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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Libération</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Libération</description>
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<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

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<title>Révision constitutionnelle : le Mali est un jamana</title>
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<pubDate>Thu, 21 Mar 2019 01:36:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le problème du nord, avec la révision constitutionnelle qu’il a induit, est interprété par certains comme l’ébauche de la partition du Mali. Et pour d’autres, elle transparaît dans le redécoupage occulte de 2012 du pays en 20 régions, surtout quand les responsables, à tous les échelons, semblent bien tirer la couverture du budget national vers leur terroir.</strong>

Les Maliens, ceux qu’on appelle depuis 1960 de ce mot français d’origine malinké, regardent la scène, incrédules, se demandant lequel des trois adages suivants conviendrait à la situation de leur pays : «L’homme ignore peut-être le plat qu’on lui destine lors d’un festin, mais il reconnaît un propos qui le vise» (sagesse bamanan) ; «quand les acteurs d’une cause deviennent des spectateurs, c’est le festival des brigands» (Modibo Keïta, premier président de la République du Mali). Mais, moins culinaire et peut être plus intellectuel et plus vrai, celui-là, dû au chancelier Bismarck : «la Géographie est la seule composante invariable de l’Histoire».

<strong>Le Mali est un jamana </strong>

En soninké on dirait «jamaane» ; Kadhafi disait «Jamahiriya arabe libyenne socialiste et démocratique». Le mot, d’origine arabe, signifie «pays, région, regroupement, masse…», évoquant à la fois la formation politique et l’étendue géographique. Vient ensuite le «Faso», l’équivalent de nos régions actuelles. Le terme «Kafo» est également d’origine arabe, désignant une subdivision politico-administrative plus petite, comme le cercle, le département, la préfecture. C'est-à-dire qu’on pourrait, comme Kadhafi, abandonner le mot “République“ (là-bas, c’était d’ailleurs un royaume). On aurait donc : «Mali Jamana» (Mali Jamaane). En fait, chez nous, le jamana était désigné par un nom propre : Niangana, Wagadu, Soso, Mandé, Khaso, Segu, Wasulu, Kenedugu, Gao ou Songey, Macina…

<strong>Lois non écrites</strong>

Le nom du pays serait désormais, en français : «Le Mali» tout court en éliminant le mot «République» ou, au besoin, on dirait «le Jamana», comme on dit «Le Faso» chez nos voisins burkinabè. L’actuel Mali est composé de 10 Faso qui sont : le Faso Xayi à l’Ouest, le Kulukoro, le Segu et le Macina au Centre, le Songey et le Timutu à l’Est, l’Azawad (Kidal, Ménaka, Tawudenit) au Nord et le District de Bamako, la capitale, c'est-à-dire le siège du gouvernement central du Jamana. Il est entendu que les noms de Faso ci-dessus peuvent différer selon les langues. Par exemple en bamanankan, on dira <em>Koroborola</em> pour le Songey ou <em>Burudamela</em> pour l’Azawad, etc.

Une migration interne des hommes et des noms de clans a créé de forts liens d’amitié et des règles de coexistence pacifique manifestées par le Kalun goraaxu (ou sinankuya en bamanankan).

Le jamana, voire le Kafo, a ses règles civiles bien codifiées et scrupuleusement respectées, même si la «République» feint de les ignorer. Elles changent quand on se déplace d’un Faso à un autre. Ainsi Traoré, ou Diarra, noms de princes dans le Mandé et à Segu, peuvent être des patronymes d’esclaves au Kaarta ou au Nord. Le nom Koïta, princier au Soroma et au Tiringa, est porté par des griots dans le Baxunu (Kafo de Nara). Maître Demba Diallo nous apprend que dans sa famille, on laisse volontiers les esclaves prendre le nom Diallo et le transmettre à leur descendance. Feu Seydou Badian, avant sa mort, a abandonné le nom Kouyaté pour celui de Noumboïno, signant ainsi son appartenance à une nouvelle ethnie et à un nouveau Faso.

«La République» ferme sournoisement les yeux sur cette violation grave des lois traditionnelles des Faso d’autant plus que certains de ses propres hauts magistrats, pour leur propre reconnaissance sociale, luttent pour leur abolition. Un descendant d’esclave ou de nyamakala (homme de caste) peut alors prétendre à la main d’une fille noble. Toutefois, en cas de création d’une fédération des Faso, chacun de ceux-ci pourrait, profitant de la forte autonomisation obtenue, mettre en place des lois démocratiques plus faciles à mettre en œuvre et supprimer les coutumes désuètes.

Au Mali, quand on change de nom, on change de statut social, de Kafo ou de Faso. Le Conseil des ministres du 20 février 2019, au titre des mesures législatives et réglementaires autorisant certaines personnes à changer de nom, aurait donc dû préciser les noms en question : pour les Maliens il ne s’agit nullement d’une question personnelle mais d’une affaire nationale. Quitter «un nom de famille» (terme impropre, on le voit), c’est donc quitter un clan, un Faso et éventuellement une ethnie.

Ces lois non écrites, inscrites dans les mœurs, sont très fortes. Mais une menace leur pèse dessus : celle des médias monolingues, avec le bamanankan comme langue unique. Dans une génération ou deux, il est à craindre qu’une plate uniformisation les remplace, reproduisant chez nous le modèle unitaire français au moment où, dans ce pays, la Corse, la Bretagne, la Catalogne, affirment leur personnalité, sans craindre de revendiquer une forte autonomie voire l’indépendance. Sans parler des territoires d’Outremer : Guadeloupe, Guyane, Martinique, Nouvelle-Calédonie (ou l’indépendantiste Jean Marie Tchibaou a été assassiné pendant la présidence Mitterrand).

<strong>CONJURER LE MAL</strong>

Kayes, Kita, Segu, Nioro, Nara forment le Faso des Bamanan, des Khasonké, des Toucouleur, des Malinké et des Soninké. Bien entendu, le Beledugu, le Kaarta et Kangaba sont inclus dans cet espace. Il existe un lien de sinankuya entre les Malinké, les Soninké et les Bamanan. Il y aurait parjure si les uns acceptaient de se désolidariser des autres à l’occasion de l’actuel redécoupage. On dit que la République (française) ne considère pas les ethnies, les prenant pour source de division, sauf à l’hôpital, où le médecin lors de certains examens, s’en enquiert, sachant peut-être que, quelque part, c’est vital.

<strong>Ibrahima Koïta</strong>

<strong>Journaliste </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sécurité et protection des populations : La touche du Général !</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/securite-et-protection-des-populations-la-touche-du-general-2809913.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Mar 2019 01:28:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Du plan de sécurisation des régions de Ségou et Mopti, à la multiplication des actions de proximité pour la sécurité des citoyens, le Général Salif Traoré est en première ligne.  </em></strong>

S’il y a un domaine qui préoccupe les Maliens, c’est celui de la sécurité. Pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens, le président IBK a jeté son dévolu sur le Général Salif Traoré pour diriger le département de la Sécurité et de la Protection civile. Pour nombre d’observateurs, en raison des actions menées jusqu’ici par ce dernier, son choix se justifie.

La preuve : dans un passé récent, Bamako état à la merci des braquages, vols et autres actes de banditisme. Le ministre de la Sécurité a alors sorti la grosse artillerie : des patrouilles quotidiennes, l’installation de policiers dans les zones névralgiques de la capitale. En peu de temps, les forces de sécurité sont parvenues à mettre la main sur les barrons de l’économie criminelle qui perturbent la quiétude des populations. Le butin de guerre : saisies importantes d’armes, de drogue et autres stupéfiants.

Réussir un tel exploit demande des sacrifices et surtout une bonne stratégie. Le ministre Salif Traoré s’est mis en première ligne. En plus de la construction de nouvelles brigades et de nouveaux commissariats, les agents de sécurité sont dotés d’armes individuelles. Quid du parc auto des différents corps : police, protection civile, gendarmerie, garde nationale.  C’est avec fierté que les citoyens voient défiler des engins modernes pour garantir leur sécurité.

<strong>Un plan de sécurisation</strong>

Proactif, le chef du département de la Sécurité et de la Protection civile a concocté un plan de sécurisation du centre. Ledit plan se focalisera d’une part sur le renforcement du dispositif sécuritaire, d’autre part, la prise en compte des questions de gouvernance et de développement socio-économique. Loin de faire un bilan, grâce à ce plan, l’organisation dans cette partie du pays a été possible.

En parfaite harmonie avec ses hommes, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile donne le ton par rapport à la faisabilité  du plan de sécurisation intégré des régions du centre du pays. Le Général Salif Traoré était constamment entouré du chef d’état-major général adjoint des Armées, les directeurs généraux de la Police et de la Gendarmerie, le chef d’état-major de la Garde nationale ainsi que les représentants de la Direction général de la sécurité d’Etat (DGSE) et de celle de la Sécurité militaire.

L’urgence de ce plan se justifie par la problématique de la sécurisation des régions du centre du Mali, qui se pose, de plus en plus, avec acuité, au regard des violences intercommunautaires et autres cas de banditisme qui s’y déroulent.

En pratique, le plan de sécurisation proposé par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile «se focalisera d’une part sur le renforcement du dispositif sécuritaire, gage de tout renforcement de l’autorité de l’Etat sur le terrain et, d’autre part, la prise en compte des questions de gouvernance et de développement socioéconomique».

Sur le plan sécuritaire, il s’agit plus concrètement de créer ou de renforcer trois brigades fluviales et trois centres de secours nautiques à Mopti, Youwarou et Tenenkou dans la région de Mopti. Idem pour Ségou, Macina et Markala.

Dans ce plan, on notait la création des centres de secours de protection civile à travers les deux régions du centre. Fortement inspiré de la politique nationale de lutte contre l’insécurité et le terrorisme, le plan de sécurisation intégré des régions du centre, explique le ministre, est bâti autour des axes stratégiques principaux : assurer la présence et l’opérationnalité de l’administration publique à tous les niveaux ; coopérer internationalement pour mieux agir localement ; lutter contre la prolifération des armes légères ; lutter contre le trafic illicite de drogue et la criminalité organisée ; coordonner, suivre et évaluer la stratégie de lutte contre l’insécurité et le terrorisme.

<strong>Régions ciblées par le plan</strong>

Le plan en question est également structuré à quatre niveaux : les composantes Sécurité, Gouvernance Développement socio-économique et Communication. Le PSIRC entend implanter sur le découpage administratif des pôles sécurisés de développement et de gouvernance.

Au nombre des localités concernées, dans la région de Mopti, il y a Mopti, Koro, Bankass, Djenné, Douentza, Youwarou et Tenenkou. Tandis que, dans la région de Ségou, on compte cinq (Nampala, Monimpebougou, Inter fleuve (Souley, Matomo..), Niono-Sokolo-Doura, Timissa- Koua- Benena- Mandiakuy).

Au finish, le ministre Traoré peut se targuer d’avoir réussi la mise en œuvre diligente de ce plan. Le souhait ardent du Général Traoré est que ce plan améliore, de façon significative, les conditions de sécurité des régions du centre.

Pour l’équipement des hommes, le Général se bat avec l’aide des partenaires techniques et financiers pour doter ses services de moyens adéquats. Sans vouloir en dresser une liste, on retiendra que, la semaine passée (mercredi 13 mars), le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Salif Traoré, a remis 19 véhicules à certains de ses services, fruit de la coopération entre le Mali et le Japon. Ces véhicules viennent en complément à d'autres déjà offerts à nos forces de sécurité et de protection civile.

Il s'agit de 12 pick-up et 09 véhicules double-cabine à la Police nationale, 04 ambulances et 02 vedettes à la Protection civile et un véhicule Nissan au département de la sécurité. Ce qui renforcera davantage la capacité opérationnelle des Forces de sécurité et de la Protection civile.

&nbsp;

D’autant que le Général Salif Traoré est convaincu que la sécurité des personnes et de leurs biens passe par l’acquisition de moyens logistiques. Il promet que son département ne ménagera aucun effort pour équiper les forces de sécurité.

&nbsp;

De fait, ces moyens roulants, comme ceux qui les ont précédés, permettront à nos forces d’être plus opérationnelles dans un contexte sécuritaire où les besoins en sécurité sont énormes. Et la détermination du Général Salif Traoré est plus que jamais affirmée !

&nbsp;

<strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autrement dit :  L’école en questions !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/autrement-dit-lecole-en-questions-2810100.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Mar 2019 01:28:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[On n’étudie plus au Mali. C’est une réalité qui crève les yeux. Nos enfants, nos frères et nos sœurs passent le plus clair de leur temps, désormais, assis à la porte de la concession familiale ou au bout de la rue, à boire du thé, discuter de tout et de rien ou surfer sur internet sur leur téléphone (et regarder n’importe quoi) pour ceux qui ont la chance d’avoir un peu de forfait.

Cette déplorable situation dure depuis le début de l’année scolaire et ne fait que s’aggraver. On dirait que les enseignants et les étudiants se passent le mot. Si les premiers suspendent leur mot d’ordre de grève, les seconds réactualisent le leur.

À présent, on se demande ce que va devenir cette année scolaire car, ce sont tous les établissements scolaires qui sont concernés. À la grève des enseignants est venue s’ajouter, encore une fois, celle de l’AEEM qui fait de nouvelles revendications portant sur l’occupation de l’espace universitaire et, chose nouvelle, la mise sur le même pied d’égalité de tous les établissements.

Ce n’est donc pas compliqué, ils empêchent les établissements privés, aussi, à étudier. Explication : «Tant que les établissements privés (les fils de riches) étudient, le gouvernement ne prendra pas au sérieux les grèves». La solution au niveau de l’AEEM, c’est donc de faire sortir tous les élèves, souvent même, par la violence.

&nbsp;

Résultat : depuis plusieurs jours, maintenant, aucun établissement ne dispense de cours sur toute l’étendue du territoire national et on va, malheureusement et inexorablement, vers une année «blanche», une année de perdue pour plusieurs enfants ; pour ne pas dire toute une génération.

La crainte d’une année scolaire creuse est d’autant plus grande et justifiée qu’aucune perspective heureuse en matière de solution à la crise actuelle ne se profile à l’horizon. Et le gouvernement et les syndicats d’enseignants et d’élèves, chacun campe sur ses positions. Comme si on ne se rendait pas compte de la gravité de la situation, on laisse la situation pourrir tous les jours un peu plus.

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Général Frédéric Blanchon à propos de la lutte contre le terrorisme : «Le constat est qu’il y a du succès…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/general-frederic-blanchon-a-propos-de-la-lutte-contre-le-terrorisme-le-constat-est-quil-y-a-du-succes-2810122.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Mar 2019 01:15:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En conférence de presse conjointe, le Gouverneur de la région de Ménaka Daouda Maïga et le commandant de la force barkhane le Général Fréderic Blanchon  ont répondu à plusieurs questions relatives à la situation sécuritaire et son évolution positive. Voici la suite de leurs réponses.</em></strong>

<strong><em>Mon autre question s’adresse au général. Elle est relative à cette visite qui intervient au lendemain d’une opération importante menée par Barkhane contre les groupes terroristes. Comment voyez-vous la coalition de ces groupes terroristes ici à Ménaka et comment la percevez-vous dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ?</em></strong>

<strong>Général Frédéric Blanchon : </strong>Pour répondre à ce qui se fait de part et d’autre de la frontière. Sur un plan strictement militaire, je peux vous dire qu’on est bien dans l’esprit d’un partenariat transfrontalier. Il n’y a aucun souci de ce côté-là. Il serait, quand même, malheureux que seuls les terroristes puissent franchir la frontière, à leur guise, quand ils le veulent et que les forces armées, elles, soient bloquées. Ce n’est absolument pas le cas.

Le Gouverneur vient de vous répondre par rapport aux relations qu’il a avec ses homologues de l’autre côté de la frontière. Quant à moi, ce que je peux vous dire, c’est que les relations entre forces armées sont excellentes et que lors de nos opérations, la frontière se traverse facilement et ce n’est plus un sanctuaire pour des terroristes de se cacher.

L’esprit de tout le partenariat, l’esprit de ce qui est fait dans le cadre du G5-Sahel. C’est bien de pouvoir poursuivre, à tout moment, l’ennemi, au-delà des frontières. De ce côté-là, vous pouvez être rassurés, ça fonctionne bien. Et puis, ça demande simplement un minimum de coordination et dès que la coordination est au rendez-vous, les opérations sont extrêmement facilitées ; d’ailleurs, il suffit de voir le succès qu’elles ont en ce moment.

Pour être plus concret sur ce que nous faisons. Vous savez, on ne se demande pas ce que l’adversaire fait. Pour nous, l’adversaire, c’est l’adversaire. Il n’y a pas un ordre de priorité. Ils sont tous les mêmes. Ils défendent la même idéologie mortifère. Par conséquent, ça nous est complètement égal. Nous leur porterons les coups que nous devons jusqu’à ce qu’ils soient découragés et qu’ils laissent les populations vivre en paix. Deux terroristes peuvent partager des choses, peuvent bien s’épauler. Ils sont toujours prêts à faire un bout de chemin ensemble. Mais, pour nous, ceci n’a pas tellement d’intérêt. Tous sont considérés comme des ennemis et nous apporterons des coups aux uns et aux autres.

<strong>Mon général, les récents succès de la force Barkhane sont-ils dus à la nouvelle stratégie de Barkhane dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et au Sahara ?</strong>

Là, je reconnais la question d’un militaire. Ces succès, ils sont, je pense, dus, dans un premier temps, à la montée en puissance de toutes les forces nationales. Je rends hommage, moi, au courage des soldats maliens. Ils paient le prix du sang. Ils l’ont encore payé il n’y a pas longtemps dans les combats de Tarkint. Je rends hommage, également, aux soldats de la Minusma ; aux soldats tchadiens qui, là aussi, ont payé un lourd tribut. Dans un premier temps, c’est cela l’engagement et la confiance. La confiance amène le succès.

Quand vous savez que l’adversaire est à votre portée, qu’il ne pourra pas s’échapper, que vous êtes de plus en plus efficaces, il se crée un cercle vertueux qui fait que les jeunes soldats et leurs chefs prennent confiance. Ils savent que Barkhane les appuie et sera toujours à leurs côtés pour terrasser ce mal.

Pour la véritable stratégie, ce n’est pas le lieu de l’exposer. Le constat est qu’il y a du succès mais la vraie stratégie, je crois que c’est celle de la confiance. Quand vous avez des troupes qui ont, de plus en plus, confiance, rien ne peut les arrêter. Entre l’échec et le succès, vous savez, parfois, il n’y a que quelques minutes de différence. La minute où la troupe se demande : «Est-ce que j’y vais ? Est-ce que je n’y vais pas ?» Et quand la troupe a la confiance, quand elle sait qu’elle peut prendre le dessus sur l’adversaire, elle y va. C’est ce qui s’est passé récemment.

Ces unités, dont je salue le courage, elles ont été capables de dire : on contre-attaque, on prend l’ascendant et elles ont effectivement pris l’ascendant sur l’adversaire en lui causant des pertes qu’elles n’avaient jamais subies. Cela est un phénomène relativement récent.

La dernière fois, le numéro deux d’Al-Mourabitoune a pu être neutralisé par les FAMA. La meilleure stratégie, c’est la confiance et notre stratégie, c’est de donner confiance à toutes les forces partenaires avec lesquelles nous avons l’honneur de combattre.

<strong><em>La sécurité, on le sait, va de pair avec les actions de développement. Au niveau de Barkhane et du Gouvernorat, quelles sont les actions et projets de développement prévus en faveur des populations ?</em></strong>

<strong>Le Gouverneur de Ménaka, Daouda Maïga : </strong>Avant de parler de projet de développement à notre niveau, il faut rappeler qu’il y a toutes les actions initiées par les ONG et les missions humanitaires. Nous ne sommes toujours d’accord sur tout, mais il est indéniable que leur action a porté sur la satisfaction des besoins des populations sur le plan de l’éducation, celui de la santé, de l’amélioration des productions, mais également, de l’hydraulique et d’autres domaines importants tels que le renforcement des capacités et la formation.

Nous avons beaucoup parlé de sécurité. Le développement, vous le savez, représente pour la sécurité ce que représente l’oreiller sur le lit. Pour dormir confortablement, il faut avoir la tête sur un oreiller. Il faut que les actions de sécurisation soient concomitantes avec les actions d’amélioration des conditions de vie des populations et cela se fait à travers le développement.

C’est aussi le lieu de rappeler que nous venons de procéder au lancement du programme pour le développement de la région de Ménaka avec un coût de près d’un milliard et demi de FCFA sur financement de l’AFD (Agence française de développement). Ce programme va s’étendre sur un an. Il va exécuter des actions très rapidement et lancé la réflexion avec tous les partenaires sur la manière de monter un programme plus élaboré sur les trois prochaines années. Nous espérons que sur 2020-2021, la situation évoluera positivement.

Il faut aussi souligner le démarrage du programme de stabilisation de Ménaka (PSM) sur financement KFW, avec un coût de 10 millions d'euros, donc près de 6 milliards et demi de FCFA, et qui va appuyer l’administration dans sa réinstallation. Ce programme va construire les sièges du Gouvernorat de région, du conseil régional, des quatre préfectures, des cinq mairies. Il y aura également des actions en direction de la santé et de l’éducation, à travers la construction de certains CSCOM et des écoles. La réhabilitation des bâtiments du CAP de Ménaka sont, déjà, à l’actif de ce projet.

Il y a aussi le programme IPROMENAKA (Irrigation de proximité) pour 8,5 millions d’euros. Cet important programme a démarré et va durer 36 mois. Il va appuyer les producteurs. Malgré le fait que ce soit un programme d’irrigation de proximité, nous allons y intégrer la composante pastorale, parce que nous sommes une région agro-pastorale à dominante pastorale. Les points d’eau, les arcs de vaccination, l’appui aux éleveurs, tous ces secteurs seront, en même temps que l’appui à l’irrigation de proximité, soutenus.

En résumé, pour 2019, nous avons le démarrage de différents programmes qui portent sur près de 15 milliards de FCFA. Nous luttons donc contre l’insécurité et nous installons le développement qui est l’une des mamelles de la stabilité.

<strong> Bourama Keita  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise multidimensionnelle du Mali :  Les pistes de réflexion de la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) pour décanter la situation</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-multidimensionnelle-du-mali-les-pistes-de-reflexion-de-la-convergence-pour-le-developpement-du-mali-codem-pour-decanter-la-situation-2810132.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Mar 2019 01:13:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Soucieux comme tout le peuple malien de la tournure des évènements dans presque tous les domaines (sécuritaire, politique, institutionnel, social…), le Parti Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) après moult réflexions, fait les propositions suivantes en vue de décanter une situation de plus en plus explosive. Cette piste de réflexion qui prend en compte le court, le moyen et le long terme se veut précis, concis et pragmatique au regard de l’urgence.

Ces propositions sont basées sur trois axes prioritaires, à savoir : un message d’urgence du Chef de l’Etat à la Nation ; la tenue des législatives dans les délais avant toutes autres élections ; l’organisation d’un dialogue national inclusif qui conduira aux réformes sans aucune précipitation.

<strong>1 – Un Message du Président de la République à la nation</strong>

Au Mali comme dans tous les pays du monde, chaque époque draine son cortège de contestations, de revendications, d’interrogations et de difficultés auxquelles il appartient au Président de la République en premier d’apporter des réponses adaptées. En tant que garant de la constitution et de la cohésion sociale, il est naturellement du ressort du chef de l’Etat d’éclairer la lanterne du Peuple sur les grandes orientations qu’il entend donner à la République pour répondre à leurs aspirations légitimes.

Aujourd’hui, le constat est véritablement inquiétant et le Peuple malien dans toutes ses composantes est préoccupé par la recherche de solutions aux crises multiples qu’il connait.

C’est pourquoi nous croyons fermement qu’en pareil circonstance qu’il appartient au Président de la République, <u>seul garant</u> de la Constitution de rassurer les maliens et de redonner confiance non seulement par les annonces mais aussi par les actes par lesquels il compte prendre les choses en mains comme il l’a déjà déclaré.

Pour une adhésion populaire aux mesures de décrispation par lui entamées à travers les rencontres avec les différentes composantes de la classe politique, il est plus que nécessaire d’associer l’opinion publique nationale à cette démarche salutaire à travers une vision claire et des objectifs qui seraient connus d’avance. Pour nous, cela passe par une explication détaillée de cette vision, mais aussi des attentes à court, moyen et long terme sur ce projet à travers cette adresse solennelle du Président de la République à la Nation.

Concernant la Constitution, il est souhaitable également que le chef de l’Etat se prononce sur les raisons, les parties concernées et l’objectif recherché à travers ce changement en vue. Cette clarification permettra de dissiper l’amalgame qu’on observe à certains niveaux entre la reforme et la révision constitutionnelle.

Cette adresse est d’autant plus impérieuse au regard non seulement de la crise sécuritaire qui a tendance à se généraliser à travers le pays avec des niveaux particulièrement élevés dans le centre, mais aussi la crispation politique ajoutée à la crise sociale qui s’amplifie de jour en jour dans les secteurs d’activités extrêmement sensibles du Mali.

<strong>2 – LE RETOUR A L’ORDRE CONSTITUTIONNEL</strong>

Avant tout autre scrutin, il est impératif, toujours dans le cadre de la décrispation politique, de retourner à l’ordre constitutionnel largement mis à mal par la prorogation du mandat des députés, à travers l’organisation des élections législatives dans les délais prévus. Pour nous, seule une telle démarche peut désamorcer le malaise que le mandat bonus illégitime et illégal offert au député a créé au sein de la classe politique, toutes tendances confondues. Le traitement diligent du problème de socle que constitue l’Assemblée Nationale contribuera non seulement à éviter d’en rajouter à la crise, mais également à permettre les réformes ou la révision constitutionnelle souhaitée par le Président de la République dans une atmosphère apaisée et sereine. Ainsi, les épineuses questions comme l’accord d’Alger, la cour des comptes et autres trouveront des solutions hors de contestations historiques.

&nbsp;

<strong>3 – Dialogue politique national</strong>

&nbsp;

Comme suite logique de la tenue des législatives, nous proposons le dialogue national qui pourra décider conformément aux orientations énoncées par le chef de l’Etat dans son adresse d’urgence à la nation du chemin consensuel à suivre pour une sortie définitive de la crise. Ce forum qui pourra regrouper l’ensemble de la classe politique, la société civile et les groupes armés dégagera des pistes et des solutions secteur par secteur à la crise multidimensionnelle que connait notre pays. Ainsi, le projet de constitution ainsi que les pistes de solutions issues de ce dialogue national inclusif seront soumis à cette nouvelle Assemblée Nationale investie de la légitimité et de la légalité indispensables pour de telles reformes rendues nécessaires au regard de la situation.

<strong> </strong>

<strong>Le président</strong>

<strong> Housseini Amion Guindo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ORTM : un nouvel envol sous le leadership de Salif Sanogo</title>
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<pubDate>Thu, 21 Mar 2019 01:01:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le journaliste émérite Salif Sanogo dirige désormais l’ORTM. Son leadership est porteur d’espoir pour améliorer l’image de «Bozola» et donc le sortir de la routine.  </em></strong>

Nommé le 27 décembre 2018, Directeur général de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM), Salif Sanogo est perçu comme un rénovateur. Et à en juger à la vague de félicitations sur les réseaux sociaux, on peut bien affirmer que, le journaliste populaire qu’il est, est attendu pour améliorer l’image de l’ORTM.

Pour annoncer la couleur, M. Sanogo, à la passation de services, a humblement demandé conseil et accompagnement à son prédécesseur Sidiki Konaté admis à la retraite.

Première bonne nouvelle pour les travailleurs de la boîte, Salif Sanogo annonce que les salaires du mois seront payés juste après sa prise de fonction. De quoi créer un grand espoir et soulager des employés démotivés malgré le travail abattu au quotidien. Mieux, le nouveau patron de Bozola partage avec le personnel, les nouvelles réformes qu’il veut entreprendre.

Pour réussir ce travail,  il compte en premier sur les agents. Sous sa direction, M. Sanogo propose d'encourager les travailleurs en instituant «l'agent du mois» et «l'agent de l'année».  Une façon d’encourager l’excellence et de récompenser le mérite.

Le concept est simple : un prix sera attribué à l'agent qui se fera remarquer par son travail et son engagement. Cet exercice de saine émulation du nouveau directeur général de l’ORTM cible même les directeurs et chefs de services et de sections.

«Le contrat de solidarité et d'engagement sera le mien et devrait être le nôtre», croit dur comme fer Salif Sanogo. Convaincu que sa réussite demande également la composition d’une équipe aguerrie, M. Sanogo a procédé à des changements à certains postes stratégiques. En plus d’avoir mis un accent particulier sur la promotion des jeunes cadres, il s’est fait entourer d’anciens conseillers spéciaux. Une première à l’ORTM ! Dans ce vaste mouvement, les stations régionales ont aussi été touchées.

Le patron de l’ORTM va loin dans ses actions, il effectue des visites de prise de contact à l’intérieur du pays afin de s’imprégner des conditions de travail des agents et de l’état du matériel. C’était le cas à Sikasso où il a pu gérer, sur place, certaines difficultés. Des mesures fortes sont prévues pour résoudre les problèmes que connaissent les stations relais.

<strong>Plusieurs activités programmées en 2019</strong>

À l’ORTM, Salif Sanogo s’attèlera au  parachèvement du processus d’instauration de la redevance Radio-Télé et du transfert effectif de la régie publicitaire. Comme l’ont recommandé l<strong>es travaux des 42<sup>ème</sup> et 43<sup>ème</sup> sessions ordinaires du conseil d’administration tenues le 07 mars 2019</strong>,<strong> </strong>plusieurs activités sont programmées par l’ORTM durant l’année.

Au nombre des actions : le développement d’une politique de production et de diffusion de programmes Radio et Télé en rapport avec les objectifs de développement socio-économique de notre pays ; l’organisation de la mobilisation sociale et la couverture des différentes consultations électorales de l’année 2019 ; le développement et la motivation des ressources humaines de l’ORTM ainsi que l’amélioration du cadre et des conditions de travail.

S’y ajoutent l’opérationnalisation des nouvelles structures prévues dans le nouvel organigramme ; le démarrage effectif des travaux de construction de la «Maison de la Radiotélévision» ; l’opérationnalisation de la régie publicitaire et la mise en application des différents textes relatifs à la redevance Radio-TV ; la poursuite du processus d’apurement des arriérés dus à l’ORTM par ses prestataires ; la transformation de la TM2 en chaîne d’information en continu et la réhabilitation et l’équipement des stations des régions de Tombouctou, Gao et Kidal, ainsi que la construction des nouvelles stations régionales de Ménaka et de Taoudéni.

Pour Salif Sanogo, la presse malienne est une seule et même famille. C’est pourquoi, il s’est rendu mardi dernier à la Maison de la presse du Mali. «Presse publique, presse privée, nous sommes tous de la même famille, la famille de la presse nationale», a-t-il laissé entendre pour créer une saine et bonne collaboration avec la presse privée.

À la tête de l’ORTM, Salif Sanogo est appelé à réussir là où certains ont échoué.

<strong> M.S</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le carnage de Dioura interpelle la haute hiérarchie militaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/le-carnage-de-dioura-interpelle-la-haute-hierarchie-militaire-2810129.html</link>
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<pubDate>Thu, 21 Mar 2019 00:56:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il y a eu un avant-Dioura et ensuite Dioura. Un après-Dioura ne ferait que renforcer le sentiment d’un manque de vision et la carence d’une hiérarchie militaire qui peine à asseoir la stratégie appropriée pour préserver les camps militaires.</strong>

En ces circonstances douloureuses, il paraît incongru d’interroger les causes d’un tel carnage dont l’onde choc se fait encore retentir sur toute l’étendue du territoire. Mais nier la réalité n’est guère l’attitude ou posture requise pour se prémunir contre un tel carnage qui a lieu au sein des camps militaires depuis un certain.

Au-delà de l’émotion pour les familles des victimes, des faits irriguent notre réflexion. D’autant que, comme l’a fait remarquer un observateur, «pour une armée, pour une nation, un camp militaire est sacré». Que l’ennemi s’en accapare et le pille, cela peut être ressenti comme une humiliation pour un peuple aussi fier que le nôtre.

Selon Bakary Mariko, «si on encaisse avec amertume les embuscades, les poses d'engins explosifs à l'extérieur, la prise d'un camp militaire est une pilule amère qui a du mal à passer». Alors, l'interpellation de la haute hiérarchie des Fama (Forces armées maliennes) est d'autant plus légitime que la chute du camp de Dioura est la suite d'une longue série noire.

Rappelons que le 22 décembre 2008, l’attaque du camp de Nampala, par Ibrahim Bahanga, faisait 15 morts et 13 blessés parmi les militaires maliens. Le 05 janvier 2015, le même camp de Nampala a été saccagé. Les assaillants ont emporté beaucoup de matériels, après avoir tué sept militaires.

L’année suivante, soit le 19 juillet 2016, le même camp martyr a été pris et puis pillé : 17 militaires tués et 35 blessés. Trois jours de deuil national avaient été décrétés et l'état d'urgence réinstauré.

Chaque année apporte son lot de morts. Le 18 janvier 2017, un kamikaze a réussi à pénétrer et à faire exploser son véhicule piégé à l'intérieur du camp de Gao où étaient rassemblés les nouveaux éléments du MOC (Mécanisme opérationnel de coordination), pour débuter les patrouilles mixtes. Un des bilans les plus lourds : 54 morts et une centaine de blessés.

Le quartier général du G5 Sahel se fera attaquer le 29 juin 2018, causant la mort de deux soldats et un civil. Le patron du camp, le général Didier Dacko, sera relevé de ses fonctions. Le 27 janvier 2018, le camp militaire de Soumpi est attaqué : 14 militaires tués et 18 blessés. S’y ajoute le cas récent de Dioura où une vingtaine de militaires maliens ont perdu la vie, sans compter les blessés et les portés disparus.

Et M. Mariko de faire remarquer : «Loin de nous l’idée de saper le moral de ceux et celles qui ont fait le choix de mourir pour protéger la Nation. D'ailleurs, notre admiration était sans limite quand le mois dernier, précisément le 24 février 2019, les Fama ont tenu en échec l'attaque d'un camp militaire à Koulikoro où le kamikaze a explosé avec sa charge avant d'atteindre le camp».

Cependant, affirme-t-il, «force est de constater qu'aujourd'hui, il y a une impérieuse nécessité d'enquêter sur les causes des chutes des camps militaires face aux attaques, notamment, terroristes. Le renseignement paraît primordial pour les anticiper, les infrastructures de renforcement et protection, la bonne conduite des hommes avec tolérance zéro pour toute négligence.»

<strong>Dioncounda Samaké</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Enquête d’opinion «Mali&#45;Mètre» :  53% des Maliens ne sentent pas en sécurité chez eux</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/enquete-dopinion-mali-metre-53-des-maliens-ne-sentent-pas-en-securite-chez-eux-2810115.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Mar 2019 00:40:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au sujet de l’insécurité, 53% des personnes interrogées ont déclaré ne pas se sentir en sécurité la nuit chez elles, contre 47% qui affirment le contraire. Ce sentiment d’insécurité chez soi pendant la nuit est particulièrement prononcé à Kidal (100%), Ménaka (98%), Taoudéni (80%) et Bamako (74%).</em></strong>

<strong> </strong>La Fondation Friedrich Ebert Stiftung a rendue publique jeudi 14 mars à l’hôtel Radisson Blu son enquête d’opinion dénommée «Mali-Mètre». Laquelle a interrogé les Maliens sur la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, la sécurité, la justice et la bonne gouvernance, la réconciliation ainsi que le processus électoral.

La présentation de cette 10<sup>ème</sup> édition de l’enquête d’opinion dénommée «Mali-Mètre» a été faite par le directeur du cabinet de sondage Gissé, Sidiki Guindo, et le directeur du programme de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung, Abdourhamane Dicko, en présence du représentant résident de la Fondation, Philip Goldberg.

Mali-Mètre est un instrument d’analyse socio-politique qui a pour but non seulement de recueillir les perceptions et les opinions politiques des Maliens, mais aussi de les porter à la connaissance des décideurs politiques. La Fondation Friedrich Ebert Stiftung a démarré cette enquête d’opinion en novembre 2012, comme une contribution à la recherche de solutions à la crise et pistes d’amélioration de la gouvernance globale du Mali.

L’enquête s’est déroulée du 13 au 27 octobre 2018 sur un échantillon global de 2.156 personnes âgées de 18 ans et plus, reparties dans le District de Bamako et l’ensemble des capitales régionales, y compris Kidal, Ménaka et Taoudéni.

À l’instar des enquêtes antérieures, celle-ci a interrogé les défis et priorités au niveau national et régional. Elle a passé en revue l’appropriation et la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, la justice et la bonne gouvernance, la sécurité, la réconciliation ainsi que le processus électoral.

Cette édition a fait ressortir des défis majeurs pour le Mali, notamment en ce qui concerne la justice en termes de confiance et de connaissance de son fonctionnement. La corruption et l’impunité dont la perception n’a pas évolué depuis la dernière enquête en font également partie.

À propos de l’affirmation de la méconnaissance des procédures de la justice par les populations, elle est partagée par une grande majorité (88%) des personnes interrogées contre 9% qui sont d’un avis contraire. Au sujet de la corruption, il ressort des résultats de l’enquête que les domaines les plus concernés sont la justice 55,4%, la police 49,9%, les autres services publics 32,3% et la douane 27,7%.

En ce qui concerne l’appréciation du niveau d’avancement de la mise en œuvre de l’accord pour la paix, 60% des citoyens estiment que le processus n’est pas avancé, alors que 24% jugent le contraire et 16% sont sans opinion. Pour l’appréciation du niveau de l’insécurité, 53% des personnes interrogées ont déclaré ne pas se sentir en sécurité la nuit chez elles, contre 47% qui affirment le contraire. Ce sentiment d’insécurité chez soi pendant la nuit est particulièrement prononcé à Kidal (100%), Ménaka (98%), Taoudéni (80%) et Bamako (74%).

Par ailleurs, les plus grandes préoccupations des personnes enquêtées pour le Mali d’ici à 5 ans portent sur le retour de la paix et la sécurité (67,3%), l’emploi des jeunes (56,3%). Alors que 33% des enquêtés souhaitent de bonnes récoltes et la sécurité alimentaire.

<strong>Fanta Sakiliba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidentielle 2018 : l’incontournable Paris</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/presidentielle-2018-lincontournable-paris-2571062.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 01:09:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après l’ancien Premier ministre Moussa Mara, le chef de file de l’opposition malienne,</strong> <strong>Soumaïla Cissé, vient de séjourner à Paris. Les deux hommes ont rencontré presque les mêmes personnalités françaises et évoqué les mêmes sujets. La capitale française serait-elle un passage obligé pour nos candidats à la présidentielle ?</strong>

Il faut croire que si. L’ex-colon a encore son mot à dire dans le choix de notre président de la République. Ce n’est certainement pas l’actuel président de la République qui dira le contraire. Hormis le soutien populaire à sa candidature en 2013, il a bien obtenu la bénédiction de Paris.

Quatre ans plus tard, après son élection, il ne semble pas entretenir de bonnes relations avec Paris. L’affaire Tomi n’est que la face visible de l’iceberg. Ce qui pourrait peut-être motiver ses challengers à lorgner du côté  de Paris en quête de son soutien.

Après l’ancien Premier ministre Moussa Mara, le chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé, vient de séjourner à Paris. Les deux hommes politiques maliens ont rencontré presque les mêmes personnalités françaises et évoqué les mêmes sujets. Les mêmes personnes : Rémi Maréchaux, directeur Afrique du Quai d’Orsay, et Franck Paris, conseiller Afrique d’Emmanuel Macron. Les mêmes sujets : lutte contre le terrorisme et l’insécurité, mise en œuvre de l’accord de paix dans le Nord, avenir de la force Barkhane, gestion de l’immigration clandestine… Enfin, tout ce qui peut un peu relever de la responsabilité d’un président de la République. Il faut donc voir en filigrane une recherche de soutien de Paris.

Moussa Mara, du 11 au 15 septembre ; Soumaïla Cissé, du 26 au 30 septembre. Le même mois donc, à quelques jours d’intervalle et à quelques mois de la présidentielle. La précampagne bat son plein. Même du côté de Koulouba où, pour se faire une nouvelle virginité, l’on nous fait croire à un regain de popularité du président de la République. Lequel s’offre la visite de notabilités de Koutiala (sa ville natale).

Il n’a d’ailleurs pas manqué d’envoyer ce message fort : «Vous pouvez être reconnu à Paris, Londres, Bruxelles ou Washington, si dans votre petit village natal on ne vous reconnaît pas, cela vous disqualifie de toutes qualités humaines, sociales. Je considère Koutiala comme le lieu à partir duquel tout fut possible : lieu de naissance, lieu d’éducation primaire et de vie sociale fondamentale… Que ceux qui viennent de cette grande ville économique, importante pour l’économie du Mali, aient tenu à venir aujourd’hui (Ndlr : samedi dernier pendant que Soumaïla Cissé était encore à Paris) en rang serré me dire la chaleur de leur amitié, de leur fraternité, de leur accompagnement ne pouvait pas me laisser indifférent». Simple concours de circonstances ?

En gros, les potentiels candidats à la présidentielle fourbissent leurs armes. Et la capitale française, Paris, paraît bizarrement incontournable même sur le chemin de Koulouba, à Bamako, au Mali.

<strong>Dioncounda Samaké</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mopti : ridicule gouverneur !</title>
<link>https://www.maliweb.net/echos-de-nos-regions/mopti-ridicule-gouverneur-2571002.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 00:59:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le nouveau gouverneur de Mopti, Sidi Touré, n’est autre que l’ancien directeur de la sécurité d’Etat, sous le régime putschiste de Sanogo. Lui-même putschiste, sa nomination a surpris plus d’un. Lui qui, on le sait, est l’un des hommes de main d’Amadou Haya Sanogo à qui il rendait compte au détriment du président élu, Ibrahim Boubacar Kéïta.

Lui qui, on le sait, a tellement volé sous la transition et a été complice de tellement d’assassinats et d’exécutions sommaires, qu’on l’avait arrêté pendant un long moment avant de le libérer pour, on ne sait pas, quelle raison. Son avocat est l’actuel ministre de la Justice. Plus que sa nomination en tant que gouverneur, ce sont les propos du nouveau chef de l’exécutif de Mopti qui étonnent.

Il parle d’insécurité comme s’il ne savait pas comment l’insécurité s’est royalement installée dans notre pays. Si nous sommes dans cette crise, aujourd’hui, c’est, en partie, à cause de lui et de ses complices de la junte.

Si le Mali est comme cela, c’est par sa faute, lui et tous les frelons d’officiers qui se sont enrichis à la faveur du ridicule coup d’Etat d’Amadou Haya Sanogo.

Ce putschiste nommé gouverneur de Mopti, par son ami ministre de l’Administration, lui-même complice des putschistes, nous parle d’insécurité, lui qui n’hésitait pas à décrocher son téléphone pour menacer les journalistes et autres défenseurs des droits de l’Homme, en son temps. Il a intérêt à la boucler un peu, lui.

<strong>M.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Majorité présidentielle : le Miria, un allié mal loti</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/majorite-presidentielle-miria-allie-mal-loti-2570992.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 00:58:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Allié du pouvoir, le </em></strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_pour_l%27ind%C3%A9pendance,_la_renaissance_et_l%27int%C3%A9gration_africaine"><strong><em>Mouvement pour l'indépendance, la renaissance et l'intégration africaine</em></strong></a><strong><em> (Miria) ne brille pas. Pas de ministres, de directeurs nationaux, entre autres, le Miria reste juste un symbole de fidélité à IBK qui agace plus d’un. </em></strong>

Le Miria qui a fondé un grand espoir à l’avènement d’Ibrahim Boubacar Kéita au pouvoir a vite déchanté. Le parti qui fait figure de tête pensante de la convention de la majorité présidentielle est de nos jours très mal loti dans la gestion du pouvoir.

Et derrière l’activisme débordant de son président, Pr. Kassa Traoré, il y a un véritable malaise qui ne dit pas son nom. Au Miria, le combat pour l’accompagnement des actions du président IBK est une question d’honneur qui a mobilisé au départ l’ensemble des cadres et militants à la base. Mais, force est de reconnaître que depuis un moment, la donne a commencé à changer.

Au sein du parti, des cadres murmurent sur le peu flatteur traitement réservé à eux par leurs alliés du pouvoir. Fini le temps où le feu professeur Mohamed Lamine Traoré a eu les mains libres pour diriger un département de l’éducation nationale. Une période qu’il a mise à profit pour  caser une bonne partie des cadres.

Pour nombre des cadres du parti, le régime d’IBK n’a pas été reconnaissant envers un allié à la dimension du Miria qui a jeté son dévolu sur lui sans conditions. Conséquence fâcheuse du manque d’égard du régime, le  Miria se vide de ses militants et le parti peine à renforcer sa base.

Difficile pour les acres et militants de continuer à accompagner un pouvoir qui reste sans partage. Pour preuve, le Miria n’a, à ce jour, aucun cadre occupant un simple poste de conseiller technique dans un département ministériel. Idem pour les directions nationales, régions et autres ambassades.

À titre d’exemple, le seul cadre du parti qui occupe un poste important a été sollicité en raison de ses liens avec le président IBK. Dans ces conditions précaires, le président du  parti, Pr. Kassa Traoré, fait cavalier seul. Ce dernier n’ayant pas d’assises réelles, se contente du peu d’avantages liés à ses activités au sein de la convention de la majorité présidentielle.

Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_pour_l%27ind%C3%A9pendance,_la_renaissance_et_l%27int%C3%A9gration_africaine">Mouvement pour l'indépendance, la renaissance et l'intégration africaine</a> (MIRIA) a été fondé par Mamadou Lamine Traoré en 1994. Ce après avoir quitté l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_pour_la_d%C3%A9mocratie_au_Mali-Parti_africain_pour_la_solidarit%C3%A9_et_la_justice">ADEMA/PASJ</a>, un parti dont il est l’un des membres fondateurs. Le Miria a également soutenu la candidature d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Amadou_Toumani_Tour%C3%A9">Amadou Toumani Touré</a> à l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_malienne_de_2007">élection présidentielle malienne de 2007</a>.

<strong>Moumouni Sacko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire collège Horizon :   Bande d’incapables, la raison d’État ne se justifie pas !</title>
<link>https://www.maliweb.net/education/affaire-college-horizon-bande-dincapables-raison-detat-ne-se-justifie-2570482.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/education/affaire-college-horizon-bande-dincapables-raison-detat-ne-se-justifie-2570482.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 00:25:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dès que l'on parle de raison d'État, en principe, le débat est clos. On n'a plus </em></strong><strong><em>besoin de dire quoi que ce soit, de se justifier. À moins que l'on ne mente, qu'on ne sache pas ce que cela veut dire ou que l'on soit incapable de s'assumer. Cette attitude peut aussi se justifier quand on est une bande d'irresponsables, d'incapables qui se trouvent, accidentellement, à des positions où ils se croient autorisés à  raconter n'importe quoi ou prendre des décisions inconscientes par rapport à l'avenir de milliers d'enfants.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>C’est exactement le spectacle qu'ont livré trois ministres, il y a deux semaines de cela, en direct de l'Assemblée nationale à la télévision nationale. La bande d'incapables n'est autre que le ministre de l'Education, Mohamed Ag Erlaf, celui de l'Administration, Tiéman Coulibaly, et celui des Maliens de l'Extérieur, Abdrahmane Sylla.

Ce trio d'incapables a essayé d'expliquer une décision que l'État malien a prise en toute souveraineté, à savoir la fermeture des établissements Collège Horizon. Le premier à nous parler de raison d'État n'est autre que Tiéman. D'où connaît-il la raison d'État ? Il parle de raison d'État et il essaye de donner des justifications, ignorant, totalement, que la raison d'État ne se justifie pas. Et dire que c'est ce dernier qui sera chargé de l'organisation des élections dans notre pays ! Pauvre Mali !

Lui, l'un des responsables de la société spécialisée en vols qualifiés (ASAM-SA). Lui, le frère de quartier du ministre de la Justice qui n'a fait qu'enfoncer le président de la République à travers ses décisions irresponsables et irréfléchies.

Le ministre de l'Education, lui, nous parle de financement de terrorisme, mais refuse de dire que c'est cela sa position, jetant la paternité de ces graves propos sur le gouvernement turc. Que le Mali décide de retirer la licence à Collège Horizon, se comprend aisément mais, pourquoi le faire en catimini ? Pourquoi avoir retiré, depuis fin 2016, en catimini, à Collège Horizon, sa licence, sans en informer l'opinion nationale et internationale, sans en informer les parents d'élèves ? Pourquoi attendre ce retrait pour faire refaire la salle des plénières de l'Assemblée nationale par le gouvernement turc ? Pourquoi attendre d'être à un mois de la prochaine rentrée pour signer la reprise des établissements Collège Horizon par une ONG qui n'a été créée qu'en juin, donc, deux mois auparavant ? Pourquoi signer avec cette ONG qui ne dispose ni de matériel, ni de locaux ?

Souhaitons, seulement, pour notre intérêt à tous, que cette ONG fantôme et fantoche, créée de toutes pièces, puisse assurer à nos enfants des cours corrects, au moins cette année. Heureusement qu'elle ne sera, d'ailleurs, pas la seule structure à s'occuper de ces enfants. L'espoir est donc permis depuis ce début de semaine à la suite de la réunion que le Premier ministre, sur instructions du président de la République, a eu avec les représentants des parents d'élèves de Collège Horizon.

C'est un collège transitoire qui s'occupera de l'établissement cette année. Sinon, bande d'incapables (ministres de l'Education, de l'Administration territoriale et des Maliens de l'extérieur), une raison d'État… on ne vient pas essayer de la justifier devant les caméras.

Affaire à suivre

<strong> </strong>

<strong>Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Processus de paix : le Mali et l’Onu ne parlent pas le même langage</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-mali-lonu-ne-parlent-meme-langage-2571122.html</link>
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<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 00:22:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un rapport publié mardi par le Conseil de sécurité publié, le processus de paix au Mali est passé au crible. Et le moins que l’on puisse constater est que l’Onu et les autorités maliennes n’ont pas la même lecture de l’application de l’accord. Un rapport polémique.</em></strong>

<strong> </strong>L’application de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale divise. Le gouvernement du Mali évoque des avancées sur le terrain, notamment la fin de la belligérance, la mise en place des autorités intérimaires, le démarrage du mécanisme opérationnel de coordination (Moc). Et ces avancées sont régulièrement saluées par le chef de l’Etat malien qui estime même que le processus de paix est en bonne marche. IBK et son gouvernement voient l’insécurité sur le terrain comme des cas isolés qui auront des réponses à partir du processus de désarmement, de démobilisation, de réinsertion (DDR).

Mais, aux Nations unies, on a une toute autre lecture de la situation au Mali. Pour le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, il n’y a pas de progrès notables sur le terrain de la paix. Pis, il dénonce surtout l'absence de progrès politiques pour appliquer l'accord de paix de 2015, liée selon lui à la recrudescence des violences dans ce pays, dans un rapport au Conseil de sécurité publié mardi. «Je suis profondément préoccupé par les développements récents au Mali, en particulier la reprise de violents affrontements entre les groupes armés signataires (de l'accord de 2015) et les turbulences politiques entourant le  référendum constitutionnel», souligne-t-il dans ce document.

«Malheureusement, presque aucun progrès n'a été réalisé dans l'application de l'Accord de paix et de réconciliation au Mali», ajoute-t-il. «Alors que le pays entre dans une période électorale intense, s'acheminant vers une présidentielle en 2018, le soutien inébranlable et l'engagement des parties signataires en faveur du processus de paix sont des pré-requis pour éviter de descendre dans un cercle vicieux de violence et de chaos, compromettant l'avenir du Mali et ses chances d'une paix durable», affirme Antonio Guterres.

Le secrétaire général de l'Onu regrette en particulier l'absence de progrès  administratifs et institutionnels à Kidal (nord) et Tombouctou (centre), ce qui «envoie de mauvais messages». Antonio Guterres s'inquiète aussi dans son rapport «de la menace croissante» posée par des groupes terroristes à des pays voisins comme le Niger ou le Burkina Faso.

À cet égard, «il appelle la communauté internationale à soutenir» la prise en charge régionale de la lutte contre le  terrorisme, notamment via la création d'une force militaire conjointe à cinq pays du Sahel (Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad). Cette force «peut aussi contribuer à un environnement propice pour la Minusma (force de l'Onu au Mali), afin qu'elle applique pleinement son mandat», observe-t-il. «Le succès de la force conjointe et celui de la Minusma sont intrinsèquement liés aux progrès du processus de paix au Mali», souligne-t-il.

Reste à savoir comment le chef de l’Etat compte rassurer les Nations unies sur les efforts en cours pour rendre effectif l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, issu du processus d’Alger.

<strong>Moumouni Sacko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rassemblement pour le Mali : session de rattrapage</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/rassemblement-mali-session-de-rattrapage-2570802.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 00:17:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les amis du président de la République, ceux qui se plaisent à l’appeler «camarade Ibrim», les responsables du Rpm, tout le monde le sait, ont carrément raté ce qu’il convient désormais d’appeler «l’affaire référendum constitutionnel». Ils s’accrochent à la prochaine élection présidentielle. Et c’est parti pour une campagne marathon. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Désormais, chez les tisserands, la campagne est plus que jamais ouverte pour la future élection présidentielle. Ils sont tellement passés à côté de la campagne référendaire qu’ils veulent faire élire le président de la République par anticipation. Tous les moyens sont désormais bons pour renouveler son soutien au président de la République, se transformer en le meilleur soutien d’IBK. Il s’agit, tout le monde l’a compris, de se racheter par rapport au manque de présence lors de la campagne pour le référendum constitutionnel.

&nbsp;

On se souvient qu’à l’époque, IBK avait été carrément abandonné par les responsables de son parti et même certains ministres et barons du régime. Il était, quasiment, seul, pendant plusieurs semaines, à essayer de faire accepter, par la majorité de ses compatriotes, la nécessité de réviser la Constitution. Pendant que «ses amis» rasaient les murs, s’ils ne feignaient pas les morts, pour mouiller le maillot ou de se mêler à cette affaire qu’ils disaient, eux-mêmes, «compliquée» et «affaire du président et de sa famille».

&nbsp;

Faute de soutien, il a fallu surseoir au projet. Une décision prise, on le sait, avec toutes les peines du monde. Il a fallu toute la sagesse et le recul nécessaire de la part du président de la République pour arriver à cette décision. Cependant, force est de reconnaître qu’il ne mettra pas tout ça au compte de «pertes et profits». Certains vont le payer, et très cher. Ceux qui ont abandonné le président de la République «tout seul», qui lui ont fait ressentir la solitude du pouvoir, et ils sont nombreux dans le gouvernement et chez les tisserands, le payeront très cher. Ils l’ont compris et c’est cela qui explique tout ce bruit et toute cette agitation.

&nbsp;

Cette situation est d’autant plus sérieuse que c’est la énième fois que le président de la République est traité de la sorte par ceux qui lui doivent tout. En 2013, déjà, entre les deux tours, certains avaient commencé à jouer aux équilibristes. Ils n’hésitaient pas à évoquer le cas «Ceylou Dalein-Alpha Condé», pour dire que Soumi pouvait inverser la tendance.

&nbsp;

Aussi, quand éclata l’affaire d’équipements de l’armée et de l’avion présidentiel, au moment où le président prêtait serment. Ce n’est qu’après que le mal fut fait qu’on entendra quelques timides soutiens en sa faveur en provenance de sa famille politique. Il s’est passé la même chose lors de l’affaire dite des engrais frelatés et celle relative aux tracteurs. Toutes les fois, comme si on faisait exprès, on attend que le président de la République soit suffisamment trempé dans la boue, son honneur suffisamment jeté aux chiens, pour venir jouer aux pompiers.

Ce mandat, nous pouvons le dire, a été jalonné de cas de trahison tellement flagrants que l’on se demande, souvent, si au sein du gouvernement et chez les soutiens du président, on ne travaille pas à saboter son quinquennat. Il envisage, désormais, de sévir et on l’a compris ; d’où l’ouverture d’une campagne précoce.

<strong> </strong><strong>Moussa Touré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Attaques asymétriques au nord : une hausse de 102,7 %</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/attaques-asymetriques-nord-hausse-de-1027-2571032.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 00:05:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon le nouveau rapport du secrétaire général de l’Onu sur la situation au Mali, les attaques asymétriques ont connu une hausse de 102,7%. Autant dire que la violence connaît un pic très important.</em></strong>

En effet, selon un rapport de l’Onu, la violence a atteint un «paroxysme» au cours de la période considérée. Les groupes extrémistes violents et les éléments terroristes ont mené 75 attaques (44 contre les Forces de défense et de sécurité maliennes, 21 contre la Minusma et 10 contre Barkhane), contre 37 attaques au cours de la période précédente (23 contre les Forces de défense et de sécurité maliennes, 11 contre la Minusma et 3 contre Barkhane), soit une hausse de 102,7 % par rapport à toutes les attaques.

Le bilan des victimes s’est également alourdi, affirme le même rapport. Ainsi, on dénombre 15 morts parmi le personnel appartenant ou attaché à la Minusma (6 soldats de la paix, 1 membre du personnel civil et 8 contractants) et 34 blessés (25 soldats de la paix, 2 membres du personnel civil et 7 contractants). Au cours de la période précédente, quatre soldats de la paix avaient trouvé la mort et cinq autres avaient été blessés. «De même, 39 membres des Forces de défense et de sécurité maliennes ont été tués et 44 blessés, contre 33 et 54, respectivement, durant la période précédente. En ce qui concerne les forces internationales, il n’y a eu aucun mort parmi les soldats français mais 17 ont été blessés, contre 2 pendant la période précédente», affirme le rapport du secrétaire général de l’Onu.

<strong>L’effroyable Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans </strong>

Selon le même rapport de l’Onu, la plupart des attaques asymétriques ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. Entre-temps, la faction extrémiste violente qui se fait appeler État islamique du Grand Sahara et opère actuellement dans la région frontalière entre le Mali et le Niger semble exploiter les tensions entre les communautés. Le 1<sup>er</sup> juin, une attaque au mortier contre les bases de la Minusma et des forces armées françaises dans la ville de Tombouctou a entraîné la mort d’un soldat de la paix et fait trois blessés parmi les casques bleus maliens et huit parmi les casques bleus français, ainsi que des dégâts à l’intérieur du camp. Cette attaque était la quatrième du genre en l’espace de quatre semaines à Tombouctou.

De même, le 8 juin, des assaillants ont tiré 15 obus de mortier contre le camp de la Minusma à Kidal et fait quatre morts et cinq blessés parmi les soldats de la paix lors d’une attaque perpétrée contre une position de la Mission en ville. Le 18 juin, 5 personnes ont été tuées et 10 autres blessées lors d’une attaque contre un hôtel près de Bamako. Le 14 août, des assaillants armés s’en sont pris à un camp de la Minusma à Douentza (région de Mopti). Un soldat de la paix et un membre des forces armées maliennes ont été tués et un Casque bleu blessé.

Le même jour, des hommes armés non identifiés ont attaqué le quartier général de la Minusma dans la ville de Tombouctou. Quatre assaillants se sont infiltrés dans le complexe avant d’être tués. Cinq agents de sécurité, un contractant national et un gendarme malien ont péri durant l’attaque et six soldats de la paix de la Minusma ont été blessés.

Pour faire face à l’instabilité grandissante et à des conditions de sécurité de plus en plus complexes en août, déclare le secrétaire général de l’Onu, le gouvernement malien a entamé l’élaboration d’un plan d’action national visant à prévenir et combattre l’extrémisme violent et le terrorisme, assorti de dispositions traitant expressément de la protection de l’enfance.

&nbsp;

Par ailleurs, la Minusma a également maintenu son appui à la stratégie intégrée du Mali pour la région centrale en élaborant un projet pilote consacré à la police de proximité ainsi qu’un plan axé sur le renseignement, la surveillance et la reconnaissance. Elle a continué d’apporter son concours aux unités spécialisées maliennes qui luttent contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, notamment pour les enquêtes et la criminalistique, avec le Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. Ce dernier a inculpé neuf personnes d’actes de terrorisme commis lors d’une embuscade tendue à une patrouille pédestre de la Minusma près d’Aguelhok (région de Kidal), au cours de laquelle deux soldats de la paix ont été tués le 23 mai.

À la lumière du nouveau rapport du secrétaire général de l’Onu sur la situation au Mali, il est aisé de dire que le cycle de la violence est loin d’être enrayé.

<em> </em>

<em> </em><strong>Dioncounda Samaké</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ibrim Boubacar KEÏTA et le RPM : Déstabiliser le pouvoir  pour survivre et gagner</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique-rpm/ibrim-boubacar-keta-et-le-rpm-dstabiliser-le-pouvoir-pour-survivre-et-gagner-3108705.html</link>
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<description><![CDATA[ Les élections générales dans notre pays avancent à grands pas. Le moins que l&#039;on puisse dire, c&#039;est que ces échéances auront un enjeu très important. Le président Amadou Toumanbi Touré  finissant son premier mandat dont il... ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Sep 2006 09:35:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<font size="2" style="font-family: Arial;">Les &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales dans notre pays avancent &agrave; grands pas. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces &eacute;ch&eacute;ances auront un enjeu tr&egrave;s important. Le pr&eacute;sident Amadou Toumanbi Tour&eacute;&nbsp; finissant son premier mandat dont il fera le bilan aura (s'il est candidat &agrave; sa propre succession) en face de lui au moins un adversaire de taille, le pr&eacute;sident du RPM, non moins pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, Ibrim Boubacar K&eacute;&iuml;ta dont les partisans sont pr&ecirc;ts &agrave; tout pour acc&eacute;der &agrave; Koulouba.&nbsp; <br /><br />&quot; On nous a vol&eacute; notre victoire en 2002, si jamais on le faisait en 2007, le Mali conna&icirc;tra un autre 26 mars &quot;, c'est en substance ce qu'a d&eacute;clar&eacute; un haut responsable du Rassemblement pour le Mali (RPM) lors d'une rencontre de la jeunesse de ce parti tenue il y a de cela quelques semaines. Une phrase qui r&eacute;sume &agrave; elle toute seule l'&eacute;tat d'esprit des tisserands &agrave; l'approche de la pr&eacute;sidentielle de 2007. Ensuite, cette affirmation (tellement incitative &agrave; la violence de responsable RPM) explique jusqu'o&ugrave; les partisans d'IBK sont pr&ecirc;ts &agrave; aller pour acc&eacute;der &agrave; la magistrature supr&ecirc;me l'ann&eacute;e prochaine. M&ecirc;me par la violence si cela &eacute;tait n&eacute;cessaire.Chez les tisserands le leitmotiv est clair et sans aucune ambigu&iuml;t&eacute; : D&eacute;stabiliser le pouvoir&nbsp; pour survivre et gagner. A l'instar de son mentor ivoirien Laurent Gbagbo, Ibrim Boubacar K&eacute;&iuml;ta et son parti sont toujours dans la logique de la violence. De m&ecirc;me que le pr&eacute;sident ivoirien, IBK et son parti ne perdent donc aucune occasion pour semer la haine et la confusion chez les populations. Comme Laurent Gbagbo le fait s'il sent son pouvoir menac&eacute; en envoyant les jeunes patriotes dans la rue. <br /><br />Le RPM est depuis un certain temps dans cette logique, celui du recrutement dans ses rangs de jeunes violents, comme certains ex-leaders de l'AEEM qui sont partis grossir les rangs des tisserands depuis quelques ann&eacute;es. Ces derniers viennent d'ailleurs de montrer leurs muscles lors d'une rencontre organis&eacute;e r&eacute;cemment pour d&eacute;noncer les accords d'Alger au centre Djoliba. Lors de cette r&eacute;union &agrave; laquelle ont particip&eacute; plusieurs responsables du parti et qui &eacute;tait diffus&eacute; en direct sur certaines radios de la place, tous les discours prononc&eacute; s'articulait autour de la position du parti par rapport au pouvoir et aux Accords d'Alger. Des propos qui, en r&eacute;alit&eacute;, n'avaient rien &agrave; voir avec le th&egrave;me de la rencontre : &quot; Quelle est la part de responsabilit&eacute; de chaque entit&eacute; du parti, notamment le BPM, le BN-UF, le BN-UJ, les d&eacute;put&eacute;s, les commissions permanentes et le collectif des conseillers municipaux du district de Bamako dans la mise en &oelig;uvre des dispositions contenues dans la r&eacute;solution g&eacute;n&eacute;rale de la 2&egrave;me conf&eacute;rence nationale du parti ? &quot;. La rencontre &eacute;tait pr&eacute;sid&eacute;e par la premi&egrave;re vice-pr&eacute;sidente du parti, Mme K&eacute;&iuml;ta Rokiatou N'Diaye qui a &eacute;voqu&eacute;, non sans ironie, les m&eacute;thodes par lesquels le parti doit passer pour remporter, dit-elle, l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2007. Elle a aussi encourag&eacute; et f&eacute;licit&eacute; les d&eacute;put&eacute;s RPM, principalement l'honorable Bou Tour&eacute;, pour l'interpellation du ministre de l'Administration territoriale et des Collectivit&eacute;s Locales, le G&eacute;n&eacute;ral Kanfougouna Kon&eacute;.<br /><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Apr&egrave;s la victimisation, la d&eacute;stabilisation</span><br /><br />Un c&eacute;l&egrave;bre adage de chez nous dit qu' &quot; une soir&eacute;e qui sera int&eacute;ressante, on le pressent d&egrave;s l'apr&egrave;s-midi &quot;. Ceci r&eacute;sume &agrave; suffisance ce que r&eacute;serve l'acc&egrave;s d'IBK &agrave; la magistrature supr&ecirc;me aux Maliens. Des Maliens qui ont vu IBK &agrave; l'&oelig;uvre pendant longtemps. D'abord pendant six ans en tant que Premier ministre, chef du parti au pouvoir avec tous les pouvoirs au propre comme au figur&eacute;, ensuite comme pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale pendant plus de quatre ans. <br /><br />Comme Premier ministre, la seule image que l'actuel pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale a laiss&eacute; aux Maliens, c'est celle d'un dictateur pr&egrave;s &agrave; tout pour pr&eacute;server son fauteuil, et faire plaisir &agrave; ses ma&icirc;tres et aux flatteurs dont sa Cour ne d&eacute;semplissait jamais. Il suffisait simplement qu'Alpha ordonne pour qu'IBK ex&eacute;cute sans r&eacute;fl&eacute;chir et qu'il e donne la paternit&eacute; de la chose ou que les griottes entonnent les louanges des K&eacute;&iuml;ta pour qu'IBK verse des larmes et se prenne v&eacute;ritablement pour Soundiata K&eacute;&iuml;ta lui-m&ecirc;me. L&agrave;, il ne se contr&ocirc;lait plus, il devenait capable de tout et se moquait royalement de ses autres concitoyens. L'important, c'&eacute;tait la satisfaction de ses d&eacute;sirs et le soin e son image. S'il fallait dresser un bilan d'IBK &agrave; la Primature, tout ce qu'on pourrait faire, c'est &eacute;num&eacute;rer toutes les marches r&eacute;prim&eacute;es avec force, son accaparement des m&eacute;dias d'Etat qu'ils n'h&eacute;sitait pas &agrave; r&eacute;primander quand il n'&eacute;tait pas content d'une image qui est pass&eacute; ou quand une des c&eacute;r&eacute;monies qu'il a pr&eacute;sid&eacute; n'&eacute;tait pas passer &agrave; temps. Des m&eacute;dias qui continuent &agrave; le servir encore malgr&eacute; ce qu'il fait croire. On couvre m&ecirc;me des &eacute;v&eacute;nements qui se tiennent chez lui (ce qui est en soit contestable). On peut aussi reproch&eacute; &agrave; IBK son go&ucirc;t tr&egrave;s prononc&eacute; pour le gaspillage des fonds de l'Etat, son train de vie digne d'un responsable de pays super d&eacute;velopp&eacute;. <br />L'ardoise de la cellule de communication qu'il a mise en place au niveau de la Primature existe encore et il est temps que toute la lumi&egrave;re soit faite sur cette affaire.&nbsp; <br /><br />A la t&ecirc;te de l'Assembl&eacute;e nationale, IBK n'a fait que mettre des b&acirc;tons dans les roues de celui &agrave; qui il doit d'ailleurs ce poste. Contre vents et marr&eacute;es, ATT a tenu &agrave; propulser IBK au perchoir. Il ne l'aurait pas fait que le Mali allait continuer sa marche, IBK le sait. Cependant, ATT, pour ne pas humilier IBK et le laisser fl&acirc;ner dans les couloirs de l'Assembl&eacute;e nationale comme un simple d&eacute;put&eacute; de la Commune IV a promis et l'a fait pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale. Cependant, malgr&eacute; cela, et malgr&eacute; tout ce qu'il dit par rapport &agrave; l'honneur et au Mali, IBK ne manque aucune occasion pour d&eacute;nigrer ATT et le traiter de tous les noms. Champion de la victimisation, il fait croire &agrave; tous qu'ATT ne lui veut que du mal. Tout cela emprunt d'un manque de courage d&eacute;go&ucirc;tant et d&eacute;bordant. Le 8 juin 2004, par exemple, apr&egrave;s que le RPM ait remis au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique une d&eacute;claration dans laquelle il d&eacute;non&ccedil;ait la gestion du pays (une gestion dont le parti est enti&egrave;rement comptable &agrave; travers ses ministres qui sont dans le gouvernement), IBK dira que c'est contre sa volont&eacute; que ce document a &eacute;t&eacute; publi&eacute; et qu'il ne le cautionnait pas. R&eacute;cemment, &eacute;galement, pendant que ses ministres cautionnent les Accords d'Alger lui, en tant que pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, dans une sortie maladroite et non &agrave; propos incite les citoyens &agrave; la violence en d&eacute;non&ccedil;ant les Accords. <br /><br />Au lieu qu'il retire ses ministres du gouvernement (il n'a d'ailleurs plus aucune autorit&eacute; sur ces derniers), il joue au plus malien et cherche des justificatifs et des faux-fuyants. Sachez raison grad&eacute;e, Honorable pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, le Mali, c'est nous tous. On l'aime, ou on fait ses bagages pour&hellip;Lom&eacute;. <br /><br />Apr&egrave;s tout, il y a encore toujours un autre Eyadema &agrave; la t&ecirc;te de ce pays. Il saura bien s'occuper de vous en respect &agrave; la m&eacute;moire de son p&egrave;re.<br /><br />Moussa TOURE</font>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ibrim Boubacar KEÏTA et le RPM : Déstabiliser le pouvoir  pour survivre et gagner</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique-rpm/ibrim-boubacar-keita-et-le-rpm-destabiliser-le-pouvoir-pour-survivre-et-gagner-11387.html</link>
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<pubDate>Fri, 01 Sep 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Libération</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">Les &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales dans notre pays avancent &agrave; grands pas. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces &eacute;ch&eacute;ances auront un enjeu tr&egrave;s important. Le pr&eacute;sident Amadou Toumanbi Tour&eacute;&nbsp; finissant son premier mandat dont il fera le bilan aura (s'il est candidat &agrave; sa propre succession) en face de lui au moins un adversaire de taille, le pr&eacute;sident du RPM, non moins pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, Ibrim Boubacar K&eacute;&iuml;ta dont les partisans sont pr&ecirc;ts &agrave; tout pour acc&eacute;der &agrave; Koulouba.&nbsp; </p>
<p>&quot; On nous a vol&eacute; notre victoire en 2002, si jamais on le faisait en 2007, le Mali conna&icirc;tra un autre 26 mars &quot;, c'est en substance ce qu'a d&eacute;clar&eacute; un haut responsable du Rassemblement pour le Mali (RPM) lors d'une rencontre de la jeunesse de ce parti tenue il y a de cela quelques semaines. Une phrase qui r&eacute;sume &agrave; elle toute seule l'&eacute;tat d'esprit des tisserands &agrave; l'approche de la pr&eacute;sidentielle de 2007. Ensuite, cette affirmation (tellement incitative &agrave; la violence de responsable RPM) explique jusqu'o&ugrave; les partisans d'IBK sont pr&ecirc;ts &agrave; aller pour acc&eacute;der &agrave; la magistrature supr&ecirc;me l'ann&eacute;e prochaine. M&ecirc;me par la violence si cela &eacute;tait n&eacute;cessaire.Chez les tisserands le leitmotiv est clair et sans aucune ambigu&iuml;t&eacute; : D&eacute;stabiliser le pouvoir&nbsp; pour survivre et gagner. A l'instar de son mentor ivoirien Laurent Gbagbo, Ibrim Boubacar K&eacute;&iuml;ta et son parti sont toujours dans la logique de la violence. De m&ecirc;me que le pr&eacute;sident ivoirien, IBK et son parti ne perdent donc aucune occasion pour semer la haine et la confusion chez les populations. Comme Laurent Gbagbo le fait s'il sent son pouvoir menac&eacute; en envoyant les jeunes patriotes dans la rue. </p>
<p>Le RPM est depuis un certain temps dans cette logique, celui du recrutement dans ses rangs de jeunes violents, comme certains ex-leaders de l'AEEM qui sont partis grossir les rangs des tisserands depuis quelques ann&eacute;es. Ces derniers viennent d'ailleurs de montrer leurs muscles lors d'une rencontre organis&eacute;e r&eacute;cemment pour d&eacute;noncer les accords d'Alger au centre Djoliba. Lors de cette r&eacute;union &agrave; laquelle ont particip&eacute; plusieurs responsables du parti et qui &eacute;tait diffus&eacute; en direct sur certaines radios de la place, tous les discours prononc&eacute; s'articulait autour de la position du parti par rapport au pouvoir et aux Accords d'Alger. Des propos qui, en r&eacute;alit&eacute;, n'avaient rien &agrave; voir avec le th&egrave;me de la rencontre : &quot; Quelle est la part de responsabilit&eacute; de chaque entit&eacute; du parti, notamment le BPM, le BN-UF, le BN-UJ, les d&eacute;put&eacute;s, les commissions permanentes et le collectif des conseillers municipaux du district de Bamako dans la mise en &oelig;uvre des dispositions contenues dans la r&eacute;solution g&eacute;n&eacute;rale de la 2&egrave;me conf&eacute;rence nationale du parti ? &quot;. La rencontre &eacute;tait pr&eacute;sid&eacute;e par la premi&egrave;re vice-pr&eacute;sidente du parti, Mme K&eacute;&iuml;ta Rokiatou N'Diaye qui a &eacute;voqu&eacute;, non sans ironie, les m&eacute;thodes par lesquels le parti doit passer pour remporter, dit-elle, l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2007. Elle a aussi encourag&eacute; et f&eacute;licit&eacute; les d&eacute;put&eacute;s RPM, principalement l'honorable Bou Tour&eacute;, pour l'interpellation du ministre de l'Administration territoriale et des Collectivit&eacute;s Locales, le G&eacute;n&eacute;ral Kanfougouna Kon&eacute;.<br /><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Apr&egrave;s la victimisation, la d&eacute;stabilisation</span></p>
<p>Un c&eacute;l&egrave;bre adage de chez nous dit qu' &quot; une soir&eacute;e qui sera int&eacute;ressante, on le pressent d&egrave;s l'apr&egrave;s-midi &quot;. Ceci r&eacute;sume &agrave; suffisance ce que r&eacute;serve l'acc&egrave;s d'IBK &agrave; la magistrature supr&ecirc;me aux Maliens. Des Maliens qui ont vu IBK &agrave; l'&oelig;uvre pendant longtemps. D'abord pendant six ans en tant que Premier ministre, chef du parti au pouvoir avec tous les pouvoirs au propre comme au figur&eacute;, ensuite comme pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale pendant plus de quatre ans. </p>
<p>Comme Premier ministre, la seule image que l'actuel pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale a laiss&eacute; aux Maliens, c'est celle d'un dictateur pr&egrave;s &agrave; tout pour pr&eacute;server son fauteuil, et faire plaisir &agrave; ses ma&icirc;tres et aux flatteurs dont sa Cour ne d&eacute;semplissait jamais. Il suffisait simplement qu'Alpha ordonne pour qu'IBK ex&eacute;cute sans r&eacute;fl&eacute;chir et qu'il e donne la paternit&eacute; de la chose ou que les griottes entonnent les louanges des K&eacute;&iuml;ta pour qu'IBK verse des larmes et se prenne v&eacute;ritablement pour Soundiata K&eacute;&iuml;ta lui-m&ecirc;me. L&agrave;, il ne se contr&ocirc;lait plus, il devenait capable de tout et se moquait royalement de ses autres concitoyens. L'important, c'&eacute;tait la satisfaction de ses d&eacute;sirs et le soin e son image. S'il fallait dresser un bilan d'IBK &agrave; la Primature, tout ce qu'on pourrait faire, c'est &eacute;num&eacute;rer toutes les marches r&eacute;prim&eacute;es avec force, son accaparement des m&eacute;dias d'Etat qu'ils n'h&eacute;sitait pas &agrave; r&eacute;primander quand il n'&eacute;tait pas content d'une image qui est pass&eacute; ou quand une des c&eacute;r&eacute;monies qu'il a pr&eacute;sid&eacute; n'&eacute;tait pas passer &agrave; temps. Des m&eacute;dias qui continuent &agrave; le servir encore malgr&eacute; ce qu'il fait croire. On couvre m&ecirc;me des &eacute;v&eacute;nements qui se tiennent chez lui (ce qui est en soit contestable). On peut aussi reproch&eacute; &agrave; IBK son go&ucirc;t tr&egrave;s prononc&eacute; pour le gaspillage des fonds de l'Etat, son train de vie digne d'un responsable de pays super d&eacute;velopp&eacute;. <br />L'ardoise de la cellule de communication qu'il a mise en place au niveau de la Primature existe encore et il est temps que toute la lumi&egrave;re soit faite sur cette affaire.&nbsp; </p>
<p>A la t&ecirc;te de l'Assembl&eacute;e nationale, IBK n'a fait que mettre des b&acirc;tons dans les roues de celui &agrave; qui il doit d'ailleurs ce poste. Contre vents et marr&eacute;es, ATT a tenu &agrave; propulser IBK au perchoir. Il ne l'aurait pas fait que le Mali allait continuer sa marche, IBK le sait. Cependant, ATT, pour ne pas humilier IBK et le laisser fl&acirc;ner dans les couloirs de l'Assembl&eacute;e nationale comme un simple d&eacute;put&eacute; de la Commune IV a promis et l'a fait pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale. Cependant, malgr&eacute; cela, et malgr&eacute; tout ce qu'il dit par rapport &agrave; l'honneur et au Mali, IBK ne manque aucune occasion pour d&eacute;nigrer ATT et le traiter de tous les noms. Champion de la victimisation, il fait croire &agrave; tous qu'ATT ne lui veut que du mal. Tout cela emprunt d'un manque de courage d&eacute;go&ucirc;tant et d&eacute;bordant. Le 8 juin 2004, par exemple, apr&egrave;s que le RPM ait remis au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique une d&eacute;claration dans laquelle il d&eacute;non&ccedil;ait la gestion du pays (une gestion dont le parti est enti&egrave;rement comptable &agrave; travers ses ministres qui sont dans le gouvernement), IBK dira que c'est contre sa volont&eacute; que ce document a &eacute;t&eacute; publi&eacute; et qu'il ne le cautionnait pas. R&eacute;cemment, &eacute;galement, pendant que ses ministres cautionnent les Accords d'Alger lui, en tant que pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, dans une sortie maladroite et non &agrave; propos incite les citoyens &agrave; la violence en d&eacute;non&ccedil;ant les Accords. </p>
<p>Au lieu qu'il retire ses ministres du gouvernement (il n'a d'ailleurs plus aucune autorit&eacute; sur ces derniers), il joue au plus malien et cherche des justificatifs et des faux-fuyants. Sachez raison grad&eacute;e, Honorable pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, le Mali, c'est nous tous. On l'aime, ou on fait ses bagages pour&hellip;Lom&eacute;. </p>
<p>Apr&egrave;s tout, il y a encore toujours un autre Eyadema &agrave; la t&ecirc;te de ce pays. Il saura bien s'occuper de vous en respect &agrave; la m&eacute;moire de son p&egrave;re.</p>
<p>Moussa TOURE</font>"</p>]]> </content:encoded>
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