en blouse  blanche. Outre les centres sanitaires dans les garnisons,  le gouvernement a tenté de rassurer la population en annonçant le déploiement des médecins militaires dans les grands hôpitaux du pays et les centres de santé de référence aussi bien à Bamako qu’à l’intérieur du pays. Ce qui laisse croire que la fin de grève illimitées des médecins n’est pas pour demain.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Ozone&#45;Mali : Le personnel sur pied de guerre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/ozone-mali-personnel-pied-de-guerre-2120472.html</link>
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<pubDate>Fri, 17 Mar 2017 01:16:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les agents de propriété de la société Ozone-Mali sont sur le point de déposer un préavis de grève. A la faveur d’une assemblée générale, les responsables syndicaux disent être épuisés et croupissent sous une misère indescriptible</em></strong>.

Va-t-on assister à une grève dans le milieu de l’assainissement?  Tout porte à le croire au regard des propos de Moussa Koné, porte-parole des agents de propriété d’Ozone-Mali. A la faveur d’une assemblée générale tenue le vendredi 10 mars 2017 à la Bourse du Travail de Bamako, ce dernier promet de dérouler un plan d’actions pour contraindre l’Etat à satisfaire leurs revendications, à travers «des débrayages». Ces agents de propriété interpellent principalement le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta sur leurs préoccupations que sont : « l’obtention d’un contrat de travail de manière formelle; le refus de la direction de revaloriser les salaires des travailleurs; la prise en charge des agents pour les cas d’accident de travail».

A cette rencontre, Moussa Koné a, dans un premier temps, dénoncé les conditions salariales. «Les agents de propriété font un travail de titan, mais ils ne perçoivent que la somme de 48 000 FCFA comme salaire. Des agents de propriété d’Ozone-Mali en ont gros sur le cœur. A Ozone, nous avons beaucoup encaissé et trop c’est trop ! Nous sommes les maillons essentiels, mais nous ne sommes pas considérés», regrette le sieur Koné. En outre, les agents de propriété affirment qu’ils travaillent dans l’illégalité totale dans la mesure où rien de formel ne les lie à l’employeur (Ozone). A en croire Moussa Koné, il y a deux sociétés françaises qui s’occupent des contrats et des salaires des agents de propriété. A ce titre, il dira qu’ils n’ont jamais perçu de bulletin de salaires malgré les demandes faites par les employés. En outre, il dira que la société Ozone-Mali leur impose d’être domiciliés à la Banque Of Africa (BOA). A ce niveau également, il dénonce l’amputation de leurs salaires  les frais d’escompte bancaires injustifiés à hauteur de 2 000 F CFA.

L’autre préoccupation des agents de propriété est la prise en charge sanitaire dans les cas d’accident de travail. Pour Moussa Koné, plusieurs agents de propriété sont victimes d’accident de travail. Le triste constat, selon lui, est qu’ils sont laissés pour compte.

Face à ces préoccupations, le sieur Koné dira qu’ils se sont entretenus avec le Directeur dénéral d’Ozone-Mali, Noureddine Chbani, qui leur à fait savoir que l’Etat du Mali est débiteur de 11 milliards de FCFA envers la société Ozone-Mali. Et que sans cet argent, il est impossible de parler d’augmentation de salaires.  C’est dans cette logique que les agents de propriété affirment que l’Etat du Mali reste insensible à leur situation.  Moussa Koné interpelle le Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta pour l’amélioration de leurs conditions de travail. Si la situation reste inchangée, les agents de propriété sont déterminés à déposer un préavis de grève dans un bref délai. Et pour se faire entendre, Moussa Koné n’exclut pas de mener d’autres actions comme des marches, des sit-in, entre autres», pour ainsi mettre la pression sur le gouvernement.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>

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<title>Crise du football malien : L’équipe de Baba expulsée des bureaux de la Femafoot</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/crise-football-malien-lequipe-de-baba-expulsee-bureaux-de-femafoot-2120502.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Mar 2017 01:07:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la mise en place de son Comité de normalisation de 19 personnes, présidé par Sidy Diallo, le département des Sports vient déloger le Comité exécutif de la Femafoot dirigé par Boubacar Baba Diarra de ses locaux, à Hamdallaye ACI 2000. C’était le mercredi 15 mars 2017</em></strong>.

Il était 13h57 quand les huissiers sont arrivés dans les locaux de la Fédération malienne de football. Un huissier passait de bureau en bureau pour prendre des notes. Le second, impatient, passait des coups de fil. A la fin de leur visite surprise, toute l’équipe de Boubacar Baba Diarra est descendu des locaux. Selon un témoin : « les huissiers avaient un papier d’autorisation d’expulsion de l’équipe de Boubacar Baba Diarra, président de la Fédération malienne de football ».  La même source indique : « qu’aussitôt après, la Fédération malienne de football aurait envoyé l’information à la CAF et la Fifa ». D’autres témoins présents sur les lieux au moment des faits n’ont pas souhaité s’exprimer.

Il convient de souligner qu’après les travaux des huissiers, accompagnés par quelques policiers, les portes de la Femafoot ont été  ont bouclées portes.

Rappelons que le bureau du Comité exécutif de la Femafoot a été dissout par décision n°0011-2017 du 8 mars 2017 en raison de la « persistance de la crise du football malien ». Le bureau qui vient d’être dissout par le ministre des Sports a été légalement élu le 13 octobre 2013 à Mopti et son mandat expire le 13 octobre 2017. Le retrait de la délégation de pouvoir suivi de la mise en place d’un comité de normalisation attire les attentions du monde du football au Mali. Si le président de la Fédération malienne de football est élu, le président du comité de normalisation a été nommé par la décision n°0012-2017 du ministère des Sports.  Un projet mort-né ? Très malin celui qui s’hasardera à répondre à cette question. Mais les défis sont énormes. Car, généralement dans ce genre de situation, le Mali pourrait être suspendu des compétitions internationales par la Fifa. Au plan interne, il y a d’autres équations à équilibrer, à savoir si la majorité des clubs de Ligue 1 et de Ligue 1 ou encore les ligues régionales de football vont accepter de suivre ce Comité de normalisation. Aussi, au sein du même comité provisoire, certains membres ont affirmé qu’ils ne sont pas partants. L’avenir nous en dira plus. Donc, le football malien n’est toujours pas à l’abri d’une nouvelle crise, suite à la décision N°0012 du 14 mars 2017 relative à la mise en place d’un comité provisoire.

<strong>La liste du comité provisoire :</strong>

Sidy Diallo (Comité olympique), Amadou Baba Cissé (mouvement sportif), Amadou Diarra Yalcouyé (ministère des Sports), Missa Dioma (DFM/Ministère des Sports), Amara Mallé Diallo (journaliste Ortm), Abdramane Ben Mamata Touré (avocat), Moussa Ben Deka Diabaté (arbitre international), Modibo Simbo Keïta (magistrat), Hamidou Albachar (médecin), Moussa Diakité (direction nationale des Sports), Djénébou Sanogo (mouvement sportif), Ibrahim Thiam (ancien capitaine des Aigles), Mohamed Salia Touré (CNJ), Souleymane Bobo Tounkara (journaliste Amap), Mahamadou Koné (professeur d’enseignement supérieure), Assane Seye (avocat), Dioncuonda Samabaly (comité des sages), Gouro Sidi Diallo (sociologue), Moustaph Maïga (journaliste).

<strong>Yacouba TANGARA</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Conférence d’entente nationale :  Mystère autour de la date de sa tenue</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/conference-dentente-nationale-mystere-autour-de-date-de-tenue-2120422.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Mar 2017 01:07:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sur le terrain, la Commission préparatoire multiplie les rencontres pour expliquer le bien-fondé de ladite rencontre et recueillir les propositions des différentes sensibilités de la nation malienne. Mais, des observateurs en sont toujours là à se demander si la Conférence d’entente nationale aura lieu ce mois de mars, tant les organisateurs gardent le silence radio autour de la date de sa tenue</em></strong>.

La Conférence d’entente nationale, tel qu’indiqué par les autorités maliennes, doit se tenir ce mois de mars 2017. Dans cette perspective, la Commission préparatoire de ladite rencontre, sous la houlette de son président, Baba Hakhib Haïdara, non moins Médiateur de la République, multiplie les rencontres avec la classe politique et les forces vives de la nation pour leur expliquer le bien-fondé de la Conférence et recueillir leurs suggestions. Ainsi, des groupes de travail ont été mis en place, des expertises ont été lancées et des consultations régionales ont eu lieu dans le district de Bamako ainsi que dans les différentes régions à l’exception de celle de Kidal. Toutefois, au delà du travail que la Commission  préparatoire mène sur le terrain, des Maliens en sont toujours là à s’interroger si les organisateurs pourront respecter le délai initialement indiqué. En effet, à quelques jours de la fin du mois de mars, l’omerta règne toujours sur la date de la tenue de la Conférence d’entente nationale. Interrogés lors de la journée d’information de la presse, les responsables de la commission médias de la Commission préparatoire ont entretenu le mystère, affirmant que la date de la tenue de la Conférence d’entente ne fera l’objet d’aucun fétichisme.  Conséquence: l’espoir que l’annonce de la tenue de la Conférence d’entente nationale avait fait naître chez nombre des Maliens laisse de plus en plus la place à l’incertitude, surtout quant au respect  du mois de mars.

<strong>L’opposition réaffirme sa position</strong>

Quant à l’opposition politique, elle a toujours rejeté la Conférence d’entente nationale et souhaité qu’en lieu et place, soit tenue une concertation nationale souveraine. Dans une déclaration rendue publique le 16 février dernier, les partis politiques de l’opposition ont encore une fois émis des réserves quant à la pertinence et à l’opportunité de l’organisation d’une telle rencontre. Selon eux, la conférence ne peut atteindre ses objectifs si des dispositifs essentiels de l’accord ne sont pas effectifs et respectés, à savoir : La sincérité des parties, première garantie de l’aboutissement de l’accord (article 50), et la promotion d’une véritable réconciliation nationale (article 46).

L’opposition estime par ailleurs que la Conférence  d’entente nationale apparaît comme « une manœuvre pour faire entériner de facto l’Azawad comme une réalité socioculturelle ». Pire, elle n’atteindra pas ses objectifs si aucun rapport d’aucun observateur indépendant n’a jamais été rendu public conformément à l’article 63 de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Partant, elle plaide plutôt en faveur de l’organisation d’une concertation nationale souveraine regroupant l’ensemble des forces vives de la nation autour des problèmes institutionnels, de défense, de sécurité, de gouvernance et de développement.

A noter que la Conférence d’entente nationale est une composante de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger qui stipule dans son article 5 : « une Conférence d’entente nationale sera organisée durant la période intérimaire, avec le soutien du comité de suivi et sur la base d’une représentation équitable des parties, en vue de permettre un débat approfondi entre les composantes de la nation malienne sur les causes profondes du conflit. Ce débat aura à prendre en charge, entre autres, la problématique de l’Azawad. Il devra dégager les éléments d’une solution devant permettre au Mali de transcender sa douloureuse épreuve, de valoriser la contribution de ses différentes composantes à l’identité du pays et de promouvoir une véritable réconciliation nationale. Une Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale sera élaborée sur une base consensuelle, en vue de prendre en charge les dimensions mémorielles, identitaires, et historique de la crise malienne et de sceller son unité nationale et son intégrité territoriale».

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>

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<title>Enjeux électoraux 2018 :  Quand la présidentielle génère des crises au sein des partis</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/enjeux-electoraux-2018-presidentielle-genere-crises-sein-partis-2120452.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Mar 2017 00:59:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Très bientôt 2018, et rien n’est encore clair au niveau des principales formations politiques concernant les candidats des uns et des autres. A l’embarras du choix déjà perceptible chez bon nombre de citoyens, s’ajoute désormais la confusion née des dissensions internes à certaines formations politiques sur fond de guerre de leadership et de divergence d’intérêts. Notamment à l’Adema et au RPM</em></strong>

Au sein de ces deux formations politiques, tous les coups sont permis. Si certains responsables du parti au pouvoir souhaitent le maintien de la candidature du Président IBK, d’autres par contre sont dans le doute quant à un second mandat de leur mentor. Toute chose qui anime les causeries ces temps-ci au sein de cette formation politique. Pour l’heure, le scepticisme semble s’installer au sein du Rassemblement pour le Mali. Mais en attendant 2018 , il faudra s’attendre à des chamboulements d’ici là. Et comme pour signifier que le doute persiste au sein de cette formation politique, certains barons du parti ont commencé à écumer les hameaux pour prêcher la bonne nouvelle.  Toutes les occasions deviennent propices pour chaque acteur pour essayer de se « blanchir » ou de « noircir » son frère ennemi.                                                                                                                                                         Dans ce tohu-bohu, le dernier mot revient au locataire de Koulouba. Autre crise, celle qui a lieu au Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema/Pasj) dont des membres du comité exécutif sortent pour « fustiger la gestion » de leur président. Sans oublier que certains militants veulent connaitre la position de leur parti pour la présidentielle de 2018. Ils sont tellement pressés de savoir si leur parti aura un candidat ou pas, qu’ils sont prêts à traiter de tous les noms d’oiseau les responsables de leur formation politique.

Mais du côté du comité exécutif, c’est le silence radio. On demande aux militants d’attendre la fin des travaux de la commission Moustaph Dicko, censé faire des propositions sur cette question. Ce qui n’est pas du tout du goût de certains barons, qui voient derrière ce langage un double-jeu de leur président. Puis là-dessus, puisque ce tintamarre au sein des partis politiques semble être devenu une norme, chaque camp se plait dans ce climat de méfiance. A y voir de plus près, aucun de ces agissements ne profitent aux populations à la base qui ont visiblement d’autres priorités que ces querelles de clocher. Ces populations qui croupissent sous le poids du panier de la ménagère qui demeure vide.

C’est vrai que les observateurs s’accordent à reconnaitre que le prochain scrutin regorge d’enjeux. Mais, avaient-ils prévu cet embrouillamini qui éloigne les différents acteurs politiques de leur objectif principal ? Est-ce à ce tohu-bohu il faut prêter la compréhension de l’animation de la vie politique ? Qu’on le veuille ou pas, le « bicéphalisme » poursuit son chemin à la tête de certains partis et formations politiques sur fond de « suscitations » de candidatures. Sur le terrain, on semble se fier peu à l’intérêt des partis dont on est membre ou dissident (c’est selon). Pendant que ceux qui semblent plus préoccupés par leur survie en politique jouent aux plus habiles, aussi bien dans l’opposition qu’à la mouvance présidentielle, ceux qui osent encore croire disposer d’une conviction politique se demandent qui viendrait siffler la fin de cette « récréation ».

Guerre de personnes, de leadership ou tout autre type de guerre, le peuple veut respirer et assumer avec responsabilité le choix du prochain président de la République. Et-ce ne sera pas (à notre avis) sans les acteurs politiques.

<strong>Paul N’GUESSAN</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Révision constitutionnelle au Mali : Une mission parlementaire à Abidjan et Dakar</title>
<link>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/revision-constitutionnelle-mali-mission-parlementaire-a-abidjan-dakar-2105452.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/institutions-politiques/revision-constitutionnelle-mali-mission-parlementaire-a-abidjan-dakar-2105452.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 02:18:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour s’inspirer des expériences ivoirienne et sénégalaise, une délégation de la commission loi de l’Assemblée nationale du Mali est en Côte d’Ivoire  depuis hier et se rendra au Sénégal pour la même mission</em></strong>.

Depuis un certain temps, le fonctionnement de nos institutions se heurte à des insuffisances de  notre Constitution, mettant ainsi un frein à certaines actions de développement. Pour corriger ces lacunes et adapter la loi fondamentale à l’évolution du  monde, les plus hautes autorités maliennes ont initié un projet de révision constitutionnelle qui leur tient à cœur. Le référendum est prévu pour juillet 2017 selon le calendrier électoral que le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat a proposé à la classe politique au cours de leur traditionnelle cadre de concertation.  Dans cette optique, les autorités veulent cerner les différents contours du processus afin d’obtenir une adhésion massive du peuple malien. C’est pourquoi, explique-t-on, l’Assemblée nationale ne veut rien laisser passer au hasard et entend jouer le rôle prépondérant qui est le sien dans ce processus.   Pour ce faire, le mercredi 8 mars 2017, elle a dépêché une délégation de la commission loi dans des pays d’Afrique de l’Ouest, lesquels ont récemment procédé à la révision de leurs constitutions avec succès. En l’occurrence la Côte d’Ivoire et le Sénégal.  L’objectif recherché, précisent des sources concordantes qui ont requis l’anonymat,  est de partager les expériences de ces deux pays.

Au cours de leurs échanges, nos élus nationaux tiendront compte de certains aspects spécifiques, indiquent nos sources. Il s’agit, entre autres,  des possibilités légales à réaliser ce projet à une année des élections générales, les stratégies à mettre en œuvre pour éviter des interprétations erronées pouvant créer une tension sociale. Comme ce fut le cas dans certains pays africains.

Soulignons que d’ores et déjà, cette démarche du parlement malien est appréciée à sa juste valeur. Car elle nous évitera des désagréments  qui ne doivent plus avoir de place dans notre société.

Faut-il le rappeler, à l’occasion de la 12ème conférence de l’Union parlementaire  de l’Organisation de la conférence islamique (Upci), le Président de l’Assemblée nationale du Mali avait levé l’équivoque et rassuré les sceptiques quant au nombre de mandats présidentiels. L’honorable Issaka Sidibé avait en effet précisé que «notre pays connaîtra sûrement dans les mois à venir des réformes majeures avec la révision de la Constitution. Cette révision constitutionnelle, faut-il le préciser, ne concerne aucunement des prolongations de mandat présidentiel, comme certains seraient tentés de le penser, mais vise plutôt à corriger des insuffisances constatées dans l’évolution de notre processus socio-démocratique, depuis 1992».

Il importe de rappeler par ailleurs qu’un comité des experts avait été mis en place à cet effet par le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta. Ledit comité a déjà déposé son rapport qui reste à l’appréciation du chef de l’Etat.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Emploi :  Des agents de la pouponnière ne bénéficient pas du Smig</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/emploi-agents-de-pouponniere-ne-beneficient-smig-2105812.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 01:20:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le gouvernement malien a décidé, en Conseil des ministres, de porter le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) de 28.000 FCFA à 35.000 FCFA à partir de janvier 2015 et à 40.000 FCFA à compter de janvier 2016. Pour le Secrétaire général de la section syndicale du ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant  et de la Famille, Lassana Camara, cette mesure n’est pas appliquée à la pouponnière. Cette information a été donnée, lundi 6 mars 2017, à la Bourse du travail, à la faveur de la conférence de presse animée par le Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF) et la Fédération des syndicats de la santé et de l’action sociale du Mali (Fesysam).  Pour Lassana Camara, il y avait un protocole d’accord entre le ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille et sa section syndicale. Dans ledit protocole d’accord, il était question de  prendre point par point les différentes augmentations, soit 10% en 2015, 3% en 2016 et 7% en janvier 2017. Selon lui, à ce jour, il y a des agents de la pouponnière qui ne touchent pas le Smig (35 000 FCFA) convenu entre l’Etat et l’Untm.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Opposition malienne : Un vrai panier de crabes</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/opposition-malienne-vrai-panier-de-crabes-2105802.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 01:10:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La création d’un nouveau pôle de l’opposition de Gauche républicaine et démocratique a mis à nu l’entente de façade que semblait afficher l’opposition</em></strong>.

Pour constituer une force politique au sein de l’opposition déjà en débandade, cinq autres partis viennent de signer une convention pour constituer le nouveau pôle politique de la gauche républicaine et démocratique. Il s’agit d’Amadou Tiéman Sangaré de l’Union pour la paix et la démocratie (UPD) ; Daba Diawara du Parti pour l’indépendance, la démocratie et la solidarité (Pids) ; Modibo Sidibé du Parti pour la révolution, la démocratie et le développement du Mali (Prddm) ; Moussa Sissoko du Front uni pour l’alternance et le changement (Fuac) et de Modibo Sidibé des Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (Fare-An Ka Wuli).

Une opposition qui a tout l’air d’être un vrai panier de crabes. En témoigne la création d’un nouveau regroupement. A y voir de près, le statut de chef de file de l’opposition accordé à Soumaïla Cissé constitue la pomme de discorde entre les acteurs politiques. Une attribution qui a provoqué une fissure au sein de l’opposition, virant même à des règlements de compte.

En effet, Modibo Sidibé des Fare Anka-Wuli ne le clame pas haut et fort, mais l’homme avait de forte ambition pour ce poste. Pour manifester son mécontentement, il se faisait rare aux manifestations de l’opposition républicaine et démocratique. Depuis, le leader des Fare Anka Wuli militait au sein d’un front anti-Soumi, en vue de ne pas laisser le champ libre à ce dernier de briller de tout feu.

Selon nos informations, son parti n’a pas été informé des critères de nomination des membres du cabinet du chef de file de l’opposition. Du coup, ce fut une belle aubaine ou une excuse pour quitter définitivement ce front démocratique et républicain dirigé par Soumaïla Cissé, député URD élu à Niafunké. Mais, en réalité, tout le monde savait que des tractations étaient en coulisses pour former un troisième front d’opposition contre le président IBK en 2018.

Pour les initiateurs, l’objectif de ce nouveau front est de proposer une autre façon de gouverner et de faire la politique. Et pour affaiblir cette opposition en laquelle il ne se reconnaissait pas trop, il a préféré créer un nouveau bloc politique. En tout état de cause, avec cette stratégie de se constituer en bloc pour préparer la présidentielle de 2018, les opposants maliens viennent de prouver une fois encore leur manque de maturité politique. Ce que nombre d’observateurs reprochent à ces leaders politiques. Toutes ces querelles de chapelle pourraient bien profiter au pouvoir qui aura le temps de souffler, après avoir longtemps été la principale cible d’une opposition qui semblait afficher, jusqu’à une période récente, une unité de façade. Alors qu’en réalité, elle a tout l’air d’un panier de crabes. C’est ce qu’elle vient d’ailleurs de prouver par la création d’un nouveau bloc de l’opposition qui aura finalement fait plus de « mal que de bien » à l’opposition qu’au pouvoir en place.

<strong>Paul N’GUESSAN</strong>

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<title>Célébration du 8 mars :  IBK promet plus d’ouverture du futur gouvernement aux femmes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/celebration-8-mars-ibk-promet-plus-douverture-futur-gouvernement-aux-femmes-2105832.html</link>
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<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 00:54:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si elles ne sont que 7 sur la trentaine de membres qui forment l’actuel gouvernement, les femmes pourraient occuper bien plus de postes dans le futur attelage gouvernemental. C’est en tout cas l’une des promesses phares faites par le chef de l’Etat à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme</em></strong>.

A l’écouter hier, il faut croire que le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta entend faire mieux dans la promotion du genre aux fonctions nominatives et électives. Présidant la cérémonie de célébration de l’édition 2017 de la Journée du 8 mars, ce mercredi, au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba de Bamako, le chef de l’Etat a en effet magnifié les femmes du Mali dont l’importance du rôle n’est plus à démontrer dans le cadre du développement du pays. Selon Ibrahim Boubacar Keïta, les Maliennes se sont bien illustrées dans beaucoup de domaines, notamment les forces armées de défense et de sécurité, la recherche scientifique, les infrastructures et l’éducation, entre autres. « Je suis sûr que si l’on avait confié la gestion de nos caisses à vocation d’économie solidaire aux femmes, les dégâts que nous avons enregistrés auraient été moindres », a estimé IBK. Tout en plaidant pour plus de justice à l’égard de la femme malienne,  le président Ibrahim Boubacar Keïta s’est félicité de l’adoption de la loi n°2015-052 du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives, texte qu’il s’est engagé à appliquer de façon rigoureuse. « Nous n’avons pas le mérite d’avoir fait élaborer et voter le 2015-052 du 18 décembre. C’était dû. Notre pays était en retard. Plaise au Ciel que les forces politiques, laissant pour une fois la langue de bois, disant vrai, parlant vrai, agissant en vérité, en fassent une application correcte et diligente. Nous nous efforcerons, pour notre part, d’en tenir compte dans la mise en place du gouvernement à venir, inch’Allah », a promis le chef de l’Etat, tout en saluant la qualité des femmes jusque-là appelées aux affaires publiques.

Selon IBK, contrairement  à certaines idées véhiculées, un meilleur positionnement de la femme sur la liste de candidature n’est nullement un facteur de perte si celle choisie convainc dans son environnement sociétal et si la compétence technique s’y ajoute. Le chef de l’Etat a par ailleurs salué l’engagement des Maliennes à chaque fois qu’il s’est agit de l’honneur du Mali, mais surtout leur soutien de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu pour du processus d’Alger.

<strong>Les Maliennes réclament plus de ressources</strong>

Auparavant, le ministre en charge de la promotion de la Femme, Sangaré Oumou Ba, avait apprécié les résultats atteints par le Mali lors des trois dernières années en termes de promotion de la femme. Ces résultats sont tangibles notamment sur le plan politique, avec l’adoption de la loi n°2015-052 relative à la promotion du genre dans les instances nominatives et électives. « Le Président de la République croit fermement au potentiel des femmes. A travers son engagement à vous donner plus de pouvoir et d’autonomie, il veut non seulement respecter et faire respecter vos droits, mais aussi vous manifester son soutien », a-t-elle magnifié l’engagement du chef de l’Etat en faveur des femmes.

Oumou Ba avait ensuite exhorté  le secteur privé et les partenaires au développement à se manifester pour soutenir les efforts du gouvernement dans le développement des filières porteuses comme le karité, le développement des plateformes multifonctionnelles pour la lutte contre la pauvreté. Autant elle s’est montrée consciente des défis, autant la  ministre Sangaré Oumou Ba reste convaincue qu’avec l’appui du gouvernement, les femmes les relèveront. « Monsieur le Président de la République, nous avons beaucoup d’ambitions, cependant nous avons besoin des ressources supplémentaires adéquates pour réaliser nos propres engagements et les objectifs à nous attribués par vous et par le gouvernement », a-t-elle interpellé, avec la ferme conviction qu’une croissance économique soutenue, inclusive et durable dépend de la suppression des obstacles à l’autonomisation des femmes et des filles. « A cet effet, suggère-t-il, il ne s’agit pas d’avoir des solutions miracles,  mais de  mettre en place de politiques judicieuses, d’adopter une approche globale et un engagement de longue haleine de la part de tous les acteurs du développement».

Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a par ailleurs promis, au nom des Maliennes, de mettre en place un programme décennal de développement du secteur du genre et de l’épanouissement de l’Enfant qui répondra aux objectifs des agendas 2030 des Nations Unies et 2063 sur la restructuration de l’Afrique. « Nous voulons avancer sur la matérialisation de cette réflexion en termes d’adhésion, de  soutien politique et d’appui technique et financier », précisera-t-elle.

Rappelons que le thème  retenu pour l’édition 2017 de la journée internationale de la Femme est: «l’autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en pleine évolution».

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>

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<title>Après l’échec des négociations avec le gouvernement :  La santé et l’action sociale projettent une grève illimitée</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/apres-lechec-negociations-gouvernement-sante-laction-sociale-projettent-greve-illimitee-2105852.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 00:45:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La menace des différents syndicats de la santé ne fléchit plus depuis l’échec des négociations avec le gouvernement. Lundi dernier, les syndicalistes ont confirmé le maintien d’une grève générale illimitée à partir de ce jeudi 9 mars 2017 sur toute l’étendue du territoire national et le travail reprendra après satisfaction des doléances</em></strong>.

Le secteur de la santé est en passe d’être paralysé. Le mot d’ordre de grève, objet d’un préavis par le biais duquel les responsables de la tutelle ont été alertés depuis 15 février 2017, connaîtra son passage à l’acte en principe à partir de ce matin et le travail ne devrait reprendre qu’après satisfaction des doléances. L’information a été donnée à la faveur d’une conférence de presse animée par le Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la Promotion de la famille (SNS-AS-PF) et la Fédération des syndicats de la santé et de l’action sociale du Mali (Fesysam). C’était le lundi 6 mars 2017  à la Bourse du travail.

Pour les représentants des différents syndicats de la santé, l’objectif de cet écho médiatique était d’informer les usagers des structures socio-sanitaires de cette grève qui risque de perdurer.

Pour les responsables syndicaux, il n’y a rien à négocier. «Même si nous sommes conscients de l’enjeu, la grève illimitée est inévitable», tels sont les propos tenus par Sinaly Sanogo, deuxième Secrétaire général adjoint du SNS-AS-PF. Ce dernier évoquera que le gouvernement est de mauvaise foi. Selon lui, il s’agit tout simplement de mettre en œuvre un accord qui engage les différentes parties signataires.

Dans leur plateforme de revendications, les syndicalistes exigent l’augmentation substantielle des primes de fonction spéciale et de garde; l’octroi d’une prime de monture aux travailleurs socio-sanitaires et de la promotion de la famille; l’intégration des émoluments des bi-appartenant dans le salaire; le maintien et l’extension des ristournes à toutes les structures génératrices de ressources; la prise à 100% des soins médicaux des travailleurs socio-sanitaires assujettis à l’assurance maladie obligatoire; l’intégration dans la fonction publique des contractuels payés sur fonds propres et sur fonds Ppte; le paiement des primes de garde des agents de santé chargés du contrôle sanitaire de la maladie à virus Ebola; l’abrogation de mutation abusive de syndicalistes en cours de mandat.

Le secrétaire général du SNS-AS-PF, Pr Mamady Kané a rappelé que son syndicat avait déjà observé cinq jours de grève à la suite de préavis déposés les 31 août et 26 septembre 2016. Ensuite, un préavis de grève illimité, dit-il, avait été déposé à compter du 24 octobre 2016. Selon lui, ce mot d’ordre a été suspendu à la suite des négociations au cours desquelles un procès-verbal de conciliation a été signé le 9 novembre entre le gouvernement et les syndicalistes. «Un accord avait été trouvé sur 8 points de revendication sur 9. Le seul point de désaccord avait trait à l’augmentation des primes et l’intégration des contractuels dans les fonctions publiques. Le triste constat en est qu’à ce jour, aucune de ces huit points n’a été mis en application. Ce qui dénote la mauvaise foi du gouvernement », déplore le Pr Kané.

Pour terminer, il rappelle que les travaux de conciliation ont commencé et ont pris fin le jeudi 3 mars 2017. Il ressort de son point de vue qu’il n’y avait rien à négocier, mais tout simplement de mettre en œuvre un accord signé qui engage les signataires.

Ce qui rend, selon lui, la grève inévitable si aucune évolution n’intervenait d’ici le 9 mars 2017.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Élection présidentielle de 2018 : Dioncounda Traoré ne se présentera pas contre IBK</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/election-presidentielle-de-2018-dioncounda-traore-ne-se-presentera-contre-ibk-2098342.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Mar 2017 01:16:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A quelques encablures de l’élection présidentielle de 2018, la question d’une candidature unique des partis de la majorité présidentielle est plus que d’actualité. Aux dernières nouvelles,  les lignes bougent et les choses se précisent peu à peu</em></strong>.

Depuis un certain temps, le Rassemblement pour le Mali (RPM), parti au pouvoir,  a engagé une dynamique de renforcement de ses liens de collaboration avec ses alliés de la mouvance présidentielle. Et d’autres partis de l’opposition  partageant les mêmes idéologies politiques que lui, en l’occurrence le Parena.        Dans cette optique, à l’instar d’autres partis de ce regroupement, le RPM a rencontré le jeudi 16 février 2017  l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité (Adema-Pasj). A cette occasion,  les deux partis ont engagé des réflexions  pour la création de la grande famille de gauche pour faire face aux échéances électorales à venir. Pour ce faire, une commission ad hoc a été mise en place  afin de faire des propositions déterminant  la nature de leur engagement politique. En attendant les conclusions de ladite commission, certains points qui semblaient constituer d’éventuels verrous à la présentation d’un candidat unique de la grande famille de gauche sont décantés. De sources dignes de foi, le probable candidat de l’Adema, la 2ème grande formation politique de la majorité présidentielle, Pr Dioncounda Traoré ne se présentera pas contre l’actuel Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta. Il aurait fait cette confidence qui facilite le projet de présentation d’un candidat unique de la majorité. Toutefois, souligne notre source, officiellement, l’Adema n’a pas renoncé à présenter un candidat en 2018. Car, en attendant de rapprocher les différentes tendances existant au sein de la Ruche, rien n’est joué d’avance. La seule chose qui est sûre, c’est que l’ancien président par intérim de la transition ne nourrit pas d’ambition présidentielle en 2018. Partant, notre interlocuteur a rappelé les conclusions de la rencontre du jeudi 16 février 2017. Il s’agit entre autres du renforcement des liens d’amitié des deux partis. Cela, afin de   pouvoir espérer gouverner le Mali dans une parfaite harmonie jusqu’en 2018 et au-delà. Pour matérialiser cela, les deux premières forces politiques du Mali ont convenu de définir leur collaboration de façon franche et sincère au sein de la convention des partis politiques de la majorité présidentielle. Notamment l’engagement plus pointu des responsables des partis à jouer franc-jeu pour les prochaines échéances électorales  à savoir les élections régionales, locales et communales partielles.  Ce qui fait dire à  certains  observateurs politiques que les lignes bougent et se précisent peu à peu.

Faut-il le rappeler, d’ici là, le RPM et l’Adema s’engagent  dans une nouvelle vision de véritable rassemblement pour accompagner le président Ibrahim Boubacar Kéita. Ce, non seulement pour promouvoir la réconciliation nationale et  la restauration de la paix, mais aussi, pour une gestion harmonieuse du pouvoir.

<strong>Oumar KONATE   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>11eme congrès de l’OUSA : Les travailleurs réécrivent une nouvelle page à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/11eme-congres-de-lousa-travailleurs-reecrivent-nouvelle-page-a-bamako-2098322.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Mar 2017 01:09:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Renforcer le Mouvement syndical panafricain pour l’avenir du travail et le développement inclusif durable en Afrique grâce au travail décent». Tel était le thème largement débattu, durant les journées du 3 au 4 février à Bamako, à la faveur du 11ème congrès de l’Organisation de l’Unité Syndicale Africaine (Ousa).</em></strong>

Le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, a présidé, vendredi 3 mars 2017 à l’Azalaï Hôtel Salam, la cérémonie d’ouverture des travaux du 11ème Congrès de l’Organisation de l’unité syndicale africaine (Ousa). Ce grand rendez-vous des travailleurs issus de plus de 70 organisations syndicales nationales affiliées dans 54 pays du continent africain, est un évènement majeur qui honore le Mali à travers l’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm).

A l’ouverture des travaux, le secrétaire général du l’Ousa, l’Algérien Arezki Mezhoud, s’est dit comblé pour le choix porté sur le Mali, qui selon lui, regorge de fervents défenseurs des droits des travailleurs en Afrique. Selon lui, ce 11ème Congrès regroupe toute la famille syndicale en Afrique pour écrire une nouvelle page. Ce rendez-vous, dit-il, doit être aussi un moyen de réconforter les femmes et les jeunes qui sont le devenir de l’Afrique.

Pour l’Algérien Arezki Mezhoud, le continent africain fait face à d’énormes défis. C’est dans cette logique qu’il invite ses camarades de tout faire pour répondre aux aspirations des travailleurs du continent. A cet effet, il est convaincu que tous les ingrédients d’un avenir meilleur sont là. Il suffit, dit-il, de les unir sachant que ce n’est pas une illusion. Dénonçant toute forme de violence, l’Algérien invite ses frères africains à faire du dialogue et de la tolérance leur combat de tous les jours. Pour terminer, Arezki Mezhoud dira que  l’Ousa est avec le Mali pour le meilleur et pour le pire.

A son tour, le secrétaire général de l’Untm, Yacouba Katilé, affirme que ce congrès, 11ème du genre, arrive à un moment où l’Afrique est écartelée. De son point de vue, le spectacle des morts dans le désert, et jonchant les plages de la méditerranée, apparaît comme une énorme perte de sa jeunesse, de sa force vitale pour conquérir l’avenir. A ce titre, le patron de l’Untm pense qu’en tant qu’organisation qui représentent les travailleurs, l’Ousa et ses membres doivent faire la réflexion sur un plan de valorisation des emplois et des carrières sur le sol africain. «Ce Congrès doit opter pour des solutions sans équivoque. Toutes les hypothèques d’un développement inclusif permettant la liberté d’établissement, d’entreprise d’un Africain, partout sur son continent devraient être levées. Le phénomène des migrations avec son cortège de morts mais aussi d’humiliations de nos peuples, trouvera des réponses comme les autres problématiques du travail décent, dans une exploitation judicieuse des éléments qui composent le thème du 11ème Congrès», souhaite Yacouba Katilé.

L’autre combat de Yacouba Katilé est la préservation des ressources naturelles. Selon lui, pendant longtemps, nos pays ont été la proie de l’égocentrisme de puissances extra-africaines, à travers une configuration du monde où nous ne sommes ni les maîtres, ni les premiers bénéficiaires de l’exploitation de nos ressources naturelles. Le 11è Congrès doit, selon lui, affirmer haut et fort que cela a assez duré, et avancer des approches pour l’avenir du travail en Afrique pour le développement inclusif. « On comprend dès lors que les Accords de partenariat qu’on tente d’imposer, que les grandes rencontres entre l’Afrique et tel et tel partenaire, devraient être mieux analysés, pour être des facteurs d’accélération du progrès technologique, économique, social de notre continent, et non des subtilités pour lessiver nos pays de leurs ressources », déplore t-il.

Pour Yacouba Katilé, aujourd’hui, nos pays ont une économie s’appuyant sur l’agriculture à 80-90%, dans leur grande majorité. Il propose de : accéder à la souveraineté alimentaire, dont le déficit nous expose à un marché érosif du commerce des céréales et autres produits agricoles ; adapter nos techniques, nos productions aux changements climatiques dont l’acuité a réduit de façon considérable les rendements ; créer des zones de spécialisations agricoles en vue d’obtenir les rendements les plus élevés, les plus compétitifs.

Enfin, il dira qu’il est convaincu que le 11ème congrès revêtira les traits d’une rencontre historique, instaurant un syndicalisme adapté aux conditions d’une Afrique tournée vers l’avenir et propice à la prospérité de ses populations.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Installation des autorités intérimaires : IBK répond aux sceptiques et aux détracteurs du processus</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/installation-autorites-interimaires-ibk-repond-aux-sceptiques-aux-detracteurs-processus-2098312.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/installation-autorites-interimaires-ibk-repond-aux-sceptiques-aux-detracteurs-processus-2098312.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Mar 2017 01:08:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’installation des autorités intérimaires a commencé depuis la semaine dernière non sans quelques couacs çà et là. De nombreuses voix se sont levées pour confondre  ce processus à une partition du pays. Mettant à profit le récent congrès de l’Organisation de l’Unité Syndicale Africaine (Ousa), le Chef de l’Etat lui-même, se veut très rassurant que le pays ne sera jamais partitionné. Une manière pour le président de la République d’inviter les sceptiques et les détracteurs du processus de sortie de crise de regagner le navire de la paix et du développement</em></strong>.

En marge du congrès de l’Organisation de l’Unité Syndicale Africaine (Ousa), le président de la République en a profité pour parler du processus de paix en cours au Mali et précisément de l’installation des autorités intérimaires qui domine l’actualité depuis deux semaines.

Ibrahim Boubacar Keïta affirme que c’est un acte de foi de la part des participants à ce congrès de venir au Mali. Car pour lui, ce n’était pas évident avec tout ce qu’on dit du Mali en termes d’insécurité et d’instabilité.

Au moment où beaucoup d’entre nous au Mali et au-delà estiment que le processus de paix est compromis et même caduc par la volte-face parfois des groupes armés à remettre en cause tous les acquis de l’Accord, leur effritement créant des petits groupuscules, l’insécurité qui gagne du terrain et qui s’étend au centre du pays, entre autres. Le président IBK lui-même, se veut très rassurant, il dira aux congressistes « vous avez de la chance que votre congrès s’ouvre sous de très heureux auspices. Pourquoi je le dis ? Il faut retenir qu’à ce jour la paix est en marche au Mali et c’est une réalité ».

Très remonté contre ceux qui assimilent la mise en place des autorités intérimaires à une partition du pays en cours, le Chef de l’Etat visiblement très remonté contre de tel courant a martelé « On vous avait dit impossible de tenir un congrès au Mali d’une telle dimension prétextant que le Mali est en partition. Non et non ». Il ajoutera que « Tant qu’il restera un seul homme au Mali, digne de Modibo Keïta, ce pays ne sera pas partitionné ». A ce sujet, le locataire de Koulouba a évoqué la mise en place des autorités intérimaires qui est une disposition de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger. Il a rassuré que le processus de leur mise en place dont Kidal, Gao et Ménaka ont donné le ton et va se poursuivre. A ses dires, c’est l’installation des autorités intérimaires qui prouve à suffisance que l’accord est en train d’être mis en œuvre.

Donc, le processus de paix est bien en marche.

En tous cas, IBK n’a jamais raté une occasion pour faire l’éloge de la paix et de rassurer les partenaires du Mali. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu le prix Nelson Mandela de la démocratie qu’on vient de lui décerner la semaine dernière à Paris.

<strong>Le prix que le gouvernement a payé à Gao et Ménaka</strong>

L’installation des autorités intérimaires à Gao et Ménaka le jeudi 2 mars 2017 ne s’est pas fait dans la dentelle. Le gouvernement a payé un lourd tribut à la jeunesse et au Cmfpr II pour y parvenir. Une façon pour lui de prouver à quel point il tient à la stabilité et au retour de la paix.

En effet, un sérieux bras de fer s’était engagé entre les jeunes de Gao, les éléments de la Cmfpr II et le gouvernement malien la semaine dernière dans le cadre de l’installation des autorités intérimaires des régions de Gao et de Ménaka. Si les jeunes farouchement opposés à l’installation des autorités intérimaires ont procédé à des marches et des sit-in, de son côté la Cmfpr II a pris les bâtiments administratifs en otage pour protester contre ce qu’elle a appelé son exclusion du processus. Il a fallu l’engagement des leaders religieux de la région avec à leur tête l’imam Cheick Oumar Almahadi (très vénéré) et des autorités coutumières pour dissiper les mouvements de protestation dans la ville de Gao afin de permettre l’installation des autorités intérimaires.

A quelques heures de la cérémonie officielle rien n’était gagné d’avance.

La tension était très vive et chacun campait sur ses positions. Les discussions auront duré 14 heures d’affilées entre le gouvernement, les imams et notables d’un côté et les mouvements de résistance civile et responsables de la Coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance (Cmfpr II) de  l’autre.

Finalement, un compromis a été trouvé tardivement dans la nuit avec les jeunes et la Cmfpr II qui menaçaient « d’empêcher l’installation » des autorités intérimaires s’ils ne sont pas inclus dans les organes de mise en œuvre de l’accord pour la  paix.

A l’issue  des négociations on peut lire dans le communiqué rendu public par les jeunes que le gouvernement s’engage à attribuer quatre postes représentatifs des mécontents au sein du Comité de suivi de l’accord (CSA) qu’ils vont devoir partager avec les femmes. Aussi, les jeunes ont obtenu l’intégration des jeunes patrouilleurs de Gao dans le Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) ; l’intégration des bénévoles des centres de santé pendant la crise dans la fonction publique ; l’intégration des jeunes combattants sans demander des armes dans le processus de Démobilisation, de désarmement et de réinsertion (DDR), entre autres.

Pour les jeunes,  cela est un bon arrangement. En contre partie, les combattants de la Cmfpr II ont accepté de quitter les locaux de l’Assemblée régionale qu’ils occupaient depuis trois jours afin de permettre l’installation des autorités intérimaires.

Cependant, ces arrangements selon le communiqué sont assortis d’un délai de 15 jours pour leur exécution. Dépasser ce délai les jeunes affirment se réserver le droit d’entreprendre des actions pires que celle relative à  l’occupation des locaux de l’Assemblée régionale.

Ce qui prouve que l’installation des autorités intérimaires à Gao et Ménaka a été très éprouvante pour le ministre Ag Erlaf et la délégation qui le suivait. Le gouvernement a-t-il les moyens d’honorer ses engagements ? Les jours à venir nous le diront.

<strong>Le navire prend de l’eau à Tombouctou</strong>

Après Kidal, Gao et Ménaka la semaine dernière, c’était au tour de Tombouctou et de Taoudéni d’installer leurs autorités intérimaires. Si dans les premières régions citées ce fut une réussite, ce n’est pas le cas à Tombouctou où des groupes armés prennent le processus en otage.

Ce qui devrait en principe passer comme une lettre à la poste est devenue un imbroglio indescriptible. Pourtant au Mali, Tombouctou est considérée comme l’une des régions les plus pacifiques depuis le début de la crise que nous avons connue. La couleuvre a été avalée à Gao par les manifestants non sans difficultés. Car à la clé un accord sous la houlette des religieux a été signé où l’Etat s’engage à satisfaire tous les points de revendications des jeunes. C’était le vendredi 3 mars 2017 que les autorités intérimaires de Tombouctou et Taoudéni devaient être installées.

Mais la petite balade de santé de Mahamadou Diagouraga, Haut représentant du chef de l’Etat, du ministre Ag Erlaf et la communauté internationale a brusquement été stoppée par des groupes armés qui manifestaient dans la ville de Tombouctou. D’un autre côté de la ville, d’autres manifestants que l’on affirme sur place être à la solde de Lamine Tahar (riche commerçant très controversé), ont manifesté pour soutenir l’installation des autorités intérimaires.

La situation a été très tendue le vendredi matin. Le moindre faux pas aurait mis le feu à la poudrière.

Le vendredi matin les forces du CJA (dissidente de la CMA) ont installé des check-points à travers la ville après l’occupation il y a quelques jours de l’Assemblée régionale par un autre groupe issu du Compis 15.

La cause de ce branle-bas selon des éléments de la CMA est à mettre à l’actif et de la CMA et du gouvernement à 80% pour avoir négligé les doléances de ces mouvements. Ces derniers réclament leur inclusion dans le processus.

Ils ajoutent que les autres 20% restants de ce blocage peuvent être attribués à un manque d’entente entre toutes les composantes de Tombouctou que des forces étrangères manipulent à leur guise.

Cependant, après de longues concertations le vendredi 3 mars, fut annulée l’installation des autorités intérimaires en attendant de ramener tout le monde dans la même direction. Ainsi, la date du 6 mars a été arrêtée, c’est-à-dire ce matin.

Pourrait-on calmer les éléments du groupe armé CJA qui tentent de saboter le processus en dénonçant une non inclusivité du processus ? Ce n’est pas gagné d’avance, car la position «extrémiste» que ce groupe adopte face à la situation n’est pas pour arranger les choses. D’un autre côté, c’est la présence d’homme comme Lamine Tahar sur la liste des autorités intérimaires qui dérange le plus. Ce dernier est cité comme étant « un baron de la drogue et partisans de toutes les rébellions que le pays a connues depuis 1991 ».

En attendant de voir quelle attitude le gouvernement adoptera, la situation demeure très fragile sur le terrain.

<strong>Harber MAIGA </strong>

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<title>Médiation dans la filière bétail&#45;viande en Côte d’ivoire :  Issiaka Sawadogo et Hassane Dramera fument le Calumet de la Paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/mediation-filiere-betail-viande-cote-divoire-issiaka-sawadogo-hassane-dramera-fument-calumet-de-paix-2098302.html</link>
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<pubDate>Tue, 07 Mar 2017 01:05:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sur initiative  de l’Ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire, Ousmane Ag Rhissa, le président de la Confédération de la filière Bétail-viande de l’Uemoa, Hassane Dramera et Issiaka Sawadogo, le président de l’Uremab (Union Régionale des Marchands de Bétail), deux leaders de la filière Bétail en Côte d’Ivoire, en conflit depuis de longues années, viennent de signer la paix des braves à Abidjan</em></strong>.

Suite à des incompréhensions multiples de part et d’autre, dans le secteur, ces deux leaders par personnes interposées se livraient une guerre sans merci, ce qui a fini par créer la suspicion entre les deux hommes et creuser un grand fossé entre les partisans des deux camps.

Faire assoir les deux parties autour de la même table et les amener à se pardonner pour avancer, c’était l’objectif visé par Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur du Mali en acceptant de réunir tout ce beau monde au sein de la Chancellerie malienne d’Abidjan. En effet, ils étaient nombreux ce Jeudi 02 mars 2017, dans la salle de Conférence de l’Ambassade du Mali en Côte d’Ivoire, les acteurs de la filière pour ne pas se faire conter l’événement du jour.

Dans son introduction, l’Ambassadeur a tenu à préciser qu’il a bien voulu organiser cette rencontre pour briser la méfiance qui s’était installée entre tous les acteurs de la filière, mais aussi et surtout pour effacer définitivement les malentendus. « En réalité, dit-il, les problèmes entre les deux camps sont mineurs, mais on ne pouvait les surmonter qu’en vous demandant de vous assoir et de vous parler ». Il s’est réjoui par ailleurs, de la présence de tous les représentants de la filière dans cette salle et fait un point d’honneur aux deux délégations venues du Mali et du Burkina Faso  pour l’occasion.  « C’est un signe évident qui dénote toute l’importance que vous accordez  à ce secteur. S’il y a la paix, tout le monde y trouve son compte. Je vous invite au pardon, pour briser le mur de méfiance  qui vous divisent afin de prendre un nouveau départ », souligne-t-il.

Dans son intervention, M. Issiaka Sawadogo a tout d’abord remercié l’Ambassadeur ainsi que Daou Ibrahim qui fut l’instigateur principal de cette rencontre. «Beaucoup de choses se sont passées dans cette affaire que je peux dire ici parce qu’on est là pour pardonner. Nous avons compris que c’est Satan qui nous divisait », a-t-il précisé. L’homme s’est dit satisfait de cette médiation menée par l’Ambassadeur du Mali dont il salue l’initiative. Cependant, Il n’a pu passer sous silence les profonds griefs qui l’avaient éloigné de son frère Hassane Draméra avec qui il a longtemps cheminé dans le secteur Bétail-viande en Côte d’Ivoire et dont il salue la présence.

Quant à Monsieur Hassane Dramera, il s’est dit très heureux de cette belle initiative de  l’Ambassadeur Ousmane Ag Rhissa, qui aura permis d’approcher les différents points de vues et permettre à tout un chacun de pardonner. « Moi je n’ai rien contre Issiaka Sawadogo, je suis pour la paix et la justice dans le secteur Bétail. Je veux que tout le monde soit traité sur le même pied d’égalité dans le secteur. Dès que mes compatriotes feront objet d’injustice, je serais toujours là pour dire non, tel a toujours été ma vision », martèle-t-il.
<ol>
 	<li>Cissé, un doyen de la filière a salué cette rencontre et les bonnes intentions qui y ont été annoncées, mais a tenu à dire que rien n’a d’abord été fait. Connaissant le dossier et l’ampleur de la tâche à fournir pour aboutir à une réconciliation véritable sur le terrain, il envisage que les partisans de chaque camp se retrouvent à une large représentation pour sensibiliser, afin de réussir cette réconciliation.</li>
</ol>
L’Ambassadeur intervient pour rappeler que cette médiation avait pour but d’approcher les différents points de vue, de permettre aux deux leaders de se donner la main pour ouvrir le chemin de la paix. Pour lui, la réconciliation est un long processus. Il faudra y aller par étape. Il encouragea tout le monde à s’inscrire dans le sens d’une paix véritable pour le bonheur de chacun.

L’Ambassadeur du Mali était entouré à cette rencontre, de ses plus proches collaborateurs tels que Traoré Missa, Consul Général du Mali à Abidjan, Mme Diallo Bintou, deuxième Conseiller du Colonel Tamboura Conseiller Consulaire et de Diawara Mahamadou, Président du Conseil de Base des Maliens de Côte d’Ivoire.

<strong>Irène K. Correspondant à Abidjan</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Violences et terreur à  Ke Macina :  Un message à prendre au sérieux...</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/violences-terreur-a-ke-macina-message-a-prendre-serieux-2090532.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 01:28:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 12 février dernier, un affrontement entre des populations de deux tribus différentes a fait un bilan officiel de vingt morts et seize blessés. Après l’émotion, l’horreur et la stupeur, cette tuerie sanglante de Ké-Macina est un message à l’endroit des plus hautes autorités du pays ! Certes, justice doit être rendue aux victimes. Mais à y voir de très près, il s’agit en réalité d’un message codé à l’intention du président Ibrahim Boubacar Kéita, le Mansa de tout le Mali. Décryptage…</em></strong>

Primo, cette tuerie de Ké-Macina traduit une faillite de la communication gouvernementale pour sensibiliser les populations sur les dangers liés au conflit ethnique.  Plusieurs facteurs, imbriqués les uns aux autres, créent un cocktail explosif. D’abord, le cercle de Macina est une zone où se côtoient des communautés d’éleveurs et des communautés d’agriculteurs. Le schéma traditionnel des conflits, comme il est présenté par les autorités est le suivant : les éleveurs font pâturer leurs troupeaux et occasionnent des dégâts dans les champs des agriculteurs, qui se vengent en lançant des opérations punitives. C’est l’autodéfense communautaire. Or, maintenant cela fait des siècles que ces communautés vivent ensemble : des conflits continuent, mais n’ont jamais pris cette ampleur. Et les Peuls, autrefois nomades, pratiquent aujourd’hui encore la transhumance, mais sont quasi sédentaires : donc dans les localités comme Ké-Macina, les gens se connaissent. En effet, il urge de lancer un appel pressant au président IBK, qui doit faire beaucoup attention, car le danger est là !            Secundo, la tuerie de Ké-Macina illustre une triste évidence concernant le vivre ensemble depuis la crise de 2012 : « loin des yeux, loin du cœur » dit-on.  Très éloignée de la capitale Bamako, la gestion du cercle de Ké-Macina et partant doit être une priorité absolue pour le gouvernement d’IBK. D’ailleurs ses prédécesseurs n’ont pas fait mieux pour cette zone fertile et riche mais qui manque de tout.  Ce sentiment d’abandon est un fardeau pour ces populations qui se sentent trahies. Tenez-vous bien, qui a payé les conséquences directes et indirectes des guerres fratricides au Libéria, en Sierra-Léone et en Côte d’Ivoire ? C’est la forêt ! Ici au Mali on parlera de la zone la plus agricole du pays. A chacune de ces violences, le gouvernement malien utilise la même recette : indexer des groupes rebelles étrangers et envoyer des cadres ressortissants de la région pour éteindre l’incendie. Tertio, la tuerie de Ké-Macina vient confirmer une triste réalité : les maliens ne croient plus en leur justice à cause de l’impunité et le sentiment d’insécurité grandissante dans le pays. Au final, les maliens se replient massivement vers leurs communautés pour mieux se protéger à défaut d’avoir un Etat fort et impartial capable d’assurer leur sécurité commune. Et c’est ce qui explique aujourd’hui le foisonnement des groupes d’autodéfense à travers le septentrion et le centre du pays. En définitive, la tuerie de Ké-Macina qui s’ajoute à notre longue liste de massacres non élucidés, est un signal pour le président Ibrahim Boubacar Kéita. Les maliens sont en train de se diviser, à bout de nerf et surtout en colère contre les élites qui ne pensent qu’à leurs « intérêts égoïstes ». Aujourd’hui, les Maliens en ont marre des promesses futiles, des discours ethnocentristes et le sentiment d’une justice à deux vitesses. Dans ce contexte, la faim et la colère sont des ingrédients explosifs qui risquent de balayer nos apprentis sorciers du gouvernement et nos opposants-opposés à rien. Autant agir maintenant avant qu’il ne soit trop tard. Il ne faudra pas négliger la politique intérieure du pays. Il suffit d’approcher les Maliens pour comprendre que les promesses d’un « Mali émergent » en 2020, souhait du président IBK, n’est plus l’apanage de ses compatriotes et s’en fout pas mal !!! Ce qui compte pour nos compatriotes, c’est l’amélioration de leur quotidien, une justice équitable, une sécurité renforcée, une santé pour tous et de la nourriture accessible à tous ! Et il n’est jamais trop tard pour agir. Car aux promesses stériles, les maliens risquent de répondre par la violence. Pendant ce temps, nos opposants-opposés multiplient les critiques et n’offrent aucune alternative fiable aux yeux de leurs compatriotes.

<strong>Paul N’GUESSAN</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Installation des autorités intérimaires :  L’Omerta à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/installation-autorites-interimaires-lomerta-a-kidal-2090502.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 01:23:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme prévu par le calendrier publié par le Haut représentant du chef de l’Etat au sein du Comité de suivi de l’Accord, le mardi 28 février dernier Hassan Fagaga a été installé dans ses fonctions d’autorité intérimaire de la région. C’est surtout le silence assourdissant qui a suivi cette installation qui inquiète le plus</em></strong>.

Le gouvernement aurait-il trouvé un deal avec la CMA pour l’installation des autorités intérimaires de Kidal ? La question mérite son pesant d’or, lorsqu’une semaine avant la CMA avait carrément refusé de participer à la cérémonie d’installation qui fut tout simplement reporté jusqu’au mardi dernier. Et pour cause, les ex-rebelles reprochaient au gouvernement d’avoir nommé un gouverneur proche de la plateforme à Kidal. Ce, à la veille de l’installation des autorités intérimaires. La CMA affirme que cela relève de la provocation de la part de l’Etat malien.

Or, dans la clé de répartition des régions entre les parties signataires de l’accord  on prévoit que la région de Kidal revienne de droit à l’Etat qui est libre d’installer des personnes de son choix. Cependant, c’est bel et bien un déserteur de l’armée malienne en la personne d’Hassan Fagaga, un membre de la CMA qui fut désigné. Nulle part dans le document, il n’était question que le choix du gouverneur est à discuter.

Après une semaine de volt face, la CMA a enfin accepté, mais à quel prix ?

Il serait prétentieux de croire que la CMA a accepté de revenir sur sa décision aussi facilement. La nature de l’accord entre le gouvernement et la CMA est un secret de polichinelle. Tout comme le silence qui entoure cette intronisation de Fagaga est une Omerta.

Si à Kidal la couleuvre a été avalée, Gao, Menaka, Tombouctou et Taoudéni dont le calendrier est prévu les 02 et 03 mars prochain, n’ont pas dit leur dernier mot.

Pendant que la CMA savoure « sa victoire » à Kidal, les quatre mouvements signataires de l’entente du 25 janvier 2017, CPA, Cmfpr2, CJA et MSA dans un communiqué daté du 28 février 2017, disent avoir « été contraints de sonner la mobilisation générale de leurs militants et combattants pour faire échec au programme d’installation des autorités intérimaires ».

A Tombouctou, avant hier, des combattants de la Cmfpr2  ont occupé  le Conseil régional de la ville. Ils ont exigé leur association au processus. Un jour avant, le lundi 27 février, des éléments du même groupe armé ont occupé l’Assemblée régionale de Gao pour contester le choix du président de l’autorité intérimaire et, aussi, demandé une augmentation du nombre des membres de l’autorité intérimaire.

Les responsables de ces quatre mouvements ajoutent que : «  cette décision fait suite à l’attitude méprisante et discriminatoire du Gouvernement de la République du Mali, de la médiation internationale et de la CMA et à leur refus catégorique de prendre en compte les légitimes revendications desdits mouvements et organisations pour une gestion consensuelle et inclusive de la mise en oeuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali. ».

Cette mobilisation, non violente, selon les responsables des quatre groupes armés, pourra prendre d’autres formes en cas de menaces  physiques sur les manifestants ou de toute autre tentative d’utiliser la force pour les contraindre à mettre fin à leurs mouvements.

Sans doute, le gouvernement et la communauté internationale ont un autre problème sérieux sur les bras qu’il va falloir circoncire, s’ils veulent voir ces autorités intérimaires s’installer.

Qu’à cela ne tienne plusieurs observateurs pensent qu’il y a beaucoup de non dits autour de cette question. Car l’opportunité de cette mesure, ils ne la voient surtout au moment où, le pays s’apprête à organiser des élections pour la mise en place des assemblées régionales.

<strong>Harber MAIGA </strong>

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<title>Dialogue social : Racky Talla appelle les partenaires sociaux à une trêve</title>
<link>https://www.maliweb.net/fonction-publique/dialogue-social-racky-talla-appelle-partenaires-sociaux-a-treve-2090492.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 01:20:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Actualité oblige ! Face à la multiplication des préavis de grèves, le ministre du Travail et de la Fonction publique, chargé des Relations avec les Institutions, Mme Diarra Raky Talla a appelé ses partenaires à une trêve sociale pour permettre au gouvernement de traiter  certaines questions dans la sérénité. Même s’ils adhèrent à cette démarche, les partenaires sociaux souhaitent obtenir une assurance</em></strong>.

La situation actuelle du pays appelle au sacrifice et à la retenue de tous les fils de la République, c’est l’argument avancé par la ministre du Travail et de la Fonction publique, chargée des relations avec les institutions lors d’une série de visites qu’elle a initiée  avec les partenaires sociaux, le lundi 27 février dernier.

De l‘Union nationale des travailleurs du Mali (Untm) à la Confédération malienne des travailleurs (CMT) en passant par la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (Cstm) et  la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (Cdtm),  le ministre en charge du travail  dans une démarche pédagogique a édifié ses interlocuteurs  sur les grands  chantiers du gouvernement,  point par point. Objectif : échanger avec les différentes centrales  syndicales, prendre leurs préoccupations et partager avec eux les grands chantiers  du gouvernement pour obtenir un climat social et apaisé dans un contexte où l’Etat fait face à plusieurs fronts.

Les échanges ont porté essentiellement sur la mise en œuvre du protocole d’accord signé entre le gouvernement et l’Untm en 2014, l’harmonisation des primes et indemnités au niveau du secteur public, les élections professionnelles  et la révision de la politique salariale en 2018.

Dans une démarche pédagogique, Mme Diarra Raky Talla a démontré la bonne foi du gouvernement avec l’implication totale des partenaires sociaux d’apporter au plus vite une réponse à ces différents points, qui selon elle, constituent la base pour consolider le dialogue  social et obtenir un climat social apaisé.

Face à la multiplication des préavis de grèves, une quinzaine depuis le mois de janvier et la situation actuelle du pays, le ministre a appelé  ses partenaires à une trêve sociale pour permettre au gouvernement de traiter  certaines questions dans la sérénité. «Face à la situation actuelle de notre pays, les uns et les autres doivent s’investir pour un front social apaisé. Certes, les problèmes persistent, le gouvernement  déploie des efforts et prend toutes les dispositions pour assurer la continuité de l’Etat. Depuis la prise de fonction du président de la République, le gouvernement a injecté 75 milliards de nos francs pour les primes et indemnités. Les insuffisances doivent être corrigées tant du côté du gouvernement que du côté des syndicats.   Le bilan est loin d’être négatif face à la taille des besoins. Le Smig est passé de 28 000 à plus de 40 000 FCFA, le maintien du prix de l’électricité, l’augmentation des salaires à hauteur de 20% sur une période de trois ans et l’augmentation de l’allocation familiale de 1500 à 3500FCFA.  Le département est ouvert à toutes sollicitations  mais les préavis doivent être le dernier recours», a-t-elle martelé.

Rassurant ses interlocuteurs  de la disponibilité du gouvernement, Mme Diarra Raky Talla a soutenu mordicus  que les syndicats  ne sont pas leurs adversaires, mais plutôt leurs partenaires. «Je suis ici pour vous conforter et dire à votre base que vous n’avez pas failli à votre mission de syndicalisme», a-t-elle dit. Avant de solliciter l’accompagnement des centrales dans  la réalisation des grands chantiers en faveur des travailleurs. Selon elle, l’harmonisation des primes et indemnités permet de mettre fin à la confusion  et des demandes incontrôlées  et surtout corriger une injustice. «Risque égal, prime égale. Responsabilité et mission égalées, primes et indemnités égalées».

En outre, elle a insisté sur  la nécessité  d’organiser les élections professionnelles car le Mali n’en a pas encore organisé. Ce processus permet, dit-elle, d’accéder à certaines institutions de  la République et d’autres structures de l’Etat. En faisant ce point, le ministre a informé de la révision  de la politique salariale en 2018.

Dans son adresse aux syndicalistes, le ministre n’à pas manquer d’aborder le problème de la formation. Selon elle,  la mauvaise appropriation des textes réglementaires et législatifs  régissant le travail, le syndicalisme  constitue un obstacle. Et le fait se traduit aujourd’hui par la mauvaise coordination des revendications et autres doléances des travailleurs.

Parlant de la mise en œuvre des protocoles d’accords avec les différentes centrales,  le ministre a déploré la mobilité des cadres.  Pour elle, cette situation est un facteur de blocage dans le travail des différentes commissions de suivi.

Face à cette difficulté, le ministre préconise la mise en place d’un mécanisme de rencontre de haut niveau  avec les secrétaires généraux des départements.

Accueillant la délégation ministérielle, les bureaux exécutifs des différentes centrales  ont salué cette démarche du premier interlocuteur  des travailleurs du Mali.

Sans pour autant donner  une assurance totale au ministre sur la possibilité d’observer une trêve sociale, le secrétaire général de l’Untm, Yacouba Katilé,  a exprimé  la détermination de l’Untm d’accompagner  le département.  Avant de  faire le point sur certaines préoccupations  de sa centrale à savoir la subvention substantielle pour la formation, l’harmonisation des salaires avec les autres pays de la sous région, le respect des conventions par l’autorité  etc. « La grève n’est pas l’objectif, mais un but pour la satisfaction des doléances », s’est contenté de préciser Yacouba Katilé.

Tout comme le secrétaire général de l’Untm, le patron de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (Cstm), Hamadoun Amion Guindo,  en faisant l’état des lieux,  a invité le département à plus d’égalité entre les centrales en termes de subvention et de représentativité au niveau de certaines instances. Parlant de la mise en œuvre des engagements, le secrétaire général de la Cstm déplore le manque de fonctionnement des commissions.  Selon lui, il faut redynamiser les commissions avec comme tableau de bord les différents engagements.

Face à la demande du ministre, la Cstm ne ferme pas la porte d’une trêve sociale, mais demande certaines assurances. «Si les partenaires sont assurés, les préavis n’ont aucun sens. Donc, il faut que chacun travaille dans ce sens. Nous nous inscrivons dans cette démarche puisque nous voulons un climat social apaisé. Mais il faut l’égalité et la justice sociale», a conseillé le doyen du mouvement syndical malien.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Annulation de la visite de Mohammed VI au Mali : Le Sahara Occidental et l’Algérie au cœur de la controverse</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/annulation-de-visite-de-mohammed-vi-mali-sahara-occidental-lalgerie-coeur-de-controverse-2090542.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 00:53:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les dessous de la visite reportée du Roi du Maroc au Mali commence à se préciser. En effet le Maroc reproche au Mali son prisme algérien. Bamako relativise. Annulée à la dernière minute, la visite que Mohammed VI devait effectuer à Bamako, à partir du mercredi 22 février, est bel et bien la traduction d’un malaise entre les deux pays, rapporte nos confrères de Jeune Afrique</em></strong>.

En cause : l’activisme algérien de « certains proches » du président Ibrahim Boubacar Keïta qui chercheraient à occulter « le dynamisme du Maroc sur la question de la crise malienne et à ternir l’image de leurs relations fructueuses », confie une source marocaine.

Les activités diplomatiques entre l’Algérie et le Mali se sont fortement accélérées ces derniers temps, malgré le fait  que le Mali sait très bien qu’entre ces deux pays ce n’est pas la grande lune de miel. La tension monte entre l’Algérie et le Maroc. Au point que le ministre marocain des Affaires étrangères a qualifié, en son temps de « minable » l'attitude de l'Algérie sur le dossier du Sahara occidental.

Quand on sait que le royaume chérifien a déployé beaucoup d’efforts au Mali où Mohammed VI jouit d’une grande popularité (projets économiques, infrastructures sanitaires, formation des imams…). Il espérait que Bamako « lui rende la politesse » en retirant sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd).

« Malgré ces efforts, Bamako n’a pas inclus Rabat dans l’accord de paix chapeauté par l’Algérie, dans lequel d’autres pays même lointains ont été invités [la France, les États-Unis, la Russie, Ndlr], sachant que nous avons encouragé la mise en place du processus [réception des leaders Touaregs à Rabat en 2014, Ndlr] », indique la partie marocaine.

Du côté malien, on estime que ce report a fait l’objet « de beaucoup de spéculations dans la presse ». « Nous n’avons pas de problèmes particuliers avec le Maroc. Quelques jours avant que cette visite n’ait lieu, on nous a informé de son report », confie un diplomate malien, précisant que « ces changements de dernière minute arrivent souvent dans les agendas des chefs d’État ». Selon lui, les deux parties ont convenu d’une nouvelle visite qui « se fera à une date ultérieure », sans qu’une date ne soit fixée.

Le 23 février, une délégation marocaine, avec à sa tête le secrétaire particulier de Mohammed VI, Mohamed Mounir El Majidi, s’est rendue à Bamako pour inaugurer une clinique prénatale qui était inscrite dans l’agenda de la visite royale. En tout et pour tout, elle est restée deux heures, de 14h à 16h, le minimum horaire pour épargner à cette clinique déjà prête d’attendre une nouvelle visite royale « qui ne se fera pas de sitôt », conclut la source du magazine Jeune Afrique.

<strong>Genèse de cette guerre entre le Maroc et l’Algérie</strong>

L’on se souvient que lorsque Nicolas Sarkozy voulait mettre en place l’Union pour la Méditerranée, les personnes en charge du dossier avaient totalement oublié cette question du Sahara, qui est pourtant majeure puisqu’elle concerne les deux acteurs les plus importants du sud de la Méditerranée, l’Algérie et le Maroc, et que les frontières sont fermées entre ces deux pays qui sont quasiment en état de guerre sur cette question, compte tenu de l’aide qu’apporte le régime algérien au projet séparatiste… Le problème du Maroc, c’est d’avoir subi le protectorat de deux puissances : au nord, l’Espagne avait un bout de territoire, dans la région du Rif, de Tanger à la frontière algérienne, mais Tanger était une ville internationale. Ensuite, quelques territoires au sud, dont le Sahara, que l’on appelle occidental, mais qui n’est ni plus ni moins que le Sahara marocain et que l’on appelait le Sahara espagnol.

Cette occupation a toujours été contestée, car il y a toujours eu des révoltes de tribus fidèles au Sultan du Maroc et, chaque fois, l’Espagne, qui ne tenait que les villes côtières, n’a pu s’en sortir qu’avec l’aide de la France. Le protecteur espagnol était assez désastreux dans la mesure où il ne se passait rien, l’Espagne ne pouvait consentir à aucun effort puisqu’elle était elle-même dans un état très pauvre au début du XXe siècle, alors que du côté français on a construit des routes, des hôpitaux, des écoles et même des villes comme Casablanca. Mais du côté espagnol, c’était la grande misère.

C’est ce qui explique le retard qui a été accumulé par les territoires du nord, comme dans la région du Rif. En 1955, l’indépendance du Maroc a été acquise, la France a renoncé à son protectorat et l’Espagne a aussi renoncé à son protectorat. Mais l’Espagne a tergiversé sur la région du Sahara en essayant de s’agripper à ce lambeau d’empire colonial jusqu’au jour où le Roi Hassan II s’est fâché en organisant la Marche verte, consistant à envoyer 350 000 citoyens désarmés sur le territoire. Tout aurait dû être réglé à ce moment-là. Mais c’était sans compter sur deux phénomènes. D’abord, nous sommes en pleine guerre froide et le bloc soviétique poursuit une stratégie de conquête de l’Afrique. Il y a de nombreux mouvements marxistes qui pullulent en Afrique et il y a un certain nombre d’États africains, au milieu des années 70, qui sont des États marxistes. Le bloc soviétique voit d’un mauvais œil le Maroc, qui est un allié du bloc occidental et qui est engagé sur de nombreux fronts en Afrique pour combattre le communisme. Pour les communistes, c’est donc un pays ennemi. Il y a aussi le régime de Boumédiène, qui déteste le Maroc autant qu’il déteste la France, puisque les deux grandes constantes de la diplomatie algérienne sont la détestation de leurs voisins du Maroc, parce que c’est une vieille nation, et la détestation de la France.

Quand le Maroc a récupéré le Sahara en 1975, l’Algérie et le bloc soviétique ont encouragé un mouvement séparatiste, qu’on appelle le Polisario, qu’ils ont sponsorisé totalement, puisque les troupes du Polisario n’ont jamais été que des troupes algériennes, cubaines, allemandes de l’Est, tchèques et autres… Il y a eu des combats importants entre 1975 et 1980 avec ces troupes du Polisario, et l’armée française, qui apportait une technique à l’armée marocaine, captait des communications en allemand ou en tchèque ! Finalement, l’armée marocaine a pu repousser les agresseurs qui, dans leur fuite, ont kidnappé quelques milliers de citoyens, pour se réfugier à Tindouf en territoire algérien. Les gens ont été parqués dans des camps et ils ont créé une prétendue République démocratique sahraouie pour soutenir le projet séparatiste. Tout le monde savait que c’était une affaire aberrante, d’autant que la Cour internationale de justice avait reconnu les liens historiques du Maroc sur le Sahara. Il faut rappeler qu’à l’époque de Louis XIV, la sphère d’influence du roi du Maroc s’étendait jusqu’au fleuve Sénégal…

Les frontières naturelles du Royaume du Maroc, c’est le fleuve Sénégal, puisque la France a créé de toutes pièces la Mauritanie qui est un pays très artificiel. Le Maroc est même allé plus loin puisque le grand Royaume du Maroc s’est étendu jusqu’à Tombouctou à une certaine époque.

<strong>Paul N’GUESSAN</strong>

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<title>Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique :  «Mieux vaut tard que jamais, IBK doit s’assumer car je continue de croire en lui»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/mahmoud-dicko-president-haut-conseil-islamique-mieux-vaut-tard-jamais-ibk-sassumer-continue-de-croire-lui-2081442.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Feb 2017 01:18:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au regard des menaces de conflits intercommunautaires qui planent sur le Mali, le Haut conseil islamique du Mali a organisé un grand meeting de sensibilisation du public contre le fléau. A cette occasion, les questions brûlantes de l’actualité nationale ont été abordées. Il s’agit entre autres, de l’interdiction de l’excision et de certaines dérives dans la gouvernance actuelle du pays. C’était le 26 février 2017 au Palais de la culture Amadou Hampaté Ba.

Après l’embrasement du nord du Mali, le centre qui constitue le cordon ombilical est en passe de basculer dans un conflit intercommunautaire. Il s’agit notamment des récents affrontements enregistrés dans la zone de Macina entre Peulh et Bambara. Face à la gravité de la situation, le Haut conseil islamique du Mali a décidé d’agir. Dans cette perspective, elle a organisé un meeting d’information et de sensibilisation qui a regroupé des milliers de personnes pour partager avec elles les informations relatives au danger d’une guerre intercommunautaire au Mali.

A cette occasion, Thierno Hady Oumar Thiam, vice-président du Haut conseil islamique a exprimé son inquiétude face à la menace des conflits intercommunautaires qui planent surle Mali. Partant, il a sensibilisé l’assistance sur le danger d’une crise à caractère ethnique. Après avoir appelé à la cohésion nationale, il soulignera qu’au-delà de toute considération religieuse et ethnique, nous n’avons que le Mali en commun. «Le Mali, c’est notre fierté et notre dignité. Tout ce qui tentera de le compromettre nous interpelle tous », déclare-t-il. En se basant sur des versets coraniques, il dira que Dieu a fait de nous des nations. Pas pour nous entretuer, mais pour nous aimer et nous respecter. Et c’est ce qui doit prévaloir aujourd’hui au Mali.  Car, la guerre peut affecter même ceux qui estiment ne pas être concernés. Penser qu’une ethnie est supérieure à une autre n’est qu’une erreur. Craignons Dieu et soyons tolérant, conseil Thiam. «Le Mali est un pays de brassage ethnique et culturel.  Il n’y a pas de problème ethnique au Mali. Si l’on ne prend garde, ce piège de conflit entre les ethnies peut affecter notre armée nationale qui est composée de plusieurs ethnies», commente-t-il.

Pour éviter au Mali ce scénario, il sollicite la bonne distribution de la justice. Tout en reconnaissant que le Mali a toujours connu des petits quiproquos entre le paysan et l’éleveur, il s’inquiète de l’ampleur que cela est en train de prendre.

<strong>La responsabilité de l’Etat et de la société civile</strong>

Dans son intervention, le président du Haut conseil islamique du Mali, Mahmoud Dicko estime que le Mali est victime d’un complot orchestré par certaines grandes puissances du monde. Dans la logique d’étouffer l’islam au Mali, leur conspiration est née de la mobilisation de la communauté musulmane du Mali contre le Code de la famille qui avait été voté par l’Assemblée nationale en 2009 contre nos valeurs.

A la suite de l’échec de la promulgation de cette loi, ces puissances ont développé des stratégies pour mettre à terre notre pays afin d’atteindre leur objectif. Pour ce faire, explique Mahmoud Dicko, elles ont tenté de disloquer le Mali en faisant croire à nos frères de peau blanche « que c’est seulement au Mali qu’on voit le noir gouverner le blanc. Là encore, cela n’a pas marché et ne marchera pas s’il plait à Dieu. Leur plan ‘’B’’ a consisté à faire croire que certains Maliens ont un agenda de faire du Mali un état islamique. Cette stratégie ayant échouée, elles tentent un Plan ‘’C’’. Il s’agit de créer une guerre ethnique entre les Bobo, Bambara et Peulh, et opposer les Dogons aux Peulhs dans le centre du pays qui constitue le nombril de la nation ».

Pour lui, cela est un complot car ces communautés ont toujours cohabité en harmonie pendant des siècles. Pourquoi ce conflit aujourd’hui, s’interroge-t-il.

Face à la gravité de cette situation, indique l’Imam Dicko, nous ne devrons pas croiser les bras. «Nous devons non seulement dire  la vérité au Chef de l’Etat comme il nous l’a d’ailleurs  demandé dans une mosquée, mais aussi jouer notre rôle».

A ce titre, préconise-t-il «il faut l’union sacrée autour de la République. Nous devons nous réveiller pour ne pas tomber dans le piège d’une guerre civile. J’ose espérer que les plans machiavéliques orchestrés contre notre pays ne marcheront pas. Car au Mali, aucun Bambara ne prend un fusil pour tirer sur quelqu’un parce qu’il est Peulh. Il y a des mains invisibles derrière ces récentes attaques. Ne tombons pas dans leur piège ».

<strong>La colère de Mahmoud Dicko contre l’interdiction de l’excision </strong>

Très remonté contre le gouvernement, particulièrement le ministre de la justice, Mamadou Ismaël Konaté, le président du Haut Conseil islamique du Mali estime que la mesure d’interdiction de l’excision vise à provoquer la colère des musulmans.  On a entendu des messages de certains ministres dont celui du ministre de la Justice, Mamadou Ismaël Konaté défendant cette interdiction. Il annonce même que cette loi doit être appliquée avant le 31 décembre 2017, raconte Dicko. A la suite de ces messages faisant l’apologie de cette mesure, poursuivra-t-il « j’ai reçu des appels venant de partout.  Mais j’ai calmé les gens en attendant de comprendre la provenance de ce coup. Finalement, on a compris qu’on voulait nous pousser à la faute. On ne nous poussera pas à la faute comme ce fut le cas dans certains pays africains », a-t-il martelé.

Selon Mahmoud Dicko, dans l’ignorance après ses déclarations, le Ministre Konaté est parti se refugier au Groupement des leaders religieux du Mali.  A en croire le président du Haut Conseil Islamique, le ministre de la Justice affirme qu’il n’est pas responsable de ce qui se dit. «Que peut être nous avons un problème avec le pouvoir. Vous voyez comment c’est malhonnête », s’offusque-t-il.

<strong>L’optimisme de Dicko pour la reprise en main de la situation par IBK</strong>

Face à des milliers de ses coreligionnaires, il s’est prononcé sur la gouvernance d’IBK qui, estime-t-il, n’est jusqu’à présent pas satisfaisant. Il a invité le président de la République à travailler ardemment pour mériter la confiance placée en lui. C’est vrai qu’il demeure un être humain, mais, IBK doit fournir des efforts contre la mauvaise gouvernance et certains abus de pouvoir que nous constatons. Pour lui, il doit poursuivre ses efforts car, mieux vaut tard que jamais. « Il était un homme sincère et on souhaite qu’il le demeure. C’est pourquoi il a été surnommé ‘’Kankeletigui’’, (celui qui ne se dédit pas en français). Il y a toujours de l’espoir. Mieux vaut tard que jamais, je continue de croire en lui.  Je lui ai dit de se tenir débout, de s’assumer pour sauver le Mali sinon… », a déclaré Mahmoud Dicko.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Le Premier ministre lors de la conférence annuelle des ADR :  «Soyez des agences de production et non des agences de consommation»</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/developpement/premier-ministre-lors-de-conference-annuelle-adr-agences-de-production-non-agences-de-consommation-2081432.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Feb 2017 01:00:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Placée sous la présidence du Premier ministre Modibo Keïta, la deuxième conférence annuelle des Agences de développement régional (ADR) a eu lieu le jeudi 13 février au Centre de formation des collectivités territoriales</em></strong>.

Réaffirmer la volonté du gouvernement d’approfondir la décentralisation, examiner l’état des programmes d’activités et des budgets 2016 ; les programmes d’activités et les budgets 2017 des ADR, formuler des recommandations pour améliorer l’efficacité et la pertinence des interventions des ADR étaient, entre autres, les objectifs de la présente rencontre.

A cette occasion, le président du conseil des régions et du District, Chiaka Dembélé, indiquera que les Agences de développement régional constituent un outil      essentiel pour l’approfondissement de la décentralisation. Partant, il a annoncé que  les ADR sont opérationnelles dans toutes les régions et le district de Bamako. «Elles sont toutes dotées de ressources humaines, matérielles et financières pour la mise en œuvre de leurs activités», a-t-il ajouté. Malgré un bilant positif, contraste Chiaka Dembélé, les agences demeurent confrontées à de multiples problèmes. Il s’agit pour lui, entre autres, de la faiblesse des ressources allouées par l’Etat, l’insuffisance des moyens logistiques et la lenteur du décaissement des ressources allouées par l’Etat.

Visiblement, la transformation de la présente rencontre en tribune de revendication n’a pas été appréciée par le chef du gouvernement, Modibo Keïta. C’est du moins ce que l’on ressent dans son intervention.

Pour le Premier ministre, aucun gouvernement n’a la chance de réussir si le développement local n’est pas assuré. Pour lui,  cette deuxième conférence annuelle des ADR   constitue un outil pour le développement local et régional. Outre les missions régaliennes des collectivités, souligne-t-il, nous avons souhaité que les régions elles-mêmes puissent tisser des relations.   Pour ce faire, précisera-t-il, le gouvernement a décidé de mettre en place les agences de développement régional afin d’accroître l’efficacité de l’action gouvernementale. Cette volonté politique vise aussi à équilibrer le circuit économique du pays à        travers l’implication effective des collectivités dans tous  les aspects économiques.

Aux préoccupations soulevées par le président du Conseil des régions et du District, le Premier ministre ne s’est pas fait prier pour réagir. Dans sa réponse, il dira que la volonté politique de faire des agences de développement un outil d’approfondissement de la décentralisation s’exercera. Cependant, recadrera-t-il le débat, il a invité les responsables à plus de travail. «Soyez des agences de production et non des agences de consommation. Car l’une des grandes réformes de notre pays est la décentralisation qui a besoin d’être approfondie. Ce qui nécessite un bon fonctionnement des agences de développement régional», clarifiera le Premier ministre Keïta.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Abdoulaye Coulibaly, Commandant de la CCR :  « Il y a des innovations, mais il nous faut des moyens pour les réaliser»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/abdoulaye-coulibaly-commandant-de-ccr-y-a-innovations-faut-moyens-realiser-2081462.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Feb 2017 00:59:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un entretien qu’il nous a accordé dans les locaux du Groupement mobile de sécurité (GMS), le mercredi 22 février 2017, le Commissaire principal Abdoulaye Coulibaly, connu sous le sobriquet de sorcier,  a fait le point sur les nouvelles mesures de sécurité prisent pour soulager les usagers de la circulation routière. En outre, le nouveau Commandant de la Compagnie de la circulation routière (CCR) nous édifie sur ses grands projets. Lisez !  </em></strong>

<em><strong>Quelles sont les mesures d’urgence prises pour soulager les usagers depuis votre prise de fonction ?</strong></em>

Je suis venu dans un contexte d’urgence. Parce que j’ai été nommée Commandant de la Compagnie de la circulation routière (CCR) à trois semaines du sommet Afrique-France.  L’objectif était d’abord le sommet. Dieu merci, çà été une véritable réussite. Ce pari étant gagné, il fallait se tourner vers d’autres défis. Il s’agissait de faire en sorte que les usagers puissent circuler à l’intérieur de Bamako, sans encombre.  Nous avons essayé de renforcer certaines grandes artères qu’on appelle les heures de fluidité.  Par rapport aux heures de fluidité, un dispositif a été mis en place qui prend effet à partir de 6 h du matin. Tous les matins, je suis au niveau du Monument de la nation à partir de 6h 20 mn, sauf en cas d’urgence. Le soir aussi, à partir de 17 h, je suis au niveau du foyer de l’air pour veiller sur le dispositif. En outre, nous avons mis en place des dispositifs pour certaines situations d’urgence à l’intérieur de Bamako, notamment au niveau des 30m, feu Kodonsso, du rond-point Général Abdoulaye Soumaré.

<em><strong>A ce jour, quels sont les problèmes corrigés au niveau de la circulation routière ? </strong></em>

Le vrai problème qui se posait était le comportement des usagers et des policiers. Aujourd’hui, vous allez constater que les agents de la circulation routière sont bien habillés et sont accueillants. Nous allons continuer avec cette sensibilisation afin que nos compatriotes puissent être servis avec beaucoup de dignité et de loyauté de la part de ces policiers. Il faut comprendre que nos compatriotes ne sont pas des ennemis. Ce sont des gens qu’il faut traiter avec beaucoup d’égards. Nous allons continuer avec cette phase de sensibilisation qui a beaucoup évolué. L’autre problème qu’on a corrigé est la rétention des pièces. Certains agents se permettaient de garder les pièces des véhicules sur eux ou partaient à la maison, munis de ces documents. Sur ce plan, j’ai mis une note de service pour arrêter ce comportement. Il faut que les pièces saisies au niveau des carrefours, après le contrôle, puissent être déposées au niveau du poste de police, enregistrées et répertoriées. Et quand les usagers vont se présenter au poste, il faut qu’ils sachent quelle infraction on leur reproche pour qu’ils puissent y faire face. Et après avoir réglé la contravention, il faut quand même leur restituer les pièces. Et je crois qu’à ce jour, nous avons corrigé cette situation.

<em><strong>Qu’est-ce qu’on peut retenir comme innovations ? </strong></em>

L’Axe Samè-N’gomirambougou-Bamako était la croix et la bannière pour tous les usagers de cette route. Je suis domicilié à Kati. Et lorsque j’étais commissaire du premier arrondissement je voyais qu’il y avait un problème là-bas. Et maintenant que je suis commandant CCR, j’ai vite compris qu’il fallait trouver une solution pour que les usagers de cette route puissent circuler librement. J’avais essayé de démarcher les responsables des transporteurs routiers pour essayer de mettre en vigueur l’arrêté n°006 du M-DB qui réglemente la circulation et le stationnement des gros porteurs dans le district de Bamako. En outre, j’ai été saisi par l’Association pour le développement de Samè Cité rail (ADS-cité Rail) pour ce même problème. J’ai rencontré les notables de Samè et j’ai rassuré le chef du quartier de Samè et sa population que le problème sera désormais pris à bras-le-corps pour que les populations riveraines puissent vivre en sécurité. Aujourd’hui Dieu merci, car depuis une semaine, les usagers de la route national 3 (RN3) sont soulagés à travers le nouveau dispositif mis en place. Et d’ailleurs, c’est la raison pour laquelle l’ADS-cité Rail m’a  adressé une lettre de remerciement. Il faut comprendre que ce n’est pas une nouveauté, car toutes ces mesures se trouvent dans l’arrêté n°006 du M-DB. Seulement que cet arrêté était un peu endormi, mais nous avons jugé de le réveiller. L’autre innovation apportée est la répression des infractions que les usagers commettent en roulant. J’ai compris qu’il ne faut pas s’arrêter seulement au niveau des carrefours pour verbaliser. Il faut suivre les usagers lorsqu’ils roulent. Il y a certaines infractions qu’ils commettent en roulant, notamment les écoutes téléphoniques, les supports à trois. A savoir aussi que j’ai donné l’ordre d’interpeller les usagers de façon professionnelle, sans risque pour nous et pour l’usager. Si nous pensons qu’interpeller l’usager peut lui causer un désagrément, nous préférons le laisser partir. Nous sommes en train de sensibiliser les agents afin qu’ils œuvrent dans ce sens. C’est ainsi que tous les jours, 6 motards circulent à travers Bamako, avec un plan de patrouille bien détaillé. Ils contrôlent et s’il y a des infractions, ils ont des quittances sur eux. Donc, les usagers n’ont pas besoin d’aller au Groupement mobile de sécurité (GMS) pour payer. Donc, sur place, si vous payer, ces motards vous donne le reçu et vous continuer à circuler. C’est une nouvelle méthode permettant de ne pas causer des désagréments aux usagers, en tenant compte de leur temps, de la distance, tout en étant professionnel sur le terrain.

<em><strong>Quels sont les grands projets auxquels vous allez vous attaquer ? </strong></em>

Dans les mois à venir, nous allons réprimer les supports à trois dans les carrefours. Les principaux auteurs de cette infraction sont les parents d’élèves qui amènent les enfants à l’école. Ils pensent qu’en prenant deux petits enfants, ce n’est pas un support à trois. Il faut changer cette mentalité car, le décret est clair sur la question. Le décret ne prend pas en compte l’âge de la personne. Ce qui veut dire que même le nourrisson est concerné. Nous allons monter un dispositif spécial pour les interpeller sans risque pour eux et pour nous. Toujours en termes de projet, il faut savoir que nous avons des besoins de formation et d’effectif. Bamako s’agrandi et le volume du trafic monte de façon exponentielle. En une minute, sur le pont Fahd, dans un seul sens, vous avez en moyenne 198 véhicules qui passent lors des fortes densités de circulation. Donc, le triste constat est qu’à Bamako, la plupart des véhicules sont vétustes et ne respectent pas les normes. Les visites techniques ne sont pas respectées et les véhicules sont dans un état de dégradation très avancé. Ce qui fait que juste après un bouchon de 10 minutes, il y a certains véhicules qui se chauffent et çà lâche. Ce qui cause des désagréments. Nous allons aussi sensibiliser des chauffeurs  au niveau de certaines auto-gares par rapport à la consommation de l’alcool et de certains stupéfiants. Nous allons aussi cibler certaines écoles pour apprendre aux enfants les panneaux de signalisation et les règles élémentaires par rapport à la circulation. Nous allons aussi attirer l’attention des autorités par rapport à la régularisation du transport urbain. Certes le trafic est énorme, mais nous n’avons pas de route. Il y a tout une panoplie d’innovations, mais en réalité il nous faut aussi des moyens pour les réaliser.

<strong>Propos recueillis par </strong>

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Installations des autorités intérimaires :   Le calendrier de la dernière chance</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/installations-autorites-interimaires-calendrier-de-derniere-chance-2081482.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Feb 2017 00:57:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après une semaine de tergiversation, les parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger semblent avoir trouvé un nouveau calendrier pour l’installation des autorités intérimaires. Ce nouveau calendrier à en croire le communiqué du Haut représentant du chef de l’Etat, est le fruit d’un consensus entre les parties</em></strong>.

La liste des présidents des autorités intérimaires a été établie par le gouvernement malien et les groupes armés il y a trois semaines, après une première tentative infructueuse de leur mise en place. La semaine dernière, les parties sont parvenues à un nouveau calendrier. Ce nouveau calendrier fait suite au volte-face de la CMA au lendemain de la nomination d’un nouveau gouverneur à Kidal. Reprochant au gouvernement d’avoir nommé la veille de l’installation des autorités intérimaires un proche de la plateforme. Convenue lors de la réunion extraordinaire du Comité de suivi de l’Accord, tenue le 10 février dernier, d’un calendrier qui malheureusement n’a pas été respecté car la CMA, a refusé à la dernière minute de participer à la première installation de l’autorité de Kidal. Au même moment, d’autres groupes armés et certaines organisations de la société civile du nord du Mali sont rentrés dans la danse pour dire non au processus d’installation qu’ils qualifient de non inclusif.

Face à cette incertitude, le vendredi 24 février dernier, un communiqué du haut représentant du chef de l’Etat, Mahamadou Diagouraga a annoncé que les parties signataires de l’Accord en présence de la médiation internationale, ont convenu d’un nouveau calendrier pour la mise en place des autorités intérimaires.  Selon le communiqué, les Autorités intérimaires de Kidal seront installées le 28 février 2017, celles de  Gao et Ménaka, sont prévues pour  le jeudi 2 mars 2017. Tombouctou et Taoudéni seront au rendez-vous le 3 mars 2017.

Ce calendrier pourrait-il être respecté si l’on sait qu’au-delà des parties, d’autres mouvements armés et des organisations de la société civile s’étaient levés pour contester le processus dans sa globalité.

A noter que la mise en place des autorités intérimaires a été plusieurs fois reportée et a fait l’objet de plusieurs contestations, notamment à Gao, où des jeunes ont violemment exprimé leur opposition au projet. Ces conseils régionaux intérimaires, dont les présidents ont été nommés le 15 février dernier, sont issus du gouvernement, de la CMA et de la Plateforme. Ils doivent rétablir l’autorité de l’État et préparer les élections à venir. L’implication des mouvements armés, signataires de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger de 2015, a une portée fortement symbolique. En tous cas, ce calendrier semble être celui de la dernière chance pour la mise en place des autorités intérimaires.

<strong>A suivre…</strong>

<strong>Harber MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Poulo au 6ème anniversaire des PUR /  «Il y a une menace identitaire qui risque de disloquer la nation »</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/poulo-6eme-anniversaire-pur-y-a-menace-identitaire-risque-de-disloquer-nation-2081532.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Feb 2017 00:55:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les partis unis pour la République (PUR) ont célébré hier dimanche 26 février le 6ème anniversaire de leur regroupement. Le vice-président du regroupement Housseini Amion Guindo dit Poulo a saisi l’occasion pour fustiger la situation au centre du pays qu’il qualifie de ‘’repli identitaire’’.</em></strong>

C’est par une conférence de presse à la maison de la presse que les PUR ont célébré leur sixième anniversaire. Plusieurs sujets d’actualité ont été passés en revue dont les récents affrontements dans le centre du pays. Sur ce sujet, le vice-président des PUR HousseiniAmionGuindo dit Poulo avait beaucoup de choses à dire. Ainsi, il a affirmé : « la situation au centre du pays est un repli identitaire soutenu par des hommes politiques qui sont en manque de sensation forte et de visibilité ». Le président de la Codem argumente qu’il y a de plus en plus une menace identitaire qui risque de disloquer la nation. Selon lui, ce qui se passe au centre est dû à un repli identitaire que tout le monde semble occulter. Or, la nation malienne n’a jamais connu de tel phénomène et personne n’a intérêt à ce que cela arrive, dit-il.

Parlant de la question de candidature à la présidentielle de 2018, il estime qu’ils sont dans un leadership inclusif. Et que le deuxième congrès ordinaire du  parti Codem qui se tiendra dans moins d’un mois statuera sur la question. Poulo ajoutera que tout parti politique est créé pour la conquête du pouvoir et la Codem ne dérogera pas à cela.

Par ailleurs, le Président des PUR, Dr. Abdoulaye Amadou Sy dira que la situation que traverse le pays est caractérisée par la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale et l’insécurité résiduelle dans sa partie septentrionale et le centre. Selon lui, le blocage actuel du programme de Démobilisation, désarmement, réinsertion (DDR), la prolifération des groupes armés et la montée en puissance du banditisme constituent un défi majeur à relever dans la phase actuelle de la mise en œuvre de l’accord.

Dr. Sy soutient que des événements politiques majeurs sont en vue dont : la conférence d’entente nationale, la révision constitutionnelle, l’organisation des élections locales partielles et régionales. A ses dires, ils constituent un tournant historique dans la vie politique et institutionnelle de notre pays.

Quant à la situation du front social, le conférencier dira qu’aujourd’hui, le pays a besoin plus que jamais de cohésion nationale, de dialogue fécond pour aboutir à des solutions durables et réalistes afin de garantir la stabilité sociale indispensable en cette période de crise que traverse le pays.

<strong>Harber MAIGA</strong>

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<title>Me Mountaga Tall, président du CNID FYT : ‘’Nous avons perdu les 1/3 de nos conseillers aux dernières communales’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/me-mountaga-tall-president-cnid-fyt-avons-perdu-13-de-nos-conseillers-aux-dernieres-communales-2081522.html</link>
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<pubDate>Tue, 28 Feb 2017 00:45:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La traditionnelle présentation de vœux à la presse du Congrès national d’initiatives démocratiques (Cnid Faso Yiriwa Ton) s’est tenue le vendredi 24 février à la Maison de la presse. L’occasion pour le président du parti, Me MountagaTall, de déplorer la chute de son parti aux dernières élections communales</em></strong>.

Le Président MountagaTall a respecté la tradition établie entre son parti et la presse depuis 15 ans. Ainsi, à la faveur d’une conférence de presse, Me Tall, non moins ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a affirmé que son parti a chuté lors des dernières élections communales en ce sens que de 400, il se retrouve avec 300 conseillers, soit le 1/3 de ses conseillers. Justifiant ce recul, l’avocat a soutenu que cela n’est pas l’apanage du Cnid, mais que presque tous les partis ont connu le même sort. Ce recul politique, à en croire Me Tall, s’explique par l’effritement de la classe politique qui fragilise les partis et l’achat de conscience face à la sincérité du vote.

Pour lui, ils ne sont certes pas contents, maintenant il s’agit de tirer les enseignements et toutes les conséquences de ce recul pour les futures échéances électorales.

<strong>La situation sécuritaire et la liberté de la presse</strong>

Parlant du recul du Mali en matière de liberté de la presse, l’orateur a indiqué selon Reporter sans frontière, dont le rapport semble faire autorité, la liberté de la presse aurait reculé au Mali en 2016. Il a soutenu que si RSF fait autorité, elle ne fait pas dictature et ses rapports peuvent, doivent être analysés. Mais pour cette année, le rapport soutient que ‘’les médias, autrefois relativement libres, sont soumis à des pressions officielles depuis la crise de 2013, notamment lorsqu’ils souhaitent aborder les questions de sécurité. Lors de la prise d’otage au Radisson blu en 2015, l’Ortm a choisi de diffuser des séries télévisées. Donc, le Président estime que ce serait la situation sécuritaire et non le fait du prince qui expliquerait le classement du Mali. Alors dont acte !

En termes d’avancée dans le domaine de la communication, il a cité le logement de l’aide à la presse au ministère de tutelle, la création et le fonctionnement de la Haute autorité de la communication (HAC), la nomination du Directeur de l’école supérieure de journalisme, l’adoption par le gouvernement de la loi sur la dépénalisation des délits de presse. Selon le ministre, toutes ces actions contredisent la place octroyée au Mali. Il conclut ce chapitre en réitérant son engagement et sa totale dédicace à une presse libre, formée, soutenue, responsable et respectueuse de l’honneur et la dignité des autres.

<strong>La situation sécuritaire au centre du pays</strong>

Le président MountagaTall, natif de la région de Ségou (centre du Mali), explique que le centre du pays est aujourd’hui visé. Non seulement par ceux qui sont traqués au nord et qui y cherchent refuge, mais aussi les difficultés récurrentes entre éleveurs et agriculteurs. Il a indiqué qu’il s’agit juste d’affrontements liés à la gestion des champs et des pâturages qui sont sans doute une réalité dans tout le Sahel et ailleurs en Afrique. Ramener ces affrontements au centre à un conflit ethnique procède d’une vision réductrice et dangereuse.

<strong>La mise en œuvre de l’accord</strong>

Abordant la question de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, le président du parti du soleil levant a soutenu que l’accord a été signé parce que notre pays connaissait des difficultés. Et que nul n’a pensé ou dit que sa mise en œuvre serait une partie de plaisir. Il est de la responsabilité de tout un chacun d’œuvrer à sa mise en œuvre.

<strong>La conférence d’entente nationale</strong>

MountagaTall, parlant de la conférence d’entente nationale, a affirmé ne pas comprendre les réserves de l’opposition par rapport au sujet. Selon lui, il n’y a pas lieu d’aller à des concertations nationales comme le réclame l’opposition. Cette option n’est envisageable que lorsque l’ordre constitutionnel est rompu par une quelconque raison. Et ce n’est pas le cas du Mali actuel où il ne s’agit nullement de remettre en cause les institutions de la République dont la légitimité n’est contestée par personne, dit-il, avant d’appeler tout le monde à se mobiliser pour sa réussite.

<strong>La présidentielle de 2018</strong>

Le premier responsable du parti Cnid se veut très prudent sur la question. Selon lui, cette décision, depuis la création du parti, revient au congrès. Et toute personne qui va à l’encontre de la décision du Congrès serait seule, a dit le politicien.

Partant, il conclut que les difficultés du pays sont réelles. Mais les progrès sont tout aussi réels.

<strong>Harber MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Deuxième édition de ‘’le parlement chez vous’’ : L’Assemblée nationale à l’écoute de la population de Koulikoro</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/deuxieme-edition-de-parlement-chez-lassemblee-nationale-a-lecoute-de-population-de-koulikoro-2071222.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Feb 2017 09:16:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après  Ségou en octobre 2016, l’Assemblée nationale est allée à la rencontre de la population de Koulikoro  dans le cadre du programme « le parlement chez vous », avec l’appui  de l’Association des parlementaires européens partenaires de l’Afrique (Awepa).</em></strong>

Démystifier la troisième institution de la République (l’Assemblée nationale), telle est désormais la pièce maîtresse de la politique de communication  de la cinquième législature.

A travers cette nouvelle vision,  la représentation nationale  répond à un souci d’ouverture du parlement  aux citoyens, afin que les uns et les autres comprennent  ses missions, son organisation et  son  fonctionnement  dans la démocratie.

Koulikoro, deuxième  étape de ce programme, est le résultat d’un partenariat entre l’Assemblée nationale du Mali et     son partenaire financier, l’Association des parlementaires européens partenaires de l’Afrique (Awepa). Cette rencontre qui a démarré le mardi 21 février  dans la salle de conférence du gouvernorat de Koulikoro prendra fin ce jeudi. Durant trois jours, la rencontre de Koulikoro  a regroupé le Gouverneur, le Président de l’Assemblée régionale, les présidents des Conseils de cercle, les Préfets, des Maires, les représentants des partis politiques, des autorités coutumières et la société civile de la région de la deuxième région administrative du Mali. C’était sous la présidence du 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbine, en présence  d’une dizaine de députés, des cadres de l’administration parlementaire et du Coordinateur de l’Awepa, Antoine Brasset. Le premier adjoint du maire de la commune urbaine de Koulikoro, Bakoroba Kane,  tout comme  le deuxième vice-président du Conseil régional, Sékouba Guindo,  ont tous salué le choix porté sur leur région pour  la tenue de la deuxième édition de cette rencontre. Selon eux, une mission parlementaire à  l’intérieur du Mali pour expliquer aux citoyens l’organisation et le fonctionnement de l’Assemblée nationale constitue un véritable exercice démocratique. «Ce cadre de concertation et d’échange permettra désormais à la population de mieux comprendre le rôle du député et surtout de savoir comment choisir son représentant lors des élections», ont-ils déclaré.

Le Coordinateur de l’Awepa, Antoine Brasset dans son intervention a insisté sur la nécessité d’ouvrir le débat sur le rôle des députés. «Il est important que les élus puissent s’imprégner des préoccupations des citoyens et, de la même manière, que les citoyens soient mieux informés sur le rôle et le fonctionnement de l’Assemblée nationale», a-t-il indiqué. Conscient de l’importance des parlementaires dans la consolidation de la démocratie, le partenaire financier de « Le parlement chez vous» s’est dit convaincu que le développement à long terme de l’Afrique repose sur des parlements forts, qui jouent le rôle d’arbitres de paix, de stabilité et de prospérité. «Pour cela, nous soutenons le renforcement des trois fonctions clés du Parlement que sont la législation, le contrôle et la représentation». En plus du Mali, l’Awepa appuie plusieurs institutions parlementaires à travers le continent. Ainsi, ce partenariat a fait l’objet de la signature d’un accord entre  l’Assemblée nationale du Mali et Awepa qui va continuer jusqu’à la fin de l’année 2020.  Ce cadre de partenariat concerne, entre autres, des domaines comme le renforcement des capacités des députés et du personnel parlementaire, la sensibilisation des députés aux pistes de réforme du système politique et le soutien au réseau des femmes parlementaires. Dans son discours d’ouverture des travaux, le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné,  a fait remarquer  qu’en allant vers les populations, l’Assemblée nationale opte pour la démystification de la troisième institution de la République. Selon lui, rares sont les citoyens qui  savent comment elle fonctionne, quels sont son rôle et son organisation. «Pour beaucoup, c’est le lieu où siègent les députés, ayant à leur tête un Président connu comme étant le Président de l’Assemblée nationale.

Le seul moyen pour corriger cette insuffisance  est sans nul doute le cadre de dialogue direct entre les députés et la population. Le Parlement chez vous se veut une sortie parlementaire sous forme d’atelier de travail et de conférences-débats, pour édifier les citoyens sur l’institution et faire une restitution de certaines lois phares», a-t-il déclaré. La rencontre de Koulikoro a été marquée par des présentations de l’Assemblée nationale, son rôle et son fonctionnement, une communication sur  la loi instituant les autorités intérimaires , la restitution de certaines lois phares, comme le statut de l’opposition, la loi instituant des mesures pour promouvoir le genre, la nouvelle loi électorale et le recueil des attentes des participants De Fatima Niambali à Zoumana N’tji Doumbia en passant par Bréhima Beridogo et Dédeou Traoré, la dizaine de députés et autres cadres de l’administration parlementaire ont édifié les populations, les autorités administratives et  politiques sur les grands principes de fonctionnement de l’Assemblée nationale et le rôle du député. Un autre temps fort de ces journées  d’échanges  a été  l’exposition des photos de certaines figures emblématiques de l’histoire parlementaire de notre pays. Il s’agit de photos de la déclaration d’indépendance du Mali à l’Assemblée nationale, du père de la Nation malienne, Modibo Kéita, du 1er Président de l’Assemblée nationale du Mali, Mahamane Alassane Haïdara, de Mamadou Konaté et de la 1ère femme parlementaire du Mali, Mme Aoua Kéita et les photos des membres du bureau de la cinquième législature.

Vivement la prochaine édition dans une autre région administrative du Mali.

<strong> Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Politique extérieure : Oumar Mariko accuse le Mali de ne pas jouer la carte de ses intérêts avec la Libye</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/politique-exterieure-oumar-mariko-accuse-mali-de-ne-jouer-carte-de-interets-libye-2071162.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Feb 2017 09:11:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que la communauté internationale est en train de se repositionner dans la crise libyenne, le gouvernement malien n’arrive toujours pas à se démarquer du camp des milices. C’est du moins l’analyse du député Oumar Mariko, de retour d’une mission dans le pays de Mouammar Kadhafi, ex-guide de la Jamahiriya libyenne</em></strong>.

Benghazi, Darnah, Al Bayda, etc. Telles sont des localités libyennes que le député Oumar Mariko, à la tête d’une délégation constituée essentiellement de parlementaires maliens, a visitées du 5 au 11 février 2017. De retour de cette mission qui a déposé un rapport auprès de l’Assemblée nationale du Mali, Dr Mariko a bien voulu partager ses impressions avec la presse malienne au cours d’une conférence de presse qu’il a animée le mardi 21 février, au siège de son parti, à Djelibougou. Ainsi, le conférencier est longuement revenu sur les péripéties de cette mission dont le but était de s’enquérir de la situation qui prévaut en Libye dont sa délégation a rencontré les autorités, ainsi que les conditions dans lesquelles vivent les Maliens y résidant. Au regard de ce qu’il a vu et entendu, le député se dit  convaincu que La Libye et le Mali vivent des situations identiques en ce que dans l’un ou l’autre pays, l’Etat n’exerce pas sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national. Aussi, la Jamahiriya libyenne et notre pays sont-ils presque contrôlés par la communauté internationale et ils sont tous en passe de reconstruire leurs armées. Oumar Mariko a ensuite déploré le fait que les migrants maliens en Libye restent otages des bandes armées qui se partagent Tripoli, la capitale, qui reste sous le contrôle de 7 milices. «Nous estimons que le Mali et la Libye ont intérêt à collaborer pour le retour de la paix et de la sécurité, parce que tous les mouvements terroristes qui se trouvent en République du Mali ont leurs nids en Libye. La Libye que nous avons vue va régler très rapidement son problème. Mais si cette Libye gagne alors que le Mali est à la traine, ce qui risque de se passer, c’est que les terroristes vont se déporter sur le Niger et vers le Mali. Ce qui va davantage compliquer la situation dans notre pays », a analysé le président de Sadi. Pour parvenir à cette collaboration entre Tripoli et Bamako, il estime que les autorités maliennes doivent avoir un certain respect vis-à-vis de celles libyennes, notamment le parlement « légitime et légal », ainsi que le gouvernement que celui-ci a eu à mettre en place.

Selon le conférencier, la vision des autorités maliennes reste « extrêmement faible » par rapport à la situation libyenne. Tout comme la communauté internationale,  le Mali,  par sa politique, est, de l’avis de M. Mariko, du côté des milices. Mais, à la différence de notre pays, la communauté internationale est en train de se repositionner, alors que le gouvernement malien reste, dit-il, à la traine. « Le Mali qui croit au discours officiel de la communauté internationale ne joue pas la carte de ses intérêts nationaux. Ces intérêts sont la sécurité et la paix», accuse l’élu de Kolondièba pour qui la résolution de la crise malienne passe par la Libye.

Oumar Mariko a par ailleurs expliqué que si sa mission ne s’est pas rendue à Tripoli, c’est à cause de l’insécurité qui y règne. A preuve, il n’y a que 15 ambassades, dont 7 africaines, qui y sont ouvertes. Toutes les autres représentations diplomatiques ont pris leur quartier général en Tunisie, et elles font la navette entre Tunis et la capitale libyenne. Ainsi, Mariko et sa délégation n’avaient pu échanger avec l’ambassadeur du Mali en Libye que par téléphone.

Il importe de rappeler que ladite mission était composée de 2 députés de l’ADP-Maliba, un de l’Adema-Pasj, un du RPM, un de Sadi et un cadre du Pids.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mission d’une délégation parlementaire à Abidjan : Les missions d’écoute se multiplient et se ressemblent</title>
<link>https://www.maliweb.net/maliens-de-lexterieur/mission-dune-delegation-parlementaire-a-abidjan-missions-decoute-se-multiplient-se-ressemblent-2071172.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Feb 2017 09:10:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les Maliens de l’extérieur rencontrent beaucoup de problèmes dans leur quotidien, notamment en Côte d’Ivoire. La moindre rencontre avec une personnalité venant du Mali, est mise à profit, pour mieux faire connaitre leurs préoccupations. Après donc le Conseil économique, social et culturel qui sillonne chaque année les différentes contrées du Mali et l’Extérieur, c’est le tour de l’Assemblée nationale d’emboîter le pas</em></strong>.

L’objectif, selon eux, c’est de recueillir les attentes et préoccupations de nos compatriotes dans les localités et pays visités.

Chaque année, les préoccupations augmentent et celles déjà exprimées par le passé ne trouvent pas de début de réponse. Nos compatriotes commencent à se demander réellement sur la finalité de toutes ces missions. L’hémicycle arrivera-t-elle à faire entendre les aspirations des Maliens établis à l’extérieur par le gouvernement ?

En effet, une mission parlementaire composée de trois députés de l’Assemblée nationale du Mali vient de séjourner en Côte d’Ivoire du 11 au 12 février 2017 à Abidjan. Il s’agit de l’honorable Kouyaté Ousmane, député élu à Kolokani, chef de mission, et deux autres, celui élu à Bafoulabé et à Koro. Cette mission, selon le chef de la délégation, a été initiée par la Commission affaires étrangères et des Maliens de l’Extérieur du parlement malien pour écouter et recueillir les préoccupations et les attentes des Maliens où qu’ils soient, afin de permettre au gouvernement de prendre en compte toutes les aspirations du peuple dans son entièreté.

Après les autorités diplomatiques et consulaires de la Chancellerie, ce fut le tour des représentants de la grande communauté malienne de  recevoir les hôtes du jour. Du côté de l’administration des difficultés dans l’établissement des passeports maliens à partir de la carte Nina, la nécessité d’une reprise du Ravec en Côte d’Ivoire et tant d’autres problèmes ont été évoqués. C’est surtout la rencontre avec la  communauté qui a été le clou du séjour de la délégation parlementaire.

En effet, au terme  de sa séance de concertation avec les autorités diplomatiques, la délégation a été reçue le samedi 11 février dernier au siège du Conseil de base des Maliens de Côte d’Ivoire. Lors de cette importante rencontre, plusieurs préoccupations ont été portées à la connaissance des hôtes de la communauté. Au nom du Conseil de base, le Secrétaire général a remis un mémorandum sur les attentes et les préoccupations des Maliens de Côte d’Ivoire.

Au nombre de ces préoccupations, il a cité la migration  des enfants mineurs des deux sexes qui sont utilisés comme servantes (pour les filles) ou utilisés dans les plantations comme des esclaves, pour les garçons. L’exploitation abusive de ces enfants à bas âge, inexpérimentés et surexploités, les poussent à la délinquance juvénile et dans la prostitution.

Beaucoup d’autres préoccupations ont été relevées par les nombreux responsables communautaires qui ont pris part à cette rencontre comme l’indemnisation des 617 victimes de la crise postélectorale de 2011 en Côte d’Ivoire, les exactions perpétrées sur les Maliens lors de l’attaque terroriste de Grand Bassam, les conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs dans les localités de Touba, Séguéla, Odienné, Bouna, etc., dans le Nord de la Côte d’Ivoire.   Le sempiternel problème des tracasseries routières à la frontière Mali-Côte d’Ivoire et surtout à l’intérieur du Mali, notamment à Zégoua, Sikasso, Bougouni et même Sénou est un véritable casse-tête pour nos compatriotes en visite au Mali. Certains intervenants ont aussi souhaité        que le Gouvernement prenne en compte les Maliens de l’Extérieur lors des élections législatives en permettant aux Maliens vivant à l’étranger d’être candidats à l’hémicycle. Le problème de la fermeture de plusieurs lycées et collèges privés faute d’élèves orientés par l’Etat a également été évoqué par un fondateur de lycée privé au Mali, victime de cette situation.

Toutes ces préoccupations ont été notées par les envoyés de l’Assemblée nationale qui se sont dit très satisfaits de l’intérêt que nos compatriotes ont porté à leur mission. Les trois missionnaires ont continué leur pérégrination vers l’Afrique centrale qui était leur prochaine destination.

<strong>Irène Kra, </strong>

<strong>Correspondant à Abidjan</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Restitution des sessions parlementaires : Mamadou Diarrassouba et ses collègues à Fana et Dioïla</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/restitution-sessions-parlementaires-mamadou-diarrassouba-collegues-a-fana-dioila-2071142.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Feb 2017 09:07:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Conformément aux missions des députés, Mamadou Diarrassouba a conduit le Collectif des députés élus à Fana et à Dioïla pour faire la restitution des sessions parlementaires  d’avril et d’octobre 2016. C’était les 18 et 19 février 2017. Par la même occasion,  les «Banikois» ont fait  part aux élus de la nation leurs préoccupations</em></strong>.

Composé des honorables Mamadou Diarrassouba,  Daouda Coulibaly,  Yiri Kéita, Cheik  Fantamady Traoré et Bakary Fomba, le Collectif des députés élus dans le cercle de Dioïla se sont livrés à un exercice que l’Assemblée nationale leur recommande.  Il s’agit de la restitution des sessions parlementaires. Après Béléko, Banco et Mena, ils étaient à Fana et à Dioïla les samedi 18 et dimanche 19 février pour rendre compte à leur base les lois qu’ils ont adoptées en son nom.

Honorant  la confiance placée en eux  par la population, cette rencontre saluée par tous a   eu lieu en présence des autorités politiques et administratives du cercle.

Venues des six communes de l’arrondissement  de Dioïla, les différentes délégations ont religieusement écouté leurs représentants à l’Assemblée nationale.

Après son mot de bienvenue aux députés et à toutes les délégations, le Préfet du cercle, Dédéou Maïga, a assuré la police des débats en demandant à l’assistance d’être attentive afin de mieux comprendre les lois votées en son nom. Car, personne n’est censé ignorer la loi et les lois votées s’appliquent désormais à tous.

Dans son intervention,  le président du Collectif des députés élus à Dioïla, l’honorable Mamadou Diarrassouba, soulignera que cet exercice est avant tout un devoir pour les élus de la nation vis-à-vis de leur base, mais aussi un grand plaisir pour lui et ses colistiers de venir restituer les lois avant de recenser les préoccupations des populations pour les soumettre à qui de droit. Un plaisir particulier, dit-il, car les 5 députés  réunis pour parler à la population sans considération politique est un signe porteur d’espoir.

“C’est la première fois que tous les cinq députés se retrouvent pour une séance de restitution. Malgré les urgences qui nous attendent à l’Assemblée nationale, nous nous sommes efforcés d’être tous ici pour vous dire tout simplement que vous êtes plus importants pour nous que toute autre chose et que le cercle de Dioïla est notre priorité”, a précisé Mamadou Diarrassouba.

Au cours de cet exercice, le Collectif a restitué aux populations locales une vingtaine de lois votées courant 2016.  Il s’agit des  lois portant l’alimentation en eau potable de Kabala I et II,  pour le      financement de l’électrification des  villages par l’énergie hydrique, expliquées par Bakary Fomba de l’URD. Pour lui, au regard de la pertinence des projets de loi, en l’occurrence l’amélioration des conditions de vie des populations, la mutation de l’énergie thermique à l’énergie solaire permettant d’amoindrir le coût de l’électricité et de l’eau, l’Assemblée a accordé son violon au gouvernement pour contracter des prêts auprès de l’AFD. Car les montants ne sont pas au dessus de nos moyens. Les lois portant statut des fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée, du partenariat public-privé (PPP),  de l’Office central de la lutte contre l’enrichissement illicite, ont été développées par Daouda Coulibaly du RPM.

La loi portant prise en charge des pupilles de l’Etat et les pupilles de la nation. Il s’agit des  orphelins des militaires décédés sur le front, la loi des finances 2017, la libre circulation des personnes et de leur biens entre le Mali et le Cameroun, etc. ont été détaillées par Yiri Keïta. Avec un budget jamais égalé de 2013 milliards de FCFA de recettes, les députés élus à Dioïla ont expliqué aux populations que tous les secteurs sont bien fourmis par la Loi des finances 2017, votée le 15 décembre 2016. Ils ont indiqué que les dépenses de 2017 s’élèvent à plus de 2270 milliards de F CFA, soit un déficit prévisionnel d’un peu plus de 257 milliards de F CFA. Le Collectif des députés élu à Dioïla s’est dit confiant que le vide sera comblé.          Pour sa part, Diarrassouba a évoqué la poursuite de la subvention des engrais, de l’équipement de l’armée, le bitumage des centaines de kilomètres sur fonds propre du budget national et l’augmentation du budget à plus de 2000 milliards FCFA.

<strong>Préoccupations du cercle                                   </strong>

Outre  la restitution des travaux des sessions parlementaires de 2016, les échanges ont porté sur les préoccupations des populations du cercle. Le cri de cœur de la population de Baniko est relatif au bitumage de la route Fana-Béléko-Kiyan et celle de Dioïla-Massigui-Koualé. A cela s’ajoute la multiplication de vol de bœufs de labour dans le cercle et la construction d’un Institut de formation des maîtres. Majoritairement paysanne, les élus de Dioïla ont assuré la population de leur plaidoyer pour une loi de répression contre  le vol des bœufs de labour.

<strong>Oumar KONATE</strong>

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<title>Insécurité alimentaire et nutritionnelle : ‘’Près de 19% des populations seront concernées’’, dixit Oumar Ibrahima Touré</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/alimentation-crise-alimentaire/insecurite-alimentaire-nutritionnelle-pres-de-19-populations-seront-concernees-dixit-oumar-ibrahima-toure-2070972.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Feb 2017 09:04:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Commissariat à la sécurité alimentaire a tenu, le mardi 21 février dernier, la 12ème session ordinaire du Comité de coordination et de suivi des politiques et programmes de sécurité alimentaire (Ccspsa). C’était l’occasion pour le premier responsable du Commissariat de faire le point de la situation de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le pays. Selon lui, 19% de la population seront concernées par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.</em></strong>

Dans son discours d’ouverture, le ministre-Commissaire à la Sécurité alimentaire a affirmé que la campagne agricole 2016-2017, a été globalement bonne dans le pays et dans la sous-région, avec une production céréalière pour le Mali de plus de 8,9 millions de tonnes.

Et que malgré cette bonne production, il existe des déficits importants dans les cercles de Kayes, Diéma, Nioro, Yélimané (région de Kayes), de Koulikoro, Kati, Kolokani, Nara (région de Koulikoro), de Bla, Barouéli, Niono (région de Ségou), de Djenné (région de Mopti), de Tombouctou, Gourma Rharous (région de Tombouctou), Bourem (région de Gao) et toute la région de Ménaka.

Oumar Ibrahima Touré estime que de même, l’insécurité résiduelle due aux groupes armés limite l’accès à certains pâturages potentiels des zones exondées des régions de Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao. Ce qui impacte négativement l’alimentation et l’abreuvement du bétail.

Toutes ces difficultés susmentionnées, dit-il, affectent les autres secteurs économiques pourvoyeurs de revenus et par ricochet, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et des animaux.

Il ajoutera que dans ce cadre, l’évaluation provisoire du Système d’alerte précoce (SAP), à travers le Cadre harmonisé, a donné 495.000 personnes en insécurité alimentaire sévère et 3 034 468 personnes en insécurité alimentaire modérée.

« Ainsi, selon les projections pour la période de soudure, 3 529 130  personnes soit près de 19% de la population malienne, seront en insécurité alimentaire et nutritionnelle » a indiqué le ministre.

Par ailleurs, Oumar Touré a souligné que le Dispositif national de sécurité alimentaire au Mali existe depuis plus de trente ans. Cette longévité a certes enregistré d’importants acquis indéniables, mais aussi connu de nombreux défis.

C’est pourquoi depuis 2013, le Dispositif national de sécurité alimentaire a fait l’objet d’une série de réflexions, en particulier d’un audit financé par l’Union européenne à la demande du gouvernement du Mali dans le but d’aboutir à un processus de réformes institutionnelles, financières et administratives, capables d’impulser une nouvelle dynamique susceptible de s’adapter à l’évolution du risque alimentaire et nutritionnel et au contexte sociopolitique.

Partant, il a mentionné que l’élaboration de la Politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle validée en janvier dernier qui sera bientôt sous à l’adoption du Conseil des ministres dans les jours à venir rentre dans ce cadre.

Dans la même veine, le ministre a rappelé qu’un nouveau cadre de gestion du dispositif national de sécurité alimentaire, issu de cette réforme a été adopté par le Gouvernement le 17 février 2017. Il consacre largement une gestion concertée État/PTF des organes techniques et de décisions du Dispositif. C’est la raison pour laquelle, la 12ème session du Comité de coordination et de suivi des politiques et programmes de sécurité alimentaire, se tient dans un contexte nouveau et particulier, pense Oumar Ibrahima. Il conclura que désormais, les actions de sécurité alimentaire et nutritionnelle seront conduites sur la base d’une véritable Politique de sécurité alimentaire et nutritionnelle qui, de façon holistique et combinée, prendra en charge les questions d’assistance alimentaire et nutritionnelle, de relèvement et de renforcement de la résilience des populations victimes de chocs.

<strong>Harber MAIGA</strong>

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<title>Sècheresse à Gourma&#45;Rharous : Le président du Conseil de cercle alerte contre le risque d’une ‘’guerre’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/environnement/secheresse-a-gourma-rharous-president-conseil-de-cercle-alerte-contre-risque-dune-guerre-2070952.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Feb 2017 09:03:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Situé dans la région de Tombouctou, le cercle de Gourma-Rharous est confronté à une sécheresse qui aura des conséquences fâcheuses sur la sécurité du Mali si on ne diligente pas de mesures appropriées. C’est du moins ce qui ressort de notre entretien avec  le Président du Conseil de cercle de Gourma-Rharous, Mohamed Youssouf AG Ghallas.</strong>

Face à la sécheresse qui frappe sa localité, le Président du conseil de cercle de Gourma Rharous lance un cri de cœur au gouvernement malien et à la communauté internationale pour une aide d’urgence à sa communauté. Cette  sécheresse qui secoue gravement la zone, explique-t-il, a provoqué une convergence de tous les animaux de trois pays dans la commune de Gossi. A savoir  les éleveurs des communes de Rharous central, du Serere, de Hamzakoma, de Banikan, d’Adjora ensuite des communes de Bamba, de Temera, de Bourem central puis les éleveurs peuls de la province du somme au Burkina Faso ainsi que les éleveurs peuls Bororo du Niger. Or, indique-t-il, la seule commune de Gossi ne pourra pas supporter le pâturage de cet attroupement  des éleveurs  au-delà de 40 jours. Une fois cette période atteinte, les éleveurs de cette zone triangulaire, à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ne sauront plus à quel saint se vouer. Pour éviter le pire, le président du conseil du cercle de Gourma Rharous, Mohamed Youssouf AG Ghallas, interpelle la communauté internationale et les autorités maliennes, notamment le Premier ministre, le ministre du Développement social et de l’Action humanitaire, celui de l’Elevage et de la Pêche ainsi que le ministre commissaire à la sécurité alimentaire à agir vite et même très vite. Faute de quoi, alerte-t-il, nous allons courir le risque d’une autre guerre. « Au delà de 40 jours, malgré le fait que la commune de Gossi ne sera plus en mesure de supporter  tous ces animaux, les éleveurs resteront. Car ils n’ont pas d’autre destination. C’est pourquoi, en ma qualité du premier responsable de développement du cercle, il est de mon devoir de lancer un cri de cœur au gouvernement du Mali et à ses partenaires de venir en aide  avant la catastrophe », a déclaré le président du Conseil de cercle de Gourma Rharous. Pour ne pas jouer au médecin après la mort, prévient-il, le gouvernement et ses partenaires doivent, en toute urgence, apporter des solutions idoines. Il s’agit notamment de la multiplication, des points d’eau, de soutien en aliment bétail, de santé animale et humaine sans oublier l’aide alimentaire pour les populations, préconisera-t-il. Le temps presse, précise  Mohamed Youssouf AG Ghallas. Car la menace de conflit généralisé entre les différentes communautés est imminente. « D’ores et déjà, je vous affirme que cela a malheureusement commencé entre deux communautés au point d’eau de Teberemte». C’est pour ainsi dire que le temps joue contre nous dans la prévention d’une autre guerre dans cette zone, précise l’orateur. Avant de préciser qu’outre la l’insécurité physique que cette situation peut provoquer, commente-t-il, elle peut également causer une insécurité économique à des conséquences fâcheuses pour la stabilité  et la cohésion dans notre pays. Car, a-t-il soutenu, si rien n’est fait dans l’immédiat, on assistera à une perte énorme du cheptel qui constitue la principale source de revenu  de cette localité. Et si par malheur cela se produira,  conseil-t-il, la population désemparée par la perte des animaux due à la sécheresse peut être tentée par des actes contraires à l’orthodoxie. D’où la nécessité d’une intervention rapide.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Haro sur la spéculation foncière à Sicoro : ·Des individus suscitent la révolte contre la Sifma ·Un bulldozer d’une valeur de 250 millions part en fumée</title>
<link>https://www.maliweb.net/immobilierdomaines-fonciers/haro-speculation-fonciere-a-sicoro-%25c2%25b7des-individus-suscitent-revolte-contre-sifma-%25c2%25b7un-bulldozer-dune-valeur-de-250-millions-part-fumee-2071252.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Feb 2017 08:17:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, certaines personnes se croient au dessus de la loi. En s’opposant à l’exécution d’une décision de justice, des individus ont brûlé, mardi dernier, à Sicoro, un bulldozer de la Société immobilière et foncière du Mali (Sifma), d’une valeur de 250 millions de francs CFA. Pour la circonstance, 4 personnes ont été interpellées</em></strong>.

Le mardi 21 février 2017, en exécution du jugement n°122 du 18 février 2013 du tribunal de première instance de Kati et de la grosse en forme exécutoire de l’arrêt n°106 en date du 11 avril 2016 de la Cour suprême du Mali, la Sifma-sa, avec le concours de la force publique, a procédé à la démolition des réalisations faites sur ses titres fonciers n°10124, 10125 et 10126 sis à Sicoro. Au cours des opérations, des mécontents ont mis le feu à un bulldozer de la société foncière d’une valeur de 250 millions de F CFA. Les forces de l’ordre qui étaient sur place ont pu mettre la main sur 4 personnes qui sont dans les mailles de la justice. Selon des sources proches du dossier, la Sifma a déjà introduit une plainte afin que justice soit faite.

<strong>Comment en ait-on arrivé à ce stade ? </strong>

Il ressort qu’à partir de 2003, le chef du bureau des domaines de Kati a demandé et obtenu l’immatriculation au livre foncier du cercle de Kati de certains immeubles urbains sis à Sirakoro. Ainsi, les titres fonciers n°10124, 10126, 11218 à 11226, 30534 à 30540 et 30543 à 30549 ont été créés au nom de l’Etat, puis cédés par ventes administratives à la Sifma-sa qui est aujourd’hui propriétaire de ces titres fonciers. Par des lettres, le Préfet de Kati informait Yoro Coulibaly, Dramane Diawara, Fadiala Dembélé et autres qu’ils sont attributaires de bulletin de concessions rurales sur le site de Sirakoro qui, pourtant, a déjà fait l’objet, de cession de parcelles de terrain de la part de l’Etat pour usage de promotion immobilière.

Ainsi, la Sifma-sa qui réclamait la propriété des parcelles objets du litige entamait plusieurs procédures pour sauvegarder ses intérêts. Ses actions ont donné lieu aux décisions ci-après :

Le 17 juin 2009, elle saisissait le tribunal de première instance de Kati en confirmation de droit contre le Préfet de Kati et le chef de village de Sirakoro Wagadou. Par jugement n°304 du 30 novembre 2009, le tribunal de première instance de Kati confirmait la propriété de la Sifma sur les parcelles litigieuses. Par jugement n°85 de février 2010, le tribunal administratif de Bamako a procédé à la jonction des requêtes n°211 du 11 novembre 2008, n°441 du 23 septembre 2009 et n°525 du 20 novembre 2009 ; rejeté les requêtes n°211 du 11 novembre 2008 et 525 du 20 novembre 2009 pour défaut de qualité et d’intérêt des demandeurs;  rejeté le recours n°441 du 23 septembre 2009 comme mal fondé.

Par jugement n°122 du 18 février 2013, le tribunal Kati, prononçant l’expulsion des occupants des lieux, a ordonné la démolition de toutes les réalisations faites sur ces         titres fonciers et a débouté les défendeurs de leur demande de remboursement d’impenses. Par arrêt n°566 du 21 juillet 2014, la Cour d’appel de Bamako a confirmé le jugement entrepris. C’est contre cette décision qu’il est dirigé le pourvoi.

Ainsi, la Cour suprême a rejeté le pourvoi. C’est dans  cette logique que la Sifma a décidé de procéder à la démolition du site. Mais avant, la signification de démolition et d’expulsion a été faite dans les règles de l’art. Malgré cette injonction, des manifestants se sont opposés aux forces de l’ordre et ont fini par brûler un bulldozer de la Sifma. A ce jour, la Société a introduit une plainte afin d’être remise dans ses droits. En outre, la société entend continuer à faire exécuter les décisions de justice sur ses différents sites, tout en restant dans un cadre légal.

<strong>Ibrahim M.GUEYE  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Installation des autorités intérimaires : Le CJA crie à l’exclusion et menace</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/installation-autorites-interimaires-cja-crie-a-lexclusion-menace-2061672.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Feb 2017 11:01:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A peine les parties signataires de l’Accord ont convenu du partage des régions Nord pour l’installation des autorités intérimaires que le Congrès pour la justice dans l’Azawad (CJA) a rejeté une ‘’politique d’exclusion’’ dans la mise en œuvre de l’Accord</em></strong>.

Ce samedi 18 février 2017, à l’hôtel Salam, les responsables du CJA étaient face à la presse pour encore une fois réclamer ‘’l’inclusivité’’ dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Selon eux, l’espoir d’inclusivité   qui se faisait de plus en plus sentir dans le processus de paix s’est émoussé avec la dernière réunion de haut niveau du Comité de suivi de l’Accord (CSA). Ladite rencontre, tenue le 10 février dernier, avait vu les parties signataires de l’Accord convenir d’un partage des différentes régions nord du Mali pour l’installation des autorités intérimaires. Par la voix de son président Azarock Inaborchad, le CJA rejette ‘’la politique d’exclusion’’ mise en avant dans l’application de l’Accord et dit maintenir ce cap aussi longtemps que l’exclusion sera, dit-il, le principe de gestion du processus de paix. «Nous n’allons entreprendre aucune action hostile à la paix, mais nous allons entreprendre toute action allant dans le sens de notre prise en compte », prévient M. Inaborchad. Selon  les responsables du Congrès pour la justice dans l’Azawad, le Nord a été partagé entre le Gouvernement, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme des mouvements d’autodéfense en oubliant ceux qui sont les principaux concernés. Or, disent-ils, l’Accord ne donne aucun blanc-seing à qui que ce soit pour mépriser les populations. « Le CJA est une réalité sur le plan politique et militaire et son ancrage social n’est pas à minimiser », a lancé le président du CJA qui a ensuite mis en garde, affirmant que son mouvement n’hésitera pas faire rebattre les cartes s’il le faut.

Au nom de la Cmfpr2, Younoussa Touré dit avoir l’impression que tout ce qui ne se décide pas à Kidal ne se fait pas, alors que la CMA est, dit-il, une coquille vide. En tout cas, s’il l’on en croit M. Touré, il n’avait jamais été question auparavant que les régions Nord soient partagées entre les différents groupes armés pour l’installation des autorités intérimaires. Elles devaient, précise-t-il, être choisies par consensus entre le gouvernement, les mouvements armés et la société civile.

<strong>Bakary SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Installation des autorités intérimaires :  Nominations sur fond de tensions et de protestations</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/installation-autorites-interimaires-nominations-fond-de-tensions-de-protestations-2061642.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Feb 2017 10:58:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La liste des présidents des autorités intérimaires a été établie par le gouvernement malien et les groupes armés du Nord la semaine dernière, comme convenu lors de la réunion extraordinaire du Comité de suivi de l’Accord tenue le 10 février dernier. Ces nominations provoquent déjà des soulèvements et des contestations au Nord et dans certains milieux à Bamako</em></strong>.

Comme convenu entre les parties signataires lors de la dernière réunion de haut niveau du CSA, les présidents des assemblées régionales de Kidal, Taoudéni et Ménaka ont été désignés sur proposition du gouvernement. Quant aux régions de Tombouctou et Gao, les présidents des assemblées régionales ont été désignés respectivement par la CMA et la Plateforme. Mais ces nominations ravivent les tensions au sein de la jeunesse de Gao, de Tombouctou et de plusieurs mouvements armés, dont des signataires de l’accord du 15 mai.

Ainsi, c‘est Hassan Ag Fagaga qui présidera l’Assemblée régionale de Kidal que les groupes armés avaient laissé au gouvernement. Chef militaire du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla) et membre de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), il aurait été proposé par le gouvernement après concertation avec la CMA et la Plateforme. Si l’information a été confirmée par la CMA, au sein des sources gouvernementales on se refuse à tout commentaire, à en croire nos confrères du Studio Tamani.

La Région de Gao sera dirigé par Djibrila Maïga de la Plateforme, alors qu’à Tombouctou il sera présidé par Boubacar Ould Hamadi, un membre de la CMA. Quant aux deux nouvelles régions de Ménaka et Taoudéni, les présidents ont été désignés par le gouvernement du Mali.

L‘Assemblée régionale de Ménaka sera présidée par Abdoul Wahab Ag Ahmed Mohamed, un représentant du MSA, (le Mouvement pour le salut de l’Azawad). Tandis que celle régionale de Taoudéni sera dirigée par Hamoudi Sidi Ahmed Aggada.

C’est en principe le week-end dernier que ces autorités intérimaires devraient être investies en commençant par Kidal.

Coup de théâtre à Kidal

C’était le samedi 18 février dernier que les autorités intérimaires devraient être mises en place à Kidal. Elle n’a pas eu lieu, car le gouvernement, dans la nuit du vendredi au samedi, a décidé de nommer un nouveau gouverneur à Kidal. Ce qui a provoqué l’ire des groupes armés à refuser de participer à l’installation du président de l’autorité intérimaire de Kidal.

Les groupes armés estiment que c’est un acte de provocation du gouvernement qui ne serait pas de bonne foi.

Joint au téléphone par nos soins, Mahamadou Djéri Maïga, l’un des responsables de la CMA nous confie : « avec la décision du Conseil des ministres le vendredi soir nommant un nouveau gouverneur à Kidal et surtout pour qui connait la position de l’intéressé, nous pensons que ce n’était pas la peine….. Nous avons montré toute notre bonne foi contrairement à ce que tout le monde dit de la CMA et de la Plateforme,  pour que ces autorités puissent être mises en place aujourd’hui samedi à Kidal et demain dimanche à Ménaka et se poursuit jusqu’à Gao. »

Djéri Maïga va plus loin en affirmant que « cette décision montre encore une fois la très mauvaise volonté du gouvernement à mettre à mal la mise en œuvre de cet accord. Tout le monde est témoin ».

A ces dires, ce changement est sans nul doute une façon pour le gouvernement de bloquer la mise en œuvre du processus. Et d’ajouter que c’est comme si le gouvernement leur a donné par la main droite et a repris de la main gauche. « Ça ne va pas marcher. Il n’y a aucune urgence à changer de gouverneur au moment où on s’apprête à installer les autorités intérimaires de cette région », dit-il.

Partant, il conclura que la balle reste dans le camp du gouvernement qui, selon lui, a montré son incompétence et sa mauvaise foi d’y aller. Et qu’il doit clarifier sa position au risque de créer des nouvelles tensions dans la zone.

Si toutes nos tentatives de rentrer en contact avec les responsables de la Plateforme sont restées infructueuses, nous avons de sources proches du dossier que c’est le samedi matin et avant d’embarquer pour Kidal qu’ils ont appris la nouvelle. Alors, les responsables présents ont décidé de ne pas prendre un risque inutile d’y aller. Cependant, nos sources refusent de parler de blocage, mais plutôt de report. Elles assurent que très bientôt l’événement aura lieu.

Faut-il rappeler que la mise en place des autorités intérimaires est une étape essentielle de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation. La mise en place de ces autorités a été plusieurs fois reportée et a fait l’objet de plusieurs contestations, notamment à Gao, où des jeunes ont violemment exprimé leur opposition au projet. Ces conseils régionaux intérimaires, dont les présidents ont été nommés le 15 février dernier, sont issus du gouvernement, de la CMA et de la Plateforme. Ils doivent rétablir l’autorité de l’État et préparer les élections. L’implication des mouvements armés, signataires de l’accord pour la paix issu du processus d’Alger de 2015, a une portée fortement symbolique.

Cependant, selon le calendrier initial, les présidents des quatre autres autorités intérimaires, à Gao, Tombouctou, et dans les nouvelles régions de Ménaka et Taoudéni, devraient avoir lieu en début de semaine prochaine. Mais plusieurs mouvements ont dénoncé les nominations de présidents, dénonçant l’absence de concertation. La branche du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) au sein de l’ex-rébellion «rejette catégoriquement toute tentative d’imposer un président au collège transitoire» de Taoudéni, selon un communiqué de ce groupe consulté par l’AFP. Des associations et chefs de tribus de la région de Tombouctou ont adopté une position similaire. Dans la journée du samedi, les jeunes de Tombouctou ont battu le pavé contre la nomination de celui désigné pour présider le Conseil régional. A Bamako, plusieurs groupes armés se disant exclus du processus ont manifesté le week-end contre ce qu’ils ont appelé leur exclusion. Qui par des communiqués, qui par des conférences de presse. Chacun voulait à sa manière se faire entendre.  A suivre.

<strong>Harber MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Syndicat autonome de la magistrature : Cheick Mohamed Chérif Koné et Dramane Diarra exclus du bureau</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/syndicat-autonome-de-magistrature-cheick-mohamed-cherif-kone-dramane-diarra-exclus-bureau-2061612.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Feb 2017 10:54:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le congrès extraordinaire du Syndicat autonome de la magistrature (SAM), qui a eu lieu le samedi 18 février 2017 dans les locaux de la Cour d’appel de Bamako, a débouché sur l’exclusion du bureau de Cheick Mohamed Chérif Koné et Dramane Diarra. Désormais, la présidence intérimaire du SAM sera assurée par Badara Aliou Nanacassé. Le camarade Souley Maïga occupera le poste de Secrétaire aux relations extérieures jusqu’au prochain congrès ordinaire</em></strong>.

Le Comité directeur du Syndicat autonome de la magistrature (SAM), suite à sa délibération issue de la réunion extraordinaire du 8 février 2017, a décidé à la majorité absolue de ses membres de tenir un congrès extraordinaire le 18 février 2017 dans l’enceinte de la Cour d’appel de Bamako. L’ordre du jour portait sur l’examen du comportement des camarades Cheick Mohamed Chérif Koné et Dramane Diarra, respectivement président et premier secrétaire aux relations extérieures du SAM et les dispositions à prendre. Cette rencontre a débouché sur l’exclusion du bureau des mis en cause. En clair, Cheick Mohamed Chérif Koné et Dramane Diarra ne sont plus membres du bureau du Syndicat autonome de la magistrature. La décision d’exclusion a été prise par la base à la majorité écrasante à l’issue d’un congrès dit extraordinaire sous la supervision de Maître Sidi Maïga, huissier de justice. Le nombre d’électeurs inscrits étaient de 106 sur 100 votants dont 6 abstentions. Après les débats, 100 personnes étaient favorables pour la radiation du bureau des camarades Cheick Mohamed Chérif Koné et Dramane Diarra. C’est dans cette logique que la décision d’exclusion fut prononcée par le jury composé de Amadou dit Abdoulaye Dicko, Samaké Oumou Niaré et Abdoulaye B Diamouténé, tous magistrats. Désormais, le vice-président Badara Aliou Nanacassé assure l’intérim à la tête du SAM. Le sieur Souley Maïga occupe désormais le poste de secrétaire aux relations extérieures en attendant le prochain congrès.

<strong>Cheick Mohamed Chérif sur la défensive</strong>

Cheick Mohamed Cherif Koné a donné en amont son point de vue par écrit suite à la tenue de ce congrès. Ces propos, qui figuraient sur le document du procès-verbal de notification, ont été lus et soumis à l’appréciation des congressistes. Cheick Mohamed Cherif Koné  estime que les décisions issues de ce congrès sont caduques et qu’il demeure le président du SAM avec tous les honneurs.  «Nous sommes des juges et non des gens de la rue. Je respecte les camarades, autant je leur demande de respecter les statuts et règlements du SAM ; au besoin je leur en imposerai par les voies de droit. Cette décision est nulle et sans effet. Je reste le président du SAM avec toutes les prérogatives que cela confère. Qu’est-ce qui se passe par les méninges de ces méprisables et déloyaux camarades pour avoir la prétention de me blâmer ou un autre membre d’un comité directeur. Pensent-ils avoir un tel pouvoir ? Très rapidement je prendrais toutes les dispositions qui s’imposent pour que force reste à la loi», menace Cheick Mohamed Cherif Koné.

<strong>Ce que les textes prévoient en la matière</strong>

Le comité directeur du SAM reproche à ces deux personnes de  saboter la grève illimitée ; mettre en péril les intérêts matériels et moraux des magistrats du Mali ; porter un coup à la crédibilité et à la loyauté du SAM envers son partenaire, le Syndicat libre de la magistrature (Sylima). En la matière, l’article 4 des statuts dispose que « tout membre s’engage à respecter les statuts et le règlement intérieur. Il s’engage en outre à payer régulièrement les cotisations et à observer les mots d’ordre du syndicat ». L’article 23 prévoit que toute violation du statut peut entrainer les sanctions suivantes : l’avertissement; le blâme; la suspension; l’exclusion.

S’agissant de la suspension et de l’exclusion, l’article 25 dit que ces mesures sont prises par le congrès et l’article 15 du règlement intérieur dispose que l’action disciplinaire contre un membre du Comité directeur s’exerce devant le congrès.

En ce qui concerne la convocation du Congrès extraordinaire, l’article 9, aliéna 3, des statuts prévoit qu’« il peut être convoqué extraordinairement chaque fois que c’est nécessaire, soit à l’initiative du comité Directeur, soit sur la demande de la majorité simple des militants ». En effet, il ressort du rapport du comité directeur du SAM que la convocation du présent Congrès a été décidée à la suite de la délibération issue de la réunion extraordinaire du 8 février 2017 du Comité directeur en la présence effective de dix-neuf (19) de ses membres. Il y a lieu de noter qu’en plus de ceux-ci, quatre (04) se sont fait excuser, si bien que ladite réunion n’a enregistré que quatre (04) absences non justifiées sur les vingt sept (27) membres que compte le bureau du Comité directeur. En convoquant ce congrès, le Comité directeur du SAM entend soumettre aux congressistes et conformément à ses textes la question de savoir quelles conséquences tirer du comportement de nos deux camarades.

<strong>Comment en est-on arrivé là ?</strong>

L’on se rappelle que le SAM avait observé une autre grève de sept jours allant du 9 au 17 janvier 2017. Un échec ayant sanctionné les négociations avec le gouvernement, le 18 janvier 2017, une assemblée extraordinaire de l’ensemble des magistrats décidait de transformer ce mouvement en grève illimitée, tout en restant ouvert aux négociations.

Suite à cette grève illimitée, les négociations ont été ouvertes au cours desquelles le gouvernement a fait des propositions. Celles-ci ont été soumises à l’assemblée générale extraordinaire des magistrats tenue le 3 février 2017 à la Cour d’appel de Bamako qui, à une majorité écrasante, a souverainement rejeté lesdites propositions et a décidé du maintien du mot d’ordre de grève illimitée.  Il ressort du rapport du Comité directeur du SAM que contre toute attente et sans l’aval du Comité directeur du SAM, le même jour, Cheick Mohamed Cherif Koné, en compagnie de Dramane Diarra, a fait un communiqué au cours d’un flash spécial de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (Ortm) annonçant la suspension du mot d’ordre de grève illimitée, tout en invitant les militants à reprendre le service le lundi 6 février 2017. A ce titre, les membres du Comité directeur du SAM affirment que le support dudit communiqué laissait transparaitre l’utilisation d’un cachet autre que celui du Comité directeur du SAM en l’occurrence, celui de l’Association des procureurs et poursuivants du Mali. Ainsi, les membres du Comité directeur du SAM affirment qu’après la diffusion du communiqué, les susnommés se sont livrés à une campagne médiatique contre les actions entreprises par le Comité directeur du SAM avec pour seul but, l’échec de la grève. Le rapport du SAM ajoute qu’avant d’agir ainsi, le camarade Mohamed Cherif Koné avait devant la Commission des bons office siégeant à la Cour constitutionnelle le 2 février 2017, déclaré publiquement qu’il démissionnait de son poste de Président du SAM. A cette occasion et le même jour vers le soir, il a envoyé son aide de camp au siège du SAM pour enlever toutes ses affaires personnelles. Depuis lors, il a coupé tout lien avec le Comité directeur.  Voilà, entre autres, les motifs de la tenue dudit congrès extraordinaire sanctionné par l’exclusion du bureau de Cheick Mohamed Chérif Koné et Dramane Diarra.

A la clôture de cette rencontre, le Président du Comité directeur du SAM par intérim,  Badara Aliou Nanacassé,  invite à aller vers l’unification du SAM et le Sylima. «Toute les expériences ont prouvé que c’est dans l’union et non dans la division que les magistrats sont plus aptes à se faire entendre. Il est grand temps pour les magistrats de retrouver les forces et ressources nécessaires permettant d’aller à cette unification tant souhaitée», exhorte Badara Aliou Nanacassé. Conscient de l’immensité de la tâche qui        l’attend désormais, l’homme s’engage déjà à relever les nouveaux défis que lui assigne sa nouvelle mission: les conditions de vie et de travail des magistrats.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>

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<title>Conférence d’entente nationale : L’opposition émet des réserves et propose</title>
<link>https://www.maliweb.net/nation/conference-dentente-nationale-lopposition-emet-reserves-propose-2061702.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Feb 2017 10:07:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En lieu et place de la conférence d’entente nationale, l’opposition malienne préconise une concertation nationale. C’est du moins ce qui ressort de sa déclaration à l’issue de sa rencontre avec le Médiateur de la République, le 16 février 2017</em></strong>.

La tenue de la conférence d’entente nationale en mars 2017, telle que prévue dans l’accord pour la paix, ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique. Dans une déclaration rendue publique, les partis de l’opposition disent avoir pris acte de l’invitation qui leur a été adressée par le médiateur de la République pour participer à une rencontre d’information et d’échanges le jeudi 16 février 2017 sur l’organisation de la conférence d’entente nationale, conformément à l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger. Mais, ils se disent perplexes et émettent des réserves. Les opposants réitèrent leur jugement de l’accord d’Alger qui, pour eux, n’est pas bon. Car il comporte des germes de partition du pays. Malgré leur insistance sur la nécessité  de dialogue entre les différentes composantes de la nation, le gouvernement a organisé une campagne de sensibilisation pour présenter l’accord pour la paix comme étant le meilleur, mais qui, au finish,  n’a eu aucun effet bénéfique pour le pays, regrette l’opposition malienne. A titre d’exemple, précise sa déclaration, 332 personnes dont 207 civiles ont perdu la vie dans le centre et le nord du Mali en 2016, soit une hausse de 121% des victimes par rapport à 2015 ; l‘année 2017 a déjà enregistré au 15 février, en seulement 45 jours, plus de 150 morts principalement à Gao, au Nord et dans le Macina au Centre.

Face à la gravité de la situation, l’opposition doute fort que la tenue d’une  conférence d’entente nationale soit la solution pour une sortie de crise.

Cette conférence, peut-elle atteindre ses objectifs si des dispositifs essentiels de l’accord ne sont pas effectifs et respectés, interroge-t-elle.

Dans son analyse, l’opposition se montre sceptique au sujet de l’atteinte des objectifs de la conférence. « Cette conférence peut-elle atteindre ses objectifs si ses termes de référence se référant à l’article 5 de l’accord d’Alger relatif à l’Azawad, en occulte cette affirmation essentielle : L’appellation Azawad recouvre une réalité socio- culturelle, mémorielle et symbolique partagée par différentes populations du Nord Mali (et non le Nord du Mali) constituant des composantes de la communauté nationale. Une compréhension commune de cette appellation qui reflète également une réalité humaine, devra constituer la base du consensus nécessaire, dans le respect du caractère unitaire de l’Etat malien et de son intégrité territoriale».  A  la lumière de ce passage, pour les opposants affirme que la conférence apparaît comme une manœuvre pour faire entériner de facto l’Azawad comme une réalité socioculturelle.

Au moment où la crise sécuritaire s’aggrave de jour en jour, où les engagements n’ont pas été tenus et où aucun délai n’est respecté, l’opposition politique émet de  sérieuses réserves quant à la pertinence et à       l’opportunité de l’organisation d’une telle conférence, précise le document.

«L’opposition politique réaffirme que la seule solution pacifique viable et inclusive de résolution de la crise multiforme que connaît notre pays passe par la tenue d’une concertation nationale inclusive regroupant l’ensemble des forces vives de la nation autour des problèmes institutionnels, de défense, de sécurité, de gouvernance et de développement», ont déclaré les partis politiques de l’opposition.

Partant, l’opposition réitère son engagement pour la promotion de  la paix, la justice, rejette  toute forme de violence comme moyen d’expression, condamne fermement le terrorisme sous toutes ses formes, le trafic de drogues et tous les crimes en bandes organisées dans notre pays.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Importation du poulet de chair : Les importateurs dénoncent la mesure d’interdiction</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/elevagepeche/importation-poulet-de-chair-importateurs-denoncent-mesure-dinterdiction-2061762.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Feb 2017 09:35:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis  quelques années, les importateurs du poulet de chair souffrent le martyr à cause d’un arrêté ministériel  d’interdiction qui frappe le secteur au profit des aviculteurs nationaux. Après plusieurs tentatives sans succès, ils ont brisé le silence pour dénoncer  les mesures de deux poids et deux mesures du gouvernement</em></strong>.

Les importateurs du poulet de chair sont montés au créneau  le samedi dernier pour informer non seulement l’opinion nationale sur l’arrêté d’interdiction qui frappe le secteur, mais aussi de  dénoncer l’arrêté du gouvernement qui, selon eux, sont discriminatoires. C’était au cours d’une conférence  de presse  qu’ils ont animée au stade Modibo Keïta. Dans son intervention, Yacouba Djittèye, président de l’association des importateurs de poulet de chair au Mali,  a rappelé que le poulet de chair est importé et vendu au Mali il y a plus de 10 ans, mais ce n’est que ces dernières années que les acteurs ont été confrontés à un problème dû au départ  par l’épidémie de la grippe aviaire qui sévissait dans certains pays. Ainsi, le gouvernement a pris un arrêté interdisant l’importation. Après la fin de l’épidémie, les importations ont repris de façon progressive. Curieusement,  dit-il, un autre arrêté a été pris pour interdire définitivement l’importation pour éviter toute éventuelle risque alors que nos poulets  ne proviennent pas des pays infestés. « Après  avoir entrepris des démarches au niveau de la Direction nationale du commerce et de la concurrence pour trouver une solution, on nous a fait savoir que le décret a été pris pour  protéger les aviculteurs nationaux. », a-t-il expliqué. Et d’ajouter qu’ils ont pris langue avec les aviculteurs pour voir  ensemble un cadre de travail harmonisé. A l’en croire, à l’issue de cette rencontre, ils ont demandé aux responsables de la filière avicole qui comptent trois mille adhérents  s’ils peuvent satisfaire leur demande en terme de poulet. «Le même jour, on a demandé si on peut avoir cinq tonnes de poulet de chair, mais ils n’ont pas pu nous procurer», a-t-il déploré.

Partant, il a fait remarquer que les aviculteurs du Mali  importent les poussins  au même pays où ils importent les poulets de chair.  «S’il y a lieu d’interdire, la mesure doit frapper les deux secteurs. Nous sommes tous les citoyens du Mali»,  a martelé Djittèye. C’est ainsi que nous avons eu recours à l’honorable Oumar Mariko.

Accompagné  de ses collègues, le président du parti Sadi affirme avoir été contacté en son temps par un importateur. C’est ainsi qu’il a rencontré le ministre du Commerce pour mieux cerner le dossier. En l’en croire, le ministre du Commerce  lui a fait savoir que le décret a été pris pour protéger  les aviculteurs  nationaux et que ces poulets peuvent satisfaire la demande nationale. Selon lui, cette vision du ministère de favoriser la production et la consommation fait partie intégrante de la vision globale du parti. Partant, il dira qu’il n’était pas au courant que les poussins des aviculteurs proviennent du même pays que les poulets de chair. « Si des  poussins des aviculteurs maliens sont importés ainsi que leurs aliments, ceux-ci   n’entrent nullement dans le cadre de la production nationale. On pouvait  demander de diminuer l’importation,  mais l’interdire prouve qu’il y a anguille sous roche », a-t-il martelé. Avant de prendre l’engagement de porter le message à qui de droit pour que toute la lumière soit faite  sur cette affaire. Car, soutiendra- t-il, le riz est importé  mais il y a l’Office du Niger.

<strong>Boubacar SIDIBE</strong>

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<title>Habib Sylla à propos de l’équipe nationale du Mali : « On doit faire en sorte que l’unité revienne entre le ministère des Sports et la Fédération»</title>
<link>https://www.maliweb.net/sports/habib-sylla-a-propos-de-lequipe-nationale-mali-on-faire-sorte-lunite-revienne-entre-ministere-sports-federation-2055312.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 13:05:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Habib Sylla, président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, s’est confié à votre journal sur les Aigles du Mali, quelques jours après  la fin de  la CAN 2017, qui s’est déroulée du 14 janvier au 5 février 2017, au Gabon</em></strong>.

En tant que patriote, Habib Sylla, président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, a consenti d’énormes efforts pour sa patrie. Dans une interview qu’il nous accordée, il révèle : «en 2012, avec l’autorisation du ministre du Budget de l’époque, j’ai géré trois primes de matchs  des Aigles pour une somme de 2 millions d’euros, soit 1 milliard de francs CFA. J’ai dépensé 300 millions de francs CFA par match pour payer les primes des matchs : Mali vs Botswana, Mali vs Gabon et Mali vs Ghana. C’est ce qui a encouragé l’équipe, mais j’ai été remboursé après. Les Aigles sont partis avec la même motivation en Afrique du Sud en 2013 ».

Le président Hcme est écœuré de voir les primes des Aigles chutées entre 2012 et 2017 et se pose la question de savoir pourquoi les Aigles qui gagnaient 13 millions chacun en 2012 ne gagnent que 750 000 francs CFA comme prime maintenant. « Au départ de notre sélection nationale à la CAN 2017, un téléthon a été organisé. Le président de la République a offert la somme de 100 millions plus les autres. Ces sommes ont pris quelle direction ? », interroge-t-il

Par ailleurs, Habib Sylla reconnait que cela n’explique pas tout: « On doit faire en sorte que l’unité revienne entre le ministère des Sports et la Fédération de football, au sein de la Fédération elle-même et entre l’encadrement technique et la Fédération. Pendant que vous appelez les gens à supporter l’équipe, d’autres prient pour qu’on perdre. Dieu n’aime pas ça… », a-t-il lâché.

En ce qui concerne le déroulement de la CAN 2017, Habib Sylla a averti: « En tant que communauté malienne vivant au Gabon, nous avons un sentiment de satisfaction. Grâce à Dieu, nous-nous sommes mobilisés derrière l’équipe nationale du Mali. L’équipe était basée dans une province qui est quelque peu enclavée. Qu’à cela ne tienne, nous avons enregistré la venue d’un plus grand nombre de Maliens. Ce fut un succès ! Pendant le séjour de notre équipe nationale, on avait l’impression qu’elle jouait au stade du 26 mars ou au stade Modibo Keïta de Bamako », a conclu Habib Sylla.

<strong>Yacouba TANGARA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Accord de réadmission/laissez&#45;passer européen :  L’AME s’interroge sur la position du gouvernement malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/immigration-emigration/accord-de-readmissionlaissez-passer-europeen-lame-sinterroge-position-gouvernement-malien-2055282.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 12:55:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Quels sont les engagements pris par l’Etat du Mali à l’issue de la réunion de Malte des 8 et 9 février 2016 par rapport au laissez-passer européen (LPE) et l’accord de réadmission? Qu’est-ce qui a été convenu avec les Européens suite à la proposition  de 2 milliards 300 mille euros relatifs au fonds fiduciaire?  Voici des questions d’actualité qui préoccupent les membres de l’Association malienne des expulsés (AME).</em></strong>

Les hauts fonctionnaires africains et européens se sont réunis à Malte les 8 et 9 février 2016 pour une évaluation à mi-parcours du processus de la Valette. La question du laissez-passer européen et des accords de réadmission visant à expulser les migrants en situation irrégulière était à l’ordre du jour des discussions. Pour les membres de l’Association malienne des expulsés, la position du gouvernement malien reste floue. C’est dans cette logique qu’ils s’inquiètent et réclament au gouvernement du Mali des éclaircissements à propos de la signature de l’accord de réadmission et l’utilisation du laissez-passer européen. Ces préoccupations ont été soulevées à la faveur d’une conférence de presse organisée le mardi 14 février 2017 à leur siège sis à Djélibougou. Cette rencontre a été l’occasion pour les membres de l’association de donner leur position par rapport à l’application du plan d’action de la Valette et parler sur les incidences des politiques migratoires dans l’espace Cedeao. Faisant l’évaluation du processus de la Valette, le président de l’AME, Ousmane Diarra, dira que les Européens sont toujours dans la dynamique de mettre fin à l’immigration.  Selon lui, ils ont décidé de renforcer la surveillance en  Libye qui est le passage par excellence des migrants. En outre, le dispositif sécuritaire de certains pays voisins de la Libye a été renforcé. Le triste constat, selon lui, est que les Africains ne sont pas solidaires face à la question d’accord de réadmission. De son point de vue, certains pays africains cherchent seulement à avoir le fonds fiduciaire qui s’élève à milliards 300 mille euros. L’autre situation que le Président Diarra dénonce est la question de la signature du document du laissez-passer européen. La France et la Suède, dit-il, ont expulsé deux Maliens avec des laissez-passer européens dont le gouvernement malien n’a pas reconnu. Le hic, selon lui, est que le Mali n’a jamais signé le document. Ousmane Diarra pense que le laissez-passer européen est plus dangereux que l’accord de réadmission. «Si les Africains acceptent que l’Europe délivre le laissez-passer européen, ça permettra aux Européens d’expulser tous les immigrés non identifiés au Niger», prévient Diarra.

<strong>L’ambigüité du gouvernement </strong>

A mi-parcours, l’Union européenne a invité à la Valette, les 8 et le 9 février de l’année écoulée, les hauts fonctionnaires africains et européens pour faire la première évaluation du processus. Le Président de l’AME, Ousmane Diarra, affirme que le gouvernement n’a jamais fait le compte rendu de ce qui s’est réellement passé à la Valette. «Il faut que l’Etat malien nous dise ce qui s’est passé à la Valette les 8 et 9 février. De quoi il a convenu avec les Européens ?  Il n’y a pas d’assurance. L’inquiétude de l’AME est de savoir si le Mali a pris une position claire pour satisfaire ses partenaires européens à cause du fonds fiduciaire. Au regard des pressions européennes en cours ainsi que les multiples rencontres et visites des Européens en Afrique, est-ce que le Mali pourra résister à la pression ? Est-ce que notre pays ne va pas signer l’accord de réadmission avec la France», interroge t-il.

Le sieur Diarra affirme que le gouvernement du Mali cherche 120 milliards de F CFA pour la mise en œuvre de la Politique nationale sur la migration (Pona). Il se pose la question de savoir si l’Etat du Mali ne va pas  signer les accords de réadmission et encaisser le fonds fiduciaire proposé par les Occidentaux. En tout cas, Ousmane Diarra est convaincu que le Mali a bénéficié de certains projets dudit fonds.

Par ailleurs, notons que l’AME a reçu 3 353 Maliens expulsés courant 2016.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Candidature d’IBK en 2018 : Diarrassouba donne le ton à Massigui</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/candidature-dibk-2018-diarrassouba-donne-a-massigui-2055252.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 12:53:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l’occasion de l’installation du maire de Massigui, Bafotigui Coulibaly, le député RPM élu à Dioïla, Mamadou Diarrassouba a mis fin aux rumeurs faisant état d’une éventuelle renonciation d’IBK à briguer un second mandat. Il a déclaré que la candidature du Président IBK à la présidentielle de 2018 est une nécessité pour la sauvegarde du Mali</em></strong>. <strong><em>C’était ce 11 février 2017  devant une cinquantaine de membres du BPN-RPM, une trentaine de l’UJ-RPM et des milliers de militants venus des 23 communes du cercle</em></strong>.

Bastion historique du RPM, le cercle de Dioïla,   avec  Massigui  comme la plus grande commune, s’est à nouveau distingué à l’issue des communales de 2016. Il a engrangé   14 postes de maires sur 23 et plus  160 conseillers sur 400.  Pour magnifier cette victoire éclatante du RPM  couplée à l’installation de son nouveau maire, Bafotigui Coulibaly, Massigui a eu l’honneur   de recevoir la crème du parti des tisserands le week-end dernier.

Premier maire élu à Massigui en 1999,  Bafotigui Coulibaly, à nouveau sollicité par sa communauté, signe son retour à la mairie. En cette heureuse circonstance, le RPM, à travers Mamadou Diarrassouba, a décidé de lui réserver les honneurs qui lui reviennent de droit. C’est pourquoi une forte délégation du Rassemblement pour le Mali, conduite par son président, Dr Bocary Tréta, s’est rendue à Massigui ce samedi 11 février. En terrain connu, le nouveau maire de Massigui, Bafotigui Coulibaly, jouit d’une légitimité extraordinaire. Car, sa population a profité de cette manifestation exceptionnelle pour témoigner que ce qu’il a fait en 5 ans, ses deux successeurs n’ont pu réaliser la moitié en 12 ans, d’où son retour à la mairie.

Après les mots de bienvenue, le chef de village, Youssouf Coulibaly, a attiré l’attention des cadres du parti présidentiel sur l’urgence du bitumage de la route Dioïla-Massigui- Koualé.

<strong>Déclaration de la candidature d’IBK en 2018</strong>

Pour la même circonstance, le premier secrétaire à l’organisation du RPM, l’honorable Mamadou Diarrassouba a levé l’équivoque au sujet de la candidature d’Ibrahim Boubacar Keïta à la présidentielle de 2018. «Ceux qui pensent qu’IBK ne sera pas candidat en 2018, se trompent.  Le RPM n’a pas un autre candidat que lui. Il n’a pas le choix de se porter candidat à la présidentielle de 2018. Car, il a l’obligation de poursuivre l’œuvre gigantesque de développement et du redressement du pays. Il s’agit entre autres de la paix et la réconciliation nationale, la réforme de l’armée, le redressement de l’économie, la lutte contre le chômage, le désenclavement, la promotion de l’autosuffisance alimentaire ”, a-t-il déclaré.

Au plan de la consolidation de la paix le patron du RPM au Baniko a souligné que la conférence d’entente nationale qui se tiendra bientôt nous permettra d’accélérer le processus de mise en œuvre de l’accord pour la paix. D’ores et déjà, il se réjoui de l’engagement des groupes armés à reconnaître l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national.

<strong>Revendication du bitumage de la route Dioïla-Massigui-Koualé</strong>

Pour sa part, le maire Bafotigui Coulibaly a présenté la commune de Massigui comme la plus grande et la plus peuplée du cercle de Dioïla. Car, il compte 63 202 habitants repartis entre 53 villages et 44  hameaux.  Dirigée par un conseil communal de 29 membres dont 17 issus du RPM, le maire Coulibaly estime que sa commune mérite un clin d’œil à travers le bitumage de sa route principale « Vous avez sûrement entendu le cri de cœur des 63. 202 habitants de la commune à travers le chef du village. Il s’agit du bitumage de la route  Dioïla-Massigui-Koualé. Cette population m’en voudra si je ne vous révèle pas ses souffrances : l’avenir de la filière coton, l’état défectueux de nos routes causant des accidents mortels de circulation, la construction d’un centre de référence, l’absence d’un schéma d’aménagement, etc. », a-t-il précisé.

En réponse à cette préoccupation collective des habitants de Massigui, les cadres du RPM ont affirmé qu’à  l’image de beaucoup d’autres chantiers, le bitumage de la route Dioïla-Massigui-Koualé verra bientôt le jour. Car le dossier est au niveau de la BAD et les études de faisabilité de ce tronçon devront bientôt commencer.

<strong>Hommage du RPM à Diarrassouba</strong>

Dans son intervention, Me Baber Gano, secrétaire général du RPM, a indiqué que la présence qualitative et en grand nombre des responsables du parti  à Massigui témoigne la reconnaissance du RPM  à l’honorable Mamadou Diarrassouba, connu pour son engagement et sa détermination pour la cause du parti. «Ce grand rassemblement est le signe de la vitalité du RPM  à Dioïla, précisément à Massigui. Cela ne nous surprend pas. Car, le travail de Diarrassouba au sein du RPM est connu de tous. Il n’y a pas une seule section du RPM où il n’a pas laissé de trace. Ce jour est un jour de reconnaissance et il faut féliciter ce fils de Massigui, devenu un fils national»

Boubacar Touré alias Bou, Directeur de cabinet de la présidence, abondant dans le même sens que Gano, a rassuré les populations de l’engagement de son parti et du  chef de l’Etat à travailler pour garantir le bien-être de tous les fils du pays.

A sa suite, le chef de Cabinet du ministère de l’Administration territoriale, Cheinkoro Doumbia, et le Préfet de Dioïla, Bagna Dédéou Maïga, ont saisi cette opportunité pour saluer la bonne organisation des communales dans le cercle.

Faut-il le rappeler, étaient présents à cette cérémonie, outre le président  Bocary Tréta, le secrétaire général, Me Baber Gano, le secrétaire général des jeunes, Abdoulaye Magassouba,  la présidente des femmes, Mme Diawara Lady Touré.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong>Envoyé spécial   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Grogne sociale dans la sous&#45;région : Quand la grève devient contagieuse</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/grogne-sociale-region-greve-devient-contagieuse-2055212.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 12:47:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, ce sont les magistrats qui ont paralysé le système judiciaire depuis plus de trois semaines. Obligeant le gouvernement à discuter avec eux et à trouver des solutions. Même son de cloche au Burkina-Faso et en Côte d’Ivoire, en passant par le Bénin, le Niger, la grogne s’amplifie mais à quoi cela est-elle dû réellement ?</em></strong>

Au Burkina Faso, ce sont des militaires et des gendarmes à la retraite qui ont observé un sit-in devant le ministère de la Défense dont le patron en son temps était le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, pour demander l’application d’une décision de justice qui leur octroyait des paiements de salaires dus au fait qu’ils sont allés à la retraite plus tôt que prévu. Avant eux, ce sont des policiers et des militaires radiés qui ont marché et menacé « de tout dévoiler ». Ils ont posé leurs problèmes à qui de droit parce qu’ils estiment qu’ils ont été abusivement radiés des effectifs en 2011. Pendant ce temps, pour contenir une probable prochaine grogne sociale généralisée, comme l’a connu le pays en 2016, le gouvernement a ouvert le dialogue avec les organisations syndicales.

Si au Burkina Faso tout semble être maîtrisé en ce début d’année 2017, ce n’est pas le cas en Côte d’Ivoire, où tout le monde ou presque est en mouvement. Tout a commencé avec les militaires qui ont revendiqué et obtenu 12 millions chacun, dont cinq immédiatement payables. Ce qui, naturellement, a permis aux fonctionnaires qui étaient déjà en grève de durcir le ton. Finalement, le gouvernement a été contraint de discuter avec eux et de faire des propositions. Malheureusement, pour l’instant, tout n’est pas rentré dans l’ordre. Après les militaires et les fonctionnaires, les policiers et les sapeurs-pompiers ont naturellement pris la relève, avant que les forces spéciales de l’Armée n’entrent aussi dans la danse.

Au Mali, comme partout ailleurs, ce ne sont plus les préoccupations qui manquent. Partant de ces trois pays, on peut dire que les revendications sociales ne sont pas l’apanage d’un seul pays. Tout le monde est concerné. Quand bien même les réponses d’un pays à l’autre peuvent différer. Au regard de tout ce qui précède, on peut aisément déduire que les préoccupations des peuples sont pratiquement les mêmes et se résument au bien-être social et économique que sont la sécurité alimentaire et physique, l’éducation et à la santé, l’accès à l’eau et à l’assainissement. Il n’y a pas de doute que les années à venir seront encore plus difficiles pour les gouvernants qui doivent être suffisamment imaginatifs pour trouver des solutions aux problèmes qui leur seront posés, mais également pour les gouvernés qui doivent travailler et produire davantage s’ils veulent vraiment sortir de la misère. Nul ne sera épargné. Seuls ceux qui l’auront compris plutôt pourraient atténuer les effets des difficultés. On n’a pas besoin d’être un grand analyste macro-économique pour le savoir. Tellement la crise est généralisée.

<strong>Paul N’GUESSAN</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le front social en ébullition :  Epidémie de grève en ce début d’année</title>
<link>https://www.maliweb.net/untm-syndicats/front-social-ebullition-epidemie-de-greve-debut-dannee-2055222.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 12:40:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est une véritable épidémie de grève que nous observons actuellement au Mali. Au même moment, presque tous les travailleurs de l’administration publique, parapublique et même les privés sont sur le pied de guerre</em></strong>.

Le début de l’année 2017 semble être très éprouvant pour la ministre de la Fonction publique, chargée des relations avec les institutions. Depuis le 9 janvier, le front social est marqué par une succession de manifestations. Presque tous les secteurs d’activités sont concernés, notamment la justice, l’éducation, la santé, les mines, les affaires étrangères et le commerce. Tous envisagent de débrayer pour exiger de meilleures conditions de vie et de travail.

Tout a commencé avec les deux syndicats des magistrats, le Sylima et le SAM, qui ont observé, à partir du 9 janvier dernier, 7 jours d’arrêt de travail, avant de se lancer dans une grève illimitée. Cette grève a fait couler autant d’encre que de salive. Une guerre de chiffonniers a eu lieu pendant cette période et qui a tenu toute la République en haleine. Ce qui était un dialogue de sourds entre les parties a fini par se transformer en guerre des tranchées au sein de la famille judiciaire. Ce n’est qu’après moult tractation que les parties sont parvenues à un accord, avec à la clé une satisfaction partielle des doléances.

Comme si cela ne suffisait pas, le Syndicat des travailleurs du ministère de la Justice a aussi introduit un préavis de grève. Le ministre Konaté, essoufflé par les batailles rudes qu’il a livrées contre les syndicats de la magistrature, se voit à nouveau devant la scène publique. A peine il a commencé à prendre connaissance du dossier des travailleurs qu’il est éclaboussé par un autre préavis dans son secteur. Cette fois-ci, c’est le Syndicat national des greffiers, secrétaires de greffes et parquets qui monte sur ses grands chevaux. Les dates qu’il a choisies sont les 15, 16 et 17 février 2017 pour manifester. Les greffiers revendiquent à leur tour un salaire décent et des équipements de qualité pour mieux répondre aux besoins de la population.

La justice est talonnée par l’éducation, où les enseignants menacent de remettre l’année scolaire en cause. Ainsi, les différents syndicats se sont manifestés l’un après l’autre pour demander l’adoption d’un statut autonome de l’enseignement malien et l’harmonisation de leurs salaires avec ceux des enseignants de la sous-région, entre autres doléances.

Les travailleurs du ministère des Affaires étrangères semblent aussi être très fâchés. Pour cela, ils envisagent de bouder les bureaux du 22 au 24 février par un arrêt de travail. Le Syndicat des travailleurs des Affaires étrangères dénoncent ce qu’il appelle ‘’la gestion managériale du département’’.

Si les mois de janvier et de février ont été sans répit pour le gouvernement, il devrait encore remettre ça pour le mois de mars. Car d’autres syndicats attendent ce mois pour se faire entendre. Ainsi, courant mars, les travailleurs des collectivités territoriales comptent observer une grève de 72 heures, allant du 22 au 24 mars. A eux s’ajoutent les commerçants détaillants et les pompistes qui avaient annoncé des journées sans commerce pour protester contre les décisions du gouverneur de Bamako de les faire déguerpir des voies publiques. Même s’ils n’ont pas donné de date précise pour manifester, la situation reste quand même une poudrière qui peut dégénérer à tout moment.

Dans le complexe minier de Loulo-Gounkoto, dans le cercle de Kéniéba, les travailleurs sont en déphasage avec l’administration, à qui ils réclament beaucoup d’argent. Ils souhaitent être traités sur le même pied que leurs collègues de la sous-région.

Les travailleurs du ministère de la Fonction publique envisagent également de fermer les bureaux pour demander une amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Le syndicat des travailleurs de la santé ont vu leur projection de grève éviter in extremis par un accord trouvé à quelques heures seulement de la date butoir de leur grève.

Qu’à cela ne tienne, toutes ces catégories sociales ont des problèmes d’ordre financier qui peut s’expliquer par la hausse du coût de la vie.

Ce qui fait dire à certains que cette multiplication de grèves n’est pas sans conséquence pour le pays qui fait face au problème du développement, et surtout la mise en œuvre de l’accord pour la paix.

Face à toutes ces revendications, le gouvernement semble être noyé sous les flots. Il doit s’atteler à trouver des voies et moyens pour désamorcer la crise.

<strong>Harber MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Echanges de tirs à Diéma entre les forces maliennes et des individus armés : Kayes en état d’alerte</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/echanges-de-tirs-a-diema-entre-forces-maliennes-individus-armes-kayes-etat-dalerte-2055182.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 12:20:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La menace des groupes terroristes sur toute l’étendue du territoire malien semble se préciser de plus en plus. Il nous revient d’une source dans la localité que plusieurs cercles de Kayes sont en alerte maximale depuis hier suite aux échanges de tirs qui ont eu lieu à Diéma, dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 février 2017</em></strong>.

La ville de Diéma, située à 30 km de Nioro du Sahel, semble être la nouvelle cible du prédicateur peuhl, Amadoun   Koufa, ‘’promoteur’’ du Front de libération du Macina. Dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 février 2017, des échanges de tirs ont eu lieu dans cette localité entre les forces de l’ordre maliennes et les groupes terroristes. Selon les informations qui nous sont parvenues, un groupe de peuhls armés s’est attaqué aux forains. Notre source indique que les individus armés sont arrivés à bord de plusieurs pick-up. Notre interlocuteur affirme qu’ils ont été identifiés par des forains comme des combattants d’Amadou Koufa. D’autres sources confient que cette situation était prévisible. «Il y a 4 mois, les habitants d’un village voisin ont tiré la sonnette d’alarme par rapport à la présence des djihadistes. Ce groupe avait infiltré la ville pour y recruter des combattants en vue de perpétrer un attentat. Les djihadistes ont cherché à trouver refuge chez des Peuhls de la ville. Pour la circonstance, un réseau de terroristes se réclamant du Front de libération du Macina a été démantelé à Diéma», confie la source.

Face à cette nouvelle menace, d’autres sources rapportent que le chef de peloton de la Garde nationale de Yélimané, M. Traoré, a de facto alerté ses éléments vers 2 h du matin. Le lendemain mercredi 15 février, indiquent les mêmes sources, certains éléments de la Garde portaient des armes à feu. A Diéma, c’était l’alerte maximum et les forces de l’ordre ont dû évacuer certaines autorités administratives et judiciaires de leurs domiciles nuitamment pour parer à toute éventualité.

Joint au téléphone, un habitant de la localité affirme que le dispositif sécuritaire mis en place ne semble pas pour autant rassurer la population. Selon lui, la ville de Diéma vit dans la psychose totale et il faut la tête du prédicateur peuhl, Amadoun Koufa, pour que les populations soient rassurées.

Du côté du département en charge de la Sécurité, où nous avons contacté une source, rien ne filtre.

A noter qu’au moment où nous mettions sous presse, aucune perte en vie humaine n’avait été signalée. Cette attaque démontre, si cela était encore nécessaire, que la menace djihadiste est plus que jamais présente sur toute l’étendue du territoire national. Outre les trois régions du Nord, la région de Mopti (au centre), des localités de Ségou, la ville de Diéma (Kayes), le district de Bamako et la région de Sikasso, au Sud du pays, ont fait l’objet d’attaques terroristes par le passé.

<strong>Ibrahim M.GUEYE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Actes terroristes au Mali en 2016 :	29 casques bleus tués</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/actes-terroristes-mali-2016-29-casques-bleus-tues-2055162.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 12:17:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son rapport annuel 2016, publié le 18 janvier dernier, l’Organisation internationale Human Rights Watch a noté une recrudescence  des actes terroristes commis par les groupes islamistes  au Nord et au Centre du Mali. Toutefois, le même rapport  fait état des certains abus commis par les forces de sécurités malienne</em></strong>.

Ce rapport de 14 pages daté du 18 janvier épingle  les  groupes armés  d’avoir commis des exactions dans le Nord et  le centre du Mali.  En avril et août 2016, indique  le rapport,  Human Rights Watch a enquêté sur place à Bamako, Sévaré et Mopti, et par téléphone tout au long de l’année, et recueilli les témoignages de plus de 70 victimes et témoins de ces abus. Parmi les personnes interrogées figurent des membres des communautés ethniques peulh, bambara, dogon et touarègue ; des personnes détenues par le gouvernement ; des diplomates et responsables de l’ONU. Les groupes islamistes armés ont exécuté de nombreuses personnes et imposent de plus en plus de restrictions à la vie dans les villages. Le gouvernement malien a été généralement incapable de protéger les civils vulnérables du Nord et du Centre du pays. «  En 2016, des groupes islamistes armés ont exécuté au moins 27 hommes, parmi lesquels des chefs de village et des représentants locaux du gouvernement, des membres des forces de sécurité maliennes et des combattants signataires de l’accord de paix. La plupart d’entre eux étaient accusés d’avoir fourni des informations au gouvernement ou aux forces françaises engagées dans des opérations antiterroristes », précise le rapport. Parmi les groupes présumés responsables de ces exécutions figureraient Aqmi, Ansar Dine, le Front de libération du Macina et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Ces meurtres ont eu lieu dans les régions de Mopti, Ségou, Tombouctou et Kidal. Parmi les individus ciblés se trouvaient des élus locaux, des chefs de village, des enseignants ; des membres des forces de sécurité maliennes, des membres des groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015, notamment les Touaregs du Mnla.            Les habitants et les responsables communautaires ont aussi décrit une recrudescence du banditisme et de la criminalité violente. Human Rights Watch estime à plusieurs milliers le nombre de civils qui ont souffert de quelques 400 actes de banditisme dans le Nord et le Centre du Mali en 2016. « Ces chiffres s’appuient sur des entretiens avec les victimes, des témoins, des sources au sein des services de sécurité, et sur les informations des médias ou des rapports sur la sécurité », précise le rapport.  Outre les abus commis par les groupes islamistes armés, les populations civiles ont souffert également d’affrontements intercommunautaires sanglants et de l’augmentation des actes de banditisme. « Malgré l’accord de paix signé en 2015 qui a mis fin au conflit armé de 2012-2013 au Mali, les signataires n’ont pas réussi à appliquer plusieurs de ses dispositions essentielles, en particulier celles qui concernent le désarmement de milliers de combattants », déplore l’ONG.

<strong>75 attaques contre les forces des Nations Unies </strong>

En 2016, le nombre de morts au sein des forces de maintien de la paix des Nations Unies a doublé par rapport à l’année 2015. « Des groupes armés ont mené au moins 75 attaques contre les forces des Nations Unies en 2016, causant la mort de 29 casques bleus de la Mission multidimensionnelle de stabilisation intégrée au Mali (Minusma) et blessant quelques 90 autres de ces soldats », a noté Human Rights Watch. Et de préciser que la plupart de ces attaques visaient soit des convois logistiques de transport de vivres, d’eau et d’approvisionnement divers destinés aux bases de l’ONU, soit les bases elles-mêmes, en particulier celles de Kidal, Gao et Tombouctou. Aqmi, Ansar Dine et Al Mourabitoun ont revendiqué plusieurs de ces attaques, parmi lesquelles l’attentat suicide et les tirs de roquette du 12 février contre la base de la Minusma à Kidal, qui ont tué sept casques bleus guinéens, et l’embuscade du 18 mai à 15 kilomètres au nord d’Aguelhok, dans la région de Kidal, qui a fait cinq morts parmi les casques bleus tchadiens. Les attaques les plus meurtrières ont eu lieu au mois de février, quand sept casques bleus guinéens ont été tués, et au mois de mai, quand cinq casques bleus du Togo et cinq du Tchad ont été tués. L’insécurité a affecté les soins de bases de santé, l’éducation et l’aide humanitaire.

<strong>Les recommandations      </strong>

Human Rights Watch a aussi formulé d’importantes recommandations  à l’attention des parties concernées. Au gouvernement, il recommande entre autres, de prendre les mesures nécessaires pour que les forces de sécurité respectent le droit international humanitaire; pour protéger les civils et assurer une sécurité suffisante, notamment contre le banditisme et la criminalité dans les zones sous contrôle gouvernemental ; d’enquêter et poursuivre de manière adaptée les membres des forces de sécurité maliennes et les groupes armés non étatiques qui commettent des violations du droit international humanitaire et des violations des droits humains.

S’adressant aux forces du maintien de la paix de la Minusma, il recommande d’adopter une position ferme et veiller à ce que la protection des civils reste une priorité absolue de la mission, y compris en mettant en place des dispositifs stratégiques et dynamiques de patrouilles. Aux pays fournisseurs de contingents de casques bleus de l’ONU, il leur demande de veiller à ce que la Minusma dispose des ressources, du personnel, du matériel et de la formation nécessaire pour s’acquitter de son mandat de protection des civils dans un environnement sécuritaire extrêmement exigeant, dans lequel des groupes armés ciblent à la fois les civils et le personnel des Nations Unies. Aux groupes armés non-étatiques , Human Right Watch demande, entre autres, le   respect du droit international humanitaire, y compris en traitant humainement toutes les personnes détenues; de cesser d’attaquer les forces de maintien de la paix et le personnel de l’ONU; d’enquêter et punir de façon appropriée les combattants qui commettent des abus graves et de respecter les droits fondamentaux comme le droit à la liberté de religion et d’autres droits dans les zones sous leur contrôle effectif.

<strong>Boubacar SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Agence malienne de voyages et de services Al Omra  :  C’est parti pour l’Umrah 2017 !</title>
<link>https://www.maliweb.net/pelerinage/agence-malienne-de-voyages-de-services-al-omra-cest-parti-lumrah-2017-2033502.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Feb 2017 11:35:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Agence malienne de voyages et de services ‘’Al Omra’’ a ouvert le bal de l’Umrah 2017 avec les musulmans du Mali désireux de se rendre à la Mecque. Le premier groupe a réalisé son Umrah 2017 du 9 au 25 janvier 2017. </em></strong>

Après les nombreux succès enregistrés dans le hadj, la première agence privée de pèlerinage au Mali continue son bonhomme de chemin. L’Umrah 2017 a démarré de plus belle avec Al Omra. Ainsi, après le retour du premier groupe le 25 janvier 2017 à Bamako, le départ du deuxième contingent est prévu pour le 29 février 2017.  Les inscriptions des pèlerins (Hommes et Femmes) pour l’Umrah 2017 et le mois de carême de 2017 se poursuivent. Le départ pour le mois de carême à la Mecque est prévu au 24 mai 2017. A préciser que le mois de carême doit débuter le 27 mai 2017.

Disposant de l’aval des autorités saoudiennes depuis décembre 2016, Al Orma est disposé à aider les agences et groupements qui n’ont pas bénéficié de visas. Le prix pour effectuer le mois de carême ou l’Umrah 2017 est fixé à 2 250 000 francs CFA. Le retour des pèlerins  qui se rendront pour le mois de carême est fixé au 26 juin 2017.  En dehors de cela, Al Omra fait de la billetterie, des transferts et retrait d’argent vers toutes les destinations dans le monde entier.

« <em>Nous profitons de cette occasion pour présenter nos vœux de bonne et heureuse année 2017 à tous les musulmans et musulmanes du Mali et particulièrement à tous nos clients, ceux ou celles qui ont placé leur confiance en Al Omra pour effectuer les pèlerinages au lieu saint de l’islam</em> », a souligné Bakary Demba Sylla dit Bassaro, Directeur général de l’Agence malienne de voyages et de services.

<strong>Yacouba TANGARA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mobilisation de recettes douanières : Aly Coulibaly établit un nouveau record</title>
<link>https://www.maliweb.net/economie/douanes/mobilisation-de-recettes-douanieres-aly-coulibaly-etablit-nouveau-record-2032182.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Feb 2017 08:19:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un mois après sa prise de fonction, le nouveau Directeur général des douanes du Mali, l’Inspecteur général Aly Coulibaly, a engrangé 46.314 milliards de nos francs. Ce qui laisse présager que l’objectif de 585 milliards pour 2017 sera atteint sans grande difficulté</em></strong>.

Le renouveau et la performance des douanes sont en bonne voie sous la conduite éclairée de l’Inspecteur général des douanes, Aly Coulibaly. En témoigne le résultat atteint au mois de janvier dernier, soit 46 milliards de nos francs. Ce résultat est un record dans l’histoire des douanes maliennes.

Depuis sa prise de fonction le 11 janvier 2017, en remplacement de Modibo Kane Kéita qui a fait valoir ses droits à la retraite, Aly Coulibaly a fait changer le visage des douanes maliennes et les soldats des finances semblent plus motivés que jamais.   De mémoire de Maliens, les douanes n’ont jamais atteint cette performance, car le dernier record en date a été établit par Modibo Kane Keïta qui a franchi la barre des 40 milliards pour se stabiliser à 45 milliards F CFA en décembre dernier. Aly Coulibaly, qui lors de sa prise de fonction, a affirmé mesurer toute la portée et la lourdeur de sa mission, n’a pas tardé à marquer de son empreinte les services des douanes du Mali.

Ainsi, jour après jour, les directives du nouveau patron ont été assimilées par son équipe chauffée à blanc. En un mois, les résultats de cette dynamique ont donné leurs fruits et les caisses de l’Etat enregistrent une entrée exceptionnelle.           Ce résultat se compose ainsi qu’il suit : les recettes issues des produits pétroliers se sont élevées à 16,077 milliards FCFA, les produits non pétroliers ont enregistré 30,600 milliards F CFA.

<strong>Aly Coulibaly, un modèle</strong>

Cette belle performance des douanes maliennes s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, la capacité managériale du Directeur général qui, dès sa nomination, a procédé à une thérapie de choc au sein des douanes en trouvant les mots justes pour rehausser le moral des hommes. Profitant de la grande confiance dont il bénéficie auprès des plus hautes autorités qui n’ont jamais douté de ses capacités à mobiliser les ressources tant humaines que financières, Aly Coulibaly n’a aucun mal à se faire écouter par ses hommes. Dans cette dynamique, il bénéficie également non seulement de l’accompagnement indispensable du ministère de l’Economie et de Finances, mais aussi du bon climat         de coopération avec      les partenaires des douanes, notamment les commissaires agréés en douanes.

Selon des cadres des douanes que nous avons approchés, le secret de l’Inspecteur général Aly Coulibaly réside dans sa grande maîtrise de la réglementation douanière dont la bonne application est la clé du succès que les douanes connaissent aujourd’hui en matière de mobilisation de recettes et de lutte contre la fraude. La prouesse du mois dernier a valu à l’homme les félicitations des plus hautes autorités du pays et des partenaires techniques et financiers qui voient en lui l’homme de la situation.

Ce qu’il faut noter, c’est que ce résultat a été réalisé à un moment où les activités des entreprises importatrices et exportatrices sont au ralenti. Car, c’est au mois de janvier que les entreprises arrêtent leurs comptes et font le bilan des activités de l’année écoulée. C’est en ce moment qu’Aly Coulibaly et ses hommes ont mis à profit pour établir un nouveau record dans la mobilisation des recettes douanières.

<strong>Des perspectives prometteuses                           </strong>

Dans l’entourage d’Aly Coulibaly, on raconte que malgré ce résultat exceptionnel, l’homme n’a pas encore montré ses véritables compétences. Il envisage de porter la barre à 50 milliards de nos francs par mois. C’est un homme qui aime les défis, nous racontent-ils. Sur les secrets de sa performance, on nous apprend que l’homme n’en a aucun et que c’est juste un homme qui aime les défis. Si un secret il doit y avoir, c’est le travail bien fait et la conscience professionnelle. Cela veut dire qu’il ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Il veut redonner aux services des douanes toute leur dimension transversale dans la protection de l’économie nationale, mais aussi la protection des personnes et de leurs biens. Comme par exemple les nombreuses saisies d’armes de guerre par ses services qui montrent toute la place de ce corps d’élite dans la lutte contre le terrorisme et le banditisme de grand chemin. L’Inspecteur général s’attend à livrer une lutte sans merci contre la fraude, une façon pour lui de protéger les industries nationales, le commerce légal et renflouer les caisses de l’Etat dont il a fait son cheval de bataille. A cette allure, on peut dire qu’il dépassera l’objectif des 585 milliards pour 2017.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Barry, ministre burkinabé des affaires étrangères :    «Il n’est pas question pour nous de faire partir nos soldats du Mali»</title>
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<pubDate>Mon, 06 Feb 2017 08:04:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Journaliste chevronné, Mamadou Alpha Barry, devenu ministre des Affaires étrangères du Burkina, demeure attaché à son corps d’origine. En marge de la rencontre du G5 Sahel, il a rencontré ses confrères maliens pour parler de l’actualité de la sous-région. C’était le 5 février 2017 à la Maison de la presse</em></strong>.

La demande de repli stratégique d’un contingent burkinabè de la Minusma au Mali ; les enjeux et facteur de développement de l’insécurité dans le Sahel ainsi que la gestion des revendications sociales sont entre autres questions qu’il a abordées avec la presse.

Au sujet du repli de leurs soldats, il a précisé qu’il ne s’agit pas d’un départ du Mali. Mais face à la pression interne et aux enjeux sécuritaires, les autorités du Burkina ont d’abord demandé le rapatriement du contingent du Darfour pour venir renforcer son dispositif sécuritaire. En ce qui concerne le Mali, il précise que son pays est le plus grand contributeur de troupe avec deux contingents, soit plus de 1000 éléments. Ce qui témoigne sa détermination à aider le Mali, un pays frère et ami, à sortir de cette crise multidimensionnelle. Mais, au fil du temps, un autre problème s’est posé. Il s’agit de la sécurisation de nos frontières. «Pour sécuriser notre frontière avec le Mali comme c’est le cas entre le Mali et le Niger, nous avons demandé un repli stratégique de l’un de nos contingents. Il ne s’agit pas d’un retrait. Mais plutôt un redéploiement de ce contingent vers Yorosso, pour sécuriser la frontière. Il n’est pas question pour nous de quitter le Mali, mais de nous repositionner à l’intérieur du Mali au profit de nos deux pays», a-t-il expliqué.

S’agissant des enjeux sécuritaires, Mamadou Alpha Barry indiquera qu’ils sont grands. Pour y faire face, soutient-il, cette rencontre du G5 Sahel est consacrée à la coordination des efforts avec les pays partenaires du nord. Car nos Etats respectifs ont des ressources très limitées.

A l’en croire, le principal facteur de développement de l’insécurité du Mali tire sa source dans la déstabilisation de la Libye. Pour sortir de cette situation, préconise le conférencier, il faut non seulement renforcer la capacité logistique de nos armées, mais aussi  mutualiser nos efforts dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière. Sans écarter l’option politique. Il s’agit particulièrement de la mise en œuvre de l’accord pour la paix.

Parlant de l’affaire Thomas Sankara, un autre sujet abordé au cours de la conférence, Barry indique que ce dossier tient à cœur les autorités de son pays. Et que le procès verra le jour avant la fin du premier trimestre 2017.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Abdoullah Coulibaly, président du CNOSAF :  «Tous les créanciers seront payés»</title>
<link>https://www.maliweb.net/sommet-france-afrique/abdoullah-coulibaly-president-cnosaf-creanciers-seront-payes-2032162.html</link>
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<pubDate>Mon, 06 Feb 2017 07:59:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Sur les antennes de la radio Kledu, le président du Comité national d’organisation du 27ème sommet Afrique-France est largement revenu sur la rencontre de Bamako.</em></strong>

Ce jeudi 2 février 2017, le président du Cnosaf était l’invité de «débat politique» de la radio Kledu. Ainsi, pendant plus d’une heure d’horloge, Abdoullah Coulibaly a répondu aux questions de notre confrère Kassim Traoré, animateur de ladite émission.

Ce fut l’occasion pour M. Coulibaly de revenir sur plusieurs aspects de l’organisation du sommet tenu les 13 et 14 janvier 2017, notamment l’assainissement de la ville de Bamako. En dépit de quelques difficultés mineures qu’il a évoquées, le président du Cnosaf s’est félicité de la bonne tenue du 27ème sommet Afrique-France dont la réussite a été saluée au Mali et au delà. Un exploit qui lui a valu une décoration par le chef de l’Etat, et qu’il met humblement à l’actif du peuple malien qui, dit-il, a fait preuve de tolérance et de sacrifice pendant la rencontre. Abdoullah Coulibaly ne doute point que le rendez-vous de Bamako fut, à tout point de vue, une opportunité d’affaires pour beaucoup de Maliens. Mieux, le sommet devrait servir de point de départ au décollage économique du Mali en ce qu’elle a démontré à la face du monde que notre pays reste une meilleure destination pour les investisseurs étrangers. Partant, l’invité du jour de « débat politique » a exprimé sa reconnaissance aux autorités françaises qui ont cru en le Mali en lui confiant l’organisation du 27ème sommet Afrique-France. Ce, à un moment où les clichés véhiculés sur la situation sécuritaire de notre pays n’inspiraient pas confiance. « La France est loin d’être l’ennemie du Mali. Il n’est pas donné à tous les pays d’abriter deux fois le sommet Afrique-France en l’espace de 10 ans », a fait remarquer M. Coulibaly. Il a ensuite souligné que la rencontre de Bamako a pris en compte les préoccupations des jeunes et des femmes, et a permis de renforcer le processus de réconciliation nationale.

<strong>Un budget de 3,860 milliards FCFA</strong>

Si l’on en croit Abdoullah Coulibaly, un fonds de 3 milliards 860 millions était alloué au Cnosaf pour les besoins d’assainissement de la cité aux trois caïmans, de confection de T-shirts et de mobilisation, entre autres. « L’entretien des routes, la rénovation des infrastructures aéroportuaires  et la construction des sites d’hébergement n’étaient pas à notre charge », a-t-il précisé, tout en remerciant les plus hautes autorités, la classe politique et les leaders coutumiers et religieux pour leur implication au plus haut niveau.

Et le président du Cnosaf de rassurer par ailleurs que ceux à qui son comité doit ne resteront pas impayés. «Par exemple, nous sommes en train de payer les hôtels. Mais, tout cela doit se faire à tête froide et dans la régularité. Tous les créanciers du Cnosaf seront payés. Le gouvernement a pris des dispositions dans ce sens », dira-t-il, tout en insistant sur le respect des clauses contractuelles. « Cela ne sert à rien de dénigrer son prochain», a-t-il prodigué.

Quoi qu’il en soit, le président du Cnosaf se dit convaincu que seuls la tolérance, l’humilité, l’union et le travail peuvent conduire au résultat que le Mali a connu dans le cadre de l’organisation du 27ème sommet Afrique-France, c’est-à-dire le succès. Il a en fin eu une pensée pieuse envers les victimes de l’attentat à la voiture piégée qui a visé le MOC, à Gao, le 18 janvier dernier.

<strong>Bakary SOGODOGO </strong>

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