<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
     xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
     xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
     xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/"
     xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
     xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
     xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/">
<channel>
<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Madikama</title>
<link>https://www.maliweb.net/rss/author/Madikama</link>
<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; Madikama</description>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

<item>
<title>Programme de renforcement des capacités de l’Assemblée Nationale du Mali : Le NDI soutient les députés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/programme-renforcement-capacites-lassemblee-nationale-du-mali-ndi-soutient-les-deputes-387862.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/programme-renforcement-capacites-lassemblee-nationale-du-mali-ndi-soutient-les-deputes-387862.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 27 Jun 2014 04:43:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un séminaire d’Orientation  des députés organisé par le NDI s’est ouvert hier  26 Juin 2014 à l’hôtel Salam en présence  de plusieurs hautes personnalités et des députés de  l’Assemblée Nationale. La cérémonie d’ouverture de ce séminaire était présidée  par le 2<sup>e</sup> vice président de l’Assemblée Nationale, Amadou Thiam.</em></strong>

L’Assemblée Nationale doit posséder un savoir faire dans le travail législatif  pour permettre à  cette chambre des députés de comprendre le travail parlementaire, les procédures et organisations de la tâche des députés. Dans cette optique, afin de renforcer les capacités du  personnel parlementaire que le NDI a organisé  un séminaire d’introduction et d’orientation des députés maliens sur les fonctions fondamentales du parlement.

L’objectif général du séminaire d’orientation est de renforcer la connaissance et la compréhension des députés sur leurs rôles et responsabilités et plus spécifiquement renforcer les compétences réprésentatives, législatives et de contrôle des parlementaires par la compréhension de leurs rôles et responsabilités

Pour  Dr Sophia Moestrup, Directrice adjointe du NDI pour l’Afrique du centre et de l’Ouest,cette activité s’inscrit dans le cadre du Programme de Renforcement des capacités de l’Assemblée Nationale  (RECAN), financé par l’Ambassade du Royaume du Danemark et le PNUD.

En rappelant ces mots du président de l’assemblée Nationale lors de sa prise de fonction : « Nous veillerons à ce que notre assemblée ne soit pas une chambre d’enregistrement. Notre peuple nous observe …», elle voulait signifier que le premier responsable de l’Assemblée Nationale a mis le doigt sur toute l’importance pour l’assemblée de représenter et de défendre les intérêts des citoyens afin de renforcer la gouvernance démocratique au Mali, indique- t- elle.

Quant à la représentante de l’ambassade du royaume de Danemark à cette cérémonie, elle dira que le présent programme ambitionne d’apporter une réponse à la reconfiguration  de l’Assemblée Nationale. Etant donné  que lors de sa déclaration de politique générale, le Premier Ministre a laissé entendre que le gouvernement malien compte mettre en œuvre des reformes politiques dont l’objectif serait de renforcer la démocratie malienne.

Aux dires de l’honorable Amadou Thiam, 2<sup>e</sup> vice président de l’Assemblée Nationale, le premier mandat est sur le point de terminer sa première session, pour cela il est plus que nécessaire de renforcer des capacités des élus de l’Assemblée Nationale du Mali, selon lui, le parlement doit être le garant de la démocratie  d’où l’obligation pour l’Assemblée Nationale d’être une institution forte.  <strong>Fatoumata Fofana</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grande négociation d’abord avec les islamistes : La petite négociation ensuite entre les communautés</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/grande-negociation-dabord-avec-les-islamistes-la-petite-negociation-ensuite-entre-les-communautes-132803.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/grande-negociation-dabord-avec-les-islamistes-la-petite-negociation-ensuite-entre-les-communautes-132803.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 09 Mar 2013 10:06:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Est-il normal que les minarets soient interdits en Suisse et que dans la ville des 33 saints, Tombouctou, le touriste suisse soit accueilli par un bar à l’aéroport ? Où donc se trouve véritablement l’extrémisme ?</i></b>

[caption id="attachment_131532" align="aligncenter" width="620"]<img class="size-full wp-image-131532" alt="Photo d'illustration © Mohamed Sifaoui / Sipa" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/djihadistes.jpg" width="620" height="270" /> Photo d'illustration © Mohamed Sifaoui / Sipa[/caption]

<b>Qui est plus extrémiste : le dhihadiste ou le partisan du mariage pour tous ?</b>

Ceux qui ont interdit les minarets, le voile musulman (en tolérant celui des autres religions), engagé la campagne contre l’excision (l’honneur de la femme dans les pays où elle est pratiquée), voire la circoncision (qu’un tribunal allemand a condamnée), qui ont autorisé l’alcool en interdisant le tabac, même dans la rue, le déclarant plus nocif que la boisson de Bacchus ! Et, last but not least, le mariage homosexuel et l’adoption  par des couples homosexuels adoptée !<b> </b>Si Hitler avait   poussé le bouchon un peu trop loin avec sa traque des homosexuels et ses expériences eugénistes, ses successeurs, qui sont ses vainqueurs, régnant aujourd’hui sur l’Europe, sont, eux, tombés dans l’excès contraire. Voilà un extrait de presse des débats (journal Le Point) à l’Assemblée nationale française le 4 février dernier sur le nouveau code de la famille français, portant sur la notion même de parents dans la famille :
<h2>« Difficultés techniques à la transmission du nom</h2>
L'UMP a continué sa longue bataille contre le texte, à coups notamment d'amendements identiques visant à supprimer plusieurs dispositions. Pour écourter quelque peu des débats tournant en rond à ses yeux, la gauche a voté à plusieurs reprises une disposition pour réduire la durée de la discussion générale sur chaque article, ce que la droite a dénoncé. De longs échanges ont porté sur une disposition du texte qui prévoit qu'en cas de désaccord ou d'absence de choix des parents, les noms de chacun d'eux, accolés dans l'ordre alphabétique, seront donnés à l'enfant, alors qu'actuellement c'est le nom du père qui est attribué.

"Une révolution", selon Bernard Accoyer (UMP). Accusant gouvernement et majorité de "tromper les Français", Hervé Mariton (UMP) a notamment souligné qu'à l'avenir, "en l'absence de déclaration conjointe, s'il n'y a pas de démarche des parents, l'enfant ne prendra pas le nom du père". Favorable politiquement à la disposition sur la transmission du nom, le radical de gauche Alain Tourret s'est inquiété de son aspect "technique", évoquant la possibilité qu'un enfant adopté se retrouve avec trois noms.
<h2>"Les choses ne sont pas figées" (Bertinotti)</h2>
La ministre déléguée à la Famille Dominique Bertinotti a affirmé dans les couloirs que "les choses ne sont pas figées" et que le gouvernement allait "essayer de trouver quelque chose de satisfaisant", peut-être à la faveur de la navette parlementaire. Autre critique récurrente à droite : la future loi va "fragiliser les adoptions à venir", notamment internationales. Argument récusé par Dominique Bertinotti, qui a reproché à l'UMP "à nouveau de jouer sur les peurs".

Très débattues aussi, les modifications du Code civil sur les mots "père" et "mère". L'article 4 réécrit du projet de loi (dit "balai"), constitué d'une longue série de coordinations visant à remplacer les termes de père et de mère par parents, indique que les dispositions du Code civil s'appliquent "aux parents de même sexe lorsqu'elles font référence aux père et mère", etc. "Un tour de passe-passe mettant 170 fois à la trappe les termes "père" et "mère" qui transforme profondément le droit de la famille et de la filiation", a dénoncé l'un des principaux orateurs de l'UMP, Philippe Gosselin. »

La loi sur le mariage homosexuel a fini par être adoptée, ainsi que l’adoption d’enfants par des couples issus de tels mariages. La plénitude des autres droits sera accordée après  réexamen des articles concernés, assurent les députés socialistes, qui entendent exécuter jusqu’au bout cette promesse électorale de François Hollande.

<b>La petite négociation</b>

C’est celle qui doit se passer entre communautés maliennes. Le sénateur français Jean-Pierre Chevènement en visite à Bamako ce 25 février insiste bien que la réconciliation c’est d’abord entre les gens qui doivent être réconciliés. Une réconciliation entre les Touareg, très minoritaires, et les autres communautés du Nord, comme le demandent les élus, à commencer par ceux du Nord, ou ce citoyen songhaï, qui regrette que les Touareg aient majoritairement soutenu l’occupation ? Une réconciliation entre Touareg et populations du Sud, comme le réclament les actuels des accords de1991 (Le Pacte national) et de 2006 (Accord d’Alger) ? En tout cas le représentant de la communauté Bella (anciens esclaves des Touareg) s’est étonné, il y a quelques jours, que les autorités négocient chaque fois avec ceux  qui ont pris les armes, leur accordent des avantages, ignorant les laborieuses et pacifiques  populations Bella. Négocier, c’est aussi le retour des Touareg dans l’armée nationale : si 80 à 85% ont régulièrement déserté à l’appel de rébellions successives, sans compter l’indiscipline chronique et les faveurs qui leur étaient réservées, est-il possible de les réintégrer aux côtés de ceux qui ont tant souffert de leur comportement, que l’adjudant-chef Bakari Berthé qualifie d’apatride dans la « Ligne de front » (une émission de la télévision malienne) du 26 février ? Car le bataillon Gamou, s’il a sauvé l’honneur tamashek, ne suffira pas à calmer à l’égard d’un ennemi considéré comme traître et raciste, la légitime répulsion d’une armée décomposée, et surtout atteinte dans son honneur, accusée qu’elle est d’avoir fui l’ennemi. Nous voilà dans une situation similaire à celle des Arabes israéliens, interdits de recrutement jusqu’à une date récente, du seul fait d’être arabes, un ostracisme aux antipodes de la notion de réconciliation ou de république tout simplement. C’est dire que cette réconciliation, déjà compliquée par l’irrédentisme et l’occupation, cache des pièges redoutables, et que la petite négociation risque d’être aussi ardue que la grande.

<b>Ibrahima KOÏTA </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La vision pour Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-vision-pour-kidal-132788.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-vision-pour-kidal-132788.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 09 Mar 2013 08:49:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Mohamed Ag Ichrach, représentant des cadres du Nord au 13<sup>e</sup> Forum de Bamako, a une vision pour Kidal : une grande ville, avec des investisseurs venus de partout : d’Algérie, du Niger, de Libye, du Nigéria, et, bien sûr, du Mali…Voilà ce qu’est devenu Kidal, petit village du Sahara il y a quelques années.</strong></em>

<img class="alignleft size-full wp-image-81122" alt="Mali-Kidal_cAlicroche" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/Mali-Kidal_cAlicroche.jpg" width="350" height="200" />Ce qu’on doit faire, c’est chercher une formule du vivre ensemble, arrêter de parler sans arrêt de Soundiata, de Sonni Ali Ber, d’El Hadj Oumar :à nous de chercher, par notre itelligence, les solutions aux problèmes de notre société…Parmi les bienfaits de la rébellion, on doit citer l’intégration des populations touareg aux populations du Sud.  Il faut des Etats-nations en Afrique, selon le chercheur André Bourgeot et Houphouët disait que l’Afrique n’avait pas été balkanisée, se félicitant que l’Amiral Fadiga, un Maouka de Touba, ville de l’Ouest, ait eu accès à la mer à San Pedro, pays des Kroumen sur le littoral, grâce à la République de Côte d’Ivoire. Les propos d’Ag Ichrach, rebelle de 1990, coïncident avec ceux de l’ambassadeur américain en visite ces jours-ci à Bamako : il faut lutter contre le terrorisme et répandre la démocratie dans le monde. A présent, il faut veiller à tirer profit de ce que les temps modernes nous offrent pour l’épanouissement des peuples ; la démocratie n’est plus qu’une vielle vieille miss détrônée à côté du téléphone mobile et d’internet, qui abolissent les déserts et les mers. A côté des Kurdes et  des Mongols, les Touareg et les Peul se moqueront des frontières tracées par les vieux géomètres à la règle, au compas ou au sextant, vieux instruments, s’il en est… Au fait, n’est-ce pas la voie à suivre pour les autres ethnies du continent, grandes et petites, dont il faut sauver la culture et le génie de l’oubli, sinon de l’abandon, triste sort qu’ont connu tant de cultures et de langues par le passé, à l’heure de la centralisation forcée. On pardonnera donc aux Flamands tant d’empressement à ne pas subir nouveau la guillotine culturelle ou à Tabital Pullako d’avoir oublié l’autre jour de demander l’autorisation de fréquence pour sa radio en langue peul. Le russe, l’espagnol, l’allemand et notre bon vieux français ne seront plus menacés par la langue de l’oncle Sam.

<b>Ibrahima KOÏTA</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title> On interdit à l’armée malienne et à la Cedeao d’aller à Kidal </title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/on-interdit-a-larmee-malienne-et-a-la-cedeao-daller-a-kidal-132796.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/on-interdit-a-larmee-malienne-et-a-la-cedeao-daller-a-kidal-132796.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 09 Mar 2013 06:57:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><b><img class="alignleft size-full wp-image-125945" alt="kidal" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/02/kidal.jpg" width="315" height="236" />Le  professeur André Bourgeot est Directeur de recherches au Centre national de Recherches Scientifiques de Défense de France ; cet anthropologue connaît bien le Sahara pour y avoir séjourné dans les années 70, précisément en Algérie, au Mali et au Niger. Le professeur  Bourgeot est au micro de Niaza Coulibaly de l’ORTM.</b></em>

Si le mouvement national de libération de l’AZAWAD dit : on a commis des erreurs, on accepte le désarment, on va faire amende honorable, là il crée une situation politique nouvelle qui peut aller dans le sens d’un dialogue restauré. Ensuite la négociation on verra. La position actuelle du MNLA, c’est on ne veut pas de l’armée malienne sur le territoire de Kidal, on ne veut pas non des militaires de la CEDEAO sur le territoire de Kidal : dans ces conditions,  comment voulez-vous engager un dialogue un dialogue, à partir du moment où ils réaffirment en définitive, c’est une réaffirmation de l’indépendance. Donc on ne peut pas négocier avec des groupes armées qui continuent à dire nous on ne veut pas être dans le Mali ; donc là ça bloque, bien que le discours des responsables de MNLA soit tout le temps : on veut dialoguer, mais c’est la partie malienne qui ne veut pas dialoguer. Finalement c’est un dialogue de sourds, ça cache quand même des choses qui sont un petit peu inquiétantes : si je veux négocier avec vous, ça veut dire que nécessairement je vais dans le sens d’un compromis, donc il faut créer des conditions d’ un compromis pour pouvoir discuter, pour pouvoir parler, pour voir quelles sont les concessions que l’on peut faire de part et d’autre, sinon c’est pas possible.

<b>Question : Alors comment Vous comprenez cette position française qui dit en substance qu’il faut négocier avec le MNLA ?    </b>

Bon ça, ça relève des décideurs politiques français, mais on ne peut pas poser le problème des négociations comme étant un en-soi, indépendamment des conditions de la négociation. Il existe une constitution au Mali, qui est celle de 1991, donc qui pose le problème de la constitutionnalité des négociations et des groupes avec lesquels négocier. Or  me semble t-il la constitution malienne de 1991n’ouvre pas la porte pour la négociation avec des groupes  armés qui veulent l’indépendance et qui refusent de reconnaitre la présence d’une autorité militaire sur son territoire : en conséquence de quoi elle s’est complètement bloquée ; alors  maintenant il y a aussi d’autres stratégies que je ne connais pas, en relation avec les otages peut-être, mais je tiens quand même à dire une chose : c’est que le MNLA qui dit : nous on sait où se trouvent les otages, vous ne pouvez rien faire sans nous… C’est faux ! Vous avez quand le colonel major Hadji  Gamou qui connaît particulièrement bien cette région et qui peut lui aussi intervenir dans cette partie-là ; or je constate, et ça c’est quand quelque chose qui m’interpelle, que El Hadj Gamou, on le cantonne à Gao et peut-être même à Ménaka, mais on lui interdit d’aller  Kidal : quelque part ça dérange, dans les conditions d’autorité et d’ordre au sein de l’armée. Il y a peut- être une réorientation qui se fait, mais ne pas les mettre sur la touche. Je crois que les mettre complètement  sur la touche serait probablement une erreur ; mais négocier avec eux ça implique des conditionnalités et si ces conditionnalités ne sont pas respectées ça veut dire qu’ils ne veulent pas négocier.

Nos invités sur la ligne des fronts sont HOMENI Belco Maïga et le Docteur Akory Ag Iknane respectivement président du conseil régional de Kidal  et président des ressortissants de Kidal, ils tirent sur la sonnette d’alarme pour la libération totale de la région de Kidal où les populations sont prises dans un étau ,où le MNLA sème la terreur, les deux invités sont au micro de Abass    Fanbougouri Traoré.

<b>LE MNLA N’A JAMAIS EU DE SOUTIEN POPULAIRE  DANS LA REGION DE KIDAL  </b>

<b></b><em><b>Monsieur le président, aujourd’hui quelle est la situation au niveau de votre région, Kidal ?</b></em><b>:</b>

&nbsp;

Merci de nous inviter sur ce plateau, je pense que la situation à Kidal aujourd’hui est, celle que vous connaissez, c'est-à-dire que les Français sont aujourd’hui à Kidal, ils sont au niveau de l’aéroport de Kidal ; il y a aussi des troupes tchadiennes qui sont dans le Camp II et aux alentours de Kidal, il y a aussi des forces en présence, notamment les MNLA qui sont à Kidal ; les trois cohabitent auprès des populations qui  se retrouvent dans cette situation qu’ils ne comprennent pas : l’absence de l’Etat. Voilà un peu la situation sur le terrain aujourd’hui.

<b> Beaucoup disent que le MNLA ne représente rien ; qu’est-ce qu’ils font à Kidal aujourd’hui ?</b>

Le MNLA aujourd’hui à Kidal, en fait c’est une partie du MNLA et une partie d’Ansardine, c’est n’est pas seulement le MNLA, c’est les deux groupes qui ont pratiquement fusionné pour s’installer à Kidal. Les populations sont réfractaires à ce qui se passe aujourd’hui dans la ville de Kidal. Le MNLA n’a jamais eu de soutien populaire, je le confirme,  dans la région de Kidal ; il s’est imposé, il a profité de cette situation pour s’imposer aujourd’hui dans la région de Kidal, notamment dans la ville de Kidal après le départ de certains éléments, j’ai bien dit de certains éléments d’ANSARDINE. La population n’adhère pas, je le confirme, la population de Kidal n’adhère pas à ce qui se passe aujourd’hui dans la ville de Kidal, notamment la pression que le MNLA exerce sur les populations.

<b> Est-ce que ces informations, vous les avez données aux plus hautes autorités ?</b>

De toutes les façons, nous sommes en contact avec notre ministère à travers notre gouverneur et toutes les informations que nous avons, on informe notre gouverneur au fur et à mesure  de l’évolution des faits.

<b>LES POPULATIONS N’ONT PAS ACCEPTE DE RENCONTRER LE MNLA </b>

<b>:</b> <b>Docteur Akory, cette situation comment vous vous la percevez ? Ca veut dire que le MNLA est toujours là ?</b>

Justement, malheureusement malgré nous, effectivement le MNLA est présent, non seulement à Kidal mais aussi à Tessalit ; et je voulais juste rappeler qu’à Tessalit, quand ils sont arrivés, ils ont tenté de rencontrer les populations et les populations n’ont pas accepté de rencontrer, leur disant, dans tous les cas, c’est vous qui avez chassé nos élus que nous connaissons ; ils ont cité la présidente du Conseil de cercle de Tessalit, les élus, le maire, etc. Donc nous, c’est eux qu’on reconnaît : tant qu’ils ne sont pas là, nous n’avons absolument rien à vous dire.

<b> Il y a cette urgence-là, Docteur, mais il y a aussi l’urgence humanitaire, les édifices publics quand même, contrairement aux autres régions comme Tombouctou et même Gao, n’ont pas été atteints : est-ce que c’est la même réalité à Kidal aujourd’hui ? Qu’est ce qu’il faut pour les protéger, quelles sont les urgences?</b>

Bon je pense que<b> </b>effectivement le Kidal a eu cette chance de voir la plus part des édifices qui n’ont pas été saccagés, même si effectivement les édifices publics ont été vandalisés pour enlever la plupart des équipements publics ; mais au moins  ils n’ont pas été détruits, c'est-à-dire que pratiquement les immeubles n’ont pas été atteints. La région a eu cette chance effectivement, comme une partie de Gao, où, au plan sanitaire, nous avons en son temps formé des ressortissants de la région pour s’occuper de la santé des populations ; et c’est cette chance que nous avons à Tessalit : il y a des agents de santé de la localité ; à Kidal aussi il y a en a ; donc c’est eux qui prennent en charge sur le plan sanitaire les populations. Mais aujourd’hui la situation humanitaire est telle que la frontière algérienne étant fermée, que les gens ont du mal à venir à Gao, qui, traditionnellement même, n’est pas la zone habituelle où les gens viennent s’approvisionner ; ici l’approvisionnement est fait essentiellement à partir de l’Algérie ; donc aujourd’hui les gens sont pris dans un étau, et la situation humanitaire devient de plus en plus préoccupante, en particulier la situation nutritionnelle des enfants certainement se dégrade de plus en plus, donc je pense qu’une action doit être menée pour venir en aide à ces populations qui se retrouvent prises dans un étau.

<b> Monsieur le président, le retour de l’administration, puisqu’il y a des urgences et des élus est vivement attendu : qu’est-ce que vous attendez ici à Bamako ?</b>

Merci, je pense que tout dernièrement nous avons eu une rencontre avec notre ministère de tutelle qui nous a instruit, dès que les conditions seront réunies, de rejoindre nos régions. Actuellement pour Gao, Tombouctou  je pense que ça ne pose pas beaucoup de problème, mais pour la région de Kidal il y a certains préalables.

<em><b>Lesquels?</b></em>

Le premier préalable, c’est qu’aujourd’hui nous nous ne pouvons pas… D’abord il y a des hommes en armes qui sont réfractaires au retour de l’administration et des fonctionnaires  de l’Etat et de certains élus ; il faut d’abord désarmer ces hommes  qui sont en armes dans la ville de Kidal, il faut ensuite le retour de l’armée malienne et ensuite suivra le retour de l’administration et de élus ; sans quoi moi en tant que Homény peux retourner à Kidal demain si je le veux, mais sous le drapeau du Mali : je ne retourne que sous ces conditions. Et c’est valable aussi, je sais pour le gouverneur et pour d’autres fonctionnaires ; donc il faut une certaine sécurité et tous ces gens  vont repartir. Deuxièmement, nous ne pouvons pas partir après neufs mois d’absence, comme ça pour des populations qui traversent des difficultés, nous ne pouvons pas partir sans qu’on ait un plan d’urgence pour ces populations ou bien qu’on puisse leur apporter quelque chose ; je l’ai dit à certains partenaires et on est en train de discuter avec beaucoup de partenaires là-dessus : l’Etat, les partenaires, pour dire que nous sommes prêts à retourner mais qu’il y a un minimum ; le minimum c’est quoi ? C’est que aujourd’hui de rétablir l’électricité et l’eau à Kidal (il y a pas l’eau potable), c’est fournir en médicaments parce que l’approvisionnement n’est plus assuré en médicaments dans nos centres de santé ; c’est de trouver ne serait-ce que des céréales, du lait pour les enfants et penser à la réouverture de l’école.

<b>LE DIALOGUE EST INDISPENSABLE MAIS AVEC TOUTES LES COMPOSANTES DU PAYS, PAS SEULEMENT LES HOMMES EN ARMES</b>

<b>D’autres urgences aussi, Docteur, c’est la réconciliation : comment vous voyez avec les ressortissants ? Est-ce que vous en discutez souvent, de la réconciliation, entre vous ? Parce que le MNLA, quand même, c’est essentiellement des Kidalois?</b>

Je voudrais rectifier quand même que le MNLA, ce n’est pas essentiellement des Kidalois : il y a beaucoup moins de gens de Kidal, je pense qu’il est important de préciser que le MNLA, c’est vrai qu’il y a des Touareg, mais c’est majoritairement des gens de Gao de Tombouctou. Il y a quelques gens de Kidal, donc c’est tout, sauf majoritairement de Kidal ; ça c’est je crois que c’est l’information de taille et qu’il faut comprendre. Initialement, il y avait des gens de Kidal, mais dès qu’Ansardine a été créé, la plupart se sont retrouvés à Ansardine ; donc finalement à un moment donné, il n’y avait presque plus personne de Kidal au sein de MNLA et donc aujourd’hui je crois qu’il n’est pas très aisé de faire la démarcation entre ses différentes racines, que ce soit d’Ansardine ou du MNLA. Mais majoritairement, ce n’est pas des gens de Kidal, ça c’est le premier point ; le deuxième point, nous avons toujours dit, je crois, que les ressortissants de la région de Kidal que nous sommes, nous avions été des premiers dans ce pays à pouvoir dire que nous sommes pour le dialogue. Nous avons bien dit le dialogue, parce que le dialogue est un élément essentiel,  indispensable.

<b>En mettant de côté les prétentions de la division du pays… </b>

Exactement ! Naturellement, c'est-à-dire même, j’allais dire, à un moment donné, si on avait amorcé le dialogue, il était possible d’extirper certains éléments et de leur faire accepter, n’est-ce pas, de rentrer dans le giron de la République et c’est ça la vertu du dialogue. Et lorsqu’on dit qu’on ne dialogue pas, c’est parce qu’on ferme toutes les portes et pour moi les portes doivent être ouvertes ; c’est pour les bons esprits, les gens qui se ravisent, pour essayer de rentrer dans le giron de la République avec ses conditions régaliennes qui ne sont pas du tout négociables. Donc je fais la différence : la négociation et le dialogue pour sauvegarder la laïcité de l’Etat, sauvegarder l’indépendance et du système démocratique en République du Mali ; donc, pour nous, le dialogue, il est nécessaire. Mais dialoguer avec qui? Ça c’est une question extrêmement importante. Nous avons dit que dans la région de Kidal, si aujourd’hui le dialogue se faisait comme par le passé, seulement avec ceux qui ont pris des armes, je pense que ça risque de poser des problèmes ; il faut négocier, dialoguer avec toutes les parties prenantes de la zone, c'est-à-dire toutes les communautés de la zone parce que il y a déjà un dialogue intra- communautaire qu’il faut vouloir amorcer d’abord, ensuite maintenant un dialogue entre justement cette communautés et toutes les autres communautés du pays. Donc,  pour moi, le dialogue est indispensable mais avec toutes les composantes du pays, pas seulement les hommes en armes.

<em><b>…qui ont eu des velléités indépendantistes dans le pays. Aujourd’hui on parle l’arrivée de casques bleus comme casques tampons, mais vu leur expérience dans certains pays, vous quelle est votre appréciation de l’arrivée des casques bleus au Mali ? </b></em>

Je ne connais pas les termes de référence entre le Mali et les Nations unies pou l’envoi des casques bleus au Mali. Mais si tel était que  dans leurs termes de référence, ce soit juste une interposition, je ne pense pas que ça soit opportun aujourd’hui. Aujourd’hui, la préoccupation de tous les Maliens que nous sommes, c’est la paix, la quiétude. Et il ne peut pas y avoir de paix lorsque les armes circulent n’importe comment et aux mains de n’importe qui. Donc la pacification est la condition première ; deuxièmement, si les missions qui vont être assignées à cette force, c’est de faire en sorte d’être, j’allais dire un système sentinelle pour freiner toute velléité, en tout cas  toute possibilité  pour mettre en péril cette paix qui va être acquise, cette tranquillité qui va être acquise, la mettre en mal, effectivement ils doivent intervenir pour parer à ça.

<b> Président Maïga, pour conclure, qu’est-ce que vous pensez de la réconciliation en vue et de la présence des casques bleus, rapidement en un tour de table</b>?

<b>:</b> La réconciliation est une obligation, mais elle ne pourra se faire dans l’impunité. Il faut aujourd’hui que ceux qui ont fauté paient, il faut que tous ceux qui sont sous mandat d’arrêt soient arrêtés et jugés dans les normes. Il faut que tous les élus qui sont impliqués dans cette rébellion, qui ont détourné la mémoire, notre mémoire, nos archives, qu’ils soient interpelés, il faut que tous les ces militaires qui prennent des armes régulièrement depuis 90 à aujourd’hui, qui sortent, qui reviennent, qu’ils répondent devant la justice militaire. Je pense que dans un Etat démocratique, ils doivent répondre devant la justice. C’est à ce seul prix, que les populations pourront s’assoir et discuter. Moi je ne peux plus parler de négociation, je parle de dialogue. Pourquoi ? Déjà quand les chefs des différents mouvements sont interpellés par la justice, quand demain les élus seront interpellés par rapport à ce qu’ils ont fait, quand les militaires le seront par rapport à ce qu’ils on fait, on va dialoguer avec qui ? Il ne restera que la population ; c’est un dialogue, comme l’a dit le professeur Akory, c’est un dialogue intra et intercommunautaire. Intra, entre nous, et inter entre les autres communautés.

<b></b><b>Et la présence des casques bleus ?</b>

Avant d’arriver aux  casques bleus, je voulais dire que nous sommes prêts. Actuellement nous préparons, dans le cadre de la société civile, des missions de sensibilisation pour un mieux-vivre ensemble. Actuellement le COREN (Collectif des Ressortissants du Nord, Ndlr), la Coalition pour le Mali, dans le cadre du centre du dialogue humanitaire, et beaucoup d’organisations veulent aller sur le terrain pour préparer le mieux-vivre ensemble. Et aujourd’hui, c’est quelque chose de très important.

En ce qui concerne les casques bleus, honnêtement, personnellement, moi je ne vois pas… Les casques bleus, en général c’est une interposition : interposition entre qui et qui ? Non ! La France est venue nous aider pour chasser les terroristes, on est en train de chasser les terroristes, le MNLA doit déposer les armes. S’il était à Tinzawaten, je peux comprendre, ou bien s’il était à Intedjelit, je peux comprendre ; une interposition entre la ville de Kidal et Tinzawaten je peux comprendre ; mais aujourd’hui  interposition entre qui ?

<b>Est-ce que vous êtes pour ou vous n’êtes pas pour ? C’est ça la question !</b>

<b> :</b> Je ne suis pas pour, parce que j’ai vu l’expérience qu’ils ont faite dix-sept ans  au Congo, j’ai vu l’expérience en Côte d’Ivoire, ça n’a pas réussi. Je ne suis pas pour les casques bleus.

Merci beaucoup ! On était, Mesdames et Messieurs avec nos invités venus de Kidal, le président des ressortissants  de Kidal ici à Bamako le professeur ACORY  Ag Iknane, et le président du Conseil régional de Kidal, Homeny Belco Maïga. On  vous remercie. Merci d’être venus sur la ligne de Front, et à très bientôt !]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Récapitulatif Nord du Mali : 26/2/13 Le conseil national de la société civile du Mali réunie en session spéciale exige l’entrée de l’armée malienne à Kidal,</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/recapitulatif-nord-du-mali-26213-le-conseil-national-de-la-societe-civile-du-mali-reunie-en-session-speciale-exige-lentree-de-larmee-malienne-a-kidal-132791.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/recapitulatif-nord-du-mali-26213-le-conseil-national-de-la-societe-civile-du-mali-reunie-en-session-speciale-exige-lentree-de-larmee-malienne-a-kidal-132791.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 09 Mar 2013 05:55:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b>L</b>’exécution des mandats d’arrêt nationaux et internationaux contre les membres du MNLA, la tenue des élections à date échue.

<b>15/2/12 – Publication des résultats du concours d’entrée à la Fonction publique </b>: 1318 admis ayant obtenu la moyenne 10 sur 20 ou plus; 194 postes non pourvus du fait de l’absence de postulants. Pour la première fois les handicapés ont fait le concours ; auparavant ils étaient recrutés sans concours. Le ministre du Travail et de la Fonction publique s’est  réjoui de la transparence qui a prévalu en la circonstance.

<b>12/2/13 – Rentrée universitaire au Mali, avec 12 000 nouveaux bacheliers.</b> Si les enseignants du supérieur ont accepté de mettre fin à leur grève en raison de la situation insurrectionnelle dans le pays, les difficultés n’en demeurent pas moins avec 80 % des enseignants n’ayant pas le niveau (lire : le diplôme requis) selon le Pr Salif Berté, Doyen de la Faculté de Droit ; cette dernière, d’ailleurs, symbolise la crise de l’Université malienne : prévue pour cinq mille étudiants, elle en compte 30 000, sans compter les deux mille nouveaux bacheliers (sur huit mille) à inscrire à la présente rentrée.

<b>Selon Mme Aïssata Touré Coulibaly, présidente des femmes opératrices économiques du Mali,</b> l’informel (où opèrent la majorité des femmes) représente 75% de l’économie malienne.

<b>11/2/13 – Conférence de presse du MP-22 : le mouvement d’Oumar Mariko</b> s’oppose à toue élection avant la libération complète du pays.

<b>11/2/13 Le pape Benoît XVI a annoncé sa démission pour le 28 février prochain ;</b> le Saint Père a invoqué son âge avancé face au poids de sa mission. Il reviendra aux cardinaux de se réunir pour élire un nouveau pape dans les dix-huit jours suivants.

<b>L’ONU envisage de dépénaliser l’homosexualité (Emission Geopolitis du 12/2/13) sur TV5. </b>Selon le même média, dans le monde il y a huit pays où l’homosexualité est punie de peine de mort. La France, quat à elle, vient de légaliser la mariage entre personnes de même sexe.

<b>Mariage pour tous : la loi a été adoptée par l’Assemblée nationale française le 12 février</b> 2013 avec 329 voix pour, 229 contre; elle était portée par la députée socialiste guyanaise Christiane Tobiera.

<b>Selon la RTB le 2/13/13, Lech Walesa, Prix Nobel de la Paix, a déclaré que les députés</b> homosexuels devaient siéger sur les bancs arrière à l’Assemblée nationale, et même dehors.

<b>16/6/1990 La Baule (France) : ultimatum de François Mitterrand aux Etats africains de se </b>démocratiser, de « faire l’ouverture démocratique ».

<b>En France il y a 350 nouvelles esclaves par an (des domestiques sans salaire et maltraitées), dont les plus jeunes ont l’âge de 9 ans</b> ; des violences physiques et sexuelles sont exercées sur un quart d’entre elles. (Selon TV5 le 15/2/13)

<b>12/2/13 Journée internationale de l’enfant soldat. On compte dans le monde 300 000</b> enfants soldats dont 100 000 dans le Sahel.

<b>16/2/13 : Daniel Cohn-Bendit, 68 ans, député  européen, acteur de mai 68 :</b> il faut légaliser l’usage des drogues douces.

<b>2/2/13 : Deux morts et cent blessés dans les affrontements entre Malinkés et Peuls à Conakry. </b>Le président Alpha Condé doit rencontrer les représentants de l’opposition.

<b>11/2/13 – Guinée : 11 officiers et sous-officiers guinéens dont le chef- d’état major général</b> le général Souleymane Kalifa Diallo trouvent la mort dans le crash d’un avion militaire au Libéria, à 61 kilomètres de Monrovia. Une journée de deuil a été décrétée en Guinée et au Libéria.

<b>16/2/13 - M. Cheaka Touré, représentant de la CEDEAO au Mali, a rencontré le RECOTRADE </b>(le Réseau des Communicateurs Traditionnels), qui compte 7000 membres. Selon M. Cheick Oumar Soumano, chef de ladite association, pour qui il faut aller à la bonne information ; pour M. Sangho, membre, le Recotrade est à même de favoriser la réconciliation.

<b>Nicolas Sarkozy après la chute de Kadhafi : </b>à présent il faut « la construction de la démocratie et la réconciliation ».

<b>16/2/13 – Ouverture de la session extraordinaire des chefs d’Etat du CEN-SAD sur le traité</b> révisé, les règlements financier et intérieur, les problèmes de sécurité. Lors des travaux, Déclarations sur la situation dans l’espace sahélo-saharien et sur le Mali. L’Organisation de la Coopération Islamique a également fait une Déclaration pour exprimer sa solidarité avec le Mali, contrairement à une position précédente. Elle a mis à la disposition du Mali 500 millions de francs CFA. Le président Déby a mis l’accent sur les réformes à mettre en œuvre pour l’opérationnalisation de la force en attente de l’Union Africaine. La prochaine rencontre aura lieu au Maroc.

<b>18/2/13 - L’AMSUNEEM (Association des anciens et sympathisants de l’UNEEM ?</b> Union des élèves et étudiants du Mali) chez le Président Dioncounda Traoré : offre de services de soins et d’une somme de 700 000 francs CFA.

<b>18/2/13 – Une délégation américaine conduite par un sénateur républicain en visite au Mali</b> a été reçue par le Président Dioncounda Traoré. Elle a également rencontré la MISMA, les chefs de l’opération Serval, le ministre malien de la Défense. Il a déclaré que les Etats-Unis sont engagés aux côtés du Mali dans la lutte contre le terrorisme et pour l’instauration de la démocratie dans le monde entier.

<b>18/2/13 – Le ministre français chargé du Développement Pascal Canfin en visite de deux jours au Mali a visité l’hôpital</b> de Mopti, construit avec l’aide de la coopération française. Le 19 il annoncé au cours d’une conférence de presse la reprise de la coopération française et européenne avec le Mali.

<b>18/2/13 – Attaque d’un poste de police à Bourem.</b> L’autorité militaire prend des mesures de restriction du trafic sur le Niger à Gao.

<b>19/2/13 – Selon la chaîne Africable citant un média étranger,</b> les réfugiés maliens affluent hors des frontières nationales en raison des combats entre soldats et rebelles.

<b>19/2/13 Les premiers déplacés de Gao de retour chez eux ;</b> l’émotion et la joie étaient au rendez-vous.

<b>La commission nationale de dialogue sera mise en place à la fin du mois,</b> a déclaré le Premier ministre Diango Cissoko, en voyage en France du 17 au 25 février, devant le Parlement européen pour obtenir le rétablissement de la coopération : chose faite depuis le 19, date à laquelle il a rencontré le ministre français des Affaires étrangères et celui de la Défense. Des députés ont regretté que l’Union européenne n’eût pas aidé le Mali plus tôt, et Louis Michel a déclaré que notre pays avait trouvé en l’institution européenne son ami le plus solide.

<b>L’audience de confirmation des charges contre l’ancien président Laurent Gbagbo</b> s’est ouverte le mardi 19 février à La Haye. Elle a duré dix jours. L’ancien président ivoirien a rejeté les accusations portées contre lui, se prévalant de la constitutionnalité de ses actes.

<b>19 février 2013 : Démission du Premier ministre tunisien, en raison des obstacles </b>insurmontables à la formation d’un gouvernement de coalition.

<b>16/2/13 Les TIC au service de tous : sujet du séminaire organisé à la Pyramide du Souvenir,</b> dont l’ouverture a été présidée par le ministre Ousmane Ag Rhissa de l’Environnement et de l’Assainissement.

<b>15/2/13 Ouverture du 13<sup>e</sup> Forum de Bamako</b>  à l’initiative de la Fondation du Forum le 17 février.

<b>18/2/13 Réunion d’experts à l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel malien.</b> Pour Mme Helena Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, la renaissance du Mali doit passer par la culture. Participaient à cette réunion Mme aurélie Filippetti et M. Bruno Maïga, respectivement ministre française et ministre malien de la culture.

<b>Selon les services de l’ONU, les événements du Mali ont occasionné 250 000 déplacés à </b>l’intérieur et 150 000 à l’extérieur.

<b>19/2/13 - Sept ressortissants français, trois adultes et quatre enfants, de la même famille,</b> ont été enlevés par des hommes appartenant à la secte nigériane Boko Harram, selon le président français François Hollande.

<b>17/2/13 Manifestations anti-gouvernementales dans le sultanat du Bahreïn</b> par la population chiite majoritaire.

<b>20/2/13 - Mort du sergent-chef Harold Vormezeele au champ d’honneur</b> dans les montagnes de Teghargar lors d’affrontements avec les rebelles.

<b>Syrie : 23<sup>e</sup> mois de guerre civile avec 70 000 morts.</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Journée mondiale de la langue maternelle au Mali : Quand l’incohérence cache parfois la mauvaise foi</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/journee-mondiale-de-la-langue-maternelle-au-mali-quand-lincoherence-cache-parfois-la-mauvaise-foi-132798.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/journee-mondiale-de-la-langue-maternelle-au-mali-quand-lincoherence-cache-parfois-la-mauvaise-foi-132798.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 09 Mar 2013 03:00:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Le gouvernement dira-t-il que le financement par l’ORTM de films ethniques est légitime ? à condition qu’il ne s’agisse pas d’une seule ethnie ! Un citoyen a dit, dans un récent micro-trottoir de l’ORTM, que s’exprimer par la culture de quelqu’un c’est lui appartenir…</i></b>

<b>Souveraineté sur qui ?</b>

On se souvient des réticences de villages lors du découpage de la décentralisation. Chaque village chez nous est bien un royaume, ce n’est pas vrai que chez les forestiers, où c’est systématique : Houphouët ne disait-il pas que la colonisation n’avait pas balkanisé l’Afrique ? La langue nationale d’un Soninké (même non soninkophone) n’est donc pas le bambara ou le peul (même s’il parle ces langues) mais bien le soninké : c’est ce qu’a dit le ministre à propos du français : un acquis historique… Parler de souveraineté en la matière, c’est oublier l’histoire récente de la colonisation. Souveraineté sur qui alors ? On sait que les Diolas représentent 5,5% de la population sénégalaise : leur mouvement indépendantiste en est-il pour autant moins vigoureux ? Aujourd’hui, le monde est un village dont la culture, unique, est la démocratie et la décentralisation : avec cette logique pourquoi ne pas abandonner toutes les langues pour apprendre l’anglais ? C’est parce que ce serait abandonner inutilement nos langues, alors qu’on peut les conserver avec leur richesses et y ajouter une ou deux autres !

<b>Monuments de pierre et langues vivantes</b>

Quand le gouvernement veut reconstruire les monuments de pierre, de la destruction, pourquoi ne le ferait-il pas des langues vivantes en perte de vitesse du fait du dynamisme allogène des affaires ? Les langues sont toujours issues d’une autre qui les a soutenues, avant de les laisser prendre leur indépendance. Le français a fait cinq siècles avant d’oser aller à l’écrit et deux siècles avant de s’imposer au latin dans les universités, après avoir bénéficié de l’apport de l’hébreu et de l’arabe, puis de l’italien moderne. L’anglais et l’allemand ont été fécondés par le français. Les Chinois et les Japonais modernes ont été à l’école de l’Allemagne à la fin du XIXe siècle, et les Coréens du Sud à celle des Etats-Unis, leurs parrains. Les savants ont toujours été multilingues ou ont travaillé sur les traductions. C’est une tradition qui demeure dans tous les enseignements supérieurs. Et chaque fois que les pays l’ont oublié, en se refermant sur eux-mêmes, comme cela est arrivé à la Chine, ils ont régressé et ils ont été rattrapés et dépassés. Il y a au Mali 12 langues officielles, et c’est une excellente chose. Le point sur lequel le Forum a failli en 2010, c’est quand il a déclaré la capitale et deux régions (Ségou et Koulikoro) zones réservées à une seule langue: c’est le germe d’un éclatement du pays. Serait-il interdit d’ouvrir des écoles de soninké dans les neuf villages marka de Ségou, qui ont perdu leur langue du fait du commerce puis de la colonisation ? Les Bambara, on le sait, n’y sont pour rien ! Si peu nombreux que soient les locuteurs nationaux d’une langue (ils peuvent d’ailleurs avoir des extensions dans d’autres régions et à l’extérieur, dans d’autres pays), ils ont le droit d’avoir leur langue et de la transmettre à leurs enfants. Tous ceux qui parlent de promotion de nos langues, y compris les gens du Nko, ont fait l’école française, qui les a amenés à copier (le copiage est une vertu, s’il est bien fait) ses méthodes. De plus, le français, c’est la langue du colonisateur romain, que le peuple s’est finalement appropriée ! On peut donc bien s’y développer, même s’il est vrai qu’aujourd’hui on n’a pas besoin d’abandonner les autres langues, parce que les moyens techniques permettent de les conserver et de les pratiquer : pourquoi s’en priver ?

<b>Ibrahima KOÏTA</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le 23e sommet et la crise malienne : Revoilà la CEDEAO </title>
<link>https://www.maliweb.net/cedeao/le-23e-sommet-et-la-crise-malienne-revoila-la-cedeao-132795.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/cedeao/le-23e-sommet-et-la-crise-malienne-revoila-la-cedeao-132795.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 09 Mar 2013 00:57:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><em><img class="aligncenter size-full wp-image-130997" alt="cedeao" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/03/cedeao.jpg" width="615" height="313" />La France va partir du Mali: ses amis de l’Union Européenne, les Etats-Unis, sans parler des Chinois et des Russes, ne vont pas la laisser s’installer comme à demeure. On aura pigé au passage le rôle de cheval de Troie du MNLA dans l’affaire. Alassane Dramane Ouattara, vainqueur d’une grave crise post-électorale dans son pays, lui, il reste à la tête de l’organisation sous-régionale, comme pour monter la garde. Le représentant de la CEDEAO au Mali, le général Cheaka Abdou Touré, est un grand ami du Mali, ne serait-ce que par le respect qu’il a montré pour notre pays, dont il a admiré le courage. Et aussi pour avoir avoué que la CEDEAO elle-même n’aurait pas pu empêcher les rebelles de prendre Bamako</em>. </b>

<b>Profil bas</b>

La France est arrivée et la CEDEAO a le profil bas. Quelques mois plus tôt, certains disaient : la CEDEAO va venir et Kati va se faire tout petit. Dans les résolutions de son 23<sup>e</sup> Sommet tenu à Yamoussoukro, elle recommande le dialogue entre communautés, différent, comme le disent aussi les élus de Kidal, de la négociation qu’elle prônait. Ses médiateurs de l’organisation économique sous-régionale (décidément très politique) ont été reçus ce 1<sup>er</sup> mars par le nouveau Premier Ministre, Diango Cissoko, pour on ne sait quelle médiation. Il n’empêche que la CEDEAO, qui affirme n’avoir pas à dupliquer ce que la France a fait, ne doit pas non plus se contenter de le répercuter, en nous suggérant par exemple de demander la transformation de la MISMA en force des Nations Unies : or, c’est bien ce qu’elle a fait probablement, puisque l’autonomie de ses troupes à elle (sans avions en plus)  n’est que de trois mois : le temps pour les assaillants de prendre un petit repos dans les montagnes…. Tout son rôle aura consisté à menacer le pouvoir inconstitutionnel mais populaire du CNRDRE pour le remplacer par une transition à sa dévotion, en tout cas extensible à main levée. Le Dr Cheick Modibo Diarra est parti comme le CNRDRE, sans crier gare : la menace d’embargo est là. Seulement, la force en attente de la CEDEAO va être remplacée par les casques bleus, une force de maintien de la paix, alors même que l’armée malienne n’est toujours pas autorisée à entrer dans Kidal.

<b>Des revenants mal inspirés</b>

Le beau résultat, qui fait que les élus du Nord s’interrogent, que les drapeaux français flottent de moins en moins dans les rues de Bamako ! Il est amusant de voir, tels des anciens combattants au défilé, la vieille classe politique rappliquer : qui à l’occasion d’une émission télé sur le premier sujet venu, qui par des partisans créant un nouveau parti. Il ne manque plus à l’appel qu’ATT lui-même, pour qui ses amis de la CEDEAO avaient demandé un retour en bonne et due forme. Ces revenants auraient rendu un meilleur service au Mali en se retirant et en faisant bloc autour du pouvoir des jeunes putschistes : on aurait eu de bien meilleurs résultats avec la communauté internationale, qui ne demande que la paix. Or, voilà où nous a menés leur contre-putsch : les casques bleus… Ca ne les dérange pas, apparemment.

<b>Ibrahima KOÏTA</b>

<b> </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ces touareg qui sont restés patriotes</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ces-touareg-qui-sont-restes-patriotes-127764.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ces-touareg-qui-sont-restes-patriotes-127764.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Feb 2013 10:53:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_108324" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-108324" alt="Chato Cissé, député Assemblée nationale" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/Chato.jpg" width="315" height="223" /> Chato Cissé, député Assemblée nationale[/caption]

<b>Ils ont noms: Mme Haïdara Aïssata Cissé dite Chatto, Zeidane Ag Sidalamine, Omarou Ag Ibrahim, Inbarcawane, Mohammed Ag Erlaf…</b>

Les uns crient à la libération, appellent à la guerre à outrance ; les autres, comme Sidalamine, avertissent : la défense du pays n’incombe qu’à l’armée nationale, à personne d’autre. Sauf qu’il ne s’agissait pas d’une indépendance, à prendre les gens au mot, pour ce qui est des jihadistes ; c’est plutôt le MNLA qui a mis le pays en péril en proclamant la sécession de l’entité dite Azawad. Une entité que la France n’a pas désarmée…Et de réclamer un dialogue incluant toutes les populations du Mali.

Pour l’Honorable Imbarcawane, vice-président à l’Assemblée nationale, les populations du Nord ne peuvent en aucune manière accepter le MNLA, la source du mal. Et il faut en croire un homme qui a combattu avec abnégation pour la cause du Mali.

La Rédaction]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le coup d’état du 22 mars 2012 : Le salut est venu de là</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/le-coup-detat-du-22-mars-2012-le-salut-est-venu-de-la-127832.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/le-coup-detat-du-22-mars-2012-le-salut-est-venu-de-la-127832.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Feb 2013 07:59:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Les régimes dits révolutionnaires du « printemps arabe » ont fait l’objet de la même discrimination : ceux de la Libye et de la Syrie adulés, ceux d’Egypte et de Tunisie abhorrés, tandis qu’on écrasait dans l’œuf les mouvements algérien (Groupe Salafiste  pour le Combat et la Prédication en 1999 vainqueur aux élections) et marocain.  </i></b>

Il est certain qu’ils ont compté sur l’aide du diable, comme cela se voit en ce moment en Syrie, comme cela s’est vu en Libye en 2011.<b></b>

&nbsp;

<b>Crise institutionnelle  et crise post-électorale </b>

Pourquoi ne pas comparer la crise institutionnelle  à une crise post-électorale ? La paralysie est la même, les affrontements aussi. Au lendemain du 21 mars, on a vu, pendant des semaines, des associations acclamer le Capitaine Sanogo : les anciens combattants ; les églises catholique et protestante, les associations musulmanes dans leur écrasante majorité, à commencer par le Haut Conseil islamique, avec Mahmoud Dicko et Madani Chérif Haïdara ; ceux-là avaient rempli les Stades de Bamako par trois fois pour rejeter le code de la Famille d’ATT, un projet cher à l’Occident ; Soutien suprême, celui du Chérif de Nioro. Enfin, des partis politiques de gauche entraînés par le parti SADI avec Oumar Mariko, le RDS du Pr Younous Hamèye Dicko apportaient un soutien résolu et indépendant au nouveau pouvoir, en refusant d’intégrer les institutions de transition mises en place par la CEDEAO. C’est que le coup d’Etat était spontané et sincère. En face, les partisans acharnés du régime déchu, fédérés au sein du FDR, les grands partis du 26 mars 91, l’UNTM, le Conseil Economique et social. Mais aussi un groupe de partis amenés par le parti de Soumana Sako, le Cnas-Faso Hère Ton et l’ADPS. Après l’accord-cadre et la nomination d’un Premier ministre de pleins pouvoirs, on a eu l’impression que la page ATT était tournée.

<b>Flottement</b>

Le blocus de la CEDEAO et le rétablissement de la constitution ont été perçus comme un contrecoup d’Etat, d’autant plus surprenant que les putschistes de Guinée-Bissau, au même moment, étaient tolérés et préférés aux légalistes ! Dans les coulisses, les partisans de l’ancien chef d’Etat ATT s’activaient contre le pouvoir : on dit même qu’ils étaient installés à l’Hôtel de l’Amitié un certain 30 avril, attendant la chute du régime pour traverser la rue et reprendre le pouvoir. Ils affirmaient ouvertement que les troupes étrangères renverseraient le régime des putschistes. ATT  lui-même, dans  la première interview par téléphone qu’il a donnée sur sa situation, a d’abord mentionné la CEDEAO : il fallait attendre la réaction de l’organisation sous-régionale, dont on n’excluait pas un coup de force contre Kati. Et au sein de la CEDEAO les frictions, notamment  entre pro-Blaise et pro-Ouattara  pour la mainmise sur le gouvernement de Bamako étaient perceptibles, une des raisons de la paralysie des équipes successives de Cheick Modibo Diarra.

Il y a eu un flottement, peut-être lié, à Paris, au résultat de l’élection présidentielle en perspective. En France, la gauche était venue au pouvoir. Certes, en politique étrangère, la gauche et la droite, c’est souvent bonnet blanc et blanc bonnet. Il peut cependant y avoir des revirements ; et ce sera le cas dans cette affaire. Puis il y a eu l’incident qui va provoquer l’hospitalisation de Dioncounda laquelle  va faire évoluer les choses vers le tournant actuel. Le militant socialiste (l’ADEMA n’est-il pas un parti socialiste ?) a sans doute pris contact avec les socialistes français crédités d’une victoire probable à l’élection présidentielle, pour concocter une sortie de crise écartant les militaires qui semblent instrumentaliser le Premier ministre Cheick Modibo Diarra et rogner son crédit.

<b>Le plan avorte</b>

Ansar-Eddine à Bamako, c’était donc un régime putschiste comme un autre, puisqu’il nerevendiquait pas  l’indépendance : ils échappaient à la CEDEAO. Mais en s’installant au nord avec le MNLA, ils étaient sûrs de ne pas être chassés par les Occidentaux, vu leur alliance avec la France et d’autres pays européens. C’est pourquoi ce partage concerté des rôles: le MNLA lance les hostilités, Ansar-Eddine exécute atrocement les  prisonniers. Une alliance inextricable, où les associations se feront et se déferont au fil des besoins !

La prise du pouvoir par l’armée allait faire échouer ce plan. Les rebelles, pour les appeler par leur nom générique, se sont donc positionnés dans les trois capitales régionales en attendant …la crise post-électorale: il est évident qu’elles pouvaient le faire avant, mais il ne fallait pas embarrasser ATT, dont le régime est qualifié de « démocratie exemplaire » par l’Occident. Celui-ci fut-il complice, comme l’a suggéré le capitaine Haya Sanogo ?

L’entraîneur Alain Giresse, dont les résultats ne permettaient aucun doute quant à la reconduite de son contrat, se met soudain à faire des difficultés : le contrat ne sera pas signé ; c’est qu’il savait aussi que les rebelles seraient à Bamako et qu’il n’y aurait plus de foot. Mais après le coup d’Etat du 22 mars, et la rapide normalisation qui a suivi, à l’instar de certaines communautés étrangères (dont les Français), il a revu sa position et envisagé véritablement un retour. De leur côté, les alliés occultes des Djihadistes ne pouvaient plus garantir le succès de l’opération.

Si donc ATT était resté au pouvoir, la droite française aurait eu tout le temps pour installer ses amis du MNLA au pouvoir. Ce mardi 5 février, le premier responsable de l’UMP a déclaré haut et fort : ce que le MNLA a fait est très grave!

<b>Ibrahima KOÏTA </b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview de Zeidane Ag Sidalamine : La République du Mali n’est  pas une nation targuivore, ni une nation arabivore </title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-de-zeidane-ag-sidalamine-la-republique-du-mali-nest-pas-une-nation-targuivore-ni-une-nation-arabivore-127766.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-de-zeidane-ag-sidalamine-la-republique-du-mali-nest-pas-une-nation-targuivore-ni-une-nation-arabivore-127766.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Feb 2013 03:56:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Nous le recevons pour la deuxième fois</i></b>

[caption id="attachment_80274" align="alignleft" width="300"]<img class="size-full wp-image-80274" alt="Zeidane Ag Sidalamine" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/Zeidane-Ag-Sidalamine.jpg" width="300" height="251" /> Zeidane Ag Sidalamine[/caption]

<b><i> Ag Sidalamine, Pionnier de la Flamme la paix, dans l’émission « Ensemble pour un Mali indivisible ». Avec lui, nous parlerons des avancées constatées dans les récupérations des régions occupées, mais aussi des perspectives qui s’offrent à notre pays. Doudaoda Zoumana Traoré  nous propose quelques séquences de cette intervention.</i></b>

<b>La sécurité au Nord ne peut être assurée que par les forces armées régulières de la République du Mali</b>

« Mon appréciation ne peut être que de la joie, du réconfort et de la satisfaction de voir les zones occupées, les villes occupées, les régions occupées jadis par les mouvements armés libérées par l’armée nationale du Mali, en relation et en tandem avec nos alliés, notamment l’armée française et les troupes de la CEDEAO. C’est une collaboration qu’il faut saluer parce que c’est une collaboration  entre les porteurs d’uniformes, militaires français et militaires maliens. Ils ont le même dénominateur: c’est l’appartenance aux forces  armées  de sécurité de deux pays, la France et le Mali. Et il faut encourager cet élan de collaboration ; cet élan de solidarité, il faut le consolider, il faut le raffermir pour le plus grand bien du peuple malien. Pour ma part, la notion de sécurité, de défense du territoire, elle incombe aux forces armées et de sécurité du Mali. C’est une mission régalienne qui appartient au gouvernement, qui appartient à la République du Mali et à ses forces armées, loyalement, juridiquement et  militairement constituées à cet effet. Donc  la sécurité au Nord ne peut être assurée  tout comme la défense que par les forces armées régulières de la République du Mali. »

<b>Négocier seulement avec ceux qui renoncent à leur projet séparatiste reconnaissent la forme Républicaine et la laïcité de l’Etat malien</b>

« Du moment où il y a eu une option de la République du Mali, consistant à dire : ceux qui renoncent  parmi les mouvements armés de nationalité malienne, ceux qui renoncent à leur projet séparatiste, et reconnaissent l’intégrité et l’indivisibilité de la République du Mali, qui reconnaissent la forme Républicaine et la laïcité de l’Etat malien, qui reconnaissent la diversité, ethnique et culturelle  de la République du Mali, ceux-ci, l’Etat malien peut parler avec eux. Mais sous réserve du respect des trois préalables que je viens de d’énoncer. J’ai appris par voie de  presse la scission ou la création du Mouvement Islamique de l’Azawad  qui est dirigé par un certain Algabass Ag Intala. A priori je ne comprends pas pourquoi ça été fait, mais tout ce que je sais c’est que Algabass Ag Intala est le fils d’une autorité traditionnelle bien écoutée de la région de Kidal, c’est le fils à Intala le patriarche de l’Amenokal des Ifoghas, mais cela ne veut pas dire que  cela donne à Algabass  Ag Intala un  passeport en règle pour aller à la table de négociation. »

<b>La République du Mali n’est  pas une nation targuivore, ni une nation arabivore </b>

« Il faut affirmer et avec force que la République du Mali n’est  pas une nation targuivore, que la République du Mali n’est pas une nation arabivore, la République du Mali est une nation intégrante  faite de diversité ethnique, culturelle. A côté des Peulh vivent des Songhoïs, des Touareg, des Arabes des Dogons, des  Soninkhés, des Khasonkés, des Sénoufos, des Bamanans, des Malinkés, des Bozos, des Sorkhos et j’en passe. La force du Mali, c’est sa diversité culturelle, nous devons la préserver en cohabitant de façon saine, de façon positive à travers l’intégration des différences et non pas leur occultation. Je suis de Gao, mais la ville de Gao, si elle devrait être appelée ou désignée par un nom, on doit dire elle malienne mais, elle est songhoï. Cela n’empêche pas que des Touareg y vivent, que des Peulh y vivent, que des Arabes y vivent, que des Sénoufo y vivent. »

<b>Sur la feuille de route du gouvernement Diango Cissoko</b>

« Cette feuille de route est une balise,  c’est une balise pour l’action politique du gouvernement de la transition et je pense je l’ai lue, je l’ai relue elle a été  est bien balisée, elle est bien écrite. Je vais vous dire, l’actuel chef de gouvernement  qui est le maître d’œuvre de cette opération, c’est quelqu’un qui  est connu pour sa rigueur, pour son sérieux, pour sa connaissance de l’Etat.

<b>Il faut amener toutes les communautés à la table du dialogue inter-malien, sans exclusion</b> Maintenant par rapport aux notions de populations réfugiées ou déplacées, il faut qu’on se mette d’accord sur certains concepts. Nous avons certains de nos compatriotes qui sont réfugiés dans des pays voisins notamment au Niger, au Burkina Faso, en Mauritanie et en Algérie, mais nous avons aussi  des déplacés internes. Des déplacés internes en direction des régions du sud du Mali et les déplacés internes au niveau de leurs terroirs communautaires d’attache, dans les villages, dans les zones de pâturage. Donc quelque part, il y a eu un bouleversement des axes d’exploitation agro-pastorale, de transhumance pastorale, de commerce suite à cette situation qui a été imposée injustement à notre pays pendant plus d’une année. Et toutes ces populations méritent d’être encadrées, méritent d’être suivies, méritent d’être assistées. Et je voulais dire que la souffrance ne se joue pas seulement au niveau des régions du nord, il faut nécessairement inclure dans le dialogue inter-malien et associer à ce dialogue inter-malien les communautés dogon des régions de Mopti et peulh et les autres communautés des régions Koulikoro en partie, des régions de Ségou en partie et des régions de Kayes en partie parce qu’elles ont été touchées aussi par le désastre humanitaire, par le déplacement de population, et par les problèmes liés à l’insécurité, à la rébellion, ou à l’islamisme ou au salafisme. Il faut un dialogue à ma compréhension et je le recommande pour mon pays, il faut un dialogue inclusif, il faut amener toutes les communautés à la table du dialogue inter-malien, sans exclusion, à côté des mouvements armés qui acceptent l’intégrité du  territoire, la laïcité et la forme républicaine de l’Etat.

<b>Attention à la stigmatisation : ceux qui attaquent ou ceux qui déstabilisent l’armée ne sont pas seulement de couleur blanche, ils sont aussi de couleur noire</b>

Je ne peux pas appeler plus que les appels qui ont été déjà lancés.  Le président de la République a lancé un appel pour dire de faire attention à la stigmatisation, de faire attention au racisme, de faire attention à la violence gratuite et inutile. Le chef d’État-major Général des armées a fait le même appel, que de l’autre côté ceux qui attaquent ou ceux qui déstabilisent l’armée ne sont pas seulement de couleur blanche, ils sont aussi de couleur noire. Je pense que le Mali a retrouvé sa grandeur, le Mali a retrouvé sa grandeur humaine, le Mali a retrouvé les lumières de sa civilisation, le Mali a retrouvé les accents de dignité de cette civilisation islamique que nous avons depuis 1300 ans. Donc le Mali n’est pas une nation à convertir, c’est plutôt une nation de convergence et non pas de conversion.

<b>  I KOITA</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito : Vers l’impasse</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vers-limpasse-127761.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-vers-limpasse-127761.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Feb 2013 02:44:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>« Certain d’entre eux n’ont même pas le sens de la patrie », a regretté le Président Dioncouda Traoré dans un discours prononcé le 8 février 2013 sur les affrontements entre militaires mutins et forces de l’ordre. Quel patriotisme pour le Mali ? Ou : Qui est vrai patriote ? Ceux du mouvement Nko, adeptes d’un retour à l’authenticité  à partir de l’écriture Nko ? Ou les patriotes de la CEDEAO, ceux-là mêmes qui croient que la MISMA doit commencer par attaquer Kati ?</strong></em>

Les islamistes, qui rappellent volontiers que le pays est à 90 % musulman ? Ou plutôt les humanistes internationaux, autrefois appelés marxistes-léninistes ou maoïstes, se disant héritiers du régime socialiste de Modibo Kéïta, qui ont quitté l’Assemblée nationale et refusé d’intégrer le gouvernement intérimaire de Dioncouda ?<b> </b>Depuis l’indépendance, les dirigeants maliens, eux, auront tout essayé : le socialisme, voire la révolution maoïste avec Modibo Kéïta, le libéralisme pur et dur avec le Comité militaire de Libération nationale, le développement intégré de l’UDPM, proche du socialisme, enfin le libéralisme modéré de l’ère démocratique. Avec le régime démocratique, commencé en 1992, on gouverne sans complexe, avec le soutien moral et surtout matériel de la communauté internationale. Celle-ci, il faut le dire, avait participé à la chute du régime de Moussa Traoré, et ne s’en était même pas caché, puisqu’au procès du régime, la Fondation Liberté de Danièle Mitterrand avait été citée, que François Mitterrand lui-même avait été désigné comme le bourreau des régimes qui avaient rejeté l’ouverture démocratique… C’était, en quelque sorte,la première intervention de la France en faveur du mli, pour instaurer la démocratie, avec lamême célérité que l’actuelle intervention, puisque, comme l’a noté le président Mitterrand à l’époque, on était à deux jours du congrès de l’UDPM de Moussa Traoré, et qu’il fallait absolument lempêcher de barrer la route aux vrais  démocrates. Mais voilà que, pour la première fois depuis l’indépendance, l’Etat du Mali a failli disparaître, emporté par les hordes islamistes coalisées avec un mouvement rebelle touareg minoritaire… Alors que c’est le régime ATT, estampillé démocratique par la communauté internationale, qui eût dû être la solution définitive. La voie « démocratique », que le président nigérien, Mahamadou Youssoufou, présentait encore ce 3 février comme <i>la</i> solution. C’est même pour cela que l’accord de paix signé par le gouvernement de la Deuxième République (Accord de Tamanrasset) a été jugé illégitime et repris quelques mois plus tard sous le nom d’Accord d’Alger) à l’avènement de la Démocratie multipartite. Il est bon de rappeler que les agitateurs du Sud avaient relancé en décembre 90 leur mouvement essoufflé, se plaignant que si le régime avait  fait des concessions aux rebelles, pourquoi pas à eux les démocrates ? Ce sont ces jeunes qui forment depuis vingt ans les contingents menaçant constamment l’Etat, lui tenant le couteau sur la gorge, se faisant octroyer des avantages au-delà des moyens de l’Etat, amenant le doux ATT à baisser les bras : l’incompétence et le favoritisme avaient envahi tous les domaines, y compris l’armée, qui n’existe plus pratiquement. Au plus fort des périls, en 2012, cette jeunesse dorée n’a pas cessé les cortèges, ni d’ailleurs les revendications. Et d’ailleurs, pour les nommer, l’AEEM et l’UNTM n’ont jamais accepté le pluralisme démocratique, pour lequel ils affirment pourtant avoir versé le sang des martyrs. Il fallait bien que la Troisième République leur accorde les bourses, les salaires et les emplois promis ! C’est en vain que maint sage avait prévenu que le pays allait droit dans le mur.

<b>Ibrahima KOÏTA</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Occupation armée des régions du nord par les terroristes, un événement, une grande leçon </title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/mali-occupation-armee-des-regions-du-nord-par-les-terroristes-un-evenement-une-grande-lecon-127830.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/mali-occupation-armee-des-regions-du-nord-par-les-terroristes-un-evenement-une-grande-lecon-127830.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Feb 2013 00:02:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<b><i>Qui veut vraiment la paix, dans la joie de vivre, prépare sérieusement la guerre en s’attaquant sans état  d’âme à tout  ce qui est  susceptible,  d’entraver la réalisation de cet objectif. Tout Etat qui fait fi de cette vérité, jamais démentie par l’histoire, verra impuissant tomber sur sa tête, les foudres de la guerre. Le Mali aujourd’hui hélas, l’apprend à ses dépens. Dommage ! </i></b>

La situation dramatique que nous vivons aujourd’hui dans l’indignation, la colère, l’humiliation et l’amertume ne résulte-t-elle pas des conséquences de mauvais choix politiques, des jeux d’intérêt de la classe politique, du manque de vision éclairée, du laxisme et de la gestion solitaire et clanique des affaires de l’Etat ? Jamais au Mali, depuis 50 ans, un évènement n’a aussi indigné et préoccupé les Maliens. Partout, dans les familles, les bureaux, les rues, les marchés, les foires, sur les places publiques et les chantiers , les populations, hommes, femmes, jeunes et vieux n’ont autant parlé et discuté d’un sujet comme celui-ci. Quand en novembre 2011, timidement, éclata la crise, aucune institution, même l’Assemblée Nationale ; encore moins la classe politique dans son ensemble, n’a élevé la voix pour signaler le danger qui guettait le pays, ni posé des actes conséquents  pour le prévenir. Tous ou presque, par opportunisme et dans la cécité politique totale, étaient préoccupés seulement par les élections et leur tenue à la date indiquée d’avril 2012. Au même moment, en amont, la mise en œuvre de la manière la plus atroce du projet d’occupation du pays par des écervelés bien armés, déterminés, habiles et rusés, prêts à tout,  était en voie de réalisation. Il ne pouvait y avoir pour l’Etat et les partis politiques, meilleur catalyseur  que le carnage de janvier 2012 par les rebelles pour la prise très au sérieux du problème. Hélas ! Nous avons continué à nous fonder avec des pays voisins complices sur le dialogue, la négociation qui, aux yeux des envahisseurs, n’avaient aucune importance. Seuls comptaient pour les Jihadistes, leur dessin satanique, la partition du pays et l’implantation de l’Etat de leur vue.

Après le coup d’Etat du 22 mars, survenu dans une situation de morosité totale, condamné en bloc par la communauté internationale, la CEDEAO et les sanctions prises par celle-ci et autres organisations africaines contre le Mali, au mépris total des sentiments de soulagement et de satisfaction du peuple malien dans la majorité, les décideurs et acteurs politiques n’ont pu se mettre en selle pour promptement endiguer la descente programmée aux enfers du pays par le Mouvement National de Libération de l’Azawade (MNLA) et ses acolytes de tous bords. De la cacophonie à tous les niveaux, des exigences pour la tenue des élections au bout d’un mois, des déclarations et affirmations creuses, des rencontres sans issue dans la discorde : Ouaga I et II et pire, dans l’ignorance totale de l’état piteux dans lequel était notre Etat, incapable d’assurer pour peu que ce soit, sa propre défense. Que de temps perdu ! Que de fractures sociales ! Que de gâchis !  Pendant neuf (9) mois, l’action insolite, trompeuse et calomnieuse à l’extérieur, comme à l’intérieur du pays, de militants (pas des moindres), de partis politiques, maintint longtemps le pays dans l’expectative et les partenaires au développement dans une sorte d’attentisme et d’hésitation, avant de pouvoir effectivement, mais difficilement, les convaincre de rallier la cause. Cela permit aux bandits et apatrides de grosse pointure d’occuper et de s’installer dans les régions Nord, en y commettant dans l’arrogance et sans état d’âme toutes sortes d’abus, même les plus inhumains. N’eût été l’intervention de justesse de la France de HOLLANDE, en réponse à la demande du Mali, face à la détermination des soi-disant fous de Dieu et à leur supériorité militaire, rien n’aurait empêché  la prise de Sévaré, et pourquoi pas de Ségou et de Bamako dans les jours suivants ? Aux remerciements des populations du Nord et du peuple malien à Hollande et à la France, je joins sincèrement les miens.

Dans la grande incertitude, il y a quelques mois, des lueurs d’espoir sur la fin de la guerre par notre victoire sans hypothèque planaient étant donné l’avancée réconfortante des troupes. Mais l’évolution des évènements dans les dernières 48 heures (journées des 30 et 31 janvier 2013) par la présence des troupes du MNLA à Kidal, s’opposant à la présence des troupes maliennes et africaines dans la région (dans un accord tacite avec qui ? ) et l’ouverture (possible) des négociations avec les troupes rebelles, le MNLA en tête, demandée par la France et ce, malgré l’avis contraire de la majorité des députés, à la séance du 29 janvier 2013 de notre Assemblée Nationale, laisse perplexe, quant à la fin définitive  des hostilités et des revendications des rebelles.

Tout compte fait, dès la fin de la guerre, il va s’agir pour les décideurs  de tirer toutes les leçons des erreurs et des fautes commises dans la gestion de cette crise, pour une meilleure conduite des affaires de l’Etat, pour qu’enfin le Mali renaisse par la participation responsable de tous, par le sérieux, le travail bien fait, l’effort et le mérite. Quant à la classe politique, elle doit, avec plus de sérieux et d’engagement, dans les faits et par des actes, imprimer à la politique tout son sens, toutes ses vertus. Après vingt (20) années de multipartisme chaotique, de démocratie de façade et une telle crise, conduire les destinées du Mali sans la tenue de concertations nationales, malgré l’urgence de calendrier, est une erreur, même une faute. L’Assemblée Nationale l’a voté. L’histoire jugera.

Après les échecs cuisants, qu’ont été des décennies durant, les résultats de l’application de 44 années de politiques inappropriées, parce que incohérentes ;  de suivisme et d’imitations stériles, n’ayant jamais fait l’objet d’analyse et de critique sérieuses et responsables face aux intérêts du pays,  le moment est venu pour nous de penser sérieusement par nous-mêmes, en nous fondant sur nos valeurs sociétales (positives) pour la construction d’une société de bonheur pour tous, en laquelle nous nous reconnaissions. En 50 années d’indépendance, le Mali tel qu’il fut, aujourd’hui,  ne devrait aucunement se trouver  d’une manière générale,  à ce niveau moral et de vie si bas. Un fait à prendre bien en compte ! Seuls les grands hommes d’Etat bâtissent en changeant même parfois le cours de l’histoire.

<strong>        Vive le Mali !</strong>

<strong>                                                                                                       Bamako, le 01 février2013</strong>

<strong>                                                                                                                                       Sékou KEITA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview de l’honorable Assarid Ag Inbarcawane </title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-de-lhonorable-assarid-ag-inbarcawane-127827.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-de-lhonorable-assarid-ag-inbarcawane-127827.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Feb 2013 00:00:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><b>Les gens du MNLA aujourd’hui qui sont plus ou moins couverts par  la France, il faut dire les  choses très clairement, ne sont nulle part représentatifs des populations de Kidal, a fortiori des populations du Nord</b></em>

[caption id="attachment_87753" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-87753" alt="Assarid-Ag-Imbarcawane" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/08/Assarid-Ag-Imbarcawane.jpg" width="310" height="206" /> Assarid-Ag-Imbarcawane[/caption]

<b>C’est le MNLA qui a été le cheval Troie d’ANSARDINE, du MUJAO, et d’AQMI.</b>

- Je pense qu’il faut entreprendre un dialogue inter-malien, mais pas un dialogue inter- communautaire qui va simplement concerner les populations du Nord

<em><b>Assarid vous êtes un élu des régions du Nord, mais quel regard vous portez  sur cette guerre qui nous a été imposée ?</b></em>

- Le regard que j’ai par rapport à cette guerre c’est que c’est une guerre tout à fait regrettable, comme vous l’avez dit vous-même, c’est une guerre qui nous a été imposée non seulement par le MNLA, par ANSARDINE, par le MUJAO et tout cela consolidé par l’AQMI. Tous ces gens-là nous sont venus  de la région de Kidal pour venir atterrir à Gao et venir atterrir à Tombouctou, donc c’est certainement ce que vous venez de dire : c’est que c’est une guerre qui  a été imposée au peuple malien. Le peuple malien n’a jamais imaginé un seul instant que les fils de ce pays soient à même un jour vraiment d’amener une guerre comme ça, avec ALQAIDA en  territoire malien. Donc c’est une guerre tout à fait regrettable et ceux qui ont amené cette guerre-là chez vont le regretter amèrement.

<em><b>Honorable, MNLA, ANSARDINE, AQMI, qu’est-ce que représentent ces mouvements à vos yeux ?</b></em>

C’est le MNLA qui a été le cheval Troie d’ANSARDINE, de MUJAO, et de l’ACQMI. Il faut que vous sachiez, que toute l’opinion malienne sache que tout ce qui s’est passé à Tessalit, tout ce qui s’est passé à Abeïbara, tout ce qui s’est passé à Aguelhok, tout ce qui s’est passé à Gao, tout ce qui s’est passé à Tombouctou, est le fait de l’ensemble de ces mouvements appuyés par l’AQMI.

<em>- <b>Quand vous dites tout, c’est à dire vous faites allusion aux atrocités, aux viols, aux violences et de tout acabit ?</b></em>

Je fais allusion à tout ce qui s’est passé dans le  Nord du Mali depuis le 17 janvier 2012, tout ce qui s’est passé sur l’excelle de tout cet ensemble-là de tous ces mouvements-là ensemble, unis. Ils sont venus ensemble, ils se sont installés ensemble, ils ont fait ce qu’ils veulent ensemble, ils ont violé ensemble, ils ont martyrisé ensemble, ils ont pillé les outils de développement de ces régions là ensemble, donc tout ce qui s’est passé ils l’ont fait ensemble.

<b>Les média internationaux sont partis jusqu'à dire qu’il y a un fossé entre les populations du Nord et les populations du Sud, ce qui est absolument faux.</b>

- <b>Ils l’ont fait ensemble, mais Honorable, les gens pensent que au niveau du pays, que c’est plutôt une guerre touareg, est-ce ça, que vous le partagez ?</b>

- Je ne le partage pas du tout, vous savez j’ai toujours demandé dans les milieux les plus officiels qu’on ne passe pas tout le temps à dire sur tout les toits que la rébellion est touareg. La rébellion n’est pas une rébellion touareg, elle n’est pas une rébellion arabe, elle n’est pas une rébellion des gens du Nord par rapport à des gens du Sud. Les média internationaux sont partis jusqu'à dire qu’il y a un fossé entre les populations du Nord et les populations du Sud, ce qui est absolument faux. Donc ce qui se passe, c’est une rébellion qui nous a été imposée par un petit groupe de gens qui pour la plus part sont revenus de la Libye après tout ce qui s’est passé en Libye. Je vous dis très  clairement que les gens du MNLA aujourd’hui qui sont plus ou moins couverts par  la France, il faut dire les  choses très clairement, ne sont nulle part représentatifs des populations de Kidal, à fortiori des populations du Nord.  Quand on va jusqu’à écrire que ce sont les vrais représentants des populations du Nord, il faut que la communauté internationale comprenne que les populations les plus nombreuses dans le nord du Mali sont les populations Songhoï, sont les populations Peulh, sont les populations Bambara ; les autres, Touareg et Arabes, ne sont qu’une minorité des populations qui vivent dans le nord du pays : il faut que ça soit clair pour tout le monde. Donc un groupe de jeunes Touareg ne peut pas représenter l’ensemble des populations du Nord, ne peut même pas représenter les populations de la région  de Kidal, à fortiori  les populations du Nord d’une manière générale. Il y a des organisations, des ONG comme mouvement Human Rights, beaucoup d’ONG qui ont tiré sur la sonnette d’alarme. J’ai regardé une audition au niveau du Congrès américain, l’audition au cours de laquelle il y a un certain nombre d’ONG qui ont dit très clairement à des responsables américains qu’ils ne comprennent pas pourquoi les gens caressent le MNLA dans le sens du poil, alors que c’est le MNLA qui a commis toutes les bévues à Gao, qui a commis toutes les bévues dans tout le Nord du Mali. Moi j’étais là, j’ai écouté ces ONG là, j’étais aux Etats-Unis d’Amérique et c’est exactement ce qui ce passe aujourd’hui avec la France. En tout cas, c’est n’est pas le langage de François Hollande, c’est n’est pas le langage de Laurent Fabius, heureusement, qui est le ministre des Affaires étrangères. Mais c’est le langage d’un lobby qui là et qui est bien installé et qui parle ; on ne sait au nom de qui ce lobby-là parle. Donc ce que je suis en train de vous dire là, c’est ce que j’ai dit au parlement européen, c’est ce que j’ai dit à l’Assemblée parlementaire paritaire à la CPEG européenne, c’est ce que j’ai dit aux Nations Unies, c’est ce que j’ai dit partout où j’ai eu l’occasion de parler.

<em><b>Honorable Assarid et ceux qui douteraient de votre sincérité, que leur répondriez- vous ?</b></em>

Je ne répondrais absolument rien ! Vous savez, quand quelqu’un doute de votre sincérité, mais il n’a qu’à avoir son opinion ! De toutes les façons, l’histoire jugera chacun d’entre nous, l’histoire est une roue qui tourne et qui est indépendante de la volonté de qui que ce soit. Ce que moi je fais pour mon pays, c’est n’est pas aujourd’hui que j’ai commencé à le faire, j’ai commencé à le faire depuis 1991, depuis la première rébellion et je voudrais simplement, à ce sujet, que vous puissiez interroger le professeur Ali Nouhoum Diallo avec lequel j’ai travaillé pendant dix ans sur cette question. Donc si quelqu’un aujourd’hui ne croit pas à ma sincérité c’est son problème.

<b>Il faut entreprendre un dialogue inter-malien, mais pas un dialogue inter- communautaire qui va simplement concerner les populations du Nord </b>

<em><b>Le dialogue ? La réconciliation ? Qu’est ce qu’il faut mettre au préalable ?</b></em>

Je pense qu’il faut entreprendre un dialogue inter-malien, mais pas un dialogue inter- communautaire qui va simplement concerner les populations du Nord et il faut cette fois ci aller au-delà des populations du Nord, il faut aller vers un dialogue inter-malien pour qu’on termine définitivement avec cette affaire-là. Maintenant, en ce qui concerne la réconciliation, mais je vous assure, vous ne comprenez pas qu’il n y a pas de problème entre les population du Nord, les populations du Nord sont prêtes dès demain s’il y a la paix à s’accepter mutuellement. Mais ce que les populations du Nord ne sont pas prêtes à accepter, c’est le retour du MNLA dans la ville de Gao, le retour de MNLA dans la ville de d’Ansongo, le retour de MNLA dans les différentes villes : ça la population ne va jamais l’accepter. Il n’y a pas de grand problème entre les populations noires sédentaires et les populations touareg qui, en aucun moment, n’ont participé à ce genre de choses. Donc je pense que si on parle de réconciliation, ça ne posera aucun problème entre les populations.

Tous les gens qui ont commis les crimes, qu’ils soient du MNLA, qu’ils soient d’ANSARDINE, qu’ils soient du MUJAO, qu’ils soient de l’AQMI, il n’ y a aucune raison que la justice malienne  ne soit pas amenée au jour d’aujourd’hui à lancer des mandats d’arrêt internationaux contre un certain nombre d’individus

<em><b>Gestion de  l’impunité, c'est-à-dire que les crimes commis par MNLA ne doivent pas restés impunis ?</b></em>

Mais oui, mais c’est ce que je vous dis, dans les conditions normales l’Etat doit prendre ses responsabilités, c'est-à-dire que les choses sont entre les mains de l’Etat : nous avons déjà déposé un dossier au niveau de la Cour pénale internationale ; c’est fait par le gouvernement malien, normalement la Cour pénale internationale devrait déjà réagir, devait déjà avoir lancé des mandats internationaux contre un certain nombre de gens qui sont connus et dont les photos se trouvent au niveau de la Cour pénale internationale ; et même au niveau national, ils sont connus des gens. Tous les gens qui ont commis les crimes, qu’ils soient du MNLA, qu’ils soient d’ANSARDINE, qu’ils soient du MUJAO, qu’ils soient de l’AQMI, sont très connus, ils sont bien identifiés, il n’y a aucune raison que la justice malienne ne se saisisse de ces dossiers, il n’ y a aucune raison que la justice malienne  ne soit pas amenée au jour d’aujourd’hui à lancer des mandats d’arrêt internationaux contre un certain nombre d’individus, un certain nombre de chefs qu’on connaît très bien et qui ont commis vraiment des scènes horribles dans cette partie de notre territoire.

<em><b>Malheureusement il y a deux élus nationaux parmi eux…</b></em>

Il y a plusieurs élus nationaux, il y a plusieurs députés, il y a 6 députés ! Enfin, on peut dire six anciens députés, parce que de toutes façons, ce sont des gens qui n’ont plus leurs dossiers en charge au niveau de l’Assemblée Nationale. Mais il y a aussi des élus locaux, il y a des maires, il y a des conseillers  municipaux, il y a tout ce monde-là, tous ces gens là qui ont rejoint le MNLA, qui sont partis avec le MNLA, donc ils sont très nombreux, parce qu’ils appartiennent à cette région.

<em><b>Des casques bleus ? Je n’en veux pas du tout !</b></em>

<b>Au sujet de la venue des casques bleus dans notre pays, quelle est votre position Honorable Assarid ?</b>

Je n’en veux pas du tout, je ne sais pas pourquoi on commence à parler de casques bleus, je ne comprends pas d’où est-ce que cette idée est venue. Interposition peut-être, interposition par rapport à qui ? S’interposer entre nous et qui sur notre territoire national ? Je pense que la résolution 2085 est très claire. Le premier objectif c’est de récupérer l’ensemble du territoire malien, tout le territoire malien. D’assurer l’unicité du territoire malien.

<em><b>Même s’il y a des élections ?</b></em>

Procéder à des élections transparentes et crédibles, sécuriser tout le territoire malien. Après maintenant, c’est à ce moment qu’on peut comprendre une force de maintien de la paix, pour essayer de consolider la paix, quand les forces françaises et les forces de la MISMA vont se retirer. C’est à ce moment qu’on peut comprendre l’intervention des Nations unies pour nous aider à consolider la paix dans ce grand espace sahélo-saharien. Ce n’est pas valable seulement pour le Mali, c’est valable pour tout l’espace sahélo-saharien. Mais au jour d’aujourd’hui, je pense très sincèrement qu’on n’a pas besoin de casques bleus. On a besoin de renforcer la MISMA, on a besoin que nos alliés français aillent jusqu’au bout de leur mission pour nous permettre de récupérer l’ensemble du territoire, l’intégrité de notre territoire et nous aider à aller vers des élections transparentes et crédibles. Voilà ce dont on a besoin.

<em><b>Honorable Assarid ? On vous remercie, et merci de nous avoir entretenus sur ce que vous savez, sur la passion que vous avez pour votre pays ! Que Dieu vous garde !</b></em>

- Merci beaucoup.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au 17e jour de l’offensive  franco–malienne : Les islamistes en passe d’être vaincus au Nord du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-17e-jour-de-loffensive-franco-malienne-les-islamistes-en-passe-detre-vaincus-au-nord-du-mali-124274.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-17e-jour-de-loffensive-franco-malienne-les-islamistes-en-passe-detre-vaincus-au-nord-du-mali-124274.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 02 Feb 2013 02:04:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La peur a changé de camp au 17<sup>eme</sup> jour de l’opération Serval lancée par les troupes françaises en appui aux forces gouvernementales maliennes. Apres Konna, Douentza, Diabaly, c’est au tour des grandes métropoles du Nord, Gao (le 25 janvier après des combats), Tombouctou (le 29 janvier, sans combat), Ansongo (le 29),  d’être reprises par les forces alliées contre le terrorisme. Kidal a été investi dans la nuit du 29 au 30 janvier par les forces françaises sans combat.     </strong>

Les islamistes ont été pris de court le vendredi soir par l’intervention des forces spéciales françaises qui, après une manœuvre audacieuse, ont mis la main sur le pont de Wabaria et l’aéroport de la ville. Le samedi matin, des militaires maliens et français débarquent  d’un avion. Parmi eux le bourgmestre de la ville Sadou Harouna Diallo, l’écharpe aux couleurs du Mali, le drapeau français en main : « C’est comme si je tombais du ciel ! Je remercie la France, le président François Hollande et mon président le professeur Dioncounda Traoré, pour avoir sollicité le concours de la France ». Pendant ce temps, troupes tchadiennes et nigériennes ont franchi la frontière pour se diriger sans doute vers les villes d’Ansongo et Ménaka et prendre en tenaille ce qui reste des djihadistes. Les forces françaises et maliennes ont prisTombouctou. La maison du chef d’Ançardine, Iyad Ag Agaly, située dans la ville de Kidal, a reçu  la visite des avions de chasse  français : elle a été pulvérisée.

Des scènes de liesse populaire ont accueilli cette libération presque aussi rapide que l’avance des rebelles il y a quelques mois.

Le MNLA se dit disposé à coopérer avec les forces françaises pour combattre les djihadistes déjà partis dans les montagnes de l’Adrar. On sait que du côté du gouvernement comme à l’Assemblée nationale, le MNLA s’est disqualifié pour le dialogue.

Le COREN (Collectif des ressortissants du Nord), on prépare le retour des élus locaux.

<strong>Abdoulaye Sidi Koba </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’identité malienne :  A creuser à l’occasion de cette crise, disent les évêques</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/lidentite-malienne-a-creuser-a-loccasion-de-cette-crise-disent-les-eveques-124271.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/lidentite-malienne-a-creuser-a-loccasion-de-cette-crise-disent-les-eveques-124271.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 02 Feb 2013 02:01:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un cadre malien assurait, quelques jours avant les frappes françaises à Konna, que sans un Kéïta à Koulouba, la guerre ne serait pas gagnée, le pays ne connaîtrait pas de repos. Il est sûrement temps, comme l’a affirmé le porte-parole de la dernière conférence épiscopale du Mali, qui vient de se terminer le 24 janvier, de savoir ce qu’il faut faire de la victoire, de notre vie commune. Quelle crainte d Dieu ? Quelle citoyenneté pour le Mali, interrogeaient-ils notamment ?</em></strong>

<strong>Au début, les castes</strong>

C’était le cheval de bataille du régime de l’US-RDA, comme en témoigne la chanson « Bambo » de la troupe régionale de Bamako, quoique chantée par la future diva, la griotte Tata Bambo Kouyaté. Ce qui n’empêchera pas le président Modibo Kéïta d’inviter à Koulouba les griots à l’occasion des fêtes officielles, pour chanter la gloire du Mali confondue avec celle de ses propres ancêtres. Sans doute une méthode inattaquable de conserver le patrimoine tout en le biaisant quelque part.

Le Dr Seydou Badian, ancien responsable de l’US-RDA,  a lancé le signal l’autre année, quand il a abandonné son nom d’adoption « Kouyaté » pour se présenter à l’élection présidentielle de 1997. Ne dit-on pas qu’en 1956 le RDA n’a renversé la situation en sa faveur au détriment du PSP, pourtant soutenu par la métropole, qu’en usant   de la valeur symbolique des noms illustres de Konaté et de Kéïta portés par premiers dirigeants? ATT sera pointé du doigt : c’est un « neuf graines », assure-t-on, et, à ce titre, il n’en impose pas. N’était-ce pas la vraie cause du laisser-aller connu sous le nom d’ATTcratie, et bien sûr honni par les patriotes ?

Ces conceptions surannées, entretenues peut-être intentionnellement, tiennent le pays en laisse, avec leur emprise puissante sur le psychisme du Malien. Les écrivains africains modernes ont d’ailleurs décrit ce phénomène comme une cause essentielle de la corruption, tare du développement. N’est-il pas temps de les exorciser, manière de prendre le taureau par les cornes ?

<strong>L’Islam, facteur de démocratie au Mali</strong>

Comme aux temps héroïques du Prophète, c’est l’Islam qui allait introduire l’égalité entre les hommes, porter des coups au féodalisme et à l’esclavage, créer des espaces de liberté. Il faut être ignorant comme un islamiste pour ne pas le savoir. C’est par son biais que va se développer le commerce sous-continental ouest-africain, avec des royaumes (Kong, Odjenné, Kankan, Bobo-Dioulasso) et des principautés (Bamako).L’Islam avait permis de créer un équilibre au Soudan, équilibre remis en cause depuis par la colonisation (qu’on se souvienne des villages <em>Liberté, </em>destinés à affaiblir l’ordre musulman<em>)</em>, et désormais concurrencé par la laïcité et le communisme de l’ère des indépendances.  L’UDPM de Moussa Traoré l’intégrera comme élément fondamental de cohésion nationale, sans renoncer en rien à la laïcité de l’Etat. Pendant dix ans, le Comité Militaire de Libération Nationale, dont ce parti est issu, présentait l’armée comme le creuset de la nation, le foyer de l’intégration sociale. En effet, elle avait en son sein des officiers hommes de caste (on en a écho dans le livre du colonel Assimi Dembélé) : que leur destin rattrapera, quand les femmes d’officiers « nobles » refuseront  d’être considérées comme les égales de leurs  femmes.

De toutes les façons, revoilà la France, avec son président célibataire et athée vivement applaudi par les Maliens (une chose bien nouvelle) pour chasser les islamistes et renforcer la laïcité. En attendant le vote définitif du Code de la Famille.

<strong>Ibrahima KOÏTA </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interview du ministre Mamadou Namory Traoré, ministre du Travail, de la Fonction publique et des rapports avec les institutions, </title>
<link>https://www.maliweb.net/interview/interview-du-ministre-mamadou-namory-traore-ministre-du-travail-de-la-fonction-publique-et-des-rapports-avec-les-institutions-124263.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/interview/interview-du-ministre-mamadou-namory-traore-ministre-du-travail-de-la-fonction-publique-et-des-rapports-avec-les-institutions-124263.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 02 Feb 2013 01:53:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_97588" align="alignleft" width="302"]<img class="size-full wp-image-97588" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/Mamadou-Namory-Traore.jpg" alt="" width="302" height="408" /> Mamadou Namory Traoré, ministre de la Fonction publique[/caption]

<strong><em>Quelles sont les grandes lignes de cette feuille de  cette feuille de route ?</em></strong>

<strong>   –</strong>Les grandes lignes de cette feuille de route ont été déjà rappelées par  M. Diombélé  dans la lecture du communiqué. En fait, le gouvernement dit dans cette feuille de route ce qu’il est en train de faire et ce qu’il va faire dans les prochaines les prochaines semaines,  dans les prochains mois, pour arriver à atteindre les objectifs fixés à la Transition, à savoir restaurer l’intégrité territoriale du pays et organiser des élections libres transparentes et équitables. C’est important  que le gouvernement informe l’opinion, l’opinion publique nationale d’abord, parce que c’est important qu’un gouvernement dise ce qu’il va faire, parce qu’après ce gouvernement rend des comptes ; ensuite les partenaires au développement qui veulent aider ce gouvernement à réussir la Transition ont besoin de savoir ce que ce gouvernement fait et est en train de faire.  Donc, comme il l’a rappelé, il y a les deux missions majeures de la Transition à savoir : restaurer l’intégrité du pays, organiser des élections. Restaurer l’intégrité du pays, cela  a commencé déjà, les opérations sont en cours, ça nous a pratiquement été imposé par les ennemis : la guerre est en cours, nous espérons la gagner dans les prochaines semaines, dans les prochains mois.

<strong><em>Quels étaient le processus justement d’élaboration de cette feuille de route ? Est-ce tout que le monde y a participé? </em></strong>

<strong> </strong>Alors, effectivement, il y avait une commission nationale d’organisation  des concertations qui était en place et qui avait une sous-commission thématique  chargée de  la rédaction de cette feuille de route. J’ai moi-même participé aux travaux de cette commission, mais à la fin, puisque les concertations ne se tenaient pas, le gouvernement ne pouvait donc pas rester sans dire concrètement ce qu’il va faire.

<strong><em>Tout à fait ! Parce que cette feuille de route devait justement  sortir  des concertations nationales ?</em></strong>

-Absolument ! En fait, ce que le gouvernement fait, c’est comment travailler avec les membres de cette commission ; en même temps on a mis sur les papier cette feuille de route ;  mais par la suite  puisque les concertations ne se tenaient pas pour d’autres raisons, le gouvernement a décidé de  concerter l’ensemble des forces vives de la nation donc l’avant-projet des documents, la feuille de route a été envoyée à tous les  groupements politiques, à toutes les associations,  à tous ceux qu’on peut mettre sous le vocable forces vives de la nation.                         <strong></strong>

<strong><em>D’accord ! Donc tout le monde, la société a participé ?</em></strong><strong>-</strong>Tous ont participé, tous ont reçu les feuilles de route et tous ceux qui  l’ont lue pour donner des commentaires, des suggestions l’ont fait ; donc je dois dire la quasi-totalité l’ont fait.<strong><em></em></strong>

<strong><em>D’ accord, nous savons tous que la communauté internationale a également demandé  cette feuille de route au gouvernement, mais en quoi est-elle déterminante dans le processus de  sortie de crise et surtout en quoi est-elle déterminante dans la reprise de la coopération internationale ?</em></strong>

Pour aider quelqu’un, il faut savoir ce qu’il fait.

<strong><em>Tout à fait !</em></strong>

Voilà, donc vous ne pouvez pas aider quelqu’un, s’il ne vous dit pas ce qu’il a envie de faire et surtout qu’il ne vous dit pas comment il compte faire ce qu’il a dit qu’il compte faire ; donc c’est tout simple. Cette feuille route est attendue par tout le monde, d’abord l’opinion malienne : les Maliens attendent aussi cette feuille de route ! Maintenant les partenaires oui, forcément, il faut qu’ils sachent  comment ce gouvernement-là  s’y prend pour arriver à remplir les objectifs qui lui ont été assignés et c’est tout ce qu’il y a dans cette feuille de route et une fois que cette feuille de route  rencontre l’adhésion des partenaires, bon naturellement la coopération va être rétablie , puisque cela veut dire que les objectifs sont partagés et par nous et par eux.

<strong><em>Comme ça, les partenaires  savent exactement ce que l’on fait. Alors, vous avez adopté le projet de feuille de route qui va être évidemment  validé par l’Assemblée Nationale, laquelle a été convoquée en session extraordinaire. Alors, quelle va être la suite, M. le ministre ?</em></strong>

<strong>R-</strong>Bien ! Donc le Premier ministre présentera  la feuille de route à l’Assemblée Nationale qui est  convoquée en session extraordinaire  je pense …

<strong><em>–A Partir de ce soir.</em></strong>

<strong>– </strong>A partir de ce soir pour le mardi 29 janvier ; donc la session plénière de l’Assemblée  Nationale, d’après ce que j’en sais,  se tiendra mardi.   Mais je pense que ça va prendre la journée du mardi, donc le Premier ministre fera une présentation de la feuille de route, il y aura débat et vote.  Voilà, les députés vont voter, j’espère, en faveur  de la feuille de route du gouvernement.

<strong><em>Et après  on y va…</em></strong>

<strong>R-</strong>Et après on y va, la feuille de route est là, la route est tracée  et on prend la route.

- Merci M .le ministre d’avoir  répondu à nos questions.

<strong>(Entretien réalisé par Ndèye Sissoko de l’ORTM)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vers la sortie de crise : La feuille de route du gouvernement adoptée à l’Assemblée nationale </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/vers-la-sortie-de-crise-la-feuille-de-route-du-gouvernement-adoptee-a-lassemblee-nationale-124260.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/vers-la-sortie-de-crise-la-feuille-de-route-du-gouvernement-adoptee-a-lassemblee-nationale-124260.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 02 Feb 2013 01:52:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Issue du conseil de ministres extraordinaire du vendredi 25 janvier, la feuille de route du gouvernement (que nous présentons à nos lecteurs dans la mouture lue à l’ORTM le même jour) a donc adoptée ce mardi 29 janvier par l’Assemblée nationale réunie en session extraordinaire. Qualifiée de véritable DPG du gouvernement de Diango Cissoko, elle a été adoptée, après débat, à l’unanimité</strong> <strong>de 139 voix pour ; 0 Abstention ; 0 Contre ; 0 Non-votant.</strong></em>

« Depuis le 17 janvier 2013 notre pays subit des attaques armées par des groupes terroristes et indépendantistes cette situation aboutit à des évènements qui ont entraîné la rupture de l’ordre constitutionnel et l’occupation des deux tiers du territoire national sous la pression de la communauté nationale et de la communauté économique de la CEDEAO le comité international pour le redressement de la démocratie et de la restauration de l’Etat a signé l’accord cadre du 6 Avril 2012 qui prévoit entre autre la mise en place des organes de la transition. Ainsi le président de la République par intérim et le gouvernement d’union nationale  ont précisé les missions à réaliser  au cours de la période transitoire. La présente feuille de route sert de cadre de référence à l’action gouvernementale pour cette période.  Elle a été élaborée sur la base d’un processus participatif impliquant les forces vives de la nation et les organisations de la société civile. Elle est articulée autour de deux missions essentielles: le rétablissement de l’intégrité du territoire, l’organisation d’élections libres et transparentes.

- Dans le cadre du rétablissement de l’intégrité du territoire national, le gouvernement poursuit les objectifs suivants : la libération des zones sous contrôle des groupes armés avec d’autres forces militaires : bilatérales, régionales ou internationales ; la mise en place d’un dispositif de défense et de sécurité permettant d’assurer la paix et la sécurité, la quiétude, la restructuration de l’armée, la formation  du personnel militaire et la mise en niveau des équipements; l’organisation des discussions avec les groupes armés qui ne mettent en cause ni la laïcité ni l’intégrité territoriale, l’organisation et le retour de l’administration dans les zones  occupées , le retour volontaire des réfugiés déplacés des régions du Nord et la prise en charge de leur insertion sociale, l’organisation du dialogue intercommunautaire, la lutte contre l’impunité, la mise place d’une commission nationale de dialogue et de réconciliation;

-Dans le cadre de l’organisation d’élections libres et transparentes, le gouvernement poursuit les objectifs suivants : la transparence, la crédibilité et la participation des électeurs aux prochaines élections présidentielles et législatives sur  toute l’étendue du territoire national, la neutralité des organes de la Transition qui écarte le président de la République par intérim le Premier ministre et les membres du gouvernement, des élections présidentielles et législatives ; l’adoption des textes relatifs au régime général des élections, à la communication audiovisuelle, au régime de la presse, à la répartition équitable du temps d’antenne et au statut des partis de l’opposition et du chef de principal parti de l’opposition, la recomposition de la CNIE, l’établissement du fichier biométrique et des cartes d’électeurs, l’établissement des chronogrammes indicatifs. Outre la réalisation de ces missions, le gouvernement mettra en œuvre les actions appropriées pour atteindre les objectifs suivants : l’instauration définitive de la paix dans le Nord et de la sécurité sur l’ensemble du territoire, la préservation de la paix sociale, le redémarrage de l’économie, la consolidation de l’Etat de droit et la protection des droits humains, en particulier ceux des femmes et des enfants victimes de violence, le rétablissement de  la coopération au développement, de la lutte contre la corruption, la réhabilitation des régions du Nord et l’amélioration des conditions de vie des populations rurales du Nord, la sauvegarde de la cohésion nationale. Le financement de la feuille de route est assuré par le budget d’Etat 2013 à hauteur  de 112 milliards, et par les appuis extérieurs. »

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito : Bonjour, Messieurs de la Légion étrangère </title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bonjour-messieurs-de-la-legion-etrangere-124258.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-bonjour-messieurs-de-la-legion-etrangere-124258.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 02 Feb 2013 01:49:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Président Sékou Touré, lors du seul voyage qu’il a effectué au Mali pendant tout son mandat d’un quart d siècle, pour une médiation dans le conflit armé entre le Mali et le Burkina Faso, a déclaré qu’il a désespéré d’un succès heureux quand il a appris que les protagonistes s’apprêtaient à se rendre à Paris pour consulter les archives sur le tracé des frontières entre les anciennes colonies.</em></strong>

Le problème, dit-il, devait trouver sa solution en nous-mêmes. C’était à condition que nous eussions entre nous le respect, voire l’amour, qui sont les vies bases en tout progrès en politique. Les irrédentistes, e quelque bord qu’ils soint, ne sont-ils pas simplement des racistes ? En cela, « les islamistes », « les intégristes » puisqu’on veut les appeler ainsi, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, ont raison. Qu’on regarde cs marches au pays de François Hollande, le héros du jour, pour défendre l « mariage » homosexuel ! La laïcité, selon Jules Ferry, le grand idéologue de la Troisième République française (celle qui nous a colonisés, tiens !), ne signifiait nullement négation ou mise à l’écart des religions. Dans la démocratie de l’antique Athènes, il n’y avait qu’un dixième de la population à posséder la plénitude des droits du citoyen : tous les autres étaient des métèques ou des esclaves, des citoyens de seconde zone. Cette fraction de l’excellence (ou de la noblesse, comme on a dit à d’autres époques) est quasi immuable à travers les siècles. La prospérité ne peut profiter à la société qu’en proportion de la générosité humaine, plus réelle à droite, il faut le reconnaître, qu’à gauche, où l’on prétend défendre les droits de l’homme à coups d’articles. Mayotte, Bob Denard, la Polynésie française (la Canaquie, de son vrai nom), voilà sûrement des thèmes à débattre aux sessions de l’ONU et de l’Union africaine ! Des choses que Moussa Ag Assarid devrait pourtant savoir, lui qui parle tant ! On notera que la guerre d’Algérie était une simple opération de répression policière du ministère de l’Intérieur français, avec un certain François Mitterand, qui, à La Baule, traita nos chefs d’Etat de dictateurs ! Un grand lyrique de la presse malienne vient de ranger les événements de mars 1991 parmi les grandes dates de l’histoire du Mali, à côté des hauts faits des Samory, des Askia Mohammed, des Babemba des Soundiata ou des Firhoun, le grand résistant touareg! Que n’a-t-il ajouté, cet alors le 19 novembre 1968 et le 22 mars 2012 où a eu lieu l’instauration de régimes applaudis par les neuf dixièmes de la population ? Les avocats impénitents de la « démocratie » feraient mieux de le comprendre enfin. Ou d’arrêter leur cynisme. Bonjour, Messieurs de la Légion étrangère !

<strong>Ibrahima KOÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>72e Club de la pesse de Radio Kledu (suite)</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/72e-club-de-la-pesse-de-radio-kledu-suite-118196.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/72e-club-de-la-pesse-de-radio-kledu-suite-118196.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Jan 2013 17:21:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après les armes, le dialogue. Comment faire en sorte que, en cette ère d démocratie mondiale, chaque communauté se réalise, se sente bien dans sa peau ? Une solution mondiale, en ce que tous les pays du monde se mettent à la découvrir ou à l’approfondir : la décentralisation. Radio Kledu, en tout cas, en semble convaincue, elle qui, le 10 novembre dernier, a réuni les spécialistes sur le thème : « La décentralisation, une des pistes pour la sortie de crise ? ». Nous publions la suite du débat, dont le début se trouve dans le numéro 014 du lundi 7 janvier du <em>Journal de Madikama</em>.</strong>

<strong>M. Fomba, Directeur du centre de formation des Collectivités :</strong> Je voudrais dire bonjour à tous les auditeurs et auditrices de Radio Kledu qui suivent cette émission. Pour appuyer M. Cissouma dans ce qu’il vient de dire, ce qu’on peut constater, c’est que le Mali a pris une avance, il faut le dire. Parce qu’au plan institutionnel le Mali a pu fournir une réponse à la diversité même qui caractérise se pays, jusqu’à son orientation dans le processus démocratique. Parce que la question qu’il faut se poser aujourd’hui est désormais de savoir : « Quel est l’Etat, aujourd’hui, l’Etat-nation dans sa forme actuelle qui peut survivre dans tous les pays du monde ? » Cette question, je pense que le Mali a su lui donner une réponse, afin de gérer justement cette question de la diversité, cette question de l’impossibilité désormais de gérer l’Etat de façon  centralisée<em>. <strong>Et donc, normalement, le Mali a les ressources institutionnelles aujourd’hui. Je dirai même plus : les ressources institutionnelles auraient dû éviter à notre pays la situation critique que nous connaissons au Nord</strong></em>.(<strong>Appuyé par la Rédaction</strong>) Maintenant, la question qui se pose, c’est le processus d’approfondissement, parce que c’est un processus, ce n’est jamais une œuvre achevée ; c’est là où peut-être le Mali se trouve interpellé. Non pas d’ailleurs par rapport au Nord, mais par rapport à la mise en œuvre de la politique globale de décentralisation. Je pense qu’on aura l’occasion d’approfondir ces aspects.

<strong>Le modérateur</strong> : M. Ibrahima Fomba, vous êtes le Directeur du centre de Formation des collectivités. Nous précisons à l’intention de nos auditeurs qu’ils suivent le 72<sup>e</sup> Club de la Presse de Radio Kledu dont le thème est : <em>« La décentralisation : une piste pour la sortie de crise</em> », une émission réalisée en collaboration avec l’Union européenne. Nous donnons la parole à M. Boubacar Bah dit Bill, maire de la Commune V, président de l’Association des Municipalités du Mali, pour nous faire le point de l’impact politique de la crise sur les municipalités. Je rappelle que M. Bah sort du forum sur la Décentralisation. Je vous donne la parole, M. le Maire.

<strong>M. Bocar Bah,</strong> <strong>maire de la Commune V, </strong> <strong>président de l’Association des Municipalités du Mali:</strong> Bonjour, les auditeurs de Radio Kledu ! Avec ceux qui m’ont précédé, je salue l’initiative de l’Union européenne et  de l’ensemble des partenaires qui participent au processus de décentralisation depuis 1991. Je n’ai pas la prétention de parler au nom de tout le monde, mais laissez-moi rappeler aux auditeurs e à l’assemblée que cette décentralisation a permis la création de 761 collectivités. A la base nous sommes 10 000 élus de base municipaux qui ont permis de mettre en place non seulement les conseils municipaux, mais les conseils de cercles, les conseils généraux, les huit régions, le District de Bamako, pour représenter les populations. Nous sommes les exécutifs locaux, c’est-à-dire que nous avons la responsabilité du développement en fournissant aux populations les services essentiels : santé, éducation… Cette possibilité du développement est aujourd’hui une réalité. Quand il y a un malheur ou un bonheur, c’est vers le maire, vers le président du Conseil de cercle qu’on se précipite en premier ; personne ne se précipite vers un département ministériel. C’est une chose très notable. Maintenant la crise a créé quand même des problèmes particuliers dans les régions du Nord, à Kidal, Gao, Tombouctou, et même Mopti, avec le retrait de l’administration de base. C’est-à-dire que  ceux qui représentent le pouvoir central ont déserté le terrain. Ceux qui sont restés, ce sont les élus locaux : les conseillers communaux, les conseillers  de cercles, les présidents d’assemblées de cercles, de régions. Qu’est-ce qu’ils ont fait, ces élus ? Malgré la pression, ils ont créé des comités de crise : le comité de crise de Tombouctou, le comité de crise de Douentza, pour gérer la situation avec certains représentants communaux, c’est-à-dire avec les chefs de village. A Tombouctou, ils ont fait face aux soins de santé, fait face à l’approvisionnement en eau quand la SOMAGEP n’avait plus de carburant pour faire fonctionner le système d’adduction d’eau.  Car le maire de Tombouctou, que je salue ici, n’a pas bougé. Et c’est sous son impulsion que les jeunes ont dépanné les pompes. Au niveau central, à Bamako, on ignore cela. Ils ont assuré la sécurité des personnes et des biens. A Douentza, c’est également le comité de crise qui a été mis en place par les élus, appuyé par les femmes et les jeunes, qui a fait le travail. A l’exemple de ce comité de crise de Douentza, avec l’appui des syndicats des communes de Dienné et de Niono, des ressources ont été collectées avec des conseils de cercle de ces deux localités, et avec ces ressources-là, le comité de crise convoyait 500 élèves candidats au DEF à Koro pour passer le DEF. Cela a permis à 265 de ces jeunes gens d’être reçus. Donc là il y a eu une solidarité qui s’est manifestée au niveau des collectivités terrestres. C’est un exemple entre autres. Je serai là pour répondre à d’autres questions, donner d’autres éclairages sur le rôle des collectivités, pour la fourniture des services de base, comme pour organiser la résistance.

<strong>Le modérateur : </strong>Alors, M. le maire, si ce que vous dites existe réellement sur le terrain, ça fait quand même 48 heures que Tombouctou est dans le noir, et que les collectes ont commencé dans la ville de Tombouctou. Les ressortissants qui sont ici font tout pour que Tombouctou retrouve l’électricité, car les islamistes ne s’occupent que de leurs propres groupes électrogènes pour alimenter les localités. M. le Maire,  cela me pousse à vous poser une autre  question sur votre rôle réel en cette période de crise. Est-ce que la crise a amené les collectivités à mieux accomplir leur mission ?

-<strong> M. Bocar Bah,</strong> <strong>maire de la Commune V, </strong>Oui, absolument ! Je pense qu’il n’y a pas eu désertion à ce niveau-là si on peut parler en termes militaires, sauf pour ceux qui étaient menacés physiquement dans leur vie. Il y a eu une organisation qui a été mise en place au-delà du comité de crise, les éléments du secteur privé, pour approvisionner Tombouctou, Ménaka ; des circuits ont été créés et animés par des élus locaux, pour acheminer des médicaments, des vivres, et même des espèces, afin que, le système bancaire étant arrêté, le circuit puisse continuer. Cela s’est fait parce que les élus se sont organisés avec les privés locaux. Tombouctou est en train de se battre, le maire est aussi en train de se battre. Il coordonne l’approvisionnement de la ville, afin que les fondamentaux soient assurés. Là où il n’y a pas d’administration, comme à Ténenkou, à Youwarou, ce sont les élus qui font fonctionner la collectivité. Pour appuyer ces efforts, les collectivités du Sud ont créé un programme appelé : « 200 collectivités du Sud appuient 200 collectivités de Nord » et des collectes de fonds ont été réalisées. Ainsi, nous avons pu nous atteler à assurer les services sociaux de base, notre mission, quand d’autres se souciaient du secours alimentaire. Et sur le plan sous-régional comme sur le plan international, nous n’avons pas cessé de donner l’information. Les populations se battent, encadrées par leurs élus, qui n’ont pas déserté le terrain. Ca a été fait à Abidjan, à Ouagadougou, à Paris et ailleurs : nos partenaires ont relayé l’information auprès de leurs collectivités pour que cet élan de solidarité internationale puisse se manifester ; et nous sommes là-dessus. Nous donnerons des exemples précis dans les autres débats à venir. Je vous remercie.

<strong>Le modérateur : </strong>Merci, Monsieur le Maire, président de l’Association des municipalités du Mali ! Il y a M. Boiré qui veut ajouter quelque chose…

<strong>-M. Boiré, chargé de finances DR Ségou : </strong>Merci, M. le modérateur. J’ajoute ma voix à celle de mes prédécesseurs pour remercier l’Union européenne et la Radio Kledu pour avoir réalisé cette émission sur la décentralisation.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise au mali:  La CODEM pour les concertations, mais pose ses conditions</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/crise-au-mali-la-codem-pour-les-concertations-mais-pose-ses-conditions-118185.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/crise-au-mali-la-codem-pour-les-concertations-mais-pose-ses-conditions-118185.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Jan 2013 16:56:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mercredi 9 janvier dernier, la Maison de la presse a servi de cadre à la tenue d’un point de presse sur les concertations nationales et la tenue des élections. Initié par le parti de la Quenouille, il a permis aux de médias de connaître la position du parti.</strong>

Yacouba Singaré, membre du bureau national et principal conférencier, a, d’entrée de jeu, affirmé que les concertations nationales  sont nécessaires, mais qu’elles ne peuvent avoir lieu dans le contexte actuel que connaît notre pays. Selon lui, il faut au préalable débarrasser le nord du Mali des groupes terroristes qui ont causé tant de tort  aux laborieuses populations. Pour Abba Maïga, membre de la commission d’organisation, les concertations  ne doivent en aucune manière remettre en cause la Constitution de février 1992.

Pour ce qui est d’une intervention internationale, le parti de la Quenouille n’y est pas opposé, mais elle doit se faire conformément au droit international, a précisé l’orateur. Il a mis à profit ce point de presse pour expliquer les raisons qui ont motivé son groupement, le GRIN, à aller vers la CODEM. A l’en croire, la CODEM est jeune, c’est un parti d’avenir, donc un champ de prédilection pour les jeunes. Et d’exhorter l’ensemble du peuple malien à se focaliser sur la libération totale du Mali. Pour ce qui est de l’organisation des élections, le parti estime qu’elle doit se faire après la réunification du pays. Car il estime que l’électorat du nord n’est pas sur place en raison des combats dans la partie septentrionale du pays. Au cours de ce point de presse, les confrères n’ont pas été avares  en questions, pour obtenir le maximum d’éclaircissements. Une motion de remerciements a mis fin à la cérémonie.

<strong>Abdoulaye SIDY KOBA                   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contre la progression foudroyante des islamistes la France lance l’opération  SERVAL:  L’armée malienne se ressaisit et passe à la contre&#45;offensive</title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/contre-la-progression-foudroyante-des-islamistes-la-france-lance-loperation-serval-larmee-malienne-se-ressaisit-et-passe-a-la-contre-offensive-118182.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/contre-la-progression-foudroyante-des-islamistes-la-france-lance-loperation-serval-larmee-malienne-se-ressaisit-et-passe-a-la-contre-offensive-118182.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Jan 2013 16:51:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Djihadistes, auréolés par les succès spectaculaires enregistrés ces dernières heures dans la ville de Konna, ont voulu pousser leur avantage plus loin en prenant le contrôle de l’aéroport de Sévaré pour empêcher le déploiement des forces internationales. Pour faire le point de  la situation, le service de presse des armées (DIRPA) a tenu un briefing vendredi dernier dans l’après-midi.</strong>

Toute la journée du jeudi 9 janvier, les Maliens n’ont pas quitté des yeux les chaînes de télévision et les oreilles sont restées collées aux postes de radio et aux téléphones portables pour en savoir davantage. Le jeudi soir, les nouvelles en provenance du dernier verrou avant le sud ne sont pas bonnes, l’armée a reculé. A Sévaré, c’est la panique : les gens commencent à prendre la poudre d’escampette. Mais à 16 h, l’espoir renaît avec le témoignage de  certains travailleurs de l’aéroport qui confirment l’atterrissage d’avions cargos du type Hercule C160 avec hommes et matériels. Ce sont des commandos des opérations spéciales de la puissante armée française suivis de contingents nigérians et sénégalais. L’armée malienne qui a reculé pour refaire ses forces passe à la contre-offensive et gagne du terrain, infligeant avec le soutien des forces françaises de lourdes pertes aux terroristes.

Au cours du briefing organisé par le bureau de presse à Bamako, le Colonel Diarra KONE, qui est le  directeur de la DIRPA (Direction de la Presse des Armées), a insisté sur la collaboration de la presse et le comportement des journalistes qui doivent se méfier des fausses informations qui sont de nature à perturber la quiétude des paisibles populations. Dans son intervention, le Colonel Oumar Daou, chargé des affaires au ministère de la Défense et des anciens combattants, a justifié l’intervention de certains pays amis sans plus de détails. Mais selon lui, on peut déjà citer le nom de la France fer de lance de la contre-offensive, des soldats nigérians et des Dianbars (soldats en ouolof)  sénégalais. Et de poursuivre en disant que ce déploiement a été effectué en conformité avec le droit international et la résolution 2085 du Conseil d Sécurité qui autorise l’envoi d’un corps expéditionnaire pour aider le Mali à faire face aux groupes terroristes qui veulent en faire un sanctuaire du terrorisme international. Avant de souligner que le déploiement anticipé de cette force s’explique par la détérioration de la situation sur le terrain. A l’en croire, l’armée malienne a fourni des efforts considérables mais pas suffisants pour faire  face aux criminels. Le Colonel Abdramane Baby, avant d’entrer dans les détails, a émis une pensée particulière à l’endroit de tous les Maliens qui ont payé de leur vie la défense de la patrie. Il a rappelé le rôle régalien de l’armée qui doit être en première ligne en dépit de la présence des forces internationales. S’agissant de l’évolution de la situation, secret militaire oblige, le colonel s’est contenté de dire que la progression des terroristes a été stoppée. Il a lui aussi lancé un appel à la presse afin qu’elle n’affole pas les populations par de fausses informations.

<strong>Abdoulaye Sidy Koba </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aventure indépendantiste au nord :  La France met le holà</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/aventure-independantiste-au-nord-la-france-met-le-hola-118175.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/aventure-independantiste-au-nord-la-france-met-le-hola-118175.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Jan 2013 16:47:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><img class="aligncenter size-full wp-image-118178" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/01/rebel0x0.jpg" alt="" width="610" height="407" />La France vient de frapper les rebelles au Nord du Mali, faisant penser à la riposte massive promise par le président Dioncounda Traoré dans son appel à la nation du vendredi 11 janvier 2013 aux accents gaulliens. A vrai dire, le président Hollande, dans son adresse du même jour au peuple français, n’a pas parlé de rebelles, préférant utiliser les mots « adversaires » ou « terroristes ». Mais il n’a pas fait non plus de distinguo par rapport au MNLA, dont le nom n’est même pas cité, et qu’il a donc logé à la même enseigne que les barbares. D’ailleurs, le président Dioncounda Traoré le dira tout haut. Quelques enseignements fondamentaux à tirer à tirer de cette intervention historique.</strong>

<strong>Les Islamistes (ou jihaddistes) luttent objectivement contre l’Islam</strong>

En occupant le Nord du Mali sous couvert de jihad, ils ont mis contre eux tout le monde : le monde occidental, bien sûr, mais aussi les pays arabo-islamiques et les pays musulmans en général. Sur l’ensemble du territoire national, dans les mosquées du Mali, ce vendredi, les religieux ont fait des bénédictions pour le succès de l’armée malienne et pour la défaite des envahisseurs. Ce sont des « ennemis », assure Mahmoud Dicko, le président du Haut conseil islamique ; « ils nous défendent », a dit Cheick Madani Haïdara, parlant de l’armée nationale. Tel autre Imam, dans son prêche de ce vendredi, demandera la paix à Dieu pour les musulmans et en raison de la présence parmi « eux » (les islamistes) de personnes gentilles. L’étranger peut être bon, a dit cet autre prêcheur à Fana en décembre dernier, faisant allusion à une possible islamophobie créée par les étrangers de la charia.

<strong>Une bonne chose, les bases militaires étrangères</strong>

C’est donc en vain que les musulmans de Bamako, sous la houlette du Haut Conseil Islamique, de Mahmoud Dicko, auront mené une véritable croisade contre le Code de la famille d’Alpha et d’ATT soutenus par les organisations féministes. Organisations qu’on verra ces derniers mois, chose nouvelle mais pas étonnante, réclamer leur place dans la lutte contre les islamistes armés du Nord. Le beau résultat encore, que celui d’une ancienne puissance coloniale revenant par trois tirer le Mali d’affaire, le grand Mali, qui fête pompeusement chaque 20 janvier, date du départ du dernier soldat de la base de Kati : une première fois pour retourner dans la zone franc, une deuxième fois en 1991, pour mettre en place la 3<sup>e</sup> République, et cette fois, pour libérer le gouvernement de transition à débarrasser les deux tiers du pays occupés par les rebelles. Et cette fois il ne s’agit pas d’intérêts impérialistes, mais de droits humains fondamentaux, comme a tenu à l’affirmer ce vendredi 11 janvier 2013 le président François Hollande, faisant intervenir la France aux côtés de ses alliés d’Afrique, à la demande du Mali, en poursuivant l’application des résolutions de l’ONU. Plus que jamais donc la Françafrique appartient au passé. On voudrait bien le croire, s’il n’y avait pas le Sénégal et la Mauritanie en première ligne à Sévaré. Qui sont, en effet, ces soldats « blancs » dont parle RFI, sinon des soldats d’Ould Aziz, habitués à intervenir au Mali, depuis le temps d’ATT et sans autorisation ? A moins qu’elle ne soit désormais une bonne chose, la Françafrique, avec base militaire.

<strong>C’est le MNLA laïque qui a voulu instrumentaliser les groupes jihadistes </strong>

Le président Dioncounda n’a pas oublié, lui, que c’est le MNLA qui a voulu instrumentaliser les groupes jihadistes présents, depuis longtemps, au Nord, avec la complaisance, sinon la complicité du régime ATT. C’est donc le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad qui est à l’origine du problème actuel ; c’est lui l’apprenti-sorcier, même s’il est à son énième essai. Et, pied de nez aux fous de Dieu dans ce discours magnifique de noblesse et de beauté, Dioncounda emploie le nom d’Allah pour la formule finale : qu’Allah protège le Mali !

En tout cas François Hollande aura eu les mots les plus gentils pour le Mali, pays ami voulant vivre dans la liberté, ayant fait l’objet d’une agression caractérisée. Les agresseurs sont qualifiés de terroristes, et n’apparaissent plus comme les doux agneaux, les mythiques hommes en bleu brutalisés par les Noirs du Sud, du fait d’un découpage malheureux que l’ex-colonisateur, incriminé, est appelé à réparer.

<strong>Identités à préserver                                                                 </strong>

Avec le médiateur on parlera certainement de l’identité tamasheq à préserver dans un contexte multiethnique, un problème bien réel, quand on sait que les Nations Unies déplorent la disparition dans le monde de 25 ethnies par an. Les Soninkés, les Peuls, les Khasonké et bien d’autres sont confrontés au même problème.

<strong>Ibrahima KOÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au fil de la semaine :  Présentation de meilleurs vœux 2013 du Dr Tagalifi Maiga</title>
<link>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/au-fil-de-la-semaine-presentation-de-meilleurs-voeux-2013-du-dr-tagalifi-maiga-118171.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nouvelles-breves/au-fil-de-la-semaine-presentation-de-meilleurs-voeux-2013-du-dr-tagalifi-maiga-118171.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Jan 2013 16:33:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Mesdames et Messieurs mes compatriotes

Mesdames et Messieurs les Amis du Mali,

C’est un honneur pour moi de vous présenter mes meilleurs  vœux de paix, de bonne santé et de prospérité pour vous et pour toutes vos familles  pour cette année 2013. Notre pays vit présentement un des moments les plus dramatiques et les plus périlleux de son histoire, qui nécessite une concordance des opinions, une forte mobilisation de toutes les forces vives  et de tous les fils de la nation autour de l’objectif primordial qui est la libération sans condition de toutes les localités occupées par les groupes rebelles et les terroristes et l’organisation dans le calme et la quiétude d’élections démocratiques et transparentes. Il est indispensable d’analyser les différentes péripéties de la crise que notre pays a connue afin d’en tirer toutes les leçons utiles afin de créer les conditions appropriées pour un avenir radieux pour notre nation. Il est nécessaire de poursuivre tous les auteurs des crimes de guerre et des atrocités au niveau des juridictions compétentes nationales et internationales. Prions ensemble Allah-le-Tout puissant pour qu’il nous assiste et sauve notre pays.

<strong>Le vendredi 11 janvier 2013 des frappes aériennes françaises à Konna, </strong>60 kilomètres au nord de Mopti, en soutien à l’armée malienne arrêtent la progression des rebelles. Le lendemain samedi la ville est prise. Des centaines de rebelles sont tués ; selon un communiqué de la présidence de la République, on déplore onze soldats gouvernementaux tués, un officier français tué. L’état d’urgence a été déclaré pour dix jours à partir du samedi 12 janvier.<strong></strong>

<strong>31/12/2012 Les rebelles centrafricains sont à 167 kilomètres de Bangui, après avoir occupé la plus grande partie du pays. </strong>A l’issue de sa réunion avec le président de l’Union africaine Yayi Boni, le président Bozizé fait une déclaration dans laquelle il promet de ne pas se présenter aux élections de 2014. Le vendredi 11 janvier un accord est trouvé aux négociations de Libreville menées dans le cadre de la communauté des Etats de l’Afrique centrale : le président François Bozizé restera en fonction jusqu’à la fin de son mandat en 2016 et un gouvernement d’union nationale dirigé par la rébellion de la Seleka sera immédiatement formé.<strong></strong>

<strong>24/11/12 - Premier Forum des leaders musulmans</strong> au Centre International des Conférences de Bamako. Thème : « Ensemble pour un Islam tolérant ». Younous Hamèye Dicko y représentait le Chef de l’Etat. Invité spécial : Capitaine Amadou Haya Sanogo. Egalement présent à cet événement des musulmans modérés, le Wahhabite Mahmoud Dicko, en sa qualité de président du Haut Conseil Islamique. Le chef religieux Chérif Ousmane Madani Haïdara a expliqué aux journalistes, en français, le sens de l’événement. Selon Adama Kane, le Mali a derrière lui 1300 ans d’Islam tolérant.

<strong>11/1/2013 Le Haut Conseil Islamique du Mali, par la voix de son président l’Imam Mahmoud Dicko fait une déclaration télévisée pour soutenir le combat de l’armée malienne contre les « ennemis » du peuple. </strong>L’appel aux musulmans du pays pour des prières dans le même sens ce vendredi a été largement suivi. La veille, soit le jeudi 10 janvier, c’était au président de l’Association des leaders musulmans Chérif Ousmane Haïdara de lancer le même appel.

<strong>Visite le 24/11/2012 d’une délégation de l’Amicale des Diawambé</strong> chez le Premier ministre Cheick Modibo Diarra. Une amicale vieille de 50 ans, a déclaré son porte-parole.

<strong>26/12/2012 :</strong> En visite chez le Président de la République Dioncounda Traoré : une délégation des Maliens de Montreuil dirigée par M. Moussa Doucouré, une délégation de l’Organisation de la Conférence Islamique dirigée par M. Habib Kaabachi, qui a déclaré que l’OCI condamne le terrorisme. Quant aux Maliens de Montreuil, ils prévoient l’organisation prochaine d’un Forum ou des états généraux du Mali dont la date reste à fixer.

<strong>Pas d’élection au Mali avant la reconquête du Nord, a déclaré le ministre malien des Affaires</strong> étrangères Tiéman Hubert Coulibaly lors d’une conférence de presse le 26 décembre 2012.

<strong>32<sup>e</sup> Journée mondiale de l’alimentation</strong>, dont la cérémonie officielle est organisée à Bandiagara.

<strong>Semaine nationale des violences faites aux femmes, lancée le 25 novembre 2012</strong>. Thème : la femme et les problèmes fonciers ; solution proposée : les coopératives.<strong></strong>

<strong>Sida : 30 000 Français ignorent leur statut personnel</strong> en matière de séropositivité ou de séronégativité. 45 000 personnes sont infectées, dont plus de 28 000 recevaient un traitement antirétroviral, selon le Dr Sylla responsable de la cellule de lutte contre le sida au ministère de la Santé.

<strong>15 % des Français n’ont pas accès aux consultations</strong> médicales pour cause de pauvreté.

<strong>Insécurité routière en France : les 18-24 ans constituent un quart des victimes</strong>. Cause : leur propre état d’ébriété au volant. Une adulte met en cause la publicité de l’alcool et recommande d’augmenter la taxe sur ce produit.

<strong>En sept mois, le président français François Hollande et son Premier ministre ont atteint</strong> une baisse de popularité jamais égalée dans l’histoire de la Ve République.

<strong>24/11/12 - Deuxième édition du Festival multiculturel de Bancoumana, </strong>une commune située à 60 kilomètres de Bamako.

<strong>23/12/2012 Température de trente degrés au-dessous de zéro ;</strong> quatre-vingts morts.

<strong>14/12/2012-Newton (Connecticut, Etats-Unis) : avec un fusil d’assaut, </strong>un jeune homme de vingt ans ouvre le feu dans une école, tue 20 enfants de 6 -7 ans, 6 adultes  et se donne la mort.

<strong>Du 23/12/2012 au 2/1<sup>er</sup> /2013 : septième édition de la Rue marchande</strong> de la Commune III du District de Bamako, placée sous le signe de la solidarité avec la Nord.

<strong>Interdiction par le gouvernement des pétards à Bamako</strong>, à la veille des fêtes de fin d’année pour raison de sécurité : des commerçants s’en plaignent, mais des citoyens approuvent au micro-trottoir de l’ORTM. Le curé de la cathédrale de Bamako affirme que les pétards n’ont rien à voir avec la fête.

<strong>Depuis 2011 la guerre civile a fait 44 000 morts en Syrie. </strong>La minorité chrétienne soutient plutôt le pouvoir en place et se déclare désormais menacée par les rebelles, dont des djihadistes : un scénario qu’on a vu en Irak. Si Saddam Hussein n’était pas dictateur pour les minorités, tout comme Bachar Al-Assad, quel est donc le sens de ce « printemps arabe », qui, rappelons-le, a emporté Mouammar Kadhafi, le Guide de la Révolution libyenne, également accusé de dictature.

<strong>En Inde, on déplore un viol toutes les 22 minutes.</strong> Une situation qui a déclenché une émeute populaire le samedi 22 décembre 2012 à l’occasion du viol à New Delhi d’une jeune fille par six jeunes gens dans un bus, qui ont ensuite jeté la victime hors du bus.

<strong>24 /12/2012</strong> <strong>Présentation des vœux de nouvel an au chef d l’Etat par les familles fondatrices</strong> <strong>de Bamako</strong> et les autorités religieuses. Elles ont été suivies par la Cour suprême, le Haut conseil des Collectivités, le Conseil Economique Social et Culturel, le Chef d’Etat-major général des Armées, le Vérificateur Général. Thème récurrent dans les bénédictions : le retour de la paix et des élections apaisées. Dans ses vœux, le Chef d’Etat-major (promu Général de Brigade après le 22 mars) a affirmé que l’armée, une fois redevenue opérationnelle, s’attellera à la reconquête du Nord en obéissant à des « ordres légaux ».

<strong>Selon un micro-trottoir de l’ORTM du 30 décembre</strong>, les Maliens font confiance à l’armée nationale pour reconquérir le Nord.

<strong>24/12/2012 - Marche des organisations politiques SADI, MP 22 et COPAM pour la tenue des concertations nationales </strong>: c’est <em>la</em> solution, <em>la</em> feuille de route à proposer au gouvernement que lesdites concertations auront à dégager, affirment-elles.

<strong>24/12/2012 - Kayes - Passation de service entre le gouverneur de région sortant,</strong> le Général Mahamadou Maïga, et le nouveau gouverneur, le Colonel Salif Cissé.

<strong>Un communiqué du Comité Militaire de Suivi de la Réforme des Forces de Défense</strong>  signé par son président, le capitaine Amadou Haya Sanogo, déclare que les affirmations parues dans la presse selon lesquelles c’est lui qui aurait empêché le Premier ministre Dr Cheick Modibo Diarra de voyager sont inexactes.

<strong>Dans une ville  d’Australie, pour le Réveillon, il y a eu un feu d’artifice de 12 minutes</strong> d’un coût de 12 millions de dollars.

<strong>Selon un curé en Italie, « l’habillement succinct » des femmes</strong> provoque les hommes. En Italie 78 femmes sont tuées chaque année par des agresseurs sexuels. Néanmoins le curé dénonciateur a été mis en congé et blâmé par ses supérieurs et ses affiches ont été retirées.

<strong>Selon l’Essor, le quotidien national, il y aura création d’un Fonds international</strong> pour financer l’opération au Nord du Mali.

<strong>C’est le général Lecoinfre</strong>, un Français, que l’Union européenne a nommé pour former l’armée malienne.

<strong>Selon la ministre française des petites et moyennes entreprises</strong>, un enfant français qui naît aujourd’hui naît avec une dette de 27 000 euros.

<strong>Un tribunal français a ordonné le 11/1/13 l’expulsion d’un immeuble de quatre familles d’immigrés</strong> au motif que leurs enfants (majeurs, pour certains), causaient des perturbations graves à la tranquillité des voisins.

<strong>Gabon : bientôt un vaccin anti-palu sera mis au point</strong>. Les recherches dans ce sens seraient très avancées.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito:  Merci à la France d’être venue prendre notre fauve par la tête !</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-merci-a-la-france-detre-venue-prendre-notre-fauve-par-la-tete-118165.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-merci-a-la-france-detre-venue-prendre-notre-fauve-par-la-tete-118165.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Jan 2013 16:29:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pour que les gens accourent à l’aide, dit l’adage, il faut que tu tiennes le fauve qui t’a agressé par la crinière. Cette guerre n’est pas une guerre locale ou interne ; c’est une guerre mondiale contre le terrorisme ; c’est aussi une guerre contre la barbarie raciste et moyenâgeuse, une barbarie rappelant celle du Ku Klux Klan et de l’Inquisition en mode local. Dans sa partie malienne, sur le territoire malien, il faut que ce soit le Mali qui verse son sang. Ce serait notre contribution à l’effort mondial. De Gaulle le demandait aux alliés, dans le contexte de la 2<sup>e</sup> Guerre mondiale : quand on est en France, l’honneur revient aux Français d’être en première ligne. C’est pourquoi ceux qui ne comptent que sur l’extérieur doivent savoir qu’un jour le pays paiera le prix d’une politique laxiste. Ne les a-t-on pas entendus dire, après l’engagement fulgurant de la France à nos côtés, que même les grandes puissances font appel à des alliés et pour moins que ça ?

Certes, les Etats-Unis se sont fait aider par une coalition d’une centaine de pays pour attaquer l’Irak. C’était après avoir échoué à mobiliser le Conseil de sécurité des Nations-Unies. C’était donc pour des raisons de moralité face à un rapport de forces trop déséquilibré. Il s’agissait de compenser d’inhiber la honte de canarder des milliers d’adversaires sans encourir le moindre risque. Le guidage au laser ne laisse aucune chance à l’ennemi, devenu un lapin, le pilote étant comparable à un aristocrate à la chasse à courre. Les satellites et les drones permettent désormais à l’opérateur de régler son compte à l’ennemi, en causant avec les camarades. Après les guerres coloniales d’antan, trop inégales, c’est à l’honneur des puissances militaires d’aujourd’hui de lever une armée diplomatique pour que l’adversaire sache que ce n’est pas la raison du plus fort qui triomphe, mais la raison tout court. C’est bien le souci de la France, qui affirme avoir agi dans le cadre de la légalité internationale. Ce n’est ni à cause du demi-échec d’Afghanistan, ni à cause de la baisse exceptionnelle dans les sondages de la cote du président François Hollande. De là à assimiler la force française déployée à Konna aux contingents africains symboliques qui se joints aux coalitions formées par les Etats-Unis contre l’Irak, c’est évidemment erroné !

Depuis deux décennies, au Mali, le budget qu’on devait consacrer à l’armée, une vraie armée, celle de « nos besoins », a été engagé à d’autres fins, sans doute pour l’apaisement du front social. Une erreur à ne pas recommencer. Merci à la France d’être venue prendre notre fauve par la tête !

<strong>Ibrahima KOÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre ouverte au capitaine Amadou Haya Sanogo : Président du Comité de Suivi et de Renforcement de l’Armée et de la Sécurité. </title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-au-capitaine-amadou-haya-sanogo-president-du-comite-de-suivi-et-de-renforcement-de-larmee-et-de-la-securite-2-112286.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-au-capitaine-amadou-haya-sanogo-president-du-comite-de-suivi-et-de-renforcement-de-larmee-et-de-la-securite-2-112286.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Dec 2012 03:53:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Monsieur le Capitaine, par la présente lettre, je viens personnellement me prononcer sur la situation qui prévaut dans mon pays, par rapport aux événements que connaît la chère Patrie.</em></strong>

Depuis un certain 22 Mars 2012, le Mali traverse une phase difficile de son histoire caractérisée par une crise multiforme.

Au plan sécuritaire, le Pays est divisé, les 2/3 du territoire sont occupés par des terroristes.

Au plan institutionnel, il est paralysé par l’inconscience et l’irresponsabilité des assoiffés du pouvoir.

Monsieur le Capitaine, il est temps d’arrêter cette comédie politique, des dons de tonnes de vivres, des millions, ou même le parrainage d’activités qui ne peuvent pas mettre fin au calvaire que subissent les populations du Nord. Je ne doute point de votre popularité avec l’appui multiforme de plusieurs regroupements politiques, associatives et même de la société civile.

Imaginez combien de Maliens souffrent au Nord pendant qu’au Sud, à Bamako, on se bat pour conforter sa position sur l’échiquier politique. Hélas !!!

Je déplore fort ce qui se passe, en montrant ma ferme opposition à vos actes, car huit mois à Bamako c’est huit mois avec le Nord aux mains de ces terroristes.

Certains de ceux qui vous consultent ou invitent ne visent que leurs intérêts. D’autres veulent vous voir sortir par la petite porte à l’image d’un certain Amadou Toumani Touré, d’un Moussa Dadis Camara, d’un Mahamadou Tandja, désolé ou même un d’un certain Robert Gueï.

Mon Capitaine, je tiens à vous rappeler ceci, une phrase de Denis Lilinac qui dit : « En vérité la vie nous offre une page vierge de l’histoire : à nous d’y peindre des merveilles ou de la tacheter de sang. »

Mon Capitaine, bienvenue dans la cour des loups !

<strong>Abdramane KONE   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>72e club de la presse de radio  kledu : Thème : « La Décentralisation : une des pistes pour la sortie de crise ? »</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/72e-club-de-la-presse-de-radio-kledu-theme-la-decentralisation-une-des-pistes-pour-la-sortie-de-crise-3-112273.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/72e-club-de-la-presse-de-radio-kledu-theme-la-decentralisation-une-des-pistes-pour-la-sortie-de-crise-3-112273.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Dec 2012 03:42:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Invités : M. Adama Cissouma, Directeur national des collectivités, M. Mohamed Ag Erlaf, Directeur de l’ANICT, M. Boubacar Bah, Président des de l’Association des Municipalités du Mali, M. Ibrahim Fomba, Directeur du Centre de Formation des Collectivités, M. Dirk Gutke, représentant de la Coopération allemande, M. David Koyolan, représentant de la Délégation de l’Union Européenne, M. Ousmane Sy, ancien ministre de l’administration territoriale, M. Moussa Boiré, chargé des Finances des programmes d’aide de la Région de Ségou.</strong>

<strong>Qu’est-ce que la Décentralisation ? Impact de la crise politique sur les collectivités territoriales pour l’accès de vie aux populations ; transfert et défis des collectivités territoriales; perspectives de la décentralisation.</strong>

<strong>Ces questions seront débattues en présence de la presse nationale, des spécialistes et de nombreux invités, à l’Hôtel Mandé le samedi 10 novembre 2012, dans l cadre du Club de la Presse de Radio Kledu.</strong>

<strong>Bertrand Zoré de l’Union Européenne : </strong>Remerciements. Cela devient une tradition pour l’Union européen de soutenir les discussions à ce type de débats. Le thème annoncé : « Décentralisation et sortie de crise » est d’actualité ; c’est une évidence : le Mali doit réfléchir à son avenir, à comment organiser au mieux les relations entre l’Etat, les régions, les collectivités locales, afin de recomposer les aspirations des uns et des autres ensemble. Surtout, il n’y a aucune recette en la matière ; les solutions doivent venir d’un débat entre Maliens, entre acteurs, entre personnalités et communautés locales qui sont concernées par ce sujet. Nous allons avoir l’occasion, grâce à ce panel, de rappeler les conclusions des travaux qui ont eu lieu cette semaine à Bamako lors du Forum sur la décentralisation. Alors, je ne veux pas anticiper sur les discussions. Moi, je ne suis pas un spécialiste en la matière. C’est pour simplement rappeler que l’Union européenne, avec un certain nombre d’Etats membres, notamment l’Allemagne, est également représentée à ce panel, et a été impliquée, très fortement impliquée ces dernières années dans les efforts de décentralisation, impliquée financièrement dans l’ingénierie, dans la réflexion pour mieux intégrer les entités, les représentants locaux, au débat national, mais justement cela n’a pas été suffisant. Il faut revenir sur cette expérience pour voir comment mieux faire et surtout ce à quoi aspirent les gens concernés. Donc je vous souhaite une bonne émission, un bon Club de la Presse, aussi participatif que possible.

<strong>L’animateur :</strong> Merci, M. Bertrand Zoé, de l’Union européenne. Vous n’êtes pas sans savoir que l’AMM, l’ACCM, l’ARM ont organisé un Forum sur la crise au Mali du 5 au 7 novembre dernier. Cela a été l’occasion pour les collectivités de dégager le rôle remarquable qu’ont joué pendant cette période de troubles politiques et d’instabilité et de lancer des pistes de réflexion sur l’avenir de la décentralisation et le rôle politique qu’elle peut jouer pour la sortie de crise. La présente émission s’inscrit dans cette même dynamique, à savoir rendre compréhensible pour le plus grand public les thématiques liées à la décentralisation et les principales conclusions, comme vient de le dire M. Bertrand Zoé. C’est pourquoi nous allons commencer par donner la parole à M. Ousmane Sy,  pour donner son avis sur le thème du jour.
<div>

<strong>Ousmane Sy : </strong>Je remercie les organisateurs de ce club de la Presse et de m’avoir invité pour venir participer à ce débat. Je remercie les journalistes, les invités, les auditeurs. Le Mali a opté pour la décentralisation depuis son indépendance, parce que dans la 1<sup>re</sup> Constitution, en 1960, donc depuis le démarrage du Mali contemporain, il était indiqué dans cette Constitution que toutes les collectivités s’administreraient librement à travers des organes élus.<strong> </strong>

</div>
Le Mali a opté pour la décentralisation depuis son indépendance ; parce que dans la 1<sup>re</sup> Constitution, en 1960, donc depuis le démarrage du Mali contemporain, il était indiqué que toutes les administrations s’administreraient librement à travers des organes élus. Le principe de fond de la décentralisation, la liberté administrative, est inscrite dans cette constitution. Et d’après cette constitution, en dehors des périodes d’exception qu’on a connues, gérées par d’autres instruments que la Constitution, depuis don l’Indépendance, ce principe est resté ancré. Je dirai donc simplement, comme quelqu’un au Forum, que la décentralisation est un droit des Maliens, comme la liberté d’association, comme la liberté de presse ; la décentralisation est un droit qui est axé dans notre constitution. Et en deuxième lieu, la décentralisation, nous en avons fait l’option à partir de 1991, quand nous avons décidé de mettre en place une démocratie pluraliste ; la décentralisation est le meilleur cadre institutionnel pour l’expression de cette démocratie pluraliste, parce que dans le fond ; la démocratie pluraliste prend son appui sur les libertés individuelles et collectives. Et la décentralisation offre ce cadre, parce que le principe de la décentralisation ; c’est comment on gère, à travers un système d’institutions reconnues et établies, la diversité qui nous caractérise. Donc la décentralisation est un cadre institutionnel qui est favorable à l’existence de la diversité. Et je crois que c’est pour ça que la décentralisation a toujours été une préoccupation, parce que nous sommes une nation qui est caractérisée par sa grande diversité. Quand nous étions en train de concevoir la réforme de la décentralisation, nous sommes allés partout, nous nous sommes entendu dire par la population qu’en réalité la décentralisation est dans notre tradition, que c’était sorti, que c’est la centralisation qui été amenée par la colonisation. Effectivement, pour quiconque connaît le pays aujourd’hui, chaque village met en place ses autorités, ses institutions en fonction de ses réalités propres. C’est ça le fond de la décentralisation. Tout ceci prouve que le débat sur la décentralisation est un débat ancien ; mais qui prend de l’importance aujourd’hui parce que nous sommes en train de chercher à savoir quel est le vrai moyen de mobiliser pour notre développement toutes les initiatives de Kayes à Kidal, pour que chacun s’investisse pour développe la parcelle de parcelle qu’il occupe. Je crois que la décentralisation offre cette possibilité. A décentralisation permet aussi à chaque citoyen d’être impliqué dans ce qui se passe chez lui. Nous décidons à travers nos élus de ce qui convient. Voilà pourquoi je pense que la décentralisation est une question d’actualité. Et surtout dans un pays en crise comme le nôtre. Car la crise a révélé <strong>la faible légitimité de nos institutions</strong>, la crise a révélé les difficultés que nous avons, malgré tout ce qui a été fait, à gérer la diversité qui constitue notre nation. La décentralisation est la réponse constitutionnelle à ça, et c’est pour ça que pour sortir de cette crise, il faut mettre la décentralisation au centre de nos préoccupations.

<strong>Le modérateur : Merci, M. Sy. Il faut retenir que la décentralisation est un droit pour les citoyens. Nous allons demander à M. Cissouma de nous parler de la décentralisation, pour que la population puisse comprendre. Qu’est-ce que la décentralisation, M. le Directeur ? </strong>

<strong>M. Cissouma : </strong>Je salue aussi les initiateurs de l’émission, ainsi que les auditeurs<strong>. </strong>La décentralisation se traduit aujourd’hui au Mali par l’existence de collectivités territoriales : les communes, les cercles, les régions, qui ont été créées par la loi, qui ont une autonomie de gestion, un budget, qui décident des affaires locales : comment gérer la santé, l’éducation, la santé, la tranquillité, la salubrité, etc. et au Mali, comme vous l’avez dit, la décentralisation c’est 703 communes, 49 cercles, 8 régions et le District de Bamako. Chacune de ces collectivités territoriales s’administre librement, dans les conditions prévues par la loi. Ces collectivités décident au quotidien de ce qui doit être fait par rapport aux préoccupations de la population. C’est un cadre, comme mon prédécesseur l’a dit, qui permet aux populations d’être responsables par rapport à ces différentes questions. Ce sont ces populations qui désignent leurs représentants pour former au niveau de la commune, et à partir du conseil communal, le bureau communal dirigé par le maire. Donc ceux-là travaillent sur la gestion de la collectivité. Pour être simple, la décentralisation est un système administratif dans lequel l’Etat corde à une portion du territoire national une autonomie financière et une autonomie de gestion. Et cette entité s’administre librement, dans des conditions prévues par la loi.

<strong>Le modérateur : avant de continuer avec le reste des questions, je précise pour le panel que c’est un débat ouvert. La première partie de l’émission est consacrée aux panelistes, qui peuvent prendre la parole quand ils veulent. Monsieur Cissouma, la question qui vient en tête aujourd’hui, c’est par rapport à a situation qui prévaut dans le nord du pays : est-ce que cette décentralisation est un mode de gouvernement adapté au contexte duMali ?</strong>
<div>

<strong>M</strong>. <strong>Cissouma</strong> : Oui, la décentralisation, M. Sy l’a dit tout à l’heure, d’abord quand on se réfère au système de gestion que notre pays a connu avant l’indépendance, c’est d’abord des empires, des royaumes, des villages, et la liberté d’administration était donnée à chacune de ces entités. Seul l’empereur a le pouvoir régalien, c’est-à-dire tout ce qui concerne la sécurité sur l’ensemble, tout ce qui concerne l’intégrité du territoire national, tout ce qui concerne la monnaie, les relations avec d’autres royaumes. Mais la décentralisation a été mise entre parenthèses pendant la colonisation. La décentralisation a été relativement mise entre parenthèses avec la colonisation, parce que le système de colonisation que nous avons connu était centralisé : seule représentant de l’Etat représentait le pays colonisateur, accumulait tous les pouvoirs, ne reconnaissait pas davantage de place aux populations. Mais il a été rappelé tout à l’heure que notre pays a posé le principe de la libre administration e disant : le Mali, c’est des collectivités territoriales, les villages, les fractions, les quartiers. Ce n’est pas un monde nouveau ! Maintenant, ce qui est relativement nouveau, c’est, à partir de mars 91, le changement de contexte que nous avons connu, qui est la démocratie.

</div>
La décentralisation s’est imposée parce que administrer un pays dans un contexte démocratique, pluraliste, ne peut pas être comme dans un contexte centralisateur où l’Etat ne reconnaît pas d’avantage d’initiative toute sa terre, surtout n’implique pas   ne responsabilise pas les populations .Avec la démocratie, la décentration permet de responsabiliser les populations dans la gestion de leur biens. Je pense qu’au Mali on est tous des citoyens valables, un citoyen n’est pas plus méritant qu’un autre et le fait d’associer  créer un cadre qui permet  à l’ensemble là où ils se trouveraient de participer à la gestion des affaires publiques , je pense qu’on ne peut pas dire que cela n’est pas approprié. Je rappelle que depuis 1999 la décentralisation à été généralisée sur l’ensemble du territoire national du Mali. Il n’y a pas une portion nationale, où il n’y a une collectivité, à commencer par les communes. Donc, les populations participent à la gestion des affaires locales à travers leurs organes élus.  Je pense que ça c’est un mode de gestion adapté à notre contexte, puisque on ne peut pas vouloir administrer, vouloir développer une localité en l’absence des intéressés comme on le dit, le fait que les populations soient responsabilisées par rapport à ça, cela permet que les préoccupions se gèrent conformément à leur vision. Donc je pense que la décentralisation s’est bien adaptée dans notre contexte. Avant qu’on ne donne la parole au maire de la Commune V, non moins président de l’Association des municipalités, à vous,  M. Fomba !

(A SUIVRE DANS NOTRE PROCHAIN NUMERO)]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Codem gagne du terrain en commune VI : Seydou Amadou Touré  rejoint les rangs du parti de la quenouille</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-codem-gagne-du-terrain-en-commune-vi-seydou-amadou-toure-rejoint-les-rangs-du-parti-de-la-quenouille-112282.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/la-codem-gagne-du-terrain-en-commune-vi-seydou-amadou-toure-rejoint-les-rangs-du-parti-de-la-quenouille-112282.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Dec 2012 02:50:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le samedi dernier, le complexe sportif de Sogoniko  était noir de monde. La raison principale : la rentrée politique du parti de la quenouille. Une rentrée politique marquée par la venue d’un jeune influent du parti de l’Abeille en Commune VI, Seydou Amadou Touré. Tous les gros calibres de la Convergence pour le Développement du Mali(CODEM)  ont fait le déplacement pour assister à cette cérémonie peu ordinaire.</strong>

Prenant la parole, le représentant de la CODEM, en CVI  Inzan Coulibaly n’est pas allé avec le dos de la gamelle pour donner à cet événement un cachet particulier. « Ce jour restera gravé à jamais dans la mémoire de tous les citoyens de la Commune VI, car, pour la première fois le peuple du parti de  Houisseni Amion Guindo dit Poulo, se retrouve dans la ferveur pour célébrer l’arrivée de Seydou Amadou Touré, un homme de valeur ». Avant de poursuivre : «  Ce jeune a compris que la CODEM est un parti d’avenir, son président est jeune, le parti est jeune, donc en choisissant notre parti, vous avez fait le bon choix ». Selon Inzan Coulibaly, au niveau de la CODEM il n’y a pas de militants de première heure : «  Vous êtes chez vous, mettez-vous au travail dés maintenant. Votre venue, a indiqué Inzan Coulibaly, ne fera qu’exhorter la jeunesse de la CODEM à marcher sur vos traces parce que vous êtes un loup aux dents longues. Au moment ou vous rejoignez nos rangs, vous êtes un élu municipal en Commune VI et vous êtes aussi le   chef du protocole du maire des maires Adama Sangaré. Avec votre adhésion, a-t-il souligné, la CODEM a 80% de l’électorat de la Commune VI. Dans son intervention, Seydou Amadou Touré a, comme il est d’usage, rendu hommage aux aînés grâce à qui la CODEM, malgré sa jeunesse, compte parmi les grands partis du landernau  politique. « Pour celui qui est désormais un jeune leader de la CODEM, a-t-il dit, cette cérémonie consacre notre engagement et notre détermination sans faille pour bâtir ensemble un Mali démocratique et libre. Elle marque aussi notre adhésion officielle à la Convergence Pour le développement du Mali ». Et lui d’ajouter : « Sachez, mes camarades, que l’étude géopolitique de la politique intérieure du Mali  prouve à suffisance que le rapport de force est très favorable à la jeunesse ». Le chef du protocole de la mairie n’a pas manqué d’évoquer la crise que traverse notre pays. Avant d’appeler le peuple malien a une union sacrée pour faire face à la situation. Dans son intervention, le président de la CODEM Amion Guindo a, d’entrée de jeu, dénoncé l’agression dont est victime  notre pays de la part de forces obscures et anarchistes alliées à des indépendantistes  d’un  territoire imaginaire, qui pillent, violent, tuent nos frères et sœurs au mépris des enseignements et principes de l’islam et de la simple bienséance. A l’en croire, le contexte nous impose un dépassement de  querelles partisanes au profit de l’intérêt supérieur du Mali. A ce titre « j’exhorte les femmes, les hommes et les jeunes du Mali à défendre les idéaux de la République, à savoir l’intégrité territoriale et la laïcité », a-t-il martelé. S’adressant à Seydou Amadou Touré, il a lâché cette phrase : « En vous engageant à la CODEM, vous avez décidé d’entrer dans ce mouvement de libération, vous êtes entré  dans le parti de l’action et de l’émancipation ». Sous un tonnerre d’applaudissements, le leader du parti de la quenouille a tenu à préciser : « Nous ne sommes pas un parti qui cherche à défendre son pré carré. Ne vous attendez pas à nous voir pleurnicher sur le passé. Notre seule préoccupation reste le Mali ». En guise  de conclusion Amion Guindo dit Poulo a exhorté les jeunes à combattre pour le droit à l’alimentation, à la liberté, à l’égalité des chances.

<strong>Abdoulayé       Sidi Koba      </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conference : Coaching for Hope</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conference-coaching-for-hope-2-112275.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/conference-coaching-for-hope-2-112275.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Dec 2012 02:45:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la promotion des jeunes leaders du Mali, le bureau de la coordination de l’ONG COACHING FOR HOPE  en partenariat avec la FEMASH (Fédération Malienne de sports pour les personnes handicapées) a organisé le samedi 08 décembre une conférence débat. C’était au lycée Avenir de l’Hippodrome. Cette conférence qui avait pour thème : « jeunes leaders et  leadership »  était donnée par M. Ibrahim Coulibaly, agent au ministère et ancien pionnier. Etaient présents : le proviseur du lycée Avenir, la coordinatrice de Coaching for Hope Mlle Coulibaly Fatoumata, M. Balla KEITA de la FEMASH et M. Dramane B. Traoré de Coaching For Hope ainsi que les partenaires de l’ONG dont l’ONAFEM, le CHR , le Centre « Lueur d’Espoir Housna ka so »,  la presse, sans oublier les élèves de l’établissement qui ont rempli la cour.</em></strong>

La cérémonie a débuté par les mots de bienvenue de M. Coulibaly Abdoulaye, proviseur du Lycée Avenir  qui s’est dit fier d’accueillir cette activité au sein de son école parmi  tant d’autres à Bamako et a souhaité la bienvenue à tout le monde.

Ce fut alors le tour de M. Balla qui est intervenu au nom de la Femash. Il a fait un historique de la création de la Femash, qui a vu le jour après une invitation en 1994 par la fédération du même genre du Burkina. Au retour de laquelle invitation le Mali avait suivi l’exemple avec feu Kadi Sanogo, Fondatrice de l’AMALDEME, première présidente de la fédération; ensuite il y a eu Moctar Bah et actuellement Salif Moulin Diallo. Il a ensuite fait un ramassé des difficultés que rencontre la Femash, qui ne s’appelle d’ailleurs plus Femash  mais Comité National Paraolympique du Mali.

Au nombre de ces difficultés  il y a :le problème de siège, car jusque là, la fédération n’a pas de siège, elle est abritée par la FEMAH (Fédération Malienne des Handicapés )dont elle est différente.

Mr Balla a aussi fait remarqué l’absence de sponsor officiel pour le sport des handicapés  et que le comité ne marche que sur les fonds alloués par le ministère du sport et celui du développement social. Il y a aussi le manque  d’équipements sportifs qui coutent assez chers, le manque de moyens de transports pour les sportifs Handicapés lors des compétitions .Mr Balla n’a  surtout pas manqué de dénoncer l’injustice dont sont victimes les sportifs Handicapés. Lorsqu’il s’agit de participation à des compétitions internationales, il n’y a jamais d’argent pour envoyer les sportifs handicapés ; or, ils ont rapporté plus de médailles au Mali que les valides.

Mlle Coulibaly, qui a pris la parole à la suite de M. Balla, a  remercié les différents partenaires. Elle a aussi déclaré que l’objectif du projet jeunes leaders  de Coaching for Hope  coaching à travers la Femash réside dans son désir de développer les qualités de leadership chez les jeunes afin que ceux-ci puissent contribuer au développement de leurs communautés et faire face aux réalités de la vie.

Pour en venir à la conférence, M. Coulibaly a commencé par donner un petit cours digne d’un ancien pionnier sur  la montée des couleurs du pays, sur la façon de chanter l’hymne national, que, selon lui, beaucoup d’entre nous ne savent pas chanter. Il a ensuite demandé à toute l’assistance d’entonner ensemble l’hymne national avant d’en venir au thème de la conférence.

Il a commencé par définir  le <em>leadership</em> comme la capacité d’un individu d’influencer  un groupe de personnes, la capacité de  mobiliser l’énergie collective autour d’une idée <strong>; </strong>le leader est un individu qui a  la confiance de la plus grande partie du groupe. Le leadership est aussi un pouvoir, un exercice d’influence, d’autorité à conduire les autres mais sans contrainte. Et comme exemple de leader, il a cité Churchill.

Il a ensuite  défini le mot jeune comme quelqu’un de peu avancé en âge dans ce contexte -ci, ajoutant cependant que selon les contextes, le mot avait des sens approximativement différents, avant de s’étendre sur les styles de leaderships et leurs caractéristiques. Ainsi, il y a le style :

-autocratique : ce leader aime commander, c’est presqu’un dictateur.

-paternaliste : ce leader stimule, prend soins de ses subordonnés comme un père, mais n’aime pas être  contrarié, contesté.

-démocrate : encourage ses subordonnés, et n’impose pas.

-collégial : c’est l’autonomie qui prime, l’amitié occupe une place de choix, ce style tend vers le style démocrate.

-laisser-faire : celui là renonce à ses responsabilités, c’est un anti-leader.

Une caractérisation des différents types de leaders qui permettra à chaque leader de situer.

Il a alors touché aux qualités que doit avoir un leader. Qualités qui sont entre autres : la confiance, l’honnêteté, l’énergie, l’enthousiasme, l’ambition. Il a développé  l’égalité entre un leader femme et homme en illustrant cela par une étude de Sophie Betnol qui avait fait une enquête sur cette  question. Et cette enquête a conclu qu’il n’y avait  pas de différence,  que c’est la société elle-même qui véhicule des préjugés.

Au terme de ces explications, la parole fut donnée à l’assistance qui en a largement profité avec des contributions et des questions.

Et M. Dramane Traoré, a profité d’une question posée sur le sport des handicapés, notamment intellectuels, pour sensibiliser l’auditoire sur la prise en charge des enfants handicapés surtout à travers le sport, qui facteur très déterminant vers l’amélioration de leurs conditions physiques et même morales.

<strong>Lountandi AICHA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opération  Faso – ko du BIPREM : 10.000 citoyens seront pour libérer pacifiquement le nord du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/operation-faso-ko-du-biprem-10-000-citoyens-seront-pour-liberer-pacifiquement-le-nord-du-mali-112281.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/operation-faso-ko-du-biprem-10-000-citoyens-seront-pour-liberer-pacifiquement-le-nord-du-mali-112281.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Dec 2012 01:50:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Bénéficiant de la collaboration active du Haut Conseil Islamique (HCIM), du Réseau des Communicateurs traditionnels pour le Développement, ( RECOTRADE) et du Chérif de Nioro, Mohamed Ould Cheichnè Haïdara dit Bouyé, les hommes de médias et des acteurs sociaux de la société civile ont créé le Bloc d’Intervention Populaire et pacifique pour la Réunification Entière du Mali (BIPREM) et ont décidé d’organiser une marche populaire et pacifique vers les zones occupées pour apporter des solutions pratiques à ce drame qui éclabousse notre nation. L’information a été donnée le samedi dernier au cours d’une conférence de presse à la Maison de la presse.</strong></em>

<strong> </strong>Animée par M. Lassine Diawara, président du Bloc d’Intervention Populaire et Pacifique pour la Réunification Entière du Mali(BIPREM) et M. Aliou Badra Diarra, secrétaire à l’information du BIPREM, cette conférence de presse avait pour but d’informer les Maliens, particulièrement les  jeunes patriotes, sur l’opération FASO-KO, autrement dit libérer pacifiquement le Nord par les patriotes en marchant vers les régions du nord pour dire aux occupants de déguerpir sans délai.

A cet effet, cette opération Faso-ko qui va mobiliser 10 000 citoyens veut être en première ligne des nobles initiatives en matière d’implication des citoyens dans les processus de libération et de développement du Mali.

Pour le président du BIPREM, M. Diawara, il est donc temps de montrer au monde que la crise malienne est avant tout un problème des Maliens qui peuvent, à un moment de leur histoire, manquer de moyens financiers et d’armes pour protéger leur patrie, mais auront toujours la dose suffisante de foi, de dignité et de courage pour défendre le Mali.

Cependant, l’objectif principal est la libération du Nord du Mali et le soutien à notre armée nationale.

L’opération FASO- KO au Mali, en collaboration avec le Haut Conseil Islamique et le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur, organisera des journées d’actions concrètes comportant: la participation active des représentants de toutes les régions du Mali auxquels nous donnerons des moyens de déplacement sur les trajets qui mènent vers les régions occupées ; des communications de sensibilisation ; la marche pacifique vers l’idéal commun de paix qui est la libération, sans arme, des régions occupées ; la rencontre parles manifestants des notables, des jeunes et des occupants à Gao où sera orientée la première marche pacifique de réunification nationale avant la fin de ce mois de décembre 2012.

<strong>Yacouba DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Demission du Premier Ministre : Faillite dans l’échafaudage de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/demission-du-premier-ministre-faillite-dans-lechafaudage-de-la-cedeao-112278.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/gouvernement/demission-du-premier-ministre-faillite-dans-lechafaudage-de-la-cedeao-112278.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Dec 2012 00:25:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comment ne pas évoquer ici la tentative, sous le régime ATT, de forcer le Vérificateur général, Sidi Sosso Diarra, à se soumettre ou à se démettre ? On sait qu’il avait été entouré par des collaborateurs qui voulaient…le contrôler. Il se trouve qu’il est non seulement le frère, mais qu’il est devenu le conseiller du Premier ministre. L’adresse du 12/12/12 du capitaine Amadou Haya Sanogo pour expliquer la démission du Premier ministre indique clairement qu’il attend de prendre sa revanche sur un certain 30 avril, où la CEDEAO l’avait contraint à rétablir la Constitution de 1991, sous le regard vigilant de Bassolé et de Bic Togo. Difficile, en effet, de croire qu’il va faire ce qu’il reproche à Cheick Modibo Diarra : se soumettre au Président de la République, lui que les Nations Unies soupçonnent d’être derrière les enlèvements de personnalités à Bamako. </em></strong>

[caption id="attachment_111024" align="alignleft" width="344"]<img class="size-full wp-image-111024" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/12/pm-cmd2.jpg" alt="" width="344" height="257" /> Le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra a été arrêté par des militaires à son domicile, dans la nuit du 10 au 11 décembre 2012.<br />REUTERS/[/caption]

<strong>Le capitaine Amadou Haya Sanogo ne veut pas être le dindon de la farce </strong>

Le capitaine Amadou Haya Sanogo ne veut sûrement pas qu’il lui arrive ce qui est arrivé à l’autre capitaine, il n’y a pas longtemps, dans un pays voisin. Cerné par les officiers supérieurs et les hauts cadres civils, celui-là a été abandonné à la première occasion par la communauté internationale.<strong> </strong>La popularité de l’homme du 22 mars lui garantit toujours une présence effective au pouvoir, sinon à Koulouba, du moins à Kati, avec des coups de main audacieux, dont le dernier est cette démission imposée au Premier ministre. Et si les Nations-Unies veulent savoir en vertu de quel pouvoir il agit ainsi, il n’aura qu’à faire la sourde oreille.

<strong>Dioncounda, l’un des piliers de la 3<sup>e</sup>  République             </strong>

Ce n’est pas Dioncounda qui le lui demandera, lui que cela arrange à terme.<strong> </strong>L’actuel locataire de Koulouba convient mieux à l’Occident, c’est une évidence : il vient d’un régime que l’Occident a parrainé, voire installé par une intervention directe sur le terrain.<strong> </strong>Il est non seulement l’un des fondateurs de la 3<sup>e</sup>  République, mais un des piliers du consensus comme mode de démocratie en vigueur sous ATT. Le héros de la patience dans les couloirs de la présidence, voire de la députation, ci-devant candidat à la présidentielle, se voyait bien assurer la continuité de la 3<sup>e</sup>  République. On sait que lors des législatives de 2003<strong> </strong>sa victoire a été annulée suite à un nouveau décompte ordonné par Alpha. Que la CEDEAO lui accorde une rallonge d’un an apparaît comme une réparation venue du Ciel, un effet de la main protectrice de Dieu. Mais après avoir vaillamment surmonté le cap de l’agression physique de la populace, et surtout après le stoïque pardon accordé à celle-ci, il a désormais l’auréole d’un saint, que matérialise l’écharpe blanche qu’il porte, à l’image du keffieh d’un Yasser Arafat. Pour lui, tout est légitime, même la transition. « Je ne me dérobe pas à mon destin », avait-il dit en prenant ses fonctions de président<strong> </strong>par<strong> </strong>intérim pour 40 jours.

La stratégie de la chaise vide du FDR aux concertations nationales convoquées par le Premier ministre aura payé.<strong> </strong>Le Front du Refus (son véritable nom), a donc fini par obtenir le désistement de Cheick Modibo Diarra. Car ce fut la pierre d’achoppement où<strong> </strong>le destin de la cohabitation<strong> </strong>s’est décidé<strong>. </strong>Rejetant systématiquement toute idée de concertation nationale, comme inutile, réservant son jugement sur Cheick Modibo Diarra. Il a milité pour le retour rapide du statu quo constitutionnel, une position qui coïncide avec celle du Président Dioncounda, lequel vient de reconnaître qu’il a veillé personnellement à ce que les concertations nationales soient le plus possible proches de la Constitution (entendez : celles du Premier ministre étaient des concertations d’exception, comme le Dr Cheick Modibo Diarra était lui-même un Premier ministre d’exception). Avec le gouvernement de large ouverture imposé par la CEDEAO, il attendrait le moment propice pour engager le bras de fer, prévisible à terme, avec un Premier ministre qu’il n’avait pas nommé.

<strong>Cheick Modibo Diarra : une légitimité propre et proche de la 2<sup>e</sup> République</strong>

Il a rendu le pouvoir à celui<strong> </strong>qui le lui avait donné, ne manquant pas, au passage, de s’excuser auprès du peuple et de souhaiter bonne chance à ses successeurs. Il sait, en effet, que ce n’est pas du capitaine qu’il tient sa légitimité. L’homme qui avait été acclamé par le Stade du 26 mars archicomble travaillait avec un gouvernement de large ouverture, où séjournaient des ministres de partis dont les dirigeants ont été hués par cette même foule du 26 mars. Ils auraient été cinquante à entrer au gouvernement de large ouverture qu’ils ne l’auraient pas impressionné pour autant. A vrai dire, la ligne de démarcation passe quelque part entre la 2<sup>e</sup> et la 3<sup>e</sup> République.<strong> </strong>Le politologue français Michel Galy semblait s’en inquiéter sur les antennes de notre confrère TV5 Monde le samedi 15 décembre, en rappelant que Cheick Modibo Diarra, gendre de Moussa Traoré, peut être considéré comme un homme de la 2<sup>e</sup> République. La CEDEAO le savait-elle ? Dioncounda, lui, semble l’avoir compris, qui vient de faire appel, pour la primature, à un ancien ministre de Moussa Traoré, Diango Sissoko.<strong> </strong>

<strong>Ibrahima KOÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre ouverte au Capitaine Amadou Haya Sanogo : Président du Comité de Suivi et de Renforcement de l’Armée et de la Sécurité. </title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-au-capitaine-amadou-haya-sanogo-president-du-comite-de-suivi-et-de-renforcement-de-larmee-et-de-la-securite-111684.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/lettre-ouverte-au-capitaine-amadou-haya-sanogo-president-du-comite-de-suivi-et-de-renforcement-de-larmee-et-de-la-securite-111684.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 13 Dec 2012 20:17:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Monsieur le Capitaine, par la présente lettre, je viens personnellement me prononcer sur la situation qui prévaut dans mon pays, par rapport aux événements que connaît la chère Patrie.</em></strong>

Depuis un certain 22 Mars 2012, le Mali traverse une phase difficile de son histoire caractérisée par une crise multiforme.

Au plan sécuritaire, le Pays est divisé, les 2/3 du territoire sont occupés par des terroristes.

Au plan institutionnel, il est paralysé par l’inconscience et l’irresponsabilité des assoiffés du pouvoir.

Monsieur le Capitaine, il est temps d’arrêter cette comédie politique, des dons de tonnes de vivres, des millions, ou même le parrainage d’activités qui ne peuvent pas mettre fin au calvaire que subissent les populations du Nord. Je ne doute point de votre popularité avec l’appui multiforme de plusieurs regroupements politiques, associatives et même de la société civile.

Imaginez combien de Maliens souffrent au Nord pendant qu’au Sud, à Bamako, on se bat pour conforter sa position sur l’échiquier politique. Hélas !!!

Je déplore fort ce qui se passe, en montrant ma ferme opposition à vos actes, car huit mois à Bamako c’est huit mois avec le Nord aux mains de ces territoires.

Certains de ceux qui vous consultent ou invitent ne visent que leurs intérêts. D’autres veulent vous voir sortir par la petite porte à l’image d’un certain Amadou Toumani Touré, d’un Moussa Dadis Camara, d’un Mahamadou Tandja, désolé ou même un d’un certain Robert Gueï.

Mon Capitaine, je tiens à vous rappeler ceci, une phrase de Denis Lilinac qui dit : « En vérité la vie nous offre une page vierge de l’histoire : à nous d’y peindre des merveilles ou de la tacheter de sang. »

Mon Capitaine, bienvenue dans la cour des loups !

<strong>Abdramane KONE   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conférence : Coaching for Hope</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/conference-coaching-for-hope-111676.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/conference-coaching-for-hope-111676.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 13 Dec 2012 15:13:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la promotion des jeunes leaders du Mali, le bureau de la coordination de l’ONG COACHING FOR HOPE  en partenariat avec la FEMASH (Fédération Malienne de sports pour les personnes handicapées) a organisé le samedi 08 décembre une conférence débat . C’était au lycée avenir de l’hippodrome .Cette conférence qui avait pour thème : jeunes leaders et  leadership  était donné par Mr Ibrahim Coulibaly anciens pionniers et agent au ministère. Etaient présents : le proviseur du lycée Avenir, la coordinatrice de Coaching for Hope Mlle Coulibaly Fatoumata ,Mr Balla KEITA de la FEMASH et M. Dramane B Traoré de Coaching For Hope ainsi que les partenaires de l’ONG dont ONAFEM ,CHRP , CENTRE LUEUR D’ESPOIR Housna ka so,  la presse ,sans oublier les élèves de l’établissement qui ont rempli la cours .</em></strong>

La cérémonie a débuté par les mots de bienvenus de Mr Coulibaly Abdoulaye proviseur du Lycée Avenir  qui s’est dit fier d’accueillir cette activité au sien de son école parmi  tant d’autre à Bamako et a souhaité la bienvenue a tout le monde.

Ce fut alors le tour de Mr Balla qui est a intervenu au nom de la Femash.Il a fait une historique de la création de la Femash, qui avait vu le jour après une invitation en 1994 par la fédération du même genre du Burkina .Au retour de quelle invitation le Mali avait pris exemple avec feu Kadi Sanogo ,Fondatrice de l’AMADEME ,première présidente de la fédération ,ensuite il y a eu Moctar Bah et actuellement Salif Moulin Diallo.il a ensuite fait un ramassé des difficultés que rencontre La Femash, qui s’appelle plus Femash d’ailleurs mais COMITE NATIONNAL PARAOLYMPIQUE DU MALI.

Au nombre de ces difficultés  il y a :le problème de siège, car jusque là, la fédération n’a pas de siège, elle est abritée par la FEMAH (Fédération Malienne des Handicapés )dont elle est différente.

Mr Balla a aussi fait remarqué l’absence de sponsor officiel pour le sport des handicapés  et que le comité ne marche que sur les fonds alloués par le ministère du sport et celui du développement social. Il y a aussi le manque  d’équipements sportifs qui coutent assez chers, le manque de moyens de transports pour les sportifs Handicapés lors des compétitions .Mr Balla n’a  surtout pas manqué de dénoncer l’injustice dont sont victimes les sportifs Handicapés. Lorsqu’il s’agit de participation a des compétitions internationales il n y a jamais d’argent pour envoyer les sportifs handicapés or, ils restent les sportifs ayants rapporté le plus grand nombre  de médaille au Mali, plus que les valides.

Mlle qui Coulibaly qui a pris la parole à la suite de Mr Balla a  axé son intervention sur le remerciement de différents partenaires. Elle a aussi notifié que l’objectif du projet jeunes leaders  de coaching for Hope  coaching a travers la Femash résidait dans son désir de développer les qualités de leaderships chez les jeunes afin que ceux-ci puissent contribuer au développement de leurs communautés et faire face aux réalités de la vie.

Pour en venir à la conférence, Mr Coulibaly a commencé par donner un petit cours digne d’un ancien pionnier sur  la montée des couleurs du pays, le drapeau national, sur la façon de chanter l’hymne national qui selon lui beaucoup d’entre nous ne savent pas chanter. Il a ensuite demander à toute l assistance d’entonner  ensemble l’hymne national avant de plonger dans le thème de la conférence.

Il a commencé par définir  le <em>leadership</em> comme la capacité d’un individu à influencer  un groupe de personne, capacité à  mobiliser l’énergie collective autour d’une idée<strong>, </strong>un c’est un individu qui a  la confiance qui a la confiance de la plus grande partie du groupe.

C’est aussi un pouvoir, un exercice d’influence, d’autorité à conduire les autres mais sans contrainte.

Et comme exemple de leader il a cité Churchill.

Il a ensuite  défini le mot jeune comme quelqu’un de peu avancé en âge dans ce contexte -ci, mais que c’est selon les contextes le mot avait des sens approximativement différents avant de s’étendre sur les styles de leaderships et leurs caractéristiques. Il y a le style :

-Autocratique : ce leader aime commander, c’est presqu’un dictateur.-paternaliste : ce leader stimule prend soins de ses subordonnés comme un père mais n’aime pas être  contrarié, contesté.

-Démocrate : encourage ses subordonnés, et n’impose pas.-collégial : c’est l’autonomie qui prime, l’amitié occupe une place de choix, ce style tend vers le style démocrate.

-Laisser-faire : celui là renonce à ses responsabilités, c’est un anti-leader. Une caractérisation des différents types de leader qui permettra à chaque leader de situer.

Il a alors touché aux qualités que doit avoir un leader. Qualité que sont entre autres : la confiance, l’honnêteté, de l’énergie, l’enthousiasme, ambition.il est allé sur  l’égalité entre un leader femme et homme en illustrant cela par une étude de Sophie Betnol qui avait fait une enquête sur cette  question  et bien d’autres auprès des jeunes. Et cette enquête a conclut qu’il n’y avait  de différence  que c’est la société elle-même qui véhicule des préjuges.

Au terme de ses explications la parole fut donnée a l’assistance qui en a largement profiter avec des contributions et des questions qui ont trouvées réponses.

Et M Dramane Traoré a travers une question posée sur le sport des handicapés notamment ceux intellectuels a largement profité pour sensibiliser sur la prise en charge des enfants handicapés surtout a travers le sport qui facteur très déterminant vers l’amélioration de leurs conditions physique et même moral.

<strong>Lountandi AICHA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>72e club de la presse de radio  kledu : Thème : « La Décentralisation : une des pistes pour la sortie de crise ? »</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/72e-club-de-la-presse-de-radio-kledu-theme-la-decentralisation-une-des-pistes-pour-la-sortie-de-crise-2-111673.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/72e-club-de-la-presse-de-radio-kledu-theme-la-decentralisation-une-des-pistes-pour-la-sortie-de-crise-2-111673.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 13 Dec 2012 15:12:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Invités : M. Adama Cissouma, Directeur national des collectivités, M. Mohamed Ag Erlaf, Directeur de l’ANICT, M. Boubacar Bah, Président des de l’Association des Municipalités du Mali, M. Ibrahim Fomba, Directeur du Centre de Formation des Collectivités, M. Dirk Gutke, représentant de la Coopération allemande, M. David Koyolan, représentant de la Délégation de l’Union Européenne, M. Ousmane Sy, ancien ministre de l’administration territoriale, M. Moussa Boiré, chargé des Finances des programmes d’aide de la Région de Ségou.</strong></em>

<strong>Qu’est-ce que la Décentralisation ? Impact de la crise politique sur les collectivités territoriales pour l’accès de vie aux populations ; transfert et défis des collectivités territoriales; perspectives de la décentralisation.</strong>

Ces questions seront débattues en présence de la presse nationale, des spécialistes et de nombreux invités, à l’Hôtel Mandé le samedi 10 novembre 2012, dans l cadre du Club de la Presse de Radio Kledu.

<strong>Bertrand Zoré de l’Union Européenne : </strong>Remerciements. Cela devient une tradition pour l’Union européen de soutenir les discussions à ce type de débats. Le thème annoncé : « Décentralisation et sortie de crise » est d’actualité ; c’est une évidence : le Mali doit réfléchir à son avenir, à comment organiser au mieux les relations entre l’Etat, les régions, les collectivités locales, afin de recomposer les aspirations des uns et des autres ensemble. Surtout, il n’y a aucune recette en la matière ; les solutions doivent venir d’un débat entre Maliens, entre acteurs, entre personnalités et communautés locales qui sont concernées par ce sujet. Nous allons avoir l’occasion, grâce à ce panel, de rappeler les conclusions des travaux qui ont eu lieu cette semaine à Bamako lors du Forum sur la décentralisation. Alors, je ne veux pas anticiper sur les discussions. Moi, je ne suis pas un spécialiste en la matière. C’est pour simplement rappeler que l’Union européenne, avec un certain nombre d’Etats membres, notamment l’Allemagne, est également représentée à ce panel, et a été impliquée, très fortement impliquée ces dernières années dans les efforts de décentralisation, impliquée financièrement dans l’ingénierie, dans la réflexion pour mieux intégrer les entités, les représentants locaux, au débat national, mais justement cela n’a pas été suffisant. Il faut revenir sur cette expérience pour voir comment mieux faire et surtout ce à quoi aspirent les gens concernés. Donc je vous souhaite une bonne émission, un bon Club de la Presse, aussi participatif que possible.

<strong>L’animateur :</strong> Merci, M. Bertrand Zoé, de l’Union européenne. Vous n’êtes pas sans savoir que l’AMM, l’ACCM, l’ARM ont organisé un Forum sur la crise au Mali du 5 au 7 novembre dernier. Cela a été l’occasion pour les collectivités de dégager le rôle remarquable qu’ont joué pendant cette période de troubles politiques et d’instabilité et de lancer des pistes de réflexion sur l’avenir de la décentralisation et le rôle politique qu’elle peut jouer pour la sortie de crise. La présente émission s’inscrit dans cette même dynamique, à savoir rendre compréhensible pour le plus grand public les thématiques liées à la décentralisation et les principales conclusions, comme vient de le dire M. Bertrand Zoé. C’est pourquoi nous allons commencer par donner la parole à M. Ousmane Sy,  pour donner son avis sur le thème du jour.
<div>

<strong>Ousmane Sy : </strong>Je remercie les organisateurs de ce club de la Presse et de m’avoir invité pour venir participer à ce débat. Je remercie les journalistes, les invités, les auditeurs. Le Mali a opté pour la décentralisation depuis son indépendance, parce que dans la 1<sup>re</sup> Constitution, en 1960, donc depuis le démarrage du Mali contemporain, il était indiqué dans cette Constitution que toutes les collectivités s’administreraient librement à travers des organes élus.<strong> </strong>

</div>
Le Mali a opté pour la décentralisation depuis son indépendance ; parce que dans la 1<sup>re</sup> Constitution, en 1960, donc depuis le démarrage du Mali contemporain, il était indiqué que toutes les administrations s’administreraient librement à travers des organes élus. Le principe de fond de la décentralisation, la liberté administrative, est inscrite dans cette constitution. Et d’après cette constitution, en dehors des périodes d’exception qu’on a connues, gérées par d’autres instruments que la Constitution, depuis don l’Indépendance, ce principe est resté ancré. Je dirai donc simplement, comme quelqu’un au Forum, que la décentralisation est un droit des Maliens, comme la liberté d’association, comme la liberté de presse ; la décentralisation est un droit qui est axé dans notre constitution. Et en deuxième lieu, la décentralisation, nous en avons fait l’option à partir de 1991, quand nous avons décidé de mettre en place une démocratie pluraliste ; la décentralisation est le meilleur cadre institutionnel pour l’expression de cette démocratie pluraliste, parce que dans le fond ; la démocratie pluraliste prend son appui sur les libertés individuelles et collectives. Et la décentralisation offre ce cadre, parce que le principe de la décentralisation ; c’est comment on gère, à travers un système d’institutions reconnues et établies, la diversité qui nous caractérise. Donc la décentralisation est un cadre institutionnel qui est favorable à l’existence de la diversité. Et je crois que c’est pour ça que la décentralisation a toujours été une préoccupation, parce que nous sommes une nation qui est caractérisée par sa grande diversité. Quand nous étions en train de concevoir la réforme de la décentralisation, nous sommes allés partout, nous nous sommes entendu dire par la population qu’en réalité la décentralisation est dans notre tradition, que c’était sorti, que c’est la centralisation qui été amenée par la colonisation. Effectivement, pour quiconque connaît le pays aujourd’hui, chaque village met en place ses autorités, ses institutions en fonction de ses réalités propres. C’est ça le fond de la décentralisation. Tout ceci prouve que le débat sur la décentralisation est un débat ancien ; mais qui prend de l’importance aujourd’hui parce que nous sommes en train de chercher à savoir quel est le vrai moyen de mobiliser pour notre développement toutes les initiatives de Kayes à Kidal, pour que chacun s’investisse pour développe la parcelle de parcelle qu’il occupe. Je crois que la décentralisation offre cette possibilité. A décentralisation permet aussi à chaque citoyen d’être impliqué dans ce qui se passe chez lui. Nous décidons à travers nos élus de ce qui convient. Voilà pourquoi je pense que la décentralisation est une question d’actualité. Et surtout dans un pays en crise comme le nôtre. Car la crise a révélé <strong>la faible légitimité de nos institutions</strong>, la crise a révélé les difficultés que nous avons, malgré tout ce qui a été fait, à gérer la diversité qui constitue notre nation. La décentralisation est la réponse constitutionnelle à ça, et c’est pour ça que pour sortir de cette crise, il faut mettre la décentralisation au centre de nos préoccupations.

<strong>Le modérateur : Merci, M. Sy. Il faut retenir que la décentralisation est un droit pour les citoyens. Nous allons demander à M. Cissouma de nous parler de la décentralisation, pour que la population puisse comprendre. Qu’est-ce que la décentralisation, M. le Directeur ? </strong>

<strong>M. Cissouma : </strong>Je salue aussi les initiateurs de l’émission, ainsi que les auditeurs<strong>. </strong>La décentralisation se traduit aujourd’hui au Mali par l’existence de collectivités territoriales : les communes, les cercles, les régions, qui ont été créées par la loi, qui ont une autonomie de gestion, un budget, qui décident des affaires locales : comment gérer la santé, l’éducation, la santé, la tranquillité, la salubrité, etc. et au Mali, comme vous l’avez dit, la décentralisation c’est 703 communes, 49 cercles, 8 régions et le District de Bamako. Chacune de ces collectivités territoriales s’administre librement, dans les conditions prévues par la loi. Ces collectivités décident au quotidien de ce qui doit être fait par rapport aux préoccupations de la population. C’est un cadre, comme mon prédécesseur l’a dit, qui permet aux populations d’être responsables par rapport à ces différentes questions. Ce sont ces populations qui désignent leurs représentants pour former au niveau de la commune, et à partir du conseil communal, le bureau communal dirigé par le maire. Donc ceux-là travaillent sur la gestion de la collectivité. Pour être simple, la décentralisation est un système administratif dans lequel l’Etat corde à une portion du territoire national une autonomie financière et une autonomie de gestion. Et cette entité s’administre librement, dans des conditions prévues par la loi.

<strong>Le modérateur : avant de continuer avec le reste des questions, je précise pour le panel que c’est un débat ouvert. La première partie de l’émission est consacrée aux panelistes, qui peuvent prendre la parole quand ils veulent. Monsieur Cissouma, la question qui vient en tête aujourd’hui, c’est par rapport à a situation qui prévaut dans le nord du pays : est-ce que cette décentralisation est un mode de gouvernement adapté au contexte duMali ?</strong>
<div>

<strong>M</strong>. <strong>Cissouma</strong> : Oui, la décentralisation, M. Sy l’a dit tout à l’heure, d’abord quand on se réfère au système de gestion que notre pays a connu avant l’indépendance, c’est d’abord des empires, des royaumes, des villages, et la liberté d’administration était donnée à chacune de ces entités. Seul l’empereur a le pouvoir régalien, c’est-à-dire tout ce qui concerne la sécurité sur l’ensemble, tout ce qui concerne l’intégrité du territoire national, tout ce qui concerne la monnaie, les relations avec d’autres royaumes. Mais la décentralisation a été mise entre parenthèses pendant la colonisation. La décentralisation a été relativement mise entre parenthèses avec la colonisation, parce que le système de colonisation que nous avons connu était centralisé : seule représentant de l’Etat représentait le pays colonisateur, accumulait tous les pouvoirs, ne reconnaissait pas davantage de place aux populations. Mais il a été rappelé tout à l’heure que notre pays a posé le principe de la libre administration e disant : le Mali, c’est des collectivités territoriales, les villages, les fractions, les quartiers. Ce n’est pas un monde nouveau ! Maintenant, ce qui est relativement nouveau, c’est, à partir de mars 91, le changement de contexte que nous avons connu, qui est la démocratie.

</div>
La décentralisation s’est imposée parce que administrer un pays dans un contexte démocratique, pluraliste, ne peut pas être comme dans un contexte centralisateur où l’Etat ne reconnaît pas d’avantage d’initiative toute sa terre, surtout n’implique pas   ne responsabilise pas les populations .Avec la démocratie, la décentration permet de responsabiliser les populations dans la gestion de leur biens. Je pense qu’au Mali on est tous des citoyens valables, un citoyen n’est pas plus méritant qu’un autre et le fait d’associer  créer un cadre qui permet  à l’ensemble là où ils se trouveraient de participer à la gestion des affaires publiques , je pense qu’on ne peut pas dire que cela n’est pas approprié. Je rappelle que depuis 1999 la décentralisation à été généralisée sur l’ensemble du territoire national du Mali. Il n’y a pas une portion nationale, où il n’y a une collectivité, à commencer par les communes. Donc, les populations participent à la gestion des affaires locales à travers leurs organes élus.  Je pense que ça c’est un mode de gestion adapté à notre contexte, puisque on ne peut pas vouloir administrer, vouloir développer une localité en l’absence des intéressés comme on le dit, le fait que les populations soient responsabilisées par rapport à ça, cela permet que les préoccupions se gèrent conformément à leur vision. Donc je pense que la décentralisation s’est bien adaptée dans notre contexte. Avant qu’on ne donne la parole au maire de la Commune V, non moins président de l’Association des municipalités, à vous,  M. Fomba !

A suivre dans le prochain numéro

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito : Qui a créé le piège du tricephalisme ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-qui-a-cree-le-piege-du-tricephalisme-111671.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-qui-a-cree-le-piege-du-tricephalisme-111671.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 13 Dec 2012 15:08:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est ceux qui ont dit que « Premier ministre de pleins pouvoirs » signifie « normal », « normalisé ». Or il n’en est rien ! Il y avait lieu de le considérer comme un Président de la République à part entière, puisqu’il n’y avait pas de président et qu’il ne pouvait pas y en avoir en quarante jours ! Amadou Haya Sanogo aurait dû, lui, se retirer dans les casernes, à défaut de s’imposer à la CEDEAO et à la France comme président légitime. </em></strong>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-102724" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/Dion-Cheick-Haya.jpg" alt="" width="554" height="491" /></p>
<p style="text-align: left;">En 1941, De Gaulle, lui, avait lutté (il est vrai, avec l’appui d’un Churchill), pour obtenir la légitimité à la tête de la France. Le Mali récolte les conséquences d’une fuite en avant qui se terminera on ne sait quand, puisque le capitaine refuse de dire pourquoi il continue d’interférer brutalement dans la vie politique nationale. Le pays est en crise, certes, mais le coup d’Etat permanent, c’est autre chose, qui rappelle quelque peu ce qui se passe au Nord…</p>
<p style="text-align: left;">Après le 1<sup>er</sup> avril 2012, date historique du rétablissement de la Constitution de 1991, le Capitaine se trouvait en face d’une classe politique malienne et d’une coterie de chefs d’Etat de la sous-région qui n’avaient qu’une envie : le remettre à sa place. Celle de chef du comité de suivi et de réforme de l’armée, dont il se dit satisfait, fut la trouvaille des experts de la CEDEAO, un cadeau empoisonné, en l’absence d’une nomination à un grade de général, puisqu’il devrait, à terme, s’y retrouver en confrontation technique et administrative avec les officiers supérieurs.</p>
<p style="text-align: left;">C’est dans les régimes communistes d’antan ou chez les fascistes qu’on pouvait concevoir une telle aberration, vu que le grade dans le parti était supérieur à celui dans l’armée. On s’est donc servi du capitaine pour créer une situation ingérable, à moins qu’on n’ait, cyniquement, espéré une issue semblable à celle de l’autre…il y a quelques années. Il a eu le courage de renverser ATT, celui, encore plus grand, de rétablir la Constitution de 1991. Dans le premier cas, c’était au profit du pays ; dans le second cas, c’était au profit de la CEDAO. Il semble que son engagement, cette fois, soit à son propre compte. Il attend l’appel du pays, il l’a presque reconnu, en critiquent, bizarrement, l’ambition du Dr Cheick Modibo Diarra.</p>
<p style="text-align: left;">Comme De Gaulle en 1958, est-il en train de s’arranger pour qu’on l’appelle ? Quant à la CEDEAO, grâce au tricéphalisme mis en place, elle a presque réussi à tirer d’affaire les gens d’ATT, ce qui n’est pas pour déplaire à la France non plus. Dioncounda ira-t-il dans ce sens ?</p>
<strong>Ibrahima KOÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contre l’insécurité dans la commune de Kalanbacoro : L’association Jeunesse, Action pour l’Intégration et Développement  (JAPID), tire la sonnette d’alarme  </title>
<link>https://www.maliweb.net/insecurite/contre-linsecurite-dans-la-commune-de-kalanbacoro-lassociation-jeunesse-action-pour-lintegration-et-developpement-japid-tire-la-sonnette-dalarme-111679.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/insecurite/contre-linsecurite-dans-la-commune-de-kalanbacoro-lassociation-jeunesse-action-pour-lintegration-et-developpement-japid-tire-la-sonnette-dalarme-111679.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 13 Dec 2012 04:14:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>A la faveur d’une conférence-débats, tenue le samedi dernier à Kalanbancoro, le JAPID  a dénoncé l’insécurité récurrente qui gangrène cette partie de la ville de Bamako. Pour la circonstance, plusieurs personnalités ont fait le déplacement : il s’agit du commissaire divisionnaire Ibrahim Konaté en charge du 15<sup>eme </sup> arrondissement et de certains de ses collaborateurs, des notabilités, des dignitaires religieux, des représentants des autorités administratives et politiques.</strong></em>

Pour le secrétaire général de l’association Jeunesse Action pour l’Intégration et  le Développement Cheikh Abdel Kader Coulibaly, derrière cette rencontre il n’y aucune arrière-pensée politique. Et d’évoquer la crise que connaît notre septentrion, ce qui appelle la population à la plus grande vigilance. Prenant la parole, l’imam de la mosquée Kampo, El hadj Oumar Koïta a, comme il est de coutume  souhaité la bienvenue à tous ceux qui ont fait le déplacement. Il a adressé une motion de remerciement à l’endroit des jeunes qui ont eu cette initiative qui tombe à pic, car a-t-il indiqué, notre pays est victime d’un complot orchestré par des prétendus jihadistes qui sèment la terreur et empêchent les populations du Nord de dormir tranquilles. Et de poursuivre n disant que l’insécurité a atteint des proportions au point que les fidèles musulmans n’arrivent plus à aller prier la prière d’Al fadjr. Dans son intervention, le commissaire du 15<sup>eme  </sup>  arrondissement, Issa Konaté, dira que la police n’est pas l’ennemi des populations. Au contraire elle reste un instrument précieux  et dissuasif au service du citoyen, contre l’insécurité rampante avec son corollaire de vols, de viols et même de meurtre perpétrés par des bandits de tout acabit. C’est pour toutes ces raisons, a souligné  l’officier de police, qu’une équipe a été dépêchée auprès des notabilités, des dignitaires religieux pour les inciter à collaborer avec les forces de sécurité pour que le pays soit un havre de paix. Pour lui, cette rencontre ne fera que renforcer la confiance qui existe déjà entre la police et le citoyen. Et pour mieux éclairer la lanterne des hommes de medias et des citoyens, il a expliqué les différents types de patrouilles que la police effectue pour venir à bout de l’insécurité. Ces patrouilles, a-t-il indiqué, sont de trois ordre : les patrouilles ordinaires sectorielles, les patrouilles d’envergure et enfin les patrouilles renforcées. Abordant la question épineuse  des cartes d’identité, le commissaire Konaté a préféré céder le micro à l’inspecteur Mamadou Touré en charge des cartes d’identité au niveau du 15eme arrondissement, qui a expliqué la pénurie de cartes d’identité par la forte demande des populations qui viennent parfois d’autres horizons. Pour le directeur  de l’institut de formation  judiciaire  Toumani Sangaré, cette initiative est à saluer et à pérenniser, car a-t-il indiqué, elle permettra à la police d’être plus proche du citoyen lambda et une plus grande collaboration entre tous les acteurs du domaine sécuritaire.

<strong>Abdoulaye Sidi Koba                                   </strong>

<strong>         </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Table ronde des regroupements politiques et de la societe civile sur la crise du  nord Bamako, le 1er  décembre 2012 </title>
<link>https://www.maliweb.net/contributions/table-ronde-des-regroupements-politiques-et-de-la-societe-civile-sur-la-crise-du-nord-bamako-le-1er-decembre-2012-110205.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/contributions/table-ronde-des-regroupements-politiques-et-de-la-societe-civile-sur-la-crise-du-nord-bamako-le-1er-decembre-2012-110205.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Dec 2012 12:06:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_101352" align="alignleft" width="250"]<img class="size-full wp-image-101352" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/Soumana-sacko-x.jpg" alt="" width="250" height="289" /> Soumana Sacko[/caption]

<strong>Discours d’ouverture prononce par le DR Soumana Sako </strong>

<strong>Pour nous, la menace sécessionniste est tout aussi inacceptable et périlleuse que le terrorisme</strong><strong></strong>
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les Délégués des Regroupements Politiques et des    Organisations de la Société Civile,
Chers invités,

Qu’il me soit permis, au nom de l’Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise (ADPS) et en mon nom personnel, de vous souhaiter la bienvenue à la Table Ronde sur le Nord, laquelle se tient à un moment où notre cher pays, le Mali, est véritablement à la croisée des chemins. En effet, il s’agit de savoir si le Mali recouvrera son intégrité territoriale dans le cadre d’un Etat unitaire, laïc, démocratique, respectueux des droits et des intérêts bien compris de toutes ses communautés ethniques et de toutes ses régions et exerçant effectivement sa souveraineté pleine et entière sur ses ressources naturelles et ses atouts stratégiques ou si, sous les coups de boutoir d’un groupe non élu qui s’est associé à des forces terroristes étrangères dans le cadre d’un marché de dupes avec certaines puissances étrangères, notre Peuple, qui souffre déjà le martyre dans sa chair et dans son âme, doit renoncer aux deux-tiers de notre territoire national et abandonner nos frères et sœurs du Nord dans les griffes d’oppresseurs et de narcotrafiquants  instrumentalisés par des puissances extérieures, africaines et extra-africaines.

Il s’agit aussi, en ce moment critique où le sort de notre Peuple se joue et doit se déterminer, de faire échec à l’insidieuse campagne menée par des milieux obscurantistes et antidémocratiques tendant à jeter l’anathème sur la démocratie, la politique, le politique et les politiques, étant bien entendu que partout et de tout temps, ce genre de campagne de dénigrement qui exploite la misère populaire et le désarroi des citoyens fait le lit du bonapartisme et du fascisme.

Il importe donc pour la classe politique et la société civile, acteurs et piliers incontournables  de toute construction démocratique, de démontrer à la Nation et à tous nos partenaires extérieurs que, sur l’essentiel, savoir, la libération du Nord et la sauvegarde de l’unité nationale, de la démocratie et de la laïcité de l’Etat, elles peuvent parler et parlent en effet d’une seule et même voix et réaliser l’indispensable unité de pensée et d’action pour sauver la République du Mali dans ses frontières internationalement reconnues et dans sa configuration politique et administrative telle que fixée par la Constitution.

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs,
Le Peuple malien reconnaît et apprécie à leur juste valeur les appuis militaires et autres que certains de nos voisins et d’autres partenaires extérieurs sont disposés à lui apporter en accompagnement de l’incontournable effort national de libération des régions occupées. Mais il n’acceptera pas que le Nord serve de dépotoir pour déchets terroristes toxiques étrangers, tout comme il n’acceptera pas le marché de dupes consistant à chasser les terroristes étrangers pour simultanément livrer les deux-tiers de notre pays aux séparatistes dépourvus de toute légitimité. Pour nous, la menace sécessionniste est tout aussi inacceptable et périlleuse que le terrorisme. La lutte contre le crime transfrontalier ne saurait servir de prétexte pour remettre en selle des forces séparatistes. De même, le Peuple malien condamne avec la dernière rigueur le langage défaitiste de certains milieux onusiens qui, au lieu de mobiliser la communauté internationale pour la restauration rapide de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali, Etat membre de l’ONU et membre fondateur de l’Union Africaine font plutôt le jeu des groupes terroristes et séparatistes et servent les intérêts de certaines puissances désireuses de vassaliser l’Etat malien. <strong><em>S’ils recherchent véritablement  une solution durable et sans risque à la crise du Nord, Monsieur Ban- Kimoon</em></strong> <strong><em>et ses conseillers feraient mieux de s’atteler à la démocratisation du Qatar et à desserrer l’emprise de généraux corrompus et manipulateurs sur le Gouvernement et le Peuple algériens, tout en appuyant les efforts de démocratisation interne de la communauté Tamashek au Mali car, à long terme, la résolution de la crise du Septentrion est tributaire de ce triple processus de démocratisation.</em></strong>  A la guerre psychologique d’usure à laquelle certains pays- africains ou non- pensent pouvoir infliger à notre Peuple dans le secret dessein que nous finirons par baisser les bras et accepter l’occupation aujourd’hui et la partition demain, <strong><em>le Mali répondra par une détermination à s’assumer et à se libérer de toutes les tutelles et de tous les chantages</em></strong>.

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs,
Le projet de Manifeste pour la Nation qui est soumis à votre appréciation aujourd’hui se veut une première tentative d’harmonisation des vues sur des thématiques aussi vitales que la médiation du Burkina Faso, le calendrier des élections générales, le processus de réconciliation intra- et intercommunautaire à organiser une fois le Nord libéré et le refus de tout marché de dupes et de toute impunité bénéficiant aux leaders des mouvements rebelles et intégristes qui ont pris la lourde responsabilité de prendre les armes contre la mère patrie alors même que le cadre démocratique permet la recherche de solutions pacifiques à toutes revendications respectueuses de l’intégrité territoriale, de l’unité nationale et des valeurs de la République.

La présente Table Ronde ne prétend aucunement se substituer au processus plus large devant aboutir à la tenue, au moment opportun et sous certaines conditions, du grand rendez-vous national que doivent être les Concertations nationales ou, mieux, le Congrès Extraordinaire du Peuple malien pour la convocation duquel l’ADPS  a lancé un appel solennel dès le 5 avril 2012. Elle résulte des rencontres bilatérales que nous avons eues avec la quasi-totalité des regroupements politiques et bon nombre d’organisations de la société civile. Loin d’être un aboutissement, elle se veut une étape utile dans le processus devant aboutir, dans un délai raisonnable et avant le vote du Conseil de Sécurité sur le projet d’intervention militaire internationale au Mali, à la finalisation et à la signature du projet de Manifeste pour la Nation. Les échanges qui vont suivre permettront, nous l’espérons, d’enrichir le projet et d’en faire, sinon un bréviaire, du moins  une véritable source d’inspiration pour les pouvoirs publics et pour les femmes et les hommes que l’Histoire a investis de la lourde responsabilité de conduire le destin de la Nation malienne en ces moments de tourmente et d’incertitudes.

Puissent nos débats être guidés par le seul souci de libérer nos régions occupées, de sauvegarder l’ordre démocratique républicain dans le cadre d’un Etat laïc, protecteur des droits et des intérêts légitimes de toutes les communautés, offrant des chances égales à tous, restaurant la grandeur et la dignité de notre Peuple en harmonie avec tous partenaires extérieurs sincères respectueux de l’indépendance et de la souveraineté du Mali sur l’ensemble de son territoire.

Vive le Mali, un, unitaire, indivisible, démocratique et laïc !
Je vous remercie pour votre bien aimable attention.

&nbsp;

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>72e club de la presse de radio  kledu:  Thème : « La Décentralisation : une des pistes pour la sortie de crise ? »</title>
<link>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/72e-club-de-la-presse-de-radio-kledu-theme-la-decentralisation-une-des-pistes-pour-la-sortie-de-crise-110201.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/pressejournalisme/72e-club-de-la-presse-de-radio-kledu-theme-la-decentralisation-une-des-pistes-pour-la-sortie-de-crise-110201.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Dec 2012 11:59:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Invités : M. Adama Cissouma, Directeur national des collectivités, M. Mohamed Ag Erlaf, Directeur de l’ANICT, M. Boubacar Bah, Président des de l’Association des Municipalités du Mali, M. Ibrahim Fomba, Directeur du Centre de Formation des Collectivités, M. Dirk Gutke, représentant de la Coopération allemande, M. David Koyolan, représentant de la Délégation de l’Union Européenne, M. Ousmane Sy, ancien ministre de l’administration territoriale, M. Moussa Boiré, chargé des Finances des programmes d’aide de la Région de Ségou.</strong>

<strong>Qu’est-ce que la Décentralisation ? Impact de la crise politique sur les collectivités territoriales pour l’accès de vie aux populations ; transfert et défis des collectivités territoriales; perspectives de la décentralisation.</strong>

<strong>Ces questions seront débattues en présence de la presse nationale, des spécialistes et de nombreux invités, à l’Hôtel Mandé le samedi 10 novembre 2012, dans l cadre du Club de la Presse de Radio Kledu. </strong>

<strong>Bertrand Zoré de l’Union Européenne : </strong>Remerciements. Cela devient une tradition pour l’Union européen de soutenir les discussions à ce type de débats. Le thème annoncé : « Décentralisation et sortie de crise » est d’actualité ; c’est une évidence : le Mali doit réfléchir à son avenir, à comment organiser au mieux les relations entre l’Etat, les régions, les collectivités locales, afin d recomposer les aspirations des uns et des autres ensemble. Surtout, il n’y a aucune recette en la matière ; la solution doit venir d’un débat entre Maliens, entre acteurs, entre personnalités et communautés locales qui sont concernées par ce sujet

CLOTURE DE LA 2<sup>e</sup> SESSION ORDINAIRE DU HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITES

<strong>Dans l’espoir d’un succès des prochaines concertations nationales et du dialogue engagé avec les rebelles</strong>

Le lundi 03 décembre 2012, a eu lieu la clôture de la 2<sup>e</sup> Session ordinaire du Haut Conseil des Collectivités au titre de l’année 2012, à son siège, session qui s’est déroulée du 5 novembre au 5 décembre 2012. La cérémonie était présidée par l’Honorable Oumarou Ag Ibrahim Haïdara. Cette session a eu à examiner pour avis les textes soumis par le gouvernement pour avis dont : le texte relatif à l’accord de prêt signé à Bamako le 29 août 2011 entre le gouvernement de la République du Mali et la Banque Islamique de Développement (BID) d’une part et le Fonds de Solidarité Islamique pour le Développement (FSID) d’autre part, pour le financement du Programme Village du Millénaire, sur l’Ordonnance N° 2012-013/P-RM du 9 mars 2012 portant création de l’Inspection de l’environnement et de l’Assainissement, le Document de la Politique Nationale de la Nutrition (PNDN) validé le 6 juin 2011, sur l’Ordonnance N° 07-019/P-RM du 18 juillet 2007 portant création du Centre de Formation des Collectivités Territoriales  (CFTC).

Les textes examinés dans les différentes commissions ont reçu un avis motivé en plénière.

D’autre part, cette session a enregistré quelques changements dans le Bureau.

Dans son discours de clôture, l’Honorable Oumarou Ag Ibrahim Haïdara a exprimé l’espoir qu’il fonde sur le dialogue entamé à Ouagadougou avec les groupes armés, ainsi que dans les prochaines concertations nationales, une opportunité, selon lui, pour laver le linge sale en famille, « dans le respect de la Constitution de 1992 ».

<strong>Kassim KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Concours d’entrée a la fonction publique des collectivités 2012:  1511 nouveaux enseignants à la disposition du ministère de l’Education</title>
<link>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/concours-dentree-a-la-fonction-publique-des-collectivites-2012-1511-nouveaux-enseignants-a-la-disposition-du-ministere-de-leducation-110198.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/formation-professionnelle/concours-dentree-a-la-fonction-publique-des-collectivites-2012-1511-nouveaux-enseignants-a-la-disposition-du-ministere-de-leducation-110198.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Dec 2012 11:54:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Direction nationale des collectivités territoriales (DNCT) fait aujourd’hui la fierté de tout un pays. Elle vient de mettre à la disposition de son ministère et du ministère de l’Education nationale les résultats du concours direct de recrutement des enseignants dans la fonction publique des collectivités 2012, le vendredi 23 novembre dernier. Sur un effectif de 8245 postulants, 1511 ont été admis ; 43 détenteurs de faux diplômes et 19 concurrents ayant des diplômes non conformes ont été rejetés. Compte tenu de la crise que traverse notre pays, l’effectif recruté a connu une baisse par rapport à 2011. Son Directeur, M. Cissouma, a déclaré que le déroulement  des concours et la proclamation des résultats se sont  déroulés sans incident sur 5 régions du pays, à l’exception de celles occupées.</strong>

Après la proclamation des résultats du concours d’entrée à la fonction publique des collectivités la semaine dernière, nous nous sommes rendus  à la DNCT pour nous informer  du déroulement du concours et prendre les résultats.

Selon M. Fofana , chef de la Division Personnel de la DNCT, le concours  d’entrée à la fonction publique des collectivités s’est bien déroulé cette année. Selon lui ,ce bon résultat est dû à l’effort conjugué du personnel de la DNCT et du ministère de l’Administration territoriale et des collectivités locales. Ils se sont inspirés des deux précédents concours pour corriger les lacunes et consolider les acquis. Les nouvelles recrues seront bientôt réparties selon les besoins exprimés des différentes académies, à l’exception des celles du Nord, a-t-il ajouté.

Cependant, concernant les statistiques : au niveau de l’enseignement fondamental,  5935 ont postulés et  1327 ont été reçus. Ces nombres se répartissent entre les différents spécialités à savoir : 728 généralistes admis sur 2239 inscrits ; 14 éducateurs préscolaires admis sur  469 inscrits ; 9 éducateurs spécialisés sur 21 inscrits ; 128 maîtres de lettres histoire- géo admis sur 1151 candidats ; 130 enseignants de maths et physique-chimie admis sur  437 inscrits ; 112 maîtres de sciences naturelles et physique-chimie admis sur 225 candidats ; 175 maîtres d’anglais admis sur 1348 ; 31 enseignants d’EPS admis sur 45 inscrits.

Au niveau de l’enseignement secondaire général, au total 156 enseignants ont été admis sur 2202 postulants, ainsi répartis : mathématiques 22 ; histoire-géo 10 ; anglais 9 ; allemand  4 ; dessin 4 ; musique 5 ; informatique 14 ; économie 18 ; philo 12 ; sociologie 5 ; psycho-péda 4 ; biologie 10 ; lettres 17 ;  physique-chimie 15 ; arabe 4 ; russe 3.

Au niveau de l’enseignement technique et professionnel 29 enseignants au total ont été recrutés sur  108 inscrits : construction métallique 1 ; ingénieur bâtiment 2 ; froid clim 2 ; menuiserie bois 2 ; électronique 1 ; électromécanique 8 ; génie civil 5 ; géomètre topo 3 ; géologie 2 ; gestion 3.

Au total, 1326 enseignants ont été recrutés au niveau de l’enseignement fondamental sur 5935 candidats ; 156 au niveau de l’enseignement  secondaire général sur 2202 inscrits et 29 au niveau de l’enseignement technique et professionnel ; soit en tout 1511 admis sur 8245 postulants. Au cours de ce concours, 43 faux diplômes et 19 diplômes non conformes ont été rejetés.

<strong>Yacouba DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>FIDA : Atelier national d’évaluation du programme pays mali: Vers une réorientation de l’aide: Le Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA) </title>
<link>https://www.maliweb.net/org-non-gouvernementales/fida-atelier-national-devaluation-du-programme-pays-mali-vers-une-reorientation-de-laide-le-fonds-international-pour-le-developpement-agricole-fida-110194.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/org-non-gouvernementales/fida-atelier-national-devaluation-du-programme-pays-mali-vers-une-reorientation-de-laide-le-fonds-international-pour-le-developpement-agricole-fida-110194.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Dec 2012 11:46:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong> A trente ans de présence au Mali, et notre pays est le troisième pays bénéficiaire des prestations du FIDA en Afrique après le Ghana et le Nigéria. Cela mérite évaluation, cela se fête : c’est  ce qui a été fait ce mardi 4 décembre 2012 à l’hôtel Laïco de  l’Amitié, sous la présidence de M. Yaranga Coulibaly, ministre de l’Agriculture. Etaient également présents : M. Ides de Willebois, coordonnateur Afrique des programmes et projets du FIDA, M. Ashwani  Mutho, du Bureau de l’Evaluation indépendante du FIDA, orateurs, les représentants des partenaires financiers,  ainsi qu’un grand nombre de personnalités du monde de l’Agriculture, comme M. Bakary Togola, président de l’APCAM, d’anciens ministres, la presse nationale et internationale, et, bien entendu, l’Ensemble instrumental National du Mali.</strong>

<strong>Rappel des points saillants de la collaboration FIDA-Mali</strong>

Cette évaluation de programme de pays (EPP) est la deuxième conduite au Mali, la première s’étant achevée en 2007. La période évaluée par cette EPP s’étend de 2007 jusqu’au début de 2012. L’analyse détaillée se concentre sur le COSOP 2007, 5 prêts et 6 dons régionaux, en traçant les initiatives qui ont été menées au Mali.

Ayant démarré ses opérations au Mali en 1982, le FIDA y a financé 12 projets (dont 5 actifs à l’époque de cette EPP) pour un coût total de 474 millions de dollars US, dont 183 millions (39 %) de prêts FIDA à conditions particulièrement favorables. La contribution de l’Etat malien correspond à 16 % des coûts et celle des cofinancements (notamment de la Banque mondiale, Commission européenne, Banque ouest-africaine de développement, Fonds belge de survie), à 45%.

Les conflits au nord du pays ont toujours existé depuis l’Indépendance et ont dominé la scène de 1990 jusqu’en 1996 quand les deux parties ont déposé les armes, mais la situation est resté tendue. A partir de 2006 les attaques dans le Nord ont augmenté en nombre. En mars 2012, le mécontentement de l’armée lié aux conditions de combat dans le Nord a abouti au coup d’Etat qui a destitué le Président de la République Amadou Toumani Touré. Les partenaires techniques ont d’abord interrompu leurs opérations, mais en mai 2012, certains bâilleurs bilatéraux et l’Union européenne avaient repris les opérations d’urgence et quelques interventions dans le Sud.

<strong>Performance du portefeuille</strong>

En termes généraux, la pertinence du portefeuille a été plutôt satisfaisante. Les objectifs des projets ont été en phase avec les stratégies nationales de développement, les COSOP du FIDA et les besoins du pays. Deux projets (PIDRN et PIDRK) ont opéré dans les régions du Nord.

L’efficacité (degré d’atteinte des objectifs immédiats des projets) a été plutôt satisfaisante. Dns le domaine de l’élevage, des résultats significatifs en relation avec les objectifs sont en effet à relever concernant les bourgoutières, la restauration des pâturages et la santé animale.

L’efficience du portefeuille a été notée « plutôt insatisfaisante ». Les coûts de fonctionnement se sont révélés bien plus élevés que ceux planifiés tandis que les taux d’exécution physique ont été globalement assez modestes (ex seulement 56 % pour le FODESA et de 48 % pour le PIDRN).

L’impact a été noté plutôt satisfaisant : les éléments les plus significatifs sont la réduction des taux de malnutrition infantile et les capacités renforcées des collectivités locales et des services déconcentrés. Du point de vue institutionnel, n relève une meilleure maîtrise du travail des élus et des fonctionnaires communaux et de meilleurs rapports entre élus, villages et fractions.

Les perspectives de durabilité sont plutôt insatisfaisantes : nombre d’investissements restent inachevés ou partiellement achevés.

Le portefeuille a soutenu des innovations, en introduisant, dans les zones des projets, des techniques ou produits déjà existants ailleurs (e. : régénération des bourgoutières, fours améliorés pour le fumage des poissons, cartographie participative de la pauvreté, introduction de services vétérinaires sur une base privée). La multiplication de l’application de ces innovations demande un travail d’analyse, de capitalisation, communication et diffusion d’information qui vient justement de commencer.

Les progrès en termes d’égalité de genre ont été « plutôt satisfaisants ».Le FIDA n’a pas participé au processus de formulation de la Politique nationale Genre 2010 pilotée par le ministère chargé de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, alors qu’il aurait beaucoup à apporter à un tel processus grâce à ses connaissances du milieu rural.

<strong>Activités hors prêt</strong>

Le FIDA a renforcé et diversifié son partenariat avec les institutions du Gouvernement tant au niveau national (notamment dans les domaines de l’environnement, de l’industrie et du commerce, de l’économie et de finances, et de l’administration territoriale) qu’aux niveaux décentralisés (services déconcentrés de l’Etat, collectivités locales, recherche agronomique, ANICT).

La gestion des savoirs a commencé surtout au cours des deux dernières années. Une mission du FIDA sur la communication s’est récemment rendue au Mali et un atelier a été organisé en janvier 2012 avec les projets.

La concertation sur les politiques s’est limitée à la participation de la cellule de dialogue politique aux mécanismes de coordination et dialogue entre bailleurs et Gouvernement.

<strong>Conclusions</strong>

Cette évaluation se concentre sur la période de 2007-2012 qui a été marquée par une réduction de la prévalence de la pauvreté mais aussi par l’augmentation en nombre et en intensité des conflits armés dans le nord du Mali. Malgré cette situation défavorable, le programme de coopération entre le Gouvernement du Mali et la FIDA s’est amélioré dans plusieurs domaines (adaptation aux politiques nationales, élargissement des partenariats, renforcement institutionnel).

<strong>Recommandations</strong>

Le nord du Mali est désormais hors du contrôle du Gouvernement, mais la situation est restée volatile dans le sud aussi. Le Gouvernement et le FIDA  devraient profiter de cette « pause forcée » pour définir  les axes du nouveau COSOP (stratégie), définir un plan d’action pour les opérations en cours, améliorer le système de gestion au niveau du programme. Le COSOP est un outil important au service de la mise en œuvre de la stratégie dans les pays d’intervention. Le FIDA doit donner à cet outil toute l’attention et les ressources humaines et financières qu’il mérite.

<strong>RASSEMBLE PAR IBRAHIMA KOÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito:  Et si le sionisme était la cause du terrorisme?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-et-si-le-sionisme-etait-la-cause-du-terrorisme-110188.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-et-si-le-sionisme-etait-la-cause-du-terrorisme-110188.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Dec 2012 11:38:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Israël s’apprête à bombarder l’Iran, au motif qu’Ahmadinejade est un antisémite, par ailleurs détenteur de la bombe atomique. Il ne lui servira à rien de n’être pas le président à vie d’un de ces pays arabes où souffle la tempête du « printemps arabe ». Au moment où s’instaure l’ordre du XXIe siècle, celui du retour d’Israël sur la scène mondiale (telle est la croyance, dit-on, de George W. Bush et de la majorité des Américains), il faut encourager la révolution (anti-islamique) dans les pays arabes, en soutenant ouvertement les rebelles contre les gouvernements légitimes. La Chine peut d’ailleurs en profiter pour mater tranquillement ses musulmans d’Extrême-Orient,  et  les Russes leurs Tchétchènes. Tant pis pour les terroristes, ces kamikazes apatrides, même si certains d’entre eux sont des jeunes gens ou des jeunes filles : Ben Laden ne les a-t-il pas endoctrinés ? En Afrique, on a assisté à un tempête semblable dans les années 90, et cela fut appelé vague de démocratisation. A ceux qui avaient vu la vague des indépendances, dans les années 60, l’extraordinaire analogie, à part les émeutes commandées, n’avait cependant pas échappé. Et toujours en Afrique, pendant qu’on abattait Kadhafi, Sarkozy a réuni des chefs d’Etat au Togo (un pays qui vient de s’abstenir lors du vote sur l’admission de la Palestine comme Etat non membre à l’ONU), pour préparer un « plan B ». Ils sont nombreux, d’ailleurs, les amis d’Israël : ce tous ceux qui ont des relations diplomatiques avec lui, après avoir souvent rejeté le boycott proposé par des organisations régionales arabes ou africaines. On peut citer la Mauritanie, le Burkina Faso, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, et il y en a bien d’autres…comme ces Européens qui veulent organiser les phases finales de l’Euro 2013 en Israël, sans doute toujours menacé par l’ogre arabe ! C’est à en oublier qu’Israël fut le point de départ de trois guerres contre les Arabes dans la deuxième moitié du XXe siècle ! Et qu’on n’aille pas nous dire que ce n’est pas là l’explication du terrorisme islamiste ou de l’extrémisme islamique ! La France (c’est un jeu d’enfant pour ce pays, qui a réglé la crise postélectorale ivoirienne) a tout fait pour que le problème malien quitte le cadre de la CEDEAO et atterrisse à l’Union Africaine et à l’ONU, où les amis prendront les décisions qu’il faut. Quel sort réservera-t-on à ce pays lilliputien de la scène mondiale, au bord du Sahara, même avec un passé glorieux, qui parle d’intégrité territoriale et de terrorisme islamiste ? C’est devant tout cela que le bon ATT avait baissé les bras…

Il y a de l’espoir cependant, car les bombardements d’Israël (puissance nucléaire, quatrième puissance militaire mondiale) sur la bande de Gaza viennent de produire le contraire de l’effet escompté : un sursaut de la conscience humaine contre la barbarie et le mensonge.

<strong>Ibrahima KOÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Haut conseil des collectivités: Ouverture de la Session de Novembre 2012 </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/haut-conseil-des-collectivites-ouverture-de-la-session-de-novembre-2012-108586.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/assemblee-nationale/haut-conseil-des-collectivites-ouverture-de-la-session-de-novembre-2012-108586.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 13:45:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_102954" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-102954" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/Oumarou-Ag-Ibrahim.jpg" alt="" width="315" height="236" /> Oumarou Ag Ibrahim[/caption]

<em><strong>Jeudi 22 novembre 2012 a eu lieu l’ouverture officielle de la 2<sup>e</sup> Session ordinaire du Haut Conseil des Collectivités sous la présidnce de son président, l’Honorable Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara. Ordre du jour :</strong></em>

<strong>-Examen des textes soumis par le Gouvernement pour avis</strong>

<strong>-Questions diverses</strong>

<strong>Mais cette session aura été marquée par l’important discours prononcé par le président de l’institution, dont nous proposons quelques extraits au lecteur.</strong>

<strong> </strong>

<strong>Réussir l’union sacrée aux fins de retrouver l’intégrité territoriale de notre pays. </strong>

« L’histoire nous enseigne que les grandes nations ont un destin auquel elles n’échappent guère, et notre pays ne saurait s soustraire à cette implacable vérité. Ainsi, le 22 mars 2012, celui du Mali a littéralement basculé. L’édifice commun qui faisait la fierté de tout un peuple et qui inspirait la sainte crainte de ses détracteurs, s’est, hélas, révélé très fragile, au point de s’écrouler comme un château de cartes. Voilà la triste réalité, et les conséquences incommensurables sont perceptibles dans tous les domaines de la vie nationale.

Par ces temps, nous devons lucidement prendre conscience, sans toutefois tomber dans l piège et la paranoïa. Pour ce faire, il nous appartient de chercher un puissant sédatif pour rebâtir notre édifice commun. Ces moments gravissimes de notre histoire interpellent tous les fils du Mali de Kayes à Tinzawatène et de Nioro à Zégoua, et nous commandent de réussir l’union sacrée aux fins de retrouver l’intégrité territoriale de notre pays. »

<strong>Que le verbe ou la main ne dresse pas le frère malien contre son autre frère malien </strong>

« L’heure est grave, le temps presse et chaque jour qui passe en rajoute au calvaire, à la détresse et à la souffrance des populations martyrs du Nord. La recherche des voies et moyens pour la reprise du Septentrion doit absolument être la seule préoccupation qui vaille, et reste le combat qui mérite d’être fermement engagé aujourd’hui en sortant des discours approximatifs, désuets et des calculs politiciens.(…) Dans la même veine, nous lançons un appel pressant à ceux qui ont pris les armes contre leur pays, afin qu’ils retournent au dialogue.

Plus que jamais, il reste entendu que tout peut s discuter dans notre pays et se donner une solution dans le cadre de cette politique volontariste qu’est la décentralisation. Nous devons, pour ce faire, intégrer ans tous nos actes et tous nos discours la dimension de la culture de la paix, de la paix vraie, sincère et durable. Alors, s’il est établi que nous aimons notre pays, le Mali, œuvrons à ce que le verbe ou la main ne dresse le frère malien contre son autre frère malien. Soyons alors de véritables apôtres de la paix pour le progrès d’un Mali laïque, uni en un seul peuple autour d’un seul but et animé d’une même foi. »

<strong>Nos Forces armées et de Sécurité doivent être mieux équipées et moralement réarmées </strong>

« Permettez-moi d’y revenir, car il n’est aucun doute aujourd’hui que le souci premier des populations est la libération totale des régions occupées. Cette mission régalienne revient principalement à nos Forces armées et de Sécurité, lesquelles, pour les besoins de la cause, doivent être mieux équipées et moralement réarmées afin de bouter les envahisseurs du septentrion de notre pays. A cet effet, le Haut Conseil des Collectivités, au nom de l’ensemble des collectivités du Mali, salue avec ferveur la création du Comité militaire de Suivi de la Réforme des Forces Armées et de Sécurité et place de grands espoirs en lui pour le salut du Mali.

Je suis sûr que le Mali saura puiser dans son tréfonds les ressorts nécessaires pour s’extirper de la passe difficile qui l’étreint aujourd’hui, tant sa cohésion est menacée et son intégrité territoriale et morale entamée. Je me dois donc de dire, et de façon péremptoire, à tous ceux dont les intérêts ne sont pas les nôtres, à tous ceux en proie à des idées machiavéliques et pernicieuses, végétant encore dans des illusions obscures, et empruntant de fausses pistes, que notre bateau Mali a tangué mais qu’il ne chavirera jamais.

Plaise à Dieu, notre grand Mali tiendra par la baraka, les sacrifices, les bénédictions et les prières de ceux-là qui l’ont façonné depuis la nuit des temps d leur sang, de leur sueur et de leurs veillées. A l’unisson, nos illustres devanciers ont ouvert la voie au progrès et balisé le chemin de la grandeur et d la dignité de notre Nation. »

&nbsp;

FONCTION PUBLIQUE

<strong>Il faut éliminer le népotisme et la corruption, c’est la condition indispensable de la renaissance de notre pays </strong>

(Suite de l’interpellation le 15 novembre 2012 du Ministre de la Fonction publique M. Mamadou Namory Traoré par l’Honorable Konimba Sidibé, député à l’Assemblé nationale)

<strong> </strong>

<strong>L’Honorable Konimba Sidibé</strong>

Des gens sont devenus administrateurs civils, des gens sont devenus inspecteurs des  impôts, des gens ont occupé tous ces postes-là sans passer par l’ENA. Il y a un problème parce que ceux-qui ont les mêmes diplômes qu’eux n’ont même pas le droit de se présenter au concours de recrutement de ces corps-là. M. le ministre, j’ai aussi compris dans votre intervention qu’on ne peut pas recruter dans la fonction publique sans assurer l’égalité d’accès des chances à tous les citoyens et toutes les citoyennes du Mali et que cela passe par la compétition entre les candidats, que cette compétition est assurée à<strong> </strong>travers un des concours . Or les gens recrutés n’ont pas été soumis à cette procédure de compétition entre les candidats, l’égalité des chances d’accès aux emplois  publics a été violée et ce n’est acceptable. J’ai compris dans votre intervention M. le ministre, que ces recrutements ont été faits en violation des lois et règlements  en vigueur de notre pays, donc qu’il s’agit de recrutement illégal, et que ces différentes raisons motivent votre décision. Je peux vous assurer, M. le ministre, que dès qu’il a été  connu que je dois vous poser des questions orales sur cette question, j’ai reçu énormément de messages, d’appels téléphoniques, de SMS, e-mails. M. le ministre, tous ces messages vont dans le même sens, ils vous soutiennent (<em>Applaudissements</em>). Ils vous assurent de leur soutien et vous encouragent  à rester ferme dans votre  décision. Permettez simplement que je vous en lise quelques-uns.

E-mail, je ne citerai pas les noms :

-Je salue la bravoure de M. le ministre qui a osé toucher du doigt ce problème de népotisme et le clientélisme sur la question d’intégration et de recrutement des agents  dans la Fonction publique malienne.

2<sup>e</sup> message :

-Si le recrutement  de ces agents est irrégulier, il faut que justice soit faite. Les Maliens ont besoin de justice.

3<sup>e</sup> message :

Concernant la protestation des agents radiés, cet internaute me dit : « Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ». Voilà pour le contexte, M. le ministre. Mais je voudrais attirer l’attention de tous mes compatriotes, mes chers collègues, sur le fait que la prochaine grande crise que ce pays vivra, la prochaine bombe sociale, c’est le chômage massif des jeunes. Des jeunes qui sont dans le désespoir total. Après avoir fait des études souvent pendant 16 ans, pour avoir leur maîtrise ; après 17,18 , 20 ans pour certains, ils se retrouvent sans emploi pendant 5,10 ans d’affilée.

Certains n’arrivent même pas avoir avec ce diplôme un emploi de gardien, au moment où ils sont censés apporter un appui à leurs parents ; c’est en ce moment là qu’ils dépendent  totalement de leurs  parents.

M. le ministre, y a-t-il dans ce pays, aujourd’hui,  y a-t-il dans cette salle, des pères de famille qui n’aient pas 2, 3,4, 10 jeunes diplômés ou non, chômeurs chez lui ? Si ce n’est pas son fils, c’est sa fille, si ce n’est pas sa fille, c’est sa nièce, si ce n’est pas sa nièce, c’est son neveu, c’est son beau frère.

M. le ministre, les parents sont désespérés comme leurs enfants pour ce qui concerne l’emploi des jeunes. D’où le sentiment  d’injustice que ressentent profondément les jeunes par rapport à l’accès à l’emploi aujourd’hui. Que ce soit l’emploi dans le secteur privé, que ce soit l’emploi dans le secteur<strong> </strong>public, M. le président, on  voit accroître la dimension de cette bombe sociale. Le sentiment souvent exprimé par les uns et les autres n’est pas autre chose, c’est-à-dire qu’ il faut avoir le bras longs pour avoir un emploi dans le public comme dans le privé. Sentiment exprimé par les jeunes aujourd’hui qui ne croient plus à l’égalité des chances d’accès à l’emploi dans notre pays. C’est  fait par la mascarade de concours, de priorité donnée à des listes qui parviennent  aux membres du jury, de fuite organisée de sujets, de remise de corrigés à certains candidats.

M. le président, il s’agit-là d’un sentiment répandu et partagé par la grande majorité de nos concitoyens. Mais M. le président, je constate que certains se croyant absolument intouchables, que certains dirigeants du pays, dans le pouvoir absolu qu’ils avaient, se sont dit que ce n’était même pas la peine de faire semblant d’organiser les concours : “An ka ko y’an ta ye, an b’u ta coko min kadi an ye “. C’est cela qui a été fait. Je me dis pourquoi n’ont-ils pas mis au moins la forme des concours et tricher, comme cela se fait d’habitude ? C’est ça le pouvoir absolu ; le pouvoir absolu corrompt absolument. C’est c e qui est arrivé dans ce cas précis. M. le ministre je voudrais vous faire un témoignage. Chers collègues, j’ai assisté à une conférence récemment ; un jeune Touareg du Nord a pris la parole pour dire : les concours sont truqués, les sujets sont remis à des gens, nous sommes dans le désespoir absolu et d’ajouter :  j’ai  été tenté plus d’une fois de prendre des armes avec la rébellion au Nord face à cette désespérance. Les gens qui  ont assisté à cette conférence peuvent en témoigner. Ça veut dire que, si nous regardons la situation au nord du pays aujourd’hui, les jeunes touareg ont certainement pris les armes parce qu’ils sont confrontés à un mur d‘injustice quelque part. <em>(Huées prolongées  dans la salle)</em>

Je ne voudrais pas qu’on aille sur un malentendu, je veux  simplement dire…M. le président, j’ai simplement pris un exemple pour illustrer mes propos. Je parle de la jeunesse, je n’ai pas parlé des leaders de la rébellion. Vous devez reconnaitre avec moi qu’une partie de la jeunesse au nord est instrumentalisée par les rebelles touareg ; il faut le reconnaitre. <em>(Approbations dans la salle)</em>

Ceci étant, je poursuis, la presse publie tous les jours, les députés du Nord sont là pour dire attention, la jeunesse du Nord est en train de se faire instrumentaliser et certains y vont simplement pou trouver à manger, tout simplement. Je continue, je dis  simplement que si nous  ne faisons pas quelque chose face à l’injustice dans l’accès à la Fonction publique, beaucoup de jeunes prendront dans armes au nord comme au sud.

M. le président, permettez-moi de compléter (huées à nouveau) mon intervention par des questions supplémentaires à M. le ministre.  Chers collègues, je pense  que j’ai le droit d’exprimer mes opinions très clairement et je n’ai jamais  dit que la rébellion touareg a été provoquée, je dis simplement que des jeunes qui n’ont pas espoir de recrutement, qui n’ont aucun espoir dans le pays les ont rejoints, je le répète et je le pense profondément. J’ajoute par rapport aux questions que je pose à M le ministre : M. le ministre est ce que la liste des 263 est exhaustive ou est-ce que y a  d‘autres personnes concernées par ces recrutement irréguliers ?

2<sup>e</sup> question : Les agents radiés continuent-ils à travailler toujours à leurs postes ?

3<sup>e</sup> question : Vous l’avez dit, vous avez le soutien du gouvernement, du Premier  ministre et du président de la République, mais ils sont restés silencieux. N vous soutiennent-ils donc pas ?

M. le ministre il a été question de faux diplômes, est ce exact que des fonctionnaires sont titulaires de faux diplômes ? Et qu’est c que vous comptez faire à ce sujet ?

M. le ministre, dernière question, qui m’a été transmise par des contrôleurs de douane qui ont fini leurs études en 1999 alors que l’Etat a suspendu tout recrutement de leurs corps pendant des années, et des années. Aujourd’hui ces gens se trouvent face à un mur, puisque il n’y a pas eu de recrutement pendant des années, ils ont dépassé l’âge d’accès à la Fonction publique, ils ne peuvent même plus passer les concours. Qu’est-ce que l’Etat peut faire pour eux ? Si vous n’avez pas connaissance, je vous  mettrai en contact avec l’association de ces jeunes diplômés. Voilà M. le ministre les questions supplémentaires que je voulais vous adresser.  Encore une fois nous vous remercions de cet acte de bravoure que vous avez posé et vous encourageons à poursuivre. (Applaudissement).

<strong>Le Président de l’Assemblée nationale : </strong><em>Merci  Honorable Sidibé ; M. le ministre, vous avez la parole</em>. <strong></strong>

<strong>Le Ministre</strong> : Bien, Mes dames et messieurs, je vais  donc essayer de répondre encore à certaines questions posées par l’honorable Konimba Sidibé.

La liste est elle  exhaustive ou pas ? Je n’en sais rien, on a agit sur la base de ce qu’on a vu. Y a t –il encore des choses cachées ? Je n’en sais rien mais nous sommes en train de faire des recherches sur ces questions et lorsque nous découvrirons les mêmes irrégularités, nous prendrons les mêmes décisions. Ce sera exactement comme ça.

Maintenant les agents radiés continuent –ils à travailler à leurs postes ? Vous devez savoir que leurs employeurs c’est d’autres ministères. Bon Je ne crois pas qu’il y  a en chez nous, enfin les personnes qui étaient chez nous  je crois qu’elles  sont parties, elles sont parties d’elles-mêmes.

Maintenant est-ce qu’ils continuent à travailler ? Je n’en sais rien. Je cois qu’il faut peut être que vous interrogiez leurs utilisateurs directs,  parce que l’employeur c’est le ministre de la Fonction publique mais les utilisateurs sont là. Est-ce qu’ils continuent à les laisser accéder à leurs lieux de travail ? Je n’en sais rien. Je ne suis pas à mesure de contrôler ça. Maintenant est-ce qu’ils continuent à être payés? Je ne crois pas, parce que le Directeur du Budget a pris des mesures pour arrêter le payement des salaires à ma connaissance.

J’ai dit qu’effectivement j’ai le soutien  de l’ensemble du gouvernement, et du Président et du Premier ministre. Mais, vous savez, dans le gouvernement chacun a ses responsabilités. Moi, ma responsabilité, c’est de prendre les décisions, bien sûr en accord avec eux et d’assumer. Maintenant si vous voulez leur poser la question pourquoi ils n’ont pas réagi, vous en avez le droit. Mais ce qui est certain, si je n’avais pas le soutien et du Président et du Premier ministre je n’aurai rien fait, ça je vous le garantis. Parce qu’il y a quand même un gouvernement, il y a un chef de gouvernement, il y a un président de la République, les décisions se prennent sous leur autorité.

Avez-vous l’intention de continuer ? Oui ! Oui, du moins jusqu’à ce qu’on me dise : arrête, sinon je continue, sinon je continuerai parce que je trouve qu’il faut arrêter cette dégradation dans la gestion des affaires publiques il faut l’arrêter. Dans la gestion de l’administration, il faut arrêter ces dégradations. Il faut que les jeunes reprennent confiance en leurs institutions, en l’administration. Il faut qu’ils sachent que la Fonction publique est là, pour tous. C’est ma seule motivation. Je ne cherche pas de gloire, ma seule motivation c’est ça. Et le rôle d’un gouvernement, c’est d’assurer encore une fois, l’égalité des chances de tous les citoyens  devant les emplois publics. Alors donc, nous allons continuer.

Vous avez encore évoqué l’histoire des faux diplômes, c’est toute une histoire. Alors si vous voulez que j’en parle, il faut que vous obteniez l’autorisation du Président, parce que ça c’est encore une autre histoire, c’est une longue histoire. Mais je peux simplement vous dire ceci, il y a eu des détenteurs de faux diplômes qui ont été intégrés dans la Fonction publique d’Etat, on les a sortis, ils ne sont plus fonctionnaires, on a annulé leur intégration. Le ministre de la Fonction publique est très visible mais il y a un autre ministre de la Fonction publique, il est dans la salle, vous ne le savez pas peut-être, c’est le ministre de l’Administration territoriale, il est là. Bientôt  Il va être le ministre qui va gérer le plus d’agents publics, parce que si notre processus de décentralisation continue, et j’espère que ça va continuer, il aura plus d’agents à gérer que le ministre de la Fonction publique. Parce que les agents des collectivités seront beaucoup plus nombreux que les fonctionnaires. Je vous ai dit que on a intégré 21000 agents dans la Fonction publique de l’Etat et des collectivités territoriales et bien 7000 seulement ont été intégrés dans la Fonction publique de l’Etat, 14000 ont été intégrés dans la Fonction publique territoriale. Lui aussi, il a pris un arrêté pour annuler l’intégration des fonctionnaires des collectivités territoriales qui étaient détenteurs de faux diplômes, mais c’est un homme discret, c’est passé inaperçu. La presse ne s’en ai pas saisie peut être parce que c’était un nombre  réduit, c’était 32 je crois ; moi j’en avais 148 ! Donc c’est moi qui étais sur la sellette.

Que comptons-nous faire pour les faux diplômes ? J’ai demandé au Directeur de la Fonction publique de mettre en place une commission pour regarder les dossiers, surtout les dossiers les plus récents parce que finalement, cette histoire de faux diplômes, ça a commencé récemment, très récemment. En fait ça a commencé à la faveur de l’intégration des contractuels  dans la Fonction publique, il y a beaucoup de contractuels qui n’avaient pas de diplômes. Il  y en a qui ont été recrutés comme ça,  sans diplôme ; il y en a qui avaient de petits diplômes. Quand on leur a dit : on va vous intégrer dans la Fonction publique de l’Etat et des collectivités territoriales, beaucoup se sont précipités pour aller fabriquer de faux diplômes. C’est comme ça que ça s’est passé, on a en détecté 2000 environ, parmi  lesquels 1500 environs relèvent des collectivités territoriales. Ceux qui relèvent de la Fonction publique de l’Etat c’est 700 et quelque. Sur les 700 comme je vous l’avais dit, 142 avaient déjà été intégrés, on les a sortis ; les 622 autres, on leur simplement dit : « Vous restez contractuels, on ne vous intègre plus, vous avez commis une faute, votre sanction c’est ça, on ne vous intègre plus dans la fonction publique. »  Il faut dire qu’on a été magnanimes, on pouvait tous les licencier, mais après discussions au sein du gouvernement, discussions souvent ardues, on a décidé de s’en tenir à ça. C’est-à-dire tout ce qui est obtenu par du faux doit être annulé, il y en parmi qui ont travaillé pendant 15 ans, 20 ans. Je les reçois, ils viennent me voir ; il y a quelqu’un  qui est venu me voir pour me dire : Monsieur le ministre moi j’ai honte. J’ai dit ah oui ! Mais pourquoi ? Qu’est-ce que vous avez fait ? Ah ! mon nom est sur la liste des faux diplômés. Je dis : mais est-ce que ce n’est pas votre faute ? Il dit oui, mais moi j’ai travaillé pendant 15 ans sans diplôme, on m’a dit qu’on va nous intégrer ; bon j’ai été chercher un diplôme sur le marché et mon nom  est sorti dans la liste ; maintenant qu’est-ce je deviens ?

Je dis bon, vous n’êtes plus fonctionnaire, la sanction s’arrête là, continuez à faire votre travail mais vous ne serez plus intégré, terminé. Voilà l’histoire des faux diplômés.

Maintenant est-ce qu’il ya des fonctionnaires qui sont intégrés  sur la base de faux diplômes ? C’est ça que nous sommes en train de rechercher. Il y a une commission qui est en  place, qui  va travailler sur ces questions là, qui va examiner les dossiers.

Et pour finir, le bureau du Vérificateur général m’a demandé un audit général  sur les recrutements, cet audit sera fait. Je lui ai même demandé de venir le plus rapidement possible, mais il traîne les pieds, je ne sais pas pourquoi. Je crois qu’il est débordé par son travail, il viendra et nous ferons cet audit de la Fonction publique. La fonction publique doit être le creuset de la nation, tous les Maliens doivent se reconnaitre dans la fonction publique, tous. Et pour revenir à un sujet que Konimba  a abordé et qui a fait beaucoup de tollé, je vais juste rappeler ceci. Quand il y a eu la rébellion de 90, quelles  ont été les solutions qu’on a proposées à  travers le Pacte national ? Le pacte national a été une vraie dérogation au statut général des fonctionnaires. Et à la faveur du Pacte national, on a décidé d’intégrer dans la Fonction publique aussi dans la police,  dans l’armée, dans la gendarmerie des personnes ressortissant du Nord parce qu’on a estimé que, à la faveur des vicissitudes  de la vie dans le Nord, parce que la vie dans le nord est très difficile il faut le reconnaître, l’accès à l’école est très difficile. Donc de façon objective, il y a des  gens qui n’ont pas pu accéder à l’éducation de manière à pouvoir intégrer l’administration, on a fait une dérogation et il y a  en beaucoup qui ont été intégrés et je pense que ça été un facteur de paix, de cohésion, c’est selon.  Je répète encore : de paix et de cohésion nationale. Si nous ne faisons pas attention, si  nous continuons les mêmes pratiques de népotisme et de corruption comme il l’a dit, si les jeunes se disent que pour être fonctionnaire il faut avoir les bras longs, pour être fonctionnaire il faut payer, mais est-ce que vous n’avez pas été sollicité ? Dites moi : est-ce que certains d’entre vous n’ont pas été sollicités pour dire : on vous propose 5millions pour intégrer  votre fils dans la douane ; moi je sais que l’un d’entre vous me l’a dit, je ne dirai pas son nom, je ne connais même pas son nom, mais li me l’a dit. Beaucoup de gens ont été sollicités de cette façon. Pour être inspecteur de douane 5 millions, pour être contrôleur il faut 2, 3 millions;  mais bon sang ! Est-ce que nous allons continuer comme ça ? C’est ça les enjeux d’aujourd’hui, pas seulement dans l’administration, mais dans tous les corps de l’Etat. Dans tous les corps de l’Etat, il faut éliminer le népotisme et la corruption, c’est la condition indispensable de la renaissance de notre pays. Celui qui n’a pas compris ça, il n’a rien compris à la situation de crise que nous vivons dans notre pays. Je m’en arrête-là.

Mr le président je vous remercie, j’ai eu  des mots très dures mais c’est une occasion unique mais je crois que j’en ai largement profité, merci beaucoup.

<strong>Le Président de l’Assemblée nationale :</strong><em> Merci beaucoup M. le ministre, Konimba il vous reste 3 minutes ; j’espère que vous allez les partager avec le ministre.</em>

<em> </em>M. le ministre, je vais  être élégant pour prendre une minute et vous en laisser deux; je ne peux pas ne pas vous faire part du message que je viens de recevoir tout de suite, dans le cadre de mon intervention ; il m’est envoyé par Ndeye Sissoko de l’ORTM, qui se pose la question :  «  Moi j’étais contractuelle depuis 2009, comment se fait-il que je me retrouve sur la liste, par rapport à ce que vous venez de dire ? » A défaut d’avoir toutes les réponses à la question, je vous recommande vivement de recevoir Ndeye Sissoko de L’ORTM, pour lui donner les éclairages nécessaires. Je vous remercie.<em> </em>

<strong>M. le ministre :</strong>

Ecoutez, votre vœu est déjà exaucé, j’ai reçu Ndeye Sissoko deux fois, deux fois et on s’est largement expliqués. Qu’est-ce qui s’est passé en ce qui la concerne ? <em>(Huées prolongées)</em>

Non, il faut qu’on explique parce que les gens ne comprennent pas (huées dans la salle) pourquoi, non, non, non ;  attendez, non, non,  vous verrez, il n’y a rien de grave, il n’y a rien qui soit à son préjudice. Si c’était le cas, je ne me serais pas permis, j’ai beaucoup d’affection pour cette fille. Quand je l’ai revue pour la première fois  sur l’écran, je l’ai appelée pour dire : félicitations ! Je vais vous expliquer ce qui s’est passé. Cette fille est contractuelle de l’ORTM depuis je ne sais pas quand, elle est toujours contractuelle de l’ORTM, elle a toujours été à l’ORTM et son contrat n’a jamais été  cassé ; voilà pourquoi elle est encore à l’ORTM, c’est aussi simple que ça.

Maintenant effectivement  quand elle est venue me voir, elle m’a amené  un contrat signé  en 2009, j’ai cherché à comprendre, j’ai demandé au directeur de la fonction publique de m’envoyer  son dossier, j’ai regardé son dossier, elle a signé un contrat effectivement   avec mon prédécesseur, mais son immatriculation a été faite en 2012, février 2012. On s’est demandé comment se fait-il qu’une personne qu’une personne qui a signé un contrat en 2009, est immatriculée en 2012 ?  Mais qu’est ce qui ne marche pas dedans ? Il y a quelque qui  cloche, quelque chose ne va pas. Et effectivement elle a été intégrée journaliste –réalisateur ; en fait les intégrations se font de deux façon : soit le test de contrôle, c’est-à-dire que  on prend votre dossier, on regarde les diplômes que vous avez et fonction des diplômes on vous intègre dans  le corps correspondant aux diplômes, soit vous  faites un test. Elle n’a subit ni l’un ni l’autre.  Dans son dossier il n’y avait pas aucun de diplôme, on n’a en pas vu en tout cas. J’ai dit à Ndeye Sissoko : Vous êtes agent de l’ORTM, il n’y avait aucune raison pour le ministre de la Fonction publique  de vous faire signer un contrat, il n’y a aucune raison. Pour une raison très simple : les personnels des établissements publics autonomes ne sont pas concernés par l’intégration dans la Fonction publique ; ils ne sont pas concernés. Sinon on va mettre les fonctionnaires  des hôpitaux, les fonctionnaires des instituts, on va tous les mette dans la Fonction publique, ce n’est pas  ça l’objet. On a créé les établissements publics, on leur a donné l’autonomie financière précisément pour qu’ils puissent recruter leurs agents en fonction des besoins. Donc j’ai dit à Ndeye : « honnêtement je suis désolé pour la publicité, la mauvaise publicité qui a été faite, peut-être vous n’êtes pas responsable, mais   dans tous les cas, sachez bien que la décision que nous avons prise est la bonne parce que il n’y a aucune raison que vous deveniez fonctionnaire, vous êtes déjà agent de l’ORTM, vous restez agent de l’ORTM, voilà. Elle  m’a  écrit, j’ai répondu dans le mêmes sens et quand je l’ai vue,  comme je l’ai dit, au journal télévisé, je l’ai appelée : « J’ai dit : je vous félicite, parce que ça veut dire que vous avez surmonté  le traumatisme que ça a été. » Voilà, c’est tout ce que je peux  dire concernant cette affaire ; merci.

<strong>Le Président de l’Assemblée nationale :</strong><em> Merci beaucoup, merci beaucoup M. le ministre. Chers collègues, le temps est épuisé, je voudrais saluer franchement les deux ministres qui ont bien voulu se prêter à cet exercice démocratique de répondre aux questions orales des députés. Je  pense que de larges explications ont été données, rien n’a été occulté ; je vous remercie. Je souhaite que les petits dérapages qui ont été constatés çà et là ont été tolérés, c’était dans le feu, n’est-ce pas, des débats, voilà. Donc je pense que nous pouvons clore les questions orales sur cela, merci beaucoup une fois de plus messieurs les ministres.   </em>

<strong>(FIN DE LA SEANCE D’INTERPELLATION)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation au Mali: Il n’est pas décent de parler d’élections sans le Nord, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Tiéman Coulibaly </title>
<link>https://www.maliweb.net/elections-ceni/situation-au-mali-il-nest-pas-decent-de-parler-delections-sans-le-nord-a-declare-le-ministre-des-affaires-etrangeres-tieman-coulibaly-108585.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/elections-ceni/situation-au-mali-il-nest-pas-decent-de-parler-delections-sans-le-nord-a-declare-le-ministre-des-affaires-etrangeres-tieman-coulibaly-108585.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 12:39:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_102600" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-102600" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/Tiéman-Coulibalyx.jpg" alt="" width="310" height="227" /> Le ministre malien des Affaires étrangères, Tiéman Coulibaly, le 17 septembre 2012 à Abidjan<br />© AFP[/caption]

<strong>C’était à l’occasion de « l’Interview de la semaine » du 22 novembre 2012, une émission de l’ORTM.</strong>

<strong>Le Mali, un grand pays</strong>

Notre pays a surmonté une crise institutionnelle majeure doublée de problèmes politiques qui ont mis en péril son unité. C’est parce que c’st un grand pays, qui a su tirer dans ses valeurs profondes, a expliqué le ministre Tiéman Coulibaly. Notre crédibilité internationale est ainsi restaurée après ce qu’il a appelé un « trébuchement ». La diplomatie malienne conserve son efficacité grâce à des cadres compétents, malgré des moyens financiers amoindris de moitié, dans comme tous les domaines d’activités du pays, en raison de la crise.

<strong>Le conflit du Nord n’est pas conventionnel. </strong>

Nous sommes en guerre, il est vrai, mais ce conflit en cours n’est pas conventionnel. L’ennemi peut frapper partout et à tout moment, puisqu’il est parmi nous. Le Sahel Occidental, le champ de bataille, commence à Djidjéni, c’est-à-dire à une centaine de kilomètres de Bamako. Il n’est pas question d’attendre septembre 2013, comme l’a cru le journaliste, citant Romano Prodi, le représentant du Secrétaire général de l’ONU. Et c’est l’armée malienne qui l’assumera en premier ; elle existe et se trouve sur le front, même si elle ne lance pas d’offensive en ce moment. Les forces d’appui viennent en renfort de cette armée. Il faut aller vite car il peut y avoir des accélérations, l’ennemi peut profiter de toutes sortes d’opportunités et brouiller les données : l’enlèvement récent d’un citoyen français à Diéma le prouve. Il faut donc une ceinture de sécurité autour des grandes villes, par exemple ; mais il ne convient pas de trop s’étendre sur les aspects opérationnels, qui relèvent du secret défense. Mais il y a aura les forces de la CEDEAO et les contributions d’autres pays. Quel pays serions-nous, si nous ne pouvions pas compter sur nos propres ressources ? Ce qu’il faut retenir, c’est que la diplomatie malienne a tout fait pour obtenir la centralité du Mali dans cette crise : on ira vite, pour en finir avec la Transition au plus tôt et organiser les élections.

<strong>La médiation de Blaise Compaoré ; les négociations ; pas d’élections sans le Nord</strong>

Le Mali a donné son accord pour la médiation du Burkina Faso ; nous ne l’avons pas remis en cause, donc nous lui faisons confiance. L’essentiel est que le médiateur transmette les vues du Mali aux rebelles, qui doivent savoir la ligne qu’ils ne peuvent pas franchir. Peu importe les autres aspects de la relation entre le médiateur et eux. Celui-ci st, parailleurs, le chef de l’Etat d’un pays voisin ; or, en Afrique, les problèmes sont réglés avec l’aide des voisins. C problème, n l’oublions pas, peut toucher tous les pays du Sahel. S’il y a des soutiens extérieurs à la rébellion, ce n’est pas au ministre des Affaires étrangères de les découvrir : il y a d’autres instances pour cela. Le gouvernement dialogue avec les rebelles : chose à ne pas confonde avec les négociations. Le gouvernement s’abstient de tout jugement de valeur sur les déclarations des rebelles au médiateur ; il doit plutôt les analyser. Quant aux crimes commis, seul le gouvernement a le monopole de la violence légitime, personne d’autre, fût-il rebelle ! En ce qui concerne les élections, il n’est tout simplement pas décent d’en parler avant la libération de Tombouctou, Gao et Kidal. Faire les élections sans les régions du Nord, c’est accepter psychologiquement la partition du pays. Le gouvernement du Mali a dit partout où il l fallait qu’il ne l’accepte pas.

<strong>Recueilli par Ibrahima KOÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Promotion des personnes handicapées visuelles: L’Amicale des Anciens élèves de l’Institut des Jeunes aveugles (AMANE IJA) paraît au grand jour  </title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/promotion-des-personnes-handicapees-visuelles-lamicale-des-anciens-eleves-de-linstitut-des-jeunes-aveugles-amane-ija-parait-au-grand-jour-108582.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/promotion-des-personnes-handicapees-visuelles-lamicale-des-anciens-eleves-de-linstitut-des-jeunes-aveugles-amane-ija-parait-au-grand-jour-108582.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 12:29:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Pour créer un cadre de retrouvailles et de concertation entre ses membres en vue d’appuyer l’Union malienne des Aveugles dans sa politique de promotion des personnes handicapées visuelles, les anciens élèves de l’Institut des jeunes aveugles (IJA) ont mis en place un bureau de l’Amicale des anciens élèves de l’IJA (AMADE IJA). L’association a été créée le 23 juillet 2011 à l’issue d’une assemblée générale dans la cour de l’UMAV sise à Faladiè et reconnue comme une association d’utilité publique à but non lucratif.</strong></em>

Les membres du bureau sont élus pour un mandat de trois ans renouvelable. L’objectif du bureau, selon son président, M. Ngolo Konaré, professeur d’allemand, est de créer un cadre de retrouvailles et de concertation entre ses membres en vue d’appuyer l’Union nationale des aveugles dans sa politique de promotion des personnes handicapées visuelles. Selon M. Konaré, l’Amicale a un certain nombre de projets à réaliser qui sont, entre autres :

-mieux équiper et former d’anciens élèves qui travaillent, tout comme les élèves et étudiants de l’Institut ;

-aider les élèves renvoyés.

Cependant, l’AMANE IJA souffre d’un manque de fonds de roulement et d’équipement (ordinateurs, cannes blanches, feuilles braille, etc.).

La carte de membre déjà disponible au secrétariat général est de 1000 francs, tandis que la cotisation mensuelle s’élève à 500 francs.

Le président Konaré (77 96 08 62 – Nkonare11@yahoo.fr) lance un appel à toutes les personnes de bonne volonté pouvant aider l’association à atteindre ses objectifs.

<strong>AT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La journée mondiale des toilettes édition 2012:  Les matières fécales : cause de la plupart des maladies</title>
<link>https://www.maliweb.net/sante/la-journee-mondiale-des-toilettes-edition-2012-les-matieres-fecales-cause-de-la-plupart-des-maladies-108578.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/sante/la-journee-mondiale-des-toilettes-edition-2012-les-matieres-fecales-cause-de-la-plupart-des-maladies-108578.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 12:29:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le ministère de l’environnement et de l’assainissement, en collaboration avec Water Aid Mali ont célébré le lundi 19 novembre 2012 au Groupe scolaire de Sabalibougou. Aux environs de 10 heures la Journée mondiale des toilettes en mettant l’accent sur les difficultés qu’éprouvent les filles à accéder aux toilettes aux toilettes, un journée célébrée depuis 2001 par la communauté internationale.</strong></em>

<strong>Cas des filles à l’école</strong>

La cérémonie était présidée par M. David Sagara, ministre de l’environnement et de l’assainissement et la représentante nationale de Water Aid, Fatim Haïdara. Chaque année, la Journée mondiale des toilettes est célébrée le 19 novembre. C’est l’occasion d’évoquer une cause humanitaire de première importance. 40% de la population mondiale n’a pas accès à des installations sanitaires et 2,6 milliards de personnes doivent déféquer ou uriner dans la nature, faute d’avoir des endroits adéquats, par exemple dans les rivières, ce qui est une cause de maladies comme la diarrhée, le choléra, la dysenterie.

L’Organisation Mondiale de la Santé rappelle que « la plupart des maladies dans le monde sont causées par des matières fécales. Près d’un dixième des maladies pourrait être prévenu en améliorant les conditions d’accès à l’eau, à l’évacuation des eaux usées et à la gestion des ressources en eau ».

Cette situation touche davantage les filles en milieu scolaire et compromet gravement leur rendement.

<strong>Objectifs</strong>

L’objectif poursuivi dans cette journée est double :

<strong>Objectif général</strong>

-informer davantage l’opinion publique sur les difficultés d’accès aux toilettes qu’éprouvent beaucoup de filles et les conséquences sur leur scolarité ;

-promouvoir l’hygiène en milieu scolaire, notamment la séparation spatiale des toilettes des filles de celles des garçons.

<strong>Objectifs spécifiques</strong>

-promouvoir l’installation des toilettes en milieu scolaire

-amener les autorités à appliquer la séparation des filles de celles des garçons

-inciter les autorités, les populations et autres PTF à prendre davantage en compte l’accès des filles aux toilettes, ou les besoins sanitaires des filles à l’école.

<strong>Activités et méthodologie</strong>

Les principales activités prévus pour l’édition 2012 sont les suivantes :

-une large communication radio, télé et presse écrite sur les difficultés qu’éprouvent les filles quant à l’accès aux toilettes dans certaines écoles et les conséquences sur leur scolarité

-un plaidoyer pour la prise en compte des besoins spécifiques des filles en termes d’hygiène en milieu scolaire

-un concours sur les difficultés d’accès aux toilettes des filles dans certaines écoles

-un concours entre les écoles sur l’entretien des toilettes scolaires

-un sketch de sensibilisation sur la problématique.

&nbsp;

<strong>Kassim KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Concertations nationales: La coalition des forces vives à pied d’œuvre </title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/concertations-nationales-la-coalition-des-forces-vives-a-pied-doeuvre-108575.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/concertations-nationales-la-coalition-des-forces-vives-a-pied-doeuvre-108575.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 12:26:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les assises de la concertation nationale se tiendront du 10 au 12 décembre prochains. Pour y manifester leur entière adhésion, la coalition des forces vives pour les concertations nationales a tenu un grand meeting d’information, le samedi 24 novembre 2012 au Stade omnisports Modibo Keita. Ce meeting a enregistré la présence de Dr Oumar Mariko de la COPAM, Amadou Soulalé de l’Alliance IBK 2012.</strong>

La coalition des forces vives composée de l’Alliance IBK , de la Coordination des associations Patriotiques du Mali (COPAM),de  la confrérie des chasseurs ; de l’association Dioko ani maaya et d’autres associations, ont initié ce meeting pour informer les Maliens sur l’importance des concertations, et surtout manifester leur entière adhésion à la tenue de  ces assises.

Dans son intervention, le porte-parole de l’Alliance IBK 2012 a souligné que ces concertations n’ont pas pour objectif d’insulter  qui que ce soit, mais plutôt de se réunir pour décider de l’avenir de ce pays. Selon lui, la concertation nationale est un cadre idéal pour constituer la commission de négociation et  tracer les règles de négociations. Elle servira également à définir les modalités de la libération du Nord, a-t-il ajouté.

Le porte-parole de la COPAM, Younouss Hameye Dicko, a qualifié le report des assises  aux 10, 11 et 12 décembre 2012 de complot de Dioncounda et de ses proches du FDR. Il a aussi, au nom de la COPAM,  demandé aux négociateurs  de se retirer des affaires intérieures du Mali et invité Dioncounda Traoré et le gouvernement de Check Modibo Diarra à prendre leurs responsabilités sans délai.

Dans son adresse, Dr Oumar Mariko a demandé aux Maliens de faire l’union sacrée autour de l’armée. Il a interpellé nos autorités pour la libération immédiate de nos armes bloquées en Guinée. Mariko a également demandé des souscriptions volontaires pour aider notre armée et les déplacés du Nord.

<strong>Yacouba DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Forum des leaders spirituels du Mali : L’union sacrée comme solution de sortie de crise </title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/religion/forum-des-leaders-spirituels-du-mali-lunion-sacree-comme-solution-de-sortie-de-crise-108574.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/religion/forum-des-leaders-spirituels-du-mali-lunion-sacree-comme-solution-de-sortie-de-crise-108574.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 12:24:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Notre pays traverse depuis plusieurs mois une crise sans précédent, avec l’occupation des trois régions du nord par des bandits armés, des terroristes et des islamistes. Face à cette situation, le Groupement  des Leaders Spirituels Musulmans du Mali (GLSM) a organisé les 24 et 25 novembre derniers le 1<sup>er</sup> Forum national des leaders spirituels au Centre International de Conférences de Bamako. La cérémonie a enregistré la présence de Chérif Madani Haïdara, guide spirituel d’Ansar Dine et de Younoussi Touré, président de l’Assemblée nationale, représentant le chef de l’Etat. La cérémonie d’ouverture a vu la présence du capitaine Amadou Haya Sanogo, président du Comité militaire de Suivi de la Réforme des Forces armées et de Sécurité.</strong></em>

La cérémonie d’ouverture du Forum des leaders spirituels s’est tenue sans aucun membre du gouvernement, même pas le ministre chargé des Affaires religieuses. Cette situation n’a pas plu aux milliers  de musulmans qui ont fait le déplacement. Mais selon certaines indiscrétions, la présence du capitaine Sanogo en serait la cause. D’autres affirment qu’une délégation venue du Burkina Faso pour l’ouverture  éventuelle d’une négociation aurait coïncidé avec la tenue de ce forum. Quoi qu’il en soit, ce genre de forum doit obligatoirement enregistrer la présence d’un membre du gouvernement, car il s’agit d’une cause nationale et de la présence de tous les imams du Mali.

<strong>Ensemble pour un islam authentique dans un pays apaisé et unifié </strong>

Des guides spirituels, des imams, des prêcheurs venus d’un peu partout à travers le pays,  ont échangé au cours de ces deux jours  de travaux sur le thème «  Ensemble pour un islam authentique dans un pays apaisé et unifié ».

Les recommandations de ces assises serviront de repères aux concertations nationales prévues les 10, 11 et 12 décembre prochains. A cet effet, une délégation du groupement des leaders spirituels conduite par Chérif Madane Haïdara s’est rendue chez les membres du FDR pour les inviter à participer à ladite concertation, et selon Adama Kané, président de la commission d’organisation, cette médiation va porter fruit.

Dans son discours, Adama Kané, au nom du groupement des leaders spirituels, a d’abord condamné l’invasion du Nord par des islamistes et leurs alliés. Il a ensuite brossé le parcours du groupement. Selon lui,  le GLSM, depuis sa création, a effectué des prêches, des conférences pour sensibiliser les musulmans sur la charia et a mené plusieurs médiations pour atténuer les divergences entre les autorités.

Pour Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique du Mali, l’union des leaders spirituels est d’une  importance capitale dans notre pays, car selon lui, l’union sacrée est aujourd’hui une obligation pour tous les Maliens.

Dans son adresse, le capitaine Amadou Haya Sanogo a signalé le rôle et l’importance des leaders religieux dans la bonne marche d’un pays, avant de promettre que lui et son armée feraient tout, même au prix de leur sang, pour libérer le Nord.

Le guide spirituel, Ousmane Chérif Madani Haïdara a d’abord salué la compréhension  et la tolérance du capitaine Sanogo et de ses proches. Il a ensuite interpellé « les  quatre grands » qui dirigent le pays actuellement, à savoir Dioncounda Traoré, président de la République par intérim ;  Younoussi Touré, président de l’Assemblée nationale par intérim; Check Modibo Diarra, Premier ministre et le Capitaine Amadou Haya Sanogo, président  du Comité militaire de Suivi de la Réforme des Forces  armées et de Sécurité, à faire ce que le pays attend d’eux. Car selon lui, la souffrance des Maliens a assez duré. Il a aussi sré affirmé la  grande considération des autorités vis-à-vis des leaders religieux et a invité les leaders à plus de courage pour une sortie de crise rapide.

<strong>Yacouba DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Edito: Le 18e congrès du Parti Communiste chinois, l’UDPM et ATT </title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-18e-congres-du-parti-communiste-chinois-ludpm-et-att-108570.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-le-18e-congres-du-parti-communiste-chinois-ludpm-et-att-108570.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 12:18:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Il y a lieu de se demander, au moment où se pose à notre pays une crise institutionnelle au moins aussi grave que la crise politico-militaire, comment d’autres pays, entrés comme nous dans le système démocratique depuis deux décennies, ont passé le cap. </strong></em>

En Russie, après la mort de Boris Eltsine, le secrétaire du parti communiste qui était sorti dans la rue avec les manifestants contre le pouvoir soviétique, on a vu, depuis l’an 2000, Vladimir Poutine et son Premier ministre alterner au pouvoir comme en un jeu de rôles, le tout avec une forme démocratique impeccable. Au grand dam des pays occidentaux qui ont dénoncé là une démocratie de façade, la Russie a retrouvé pourtant, à la faveur d’une performance économique incontestable, son rang de puissance mondiale de premier rang. En Chine, le parti communiste a conservé le pouvoir, déjouant les pronostics des observateurs, qui ne donnaient pas cher de sa peau. Or, il vient de tenir son 18<sup>e</sup> congrès avec succès. Que peut-on d’ailleurs reprocher vraiment à ces pays, quand on sait que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis n’ont pratiquement que deux partis, que là-bas les Bush père et fils se sont succédé au pouvoir presque comme dans une monarchie, qu’en Inde, qualifiée de plus grande démocratie du monde, il y a toujours des Intouchables et la misère pour des dizaines de millions d’êtres humains. Dans le Mali dit démocratique, on compte plus de cent partis, et tous se sont effacés devant le consensus prôné par le chef de l’Etat, alors même qu’ATT déclarait ne se reconnaître en aucun d’eux. Cent partis formels donc, gravitant autour de celui qui a dit : « Le 26 mars, c’est moi ! », cent partis qui rappellent les différents courants antagoniques à l’intérieur de la défunte UDPM. Avec, toutefois, un avantage énorme sur le parti unique : désormais l’aide extérieure est assurée, vu que le régime est certifié démocratique. Avec des élections toujours financées par « les partenaires financiers » (comme celles, du reste, que les Nations Unies, viennent de commander pour 2013 au Mali), le moins qu’on puisse dire, c’est que la démocratie de la Troisième République était une création de l’extérieur. Quand on sait que l’Union Démocratique du Peuple Malien était beaucoup moins autoritaire que le Parti communiste chinois, que son seul problème, si l’on peut dire, comme au pays de Deng Xiao Ping, était la corruption, on se demande s’il n’y a pas lieu de reconnaître enfin la vérité, à savoir qu’il suffit changer de comportement pour que le pays avance à grands pas.

<strong>Ibrahima KOÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Édito : Qui est terroriste ? Qui ne l’est pas ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/edito-qui-est-terroriste-qui-ne-lest-pas-106068.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/edito-qui-est-terroriste-qui-ne-lest-pas-106068.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Nov 2012 09:25:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Israël vient de frapper 85 sites « terroristes » à Gaza, dont le siège du gouvernement du Hamas et la maison d’un « vieux lecteur du Coran » où l’Etat-major israélien avait estimé s’être réfugié un chef militaire du Hamas à abattre. En cinq cents sorties ayant fait une cinquantaine de morts, ce pays n’est traité de terroriste par personne, il ne fait qu’exercer son « droit  à se défendre », selon le président américain. </em></strong>

<strong><em></em></strong>En 1989, en Algérie, le Front Islamique du Salut, parti légal, a gagné les élections présidentielles ; il a cependant été écarté du pouvoir par les militaires, car reconnu terroriste. Quant au jeune qui a assassiné le président installé à sa place, celui-là était bien un terroriste. Si on l’a laissé aller aux élections, c’était donc dans l’espoir de le voir les perdre et proclamer ainsi le rejet de « l’islamisme » par le peuple. Le MNLA, auteur des crimes de guerre d’Aguelhoc, est seulement rebelle, dans la terminologie des communicateurs du médiateur de la CDEAO, il n’est pas terroriste, même après avoir pris les armes contre un gouvernement légitime et pacifique, voire pacifiste comme celui d’ATT. D’ailleurs, en pleine négociations avec Blaise, au moment où tout le monde parle d’éviter la guerre, il a attaqué cette semaine le MUJAO à Tombouctou : une manière d’avoir l’aura de l’anti-terrorisme, puisque le MUJAO est, à coup sûr, terroriste. Iad Ag Aly n’est qu’islamiste, et il promet d’ailleurs de s’en tenir à son seul terroir de Kidal pour l’appliquer. Blaise peut donc négocier avec lui, grâce à sa nationalité malienne et à sa qualité de Touareg. On demeure perplexe devant la différence ainsi constatée entre la loi pénale ordinaire et la loi internationale : dans la première, les complices sont traités de la même manière ; dans la seconde, c’est autre chose, évidemment. Tant pis pour Boko Haram, le MUJAO et AQMI ! Ils feraient mieux de regagner leurs foyers On a vu ce genre de discrimination au procès de Nuremberg : certains nazis ont été soustraits à la Justice en raison de leur utilité ultérieure au service des grands puissances dans la nouvelle guerre froide qui se préparait.

<strong>Ibrahima KOÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Concertations nationales : Une question vraiment nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/concertations-nationales-une-question-vraiment-nationale-106082.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/concertations-nationales-une-question-vraiment-nationale-106082.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Nov 2012 07:48:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La conférence de presse de la Commission Nationale d’organisation des concertations nationales des forces vives du Mali s’est tenue ce samedi  17Novembre 2012 à la maison de la presse, Présidée par son président Pr Oumar  Kanouté, directeur de cabiné du premier ministre en présence des personnalités de haut niveau.</em></strong>

Selon le Pr Oumar Kanouté,cette concertation nationale des forces vives de la nation a pour objectif :

De chercher une solution relatives aux deux préoccupations majeures du moment que traverse le Mali. La libération des régions du nord occupées et l’organisation d’élection démocratiques, transparentes et crédibles sur l’ensemble du territoire. Elle regroupera plus de 586 participants,avec  un budget qui s’élève à 78 millions de francs CFA.

Dans son allocution, depuis le 22 mars 2012, il a déclaré que le Mali traverse une phase difficile de son histoire caractérisée par une crise multiforme sur le plan sécuritaire et institutionnel. Un accord-cadre signé entre le CNRDRE et la CEDEAO a déclenché le retour à l’ordre constitutionnel par la mise en œuvre des dispositions de l’article 36 de la constitution du 25 février 1992. Les insuffisances de la constitution et de l’accord-cadre susmentionnées nécessitent un cadre de concertation entre les forces vives de la nation pour aboutir à des solutions consensuelles pouvant gérer la transition. La tenue de cette concertation des forces vives du Mali a été une forte demande formulée par diverses instances et organisations tant au plan national qu’international. Il a fait état de la mise en place d’un comité technique chargé d’élaborer des avant-projets des termes de référence (TDR) de règlements intérieurs des concertations nationales et la commission d’organisation par le Premier ministre suivant décision N° 2012-0104 /PMRM du 15 aout 2012.

Les membres de la commission nationale d’organisation des concertations nationales des forces vives du Mali ont été nommés par le chef de gouvernement suivant l’arrêter N°2012-2681 /PM-CAB du 19 septembre 2012, et comprennent : les représentants de l’administration, de l’armée de regroupements politiques, des associations dont: la coordination des organisations patriotiques du Mali, le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République, IBK-Mali-2012, la Convergence pour sauver le Mali, le cadre de concertation des femmes des parties politiques, le mouvement populaire MP22 ;  et les organisations de la société civile dont : le Haut conseil islamique du Mali, les associations d’élèves et étudiants, de femmes, les familles fondatrices de Bamako et les membres du comité technique.

<strong>Abdramane KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand l’honorable Konimba Sidibé félicite le ministre de la fonction publique : Traiter tous les Maliens sur le même pied d’égalité</title>
<link>https://www.maliweb.net/fonction-publique/quand-lhonorable-konimba-sidibe-felicite-le-ministre-de-la-fonction-publique-traiter-tous-les-maliens-sur-le-meme-pied-degalite-106076.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/fonction-publique/quand-lhonorable-konimba-sidibe-felicite-le-ministre-de-la-fonction-publique-traiter-tous-les-maliens-sur-le-meme-pied-degalite-106076.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Nov 2012 07:45:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 15 novembre dernier, à l’Hémicycle, deux ministres ont été interpellés : celui de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Moussa Sinko Coulibaly  par l’Honorable Mamadou Diarra de la Commune II, et celui de la Fonction publique Mamadou Namory Traoré par le député de Dioïla, l’Honorable Konimba Sidibé. </em></strong>

[caption id="attachment_77564" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-77564" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/07/konimba-Sidibe.jpg" alt="" width="315" height="236" /> Honorable Konimba Sidibé[/caption]

Le Ministre de la Fonction Publique a été interpelé pour répondre à des questions sur la radiation des 263 fonctionnaires licenciés au mois d’octobre passé.

Le Ministre après avoir donné de façon claire des explications impressionnantes comme élément de réponse à cette question, a été vivement encouragé par celui-là même qui a souhaité l’entendre et comprendre au siège de l’Assemblée Nationale. Pour l’Honorable, un tel acte est salutaire dans notre pays.

<strong>Il ne s’agit alors pas de radiation, mais de l’annulation d’un acte irrégulier. </strong>

En réalité c’est bien la première fois qu’un élu de la Nation interpelle un ministre, et que ce dernier termine ses interventions sous les ovations enthousiastes.

Selon le Ministre de la Fonction Publique, les 263 exclus de la fonctions publique n’y sont pas entrés par la voie légale. Ce sont des gens qui n’ont pas fait le concours de la Fonction Publique. Il ne s’agit alors pas de radiation, mais de l’annulation d’un acte irrégulier. Il a ensuite clarifié qu’on ne peut pas être fonctionnaire sans réussir au concours de la Fonction Publique. Il a encore ajouté encore que parmi les licenciés il y a beaucoup d’inspecteurs des impôts et de douanes.

Selon lui, on ne peut pas avoir cette catégorie sans réussir à l’examen de fin d’étude à l’ENA (Ecole Nationale d’Administration). Pire, c’est qu’aucun d’entre eux n’a ce diplôme.

C’est face à cette pratique honteuse que le gouvernement de Cheick Modibo Diarra a décidé de prendre ses responsabilités en mettant fin à certaines pratiques pour traiter enfin les Maliens sous le même pied d’égalité.

L’Honorable Konimba Sidibé du PARENA (Parti de la Renaissance Nationale), après avoir écouté avec intérêt le ministre de la fonction publique, a jugé que l’acte qu’il a posé est salutaire et l’a encouragé à aller jusqu’au bout.

La prochaine crise a-t-il fait remarquer sera le fait de ces nombreux diplômés sans emploi qui n’auront plus confiance en l’Etat et qui prendront les armes contre leur propre pays. N’assistons-nous pas au Nord à l’instrumentalisation de cette jeunesse déçue ? L’Honorable Konimba Sidibé, soutenu à son tour par le ministre et la salle, n’en doute pas.

<strong>AT</strong>

<strong>Fonction publique :</strong>

<strong>Interpellation du ministre Mamadou Namory Traoré</strong>

<strong>Nous reproduisons pour nos lecteurs la réponse du ministre de la Fonction publique chargé des relations avec les institutions, à la question de l’Honorable Konimba Sidibé sur la radiation de 263 fonctionnaires intervenue récemment. (Première partie)</strong>

<strong>Le président de l’Assemblée nationale par intérim, président de séance</strong> : Nous allons passer à la question orale posée par l’Honorable Konimba Sidibé. Konimba Sidibé, vous avez la parole. <em>(Le journaliste : C’est l’élu de Dioïla, l’ancien ministre  Konimba Sidibé  qui va venir à présent, sa question orale  a trait aux dispositions pour le recrutement et  l’intégration   dans la Fonction  publique . Une question très attendue autant que celle qui vient d’être bouclée. Le député Konimba Sidibé au pupitre</em>.)

<strong>Questions de l’Honorable Konimba Sidibé :</strong>

Bonjour chers collègues, Bonjour Messieurs les membres du gouvernement.

M. le ministre de la Fonction publique, le Gouvernement a récemment radié 263 fonctionnaires ;  cette décision est contestée par les intéressés et l’UNTM qui menace d’aller en grève si vous ne les réintégrez pas. Dès lors, Il importe que toute la nation soit édifiée sur cette décision  à travers les réponses que vous voudriez bien  apporter  aux questions suivantes.

1-     Quelles sont les principales dispositions  prévues par la réglementation en vigueur en matière de recrutement et d’intégration d’agent dans la fonction publique ?

2-        Quels sont les objectifs visés par cette réglementation ?

3-     Quelles méthodes et procédures ont été utilisées pour recruter les agents radiés ?

4-     Quelles sont les raisons de la radiation de ces agents de la fonction publique ?

5-     Est-il exact que certains des agents radiés sont des enfants de hauts dirigeants de l’Etat ?

6-     Si la décision de radiation de ces agents est fondée, l es responsables de l’Etat qui ont fait ces   recrutements n’ont il pas fauté? Si oui, quelle sanctions encourent-ils ? Avez-vous l’intention de faire acquitter ces sanctions ? Je vous remercie.

<strong>Le président de l’Assemblée nationale par intérim, président de séance</strong> : M. le ministre vous avez la parole.

<strong>Le ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative chargé des relations avec les institutions, M. Mamadou Namory  Traoré :</strong>

M. le président de l’Assemblée Nationale, honorables députés à l’Assemblée nationale, je suis très heureux de l’occasion que m’offre cette tribune pour donner des explications aux décisions qui ont été prises. C’est un exercice démocratique. Quand vous avez des  responsabilités, vous avez  l’obligation de rendre compte et je suis très heureux que l’Assemblée m’offre cette occasion.

De quoi s’agit- il ?

Il s’agit de recrutement dans la fonction publique. Aujourd’hui, l’administration offre très peu d’emplois  par rapport aux besoins. Cette année nous allons recruter 1512 fonctionnaires, toutes catégories confondues. Selon les statistiques que le ministre du travail nous  a  fournies il y a quelques semaines, quelques mois, il y a 80 000 jeunes diplômés sans emploi. Ça c’est les diplômés sans emploi ! C’est la quadrature du cercle, on est dans les problèmes ! S’agissant maintenant des procédures de recrutement, je vais simplement vous lire quelques dispositions  du statut général des fonctionnaires.

<strong>Les recrutements s’effectuent  par voie de concours et tests d’intégration des contractuels de catégorie A, B et C en activité </strong>

<strong>Chapitre 1<sup>er </sup>: </strong>recrutement.<strong> </strong>Loi N° 02- 053 du  16 décembre 2002  portant Statut général des fonctionnaires.

Article 26 : est interdit tout recrutement qui n’a pas effectivement  pour objet de pourvoir  à la vacance  de l’un des emplois permanents spécifiés à l’alinéa 1<sup>er</sup> de l’article 1. On ne  doit pas recruter  si ce n’est pas pour pourvoir à un emploi clairement défini. Suite  de l’article 26 : les emploi s à pourvoir sont déterminés chaque année par voie réglementaire  en fonction des emplois organiquement prévus et budgétairement autorisés.

Article 29 : les recrutements s’effectuent  par voie de concours, la mise en  compétition des emplois à pourvoir  a lieu à date périodique pour l’ensemble des emplois vacants. Elle doit faire obligatoirement l’objet d’une annonce sous la forme d’un avis officiel d’appel aux candidats. Il ne peut être  dérogé aux principes du concours que s’il est constaté que le nombre de candidat est inferieur à celui des emplois mis en compétition.  Explication de texte. Qu’est- ce que le législateur à voulu dire ? Il a voulu dire que l’Etat recrute, en  fonctions de ses besoins et en fonction de ses moyens, que l’Etat traite équitablement tous les citoyens. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand  l’Etat a besoin de recruter un emploi donné ou  pour des emplois donnés, il annonce publiquement et tous ceux qui peuvent prétendre à cet emploi-là postulent. C’est ce que nous avons fait cette année, vous avez vu dans la presse les 1512 emplois publiés  et les concours vont se tenir vers la fin du mois de décembre ;  et c’est ce que j’essaie de faire et c’est ce que nous allons continuer à faire. Maintenant,  depuis que je suis à ce poste, je reçois tout le monde, tous  ceux qui demandent à me voir viennent me voir, j’ai un calendrier précis le vendredi  à 15h jusqu’à 20h souvent. E t je reçois beaucoup de gens, des amis ; il y a aussi des qui ne me connaissent même pas, que je ne connais même pas. Tous ont la même chose  à la bouche : il faut recruter nos enfants. Et je leur dis la même chose : comment ? Attendez  les concours, quand les concours vont être organisés, demandez à vos enfants de se préparer pour se présenter. La plupart me disent :  mais on recrute sans concours ! Je dis non, comment  est- ce possible ça ? -Mais on a recruté sans concours ! Je dis : Non, ce n’est pas possible, les textes ne le permettent pas.  La règle de l’équité  dans l’accès  à l’emploi public, la règle de l’égalité des chances l’interdit formellement et les textes de base <strong><em>des  </em></strong>lois et décrets interdisent formellement  de recruter de cette façon. Il y en a qui se fâchent,  ils s’en vont et ne m’appellent plus. Mais je dois dire que depuis quelque temps je suis tranquille parce que tout le monde sait à quoi s’en tenir avec ça.

Voilà la première partie de la première question à l’Honorable Konimba Sidibé, voilà comment on recrute les fonctionnaires, il n’y a pas d’autre voie. Maintenant les contractuels, parce qu’effectivement dans notre fonction publique, dans notre administration il y a deux catégories d’agents : il y a les fonctionnaires, il y a ceux qu’on appelle maintenant  les contractuels. Dans le passé on les appelait les conventionnaires. Je crois que vers la fin des années 90 on a décidé d’éteindre ce corps de fonctionnaires, sauf les agents d’appui : par exemple  les chauffeurs, les plantons etc.  Moi je me rappelle, à l’époque, j’étais directeur des services centraux ;  j’avais un secrétaire qui a dû passer par des concours professionnels : elle n’a pas passé, elle est partie. Mais plus tard, lorsque l’administration a eu besoin d’agent,  alors que étions sous la pression des  problèmes d’ajustement structurel, l’administration a eu à recruter des agents qui pouvaient faire le même travail, donc qui occupaient les mêmes emplois   que les fonctionnaires et tout ceci a été fait  avec la prise d’un  décret. Le décret t N°  038 dont on entendra souvent parler ici  parler  qui a autorisé à recruter des agents dont l’administration a besoin . C’étaient surtout les enseignants ou le personnel de santé et il y en a eu beaucoup d’autres, tant et si bien que dans l’administration, il y avait deux catégories d’agents qui occupaient les mêmes emplois, mais dont le statut était différent. Les uns étaient des fonctionnaires, les autres étaient des contractuels.  C’est lorsque les syndicats, l’UNTM en l’occurrence, ont saisi le gouvernement  de cette affaire, que les négociations ont commencé  pour réexaminer cette question, qu’il a été décidé que les agents contractuels qui occupent les mêmes emplois que les fonctionnaires devraient devenir fonctionnaires, d’où l’idée d’intégration des contractuels dans la fonction publique. Ce processus a  commencé  avec la loi N°035  du 10 août 2009 que vous avez certainement votée.

Article 1<sup>er</sup> : Par dérogation au statut général de fonctionnaires, au statut des fonctionnaires des collectivités  territoriales et  au statut du personnel  enseignant de l’enseignement supérieur, il est institué des tests d’intégration des contractuels de catégorie A, B et C en activité, en activité. J’insiste sur le mot « en activité » dans  les fonctions d’Etat et des collectivités territoriales.  Les contractuels admis au test seront versés dans les différentes catégories  correspondant au statut général des fonctionnaires, au statut des fonctionnaires des collectivités etc.  Des tests périodiques d’intégration seront organisés jusqu’à l’extinction des emplois concernés.  Cette loi a été adoptée par le gouvernement le 24 avril 2009, elle a été votée par l’Assemblée le 10 août 2009. Et je vais vous lire ce que le gouvernement a dit ce jour-là. Le conseil des ministres a adopté un projet de loi déterminant les conditions d’intégration des contractuels  de l’administration dans la fonction d’Etat et des collectivités territoriales, un projet de décret fixant les modalités d’intégration des contractuels de l’administration dans les fonctions  d’Etat et des collectivités territoriales. Il a été notamment  décidé d’arrêter la liste des personnels  des contractuels concernés par l’opération d’intégration, d’arrêter le recrutement de contractuels dans les catégories A, B et C. Voilà ce que le conseil des ministres a décidé ce jour-là.

Article 1<sup>er</sup> : sont intégrés dans les fonctions d’Etat et des collectivités territoriales les agents contractuels de catégories A, B et C  en activité, en activité  ayant au moins un an d’ancienneté  et remplissant les conditions ci -après etc. Voilà ce qui s’est passé en ce qui concerne les contractuels.  Maintenant, nous avons d’autres catégories de contractuels qui ne sont pas concernés par ça, ce sont les emplois dits subalternes, c'est-à-dire les chauffeurs, les plantons les jardiniers etc. Eux ils sont régis par un texte, le décret 51 qui a été pris en  février 2011. Et ce texte réglemente leur recrutement et  ça me permet de répondre à la deuxième partie de la première  question de l’honorable Konimba Sidibé : comment sont recrutés à partir du 10 février  2011 les contractuels de l’Etat ?

Article 3 : L’article 1<sup>er</sup> définit seulement l’objet). Les emplois à pourvoir sont déterminés chaque année en fonction des emplois budgétairement  autorisés. Chaque département ministériel adresse annuellement la liste des postes à pourvoir au ministre chargé de la fonction publique. Et ce texte dans son article 37 a donc repris les recommandations du conseil des ministres ; ce sont décisions, pas des recommandations, des décisions du conseil des ministres pour dire ceci : à compter de la d’entrée en vigueur du présent décret,  aucun recrutement ne peut être effectué dans les emplois correspondant aux catégories A, B et C. La décision a été prise par le conseil des ministres en avril 2009, ça été entériné par un décret du 10 février 2011. Donc les contractuels catégories D et E, ce que moi j’ai trouvé, ce sont des listes établies par les départements ministériels. C’est une interprétation des textes ; ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les départements ministériels envoient des listes au ministre chargé de la fonction publique, il les compile, il fait une décision et il les recrute. Lorsque je suis arrivé, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de listes qui avaient été signées, j’en ai trouvé d’autres qui n’étaient pas signées, j’ai refusé de les signer. Pourquoi ? Parce que je ne savais pas comment elles ont été établies, sur quelle base elles ont été établies. Et comment elles sont arrivées ? Et j’ai cherché à comprendre, mais là, je ne vais pas vous ennuyer avec ça, parce que ça c’est un autre dossier complètement différent de celui dont on parle. Je vais simplement vous donner des chiffres. D’avril 2011 à mars 2012, nous avons recruté, je dis bien nous parce que l’Etat, comme vous dites c’est une continuité. Nous avons recruté  5964 agents contractuels. Alors que traditionnellement qu’est ce qu’on fait? Chaque année le ministre des Finances accorde un budget de 500 millions pour le recrutement et des fonctionnaires et  des contractuels. Lorsqu’on a fini de recruter les fonctionnaires, on regarde le budget qui reste, on recrute quelques dizaines, voire quelques centaines de contractuels :  c’est tout. Tout le monde sait aujourd’hui quelle est la situation de ces contractuels. La presse s’en ai saisi, il y en a beaucoup qui ne sont pas payés,  il y en a beaucoup qui sont dans les administrations. Les responsables des administrations disent : on les a pas demandés on nous les a envoyés, on ne sait pas quoi en faire. Voilà la situation de ces contractuels.

<strong>Ce qui s’est passé,  ce n’est pas une radiation c’est  l’annulation d’actes illégaux</strong>

Deuxième question du ministre Konimba Sidibé (il a été ministre), de l’Honorable député   Konimba Sidibé.

Je reprends textuellement la question : quels sont les objectifs  visés par cette réglementation ?

Les objectifs visés par cette réglementation sont clairs. Il s’agit pour l’Etat de recruter en fonction de ses besoins et de ses moyens, ce  n’est pas fini ; il s’agit pour l’Etat d’assurer l’équité dans l’accès aux l’emploi public. Voilà les principes et c’est pour ça que le législateur à légiféré, a adopté des lois  également conforme à ses principes .Si on appliquait ses lois, il n’y aurait jamais eu des problèmes. Voilà la réponse à votre deuxième question.

<strong>En un jour ils sont devenus contractuels A, B, C, ils sont devenus  fonctionnaires, ils sont devenus inspecteurs des finances, inspecteurs des impôts etc. </strong>

Maintenant vous posez une question, je crois que  c’est la question charnière<strong><em>,</em></strong> la question centrale,  quelles méthodes et procédures ont été utilisées pour recruter les agents «  radiés » ? C’est agents ont été recrutés d’abord comme contractuels  A, B et C d’aout 2011 à mars 2012, comme agents  contractuels A, B et C, or je viens de vous lire, les décisions du conseil des ministres d’avril 2009 qui interdisait ça. Je viens de vous lire l’article 37 du décret  de février 2011 qui interdit formellement ça, mais ça été fait. Ils ont été recruté, j’ai les décisions ici, si vous voulez, vous pouvez  jeter un coup d’œil  la -dessus, je l’ai est ici, j’ai les échantillons. Ils ont été recrutés  d’abord comme contractuels A, B et C, ensuite souvent le même jour ; ils auraient pu quand même observer l’ancienneté d’un an, ça passerait peut être mieux, j’en sais rien. Mais le même jour les 10 agents sont devenus des fonctionnaires des catégories  A, B et C, le même jour. J’ai une décision qui est ici, un arrêté portant sur le même objet, les mêmes noms .D’un coté ils sont recrutés contractuels A, B, C, de l’autre ils sont devenus  fonctionnaires des catégories A, B et C. Ensuite certains parmi eux qui ont des profils semble-t-il correspondant aux corps formés par l’ENA sont devenus automatiquement administrateurs  civils, inspecteurs des douanes, inspecteurs des impôts, inspecteurs des finances, conseillers des affaires étrangères  et j’en passe. Or nous avons créé l’ENA, je n’ai pas la date exacte de la création, nous avons créé l’ENA je crois en 2010 si mes souvenirs sont exacts et lorsque l’ENA a été créée, les décrets organisant les concours de recrutement à l’ENA stipulent bien que nul ne peut accéder à ces  corps directement sans passer par l’ENA. Eux, en un jour ils sont devenus contractuels A, B, C, ils sont devenus  fonctionnaires, ils sont devenus inspecteurs des finances, inspecteurs des impôts etc. Voilà comment ça s’est passé. En violation flagrante des lois et des  règlements  de la République, voilà ce qui s’est passé. Maintenant vous me demandez quelles sont les raisons de la radiation ? Mais c’est assez  claires, est ce qu’on doit permettre des choses comme ça dans une République ? Dans une République, les citoyens sont égaux devant la loi. Est-ce qu’on doit permettre que des gens qui ont leur diplôme  soient soumis à la loi, soient soumis  aux concours  d’entré avec quelle chance de réussir, parce que je vous ai donné les chiffres. Aujourd’hui nous avons ouvert les concours, à la date d’aujourd’hui je suis sûr qu’on est à 3000 candidats pour  1512 postes. C’est la loterie quasiment, mais au moins il ya les concours et les gens viennent, ils compétissent  et si tout se déroule bien, c’est ça c’est mon souhait, le plus ardent, ce sont les meilleurs qui seront retenus. Et les autres ne pourront pas protester parce que c’est un processus transparent, équitable. Personne ne pourra protester. Moi je reçois des jeunes tous les jours dans mon bureau, ils viennent me dire que comment se fait-il que  nous voyions nos camarades qui ont les mêmes diplômes que nous, qui sont sortis la même année que nous, devenir fonctionnaires ? etc. C’est comme ça que j’ai appris la nouvelle, c’est comme ça que j’ai appris ce qui s’est passé et c’est comme ça que j’ai fait rechercher  les actes. Et ce qui s’est passé ce n’est pas une radiation, ce n’est pas un licencement, c’est  l’annulation des actes illégaux point c’est ce j’ai fait.(applaudissement) Et je l’ai fait en accord avec l’ensemble du gouvernement. Vous ne pouvez pas imaginez que moi seul j’assume une responsabilité aussi lourde. C’est une décision de l’ensemble du gouvernement, voilà comment  les choses se sont  passées.

La question suivante : est-il exact que les agents qui ont été radiés sont les enfants de hauts dignitaires de l’Etat ? Moi Je ne  vous répondrai pas à cette question, c’est à vous de regarder la liste, regarder les patronymes, faites les rapprochements vous verrez. (Applaudissements). Mais pour moi, fils de paysan, fils de ministre c’est pareil, la loi est valable pour tout monde, la loi est égale pour tous. Maintenant si votre question signifie est ce que nous faisons de la chasse aux sorcières ? Non !non !non !!! Je ne les connaissais  même pas, bien après la production des listes, j’ai même appris que j’ai des neveux  dedans alors vous imaginez, mais c’est comme ça. La loi est égale pour tout le monde.

<strong>Le Vérificateur général a  la possibilité de saisir la justice et j’espère qu’il le fera </strong>

Maintenant  si la décision de  la  radiation de ces agents est fondée, l es responsables de l’Etat qui ont fait ces  recrutements n’ont il pas fauté ?

Certainement oui, certainement oui ! Maintenant comment mettre les responsabilités en cause ? Moi  j’ai trouvé une méthode : vous me direz ce que vous en pensez. J’ai juste écrit au bureau du Vérificateur général, je lui  ai  dit textuellement ceci : «Des fonctionnaires ont été recrutés  en violation flagrante des  textes en vigueur, je vous demande de bien vouloir venir dans  mes services   pour voir comment se fait il que des choses comme ça arrivent, quels sont les dysfonctionnements qui existent et qui permettent cela et quels sont les responsabilités en cause ? Je dois dire que j’attends toujours, il m’a dit qu’il est très occupé ailleurs, qu’il va venir ; j’attends. Lorsqu’il fera son constat, lorsqu’il fera ses analyses, lui il a  la possibilité de saisir la justice et j’espère qu’il le fera .Voilà ce que je peux donner comme réponse. Par contre, effectivement, il y a des agents de la fonction publique qui sont impliqués dans ce processus, parce que c’est un processus qui a impliqué beaucoup de gens.  Il y a d’abord les gens qui gèrent les matricules, qui récupèrent les matricules inactifs, qui les font parvenir à d’autres qui préparent la décision  et après la décision est prise.  Bon on va voir dans le lot qui a fait quoi ? Et les sanctions seront prises,  les sanctions administratives en tout cas, relèvent de moi, le reste c’est la justice ; voilà.

Mesdames et messieurs, voilà les explications que je voulais vous donner. Je peux vous assurer une chose, je n’ai pas dormi pendant près de quatre semaines, parce que des décisions comme ça sont très difficiles à prendre.  Mais alors, qu’est-ce que nous devons faire ? Est ce que nous devons laisser les choses aller comme ça ? Et je peux vous assurer que avant que je ne prenne cette décision, je l’ai soumise à toutes les autorités, toutes. Je ne vais pas les citer pour ne pas les mettre dans l’embarras, mais pratiquement tous les responsables d’institutions ont reçu une copie avant la prise de décision, tous, avec des explications ; tout à fait. Voilà  comment les choses ce sont passées et je dois vous avouer que  franchement ce sont des décisions très difficiles à prendre. Le rôle de  ministre de la fonction publique, je crois que c’est la tâche la plus difficile qui existe sur terre aujourd’hui et je peux vous assurer que si c’était à recommencer, je ne recommencerais pas. <em>(Applaudissements)</em>

<strong> Le président de l’Assemblée nationale par intérim : </strong>Merci beaucoup M. le ministre, on a une trentaine de minutes pour les échanges, Honorable Konimba<strong>  </strong>Sidibé<strong>.</strong>

<strong>L’Honorable Konimba Sidibé</strong> : Merci M. le ministre, pour ces réponses on ne peut plus claires, mais je crois que les Maliens auront beaucoup de mal à vous  croire quand vous dites que le métier de  ministre est quelque chose de difficile, parce que nous nous battons pour ça nuit et jour, ah oui ! Je ne l’apprends pas à mes chers élus, toutes les bagarres qu’il y a  autour de la constitution de gouvernement.  Ceci étant, M. le ministre, j’ai compris à travers votre intervention qu’on ne peut plus devenir administrateur civil, on ne peut plus devenir inspecteur des impôts, on ne peut plus devenir  inspecteur de trésors sans passer par l’ENA nouvelle formule et être diplômé de l’ENA.

<strong>(LIRE LA SUITE DE CETTE INTERPELLATION DANS NOTRE PROCHAINE PARUTION)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guerre du nord : Quelle négociation avec le MNLA ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/guerre-du-nord-quelle-negociation-avec-le-mnla-106074.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/guerre-du-nord-quelle-negociation-avec-le-mnla-106074.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Nov 2012 00:40:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>On se demande ce qu’il faudra faire, ce qu’il faudra concéder au MNLA (ou à Ansar Dine, car c’est la même chose), quand le médiateur de la CEDEAO va commencer à mettre les deux parties face à face. En 2006 ATT avait dû signer un nouveau pacte, « le pacte d’Alger» avec  l’avant-dernière rébellion, celle de Bahanga. Car Alpha avait conçu l’intégration (à laquelle le ministre Traoré de la Fonction publique vient de rendre hommage), et avant Alpha, c’était Moussa Traoré qui avait appelé les populations de la région de Sikasso à accueillir les gens du Nord frappés par une sécheresse catastrophique. </em></strong>

[caption id="attachment_99166" align="alignleft" width="310"]<img class="size-full wp-image-99166" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/10/Islamistes_Mujao-.jpg" alt="" width="310" height="232" /> Islamistes du Mujao à Gao au Mali (Reuters)[/caption]

<strong>Irrédentisme contre fierté noire</strong>

Puis le Général d’armée avait dû faire face à la plus grosse rébellion qu’un président  malien eût jamais affrontée : tous les Arabes et tous les Touareg faisaient front commun contre l’armée Mali, fortement épaulée, il est vrai, par la milice Ganda Koy. Le régime de l’UDPM avait ouvert la porte à la décentralisation et préféré à l’affrontement armé le dialogue avec les associations arabo-touareg, ce qui lui laissait d’ailleurs les mains libres pour mater le soulèvement  au sud. Cette attitude avait été d’ailleurs interprétée par les agitateurs comme une atteinte au principe fondamental d’égalité des races. Et de relancer leur mouvement, notamment en montant à Koulouba pour lire une déclaration au président Moussa Traoré pour le sommer de se soumettre ou de se démettre. C’est, soit dit n passant, une semblable démarche qui, d’ailleurs, allait être réitérée par les agresseurs du président de la République par intérim le 21 mai 2012.

C’est un fait que c’est la volonté de créer un Etat indépendant au Nord qui guide les différentes rébellions. Mais il est difficile, au 20<sup>e</sup> siècle, après l’Holocauste, après la ségrégation raciale aux Etats-Unis  et l’Apartheid, de faire passer des idées racistes véhiculées par les expressions du genre : « les hommes en bleu », « le mode de vie nomade » ou « les seigneurs du désert ». Il faut donc recourir à l’argument de l’Islam, alors que le pays est musulman à une très forte majorité, que les Touareg eux-mêmes ont toujours été dits tolérants (contrairement aux Arabes auxquels les Français les opposaient). Cet islamisme permet  d’avoir les armes et les pétrodollars de l'Arabie saoudite et du Qatar, pays tentant de contrer l’influence du Maghreb sur l’Afrique noire.

En face, il y a la millénaire fierté noire, déjà écorchée par les défaites des guerres coloniales et l’humiliation de l’occupation, mais aussi l’incompréhension de la génération des indépendances, outrée des velléités racistes des « faux Blancs » et lui opposant un racisme à rebours.

<strong>Réponses du gouvernement malien et de la majorité silencieuse arabo-touareg</strong>

Chaque fois le gouvernement malien a su trouver la parade. Avec Modibo Kéita, ce fut une riposte musclée, avec le soutien de l’Algérie et des chefs  de la communauté touareg ; avec la 2<sup>e</sup> République, ce fut le dialogue et la décentralisation (par les Accords de Tamanrasset), à quoi la 3<sup>e</sup> République, avec le Pacte national, allait ajouter l’intégration dans l’armée et dans la fonction publique. Pour que les régions Nord ne soient plus des territoires militaires, comme les rebelles l’on souvent prétendu, Alpha et ATT ont même accepté de retirer l’armée de cette région, qui allait ainsi devenir propice aux trafics de tous genres et à la préparation de l’attaque décisive. Difficile de faire cette guerre du Nord, sans qu’elle ait un caractère raciste ! C’est bien l’attitude finale de l’Etat malien, mais aussi de la majorité arabo-touareg. C’est un moyen, disent les mauvaises langues, notamment au Sud, d’économiser de l’argent du budget de la Défense, ou de le détourner. Peut-être est-ce vrai, pour certains officiers, ainsi coupables de haute trahison, qui s’associent aux différents trafics. Que peut donner encore le Mali ? Rien, tout simplement rien ! La commission qui sera en face de Iad Ag Aly et du MNLA aura la tâche facile, en principe : il n’y a plus rien à concéder, et d’ailleurs l’écrasante majorité des Touareg, peuple et cadres, et même l’extraordinaire bataillon de Gamou, se trouve du côté légal, du côté d’une société moderne regardant vers l’avenir, comme le disait Alassane Dramane Ouattara, président en exercice de la commission de la CEDEAO.

<strong>L’ingérence extérieure</strong>

Pour tenir son rang dans la gigantesque lutte économique mondiale, faire pièce à la Chine et à l’Inde, l’Union Européenne veut, sans vergogne, reconquérir ses anciennes colonies, au sud d’une ligne  de séparation islam-christianisme, celle-là même qui passe par Bouaké, en Côte d’Ivoire. Intervenant après le Cinquantenaire, ce nouveau découpage devait en outre briser le mythe de la décolonisation, pulvériser  la grande fierté nègre. Cette récupération est déjà arrivée en Ouganda avec la chute du président musulman Idi Amin Dada, au Soudan avec  la partition de ce pays en deux entités : le Nord musulman et le Sud Chrétien. Au Togo, à l’instigation de Sarkozy, pendant que l’OTAN bombardait Kadhafi,  il y a eu une réunion des pays africains chrétiens (comment les appeler autrement ?), pour préparer une offensive diplomatique dans le cas où l’offensive militaire  échouerait. Le lien de ce bouleversement de la carte en Afrique avec le printemps arabe est évident. Il s’agit de prouver que l’Arabe reste le bédouin moyenâgeux ou le terroriste, qu’Israël a raison dans le conflit, étant le seul Etat démocratique de la sous-région ;  il s’agit aussi de corriger le retard millénaire des peuples noirs entrés tout récemment dans l’histoire, comme l’a cru Sarkozy prononçant son premier discours comme président en Afrique. Quand la police de Modibo Sidibé a empêché les manifestations pro-Kadhafi, cela n’a-t-il pas exacerbé l’amertume des Touareg contre le Mali, alors même que Bahanga a trouvé la mort sur le champ de bataille ? Mais la Décentralisation elle-même, à cet égard, n’est-elle pas un couteau à double tranchant ? Ne permet-elle pas, éventuellement, un détachement, des particularismes prononcés pouvant aboutir à des revendications identitaires, voire à l’indépendance ?

<strong>Ibrahima KOÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La démocratie en Afrique, mythes et réalités</title>
<link>https://www.maliweb.net/politique/la-democratie-en-afrique-mythes-et-realites-105554.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/politique/la-democratie-en-afrique-mythes-et-realites-105554.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 16 Nov 2012 08:25:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Des partis politiques foisonnèrent, portant dans leur dénomination le mot fétiche « Démocratie ». Vingt (20) ans après, la société démocratique suivant la définition de la démocratie : Pouvoir du peuple ; pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple ; pouvoir de la majorité, application de la volonté de la majorité, se construit-elle ? Un embryon d’éducation pour une société démocratique s’est il opéré dans les pays  depuis deux (2) décennies? La démocratie a t- elle été expliquée au peuple, qui est  l’artisan de sa construction ? On peut répondre sans erreur, haut et fort, à toutes ces questions par une seule et unique réponse : Non ! Non, parce que pendant les vingt (20) dernières) années partout en Afrique, les aspirations des peuples n’ont pas été réellement et suffisamment  prises en compte. En vingt (20) ans, l’intelligentsia africaine s’est fortement métamorphosée, par l’apparition d’une classe nouvelle, la néo-bourgeoisie, dont les aspirations et préoccupations sont opposées à celles du peuple. Jamais en Afrique, pendant vingt (20) ans, aucun gouvernement dans son projet de société n’a posé de façon claire le type de société qu’il souhaitait bâtir, à commencer par l’homme. La libre entreprise avec des contours obscurs mal définis et ses corollaires, dont l’affairisme qui tue l’Etat, a constitué de façon plus ou moins voilée le fondement des projets de société. L’Afrique est embourbée. L’Afrique est en panne, parce qu’elle a pour point de mire, par ses têtes pensantes, des sociétés dont les contradictions sociales sont insolubles. Où va l’Afrique ? Pendant deux siècles, le monde, de façon continue, a connu des bouleversements sociaux et de profondes mutations, résultant tous des aspirations profondes des peuples à plus de liberté, de justice et de bien-être social. A titre de rappel, citons-en quelques-uns: 1789 la révolution française,  la naissance du communisme 1848, la Commune de Paris en 1871, la révolution de 1912 et surtout celle d’octobre 1917 en Russie, la naissance du RDA en 1946 et le droit à l’auto-détermination des peuples voté par la Société des Nations (SDN), la Conférence de Bandoeng en 1955, le referendum de 1958 en Afrique, la révolution cubaine 1959, les indépendances africaines en 1960, les deux décennies (1960 -70 ; 1970 - 80) de coups d’Etat en Afrique soutenus et encouragés par l’Occident,  la Conférence de la Baule en 1989. Que de chemin couvert par les peuples, avec quelles embûches ! Peut-on affirmer à la lumière des expériences politiques depuis 1936, que le continent africain n’a connu la démocratie qu’en 1990 ? Non, non et non ! Ce serait aberrant de le croire et injurieux de le dire ! Pour preuve, écoutons plutôt deux présidents africains, ayant tous quitté la scène politique bien avant 1990.

1.         « Une affaire qui concerne l’Etat guinéen concerne tous les citoyens guinéens. Le programme du parti est discuté démocratiquement. Aussi longtemps qu’une décision n’a pas été prise, chacun est libre de dire ce qu’il pense ou ce qu’il souhaite. Mais quand, après une discussion approfondie en congrès ou en assemblée, un vote à l’unanimité  ou  à la majorité a été obtenu, les membres de la majorité aussi bien que les chefs du parti sont tenus de l’appliquer correctement. » Sékou TOURE(Guinée)

2.         « Quoique nous n’ayons qu’un parti unique, la libre pratique démocratique est respectée dans nos meetings. Toutes les opinions sont exprimées et celle qui obtient le plus grand nombre de voix est considérée comme la bonne, et par conséquent celle dont la politique est appliquée. » Modibo KEITA (Mali)

Propos clairs au sujet de la démocratie, un exercice qui explique au mieux la pratique           démocratique au sein d’une structure, d’un groupe et même du parti unique et plus conforme à la définition de la démocratie telle qu’énoncée plus haut.

Aujourd’hui, la pratique démocratique au sein d’institutions comme l’Assemblée Nationale du Mali, très budgétivore, son fonctionnement, le niveau de dépenses, les avantages et droits accordés à ses membres et les abus d’élus communaux par la spéculation foncière, pour ne citer que ces exemples, font-ils en réalité du Mali, un Etat démocratique ? Non ! Parce que, jamais le peuple ne partagera les pratiques qui y ont cours.

La plupart des gouvernements africains, clament depuis 1989-90, la démocratie. Mais parmi la multitude de démocraties : démocratie bourgeoise ou occidentale, démocratie populaire, démocratie de débats, centralisme démocratique, ou la dictature du prolétariat…, laquelle voudraient-ils bâtir ? Sans aucun doute, la démocratie occidentale, la référence, hélas, des maîtres d’hier, leurs maîtres à penser. L’Afrique n’est pas l’Europe et ne le sera pas. Les fondements politiques de l’Afrique doivent aujourd’hui être la résultante de toutes les expériences positives vécues ailleurs et non la copie conforme de systèmes ou de politiques inadaptables à nos réalités. Il est temps pour l’Afrique, de se frayer un chemin clair pour son développement. La démocratie, une quête permanente, oui ! Pendant 20 ans de brouhaha démocratique en Afrique, dans la pratique, la démocratie est restée un mot au contenu creux, par des faits et le comportement de bien de responsables. Pouvoir conquis au nom des peuples ou des masses, mais exercé sans eux !

&nbsp;

A la lumière de l’évolution du monde de 1789 à 2010, l’Union Africaine doit demander à l’UNESCO de procéder à l’actualisation des concepts de : révolution sociale, démocratie et développement.

A l’œuvre donc, historiens, philosophes, sociologues, hommes politiques, chercheurs et penseurs africains pour une Afrique nouvelle véritablement africaine. Vive la révolution !

Bamako le 15 octobre 2011.

<strong>Sékou KEITA</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les rebelles et amis embarrassés</title>
<link>https://www.maliweb.net/editorial/les-rebelles-et-amis-embarrasses-105552.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/editorial/les-rebelles-et-amis-embarrasses-105552.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 16 Nov 2012 08:23:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« On » a demandé à ATT de combattre AQMI ; il ne l’aurait pas fait suffisamment ; en tout cas pas comme Ould Aziz le Mauritanien. Et la chose a été très mal prise par on sait qui. Mais il y a pire : la Décentralisation, notamment celle des enseignants, la plus coûteuse, ordonnée de l’extérieur, n’a pu être appliquée, et cela, contrairement au Programme d’Ajustement Structurel, ordonné également par l’Occident, sous Moussa Traoré, qui, lui, avait, à ses risques et périls, fermé la Fonction Publique aux jeunes diplômés. On connaît la suite : le vendredi noir, un certain 22 mars 1991. Cependant, avec la chute d’ATT le jeudi 22 mars dernier, cela devient, pour nos présidents, le « don nin don goman » (la danse fatale) des Bambaras ! Et avec chaque fois une deuxième rébellion, celle du Nord, à combattre !

<strong>Les « Démocrates » pris au piège</strong>

Ils étaient amis, « les rebelles du Nord et ceux du Sud ». La terminologie vient d’un signataire du Pacte national, un rebelle du Nord, s’excusant  de ce qui s’était passé. C’était tout à son honneur. Amis ? (Le terme est de votre serviteur). Ils étaient, en tout cas, alliés objectifs pour faire tomber Moussa Traoré. Les « Démocrates » doivent le reconnaître : pour avoir raison du régime défunt, ils ont eu recours à l’aide extérieure, celle de « France Libertés » de Danièle Mitterand par exemple, celle de ces mystérieux combattants étrangers évoqués lors du procès de Moussa Traoré, celle de l’Eglise catholique, (en la personne de feu Mgr Luc Sangaré), qui, quoique respectable en soi, est une caution morale pour la France. Oumar Mariko, le chef des troupes de l’AEEM à l’époque, est donc très logique en ralliant les militaires. Si le MNLA bénéficie du soutien sans équivoque de la France, ils n’ont pas à avoir honte, les Démocrates de 91, de soutenir les putschistes du 22 mars 2012. Se conduire autrement serait une trahison nationale motivée par la soif du pouvoir. Une soif du pouvoir illustrée par le fait que près de la moitié des douze partis dits principaux et auteurs d’une déclaration anti-CNRDR viennent du même parti ADEMA par suite de scissions inspirées par des ambitions ouvertement affichées. D’autre part, ATT, qui s’est toujours voulu sans-parti et homme du consensus, a-t-il jamais lié son sort au leur ? Pas au grand jour en tout cas.

Le non-ralliement des partis, sous le prétexte de respect de la Constitution, favoriserait la reconnaissance internationale du MNLA et donc la victoire presque certaine de ce dernier. L’embarras des rebelles, c’est  parce que le nouveau régime semble honnête, et veut restaurer l’Etat. Si la chute de Moussa Traoré-le dictateur fut saluée à l’époque comme une des conditions de la paix (raison pour laquelle les Accords de Tamanrasset furent remplacés par le Pacte national), la Providence vient de faire  partir ATT, dont la réputation d’homme de consensus, en l’occurrence, n’aura servi à rien. Ainsi, le CNRDRE était bien un interlocuteur valable.

<strong>Allah est témoin</strong>

Il avait voulu partir, en laissant à son successeur un Etat inconsistant, avec l’illusion d’un pouvoir renforcé, et la promesse tacite faite à l’Occident de revenir sur le Code de la Famille jugé islamiste et rétrograde,  grâce à la nouvelle Constitution. Les faits (certains diront Dieu) n’ont pas voulu qu’il en soit ainsi. La ruse n’aura que trop duré, et l’ultime manœuvre aura échoué.

On avait refusé qu’il témoigne, parce trop juste, trop honnête, pour ça. C’est ce qu’avaient  laissé penser  les juges et les politiques lors du procès « Crimes de sang ». Tout cela permettra de mettre en doute les propos d’un Major Touré à l’époque, sur le nombre de morts faits par le chef du PC opérationnel,  le Colonel Bakary Coulibaly, pour empêcher une juste appréciation de la situation par celui qui aurait pu y mettre fin (le Président de la République, comme aujourd’hui en Syrie  ou l’an passé en Libye). Le peuple, pourtant, méritait ce témoignage, par simple respect. Or, voilà que ce 22 mars 2012, le CNRDRE  reproche au régime défunt, celui d’ATT, d’être corrompu. Le voilà mis à bas par la troupe, c’est-à-dire le peuple, excédé par la corruption des hauts gradés et de l’Etat.

<strong>Ibrahima KOÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Oumarou Ag Ibrahim, président du Haut Conseil des Collectivités: Le chef du haut conseil des collectivites oumarou ag ibrahim desavoue les rebelles </title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/oumarou-ag-ibrahim-president-du-haut-conseil-des-collectivites-le-chef-du-haut-conseil-des-collectivites-oumarou-ag-ibrahim-desavoue-les-rebelles-105550.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/oumarou-ag-ibrahim-president-du-haut-conseil-des-collectivites-le-chef-du-haut-conseil-des-collectivites-oumarou-ag-ibrahim-desavoue-les-rebelles-105550.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 16 Nov 2012 08:20:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_102954" align="alignleft" width="315"]<img class="size-full wp-image-102954" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/11/Oumarou-Ag-Ibrahim.jpg" alt="" width="315" height="236" /> Oumarou Ag Ibrahim[/caption]

<strong>Le chantage aura échoué. Ainsi Oumarou Ag Ibrahim Haïdara était malade. S’appuyant sur un bâton, il dit aux irrédentistes leurs quatre vérités. Comme Churchill qui enseignait que le capitalisme était le moins mauvais des régimes ou Thiers qui disait que la République serait conservatrice ou ne serait pas, ce chef malien affirme que le Mali est un et indivisible.</strong>

En effet, quelques semaines auparavant, c’était au Vice-président de l’Assemblée nationale Assarid Imbarcawane de désavouer la cause de son fils Moussa, vice-président des rebelles, et de bien d’autres citoyens se disant incapables de défendre la cause touareg dans l’ensemble national malien. Voici sa déclaration du 28 septembre dernier après une audience auprès du président de l’Assemblée nationale.

« Les échanges de lundi  ont porté sur l’avis de tout le monde et j’ai mis à l’aise le président de l’Assemblée nationale en lui disant que je suis à la disposition du peuple malien pour aller désillusionner beaucoup de personnes enclines à  aller vers la dérive de notre peuple en croyant que ceux qui parlent au nom du peuple ce sont ceux-là qui détiennent la légitimité, que  ce sont ceux-là qui sont écoutés. Non ! Donc je suis prêt à prendre le bâton de pèlerin avec l’Assemblée nationale pour aller où on doit aller pour prouver à la face du monde que le Mali ne discrimine ni les touareg encore moins ne les extermine pour preuve je ne serai pas devant vous aujourd’hui président d’une institution élective donc je suis venu reconfirmer toute ma disponibilité pour aller avec l’assemblée nationale et défendre les couleurs du Mali, un Mali que nous souhaitons un et indivisible. Ca a été cela l’entretien que j’ai eu avec le président de l’Assemblée nationale et que je compte continuer à la présidence de la République au niveau des autres institutions et aux forces armées et de sécurité  qui ont aujourd’hui plus que jamais besoin d’un  réconfort moral. Je suis venu pour prouver aux Maliens à la fois de l’intérieur comme de l’extérieur  que ma santé est meilleure aujourd’hui qu’il y a quelque mois. »

<em><strong>Ibrahima KOÏTA</strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>On n’en oublie la mère : des problèmes : le conflit israelo&#45;arabe </title>
<link>https://www.maliweb.net/international/on-nen-oublie-la-mere-des-problemes-le-conflit-israelo-arabe-105548.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/international/on-nen-oublie-la-mere-des-problemes-le-conflit-israelo-arabe-105548.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 16 Nov 2012 08:17:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Madikama</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Derrière les affrontements de tous genres, guerres, attentats, pamphlets, impliquant les mouvements ou gouvernements musulmans dans beaucoup de pays, il y a un seul et même problème : le conflit israélo-musulman, où les musulmans du monde entier se sentent pleinement concernés avec, en face, les Juifs soutenus par les Chrétiens qui sont, en gros, les pays occidentaux. Que la Mauritanie balaie devant sa porte, avec le FLAMME (les rebelles négro-mauritaniens) ; et que l’Algérie s’occupe mieux des KABYLES,            frères des  TAMACHEK. La Mauritanie a rejeté les indépendantistes noirs hors du pays. L’Algérie a nettoyé sa case du péril islamiste, en neutralisant le GIA et en annulant les élections gagnées par le FIS. Ces deux pays disent aujourd’hui ne pas vouloir verser le sang de compatriotes et prônent le dialogue. La Mauritanie abrite même un bureau du MNLA ! L’ONU vient de créer le Sud-Soudan et d’éliminer Saddam Hussein et Kadhafi. Le suivant, c’est apparemment Bachar el Assad le Syrien. Une croisade contre l’Afghanistan se poursuit depuis dix ans, incluant même l’Allemagne cette fois-ci. Quel est le point commun de tant de bruit et de fureur? Quelle grille permet d’en faire une seule et même lecture? C’est le problème israélo-arabe, qui se trouve, par ces nouveaux conflits, relégué au second plan. On a la preuve que ce n’est pas le sionisme, mais l’islamisme, qui est le danger. C’est lui qu’il faut réformer, puisque foncièrement incapable d vivre en paix. Israël est dit pays démocratique, malgré la spoliation des terres des Palestiniens, ses crimes dans la répression des manifestations de sympathie ou d’aide à la cause palestinienne, et son opposition à la création d’un Etat palestinien. Le pouvoir sioniste est soutenu de façon inconditionnelle par l’Occident. Les extrémistes, ce ne sont pas non plus les protestants évangélistes américains, ouvertement racistes, professant qu’Israël est le « peuple de Dieu » ! Une loi permet désormais d’engager les Arabes palestiniens ans l’armée, ce qui était interdit. Détenant des missiles nucléaires, Israël menace l’Iran d’intervention militaires contre les installations nucléaires de ce dernier, et personne ne crie au scandale !

C’est tout le sens des propos de Cheick Modibo Diarra, demandant une refonte des textes d e l’ONU pour supprimer la dictature des membres permanents. L’ONU peut-elle continuer à parler de démocratie, à l’exiger des autres tout en la bafouant elle-même. Jusque-là, c’est l’équilibre de la terreur entre anciens blocs rivaux qui protège les petits pays.

<strong>Ibrahima KOÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>